La révélation divine : l’Écriture, la Tradition orale et le Magistère infaillible de l’Église catholique

Sommaire

    • La Révélation = Dieu se révèle
      • Dieu se révèle d’abord par ses œuvres
      • Loi naturelle
      • La raison naturelle ne peut pas être opposée à la foi

      • Dieu se révèle par sa parole
      • L’Écriture est inspirée par Dieu

      • L’Écriture doit être comprise dans la vraie foi

      • L’Écriture est infaillible

      • Dieu a fait part de l’autorité de Son Magistère à Son Église
      • Tous les hérétiques comprennent la révélation divine hors de l’Église et interprètent les Écritures hors de la Tradition de l’Église
        • Tous les apostats, hérétiques et schismatiques interprètent le Magistère, et comprennent la règle de l’Église et la règle de la foi hors de la Tradition de l’Église
      • Extraits du magistère solennel et ordinaire de l’Église catholique
    • Révélation divine – La Révélation divine a deux sources : la Tradition de l’Église et l’Écriture
      • Tradition
      • Événements du premier siècle de l’Église
      • Écriture et prophétie
      • La révélation divine est la vérité de Jésus-Christ – Jésus est Dieu, Il est la voie, la vérité, la résurrection et la vie
      • Tradition orale et Écriture
      • Magistère infaillible
    • Foi divine et catholique
      • Tous sont tenus de connaître la foi

      • Mystères essentiels de la foi
        • Trinité et Incarnation, Dieu rémunérateur, loi naturelle
      • Dogmes
      • Profession dogmatique de la foi divine et catholique
      • Vérités de la vraie foi catholique

    • Conclusion

 

Pape Pie IX, concile Vatican I, sess. 3, ch. 2, 1870 ex cathedra (Décrets 806) : «C’est … grâce à cette révélation divine que tous les hommes doivent de pouvoir … connaître facilement, avec une ferme certitude et sans aucun mélange d’erreur, ce qui dans les choses divines n’est pas de soi inaccessible à la raison. … Cette révélation surnaturelle est contenue, selon la foi de l’Église universelle affirmée par le saint concile de Trente, dans les livres écrits et dans les traditions non écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche même du Christ, ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous [Trente, sess. 4, décr. 1]».

 

La Révélation = Dieu se révèle

Dieu est infini. Il s’est révélé progressivement jusqu’à venir Lui-même en Personne. Si Dieu qui est infini ne s’était révélé Lui-même, absolument aucune créature – ange ou homme – n’aurait pu le connaître.

Il n’y a qu’une seule vérité, sinon ce ne pourrait être la vérité. L’hérésie du relativisme (toute vérité est relative, chacun sa vérité) fait penser les gens comme les païens, qu’ils soient baptisés ou non. Ces gens-là préfèrent leur «vérité» et non celle de Dieu. Pourquoi cela ? Ils n’écoutent pas sa voix parce qu’ils ne sont pas de la vérité :

2 Thessaloniciens 2, 3-11 : «…toute séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité».

Jean 18, 36-37 : «Mon royaume n’est pas d’ici. C’est pourquoi Pilate lui repartit : Tu es donc roi ? Jésus répondit : tu le dis, je suis roi. Si je suis né et si je suis venu dans le monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité ; quiconque est de la vérité écoute ma voix. Pilate lui demanda [à la Vérité en personne qu’il ne veut entendre] : Qu’est-ce que la Vérité ?».

La Révélation divine est la Révélation que Dieu fait de Lui-même aux créatures et les moyens qu’il donne Lui-même pour le connaître et le posséder. La révélation est la vérité de Jésus-Christ. La Tradition est la transmission voulue par Dieu de Sa Révélation. La Prophétie est l’annonce des réalités à venir et le rappel des réalités venues.

Dieu a voulu, dans sa bonté, que les hommes puissent arriver à le voir, et Il a pour cela envoyé son Fils, «afin de manifester les richesses de sa gloire sur les vases de miséricorde [les rachetés et justifiés] qu’il a préparés pour la gloire» (Romains 9, 23).

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3e s. ch. 2, 1870 ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette révélation surnaturelle est contenue, selon la foi de l’Église universelle affirmée par le saint concile de Trente  » dans les livres écrits et dans les traditions non-écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous » [Concile de Trente, Décret sur la réception des livres saints et des traditions, 8 avr. 1546, Ench. Symb. 783 1501]».

Dieu se révèle d’abord par ses œuvres

Dieu, le créateur de tout ce qui est, se révèle à ses créatures. Tout homme peut connaître qu’un Dieu existe par sa création. L’existence de Dieu est attestée clairement par ses œuvres, ceux qui nient son existence sont sans excuse.

Psaume 53, 1 : «L’insensé a dit en son cœur : Dieu n’existe pas ».

Le seul vrai Dieu peut être connu avec certitude par les choses qui ont été faites, et par la lumière naturelle de la raison humaine.

Romains 1, 19-21 : «Parce que ce qui est connu de Dieu est manifeste pour eux. Car Dieu le leur a manifesté. Les perfections invisibles de Dieu, par la création du monde, sont clairement visibles, étant entendu par les choses qui sont faites ; son éternelle puissance et divinité : de sorte qu’ils sont INEXCUSABLES».

Loi naturelle

La loi naturelle est gravée ou inscrite dans le cœur de l’homme, c’est sa conscience morale naturelle. La loi naturelle est la loi non-écrite avant l’alliance de Dieu avec Noé (temps antédiluvien=avant le déluge universel), avant l’alliance de Dieu avec Abraham et avant la loi de Moïse. Tout homme qui suit sa conscience morale naturelle est amené par la grâce de Dieu à la vérité surnaturelle de la foi divine et catholique qui est la vérité de Jésus-Christ ou révélation divine. Tout homme qui manque gravement, volontairement ou coupablement à la loi naturelle de sa conscience fait obstacle à la grâce de Dieu pour l’amener à la vraie foi. Si certains hommes bénéficient de grâces pour arriver à la foi et pas d’autres, c’est qu’il y a une raison. Une partie de cette raison peut être connue et une autre partie reste inconnue ou un mystère (en partie seulement) selon ce que Dieu veut nous faire connaître et ce qu’il ne veut pas que nous connaissions. Quoi qu’il en soit, les grâces ne se méritent pas puisque ce sont des grâces, et Dieu est le seul gérant de son économie. La loi de la grâce commence avec la venue de Jésus-Christ. Pourquoi certains ont la foi et que d’ autres meilleurs qu’eux ne l’ont pas, ou ne l’auront peut-être jamais est un mystère incompréhensible. Cependant on sait par la raison que ceux qui violent la loi naturelle sont des obstacles pour eux-mêmes pour recevoir les grâces de Dieu dans leur cœur.

La raison naturelle ne peut pas être opposée à la foi

La raison est éclairée par la foi. La foi est une vertu divine qui se greffe en particulier sur l’intelligence.

Pape Pie IX, Const. Dogm. Dei Filius sur la foi catholique, Concile du Vatican, 24 avr. 1870, 3ème session, ch. 4 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Mais bien que la foi soit au-dessus de la raison, il ne peut jamais y avoir de vrai désaccord entre la foi et la raison, étant donné que c’est le même Dieu qui révèle les mystères et communique la foi, et qui a fait descendre dans l’esprit humain la lumière de la raison : Dieu ne pourrait se nier lui-même, ni le vrai jamais contredire le vrai. Cette vaine apparence de contradiction vient surtout de ce que les dogmes de la foi n’ont pas été compris et exposés selon l’esprit de l’Église, ou bien lorsqu’on prend des opinions fausses pour des conclusions de la raison. « Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée » (5ème concile du Latran [Ench. Symb. 1441])». (Ench. Symb. 3017)

Dieu se révèle par sa parole

Si Dieu ne se révélait pas lui-même, aucune de ses créatures ne pourraient le connaître parce que Dieu est infini et que les créatures sont finies ou limitées. Dieu se révèle par son Verbe «Je suis» qui donne l’existence à toute chose.

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Dei Filius, 3e sess. ch. 2, 1870 ex cathedra : « il a plu à sa sagesse et a sa bonté de se révéler lui-même au genre humain ainsi que les décrets éternels de sa volonté par une autre voie, surnaturelle celle-là : « Après avoir à maintes reprises et sous maintes formes parlé jadis à nos Pères par les prophètes, Dieu, tout récemment, nous a parlé par le Fils » (He 1, 1) [Canon 1] ».

Exode 3, 14 : «Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. …Celui qui est…».

L’homme est créé à l’Image de Dieu. L’Image de Dieu est le Verbe de Dieu. L’homme a péché (violé le commandement de Dieu) et a brisé et déformé son âme faite à l’Image de Dieu et connut la mort car c’est son âme qui anime son corps de chair. Le Verbe de Dieu s’est fait chair pour récapituler sa création et sauver l’homme de la perdition éternelle en lui redonnant l’Image de Dieu par la loi de grâce : par la foi. Dieu veut la soumission de l’intelligence à la foi. Il faut croire pour comprendre et non comprendre pour croire, c’est-à-dire qu’il faut obéir à Dieu pour prendre le chemin de la vérité. Tout homme est fait pour la vérité, mais sans l’obéissance à Dieu par la loi naturelle et par la foi, l’intelligence se perd dans le chemin du mensonge parce que la nature humaine est enclin dès le début à être trompée. La foi est essentielle pour Dieu. Sans la vraie foi, tout ce que fait un homme ne compte pas pour Dieu.

Jean 8, 58 : «Avant qu’Abraham eut été fait, je suis».

Jean 8, 24 : «Si vous ne me croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans votre péché».

Jean 14, 11 : «Je suis dans mon Père et mon Père est en moi».

Jean 4, 26 : «Je le [le Messie, le Christ] suis moi qui vous parle».

Jean 6, 35 : «C’est moi qui suis le pain de vie».

Jean 8, 12 : «C’est moi qui suis la lumière du monde».

Jean 10, 9 : «C’est moi qui suis la porte».

Jean 10, 11 : «Je suis le bon pasteur».

Jean 11, 25 : «C’est moi qui suis la résurrection et la vie».

Jean 14, 6 : «Moi je suis la voie, la vérité et la vie».

Jean 15, 1 : «Moi je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron».

Apocalypse (Révélation) 22, 13 : «Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin».

L’Écriture est inspirée par Dieu

L’Écriture est la Parole de Dieu (Tradition orale) mise par écrit dont le contenu est déterminé par le Magistère de l’Église catholique, que le Seigneur a établi seule gardienne du dépôt de la foi.

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Dei Filius, 3e sess. ch. 2, 1870 ex cathedra : «Ces livres de l’Ancien et du Nouveau Testament tels qu’ils sont énumérés dans le décret de ce concile [Décret sur la réception des livres saints et des traditions, 8 avr. 1546, Ench. Symb. 783 1501] et tels qu’on les trouve dans l’ancienne édition latine de la Vulgate, doivent être reçus pour sacrés et canoniques dans leur intégrité avec toutes leurs parties. L’Église les tient pour tels non point parce que, composés par le seul travail de l’homme, ils auraient été ensuite approuvés par son autorité, ni non plus seulement parce qu’ils contiennent sans erreur la Révélation, mais parce qu’écrits sous l’inspiration du Saint- Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été transmis comme tels à l’Église [Canon 4]».

2 Corinthiens 2, 17 : « Car nous ne sommes pas comme beaucoup, qui corrompent la parole de Dieu ; mais c’est avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu en Jésus-Christ que nous parlons ».

2 Timothée 3, 16 : «Toute Écriture divinement inspirée est utile pour enseigner, pour reprendre, pour corriger, pour former à la justice».

St Irénée, Père de l’Église, Contre les Hérésies, L 4, 2, 2 : « …l’apôtre Paul, fort de sa bonne conscience, se justifiait auprès des Corinthiens : « Nous ne sommes  pas, disait-il, comme la plupart, qui frelatent la parole de Dieu ; mais c’est dans sa pureté, telle qu’elle vient de Dieu, que nous la prêchons devant Dieu dans le Christ » [2 Cor. 2, 17]. … 2 Timothée 3, 16 est très clair : « Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ».

L’Écriture doit être comprise dans la vraie foi

2 Corinthiens 3, 6 : «la lettre tue [L’interprétation privée des Écritures hors de la Tradition orale de la véritable Église catholique], tandis que l’Esprit vivifie [La Tradition de l’Église est la foi de tous les temps ou l’esprit de l’Église]».

Comme on peut le voir ci-dessus, Dieu enseigne infailliblement par sa parole (d’abord orale puis écrite ensuite selon Sa volonté), que la parole mise par écrit est vivante et vivifiante dans la vraie foi traditionnelle ou l’esprit de l’Église. L’Écriture hors de la Tradition orale tue.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra (Magistère solennel infaillible) : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati nostrae, 24 mai 1829 (Magistère) : le saint concile de Trente avait décrété pour comprimer les esprits hardis, que personne dans les matières de foi ou de mœurs qui se rattachent à la doctrine chrétienne, ne s’appuie sur sa propre sagesse, et ne détourne à son sens l’Écriture Sainte, ou ne l’interprète contre le sens consacré par notre sainte mère l’Église, ou contre le sentiment unanime des Pères.

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 (Décrets 807) ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel». (Ench. Symb. 1792 3011)

Saint Hilaire de Poitiers, père de l’Église, La Trinité (356-360), n° 18  : «Il faut … les perceptions neuves d’un intellect régénéré pour que la conscience de chacun l’illumine en vertu du bienfait venu du ciel. On doit se tenir d’avance par la foi dans l’être même de Dieu … pour que celui qui s’apprête à entendre parler de Dieu donne à son intelligence des dimensions dignes de l’être de Dieu : ces dimensions, ce n’est pas un mode de compréhension quelconque, mais l’infini. … on ne mesurera pas la nature de Dieu d’après les lois de sa nature à soi, mais on agrandira ses convictions sur Dieu aux proportions grandioses du témoignage que Dieu porte sur lui-même. … Car il est sur lui-même le témoin qui convient, lui qui est seul à pouvoir donner la connaissance de lui-même».

Dictionnaire de théologie catholique, « Hérésie », I. Problème dogmatique : l’hérésie-doctrine : « …la foi communément demandée par Dieu aux hommes est la foi non seulement divine, c’est-à-dire ayant pour motif la révélation connue comme telle, mais encore catholique, c’est-à-dire ayant pour règle l’enseignement de l’Église (Vatican I, sess 3, ch. 3. Denz. 1792) [¹]. C’est donc à la « foi divine et catholique » que s’oppose l’hérésie. Ne devra en conséquence être réputée hérétique que la doctrine niant une vérité révélée et proposée comme telle par le Magistère infaillible de l’Église. Ainsi, les vérités contenues dans la sainte Écriture elle-même doivent être proposées par l’Église à la croyance des fidèles, pour que leur négation devienne une hérésie formelle. … Par le fait même que l’Église nous propose la sainte Écriture comme la parole même de Dieu, elle nous atteste le caractère révélé des vérités clairement contenues dans les livres saints. Relativement, à la proposition authentique de l’Église, on a déjà observé, qu’il n’est pas nécessaire qu’une telle proposition soit faite par le magistère extraordinaire, c’est-à-dire par une définition conciliaire ou ex cathedra, ou encore par une condamnation avec la note d’hérésie ; l’enseignement explicite du magistère ordinaire et universel suffit pour qu’une vérité soit authentiquement proposée à l’adhésion des fidèles ». (Paris, éditions Letouzey et Ané, 1902-1950, 15 tomes en 30 volumes)

L’Écriture est infaillible 

La Bible (livres canoniques de la Vulgate latine) est infaillible pour la foi et la morale :

Concile de Trente, 4ème sess., 8 avr. 1546, ex cathedra : « suivant l’exemple des pères orthodoxes, le même saint concile reçoit et vénère avec le même sentiment de piété et le même respect tous les livres tant de l’Ancien Testament que du Nouveau Testament, puisque Dieu est l’auteur unique de l’un et de l’autre, ainsi que les traditions elles-mêmes concernant aussi bien la foi que les mœurs, comme ou bien venant de la bouche du Christ ou dictées par l’Esprit-Saint et conservées dans l’Église catholique par une succession continue ». (Ench. Symb. 783-786 1501-1508)

Concile du Vatican, 3ème sess., ch. 2, sur la Révélation, 1870 ex cathedra : «Cette Révélation surnaturelle est contenue, selon la foi de l’Église universelle affirmée par le saint concile de Trente «dans les livres écrits et dans les traditions non-écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous.

