Ceux suspects d’hérésie

Sommaire

  • Sans la vraie foi un baptisé n’est pas membre de la véritable Église catholique qui est l’Épouse et le Corps du Christ
  • Péché mortel d’omission pour ignorance coupable de connaître la foi
  • Négligence coupable de la foi et suspicion d’hérésie
    • Celui qui néglige sciemment de s’instruire de la vraie foi traditionnelle et voir les preuves de la secte vatican 2 et des autres sectes hérétiques doit être considéré suspect d’hérésie à cause des temps actuels de grande apostasie, et celui qui persiste dans sa mauvaise volonté doit être considéré comme hérétique
    • Opinion soupçonnée d’hérésie et Ignorance coupable 
    • Aide à la propagation de l’hérésie, aide des hérétiques, communication dans les choses divines (communicatio in sacris) avec des hérétiques
    • La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique
    • Principe d’epikeia
  • Participer volontairement ou en connaissance aux sectes hérétiques : excommunication automatique
  • La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé
  • Conclusion

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, UNE SEULE FOI, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous [chrétiens]…».

Sans la vraie foi un baptisé n’est pas membre de la véritable Église catholique qui est l’Épouse et le Corps du Christ

Seuls les fidèles baptisés – c-à-d ceux qui tiennent la vraie foi divine et catholique – appartiennent à la véritable Église catholique Épouse de Jésus-Christ. Il faut tenir la vraie foi catholique traditionnelle pour être dans la véritable Église hors de laquelle il n’y a aucun salut. Ceux qui refusent de se soumettre au Magistère de l’Église ne sont pas membres de l’Église ni du salut.

Proverbes 21, 16 : « L’homme qui s’égare de la voie de la doctrine demeurera dans l’assemblée des géants [n. Vulg. : dans l’enfer] ».

Hébreux 11, 6 : «Sans la [vraie] foi, il est impossible de plaire à Dieu [sans l‘unique vraie foi c’est la réprobation]».

2 Jean 1, 9 : «Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ [Tradition de l’Église] ne possède point Dieu [le Christ n’habite pas dans le cœur sans la vraie foi catholique traditionnelle]».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve INTÈGRE et INVIOLÉE, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 1832 (Magistère infaillible ordinaire de l’Église) : «ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération (Symb. S. Athanas.)».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3e s. ch. 3, 1870, ex cathedra (Magistère solennel) : «Parce que « sans la foi il est impossible de plaire à Dieu » [He 11, 6] et d’arriver à partager la condition de ses fils, personne jamais ne se trouve justifié sans elle, et personne, à moins qu’il n’ait « persévéré en elle jusqu’à la fin » [Matt 10, 22 ; 24, 13] n’obtiendra la vie éternelle. Mais pour que nous puissions satisfaire au devoir d’embrasser la vraie foi et de persévérer constamment en elle, Dieu, par son Fils unique, a institué l’Église et l’a pourvue … la gardienne et la maîtresse de la parole révélée. … la condition de ceux qui ont adhéré à la vérité catholique grâce au don céleste de la foi n’est en rien semblable à ceux qui, guidés par des opinions humaines, suivent une fausse religion ; … ceux qui ont reçu cette foi sous le Magistère de l’Église ne peuvent jamais avoir un juste motif de changer ou de remettre en question cette foi [canon 6]».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «…seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [par l’apostasie, l’hérésie, le schisme et l’excommunication]».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 (2e siècle) : « il ne faut donc plus chercher auprès d’autres la vérité qu’il est facile de recevoir de l’Église, car les apôtres, comme en un riche cellier, ont amassé en elle, de la façon la plus plénière, tout ce qui a trait à la vérité, afin que quiconque le désire y puise le breuvage de la vie. C’est elle, en effet, qui est la voie d’accès à la vie ; « tous les autres sont des voleurs et des brigands ». C’est pourquoi il faut les rejeter, mais aimer par contre avec un zèle extrême ce qui est de l’Église et saisir la Tradition de la vérité ».

Les deux sources de la Révélation divine (Vérité de Jésus-Christ) sont les Écritures et la Tradition de l’Église. La Tradition orale de l’Église précède l’Écriture. Il ne reste que très peu de temps pour pouvoir faire son salut. Sans l’entière soumission de l’intelligence au Magistère de l’Église il n’y a aucun salut car sans la vraie foi catholique nul n’est membre de la véritable Église : Où est la vraie foi est la véritable Église.

Saint Vincent de Lerins, Père de l’Église, Comminotorium, 20 (5e siècle): «Celui-là est un catholique véritable et authentique qui chérit la vérité de Dieu, l’Église, corps du Christ, qui ne préfère rien à la religion divine, à la foi catholique, ni l’autorité de n’importe quel homme, ni l’amour ni le génie, ni l’éloquence ni la philosophie, mais qui méprisant tout cela et demeurant ferme et stable dans la foi, déclare ne tenir et ne croire que ce qu’il sait avoir été professé en tout temps et en tout lieu par l’Église catholique».

Ce que tient l’Église catholique est ce qui est défini par son Magistère infaillible (le Magistère ordinaire de foi divine – qui inclut aussi le consentement unanime des pères – et le Magistère solennel dogmatique) qui seul défini le contenu de la Révélation divine car «Dieu, par son Fils unique, a institué l’Église et l’a pourvue … la gardienne et la maîtresse de la parole révélée» (Vatican I, 3e s. ch. 3).

Péché mortel d’omission pour ignorance coupable de connaître la foi

Tout baptisé est tenu, sous peine de péché mortel d’omission pour ignorance coupable, de connaître la foi quand c’est possible. Étudier et connaître la foi catholique est donc une nécessité absolue.

Marc 16, 16 : «Celui qui croira [vraie foi catholique ou traditionnelle] et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné [nul salut sans la vraie foi]».

Romains 1, 17 : « La justice de Dieu, en effet, y [l’Évangile] est révélée par la  [vraie] foi et pour  la [vraie] foi, ainsi qu’il est écrit : Le juste vivra de la [vraie] foi».

Galates 2, 16 : « …l’homme n’est point justifié [rendu juste devant Dieu] par les œuvres de la Loi [naturelle et mosaïque], mais par la foi en Jésus-Christ [foi de l’Église ou vraie foi ou foi traditionnelle]».

Éphésiens 3, 13 : « que le Christ habite par la [vraie] foi dans vos cœurs [le Christ n’habite pas dans le cœur sans la vraie foi]».

Éphésiens 4, 13-14 : «Jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu [nulle connaissance du Christ sans l’unique vraie foi]… afin que nous ne soyons plus comme de petits enfants qui flottent ni emportés çà et là à tout vent de doctrine [hérésies], par la tromperie des hommes, par leur astuce pour induire en erreur ».

Hébreux 11, 6 : «Sans la [vraie] foi, il est impossible de plaire à Dieu [sans la vraie foi c’est la réprobation]».

2 Jean 1, 9 : «Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ [Tradition de l’Église] ne possède point Dieu [le Christ n’habite pas dans le cœur sans la vraie foi]».

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril, 1905 : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV, vient de l’écrire :« Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Catéchisme Penny n° 177 : «Quels sont les péchés contre la Foi ? Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église».

