Pas de « baptême de désir » – Hérésie du baptême « de désir » (et « de sang »)

Sommaire

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  • Il n’y a qu’un seul Baptême (sacrement)

  • Le sacrement du baptême est absolument nécessaire au salut
  • L’Écriture enseigne infailliblement l’obligation du sacrement du baptême
  • L’Écriture enseigne infailliblement «un seul baptême»
  • On ne peut absolument pas séparer le baptême et l’eau
  • Profession de foi des conciles de Constantinople et de Trente : «UN baptême»
  • Ce que Dieu enseigne infailliblement par Son Église contre le baptême de désir
    • Marc 16, 16
    • Jean 3, 5
    • Concile de Florence
    • Concile de Trente
    • Pape Innocent Ier
    • On est membre de l’Église par le sacrement du baptême
      • Catéchumènes (non-baptisés)
  • Hérésie d’appartenance à l’âme de l’Église hors du corps : L’hérésie du « baptême de désir » repose sur l’hérésie de l’âme de l’Église séparée du Corps
  • Les défenseurs obstinés du « baptême de désir » sont hérétiques et donc non-catholiques
  • Les pères sur le baptême

 

 

Page de 2013/début 2014 (quelques ajouts ultérieurs 2018)

Il n’y a qu’un seul Baptême (sacrement)

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «Seront sauvés tous ceux qui obéiront aux Apôtres ; ceux qui n’obéiront pas, périront, « celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira point sera condamné » (Marc 16, 16)».

Éphésiens 4, 4-5 : «soyez un seul corps et un seul espritIl y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême».

Pape St Célestin Ier, Concile d’Éphèse, 431 : «Quand nous avons lu ces saintes paroles de vous et nous trouvant nous aussi penser de même (car « il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême« ), nous avons glorifié Dieu le Sauveur universel… ».

Pape Boniface VIII, Unam sanctam, 18 nov. 1302, ex cathedra : « Une seule est ma colombe, ma parfaite… l’unique corps mystique : corps dont le Christ est la tête, Dieu cependant étant celle du Christ. En elle il y a « un seul Seigneur, une seule foi, et un seul baptême » (Éph. 4, 5)». (Ench. Symb. Denz. 870)

Pape Clément V, Concile de Vienne, Décret n° 30, 1311-1312, ex cathedra : « À la vérité, parce qu’il n’y a qu’une seule Église universelle des réguliers et des prélats séculiers et de ceux qui dépendent d’eux, exempts et non exempts, en dehors de laquelle personne n’est sauvée, et que pour tous il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême…».

Pape Clément VI, Super quibusdam, 29 sept. 1351 : « … ceux qui ont reçu dans le baptême la même foi catholique… » (Ench. Symb. Denz. 1050)

Pape Pie VI, Inscrutabile, 25 déc. 1775 : « … Nous vous exhortons et avisons d’être tous d’un seul esprit et en harmonie puisque vous vous efforcez au même objectif, tout comme l’Église a une seule Foi, un seul Baptême et un seul Esprit».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati, 24 mai 1829 : « Contre ces sophistes expérimentés, l’on doit enseigner au peuple que la profession de la foi catholique est uniquement vraie, tel que le proclame l’apôtre : un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 (Magistère) : «L’Apôtre nous en avertit : « Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême » (Ephes. 4, 5)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ephes. 4, 5) ; c’est-à-dire, de même qu’ils n’ont qu’un seul Seigneur et qu’un seul baptême, ainsi tous les chrétiens, dans le monde entier, ne doivent avoir qu’une seule foi».

Pape Léon XIII, Graves de communi, 18 janv. 1901 : « … la doctrine et l’exhortation de l’Apôtre : « Soyez un seul corps et un seul esprit, comme vous avez été appelés à une seule espérance dans votre vocation. Il y a un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême« … ».

Comme on peut le voir ci-dessus, le Magistère solennel et ordinaire enseignent infailliblement qu’il n’y a qu’un seul baptême (le sacrement ou baptême d’eau). Affirmer le contraire sciemment, comme le font les partisans du baptême « de désir » et « de sang », est hérétique.

 

Le sacrement du baptême est absolument nécessaire au salut

Le sacrement du baptême du baptême est absolument nécessaire pour le salut selon la loi divine  de l’Écriture.

Matthieu 28, 19-20 : «Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ; leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé».

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé».

Jean 3, 5 : «Si quelqu’un [Quiconque] ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Tite 3, 5 : «Ce n’est point par les œuvres de justice que nous avons faites qu’Il nous a sauvés, mais selon sa miséricorde, c’est par le baptême de régénération et de renouvellement de l’Esprit-Saint».

Galates 3, 27 : «Vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez été revêtu du Christ».

I Pierre 3, 20-21 : «pendant qu’on bâtissait l’arche … huit seulement furent sauvés par l’eau. Ce qui vous sauve maintenant vous-même c’est un baptême semblable»

Pour montrer que le sacrement du baptême est nécessaire au salut, voici de nombreuses déclarations infaillibles de la Chaire de saint Pierre.

Concile de Trente, 14ème session, ch. 2, 1551 ex cathedra : «Ce sacrement de la pénitence est nécessaire au salut pour ceux qui sont tombés après le baptême, comme l’est le baptême lui-même pour ceux qui n’ont pas encore été régénérés».

Même les défenseurs du baptême de désir et de sang sont d’accord sur le baptême de désir et de sang qui ne régénèrent pas, et c’est un dogme comme on le voit ci-dessus que le baptême [sacrement] est nécessaire au salut pour ceux qui n’ont pas encore été régénérés.

Le canon 5 suivant du concile de Trente est un canon sur le sacrement du baptême.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 7, Can. 5 sur le Sacrement du Baptêmeex cathedra : « Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire pas nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5) : qu’il soit anathème». 

Cette définition dogmatique infaillible de la Chaire de saint Pierre (ex cathedra) condamne ceux qui disent que le sacrement de baptême n’est pas nécessaire au salut. Le sacrement du Baptême est nécessaire pour tous pour le salut, tout d’abord, parce que, comme le Concile de Trente le définit, tous les hommes (sauf la Bienheureuse Vierge Marie) ont été conçus dans un état de péché originel à la suite du péché d’Adam, le premier homme. Le sacrement du Baptême est également nécessaire pour tous pour le salut, car c’est le moyen par lequel on est marqué en tant que membre de Jésus-Christ et incorporé dans son Corps mystique. Et dans la définition de la vérité selon laquelle tous les hommes ont été conçus dans l’état de péché originel, le Concile de Trente a spécifiquement déclaré que la Vierge Marie était une exception à son décret sur le péché originel. Mais dans la définition de la vérité selon laquelle le sacrement du baptême est nécessaire au salut, le Concile de Trente n’a fait exception de personne.

Pape Clément V, concile de Vienne, 3ème session, Constitution « Fidei catholicae », 6 mai 1312 (c. Firmiter, § 1, De Summa Trinitate), ex cathedra (Denz 481 903) : «[L’effet du baptême]. Pour cette raison, tous doivent fidèlement confesser qu’un unique baptême régénère tous ceux qui sont baptisés dans le Christ comme il n’y a qu’un seul Dieu et une seule foi [Ep 4, 5], et que, célébré dans l’eau au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Nous croyons qu’il est un remède parfait pour le salut aussi bien pour les adultes que pour les enfants».

On voit ci-dessus que c’est un dogme que tous les baptisés doivent confesser que le baptême est 1° unique (il n’y en a qu’un seul), dans l’eau (c-à-d le sacrement), et régénère (pardon du péché originel et justification : le « baptême de désir » ne régénère pas). Par conséquent le « baptême de désir » est une hérésie pure et simple, une négation du dogme qui doit être pris tel qu’il est sans autre interprétation.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 nov. 1551 ex cathedra : «… puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême, « Qu’ai-je à faire en effet, dit l’Apôtre, de juger ceux du dehors ? » [1 Co 5, 12]. Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi [Ga 6,10] que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême [1 Co 12,12-13].

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 nov. 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Mais le sacrement du baptême est consacré dans l’eau à l’invocation de l’indivisible Trinité – à savoir, Père, Fils et Saint-Esprit – et apporte le salut aux enfants et aux adultes quand il est correctement effectué par n’importe qui dans la forme prévue par l’Église ».

Pape Léon XIII, Annum Sacrum, 25 mai 1899 : « …il [le Christ] a ordonné aux apôtres de répandre sa doctrine, de réunir les hommes en une seule Église par LE BAPTÊME du salut ».

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 décembre 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Évangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, UN SEUL BAPTÊMEil ne peut y avoir qu’une seule foi».

Nous voyons ici que l’on ne peut pas entrer dans le royaume des cieux sans la foi et le rite du baptême externe (par exemple, le sacrement du baptême). Les gens ignorants contredisent aujourd’hui ce fait selon lequel les gens peuvent atteindre le ciel sans un vrai et réel baptême d’eau. On peut facilement comprendre qu’une personne soit ignorante de ces faits et croit qu’une personne ou un enfant puisse être sauvé sans le sacrement du baptême car beaucoup ont eu tort sur ce point, même les Saints. Mais quand on a vu ces infaillibles déclarations dogmatiques des Papes, et que l’on s’obstine à tenir la position selon laquelle les personnes ou les enfants peuvent être sauvés sans le baptême d’eau réel et actuel, on est un hérétique. Un hérétique est une personne qui tient obstinément, volontairement et sciemment, une opinion qu’il sait être en opposition avec ce que l’Église enseigne.

Pape Paul III, Concile de Trente, Can. 2 sur le sacrement du Baptême, Sess. 7, 1547, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que l’eau réelle et naturelle n’est pas nécessaire pour le baptême, et qu’à ce titre les paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ : «Si un homme ne naît de nouveau de l’eau et de l’Esprit Saint» [Jean 3, 5], sont déformées dans une sorte de métaphore : qu’il soit anathème ».

Pape Benoît XIV, Nuper ad nos, 16 mars 1743, la profession de foi : « De même (je professe) que le baptême est nécessaire au salut, et par conséquent, s’il y a danger imminent de mort, il devrait être conféré à la fois et sans délai, et qu’il est valide s’il est conféré droitement en matière, forme, et intention, par quiconque, et à tout moment».

Catéchisme du Concile de Trente, baptême rendu obligatoire après la résurrection du Christ, p. 171 : « les écrivains sacrés sont unanimes à dire qu’après la résurrection de notre Seigneur, quand Il a donné à ses apôtres le commandement d’aller enseigner toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Espritla loi du Baptême est devenue obligatoire pour tous ceux qui devaient être sauvés ».

Une personne affirmant que le salut peut être obtenu par ignorance invincible, par les juifs, les païens, les hérétiques ou schismatiques sans le baptême ou la foi catholique, est vraiment le plus mauvais de doctrine, car cela fait perdre le sens de la foi en Jésus-Christ et de la vraie foi catholique. Selon cette vision erronée, celui qui est «bon» peut atteindre la vie éternelle.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Laetentur caeli, 1439, (Décret. 528) ex cathedra (Magistère solennel) : «Quand aux âmes de ceux qui disparaissent en état effectif de péché mortel OU SEULEMENT ORIGINEL, elles descendent aussitôt en enfer, pour y être punies cependant de peines inégales».

Quiconque n’est pas purifié du péché originel ou baptisé descend en enfer, c’est un dogme. Le nier sciemment est l’hérésie.

Et les dogmes doivent compris tels que l’Église les comprend sans autre interprétation :

Concile vatican I, 1870, Canons : «3. Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église se voient donner parfois, par suite du progrès de la science, un sens différent de celui que l’Église a compris et comprend encore, qu’il soit anathème». 

Tous ceux qui croient obstinément au baptême de désir (et au baptême de sang, et au salut de l’ignorant invincible de la foi) après avoir connaissance des vérités de foi ou enseignement du Magistère de l’Église, pensent le contraire de l’Église et sont automatiquement condamnés, anathématisés et étrangers à l’Église. La parole de Dieu est infaillible, pour être sauvé il faut être baptisé.

Sermon du saint curé d’Ars, dimanche de la Sexagésime, sur la Parole de Dieu § I : «… nous pouvons encore dire qu’après la mort de Jésus-Christ sur le Calvaire et le saint Baptême, il n’y a point de grâce que nous recevions dans notre sainte religion, qui peut l’égaler [la parole de Dieu]… Combien de personnes qui sont allées au ciel sans avoir reçu le sacrement de Pénitence ! Combien d’autres sans avoir reçu celui du Corps adorable et du Sang précieux de Jésus-Christ ! et combien d’autres qui sont dans le ciel, qui n’ont reçu ni celui de la Confirmation ni celui de l’Extrême-Onction ! Mais pour l’instruction qui est la parole de Dieu, dès que nous avons l’âge capable de nous faire instruire, il nous est aussi difficile d’aller au ciel sans être instruits que sans être baptisés. Hélas ! mes frères, nous verrons malheureusement au jugement que le plus grand nombre des chrétiens damnés, l’auront été parce qu’ils n’ont pas connu leur religion. Allez, mes frères, interrogez tous les chrétiens réprouvés, et demandez-leur pourquoi ils sont en enfer. Tous vous répondront que leur malheur vient ou de ce qu’ils n’ont pas voulu écouter la parole de Dieu ou de ce qu’ils l’ont méprisée».

 

L’Écriture enseigne infailliblement l’obligation du sacrement du baptême

Marc 16, 16 :  «Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé : mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Celui qui ne croira pas ne sera donc pas baptisé puisqu’il ne croira pas, et donc il sera condamné.

Jean 3, 5 : Jésus répondit : «En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un [quiconque] ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Il faut renaître (régénération) de l’eau (sacrement du baptême ou baptême d’eau), et de l’Esprit-Saint, pour pouvoir être sauvé : Parole de Dieu infaillible et universelle qui s’applique à tout homme sans aucune exception.

Dans Jean 3, 5, Notre Seigneur parle sans équivoque de tout homme, et parle universellement. Voilà pourquoi l’enseignement du Magistère de l’Église catholique, dans tous les cas, a traité avec Jean 3, 5, et l’a pris comme il est écrit (voir Concile de Carthage, Denz. 102 ; Florence, Denz. 696 ; Trente, Sess 5, n° 4, Denz. 791 ; Trente, Sess. 6, Chap. 4 ; Trente, Can. 2 et 5 sur le baptême, Denz. 858 et 861).

Les Canons de Trente sur le baptême sont des canons sur le Sacrement (Canones de Sacramento baptismi).  Les paroles de Jean 3, 5 montrent effectivement l’inspiration surnaturelle de la Bible et la nécessité absolue du baptême d’eau pour chaque homme.

Cela signifie que le Can. 5 (voir ci-dessous) condamne quiconque dit que le sacrement du Baptême (le baptême d’eau) n’est pas nécessaire pour le salut.

Pape Paul III, Concile de Trente, canons sur le sacrement du Baptême, Can. 5 : «Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire non nécessaire pour le salut (cf. Jean 3, 5) : qu’il soit anathème».

Il prend également Jean 3, 5 littéralement une fois de plus, comme l’Église l’a toujours fait.

Jean 3, 5, 7 : «Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau de l’eau et l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu … Ne t’étonnes point que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau».

Jean 3, 5 est universel, Notre Seigneur parle sans équivoque de tout homme, et parle universellement.

L’Écriture enseigne infailliblement «un seul baptême»

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…»

L’Écriture enseigne infailliblement «un seul baptême», cela prouve :

1) qu’il n’y qu’«un seul baptême»,

2) que le baptême de désir (et de sang) est une religion inventée de l’homme, pas de Dieu,

3) et que le baptême de désir (et de sang) est contraire à l’Écriture.

Le seul baptême est infailliblement le baptême de régénération :

Tite 3, 5 : «Ce n’est point par les œuvres de justice que nous avons faites qu’Il nous a sauvés, mais selon sa miséricorde, c’est par le baptême de régénération et de renouvellement de l’Esprit-Saint».

Dire ou penser obstinément (en connaissance de ces dogmes) que le sacrement de baptême ou baptême d’eau ou bain de régénération n’est pas le seul et unique baptême est hérétique.

On ne peut absolument pas séparer le baptême et l’eau

L’Esprit-Saint, le sang et l’eau sont infailliblement inséparables. C’est la loi divine.

I Jean 5, 8 : « Et ils sont trois qui trois qui rendent témoignage sur la terre, l’esprit,  l’eau et le Sang : e ces trois sont une seule chose».

On ne peut pas séparer le baptême et l’eau (et le sang du Christ) sans être hérétique car ils sont inséparables selon la loi divine.

Pape St Léon le Grand, Concile de Chalcédoine, Lettre dogmatique à Flavien (Décrétale 81), 451 ex cathedra : « Qu’il entende le bienheureux apôtre Pierre proclamant que la sanctification de l’esprit se fait par l’aspersion du sang du Christ [I Pierre 1, 2], et qu’ il ne lise pas trop vite ces mots du même apôtre : « Sachant que ce n’est par rien de corruptible, argent ou or, que vous avez été rachetés de la vaine conduite héritée de vos pères, mais par un sang précieux, comme celui d’un agneau sans reproche et sans tâche, Jésus-Christ ». [I Pierre 18-19]. Qu’il ne résiste pas non plus au témoignage du bienheureux apôtre Jean disant : « Le Sang de Jésus, Fils de Dieu, nous purifie de tout péché » , [I Jean 1, 7], et encore : « Voici la victoire qui a triomphé du monde, notre foi. Quel est le vainqueur du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? C’est lui qui est venu par l’eau et par le sang, Jésus-Christ, non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang, et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité » ; Qu’il y en a trois qui rendent témoignage – l’Esprit, le Sang et l’eau – Les Trois ne sont qu’en d’autres termes, l’Esprit de sanctification, le Sang de la Rédemption et l’eau du baptêmeCes trois sont Un seul et restent indivisibles. Aucun d’entre eux ne sont séparables et n’ont de privilège avec les autres [I Jean 5-4, 8]…»

Cette lettre dogmatique à Flavien du pape St Léon le Grand a été approuvée infailliblement par le second Concile de Constantinople en 553 (Décrétale 112), par le troisième Concile de Constantinople, 680-681 (Décrétale 127), par le pape St Gélase en 495 (Ench. Symb. 353), le pape Pélage II en 553 (Denz. 468-469 ; –), et le pape Benoît XIV en 1743 (Nuper ad nos, Ench. Symb. 2529).

Pape St Gélase, Lettre décrétale, 495 (Ench. Symb. 353) : «De même la lettre du bienheureux pape Léon destinée à Flavien … quiconque, s’agissant de son texte, discute ne serait-ce qu’un seul iota, et qui ne le reçoit pas avec vénération en toutes ses parties, qu’il soit anathème».

L’Esprit de sanctification, le Sang de la Rédemption et l’eau du baptême sont un selon la loi divine, donc on ne peut les séparer sans être hérétique.

Pape Paul III, Concile de Trente, Vème Sess., sur le péché originel, 1546 (Décrétale 666) ex cathedra : «Si quelqu’un affirme que ce péché d’Adam … est enlevé par les forces de la nature humaine ou par un autre remède que le mérite de l’unique médiateur notre Seigneur Jésus Christ qui nous a réconciliés avec Dieu dans son sang, « devenu pour nous justice, sanctification et Rédemption«  (1 Cor. 1, 30) ou s’il nie que ce mérite de Jésus Christ soit appliqué aussi bien aux adultes qu’aux enfants par le sacrement du baptême conféré selon la forme et l’usage de l’Église : qu’il soit anathème».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Exultate Deo », 22 nov. 1439, (Décrétale 542) ex-cathedra : «… Et comme par le premier homme la mort est entrée en tous (Romains 5, 12), si nous ne renaissons pas par l’eau et l’esprit nous ne pouvons, comme dit la Vérité, entrer dans le Royaume des cieux [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle… »

Pape Paul III, Concile de Trente, sur le péché originel, V ème Session, 1546 (Décrétales 666-667) ex cathedra : «Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché, la mort … [Romains 5, 12] … afin que soit purifié en eux par la régénération ce qu’ils ont contracté par la génération. En effet « nul, s’il renaît de l’eau et de l’Esprit Saint, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu [Jean 3, 5]».

Pape Paul III, Concile de Trente, Canon 2 sur le Sacrement de Baptême, Session 7, 1547, (Décrétale 685) ex cathedra : «Si quelqu’un dit que l’eau vraie et naturelle n’est pas chose nécessaire pour le baptême et si, en conséquence, il détourne au sens d’une métaphore les paroles de notre Seigneur Jésus Christ : « Si l’on ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jean 3, 5] : qu’il soit anathème».

Pape Paul III, Concile de Trente, Canon 5 sur le Sacrement de Baptême, Sess. 7, 1547, (Décrétale 685) ex cathedra : «Si quelqu’un dit que le baptême [sacrement] est libre, c’est-à-dire n’est pas nécessaire pour le salut [Jean 3, 5] : qu’il soit anathème».

Beaucoup de gens aiment s’opposer contre ces vérités de foi comme s’ils étaient soi-disant «charitables», mais ce n’est pas vrai. Il n’y a pas de charité sans la foi, et le plus grand acte de charité est d’amener les autres à la vraie foi sans laquelle il n’ y aucun salut (Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 nov. 1439).

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9 : «La fondation de la charité est la foi pure et sans tache».

Certains diront aussi qu’ils ne peuvent pas comprendre la justice derrière de Dieu ces déclarations infaillibles à travers des Papes. Mais ce n’est pas de notre devoir de remettre en question les lois de Dieu et les décrets. Notre travail consiste à croire en premier et deuxièmement à comprendre. Pourtant, si l’on regarde cette situation clairement, on peut comprendre la justice derrière. Adam et Eve ont apporté la mort et le péché originel sur chaque être par leur péché en mangeant le fruit défendu. Sont-ils tombés juste pour désirer le fruit ? Non ! Ils sont tombés après avoir mangé un fruit réel physique. Si vous ne pouvez pas accepter que l’humanité tout entière doive être baptisée au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, comment pouvez-vous accepter que toute l’humanité soit tombée dans le péché à cause d’Adam et Ève qui ont mangé un fruit physique ?

Profession de foi des conciles de Constantinople et de Trente : «un baptême»

La Profession de foi (symbole) de Constantinople ratifia infailliblement un baptême (le sacrement ou baptême d’eau ou bain de régénération) ;

Concile de Constantinople, 381 ex cathedra : «Je confesse un baptême pour la rémission des péchés [Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum]».

La Profession de foi tridentine est simple et claire :

Pape Pie IV, Bulle Iniunctum nobis, Profession de foi tridentine, 13 nov. 1564 ex cathedra : «… Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés [Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum]»

«un baptême» (unum baptisma) = unique baptême et non pas des baptêmes de plusieurs sortes.

Nier en connaissance, volontairement ou obstinément, la nécessité du baptême pour le salut c’est nier la profession de foi de Trente, c’est l’hérésie.

 

Ce que Dieu enseigne infailliblement par Son Église contre le baptême de désir

Marc 16, 16

Marc 16, 16 :  «Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé : mais celui qui ne croira pas sera condamné».

« Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé » est infaillible.

Jean 3, 5

Jean 3, 5 (Vulgate) : Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».

« si quelqu’un [quiconque] ne renaît de l’eau … il ne peut entrer » est universel et s’applique à tout homme sans aucune exception. Dans Jean 3, 5, Notre Seigneur parle sans équivoque de tout homme, et parle universellement.

Voilà pourquoi l’enseignement du Magistère de l’Église catholique, dans tous les cas, a traité avec Jean 3, 5, et l’a pris comme il est écrit (voir Concile de Carthage, Denz. 102 ; Florence, Denz. 696 ; Trente, Sess 5, n° 4, Denz. 791 ; Trente, Sess. 6, Chap. 4 ; Trente, Can. 2 et 5 sur le baptême, Denz. 858 et 861).

Les Canons de Trente sur le baptême sont des canons sur le Sacrement (Canones de Sacramento baptismi).  Les paroles de Jean 3, 5 montrent effectivement l’inspiration surnaturelle de la Bible et la nécessité absolue du baptême d’eau pour chaque homme.

Cela signifie que le Can. 5 (voir ci-dessous) condamne quiconque dit que le sacrement du Baptême (le baptême d’eau) n’est pas nécessaire pour le salut.

Pape Paul III, Concile de Trente, canons sur le sacrement du Baptême, Can. 5 : «Si quelqu’un dis que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire non nécessaire pour le salut (cf. Jean 3, 5) : qu’il soit anathème».

Il prend également Jean 3, 5 littéralement une fois de plus, comme l’Église l’a toujours fait.

Jean 3, 5, 7 : «Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau de l’eau et l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu … Ne t’étonnes point que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau».

Jean 3, 5 est universel, Notre Seigneur parle sans équivoque de tout homme, et parle universellement.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4, 13 janv. 1547 ex cathedra : Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu [Rm 8, 15], par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptême] ni sans le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jn 3,5].

(Sur l’hérésie du baptême de désir sur la session 6, chapitre 4 du concile de Trente, voir plus haut : Objections majeures, n°1.)

Ce dogme fait référence au canon 5 et à Jean 3, 5 :

1° – au canon 5  [canon 5 sur le baptême] : Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c’est-à-dire n’est pas nécessaire pour le salut : qu’il soit anathème.

2° – et à Jean 3, 5 [Jn 3, 5] : Jésus répondit : « En verité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un ne renait de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».

Concile de Florence

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439, ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : « le saint baptême, qui est la porte d’entrée de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes faits membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers du premier homme, à moins que nous soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, nous ne pouvons pas, comme dit la Vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle ».

Avez-vous entendu ? «… à travers lui [le saint baptême], nous sommes faits membres du Christ et du corps de l’Église» et «à moins que nous soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, nous ne pouvons pas, comme dit la Vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5]».

Infailliblement, c’est l’eau du baptême (sacrement) qui fait membre de l’Église, car si nous ne somme pas nés de nouveau (régénération) d’eau et d’Esprit, il n’y a pas de salut : c’est l’enseignement ex cathedra qui détruit les hérésies du baptême d’eau, baptême de sang, et salut de l’ignorant invincible.

Voilà, l’hérésie du « baptême de désir » est écrasée par la loi divine.

Concile de Trente

6ème session

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4, 13 janv. 1547 ex cathedra : Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu [Rm 8, 15], par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptême] ni sans le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jn 3,5].

(Sur l’hérésie du baptême de désir sur la session 6, chapitre 4 du concile de Trente, voir plus haut : Objections majeures, n°1.)

Ce dogme fait référence au canon 5 et à Jean 3, 5 :

1° – au canon 5  [canon 5 sur le baptême] : Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c’est-à-dire n’est pas nécessaire pour le salut : qu’il soit anathème.

2° – et à Jean 3, 5 [Jn 3, 5] : Jésus répondit : « En verité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un ne renait de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».

7ème session

Canon 2 sur le sacrement du baptême

Pape Paul III, Concile de Trente, Can. 2 sur le sacrement du Baptême, Sess. 7, 1547, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que l’eau réelle et naturelle n’est pas nécessaire pour le baptême, et à ce titre les paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ : «Si un homme ne naît de nouveau de l’eau et de l’Esprit Saint» [Jean 3, 5], sont déformées dans une sorte de métaphore : qu’il soit anathème ».

Comme vous pouvez le voir, vous êtes frappé d’anathème si vous affirmez que le baptême de désir est une doctrine catholique !

C’est une condamnation infaillible d’un autre baptême que le baptême d’eau.

Canon 5 sur le sacrement du baptême

Concile de Trente, Sess. 7, canon 5 sur le sacrement du baptême, 3 mars 1547 : «Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c’est-à-dire n’est pas nécessaire pour le salut : (cf. Jean 3, 5) : qu’il soit anathème».

C’est une condamnation infaillible du « baptême de désir ».

14ème session

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, ch. 1, 25 nov. 1551 ex cathedra : «…s’il y avait dans tous les régénérés une telle reconnaissance envers Dieu qu’ils gardent constamment la justice, reçue dans le baptême de sa bonté et de sa grâce, il n’aurait pas été besoin d’instituer un autre sacrement que celui du baptême pour la rémission des péchés. Mais parce que « Dieu, riche en miséricorde » (Ép 2, 4), « sait de quoi nous sommes faits » (Ps 102, 14) il a aussi donné un remède rendant la vie à ceux qui se sont ensuite livrés à l’esclavage du péché et au pouvoir du démon : le sacrement de la pénitence, par lequel le bienfait de la mort du Christ est appliqué à ceux qui sont tombés après le baptême».

Ci-dessus, le concile de Trente enseigne infailliblement que «les régénérés» ont reçu la justice par le sacrement du baptême ; La régénération ne se fait que par le sacrement de baptême ou baptême d’eau : Jean 3, 5 ; Pape Eugène IV, Concile de Florence, Exultate Deo, 22 nov. 1439 ex cathedra ; Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 7, Can. 2 sur le sacrement du Baptême, 3 mars 1547, ex cathedra ; Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4, 13 janv. 1547 ex cathedra.

