La révélation divine : l’Écriture, la Tradition orale et le Magistère infaillible de l’Église catholique

Sommaire

  • Dieu se révèle
    • Dieu se révèle d’abord par ses œuvres
    • Loi naturelle
    • Les philosophes détournent de la vérité de la foi et trompent
    • Dieu se révèle par sa parole
  • Révélation divine
    • Tradition orale et Écriture
    • Magistère infaillible
  • Foi divine et catholique
    • Tous sont tenus de connaître la foi

    • Mystères essentiels de la foi
      • Trinité et Incarnation, Dieu rémunérateur, loi naturelle
    • Dogmes
    • Profession dogmatique de la foi divine et catholique
    • Vérités de la vraie foi catholique

  • La Tradition de l’Église et la Prophétie sont les deux témoins de la Révélation divine
    • Mon peuple, ceux qui te disent heureux te trompent
    • Faire pénitence ou brûler
      • Tradition de l’Église
      • Événements du premier siècle de l’Église
      • Écriture et prophétie
      • La Révélation divine a deux sources : la Tradition de l’Église et l’Écriture
      • Jésus est Dieu – Jésus est la voie, la vérité, la résurrection et la vie
      • Les deux témoins de l’Apocalypse
        • Marcher avec Dieu et détruire l’idolâtrie
        • Hénoch et Élie
      • L’idolâtrie de la fausse église vatican 2 et la fin des temps
  • Conclusion

 

Saint Vincent de Lerins, père de l’Église, Comminotorium, 20 : «Celui-là est un catholique véritable et authentique qui chérit la vérité de Dieu, l’Église, corps du Christ, qui ne préfère rien à la religion divine, à la foi catholique, ni l’autorité de n’importe quel homme, ni l’amour ni le génie, ni l’éloquence ni la philosophie, mais qui méprisant tout cela et demeurant ferme et stable dans la foi, déclare ne tenir et ne croire que ce qu’il sait avoir été professé en tout temps et en tout lieu par l’Église catholique».

Dieu se révèle

Dieu est infini. Il s’est révélé progressivement jusqu’à venir Lui-même en Personne. Si Dieu qui est infini ne s’était révélé Lui-même, absolument aucune créature – ange ou homme – n’aurait pu le connaître.

Il n’y a qu’une seule vérité, sinon ce ne pourrait être la vérité. L’hérésie du relativisme (toute vérité est relative, chacun sa vérité) fait penser les gens comme les païens, qu’ils soient baptisés ou non. Ces gens-là préfèrent leur «vérité» et non celle de Dieu. Pourquoi cela ? Ils n’écoutent pas sa voix parce qu’ils ne sont pas de la vérité :

2 Thessaloniciens 2, 3-11 : «…toute séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité».

Jean 18, 36-37 : «Mon royaume n’est pas d’ici. C’est pourquoi Pilate lui repartit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : tu le dis, je suis roi. Si je suis né et si je suis venu dans le monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité ; quiconque est de la vérité écoute ma voix. Pilate lui demanda [à la Vérité en personne qu’il ne veut entendre] : Qu’est-ce que la Vérité ?».

La Révélation divine est la Révélation que Dieu fait de Lui-même aux créatures et les moyens qu’il donne Lui-même pour le connaître et le posséder. La révélation est la vérité de Jésus-Christ. La Tradition est la transmission voulue par Dieu de Sa Révélation. La Prophétie est l’annonce des réalités à venir et le rappel des réalités venues.

Dieu a voulu, dans sa bonté, que les hommes puissent arriver à le voir, et Il a pour cela envoyé son Fils, «afin de manifester les richesses de sa gloire sur les vases de miséricorde [les rachetés et justifiés] qu’il a préparés pour la gloire» (Romains 9, 23).

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3e s. ch. 2, 1870 ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette révélation surnaturelle est contenue, selon la foi de l’Église universelle affirmée par le saint concile de Trente « dans les livres écrits et dans les traditions non-écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous » [Concile de Trente, Décret sur la réception des livres saints et des traditions, 8 avr. 1546, Ench. Symb. 783 1501]».

Dieu se révèle d’abord par ses œuvres

Dieu, le créateur de tout ce qui est, se révèle à ses créatures. Tout homme peut connaître qu’un Dieu existe par sa création. L’existence de Dieu est attestée clairement par ses œuvres, ceux qui nient son existence sont sans excuse.

Psaume 53, 1 : «L’insensé a dit en son cœur : Dieu n’existe pas ».

Le seul vrai Dieu peut être connu avec certitude par les choses qui ont été faites, et par la lumière naturelle de la raison humaine.

Romains 1, 19-21 : «Parce que ce qui est connu de Dieu est manifeste pour eux. Car Dieu le leur a manifesté. Les perfections invisibles de Dieu, par la création du monde, sont clairement visibles, étant entendu par les choses qui sont faites ; son éternelle puissance et divinité : de sorte qu’ils sont INEXCUSABLES».

Loi naturelle

La loi naturelle est gravée ou inscrite dans le cœur de l’homme, c’est sa conscience morale naturelle. La loi naturelle est la loi non-écrite avant l’alliance de Dieu avec Noé (temps antédiluvien=avant le déluge universel), avant l’alliance de Dieu avec Abraham et avant la loi de Moïse. Tout homme qui suit sa conscience morale naturelle est amené par la grâce de Dieu à la vérité surnaturelle de la foi divine et catholique qui est la vérité de Jésus-Christ ou révélation divine. Tout homme qui manque gravement, volontairement ou coupablement à la loi naturelle de sa conscience fait obstacle à la grâce de Dieu pour l’amener à la vraie foi. Si certains hommes bénéficient de grâces pour arriver à la foi et pas d’autres, c’est qu’il y a une raison. Une partie de cette raison peut être connue et une autre partie reste inconnue ou un mystère (en partie seulement) selon ce que Dieu veut nous faire connaître et ce qu’il ne veut pas que nous connaissions. Quoi qu’il en soit, les grâces ne se méritent pas puisque ce sont des grâces, et Dieu est le seul gérant de son économie. La loi de la grâce commence avec la venue de Jésus-Christ. Pourquoi certains ont la foi et que d’ autres meilleurs qu’eux ne l’ont pas, ou ne l’auront peut-être jamais est un mystère incompréhensible. Cependant on sait par la raison que ceux qui violent la loi naturelle sont des obstacles pour eux-mêmes pour recevoir les grâces de Dieu dans leur cœur.

La raison naturelle ne peut pas être opposée à la foi, au contraire la raison est éclairée par la foi. La foi est une vertu divine qui se greffe en particulier sur l’intelligence.

Pape Pie IX, Const. Dogm. Dei Filius sur la foi catholique, Concile du Vatican, 24 avr. 1870, 3ème session, ch. 4 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) (Ench. Symb. 3017) :
«Mais bien que la foi soit au-dessus de la raison, il ne peut jamais y avoir de vrai désaccord entre la foi et la raison, étant donné que c’est le même Dieu qui révèle les mystères et communique la foi, et qui a fait descendre dans l’esprit humain la lumière de la raison : Dieu ne pourrait se nier lui-même, ni le vrai jamais contredire le vrai. Cette vaine apparence de contradiction vient surtout de ce que les dogmes de la foi n’ont pas été compris et exposés selon l’esprit de l’Église, ou bien lorsqu’on prend des opinions fausses pour des conclusions de la raison. « Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée » (5ème concile du Latran [Ench. Symb. 1441])».

Les philosophes détournent de la vérité de la foi et trompent

Il n’y a qu’une seule vérité (et les vérités qui découlent de cette unique vérité). S’il y avait plusieurs vérités présentées, une seule serait la vérité et les autres des mensonges. Il n’y a qu’une seule révélation de même qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Il n’ y a qu’une seule religion donnée par Dieu, toutes les autres sont fausses. C’est la logique naturelle -même sans parler de la foi – pour toute raison humaine, à moins d’être un menteur. Toutes les autres révélations sont des fausses révélations ou des spéculations ou imaginations humaines.

Colossiens 2, 8-15 : «Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie, par des raisonnements vains et trompeurs, selon la tradition des hommes, selon les éléments du monde, et non selon le Christ ; car en lui toute la plénitude de la divinité habite corporellement…»

Dieu se révèle par sa parole

Si Dieu ne se révélait pas lui-même, aucune de ses créatures ne pourraient le connaître parce que Dieu est infini et que les créatures sont finies ou limitées. Dieu se révèle par son Verbe «Je suis» qui donne l’existence à toute chose.

Exode 3, 14 : «Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. …Celui qui est…».

L’homme est créé à l’Image de Dieu. L’Image de Dieu est le Verbe de Dieu. L’homme a péché (violé le commandement de Dieu) et a brisé et déformé son âme faite à l’Image de Dieu et connut la mort car c’est son âme qui anime son corps de chair. Le Verbe de Dieu s’est fait chair pour récapituler sa création et sauver l’homme de la perdition éternelle en lui redonnant l’Image de Dieu par la loi de grâce : par la foi. Dieu veut la soumission de l’intelligence à la foi. Il faut croire pour comprendre et non comprendre pour croire, c’est-à-dire qu’il faut obéir à Dieu pour prendre le chemin de la vérité. Tout homme est fait pour la vérité, mais sans l’obéissance à Dieu par la loi naturelle et par la foi, l’intelligence se perd dans le chemin du mensonge parce que la nature humaine est enclin dès le début à être trompée. La foi est essentielle pour Dieu. Sans la vraie foi, tout ce que fait un homme ne compte pas pour Dieu.

Jean 8, 58 : «Avant qu’Abraham eut été fait, je suis».

Jean 8, 24 : «Si vous ne me croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans votre péché».

Jean 14, 11 : «Je suis dans mon Père et mon Père est en moi».

Jean 4, 26 : «Je le [le Messie, le Christ] suis moi qui vous parle».

Jean 6, 35 : «C’est moi qui suis le pain de vie».

Jean 8, 12 : «C’est moi qui suis la lumière du monde».

Jean 10, 9 : «C’est moi qui suis la porte».

Jean 10, 11 : «Je suis le bon pasteur».

Jean 11, 25 : «C’est moi qui suis la résurrection et la vie».

Jean 14, 6 : «Moi je suis la voie, la vérité et la vie».

Jean 15, 1 : «Moi je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron».

L’Écriture est inspirée par Dieu

L’Écriture est la Parole de Dieu (Tradition orale) mise par écrit dont le contenu est déterminé par le Magistère de l’Église catholique, que le Seigneur a établi seule gardienne du dépôt de la foi.

2 Corinthiens 2, 17 : « Car nous ne sommes pas comme beaucoup, qui corrompent la parole de Dieu ; mais c’est avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu en Jésus-Christ que nous parlons ».

2 Timothée 3, 16 : «Toute Écriture divinement inspirée est utile pour enseigner, pour reprendre, pour corriger, pour former à la justice».

St Irénée, Père de l’Église, Contre les Hérésies, L 4, 2, 2 : « …l’apôtre Paul, fort de sa bonne conscience, se justifiait auprès des Corinthiens : « Nous ne sommes  pas, disait-il, comme la plupart, qui frelatent la parole de Dieu ; mais c’est dans sa pureté, telle qu’elle vient de Dieu, que nous la prêchons devant Dieu dans le Christ » [2 Cor. 2, 17]. … 2 Timothée 3, 16 est très clair : « Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ».

L’Écriture doit être comprise dans la vraie foi

2 Corinthiens 3, 6 : «la lettre tue [L’interprétation privée des Écritures hors de la Tradition orale de la véritable Église catholique], tandis que l’Esprit vivifie [La Tradition de l’Église est la foi de tous les temps ou l’esprit de l’Église]».

Comme on peut le voir ci-dessus, Dieu enseigne infailliblement par sa parole (d’abord orale puis écrite ensuite selon Sa volonté), que la parole mise par écrit est vivante et vivifiante dans la vraie foi traditionnelle ou l’esprit de l’Église. L’Écriture hors de la Tradition orale tue.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra (Magistère solennel infaillible) : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati nostrae, 24 mai 1829 (Magistère) : le saint concile de Trente avait décrété pour comprimer les esprits hardis, que personne dans les matières de foi ou de mœurs qui se rattachent à la doctrine chrétienne, ne s’appuie sur sa propre sagesse, et ne détourne à son sens l’Écriture Sainte, ou ne l’interprète contre le sens consacré par notre sainte mère l’Église, ou contre le sentiment unanime des Pères.

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 (Décrets 807) ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel». (Ench. Symb. 1792 3011)

Saint Hilaire de Poitiers, père de l’Église, La Trinité (356-360), n° 18  : «Il faut … les perceptions neuves d’un intellect régénéré pour que la conscience de chacun l’illumine en vertu du bienfait venu du ciel. On doit se tenir d’avance par la foi dans l’être même de Dieu … pour que celui qui s’apprête à entendre parler de Dieu donne à son intelligence des dimensions dignes de l’être de Dieu : ces dimensions, ce n’est pas un mode de compréhension quelconque, mais l’infini. … on ne mesurera pas la nature de Dieu d’après les lois de sa nature à soi, mais on agrandira ses convictions sur Dieu aux proportions grandioses du témoignage que Dieu porte sur lui-même. … Car il est sur lui-même le témoin qui convient, lui qui est seul à pouvoir donner la connaissance de lui-même».

Dictionnaire de théologie catholique, « Hérésie », I. Problème dogmatique : l’hérésie-doctrine : « …la foi communément demandée par Dieu aux hommes est la foi non seulement divine, c’est-à-dire ayant pour motif la révélation connue comme telle, mais encore catholique, c’est-à-dire ayant pour règle l’enseignement de l’Église (Vatican I, sess 3, ch. 3. Denz. 1792) [¹]. C’est donc à la « foi divine et catholique » que s’oppose l’hérésie. Ne devra en conséquence être réputée hérétique que la doctrine niant une vérité révélée et proposée comme telle par le Magistère infaillible de l’Église. Ainsi, les vérités contenues dans la sainte Écriture elle-même doivent être proposées par l’Église à la croyance des fidèles, pour que leur négation devienne une hérésie formelle. … Par le fait même que l’Église nous propose la sainte Écriture comme la parole même de Dieu, elle nous atteste le caractère révélé des vérités clairement contenues dans les livres saints. Relativement, à la proposition authentique de l’Église, on a déjà observé, qu’il n’est pas nécessaire qu’une telle proposition soit faite par le magistère extraordinaire, c’est-à-dire par une définition conciliaire ou ex cathedra, ou encore par une condamnation avec la note d’hérésie ; l’enseignement explicite du magistère ordinaire et universel suffit pour qu’une vérité soit authentiquement proposée à l’adhésion des fidèles ». (Paris, éditions Letouzey et Ané, 1902-1950, 15 tomes en 30 volumes)

L’Écriture est infaillible (livres canoniques de la Bible catholique Vulgate latine)

La Bible (livres canoniques de la Vulgate latine) est infaillible pour la foi et la morale :

Concile de Trente, 4ème sess., 8 avr. 1546, ex cathedra : « suivant l’exemple des pères orthodoxes, le même saint concile reçoit et vénère avec le même sentiment de piété et le même respect tous les livres tant de l’Ancien Testament que du Nouveau Testament, puisque Dieu est l’auteur unique de l’un et de l’autre, ainsi que les traditions elles-mêmes concernant aussi bien la foi que les mœurs, comme ou bien venant de la bouche du Christ ou dictées par l’Esprit-Saint et conservées dans l’Église catholique par une succession continue ». (Ench. Symb. 783-786 1501-1508)

Concile du Vatican, 3ème sess., ch. 2, sur la Révélation, 1870 ex cathedra : «Cette Révélation surnaturelle est contenue, selon la foi de l’Église universelle affirmée par le saint concile de Trente «dans les livres écrits et dans les traditions non-écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous.

«Ces livres de l’Ancien et du Nouveau Testament tels qu’ils sont énumérés dans le décret de ce concile et tels qu’on les trouve dans l’ancienne édition latine de la Vulgate, doivent être reçus pour sacrés et canoniques dans leur intégrité, avec toutes leurs parties. L’Église les tient pour tels non point parce que, composés par le seul travail de l’homme, ils auraient été ensuite approuvés par son autorité, ni non plus seulement parce qu’ils contiennent sans erreur la Révélation, mais parce qu’écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été transmis comme tels à l’Église [can. 4]».

La Bible est infaillible aussi historiquement et scientifiquement :

Pape Léon XIII, Providentissimus Deus, 18 nov. 1893 : « Il serait absolument funeste de restreindre l’inspiration uniquement à certaines parties de l’Écriture ou de concéder que l’Auteur sacré s’est trompé. On ne peut en effet admettre la conception de ceux qui se débarrassent de ses difficultés en n’hésitant pas à accorder que l’inspiration s’étend aux questions de foi et de mœurs mais pas plus loin. … Tous les livres que l’Église reçoit pour sacré et canonique dans leur intégralité et dans toutes leurs parties ont été écrits sous la dictée de l’Esprit-Saint. Aucune erreur n’a pu se glisser dans l’inspiration divine, loin de là, celle-ci non seulement exclue toute erreur mais elle l’exclue et répugne en vertu de la même nécessité, qui fait que Dieu Souveraine Vérité ne peut être l’auteur d’aucune erreur. … Les savoirs doivent fidèlement tenir que Dieu Créateur qui gouverne toutes choses est aussi l’Auteur des Écritures, c’est pourquoi ni dans la nature ni dans les documents historiques, on ne peut rien trouver qui soit réellement en contradiction avec l’Écriture ».

Pape St Pie X, Lamentabili, 3 juil. 1907 « 11. L’inspiration divine ne s’étend pas de telle sorte à toute l’Écriture sainte qu’elle préserve de toute erreur, toutes et chacune de ses parties ». Condamné [c-à-d l’inspiration divine s’étend à toute l’Écriture, toutes et chacune de ses parties]

Pape Benoit XV, Spiritus Paraclitus, 15 sept. 1920 « Personne n’a le droit de mettre en doute la réalité [faits historiques] de ce qui est écrit ».

Pape Pie XII, Divino afflante Spiritu, 30 sept. 1943 « De même que le Verbe substantiel de Dieu s’est fait en tout semblable aux hommes hormis le péché, ainsi les paroles de Dieu exprimés en langue humaine sont semblables en tout au langage humain l’erreur exceptée [c-à-d. il n’y a pas d’erreurs dans l’Écriture comme il n’y a pas de péchés en Jésus-Christ] ».

Pape Pie XII, Humani generis, 15 août 1950 : « Certains en effet osent fausser le sens de la définition du Concile Vatican I, qui proclame Dieu Auteur des Écritures, reprenant ainsi l’opinion bien des fois condamnée selon laquelle l’inerrance de l’Écriture ne s’étendrait qu’à ce qui concerne Dieu, les choses morales et religieuses [l’infaillibilité s’étend aux autres choses]».

Mais l’Écriture est infaillible que si c’est l’interprétation du Magistère de l’Église :

Concile de Trente, 4ème session, sur la manière d’interpréter la sainte Écriture, 8 avr. 1546, ex cathedra  : «personne, dans les choses de la foi ou des mœurs concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur un seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des Pères, même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées».

Révélation divine

La révélation est la vérité de Jésus-Christ, Verbe de Dieu fait chair pour la Rédemption des hommes. La vérité de Jésus-Christ est figurée et prophétisée par l’Ancien Testament, et son accomplissement constitue le Nouveau Testament. La Révélation divine finit avec la mort du dernier apôtre. La foi en la révélation est le seul moyen (dont les autres découlent) que Dieu donne aux hommes pour leur salut et pour entrer en relation avec lui. Ne pas se servir du moyen que Dieu donne est d’un extrême danger, le plus grave et le plus grand de tous les dangers.

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné»

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 4 La foi et la raison, 1870, ex-cathedra : «En conséquence, le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte Église a présenté une fois pour toutes et jamais il n’est loisible de s’en écarter sous le prétexte ou au nom d’une compréhension plus poussée »

Tradition orale et Écriture

La révélation a deux sources. La source primaire est l’Écriture et la source secondaire est la Tradition de l’Église. La tradition orale est la transmission constante et universelle du dépôt de la foi, incluant des vérités non-écrites, existant dans l’Ancien et le Nouveau Testament qui sont tous deux une seule et même révélation divine. L’Écriture et la Tradition sont une seule et même source de la révélation. La Tradition orale est mentionnée dans les Écritures, et on ne peut séparer l’une de l’autre sans s’écarter hors du dépôt de la foi. L’Écriture interprétée hors de la Tradition de l’Église est une interprétation purement humaine, erronée, hors de l’Église, hors de la foi divine et catholique, c’est ce qui a formé les sectes hérétiques qui rejettent l’autorité de l’Église qui seule interprète infailliblement l’Écriture par l’autorité que lui confié le Christ pour garder intact le dépôt de la foi. Tous les hérétiques interprètent les Écritures hors de leur contexte, hors de la Tradition et hors de l’interprétation de l’Église.

Saint Paul parle de la Tradition :

2 Thessaloniciens 3, 6 : « Maintenant, nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous retirer de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition qu’il a reçu de nous».

2 Thessaloniciens 2, 15 : « Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre».

2 Timothée 2, 1-2 : « Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus Christ. Et les choses que tu as entendu de moi et beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres».

Saint Jean parle de la Tradition :

Jean 20, 30 : «Et il y a beaucoup d’autres signes que Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, qui ne sont pas écrits dans ce livre».

Jean 21, 25 : « et il y a également bien d’autres choses que Jésus a faites, qui, si elles devaient être rédigées pour tout le monde, je suppose que le monde même ne pût contenir les livres qu’on écrirait. Amen».

Ainsi tous les hérétiques qui rejettent la Tradition se contredisent eux-mêmes comme les insensés qu’ils sont en rejetant les Écritures mêmes qui les réfutent et les condamnent.

C’est la loi divine que ce qui n’a pas été écrit dans la Bible, est aussi la Tradition orale :

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 3, ex-cathedra (Denz. 1792 3011) : «… on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition …»

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 2, ex-cathedra (Ench. Symb. 1787 3006) : Cette révélation surnaturelle est contenue, selon la foi de l’Église universelle affirmée par le saint concile de Trente « dans les livres écrits et dans les traditions non écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous » [Ench. Symb. 783 1501]».

Les saints pères sur la Tradition :

Saint Augustin, père de l’Église, Contre Fauste, liv. 19, ch. 7 : …Pourquoi donc, ô Manichéens, rejetez-vous la loi et les prophètes, alors que le Christ affirme qu’il est venu non pour les détruire, mais pour les accomplir ? L’hérétique Fauste répond : Mais qui atteste que Jésus a tenu ce langage ? Matthieu. Et comment donc Matthieu peut-il raconter ce que Jésus a dit sur la montagne, lui qui n’a suivi le Sauveur que lorsqu’il en fut descendu, tandis que Jean, qui était sur la montagne, n’en dit pas un mot ? Saint Augustin répond : S’il n’y a pour dire la vérité sur le Christ que celui qui l’a vu ou entendu, personne aujourd’hui n’est en état de le faire. Pourquoi donc saint Matthieu n’aurait-il pu apprendre de la bouche de saint Jean la vérité sur le Christ, alors que nous, qui sommes nés si longtemps après, nous pouvons enseigner sur Jésus-Christ la vérité que nous puisons dans les écrits de saint Jean ? C’est ce qui fait que non seulement l’évangile de saint Matthieu, mais encore celui de saint Luc et de saint Marc jouissent d’une égale autorité. D’ailleurs, est-ce que le Seigneur n’a pu raconter à saint Matthieu les faits qui avaient précédé sa vocation ? Avouez donc franchement que vous ne croyez pas à l’Évangile, car en ne croyant dans l’Évangile qu’à ce qui vous convient, c’est plutôt à vous-mêmes qu’à l’Évangile que vous croyez. (Cité par Saint Thomas, chaîne d’or, Matthieu 5, 17-19)

A suivre

Magistère infaillible

Succession apostolique (des apôtres)

Jésus-Christ n’a pas fondé Son Église pour un temps limité jusqu’à la mort de l’Apôtre Pierre, ni d’ailleurs jusqu’à la mort du dernier Apôtre Jean. Ce serait à la fois ridicule et hérétique de le penser, sinon à quoi servirait la Rédemption ? Que serait l’Église ? Où serait le salut accessible pour les hommes après le dernier Apôtre ? Dieu serait-il venu sauver les hommes seulement pour environ un siècle, jusque vers l’an 100 ? C’est ridicule. C’est pour cette raison que l’Église est apostolique, c’est-à-dire fondée sur la foi des Apôtres et leurs successeurs désignés par eux (les Apôtres) grâce à l’autorité que Dieu leur a donnée par la primauté de Pierre.

