Pas de salut sans la vraie foi catholique – Il n’y a absolument aucun salut sans la vraie foi catholique

Sommaire

  • La Foi est divine, c’est le don de Dieu
    • Dieu veut l’obéissance à la Foi
  • La plupart sont perdus et vont en enfer éternel
    • Peu sont sauvés
  • Une seule foi catholique, une seule véritable Église
    • L’Église enseigne que sans la vraie foi un baptisé n’est pas membre de l’Église
    • Enseignements du Magistère infaillible
    • Foi divine et fausse foi de l’homme
      • Il n’y a pas de charité sans la vraie foi
      • Les véritables catholiques basent leur foi sur le dogme catholique infaillible, et non sur les opinions des saints ou des théologiens
    • Magistère de l’Église
    • Pères de l’Église
    • Docteurs de l’Église
  • La vraie foi est absolument nécessaire pour le salut éternel

Saint Cyrille de Jérusalem, Père et Docteur de l’Église, Catéchèse XV, PG 33 (n. 9), 869-916, (4e siècle) : « [2 Thessaloniciens 2, 3-10] c’est maintenant l’apostasie, car les hommes ont apostasié la foi droite. Auparavant les hérétiques se remarquaient, mais maintenant l’Église est remplie d’hérétiques… Car les hommes se sont éloignés de la vérité…. Un discours séducteur ? et tous l’écoutent ravis. Un discours de conversion ? et tous se détournent. Le grand nombre s’est détourné des paroles de vérité L’apostasie est donc là, et l’ennemi s’apprête à venir ». 

La Foi est divine, c’est le don de Dieu

La Foi vient de Dieu, elle n’est pas fabriquée par l’homme ou alors c’est une fausse foi d’homme et une religion de l’homme et non de Dieu. La Foi c’est croire tout ce que Dieu nous dit parce c’est Lui qui nous le dit. La foi est le moyen de posséder ce qu’on ne voit pas.

La Foi est divine, c’est l’unique premier moyen (duquel découlent les autres) que Dieu donne à l’homme pour être en relation avec Lui, pour devenir son enfant et obtenir la vie éternelle dans son unique et véritable Église catholique née du côté de Son Fils Jésus-Christ et fondée sur saint Pierre, le premier des apôtres, et ses successeurs.

Éphésiens 2, 8 : «Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu».

Hébreux 11, 6 : «Or sans la foi [donnée par Dieu] il est impossible de plaire à Dieu ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croit que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent ».

Jean 1, 9-13 : « Cette lumière [le Verbe de Dieu] était la véritable lumière, qui éclaire tout homme venant dans le monde. Elle était dans le monde et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue. Elle est venue chez les siens [le Verbe s’est fait chair], et les siens ne l’ont point reçue. Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom [par la vraie foi divine et catholique], elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu [c-à-d par la vraie foi] ».

Jean 17, 9, 20 : «Je prie pour eux ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que vous m’avez donnés, afin qu’ils soient comme nous ; je ne prie pas pour eux seulement mais encore pour ceux qui croiront par leur parole [des apôtres et leurs disciples]».

On peut voir ici dans Jean 17, 9 et 20 que le Christ fera bénéficier de sa prière rédemptrice ceux qui croiront selon la foi apostolique, la Foi qu’Il a donné directement lui-même à Ses Apôtres. C’est la foi catholique traditionnelle ou conforme à la Tradition de l’Église ou la foi de tous temps.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Jésus a voulu que l’unité existât dans Son Église car la foi est le premier de tous les liens qui unissent l’homme à Dieu et c’est à elle que nous devons le nom de fidèles. «Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême» (Ephes., IV, 5) ; c’est-à-dire, de même qu’ils n’ont qu’un seul Seigneur et qu’un seul baptême, ainsi tous les chrétiens, dans le monde entier, ne doivent avoir qu’une seule foi. … Tertullien : « Il est constant que toute doctrine conforme à celle des Églises apostoliques, mères et sources primitives de la foi, doit être déclarée vraie, puisqu’elle garde sans aucun doute ce que les Églises ont reçu des Apôtres, les Apôtres du Christ, le Christ de Dieu… Nous sommes en communion avec les Églises apostoliques ; nul n’a une doctrine différente : c’est là le témoignage de la vérité » (De Præscrip., cap. XXI) ».

Dieu veut l’obéissance à la Foi

La Foi est l’unique moyen que Dieu le Créateur donne à ses créatures pour qu’elles soient en relation avec Lui, il s’ensuit que sans cette Foi, les créatures se font leur propre foi et leur propre dieu. Les créatures doivent se servir du moyen que Dieu leur donne.

Comme le moyen de connaître Dieu est la Foi, il s’ensuit que pour connaître et comprendre Dieu – dans la mesure que Dieu donne – les créatures ne le peuvent que dans cette Foi donnée par Dieu le Créateur ; sans cette unique Foi, les créatures ne connaissent pas, ne comprennent pas, et ne peuvent pas être en relation avec Dieu.

Dieu veut l’obéissance à la Foi plutôt que le sacrifice. La volonté de Dieu pour l’homme est l’obéissance à la Foi. De même que l’épreuve du premier homme fut l’obéissance à ce que Dieu lui dit, de même l’épreuve des hommes est l’obéissance à la Foi, c’est l’épreuve de la Foi. La Foi vive engendre les œuvres de la Foi, la Foi sans les œuvres est une Foi morte qui ne sauve pas. La Foi est le fondement de la charité sans laquelle il n’y a pas de salut ; sans la Foi, il n’y a pas de charité.

La Foi est la vie surnaturelle de l’âme ; sans la Foi, les créatures ne vivent que par et que pour leur nature, alors que leur nature n’est pas faite elle-même mais pour la vie surnaturelle, c’est ce qu’on appelle l’hérésie du naturalisme (la nature seule cause et fin d’elle-même = contre la vie surnaturelle de Dieu). Tous ceux qui n’ont pas la vraie Foi reçoivent de Dieu des grâces (venant de la Foi et ayant pour fin la Foi) et des moyens de parvenir à la seule vraie Foi, s’ils ne sont pas eux-mêmes un obstacle par leur mauvaise volonté ou obstination, c’est-à-dire s’ils suivent leur conscience morale naturelle. Voir : La loi naturelle.

L’Église catholique une, sainte, et apostolique (des Apôtres) est l’unique Église gardienne du dépôt de la Foi (Tradition orale et Écritures) fondée par le Fils de Dieu fait homme, Jésus-Christ, sur l’Apôtre Pierre et ses successeurs.

Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu» (Hébreux 11, 6). C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. C’est pourquoi le Christ Jésus dit «Quand le Fils de l’homme viendra, pensez-vous qu’il trouve de la foi sur la terre ?»  (Luc 18, 8). Si les gens rejettent la foi, on ne peut pas les juger par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais en fonction de leur conformité à la règle de la foi.

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3e s. ch. 3, 1870, ex cathedra (Magistère solennel) : «Parce que « sans la foi il est impossible de plaire à Dieu » [He 11, 6] et d’arriver à partager la condition de ses fils, personne jamais ne se trouve justifié sans elle, et personne, à moins qu’il n’ait « persévéré en elle jusqu’à la fin » [Matt 10, 22 ; 24, 13] n’obtiendra la vie éternelle. Mais pour que nous puissions satisfaire au devoir d’embrasser la vraie foi et de persévérer constamment en elle, Dieu, par son Fils unique, a institué l’Église et l’a pourvue … la gardienne et la maîtresse de la parole révélée. … la condition de ceux qui ont adhéré à la vérité catholique grâce au don céleste de la foi n’est en rien semblable à ceux qui, guidés par des opinions humaines, suivent une fausse religion ; … ceux qui ont reçu cette foi sous le Magistère de l’Église ne peuvent jamais avoir un juste motif de changer ou de remettre en question cette foi [canon 6]».

La plupart sont perdus et vont en enfer éternel

La foi catholique traditionnelle est celle de la Tradition de l’Église (foi de tous les temps), source de la Révélation divine avec les saintes Écritures. L’unique Révélation divine a sa source dans la Sainte Écriture et la Tradition de l’Église. La Tradition précède l’Écriture. En dehors de cette seule foi, il n’y a ni Église ni salut. L’unique véritable Épouse du Christ est l’Église romaine, une, sainte, catholique et apostolique, fondée par Jésus-Christ sur l’apôtre Pierre, qu’Il a Lui-même institué premier pape. Il n’y a absolument aucun salut hors de la véritable Église catholique.

Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et Il a institué Son Eglise pour cela, dont l’arche du déluge (qui garda seulement huit personnes sur terre) est une figure . L’Écriture et l’Église enseignent que peu sont sauvés. Au IVème siècle, Saint Jérôme, père de l’Église, estimait le nombre de sauvés à quelques uns sur cent mille ; en ces temps actuels de grande apostasie de la fin des temps, ce nombre est encore plus réduit, probablement moins de un sur cent mille, ou quelques milliers sur un milliard. La plupart des gens ne croient plus en Jésus-Christ et ont perdu la foi reçue au baptême. La plupart adhèrent à la grande apostasie de la liberté religieuse de vatican 2 et aux nombreuses hérésies.

La vraie foi catholique est absolument nécessaire pour le salut. Seuls les vrais catholiques sont chrétiens. Il n’y a pas de charité sans la vraie foi.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9 (Magistère ordinaire) : «La fondation de la charité est la foi pure et sans tache».

En ces temps de grande apostasie, les gens sont hors de la vraie foi et ils parlent de « charité » et de « miséricorde », mais ils sont trompés et appliquent la miséricorde hors du salut et en dehors de là où Dieu l’applique. Ces personnes devraient plutôt craindre la justice de Dieu car ils sont hors de la foi, de l’Église et du salut. Le plus grand acte de charité qu’on puisse faire est d’amener les autres à la vérité. La vraie foi catholique est divine, c’est un don de Dieu qui peut être partagé et qui donne la vie et le salut.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 nov. 1439, ex cathedra (Magistère extraordinaire) : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre [entière] et inviolée [intacte], il périra sans nul doute pour l’éternité».

Pour pouvoir être sauvé il faut : 1) Être baptisé (sacrement) ; 2) Tenir la vraie foi divine et catholique (traditionnelle) ; 3) Mourir en état de grâce (sans péché mortel dont on n’a pas fait pénitence).

On peut être sauvé sans les sacrements (excepté le baptême), mais pas sans la vraie foi catholique. Il y a un petit reste de Catholiques dans le monde, ceux qui ont gardé ou retrouvé la vraie foi, qui constituent l’Église Catholique qui est le corps du Christ, et malheureusement la plupart vont vers leur damnation éternelle.

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Si vous êtes dans la secte apostate vatican 2 avec son apostasie de la liberté religieuse, sa fausse messe idolâtre et ses sacrements invalides, et ses autres hérésies, vous êtes probablement perdus éternellement, sauf si vous vous convertissez à la vraie foi divine et catholique traditionnelle.

Si vous êtes dans toute secte hérétique (comme la FSSPX ou autres) qui reconnaît des apostats et des hérétiques comme des vrais papes, vous êtes aussi probablement perdus éternellement, sauf si vous vous convertissez à la vraie foi divine et catholique traditionnelle car on peut être sauvé sans les sacrements (sauf le baptême) mais certainement pas sans la vraie foi.

Si vous êtes dans une autre secte hérétique « traditionaliste » même sédévacantiste qui ne reconnaît pas – à raison – les chefs hérétiques de vatican 2 comme de vrais papes mais qui tient plusieurs autres nombreuses hérésies (comme le baptême de désir et de sang, salut pour ignorance invincible, âme de l’Eglise hors du Corps, le contrôle naturel des naissances ou PFN, sacrements d’hérétiques, torsion de l’infaillibilité papale, etc.) vous n’êtes pas non plus dans la véritable Eglise et vous êtes probablement perdus pour l’éternité, sauf si, par grâce, vous vous convertissez à la vraie foi catholique traditionnelle.

Si vous ne savez pas où vous êtes ou que vous vous faites vous même votre propre foi et religion, alors que vous êtes baptisé validement, c’est que vous êtes perdu par l’état de péché dans lequel vous croupissez ; vous êtes tenu par votre baptême de connaître la vérité de la foi divine, et vous devez vous convertir à la vraie foi ou alors vous serez damné.

Si vous n’êtes pas baptisé, vous devez vous convertir à la seule vraie foi catholique traditionnelle qui peut vous sauver et entrer dans la véritable Eglise de Jésus-Christ par le baptême pour votre salut.

Peu sont sauvés

Que peu sont sauvés, c’est l’enseignement de l’Écriture et de l’Église, à l’unanimité des pères, des docteurs et des saints.

Matthieu 7, 13-14 : « Entrez par la porte étroite ; Parce que large est la porte  et spacieuse  la voie qui conduit à la perdition ; et nombreux sont ceux qui entrent par elle. Combien est étroite la porte et resserré la voie qui conduit à la vie, et qu’il en est peu qui la trouvent ! ».

Matthieu 22, 14 : « Car beaucoup sont appelés, mais peu élus ».

Matthieu 24, 13 : « Mais celui qui persévèrera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé » .

Luc 13, 23-24 : « Or quelqu’un lui demanda : Seigneur, y en t-il peu qui soient sauvés ? Il leur répondit : Efforcez-vous d’entre par la porte étroite ; car beaucoup, je vous le dit, chercheront à entrer et ne le pourront pas ».

I Corinthiens 9, 24 : «Ne savez vous pas que ceux qui courent dans la lice [stade] courent tous ; mais qu’un seul remporte le prix ? Courez donc de telle sorte que vous le remportiez».

Saint Clément de Rome, père de l’Église, Hom. VII : «Il existe deux voies. Celle de ceux qui périssent est large et plane, on s’y perd sans fatigue ; celle des sauvés est étroite et âpre, elle mène au salut avec beaucoup de labeur».

Saint Justin Martyr, père de l’Église, Apud Damascenum, Lib. II Paralip, cap. LXXXVII : «L’esprit qui s’est attaché aux choses terrestres ne s’en dégagera qu’avec peine ; il sera très difficile de l’arracher à ce à quoi il s’était habitué».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les Hérésies, C. XXXVI : «II en est aujourd’hui comme sous l’Ancien Testament : Dieu ne se plait pas dans le grand nombre : beaucoup d’appelés, peu d’élus».

Saint Clément d’Alexandrie, père de l’Église, Stromate, Livre V, ch. 5 : « [Sur la parabole des deux voies] L’une est étroite parce qu’elle est resserrée par des commandements et des prohibitions ; l’autre est large et spacieuse parce qu’on y donne libre carrière aux voluptés et à la colère».

Saint Hilaire de Poitiers, père de l’Église, Enar. In Psal. LXIV : «Toute chair viendra au jugement : mais bienheureux qui sera élu. Car suivant l’Évangile, beaucoup d’appelés, peu d’élus».

Saints Basile de Césarée et Basile le Grand, pères de l’église, Serm. De Ren. Saeculi. : « Range-toi du petit nombre. Le bien est rare : il y en a peu qui entrent au royaume des cieux. Prends garde de croire que tous ceux qui habitent une cellule [de moine] seront sauvés, quelle que soit leur vie, bonne ou mauvaise».

Saint Grégoire de Nazianze, père de l’Église, Orat. XLII ad 150 Ep. : «Il appelle ceux qui se perdent une « poussière infinie » ».

Saint Grégoire de Nazianze, Cinq Discours sur Dieu, 1er discours, § 8 : «Mais quand tu entends dire qu’il n’y a qu’une seule voie et qu’elle est étroite, que signifient ces mots, à ton avis ? – Il n’y a qu’une voie, du point de vue de la vertu ; elle est unique, même si elle se divise en plusieurs branches ; elle est étroite à cause des sueurs qu’elle fait répandre et parce que peu de gens la suivent, si on les compare avec la foule de ceux qui suivent la voie opposée, celle du mal. C’est aussi mon avis».

Saint Ambroise de Milan, père de l’Église, In Apol. pro Davide, c. IX : « »Qui habitera, Seigneur, en votre tabernacle, ou qui se reposera sur votre sainte montagne ? » [psaume], il répond : « Non pas personne, mais peu de personnes, non utique nullus, sed rarus »

Saint Jean Chrysostome, père de l’Église, Hom. XXIV in act. Apost. : «Combien pensez-vous qu’il y ait de sauvés dans votre ville ? Ce que je vais dire est pénible, je le dirai néanmoins. Parmi tant de milliers de personnes, il n’y a pas cent qui arriveront au salut ; et encore ne suis-je pas sur de ce nombre. Tant il y a de perversité dans la jeunesse, de négligence dans la vieillesse».