«Ces livres de l’Ancien et du Nouveau Testament tels qu’ils sont énumérés dans le décret de ce concile et tels qu’on les trouve dans l’ancienne édition latine de la Vulgate, doivent être reçus pour sacrés et canoniques dans leur intégrité, avec toutes leurs parties. L’Église les tient pour tels non point parce que, composés par le seul travail de l’homme, ils auraient été ensuite approuvés par son autorité, ni non plus seulement parce qu’ils contiennent sans erreur la Révélation, mais parce qu’écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été transmis comme tels à l’Église [can. 4]».

La Bible est infaillible aussi historiquement et scientifiquement :

Pape Léon XIII, Providentissimus Deus, 18 nov. 1893 : « Il serait absolument funeste de restreindre l’inspiration uniquement à certaines parties de l’Écriture ou de concéder que l’Auteur sacré s’est trompé. On ne peut en effet admettre la conception de ceux qui se débarrassent de ses difficultés en n’hésitant pas à accorder que l’inspiration s’étend aux questions de foi et de mœurs mais pas plus loin. … Tous les livres que l’Église reçoit pour sacré et canonique dans leur intégralité et dans toutes leurs parties ont été écrits sous la dictée de l’Esprit-Saint. Aucune erreur n’a pu se glisser dans l’inspiration divine, loin de là, celle-ci non seulement exclue toute erreur mais elle l’exclue et répugne en vertu de la même nécessité, qui fait que Dieu Souveraine Vérité ne peut être l’auteur d’aucune erreur. … Les savoirs doivent fidèlement tenir que Dieu Créateur qui gouverne toutes choses est aussi l’Auteur des Écritures, c’est pourquoi ni dans la nature ni dans les documents historiques, on ne peut rien trouver qui soit réellement en contradiction avec l’Écriture ».

Pape St Pie X, Lamentabili, 3 juil. 1907 « 11. L’inspiration divine ne s’étend pas de telle sorte à toute l’Écriture sainte qu’elle préserve de toute erreur, toutes et chacune de ses parties ». Condamné [c-à-d l’inspiration divine s’étend à toute l’Écriture, toutes et chacune de ses parties]

Pape Benoit XV, Spiritus Paraclitus, 15 sept. 1920 « Personne n’a le droit de mettre en doute la réalité [faits historiques] de ce qui est écrit ».

Pape Pie XII, Divino afflante Spiritu, 30 sept. 1943 « De même que le Verbe substantiel de Dieu s’est fait en tout semblable aux hommes hormis le péché, ainsi les paroles de Dieu exprimés en langue humaine sont semblables en tout au langage humain l’erreur exceptée [c-à-d. il n’y a pas d’erreurs dans l’Écriture comme il n’y a pas de péchés en Jésus-Christ] ».

Pape Pie XII, Humani generis, 15 août 1950 : « Certains en effet osent fausser le sens de la définition du Concile Vatican I, qui proclame Dieu Auteur des Écritures, reprenant ainsi l’opinion bien des fois condamnée selon laquelle l’inerrance de l’Écriture ne s’étendrait qu’à ce qui concerne Dieu, les choses morales et religieuses [l’infaillibilité s’étend aux autres choses]».

L’Écriture est infaillible que dans l’interprétation du Magistère de l’Église :

Concile de Trente, 4ème session, sur la manière d’interpréter la sainte Écriture, 8 avr. 1546, ex cathedra  : «personne, dans les choses de la foi ou des mœurs concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur un seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des Pères, même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées».

Dieu a fait part de l’autorité de Son Magistère à Son Église

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 3, ch. 3, 1870, ex cathedra : « … pour que nous puissions satisfaire au devoir d’embrasser la vraie foi et de persévérer constamment en elle, Dieu , par son Fils unique, a institué l’Église et l’a pourvue de marques évidentes de son institution afin qu’elle puisse être reconnue par tous comme la gardienne et la maîtresse de la parole révélée». (Décrets 807)

Dieu est infaillible et Il a constitué Sa sainte Église la gardienne du dépôt de la foi et lui a pour cela donné part à Son autorité infaillible d’enseignement (Magistère ordinaire et magistère solennel) à travers Pierre et ses successeurs (vrais papes) et la Tradition (Seconde source de la révélation divine avec le Magistère).

Tous les hérétiques comprennent la révélation divine hors de l’Église et interprètent les Écritures hors de la Tradition de l’Église

Tous les hérétiques avant le protestantisme sont des figures des hérétiques protestants.

Les philosophes détournent de la vérité de la foi et trompent :

Colossiens 2, 8-9 : «Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie, par des raisonnements vains et trompeurs, selon la tradition des hommes, selon les éléments du monde, et non selon le Christ ; car en lui toute la plénitude de la divinité habite corporellement…».

Pape Léon X, Concile de Latran V (Décrets 605 606) : La philosophie ne peut s’écarter de la Foi Catholique.

Saint Justin martyr, père de l’Église, 1ère apologie, vers 150, n°4 : «[8] Il y en qui se parent du nom et du manteau de philosophe, et dont la conduite ne répond pas à cette prétention, et vous n’ignorez pas que les anciens qui ont eu les opinions et les principes les plus opposés sont tous compris sous cette unique dénomination de philosophes. [9] Certains d’entre eux enseignèrent l’athéisme ; les poètes viennent et racontent les impuretés de Zeus et de ses enfants : et vous n’imposez pas silence à ceux qui exposent ces enseignements : vous accordez des récompenses et des honneurs à ceux qui débitent avec art des outrages à la divinité».

Commentaire Père de Carrières, 1750, Col. 2, 8-9 : «[8] Prenez garde que personne ne vous surprenne, et ne vous ravisse votre foi, par la Philosophie, et par des raisonnements vains et trompeurs, qui ne sont fondés que sur les traditions des hommes, et sur les principes d’une science mondaine, et non sur la doctrine de Jésus-Christ, auquel seul nous devons nous attacher, et de qui seul nous devons attendre toute lumière, notre justice et notre sainteté. [9] Car c’est en lui que la plénitude de la divinité habite, non seulement par son opération, ou par quelque effusion de grâces, mais corporellement, et selon toute sa substance : c’est lui qui est la source de toutes grâces, de toutes connaissances et de toutes lumières».

Saint Justin s’adressait aux autorités de Rome. Aujourd’hui, la Rome redevenue païenne ne tue pas physiquement les chrétiens par la persécution et les martyrs, mais spirituellement par l’apostasie. Les philosophes sont toujours les mêmes antichrists et apostats et hérétiques parés du nom et du manteau de philosophe, qui sont honorés par le monde.

Tous les hérétiques se font leur propre interprétation humaine de Dieu, de sa révélation et de sa création. Les anciens philosophes hérétiques ont toujours été ceux qui ont falsifié la compréhension de la loi naturelle et la vérité sur Dieu par leur propre interprétation erronée. Les hérétiques juifs se sont de même fait leur propre interprétation fausse de l’Écriture et se sont fabriqués leur propre foi en dehors de l’Esprit de Dieu. Les premiers hérétiques des temps apostoliques ont toujours été ceux qui falsifiaient la compréhension de l’Écriture et/ou des vérités révélées par leurs propres interprétations privées, comme le montre Tertullien ci-dessous :

Tertullien (2ème siècle), De praescriptionibus haereticus, XXXVIII, Les hérétiques altèrent les Écritures : « 1. Là où l’on trouve divergence de doctrine, il faut donc supposer que les Écritures et les interprétations ont été falsifiées. 2. Ceux qui voulaient changer l’enseignement ont dû nécessairement disposer autrement les instruments de la doctrine. 3. Ils n’auraient pu donner un autre enseignement sans changer aussi les moyens d’enseignement. Et de même que la falsification de la doctrine n’aurait pu leur réussir sans la falsification des « instruments » de la doctrine, de même, nous, nous n’aurions pu arriver à maintenir l’intégrité de la doctrine sans l’intégrité des moyens qui permettent de l’enseigner [1]. 4. Qu’y a-t-il en effet qui nous soit contraire, dans nos Écritures ? Qu’y avons-nous introduit de notre cru, pour corriger, soit par suppression, soit par addition, soit par altération, tel passage trouvé dans ces livres, mais contraire à nos propres vues ? 5. Ce que nous sommes, les Écritures le sont depuis leur origine. Nous procédons d’elles, « avant qu’il n’y eût rien qui fut différent de nous ; qu’y avait-il en effet, avant qu’elles n’eussent été interpolées par vous » ? 6. Mais toute interpolation devant être jugée postérieure, puisqu’elle vient naturellement d’un motif de rivalité et que la rivalité ne peut être antérieure à ce qu’elle jalouse ni de la même maison, un homme sensé ne pourra donc croire que ce soit nous qui, venus d’elles les premiers, y ayons porté une plume falsificatrice, et non pas plutôt ceux qui sont venus ensuite et qui en sont les ennemis. 7. L’un a de sa main falsifié le texte ; l’autre le sens, par son mode d’interprétation. 8. Valentin a beau paraître garder intégralement l’Écriture, il n’est pas moins perfide que Marcion qui a matériellement attenté à la vérité. 9. Marcion, en effet, s’est servi ouvertement et publiquement non de la plume, mais du fer, et il a massacré les Écritures pour les adapter à son système. 10. Valentin les a épargnées, mais c’est qu’il accommodait, je ne dis pas les Écritures à son système, mais son système aux Écritures ; et cependant il a plus retranché, plus ajouté (que Marcion) en ôtant à chaque mot son sens propre, et en y ajoutant ses combinaisons d’êtres fantastiques ».

[1] L’intégrité des moyens qui permettent de l’enseigner sont le Magistère et la Tradition de l’Église qui sont les deux sources de la Révélation divine : C’est la règle de la foi divine et catholique (c-à-d qui a pour objet la Révélation et selon la règle de l’Église).

Concile du Vatican, 3ème sess., chap. 3, 1870 ex cathedra : «…on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

La Parole de Dieu écrite (Écritures interprétées par l’Église) ou non-écrite transmise par la Tradition orale vivante à travers l’autorité enseignante de l’Église (Le Magistère), et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, est la Révélation divine infaillible.

La Révélation divine est la Vérité de Jésus-Christ : 1) La Vérité de Jésus-Christ écrite : c’est la sainte Écriture ; 2) La Vérité de Jésus-Christ est comprise uniquement comme l’Église la comprend, car l’Église est la gardienne du dépôt de la foi apostolique : c’est le Magistère ; 3) La Vérité de Jésus-Christ non-écrite et transmise oralement : c’est la Tradition de l’Église ou la foi de tous temps crue par tous.

L’interprétation privée des Écritures en dehors de la règle de la foi catholique a toujours été le fondement des premières hérésies contre l’Église dès le temps des apôtres et était déjà le protestantisme sans le nom des premiers siècles.

Origène, traité 29 sur S. Matth. : « Ou bien, toutes les fois que les hérétiques citent à l’appui de leurs erreurs des écritures apocryphes et qui ne sont pas reçues dans l’Église, ils semblent dire : «Voici que la parole de vérité est dans la solitude», tandis que lorsqu’ils s’appuient sur les Écritures canoniques, admises par tous les chrétiens, ils paraissent dire : «Voici que la parole de vérité est dans vos demeures». Mais CES PROMESSES NE DOIVENT PAS NOUS FAIRE SORTIR DES PREMIÈRES TRADITIONS REÇUES DANS L’ÉGLISE. Peut-être encore le Seigneur veut-il nous prémunir contre ceux dont la doctrine est tout à fait étrangère à l’Écriture par ces paroles : «Si l’on vous dit : Le voici dans la solitude», ne sortez pas de la règle de la foi ; contre ceux qui se couvrent en apparence de l’autorité des Écritures par ces autres : «Si l’on vous dit : Le voici dans le lieu le plus retiré, ne le croyez pas ». (Catena aurea, St Thomas, Matt. 24, 23-28)

La Parole de Dieu doit être écoutée : 1° dans l’Église, c-à-d dans le Magistère ; 2° dans l’esprit de l’Église, c-à-d dans la Tradition ; 3° dans la foi de l’Église, c-à-d dans la foi divine (ayant pour objet la révélation) et catholique (dans la règle de l’Église).

St Maxime, père de l’Église, sur Luc 8, 16 : «Ou bien encore, c’est lui-même que le Seigneur veut désigner par cette lampe qui brille aux yeux des habitants de la maison, c’est-à-dire, du monde, puisqu’il est Dieu par nature, et qu’il s’est fait chair par une économie toute divine, et c’est ainsi que, semblable à la lumière d’une lampe, il est retenu par l’intermédiaire de son âme dans la terre de sa chair, comme la lumière est retenue par la mèche dans le vase de terre d’une lampe. Le chandelier, c’est l’Église, sur laquelle la parole divine brille de tout son éclat, et la remplit comme une maison des rayons de la vérité. Or il compare le culte matériel de la loi à un vase ou à un lit sous lequel il ne veut point rester caché». (St Thomas, Catena Aurea, Lc 8, 16)

Par conséquent, la Parole divine ne brille et donc n’éclaire que par l’Église. Même si quelqu’un pouvait recevoir la grâce à travers une parole de Dieu dite par un hérétique, c’est par la parole divine qui ne brille que sur l’Église et ne remplit que l’Église qu’il serait éclairé, et non pas par l’instrument hérétique coupé et mort.

Saint Bède, père de l’Église, sur Lc 8, 18 : «Le Seigneur nous presse avec instance d’écouter la divine parole, afin que nous puissions la ruminer continuellement dans notre cœur, et la donner en nourriture aux autres : « Prenez donc garde comme vous écoutez, car on donnera à celui qui a », etc. Comme s’il disait : Appliquez-vous à écouter cette divine parole avec toute l’attention possible, car celui qui aime cette parole, recevra l’intelligence pour comprendre ce qu’il aime, mais pour celui qui n’a point l’amour de cette divine parole, eût-il d’ailleurs du génie, et fût-il versé dans la connaissance des lettres, jamais il ne goûtera la douceur et la joie de la sagesse. Souvent, en effet, celui qui est atteint de paresse spirituelle, reçoit le don de l’Esprit, pour rendre ainsi sa négligence plus coupable, parce qu’il dédaigne de savoir ce qu’il aurait pu apprendre sans aucun travail. Quelquefois au contraire, celui qui est zélé pour s’instruire, souffre de la lenteur de son intelligence, afin de recevoir une récompense d’autant plus grande, qu’il a travaillé avec plus d’efforts pour apprendre ». (St Thomas, Catena Aurea, Lc 8, 18)

Saint Bède, ci-dessus enseigne que celui qui aime la Parole divine recevra l’intelligence pour la comprendre. L’intelligence pour comprendre ne se trouve que dans l’Église et non pas hors de l’Église, comme cela a déjà été dit plus haut, c’est-à-dire dans le Magistère, dans la Tradition, et dans la foi de l’Église gardienne du dépôt de la foi et de la révélation.

Exemples d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture

Premier exemple

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 9, art. 1 : « 1. Il semble que Dieu ne soit pas absolument immuable. Car tout ce qui se meut est immuable sous un rapport. Or saint Augustin (sup. Gen. Ad litt. lib. VIII, cap. 20) : l’Esprit créateur se meut, bien que ce ne soit ni dans le temps, ni dans le lieu. Donc Dieu est muable de quelque manière. 2. Il est écrit de la sagesse (Sap., VII, 24) qu’elle est plus variable que tout ce qui est changeant. Or, Dieu est la sagesse elle-même. Donc Dieu n’est pas immuable. 3. S’approcher et s’éloigner indiquent un mouvement. Or, il est dit dans l’Écriture (Jac. IV, 8) : Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Donc Dieu n’est pas immuable.

« Mais c’est le contraire. Car il est dit (Mal. III, 6) : Je suis Dieu et je ne change point. …

« Il faut répondre au premier argument, que saint Augustin s’exprime dans ce passage à la manière de Platon, qui disait que le premier moteur se mouvait lui-même, comprenant par le mot mouvement toute espèce d’opération. Ainsi comprendre, vouloir, aimer, sont appelés dans la langue des platoniciens des mouvements. Par là même que Dieu se comprend et s’aime, on peut dire dans ce sens s’il se meut. Mais cela ne signifie pas qu’il y a en lui mouvement et changement dans le sens que nous l’entendons ici, ce qui n’est possible que dans un être existant de quelque manière en puissance.

