asconcordia.eu – Mgr Scharf

Sommaire

  • asconcordia.eu – « concorde augustinienne sacerdotale » de Mgr Scharf
  • Mgr Scharf ne nomme pas les chefs de la secte Vatican 2 comme antipapes
  • Mgr Scharf contre les sites internet
  • La Concorde Augustinienne et Sacerdotale dirigée par Mgr Scharf « de concert » (en union) avec les abbés D. Maréchal et Grassigli
  • Mgr Scharf est un hérétique imposant
  • Certains ont affirmé et propagé que Mgr Scharf était un nouvel « évêque catholique » depuis fin août 2018
  • Vous ne pouvez pas participer aux sacrements (et prières) d’un prêtre valide disant une messe valide n’importe comment, ni de n’importe qui
  • La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé
  • L’excommunication est automatique pour tous les hérétiques, les schismatiques et les apostats sans exception
  • La nécessité et l’obligation pour tous de juger et de condamner l’hérésie ou le schisme
    • Ne pas défendre la vérité quand on le peut ou qu’on le doit est coupable
  • La nécessité d’étudier et de connaître la foi catholique

 

Cette page d’octobre 2018 a été modifiée le 15 novembre 2018. Mgr Scharf qui était antérieurement considéré comme suspect d’hérésies s’avère être un hérétique imposant.

 

asconcordia.eu – « concorde augustinienne sacerdotale » de Mgr Scharf

asconcordia.eu est un site nommé « concorde augustinienne sacerdotale » qui prétend être catholique sédévacantiste. Mgr Scharf est basé près de Juan-les-pins, et est issu de la lignée Thuc ; il pourrait être validement consacré. Son langage général prête à confusion et est trop sous entendu.

asconcordia.eu, « Accueil » : «La Concorde Augustinienne et Sacerdotale est une société de vie commune, qui regroupe en son sein des Prêtres et des Religieux. Elle a pour objet la pratique de la vie chrétienne, conforme à la Tradition, la Parole de Dieu et les Saints Canons. La Concorde Augustinienne et Sacerdotale a été fondée sous l’égide de S.E. Monseigneur Simon Scharf de concert avec plusieurs Prêtres, en la fête de N.S.P. Augustin, le 28 août 2018. Son objectif est de pourvoir au Peuple de Dieu la direction pastorale et les secours de la Religion, durant les temps troublés qui sont les nôtres. Sa structure est hiérarchique, conformément à la nature de la Sainte Eglise catholique, apostolique et romaine. Les Maisons religieuses affiliées à la Concorde sont régies par la Règle de S. Augustin».

asconcordia.eu, « Présentation » : «Elle [La Concorde Augustinienne et Sacerdotale] est tout d’abord une Concorde, c’est-à-dire une convergence et union cordiale. … La Concorde se veut donc un lieu où règne l’unanimité doctrinale, condition fondamentale de la rectitude de l’action. … Quoique la Concorde Augustinienne et Sacerdotale comporte plusieurs maisons régies de façon autonomes. … Si les entreprises de la militance laïque ne se caractérisaient que par la stérilité, la cause serait déjà jugée ; mais, pire que cela, la démultiplication des officines laïques d’évangélisation et d’enseignement n’a cessé d’entraîner une véritable mutation de la forma mentis, c’est-à-dire de la mentalité catholique. Au point que l’on puisse dire que les nouveaux venus s’agrègent à une entité qui n’a de catholique que le nom —à l’instar de l’Église post-moderniste … La Concorde Augustinienne et Sacerdotale est actuellement sous l’obédience de S.E. Mgr Simon Scharf. Celui-ci, qui a fait sa scolarité dans une école catholique de la Principauté de Monaco, après six années d’études dans la (défunte) Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence, d’orientation anti-moderniste et anti-libérale, fut converti par la grâce de Dieu à la vraie foi. … L’Abbé Scharf fut ordonné dans la lignée valide de Mgr Archieri en 2005, afin de desservir une communauté de convertis dans l’Est de la France. Rapidement éclairé sur l’erreur professée par ce pieux vieillard accablé de malheurs, il rejoint la Communauté sédévacantiste anglaise de S.E.MgrMichael French, où il fut ordonné sub conditione en 2009. Les avanies du destin l’ayant mené en Tchéquie en 2018, il se mit sous l’obédience de S.E. MgrEmmanuel Koráb, sacré à Rome sub conditione en 1999 par S.E.Mgr Pavel Hnilica, lui-même clandestinement élevé à l’épiscopat en 1951. En 2018, S.E.Mgr E. Koráb prend la décision de conférer à l’Abbé Scharf la plénitude du sacerdoce, pour l’administration de la Concorde Augustinienne et Sacerdotale».

Sur son site, Mgr Scharf n’est pas clair sur les points suivants :

  • La validité et la licéité de son ordination et de sa consécration.
  • Ses erreurs passées, et abjurer toute hérésie passée s’il a cru en des hérésies.
  • Sa position par rapport à MHFM.
  • Sa position sur les chefs de la secte vatican 2 qui sont des antipapes et des apostats.
  • Sa position sur le dogme Hors de l’Église point de salut ; condamnation du « baptême de désir » et « de sang », et condamnation du salut de l’ignorant invincible de la foi et de l’Âme de l’Église sans le Corps.
  • Sa position sur le Magistère ordinaire de l’Église catholique.
  • Son association avec des prêtres qui adhèrent à des hérésies en auto-contradiction directe avec sa « concorde » «où règne l’unanimité doctrinale» qui contredit directement l’unité de la foi et l’unité de l’Église catholique.

On ne sait pas avec certitude si l’évêque (Mgr E. Korábqui l’a consacré évêque était lui-même validement ordonné et validement consacré évêque, ni s’il croyait en des hérésies, ni si Mgr Scharf le savait, ce qui le rendrait lui-même illicite. On ne sait pas non plus si son ordination sacerdotale est certainement valide sans ambiguïté.

