Éviter les occasions de péché

Sommaire

  • L’Église a toujours enseigné qu’on doit éviter l’occasion prochaine de pécher pour être sauvé et recevoir le pardon de ses péchés de Dieu
    • S’exposer volontairement à l’occasion de péché est un péché
  • Les soi-disant catholiques n’ont aucune idée de l’enseignement de l’Église sur l’abstention de toutes les occasions de péché
    • Concernant le visionnage de la télévision
    • Exemples de sites soi-disant catholiques traditionnels qui exposent à pécher
  • La curiosité est la porte qui ouvre l’occasion de péché
  • L’occasion de péché est causée par le scandale
  • L’addiction est un esclavage acquis par le choix moral par rapport à l’occasion de pécher
    • Le péché originel nous a fait perdre (entre autres) la maîtrise des passions
    • Ne pas se garder des occasions de pécher rend esclave du péché
  • Conclusion : Éviter les occasions de péché est essentiel pour le salut, car on ne peut pas être absous de ses péchés sans éviter les occasions de pécher quand on le peut.

L’Église a toujours enseigné qu’on doit éviter l’occasion prochaine de pécher pour être sauvé et recevoir le pardon de ses péchés de Dieu

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales  n° 61, 4 mars 1679 : « Peut parfois être absous celui qui demeure dans une occasion prochaine de pécher qu’il ne peut et ne veut pas éviter, même qu’il cherche directement ou délibérément ou dans laquelle il se jette » – déclaration condamnée

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales,  n° 62, 4 mars 1679 : « L’occasion prochaine de pécher ne doit pas pour être évitée quand il y a une raison utile ou honnête pour ne pas la fuir » – déclaration condamnée

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales, n° 63, 4 mars 1679 : « Il est permis de chercher directement l’occasion prochaine de pécher pour notre bien spirituel ou temporel, ou pour celui de notre prochain »  déclaration condamnée

Nous voyons ci-dessus que l’Église confirme l’opinion selon laquelle «Il est permis de chercher directement l’occasion prochaine de pécher pour notre bien spirituel ou temporel, ou pour celui de notre prochain» est directement condamnée. Et cette condamnation est pour ceux qui «cherchent directement l’occasion prochaine de pécher» pour une bonne raison, plutôt que pour une raison égoïste.

S’exposer volontairement à l’occasion de péché est un péché

Saint Alphonse nous dit dans Sur éviter l’occasion du péché : «Maintenant, personne ne peut recevoir l’absolution à moins qu’il ait fermement l’intention d’éviter l’occasion du péché ; parce que pour lui s’exposer à de telles occasions, bien que parfois il ne tombe pas dans le péché, c’est pour lui un grave péché. En effet, «Le catéchiste doit expliquer que ceux qui ne s’abstiennent pas  des occasions prochaines volontaires de péché grave sont coupables d’un péché mortel, même s’ils ont l’intention de ne pas commettre l’acte mauvais, par le danger dont ils s’exposent». Et quand l’occasion est volontaire et existe réellement à l’heure actuelle, le pénitent ne peut être absous avant d’avoir retiré l’occasion du péché. Pour les pénitents, il est très difficile de supprimer l’occasion ; Et s’ils ne l’enlèvent pas avant de recevoir l’absolution, ils ne l’enlèveront guère après avoir été absous ». (Les œuvres ascétiques complètes de saint Alphonse, vol. 15, page 543)

Saint Augustin, dans ses Confessions, réitère ce point : «Je résiste aux séductions des yeux, de peur que mes pieds avec lesquels j’avance soient de cette façon enchevêtrés ; et je lève les yeux invisiblement vers vous, de sortir heureusement mes pieds du filet».

Saint Bernard enseigne que préserver la chasteté, et, en même temps, s’exposer à l’occasion prochaine de péché «est un plus grand miracle que de ramener un homme mort à la vie».

En expliquant le cinquième Psaume, saint Augustin dit que «celui qui ne veut pas fuir le danger, veut y périr».

«Le plus petit péché, enflammant [la concupiscence], est suffisant pour damner quelqu’un du royaume des cieux, qui ne se repent pas» (Jésus parlant à sainte Brigitte, livre 1, chapitre 32). C’est un péché de se mettre dans l’occasion de pécher, donc tous ceux qui sont damnés, font cela avec la volonté de persévérer en le faisant :

«De plus, sachez que comme tous les péchés mortels sont très graves, de même un péché véniel est rendu mortel si un être humain se complaît en lui avec l’intention de persévérer». (Les Révélations de sainte Brigitte, livre 7, chapitre 27)

Dieu préserve ceux qui se préservent.

Proverbes 2, 7 : « Il veillera au salut des hommes droits ».

Dieu abandonne ceux qui l’abandonnent.

Proverbes 1, 24-26 : « Parce que j’ai appelé, et que vous avez refusé de m’entendre ; que j’ai tendu ma main, et qu’il n’y a eu personne qui m’ait regardé ; Que vous avez méprisé tous mes conseils, et négligé mes réprimandes ; Moi aussi, à votre mort, je rirai et je me moquerai, lorsque ce que vous craigniez vous sera arrivé ».

Dieu abandonne celui qui l’a abandonné, mais préserve celui qui se préserve par la crainte de Dieu. Dieu abandonne à leurs péchés ceux qui s’abandonnent à leur(s) péché(s), c’est-à-dire qu’ils tomberont et s’obstineront de plus en plus profondément dans leurs péchés en châtiment de leur orgueil.

Romains 1, 28 : Et comme ils n’ont pas montré qu’ils avaient la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à un sens réprouvé, de sorte qu’ils ont fait les choses qui ne conviennent pas.

Note Bible catholique Vulgate Romains 1, 28 : «Dieu les a livrés, etc., c’-à-d. que les ayant abandonnés à leur propre malice, il les a laissés tomber dans ces péchés honteux en punition de leur orgueil».

Pape Paul III, Concile de Trente, 6e sess. ch. 11, 1547, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «Ceux qu’il a justifié une fois, « Dieu ne les abandonne pas, à moins qu’Il ne soit d’abord abandonné par eux » (Augustin. De natura et gratia n. 26 ; 29)».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Dei Filius, 3e sess. ch. 3, 1870, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… le Seigneur … n’abandonnant [n’abandonne] quelqu’un que s’il est abandonné».

Comme on peut le voir ci-dessus, c’est un dogme que Dieu abandonne ceux qui l’abandonnent, ce qui réfute infailliblement les hérétiques qui pensent à tort que Dieu n’abandonne personne et qui croient en une fausse miséricorde et sont trompés en appliquant la miséricorde hors du salut et en dehors de là où Dieu l’applique. Ces gens qui sont hors de la vraie foi parlent de « charité » et de « miséricorde », mais ils devraient plutôt craindre la justice de Dieu car ils sont hors de la foi, hors de l’Église et hors du salut, et s’ils demeurent sciemment dans ce point de vue, et sans véritable repentance, ils descendront immédiatement en enfer à leur mort.

Les soi-disant catholiques n’ont aucune idée de l’enseignement de l’Église sur l’abstention de toutes les occasions de péché

Chercher des images dans Google Images pour des articles (et articles encore plus profanes) ou qui incluent automatiquement des images contenues dans d’autres articles et ne pas surfer toujours sur Internet dans un sens général avec des images bloquées, est une chose très stupide à faire et une occasion de pécher car Internet est complètement rempli d’impudicités et d’occasions de péchés. (Malheureusement, même la plupart des soi-disant catholiques traditionnels montrent ces images ou vidéos qui contiennent des impudicités sur leurs sites Web – certains montrant plus impudicités, d’autres moins [1])

[1] Même les soi disant catholiques n’ont lamentablement aujourd’hui aucune idée de l’enseignement de l’Église à propos de l’abstention de toutes les occasions de péché, et l’aveuglement concernant la pureté et la modestie est presque total, même parmi ceux qui se disent catholiques traditionnels, comme nous avons pu malheureusement le voir, jusqu’à comprendre qu’on est forcé de ne pas regarder d’image du tout, même des soi-disant traditionnels. C’est triste à dire, il semble souvent qu’une organisation ou un groupe prétendant être le plus «traditionnel», ont moins l’idée de ce qu’est la vraie modestie et la pureté. En effet, même une organisation comme le «Monastère de la Très Sainte Famille» qui est considéré par la plupart des soi-disant catholiques comme une organisation ultra-traditionnelle et ultra-stricte, n’a même pas la moindre idée de la décence normale, et a posté une photo d’une statue totalement nue d’un homme qui montrait ses organes génitaux ou parties sexuelles intimes. Dans la vidéo intitulée « P. Z de …  » , qui n’est pas permise d’être regardée à l’écran tellement elle est indécente, (mais qui peut être licitement écoutée sans voir la vidéo) MHFM critiquait un autre homme qui avait posté la photo d’une statue d’un homme musclé et totalement nu qui était très semblable, et pourrait donc tenter beaucoup de femmes. MHFM bien sûr critiquait entièrement concernant les femmes tentées par cette image nue, mais alors, dans un accès de stupidité diabolique, MHFM repostait cette image indécente dans la vidéo pour la montrer au monde entier. Un autre exemple est leur longue vidéo sur les magiciens démons vue de nombreuses fois, ils exposent souvent des femmes immodestes, en short, etc.

Peut-être que si on pense que quelque image soit une certaine nécessité et est sûre à regarder, on peut l’inclure ou regarder, comme, par exemple, une image de Notre-Dame de Guadalupe qui peut être consulté dans Wikipedia – Notre-Dame de Guadalupe, ce qui est une approche plus sûre que de chercher dans Google Images. On peut généralement supposer que les sujets et les images doivent être en sécurité et ne comprennent pas de personnes ou des femmes, et si on n’a pas cette assurance, il faut être absolument prudent ou même éviter complètement car cela pourrait être une occasion de pécher. Mais même si une ou plusieurs images sont supposées être plus sûres ou nécessaires, encore, il ne faut pas regarder une telle image directement lors de la recherche ou lors de son ouverture ou permettre afin qu’on ne puisse pas être exposé à quoi que ce soit d’impudique directement. Quand on ne sait pas si une page web et l’image est sûre, il faut être très prudent avant de l’activer et de regarder.

Oui, il faut faire attention si l’on veut être sauvé, et ceux qui ne font pas attention à eux, s’exposeront eux-mêmes à toutes sortes de dangers (comme le font presque tous les gens aujourd’hui, qu’ils soient catholiques traditionnels auto-professés ou pas comme détaillé dans l’exemple ci-dessous) ne seront pas sauvés, car ils seront abandonnés par Dieu et tombent dans le péché.

Notez attentivement : Une personne qui regarde des médias séculiers (même peut être les médias ou films religieux qui sont souvent dangereux à regarder, pour donner seulement un exemple – le film religieux ou spectacle notoirement immoral de Becket) ou qui ne surfe pas sur Internet avec des images bloquées et avec un bloqueur de publicité, peut à peine être appelée « prudente », aussi « prudente » qu’elle pense être, car elle s’expose quotidiennement à des occasions de péchés et impudicités, ce qui signifie que cette personne sera damnée à la fin car elle tombera dans un péché et sera abandonnée par Dieu. Voir Mortification des yeux

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales, n° 61, 4 mars 1679 : « Peut parfois être absous celui qui demeure dans une occasion prochaine de pécher qu’il ne peut et ne veut pas éviter, même qu’il cherche directement ou délibérément ou dans laquelle il se jette » – déclaration condamnée

«Frère Roger, un franciscain de pureté singulière, étant une fois questionné pourquoi il était si réservé dans ses rapports avec les femmes, répondait que « lorsque les hommes évitent les occasions de péché, Dieu les préserve ; mais quand ils s’exposent au danger, ils sont juste abandonnés par le Seigneur, et tombent facilement dans certaines transgressions graves» (Saint Alphonse de Liguori, La véritable épouse de Jésus-Christ, la mortification des yeux, p. 221).

Ici, nous pouvons voir que la personne qui n’évite pas les occasions de péché ne peut être absoute et par conséquent ne peut être sauvée, et que ceux qui ne permettent pas d’éviter les occasions dangereuses seront abandonnés par Dieu et tomberont infailliblement dans le péché. Pourtant, en dépit de cette vérité catholique, c’est presque exactement ce que font tous les gens vivant aujourd’hui, qu’ils prétendent être catholiques traditionnels ou non, comme on le voir dans l’exemple du post ci-dessous et par leur mauvaise volonté et leur résistance à la vérité. Alors qu’est-ce que cela nous dit ? Cela nous dit que quelques-uns sont sauvés en effet (Mt 7, 13), ce qui est tout à fait vrai – et qui fut vrai en tous temps – mais plus encore aujourd’hui !

Concernant le visionnage de la télévision

La plupart des gens de cette génération, même ceux qui se professent chrétiens, sont tellement tombés dans la morale que même les personnes dévouées qui habitaient sur terre il y a cent ans auraient honte de ce que les gens apprécient aujourd’hui. Et c’est exactement ce que le diable avait planifié depuis le début, abaissant progressivement la norme de la morale dans le monde à travers les médias jusqu’à ce que, en fait, on ne puisse échapper au péché mortel en le regardant dans l’intention de s’amuser. Oui, regarder les médias impies seulement pour la jouissance ou le plaisir ou pour perdre du temps (qui pourrait être utilisé pour Dieu), comme la plupart des gens le font, est mortellement pécheur.

Il y a 59 ans (en 1956), Elvis Presley était filmé au-dessous de la ceinture dans un show-télé pour un mouvement hip-oriental. Non pas que c’était une performance acceptable, tout ce qui tend vers la sensualité est une abomination, mais ceci sert à prouver combien le niveau baisse depuis lors, quand même la presse laïque juge inapproprié ce qui, aujourd’hui, serait regardé comme rien. Mais même à ce moment, dans les grands films hollywoodiens comme Les Dix Commandements, on pouvait voir des femmes et des hommes qui sont incroyablement habillés de manière impudique. La chute et le déclin de la moralité ont été en cours depuis l’invention du cinéma. Dieu a permis l’invention de cette tromperie à cause des péchés des gens, en particulier pour les péchés de la chair. Les médias ont une telle puissance qu’ils préconditionnent l’esprit des peuples de telle manière – car les gens regardent la télévision en tant que réalité – que ce qui était honteux hier sera la norme aujourd’hui ! Donc, si les médias montrent l’impudeur comme norme, norme elle deviendra !

« … dans les derniers jours, viendront des temps dangereux. Les hommes seront égoïstes, cupides, orgueilleux, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, méchants, sans affection, sans paix, calomniateurs, incontinents, impitoyables, sans complaisance, traîtres, têtus, gonflés, et amateurs de plaisirs plus que de Dieu : Ayant une apparence en effet de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Or, il faut les éviter ». (2 Timothée 3, 1-5)

Notre ennemi, le diable, d’abord et avant tout, vient à nous et entre dans nos cœurs à travers nos yeux. Aucun autre sens n’est plus puissant chez l’homme pour le tenter. Apprendre à contrôler ce que vous regardez est absolument essentiel pour être sauvé, car chaque fois que vous regardez volontairement avec convoitise dans votre cœur une chose impudique, séduisante ou inadaptée, ou n’importe quelle chose d’ailleurs même modeste, vous avez assurément commis un péché mortel ! Par conséquent, lorsque vous tombez sur quelque chose de péccamineux avec vos yeux (ou même quelque chose de licite, mais qui est très beau), vous devez prendre l’habitude de regarder vers le bas ou à l’extérieur – car le péché de luxure ne sera pas loin – en faisant le signe de la croix et dire 1 ou 3 Je vous salue Marie, qui est fortement recommandée car elle aide à lutter contre les impuretés.

D’innombrables saints ont réprimandé des personnes contre leur grande erreur de ne pas contrôler leurs yeux. Saint Ignace de Loyola a réprimandé un frère pour avoir regardé un visage pendant plus qu »un bref moment. Sainte Brigitte a fait une confession spécifique pour chaque visage unique qu’elle a vu au cours de chaque jour ! Ceci est la vraie sagesse, mais la coutume et l’habitude du monde actuel vous indique de toujours regarder la personne avec qui vous êtes, ou d’en regarder le visage, même si elles sont sur la télévision ! C’est une mauvaise habitude pour dire le moins. Cela souvent conduit à des péchés et des pensées impures et aux tentations du diable. La modestie et la pureté exigent que nous ne regardions pas les gens en face, et surtout les yeux, voire pas du tout, ou seulement pour un très court moment, même lorsque nous leur parlons directement. Dans les temps anciens, c’était de notoriété publique.