« Il faut répondre au second, qu’on dit que la sagesse est changeante en raison de sa ressemblance qui est très variable. Ainsi elle s’imprime jusqu’au dernier des êtres, puisque rien ne peut exister qu’il ne procède de la divine sagesse et n’en reproduise une image quelconque. Elle est le premier principe de toutes choses, elle en est la cause efficiente et formelle, et tout doit lui ressembler comme l’œuvre ressemble à la pensée de l’artisan qui l’a conçue et exécutée. Or, cette ressemblance de la divine sagesse s’étendant graduellement des créatures supérieures qui y participent le plus largement, aux créatures inférieures qui y participent le moins, il y a dans cette diffusion une sorte de progression qui ressemble au mouvement de la lumière qui s’échappe du soleil et traverse l’espace pour arriver à la terre. C’est de cette manière que saint Denis comprend que toute émanation de la divine splendeur nous vient de Dieu le père des lumières (De cæl. Hier. Ch. 4).

« Il faut répondre au troisième, que l’Écriture emploie ces expressions dans un sens métaphorique. Comme on dit que le soleil entre dans une maison ou qu’il en sort pour exprimer la direction de ses rayons, de même on dit que Dieu se rapproche de nous ou qu’il s’en éloigne, suivant que nous recevons ses faveurs ou que nous en sommes privés ».

Deuxième exemple

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 1 : « 1. Il semble qu’aucune intelligence créée ne peut voir Dieu dans son essence. Car saint Chrysostome, expliquant ces paroles de saint Jean (Hom. XIV) : Personne n’a jamais vu Dieu, dit que non seulement les prophètes, mais les anges et les archanges n’ont pas vu ce qu’est Dieu. … Mais c’est le contraire … Il faut répondre au premier argument que saint Chrysostome … parle non de la simple vue de Dieu mais de sa compréhensibilité. … Et saint Chrysostome ajoute : Il s’agit ici d’une vision qui aurait pour objet de comprendre le Père tel que le Père comprend le Fils ».

Troisième exemple

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 2 : « 1. Il semble que l’intellect créé voie l’essence de Dieu par des images ou des ressemblances. Car il est dit dans saint Jean (I Jean III, 2) : nous savons que quand il se montrera, nous serons semblables à lui et nous le verrons tel qu’il est. 2. Saint Augustin dit (De Trin. Lib. IX, cap. 11) : Quand nous connaissons Dieu, il se forme de lui en nous une ressemblance. … Mais c’est le contraire … Il faut répondre au premier argument que saint Jean parle de la ressemblance que la lumière de la gloire imprimera en nous. Il faut répondre au second que saint Augustin ne parle dans ce passage que de la connaissance de Dieu, telle que nous l’avons sur cette terre ».

Quatrième exemple

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 3 : « 1. Il semble qu’on puisse voir l’essence de Dieu des yeux du corps, car il est dit dans Job (Job XIX, 26 et XLII, 5) : Je verrai Dieu dans ma chair… je vous ai entendu de mes oreilles, et maintenant mon œil.  vous voit. Mais c’est le contraire… Il faut répondre au premier argument que quand Job dit : Je verrai dans ma chair Dieu mon Seigneur, cela ne signifie pas qu’il le verra des yeux de son corps, mais qu’il le verra après la résurrection, bien que son corps soit réuni à son âme. De même quand saint Paul dit : Maintenant mon œil vous voit, il entend parler de l’œil de l’esprit. C’est ainsi qu’il dit aux Éphésiens (Éph. I,17) : Que Dieu vous donne l’esprit de sagesse et de révélation pour le connaître de plus en plus, qu’il éclaire les yeux de votre cœur ».

Foi divine et catholique

Concile du Vatican, 3ème sess., chap. 3, 1870 ex cathedra (Magistère solennel) : «…on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Premier exemple d’Écriture à croire de foi divine et catholique : Tite 3, 10-11

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Deuxième exemple d’Écriture à croire de foi divine et catholique : II Jean 10

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (II Jean 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement la foi pure et sans tâche, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Troisième exemple d’Écriture à croire de foi divine et catholique : Matthieu 18, 17

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : «… au sens plein de l’expressionseuls font partie des membres de l’Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, qui, d’autre part, ne se sont pas [excommuniés de fait par loi divine] pour leur malheur séparés de l’ensemble du Corps [excommuniés par loi ecclésiastique], ou n’en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l’autorité légitime. Tous, en effet, dit l’Apôtre, nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul Corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres (I Cor. XII, 13). Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu’une seule foi (Cf. Eph. IV, 5) ; et celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (S. Matth. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin. … toute faute, même un péché grave, n’a pas de soi pour résultat – comme le schisme, l’hérésie ou l’apostasie – de séparer l’homme du Corps de l’Église».

Ces exemples montrent que l’Écriture canonique définie par le Magistère (La Vulgate) est infaillible, mais que son interprétation peut avoir un sens différent ou s’appliquer d’une manière différente de celle interprétée humainement. Le protestantisme du 16ème siècle n’est que la pleine manifestation de cette même hérésie d’interprétation humaine des Écritures qui a existé déjà au temps des Apôtres :

Jude 3 : «Mes bien-aimés, ayant toujours souhaité avec grande ardeur de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, pour vous exhorter à combattre pour la Foi qui a été une fois laissée par tradition aux Saints».

Commentaire Abbé Calmet, saints et pères et exégètes Jude 3 : «Ayant toujours souhaité de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, à cause des circonstances dangereuses où vous vous trouvez, exposés aux hérétiques, qui combattent la foi que vous avez reçue. Il en veut principalement aux Simoniens, aux Gnostiques, aux Nicolaïtes, et autres pestes de la Religion Chrétienne, qui corrompaient la doctrine des Apôtres, enseignant que la foi seule sans les œuvres, suffit pour le salut. Saint Pierre dans sa seconde épitre, avait déjà écrit contre les mêmes erreurs».

Comme on le voit ci-dessus, dès les temps apostoliques, la théologie protestante hérétique « une fois sauvé, toujours sauvé » était en vigueur (Voir : La Bible réfute le salut par la foi seule sans les œuvres, et par l’Écriture seule sans la Tradition). C’est la même ancienne et toujours actuelle hérésie prenant différentes formes (≈ 30 000 sectes protestantes, libéralisme, modernisme, vatican 2, etc.) : l’interprétation privée de la révélation divine (qui est la Vérité de Jésus-Christ) en dehors de la foi divine (révélation) et catholique (règle de l’Église), c’est-à-dire hors du Magistère et de la Tradition de l’Église. Autrement dit c’est la fabrication de sa propre foi ou une foi de l’homme, c’est-à-dire une religion de l’homme, fabriquée par l’homme. Ainsi, les gens lisent la bible et comprennent ce qu’ils veulent et comme ils le veulent ou plutôt comme cela les arrange, mais refusent de soumettre leur intelligence à Dieu, Son Christ et Son Église.

Jérémie 17, 5 : «Maudit l’homme qui se confie dans l’homme, qui se fait un bras de chair, et dont le cœur se retire du Seigneur».

Pape Célestin Ier (422-432), Concile d’Éphèse, Décrets 74 ex cathedra : Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra (Magistère solennel infaillible) : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allantcontre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrets 664)

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion de l’homme] plutôt qu’à Dieu ».

S’appuyer sur son propre jugement, en « refusant de réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ (II Corinth. 10, 5) », signifie refuser de se soumettre au Magistère : C’est ce refus qui rend hérétique quand il est obstiné.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « l’hérésie professe un dogme corrompu ».

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, Lettre aux Philippiens, VII, 1 : « celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan ».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, Part 2 § 2 :  « … l’Église a été plantée comme un paradis dans le monde. « Tu mangeras donc du fruit de tous les arbres du paradis », dit l’Esprit de Dieu. Ce qui veut dire : Mange de toute Écriture du Seigneur, mais ne goûte pas à l’orgueil et n’ai nul contact avec la dissension des hérétiques. Car eux-mêmes avouent posséder la connaissance du bien et du mal, et ils lancent leurs pensées au-dessus du Dieu qui les a créés. Ils élèvent ainsi leurs pensées au delà de la mesure permise. C’est pourquoi l’Apôtre dit : « N’ayez pas des pensées plus élevées qu’il ne convient, mais que vos pensées soient empreintes de modération », de peur que, goûtant à leur gnose orgueilleuse, nous ne soyons expulsés du paradis de la vie. Il [le diable] dissimulait ainsi le mensonge sous le couvert de l’Écriture, ce que font précisément tous les hérétiques ».

La véritable Église catholique et apostolique considère en dehors d’Elle tous les hérétiques ou ceux qui ne pensent pas comme Elle, c’est-à-dire tous ceux qui ne pensent pas selon son esprit.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino », 1441 ex cathedra (Magistère solennel) : « Tous ceux qui pensent [sentientes] des choses opposées et [ou]contraires, la sainte Église romaine les condamne, les réprouve, les anathématise et les déclare étrangers [en dehors] au Corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605) ex cathedra (Magistère solennel)  : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur, en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, seront totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… ».  (Ench. Symb. 1441)

Le concile Latran V contient de nombreux décrets de loi ecclésiastique qui sont la discipline universelle de l’Église. La session 8 ci-dessus condamne infailliblement «tous ceux qui affirment que l’âme intellective est mortelle ou unique en tous les hommes ou qui sont dans le doute à ce sujet» et définit infailliblement «comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée» (Vatican I, Dei Filius ex cathedra (Ench. Symb. 1797 3017). Et ceux qui adhèrent à une telle erreur seront évités et punis par le processus judiciaire ecclésiastique (discipline universelle).

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance [peine] … les constitutions et les décisions de cette sorte que Nous prenons maintenant concernent … la discipline ecclésiastique. … Si quelqu’un y contrevient par une audace téméraire, qu’il encoure par le fait même une peine d’excommunication déjà portée. Que personne donc… Si quelqu’un cependant…».

La session 9 ci-dessus est de loi ecclésiastique inviolable, sous peine d’excommunication automatique, c’est la discipline universelle de l’Église. Les hérétiques et ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie doivent être éliminés de l’Église par le processus judiciaire ecclésiastique.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « L’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière et intacte]C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Tous les hérétiques se rejoignent dans le protestantisme (philosophes, gnostiques, naturalistesmodernistes, vatican 2, faux traditionalistes, faux sédévacantistes et autres  hérétiques même sédévacantistes, etc.) et procèdent toujours pareillement : interpréter selon leur propre pensée la Vérité de Dieu : Jésus-Christ (Jn 14, 6).

L’Église enseigne infailliblement que tout baptisé doit nécessairement obéir à l’Église pour en rester membre. Ceux qui n’obéissent pas à l’Église, en connaissance et obstinément, sont hors de l’Église et du salut de loi divine. Voici ce qu’enseigne le Magistère à ce sujet :

Matthieu 18, 17 : «s’il n’écoute point l’Église qu’il te soit un païen et un publicain».

Concile de Constance, (décrets 430), Articles de Jean Huss condamnés, 1415 ex cathedra : « 15. L’obéissance ecclésiastique est une obéissance inventée par les prêtres de l’Église, en dehors de l’autorité expresse de l’Écriture » – condamné

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le Magistère authentique. … ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [c-à-d non-catholique] et un publicain [c-à-d pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

 

Tous les apostats, hérétiques et schismatiques interprètent le Magistère, et comprennent la règle de l’Église et la règle de la foi hors de la Tradition de l’Église

L’Église est la gardienne du dépôt de la foi. Les dogmes définissent la foi (et la morale). La foi c’est posséder ce qu’on ne voit pas. La vraie foi c’est posséder vraiment ce qu’on ne voit pas. La vraie foi est la croyance ferme et obéissance absolue en tous les dogmes révélés par Dieu (ceux qu’on connaît déjà et ceux qu’on pourra connaître) et les autres vérités de foi enseignées par le Magistère (Autorité enseignante de l’Église) et les autres enseignements universels et constants transmis par la Tradition de l’ÉgliseUn enseignement non défini par l’Église n’est universel et constant que quand il est fondé sur l’unanimité des Pères de l’Église.

Les dogmes sont immuables et doivent être pris selon leurs mots mêmes tels que l’Église les a défini une fois pour toutes : C’est cela le sel de l’intégrité de la doctrine de la foi. Le sel conserve et empêche de pourrir, désinfecte et cautérise, et pique la purulence.

Matthieu 5, 13 : «Le sel est bon. Mais si le sel [l’intégrité de la doctrine] perd sa vertu, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? Il n’est plus propre ni pour la terre, ni pour le fumier, mais il sera jeté dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende».

Les hérésies du Pélagianisme (faux rôle de l’homme par rapport à la grâce) et semi-pélagianisme (faux rôle de l’homme par rapport au début de la grâce) consistent à accorder un rôle à l’homme qu’il n’a pas dans la grâce : C’est cette hérésie à la base des hérésies actuelles des hérétiques faux traditionalistes qui servent le diable et tentent de poser une certaine égalité entre des enseignements faillibles de l’homme et ceux infaillibles de Dieu ou masquer des enseignements infaillibles par des faillibles (ou à tenter de faire carrément passer subtilement, tel le serpent, les enseignements infaillibles après les faillibles), quand tout ce qui est faillible n’a absolument aucun poids devant l’infaillible sur quoi repose la vraie foi.

Bien que les apostats, hérétiques et schismatiques paraissent connaître le Magistère de l’Église, ils interprètent les Écritures et le Magistère en dehors de l’Église : en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle de l’Eglise (loi ecclésiastique appliquant la loi divine). Ils font cela parce qu’ils ne sont pas catholiques et ne comprennent donc pas la foi catholique. Tous interprètent les Écritures hors de l’Église (comme le font les protestants) et le Magistère de l’Église, en dehors de l’Église, en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle. C’est une abomination car l’Église catholique est infailliblement conduite par le Saint-Esprit dans son Magistère.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « l’hérésie professe un dogme corrompu ».

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, Lettre aux Philippiens, VII, 1 : « celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan ».

La discipline universelle de l’Église applique la loi divine par l’Église, dans l’Église, pour l’Église

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la [Foi] nie est hérétique ; celui qui la [discipline] reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

Comme on peut le voir dans Quanta Cura ci-dessus, nier la discipline universelle de l’Église catholique rend non-catholique :

  • 1° c’est un dogme que tout catholique est tenu d’obéir en plus du dogme aussi à la discipline universelle de l’Église ;
  • 2° penser qu’un catholique peut cesser d’obéir à la discipline universelle de l’Église tout en professant la foi catholique est contraire au dogme.

La discipline universelle de l’Église est l’application de la loi divine par la loi ecclésiastique. La loi divine est immuable, la loi ecclésiastique peut changer, mais la discipline universelle de l’Église est inviolable et contraint tous les catholiques sous peine de péché dans certains cas et dans d’autres cas d’excommunication automatique (certains théologiens disent que la discipline universelle est pourvue de l’infaillibilité).

Les apostats, hérétiques et schismatiques interprètent non seulement l’Écriture en dehors de la Tradition de l’Église, mais ils interprètent aussi le Magistère en dehors de la Tradition de l’Église. «celui qui la [discipline de l’Église] reconnaît et qui refuse opiniâtrement [obstinément] de lui obéir est digne d’anathème».

Il n’est pas anathème (maudit ou damné), il en est digne, c’est-à-dire qu’il mérite d’être damné pour cela, et que sans la grâce d’une conversion radicale, il le sera. Cela dépendra de ses dispositions et de l’économie du salut que Dieu veut appliquer pour lui.

Tout catholique doit obéir à la discipline universelle de l’Église qui applique la loi divine par la loi ecclésiastique. En dehors de la foi catholique, la règle de l’Église (règle de la foi divine, Magistère, Tradition et discipline universelle) demeure interprétée selon les passions de chacun qui en prend ce qu’il veut.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion de l’homme] plutôt qu’à Dieu ».