Saint Augustin, père de l’Église, Serm. CVI, alias de verbis Domini, XXXII : «Assurément ceux qui se sauvent sont le petit nombre. Vous vous rappelez la question tirée du saint Évangile : « Seigneur, sont-ils en petit nombre ceux qui se sauvent ? » Que répond le Seigneur ? Il ne dit pas détrompez-vous beaucoup sont sauvés. Non, il ne dit pas cela. Et quoi donc ? Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Et parlant ainsi il confirme ce qu’il vient d’entendre. Il y en a peu qui entrent par la porte étroite. Ailleurs il dit : « Étroite est la porte et resserrée la voie qui conduit à la vie, et il y en a peu qui la trouvent ». A quoi bon nous réjouir au sujet des multitudes ? Écoutez-moi, vous qui êtes le petit nombre, vous êtes beaucoup à m’écouter mais peu à m’obéir. Je vois l’aire, je cherche les grains de froment. À peine voit-on les grains quand l’aire est battue ; mais la paille sera vannée. Il y en a donc peu qui se sauvent en comparaison de beaucoup qui périssent».

Saint Jérôme, père de l’Église, In Isai. c. 24, 13-14 : « Il y aura si grande pénurie de saints, suivant la parole du Sauveur beaucoup d¹appelés et peu d¹élus, que leur petit nombre est comparé aux très rares olives qui restent au bout des branches après qu¹elles sont été secouées et cueillies ; comme aussi aux raisins, ou plutôt aux grains épars que les pauvres  s¹en vont grappiller dans les vignes la vendange faite ».

Pape Saint Léon le Grand, père de l’Église, Ser. XLIX. c. 2 : «Alors que la voie large menant à la mort est fréquentée par des foules nombreuses, dans les sentiers du salut on ne voit que les rares vestiges du petit nombre de ceux qui y entrent».

Pape Saint Grégoire le Grand, père de l’Église, Hom. XIX, in Evang. § 5 : «Vous êtes réunis ici en grand nombre pour cette solennité ; vous remplissez l’enceinte de cette église : qui sait en quel petit nombre se trouvent parmi vous les élus de Dieu ? »

Saint Anselme, docteur de l’Église, Epist. II, libri I :  «Que parmi beaucoup d’appelés, il y ait peu d’élus, nous en sommes certains, puisque la Vérité le dit ; mais combien peu il y en a, nous en sommes incertains, la Vérité ne le disant pas. C’est pourquoi quiconque ne vit pas comme le petit nombre, qu’il se corrige et se range du côté du petit nombre ; autrement qu’il se tienne assuré de sa réprobation. Quant à celui qui est avec le petit nombre, qu’il ne se tienne pas encore assuré de son élection pour cela».

Saint Vincent Ferrier, Serm. IV, Edit. Anver., p. 318 : «Oui, il y en a peu qui la trouvent, moins encore qui y demeurent, très peu qui le suivent jusqu’au bout».

Saint Bruno : «Si quelqu’un dit : cette route est étroite, ces commandements sont d’observation très difficiles, il le soumet en disant : « Efforcez-vous d’entrer… » et la voie, dit-il, est resserrée et la porte étroite ; c’est pourquoi elle est trouvée par un petit nombre d’hommes : cependant c’est cette voie et cette porte par laquelle on parvient à la vie éternelle. « Peu sont ceux qui se sauvent, en comparaison de ceux qui se damnent ». D’où le Seigneur dit ailleurs : « Beaucoup sont appelés, peu sont élus ». Ce chemin et cette porte qui conduisent à la perdition est très ouvert et très large et pour cela beaucoup d’hommes s’y engagent. Jeûner, veiller, s’abstenir des désirs de la chair et de toutes les voluptés, ne pas accomplir sa propre volonté, à qui  cela ne semble t il pas étroit et resserré ? Et vraiment, manger et boire en abondance, et de manière raffinée, obéir à tous les désirs de la chair et à toutes les voluptés ne s’opposer  en rien à sa propre volonté, à qui cela ne semble t il pas large et grand ? Beaucoup marchent sur ce chemin, beaucoup entrent par cette porte. Mais où pénètrent-ils ? – Dans la cité de la perdition complète, la société de la mort, la prison des angoisses et le lac de toutes les misères» (Commentaire sur saint Matthieu P. 2 C. 7).

Saint Bruno : « Beaucoup sont appelés, peu sont élus » – il montre qu’il y en a très peu qui se sauvent, en comparaison de ceux qui à chaque heure sont appelés (au sujet de Matthieu chapitre  XX).
« Beaucoup sont appelés, peu sont élus. Beaucoup sont appelés aux noces, peu sont introduits dans la chambre nuptiale et dans la gloire » (À propos de Matthieu XXII).
« Cette arche est la Sainte Église en dehors de laquelle personne n’est sauvé ; celui qui y aura été trouvé au jour de la vengeance ne périra pas. Maintenant il semble qu’il y en ait beaucoup qui se trouveront alors en dehors d’elle … Les méchants sont beaucoup plus nombreux que les bons ; ils sont plus nombreux ceux qui recherchent les biens terrestres que ceux qui recherchent les biens célestes. Étroit est le chemin qui conduit à la vie ; large est celui qui conduit à la perdition» (Premier livre des sentences, chapitre II, de l’arche de Noé).

Saint Bernard, docteur de l’Église, troisième sermon pour la Vigile de la Nativité : «Quel homme en effet, ne fût-il même chrétien que de nom, ignore que le Seigneur doit venir un jour et qu’il viendra en effet, pour juger les vivants et les morts et rendre à chacun selon ses œuvres ? Non mes frères, tout le monde ne sait point cela, ce n’est même su que de peu d’hommes, puisqu’il y en a si peu de sauvés». (Œuvres complètes de saint Bernard, tome III, p.11 Ed. Louis Vivès 1867)

Saint Bonaventure, docteur de l’Église, Breviloque Pars. I. c. 9 : «Comme tous les hommes devraient être damnés en tant que tous issus d’une masse de perdition, s’il y en a un plus grand nombre de réprouvés que de sauvés, c’est pour faire voir que le salut provient d’une grâce spéciale, tandis que la damnation est selon la justice commune. Personne ne peut se plaindre de la volonté divine qui agit en tout avec une suprême rectitude ; bien plus nous devons en toutes choses lui rendre grâce et honorer le gouvernement de la divine Providence».

Saint Thomas d’Aquin, docteur de l’Église, Summa Theol., Prima Pars, Q. 23, a. 7 : «…le bien qui excède l’état commun de la nature se trouve seulement dans un petit nombre et manque dans le grand nombre. … Donc comme la béatitude éternelle, consistant en la vision de Dieu, excède l’état commun de la nature en ce que celle-ci a été destituée de la grace par la corruption du péché originel, c’est le petit nombre qui se sauve. Et en cela même la miséricorde de Dieu brille d’un éclat singulier : car elle élève un certain nombre de créatures humaines au salut éternel, alors que la plupart s’y dérobent selon le cours ordinaire des choses et l’inclination de la nature».

Saint Thomas, Somme Théologique, Summa Theol., Prima Pars, Q. 63, Art.9 : «Y a-t-il autant d’anges tombés que d’anges restés fidèles ? 2. La justice et le péché se trouvent de la même manière chez les anges et chez les hommes. Mais, parmi les hommes, il y en a plus de mauvais que de bons, selon cette parole de l’Ecclésiaste (1, 15, Vg) : « Le nombre des insensés est infini »».

Révélations célestes de sainte Brigitte de Suède, Livre 2, chapitre 6 : « Vous donc mes amis, qui êtes au monde, marchez surement ; criez et annoncez-leur ma volonté, et aidez-les, afin qu’ils puissent accomplir mes volontés. Je serai dans votre cœur et dans votre bouche. Je serai votre conducteur en la vie, et votre conservateur en la mort. Allez sûrement, je ne vous laisserai point. La gloire croît par le labeur, car je pourrai toutes choses en un moment et en une parole, mais je veux que du combat croisse votre couronne, et que de votre courage croisse mon honneur. N’admirez pas ce que je vous dis, car si un homme sage pouvait considérer ceci dans le monde, combien d’âmes descendent tous les jours dans l’enfer, il verrait qu’il y en a plus que de sable dans la mer et que de petits cailloux au rivage, car la justice et l’équité veulent que ceux qui se sont séparés de Dieu soient conjoints avec le diable. Partant, afin que le nombre du diable soit diminué, qu’on voie le péril présent et que mes troupes soient augmentées. Je parle ainsi, afin que, par aventure, s’ils entendent, ils s’amendent».

Saint Pierre Canisius, docteur de l’Église, Commentaire de l’Évangile du Dimanche de la Septuagésime : «Je prêcherai le juste jugement par lequel Dieu, tirant vengeance du mépris de sa grâce, ne choisit pour la gloire céleste qu’un petit nombre de ceux qu’il a appelés à son Église».

Saint Robert Bellarmin, docteur de l’Église, De gemitu Columbae, Lib. I, c. 6 : «Que personne ne pense que le nombre des élus surpassera celui des réprouvés, parce qu’il est dit au chapitre VII de l’Apocalypse que les élus ne peuvent être comptés ! À la vérité, il y aura bien plus d’élus parmi les gentils que parmi les hébreux. Mais le nombre des élus, soit juifs, soit gentils, sera tout à fait inférieur au nombre des réprouvés. Les juifs élus ne feront pas la millième partie des juifs réprouvés. Et l’on peut dire la même chose à proportion des chrétiens. Ce que dit Notre-Seigneur en saint Matthieu et en saint Luc de la voie resserrée et de la porte étroite est commun aux juifs et aux chrétiens».

Saint Louis Marie Grignon de Montfort, Lettre aux Amis de la Croix, n° 14 : «SI QUELQU’UN VEUT VENIR APRÈS MOI».  “Si quis”, si quelqu’un ; “quelqu’un”, et non pas “quelques-uns”, pour marquer le petit nombre des élus qui veulent se conformer à Jésus-Christ crucifié, en portant leur croix. Il est si petit, si petit, que, si nous le connaissions, nous nous en pâmerions de douleur. Il est si petit, qu’à peine parmi dix mille y en a-t-il un, comme il a été révélé à plusieurs saints, entre autres à saint Siméon Stylite, selon que le rapporte le saint abbé Nil, après saint Ephrem et quelques autres. Il est si petit, que, si Dieu voulait les assembler, il leur crierait, comme il fit autrefois par la bouche d’un prophète : « Congregamini unus et unus » : assemblez-vous un à un, un de cette province, un de ce royaume».

Saint Alphonse de Liguori, docteur de l’Église, Théologie Morale, Livre 3, n° 413 : «La majeure partie des âmes va en enfer à cause des péchés sexuels : qui plus est, je n’hésite pas à affirmer que ceux qui se damnent vont en enfer ou bien pour ce seul péché ou au moins pas sans lui».

Saint Alphonse de Liguori : «On voit la plupart des hommes se livrer à la damnation éternelle plutôt que d’aimer Dieu ; qui donc, je le répète, s’il n’y avait pas d’enfer, qui L’aimerait ? Ainsi, le Seigneur a menacé d’un supplice éternel quiconque refuse de L’aimer, afin que ceux qui ne L’aiment pas de leur bon gré L’aiment au moins de force, par crainte de l’enfer». (Œuvres complètes de saint Alphonse de Liguori, œuvres ascétiques, tome XI p. 248, Casterman 1879)

Saint Curé d’Ars, sermon du 2ème dimanche ap. l’Épiphanie (sur le Mariage) : «Chacun doit entrer où Dieu l’appelle, et nous pouvons dire que le plus grand nombre de chrétiens se damnent parce qu’ils ne suivent pas leur vocation, soit en ne la demandant pas à Dieu ou en se rendant indigne de la connaître par leur mauvaise vie».

Saint Curé d’Ars, Sermon du 2ème dimanche de l’Avent (sur le respect humain) : «Ô mon Dieu ! que le nombre de ceux qui entreront dans le royaume des cieux est petit, puisqu’il y en a si peu qui font ce qu’ils doivent pour le mériter ? … Hélas ! Mes frères, que le nombre de ceux qui sont pour le ciel est petit, puisqu’il n’y a que ceux qui combattent continuellement et vigoureusement le démon et leurs penchants, et qui méprisent le monde avec toutes ses railleries !»

Saint Curé d’Ars, Sermon  de la Fête des saints Anges gardiens : «Que de chrétiens sont damnés pour avoir méprisé leurs anges gardiens ! Quels reproches à l’heure de la mort, lorsque, implorant son secours, il nous dira, ainsi qu’à ce moribond dont il est parlé dans l’histoire : « Va, malheureux, tu n’as eu que du mépris pour moi, aussi le bon Dieu m’a commandé de t’abandonner à la puissance des démons, dont tu as été le fidèle serviteur ». Hélas ! mon Dieu, que le nombre de ces gens est grand !».

 

Une seule foi, une seule véritable Église

L’homme a été fait à l’Image et ressemblance de Dieu son Créateur éternel (Genèse 1, 26). L’homme s’est séparé éternellement de son Créateur par son péché, il a perdu l’Image divine et s’est condamné au supplice éternel avec « le diable et ses anges ». Dieu a accompli la rédemption (rachat) des hommes de la mort éternelle par pure grâce en envoyant Son Verbe éternel, l’Image en personne, qui s’est fait chair et a pris sur Lui les péchés des hommes en mourant sur la Croix, puis est ressuscité et est monté aux cieux. Il a fondé Son Église sur son apôtre Pierre et ses autres apôtres (envoyés) en union avec Pierre. Dieu est la Vérité en personne qui ne peut absolument pas mentir. Dieu est infaillible. La foi de l’Église est infaillible. L’Image de Dieu est redonnée à l’homme par la grâce du Christ dans l’Église pour le salut éternel. Les hommes doivent absolument entrer dans l’Église par le baptême et la foi pour accomplir la ressemblance divine.

L’homme ne peut être en relation avec Dieu que par la foi ; la foi est le moyen que Dieu donne. Si l’homme n’utilise pas le moyen que Dieu lui donne et préfère les siens propres, il tombe dans l’erreur, l’hérésie, l’idolâtrie, les fausses croyances et fausses religions, les sacrilèges, etc. La foi véritable est divine parce qu’elle est de Dieu, le seul et unique moyen de posséder Dieu qu’on ne voit pas, et d’être en relation avec Lui par le moyen qui vient de Lui.

Il y a une seule sainte et véritable Église catholique (universelle), apostolique (des apôtres) pour le salut. L’Église est la gardienne du dépôt de la foi divine par la Tradition, et les autres « églises » ne sont qu’une multitude de différentes sectes de perdition. Il n’y a absolument aucun salut en dehors de la véritable Église catholique. Là où est Pierre, là est l’Église. Là où est la vraie foi , là est la véritable Église pour le salut éternel en Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme.

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

1 Timothée 4, 1-2 : «Or l’Esprit dit manifestement que, dans les derniers temps, quelques-uns [la plupart] abandonneront la foi [apostasie], s’attachant à des esprits d’erreur [hérésies], et à des doctrines de démons [fausses religions et religions de l’homme], parlant le mensonge avec hypocrisie, et ayant la conscience cautérisée»

2 Timothée, 4, 3a : «Car viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine…»

Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu».

Le Christ n’habite pas dans un cœur qui n’a pas la vraie foi de la véritable Église, car le Christ habite dans le cœur par la foi, car la foi est le moyen de posséder le Christ qu’on ne voit pas. Une fausse foi est hors de l’Église, et ne possède ni l’Espérance, ni la Charité, ni le Christ, ni l’Esprit-Saint, ni le salut.

Éphésiens 3, 13 : « que le Christ habite par la [vraie] foi dans vos cœurs ».

Romains 15, 13 : « Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et toute paix dans votre foi [non pas hors de la foi de l’Église], afin que vous abondiez dans l’espérance et dans la vertu de l’Esprit-Saint ».

L’Église enseigne que sans la vraie foi un baptisé n’est pas membre de l’Église

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Est-ce assez clair ? Ceux qui pensent le contraire de la foi de l’Église catholique et définie par son Magistère, sont étrangers à l’Église et au salut car c’est un dogme que hors de l’Église catholique, il n’y a point de salut.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés [manifestes], et CHASSÉ LOIN D’ELLE tous ceux qui ne pensaient pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère ordinaire], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié automatiquement par loi divine] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE».

L’Église enseigne infailliblement que son tout premier but par dessus tous les autres est de garder le dépôt de la foi. C’est ce qu’elle fait infailliblement par son Magistère à travers la papauté (Pierre, établi premier pape par le Christ, et ses successeurs, et non pas les antipapes et les hérétiques). Tous ceux qui ne pensent pas comme le Magistère (doctrine de la foi et de la morale) sont hors de l’Église, et donc aussi du salut éternel.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des MEMBRES DE L’ÉGLISE, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et PROFESSENT LA VRAIE FOI».

Ceux qui professent une foi qui n’est pas catholique ne sont pas membres de l’Église. Tout cela doit être clair pour tout le monde : très très peu sont sauvés – entre un sur cent mille selon saint Jérôme, et peut-être un sur un million (ou moins) dans cette grande apostasie actuelle – parce que très très peu gardent la vraie foi divine et catholique (traditionnelle) et se font leur propre foi d’homme.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « … peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [religion d’homme] PLUTÔT QU’À DIEU ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [non-catholique] et un publicain [pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Tous ceux qui refusent d’être soumis à l’enseignement du Magistère de l’Église sont infailliblement hors de la foi, hors de l’Église, et hors du salut.

