Catéchisme

Sommaire

  • Introduction
  • Nécessité absolue de connaître la foi catholique
    • Tout baptisé est tenu de connaître la foi catholique sous peine de péché mortel
    • Ignorance coupable
    • Ignorance coupable et suspicion d’hérésie
    • Mystères essentiels de la foi
      • La Trinité et l’Incarnation – Symbole de saint Athanase
      • Dieu rémunérateur
      • La loi naturelle
      • Tout baptisé est tenu par la nécessité de moyens
  • Tout baptisé est tenu de professer la foi catholique
  • Catéchisme catholique
    • Vertus
    • Dons et fruits du Saint-Esprit
    • Fins dernières
    • Loi
    • Péché
    • Œuvres de miséricorde
    • Catéchisme Penny

  • Examen de conscience
  • Exemples de catéchismes avec imprimatur (approbation de l’évêque) contenant des erreurs et hérésies flagrantes :

    • Catéchisme « du concile de Trente »

    • Abrégé du catéchisme de persévérance, Mgr Gaume, 1842

    • Graves erreurs de Mgr de Ségur, 1851

    • Le Catéchisme en exemple, Abbé P. Janvier, 1867

    • Sermons pour l’Avent, le Carême et les fêtes, P. Le Jeune, 1880

    • Le Catéchisme expliqué, Spirago, 1899

    • L’Encyclopédie catholique, 1908

    • Catéchisme attribué à saint Pie X

    • Catéchisme de Baltimore, 1921

    • Petit catéchisme familial (Utilisé dans les retraites du P. François de Paule Vallet, 1883-1947)

    • Catéchisme de Mgr Louis La Ravoire, 1949

    • Principes fondamentaux du dogme catholique, 1954

Introduction

Catéchisme signifie instruction des doctrines de la foi chrétienne. Le catéchisme est une vulgarisation de l’enseignement de l’Église catholique, des Écritures et de la Tradition (foi de tous les temps). La vulgarisation est nécessaire pour rendre accessible ce qu’on doit connaître simplement pour pouvoir être baptisé et pour le salut.

Voici les premières bases de la vraie foi catholique traditionnelle absolument et infailliblement nécessaire pour le salut :

  • Toutes les religions non-catholiques sont fausses : païens, juifs, hérétiques, schismatiques.
  • Les deux sources de la Révélation divine sont l’Écriture et la Tradition de l’Église.
  • Il n’y a absolument aucun salut hors de l’Église catholique. 
  • Il n’y a absolument aucun salut hors de la vraie foi catholique.
  • Il n’y a absolument aucun salut sans le sacrement du baptême.

Il n’y a absolument et infailliblement aucun salut possible sans la crainte du vrai Dieu, la pauvreté d’esprit et la Charité et il n’y a pas de charité sans la vraie foi catholique.

Toute vulgarisation ou catéchisme fait par l’homme peut contenir des erreurs. Le catéchisme dont l’enseignement n’est pas absolument conforme aux vérités révélées de la foi et de la morale, c’est-à-dire au Magistère et à la Tradition de l’Eglise, doit être rejeté. Nombreux sont les catéchismes qui contiennent des erreurs et même des hérésies (Voir plus bas : Exemples de catéchismes avec imprimatur contenant des hérésies).

Tous les hérétiques, et toutes les autres personnes qui meurent hors de l’Église et du salut, ne cherchent pas sincèrement (ne courent pas après) la vérité, ni ne prient Dieu avec sincérité pour être éclairés sur la vérité. Ces gens plutôt refusent de croire ou ne croient que dans ce qu’ils pensent être la vraie foi, rejetant tout le reste.

C’est l’hérésie ou le péché mortel de tous les protestants ou «orthodoxes» orientaux, etc., qui révèle en vérité qu’ils (beaucoup d’entre eux) ne comprennent pas pleinement ce que l’Église enseigne (mais qui refusent obstinément de croire à chaque fois que cela leur est présenté) ou refusent d’y croire si jamais cela leur est présenté. C’est la raison exacte pour laquelle beaucoup de gens sont laissés dans l’obscurité et le manque de foi, parce que Dieu connaissait à l’avance leur mauvaise volonté et leur refus d’accepter la vraie foi catholique. C’est une vérité de foi qui est enseignée par de nombreux papes, des saints et des Pères de l’Église.

Saint Augustin (428) : «… Dieu savait d’avance que s’ils avaient vécu et que l’Évangile leur avait été prêché, ils auraient entendu sans conviction».

Saint Thomas d’Aquin, Sent. III, 25, Q. 2, R. 2, solut. 2 : «Si un homme ne devait avoir personne pour l’instruire, Dieu lui montrerait, à moins qu’il ne souhaite rester coupable où il est».

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), le 15 Avril, 1905 (Magistère ordinaire infaillible) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus». 

Benoît XIV, Cum Religiosi (n ° 4), 26 juin 1754 (Magistère ordinaire infaillible) : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

2 Corinthiens 4, 3 : « Et si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, dont le dieu de ce monde [Satan] a aveuglé l’intelligence des incrédules, que la lumière de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu, ne doit pas briller pour eux».

C’est pourquoi chaque docteur de l’Église a tenu qu’aucun adulte ne pouvait être sauvé sans la connaissance (minimum) de la Trinité et de l’Incarnation. C’est pourquoi les docteurs de l’Eglise qui croyaient dans le baptême de désir (même s’ils ont eu tort à ce sujet) ne l’ont étendu qu’aux catéchumènes futurs baptisés qui croyaient en la Trinité et l’Incarnation.

Nécessité absolue de connaître la foi catholique

Connaître la foi divine et appartenir à l’Eglise catholique est absolument nécessaire pour pouvoir obtenir le salut, ou la vie éternelle offerte par Dieu. Seule l’Eglise catholique est la gardienne du dépôt de la foi, c’est-à-dire de la Révélation divine ou Révélation de Dieu, du seul vrai Dieu. Comme il y a une distance infinie entre le Créateur Dieu et les créatures, il fût nécessaire que Dieu se révèle Lui-même (C’est la Révélation) aux créatures afin qu’elles Le connaisse, Lui le vrai Dieu, et de s’éloigner des faux dieux et idoles trompeuses. Les deux sources de la Révélation sont les saintes Écritures et la Tradition de l’Église : La Tradition précède l’Ecriture. L’Écriture est la mise par écrit de la Tradition divine orale c’est-à-dire, la loi, les prophètes et leur accomplissement dans le Nouveau Testament. L’Écriture hors de la Tradition de l’Église ne serait qu’une interprétation humaine et une religion de l’homme, et la Tradition sans l’Écriture serait une secte.

En ces temps actuels de grande apostasie (vatican 2, traditionalistes, etc.) où la plupart des gens refusent ou renient la foi catholique et où les hérésies sont répandues, non seulement contre la foi divine et catholique, mais aussi contre la loi naturelle, les catholiques deviennent donc des missionnaires au milieu de peuples néo-païens. À la différence des premiers temps de l’Église où les païens (rendant un culte aux faux dieux) étaient évangélisés et catéchisés afin de recevoir le sacrement du baptême pour être incorporés dans l’Église, les néo-païens ou nouveaux païens, ainsi que les baptisés errant dans la foi, sont en ces temps de la fin, indifférents ou méprisent d’office les vérités de la foi. Ceci s’explique, en partie, par le fait que c’est la fausse église vatican 2 qui est méprisée, à raison, par le public, mais aussi parce que de ce fait, malheureusement, les gens se sont encore davantage éloignés de la seule vraie foi catholique. Il est absolument nécessaire de connaître la foi parce que le Magistère ordinaire infaillible de l’Eglise catholique enseigne que «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : « La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir À L’EXTÉRIEUR DE LA COMMUNION CATHOLIQUE  ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, QUICONQUE se retirait le moins du monde de tout point de DOCTRINE PROPOSÉ PAR L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 [Magistère] : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas été assez malheureux pour se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [Apostats, hérétique et schismatiques], ou ont été exclus par l’autorité légitime [excommuniés] pour les fautes graves commises».».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui soit tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

« Comment pèche-t-on contre la foi catholique ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part au culte non catholique ». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme [attribué au] pape saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore)

Tout baptisé est tenu de connaître la foi catholique sous peine de péché mortel

L’Église oblige sous peine de péché mortel de connaître la foi et tous les baptisés y sont tenu par la loi ecclésiastique. Tous ont la nécessité absolue de recevoir le sacrement de baptême pour être sauvé. L’Église catholique enseigne aussi qu’il est absolument nécessaire pour tout le monde – au-dessus de l’âge de raison (Les enfants avant l’âge de raison reçoivent la caution des parents, parrain et marraine du Baptême), de connaître positivement les mystères les plus sacrés pour être sauvé : la Trinité et l’Incarnation, en plus de la loi naturelle. C’est le minimum à croire pour le salut s’il est impossible d’en connaître davantage, mais s’il est possible de connaître la foi catholique, c’est un péché mortel de refuser ou de négliger de s’instruire sur les vérités de la foi divine et catholique.

Ignorance coupable

Les gens de mauvaise volonté qui ne veulent pas connaître la foi catholique, ou qui font preuve de négligence coupable pour connaître la vraie foi catholique, ou qui ne se soucient pas de la vérité pour leur salut, qui s’inventeront mille excuses pour ne pas s’instruire de la foi, commettent un péché mortel qui, à lui seul, peut les conduire en enfer.

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « …celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir».

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésie, 1907-1913 : Un catholique ne peut pas se permettre de dériver dans les tourbillons de la pensée anti-catholique à partir de laquelle aucune autorité doctrinale ne peut le sauver, et où son esprit devient incrusté de ses convictions ou de considérations suffisamment puissantes pour recouvrir sa conscience catholique.

Catéchisme Penny, n° 177 : «Quels sont les péchés contre la Foi ? Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de Foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église».

Une personne qui ne veut pas savoir concernant Vatican II ou une autre secte hérétique, ou apprendre la vérité de la foi après avoir eu les faits présentés, doit être considérée comme hérétique si elle persiste [opiniâtreté ou pertinacité] dans sa mauvaise volonté. On ne peut pas juger des intentions ou des cœurs, mais on doit suivre ce qui apparaît. Vouloir rester ignorant de façon coupable sur ces questions, après avoir reçu la présentation expliquée, est un signe de mauvaise volonté. Un catholique a une vraie soif  pour la vérité et ne se dérobe pas à sa découverte, en étudiant et apprenant. Les vraies questions de foi sont importantes, c’est le salut dont il est question.

Pour beaucoup, l’inconvénient à cesser la communion avec leur paroisse, prêtres, famille et amis, sur cette question, est lourd à porter, et ils choisissent donc de l’ignorer et de rester dans l’ignorance coupable de la foi catholique. On peut supposer que le même jugement peut être fait dans ce cas comme avec ceux qui sont sous le soupçon d’hérésie.

On peut appliquer cette même règle aux baptisés qui sont coupablement ignorants contre la foi. L’ignorance est coupable quand elle peut être vaincue et ne l’est pas volontairement. En ces temps particuliers de grande apostasie, où les hérésies sont répandues partout, les gens qui ne veulent pas connaître (de manière avérée ou quand même la vraie foi leur est présentée) la vraie foi catholique – absolument nécessaire au salut – doivent être condamnés de la même façon ; même s’ils ne sont pas des hérétiques, comme ils ne veulent pas obéir, ils doivent être condamnés.

Ignorance coupable et suspicion d’hérésie

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésie, 1907-1913 : L’opposition à un article de foi peut ne pas être strictement démontrable, mais seulement atteindre un certain degré de probabilité. Dans ce cas, la doctrine est appelée sententia de haeresi suspecta, haeresim sapiens ; qui est une opinion soupçonnée ou savourant l’hérésie.

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques.]».

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé et impose de prouver son innocence. L’Église donne à ceux qui sont «seulement soupçonnés d’hérésie», le temps pour prouver leur innocence, respecter les autorités et professer la vraie foi. Mais s’ils restent obstinés, ils doivent – en ces temps actuels de grande apostasie vatican 2 – être condamnés comme  des hérétiques (règle de la foi ou loi divine), même s’ils ne sont pas des hérétiques. Puisqu’ils sont obstinés et n’obéissent pas, on doit seulement suivre les signes externes et les condamner.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, c. 9, n° 15 : «Les hommes ne sont pas tenus ou en mesure de lire dans les cœurs. Mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra : «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication [comme soupçonnés d’hérésie pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques».

Ces suspects d’hérésie que le concile du Latran IV ci-dessus visait ont eu une sentence prononcée contre eux (pour suspicion d’hérésie). S’ils n’avaient pas été déclarés par l’Église, nous ne connaîtrions pas l’obligation de les éviter. Car n’être qu’un suspect d’hérésie non déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée.

Même de nombreux saints et pieux laïcs ont eu une suspicion d’hérésie contre eux, mais ils n’étaient pas connus ou obstinés parce qu’ils n’étaient pas hérétiques. Ils n’ont pas eu à éluder ou à se cacher des autorités, parce qu’ils n’étaient pas hérétiques. Et quand ils ont été appelés pour être questionnés par l’Inquisition ou par d’autres juges compétents qui souhaitaient se pencher sur les accusations et savoir s’ils étaient coupables ou non, ils les ont respectés et se sont présentés de la manière appropriée et au moment opportun, prouvant ainsi leur innocence.

Les reines du Sabbat, Partie III, question XIX : «Car le Canon (cap. Excommunicamus [Grégoire IX, 1231]) dit : Ceux qui ont été trouvés reposer sous un soupçon probable … à moins qu’ils soient frappés par l’épée de l’anathème [pour suspicion] … ils doivent prouver leur innocence par une satisfaction appropriée, comme une digne satisfaction à la vue de tous les hommes. Et s’ils continuent à s’obstiner dans leur excommunication [pour suspicion d’hérésie] pour la période d’une année, ils doivent être totalement condamnés comme hérétiques».

Si une personne ne se présentait pas à une enquête pour soupçon d’hérésie, ou si au cours de l’enquête, elle refusait de prouver son innocence par obstination ou fraude, alors seulement la peine «frappés par l’épée de l’anathème, à moins qu’ils prouvent leur innocence par une satisfaction appropriée» suivait. Cette sanction n’est toutefois pas encore une déclaration d’hérésie, mais seulement une phrase déclarée de suspicion d’hérésie, et cette personne n’a pas encore été déclarée comme hérétique car cette personne n’est pas encore connue pour être hérétique.

Le pape Innocent III y fait allusion dans le IVème Concile du Latran, Constitution 3 sur les hérétiques :

«S’ils persistent dans l’excommunication [pour suspicion d’hérésie] pendant un an, ils doivent être condamnés comme hérétiques».

Mais si la personne en question était connue comme hérétique avant l’enquête, ou s’il était avéré qu’elle était hérétique obstinée pendant l’interrogatoire, alors elle ne serait pas simplement suspecte, mais serait en fait une véritable hérétique qui ensuite doit être évitée pour des raisons religieuses. Cela serait vrai même si l’hérétique n’avait pas encore été déclaré par l’Église, comme dans le cas de Martin Luther, la reine Elizabeth, et de nombreux autres hérétiques.

Quatrième Concile de Latran : «Ceux qui se trouvent suspects d’hérésie … [Après qu’ils aient été excommuniés pour leur suspicion d’hérésie] Que ces personnes sont à éviter par tous jusqu’à ce qu’elles aient fait la satisfaction adéquate».

Un suspect d’hérésie non déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée. Pour éviter une personne soupçonnée hérétique non-déclarée, il faut avoir la preuve de son hérésie, c’est-à-dire son obstination à nier de quelque façon une vérité de foi. Ceux qui sont simplement déclarés comme suspects d’hérésie doivent être évités par tout le monde, combien plus doivent être évités tous les hérétiques connus, même non déclarés, en raison de leur excommunication automatique.