Pape Innocent Ier

Pape Innocent Ier, Lettre «Inter ceteras Ecclesiae Romanae» à Silvanus et aux autre pères du concile de Milève, 27 janvier 417, chap. 5 – La nécessité du baptême :  «… que les petits enfants peuvent, même sans la grâce du baptême, jouir des récompenses de la vie éternelle, cela est stupide au plus haut point. Si, en effet, ils ne mangent pas la chair du Fils de l’homme et ne boivent pas son sang, ils n’auront pas la vie en eux (voir Jn 6,53 ). Ceux qui soutiennent que ces enfants l’auront sans être renés, me paraissent vouloir rendre vain le baptême lui-même, en prêchant qu’ils ont ce que la foi professe ne pouvoir leur être conféré que par le baptême.

«Si donc, comme ils le veulent, il n’y a aucune fâcheuse conséquence à ne pas renaître, il leur faut aussi professer que les saintes eaux de la nouvelle naissance ne servent à rien. Mais, la vérité peut avoir rapidement raison de la doctrine erronée de ces hommes vains avec les paroles que le Seigneur dit dans l’Évangile :  » Laissez venir à moi les petits enfants et ne les empêchez pas ; car c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume des cieux. (voir Mt 19,14 ; Mc 10,14 ; Lc 18,16)» [Denz. 1957, n°219].

On est membre de l’Église par le sacrement du baptême 

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 nov. 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, nous ne pouvons pas », comme dit la Vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5] La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 nov. 1551 ex cathedra : « … puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême, « Qu’ai-je à faire en effet, dit l’Apôtre, de juger ceux du dehors ? » (1 Co 5, 12). Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi (Ga 6,10) que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême (1 Co 12,12-13)».

Pape Benoit XIV, Singulari nobis, n° 13, 9 fev. 1749 : «celui qui a reçu le baptême [d’un hérétique, de façon régulière], devient membre de l’Église catholique en vertu de celui-ci [sacrement de baptême] … le baptisé [baptême d’eau] devient membre de l’Église [cf Suares Fidei catholicae defensio contra errores sectae anglicanae, L I, ch. 24]».

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 déc. 1925 : « En outre, ils [les hommes] ne peuvent y entrer [ce royaume] que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et a l’effet d’une régénération intérieure ».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : «La troisième société enfin, au sein de laquelle les hommes entrent dans la grâce divine par le bain du baptême [baptême d’eau], est l’Église…».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 : «Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul baptême [le baptême d’eau], il ne peut ainsi y avoir qu’une seule foi [Éph. 4, 5]».

Seuls sont qui ont reçu le sacrement du baptême sont membres de l’Église, affirmer le contraire est hérétique.

Catéchumènes (non-baptisés)

Pape Pie V, Ex omnibus afflictionibus, Erreurs de Michel Bajus sur la nature de l’homme et la grâce, n° 18, 1er oct. 1567 : «Il dit : les œuvres des catéchumènes, comme la foi et la pénitence qui sont antérieures à la rémission des péchés, sont des mérites pour la vie éternelle ; cette vie, les catéchumènes ne l’obtiennent pas à moins que ne soient levés d’abord les obstacles tenant aux délits qu’ils ont commis auparavant». – Condamné (Ench. Symb. Denz. 1018 1918)

Le pape Pie V condamne ci-dessus l’idée que les catéchumènes non-baptisés peuvent avoir des mérites avant la rémission des péchés et pour la vie éternelle, et qu’ils ne peuvent pas l’obtenir sans que soit levé les obstacles. Seul le sacrement de baptême opère la rémission des péchés, et seul le sacrement de pénitence remet les péchés et lève les obstacles chez les seuls baptisés. Donc les catéchumènes étant non-baptisés n’ont pas de mérites avant la rémission des péchés et pour la vie éternelle et ne peuvent absolument pas les obtenir.

Pape Pie V, Ex omnibus afflictionibus, Erreurs de Michel Bajus sur la nature de l’homme et la grâce, n° 31, 1er oct. 1567 : «La charité parfaite et sincère, qui naît « d’un amour pur, d’une conscience bonne et d’une foi non feinte » (1 Tm 1, 5), peut se trouver aussi bien dans les catéchumènes que dans les pénitents sans rémission des péchés». – Condamné (Ench. Symb. Denz. 1031 1931).

Le pape Pie V condamne ci-dessus l’idée que les catéchumènes non-baptisés aient la charité parfaite. Cela condamne aussi les partisans du baptême de désir qui affirment que le baptême de désir donne la charité parfaite.

Pape Pie V, Ex omnibus afflictionibus, Erreurs de Michel Bajus sur la nature de l’homme et la grâce, n° 33, 1er oct. 1567 : «Le catéchumène vit dans la justice, la droiture et la sainteté, et observe les commandements de Dieu et accomplit la Loi par la charité, avant d’avoir obtenu la rémission des péchés qui est reçue seulement dans le bain de baptême». – Condamné (Ench. Symb. Denz. 1033 1933).

Le pape Pie V condamne ci-dessus l’idée que les catéchumènes non-baptisés vivent dans la justice, la droiture et la sainteté, et observe les commandements de Dieu et accomplissent la charité avant d’avoir reçu le sacrement de baptême.

Pape Pie V, Ex omnibus afflictionibus, Erreurs de Michel Bajus sur la nature de l’homme et la grâce, n° 43, 1er oct. 1567 : «Dans l’homme qui se repent avant le sacrement de l’absolution, et dans le catéchumène avant le baptême est donnée la vraie justification, mais séparée de la rémission des péchés». – Condamné (Ench. Symb. Denz. 1043 1943).

Le pape Pie V condamne ci-dessus l’idée que les catéchumènes non-baptisés reçoivent la vraie justification avant le sacrement de baptême. Cela condamne aussi les partisans du baptême de désir qui affirment que le baptême de désir donne la justification.

 

Hérésie d’appartenance à l’âme de l’Église hors du corps : L’hérésie du « baptême de désir » repose sur l’hérésie de l’âme de l’Église séparée du Corps

L’âme de l’Église est le Saint-Esprit, et pour avoir part à la vie éternelle du Saint-Esprit, il faut infailliblement appartenir au corps par le sacrement du baptême (bain du baptême ou baptême de régénération ou baptême d’eau).

Les hérétiques affirment, depuis le 19ème siècle, qu’on peut appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps. Cette hérésie nie le dogme selon lequel on est fait membre du corps de l’Église que par le baptême d’eau. Les mauvais théologiens et hérétiques se sont appuyés sur cette hérésie (insinuée dans les catéchismes et autres écrits partout au 19ème siècl) pour enseigner l’hérésie du « baptême de désir » selon laquelle on peut être sauvé sans être membre du Corps du Christ du Christ qui est l’Église. Mais l’Église enseigne infailliblement qu’elle est le corps du Christ et qu’on en devient membre que par le sacrement du baptême.

Le Concile de Florence, ci-dessous, définit infailliblement qu’il n’y a pas de vie éternelle en dehors de l’Église catholique :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible de la chaire de Pierre) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle,…»

L’Église est un corps. Ceux qui ne sont pas baptisés par le sacrement de baptême ne sont pas membres du corps de l’Église. C’est un dogme de foi.

Les Conciles de Florence et de Trente définissent infailliblement que l’Église est le corps du Christ et qu’on devient membre de ce Corps par le sacrement du baptême :

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 novembre 1551 ex cathedra : «… Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi (Ga 6, 10) que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême (1 Co 12, 12-13).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrementsÀ TRAVERS LUI [le sacrement du baptême], NOUS SOMMES DEVENUS MEMBRES DU CHRIST ET DU CORPS DE L’ÉGLISE».

Personne ne peut pas avoir la vie éternelle par l’âme de l’Église sans être dans le corps. L’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Vous ne pouvez pas appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps par le sacrement du baptême, ou alors si vous l’affirmez ou le défendez, en sachant cela, vous êtes hérétique. Le corps de l’Église ne peut absolument pas être séparé de l’Esprit-Saint qui est son âme, ou sinon ce n’est plus l’Église, mais un corps mort séparé de son âme, c’est-à-dire une secte.

Comme cela a été prouvé, l’Église catholique est un corps mystique. Ceux qui ne font pas partie du corps n’en font pas partie du tout, comme l’Enseigne le Magistère ordinaire infaillible ci-dessous :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersent : donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci, ni est en communion avec sa tête le Christ» .

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Les pères sur le baptême

Les pères n’ont jamais cru unanimement au baptême de désir, encore moins au salut de l’ignorant invincible des mystères essentiels la foi (Certains pères ont appliqué par erreur – donc contrairement au dogme de foi ultérieur – un salut par « baptême de sang » aux catéchumènes estimés morts martyrs et non-baptisés). Cela signifie que le baptême de désir n’est pas de foi.

Saint Irénée (v. 130-202), Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 3, partie 2, § 1, Suite du témoignage de Jean : …descente de l’Esprit Saint sur le Fils de Dieu fait homme il donnait à ses disciples le pouvoir de faire renaître les hommes en Dieu, il leur disait : «Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit». … nos corps, par le bain du baptême, ont reçu l’union à l’incorruptibilité, tandis que nos âmes l’ont reçue par l’Esprit. C’est pourquoi l’un et l’autre sont nécessaires, puisque l’un et l’autre contribuent à donner la vie de Dieu».

Saint Cyprien de Carthage (v. 200-258), père de l’Église, De l’oraison dominicale, 3 : «Le Seigneur nous dit vous prierez ainsi : Notre Père, qui êtes dans les cieux. L’homme nouveau, régénéré par le baptême, rendu par la grâce à Dieu, son créateur, commence par dire : Père, parce que lui-même est devenu enfant de Dieu ».

Saint Grégoire de Nysse (v. 331-394), père de l’Église, Discours catéchétique (Catéchèse de la foi) : « Je l’affirme, l’homme ne peut ressusciter sans avoir été régénéré par le baptême. En disant cela, je n’ai pas en vue la reconstitution et la restauration du composé humain; de toute façon, la nature doit s’y acheminer sous l’impulsion de ses propres lois, selon le plan de sa structure, qu’elle reçoive la grâce du baptême ou qu’elle reste exclue de cette initiation. Je veux parler ici de la restauration qui amène à l’état bienheureux, divin, qui supprime toute souffrance ».

Saint Ambroise de Milan (v. 340-397) père et docteur de l’Église, Traité des mystères : « l’eau ne purifie pas sans l’Esprit. C’est pour cela aussi que tu as lu que trois témoins au baptême ne font qu’un : l’eau, le sang et l’Esprit. Car si tu en retires un, il n’y a plus de sacrement du baptême. Qu’est, en effet, l’eau sans la croix du Christ ? Un élément ordinaire sans aucun effet sacramentel. Et de même, sans eau il n’y a pas de mystère de la régénération. À moins en effet d’être né de nouveau de l’eau et de l’Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Le catéchumène croit, lui aussi, en la croix du Seigneur Jésus dont il est marqué ; mais s’il n’a pas été baptisé au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, il ne peut recevoir la rémission de ses péchés ni puiser le don de la grâce spirituelle».

Saint Augustin (354-430), père et docteur de l’Église, De la nature et de la grâce – Réfutation de Pélage, ch. 4 : « Nous avons été justifiés gratuitement par son sang », dit l’Apôtre. D’où il suit que ceux qui n’ont pas été délivrés par cette grâce, soit parce qu’ils n’ont pas pu en entendre parler, soit parce qu’ils n’ont pas voulu obéir, soit que leur âge ne leur permette pas de comprendre, soit enfin parce qu’ils n’ont pas reçu le sacrement de la régénération, qu’ils auraient pu recevoir, ce qui les aurait sauvés ; tous ceux-là, dis-je, sont privés du bonheur du ciel, et cette condamnation n’est que justice ; car ils ne sont pas sans péché, soit qu’il s’agisse du péché originel, soit qu’il s’agisse des péchés actuels ».

Saint Augustin (354-430), père et docteur de l’Église, De la nature et de la grâce – Réfutation de Pélage, ch. 7 : « Combien plus ardent ne doit pas être notre zèle pour empêcher d’anéantir la croix de Jésus-Christ ! Or, c’est l’anéantir que de prétendre que, sans le secours du Sacrement de Jésus-Christ, nous pouvons parvenir à la justice et à la vie éternelle ».

Saint Augustin (354-430), père et docteur de l’Église, De la nature et de la grâce – Réfutation de Pélage, ch. 8 : « Pesez bien ses paroles. Je suppose un enfant ayant pris naissance dans un lieu où il n’a pu recevoir le baptême de Jésus-Christ ; il meurt dans cet état, c’est-à-dire privé du sacrement de la régénération, parce qu’il n’a pu le recevoir. Notre auteur l’absolvera-t-il et lui ouvrira-t-il le royaume des cieux contre la sentence manifeste du Sauveur ( Jean, III, 5) ? Du moins, il est évident que l’Apôtre ne l’absout pas, quand il s’écrie : « Le péché est entré dans le monde par un seul homme, et la mort par le péché, et c’est ainsi que la mort est passée dans tous les hommes par celui en qui tous ont péché (Rom. V, 12) ». Ainsi donc, en vertu de cette condamnation qui court à travers toute la masse, cet enfant ne saurait être admis dans le royaume des cieux, quoiqu’il y ait eu pour lui une véritable impossibilité de devenir chrétien ».

 

Les défenseurs obstinés du « baptême de désir » sont hérétiques et donc non-catholiques

Il est prouvé que le baptême de régénération, qui est le sacrement de baptême (ou le bain de régénération ou le baptême d’eau), est infailliblement et absolument nécessaire à tout homme pour être membre de l’Eglise et pour le salut. L’hérésie du « baptême de désir » (ainsi que du « baptême de sang » et du salut de l »‘ignorant invincible ») nie ces vérités de foi.

Tous les hérétiques défendent un point de vue opposé ou contraire à celui l’Eglise. L’hérétique est formel quand il nie une vérité de foi à cause d’une ignorance qu’il peut vaincre, ou à cause d’une erreur ou d’un doute de mauvaise foi. Les hérétiques se discernent par la règle de la foi ou loi divine immuable. Les défenseurs du « baptême de désir » croient en des hérésies qui nient le dogme « Hors de l’Eglise pas de salut », qui nient de nombreux autres dogmes et qui nient le Magistère ordinaire de l’Église.

Les défenseurs du « baptême de désir » – ainsi que du « baptême de sang » et du salut de l »‘ignorant invincible » – sont des hérétiques purs et simples hors de l’Eglise ipso facto (par le fait même) par loi divine ; parce qu’ils ne tiennent pas la foi catholique et ne professent pas la foi catholique, ils ne sont pas catholiques, conformément à l’enseignement du Magistère ordinaire ci-dessous :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … Saint Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique» (S. Augustin, De Hæresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 :  «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde à partir de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9),  29 juin 1896 : «… peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier par un balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et de rejeter les autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin (jure divino – [par la loi divine]) l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [les hérétiques] ou de gouvernement [les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Les défenseurs du « baptême de désir » ne sont pas catholiques car ils défendent le point de vue contraire de l’Église

Les défenseurs du « baptême de désir » ne sont pas catholiques car ils tiennent un point de vue opposé ou contraire à celui de l’Église qui «les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qu’est l’Église».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Bulle Cantate Domino, 1442, ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «… tous ceux qui pensent des choses opposées ou contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qu’est l’Église».

Les défenseurs du «baptême de désir» (ainsi que du «baptême de sang», et du salut pour l’ignorant invincible) sont des hérétiques desquels un catholique ne doit pas recevoir la communion ni la pénitence sacramentelle, ni l’extrême-onction (seulement le sacrement de baptême en cas de nécessité ou impossibilité de faire autrement).

Les défenseurs du « baptême de désir » ne sont pas catholiques car ils ne professent pas la foi de l’Eglise

Ceux qui ne professent pas la vraie foi ne sont pas membres de l’Eglise et ne sont pas catholiques. Il y a une seule foi et une seule Eglise des fidèles (loi divine immuable) :

Éphésiens 4, 5-6 :  «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

Pape Innocent III, IV ème Concile de Latran, 1215 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) :  «Il y a une seule Eglise des fidèles [ceux qui tiennent la vraie foi ; du latin fide / fidei : foi]…».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n° 22 : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «Mais seuls font partie des membres de l’Eglise, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

La Profession de foi tridentine enseigne infailliblement «un baptême», c’est-à-dire un unique baptême et non pas des baptêmes de plusieurs sortes.

Bulle Iniunctum nobis Pie IV, Profession de foi tridentine, 13 novembre 1564 : «… Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés [Latin infaillible : « Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum »]»

Les défenseurs du « baptême de désir » ne professent pas la foi catholique. Nier en connaissance, volontairement ou obstinément, l »absolue nécessité du sacrement baptême pour le salut c’est nier la profession de foi de Trente, c’est l’hérésie.

Non seulement les partisans du baptême de désir tiennent un point de vue contraire à celui de l’Eglise et ne professent pas la foi catholique, ce qui fait d’eux des hérétiques et des non-catholiques hors de l’Eglise, mais en plus ils considèrent ceux qui croient en cette hérésie comme des catholiques, c’est-à-dire qu’ils considèrent comme catholiques des non-catholiques. Comme on peut le voir dans toute l’histoire de l’Eglise, tous les hérétiques se prétendent toujours catholiques et tiennent pour non-catholiques ceux qui ne pensent passelon leur hérésie.

Le « baptême de désir » – comme le « baptême de sang » et le salut pour l’ignorant invincible – est une hérésie qui nie le dogme Hors de l’Église pas de salut, d’autres dogmes et le Magistère ordinaire de l’Église, par conséquent les catholiques ne doivent pas recevoir les sacrements (sauf le baptême en cas de nécessité) de la part de personnes qui croient obstinément au « baptême de désir », qui sont des hérétiques et des non-catholiques étrangers à l’Eglise catholique. Cela est contraire au droit divin à cause de l’unité de la foi et de l’unité du corps du Christ qui est l’Eglise, et au droit ecclésiastique à cause de la réception illicite (interdite par l’Eglise) des sacrements d’hérétiques.

Les catholiques ne doivent pas être en communion avec les non-catholiques (païens, schismatiques, hérétiques, apostats) – s’ils en ont connaissance – ni prier avec eux, ni participer aux cérémonies religieuses non-catholiques (enterrement, mariage, etc.), ni communiquer avec eux dans les choses sacrées (communicatio in sacris), ni les aider ni les soutenir d’aucune façon, sous peine de péché mortel, d’excommunication automatique, et de scandale.

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent…».

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, Constitution 3 Les hérétiques (décret. 234), 1215 ex cathedra : «Quant à ceux [les croyants] qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent et les soutiennent, nous les décrétons frappés d’excommunication».

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques.]».

 

Objections majeures

Objection n° 1 : Concile de Trente, Session 6, chapitre 4

Dans la Session 6, chapitre 4 de son décret sur la justification, le Concile de Trente enseigne que la justification peut se faire par l’eau du baptême ou le désir de celui-ci ! Alors là !

RÉPONSE – [Note préliminaire : Si la Sess. 6, chap. 4 de Trente enseignait ce que prétendent les défenseurs du baptême de désir (ce qui n’est pas le cas), alors cela signifierait que chaque homme doit recevoir le baptême ou au moins avoir le désir réel/vœu du baptême pour être sauvé. Cela voudrait dire que ce serait une hérésie de dire que toute personne non-baptisée peut être sauvée si elle n’a pas au moins le désir/vœu du baptême d’eau. Mais 99% des personnes qui citent ce passage en faveur du baptême de désir ne croient même pas que l’on doit désirer le baptême pour être sauvé ! Ils croient que les juifs, les bouddhistes, les hindous, les musulmans, etc., peuvent être sauvés s’ils ne désirent pas le baptême d’eau. Ainsi, 99% de ceux qui citent ce passage rejettent même ce qu’ils prétendent qu’il enseigne. Franchement, ce fait montre juste la malhonnêteté et la mauvaise volonté de la plupart des défenseurs du baptême de désir qui tentent de citer ce passage comme s’ils s’étaient consacrés à son enseignement, alors qu’en fait, ils n’y croient pas du tout et sont dans l’hérésie pour enseigner que les non-catholiques peuvent être sauvés s’ils n’ont même pas le désir du baptême d’eau.]

Cela étant précisé, ce passage du Concile de Trente n’a pas enseigné que la justification peut se faire par l’eau ou par le désir du baptême. Il dit que la justification de l’impie ne peut avoir lieu SANS l’eau ou le désir du baptême. C’est totalement différent de l’idée selon laquelle la justification peut se faire par l’eau ou le désir du baptême.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4 : «Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu, par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert NE peut se faire sans le bain de la régénération ou le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jn 3, 5]».

Tout d’abord, le lecteur doit noter que ce passage crucial de Trente a été horriblement mal traduit du latin dans la version anglaise et française du populaire Denzinger, les sources du dogme catholique, qui est cité ci-dessus.

L’expression critique, « Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération ou le désir de celui-ci » a été mal traduit comme suit :« Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sauf par la cuve de régénération ou le désir de celui-ci …  » Cette erreur de traduction du mot latin «sine» (sans) – qui se trouve dans l’original latin – pour« sauf par» modifie complètement le sens du passage et favorise l’erreur du baptême de désir. Il est important de le garder à l’esprit parce que cette erreur de traduction est encore utilisée tout le temps par les défenseurs du baptême de désir (souvent volontairement), y compris dans des publications récentes de la FSSPX et la CMRI. Cela étant dit, je vais continuer à discuter de ce que dit le Concile ici.

En regardant une traduction correcte, que l’on trouve dans de nombreux livres, le lecteur devrait également remarquer que, dans ce passage, le Concile de Trente enseigne que Jean 3, 5 est à prendre comme il est écrit (latin : sicut scriptum est), ce qui exclut toute possibilité de salut sans être né de nouveau de l’eau dans le sacrement du baptême. Il n’y a aucun moyen pour que le baptême de désir puisse être vrai si Jean 3, 5 est à prendre comme c’est écrit, parce que Jean 3, 5 dit que chaque homme doit être né de nouveau de l’eau et de l’Esprit pour être sauvé, c’est ce que nie la théorie du baptême de désir. La théorie du baptême de désir et une interprétation de Jean 3, 5 comme c’est écrit s’excluent mutuellement (elles ne peuvent pas être vraies en même temps) – et chaque promoteurs du baptême du désir l’admettront. C’est pourquoi ils doivent tous – et faire – opter pour une interprétation littérale de Jean 3, 5.

Mais qu’est-ce que le passage de Trente que nous venons de voir dit : Il dit infailliblement, « selon ce qu’il est écritsi un homme ne naît de nouveau d’eau et du SAINT-ESPRIT, IL NE PEUT ENTRER DANS LE ROYAUME DE DIEU ».

Mais que dire de la prétention des partisans du baptême de désir : que l’utilisation du mot «ou» (en latin : aut) dans le passage ci-dessus signifie que la justification peut se faire par l’eau ou le désir du baptême. Un regard attentif sur la traduction correcte de ce passage montre que cette affirmation est fausse. Supposons que je dise : «Cette douche ne peut se faire sans eau ou le désir d’en prendre une». Est-ce que cela signifie qu’une douche peut se faire par le désir de prendre une douche ? Non, ce n’est pas le cas. Cela signifie que les deux (l’eau et le désir) sont nécessaires.

Ou supposons que je dise : « Il ne peut se faire de mariage sans une épouse ou un époux ».Est-ce que cela signifie qu’un mariage ne peut avoir lieu avec [concernant] un époux et [concernant] une épouse ? Bien sûr que non. Cela signifie que les deux sont nécessaires pour le mariage. On pourrait citer des centaines d’autres exemples. De même, le passage de Trente ci-dessus qui dit que la justification NE PEUT SE FAIRE SANS l’eau ou le désir, dit, en d’autres termes, que les deux sont nécessaires. Il n’a pas dit que la justification se fera par l’eau ou le désir !

L’infaillibilité concerne le latin et non la traduction :

Conc. (oecum. XIX) de Trente, Sess. 6, Cap. 4. : Quibus verbis iustificationis impii descriptio insinuatur, ut sit translatio ab eo statu, in quo homo nascitur filius primi Adae, in statum gratiae et ‘adoptionis filiorum’ (Rom 8,15) Dei, per secundum Adam Iesum Christum Salvatorem nostrum ; quae quidem translatio post Evangelium promulgatum sine lavacro regenerationis (can. 5 de bapt.) aut eius voto fieri non potest, sicut scriptum est : ‘Nisi quis renatus fuerit ex aqua et Spiritu Sancto, non potest introire in regnum Dei’ (Jo 3,5).

« aut » ci-dessus veut dire « et » : c’est un « ou » qui signifie « et ».

La phrase latine «… sine lavacro regenerationis (can. 5 de bapt.) aut eius voto fieri non potest» signifie : «ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptême] ni sans le désir de celui-ci» ou aussi «ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptême] ni non plus sans le désir de celui-ci»

Dans ce contexte littéral-ci, aut traduit par « ou » est une mauvaise traduction d’une mauvaise compréhension dont se servent les partisans du baptême de désir pour dire ainsi que le baptême ou le désir du baptême ouvre au salut, ce qui est soit  :

  • une erreur,
  • une mauvaise compréhension,
  • une mauvaise interprétation,
  • une ignorance (hérésie matérielle qui n’est pas une hérésie qui exclut ipso facto de l’Église),
  • soit une hérésie pure et simple (négation obstinée du dogme qui exclut ipso facto de l’Église).

En effet, le canon 5 sur le baptême et Jn 3, 5 ci-dessous auxquels fait référence le ch.4, Sess. 6 obligent infailliblement à recevoir le baptême d’eau (sacrement reçu avec le désir et non pas sans désir) pour le salut.

Le mot latin aut peut se traduire selon la phrase soit par le mot ou voulant dire « ou », soit par le mot ou voulant dire « et ». Les latinistes compétents ou experts conviennent que aut est un ou qui signifie « et », et non pas un ou qui signifie « ou » dans le contexte ci-dessus. En plus, après une négation, aut signifie « et » (Dictionnaire latin-français F. Gaffiot, 1934, ed. Hachette, p. 195) : « sine » est avant « aut », ce qui est une négation avant « aut ».

Dans la phrase en français, «… ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptême] ou sans le désir de celui-ci…», c’est le mot le mot « sans » qui donne son sens au « ou » qui le suit. Le sens du mot « ou » est dépendant et directement déterminé par le sens du mot « sans » le précédant. Le mot « sans » est une négation qui précède le mot « ou », lui-même est donc une négation qui signifie «ni sans», «ni non plus».

Signification correcte et vraie traduction :

Concile de Trente, Session 6, chapitre 4 : «Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce [régénération¹] et d’adoption des fils de Dieu [Rm 8, 15], par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptême²] NI SANS le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jn 3, 5 ³]».

¹ régénération : 

Pape Eugène IV, Bulle Exultate Deo, Concile de Florence, 22 nov. 1439 ex cathedra (Magistère solennel) : «La première place de tous les sacrements est tenue par le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle ; par lui [sacrement de baptême] nous devenons membres du Christ et du corps de l’Église. Et comme par le premier homme la mort est entrée en tous [Rm 5, 12]si nous ne renaissons pas par l’eau et l’esprit nous ne pouvons, comme dit la Vérité, entrer dans le Royaume des cieux [Jn 3, 5 ³]».

² canon 5 sur le baptême :

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 7 décret sur les sacrements, Canon 5 sur le sacrement de Baptême, 3 mars 1547, ex cathedra : «Si quelqu’un dit que le baptême [sacrement] est libre, c’est-à-dire N’EST PAS NÉCESSAIRE POUR LE SALUT : qu’il soit anathème».

³ Jn 3, 5 :

Jésus répondit : «En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un NE RENAIT DE L’EAU et de l’Esprit-Saint, IL NE PEUT ENTRER dans le royaume de Dieu».

Les dogmes de l’Église doivent être compris tels qu’ils sont écrits sans aucune autre compréhension et signification :

Pape Pie IX, premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra : « Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde ».

Par conséquent quiconque nie en connaissance obstinément  les dogmes ci-dessus est hérétique.

Toute Écriture enseignée par le Magistère est révélée et doit être crue de foi divine :

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai».

Par conséquent quiconque nie Jean 3, 5 est hérétique.

Le Concile de Trente, Session 6, chapitre 4, signifie que le transfert ne peut pas se faire sans le bain de régénération (sacrement du baptême ) ni non plus aussi sans le désir du baptême, c’est-à-dire que le baptême doit être reçu avec le désir pour être valide (loi divine) et non sans le désir (ou contraint), sinon le sacrement de baptême est invalide.