 

Hérésie d’interprétation du Magistère hors de la Tradition de l’Église

L’hérésie de faux magistère se retrouve chez tous les hérétiques obstinés. Le faux magistère consiste à fabriquer une foi qui vient de l’homme et non de Dieu, à se baser sur les textes faillibles à la place du Magistère infaillible (Un enseignement faillible n’a aucun poids devant l’enseignement infaillible du Magistère solennel ou ordinaire) et à professer un dogme corrompu tordant le Magistère infaillible.

Le dogme est immuable par lui-même et doit être compris tels que les mots le disent et n’a aucune autre compréhension que ce soit :

Pape Pie IX, premier concile du Concile Vatican de 1870, Session 4, chap. 4 ex cathedra : «Le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra [de la chaire de Pierre], est, dans l’exercice du devoir de pasteur et docteur de tous les chrétiens en accord avec sa suprême autorité apostolique, quand il explique une doctrine de la foi ou de la morale qui doit être tenue par l’Église universelle … jouit de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a souhaité que son Église soit chargée pour définir la doctrine de la foi et de la morale ; et ainsi de telles définitions du Pontife Romain sont immuables par elles-mêmes, et non par le consensus de l’Église ».

Pape Pie IX, premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra : « Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

La compréhension des dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés et tous ceux qui tentent de dire que le dogme peut changer, ou qu’il peut dire autre chose que ce qu’il dit, est un hérétique pur et simple.

Pape Eugène IV, Concile de Florence , «Cantate Domino», 1441 ex cathedra (Magistère solennel) : « tous ceux qui pensent des choses opposés et [ou] contraires, la sainte Église romaine les condamne, les réprouve, les anathématise et les déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896, (Magistère) : « l’hérésie professe un dogme corrompu ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : « … peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier en un acte de balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et en rejeter d’autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : « La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir en dehors de la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui s’éloignera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du christ» (II Cor. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu ».

En fondant sa foi sur l’homme et non sur Dieu, l’hérétique préfère sa propre idée au lieu de soumettre son intelligence à la vérité ou dogme de la foi. Ainsi l’homme prétend prendre la place de Dieu et devient antichrist.

Tout ce que l’Église transmet par la Tradition et propose à croire de divinement révélé (ou faisant partie de la révélation ou condamne comme ne faisant pas partie de la révélation) doit être cru de foi divine (révélation connue) et catholique (règle de l’Église).

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 (Décrets 807) ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel». (Ench. Symb. 1792 3011)

L’enseignement appelé de foi (latin : de fide) est l’enseignement universel et constant en accord avec les papes, le consentement unanime des Pères, et non défini par un dogme évidement.

Hérésie du faillible infaillible et de l’infaillible faillible

Dieu a confié à Son Église l’Autorité d’enseignement par la succession apostolique de Pierre (papauté). Le contenu de la Révélation divine (Écriture et Tradition) est défini par le Magistère de l’Église Catholique, c’est-à-dire l’Autorité enseignante de l’Église Catholique, exercée par un pape en proclamant un dogme (Magistère solennel ou extraordinaire) ou une vérité à croire de foi divine (Magistère ordinaire) avec l’autorité de la Papauté. Les déclarations d’un vrai pape ne sont pas toujours un enseignement du Magistère qui doit remplir certaines conditions (comme défini par le premier Concile du Vatican ci-dessous). Les fidèles sont ceux qui sont soumis au Magistère.

Magistère solennel ou extraordinaire – Ex cathedra – infaillible : Enseignement d’autorité d’un vrai pape en matière de foi ou de morale qui doit être tenu par l’Église universelle

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, Chap. 4 : « … lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Église lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église ».

Magistère ordinaire – De foi divine – infaillible : enseignement faisant partie de la Révélation

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Un pape qui dit ou écrit (ou un décret qu’il approuve) qu’un enseignement fait partie (ou est condamné contraire) à la Révélation, c’est le Magistère qui doit être cru de foi divine.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Exemples d’enseignements du Magistère ordinaire : Des papes qui reprennent l’enseignement dogmatique, ou l’enseignement constant et universel de l’Église, ou disent « l’Église a toujours enseigné… » ou « c’est une vérité révélée » ou « c’est l’unanimité des pères », ou « c’est contraire à la révélation », ou « L’Église n’a jamais permis », etc.

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 aout 1832 : «L’Apôtre nous en avertit : « Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême » (Ad Ephes. IV, 5) ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au port du salut ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : « qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ » (Lc XI, 23) ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent, « ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération » (Symb. S. Athanas.)». [Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, Décrets 550-551]

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter Studio, n° 2, 27 mai 1832 : « Enfin, certains de ces égarés tentent de se persuader à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle ». [Concile de Florence Décrets 578]

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter Studio, n° 5, 27 mai 1832 (Magistère) : «Vous savez avec quelle ardeur Nos prédécesseurs ont enseigné cet article de foi…, à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut …».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [de droit divin – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient [*] pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine». [* Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, Décret. 571]

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église  quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi,  29-30, 29 juin 1943 : «Et tout d’abord, par la mort de notre Rédempteur, le Nouveau Testament a pris la place de l’ancienne loi qui avait été abolie … sur le gibet de sa mort, Jésus a fait l’annulation de la loi avec ses décrets [Eph. 2, 15] … instituant le Nouveau Testament dans son sang versé pour l’humanité tout entière. « À tel point, alors, dit saint Léon le Grand, en parlant de la croix de notre Seigneur, qu’il était opéré un transfert de la Loi à l’Évangile, de la Synagogue à l’Église, de nombreux sacrifices pour une victime, à quand notre Seigneur a expiré, ce voile mystique qui fermait la partie la plus interne du temple et son secret sacré se déchira violemment de haut en bas ». Sur la croix, l’ancienne loi est morte, qui sera bientôt enterrée et sera porteuse de mort …» [Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 4 févr. 1442, Décrets 575-576]

Ce qu’est le vrai Magistère ordinaire : voir Hors de l’Église Catholique il n’y a absolument pas de salut, Chapitre 4

Le Magistère ordinaire est constitué des vérités de foi ou vérité révélées ou faisant partie de la révélation ou enseignement universel et constant de l’Église ; Le consentement unanime des pères de l’Église fait partie du Magistère ordinaire et non l’inverse comme dans l’hérésie du faux magistère ordinaire hérétique où c’est le consentement unanime qui fait faussement le Magistère ordinaire, bien où c’est l’enseignement « commun » des théologiens qui fait faussement le magistère ordinaire, ou bien où les évêques en collège et en communion avec le pape sont faussement infaillibles, etc.

Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères de l’Église fait partie du Magistère ordinaire, et donc le consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des théologiens n’est de foi (de fide) que s’il c’est un enseignement qui a d’abord été un enseignement unanime des Pères, car tout enseignement universel et constant dans l’Église a pour fondement le Magistère. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi. Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex-cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : «Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum]». (Décrétales 802-803)

Seul le Magistère de Dieu est infaillible et Il fait bénéficier Son Église de Son Magistère par le charisme de vérité et de foi qu’il a donné à Pierre et ses successeurs.

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : « … Dieu lui-même a fait l’Église participante de son divin magistère et l’a mise, par privilège divin, à l’abri de l’erreur». (Latin : « … divini magisterii Ecclesiam fecit Deus ipse participem eamdemque divino eius beneficio falli nesciam»)

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : «À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité… » (Latin : « Huic magisterio Christus Dominus erroris immunitatem impertivit…»

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus, 17 mai 1835 : «… l’Église a, par son institution divine, le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur»

Pape Léon XIII, Caritatis studium, 25 juil. 1898 : « Le Magistère “ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné».

Pape St. Pie X, Editae subsaepe, 26 mai 1910 : «… seul un miracle de cette divine puissance pourrait préserver l’Église… de la souillure dans la sainteté de Sa doctrine…»

Pape Pie XI, Quas primas, 11 déc. 1925 : «… la parfaite et perpétuelle immunité de l’Église de l’erreur et l’hérésie».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique». (Latin : « Idem semper Ecclesiae mos, idque sanctorum patrum consentiente iudicio: qui scilicet communionis catholicae expertem et ab Ecclesia extorrem habere consueverunt, quicumque a doctrina authentico magisterio proposita vel minimum discessisset»)

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : «… c’est le comble de l’absurdité et de l’outrage envers elle [l’Église] de prétendre qu’une restauration et qu’une régénération lui sont devenues nécessaires pour assurer son existence et ses progrès, comme si l’on pouvait croire qu’elle aussi fût sujette, soit à la défaillance, soit à l’obscurcissement, soit à toute autre altération de ce genre».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 jan. 1928 : «Car jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : “L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer».

Pape Adrien IerConcile de Nicée II,  (787) : «… le Christ notre Dieu, lorsqu’Il prit pour son Épouse Sa sainte Église catholique, n’ayant aucune tâche ni ride, a promis qu’il la gardera et rassurait ses saints disciples en disant : Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du monde».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Se. 9 ; 23 mars 1440 : «… l’Épouse du Christ est intacte et modeste, ne connaissant qu’une seule demeure, et elle garde la sainteté de leur lit conjugal avec une pudeur chaste».

Pape Saint Sirice, Directa ad decessorem, 10 fév. 385 : «Et pour cette raison il a voulu que la forme de l’Église dont il est l’Époux, brille de la splendeur de la chasteté, de manière qu’il puisse la trouver… “sans tache ni ride” (Éph. 5, 27) au jour du jugement, lorsqu’il viendra à nouveau».

Tout ce que dit un vrai pape n’est pas infaillible, un vrai pape est infaillible uniquement quand il enseigne d’autorité la foi et la morale qui doit être tenue par toute l’Église catholique ou universelle soit par le Magistère solennel soit par le Magistère ordinaire.

Le Magistère est exempt d’erreur

Magistère ordinaire vs faux magistère des hérétiques

Le dogme doit être pris tel qu’il est dit et il clôt tout débat ou théologien faillible. Tout écrit faillible n’a aucun poids devant les définitions dogmatique et devant le Magistère de l’Église. Tout fidèle catholique doit plier devant le dogme révélé. Par exemple, saint Vincent de Lérins était dans l’hérésie matérielle (erreur de bonne foi pas hérétique) sur le semi-pélagianisme ¹ (avant définition dogmatique), saint Thomas d’Aquin était dans l’hérésie matérielle sur l’Immaculée-conception (avant définition dogmatique, voir Somme théologique de saint Thomas d’Aquin), saint Alphonse de Liguori était dans l’hérésie matérielle sur le baptême de désir (par erreur de bonne foi ou mauvaise compréhension du dogme du concile de Trente, sess. 6, ch. 4, voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du baptême de désir).

¹ Le Pélagianisme est l’hérésie de Pélage qui dit que l’homme est considéré l’acteur de son propre salut. Le Semi-pélagianisme qui s’oppose au Pélagianisme, est l’hérésie qui dit que le salut est un don entièrement gratuit de Dieu, mais que le début de la foi est un acte de libre arbitre sans nécessité de la grâce divine et que c’est la progression de la foi qui est l’œuvre de la grâce divine. Mais la foi catholique enseigne que la grâce est la cause du début de la foi.

Extraits du magistère solennel et ordinaire de l’Église catholique

Les extraits suivants de l’Écriture et du Magistère de l’Église sont des vérités infaillibles de foi divine et catholique. Il est clair que l’Église condamne vatican 2 comme une fausse religion, une secte apostate et une fausse Église non-catholique (en communion avec les autres fausses religions du diable, et les hérétiques et les schismatiques) enseignant et pratiquant la liberté religieuse, le modernisme, le faux œcuménisme, l’indifférentisme religieux, le salut hors de l’Église catholique, le salut sans la foi catholique, etc., et tous ceux qui adhèrent à ces hérésies, aussi bien les schismatiques se disant « traditionalistes » qui reconnaissent vatican 2 que ceux se disant « traditionalistes » qui ne reconnaissent pas vatican 2 mais tiennent plus subtilement les mêmes hérésies de salut hors de l’Église catholique, de salut sans la foi catholique, de faux magistère, etc.

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Jean 14, 6 : «Moi je suis la voie, la vérité et la vie. Personne ne vient à mon Père que par moi».

Actes des Apôtres 4, 12 : «Ce Jésus … il n’y a de salut en aucun autre, car nul autre nom n’a été donné sous le ciel aux hommes par lequel nous devions être sauvés».

Éphésiens 4, 4, 5 : «soyez un seul corps et un seul espritIl y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême».

2 Jean 1, 9 : «Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu ».

Tous les vérités suivantes sont le magistère de l’Église et sont infaillibles, et elles doivent obligatoirement être reçues par tout baptisé et tenues, et ne peuvent pas être niées ou mise en doute obstinément ou sciemment sous peine de pécher contre la foi et d’être excommunié par loi divine ipso facto (de fait ou automatique) de l’Église catholique.

Pape Vigile, concile Constantinople II, 553, ex cathedra  : «Ceux qui ne les reçoivent pas [saints conciles et ce qu’ils ont défini de cette unique foi] nous les jugeons étrangers à l’Église Catholique». (Décrets 113)

Pape Alexandre III, Concile Latran III, Canon 27, 1179, ex cathedra : «… nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les [les hérétiques qui manifestent leur erreur ouvertement] défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les encourager…». (Décrets 224)

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 déc. 1208 (Magistère) : «Nous croyons de notre cœur et confessons de notre bouche une seule Église, pas celle des hérétiques, mais la sainte Église romaine, catholique, apostolique, en dehors de laquelle nous croyons que personne n’est sauvé».

Pape Innocent III, Concile Latran IV, 1215, ex cathedra : «Il y a une seule Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle absolument personne n’est sauvé». (Décrets 230)

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215, ex cathedra : «Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe [droite]… Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue…». (Décrets 233)

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215, ex cathedra : « ceux qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent, et les soutiennent, nous les décrétons frappés d’excommunication». (Décrets 234)

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 nov. 1302, ex cathedra : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … En outre, nous déclarons, disons, définissons et proclamons à toutes créatures humaines qu’elles ont la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife romain». (Ench. Symb. Denz. 468 / 870 ; 469 / 875)

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 nov. 1439, ex cathedra : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité». (Décrets 551)

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «… tous ceux qui pensent des choses opposées et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église». (Décrets 571)

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges [Mt 25, 41], à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; … personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique». (Décrets 578)

Pape Pie IV, Concile de Trente, Iniunctum nobis, Profession de foi, 13 nov. 1564, ex cathedra : «Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement…». (Ench. Symb. Denz. 1000 / 1870)

Pape Pie VII, Post tam diuturnas, 29 avril 1814 (Magistère) : «Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’épouse sainte et immaculée du Christ, l’Église hors de laquelle il n’y a pas de salut».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati, n° 4, 24 mai 1829 (Magistère) : «cette idée mortelle concernant l’absence de différence entre les religions est réfutée même à la lumière de la raison naturelle. Nous sommes assurés de cela parce que les différentes religions ne sont pas souvent d’accord entre elles. Si l’une est vraie, l’autre doit être fausse ; il ne peut y avoir de société entre l’obscurité et la lumière. Face à ces sophistes expérimentés les gens doivent apprendre que la profession de la foi catholique est particulièrement vraie, comme l’apôtre le proclame : ‘un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême’(Éph. 4, 5)».

Pape Grégoire XVI, Summo iugiter studio, n° 2 & 5, 27 mai 1832 (Magistère) : «certains de ces égarés tentent de se persuader et à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle. … nos prédécesseurs enseignent ce même article de foi … à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut. St Ignace … aux Philadelphiens : ‘Ne vous trompez pas, mon frère ; Si quelqu’un suit un schismatique, il n’atteindra pas l’héritage du royaume de Dieu’. … Saint Augustin … concile de Cirta : ‘Quiconque s’est séparé de l’Église catholique, quel que soit son état de vie, n’aura pas la vie éternelle, mais a gagné la colère de Dieu à cause de ce seul crime : qu’il a abandonné son union avec le Christ’. …saint Grégoire le Grand témoigne expressément que c’est bien l’enseignement de l’Église catholique… : ‘La sainte Église universelle enseigne qu’il n’est pas possible d’adorer Dieu en vérité, sauf en elle, et affirme que tous ceux qui sont en dehors d’elle ne seront pas sauvés’. Les actes officiels de l’Église proclament le même dogme. Innocent III … concile de Latran IV : ‘Il y a une Église universelle de tous les fidèles hors de laquelle personne n’est sauvé’. Enfin, le même dogme est également expressément mentionné dans la profession de foi proposée par le Siège apostolique».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 aout 1832(Magistère) : «L’Apôtre nous en avertit : ‘Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême‘ (Éph. 4, 5) ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au port du salut ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : ‘qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ’ (Lc 11, 23) ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération (Symb. S. Athanase)».

