Fêtes d’obligation. Prescriptions de l’Église sur le jeûne et l’abstinence.

Sommaire

  • Fêtes d’obligation
    • Jours de fêtes d’obligation
  • Prescriptions de l’Église sur le jeûne et l’abstinence
    • Petites modifications de la loi ecclésiastique par le pape Pie XII
    • Le jeûne est un moyen de pénitence, une abstention de l’asservissement au péché pour rompre les chaînes du péché
  • Jours de jeûne et jeûne de Carême traditionnels et anciens
    • Forme ancienne du jeûne
  • Jeûne eucharistique
  • Buts du jeûne

 

Note préalable : La secte apostate vatican 2 n’est pas la véritable Église mais la contre-Église de la fin des temps et elle tient une fausse loi du jeûne mortellement pécheresse qui n’est pas la loi de la véritable Église ni le vrai calendrier liturgique. Le dernier calendrier liturgique catholique traditionnelle de 1957 doit être utilisé.

Fêtes d’obligation

Tous les dimanches et chaque jours de fête d’obligation ou fêtes de précepte (ci-dessous), obligent sous peine de péché mortel.

  • Assister à la messe s’il y a une messe catholique disponible possible (et raisonnablement accessible géographiquement), sinon à la place, davantage de prière, de lecture spirituelle, etc.
  • Sanctifier ce jour (prière, lecture spirituelle, vie de famille, etc.)
  • Ne pas jeûner ce jour,
  • Ne pas travailler (sauf nécessité de l’emploi ou nécessité de travailler, comme les médecins, infirmières, etc.),
  • Ne pas faire de travaux serviles comme le bricolage, les courses, etc. (sauf absolue nécessité, réparation d’urgence, achat de nécessité et imprévu, etc.).

Code droit canon 1917, Can. 1248 : «Aux jours de fête de précepte, la messe doit être entendue [si une messe catholique est disponible *] ; et on doit s’abstenir des œuvres serviles, des actes judiciaires, de même que, sauf coutumes contraires légitimes ou indult particulier, de marchés publics, de foires, et d’autres ventes publiques aux enchères».

*Assister à la messe est un précepte de loi ecclésiastique, suspendu automatiquement par la discipline de l’Église qui interdit aux catholiques d’assister à des messes des églises non-catholiques, ou des prêtres hérétiques notoires ou imposants, ou non-notoires ou non-imposants avec sermons.

Les œuvres serviles sont les œuvres avilissantes ou rendant esclave (comme travailler sauf nécessité, ou pour les professions médicales, etc., ouvrir un commerce, faire du bricolage, faire du ménage sans absolue nécessité, aller au marché le dimanche, aux brocantes du dimanche, dans les magasins ouverts le dimanche, voyager le dimanche sauf nécessité, etc.), sont tous des péchés mortels sauf nécessité.

Pape Pie XII, Médiator Dei, 20 nov. 1947 (Magistère) : « Que les jours de fête soient fidèlement observés : ils doivent être destinés et consacrés à Dieu d’une façon particulière, le jour du dimanche surtout, que les apôtres, instruits par le Saint-Esprit, substituèrent au sabbat. Il avait été dit aux juifs : « Vous travaillerez six jours ; le septième jour, c’est le sabbat, repos consacré au Seigneur ; quiconque travaillera ce jour-là, mourra » (Ex. XXXI, 15). Comment donc n’auraient-ils pas à craindre la mort spirituelle les chrétiens qui, les jours de fête, se livreraient aux œuvres serviles et qui profiteraient de ces jours de repos pour s’abandonner sans retenue aux entraînements de ce monde au lieu de s’appliquer à la piété et à la religion ? ».

Saint Irénée, père de l’Église (2ème siècle), Contre les hérésies, L. 4, 1ère part. part., n° 3 : «La Loi commandait qu’on s’abstînt, le jour du sabbat [qui le dimanche dans la loi nouvelle car la Rédemption inclut la création et la loi ancienne], de toute œuvre servile, c’est-à-dire de tout gain réalisé par le commerce et par toute autre industrie terrestre ; en revanche, elle invitait à accomplir les œuvres de l’âme, celles qui se font par la réflexion et par les paroles, pour le bien du prochain.

P. Kroust (1694-1772), S.J., Méditations sur les vérités de la foi, samedi VI ap. la Pent. : « IIIe point. …On sanctifie le jour du Seigneur en s’abstenant des péchés qui sont des œuvres serviles.On doit donc, le dimanche, méditer le bienfait reçu de Dieu par l’exercice de l’oraison ; louer Dieu même de la voix ; c’est ce qu’il convient de faire à l’Église où l’on doit se rendre et chanter de cœur, rendant grâce à Dieu… et offrant le saint sacrifice… Chacun doit offrir le saint sacrifice avec le prêtre [catholique, pas un hérétique non-catholique] en unissant son intention et ses prières aux siennes, afin que le sacrifice soit agréable à Dieu et utile à nous-mêmes. Il faut y ajouter le sacrifice d’un esprit contrit et d’un cœur affligé, un sacrifice de justice et de bonnes œuvres. Il ne suffit pas de cesser les travaux serviles, il faut y ajouter des bonnes œuvres. Lorsque nous sanctifions ainsi ce jour Dieu le bénit aussi en nous remplissant de bénédictions célestes et temporelles ».