C’est ce que confirme le saint office ci-dessous conformément au dogme du Concile de Trente, session 6, chapitre 4 (ci-dessus)  :

Saint-Office (Pape Pie IX)  au vicaire apostolique de Tche-Kiang, 1er août 1860 : « …Est requise de façon nécessaire [loi divine, Trente sess. 6, ch. 4] l’intention ou la volonté de recevoir ce sacrement, et si elle fait défaut, le caractère baptismal n’est pas imprimé à l’adulte. Or la foi et le repentir sont requis chez l’adulte pour qu’il reçoive le sacrement de façon licite, et qu’il obtienne le fruit du sacrement ; l’intention cependant est nécessaire pour qu’il l’obtienne de façon valide, de sorte que celui qui est baptisé adulte sans la foi et le repentir, l’est de façon illicite certes, mais valide, et qu’en revanche celui qui est baptisé sans la volonté de recevoir le sacrement n’est baptisé ni licitement ni validement… ».

Avez-vous entendu ? Comme l’enseigne l’Église le sacrement de baptême est invalide sans le désir de le recevoir comme l’enseigne le chapitre 4, session 6 du Concile de Trente. Par conséquent, ceux qui continuent à nier la véritable signification infaillible de la session 6, chapitre 4 du Concile de Trente sont hérétiques.

De plus, le « baptême de désir » n’est pas une régénération comme le sacrement de baptême, comme le dit saint Thomas dans sa Somme théologique :

Et la régénération est une nécessité absolue ou de loi divine pour entrer au ciel comme l’enseigne infailliblement le dogme défini du concile de Florence ci-dessous :

Pape Eugène IV, Bulle Exultate Deo, Concile de Florence, 22 nov. 1439 ex cathedra (Magistère solennel) : La première place de tous les sacrements est tenue par le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle ; par lui nous devenons membres du Christ et du corps de l’Église. Et comme par le premier homme la mort est entrée en tous Rm 5,12si nous ne renaissons pas par l’eau et l’esprit nous ne pouvons, comme dit la Vérité, entrer dans le Royaume des cieux [Jn 3, 5].

Le chapitre 4, Session 6 du Concile de Trente confirme simplement le Concile de Florence (17ème œcuménique) avec les mêmes références concernant le baptême : Jean 3, 5 (ci-dessus).

Le dogme est infaillible et ne peut jamais se contredire : penser le contraire est hérétique. Le baptême de désir n’existe pas, ce n’est rien que le désir de baptême.

Pape Paul III, Concile de Trente, Can. 2 sur le sacrement du Baptême, Sess. 7, 1547, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que l’eau réelle et naturelle n’est pas nécessaire pour le baptême, et à ce titre les paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ : «Si un homme ne naît de nouveau de l’eau et de l’Esprit Saint» [Jean 3, 5], sont déformées dans une sorte de métaphore : qu’il soit anathème ».

Comme vous pouvez le voir ci-dessus, vous êtes frappé d’anathème si vous affirmez que le baptême de désir est une doctrine catholique.

 

Objection n° 2 : Le Catéchisme du Concile de Trente

Le Catéchisme du Concile de Trente a enseigné que la volonté de recevoir le baptême pourrait faire bénéficier de la grâce et de la justice s’il est impossible de recevoir le baptême.

Catéchisme du Concile de Trente, ordinaire, ils ne sont pas baptisés de suite, p.179 : «Sur les adultes, cependant, l’Eglise n’a pas été habitué à conférer le sacrement du baptême de suite, mais a ordonné qu’il soit reporté pendant un certain temps. Le retard n’est pas suivi du même danger que dans le cas des nourrissons, que nous avons déjà mentionnés, si un accident imprévu rend impossible pour les adultes d’être lavés dans les eaux salutaires, leur intention et la volonté de recevoir le baptême et leur repentir des péchés passés, leur serviront pour la grâce et la justice. «

RÉPONSE – Le Catéchisme du Concile de Trente n’est pas infaillible. Les Pères John A. Mc Hugh, OP et Charles J. Callan, OP ont écris l’introduction d’une traduction commune du Catéchisme du Concile de Trente. Leur introduction contient la citation suivante intéressante du Dr John Hagan, Recteur du Collège irlandais à Rome, sur l’autorité du Catéchisme.

Catéchisme du Concile de Trente – quinzième impression, Tan Books, introduction XXXVI : «Les documents officiels ont parfois été émis par les papes pour expliquer certains points de la doctrine catholique aux individus ou aux communautés chrétiennes locales, tandis que le Catéchisme romain comprend pratiquement tout le corps de la doctrine chrétienne, et s’adresse à toute l’Église. Son enseignement n’est pas infailliblemais il occupe une place parmi les catéchismes approuvés et ce qui est de foi ».

Objection n° 3 : Saint Thomas

Saint Thomas d’Aquin enseigne le baptême de désir dans sa Somme théologique :

Saint Thomas, Somme théologique Partie III, Q. 66, art. 11 : «Les deux autres baptêmes (de sang et d’esprit) sont inclus dans le baptême d’eau, qui tient son efficacité de la passion du Christ…»

St Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie III, Q. 66, Art. 11, Sol. 2 : « Comme on l’a dit plus haut, le sacrement est essentiellement signe. Ce que les deux autres baptêmes [baptêmes de désir et de sang] ont de commun avec le baptême d’eau, ce n’est pas la raison de signe, mais l’effet du baptême. Aussi ne sont-ils pas des sacrements. »

Saint Thomas, Somme théologique Partie III, Q. 68, Art. 2 : «…il semble que sans le sacrement de baptême on puisse obtenir le salut par la sanctification invisible…»

Dans la première citation ci-dessus, Saint Thomas tente de justifier trois baptêmes (d’eau, de sang et de désir) contrairement à l’Ecriture qui dit infailliblement qu’il y a un seul baptême :

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

Dans la seconde citation ci-dessus, Saint Thomas admet que ni le baptême de désir ni le de sang ne sont un sacrement contrairement à l’enseignement infaillible de l’Eglise qui dit :

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 7, canon 5 sur le Sacrement de Baptême, ex-cathedra : «Si quelqu’un dit, que le baptême [sacrement] est libre, c’est-à-dire n’est pas nécessaire pour le salut [cf Jean 3, 5] : qu’il soit anathème».

St Thomas est en contradiction avec le baptême de désir qu’il théorise lui-même car il enseigne lui-même ce que « nécessaire » signifie ce sans quoi quelque chose ne peut pas être.

St Thomas, Somme, Partie III, Q. 68, Art. 2, Obj. 3, [sur la signification de « nécessaire »] : «ce sans quoi une chose ne peut être».

Dans la troisième citation ci-dessus, Saint Thomas tente de justifier l’obtention du salut sans sacrement de baptême contrairement à l’enseignement infaillible de l’Eglise qui dit :

Pape Paul III, Concile de Trente, Canon 2 sur le Sacrement de Baptême, Session 7, 1547, ex-cathedra : « Si quelqu’un dit que l’eau vraie et naturelle n’est pas chose nécessaire pour le baptême et si, en conséquence, il détourne au sens d’une métaphore les paroles de notre Seigneur Jésus Christ : « Si l’on ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jean 3, 5] : qu’il soit anathème».

Pape Clément V, Concile de Vienne, 1311-1312, ex-cathedra : « Pour cette raison, tous doivent fidèlement confesser qu’un unique baptême régénère tous ceux qui sont baptisés dans le Christ comme il n’y a qu’un seul Dieu et une seule foi [Éphésiens 4, 5], et que, célébré dans l’eau au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Nous croyons qu’il est un remède parfait pour le salut aussi bien pour les adultes que pour les enfants».

Un Docteur de l’Église n’est pas infaillible, c’est-à-dire qu’il peut enseigner l’erreur. La somme théologique de Saint Thomas d’Aquin n’est pas infaillible et il le dit lui-même :

Saint Thomas, Somme, II-II, Q. 10, art. 12 : « Il faut répondre que la coutume de l’Église a la plus grande autorité, qu’il faut la suivre en tout ; parce que la doctrine des docteurs catholiques tire de l’Église toute sa force. Par conséquent il faut se reposer sur l’autorité de l’Eglise plus que sur celle de saint Augustin, de saint Jérôme ou de tout autre docteur».

Dans sa Somme théologique,, saint Thomas enseigne une énorme erreur sur l’Immaculée Conception de la sainte Vierge contrairement aux pères qui avaient enseigné l’Immaculée Conception de la sainte Vierge (Voir L’Immaculée Conception – Le Nom de la sainte Vierge) :

Saint Thomas, Somme, Tertia, Q. 27, art. 2, réponse au second : «tandis que la bienheureuse Vierge a contracté le péché originel, mais elle en a été purifié avant de naître».

L’erreur sur l’Immaculée Conception prouve que la Somme est faillible (et parce que Dieu a permis cette erreur pour le montrer) car l’Immaculée Conception est un Dogme de foi (loi divine). Dans ce cas, saint Thomas n’a pas enseigné pas l’hérésie, car le dogme de l’Immaculée Conception n’a été défini que le 8 décembre 1854 par le pape Pie IX dans Ineffabilis Deus : L’Immaculée Conception est un dogme de foi à tenir sous peine d’hérésie.

On ne doit pas adhérer aux enseignements de la Somme qui ne sont pas ordonnés à l’enseignement infaillible de l’Eglise, et qui sont des erreurs, sinon une hérésie parce qu’on refuserait le dogme et les vérités de foi.

Il n’ y a que les papes qui ont la foi indéfectible (qui ne peut pas cesser).

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, (Ench. Symb. 3071) ex cathedra : « Ce charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible a été accordé par Dieu à Pierre et à ses successeurs en cette chaire… »

Pape Benoît XIV, Apostolica, 26 juin 1749 : « Le jugement de l’Église est préférable à celui d’un docteur qui serait renommé pour sa sainteté et son enseignement».

Pape Pie XII, Humani generis, 12 août 1950 : « Et ce dépôt, ce n’est ni à chaque fidèle, ni même aux théologiens que le Christ l’a confié pour en assurer l’interprétation authentique, mais au seul magistère de l’Eglise».

Pape St Pie X, Pascendi Dominici Gregis, 8 sept. 1907, n° 63 : «Il va sans dire que s’il se rencontre quelque chose chez les docteurs scolastiques que l’on puisse regarder comme excès de subtilité, ou qui ne cadre pas avec les découvertes des temps postérieurs, ou qui n’ait enfin aucune espèce de probabilité, il est bien loin de notre esprit de vouloir le proposer à l’imitation des générations présentes».

Les catholiques doivent accepter cette vérité et rejeter l’opinion faillible de saint Thomas sur le baptême de désir dans sa Somme Théologique.

On ne peut pas recevoir le sacrement du Baptême sans eau, comme le canon 2 du Concile de Trente le montre :

Pape Paul III, Concile de Trente, Canon 2 sur le Sacrement de Baptême, Session 7, 1547, ex-cathedra (Ench. Symb. 1615) : « Si quelqu’un dit que l’eau vraie et naturelle n’est pas chose nécessaire pour le baptême et si, en conséquence, il détourne au sens d’une métaphore les paroles de notre Seigneur Jésus Christ : « Si l’on ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jean 3, 5] : qu’il soit anathème».

Saint Thomas n’a pas enseigné une hérésie en parlant du baptême de désir, mais une énorme erreur (comme avec celle sur l’Immaculée Conception plus haut) car il est mort peu avant le concile de Vienne en 1311 qui a infailliblement défini un seul baptême, le baptême d’eau.

Pape Clément V, Concile de Vienne, 1311-1312, ex-cathedra (Ench. Symb. 903) : « Pour cette raison, tous doivent fidèlement confesser qu’un unique baptême régénère tous ceux qui sont baptisés dans le Christ comme il n’y a qu’un seul Dieu et une seule foi [Ephésiens 4, 5], et que, célébré dans l’eau au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Nous croyons qu’il est un remède parfait pour le salut aussi bien pour les adultes que pour les enfants».

C’est pourquoi les vrais catholiques ne vont pas dans les définitions des saints ou des théologiens au moment de décider ce qui constitue la foi catholique, mais vers le dogme infaillible catholique proclamé par les papes de la chaire de Pierre (ex cathedra).

En outre, il faut utiliser le texte traditionnel de la Somme théologique qui est complet et non les traductions modernes (modernistes) qui comportent des modifications de mots, des phrases entièrement remaniées et certaines parties de paragraphes absentes.

 

Objection n° 4 : Le catéchisme dit de St Pie X

Le Catéchisme attribué au pape saint Pie X nous redis la même foi de l’enseignement de l’Église catholique sur l’absolue nécessité du baptême d’eau pour le salut.

Le Catéchisme de saint Pie X, Les sacrements, «Baptême» Question 16 : «Q. Le baptême est-il nécessaire au salut ? R. Le baptême est absolument nécessaire au salut, comme Notre-Seigneur l’a expressément dit : « Si un homme ne naît de nouveau de l’eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Ainsi, contrairement à la croyance populaire, ceux qui rejettent «le baptême de désir» suivent réellement l’enseignement du Catéchisme attribué au pape saint Pie X sur la nécessité absolue du baptême d’eau. Ils ne suivent pas, cependant, l’enseignement de ce catéchisme faillible quand il commence à contredire cette vérité sur l’absolue nécessité du baptême d’eau pour le salut.

Le Catéchisme de saint Pie X, Les sacrements, «Baptême» Question 17 : «Q. L’absence du baptême peut être fournie d’une autre manière ? R.  L’absence de baptême peut être remplie par le martyre, qui est appelé baptême de sang, ou par un acte d’amour parfait de Dieu, ou de contrition, avec le désir, au moins implicite, du baptême, et c’est ce qu’on appelle le baptême de désir».

C’est encore une totale contradiction avec ce qui est dit dans la question 16. Il convient de noter que ce catéchisme, ainsi attribué au pape saint Pie X, ne vient pas de sa plume et n’a pas été solennellement promulgué par lui. Il n’y a pas de bulle papale de lui promulguant le catéchisme, c’est donc juste un catéchisme faillible qui s’est répandu pendant son règne et a pris son nom. Mais, même si Saint-Pie X avait lui-même rédigé les mots ci-dessus (ce qu’il n’a pas fait), cela ne ferait que peu de différence sur les points que j’ai fait. C’est parce qu’un pape est infaillible seulement quand il parle magistralement. Ce catéchisme n’est pas infaillible, car il n’a pas été promulgué solennellement de la Chaire de Pierre, ou même spécifiquement par le pape. En outre, ce catéchisme est prouvé ne pas être infaillible par le fait qu’il enseigne l’hérésie abominable qu’il y a un salut « en dehors » de l’Église (comme je vais le montrer) !

Mais voyons où le catéchisme affirme le dogme.

Le Catéchisme de saint Pie X, le Credo des Apôtres : «L’Église en particulier, « Q. 27 : «Q. Peut-on être sauvé en dehors de l’Église catholique, apostolique et romaine ? R. Non, personne ne peut être sauvé en dehors de l’Église catholique, apostolique, de même que nul ne pouvait être sauvé du déluge à l’extérieur de l’Arche de Noé, qui était une figure de l’Église».

Voici le Catéchisme attribué au pape saint Pie X qui réaffirme le dogme défini. Mais il nie ce dogme deux questions plus tard !

Le Catéchisme de saint Pie X, le Credo des Apôtres : «L’Église en particulier», Q. 29 : «Q. Mais si un homme sans aucune faute de sa part est en dehors de l’Eglise, peut-il être sauvé ? R. S’il est hors de l’Église, sans faute de sa part, s’il est de bonne foi, et s’il a reçu le baptême, ou tout au moins le désir implicite du baptême, et si, par ailleurs, il cherche sincèrement la vérité et fait la volonté de Dieu du mieux qu’il peut, un tel homme est en effet séparé du corps de l’Église, mais est uni à l’âme de l’Église et par conséquent est sur le chemin du salut».

Ici, nous voyons ce Catéchisme faillible niant mot pour mot le dogme Hors de l’Eglise point de salut ! Il enseigne qu’il peut y avoir un salut « en dehors » de l’Église, ce qui nie directement la vérité, qu’il enseigne aux gens à la question 27. Cette déclaration est donc hérétique ; en fait, il serait désavoué même par la plupart des hérétiques astucieux de notre époque, qui savent qu’ils ne peuvent pas dire que les gens sont sauvés «en dehors», ils prétendent que les non-catholiques ne sont pas «à l’extérieur», mais sont «à l’intérieur» en quelque sorte. Ainsi, même les hérétiques astucieux qui rejettent le vrai sens du dogme Hors de l’Église point de salut admettraient que la déclaration ci-dessus est hérétique !

En outre, notez que le catéchisme attribué à saint Pie X enseigne l’hérésie selon laquelle les personnes peuvent être unies à «l’âme» de l’Église, mais pas au corps. Comme cela a déjà été prouvé, l’Église catholique est un corps mystique. Ceux qui ne font pas partie du corps n’en font pas partie du tout.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersent : donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ « .

Cette discussion sur les catéchismes doit montrer au lecteur comment la négation généralisée de Hors de l’Église point de salut et de la nécessité du baptême d’eau a été perpétuée à travers les textes faillibles avec imprimaturs et pourquoi elle a été absorbée aujourd’hui par presque tous ceux qui professent être catholiques. Elle a été perpétuée par les documents faillibles et des textes qui se contredisent, qui contredisent le dogme défini, et qui – tout le temps – d’ailleurs n’arrivent pas à affirmer les vérités immuables de la nécessité absolue de l’Église catholique et du baptême d’eau pour le salut. Et c’est pourquoi les catholiques sont tenus de respecter le dogme infailliblement défini, pas les catéchismes ou des théologiens faillibles.

Pape Pie IX, Singulari Quadem : «Car, en véritéune fois libérés de ces chaînes corporelles, «nous verrons Dieu tel qu’il est» (1 Jean 3, 2), nous comprendrons parfaitement par la proximité et la beauté que la miséricorde divine et la justice sont obligatoirement unies, mais, tant que nous sommes sur terre, accablés par ce poids mortel qui émousse l’âme, tenons plus fermement que, conformément à la doctrine catholique, il y a «un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême» [Eph. 4, 5] ; il est illicite d’aller plus loin dans l’enquête».

Pape Paul III, Concile de Trente, Can. 5 sur le Sacrement du Baptême, ex cathedra : «Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire pas nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5) : qu’il soit anathème». 

Combien de déclarations de papes infaillibles n’avons-nous pas vu, ce qui prouve absolument qu’un véritable baptême d’eau est nécessaire pour le salut ? N’importe qui niant ce fait est tout simplement un menteur et un hérétique qui adhère obstinément aux sources faillibles au lieu de celles infaillibles, et s’imagine lui-même (ou un autre homme ou une autre source faillible) être la source de la vérité, mettant ainsi l’homme à la place de Dieu (les papes infaillibles par qui la vérité de Dieu est révélée). Quand une telle personne décrite ci-dessus prie le «Notre Père», c’est un hypocrite, parce que lui-même n’a pas l’intention de faire la volonté de Dieu !

Objection n°5 : Le Code de Droit Canonique de 1917

Le Code de Droit Canonique de 1917 enseigne le baptême de désir au canon 737 selon lequel le baptême est nécessaire «au moins dans le désir».

Le Code de 1917 n’a certainement pas été prononcé ex cathedra (de la Chaire de saint Pierre), car il ne lie pas l’Église tout entière, mais seulement l’Église latine (et non les rites orientaux), tel que c’est stipulé dans le canon 1 du Code de 1917.

Canon 1 du Code de droit canonique de 1917 : «Bien que le Code de droit canonique de la discipline de l’Église orientale est fréquemment référencé, néanmoins, cela s’applique uniquement à l’Église latine et ne lie pas l’Orientale, sauf si il traite de choses qui, de par leur nature, s’appliquent à l’Orientale ».

Un pape parle infailliblement de la Chaire de Pierre, quand son enseignement sur la foi ou la morale lie l’Église tout entière, ce que le Code de droit canonique de 1917 ne fait pas :

Pape Pie IX, Concile du Vatican de 1870, Session 4, chap. 4 : «… le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra [de la chaire de Pierre], quand, dans l’exercice de son devoir de pasteur et docteur de tous les chrétiens en accord avec sa suprême autorité apostolique, définit une doctrine de la foi ou de la morale qui doit être tenue par l’Église universelle … jouit de cette infaillibilité … «

Le Code de 1917 n’est pas la discipline infaillible de l’Église non plus, comme le prouve le fait qu’il contient une loi qui contredit directement la discipline infaillible de l’Église depuis le début sur un point lié à la foi. La réelle promulgation du Code de 1917, Providentissima Mater Ecclesia, n’a pas été signée par Benoît XV, mais par le cardinal Gasparri et le cardinal De Azevedo. Le cardinal Gasparri, secrétaire d’État, a été l’auteur principal et le compilateur des canons. Certains théologiens prétendent que seules les disciplines qui lient l’Église tout entière – à la différence du Code de 1917 – sont protégées par l’infaillibilité de l’autorité de tutelle de l’Église, un argument qui semble être soutenu dans l’enseignement suivant du pape Pie XII.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 66), 29 juin 1943 : « Certes, la Mère aimante est impeccable dans les sacrements, par laquelle elle donne naissance et nourrit ses enfants dans la foi qu’elle a toujours conservé inviolée ; dans ses saintes lois imposées à tous, dans les conseils évangéliques qu’elle recommande, les dons célestes et les grâces extraordinaires à travers lesquels, avec une fécondité inépuisable, elle génère des martyrs, les vierges, et les confesseurs ».

Cela signifierait qu’un droit disciplinaire n’est pas un droit (universel) « catholique » à moins qu’il lie l’Église universelle. Il convient également de rappeler que c’est la loi divine selon laquelle les papes sont infaillibles lorsqu’ils parlent ex cathedra (de la chaire de Pierre.) Ainsi, cela prouve que Pie XII parlait des déclarations infaillibles de la chaire de Pierre. Quoiqu’il en soit, le Code de 1917 ne bénéficie pas de l’infaillibilité.

Un pape parle infailliblement de la Chaire de Pierre (ex cathedra), quand son enseignement sur la foi et les mœurs lie toute l’Église, ce que le Code de 1917 ne fait pas ; ainsi, la proposition du Code de 1917 au canon 737 selon laquelle le baptême est nécessaire « au moins dans le désir » pour le salut n’est pas obligatoire pour l’Église universelle ou protégée par l’infaillibilité. Le code de droit canonique de 1917 n’a aucun poids contre la déclaration infaillible de la Chaire de saint Pierre (qui lie l’Église entière) selon laquelle nul ne peut entrer au ciel sans le sacrement du baptême.

Pape Paul III, Concile de Trente, Can. 5 sur le Sacrement du Baptême, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à- dire n’est pas nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5) : qu’il soit anathème ».

Pape Paul III, Concile de Trente, Can. 2 sur le Sacrement du Baptême, Sess. 7, 1547, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que l’eau réelle et naturelle n’est pas nécessaire pour le baptême, et à ce titre les paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ : «Si un homme ne naît de nouveau de l’eau et de l’Esprit Saint» [Jean 3, 5], sont déformées dans une sorte de métaphore : qu’il soit anathème ».

 

Le Code de Droit Canonique de 1917 contredit aussi la tradition immémoriale de l’Église sur la sépulture ecclésiastique pour les catéchumènes (personnes non-baptisées) en enseignant dans le canon 1239, que les catéchumènes non baptisés peuvent recevoir une sépulture chrétienne. Cela contredit toute la tradition de l’Eglise catholique de 1900 ans si les personnes non baptisés peuvent recevoir une sépulture chrétienne.

Canon 1239, Code de 1917 : «1. Ceux qui meurent sans baptême ne sont pas autorisés à une sépulture ecclésiastique. 2. Les catéchumènes qui, sans baptême, sans aucune faute de leur part, sont à compter comme baptisés « .

Depuis l’époque de Jésus-Christ et à travers toute l’histoire, l’Eglise catholique universelle a refusé la sépulture ecclésiastique aux catéchumènes morts sans le sacrement du Baptême, comme L’Encyclopédie catholique l’admet :

L’Encyclopédie catholique, «Baptême», tome 2, 1907 : «Une certaine déclaration dans l’oraison funèbre de saint Ambroise sur l’empereur Valentinien II a été présentée comme une preuve selon laquelle l’Eglise offrait des sacrifices et des prières pour les catéchumènes qui sont morts avant le baptême. Il n’y a pas un vestige d’une telle mesure se trouvant nulle part … La pratique de l’Eglise est plus correctement indiquée dans le canon (XVII) du Concile de Braga (572 après JC) : « Ni la commémoration du Sacrifice [oblationisni le service du chant [psallendi] ne doit être utilisé pour les catéchumènes qui sont morts sans baptême ».

Telle est la loi de l’Église catholique depuis le début et tout au long de toute l’histoire. Donc, puisque cette question est liée à la foi et non pas simplement disciplinaire, soit l’Église catholique était dans l’erreur depuis l’époque du Christ pour refuser la sépulture ecclésiastique aux catéchumènes qui sont morts sans baptême, soit le Code de 1917 est erroné pour la leur accorder. C’est l’un ou l’autre, parce que le Code de 1917 est en contradiction directe avec la loi traditionnelle et constante de l’Église catholique depuis dix-neuf siècles sur ce point qui est lié à la foi. La réponse est, évidemment, que le Code de 1917 est erroné et n’est pas infaillible, et la loi de l’Église catholique, sur l’ensemble de l’histoire, refusant la sépulture ecclésiastique aux catéchumènes, est juste. En fait, il est intéressant de noter que la version latine du Code de 1917 contient de nombreuses notes en bas, de tradition, de papes, de conciles, etc., pour montrer d’où certains canons ont été tirés. Le canon 1239, 2  donnant la sépulture ecclésiastique à des catéchumènes non baptisés n’a pas de note, de n’importe quel pape, de loi antérieure ou d’un concile, tout simplement parce qu’il n’y a rien dans la tradition qui le soutient !

L’Encyclopédie catholique (1907) cite un décret intéressant du pape Innocent III, dans lequel il a commenté la loi traditionnelle, universelle et constante de l’Église catholique depuis le début qui a refusé la sépulture ecclésiastique à tous ceux qui sont mort sans le sacrement du baptême.

L’Encyclopédie catholique, «Baptême», tome 2, 1907 : «La raison de ce règlement [interdisant la sépulture ecclésiastique à toutes les personnes non baptisées] est donnée par le pape Innocent III (Decr., III, XXVIII, XII) : «Il a été décrété par les saints canons que nous ne devons pas avoir de communion avec ceux qui sont morts, si nous n’avons pas communié avec eux de leur vivant».

Par conséquent, ce canon prouve également que ce code n’est pas infaillible.

Dans l’histoire de l’Église catholique il n’y a pas une seule tradition qui puisse être citée de prier – ou de donner la sépulture ecclésiastique à des catéchumènes qui sont morts sans baptême. Là, vous avez l’enseignement de la Tradition catholique ! Les catéchumènes qui sont morts sans le sacrement du Baptême n’ont pas reçu la prière, le sacrifice ou la sépulture chrétienne ! Le Concile de Braga, en 572 après J-C, a interdit la prière pour les catéchumènes qui sont morts sans baptême. Le pape saint Léon le Grand et le pape saint Gélase avait auparavant confirmé la même discipline de l’Église – ce qui était la pratique universelle – interdisant aux catholiques de prier pour les catéchumènes baptisés décédés. Cela signifie que la croyance dans l’Église primitive était qu’il n’y avait pas une telle chose comme le baptême de désir. La théorie du baptême de désir n’était pas une croyance largement répandue jusqu’au Moyen Age, lorsque saint Thomas d’Aquin et d’autres théologiens éminents en ont fait leur propre théorie, ce qui causa beaucoup de théologiens à adopter par la suite cette position par déférence pour eux, une position de salut possible pour des catéchumènes qui sont morts sans baptême qui était contraire à la croyance écrasante et à la Tradition de l’Église primitive, sans mentionner plus tard, le magistère infaillible de l’Église sur l’Écriture Jean 3, 5.