Pape Pie IX, Quanta cura, 8 déc. 1864, ex cathedra : «… cette opinion erronée, on ne peut plus fatale à l’Église catholique et au salut des âmes, et que Notre prédécesseur d’heureuse mémoire, Grégoire XVI, appelait un déliresavoir que la liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme ; qu’il doit être proclamé et assuré dans tout état bien constitué…’.  Or, en soutenant ces affirmations téméraires … ils prêchent une liberté de perdition… En conséquence, nous réprouvons par notre autorité apostolique, nous proscrivons, nous condamnons, nous voulons et ordonnons que tous les enfants de l’église catholique tiennent pour réprouvées, proscrites et condamnées, toutes et chacune des mauvaises opinions et doctrines signalées en détail dans les présentes lettres».

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 2, Profession de Foi, 1870, ex cathedra : «Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement…». (Décrets 803)

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 3, ch. 3, 1870, ex cathedra : « … la condition de ceux qui ont adhéré à la vérité catholique grâce au don céleste de la foi n’est en rien semblable à ceux qui, guidés par des opinions humaines, suivent une fausse religion ; … ceux qui ont reçu la foi sous le Magistère de l’Église ne peuvent jamais avoir un juste motif de changer ou de remettre en question cette foi[canon 6]». (Décrets 808)

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 4ème sess. ch. 4, 1870 ex cathedra : «… la parole de notre Seigneur Jésus-Christ … : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église (Mat. 16, 18) … se vérifie dans les faits car dans le Siège apostolique la religion catholique a toujours été gardée sans tache et la doctrine catholique toujours professée dans sa sainteté. …les successeurs de Pierre … savaient parfaitement que ce siège de Pierre demeurerait pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : J’ai prié pour toi [Pierre], pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères (Luc 22, 32). Ce charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible a été accordé par Dieu à Pierre et à ses successeurs en cette chaire…». (Décrets 815-816)

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «L‘Église n’a jamais rien … poursuivi avec plus d’effort que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «si donc il y a un point évidemment révélé par dieu et que nous refusions de le croire, nous ne croyons absolument rien de la foi divine. …le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «si quelqu’un adhère à une seule [hérésie], par le fait même, il se sépare de l’unité catholiquequiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir en dehors de la communion catholique, et étranger à l’Églisecelui qui s’éloignera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 2, 6 janv. 1928 (Magistère) : «… la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables… En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient et ils versent par étapes dans le naturalisme et l’athéisme [apostasie]. La conclusion est claire : se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c’est s’éloigner complètement de la religion divinement révélée [apostasie]».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9, 6 janv. 1928 (Magistère) : «un bon nombre d’entre eux nient que l’Église doive être visible et décelable extérieurement, en ce sens, du moins, qu’elle doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer une seule et même doctrine sous un seul magistèreet un seul gouvernement … cette unité ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance des chrétiens [catholiques]».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [hérétiques] ou de gouvernement [schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps [excommuniés de fait] ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n° 22, 29 juin 1943 (Magistère) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

 

Révélation divine – La Révélation divine a deux sources : la Tradition de l’Église et l’Écriture

La révélation est la vérité de Jésus-Christ, Verbe de Dieu fait chair pour la Rédemption des hommes. La vérité de Jésus-Christ est figurée et prophétisée par l’Ancien Testament, et son accomplissement constitue le Nouveau Testament. La Révélation divine finit avec la mort du dernier apôtre. La foi en la révélation est le seul moyen (dont les autres découlent) que Dieu donne aux hommes pour leur salut et pour entrer en relation avec lui. Ne pas se servir du moyen que Dieu donne est d’un extrême danger, le plus grave et le plus grand de tous les dangers.

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 4 La foi et la raison, 1870, ex-cathedra : «En conséquence, le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte Église a présenté une fois pour toutes et jamais il n’est loisible de s’en écarter sous le prétexte ou au nom d’une compréhension plus poussée »

Le contenu réel de la Révélation divine (Tradition et Écriture) est déterminé par le Magistère de l’Église Catholique, l’Autorité enseignante de l’Église Catholique, exercée par un pape en proclamant un dogme (Magistère solennel ou extraordinaire) ou une vérité à croire de foi divine (Magistère ordinaire) avec l’autorité de la Papauté.

Un des exemples les plus flagrant que c’est le Magistère qui détermine ce qui appartient à la Révélation, c’est les livres canoniques de la Bible. Qu’est-ce qui permet de savoir quels livres de la Bible constituent la Révélation (écrite) ? C’est le Magistère de l’Église ou Autorité enseignante de l’Église qui le détermine parce que l’Église étant la gardienne du dépôt de la foi a reçu de Dieu cette autorité afin de conserver la foi (et la morale) intègre (entière, une) et inviolée (intacte), c’est-à-dire la foi une, l’unique foi qui sauve, la seule vraie foi, la foi catholique traditionnelle, la foi de tous les temps de l’Église, la foi immuable. De même  la Tradition qui est la transmission d’autorité, orale non-écrite, constante et universelle ou rendue universelle, détermine ce qui est la révélation.

Tradition

La vérité de Jésus-Christ est la Révélation Divine. L’Église Catholique enseigne que les deux sources de la Révélation Divine sont l’Écriture Sainte et la Tradition Sacrée de l’Église catholique : le contenu réel de la Révélation est déterminé par le Magistère de l’Église Catholique. La Révélation divine finit avec la mort du dernier apôtre.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 3, ex-cathedra (Denz. 3001 1792) : «… on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition … «

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 4 La foi et la raison, 1870, ex-cathedra : «En conséquence, le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte Église a présenté une fois pour toutes et jamais il n’est loisible de s’en écarter sous le prétexte ou au nom d’une compréhension plus poussée »

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 4, Canon 3 : «Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église se voient donner parfois, par suite du progrès de la science, un sens différent de celui que l’Église a compris et comprend encore, qu’il soit anathème »

L’Église catholique est la gardienne du dépôt de la foi (et non pas les sectes hérétiques comme vatican 2, protestantes, schismatiques « orthodoxes » orientales, anglicanes, « traditionalistes », etc.). La Tradition de l’Église est la foi de tous les temps. La Tradition orale précède l’Écriture.

La Tradition de l’Église catholique est infaillible. La Tradition de l’Église est la transmission orale de la Parole de Dieu non-écrite. On peut voir cela dans l’Écriture, par exemple, dans l’Évangile de saint Jean (ch. 20 ; 21) et les lettres de saint Paul (2 Thess. ; 2 Tim.). L’Écriture est infaillible ; les livres canoniques sont déterminés par le Magistère qui est l’autorité définissant infailliblement, selon la Tradition (non pas en dehors), le contenu de la Révélation.

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Comme l’enseigne le concile vatican I ci-dessus, c’est un dogme défini qu’on doit croire de foi divine et catholique le contenu de la Parole de Dieu non écrite transmise par la Tradition orale : « on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu … transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé ». Cela signifie que ce que l’Église propose à croire comme divinement révélé ne peut pas ne pas être transmis par la Tradition de l’Église. La Tradition de l’Église est infaillible et vivante car elle est la deuxième source de la Révélation divine avec le Magistère. Par conséquent, tous ceux qui interprètent l’Écriture ou le Magistère hors de la Tradition de l’Église se placent eux-mêmes hors de l’unité de la foi et de l’unité de l’Église, et sur le chemin de la damnation en se fabriquant leur foi sans les deux sources de la Révélation divine et hors de l’enseignement infaillible de l’unique et véritable Église catholique. Ceux qui continuent ainsi obstinément sont hérétiques. Interpréter le Magistère ordinaire hors de la Tradition de l’Église, c’est aussi ce que font tous les hérétiques qui inventent un faux magistère ordinaire pour faire avaler leurs hérésies.

La Tradition Sacrée de l’Église catholique est source de la Révélation Divine avec l’Écriture Sainte, mais la Tradition orale précède l’Écriture (c’est dit avant d’être écrit). L’Église est avant l’ÉcritureLa Tradition de l’Église comprend ou inclut 1° La création car la Rédemption inclut la création ; 2° La loi naturelle (loi non-écrite) car la loi naturelle participe de la loi éternelle ; 3° La loi de Moïse ou ancienne (loi écrite) qu’a seul accomplie Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme, car l’Ancien Testament prophétise le Nouveau Testament ; 4° La loi nouvelle ou évangélique, c-à-d l’Église fondée par le Christ sur Pierre, qu’Il a institué Lui-même premier pape, et donc fondée sur ses successeurs. L’Église est le peuple de Dieu, c’est-à-dire les vrais baptisés qui professent la vraie foi. (Voir Il n’y a pas de salut sans la vraie foi)

Le dépôt de la foi est transmis par la Tradition de l’Église et défini par le Magistère (enseignement doctrinal d’autorité sur la foi et la morale, enseignement universel et constant de l’Eglise). La Tradition (et le Magistère) contient l’Ancien Testament et est contenue en lui parce que l’Ancien Testament annonce le Nouveau Testament – l’Ancien Testament est la prophétie du Nouveau (St Irénée) – et contient tout ce qui a été transmis oralement et retenu par l’autorité de l’Église. Tout ce que contient l’Ancien Testament est relatif au Christ, comme Il le dit lui-même :

Luc 24, 44-45 : «… qu’il fallait que fût accompli tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les Psaumes. Alors il leur ouvrit l’esprit, pour qu’ils comprissent les Écritures».

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi».

Le Magistère de l’Église catholique (fondée par Jésus-Christ( explique, à travers le pape Léon XIII, la vraie foi divine de la Tradition catholique.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié]et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

«Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi.

« Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela.

« L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVELÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE».

« …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi. CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES PLUTÔT QU’À DIEU ».

L’abbé Pie, futur cardinal Pie, explique très bien ce que représente la Tradition de l’Église par rapport aux saintes Écritures, conformément à l’enseignement de l’Église.

Abbé Louis-Edouard Pie, 19 nov. 1843 : «mes frères, auprès de l’homme, qui ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu, ce n’est pas assez que Dieu ait placé son Écriture ; il fallait aussi une nourrice, une mère pour rompre ce pain : cette mère, c’est l’Église. Les saintes Écritures, mes frères, sont la propriété de l’ÉgliseL’Église est avant l’Écriture, car l’Église remonte aux premiers jours du monde, et elle a été définitivement fondée par le Rédempteur ; or les Livres saints de l’ancienne alliance ne datent que de Moïse, et ce ne fut que plusieurs années après la mort du Christ et l’établissement de son Église que furent écrits les livres du Testament nouveau. Donc, c’est à l’Église qu’il appartient de mettre les Livres saints entre les mains des fidèles, quand et comment elle le juge utile et convenable.

«Donc les sectaires [protestants] qui sèment les bibles à profusion, et qui livrent la parole sainte à l’examen privé [Sola scriptura : Écriture seule] et au jugement arbitraire de chacun [Présomption], sont coupables d’iniquité [grave injustice] envers l’Église, disposent injustement de sa propriété [vol], et sont responsables devant Dieu des blasphèmes [outrage et injure à la Religion] et des scandales [occasion de péché pour autrui] que l’Écriture peut provoquer quand elle n’est pas interprétée par une autorité certaine [interprétation privée sans l’autorité du Magistère ou hors de la Tradition de l’Église]. Donc les catholiques indiscrets qui s’arrogent d’eux-mêmes la faculté de lire indistinctement toute l’Écriture, qui ne demandent pas à l’Église ses conseils, qui ne tiennent pas compte de ses restrictions, qui ne recourent pas à ses commentaires, n’auront pas droit d’accuser la parole de Dieu des tentations et des doutes auxquels leur foi sera souvent exposée, ni du fanatisme et de l’exagération auxquels leur esprit sera parfois livré.

«Mes frères, je le proclame avec Bossuet : pour celui qui lit l’Écriture avec un esprit raisonneur et plein de lui-même, il y a autant d’écueils que de versets. Aussi écoutez le principe fondamental qu’établit ce grand homme, et moyennant lequel l’Église catholique n’interdit à personne d’une façon absolue l’usage des Écritures. La plus utile observation qu’il y ait à faire, dit-il, sur la lecture de l’Écriture, est de s’attacher à profiter de ce qui est clair, en le goûtant et le méditant, et de passer ce qui est obscur, en l’adorant et soumettant toutes ses pensées au jugement de l’Église. Par ce moyen, on tire autant de profit de ce qu’on n’entend pas que de ce qu’on entend, parce qu’on se nourrit de l’un, et l’on s’humilie de l’autre. Autre principe. On trouvera dans l’Écriture certains récits, certaines expressions que l’Esprit-Saint a insérés par de secrets desseins, et qui tendent ou à inculquer, quelques vérités ou à inspirer l’horreur des grands crimes. Mais comme elles peuvent faire d’autres effets sur les âmes faibles, il faut passer par-dessus et prendre bien garde surtout de ne pas s’y arrêter par curiosité ; car Dieu frapperait terriblement ceux qui abuseraient jusqu’à cet excès de sa pensée, et qui feraient servir de matière à leurs mauvaises pensées un livre qui est fait pour les extirper». (Abbé Louis-Édouard Pie, Prône prêché dans la cathédrale de Chartres, dimanche 19 novembre 1843)

Saint Paul parle de la Tradition

II Timothée, 6, 20 : « Ô Timothée ! gardez bien le dépôt qui vous a été confié, évitant avec soin les paroles vaines et profanes, et les disputes qu’on décore du faux nom de science ; car plusieurs ont erré en s’y abandonnant».

II Timothée 2, 1 : « Quant à vous, mon fils, fortifiez-vous par la grâce qui est en Jésus-Christ, et ayez soin de recommander aux hommes fidèles, qui seront capables de les communiquer à d’autres, les choses que je vous ai dites dans mes exhortations particulières».

Saint Paul parle clairement de la tradition orale (parlée).

Colossiens 1, 5-6 : « Car l’espérance qui est placée pour vous dans le ciel, dont vous avez entendu parler avant dans la parole de la vérité de l’Évangile. Qui est venue vers vous, car elle est dans le monde entier; elle porte des fruits, comme aussi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu dans la vérité ».

La parole est décrite comme «la parole de la vérité» et l’Évangile. La référence à la «parole» venue dans le monde entier confirme que ce passage se réfère à la parole et non la Bible, car cela n’aurait pas été dit de la Bible à l’époque.

Jean 17, 20 : « Je ne prie pas pour eux seulement, mais pour ceux également qui croiront en moi par leur parole».

Jésus prie pour ceux qui croiront à travers la «parole» de ses apôtres. Mais seuls quelques-uns de ses apôtres ont écrit des mots dans la Bible. La plupart d’entre eux ne l’ont pas fait. «Leur parole» à travers laquelle les gens vont croire, doit donc être leur prédication et la communication de la tradition orale, et non leur écriture.

Luc 8, 11-13 : «Maintenant, que signifie cette parabole : La semence, c’est la parole de Dieu. Ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui entendent ; puis le diable vient et enlève la parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés. Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux, qui, quand ils entendent, reçoivent la parole avec joie, et ceux-ci n’ont pas de racine, ils croient pour un temps, et dans le temps de la tentation ils se retirent».

Il décrit clairement la parole en tant que «la parole de Dieu».

Luc 4, 44 ; 5, 1 : « Et il [Jésus] prêchait dans les synagogues de la Galilée. Et il arriva que, comme les gens se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il se tenait au bord du lac de Génésareth».

Luc 3, 2 : «Anne et Caïphe étant les grands prêtres, la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert».

Ceci fait référence à une révélation donnée à Saint-Jean-Baptiste.

Actes 4, 31 : « Et quand ils eurent prié, le lieu fut secoué où ils étaient assemblés, et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance».   

La Bible enseigne que la Tradition verbale doit être acceptée avec l’Écriture

Les passages suivants réfutent totalement l’idée de l’Écriture seule. Ils montrent que la Bible enseigne que la tradition apostolique doit aussi être acceptée. Cette tradition apostolique a été donné par Jésus aux Apôtres, mais toutes les parties de celle-ci n’ont pas été nécessairement écrites explicitement dans la Bible. Par exemple, dans Jude 1, 9, nous lisons :

« Mais quand l’archange Michel, contestait avec le diable, disputait le corps de Moïse, n’osa pas prononcer un jugement injurieux contre lui, mais il dit :« Le Seigneur te réprime ».