Enseignements du Magistère solennel infaillible

Le Magistère extraordinaire ou solennel de l’Église est l’enseignement immuable du Christ à ses apôtres ou par l’Esprit-Saint dans son Église, et il doit être tenu obligatoirement par tous les baptisés sous peine d’être hors de la foi catholique, de l’Église, et du salut (Voir : Doctrine que l’on doit connaître sur le dogme pour être sauvé).

Pape Boniface VIII, Unam sanctam, 18 nov. 1302, ex cathedra (Magistère solennel) : «La foi nous oblige instamment à croire et à tenir une seule sainte Église catholique et en même temps apostolique, et nous la croyons fermement et la confessons simplement…».

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra (Magistère solennel) : «Parce qu’il n’y a qu’une seule Église universelle … en dehors de laquelle personne n’est sauvé, et que pour tous il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême…».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 nov. 1439, ex cathedra (Magistère solennel) : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre [entière] et inviolée [intacte], il périra sans nul doute pour l’éternité».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (Magistère solennel) : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques [tous ceux hors de la foi catholique] ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges … personne ne peut être sauvé, même s’il verse son sang pour le nom du Christ … s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Pape Léon X, Vème Concile de Latran, ex cathedra (Magistère solennel) : «une seule Église universelle … hors de laquelle personne n’est sauvé, et pour tous il n’existe qu’un seul Seigneur et une seule foi».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe à présent de plein gré et tiens sincèrement …».

Pape Benoit XIV, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette foi de l’Église catholique sans laquelle nul ne peut être sauvé, et que je professe de mon plein gré et tiens vraiment …».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe à présent de plein gré et tiens sincèrement …».

Foi divine et fausse foi de l’homme

C’est seulement par la vraie foi qu’on peut résister au diable, pas la fausse foi. Une foi non-catholique ne sert de rien contre le démon, les péchés et les hérésies.

1 Pierre 5, 8-9 : «Soyez sobres et veillez, car votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui il pourra dévorer. Résistez-lui forts dans la foi…»

Un vrai catholique fonde sa foi sur la Tradition de l’Église qui est la source de la révélation divine avec les Écritures canoniques (interprétées dans la Tradition). La Tradition signifie la foi de tous les temps à travers le Magistère infaillible de l’Église (et les enseignements faillibles en accord avec l’enseignement infaillible), non les théologiens faillibles, sinon ce n’est plus la foi divine et catholique, mais celle de l’homme qui ne peut absolument pas sauver.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n° 22, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

Quiconque n’a pas reçu validement le baptême d’eau et ne professe pas la vraie foi n’est pas dans l’Église catholique et n’a absolument aucune possibilité de salut éternel tant qu’il demeure dans cet état (Enseignement du Magistère ci-dessous).

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

Il n’y a pas de charité sans la vraie foi

Beaucoup de gens aiment s’opposer contre les vérités de foi comme s’ils étaient soi-disant «charitables», mais ce n’est pas vrai. Il n’y a pas de charité sans la vraie foi, et le plus grand acte de charité est d’amener les autres à la vraie foi sans laquelle il n’ y aucun salut :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 nov. 1439 ex cathedra (Magistère solennel) : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre [entière] et inviolée [intacte], il périra sans nul doute pour l’éternité».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9 (Magistère ordinaire) : «La fondation de la charité est la foi pure et sans tache».

Beaucoup de gens se font leur propre religion humaine en inversant l’enseignement de l’Église : Ils mettent la charité comme fondement de la foi contrairement au Magistère de l’Église qui enseigne que «La fondation de la charité est la foi pure et sans tache». Ainsi beaucoup, ou peut-être la plupart, appliquent la miséricorde de Dieu là où Dieu n’applique pas sa miséricorde mais sa justice, car sans la vraie foi il n’y a pas de salut.

Les véritables catholiques basent leur foi sur le dogme catholique infaillible, et non sur les opinions des saints ou des théologiens

Certains diront aussi qu’ils ne peuvent pas comprendre la justice derrière de Dieu ces déclarations infaillibles à travers des Papes. Mais ce n’est pas de notre devoir de remettre en question les lois de Dieu et les décrets. Notre travail consiste à croire en premier et deuxièmement à comprendre.

Le Magistère est constitué des enseignements des papes parlant d’autorité et contraignant l’Église universelle (toute l’Église) de les tenir, que ces enseignements soient solennels comme les dogmes ou qu’ils soient ordinaires comme divinement révélés ou le consentement unanime des pères (Voir Magistère ci-dessous). Le Magistère définit les vérités de foi et de morale ou enseignement infaillible protégé par le Christ, révélé par l’Esprit-Saint dans l’Église.

Les hérétiques refusent tout simplement de suivre les enseignements de l’Église (Magistère ou autorité doctrinale), mais suivent des déclarations erronées, fausses et faillibles de théologiens ou des saints pour appuyer leurs positions contraires. C’est un refus du Christ et de son Église et la damnation.

Si nous devions décider ce qui constitue la foi catholique sur la base des saints ou des théologiens faillibles, nous pourrions aussi bien nier l’Immaculée Conception de Marie, on pourrait croire que tous les enfants non baptisés qui meurent avant l’âge de la raison brûlent dans le feux de l’enfer, on pourrait croire à la théorie du baptême de désir et de sang, etc. Toutes ces opinions, en fait, semblent convaincantes et vraies, compte tenu des saints et des théologiens réputés, qui ont occupé ces fonctions et les ont enseigné (ce qui est la cause de tant de croyance en elles), en dépit du dogme catholique, en disant le contraire.

Cependant, que ce soit l’avis d’un théologien ou d’un saint (ou même les deux), il n’a vraiment aucun poids en comparaison du dogme catholique infaillible. Les véritables catholiques (pas les faux catholiques) basent leur foi sur le dogme catholique infaillible, et non sur les opinions des saints ou des théologiens. Cela devrait être clair pour tout le monde.

Pape Benoît XIV, Apostolica, n° 6, 26 juin 1749 : « le jugement de l’Église est préférable à celui d’un docteur renommé pour sa sainteté et enseignement ».

Pape Pie XII, Humani generis, n° 21, 12 août 1950 : « Ce dépôt de la foi, ce n’est pas à chacun des fidèles, ni même aux théologiens eux-mêmes que Notre Divin Rédempteur en a confié l’interprétation authentique, mais au seul magistère de l’Église ».

Quand les gens cessent de croire au magistère infaillible de l’Église et choisissent de fonder leur foi uniquement sur les théories de saints et de théologiens (ou même sur eux-mêmes et de ce qu’ils estiment être de la foi), alors on sait que leur point de vue est faux et que leur position n’est pas catholique. Quiconque tient un point de vue contraire à l’Église est de fait coupé de l’Église (c’est pourquoi même les hérétiques occultes sont coupés de l’Église automatiquement).

Pape Eugène IV, Concile de Florence , «Cantate Domino», 1441 ex cathedra (Déclaration infaillible solennelle) : « Par conséquent, la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires ».

L’Église catholique fondée par Jésus-Christ explique, à travers le pape Léon XIII, par l’autorité de son Magistère infaillible reçu et protégé par Dieu, la seule vraie foi divine et catholique qui sauve.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié] et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

«Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi.

« Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela.

« L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVELÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE».

« …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi. CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES PLUTÔT QU’À DIEU ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi ou de gouvernement ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Cela doit être clair pour tout le monde. On est vraiment obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente.

Magistère de l’Église

Le Magistère repose sur la primauté et l’infaillibilité papales que le Christ Jésus a données lui-même à Pierre qu’Il a constitué premier pape, et à ses successeurs apostoliques, les papes.

C’est un fait de l’histoire, de l’Écriture et de la tradition que Notre Seigneur Jésus-Christ a fondé son Église universelle (l’Église catholique) sur Saint-Pierre.

Matthieu 16, 18-19 : «Aussi moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Égliseet les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elleEt je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre, sera aussi délié dans les cieux ».

Notre Seigneur a fait de Saint-Pierre le premier pape, à qui est confié tout son troupeau et lui a donné l’autorité suprême de l’Église universelle du Christ.

Jean 21, 15-17 : « Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.  Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé, parce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui dit : Seigneur, tu sais toutes choses. Tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes brebis».

L’infaillibilité papale ne signifie pas qu’un pape ne peut pas se tromper du tout et cela ne signifie pas qu’un pape ne peut pas perdre son âme et être damné en enfer pour faute grave. Cela signifie que les successeurs de saint Pierre (les papes de l’Eglise catholique) ne peuvent pas se tromper lorsqu’ils enseignent d’autorité sur un point de la foi ou de la morale qui doit être tenu par toute l’Église du Christ. Nous trouvons la promesse de la foi indéfectible de Saint Pierre et ses successeurs, visée par le Christ, dans Luc 22.

Luc 22, 31-32 : «Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici que Satan a demandé à vous avoir tous, afin qu’il puisse vous passer au crible comme le blé ; mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point : et toi, étant une fois converti, affermis tes frères ».

Cette vérité est tenue depuis les premiers temps de l’Église catholique.

Un pape exerce sa foi indéfectible et enseigne de façon infaillible de la Chaire de saint Pierre (Vatican I a défini deux exigences qui doivent être remplies) : 1) quand il effectue son devoir en tant que pasteur et docteur de tous les chrétiens en accord avec sa suprême autorité apostolique ; 2) quand il explique une doctrine sur la foi ou la morale, qui doit être tenue par toute l’Église du Christ. Un pape peut remplir ces deux conditions en une seule ligne, par anathème d’une fausse opinion (comme dans de nombreux conciles dogmatiques) ou en disant : «Par notre autorité apostolique, nous déclarons …» ; ou en disant : «Nous croyons, professons et enseignons …» ; ou en utilisant des mots de même importance et signification, qui indiquent que le pape enseigne toute l’Église sur la foi d’une manière définitive et obligatoire.

Donc, quand un pape enseigne de la Chaire de Pierre de la manière prévue ci-dessus, cela ne peut pas être faux. S’il pouvait avoir tort, alors l’Église du Christ pourrait être amenée officiellement dans l’erreur, et la promesse du Christ à saint Pierre et à son Eglise serait un échec (ce qui est impossible). Ce qui est enseigné à partir de la Chaire de saint Pierre par le pape de l’Église catholique est l’enseignement de Jésus-Christ Lui-même. Rejeter ce qui est enseigné par les papes de la Chaire de Pierre, c’est tout simplement mépriser Jésus-Christ Lui-même.

Le contenu réel de la Révélation divine (Ecriture et Tradition) est déterminé par le Magistère de l’Église Catholique, l’Autorité enseignante de l’Église Catholique, exercée par un pape en proclamant un dogme (Magistère solennel ou extraordinaire) ou une vérité à croire de foi divine (Magistère ordinaire) avec l’autorité de la Papauté. Les déclarations d’un vrai pape ne sont pas toutes un enseignement du Magistère. Un pape parle magistériellement quand il remplit certaines conditions (comme défini par le premier Concile du Vatican I). Ceux qui sont fidèles au Magistère sont fidèles à ce que tous les papes à travers l’histoire ont dogmatiquement enseigné ou ont déterminé, ce à quoi l’Église Catholique a toujours tenu.

Magistère solennel

C’est le Magistère infaillible extraordinaire Ex cathedra ou enseignement d’autorité d’un vrai pape en matière de foi ou de morale obligeant l’Eglise universelle

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, Chap. 4 ex cathedra : « … lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Eglise, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Eglise lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Eglise ».

Le dogme (déclaration solennelle infaillible) est immuable, il définit la foi et la morale catholique. Quand un pape définit un dogme, il ne rend pas un dogme vrai à partir de ce fait seul, mais déclare plutôt solennellement sans errer ce qui a toujours été vrai depuis la mort du dernier apôtre. La compréhension des dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue telle que l’Eglise les a déclarés, sans aucune récession de signification pour une compréhension plus profondeRejeter le dogme est l’hérésie.

Pape Pie IX, premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra : «Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

Un Pape parlant solennellement infailliblement parle depuis la Chaire de Saint Pierre ex cathedra (ex : depuis ; cathedra : la Chaire) quand il a rempli les conditions pour une déclaration infaillible. C’est une hérésie et un péché mortel de nier une déclaration ex cathedra d’un pape, qui est irréformable (inchangeable), puisqu’elle constitue le dogme que le Christ a révélé à l’église. Conditions définies par le Concile de Trente :

  •  «remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens» : Le Pape doit s’adresser à toute l’Église et non à une église particulière.
  • «il définit» : Le pape doit définir, par exemple dire : « nous définissons que… » ou, « nous enseignons que c’est une chose révélé par Dieu… », ou « L’Église professe… », ou « L’Église élève sa voix… », ou « L’Église condamne, anathématise, etc… », etc.
  • «en vertu de sa suprême autorité apostolique» : Le pape doit utiliser cette expression ou une autre semblable, ou exercer sa suprême autorité apostolique en ratifiant un concile, par exemple.
  • «une doctrine en matière de foi ou de morale» : La définition doit concerner la foi ou la morale et non un autre domaine, pour être infaillible.
  • «doit être tenue par toute l’Église» : Cette définition, pour être infaillible, doit enseigner que toute l’Église entière y est tenue.

Magistère ordinaire 

C’est l’enseignement infaillible faisant partie de la Révélation et à croire comme divinement révélé

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Eglise propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Un pape qui dit ou écrit (ou un décret qu’il approuve) qu’un enseignement fait partie (ou est condamné contraire à la Révélation), cela doit être cru de foi divine, c’est-à-dire que le « Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée » :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 (Magistère ordinaire) : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Le consentement unanime des Pères fait partie du Magistère ordinaire infaillible et appartient à la foi (de foi ou de fide) :

Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères ou consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des théologiens fait partie du Magistère ordinaire infaillible ou appartenant à la foi. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi. Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex-cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu etque tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : «Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum]». (Décrétales 802-803)

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

L’Église est la gardienne du dépôt de la foi divine transmis par la Tradition. Le magistère de l’Église universelle (répandue dans l’univers) transmet l’enseignement divinement révélé.

Voir Le Magistère est exempt d’erreur

Pères de l’Église

Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme a seul accompli toute la loi ancienne, qui n’était qu’une figure (un type) de la loi évangélique, et Il a lui-même institué saint Pierre comme premier chef de son Église. À partir de la Pentecôte, les douze apôtres (Saint Matthias remplaçant Judas l’Iscariote) avec la sainte Vierge Marie Mère de Dieu constituent l’Église naissante rassemblant tous les autres disciples, chrétiens hommes et femmes mentionnés dans les Évangiles, les Actes des apôtres, les épîtres de saint Paul, les autres Écritures du nouveau Testament, ainsi que dans la Tradition. Le temps apostolique de ceux qui ont appris la vérité de la bouche de Jésus-Christ se termine ordinairement en 107 à la mort de saint Siméon second évêque de Jérusalem. Après vient le temps des pères apostoliques. L’Église est la société divinement constituée dans une même unité de foi et de gouvernement, rassemblant les baptisés, juifs et païens, rachetés par Jésus-Christ, Fils de Dieu. La succession apostolique est le gouvernement de l’Église transmis par les apôtres à leurs successeurs qu’ils ont consacrés eux-mêmes évêques, dont la primauté papale revient à l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre L’Eglise est apostolique, c’est-à-dire fondée sur la foi des Apôtres qui l’ont reçue du Christ et transmise à leurs successeurs.

Les pères apostoliques sont les disciples et successeurs directs des apôtres. Les écrits apostoliques ont pour objet l’enseignement dans l’Église et le combat contre les hérésies.

Saint Irénée, second évêque de Lyon, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 : « Polycarpe… Non seulement il fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque dans l’Église de Smyrne. Nous-même l’avons vu dans notre prime jeunesse – car il vécut longtemps et c’est dans une vieillesse avancée que, après avoir rendu un glorieux et très éclatant témoignage, il sortit de cette vie. Or il enseigna toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. C’est ce dont témoignent toutes les Églises d’Asie et ceux qui jusqu’à ce jour ont succédé à Polycarpe, qui était un témoin de la vérité autrement digne de foi et sûr que Valentin, Marcion et tous les autres tenants d’opinions fausses [hérétiques]. Venu à Rome sous Anicet, il détourna des hérétiques susdits un grand nombre de personnes et les ramena à l’Église de Dieu, en proclamant qu’il n’avait reçu des apôtres qu’une seule et unique vérité, celle-là même qui était transmise par l’Église ».

Les pères de l’Église sont les théologiens qui ont laissé des enseignements engendrant les définitions de la foi et de la morale dans la Tradition de l’Église. La Tradition de l’Église est vivante et source de la Révélation divine avec les Écritures. Les Écritures sont inscrites dans la Tradition. La Tradition orale précède les Écritures car la Parole est dite avant d’être écrite, et elle se retrouve dans les Écritures. L’unanimité des Pères fait partie du Magistère ordinaire (infaillible) de l’Église (voir plus haut).