La fête d’obligation est un jour de sanctification pour se tourner davantage vers Dieu, avec la prière, l’enseignement religieux, la vie de famille.

Jeûne et abstinence sont interdits tous les dimanches et fêtes d’obligation. Le jeûne est interdit le temps de Pâques (jusqu’à l’Ascension).

Jours de fêtes d’obligation (en plus de chaque dimanches)

Dix jours de fêtes d’obligation de l’Église universelle (dans l’ordre liturgique) :

  • Immaculée-Conception (8 décembre),
  • Noël (25 décembre),
  • Circoncision (1er janvier),
  • Épiphanie (6 janvier),
  • Saint Joseph (19 mars),
  • Jeudi de l’Ascension (40 jours après le dimanche de Pâques et 10 jours avant le dimanche de la pentecôte)
  • Jeudi de la Fête Dieu (après la Sainte Trinité qui est le dimanche après la pentecôte),
  • Saints Pierre et Paul (29 juin),
  • Assomption (15 août),
  • Toussaint (1er novembre).

Code de droit canon 1917, Can. 1247 :  «Les jours de fête de précepte pour toute Église sont seulement : tous les dimanches et chacun d’eux, les fêtes de Noël, Circoncision, Épiphanie, Ascension, Fête-Dieu, Immaculée-Conception, et Assomption de la Sainte Vierge Marie, Saint Joseph son époux, les saints apôtres Pierre et Paul, la Toussaint».

Quatre jours de fêtes d’obligation en France et en Belgique en vertu de l’Indult du pape Pie VII du 9 avril 1802 (Cet indult du 9 avril 1802 est relatif au concordat de 1801 qui n’a pas été révoqué. Cet indult reste donc en vigueur aujourd’hui) :

  • Noël (25 décembre)
  • Jeudi de l’Ascension (40 jours après le dimanche de Pâques et 10 jours avant le dimanche de la pentecôte)
  • Assomption (15 août)
  • Toussaint (1er novembre).

Les vingt trois Fêtes d’obligation supprimées bonnes à honorer :

  • Lundi et mardi de Pâques et de la Pentecôte
  • La Purification (2 février)
  • L’Annonciation (25 mars)
  • Saint Jean-Baptiste (24 juin)
  • La nativité de Marie (8 septembre)
  • Saint Michel (29 septembre)
  • Les fêtes patronales
  • Les neuf fêtes d’apôtres autres que saint Pierre et saint Paul
  • Saint Étienne (26 décembre)
  • Saint Sylvestre (31 décembre)
  • Saint Anne (26 juillet)
  • Saint Laurent (10 août)
Jours de fêtes d’obligation en Angleterre et aux Pays de Galles (Catéchisme Penny n° 231) :
  • Noël (25 Décembre)
  • Épiphanie (6 janvier)
  • Ascension (40 jours après le jour de Pâques)
  • Fête-Dieu (après la Sainte Trinité qui est le dimanche après la pentecôte)
  • Saint Pierre et saint Paul (29 juin)
  • Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie (15 Août)
  • Toussaint (1er Novembre)

Jours de fêtes d’obligation aux USA :

  • Immaculée Conception (8 Décembre)

  • Noël (25 Décembre)

  • Circoncision (1er Janvier)

  • Jeudi de l’Ascension (40 jours après le jour de Pâques)

  • Assomption de la Vierge Marie (15 Août)

  • Toussaint (1er Novembre)

 

Prescriptions de l’Église sur le jeûne et l’abstinence : 

Jeûne et abstinence sont régis par la loi ecclésiastique de l’Église catholique, le Code de droit canon de 1917, canons 1250-1254, et les modifications ultérieures des papes.

Code de droit canon 1917, Can. 1250 : «La loi de l’abstinence défend de manger de la viande et du jus de viande, mais non pas des œufs, des laitages et de tous les condiments tirés de la graisse des animaux».

Code de droit canon 1917, Can. 1251 : § 1. «La loi du jeûne prescrit qu’il ne soit fait qu’un repas par jour; mais elle ne défend pas de prendre un peu de nourriture matin et soir, en observant toutefois la coutume approuvée des lieux, relativement à la quantité et à la qualité des aliments».

§ 2. «Il n’est pas défendu de consommer viandes et poissons au même repas ; ni de remplacer la réfection du soir par celle de midi».

Code de droit canon 1917, Can. 1252 : § 1. «Il y a des jours où seule l’abstinence est prescrite: ce sont les vendredis de chaque semaine».

§ 2. «Il y a des jours où sont prescrits à la fois le jeûne et l’abstinence: ce sont le mercredi des Cendres, les vendredis et samedis de carême, les jours des Quatre-Temps;Les vigiles de la Pentecôte, de l’Assomption, de la Toussaint et de Noël».

§ 3. «Il y a enfin des jours où seul le jeûne est prescrit; ce sont tous les jours du Carême».

§ 4. «La loi de l’abstinence, ou de l’abstinence et du jeûne, ou du jeûne seul, cesse les dimanches et les fêtes de précepte, exceptées les fêtes qui tombent en Carême et on n’anticipe pas les vigiles; cette loi cesse aussi le Samedi Saint à partir de midi».