Saint Alphonse de Liguori, Docteur de l’Église : « Mais je ne vois pas comment le regard des jeunes de sexe différent peut être dispensé de la culpabilité d’une faute vénielle, ou même de péché mortel, quand il y a danger de proximité du consentement criminel. «Il n’est pas permis», dit saint Grégoire, «de voir ce qu’il n’est pas permis de convoiter». La mauvaise pensée qui procède de l’air, même si elle devrait être rejetée, ne manque jamais de laisser une tache sur l’âme ». (La véritable épouse du Christ, p. 221 ; 256)

Cette vertu peut en effet être difficile à mettre en pratique pour beaucoup au début, mais avec des heures supplémentaires et de la pratique, elle deviendra plus facile.

La citation ci-dessus de Saint-Alphonse montre aussi pourquoi la plupart des choses diffusées sur les médias sont totalement impropres à regarder ou à lire. Les nouvelles (infos) en soi ne sont pas mauvaises ou contraires à Dieu ou à la morale, mais la plupart des journaux ou des nouveaux canaux aujourd’hui contiennent des images totalement inacceptables où les hôtes des émissions télé sont impudiquement vêtus ou très beaux ou belles, ce qui les rend extrêmement inadaptés à lire ou regarder, ou au moins de fixer l’œil dessus. Rappelez-vous, «Il n’est pas permis», dit saint Grégoire, «de voir ce qu’il n’est pas permis de convoiter». Lire les journaux que vous connaissez contenir beaucoup de prostituées, photos impudiques et sexuelles et des histoires inutiles sur le sexe, etc., est de l’idiotie complète et permettra les péchés de la chair si vous ne pouvez pas vous garder vous-même. Par conséquent, si vous vous souciez de votre salut,

Saint Alphonse, sur éviter l’occasion de péché : «Maintenant, personne ne peut recevoir l’absolution à moins qu’il ait fermement l’intention d’éviter l’occasion du péché ; parce que pour lui s’exposer à de telles occasions, bien que parfois il ne tombe pas dans le péché, c’est pour lui un grave péché. En effet, «Le catéchiste doit expliquer que ceux qui ne s’abstiennent pas  des occasions prochaines volontaires de péché grave sont coupables d’un péché mortel, même s’ils ont l’intention de ne pas commettre l’acte mauvais, par le danger dont ils s’exposent». Et quand l’occasion est volontaire et existe réellement à l’heure actuelle, le pénitent ne peut être absous avant d’avoir retiré l’occasion du péché. Pour les pénitents, il est très difficile de supprimer l’occasion ; Et s’ils ne l’enlèvent pas avant de recevoir l’absolution, ils ne l’enlèveront guère après avoir été absous ». (Les œuvres ascétiques complètes de saint Alphonse, vol. 15, page 543)

Par exemple, dans le passé, je suis allé sur de nombreux sites Web traditionnels de nouvelles pour lire des nouvelles, et c’est devenu tellement mauvais que je ne les regarde jamais que si je bloque d’abord toutes les images (sur mon navigateur Web). En fait, j’ai même eu l’habitude de surfer sur le Web sans aucune image ou Java Script activé, ou du moins sans images selon le navigateur et le travail que je fais. Presque tous les sites fonctionnent parfaitement sans images et Java Script activé de toute façon. Et sur les quelques sites qui ne fonctionnent pas sans Java Script ou les images activées, on peut toujours autoriser une exception pour ce site.

Il est très important que le site soit bloqué et ne permette pas d’afficher des images lors de la navigation sur Internet car, sans aucun doute, presque tous les sites, sans exception, auront une forme ou une autre de femmes habillées d’une manière immodérée ; Et, dans les cas où elles ne sont pas immodestes, elles sont encore très belles ou sensuelles. C’est inévitable, même si l’article semble sonner. En vérité, j’ai vu et appris cela à partir de l’expérience personnelle trop souvent.

Google Chrome a également de bons outils pour se débarrasser de toutes les publicités sur Internet, immorales ou non. Par conséquent, si les personnes n’utilisent pas un navigateur Web qui peut utiliser des extensions (ou si elles n’ont pas un Adblock installé), elles doivent changer le navigateur Internet et installer un Adblock en vertu de l’obéissance à la loi de Dieu qui exige la modestie et l’évitement des occasions de tomber dans le péché quand il est possible de le faire.

L’extension Adblock ou Adblock Plus pour Firefox ou les navigateurs doit éviter l’occasion immédiate du péché pour être sauvé et recevoir le pardon de ses péchés par Dieu est un fait certain de la loi naturelle et divine qui a toujours été enseignée par l’Église et ses Saints. Par exemple, le Bienheureux Innocent XI pendant sa papauté, a condamné trois propositions qui ont nié cette vérité :

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales  n° 61, 4 mars 1679 : « Peut parfois être absous celui qui demeure dans une occasion prochaine de pécher qu’il ne peut et ne veut pas éviter, même qu’il cherche directement ou délibérément ou dans laquelle il se jette » – déclaration condamnée du pape Innocent XI.

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales,  n° 62, 4 mars 1679 : « L’occasion prochaine de pécher ne doit pas pour être évitée quand il y a une raison utile ou honnête pour ne pas la fuir » – déclaration condamnée du pape Innocent XI.

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales, n° 63, 4 mars 1679 : « Il est permis de chercher directement l’occasion prochaine de pécher pour notre bien spirituel ou temporel, ou pour celui de notre prochain »  déclaration condamnée du pape Innocent XI.

Nous voyons ici que l’Église confirme que l’opinion selon laquelle «il est permis de rechercher directement l’occasion immédiate de pécher pour notre propre bien spirituel ou temporel ou de notre prochain» est directement condamnée. Et cette condamnation porte sur ceux qui « recherchent directement l’occasion immédiate de pécher» pour une bonne cause plutôt que pour une cause égoïste. Mais la plupart des gens dans ce monde ne regardent ni n’écoutent les médias maléfiques et impies pour une bonne cause, mais plutôt pour le plaisir ou pour d’autres raisons inutiles, et ce n’est certainement pas nécessaire « pour notre propre bien spirituel ou temporel ou de notre prochain ». Cela nous montre que l’Église et la Loi naturelle abhorrent absolument et condamnent l’opinion que l’on peut regarder ou écouter des médias qui peuvent tenter une personne à pécher. En effet, non seulement les occasions du péché, comme les médias maléfiques, mondains et impies, mais aussi « l’occasion immédiate de pécher pour notre propre bien spirituel ou temporel ou de notre prochain» doit être totalement rejetée et évitée si l’on veut obtenir le salut.

Les gens qui rejettent ce conseil et continuent à se mettre dans une occasion proche ou proche du péché perdront sans aucun doute leur âme, car Dieu permettra au diable de les tromper d’une certaine manière puisqu’ils ont rejeté la Parole de Dieu et ont choisi de se mettre l’occasion d’être tentés. Beaucoup de ceux qui, de façon présomptueuse, prétendent qu’ils ne seront pas tentés de regarder ou d’écouter les médias mondiaux, ou qu’ils pourront le contrôler, mais ici nous voyons dans les condamnations du Saint Père Innocent XI que l’on ne peut même pas se mettre dans  » l’occasion immédiate de pécher pour notre propre bien spirituel ou temporel ou de notre prochain ». Dieu abandonnera indubitablement une personne présomptueuse et fière, et l’Église et ses saints ont toujours condamné de tels individus qui font confiance à leur propre force. En fait, on peut même comprendre par la lumière de la raison naturelle qu’on ne peut se mettre dans l’occasion du péché, alors ceux qui font cet acte n’auront aucune excuse le jour du jugement. En outre, une personne qui regarde les médias mauvais, mondains ou impies, tente ses semblables de regarder ces mauvaises choses aussi, et ainsi, par son mauvais exemple, se met lui-même et les autres dans la voie de la damnation par son égoïsme et sa présomption. Donc, en plus de se damner s’il continue obstinément dans un telle attitude au cours de la vie, une telle personne essaie réellement de damner les autres par son mauvais exemple, en essayant de traîner d’autres avec lui dans l’obscurité éternelle et le feu de l’enfer. C’est une sorte de mal qui est à couper le souffle à voir ! C’est donc un fait «que lorsque les hommes évitent les occasions de péché, Dieu les préserve ; Mais quand ils s’exposent au danger, ils sont justement abandonnés par le Seigneur et tombent facilement dans des transgressions graves ». (Saint Alphonse de Liguori, La véritable épouse de Jésus-Christ, mortification des yeux, p. 221)

La dépendance pitoyable et déraisonnable aux médias par tant de «catholiques» ou de «chrétiens» aujourd’hui est quelque chose de nouveau, et presque personne avant le 20ème siècle n’était si misérablement accro sur la population faible et mauvaise de notre temps ! La quantité d’excuses piteuses et pathétiques que nous avons eu à entendre des personnes mal intentionnées qui essayent d’excuser leur acte de se mettre dans l’occasion immédiate ou proche du péché est, tout simplement dit, presque sans fin. Bien qu’ils comprennent qu’ils ne sont pas autorisés à mettre en danger leurs âmes, ils ne pourraient tout simplement ne pas s’en soucier, car ils sont accrochés aux médias, tout comme un toxicomane, qui a besoin de son «réparateur» quotidien pour endurer le jour. Il y a environ cent ans, presque aucun média n’existait par rapport à aujourd’hui, et les gens prospéraient et les taux de criminalité n’étaient pas comparés à ceux d’aujourd’hui.

Nous conseillons à toutes les personnes d’utiliser Internet de manière sécuritaire comme décrit ci-dessus, et toujours avoir des images bloquées. Et nous voulons avertir les gens de ne pas être trompés par le Diable ou par leur attachement pervers aux images sur ce point. Encore une fois, rappelez-vous ce que dit saint Alphonse : «Quand les hommes évitent les occasions de péché, Dieu les préserve ; Mais lorsqu’ils s’exposent au danger, ils sont justement abandonnés par le Seigneur et tombent facilement dans des transgressions graves».

L’attachement aux images m’a fait retarder l’utilisation de l’Internet de manière sûre pendant trop longtemps. S’il y a des images que vous souhaitez visualiser, vous pouvez toujours ouvrir un autre navigateur Web (avec un bloqueur d’annonces installé !) où les images sont activées ou les activer rapidement sur le navigateur Web auquel vous êtes actuellement connecté. (Ou vous pouvez simplement cliquer avec le bouton droit de la souris sur l’image et cliquer avec le bouton de défilement de la souris sur « voir l’image » dans Firefox afin que l’image puisse être vue dans un nouvel onglet ; dans Chrome, cliquez simplement avec le bouton droit de la souris et appuyez sur « Ouvrir l’image dans un nouvel onglet », et cela montrera l’image.) La plupart du temps, il n’y a pas de raisons réelles ou de nécessité de voir des images de toute façon. Seule la curiosité nous donne envie de les voir. Bien sûr, lorsque des images sont nécessaires , il est loisible de survivre avec aussi longtemps qu’elles sont nécessaires, pourvu qu’il n’y ait pas de danger pour l’âme et que le site ne soit pas mauvais. Mais à quelle fréquence avons-nous besoin de voir des images en tout temps ? Jamais. Par conséquent, si nous n’avons aucune raison ou nécessité de les faire valoir, elles doivent être coupées.

La meilleure et la plus simple expérience pour l’utilisateur pour utiliser Internet de cette façon sécurisée est l’utilisation d’un navigateur Web avec des modules complémentaires ou des extensions qui bloquent et débloquent toutes les images manuellement avec un seul clic d’un bouton, ce qui signifie que vous n’aurez pas à entrer les paramètres tout le temps pour le faire. En utilisant des extensions pour bloquer des images, vous pouvez simplement cliquer sur l’icône visible dans le coin supérieur droit du navigateur Web, bloquer et débloquer manuellement toutes les images ou simplement appuyer sur l’image elle-même, comme expliqué dans la section Google Chrome.

Nous recommandons généralement à quiconque d’utiliser n’importe quel autre navigateur Web comme Google Chrome, car il est beaucoup mieux lorsqu’il s’agit des extensions disponibles, comme cela est expliqué dans l’article ci-dessus. L’extension de bloqueur d’image pour Google Chrome est juste supérieure à tous les autres navigateurs web, ce qui signifie que plus de personnes continueront d’utiliser un bloqueur d’image lors de la navigation sur Internet et ne  l’abandonneront pas.

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Voici le lien de téléchargement direct vers Fast Image Blocker pour Google Chrome :

Https://chrome.google.com/webstore/detail/fast-image-blocker/khgnndhdnkpmlflndgobodbhgheaegon

Si vous avez besoin d’instructions plus détaillées avec des images expliquant comment utiliser et configurer les extensions, consultez la section sur Fast Image Blocker pour Chrome et Wizmage Image Blocker pour Chrome.

Après avoir installé Fast Image Blocker, cliquez sur l’icône de la caméra et supprimez tous les sites déjà mis dans la « liste des exceptions ». Appuyez sur l’icône X pour supprimer un site Web de la liste. Beaucoup de sites Web sont mis dans cette liste comme des exceptions, comme vous le verrez après avoir installé le programme (pas une solution intelligente, car cela permet aux gens de penser que le programme ne fonctionne pas !).

Ajoutez uniquement des exceptions (l’icône + avec l’adresse déjà insérée) qui est absolument nécessaire, car elle ne bloquera pas les images sur ce site si vous l’avez ajouté.

De plus, en cliquant sur l’icône de la caméra, si l’icône de la caméra dans le menu est colorée, cela signifie que le bloqueur d’image est activé ; Si elle est grise, cela signifie qu’elle est désactivée pour tous les sites Web.

Étant donné qu’il existe des problèmes connus lors de l’utilisation simultanée de ces deux bloqueurs d’ image, il est conseillé de lire la section «Solutions à certains problèmes connus lors de l’utilisation des extensions». Il est important que vous utilisiez les deux bloqueurs d’images en même temps.

Si vous souhaitez utiliser d’autres bloqueurs d’image et autres navigateurs Web et les configurer correctement, vous devez consulter ces liens :

Les meilleurs bloqueurs d’images les plus sécurisés pour Firefox

Le meilleur et le plus sûr bloqueur d’images pour Opera

Pourquoi désactiver complètement les images dans Internet Explorer même si vous ne l’utilisez jamais

Microsoft Edge, Safari et autres

Pour les meilleurs bloqueurs flash et html5 pour le navigateur Google Chrome, visitez ces liens :

(Un bloqueur de flash vous aide à contrôler plus facilement le contenu flash en l’empêchant de charger dans les pages Web jusqu’à ce que vous l’autorisiez, comme des vidéos et d’autres contenus liés à Flash, ce qui signifie que vous ne pouvez pas voir des vidéos ou des éléments liés aux flashs ou montrant leur contenu automatiquement sans que vous ayez donné votre autorisation.)

Flashcontrol :

Https://chrome.google.com/webstore/detail/flashcontrol/mfidmkgnfgnkihnjeklbekckimkipmoe

Ce bloqueur de flash est le seul que nous recommandons actuellement pour Chrome, car il bloque plus de contenu flash que tout autre bloqueur de flash que nous connaissons.

Mais pour que ce flash-blocker fonctionne correctement, vous devez également télécharger et installer une extension qui bloque le contenu html5 de la lecture automatique sur youtube et sur d’autres sites sur lesquels vous naviguez, comme celui-ci :

Désactiver la lecture automatique HTML5 :

Https://chrome.google.com/webstore/detail/disable-html5-autoplay/efdhoaajjjgckpbkoglidkeendpkolai

Étant donné que html5 devient la nouvelle norme en ligne, il ne suffit plus avec un bloqueur de flash ; Et la plupart des vidéos youtube sont automatiquement déroulées avec le nouveau format html5 lorsqu’elles sont disponibles.

Afin d’apprendre toutes les informations dont vous avez besoin pour connaître ces bloqueurs flash et html5 et comment les utiliser et les configurer de la meilleure manière possible pour votre propre commodité, consultez la section Flashcontrol et la section Disable HTML5 Autoplay pour Google Chrome.

