Hors de l’Eglise catholique, point de salut

Sommaire

  • Hors de l’Eglise point de salut
  • La loi naturelle
  • Il n’y a pas de salut pour les membres du Judaïsme, de l’Islam, ou des autres sectes hérétiques ou schismatiques non-catholiques
    • L’enseignement catholique spécifique contre le judaïsme
    • L’enseignement catholique spécifique contre l’islam
    • L’enseignement catholique spécifique contre les sectes protestantes et les schismatiques
  • En ce qui concerne ceux qui sont baptisés validement, comme les nourrissons, par les membres de sectes non-catholiques
  • L’argument que le Baptême est impossible à recevoir pour certains

  • L’hérésie « Vous ne pouvez pas juger »
  • L’hérésie « sauvé à la mort »

  • Le Magistère est exempt d’erreur

Cette page a pour auteurs frères Peter et Michael Dimond www.mostholyfamilymonastery.com

Traduction personnelle en français.

Hors de l’Eglise point de salut

Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, le 22 novembre 1439, ex-cathedra : «Celui qui veut être sauvé doit avant tout tenir la foi catholique ; à moins que chacun ne la conserve entière et inviolée, il périra sans aucun doute dans l’éternité». (Décrets des conciles œcuméniques, Vol 1, 550-553 ; Denzinger 39-40 75-76).

L’expression latine « Extra Ecclesiam nulla salus » signifie : «Hors de l’Eglise point de salut». Les Catholiques interprètent que cela signifie que « tout salut vient du Christ Tête à travers l’Eglise qui est son Corps ».

Cette expression vient des écrits de saint Cyprien de Carthage, un évêque du 3ème siècle, et se trouve sa Lettre LXXII, Ad Jubajanum de haereticis baptizandis, et en latin se lit comme suit : « Salus extra ecclesiam non est ». L’axiome est souvent utilisé comme raccourci pour la doctrine, confirmée par la l’Église catholique romaine, selon laquelle l’Eglise est absolument nécessaire pour le salut (« seule vraie foi »). Le fondement théologique de cette doctrine est fondé sur les croyances que : 1) Jésus-Christ a personnellement établi une Eglise ; et 2) l’Eglise sert de moyen par lequel les grâces gagnées par le Christ sont communiquées aux croyants.

Certaines des expressions catholiques romaines les plus pertinentes de cette doctrine sont : la profession de foi du pape Innocent III (1208), la profession de foi du quatrième concile du Latran (1215), la bulle Unam sanctam du pape Boniface VIII (1302), et la profession de foi du Concile de Florence (1442). L’axiome « Pas de salut hors de l’Eglise » a été souvent répété au cours des siècles dans des termes différents par le magistère ordinaire.

Cette doctrine de l’absolue nécessité de l’union avec l’Eglise a été enseignée en termes explicites par le Christ. Le baptême, l’acte d’incorporation parmi ses membres, qu’Il affirmait être essentiel au salut. « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné» (Marc 16, 16). Tout disciple qui doit se débarrasser de l’obéissance à l’Église est à compter comme un païen : il n’a pas de part dans le Royaume de Dieu (Matthieu 18, 17). Saint-Paul est tout aussi explicite. « Un homme qui est un hérétique », écrit-il à Titus, « après une première et deuxième exhortation, évite-le, sachant qu’un tel homme est … condamné par son propre jugement «  (Tite 3, 10 s.). La doctrine est résumée dans la phrase, extra Ecclesiam nulla salus.

La société pluraliste et athée d’aujourd’hui crée un environnement d’indifférence en matière de religion afin de parvenir à une unité et liberté fauses et vides. Il est dit que tout le monde doit être autorisé à croire comme il l’entend et faire ce qui le rend heureux. L’implication est qu’on n’est pas très préoccupé par Dieu, de savoir si l’on croit à ce qui est vrai, car tous seront sauvés tant qu’ils sont «gentils». Certains en viennent à cette conclusion en affirmant qu’il n’existe pas de vérité objective à laquelle nous devons adhérer, ce qui à son tour conduit à un déni de l’existence de Dieu. D’autres disent qu’il existe seulement quelques vérités objectives de base que nous avons besoin de croire pour être sauvés. Les deux opinions manquent de la réalité pleine de l’ordre établi par Dieu – il faut croire tout ce que l’Église catholique enseigne pour être sauvé.

Cette affirmation implique que toutes les religions non-catholiques sont fausses, que seule l’Église catholique contient la totalité du dépôt de la vérité donnée aux Apôtres par le Christ, et que l’ensemble de ce dépôt – pas une majorité de celui-ci ou une partie de celui-ci – est nécessaire pour salut. Bien que ces vérités soient niées et méprisées par le monde d’aujourd’hui, ils sont pleinement en accord avec le sens commun et l’enseignement constant de l’Église. Le Christ a donné aux apôtres la totalité du dépôt de la foi (« Le Saint-Esprit vous enseignera toutes choses » Jean 14, 26), leur a dit de le transmettre au monde (« Allez donc, enseignez toutes les nations » Matt. 28, 19), et a menacé de damnation ceux qui ne les croyait pas («Celui qui ne croit pas sera condamné» Marc 16, 16). Il n’aurait pas condamné à l’enfer les mécréants s’il n’avait pas été important de croire tout ce qu’ont enseigné les apôtres ou s’il n’était pas certain que les apôtres aient enseigné la vérité («Celui qui vous écoute m’écoute » Luc 10, 16). Les apôtres eux-mêmes savaient que tous ceux qui croyaient [et croiraient] d’une façon différente de leur enseignement infaillible périrait –« Mais si nous, ou un ange du ciel vous annonçait un évangile  différent de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème» (Gal 1, 8).

Le Christ n’a pas eu l’intention seulement pour les hommes vivant au temps des Apôtres de connaître et de vivre la vérité. Il a assuré que le dépôt de la foi serait transmis à travers les générations afin que tous puissent avoir la possibilité de croire tout ce qu’il a confié aux Apôtres – « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du monde » (Matt. 28, 20). Sa vérité, la vérité réelle, ne change jamais, et elle est aussi importante à tenir aujourd’hui qu’elle ne l’était au premier siècle. C’est seulement en tenant ce qui est vrai que nous pouvons aimer et servir Dieu et être sauvés, car de faux principes conduisent à de mauvaises actions. Comme il n’y a qu’une seule vérité et qu’elle est immuable et indispensable, il est impossible que plusieurs systèmes de croyances ou religions qui existent dans le monde conduisent au salut. Tout autre position nie les paroles de Notre-Seigneur.

C’est certainement grâce à l’Eglise catholique que Notre Seigneur a guidé les hommes pour garder le dépôt confié aux Apôtres à travers les siècles. C’est l’Eglise catholique qui a vaincu les nombreuses hérésies contre la nature et la personne du Christ, bien avant que les dénominations protestantes soient apparues, tels que l’arianisme, le monophysisme, le monothelisme, le nestorianisme, le pélagianisme, l’apollonarisme, etc. – tous ont d être vigoureusement combattus avec la vraie doctrine avant d’être extirpés, et certains existent encore aujourd’hui. C’est l’Eglise catholique qui tient les mêmes doctrines que les Pères, ayant eu les paroles des apôtres « retentissantes dans leurs oreilles », ont enseigné et défendu et que tous les schismatiques rejettent aujourd’hui – la confession orale, la vénération des images, la Présence réelle dans l’Eucharistie, l’existence de sept sacrements, l’Eglise comme arbitre final de tous les différends doctrinaux, et beaucoup plus. C’est l’Église catholique seule qui n’a pas changé et c’est seulement elle qui a existé depuis l’époque du Christ.