Les pères avant le premier Concile de Nicée sont appelés anté-nicéens et post-nicéens après. Le premier Concile de Nicée non ratifié par le pape devint infaillible par le 1er concile de Constantinople en 381. Ensuite viennent les pères anté-chalcédoniens et les post-chalcédoniens par rapport au concile infaillible de Chalcédoine en 451 qui sépara l’orient. L’enseignement unanime des pères fait partie du Magistère ordinaire infaillible de l’Église, mais un père est faillible individuellement. L’enseignement universel et constant des théologiens est appartient à la foi (de foi).

Les pères de l’Église ne sont pas définis par des lois canoniques de l’Église, mais par ce qu’en dit l’Église dans son Magistère et sa Tradition (la foi de tous les temps et source de la révélation) : 1) les pères apostoliques (disciples des Apôtres), 2) les pères de l’Église, disciples des pères apostoliques, et 3) les pères de l’Église, disciples et successeurs des précédents.

L’encyclopédie catholique, 1907, « pères de l’Église » : «Les critères par lesquels nous jugeons si un écrivain est un «Père» ou non sont :

  1. Citation par un conseil général, ou
  2. dans les Actes publics des papes adressés à l’Église ou concernant la foi ;
  3. encomium [panégyrique] dans le Martyrologe Romain comme « Sanctitate et doctrina insignis [Sainte et  insigne doctrine] » ;
  4. La lecture publique dans les Églises des premiers siècles ;
  5. Citations, avec éloge, comme une autorité quant à la Foi par certains des Pères plus célèbres».

L’unanimité des pères comprend : 1) tous les pères d’accord ensemble sur un point de foi ou de morale non-défini par l’Église, 2) plusieurs pères d’accord ensemble sur un point de doctrine et que tous les autres pères n’ont pas montré leur désaccord, 3) un seul père qui enseigne un point de doctrine qui n’est contredit par aucun autre père de l’Église. Ces trois font l’unanimité, mais un seul père qui contredit un point de doctrine contre les autres pères, ce n’est pas l’unanimité.

Voici, ci-dessous, la liste de base des pères de l’Église sur des centaines de pères.

Pères apostoliques :

  • Saint Lin (13-78), disciple de saint Pierre
  • Saint Clément de Rome (-99), disciple de saint Pierre
  • Saint Polycarpe de Smyrne (69-155), disciple de saint Jean
  • Saint Ignace d’Antioche (35-110), disciple de saint Pierre et saint Jean
  • Saint Papias d’Hiéraple ( – env 156), disciple de saint Jean
  • Hermas (fin 1er s.-début 2e s.), disciple de saint Paul, cité dans Rom. 16, 14
  • L’auteur de la lettre de Barnabé (v. 130)
  • L’auteur de la Didaché des Apôtres (fin 1er s.-début 2e s.)

Pères anté-nicéens :

  • Saint Justin martyr (env. 100-165)
  • Tatien le Syrien (v. 155 – v. 172), disciple de st Justin
  • Saint Denys de Corinthe ( – env 171)
  • Saint Méliton de Sardes ( – env 180)
  • Saint Apollinaire de Hiérapolis ( -180)
  • Saint Théophile d’Antioche ( -185)
  • L’auteur de l’Apologie à Diognète (entre 140-200)
  • Saint Irénée de Lyon (130-202)
  • Aristide d’Athènes (v. 140 – ?)
  • Saint Clément d’Alexandrie (150-220)
  • Tertullien (v. 150-220), soutint l’hérésie Montaniste, seulement étudié avec les pères
  • Saint Hippolyte de Rome (170-235), antipape (217-235) réconcilié avec le pape saint Pontien et mort martyr
  • Athénagore d’Athènes (v. 180 – ?)
  • Origène (v. 185- v. 253), sans consensus ecclésiastique, seulement étudié avec les pères
  • Minucius Félix (v. 200 – ?)
  • Saint Cyprien de Carthage (env. 200-258)
  • Saint Denys d’Alexandrie (  – env 265)
  • St Victorin de Pettau († v. 304)
  • Pierre d’Alexandrie (? -311)
  • Méthode d’Olympe († 312)
  • Saint Alexandre d’Alexandrie (250-326)
  • Lactance (250-325)

De Nicée à Chalcédoine :

  • Saint Eusèbe de Césarée (265-339)
  • Saint Eustathe d’Antioche (fin 3e s.- seconde moitié 4e s.)
  • Saint Eusèbe de Verceil (env. 290-371)
  • Saint Athanase d’Alexandrie (296-373)
  • Saint Éphrem le Syrien (306-373)
  • Saint Cyrille de Jérusalem (315-387)
  • Saint Hilaire de Poitiers (315-367)
  • Saint Didyme l’Aveugle (313-398)
  • Marius Victorinus (? – fin 4e s.) élève de st Jérôme
  • Saint Épiphane de Salamine (315-403)
  • Saint Grégoire de Nazianze (329-390)
  • Saint Basile de Césarée (330-379)
  • Diodore de Tarse (330-393) seulement parce que cité par certains pères ; accusé d’hérésie par st Cyrille d’Alexandrie mais disculpé par st Jean Chrysostome, puis condamné comme inspirateur de l’hérésie nestorienne par un synode à Constantinople en 499
  • Saint Grégoire de Nysse (331-394)
  • Saint Ambroise de Milan (339-394)
  • Saint Optat de Milève (-env. 396)
  • Saint Épiphane de Salamine († 403)
  • Saint Jean Chrysostome (345-407)
  • Saint Jérôme de Stridon (347-419)
  • Prudence de Calahorra (348- v. 410)
  • Rufin d’Aquilée (v. 345-410) seulement pour pour ses traductions
  • St Maxime de Turin († 420)
  • Théodore de Mopsueste (352-428)
  • Saint Sulpice-Sévère (v.363-v. 429)
  • Saint Paulin de Nole (353-431)
  • Saint Augustin d’Hippone (354-430)
  • Saint Jean Cassien (360-435)
  • Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444)
  • Saint Théodore(t) de Cyr (393- env 450)
  • Saint Vincent de Lérins ( -450)
  • St Pierre Chrysologue (380-451)
  • St Quodvultdeus de Carthage (Quod Vult Deus : Ce que Dieu veut v. 407 – 454)
  • Saint Eucher de Lyon ( -455)
  • Saint Léon Ier [le grand] (406-461)

Après Chalcédoine :

  • Saint Hormisdas (450-523)
  • Saint Fulgence de Ruspe (468-533)
  • Saint Césaire d’Arles (470-542/543)
  • Saint Denys l’Aréopagite (entre 500 et 600)
  • Saint Grégoire Ier [le grand] (540-604)
  • Saint Isidore de Séville (560-636)
  • Saint Maxime le Confesseur (580-662)
  • Saint Sophrone de Jérusalem ( -644)
  • Saint Germain de Constantinople ( -740)
  • Saint Bède le vénérable (672-735)
  • Saint Jean Damascène (675-749)

 

Docteurs de l’Église

Les Docteurs sont des saints infailliblement canonisés (loi divine) qui reçoivent canoniquement (loi ecclésiastique) le titre de docteur de l’Église (liste ci-dessous) par des papes pour la sagesse de leur enseignement. Un docteur de l’Église est faillible, et n’a pas l’autorité d’un père de l’Église (sauf pour un père qui est aussi docteur). L’enseignement d’un Docteur n’a aucun poids devant le Magistère infaillible de l’Église. Par contre, l’enseignement des docteurs doit être accepté quand il est en accord avec le dogme ou qu’il ne contredit pas le Magistère. Seul le Magistère permet de déterminer les erreurs et les hérésies d’avec les vérités révélées de la foi et de la morale.

  • Saint Ambroise de Milan (339-394), évêque, docteur latin (en 1295 par Boniface VIII)
  • Saint Jérôme de Stridon (347-419), moine, docteur latin (en 1295 par Boniface VIII)
  • Saint Augustin d’Hippone (354-430), évêque, docteur latin (en 1295 par Boniface VIII)
  • Saint Grégoire Ier dit « Grégoire le grand » (540-604), pape, docteur latin (en 1295 par Boniface VIII)
  • Saint Athanase d’Alexandrie (296-373), patriarche, docteur grec (en 1568 par Pie V)
  • Saint Grégoire de Nazianze, dit Grégoire le Théologien (329-390). évêque, docteur grec (en 1568 par Pie V)
  • Saint Basile de Césarée, dit Basile le Grand (330-379), évêque, docteur grec (en 1568 par Pie V)
  • Saint Jean Chrysostome (345-407), patriarche de Constantinople, docteur grec (en 1568 par Pie V)
  • Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), dominicain, dit «docteur commun» ou «docteur angélique» (en 1568 par Pie V)
  • Saint Bonaventure de Bagnorea (1221-1274), cardinal, franciscain, dit «docteur séraphique» (en 1588 par Sixte V)
  • Saint Anselme de Cantorbéry (1033-1109), évêque, dit «docteur magnifique» (en 1720 par Clément XI)
  • Saint Isidore de Séville (560-636), évêque (en 1722 par Innocent XIII)
  • Saint Pierre Chrysologue (380-450), évêque (en 1729 par Benoit XIII)
  • Saint Léon Ier (406-461), pape (en 1754 par Benoît XIV)
  • Saint Pierre Damien (1007-1072), cardinal, camaldule (en 1828 par Léon XII)
  • Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153), cistercien, dit «docteur savoureux» (en 1830 par Pie VIII)
  • Saint Hilaire de Poitiers (315-367), évêque (en 1851 par Pie IX)
  • Saint Alphonse de Liguori (1696-1787), évêque, dit docteur de la morale (en 1871 par Pie IX)
  • Saint François de Sales (1567-1622), évêque, dit «docteur de l’amour» (en 1877 par Pie IX)
  • Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444), patriarche (en 1883 par Léon XIII)
  • Saint Cyrille de Jérusalem (? -387), patriarche (en 1883 par Léon XIII)
  • Saint Jean Damascène (675-749), moine (en 1883 par Léon XIII)
  • Saint Bède le Vénérable (672-735), moine (en 1899 par Léon XIII)
  • Saint Éphrem (306-373), diacre (en 1920 par Benoit XV)
  • Saint Pierre Canisius (1521-1597), jésuite (en 1925 par Pie XI)
  • Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, dit «docteur mystique» (en 1926 par Pie XI)
  • Saint Robert Bellarmin (1542-1621), cardinal, jésuite (en 1931 par Pie XI)
  • Saint Albert le Grand (1193-1280), dominicain, dit «docteur universel» (en 1931 par Pie XI)
  • Saint Antoine de Padoue (1195-1231), franciscain, dit «docteur évangélique» (en 1946 par Pie XII)


La vraie foi est absolument nécessaire pour le salut éternel

La foi est donnée par le sacrement du baptême

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Il est nécessaire aux adultes de connaître la foi divine catholique, du moins les bases nécessaires, et d’y adhérer parfaitement et librement pour pouvoir recevoir le Baptême validement. Le Baptême doit aussi être désiré (dans la foi) pour être validement reçu.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4, 13 janv. 1547 ex cathedra : Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu [Rm 8, 15], par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération (canon 5 sur le baptême) ou [ni sans] le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jn 3, 5].

Le passage de Trente ci-dessus dit, traduit de manière correcte, que la justification (l’état de grâce) ne peut se faire sans l’eau ou le désir, en d’autres termes, que les deux sont nécessaires.

Les enfants sous l’âge de raison ne pouvant pas adhérer à la foi ont leur désir porté par l’engagement et la foi des parents, parrain et marraine du Baptême, de les instruire de la foi et de la morale catholique et de les guider dans leur vie spirituelle de baptisé. Quand les parents, ou parrains et marraines sont des faux catholiques, les conséquences ultérieures sont catastrophiques et risquent grandement la perdition plus tard du nouveau baptisé, et à moins d’une grâce spéciale, ni les uns ni les autres ne verront le salut de Dieu. Les adultes qui ne remplissent pas leur obligation et promesse d’instruire et d’élever l’enfant baptisé dans la foi, par leur négligence coupable de connaître leur foi, sont responsables de la mort de son âme, la Vérité de la foi et du salut ne leur importe pas. Il n’y a pas de mots pour dire leur condamnation et leurs terribles châtiments éternels en enfer, à moins qu’ils se convertissent à la vraie foi, se repentent et réparent.

Le sacrement du baptême est la porte d’entrée dans l’Eglise et pour être participant de la foi de l’Eglise ou membre du Corps mystique du Christ qui est l’Eglise.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 nov. 1551 ex cathedra : «… puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême, « Qu’ai-je à faire en effet, dit l’Apôtre, de juger ceux du dehors ? » [1 Co 5, 12]. Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi [Ga 6,10] que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême [1 Co 12,12-13].

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenusmembres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 nov. 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Mais le sacrement du baptême est consacré dans l’eau à l’invocation de l’indivisible Trinité – à savoir, Père, Fils et Saint-Esprit – et apporte le salut aux enfants et aux adultes quand il est correctement effectué par n’importe qui dans la forme prévue par l’Église ».

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 décembre 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Évangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure».

Même si le catéchumène ou futur baptisé doit avoir la foi et désirer le sacrement du baptême, c’est le bain de régénération (sacrement valide du baptême) lui-même qui donne la foi de l’Église au baptisé. La foi nécessaire pour pouvoir être baptisé est une grâce d’approche et de préparation au baptême, même sur un court temps, et la renaissance dans la foi et la grâce se fait par l’eau et le saint-Esprit reçus au baptême. La foi reçu au baptême est la foi de l’Eglise catholique. La vraie foi de la véritable Eglise. La seule et unique foi divine et catholique. L’essentiel est de bien comprendre qu’on reçoit la foi de l’Eglise avec le sacrement du baptême et qu’il faudra conserver et faire fructifier ce dépôt sous peine de damnation comme on le verra plus loin.

Tout baptisé est tenu de connaître et de s’instruire de la foi

Tous ont la nécessité absolue de recevoir le sacrement de baptême pour être sauvé. L’Église catholique enseigne aussi qu’il est absolument nécessaire pour tout le monde – au-dessus de l’âge de raison – de connaître positivement les mystères les plus sacrés pour être sauvé : la Trinité et l’Incarnation, en plus de la loi naturelle. C’est le minimum à croire pour le salut s’il est impossible d’en connaître davantage, mais s’il est possible de connaître la foi catholique, c’est un péché mortel de refuser ou de négliger de le faire.

Tout baptisé est tenu de connaître la foi

L’ignorant affecté pèche mortellement et encourt l’excommunication.

Code de droit canon 1917, canon 2229, § 1 : « L’ignorance  affectée [volontaire et par la décision de ne pas s’instruire de la loi pour y manquer plus librement] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse jamais d’aucune peine latae sententiae [excommunication]».

L’ignorant crasse pèche mortellement et peut encourir l’excommunication.

Code de droit canon 1917, canon 2229, § 3 : « L’ignorance crasse ou supine [paresseux négligeant de s’instruire de ce qu’ils devraient savoir] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse d’aucune peine latae sententiae ».

Pour pouvoir fuir les erreurs plus ou moins proches de l’hérésie, il faut bien évidement connaître sa foi. C’est la raison pour laquelle la négligence de s’instruire de la foi a pour effets si graves le péché mortel, l’éloignement de la foi, la défection de la foi, la perte de la foi, l’esprit du monde ou mondanité, les hérésies et l’apostasie.

Code de droit canon 1917, canon 1324 : « Il ne suffit pas d’éviter la dépravation hérétique, mais il faut également fuir avec empressement ces erreurs qui en approchent plus ou moins. C’est pourquoi tous doivent, en effet, suivre les constitutions et décrets par lesquels ces opinions sont proscrites et interdites par le Saint-Siège ».

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 32, art. 4 : « Tous les catholiques sont censés connaître le magistère de l’Église et les vérités révélées dans la Sainte Écriture ».

Les gens de mauvaise volonté qui ne veulent pas connaître la foi catholique pour leur salut, les gens de mauvaise volonté avérée ou faisant preuve de négligence coupable pour connaître la vraie foi catholique, en cette grande apostasie actuelle de la fin des temps, sont ceux qui ne se soucient pas de la vérité, par exemple, les gens qui trouveront des excuses pour ne pas s’instruire de la foi.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Prima Secunda, Q. 76, art. 2 : « …celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché [mortel], alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir ».

L’Église oblige sous peine de péché mortel de connaître la foi et tous les baptisés y sont tenus. En plus des mystères essentiels de la foi, tout baptisé est tenu de connaître et de s’instruire de la foi sous peine de péché mortel (sauf ignorance invincible ou circonstances rendant impossible de vaincre l’ignorance des autres vérités en dehors des mystères essentiels de la foi). Celui qui néglige la foi alors qu’il peut s’en instruire est coupable (négligence coupable) car son ignorance est vincible (peut être vaincue) et à cause de ce péché mortel (et d’autres) et de sa mauvaise volonté, Dieu permet à ces gens de tomber dans des péchés encore plus graves comme les hérésies.

Ceux qui refusent de croire aux vérités de foi (et de morale) sont simplement retenus à la source de leur foi dans la révélation du Christ, jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’il y a une justice. Ceux qui ont la vraie foi en Jésus-Christ (et son Église) acceptent son enseignement d’abord et comprennent la vérité en elle [son Église] (par exemple, pourquoi c’est vrai) ensuite. Un catholique ne retient pas sa foi en la révélation du Christ jusqu’à ce qu’il puisse la comprendre, cela est la mentalité d’un hérétique infidèle qui possède une fierté insupportable.