Sur la page « Présentation » de son site, Mgr Scharf  mentionne des erreurs passées sans préciser lesquelles ni s’il a tenu des hérésies, ni ne les abjurées si tel était le cas. Le langage n’est pas suffisamment clair à ce sujet.

Mgr Scharf ne nomme pas les chefs de la secte Vatican 2 comme antipapes

Mgr Scharf est réticent à nommer les chefs de vatican 2 pour ce qu’ils sont : des apostats et des antipapes (prétendant être papes qui ne le sont pas), et vatican 2 comme étant une secte apostate et une contre-église. En ces temps de la grande apostasie, il est nécessaire d’être extrêmement clair sur sa position. Dans la présentation est utilisé le terme « antipape » entre guillemets concernant François, disant ne pas vouloir le nommer ainsi et « le laisser pour ce qu’il est » ; Mais cela représente un flou sur la situation catastrophique actuelle et la nécessité absolue qu’ont les baptisés de rompre avec la fausse église et fausse religion vatican 2.

asconcordia.eu, « Profession », n° 7 : «Ils [les Prêtres de la Concorde Augustinienne et Sacerdotale] ne voient pas en lui un « vrai pape, quoiqu’hérétique, » ni un « pape vraiment hérétique, » ni un « pape matériel, » ni un « antipape, » mais un chef aveugle conduisant des aveugles vers la fosse où ils tomberont (S. Lc., vi, 39)»

Mgr Scharf contre les sites internet

asconcordia.eu, « Présentation » : «Si les entreprises de la militance laïque ne se caractérisaient que par la stérilité, la cause serait déjà jugée ; mais, pire que cela, la démultiplication des officines laïques d’évangélisation et d’enseignement n’a cessé d’entraîner une véritable mutation de la forma mentis, c’est-à-dire de la mentalité catholique. Au point que l’on puisse dire que les nouveaux venus s’agrègent à une entité qui n’a de catholique que le nom —à l’instar de l’Église post-moderniste…».

asconcordia.eu, « Profession », n° 3 :  «Notre communauté n’estime ni utile ni souhaitable d’accroître indéfiniment sa surface visible sur Internet et les différentes plateformes numériques, relevant bien davantage de ce que S. Jean désigne par «l’orgueil de la vie».

Ce que dit ici Mgr Scharf prête à confusion concernant MHFM, en parlant des sites Internet. Bien entendu, quasi tous les sites de prêtres « traditionalistes catholiques » propagent des hérésies aujourd’hui et les sites de laïcs « traditionalistes catholiques » propagent des mêmes hérésies, et hors de l’obéissance inhérente aux fidèles catholiques.

Mais Mgr Scharf ne mentionne nul part MHFM. C’est par le site de MHFM que lui comme de nombreux autres ont pu se convertir, car c’est sûrement par la connaissance même indirecte de leur matériel qu’il a pu voir la vérité et se « convertir » et devenir sédévacantiste. Parler ainsi des sites Internet inclut implicitement aussi MHFM dans ce qu’il dit ici ; c’est d’ailleurs le cas, malgré que son langage sous entendu le laisse croire ou le rende trop incertain.

Il s’avère être ouvertement et de manière imposante contre le père Feeney qu’il considère tenir des hérésies, et considère hérétiques ceux qui ne croient pas au baptême de désir et de sang.

La Concorde Augustinienne et Sacerdotale dirigée par Mgr Scharf « de concert » (en union) avec les abbés D. Maréchal et Grassigli 

Mgr Scharf confirme être de concert avec des prêtres, et que dans sa concorde règne l’unanimité doctrinale :

asconcordia.eu, « Accueil » : «La Concorde Augustinienne et Sacerdotale a été fondée sous l’égide de S.E. Monseigneur Simon Scharf de concert avec plusieurs Prêtres, en la fête de N.S.P. Augustin, le 28 août 2018».

asconcordia.eu, « Présentation » : « La Concorde se veut donc un lieu où règne l’unanimité doctrinale, condition fondamentale de la rectitude de l’action.

asconcordia.eu, « Présentation » : «Elle [La Concorde Augustinienne et Sacerdotale] est tout d’abord une Concorde, c’est-à-dire une convergence et union cordiale.

La « Concorde Augustinienne et Sacerdotale » est une «convergence et union cordiale» hérétique.

Mgr Scharf semble apparemment ne pas tenir l’hérésie du baptême de désir et de sang qui nie le dogme Hors de l’Église point de salut, car il dit les déclarations suivantes :

asconcordia.eu, « Vocation » :« …ceux qui franchissent la porte de l’Eglise par le baptême marchent dans une « nouveauté de vie » (Rom., vi, 4), selon qu’il est écrit : « Ceux qui appartiennent au Christ Jésus ont crucifié leur chair avec ses passions et ses convoitises » (Gal., v, 24)».

asconcordia.eu, « Vocation », Les Laïcs : «…le laïc a, de par son baptême, la vocation à la vie éternelle, ce qui est fondamental. … Celui qui n’est pas baptisé est « sans Christ, en dehors de la société d’Israël, étranger aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde».

Répétons-le, Mgr Scharf dit : « …ceux qui franchissent la porte de l’Eglise par le baptême marchent dans une « nouveauté de vie ».

Cela implique que c’est bien le sacrement du baptême qui fait entrer dans l’Église, ce qui est conforme au dogme catholique. (Voir Hérésie du « baptême de désir » et « de sang »)

Répétons-le, Mgr Scharf dit encore aussi : «Celui qui n’est pas baptisé est « sans Christ, en dehors de la société d’Israël, étranger aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde».