L’Eglise a certainement toujours été consciente qu’elle a reçu du Christ la totalité du dépôt de la révélation à garder jusqu’au dernier jour et affirme ainsi l’infaillibilité de son Pasteur suprême, nommé par le Christ pour être son Vicaire sur la terre, et que le salut ne peut être trouvé que dans son sein maternel. Chaque fois que le pape, 1.) en utilisant son autorité apostolique pleine, 2.) définit, 3.) comme docteur suprême de tous les chrétiens, 4.) une question de foi ou de morale 5.) qui doit être tenu par l’Eglise universelle, il est infaillible et c’est l’expression d’une doctrine qui est une partie du dépôt de la foi confiée aux apôtres et qui a été crue toujours [enseignement constant] et partout [enseignement universel] par les catholiques.

L’Eglise catholique a solennellement défini au moins sept fois par des déclarations infaillibles qu’dehors de l’Eglise catholique, il n’y a pas de salut. Le plus explicite et énergique des trois provient du pape Eugène IV, dans la Bulle Cantate Domino, en 1441, qu’il a proclamé ex-cathedra :

«La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Eglise catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges » Mt 25,41, à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; … et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Eglise catholique».

Les deux autres puissantes déclarations infaillibles sont les suivantes :

« Il y a une Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle personne du tout ne peut être sauvé ». Pape Innocent III, ex cathedra, (quatrième Concile de Latran, 1215).

« Nous déclarons, proclamons, définissons et prononçons qu’il est absolument nécessaire pour le salut de toute créature humaine d’être soumis au Pontife Romain ». Pape Boniface VIII, ex cathedra (Unam Sanctam, 1302).

Cela signifie, et a toujours signifié, que le salut et l’unité existent seulement au sein de l’Église catholique, et que les membres de groupes hérétiques ne peuvent pas être considérés comme «partie» de l’Eglise du Christ. Cette doctrine a été l’enseignement constant des papes à travers les siècles.

En outre, il est dogmatiquement [c’est-à-dire infailliblement] énoncé qu’aucune autorité dans l’Église, peu importe combien elle est haut placée,ne  peut légitimement essayer de changer le sens clair de ce (ou tout autre) dogme infaillible. Vatican I [Concile du Vatican de 1870] a enseigné : «Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde». Comme Vatican I l’a défini solennellement, pas même un pape ne peut enseigner une nouvelle doctrine.

Naturellement, la vérité qu’il n’y a pas de salut en dehors de l’Eglise catholique a été soutenue par tous les saints de tous les âges. Voici plusieurs exemples :

Saint-Irénée (130-202), évêque et martyr : … « L’Eglise est l’entrée de la vie, tous les autres sont des voleurs et des brigands sur ce compte, nous sommes tenus de les éviter. Nous entendons déclaré pour l’incrédule et l’aveugle de ce monde qu’ils ne doivent pas hériter de la vie qui est à venir … de leur résister en défense de la seule foi vraie et donnant la vie, que l’Église a reçue des Apôtres et transmise à ses fils. « 

Saint Augustin (354-430), évêque et docteur de l’Église : … « Aucun homme ne peut trouver de salut que dans l’Eglise catholique, en dehors de la seule Église catholique on peut tout avoir sauf le salut. On peut avoir l’honneur, on peut avoir des sacrements, l’un peut chanter alléluia, on peut répondre amen, on peut avoir foi dans le Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et prêcher aussi, mais jamais ne peut-on trouver de salut que dans l’Eglise catholique « .

Saint-Fulgence (468-533), évêque : « tiens plus fermement et ne doute pas que non seulement les païens, mais aussi les juifs, tous les hérétiques, et tous les schismatiques qui terminent cette vie en dehors de l’Église catholique, iront dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges ».

Le pape saint Grégoire le Grand (590-604) : « La sainte Eglise universelle enseigne qu’il est impossible d’adorer Dieu selon la vérité, sauf en elle et affirme que tous ceux qui sont en dehors de son sein ne seront pas sauvés. »

Saint François d’Assise (1182-1226) : «Tous ceux qui n’ont pas cru que Jésus-Christ était vraiment le Fils de Dieu sont condamnés. Aussi, tous ceux qui voient le sacrement du Corps du Christ et ne croient pas que ce soit vraiment le Très saint Corps et Sang du Seigneur… ceux-ci aussi sont condamnés ! « 

Saint Thomas d’Aquin (1226-1274), le Docteur angélique : Il n’y a pas d’entrée dans le salut hors de l’Eglise catholique, tout comme au temps du Déluge il n’y avait pas de salut hors de l’Arche, qui préfigurait l’Eglise « .

Saint Louis-Marie de Montfort (1673-1716) : « Il n’y a pas de salut hors de l’Église catholique. Quiconque résiste à cette vérité périt ».

Saint Robert Bellarmin (1542-1621), évêque et docteur de l’Église :«Hors de l’Eglise point de salut … donc dans le symbole (Credo des Apôtres) nous rejoignons l’Eglise avec la rémission des péchés :« Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés »… Pour cette raison, l’Église est comparée à l’Arche de Noé, parce que tout comme pendant le déluge, tous ceux qui n’étaient pas dans l’arche ont péri, ainsi maintenant ceux qui périssent sont ceux qui ne sont pas dans l’Église ».

Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l’Église : « Tous les malheurs des incroyants viennent d’un trop grand attachement aux choses de la vie. Cette maladie du cœur affaiblit et assombrit la compréhension, et conduit à la ruine éternelle. S’ils essaient de guérir leurs cœurs en les purgeant de leurs vices, ils recevraient bientôt la lumière, ce qui leur montrerait la nécessité de rejoindre l’Eglise catholique, où seul est le salut. Nous devrions constamment remercier le Seigneur de nous avoir accordé le don de la vraie foi, en nous associant avec les enfants de la sainte Église catholique … Combien sont les infidèles, les hérétiques et les schismatiques, qui ne bénéficient pas du bonheur de la vraie foi ! La terre en est pleine et ils sont tous perdus ! « 

Le pape Pie XII (1939-1958) : « Certains disent qu’ils ne sont pas tenus par la doctrine qui enseigne que le Corps mystique du Christ et l’Église catholique romaine sont une seule et même chose. Certains réduisent à une formule vide de sens la nécessité d’appartenir à la véritable Eglise pour obtenir le salut éternel. D’autres enfin rabaissent le caractère raisonnable de la crédibilité de la foi chrétienne. Il est clair que ceux-ci et comme des ERREURS, ont rampé parmi certain de nos fils qui sont trompés par l’ardeur imprudente pour les âmes ou par la science fausse ». 

(Les dates pour les deux papes sont les années où ils régnaient comme souverains pontifes)

Le plus grand acte de charité que l’on peut effectuer est d’amener les autres à la vérité. La foi catholique est un don de Dieu, celui qui peut être partagé, celui qui donne la vie et le salut. La sainte Mère Église, étant soucieuse du bien-être de toute l’humanité, a toujours cherché à amené chacun en un seul troupeau (Jean 10, 16), et unir chacun dans la profession de la même foi qui nous est donnée par le Christ, par les apôtres. Si elle cachait la vérité, ou se contentait de laisser les autres dans leur erreur, elle serait cruelle et indifférente.

Ceci est une grande leçon pour les catholiques, car beaucoup n’estiment pas la valeur inestimable de leur foi comme ils le devraient. Elle doit être transmise à d’autres à chaque occasion ; elle doit être transmise à ceux qui languissent sans les vrais sacrements, qui luttent pour interpréter la Bible sans magistère infaillible, ou qui mènent des vies souvent immorales sans l’aide de la « colonne et fondement de la vérité » (I Tim. 5, 15).