Matthieu 16, 16-19 : « Et Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Et Jésus répondit et lui dit : Tu es heureux, Simon fils de Jonas. Car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. Et je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux ».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (01/06/1928) [Magistère] : « le magistère de l’Église – lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu’elles soient transmises facilement et sûrement [Tradition] à la connaissance des hommes … cet usage extraordinaire du magistère n’introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l’Église ; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion».

Infaillibilité

Le Magistère de l’Église catholique est le Magistère de Dieu ou autorité doctrinale de Dieu qu’Il partage à Son Église car Elle est la gardienne du dépôt de la Foi. L’autorité divine est la sauvegarde contre l’erreur pour garder le dépôt de la foi (et de la morale) apostolique (des Apôtres) entier et intact. Le Magistère est confié à l’Église à la Pentecôte. Le Magistère s’exerce à travers l’autorité et le don d’infaillibilité que Jésus-Christ a confié à Pierre. Seul le Magistère infaillible explicite et détermine le contenu de la révélation divine et interprète infailliblement les Écritures. Tout enseignement du Magistère est infaillible et appartient à la révélation.

Pape Pie XII, Humani generis, n° 21, 12 août 1950 : «Ce dépôt de la foi dont notre divin Rédempteur a donné une interprétation authentique, non à chacun des fidèles, ni même aux théologiens, mais seulement à l’autorité d’enseignement de l’Église [Magistère]».

Le Magistère extraordinaire ou solennel comprend les dogmes : déclarations ex cathedra d’un pape et conciles ratifiés par un pape ou des condamnations d’autorité. Aucun dogme ne révèle quoi que ce soit de nouveau qui ne soit déjà contenu dans la révélation.

Le Magistère ordinaire comprend : 1) tout enseignement d’un pape proposé comme faisant partie de la révélation et 2) le consentement unanime des pères de l’Église (autorité des pères) en matière de foi ou de morale.

Les pères sont déterminés à travers ce qu’en dit l’Église dans son Magistère et/ou sa Tradition : 1) les pères apostoliques (disciples des Apôtres), 2) les pères de l’Église, disciples des pères apostoliques, et 3) les pères de l’Église, disciples et successeurs des précédents.

L’encyclopédie catholique, 1907, « pères de l’Église » : «Les critères par lesquels nous jugeons si un écrivain est un «Père» ou non sont :

  1. Citation par un conseil général, ou
  2. dans les Actes publics des papes adressés à l’Église ou concernant la foi ;
  3. encomium [panégyrique] dans le Martyrologe Romain comme « Sanctitate et doctrina insignis » [Sainte et insigne doctrine] ;
  4. La lecture publique dans les Églises des premiers siècles ;
  5. Citations, avec éloge, comme une autorité quant à la Foi par certains des Pères plus célèbres».

L’unanimité des pères comprend : 1) tous les pères d’accord ensemble sur un point non-défini par l’Église, 2) un ou plusieurs pères d’accord ensemble sur un point de doctrine et que tous les autres pères n’ont pas montré leur désaccord, 3) un seul père qui enseigne un point de doctrine qui n’est contredit par aucun autre père de l’Église, c’est l’unanimité. Mais un seul père qui contredit un point de doctrine contre tous les autres pères, ce n’est pas l’unanimité.

Le contenu réel de la Révélation divine (Écriture et Tradition) est déterminé par le Magistère de l’Église Catholique, l’Autorité enseignante de l’Église Catholique, exercée par un pape en proclamant un dogme (Magistère solennel ou extraordinaire) ou une vérité à croire de foi divine (Magistère ordinaire) avec l’autorité de la Papauté. Les déclarations d’un vrai pape ne sont pas toutes un enseignement du Magistère. Un pape parle magistériellement (infailliblement) quand il remplit certaines conditions (comme défini par le premier Concile du Vatican ci-dessous). Ceux qui sont fidèles au Magistère sont fidèles à ce que tous les papes à travers l’histoire ont dogmatiquement enseigné ou ont déterminé, ce à quoi l’Église Catholique a toujours tenu.

Magistère solennel ou extraordinaire – Ex cathedra [de la chaire de Pierre] – infaillible

C’est l’Enseignement d’autorité d’un vrai pape en matière de foi ou de morale qui doit être tenu par l’Église universelle.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, Chap. 4 ex cathedra : « … lorsque le pontife romain parle ex cathedra , c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Église lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église ».

Magistère ordinaire – De foi divine – infaillible

C’est l’enseignement (d’un pape) faisant partie de la Révélation.

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Un pape qui dit ou écrit (ou un décret qu’il approuve) qu’un enseignement fait partie (ou est condamné contraire à la Révélation), cela doit être cru de foi divine, c’est-à-dire que le « Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée » :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Consentement unanime des Pères – infaillible

Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères ou consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des les théologiens fait partie du Magistère ordinaire infaillible ou appartenant à la foi. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et donc tous les catholiques sont tenus par loi divine d’y croire aussi. Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex-cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères, même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : « Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères ». (Décrétales 802-803)

Seul le Magistère de Dieu est infaillible et Il fait bénéficier Son Église de Son Magistère infaillible par le charisme d’infaillibilité donné à Pierre et ses successeurs.

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : « … Dieu lui-même a fait l’Église participante de son divin magistère et l’a mise, par privilège divin, à l’abri de l’erreur».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : «À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité… »

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus, 17 mai 1835 : «… l’Église a, par son institution divine, le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur»

Pape Léon XIII, Caritatis studium, 25 juil. 1898 : « Le Magistère “ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné».

Pape St. Pie X, Editae subsaepe, 26 mai 1910 : «… seul un miracle de cette divine puissance pourrait préserver l’Église… de la souillure dans la sainteté de Sa doctrine…»

Pape Pie XI, Quas primas, 11 déc. 1925 : «… la parfaite et perpétuelle immunité de l’Église de l’erreur et l’hérésie».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique [l’autorité de son magistère ]».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : «… c’est le comble de l’absurdité et de l’outrage envers elle [l’Église] de prétendre qu’une restauration et qu’une régénération lui sont devenues nécessaires pour assurer son existence et ses progrès, comme si l’on pouvait croire qu’elle aussi fût sujette, soit à la défaillance, soit à l’obscurcissement, soit à toute autre altération de ce genre».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 jan. 1928 : «Car jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : “L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer».

Pape Adrien Ier, Concile de Nicée II,  (787) : «… le Christ notre Dieu, lorsqu’Il prit pour son Épouse Sa sainte Église catholique, n’ayant aucune tâche ni ride, a promis qu’il la gardera et rassurait ses saints disciples en disant : Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du monde».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Se. 9 ; 23 mars 1440 : «… l’Épouse du Christ est intacte et modeste, ne connaissant qu’une seule demeure, et elle garde la sainteté de son lit conjugal avec une pudeur chaste».

Pape Saint Sirice, Directa ad decessorem, 10 fév. 385 : «Et pour cette raison il a voulu que la forme de l’Église dont il est l’Époux, brille de la splendeur de la chasteté, de manière qu’il puisse la trouver… “sans tache ni ride” (Éph. 5, 27) au jour du jugement, lorsqu’il viendra à nouveau».

En dehors du Magistère, aucun enseignement n’est infaillible. La foi divine et catholique est fondée 1) sur le Magistère et 2) sur les enseignements faillibles qui ne contredisent pas le Magistère, mais en aucun sur les enseignements faillibles contredisant le Magistère. Fonder sa foi sur les enseignements faillibles sans tenir compte d’abord de fonder sa foi sur le Magistère, n’est pas catholique, c’est une foi non-catholique ou une fausse foi qui ne sauve pas. Dieu veut l’obéissance de l’intelligence à la révélation ou soumission de l’intelligence à la foi.

Il faut croire (dans la révélation ou dépôt de la foi donné par Dieu) pour comprendre et non pas comprendre (uniquement par la raison naturelle) pour croire (les choses divines).

Matthieu 16, 18-19 : «Aussi moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Égliseet les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elleEt je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre, sera aussi délié dans les cieux ».

Jean 21, 15-17 : « Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.  Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.  Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé, parce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui dit : Seigneur, tu sais toutes choses. Tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes brebis [toutes]».

Luc 22, 31-32 : «Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici que Satan a demandé à vous avoir tous, afin qu’il puisse vous passer au crible comme le blé ; mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point : et toi, étant une fois converti, affermis tes frères ».

Pape Pie IX, Concile Vatican I de 1870, ex-cathedra : « … ce don de la vérité et la foi indéfectible a été divinement conféré à Pierre et à ses successeurs sur ce Siège … »

Pape Pie IX, Concile Vatican I de 1870, ex-cathedra : «…le Siège de Saint-Pierre reste toujours intact de toute erreur, selon la promesse divine de notre Seigneur que le Sauveur a fait le chef de ses disciples : « J’ai prié pour toi [Pierre], afin que ta foi ne défaille pas…»

Nier sciemment le Magistère de l’Église (comme le font les hérétiques ou schismatiques), c’est nier la foi divine et catholique, c’est nier l’autorité doctrinale de Dieu, c’est nier Dieu, Jésus-Christ et Son Corps qui est l’Église, c’est se couper par le fait même (automatiquement) de l’Église (et du salut). C’est le chemin de la damnation (perte éternelle de Dieu).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : « … la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires».

Foi divine et catholique

La foi divine et catholique est l’ensemble du dépôt de la foi, constitué des vérités de foi. La vraie foi catholique (ou traditionnelle=enseignement constant et universel et orthodoxe=droite doctrine) est la profession du dépôt complet de la foi. Professer une partie et rejeter une autre partie ou même une seule vérité, ce n’est plus la foi divine et catholique et c’est l’hérésie. La foi est tout ou rien. La foi entière est absolument nécessaire pour le salut. La foi volontairement tronquée ou amputée même d’une seule vérité de foi ne sauve absolument pas et mène à la damnation éternelle.

Dans la loi de grâce – la foi surnaturelle – l’équivalent des philosophes trompeurs pour la loi naturelle, sont les mauvais théologiens (ceux qui sont chargés d’étudier officiellement la révélation, sous l’autorité papale ; les faux théologiens sont ceux auto-proclamés) qui étudient selon leur propre pensée sans le Magistère et ont induit en erreur et éloigné de la foi la plupart des hommes aujourd’hui.

Saint Hilaire de Poitiers, père de l’Église, La Trinité, n° 13 : «Une foi ferme dédaigne les questions captieuses et inutiles de la philosophie et la vérité ne succombe pas aux charmes trompeurs des sottises humaines, elle ne se laisse point traîner en captivité par l’erreur. Elle ne limite point Dieu d’après le sentiment qu’en a l’intelligence vulgaire et ne juge point du Christ selon les éléments du monde. … Donc cette geste divine qui dépasse l’intelligence naturelle de l’homme ne souffre pas … d’être soumise à l’appréciation naturelle de l’esprit ; car l’action d’une infinité éternelle exige d’être jugée d’après un étalon infini… ce ne sont point là calculs relevant de l’intelligence, mais affirmations exclusives d’un pouvoir».

Foi divine = ayant pour motif la révélation connue comme telle – Catholique = ayant pour règle l’enseignement de l’Église.

Dictionnaire de théologie catholique, « Hérésie », I. Problème dogmatique : l’hérésie-doctrine : « …la foi communément demandée par Dieu aux hommes est la foi non seulement divine, c’est-à-dire ayant pour motif la révélation connue comme telle, mais encore catholique, c’est-à-dire ayant pour règle l’enseignement de l’Église (Vatican I, sess 3, ch. 3. Denz. 1792) [¹]. C’est donc à la « foi divine et catholique » que s’oppose l’hérésie. Ne devra en conséquence être réputée hérétique que la doctrine niant une vérité révélée et proposée comme telle par le Magistère infaillible de l’Église. Ainsi, les vérités contenues dans la sainte Écriture elle-même doivent être proposées par l’Église à la croyance des fidèles, pour que leur négation devienne une hérésie formelle. … Par le fait même que l’Église nous propose la sainte Écriture comme la parole même de Dieu, elle nous atteste le caractère révélé des vérités clairement contenues dans les livres saints. Relativement, à la proposition authentique de l’Église, on a déjà observé, qu’il n’est pas nécessaire qu’une telle proposition soit faite par le magistère extraordinaire, c’est-à-dire par une définition conciliaire ou ex cathedra, ou encore par une condamnation avec la note d’hérésie ; l’enseignement explicite du magistère ordinaire et universel suffit pour qu’une vérité soit authentiquement proposée à l’adhésion des fidèles ». (Paris, éditions Letouzey et Ané, 1902-1950, 15 tomes en 30 volumes)

Dictionnaire de théologie catholique, « Hérésie »,  II. Problème moral : l’hérésie-péché : « 1° Le péché d’hérésie ne peut avoir pour matière que ce qui constitue objectivement l’hérésie, c’est-à-dire une doctrine qui s’oppose à la foi non seulement divine, mais encore catholique, la note caractéristique de l’hérésie étant de chercher ailleurs que dans le magistère de l’Église la règle de foi. … Il y a [en ce cas] péché d’infidélité parce qu’il y a faute directe contre la foi divine ; mais il n’y a pas révolte contre le Magistère de l’Église ». (Paris, éditions Letouzey et Ané, 1902-1950, 15 tomes en 30 volumes)

Tous sont tenus de connaître la foi

Tous les hommes ont la nécessité absolue de recevoir le sacrement de baptême pour être sauvé. Il faut la foi pour recevoir le baptême validement. L’Église catholique enseigne aussi qu’il est absolument nécessaire pour tout le monde – au-dessus de l’âge de raison – de connaître positivement les mystères les plus sacrés pour être sauvé : la Trinité et l’Incarnation, en plus de la loi naturelle. C’est le minimum à croire pour le salut s’il est impossible d’en connaître davantage, mais s’il est possible de connaître la foi catholique, c’est un péché mortel de refuser ou de négliger de s’instruire de la foi.

Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu». C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux.

Les gens de mauvaise volonté ou négligence coupable pour connaître la vraie foi catholique ne se soucient pas de la vérité, ils trouveront toutes sortes d’excuses pour ne pas obéir à Dieu, ils sont déjà condamnés. L’Église oblige sous peine de péché mortel de connaître la foi et tous les baptisés y sont tenu sous peine de péché mortel. Les gens s’illusionnent sur leur salut en négligeant de connaître la vraie foi car ils commettent un péché mortel qui les envoie en enfer.

 

Mystères essentiels de la foi

Les mystères essentiels ou moyens de nécessité constituent la foi minimale en dessous de laquelle il n’y a absolument aucun salut : ce sont 1° la Trinité et l’Incarnation, 2° Dieu rémunérateur, et 3° la loi naturelle. C’est le minimum à connaître et à croire quand on ne peut absolument pas en connaître davantage à causes de circonstances particulières non-coupables. Le baptême est invalide (nul ou n’ayant pas existé) sans la foi minimum en ces mystères essentiels du baptisé – uniquement quand la personne demandant le baptême ne peut absolument pas en connaître davantage sans faute de sa part (=ignorance invincible).

La Trinité et l’Incarnation, et Dieu rémunérateur

Les mystères essentiels de la foi à croire positivement sont la sainte Trinité et l’Incarnation rédemptrice ainsi que Dieu rémunérateur : Un seul Dieu Père, Fils et Saint-Esprit ; l’Incarnation rédemptrice ou Jésus-Christ, Dieu fait homme pour racheter et sauver les hommes en prenant sur lui leurs péchés ; et Dieu rémunérateur des actions des hommes.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra : « Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase… : «Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s’il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l’éternité.

«Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.

«Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu’il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

«Le Père n’a été fait par personne et il n’est ni créé ni engendré ; le Fils n’est issu que du Père, il n’est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n’est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n’y a donc qu’un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n’est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu’en tout, comme on l’a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l’Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l’Unité. Qui donc veut être sauvé, qu’il croie cela de la Trinité.

«Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l’incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d’une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l’humanité. Bien qu’il soit Dieu et homme, il n’y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l’humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l’unité de la personne. Car, de même que l’âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l’homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d’où il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé».

Dieu rémunérateur des hommes est un mystère essentiel de la foi avec la Trinité et l’Incarnation. On doit croire que Dieu rémunère les actions des hommes et ceci fait partie de la profession de foi d’Athanase.

Hébreux 11, 6 : «Or, sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu. Car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il est, et qu’Il récompense ceux qui Le cherchent».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra : « Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase… : il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé».

Pape Pie XII, Summi pontificatus, 20 oct. 1939 : «Dieu, créateur tout-puissant et Père de tous, suprême et absolu législateur, omniscient et juste vengeur des actions humaines».

La loi naturelle

La loi naturelle esr un mystère essentiel de la foi qu’on doit obligatoirement croire pour le salut. car on doit obéir à la loi naturelle pour le salut. La loi naturelle est un moyen de nécessité de la foi minimale obligatoire car toute violation de la loi naturelle est un péché pour tous, mêmes les non-baptisés. Saint Paul explique que les païens qui ne connaissent ni la loi mosaïque (de Moïse) ni la loi évangélique sont loi naturelle pour eux-mêmes par le suivi de leur conscience morale.

Romains 2, 14-15 : «Lorsque les gentils [païens], qui n’ont pas la loi, font naturellement ce qui est selon la loi ; n’ayant pas la loi, ils sont à eux-mêmes la loi : Montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs , leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant et se défendant l’une l’autre».

La loi naturelle est la loi que chaque personne connait par instinct de naissance. Elle est gravée par le Créateur dans notre cœur, et tout le monde – même les païens qui n’ont jamais entendu parler de Dieu ou de la vraie religion catholique – reçoivent ce don de Dieu. Des exemples de péchés qui enfreignent la loi naturelle et qui sont faciles à reconnaître sont l’avortement, l’assassinat, le viol, le vol, la pédophilie, l’homosexualité, la calomnie, le mensonge, etc. La conscience condamne toujours une personne qui fait ces choses et donc il ne peut jamais y avoir d’excuse pour les personnes qui commettent de tels péchés.

Mais comme on l’a vu, suivre la loi naturelle ou celle écrite de Moïse ne sauve pas, mais amène l’homme qui lui obéit  à la vérité de la foi par la grâce de Dieu. Aucun salut n’est possible sans obéir à la loi de grâce ou loi évangélique.

Galates 2, 16 : « Sachant que l’homme n’est point justifié [rendu juste devant Dieu] par les œuvres de la Loi [naturelle et mosaïque], mais par la foi en Jésus-Christ, … attendu que par les œuvres de la loi ne sera justifiée nulle chair ».

Pape Pie XII, Summi pontificatus, 20 oct. 1939 : «Il est connu de tous que la source profonde et dernière des maux dont est affligée la société d’aujourd’hui se trouve dans la négation et le rejet d’une norme universelle de la probité des mœurs, tant dans la vie individuelle que dans la vie sociale elle-même et dans les relations mutuelles qui existent entre les peuples et les nations ; c’est-à-dire que la loi naturelle elle-même est obscurcie par la méconnaissance et l’oubli. Cette loi naturelle trouve son fondement en Dieu, créateur tout-puissant et Père de tous, suprême et absolu législateur, omniscient et juste vengeur des actions humaines. Quand la divinité éternelle est reniée avec légèreté, toute base de moralité s’en trouve ébranlée du même coup, et l’on voit s’étouffer ou du moins s’affaiblir singulièrement la voix de la nature qui enseigne aux ignorants et même à ceux qui n’ont pas encore accédé à l’usage de la culture civique, ce qui est bien et ce qui est mal, le licite et l’illicite, et qui leur rappelle qu’un jour ils auront à rendre compte de leurs actions bonnes ou mauvaises devant le juge suprême».

Exemples de violation de la loi naturelle :

Ces exemples peuvent tous tomber dans la catégorie du péché mortel, car ils rejettent une vérité qu’ils savent être vraie de la loi naturelle, à savoir : 1) que l’existence de Dieu peut être connue par la raison naturelle ; 2) que la masturbation, le sexe oral ou la sodomie ou préliminaires sont contre nature, honteux et contre la procréation ; 3) que l’avortement est un assassinat ; 4) que la contraception ou PFN frustre délibérément le pouvoir naturel d’engendrer la vie ; 5) que les psychotropes, tels que fumer de la marijuana, est un péché mortel, tout comme se saouler.

  • nier l’existence de Dieu est une hérésie contre la loi naturelle car tous savent que c’est un mensonge de croire qu’il n’y a pas une vérité mais plusieurs.
  • approuver l’homosexualité ou le mariage homosexuel sont des hérésies contre la loi naturelle, car tout le monde sait naturellement que la fin de la sexualité est la procréation et non l’assouvissement de la passion et de la concupiscence, le plaisir désordonné, le vice de l’impureté, l’idolâtrie du corps, ou que la fin du mariage est la procréation et l’éducation des enfants.
  • L’indifférentisme religieux et le relativisme religieux sont aussi des hérésies contre la loi naturelle car tous peuvent savoir naturellement la vérité selon laquelle il ne peut y avoir qu’une seule Vérité, car s’il y a deux vérités, une est la vérité et l’autre un mensonge. Tout le monde peut savoir cela par sa nature sans rien connaître des vérités de la foi et du salut.
  • L’évolutionisme est une autre hérésie contre la loi naturelle, car tous savent que l’homme n’a pas d’ancêtre commun avec les animaux. Pourquoi l’homme n’a pas trois yeux, ou des ailes ? Pourquoi donc les organes ? Etc.

Sans ces mystères essentiels de la foi et l’obéissance aux commandements de Dieu, il n’y a aucun salut mais la damnation éternelle ou privation éternelle de Dieu. Mais comme on l’a déjà dit, ces mystères essentiels ne suffisent pas pour le salut si on peut connaître davantage la foi, car tout baptisé est tenu par la loi canonique de connaître sa foi sous peine de péché mortel (qui place hors du salut, sauf repentir et pénitence). Cette vérité a des conséquences beaucoup plus graves en ces temps d’apostasie car beaucoup ou la plupart, sont de mauvaise volonté.

Benoît XIV, Cum Religiosi (n ° 4), 26 juin 1754 (Magistère) : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905 (Magistère) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Ces mystères essentiels de la foi pour le salut impliquent obligatoirement de ne pas nier toute vérité des Écritures ou toute vérité enseignée par l’Église. Ces mystères crus font les catholiques (chrétiens) qui ne peuvent pas connaître plus la foi, à moins qu’ils tiennent une position qui soit incompatible avec la foi en la Trinité et l’Incarnation ou refusent une vérité à savoir sur Dieu et la loi naturelle ou refusent quelque chose qu’ils savent être clairement enseigné dans l’Écriture. Par exemple, si la personne baptisée prétend croire en la Trinité et l’Incarnation, mais soutient que toutes les religions sont plus ou moins bien, alors c’est un hérétique et qui n’a pas la foi catholique (avant même qu’il sache qu’une telle position est condamnée par l’Église) parce que sa croyance est incompatible avec la vraie foi dans la Trinité comme seul vrai Dieu, où la croyance selon laquelle il doit avoir la foi catholique dans ses composantes les plus simples.