Mystères essentiels de la foi : la Trinité et l’Incarnation, Dieu rémunérateur, la loi naturelle

La nécessité de moyens – à croire au minimum pour le salut – est la Trinité et l’Incarnation, que Dieu est le rémunérateur et la connaissance de la loi naturelle. Le baptême est invalide (nul ou n’ayant pas existé) sans la foi minimum en ces mystères essentiels du baptisé – uniquement quand la personne demandant le baptême ne peut absolument pas en connaître davantage sans faute de sa part (=ignorance invincible des autres vérités de foi en dehors des mystères essentiels).

La Trinité et l’Incarnation – Symbole de saint Athanase

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra [Magistère solennel] : « Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase… : «Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s’il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l’éternité.

«Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.

«Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu’il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

«Le Père n’a été fait par personne et il n’est ni créé ni engendré ; le Fils n’est issu que du Père, il n’est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n’est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n’y a donc qu’un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n’est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu’en tout, comme on l’a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l’Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l’Unité. Qui donc veut être sauvé, qu’il croie cela de la Trinité.

«Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l’incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d’une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l’humanité. Bien qu’il soit Dieu et homme, il n’y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l’humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l’unité de la personne. Car, de même que l’âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l’homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d’où il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé».

Dieu rémunérateur

La nécessité de moyen (minimum à croire pour pouvoir être sauvé si impossibilité de connaître davantage la foi catholique) comprend aussi de croire que Dieu est le rémunérateur.

Hébreux 11, 6 : «Or, sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra : « Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase… : il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé».

Pape Pie XII, Summi pontificatus, 20 oct. 1939 : «Dieu, créateur tout-puissant et Père de tous, suprême et absolu législateur, omniscient et juste vengeur des actions humaines».

La loi naturelle

La nécessité de moyen comprend aussi la loi naturelle car toute violation de la loi naturelle est un péché. La loi naturelle est inscrite dans le cœur de tous les hommes, de sorte que tous les hommes savent que certaines choses sont contre la loi de Dieu, et que certaines choses sont conformes à la loi naturelle de la charité, etc.

Pape Pie XII, Summi pontificatus, 20 oct. 1939 : «Il est connu de tous que la source profonde et dernière des maux dont est affligée la société d’aujourd’hui se trouve dans la négation et le rejet d’une norme universelle de la probité des mœurs, tant dans la vie individuelle que dans la vie sociale elle-même et dans les relations mutuelles qui existent entre les peuples et les nations ; c’est-à-dire que la loi naturelle elle-même est obscurcie par la méconnaissance et l’oubli. Cette loi naturelle trouve son fondement en Dieu, créateur tout-puissant et Père de tous, suprême et absolu législateur, omniscient et juste vengeur des actions humaines. Quand la divinité éternelle est reniée avec légèreté, toute base de moralité s’en trouve ébranlée du même coup, et l’on voit s’étouffer ou du moins s’affaiblir singulièrement la voix de la nature qui enseigne aux ignorants et même à ceux qui n’ont pas encore accédé à l’usage de la culture civique, ce qui est bien et ce qui est mal, le licite et l’illicite, et qui leur rappelle qu’un jour ils auront à rendre compte de leurs actions bonnes ou mauvaises devant le juge suprême».

La loi naturelle est la loi que chaque personne connait par instinct de naissance. Elle est gravée par le Créateur dans notre cœur, et tout le monde – même les païens qui n’ont jamais entendu parler de Dieu ou de la vraie religion catholique – reçoivent ce don de Dieu. Des exemples de péchés qui enfreignent la loi naturelle et qui sont faciles à reconnaître sont l’avortement, l’assassinat, le viol, le vol, la pédophilie, l’homosexualité, la calomnie, le mensonge, etc. La conscience condamne toujours une personne qui fait ces choses et donc il ne peut jamais y avoir d’excuse pour les personnes qui commettent de tels péchés.

Romains 2, 13-15 : Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi [loi ancienne mosaïque] qui sont justes devant Dieu ; mais ce sont les observateurs de la loi qui seront justifiés [sauvés par la loi nouvelle]. En effet, lorsque les gentils [païens], qui n’ont pas la loi [ancienne et nouvelle], font naturellement [loi naturelle] ce qui est selon la loi ; n’ayant pas la loi, ils sont à eux-mêmes la loi : montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs, leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant et se défendant l’une l’autre ».

Le commentaire (Vulg. Douai Rheims, Haydock) de la Bible catholique Vulgate explique correctement Romains 2, 14-16 :

« Ces hommes sont une loi pour eux-mêmes, et l’ont écrite dans leurs cœurs, quant à l’existence d’un Dieu, et leur raison leur dit que beaucoup de péchés sont illicites : ils peuvent aussi faire des actions qui sont moralement bonnes, comme l’aumône pour soulager les pauvres, en honorant leurs parents, etc. Non pas que ces actions, moralement bonnes, suffiront d’elles-mêmes pour leur justification, ou leurs méritent une récompense surnaturelle dans le royaume des cieux, mais Dieu, dans sa miséricorde infinie, leur donnera des grâces surnaturelles qui, s’ils continuent de coopérer avec elles, leurs obtiendront plus de grâces et finalement ils seront exposées à la foi catholique, s’ils doivent être sauvés».

Le pape Pie XII explique comment l’Esprit-Saint aide les gens à devenir catholiques, bien qu’ils ne pensent pas consciemment devenir catholiques à ce moment. L’Esprit leur indique de suivre la loi naturelle et de faire le bien, et ensuite il les aide à penser pour prendre conscience de la façon dont ils doivent se convertir à la foi catholique.

Pape Pie XII, Mystici corporis, n° 101, 29 juin 1943 [Magistère] : «Pour ceux-là mêmes qui n’appartiennent pas au corps visible de L’Église, vous savez bien, Vénérables Frères, que, dès le début de Notre Pontificat, Nous les avons confiés à la protection et à la conduite du Seigneur, affirmant solennellement qu’à l’exemple du Bon Pasteur Nous n’avions qu’un seul désir : Qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance [1]. Cette assurance solennelle, Nous désirons la renouveler, après avoir imploré les prières de toute l’Église dans cette Lettre encyclique, où Nous avons célébré la louange du  » grand et glorieux Corps du Christ  » [2], les invitant tous et chacun de toute Notre affection à céder librement et de bon cœur aux impulsions de la grâce divine et à s’efforcer de sortir d’un état où nul ne peut être sûr de son salut éternel [3] ; car, même si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur, ils sont privés de tant et de si grands secours et faveurs célestes, dont on ne peut jouir que dans l’Église catholique. Qu’ils entrent donc dans l’unité catholique, et que, réunis avec Nous dans le seul corps du Corps de Jésus-Christ, ils accourent tous vers le Chef unique en une très glorieuse société d’amour [4]. Sans jamais interrompre nos prières à l’Esprit d’amour et de vérité, Nous les attendons les bras grands ouverts, comme des hommes qui se présentent à la porte, non d’une maison étrangère, mais de leur propre maison paternelle».

[1] Pie XII, Lettre encyclique Summi Pontificatus, 20 octobre 1939 ; AAS XXXI (1939) 419 ; St Jean 10, 10. [2] St Irénée, Adv. Hær., IV, 33, 7 ; PG 7, 1076. [3] Cf. Pie IX, Iam vos omnes [Denz. 2997], 13 sept. 1868 ; Act. Conc. Vat., CL VII, 10. [4] Cf. St Gélase Ier, 1er mars 492-21 novembre 496 [Denz. 347], Epist. XIV. PL 59, 89.

Pie XII dit que les non-catholiques (y compris les  membres de sectes non-catholiques) peuvent obtenir des grâces, qui sont vraies, puisque aucun ne se convertirait à la foi catholique à moins d’avoir reçu des grâces quand ils étaient des infidèles. Contrairement aux mensonges des hérétiques, le pape Pie XII ne dit en aucun cas ici qu’ils sont sauvés hors de l’Église.

Exemples de violation de la loi naturelle :

Ces exemples peuvent tous tomber dans la catégorie du péché mortel, car ils rejettent une vérité qu’ils savent être vraie de la loi naturelle, à savoir : 1) que l’existence de Dieu peut être connue par la raison naturelle ; 2) que la masturbation, le sexe oral ou la sodomie ou préliminaires sont contre nature, honteux et contre la procréation ; 3) que l’avortement est un assassinat ; 4) que la contraception ou PFN frustre délibérément le pouvoir naturel d’engendrer la vie ; 5) que les psychotropes, tels que fumer de la marijuana, est un péché mortel, tout comme se saouler.

  • nier l’existence de Dieu est une hérésie contre la loi naturelle car tous savent que c’est un mensonge de croire qu’il n’y a pas une vérité mais plusieurs.
  • approuver l’homosexualité ou le mariage homosexuel sont des hérésies contre la loi naturelle, car tout le monde sait naturellement que la fin de la sexualité est la procréation et non l’assouvissement de la passion et de la concupiscence, le plaisir désordonné, le vice de l’impureté, l’idolâtrie du corps, ou que la fin du mariage est la procréation et l’éducation des enfants.
  • L’indifférentisme religieux et le relativisme religieux sont aussi des hérésies contre la loi naturelle car tous peuvent savoir naturellement la vérité selon laquelle il ne peut y avoir qu’une seule Vérité, car s’il y a deux vérités, une est la vérité et l’autre un mensonge. Tout le monde peut savoir cela par sa nature sans rien connaître des vérités de la foi et du salut.
  • L’évolutionisme est une autre hérésie contre la loi naturelle, car tous savent que l’homme n’a pas d’ancêtre commun avec les animaux. Pourquoi l’homme n’a pas trois yeux, ou des ailes ? Pourquoi donc les organes ? Etc.

Voir La loi naturelle

Cependant suivre la loi naturelle ou celle écrite de Moïse ne sauve pas, mais amène l’homme qui lui obéit à la vérité de la foi par la grâce de Dieu (ou ramène à la vérité de la foi celui qui s’en est éloigné). Aucun salut n’est possible sans obéir à la loi de grâce ou loi évangélique.

Galates 2, 16 : « Sachant que l’homme n’est point justifié [rendu juste devant Dieu] par les œuvres de la Loi [naturelle et mosaïque], mais par la foi en Jésus-Christ, … attendu que par les œuvres de la loi ne sera justifiée nulle chair ».

Tout baptisé est tenu par la nécessité de moyens

Tout baptisé est tenu par la nécessité de moyens de sa foi – minimum à croire s’il est impossible de connaître la foi davantage – mais peut être ignorant des autres définitions sans négligence grave de sa part.

La nécessité de moyen suffit quand les circonstances rendent impossible de connaître davantage la foi, mais non pas quand cela est possible ; la mauvaise volonté pour connaître la sainte foi quand cela est possible ou accessible est une faute grave, un péché mortel qui conduit en enfer.

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « Maintenant, il est évident que celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir. Par conséquent l’ignorance de ces choses est appelée«invincible», parce qu’elle ne peut être surmontée par l’étude. Pour cette raison, l’ignorance, n’étant pas volontaire, il n’est pas en notre pouvoir de s’en débarrasser, n’est pas un péché : c’est pourquoi il est évident que l’ignorance invincible n’est pas un péché. D’autre part, l’ignorance invincible est un péché, si c’est sur des questions qu’on est obligé de savoir, mais ça ne l’est pas, si c’est sur des choses qu’on n’est pas obligé de le savoir ».

On est vraiment obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente. Alors – en conformité avec le Docteur angélique – si nous savons que notre prêtre, évêque, etc., est hérétique ou schismatique, mais que nous adhérons à lui de toute façon, alors nous partageons en effet son péché d’hérésie ou de schisme, ce par quoi nous œuvrerons alors en dehors de la vraie religion.

L’ignorance invincible, d’autre part – l’ignorance qui ne peut être surmontée par un effort humain bien ordonné – est une autre affaire, et est totalement excusable, c’est-à-dire quand il est impossible de connaître plus que les mystères essentiels – la Trinité et l’Incarnation, et la loi naturelle – qui doivent absolument être connus explicitement par tous au-dessus de l’âge de raison, pour le salut. L’ignorant des mystères essentiels – Trinité, Incarnation rédemptrice et loi naturelle – ne peut absolument pas obtenir le salut. L’ignorance des vérités de la foi divine et catholique est la cause des calamités éternelles des âmes en enfer. Voilà pourquoi l’hérésie du salut pour l’ignorant invincible (des mystères essentiels) – que tiennent quasi tous les hérétiques aujourd’hui – est une des plus grave.

Quand les gens enfreignent la loi naturelle, c’est toujours un péché, et cela ne peut être excusé, car cette loi est écrite par Dieu dans le cœur de chaque homme. L’ignorance de la Trinité et de l’Incarnation, cependant, n’est pas un péché en soi, mais Dieu retient cette connaissance des mystères essentiels pour de nombreuses personnes dont Il a connu d’avance qu’ils rejetteraient son offre de salut.

Sans ces mystères essentiels de la foi et l’obéissance aux commandements de Dieu, il n’y a aucun salut mais la damnation éternelle ou privation éternelle de Dieu. Mais comme on l’a déjà dit, ces mystères essentiels ne suffisent pas pour le salut si on peut connaître davantage la foi, car tout baptisé est tenu par la loi canonique de connaître sa foi sous peine de péché mortel (qui place hors du salut, sauf repentir et pénitence). Cette vérité a des conséquences beaucoup plus graves en ces temps d’apostasie car beaucoup ou la plupart, sont de mauvaise volonté.

Benoît XIV, Cum Religiosi (n ° 4), 26 juin 1754 (Magistère) : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905 (Magistère) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Ces mystères essentiels de la foi pour le salut impliquent obligatoirement de ne pas nier toute vérité des Écritures ou toute vérité enseignée par l’Église. Ces mystères crus font les catholiques (chrétiens) qui ne peuvent pas connaître plus la foi, à moins qu’ils tiennent une position qui soit incompatible avec la foi en la Trinité et l’Incarnation ou refusent une vérité à savoir sur Dieu et la loi naturelle ou refusent quelque chose qu’ils savent être clairement enseigné dans l’Écriture. Par exemple, si la personne baptisée prétend croire en la Trinité et l’Incarnation, mais soutient que toutes les religions sont plus ou moins bien, alors c’est un hérétique et qui n’a pas la foi catholique (avant même qu’il sache qu’une telle position est condamnée par l’Église) parce que sa croyance est incompatible avec la vraie foi dans la Trinité comme seul vrai Dieu, où la croyance selon laquelle il doit avoir la foi catholique dans ses composantes les plus simples.

Un autre exemple serait si la personne baptisée qui croit en la Trinité et l’Incarnation (qui sont les éléments les plus simples de la foi catholique), et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, soutient que l’homme n’a pas le libre arbitre (comme certains protestants l’enseignent). Cette personne deviendrait hérétique parce qu’elle rejette une vérité que tous savent être vraie de la loi naturelle, à savoir, que l’ homme a une volonté libre. Ainsi, elle nie une toute vérité à savoir sur l’homme de la loi naturelle et est hérétique.

Un autre exemple serait si la personne baptisée qui croit en la Trinité et l’Incarnation (la foi catholique dans ses composantes les plus simples), et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, refuse de croire que Dieu est le rémunérateur et punisseur. Cette personne est hérétique parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, que Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions (voir Héb. 11, 6).

Un autre exemple est ceux qui croient aux doctrines de «la foi seule» et «sécurité éternelle» (une grande majorité des protestants). Ces doctrines contredisent à la fois la loi naturelle et la raison qui dit que chaque homme doit être récompensé ou puni pour ses actes. Cela contredit également, mot pour mot, l’enseignement de Jacques 2 dans l’Écriture, qui enseigne que la foi sans les œuvres est morte, et que l’ homme n’est pas sauvé par la foi seule. Cette personne qui croit en la foi seule ou la sécurité éternelle est hérétique, même si elle n’a jamais su que sa position est condamnée par l’Église et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, que Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions, et que la foi seule ne justifie pas un homme seulement, mais nos actes aussi.