Mystères essentiels de la foi ou foi minimale nécessaire pour le salut

La nécessité de moyens (à croire au minimum pour le salut) est la Trinité et l’Incarnation.

Tout baptisé est tenu par la nécessité de moyens de sa foi – minimum à croire s’il est impossible de connaître la foi davantage – mais peut être ignorant des autres définitions sans négligence grave de sa part.

Pape Benoît XIV, Cum Religiosi (n ° 4), 26 juin 1754 (Magistère ordinaire infaillible) : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

La nécessité de moyen suffit quand les circonstances rendent impossible de connaître davantage la foi, mais non pas quand cela est possible ; la mauvaise volonté pour connaître la sainte foi quand cela est possible ou accessible est une faute grave, un péché mortel qui conduit en enfer.

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « Maintenant, il est évident que celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir. Par conséquent l’ignorance de ces choses est appelée «invincible», parce qu’elle ne peut être surmontée par l’étude. Pour cette raison, l’ignorance, n’étant pas volontaire, il n’est pas en notre pouvoir de s’en débarrasser, n’est pas un péché : c’est pourquoi il est évident que l’ignorance invincible n’est pas un péché. D’autre part, l’ignorance invincible est un péché, si c’est sur des questions qu’on est obligé de savoir, mais ça ne l’est pas, si c’est sur des choses qu’on n’est pas obligé de le savoir ».

Vraiment, on est obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente. Alors – en conformité avec le Docteur angélique – si nous savons que notre prêtre, évêque, etc., est hérétique ou schismatique, mais que nous adhérons à lui de toute façon, alors nous partageons en effet son péché d’hérésie ou de schisme, ce par quoi nous serions alors à œuvrer en dehors de la vraie religion. L’ignorance invincible (en dehors de la Trinité et l’Incarnation), d’autre part – l’ignorance qui ne peut être surmontée par un effort humain bien ordonné – est une autre affaire, et est totalement excusable, si nous parlons des mystères essentiels (la Trinité et l’Incarnation) et de la loi naturelle, qui doivent être connus explicitement par tous au-dessus de l’âge de raison pour le salut. Quand les gens enfreignent la loi naturelle, c’est toujours un péché, et cela ne peut être excusé, car cette loi est écrite par Dieu dans le cœur de chaque homme. L’ignorance de la Trinité et de l’Incarnation, cependant, n’est pas un péché en soi, mais Dieu retient cette connaissance des mystères essentiels pour de nombreuses personnes dont Il a connu d’avance qu’ils rejetteraient son offre de salut.

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), le 15 Avril, 1905 (Magistère ordinaire infaillible) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus». 

Les mystères essentiels ou moyens de nécessité constituent la foi minimale en dessous de laquelle il n’y a absolument aucun salut : ce sont 1° la Trinité et l’Incarnation, 2° Dieu rémunérateur, et 3° la loi naturelle. C’est le minimum à connaître et à croire quand on ne peut absolument pas en connaître davantage à causes de circonstances particulières non-coupables. Le baptême est invalide (nul ou n’ayant pas existé) sans la foi minimum en ces mystères essentiels du baptisé – uniquement quand la personne demandant le baptême ne peut absolument pas en connaître davantage sans faute de sa part (=ignorance invincible).

La Trinité et l’Incarnation, et Dieu rémunérateur

Les mystères essentiels de la foi à croire positivement sont la sainte Trinité et l’Incarnation rédemptrice ainsi que Dieu rémunérateur : Un seul Dieu Père, Fils et Saint-Esprit ; l’Incarnation rédemptrice ou Jésus-Christ, Dieu fait homme pour racheter et sauver les hommes en prenant sur lui leurs péchés ; et Dieu rémunérateur des actions des hommes.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra : « Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase… : «Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s’il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l’éternité.

«Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.

«Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu’il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

«Le Père n’a été fait par personne et il n’est ni créé ni engendré ; le Fils n’est issu que du Père, il n’est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n’est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n’y a donc qu’un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n’est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu’en tout, comme on l’a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l’Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l’Unité. Qui donc veut être sauvé, qu’il croie cela de la Trinité.

«Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l’incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d’une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l’humanité. Bien qu’il soit Dieu et homme, il n’y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l’humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l’unité de la personne. Car, de même que l’âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l’homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d’où il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé».

Dieu rémunérateur des hommes est un mystère essentiel de la foi avec la Trinité et l’Incarnation. On doit croire que Dieu rémunère les actions des hommes et ceci fait partie de la profession de foi d’Athanase.

Hébreux 11, 6 : «Or, sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu. Car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il est, et qu’Il récompense ceux qui Le cherchent».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra : « Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase… : il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé».

Pape Pie XII, Summi pontificatus, 20 oct. 1939 : «Dieu, créateur tout-puissant et Père de tous, suprême et absolu législateur, omniscient et juste vengeur des actions humaines».

La loi naturelle

La loi naturelle esr un mystère essentiel de la foi qu’on doit obligatoirement croire pour le salut. car on doit obéir à la loi naturelle pour le salut. La loi naturelle est un moyen de nécessité de la foi minimale obligatoire car toute violation de la loi naturelle est un péché pour tous, mêmes les non-baptisés. Saint Paul explique que les païens qui ne connaissent ni la loi mosaïque (de Moïse) ni la loi évangélique sont loi naturelle pour eux-mêmes par le suivi de leur conscience morale.

Romains 2, 14-15 : «Lorsque les gentils [païens], qui n’ont pas la loi, font naturellement ce qui est selon la loi ; n’ayant pas la loi, ils sont à eux-mêmes la loi : Montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs , leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant et se défendant l’une l’autre».

La loi naturelle est la loi que chaque personne connait par instinct de naissance. Elle est gravée par le Créateur dans notre cœur, et tout le monde – même les païens qui n’ont jamais entendu parler de Dieu ou de la vraie religion catholique – reçoivent ce don de Dieu. Des exemples de péchés qui enfreignent la loi naturelle et qui sont faciles à reconnaître sont l’avortement, l’assassinat, le viol, le vol, la pédophilie, l’homosexualité, la calomnie, le mensonge, etc. La conscience condamne toujours une personne qui fait ces choses et donc il ne peut jamais y avoir d’excuse pour les personnes qui commettent de tels péchés.

Mais comme on l’a vu, suivre la loi naturelle ou celle écrite de Moïse ne sauve pas, mais amène l’homme qui lui obéit  à la vérité de la foi par la grâce de Dieu. Aucun salut n’est possible sans obéir à la loi de grâce ou loi évangélique.

Galates 2, 16 : « Sachant que l’homme n’est point justifié [rendu juste devant Dieu] par les œuvres de la Loi [naturelle et mosaïque], mais par la foi en Jésus-Christ, … attendu que par les œuvres de la loi ne sera justifiée nulle chair ».

Pape Pie XII, Summi pontificatus, 20 oct. 1939 : «Il est connu de tous que la source profonde et dernière des maux dont est affligée la société d’aujourd’hui se trouve dans la négation et le rejet d’une norme universelle de la probité des mœurs, tant dans la vie individuelle que dans la vie sociale elle-même et dans les relations mutuelles qui existent entre les peuples et les nations ; c’est-à-dire que la loi naturelle elle-même est obscurcie par la méconnaissance et l’oubli. Cette loi naturelle trouve son fondement en Dieu, créateur tout-puissant et Père de tous, suprême et absolu législateur, omniscient et juste vengeur des actions humaines. Quand la divinité éternelle est reniée avec légèreté, toute base de moralité s’en trouve ébranlée du même coup, et l’on voit s’étouffer ou du moins s’affaiblir singulièrement la voix de la nature qui enseigne aux ignorants et même à ceux qui n’ont pas encore accédé à l’usage de la culture civique, ce qui est bien et ce qui est mal, le licite et l’illicite, et qui leur rappelle qu’un jour ils auront à rendre compte de leurs actions bonnes ou mauvaises devant le juge suprême».

Exemples de violation de la loi naturelle :

Ces exemples peuvent tous tomber dans la catégorie du péché mortel, car ils rejettent une vérité qu’ils savent être vraie de la loi naturelle, à savoir : 1) que l’existence de Dieu peut être connue par la raison naturelle ; 2) que la masturbation, le sexe oral ou la sodomie ou préliminaires sont contre nature, honteux et contre la procréation ; 3) que l’avortement est un assassinat ; 4) que la contraception ou PFN frustre délibérément le pouvoir naturel d’engendrer la vie ; 5) que les psychotropes, tels que fumer de la marijuana, est un péché mortel, tout comme se saouler.

  • nier l’existence de Dieu est une hérésie contre la loi naturelle car tous savent que c’est un mensonge de croire qu’il n’y a pas une vérité mais plusieurs.
  • approuver l’homosexualité ou le mariage homosexuel sont des hérésies contre la loi naturelle, car tout le monde sait naturellement que la fin de la sexualité est la procréation et non l’assouvissement de la passion et de la concupiscence, le plaisir désordonné, le vice de l’impureté, l’idolâtrie du corps, ou que la fin du mariage est la procréation et l’éducation des enfants.
  • L’indifférentisme religieux et le relativisme religieux sont aussi des hérésies contre la loi naturelle car tous peuvent savoir naturellement la vérité selon laquelle il ne peut y avoir qu’une seule Vérité, car s’il y a deux vérités, une est la vérité et l’autre un mensonge. Tout le monde peut savoir cela par sa nature sans rien connaître des vérités de la foi et du salut.
  • L’évolutionisme est une autre hérésie contre la loi naturelle, car tous savent que l’homme n’a pas d’ancêtre commun avec les animaux. Pourquoi l’homme n’a pas trois yeux, ou des ailes ? Pourquoi donc les organes ? Etc.

Sans ces mystères essentiels de la foi et l’obéissance aux commandements de Dieu, il n’y a aucun salut mais la damnation éternelle ou privation éternelle de Dieu. Mais comme on l’a déjà dit, ces mystères essentiels ne suffisent pas pour le salut si on peut connaître davantage la foi, car tout baptisé est tenu par la loi canonique de connaître sa foi sous peine de péché mortel (qui place hors du salut, sauf repentir et pénitence). Cette vérité a des conséquences beaucoup plus graves en ces temps d’apostasie car beaucoup ou la plupart, sont de mauvaise volonté.

Benoît XIV, Cum Religiosi (n ° 4), 26 juin 1754 (Magistère) : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905 (Magistère) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Ces mystères essentiels de la foi pour le salut impliquent obligatoirement de ne pas nier toute vérité des Écritures ou toute vérité enseignée par l’Église. Ces mystères crus font les catholiques (chrétiens) qui ne peuvent pas connaître plus la foi, à moins qu’ils tiennent une position qui soit incompatible avec la foi en la Trinité et l’Incarnation ou refusent une vérité à savoir sur Dieu et la loi naturelle ou refusent quelque chose qu’ils savent être clairement enseigné dans l’Écriture. Par exemple, si la personne baptisée prétend croire en la Trinité et l’Incarnation, mais soutient que toutes les religions sont plus ou moins bien, alors c’est un hérétique et qui n’a pas la foi catholique (avant même qu’il sache qu’une telle position est condamnée par l’Église) parce que sa croyance est incompatible avec la vraie foi dans la Trinité comme seul vrai Dieu, où la croyance selon laquelle il doit avoir la foi catholique dans ses composantes les plus simples.

Un autre exemple serait si la personne baptisée qui croit en la Trinité et l’Incarnation (qui sont les éléments les plus simples de la foi catholique), et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, soutient que l’homme n’a pas le libre arbitre (comme certains protestants l’enseignent). Cette personne deviendrait hérétique parce qu’elle rejette une vérité que tous savent être vraie de la loi naturelle, à savoir, que l’ homme a une volonté libre. Ainsi, elle nie une toute vérité à savoir sur l’homme de la loi naturelle et est hérétique.

Un autre exemple serait si la personne baptisée qui croit en la Trinité et l’Incarnation (la foi catholique dans ses composantes les plus simples), et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, refuse de croire que Dieu est le rémunérateur et punisseur. Cette personne est hérétique parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, que Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions (voir Héb. 11, 6).

Un autre exemple est ceux qui croient aux doctrines de «la foi seule» et «sécurité éternelle» (une grande majorité des protestants). Ces doctrines contredisent à la fois la loi naturelle et la raison qui dit que chaque homme doit être récompensé ou puni pour ses actes. Cela contredit également, mot pour mot, l’enseignement de Jacques 2 dans l’Écriture, qui enseigne que la foi sans les œuvres est morte, et que l’ homme n’est pas sauvé par la foi seule. Cette personne qui croit en la foi seule ou la sécurité éternelle est hérétique, même si elle n’a jamais su que sa position est condamnée par l’Église et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, que Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions, et que la foi seule ne justifie pas un homme seulement, mais nos actes aussi.

Les mystères essentiels de la foi  (La Trinité et l’Incarnation, Dieu rémunérateur, et la loi naturelle) doivent positivement être connus et crus pour tous pour le salut (et pour la validité du baptême). C’est pourquoi l’hérésie du salut pour l’ignorant invincible des mystères essentiels est si grave. L’ignorant invincible des mystères essentiels ne peut absolument pas – de loi divine – être sauvé, comme l’enseigne infailliblement le symbole d’Athanase ; mais quelqu’un peut ignorer d’autres vérités de foi (autres que les mystères essentiels) sans qu’il y ait faute de sa part selon les circonstances.

Seuls ceux qui professent la vraie foi sont dans l’Église

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «Mais seuls font partie des membres de l’Eglise, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6. C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. C’est pourquoi si les gens rejettent la foi, on ne peut pas les juger par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais en fonction de leur conformité à la règle de la foi.

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique.

Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église suivant :

2 Jean 1, 9 : « Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils. »

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique au milieu des ténèbres de tant d’erreurs« .

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « … la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires «.

Concile de Florence, 14ème session, 7 Août 1445, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Je rejette, anathématise et condamne ce qu’Elle [l’Église] rejette, anathématise et condamne ; A l’avenir je rejetterai toujours, anathématiserai et condamnerai toutes les autres […] hérésies élevant la tête contre cette Église sainte, catholique et apostolique« .

Pape Pie IX, Graves Ac diuturnae (n° 3), 23 mars 1875 (Magistère ordinaire infaillible) : « Nous avons arrêté et déclaré dans notre lettre du 21 Novembre 1873 que ces malheureux hommes qui appartiennent, adhérent et soutiennent cette secte doivent être considérés comme schismatiques et séparés de la communion avec l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … Saint Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique» (S. Augustin, De Hæresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) :  » La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde à partir de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9),  29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «… peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier par un balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et de rejeter les autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «Mais seuls font partie des membres de l’Eglise, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

 

La foi doit être gardée intègre et intacte pour le salut

Il n’ y a qu’une seule foi divine et catholique qui est la vraie foi de la véritable Eglise catholique comme on l’a déjà vu plus haut. Tout baptisé doit infailliblement tenir la foi catholique pour le salut. La foi catholique doit aussi être gardée intègre (entière) et tout baptisé est tenu, sous peine de péché mortel en cas de négligence coupable, de s’instruire de la foi. La foi comprend le minimum nécessaire à croire pour le salut (Trinité et Incarnation) uniquement quand il est impossible que l’ignorance puisse être vaincue par l’instructionet les dogmes principaux (vérités de foi et de morale) que tout baptisé est tenu de connaître.

La foi doit aussi infailliblement être gardée intacte (pure et sans tache) ou inviolée par la moindre hérésie.

Sans cette foi intègre et inviolée, il n’ y a absolument aucun salut, mais l’enfer éternel, c’est une loi divine irréformable (dogme immuable).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve [gardera] intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

La vraie foi est ce qu’il y a de plus précieux.

1 Pierre 1, 7 : «votre foi, beaucoup plus précieuse que l’or (qu’on éprouve par le feu».

Dieu garde les Chrétiens par la foi de l’Eglise, et sans la vraie foi catholique ils ne sont pas gardés mais perdus.

1 Pierre 1, 5 : «vous qui la vertu de Dieu êtes gardés au moyen de la foi pour le salut qui doit être révélé à la fin des temps».

La foi est mise à l’épreuve.

1 Pierre 1, 7 : «… afin que l’épreuve de votre foi …».

Jacques 1, 3 : «sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience».

La foi peut être perdue et c’est un combat. L’apôtre saint Paul enseigne infailliblement qu’il aurait pu la perdre.

2 Timothée 4, 7 : «J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi».

Instruire les ignorants et reprendre les pécheurs sont des œuvres de miséricorde spirituelle obligatoires pour tous les baptisés sous peine de péché mortel et c’est un péché mortel de ne pas instruire les ignorants et c’est un péché mortel de ne pas reprendre les pécheurs quand on peut le faire et qu’on doit le faire. Un seul péché mortel sur la conscience, sauf s’il est expié par la vraie pénitence et la contrition parfaite, envoie en enfer pour toujours.