 

Objection n° 6 : L’Encyclique Mystici Corporis du Pape Pie XII

L’Encyclique Mystici Corporis Christi du Pape Pie XII n’est absolument pas en faveur du baptême de désir et ne dit absolument pas qu’on peut être sauvé hors de l’Église. Mystici corporis Christi est le Magistère ordinaire et infaillible de l’Église.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, n° 101, 29 juin 1943 : «Pour ceux-là mêmes qui n’appartiennent pas au corps visible de l’Église, vous savez bien, Vénérables Frères, que, dès le début de Notre Pontificat, Nous les avons confiés à la protection et à la conduite du Seigneur, affirmant solennellement qu’à l’exemple du Bon Pasteur Nous n’avions qu’un seul désir : Qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance [Pie XII, Summi Pontificatus, 20 oct. 1939 ; AAS XXXI (1939) 419 ; Jn 10, 10]. Cette assurance solennelle, Nous désirons la renouveler, après avoir imploré les prières de toute l’Église dans cette Lettre encyclique, où Nous avons célébré la louange du « grand et glorieux Corps du Christ » [St Irénée, Adv. Hær., IV, 33, 7 ; PG 7, 1076], les invitant tous et chacun de toute Notre affection à céder librement et de bon cœur aux impulsions de la grâce divine et à s’efforcer de sortir d’un état où nul ne peut être sûr de son salut éternel [Cf. Pie IX, Iam vos omnes – Denz. 2997 – 13 sept. 1868 ; Act. Conc. Vat., CL VII, 10] ; car, même si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur [ordinentur disposés pour entrer ou revenir dans l’Église], ils sont privés de tant et de si grands secours et faveurs célestes, dont on ne peut jouir que dans l’Église catholique. Qu’ils entrent donc dans l’unité catholique, et que, réunis avec Nous dans le seul corps du Corps de Jésus-Christ, ils accourent tous vers le Chef unique en une très glorieuse société d’amour [Cf. St Gélase Ier, 1er mars 492-21 novembre 496 – Denz. 347 – Epist. XIV. PL 59, 89]. Sans jamais interrompre nos prières à l’Esprit d’amour et de vérité, Nous les attendons les bras grands ouverts, comme des hommes qui se présentent à la porte, non d’une maison étrangère, mais de leur propre maison paternelle».

Le pape Pie XII dit ci-dessus «si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur», il dit juste que les membres de sectes non-catholiques peuvent obtenir des grâces, qui sont vraies, puisque aucun ne se convertirait à la foi catholique à moins qu’ils aient obtenu des grâces quand ils étaient des infidèles. Il ne dit pas qu’ils sont sauvés hors de l’Église. Pie XII explique comment l’Esprit-Saint aide les gens à devenir catholiques, bien qu’ils ne pensent pas consciemment devenir catholiques à ce moment. L’Esprit leur indique de suivre la loi naturelle et de faire le bien, et ensuite il les aide à penser pour prendre conscience de la façon dont ils doivent se convertir à la foi catholique.

L’encyclique Mystici Corporis du pape Pie XII n’est pas hérétique ni erronée, et elle est correctement traduite ainsi :

Pape Pie XII, Mystici Corporis, 29 Juin 1943, parlant de non-catholiques : «[Nous voulons que] chacun d’entre eux coopèrent généreusement et volontairement avec les impulsions intérieures de la grâce divine et prennent soin de se dégager de cet état dans lequel ils ne peuvent pas être assurés de leur propre salut éternel. Car même s’ils peuvent être dirigés [ou ordonnés] vers le Corps mystique du Rédempteur par une sorte de désir inconscient et intention, ils n’ont toujours pas les si nombreuses et si grandes aides célestes, qui ne peuvent être appréciées que dans l’Eglise catholique».

Ce passage de Mystici Corporis a été mal traduit par beaucoup afin d’affaiblir davantage et de pervertir les termes mêmes de Pie XII. L’expression « ab eo statu soi eripere studeant, in quo de Sempiterna cuiusque propria salut esse sécuri non possunt » qui est correctement traduite par « … se dégager de cet état dans lequel ils ne peuvent pas être assurés de leur propre salut éternel » a été mal traduit par « s’efforcer de sortir d’un état où nul ne peut être sûr de son salut éternel« . Cette erreur de traduction donne la nette impression que les non-catholiques ont une petite chance de gagner le salut là où ils sont.

Même un défenseur hérétique du protocole 122/49, Mgr Fenton, admet que «sûr» est une traduction trompeuse peu sérieuse.

Mgr Joseph Clifford Fenton, L’Église catholique et le salut, 1958, p. 88 : «La plupart des traductions publiées de Mystici Corporis Christi emploient l’expression «dans lequel ils ne sont pas sûrs de leur salut» pour rendre cette phrase en anglais. Cette terminologie est à la fois inexacte, trompeuse et peu sérieuse».

Fenton continue en soulignant que l’erreur de traduction donne l’impression que les catholiques peuvent être sûrs de leur salut, ce qui est une hérésie condamnée par le Concile de Trente, Session 6, chap. 9.

L’autre partie de Mystici Corporis qui a été mal traduite pour affaiblir davantage et pervertir les termes mêmes de Pie XII est la phrase en latin : « quandoquidem, etiamsi inscio quodam desiderio ac voto annonce mysticum Redemptoris Corpus ordinentur » mal traduite par « car, même si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur ».

Cette traduction délibérée modifie le sens des paroles de Pie XII.

Frère Robert Marie, Le père Feeney et la vérité au sujet du Salut : «Le mot ordinentur mal traduit. Un livre, un dictionnaire latin-anglais de Saint-Thomas d’Aquin, par Roy J. Deferrari, nous donne les significations suivantes pour le verbe latin ordino : «Ordino, are, avi, atum – (1) pour ordonner, pour mettre en ordre, pour organiser, pour ajuster, pour disposer ; (2) pour ordonner …

«Ainsi le pape utilise le subjonctif pour exprimer une éventualité d’incertitude, pas un fait, la traduction doit se lire  : «Car, même s’ils peuvent être disposés à l’égard (ou ordonnés vers) du corps mystique du Rédempteur, par un certain désir inconscient et la résolution …» En d’autres termes, la seule chose que cette «certaine volonté inconsciente et résolution» – inscio quodam desiderio ac voto – génère peut-être pour ces non-catholiques, est de les mettre en ordre pour l’entrée ou le retour dans l’Eglise. En aucun cas, le pape ne dit, comme un fait, qu’ils sont «ordonnés» au Corps mystique du Rédempteur [c’est-à-dire dans le Corps mystique], encore moins «unis à lui». (page 154)

Le frère Robert Marie a astucieusement fait remarquer combien il est faux de dire que Pie XII a enseigné que certains non-catholiques sont «ordonnés» à l’Église par désir inconscient, et que Pie XII n’a certainement pas enseigné que certains non-catholiques sont «unis» à l’Église. Mais c’est ainsi que l’on trouve Mystici Corporis traduit dans de nombreux articles, notamment ceux écrits par des prêtres qui refusent le dogme Hors de l’Eglise point de salut.

Malgré que l’observation importante ci-dessus montre la mauvaise traduction de Mystici Corporis fait par les hérétiques modernes, il ne fait aucun doute que la déclaration de Pie XII dans le passage ci-dessus – même correctement traduit – est encore pathétiquement faible, et ouvre la porte aux hérétiques libéraux pour prétendre qu’il ait approuvé l’hérésie selon laquelle les non-catholiques peuvent être sauvés par leur désir inconscient de la foi catholique. Sa faiblesse affiche l’état d’esprit d’un homme qui a permis à l’hérésie, contre le dogme Hors de l’Église point de salut, de sévir dans les séminaires, les textes de théologie et les catéchismes au cours de son règne, même si cela n’est pas explicitement enseigné par lui. Pie XII n’avait pas à parler du désir ignorant supposé et de la résolution des non-catholiques, même s’il n’a pas affirmé que ceux-ci pouvaient être sauvés. Tout le monde sait que la mention même d’une telle chose fait saliver les modernistes comme des chiens autour d’un repas savoureux. Pie XII aurait dû traiter les non-catholiques à la manière du pape Léon XII, et il aurait dû réaffirmé que les non-catholiques périront s’ils n’ont pas la foi catholique à la manière de Grégoire XVI.

Pape Léon XII, Quod hoc ineunte, n° 8, 24 mai 1824 (Les Encycliques papales, vol. 1, 1740-1878, p. 207) :  » Nous abordons tous ceux qui sont encore éloignés de la véritable Église et la voie du salut. Dans cette joie universelle, une chose est manquante : qu’après avoir été appelés par l’inspiration de l’Esprit céleste et ayant rompu tous les pièges décisifs, vous soyez sincèrement en accord avec les enseignements de la sainte Mère Église, en dehors de laquelle il n’y a pas de salut » 

Pape Grégoire XVI, Mirari Vos, n° 13, 15 août 1832 (Les Encycliques papales, vol. 1, 1740-1878, p. 238) : « Par conséquent, « sans aucun doute, ils périront à jamais, à moins qu’ils ne gardent l’ensemble de la foi catholique et inviolée » (Athanase) ».

Une telle réaffirmation forte de l’enseignement catholique comme celles ci-dessous par Pie XII aurait éliminé toutes les prétentions des hérétiques contre le dogme en référence à son encyclique. Néanmoins quelques autres déclarations du Pape Pie XII sont dignes de mention.

Pape Pie XII, Mystici Corporis, n° 22, 29 juin 1943 : «En fait, seuls sont à compter parmi les membres de l’Église ceux qui ont reçu la cuve de régénération et professent la vraie foi ».

Pape Pie XII, Mediator Dei, n° 43, 20 novembre 1947 : «De la même façon, en fait, que le baptême est la marque distinctive de tous les chrétiens, et sert à les différencier de ceux qui n’ont pas été lavés dans ce bain de purification et ne sont par conséquent pas des membres du Christ, le sacrement de l’Ordre différencie à part le prêtre du reste des fidèles qui n’ont pas reçu cette consécration».

Ces deux déclarations ne tiennent pas compte de l’idée que l’on puisse être sauvé même par un désir explicite du baptême, car elles affirment que ceux qui n’ont pas reçu le sacrement du baptême ne sont pas des chrétiens ou des membres de l’Église ou des membres du Christ : Ceux qui ne sont pas chrétiens ou des membres de l’Église ou des membres du Christ ne peuvent pas être sauvés.

Jean 15, 6 : « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, et se dessèche, et il est rassemblé, et jeté dans le feu, et il brûle».

En fait, si l’on admet que la citation de Mediator Dei ci-dessus, est magistrale (et donc infaillible), elle seule élimine toute théorie du baptême de désir, car elle affirme que la différenciation entre ceux qui ont reçu la marque du baptême (et qui sont membres de Christ) et ceux qui n’ont pas reçu la marque du baptême (et par conséquent qui ne sont pas membres du Christ) est aussi prononcée qu’entre ceux qui ont été faits prêtres par l’ordination et ceux qui ne l’ont pas été. En d’autres termes, selon la déclaration du pape Pie XII dans Mediator Dei, affirmer qu’on pourrait être chrétien ou membre du Christ sans la marque du baptême (ce qui est affirmé par la théorie du baptême de désir) revient à affirmer qu’on peut être prêtre sans ordination.

En outre, dans Humani Generis en 1950, le pape Pie XII a en fait mis le doigt directement sur l’hérésie à l’œuvre contre le dogme Hors de l’Église point de salut.

Pape Pie XII, Humani Generis, n° 27, 1950 (Denz. 2319) : «Certains disent qu’ils ne sont pas liés par la doctrine, comme expliqué dans Notre Encyclique d’il y a quelques années, et repose sur les sources de la révélation, qui enseigne que le Corps mystique du Christ et l’Église catholique romaine sont une seule et même chose. Certains réduisent à une formule vide de sens la nécessité d’appartenir à la véritable Église pour obtenir le salut éternel».

Le pape Pie XII condamne ici exactement l’hérésie commune à tous les hérétiques des temps modernes qui nient ce dogme. Ils réduisent le dogme Hors de l’Eglise point de salut à une formule vide de sens en disant que cela ne signifie pas ce qui est dit !

Pape Pie XII, Mystici Corporis (n° 22), 29 juin 1943 : «Pourtant, au sens plein de l’expression, seuls font partie des membres de l’Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, qui, d’autre part, ne se sont pas pour leur malheur séparés de l’ensemble du Corps, ou n’en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l’autorité légitime».

Pape Pie XII, Mystici Corporis (n° 27), 29 juin 1943 : «Il (le Christ) a également déterminé que par le baptême (cf. Jn 3, 5), ceux qui croiraient serait incorporés dans le corps de l’Église».

Si le pape Pie XII n’a pas enseigné que les non-catholiques pouvaient être unis à l’Église et sauvés par un «certain désir inconscient et la résolution», mais s’il l’avait fait, il aurait enseigné une hérésie réfutée par ses propres déclarations ci-dessus.

«Mais si nous, ou un ange du ciel vous annonçait un évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème» (Ga 1, 8). 

Quoi qu’il en soit les hérétiques défenseurs du baptême de désir n’ont aucune excuse d’avoir mal compris de bonne foi  Mystici corporis Christi, parce que le Magistère ordinaire ne peut pas se contredire et que le pape Pie XII parle clairement du seul sacrement du baptême ou baptême d’eau cette même encyclique.

Pape Pie XII, Mystici Corporis, n° 22, 29 juin 1943 : «En fait, seuls sont à compter parmi les membres de l’Église ceux qui ont reçu le bain de régénération [Baptême d’eau : Concile de Florence, Exultate Deo ; Jean 3, 5] et professent la vraie foi ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « …sur l’arbre de la Croix enfin il [le Sauveur] s’est acquis son Église, c’est-à-dire tous les membres de son Corps mystique, qui ne peuvent être incorporés à ce Corps dans l’eau du Baptême que par la vertu salutaire de la Croix et passer ainsi sous la dépendance absolue du Christ ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Qu’elle [cette commune supplication] n’omette point non plus ceux qui s’initient à la doctrine chrétienne, afin qu’au plus tôt ils puissent être sanctifiés par l’eau du Baptême ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Nous devons bien plutôt graver en nos intelligences les paroles si autorisées de notre immortel Prédécesseur, Léon le Grand, quand il affirmait que par le Baptême nous étions devenus la chair du Crucifié (Cf. S. Léon le Grand, Sermo LXIII, 6 ; Sermo LXVI, 3 PL 54, 357 et 366) ».

 

Conclusion

L’Église enseigne infailliblement qu’il faut recevoir le sacrement du baptême – ou baptême de régénération ou bain de régénération – pour être membre du corps du Christ et donc pour le salut. L’Église autorise infailliblement la réception du sacrement de baptême par un hérétique, et même un païen, parce que le sacrement de baptême est absolument nécessaire pour le salut.

Le « baptême de désir », même selon les défenseurs de cette hérésie, n’est pas une régénération qui remet le péché originel (St Thomas, Saint Alphonse, etc.). Par conséquent, le « baptême de désir » n’est qu’un désir du baptême qui ne peut absolument pas obtenir le salut, mais le désir du sacrement de baptême est nécessaire pour le recevoir conformément au Concile de Trente Sess. 6, chap. 4 ci-dessous (et Dieu tient compte du vrai désir de baptême pour pourvoir au sacrement du baptême par sa providence en cas de danger ou vraie nécessité).

Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4 : «Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu [Rm 8, 15], par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le sacrement de baptême] ou [du latin « aut », un « ou » qui ici signifie « et », c’est-à-dire « ni sans »] le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint [Jn 3, 5]».

[canon 5 sur le sacrement de baptême] : «Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c’est-à-dire n’est pas nécessaire pour le salut : qu’il soit anathème».

[Jn 3, 5] : «Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Ce dogme (infaillible en latin) du concile de Trente ci-dessus signifie que le transfert ne peut pas se faire sans le bain de régénération (sacrement du baptême ) ni non plus aussi sans le désir du baptême, c’est-à-dire que le baptême doit être reçu avec le désir et non sans désir ou contraint. De plus, le désir du baptême n’est pas une régénération (ce que confirme St Thomas, voir Le meilleur argument contre le baptême de désir) comme l’est le sacrement de baptême, et la régénération est une nécessité absolue de loi divine pour entrer au ciel, comme l’enseigne infailliblement le concile de Florence ci-dessous ; et en outre seul le bain du baptême fait membre de l’Église, comme l’enseigne infailliblement le concile de Trente ci-dessous :

Le chapitre 4, Session 6 du Concile de Trente confirme simplement le Concile de Florence avec les mêmes références aux Écritures : Jean 3, 5.

Le dogme est infaillible et ne peut jamais se contredire : penser le contraire est hérétique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 nov. 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, nous ne pouvons pas », comme dit la Vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 nov. 1551 ex cathedra : « … puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême, « Qu’ai-je à faire en effet, dit l’Apôtre, de juger ceux du dehors ? » (1 Co 5, 12). Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi (Ga 6,10) que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême (1 Co 12,12-13)».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : «La troisième société enfin, au sein de laquelle les hommes entrent dans la grâce divine par le bain du baptême [baptême d’eau], est l’Eglise…».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «Mais seuls font partie des membres de l’Eglise, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Nier ainsi la Parole infaillible de Dieu, Ses dogmes infaillibles et le Magistère de l’Eglise ci-dessus est de la mauvaise foi, de l’obstination, et de l’hérésie. C’est substituer à Dieu une tradition de l’homme par des élucubrations théologiques trompeuses. Ceux qui les suivent perdent la foi catholique et sortent de l’Église et du salut.

Matthieu 7, 15 : «Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans sont des loups ravisseurs».

Matthieu 18, 17 : « Et s’il n’écoute point l’Église qu’il te soit comme un païen et un publicain ».

2 Timothée 2, 16 : «Évite les entretiens profanes et vains ; car il profitent beaucoup à l’impiété».

2 Timothée 3, 5 : «Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité. Évite encore ceux-là».

Tite 3, 10 : «Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition».

2 Jean 9 : «Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu».

2 Jean 10 : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même SALUT. Car celui qui lui dit SALUT communique à ses œuvres mauvaises».

Annexe : L’affaire du père Feeney, le protocole hérétique 122/49 – Suprema haec sacra, le « baptême de désir » et l’apostasie vatican 2

Les § 1 à 4 ont pour auteur : Fr. Dimond, Monastère de la Très Sainte Famille,  Ch. 26-27, du livre  Hors de l’Église catholique il n’y a absolument pas de salut

 

  • Présentation
  • Le protocole hérétique 122/49 du 8 août 1949 : Suprema haec sacra
  • Extraits du protocole hérétique Suprema haec sacra
  • À propos de Mystici Corporis du pape Pie XII perverti par le protocole hérétique Suprema haec sacra du 8 août 1949
  • Pie XII et le père Feeney
  • « Feeneyistes », un terme et un mythe inventé par les hérétiques
  • Conclusion

Présentation

Les hérétiques et les modernistes résistent à la vérité, comme ils résistent à Celui qui est la Vérité (Jn 14, 6). Et parce qu’ils résistent à la vérité, ils résistent aux faits, parce que les faits indiquent la vérité sans aucune erreur. Un des faits auquel les modernistes et les hérétiques résistent le plus, c’est le fait que l’Église catholique a infailliblement enseigné que hors de l’Église catholique, point de salut ; que Jean 3, 5 est à prendre comme c’est écrit ; et que le sacrement du baptême est nécessaire au salut (Trent, Sess. 7, Can. 5 sur le Sacrement).

Alors qu’est-ce que ces gens font de ces faits qui crèvent les yeux ? Ils ont recours à l’attaque du rapporteur de ces faits (argumentum ad hominem), ce qui leur permet d’ignorer les faits eux-mêmes. L’épisode du Père Leonard Feeney, SJ est un cas d’espèce.

Le dogme Hors de l’Église catholique, point de salut n’a vraiment rien à voir avec le Père Leonard Feeney. (En fait, je n’avais jamais entendu parler du P. Feeney quand je suis arrivé à la même conclusion – basée sur le dogme catholique – que le sacrement du Baptême est absolument nécessaire pour le salut et que tous ceux qui meurent comme des non-catholiques sont perdus). Il a à voir avec l’enseignement de la Chaire de Saint Pierre, comme je l’ai montré, qui est l’enseignement authentique et infaillible du Christ. Car rejeter ce dogme catholique est rejeter le Christ Lui-même.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum  (n ° 5), 29 juin 1896 : « Mais celui qui est en désaccord, même sur un point de la vérité divinement révélée rejette absolument toute la foi,  puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi ». 

Le père Feeney est devenu célèbre pour sa position publique du dogme Hors de l’Église catholique, point de salut dans les années 1940 et 1950. La plupart des gens ne réalisent pas que, à cette époque, les évêques du monde entier n’étaient en aucun cas des traditionalistes ardents. La plupart des évêques du monde entier avaient déjà adoptés l’hérésie de l’indifférentisme, ce qui explique que la quasi-totalité d’entre eux ont signé les documents hérétiques de Vatican 2 peu de temps plus tard. Ils avaient accepté l’idée hérétique que « l’ignorance invincible » sauve ceux qui meurent comme des non-catholiques. C’est pourquoi on peut facilement détecter l’hérésie contre ce dogme dans la plupart des manuels de théologie et les textes commençant dès la fin du 19ème siècle. En fait, au cours de son temps, le Père Feeney a écrit à tous les évêques du monde sur le dogme Hors de l’Église point de salut et n’a reçu que trois réponses positives. En d’autres termes, seuls trois des évêques du monde à cette époque manifestaient une croyance positive dans le dogme Hors de l’Église catholique, point de salut  tel qu’il avait été défini. Il n’est pas étonnant que Vatican 2 ait traversé l’épiscopat pratiquement sans résistance.

Le père Feeney croyait et prêchait le dogme – comme il avait été défini – publiquement à Boston. Il croyait et prêchait que si un homme n’embrasse pas la foi catholique – que ce soit un Juif, musulman, protestant ou agnostique – il périra pour toujours en enfer. Beaucoup se sont convertis, et beaucoup étaient en colère. Il n’avait pas peu d’ennemis, en particulier parmi les membres du clergé de plus en plus modernistes, politiquement corrects et compromis.

Un de ses principaux ennemis fut l’archevêque de Boston, Richard Cushing, homme de l’année des B’nai Brith (francs-maçons juifs), et quelqu’un qui a appelé le dogme Hors de l’Église catholique, point de salut, un « non-sens. » En Avril 1949, Cushing a fait taire le père Feeney et interdit le Centre Saint Benoît Centre (dont l’apostolat était affilié avec le père Feeney). La raison donnée par Cushing fut la «désobéissance», mais la vraie raison était la position publique du Père Feeney pour le dogme Hors de l’Église catholique, point de salut. Ce n’était pas non plus à cause de la position du Père Feeney contre la théorie du baptême de désir, puisque ce ne fut pas la première publication jusqu’à ce que l’insatisfaction de Cushing en 1952 avec le Père Feeney avait été strictement basée sur la position du Père Feeney pour le dogme défini selon lequel seuls les catholiques – et ceux qui deviennent catholiques – peuvent être sauvés.

Cushing avait des alliés avec d’autres membres hérétiques du clergé à Boston, le lieu où la controverse a éclaté. Le père John Ryan, SJ, directeur de l’Institut d’éducation des adultes de l’université de Boston, a déclaré à l’automne 1947 : « Je ne suis pas d’accord avec la doctrine du Père Feeney sur le salut hors de l’Église. » Le père Stephen A. Mulcahy, SJ, Doyen de du Collège des Lettres et des sciences de l’université de Boston, l’a appelé :  » la doctrine du Père Feeney qu’il n’y a pas de salut hors de l’Église ». Et le Père JJ Mc Eleney, SJ, Provincial de la Nouvelle-Angleterre, province de la Compagnie de Jésus, dit du père Feeney dans une rencontre personnelle, qu’il fut ordonné de le transférer au Collège Sainte Croix en raison de « Votre doctrine ». Le père Feeney a rapidement répondu, « Ma doctrine sur quoi ? » Le père Mc Eleney a répondu, « Je suis désolé, nous ne pouvons pas entrer dans les détails. »

Dès le début, ces ecclésiastiques déchus ont fusionné la question avec le Père Feeney plutôt que la véritable source d’où elle provient. Cela leur a permis de se concentrer sur le Père Feeney, et d’ignorer Jésus-Christ, que la doctrine rendait présent.

Pape Pie IX,  Nostis et nobiscum (n ° 10), 8 décembre 1849 : «En particulier, veiller à ce que les fidèles soient profondément et complètement convaincus de la vérité de la doctrine selon laquelle la foi catholique est nécessaire pour atteindre le salut  (Cette doctrine, reçue du Christ et soulignée par les Pères et des Conciles, se trouve aussi dans les formules de la profession de foi utilisée par le latin, le grec et les catholiques orientaux) ».

Ces hérétiques n’ont pas réussi à se rendre compte que rabaisser un dogme défini à quelque chose comme l’invention du Père Feeney est blasphématoire et gravement malhonnête. Mais on ne se moque pas de Dieu. Nous voyons la même chose aujourd’hui, surtout répandue chez ceux dits traditionalistes.

Le 2 Décembre 1948, le président de l’université de Boston, le père William L. Keleher, SJ, a tenu une entrevue avec le Dr Malouf, qui était un allié du Père Feeney dans la position pour le dogme. Le père Keleher a déclaré :

«Le père Feeney est venu me voir au début de cette situation et j’aurais aimé faire quelque chose, sauf que je ne pouvais pas être d’accord avec sa doctrine sur le salut… Il (le père Feeney) ne cessait de répéter des phrases telles que  » Il n’y a pas de salut en dehors de la Eglise catholique».

Lorsque le Dr Malouf (un membre de la faculté du Boston Collège) répondit que cette «phrase» est un dogme défini, le P. Keleher dit :

« les théologiens du Séminaire Saint-Jean et du Weston Collège sont en désaccord avec la doctrine du Père Feeney sur le salut des non-catholiques ».

Voilà l’affaire du Père Feeney. Il tenait, comme cela fut défini, qu’il n’y a pas de salut pour ceux qui meurent non-catholiques. Ceux qui étaient contre lui, y compris le père Keleher (président du Boston College), l’archevêque de Boston, les prêtres du Boston Collège, et les «théologiens» du Séminaire Saint-Jean, organisèrent une doctrine différente «sur le salut des non-catholiques».

Ce fut la bataille. Ce fut la ligne de division. L’un était soit d’un côté ou de l’autre. L’un estimait qu’il n’y a pas de salut pour ceux qui meurent non-catholiques ou l’autre croyait qu’existe le salut pour ceux qui meurent non-catholiques. Permettez-moi de rappeler rapidement au lecteur de quel côté se trouve l’Église catholique.

Pape Grégoire XVI,  Summo Iugiter studio  (n ° 2), 27 mai 1832 : «Enfin, certains de ces gens égarés tentent de se persuader et d’autres que les hommes ne sont pas uniquement sauvés dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle».

Un prêtre jésuite de la nouvelle religion de Vatican 2, Mark S. Massa, décrit habilement comment « l’Hérésie du cas de Boston » (c’est à dire, si seulement ceux qui meurent comme catholiques peuvent être sauvés) a éclaté publiquement pendant la Semaine Sainte 1949.

Mark S. Massa, « SJ », des catholiques et de la culture américaine, p. 31 : « Le cas de l’hérésie de Boston a éclaté à la vue du public pendant la Semaine Sainte 1949. Les titres des disciples de Feeney du Boston College ont fait la nouvelle en première page dans le Nord-Est : le New York Times a commencé une série sur Feeney et son groupe, et Newsweekla vie, et Time magazine ont tous mis en vedette des histoires sur les « troubles » de Boston. Le jour sacré peut-être le plus solennel du calendrier catholique, le Vendredi saint, les Feeneyites [sic] se tenaient hors des paroisses de Boston portant des pancartes d’avertissement de la subversion imminente de la vraie doctrine par les dirigeants de l’Église eux-mêmes et faisaient la vente de la dernière édition sur tous les toits. Comme un étudiant de l’événement l’a observé, la question du salut avait remplacé les Red Sox comme sujet de conversation dans les bars de Boston, et tout le monde épiait un col romain devenu «chef de file» potentiel dans cette histoire. La seule analogie à laquelle les historiens de l’Église pouvaient penser était Constantinople au IVe siècle, où des foules en émeutes avaient combattu dans les rues pour la définition de la divinité de Jésus, et que les expressions théologiques des grecs étaient devenues les mots d’ordre des équipes de chars».

Le 13 Avril 1949, le père Keleher (président de l’université de Boston) retira le Dr Malouf, James R. Walsh et Charles Ewaskio de la faculté du Boston Collège pour avoir accusé l’école d’hérésie contre le dogme Hors de l’Eglise point de salut. Dans sa déclaration à la presse du 14 avril expliquant la raison de leur licenciement, le père Keleher déclara :

«Ils ont continué à parler en classe et hors de la classe sur les questions contraires à l’enseignement traditionnel de l’Eglise catholique, des idées menant à la bigoterie et à l’intolérance. Leur doctrine est erronée et en tant que telle ne pourrait pas être tolérée au Boston Collège. Ils ont été informés qu’ils doivent cesser ce type d’enseignement ou quitter la faculté ». 

On ne peut pas s’empêcher de remarquer le double language du père Keleher : ces hommes ont été licenciés pour des idées conduisant à l’intolérance, qui ne pourraient ne pas être tolérées. Si l’intolérance est la fausse doctrine ici, comme le Père Keleher l’indique, il est alors condamné par sa propre bouche. En outre, on ne peut pas passer l’affirmation du père Keleher au-dessus selon laquelle «Leur doctrine [c’est-à-dire le dogme solennellement défini selon lequel ceux qui meurent non-catholiques ne peuvent pas être sauvés] est erronée». Par cette déclaration Keleher affirme que la doctrine de l’Eglise (sur la définition infaillible « hors de l’Eglise pas de salut ») est erronée et n’est en aucun cas la sienne. C’était le type de caractère hérétique, anti-catholique ligué avec Mgr Richard Cushing dans la quête d’écraser la prédication du dogme par le père Feeney.