Un autre exemple serait si la personne baptisée qui croit en la Trinité et l’Incarnation (qui sont les éléments les plus simples de la foi catholique), et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, soutient que l’homme n’a pas le libre arbitre (comme certains protestants l’enseignent). Cette personne deviendrait hérétique parce qu’elle rejette une vérité que tous savent être vraie de la loi naturelle, à savoir, que l’ homme a une volonté libre. Ainsi, elle nie une toute vérité à savoir sur l’homme de la loi naturelle et est hérétique.

Un autre exemple serait si la personne baptisée qui croit en la Trinité et l’Incarnation (la foi catholique dans ses composantes les plus simples), et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, refuse de croire que Dieu est le rémunérateur et punisseur. Cette personne est hérétique parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, que Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions (voir Héb. 11, 6).

Un autre exemple est ceux qui croient aux doctrines de «la foi seule» et «sécurité éternelle» (une grande majorité des protestants). Ces doctrines contredisent à la fois la loi naturelle et la raison qui dit que chaque homme doit être récompensé ou puni pour ses actes. Cela contredit également, mot pour mot, l’enseignement de Jacques 2 dans l’Écriture, qui enseigne que la foi sans les œuvres est morte, et que l’ homme n’est pas sauvé par la foi seule. Cette personne qui croit en la foi seule ou la sécurité éternelle est hérétique, même si elle n’a jamais su que sa position est condamnée par l’Église et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, que Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions, et que la foi seule ne justifie pas un homme seulement, mais nos actes aussi.

Dogmes

Le dogme est immuable, il définit la foi catholique ou contenu du dépôt de foi. Rejeter le dogme est l’hérésie. Quand un pape définit un dogme, il ne rend pas un dogme vrai à partir de ce fait seul, mais déclare solennellement sans erreur – infailliblement – ce qui a toujours été vrai depuis la mort du dernier apôtre. La compréhension des dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue telle que l’Église les a déclarés, sans aucune récession de signification pour une compréhension plus profonde

Pape Pie IX, premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra : «Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

Le premier Conseil infaillible est celui des Apôtres à Jérusalem décrit dans les Actes des Apôtres chapitre 15, v. 28-29.

Les dogmes sont définis dans les 20 conciles œcuméniques (Conciles universels auxquels sont convoqués tous les évêques de l’Église catholique, et ratifiés infailliblement par un pape) dont voici un très court résumé de présentation ci-dessous (cf Enc. Cath. 1907, Conciles). Les dogmes sont aussi défini par un pape seul parlant ex cathedra, par l’enseignement du Magistère ordinaire et par le consentement unanime ds pères de l’Église, comme cela a déjà été dit.

1er : Nicée I (325) : Le Credo (Symbolum) de Nicée, définition la vraie divinité du Fils de Dieu (homoousios) contre Arius, fixation de la date de la tenue de Pâques ;

2ème : Constantinople I (381) : ratifie Nicée I, ajoutant pour le Saint-Esprit Qui simul adoratur, et tout ce qui suit jusqu’à la fin, condamne les disciples de Macédonius attaquant la Divinité du Saint-Esprit ;

3ème : Éphèse (431) : définit la véritable unité personnelle du Christ, déclare Marie Mère de Dieu (Theotokos) contre Nestorius, évêque de Constantinople, renouvelle la condamnation de Pélage ;

4ème : Chalcédoine (451) : défini les deux natures (Divines et humaines) dans le Christ contre Eutyches, qui a été excommunié ;

5ème : Constantinople II (553) : condamne les erreurs d’Origène et certains écrits de Théodoret, de Théodore, évêque de Mopsueste et de Ibas, évêque d’Édesse, confirme les quatre premiers conseils généraux, dont Chalcédoine dont l’autorité a été contestée par certains hérétiques ;

6ème : Constantinople III (680-681) : met fin au Monothélisme par définition de deux volontés dans le Christ, une Divine et une humaine, comme deux principes de fonctionnement distincts, anathématise Sergius, Pyrrhus, Paul, Macarius, et tous leurs disciples ;

7ème : Nicée II (787)  : vénération des saintes images ;

8ème : Constantinople IV (869) : expédie aux flammes les Actes d’un conseil irrégulier (conciliabulum) réunis par Photius contre le pape Nicolas et Ignatius le légitime Patriarche de Constantinople, condamne Photius qui avait illégalement saisi la dignité patriarcale. Le Schisme Photien a cependant gagné dans l’Église grecque ;

9ème : Latran I (1123) : aboli le droit, revendiqué par les princes laïcs, d’investiture avec l’anneau et la crosse, de bénéfices ecclésiastiques, et traite de la discipline de l’Église et de la récupération de la Terre Sainte des infidèles ;

10ème : Latran II (1139, à Rome) : met fin aux erreurs d’Arnold de Brescia ;

11ème : Latran III (1179) : condamne les Albigeois et les Vaudois, publie de nombreux décrets pour la réforme des mœurs ;

12ème : Latran IV (1215) : publie un symbole élargi contre les Albigeois (Firmiter credimus), condamne les erreurs Trinitaires de l’abbé Joachim, publie 70 décrets réformateurs importants ;

13ème : Lyon I (1245) : excommunie et dépose l’empereur Frédéric II, dirige une nouvelle croisade, sous le commandement de St Louis, contre les Sarrasins et les Mongols ;

14ème : Lyon II (1274) : réunion temporaire de l’église grecque avec Rome. Le mot filioque a été ajouté au symbole de Constantinople, moyens cherchés pour récupérer la Palestine des Turcs, fixe les règles pour les élections papales ;

15ème : Vienne (1311-1313) : sur les crimes et les erreurs imputées aux Templiers, les Fraticelli, les Beghards et les béguines, projets d’une nouvelle croisade, réforme des clercs, enseignement des langues orientales dans les universités ;

16ème : Constance (1414-1418) : met fin au grand schisme d’Occident par l’élection du pape Martin V, que le concile de Pise (1403) n’avait pas accompli en raison de son illégalité. Le pape légitime a confirme les anciens décrets du synode contre Wyclif et Hus. Ce concile n’est œcuménique que dans ses dernières sessions (XLII-XLV inclus) et par rapport aux décrets des sessions antérieures approuvées par Martin V ;

17ème : Bâle / Ferrare / Florence (1431-1439) : des querelles avec le pape ayant surgi, le conseil a été transféré premier à Ferrare (1438), puis à Florence (1439), où une réunion de courte durée s’est faite avec l’Église grecque, les Grecs n’acceptant pas la définition des points controversés. Le concile de Bâle est œcuménique seulement jusqu’à la fin de la vingt-cinquième session, et seulement pour ses décrets approuvés par Eugène IV comme le traité d’extirpation de l’hérésie, la paix de la chrétienté, et la réforme de l’Église, et qui en même temps ne déroge pas aux droits du Saint-Siège ; [Florence : définit le dogme Hors de l’Église pas de salut et nécessité du baptême]

18ème : Latran V (1512-1517) : décrets principalement disciplinaires [certains de foi divine], nouvelle croisade prévue contre les Turcs anéantie en raison du bouleversement religieux en Allemagne provoqué par Luther ;

19ème : Trente (1545-1563) : examine et condamne les erreurs de Luther et d’autres réformateurs, réforme de la discipline de l’Église, grand nombre de décrets dogmatiques et réformateurs ;

20ème : Vatican I (1869-1870) : importants canons relatifs à la foi et à la constitution de l’Église, décret de l’infaillibilité du pape parlant ex cathedra, c’-à-d. quand comme pasteur et docteur de tous les chrétiens, il définit une doctrine concernant la foi ou la morale qui doit être tenue par toute l’Église [Et Magistère ordinaire infaillible de foi divine].

Est aussi infaillible le concile de Rome réparti dans le temps : 262 : condamnation du modalisme ; 313 : élection de Cécilien de Carthage et excommunication de Donatus ; 382 : pape Damase ; 680 : pape Agathon, défense aux évêques de faire représenter des pièces de théâtre ; 769  pape Étienne III ; 898 : pape Jean IX ; 1050 : pape Léon IX, condamnation de Bérenger de Tours niant la présence réelle ; 1079.

Est aussi infaillible le concile régional d’Orange (529) : condamnation du semi-pélagianisme, formulation théologique de la grâce.

Les autres conseils Généraux représentent l’Église universelle et réclament l’obéissance absolue.

En résumé : Les dogmes sont définis par les définitions en matière de foi et de morale ex cathedra (de la chaire de Pierre) par un pape soit ratifiant un concile ou seul même sans concile, ainsi que les condamnations ex cathedra (condamnant les erreurs ou hérésies contraires au dépôt de la foi).

Sont aussi dogmatiques ou de loi divine les enseignements de papes proposés comme appartenant à la révélation ou comme vérités révélées (de foi divine), ainsi que l’enseignement unanime des pères par consensus constant et universel (de fide – de foi) comme cela a déjà été expliqué.

Profession dogmatique de la foi divine et catholique

Profession de foi du Concile de Trente

Pape Pie IV, Iniunctum nobis, 13 nov. 1564 ex cathedra (Denz., Ench. symb. 1862 994 – 1870 1000) :

«Moi, N., je crois et je professe d’une foi ferme tous et chacun des articles contenus dans le symbole de foi (de Constantinople I, Ench. symb. 150) dont se sert l’Église romaine, c’est-à-dire :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait qui pour nous, les hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux, par le Saint-Esprit s’est incarné de la Vierge Marie, et s’est fait homme ; il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate ; a souffert ; a été enseveli, est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures, est monté aux cieux ; il siège à la droite du Père et il reviendra en gloire juger les vivants et les morts ; son Règne n’aura pas de fin ; et en l’Esprit Saint, le Seigneur, qui vivifie ; qui procède du Père et du Fils ; qui avec le Père et le Fils est conjointement adoré et glorifié ; qui a parlé par les prophètes. Et en une Église sainte, catholique et apostolique. Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés. Nous attendons la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

«J’accepte et j’embrasse très fermement les traditions apostoliques et celles de l’Église, et toutes les autres observances et constitutions de cette même Église. De même j’accepte l’Écriture sainte, suivant le sens qu’a tenu et que tient notre Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des saintes Écritures. Je n’accepterai et je n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement unanime des Pères.

«Je professe aussi qu’il y a, véritablement et à proprement parler, sept sacrements de la Loi nouvelle, institués par notre Seigneur Jésus Christ et nécessaires pour le salut du genre humain, bien que tous ne le soient pas pour chacun : le baptême, la confirmation, l’eucharistie, la pénitence, l’extrême onction, l’ordre et le mariage. Ils confèrent la grâce et, parmi eux, le baptême, la confirmation et l’ordre ne peuvent être réitérés sans sacrilège. Je reçois et j’accepte aussi les rites reçus et approuvés de l’Église catholique dans l’administration solennelle desdits sacrements.

«J’embrasse et je reçois tous et chacun des articles qui ont été définis et déclarés au saint concile de Trente sur le péché originel et la justification.

«Je professe également qu’à la messe est offert à Dieu un sacrifice véritable, proprement dit, propitiatoire pour les vivants et les morts, et que, dans le très saint sacrement de l’eucharistie, se trouvent vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang, conjointement avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus Christ, et qu’un changement s’accomplit, de toute la substance du pain en son Corps et de toute la substance du vin en son Sang, changement que l’Église catholique appelle transsubstantiation. J’affirme aussi que, sous une seule des espèces, c’est le Christ tout entier et complet et le véritable sacrement qu’on reçoit.

«Je tiens sans défaillance qu’il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les intercessions des fidèles. Et également que les saints qui règnent conjointement avec le Christ doivent être vénérés et invoqués ; qu’ils offrent pour nous des prières à Dieu et que leurs reliques doivent être vénérées.
«Je déclare fermement qu’on peut avoir et garder les images du Christ et de la Mère de Dieu toujours vierge, ainsi que celles des autres saints, et qu’il faut leur rendre l’honneur et la vénération qui leur sont dus. J’affirme aussi que le pouvoir des indulgences a été laissé par le Christ dans l’Église, et que leur usage est très salutaire au peuple chrétien.

«Je reconnais la sainte, catholique et apostolique Église romaine comme la Mère et la maîtresse de toutes les Églises. Je promets et je jure vraie obéissance au pontife romain, successeur du bienheureux Pierre, chef des apôtres, et vicaire de Jésus Christ.

«Je reçois et je professe sans en douter tout ce qui, par les saints canons et par les conciles œcuméniques, principalement par le saint concile de Trente et par le concile œcuménique du Vatican, a été transmis, défini et déclaré (spécialement sur le primat du pontife romain et son magistère infaillible). En même temps, je condamne, je rejette et j’anathématise également tout ce qui leur est contraire et toute espèce d’hérésie condamnée, rejetée et anathématisée par l’Église.

[On peut aussi bien sûr ajouter les dogmes du Concile de Florence, entre autres : Hors de l’Église catholique point de salut ; Nécessité du sacrement de baptême pour entrer dans le Corps du Christ qui est l’Église ; Nécessité du sacrement de baptême pour le salut ; Nécessité de la foi catholique pour le salut. Et aussi : Immaculée conception (Pie IX) et Assomption de la sainte Vierge Marie Mère de Dieu (Pie XII)]

[S’il y a une secte particulière : « orthodoxe », protestante, anglicane, vatican 2, FSSPX, IMBC, SSPV, CMRI, ou autre, lignée Thuc, monastère de la très sainte famille, MLR, ou autre, à laquelle vous apparteniez, ou si vous avez cru en une hérésie spécifique (voir Sur les hérétiques en général en ces temps actuels de grande apostasie), ajoutez à la fin que vous rejetez également cette secte hérétique ou hérésie.]

«Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement, moi, N., je promets, je prends l’engagement, et je jure de la garder et de la confesser, Dieu aidant, entière et inviolée, très fidèlement jusqu’à mon dernier soupir, et de prendre soin, autant que je le pourrai, qu’elle soit tenue, enseignée et prêchée par ceux qui dépendent de moi ou par ceux sur qui ma charge me demandera de veiller. Qu’ainsi Dieu me soit en aide et ces saints évangiles».

Profession de foi du Concile de Tolède

« Symbolum Toletanum » (400), « Libellus in modum symboli » (477), profession de foi contre les erreurs des priscillianistes :

«Nous croyons en l’unique vrai Dieu, le Père et le Fils et l’Esprit Saint, le créateur des choses visibles et invisibles, par qui tout a été fait au ciel et sur la terre. Celui-ci est l’unique Dieu et celle-ci est l’unique Trinité du nom divin (de la substance divine). (Mais) le Père n’est pas le Fils lui-même, mais il a un Fils qui n’est pas le Père. Le Fils n’est pas le Père, mais il est le Fils de Dieu de (la) nature (du Père). Et l’Esprit est le Paraclet, qui n’est ni le Père lui-même ni le Fils, mais qui procède du Père (et du Fils). Le Père est donc non engendré, le Fils est engendré, le Paraclet n’est pas engendré mais procède du Père (et du Fils). C’est le Père dont on a entendu la voix du haut des cieux : celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis ma complaisance ; écoutez-le [Mt 17, 5 ; 2 P 1, 17 ; Mt 3, 17]. C’est le Fils qui dit : je suis sorti du Père, et je suis venu de Dieu dans ce monde [Jn 16,28). C’est le Paraclet lui-même (l’Esprit Paraclet) dont le Fils dit : si je ne pars pas vers le Père le Paraclet ne viendra pas à vous [Jn 16, 7]. Cette Trinité distincte dans les personnes est une seule substance, vertu, puissance, majesté (unie par sa vertu et sa puissance et sa majesté), indivisible et sans différence; en dehors d’elle (nous le croyons) il n’est pas de nature divine, soit d’un ange, soit d’un esprit, soit d’une puissance dont on puisse croire qu’elle est Dieu,

«Ce Fils de Dieu par conséquent, Dieu, né du Père avant tout commencement, a été sanctifié dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie (le sein de la Vierge Marie), et d’elle, engendré sans la semence d’un homme, il a pris une humanité véritable (c’est-à-dire que deux natures, à savoir de la divinité et de la chair, se sont unies totalement en une seule personne) à savoir le (notre) Seigneur Jésus Christ. (Et) il n’avait pas un corps imaginaire ou fait d’une simple forme (d’un fantôme), mais entier (et vrai) : Et il a eu faim et a eu soif, et a ressenti la douleur et a pleuré, et a ressenti toutes les blessures du corps (a supporté toutes les injures du corps). A la fin il a été crucifié (par les juifs), est mort et a été enseveli, (et) le troisième jour il est ressuscité ; après cela il a conversé avec les (ses) disciples et le quarantième jour (après la résurrection) il est monté aux cieux (au ciel). Ce Fils de l’homme est appelé également  » Fils de Dieu « ,  » mais le Fils de Dieu est appelé  » Dieu ,  » non  » Fils de l’homme  » (Mais le Fils de Dieu, Dieu, est appelé Fils de l’homme).

«Mais nous croyons en la résurrection de la chair humaine (qu’il y aura une résurrection pour la chair humaine). Mais l’âme de l’homme n’est pas une substance divine ou une part de Dieu, mais une créature qui n’est pas tombée de par la volonté divine (nous l’appelons une créature qui a été créée par la volonté divine).

«1. Mais (donc) si quelqu’un dit et (ou) croit que ce n’est pas par le Dieu tout-puissant que ce monde et tous ses agencements ont été faits, qu’il soit anathème.

2. Si quelqu’un dit et (ou) croit que Dieu le père est même que le Fils ou le Paraclet, qu’il soit anathème.

3. Si quelqu’un… croit que le Dieu Fils (Fils de Dieu) est le même que le Père ou le Paraclet, qu’il soit anathème.

4. Si quelqu’un… croit que le Paraclet Esprit est le Père ou le Fils, qu’il soit anathème.

5. Si quelqu’un… croit que l’homme Jésus Christ n’a pas été assumé par le Fils de Dieu (que seule la chair, sans une âme, a été prise par le Fils de Dieu), qu’il soit anathème.

6 Si quelqu’un… croit que le Fils de Dieu a souffert comme Dieu (le Christ ne peut pas être né), qu’il soit anathème.

7. Si quelqu’un… croit que l’homme Jésus Christ était un homme impassible (la divinité du Christ était sujette au changement et à la souffrance), qu’il soit anathème.

8. Si quelqu’un… croit qu’autre est le Dieu de la Loi ancienne, autre celui des évangiles, qu’il soit anathème.

9. Si quelqu’un… croit que le monde a été fait par un autre Dieu que (et non pas par) celui dont il est écrit : au commencement Dieu a fait le ciel et la terre [Gn 1, 1], qu’il soit anathème.

10. Si quelqu’un… croit que les corps humains ne ressusciteront pas après la mort, qu’il soit anathème.

11. Si quelqu’un.., croit que l’âme humaine est une portion de Dieu ou de la substance de Dieu, qu’il soit anathème.

12. Si quelqu’un croit qu’en dehors des Écritures que l’Église catholique a reçues, d’autres doivent être tenues comme ayant autorité ou s’il les vénère (si quelqu’un… croit qu’en dehors des Écritures que l’Église catholique reçoit, d’autres doivent être considérées comme ayant autorité ou être vénérées), qu’il soit anathème.

(13. Si quelqu’un… croit qu’il y a dans le Christ une seule nature de la divinité et de la chair, qu’il soit anathème.).

(14. Si quelqu’un… croit qu’il existe quelque chose qui peut s’étendre au- dehors de la Trinité divine, qu’il soit anathème.)

(15. Si quelqu’un estime qu’on doit croire à l’astrologie ou aux mathématiques (sic !), qu’il soit anathème.) [Can. 460]

(16. Si quelqu’un… croit que les mariages qui sont tenus pour licites selon la Loi divine, sont abominables, qu’il soit anathème.)

(17. Si quelqu’un… croit que ce n’est pas seulement pour mortifier le corps qu’il faut s’abstenir de la chair des oiseaux ou des bêtes qui sont donnés pour qu’on s’en nourrisse, qu’il soit anathème.)

(18. Si quelqu’un adhère aux erreurs de la secte de Priscillien ou qu’il les professe, de sorte que dans le baptême salutaire il fait autre chose, contre le siège de saint Pierre, qu’il soit anathème.)»

Première profession de foi de Sirmium (351) souscrite par Libère en 357

«Nous croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant, celui qui a créé et fait toute chose, de qui toute paternité tient son nom, au ciel et sur la terre [Ep 3, 15] ; et en son Fils unique, notre Seigneur Jésus Christ, engendré du Père avant tous les siècles, Dieu de Dieu, lumière de lumière, par qui tout a été fait, au ciel et sur la terre, les choses visibles et invisibles ; il est Verbe et Sagesse, lumière véritable et vie ; devenu homme à cause de nous dans les derniers jours, et né de la sainte Vierge, et crucifié, et mort et enseveli ; et ressuscité d’entre les morts le troisième jour enlevé au ciel, assis à la droite du Père ; et qui viendra à la consommation du temps pour juger les vivants et les morts et donner à chacun selon ses œuvres ; son Règne est sans fin et continue pour l’éternité des siècles ; car il demeurera assis à ta droite du Père, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans le siècle à venir ; et en l’Esprit Saint, c’est-à-dire au Paraclet qu’il avait promis aux apôtres d’envoyer après sa montée aux cieux, et qu’il envoya pour les enseigner et les exhorter en toutes choses ; et par lui sont sanctifiées aussi les âmes de ceux qui croient sincèrement en lui.

«1. Mais ceux qui disent que le Fils vient du néant, ou d’une autre hypostase, et non de Dieu, qu’il fut un temps ou une durée où il n’était pas, la sainte Église catholique les tient pour étrangers à elle.

2. A nouveau nous disons, si quelqu’un dit que le Père et le Fils sont deux dieux, qu’il soit anathème.

3. Et si quelqu’un dit que le Christ, comme Fils de Dieu, est Dieu avant tous les temps, mais ne confesse pas qu’il a aidé Dieu dans la création de toutes choses, qu’il soit anathème.

4. Si quelqu’un ose dire que le non-engendré ou une partie de lui est né de Marie, qu’il soit anathème.

5. Si quelqu’un dit que le Fils est avant Marie selon la prescience, et non qu’engendré du Père avant les siècles il est auprès de Dieu, et que par lui toutes choses ont été faites, qu’il soit anathème.

6. Si quelqu’un dit que la substance de Dieu se dilate ou se contracte, qu’il soit anathème.

7. Si quelqu’un dit que la substance de Dieu dilatée fait le Fils, ou appelle Fils la dilatation de sa substance, qu’il soit anathème.

8. Si quelqu’un appelle le Fils de Dieu Verbe intérieur ou proféré, qu’il soit anathème.

9. Si quelqu’un dit que le fils de Marie est seulement un homme, qu’il soit anathème.

10. Si quelqu’un, nommant celui qui est de Marie Dieu et homme, entend par là le Dieu non engendré, qu’il soit anathème.

11. Si la parole  » Je suis Dieu, le premier, et je suis après tout cela, et en dehors de moi il n’est pas de Dieu  » [Is 44, 6] qui a été dite pour l’anéantissement des idoles et de ceux qui ne sont pas des dieux, quelqu’un la conçoit à la manière des juifs en excluant l’unique engendré de Dieu avant les siècles, qu’il soit anathème.

12. Si quelqu’un entend  » le Verbe est devenu chair  » [Jn 1, 14] et pense que le Verbe a été changé en chair, ou dit qu’il a pris chair en se soumettant à un changement, qu’il soit anathème.

13. Si quelqu’un entend que le Fils unique de Dieu a été crucifié et dit que la divinité a subi une corruption, ou une souffrance, ou un changement, ou une diminution, ou un anéantissement, qu’il soit anathème.

14. Si quelqu’un dit que la parole  » Faisons l’homme  » [Gn 1, 26] n’a pas été dite par le Père au Fils, mais que Dieu a parlé lui-même à lui- même, qu’il soit anathème.

15. Si quelqu’un dit que ce n’est pas le Fils qui a été vu par Abraham [Gn 18, 1-22] mais le Dieu non engendré ou une partie de celui-ci, qu’il soit anathème.