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : «Maintenant, il est évident que celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir. Par conséquent l’ignorance de ces choses est appelée «invincible», parce qu’elle ne peut être surmontée par l’étude. Pour cette raison, l’ignorance, n’étant pas volontaire, il n’est pas en notre pouvoir de s’en débarrasser, n’est pas un péché : c’est pourquoi il est évident que l’ignorance invincible n’est pas un péché. D’autre part, l’ignorance invincible est un péché, si c’est sur des questions qu’on est obligé de savoir, mais ça ne l’est pas, si c’est sur des choses qu’on n’est pas obligé de savoir. «

Vraiment, on est obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente. Alors – en conformité avec le Docteur angélique – si nous savons que notre prêtre, évêque, etc., est hérétique ou schismatique, mais que nous adhérons à lui de toute façon, alors nous partageons en effet son péché d’hérésie ou de schisme, par lequel nous œuvrions alors en dehors de la vraie religion. L’ignorance invincible, d’autre part – l’ignorance qui ne peut pas être surmontée par un effort humain bien ordonné – est une autre affaire, et est totalement excusable, si nous parlons des mystères essentiels (la Trinité et l’Incarnation), et de la loi naturelle, qui doivent être connus explicitement par tous au-dessus de l’âge de raison pour le salut. Quand les gens enfreignent la loi naturelle, c’est toujours un péché, et cela ne peut être excusé, car cette loi est écrite par Dieu dans le cœur de chaque homme. L’ignorance de la Trinité et de l’Incarnation, cependant, n’est pas un péché en soi, mais Dieu retient cette connaissance des mystères essentiels pour de nombreuses personnes dont Il a connu d’avance qu’ils rejetteraient son offre de salut.

La foi est nécessaire pour la validité du baptême (grâce prévenante appartenant au baptême), mais c’est dans le sacrement du baptême qu’est reçue la foi de l’Église, et tous deux sont absolument nécessaires pour être membre de l’Église et pour le salut. Il est donc absolument nécessaire que le baptisé connaisse et s’instruise de sa foi (quand cela lui est possible).

Jacques 4, 17 : «Pour celui qui connait le bien à faire, et ne le fait pas, pour lui c’est le péché».

Négligence coupable de la foi et suspicion d’hérésie

Celui qui néglige sciemment de s’instruire de la vraie foi traditionnelle  et voir les preuves de la secte vatican 2 et des autres sectes hérétiques doit être considéré suspect d’hérésie à cause des temps actuels de grande apostasie, et celui qui persiste dans sa mauvaise volonté doit être considéré comme hérétique.

Ordinairement, un baptisé qui néglige de connaître sa foi commet un péché mortel par omission. Mais en ces temps de la fin et de la grande apostasie, cette même personne baptisée est aussi suspect d’hérésie si elle néglige sa foi sciemment, c’est-à-dire si elle sait qu’elle doit s’instruire de sa foi et persiste à ne pas le faire. Car à cause des temps actuels très dangereux où elle peut perdre son salut beaucoup facilement qu’en d’autres temps parce que les hérésies sont généralisées, ne pas s’instruire de sa foi entraîne à devenir hérétique sans le savoir, c’est-à-dire que les gens pensent ou suivent les hérésies inconsciemment et alors quand la vérité de la foi leur sera montrée ils seront devenus hérétiques car ils repousseront les verités de foi qui leur seront présentées. Voilà quel est le danger de na pas s’instruire de la foi en ces temps de grande apostasie.

Si cette personne reste obstinée à ne pas vouloir obéir à l’Église en s’instruisant de la vraie foi catholique, elle doit être condamnée comme hérétique, même si elle n’est pas hérétique : Cela signifie qu’elle doit être considérée comme hérétique et à éviter, même si elle ne nie pas directement un dogme de foi dont elle aurait connaissance et compréhension.

La suspicion d’hérésie peut concerner, par exemple, l’entretien d’une négligence coupable ou volontaire contre la foi, comme l’affirmation d’erreur persistante sur la foi et la morale catholique qui semble obstinée, suivre sciemment des hérétiques, laisser dire l’hérésie, garder le silence sous peine de paraître approuver des doctrines hérétiques, soutenir des hérétiques sans le motif pour de leur conversion, négliger de couper avec une secte hérétique, mauvaise volonté de s’instruire de la vraie foi quand l’apostasie actuelle est présentée, refuser de présumer qu’une hérésie est suivie par la plupart car répandue comme dans la grande apostasie actuelle, etc.

Ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie doivent même être évités selon la loi divine s’ils ne font pas la preuve de leur innocence personnelle.

L’Église déclare infailliblement que les soupçonnés d’hérésie doivent faire «la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat» sinon et ils seront excommuniés «et tous les éviteront».

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra : «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques».

Ces suspects d’hérésie que le concile du Latran IV a visé ci-dessus ont eu une sentence prononcée contre eux (pour suspicion d’hérésie). S’ils n’avaient pas été déclarés par l’Église, nous ne connaîtrions pas l’obligation de les éviter car n’être qu’un suspect d’hérésie non déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée. Pour éviter une personne soupçonnée hérétique non-déclarée, il faut avoir la preuve de son hérésie, c’est-à-dire son obstination à nier de quelque façon une vérité de foi.

Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle, comme le dit Hébreux 11, 6 : «sans la foi il est impossible de plaire à Dieu». Ceux qui nient la foi divine et catholique (traditionnelle ou de la Tradition de l’Église), en totalité ou en partie, coupent la connexion avec Dieu, sont sans valeur à Ses yeux et sont automatiquement coupés de l’Église et du salut. On ne peut pas juger si les gens rejettent la foi par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais selon leur conformité à la règle de la foi.

Dieu nous a déjà révélé son jugement par la loi divine donnée à tous par le Magistère de l’Église de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique. Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Tout baptisé doit défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait de nier la foi ou d’être d’accord avec l’hérésie.

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi [sous peine de péché mortel] dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [déni] implicite [sous-entendu] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église (Voir L’hérésie de non-jugement : « Vous ne pouvez pas juger ! »).

2 Jean 1, 9 : « Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils ».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 (déclaration infaillible solennelle) : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clercs et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs[ou hérésies]».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «L’Église condamne, réprouve, anathématise, et dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église, tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES».

Nous ne péchons pas en supposant que quelqu’un soit un hérétique (même si la preuve absolue est absente) s’il révèle cette possibilité être vraie par ses œuvres extérieures. Car, lorsque nous faisons une hypothèse, nous ne jugeons pas quelque chose d’une manière concluante. Ce mode de pensée ne doit être appliqué qu’au domaine de la foi et de la morale, pas à d’autres événements qui peuvent survenir à l’homme à travers la vie. Ce mode de pensée ne doit pas non plus être appliqué avec une hérésie matérielle en ce qui concerne les fidèles catholiques qui errent peut-être sur certains points délicats de la foi. Les signes notoires ou externes de l’hérésie ou du schisme sur des points plus graves sont mortellement pécheurs et séparent une âme de Dieu, de la foi, de l’Église et du salut.

Opinion soupçonnée d’hérésie et Ignorance coupable 

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésie : L’opposition à un article de foi peut ne pas être strictement démontrable, mais seulement atteindre un certain degré de probabilité. Dans ce cas, la doctrine est appelée sententia de haeresi suspecta, haeresim sapiens ; qui est une opinion soupçonnée ou savourant l’hérésie.