Que tous les catholiques alors, soient à la fois comme les martyrs d’autrefois, qui sont morts plutôt que de renoncer à une doctrine de leur foi catholique, et comme les grands missionnaires, qui ont enduré des privations et des souffrances extrêmes pour apporter le salut à une seule âme. C’est seulement une croyance ferme dans l’importance de la foi catholique pour le salut qui a motivé ces actions héroïques et c’est seulement une telle foi qui peut « vaincre le monde » aujourd’hui (Jean 5, 4).

 

Hérésie matérielle

Les enfants ou les personnes qui sont baptisés dans les communautés hérétiques ne peuvent pas devenir hérétiques jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de raison ou jusqu’à ce qu’ils adoptent des points de vue hérétiques opposés à l’Église catholique. Cela signifie que certaines de ces personnes baptisées qui vont maintenant dans une « Eglise » hérétique ou schismatique ne sont pas encore hérétiques, même si tous (tout le monde) dans la même Eglise sont des hérétiques. Cependant, lorsque ces enfants atteignent l’âge de raison, beaucoup d’entre eux pourraient tomber dans une erreur appelée «hérésie matérielle».

Le terme « hérésie matérielle » est utilisé pour décrire les personnes qui croient en une hérésie sans savoir qu’ils contredisent sur ce que dit l’Église catholique et l’enseignement infaillible. Il n’y a aucune telle chose comme un hérétique matériel dans l’enseignement dogmatique de l’Église. Il y a des hérétiques, il y a des schismatiques, et il y a des catholiques. L’hérétique matériel est simplement un nom pour un catholique qui erre de bonne foi sur un dogme. En d’autres termes, c’est un autre nom pour un catholique dans l’erreur. C’est une personne qui tient une fausse position – qui est strictement incompatible avec le dogme catholique. Toutefois, cette personne n’est pas opiniâtre contre ce dogme. Elle changerait sa position immédiatement après avoir été informée de la situation réelle. L’«hérétique matériel» est un catholique. Ceci est très important à comprendre. Beaucoup de saints catholiques ont été hérétiques matériels. Saint Thomas, par exemple, ne croyait pas que Marie ait été conçue immaculée (Somme Théologique, Part. III, Q. 14, art. 3, Réponse à l’obj. 1), même si c’est désormais un dogme défini que Marie a été conçue immaculée, et ce n’est pas étonnant parce que même les Saints ont commis une (ou des) erreur(s) dans leur enseignement, car il est très difficile d’imaginer qu’un être humain puisse connaître tous les enseignements de l’Église qui existent.

 

La loi naturelle

La loi naturelle est inscrite dans le cœur de tous les hommes, de sorte que tous les hommes savent que certaines choses sont contre la loi de Dieu, et que certaines choses sont conformes à la loi naturelle de la charité, etc.

Comme le commentaire (Bible Haydock) l’explique correctement sur Romains 2, 14-16 :

« Ces hommes sont une loi pour eux-mêmes, et l’ont écrite dans leurs cœurs, quant à l’existence d’un Dieu, et leur raison leur dit que beaucoup de péchés sont illicites : ils peuvent aussi faire des actions qui sont moralement bonnes, comme l’aumône pour soulager les pauvres, en honorant leurs parents, etc. Non pas que ces actions, moralement bonnes, suffiront d’elles-mêmes pour leur justification, ou leurs méritent une récompense surnaturelle dans le royaume des cieux, mais Dieu, dans sa miséricorde infinie, leur donnera des grâces surnaturelles qui, s’ils continuent de coopérer avec elles, leurs obtiendront plus de grâces et finalement ils seront exposées à la foi catholique, s’ils doivent être sauvés».

Tous les nourrissons baptisés sont catholiques, même s’ils sont baptisés dans une église méthodiste, etc. Il est de foi – de fide – que ces catholiques baptisés, quand ils atteignent l’âge de raison dans une « église » protestante, s’ils tiennent la Trinité et l’Incarnation (qui sont les deux mystères essentiels de la foi catholique) tiennent les mystères absolument essentiels de la foi catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra : «Quiconque veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute dans l’éternité. Mais, la foi catholique est que nous adorons un seul Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’unité. Mais il est nécessaire pour le salut éternel qu’il croit fidèlement aussi à l’incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ … le Fils de Dieu qui est Dieu et homme … Telle est la foi catholique, à moins que chacun la croit fidèlement et fermement, il ne peut pas être sauvé».

S’ils ne connaissent pas les autres dogmes catholiques (autres que la Trinité et l’Incarnation), alors ils ne sont pas hérétiques mais des catholiques [chrétiens], sauf s’ils tiennent une position incompatible avec la foi dans la Trinité et l’Incarnation, ou nient une vérité qu’ils savent être vraie sur Dieu et la loi naturelle ou nient quelque chose qu’ils savent être clairement enseigné dans les Ecritures. Par exemple, si la personne baptisée décrite ci-dessus prétend croire en la Trinité et l’Incarnation, mais considère que toutes les religions sont plus ou moins bonnes, alors c’est un hérétique et il n’a pas la foi catholique (avant même qu’il sache qu’une telle position est condamnée par l’Égliseparce que sa croyance est incompatible avec la vraie foi en la Trinité comme le seul vrai Dieu, croyance qui’il doit tenir selon la foi catholique dans ses composantes les plus simples.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 2, 6 janvier 1928 : «… cette fausse opinion qui considère que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables …  Non seulement ceux qui soutiennent cette opinion sont dans l’erreur et trompés, mais aussi en pervertissant la notion de la vraie religion ils la rejettent…»

Un autre exemple serait si le baptisé qui croit en la Trinité et l’Incarnation (qui sont les composantes les plus simples de la foi catholique) et qui n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, soutient que l’homme n’a pas le libre arbitre (ce que certains protestants enseignent). Cette personne serait également devenue hérétique avant même qu’elle ait vu sa situation condamnée par l’Eglise et avant qu’elle ait entendu parler d’autres dogmes catholiques (autres que la Trinité et l’Incarnation), car elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, à savoir que l’homme a une volonté libre. Ainsi, elle nie une vérité à savoir sur l’homme de la loi naturelle et est un hérétique.

Un autre exemple serait si le baptisé qui croit en la Trinité et l’Incarnation (la foi catholique dans ses composantes les plus simples) et qui n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, refuse de croire que Dieu est le rémunérateur et vengeur. Cette personne est hérétique, même si elle n’a jamais vu que sa position est condamnée par l’Eglise et qu’elle n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vrai de la loi naturelle, selon laquelle Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions (voir Héb. 11, 6).

Une grande majorité des protestants croient aujourd’hui dans les doctrines de «la foi seule» et la «sécurité éternelle». Ces doctrines sont contraires à là loi naturelle et à la raison qui expliquent que chaque homme doit être récompensé ou puni pour ses actes. Elles contredisent également, mot pour mot, l’enseignement de Jacques 2 dans l’Écriture, qui enseigne que la foi sans les œuvres est morte, et que l’homme n’est pas sauvé par la foi seule. Cette personne qui croit en la foi seule ou la sécurité éternelle est hérétique, même si elle n’a jamais vu que sa position est condamnée par l’Eglise et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, selon laquelle Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions, et que la foi seule ne justifie pas un homme seulement, mais aussi ses actes.

D’autres hérésies communes contre la loi naturelle sont,

1) nier l’existence de Dieu,

2) tenir comme l’opinion que le contrôle des naissances ou planification familiale naturelle (aussi appelé PFN) est acceptable,

3) tenir que l’avortement est acceptable ou un soi-disant «droit humain»,

4) tenir que la consommation de médicaments psychotropes au point où la conscience est entravée est acceptable,

5) ou tenir que la masturbation ou tout autre acte sexuel pervers honteux, comme les préliminaires, est acceptable.