Code de droit canon 1917, Can. 1253 : «Par ces canons rien n’est changé en ce qui concerne les indults particuliers, les vœux de toute personne physique ou morale, les règles et constitutions de toute religion ou institut approuvé, que ce soit d’hommes ou de femmes, vivant en commun, même s’ils n’ont pas fait de vœu».

Code de droit canon 1917, Can. 1254 : § 1. «Sont obligés par la loi de l’abstinence tous ceux qui ont atteint sept ans révolus».

§ 2. «Par la loi du jeûne, ceux qui ont accompli leur vingt et unième année et ce jusqu’au commencement de leur soixantième».

Petites modifications de la loi ecclésiastique par le pape Pie XII, Sacram Communionem, 19 mars 1957

  • Les jours de jeûne, un seul repas complet est permis, au cours duquel de la viande peut être prise. 
  • Deux autres repas sans viande, qui, ensemble, sont moins que le repas complet, sont également autorisés. 
  • Seuls les liquides peuvent être pris entre les repas. 
  • La loi du jeûne doit être observée par tous entre l’âge de 21 ans et 59 ans inclusivement (entièrement révolus), sous peine de péché mortel.
  • Les adolescents, personnes âgées, et les personnes privées de l’usage de la raison ne sont pas tenus. Les malades, convalescents, femmes enceintes ou allaitantes, travaux fatiguant de corps ou d’esprit sont dispensés.
  • Si le jeûne pose un risque grave pour la santé ou entrave la capacité de faire le travail nécessaire, il ne fait pas obligation.
  • Les jours d’abstinence complète, comme tous les vendredis, la viande ou soupe ou sauce à base de viande (ou quoi que ce soit à base de viande) ne peut être prise à aucun repas, sous peine de péché mortel.
  • Les jours d’abstinence partielle ou de jeûne sans abstinence de viande, la viande ou soupe ou sauce à base de viande peut être consommée une seule fois ou à un seul repas. La loi de l’abstinence doit être respectée par tous, 7 ans et plus, sous peine de péché mortel.
  • Les personnes handicapées sans l’usage de la raison sont dispensées.
  • Il n’y a aucune obligation de jeûne ou d’abstinence pour un jour saint d’obligation, même s’il tombe un vendredi (comme Noël). (Pape Pie XII, Sacram Communionem, 19 mars 1957)

Loi ecclésiastique de jeûne avant le 19 décembre 1941

Abstinence de viande tous les vendredis de l’année.

Jeûne et abstinence de viande :

  • Mercredi des cendres ;
  • Vendredis et samedis de carême ;
  • Quatre-temps de l’Avent : Le mercredi, le vendredi et le samedi après le 3ème dimanche de l’Avent ;
  • Quatre-temps de Carême : Le mercredi, le vendredi et le samedi après le 1er dimanche de carême;
  • Quatre-temps de la Pentecôte : Le mercredi, le vendredi et le samedi après le dimanche de la Pentecôte ;
  • Quatre-temps de septembre : Le mercredi, le vendredi et le samedi après le 14 septembre.
  • Vigile de Noël.
  • Vigile de la Toussaint ;
  • Vigile de l’Immaculée-Conception (décret du 25 juillet 1957 transférant l’obligation de jeûne et abstinence de la vigile de l’Assomption) ;
  • Vigile de la Pentecôte.

Jeûne sans abstinence de viande (ou abstinence partielle) :

  • Lundis, mardis, mercredis et jeudis de carême.

 

Carême selon la loi ecclésiastique de jeûne avant le 19 décembre 1941

Carême

Prescriptions de l’Église

Mercredi  des cendres Jeûne et abstinence de viande
Jeudi après les cendres Jeûne sans abstinence de viande
Vendredi après les cendres Jeûne et abstinence de viande
Samedi après les cendres Jeûne et abstinence de viande
1er dimanche de carême Pas de jeûne ni abstinence de viande
Lundi de 1ère semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Mardi de 1ère semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Mercredi  des Quatre-temps de carême Jeûne et abstinence de viande
Jeudi de 1ère semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Vendredi des Quatre-temps de carême Jeûne et abstinence de viande
Samedi des Quatre-temps de carême Jeûne et abstinence de viande
2ème dimanche de carême Pas de jeûne ni abstinence de viande
Lundi de 2ème semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Mardi de 2ème semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Mercredi de 2ème semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Jeudi de 2ème semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Vendredi de 2ème semaine de carême Jeûne et abstinence de viande
Samedi de 2ème semaine de carême Jeûne et abstinence de viande
3ème dimanche de carême Pas de jeûne ni abstinence de viande
Lundi de 3ème semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Mardi de 3ème semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Mercredi de 3ème semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Jeudi de 3ème semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Vendredi de 3ème semaine de carême Jeûne et abstinence de viande
Samedi de 3ème semaine de carême Jeûne et abstinence de viande
4ème dimanche de carême Pas de jeûne ni abstinence de viande
Lundi de 4ème semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Mardi de 4ème semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Mercredi de 4ème semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Jeudi de 4ème semaine de carême Jeûne sans abstinence de viande
Vendredi de 4ème semaine de carême Jeûne et abstinence de viande
Samedi de 4ème semaine de carême Jeûne et abstinence de viande
Dimanche de la passion Pas de jeûne ni abstinence de viande
Lundi de la passion Jeûne sans abstinence de viande
Mardi de la passion Jeûne sans abstinence de viande
Mercredi de la passion Jeûne sans abstinence de viande
Jeudi de la passion Jeûne sans abstinence de viande
Vendredi de la passion (Fête des 7 douleurs B V M) Jeûne et abstinence de viande
Samedi de la passion Jeûne et abstinence de viande
2ème dimanche de la passion ou dimanche des rameaux Pas de jeûne ni abstinence de viande
Lundi de la semaine sainte Jeûne sans abstinence de viande
Mardi de la semaine sainte Jeûne sans abstinence de viande
Mercredi de la semaine sainte Jeûne sans abstinence de viande
Jeudi -Saint Jeûne sans abstinence de viande
Vendredi -Saint Jeûne et abstinence de viande
Samedi-Saint Jeûne et abstinence de viande