Ce différend entre le diable et l’archange Michel n’est pas décrit en détail dans la Bible. L’écrivain s’appuit sur une tradition. Les passages suivants du Nouveau Testament confirment l’enseignement catholique sur la nécessité d’accepter l’Écriture et la Tradition.

2 Thessaloniciens 3, 6 : « Maintenant, nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous retirer de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition qu’il a reçu de nous».

2 Thessaloniciens 2, 15 : « Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre».

Cela montre clairement que la Bible elle-même enseigne que tout ce qui doit être considéré est écrit, mais certaines sont délivrées par la tradition orale.

2 Timothée 2, 1-2 : « Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus Christ. Et les choses que tu as entendu de moi et beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres».

1 Corinthiens 11, 16 : «Mais si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, non plus les Églises de Dieu».

1 Corinthiens 11, 23 : « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné … »

1 Corinthiens 15, 2-3 : « dans lequel aussi vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé, autrement, vous auriez cru en vain. Car je vous ai enseigné avant tout, comme j’ai également reçu … »

Comme ces passages le prouvent, la condamnation de la «tradition des hommes» (Matthieu 15, 9 ; Marc 7, 8, etc) dont parle Jésus n’avait rien à voir avec la véritable tradition apostolique, dont la Bible dit que nous devons l’accepter. Jésus condamnait les pratiques artificielles des Pharisiens.

L’Église existait pendant des décennies alors que la Bible n’était même pas terminée

Selon les chercheurs, le dernier livre de la Bible (Livre de l’Apocalypse) a été écrit aux environs de 68 au plus tôt, et 95 au plus tard. Jésus-Christ est monté au ciel vers 33, par conséquent, peu importe dans quel but on prend la date de l’Apocalypse, il ne fait aucun doute que l’Église du Christ a existé et a fonctionné pendant des décennies (de 30 à 60 ans) avant que la Bible soitt même finie. Alors, qui a guidé les chrétiens au cours de cette période ? Comment savaient-ils exactement ce qu’ils devaient croire et faire pour être sauvés ? C’est l’Église qui leur a enseigné. C’est l’Église qui, dès les premiers jours, a été la règle de foi pour le chrétien. Les questions et les décisions doctrinales ont été décidées pour toute une génération avant que la Bible ne soit terminée. C’est donc un fait que la Bible n’était pas et ne pouvait pas être la seule règle de foi. En effet, il a fallu 300 autres années pour que l’Église détermine officiellement exactement quels livres forment la Bible.

Il a fallu attendre le 4ème siècle que le canon de la Bible soit définitivement fixé

Il s’agit d’un point crucial. Au cours des trois premiers siècles après Jésus-Christ, il y avait des différends sur la composition précise de la Bible. La liste officielle des livres bibliques (appelé le Canon) n’était pas le même partout. Quelques livres considérés comme faisant partie de la Bible dans certaines localités étaient soupçonnés ou rejetés dans d’autres.

Par exemple, la Didachè, l’épître de Barnabas, la Première lettre de Clement, et le Pasteur d’Hermas ont été, dans certains cas, considérés comme l’Écriture inspirée et utilisés dans le culte public.4 Bien que celles-ci étaient des œuvres anciennes  très importantes, qui à bien des égards ont exprimé la vraie tradition chrétienne , l’Église déclarerait que ces écrits ne faisaient pas réellement partie de la Bible. La question n’a pas été réglée et clarifiée universellement tant que l’autorité de l’Église catholique ne se soit prononcée sur la liste des livres. Cela s’est produit lors des Conciles de Rome (382), Hippone (393) et de Carthage (397).

Avant que l’Église ait pris sa décision, il y avait aussi beaucoup de doutes sur 2 Pierre, l’épître de Jude, Hébreux, 2 et 3 Jean, et le livre de l’Apocalypse – qui ont finalement été inclus dans la Bible. En fait, «la liste la plus ancienne ayant survécu des livres chrétiens est le Canon de Muratori, d’environ 150. Ce fragment comprend tous les livres du Nouveau Testament, sauf Hébreux, Jacques, 1 Pierre, et 2 Pierre, et compte comme canonique [partie de l’Écriture] l’Apocalypse de Pierre et le Pasteur d’Hermas, qui tous deux ont finalement été exclus par l’Église du canon définitif ». (Mike Aquilina, Les Pères de l’Église, pp 28-29)

Il y avait aussi des faux évangiles qui circulaient, comme l’Évangile de Pierre, l’Évangile de Thomas et d’autres. Ceux-ci ont été rejetés par l’Église et ne figurent pas dans les Écritures.

Depuis que les protestants rejettent l’autorité de l’Église catholique, ils n’ont absolument aucun moyen de déterminer avec certitude (ie infailliblement) les livres qui font partie de la Bible. La Bible ne vient pas avec une table des matières. Elle a été ajoutée par la personne qui a publié la version de la Bible. La Bible ne nous dit pas quels livres sont inspirés ou combien de livres sont en elle. En outre, même si un livre ne mentionne pas d’autres livres comme étant inspirés, selon quels critères peut-on déterminer que ce livre en particulier est inspiré ? Afin d’arriver à une infaillible liste de livres, il doit y avoir une autorité infaillible en dehors de la Bible. C’est l’Église. Par conséquent, si l’on rejette l’autorité infaillible de l’Église et qu’on s’en tient à l’Écriture seule, on reste incapable de déterminer si on a de véritables livres.

Face à ce problème, un protestant bien connu, l’érudit RC Sproul, a été contraint d’affirmer que la Bible est une « collection faillible de livres infaillibles ». Si vous réfléchissez bien à ce sujet, une collection faillible de livres infaillibles est une contradiction. Elle vous laisse logiquement avec une Bible faillible. Cela démontre que les protestants ne peuvent pas logiquement soutenir que leur Bible est infaillible, car ils ne peuvent pas savoir avec certitude si elle a même les livres corrects.

Par exemple, après la séparation de l’Église catholique, Martin Luther et ses coreligionnaires ont enlevé sept livres entiers de la Bible. Ils ont enlevé les livres de Tobias (Tobie), Judith, Sagesse, l’Ecclésiastique (Siracide), Baruch, premier et deuxième Macchabées, ainsi que des pièces d’Esther et de Daniel. En conséquence, les bibles protestantes (à ce jour) ont 66 livres, tandis que les bibles catholiques en ont 73. Martin Luther et les protestants ont pris la décision radicale de supprimer ces sept livres de la Bible, même s’ils avaient été presque universellement reconnus comme faisant partie de la Bible pendant plus d’un millénaire.

En outre, les sept livres que les protestants ont supprimé se trouvent dans la Septante. La Septante est une traduction grecque de l’Ancien Testament qui a été achevée quelques siècles avant la naissance de Jésus-Christ. Certains pourraient se demander : qu’est-ce de si important dans la Septante ? Eh bien, comme mentionné dans le chapitre relatif au Purgatoire, le Nouveau Testament comporte des citations de l’Ancien Testament environ 350 fois – et environ 300 de ces citations sont tirées de la version des Septante de l’Ancien Testament, et donc des sept livres que les protestants ont rejeté.

Il convient également de noter que ce n’est pas la Bible, mais la tradition et l’Église, qui détermine la qualité d’auteur des livres bibliques. L’Évangile de Matthieu, par exemple, n’indique pas qui l’a écrit. C’est de la tradition et de l’Église que nous savons qu’il a été écrit par Matthieu. Ainsi l’Écriture ne dit pas qui a écrit Matthieu, la logique protestante aurait besoin de conclure qu’il s’agit d’une question ouverte.

Par ailleurs, une bourse d’écriture pure, sans l’aide de l’Église, n’aurait pas conduit personne au canon biblique correct. Le livre de Philémon, par exemple, ne possède pas les caractéristiques des autres livres du Nouveau Testament. Philémon ne contient pas de message de salut. Il s’agit simplement d’une communication et d’une demande au sujet d’un esclave fugitif. Le fait qu’il prétend avoir Paul pour son auteur ne serait pas suffisant pour prouver que cela fait partie de l’Écriture, car tout document pourrait répondre à cette demande et non l’ensemble des lettres de Paul qui ont été inclues dans la Bible.

Dès les débuts de l’Église, les hérétiques avaient mal cité l’Écriture pour propager des sectes et des hérésies

Au 4ème siècle, l’Église a lutté contre l’arianisme. L’Église tout entière a été presque envahie par cette hérésie. L’arianisme niait la divinité de Jésus-Christ. Il estimait que le Fils de Dieu n’existait pas de toute éternité, mais a été créé à un certain point dans le temps par le Père. L’expression de cette hérésie était souvent subtile et intelligente, et les Ariens ont fait appel à de nombreux passages de la Bible pour tenter de prouver leur affirmation selon laquelle Jésus n’est pas vraiment Dieu.

« … Il est vite devenu évident que la vraie difficulté serait d’énoncer une déclaration de la foi chrétienne qui exclurait absolument et catégoriquement l’arianisme. Les savants ariens avaient leur propre interprétation pour chaque palier de passage biblique sur la divinité du Christ. Chacun soulevé devant le conseil suscitait de leur part une véritable vague de murmures, clins d’œil, hochements de tête, et transports de gesticulations de pantomime qu’ils ne pourraient accepter en toute sécurité dans le cadre d’un credo conciliaire, car ils avaient une explication Arienne de celui-ci. Un terme devait être trouvé auquel ils ne pouvaient pas se soustraire » (Warren H. Carroll. Une histoire de la chrétienté, Vol 2, Front Royal, Virginie … chrétienté College Press, 1987, p 11)

En comprenant les Écritures à la lumière de la Tradition apostolique, l’Église catholique au Concile de Nicée en 325 après J-C a été capable de dénoncer l’hérésie arienne et d’expliquer correctement les passages bibliques que les ariens avaient utilisé à mauvais escient. Elle a déclaré que Jésus était vrai Dieu d’égalité avec le Père, et elle a utilisé une expression qui ne figure dans l’Écriture et d’une manière qui exclurait toute équivoque Arienne. Elle a déclaré que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est homoousios – « consubstantiel » – avec le Père. Ceci a donné le vrai sens de l’enseignement de l’Écriture sur les personnes de la Trinité et détruit l’hérésie arienne, qui a tenté de conformer à son idée hérétique chaque passage de l’Écriture.

La Bible ne pouvait pas être distribuée en masse jusqu’au 15ème siècle

Avant l’invention de l’imprimerie au 15ème siècle, c’était une tâche laborieuse et minutieuse de reproduire la Bible. Cela devait être fait à la main. Cette difficulté, conjuguée à l’analphabétisme commun, signifiait que quelques-uns avaient une Bible pendant les 15 premiers siècles de l’Église. Dieu aurait quitté son église sans avoir les moyens de produire en masse la seule règle de foi pour les 1500 premières années d’existence de l’Église ? Bien sûr que non. La notion est ridicule et auto-réfutée. Au cours du premier millénaire, la règle de la foi pour les chrétiens était l’Église. Elle l’est encore aujourd’hui. L’Église est la règle prochaine de la foi, qui donne la vraie compréhension de l’Écriture et de la Tradition, qui sont les deux sources de la révélation de Jésus-Christ.

Les manuscrits originaux de la Bible ne sont plus accessibles

Les manuscrits originaux de la Bible n’existent plus. Nous possédons des copies des originaux, mais pas les Écritures originales. Alors, d’où vient que la Bible enseigne que des copies des originaux seront protégés contre les erreurs et serviront comme seule règle de foi pour le chrétien ? La Bible même n’enseigne pas que la Bible est la seule règle de foi pour le chrétien, et certes les protestants ne peut pas prouver qu’il est dit que les copies seront protégés de l’erreur, car cela n’est dit nul part. (Par ailleurs, ce sont des catholiques, notamment des moines, qui ont préservé la Bible en la copiant.) Si un protestant affirmait que Dieu fait en sorte que les mots soient protégés dans le processus de copie, alors le protestant se déplacerait en dehors du cadre de la Bible seule. Il admettrait que Dieu a transmis la protection de son enseignement et de sa parole aux autorités et aux personnes extérieures à la Bible (par exemple, l’Église). Si cela peut s’appliquer à l’écrit, cela peut également s’appliquer à son enseignement oral (Tradition).

La Bible enseigne qu’il y a d’innombrables choses que Jésus a dit et faites qui n’ont pas été écrites dans la Bible

Jean 20, 30 : «Et il y a beaucoup d’autres signes que Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, qui ne sont pas écrits dans ce livre».

Jean 21, 25 : « et il y a également bien d’autres choses que Jésus a faites, qui, si elles devaient être rédigées pour tout le monde, je suppose que le monde même ne pût contenir les livres qu’on écrirait. Amen. »

Tout ce que Jésus a dit et enseigné les apôtres n’a pas été écrit dans la Bible. C’est clair.

Jésus a commandé à ses apôtres de prêcher l’Évangile, pas de l’écrire

À l’exception de la commandement donné à St Jean d’écrire le livre de l’Apocalypse, Jésus n’a pas commandé à quiconque d’écrire quoi que ce soit. Au contraire, Il leur commanda de prêcher son Évangile et de baptiser.

Marc 16, 15-16 : « Et il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez l’Évangile à toute créature . Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné ».

Matthieu 28, 19-20  » Allez donc, et enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit : enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé ; et, voici, je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde. Amen».

Si le mot écrit de la Bible est la seule règle de la foi, comme les protestants le prétendent, alors Jésus aurait ordonné d’écrire et de créer des clubs lecture de la Bible. Mais il ne fait rien de la sorte. Jésus leur avait ordonné d’enseigner toutes les nations, tout de sa vérité par la parole, par la prédication. Ces considérations simples montrent que la position protestante de sola scriptura (ie, l’Écriture seule) est complètement fausse.

La Bible ne nous enseigne pas que l’interprétation privée de l’Écriture était voulue par Jésus

Actes 8, 30-31 : « Et Philippe accourut, et l’entendit lire prophète Isaïe, et lui dit : Comprends-tu ce que tu lis ? Et il répondit : Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? Et il invita Philippe à monter et à s’asseoir avec lui».

Voilà pour l’idée protestante selon laquelle celui qui lit les Écritures est éclairé automatiquement par Dieu. Nous pouvons constater que tel n’est pas l’enseignement de la Bible.

Néhémie 8, 8 : « Ils lisaient dans le livre de la loi de Dieu, et en donnaient le sens et faisaient comprendre la lecture».

2 Pierre 1, 20 : «Sachant avant tout qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulier».

Paul consulte l’Église, pas la Bible, face à son dilemme doctrinal dans Actes 15

Actes 15, 1-2 : « Et certains hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, et disent : Si vous n’êtes circoncis à la manière de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.Quand donc Paul et Barnabas eurent un conflit important et disputaient avec eux, ils ont déterminé que Paul et Barnabas et quelques autres d’entre eux, monteraient à Jérusalem vers les apôtres et les anciens, pour cette question».

Lorsqu’ils sont confrontés à un dilemme doctrinal dans Actes 15, Paul ne consulte pas la Bible, mais va à la direction de l’Église.

Voici quelques autres exemples dans la Bible où les enseignements ou les instructions ont été tirées de la communication et la tradition orale, et non de la lecture de la Bible.

1 Corinthiens 11, 34 : «… et le reste, je les réglerai quand je viendrais».

2 Jean 1, 12 : «Ayant beaucoup de choses à vous écrire, je n’écrirais pas avec du papier et de l’encre, mais j’espère aller vers vous, et vous parler face à face, afin que notre joie soit parfaite».

Deutéronome 4, 2 : «Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous dis, et vous n’en retrancherez point : gardez les commandements du Seigneur votre Dieu que moi, je vous prescris».

Note Bible catholique Vulgate Dt 4, v. 2 : «Les hérétiques prétendent à tort que ce verset condamne toutes les traditions et les ordonnances de l’Église, comme étant des additions que l’on a faites à l’Écriture. S’ils étaient conséquents, ils diraient la même chose de toutes les autres parties de la Bible, et même des autres livres du Pentateuque, où il se trouve des ordonnances qu’on était pas moins obligé de pratiquer. Le sens évident de ce passage est que personne ne pouvait rien faire des choses que Dieu avait défendues, et ne rein omettre  de celles qu’il avait ordonnées ; c’est-à-dire que toute la loi devait être exactement observée par tout le peuple de Dieu».