Si vous souhaitez utiliser d’autres bloqueurs de flash et autres webbrowsers et les configurer correctement, vous devez consulter ces liens :

Les meilleurs bloqueurs flash les plus sécurisés pour Firefox

Le meilleur et le plus sûr bloqueur flash pour Opera

Pourquoi désactiver complètement les images dans Internet Explorer même si vous ne l’utilisez jamais

Microsoft Edge, Safari et autres

Si vous n’utilisez pas un add-on (ce que vous devriez faire), le meilleur navigateur à utiliser est le navigateur Google Chrome, car il vous permet de désactiver les images et JavaScript sur tous les sites Internet spécifiques (Firefox ne fonctionne pas) et permet cette option avec Java ou Images à moins d’une première extension de téléchargement ; Et il est préférable car il vous permet (après avoir désactivé les images ou Java dans les paramètres) une option pour activer les images ou java sur le site sur lequel vous êtes actuellement activé, sans avoir à saisir les paramètres tout le temps pour le faire. La mauvaise chose avec cette option, cependant, c’est qu’il permet perpétuellement et à toutes les images d’être affichées sur ce domaine et pas seulement temporairement. Donc, ne permettez pas que les images soient affichées de cette manière sur tous les sites ou sites incorrects, mais uniquement sur des sites fiables auxquels vous accédez souvent. C’est idiot d’autoriser perpétuellement des images sur différents sites Web simplement parce que vous êtes curieux des images dans un seul article. (Vous pouvez également supprimer les sites manuellement des exceptions « autoriser les images » dans les paramètres par la suite si vous avez commis une erreur. Il est également possible de cliquer avec le bouton droit de la souris sur une image bloquée et appuyer sur « Ouvrir l’image dans un nouvel onglet », puis afficher l’image. Mais il est préférable de simplement installer l’extension de blocage d’image, car c’est plus simple et pratique.)

De plus, dans Firefox, les images affichées par Google ne sont pas bloquées par tous les bloqueurs d’images. C’est pourquoi nous recommandons aux utilisateurs d’utiliser Google Chrome au lieu de Firefox. Donc, lorsque vous recherchez quelque chose sur ce navigateur, vous ne risquez pas de voir quelque chose de mauvais s’afficher par Google contre votre volonté. S’il vous plaît voir les meilleurs bloqueurs d’image pour Firefox pour toutes les informations sur la façon de bloquer toutes les images en toute sécurité dans ce navigateur Web.

Toujours surfer sans images. Ne soyez pas fou en rejetant ce conseil des Papes et des Saints de l’Église concernant l’illicité de vous mettre dans l’occasion immédiate de pécher et de regarder des choses qui sont illicites à convoiter ou à voir et qui sont un danger pour son propre salut. Si vous souhaitez voir des images sur un site, autorisez les images uniquement temporairement et ensuite  bloquez-les afin de ne pas continuer à surfer sur Internet avec des images.

Et oui, c’est un péché de refuser de suivre ce conseil car il est pratiquement impossible d’échapper à des images mauvaises et immodestes et des publicités d’hommes ou de femmes qui vous tentent tous les jours lors de la navigation sur Internet (et, bien sûr, ça s’applique à regarder la plupart des médias aussi, c’est pourquoi nous recommandons aux gens de ne jamais regarder des images mobiles et qu’ils n’écoutent que l’audio). Seul un condamné qui ne craint pas Dieu ou le péché refuse de suivre ce bon conseil qui l’aide à éviter de tomber dans les tentations sexuelles et les péchés tous les jours.

Nous vous conseillons également de ne jamais regarder des nouvelles à la télévision ou autre chose, car c’est tellement rempli de péchés qu’il est presque impossible de regarder sans voir des choses qui nuiraient à votre vertu comme l’immodestie, le maquillage, la sensualité, le blasphème, la gloire, histoires inutiles, convoitise, adultère, fornication … continuant à l’infini. Cependant, regarder les nouvelles quotidiennement n’est guère nécessaire et saint Alphonse réprimande clairement les gens pour cela dans son œuvre excellente, La véritable épouse du Christ.

«Ste Dorothée dit : «Méfiez-vous de trop parler, car cela bannit de l’âme les saintes pensées et souvenirs avec Dieu». Parlant de religieux qui ne peut s’empêcher de se renseigner sur les nouvelles du monde, saint Joseph Calasanz a déclaré : «Le religieux curieux montre qu’il s’est oublié lui-même». Il est certain que celui qui parle trop avec les hommes converse peu avec Dieu, car le Seigneur dit : « Je la conduirai dans le désert, et je parlerai à son cœur«  (Osée, II, 14). Si donc l’âme veut que Dieu parle à son cœur, il faut chercher la solitude ; Mais cette solitude ne sera jamais trouvée par des religieux qui n’aiment pas le silence. «Si, dit la Vénérable Marguerite de la Croix, nous restons silencieux, nous trouverons la solitude. Et comment le Seigneur voudra-t-il jamais parler au religieux qui, en recherchant la conversation des créatures, montre que la conversation de Dieu n’est pas suffisante pour le rendre heureux ? Par conséquent, pour une religieuse qui se réjouit de recevoir des visites et des lettres, en lisant les journaux et en parlant fréquemment des choses du monde, il est impossible d’être un bon religieux. Chaque fois qu’elle incarne inutilement les rapports sexuels avec les laïques, elle subira une diminution de ferveur » (Œuvres ascétiques complètes de Saint Alphonse, Volume X, p. 468-469).

Nous ne regardons plus les vidéos, sauf exclusivement pour créer des vidéos. Nous essayons également d’éviter de lire des nouvelles séculaires ou d’autres sites Web du monde. Maintenant, nous n’écoutons que de l’audio religieux, en bloquant toutes les images mobiles. Sur YouTube, lorsque nous avons toujours visionné YouTube (nous l’avons déjà bloqué), nous n’avons pas regardé les vidéos, mais nous les avons seulement écoutées en les téléchargeant comme audio (ou vidéo) et les écoutions uniquement en audio, ou du moins en évitant de regarder à l’écran si nous l’observions sur youtube, ou sur d’autres sites vidéo. Quiconque se préoccupe de la vertu et de son salut éternel et pour ceux qui craignent d’offenser Dieu en regardant ou en voyant de mauvaises scènes ou des images, fera évidemment la même chose, car il est presque impossible de regarder quelque chose aujourd’hui qui ne contient pas d’immodesties ou cela nuira à sa vertu. Même les films purement chrétiens, que ce soit à la télévision ou sur youtube, ont beaucoup de scènes, de statues ou d’images mauvaises et inacceptables. Que pourrait-on dire à propos de médias plus séculaires, de documentaires ou de séries ?

Considérons également qu’il est très facile de pécher en pensée. En fait, un consentement à une pensée maléfique est suffisant pour damner une personne et brûler dans l’enfer pour toute l’éternité ! Et toutes les mauvaises scènes que l’on voit dans tous les films, la télévision, les films, les séries etc. tentent chacun à commettre exactement ce péché contre Dieu.

St Alphonse : « Écoutez cet exemple : un garçon avait souvent utilisé la confession ; Et tous le prirent pour être un saint. Une nuit, il a eu une hémorragie, et il a été retrouvé mort. Ses parents sont allés aussitôt à son confesseur et, en pleurant, ils le suppliaient de le recommander à Dieu ; Et il leur dit : « Réjouissez-vous, votre fils, je le sais, était un petit ange ; Dieu voulait l’enlever de ce monde, et il devrait maintenant être au paradis, s’il était encore dans le purgatoire, j’irai dire la messe pour lui ». Il mit ses vêtements pour aller à l’autel ; Mais avant de quitter la sacristie, il se vit en présence d’un spectre affreux auquel il demanda au nom de Dieu qui il était. Le fantôme répondit qu’il était l’âme de celui qui venait de mourir. Oh ! est-ce vous ? S’écria le prêtre ; Si vous avez besoin de prières, je vais vous dire la messe. Hélas ! la messe ! Je suis damné, je suis dans l’enfer ! Et pourquoi ? «Écoutez», déclara l’âme : « Je n’avais jamais commis de péché mortel, mais la nuit dernière, une mauvaise pensée me vint à l’esprit, j’ai lui ai donné mon consentement, et Dieu m’a fait mourir tout de suite et m’a condamné à l’enfer comme ceux qui ont mérité de l’être. Ne ​​dites pas la messe pour moi, cela ne fera qu’augmenter que mes souffrances». Après avoir parlé ainsi, le fantôme disparut ». (Œuvres ascétiques complètes de Saint Alphonse, vol. 15, p. 147)

«O éternité, éternité ! Les saints tremblent à la simple pensée de l’éternité ; Et vous, pécheurs, qui êtes en déshonneur avec Dieu, vous ne craignez pas ? Vous ne tremblez pas ? Il est de foi que celui qui meurt en état de péché brûle dans le feu de l’enfer pour toute l’éternité ! » (Ibid, p. 108)

L’Écriture enseigne que peu sont sauvés (Mt. 7, 13) et que presque tout le monde est dans les ténèbres, tant que Satan est même appelé le «prince» (Jean 12, 31) et «Dieu» (2 Corinthiens 4, 3) de ce monde. «Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est assis dans la méchanceté» (1 Jean 5, 19).

Pourquoi la plupart des gens sont-ils damnés ? La plupart des gens sont damnés parce qu’ils ne se soucient pas assez de Dieu, ni ne craignent assez pour éviter tout péché et les occasions évidentes de tomber dans le péché, et ils ne l’aiment pas plus qu’ils aiment leur propre volonté perverse ou amour-propre qui est la raison directe de leur mode de vie indifférent ; Ils ne s’occupent pas assez de Dieu pour éviter ce qu’ils savent évidemment les conduire à un péché possible. La grand Saint Ambroise a dit à ce sujet : « La vraie repentance [et donc l’amour de Dieu] est de cesser de pécher [tout péché, aussi petit soit-il] ».

Cela signifie évidemment que l’on doit faire tout son possible pour éviter non seulement le péché mortel, mais aussi le péché véniel. Cela signifie aussi , en fait, que nous n’avons jamais eu la volonté de commettre même le moindre péché que l’on connaisse être un péché, ou avec le plein consentement contre Dieu tout-bon – et maintenant on peut en déduire déjà pourquoi la plupart des gens sont damnés.

D’où que la plupart des gens sont damnés et l’ont toujours été. Donc, la seule raison pour laquelle il serait difficile d’être pardonné pour ses péchés et pour être sauvé, c’est s’ils n’aiment pas assez Dieu, ne craignent Dieu, ne se confient pas assez sur Dieu de tout leur cœur : la confiance et l’amour, comme croire en Lui et qu’Il vous pardonnera si vous faites ce qu’il faut, et qu’il entend toutes vos prières et exauce toutes vos prières qui vous conviennent, comme toutes les prières pour la grâce de parvenir au pardon et au salut. Par conséquent, il est difficile d’être sauvé pour les mauvais – et pas pour les bonnes âmes.

Voyez aussi : À propos du sacrement de pénitence et de la contrition et de recevoir le pardon sans absolution

D’une manière générale, on ne sait évidemment pas si un film, un documentaire ou un spectacle que l’on regarde ou désire regarder aura de mauvaises images ou des scènes avant de l’avoir déjà regardé. (Il existe des sites qui offrent des avertissements sur l’immodestie, la mauvaise langue, la nudité, etc., mais leurs avertissements ne sont probablement pas suffisants, et ils devraient, selon toute vraisemblance, inclure un avertissement contre la mode féminine dite moderne dans laquelle les femmes montrent leur formes féminines par des pantalons ou des vêtements révélateurs et moulants puisque c’est comme ça que chacun s’habille aujourd’hui – ce qui en soi serait assez mauvais pour empêcher de regarder ces spectacles entièrement – et bien sûr, le standard moderne « catholique » ou « chrétien » de modestie n’est pas suffisant et est même pervers dans de nombreux cas). Par conséquent, c’est jouer avec le feu de regarder des images mobiles et risquer son âme ; Et comme nous l’avons vu, Dieu finira par abandonner une personne qui se met volontiers en danger de tomber. Encore une fois, rappelez-vous ce que St Alphonse a dit : « QUAND LES HOMMES ÉVITENT LES OCCASIONS DE PÉCHÉ, DIEU LES PRÉSERVE ; MAIS QUAND ILS S’EXPOSENT AU DANGER, ILS SONT JUSTEMENT ABANDONNÉS PAR LE SEIGNEUR, ET ENTRENT FACILEMENT DANS CERTAINES TRANSGRESSIONS GRAVES « .

Nous recommandons à personne de regarder des vidéos ou même d’écouter des audios du tout (à moins que vous ne souhaitiez peut-être écouter que des choses strictement religieuses), mais si vous voulez regarder des choses plus séculaires (comme des clips d’actualités, des documentaires ou autre chose, même des films religieux), alors écoutez uniquement l’audio. Cela signifie que vous devriez tourner la télévision ou mettre quelque chose sur l’écran. Sur Internet, cela signifie que vous devriez éviter de regarder la vidéo ; Ou téléchargez le lecteur vlc et désactivez la vidéo dans les préférences, et téléchargez les vidéos au lieu de les regarder sur Internet, et écoutez les uniquement comme audio via un lecteur vlc ou un autre lecteur vidéo. Vous pouvez également télécharger des vidéos et les convertir en mp3 ou télécharger une extension ou un programme qui le fait automatiquement pour vous.

Http://convert2mp3.net/fr/

Si vous entrez dans des vidéos youtube, vous devez désactiver la lecture automatique afin que les vidéos ne se reproduisent pas automatiquement pour la même raison (les add-on flashblock liés ci-dessus font le tour). Vous pouvez également désactiver les commentaires de youtube dans les paramètres de la chaîne ou par des extensions. Beaucoup d’entre eux sont purement méchants et spirituellement distrayants de toute façon. Mais les commentaires varient en fonction de la vidéo que vous regardez ou dans laquelle vous entrez. Mais juste pour que vous le sachiez, il est possible de les désactiver.

Https://chrome.google.com/webstore/detail/hide-youtube-comments/kehdmnjmaakacofbgmjgjapbbibhafoh/

Les images doivent également être bloquées lors de la navigation sur youtube ! Le nombre d’images mauvaises inductrices, immodestes et mortellement pécheresses que j’ai moi-même sur youtube, et surtout dans les vidéos associées tout en regardant une vidéo, ou après la fin, est presque innombrable ! (Et non, je ne regarde pas de matière sensuelle et quiconque a passé du temps sur youtube saura par expérience que les vignettes liées peuvent être purement mauvaises, peu importe les vidéos que vous regardez, qu’il s’agisse d’un clip de nouvelles ou d’une vidéo religieuse, et le dernier exemple est particulièrement vrai s’il s’agit d’un sujet moral). Les images bloquées sont destinées à tous les sites Web qui ont de mauvaises images, même wikipedia, à moins que l’article ne soit considéré comme sécurisé. (Pour la même raison, il est méchant et un péché de lier des articles que l’on sait contenir de mauvaises images. Pourtant, de nombreuses personnes, même les soi-disant catholiques traditionnels, fréquemment et sans scrupule, lient [mettent des liens] de tels articles tout le temps comme s’ils pensaient qu’ils ne recevront pas un jugement pour toute personne qui a été affectée ou éveillée sensuellement par ce qu’ils ont affiché, liés ou dont ils ont été personnellement responsables). De plus, sur Firefox, ne regardez jamais une vidéo de youtube à la fin, ou, si vous le faites, faites défiler avant que le film ne se termine, car les images vidéo correspondantes sur Firefox s’affichent dans l’écran vidéo – malheureusement ne se bloquent pas en ayant des images désactivées. J’ai vu quelques images mauvaises à cause de cela, malheureusement. Maintenant, je sais mieux, et il faut éviter de voir cela et tomber dans ce piège diabolique (mais heureusement, nous ne regardons plus les vidéos et nous encourageons tous à suivre ce même conseil).

Saint Alphonse, éviter les occasions de péché : «Certains croient aussi que ce n’est qu’un péché véniel de s’exposer à l’occasion immédiate du péché. Le catéchiste doit expliquer que ceux qui ne s’abstiennent pas des péchés volontaires comme à l’occasion d’un péché grave sont coupables d’un péché mortel, même s’ils ont l’intention de ne pas commettre l’acte mauvais, par le danger auquel ils s’exposent. … Il faut souvent inculquer la nécessité d’éviter des occasions dangereuses ; Car, si des occasions immédiates, en particulier des péchés charnels, ne sont pas évitées, tous les autres moyens seront inutiles pour notre salut». (Œuvres ascétiques complètes de saint Alphonse, vol. 15, p. 351-355)

Considérant les citations de saint Alphonse pour éviter les occasions de péché et sur la façon dont Dieu exige plus de certaines âmes auxquelles Il a donné plus de grâces : il est très important pour le salut de ne pas regarder les médias ou de s’exposer à des occasions dangereuses (par exemple en surfant Internet avec des images).

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales  n° 61, 4 mars 1679 : « Peut parfois être absous celui qui demeure dans une occasion prochaine de pécher qu’il ne peut et ne veut pas éviter, même qu’il cherche directement ou délibérément ou dans laquelle il se jette » – déclaration condamnée du pape Innocent XI.

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales,  n° 62, 4 mars 1679 : « L’occasion prochaine de pécher ne doit pas pour être évitée quand il y a une raison utile ou honnête pour ne pas la fuir » – déclaration condamnée du pape Innocent XI.

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales, n° 63, 4 mars 1679 : « Il est permis de chercher directement l’occasion prochaine de pécher pour notre bien spirituel ou temporel, ou pour celui de notre prochain »  déclaration condamnée du pape Innocent XI.