Cette loi ecclésiastique (code de droit canonique de 1917, can 1250 à 1254) fut suspendue le 19 décembre 1941 en raison de la guerre et Pie XII accorda aux évêques de pouvoir en dispenser.

Possibilité d’adoucissement du jeûne et de l’abstinence par dispense d’Indult par le pape Pie XII depuis le 28 janvier 1949

Le 28 janvier 1949, le pape Pie XII rétablit l’ancienne loi ecclésiastique d’avant le 19 décembre 1941, avec des possibilités d’adoucissements, par le décret de dispense par Indult du 28 janvier 1949.

Pape Pie XII, décret de dispense du 28 janvier 1949 : «Les ordinaires qui se serviront de ce nouvel adoucissement du jeûne et de l’abstinence ne manqueront pas d’exhorter les fidèles, spécialement le clergé séculier, les religieux et les religieuses, à vouloir, dans ces temps très difficiles, ajouter des exercices de perfection chrétienne et des œuvres de charité, particulièrement à l’égard des pauvres et de ceux qui souffrent, et à prier selon les intentions du Souverain Pontife». 

  • Abstinence de viande tous les vendredis de l’année.
  • Jeûne et abstinence de viande :
    • Mercredi des cendres ;
    • Vendredi-Saint ;
    • Vigile de l’Immaculée Conception (décret du 25 juillet 1957 transférant l’obligation de jeûne et d’abstinence de la vigile de l’Assomption à la vigile de l’Immaculée Conception) ;
    • Vigile de Noël : obligation avancée au 23 décembre, ou au 22 si le 23 tombe un dimanche.
Les jours de jeûne, en Angleterre et aux Pays de Galles, sont le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint (pour ceux qui ont entre 18 et 60 ans (Catéchisme Penny n° 236).
Pour être licite ou sans péché mortel, ce «nouvel adoucissement» oblige d’ «ajouter des exercices de perfection chrétienne et des œuvres de charité», comme une prière quotidienne plus assidue en quantité et en qualité, une vie spirituelle plus rigoureuse, d’autres formes de jeûne comme des mortifications de certains plaisirs de goût, de paroles, de regards, d’écoute, de toucher, etc., davantage de bonnes œuvres comme l’aumône, la contrition du cœur, la chasteté du corps et du cœur, la charité et la patience envers le prochain pour Dieu et des œuvres de miséricorde.

La dispense du 28 janvier 1949 est un Indult qui n’est pas perpétuel et en dehors duquel l’obligation d’observer la loi demeure. Les évêques qui dispensent leurs diocésains en vertu d’un Indult doivent le solliciter de Rome. Les Indults concédés aux ordinaires (diocèses/évêques) sous Pie XII ne sont normalement pas valables aujourd’hui pour les ordinaires qui s’en sont servis sous le pape Pie XII. La vacance du saint Siège n’annule pas d’office les Indults, ni en temps normal avant l’élection d’un nouveau pape successeur au saint Siège, ni par le fait que le saint Siège soit vacant aujourd’hui à cause de la fausse Église Vatican 2, mais comme ils devraient être redemandés par un évêque successeur de l’ordinaire, on doit les considérer aujourd’hui comme non valables, car tous les « évêques » vatican 2 ne sont pas des évêques et les évêques traditionalistes sont des hérétiques notoires sans aucune fonction, ni autorité, ni légitimité.

Code droit canon 1917, Can. 81 : Les Ordinaires inférieurs au Pontife romain ne peuvent pas dispenser des lois générales de l’Église, même dans un cas particulier [c-à-d. Indult], à moins que ce pouvoir leur ait été explicitement ou implicitement accordé [c-à-d. les ordinaires s’en servent ou non], ou [à moins que] que le recours au Saint-Siège soit difficile, et qu’en même temps un retard soit cause d’un grave dommage, et qu’il s’agisse d’une dispense que le Siège apostolique a coutume de concéder.

Un indult est une forme de dispense de la loi ecclésiastique «donné pour un cas particulier, en dehors duquel l’obligation d’observer la loi demeure».

Encyclopédie catholique, 1907-1913, Indult : «Les Indults sont des facultés accordées par le Saint-Siège aux évêques et à d’autres, de faire quelque chose non autorisé par la loi commune [par rapport à la loi ecclésiastique, non pas un changement de loi ecclésiastique]. … Un indult ou un privilège diffèrent d’une dispense, comme les anciens octrois d’une concession permanente (pas nécessairement perpétuelle), tandis que ce dernier [l’Indult] est donné pour un cas particulier, en dehors duquel l’obligation d’observer la loi demeure».