Événements du premier siècle de l’Église

(Collectif Les Pères de l’Église, Traduction par M. de Genoude ; Sapia, 1837, Tome I, p. 91-93)

33
Jésus-Christ monte au ciel. Les apôtres attendent le Saint-Esprit.
Saint Mathias est élu apôtre.
Descente du Saint-Esprit. Établissement de l’Église. Élection des sept premiers diacres. Martyre de saint Étienne.
Saint Jacques le mineur, établi par les apôtres évêque de Jérusalem.
34
Persécution contre l’Église de Jérusalem.
Calomnies répandues par les Juifs contre les fidèles.
Conversion des Samaritains.
Conversion de l’eunuque de la reine d’Éthiopie.
Conversion de saint Paul.
35
Conversion du centenier Corneille.
36
Saint Pierre fonde l’Église d’Antioche.
Dispersion des apôtres par toute la terre.
Saint Mathieu écrit son évangile.
37
Mort de l’empereur Tibère, qui avait succédé immédiatement à Auguste.
Caïus, surnommé Caligula, empereur.
40
La vengeance divine commence à éclater sur les Juifs.
41
Mort de Caligula. Claude, empereur.
42
Saint Pierre établit son siège à Rome.
43
Les disciples de Jésus-Christ commencent à être appelés Chrétiens.
Saint Pierre retourne à Jérusalem.
44
Martyre de saint Jacques le majeur.
Saint Pierre est mis en prison ; il est délivré par un ange.
Saint Paul et saint Barnabé sont faits apôtres des Gentils à Antioche.
45
Première épître de saint Pierre. Évangile de saint Marc.
51
Concile de Jérusalem.
52
Les deux apôtres aux Thessaloniciens.
53
Apollonius de Thyane paraît avec éclat.
Évangile de saint Luc.
54
Hérésie de Cérinthe.
Mort de l’empereur Claude. Néron lui succède.
55
Épître aux Galates.
56
Première épître aux Corinthiens.
57
Seconde épître aux Corinthiens.
58
Épître aux Romains.
60
Saint Marc fonde l’Église d’Alexandrie.
Épître de saint Jacques le mineur.
61
Saint Paul à Rome. Il écrit à Philémon.
62
Martyre de saint Jacques. Les apôtres établissent en sa place saint Siméon pour évêque de Jérusalem.
Épîtres aux Philippiens et aux Colossiens.
63
Épître aux Hébreux.
Saint Luc écrit le livre des Actes.
64
Épîtres à Timothée et à Tite.
Persécution de Néron.
65
Seconde épître de saint Pierre.
Saint Pierre et saint Paul sont mis en prison à Rome.
Saint Paul se justifie devant Néron.
Épître aux Éphésiens.
66
Simon le magicien séduit beaucoup de monde.
Martyre de saint Pierre et de saint Paul à Rome, sous Néron.
Saint Lin, pape. Révolte des Juifs. Commencement de la guerre.
Les Chrétiens quittent Jérusalem et se retirent à Pella.
Saint Jean vient en Asie combattre les hérétiques Ébion, Cérinthe et Ménandre.
67
Jérusalem réduite aux dernières extrémités. Fureur des zélateurs.
Effets terribles de la colère de Dieu sur les Juifs.
68
Martyre de saint Marc à Alexandrie. Martyre de saint Évode, premier évêque d’Antioche après les apôtres. Saint Ignace lui succède.
69
Mort de Néron. Galba, empereur. Il est tué après un règne de sept mois. Othon élu en sa place, puis Vespasien.
70
Titus prend Jérusalem. Le temple brûle malgré ce prince.
78
Mort du pape saint Lin. Saint Clet ou Anaclet lui succède.
79
Mort de l’empereur Vespasien. Titus, son fils, règne après lui.
81
Mort de Titus. Domitien, empereur.
91
Saint Anaclet, pape, meurt et a pour successeur saint Clément.
94
Quintilien écrit sa Rhétorique. L’historien Josèphe écrit aussi.
95
Persécution de Domitien. Saint Jean l’évangéliste est plongé à Rome dans l’huile bouillante, puis relégué en l’île de Pathmos, où il écrit son Apocalypse.
Domitien fait mourir Flavius Clément, son cousin, au sortir de son consulat, parce qu’il était Chrétien. Il bannit la femme et la nièce de Flavius.
96 Mort de Domitien. Nerva, empereur.

Nerva rappelle les exilés.
97
Mort d’Apollonius de Thyane. Épître du pape saint Clément aux Corinthiens. Martyre de saint Timothée à Éphèse.
Saint Jean revient à Éphèse, où il écrit son évangile et ses épîtres.
98
Mort de Nerva.
99
Trajan succède à Nerva.
100
Mort de saint Jean.

Écriture et prophétie

Les Écritures et la Tradition retenues par l’autorité du Magistère de l’Église constituent le dépôt de la foi divine et catholique. L’Écriture témoigne de la transmission orale pour la garder. L’Écriture est dans la Tradition et non la Tradition dans l’Écriture comme pensent les hérétiques. La Tradition orale précède l’Écriture : L’Église précède l’Écriture. L’Écriture est prophétique puisqu’elle est la Tradition orale mise part écrit.

Le sens de l’Écriture et les noms des choses

Saint Augustin, sur le sens spirituel de l’Écriture, sermon LXXIII, 2 : «Vous savez qu’il a été parlé hier de trois endroits où ne profite point la semence ; le chemin, les pierres et les épines. Voilà l’ivraie, c’est dans une autre parabole un autre nom donné à la même chose. Car, lorsqu’il est question de similitudes et non du sens propre, on n’exprime que la ressemblance de la vérité, et non la vérité même. Je n’ignore point que quelques-uns savent cela ; mais nous parlons pour tous. Ainsi donc dans les choses sensibles un chemin est un chemin, un endroit pierreux est un endroit pierreux et des épines sont des épines ; il n’y faut voir que cela, car les mots sont pris ici dans leur sens propre. Mais dans les paraboles et les comparaisons, un même objet peut être désigné par des noms différents, et c’est ce qui m’a permis de vous dire que le chemin dont il est parlé dans l’Évangile, ainsi que l’endroit pierreux et l’endroit couvert d’épines désignent les mauvais chrétiens, désignés aussi par l’ivraie. Le Christ ne porte-t-il pas à la fois les noms d’agneau et de lion ? S’il s’agit de troupeaux et d’animaux sauvages, on ne doit voir dans l’agneau qu’un agneau et dans le lion qu’un lion ; mais le Christ est l’un et l’autre. Dans la première acception, c’est le sens propre : c’est le sens figuré dans celle-ci. Il arrive même que dans ce sens figuré les êtres les plus opposés portent le même nom. Qu’y a-t-il de plus opposé entre eux que le Christ et le démon ? Le Christ et le démon, néanmoins, sont appelés l’un et l’autre lion. Au Christ est donné ce nom : «Le lion de la tribu de Juda a vaincu». Au démon également : «Ne savez-vous que votre ennemi, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant à dévorer». Ce nom désigne ainsi le Christ et le diable : le Christ, à cause de sa force, le diable à cause de sa férocité ; le Christ à cause de ses victoires, le diable à cause de ses ravages. Ce même démon est encore représenté comme un reptile, c’est l’antique serpent : s’ensuit-il que notre Pasteur nous ordonne d’imiter ce serpent quand il nous dit : «Soyez simples comme des colombes et rusés comme des serpents ?»

L’Écriture prophétise car « l’Esprit-Saint … a parlé par les prophètes » (Profession de foi de Nicée-Constantinople ex cathedra). Les prophètes sont les hommes par lesquels l’Esprit-Saint a annoncé et annonce Jésus-Christ, que ce soit dans l’ancienne loi ou la Nouvelle. Comme Jésus est le Verbe de Dieu, et que l’Esprit-Saint est esprit de vie et de vérité, la conséquence est que les divines Écritures sont esprit et vie, elles donnent la vie.

Jean 6, 63 : «Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie».

Jean 14, 26 : «Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit».

Donc avant d’être écrites, ces paroles ont été dites et entendues. Les prophètes ont entendues, comme les apôtres. Cela devrait être clair pour tout le monde.  Ceux qui nient la Tradition de l’Église, comme les protestants hérétiques et d’autres, sont des morts spirituels qui doivent revenir dans le sein de l’Église pour pouvoir être sauvés, car la prophétie hors de la Tradition de l’Église est un feu qui brûle pour la perdition. Comme la Prophétie est non seulement l’annonce des réalités à venir, mais aussi le rappel des réalités venues, il est par conséquent nécessaire que la Prophétie s’inscrive dans la Tradition de l’Église, sinon ce n’est pas la prophétie, ce n’est pas le rappel des réalités venues. Hors de la Tradition de l’Église, aucune prophétie ne possède le Christ et Son Esprit.

Saint Pierre, dans sa deuxième épître, explique infailliblement que les prophètes sont inspirés par l’Esprit-Saint et non par l’homme.

2 P. 1, 19-21 : Et nous avons la parole plus ferme des prophètes, à laquelle vous faites bien d’être attentifs, comme à une lampe qui luit dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour brille, et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs. Sachant avant tout que nulle prophétie de l’Écriture ne s’explique par une interprétation particulière [privée et personnelle]. Car ce n’est pas par la volonté des hommes que la prophétie a jamais été apportée ; mais c’est inspirés par l’Esprit-Saint, qu’on parlé les saints hommes de Dieu».

Saint Irénée (2e s.), père de l’Église, explique que l’Ancien Testament est la prophétie du Nouveau Testament.

Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre 4, partie 2 : «une prophétie est la prédiction de choses à venir, l’annonce anticipée de réalités ultérieures».

Saint Hippolyte de Rome (2e s.), père de l’Église, décrit les prophètes par lesquels l’Esprit-Saint a parlé comme « inspirés par le Verbe … par leur foi … la sagesse même du Verbe qui parlait par leur bouche … voient depuis le principe des choses ».

Saint Hippolyte, père de l’Église, Démonstration du Christ et de l’Antéchrist, n° 2 : «Nous prendrons pour guides et pour flambeaux les saints prophètes qui, par leur foi dans le Verbe, ont entrevu les mystères, qui ont raconté le passé, le présent et l’avenir ; c’est par là qu’ils ont été non-seulement les hommes de leur siècle, mais encore les hommes des âges futurs. Remplis de l’esprit de prophétie, inspirés par le Verbe, ils étaient eux-mêmes comme un instrument harmonieux que Dieu faisait résonner, et dont il se servait pour annoncer au monde ses volontés et ses desseins. Et certes, il ne faut point croire que, s’ils parlaient de l’avenir, ce fût de leur propre mouvement ; mais c’était la sagesse même du Verbe qui parlait par leur bouche, et qui, après avoir dévoilé à leur esprit les choses futures, les chargeait de les révéler (II P. 1, 21.). Il faut donc admettre que les choses qu’ils voyaient avec les yeux de la foi, et que Dieu leur manifestait pour les révéler ensuite, étaient des choses cachées au vulgaire. Car pourquoi aurait-on donné le nom de prophète à un prophète, si ce n’est parce qu’animé de l’esprit de Dieu, il possédait le don de prédire l’avenir ? Car le prophète lui-même cesse d’être prophète lorsqu’il parle d’un événement qui est à la connaissance de tous ; mais il est reconnu pour prophète du moment où il annonce les choses futures. C’est pour cela que le nom de prophète signifie, ceux qui voient depuis le principe des choses (I R. 9, 9)».

Ainsi la prophétie est la Parole de Dieu qui annonce le Christ qui est Lui-même la Parole de Dieu en personne, par Son Esprit-Saint qui est Sa Sagesse. L’Écriture est la mise par écrit de la parole de Dieu afin qu’elle soit transmise aux hommes par la Tradition retenue par l’autorité du Magistère de l’Église que Dieu lui a donnée. La prophétie est dans l’Écriture de la Tradition de l’Église pour s’opposer à l’idolâtrie par l’annonce du Christ.

La prophétie c’est l’Esprit-Saint parlant par les hommes de Dieu pour annoncer le Christ Vrai Dieu fait homme sans cesser d’être Dieu avant son premier avènement, et pour rappeler la Parole du Christ après son premier avènement. Et pour annoncer le Christ et rappeler la Parole de Dieu avant son second avènement glorieux. L’homme ne peut prophétiser qu’en étant rempli d’Esprit-Saint qui est l’âme de l’Église catholique une sainte catholique et apostolique, c’est-à-dire qu’en dehors de la Tradition de l’Église ne sortent que des fausses prophéties. La Tradition de l’Église inclut :

  • 1) le prototype de l’Église (Foi dans le Sauveur révélé à venir) dans la loi naturelle avant le déluge et avant la loi de Moïse donnée par Dieu ;
  • 2) le type ou figure de l’Église (Foi dans le Sauveur révélé à venir dans la loi mosaïque), la synagogue de l’Ancien Testament ;
  • 3) le dépôt de la foi dont l’Église est gardienne par la Papauté (Foi dans le Sauveur révélé venu dans la loi évangélique).

Existe-t-il des prophéties qui n’ont pas encore été écrites ou dites ? Non, tout a été dit par Jésus-Christ, Dieu a tout révélé par Son Fils, car en lui «toute la plénitude de la Divinité habite corporellement (Colossiens 2, 9)» cependant il existe des paroles inspirées du Saint-Esprit qui annonce Jésus et qui rappelle Sa Parole, car Jésus est le Principe. L’enseignement de l’Eglise (doctrine magistérielle) n’est pas la prophétie, c’est la Révélation, c’est-à-dire les vérités révélées qui font déjà partie de la Révélation divine et qui sont dévoilées à l’homme.

Jean 1, 45 : «Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et ensuite les prophètes, Jésus, fils de Joseph de Nazareth».

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi».

La révélation divine est la vérité de Jésus-Christ – Jésus est Dieu, Il est la voie, la vérité, la résurrection et la vie

Dieu se révèle à Moïse comme «Je suis celui qui suis». Dieu ne dit pas « mon nom est tel ou tel », ou « je me nomme tel ou tel », mais «Je suis celui qui suis». Dieu est l’Être qui donne l’être et l’existence à tout.

Exode 3, 14 : «Dieu dit à Moïse : JE SUIS CELUI QUI SUIS. Il ajouta : Tu diras ainsi aux enfants d’Israël : CELUI QUI EST m’a envoyé vers vous».

Commentaire Bible catholique Vulgate Ex. 3, 14 : Je suis celui qui suis. Cette définition parfaite, dit saint Hilaire [de Poitiers, Père et Docteur de l’Église], rend la notion de nature divine par l’expression la mieux appropriée à l’intelligence des hommes. En effet, rien ne se conçoit comme plus essentiel à Dieu que d’être, parce que celui qui est l’existence même ne peut avoir ni fin ni commencement, et que dans la continuité d’une béatitude inaltérable, même ne peut avoir ni fin ni commencement, et que dans la continuité d’une béatitude inaltérable, il n’a pu et ne pourra jamais ne pas être.

Jésus dit qu’Il est Celui qui est, Je suis, dont quelques exemples de citations parmi de nombreuses autres :

Jean 8, 24 : «Je vous ai donc dit que vous mourriez dans vos péchés, car si vous ne me croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans votre péché».

Jean 8, 25 : «Qui est-tu ? Jésus leur dit : Le principe, moi-même qui vous parle».

Jean 8, 58 : «Jésus leur dit : En vérité, en vérité, avant qu’Abraham eût été fait, je suis».

Jean 11, 25 : «Jésus lui dit : C’est moi qui suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, quand même il serait mort, vivra ; Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais».

Jean 14, 6 : «Moi je suis la voie, la vérité et la vie. Personne ne vient à mon Père que par moi».

Cela devrait être clair pour tout le monde. Jésus est Dieu. C’est Lui le Rédempteur des hommes.

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi ; Mais vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie».