On peut appliquer cette même règle à ceux qui sont coupablement ignorants contre la foi. L’ignorance est coupable quand elle peut être vaincue et ne l’est pas volontairement.

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésieUn catholique ne peut pas se permettre de dériver dans les tourbillons de la pensée anti-catholique à partir de laquelle aucune autorité doctrinale ne peut le sauver, et où son esprit devient incrusté de ses convictions ou de considérations suffisamment puissantes pour recouvrir sa conscience catholique.

Une personne qui ne veut pas savoir concernant Vatican II ou une autre secte hérétique, ou apprendre la vérité de la foi après avoir eu les faits présentés, doit être considérée comme hérétique si elle persiste [opiniâtreté ou pertinacité] dans sa mauvaise volonté. On ne peut pas juger des intentions ou des cœurs, mais on doit suivre ce qui apparaît. Vouloir rester ignorant de façon coupable sur ces questions, après avoir reçu la présentation expliquée, est un signe de mauvaise volonté. Un catholique a une vraie soif  pour la vérité et ne se dérobe pas à sa découverte, en étudiant et apprenant. Les vraies questions de foi sont importantes, c’est le salut dont il est question.

Pour beaucoup, l’inconvénient à cesser la communion avec leur paroisse, prêtres, famille et amis, sur cette question, est lourd à porter, et ils choisissent donc de l’ignorer et de rester dans l’ignorance coupable de la foi catholique. On peut supposer que le même jugement peut être fait dans ce cas comme avec ceux qui sont sous le soupçon d’hérésie.

Aide à la propagation de l’hérésie, aide des hérétiques, communication dans les choses divines (communicatio in sacris) avec des hérétiques

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les garder dans sa maison ou sur son territoire, ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux. S’ils viennent à mourir dans ce péché, aucun prétexte de privilèges accordés par nous, ne permettra d’offrir de messe pour eux ou de les enterrer parmi les chrétiens. … Les évêques ou les prêtres qui ne s’opposeraient pas avec force à de telles choses, seront punis par la privation de leur office jusqu’à ce qu’ils obtiennent le pardon du Siège apostolique».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (Decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 (Magistère) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques.]».

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé et impose de prouver son innocence. L’Église donne à ceux qui sont «seulement soupçonnés d’hérésie», le temps pour prouver leur innocence, respecter les autorités et professer la vraie foi. Mais s’ils restent obstinés, ils doivent – en ces temps actuels de grande apostasie – être condamnés comme (ou de la même manière que, c’-à-d. selon la règle de la foi ou loi divine) des hérétiques, même s’ils ne sont pas des hérétiques. Puisqu’ils sont obstinés et n’obéissent pas, on doit seulement suivre les signes externes et les condamner.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, c. 9, n° 15 : «Les hommes ne sont pas tenus ou en mesure de lire dans les cœurs. Mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra : «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication [comme soupçonnés d’hérésie pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques».

Ces suspects d’hérésie que le concile du Latran IV a visé ci-dessus ont eu une sentence prononcée contre eux (pour suspicion d’hérésie). S’ils n’avaient pas été déclarés par l’Église, nous ne connaîtrions pas l’obligation de les éviter. Car n’être qu’un suspect d’hérésie non déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée.

Même de nombreux saints et pieux laïcs ont eu une suspicion d’hérésie contre eux, mais ils n’étaient pas connus ou obstinés parce qu’ils n’étaient pas hérétiques. Ils n’ont pas eu à éluder ou à se cacher des autorités, parce qu’ils n’étaient pas hérétiques. Et quand ils ont été appelés pour être questionnés par l’Inquisition ou par d’autres juges compétents qui souhaitaient se pencher sur les accusations et savoir s’ils étaient coupables ou non, ils les ont respectés et se sont présentés de la manière appropriée et au moment opportun, prouvant ainsi leur innocence.

Les reines du Sabbat, Partie III, question XIX : «Car le Canon (cap. Excommunicamus [Grégoire IX, 1231]) dit : Ceux qui ont été trouvés reposer sous un soupçon probable … à moins qu’ils soient frappés par l’épée de l’anathème [pour suspicion] … ils doivent prouver leur innocence par une satisfaction appropriée, comme une digne satisfaction à la vue de tous les hommes. Et s’ils continuent à s’obstiner dans leur excommunication [pour suspicion d’hérésie] pour la période d’une année, ils doivent être totalement condamnés comme hérétiques».

Si une personne ne se présentait pas à une enquête pour soupçon d’hérésie, ou si au cours de l’enquête, elle refusait de prouver son innocence par obstination ou fraude, alors seulement la peine «frappés par l’épée de l’anathème, à moins qu’ils prouvent leur innocence par une satisfaction appropriée» suivait. Cette sanction n’est toutefois pas encore une déclaration d’hérésie, mais seulement une phrase déclarée de suspicion d’hérésie, et cette personne n’a pas encore été déclarée comme hérétique car cette personne n’est pas encore connue pour être hérétique.

Le pape Innocent III y fait allusion dans le IVème Concile du Latran, Constitution 3 sur les hérétiques : «S’ils persistent dans l’excommunication [pour suspicion d’hérésie] pendant un an, ils doivent être condamnés comme hérétiques».

Mais si la personne en question était connue comme hérétique avant l’enquête, ou s’il était avéré qu’elle était hérétique obstinée pendant l’interrogatoire, alors elle ne serait pas simplement suspecte, mais serait en fait une véritable hérétique qui ensuite doit être évitée pour des raisons religieuses. Cela serait vrai même si l’hérétique n’avait pas encore été déclaré par l’Église, comme dans le cas de Martin Luther, la reine Elizabeth, et de nombreux autres hérétiques.

Quatrième Concile de Latran : «Ceux qui se trouvent suspects d’hérésie … [Après qu’ils aient été excommuniés pour leur suspicion d’hérésie] Que ces personnes sont à éviter par tous jusqu’à ce qu’elles aient fait la satisfaction adéquate».

Un suspect d’hérésie non déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée. Pour éviter une personne soupçonnée hérétique non-déclarée, il faut avoir la preuve de son hérésie, c’est-à-dire son obstination à nier de quelque façon une vérité de foi. Si ceux qui sont simplement déclarés comme suspects d’hérésie doivent être évités par tout le monde, combien plus doivent être évités tous les hérétiques connus ou ceux qu’on connaît par leurs signes, actes et paroles extérieurs, même non déclarés, en raison de leur excommunication automatique.

Il y a deux points à regarder ici. Le premier point est que ces actions de soutenir, défendre ou de recevoir des hérétiques ne sont pas mauvaises en soi, mais plutôt de bienfaisance si elle sont faites correctement.