Tout baptisé est tenu de professer la foi catholique

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation implicite de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Le canon ci-dessus montre les péchés mortels d’omission de la profession ouverte de la foi : 1) Le silence quand on doit professer la foi ; 2) l’hésitation à professer ouvertement la foi quand on doit le faire ; 3) l’attitude qui montre au-dehors aux autres : a) un déni de la foi, b) un mépris de la religion catholique, c) une injure à Dieu, d) un scandale.

Comment peut-on professer la foi catholique quand on ne s’en est pas instruit (sauf impossibilité invincible), alors qu’on est tenu de le faire sous peine de péché mortel ? Étant donné qu’un seul péché mortel conduit dans l’enfer éternel, il s’ensuit que la plupart sont sur le chemin de l’enfer, sauf s’ils se repentent et reviennent de leurs péchés avant la fin de leur vie.

Catéchisme Penny n° 329, neufs façons de participation au péché d’autrui : «3. Par consentement ; … 8. Par mutisme [silence] ;».

La première de toute priorité est de s’instruire de la foi divine et catholique sans laquelle on ne peut pas être sauvé, c’est-à-dire que sans la foi on est sur le chemin de la damnation éternelle.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Hors de la vraie foi, tout baptisé est coupé automatiquement du Corps de l’Église hors de laquelle il n’y a absolument aucun salut.

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … »

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges … personne ne peut être sauvé, … s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Un baptisé se coupe automatiquement du corps de l’Église et du salut par l’apostasie, l’hérésie, le schisme et l’excommunication (participation à des sectes non-catholiques, péchés graves sacrilèges, etc.).

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 [Magistère] : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas été assez malheureux pour se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [Apostats, hérétiques et schismatiques], ou ont été exclus par l’autorité légitime [excommuniés] pour les fautes graves commises».».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui soit tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

 

Catéchisme catholique

Vertus

Vertus théologales (surnaturelles)

Foi

La Foi est la vertu surnaturelle pour croire fermement tout ce que Dieu nous enseigne par son Église. La Foi est le moyen de posséder ce qu’on ne voit pas. C’est un piège mortel de fonder sa foi sur le sentiment : La foi est croire en ce que Dieu nous révèle parce que c’est Lui qui nous le révèle.

Catéchisme Penny n° 9 : «Qu’est-ce que la foi ? La foi est un don surnaturel de Dieu qui nous permet de croire, sans douter, tout ce que Dieu nous a révélé [Écriture et Tradition définis par le Magistère]».

Ecclésiastique 2, 8 : « Vous qui craignez le Seigneur croyez en lui, et votre récompense ne sera pas anéantie ».

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

Éphésiens 3, 13 : « que le Christ habite par la foi dans vos cœurs ».

Hébreux 11, 1 : « La foi est le fondement des choses qu’on doit espérer, et la démonstration de celles qu’on ne voit point ».

Hébreux 11, 6 : «Or, sans la Foi, il est impossible de plaire à Dieu. Car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il est, et qu’il récompense ceux qui le cherchent».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra [déclaration infaillible solennelle] : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi [traditionnelle ou de la Tradition de l’Église catholique]».

Acte de Foi : Mon Dieu, je crois fermement, tout ce que vous nous avez révélé et que la sainte Église nous propose à croire ; parce que vous êtes la suprême et infaillible vérité, qui ne pouvez ni vous tromper ni me tromper. Dans cette Foi, je veux vivre et mourir.

Espérance

L’Espérance est la vertu surnaturelle qui nous fait attendre avec confiance (certitude) le paradis et les moyens nécessaires pour y parvenir. L’Espérance est la confiance certaine de l’union à Dieu. On espère être unit à Dieu parce qu’Il se donne Lui-même à nous gratuitement, sans aucun mérite de notre part, par pure Miséricorde.

Catéchisme Penny n° 136 : «Qu’est-ce que l’Espérance ? L’Espérance est un don surnaturel de Dieu, par lequel nous croyons fermement que Dieu nous donnera la vie éternelle et tous les moyens pour l’obtenir, si nous faisons ce qu’Il exige de nous».

Job 13, 15 : « Quand il me tuerait, c’est en lui que j’espérerais ».

Ecclésiastique 2, 9 : « Vous qui craignez le Seigneur espérez en lui, et sa miséricorde vous viendra en joie ».

Psaume 26, 13-14 : « Je crois que je verrai les biens du Seigneur dans la terre des vivants. Attends le Seigneur, agis avec courage, et que ton cœur se fortifie, et attends avec constance le Seigneur ».

Psaume 27, 7 : « Le Seigneur est mon aide et mon protecteur : en lui a espéré mon cœur, et j’ai été secouru ».

Psaume 70, 1 : « C’est en vous Seigneur, que j’ai mis mon espérance ; que je ne sois [je ne serai pas] pas confondu éternellement ».

Psaume 83, 13 : « Seigneur des armées [Dieu des vertus], bienheureux l’homme qui espère en vous ».

Psaume 107, 2 : « Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt ».

Psaume 111, 7 : « Son cœur est prêt à espérer dans le Seigneur ; son cœur est affermi, il ne sera pas ébranlé, jusqu’à ce qu’il méprise ses ennemis ».

Psaume 129 : « En vous est la propitiation [Action rendant Dieu propice et procurant le rachat des fautes commises], et à cause de votre loi, je vous ai attendu avec patience, Seigneur. Mon âme s’est soutenue par sa parole. Mon âme a espéré dans le Seigneur».

Jérémie 17, 5 : « Maudit [est] l’homme qui se confie dans l’homme ».

Matthieu 14, 27 : « Ayez confiance, c’est moi, ne craignez point ».

Acte d’Espérance : Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ mon Sauveur, votre grâce en ce monde et, si j’observe vos commandements, le bonheur éternel dans l’autre, parce que vous l’avez promis et que vous êtes fidèle dans vos promesses. Dans cette Espérance je veux vivre et mourir.

Charité

La Charité est la vertu surnaturelle qui nous fait aimer Dieu par-dessus toutes choses et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu. La charité est l’amour de Dieu et du prochain pour l’amour de Dieu. Il n’y a pas de charité sans la vraie foi car la vraie foi est le fondement de la charité.

Catéchisme Penny n° 169 : «Qu’est-ce que la charité ? La charité est un don surnaturel de Dieu qui nous fait aimer Dieu plus que toute chose, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu».

Ecclésiastique 2, 10 : « Vous qui craignez le Seigneur aimez-le, et vos cœurs seront illuminés ».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9 (Magistère infaillible) : «La fondation de la charité est la foi pure et sans tache».

Pape saint Grégoire le Grand, père et docteur de l’Église, homélie sur la parabole des talents, n° 6, 31 déc. 590 : «On donnera à celui qui a, il sera dans l’abondance, mais celui qui n’a pas on prendra même ce qu’il semble avoir (Math. 25, 14-29). On donnera en effet à celui qui a, et il sera dans l’abondance, parce que celui qui a la charité reçoit aussi les autres dons. Mais celui qui n’a pas la charité perd même les dons qu’il paraissait avoir reçus. Aussi est-il nécessaire, mes frères, que vous veilliez à garder la charité en tout ce que vous faites. Et la charité, c’est d’aimer son ami en Dieu, et son ennemi à cause de Dieu. Celui qui n’a pas cette charité perd tout le bien qu’il a ; il est privé du talent qu’il avait reçu, et selon la sentence du Seigneur, il est envoyé dans les ténèbres extérieures. Celui-là tombe par châtiment dans les ténèbres extérieures qui est déjà tombé de lui-même, par son péché, dans les ténèbres intérieures.

Acte de Charité : Mon Dieu, je vous aime par dessus toutes choses, de tout mon cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces ; parce que vous êtes infiniment parfait et souverainement aimable ; j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de vous. Dans cette Charité je veux vivre et mourir.

Vertus cardinales (colonnes)

La prudence est la première des vertus cardinales et imprègne les autres vertus. La prudence est animée par le don de Conseil et c’est la vertu de discerner le moyen le plus efficace pour faire le bien et pour éviter le mal. La science des saints est la prudence (Pr 9, 10).

La justice est la vertu de rendre à Dieu ce qui lui est dû et au prochain pour l’amour de Lui.

La force est la vertu de supporter dans la grâce les épreuves et difficultés.

La tempérance est la vertu d’user des biens de manière modérée, sans excès, ni en trop ni en trop peu.

Vertus morales

Véracité : Vertu ou qualité de conformité à la vérité en paroles et en actes.

Pauvreté d’esprit : Détachement des richesses temporelles et spirituelles et disposition à attendre tout de Dieu.

Humilité : Considération véritable de soi comme absolu néant devant Dieu. La fausse humilité est une hypocrisie consistant à paraître humble devant les hommes.

Patience : Vertu de supporter les aléas, difficultés, épreuves, insultes, etc. à cause de Jésus-Christ et par amour de Dieu.

Pureté : Éloignement radical de la convoitise de la chair en image, en parole, en écoute, en pensée, en acte.

Obéissance : Quitter promptement sa volonté propre pour la volonté de Dieu, ou son supérieur représentant Dieu.

Mortification : Faire mourir le vieil homme, se renoncer et mourir à soi-même tous les jours. (Éphésiens 4, 22, 24)

Douceur : Conséquence d’un cœur humble. La douceur éteint la colère.

Sagesse : La véritable sagesse est Jésus-Christ et son Esprit-Saint. La sagesse donne le goût de la suavité de Dieu. Le principe de la sagesse est la crainte du Seigneur (Pr. 9, 10).

Chasteté : Préservation du corps de la sensualité et des sens extérieurs de la vue, ouïe, tact, et intérieurs, mémoire, imagination, sensibilité, sentimentalité. La mondanité (l’esprit du monde) ruine inexorablement la chasteté.

Continence : Retenue dans les plaisirs du corps.

Modestie : Ordre dans la conduite, l’habillement, et l’intérieur.

Pudeur : Sentiment de honte de sa propre nudité dû au péché originel.

Mansuétude : Pitié, bienveillance, bénignité.

Longanimité : Clémence, générosité.

Bonté : Bienfaisance, désintéressement, miséricorde.

Paix : La paix naît d’une conscience pure vivant dans la vérité.

Joie : Contentement et satisfaction pour l’amour de Dieu.

Dévotion : Service de Dieu dans une confiance particulière qui vient du don surnaturel de piété.

Persévérance : Constance et fermeté dans la foi et les œuvres, nourries par l’espérance et la charité.

Dons et fruits du Saint-Esprit

Dons du Saint-Esprit

Le don de sagesse, en nous détachant du monde, nous fait savourer et aimer uniquement les choses du ciel.

Le don d’intelligence nous aide à comprendre les vérités de la religion dans la mesure où cela est nécessaire.

Le don de conseil émerge de la prudence surnaturelle, et nous permet de voir et choisir correctement ce qui aidera le plus à la gloire de Dieu et notre salut.

Le don de force nous donne le courage pour surmonter les obstacles et les difficultés qui se posent dans la pratique de nos devoirs religieux.

Le don de science (ou connaissance) nous indique le chemin à suivre et les dangers à éviter pour atteindre le ciel.

Le don de piété, en nous inspirant une tendre et filiale confiance en Dieu, nous fait embrasser avec joie tout ce qui se rapporte à son service.

Le don de crainte nous remplit d’un respect souverain de Dieu, et nous fait redouter, par-dessus tout, de l’offenser.

Fruits du Saint-Esprit

La charité, la joie, la paix, la patience, la douceur, la bonté, la longanimité, la mansuétude, la foi, la modestie, la continence, la chasteté (Galates 5, 22).

Fins dernières

La mort. Le jugement. L’enfer ou le Ciel (La fin du purgatoire est le ciel).