Ce fut le début de la fin, comme on peut le voir avec ce à quoi aboutit l’affaire de Boston sur le dogme «Hors de l’Église point de salut».

Cette affaire aurait pu en concerner d’autres que le père Feeney, car le fond était de faire admettre l’hérésie selon laquelle des non-catholiques peuvent être sauvés comme substrat de l’apostasie vatican 2, c’est-à-dire attaquer le dogme du salut, mais c’est le père Feeney qui la génait à cette époque, en prêchant publiquement le dogme selon lequel Hors de l’Eglise, il n’y a point de salut.

 

Le protocole hérétique 122/49 : Suprema haec sacra.

Environ quatre mois après le silence du père Feeney en avril avec Richard Cushing, l’archevêque apostat de Boston, le Saint-Office a publié un document le 8 Août 1949. En fait, le document est une lettre adressée à Mgr Cushing, et signé par le cardinal Marchetti-Selvaggiani, plus connu sous le nom de protocole n° 122/49. Il est aussi appelé Suprema haec sacra et lettre Marchetti-Selvaggiani. C’est un des documents les plus cruciaux à propos de l’apostasie moderne de la foi. Le protocole 122/49 n’a pas été publié dans les Actes du Siège apostolique (Acta Apostolicae Sedis), mais dans le pilote, l’organe de nouvelles de l’archidiocèse de Boston. Gardez à l’esprit que cette lettre a été publiée dans Boston, et que l’importance de cette lettre deviendra plus claire dans la partie : «Le verdict est tombé : Boston ouvre la voie à un scandale sacerdotal massif balançant la Nation».

L’absence du protocole 122/49 des Actes du Siège apostolique prouve qu’il n’a pas de caractère contraignant, c’est-à-dire que le protocole 122/49 n’est pas un enseignement infaillible ou à tenir par l’Église catholique. Le protocole 122/49 n’a pas été signé par le pape Pie XII, et a le pouvoir nul d’une correspondance de deux cardinaux (Marchetti-Selvaggiani qui a écrit la lettre, et le cardinal Ottaviani qui l’a également signé) à un archevêque. La lettre, en fait, est empreinte d’hérésie, de tromperie, d’ambiguïté et de trahison. Immédiatement après la publication du protocole 122/49, The Worcester Telegram titrait typiquement :

«RÈGLES DU VATICAN contre les dissidents HUB – La doctrine pas de salut à l’extérieur de l’Église est fausse».

Ce fut l’impression donnée à presque tout le monde catholique par le Protocole 122/49. La lettre Marchetti-Selvaggiani, protocole 122/49, comme le titre ci-dessus l’a dit carrément, tenait que « la doctrine pas de salut hors de l’Église » est fausse. Par cette lettre fatidique, les ennemis du dogme et de l’Église semblaient avoir été justifiés et les défenseurs du dogme semblaient avoir été vaincus. Le problème pour les vainqueurs évident, cependant, était que ce document n’était rien de plus qu’une lettre de deux cardinaux hérétiques du Saint-Office, qui avaient déjà embrassé l’hérésie adoptée plus tard par le Concile Vatican 2, à un archevêque apostat de Boston. Certains peuvent être surpris de voir décris le cardinal Ottaviani comme hérétique, car il est considéré par beaucoup comme orthodoxe. Si sa signature sur le protocole n’est pas une preuve suffisante de son hérésie, considérez qu’il a signé tous les documents de Vatican 2 et s’est aligné sur la révolution post-Vatican 2.

Il est intéressant que même Mgr Joseph Clifford Fenton, l’éditeur bien connu de L’ecclésiastic American Review avant le Concile Vatican II, qui a malheureusement été un défenseur du Protocole 122/49, a été forcé d’admettre que ce n’est pas infaillible :

Mgr Joseph Clifford Fenton, L’Église catholique et le salut, 1958, p. 103 : «Cette lettre, connue sous le nom Suprema haec sacra [Protocole 122/49] … est une autorité [sic], mais évidemment un document pas infaillible. C’est-à-dire que les enseignements contenus dans Suprema haec sacra ne sont pas admis comme infailliblement vrais sur l’autorité de ce document».

En d’autres termes, selon Fenton, l’enseignement de la lettre Suprema haec sacra n’est pas infaillible et doit être trouvée dans des documents antérieurs, mais ce n’est pas le cas, comme nous le verrons. Fenton a tout simplement tort quand il dit que Suprema haec sacra est néanmoins d’autorité. Suprema haec sacra n’est ni d’autorité ni infaillible, mais hérétique et fausse.

Ainsi, il a été et il est aujourd’hui donné l’impression à la quasi-totalité du public que le protocole 122/49 représentait l’enseignement officiel de l’Église catholique, il a constitué la trahison de Jésus-Christ, de sa doctrine et de son Église dans le monde, une trahison qui devait avoir lieu avant la grande apostasie de Vatican 2. Par le Protocole 122/49 et la persécution du Père Feeney, le public a eu l’impression que l’Église catholique avait maintenant annulé le vieux dogme de la foi de 20 siècles : que la foi catholique est absolument nécessaire pour le salut. Et même à ce jour, si l’on questionne presque tous les prêtres soi-disant catholiques dans le monde sur le dogme Hors de l’Église catholique, point de salut, il répondront par une référence à la controverse avec le père Feeney et le protocole 122/49, même si le prêtre est incapable d’identifier ou de rappeler les noms spécifiques et les dates. Essayez, je le sais par expérience. Fondamentalement, tous les prêtres Novus Ordo qui savent quelque chose sur la question utiliseront le protocole 122/49 et la «condamnation» du père Feeney pour justifier leur hérésie, l’Antéchrist, la croyance anti-magistrale anti-catholique selon laquelle les hommes peuvent être sauvés dans les religions non-catholiques et sans la foi catholique. Ce sont les fruits de l’infâme protocole 122/49.

«C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez» (Mt 7, 16). 

Extraits du protocole hérétique Suprema haec sacra

Extrait n°1

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 : « Or, parmi ces choses que l’Eglise a toujours prêché et ne cessera de prêcher est contenue aussi cette déclaration infaillible par laquelle on nous apprend qu’il n’y a pas de salut en dehors l’Église. Cependant, ce dogme doit être compris dans ce sens où l’Église elle-même le comprend.  »

Il est déjà clair que l’auteur du protocole prépare l’esprit du lecteur à accepter autre chose que simplement «cette déclaration infaillible par laquelle on nous apprend qu’il n’y a pas de salut hors de l’Eglise». L’auteur se lâche clairement dans une explication de l’expression «Hors de l’Église point de salut» autre que ce dont les mots eux-mêmes font état et déclarent. Si l’auteur n’était pas en train de préparer le lecteur à accepter une autre compréhension que ce dont les mots du dogme font état et déclarent, alors il aurait écrit simplement : «Ce dogme doit être compris comme l’Église l’a définie, exactement comme font état les mots et déclarent.  »

Dogme infaillible de l’Église catholique :

Comparons la tentative du protocole pour expliquer le dogme loin de la façon dont le pape Grégoire XVI traite de la même question dans son encyclique Summo Iugiter studio :

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter studio, 27 mai 1832, sur Hors de l’Eglise, pas de salut :  « Enfin, certains de ces gens égarés tentent de se persuader et d’autres que les hommes ne sont pas uniquement sauvés dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle… Vous savez avec quel zèle Nos prédécesseurs ont enseigné l’article de foi qu’ils osent nier, à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut … L’omission d’autres passages appropriés qui sont presque innombrables dans les écrits des Pères, nous lourons saint Grégoire le Grand qui témoigne expressément que c’est en effet l’enseignement de l’Eglise catholique. Il dit : « La sainte Eglise universelle enseigne qu’il n’est pas possible d’adorer Dieu selon la vérité, sauf en elle et affirme que tous ceux qui sont en dehors de son sein ne seront pas sauvés». Les actes officiels de l’Église proclament le même dogmeAinsi, dans le décret sur la foi qu’Innocent III a publié par le synode de Latran IV, ces choses sont écrites : « Il y a une Église universelle de tous les fidèles en dehors de laquelle nul n’est sauvé ». Enfin, le même dogme est également expressément mentionné dans la profession de la foi proposée par le Siège apostolique, non seulement ce qu’utilisent toutes les églises latines, mais aussi ce qu’utilisent … d’autres catholiques orientaux. Nous n’avons pas mentionné ces témoignages sélectionnés car nous pensions que vous étiez ignorants de cet article de la foi et dans le besoin de notre instruction. Loin de nous d’avoir un tel soupçon absurde et insultant pour vous. Mais nous sommes tellement préoccupés par ce dogme grave et bien connu, qui a été attaqué avec une telle audace remarquable, que nous ne pouvions pas retenir Notre plume pour renforcer cette vérité avec de nombreux témoignages.  » 

Le pape Grégoire XVI ne dit pas : « Cependant, ce dogme doit être compris dans ce sens dont l’Église elle-même le comprend », comme le protocole 122/49 hérétique. Non, il affirme sans équivoque que c’est en effet l’enseignement de l’Eglise catholique. Tout au long de l’encyclique, Grégoire XVI ne manque pas d’affirmer à plusieurs reprises la véritable signification et littérale de la phrase Hors de l’Eglise point de salut, sans qualification ou exception, comme cela avait été défini. Le père Feeney et ses alliés dans la défense du dogme ont réitéré exactement ce que Grégoire XVI a officiellement enseigné ci-dessus. Il ne faut pas être un génie pour de comprendre si le Protocole 122/49 a été écrit pour «corriger» la compréhension du père Feeney sur Hors de l’Église point de salut (ce qui est le cas), alors que le protocole 122/49 a été écrit aussi pour  » corriger  » la compréhension du pape Grégoire XVI et toutes les déclarations infaillibles sur le sujet pendant 20 siècles.

Notons également que le pape Grégoire XVI fait référence à la définition dogmatique du quatrième Concile de Latran pour appuyer sa position et la compréhension littérale de la formule Hors de l’Église point de salut. Tout l’ensemble du document du protocole 122/49 ne fait aucune référence à une des définitions dogmatiques sur ce sujet. C’est parce que le pape Grégoire XVI, qui était catholique, savait que la seule compréhension existante d’un dogme est celle que la Sainte Mère Église a déclaré une fois, tandis que les auteurs du Protocole, étant hérétiques, ne croyaient pas qu’un dogme doive être compris exactement comme il a été une fois déclaré. Cela explique pourquoi le pape Grégoire cite exactement ce que la Sainte Mère Église a déclaré une fois et que les auteurs du protocole ne l’ont pas fait.

Pape Pie IX, premier Concile du Vatican, sess. 3, Chap. 4, sur la foi et la raison : «C’est pourquoi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement tenue comme la Sainte Mère Église l’a une fois déclaré, et il ne doit jamais y avoir une récession de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde ».

Si la compréhension du dogme Hors de l’Eglise point de salut n’était pas clair par l’enseignement de la Chaire de Pierre (les définitions infaillibles sur le sujet), alors une lettre de 1949 du cardinal Marchetti-Selvaggiani ne va certainement pas nous le donner ! Et si aucune exception ou réserve à ce dogme n’a été comprise à l’époque des définitions – ni à l’époque du pape Grégoire XVI – il est impossible que des exceptions viennent à notre compréhension du dogme après ce point (par exemple, en 1949), parce que le dogme avait déjà été défini et enseigné depuis longtemps. La découverte d’une nouvelle compréhension du dogme en 1949 est un déni  de la compréhension du dogme tel qu’il a été défini. Définir à nouveau le dogme est en effet ce que le Protocole a essayé de faire. Continuons avec le Protocole.

Extrait n°2

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 :  » Parmi les commandements du Christ, celui-là n’est pas le moindre, qui nous ordonne d’être incorporés par le baptême dans le Corps mystique du Christ, qui est l’Eglise, et de rester unis au Christ et à son vicaire par lequel il gouverne lui-même de façon visible son Eglise sur terre. Par conséquent, personne ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, refuse néanmoins de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au pontife romain, vicaire du Christ sur terre. »

Ici, le protocole commence à entrer dans sa  nouvelle explication du dogme « Hors de l’Eglise catholique, point de salut » d’une manière diaboliquement intelligente. L’ambiguïté réside dans le fait que cette affirmation est vraie : personne ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, refuse néanmoins de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au pontife romain. Mais tout le monde, à la lecture de ce document, peut voir qu’il est également donné la nette impression, par le language, que certaines personnes, qui ont, sans le savoir, échoué à se soumettre à l’Église et au Pontife romain, peuvent être sauvées. C’est hérétique et c’est insensé de convaincre les gens que l’Église catholique est divinement établie !

Comparons la définition dogmatique de l’Eglise catholique avec l’ajout au dogme par le Protocole 122/49.

Dogme de l’Église catholique :

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex-cathedra :  » En outre, nous déclarons, disons, définissons, et proclamons à toute créature humaine la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife Romain. «

Ajout du protocole 122/49 :

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 :  » Par conséquent, personne ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, refuse néanmoins de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au pontife romain, vicaire du Christ sur terre. »

Le lecteur peut facilement voir que le sens du Protocole 122/49 est une dérogation à la compréhension du dogme que la Sainte Mère Église a déclaré une fois. Personne ne peut le nier. Le dogme de la nécessité de se soumettre au Souverain Pontife pour le salut est passé de l’application « à toute créature humaine » (Boniface VIII) à ceux« sachant que l’Eglise a été divinement instituée » (Protocole 122/49) ; encore une fois, c’est en fait insensé de convaincre les gens que l’Église est divinement établie.

Extrait n°3

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 :  » Dans son infinie miséricorde, Dieu a voulu que les effets, nécessaires pour être sauvé, de ces moyens de salut qui sont ordonnés à la fin dernière de l’homme non par nécessité intrinsèque mais uniquement par l’institution divine, puissent aussi être obtenus en certaines circonstances, lorsque ces moyens ne sont mis en oeuvre que par le désir ou par le souhait. Nous voyons cela clairement énoncé dans le saint concile de Trente au sujet soit du sacrement de la régénération, soit du sacrement de pénitence.

» Or il faut en dire autant, à son propre degré, de l’Eglise en tant qu’elle est le moyen général du salut. Car pour que quelqu’un obtienne le salut éternel, il n’est pas toujours requis qu’il soit effectivement incorporé à l’Eglise comme un membre, mais il est au moins requis qu’il lui soit uni par le vœu et le désir. »

On peut voir ici un autre refus du dogme tel qu’il a été défini, et un début de compréhension du dogme que la Sainte Mère Église a déclaré une fois, ce qui est hérétique.

Comparons la définition dogmatique du pape Eugène IV avec les paragraphes du protocole 122/49, en particulier les parties soulignées.

Dogme de l’Église catholique :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex-cathedra : « La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Eglise catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront  » dans le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges  » [Mt 25, 41], à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; elle professe aussi que l’unité de ce corps ecclésiastique (ecclesiastici corporisa un tel pouvoir que les sacrements de l’Eglise n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que  » personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Eglise catholique. »

Le protocole 122/49 (cité ci-dessus) nie la nécessité de l’incorporation dans le ecclesiastici corporis, ce qui est une hérésie !

Le dogme dit qu’il est nécessaire de « demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Eglise catholique » (Eugène IV), mais avec le protocole 122/49 « il n’est pas toujours requis qu’il soit effectivement incorporé à l’Eglise comme un membre  » (Protocole 122/49).

Le dogme qui définit la constitution du corps et le fait de demeurer dans le corps ecclésiastique (ecclesiastici corporis) est nié. C’est une hérésie !

Il n’existe aucun moyen sur terre pour que l’enseignement du protocole 122/49 soit compatible avec l’enseignement du pape Eugène IV et du pape Boniface VIII. Accepter, croire ou promouvoir ce protocole est agir contrairement à ces définitions.

Extrait n°4

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 :  » Cependant, il n’est pas toujours nécessaire que ce voeu soit explicite, comme il l’est chez les catéchumènes, mais, quand l’homme est victime d’une ignorance invincible, Dieu accepte aussi un voeu implicite, ainsi appelé parce qu’il est inclus dans la bonne disposition d’âme par laquelle l’homme veut conformer sa volonté à la volonté de Dieu. »

Voilà l’hérésie qui ressort. Les personnes qui ne tiennent pas la foi catholique – qui sont « victimes d’une ignorance invincible » – peuvent également être unis par le désir «implicite», aussi longtemps que « l’homme veut conformer sa volonté à la volonté de Dieu ». Il faut rappeler au lecteur que le protocole 122/49 a été écrit en opposition spécifique à la déclaration du père Feeney selon laquelle tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus.  C’est-à-dire que le protocole a été écrit spécifiquement pour se distinguer du propre enseignement du père Feeney affirmant que tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus, cela qui montre que le protocole a enseigné que ceux qui meurent non-catholiques et dans les fausses religions peuvent être sauvés. Ainsi, la déclaration du protocole ci-dessus est de toute évidence, et rien d’autre que l’hérésie selon laquelle on peut être sauvé dans n’importe quelle religion ou sans religion, aussi longtemps que la morale est maintenue.

Père Michael Muller, C.S.S.R., Le dogme catholique, p. 217-218 :  » L’ignorance non coupable ou invincible n’a jamais été et ne sera jamais un moyen de salut. Pour être sauvé, il est nécessaire d’être justifié, ou d’être en état de grâce. Afin d’obtenir la grâce sanctifiante, il est nécessaire d’avoir les dispositions requises pour la justification ; c’est-à-dire la vraie foi divine dans au moins les vérités nécessaires du salut, l’espoir confiant dans le divin Sauveur, une douleur sincère pour le péché, avec la ferme intention de faire tout ce que Dieu a ordonné, etc. Ainsi, ces actes surnaturels de foi, d’espérance, de charité, de contrition, etc., qui préparent l’âme pour recevoir la grâce sanctifiante, ne peuvent jamais être alimentés par l’ignorance invincible ; et si l’ignorance invincible ne peut pas fournir la préparation pour recevoir la grâce sanctifiante, encore moins peut-elle accorder la grâce même sanctifiante. «L’ignorance invincible», explique Saint-Thomas, « est une punition pour le péché. »  (De, INFID. Q. x., art. 1).  »

Comparons le passage ci-dessus du protocole avec les définitions dogmatiques suivantes.

Dogme de l’Église catholique :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 novembre 1439, « Le symbole d’Athanase », ex cathedra : «  Quiconque veut être sauvé, doit avant toutes choses tenir la foi catholique.  Sauf si une personne garde cette foi entière et sans tache, sans aucun doute, elle périra éternellement.  »

Pape Pie IV, Concile de Trente, « Iniunctum nobis», 13 novembre 1565, ex-cathedra : «  Cette vraie foi catholique, en dehors de laquelle personne ne peut être sauvé … je la professe maintenant et tiens véritablement …  »

Pape Benoît XIV, Constitution Nuper ad nos, 16 Mars 1743, la profession de foi : «  Cette foi de l’Eglise catholique, sans laquelle nul ne peut être sauvé, et que de mon plein gré je professe maintenant et tiens véritablement …  »

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Session 2, profession de foi :  » Cette vraie foi catholique, en dehors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe maintenant librement et tiens réellement …  » 

Extrait n°5

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 : « C’est l’enseignement clair de (l’encyclique Mystyci Corporis de Pie XII)… sur le Corps mystique de Jésus Christ. Le souverain pontife y distingue nettement ceux qui sont réellement incorporés à l’Eglise comme ses membres et ceux qui ne sont unis à l’Eglise que par le voeu. … «Mais seuls font partie réellement des membres de l’Eglise ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui, d’autre part, ne sont pas, pour leur malheur, séparés de l’ensemble du Corps, ou n’en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l’autorité légitime [citation de Mystyci Corporis de Pie XII]».

Le protocole dit dans la première phrase ci-dessus exactement le contraire de l’encyclique Mystyci Corporis de Pie XII qu’il cite dans la suivante.

Ventilons :

– première phrase ci-dessus : « Le souverain pontife y distingue nettement ceux qui sont réellement incorporés à l’Eglise comme ses membres… »

– phrase suivante ci-dessus (citation de Mystyci Corporis de Pie XII) : « … seuls font partie réellement des membres de l’Eglise ceux qui ont reçu le baptême de régénération… »

Comme le dit lui-même le protocole hérétique au début du paragraphe ci-dessus « C’est l’enseignement clair de (l’encyclique Mystyci Corporis de Pie XII) !

Non, le protocole n’est pas «l’enseignement clair de (l’encyclique Mystyci Corporis de Pie XII)», mais il dit exactement le contraire, seulement il utilise cette formulation pour faire valoir son mensonge et mieux tromper subtilement, comme le font tous les hérétiques.

Les hérétiques ont toujours utilisé l’ambiguïté et la tromperie pour insinuer leurs hérésies. Le pape Pie VI, dans sa bulle «Auctorem fidei» du 28 août 1794, explique cela :

Pape Pie VI, Bulle «Auctorem fidei» 28 août 1794 : « [Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités … par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle».

Le pape Pie VI souligne que le camouflage des hérésies dans des états ambigus ou d’apparence conservatrice ou contradictoire était la tactique de l’hérétique Nestorius, et que les catholiques ne peuvent pas permettre aux hérétiques de s’en tirer avec cela ou de se laisser tromper par eux. Ils doivent tenir ces hérétiques à leurs hérésies indépendamment :

Pape Pie VI, «Auctorem fidei» : « … il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire, sous le prétexte erroné que des affirmations apparemment choquantes à un endroit soient développées le long de lignes orthodoxes dans d’autres endroits, et même encore en d’autres endroits corrigées, comme prévoyant la possibilité soit d’affirmer ou de nier la déclaration … telle a toujours été la méthode frauduleuse et l’audace utilisée par les innovateurs pour établir l’erreur, qui permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser…

« … C’est une technique plus répréhensible pour insinuer des erreurs doctrinales, condamnée depuis longtemps par notre prédécesseur saint Célestin qui a trouvé qu’elle était dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, et qu’il a exposé pour la condamner avec la plus grande gravité possible. Une fois que ces textes ont été examinés attentivement, l’imposteur a été exposé et confondu, car il s’est exprimé dans une pléthore de mots, mélangeant des choses vraies avec d’autres qui étaient obscures ; mélangeant parfois l’une avec l’autre de manière à ce qu’il soit également en mesure de confesser ces choses qui ont été niées alors qu’en même temps il possédait un motif pour nier ces phrases mêmes qu’il confessait « .

Le pape Pie VI conclut avec des instructions aux catholiques sur la façon de traiter avec une telle tromperie ou ambiguïté dans les écrits des hérétiques :

« Afin d’exposer ces pièges, ce qui est nécessaire à une certaine fréquence dans chaque siècle, aucune autre méthode n’est nécessaire que la suivante : dès qu’il devient nécessaire d’exposer DANS DES ÉTATS QUI déguisent une erreur OU UN DANGER SUSPECT sous le voile de l’ambiguïté, NOUS devons dénoncer LE SENS PERVERS dans lesquel l’erreur SE RAPPORTANT AUX vérités catholiques est camouflée « .

Extrait n°6

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 : « Vers la fin de cette même encyclique cependant, invitant très affectueusement à l’unité ceux qui n’appartiennent pas au corps de l’Eglise catholique, il mentionne «ceux qui, par un certain désir et voeu inconscient, se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur», qu’il n’exclut aucunement du salut éternel, mais dont il dit cependant d’autre part qu’ils sont dans un état « où nul ne peut être sûr de son salut éternel… puisqu’ils sont privés de si nombreux et si grands secours et faveurs célestes, dont on ne peut jouir que dans l’Eglise catholique ».

En donnant sa fausse analyse de l’encyclique Mystici Corporis du pape Pie XII, Suprema haec sacra (ou protocole 122/49) enseigne que les personnes qui «n’appartiennent pas au corps de l’Église catholique» peuvent être sauvés. Ce qui est intéressant à propos de ce passage hérétique, c’ est que même Mgr Fenton, un des plus grands défenseurs du protocole hérétique, admet qu’on ne peut pas dire que l’âme de l’Eglise est plus vaste que le corps.

Mgr Joseph Clifford Fenton, L’Église catholique et le salut, 1958, p. 127 : « De toutes, la plus importante et la plus largement utilisée de toutes les explications insuffisantes de la nécessité de l’Église pour le salut est celle qui s’articule autour de la distinction entre le «corps» et «l’âme» de l’Eglise catholique. L’individu qui a tenté d’expliquer le dogme de cette façon désignait généralement l’Eglise visible elle-même comme le «corps» de l’Eglise, et il a appliqué le terme «âme de l’Église», soit à la grâce et aux vertus surnaturelles ou à une croyance d’ «Église invisible». … il y a eu plusieurs livres et articles prétendant que, si «l’âme» de l’Église n’était, en quelque sorte, pas séparée du «corps», elle était en fait plus vaste que ce «corps». Les explications de la nécessité de l’Église établie en fonction de cette distinction sont au mieux insuffisantes et imprécises et trop souvent infectées par l’erreur grave « .

Pour ainsi dire, il n’est  pas  nécessaire d’appartenir au corps, comme le dit Suprema haec sacra (ou protocole 122/49), c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire d’appartenir à l’Église. Par conséquent, par sa déclaration ci-dessus, le protocole 122/49 a enseigné l’hérésie selon laquelle il n’est pas nécessaire d’appartenir à l’Église catholique pour être sauvé, la chose même dénoncée par Pie XII :

Pape Pie XII, Humani Generis, n° 27, 1950 : «Certains disent qu’ils ne sont pas liés par la doctrine, a expliqué Notre Encyclique d’il y a quelques années, et reposant sur les sources de la révélation, qui enseigne que le Corps mystique du Christ et l’Église catholique romaine sont une seule et même chose. Certains réduisent à une formule vide de sens la nécessité d’appartenir à la véritable Eglise pour obtenir le salut éternel ».  

Cela est extrêmement important, car cela prouve que l’enseignement de Suprema haec sacra  – et donc l’enseignement de l’apostat Mgr Joseph Clifford Fenton qui l’a défendu – est hérétique. Tous deux ont nié «la nécessité d’appartenir à la véritable Eglise pour obtenir le salut éternel».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, bulle «Pastor aeternum gregem», 11ème session, 19 décembre 1516, ex-cathedra : «Car, réguliers et séculiers, les prélats et les sujets, exempts et non exempts, appartiennent à une Église universelle, en dehors de laquelle personne du tout n’est sauvé  et ils ont tous un seul Seigneur et une seule foi. C’est pourquoi il est normal que, appartenant à un même corps, ils aient aussi une même volonté … »

Moins de trois mois après la lettre Marchetti-Selvaggianni (Suprema haec sacra ou protocole 122/49) publiée en partie dans Le pilote, le Père Feeney a été expulsé de l’Ordre des Jésuites le 28 Octobre 1949. Le père Feeney a tenu bon contre les tentatives des hérétiques de le tirer vers le bas et l’amener à présenter l’hérésie selon laquelle les non-catholiques peuvent être sauvés. Se référant à la lettre du 8 août de Marchetti-Selvaggiani (Protocole 122/49), le Père Feeney dit à juste titre : «il peut être considéré comme ayant établi une politique à deux faces afin de propager l’erreur».

La réalité, c’est que l’expulsion du père Feeney de l’Ordre des Jésuites n’a aucune valeur. Les hommes qui l’ont fait et les clercs qui étaient contre lui ont été automatiquement exclus de l’Eglise catholique pour adhérer à l’hérésie selon laquelle ceux qui meurent comme des non-catholiques peuvent être sauvés. Ceci est similaire à la situation au 5ème siècle, lorsque le patriarche de Constantinople, Nestorius, commenca à prêcher l’hérésie selon laquelle Marie n’était pas la mère de Dieu. Les fidèles ont réagi, ont accusé Nestorius d’hérésie et l’ont dénoncé comme un hérétique qui était en dehors de l’Église catholique. Et Nestorius a été condamné plus tard au Concile d’Ephèse en 431. Voici ce que le pape saint Célestin dit à propos de ceux qui avaient été excommuniés par Nestorius après qu’il ait commencé à prêcher l’hérésie.

Pape saint Célestin Ier, 5ème siècle :  » L’autorité de Notre Siège Apostolique a déterminé que l’évêque, prêtre ou simple chrétien qui avait été destitué ou excommunié par Nestorius ou ses partisans, après que ce dernier ait commencé à prêcher l’hérésie ne doit pas être considéré comme déposé ou excommuniéCar celui qui avait fait défection de la foi à ces prédications, ne peut déposer ou retirer qui que ce soit».