Par conséquent, aujourd’hui, il faut considérer que c’est la loi ecclésiastique d’avant le 19 décembre 1941 qui demeure.

L’Église interdit aussi les bénédictions nuptiales solennelles pendant le temps de l’Avent et celui Carême.

Le jeûne est un moyen de pénitence, une abstention de l’asservissement au péché pour rompre les chaînes du péché

Le péché rend esclave du péché. Le jeûne consiste à s’abstenir du péché pour se tourner vers Dieu, faire pénitence en mortifiant la chair (corps et psychisme) et pour maîtriser ses passions. Le jeûne de nourriture est une loi de l’Église, mais ce n’est pas le seul jeûne.

Les autres formes de jeûne sont variées, comme des mortifications de certains plaisirs de goût, de paroles, de regards, d’écoute, de toucher, etc., l’aumône de biens, de temps, de science, etc., l’abstinence sexuelle dans le mariage chrétien, la charité et la patience envers le prochain pour Dieu, les œuvres de miséricorde, etc.

Isaïe 58, 6-7 : «Le jeûne que j’ai choisi n’est-il pas celui-ci ? Romps les liens de l’impiété, délie les faisceaux accablants [Note Vulg. : Tout ce qui gêne, pèse], renvoie libres ceux qui sont opprimés, et brise tout fardeau. Romps ton pain pour celui qui a faim, et fait entrer dans ta maison les indigents et ceux qui errent sans asile ; lorsque tu verra quelqu’un nu couvre-le et ne méprise point ta chair [Note Vulg. : Tes frères, tes proches]».

Le jeûne de nourriture est un moyen et non une fin. Le jeûne est un moyen de mortifier la chair, obéir à Dieu, tourner son cœur vers Dieu. On jeûne pour retrouver la grâce de Dieu qu’on a perdue.

Le jeûne doit être selon les lois de l’Église

Il faut jeûner selon les lois de l’Église, sinon Dieu aura en horreur le jeûne, car la volonté de Dieu est l’obéissance de l’homme à Ses lois (Loi divine, loi ecclésiastique, loi naturelle).

Il faut mortifier sa chair pour maîtriser les passions et en pénitence pour les péchés qui ont gravement offensés Dieu, mais le jeûne doit se faire dans l’obéissance aux lois de l’Église, car c’est l’obéissance qui compte. Jeûner hors des lois de l’Église, c’est une désobéissance qui ne plaît pas à Dieu, et le jeûne ne sert à rien ; bien pire, jeûner ou se mortifier dans la désobéissance obstinée, c’est un esclavage et un sacrifice offert au démon.

Le jeûne doit être fait dans l’humilité car le jeûne est un moyen de briser les passions par la mortification de la chair pour expier ses péchés, et un pécheur ne saurait s’enorgueillir de son jeûne sous peine de voir son offrande réprouvée par Dieu, comme le pharisien orgueilleux jeûnant deux fois la semaine qui n’est pas justifié, alors que le publicain, qui n’osait pas lever les yeux au ciel mais frappait sa poitrine disant : «O Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur» (Luc 18, 9-14), est justifié.

Le jeûne doit être accompagné de la prière, car jeûner sans prier Dieu c’est jeûner sans Dieu, c’est un jeûne naturel sans mérites surnaturels, ou pire, un jeûne naturaliste (hérésie du Naturalisme), un culte de la nature et une injure à Dieu.

Le jeûne doit être fait par charité (et il ne peut y avoir de charité sans la vraie foi), c’est-à-dire pour l’amour de Dieu.

L’Église catholique enseigne infailliblement que les jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété n’ont d’utilité que pour ceux qui sont dans son sein, et non pour ceux qui sont hors de l’Église, comme ceux qui ne professent pas la vraie foi. Il est donc absolument nécessaire de tenir en premier lieu la vraie foi catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (déclaration infaillible) : «… elle [la Sainte Église] professe aussi que l’unité du corps de l’Église a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Saint Alphonse de Liguori, La sainteté au jour le jour, 17 mars : « Le jeûne. Sachant que, d’après la doctrine de Jésus-Christ, la pénitence est nécessaire au salut, l’Église a imposé à ses enfants certaines pénitences déterminées ; le jeûne en est une. C’est une obligation grave de jeûner pour quiconque n’a pas une raison grave de s’en dispenser. Sont dispensés du jeûne : les malades, les convalescents, ceux qui exercent des travaux fatigants, ceux qui n’ont pas vingt et un ans et ceux qui en ont soixante. Dans le doute, un bon chrétien demande la dispense [quand il y a un saint Siège]. Il ne se contente pas d’une parole quelconque d’un médecin qui, souvent, n’est pas assez religieux pour donner un avis en cette matière. Il consulte son confesseur [quand il y en a un]. L’avis du confesseur lui-même n’est valable qu’autant que le motif allégué est vrai. On dit : « Le jeûne est incommode ». Il est fait exprès pour nous contrarier ; la pénitence n’est jamais commode. Rougissez de ne savoir rien souffrir pour vos péchés. Demandez à ce prodige de pénitent, saint Patrice, de vous en obtenir le courage».