Exemples de sites soi-disant catholiques traditionnels qui exposent à pécher

Un exemple de sites auto-prétendus catholique traditionnels (Cathinfo.com ; SuscipeDomine.com) qui exposent à pécher, restent obstinés et refusent d’être repris en interdisant ceux qui leurs les réprimandent avec l’enseignement catholique sur la morale, alors qu’ils sont des pécheurs orgueilleux.

« Un blog [par Jérôme] dédié à la lutte contre toutes les erreurs, les hérésies, les occasions de péchés et impudicités que rendent les temps mauvais, sans laquelle il ne peut aucune certitude, la sécurité, ni le salut. https://against-all-heresies-and-errors.blogspot.com/ (Site en VO Anglais à lire avec un traducteur de page, qui, bien que la traduction soit très imparfaite, permet de lire en d’autres langues)

Un autre écrivain aussi soi-disant traditionnel du site traditioninaction.org (TIA) se défend même diaboliquement en affichant des femmes posant ou vêtues publiquement nues, à moitié nues ou totalement impudiques, comme avec un bikini, sur son site Internet dans le but « d’exposer » la corruption Vatican II. Cette personne comparait effectivement – lors de la publication publique d’images mortellement coupables à voir pour le monde entier  – avec « Quand un avocat dans une salle d’audience décrit les détails de l’humiliation sexuelle subie par une victime d’un prêtre pédophile, il ne fait pas de promotion de l’immoralité ou incite les membres du jury au péché ». Mais cela est un faux argument puisque ce qui est à l’origine à huit-clos (et n’est pas pour le public) et dans un but juridique n’a aucune comparaison avec sa propre action publique de poster d’images impudiques et induisant au péché mortel, non seulement pour le monde entier, mais aussi pour les mineurs, les jeunes, les personnes mariées, les faibles et même les moins jeunes !

En outre, il est injuste de comparer le système actuel de poursuite juridique du monde et impie avec le système de poursuite catholique plus honorable ancien où plus d’ efforts et de poids était mis sur des témoignages personnels et des serments que quelque chose ait effectivement eu lieu sans nécessairement avoir à aller dans d’inutiles détails graphiques. (La norme morale fut également beaucoup plus élevée dans le passé).

Ce diable et qui dans le poste suivant s’est donné le nom Atila Guimarães – et ses complices (ie, l’ensemble du personnel de TIA) a également déclaré récemment qu’il se défend après avoir été accusé de publier des photos qui peuvent être décrites comme pornographique : « Si nous avions complètement couvert avec des rayures noires les parties provocantes [du modèle nu] de ces photos, beaucoup diraient qu’elles ne prouvent rien ; peut-être que vous seriez parmi ceux-là. Puisque nous laissons nos lecteurs savoir qui est cette femme que le Pape a embrassé réellement – déformant autant que possible ces photos sans détruire les éléments de preuve – vous avez sauté contre nous affirmant que vous êtes scandalisés et nous accusant de promouvoir le péché « .

La personne qui a accusé à juste titre TIA a objecté que : « Les photos graphiques n’ont tout simplement pas leur place parmi les fidèles, même dans ce contexte. L’apôtre saint Paul lui-même a énoncé dans Éphésiens 5, 11-12 : «n’ayez aucune part dans les œuvres stériles des ténèbres ; exposez-les plutôt , car il est même honteux de mentionner les actes accomplis par eux dans le secret». S’il est «honteux de mentionner les actes accomplis par eux», alors il est d’autant plus honteux de les montrer aux fidèles ! … voir le porno que vous avez publié n’a pas été mon intention [2] et je suis sorti de l’écran immédiatement après avoir commencé à voir accidentellement [2]. Les images de la chair en particulier lorsque présentées d’une telle manière salace comme ces poses, sont intrinsèquement mauvaises et fortes ! Les inclure dans votre déclaration est comme fournir du crack ou de la cocaïne à l’auditoire (ou peut-être même à inhaler) dans une présentation sur l’abus de drogues afin qu’ils puissent vérifier que « oui, l’auteur utilisait cela » [Ainsi une bonne comparaison des images lascives affectant le corps et l’esprit de la même manière qu’un médicament affecte le corps et l’esprit dans la sensualité]. Le danger d’augmentation de l’abus est encore plus probable pour les utilisateurs d’Internet comme moi qui le prennent généralement dans l’information alors que tout seul, et si je voulais je pourrais facilement me garder un peu, et personne ne serait plus sage« .

L’article et les images exposant le lecteur «accidentellement» dit ceci : « Nous reproduisons certains des poses du modèle [nu] ci-dessous pour informer nos lecteurs et leur permettre d’évaluer l’abîme moral inconcevable dans lequel François entraîne Rome aujourd’hui [pour avoir embrassé cette femme] ».

[2] Même si cette personne a dit que son intention était de ne pas voir ces images, il aurait encore pu savoir quel genre d’images montrait ce site, et donc il n’aurait pas lu cet article (avec des images activées) pour commencer car cela aurait été une occasion de pécher. Mais même si ce site a affiché « moins d’impudicités », cela ne serait toujours pas licite de regarder ces images ou de regarder ces vidéos (et ils affichent un grand nombre de personnes également), bien sûr. Beaucoup de gens semblent malheureusement penser que « des impudicités plus graves » sont à éviter complètement et que toutes « moindres impudicités » peuvent être vues ! Mais ceux qui pensent comme cela se trompent et sont trompés par le diable et iront en enfer pour leur manque de crainte de Dieu et pour leurs occasions volontaires de péchés à moins qu’ils ne se repentent et cessent de s’exposer, comme c’est expliqué par le bienheureux pape Innocent XI, saint Alphonse, et le pape saint Grégoire le Grand :

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales  n° 61, 4 mars 1679 : « Peut parfois être absous celui qui demeure dans une occasion prochaine de pécher qu’il ne peut et ne veut pas éviter, même qu’il cherche directement ou délibérément ou dans laquelle il se jette » – déclaration condamnée

Saint Alphonse de Liguori, mortification des yeux :  «Mais je ne vois pas comment le regard des jeunes de sexe différent peut être dispensé de la culpabilité d’une faute vénielle, ou même de péché mortel, quand il y a danger de proximité du consentement criminel. « Il n’est pas permis », dit saint Grégoire, « de voir ce qu’il n’est pas permis de convoiter ». La mauvaise pensée qui procède de regards, même si elle devrait être rejetée, ne manque jamais de laisser une tache sur l’âme ». (La véritable Épouse de Jésus-Christ, p. 256)

Saint Bernard enseigne que préserver la chasteté, et, en même temps, s’exposer à l’occasion prochaine de péché «est un plus grand miracle que de ramener un homme mort à la vie». En expliquant le cinquième Psaume, saint Augustin dit que «celui qui ne veut pas fuir le danger, veut périr dedans».

La plupart des gens qui regardent et recherchent ces images immorales, même pour un « bon » motif, bien évidemment font cela avec un « plaisir » direct et secret ; car s’ils n’aimaient pas ce qu’ils faisaient, ils sentiraient évidemment une profonde horreur du fait qu’ils offensent Dieu et nuisent à leur propre âme et celle des autres, et qu’ils sont en train de faire des choses qui sont contraires à la loi de Dieu de la charité et de la morale etc., et, oui, ils chercheraient évidemment un moyen pour ne pas s’exposer à cette occasion d’un péché de plus ; et s’ils ne sentent pas d’horreur du fait qu’ils offensent Dieu et nuisent à leur propre âme et celle de leur prochain, et s’ils ne cherchent pas un moyen d’éviter de se placer dans cette situation à l’avenir (par exemple par une ferme résolution de ne pas afficher ou ne plus rechercher ces images) : c’est un signe clair et infaillible qu’ils aiment ce qu’ils font et, partant, ils tombent sous la condamnation directe de Jésus-Christ, et ils commettent un péché mortel car ils ont «l’intention de persévérer» à faire ce péché, car «le plus petit péché, enflammant, est suffisant pour damner quelqu’un du royaume des cieux, qui ne se repent pas» (Jésus parlant à sainte Brigitte, livre 1, chapitre 32). C’est un péché de se mettre dans l’occasion de pécher, donc tous ceux qui sont damnés, font cela avec la volonté de persévérer en le faisant :

«De plus, sachez que comme tous les péchés mortels sont très graves, de même un péché véniel est rendu mortel si un être humain se complaît en lui avec l’intention de persévérer». (Les Révélations de sainte Brigitte, livre 7, chapitre 27)

Il va sans dire que personne ne peut entrer dans ce site avec ces images ou regarder leur section (traditioninaction.org) « exposant » la corruption des mauvaises images, car c’est un péché mortel de voir de telles choses et une occasion de péché ; il en va de même pour novusordowatch.org et les mauvais sites similaires affichant des images lascives et nues ou des liens directement vers celles-ci ; mais novusordowatch.org est pire, car ils ont une fonction qui apparaît dans leurs autres articles et des images liées à cet article au bas de leur site Web (ou l’avaient au moment où l’article de novusordowatch.org a été écrit), ce qui signifie que toute image peut être affichée là quelque soit leur niveau de perversion, ce qui signifie que même si vous lisez un article religieux avec des images sur ce que vous avez jugé sûr, quelque chose d’impudique peut vous être imposé contre votre volonté lors du défilement vers le bas. Ceci est la raison pour laquelle nous insistons sur le fait qu’il faut éviter d’avoir des photos lorsqu’on surfe de nos jours, même pour les sites dits les plus traditionnels qui sont totalement démunis face à ce qu’est la modestie et l’occasion de péché. Qu’est-ce à dire sur les sites Web plus séculiers ?

Personne n’a jamais besoin de voir ces images pour être en mesure de comprendre les vérités de la foi chrétienne, ou pour être sauvé. Ceci est juste une excuse pécheresse. En effet, dans une salle d’audience, lorsqu’un criminel est jugé, par exemple, pour la possession ou la vente de drogue, le jury ou le juge n’essaye pas les drogues pour voir si c’est vraiment de la drogue ou non, mais seul un laboratoire confirme cela par un test et la raison pour laquelle tous ceux dans la salle d’audience n’essayent pas, est en partie parce que tous comprennent que les drogues sont nocives. Ceci est un exemple parfait pour des images sensuelles. Étant donné que ces images agissent comme une drogue sur l’homme ou la femme qui les regarde : il faut faire tout en son pouvoir pour restreindre l’accès à celles-ci et les choses semblables, en sorte que les faibles ne tombent pas et entrent dans l’enfer. Donc, ceux qui regardent des films ou des vidéos dont ils ne savent pas avec certitude s’il n’y a rien se lascif dedans, commettent exactement le même acte  d’une personne qui dirait à une autre : «Regardez, cette pilule peut tuer mon âme, et me mettre dans l’occasion de pécher, mais je vais goûter et voir si elle est mal ou pas ! ». Qui, sinon un fou agirait de cette façon, et pourtant, c’est exactement ce que la plupart des gens font en ce moment, quand ils se tentent eux-mêmes ou d’autres en se plaçant dans l’occasion du péché.

Jusqu’à notre mort, nous sommes obligés d’éviter toutes les occasions de péché sous peine de péché mortel. Saint Alphonse nous dit dans Éviter l’occasion du péché : «Maintenant, personne ne peut recevoir l’absolution à moins qu’il ait fermement le but d’éviter l’occasion du péché ; parce que pour lui s’exposer à de telles occasions, bien que parfois il ne tombe pas dans le péché, c’est pour lui un péché grave». En effet, «Le catéchiste doit expliquer que ceux qui ne s’abstiennent pas  des occasions prochaines volontaires de péché grave sont coupables d’un péché mortel, même s’ils ont l’intention de ne pas commettre l’acte mauvais, par le danger dont ils s’exposent».

Saint Augustin, dans ses Confessions, réitère ce point : «Je résiste aux séductions des yeux, de peur que mes pieds avec lesquels j’avance soient de cette façon enchevêtrés ; et je lève les yeux invisiblement vers vous, pour sortir heureusement mes pieds du filet».

Lorsque des images sensuelles sont montrées dans quelque chose que nous devons expliquer ou exposer à d’autres, cela doit être décrit dans le texte plutôt que par une image, comme l’image fonctionne de la même manière que les drogues sur un toxicomane. Il ne fait aucun doute que d’innombrables milliards d’âmes ont été damnées en raison d’actes lascifs dans les films, ainsi que des photos sensuelles, et pourtant les soi-disant chrétiens sont totalement désemparés à cette vérité que l’on peut même comprendre à partir de la lumière de la raison naturelle. Ainsi, la seule solution logique pour notre temps mauvais, est de totalement cesser de regarder tous les médias d’images animées.

Ceci est vraiment le grand défi de notre temps pervers : être en mesure de résister de regarder les médias, même si c’est si délicieux et amusant à faire. La plupart des gens ne cherchent même pas à cesser de regarder les médias ou de surfer sur Internet sans images complètement désactivées, mais y sont totalement accro comme un toxicomane, ce qui est sans aucun doute une bonne raison, sinon la plus grande raison, pour laquelle ils seront damnés. Puisque les gens de nos jours ne résistent pas à leur mauvais penchant de se placer dans l’occasion de pécher, il est facile de voir pourquoi si peu possèdent aujourd’hui des vertus, et pourquoi presque tous sont des hérétiques non-catholiques. Simplement dit, il faut choisir si l’on valorise son âme au-dessus du plaisir de regarder un écran ou de voir des images pour un petit moment dans cette courte vie. Une personne qui a la crainte de Dieu et qui craint l’enfer et médite souvent sur la mort et le châtiment éternel des damnés, bien sûr n’hésitera pas un moment à couper toutes les occasions de pécher. Ceux, qui, cependant, dédaignent présomptueusement d’écouter ces faits tant de la loi naturelle que de l’enseignement de l’Église et de ses Saints, refusant de méditer sur l’enfer et la punition pour avoir été contre la loi éternelle de Dieu, connaîtront l’enfer éternel au moment de la mort, mais alors il sera trop tard pour se modifier.

Les Révélations de sainte Brigitte enseignent cela. Ces révélations ont reçu un degré exceptionnellement élevé d’authenticité, d’autorité et d’importance à une date précoce. Le pape Grégoire XI (1370-1378) les a approuvées et confirmées, et jugées favorablement, et Boniface IX (1389-1404) dans la Bulle papale Ab origine mundi, par. 39 (7 octobre 1391). Elles ont été examinées au concile de Constance (1414-1418) et au concile de Bâle (1431-1449), tout deux les jugeant en conformité avec la foi catholique.

Révélations de sainte Brigitte, livre VII, chap. 7 : «… Je suis Créateur et Seigneur de toutes choses, tant sur les diables que sur les anges, et pas un n’évitera mon jugement. Le diable a péché contre moi en trois manières : par superbe, envie et arrogance, c’est-à-dire, par amour-propre. Certainement il fut si superbe qu’il a voulu être seigneur sur moi, afin que je fusse son sujet ; il me portait aussi une si grande envie, que, s’il eût été possible, il m’eût tué, afin qu’il fût Seigneur et pût occuper mon trône. Sa volonté propre aussi lu fut si chère qu’il ne se souciait point de la volonté de Dieu, pourvu qu’il pût accomplir la sienne ; c’est pourquoi il tomba des cieux, et d’ange, il a été fait diable dans les abîmes de l’enfer. Et après, voyant sa malice, sa grande envie qu’il avait contre l’homme, je lui montrai ma volonté et donnai mes commandements aux hommes, afin que, les accomplissant, ils puissent me plaire et déplaire au diable. Après, poussé par l’amour que je portais aux hommes, je suis venu au monde et ai pris la chair de la Sainte Vierge ; je leur ai enseigné en personne la vraie voie de salut par œuvres et par paroles, et afin de leur montrer et manifester mon amour infini, je leur ai ouvert le ciel par mon précieux sang.

«Mais qu’est-ce que ces hommes, mes ennemis, me font maintenant ? Ils méprisent mes commandements ; ils me chassent de leurs cœurs comme un poison mortifère ; ils me crachent de leurs bouches comme une chose pourrie, et ont horreur de me voir comme un lépreux, qui est extrêmement puant.

«Or, ils embrassent le diable et ses œuvres de tout leur cœur et œuvres, ils l’introduisent dans leurs cœurs, faisant sa volonté franchement et avec plaisir, et suivant ses mauvaises suggestions : c’est pourquoi, par mon juste jugement, ils seront récompensés en enfer avec le diable d’un supplice éternel, car pour la superbe qu’ils adorent, ils auront la confusion éternelle, de sorte que les anges et les diables diront : Ils sont remplis de confusion jusques au sommet. Pour leur cupidité insatiable, chaque diable les remplira de leur venin pestifère, en sorte que, dans leurs âmes, il n’y aura rien de vide qui ne soit rempli de ce venin.