Le pape saint Célestin confirme avec autorité le principe selon lequel un hérétique public est une personne qui n’a pas le pouvoir de destituer, d’excommunier ou d’expulser. La citation se trouve dans De Romano Pontifice, l’œuvre de saint Robert Bellarmin. Cela explique pourquoi toutes les choses qui concernant la persécution contre le père Feeney (expulsion, interdiction, etc.) n’avaient pas de validité, parce qu’il avait raison et celles qui étaient contre lui étaient fausses. Il a défendu le dogme selon lequel il n’y a pas de salut hors de l’Eglise, tandis que ses adversaires ont défendu l’hérésie selon laquelle il y a le salut en dehors de l’Église.

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, 1610 : « Un pape qui est un hérétique manifeste cesse automatiquement (de soi) d’être le pape et la tête, comme il cesse automatiquement d’être un chrétien et un membre de l’Église. C’est pourquoi, il peut être jugé et puni par l’Eglise. C’est l’enseignement de tous les anciens Pères qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction ».

Les choses entre le père Feeney et les hérétiques de Boston restèrent inchangée jusqu’au 14 septembre 1952, où Richard Cushing, « l’archevêque » de Boston, exigé que le père Feeney rétracte son «interprétation» du dogme – ce qui signifie rétracter le dogme – et fasse une profession explicite de la soumission à la lettre Marchetti-Selvaggiani (Protocole 122/49). Avec quatre témoins, le père Feeney se présenta devant Cushing. Il lui dit que sa seule option était de déclarer la lettre de Marchetti-Selvaggiani «absolument scandaleuse parce que c’était franchement hérétique». C’est exactement ce que le Pape Grégoire XVI aurait dit à propos de la lettre du protocole horrible, ainsi que tout catholique.

Lors de leur rencontre, le père Feeney demanda à « l’archevêque » Cushing s’il était en accord avec la lettre de Marchetti-Selvaggiani du 8 août 1949. Cushing répondit : « Je ne suis pas un théologien. Tout ce que je sais, c’est ce que je dis». Cette réponse évasive et sans engagement montre le vrai visage de Cushing, cet hérétique, faux pasteur et ennemi de Jésus-Christ. Si Cushing avait pensé qu’on était tenu par la lettre, il aurait dû répondre sans hésiter qu’il était d’accord avec elle. Mais parce qu’il ne voulait pas défendre la lettre dans aucun de ses détails, en particulier ses dénis du dogme, il a répondu en éludant la question. Cette évasion lui interdisait de mettre Feeney sur la sellette et de le condamner avec le dogme qui avait été nié. Le père Feeney a accusé Cushing de manquer à son devoir et de ne pas être droit.

A propos de Mystici Corporis du pape Pie XII perverti par le protocole hérétique Suprema haec sacra du 8 août 1949

Les hérétiques citent facilement ce passage de l’Encyclique Mystici Corporis du Pape Pie XII en faveur de l’hérésie du baptême de désir :

Pape Pie XII Mystici corporis, n° 101, 29 juin 1943 : « Pour ceux-là mêmes qui n’appartiennent pas à l’organisme visible de l’Eglise, vous savez bien, Vénérables Frères, que, dès le début de Notre Pontificat, Nous les avons confiés à la protection et à la conduite du Seigneur, affirmant solennellement qu’à l’exemple du Bon Pasteur Nous n’avions qu’un seul désir: Qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance (195). Cette assurance solennelle, Nous désirons la renouveler, après avoir imploré les prières de toute l’Eglise dans cette Lettre encyclique, où Nous avons célébré la louange du  » grand et glorieux Corps du Christ  » (196), les invitant tous et chacun de toute Notre affection à céder librement et de bon cœur aux impulsions de la grâce divine et à s’efforcer de sortir d’un état où nul ne peut être sûr de son salut éternel (197) ; car, même si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur, ils sont privés de tant et de si grands secours et faveurs célestes, dont on ne peut jouir que dans l’Eglise catholique. Qu’ils entrent donc dans l’unité catholique, et que, réunis avec Nous dans le seul organisme du Corps de Jésus-Christ, ils accourent tous vers le Chef unique en une très glorieuse société d’amour (198). Sans jamais interrompre nos prières à l’Esprit d’amour et de vérité, Nous les attendons les bras grands ouverts, comme des hommes qui se présentent à la porte, non d’une maison étrangère, mais de leur propre maison paternelle. »

(195) PIE XII, Lettre encyclique Summi Pontificatus du 20 octobre 1939. AAS XXXI (1939) 419 ; S. JEAN X, 10.

(196) S. IRÉNÉE, Adv. Hær., IV, 33, 7. PG 7, 1076.

(197) Cf. PIE IX, Iam vos omnes [Denzinger 2997], 13 sept. 1868. Act. Conc. Vat., CL VII, 10.

(198) Cf. St GÉLASE Ier, 1er mars 492-21 novembre 496 [Denzinger 347], Epist. XIV. PL 59, 89.

Ici, Pie XII dit seulement que les membres de sectes non-catholiques peuvent obtenir des grâces, qui sont vraies, puisque personne ne se convertirait à la foi catholique à moins qu’ils n’aient obtenu des grâces quand ils étaient des infidèles. Il ne dit pas qu’ils sont sauvés hors de l’Eglise.

Pie XII dit comment l’Esprit Saint de Dieu aide les gens à devenir des catholiques, bien qu’ils ne pensent pas consciemment devenir catholiques à ce moment d’abord. L’Esprit leur dit de suivre la loi naturelle et faire bien et ensuite il les aide à penser pour prendre conscience de comment ils doivent se convertir à la foi catholique.

L’encyclique Mystici Corporis du pape Pie XII est précisément traduite ainsi :

Pape Pie XII, Mystici Corporis, 29 Juin 1943, parlant de non-catholiques : « [Nous voulons que] chacun d’entre eux coopèrent généreusement et volontairement avec les impulsions intérieures de la grâce divine et prennent soin de se dégager de cette état dans lequel ils peuvent pas être sécurisés sur leur propre salut éternel. Car même s’ils peuvent être adressés [ou ordonnés] vers le Corps mystique du Rédempteur par une sorte de désir inconscient et l’intention, ils n’ont toujours pas de si nombreuses et si grande aide céleste et les aides qui ne peuvent être appréciées que dans l’Eglise catholique. «

Ce passage de Mystici Corporis a été mal traduit par beaucoup afin d’affaiblir davantage et de pervertir les termes mêmes de Pie XII. L’expression « ab eo statu soi eripere studeant, in quo de Sempiterna cuiusque propria salut esse sécuri non possunt » qui est correctement traduite par « … se dégager de cet état dans lequel ils ne peuvent pas être sécurisés sur leur propre salut éternel  » a été mal traduit par  » veillent à se retirer de cet état dans lequel ils ne peuvent pas être sûrs de leur salut « . Cette erreur de traduction donne la nette impression que les non-catholiques ont une petite chance de gagner le salut là où ils sont.

Même un défenseur hérétique du protocole 122/49, Mgr Fenton, admet que «sûr» est une traduction trompeuse peu sérieuse.

Mgr Joseph Clifford Fenton, L’Église catholique et le salut, 1958, p. 88 : «La plupart des traductions publiées de Mystici Corporis Christi emploient l’expression «dans lequel ils ne sont pas sûrs de leur salut» pour rendre cette clause en anglais. Cette terminologie est à la fois inexacte et trompeuse peu sérieuse « .

Fenton continue en soulignant que l’erreur de traduction donne l’impression que les catholiques peuvent être sûrs de leur salut, ce qui est une hérésie condamnée par le Concile de Trente, Session 6, chap. 9.

L’autre partie de Mystici Corporis qui a été mal traduite pour affaiblir davantage et pervertir les termes mêmes de Pie XII est la phrase en latin :  «quandoquidem, etiamsi inscio quodam desiderio ac voto annonce mysticum Redemptoris Corpus ordinentur» mal traduite par «car, même si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur».

Cette traduction délibérée modifie le sens des paroles de Pie XII.

Frère Robert Marie, Le père Feeney et la vérité au sujet du Salut : «Le mot ordinentur mal traduit. Un livre, un dictionnaire latin-anglais de Saint-Thomas d’Aquin, par Roy J. Deferrari, nous donne les significations suivantes pour le verbe latin ordino : «Ordino, are, avi, atum – (1) pour ordonner, pour mettre en ordre, pour organiser, pour ajuster, pour disposer ; (2) pour ordonner …

«Ainsi le pape utilise le subjonctif pour exprimer une éventualité d’incertitude, pas un fait, la traduction doit se lire  : «Car, même s’ils peuvent être disposés à l’égard (ou ordonnés vers le) du corps mystique du Rédempteur, par un certain désir inconscient et la résolution …» En d’autres termes, la seule chose que cette «certaine volonté inconsciente et résolution» – inscio quodam desiderio ac voto – génère peut-être pour ces non-catholiques est de les mettre en ordre pour l’entrée, ou le retour dans l’Eglise. En aucun cas, le pape ne dit, comme un fait, qu’ils sont «ordonnés» au Corps mystique du Rédempteur [c’est-à-dire dans le Corps mystique], encore moins «unis à lui». (page 154)

Le frère Robert Marie a astucieusement fait remarquer combien il est faux de dire que Pie XII a enseigné que certains non-catholiques sont «ordonnés» à l’Église par désir inconscient, et que Pie XII n’a certainement pas enseigné que certains non-catholiques sont «unis» à l’Église. Mais c’est ainsi que l’on trouve Mystici Corporis traduit dans de nombreux articles, notamment ceux écrits par des prêtres qui refusent le dogme Hors de l’Eglise point de salut.

Malgré que l’observation importante ci-dessus montre le mauvais traitement de Mystici Corporis fait par les hérétiques modernes, il ne fait aucun doute que la déclaration de Pie XII dans le passage ci-dessus – même correctement traduit – est encore pathétiquement faible, et ouvre la porte aux les hérétiques libéraux pour prétendre qu’il ait approuvé l’hérésie selon laquelle les non-catholiques peuvent être sauvés par leur désir inconscient de la foi catholique. Sa faiblesse affiche l’état d’esprit d’un homme qui a permis à l’hérésie contre le dogme Hors de l’Eglise point de salut de sévir dans les séminaires, les textes de théologie et les catéchismes au cours de son règne, même si cela n’est pas explicitement enseigné par lui. Pie XII n’avait pas à parler du désir ignorant supposé et de la résolution des non-catholiques, même s’il n’a pas affirmé que ceux-ci pouvaient être sauvés. Tout le monde sait que la mention même d’une telle chose provoque les modernistes à saliver comme des chiens autour d’un repas savoureux. Pie XII aurait dû traiter les non-catholiques à la manière du pape Léon XII, et il aurait dû réaffirmé que les non-catholiques périront s’ils n’ont pas la foi catholique à la manière de Grégoire XVI.

Pape Léon XII, Quod hoc ineunte, n° 8, 24 mai 1824 (Les Encycliques papales, vol. 1, 1740-1878, p. 207) :  » Nous abordons tous ceux qui sont encore éloignés de la véritable Église et la voie du salut. Dans cette joie universelle, une chose est manquante : qu’après avoir été appelés par l’inspiration de l’Esprit céleste et ayant rompu tous les pièges décisifs, vous soyez sincèrement en accord avec les enseignements de la sainte Mère Eglise, en dehors de laquelle il n’y a pas de salut».

Pape Grégoire XVI, Mirari Vos, n° 13, 15 août 1832 (Les Encycliques papales, vol. 1, 1740-1878, p. 238) :  » Par conséquent, «sans aucun doute, ils périront à jamais, à moins qu’ils ne gardent l’ensemble de la foi catholique et inviolée  » (Athanase).

Une telle forte réaffirmation de l’enseignement catholique comme celles ci-dessous par Pie XII aurait éliminé toutes les prétentions des hérétiques contre le dogme en référence à son encyclique. Néanmoins quelques autres déclarations du Pape Pie XII sont dignes de mention.

Pape Pie XII, Mystici Corporis, n° 22, 29 juin 1943 : «En fait, seuls sont à compter parmi les membres de l’Église ceux qui ont reçu la cuve de régénération et professent la vraie foi».

Pape Pie XII, Mediator Dei, n° 43, 20 novembre 1947 : «De la même façon, en fait que le baptême est la marque distinctive de tous les chrétiens, et sert à les différencier de ceux qui n’ont pas été lavés dans ce flux de purification et ne sont par conséquent pas des membres du Christ, le sacrement de l’Ordre définit le prêtre à part du reste des fidèles qui n’ont pas reçu cette consécration».

Ces deux déclarations ne tiennent pas compte de l’idée que l’on peut être sauvé même par un désir explicite pour le baptême, car elles affirment que ceux qui n’ont pas reçu le sacrement du baptême ne sont pas des chrétiens ou des membres de l’Église ou des membres du Christ : Ceux qui ne sont pas chrétiens ou des membres de l’Église ou des membres du Christ ne peuvent pas être sauvés.

Jean 15, 6 : « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, et se dessèche, et il est rassemblé, et jeté dans le feu, et il brûle».

En fait, si l’on admet que la citation de Mediator Dei, ci-dessus, est magistrale (et donc infaillible), elle seule élimine toute théorie du baptême de désir,  car elle affirme que la différenciation entre ceux qui ont reçu la marque du baptême (et qui sont membres de Christ) et ceux qui n’ont pas reçu la marque du baptême (et par conséquent qui ne sont pas membres du Christ) est aussi prononcée qu’entre ceux qui ont été faits prêtres par l’ordination et ceux qui ne l’ont pas été. En d’autres termes, selon la déclaration du pape Pie XII dans Mediator Dei, affirmer qu’on pourrait être chrétien ou un membre du Christ sans la marque du baptême (ce qui est affirmé par la théorie du baptême de désir) s’apparente à affirmer que l’on peut être prêtre sans ordination.

En outre, dans Humani Generis en 1950, le pape Pie XII a en fait mis le doigt directement sur l’hérésie au travail contre le dogme Hors de l’Église point de salut.

Pape Pie XII, Humani Generis, n° 27, 1950 (Denzinger 2319) : «Certains disent qu’ils ne sont pas liés par la doctrine, comme expliqué dans Notre Encyclique d’il y a quelques années, et repose sur les sources de la révélation, qui enseigne que le Corps mystique du Christ et l’Église catholique romaine sont une seule et même chose. Certains réduisent à une formule vide de sens la nécessité d’appartenir à la véritable Eglise pour obtenir le salut éternel».

Le pape Pie XII condamne ici exactement l’hérésie commune à tous les hérétiques des temps modernes qui nient ce dogme. Ils réduisent le dogme Hors de l’Eglise point de salut à une formule vide de sens en disant que cela ne signifie pas ce qu’il est dit !

Si le pape Pie XII n’a pas enseigné que les non-catholiques pouvaient être unis à l’Eglise et sauvés par un « certain désir inconscient et la résolution », mais s’il l’avait fait, il aurait enseigné une hérésie réfutée par ses propres déclarations ci-dessus.

« Mais si nous, ou un ange du ciel vous annonçait un évangile différent ce que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème » (Ga 1, 8).

 

Pie XII et le père Feeney

Le problème avec le pape Pie XII n’est pas ce qu’il a dit pour garder le dogme, mais ce qu’il n’a pas dit, ce qu’il a permis par le silence, la négligence (et peut-être par un soutien direct) d’arriver au dogme Hors de l’Église, point de salut et au père Leonard Feeney. Ce qu’il a permis de se produire est un crime si important qu’il ne peut pas être mesuré. Il a permis que se produise ce qui allait se révéler être un scandale incalculable pour fidèles et un obstacle au salut de millions d’âmes en son temps, et pour toute une génération à venir.

Le protocole hérétique 122/49 a pu prendre une telle ampleur dans l’esprit de tant d’évêques et de prêtres et chez la quasi-totalité des catholiques du monde parce que les gens pensaient qu’avait reçu l’approbation tacite du pape Pie XII. En effet, le document affirme qu’il l’a approuvé. Mais Pie XII ne l’a ni signé, ni promulgué, ni même approuvé. Ce document n’a même pas été publié officiellement dans les actes du saint-Siège. Aucun pape n’aurait pu approuver le protocole 122/49 puisqu’il est hérétique.

Si le pape Pie XII avait approuvé ou pris position en faveur du protocole et contre le Père Feeney, alors il aurait été hérétique. Si le Pape Pie XII avait nié le dogme – comme l’ont fait les prêtres du Boston College, par exemple – et qu’il avait consenti à la répression de la prédication apostolique du Père Feeney, alors dans ce cas Pie XII serait devenu hérétique.

Si le Pape Pie XII avait pensé que le Père Feeney prêchait « sa propre doctrine », alors qu’il confirmait ce que le pape Grégoire XVI avait affirmé dans Summo Iugiter Studio et ce que la Chaire de saint Pierre avait toujours infailliblement défini (que tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus), alors il aurait eu tort :

soit par erreur (l’erreur n’a rien à voir avec l’hérésie), car un pape peut se tromper, prendre des décisions qui ne sont pas infaillibles.

Quand les théologiens du Ier concile Vatican ont préparé la déclaration sur l’infaillibilité pontificale, ils découvrirent plus de 40 papes qui tinrent des points de vues théologiques erronés, mais jamais aucune de ces erreurs ne furent enseignées par les papes ex cathedra – depuis la Chaire de St Pierre :

– 1er exemple : le pape Jean XXII croyait à tort que les justes de l’Ancien Testament ne recevraient la vision béatifique qu’après le Jugement général (L’ Encyclopedie Catholique, Vol. 8, p. 433) ;

–  2ème exemple : le Synode du Cadavre en 897 où le cadavre du pape Formose – qui, selon tous les comptes rendus aurait été un saint et dévoué pape – fut condamné après sa mort par le pape Étienne VII en vertu d’un certain nombre de prétendues violations du droit canon (Warren H. Carroll, Une histoire de la chrétienté, Vol. 2, La construction de la chrétienté, 1987, p. 387), condamnation annulée par le pape Théodore II et le pape Jean IX, mais favorisée par le pape Serge III (idem p. 388‐390 et J.N.D. Kelly, Oxford Dictionnaire des papes, Oxford Presse Université, 1986, pp. 116‐117, 119) ;

– 3ème exemple : le pape Honorius Ier (625-638) fut condamné par le IIIème concile de Constantinople, le IIème concile de Nicée en 787, et le IVème Concile de Constantinople en 869‐870 pour avoir au moins favorisé l’hérésie monothélite (croyance que le Christ n’avait qu’une seule volonté) dans deux lettres au patriarche Sergius.

Ces exemples montrent qu’un pape n’est pas infaillible dans toutes ses décisions, paroles, opinions ou jugements, mais seulement quand il parle depuis la Chaire de saint Pierre – ex cathedra, ou bien qu’il redit ce que l’Église a toujours enseigné dans son Magistère ordinaire et universel.

Le pape Pie XII serait tombé dans l’hérésie et n’aurait plus été pape ipso facto s’il avait tenu que des non-catholiques pouvaient être sauvés, et qu’il avait soutenu la persécution du Père Feeney affirmant le contraire, et ce qui est l’enseignement de l’Eglise (pas de salut pour les non-catholiques).

soit le pape Pie XII se serait basé sur ce que les adversaires hérétiques du père Feeney (ou plutôt de la foi, du dogme, de l’Eglise et du Christ) lui aurait faussement présenté. Et c’est ce qui s’est passé puisqu’ils étaient déjà menteurs.

Le 24 septembre 1952, le Père Feeney adressa une longue lettre détaillée à Pie XII qui resta sans réponse. Le 25 octobre1952, le cardinal Pizzardo du Saint-Office le convoqua à Rome. Le 30 octobre, 1952, le Père Feeney répondit à Pizzardo, en lui demandant une liste des accusations portés contre lui conformément au Droit Canonique.

Le 22 novembre 1952, Pizzardo lui répondit : « Votre lettre du 30 octobre montre clairement que vous essayez d’éluder la question … Vous devez vous rendre immédiatement à Rome, où vous serez informé des charges portées contre vous … Si vous ne vous présentez pas … avant le 31 décembre, cet acte de désobéissance sera rendu publique avec les peines canoniques … Le délégué apostolique a reçu l’approbation de financer les dépenses de votre voyage ». (Frère Robert Marie, Le père Feeney et la vérité à propos du salut, Centre saint Benoît, 1995, p. 22)

Le 2 décembre 1952, le Père Feeney répondit : « Votre Eminence semble avoir mal interprété mes motivations en réponse à votre lettre du 25 octobre 1952. J’avais présumé que votre première lettre devait servir en tant que citations canoniques à comparaître devant Votre Tribunal Sacré. Néanmoins, en tant que citation, elle est fatalement défectueuse selon les normes du Canon 1715, principalement dans le fait qu’elle ne m’a pas informé des accusations portées contre moi. Ce canon exige que la citation contienne au moins un énoncé général des charges. Selon les normes du Canon 1723, toute procédure basée sur une citation si fondamentalement défectueuse, est soumise à une plainte de nullité ». (idem p. 23)

Le 9 janvier 1953, Pizzardo lui répondit : « En réponse à votre lettre du 2 décembre 1952 demandant davantage d’explications … le Saint-Office vous communique ci-joint les ordres reçu de Sa Sainteté, que vous devez vous présenter à cette Congrégation avant la date du 31 janvier 1953, sous peine d’excommunication encourue automatiquement (ipso facto) en cas d’échec à vous présenter à la date indiquée. Cette décision de Sa Sainteté s’est faite après l’arrivée des derniers documents du Centrre saint Benoit ». (id.)

Le 13 janvier 1953, le Père Feeney répondit au cardinal en protestant contre :

1) La violation du « secret du Saint-Office » en ayant laissé échappé de manière publique leur correspondance à la presse.

2) Les menaces répétées du cardinal d’imposer des sanctions sans donner des accusations ou des procédures, tel que requis par les canons.

3) La diffusion du Protocole 122/49 comme une prise de position doctrinale du Saint-Siège, en sachant qu’il n’a jamais été publié dans les Acta Apostolicae Sedis (Actes du Siège apostolique). (idem p. 25)

Et par une indignation justifiée :

« J’ai très sérieusement remis en question, et la bonne foi, et la validité de toute tentative de m’excommunier, parce que j’ai osé rappeler la substance de ce décret à votre attention, et parce que j’ai osé insister sur mes droits dans les deux lettres des 30 octobre et 2 décembre 1952. » (id.)

Le 13 février 1953, le Saint-Office publia un décret déclarant le Père Feeney « excommunié » (AAS, 16 février 1953, vol. XXXXV, page 100) :

«Comme le prêtre Léonard Feeney, résidant à Boston (Centre saint Benoit ), lequel à cause du grave refus d’obéissance à l’Autorité ecclésiastique avait été déjà suspendu « a divinis », nonobstant les avertissements réitérés et l’instante menace d’excommunication à encourir ipso facto, n’ est pas venu à résipiscence, les Eminentissimes et Révérendissimes Pères préposés à la sauvegarde de la foi et des mœurs, dans la séance plénière du mercredi 4 février 1953, l’ont déclaré excommunié avec tous les effets de droit. Et le jeudi 12 février 1953, Sa Sainteté Pie XII, Pape par la Providence de Dieu, a approuvé, confirmé le décret des Eminentissimes Pères et ordonné qu’il fût rendu public.

Donné à Rome, au siège du Saint-Office, le 13 février 1953 ».

Marius Crovini, notaire

Cette excommunication est sans valeur. Le Père Feeney n’était coupable de rien, il n’a nié aucune doctrine, et a tout en conformité de la loi. Ce sont les hérétiques qui persécutaient le Père Feeney qui enseignait le dogme selon lequel ceux qui meurent non-catholiques ne sont pas sauvés, qui étaient excommuniés ipso facto par leur hérésie.

Cette « excommunication » vient d’ecclésiastiques hérétiques s’opposant à la prédication du dogme par le père Feeney. Cette « excommunication »  ne mentionne rien concernant la doctrine. Elle mentionne seulement « grave désobéissance envers l’autorité ecclésiastique ».

Les ignorants des faits de cette affaire affirment à tort que le Père Feeney a été excommunié pour avoir enseigné que les non-catholiques ne peuvent pas être sauvés alors que c’est le dogme selon lequel ceux qui meurent non-catholiques ne sont pas être sauvés, qui fut la raison de la controverse du Père Feeney aboutissant à cette « excommunication » qui ne mentionne rien de la doctrine. Par conséquent, même si on croit que cette « excommunication » était valide (ce qui est absurde), cela ne constituerait même pas un argument contre l’enseignement selon lequel ceux qui meurent non-catholiques ne sont pas sauvés, car 1° la doctrine n’est en rien mentionnée dans « l’excommunication », et que 2° cet enseignement est un dogme défini.

Le résultat de cette affaire est  que le père Leonard Feeney a définitivement été excommunié pour l’esprit du public, alors qu’il ne faisait qu’enseigner le dogme de l’Eglise disant que personne ne peut être sauvé en dehors de l’Eglise catholique. Cela a vendu et donné l’impression aux gens qu’il n’est pas nécessaire d’appartenir à l’unique Eglise qu’Il a établi et que promouvoir le contraire est même punissable ! Autrement dit, promouvoir le dogme et non l’hérésie est punissable.

Avec cette « condamnation » du Père Feeney combinée au protocole 122/49, aucun séminaire au monde n’a enseigné le dogme disant que seuls les catholiques peuvent être sauvés, après 1953 et l’idée répandue que ceux qui meurent non-catholiques peuvent être sauvés, ôtait toute valeur pour croire en la religion catholique et pratiquer la morale catholique, puisque les membres des autres religions peuvent eux-aussi bien atteindre le salut. Le don précieux de la foi véritable a été taillé en pièces, et la prétention de l’Église catholique d’être la seule vraie religion, a été tuée pour l’esprit du public, vu qu’on peut aussi bien être sauvé dans les autres religions.

Il était donc logique que peu après « l’excommunication » du Père Feeney, l’enseignement catholique laisse place à une apostasie universelle parmi les catholiques dont vatican 2 était le véhicule pour la perpétuer.

Fin des § ayant pour auteur Monastère de la Très Sainte Famille

« Feeneyistes », un terme et un mythe inventé par les hérétiques

Les hérétiques présentent l’excommunication du père Feeney de manière totalement biaisée.

Le père Feeney n’a jamais été excommunié par Pie XII. Premièrement Pie XII n’a pas signé l’acte, mais un notaire, suite à une audition d’hérétiques avec Pie XII. Deuxièmement on ne sait pas ce que des hérétiques qui avaient menti avant ont pu raconter au Pape sur cette affaire dans cette audition. Troisièmement, le témoignage d’hérétiques est invalide (nul). Quatrièmement, l’excommunication du père Feeney est invalide (nulle). Cinquièmement, le motif de l’excommunication est invalide (nul).

Les hérétiques s’appuient sur l’excommunication (invalide) du père Feeney pour nier le dogme du salut, disant que l’acte, même signé par un notaire, est légal, ce qui n’est pas le cas car il est basé sur un mensonge, et donc illégal (illicite) et invalide (nul).

L’acte dont il s’agit excommunie (invalidement) le Père Feeney pour désobéissance, mais parce que les « supérieurs » demandeurs ont menti, c’est invalide. Si l’acte était valide, il relèverait de la loi ecclésiastique ou disciplinaire qui peut changer, si c’était fondé, ce qui n’est pas le cas car nul ne doit obéir à un évêque hérétique qui est de fait hors de l’Église. Si « l’acte d’excommunication » avait eu pour motif l’hérésie (ce qui n’est pas le cas du tout), il relèverait alors de la loi divine et devrait être ratifié par le Pape, ce qui n’est pas le cas dans cette affaire.

S’il était vrai que père Feeney fut excommunié par Pie XII pour « désobéissance » (ce qui n’est pas le cas comme expliqué ci-dessus), cela aurait été une mesure disciplinaire de loi ecclésiastique qui n’exclut pas de l’Église comme exclut de l’Église une excommunication de loi divine pour hérésie.

Si le père Feeney avait été validement excommunié, comme le disent les hérétiques, « pour désobéissance » (ce qui n’est même pas le cas), il aurait alors relevé de la discipline ou loi ecclésiastique et non de la loi divine, donc même dans ce cas – si l’excommunication de loi ecclésiastique était véritable, ce qui n’est même pas le cas – il n’existerait même pas d’hérésie « feeneyi(s)te » : c’est la preuve que c’est un terme et un mythe inventé par les hérétiques pour appuyer et défendre leur hérésie du « baptême de désir ». Les hérétiques ont inventé le terme « hérésie feeneyi(s)te », c’est la preuve du mensonge des hérétiques sur ce point.

Conclusion

L’affaire frauduleuse du père Feeney fut l’œuvre de l’infiltration de l’Église par les franc-maçons (Voir Ce qui est arrivé à l’Eglise avec vatican 2). Le pape Pie XII a joué un rôle crucial dans l’affaire du Père Feeney, au cœur de la foi catholique, dans ce qui arrivera ensuite avec vatican 2 et le salut de milliards d’âmes, mais on sait aussi que les cardinaux et évêques apostats de cette affaire, ont menti au pape Pie XII.