Loi

  • Loi naturelle (non-écrite), qui est une participation de la loi éternelle dans la créature rationnelle et a pour effet la conscience morale par la connaissance naturelle du bien et du mal.
  • Loi divine immuable : Loi écrite ancienne de l’Ancien Testament (10 commandements, etc.) et loi nouvelle évangélique du Nouveau Testament (Église, Magistère, vérités de foi et de morale, etc.).
  • Loi ecclésiastique (loi qui peut changer) à laquelle sont ordinairement tenus tous les baptisés sous peine de péché grave.
  • Loi temporelle civile, pour ce qui n’est pas le péché.
Quel est le premier Commandement ? Le premier Commandement est : «Tu n’auras point d’autres dieux devant moi. Tu ne te feras point d’image taillée, ni aucune figure de tout ce qui est en haut dans le Ciel, et en bas sur la terre, ni de tout ce qui est dans les eaux sous la terre. Tu ne les adoreras point et tu ne leur rendras point le souverain culte».
  • Que nous est-il commandé de faire par le premier Commandement ? Par le premier Commandement, il nous est commandé d’adorer l’unique et vrai Dieu vivant, par la Foi, l’Espérance, la Charité et la Religion.
  • Quels sont les péchés contre la Foi ? Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de Foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église.
  • Comment nous exposons-nous au danger de perdre notre Foi ? Nous nous exposons au danger de perdre notre Foi en négligeant nos devoirs spirituels, en lisant de mauvais livres, en fréquentant des écoles non-catholiques et en prenant part à des cérémonies ou prières d’une fausse religion.
  • Quels sont les péchés contre l’Espérance ? Les péchés contre l’Espérance sont le désespoir et la présomption.
  • Quels sont les principaux péchés contre la Religion ? Les principaux péchés contre la Religion sont l’adoration de faux dieux ou idoles, et rendre à une quelconque créature l’honneur qui n’appartient qu’à Dieu seul.
  • Le premier Commandement interdit-il de faire des images ? Le premier Commandement n’interdit pas de faire des images, mais de faire des idoles ; c’est-à-dire qu’il interdit de faire des images que l’on adore ou honore comme des dieux.
  • Le premier Commandement interdit-il de traiter avec le démon et les pratiques superstitieuses ? Le premier Commandement interdit tout commerce avec le démon et les pratiques superstitieuses, comme de consulter les spiritualistes et les diseuses de bonne aventure, et se confier à la magie, aux présages, aux rêves et autres pitreries.
  • Tous les péchés de sacrilège et simonie sont-ils également interdits par le premier Commandement ? Tous les péchés de sacrilège et simonie sont également interdits par le premier Commandement.
  • Est-il interdit d’honorer ou adorer divinement les Anges et les Saints ? Il est interdit d’honorer ou adorer divinement les Anges et les Saints, car cela appartient à Dieu seul.
  • Quels genres d’honneur ou adoration devrait-on rendre aux Anges et aux Saints ? Nous devrions rendre aux Anges et aux Saints un honneur, ou adoration, inférieur en tant que servants et amis spéciaux de Dieu.
  • Quel honneur devrions-nous rendre aux reliques, crucifix et saintes images ? Nous devrions rendre aux reliques, crucifix et saintes images un honneur relatif, puisqu’ils se rapportent au Christ et Ses Saints, et sont des mémoriaux de ceux-ci.
  • Prions-nous les reliques ou les images ? Nous ne prions les reliques ou les images, qui ne peuvent ni nous voir, ni nous entendre, ni nous aider.
Quel est le second Commandement ? Le second Commandement est : «Tu ne prendras point en vain le nom du Seigneur ton Dieu».
  • Que nous est-il commandé de faire par le second Commandement ? Par le second Commandement, il nous est commandé de parler avec révérence de Dieu et de toutes personnes et choses saintes, et de garder nos serments et nos vœux.
  • Qu’est-ce que le second Commandement interdit ? Le second Commandement interdit tous serments faux, irréfléchis, injustes et non nécessaires ; tout comme les paroles blasphématoires, maudissantes et profanes.
  • Est-il licite de jurer ou de prêter serment ? Il est uniquement licite de jurer ou de prêter serment lorsque l’honneur de Dieu, ou le nôtre, ou le bien du prochain, l’exigent.
 Quel est le troisième Commandement ? Le troisième Commandement est : «Souviens-toi de sanctifier le jour du Sabbat».
  • Que nous est-il commandé de faire par le troisième Commandement ? Par le troisième Commandement, il nous est commandé de maintenir le Dimanche saint.
  • Comment maintenons-nous le Dimanche saint ? Nous maintenons le Dimanche saint en assistant à la messe [si disponible] et en nous abstenant de travaux serviles.
  • Pourquoi nous est-il commandé de nous abstenir de travaux serviles ? Il nous est commandé de nous abstenir de travaux serviles pour que nous puissions avoir le temps et l’opportunité de prier, prendre les sacrements [si disponibles], écouter les sermons et lire de bons livres.
Quel est le quatrième Commandement ? Le quatrième Commandement est : «Honore ton père et ta mère».
  • Que nous est-il commandé de faire par le quatrième Commandement ? Par le quatrième Commandement, il nous est commandé d’aimer, faire révérence et obéir à nos parents dans tout ce qui n’est pas péché.
  • Nous est-il commandé d’obéir uniquement à nos parents ? Il nous est commandé d’obéir, non seulement à nos parents, mais aussi à nos évêques et prêtres, à l’autorité civile et à nos supérieurs légaux.
  • Sommes-nous tenus d’assister nos parents dans leurs désirs ? Nous sommes tenus d’assister nos parents dans leurs désirs, qu’ils soient spirituels ou temporels [sauf le péché].
  • Sommes-nous tenus de soutenir nos prêtres ? Nous sommes tenus de soutenir nos prêtres ; car saint Paul a dit : «Le Seigneur a aussi ordonné à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile». (1 Cor. 9, 14)
  • Quel est le devoir des parents envers leurs enfants ? Le devoir des parents envers leurs enfants est de pourvoir à leurs besoins, de les instruire et les corriger, et de leur donner une bonne éducation catholique.
  • Quel est le devoir des maîtres, maîtresses et autres supérieurs ? Le devoir des maîtres, maîtresses et autres supérieurs, est de prendre le soin approprié de ceux qu’ils ont à charge, et de leur permettre de pratiquer leurs devoirs religieux.
  • Qu’est-ce que le quatrième Commandement interdit ? Le quatrième Commandement interdit tout mépris, entêtement et désobéissance à nos parents et à nos supérieurs légitimes.
  • Est-ce un péché que d’être membre d’une société secrète ? C’est un péché que d’être membre d’une quelconque société secrète qui complote contre l’Église ou l’État, ou d’être membre de toute société qui, par les raisons de son secret, est condamnée par l’Église ; car saint Paul a dit : «Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures : car il n’y a pas d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent ont été instituées par Dieu. C’est pourquoi celui qui résiste à l’autorité résiste à l’ordre établi par Dieu ; et ceux qui résistent attirent la condamnation sur eux-mêmes». (Rom. 13, 1-2)
Quel est le cinquième Commandement ? Le cinquième Commandement est : «Tu ne tueras point».
  • Qu’est-ce que le cinquième Commandement interdit ? Le cinquième Commandement interdit le meurtre volontaire, la bagarre, les querelles et les mots injurieux ; mais aussi le scandale et le mauvais exemple.
  • Le cinquième Commandement interdit-il la colère ? Le cinquième Commandement interdit la colère, mais aussi la haine et la vengeance.
  • Pourquoi le scandale et le mauvais exemple sont-ils interdits par le cinquième Commandement ? Le scandale et le mauvais exemple sont interdits par le cinquième Commandement car ils font préjudice et mènent à la mort spirituelle l’âme de notre prochain.
Quel est le sixième Commandement ? Le sixième Commandement est : «Tu ne commettras point d’adultère».
  • Qu’est-ce que le sixième Commandement interdit ? Le sixième Commandement interdit tout péché d’impureté avec la femme ou le mari d’autrui.
  • Le sixième Commandement interdit-il tout ce qui est contraire à la sainte pureté ? Le sixième Commandement interdit tout ce qui est contraire à la sainte pureté dans les regards, les mots ou les actions.
  • Les danses et les jeux immodestes sont-ils interdits par le sixième Commandement ? Les danses et les jeux immodestes sont interdits par le sixième Commandement, et c’est un péché que d’en regarder.
  • Le sixième Commandement interdit-il les musiques, livres et images immodestes ? Le sixième Commandement interdit les musiques, livres et images immodestes, car ils sont très dangereux pour l’âme et mènent au péché mortel.
Quel est le septième Commandement ? Le septième Commandement est : «Tu ne déroberas point».
  • Qu’est-ce que le septième Commandement interdit ? Le septième Commandement interdit d’emporter injustement quelque chose ; ou de garder ce qui appartient à autrui.
  • Les tricheries de toutes sortes, dans l’achat et la vente, sont-elles interdites par le septième Commandement ? Les tricheries de toutes sortes dans l’achat et la vente sont interdites par le septième Commandement, mais aussi tous les autres moyens de tromper notre prochain.
  • Sommes-nous tenus de restituer tout bien mal acquis ? Nous sommes tenus de restituer tout bien mal acquis si nous en sommes capables, sinon le péché ne nous sera, pas pardonné ; nous devons aussi payer nos dettes.
  • Est-il malhonnête aux serviteurs de gaspiller le temps ou la propriété de leur maître ? Il est malhonnête aux servants de gaspiller le temps ou la propriété de leur maître, car c’est gaspiller ce qui ne leur appartient pas.
Quel est le huitième Commandement ? Le huitième Commandement est : «Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain».
  • Qu’est-ce que le huitième Commandement interdit ? Le huitième Commandement interdit tout faux témoignage, jugement irréfléchi et mensonge.
  • Les calomnies et les détractions sont-elles interdites par le huitième Commandement ? Les calomnies et les détractions sont interdites par le huitième Commandement, ainsi que la délation et toute parole qui nuit à la réputation de notre prochain.
  • Si vous avez blessé votre prochain en disant du mal de lui, qu’êtes-vous tenu de faire ? Si j’ai blessé mon prochain en disant du mal de lui, je suis tenu de lui faire satisfaction en restaurant sa réputation, autant que je le peux.
Quel est le neuvième Commandement ? Le neuvième Commandement est : «Tu ne désireras point la femme d’autrui».
  • Qu’est-ce que le neuvième Commandement interdit ? Le neuvième Commandement interdit tout consentement volontaire aux pensées et désirs impurs, et tout plaisir consenti aux mouvements irréguliers de la chair.
  • Quels péchés mènent, habituellement, à rompre le sixième et le neuvième Commandement ? Les péchés qui, habituellement, mènent à rompre le sixième et le
    neuvième Commandement, sont la gourmandise, l’ivrognerie et l’intempérance, mais aussi l’oisiveté, les mauvaises compagnies et la négligence dans la prière.
Quel est le dixième Commandement ? Le dixième Commandement est : «Tu ne désireras point les choses qui appartiennent à autrui».
  • Qu’est-ce que le dixième Commandement interdit ? Le dixième Commandement interdit toute pensée envieuse et cupide et les désirs injustes à propos des biens et profits d’autrui. (Catéchisme Penny n°175-227)

Sommes-nous tenus d’obéir à l’Église ? Nous sommes tenus d’obéir à l’Église, car le Christ dit aux pasteurs de l’Église : «Celui qui vous écoute, m’écoute ; celui qui vous méprise, me méprise». (Luc 10, 16)

Quel est le premier Commandement de l’Église ? Le premier Commandement de l’Église est : «Conserver les Dimanches et les jours d’Obligation sacrés, en assistant à la messe et en s’abstenant de travaux serviles».

  • Quels sont les jours d’Obligation observés en Angleterre et aux Pays de Galles ? Les jours d’Obligation observés en Angleterre et aux Pays de Galles sont : Noël, Épiphanie, Ascension, Fête-Dieu, saint Pierre et saint Paul, Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, Toussaint [Jours pour la France et EU ici].
  • Est-ce un péché mortel de négliger de se rendre à la messe les Dimanches et aux jours d’Obligation ? C’est un péché mortel de négliger de se rendre à la messe les Dimanches et les jours d’Obligation [sauf impossibilité ou indisponibilité].
  • Les parents, les maîtres et les maîtresses sont-ils tenus de faire en sorte que ceux dont ils ont la charge assistent à la messe les Dimanches et les jours d’Obligation ? Les parents, les maîtres et les maîtresses sont tenus de faire en sorte que ceux dont ils ont la charge assistent à la messe les Dimanches et les jours d’Obligation.

Quel est le second Commandement de l’Église ? Le second Commandement de l’Église est : «Respecter les jours de jeûne et d’abstinence fixés par l’Église».

  • Qu’est-ce que les jours de jeûne ? Les jours de jeûne sont des jours durant lesquels il n’est autorisé de prendre qu’un seul repas complet.
  • Quels sont les jours de jeûne ? Les jours de jeûne, en Angleterre et aux Pays de Galles, sont le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint (pour ceux qui ont entre 18 et 60 ans) [Jours pour la France et EU ici].
  • Qu’est-ce que les jours d’abstinence ? Les jours d’abstinence sont des jours durant lesquels il est interdit de prendre de la viande.
  • Quels sont les jours d’abstinence ? Les jours d’abstinence en Angleterre et au Pays de Galles sont le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint.
  • Pourquoi l’Église nous commande-t-elle de jeûner et nous abstenir ? L’Église nous commande de jeûner et de nous abstenir afin que nous mortifions la chair et obtenions de Dieu la satisfaction de nos péchés.

Quel est le troisième Commandement de l’Église ? Le troisième Commandement de l’Église est : «Se rendre en Confession au minimum une fois l’an» [si prêtre disponible].

  • À partir de quand les enfants sont-ils tenus de se confesser ? Les enfants sont tenus de se confesser dès qu’ils atteignent l’âge de raison, et sont susceptibles de commettre des péchés mortels.
  • Quand les enfants atteignent-ils généralement l’âge de raison ? Les enfants atteignent généralement l’âge de raison à l’âge de sept ans, environ.

Quel est le quatrième Commandement de l’Église ? Le quatrième Commandement est : «Recevoir le Saint Sacrement au moins une fois l’an, et ceci à Pâques ou aux alentours de Pâques» [si messe disponible].

  • À partir de quand les chrétiens sont-ils tenus de recevoir le Saint Sacrement ? Les chrétiens sont tenus de recevoir le Saint Sacrement dès qu’ils sont capables de distinguer le Corps du Christ du pain ordinaire, et on été jugés suffisamment instruits.

Quel est le cinquième Commandement de l’Église ? Le cinquième Commandement de l’Église est : «Contribuer au soutien de nos prêtres» [pas les hérétiques].

  • Est-ce un devoir de contribuer au soutien de la Religion ? C’est un devoir de contribuer au soutien de la Religion selon nos moyens, afin que Dieu soit dûment honoré et adoré et le royaume de Son Église étendu.

Quel est le sixième Commandement [de l’Église] ? Le sixième Commandement est : «Ne pas se marier dans certains degrés de parenté, ni se marier solennellement durant les périodes proscrites».

  • Quelles sont les périodes où il est interdit de se marier solennellement ? Les périodes où il est interdit de se marier solennellement, sans une permission particulière, sont depuis le premier Dimanche de l’Avent jusqu’à Noël, et depuis le Mercredi des Cendres jusqu’au Dimanche de Pâques. (Catéchisme Penny n°228, 230-248)

Péché

Le péché est une prévarication (s’écarter de la justice, manquer à ses obligations) contre la loi de Dieu. La volonté est impliquée par action ou par omission dans le péché.

Péché originel

Le péché originel est le premier péché du premier homme et de la première femme qui prive de la gloire Dieu et qui est propagé dans tous les hommes. Il n’est remis que par le sacrement de baptême.

Romains 5, 12 : «Par un seul homme [Adam], le péché est entré dans le monde, et par le péché, la mort, et ainsi la mort a passé dans tous les hommes, tous ayant péché en lui».

Pape Innocent III, Maiores Ecclesiae causas, 1201 : «L’originel [péché] donc, qui est contracté sans consentement, est remis sans consentement en vertu du sacrement [de baptême] ; … La peine du péché originel est la privation de la vision de Dieu…»

Péché actuel

C’est le péché personnel mortel ou véniel de chacun depuis l’âge de raison (environ sept ans), âge du début de distinction du bien et du mal.

Péché mortel

Péché grave. Pécher mortellement, c’est préférer à Dieu, la jouissance d’un bien qui Lui est inférieur. Le péché mortel exclue de la grâce de Dieu et sans contrition mérite l’enfer éternel.

La contrition est une douleur de l’âme et une détestation du péché commis, avec le propos de ne pas pécher à l’avenir. Cette contrition comprend non seulement l’abandon du péché, le propos et le début d’une vie nouvelle, mais aussi la haine de la vie ancienne. La contrition est absolument nécessaire pour le pardon des péchés.

Concile de Trente, 14ème sess., chap. 4 ex cathedra : «La contrition, qui tient la première place parmi les actes du pénitent dont il a été parlé, est une douleur de l’âme et une détestation du péché commis, avec le propos de ne pas pécher à l’avenir. En tout temps ce mouvement de contrition a été nécessaire pour obtenir le pardon des péchés».

La contrition imparfaite (attrition) est la douleur de l’âme (ou désolation du cœur) pour ses péchés soit par considération de la laideur du péché ou par crainte des peines, avec la volonté de ne plus pécher et l’espoir du pardon. L’attrition n’obtient pas le pardon des péchés mais prépare et fait partie intégrante de la contrition.

Concile de Trente, 14 ème sess., chap. 4 ex cathedra : «La contrition imparfaite, qu’on appelle attrition, parce qu’on la conçoit en général ou bien en considérant la laideur du péché ou bien par crainte de l’enfer et des châtiments, si elle exclut la volonté de pécher jointe à l’espoir du pardon … elle est aussi un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit Saint qui, n’habitant pas encore le pénitent, mais le mouvant seulement, lui vient en aide, pour qu’il prépare pour lui-même le chemin vers la justice. Et bien que sans le sacrement de la pénitence elle ne puisse pas par elle-même conduire le pécheur jusqu’à la justification, cependant elle le dispose à obtenir la grâce de Dieu dans le sacrement de la pénitence».

Acte de contrition : «Mon Dieu, je suis triste d’avoir offensé votre souveraine majesté. Je regrette tous mes péchés, non seulement parce que j’ai mérité vos châtiments [contrition imparfaite ou attrition], mais surtout parce que vous êtes infiniment parfait et souverainement aimable, et parce que le péché vous déplaît [contrition parfaite]. Je prends la ferme résolution de me corriger et d’éviter les occasions de péché. Dans cette contrition, je veux vivre et mourir».

C’est un péché mortel de ne pas éviter – délibérément et en connaissance de cause – les occasions de pécher, quand on peut le faire.

Pape Innocent XI, Erreurs d’une doctrine morale plus laxiste, n° 61-63, 2 mars 1679 : 61. «Peut parfois être absous celui qui demeure dans une occasion prochaine de pécher qu’il peut et ne veut pas éviter, et même qu’il cherche directement ou délibérément, ou dans laquelle il se jette». – Condamné

Péché véniel

Le péché véniel volontaire, c’est la jouissance coupable d’un bien qui inférieur à Dieu qui fait se détourner de Dieu par la délectation du cœur, mais sans retirer entièrement la préférence à Dieu.

Le péché véniel involontaire ou par faiblesse de la nature, c’est la jouissance d’un bien qui inférieur à Dieu qui ne retire pas la préférence à Dieu et ne fait pas se détourner de Dieu par la délectation du cœur. Le péché véniel involontaire n’est pas un péché uniquement s’il n’y a pas de négligence coupable.

Le péché véniel ne tue pas la vie de la grâce mais la diminue, et mérite la peine temporelle sur terre ou au purgatoire après la mort, s’il n’est pas expié.

Les péchés véniels cumulés sans repentir deviennent des vices (contraire des vertus) qui entraînent aux péchés mortels.

Le péché véniel devient mortel si l’homme y met son affection et sa délectation avec volonté de persévérer.

Une personne qui commet un péché véniel mais ne veut pas ou ne souhaite pas continuer à commettre ce péché à l’avenir, une telle personne n’est pas en état de damnation à cause de ce péché, même si elle réalisait qu’elle l’avait encore commis par la suite, parce que sa volonté du moment (volonté actuelle) n’était pas de continuer à le faire.