«Pour la luxure dont ils brûlent, ils seront privés éternellement, comme des animaux insensés, de la vision divine, mais ils en seront éloignés et seront privés de leurs voluptés déréglées. Au reste, sachez que, comme tous les péchés sont très graves, aussi le péché véniel, si l’homme met son affection et délectation en lui avec volonté et mépris, est fait mortel, savoir, quand on y met sa dernière fin. …

«O mes ennemis, qui faites telles choses et qui commettez d’autres péchés avec effronterie, pourquoi négligez-vous ma passion, et pourquoi ne considérez-vous pas que j’ai été lié à la colonne, étant tout nu, et fouetté cruellement ; comment, nu, j’étais en la croix et criais sur le gibet, rempli de plaies, couvert de sang ? Hélas ! Pourquoi ne jetez-vous vos yeux sur moi, quand vous fardez et plâtrez votre face [maquillage] ? la mienne n’a-t-elle pas été couverte de sang ? Vous ne prenez pas aussi garde à mes yeux, comment ils furent obscurcis, étant couverts de sang, et comment ils étaient livides de sang et de larmes. Pourquoi ne jetez-vous pas les yeux sur ma bouche, sur mes oreilles et sur ma barbe ? Ne voyez-vous pas comment ils étaient pleins de sang, combien le reste du corps était traité inhumainement !

«Pourquoi ne considérez-vous pas comment, tout livide et mort, j’étais pendu au gibet pour l’amour de vous, et là étais moqué et méprisé de tous, afin que, par une telle considération, vous ne m’offensiez jamais, puisque je suis votre Dieu, mais que vous m’aimiez de bon cœur, et que de la sorte, vous puissiez éviter les lacets de Satan, desquels vous êtes horriblement liés et attachés.

«Mais hélas ! Toutes ces choses sont effacés de votre esprit, c’est pourquoi vous faites comme les femmes de mauvaise vie qui aiment la volupté et la délectation sensuelle, et non pas les enfants : en effet, quand elles ressentent l’enfant en vie dans leur ventre, elles en procurent soudain l’avortement par des herbes et par autres choses, afin qu’elles ne soient privées des voluptés infâmes et d’une délectation continuelle et mortifère, et que de la sorte elles croupissent incessamment dans le bourbier. Vous en faites certainement de même, car moi, votre Créateur et votre Rédempteur, je visite tout le monde de ma grâce, poussant vos cœurs, car j’aime tous les hommes.

«Mais quand vous ressentez dans vos cœurs quelque mouvement d’amour et de contrition, ou quand, entendant ma parole, vous concevez quelque bonne volonté, vous en procurez soudain l’avortement, savoir, en excusant ou diminuant vos fautes et prenant plaisir en icelles, et même en voulant pour votre damnation persévérer en icelles. C’est pourquoi vous faites la volonté du diable, le mettant dans vos cœurs, et me chassant de la sorte avec mépris; c’est pourquoi vous êtes sans moi, et moi je ne suis pas avec vous, et vous n’êtes point en moi, mais dans le diable, d’autant que vous obéissez à ses suggestions et à ses volontés.

«Partant, comme j’ai dit, je donnerai et prononcerai mon jugement, et non ma miséricorde ; ma miséricorde est qu’il n’y a pas pécheur si grand à qui ma miséricorde soit refusée, s’il la demande avec un cœur humble et parfait. Partant, mes amis doivent faire trois choses, s’ils se veulent réconcilier avec ma grâce :
1° qu’ils fassent pénitence et qu’ils s’excitent de tout leur cœur, d’autant qu’ils ont offensé leur Créateur et leur Rédempteur ;
2° une pure confession, et que de la sorte, ils amendent tous leurs péchés, faisant pénitence et restitution selon le conseil d’un sage confesseur, car lors je m’approcherai d’eux et le diable s’enfuira ;
3° que quand ils auront fait cela avec amour et ferveur, ils communient avec volonté de ne plus retomber en leurs péchés, faisant résolution de persévérer à bien faire.

«Quiconque donc s’amendera de la sorte, je lui irai soudain au-devant comme un père pieux va au-devant de son fils qui est errant, et je lui donnerai mes grâces plus franchement qu’il ne pouvait espérer ni penser, et lors je serai en lui et lui sera en moi, et il vivra avec moi, et je le réjouirai éternellement.

«Mais quant à celui qui persévérera en ses péchés et en sa malice, sans doute ma justice fondra sur lui ; car comme fait le pêcheur qui, voyant les poissons se jouer dans l’eau en leur plaisir et contentement, jette son hameçon en l’eau, et sentant que les poissons y sont pris, les tire un à un et les tue jusques à ce qu’il les ait tous pris, j’en ferai de même à mes ennemis qui persévèrent en leurs péchés : je les consumerai peu à peu en cette vie mourante en laquelle ils se plaisent charnellement et temporellement, et à l’heure qu’ils n’y penseront pas et qu’ils seront plongés en leurs grandes délectations, lors je les ravirai de la vie mourante et les priverai de la vie éternelle, et les abandonnerai dans les peines, d’autant qu’ils ont mieux aimé faire et accomplir leurs volontés désordonnées et corrompues que de suivre mes commandements».

La curiosité est la porte qui ouvre à l’occasion de péché

Saint Bernard, Degrés de l’humilité et de l’orgueil, Ch. X, n° 28-38 : «Le premier degré de l’orgueil est la curiosité. Vous la reconnaîtrez à ces signes. Si vous voyez un moine dont jusqu’alors vous étiez parfaitement sûr, commencer, partout où il se trouve, debout, en marche ou assis, à tourner les yeux de côté et d’autre, à lever la tête et à avoir l’oreille aux aguets, tenez pour certain que ces changements extérieurs sont le signe d’un changement intérieur ; car « l’homme qui se pervertit, fait des signes des yeux, frappe du pied et parle avec les doigts (Prov. VI, 12) » ; cette agitation inaccoutumée du corps est l’indice d’une maladie de l’âme qui débute et qui la rend moins circonspecte, insouciante de ce qui la concerne et curieuse, au contraire, de ce qui a rapport aux autres. Comme elle ne se tonnait plus elle-même, elle est poussée dehors pour paître les chevreaux, c’est-à-dire les yeux et les oreilles, car chevreaux est synonyme de péchés. Or, de même que la mort est entrée dans le monde par le péché, ainsi entre-t-elle dans l’âme par ces deux ouvertures. C’est donc à les faire paître que l’homme curieux s’occupe, pendant qu’il néglige de rechercher ce qu’il est dans son cœur, où il s’est laissé lui-même. Car je serais bien surpris, ô homme, que tu trouvasses le moyen de t’occuper d’autre chose, si tu veillais soigneusement ;sur toi. Écoute donc, ô curieux, ce que dit Salomon ; insensé, prête l’oreille aux paroles du Sage : « Appliquez-vous, dit-il, avec tout le soin -possible, à la garde de votre cœur (Prov. IV, 23) ». C’est-à-dire, que tous vos sens veillent sur celui d’où coule la vie et le gardent. Où vas-tu donc, ô curieux, quand tu sors de toi et, pendant ce temps-là, à quel gardien te confies-tu ? D’ailleurs comment oses-tu bien lever les yeux au ciel contre lequel tu as péché ? Regarde la terre pour apprendre à te connaître ; elle te remettra en face de toi, car tu n’es que de la terre et tu retourneras à la terre.

«Cependant il y a deux circonstances dans lesquelles on peut lever les yeux sans pécher ; c’est lorsqu’on le fait pour appeler du secours ou pour en accorder. Ainsi, c’est pour en demander que David lève les yeux vers les montagnes (Psalm. CXX, 1), et c’est pour en envoyer que Dieu les lève sur son peuple (Joan. VI, 5). Le premier agit ainsi s dans la détresse et le second, dans la miséricorde ; il est évident qu’ils le font l’un et l’autre sans pécher. Ainsi en sera-t-il de celui qui, considérant les circonstances de lieu, de temps et de cause où il se trouve, lèvera les yeux dans la pensée de sa propre faiblesse ou de celle du prochain ; non-seulement je ne le blâmerai point, mais encore je trouverai des louanges à lui décerner; car dans le premier cas sa détresse est son excuse, et dans le second c’est la pitié qui le justifie. Mais si on agit dans un autre sentiment, pour moi ce n’est ni le Prophète ni le Seigneur, mais Dina, Ève ou même Satan qu’on imite. En effet, c’était pour faire paître les chevreaux que Dina était sortie, quand elle perdit en même temps son innocence et devint fatale à son père (Gen. XXXIV, 1). O Dina, quel besoin y avait-il pour toi d’aller voir les femmes étrangères ? Où en était la nécessité ? où même en était l’utilité ? N’est-ce point la seule curiosité qui te guidait ? Je veux bien que tu les regardes innocemment ; mais toi, es-tu regardée de même ? Tu regardes par simple curiosité; mais toi, on te considère avec un excès de curiosité. Qui aurait dit alors que ta curieuse oisiveté ou ton oisive curiosité allait être sitôt, non plus innocente, mais fatale, aussi bien pour toi et pour les tiens que pour un peuple étranger ?

«Et toi, ô Ève, tu as été placée dans le paradis terrestre pour y travailler et pour le garder avec ton mari ; si tu accomplis ta mission, tu passeras un jour dans un endroit où tu n’auras plus rien à faire, plus rien à garder avec sollicitude. Tu peux manger du fruit de tous les arbres du paradis terrestre, à l’exception de celui de l’arbre qui est appelé «l’arbre de la science du bien et du mal (Gen. II, 17) ». Si les autres fruits sont tous bons et ont le goût du bien, pourquoi irais-tu manger d’un fruit qui a aussi celui du mal ? « Il ne faut pas être plus sage que de raison (Rom. XII, 3) » ;  or goûter le mal, ce n’est point être sage, mais insensé. Conserve donc le dépôt et attends la promesse ; prends garde de toucher au fruit défendu si tu ne veux perdre celui auquel il t’est permis de toucher. Pourquoi jettes-tu un regard si attentif sur ce qui sera ta mort ? Pourquoi tes yeux se portent-ils sans cesse de ce côté, et pourquoi te complais-tu à considérer ce qu’il t’est défendu de manger ? Je n’y porte que les yeux, non les mains, me réponds-tu, il ne m’est point interdit de le regarder, s’il m’est défendu d’en manger. Ne puis-je jeter les yeux où il me plaît ? Dieu ne m’a-t-il pas laissé la libre disposition de mes regards ? Je te répondrai par ce mot de l’Apôtre : « Tout ce qui m’est permis ne m’est pas bon à faire (I Corinth. VI, 12) » : si ce te n’est point une faute c’en est du moins l’indice, et ta curiosité n’aurait pas le temps de se satisfaire, si ton âme était plus curieuse de se garder elle-même. Ce n’est pas encore une faute, mais c’est une occasion de faute, c’est le signe qu’elle est commise ; elle est aussi la cause qui la fait commettre, car tandis que tu es tout entière appliquée à autre chose, le serpent se glisse secrètement dans ton cœur et te fait entendre de séduisantes paroles, qui imposent silence à ta raison, en même temps qu’elles dissipent tes craintes. « Non, dit-il, non, vous ne mourrez point (Gen. III, 4) ». Puis il l’occupe en éveillant sa gourmandise, et il excite sa curiosité en faisant naître le désir dans son âme. Enfin il lui présente ce qui est défendu et lui ravit ce qui lui est accordé, il lui offre un fruit et lui enlève le paradis. Tu bois le poison qui va te donner la mort, à toi qui es la mère d’enfants destinés à la mort ; tu perds le salut, mais tu ne perds point en même temps ta fécondité. Nous naissons et nous mourons, mais nous ne naissons que pour mourir, parce que nous sommes morts avant même de mitre. Voilà d’an vient, ô Ève, le joug accablant qui pèse depuis lors jusqu’à ce jour, sur tous tes enfants.

«Mais toi qui étais le sceau et l’image du Très-Haut, non pas dans la paradis terrestre, mais dans les délices du paradis même de Dieu (Ezech. XXVIII, 12), que peux-tu désirer de plus ? Au comble de la sagesse, de la perfection et de la beauté, ne cherche rien au-dessus de toi et ne scrute point ce qui dépasse tes forces. Reste en toi, prends garde de déchoir de ce que tu es, si tu te laisses aller à des pensées de grandeur et d’élévation qui te dépassent. Mais d’où vient, pendant que je te parle, que tu t’élances par un détour vers l’Aquilon ? Déjà je te vois jeter un regard de curiosité sur je ne sais quoi plus haut que toi : «J’irai, dis-je, placer mon trône à l’Aquilon (Isa. XIV, 13) ». Pendant que les autres habitants du ciel se tiennent debout, tu affectes d’être seul assis et tu troubles ainsi, non-seulement la concorde de tes frères et la paix générale de la céleste paix, mais encore, autant qu’il est en toi, le repos même de la Trinité. Ah ! malheureux, où ta curiosité te conduit-elle, puisque, dans ta présomption sans imitateur, tu ne crains point de scandaliser tes frères et d’insulter ton Roi ; des millions d’anges sont à son service et des centaines de millions se tiennent debout en sa présence ; car nul n’est assis que Celui qui a son trône sur les chérubins et qui a le reste des anges pour serviteurs, et toi en regardant je ne sais quoi autrement que les autres, en l’examinant avec plus de curiosité et en t’y portant avec plus d’irrévérence, tu vas placer ton trône dans le ciel pour égaler le Très-Haut ? Dans quel but et dans quelle espérance ? Insensé, mesure donc tes forces, pèse les conséquences, songe à te modérer. Présumes-tu que le Tout-Puissant le sache ou l’ignore, le veuille ou ne le veuille pas ? Comment celui dont la volonté est souverainement bonne et la science parfaite, pourra-il vouloir en ignorer le mal que tu médites ? Aurais-tu la pensée que s’il le sait et ne le veut point, il ne saurait du moins s’y opposer ? A moins que tu ne croies que tu n’as pas été créé, jamais je ne pourrai croire que tu révoques en doute la toute-puissance, la science infinie et la bonté de ton créateur, de celui qui a pu te tirer du néant, qui a su et voulu te faire tel que tu es. Comment peux-tu donc croire que Dieu consentira à une chose qu’il ne veut pas qu’on fasse et qu’il peut empêcher ? Est-ce que par hasard je ne verrais pas déjà s’accomplir, ou plutôt, commencer en toi ce que, après toi et par toi ceux qui te ressemblent ont fait dire sur la terre : Tout maître nourrit des insensés ? Ton œil est-il mauvais, parce que lui est bon ? Sa bonté t’inspire une confiance criminelle et te donne l’impudence de dédaigner sa science et l’audace de braver sa puissance. …

«À mon avis, si les Séraphins volent sur deux de leurs ailes, c’est-à-dire, avec les ailes de la contemplation, du trône de Dieu à l’escabeau de ses pieds, et de l’escabeau de ses pieds à son trône ; si, en même temps, de deux autres ailes ils voilent la tête et les pieds du Seigneur, ce n’est que pour écarter les regards de ta curiosité, de même que le Chérubin placé à l’entrée du paradis terrestre en éloigne l’homme devenu pécheur. De cette manière tu ne saurais désormais scruter, dans ton audace ou dans ta prudence, les secrets des cieux non plus que pénétrer sur la terre les mystères de l’Église, obligé de te contenter du cœur des orgueilleux qui ne peuvent demeurer sur la terre comme le reste des hommes et sont incapables de s’élever dans les cieux avec les anges. Mais si la tête du Seigneur dans les cieux et ses pieds sur la terre sont dérobés à tes regards, il te reste pourtant comme un certain entre-deux à voir ou plutôt à envier ; car, dans les airs où tu flottes, tu peux voir passer près de toi les anges qui descendent ou qui montent, mais tu ne sais ni ce qu’ils entendent là-haut ni ce qu’ils rapportent ici-bas. …

«Ainsi arriva-t-il à Joseph de prévoir son exaltation, sans toutefois prévoir qu’il commencerait par être vendu, quoique sa vente dût précéder son exaltation. Ce n’est pas que je croie que ce patriarche se soit laissé aller à l’orgueil, mais je pense que cela est arrivé ainsi, pour nous empêcher de croire que les prophètes n’ont rien prévu, parce que sous l’inspiration de l’esprit de prophétie ils n’ont pas tout prévu. Si on veut voir un sentiment de vanité dans le seul fait de cet enfant, qui racontait les songes qu’il avait eus et dont il ignorait encore le sens, je pense, moi, qu’il ne faut attribuer son récit qu’à la simplicité de son âge ou y voir quelque mystère caché, plutôt qu’un mouvement de vanité qu’il a pu d’ailleurs suffisamment expier plus tard, par tout ce qu’il a souffert. Il arrive en effet quelquefois que les prophètes connaissent par révélation des choses agréables, que la faiblesse humaine ne peut sans doute apprendre sans un mouvement de vanité, et qui n’en arriveront pas moins comme il leur a été révélé, mais non point de manière à ce que la vanité, quelle qu’elle, soit, qu’ils ont ressentie intérieurement de la grandeur de la promesse ou de la révélation qui leur était faite demeure impunie. De même qu’on voit un médecin recourir non seulement aux emplâtres, mais encore au fer et au feu pour brûler et couper toutes les excroissances qui se sont produites dans la plaie qu’ils veulent cicatriser, afin qu’elles n’empêchent point l’effet salutaire de l’emplâtre qui doit la guérir, ainsi voyons-nous Dieu, le médecin des âmes, envoyer des épreuves et des tentations aux prophètes, afin que dans leurs afflictions et dans leurs humiliations leur joie se change en tristesse et qu’ils regardent leur révélations comme des illusions de leur esprit. De la sorte, ils sont délivrés de toute vanité sans que la révélation de la vérité en souffre. Voilà pourquoi saint Paul ressentait l’aiguillon de la chair qui l’empêchait de s’enorgueillir des nombreuses révélations dont il était honoré (II Corinth. XIII, 7), et comment il se fit que l’incrédulité de Zacharie fut punie par la perte de l’usage de la langue, sans que pour cela il y eût rien de changé dans la manifestation de la vérité qui devait se faire en son temps (Luc. I, 20). Mais, dans la gloire comme dans l’ignominie, les saints ne laissent point de profiter par les tentations mêmes de la vanité qui les éprouvent comme les autres hommes jusque dans les dons singuliers dont ils sont l’objet, et qui ne leur laissent point oublier ce qu’ils sont, malgré les choses surnaturelles qu’il leur est donné de voir.