Jours de jeûne et jeûne de Carême traditionnels et anciens

Des Pères de l’Église – Saint Jérôme, le pape saint Léon le Grand, saint Cyrille d’Alexandrie, et Saint Isidore de Séville – enseignent que le temps du Carême a été institué par les Apôtres eux-mêmes dès le commencement de l’Église. Ils ont légiféré un jeûne universel servant à purifier nos âmes du péché et pour dompter nos passions et inclinations au péché.

Les Apôtres ont pris en compte le délai de quarante jours à partir des pénitences dans l’Écriture Sainte – la grande inondation de quarante jours et quarante nuits, l’errance des Juifs dans le désert pendant quarante ans pour se préparer à leur entrée dans la terre promise, le jeûne de notre Seigneur pendant quarante jours et quarante nuits dans le désert pour nous donner un exemple de la pénitence, racontée dans le saint Évangile du premier dimanche de Carême.

Le jeûne de carême traditionnel se rapporte à tous les jours de Carême du mercredi des Cendres jusqu’à Pâques, sauf le dimanche, pour les plus de 21 ans et moins de 60 ans. Le jeûne permet un repas complet avec de la viande (si jour de jeûne sans abstinence) et deux petits repas revenant ensemble à moins que le repas complet. Entre les repas aucune nourriture solide n’est autorisée. L’abstinence complète de viande s’applique aux personnes de plus de 7 ans, tous les vendredis de l’année, et pour le Carême (à partir du mercredi des Cendres jusqu’au samedi Saint).

Cette forme légère et douce du jeûne qu’à permis l’Église par rapport à ce qui a été pratiqué par les chrétiens des siècles précédents, met un peu la faim de côté et met un peu de côté la conscience de se priver de la tentation de manger quand on en a envie. Cette pratique de mortification légère rappelle de subordonner le corps aux fins spirituelles plus élevées.

Les régimes modernes auto-imposés son souvent entrepris seulement pour des raisons de santé, ou seulement pour la vanité de l’apparence physique (ce qui peut même être un péché mortel). De tels régimes sont généralement beaucoup plus sévères que les jeûnes imposés par la sainte Église catholique. Il importe de jeûner pour la fin spirituelle et certainement pas pour l’apparence physique.  

Forme ancienne du jeûne

Les prêtres et les fidèles qui sont en mesure de le faire peuvent observer la forme ancienne du jeûne. Cette rigueur pouvant ne pas convenir à la plupart des gens, on peut compenser par un seul repas complet par jour ou deux petits repas revenant environ au même ou un peu plus que le repas complet par jour : soit l’un soit l’autre, c-à-d soit un seul repas complet ou soit deux petits repas. Si ce jeûne est trop dur, on peut essayer de prendre trois collations (petits repas) par jour à la place et sauter le repas complet, ou un repas complet et une collation (repas plus petit) et sauter la seconde collation (petit repas). 

L’Encyclopédie catholique, 1907-1913 : «En premier lieu, plus d’un repas était strictement interdit. À ce repas, la chair de viande, les œufs, le beurre, le fromage et le lait étaient interdit (Grégoire I, décrétales IV, cap VI ; Synode de Trullan, Canon 56). Outre ces restrictions, était jointe l’abstinence du vin, spécialement pendant le Carême (Thomassin, Traité des jeûnes de l’Église, II, VII). En outre, au cours de la Semaine Sainte le repas se composait de pain, de sel, d’herbes [légumes], et d’eau (Laymann, Theologia. Moralis, Tr VIII ; De observatione jejuniorum, I). Enfin, ce repas n’était pas permis jusqu’au coucher du soleil. Saint Ambroise (De Elia et jejunio, sermo VII, in Psalm CXVIII), Saint Chrysostome (Homil. iv in Genesim), Saint Basile (Oratio I, De jejunio) fournissent un témoignage sans équivoque concernant les trois caractéristiques du jeûne noir. Le discours de leur enseignement retentit à travers saint Bernard (Sermo. III, no. 1, De Quadragesima), quand il dit « jusqu’ici nous avons jeûné seulement jusqu’à none » (15 heures), alors que, « maintenant (pendant le Carême) les rois et les princes, le clergé et les laïcs, riches et pauvres jeûnent jusqu’au soir ». Il est bien certain que les jours de Carême (Muller, Theologia Moralis, II, Lib. II, Tr. II, sect. 165, no. 11), ainsi que ceux précédents l’ordination ont été marqués par le jeûne noir. Ce régime a continué jusqu’au dixième siècle quand a été introduite la coutume de prendre le seul repas de la journée à trois heures (Thomassin, loc. cit.). Au XIVème siècle, l’heure de prendre ce repas a été changée à midi (Muller, loc. cit.). Peu de temps après la pratique de prendre une collation dans la soirée a commencé à gagner du terrain (Thomassin, op. cit., II, XI). Enfin, la coutume de prendre une croûte de pain et du café le matin a été introduite dans la première partie du XIXème siècle. Au cours des cinquante dernières années, en raison de circonstances toujours changeantes de temps et de lieu, l’Église a progressivement assoupli la sévérité des exigences pénitentielles, de sorte que maintenant il reste un peu plus qu’un vestige de l’ancienne rigueur».