Cela implique que le non-baptisé est en dehors de l’Église (« société d’Israel ») et « étranger aux alliances » (donc au salut), ce qui est aussi conforme au dogme catholique. (Voir Hérésie du « baptême de désir » et « de sang »)

Bien que Mgr Scharf semble, d’après son discours ci-dessus, ne pas croire au baptême de désir et de sang, comme son langage est généralement peu ou pas net – comme tous les hérétiques – il peut ainsi dire aussi le contraire (cf Auctorem fidei, Pie VI : voir Sur les hérétiques).

Par ailleurs, il dit : «La Concorde se veut donc «un lieu où règne l’unanimité doctrinale», condition fondamentale de la rectitude de l’action» (asconcordia.eu, « Présentation »). 

Si la « concorde » de Mgr Scharf est «un lieu où règne l’unanimité doctrinale», alors c’est un lieu manifeste d’hérétiques. Voir L’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi – L’unité de la foi fonde l’unité de l’Église de loi divine

Mgr Scharf est un hérétique imposant qui ne peut pas être approché pour tout sacrement, et ordinairement non plus les prêtres unis à lui qui sont ses complices. En effet, Mgr Scharf tient comme hérétiques ceux qui ne croient pas au « baptême de désir » et « de sang ». Il est ouvertement hérétique, ou imposant.

Le site asconcordia.eu de Mgr Scharf mentionne – dans sa rubrique « Chapelles et Oratoires » – les coordonnées de prêtres, l’abbé Maréchal (près de Bordeaux) et l’abbé Grassigli (en Suisse, près de Nyon, ainsi qu’aux environs de Roanne). L’abbé Maréchal est connu comme hérétique. L’abbé Grassigli croit en l’hérésie du « baptême de désir » et « de sang » qui nie le dogme Hors de l’Église point de salut. Mgr Scharf étant lui-même un hérétique imposant (ou contraignant) sur le baptême de désir et de sang, et d’autres, les fidèles ne doivent pas l’approcher pour tout sacrement. 

L’abbé D. Maréchal est basé près de Bordeaux à Duras. Il est bien connu comme hérétique comme l’abbé Marchiset. Les abbés D. Maréchal et Grassigli sont « de concert », c-à-d. associés à la « concorde » de Mgr Scharf , un hérétique manifeste imposant qui considère hérétiques ceux qui ne croient pas au « baptême de désir » et « de sang« . Les fidèles ne devraient pas assister à leur messe, ni ordinairement les approcher pour la réception du sacrement de Pénitence ; il est préférable de trouver un autre prêtre valide indépendant non-imposant si on peut.

L’abbé D. Maréchal et l’abbé Grassigli tombent aussi sous la sentence de l’Église catholique qui condamne la communion religieuse avec des hérétiques ou de les encourager, ou de défendre ou d’aider des hérétiques manifestes.

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les [les hérétiques qui manifestent leur erreur ouvertement] défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les encourager…». (Décrets 224)

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, Constitution 3, sur les hérétiques, 1215 : «En outre, nous décidons de soumettre à l’excommunication les croyants qui reçoivent, défendent ou soutiennent les hérétiques, statuant clairement que si l’un de ces hommes, après avoir été frappé d’excommunication, ne sait pas préoccupé de satisfaire dans l’année, il sera dès lors ipso facto infâme». (Décrets 234)

Les fidèles catholiques doivent préserver leur foi, par conséquent, ne pas participer à ce genre de communautés, et certainement jamais sans leur avoir posé les questions spécifiques sur leur foi., car ce serait implicitement être complice par omission coupable et une défection de la foi (voir plus bas). Mgr Scharf doit être évité, et ordinairement pour les abbés D. Maréchal et abbé Grassigli unis à lui (c-à-d que, même si ces deux abbés ne sont pas imposants, il est préférable de trouver d’autres prêtres pour le sacrement de Pénitence quand on peut). La foi divine ne supporte aucune compromission. 

Pape Pie IV, concile de Trente sess. 23, ch. 4 ex cathedra : «Que tous [clercs et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [hérésies]».

Ne pas défendre la vérité est coupable :

Jacques 4, 17 : «Pour celui qui connait le bien à faire, et ne le fait pas, pour lui c’est le péché».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5, 1245 : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte». (Décrets 300)

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’a porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Saint Justin Martyr, Père de l’Église, Dialogue avec Tryphon, n° 82, 2ème siècle : « … tous ceux qui peuvent dire la vérité et ne la disent pas seront jugés par Dieu, selon que Dieu le témoigne par la bouche d’Ézéchiel lorsqu’il dit : « Je t’ai établi gardien de la maison d’Israël, si le pécheur pèche et que tu ne l’avertisses pas, il sera perdu lui-même par son péché, … mais à toi je te demanderai son sang ; si au contraire tu l’as averti, tu seras innocent » (Ez. 3, 17-19)».

Méditations sur les vérités de la foi et de la morale, P. Kroust, SJ, samedi III de carême : «Nous sommes des aveugles, c’est le vice de notre nature dépravée ; mais c’est l’effet d’une malice incompréhensible de fuir la lumière et d’aimer les ténèbres. Vous tombez et vous péchez, cela est dans la nature humaine ; mais l’erreur vous plaît, la vérité vous inspire la haine, vous ne pouvez souffrir celui qui vous guide et qui vous ramène, vous haïssez celui qui vous corrige voilà qui est diabolique. Vous n’êtes pas de la vérité, ni de Dieu qui est la première vérité, la vérité par excellence, ni de Jésus-Christ, qui est la voie, la vérité et la vie (Jean 14). … Être de connivence avec le péché, c’est pécher ! Celui qui n’empêche pas le mal quand il le peut participe aux péchés des autres : « Non seulement ceux qui font ces choses sont dignes de mort, mais encore ceux qui donnent leur assentiment à ceux qui s’en rendent coupables » (Rom 1)».