Le deuxième point est que le croyant peut être de bonne foi concernant les hérétiques. Aider un hérétique ne signifie pas nécessairement que la personne soit d’accord avec l’hérétique ou que lui-même soit un hérétique ou qu’il ne savait même pas qu’il aidait un hérétique. C’est pourquoi le Concile déclare ces personnes comme des « croyants », qui « reçoivent, défendent ou appuient des hérétiques … » Et comme il y a de nombreuses façons de défendre, soutenir et recevoir les hérétiques qui n’impliquent pas nécessairement l’hérésie ou le schisme, on ne peut pas conclure (comme font les hérétiques), que l’on puisse aller à des prêtres hérétiques ou schismatiques non déclarés (excommuniés) pour les sacrements, que l’on connait comme hérétiques ou schismatiques, jusqu’à ce que l’Église ait déclaré Sa condamnation sur eux, comme c’est leur excuse.

Il existe de nombreux exemples qu’on pourrait donner pour montrer qu’un croyant qui reçoit, défend ou même soutient des hérétiques n’est pas hérétique lui-même :

  1. Est-ce qu’un croyant peut recevoir un hérétique dans sa maison dans le but de le convertir ? Bien sûr, il peut !
  2. Est-ce qu’un croyant de bonne foi et par charité peut avoir de la compassion pour un hérétique qui n’a pas les moyens de se soutenir lui-même ou sa famille financièrement ? Absolument ! (Le croyant doit bien entendu, s’il est au courant de l’hérésie de cette personne, souhaiter utiliser cette charité ou ce soutien comme une carotte ou un incitatif pour amener à nouveau l’hérétique, le schismatique ou l’apostat dans l’Église)
  3. Et un croyant peut-il être dans l’hérésie matérielle (un hérétique matériel n’est pas considéré comme un hérétique, mais plutôt comme un ignorant de bonne foi d’un dogme, qui, s’il en avait la connaissance, changerait de suite sa position pour y conformer sa foi) sur la doctrine de l’Église et sans le savoir, défendre la position hérétique d’un hérétique ? Absolument !

Comme nous le voyons, ces mesures prises par les croyants n’étaient ni hérétiques, ni schismatiques mais bienfaisance (si elle est faite de bonne foi). Un croyant peut donc faire le bien envers les autres sans comprendre qu’il pourrait réellement faire du mal ou donner plus de scandale. C’est pourquoi, selon le dit Concile, ils (ceux qui soutiennent) sont à éviter qu’après avoir été signalé par l’Église, et que leurs véritables intentions ont été révélées. Car, tout comme une personne peut faire ces choses sans le savoir et de bonne foi, il se peut aussi qu’une personne fasse ces choses par compassion – non seulement pour l’hérétique – mais aussi pour l’hérésie tenue par lui. Une personne qui a donc compassion d’une hérésie tenue par un hérétique – plutôt que de la compassion pour la personne hérétique – est lui aussi un hérétique parce qu’il est d’accord avec sa position hérétique et le soutient. Et si un croyant prend conscience qu’un partisan d’un hérétique était d’accord avec son hérésie ou le soutenait, alors il doit l’éviter comme hérétique car alors il n’y a pas besoin d’attendre la déclaration de l’Église de révéler l’intention intérieure des «partisans». C’est la raison pour laquelle l’Église ne déclare pas automatiquement ces gens qui « reçoivent, défendent ou appuient les hérétiques » – comme des hérétiques – qui doivent absolument être évités « jusqu’à ce qu’ils aient été mis en évidence par l’Église ».

Tous les prêtres (valides) « traditionalistes », qui ne sont pas coupés de la secte vatican 2 en font partie en reconnaissant leurs chefs (même s’ils sont schismatiques avec) et tiennent des hérésies pré-vatican 2 comme le baptême de désir/sang, salut de l’ignorant invincible, planification naturelle des naissances ou contrôle naturel des naissances, luxure dans le mariage, âme de l’Église séparée du corps, pardon des péchés sans contrition, hérésies sur l’infaillibilité papale et du Magistère de l’Église, participation à des sectes hérétiques – réception de sacrements d’hérétiques, un hérétique manifeste est pape, etc. Ils sont hérétiques et doivent absolument être évités.

Quasi tous les prêtres « traditionalistes » qui ont se sont coupé à raison de vatican 2 (sédévacantistes) dans le monde, tiennent aussi ces mêmes hérésies hérésies pré-vatican 2 de baptême de désir/sang, salut de l’ignorant invincible, planification naturelle des naissances ou contrôle naturel des naissances, luxure dans le mariage, âme de l’Église séparée du corps, pardon des péchés sans contrition, hérésies sur l’infaillibilité papale et du Magistère de l’Église et faux Magistère, participation à des sectes hérétiques et réception de sacrements d’hérétiques, etc. Ils doivent de fait être considérés suspects d’hérésie, c’est-à-dire que c’est à eux de prouver d’abord leur foi, et s’ils ne prouvent pas leur foi d’une manière ou d’une autre, ils doivent être considérés comme des hérétiques.

Ce n’est pas parce qu’un homme ou un groupe tient à raison la (vraie) position sédévacantiste qu’ils sont catholiques. S’ils tiennent ou pratiquent toute hérésie (une seule ou plusieurs), alors ils ne sont pas catholiques mais des portes de l’enfer. Quasiment tous ceux qui tiennent la position sédévacantiste, aujourd’hui, ne sont pas catholiques et sont les hérétiques pré-vatican 2 qui ont conduit à la grande apostasie actuelle. Voir Sédévacantistes hérétiques.

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique

Il s’agit d’un commandement, et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église/autorité doctrinale de la foi et de la morale ; Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino» ; Concile de Florence, 14ème session ; Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ; Pape Pie IX, Graves AC diuturnae, # 1-4 s. ; Pape Léon XIII, Satis Cognitum n° 9-10 ; Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi n°22 ; etc.), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur.

Nous ne péchons pas en supposant que quelqu’un soit un hérétique (même si la preuve absolue est absente) s’il révèle cette possibilité être vraie par ses œuvres extérieures (Voir L’hérésie de non-jugement : « Vous ne pouvez pas juger ! »). Car, lorsque nous faisons une hypothèse, nous ne jugeons pas quelque chose d’une manière concluante. Ce mode de pensée ne doit pas être appliqué à d’autres événements qui peuvent survenir à l’homme à travers la vie (ou même avec une hérésie matérielle en ce qui concerne les fidèles catholiques qui  errent peut-être sur certains points délicats de la foi). Nous ne sommes pas obligés d’assumer ou de juger de ces choses sans preuve irréfutable claire, puisque la plupart des événements de la vie ne sont ni hérétiques, ni péché. Mais les signes notoires ou externes de l’hérésie ou du schisme sur des points plus graves, d’autre part, sont mortellement pécheurs et séparent une âme de Dieu. L’hérésie tue les âmes !

Cependant, juger comme hérétique définitif quelqu’un qui croit dans le baptême de désir (par exemple) – serait aller trop loin et le juger à tort, si vous commencez par ommetre de lui demander ce qu’il pensait ou savait. Car il se pourrait très bien qu’il soit un hérétique matériel (si sa version du baptême de désir ne concerne que les personnes ou les catéchumènes qui croient déjà en Jésus-Christ) et non comme des hérétiques croient qu’il s’applique à tout le monde, y compris les païens et les gens qui rejettent le Christ. Une personne devient un hérétique ou schismatique en refusant obstinément d’accepter un dogme qu’il sait être enseigné par l’Église. Ainsi, si il lui a été présentées des preuves fausses ou non infaillibles contre le baptême de désir, et si il est encore incertain, il est possible qu’il soit un «hérétique» matériel (tant qu’il ne nie pas la nécessité de la foi en Jésus-Christ pour le salut). Il peut ne pas avoir pleinement compris ce que l’Église enseigne sur ce sujet, et s’il est incertain et n’est pas obstiné, il peut encore être un hérétique matériel.