16. Si quelqu’un dit que ce n’est pas le Fils qui a lutté avec Jacob comme un homme [Gn 32, 2531], mais le Dieu non engendré ou une partie de celui-ci, qu’il soit anathème.

17. Si quelqu’un ne comprend pas la parole  » Le Seigneur fit pleuvoir du feu du Seigneur  » [Gn 19,24] du Père et du Fils, mais dit que lui-même a fait pleuvoir de lui-même, qu’il soit anathème.

18. Si quelqu’un entend que le Père est Seigneur et que le Fils est Seigneur et que le Père et le Fils sont Seigneur, et, parce que le Seigneur fit (pleuvoir) du Seigneur, parle de deux dieux, qu’il soit anathème. Car nous ne plaçons pas le Fils au même rang que le Père, mais disons qu’il est subordonné au Père. Car le Fils n’est pas descendu sur Sodome sans la volonté du Père, et il n’a pas fait pleuvoir de lui-même, mais du Seigneur, c’est-à- dire sous l’instigation du Père ; et il n’est pas assis à la droite de lui même, mais il entend le Père qui dit : ‘Assieds-toi à ma droite’ [Ps 110, 1].

19. Si quelqu’un dit que le Père et le Fils et le Saint-Esprit sont une seule personne, qu’il soit anathème.

20. Si quelqu’un qui appelle l’Esprit Saint Paraclet dit qu’il est le Dieu non engendré, qu’il soit anathème.

21. Si quelqu’un ne dit pas, comme le Seigneur nous l’a enseigné, que le Paraclet est un autre que le Fils, car il dit :  » Et le Père vous enverra un autre Paraclet que je demanderai  » [Jn 14, 16], qu’il soit anathème.

22. Si quelqu’un dit que l’Esprit Saint est une partie du Père et du Fils, qu’il soit anathème.

23. Si quelqu’un appelle le Père et le Fils et le Saint-Esprit trois dieux, qu’il soit anathème.

24. Si quelqu’un dit que le Fils de Dieu a été fait selon la volonté de Dieu comme l’une des créatures, qu’il soit anathème.

25. Si quelqu’un dit que le Fils a été engendré contre la volonté du Père, qu’il soit anathème. Car ce n’est pas forcé, par une nécessité de la nature, sans le vouloir, que le Père a engendré le Fils ; mais aussitôt qu’il l’a voulu, il l’a montré engendré de lui-même, en dehors des temps et impassible.

26. Si quelqu’un appelle le Fils non engendré et sans commencement, en parlant ainsi de deux êtres non engendrés, et en faisant deux dieux, qu’il soit anathème. Car la tête, qui est le principe de tout, est le Fils ; et la tête qui est le principe du Christ, est Dieu ; de cette manière nous ramenons tout avec piété par le Fils à l’unique principe de tout qui est sans commencement.

27. Et à nouveau nous exprimons ensemble avec soin le sens de la doctrine chrétienne, et nous disons : si quelqu’un ne dit pas que le Christ Dieu, Fils de Dieu, était avant tous les temps, coopérateur du Père pour la création de toutes choses, mais qu’il dit que c’est au moment où il est né de Marie qu’il a été appelé Christ et Fils et qu’il a reçu commencement de l’être divin, qu’il soit anathème».

Vérités de la vraie foi catholique

« Servez le Seigneur avec crainte, et réjouissez-vous en lui avec tremblement. Attachez-vous à la doctrine pour que vous ne périssiez pas hors de la voie droite» – Psaume 2, 11-12

«Beaucoup sont appelés, mais peu élus » – Matth. 22, 14

«Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné» – Marc 16, 16

« Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils » – 2 Jean 1, 9

«Si quelqu’un ne renait de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu – Jean 3, 5

 « Et s’il n’écoute point l’Église [comme l’hérétique, schismatique, apostat] qu’il te soit comme un païen et un publicain » – Matthieu 18, 17

« Évite [Romps avec] un homme hérétique, après une première et un seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement » – Tite 3, 10

«Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…» – Éphésiens 4, 5-6

«Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu» – Hébreux 11, 6

 «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même salut. Car celui qui lui dit salut [Dieu vous bénisse] communique à ses œuvres mauvaises» – 2 Jean 1, 10-11

Pape saint Clément Ier (88-98)

  • Les hérétiques sont les fils du démon – Épître aux Corinthiens 42. 46

Pape Damase Ier (366-384)

  • Jésus Christ viendra juger les vivants et les morts – Rome Tomus Damasi (Ench. Symb. 73 167)

Pape saint Zosime Ier (417-418)

  • Le Baptême est nécessaire au Salut des enfants – (Ench. Symb. 102 223)

Pape Célestin Ier (422-432)

  • Jésus Christ est la Vérité – Éphèse Décrets 57
  • Les idolâtres [païens, musulmans, bouddhistes, hindouistes, etc.] sont sans Dieu, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les infidèles [athées, panthéistes, new-âgers, etc.] doivent recevoir la foi, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les juifs ne luisent pas de la lumière de la vérité, ils doivent faire disparaître le voile couvrant leur cœur, « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les hérétiques doivent se repentir et accepter la foi catholique, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les schismatiques doivent faire pénitence, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les catéchumènes sont « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres», et doivent être conduits au sacrement de la régénération (baptême d’eau) pour le salut – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit  – Ephèse Décrets (ou décrétales) 74
  • Les hérétiques attirent sur leurs têtes un feu inextinguible – Ephèse Décrets 74

Pape saint Léon Ier (440-461)

  • En dehors de l’Église Catholique, il n’existe pas de Sainte Unité – De Jejun. Pent. 129. II. 3

Pape Vigile (537-555)

  • Ceux qui rejettent la Foi sont “étrangers à l’Église Catholique” – Constantinople II Décrets 113
  • Les hérétiques sont les portes de l’Enfer – Constantinople II Décrets 113
  • L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même – Constantinople II, 553
  • Quiconque ne condamne pas les hérétiques, qu’il soit anathème – (Ench. Symb. 223 433)

Pape Pélage Ier (556-561)

  • L’Église est spécialement préparée pour répondre aux questions de chacun – Humani generis (Ench. Symb. 228 a 443)

Pape Pélage II (579-590)

  • Il n’y a pas de martyrs chrétiens en dehors de l’Église – Dilectionis vestrae (Ench. Symb. 247 468)
  • Quiconque n’est pas Catholique ne possède pas le Père – (Ench. Symb. 246 – )

Pape saint Grégoire Ier (590-604)

  • Les sectes hérétiques ne peuvent pas vivre de la vie de l’Église – Exposition sur le Psaume V
  • Les Juifs apostats n’ont pas foi dans le Salut – Epître à Cledonius

Pape Saint Martin Ier (649-655)

  • Les Catholiques doivent anathématiser tous les hérétiques – Latran (Ench. Symb. 271-272 518-520)
  • Les prédicateurs hérétiques sont le fruit d’une opération diabolique – Latran (Ench. Symb. 271 522)

Pape saint Agathon Ier (678-681)

  • Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique – Sacrorum Conciliorium XI, 635
  • Personne ne peut prier avec les hérétiques et être Catholique – Sacrorum Conciliorium XI, 635. 12

Pape Hadrien Ier (772-795)

  • L’Église est pure de toute tâche et de toute offense –  Nicée II Décrets 133
  • Les Juifs sont anathèmes, totalement coupés de la Communion et de l’éclat divins – Nicée II Décrets 145
  • Qui ne vénère pas les images de Marie est maudit du Père, du Fils et du Saint Esprit – Constantinople IV Décrets 168

Pape Hadrien II (867-872)

  • Les hérétiques ne sont pas dignes de s’approcher des Sacrements – Constantinople IV Décrets 178

Pape saint Léon IX (1049-1054)

  • Le Père, le Fils et le Saint Esprit sont les créateurs de toutes choses – Congratulamur vehementer (Ench. Symb. 343 680)

Pape Innocent II (1130-1143)

  • Aucun laïc ne peut exercer de ministère pastoral – Latran II Décret 199
  • Nous excluons de l’Église du Christ les hérétiques baptisés – Latran II Décrets 202

Pape Innocent III (1198-1216)

  • Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent – Latran IV
  • Nous confessons l’unique Église, pas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé – Eius exemplo, 18 déc. 1208
  • Nous démasquons et nous nous dressons contre les hérétiques, adversaires du Christ – ius exemplo (Ench. Symb. 426 796)
  • Les Clercs ne peuvent donner la communion aux hérétiques – Latran IV Décrets 234
  • L’Église Catholique est l’Église Universelle – Latran IV (Ench. Symb. 430 802)
  • Quiconque protège les hérétiques est un hérétique – Lectures dans l’histoire de l’Église I, 441

Pape Innocent IV (1243-1254)

  • Doivent être considérés comme des hérétiques… sont ceux qui, même sur une légère preuve, sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique – Lyon I

Pape Grégoire X (1271-1276)

  • Les Musulmans sont blasphémateurs et sans Foi – Lyon II Décrets 309
  • Toute expression corporelle à la Messe est condamnée – Lyon II Décrets 328
  • Les défunts vraiment pénitents, morts dans la charité, avant d’avoir satisfait pour les péchés qu’il ont commis ou omis, sont purifiées après la mort par des peines purgatoires – Lyon II (Ench. Symb. 464 856)

Pape Boniface VIII (1294-1303)

  • L’autorité civile doit être soumise à l’autorité de l’Église – Unam Sanctam (Ench. Symb. 469 873-875) 18 nov. 1302
  • La tunique du Seigneur [l’Église] est sans coutures et ne peut être coupée – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 871)
  • Il n’y a pas de salut ni rémission des péchés en dehors de l’Église – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 870)
  • On ne trouve seulement le Salut que dans l’Église Catholique – (Ench. Symb. 468. 469 870-872)
  • Les péchés ne sont pas remis en dehors de l’Église – Unam sanctam (Ench. Symb. 468 870)
  • L’Église Catholique est le parfait moyen de Salut – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 870)
  • Nous déclarons la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife romain – Unam Sanctam

Pape Clément V (1305 – 1314)

  • C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie – Vienne Décrets 382
  • Les fausses religions sont sacrilèges et implantées par le diable – Vienne Décrets 383
  • La vraie liberté ne peut être trouvée que dans l’Église Catholique – Vienne Décrets 383
  • Seul le Pape peut définir le Magistère – Vienne Décrets 360
  • Nous ne pouvons construire que sur la base de la Foi Catholique – Vienne Décrets 360
  • La conduite des Musulmans est obscène et détestable – Vienne Décrets 350
  • La musique païenne est une honte pour les églises – Vienne Décrets 378
  • L’adoration des non Catholiques est un déshonneur et est interdite – Vienne Décrets 380

Pape Benoit XII (1335-1342)

  • Ceux qui meurent en état de péché mortel vont en Enfer – Benedictus Deus (Ench. Symb. 531 1002)

Pape Clément VI (1342-1352)

  • Seule l’Église Romaine est Catholique – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 a 1050)
  • Celui qui rejette la Papauté est en dehors de l’Église – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 b 1051)
  • Personne ne peur être sauvé en dehors de l’Église Catholique – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 b 1051)

Pape Martin V (1417-1431)

  • Les hérétiques offensent Dieu et scandalisent l’Église – Constance Décrets 428
  • Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques – Constance Décrets 421-422

Pape Eugène IV (1431-1447)

  • L’Islam est une secte abominable – Bâle Décrets 479
  • Les Juifs qui observent la Loi seront damnés – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 712 1348)
  • L’Ancien Testament été remplacé par le Nouveau Testament – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 712 1348)
  • Les hérétiques, schismatiques, juifs, païens (idolâtres, musulmans, hindous, bouddhistes, etc.) vont en Enfer – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 714 1351)
  • Les hérétiques sont totalement séparés du Corps de Christ – Cantate Domino (Ench. Symb. 705 1332 1339 1351)
  • Les fausses religions sont séparées de l’Église – (Ench. Symb. 705 1332)
  • Hors de l’Église Catholique il n’y a point de Salut – (Ench. Symb. 714 1351)
  • Personne ne peut être sauvé, même s’il verse son sang pour le Christ, s’il n’est pas dans le sein et l’unité de l’Église catholique – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 714 1351)
  •  On devient membre du Christ et du Corps de l’Église par le sacrement de baptême – Florence, Exsultate Deo (Ench. Symb. 696 1314)
  • Si nous ne renaissons pas par l’eau et l’esprit, nous ne pouvons pas entrer dans le royaume des cieux [Jn 3, 5] (Ench. Symb. 696 1314)
  • L’Église Catholique condamne et anathématise tous ceux qui tiennent un point de vue opposé ou contraire – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 705 1332)
  • Celui qui veut être sauvé doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité – Florence s. 8, 22
  • Ceux qui se repentent véritablement meurent dans l’amour de Dieu, avant réparé leurs fautes commises par actions ou par omission, sont purifiées après leur mort par des peines purgatoires – Florence s. 6 (Décrét. 527-528)

Pape Pie II (1458-1464)

  • Les Conciles Œcuméniques doivent défendre la Vérité – (Ench. Symb. 717 1375)

Pape Jules II (1503-1513)

  • Les schismatiques sont les fils de la damnation – Latran V Décrets 597

Pape Léon X (1513-1521)

  • Il n’y a absolument aucun Salut en dehors de l’Église – Latran V Décrets 646
  • Les Musulmans attaquent la Croix symbole de Vie – Latran V Décrets 651
  • Les infidèles de l’orient (Turcs, musulmans, hindouistes, etc.) traitent avec un mépris complet le chemin qui mène à la véritable Lumière et au Salut – Latran V Décrets 651
  • Les Infidèles sont les ennemis haïssables de Dieu – Latran V Décrets 651
  • Les schismatiques sont privés des prières habituelles de l’Église – Exsurge Domine (Ench. Symb. 763 1473)
  • Tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée] doivent être totalement évités et punis – Latran V Décrét. 605
  • Les faux chrétiens, ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, doivent être complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ – Latran V Décrét. 625
  • La philosophie ne peut [ne doit] dévier de la Foi Catholique – Latran V Décrets 605 606
  • Les Infidèles sapent la foi Catholique – Latran V Décrets 605 606
  • Brûler les hérétiques n’est pas contraire à la volonté de Dieu – Exsurge Domine (Ench. Symb. 773 1483)
  • Aucun pape ne peut infirmer l’autorité des Conciles, contredire leurs actes, juger leurs lois – Exsurge Domine, n° 29

Pape Paul III (1534 – 1549)

  • Sans la Foi Catholique, il est impossible de plaire à Dieu – (Ench. Symb. 787 1510)
  • Personne, dans les choses de la foi ou de la morale ne doit oser interpréter l’Écriture sainte contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église – Trente s. 4
  • Par le Christ nos devenons un nouvel homme qui est crée à l’image de Dieu – Trente (Ench. Symb. 792 1515)
  • Le Père envoya Jésus Christ comme la seule offrande possible – Trente (Ench. Symb. 794 1522)
  • Personne ne peut changer les rituels approuvés par l’Église – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • L’Église est attachée à la coutume des Sacrements – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • C’est hérésie de dédaigner les rituels approuvés par l’Église – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le Sacrement de Baptême, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Les êtres renaissent par le Baptême – Trente (Ench. Symb. 799 1528-1529)
  • Si quelqu’un dit que le [sacrement de] baptême … n’est pas nécessaire pour le salut, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 1618)
  • Par le baptême, l’homme est justifié instantanément – Trente Décrets 673
  • Les non baptisés ne sont pas membres de l’Église – Trente s. 14 c. 2 (Ench. Symb. 895 1671-1672)
  • Quiconque change le Sacrement de Confirmation, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le sacrement de Mariage, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque dit que celui qui est justifié ne peut perdre la grâce, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 833 1573)
  • Sans la Foi Catholique, personne n’est jamais justifié – Trente (Ench. Symb. 787. 801 1510. 1532)
  • Quiconque rejette la liste des livres saints des Écritures, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 784 1504)
  • Il revient à l’Église de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures – Trente s. 4
  • Personne, dans les choses de la foi ou de la morale ne doit oser interpréter l’Écriture contre le consentement unanime des pères – Trente s. 4

Pape Jules III (1550-1555)

  • L’Extrême-onction ne peut être changée sans péché – Trente (Ench. Symb. 928 1718)
  • L’Église n’exerce de jugement sur personne entré dans l’Église par la porte du baptême – Trente s. 14 c. 2
  • Le Seigneur Christ fait membre de son corps par le bain du baptême – Trente s. 14 c. 2

Pape Paul IV (1555-1559)

  • Un hérétique ne peut pas être pape – Cum ex Apostolatus Officio, 15 fév. 1559
  • L’Église Catholique condamne les discours hérétiques – Ad Catholicos Angliae

Pape Pie IV (1560-1565)

  • Que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [hérésies] – Trente s. 23, c. 4
  • Hors de la vraie Foi catholique, personne ne peut être sauvé – Iniunctum nobis (Ench. Symb. 1000 1869-1870)

Pape St Pie V (1566 – 1572)

  • Nous interdisons à perpétuité tout nouveau rituel à la Messe – Quo Primum
  • Quiconque change la Messe encourt la colère Divine – Quo Primum
  • Aucun nouveau rituel ne peut être ajouté à la liturgie – Quo Primum
  • Les adaptations radicales de la liturgie sont condamnées – Quo Primum
  • Les hérétiques ne sont pas membres de l’Église Catholique – Catéchisme du Concile de Trente 101

Pape Clément XI (1700-1721)

  • La Foi aux mystères essentiels est une nécessité minimum pour le baptême et le salut – (Ench. Symb. 1349 2380-2381)

Pape Benoit XIV (1740-1748)

  • Nous prions pour les Juifs sans Foi afin qu’ils sortent de leurs ténèbres – Encycliques Papales (Vol. I) 42
  • Le seul objectif d’un missionnaire est de délivrer les non Catholiques de leurs erreurs – Encycliques Papales (Vol. I) 57

Pape Pie VI  (1775 – 1799)

  •  La langue vernaculaire devrait être utilisée dans la liturgie : Hérésie – (Ench. Symb. 1566 2666)
  • Introduire à la Messe le langage populaire est démoniaque – Auctorem Fidei (Ench. Symb. 15331566. 2633 2666)
  • Le rituel de la Messe devrait être simplifié : condamné – Auctorem fidei (Ench. Symb. 1533 2633) 
  • Cette licence de penser, de dire, d’écrire et même de faire imprimer impunément en matière de religion : droit monstrueux – Quod aliquantum, 10 mars 1791
  • Les droits de l’homme, contraires à la religion et à la société – Adeo Nota, 23 avril 1791
  • Seuls les Catholiques sont Chrétiens – Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2592-2597)
  • Si nous sommes Chrétiens, nous devons croire en la Papauté – Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2593)
  • L’excommunication ou la suspension, …les peines appelées «ipso facto» [par le fait ou automatiquement] n’ont aucune autre force que celle d’une menace sérieuse sans effet réel – Condamné, Auctorem fidei, 47ème proposition condamnée, 28 août 1794
  • L’Église peut donner une mauvaise discipline : Condamné – Auctorem fidei (Ench. Symb. 1578 2678)
  • Le pouvoir de ministère et de gouvernement dérive de la communauté des fidèles aux pasteurs : hérétique – Auctorem fidei, prop. condamnée n°2
  • Le Pontife Romain reçoit non pas du Christ mais de l’Église, le pouvoir de ministère : hérétique – Auctorem fidei, prop. condamnée n° 3

Pape Pie VII (1800 – 1823)

  • La liberté de tous les cultes sans distinction confond la vérité avec l’erreur – Post tam diuturnas, 29 avril 1814

Pape Léon XII (1823-1829)

  • N’est pas notre frère quiconque est hors de l’Église Catholique – Encycliques Papales (Vol. I) 202
  • Un évangile du Démon existe en dehors de l’Église – Encycliques Papales (Vol. I) 202

Pape Pie VIII (1829-1830)

  • La seule véritable religion, c’est l’Église Catholique – Encycliques Papales (Vol. I) 222
  • Celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche – Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829

Pape Grégoire XVI (1831 – 1846)

  • L’Église a le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur – Commissum divinitus
  • Il n’y a pas de vérité en dehors de l’Église Catholique – (Ench. Symb. 1617 -)
  • Seuls le salut et les principes moraux sont dans l’Église – (Ench. Symb. 1613 2730)
  • La liberté religieuse traite la révélation avec mépris – Mirari Vos 15, 15 août 1832
  • Il est absurde et outrageant de dire que l’Église a besoin de renouveau – Mirari Vos 11
  • La liberté de la presse est fatale, monstrueuse et horrible – Mirari Vos 16
  • Seuls les Catholiques adorent Dieu – Summo Iugiter 6
  • Hérétiques, juifs apostats et païens (musulmans, bouddhistes, hindouistes, etc.) n’adorent pas le seul vrai Dieu – Summo Iugiter
  • Seuls sont sauvés les hommes de religion Catholique – Summo Iugiter 2
  • Les fausses religions adorent le Démon – Summo Iugiter
  • Les hérétiques rejettent la tradition du Verbe Divin – Inter praecipuas (Ench. Symb. 1630 2771)
  • L’indifférentisme [religieux], poison, délire – Mirari vos
  • La liberté de conscience, folie, erreur des plus contagieuses – Mirari vos (Ench. Symb. 1613 2730)
  • Les méchants pensent que ‘la Foi quelle qu’elle soit’ conduit au ciel – Mirari vos
  • Ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au salut … ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique entière et sans altération – Mirari Vos n ° 13
  • Dire que le Salut est offert aux fausses religions (Hérétiques, schismatiques, juifs, païens, etc.) est une hérésie – Mirari Vos 13
  • La révélation de Dieu à l’homme n’est donnée que par le Christ – Mirari vos 28
  • Les schismatiques ne sont pas régénérés par le baptême – Mirari Vos 14
  • Les hérétiques sont les fils de Bélial – Mirari Vos 25
  • Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [lieux de réunion des hérétiques] est impie – Commissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835
  • Il faut dissuader les mariages inter religieux – Summo Iugiter  1-9

Pape Pie IX (1846 – 1878)