Si Pie XII avait secouru le père Feeney au début des années 1950, et avait réaffirmé que tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus et doivent donc être convertis, vatican 2 n’aurait pas pu arriver. L’affaire frauduleuse du père Feeney a entraîné, dès 1953, que probablement plus aucun séminaire n’enseignait le dogme Hors de l’Église point de salut, et la porte était ouverte à l’apostasie avec les hérésies de baptême de désir et baptême de sang, d’ignorance invincible, de planification familiale naturelle, du salut sans la foi catholique, du salut hors de l’Église, du salut sans le sacrement de baptême, et du salut des païens, des fausses religions, des hérétiques, etc.

Presque toutes les hérésies de vatican 2 reposent sur la négation de la nécessité de l’Église catholique et le mal que constituent les religions non-catholiques. Si Pie XII avait affirmer solennellement le dogme dans les années 1950, comme l’a fait le Père Feeney, tout le monde aurait vu que le Père Feeney avait raison de dire que les non-catholiques ne peuvent pas être sauvés comme non-catholiques, et les hérétiques de vatican 2 n’auraient jamais pu s’en tirer avec le décret sur l’œcuménisme Unitatis redintegratio, le décret sur les religions non-chrétiennes Nostra Aetate, ou le décret sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, entre autres, qui sont tous des documents totalement hérétiques, font des éloges et estiment les fausses religions ou affirment que les membres d’autres religions peuvent être sauvés.

Suppléments

Le saint curé d’Ars rejetait le « baptême de désir » et le salut pour ignorance invincible

Saint curé d’Ars, sermon 6ème dimanche après la Pentecôte Sur la Communion : «Dans celui [sacrement] du Baptême nous recevons, il est vrai, la qualité d’enfants de Dieu et, par conséquent, nous avons part à son royaume éternel».

Saint curé d’Ars, sermon 8ème dimanche après la Pentecôte Sur le jugement particulier : «Venons à présent, mes frères, à un autre rendement de compte qui sera bien plus terrible, c’est celui de la grâce. Le bon Dieu commencera à nous faire voir les bienfaits qu’il nous a accordés : 1° en nous faisant naître dans le sein de l’Église catholique, tandis que tant d’autres sont nés et morts hors de son sein. Il nous fera voir que, même parmi les chrétiens, un nombre infini sont morts sans avoir reçu la grâce du saint Baptême».

Voir aussi : Le saint Curé d’Ars rejetait l’ «ignorance invincible»

Erreur flagrante de saint Alphonse sur le baptême de désir

https://www.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/st-alphonsus-blatant-error-on-baptism-of-desire/

Traduction foicatholique.me

Frère Peter Dimond

Les partisans du «baptême de désir» aiment citer l’opinion de saint Alphonse sur la question. Dans notre vidéo, Le Baptême de Désir enterré (liée ci-dessous), nous en discutons attentivement. Nous ne démontrons pas seulement que l’explication de Saint Alphonse sur le BDD (c’est-à-dire le «baptême de désir») est truffée de problèmes, mais qu’elle devrait être rejetée même par les partisans du «baptême de désir». Beaucoup de partisans du «BDD», cependant, n’ont pas semblé remarquer ou saisir la signification du point soulevé dans la vidéo sur ce sujet particulier. (Au fait, ce n’était qu’un point parmi d’autres couverts par la vidéo). Les défenseurs du BDD refusent souvent d’examiner attentivement les faits qui contredisent leur position et leurs arguments. En conséquence, ils restent inconscients de la vérité.

Je souhaite donc réitérer un point crucial. Dans le processus, nous espérons que certains de ceux qui n’avaient pas déjà prêté attention commencent à le faire. J’aborderai aussi une fausse affirmation récemment avancée par un défenseur du BDD : que saint Alphonse n’a pas réellement cité le Concile de Trente dans son explication du BDD.

RÉVEILLEZ-VOUS SUPPORTERS DU BDD : ST ALPHONSE ADMET QUE «LE BAPTÊME DE DÉSIR» NE FOURNIT PAS LA GRÂCE DE LA RENAISSANCE SPIRITUELLE / DU BAPTÊME, DONT TRENTE ENSEIGNE QUE TOUS DOIVENT AVOIR POUR ÊTRE JUSTIFIÉS

Comme expliqué dans notre vidéo Baptême du désir enterré, saint Alphonse définit baptismus flaminis («baptême du soufflement/souffle») comme quelque chose qui remet la culpabilité du péché, mais pas la punition temporelle due au péché. Permettez-moi de répéter ceci : saint Alphonse admet que «le baptême de désir» ne supprime pas la punition temporelle due au péché. C’est un problème dévastateur pour le BDD et ses partisans, comme nous le verrons.

Saint Alphonse : « Le baptême de souffle est la conversion parfaite à Dieu par la contrition ou par l’amour de Dieu par-dessus tout, avec le désir explicite ou le désir implicite de la véritable rivière du baptême dont il supplée (iuxta Trid. Sess. 14 , c. 4) en ce qui concerne la remise de la culpabilité, mais pas en ce qui concerne le caractère à imprimer, ni en ce qui concerne la pleine responsabilité de la peine à supprimer : il est appelé de souffle parce qu’il est fait par impulsion du Saint-Esprit, qui s’appelle un souffle » (Saint Alphonse, théologie morale, volume V, livre 6, n. 96)

Latin – «Baptismus flaminis est perfecta conversio ad Deum per contritionem, vel amorem Dei super omnia, cum voto explicito, vel implicito, veri baptismi fluminis, cujus vicem supplet iuxta Trid. Sess. 14, c. 4)   quoad culpae remissionem, non autem quoad characterem imprimendum, nec quoad tollendum omnem reatum poenae: dicitur flaminis, quia fit per impulsum Spiritus Sancti, qui flamen nuncupatur».

Saint Alphonse dit que le BDD («baptême de désir») ne supprime pas la punition temporelle due au péché. Selon ses explications, une personne qui meurt avec un «baptême de désir» peut avoir besoin de passer du temps au purgatoire. C’est en fait un problème fatal pour la «théorie», car l’Église a défini de manière dogmatique que la grâce du baptême n’est pas simplement la rémission de la culpabilité du péché, mais aussi la rémission de toute punition temporelle due au péché.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 : « Le saint baptême qui est la porte de la vie spirituelle… L’effet de ce sacrement est la rémission de toute faute, originelle et actuelle, et aussi de toute punition qui est due pour la faute elle-même. Par conséquent, pour les baptisés, aucune satisfaction ne doit être imposée pour les péchés passés ; mais mourant avant de commettre une faute, ils atteignent immédiatement le royaume des cieux et la vision de Dieu ».

TOUS CEUX « NÉS DE NOUVEAU» ONT TOUTE PEINE REMISE DUE AU PÉCHÉ 

De même, le décret du Conseil de Trente sur le péché originel a défini solennellement que tous ceux qui sont «nés de nouveau» ont toute la culpabilité et toutes les peines dues au péché enlevées. Cette grâce d’être «né de nouveau» rend les récipiendaires «immaculés» et ne leur laisse rien qui puisse retarder leur entrée dans le ciel.

Concile de Trente, Sess. 5, péché originel, n ° 5, ex cathedra : «Si quelqu’un nie que, par la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est conférée par le baptême, la culpabilité du péché originel soit remise ; ou même affirme que la totalité de ce qui a la nature vraie et appropriée du péché n’est pas enlevée ; mais dit qu’il est seulement effacé ou non imputé ; qu’il soit anathème. Car, en ceux qui sont nés de nouveau, il n’y a rien que Dieu déteste ; car il n’y a pas de condamnation pour ceux qui sont vraiment enterrés avec Christ par le baptême dans la mort ; qui ne marchent pas selon la chair, mais repoussant le vieil homme et revêtant le nouveau qui est créé selon Dieu, sont rendus innocents, immaculés, purs, innocents et aimés de Dieu, héritiers de Dieu mais cohéritiers avec le Christ ; de telle manière que rien ne peut les retarder de l’entrée au ciel ».

Comme nous pouvons le voir, c’est un dogme que la grâce du baptême / renaissance spirituelle / être «né de nouveau» fournit non seulement la justification et la rémission de la culpabilité du péché, mais aussi la rémission de toute peine due au péché.

POUR ÊTRE JUSTIFIÉ TOUT LE MONDE DOIT ÊTRE NÉ DE NOUVEAU – UNE GRÂCE QUI COMPREND LA REMISE DE CHAQUE PEINE TEMPORELLE DUE AU PÉCHÉ

De plus, il est de fide definita que si vous NE RECEVEZ LA GRÂCE SPIRITUELLE DE RENAISSANCE / être « né de nouveau » vous ne pouvez jamais être Justifié !

Concile de Trente, Sess. 6, chap. 3 : «Bien qu’il soit mort pour tous, tous ne reçoivent pas le bénéfice de sa mort, mais seulement ceux à qui le mérite de sa passion est communiqué ; parce que les hommes ne seraient pas nés injustes s’ils n’étaient pas nés par la propagation de la semence d’Adam, puisque, par cette propagation, ils se contractent à travers lui, lorsqu’ils sont conçus, l’injustice étant la leur, DONC À MOINS QU’ILS NE SOIENT NÉS DE NOUVEAU DANS LE CHRIST ILS NE SERAIENT JAMAIS JUSTIFIÉS, puisque par cette nouvelle naissance par le mérite de sa passion, la grâce par laquelle ils deviennent justes leur est accordée ».

Est-ce que cela devient clair ?

Aux partisans du «baptême du désir», nous demandons : le problème commence-t-il à tomber ? Commencez-vous à voir l’erreur dans le passage de saint Alphonse ? C’est une erreur qui, aussi souvent que vous citez saint Alphonse sur la question, imprègne nécessairement votre argumentation et toute la théorie de l’homme. Au cas où vous ne perceviez toujours pas le problème, je vous l’expliquerai à nouveau en lettres majuscules :

EXPLICATION DU PROBLÈME SIMPLEMENT POUR LES SUPPORTERS DU ‘BDD’

1) ST ALPHONSE ENSEIGNE QUE LE «BDD» NE FOURNIT PAS LA REMISE DE LA PEINE DUE AU PÉCHÉ.

MAIS…

2) IL EST DÉFINI QUE LA GRÂCE DU BAPTÊME / ÊTRE NÉ DE NOUVEAU / RENAISSANCE SPIRITUELLE FOURNIT NÉCESSAIREMENT LA REMISE TOTALE DE TOUTE PEINE DUE AU PÉCHÉ.

PAR CONSÉQUENT, LE BDD NE FOURNIT PAS LA GRÂCE DU BAPTÊME / RENAISSANCE / ÊTRE NÉ DE NOUVEAU.

ET :

3) TRENTE DÉFINIT QUE TOUT LE MONDE DOIT AVOIR LA GRÂCE D’ÊTRE «NÉ DE NOUVEAU» (QUI FOURNIT À UNE PERSONNE LA REMISE COMPLÈTE DE CHAQUE PEINE DU AU PÉCHÉ) POUR ÊTRE JUSTIFIÉ !

PAR CONSÉQUENT, IL ‘EST CERTAIN QUE  LA PROPRE EXPLICATION DE SAINT ALPHONSE SUR LE «BDD» PROUVE QUE PERSONNE NE PEUT ÊTRE SAUVÉ PAR LE «BDD», MAIS QU’IL NE L’A PAS COMPRIS. OUI, LES SAINTS PEUVENT AVOIR TORT ET NE PAS COMPRENDRE DES CHOSES.

CES FAITS NE PROUVENT PAS SEULEMENT QUE L’EXPLICATION PARTICULIÈRE DE ST ALPHONSE DU BDD EST TOTALEMENT INTENABLE – ET CEUX QUI AVANCENT CELA OBSTINÉMENT DEVANT CES FAITS PÈCHENT GRAVEMENT ET ENSEIGNENT L’HÉRÉSIE –  MAIS CELA DÉMONTRE QUE LE BDD EST UNE FAUSSE THÉORIE ; CAR SELON SA DÉFINITION LA PLUS CÉLÉBRÉE, LE BDD NE DONNE MÊME PAS CE QUE LE CONCILE DE TRENTE DÉCLARE QUE VOUS DEVEZ AVOIR POUR ÊTRE JUSTIFIÉ (EN ÉTAT DE GRÂCE).

Nous avons discuté et prouvé tout cela (entre autres choses) dans notre vidéo, Baptême de Désir enterré.

Le «Baptême de désir» enterré VO ANG.

AVANCER L’EXPLICATION DE SAINT ALPHONSE SUR LE BAPTÊME DE DÉSIR FACE A CES FAITS EST S’EMBROUILLER

Ces faits établissent que l’explication de Saint Alphonse sur le BDD est erronée et indéfendable. Lorsque les partisans du «BDD» en font la promotion face à ces faits, ils ne se contentent pas de contredire le dogme catholique, ils s’embrouillent eux-mêmes car ils avancent une explication de la question qui est manifestement en contradiction avec les principes catholiques et même avec ce que les défenseurs du BDD soutiennent à plusieurs reprises.

Par exemple, au fil des ans, les partisans du baptême de désir ont soutenu que ce qui compte en fin de compte n’est pas le caractère sacramentel du baptême, mais la GRÂCE DU BAPTÊME. La grâce du baptême est la clé, nous ont-ils dit. La grâce du baptême, pas le caractère sacramentel, est ce qui est absolument nécessaire, ont-ils proclamé. La grâce du baptême est ce que Dieu peut fournir en dehors du rite externe du baptême, ont-ils affirmé. Dieu ne sauvera personne qui n’a pas cette «renaissance spirituelle», même s’il doit accorder la renaissance spirituelle sans eau, ont-ils déclaré.

Dans son livre effroyablement malhonnête, Le Feeneyisme est-il catholique ?, le partisan du BDD, Père François Laisney l’a exprimé ainsi :

Fr. Laisney, Le Feeneyisme est-il catholique ?, p. 9 : « Le baptême de désir n’est pas un sacrement ; il n’a pas le signe extérieur requis dans les sacrements. Les théologiens… l’appellent «baptême» uniquement parce qu’il produit la grâce du baptême, la nouvelle naissance … mais il ne produit pas le caractère sacramentel ».

Est-il clair maintenant qu’ils ont un problème ? Si vous avez fait attention, vous savez que nous venons de citer saint Alphonse, qui admet que «le baptême de désir» ne produit pas la grâce du baptême : il ne fournit pas la rémission de la peine due au péché.

Par conséquent, dans le passage ci-dessus, Laisney a contredit le BDD et les sources mêmes sur lesquelles il se base (par exemple l’enseignement de saint Alphonse) en enseignant que personne n’est sauvé sans la grâce de la nouvelle naissance. En effet, Laisney s’appuie fortement sur l’argument selon lequel «la grâce du baptême» (la nouvelle naissance) – qu’il déclare absolument nécessaire – est accordée par le BDD. C’est l’essence de son exégèse de Jean chapitre 3. C’est ainsi que lui et les autres tentent d’expliquer la proclamation solennelle de Jésus sur la nécessité absolue d’être «né de nouveau» (Jean 3, 3), que Jésus définit comme étant « né de l’eau et de l’Esprit » (Jean 3, 5), pour entrer au ciel.

Vous devez être «né de nouveau», proclament Laisney et d’autres, mais pas nécessairement de nouveau de l’eau. La déclaration de Jésus sur la nécessité d’être «né de nouveau» n’admet aucune exception, ils prétendent que le «BDD» fournit cette renaissance indispensable sans eau. En fait, non, comme le prouve le passage de saint Alphonse.

En tombant dans le même piège, l’hérétique John Salza disputait de la même manière. Il a affirmé que la proclamation solennelle de Jésus dans Jean 3 signifie qu’être «né de nouveau» est indispensable, mais que le baptême d’eau ne l’est pas.

John Salza : « L’Église enseigne qu’être « né de nouveau » est une nécessité absolue pour le salut (avec laquelle Dieu ne peut pas se passer) et que le « baptême d’eau » est une nécessité de moyen (que Dieu peut dispenser)… 5. le «à mojns que» agit directement sur «né de nouveau» et seulement indirectement sur «l’eau» et «Saint-Esprit».

Encore faux. Ses propres sources le réfutent. Car si l’Église enseigne qu’être «né de nouveau» est une nécessité absolue avec laquelle Dieu ne peut se passer, alors la définition du BDD, fournie par les autorités mêmes qu’ils citent (par exemple saint Alphonse), est fausse. Comme montré ci-dessus, saint Alphonse enseigne que le «BDD» ne vous donne pas la grâce d’être «né de nouveau».

Ainsi, sans même plonger dans les nombreux autres aspects de l’enseignement dogmatique qui contredisent le «BDD», ces quelques déclarations prouvent très clairement que la théorie est incompatible avec le dogme. La raison pour laquelle les arguments avancés pour elle sont si contradictoires, contradictoires et en constante évolution, est parce que la théorie n’est pas vraie. C’est une fausse théorie de l’homme qui n’a jamais été enseignée par l’Église.

La vérité est que Jésus Christ et le dogme catholique déclarent infailliblement que la grâce de la renaissance spirituelle est inséparable du baptême d’eau.

Pape saint Léon le Grand, lettre dogmatique à Flavien, Concile de Chalcédoine, 451 : «Qu’il prenne garde à ce que prêche le bienheureux apôtre Pierre, que la sanctification par l’Esprit se fasse par l’aspersion du sang du Christ (1 Pierre 1, 2) … Car il y en a trois qui rendent témoignage – Esprit, eau et sang. Et les trois ne font qu’un. (1 Jn 5, 4-8). EN D’AUTRES MOTS, L’ESPRIT DE SANCTIFICATION ET LE SANG DE RACHAT ET L’EAU DU BAPTÊME. CES TROIS SONT UN ET RESTENT INDIVISIBLES. Aucun d’eux n’est séparable de son lien avec les autres». 

C’est pourquoi personne ne peut être sauvé sans le baptême d’eau. Les gens ne renaissent que par «l’ eau et le Saint-Esprit », comme l’a déclaré Jésus :

«En vérité, je vous le dis, à moins qu’un homme naisse de nouveau de l’eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu» (Jean 3, 5).

L’Église a défini de manière dogmatique que ces paroles de Jésus-Christ doivent être comprises telles qu’elles sont écrites : c’est-à-dire que personne n’entre dans le ciel sans la renaissance de l’eau et de l’Esprit dans le sacrement du baptême.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 : « Le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, occupe la première place parmi tous les sacrements ; à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, «à moins que nous ne naissions de nouveau de l’eau et de l’Esprit, nous ne pouvons pas, comme dit la vérité, entrer dans le royaume des cieux » (Jean 3, 5). La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle ».

Puisque toute «théorie» qui avance le contraire est fausse, cette théorie (c’est-à-dire le BDD) se trouve nécessairement en proie à des erreurs et à des contradictions, comme nous le voyons dans la tentative d’explication de saint Alphonse.

L’UTILISATION DE ‘IUXTA’ PAR ST ALPHONSE NE PROUVE-T–ELLE PAS QU’IL CITE DE FAÇON ERRONÉE LE CONCILE DE TRENTE ?

En plus de l’erreur démontrable mentionnée ci-dessus dans le passage de saint Alphonse sur le BDD, il y a aussi le fait qu’il cite la mauvaise partie du Concile de Trente en essayant de faire valoir son point. En argumentant que le BDD accorde la rémission de la culpabilité du péché mais pas la punition temporelle due au péché, saint Alphonse a cité la Sess. 14, chap. 4 du concile de Trente.

Saint Alphonse : « Le baptême de souffle est la conversion parfaite à Dieu par la contrition ou par l’amour de Dieu par-dessus tout, avec le désir explicite ou le désir implicite de la véritable rivière du baptême dont il supplée (iuxta Trid. Sess. 14 , c. 4) en ce qui concerne la remise de la culpabilité, mais pas en ce qui concerne le caractère à imprimer, ni en ce qui concerne la pleine responsabilité de la peine à supprimer : il est appelé de souffle parce qu’il est fait par impulsion du Saint-Esprit, qui s’appelle un souffle » (Saint Alphonse, théologie morale, volume V, livre 6, n. 96)

Le problème, cependant, est que la Sess. 14, chap. 4 n’a rien à voir avec le problème. Cela concerne le sacrement de la pénitence, pas le baptême. Il enseigne que pour ceux déjà baptisés, une contrition parfaite et le désir du sacrement de pénitence peuvent pardonner à un homme la culpabilité du péché, mais pas la punition due au péché. Il n’enseigne rien sur le baptême de désir ou la notion que quelqu’un peut être sauvé sans baptême.

Par conséquent, saint Alphonse a complètement déformé et mal appliqué la déclaration de Trente sur la façon dont, pour ceux déjà baptisés, la contrition et le désir parfaits du sacrement de pénitence peuvent pardonner la culpabilité du péché. Trente ne fait pas une telle déclaration sur le baptême. Comme il a mal compris et a mal interprété l’enseignement de Trente, il n’est pas surprenant que l’explication du BDD par St Alphonse, qui affirme que le «BDD» ne supprime pas la peine temporelle due au péché, est entachée d’erreurs.

En fait, il y a un certain nombre d’autres problèmes avec son passage, qui sont discutés dans notre vidéo Le Baptême de Désir enterré. Dans la vidéo, son passage est cité en entier et analysé. Cela inclut son incompréhension de la Sess. 6, chap. 4 de Trente, que les adeptes du BDD aiment citer.

Il convient également de souligner que lorsque saint Alphonse mentionne le désir «implicite» du baptême, il fait référence aux personnes qui croient en la Trinité et à l’Incarnation, mais qui ne sont pas conscientes du baptême d’eau ou n’ont pas exprimé leur désir de baptême d’eau par des mots. De nouveau, le «désir implicite» auquel il se réfère est un désir implicite de baptême d’eau, et non un désir implicite de la foi dans le Christ. Il ne croyait pas que quiconque (ignorant ou non) pouvait être sauvé sans foi dans les mystères essentiels du catholicisme : la Trinité et l’Incarnation. Cependant, il pensait (à tort) que celui qui croyait en la Trinité et l’Incarnation pouvait être sauvé sans baptême d’eau par un désir implicite de baptême d’eau.

Néanmoins, les hérétiques du BDD abusent du passage d’Alphonse (un passage qui contient déjà de nombreuses erreurs). Ils affirment faussement que, par «désir implicite», saint Alphonse a approuvé l’hérésie de «la foi implicite dans le Christ», qui peut sauver les juifs, les musulmans, etc. C’est complètement faux, comme d’autres citations de saint Alphonse dans notre matériel, le montrent.

UTILISATION DE ST ALPHONSE DE ‘IUXTA’

Comme démontré ci-dessus, le passage de saint Alphonse souffre de nombreux défauts majeurs : 1) il avance une position manifestement insoutenable sur les personnes sauvées sans la grâce de la «renaissance» ; et 2) il cite la mauvaise partie du concile de Trente comme base principale de son enseignement sur la nécessité de la renaissance.

Néanmoins, les défenseurs du BDD, ne perdant jamais la foi en l’homme – du moins quand ils pensent qu’un homme avance une opinion selon laquelle vous n’avez pas besoin de l’Église, de Jésus ou du baptême – luttent jusqu’au bout pour défendre l’erreur de saint Alphonse.

La tentative d’un partisan du BDD a récemment attiré notre attention. Selon ce menteur et hérétique vraiment dégoûtant à qui nous ferons référence en tant qu ‘«Amb.», l’affirmation de MHFM selon laquelle saint Alphonse a cité la mauvaise partie de Trente dans son explication du BDD n’est pas vraie. ‘Amb.’ dit qu’il est faux pour nous d’affirmer que st Alphonse a fait référence à la Sess. 14, chap. 4 (la mauvaise partie de Trente) comme base de son concept, car saint Alphonse a utilisé le mot latin «iuxta».

Saint Alphonse a écrit : «… le baptême dont il supplée [le baptême de «souffle»] (iuxta Trid. Sess. 14, c. 4) en ce qui concerne la rémission de la culpabilité, mais pas en ce qui concerne le caractère à imprimer, ni en ce qui concerne la pleine responsabilité de la peine à supprimer ».

‘Amb.’ affirme que le mot latin iuxta ne signifie pas « selon » dans ce passage. Ce n’est pas une citation / référence ; ‘Amb.’ déclare plutôt que iuxta signifie simplement «comme». Selon lui, saint Alphonse n’enseignait pas que le concept qu’il articulait dans cette phrase se trouvait ou était enseigné dans la Sess. 14, chap. 4. Non, pas du tout. Selon Amb., st Alphonse enseignait simplement qu’une même idée ou similaire peut être trouvée dans la Sess. 14, chap. 4 de Trente.

‘Amb.’  a dénoncé notre affirmation selon laquelle saint Alphonse a effectivement mal cité Trente, en tant qu ‘«ignorance ou malhonnêteté». Fait intéressant,  » Amb. » a ensuite procédé à une citation complète de l’enseignement du Conciile de Trente dans la Sess. 6, chap. 4. Il a employé la traduction outrageusement fausse «sauf à travers» au lieu de «sans» qui pervertit totalement le sens du mot latin «sine» et du texte de Trente. Ironiquement, cela démontre aussi puissamment «l’ignorance ou la malhonnêteté» flagrante de M. Amb. Utiliser délibérément la traduction «sauf à travers», après avoir été informé que c’est faux, est un péché mortel.

Avant de répondre plus avant, nous devrions probablement informer l’hérétique « Amb. », que le P. Jean Marc Rulleau et P. François Laisney – prêtres de la Fraternité Saint Pie X, auteurs de livres en faveur du «baptême de désir» – citent tous deux le passage de saint Alphonse. Dans leurs livres, ils rendent tous deux iuxta et l’usage de saint Alphonse à l’égard de la Sess. 14, chap. 4 de Trente avec le même sens que nous lui avons donné. Ils comprennent et citent tous les deux iuxta comme une citation / référence, avec le sens de « selon ». Par exemple :

P. Jean-Marc Rulleau, Baptême du désir, citant saint Alphonse : «… Comme le dit le concile de Trente (Sess. 14, chap. 4), il se substitue à la rémission de la culpabilité, mais n’imprime pas un caractère et n’enlève pas toute la dette de la peine».

Comme on peut le voir, Rulleau traduit «iuxta» avec le sens clair d’une citation/référence. Selon lui, saint Alphonse a écrit : «Comme le dit le concile de Trente (Sess. 14, chap. 4…».

Le rendu de Rulleau n’est pas une traduction littérale du latin, mais il communique avec précision que saint Alphonse citait en effet cette partie de Trente (Sess. 14, chap. 4) pour son concept de ‘BDD’ et sa prétention sur la peine temporelle due au péché vis-à-vis du BDD. Selon Rulleau, saint Alphonse ne dit pas simplement que quelque chose de « même » ou de «similaire» peut être trouvé dans Trente. Non, il faisait référence à cette partie de Trente pour justifier sa réclamation.

François Laisney de la FSSPX rend le passage de la même manière.

P. François Laisney, Le Feyeyisme est-il catholique ?,  P. 77 : « Saint Alphonse :… il [le baptême de désir] fournit son pouvoir [du baptême], selon Trente, en ce qui concerne la rémission de la faute, mais pas l’impression du caractère, ni en ce qui concerne l’enlèvement complet de la peine due au péché… ».

Remarquez que François Laisney interprète « iuxta » de st Alphonse comme « selon », ce qui est le sens précis qu’il revêt dans ce passage.

Laisney, cependant, abandonne malhonnêtement la référence de saint Alphonse à la Sess. 14, chap. 4, qui devrait être trouvée immédiatement après le mot «Trente» s’il traduisait honnêtement et correctement. Laisney omet ‘Sess. 14, chap. 4’ parce qu’il se rend compte que la référence de saint Alphonse est complètement inexacte. Comme Laisney avait reconnu cela, comprendre «Sess. 14, chap. 4» dans la citation d’Alphonse, cela irait à l’encontre de l’argument du BDD, il l’omet. Ceci est cohérent avec la malhonnêteté choquante et presque incroyable exposée dans le livre de Laisney. Ceci est exposé en détail dans une section de notre livre, Hors de l’Église catholique il n’y a absolument aucun salut.

Comme nous pouvons le voir, les auteurs pro-BDD citent le passage de saint Alphonse, son utilisation de iuxta et sa référence (inexacte) à la Sess. 14 de Trente avec le même sens essentiel que nous faisons (c.-à-d. dans le sens d’une citation / référence – signifiant «selon»).

Comme « Amb » déclare que traduire  » iuxta  » de saint Alphonse avec la signification de  » selon » est soit une « ignorance ou une malhonnêteté » flagrante, il doit nécessairement critiquer ses collègues partisans du BDD. Ce sont eux qui ont présenté le passage de cette manière. D’ailleurs, ‘Amb.’ se trouve avoir complètement tort.