Au contraire, si une autre personne a la «volonté de persévérer» dans un péché véniel et ne se repent pas avec une ferme résolution ou volonté de ne plus commettre à nouveau ce péché à l’avenir, mais souhaite continuer à le faire et ne s’en repent pas, alors elle est en état de damnation.

Péchés capitaux (têtes ou chefs des péchés)

  1. L’orgueil ou fierté ou vanité est l’amour de sa propre excellence, la croyance excessive en ses propres capacités, qui interfère avec la reconnaissance de la grâce de Dieu. Il a été appelé le péché duquel découlent tous les autres. Vertu contraire : Humilité.
  2. L’envie est de ne pas souffrir le bien d’autrui ou détester que les autres aient tel bien, et le désir des traits des autres, de leur statut, de leurs capacités, ou de leur situation. Vertu contraire : Amour fraternel.
  3. La colère est la passion meurtrière qui se manifeste en une personne qui dédaigne l’amour et opte plutôt pour la fureur. Vertu contraire : Douceur.
  4. L’avarice ou cupidité (ou convoitise) est le désir de richesse matérielle ou de gain, en ignorant le domaine spirituel. Il est aussi appelé la convoitise ou l’avidité. L’avarice est aussi l’avidité des honneurs. Vertu contraire : Libéralité.
  5. La luxure est un désir immodéré pour les plaisirs du corps. Vertu contraire : Chasteté.
  6. La gourmandise ou avidité est un désir immodéré de consommer plus de ce que l’on exige. Vertu contraire : Tempérance.
  7. La paresse ou acédie est l’évitement de travail physique ou spirituel. Vertu contraire : Diligence.

Participation au péché d’autrui

1. Par conseil
2. Sur ordre
3. Par consentement
4. Par provocation
5. Par louange ou flatterie
6. Par dissimulation
7. En étant un partenaire dans le péché
8. Par mutisme [silence]
9. En défendant le mal qui a été fait. (Catéchisme Penny n° 329)
Six choses que hait le Seigneur et la septième que son âme déteste
 
1. Des yeux altiers
2. Une langue menteuse
3. Des mains versant un sang innocent
4. Un cœur formant des pensées très mauvaises
5. Des pieds prompts à courir au mal
6. Un témoin fallacieux proférant des mensonges
7. Celui, qui, entre des frères, sème des discordes. (Proverbes 6, 16-19)
Abominations pour Dieu
Une abomination est quelque chose que Dieu méprise et pour quoi Il n’a aucun respect.
  • Acte sexuel entre personnes de la même famille ou par alliance, inceste (Lévitique 18, 1-16 ; 20, 17-21)
  • Homosexualité (Lévitique 18, 22 ; 20, 13 ; Romains 1, 27)
  • Lesbianisme (Romains 1, 26)
  • Acte sexuel avec une bête (Lévitique 18, 23 ;20, 15-16)
  • Purifier son fils ou sa fille en les faisant passer par le feu
  • Interroger les devins, s’adonner à la divination
  • Observer les songes, s’adonner aux augures, s’adonner aux superstitions
  • User de maléfices, s’adonner aux enchantements, avoir recours aux charmes (magie/sorcellerie)
  • Consulter ceux qui ont l’esprit de python et les devins, les évocateurs, les sorciers
  • Interroger les morts. (Deutéronome 18, 10-12)
  • Divers poids et diverses mesures (Deutéronome 25, 13-16 ; Proverbes 20, 10)
  • Orgueil, excès de nourriture, abondance, oisiveté sans tendre la main à l’indigent et au pauvre (Ézéchiel 16, 49-50)
  • Femme habillée comme un homme, homme avec des vêtements de femme (Deutéronome 22, 5)

Péchés qui crient vengeance au ciel

  • Meurtre volontaire (Genèse 4)
  • Péché de Sodome (Genèse 18)
  • Oppression des pauvres (Exode 2)
  • Ne pas donner de salaire aux ouvriers (Josué 5)

Péchés contre l’Esprit-Saint

  • Présomption
  • Désespoir
  • Résistance à la vérité connue
  • Convoiter les biens spirituels d’autrui
  • Obstination dans le péché
  • Impénitence finale (Consommation du péché contre l’Esprit-Saint éternellement irrémissible)

Pécheurs qui n’hériteront pas le royaume de Dieu

  • Fornicateurs (Acte sexuel entre non mariés)
  • Adultères (Acte sexuel d’un ou deux mariés hors du mariage) (I Corinthiens 6, 9)
  • Impudiques (Galates 5, 19, 21)
  • Avares (Éphésiens 5, 5)
  • Cupides (qui est le service des idoles) (Colossiens 3, 5 ; Éphésiens 5, 3-5)
  • Injustes
  • Idolâtres
  • Efféminés
  • Abominables
  • Voleurs
  • Ivrognes
  • Médisants
  • Rapaces (I Cor 6, 9-10)
  • Ceux qui scandalisent les enfants (Mt 18, 6 ; œuvres ascétiques de St Alphonse, vol 15, p. 176)
  • Ceux par qui arrive le scandale [occasion de péché et cause de chute des autres] (Mt 18, 7 ; Lc 17, 1-2)
  • Vanité, maquillage, vêtements impudiques, immodestie (1 Pierre 3, 1-5 ; 1 Timothée 2, 9-10 ; Constitutions apostoliques des Saints Apôtres, 375 ; Saint Clément d’Alexandrie, Père de l’Église, sur les vêtements, L’instructeur ou Le Pédagogue, L. II, ch. 2 et 11, L. III, ch. 5 ; Saint Ambroise de Milan, père de l’Église, En ce qui concerne les vierges, L.  III, ch. 6 ; Sur les vêtements impudiques, L 2, art. 12 ; Saint Cyprien de Carthage, Père de l’Église, Traité  II, sur l’habit des Vierges, Section 19, 21 ; De la discipline et l’avantage de la chasteté, article 12 ; Révélations de Ste Brigitte, L. 4, ch. 51 ; L. 7 ch. 7 et 16 ; St Thomas, Somme IIa IIae, Q. 169, art. 2 ; Livre de la consolation divine de la bienheureuse Angèle de Foligno, 6e Consolation de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, p. 214-218 ; Concile de Trente, sur les images impudiques, session 25, 1563 ex cathedra ; Saint Alphonse, œuvres ascétiques complètes, vol 15, p. 399-400 ; Sermons n° 2-4 des œuvres ascétiques, Volume XVI, Sermons pour tous dimanches de l’année, 1882, p. 152-173)

Pécheurs qui sont dignes de mort

  • Ceux qui entrent dans le mariage en bannissant Dieu de leur cœur et de leur pensée, pour se livrer à leur passion, comme le cheval et le mulet qui n’ont pas de raison (Tobie 6, 16-17 ; Note Vulg. : « Mulet, qui sont très libidineux, [Montre la pulsion sexuelle excessive ; lubrique] ; Psaume XIII »)
  • Ceux qui font l’acte sexuel volontairement hors de la finalité de procréation, pour la luxure, masturbation, fellation, ou tout autre acte honteux, inutile et égoïste (à la fois avant, pendant ou après l’acte conjugal), qu’ils ne feraient normalement pas s’ils croyaient vraiment que Dieu était présent avec eux (Éph. 5, 12 ; 1 Cor. 6, 15-20 ; Révélations de Ste Brigitte, L.1, ch. 26 ; L. 2, ch. 9)
  • Homosexuels (Romains 1, 27)
  • Lesbiennes (Romains 1, 26)
  • Ceux remplis de toute iniquité, malice, fornication, avarice, méchanceté, d’envie, de meurtre, de l’esprit de contention [controverse, débat, dispute] (Rm 1, 29-32 ; Jc 3, 14), de fraude, de malignité, délateurs, détracteurs, violents, orgueilleux, arrogants, inventeurs de sortes de mal, désobéissants à leurs parents, insensés, dissolus, sans affection, sans fidélité, sans miséricorde, et ceux qui approuvent ceux qui les font. (Romains 1, 29-32)
  • Les riches qui frustrent les ouvriers, ceux qui vivent dans les délices et voluptés (Jc 5, 2-5)
  • Les faux prophètes et maîtres menteurs qui introduisent des sectes de perdition (hérétiques) (2 Pierre 1-3 ; 1 Jn 2, 18-19 ; 4, 3 ; 2 Jn 1, 7, 9)
  • Impies, blasphémateurs, murmurateurs, imposteurs (Jude 4 ; 10-16 ; 18-19)
  • Infâmes débauchés (Jude 7)
  • Ceux qui commettent l’abomination et le mensonge, les chiens (ceux qui retournent à leur vomissure), les empoisonneurs, les impudiques, les homicides, les idolâtres, et quiconque aime et fait le mensonge (Ap. 21, 27 ; 22, 15)

Hiérarchie des péchés mortels sexuels

  • 1) baiser non chaste [Pape Alexandre VII, erreurs diverses sur les questions morales, n° 40, 24 sept. 1665 et 18 mars 1666],
  • 2) toucher sensuel [St Thomas, Somme IIa IIae, Q. 154, art. 4],
  • 3) fornication (rapport sexuel hors mariage ou en concubinage, c’-à-d. sexualité avec vie commune hors mariage),
  • 4) débauche,
  • 5) adultère simple (un seul partenaire est marié),
  • 6) double adultère (les deux partenaires sont mariés),
  • 7) sacrilège volontaire (un partenaire sous les vœux de religion),
  • 8) viol ou enlèvement d’une Vierge,
  • 9) viol ou enlèvement de l’épouse,
  • 10) viol ou enlèvement de nonne,
  • 11) inceste,
  • 12) masturbation,
  • 13) mauvaise position sexuelle (même entre époux) [Gen. 1, 27 ; Eph. 5, 23 ; St Albert le Grand, Comm. in IV senten. Dist. XXIII-L ; St Thomas, Somme, IIa IIae, Q. 154, art. 1],
  • 14) orifice ou ouverture inadéquat (crime plus odieux entre époux),
  • 15) sodomie (et homosexualité),
  • 16) bestialité (acte sexuel avec une bête) (Thomas N. Tentler, Du péché et de la confession, à la veille de la Réforme).

Autres péchés mortels communs couramment pratiqués aujourd’hui :

  • Striptease.
  • Habit sensuel (avant, pendant ou après les relations conjugales).
  • Jeux sexuels (ou jeu de rôle sexuel).
  • Sex toys (ou d’autres objets utilisés à cette fin).
  • Fautes de paroles sensuelles, impudiques ou sales (avant, pendant ou après les relations conjugales).
  • Gémissement incontrôlable ou débridé : toujours un péché mortel si c’est fait intentionnellement ou avec l’intention d’enflammer sa propre convoitise ou celle de l’autre conjoint. La plupart des femmes peuvent se contrôler elles-mêmes, mais choisissent de ne pas le faire car elles vivent dans la promiscuité. Certaines femmes sont en effet très cruelles et veulent faire du mal à d’autres quand il s’agit de cela, et on peut seulement dire que ces femmes qui agissent de cette façon sont abominables et démoniaques, car elles sont à la recherche d’un plaisir fautif et ainsi elles blessent et tuent l’âme de leur mari.
  • Épilation génitale : si c’est fait avec l’intention d’augmenter le plaisir sexuel et / ou pour en avoir plus de son conjoint, c’est toujours un péché mortel.
  • Position sexuelle inappropriée (souvent un signe de la passion et donc un péché mortel).
  • Aphrodisiaques ou substances utilisées pour améliorer la luxure : Si l’intention des conjoints lors de l’utilisation des aphrodisiaques est l’amélioration de leur honteuse et maudite luxure, ils commettent absolument un péché mortel. La seule exception à ceci serait si un mari ne pouvait pas obtenir une érection et donc qu’il ait pris une substance qui l’a aidé à atteindre ce but. Dans ce cas, ce ne serait même pas un péché véniel car son intention de l’utiliser n’est pas pour augmenter son plaisir, mais plutôt pour concevoir des enfants et remplir le devoir conjugal. Toutefois, un mari ne doit jamais utiliser des pilules ou des composés qu’il connaît comme augmentant sa convoitise. Il existe beaucoup de pilules et d’herbes naturelles qui peuvent être utilisées pour obtenir une érection sans nécessairement augmenter le plaisir. L’érection, d’abord et avant tout, a à voir avec le flux sanguin, et donc c’est ce qui doit être recherché dans des herbes, des médicaments et des suppléments.
  • Pause, interruption ou prolongation de l’acte conjugal : toujours un péché mortel si c’est effectué dans le but d’accroître la durée ou l’intensité du plaisir sexuel ou fabriqué par ou pour la femme ou hors de portée du mari en dehors de l’acte conjugal naturel, normal. Il n’est pas naturel d’interrompre l’acte sexuel pour des raisons de simple plaisir. Car, quand un mari ou une femme s’engage dans des actes pour prolonger naturellement ou interrompre l’acte sexuel conjugal, ils ne suivent pas plus l’objectif principal de l’acte (procréation), mais plutôt suivent le motif de satisfaction de leur honteuse et condamnable convoitise comme leur (nouveau) motif principal au cours de relations conjugales. C’est pourquoi c’est un péché mortel d’interrompre l’acte de mariage pour les raisons mentionnées ci-dessus. En outre, il faut considérer que l’Église catholique enseigne que même l’acte conjugal normal lorsqu’il est effectué dans le seul souci de plaisir est au moins un péché véniel. Mais les conjoints qui interrompent l’acte conjugal pour l’amour de la convoitise n’accomplissent même pas l’acte conjugal naturel et normal, mais le freinent ou l’interrompent. En conséquence, ils commettent une action qui est un péché en soi contre nature. L’interruption ou la pause, cependant, n’est pas un péché chaque fois que la situation l’exige. Par exemple, le rapport pourrait donner de la douleur à la femme ou être perçu comme dangereux pour l’enfant dans l’utérus ou être épuisant pour le mari qui, en toute sincérité, tente de finaliser l’acte mais ne peut pas le faire. Tous ces exemples et d’autres similaires ne sont pas coupables parce qu’ils ne sont pas effectués dans l’intérêt de la luxure. Par conséquent, c’est la mauvaise intention de renforcer le plaisir sexuel tout en refusant de consommer l’acte conjugal déraisonnablement en interrompant ou en le tenant déraisonnablement trop longtemps, qui rend pécheur l’acte de prolonger les relations conjugales. Tout ce qui ne suit pas la raison dans l’acte conjugal, comme expliqué par saint Thomas d’Aquin, est un péché.
  • Masturbation de soi ou de son conjoint (avant, pendant ou après l’acte de mariage). La masturbation a toujours été considérée comme un péché mortel dans l’Église catholique et cela ne cesse pas d’être un péché mortel simplement parce que les conjoints sont mariés. En dépit de cet ancien et constant enseignement moral infaillible dogmatique de l’Église catholique sur la perversité de la masturbation, non seulement les mauvais «catholiques» pervers de Vatican II et les protestants sataniques «le font faner», mais encore beaucoup de couples soi-disant «catholiques traditionnels» croient réellement que la masturbation est bonne à faire dans l’acte de mariage ! Bien qu’ils connaissent et admettent même que c’est un péché mortel de se masturber à l’extérieur de l’acte de mariage, ils croient néanmoins qu’il est juste de le faire au sein de la Loi sur le mariage et que c’est une exception. Mais quel enseignement de l’Eglise ou même des saints peuvent-ils citer à l’appui de cette hérésie ? Aucun ! Seuls les mauvais théologiens, pervers et hérétiques (ou d’autres opinions «catholiques» de laïcs privés hérétiques modernes) au cours des 100 dernières années ou plus peuvent-ils encore en citer à l’appui de cet enseignement. Ce fait est très révélateur, car il s’avère que cet enseignement est inspiré par le diable des fosses de l’enfer, car il était totalement inconnu avant les débuts de la grande apostasie actuelle et du monde moderne. Ceux qui enseignent qu’un tel mode de vie dégradé et débauché est bon ou moral sont des pervers complets et leurs opinions sont totalement inutiles. Tout toucher masturbatoire des organes génitaux de soi-même ou de son conjoint (comme manipulation des actes sexuels), est immoral et un péché mortel. N’importe quel type d’attouchement masturbatoire est immoral (indépendamment de savoir si ou quand l’apogée survient) parce que c’est un acte qui n’est pas naturel, procréateur ou nécessaire pour que la conception se produise et est, par conséquent, un acte déraisonnable.
  • Baisers, touchers, étreintes, caresses réalisés pour le plaisir sensuel ou la satisfaction est mortellement pécheur et doit toujours être évité à tout prix par tous et à tout moment, effectués pour des raisons sensuelles ou lubriques. Les conjoints doivent être conscients que, pour même si ce n’est pas un péché d’embrasser l’autre par affection et amour au cours de l’acte conjugal, l’excès ou le caractère déraisonnable d’embrassement arrive facilement au feu de la concupiscence, et c’est certainement un péché. Plus les conjoints sont indulgents dans ces étreintes licites et n’en font pas attention à l’intérieur, plus cela deviendra un péché. Pour être sécuritaires et devenir parfaits, les conjoints ne doivent jamais toucher, embrasser ou même se voir les uns les autres (surtout nus) pendant les rapports sexuels. Embrasser et se toucher avant les rapports sexuels est également particulièrement problématique car cela conduit à des rapports qui ne sont pas régis par un désir de procréer. Les conjoints ne doivent également jamais se promener à la maison partiellement habillés ou déshabillés. Les femmes en particulier ne devraient jamais marcher dans leurs sous-vêtements ou nues en présence de leur mari, car ce comportement sans aucun doute va inciter sa convoitise. Ce problème spécifique que nous avons aujourd’hui concernant les gens qui se promènent nus ou habillés comme des prostituées en public ou à la maison était généralement inconnu avant, car la plupart des hommes et des femmes dans le passé étaient beaucoup plus habillés et modestement, même à la maison. À titre d’exemple illustrant ce fait, examinez à quoi les sous-vêtements des femmes ressemblaient il y a seulement 200 ans. Croyez-le ou non, mais ces sous-vêtements étaient en fait plus modestes que les vêtements que portent beaucoup de femmes comme la jupe ou la robe en public aujourd’hui !
  • Actes sexuels contre nature : toujours un péché grave. Un acte sexuel ou le toucher contre nature est tout type d’acte sexuel qui n’est pas naturel, raisonnable, ou procréateur. Voici quelques exemples d’actes sexuels contre nature comprenant les actes honteux avec la bouche, la sodomie, les actes effectués sur différentes parties du corps non destinées à cet effet, et des actes sexuels de manipulation (ie masturbation de soi ou de son conjoint). Tous les actes sexuels contre nature sont intrinsèquement mauvais et des façons gravement immorales parce que ces actes n’ont pas le sens naturel et procréateur et soumis à la droite raison, sens requis par Dieu pour que des actes sexuels soient moraux. Ces actes ne sont pas procréateurs parce qu’ils ne sont pas le type d’acte qui soit intrinsèquement orienté pour la procréation. Ce n’est pas le type d’union sexuelle voulue par Dieu pour la personne humaine. Les actes sexuels contre nature ne sont pas justifiés parce qu’ils se font au sein du mariage, ni par la circonstance selon laquelle ces actes se produisent dans le cadre ou dans le contexte des relations conjugales naturelles, parce que la loi morale nous impose que chaque acte sexuel soit non seulement raisonnable et civil, mais aussi naturel et procréateur. Tous les étreintes contre nature sont donc intrinsèquement mauvaises et toujours gravement immorales en raison de la privation de la fin procréatrice et de la droite raison qui doit toujours être inhérente à l’acte conjugal.