Tenir tout ou en partie ces positions comme «acceptable» ou «à faire» tomberaient toutes sous la catégorie du péché mortel d’hérésie contre la loi naturelle, parce que celui qui est coupable de ce péché rejette une vérité qu’il sait être vraie de la loi naturelle, à savoir, 1) que Dieu existe, 2) que l’avortement est assassiner (les plus innocents), 3) que la contraception, PFN ou la masturbation (qui, en plus d’être intrinsèquement honteuse, est perverse et contre nature) frustre délibérément le pouvoir naturel de produire de la vie, et 4) que la consommation de médicaments psychotropes et s’en enivré – comme par exemple fumer de la marijuana – est un péché mortel, tout comme se saouler l’est, parce que :

« quand un homme se prive volontairement et sciemment de l’usage de la raison, par laquelle il effectue les actions vertueuses et évite le péché … il pèche mortellement en courant le risque de tomber dans le péché. Car [Saint] Ambroise dit (De Patriarche [De Abraham i.]) :

«Nous apprenons que nous devrions éviter l’ivresse, qui nous empêche d’éviter de graves péchés. Car les choses que nous évitons à jeun, nous les engageons inconsciemment [ou sciemment] à cause de l’ivresse ». Par conséquent l’ivresse, à proprement parler, est un péché mortel ». (Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, deuxième partie de la deuxième partie, question 150, article 2. L’ivresse est un péché mortel ?)

S’il vous plaît voyez :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n° 23, 29 juin 1943 : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui, comme de sa propre nature, entraine un homme à rompre du corps de l’Eglise, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie».

Nous pouvons voir que c’est l’enseignement de l’Eglise catholique que l’homme est séparé de l’Eglise et du salut par l’hérésie, le schisme ou l’apostasie.

Les enfants baptisés qui atteignent l’âge de la raison dans les « églises » protestantes, schismatiques orientales (« orthodoxes »), etc., qui croient en la Trinité et l’Incarnation (les éléments essentiels de la foi catholique) et qui ne rejettent aucun dogme catholique parce qu’ils n’ont pas connu autre chose que la Trinité et l’Incarnation, et qui n’ont pas embrassé toutes les positions comme celles décrites ci-dessus qui sont directement incompatibles avec la foi en Dieu, Jésus-Christ, la Trinité, la loi naturelle ou ce qu’ils savent être clairement enseigné dans les Écritures, seraient catholiques dans une église hérétique.

 

Il n’y a pas de salut pour les membres du Judaïsme, de l’Islam, ou des autres sectes hérétiques ou schismatiques non-catholiques

Jusqu’ici, nous avons vu que c’est un dogme infailliblement défini que tous ceux qui meurent comme non-catholiques, y compris tous les juifs, les païens, les hérétiques, les schismatiques, etc., ne peuvent pas être sauvés. Ils doivent être convertis pour avoir le salut. Maintenant, nous devons porter un bref regard sur ce que l’Eglise dit spécifiquement de quelques-unes des éminentes religions non-catholiques, comme le judaïsme, l’islam et les sectes schismatiques protestantes et orientales « orthodoxes ». Cela illustre, une fois de plus, que ceux qui soutiennent que les membres de religions non-catholiques peuvent être sauvés ne vont pas seulement à l’encontre des déclarations solennelles qui ont déjà été citées, mais vont aussi contre les enseignements spécifiques cités ci-dessous.

 

L’enseignement catholique SPÉCIFIQUE contre le judaisme

Les juifs pratiquent l’ancienne loi et rejettent la divinité du Christ et la Trinité. Les juifs rejettent Notre Seigneur Jésus-Christ et l’appellent un séducteur, beaucoup de «chrétiens» disent encore qu’ils sont bons ? C’est hallucinant ! L’Église enseigne ce qui suit au sujet de la cessation de l’ancienne loi et sur tous ceux qui continuent de l’observer :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, 1441, ex cathedra : « La sainte Église romaine croit fermement, professe et enseigne que les prescriptions légales de l’Ancien Testament, la loi de Moïse, qui se divisent en cérémonies, saints sacrifices, sacrements, parce qu’ils avaient été institués pour signifier quelque chose de futur, bien qu’en ce temps-là ils aient été adaptés au culte divin, une fois venu notre Seigneur Jésus Christ qui était signifié par eux, ont pris fin et qu’ont commencé les sacrements du Nouveau Testament. Quiconque encore après la Passion met son espoir dans les prescriptions légales et se soumet à elles en les croyant nécessaires au salut, comme si la foi dans le Christ ne pouvait sauver sans elles, a péché mortellement. Elle ne nie pas cependant que, depuis la Passion du Christ jusqu’à la promulgation de l’Evangile, elles ont pu être respectées du moins dans la mesure où on les croyait si peu que ce fût nécessaire au salut. Mais, après la promulgation de l’Evangile, l’Eglise affirme qu’elles ne peuvent être respectées sans l’anéantissement du salut éternel.

«Donc elle dénonce comme étrangers à la foi du Christ tous ceux qui depuis ce temps-là observent la circoncision, le sabbat et les autres prescriptions légales, et affirme qu’ils ne peuvent pas du tout avoir part au salut éternel, sauf si un jour ils reviennent de ces erreurs. Donc à tous ceux qui se glorifient du nom de chrétiens, elle prescrit de manière absolue qu’à n’importe quel moment, soit avant soit après le baptême, il faut renoncer à la circoncision, que l’on place en elle ou non son espoir, elle ne peut être respectée sans anéantissement du salut éternel».

Beaucoup de gens, qui se disent catholiques, affirment également hardiment en contradiction avec cette déclaration infaillible par le pape Eugène IV au concile de Florence, que les juifs qui soit rejettent le Christ ou qui n’ont pas trouvé ou accepté le Christ comme leur Messie, peuvent être sauvés. Ils contredisent également les paroles de notre Seigneur dans l’Évangile.

Jean 3, 36 : «Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Pt. I-II, Q. 103, A. 4 : «De la même manière, les cérémonies de l’ancienne loi annonçaient le Christ comme ayant encore à naître et à souffrir, alors que nos sacrements Le signifient comme déjà né et ayant souffert. Par conséquent, tout comme ce serait un péché mortel maintenant pour tout le monde, en faisant une profession de foi, de dire que le Christ est encore à naître, que les anciens pères annonçaient avec ferveur et sincérité ; de même ce serait un péché mortel maintenant d’observer ces cérémonies que les anciens pères ont remplies avec dévotion et fidélité».

Pape Benoît XIV, Ex Quo Primum, n° 61, 1er mars, 1756 : « La première considération est que les cérémonies de la loi de Moïse ont été abrogées par la venue du Christ et qu’elles ne peuvent plus être respectées sans péché après la promulgation de l’Evangile».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi,  29-30, 29 juin 1943 : «Et tout d’abord, par la mort de notre Rédempteur, le Nouveau Testament a pris la place de l’ancienne loi qui avait été abolie … sur le gibet de sa mort, Jésus a fait l’annulation de la loi avec ses décrets [Eph. 2, 15] … instituant le Nouveau Testament dans son sang versé pour l’humanité tout entière. « A tel point, alors, dit saint Léon le Grand, en parlant de la croix de notre Seigneur, qu’il était opéré un transfert de la Loi à l’Evangile, de la Synagogue à l’Eglise, de nombreux sacrifices pour une victime, à quand notre Seigneur a expiré, ce voile mystique qui fermait la partie la plus interne du temple et son secret sacré se déchira violemment de haut en bas ». Sur la croix, l’ancienne loi est morte, qui sera bientôt enterrée et sera un porteuse de mort …»

Ainsi, ceux qui défendent obstinément que les juifs infidèles qui rejettent le Christ peuvent être sauvés et contredisent volontairement ces enseignements infaillibles de l’Eglise, sont des hérétiques, et recevront la pleine force de la condamnation automatique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche que tous ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, et non seulement les païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peuvent pas participer à la vie éternelle et iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges, sauf s’ils sont unis à l’Église avant la fin de leur vie …»

 

L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE spécifique contre l’ISLAM

Pape Eugène IV, Concile de Bâle, Session 19, 7 septembre 1434 : «… il y a de l’espoir qu’un très grand nombre de la secte abominable de Mahomet seront convertis à la foi catholique».