Mgr Scharf est un hérétique imposant

Message mail de Mgr Scharf, 12 novembre 2018, à foicatholique.me 

«Communauté Sédévacantiste, «Rectifications» :

«Veuillez noter :

«* que je ne me suis absolument pas converti par le moyen de « MHFM », dont je n’ai eu connaissance que longtemps après être devenu catholique ;
«* que je n’ai jamais adhéré aux hérésies du P. Feeney ;
«* que je considère comme hérétiques ceux qui ne croient pas au baptême de désir et de sang.
 
+ Mgr Scharf».
Réponse : 
«[ce que] vous disiez ouvertement et de manière imposante.
«A savoir, je vous cite :

« * que je n’ai jamais adhéré aux hérésies du P. Feeney ;
* que je considère comme hérétiques ceux qui ne croient pas au baptême de désir et de sang ».

«Il est bien évident que ceci constitue une hérésie manifeste.

«Mais peut-être, bien que cela soit peu probable, ne connaissez-vous pas les preuves dogmatiques des hérésies de baptême de désir et de sang ?
C’est pourquoi, par charité, vous est joint en lien le fichier complet vous réfutant totalement.
«Si vous ne connaissez pas ces preuves dogmatiques des hérésies de baptême de désir et de sang, et d’autres, et que vous refusez de les voir, cela constitue une obstination hérétique.
Si d’aventure, vous reveniez sur vos positions, il faudrait le faire savoir publiquement et abjurer pour réintégrer la sainte Église.
foicatholique.me».
Conclusion : À la lecture du message de Mgr Scharf, ci-dessus, il est donc avéré qu’il est ouvertement hérétique, 1° parce qu’il considère le Père Feeney comme tenant des hérésies et 2° ceux qui ne croient pas au baptême de désir et de sang comme des hérétiques, c-à-d. comme non-catholiques.
Comme cet évêque impose ses hérésies, il ne peut pas être approché pour tout sacrement. Ordinairement, les prêtres « de concert » avec lui, non plus (c-à-d que, même si ces prêtres ne sont pas imposants, il est préférable d’en trouver d’autres pour le sacrement de Pénitence, quand on peut).

Certains ont affirmé et propagé que Mgr Scharf était un nouvel « évêque catholique » depuis fin août 2018

Certains ont affirmé de Mgr Scharf et des abbés D. Maréchal et Grassigli qu’il y avait « un nouvel évêque et des prêtres catholiques » depuis fin août 2018, sans vérifier avant cette « concorde », ni si ses membres étaient valides et catholiques. Tout fidèle catholique doit vérifier la foi de communautés, d’évêques et de prêtres se prétendant catholiques, en ces temps de la grande apostasie, avant toute affirmation. Cette grave erreur aurait aussi pu avoir de graves conséquences étendues en faisant entrer en communion religieuse des fidèles catholiques avec des hérétiques, si je n’avais pas vérifié le site internet de cette communauté, fait cette page, et eu la confirmation de Mgr Sharf qu’il est un hérétique imposant. Ceci rend suspect d’hérésie les propagateurs obstinés d’une telle erreur. S’il y avait un évêque catholique dans le monde, en théorie, cela irait jusqu’à placer MHFM sous son obéissance hiérarchique. Mais vu tout ce qui précède, aucun catholique ne doit s’aventurer dans cette « concorde » ou communauté de prêtres. 

Quiconque ne condamne pas les hérétiques, qu’il soit anathème – Pape Vigile (Ench. Symb. 223 433)

Les Catholiques doivent anathématiser tous les hérétiques – Pape Saint Martin Ier, Latran (Ench. Symb. 271-272 518-520)

Nous démasquons et nous nous dressons contre les hérétiques, adversaires du Christ – Pape Innocent III, Eius exemplo (Ench. Symb. 426 796)

Quiconque protège les hérétiques est un hérétique – Pape Innocent III (Lectures dans l’histoire de l’Église I, 441)

C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie – Pape Clément V, Vienne (Décrets 382)

Les hérétiques offensent Dieu et scandalisent l’Église – Pape Martin V, Constance (Décrets 428)

Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques – Pape Martin V, Constance (Décrets 421-422)

Que les faux chrétiens, ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ – Pape Léon X, Latran V (Décrets 625)

L’Église Catholique condamne les discours hérétiques – Pape Paul IV, Ad Catholicos Angliae

L’administration des Sacrements par des hérétiques est un sacrilège – Pape Léon XIII, Exima Nos Laetitia

Les Catholiques et les hérétiques ne partagent pas l’unité de Foi – Pape Léon XIII, Satis Cognitum n° 18

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [déni] implicite [sous-entendu] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Ceux qui ont affirmé et propagé que Mgr Scharf était un évêque catholique associé à des prêtres catholiques doivent prouver leur bonne foi par un véritable repentir et une réparation adéquats.

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Bible Vulgate Romains 14, 23 : «tout ce qui ne se fait pas de bonne foi est péché».

Commentaire de Romains 14, 23 – Dom Augustin Calmet, Pères et exégètes : «tout ce qui ne se fait point selon la foi est péché [Omne autem quod non est ex fide peccatum est]. Si doutant qu’une chose soit permise, vous ne laissez pas d’agir, vous vous exposez volontairement au péché (Vide Chrysost. Théodoret. Œcumen. Theophyl. Est. Perer. Tolet. Men. Alios. Vide & Ambrosiast. Hug. etc.) et par conséquent vous péchez. Cette disposition où vous êtes est criminelle, vous deviez vous instruire avant que d’agir ; ou suspendre et différer ; ou enfin omettre votre action. … Saint Paul en cet endroit ne parle pas de la foi qui nous fait Chrétiens, mais de la confiance qui nous fait agir sans inquiétude, et sans scrupules, persuadez que savons que ce que nous faisons est permis, ou indifférent». 