«Mais quel rapport y a-t-il entre la curiosité et les révélations dont je me suis trouvé amené à parler ? Je me proposais, par cette digression, de montrer que le mauvais ange a pu prévoir, avant sa chute, la domination qu’il devait exercer un jour sur les hommes réprouvés, sans toutefois prévoir sa propre damnation. Mais terminons en peu de mots une digression qui a plutôt soulevé que résolu toutes ces questions secondaires touchant le mauvais ange : c’est donc par la curiosité qu’il est déchu de la vérité, parce qu’il a fini par désirer commettre la faute et par être assez présomptueux pour espérer ce qu’il n’avait d’abord commencé à regarder qu’avec curiosité. C’est donc avec raison que de tous les degrés de l’orgueil qui est lui-même le commencement de tout péché, nous attribuons le premier à la curiosité ; mais si elle n’est promptement réprimée, elle conduit promptement à la légèreté de l’esprit qui en est le second degré».

 

L’occasion de péché est causée par le scandale

Le péché de scandale est d’être la cause du péché d’autrui.

Luc 17, 1 : «Il est impossible qu’il n’arrive des scandales [occasions de péché] ; mais malheur à celui par qui ils arrivent».

En ce qui concerne le grand mal d’être aux autres une cause de «scandale», saint Alphonse de Liguori prêchait les paroles terrifiantes suivantes dans un sermon à sa congrégation :

Saint Alphonse de Liguori, sur le péché de scandale :  » Les loups les capturent et les dispersent « . (Jean 10, 12) Les loups qui capturent et dispersent le troupeau de Jésus-Christ sont les auteurs de scandale, qui, non contents de leur propre destruction, travaillent à détruire les autres. Mais le Seigneur dit : «Malheur à l’homme par qui le scandale arrive». (Matthieu 18, 7) Malheur à celui qui donne scandale, et provoque d’autres à perdre la grâce de Dieu. Origène dit qu’ «une personne qui pousse un autre au péché, pèche plus gravement que l’autre». Frères, s’il y en avait parmi vous qui ait donné scandale, je tâcherai cette journée de le convaincre du mal qu’il a fait, pour qu’il puisse le pleurer et s’en garde à l’avenir. Je vais vous montrer, dans le premier point , le grand dam que le péché de scandale donne à Dieu ; et, dans le second, le grand châtiment que Dieu menace d’infliger aux auteurs de scandale.

Premier Point. Sur grand le dam que le péché de scandale donne à Dieu.

«1. Il est, en premier lieu, nécessaire d’expliquer ce qu’on entend par scandale. Voici comment saint Thomas le définit : « Le scandale est un mot ou un acte qui donne lieu à la ruine de son prochain. » (S. Theol. 2-2, q. 45, art. 1) Le scandale, alors, est un mot ou acte par lequel vous êtes pour votre prochain la cause ou l’occasion de perdre son âme [comme en publiant ou en reliant les âme de manière meurtrière qui va induire les autres à pécher]. Il peut être direct ou indirect. Il est direct lorsque vous tentez ou induisez autrui à commettre un péché directement. Il est indirect lorsque, bien que vous prévoyez que des mots ou des mauvaises actions seront la cause du péché d’un autre, vous ne vous en abstenez pas. Mais le scandale, qu’il soit direct ou indirect, s’il est dans une question de grande importance, est toujours un péché mortel.

«2. Voyons maintenant quel grand dam la destruction de l’âme du prochain donne à Dieu. Pour le comprendre, nous devons considérer la façon dont chaque âme est chère à Dieu. Il a créé les âmes de tous les hommes à son image. « Faisons l’homme à notre image et ressemblance. » (Gen. 1, 26) Les autres créatures, Dieu les a faites par un fiat – par un acte de sa volonté ; mais l’âme de l’homme il l’a créée par son propre souffle. « Et le Seigneur souffla dans ses narines un souffle de vie. » (Genèse 2, 7) L’âme de votre prochain, Dieu l’a aimée pour l’éternité. « Je vous ai aimés d’un amour éternel. » (Jérémie 31, 3) Il a, par ailleurs, créé chaque âme pour être couronnée dans le paradis, et participer à sa sa gloire. « afin de vous rendre ainsi participants de la gloire divine, » (2 Pierre 1, 4) Dans le ciel, il rendra les âmes des saints participantes de sa propre joie. « Entre dans la joie de ton Seigneur. » (Matthieu 25, 21) Pour eux, il est lui-même leur récompense. « Je suis votre récompense extrêmement grande. » (Genèse 15, 1)

«3. Mais rien ne peut montrer la valeur que Dieu met sur les âmes des hommes plus clairement que ce que le Verbe incarné a fait pour leur rédemption du péché et de l’enfer. « Si, » dit saint Eucharius, « vous ne croyez pas votre Créateur, demandez à votre Rédempteur, combien vous êtes précieux. » Parlant des soins que nous devons avoir de nos frères, saint Ambroise dit : « La grande valeur du salut d’un frère est connu par la mort du Christ. » Nous jugeons de la valeur de tout par le prix payé pour cela par un acheteur intelligent. Maintenant, Jésus-Christ a, selon l’Apôtre, acheté les âmes des hommes avec son propre sang. « Vous avez été rachetés à un grand prix. » (1 Cor. 6, 20) Nous pouvons donc dire que l’âme a autant de valeur que le sang d’un Dieu. Tel est, en effet, le langage de Saint-Hilaire. « Tam copioso munere redemptio agitur, ut homo Deum valere videatur ». Par conséquent, le Sauveur nous dit que tout le bien ou le mal que nous faisons à l’un de ses frères, nous le faisons à lui-même. « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits de mes frères, c’est à moi que vous me l’avez fait. » (Mt 25, 40)

«4. De tout cela, nous pouvons en déduire quel est le déplaisir donné à Dieu de scandaliser un frère, et de détruire son âme. Il suffit de dire que ceux qui donnent scandale dérobent à Dieu un enfant, et assassinent une âme, pour le salut duquel il a donné son sang et sa vie. Ainsi, saint Léon appelle les auteurs de scandales meurtriers. « Quisquis scandalizat, mortem infert animae proximi ». Ils sont les plus impies des assassins parce qu’ils ne tuent pas le corps, mais l’âme d’un frère, et volent Jésus-Christ de toutes ses larmes, de ses chagrins, et de tout ce qu’il a fait et souffert pour gagner cette âme. D’où l’Apôtre dit : « Maintenant, quand vous péchez ainsi contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre le Christ. » (1 Cor 8, 12). Ceux qui scandalisent un frère, pèchent contre le Christ parce que, comme dit saint Ambroise, ils Le privent d’une âme pour laquelle il a passé tant d’années, et s’est soumis à tant de fatigues et de travaux. On raconte que saint Albert le Grand a passé trente ans à la fabrication d’une tête qui ressemblait à une tête humaine qui parlait ; et que saint Thomas, craignant que cela ait été fait par l’agence du diable, avait pris la tête et la cassa. Saint Albert se plaignit de l’acte de Saint Thomas, en disant : « Vous avez brisé le travail de trente ans ». Je ne dis pas que cela est vrai, mais il est certain que, lorsque Jésus-Christ voit une âme détruite par le scandale, il peut reprendre l’auteur de celui-ci, et lui dire : mauvais misérable, qu’avez-vous fait ? Vous m’avez privé de cette âme pour laquelle j’ai travaillé 33 années.

«5. Nous lisons dans les Écritures que les fils de Jacob, après avoir vendu leur frère Joseph à certains marchands, ont dit à son père que les bêtes sauvages l’avaient dévoré. « Fera pessima devoravit eum » (Genèse 37, 20). Pour convaincre leur père de la vérité de ce qu’ils avaient dit, ils plongèrent la tunique de Joseph dans le sang d’une chèvre, et lui ont présentée, en disant : « reconnais si c’est la robe de ton fils, ou non » ( v 32). En réponse, le père affligé dit avec larmes : « C’est la tunique de mon fils : une bête sauvage féroce l’a dévoré » (v. 33). Ainsi, nous pouvons imaginer que, quand une âme est amenée dans le péché par le scandale, les démons présentent à Dieu le vêtement de cette âme trempée dans le sang de l’Agneau immaculé, Jésus-Christ – qui est la grâce perdue par cette âme scandalisée que Jésus-Christ avait acheté de son sang et qu’ils disent au Seigneur : « reconnais si c’est la robe de ton fils, ou non ». Si Dieu était capable de verser des larmes, il pleurerait plus amèrement que Jacob ne l’a fait, à la vue de cette âme perdue – son enfant assassiné – et dirait : « C’est la tunique de mon fils : une bête sauvage féroce l’a dévoré ». Le Seigneur irait à la recherche de cette bête sauvage, en disant : « Où est la bête qui a dévoré mon enfant ? » Quand il trouve la bête, que doit-il faire avec elle ?

«6. « Je fondrai sur eux », dit le Seigneur par son prophète Osée, « comme l’ourse privée de ses petits ». (Osée 13, 8) Lorsque l’ourse vient à son repaire, et ne trouve pas ses petits, elle va dans le bois à la recherche de la personne qui les a emmenés. Quand elle découvre la personne, oh ! avec quelle furie se précipite t-elle sur elle ! C’est donc que le Seigneur fondra sur les auteurs de scandale, qui lui ont volé ses enfants. Ceux qui ont donné scandale diront : Mon prochain est déjà condamné ; Comment puis-je réparer le mal qui a été fait ? Le Seigneur répondra : Depuis que vous avez été la cause de sa perte, vous devez me payer pour la perte de son âme.  » Je redemanderai son sang de ta main » (Ézéchiel 3, 20). Il est écrit dans le Deutéronome : « Ton œil sera sans pitié : vie pour vie » (19, 21). Vous avez détruit une âme; vous devez en subir la perte. Passons au deuxième point.

Second Point. L’énorme châtiment dont Dieu menace ceux qui donnent scandale.

«7. « Malheur à l’homme par qui le scandale arrive » (Matthieu 18, 7). Si le mécontentement donné à Dieu par le scandale est grand, le châtiment qui attend les auteurs de celui-ci doit être affreux. Voici comment Jésus-Christ parle de ce châtiment : « Mais celui qui scandalise un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’une meule soit pendue à son cou, et qu’il soit noyé au fond de la mer » (Matthieu 18, 6). Si un malfaiteur meurt sur l’échafaud, il excite la compassion des spectateurs, qui au moins prient pour lui, s’ils ne peuvent pas le délivrer de la mort. Mais, s’il était jeté dans les profondeurs de la mer, il n’y aurait pas un de présent pour avoir pitié de son sort. Un certain auteur dit que Jésus-Christ menace la personne qui scandalise un frère avec cette sorte de punition, pour signifier qu’il est si odieux aux anges et aux saints, qu’ils ne veulent pas recommander à Dieu l’homme qui a apporté la perdition à une âme. « Il est déclaré indigne non seulement d’être assisté, mais même d’être vu » (Mansi. ch. 3, n° 4)

«8. Saint Jean Chrysostome dit que le scandale est si abominable aux yeux de Dieu, que s’il permet des péchés très graves, il ne peut pas permettre au péché de scandale d’arriver sans châtiment adéquat. « Tam Deo horribile est scandalum, ut peccata graviora dissimulet non autem peccata ubi frater scandalizatur ». Dieu lui-même dit de même par le prophète Ezéchiel : « Car quiconque de la maison d’Israël … séjournant en Israël …  met devant sa face le scandale qui le fait pécher, …  je le détruirai pour faire de lui un signe et un proverbe ; je le retrancherai du milieu de mon peuple ». (Ézéchiel 14, 7, 8) Et, en réalité, le scandale est l’un des péchés que nous trouvons dans les Écritures sacrées puni par Dieu avec la plus grande rigueur. D’Eli, parce qu’il n’a pas corrigé ses fils qui ont donné scandale en volant la chair offerte en sacrifice (comme pour les parents qui donnent scandale, non seulement en donnant le mauvais exemple, mais aussi en ne corrigeant pas leurs enfants comme ils le devraient), le Seigneur a dit : « Voici que je vais faire dans Israël une chose que personne n’entendra sans que les deux oreilles lui tintent » (1 Sam 3, 11). Et en parlant du scandale donné par les fils d’Eli, l’écrivain inspiré dit : «C’est pourquoi le péché de ces jeunes hommes fut très grand devant le Seigneur » (Ibid. 2, 17). Quelle était ce grand péché ? C’était, dit saint Grégoire, en expliquant ce passage, le dessein de faire pécher les autres. « Quia ad pecandum alios pertrahebant ». Pourquoi Jéroboam a été châtié ? Parce qu’il a scandalisé les gens : il « a péché, et fait pécher Israël » (1 Rois 14, 16). Dans la famille d’Achab, de tous les membres qui étaient les ennemis de Dieu, Jézabel a été le plus sévèrement châtiée. Elle a été jetée d’une fenêtre, et dévorée par des chiens, afin que rien ne restât plus que son « crâne et ses pieds, et les extrémités de ses mains ». Et pourquoi a t-elle été si sévèrement punie ? Parce qu’ « elle a mis Achab dans tous les maux. »

«9. L’enfer a été créé pour le péché de scandale. « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre » (Genèse 1. 1). Mais, quand a t-il créé l’enfer ? C’est quand Lucifer a commencé à séduire les anges dans la rébellion contre Dieu. De peur qu’il doive continuer à pervertir ceux qui sont restés fidèles à Dieu, il a été banni du ciel immédiatement après son péché. Ainsi Jésus-Christ a dit aux Pharisiens, que, par leur mauvais exemple ils scandalisaient les gens, et qu’ils étaient les enfants du diable, qui était depuis le début un meurtrier des âmes. « Vous êtes de votre père, le diable : il a été meurtrier dès le début » (Jean 8, 44). Et quand Saint-Pierre a donné scandale à Jésus-Christ, en lui suggérant de ne pas laisser sa vie être enlevée par les Juifs, et en s’efforçant d’éviter ainsi l’accomplissement de la rédemption, le Rédempteur l’a appelé un diable. « Passe derrière moi, Satan, tu es un scandale pour moi » (Matthieu 16, 23). Et, en réalité, les auteurs de scandale ne font-ils fonction à d’autres, comme celle d’un ministre du diable ? S’il n’étaient pas assistés par de tels ministres impies, il ne réussiraient certainement pas à gagner beaucoup d’âmes. Un compagnon scandaleux fait plus de mal qu’une centaine de démons.