Pape Calixte III, 1455 : «Je m’engage à … exalter la vraie foi, et à extirper la secte diabolique des réprouvés et infidèles de Mahomet [l’Islam] en orient».

L’Eglise catholique considère l’islam comme une secte «abominable» et «diabolique». [Note : le concile de Bâle est seulement considéré comme œcuménique / approuvé dans les 25 premières sessions, comme L’Encyclopédie catholique le souligne dans Vol. 4, «Conseils», p. 425-426]

Une «abomination» est quelque chose qui est odieux aux yeux de Dieu, c’est quelque chose pour lequel Il n’a pas d’estime et aucun respect. Quelque chose de «diabolique» est en quelque sorte le diable. L’Islam rejette, parmi beaucoup d’autres dogmes, la divinité de Jésus-Christ et la Trinité. Ses adeptes sont en dehors du giron du salut tant qu’ils restent musulmans.

Pape Clément V, concile de Vienne, 1311-1312 : « C’est une insulte au saint nom et une honte pour la foi chrétienne que dans certaines régions du monde soumises à des princes chrétiens où les sarrasins [les adeptes de l’islam, aussi appelés les musulmans] en direct, parfois en dehors, parfois mêlés à des chrétiens, les prêtres sarrasins, communément appelés Zabazala, dans leurs temples ou les mosquées, où les sarrasins se réunissent pour adorer l’infidèle Mahomet, font invoquer et exalter son nom tous les jours à certaines heures d’un haut lieu … Il y a un endroit, d’ailleurs, où jadis fut enterré un certain sarrasin que d’autres sarrasins vénèrent comme un saint. Cela jette le discrédit sur notre foi et donne un grand scandale pour les fidèles. Ces pratiques ne peuvent être tolérées sans déplaire à la majesté divine. Nous avons donc désormais, avec l’approbation du concile sacré, défendu aussi strictement ces pratiques dans les terres chrétiennes. Nous enjoignons tous et chacun des princes catholiques, … à ainsi retirer cette infraction de leurs territoires et de veiller à ce que leurs sujets la retirent, afin qu’ils puissent ainsi jouir de la récompense de la béatitude éternelle. Ils doivent interdire expressément l’invocation publique du nom sacrilège de Mahomet … Ceux qui prétendent agir autrement doivent être ainsi châtiés par les princes pour leur irrévérence, d’autres peuvent être dissuadés d’une telle audace ».

Alors que l’Église enseigne que tous ceux qui meurent comme non-catholiques sont perdus, elle enseigne également que nul ne doit être contraint à embrasser le baptême, car la croyance est un acte libre de la volonté.

Pape Léon XIII, Immortale Dei, n° 36, 1er novembre 1885 : «Et, en effet, l’Eglise a coutume de prendre sérieusement garde que nul ne puisse être contraint à embrasser la foi catholique contre sa volonté, car, comme saint Augustin nous le rappelle à bon escient, « L’homme ne peut pas penser autrement que de sa propre volonté ».»

L’enseignement du Concile de Vienne selon lequel les princes chrétiens doivent faire respecter leur autorité civile pour interdire l’expression publique de la fausse religion de l’Islam montre encore une fois que l’Islam est une fausse religion qui conduit les âmes en enfer (pas au ciel) et déplaît à Dieu.

 

L’ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE SPÉCIFIQUE contre les sectes protestantes et les schismatiques 

[sectes hérétiques : vatican 2, protestantisme, LuthéranistesCalvinistesAdventistes, pentecôtistes, baptistes, etc.]

[sectes schismatiques : « orthodoxes » orientaux, anglicans, thucites, gallicans, « église vieille catholique », etc.]

L’Eglise catholique enseigne aussi que les personnes baptisées qui embrassent les sectes hérétiques ou schismatiques perdront leurs âmes. Jésus a fondé son Eglise sur Saint-Pierre, comme nous l’avons déjà vu, et a déclaré que celui qui n’écoute pas l’Église soit considéré comme un païen et un publicain (Matthieu 18, 17). Il a également commandé à ses disciples d’observer « toutes les choses qu’Il a prescrites » (Matthieu 28, 20). Les sectes schismatiques orientales (comme les « orthodoxes ») et les sectes protestantes sont des mouvements qui se sont coupés, séparés de l’Église catholique. En se séparant de l’unique Église du Christ, ils quittent la voie du salut et entrent dans le chemin de la perdition.

Ces sectes refusent obstinément et opiniâtrement une ou plusieurs des vérités que le Christ a clairement enseignées, telles que la papauté (Matthieu 16 ; Jean 21, etc.), la confession (Jean 20, 23), l’Eucharistie (Jean 6, 54), et d’autres dogmes de la foi catholique. Pour être sauvé il faut l’assentiment de toutes les choses que l’Eglise catholique, fondée sur l’Écriture et la Tradition, a infailliblement définies comme des dogmes de la foi.

Voici quelques-uns des dogmes infaillibles de la foi catholique qui sont rejetés par les protestants et (dans le cas de la papauté) par les « orthodoxes » d’orient. L’Eglise « anathématise » (une forme grave d’excommunication) tous ceux qui affirment obstinément le contraire de ses définitions dogmatiques.

Pour comprendre le mot anathème … nous devons d’abord revenir à la vraie signification de herem dont il est l’équivalent. Herem vient du mot haram, de couper, de se séparer, de maudire, et indique ce qui est maudit et condamné à être coupé ou exterminé, une personne ou une chose, et en conséquence, l’homme a interdiction d’en faire usage, c’est le sens du mot anathème dans le passage suivant de Deut, VII, 26 :

«Tu ne porteras rien de l’idole dans ta maison, afin que tu ne deviennes pas anathème comme elle-même l’est. Tu la détesteras comme de la fange, et tu l’auras en abomination comme de la souillure et des ordures, parce que c’est un anathème». (Vulgate)

Ainsi, un protestant ou un « orthodoxe » qui rejette obstinément ces enseignements dogmatiques est frappé d’anathème et est séparé de l’Eglise, en dehors de laquelle il n’y a pas de salut. Il est assez intéressant de noter que, dans l’émission de ces canons dogmatiques, l’Église dit : «Si quelqu’un dit …. Qu’il soit anathème [sit anathèma] » par opposition à « Si quelqu’un dit … il est anathème [anathèma EST]». Cette qualification «Qu’il soit» laisse une marge à ces catholiques qui ignorent peut-être un dogme particulier et ce serait conforme à l’enseignement du canon disant «dès qu’il lui a été présenté». La personne qui est obstinée, cependant, et qui contredit délibérément l’enseignement dogmatique de l’Église reçoit de plein fouet la condamnation automatique.

Le point ici est que si on était capable de rejeter ces dogmes et d’être encore sauvé, alors ces définitions infaillibles et leurs anathèmes d’accompagnement n’auraient pas de sens, pas de valeur ou de force. Mais elles ont une signification, une valeur et une force – ce sont des enseignements infaillibles protégés par Jésus-Christ. Ainsi, tous ceux qui rejettent ces dogmes sont anathèmes et sont sur le chemin de la damnation.

Pape Pie XI, encyclique Rerum omnium perturbationem, n° 4, 26 janvier 1923 : «Le saint qui ne fut pas moins la personne de François de Sales … Il semblait avoir été envoyé par Dieu en particulier pour lutter contre les hérésies engendrées par la Réforme [protestante]. C’est dans ces hérésies que l’on découvre les débuts de l’apostasie de l’Église par l’humanité, et les tristes effets désastreux qui sont déplorés, même à l’heure présente, par tout esprit juste».