Si ceux qui ont affirmé et propagé que Mgr Scharf était un évêque catholique montrent une mauvaise foi obstinément, ils peuvent tomber sous les condamnations suivantes de l’Église :

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les [les hérétiques qui manifestent leur erreur ouvertement] défendent et les [idem] reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les [idem] encourager…». (Décrets 224)

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, Constitution 3, sur les hérétiques, 1215 : «En outre, nous décidons de soumettre à l’excommunication les croyants qui reçoivent, défendent ou soutiennent les hérétiques».

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258, § 1 : Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques.]».

Vous ne pouvez pas participer aux sacrements (et prières) d’un prêtre valide disant une messe valide n’importe comment, ni de n’importe qui

Vous ne pouvez pas participer aux sacrements – et pire, aux prières – d’un prêtre valide disant une messe valide n’importe comment, ni de n’importe qui, sciemment, sans pécher.

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 : «Jérôme disait ainsi : celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [lieux de réunions d’hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVI, commissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835 : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [lieux de réunion d’hérétiques] est impie».

Les lieux de réunion d’hérétiques sont les sectes ou églises d’hérétiques notoires de fait ou imposants.

En ces temps de la grande apostasie où quasi tous les prêtres sont hérétiques, la règle de la foi vous oblige à vous renseigner avant sur le prêtre et/ou demander avant au prêtre sa foi, avant toute communion sacramentelle, sinon, cela serait implicitement un péché par omission coupable de communicatio in divinis/in sacris et une défection de la foi.

Ce qu’est la défection de la foi :

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation implicite de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Vous devez questionner le prêtre avant pour vérifier s’il n’est pas contraignant avec son (ses) hérésie(s), et lui fournir, si possible, les vérités de la foi. S’il lui est impossible de dissimuler son crime par aucun subterfuge, c’est un hérétique notoire de fait qu’il faut absolument éviter totalement pour tout sacrements, sous peine de péché, c-à-d. par exemple s’il impose son hérésie ou est contraignant. S’il n’est pas contraignant, après que vous l’avez questionné, vous pouvez uniquement recevoir le sacrement, sans aucune participation active, sans le soutenir d’aucune façon, sans sermons, etc.

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé et impose de prouver son innocence.

Code de droit canonique 1917, canon 2200, 2 : « Quand une violation externe de la loi a été commise, la méchanceté est présumée au fort externe jusqu’à preuve du contraire ».

Commentaire sur ce canon, P. Eric F. Mackenzie, AM, STL, JCL : « La commission même de tout acte qui signifie l’hérésie, par exemple, la déclaration de quelque doctrine contraire ou contradictoire à un dogme révélé et défini, donne un motif suffisant pour la présomption juridique de la dépravation hérétique … Les circonstances excusantes doivent être prouvées au for externe, et la charge de la preuve incombe à la personne dont l’action a donné lieu à l’imputation de l’hérésie. En l’absence d’une telle preuve, toutes les excuses sont présumées ne pas exister ».

G. McDevitt, le délit d’hérésie, 48, CU, Droit Canon, études 77 Washington, 1932 : « Si le délinquant faisant cette demande est un clerc, son plaidoyer pour l’atténuation doit être rejetée, soit comme fausse, ou bien comme indiquant l’ignorance dont elle est affectée, ou au moins grossière… Sa formation ecclésiastique au séminaire, avec sa théologie morale et dogmatique, son histoire ecclésiastique, sans parler de son droit canon, tout assure que l’attitude de l’Église envers l’hérésie lui a été conférée ».

Non seulement les antipapes de Vatican 2 ont fait des centaines de déclarations contraires au dogme révélé et défini, mais ils ont aussi explicitement déclaré eux-mêmes être en communion – dans la même Église – avec les schismatiques et hérétiques. Dans une moindre mesure, la quasi-totalité des prêtres et des évêques «traditionalistes» les plus connus tiennent aussi des hérésies similaires de salut pour les païens par un soi-disant baptême de désir ou de sang, etc, ainsi que l’hérésie selon laquelle on peut licitement communier avec des non-catholiques ou des hérétiques notoires, et cela bien sûr est un péché mortel d’être en communion religieuse avec eux ou de recevoir les sacrements d’eux depuis qu’ils sont excommuniés et sont notoires. Les antipapes de la secte vatican 2 sont prouvés être des hérétiques manifestes, et ils ont, en outre, confirmé ces déclarations par des actes qui manifestent encore leur adhésion à l’hérésie, comme la communicatio in sacris (communication dans les choses sacrées) avec des non-catholiques, divers autres membres de fausses religions, des hérétiques notoires. Ce n’est pas, par conséquent, à la loi de l’Église d’exonérer quelqu’un crachant publiquement l’hérésie, mais plutôt de le présumer coupable.

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Saint Robert Bellarmin explique pourquoi cela doit être ainsi.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… Car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures, ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Dieu ne pourrait jamais permettre à celui qui promulgue l’hérésie manifeste au fort externe de garder l’autorité dans l’Église ou être en mesure d’exiger la soumission des catholiques, indépendamment de ce que sont ses intentions.

Matthieu 7, 15 : «Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans sont des loups ravisseurs».

Le Pape saint Célestin confirme avec autorité le principe selon lequel nous ne pouvons pas considérer un hérétique notoire comme une personne ayant autorité s’agissant de l’affaire de l’hérétique Nestorius. Nestorius, patriarche de Constantinople, a commencé à prêcher l’hérésie selon laquelle Marie n’était pas la Mère de Dieu. Les fidèles ont réagi en rompant la communion avec lui, après avoir réalisé que depuis que Nestorius prêchait l’hérésie de notoriété publique, il ne pouvait pas avoir l’autorité dans l’Église catholique. La citation suivante du pape saint Célestin se trouve dans De Romano Pontifice, l’œuvre de saint Robert Bellarmin.