Un prêtre, cependant, qui rejette le Christ, par la foi dans le salut universel pour tout le monde, y compris les païens et les gens qui détestent ou même rejettent Christ comme les juifs ou les musulmans – un tel cas serait bien sûr une évidence – car il est de la loi divine que chaque chrétien doit tenir la croyance en Jésus-Christ comme essentielle pour le salut. La même chose vaut pour la doctrine sur la Trinité et l’Incarnation. Le nombre de ces soi-disant prêtres de Satan, qui tiennent la croyance en Jésus-Christ et de son Église comme vide de sens, sont presque innombrables de nos jours. Tous ces soi-disant prêtres doivent bien sûr être totalement évités et condamnés, même si, peut-être, votre très bon «ami» vous dit le contraire. Car vous savez très bien dans votre cœur que cela est vrai.

Aujourd’hui, tout catholique doit demander quelle est la foi du prêtre et en quoi il croit pour savoir s’il tient des hérésies et lui montrer la vraie foi catholique (et s’il reste obstiné, c’est un hérétique à éviter). Un catholique ne peut pas garder un silence coupable sans faire défection de sa foi et sans pécher mortellement. La négligence coupable (volontaire) ou la mauvaise volonté pour connaître l’hérésie supposée, et donc la vraie foi, rend suspect d’hérésie.

Si les gens ne s’instruisent pas de la vraie foi catholique au milieu de la grande apostasie actuelle, ils commenceront d’abord par suivre les hérésies sans savoir que ce sont des hérésies, ensuite ils s’imprègneront des idées hérétiques et puis ils adhèreront aux hérésies sans savoir que ce sont des hérésies, et alors qu’ils seront assez imprégnés des idées hérétiques, ils refuseront les dogmes et les vérités de la foi divine et de la morale catholique, et seront devenus hérétiques.

Jacques 4, 17 : «Pour celui qui connait le bien à faire, et ne le fait pas, pour lui c’est le péché».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Principe d’epikeia

L’epikeia ou epieikeia, au sens «équité» est le nom du principe canonique que de simples lois de l’Église, les lois ecclésiastiques ou des lois disciplinaires, peuvent cesser d’être tenues pour des cas particuliers qui n’ont pas été envisagés par le législateur. Ce principe d’epikeia ne s’applique pas aux enseignements dogmatiques de la foi ou de la morale (loi divine immuable qui ne peut pas changer), mais aux lois instituées par l’Église pour la gouvernance de ses membres (loi ecclésiastique qui peut changer). C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui encore obligés de faire ces jugements sur les prêtres coupables, par notre propre jugement et par notre propre autorité, car il n’y a pas de hiérarchie de l’Église valide. Ainsi, lorsque nous voyons quelqu’un tenir une croyance hérétique, nous devons par notre propre jugement et la raison, le juger d’être hérétique, et l’éviter comme tel. Encore une fois, si nous avons les connaissances et les raisons de savoir ou de repérer l’hérésie, alors nous utiliserons cette connaissance, car agir autrement serait un péché contre la foi.

Participer volontairement ou en connaissance aux sectes hérétiques : excommunication automatique

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui «tient un seul point de vue contraire à celui de l’Église» (Magistère) est de fait anathème (Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino), automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements.

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui «donne son assentiment même à une seule hérésie» (Léon XIII, Satis Cognitum) est automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements.

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui «ne professe pas la vraie foi catholique» (Pie XII, Mystici corporis Christi) est automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements.

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui tient qu’«un hérétique peut être pape» (Paul IV, Cum ex Apostolatus Officio) est un hérétique automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements.

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui est «un hérétique même sur une preuve légère» (Pape Innocent IV, Concile de Lyon I, 1245) est automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements.

Quiconque, en connaissance, prie avec un hérétique, l’aide, communie ou assiste à sa messe n’en a aucun fruit, commet un péché mortel, un sacrilège, participe à son péché et s’excommunie automatiquement pour sa propre damnation.

La phrase déclarative qui fait suite à une excommunication automatique est simplement une reconnaissance légale de quelque chose qui existe déjà. Si ce n’était pas vrai, l’excommunication automatique n’aurait pas de sens. Le canon 2314 du Code de droit canonique de 1917, bien que n’étant pas infaillible, est parfaitement en ligne avec l’enseignement catholique : «Tous les apostats de la foi chrétienne, chaque hérétique ou schismatique : 1) encourent ipso facto [par là même] l’excommunication …  »

L’epikeia est une interprétation libérale de la loi dans les cas non prévus par la lettre de la loi. Elle suppose la sincérité de vouloir respecter la loi, et interprète l’esprit du législateur dans son intention présumée d’inclure une situation qui n’est pas couverte par la loi. Elle favorise la liberté de l’interprète sans contredire la volonté expresse du législateur. L’epikeia ne peut pas être utilisé pour réclamer l’exemption des lois (divines immuables) qui traitent de la foi (dogme) ou de la morale, comme par exemple la forme, la matière et l’intention des Sacrements. Le principe de l’epikeia permet une exemption des lois de l’Église qui ne traitent pas de la foi ou de la morale dans certaines situations d’urgence. Seuls les catholiques et les catéchumènes peuvent être justifiés par le principe de l’epikeia dans ces situations d’urgence. Les non-catholiques qui ne sont pas en train de se préparer à entrer dans l’Église catholique par le baptême (non catéchumènes) ou par l’abjuration ne peuvent pas être justifiés par l’epikeia. Les hérétiques étant non-catholiques, ne sauraient justifier aucune de leurs actions par l’epikeia.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui, comme de sa propre nature, fait rompre un homme du corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir le plus à l’extérieur de la communion catholique, ÉTRANGER à l’Église, celui qui s’éloignera le moins du monde de tout point de doctrine proposé par l’autorité de son Magistère».

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 : « 47. De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, pour l’excommunication ou la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» n’ont aucune autre force que celle d’une menace grave sans aucun effet réel « – fausse, téméraire, pernicieuse, injurieuse à la puissance de l’Église, erronée. »

La personne hérétique est déjà séparée de l’Église.

Comme il n’y a plus actuellement de prêtres connus qui ne tiennent pas des positions hérétiques, tous les baptisés qui les approchent – en connaissance – pour la communication dans les choses divines, (pour le culte, sacrements, prières, etc.), qui les soutiennent financièrement de manières coupable ou qui les aident d’autres manières coupables encourent l’excommunication automatique.

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les garder dans sa maison ou sur son territoire, ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux. S’ils viennent à mourir dans ce péché, aucun prétexte de privilèges accordés par nous, ne permettra d’offrir de messe pour eux ou de les enterrer parmi les chrétiens. … Les évêques ou les prêtres qui ne s’opposeraient pas avec force à de telles choses, seront punis par la privation de leur office jusqu’à ce qu’ils obtiennent le pardon du Siège apostolique».