Pape Jules III, Concile de Trente, Session 13, Can. 1 sur l’Eucharistie, ex cathedra : « Si quelqu’un nie que dans le sacrement de la très sainte Eucharistie, il y a vraiment, réellement et substantiellement de contenu le Corps et le Sang conjointement avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, et par conséquent l’ensemble du Christ, mais qu’il dit qu’il est en elle comme par signe ou figure, ou de force, qu’il soit anathème ».

Pape Jules III, Concile de Trente, Session 14, Canon 3 sur le sacrement de la Pénitence : « Si quelqu’un dit que les paroles du Seigneur Sauveur : « Recevez le Saint-Esprit, ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront pardonnés, et ceux dont vous retiendrez les péchés, ils leur seront retenus » [Jean 20, 22 f.], ne doivent pas être compris du pouvoir de remettre et de retenir les péchés dans le sacrement de pénitence … qu’il soit anathème».

Pape Jules III, Concile de Trente, Session 14, sur l’extrême-onction et de la Pénitence : « Tel est donc ce que ce saint concile oecuménique professe et enseigne sur les sacrements de pénitence et d’extrême-onction, et qu’il propose de croire et de tenir à tous les chrétiens. Il donne les canons suivants pour qu’ils soient inviolablement observés ; il condamne et anathématise à jamais ceux qui affirment le contraire».

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 6, Chap. 16, ex cathedra : « Après cette doctrine catholique de la justification – pour laquelle nul, à moins qu’il l’accepte fidèlement et fermement, ne peut être justifié – il a paru bon au Saint-Synode d’ajouter ces chanoines, que tous puissent la connaître, non seulement ce qu’ils doivent tenir et suivre, mais aussi ce qu’ils doivent fuir et éviter ».

Pape Pie IX, Concile Vatican I de 1870, Sess. 4, chap. 3, ex-cathedra : «…tous les fidèles du Christ doivent croire que le Siège apostolique et le Pontife détient la primauté romaine dans le monde entier, et le pontife de Rome lui-même est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des apôtres, et est le vrai vicaire du Christ et la tête de toute l’Eglise … En outre, nous enseignons et déclarons que l’Église romaine, par la disposition du Seigneur, détient la souveraineté du pouvoir ordinaire sur toutes les autres … C’est la doctrine de la vérité catholique dont personne ne peut s’écarter et garder sa foi et le salut».

En ce qui concerne ceux qui sont baptisés validement, comme les nourrissons, par les membres de sectes non-catholiques

L’Eglise catholique a toujours enseigné que quiconque (y compris un profane ou un non-catholique) peut validement baptiser s’il adhère à la matière et la forme et si il a l’intention de faire ce que fait l’Église.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 1439 : «En cas de nécessité, cependant, non seulement un prêtre ou un diacre, mais même un laïc ou une femme, oui, même un païen et un hérétique peuvent baptiser, tant qu’il préserve la forme de l’Eglise et a l’intention de faire ce que fait l’Église ». (Denzinger 696)

L’Eglise a toujours enseigné que les enfants baptisés dans les églises hérétiques et schismatiques sont catholiques, membres de l’Eglise et les sujets du Pontife romain, même si les personnes qui les ont baptisés sont des hérétiques qui sont hors de l’Eglise catholique. C’est parce que l’enfant, étant au-dessous de l’âge de raison, ne peut pas être un hérétique ou schismatique. Il ne peut pas avoir un obstacle qui empêcherait le baptême de faire de lui un membre de l’Église.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 7, Can. 13 sur le sacrement du Baptême : «Si quelqu’un dit que les enfants, parce qu’ils n’ont pas la foi réelle, après avoir reçus le baptême ne doivent pas être comptés parmi les fidèles … qu’il soit anathème ».

Cela signifie que tous les enfants baptisés, où qu’ils soient, même ceux baptisés par des ministres hérétiques d’églises non catholiques hérétiques, sont membres de l’Eglise catholique. Ils sont également soumis au Pontife Romain (s’il en existe un). Donc, quand un nourrisson catholique baptisé devient un non-catholique – coupe son appartenance à l’Église et la soumission au Pontife romain ? Après que l’enfant baptisé ait atteint l’âge de raison, il ou elle devient un hérétique ou un schismatique, rompt son appartenance à l’Eglise et rompt sa soumission au Pontife romain quand il ou elle refuse obstinément toute doctrine de l’Église catholique ou perd la foi dans les mystères essentiels de la Trinité et de l’Incarnation.

Pape Clément VI, super quibusdam, 20 septembre 1351 : «… Nous demandons : 1. Si vous croyez, toi et l’Eglise des Arméniens qui t’obéit, que ceux qui ont reçu dans le baptême la même foi catholique et qui ensuite se sont éloignés ou s’éloigneront de la communion de foi avec cette même Eglise romaine, qui est l’unique et seule catholique, sont schismatiques et hérétiques s’ils demeurent obstinément séparés de la foi de cette Eglise romaine. 2. Nous demandons si vous croyez, toi et les Arméniens qui t’obéissent, qu’aucun homme dans la condition de pèlerin ne peut être sauvé à la fin en dehors de cette Eglise et l’obéissance aux pontifes romains».

Donc, pour être clair sur ces points : 1) Les non-baptisés (juifs, musulmans, païens, etc.) doivent tous adhérer à l’Eglise catholique en recevant le baptême et la foi catholique ou ils seront tous perdus. 2) Parmi ceux qui sont baptisés comme enfants, ils sont catholiques, membres de l’Eglise et les sujets du Pontife romain par le baptême. Ils ne coupent l’adhésion (qu’ils possèdent déjà) que quand ils refusent obstinément tout dogme catholique ou croient quelque chose de contraire aux mystères essentiels de la Trinité et de l’Incarnation. Dans l’enseignement du pape Clément VI ci-dessus, nous voyons ce second point clairement enseigné : tous ceux qui reçoivent la foi catholique dans le Baptême perdent cette foi et deviennent schismatiques et hérétiques s’ils deviennent «obstinément séparés de la foi de l’Église romaine».

Le fait est que tous les protestants qui rejettent l’Église catholique ou ses dogmes sur les sacrements, la papauté, etc., sont obstinément séparés de la foi de l’Église romaine et ont donc rompu leur appartenance à l’Église du Christ. La même chose est vraie avec les « orthodoxes » qui refusent obstinément les dogmes sur la papauté et l’infaillibilité papale. Ils doivent être convertis à la foi catholique pour le salut.

Lire la suite sur : Doctrine que l’on doit connaître sur le dogme catholique pour être sauvé – le dogme selon lequel il n’y a pas de salut hors de l’Église catholique et sans la foi catholique et réfutant le baptême de désir

L’argument que le Baptême est impossible à recevoir pour certains

(Ch. 17 du livre Hors de l’Église catholique il n’y a absolument pas de salut) Par Frère Peter Dimond, O.S.B.

Objection : Les partisans du baptême de désir affirment que pour certaines personnes le commandement d’être baptisé est tout simplement impossible à remplir.

Réponse : Dieu ne commande pas de choses impossibles (de fide). Ainsi, il n’est impossible pour personne de se faire baptiser.

Catéchisme du Concile de Trente, sur le baptême, « Les Auteurs ecclésiastiques conviennent que LORSQUE NOTRE SEIGNEUR, après sa Résurrection, DIT À SES APÔTRES : ALLEZ, ENSEIGNEZ toutes les nations, BAPTISEZ-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, au même moment, l’obligation de recevoir LE BAPTÊME FUT IMPOSÉE à tous les hommes qui voudraient se sauver. (Catéchisme du Concile de Trente, p. 194.