Œuvres de miséricorde

Œuvres de miséricorde spirituelles

  1. conseiller ceux qui doutent ;
  2. instruire les ignorants ;
  3. reprendre les pécheurs ;
  4. consoler les affligés ;
  5. pardonner les offenses ;
  6. supporter patiemment les personnes importunes ;
  7. prier pour les vivants et les morts.

Œuvres de miséricorde corporelles

  1. donner à manger aux affamés ;
  2. donner à boire à ceux qui ont soif ;
  3. vêtir ceux qui sont nus ;
  4. accueillir les étrangers ;
  5. assister les malades ;
  6. visiter les prisonniers ;
  7. ensevelir les morts.

Examen de conscience

Exemples de catéchismes du 19ème et 20ème siècles avec imprimatur (approbation de l’évêque) contenant des erreurs et hérésies flagrantes

Comme l’enseigne l’Église ci-dessous le pape saint Pie X, l’imprimatur, ou approbation de l’évêque, n’est pas une garantie d’infaillibilité, et donc les catéchismes peuvent contenir des erreurs et même des hérésies. Aussi faut-il bien connaître sa foi pour pouvoir vérifier leur enseignement avant d’y adhérer, conformément à l’usage de la nécessaire vertu de prudence.

Pape St Pie X, Pascendi n° 69, 1907 :«Ne vous laissez pas arrêter, Vénérables Frères, au fait que l’auteur a pu obtenir d’ailleurs l’Imprimatur : cet Imprimatur peut être apocryphe, ou il a pu être accordé sur examen inattentif, ou encore par trop de bienveillance ou de confiance à l’égard de l’auteur, ce qui arrive peut-être quelquefois dans les Ordres religieux».

 

Un catéchisme est faillible et peut contenir des erreurs ou enseignements contraires Magistère de l’Église, les erreurs doivent être rejetées, mais ce qui est conforme à la vérité de la foi et de la morale doit être cru.

Aux 19ème et 20ème siècles circulaient des catéchismes et livres de théologiens faillibles contenant des erreurs et même des hérésies, comme on peut le voir dans les exemples ci-dessous. Les catéchismes de la secte apostate vatican 2 sont totalement hérétiques et doivent absolument être condamnés selon l’enseignement de l’Église.

Catéchisme « du concile de Trente »

Le catéchisme « du concile de Trente » ne fait pas partie du concile de Trente et fut fait après pour les curés. Il est faillible et contient une contradiction. Ce catéchisme enseigne (dans les chapitres 15 et 16 sur le baptême) la nécessité de recevoir le baptême d’eau (conformément aux Écritures et au dogme catholique) et en contradiction, la possibilité du salut sans le sacrement de baptême, ce qui est une erreur.

Le catéchisme « du concile de Trente » enseigne la nécessité absolue pour tous du baptême d’eau selon la loi divine et telle qu’infailliblement définie par le Magistère l’Église, en affirmant à raison, à la fois la loi divine et la tradition des pères :

Catéchisme « du concile de Trente », Ch. 16, § 1 – Nécessité du baptême : «Ce que nous avons dit jusqu’ici de ce Sacrement est très utile à connaître pour les Fidèles. Mais ce qu’il est absolument nécessaire de ne pas leur laisser ignorer, c’est que Notre-Seigneur a fait à tous les hommes une loi de se faire baptiser, loi si rigoureuse que ceux qui ne seraient pas régénérés en Dieu par la grâce de ce Sacrement, ne viendraient au monde que pour leur malheur et leur  perte éternelle, que leurs parents d’ailleurs fussent chrétiens ou païens. C’est pourquoi les Pasteurs ne sauraient expliquer trop souvent ces paroles de l’Evangile. « Si quelqu’un n’est pas régénéré par l’eau et par l’Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume des cieux [Jean 3, 5] ». Et cette loi ne regarde pas seulement les adultes, l’autorité et les témoignages des Pères établissent qu’elle atteint même les petits enfants, et que l’Église l’a reçue de la tradition apostolique».

Ce même catéchisme enseigne – quelques paragraphes plus loin – le salut pour des non-baptisés en contradiction directe avec ce qui précède, en disant que la volonté de recevoir le baptême pourrait faire bénéficier de la grâce et de la justice (c’-à-d. justification et salut) s’il est impossible de recevoir le baptême (cet enseignement ne fait partie du Magistère de l’Église).

Catéchisme « du concile de Trente », Ch. 16, § 1 – Nécessité du baptême : «… l’Eglise n’est pas dans l’usage de donner le Baptême aux adultes aussitôt après leur conversion. Elle veut au contraire qu’on le diffère un certain  temps. Ce retard n’entraîne point pour eux les dangers qui menacent les enfants, ainsi que nous l’avons dit plus haut. Comme ils ont l’usage de la raison, le désir et la résolution de recevoir le Baptême, joints au repentir de leurs péchés, leur suffiraient pour arriver à la grâce et à la justification, si quelque accident soudain les empêchait de se purifier dans les Fonts salutaires».

Cette contradiction est une erreur flagrante et une preuve de la faillibilité du catéchisme « du concile de Trente », qui par ailleurs est bien détaillé. Cette erreur est supposément due à une mauvaise interprétation de traduction du latin du Concile de Trente, session 6, chap. 4 (Voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du baptême de désir).

Le Catéchisme du Concile de Trente n’est pas infaillible. Les Pères John A. Mc Hugh, OP et Charles J. Callan, OP ont écris l’introduction d’une traduction commune du Catéchisme du Concile de Trente. Leur introduction contient la citation suivante intéressante du Dr John Hagan, Recteur du Collège irlandais à Rome, sur l’autorité du Catéchisme.

Catéchisme du Concile de Trente – quinzième impression, Tan Books, introduction XXXVI : «Les documents officiels ont parfois été émis par les papes pour expliquer certains points de la doctrine catholique aux individus ou aux communautés chrétiennes locales, tandis que le Catéchisme romain comprend pratiquement tout le corps de la doctrine chrétienne, et s’adresse à toute l’Église. Son enseignement n’est pas infaillible, mais il occupe une place parmi les catéchismes approuvés et ce qui est de foi».

Voir :

Abrégé du catéchisme de persévérance, Mgr Gaume, 1842

Mgr Gaume, Abrégé du catéchisme de persévérance, ou Exposé historique, dogmatique, moral et liturgique de la religion, depuis l’origine du monde jusqu’à nos jours, 1842, (Ed. 1919), 2ème part., leç. 33, p. 225 : « Q. Combien distingue-t-on de sortes de Baptême ? – R. On distingue trois sortes de Baptême : le Baptême d’eau, c’est le sacrement de Baptême ; le baptême de sang, c’est le martyre ; le Baptême de feu, c’est le désir de recevoir le Baptême. Le second et le troisième ne sont pas des Sacrements ; mais ils suppléent au Baptême, lorsqu’on ne peut le recevoir».

C’est l’hérésie du baptême de désir. Le désir du Baptême ne supplée absolument pas au sacrement de Baptême qui est une régénération conformément à l’enseignement infaillible du Magistère de l’Eglise : Concile de Florence, Concile de Trente. Le « Baptême de désir ou de feu »n’est pas une régénération qui remet le péché originel.

Pape Pie IV, Bulle Iniunctum nobis , Profession de foi tridentine, 13 novembre 1564 : «… Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés [Latin : Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum]»

Infailliblement, l’Eglise confesse «un baptême», c’est-à-dire un unique baptême (Sacrement) et non pas des baptêmes de plusieurs sortes. Nier en connaissance, volontairement ou obstinément, la nécessité du baptême pour le salut c’est nier la profession de foi du Concile de Trente, et c’est l’hérésie.

Jean 3, 5 : Jésus répondit : «En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un [quiconque] ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Le baptême d’eau est de loi divine.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 nov. 1551 ex cathedra : «… puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême, « Qu’ai-je à faire en effet, dit l’Apôtre, de juger ceux du dehors ? » [1 Co 5, 12]. Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi [Ga 6,10] que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême [1 Co 12,12-13].

Le sacrement de baptême est la porte pour devenir membre de l’Eglise.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 7, Can. 5 sur le Sacrement du Baptême, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire pas nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5) : qu’il soit anathème».

Dire qu’on peut être sauvé sans le baptême d’eau est être anathème.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

On devient membre du Christ et de son Corps qui est l’Eglise par le baptême d’eau.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 nov. 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

On devient membre du Christ et de son Corps qui est l’Eglise par le Sacrement du baptême.

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Mais le sacrement du baptême est consacré dans l’eau à l’invocation de l’indivisible Trinité – à savoir, Père, Fils et Saint-Esprit – et apporte le salut aux enfants et aux adultes quand il est correctement effectué par n’importe qui dans la forme prévue par l’Église ».

Le salut est apporté par le sacrement du baptême.

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 décembre 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Évangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure».

Le sacrement du baptême est une régénération, ce qui n’est absolument pas le cas du « baptême de feu » et du  » baptême de sang ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra [déclaration infaillible] : «personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Le « baptême de sang » est le nom véritable des martyres qui sont membres de l’Eglise, c’est-à-dire des fidèles baptisés ou membres du Corps du Christ, qui est l’Eglise, qui ont reçu le sacrement de Baptême avec de l’eau. Le « baptême de sang » qui soi-disant supplée au sacrement de baptême contredit le dogme selon lequel personne ne peut être sauvé hors de l’Eglise (et infailliblement, seul le sacrement de baptême fait entrer dans l’Eglise), même s’il verse son sang.

Sur l’hérésie de baptême de désir, voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du « baptême de désir

Sur les hérésies de baptême de désir, de baptême de sang, et du salut pour l’ignorant invincible : voir : Ce que l’on doit connaître sur le dogme catholique pour être sauvé

Graves erreurs de Mgr de Ségur, 1851

Mgr de Ségur (1820-1881) enseignait dès 1851 et ensuite fréquemment dans ses écrits (catéchisme, livres, etc.), l’hérésie de l’âme de l’Église sapée du corps.

Cette hérésie nie le dogme Hors de l’Église pas de salut en admettant l’idée qu’une personne peut appartenir à l’âme de l’Église sans être membre du Corps qui est l’Église : c’est l’hérésie selon laquelle on peut être sauvé hors de l’Église, c’est-à-dire sans le sacrement du baptême (Voir les hérésies de baptême de désir, baptême de sang, salut pour l’ignorant invincible).

L’Église enseigne infailliblement qu’elle est le corps du Christ. L’âme de l’Église est le Saint-Esprit, et pour avoir part à la vie éternelle du Saint-Esprit, il faut infailliblement appartenir au corps. Le Concile de Florence, ci-dessous, définit infailliblement qu’il n’y a pas de vie éternelle en dehors de l’Église catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible de la chaire de Pierre) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle,…»

Les Conciles de Florence et de Trente ci-dessous définissent infailliblement que l’Église est le corps du Christ, et qu’en dehors de l’Église (qui est un corps) il n’y a pas de vie éternelle.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 novembre 1551 ex cathedra : «… Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi Ga 6,10 que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême 1 Co 12, 12-13.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

On ne peut pas avoir la vie éternelle par l’âme de l’Église sans être dans le corps qu’est l’Eglise. L’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Vous ne pouvez pas appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps par le sacrement de baptême. Le corps de l’Église ne peut être séparé de son âme l’Esprit-Saint, sinon ce n’est plus l’Église mais une secte.

Sur l’hérésie de l’âme de l’Eglise séparée du corps, voir : Sur les hérésies et les hérétiques en ces temps actuels d’apostasie

Le Catéchisme en exemple, Abbé P. Janvier, 1867

Le Catéchisme en exemple, Abbé P. Janvier, 1867, p. 419, n° 522 : « Ce que signifie la maxime Hors de l’Eglise point de salut – La maxime hors de l’Eglise point de salut, signifie simplement, dit Mgr Gousset, que ceux des infidèles, des hérétiques et des schismatiques qui, connaissant la véritable Eglise, refusent d’y entrer, se rendent coupables d’une opiniâtreté damnable envers l’Eglise et envers Jésus-Christ. Il en est de même des chrétiens qui, ayant été élevés et suffisamment instruits dans le sein de l’Eglise, s’en séparent par le schisme ou par l’hérésie, ou par l’apostasie, ou par le philosophisme moderne, qui renferme toutes les hérésies. L’Eglise romaine ne va plus loin, si ce n’est pour nous apprendre, par l’organe de ses docteurs, qu’on peut appartenir à l’âme sans appartenir au corps de l’Eglise, et par là même se sauver sans être incorporé à la communion extérieure de la véritable Eglise ».