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, qu’il soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié».

Concile de Constantinople III, ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) «Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] …»

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, section Types d’excommunication, § Excommunication latae sententiae : « L’excommunication latae sententiae est encourue dès que l’infraction est commise et en raison de l’infraction elle-même (eo ipso) sans intervention d’un juge ecclésiastique ; elle est reconnue dans les termes utilisés par le législateur, par exemple : «le coupable sera excommunié à la fois, par le fait même [ipso facto] …»

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, Section Excommunication latae sententiae maintenant en vigueur, § Excommunications de la constitution « Apostolicæ Sedis » [Pape Pie IX, 12 oct. 1869], s/§ Excommunications spécialement réservés au pape [c’-à-d. la plus grave, ancienne excommunication majeure] « (1) …Vient ensuite l’hérétique qui appartient à une association hérétique ; pour une telle personne son adhésion hérétique seule est suffisante pour l’amener sous la peine d’excommunication. Dans son cas, la peine est encourue par l’adhésion à l’hérésie, notamment par la participation volontaire et active in sacris (ie dans le culte public ) avec les hérétiques ; d’où l’excommunication de ceux qui contractent un mariage mixte devant un hérétique ministre en tant que tel (Saint Office, 28 août 1888). Enfin, la peine s’étend à ceux qui croient aux hérétiques (credentes) et rejoignent leurs rangs ; à ceux qui les reçoivent, qui leur donnent refuge dans leurs maisons afin de les protéger contre la poursuite de l’autorité ; et à ceux qui approuvent ou les défendent comme hérétiques et compte tenu de l’hérésie, à condition que ce soit une aide positive et efficace.

« (2) Tous ceux qui sciemment lisent, sans la permission du Siège Apostolique, les livres de ces mêmes apostats et hérétiques et maintiennent l’hérésie, ainsi que les livres de tous les auteurs de qui que ce soit expressément interdit par les lettres apostoliques, et tous ceux qui gardent, impriment ou de quelque manière que ce soit  défendent ces mêmes livres ».

Comme en ces temps de grande apostasie où les hérésies sont partout répandues, et que quasi tous les prêtres traditionalistes sédévacantistes tiennent des hérésies (Âme de l’Église hors du corps, baptême de désir/sang, salut de l’ignorant invincible, contrôle naturel des naissances, réception de sacrements d’hérétiques, et d’autres.), les gens ne peuvent pas faire comme si de rien n’était, pour aller recevoir d’eux les sacrements.

Toute personne qui envisage d’assister à la messe dans une église a évidemment accès au prêtre. Par conséquent avant d’assister à la messe, tout ce qu’on a à faire est de demander au prêtre ce qu’il croit point par point. Sa réponse confirmera qu’il est un hérétique qu’il faut éviter. La personne a un accès facile au prêtre et peut donc facilement trouver ce que croit le prêtre. Tout ce qu’elle a à faire est d’ouvrir la bouche que Dieu lui a donné et demander au prêtre ce qu’il croit, point par point. De la réponse du prêtre, elle recevra la confirmation que le prêtre est un hérétique qui doit alors être évité.

En ne demandant pas au prêtre ce qu’il croit, la personne pèche par omission en omettant d’accomplir les actes de miséricorde spirituelle d’instruire les pécheurs ignorants et d’admonester et en omettant l’obligation catholique de professer la foi (ce qui est un refus implicite de la foi catholique) :

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi [sous peine de péché mortel] dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [déni] implicite [sous-entendu] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape saint Félix III (483-492) : « Ne pas s’opposer à l’erreur est l’approuver, et même négliger de confondre les méchants, quand nous pouvons le faire, n’en est pas moins un péché que de les encourager ».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Catéchisme Penny, question : «De combien de façons peut-on être la cause ou avoir la part à la culpabilité du péché d’un autre ? » Réponse :  » Nous pouvons être la cause ou partager la culpabilité du péché d’un autre dans neuf façons : … 6. Par la dissimulation ; 7. En étant partenaire dans le péché ; 8. Par le silence».

Saint Cyprien de Carthage, persécution de Dèce, lettre 34, n° 1 : « Vous avez agi de manière irréprochable et conforme à la discipline … en décidant … d’exclure de la communion le prêtre Gaius de Dida et son diacre qui, en entrant en communion avec des faillis [qui n’ont pas confessé la foi dans la nécessité ou ont fait défection de la foi] et en présentant l’oblation en leur nom, ont vu leur égarement coupable signalé de manières répétées … ont persisté opiniâtrement avec une audace présomptueuse, abusant ainsi certains frères de notre communauté… »

C’est un péché mortel d’être en communion avec les hérétiques quand on en a connaissance ou qu’on le suppose aisément et qu’on pourrait très facilement en avoir connaissance.

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques.]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin [jure divino – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22) (Magistère ordinaire infaillible) : «Ainsi donc, comme dans la vraie communauté chrétienne, il y a un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, et un seul baptême, donc il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

St Cyprien de Carthage, lettre 67, n° 9, 2 et 3 : « Ceux qui en s’associant dans une communion illicite à des mauvais, des pécheurs, des gens qui ne font pas pénitence, se souillent au contact des criminels et, joints à eux dans la faute, n’en sont pas non plus séparés dans le châtiment. Par conséquent, frères bien-aimés, nous louons le religieux souci que vous avez de votre intégrité et de votre foi, tout autant que nous l’approuvons, et nous vous encourageons de toutes nos forces par notre lettre à ne pas vous associer dans une communion sacrilège à des évêques profanes et impurs, mais à préserver avec une crainte religieuse la fermeté intacte et sans défaut de votre foi ».

Pape saint Léon le Grand, Père de l’Église, Sermon 129 : «C’est pourquoi, depuis l’extérieur de l’Église catholique, il n’est rien de parfait, rien sans tache, l’Apôtre déclarant que « tout ce qui n’est pas de la foi est péché » (Romains 14, 23), nous ne sommes en rien comparés avec ceux qui sont divisés de l’unité du Corps du Christ, nous ne sommes réunis dans aucune communion».

Saint Jean Damascène, Père de l’Église : «De toutes nos forces, par conséquent, nous ne recevons jamais de communion ou l’accordons aux hérétiques ; «Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, dit le Seigneur, ne jetez pas vos perles aux pourceaux, (Matt. 7, 6), de peur que nous devenions participants de leur déshonneur et de leur condamnation». (Patrologie graeca, vol 94, col 1149, 1152, 1153 ; Aussi De Fide Orthodoxa – Exposition de la foi orthodoxe – livre IV, chapitre XIII).

Concile de Laodicée : « Ceux qui sont membres de l’Église ne sont pas autorisés à entrer dans les cimetières de l’un des hérétiques dans le but de prière ou de vénération. S’ils le font, ils doivent être excommuniés ».

Concile de Laodicée, Canon 33 (364) : «  Nul ne peut se joindre à la prière avec les hérétiques ou schismatiques ».

Constitutions apostoliques, Canon 45 : «  Un évêque, prêtre ou un diacre, qui a seulement prié avec les hérétiques, qu’il soit excommunié : mais s’il leur a permis de remplir n’importe quelle fonction cléricale, qu’il soit déposé ».