  • Le Salut des âmes est pour nous la loi suprême – (Ench. Symbol. 1847 – )
  • Toute prière avec des hérétiques est condamnable – Condamnation de la « Théorie des branches » (Ench. Symb. 1686 2887), Saint Office
  • Les Protestants pervertissent l’Écriture Sainte – Qui Pluribus 14
  • Le pluralisme [religieux] s’oppose à la raison humaine – Qui Pluribus 15
  • Nous condamnons les bibles protestantes – Qui Pluribus 14
  • Il faut tenir de foi que personne ne peut être sauvé hors de l’Église catholique apostolique et romaine ; il n’y a qu’un Dieu, qu’une Foi, qu’un Baptême – Singulari Quidem, 9 déc. 1854, (Ench. Symb. 1717 2917)
  • La vraie Foi ne peut être trouvée en dehors de l’Église – Singulari Quidem
  • Prier avec les hérétiques pour “l’unité” est une hérésie – (Ench. Symb. 1685-1687 2885-2888)
  • Délire : « La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme» – Quanta Cura 5
  • Le droit à la liberté religieuse pour tous est une hérésie Quanta Cura 5 (Ench. Symb. 1690 1699 2896)
  • Si quelqu’un dit que le seul vrai Dieu notre Créateur et Seigneur, ne peut être connu avec certitude par les choses qui ont été faites, par la lumière naturelle de la raison humaine : qu’il soit anathème – Vatican I s. 3, sur la révélation, c. 1
  • Si quelqu’un doit avoir nié le seul vrai Dieu, Créateur et Seigneur des choses visibles et invisibles : qu’il soit anathème – Vatican I, s. 3, Le Dieu Créateur, c. 1
  • L’enseignement de l’Église est le dépôt de la Foi – Vatican I, Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • La Doctrine n’a pas été donnée pour être perfectionnée – Vatican I Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • Le sens des dogmes doit être conservé à perpétuité comme l’Église l’a présenté une fois pour toutes et il n’est jamais loisible de s’en écarter au nom d’une compréhension plus poussée – Vatican I, sess. 3, chap. 4
  • Je n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement unanime des pères – Vatican I s. 2
  • La révélation est contenue dans les livres écrits et dans les traditions non écrites reçues par les apôtres – Vatican I s. 3, c. 2
  • On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé – Vatican I s. 3, c. 3
  • Il n’est permis à personne d’interpréter l’Écriture contrairement au véritable sens que tient l’Église ni au consentement unanime des pères – Vatican I, s. 3 c. 2
  • Le pontife romain parle ex cathedra, lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, une doctrine en matière de foi ou de morale qui doit être tenue par toute l’Église jouit de l’infaillibilité – Vatican I, s. 4, c. 4
  • La liberté de religion n’est pas sacrée – (Ench. Symb. 1932 – )
  • Ce qu’exprime l’Église doit être tenu éternellement pour la Vérité – Vatican I Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • Ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques appartient à la foi – Tuas libenter
  • Le Pape est le juge suprême des fidèles – Vatican I, Pastor aeternus (Ench. Symb. 1830 3063)
  • Est complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée (5ème concile du Latran, Ench. Symb 1441). Vatican I, Dei Filius (Ench. Symb. 1797 3017)
  •  Aucun homme n’est libre d’embrasser et de professer la religion qu’il aura réputée vraie d’après la lumière de la raison – Syllabus, 8 déc. 1864, n° 15
  • Les hommes ne peuvent pas trouver le salut éternel dans n’importe quelle religion – Syllabus, n° 16
  • Pas de salut éternel pour tous ceux qui ne vivent pas dans le sein de la véritable Église du Christ – Syllabus, n° 17
  • Le protestantisme est une fausse religion chrétienne, désagréable à Dieu – Syllabus, n° 18
  • Toutes les lois doivent être conformes à la Loi Divine – Syllabus n° 56. 57
  • Seuls les Catholiques ont droit à la liberté religieuse – Quanta Cura 5, (Ench. Symb. 1690 1699 2896), Syllabus n° 77
  • L’État doit interdire les religions non Catholiques – Syllabus n° 78
  • La liberté civile de tous les cultes conduit à la corruption des mœurs et des esprits, et propage la peste de l’indifférentisme – Syllabus n° 79
  • Les Maçons sont les fils du Démon – Singulari Quadam
  • La Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception … a été préservée et exempte de toute tache du péché originel – Ineffabilis Deus 8 déc. 1854
  • La Vierge Bienheureuse … la médiatrice la plus puissante de l’univers entier auprès de son Fils unique pour la réconciliation – Ineffabilis Deus

Pape Léon XIII (1878 – 1903)

  • Quand le Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai – Satis Cognitum
  • L’Église est habilitée à proclamer le Salut en Jésus Christ – Satis Cognitum 4 (Ench. Symb. 1955 3303-3304)
  • Le Magistère ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné – Caritatis studium
  • L’unité de l’Église requiert de droit divin l’unité de foi, de gouvernement, de communion, dans la mesure où elle est le corps des fidèles – Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896
  • Tous les hérétiques sont hors de la Communion Catholique et hostiles à l’Église – Satis Cognitum n° 9
  • Les hérétiques ne peuvent recevoir légalement les sacrements – Exima Nos Laetitia
  • Les Sacrements en dehors de l’unité du Christ ne sont plus les Sacrements, à l’exception du baptême, Exima nos Laetitia 1903
  • L’administration des Sacrements par des hérétiques est un sacrilège – Exima Nos Laetitia
  • Quiconque est séparé de l’Église commet un adultère – Satis Cognitum n° 5
  • Les Protestants n’ont ni la Trinité, ni la Vie, ni le Salut – Satis Cognitum n° 5
  • Quiconque est séparé de l’Église “ne peut jouir de la Foi du Père et du Fils – Satis Cognitum n° 5
  • La vie de l’Esprit Saint n’existe plus dans un membre coupé – Satis Cognitum n° 5
  • L’Esprit Saint ne donne pas la vie aux hérétiques – Satis Cognitum n° 18
  • Les hérétiques pèchent quand ils reçoivent l’Eucharistie – Exima Nos Laetitia
  • Seul le Pape possède l’autorité suprême – Satis cognitum (Ench. Symb. 1961 3309)
  • Le Pape est le juge suprême des fidèles – Satis Cognitum n° 15
  • Les traditions païennes sont stériles et sans valeur – Satis Cognitum n° 9
  • Le Magistère ne peut commettre d’erreur – Satis Cognitum n°9
  • L’Église est “indivisible par nature” bien que les hérétiques tentent d’y ouvrir des brèches de toute part – Satis Cognitum 4
  • Le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi – Satis Cognitum n° 9
  • Si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique – Satis Cognitum n° 9
  • L’enseignement unanime des Pères avaient coutume de tenir hors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine du Magistère – Satis Cognitum n° 9
  • Ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent obéissent à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu – Satis Cognitum n° 9
  • Personne n’est enfant de Dieu s’il ne prend l’Église pour mère – Satis Cognitum n° 16
  • Les Catholiques et les hérétiques ne partagent pas l’unité de Foi – Satis Cognitum 18
  • C’est une erreur gravissime de considérer l’Église comme une institution humaine – Satis Cognitum n° 3
  • Évitez toute amitié avec ceux qui persécutent l’Église – Custodi Di 15
  • Il est faux de dire que l’Église est invisible – Satis Cognitum n° 3
  • L’Église Catholique est la seule Mission Apostolique – Satis Cognitum n° 35
  • Des formes disparates et contraires de la religion équivaut simplement à n’en vouloir ni choisir, ni suivre aucune, c’est l’athéisme moins le nom – Immortale Dei
  • Nier cette souveraineté de Dieu ou refuser de s’y soumettre, ce n’est pas la liberté, c’est le vice capital du Libéralisme».  Libertas, 20 juin 1888
  • Cette liberté [Libéralisme] contraire à la vertu de religion, la liberté des cultes, chacun  professe telle religion qui lui plaît ou même aucune – Libertas, 20 juin 1888
  • La liberté [Libéralisme] s’arrogeant le droit de tout enseigner à sa guise, est en contradiction flagrante avec la raison – Libertas, 20 juin 1888
  • Accordez à chacun la liberté [Libéralisme] illimitée de parler et d’écrire, rien ne demeure sacré et inviolable – Libertas, 20 juin 1888
  • Cette liberté [Libéralisme] veut que l’État ne rende aucun culte à Dieu ou n’autorise aucun culte public, que nulle religion soit préférée à l’autre – Libertas, 20 juin 1888
  • Puisqu’il est donc nécessaire de professer une religion dans la société, il faut professer celle qui est la seule vraie – Libertas, 20 juin 1888
  • L’Église ordonne que le droit de propriété demeure intact – Quod apostolici (Ench. Symb. 1851 3133)
  • La mariage est de droit divin – Arcanum divinae 10 fév. 1880

Pape St Pie X (1903 – 1914)

  • Il est détestable de servir l’homme plutôt que Dieu – E Supremi n° 9
  • Le Christ n’est pas dans tous les hommes – (Ench. Symb. 2103  –)
  • La dignité humaine dans le Christ n’appartient qu’aux Catholiques – Lettre à la Hiérarchie Française
  • La définition de la Franc-maçonnerie c’est : Liberté, Égalité, Fraternité – Lettre à la Hiérarchie Française
  • Tous les Infidèles sont damnés – Porte du Ciel 13
  • Beaucoup sont condamnés au châtiment éternel à cause de l’ignorance des mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus – Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905
  • Les modernistes « rénovateurs » sont les adversaires de la foi et les ennemis de l’Église – Pascendi 2
  • Le Modernisme tente de détruire l’Église – Pascendi 23
  • Le sentiment religieux est le germe de toute religion pour les modernistes – Pascendi 11
  • Pour les modernistes l’homme doit penser sa foi – Pascendi 12
  • Les Modernistes soutiennent que tout en religion évolue – Pascendi 26
  • L’Évolution est la doctrine des modernistes – Pascendi
  • L’Évolution des Dogmes et de la doctrine chrétienne est une erreur condamnable des modernistes – Pascendi 12-27
  • C’est une hérésie de dire que toutes les religions sont vraies – Pascendi 14. 16
  • Pour les modernistes toutes les religions sont vraies mêmes les païennes, mahométane, etc. – Pascendi
  • C’est une hérésie de dire que les païens (Musulmans, Hindous, bouddhistes, animistes, etc.) peuvent rencontrer Dieu – Pascendi 14
  • Les laïcs comme le facteur de progrès de l’Église : Doctrine pernicieuse – Pascendi 27
  • L’Église ne peut toucher à la substance des sacrements – Ex quo nono (Ench. Symb. 2147 a 3556)
  • La Révélation n’a pu être autre chose que la conscience acquise par l’homme : Condamné – Lamentabili, n°20
  • La Révélation n’a pas été complète avec les Apôtres : Condamné – Lamentabili, n°21
  • Les dogmes que l’Église déclare révélés ne sont pas des vérités descendues du ciel : Condamné – Lamentabili, n°22
  • La vérité n’est pas plus immuable que l’homme lui-même : Condamné – Lamentabili, n°58
  • Le Christ n’a pas enseigné un corps déterminé de doctrine, applicable à tous les temps et à tous les hommes : Condamné – Lamentabili, n°59
  • Les principaux articles du Symbole des Apôtres n’avaient pas pour les chrétiens des premiers siècles la même signification : Condamné – Lamentabili, n° 62
  • L’Église est incapable de défendre efficacement la morale évangélique : Condamné – Lamentabili, n° 63
  • Le progrès des sciences exige que l’on réforme les concepts de la doctrine chrétienne sur Dieu, sur la Création, sur la Révélation : Condamné – Lamentabili, n° 64
  • Le catholicisme d’aujourd’hui ne peut se concilier avec la vraie science : Condamné – Lamentabili, n° 65
  • L’athéisme est stupide – Pascendi (Ench. Symb. 2073 3476)
  • Vouloir concilier la foi avec l’esprit moderne mène à la perte totale de la foi – Pascendi
  • Les Modernistes maintiennent : Toutes les religions ont le sentiment religieux – Pascendi 14
  • Les Modernistes soutiennent que chacun a la secrète intuition de Dieu – Pascendi 14
  • Les religions païennes (Islam, Bouddhisme, Hindouisme, etc.) sont fausses – Pascendi 14
  • Les Modernistes appliquent l’expérience à la Tradition et ainsi la détruisent – Pascendi 15
  • Les modernistes tiennent pour vraies toutes les religions – Pascendi 16
  • La Conscience est l’autorité chez les Modernistes – Pascendi 23
  • L’Église est une conscience collective : hérésie – Pascendi 23
  • L’adoration des Modernistes consiste surtout à s’adapter aux coutumes du monde – Pascendi 26
  • Les Modernistes soutiennent que tout en religion évolue – Pascendi 26
  • Le modernisme, rendez-vous de toutes les hérésies, de toutes les erreurs qui furent jamais contre la foi – Pascendi 53
  • Seul le Catholicisme permet d’accéder à une famille universelle – Notre Mandat Apostolique 24
  • Les faux espoirs concernant la dignité humaine sont la racine de bien des erreurs – Notre Mandat Apostolique 25
  • La seule vision du monde, c’est la civilisation Catholique universelle – Notre Mandat Apostolique 24. 36

Pape Benoit XV (1914-1922)

  • Adorer en commun avec les hérétiques est condamné – CIC 1258
  • Si un baptisé refuse opiniâtrement ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique – CIC 1325
  • Quiconque prie avec les hérétiques est lui-même hérétique – CIC 2238, 2

Pape Pie XI (1922 – 1939)

  • Dieu a fait l’Église participante de son divin magistère, à l’abri de l’erreur – Divini illius magistri
  • À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité – Divini illius magistri
  • Ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques – Mortalium Animos, 6 janv. 1928
  • Prier pour la paix avec les fausses religions est une hérésie – Mortalium Animos 1-17
  • Il y a hérésie si nous prions avec les hérétiques – (Ench. Symb. 2199  –)
  • Qui soutient que les religions sont toutes plus ou moins bonnes est apostat – Mortalium Animos
  • De nos jours, les hérétiques ont méprisé la véritable Foi – Mortalium Animos 16
  • Il n’y a pas des matières de Foi “fondamentales” et “non-fondamentales” – Mortalium Animos 13
  • Un vrai Catholique amène les païens au Catholicisme – Mortalium Animos 10. 17
  • Le fondement de la charité est la foi pure et sans tache, la pure foi catholique – Mortalium Animos 9. 11
  • L’œcuménisme abandonne la religion divinement révélée – Mortalium Animos 2
  • Encourager l’œcuménisme, c’est rejeter la vraie religion – Mortalium Animos 2
  • L’œcuménisme ne peut en aucune façon être approuvé par les Catholiques – Mortalium Animos 2
  • L’œcuménisme déforme la véritable idée de la religion et de ce fait la rejette – Mortalium Animos 2
  • Ces “assemblées” pour “l’unité” [œcuménisme] sont condamnées  – Mortalium Animos 15
  • L’Église Catholique est l’union de tous les Chrétiens – Mortalium Animos 3. 15
  • L’unité chrétienne est l’Église Catholique – Mortalium Animos 3.  7. 15
  • L’Église est le suprême tribunal de la paix – Mortalium Animos 1-17
  • Où il y a diversité, l’unité est brisée – Casti Connubii 43
  • L’Église Catholique a un seul troupeau et un seul berger – Mortalium Animos 7
  • Les modernistes disent : L’Église s’est trompée – Mortalium Animos 8
  • Toute collaboration avec des non-catholiques est interdite – (Ench. Symb. 2199 – )
  • Les hérétiques soutiennent : l’Évangile peut être modifié pour répondre aux besoins de la vie humaine – Mortalium Animos 12
  • Les schismatiques rejettent le Christ quand ils nient l’Immaculée Conception – Mortalium Animos 13
  • S’ils “rêvent d’unité” qu’ils rentrent dans l’Église – Mortalium Animos 16
  • Dieu nous appelle tous à l’unité Catholique – Mortalium Animos 17
  • Apostasie : la fraternité universelle, la profession de certaines doctrines comme fondement commun de vie spirituelle – Mortalium Animos 1-2
  • La coéducation est fausse et nuisible à la Chrétienté – Casti connubii (Ench. Symb. 2215 3698)
  • Les femmes doivent être soumises à leurs maris – Casti Connubii 15
  • L’éducation non chrétienne est pleine d’erreurs – Casti connubii (Ench. Symb. 2213 – )
  • L’éducation sexuelle est répugnante – Casti connubii (Ench. Symb. 2214 3697)
  • Il n’est permis en aucun cas aux couples de limiter les naissances – Casti Connubii 28
  • Le contrôle des naissances est un péché grave – Casti Connubii 28-29
  • Aucune méthode scientifique ne peut contrôler les naissances – Casti Connubii 28-29
  • Les institutions humaines, publiques ou privées, doivent servir le Christ – Quas Primas 19
  • Le monde n’est fait que de chair, de concupiscence et d’orgueil de la vie – (Ench. Symb. 2223 -)

Pape Pie XII (1939 – 1958) :

  • Les hérétiques pensent que la liturgie est une concélébration de la communauté – Mediator Dei 83 20 nov. 1947
  • Seul le prêtre offre la Divine Victime à la Messe – Mediator Dei 92
  • A la Messe le prêtre représente le Christ et non les fidèles – Mediator Dei 92
  • Seul le clerc est un ministre de la liturgie – Mediator Dei 93
  • La révélation de Dieu à l’homme n’est donnée que par le Christ – Mediator Dei 83
  • L’humanisme est dangereux et une erreur pernicieuse – Mediator Dei 203
  • Les Papes confient aux évêques la direction des âmes – Mystici Corporis (Ench. Symb. 2287 3804)
  • Le schisme, l’hérésie ou l’apostasie, fait rompre un homme du Corps de l’Église – Mystici Corporis Christi (n° 23) 29 juin 1943
  • Les Chrétiens sont un dans la Foi et le Gouvernement – Mystici corporis Christi (Ench. Symb. 2286 3802)
  • Les hérétiques et schismatiques ne peuvent vivre de la vie de l’Esprit Saint – (Ench. Symb. 2286 3802)
  • Seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi – Mystici corporis Christi 
  • Seule l’Église Catholique est le Corps du Christ – Mystici Corporis 17-18
  • Celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain – Mystici corporis Christi
  • Hérésie : Les Nations ne forment qu’une seule communauté – Mystici Corporis 18
  • L’auguste Mère de Dieu, … généreuse associée du divin Rédempteur … gardée intacte de la corruption du sépulcre, … fût élevée, dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où, Reine, elle resplendit – Munificentissimus Deus 1er nov. 1950

La Tradition de l’Église et la Prophétie sont les deux témoins de la Révélation divine

Mon peuple, ceux qui te disent heureux te trompent

Les apostats vatican 2, les hérétiques, les faux prophètes, les mauvais théologiens, et  les idolâtres, quasi tous les prêtres valides actuellement et les mauvais chrétiens disent « soyez heureux sur la terre », et les rois de la terre disent de même « soyez heureux sur la terre ». Ils trompent les gens et le peuple.

Isaïe 3, 12 : «Mon peuple a été dépouillé par ses exacteurs, et des femmes les ont dominés. Mon peuple, ceux qui te disent heureux, ceux-là mêmes te trompent ; ils détruisent la voie de tes pas [ton salut]».

Cette parole infaillible est vraie aussi bien sur le plan spirituel que sur le plan temporel.

La sainte Vierge appelle à faire pénitence et dit à Bernadette à Lourdes en 1858 : «Je ne vous promet pas d’être heureuse en ce monde, mais dans l’autre».

La plupart préfèrent ignorer Dieu, Sa Parole et Son Église, pour suivre leur vérité à eux pour faire ce qu’ils veulent et suivre leurs mauvais désirs, ils parlent de « charité » et de « miséricorde », mais ils sont trompés et appliquent la miséricorde en dehors de là où Dieu l’applique : dans la vérité révélée, dans la seule véritable Église catholique fondée par le Christ. Ces personnes devraient plutôt craindre la justice de Dieu car ils sont hors de l’Église et du salut.

Voici ce que dit la Parole de Dieu par la bouche du prophète-roi et, par lui, par tous les vrais catholiques.

Ps 27, 3, 5 : «Ne m’entrainez pas avec des pécheurs, et ne me perdez pas avec des hommes qui opèrent l’iniquité : Qui parlent de paix avec leur prochain, et qui ont le mal dans leurs cœurs. … Parce qu’ils n’ont pas appliqué leur esprit aux œuvres du Seigneur, et aux œuvres de ses mains, vous les détruirez, et vous ne les rétablirez pas».

Avez-vous bien entendu ? «Parce qu’ils n’ont pas appliqué leur esprit aux œuvres du Seigneur, et aux œuvres de ses mains, vous les détruirez, et vous ne les rétablirez pas».

Les gens qui ne sont pas appliqués aux œuvres du Seigneur et aux œuvres de ses mains seront détruits pour l’éternité en enfer. Les œuvres du Seigneur et les œuvres de ses mains sont les œuvres de Dieu le Père, de Dieu le Fils et de Dieu le Saint-Esprit, c’est-à-dire l’Incarnation Rédemptrice et la Sainte Église une, sainte, catholique et apostolique pour le salut des hommes, en dehors de laquelle il n’y a aucun salut.

Ceux qui ne se sont pas appliqués aux œuvres du Seigneur sont ceux qui ne vont pas à Jésus-Christ pour leur salut : les juifs et païens qui ont refusé le Christ, les faux catholiques et les mauvais chrétiens, comme les hérétiques pré-vatican 2, les apostats vatican 2, les faux traditionalistes FSSPX, les schismatiques « orthodoxes » orientaux, anglicans, lignée Thuc, etc., et tous les sédévacantistes qui croient au salut hors de l’Église et à d’autres hérésies.

Faire pénitence ou brûler

Depuis la chute d’Adam et Ève, la vie sur terre n’est pas pour se réjouir, mais pour faire son deuil.

Sagesse 1, 15-2, 9 : «Car la justice est perpétuelle et immortelle ; Mais les impies, par les mains [actes] et par les paroles, ont appelé la mort : et l’estimant amie, ils ont disparu ; et ils ont fait alliance avec elle, parce qu’ils sont dignes d’être de son parti. Ils ont dit, en effet, pensant faussement en eux-mêmes : Il est court et plein d’ennui le temps de notre vie, et il n’est pas de jouissance à la fin de l’homme, et il n’est personne qu’on sache être revenu des enfers. Parce que nous sommes nés de rien, et qu’après cela nous serons comme si nous n’avions pas été ; parce que le souffle de nos narines est une fumée, et la parole une étincelle pour agiter notre cœur ; Cette étincelle éteinte, notre corps sera cendre, et l’esprit se dissipera comme un air subtil, et notre vie passera comme la trace d’un nuage, et s’évanouira comme un brouillard qui est chassé par les rayons du soleil et qui tombe, appesanti par sa chaleur ; Et notre nom subira l’oubli par le temps, et personne ne se souviendra de nos œuvres. Car c’est le passage d’une ombre que notre temps, et il n’y a pas de retour après notre fin, parce que le sceau est posé, et que personne ne revient. Venez donc, et jouissons des biens qui sont, et usons promptement des créatures, de même que dans la jeunesse. Enivrons-nous des vins exquis, et parfumons-nous ; et que la fleur de la saison ne nous échappe point. Couronnons-nous de roses, avant qu’elles se flétrissent ; qu’il n’y ait aucune prairie par laquelle ne passent nos plaisirs. Que personne ne soit exclu de nos plaisirs : laissons partout des marques de réjouissance, parce que c’est là notre partage et notre sort».

Sagesse 2, 21-25 : «Voici ce qu’ils ont pensé, et ils ont erré, car leur malice les a aveuglés. Ils n’ont pas su les secrets de Dieu ; ils n’ont pas espéré la récompense de la justice, et ils n’ont pas jugé justement l’honneur des âmes saintes. Car Dieu a créé l’homme inexterminable, et c’est à l’image de sa ressemblance qu’il l’a fait. Mais par l’envie du diable, la mort est entrée dans le globe de la terre. Or ceux-là l’imitent, qui sont de son parti».

Bientôt chaque homme devra, qu’il le veuille ou non, faire son deuil de la terre. Chacun mourra, dans dix ans, dans un an, dans un mois, dans un jour, dans une heure, ou sera surpris par la mort en un instant. Cela est une certitude absolue inévitable, une réalité à venir. Chaque seconde, des milliers de personnes meurent sur terre.

C’est sur terre qu’il faut faire son deuil de ses péchés et revenir à Dieu ou alors il faudra brûler. Pourriez-vous plonger votre tête ou même votre main dans votre four chaud ? Non, vous ne le voudriez pas, parce que vous savez que c’est un mal. Vous savez le bien et le mal de façon naturelle. Mais vous n’avez pas voulez faire pénitence du mal, vous n’avez pas voulu vraiment le bien et vous avez donc préféré le mal. Vous n’avez pas voulu de celui seul qui est le bien. Eh, bien, il faudra que votre corps tout entier soit plongé dans le feu car «Dieu est un feu consumant» (Deut. 4, 24 ; Héb. 12, 29).

Deutéronome 30, 15-20 : «Considère que j’ai proposé aujourd’hui en ta présence la vie et le bien, et d’un autre côté la mort et le mal. Afin que tu aimes le Seigneur ton Dieu, que tu marches dans ses voies, que tu gardes ses commandements, ses cérémonies et ses ordonnances ; et que tu vives… Mais si ton cœur se détourne, si tu ne veux pas écouter, et que, séduit par l’erreur, tu adores des dieux étrangers, et tu les serves, je te prédis aujourd’hui que tu périras, et que tu demeureras peu de temps dans la terre… J’invoque à témoin aujourd’hui le ciel et la terre, que je vous ai proposé la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis donc la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, que tu aimes le Seigneur ton Dieu, que tu obéisses à sa voix et que tu t’attaches à lui car c’est lui-même qui est ta vie et la longueur de tes jours…»

Romains 2, 4-6 : «Ignores-tu que la bonté de Dieu t’invite à la pénitence ? Cependant, par ta dureté et cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres».