N.d.T. : Le même catéchisme dans sa version en anglais, des éd. Tan Books (p. 171), a une traduction mentionnant explicitement les termes « commandement » et Loi du Baptême : « When He gave the Command… » « The law of Baptism… »)

Pape Paul III, Concile de Trente, Se. 6, ch. 11 sur la justification, ex cathedra : « … Personne ne doit user de cette expression téméraire et interdite sous peine d’anathèmes par les Pères, à savoir que pour l’homme justifié les commandements de Dieu sont impossibles à observer. “CAR DIEU NE COMMANDE PAS DE CHOSES IMPOSSIBLES, mais en commandant il t’invite à faire ce que tu peux et à demander ce que tu ne peux pas…” ()

L’hérésie « Vous ne pouvez pas juger »

(Ch. 17 du livre Hors de l’Église catholique il n’y a absolument pas de salut) Par Frère Peter Dimond, O.S.B.

Objection : « Vous ne pouvez pas juger si tous les non-catholiques vont en Enfer. Vous n’êtes pas Dieu. Vous devez Lui laisser de tels jugements »

Réponse : Dieu nous a déjà révélé Son jugement. Dire qu’on ne peut pas être sûr ou qu’ « on ne peut pas juger » si tous ceux qui meurent non-catholiques vont en Enfer, revient à dire que le jugement de Dieu serait possiblement faux, ce qui est hérésie, blasphème et orgueil de la pire espèce. C’est juger de façon scandaleuse comme potentiellement dignes du Ciel ceux que Dieu a explicitement révélé qu’Il ne sauverait pas. Pour le dire simplement : affirmer qu’on ne peut pas juger que tous ceux qui meurent non-catholiques vont en Enfer (alors que Dieu l’a pourtant révélé), c’est juger de la manière la plus gravement coupable — d’une manière directement contraire à la vérité révélée et au jugement révélé de Dieu.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate domino ; » 1441, ex cathedra [déclaration solennelle du Magistère] : « La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés… » (Les Conciles Œcuméniques, Les Décrets, T. II-1, p. 1183. Enchiridion Symbolorum Denzinger, 1351)

L’hérésie « vous ne pouvez pas juger » est incroyablement répandue de nos jours. Le 15 décembre 2003, j’ai eu une conversation avec un « moine traditionaliste » du nom de F. Giardina, du Monastère du Christ-Roy dans l’Alabama. Je lui ai demandé s’il croyait que tous ceux qui meurent non-catholiques ne peuvent pas être sauvés. Il a dit qu’il ne savait pas et ne pouvait pas juger. Je lui demandai alors s’il croyait que c’était possible que des rabbins qui rejettent le Christ pussent être sauvés. Il me répondit que c’était possible parce qu’il ne pouvait pas juger. En refusant d’accepter ce que Dieu a révélé sous le prétexte hérétique « vous ne pouvez pas juger», cette personne est tombée dans un rejet de l’Évangile [des vérités révélées] et de la nécessité du Christ Lui-même. Au contraire, le grand saint François-Xavier montre comment un catholique doit affirmer que tous ceux qui meurent hors de l’Église sont définitivement perdus, comme il le fit à propos d’un corsaire païen avec lequel il voyageait et qui mourut.

St François-Xavier, 5 nov. 1549 : « Le “Pirate” est mort ici, à Kagoshima ; il a été bon envers nous pendant tout le voyage et nous, nous ne pouvons pas être bons envers lui, car il est mort dans son infidélité et nous ne pouvons plus être bons envers lui en le recommandant à Dieu, car son âme doit se trouver en enfer ». (St François Xavier, Correspondance 1535-1552, Lettres et documents, Desclée de Brouwer, Paris, 1987, p. 358. Henry James Coleridge, S.J., The Life and Letters of St. Francis Xavier (publ. ori. : Burns and Oates, Londres, 1874) seconde réimp. Asian Educational Services, New Delhi, 2004, Vol. 2, p. 281. N.d.T. : la traduction de la source en anglais dit : « … le pauvre camarade, par sa propre main, a jeté son âme en Enfer, où il n’y a pas de Rédemption».)

L’hérésie « sauvé à la mort »

Le Magistère est exempt d’erreur

Par Monastère de la Très Sainte Famille

Un partisan du groupe faux-traditionaliste de la Fraternité Saint-Pierre nous a récemment écrit. Ses réponses illustraient la triste réalité, à savoir que les adhérents obstinés de ces groupes rejettent Dieu et n’ont pas la vraie foi. Cette personne pense croire au dogme extra ecclesiam nulla salus tout en acceptant Vatican II (qui le nie) ; professant même que Jean-Paul II est un « saint. » Cet individu est dans une grande illusion.

La vidéo qui suit explique et prouve qu’en acceptant l’idolâtre notoire et promoteur du faux œcuménisme, Jean-Paul II, comme un « saint, » tout en ayant un certaine connaissance de sa vie, on adore de faux dieux et on nie le premier commandement :

Nous avons aussi trouvé intéressant que, dans les échanges, l’individu en question fait référence à l’hérétique notoire François en tant que « Bergoglio. » Il préfère se distancer de son antipape apostat lorsque cela lui est commode, bien qu’il professe que Bergoglio est dans l’Église du Christ, a la vraie foi, et est celui à qui les catholiques doivent se soumettre.

Sa mauvaise volonté était manifeste tout au long des échanges. Au milieu de ceux-ci, entre de nombreuses autres déclarations problématiques, il exprima une hérésie fréquente chez les faux-traditionalistes : que le Magistère de l’Église peut devenir corrompu ou peut officiellement enseigner l’erreur. Il écrit :

« … Dans mon analyse, l’Église doit à nouveau clarifier formellement et corriger des siècles d’erreur sur quatre points… Les erreurs au sein de ces quatre domaines, ont non seulement corrompu le magistère de l’Église, mais l’ensemble de l’ordre naturel du monde…

Andy »

Sa fausse position, à savoir que le Magistère peut devenir corrompu ou enseigner officiellement l’erreur, est bien entendu liée à sa reconnaissance de la secte Vatican II, fausse et corrompue. Puisqu’il n’accepte pas l’enseignement catholique sur l’infaillibilité du Magistère et l’Église libre de toute erreur, il trouve du confort avec un pseudo-magistère qui enseigne constamment l’hérésie, une fausse doctrine et conduit les gens en Enfer.

En réalité, le faux enseignement « magistériel » de la secte Vatican II sur des sujets telles que l’ecclésiologie et la liberté religieuse a duré plus de 50 ans. La secte Vatican II a mis en avant son faux enseignement à plusieurs reprises, et constamment, dans diverses sortes de documents officiels — allant des encycliques, aux documents « apostoliques, » jusqu’au « concile œcuménique. » Ceci est bien sûr impossible pour l’Église catholique et pour les vrais papes.

En effet, le temps écoulé après que le pseudo-magistère de la secte Vatican II ait promulgué son faux enseignement, est comparable au temps écoulé après que les papes aient condamné la liberté religieuse dans des encycliques papales au 19ème siècle.

Si, selon les faux-traditionalistes, les papes peuvent enseigner de fausses doctrines dans des encycliques durant plus de cinquante ans après le concile Vatican II, alors pourquoi l’enseignement contre la liberté religieuse, dans des encycliques pré-Vatican II de plus de cinquante ans environ, ne pourraient-ils pas aussi être faux ? Ceci est une autre illustration de la fausseté totale de leur position.

En fait, si la secte Vatican II publie un document officiel adressé à l’Église universelle à ce moment, il est probable qu’il ne contiendra pas seulement de manifestes erreurs, mais de nombreuses hérésies flagrantes (par exemple Amoris Laetitia et Evangelii Gaudium). C’est une caractéristique d’une secte hérétique, non de l’Église catholique.