ST ALPHONSE A UTILISÉ IUXTA POUR ‘SELON’

En plus des faits mentionnés ci-dessus, ce n’est pas une surprise que « Amb. » a en fait complètement faux en ce qui concerne iuxta. Pour confirmer ce point, j’ai consulté Timothy Johnson à ce sujet. Johnson est un expert en latin et en d’autres langues. Il est professeur de latin et a étudié les langues classiques à l’université de Cambridge.

Avec la reconnaissance que iuxta peut signifier «près de», «bordant» et «selon» selon le contexte, je lui ai demandé quel sens avait le mot dans le passage susmentionné de saint Alphonse.

Timothy a répondu en expliquant que :

« Lorsque des lieux ou des entités physiques sont mentionnésiuxta peut signifier «près de» ou «bordant» ; mais dans le latin ecclésiastique, il a toujours le sens de «selon» lorsqu’une autorité (personnelle, textuelle ou autre) est mentionnée ».

J’ai aussi demandé : est-ce que l’utilisation de iuxta dans ce passage d’Alphonse est une citation ? Il a répondu par un « oui ».

Ainsi, en se référant aux autorités textuelles en latin ecclésiastique, iuxta signifie «selon». Saint Alphonse l’a utilisé comme une citation / référence, avec la signification de «selon», exactement comme nous avons présenté la citation. Ainsi, en condamnant (avec arrogance) ce que nous avons présenté, l’hérétique du BDD a prouvé qu’il n’avait aucune idée de ce dont il parlait. Et, comme le prouvent nos discussions sur le passage de saint Alphonse, sa citation de la Sess. 14, chap. 4 était totalement inexacte et démontre encore davantage la fausseté de son argumentation.

De plus, à peu près au même moment où la prétention hérétique du BDD au sujet de iuxta a été portée à mon attention, je consultais le quatrième Concile du Latran en latin. Je suis tombé sur un passage du concile qui utilisait iuxta.

Quatrième Concile du Latran, 1215 :

Haec sancta Trinitas, secundum communem essentiam individua, et secundum personales proprietus discreta, primo selon Moysen et sanctos Prophetas aliosque famulos suos, iuxta ordinatissimam dispositionem temporum, doctrinam humano generi tribuit salutarem.

Ceci est traduit :

Cette Sainte Trinité selon l’essence commune indivise, et selon des propriétés personnelles discrètes, accordait la doctrine salvatrice à la race humaine, d’abord par Moïse et les saints prophètes et Ses autres serviteurs, selon la disposition la plus ordonnée de l’époque.

Le concile dit «iuxta ordinatissimam dispositionem temporum», ce qui signifie « selon la disposition la plus ordonnée de l’époque ».  Iuxta signifie ici «selon». J’ai trouvé quelque peu intéressant que je sois tombé sur ce passage (dans lequel l’Église utilise «iuxta» pour signifier «selon») le jour où (ou approximativement le jour où) les erreurs d’Amb, les hérésies et sa revendication sur iuxta est également venue à mon attention.

J’ai aussi récemment remarqué plus d’utilisations de «iuxta» (encore une fois avec le sens de «selon») en latin du décret du Saint-Office de 1703 sous le pape Clément XI, concernant des vérités à croire explicitement. Dans ces réponses, qui indiquent clairement qu’il est interdit de baptiser un adulte qui ne croit pas en Jésus-Christ et en la Trinité (car aucun adulte ne peut être sauvé sans foi en l’Incarnation et la Trinité), nous trouvons deux utilisations de ‘iuxta’.

Réponses du Saint-Office sous le pape Clément XI, 1703 :

Q. Un pasteur est-il tenu, avant que le baptême soit conféré à un adulte, de lui expliquer tous les mystères de notre foi, surtout s’il est sur le point de mourir, car cela pourrait perturber son esprit. Ou, si cela suffit, si celui qui est sur le point de mourir promettra que, lorsqu’il se remettra de la maladie, il prendra soin de recevoir des instructions afin de mettre en pratique ce qui lui a été commandé.

Rep. Une promesse ne suffit pas, mais un missionnaire est tenu d’expliquer à un adulte, même un mourant qui n’est pas totalement inapte, les mystères de la foi qui sont nécessaires par une nécessité de moyens, comme le sont particulièrement les mystères de la Trinité et de l’ Incarnation.

Q. S’il est possible pour un adulte brut et non éduqué, comme cela peut être le cas avec un barbare, de se faire baptiser, s’il lui a été donné seulement une compréhension de Dieu et de certains de ses attributs, en particulier sa justice en récompensant et en punissant, selon ce passage de l’apôtre «Celui qui vient à Dieu doit croire qu’il est et qu’il est un rétributeur» [Héb. 11, 6], d’où l’on peut déduire qu’un adulte barbare, dans un cas de nécessité urgente, peut être baptisé alors qu’il ne croit pas explicitement en Jésus-Christ.

Rep. Un missionnaire ne doit pas baptiser celui qui ne croit pas explicitement au Seigneur Jésus-Christ, mais doit l’instruire de toutes les questions nécessaires, par des moyens de nécessité, selon la capacité de celui qui doit être baptisé.

Dans la première partie en caractères gras, le latin se lit comme suit: «… iuxta hunc Apostoli locum », ce qui signifie : «selon ce passage de l’apôtre». Iuxta signifie encore «selon» dans la deuxième partie en caractères gras, le latin se lit comme suit : « iuxta captum baptizandi », ce qui signifie «selon la capacité de celui qui doit être baptisé». Iuxta signifie encore «selon».

Ainsi, malgré son attentat écœurant – sans parler de sa mauvaise volonté dégoûtante et de sa haine de la vérité – « Amb. » avait, sans surprise, complètement faux sur iuxta. Même s’il n’avait pas eu tort sur cette question particulière, sa défense de la citation d’Alphonse serait toujours fatale ; car, comme cela a été prouvé ci-dessus, l’explication de Saint Alphonse sur le BDD est intenable, qu’il ait ou non mal cité le Concile de Trente. Le fait que Alphonse ait mal cité Trente ne fait que compléter le fait que son enseignement à ce sujet était erroné.

Néanmoins, dans l’aveuglement véritablement démoniaque de l’Ambassadeur et sa mauvaise volonté, il a commencé à affirmer que l’explication de saint Alphonse sur le BDD était «brillante» ! Est-ce qu’il croit vraiment que c’est «génial» ? Qu’est-ce qui est génial en particulier à ce sujet ? Rien. ‘Amb.’ le considère comme «brillant» car il pense qu’il fournit des munitions contre la vérité selon laquelle chaque homme doit entrer dans l’Église du Christ pour être sauvé. Les partisans du BDD n’ont aucune dévotion envers les saints qu’ils citent. C’est prouvé quand ils compromettent et nient l’enseignement de ces saints selon lequel tous ceux qui ont dépassé l’âge de raison doivent savoir et croire au Christ et à la Trinité pour être sauvés. Non, ils apprécient seulement l’enseignement d’un saint sur cette question s’ils pensent que cela fournit du carburant pour leur position hérétique selon laquelle les gens peuvent être sauvés en dehors de l’Église. Comme ils sont mauvais, ils sont attirés par tout ce qui, selon eux, favorise le salut en dehors du Christ.

Saint Alphonse a écrit des choses brillantes, surtout sur le plan spirituel ; mais il n’était pas infaillible et son passage sur la question était tout sauf brillant. C’était profondément défectueux et totalement indéfendable. Gardez à l’esprit que saint Augustin, docteur de l’Église, a écrit un livre de rétractations.

Erreurs des jansénistes, n ° 30 : «Quand quelqu’un trouve une doctrine clairement établie chez Augustin, il peut absolument la retenir et l’enseigner, sans tenir compte d’aucune bulle du pape». – Condamné par le pape Alexandre VIII

Bien entendu, le même principe s’applique à saint Alphonse et à tout autre docteur de l’Église.

Pape Benoît XIV,  Apostolica (n° 6), 26 juin 1749 : « Le jugement de l’Église est préférable à celui d’un docteur réputé pour sa sainteté et son enseignement ».

Pape Pie XII, Humani generis (n° 21), 12 août 1950 : « Ce dépôt de foi que notre divin Rédempteur a donné pour une interprétation authentique non à chacun des fidèles, pas même aux théologiens, mais seulement à l’autorité enseignante de l’Église ».

Notre livre Hors de l’Église catholique il n’y a absolument aucun salut, et notre vidéo Le Baptême de désir enterré, fournissent une réfutation détaillée des arguments avancés pour le BDD. Ils couvrent également une série de preuves dogmatiques que le BDD est incompatible avec l’enseignement catholique.

Vidéo VO ANG.

Pape Clément V, Concile de Vienne, 1311-1312, ex cathedra : « D’ailleurs, un seul baptême régénérant tous ceux qui sont baptisés dans le Christ doit être confessé fidèlement par tous comme « un seul Dieu et une seule foi » [Eph. 4, 5], qui ont célébré dans l’eau au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, que nous croyons être le remède parfait pour le salut des adultes et des enfants ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 : « Le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, occupe la première place parmi tous les sacrements ; à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, «à moins que nous ne naissions de nouveau de l’eau et de l’Esprit, nous ne pouvons pas, comme dit la vérité, entrer dans le royaume des cieux » (Jean 3, 5). La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle ».

Pape Paul III, Cconcile de Trente, Can. 5 sur le sacrement du baptême, Sess. 7, 1547 :  «Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire pour le salut : qu’il soit anathème ».

 

Le pape saint Léon le Grand contredit directement le « baptême de sang » et le « baptême de désir »

https://www.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/pope-st-leo-the-great-contradicts-baptism-of-blood-desire/

Frère Peter Dimond

Le Magistère a maintes fois enseigné que le baptême est le seul moyen de salut. En effet, dans sa lettre de 447, il existe un passage extrêmement important dans lequel le pape saint Léon le Grand explique comment une licence est accordée pour baptiser des catéchumènes non-baptisés qui courent un danger, et précise que le baptême est «la seule garantie de vrai salut pour quiconque est au péril de la mort, dans la crise d’un siège, dans la détresse de la persécution, dans la terreur du naufrage». Ceci, bien sûr, contredit directement l’idée de  » baptême de sang », ainsi que le « baptême de désir ». Notez la référence du pape à la détresse de la persécution (in persecutionis angustiis). La détresse de la persécution fait référence à une situation dans laquelle des personnes pourraient être tuées pour la foi de Jésus-Christ. Un catéchumène non-baptisé dans «la détresse de la persécution» (in persecutionis angustiis) constitue le scénario précis dans lequel les partisans du «baptême de sang» prétendent qu’une personne peut être sauvée sans baptême d’eau. Mais le pape saint Léon le Grand enseigne le contraire !

Pape saint Léon le Grand, Lettre 16, 21 octobre 447, n° 6 : «En cas de nécessité, tout moment est autorisé pour le baptême. C’est pourquoi, comme il est bien évident que  ces deux saisons [de Pâques et de Pentecôte] dont nous avons parlé sont les périodes légitimes pour baptiser les élus dans l’Église, nous vous conseillons de ne pas associer d’autres jours à cette célébration. Parce que, bien qu’il y ait aussi d’autres fêtes auxquelles il faut beaucoup de révérence en l’honneur de Dieu, nous devons néanmoins observer une exception rationnelle et mystique pour ce sacrement principal et le plus grand : ne pas toutefois interdire la licence pour secourir ceux qui sont en danger en leur administrant le baptême à n’importe quel moment. Bien que nous remettions les vœux de ceux qui ne sont pas pressés par la maladie et vivons en sécurité pacifique dans ces deux fêtes étroitement liées et apparentées, ne refusons jamais ce qui est la seule garantie d’un vrai salut pour quiconque en péril de mort, dans la crise d’un siège,  dans la détresse de la persécution, dans la terreur du naufrage».

LATIN : «In necessitatis casu omni tempore baptizandum.  Unde quia manifestissime patet baptizandis in ecclesia electis haec duo tempora, de quibus locuti sumus, esse legitima, dilectionem vestram monemus ut nullos alios dies huic observantiae misceatis. Quia [Ed. Cap. VI] etsi sunt alia quoque festa, quibus multa in honorem Dei reverentia debeatur, principalis tamen et maximi sacramenti custodienda nobis est, mystica et rationalis exceptio ; non interdicta licentia, qua in baptismo tribuendo quolibet tempore periclitantibus subvenitur. Ita enim ad has duas festivitates connexas sibimet atque cognatas, incolumium et in pacis securitate degentium libera vota differimus, ut in mortis periculo, in obsidionis discrimine, in persecutionis angustiis, in timore naufragii, nullo tempore, hoc verae salutis singulare praesidium cuiquam denegemus».

Le pape saint Léon le Grand enseigne que pour les catéchumènes non baptisés dans cette situation, dans la détresse de la persécution ou de tout autre danger, – le baptême d’eau est la seule garantie d’un vrai salut (verae salutis singulare praesidium). Ce ne serait pas le cas s’il y avait d’autres formes de baptême ou d’autres manières d’être sauvé. Cette citation contredit directement l’idée de « baptême de sang » et de « baptême de désir » pour les catéchumènes non-baptisés. Ce passage de Léon le Grand réfute également ceux qui prétendent faussement que les pères de l’Église ont été unanimes à enseigner que le «baptême de sang» peut remplacer le baptême d’eau. Non, ils ne l’étaient pas. Puisqu’il était pape et père de l’Église, le passage de Léon, qui contredit directement les idées de «baptême de sang» et de «baptême de désir», l’emporte sur toute citation d’un père ou des pères de l’Église qui ont dit autre chose.

En outre, si le martyre était un moyen d’être justifié en l’absence de baptême, comme le prétendent certains à tort, pourquoi l’Église aurait-elle même baptisé à la hâte des catéchumènes non-baptisés menacés de persécution ? Pourquoi ne pas les laisser continuer leur préparation et recevoir le «baptême de sang», devrait-on en arriver là ? L’enseignement de l’Église selon lequel ces catéchumènes non-baptisés devraient être baptisés à la hâte pendant une persécution, avant qu’ils ne soient baptisés dans une situation normale, prouve que le «baptême de sang» n’était pas une certaine façon de justifier, comme c’était connu pour le baptême d’eau. Cela ne faisait pas partie de la règle de foi. Recevoir le baptême d’eau est le seul moyen d’être sauvé. C’est l’enseignement de l’Église catholique et la véritable règle de la foi. C’est ce que nous trouvons dans toutes les déclarations magistérielles sur la question. Voyez aussi, par exemple, notre vidéo et article sur le pape St Sirice et le décret important sur le baptême [Ch. 17 plus bas].

En fait, dans sa lettre, le pape Léon utilise un langage faisant autorité et mentionne sa position en tant qu’occupant du siège de Pierre. Il déclare :

Pape saint Léon le Grand, Lettre 16, 21 octobre 447, n° 1 : «Par les préceptes de Dieu et les exhortations de l’apôtre, nous sommes incités à surveiller de près l’état de toutes les églises :  et, s’il y a lieu de trouver ce qui doit être réprimandé, de rappeler les hommes avec un soin rapide, soit pour la stupidité de l’ignorance, soit pour de l’indulgence et de la présomption. Car dans la mesure où nous sommes avertis par le commandement du Seigneur lui-même selon lequel le bienheureux apôtre Pierre s’est vu imposer l’injonction mystique trois fois répétée, à savoir que celui qui aime le Christ nourrira les brebis du Christ, nous sommes contraints par la révérence pour ce que cela regarde, par l’abondance de la grâce divine, nous tenons à éviter autant que possible le danger de la paresse : de peur que la confession de l’apôtre en chef par laquelle il a témoigné qu’il aimait Dieu ne soit pas trouvée en nous ; car s’il nourrit négligemment le troupeau si souvent recommandé à lui, il est avéré ne pas aimer le Berger en chef».

Dans la même lettre, le pape (citant Jean 1, 13) identifie ceux qui sont nés du Saint-Esprit dans le sacrement du baptême comme ceux qui sont nés «ni du sang, ni du désir de la chair, ni du désir de l’homme».

Pape saint Léon le Grand, Lettre 16, 21 octobre 447, n° 7 : «… le pouvoir par lequel ils renaissent du Saint-Esprit, de qui il est dit, « qui sont nés, ni du sang, ni du désir de la chair, ni de celui de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1, 13)».

La vérité est que si quelqu’un est de bonne volonté et veut sincèrement le baptême et est prêt à mourir pour le Christ, Dieu s’assurera que cette personne reçoive le baptême d’eau et qu’elle soit amenée dans la véritable Église. Mais personne ne peut être sauvé sans cela, car à moins qu’un homme ne naisse de nouveau d’eau et de l’Esprit dans le sacrement du baptême, il ne peut pas entrer dans le Royaume de Dieu.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 [ex cathedra] : «Le saint baptême, porte d’entrée de la vie spirituelle, occupe la première place parmi tous les sacrements ; à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, « à moins que nous ne naissions à nouveau d’eau et d’Esprit, nous ne pouvons pas », comme le dit la vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est une eau vraie et naturelle».

 

Les partisans du ‘baptême du sang’ mentent sur le pape Léon le Grand

https://www.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/supporters-of-baptism-of-blood-lie-about-pope-leo-the-great/

Frère Peter Dimond

Nous avons souvent souligné que la tromperie et la malhonnêteté caractérisent ceux qui nient l’enseignement catholique sur le salut. Les opposants à la nécessité du baptême et de la foi catholique font souvent des erreurs de propos, omettent des choses et mentent de diverses manières. Un autre exemple de cela se trouve dans leur mauvaise utilisation scandaleuse d’un sermon donné par le pape saint Léon le Grand. Un certain nombre de défenseurs du «baptême de désir» et du «baptême de sang» présentent la citation suivante d’un des sermons du pape Léon, comme si elle enseignait que durant la période de la Nouvelle Alliance, une personne peut être sauvée par le martyre sans baptême d’eau. Les mots suivants sont souvent présentés dans une rubrique intitulée « baptême de sang » ou « baptême de désir », comme si ces paroles prouvaient l’une ou l’autre de ces idées.

Pape saint Léon le Grand, 461 ap. J.-C. : «Ceux que le roi méchant a chassés de ce monde ont été amenés au ciel par le Christ et il a conféré la dignité de martyre à ceux à qui il n’avait pas encore accordé la rédemption de son sang». (In Epiph, 1, 3)

À propos de ces paroles, l’hérétique Paul Leonard Kramer (dont les gaffes embarrassantes sur le salut sont exposées ici) a même déclaré : «[Dans ce passage], le pape saint Léon le Grand… a explicitement enseigné la doctrine du baptême de sang». Comme nous le verrons, divers autres hérétiques présentent les paroles susmentionnées à leurs lecteurs non-avertis et non méfiants, comme si elles prouvaient que le salut est possible sans baptême d’eau dans la période du Nouveau Testament. Cependant, leur prétention est un mensonge et un simulacre.

Quand on lit la citation du sermon 31 de Léon le Grand sur l’Épiphanie (une source qu’ils abrègent habituellement, peut-être parce qu’ils ne veulent pas que les gens la vérifient), on s’aperçoit que les paroles du sermon n’ont rien à voir avec le baptême. ou même avec la justification de la nouvelle alliance. Les paroles du pape saint Léon se rapportent spécifiquement à Hérode et aux Saints Innocents. Voici la citation dans son contexte.

Pape saint Léon le Grand : «Et quand les hommes sages sont rentrés dans leur pays et que Jésus a été emmené en Égypte à la suggestion de Dieu, la folie d’Hérode s’enflamme. Il [Hérode] ordonne l’assassinat de tous les enfants de Bethléem et, ne sachant pas de quel nourrisson craindre, alloue une peine générale contre l’âge qu’il soupçonne. Mais ce que le méchant roi [Hérode] éloigne du monde [c’est-à-dire les saints Innocents], le Christ l’admet au ciel : et sur ceux [c’est-à-dire les saints Innocents] pour lesquels il n’avait pas encore versé son sang rédempteur, il accorde déjà la dignité du martyre ». (Sermon 31, en la fête de l’épiphanie, 1 , 3)

Quiconque lit ceci dans son contexte peut voir que le pape saint Léon le Grand n’enseigne pas qu’il existe une exception au baptême d’eau dans la période de la Nouvelle Alliance. Il n’en parle pas du tout. Il parle plutôt des Saints Innocents qui sont morts avant la Crucifixion, avant l’établissement de la Nouvelle Alliance et avant l’institution et la promulgation du sacrement du baptême. Il exprime son point de vue (dans un sermon) selon lequel les Saints Innocents qui sont morts avant la Crucifixion (lorsque Jésus était un jeune enfant) sont finalement allés au Ciel et qu’ils ont reçu la dignité de martyres parce qu’ils ont été mis à mort pour le Christ. En fait, nous savons que les saints Innocents ne sont pas allés au ciel immédiatement après leur mort, car personne n’est allé au ciel avant l’ascension du Christ. Le point de St Léon est que les Saints Innocents finissent par avoir la victoire sur Hérode. Le passage n’a rien à voir avec l’idée que l’on peut être sauvé sans baptême d’eau dans la période de la Nouvelle Alliance. Outre le fait que le passage de St Léon n’aborde ni n’enseigne ce qu’il prétend, c’est un sermon, pas un enseignement officiel de l’Église universelle.

En fait, l’enseignement officiel de Léon le Grand contredit le « baptême de désir » et de « sang », comme nous le montrons ici : le pape saint Léon le Grand contredit directement le « baptême de sang » et le « baptême de désir » [En Français, plus bas]. Ce passage important est également discuté ci-dessous. Contrairement au faux discours du sermon de St Léon que nous venons de réfuter, le passage discuté ci-dessous (et dans notre article) est pertinent pour la nécessité du baptême. Cela représente la position officielle de St Léon sur la question.

UN AUTRE MAUVAISE CITATION SCANDALEUSE

Cependant, avant de considérer l’enseignement officiel de St Léon, nous devons envisager un autre énoncé erroné. Certains défenseurs du «baptême de désir» présentent en réalité la citation suivante comme si elle émanait du pape Léon le Grand.

Ils écrivent : «Le pape saint Léon… Le VICAIRE du Christ de l’Église catholique :

C’est pourquoi le pape Léon dit (Epist. XVI): « »Ceux qui sont menacés de mort, de maladie, de siège, de persécution ou de naufrage devraient être baptisés à n’importe quel moment ». Cependant, si un homme est prévenu par la mort de ne pas avoir le temps de recevoir le sacrement, en attendant la période fixée par l’Église, il est sauvé, mais «comme par le feu», comme indiqué ci-dessus (2, ad) ».

Leur citation prétend montrer que le pape saint Léon le Grand a déclaré qu’un homme «prévenu par la mort» avant de se faire baptiser peut être sauvé «par le feu». Mais c’est un mensonge total. En réalité, ils ont combiné les paroles de Léon le Grand sur la nécessité de baptiser les gens avec des paroles de saint Thomas d’Aquin, puis ont présenté le tout comme si cela venait du pape Léon le Grand ! C’est vraiment scandaleux et épouvantable. En réalité, les paroles de Léon le Grand citées dans la citation erronée (tirées de la lettre 16, 21 octobre 447) se terminent par les mots «baptisés à n’importe quel moment». Les paroles de la citation erronée commençant par «Pourtant, si un homme est prévenu par la mort », il « est sauvé », sont en réalité de saint Thomas d’Aquin, pas du pape saint Léon le Grand. On les trouve dans la Summa Theologicae de Saint Thomas, Pt. III, Q. 68, A. 3. Oui, saint Thomas a bien dit que l’on pouvait être sauvé sans baptême d’eau dans certains cas, mais ce n’est pas l’enseignement du pape saint Léon le Grand. Saint Thomas n’était pas infaillible et il avait tort. L’enseignement sur le baptême de Léon le Grand représente l’enseignement officiel du Magistère. Son enseignement contredit le « baptême de désir » et le « baptême de sang » (comme nous le verrons). Mais les partisans malhonnêtes du « baptême de désir » ont présenté les paroles de saint Thomas comme si elles venaient de Léon le Grand dans le but de les faire passer pour un enseignement magistral. C’est diabolique.

Il est également ironique et quelque peu étonnant que les paroles de St Léon qu’ils citent traitent de la nécessité de baptiser immédiatement les catéchumènes non-baptisés qui sont en danger (y compris pendant une persécution). Selon le pape, ces catéchumènes non-baptisés doivent être baptisés immédiatement s’ils courent un risque quelconque, car le baptême d’eau est «la seule garantie du vrai salut» pour eux. Cela contredit directement le « baptême de sang » et le « baptême de désir » (comme nous le verrons plus loin). La raison pour laquelle les partisans du «baptême de désir» citent les choses de manière erronée et s’appuient sur des sources faillibles est que le Magistère ne soutient pas leur fausse position.

LA VRAIE RÈGLE DE FOI SUR LE BAPTÊME

Pape saint Léon le Grand, Lettre 16, 21 octobre 447, n° 6 : «En cas de nécessité, tout moment est autorisé pour le baptême. C’est pourquoi, comme il est bien évident que  ces deux saisons [de Pâques et de Pentecôte] dont nous avons parlé sont les périodes légitimes pour baptiser les élus dans l’Église, nous vous conseillons de ne pas associer d’autres jours à cette célébration. Parce que, bien qu’il y ait aussi d’autres fêtes auxquelles il faut beaucoup de révérence en l’honneur de Dieu, nous devons néanmoins observer une exception rationnelle et mystique pour ce sacrement principal et le plus grand : ne pas toutefois interdire la licence pour secourir ceux qui sont en danger en leur administrant le baptême à n’importe quel moment. Bien que nous remettions les vœux de ceux qui ne sont pas pressés par la maladie et vivons en sécurité pacifique dans ces deux fêtes étroitement liées et apparentées, ne refusons jamais ce qui est la seule garantie d’un vrai salut pour quiconque en péril de mort, dans la crise d’un siège,  dans la détresse de la persécution, dans la terreur du naufrage».

LATIN : «In necessitatis casu omni tempore baptizandum.  Unde quia manifestissime patet baptizandis in ecclesia electis haec duo tempora, de quibus locuti sumus, esse legitima, dilectionem vestram monemus ut nullos alios dies huic observantiae misceatis. Quia [Ed. Cap. VI] etsi sunt alia quoque festa, quibus multa in honorem Dei reverentia debeatur, principalis tamen et maximi sacramenti custodienda nobis est, mystica et rationalis exceptio ; non interdicta licentia, qua in baptismo tribuendo quolibet tempore periclitantibus subvenitur. Ita enim ad has duas festivitates connexas sibimet atque cognatas, incolumium et in pacis securitate degentium libera vota differimus, ut in mortis periculo, in obsidionis discrimine, in persecutionis angustiis, in timore naufragii, nullo tempore, hoc verae salutis singulare praesidium cuiquam denegemus».

Dans son enseignement officiel, le pape saint Léon le Grand déclare que pour les catéchumènes non-baptisés en proie à la persécution ou à tout autre dangerle baptême d’eau est la seule garantie d’un vrai salut (verae salutis singulare praesidium). Un catéchumène non-baptisé dans la détresse de la persécution est celui-là même auquel s’appliquerait le prétendu «baptême de sang», s’il existait déjà. Pourtant, le pape contredit l’idée en enseignant que pour ces personnes (catéchumènes victimes de persécution ou d’un autre danger), la seule (singulare) sauvegarde du salut est le baptême d’eau. Ce ne serait pas le cas s’il y avait d’autres formes de baptême ou d’autres moyens d’être sauvés, comme par le martyre.

Par conséquent, l’enseignement officiel de Léon le Grand contredit directement le « baptême de sang » et le « baptême de désir ». Cela nous donne la règle de foi sur cette question en laquelle nous devons croire et professer. Permettez-moi de répéter cette règle de foi : le baptême d’eau est la seule garantie d’un véritable salut pour les catéchumènes non-baptisés victimes de persécution ou de tout autre danger. Les vrais catholiques adhèrent et défendent cette règle. Beaucoup d’autres la rejettent.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 [ex cathedra] : «Le saint baptême, porte d’entrée de la vie spirituelle, occupe la première place parmi tous les sacrements ; à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, « à moins que nous ne naissions à nouveau d’eau et d’Esprit, nous ne pouvons pas », comme le dit la vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est une eau vraie et naturelle».

Vidéo Le meilleur argument contre le baptême de désir (40 min.)

 

 Chap. 17. Le texte latin du plus ancien décret papal rejette  le « baptême de désir »

St Grégoire de Nazianze rejetait le « baptême de désir » (article) – VO Anglais

Cornelius, Le don des langues & la nécessité du baptême – VO Anglais

 Hors de l’Église Catholique il n’y a absolument pas de salut

 Chapitre 15. Le pape saint Léon le Grand met fin au débat

 Chapitre 20. Exultate Deo met également fin au débat