Luc 13, 3 : «si vous ne faites pénitence, vous périrez tous».

Matthieu 10, 28: «Ne craignez point ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui [Dieu] qui peut précipiter l’âme et le corps dans la géhenne [l’enfer]».

Jean 12, 25b : «Celui qui aime sa vie la perdra ; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera pour la vie éternelle».

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, 1551, ex cathedra : «toute la vie chrétienne, qui doit être une pénitence perpétuelle [St Thomas, Summa contra gentiles IV, 73 ; Leonina 15, 234a 18 ; Parme 5, 365b]».

Dieu accueille la pénitence en paiement de la dette des péchés.

Ézéchiel 18, 21 : «Mais si l’impie fait pénitence de tous ses péchés qu’il a commis, et qu’il garde tous mes préceptes, et qu’il accomplisse le jugement et la justice, il vivra de la vie et ne mourra point».

Ézéchiel 33, 14-16, 19 : «Mais si je dis à l’impie : Tu mourras de mort, et qu’il fasse pénitence de son péché, et qu’il accomplisse le jugement et la justice ; Et que cet impie rende la gage qu’on lui avait confié, et qu’il restitue ce qu’il avait enlevé, et qu’il marche dans les commandements de la vie, et qu’il ne fasse rien d’injuste, il vivra de la vie et il ne mourra pas. Tous ses péchés qu’il a commis ne lui seront point imputés ; il a accompli le jugement et la justice, il vivra de la vie. … Et lorsque l’impie se sera écarté de son impiété, qu’il aura accompli le jugement et la justice, il y vivra».

Isaïe 66, 2 : « mais vers qui porterai-je mes regards, sinon vers le pauvre et celui qui a l’esprit contrit, et qui tremble à mes paroles ? ».

Psaume 50, 19 : «Le sacrifice que Dieu désire est un esprit brisé de douleur : vous ne dédaignerez pas, ô Dieu, un cœur contrit et humilié».

A suivre

La Révélation divine a deux sources : la Tradition de l’Église et l’Écriture

Le contenu réel de la Révélation divine (Tradition et Écriture) est déterminé par le Magistère de l’Église Catholique, l’Autorité enseignante de l’Église Catholique, exercée par un pape en proclamant un dogme (Magistère solennel ou extraordinaire) ou une vérité à croire de foi divine (Magistère ordinaire) avec l’autorité de la Papauté.

Tradition

La vérité de Jésus-Christ est la Révélation Divine. L’Église Catholique enseigne que les deux sources de la Révélation Divine sont l’Écriture Sainte et la Tradition Sacrée de l’Église catholique : le contenu réel de la Révélation est déterminé par le Magistère de l’Église Catholique. La Révélation divine finit avec la mort du dernier apôtre.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 3, ex-cathedra (Denz. 3001 1792) : «… on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition … «

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 4 La foi et la raison, 1870, ex-cathedra : «En conséquence, le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte Église a présenté une fois pour toutes et jamais il n’est loisible de s’en écarter sous le prétexte ou au nom d’une compréhension plus poussée »

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 4, Canon 3 : «Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église se voient donner parfois, par suite du progrès de la science, un sens différent de celui que l’Église a compris et comprend encore, qu’il soit anathème »

L’Église catholique est la gardienne du dépôt de la foi (et non pas les sectes hérétiques comme vatican 2, protestantes, schismatiques « orthodoxes » orientales, anglicanes, « traditionalistes », etc.). La Tradition de l’Église est la foi de tous les temps. La Tradition orale précède l’Écriture.

La Tradition de l’Église comprend :

  • La création car la création est incluse dans la Rédemption.
  • La loi naturelle (loi non-écrite) car la loi naturelle participe de la loi éternelle.
  • La loi de Moïse (loi écrite) qu’a accomplie Jésus-Christ.
  • La nouvelle loi évangélique (être  dans l’Église par le baptême d’eau et dans la vraie foi pour le salut).
  • L’Église fondée par le Christ sur Pierre, qu’Il a institué Lui-même premier pape, sur ses successeurs et les successeurs des apôtres. L’Église est le peuple de Dieu, c’est-à-dire les vrais baptisés qui professent la vraie foi. (Voir Il n’y a pas de salut sans la vraie foi)

Le dépôt de la foi est transmis par la Tradition de l’Église qui contient le Magistère (enseignement doctrinal d’autorité sur la foi et la morale), qui contient l’Ancien Testament, car il annonce le Nouveau Testament, et tout ce qui a été transmis oralement et retenu par l’autorité de l’Église. Tout ce que contient l’Ancien Testament est relatif au Christ, comme Il le dit lui-même :

Luc 24, 44-45 : «… qu’il fallait que fût accompli tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les Psaumes. Alors il leur ouvrit l’esprit, pour qu’ils comprissent les Écritures».

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi».

Le Magistère de l’Église catholique fondée par Jésus-Christ explique, à travers le pape Léon XIII, la vraie foi divine de la Tradition catholique.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié]et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

«Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi.

« Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela.

« L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVELÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE».

« …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi. CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES PLUTÔT QU’À DIEU ».

L’abbé Pie, futur cardinal Pie, explique très bien ce que représente la Tradition de l’Église par rapport aux saintes Écritures, conformément à l’enseignement de l’Église.

Abbé Louis-Edouard Pie, Prône prêché dans la cathédrale de Chartres, dimanche 19 nov. 1843 : «mes frères, auprès de l’homme, qui ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu, ce n’est pas assez que Dieu ait placé son Écriture ; il fallait aussi une nourrice, une mère pour rompre ce pain : cette mère, c’est l’Église. Les saintes Écritures, mes frères, sont la propriété de l’ÉgliseL’Église est avant l’Écriture, car l’Église remonte aux premiers jours du monde, et elle a été définitivement fondée par le Rédempteur ; or les Livres saints de l’ancienne alliance ne datent que de Moïse, et ce ne fut que plusieurs années après la mort du Christ et l’établissement de son Église que furent écrits les livres du Testament nouveau. Donc, c’est à l’Église qu’il appartient de mettre les Livres saints entre les mains des fidèles, quand et comment elle le juge utile et convenable.

«Donc les sectaires [protestants] qui sèment les bibles à profusion, et qui livrent la parole sainte à l’examen privé [Sola scriptura : Écriture seule] et au jugement arbitraire de chacun [Présomption], sont coupables d’iniquité [grave injustice] envers l’Église, disposent injustement de sa propriété [vol], et sont responsables devant Dieu des blasphèmes [outrage et injure à la Religion] et des scandales [occasion de péché pour autrui] que l’Écriture peut provoquer quand elle n’est pas interprétée par une autorité certaine [interprétation privée sans l’autorité du Magistère ou hors de la Tradition de l’Église]. Donc les catholiques indiscrets qui s’arrogent d’eux-mêmes la faculté de lire indistinctement toute l’Écriture, qui ne demandent pas à l’Église ses conseils, qui ne tiennent pas compte de ses restrictions, qui ne recourent pas à ses commentaires, n’auront pas droit d’accuser la parole de Dieu des tentations et des doutes auxquels leur foi sera souvent exposée, ni du fanatisme et de l’exagération auxquels leur esprit sera parfois livré.

«Mes frères, je le proclame avec Bossuet : pour celui qui lit l’Écriture avec un esprit raisonneur et plein de lui-même, il y a autant d’écueils que de versets. Aussi écoutez le principe fondamental qu’établit ce grand homme, et moyennant lequel l’Église catholique n’interdit à personne d’une façon absolue l’usage des Écritures. La plus utile observation qu’il y ait à faire, dit-il, sur la lecture de l’Écriture, est de s’attacher à profiter de ce qui est clair, en le goûtant et le méditant, et de passer ce qui est obscur, en l’adorant et soumettant toutes ses pensées au jugement de l’Église. Par ce moyen, on tire autant de profit de ce qu’on n’entend pas que de ce qu’on entend, parce qu’on se nourrit de l’un, et l’on s’humilie de l’autre. Autre principe. On trouvera dans l’Écriture certains récits, certaines expressions que l’Esprit-Saint a insérés par de secrets desseins, et qui tendent ou à inculquer, quelques vérités ou à inspirer l’horreur des grands crimes. Mais comme elles peuvent faire d’autres effets sur les âmes faibles, il faut passer par-dessus et prendre bien garde surtout de ne pas s’y arrêter par curiosité ; car Dieu frapperait terriblement ceux qui abuseraient jusqu’à cet excès de sa pensée, et qui feraient servir de matière à leurs mauvaises pensées un livre qui est fait pour les extirper».

Saint Paul parle de la Tradition.

II Timothée, 6, 20 : « Ô Timothée ! gardez bien le dépôt qui vous a été confié, évitant avec soin les paroles vaines et profanes, et les disputes qu’on décore du faux nom de science ; car plusieurs ont erré en s’y abandonnant».

II Timothée 2, 1 : « Quant à vous, mon fils, fortifiez-vous par la grâce qui est en Jésus-Christ, et ayez soin de recommander aux hommes fidèles, qui seront capables de les communiquer à d’autres, les choses que je vous ai dites dans mes exhortations particulières».

Saint Paul parle clairement de la tradition orale (parlée).

Colossiens 1, 5-6 : « Car l’espérance qui est placée pour vous dans le ciel, dont vous avez entendu parler avant dans la parole de la vérité de l’Évangile. Qui est venue vers vous, car elle est dans le monde entier; elle porte des fruits, comme aussi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu dans la vérité ».

La parole est décrite comme «la parole de la vérité» et l’Évangile. La référence à la «parole» venue dans le monde entier confirme que ce passage se réfère à la parole et non la Bible, car cela n’aurait pas été dit de la Bible à l’époque.

Jean 17, 20 : « Je ne prie pas pour eux seulement, mais pour ceux également qui croiront en moi par leur parole».

Jésus prie pour ceux qui croiront à travers la «parole» de ses apôtres. Mais seuls quelques-uns de ses apôtres ont écrit des mots dans la Bible. La plupart d’entre eux ne l’ont pas fait. «Leur parole» à travers laquelle les gens vont croire, doit donc être leur prédication et la communication de la tradition orale, et non leur écriture.

Luc 8, 11-13 : «Maintenant, que signifie cette parabole : La semence, c’est la parole de Dieu. Ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui entendent ; puis le diable vient et enlève la parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés. Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux, qui, quand ils entendent, reçoivent la parole avec joie, et ceux-ci n’ont pas de racine, ils croient pour un temps, et dans le temps de la tentation ils se retirent».

Il décrit clairement la parole en tant que «la parole de Dieu».

Luc 4, 44 ; 5, 1 : « Et il [Jésus] prêchait dans les synagogues de la Galilée. Et il arriva que, comme les gens se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il se tenait au bord du lac de Génésareth».

Luc 3, 2 : «Anne et Caïphe étant les grands prêtres, la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert».

Ceci fait référence à une révélation donnée à Saint-Jean-Baptiste.

Actes 4, 31 : « Et quand ils eurent prié, le lieu fut secoué où ils étaient assemblés, et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance».   

La Bible enseigne que la Tradition verbale doit être acceptée avec l’Écriture

Les passages suivants réfutent totalement l’idée de l’Écriture seule. Ils montrent que la Bible enseigne que la tradition apostolique doit aussi être acceptée. Cette tradition apostolique a été donné par Jésus aux Apôtres, mais toutes les parties de celle-ci n’ont pas été nécessairement écrites explicitement dans la Bible. Par exemple, dans Jude 1, 9, nous lisons :

« Mais quand l’archange Michel, contestait avec le diable, disputait le corps de Moïse, n’osa pas prononcer un jugement injurieux contre lui, mais il dit :« Le Seigneur te réprime ».

Ce différend entre le diable et l’archange Michel n’est pas décrit en détail dans la Bible. L’écrivain s’appuit sur une tradition. Les passages suivants du Nouveau Testament confirment l’enseignement catholique sur la nécessité d’accepter l’Écriture et la Tradition.

2 Thessaloniciens 3, 6 : « Maintenant, nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous retirer de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition qu’il a reçu de nous».

2 Thessaloniciens 2, 15 : « Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre».

Cela montre clairement que la Bible elle-même enseigne que tout ce qui doit être considéré est écrit, mais certaines sont délivrées par la tradition orale.

2 Timothée 2, 1-2 : « Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus Christ. Et les choses que tu as entendu de moi et beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres».

1 Corinthiens 11, 16 : «Mais si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, non plus les Églises de Dieu».

1 Corinthiens 11, 23 : « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné … »

1 Corinthiens 15, 2-3 : « dans lequel aussi vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé, autrement, vous auriez cru en vain. Car je vous ai enseigné avant tout, comme j’ai également reçu … »

Comme ces passages le prouvent, la condamnation de la «tradition des hommes» (Matthieu 15, 9 ; Marc 7, 8, etc) dont parle Jésus n’avait rien à voir avec la véritable tradition apostolique, dont la Bible dit que nous devons l’accepter. Jésus condamnait les pratiques artificielles des Pharisiens.

L’Église existait pendant des décennies alors que la Bible n’était même pas terminée

Selon les chercheurs, le dernier livre de la Bible (Livre de l’Apocalypse) a été écrit aux environs de 68 au plus tôt, et 95 au plus tard. Jésus-Christ est monté au ciel vers 33, par conséquent, peu importe dans quel but on prend la date de l’Apocalypse, il ne fait aucun doute que l’Église du Christ a existé et a fonctionné pendant des décennies (de 30 à 60 ans) avant que la Bible soitt même finie. Alors, qui a guidé les chrétiens au cours de cette période ? Comment savaient-ils exactement ce qu’ils devaient croire et faire pour être sauvés ? C’est l’Église qui leur a enseigné. C’est l’Église qui, dès les premiers jours, a été la règle de foi pour le chrétien. Les questions et les décisions doctrinales ont été décidées pour toute une génération avant que la Bible ne soit terminée. C’est donc un fait que la Bible n’était pas et ne pouvait pas être la seule règle de foi. En effet, il a fallu 300 autres années pour que l’Église détermine officiellement exactement quels livres forment la Bible.

Il a fallu attendre le 4ème siècle que le canon de la Bible soit définitivement fixé

Il s’agit d’un point crucial. Au cours des trois premiers siècles après Jésus-Christ, il y avait des différends sur la composition précise de la Bible. La liste officielle des livres bibliques (appelé le Canon) n’était pas le même partout. Quelques livres considérés comme faisant partie de la Bible dans certaines localités étaient soupçonnés ou rejetés dans d’autres.

Par exemple, la Didachè, l’épître de Barnabas, la Première lettre de Clement, et le Pasteur d’Hermas ont été, dans certains cas, considérés comme l’Écriture inspirée et utilisés dans le culte public.4 Bien que celles-ci étaient des œuvres anciennes  très importantes, qui à bien des égards ont exprimé la vraie tradition chrétienne , l’Église déclarerait que ces écrits ne faisaient pas réellement partie de la Bible. La question n’a pas été réglée et clarifiée universellement tant que l’autorité de l’Église catholique ne se soit prononcée sur la liste des livres. Cela s’est produit lors des Conciles de Rome (382), Hippone (393) et de Carthage (397).

Avant que l’Église ait pris sa décision, il y avait aussi beaucoup de doutes sur 2 Pierre, l’épître de Jude, Hébreux, 2 et 3 Jean, et le livre de l’Apocalypse – qui ont finalement été inclus dans la Bible. En fait, «la liste la plus ancienne ayant survécu des livres chrétiens est le Canon de Muratori, d’environ 150. Ce fragment comprend tous les livres du Nouveau Testament, sauf Hébreux, Jacques, 1 Pierre, et 2 Pierre, et compte comme canonique [partie de l’Écriture] l’Apocalypse de Pierre et le Pasteur d’Hermas, qui tous deux ont finalement été exclus par l’Église du canon définitif ». (Mike Aquilina, Les Pères de l’Église, pp 28-29)

Il y avait aussi des faux évangiles qui circulaient, comme l’Évangile de Pierre, l’Évangile de Thomas et d’autres. Ceux-ci ont été rejetés par l’Église et ne figurent pas dans les Écritures.

Depuis que les protestants rejettent l’autorité de l’Église catholique, ils n’ont absolument aucun moyen de déterminer avec certitude (ie infailliblement) les livres qui font partie de la Bible. La Bible ne vient pas avec une table des matières. Elle a été ajoutée par la personne qui a publié la version de la Bible. La Bible ne nous dit pas quels livres sont inspirés ou combien de livres sont en elle. En outre, même si un livre ne mentionne pas d’autres livres comme étant inspirés, selon quels critères peut-on déterminer que ce livre en particulier est inspiré ? Afin d’arriver à une infaillible liste de livres, il doit y avoir une autorité infaillible en dehors de la Bible. C’est l’Église. Par conséquent, si l’on rejette l’autorité infaillible de l’Église et qu’on s’en tient à l’Écriture seule, on reste incapable de déterminer si on a de véritables livres.

Face à ce problème, un protestant bien connu, l’érudit RC Sproul, a été contraint d’affirmer que la Bible est une « collection faillible de livres infaillibles ». Si vous réfléchissez bien à ce sujet, une collection faillible de livres infaillibles est une contradiction. Elle vous laisse logiquement avec une Bible faillible. Cela démontre que les protestants ne peuvent pas logiquement soutenir que leur Bible est infaillible, car ils ne peuvent pas savoir avec certitude si elle a même les livres corrects.

Par exemple, après la séparation de l’Église catholique, Martin Luther et ses coreligionnaires ont enlevé sept livres entiers de la Bible. Ils ont enlevé les livres de Tobias (Tobie), Judith, Sagesse, l’Ecclésiastique (Siracide), Baruch, premier et deuxième Macchabées, ainsi que des pièces d’Esther et de Daniel. En conséquence, les bibles protestantes (à ce jour) ont 66 livres, tandis que les bibles catholiques en ont 73. Martin Luther et les protestants ont pris la décision radicale de supprimer ces sept livres de la Bible, même s’ils avaient été presque universellement reconnus comme faisant partie de la Bible pendant plus d’un millénaire.

En outre, les sept livres que les protestants ont supprimé se trouvent dans la Septante. La Septante est une traduction grecque de l’Ancien Testament qui a été achevée quelques siècles avant la naissance de Jésus-Christ. Certains pourraient se demander : qu’est-ce de si important dans la Septante ? Eh bien, comme mentionné dans le chapitre relatif au Purgatoire, le Nouveau Testament comporte des citations de l’Ancien Testament environ 350 fois – et environ 300 de ces citations sont tirées de la version des Septante de l’Ancien Testament, et donc des sept livres que les protestants ont rejeté.

Il convient également de noter que ce n’est pas la Bible, mais la tradition et l’Église, qui détermine la qualité d’auteur des livres bibliques. L’Évangile de Matthieu, par exemple, n’indique pas qui l’a écrit. C’est de la tradition et de l’Église que nous savons qu’il a été écrit par Matthieu. Ainsi l’Écriture ne dit pas qui a écrit Matthieu, la logique protestante aurait besoin de conclure qu’il s’agit d’une question ouverte.

Par ailleurs, une bourse d’écriture pure, sans l’aide de l’Église, n’aurait pas conduit personne au canon biblique correct. Le livre de Philémon, par exemple, ne possède pas les caractéristiques des autres livres du Nouveau Testament. Philémon ne contient pas de message de salut. Il s’agit simplement d’une communication et d’une demande au sujet d’un esclave fugitif. Le fait qu’il prétend avoir Paul pour son auteur ne serait pas suffisant pour prouver que cela fait partie de l’Écriture, car tout document pourrait répondre à cette demande et non l’ensemble des lettres de Paul qui ont été inclues dans la Bible.

Dès les débuts de l’Église, les hérétiques avaient mal cité l’Écriture pour propager des sectes et des hérésies

Au 4ème siècle, l’Église a lutté contre l’arianisme. L’Église tout entière a été presque envahie par cette hérésie. L’arianisme niait la divinité de Jésus-Christ. Il estimait que le Fils de Dieu n’existait pas de toute éternité, mais a été créé à un certain point dans le temps par le Père. L’expression de cette hérésie était souvent subtile et intelligente, et les Ariens ont fait appel à de nombreux passages de la Bible pour tenter de prouver leur affirmation selon laquelle Jésus n’est pas vraiment Dieu.

« … Il est vite devenu évident que la vraie difficulté serait d’énoncer une déclaration de la foi chrétienne qui exclurait absolument et catégoriquement l’arianisme. Les savants ariens avaient leur propre interprétation pour chaque palier de passage biblique sur la divinité du Christ. Chacun soulevé devant le conseil suscitait de leur part une véritable vague de murmures, clins d’œil, hochements de tête, et transports de gesticulations de pantomime qu’ils ne pourraient accepter en toute sécurité dans le cadre d’un credo conciliaire, car ils avaient une explication Arienne de celui-ci. Un terme devait être trouvé auquel ils ne pouvaient pas se soustraire » (Warren H. Carroll. Une histoire de la chrétienté, Vol 2, Front Royal, Virginie … chrétienté College Press, 1987, p 11)

En comprenant les Écritures à la lumière de la Tradition apostolique, l’Église catholique au Concile de Nicée en 325 après J-C a été capable de dénoncer l’hérésie arienne et d’expliquer correctement les passages bibliques que les ariens avaient utilisé à mauvais escient. Elle a déclaré que Jésus était vrai Dieu d’égalité avec le Père, et elle a utilisé une expression qui ne figure dans l’Écriture et d’une manière qui exclurait toute équivoque Arienne. Elle a déclaré que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est homoousios – « consubstantiel » – avec le Père. Ceci a donné le vrai sens de l’enseignement de l’Écriture sur les personnes de la Trinité et détruit l’hérésie arienne, qui a tenté de conformer à son idée hérétique chaque passage de l’Écriture.

La Bible ne pouvait pas être distribuée en masse jusqu’au 15ème siècle

Avant l’invention de l’imprimerie au 15ème siècle, c’était une tâche laborieuse et minutieuse de reproduire la Bible. Cela devait être fait à la main. Cette difficulté, conjuguée à l’analphabétisme commun, signifiait que quelques-uns avaient une Bible pendant les 15 premiers siècles de l’Église. Dieu aurait quitté son église sans avoir les moyens de produire en masse la seule règle de foi pour les 1500 premières années d’existence de l’Église ? Bien sûr que non. La notion est ridicule et auto-réfutée. Au cours du premier millénaire, la règle de la foi pour les chrétiens était l’Église. Elle l’est encore aujourd’hui. L’Église est la règle prochaine de la foi, qui donne la vraie compréhension de l’Écriture et de la Tradition, qui sont les deux sources de la révélation de Jésus-Christ.

Les manuscrits originaux de la Bible ne sont plus accessibles

Les manuscrits originaux de la Bible n’existent plus. Nous possédons des copies des originaux, mais pas les Écritures originales. Alors, d’où vient que la Bible enseigne que des copies des originaux seront protégés contre les erreurs et serviront comme seule règle de foi pour le chrétien ? La Bible même n’enseigne pas que la Bible est la seule règle de foi pour le chrétien, et certes les protestants ne peut pas prouver qu’il est dit que les copies seront protégés de l’erreur, car cela n’est dit nul part. (Par ailleurs, ce sont des catholiques, notamment des moines, qui ont préservé la Bible en la copiant.) Si un protestant affirmait que Dieu fait en sorte que les mots soient protégés dans le processus de copie, alors le protestant se déplacerait en dehors du cadre de la Bible seule. Il admettrait que Dieu a transmis la protection de son enseignement et de sa parole aux autorités et aux personnes extérieures à la Bible (par exemple, l’Église). Si cela peut s’appliquer à l’écrit, cela peut également s’appliquer à son enseignement oral (Tradition).