Lorsque quelqu’un croit réellement et accepte l’enseignement de l’Église catholique, à savoir que le Magistère et l’Église sont exempts d’erreurs, cette personne reconnaîtra bien plus rapidement la vraie position : à savoir que la secte Vatican II n’est pas l’Église catholique, et les prétendants Vatican II à la papauté sont des antipapes. Ainsi, la compréhension de cet enseignement de l’Église est très important. Voici donc quelques citations qui énoncent l’enseignement de l’Église catholique au sujet du Magistère et de l’Église catholique, et du fait qu’ils soient exempts d’erreur. Les vrais catholiques y croient; les faux-traditionalistes, non.

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : « … Dieu lui-même a fait l’Église participante de son divin magistère et l’a mise, par privilège divin, à l’abri de l’erreur ». [1]

LATIN : « … divini magisterii Ecclesiam fecit Deus ipse participem eamdemque divino eius beneficio falli nesciam ».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : « À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité… » [2]

LATIN : « Huic magisterio Christus Dominus erroris immunitatem impertivit… »

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus, 17 mai 1835 : « … l’Église a, par son institution divine, le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur ». [3]

Pape Léon XIII, Caritatis studium, 25 juil. 1898 : « Le Magistère “ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné”».

Pape St. Pie X, Editae subsaepe, 26 mai 1910 : « … seul un miracle de cette divine puissance pourrait préserver l’Église… de la souillure dans la sainteté de Sa doctrine… »

Pape Pie XI, Quas primas, 11 déc. 1925 : « … la parfaite et perpétuelle immunité de l’Église de l’erreur et l’hérésie ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique ». [4]

LATIN : « Idem semper Ecclesiae mos, idque sanctorum patrum consentiente iudicio: qui scilicet communionis catholicae expertem et ab Ecclesia extorrem habere consueverunt, quicumque a doctrina authentico magisterio proposita vel minimum discessisset ».

De plus, notez ici que l’Église est infaillible dans son « magistère authentique. » Le pape Léon XIII déclare que nier l’enseignement du « magistère authentique » revient à se séparer de l’Église. La position que le « magistère authentique » peut contenir des erreurs est fréquente chez les faux-traditionalistes.

Même de nombreux sédévacantistes, qui suivent les affirmations erronées de certains théologiens pré-Vatican II, ont adopté la terminologie inexacte, à savoir que le « magistère authentique » constitue l’enseignement du Pontife romain, et que cet enseignement peut errer. Comme nous le voyons ci-dessus, non, ceci n’est pas le cas.

Le magistère authentique est l’autorité de l’enseignement de l’Église qui oblige sous peine d’expulsion automatique de la société. Il est donc infaillible. Certains répondent que cette insistance sur les termes « magistère » et « magistère authentique » n’est qu’une question de sémantique, puisque tout le monde admet que tout ce qu’un Pontife romain dit ou enseigne n’est pas infaillible.

Non, ce n’est pas juste une question de sémantique. Bien qu’il soit vrai que pas tout ce qu’un Pontife romain dit ou enseigne n’est infaillible ou ne constitue un enseignement officiel du Magistère à proprement parler, il est très important de rester fidèle au language de l’Église. Lorsque l’on reste fidèle au language de l’Église, c’est-à-dire que le Magistère est exempt d’erreur, on va naturellement être conduit à la vérité et éviter de nombreuses erreurs.

Par exemple, si les partisans faux-traditionalistes de la secte Vatican II restaient fidèles au langage de l’Église sur le Magistère, à savoir que le Magistère est exempt d’erreur et que le magistère authentique est infaillible, il leur serait même extrêmement difficile d’articuler une défense de leur position. Imaginez seulement à quel point ils paraîtraient faibles et incohérents s’ils affirmaient qu’aucun des enseignements de la secte Vatican II sur la liberté religieuse, le faux-œcuménisme, etc. n’a jamais été promulgué par « le Magistère », bien qu’il ait été proposé à plusieurs reprises, document officiel après document officiel adressé à l’Église universelle, y compris Vatican II, encycliques, etc.

De plus, il existe de nombreuses citations des autorités mêmes de la secte Vatican II qui identifient leur propre enseignement novateur comme « magistériel ». Au lieu de faire face à cette situation inconfortable, les faux-traditionalistes décident souvent de contrevenir au langage de l’Église sur le Magistère, tout simplement ; faisant valoir que le Magistère peut enseigner l’erreur ou même se contredire.

À cet égard, on pense à la profession de foi publiée par le groupe hérétique et schismatique, FSSPX-MC, qui a déclaré avec audace que l’Église catholique et la secte Vatican II ont « deux Magistères opposés » – en d’autres termes, que le Magistère se contredit ! Ceci est bien sûr un non-sens hérétique et schismatique. Si les adeptes de ces groupes croyaient réellement, et restaient fidèles, au langage et enseignement de l’Église sur l’infaillibilité du magistère (comme illustré ci-dessus), ils abandonneraient rapidement leur fausse position spirituellement destructrice, et rejetteraient les pasteurs faux-traditionalistes les menant à l’hérésie.

Ces deux vidéos traitent également de cette question de l’infaillibilité du Magistère et la manière dont elle se rapporte à la réfutation de la position des faux-traditionalistes et d’autres dans la Contre-Église.

The Truth About The SSPX, The SSPX-MC, And Similar Groups (prochainement disponible en français)

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : « … c’est le comble de l’absurdité et de l’outrage envers elle [l’Église] de prétendre qu’une restauration et qu’une régénération lui sont devenues nécessaires pour assurer son existence et ses progrès, comme si l’on pouvait croire qu’elle aussi fût sujette, soit à la défaillance, soit à l’obscurcissement, soit à toute autre altération de ce genre ». [5]

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 jan. 1928 : « Car jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : “L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer». [6]

Pape Adrien Ier, Concile Nicée II,  787 : « … le Christ notre Dieu, lorsqu’Il prit pour son Épouse Sa sainte Église catholique, n’ayant aucune tâche ni ride, a promis qu’il la gardera et rassurait ses saints disciples en disant : Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du monde». [10]

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Sess. 9, 23 mars 1440 : « … l’Épouse du Christ est intacte et modeste, ne connaissant qu’une seule demeure, et elle garde la sainteté de leur lit conjugal avec une pudeur chaste».

Pape St Sirice, Directa ad decessorem, 10 fév. 385 : « Et pour cette raison il a voulu que la forme de l’Église dont il est l’Époux, brille de la splendeur de la chasteté, de manière qu’il puisse la trouver… “sans tache ni ride” (Éph. 5, 27) au jour du jugement, lorsqu’il viendra à nouveau». [7]

Notes :

[1] Site Vatican, Pie XI, Encycliques, Divini illius magistri, 31 déc. 1929, ve. français, § 10.

http://w2.vatican.va/content/pius-xi/fr/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc_31121929_divini-illius-magistri.html

[2] Site Vatican, Pie XI, Divini illius magistri, § 16.

[3] Internet, Papal Encyclicals Online, Pope Directory, Gregory XVI, Commissum Divinitus, uniq. anglais, n° 6.

http://www.papalencyclicals.net/Greg16/g16commi.htm

[4] Léon XIII, Lettres apostoliques de S.S. Léon XIII, encycliques, brefs, etc. (Éd.1893), Hachette livre / BnF, Paris, 1893-1904, T. 5, p.23.

[5] Grégoire XVI, Lettres apostoliques de Pie IX, Grégoire XVI, Pie VII, encycliques, brefs, etc. ( Éd.1898 ), Hachette livre, Paris, 1898, pp. 207, 209.

[6] Pie XI, Lettre encyclique Mortalium animos contre l’œcuménisme, Association Saint-Jérôme, Bruxelles, 1987, p.29.

[7] Heinrich Denzinger, The Sources of Catholic Dogma, B. Herder Book. Co., trentième éd., 1957, n° 185.