Ce catéchisme avec imprimatur, et même recommandé par lettre, affirme l’hérésie de l’âme de l’Église séparée du corps. Ce catéchisme hérétique réduit d’abord le dogme « Hors de l’Église pas de salut » à une « maxime », pour ensuite affirmer qu’on peut appartenir à l’âme de l’Église sans être membre du Corps du Christ, ce qui est une affirmation hérétique qui contredit directement l’enseignement infaillible du Magistère de l’Eglise selon lequel le Corps du Christ est l’Église.

L’âme de l’Église est l’Esprit-Saint et l’Église est le Corps du Christ : l’âme de l’Eglise – qui est l’Esprit-Saint – ne peut absolument pas être séparée du Corps qui est l’Eglise catholique. Bien sûr, un corps sans âme est un corps mort, car la mort est la séparation de l’âme et du corps, c’est ce qui caractérise une secte, un corps (ou une soit-disant « église ») séparé de l’âme de l’Eglise (séparé de l’Esprit-Saint).

Les hérétiques affirment – depuis le 19ème siècle – qu’on peut appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps (par le sacrement du baptême), mais l’Église enseigne infailliblement qu’elle est le corps du Christ. L’âme de l’Église est le Saint-Esprit, et pour avoir part à la vie éternelle du Saint-Esprit, il faut infailliblement appartenir au corps.

Le Concile de Florence, ci-dessous, définit infailliblement qu’il n’y a pas de vie éternelle en dehors de l’Église catholique :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible de la chaire de Pierre) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle,…»

Les Conciles de Florence et de Trente définissent infailliblement que l’Église est le corps du Christ :

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 novembre 1551 ex cathedra : «… Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi (Ga 6,10)que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême (1 Co 12, 12-13).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Personne ne peut pas avoir la vie éternelle par l’âme de l’Église sans être dans le corps. L’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Vous ne pouvez pas appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps par le sacrement de baptême, ou alors si vous l’affirmez en sachant cela vous êtes hérétique. Le corps de l’Église ne peut être séparé de l’Esprit-Saint, son âme, ou sinon ce n’est plus l’Église mais une secte.

Comme cela a été prouvé, l’Église catholique est un corps mystique. Ceux qui ne font pas partie du corps n’en font pas partie du tout :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersent : donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ « .

Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, nature des êtres créés, § 72 : « Or l’âme est l’acte du corps organisé, et non pas d’un seul organe seulement. Elle réside dans tout le corps et non dans une partie seulement, puisqu’elle est essentiellement forme du corps».

 

Cette hérésie de l’âme de l’Eglise séparée du Corps du Christ qui est l’Eglise est l’hérésie qui a servi à poser l’hérésie du baptême désir selon laquelle on peut être sauvé sans le sacrement du baptême qui est la porte pour être membre de l’Eglise.

Voilà la très grande gravité de ces hérésies contre le dogme « Hors de l’Eglise pas de salut », et le très grande culpabilité d’évêques soit hérétiques ou soit coupablement négligents du 19ème et 20ème siècles, car ces hérésies seront avalées et assimilées par de très nombreux chrétiens qui n’ont pas voulu connaître leur foi divine et catholique comme ils auraient dû le faire « parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés » (2 Thessaloniciens 10) et finiront en enfer sans la foi intègre et inviolée, car sauf s’ils s’en étaient repentis et avaient recraché le venin.

2 Thessaloniciens 2, 10-11 : « séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra [déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie] : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n ° 9 : «Il ne peut y avoir rien de plus dangereux que ces hérétiques qui admettent presque l’ensemble de la doctrine, et par une seule parole, comme une goutte de poison, infectent la foi vraie et simple enseignée par notre Seigneur et transmise par la tradition apostolique».

Ces mêmes hérésies seront le fondement de préparation de l’apostasie vatican 2.

Voir aussi :

Sermons pour l’Avent, le Carême et les fêtes, P. Le Jeune, 1880

Le missionnaire de l’oratoire, Sermons pour l’Avent, le Carême et les fêtes, P. Le Jeune, Tome 4, p. 268, 1880 : «Mais il y a trois sortes de baptême : baptême d’eau, baptême d’esprit et baptême de sang ; … le baptême du Saint-Esprit est la parfaite contrition ou amour pur et désintéressé. Ce baptême pourrait en nécessité sauver une personne à qui il serait impossible d’obtenir le baptême d’eau ; … s’il y avait eu quelque manquement essentiel en votre baptême, vous n’auriez point d’autre voie de salut que la parfaite contrition et l’amour de Dieu. …quiconque donne sa vie … pour la foi … est baptisé en son sang».

Ce recueil de sermons (avec imprimatur) contient les hérésies du baptême de désir et du baptême de sang et ces sermons furent donnés par des missionnaires et aussi à des missionnaires.

C’est l’enseignement du Magistère de l’Eglise que le sacrement de baptême (baptême d’eau) est absolument nécessaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 7, Can. 5 sur le Sacrement du Baptême, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire pas nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5) : qu’il soit anathème».

C’est l’enseignement du Magistère de l’Eglise que le baptême de régénération (sacrement ou baptême d’eau) est la porte d’entrée dans l’Eglise.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 nov. 1551 ex cathedra : «… puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême, « Qu’ai-je à faire en effet, dit l’Apôtre, de juger ceux du dehors ? » [1 Co 5, 12]. Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi [Ga 6,10] que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême [1 Co 12,12-13].

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 nov. 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Mais le sacrement du baptême est consacré dans l’eau à l’invocation de l’indivisible Trinité – à savoir, Père, Fils et Saint-Esprit – et apporte le salut aux enfants et aux adultes quand il est correctement effectué par n’importe qui dans la forme prévue par l’Église ».

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 décembre 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Évangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure».

Les hérésies de baptême de désir, de baptême de sang, et du salut pour l’ignorant invincible sont exactement des négations du dogme Hors de l’Eglise, pas de salut.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra [déclaration infaillible] : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront «dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges» Mt 25, 41, à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés».

Le baptême de sang contredit le dogme selon lequel personne ne peut être sauvé hors de l’Eglise (et infailliblement, seul le sacrement de baptême fait entrer dans l’Eglise), même s’il verse son sang.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra [déclaration infaillible] : «personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Les hérésies de baptême de désir, de baptême de sang, et du salut pour l’ignorant invincible sont contraire au dogme sur le salut par le baptême de régénération (sacrement de baptême ou baptême d’eau).

Jean 3, 5 : Jésus répondit : «En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un [quiconque] ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Paul III, Concile de Trente, sur le péché originel, Vème Session, 1546 (Décrétales 666-667) ex cathedra : «… afin que soit purifié en eux par la régénération ce qu’ils ont contracté par la génération. En effet « nul, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit Saint, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu [Jean 3, 5]».

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 décembre 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Évangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure».

Sur l’hérésie de baptême de désir, voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du « baptême de désir

Sur les hérésies de baptême de désir, de baptême de sang, et du salut pour l’ignorant invincible : voir : Ce que l’on doit connaître sur le dogme catholique pour être sauvé

Le Catéchisme expliqué, 1899

P. François Spirago et P. Richard Clarke, Le Catéchisme Expliqué, 1899, Baptême : «3. LE BAPTÊME EST indispensablement NÉCESSAIRE AU SALUT. Ainsi les enfants qui meurent sans baptême ne peuvent pas entrer dans le ciel. Notre Seigneur dit : « Si un homme ne naît de nouveau de l’eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume des cieux» (Jean 3, 5). Cela ne fait aucune exception, pas même dans le cas des nourrissons … Le baptême n’est pas moins indispensable dans l’ordre spirituel que l’eau dans l’ordre naturel … »

Les pères Spirago et Clarke contredisent leur déclaration et enseignent le baptême de désir (et l’hérésie du salut « en dehors » de l’Église) montrant leur propre incohérence – et l’incohérence de tous ceux qui favorisent le baptême de désir.

P. François Spirago et P. Richard Clarke, Le Catéchisme Expliqué, 1899, Baptême : «… pour les adultes le simple désir est suffisant, si le baptême réel est impossible».

Comment l’eau comme le baptême est indispensablement nécessaire pour le salut (comme ils nous l’ont dit), comment le simple désir suffit à sa place ? Voilà une contradiction directe. Et toute personne le dit nie tout simplement la loi de non-contradiction. On ne peut pas dire que :

  • Le baptême d’eau est indispensablement nécessaire pour le salut

Et en même temps :

  • Le baptême d’eau n’est pas indispensablement nécessaire pour le salut (le désir peut le remplacer)

Ces deux déclarations sont contradictoires, mais ceci est exactement ce que les gens ont reçus comme enseignement partout dans le monde dans les catéchismes depuis la fin des années 1800. Ils ont reçu l’enseignement de la vérité (1ère proposition), tandis qu’en même temps ils ont reçu l’enseignement opposé de cette vérité (2ème proposition).

Le Catéchisme expliqué, Spirago et Clark, 1898 : «Si, toutefois, un homme, sans aucune faute de sa part, demeure en dehors de l’Église, il peut être sauvé s’il mène une vie dans la crainte de Dieu, une telle personne est à toutes fins utiles un membre de l’Église catholique»

D’après ce « catéchisme expliqué », il n’est pas seulement possible d’être sauvé en dehors de l’Église, ce qui est une négation directe du dogme, mais il est effectivement possible d’être, « à toutes fins utiles un membre de l’Église catholique» tout en demeurant en dehors de l’Église. Le Catéchisme expliqué dit ici que l’homme peut être sauvé en dehors de l’Église tant qu’ «il mène une vie dans la crainte de Dieu».

C’est exactement ce que le pape Grégoire XVI a condamné dans Mirari Vos : un homme peut être sauvé dans n’importe quelle religion que ce soit, tant que la morale est maintenue.

Pape Grégoire XVI, Mirari Vos, n° 13, 15 août 1832 : « Cette opinion perverse se propage de tous côtés par la fraude des méchants qui prétendent qu’il est possible d’atteindre le salut éternel de l’âme par la profession de sorte de religion, aussi longtemps que la morale est maintenue … sans aucun doute, ils périront jamais, à moins de tenir la totalité de la foi catholique et inviolable (Athanase)».

Cela montre que même dans le temps précédent l’apostasie, l’hérésie et le modernisme sur la période de environ 1850 à 1950, tous les théologiens et catéchismes ont toujours affirmé la vérité universellement enseignée sur la nécessité absolue du baptême d’eau pour le salut, même s’ils ne sont pas restés compatibles avec elle.

L’Encyclopédie catholique, 1908

Encyclopédie catholique, vol. 3, 1908, GH Joyce, Église, section Les moyens nécessaires de salut  : «La doctrine est résumée dans la phrase Extra Ecclesiam nulla salus (Hors de l’Église point de salut) …  Cela ne veut certainement pas dire que personne ne peut être sauvé sauf ceux qui sont dans la communion visible avec l’Église catholique [Hérésie du salut hors de l’Église]. L’Église catholique a toujours enseigné que rien d’autre n’est nécessaire pour obtenir la justification qu’un acte de charité parfaite et de contrition … Beaucoup sont tenus par l’ignorance dans l’Église. Tel peut être le cas de certains parmi ceux qui ont été élevés dans l’hérésie [Hérésie du salut pour l’ignorant invincible] … L’objectif principal de ces grâces actuelles que Dieu donne à ceux en dehors de l’ Église est de les attirer dans le giron [pour les amener dans l’Église]. Ainsi, même dans le cas où Dieu sauve les hommes en dehors de l’Église [Hérésie du salut hors de l’Église], il le fait à travers les grâces de l’Église. Ils sont reliés à l’Église dans la communion spirituelle [Hérésie de l’âme de l’Église hors du Corps], mais pas dans la communion visible et externe. Dans l’expression des théologiens , ils appartiennent à l’âme de l’Église, mais pas à son corps [Hérésie d’appartenance à l’âme de l’Église hors du Corps]».

Ce que nous avons ici, dans L’Encyclopédie Catholique, en 1908, dans un livre avec l’Imprimatur de John Farley, l’archevêque de New York, c’est une hérésie flagrante. L’auteur, GH Joyce, rejette complètement le dogme tel qu’il a été défini. Il emploie même le terme « âme de l’Église » qui est complètement hérétique. Le dogme défini qui a déclaré que seules les personnes dans l’Église catholique peuvent être sauvés, a cédé la place à l’hérésie selon laquelle Dieu sauve les hommes « en dehors de l’Église« .

Pape Léon XIII, Tametsi futura prospicientibus, n° 7, 1er novembre 1900 : «Ainsi tous ceux qui voudraient trouver le salut en dehors de l’Église sont égarés et nous nous efforçons en vain».

Pour ces hérétiques, le dogme ne signifie plus que Hors de l’Église point de salut, mais plutôt que les non-catholiques sont sauvés dans leurs fausses religions, par l’Église catholique. La nécessité de la foi et de l’unité pour le salut catholique a été totalement répudié.

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter studio, 27 mai 1832 (Magistère) : « Enfin, certains de ces gens égarés tentent de se persuader et d’autres que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle …   Vous savez avec quel zèle Nos prédécesseurs ont enseigné que l’article de foi qu’ils osent nier, à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut ».

Cela prouve que le dogme selon lequel ceux qui meurent non-catholiques ne peuvent pas être sauvés était nié publiquement même dès 1908.

Voici une deuxième erreur et hérésie glissées dans l’Encyclopédie catholique.

Encyclopédie catholique, 1907-1913, Hérésie, section Les sanctions latae sententiae : «La Communicatio in sacris, à savoir la participation active à des fonctions religieuses non-catholiques, est dans l’ensemble illégale, mais elle n’est pas aussi intrinsèquement mauvaise que, dans des circonstances données, elle ne puisse être excusée [Hérésie]. Ainsi amis et parents peuvent pour de bonnes raisons accompagner un enterrement, être présents à un mariage ou un baptême, sans provoquer de scandale ou prêter assistance aux rites non-catholiques, à condition qu’aucune part active ne soit prise en eux ; leur motif est l’amitié, ou peut-être la courtoisie, mais elle n’implique nullement l’approbation des rites [Faux, l’Église l’interdit, code droit canon 1917, etc.]. Les non-catholiques sont admis à tous les services catholiques, mais non pas les sacrements».

Ce paragraphe ci-dessus est scandaleux ! L’encyclopédie catholique, même si elle est une source d’informations catholiques et de l’esprit de l’Église, n’est pas infaillible : Ce paragraphe de l’Encyclopédie catholique permet de se rendre et d’assister à une synagogue ou un temple hindou ou un service luthérien, etc, etc, etc., pour le mariage ou des funérailles d’infidèles ou d’hérétiques – aussi longtemps que l’on ne participe pas activement ! C’est ridicule, quelque soit la manière d’être présent à ces services non-catholiques où la fausse adoration est effectuée (par souci d’honorer ou de plaire à la personne qui en sont responsables) est un scandale en soi. C’est pour honorer une personne qui pèche contre le premier commandement. Aller à l’enterrement d’un non-catholique est impliquer qu’il y aurait un peu d’espoir pour lui de salut hors de l’Église, et assister au mariage d’un non-catholique est impliquer que Dieu tolère son mariage en dehors de l’Église. Un catholique ne peut ni prendre part activement à la fausse adoration, ni sortir de son chemin pour se rendre à une fausse adoration ou une cérémonie non catholique pour l’honorer de sa présence « passive ». Avoir une présence passive à des services non-catholiques, est en fait honorer le diable et les démons, car le Psaume 95, 5 dit que «tous les dieux des païens sont des démons». Montrer aux autres que vous assistez dans leurs maisons religieuses, c’est montrer le consentement formel à leur religion et c’est mortellement pécher et complètement inexcusable. Et comme toujours, les hérétiques doivent soit déclarer que l’Église ne peut se contredire sur un sujet qui est lié à la foi ou soit être totalement illogiques. Voici de nouveau la vraie foi infaillible :

Matthieu 18, 17 : « Et s’il n’écoute point l’Église [comme l’hérétique, schismatique, apostat] qu’il te soit comme un païen et un publicain ».