Tite 1, 13-16 : «Ce témoignage est vrai. C’est pourquoi reprends-les durement, afin qu’ils se conservent purs dans la foi».

Jacques 4, 17 : «Celui donc qui sait le bien à faire et qui ne le fait pas, pour lui, est coupable de péché».

Code de droit canonique 1917, can.  1325, 1. Obligation de professer la foi : « Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois que le silence des circonstances, la fraude, ou leur façon d’agir autrement constitue implicitement un déni de la foi, ou implique le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale de leur prochain » .

Catéchisme – Question : «De combien de façons peut-on être la cause ou avoir la part à la culpabilité du péché d’un autre ? Réponse :  «Nous pouvons être la cause ou partager la culpabilité du péché d’un autre dans neuf façons : … 6. Par la dissimulation ; 7. En étant partenaire dans le péché ; 8. Par le silence».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

La foi est morte sans les œuvres

Comme la foi sans les œuvres est morte, les œuvres de la foi sont absolument nécessaires pour le salut. Sans œuvres de la foi, il n’y a aucun salut. Les œuvres de la foi sont faites par la charité qui est l’amour de Dieu par-dessus toutes choses et l’amour du prochain pour l’amour de Dieu.

1 Corinthiens 4, 20 : «Car ce n’est pas dans les paroles que consiste le royaume de Dieu, mais dans la vertu».

Le commentaire de la Vulgate sur 1 Cor. 4, 20 précise : «Le royaume de Dieu : c’est-à-dire la vertu, la perfection chrétienne. Ne consiste pas : n’a pas pour condition d’existence des paroles, plus ou moins éloquentes, mais la foi et la sainteté, qui sont les œuvres de force et de puissance. Comp. Mt 7, 21».

Jacques 2, 17-20, 26 : «La foi, si elle n’a pas les œuvres, est morte en elle-même. Mais dira quelqu’un : Toi, tu as la foi, et moi j’ai les œuvres ; montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi je te montrerai ma foi par mes œuvres. Tu crois qu’il n’y a qu’un seul Dieu, tu fais bien ; mais les démons croient aussi, et ils tremblent. Or veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est morte ? … Comme le corps sans l’esprit est mort, ainsi la foi elle-même sans les œuvres est morte».

La foi sans les œuvres est morte et une foi morte de donne pas le salut. Les œuvres de la foi sont les œuvres morales de justice, miséricorde, et les autres, c’est-à-dire la mise en pratique des vérités de la foi. Il n’y a pas de charité sans la foi. Si la foi ne coopère pas aux œuvres, il ne peut pas y avoir de justification.

Jacques 1, 22-24 : «… pratiquez cette parole, et ne l’écoutez pas seulement, vous trompant vous-mêmes. Car si quelqu’un écoute la parole et ne la pratique pas, celui-là sera comparé à un homme qui regarde dans un miroir le visage qu’il avait en naissant. Il s’est regardé, et s’en est allé, et aussitôt il a oublié comment il était».

Jacques 1, 26-27 : «Si quelqu’un croit être religieux, et ne met pas un frein à sa langue, mais séduit son propre cœur, sa religion est vaine. La religion pure et sans tache devant Dieu le Père, la voici : Visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et se conserver sans être souillé par ce siècle».

Toute bonne œuvre qui n’est pas dans la véritable Église et dans la vraie foi ne sert à rien pour le salut et l’éternité.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront «dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges» (Mt 25, 41), à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ;

«…elle [La sainte Eglise] professe aussi que l’unité du corps de l’Église a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Eglise, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Vérités de foi catholique

« Servez le Seigneur avec crainte, et réjouissez-vous en lui avec tremblement. Attachez-vous à la doctrine pour que vous ne périssiez pas hors de la voie droite» – Psaume 2, 11-12

« Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils » – 2 Jean 1, 9

 «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même salut. Car celui qui lui dit salut [Dieu vous bénisse] communique à ses œuvres mauvaises» – 2 Jean 1, 10-11

Pape saint Clément Ier (88-98)

  • Les hérétiques sont les fils du démon – Épître aux Corinthiens 42. 46

Pape Damase Ier (366-384)

  • Jésus Christ viendra juger les vivants et les morts – Rome Tomus Damasi (Ench. Symb. 73 167)

Pape saint Zosime Ier (417-418)

  • Le Baptême est nécessaire au Salut des enfants – (Ench. Symb. 102 223)

Pape Célestin Ier (422-432)

  • Jésus Christ est la Vérité – Éphèse Décrets 57
  • Les idolâtres [païens, musulmans, bouddhistes, hindouistes, etc.] sont sans Dieu, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les infidèles [athées, panthéistes, new-âgers, etc.] doivent recevoir la foi, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les juifs ne luisent pas de la lumière de la vérité, ils doivent faire disparaître le voile couvrant leur cœur, « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les hérétiques doivent se repentir et accepter la foi catholique, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les schismatiques doivent faire pénitence, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les catéchumènes sont « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres», et doivent être conduits au sacrement de la régénération (baptême d’eau) pour le salut – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit  – Ephèse Décrets (ou décrétales) 74
  • Les hérétiques attirent sur leurs têtes un feu inextinguible – Ephèse Décrets 74

Pape saint Léon Ier (440-461)

  • En dehors de l’Église Catholique, il n’existe pas de Sainte Unité – De Jejun. Pent. 129. II. 3

Pape Vigile (537-555)

  • Ceux qui rejettent la Foi sont “étrangers à l’Église Catholique” – Constantinople II Décrets 113
  • Les hérétiques sont les portes de l’Enfer – Constantinople II Décrets 113
  • L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même – Constantinople II, 553
  • Quiconque ne condamne pas les hérétiques, qu’il soit anathème – (Ench. Symb. 223 433)

Pape Pélage Ier (556-561)

  • L’Église est spécialement préparée pour répondre aux questions de chacun – Humani generis (Ench. Symb. 228 a 443)

Pape Pélage II (579-590)

  • Il n’y a pas de martyrs chrétiens en dehors de l’Église – Dilectionis vestrae (Ench. Symb. 247 468)
  • Quiconque n’est pas Catholique ne possède pas le Père – (Ench. Symb. 246 – )

Pape saint Grégoire Ier (590-604)

  • Les sectes hérétiques ne peuvent pas vivre de la vie de l’Église – Exposition sur le Psaume V
  • Les Juifs apostats n’ont pas foi dans le Salut – Epître à Cledonius

Pape Saint Martin Ier (649-655)

  • Les Catholiques doivent anathématiser tous les hérétiques – Latran (Ench. Symb. 271-272 518-520)
  • Les prédicateurs hérétiques sont le fruit d’une opération diabolique – Latran (Ench. Symb. 271 522)

Pape saint Agathon Ier (678-681)

  • Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique – Sacrorum Conciliorium XI, 635
  • Personne ne peut prier avec les hérétiques et être Catholique – Sacrorum Conciliorium XI, 635. 12

Pape Hadrien Ier (772-795)

  • L’Église est pure de toute tâche et de toute offense –  Nicée II Décrets 133
  • Les Juifs sont anathèmes, totalement coupés de la Communion et de l’éclat divins – Nicée II Décrets 145
  • Qui ne vénère pas les images de Marie est maudit du Père, du Fils et du Saint Esprit – Constantinople IV Décrets 168

Pape Hadrien II (867-872)

  • Les hérétiques ne sont pas dignes de s’approcher des Sacrements – Constantinople IV Décrets 178

Pape saint Léon IX (1049-1054)

  • Le Père, le Fils et le Saint Esprit sont les créateurs de toutes choses – Congratulamur vehementer (Ench. Symb. 343 680)

Pape Innocent II (1130-1143)

  • Aucun laïc ne peut exercer de ministère pastoral – Latran II Décret 199
  • Nous excluons de l’Église du Christ les hérétiques baptisés – Latran II Décrets 202

Pape Innocent III (1198-1216)

  • Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent – Latran IV
  • Nous confessons l’unique Église, pas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé – Eius exemplo, 18 déc. 1208
  • Nous démasquons et nous nous dressons contre les hérétiques, adversaires du Christ – ius exemplo (Ench. Symb. 426 796)
  • Les Clercs ne peuvent donner la communion aux hérétiques – Latran IV Décrets 234
  • L’Église Catholique est l’Église Universelle – Latran IV (Ench. Symb. 430 802)
  • Quiconque protège les hérétiques est un hérétique – Lectures dans l’histoire de l’Église I, 441

Pape Innocent IV (1243-1254)

  • Doivent être considérés comme des hérétiques… sont ceux qui, même sur une légère preuve, sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique – Lyon I

Pape Grégoire X (1271-1276)

  • Les Musulmans sont blasphémateurs et sans Foi – Lyon II Décrets 309
  • Toute expression corporelle à la Messe est condamnée – Lyon II Décrets 328
  • Les défunts vraiment pénitents, morts dans la charité, avant d’avoir satisfait pour les péchés qu’il ont commis ou omis, sont purifiées après la mort par des peines purgatoires – Lyon II (Ench. Symb. 464 856)

Pape Boniface VIII (1294-1303)

  • L’autorité civile doit être soumise à l’autorité de l’Église – Unam Sanctam (Ench. Symb. 469 873-875) 18 nov. 1302
  • La tunique du Seigneur [l’Église] est sans coutures et ne peut être coupée – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 871)
  • Il n’y a pas de salut ni rémission des péchés en dehors de l’Église – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 870)
  • On ne trouve seulement le Salut que dans l’Église Catholique – (Ench. Symb. 468. 469 870-872)
  • Les péchés ne sont pas remis en dehors de l’Église – Unam sanctam (Ench. Symb. 468 870)
  • L’Église Catholique est le parfait moyen de Salut – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 870)
  • Nous déclarons la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife romain – Unam Sanctam

Pape Clément V (1305 – 1314)

  • C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie – Vienne Décrets 382
  • Les fausses religions sont sacrilèges et implantées par le diable – Vienne Décrets 383
  • La vraie liberté ne peut être trouvée que dans l’Église Catholique – Vienne Décrets 383
  • Seul le Pape peut définir le Magistère – Vienne Décrets 360
  • Nous ne pouvons construire que sur la base de la Foi Catholique – Vienne Décrets 360
  • La conduite des Musulmans est obscène et détestable – Vienne Décrets 350
  • La musique païenne est une honte pour les églises – Vienne Décrets 378
  • L’adoration des non Catholiques est un déshonneur et est interdite – Vienne Décrets 380

Pape Benoit XII (1335-1342)

  • Ceux qui meurent en état de péché mortel vont en Enfer – Benedictus Deus (Ench. Symb. 531 1002)

Pape Clément VI (1342-1352)

  • Seule l’Église Romaine est Catholique – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 a 1050)
  • Celui qui rejette la Papauté est en dehors de l’Église – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 b 1051)
  • Personne ne peur être sauvé en dehors de l’Église Catholique – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 b 1051)

Pape Martin V (1417-1431)

  • Les hérétiques offensent Dieu et scandalisent l’Église – Constance Décrets 428
  • Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques – Constance Décrets 421-422

Pape Eugène IV (1431-1447)

  • L’Islam est une secte abominable – Bâle Décrets 479
  • Les Juifs qui observent la Loi seront damnés – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 712 1348)
  • L’Ancien Testament été remplacé par le Nouveau Testament – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 712 1348)
  • Les hérétiques, schismatiques, juifs, païens (idolâtres, musulmans, hindous, bouddhistes, etc.) vont en Enfer – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 714 1351)
  • Les hérétiques sont totalement séparés du Corps de Christ – Cantate Domino (Ench. Symb. 705 1332 1339 1351)
  • Les fausses religions sont séparées de l’Église – (Ench. Symb. 705 1332)
  • Hors de l’Église Catholique il n’y a point de Salut – (Ench. Symb. 714 1351)
  • Personne ne peut être sauvé, même s’il verse son sang pour le Christ, s’il n’est pas dans le sein et l’unité de l’Église catholique – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 714 1351)
  •  On devient membre du Christ et du Corps de l’Église par le sacrement de baptême – Florence, Exsultate Deo (Ench. Symb. 696 1314)
  • Si nous ne renaissons pas par l’eau et l’esprit, nous ne pouvons pas entrer dans le royaume des cieux [Jn 3, 5] (Ench. Symb. 696 1314)
  • L’Église Catholique condamne et anathématise tous ceux qui tiennent un point de vue opposé ou contraire – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 705 1332)
  • Celui qui veut être sauvé doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité – Florence s. 8, 22
  • Ceux qui se repentent véritablement meurent dans l’amour de Dieu, avant réparé leurs fautes commises par actions ou par omission, sont purifiées après leur mort par des peines purgatoires – Florence s. 6 (Décrét. 527-528)

Pape Pie II (1458-1464)

  • Les Conciles Œcuméniques doivent défendre la Vérité – (Ench. Symb. 717 1375)

Pape Jules II (1503-1513)

  • Les schismatiques sont les fils de la damnation – Latran V Décrets 597

Pape Léon X (1513-1521)

  • Il n’y a absolument aucun Salut en dehors de l’Église – Latran V Décrets 646
  • Les Musulmans attaquent la Croix symbole de Vie – Latran V Décrets 651
  • Les infidèles de l’orient (Turcs, musulmans, hindouistes, etc.) traitent avec un mépris complet le chemin qui mène à la véritable Lumière et au Salut – Latran V Décrets 651
  • Les Infidèles sont les ennemis haïssables de Dieu – Latran V Décrets 651
  • Les schismatiques sont privés des prières habituelles de l’Église – Exsurge Domine (Ench. Symb. 763 1473)
  • Tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée] doivent être totalement évités et punis – Latran V Décrét. 605
  • Les faux chrétiens, ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, doivent être complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ – Latran V Décrét. 625
  • La philosophie ne peut [ne doit] dévier de la Foi Catholique – Latran V Décrets 605 606
  • Les Infidèles sapent la foi Catholique – Latran V Décrets 605 606
  • Brûler les hérétiques n’est pas contraire à la volonté de Dieu – Exsurge Domine (Ench. Symb. 773 1483)
  • Aucun pape ne peut infirmer l’autorité des Conciles, contredire leurs actes, juger leurs lois – Exsurge Domine, n° 29

Pape Paul III (1534 – 1549)

  • Sans la Foi Catholique, il est impossible de plaire à Dieu – (Ench. Symb. 787 1510)
  • Personne, dans les choses de la foi ou de la morale ne doit oser interpréter l’Écriture sainte contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église – Trente s. 4
  • Par le Christ nos devenons un nouvel homme qui est crée à l’image de Dieu – Trente (Ench. Symb. 792 1515)
  • Le Père envoya Jésus Christ comme la seule offrande possible – Trente (Ench. Symb. 794 1522)
  • Personne ne peut changer les rituels approuvés par l’Église – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • L’Église est attachée à la coutume des Sacrements – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • C’est hérésie de dédaigner les rituels approuvés par l’Église – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le Sacrement de Baptême, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Les êtres renaissent par le Baptême – Trente (Ench. Symb. 799 1528-1529)
  • Si quelqu’un dit que le [sacrement de] baptême … n’est pas nécessaire pour le salut, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 1618)
  • Par le baptême, l’homme est justifié instantanément – Trente Décrets 673
  • Les non baptisés ne sont pas membres de l’Église – Trente s. 14 c. 2 (Ench. Symb. 895 1671-1672)
  • Quiconque change le Sacrement de Confirmation, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le sacrement de Mariage, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque dit que celui qui est justifié ne peut perdre la grâce, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 833 1573)
  • Sans la Foi Catholique, personne n’est jamais justifié – Trente (Ench. Symb. 787. 801 1510. 1532)
  • Quiconque rejette la liste des livres saints des Écritures, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 784 1504)
  • Il revient à l’Église de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures – Trente s. 4
  • Personne, dans les choses de la foi ou de la morale ne doit oser interpréter l’Écriture contre le consentement unanime des pères – Trente s. 4

Pape Jules III (1550-1555)

  • L’Extrême-onction ne peut être changée sans péché – Trente (Ench. Symb. 928 1718)
  • L’Église n’exerce de jugement sur personne entré dans l’Église par la porte du baptême – Trente s. 14 c. 2
  • Le Seigneur Christ fait membre de son corps par le bain du baptême – Trente s. 14 c. 2

Pape Paul IV (1555-1559)

  • Un hérétique ne peut pas être pape – Cum ex Apostolatus Officio, 15 fév. 1559
  • L’Église Catholique condamne les discours hérétiques – Ad Catholicos Angliae

Pape Pie IV (1560-1565)

  • Que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [hérésies] – Trente s. 23, c. 4
  • Hors de la vraie Foi catholique, personne ne peut être sauvé – Iniunctum nobis (Ench. Symb. 1000 1869-1870)

Pape St Pie V (1566 – 1572)

  • Nous interdisons à perpétuité tout nouveau rituel à la Messe – Quo Primum
  • Quiconque change la Messe encourt la colère Divine – Quo Primum
  • Aucun nouveau rituel ne peut être ajouté à la liturgie – Quo Primum
  • Les adaptations radicales de la liturgie sont condamnées – Quo Primum
  • Les hérétiques ne sont pas membres de l’Église Catholique – Catéchisme du Concile de Trente 101