Constitutions apostoliques, Canon 65 : «  Si l’un ou l’autre des membres du clergé ou laïcs, entre dans une synagogue des Juifs ou des hérétiques pour prier, qu’il soit destitué et suspendu ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre III, 1 : «Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation [Tite 3, 10] »

Saint Thomas d’Aquin, Docteur de l’Église, Somme théologique, Ia-IIæ, Q. 103, Rép. 4 : « Or, l’homme peut faire la profession de sa foi intérieure, selon des actes aussi bien que selon des paroles : et dans l’une ou l’autre profession, s’il fait une fausse déclaration il pèche mortellement ».

« Comment pèche t-on contre la foi catholique ? On pèche contre la foi catholique par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en participant à des cultes non catholiques ». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme attribué au pape saint Pie X et Catéchisme de Baltimore)

II Paralipomènes (Chroniques) 19, 2 : « Vous aidez les impies, et vous avez rejoint l’amitié avec ceux qui haïssent le Seigneur, et par conséquent, vous avez en effet mérité la colère de l’Éternel ». –

Psaume 140, 4 ; 118, 115 : « Avec des hommes qui opèrent l’iniquité, je n’aurai point de part … Éloignez-vous de moi, méchants »

Saint Matthieu 18, 17 : «Et s’il n’écoute point l’Église, qu’il te soit comme un païen et un publicain».

Tite 3, 10 : «Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra : « L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition » ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement (Tite 3, 10) ».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [texte original incomplet mais semblable aux condamnations des Conciles oecuméniques, de toute personne pensant contrairement à l’enseignement de l’Eglise]»

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrét. 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance … »

Tous les hérétiques doivent être totalement évités. L’excommunication est automatique pour hérésie ou pour participation dans une secte hérétique.

Pape Paul V (1552-1621), Bref « Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum » – Le Pontife romain, contre l’Allégeance (Réitération de l’interdiction du pape Paul IV, 1476-1559, et de ses prédécesseurs), 22 sept. 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenus plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous travaillons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez aux ÉGLISES des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme. » (Cité dans Bp., George Hay  » Le chrétien sincère « . [le pape Paul V a réitéré l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, le 22 Septembre 1606 par l’ANNONCE dans son bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum – Le Pontife romain, contre l’Allégeance.]

Avez-vous entendu ? « QU’EN AUCUN CAS VOUS ALLIEZ dans les églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme».

Pape Pie IX, « Graves Ac Diuturnae », 1875, (n° 4) : «Vous devez leur rappeler de se méfier de ces ennemis perfides du troupeau du Christ et leurs aliments empoisonnés. ILS DOIVENT TOTALEMENT EVITER leurs célébrations religieuses, leurs BÂTIMENTS ET LEURS PRÉSIDENCES PESTILENCIELLES qu’ils entretiennent avec IMPUNITE pour transmettre les enseignements sacrés. ILS DOIVENT EVITER leurs écrits ET TOUT CONTACT AVEC EUX. Ils ne doivent pas avoir de relations ou de réunions avec les prêtres et les apostats faisant usurpation de la foi qui osent exercer les fonctions d’un ministre ecclésiastique sans posséder une mission légitime ou une juridiction. Ils devraient les éviter comme des étrangers et des voleurs qui ne viennent que pour voler, tuer et détruire. Les enfants de l’Eglise devraient examiner les mesures qui s’imposent pour préserver le trésor le plus précieux de la foi, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu, ainsi que l’action calculée pour atteindre l’objectif de la foi, c’est le salut de leurs âmes, en suivant le droit chemin de la justice ».

Peut-on être plus clair que cela ? Nous «ne devrions pas avoir de relation ou réunions avec les prêtres et les apostats faisant usurpation de la foi qui osent exercer les fonctions d’un ministre ecclésiastique sans posséder une mission légitime ou une juridiction [compétence] …» ; nous «devons les éviter comme des étrangers et des voleurs qui ne viennent que pour voler, tuer et détruire» ; et «DEVONS TOTALEMENT EVITER LEURS célébrations religieuses, leurs bâtiments, et leurs présidences pestilencielles qu’ils entretiennent avec IMPUNITE pour transmettre les enseignements sacrés». Nous «DEVONS EVITER leurs écrits ET TOUT CONTACT AVEC EUX».

 

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé et impose de prouver son innocence.

Code de droit canonique 1917, canon 2200, 2 : « Quand une violation externe de la loi a été commise, la méchanceté est présumée au fort externe jusqu’à preuve du contraire ».

Commentaire sur ce canon, P. Eric F. Mackenzie, AM, STL, JCL : « La commission même de tout acte qui signifie l’hérésie, par exemple, la déclaration de quelque doctrine contraire ou contradictoire à un dogme révélé et défini, donne un motif suffisant pour la présomption juridique de la dépravation hérétique … Les circonstances excusantes doivent être prouvées au for externe, et la charge de la preuve incombe à la personne dont l’action a donné lieu à l’imputation de l’hérésie. En l’absence d’une telle preuve, toutes les excuses sont présumées ne pas exister ».

G. McDevitt, le délit d’hérésie, 48, CU, Droit Canon, études 77 Washington, 1932 : « Si le délinquant faisant cette demande est un clerc, son plaidoyer pour l’atténuation doit être rejetée, soit comme fausse, ou bien comme indiquant l’ignorance dont elle est affectée, ou au moins grossière… Sa formation ecclésiastique au séminaire, avec sa théologie morale et dogmatique, son histoire ecclésiastique, sans parler de son droit canon, tout assure que l’attitude de l’Eglise envers l’hérésie lui a été conférée ».

Non seulement les antipapes de Vatican 2 ont fait des centaines de déclarations contraires au dogme révélé et défini, mais ils ont aussi explicitement déclaré eux-mêmes être en communion – dans la même Église – avec les schismatiques et hérétiques. Dans une moindre mesure, la quasi-totalité des prêtres et des évêques «traditionnels» les plus connus tiennent aussi des hérésies similaires de salut pour les païens par un soi-disant baptême de désir ou de sang, etc, ainsi que l’hérésie selon laquelle on peut légalement communier avec des non catholiques ou hérétiques, et cela bien sûr est un péché mortel d’être en communion religieuse avec eux ou de recevoir les sacrements d’eux depuis qu’ils sont hérétiques et hors de l’Eglise et de sa communion. Les antipapes ont, en outre, confirmé ces déclarations par des actes qui manifestent encore leur adhésion à l’hérésie, comme la communicatio in sacris (communication dans les choses sacrées) avec des non-catholiques, des hérétiques et divers autres membres de fausses religions. Ce n’est pas, par conséquent, à la loi ou l’esprit de l’Église d’exonérer quelqu’un crachant publiquement l’hérésie, mais plutôt de le présumer coupable.

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Saint Robert Bellarmin, cardinal et Docteur de l’Église, explique pourquoi cela doit être ainsi.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… Car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures, ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Une illustration simple démontre également pourquoi cela doit être ainsi.

Supposons que vous ayez quelques moutons et que vous avez nommé un berger pour veiller sur eux. Supposons qu’un jour, le berger soit devenu un loup et a commence à manger les moutons et à les mettre en pièces. Souhaitez-vous, pour le bien-être de ces moutons, garder le loup à la tête des brebis ? Souhaitez-vous que les autres moutons pas encore mangés soient eux-mêmes soumis au loup, et se mettent ainsi en danger prochain d’être mangés ? Bien sûr, vous ne le voudriez pas, pas plus que Dieu.