Tite 3, 10 : « Évite [Romps avec] un homme hérétique, après une première et un seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

 2 Timothée 3, 1-2, 5 : «Or sache qu’à la fin des jours, viendront des temps périlleux. Il y aura des hommes … Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité [comme les hérétiques et schismatiques]. Évite encore ceux-là

II Jean 1, 10-11 : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même SALUT [comme l’hérétique, le schismatique, ou l’apostat]. Car celui qui lui dit SALUT communique à ses œuvres mauvaises».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible) : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement » (Tite 3, 10) ».

Concile de Constantinople III, 680-681 ex cathedra : «Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] …»

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique… »

Pape Pie XI, Mortalium animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Catéchisme attribué à saint Pie X

Le Catéchisme attribué au pape saint Pie X – qu’il n’a jamais ni signé ni promulgué – dit le même enseignement sur la foi de l’Église catholique sur l’absolue nécessité du baptême d’eau pour le salut.

Catéchisme de saint Pie X, Les sacrements, «Baptême» Question 16 : «Q. Le baptême est nécessaire au salut ? A. Le baptême est absolument nécessaire au salut, comme Notre-Seigneur a expressément dit : « Si un homme ne naît de nouveau de l’eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.  »

Contrairement à la croyance populaire, ceux qui rejettent le «baptême de désir» suivent réellement l’enseignement du Catéchisme attribué au pape saint Pie X sur la nécessité absolue de baptême d’eau. Ils ne suivent pas, cependant, l’enseignement de ce catéchisme faillible quand il contredit cette vérité sur l’absolue nécessité du baptême d’eau pour le salut.

Catéchisme de saint Pie X, Les sacrements, «Baptême» Question 17 : «Q. L’absence du baptême peut être fournie d’une autre manière ? R.  L’absence de baptême peut être fournie par le martyre, qui est appelé baptême de sang, ou par un acte d’amour parfait de Dieu, ou de contrition, avec le désir, au moins implicite, de baptême, et c’est ce qu’on appelle le baptême de désir. »

C’est en totale contradiction avec ce qui est dit dans la question 16. Ce catéchisme, attribué au pape saint Pie X, ne vient pas de sa plume et n’a pas été solennellement promulgué par lui . Il n’y a pas de bulle papale de lui promulguant le catéchisme, c’ est donc juste un catéchisme faillible qui s’est répandu pendant son règne et a pris son nom. Mais, même si Saint-Pie X avait lui-même rédigé les mots ci-dessus (ce qu’il n’a pas fait), cela ne ferait que peu de différence sur la question. C’est parce qu’un pape est infaillible seulement quand il parle magistralement. Ce catéchisme n’est pas infaillible, car il n’a pas été promulgué solennellement de la Chaire de Pierre, ou même spécifiquement par le pape. En outre, ce catéchisme est prouvé ne pas être infaillible car il enseigne l’hérésie abominable qu’il y a un salut « en dehors » de l’Église.

Ce catéchisme affirme le dogme :

Catéchisme de saint Pie X, le Credo des Apôtres : «L’Église en particulier, « Q. 27 : Q. Peut-on être sauvé en dehors de l’Église catholique, apostolique et romaine ? R. Non, personne ne peut être sauvé en dehors de l’Église catholique, apostolique, de même que nul ne pouvait être sauvé du déluge à l’extérieur de l’Arche de Noé, qui était une figure de l’Eglise ».

Et nie le dogme deux questions plus tard :

Catéchisme de saint Pie X, le Credo des Apôtres : «L’Église en particulier, « Q. 29 : «Q. Mais si un homme sans aucune faute de sa part est en dehors de l’Eglise, peut-il être sauvé ? R. S’il est hors de l’Église, sans faute de sa part, s’il est de bonne foi, et s’il a reçu le baptême, ou tout au moins le désir implicite du baptême, et si, par ailleurs, il cherche sincèrement la vérité et fait la volonté de Dieu du mieux qu’il peut, un tel homme est en effet séparé du corps de l’Eglise, mais est uni à l’âme de l’Église et par conséquent est sur le chemin du salut ».

Nous voyons ici ce Catéchisme faillible nier mot pour mot le dogme Hors de l’Eglise point de salut ! Il enseigne qu’il peut y avoir un salut « en dehors » de l’Eglise, ce qui nie directement la vérité, et il l’enseigne aux gens à la question 27. Cette déclaration est donc hérétique, en fait, il serait désavoué même par la plupart des hérétiques astucieux de notre époque, qui savent qu’ils ne peuvent pas dire que les gens sont sauvés «en dehors», ils prétendent que les non-catholiques ne sont pas «à l’extérieur », mais sont « à l’intérieur » en quelque sorte. Ainsi, même les hérétiques astucieux qui rejettent le vrai sens du dogme Hors de l’Église point de salut auraient à admettre que la déclaration ci-dessus est hérétique !

Le catéchisme attribué à saint Pie X enseigne l’hérésie selon laquelle les personnes peuvent être unies à «l’âme» de l’Église, mais pas au corps. Comme cela a déjà été prouvé, l’Église catholique est un corps mystique. Ceux qui ne font pas partie du corps ne font pas partie du tout.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersent : donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ « .

Catéchisme de Baltimore, 1921

Catéchisme de Baltimore, n° 3, 1921, Imprimatur Archevêque de Hayes, New York : « Q. 510 : Est-il jamais possible pour quelqu’un d’être sauvé qui ne connaît pas l’Eglise catholique comme étant la véritable Eglise ? Réponse : Il est possible pour quelqu’un d’être sauvé qui ne connaît pas l’Eglise catholique comme étant la véritable Eglise, à condition que la personne (1) ait été validement baptisée ; (2) croit fermement la religion qu’elle professe et la pratique pour être la vraie religion, et (3) meurt sans la culpabilité du péché mortel sur son âme « .

Nous voyons ici l’hérésie flagrante dans le Catéchisme de Baltimore, imprimaturé et publié en 1921. Les auteurs de ce catéchisme hérétique sont assez audacieux pour affirmer que le salut pour un non-catholique est non seulement possible, mais dépend du fait que le non-catholique «croit fermement la religion qu’elle professe et la pratique pour être la vraie religion». Donc, si vous êtes fermement convaincu que le mormonisme est la vraie religion, alors vous avez une bonne chance de salut selon le Catéchisme de Baltimore ; mais si vous n’êtes pas fermement convaincu de cela, alors vos chances sont moindres. C’est en fait une parodie absolue du dogme : un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême (Ep 4. 5).

Pape Grégoire XVI, Mirari Vos, n° 13, 15 août 1832 : «Selon la mise en garde de l’apôtre qu’ «il y a un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 5), que ceux qui s’ingénient à l’idée que le port du salut est ouvert aux personnes de toute religion que ce soit prennent en compte le témoignage du Christ lui-même que «ceux qui ne sont pas avec le Christ sont contre lui» (Lc 11, 23), et qu’ils dispersent malheureusement ceux qui n’amassent pas avec lui. C’est pourquoi, «sans aucun doute, ils périront jamais, à moins de tenir la totalité de la foi catholique et inviolable» (Athanase).

Ces paroles de Grégoire XVI dans Mirari Vos auraient été écrites spécifiquement pour les auteurs du Catéchisme de Baltimore ; et en effet elles furent adressées à d’autres hérétiques de leurs temps qui ont proposé la même chose. On peut remarquer à quel point le Catéchisme de Baltimore va à l’encontre du Credo dogmatique d’Athanase, que Grégoire XVI a affirmé, qui stipule que celui qui veut être sauvé doit tenir la foi catholique. Les auteurs du Catéchisme de Baltimore ne pouvaient pas avoir fait semblant de croire à cette profession de foi dogmatique.

Le pape Grégoire XVI enseigne que ceux qui n’ont jamais été catholique sont perdus, ainsi que les catholiques qui quittent l’Eglise.

Le Catéchisme de Baltimore rejette les paroles de Jésus-Christ, qui a déclaré : «celui qui ne croira pas sera condamné » (Mc 16, 16). On devrait lire l’édition révisée de la Bible par les auteurs du Catéchisme de Baltimore : «Celui qui croit fermement aux fausses religions ne doit pas être condamné».

Petit catéchisme familial (Utilisé dans les retraites du P. François de Paule Vallet, 1883-1947)

Petit catéchisme familial, 2° Moyens de salut, Des sacrements : «Le Baptême est nécessaire pour être sauvé, les enfants qui meurent sans le recevoir ne verront jamais Dieu».

Ce catéchisme ne contient pas à proprement parler d’erreur ou même d’hérésie, mais sert d’exemple pour montrer comment une porte ouverte peut être laissée à l’hérésie dans des catéchismes. En effet, la citation ci-dessus peut laisser entendre qu’il n’y aurait que les enfants non-baptisés qui ne verront jamais Dieu, alors que tous les non-baptisés ne verront jamais Dieu.

C’est ce genre de phrase qui laisse une porte ouverte à l’erreur ou à l’hérésie, par exemple, dans ce cas, que les adultes non-baptisés pourraient quand même être sauvés par le désir du baptême ou en versant leur sang ou par ignorance invincible, ce qui est une hérésie, car le baptême est absolument nécessaire pour être membre de l’Eglise et pour le salut.

Il aurait été plus sûr de dire : «Le Baptême est nécessaire à tous pour être sauvé, tous ceux qui meurent sans le recevoir ne verront jamais Dieu».

Catéchisme de Mgr Louis La Ravoire, 1949 

Ma foi catholique, catéchisme de Mgr Louis La Ravoire, 1949 : « La Messe peut être offerte pour les vivants de quelque rite. Elle peut être offerte pour les catholiques défunts. Le prêtre ne peut célébrer la messe en public pour les défunts non-catholiques, mais les personnes qui entendent la messe peuvent le faire.  » 

Nous voyons ici plus clairement cette hérésie dans un catéchisme écrit par l’évêque de Krishnager, Louis La Ravoire. Ce Catéchisme est encore favorisé aujourd’hui par de nombreux soi-disant « catholiques traditionnels ». En permettant la prière pour les défunts non-catholiques, Louis La Ravoire nie le dogme selon lequel tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus.

Pape Clement VI, Super quibusdam, 20 septembre 1351 : «En second lieu, nous nous demandons si vous et les Arméniens vous obéissant croient que les personnes quittant cette vie en dehors de la foi de l’Église, et en dehors de l’obéissance au Pape de Rome, peuvent enfin être sauvées».

Principes fondamentaux du dogme catholique, 1954

Principes fondamentaux du dogme catholique, Ludwig Ott, Imprimatur 1954, p. 310 : «La nécessité de l’appartenance à l’Église n’est pas seulement une nécessité de précepte, mais aussi de moyens, comme la comparaison avec l’Arche, les moyens de salut du déluge biblique, montrent clairement … dans des circonstances particulières, à savoir dans le cas d’une ignorance invincible ou d’incapacité, l’appartenance réelle à l’Église peut être remplacée par le désir pour le même … De cette manière aussi ceux qui sont en fait en dehors de l’Église catholique peuvent atteindre le salut». 

Il est dommage que l’Église catholique ait été assez stupide pour définir plus de sept fois qu’en dehors de l’Église catholique nul n’est sauvé, parce que, comme le «grand» Ludwig Ott le révèle, «ceux qui sont en fait en dehors de l’Église catholique Église peuvent atteindre le salut». C’est une honte que l’Église ne possédasse pas cette illumination profonde, qu’elle ne susse pas que ce qu’elle avait enseigné infailliblement pendant toutes ces années qui était en fait tout le contraire de la vérité.

Ce que Ludwig Ott dit ici revient à déclarer que la Vierge Marie a été conçue dans le péché originel. Il n’y a aucune différence. Si l’Église définit que hors de l’Église personne n’est sauvé, et qu’on affirme que «ceux qui sont en fait en dehors de l’Église catholique peuvent atteindre le salut», alors c’est exactement la même chose que de déclarer que la Vierge Marie a été conçue dans le péché, quand l’Église dit qu’elle n’avait pas péché. Énoncer exactement le contraire de ce que l’Église a infailliblement défini est précisément ce que fait Ludwig Ott.

Après avoir nier le dogme selon lequel nul ne peut être sauvé en dehors de l’Église, Ludwig Ott dit à la page suivante :

Principes de dogme catholique, Ludwig Ott, p. 311 : « C’est la conviction unanime des Pères que le salut ne peut être atteint en dehors de  l’Église».

«Mais que votre parole soit oui, oui ; non, non, ce qui est au-delà, est du malin » (Mt 5, 37).

D’une page à l’autre, Ludwig Ott se contredit sur ceux qui sont en dehors de l’Église catholique peut atteindre le salut. Il utilise exactement le même verbe dans les deux phrases en sens contraire :

1) «ceux…en dehors de l’Église peuvent atteindre le salut » ;

2) « le salut ne peut être atteint en dehors de l’Église».

Son discours n’est pas de Dieu, mais du diable. Le noir est blanc et le blanc est noir, le bien est mal et le mal est bien, la vérité est l’erreur et l’erreur est la vérité, le salut peut être atteint en dehors de l’Église et le salut ne peut être atteint en dehors de l’Église.

Pour les hérétiques pré-Vatican 2 qui condamnèrent le père Feeney et méprisaient le dogme Hors de l’Eglise catholique, point de salut, il n’y a aucun problème à croire qu’il y a le salut en dehors de l’Église catholique, tout en estimant simultanément qu’il n’y a pas de salut hors de l’Eglise catholique : ce n’est pas un problème pour eux car ils sont du malin (Mt 5, 37).

Pape Clément V, Concile de Vienne , décret n° 30, 1311-1312, ex-cathedra : «…  seule l’Église universelle, en dehors de laquelle il n’y a pas de salut, pour toute laquelle il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême … »

Tous ceux qui acceptent obstinément l’hérésie contenue dans les livres pré-Vatican 2, comme Principes fondamentaux du dogme catholique de Ludwig Ott, devraient craindre à juste titre, comme le dit le pape Grégoire XVI, d’hériter sans aucun doute d’une place en enfer s’ils ne se repentent et ne se convertissent pas.

Ces exemples d’hérésie pré-vatican 2 montrent comment la négation généralisée du dogme Hors de l’Église point de salut et de la nécessité du baptême d’eau a été perpétuée à travers les textes faillibles avec imprimaturs et pourquoi elle a été avalée aujourd’hui par presque tous ceux qui professent être catholiques. Elle a été perpétuée par des documents faillibles et des textes qui se contredisent, qui contredisent le dogme défini, et qui – tout le temps – d’ailleurs n’arrivent pas à affirmer les vérités immuables de la nécessité absolue de l’Église catholique et le baptême d’eau pour le salut. Et c’est pourquoi les catholiques sont tenus de respecter le dogme infailliblement défini, pas les catéchismes ou des théologiens faillibles.

Pape Pie IX, Singulari Quidem : «Car, en véritéune fois libéré de ces chaînes corporelles, «nous verrons Dieu tel qu’il est» (1 Jean 3, 2), nous comprendrons parfaitement par la proximité et la beauté que la miséricorde divine  et la justice sont obligatoirement unies, mais, tant que nous sommes sur terre, accablés par cette masse mortelle qui émousse l’âme, tenons plus fermement que, conformément à la doctrine catholique, il y a «un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême » [Eph. 4, 5] ; il est illégal d’aller plus loin dans l’enquête. « 

Conclusion

Il y a de nombreux autres exemples de textes avec imprimatur contenant l’erreur ou l’hérésie, mais l’essentiel est de comprendre que la négation du dogme «Hors de l’Église catholique pas de salut» était bien en place dans l’esprit de la plupart des prêtres et des évêques avant l’apostasie et fausse église Vatican 2 ; la cause de cette négation du dogme est le refus de l’absolue nécessité d’être membre de l’Église catholique (par le baptême et la vraie foi) pour le salut.