Pape Clément XI (1700-1721)

  • La Foi aux mystères essentiels est une nécessité minimum pour le baptême et le salut – (Ench. Symb. 1349 2380-2381)

Pape Benoit XIV (1740-1748)

  • Nous prions pour les Juifs sans Foi afin qu’ils sortent de leurs ténèbres – Encycliques Papales (Vol. I) 42
  • Le seul objectif d’un missionnaire est de délivrer les non Catholiques de leurs erreurs – Encycliques Papales (Vol. I) 57

Pape Pie VI  (1775 – 1799)

  •  La langue vernaculaire devrait être utilisée dans la liturgie : Hérésie – (Ench. Symb. 1566 2666)
  • Introduire à la Messe le langage populaire est démoniaque – Auctorem Fidei (Ench. Symb. 15331566. 2633 2666)
  • Le rituel de la Messe devrait être simplifié : condamné – Auctorem fidei (Ench. Symb. 1533 2633) 
  • Cette licence de penser, de dire, d’écrire et même de faire imprimer impunément en matière de religion : droit monstrueux – Quod aliquantum, 10 mars 1791
  • Les droits de l’homme, contraires à la religion et à la société – Adeo Nota, 23 avril 1791
  • Seuls les Catholiques sont Chrétiens – Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2592-2597)
  • Si nous sommes Chrétiens, nous devons croire en la Papauté – Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2593)
  • L’excommunication ou la suspension, …les peines appelées «ipso facto» [par le fait ou automatiquement] n’ont aucune autre force que celle d’une menace sérieuse sans effet réel – Condamné, Auctorem fidei, 47ème proposition condamnée, 28 août 1794
  • L’Église peut donner une mauvaise discipline : Condamné – Auctorem fidei (Ench. Symb. 1578 2678)
  • Le pouvoir de ministère et de gouvernement dérive de la communauté des fidèles aux pasteurs : hérétique – Auctorem fidei, prop. condamnée n°2
  • Le Pontife Romain reçoit non pas du Christ mais de l’Église, le pouvoir de ministère : hérétique – Auctorem fidei, prop. condamnée n° 3

Pape Pie VII (1800 – 1823)

  • La liberté de tous les cultes sans distinction confond la vérité avec l’erreur – Post tam diuturnas, 29 avril 1814

Pape Léon XII (1823-1829)

  • N’est pas notre frère quiconque est hors de l’Église Catholique – Encycliques Papales (Vol. I) 202
  • Un évangile du Démon existe en dehors de l’Église – Encycliques Papales (Vol. I) 202

Pape Pie VIII (1829-1830)

  • La seule véritable religion, c’est l’Église Catholique – Encycliques Papales (Vol. I) 222
  • Celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche – Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829

Pape Grégoire XVI (1831 – 1846)

  • L’Église a le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur – Commissum divinitus
  • Il n’y a pas de vérité en dehors de l’Église Catholique – (Ench. Symb. 1617 -)
  • Seuls le salut et les principes moraux sont dans l’Église – (Ench. Symb. 1613 2730)
  • La liberté religieuse traite la révélation avec mépris – Mirari Vos 15, 15 août 1832
  • Il est absurde et outrageant de dire que l’Église a besoin de renouveau – Mirari Vos 11
  • La liberté de la presse est fatale, monstrueuse et horrible – Mirari Vos 16
  • Seuls les Catholiques adorent Dieu – Summo Iugiter 6
  • Hérétiques, juifs apostats et païens (musulmans, bouddhistes, hindouistes, etc.) n’adorent pas le seul vrai Dieu – Summo Iugiter
  • Seuls sont sauvés les hommes de religion Catholique – Summo Iugiter 2
  • Les fausses religions adorent le Démon – Summo Iugiter
  • Les hérétiques rejettent la tradition du Verbe Divin – Inter praecipuas (Ench. Symb. 1630 2771)
  • L’indifférentisme [religieux], poison, délire – Mirari vos
  • La liberté de conscience, folie, erreur des plus contagieuses – Mirari vos (Ench. Symb. 1613 2730)
  • Les méchants pensent que ‘la Foi quelle qu’elle soit’ conduit au ciel – Mirari vos
  • Ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au salut … ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique entière et sans altération – Mirari Vos n ° 13
  • Dire que le Salut est offert aux fausses religions (Hérétiques, schismatiques, juifs, païens, etc.) est une hérésie – Mirari Vos 13
  • La révélation de Dieu à l’homme n’est donnée que par le Christ – Mirari vos 28
  • Les schismatiques ne sont pas régénérés par le baptême – Mirari Vos 14
  • Les hérétiques sont les fils de Bélial – Mirari Vos 25
  • Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [lieux de réunion des hérétiques] est impie – Commissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835
  • Il faut dissuader les mariages inter religieux – Summo Iugiter  1-9

Pape Pie IX (1846 – 1878)

  • Le Salut des âmes est pour nous la loi suprême – (Ench. Symbol. 1847 – )
  • Toute prière avec des hérétiques est condamnable – Condamnation de la « Théorie des branches » (Ench. Symb. 1686 2887), Saint Office
  • Les Protestants pervertissent l’Écriture Sainte – Qui Pluribus 14
  • Le pluralisme [religieux] s’oppose à la raison humaine – Qui Pluribus 15
  • Nous condamnons les bibles protestantes – Qui Pluribus 14
  • Il faut tenir de foi que personne ne peut être sauvé hors de l’Église catholique apostolique et romaine ; il n’y a qu’un Dieu, qu’une Foi, qu’un Baptême – Singulari Quidem, 9 déc. 1854, (Ench. Symb. 1717 2917)
  • La vraie Foi ne peut être trouvée en dehors de l’Église – Singulari Quidem
  • Prier avec les hérétiques pour “l’unité” est une hérésie – (Ench. Symb. 1685-1687 2885-2888)
  • Délire : « La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme» – Quanta Cura 5
  • Le droit à la liberté religieuse pour tous est une hérésie Quanta Cura 5 (Ench. Symb. 1690 1699 2896)
  • Si quelqu’un dit que le seul vrai Dieu notre Créateur et Seigneur, ne peut être connu avec certitude par les choses qui ont été faites, par la lumière naturelle de la raison humaine : qu’il soit anathème – Vatican I s. 3, sur la révélation, c. 1
  • Si quelqu’un doit avoir nié le seul vrai Dieu, Créateur et Seigneur des choses visibles et invisibles : qu’il soit anathème – Vatican I, s. 3, Le Dieu Créateur, c. 1
  • L’enseignement de l’Église est le dépôt de la Foi – Vatican I, Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • La Doctrine n’a pas été donnée pour être perfectionnée – Vatican I Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • Le sens des dogmes doit être conservé à perpétuité comme l’Église l’a présenté une fois pour toutes et il n’est jamais loisible de s’en écarter au nom d’une compréhension plus poussée – Vatican I, sess. 3, chap. 4
  • Je n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement unanime des pères – Vatican I s. 2
  • La révélation est contenue dans les livres écrits et dans les traditions non écrites reçues par les apôtres – Vatican I s. 3, c. 2
  • On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé – Vatican I s. 3, c. 3
  • Il n’est permis à personne d’interpréter l’Écriture contrairement au véritable sens que tient l’Église ni au consentement unanime des pères – Vatican I, s. 3 c. 2
  • Le pontife romain parle ex cathedra, lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, une doctrine en matière de foi ou de morale qui doit être tenue par toute l’Église jouit de l’infaillibilité – Vatican I, s. 4, c. 4
  • La liberté de religion n’est pas sacrée – (Ench. Symb. 1932 – )
  • Ce qu’exprime l’Église doit être tenu éternellement pour la Vérité – Vatican I Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • Ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques appartient à la foi – Tuas libenter
  • Le Pape est le juge suprême des fidèles – Vatican I, Pastor aeternus (Ench. Symb. 1830 3063)
  • Est complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée (5ème concile du Latran 1441). Vatican I, Dei Filius (Ench. Symb. 1797 3017)
  •  Aucun homme n’est libre d’embrasser et de professer la religion qu’il aura réputée vraie d’après la lumière de la raison – Syllabus, 8 déc. 1864, n° 15
  • Les hommes ne peuvent pas trouver le salut éternel dans n’importe quelle religion – Syllabus, n° 16
  • Pas de salut éternel pour tous ceux qui ne vivent pas dans le sein de la véritable Église du Christ – Syllabus, n° 17
  • Le protestantisme est une fausse religion chrétienne, désagréable à Dieu – Syllabus, n° 18
  • Toutes les lois doivent être conformes à la Loi Divine – Syllabus n° 56. 57
  • Seuls les Catholiques ont droit à la liberté religieuse – Quanta Cura 5, (Ench. Symb. 1690 1699 2896), Syllabus n° 77
  • L’État doit interdire les religions non Catholiques – Syllabus n° 78
  • La liberté civile de tous les cultes conduit à la corruption des mœurs et des esprits, et propage la peste de l’indifférentisme – Syllabus n° 79
  • Les Maçons sont les fils du Démon – Singulari Quadam
  • La Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception … a été préservée et exempte de toute tache du péché originel – Ineffabilis Deus 8 déc. 1854
  • La Vierge Bienheureuse … la médiatrice la plus puissante de l’univers entier auprès de son Fils unique pour la réconciliation – Ineffabilis Deus

Pape Léon XIII (1878 – 1903)

  • Quand le Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai – Satis Cognitum
  • L’Église est habilitée à proclamer le Salut en Jésus Christ – Satis Cognitum 4 (Ench. Symb. 1955 3303-3304)
  • Le Magistère ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné – Caritatis studium
  • L’unité de l’Église requiert de droit divin l’unité de foi, de gouvernement, de communion, dans la mesure où elle est le corps des fidèles – Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896
  • Tous les hérétiques sont hors de la Communion Catholique et hostiles à l’Église – Satis Cognitum n° 9
  • Les hérétiques ne peuvent recevoir légalement les sacrements – Exima Nos Laetitia
  • Les Sacrements en dehors de l’unité du Christ ne sont plus les Sacrements, à l’exception du baptême, Exima nos Laetitia 1903
  • L’administration des Sacrements par des hérétiques est un sacrilège – Exima Nos Laetitia
  • Quiconque est séparé de l’Église commet un adultère – Satis Cognitum n° 5
  • Les Protestants n’ont ni la Trinité, ni la Vie, ni le Salut – Satis Cognitum n° 5
  • Quiconque est séparé de l’Église “ne peut jouir de la Foi du Père et du Fils – Satis Cognitum n° 5
  • La vie de l’Esprit Saint n’existe plus dans un membre coupé – Satis Cognitum n° 5
  • L’Esprit Saint ne donne pas la vie aux hérétiques – Satis Cognitum n° 18
  • Les hérétiques pèchent quand ils reçoivent l’Eucharistie – Exima Nos Laetitia
  • Seul le Pape possède l’autorité suprême – Satis cognitum (Ench. Symb. 1961 3309)
  • Le Pape est le juge suprême des fidèles – Satis Cognitum n° 15
  • Les traditions païennes sont stériles et sans valeur – Satis Cognitum n° 9
  • Le Magistère ne peut commettre d’erreur – Satis Cognitum n°9
  • L’Église est “indivisible par nature” bien que les hérétiques tentent d’y ouvrir des brèches de toute part – Satis Cognitum 4
  • Le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi – Satis Cognitum n° 9
  • Si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique – Satis Cognitum n° 9
  • L’enseignement unanime des Pères avaient coutume de tenir hors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine du Magistère – Satis Cognitum n° 9
  • Ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent obéissent à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu – Satis Cognitum n° 9
  • Personne n’est enfant de Dieu s’il ne prend l’Église pour mère – Satis Cognitum n° 16
  • Les Catholiques et les hérétiques ne partagent pas l’unité de Foi – Satis Cognitum 18
  • C’est une erreur gravissime de considérer l’Église comme une institution humaine – Satis Cognitum n° 3
  • Évitez toute amitié avec ceux qui persécutent l’Église – Custodi Di 15
  • Il est faux de dire que l’Église est invisible – Satis Cognitum n° 3
  • L’Église Catholique est la seule Mission Apostolique – Satis Cognitum n° 35
  • Des formes disparates et contraires de la religion équivaut simplement à n’en vouloir ni choisir, ni suivre aucune, c’est l’athéisme moins le nom – Immortale Dei
  • Nier cette souveraineté de Dieu ou refuser de s’y soumettre, ce n’est pas la liberté, c’est le vice capital du Libéralisme».  Libertas, 20 juin 1888
  • Cette liberté [Libéralisme] contraire à la vertu de religion, la liberté des cultes, chacun  professe telle religion qui lui plaît ou même aucune – Libertas, 20 juin 1888
  • La liberté [Libéralisme] s’arrogeant le droit de tout enseigner à sa guise, est en contradiction flagrante avec la raison – Libertas, 20 juin 1888
  • Accordez à chacun la liberté [Libéralisme] illimitée de parler et d’écrire, rien ne demeure sacré et inviolable – Libertas, 20 juin 1888
  • Cette liberté [Libéralisme] veut que l’État ne rende aucun culte à Dieu ou n’autorise aucun culte public, que nulle religion soit préférée à l’autre – Libertas, 20 juin 1888
  • Puisqu’il est donc nécessaire de professer une religion dans la société, il faut professer celle qui est la seule vraie – Libertas, 20 juin 1888
  • L’Église ordonne que le droit de propriété demeure intact – Quod apostolici (Ench. Symb. 1851 3133)
  • La mariage est de droit divin – Arcanum divinae 10 fév. 1880

Pape St Pie X (1903 – 1914)

  • Il est détestable de servir l’homme plutôt que Dieu – E Supremi n° 9
  • Le Christ n’est pas dans tous les hommes – (Ench. Symb. 2103  –)
  • La dignité humaine dans le Christ n’appartient qu’aux Catholiques – Lettre à la Hiérarchie Française
  • La définition de la Franc-maçonnerie c’est : Liberté, Égalité, Fraternité – Lettre à la Hiérarchie Française
  • Tous les Infidèles sont damnés – Porte du Ciel 13
  • Beaucoup sont condamnés au châtiment éternel à cause de l’ignorance des mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus – Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905
  • Les modernistes « rénovateurs » sont les adversaires de la foi et les ennemis de l’Église – Pascendi 2
  • Le Modernisme tente de détruire l’Église – Pascendi 23
  • Le sentiment religieux est le germe de toute religion pour les modernistes – Pascendi 11
  • Pour les modernistes l’homme doit penser sa foi – Pascendi 12
  • Les Modernistes soutiennent que tout en religion évolue – Pascendi 26
  • L’Évolution est la doctrine des modernistes – Pascendi
  • L’Évolution des Dogmes et de la doctrine chrétienne est une erreur condamnable des modernistes – Pascendi 12-27
  • C’est une hérésie de dire que toutes les religions sont vraies – Pascendi 14. 16
  • Pour les modernistes toutes les religions sont vraies mêmes les païennes, mahométane, etc. – Pascendi
  • C’est une hérésie de dire que les païens (Musulmans, Hindous, bouddhistes, animistes, etc.) peuvent rencontrer Dieu – Pascendi 14
  • Les laïcs comme le facteur de progrès de l’Église : Doctrine pernicieuse – Pascendi 27
  • L’Église ne peut toucher à la substance des sacrements – Ex quo nono (Ench. Symb. 2147 a 3556)
  • La Révélation n’a pu être autre chose que la conscience acquise par l’homme : Condamné – Lamentabili, n°20
  • La Révélation n’a pas été complète avec les Apôtres : Condamné – Lamentabili, n°21
  • Les dogmes que l’Église déclare révélés ne sont pas des vérités descendues du ciel : Condamné – Lamentabili, n°22
  • La vérité n’est pas plus immuable que l’homme lui-même : Condamné – Lamentabili, n°58
  • Le Christ n’a pas enseigné un corps déterminé de doctrine, applicable à tous les temps et à tous les hommes : Condamné – Lamentabili, n°59
  • Les principaux articles du Symbole des Apôtres n’avaient pas pour les chrétiens des premiers siècles la même signification : Condamné – Lamentabili, n° 62
  • L’Église est incapable de défendre efficacement la morale évangélique : Condamné – Lamentabili, n° 63
  • Le progrès des sciences exige que l’on réforme les concepts de la doctrine chrétienne sur Dieu, sur la Création, sur la Révélation : Condamné – Lamentabili, n° 64
  • Le catholicisme d’aujourd’hui ne peut se concilier avec la vraie science : Condamné – Lamentabili, n° 65
  • L’athéisme est stupide – Pascendi (Ench. Symb. 2073 3476)
  • Vouloir concilier la foi avec l’esprit moderne mène à la perte totale de la foi – Pascendi
  • Les Modernistes maintiennent : Toutes les religions ont le sentiment religieux – Pascendi 14
  • Les Modernistes soutiennent que chacun a la secrète intuition de Dieu – Pascendi 14
  • Les religions païennes (Islam, Bouddhisme, Hindouisme, etc.) sont fausses – Pascendi 14
  • Les Modernistes appliquent l’expérience à la Tradition et ainsi la détruisent – Pascendi 15
  • Les modernistes tiennent pour vraies toutes les religions – Pascendi 16
  • La Conscience est l’autorité chez les Modernistes – Pascendi 23
  • L’Église est une conscience collective : hérésie – Pascendi 23
  • L’adoration des Modernistes consiste surtout à s’adapter aux coutumes du monde – Pascendi 26
  • Les Modernistes soutiennent que tout en religion évolue – Pascendi 26
  • Le modernisme, rendez-vous de toutes les hérésies, de toutes les erreurs qui furent jamais contre la foi – Pascendi 53
  • Seul le Catholicisme permet d’accéder à une famille universelle – Notre Mandat Apostolique 24
  • Les faux espoirs concernant la dignité humaine sont la racine de bien des erreurs – Notre Mandat Apostolique 25
  • La seule vision du monde, c’est la civilisation Catholique universelle – Notre Mandat Apostolique 24. 36