Pape saint Célestin : « L’autorité de Notre Siège apostolique a déterminé que l’évêque, le prêtre ou le simple chrétien qui ont été déposés ou excommunié par Nestorius ou ses partisans, après que ce dernier ait commencé à prêcher l’hérésie ne doivent pas être considérés déposés ou excommuniés. Car lui, qui avait abandonné la foi par ces prédications, ne peut déposer ou excommunier qui que ce soit ».

Le Pape Pie IX confirme ce principe en enseignant que l’on est considéré comme un hérétique ou schismatique même si l’on n’a pas encore été déclaré comme tels par le Saint-Siège.

Pape Pie IX, Quartus Supra (n ° 12), 6 janvier 1873 : «Depuis que la faction de l’Arménie est comme cela, ils sont schismatiques, même s’ils n’avaient pas encore été condamnés en tant que tel par l’autorité apostolique».

C’est pourquoi les saints, les théologiens, les docteurs, les canonistes et les papes qui parlent de la question d’un « pape hérétique » évitent les termes d’hérésie «matérielle» et «formelle», car ce sont des termes qui impliquent un jugement du for interne. Au contraire, ils utilisent les mots publics, manifestes, notoires, etc – des conditions correspondant au for externe.

FX Wernz, P. Vidal, 1943 : « Par l’hérésie notoire et ouvertement révélée, le Pontife Romain est réputé être tombé dans l’hérésie, par le fait même il est privé du pouvoir de juridiction avant même tout jugement déclaratoire de l’Église … »

Code de droit canonique 1917, canon 192 : «Une personne peut être involontairement privé ou retirée d’une fonction, soit par effet de la loi ou d’un acte du supérieur légitime».

Code de droit canonique 1917, canon 188, 4 : «Il y a certaines causes qui rendent l’effet tacite (en silence) de la démission d’une fonction, la démission qui est acceptée à l’avance par l’effet de la loi, et est donc efficace, sans aucune déclaration. Ces causes sont … (4) s’il a fait défection publique de la foi.

Qu’est-ce qu’une défection publique de la foi ?

Code de droit canonique 1917, canon 2197, 1 : « Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir … »

C’est pourquoi il est faux d’affirmer que les prêtres hérétiques «traditionalistes» et les anti-évêques et antipapes de Vatican 2 ne sont que des «hérétiques matériels». Ils ne peuvent pas être des hérétiques matériels parce que :

1) ils connaissent très bien les dogmes qu’ils nient car ils ont même été réprimandés pour leurs hérésies – hérésies auxquelles ils adhèrent encore et encore, défendent et maintiennent dans leurs enseignements publics et littérature ;

2) ils sont tenus de connaître la foi catholique comme «évêques», en particulier les dogmes qu’ils nient ;

3) eux, la secte Vatican 2 et les antipapes en particulier, contredisent les mystères essentiels de la foi que l’on doit tenir pour être un catholique.

L’excommunication est automatique pour tous les hérétiques, les schismatiques et les apostats sans exception

La phrase déclarative qui fait suite à une excommunication automatique est simplement une reconnaissance légale de quelque chose qui existe déjà. Si ce n’était pas vrai, l’excommunication automatique n’aurait pas de sens. Les hérétiques, les schismatiques et les apostats encourent l’excommunication automatique pour eux-mêmes par leur hérésie c-à-d par leur obstination, et aussi par rapport aux autres par leur notoriété. L’excommunication automatique concerne l’hérétique pour lui-même à cause de son obstination dans l’hérésie, et concerne l’hérétique notoire aussi par rapport aux autres (à éviter) par la notoriété de fait qui ne peut être effective qu’à partir du moment où l’imputabilité du crime d’hérésie ne peut pas être dissimulée par aucune tergiversation (artifice, subterfuge ou faux-fuyant échappatoire) ni avoir d’excuse en droit. Les fidèles peuvent aller aux premiers dans certaines conditions, mais doivent éviter ces derniers même en cas de nécessité, sauf peut-être à l’article de la mort. C’est la discipline universelle et inviolable (infaillibilité négative) de l’Église.

Le canon 2314 du Code de droit canonique de 1917, bien que n’étant pas infaillible, est parfaitement en ligne avec l’enseignement catholique : «ceux qui font défection publique de la foi catholique : 1) encourent ipso facto [par là même] l’excommunication … ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui, comme de sa propre nature, fait rompre un homme du corps de l’Eglise, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir le plus à l’extérieur de la communion catholique, ÉTRANGER à l’Eglise, celui qui s’éloignera le moins du monde de tout point de doctrine proposé par l’autorité de son Magistère. «

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 : « 47. De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, pour l’excommunication ou la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» n’ont aucune autre force que celle d’une menace grave sans aucun effet réel « – fausse, téméraire, pernicieuse, injurieuse à la puissance de l’Église, erronée. »

La personne hérétique est déjà séparée de l’Église pour elle-même par l’obstination dans l’hérésie et aussi par rapport aux autres par la notoriété de fait. Les fidèles ne doivent pas approcher des prêtres hérétiques notoires, mais le peuvent pour certains hérétiques non-notoires en cas de nécessité et sans aucun prêtre catholique disponible. La plupart des hérétiques sont connus pour être des hérétiques sans procès ni jugement déclaratoire, et doivent être dénoncés comme tels. Comme on le voit ici, l’Église catholique enseigne que les processus et les décisions formelles ne sont pas nécessaires pour que les excommunications ipso facto (par le fait même) prennent effet. Elles sont très souvent, comme dans le cas de l’hérétique Martin Luther, des reconnaissances officielles de l’excommunication ipso facto qui a déjà eu lieu (pour l’hérétique lui-même par son hérésie et par rapport aux autres par la notoriété).