«10. Sur les paroles d’Ézéchias, « voici que mon amertume amère se change en paix ! » (Ésaïe 38, 17), Saint-Bernard, au nom de l’Église, dit : « La paix des païens, la paix des hérétiques, mais pas la paix des enfants ». Actuellement l’Église n’est pas persécutée par les idolâtres, ou par les hérétiques, mais elle est persécutée par les chrétiens scandaleux, qui sont ses propres enfants. Pour la capture des oiseaux, nous employons des leurres, certains oiseaux sont aveuglés et liées de telle manière qu’ils ne peuvent pas s’envoler. Ce sont donc les actes du diable. « Quand », dit saint Ephrem, « une âme a été prise, elle devient un piège pour tromper les autres ». Après avoir fait qu’un jeune homme tombe dans le péché, l’ennemi l’aveugle d’abord comme son esclave, puis le rend son leurre pour tromper les autres et les attirer dans le filet du péché,non seulement il le pousse, mais même l’oblige à tromper les autres. « L’ennemi », dit saint Léon, « en a beaucoup qu’il oblige à tromper les autres ». (Sermon de la Nativité)

«11. Misérables ! Les auteurs du scandale doivent souffrir en enfer la punition de tous les péchés qu’ils ont inciter d’autres à commettre. Césaire rapporte (liv. 2, ch. 6) qu’après la mort d’une certaine personne qui avait donné scandale, un saint homme témoin de son jugement et de sa condamnation, a vu qu’à son arrivée à la porte de l’enfer, les âmes qu’elle avait scandalisé vinrent à sa rencontre, et lui dirent : Venez, malheureux maudit, expier tous les péchés dans lesquels vous nous avez fait nous engager [par vos faits et gestes, par des messages impudiques de forum, des images et des liens qui contiennent ces images etc]. Ils se précipitèrent alors en lui, et comme des bêtes sauvages, ont commencé à le déchirer. Saint Bernard dit, en parlant d’autres pécheurs, que les Écritures donnent espoir de modification et de pardon ;mais qu’elles parlent de ceux qui donnent scandale comme des personnes séparées de Dieu et de leur salut, pour qui il y a très peu d’espoir. « Loquitur tanquam a Deo separati, unde hisce nulla spes vitae esse poterit ».

«12. Voici, alors, l’état misérable de ceux qui donnent scandale par leur mauvais exemple, qui prononcent des mots impudiques devant leurs compagnons [ou des images ou des vidéos impudiques, ou en font la promotion, ou des liens vers elles], en présence de jeunes femmes, et même d’enfants innocents, qui, à la suite de l’audition de ces mots [ou du regard de ces images dans un article de nouvelles ou un clip vidéo], commettent mille péchés. Considérez la façon dont les anges-gardiens de ces petits pleurent de les voir dans l’état de péché, et comment ils appellent à la vengeance de Dieu contre les réseaux sacrilèges [et] des actions qui les ont scandalisés. Un grand châtiment attend tous ceux qui ridiculisent ceux qui pratiquent la vertu. Car beaucoup, par crainte du mépris et du ridicule des autres, abandonnent la vertu, et se livrent à une mauvaise vie. Quel sera le châtiment de ceux qui envoient des messages pour inciter les autres à pécher ? Ou de ceux qui se vantent de leurs mauvaises actions ? Mon Dieu ! au lieu de pleurer et se repentir d’avoir offensé le Seigneur, ils se réjouissent et se glorifient dans leurs iniquités ! Certains conseillent à d’autres personnes de commettre le péché ; d’autres les incitent vers lui ; et certains, pire que les démons, enseignent aux autres comment pécher. Que dirons-nous des pères et des mères, qui, s’il est en leur pouvoir d’empêcher les péchés de leurs enfants, leur permettent de s’associer avec de mauvais compagnons, ou de fréquenter certaines maisons dangereuses [ou sites Internet, ou leur permettent de regarder la télévision ou d’écouter de la musique profane de péché], et permettent à leurs filles d’avoir des conversations avec de jeunes hommes ? Oh ! avec ces fléaux nous devons voir ces personnes châtiées le jour du jugement !

«13. Peut-être certains père de famille parmi vous diront : Ainsi, je suis perdu parce que j’ai donné scandale ? N’y a t-il aucun espoir de salut pour moi ? Non, je ne dirais pas que vous êtes sans espoir – la miséricorde de Dieu est grande. Il a promis le pardon à tous ceux qui se repentent. Mais, si vous voulez sauver votre âme, vous devez réparer le scandale que vous avez donné. « Laissez », dit Eusèbe Emmissenus, « celui qui a lui-même détruit par la destruction d’un grand nombre, se racheter par l’édification d’un grand nombre » (Hom. 10 ad lun.). Vous avez perdu votre âme, et vous avez détruit les âmes de beaucoup par vos scandales. Vous êtes maintenant tenu de réparer le mal. Comme vous avez jusqu’à présent attiré les autres à pécher, vous êtes tenu de les porter à la vertu par des mots d’édification, par exemple, en évitant les occasions de péché, par la fréquentation des sacrements, en allant souvent à l’église pour prier, et en participant à des sermons.Et à partir de ce jour, d’éviter, comme vous le feriez mort, tout acte et parole qui pourrait scandaliser les autres. « Que leur propre ruine », dit saint Cyprien, « suffira pour ceux qui sont tombés » (Liv. 1, L. 3). Et Saint Thomas de Villanova dit : « Que vos propres péchés sont suffisants pour vous ». Quel mal Jésus-Christ fait vous a fait pour que ce ne soit pas assez pour vous de l’avoir offensé, mais de souhaiter faire que d’autres l’offensent ? C’est un excès de cruauté.

«14. Soyez prudent, alors, de ne plus jamais donner le moindre scandale. Et si vous voulez sauver votre âme, évitez autant que possible ceux qui donnent scandale. Ces diables incarnés seront damnés ; mais, si vous ne les évitez pas, vous allez vous mettre en perdition. « Malheur au monde à cause de scandales », dit le Seigneur (Mt 18, 7), c’est-à-dire, beaucoup sont perdus parce qu’ils ne s’éloignent pas des fauteurs de scandale. Mais vous pouvez dire : Cette personne est mon ami ; Je suis soumis à des obligations envers lui ; Je m’attends à beaucoup de faveurs de lui. Mais Jésus-Christ dit : « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. C’est mieux pour toi d’avoir un œil, et d’entrer dans la vie, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne de feu » (Matthieu 18, 9). Bien qu’une certaine personne soit votre œil droit, vous devez vous éloigner d’elle pour toujours ; il est préférable pour vous de perdre un œil et de sauver votre âme, que de le préserver et d’être jeté dans la géhenne ». (Saint Alphonse de Liguori, Sermons n. 2-4 des œuvres ascétiques, Volume XVI, Sermons pour tous dimanches de l’année, 1882, p. 152-173).

L’addiction est un esclavage acquis par le choix moral par rapport à l’occasion de pécher

On ne naît pas dépendant, on le devient : de ses propres affections, de certaine nourriture, du pouvoir, du succès, du luxe, du sexe, de l’argent, de la drogue, d’Internet etc. Mais l’addiction est un mythe omniprésent de la société moderne pour gommer la conscience morale (loi naturelle) et excuser le péché. L’homme est créé libre.

Le problème avec l’addiction c’est qu’elle n’existe pas réellement en tant que telle, car c’est une affaire de choix moral. Mais pour l’esprit du monde le choix moral est mal vu parce que le monde moderne n’interdit pas le péché ni le viol de la loi divine. L’esprit du monde fait croire qu’il appartient au gouvernement de faire quelque chose à ce sujet et que c’est un problème qui nécessite un financement, des moyens médicaux, des moyens psychologiques, et des moyens sociaux. Le monde considère que l’addiction est une maladie et qu’on y peut rien disant que c’est le cerveau qui en est responsable parce qu’il est bloqué dans son fonctionnement bio-chimique. Ceci est la conception matérialiste et erronée du monde.

En vérité une personne devient dépendante de choses mauvaises parce qu’elle choisit d’abuser de ce qu’elle ne devrait pas, ou qu’elle refuse de faire face à la réalité et aux responsabilités adultes, ou qu’elle choisit d’utiliser des choses illicites, ou de se livrer à la sexualité pervertie ou autrement que pour sa finalité, ou qu’un accro à Internet le devient en ayant préféré s’anesthésier la conscience. Ce sont tous des choix moraux. La personne choisit de violer la loi de Dieu ou de pécher plutôt que de résister à la tentation ou obéir à Dieu. L’esprit du monde nie la crainte de Dieu qui est le principe et le commencement de la sagesse.

Proverbes 1, 7 : «La crainte de Dieu est le principe de la sagesse».

Psaume 111, 10 : «La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse».

Ceci n’est pas surprenant car le monde est damné puisque le Fils de Dieu fait homme, le Sauveur, ne prie pas pour le monde (Jean 17, 9 et 20) mais pour les siens qui croiront les apôtres et leurs disciples.

Jean 17, 9 : «je ne prie point pour le monde».

Quand on devient dépendant c’est parce qu’on fait des choix moraux mauvais, mais il est plus facile de (faire) croire que la dépendance est une maladie, que c’est inné, que certaines personnes sont nées avec une personnalité « addictive ». Prétendre que la dépendance est une maladie ou que certaines personnes sont « nées addictives » est un leurre. Cela encourage seulement les gens stupides à continuer de se détruire.

Romains 1, 28 : « Et comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur intelligence pervertie pour faire ce qui ne convient pas».

Bien sûr, la société peut rendre les choix plus faciles ou non, en encourageant les bons choix moraux ou les mauvais choix moraux selon ses lois conformes ou non à la morale de l’Église. Quand le christianisme était fort dans le monde occidental, il a encouragé les bons choix moraux. Lorsque les parents savaient encore élever les enfants selon la loi divine, ils leurs enseignaient que les choix moraux faisaient partie intégrante de la vie. Car les enfants n’ont pas une volonté construite, mais à construire selon l’utilisation de leur liberté vers le bien ou vers le mal. Cela relève aussi de la loi naturelle.

Si la société a des problèmes plus importants aujourd’hui avec les addictions et d’autres comportements autodestructeurs (et socialement destructeurs), cela n’est que le reflet du déclin de la société. Cependant les choix moraux demeurent des choix individuels. On peut choisir de ne pas devenir dépendant ou de se livrer à des comportements destructeurs.

La triple convoitise de la chair, des yeux et l’orgueil de la vie fait commettre quantité de fautes vénielles le plus souvent, et dans la mesure où nous leur accordons satisfaction, ils se fortifient et deviennent de plus en plus exigeants. Ils peuvent alors nous entraîner aux péchés graves et même se transformer en habitudes vicieuses tyrannisantes : c’est cela ce que le monde appelle l’addiction, qui n’est que le résultat de péchés répétés qui sont devenus des vices et qui ont lié la volonté. La justice divine a commencé à exercer son châtiment sur la volonté coupable de mauvais choix surtout pour n’avoir pas évité les occasions de péché. Dieu abandonne ceux qui l’abandonne. Dieu préserve ceux qui se préservent. Cependant, il n’est jamais trop tard, tant qu’on est sur terre, pour demander à Dieu son aide et sa grâce et il faut se repentir et modifier sa vie dans la vraie foi divine sinon cela ne fait que déplacer le problème car il n’y a pas de salut sans la vraie foi. On peut fuir facilement les occasions de péché avec l’aide de Dieu et par la prière. Le moyen le plus facile, et avec l’aide de Dieu, quand on est face à une involontaire ou non-coupable occasion de péché et couper court de suite à l’imagination, c’est de faire immédiatement autre chose.

Matthieu 5, 29-30 : «Que si ton œil droit te scandalise, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il vaut mieux pour toi qu’un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne [l’enfer]. Et si ta main droite te scandalise, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il vaut mieux pour toi qu’un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne [l’enfer]».

Jacques 1, 14-15 : «Chacun est tenté par sa concupiscence qui l’entraîne et le séduit. Puis la concupiscence lorsqu’elle a conçu enfante le péché».

1 Jean 2, 16 : «Tout ce qui est dans le monde est convoitise de la chair, convoitise des yeux, orgueil de la vie».

Saint Alphonse de Liguori, Docteur de l’Église et de la morale, La véritable épouse de Jésus-Christ, la mortification des yeux, p. 221 : «lorsque les hommes évitent les occasions de péché, Dieu les préserve ; mais quand ils s’exposent au danger, ils sont juste abandonnés par le Seigneur».

Le péché originel nous a fait perdre (entre autres) la maîtrise des passions 

P. Dayet, Exercices préparatoires à la consécration montfortaine : «La volonté d’Adam innocent, spécialement fortifié par la grâce, maintenait facilement l’ordre parmi les tendances des facultés inférieures. «Telle était la puissance de l’image de Dieu en l’âme, écrit Bossuet, qu’elle tenait tout dans le respect». Le corps était soumis à l’âme, comme l’âme était soumise à Dieu. La grâce disparaissant, la maîtrise des passions disparut avec elle. Nos facultés sensitives réclament, impérieusement parfois, leur satisfactions. Nos sens extérieurs, nos regards, par exemple, se portent avec avidité vers ce qui flatte la curiosité ; nos oreilles écoutent avec empressement les nouvelles qui se présentent ; notre toucher recherche les sensations agréables, et cela bien souvent au-delà des limites permises par la loi morale. Il en est de même de nos sens intérieurs : l’imagination nous représente toutes sortes de scènes plus ou moins sensuelles ; la sensibilité convoite des jouissances inférieures ; Tous ces sujets révoltés essaient d’entraîner le consentement de la volonté. C’est la tyrannie de la concupiscence, l’inclination violente vers le mal, l’attrait désordonné vers le plaisir défendu.

«Assurément, la volonté peut résister ; mais elle-même se ressent de la désobéissance de notre premier père. Elle a peine à se soumettre à Dieu et à ses représentants sur la terre. Elle a des prétentions à l’indépendance : volontiers elle croit pouvoir se suffire ; Aussi, que d’efforts lui faut-il pour vaincre les obstacles qui s’opposent à la réalisation du bien. Que de faiblesse, que d’inconstance dans ces efforts ! Que de fois elle se laisse entraîner par le sentiment et les passions !

«Saint Paul (Rom. VII, 19-25) a décrit, en termes frappants, cette déplorable faiblesse : « Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas… Car je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de la raison, et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux homme que je suis. Qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Voir Tanquerey, Précis de théologie ascétique et mystique, n° 74 et 75).

«C’est la lutte de la chair contre l’esprit. Tout fils d’Adam l’expérimente à vif dans son âme. La grâce baptismale, se développant dans une vie chrétienne vraiment vertueuse, corrige, atténue cette propension au péché ; elle ne la guérit jamais entièrement. La maîtrise d’eux-mêmes, presque sans défaillance, que nous admirons chez les saints, est le résultat de luttes héroïques et de patients efforts, soutenus par une grâce puissante».

Ne pas se garder des occasions de pécher rend esclave du péché

Saint Alphonse de Liguori, Pour éviter les occasions de péché : «Nous trouvons dans l’évangile de ce jour qu’après sa résurrection, Jésus Christ est entré, mais les portes étaient fermées, dans la maison dans laquelle les apôtres étaient assemblés, et se tint au milieu d’eux. Saint Thomas dit que le sens mystique de ce miracle est que le Seigneur n’entre pas dans nos âmes que si nous gardons la porte des sens fermés (Jean, 20, 4). Si, alors, nous souhaitons que Jésus-Christ habite en nous, nous devons garder les portes de nos sens fermées contre les occasions dangereuses, sinon le diable fera de nous ses esclaves. Je vais montrer aujourd’hui le grand danger de perdition pour ceux qui ne se permettant pas d’éviter les occasions de péché, s’exposent.

« 1. Nous lisons dans les Écritures que le Christ et Lazare sont ressuscités des morts. Le Christ est ressuscité pour ne plus mourir : « Le Christ ressuscité des morts ne meurt plus » (Rom. 6, 9.) ; Lazare se releva, et est mort à nouveau. L’abbé Guerric remarque que le Christ est ressuscité libre et non lié ; « Mais Lazare sortit les pieds et les mains liés » (Jean 11, 44). Misérable l’homme, ajoute cet auteur, qui se relève du péché lié à une quelconque occasion dangereuse : il va mourir à nouveau en perdant la grâce divine. Il s’ensuit que, qui veut sauver son âme, ne doit pas seulement abandonner le péché, mais aussi les occasions de péché : c’est-à-dire qu’il doit renoncer à telle intimité, telle maison ; il doit renoncer à ces compagnons méchants, et à toutes les occasions similaires qui l’incitent au péché.

« 2. En conséquence du péché originel, nous avons tous envie de faire ce qui est interdit. Ainsi saint Paul se plaint qu’il a connu en lui-même une loi opposée à la raison : « Mais je vois une autre loi dans mes membres, la lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché » (Rom. 7, 23). Maintenant, quand une occasion dangereuse est présente, elle excite violemment nos désirs corrompus, de sorte qu’il est alors très difficile de leur résister : parce que Dieu retient l’aide efficace de ceux qui s’exposent volontairement à l’occasion du péché. «Celui qui aime le danger y périra » (Ecclésiastique 3, 27). « Quand », dit saint Thomas, dans son commentaire sur ce passage, « nous nous exposons au danger, Dieu nous y abandonne ». Saint Bernardin de Sienne enseigne que le conseil d’éviter les occasions de péché est la meilleure de toutes les défenses, et comme le fondement de la religion.