L’Encyclopédie catholique, 1907-1913, Carême : « [Nature du jeûne] … la règle ordinaire des jours de jeûne ne comprenait qu’un repas par jour et que le soir seulement, tandis que la viande et, les premiers siècles, le vin étaient totalement interdits. Pendant la semaine sainte, ou du moins le vendredi saint, il était courant d’empêcher les xerophagiæ, c’est-à-dire de manger des aliments secs, du pain, du sel et des légumes.

« Il ne semble pas y avoir eu au début d’interdiction de lacticinia, comme le montrerait le passage de Socrate qui vient d’être cité. De plus, Bède nous dit un peu plus tard que Mgr Cedda ne prenait qu’un seul repas par jour et consistait en « un peu de pain, un œuf de poule et un peu de lait mélangé à de l’eau » (Histoire de l’Église III. 23), tandis que Théodulphus d’Orléans au VIIIème siècle considérait l’abstinence des œufs, du fromage et du poisson comme une marque de vertu exceptionnelle. Pas moins saint Grégoire écrivant à saint Augustin d’Angleterre a posé la règle : « Nous nous abstenons de viande de chair et de tout ce qui provient de la chair, comme le lait, le fromage et les œufs ». Cette décision fut ensuite consacrée dans le « Corpus Juris » et devait être considérée comme la loi commune admise de l’Église, et des dérogations à la consommation de « lacticinia » étaient souvent accordées à condition de contribuer à une œuvre pieuse. Ces dérogations étaient connues en Allemagne sous le nom de Butterbriefe, et plusieurs églises auraient été en partie construites à l’aide du produit de ces exceptions. Des clochers de la cathédrale de Rouen était pour cette raison anciennement connue sous le nom de Butter Tower. Cette interdiction générale des œufs et du lait pendant le carême se perpétue dans la coutume populaire de bénir ou de faire don d’œufs à Pâques et dans l’usage anglais de manger des crêpes le mardi gras.

«Assouplissements du jeûne du Carême

«Il ressort clairement de ce qui a été dit qu’au début du Moyen Âge, le Carême dans la plus grande partie de l’Église occidentale consistait en quarante jours de semaine, qui étaient tous des jours de jeûne et six dimanches. Du début à la fin de cette période, toute viande et, pour la plupart, les « lacticinia » étaient interdites même le dimanche, alors que pendant tous les jours de jeûne, un seul repas était pris le soir, ce qui était interdit auparavant. Cependant, très tôt (nous en trouvons la première mention dans Socrate), on commença à tolérer la pratique consistant à rompre le jeûne à l’heure indiquée, c’est-à-dire trois heures. On apprend notamment que Charlemagne, vers l’an 800, prenait son repas de Carême à 14 heures. Cette anticipation progressive de l’heure du dîner était facilitée par le fait que les heures canoniques de none, vêpres, etc., représentaient plutôt des périodes que des points fixes de temps. La neuvième heure, ou heure de none, était sans doute strictement à trois heures de l’après-midi, mais l’office de l’heure de none pouvait être récité dès que la sexte, qui correspondait bien sûr à la sixième heure ou à midi, était terminée. D’où none au cours du temps a commencé à être considérée comme commençant à midi, et ce point de vue est perpétué dans notre mot noon qui signifie midi et non pas trois heures de l’après-midi. Maintenant, l’heure de rompre le jeûne pendant le carême était après les vêpres (le service du soir), mais progressivement, la récitation des vêpres était de plus en plus anticipée, jusqu’à ce que le principe soit enfin officiellement reconnu, comme c’est actuellement le cas, que les vêpres en Carême peuvent être dites à midi. Ainsi, bien que l’auteur du « Micrologus » du onzième siècle ait encore déclaré que ceux qui prenaient de la nourriture avant le soir n’observaient pas le jeûne de Carême selon les canons (PL, CLI, 1013), même à la fin du XIIIème siècle, certains théologiens, par exemple le franciscain Richard Middleton, qui fonda sa décision en partie sur des usages contemporains, ont déclaré qu’un homme qui prenait son dîner à midi n’avait pas rompu le jeûne de Carême.

«L’assouplissement offert par l’introduction de la « collation » était encore plus important. Cela semble avoir commencé au IXème siècle, lorsque le concile d’Aix-la-Chapelle a sanctionné la concession, même dans les maisons monastiques, d’un breuvage d’eau ou autre boisson le soir pour étancher la soif de ceux qui étaient épuisés par le travail manuel du jour. À partir de ce petit début, une indulgence beaucoup plus grande a été progressivement développée. Le principe de parvitas materiae, c’est-à-dire qu’une petite quantité de nourriture qui n’était pas prise directement comme repas ne rompait pas le jeûne, a été adopté par saint Thomas d’Aquin et d’autres théologiens, et, au cours des siècles, une quantité reconnue de nourriture solide, qui, reçues, selon les autorités, ne doit pas dépasser huit onces, est désormais autorisée après le repas de midi. Comme ce verre du soir, initialement toléré dans les monastères du IXème siècle, était pris à l’heure à laquelle les « Collationes » (conférences) de l’abbé Cassien étaient lues à haute voix aux frères, cette légère indulgence fut connue sous le nom de « collation », et le nom a continué depuis.