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22) : «Ainsi donc, comme dans la vraie communauté chrétienne il n’ya qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, donc il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’entendre l’Église qu’il soit considéré – comme le commande le Seigneur – comme un païen et un publicain. Il s’ensuit que ceux qui sont divisés dans la foi ou de gouvernement ne peuvent être vivants dans l’unité d’un tel organisme, ils ne peuvent pas vivre la vie de son seul Esprit Divin».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs, mais quand ils voient que quelqu’un est un hérétique par ses œuvres extérieures, ils le jugent être un hérétique PUR ET SIMPLE, et le condamnent comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé avec des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto destitué. L’argument d’autorité est fondée sur St Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, et qui est, après lui avoir montré, manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et c’est ce qu’écrit saint Jérôme, ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques eux-mêmes s’excluent et se séparent de leur propre fait du corps de Christ ».

Comme nous l’avons déjà montré, c’est un dogme que 1) les hérétiques ne sont pas membres de l’Église, et 2) qu’un hérétique est automatiquement excommunié (ipso facto) sans autre déclaration.

La nécessité et l’obligation pour tous de juger et de condamner l’hérésie ou le schisme

Pape Pie IX, Graves AC diuturnae (# 1-4 s.), 23 mars 1875 : « Nous avons arrêté et déclaré dans notre lettre du 21 Novembre 1873 que ces malheureux hommes qui appartiennent, adhérent et soutiennent cette secte doivent être considérés comme schismatiques et séparés de la communion avec l’Église ».

Ici, nous voyons clairement que le pape Pie IX donne à chaque homme et femme le pouvoir de condamner et de juger les gens qui se sont séparés du sein et de l’unité de l’Eglise catholique. Il s’agit d’un commandement, et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission qui impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie.

Pape saint Félix III, 5ème siècle :  « ne pas s’opposer à l’erreur est l’approuver et ne pas défendre la vérité est la supprimer, et, en effet, négliger de confondre les méchants – quand nous pouvons le faire – n’est pas moins un péché que de les encourager ».

Voici une autre citation du Concile de Trente, ce qui prouve que l’on peut et doit décider ce qui est ou n’est pas de la foi catholique, par son propre jugement.

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 : «Ce sont les questions qui, en général, il semblait bon au Concile sacré d’enseigner aux fidèles du Christ en ce qui concerne le sacrement de l’ordre. Il a, toutefois, décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous, faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique au milieu des ténèbres de tant d’erreurs».

Cela prouve que tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non, sinon le canon n’aurait jamais dit «afin que tous, faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique au milieu des ténèbres de tant d’erreurs» sans permettre réellement aux gens de juger ce qui est une hérésie, ou qui est un hérétique. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur. Cependant il faut savoir nettement distinguer les erreurs et les hérésies, ainsi que les hérétiques obstinés des hérétiques matériels (qui ne sont pas hérétiques mais dans l’erreur de bonne foi).

Ne pas défendre la vérité quand on le peut ou qu’on le doit est coupable

Jacques 4, 17 : «Pour celui qui connait le bien à faire, et ne le fait pas, pour lui c’est le péché».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Saint Justin Martyr, Père de l’Église, Dialogue avec Tryphon, n° 82, 2ème siècle : « … tous ceux qui peuvent dire la vérité et ne la disent pas seront jugés par Dieu, selon que Dieu le témoigne par la bouche d’Ézéchiel lorsqu’il dit : « Je t’ai établi gardien de la maison d’Israël, si le pécheur pèche et que tu ne l’avertisses pas, il sera perdu lui-même par son péché, … mais à toi je te demanderai son sang ; si au contraire tu l’as averti, tu seras innocent » (Ez. 3, 17-19)».

Saint Athanase, Père de l’Église, évêque d’Alexandrie, P.G. XXVII, 219 : «Frères, en tant que gardiens des mystères de Dieu, levez-vous et agissez, vous qui avez sous les yeux les destructions que les autres sont en train de perpétrer !»

St Cyprien de Carthage, persécution de Dèce, lettre 33, n° 1 : «Loin de nous que la divine miséricorde et sa puissance invaincue souffrent qu’on dise qu’un groupe d’apostats soit l’Église, alors qu’il est écrit : Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants (Math. 22, 32 ; Luc 20, 38)… Mais si certains après avoir apostasié prétendent être l’Église, si l’Église est avec eux et en eux, que reste t-il sinon que nous allions les supplier de daigner nous recevoir à l’Église ? Il importe donc … Non qu’ils écrivent une lettre au nom de l’Église, sachant bien que c’est plutôt à l’Église qu’ils écrivent ».

Saint Athanase, évêque d’Alexandrie et père de l’Église, Lettre à son troupeau, IVème siècle (Près de 99 % des chrétiens avaient suivi l’hérésie arienne – une situation similaire mais moindre que la grande apostasie actuelle) : «Que Dieu vous console !… Ce qui vous attriste aussi, c’est que les autres ont occupé les églises par violence tandis que vous, pendant ce temps, vous êtes dehors. C’est un fait, ils ont les locaux : mais vous avez la foi apostolique. Eux, ils peuvent occuper nos églises, mais ils sont hors de la vraie Foi catholique. Réfléchissez : qu’est-ce qui est le plus important, le lieu ou la Foi ? La vraie foi, c’est évident. Dans cette lutte, qui a perdu, qui a gagné, celui qui garde le lieu ou celui qui garde la foi ? Le lieu, c’est vrai, est bon quand on y prêche la foi apostolique ; il est saint si tout s’y passe saintement… C’est vous qui êtes heureux, vous qui restez dans l’Église par votre foivous qui tenez fermement aux fondements de la foi qui vous est parvenue de la sainte Tradition apostolique et si, à maintes reprises, une jalousie exécrable a voulu l’ébranler, elle n’y a pas réussi. C’est ceux qui s’en sont détachés dans la crise présente. Personne, jamais, ne prévaudra sur notre foi, frères bien aimés. Et nous croyons que Dieu nous rendra un jour nos églises. Ainsi donc, plus ils s’acharnent à occuper les lieux de culte, plus ils se séparent de l’Église. Ils prétendent représenter l’Église ; en réalité, ils s’en expulsent eux-mêmes et s’égarent. Les catholiques fidèles à Dieu dans la sainte Tradition, même s’ils sont réduits à une poignée, voilà ceux qui sont la vraie Église de Jésus-Christ».