La Bible enseigne qu’il y a d’innombrables choses que Jésus a dit et faites qui n’ont pas été écrites dans la Bible

Jean 20, 30 : «Et il y a beaucoup d’autres signes que Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, qui ne sont pas écrits dans ce livre».

Jean 21, 25 : « et il y a également bien d’autres choses que Jésus a faites, qui, si elles devaient être rédigées pour tout le monde, je suppose que le monde même ne pût contenir les livres qu’on écrirait. Amen. »

Tout ce que Jésus a dit et enseigné les apôtres n’a pas été écrit dans la Bible. C’est clair.

Jésus a commandé à ses apôtres de prêcher l’Évangile, pas de l’écrire

À l’exception de la commandement donné à St Jean d’écrire le livre de l’Apocalypse, Jésus n’a pas commandé à quiconque d’écrire quoi que ce soit. Au contraire, Il leur commanda de prêcher son Évangile et de baptiser.

Marc 16, 15-16 : « Et il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez l’Évangile à toute créature . Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné ».

Matthieu 28, 19-20  » Allez donc, et enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit : enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé ; et, voici, je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde. Amen».

Si le mot écrit de la Bible est la seule règle de la foi, comme les protestants le prétendent, alors Jésus aurait ordonné d’écrire et de créer des clubs lecture de la Bible. Mais il ne fait rien de la sorte. Jésus leur avait ordonné d’enseigner toutes les nations, tout de sa vérité par la parole, par la prédication. Ces considérations simples montrent que la position protestante de sola scriptura (ie, l’Écriture seule) est complètement fausse.

La Bible ne nous enseigne pas que l’interprétation privée de l’Écriture était voulue par Jésus

Actes 8, 30-31 : « Et Philippe accourut, et l’entendit lire prophète Isaïe, et lui dit : Comprends-tu ce que tu lis ? Et il répondit : Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? Et il invita Philippe à monter et à s’asseoir avec lui».

Voilà pour l’idée protestante selon laquelle celui qui lit les Écritures est éclairé automatiquement par Dieu. Nous pouvons constater que tel n’est pas l’enseignement de la Bible.

Néhémie 8, 8 : « Ils lisaient dans le livre de la loi de Dieu, et en donnaient le sens et faisaient comprendre la lecture».

2 Pierre 1, 20 : «Sachant avant tout qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulier».

Paul consulte l’Église, pas la Bible, face à son dilemme doctrinal dans Actes 15

Actes 15, 1-2 : « Et certains hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, et disent : Si vous n’êtes circoncis à la manière de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.Quand donc Paul et Barnabas eurent un conflit important et disputaient avec eux, ils ont déterminé que Paul et Barnabas et quelques autres d’entre eux, monteraient à Jérusalem vers les apôtres et les anciens, pour cette question».

Lorsqu’ils sont confrontés à un dilemme doctrinal dans Actes 15, Paul ne consulte pas la Bible, mais va à la direction de l’Église.

Voici quelques autres exemples dans la Bible où les enseignements ou les instructions ont été tirées de la communication et la tradition orale, et non de la lecture de la Bible.

1 Corinthiens 11, 34 : «… et le reste, je les réglerai quand je viendrais».

2 Jean 1, 12 : «Ayant beaucoup de choses à vous écrire, je n’écrirais pas avec du papier et de l’encre, mais j’espère aller vers vous, et vous parler face à face, afin que notre joie soit parfaite».

Deutéronome 4, 2 : «Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous dis, et vous n’en retrancherez point : gardez les commandements du Seigneur votre Dieu que moi, je vous prescris».

Note Bible catholique Vulgate Dt 4, v. 2 : «Les hérétiques prétendent à tort que ce verset condamne toutes les traditions et les ordonnances de l’Église, comme étant des additions que l’on a faites à l’Écriture. S’ils étaient conséquents, ils diraient la même chose de toutes les autres parties de la Bible, et même des autres livres du Pentateuque, où il se trouve des ordonnances qu’on était pas moins obligé de pratiquer. Le sens évident de ce passage est que personne ne pouvait rien faire des choses que Dieu avait défendues, et ne rein omettre  de celles qu’il avait ordonnées ; c’est-à-dire que toute la loi devait être exactement observée par tout le peuple de Dieu».

Événements du premier siècle de l’Église

(Collectif Les Pères de l’Église, Traduction par M. de Genoude ; Sapia, 1837, Tome I, p. 91-93)

33
Jésus-Christ monte au ciel. Les apôtres attendent le Saint-Esprit.
Saint Mathias est élu apôtre.
Descente du Saint-Esprit. Établissement de l’Église. Élection des sept premiers diacres. Martyre de saint Étienne.
Saint Jacques le mineur, établi par les apôtres évêque de Jérusalem.
34
Persécution contre l’Église de Jérusalem.
Calomnies répandues par les Juifs contre les fidèles.
Conversion des Samaritains.
Conversion de l’eunuque de la reine d’Éthiopie.
Conversion de saint Paul.
35
Conversion du centenier Corneille.
36
Saint Pierre fonde l’Église d’Antioche.
Dispersion des apôtres par toute la terre.
Saint Mathieu écrit son évangile.
37
Mort de l’empereur Tibère, qui avait succédé immédiatement à Auguste.
Caïus, surnommé Caligula, empereur.
40
La vengeance divine commence à éclater sur les Juifs.
41
Mort de Caligula. Claude, empereur.
42
Saint Pierre établit son siège à Rome.
43
Les disciples de Jésus-Christ commencent à être appelés Chrétiens.
Saint Pierre retourne à Jérusalem.
44
Martyre de saint Jacques le majeur.
Saint Pierre est mis en prison ; il est délivré par un ange.
Saint Paul et saint Barnabé sont faits apôtres des Gentils à Antioche.
45
Première épître de saint Pierre. Évangile de saint Marc.
51
Concile de Jérusalem.
52
Les deux apôtres aux Thessaloniciens.
53
Apollonius de Thyane paraît avec éclat.
Évangile de saint Luc.
54
Hérésie de Cérinthe.
Mort de l’empereur Claude. Néron lui succède.
55
Épître aux Galates.
56
Première épître aux Corinthiens.
57
Seconde épître aux Corinthiens.
58
Épître aux Romains.
60
Saint Marc fonde l’Église d’Alexandrie.
Épître de saint Jacques le mineur.
61
Saint Paul à Rome. Il écrit à Philémon.
62
Martyre de saint Jacques. Les apôtres établissent en sa place saint Siméon pour évêque de Jérusalem.
Épîtres aux Philippiens et aux Colossiens.
63
Épître aux Hébreux.
Saint Luc écrit le livre des Actes.
64
Épîtres à Timothée et à Tite.
Persécution de Néron.
65
Seconde épître de saint Pierre.
Saint Pierre et saint Paul sont mis en prison à Rome.
Saint Paul se justifie devant Néron.
Épître aux Éphésiens.
66
Simon le magicien séduit beaucoup de monde.
Martyre de saint Pierre et de saint Paul à Rome, sous Néron.
Saint Lin, pape. Révolte des Juifs. Commencement de la guerre.
Les Chrétiens quittent Jérusalem et se retirent à Pella.
Saint Jean vient en Asie combattre les hérétiques Ébion, Cérinthe et Ménandre.
67
Jérusalem réduite aux dernières extrémités. Fureur des zélateurs.
Effets terribles de la colère de Dieu sur les Juifs.
68
Martyre de saint Marc à Alexandrie. Martyre de saint Évode, premier évêque d’Antioche après les apôtres. Saint Ignace lui succède.
69
Mort de Néron. Galba, empereur. Il est tué après un règne de sept mois. Othon élu en sa place, puis Vespasien.
70
Titus prend Jérusalem. Le temple brûle malgré ce prince.
78
Mort du pape saint Lin. Saint Clet ou Anaclet lui succède.
79
Mort de l’empereur Vespasien. Titus, son fils, règne après lui.
81
Mort de Titus. Domitien, empereur.
91
Saint Anaclet, pape, meurt et a pour successeur saint Clément.
94
Quintilien écrit sa Rhétorique. L’historien Josèphe écrit aussi.
95
Persécution de Domitien. Saint Jean l’évangéliste est plongé à Rome dans l’huile bouillante, puis relégué en l’île de Pathmos, où il écrit son Apocalypse.
Domitien fait mourir Flavius Clément, son cousin, au sortir de son consulat, parce qu’il était Chrétien. Il bannit la femme et la nièce de Flavius.
96 Mort de Domitien. Nerva, empereur.

Nerva rappelle les exilés.
97
Mort d’Apollonius de Thyane. Épître du pape saint Clément aux Corinthiens. Martyre de saint Timothée à Éphèse.
Saint Jean revient à Éphèse, où il écrit son évangile et ses épîtres.
98
Mort de Nerva.
99
Trajan succède à Nerva.
100
Mort de saint Jean.

Écriture et prophétie

Les Écritures et la Tradition retenues par l’autorité du Magistère de l’Église constituent le dépôt de la foi divine et catholique. L’Écriture témoigne de la transmission orale pour la garder. L’Écriture est dans la Tradition et non la Tradition dans l’Écriture comme pensent les hérétiques. La Tradition orale précède l’Écriture : L’Église précède l’Écriture. L’Écriture est prophétique puisqu’elle est la Tradition orale mise part écrit.

Le sens de l’Écriture et les noms des choses

Saint Augustin, sur le sens spirituel de l’Écriture, sermon LXXIII, 2 : «Vous savez qu’il a été parlé hier de trois endroits où ne profite point la semence ; le chemin, les pierres et les épines. Voilà l’ivraie, c’est dans une autre parabole un autre nom donné à la même chose. Car, lorsqu’il est question de similitudes et non du sens propre, on n’exprime que la ressemblance de la vérité, et non la vérité même. Je n’ignore point que quelques-uns savent cela ; mais nous parlons pour tous. Ainsi donc dans les choses sensibles un chemin est un chemin, un endroit pierreux est un endroit pierreux et des épines sont des épines ; il n’y faut voir que cela, car les mots sont pris ici dans leur sens propre. Mais dans les paraboles et les comparaisons, un même objet peut être désigné par des noms différents, et c’est ce qui m’a permis de vous dire que le chemin dont il est parlé dans l’Évangile, ainsi que l’endroit pierreux et l’endroit couvert d’épines désignent les mauvais chrétiens, désignés aussi par l’ivraie. Le Christ ne porte-t-il pas à la fois les noms d’agneau et de lion ? S’il s’agit de troupeaux et d’animaux sauvages, on ne doit voir dans l’agneau qu’un agneau et dans le lion qu’un lion ; mais le Christ est l’un et l’autre. Dans la première acception, c’est le sens propre : c’est le sens figuré dans celle-ci. Il arrive même que dans ce sens figuré les êtres les plus opposés portent le même nom. Qu’y a-t-il de plus opposé entre eux que le Christ et le démon ? Le Christ et le démon, néanmoins, sont appelés l’un et l’autre lion. Au Christ est donné ce nom : «Le lion de la tribu de Juda a vaincu». Au démon également : «Ne savez-vous que votre ennemi, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant à dévorer». Ce nom désigne ainsi le Christ et le diable : le Christ, à cause de sa force, le diable à cause de sa férocité ; le Christ à cause de ses victoires, le diable à cause de ses ravages. Ce même démon est encore représenté comme un reptile, c’est l’antique serpent : s’ensuit-il que notre Pasteur nous ordonne d’imiter ce serpent quand il nous dit : «Soyez simples comme des colombes et rusés comme des serpents ?»

L’Écriture prophétise car « l’Esprit-Saint … a parlé par les prophètes » (Profession de foi de Nicée-Constantinople ex cathedra). Les prophètes sont les hommes par lesquels l’Esprit-Saint a annoncé et annonce Jésus-Christ, que ce soit dans l’ancienne loi ou la Nouvelle. Comme Jésus est le Verbe de Dieu, et que l’Esprit-Saint est esprit de vie et de vérité, la conséquence est que les divines Écritures sont esprit et vie, elles donnent la vie.

Jean 6, 63 : «Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie».

Jean 14, 26 : «Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit».

Donc avant d’être écrites, ces paroles ont été dites et entendues. Les prophètes ont entendues, comme les apôtres. Cela devrait être clair pour tout le monde.  Ceux qui nient la Tradition de l’Église, comme les protestants hérétiques et d’autres, sont des morts spirituels qui doivent revenir dans le sein de l’Église pour pouvoir être sauvés, car la prophétie hors de la Tradition de l’Église est un feu qui brûle pour la perdition. Comme la Prophétie est non seulement l’annonce des réalités à venir, mais aussi le rappel des réalités venues, il est par conséquent nécessaire que la Prophétie s’inscrive dans la Tradition de l’Église, sinon ce n’est pas la prophétie, ce n’est pas le rappel des réalités venues. Hors de la Tradition de l’Église, aucune prophétie ne possède le Christ et Son Esprit.

Saint Pierre, dans sa deuxième épître, explique infailliblement que les prophètes sont inspirés par l’Esprit-Saint et non par l’homme.

2 P. 1, 19-21 : Et nous avons la parole plus ferme des prophètes, à laquelle vous faites bien d’être attentifs, comme à une lampe qui luit dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour brille, et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs. Sachant avant tout que nulle prophétie de l’Écriture ne s’explique par une interprétation particulière [privée et personnelle]. Car ce n’est pas par la volonté des hommes que la prophétie a jamais été apportée ; mais c’est inspirés par l’Esprit-Saint, qu’on parlé les saints hommes de Dieu».

Saint Irénée (2e s.), père de l’Église, explique que l’Ancien Testament est la prophétie du Nouveau Testament.

Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre 4, partie 2 : «une prophétie est la prédiction de choses à venir, l’annonce anticipée de réalités ultérieures».

Saint Hippolyte de Rome (2e s.), père de l’Église, décrit les prophètes par lesquels l’Esprit-Saint a parlé comme « inspirés par le Verbe … par leur foi … la sagesse même du Verbe qui parlait par leur bouche … voient depuis le principe des choses ».

Saint Hippolyte, père de l’Église, Démonstration du Christ et de l’Antéchrist, n° 2 : «Nous prendrons pour guides et pour flambeaux les saints prophètes qui, par leur foi dans le Verbe, ont entrevu les mystères, qui ont raconté le passé, le présent et l’avenir ; c’est par là qu’ils ont été non-seulement les hommes de leur siècle, mais encore les hommes des âges futurs. Remplis de l’esprit de prophétie, inspirés par le Verbe, ils étaient eux-mêmes comme un instrument harmonieux que Dieu faisait résonner, et dont il se servait pour annoncer au monde ses volontés et ses desseins. Et certes, il ne faut point croire que, s’ils parlaient de l’avenir, ce fût de leur propre mouvement ; mais c’était la sagesse même du Verbe qui parlait par leur bouche, et qui, après avoir dévoilé à leur esprit les choses futures, les chargeait de les révéler (II P. 1, 21.). Il faut donc admettre que les choses qu’ils voyaient avec les yeux de la foi, et que Dieu leur manifestait pour les révéler ensuite, étaient des choses cachées au vulgaire. Car pourquoi aurait-on donné le nom de prophète à un prophète, si ce n’est parce qu’animé de l’esprit de Dieu, il possédait le don de prédire l’avenir ? Car le prophète lui-même cesse d’être prophète lorsqu’il parle d’un événement qui est à la connaissance de tous ; mais il est reconnu pour prophète du moment où il annonce les choses futures. C’est pour cela que le nom de prophète signifie, ceux qui voient depuis le principe des choses (I R. 9, 9)».

Ainsi la prophétie est la Parole de Dieu qui annonce le Christ qui est Lui-même la Parole de Dieu en personne, par Son Esprit-Saint qui est Sa Sagesse. L’Écriture est la mise par écrit de la parole de Dieu afin qu’elle soit transmise aux hommes par la Tradition retenue par l’autorité du Magistère de l’Église que Dieu lui a donnée. La prophétie est dans l’Écriture de la Tradition de l’Église pour s’opposer à l’idolâtrie par l’annonce du Christ.

La prophétie c’est l’Esprit-Saint parlant par les hommes de Dieu pour annoncer le Christ Vrai Dieu fait homme sans cesser d’être Dieu avant son premier avènement, et pour rappeler la Parole du Christ après son premier avènement. Et pour annoncer le Christ et rappeler la Parole de Dieu avant son second avènement glorieux. L’homme ne peut prophétiser qu’en étant rempli d’Esprit-Saint qui est l’âme de l’Église catholique une sainte catholique et apostolique, c’est-à-dire qu’en dehors de la Tradition de l’Église ne sortent que des fausses prophéties. La Tradition de l’Église inclut :

  • 1) le prototype de l’Église (Foi dans le Sauveur révélé à venir) dans la loi naturelle avant le déluge et avant la loi de Moïse donnée par Dieu ;
  • 2) le type ou figure de l’Église (Foi dans le Sauveur révélé à venir dans la loi mosaïque), la synagogue de l’Ancien Testament ;
  • 3) le dépôt de la foi dont l’Église est gardienne par la Papauté (Foi dans le Sauveur révélé venu dans la loi évangélique).

Existe-t-il des prophéties qui n’ont pas encore été écrites ou dites ? Non, tout a été dit par Jésus-Christ, Dieu a tout révélé par Son Fils, car en lui «toute la plénitude de la Divinité habite corporellement (Colossiens 2, 9)» cependant il existe des paroles inspirées du Saint-Esprit qui annonce Jésus et qui rappelle Sa Parole, car Jésus est le Principe. L’enseignement de l’Eglise (doctrine magistérielle) n’est pas la prophétie, c’est la Révélation, c’est-à-dire les vérités révélées qui font déjà partie de la Révélation divine et qui sont dévoilées à l’homme.

Jean 1, 45 : «Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et ensuite les prophètes, Jésus, fils de Joseph de Nazareth».

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi».

Jésus est Dieu – Jésus est la voie, la vérité, la résurrection et la vie

Dieu se révèle à Moïse comme «Je suis celui qui suis». Dieu ne dit pas « mon nom est tel ou tel », ou « je me nomme tel ou tel », mais «Je suis celui qui suis». Dieu est l’Être qui donne l’être et l’existence à tout.

Exode 3, 14 : «Dieu dit à Moïse : JE SUIS CELUI QUI SUIS. Il ajouta : Tu diras ainsi aux enfants d’Israël : CELUI QUI EST m’a envoyé vers vous».

Commentaire Bible catholique Vulgate Ex. 3, 14 : Je suis celui qui suis. Cette définition parfaite, dit saint Hilaire [de Poitiers, Père et Docteur de l’Église], rend la notion de nature divine par l’expression la mieux appropriée à l’intelligence des hommes. En effet, rien ne se conçoit comme plus essentiel à Dieu que d’être, parce que celui qui est l’existence même ne peut avoir ni fin ni commencement, et que dans la continuité d’une béatitude inaltérable, même ne peut avoir ni fin ni commencement, et que dans la continuité d’une béatitude inaltérable, il n’a pu et ne pourra jamais ne pas être.

Jésus dit qu’Il est Celui qui est, Je suis, dont quelques exemples de citations parmi de nombreuses autres :

Jean 8, 24 : «Je vous ai donc dit que vous mourriez dans vos péchés, car si vous ne me croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans votre péché».

Jean 8, 25 : «Qui est-tu ? Jésus leur dit : Le principe, moi-même qui vous parle».

Jean 8, 58 : «Jésus leur dit : En vérité, en vérité, avant qu’Abraham eût été fait, je suis».

Jean 11, 25 : «Jésus lui dit : C’est moi qui suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, quand même il serait mort, vivra ; Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais».

Jean 14, 6 : «Moi je suis la voie, la vérité et la vie. Personne ne vient à mon Père que par moi».

Cela devrait être clair pour tout le monde. Jésus est Dieu. C’est Lui le Rédempteur des hommes.

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi ; Mais vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie».

Les juifs qui nient la divinité de Jésus-Christ doivent abandonner leur dureté de cœur inutile et préjudiciable et se convertir au Christ pour le salut. Les musulmans trompés et trompeurs, disant que Jésus est un prophète mais qu’il n’est pas Dieu (alors qu’Il dit lui-même qu’il est Dieu, ce qui devrait faire de Lui un faux prophète selon eux, mais ils disent quand même qu’il est un vrai prophète envoyé de Dieu, ce qui est complètement illogique et la preuve de cette fausse religion perfide), doivent se convertir au Christ pour le salut. Les païens qui ne connaissent pas Jésus-Christ doivent apprendre à le connaître et se convertir au Christ pour le salut. Les mauvais ou faux chrétiens doivent se convertir à la vraie foi catholique traditionnelle pour le salut.

Pape Célestin Ier (422-432), Indiculus (Ench. Symb. 139 246) :

«Les idolâtres sont sans Dieu, «victimes de toutes sortes d’erreurs», «vases de colère», doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les infidèles doivent recevoir la foi, «victimes de toutes sortes d’erreurs», des «vases de colère», doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les juifs ne luisent pas de la lumière de la vérité, doivent faire disparaître le voile couvrant leur cœur, «victimes de toutes sortes d’erreurs», des «vases de colère», doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les hérétiques doivent se repentir et accepter la foi catholique, «victimes de toutes sortes d’erreurs», des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les schismatiques doivent faire pénitence, «victimes de toutes sortes d’erreurs», des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les catéchumènes «victimes de toutes sortes d’erreurs», «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres», doivent être conduits au sacrement de la régénération (baptême d’eau) pour le salut».

Le vrai temple de Dieu est Jésus-Christ

Apocalypse (Révélation) 11, 1-2 : «… et il me fut dit : Lève-toi et mesure le temple de Dieu, et l’autel, et ceux qui y adorent. Mais le parvis qui est hors du temple, laisse-le, et ne le mesure pas, parce qu’il a été abandonné aux gentils [païens], et ils fouleront aux pieds la cité sainte pendant quarante-deux mois».

Le vrai temple de Dieu est Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme. Ceux qui adorent Dieu «doivent l’adorer en esprit et en vérité (Jean 4, 24)», c’est-à-dire dans le Christ Jésus, dans son Corps mystique qui est l’Église catholique véritable. Hors du temple il n’y a pas de salut, il n’y a aucun salut hors du Christ, il n’y a nul salut hors de la véritable Église.

De même que Jésus-Christ annonce la résurrection de son corps en trois jours, il annonce la résurrection de son Corps mystique qui est l’Église.

Jean 2, 19 : «Jésus répondit et leur dit : Détruisez ce temple et je le relèverai en trois jours».

Mais pour ressusciter, il faut mourir dans le Christ, par le baptême de régénération et toute sa vie par la mort du vieil homme.

Les deux témoins de l’Apocalypse

L’Apocalypse signifie révélation, c’est le dernier livre de la révélation divine ou dernière révélation ou clôture de la révélation à laquelle rien n’est ajouté ou même retiré.

Apocalypse (Révélation) 22, 16, 18-19 : «Moi, Jésus … je proteste à tous ceux qui entendent les paroles de la prophétie de ce livre, que si quelqu’un y ajoute, Dieu accumulera sur lui les fléaux écrits dans ce livre ; Et si quelqu’un retranche quelque parole du livre de cette prophétie, Dieu lui retranchera sa part du livre de vie, et de la cité sainte, et de ce qui est écrit dans ce livre».

L’apocalypse est une prophétie ou l’annonce des réalités à venir, réalités d’abord spirituelles et ensuite temporelles.

Marcher avec Dieu et détruire l’idolâtrie

Marcher avec Dieu c’est être parfait en présence de Dieu. L’idolâtrie est le péché de rendre un culte d’adoration à ce qui n’est pas Dieu, c’est-à-dire une créature.

Genèse 49, 8 : «Il lavera sa robe dans le vin, et son manteau dans le sang du raisin».