«D’autres mesures d’atténuation d’un caractère encore plus substantiel ont été introduites au cours des derniers siècles. Pour commencer, on a toléré la coutume de prendre une tasse de liquide (par exemple, du thé ou du café, voire du chocolat) avec un morceau de pain ou de pain grillé tôt le matin. Mais, s’agissant plus particulièrement du Carême, le Saint-Siège a accordé des indults successifs autorisant la viande au repas principal, d’abord le dimanche, puis les deux, trois, quatre et cinq jours de la semaine, pendant presque tout le Carême. Tout récemment, le jeudi saint, dont la viande était jusqu’alors toujours interdite, en est venu à partager la même indulgence. Aux États-Unis, le Saint-Siège accorde des facultés aux travailleurs et à leurs familles d’utiliser de la viande une fois par jour, sauf le vendredi, le mercredi des cendres, le samedi saint et la veillée de Noël. La seule compensation imposée pour toutes ces mesures d’atténuation est l’interdiction pendant le carême de prendre du poisson et de la chair au même repas. (Voir Abstinence ; Jeûne ; Obstacles Canoniques ; Dimanche Laetare ; Septuagésime ; Sexagésime ; Quinquagésime ; Quadragésime ; Ornements) ».

 

Jeûne eucharistique :

Ceux qui le peuvent, depuis minuit ; Possibilité de 3 heures avant depuis la Constitution Apostolique Christus Dominus du 6 janvier 1953 et le Motu Proprio Sacram Communionem du pape Pie XII, du 19 mars 1957.

Pape Pie XII, Sacram Communionem [1], 19 mars 1957 : «Au début de 1953, Nous avons promulgué la Constitution apostolique Christus Dominus [2], pour faciliter aux fidèles un accès fréquent à la Table eucharistique et l’observation du précepte d’assister à la sainte messe les jours de fête : Nous atténuions, en effet, la rigueur de la loi du jeûne eucharistique et autorisions les ordinaires des lieux à permettre la célébration de la messe et la distribution de la sainte communion, l’après-midi, à condition d’observer certaines conditions.

«Nous réduisons le temps de jeûne à observer avant la messe ou la sainte communion, respectivement célébrée ou reçue l’après-midi, à trois heures pour les aliments solides et à une heure pour les liquides non alcoolisés.

«Les évêques Nous signifièrent leur profonde gratitude pour ces concessions, qui avaient produit des fruits abondants, et beaucoup Nous ont prié avec insistance de les autoriser à permettre, chaque jour, la célébration de la messe au cours de l’après-midi, en vue du grand profit qu’en tireraient les fidèles. Ils Nous ont en outre prié d’uniformiser la durée du jeûne à observer avant la messe ou la sainte communion, respectivement célébrée ou reçue durant les heures de l’après-midi.

«Étant donné les changements considérables qui se sont produits dans l’organisation du travail et des services publics et dans toute la vie sociale, Nous avons jugé bon d’accueillir les demandes pressantes des évêques et, en conséquence, Nous avons décrété :

«1. Les ordinaires des lieux, à l’exclusion des vicaires généraux non munis d’un mandat spécial, peuvent permettre, chaque jour, la célébration de la sainte messe durant les heures de l’après-midi, à condition que ce soit réclamé par le bien spirituel d’une partie notable des fidèles.

«2. Les prêtres et les fidèles sont tenus à s’abstenir, pendant trois heures, d’aliments solides et de boissons alcoolisées, pendant une heure de boissons non alcoolisées, respectivement avant la messe ou la sainte communion : l’eau ne rompt pas le jeûne.

«3. Dorénavant, le jeûne devra aussi être observé, pour la durée indiquée au n° 2, par ceux qui célèbrent ou qui reçoivent la sainte communion à minuit ou les premières heures du jour.

«4. Les malades, même s’ils ne sont pas alités, peuvent prendre des boissons non alcoolisées et de véritables remèdes, aussi bien solides que liquides, respectivement avant la messe ou la sainte communion, sans limites de temps.

«Mais Nous exhortons vivement les prêtres et les fidèles, qui sont en mesure de le faire, d’observer, avant la messe ou la sainte communion, l’antique et vénérable forme du jeûne eucharistique.

«Et que tous ceux qui bénéficieront de ces facultés veuillent compenser l’avantage reçu, par l’exemple rayonnant de leur vie chrétienne et principalement par des œuvres de pénitence et de charité. Les dispositions de ce Motu Proprio entreront en vigueur le 25 mars 1957, fête de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie».

[1] Traduction française de l’Osservatore Romano du 5 avril 1957, du texte latin des A A. S., XXXXIX, 1957, p. 177.

[2] Documents Pontificaux 1953, p. 21 et suivantes.

Ceci est la loi ecclésiastique à suivre sous peine de péché mortel. Le jeûne eucharistique est nécessaire bien sûr quand on communie sacramentellement (si disponible).

Buts du jeûne :

  • dompte les passions (1 Cor. 9, 27)
  • fortifie pour les luttes futures, augmente la volonté, attire de grandes grâces, affaiblit les tentations et acquiert des forces nouvelles pour les vaincre.
  • apaise Dieu irrité par nos fautes, nous obtient le pardon, arrête les châtiments divins.
  • paie la peine temporelle pour nos péchés (de même aussi l’aumône).