[Attribué à] Saint Jean Chrysostome : « La route de l’enfer est pavée avec les os des prêtres et des moines, et les crânes des évêques sont les lampadaires qui éclairent le chemin ».

Méditations sur les vérités de la foi et de la morale, P. Kroust, SJ, samedi III de carême : «Nous sommes des aveugles, c’est le vice de notre nature dépravée ; mais c’est l’effet d’une malice incompréhensible de fuir la lumière et d’aimer les ténèbres. Vous tombez et vous péchez, cela est dans la nature humaine ; mais l’erreur vous plaît, la vérité vous inspire la haine, vous ne pouvez souffrir celui qui vous guide et qui vous ramène, vous haïssez celui qui vous corrige voilà qui est diabolique. Vous n’êtes pas de la vérité, ni de Dieu qui est la première vérité, la vérité par excellence, ni de Jésus-Christ, qui est la voie, la vérité et la vie (Jean 14). … Être de connivence avec le péché, c’est pécher ! Celui qui n’empêche pas le mal quand il le peut participe aux péchés des autres : « Non seulement ceux qui font ces choses sont dignes de mort, mais encore ceux qui donnent leur assentiment à ceux qui s’en rendent coupables » (Rom 1)».

La nécessité d’étudier et de connaître la foi catholique

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Tous les baptisés doivent croire tout ce que l’Église propose à croire comme divinement révélé.

Saint Thomas, Somme théologique, Ia, q. 32, a. 4 : « tous les catholiques sont censés connaître le magistère de l’Église et les vérités révélées dans la Sainte Écriture ».

Code droit canon 1917, canon 1324 : « Il ne suffit pas d’éviter la dépravation hérétique, mais il faut également fuir avec empressement ces erreurs qui en approchent plus ou moins. C’est pourquoi tous doivent, en effet, suivre les constitutions et décrets par lesquels ces opinions sont proscrites et interdites par le Saint-Siège ».

Code droit canon 1917, canon 16 § 1 : « Aucune ignorance des lois irritantes ou inhabilitantes n’excuse de les observer, sauf stipulation contraire ».

§  2 : « L’ignorance ou l’erreur portant sur la loi ou sur la peine ou sur le fait propre ou sur le fait d’autrui quand il est notoire n’est généralement pas présumée ; elle est présumée en ce qui concerne le fait d’autrui dépourvu de notoriété, sauf preuve du contraire ».

Quand le fait est notoire la loi, la peine ou le fait est censé être connu. Cela signifie que le fait d’une personne lui est certainement imputable quand le fait est notoire, c’est-à-dire que la personne en question est censée ne pas l’ignorer (elle n’a pas d’excuse et est coupable dans la loi de ne pas le savoir – ou faire comme si). Et sans notoriété du fait, l’ignorance ou l’erreur de la loi est présumée sauf preuve qu’il est notoire (publiquement connu et fraude intelligente impossible, ni d’excuse possible, can. 2197, 3), c-à-d certainement imputable. Cela signifie qu’un baptisé appartenant à une société hérétique notoire de fait est présumé coupable. Et concernant l’hérésie, la loi de l’Église suppose l’obstination sauf si le contraire est prouvé.

Code droit canon 1917, canon 2229, § 1 : « L’ignorance  affectée [volontaire et par la décision de ne pas s’instruire de la loi pour y manquer plus librement] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse jamais d’aucune peine latae sententiae[excommunication automatique] ».

§ 3 : « L’ignorance crasse ou supine [paresseux négligeant de s’instruire de ce qu’ils devraient savoir] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse d’aucune peine latae sententiae [excommunication automatique] ».

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 :«Maintenant, il est évident que celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir. Par conséquent l’ignorance de ces choses est appelée «invincible», parce qu’elle ne peut être surmontée par l’étude. Pour cette raison, l’ignorance, n’étant pas volontaire, il n’est pas en notre pouvoir de s’en débarrasser, n’est pas un péché : c’est pourquoi il est évident que l’ignorance invincible n’est pas un péché. D’autre part, l’ignorance invincible est un péché, si c’est sur des questions qu’on est obligé de savoir, mais ça ne l’est pas, si c’est sur des choses qu’on n’est pas obligé de savoir. «

Vraiment, on est obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente. Alors – en conformité avec le Docteur angélique – si nous savons que notre prêtre, évêque, etc., est hérétique ou schismatique public, mais que nous adhérons à lui (à son hérésie, ou aide, ou participation active, etc.) de toute façon, alors nous partageons en effet son péché d’hérésie ou de schisme, par lequel nous œuvrerons en dehors de la vraie religion. L’ignorance invincible, d’autre part – l’ignorance qui ne peut pas être surmontée par un effort humain bien ordonné – est une autre affaire, et est totalement excusable, si nous parlons des mystères essentiels (la Trinité et l’Incarnation), et de la loi naturelle, qui doivent être connus explicitement par tous au-dessus de l’âge de raison pour le salut. Quand les gens enfreignent la loi naturelle, c’est toujours un péché, et cela ne peut être excusé, car cette loi est écrite par Dieu dans le cœur de chaque homme. L’ignorance de la Trinité et de l’Incarnation, cependant, n’est pas un péché en soi, mais Dieu retient cette connaissance des mystères essentiels pour de nombreuses personnes dont Il a connu d’avance qu’ils rejetteraient son offre de salut.

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril, 1905 : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV, vient de l’écrire :« Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».