Saint Hippolyte, père de l’Église, Démonstration du Christ et de l’Antéchrist, n° 11 : «Il lavera sa robe dans le vin : pour annoncer qu’il se purifiera à la voix du Saint-Esprit dans les eaux du Jourdain. Et il lavera son manteau dans le sang du raisin. N’est-il pas évident que le sang de la vigne ne signifie autre chose que le sang de sa propre chair, qui a été foulée sur le bois de la croix comme une grappe de raisin : de son flanc couleront deux fontaines, une de sang, une d’eau, dans lesquelles les nations seront lavées comme un vêtement, et purifiées de leurs souillures [idoles/idolâtries]».

Jérémie 7, 6-7 : «Et si vous ne marchez pas à la suite des dieux étrangers pour votre  propre malheur : j’habiterai avec vous…».

Ézéchiel 36, 28 : «vous serez mon peuple et moi je serai votre Dieu. Et je vous délivrerai de toutes vos souillures [idoles/idolâtries]».

Sans Dieu, l’homme adore des idoles, c’est-à-dire ce qui n’est pas Dieu, et il se souille avec les démons.

1 Corinthiens 10, 20 : «Mais ce qu’immolent les gentils [les sacrifices des païens], ils l’immolent à des démons [faux dieux] et non à Dieu [à ce qui n’est pas Dieu]. Or je désire que vous n’ayez aucune société avec les démons».

L’homme doit marcher avec Dieu en Jésus-Christ par le Saint-Esprit pour détruire les idoles et détruire les idoles c’est marcher avec Dieu.

Hénoch et Élie

Hénoch

Hénoch (s’écrit aussi Énoch) et Élie sont les deux témoins de l’Apocalypse, la dernière révélation. Ils ont tous les deux été enlevés de la terre avec leur corps et réservés par Dieu pour le temps apocalyptique.

Apocalypse (Révélation) 11, 3-4 : «Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser pendant mille deux cent soixante jours, revêtus de sac [pénitence]. Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers dressés devant le Seigneur de la terre».

L’Écriture enseigne que «Hénoch marcha avec Dieu» (Gn 5, 24), «fut agréable à Dieu» (Eccli 44, 16), «plu à Dieu» (Hé 11, 5).

Genèse 5, 23-24 : «tous les jours d’Hénoch furent de trois cent soixante-cinq ans. Il marcha donc avec Dieu, et il ne parut plus, parce que Dieu l’enleva».

L’Épitre de saint Jude nous apprend qu’Hénoch a prophétisé (Jude 14) contre ceux qui «souillent leur chair» (Jude 8), «blasphèment tout ce qu’ils ignorent, et dans tout ce qu’ils connaissent naturellement [loi naturelle] comme les animaux muets ils se corrompent» (Jude 10) ; «ils sont entrés dans la voie de Caïn, et s’égarant comme Balaam, et se sont perdus dans la rébellion de Coré» (Jude 11).

Saint Jude 8 fait référence aux abominations et souillures charnelles de la luxure, luxe, amour des richesses, etc.

Saint Jude 10 fait  référence à ceux qui sont se donnent à leur convoitise lubrique, comme le cheval et le mulet, sur qui le diable a le pouvoir, que décrit l’Archange Raphaël à Tobie.

Tobie 6, 16-17 : « Alors l’ange Raphaël lui dit [Tobie] : Écoute-moi, et je te montrerais qui ils sont, ceux sur lesquels le diable peut prévaloir. Ceux qui bénéficient du mariage de manière à exclure Dieu d’eux-mêmes et de leur esprit, et de se donner à leur convoitise, comme le cheval et le mulet, qui n’ont pas la compréhension, sur eux le diable a le pouvoir».

Saint Jude 11 fait référence à l’iniquité de Caïn : Dieu lit dans le cœur de l’homme et agrée l’offrande du juste mais réprouve celle de l’inique plein de jalousie, de colère, de haine, et meurtrier du juste (Genèse 4) ; à l’égarement et la dureté de cœur de Balaam, devin (une abomination devant Dieu) que Dieu a fait prophétisé malgré lui (Nombres 22-24) ; à la rébellion de Coré, Lévite, contre l’autorité de Moïse et d’Aaron, pendant la traversée du Désert (Nombres 16 ; 26) où Coré fit une offrande d’encens réprouvée par Dieu (qui agrée celle de Moïse), et lui-même et ses partisans ont été engloutis par la terre.

Jude 14 : «C’est d’eux qu’Hénoch, le septième après Adam, a prophétisé, disant : Voici venir le Seigneur avec ses milliers de saints, pour exercer son jugement contre tous les hommes, et convaincre tous les impies touchant toutes les œuvres d’impiété qu’ils ont faites, et toutes les paroles dures qu’ont proférées contre Dieu [blasphèmes] ces pécheurs impies. Ce sont des murmurateurs, se plaignant sans cesse, marchant selon leurs désirs ; leur bouche profère des paroles d’orgueil, et ils admirent les personnes en vue d’un profit ».

Hénoch prêche et prophétise contre les impies qui marchent sans Dieu. Les impies sont les prévaricateurs de la loi naturelle non-écrite mais écrite par Dieu dans le cœur de tous les hommes qui est la conscience morale ou connaissance naturelle du bien et du mal. Hénoch survit au déluge.

Ecclésiastique 44, 16 : « Hénoch fut agréable à Dieu, et il fut transporté dans le paradis, afin de prêcher la pénitence aux nations ».

Hébreux 11, 5 : « C’’est par la foi qu’’Hénoch fut enlevé, pour qu’’il ne vît point la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l’’avait transporté ; car avant son enlèvement il reçut le témoignage d’’avoir plu à Dieu ».

Hénoch est un adorateur fidèle de Dieu antédiluvien où il n’y avait pas la loi écrite, c’est la loi naturelle inscrite dans son cœur par Dieu ou sa conscience morale lui sert de règle de conduite, comme pour Joseph avec la femme de Potiphar qui l’importunait chaque jour et lui se refusait au crime disant : Comment pourrais-je faire ce mal, et pêcher contre mon Dieu ? (Gen. 39, 9-10). Hénoch connait la promesse divine de Gn 3, 15 de la venue du Messie. Il a la foi (Héb. 11, 5), sans laquelle «il est impossible de plaire à Dieu» (Héb 11, 6).

Dictionnaire historique de la Bible, Calmet/Migne, « Hénoch » : «Saint Paul, dans l’Épitre aux Hébreux, marque assez clairement qu’Hénoch n’est point mort (He 11, 5). C’est par la foi qu’Hénoch fut enlevé afin qu’il ne vît point la Mort et on ne le vit plus parce que le Seigneur le transporta ailleurs. Et Jésus, fils de Sirach (Eccli 44, 16) selon la Vulgate, dit qu’il fut transporté au paradis ce qu’il faut entendre du paradis terrestre (Irenée l. 4 c. 38 ; Augustin l. 6 Oper. Imperfecti contra Julium c. 30). Le Grec ne lit pas le paradis. Saint Jérôme l’entend du ciel (Hieron. in Amos 8) : Enoch et Elias rapti sunt cum corporibus in coelum». (Auteur du texte Calmet, Augustin (1672-1757). (Dictionnaire historique, archéologique, philologique, chronologique, géographique et littéral de la Bible)

Hénoch fut enlevé au ciel de la manière dont saint Paul le fut au troisième ciel (2 Corinthiens 12, 2-4).

Saint Élie

L’Écriture enseigne qu’Élie était en la présence de Dieu et brûlait d’un grand zèle pour Dieu.

III Rois 17, 1 : «Il vit le Seigneur Dieu d’Israël, en la présence duquel je suis

III Rois 19, 14 : «Je brûle d’un grand zèle pour vous, Seigneur Dieu des armées [Vertus], parce que les enfants d’Israël ont abandonné votre alliance ; ils ont détruit vos autels, ils ont tué vos prophètes par le glaive, et je suis resté moi seul, et ils cherchent mon âme pour la détruire».

Le prophète Élie brûle d’un grand zèle pour Dieu car 1) les enfants d’Israël ont abandonné son Alliance ; 2) ils ont détruit les autels de Dieu ; 3) ils ont tué les prophètes. Et aujourd’hui n’en est-il pas de même et même pire ?

Exode 20, 4-5 : «Tu n’auras point de dieux étrangers devant moi. Tu ne te feras point d’image taillée au ciseau, ni aucune représentation de ce qui est en haut dans le Ciel, et de ce qui est en bas sur la terre, ni de ce qui est dans les eaux sous la terre. Tu ne les adoreras point ni ne les honoreras : car c’est moi qui suis le Seigneur ton Dieu fort, jaloux, visitant l’iniquité des pères dans les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent».

Le premier Commandement ci-dessus n’interdit pas de faire des images, mais de faire des idoles ; c’est-à-dire qu’il interdit de faire des images que l’on adore ou honore comme des dieux. Le premier Commandement interdit tout commerce avec le démon et les pratiques superstitieuses, comme de consulter les spiritualistes et les diseuses de bonne aventure, et se confier à la magie, aux présages, aux rêves et autres pitreries. Tous les péchés de sacrilège et simonie sont également interdits par le premier Commandement.

Il est interdit d’honorer ou adorer divinement les Anges et les Saints, car cela appartient à Dieu seul. Nous devrions rendre aux Anges et aux Saints un honneur, ou adoration, inférieur en tant que servants et amis spéciaux de Dieu. Nous devrions rendre aux reliques, crucifix et saintes images un honneur relatif, puisqu’ils se rapportent au Christ et Ses Saints, et sont des mémoriaux de ceux-ci. Nous ne prions les reliques ou les images, qui ne peuvent ni nous voir, ni nous entendre, ni nous aider. (Catéchisme Penny)

Psaume 95, 5 : «Tous les dieux des nations sont des démons».

1 Chron. 16, 26 : «Car tous les dieux des peuples sont des idoles ; mais le Seigneur a fait les cieux».

Voir Idolâtrie : Enseignements de la Bible sur le culte des saints, des anges, des images, des statues et des reliques

Élie prêche et prophétise contre les idolâtres, qu’ils soient juifs ou païens, les transgresseurs de la loi écrite, qui se détournent du seul vrai Dieu, adorateurs de faux dieux, qui rendent un culte à des démons.

Malachie 4, 5 : « Voici que je vous enverrai le prophète Élie, avant que ne vienne le jour du Seigneur, le grand et terrible jour ».

Matthieu 17, 11 : « Élie reviendra et il rétablira toutes choses ».

Jean-Baptise était Élie en esprit mais pas en personne.

Luc 1, 17 : Et il [Jean-Baptiste] marchera devant lui [Jésus-Christ] dans l’esprit et la vertu d’Élie».

Jean 1, 20-21 : «il [Jean-Baptiste] confessa : Ce n’est pas moi qui suis le Christ. Et ils lui  demandèrent : Es-tu Élie ? Et il dit : Non. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non».

Note Bible catholique Vulgate Jn 1 v. 21 : Es-tu Élie ? Et il dit : Non. Dans un autre endroit (Matt. 11, 13-14), le Seigneur étant questionné par ses disciples sur la venue d’Élie, répondit : Élie est déjà venu, et si vous voulez le savoir, c’est Jean [Baptiste] qui est Élie. Jean interrogé dit au contraire : Je ne suis pas Élie… C’est que Jean était Élie par l’esprit qui l’animait, mais il n’était pas Élie en personne. Ce que le Seigneur dit de l’esprit d’Élie, Jean le nie de la personne». (St Grégoire le Grand)

Pape Saint Grégoire le Grand, Père et Docteur de l’Église, Homélie, Le témoignage de Jean sur le Christ, § 1-2, 17 déc. 590 : « la présente lecture nous remet à l’esprit une autre affirmation de notre Rédempteur, qui, rapprochée des paroles de la lecture de ce jour, soulève une question très embarrassante. En effet, en un autre endroit, le Seigneur, interrogé par ses disciples au sujet de la venue d’Élie, répondit : «Élie est déjà venu, et ils ne l’ont pas reconnu ; mais ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et si vous voulez le savoir, Jean lui-même est Élie» (Mt 17, 12). Or, ayant été interrogé, Jean déclare : «Je ne suis pas Élie». Que veut dire cela, frères très chers ? La Vérité affirme une chose, et le prophète de la Vérité la nie ? Car il y a opposition complète entre ces expressions : «Il l’est» et «Je ne le suis pas». Comment donc Jean est-il le prophète de la Vérité, s’il contredit les paroles de celui qui est la Vérité ? Mais si nous recherchons la vérité avec précision, nous trouverons comment ce qui paraît se contredire ne se contredit pas. L’ange n’avait-il pas annoncé à Zacharie, au sujet de Jean : «Il marchera devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie» (Lc 1, 17). On dit qu’il viendra dans l’esprit et la puissance d’Élie, parce que de même qu’Élie devancera le second avènement du Seigneur, Jean devance le premier. Comme Élie est destiné à venir en précurseur du Juge, ainsi Jean a-t-il été établi précurseur du Rédempteur. Jean était donc Élie en esprit ; il ne l’était pas en personne. Par conséquent, ce que le Seigneur affirme de l’esprit, Jean le nie de la personne. Il convenait en effet que le Seigneur, s’adressant à ses disciples, parlât de Jean selon l’esprit, et que Jean, répondant à la même question devant des foules charnelles, leur parlât, non de son esprit, mais de son corps. Ce que Jean nous fait entendre semble donc contraire à la vérité, mais il ne s’est pourtant pas écarté du chemin de la vérité.

«2. Après avoir déclaré n’être pas un prophète – car il pouvait non seulement prédire le Rédempteur, mais aussi le montrer – Jean explique aussitôt qui il est, en ajoutant : «Je suis la voix de celui qui crie dans le désert».

Hénoch et Élie ont été enlevé par Dieu de la terre en leur corps et ne sont pas morts, mais ils ne sont pas ressuscités pour autant comme le Christ Jésus dans son Ascension ou la Mère de Dieu dans son Assomption. C’est pourquoi ils attendent le moment fixé par Dieu pour revenir confesser Jésus-Christ et verser leur sang en témoignage de la foi catholique. C’est le sentiment (qui semble unanime) des Pères de l’Église.

Pour résumer, Hénoch prêche contre les transgresseurs de la loi naturelle, saint Élie prêche contre les transgresseurs de la loi écrite. Tous les deux prophétisent (annoncent) dans la foi et par l »Esprit-Saint, le Verbe Incarné, rédempteur des hommes, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme. Ils reviendront en personne conformément aux Écritures, et le Saint-Esprit parle par les vrais catholiques de manière similaire en ces temps de la fin.

La Mère de Dieu a prophétisé, lors de son apparition à La Salette, la grande apostasie vatican 2 et l’éclipse de l’Église (éclipse signifie masquée par un astre ténébreux), et qu’après la venue d’Hénoch et Élie qui prêcheront avec la force de Dieu, seule la foi vivra.

Notre Dame de La Salette

Notre-Dame de La Salette, 19 septembre 1846 : « En l’an 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer ; ils mettront fin à la foi peu à peu, même dans les personnes consacrées à Dieu. Ils les aveugleront de manière que, sauf s’ils ont une grâce particulière, ces personnes prendront l’esprit de ces anges de l’enfer ; plusieurs maisons religieuses perdront toute foi et perdront beaucoup d’âmes … Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist … L’église sera éclipsée …

« Le monde sera dans la consternation. Mais voilà Hénoch et Élie remplis de l’Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu, et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d’âmes seront consolées ; ils feront de grands progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l’antéchrist.

«Par le sang, les larmes et les prières des justes, Dieu Se laissera fléchir ; Hénoch et Élie seront mis à mort ; Rome païenne disparaîtra … tout l’univers sera frappé de terreur, et beaucoup se laisseront séduire parce qu’ils n’ont pas adoré le vrai Christ vivant parmi eux. Il est temps ; le soleil s’obscurcit ; la foi seule vivra.

À la fin c’est le souffle [l’esprit] de l’Archange Saint Michel qui étouffera totalement le roi des ténèbres.

Notre-Dame de La Salette, 19 septembre 1846 : «Voici le temps ; l’abîme s’ouvre. Voici le roi des rois des ténèbres. Voici la bête avec ses sujets, se disant le « Sauveur » du monde. Il s’élèvera avec orgueil dans les airs pour aller jusqu’au ciel ; il sera étouffé par le souffle de saint Michel Archange. Il tombera, et la terre, qui depuis trois jours sera en de continuelles évolutions, ouvrira son sein plein de feu ; il sera plongé pour jamais avec tous les siens dans les gouffres éternels de l’enfer. Alors l’eau et le feu purifieront la terre et consumeront toutes les œuvres de l’orgueil des hommes, et tout sera renouvelé : Dieu sera servi et glorifié».

L’idolâtrie de la fausse église vatican 2 et la fin des temps

assise jean paul 2

JP 2 coupe de démons 1

JP2 Coupe de démons 2

PRAYER FOR PEACE

intentions-prieres-antipape-francois-fausses-religions

Apostasie du concile vatican 2, apostasie d’Assise 1986, Rome 1988, Assise 2002, prière inter-religieuse, idolâtrie, culte de faux dieux, indifférentisme religieux, modernisme, mise à l’honneur des fausses religions, prière avec les hérétiques, etc.

Vatican 2 n’est pas catholique et n’est pas l’Église catholique mais la prostituée de Babylone prophétisée dans l’Apocalypse. L’Église catholique enseigne infailliblement qu’un hérétique ne peut pas être pape : Jean 23, Paul 6, Jean-Paul 1er, Jean-Paul 2, Benoît 16, François se sont faussement fait passer pour des chefs de l’Église catholique, mais sont des antipapes, des hérétiques, des apostats manifestes et des non-catholiques qui ont apporté l’apostasie et l’idolâtrie. Les chefs de vatican 2 mènent le monde à la perdition. La religion de vatican 2 est une religion de l’homme qui n’a pas de prêtres ni sacrements valides et une nouvelle fausse messe idolâtre (péché d’idolâtrie).

Notre Dame de La Salette, 19 sept. 1846 : «Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist … L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation … On croira tout perdu».

Aujourd’hui, la prophétie de Notre-Dame de La Salette est accomplie : Rome/Vatican 2 n’est pas catholique, elle est devenue «le siège de l’antéchrist», l’Église est «éclipsée» par la secte vatican 2, et on croit «tout perdu». Les temps sont courts pour se convertir à la vraie foi et entrer dans le véritable Église qui est le Corps du Christ, afin de pouvoir être sauvé avant que la grande apostasie ait entraîné sans retour tous les esprits dans la perte du salut et la damnation éternelle, et avant le retour de Jésus-Christ.

Conclusion

Les mystères essentiels de la foi  (La Trinité et l’Incarnation, Dieu rémunérateur, et la loi naturelle) doivent positivement être connus et crus pour tous pour le salut (et pour la validité du baptême). C’est pourquoi l’hérésie du salut pour l’ignorant invincible des mystères essentiels est si grave. L’ignorant invincible des mystères essentiels ne peut absolument pas – de loi divine – être sauvé, comme l’enseigne infailliblement le symbole d’Athanase ; mais quelqu’un peut ignorer d’autres vérités de foi (autres que les mystères essentiels) sans qu’il y ait faute de sa part selon les circonstances.

En plus des mystères essentiels de la foi, tout baptisé est tenu – ordinairement et non positivement – de connaître et de s’instruire de la foi sous peine de péché mortel (sauf ignorance invincible ou circonstances rendant impossible de vaincre l’ignorance des autres vérités en dehors des mystères essentiels de la foi). Celui qui néglige la foi alors qu’il peut s’en instruire est coupable (négligence coupable) car son ignorance est vincible (peut être vaincue) et à cause de ce péché mortel (et d’autres) et de sa mauvaise volonté, Dieu permet à ces gens de tomber dans des péchés encore plus graves comme les hérésies.

Quiconque nie obstinément, ou refuse sciemment ou doute volontairement (en connaissance), même d’une seule vérité de la vraie foi catholique, est hérétique et dans la voie de la damnation. Ceux qui refusent de croire aux vérités de foi (et de morale) sont simplement retenus à la source de leur foi dans la révélation du Christ, jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’il y a une justice. Ceux qui ont la vraie foi en Jésus-Christ (et son Église) acceptent son enseignement d’abord et comprennent la vérité en elle [son Église] (par exemple, pourquoi c’est vrai) ensuite. Un catholique ne retient pas sa foi en la révélation du Christ jusqu’à ce qu’il puisse la comprendre, cela est la mentalité d’un hérétique infidèle qui possède une fierté insupportable.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : «CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES PLUTÔT QU’À DIEU ».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, Conclusion – Malheur de ceux qui rejettent la prédication de l’Église – En s’excluant de l’Église, les hérétiques se sont exclus de l’Esprit de Vérité : «Ainsi sont démasqués tous ceux qui introduisent des doctrines impies sur Celui qui nous a faits et modelés, qui a créé ce monde et au-dessus duquel il n’est point d’autre Dieu ; ainsi sont également réfutés, par des preuves en due forme, ceux qui enseignent des faussetés au sujet de l’être de notre Seigneur et au sujet de l’ « économie » qu’il a accomplie à cause de l’homme, sa créature. À l’inverse, la prédication de l’Église présente à tous égards une inébranlable solidité, demeure identique à elle-même et bénéficie, ainsi que nous l’avons montré, du témoignage des prophètes, des apôtres et de tous leurs disciples, témoignage qui englobe « le commencement, le milieu et la fin », bref la totalité de l’ « économie » de Dieu et de son opération infailliblement ordonnée au salut de l’homme et fondant notre foi. Dès lors, cette foi, que nous avons reçue de l’Église, nous la gardons avec soin, car sans cesse, sous l’action de l’Esprit de Dieu, telle un dépôt de grand prix renfermé dans un vase excellent, elle rajeunit et fait rajeunir le vase même qui la contient.

«C’est à l’Église elle-même, en effet, qu’a été confié le « Don de Dieu », comme l’avait été le souffle à l’ouvrage modelé, afin que tous les membres puissent y avoir part et être par là vivifiés ; c’est en elle qu’a été déposée la communion avec le Christ, c’est-à-dire l’Esprit Saint, arrhes de l’incorruptibilité, confirmation de notre foi et échelle de notre ascension vers Dieu : car « dans l’Église, est-il dit, Dieu a placé des apôtres, des prophètes, des docteurs » et tout le reste de l’opération de l’Esprit. De cet Esprit s’excluent donc tous ceux qui, refusant d’accourir à l’Église, se privent eux-mêmes de la vie par leurs doctrines fausses et leurs actions dépravées. Car là où est l’Église, là est aussi l’Esprit de Dieu ; et là où es t l’Esprit de Dieu, là est l’Église et toute grâce. Et l’Esprit est Vérité. C’est pourquoi ceux qui s’excluent de lui ne se nourrissent pas non plus aux mamelles de leur Mère en vue de la vie et n’ont point part à la source limpide qui coule du corps du Christ, mais « ils se creusent des citernes crevassées » faites de trous de terre et boivent l’eau fétide d’un bourbier : ils fuient la foi de l’Église de crainte d’être démasqués, et ils rejettent l’Esprit pour n’être pas instruits. Devenus étrangers à la vérité, il est fatal qu’ils roulent dans toute erreur et soient ballottés par elle, qu’ils pensent diversement sur les mêmes sujets suivant les moments et n’aient jamais de doctrine fermement établie, puisqu’ils veulent être sophistes de mots plutôt que disciples de la vérité. Car ils ne sont pas fondés sur le Roc unique, mais sur le sable, un sable qui renferme des pierres multiples.

«Ils donnent sans cesse comme excuse qu’ils cherchent — ils sont aveugles, en effet ! —, mais ils ne peuvent jamais trouver, et pour cause, car ils blasphèment leur Créateur, c’est-à-dire le vrai Dieu, Celui qui donne de pouvoir trouver … C’est pourquoi la lumière qui vient de Dieu ne luit pas pour eux, car ils ont déshonoré et méprisé Dieu».