Pape Benoit XV (1914-1922)

  • Adorer en commun avec les hérétiques est condamné – CIC 1258
  • Si un baptisé refuse opiniâtrement ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique – CIC 1325
  • Quiconque prie avec les hérétiques est lui-même hérétique – CIC 2238, 2

Pape Pie XI (1922 – 1939)

  • Dieu a fait l’Église participante de son divin magistère, à l’abri de l’erreur – Divini illius magistri
  • À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité – Divini illius magistri
  • Ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques – Mortalium Animos, 6 janv. 1928
  • Prier pour la paix avec les fausses religions est une hérésie – Mortalium Animos 1-17
  • Il y a hérésie si nous prions avec les hérétiques – (Ench. Symb. 2199  –)
  • Qui soutient que les religions sont toutes plus ou moins bonnes est apostat – Mortalium Animos
  • De nos jours, les hérétiques ont méprisé la véritable Foi – Mortalium Animos 16
  • Il n’y a pas des matières de Foi “fondamentales” et “non-fondamentales” – Mortalium Animos 13
  • Un vrai Catholique amène les païens au Catholicisme – Mortalium Animos 10. 17
  • Le fondement de la charité est la foi pure et sans tache, la pure foi catholique – Mortalium Animos 9. 11
  • L’œcuménisme abandonne la religion divinement révélée – Mortalium Animos 2
  • Encourager l’œcuménisme, c’est rejeter la vraie religion – Mortalium Animos 2
  • L’œcuménisme ne peut en aucune façon être approuvé par les Catholiques – Mortalium Animos 2
  • L’œcuménisme déforme la véritable idée de la religion et de ce fait la rejette – Mortalium Animos 2
  • Ces “assemblées” pour “l’unité” [œcuménisme] sont condamnées  – Mortalium Animos 15
  • L’Église Catholique est l’union de tous les Chrétiens – Mortalium Animos 3. 15
  • L’unité chrétienne est l’Église Catholique – Mortalium Animos 3.  7. 15
  • L’Église est le suprême tribunal de la paix – Mortalium Animos 1-17
  • Où il y a diversité, l’unité est brisée – Casti Connubii 43
  • L’Église Catholique a un seul troupeau et un seul berger – Mortalium Animos 7
  • Les modernistes disent : L’Église s’est trompée – Mortalium Animos 8
  • Toute collaboration avec des non-catholiques est interdite – (Ench. Symb. 2199 – )
  • Les hérétiques soutiennent : l’Évangile peut être modifié pour répondre aux besoins de la vie humaine – Mortalium Animos 12
  • Les schismatiques rejettent le Christ quand ils nient l’Immaculée Conception – Mortalium Animos 13
  • S’ils “rêvent d’unité” qu’ils rentrent dans l’Église – Mortalium Animos 16
  • Dieu nous appelle tous à l’unité Catholique – Mortalium Animos 17
  • Apostasie : la fraternité universelle, la profession de certaines doctrines comme fondement commun de vie spirituelle – Mortalium Animos 1-2
  • La coéducation est fausse et nuisible à la Chrétienté – Casti connubii (Ench. Symb. 2215 3698)
  • Les femmes doivent être soumises à leurs maris – Casti Connubii 15
  • L’éducation non chrétienne est pleine d’erreurs – Casti connubii (Ench. Symb. 2213 – )
  • L’éducation sexuelle est répugnante – Casti connubii (Ench. Symb. 2214 3697)
  • Il n’est permis en aucun cas aux couples de limiter les naissances – Casti Connubii 28
  • Le contrôle des naissances est un péché grave – Casti Connubii 28-29
  • Aucune méthode scientifique ne peut contrôler les naissances – Casti Connubii 28-29
  • Les institutions humaines, publiques ou privées, doivent servir le Christ – Quas Primas 19
  • Le monde n’est fait que de chair, de concupiscence et d’orgueil de la vie – (Ench. Symb. 2223 -)

Pape Pie XII (1939 – 1958) :

  • Les hérétiques pensent que la liturgie est une concélébration de la communauté – Mediator Dei 83 20 nov. 1947
  • Seul le prêtre offre la Divine Victime à la Messe – Mediator Dei 92
  • A la Messe le prêtre représente le Christ et non les fidèles – Mediator Dei 92
  • Seul le clerc est un ministre de la liturgie – Mediator Dei 93
  • La révélation de Dieu à l’homme n’est donnée que par le Christ – Mediator Dei 83
  • L’humanisme est dangereux et une erreur pernicieuse – Mediator Dei 203
  • Les Papes confient aux évêques la direction des âmes – Mystici Corporis (Ench. Symb. 2287 3804)
  • Le schisme, l’hérésie ou l’apostasie, fait rompre un homme du Corps de l’Église – Mystici Corporis Christi (n° 23) 29 juin 1943
  • Les Chrétiens sont un dans la Foi et le Gouvernement – Mystici corporis Christi (Ench. Symb. 2286 3802)
  • Les hérétiques et schismatiques ne peuvent vivre de la vie de l’Esprit Saint – (Ench. Symb. 2286 3802)
  • Seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi – Mystici corporis Christi 
  • Seule l’Église Catholique est le Corps du Christ – Mystici Corporis 17-18
  • Celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain – Mystici corporis Christi
  • Hérésie : Les Nations ne forment qu’une seule communauté – Mystici Corporis 18
  • L’auguste Mère de Dieu, … généreuse associée du divin Rédempteur … gardée intacte de la corruption du sépulcre, … fût élevée, dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où, Reine, elle resplendit – Munificentissimus Deus 1er nov. 1950

 

Quiconque nie obstinément, refuse sciemment ou doute volontairement (en connaissance), même d’une seule vérité de la vraie foi catholique, est hérétique et dans la voie de la damnation. Ceux qui refusent de croire aux vérités de foi (et de morale) sont simplement retenus à la source de leur foi dans la révélation du Christ, jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’il y a une justice. Ceux qui ont la vraie foi en Jésus-Christ (et son Église) acceptent son enseignement d’abord et comprennent la vérité en elle [son Église] (par exemple, pourquoi c’est vrai) ensuite. Un catholique ne retient pas sa foi en la révélation du Christ jusqu’à ce qu’il puisse la comprendre, cela est la mentalité d’un hérétique infidèle qui possède une fierté insupportable.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : «CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES PLUTÔT QU’À DIEU ».

Pourquoi les gens de mauvaise volonté et pour leur fierté sont abandonnés dans les ténèbres

 

Pie XII dit ci-desssus que les membres de sectes non-catholiques peuvent obtenir des grâces, qui sont vraies, puisque personne ne se convertirait à la foi catholique à moins qu’ils n’aient obtenu des grâces quand ils étaient infidèles. Pie XII montre comment l’Esprit Saint de Dieu aide les gens à devenir des catholiques, bien qu’ils ne pensent pas consciemment devenir catholiques à ce moment d’abord. L’Esprit leur dit de suivre la loi naturelle et faire bien et ensuite il les aide à penser pour prendre conscience de comment ils doivent se convertir à la foi catholique.

 

Le premier péché dans lequel tombe seul tout hérétique avant de tomber dans l’hérésie est toujours un ou plusieurs des sept péchés mortels, à savoir, l’orgueil, la luxure, la gourmandise, l’envie, l’avarice, la paresse et la colère. En raison de leurs péchés mortels, le diable gagne la possession de leur conscience en justice, et est capable d’influencer leur croyances dans les hérésies. C’est la triste vérité derrière l’hérésie.

Une personne qui évite les péchés mortels et suit la loi naturelle, et essaie aussi, autant qu’elle est en mesure, d’éviter les péchés véniels, ne tombera jamais dans l’hérésie, car les saints anges gardiens la protègent dans l’état de grâce.
Nous ne pouvons jamais accepter le moindre péché véniel.

Sainte Thérèse d’Avila dit : «Pour l’amour de Dieu, prenez soin de ne jamais devenir imprudents sur le péché véniel, si petit … Il n’y a rien de petit, si cela va à l’encontre d’un si grand souverain». Le péché véniel délibéré affaiblit les pouvoirs spirituels, réduit notre résistance au mal, et nous pousse à errer dans notre chemin vers la Croix. C’est une maladie de l’âme, mais pas sa mort surnaturelle.

1 Jean 5, 16 : «Il est un péché qui est mortel … Toute iniquité est un péché, mais il est un péché qui n’est pas mortel».

Quand un péché véniel est accepté avec le plein consentement, le diable gagne une emprise sur l’âme de la personne, d’où il est en mesure de plus influencer l’âme, et en peu de temps, il mène l’âme dans d’innombrables péchés mortels pour ce qui semble être un petit péché véniel, à moins que la pénitence et la modification soient apportées en réparation à la justice de Dieu. Une âme qui continue dans le péché véniel, sans quitter ses occasions de pécher, mérite de tomber dans le péché mortel depuis qu’elle a rejeté les commandements de Dieu. Si l’âme continue de commettre un péché véniel, elle finira toujours dans le péché mortel, il est donc très important de se prémunir contre les péchés mortels et véniels en tout temps. Des milliards de pauvres âmes souffrent aujourd’hui dans les feux de l’enfer, maudissant leurs péchés véniels habituels qui les ont conduits à commettre des péchés mortels. Si vous souhaitez éviter de vous joindre à eux dans les flammes de l’enfer, évitez toute occasion de péché, comme si c’était du vrai poison.

Pouvez-vous imaginer l’horreur de se tenir devant le Juge et d’entendre la sentence de mort et la condamnation éternelle prononcée contre vous ? Probablement pas. Mais vous avez ressenti de la culpabilité et de la peur pour votre conduite lorsque la Parole de Dieu vous poignarde avec cette phrase : «Le salaire du péché, c’est la mort» (Romains 6, 23). Pourquoi avons-nous peur et un sentiment de culpabilité ? Parce que «tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu» (Romains 3, 23).

Tous les hérétiques, et toutes les autres personnes qui meurent hors de l’Église et du salut, ne cherchent pas sincèrement [ne courent pas après] la vérité, ni ne prient Dieu avec sincérité pour être éclairés sur la vérité. Ces gens plutôt refusent de croire ou ne croient que dans ce qu’ils pensent être la vraie foi, rejetant tout le reste.

C’est l’hérésie ou le péché mortel de tous les protestants ou «orthodoxes» orientaux, etc., qui révèle en vérité qu’ils (beaucoup d’entre eux) ne comprennent pas pleinement ce que l’Église enseigne (mais qui refusent obstinément de croire à chaque fois que cela leur est présenté) ou refusent d’y croire si jamais cela leur est présenté. C’est la raison exacte pour laquelle beaucoup de gens sont laissés dans l’obscurité et le manque de foi, parce que Dieu connaissait à l’avance leur mauvaise volonté et leur refus d’accepter la vraie foi catholique. C’est une vérité de foi qui est enseignée par de nombreux papes, des saints et des Pères de l’Église.

Saint Augustin (428) : «… Dieu savait d’avance que s’ils avaient vécu et que l’Évangile leur avait été prêché, ils auraient entendu sans conviction».

Saint Thomas d’Aquin, Sent. III, 25, Q. 2, R. 2, solut. 2 : «Si un homme ne devait avoir personne pour l’instruire, Dieu lui montrerait, à moins qu’il ne souhaite rester coupable où il est».

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), le 15 Avril, 1905 (Magistère ordinaire infaillible) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus». 

Benoît XIV, Cum Religiosi (n ° 4), 26 juin 1754 (Magistère ordinaire infaillible) : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

2 Corinthiens 4, 3 : «Et si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, dont le dieu de ce monde [Satan] a aveuglé l’intelligence des incrédules, que la lumière de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu, ne doit pas briller pour eux».

C’est pourquoi chaque docteur de l’Église a tenu qu’aucun adulte ne pouvait être sauvé sans la connaissance de la Trinité et de l’Incarnation. C’est pourquoi les docteurs de l’Eglise qui croient dans le baptême de désir (même s’ils ont eu tort à ce sujet) ne l’ont étendu qu’aux catéchumènes futurs baptisés qui croient en la Trinité et l’Incarnation.

Cependant, nous ne devrions pas penser que nous sommes bons en aucune façon pour avoir la foi ou penser que nous sommes spéciaux en tout cas pour être introduit dans la foi. C’est un piège dans lequel on pourrait facilement tomber. Et c’est un piège très dangereux, car si une personne croit être spéciale de toute façon, alors elle est probablement déjà perdue. La fierté (à mon avis) conduit le plus d’âmes en enfer. C’est le début et la fin de la damnation. (Vous pouvez bien sûr penser ou vous considérer comme particulièrement mauvais ou pécheur, tels que : «vous êtes la pire personne sur terre» ou «le plus grand pécheur de la terre», etc., ce qui est bon de penser de soi-même, c’est la façon dont on devrait se considérer : comme le plus grand pécheur du monde et totalement indigne de recevoir toute grâce de Dieu). En vérité, à titre personnel, on ne peut comprendre pourquoi on a la foi, et pourquoi tant de païens, juifs ou musulmans, qui sont mieux que soi, ne l’ont pas. Qu’à t-on fait pour mériter cette grâce de la foi, et qu’est-ce qui fait qu’ils n’y parviennent pas ? Pourquoi sont-ils dans l’obscurité, alors qu’on a trouvé la vraie lumière de l’Évangile ? C’est pourquoi, on peut se poser souvent cette question, sans comprendre pourquoi.

Saint Alphonse de Liguori, Docteur de la morale, préparation à la mort, 1760 : «Combien devons-nous être reconnaissant à Jésus-Christ pour le don de la foi ! Que serait-il advenu de nous si nous étions nés en Asie, en Afrique, en Amérique, ou au milieu des hérétiques et schismatiques ? Celui qui ne croit pas est perdu. Ce fut donc la première et la plus grande grâce pour nous : notre appel à la vraie foi. Ô Sauveur du monde, que serait-il advenu de nous si tu ne nous avais pas éclairé ? Nous aurions été comme nos pères d’autrefois, qui adoraient les animaux et les blocs de pierre et de bois, et ainsi nous aurions tous péri».

Saint Alphonse de Liguori, Sermons, 1760 : «Combien sont nés parmi les païens, chez les Juifs, chez les Mahométans et les hérétiques, et tous sont perdus».

2 Thessaloniciens 2, 3-11 : «Que personne ne vous séduise en aucune manière ; car il ne viendra point, qu’auparavant ne soit venue l’apostasie, et que n’ait paru l’homme du péché, le fils de la perdition. Qui se pose en ennemi et s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu. Ne vous souvient-il pas que, lorsque j’étais encore avec vous, je vous disais ces choses ? Et vous savez ce qui le retient maintenant, afin qu’il paraisse en son temps ; Car déjà s’opère le mystère d’iniquité ; seulement, que celui qui tient maintenant, tienne jusqu’à ce qu’il disparaisse. Et alors apparaîtra cet impie que le Seigneur Jésus tuera par le souffle de sa bouche, et qu’il détruira par l’éclat de son avènement. Il viendra par l’opération de Satan, au milieu de toute sorte de miracles, de signes et de prodiges menteurs. Et avec toute séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité».

Note Bible catholique Vulgate 2 Thess. 2, 3 : «Cette apostasie est la révolte de toutes les nations contre l’Église catholique, révolte qui a commencé, et qui deviendra plus générale dans les jours de l’Antéchrist, à la fin des temps».

Aujourd’hui, cette apostasie est accomplie. Il ne reste que très peu de temps pour pouvoir faire son salut. N’offensez pas Dieu en refusant Sa grâce et en négligeant de faire votre salut en cette fin des temps. N’indignez pas Dieu, pour votre malheur, en négligeant de connaître la vraie foi catholique (la foi traditionnelle, la foi divine de tous les temps, la foi de la Tradition de l’Église), absolument nécessaire pour le salut, car la Tradition précède l’Écriture et toutes deux sont les sources de la Révélation.

Les gens ne croient pas à la vérité parce qu’ils préfèrent l’iniquité (injustice, crime, péché, assassinat, dérèglement). «Ceux qui périssent … n’ont pas reçu [dans leur cœur] l’amour de la vérité afin d’être sauvés … en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité» (2 Thess. 2, 10-11).