Dieu ne pourrait jamais permettre à celui qui promulgue l’hérésie manifeste au fort externe de garder l’autorité dans l’Église ou être en mesure d’exiger la soumission des catholiques, indépendamment de ce que sont ses intentions. Rappelez-vous, l’hérésie tue les âmes. Supposons que le loup dans notre histoire ait simplement faim, ou ait eu une mauvaise journée. Est-ce que cela change le fait que les moutons sont éliminés ? Non.

En outre, ce loup qui tente de tromper les gens se déclare ouvertement lui-même être un non-catholique ou un ennemi de l’Église.

Matthieu 7, 15 : «Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans sont des loups ravisseurs».

Il n’y a pas de moyen plus efficace pour aider un faux prophète que d’insister, en dépit de sa profession publique d’hérésie, pour qu’il conserve son autorité dans l’Église. Le Pape saint Célestin confirme avec autorité le principe selon lequel nous ne pouvons pas considérer un hérétique public comme une personne ayant autorité s’agissant de l’affaire de l’hérétique Nestorius. Nestorius, patriarche de Constantinople, a commencé à prêcher l’hérésie selon laquelle Marie n’était pas la Mère de Dieu. Les fidèles ont réagi en rompant la communion avec lui, après avoir réalisé que depuis que Nestorius prêchait l’hérésie de notoriété publique, il ne pouvait pas avoir l’autorité dans l’Église catholique. La citation suivante du pape saint Célestin se trouve dans De Romano Pontifice, l’œuvre de saint Robert Bellarmin.

Pape saint Célestin : « L’autorité de Notre Siège apostolique a déterminé que l’évêque, le prêtre ou le simple chrétien qui ont été déposés ou excommunié par Nestorius ou ses partisans, après que ce dernier ait commencé à prêcher l’hérésie ne doivent pas être considérés déposés ou excommuniés. Car lui, qui avait abandonné la foi par ces prédications, ne peut déposer ou excommunier qui que ce soit ».

Le Pape Pie IX confirme ce principe en enseignant que l’on est considéré comme un hérétique ou schismatique même si l’on n’a pas encore été déclaré comme tels par le Saint-Siège.

Pape Pie IX, Quartus Supra (n ° 12), 6 janvier 1873 : «Depuis que la faction de l’Arménie est comme cela, ils sont schismatiques, même s’ils n’avaient pas encore été condamnés en tant que tel par l’autorité apostolique».

C’est pourquoi les saints, les théologiens, les docteurs, les canonistes et les papes qui parlent de la question d’un « pape hérétique » évitent les termes d’hérésie «matérielle» et «formelle», car ce sont des termes qui impliquent un jugement du for interne. Au contraire, ils utilisent les mots publics, manifestes, notoires, etc – des conditions correspondant au for externe.

FX Wernz, P. Vidal, 1943 : « Par l’hérésie notoire et ouvertement révélée, le Pontife Romain est réputé être tombé dans l’hérésie, par le fait même il est privé du pouvoir de juridiction avant même tout jugement déclaratoire de l’Eglise … »

Code de droit canonique 1917, canon 192 : «Une personne peut être involontairement privé ou retirée d’une fonction, soit par effet de la loi ou d’un acte du supérieur légitime».

Code de droit canonique 1917, canon 188, 4 : «Il y a certaines causes qui rendent l’effet tacite (en silence) de la démission d’une fonction, la démission qui est acceptée à l’avance par l’effet de la loi, et est donc efficace, sans aucune déclaration. Ces causes sont … (4) s’il a publiquement abandonné la foi.

Qu’est-ce qu’une défection publique de la foi ?

Code de droit canonique 1917, canon 2197, 1 : « Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir … »

Ainsi, il est montré en détail pourquoi il est absolument faux d’affirmer que les prêtres hérétiques «traditionalistes» et les évêques ou les antipapes de Vatican 2 ne sont que des «hérétiques matériels». Ils ne peuvent pas être des hérétiques matériels parce que :

1) ils connaissent très bien les dogmes qu’ils nient car ils ont même été réprimandés pour leurs hérésies – hérésies auxquelles ils adhèrent encore et encore, défendent et maintiennent dans leurs enseignements publics et littérature ;

2) ils sont tenus de connaître la foi catholique comme «évêques», en particulier les dogmes qu’ils nient ;

3) eux, la secte Vatican 2 et les antipapes en particulier, contredisent les mystères essentiels de la foi que l’on doit tenir pour être un catholique.

Lire la suite : Les réponses aux objections les plus courantes contre le sédévacantisme

Conclusion

L’unité de la foi est de loi divine pour l’unité de l’Église. En ces temps actuels de grande apostasie, quasi tous les prêtres valides doivent être supposés tenir des hérésies. N’être qu’un suspect d’hérésie non-déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée. Pour éviter une personne soupçonnée hérétique non-déclarée, il faut avoir la preuve de son hérésie, c’est-à-dire son obstination à nier de quelque façon une vérité de foi.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «…seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [par l’apostasie, l’hérésie, le schisme et l’excommunication]».

Tout suspect d’hérésie doit prouver sa bonne foi et comme la loi de l’Église suppose l’obstination, c’est au suspect d’hérésie de prouver son innocence. Ceux qui refusent de prouver leur innocence ou leur adhésion à la vraie foi ou leur soumission au Magistère doivent être condamnés comme des hérétiques et doivent donc être évités même s’ils ne sont pas hérétiques ou obstinés à nier un dogme, car comme c’est à eux de prouver leur bonne foi et qu’ils sont déjà supposés être de mauvaise foi, s’ils refusent d’obéir à l’Église ils prouvent ainsi leur mauvaise volonté obstinée pour obéir à l’Église.

C’est un péché mortel d’être en communion avec les hérétiques quand on en a connaissance ou qu’on le suppose aisément et qu’on pourrait très facilement en avoir connaissance. Tout catholique doit demander quelle est la foi du prêtre et en quoi il croit pour savoir s’il tient des hérésies et lui montrer la vraie foi catholique (et s’il reste obstiné, c’est un hérétique à éviter). Un catholique ne peut pas garder un silence coupable sans faire défection de sa foi et sans pécher mortellement. La négligence coupable (volontaire ou quand on le sait et qu’on persiste à ne pas le faire) ou la mauvaise volonté pour connaître l’hérésie supposée, et donc la vraie foi, rend suspect d’hérésie.

Le très grand danger si les gens ne s’instruisent pas de la vraie foi catholique au milieu de la grande apostasie actuelle, est qu’ils commenceront d’abord par suivre les idées hérétiques sans savoir que ce sont des hérésies, ensuite ils s’imprègneront des idées hérétiques et puis ils adhèreront aux hérésies sans savoir que ce sont des hérésies (sans savoir qu’ils nient des dogmes), et alors qu’ils seront assez imprégnés des idées hérétiques, ils refuseront les dogmes et les vérités de la foi divine et de la morale catholique quand ils leurs seront présentés, et seront donc devenus hérétiques.