« 3. Saint-Pierre dit que « le diable va, cherchant qui il dévorera » (1 P. 5, 8). Il est sans cesse en course après nos âmes, s’efforçant de conclure et d’en prendre possession. Ainsi, il cherche à placer devant nous les occasions de péché, par lequel il entre dans l’âme. « Explorat », dit saint Cyprien, « an sit pars cujus aditu penetret ». Quand l’âme cède aux suggestions du diable, et s’expose à des occasions de péché, il entre facilement et la dévore. La ruine de nos premiers parents se pose par leur hauteur d’occasion de péché. Dieu leur avait interdit non seulement de manger, mais même de toucher le fruit interdit. En réponse à la tentation du serpent, Eve dit : « Dieu nous a commandé que nous ne devrions pas en manger, et que nous ne devrions pas y toucher » (Genèse 3, 3). Mais « elle vit, prit et manga » le fruit défendu : elle l’a d’abord regardé, elle l’a ensuite pris dans ses mains, et ensuite elle l’a mangé. C’est ce qui arrive habituellement à tous ceux qui s’exposent aux occasions de péché. Par conséquent, étant une fois contraint par les exorcismes de dire le sermon qui lui déplaisait le plus, le diable a avoué que c’était le sermon d’éviter les occasions de péché. Tant que nous nous exposons à des occasions de péché, le diable rit de toutes nos bonnes intentions et promesses faites à Dieu. Le plus grand soin de l’ennemi est de nous inciter à ne pas éviter les mauvaises occasions ; car ces occasions, comme un voile placé sous les yeux, nous empêche de voir soit les lumières reçues de Dieu, ou les vérités éternelles, ou les résolutions que nous avons faites : en un mot, elles nous font tout oublier, et comme qui nous force dans le péché.

« 4. Sache que la mort communique avec toi, parce que tu t’avanceras au milieu des pièges » (Ecclésiastique 9, 20 Vulg.). Toute personne née dans ce monde entre au milieu de pièges. Ainsi, le Sage conseille à ceux qui veulent être sûr, de se prémunir contre les pièges du monde et se retirer d’eux : « Celui qui se garde des pièges sera en sûreté » (Prov. 11, 15). Mais si, au lieu de se retirer d’eux, un chrétien s’approche d’eux, comment peut-il éviter d’être pris par eux ? Ainsi, après avoir avec tant de perte appris le danger de s’exposer au danger du péché, David dit que, pour continuer d’être fidèle à Dieu, il s’est gardé à distance de toutes les occasions qui pourraient le conduire à la rechute. « Je retiens mon pied loin de tout mauvais chemin, je peux garder tes paroles » (Ps 118, 101). Il ne dit pas de tout péché, mais de tout mauvais chemin qui mène au péché. Le diable est prudent pour trouver des prétextes pour nous faire croire que certaines occasions où nous nous exposons nous-mêmes ne sont pas volontaires, mais nécessaires. Lorsque l’occasion dans laquelle nous sommes placés est vraiment nécessaire, le Seigneur nous aide toujours à éviter le péché ; mais nous imaginons parfois certaines nécessités qui ne suffisent pas à nous en excuser. « Un trésor n’est jamais sûr », dit saint Cyprien, « aussi longtemps qu’un voleur est hébergé dans l’enceinte, ni un agneau en sûreté alors qu’il habite dans la même tanière avec un loup » (Lib. de chant. Cler). Le saint parle à ceux qui ne souhaitent pas supprimer les occasions de péché, et disent toujours : « Je n’ai pas peur de tomber ». Comme personne ne peut être sûr de son trésor s’il garde un voleur dans sa maison, et comme un agneau ne peut pas être sûr de sa vie s’il reste dans la tanière d’un loup, alors même personne ne peut être sûr du trésor de la grâce de Dieu s’il est résolu à continuer dans l’occasion du péché. Saint-Jacques enseigne que tout homme a en lui un ennemi puissant, c’est-à-dire ses mauvais penchants, qui le tentent au péché. « Chacun est tenté par sa propre concupiscence, attiré, et séduit » (Jacques 1, 14). Si, alors, nous ne nous éloignons pas des occasions externes, comment pouvons-nous résister à la tentation et éviter le péché ? Gardons donc sous nos yeux le remède général que Jésus a prescrit pour la victoire des tentations et sauver nos âmes : « Si ton œil droit te scandalise, arrache-le et jette-le loin de toi » (Matthieu 5, 29). Si vous trouvez que votre œil droit est pour vous une cause de damnation, vous devez l’ôter et le jeter loin de vous : c’est-à-dire, que quand il y a danger de perdre votre âme, vous devez vous éloigner de toutes les occasions mauvaises. Saint François d’Assise disait, comme je l’ai dit dans un autre sermon, que le diable ne cherche pas, au début, à lier les âmes timorées avec la chaîne du péché mortel, parce qu’elles seraient inquiètes à l’idée de commettre un péché mortel, et s’éloigneraient avec horreur : il s’efforce de les lier par un seul cheveu, qui ne provoque pas beaucoup de peur, parce que, par ce moyen, il réussira plus facilement contre le renforcement de leurs obligations, jusqu’à ce qu’il les ait fait ses esclaves. Ainsi celui qui veut être libre contre le danger d’être l’esclave de l’enfer doit briser tous les cheveux par où l’ennemi tente de le lier, c’est-à-dire qu’il doit éviter toutes les occasions de péché, comme certaines manières de parole, des lieux, des petits cadeaux, et des mots d’affection. En ce qui concerne ceux qui ont eu l’habitude de l’impureté, il ne sera pas suffisant d’éviter la proximité (près de) de récidives : s’ils ne se tiennent pas éloignés des récidives, ils vont très facilement retomber dans leurs anciens péchés.

« 5. L’impureté, dit saint Augustin, est un vice qui fait la guerre à tous, et que peu conquièrent. « La lutte est commune, mais la victoire rare ». Combien d’âmes misérables ont participé au concours de ce vice, et ont été vaincues ! Mais pour vous inciter à vous exposez aux occasions de ce péché, le diable vous dira ne pas avoir peur d’être vaincu par la tentation. « Je ne veux pas », dit saint Jérôme, « me battre avec l’espoir de la victoire, de peur que je doive parfois perdre la victoire ». Je ne vais pas m’exposer au combat avec l’espoir de vaincre, parce qu’en m’engageant volontairement dans la lutte, je perdrai mon âme et mon Dieu. Pour échapper à la défaite dans cette lutte, une grande grâce de Dieu est nécessaire ; et pour nous rendre dignes de cette grâce, nous devons, pour notre part, éviter les occasions de péché. Pour pratiquer la vertu de chasteté, il est nécessaire de nous recommander sans cesse à Dieu : nous n’avons pas la force de la préserver ; la force doit être le don de Dieu. « Et comme j’ai su », dit le Sage, « que je ne pouvais être continent si Dieu ne me donnait de l’être …, je recourus au Seigneur, et le suppliai, … » (Sg 8, 21). Mais si nous nous exposons à des occasions de péché, nous donnerons à notre chair rebelle les moyens pour faire la guerre à l’âme. « Et », dit l’apôtre, « n’abandonnez point vos membres au péché comme des instruments d’iniquité… » (Rom. 6, 13). En expliquant ce passage, saint Cyrille d’Alexandrie dit : « Vous stimulez la chair, vous l’armez, et la rendez puissante contre l’esprit ». Saint Philippe Néri disait que dans la guerre contre le vice de l’impureté, la victoire est acquise par des lâches – ce qui est, par ceux qui s’éloignent des occasions de ce péché. Mais l’homme qui s’y expose, arme sa chair, et la rend si puissante, qu’il sera moralement impossible pour lui de résister à ses attaques.

« 6. « Crie », dit le Seigneur à Isaïe, « toute chair est de l’herbe » (Isaïe 40, 6). Ainsi, dit saint Jean Chrysostome, si toute chair est comme l’herbe, il est aussi insensé pour un homme qui s’expose à l’occasion de péché espérer préserver la vertu de pureté, que s’attendre à ce que le foin, dans lequel une torche a été jetée, ne s’enflamme pas. « Mettez une torche dans le foin, puis osez nier que le foin va brûler ». Non, dit saint Cyprien, il est impossible de se tenir au milieu des flammes, et ne pas brûler. « Impossibile est flammis circumdari et non ardere » (Lib. de chant. Cler.) « Est-ce qu’un homme », dit le Saint-Esprit, « peut cacher du feu dans son sein, sans que ses vêtements s’embrasent ? Ou marcher sur des charbons ardents, sans que soient brûlées les plantes de ses pieds ? » (Prov. 6,27, 28). Ne pas être brûlé dans de telles circonstances serait un miracle. Saint Bernard enseigne que de préserver la chasteté, et, en même temps, s’exposer à l’occasion prochaine de pécher, « est un plus grand miracle que de ressusciter un homme mort à la vie».

« 7. En expliquant le cinquième psaume, Saint- Augustin dit que « celui qui est pas disposé à aller au danger, souhaite y périr» . Ainsi, en un autre endroit, il exhorte ceux qui souhaitent vaincre, et de ne pas périr, afin d’éviter les occasions dangereuses. « Dès l’occasion de tomber dans le péché, prenez la fuite, si vous désirez obtenir la victoire » (Sermon 250 de temp.). Certains ont bêtement confiance dans leur propre force, et ne voient pas que leur force est semblable à celle du lin placé dans le feu. « Votre force est comme la cendre chaude de l’étoupe [excédent de fil de lin] » (Isaïe 1, 31). D’autres, ont confiance dans le changement qui a eu lieu dans leur vie, dans leurs confessions, et les promesses qu’ils ont faites à Dieu, et disent : Par la grâce du Seigneur, j’ai maintenant pas mal de motif d’entreprendre la recherche de telle personne ; sa présence n’est même pas une occasion de tentations : Écoutez, vous tous qui parlez de cette manière. En Mauritanie il y a des ours qui vont à la recherche des singes, pour s’en nourrir : dès qu’un ours apparaît, les singes courent sur les arbres, et ainsi se sauvent. Mais qu’est-ce que fait l’ours ? Il s’étend sur le sol comme s’il était mort, et attend que les singes descendent des arbres. Au moment où il voit qu’ils sont descendus, il surgit, s’empare d’eux, et les dévore. Ce sont donc les actes du diable : il fait paraître la tentation comme étant morte, mais quand une âme descend, et s’expose à l’occasion de péché, il attise la tentation, et la dévore. Oh ! combien d’âmes misérables, consacrées aux choses spirituelles, à l’oraison mentale, à la communion fréquente, et à une vie de sainteté sont, en s’exposant à l’occasion de péché, devenues les esclaves du diable ! Nous trouvons dans l’histoire ecclésiastique qu’une sainte femme, qui s’employait pieusement à enterrer les martyrs, en trouva une fois un parmi eux qui n’était pas encore mort. Elle le fit entrer dans sa propre maison, et lui procura un médecin et de la médecine, jusqu’à ce qu’il récupère. Mais, que s’est-il passé ? Ces deux saints (comme ils pourraient être appelés – l’un d’eux sur le point d’être un martyr, l’autre consacrant son temps aux œuvres de miséricorde avec autant de risques d’être persécuté par les tyrans) sont tombés les premiers dans le péché et la perte de la grâce de Dieu, et, devenant plus faible par le péché, ont, par la suite, renié la foi. Saint Macaire rapporte un fait similaire concernant un vieil homme qui avait souffert étant à moitié brûlé pour la défense de la foi ; mais, étant ramené en prison, malheureusement pour lui, il forma une intimité avec une femme pieuse qui avait servi les martyrs, et est tombé dans le péché.

« 8. Le Saint-Esprit nous dit que nous devons fuir le péché comme un serpent. « Comme à l’aspect d’un serpent fuis les péchés » (Ecclésiastique 21, 2). Ainsi, comme nous évitons non seulement la morsure d’un serpent, mais faisons attention à ni le toucher ni l’approcher, nous devons donc fuir non seulement du péché, mais aussi de l’occasion du péché – c’est-à-dire, la maison, la conversation, la personne qui nous conduirait au péché. Saint Isidore dit que celui qui veut rester près d’un serpent, ne restera pas longtemps indemne. « Juxta serpentem positus non erit sin illaesus » (Solit., Bk. 2). Par conséquent, si une personne est susceptible de se révéler être une occasion de votre ruine, l’avertissement du Sage est, « Éloigne d’elle ta voie, et ne t’approche pas de la porte de sa maison » (Prov. 5, 8). Non seulement il vous dit de ne pas entrer dans la maison qui est pour vous un chemin vers l’enfer (« Ce sont des voies de l’enfer que sa maison » Prov. 7, 27) ; mais il met aussi en garde de ne pas vous en approcher, et même de vous gardez à distance de celle-ci. « Ôtez votre voie loin d’elle ». Mais, direz-vous, si j’abandonne cette maison, mes affaires temporelles en souffrent. Il est préférable que vous subissiez une perte temporelle, que de perdre votre âme et votre Dieu. Vous devez être persuadés que, quel que soit ce qui concerne la chasteté, il ne peut pas y avoir de trop grande prudence. Si nous voulons sauver nos âmes du péché et de l’enfer, nous devons toujours craindre et trembler. « Avec crainte et tremblement travaillez à votre salut » (Phil. 2, 12). Celui qui n’est pas craintif, mais s’expose à des occasions de péché, sera à peine sauvé. Par conséquent, dans nos prières, nous devons dire tous les jours, et plusieurs fois dans la journée, la demande du Notre Père, « Et ne nous soumets pas à la tentation ». Seigneur, ne me permet pas d’être attaqué par ces tentations qui me privent de ta grâce. Nous ne pouvons pas mériter la grâce de la persévérance ; mais, selon saint Augustin, Dieu l’accorde à tous ceux qui la demande, parce qu’il a promis d’entendre tous ceux qui le prient. Ainsi, le saint docteur dit que le Seigneur, « par ses promesses s’est fait lui-même débiteur » (cf. Romains 4, 25) ». (La plus large porte de l’enfer : l’impureté, saint Alphonse de Liguori, Sermons n° 2-4, des œuvres ascétiques, Volume XVI : Sermons pour tous les dimanches de l’année, 1882, p. 152-173).

Conclusion

Éviter les occasions de péché est essentiel pour le salut, car si Dieu pardonne les péchés mortels des baptisés par la contrition et le désir de se confesser en cas d’impossibilité de sacrement ou en l’absence de prêtre, personne ne peut être absous de ses péchés à moins d’éviter les occasions de pécher quand il peut. Et c’est parce que la contrition comprend la détestation des péchés et donc des occasions.

Bien sur l’exemple principal ici concerne les péchés des yeux, et notamment des images sur les écrans, mais il est bien entendu question d’éviter toutes les occasions de pécher : par exemple, éviter des lieux, comme les plages, et autres endroits mondains de même acabit, des personnes ou même de la famille ou des affections qui entraînent à pécher, des proximités de lieux ou de personnes ou autres dont on sait qu’elles sont dangereuses ou qui gênent la vie chrétienne, etc. Aussi ceux qui préfèrent conserver des amitiés humaines plutôt de quitter leurs erreurs qui les empêchent de connaître et d’adhérer à l’Église, et/ou qui refusent de couper avec des fausses églises et leurs adeptes comme la fausse église vatican 2, les églises schismatiques et les sectes hérétiques soit disant traditionalistes, etc., sont des personnes qui n’évitent pas les occasions de pécher contre la foi et qui ne peuvent donc pas être absous, infailliblement selon l’enseignement de l’Église.

Un baptisé qui ne s’instruit pas de la foi divine et catholique alors qu’il le peut demeure coupable de ne pas éviter de pécher par omission contre la foi par ignorance coupable, car tout baptisé est tenu par la loi de l’Église de s’instruire et de connaître sa foi. Et tant qu’il ne quittera pas cette occasion de pécher (par omission), il ne peut ni être absous ni sauvé. C’est aussi la raison pour laquelle il y en a si peu qui sont sauvés.

Les personnes non-baptisées qui suivent la loi naturelle de leur conscience, qui évitent le mal  selon leur conscience, qui cherchent le bien et qui cherchent la vérité, seront amenés par la providence de Dieu à la vraie foi pour leur salut. Mais ceux qui ne suivent pas leur conscience et suivent leurs passions, Dieu leur retient la connaissance de la foi pour leur salut à cause qu’ils sont eux-même un obstacle par leurs péchés contre la loi naturelle.