Les juifs qui nient la divinité de Jésus-Christ doivent abandonner leur dureté de cœur inutile et préjudiciable et se convertir au Christ pour le salut. Les musulmans trompés et trompeurs, disant que Jésus est un prophète mais qu’il n’est pas Dieu (alors qu’Il dit lui-même qu’il est Dieu, ce qui devrait faire de Lui un faux prophète selon eux, mais ils disent quand même qu’il est un vrai prophète envoyé de Dieu, ce qui est complètement illogique et la preuve de cette fausse religion perfide), doivent se convertir au Christ pour le salut. Les païens qui ne connaissent pas Jésus-Christ doivent apprendre à le connaître et se convertir au Christ pour le salut. Les mauvais ou faux chrétiens doivent se convertir à la vraie foi catholique traditionnelle pour le salut.

Pape Célestin Ier (422-432), Indiculus (Ench. Symb. 139 246) :

«Les idolâtres sont sans Dieu, «victimes de toutes sortes d’erreurs», «vases de colère», doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les infidèles doivent recevoir la foi, «victimes de toutes sortes d’erreurs», des «vases de colère», doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les juifs ne luisent pas de la lumière de la vérité, doivent faire disparaître le voile couvrant leur cœur, «victimes de toutes sortes d’erreurs», des «vases de colère», doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les hérétiques doivent se repentir et accepter la foi catholique, «victimes de toutes sortes d’erreurs», des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les schismatiques doivent faire pénitence, «victimes de toutes sortes d’erreurs», des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les catéchumènes «victimes de toutes sortes d’erreurs», «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres», doivent être conduits au sacrement de la régénération (baptême d’eau) pour le salut».

Le vrai temple de Dieu est Jésus-Christ

Apocalypse (Révélation) 11, 1-2 : «… et il me fut dit : Lève-toi et mesure le temple de Dieu, et l’autel, et ceux qui y adorent. Mais le parvis qui est hors du temple, laisse-le, et ne le mesure pas, parce qu’il a été abandonné aux gentils [païens], et ils fouleront aux pieds la cité sainte pendant quarante-deux mois».

Le vrai temple de Dieu est Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme. Ceux qui adorent Dieu «doivent l’adorer en esprit et en vérité (Jean 4, 24)», c’est-à-dire dans le Christ Jésus, dans son Corps mystique qui est l’Église catholique véritable. Hors du temple il n’y a pas de salut, il n’y a aucun salut hors du Christ, il n’y a nul salut hors de la véritable Église.

De même que Jésus-Christ annonce la résurrection de son corps en trois jours, il annonce la résurrection de son Corps mystique qui est l’Église.

Jean 2, 19 : «Jésus répondit et leur dit : Détruisez ce temple et je le relèverai en trois jours».

Mais pour ressusciter, il faut mourir dans le Christ, par le baptême de régénération et toute sa vie par la mort du vieil homme.

Tradition orale et Écriture

La révélation a deux sources. La première source est l’Écriture et la  seconde source est la Tradition de l’Église. La tradition orale est la transmission constante et universelle du dépôt de la foi, incluant des vérités non-écrites, existant dans l’Ancien et le Nouveau Testament qui sont tous deux une seule et même révélation divine. L’Écriture et la Tradition sont une seule et même source de la révélation et ne peuvent absolument pas se contredire. La Tradition orale est mentionnée dans les Écritures, et on ne peut séparer l’une de l’autre sans s’écarter hors du dépôt de la foi. L’Écriture interprétée hors de la Tradition de l’Église est une interprétation purement humaine, erronée, hors de l’Église, hors de la foi divine et catholique, c’est ce qui a formé les sectes hérétiques qui rejettent l’autorité de l’Église qui seule interprète infailliblement l’Écriture par l’autorité que lui a confié le Christ pour garder intact le dépôt de la foi. Tous les hérétiques interprètent les Écritures hors de leur contexte, hors de la Tradition et hors de l’interprétation de l’Église.

Saint Paul parle de la Tradition :

2 Thessaloniciens 3, 6 : « Maintenant, nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous retirer de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition qu’il a reçu de nous».

2 Thessaloniciens 2, 15 : « Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre».

2 Timothée 2, 1-2 : « Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus Christ. Et les choses que tu as entendu de moi et beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres».

Saint Jean parle de la Tradition :

Jean 20, 30 : «Et il y a beaucoup d’autres signes que Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, qui ne sont pas écrits dans ce livre».

Jean 21, 25 : « et il y a également bien d’autres choses que Jésus a faites, qui, si elles devaient être rédigées pour tout le monde, je suppose que le monde même ne pût contenir les livres qu’on écrirait. Amen».

Ainsi tous les hérétiques qui rejettent la Tradition se contredisent eux-mêmes comme les insensés qu’ils sont en rejetant les Écritures mêmes qui les réfutent et les condamnent.

C’est la loi divine que ce qui n’a pas été écrit dans la Bible, est aussi la Tradition orale :

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 3, ex-cathedra (Denz. 1792 3011) : «… on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition …»

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 2, ex-cathedra (Ench. Symb. 1787 3006) : Cette révélation surnaturelle est contenue, selon la foi de l’Église universelle affirmée par le saint concile de Trente « dans les livres écrits et dans les traditions non écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous » [Ench. Symb. 783 1501]».

Les saints pères sur la Tradition :

Saint Augustin, père de l’Église, Contre Fauste, liv. 19, ch. 7 : … Pourquoi donc, ô Manichéens, rejetez-vous la loi et les prophètes, alors que le Christ affirme qu’il est venu non pour les détruire, mais pour les accomplir ? L’hérétique Fauste répond : Mais qui atteste que Jésus a tenu ce langage ? Matthieu. Et comment donc Matthieu peut-il raconter ce que Jésus a dit sur la montagne, lui qui n’a suivi le Sauveur que lorsqu’il en fut descendu, tandis que Jean, qui était sur la montagne, n’en dit pas un mot ? Saint Augustin répond : S’il n’y a pour dire la vérité sur le Christ que celui qui l’a vu ou entendu, personne aujourd’hui n’est en état de le faire. Pourquoi donc saint Matthieu n’aurait-il pu apprendre de la bouche de saint Jean la vérité sur le Christ, alors que nous, qui sommes nés si longtemps après, nous pouvons enseigner sur Jésus-Christ la vérité que nous puisons dans les écrits de saint Jean ? C’est ce qui fait que non seulement l’évangile de saint Matthieu, mais encore celui de saint Luc et de saint Marc jouissent d’une égale autorité. D’ailleurs, est-ce que le Seigneur n’a pu raconter à saint Matthieu les faits qui avaient précédé sa vocation ? Avouez donc franchement que vous ne croyez pas à l’Évangile, car en ne croyant dans l’Évangile qu’à ce qui vous convient, c’est plutôt à vous-mêmes qu’à l’Évangile que vous croyez. (Cité par Saint Thomas, chaîne d’or, Matthieu 5, 17-19).

A suivre

Magistère infaillible

Succession apostolique (des apôtres)

Jésus-Christ n’a pas fondé Son Église pour un temps limité jusqu’à la mort de l’Apôtre Pierre, ni d’ailleurs jusqu’à la mort du dernier Apôtre Jean. Ce serait à la fois ridicule et hérétique de le penser, sinon à quoi servirait la Rédemption ? Que serait l’Église ? Où serait le salut accessible pour les hommes après le dernier Apôtre ? Dieu serait-il venu sauver les hommes seulement pour environ un siècle, jusque vers l’an 100 ? C’est ridicule. C’est pour cette raison que l’Église est apostolique, c’est-à-dire fondée sur la foi des Apôtres et leurs successeurs désignés par eux (les Apôtres) grâce à l’autorité que Dieu leur a donnée par la primauté de Pierre.

Matthieu 16, 16-19 : « Et Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Et Jésus répondit et lui dit : Tu es heureux, Simon fils de Jonas. Car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. Et je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux ».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (01/06/1928) [Magistère] : « le magistère de l’Église – lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu’elles soient transmises facilement et sûrement [Tradition] à la connaissance des hommes … cet usage extraordinaire du magistère n’introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l’Église ; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion».

Infaillibilité

Le Magistère de l’Église catholique est le Magistère de Dieu ou autorité doctrinale de Dieu qu’Il partage à Son Église car Elle est la gardienne du dépôt de la Foi. L’autorité divine est la sauvegarde contre l’erreur pour garder le dépôt de la foi (et de la morale) apostolique (des Apôtres) entier et intact. Le Magistère est confié à l’Église à la Pentecôte. Le Magistère s’exerce à travers l’autorité et le don d’infaillibilité que Jésus-Christ a confié à Pierre. Seul le Magistère infaillible explicite et détermine le contenu de la révélation divine et interprète infailliblement les Écritures. Tout enseignement du Magistère est infaillible et appartient à la révélation.

Pape Pie XII, Humani generis, n° 21, 12 août 1950 : «Ce dépôt de la foi dont notre divin Rédempteur a donné une interprétation authentique, non à chacun des fidèles, ni même aux théologiens, mais seulement à l’autorité d’enseignement de l’Église [Magistère]».

Le Magistère extraordinaire ou solennel comprend les dogmes : déclarations ex cathedra d’un pape et conciles ratifiés par un pape ou des condamnations d’autorité. Aucun dogme ne révèle quoi que ce soit de nouveau qui ne soit déjà contenu dans la révélation.

Le Magistère ordinaire comprend l’enseignement universel et constant de l’Église, comme révélé ou faisant partie de la révélation, ou condamné contraire à la révélation (Voir Magistère ordinaire). Le consentement unanime des pères de l’Église en matière de foi ou de morale fait partie du Magistère ordinaire.

Les pères sont déterminés à travers ce qu’en dit l’Église dans son Magistère et/ou sa Tradition : 1) les pères apostoliques (disciples des Apôtres), 2) les pères de l’Église, disciples des pères apostoliques, et 3) les pères de l’Église, disciples et successeurs des précédents.

L’encyclopédie catholique, 1907, « pères de l’Église » : «Les critères par lesquels nous jugeons si un écrivain est un «Père» ou non sont :

  1. Citation par un conseil général, ou
  2. dans les Actes publics des papes adressés à l’Église ou concernant la foi ;
  3. encomium [panégyrique] dans le Martyrologe Romain comme « Sanctitate et doctrina insignis » [Sainte et insigne doctrine] ;
  4. La lecture publique dans les Églises des premiers siècles ;
  5. Citations, avec éloge, comme une autorité quant à la Foi par certains des Pères plus célèbres».

L’unanimité des pères comprend : 1) tous les pères d’accord ensemble sur un point non-défini par l’Église, 2) un ou plusieurs pères d’accord ensemble sur un point de doctrine et que tous les autres pères n’ont pas montré leur désaccord, 3) un seul père qui enseigne un point de doctrine qui n’est contredit par aucun autre père de l’Église, c’est l’unanimité. Mais un seul père qui contredit un point de doctrine contre tous les autres pères, ce n’est pas l’unanimité.

Le contenu réel de la Révélation divine (Écriture et Tradition) est déterminé par le Magistère de l’Église Catholique, l’Autorité enseignante de l’Église Catholique, exercée par un pape en proclamant un dogme (Magistère solennel ou extraordinaire) ou une vérité à croire de foi divine (Magistère ordinaire) avec l’autorité de la Papauté. Les déclarations d’un vrai pape ne sont pas toutes un enseignement du Magistère. Un pape parle magistériellement (infailliblement) quand il remplit certaines conditions (comme défini par le premier Concile du Vatican ci-dessous). Ceux qui sont fidèles au Magistère sont fidèles à ce que tous les papes à travers l’histoire ont dogmatiquement enseigné ou ont déterminé, ce à quoi l’Église Catholique a toujours tenu.

Magistère solennel ou extraordinaire – Ex cathedra [de la chaire de Pierre] – infaillible

C’est l’Enseignement d’autorité d’un vrai pape en matière de foi ou de morale qui doit être tenu par l’Église universelle.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, Chap. 4 ex cathedra : « … lorsque le pontife romain parle ex cathedra , c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Église lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église ».

Magistère ordinaire – De foi divine – infaillible : enseignement faisant partie de la Révélation

Tout catholique doit croire aussi tout ce que l’Église catholique enseigne comme divinement révélé par son Magistère ordinaire et universel.

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Le Magistère ordinaire est l’enseignement que l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé ou qui fait partie de la révélation ou est condamné contraire à la Révélation.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Des papes qui reprennent l’enseignement dogmatique, ou l’enseignement constant et universel de l’Église, ou disent « l’Église a toujours enseigné… » ou « c’est une vérité révélée » ou « c’est l’unanimité des pères », ou « contraire à la révélation », etc.

Exemples d’enseignements du Magistère ordinaire :

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 aout 1832 : «L’Apôtre nous en avertit : « Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême » (Ad Ephes. IV, 5) ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au port du salut ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : « qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ » (Lc XI, 23) ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent, « ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération » (Symb. S. Athanas.)». [Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, Décrets 550-551]

Pape Grégoire XVI, 27 mai 1832 : « Enfin, certains de ces égarés tentent de se persuader à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle ». [Concile de Florence Décrets 578]

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [de droit divin – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient [*] pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine». [* Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, Décret. 571]

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église  quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi,  29-30, 29 juin 1943 : «Et tout d’abord, par la mort de notre Rédempteur, le Nouveau Testament a pris la place de l’ancienne loi qui avait été abolie … sur le gibet de sa mort, Jésus a fait l’annulation de la loi avec ses décrets [Eph. 2, 15] … instituant le Nouveau Testament dans son sang versé pour l’humanité tout entière. « À tel point, alors, dit saint Léon le Grand, en parlant de la croix de notre Seigneur, qu’il était opéré un transfert de la Loi à l’Évangile, de la Synagogue à l’Église, de nombreux sacrifices pour une victime, à quand notre Seigneur a expiré, ce voile mystique qui fermait la partie la plus interne du temple et son secret sacré se déchira violemment de haut en bas ». Sur la croix, l’ancienne loi est morte, qui sera bientôt enterrée et sera porteuse de mort …» [Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 4 févr. 1442, Décrets 575-576]

Ce qu’est le vrai Magistère ordinaire :

Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères ou consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des les théologiens fait partie du Magistère ordinaire infaillible ou appartenant à la foi. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et donc tous les catholiques sont tenus par loi divine d’y croire aussi. Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex-cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères, même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : « Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères ». (Décrétales 802-803)

Seul le Magistère de Dieu est infaillible et Il fait bénéficier Son Église de Son Magistère infaillible par le charisme d’infaillibilité donné à Pierre et ses successeurs.

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : « … Dieu lui-même a fait l’Église participante de son divin magistère et l’a mise, par privilège divin, à l’abri de l’erreur».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : «À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité… »

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus, 17 mai 1835 : «… l’Église a, par son institution divine, le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur»

Pape Léon XIII, Caritatis studium, 25 juil. 1898 : « Le Magistère “ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné».

Pape St. Pie X, Editae subsaepe, 26 mai 1910 : «… seul un miracle de cette divine puissance pourrait préserver l’Église… de la souillure dans la sainteté de Sa doctrine…»

Pape Pie XI, Quas primas, 11 déc. 1925 : «… la parfaite et perpétuelle immunité de l’Église de l’erreur et l’hérésie».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique [l’autorité de son magistère ]».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : «… c’est le comble de l’absurdité et de l’outrage envers elle [l’Église] de prétendre qu’une restauration et qu’une régénération lui sont devenues nécessaires pour assurer son existence et ses progrès, comme si l’on pouvait croire qu’elle aussi fût sujette, soit à la défaillance, soit à l’obscurcissement, soit à toute autre altération de ce genre».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 jan. 1928 : «Car jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : “L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer».

Pape Adrien Ier, Concile de Nicée II,  (787) : «… le Christ notre Dieu, lorsqu’Il prit pour son Épouse Sa sainte Église catholique, n’ayant aucune tâche ni ride, a promis qu’il la gardera et rassurait ses saints disciples en disant : Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du monde».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Se. 9 ; 23 mars 1440 : «… l’Épouse du Christ est intacte et modeste, ne connaissant qu’une seule demeure, et elle garde la sainteté de son lit conjugal avec une pudeur chaste».

Pape Saint Sirice, Directa ad decessorem, 10 fév. 385 : «Et pour cette raison il a voulu que la forme de l’Église dont il est l’Époux, brille de la splendeur de la chasteté, de manière qu’il puisse la trouver… “sans tache ni ride” (Éph. 5, 27) au jour du jugement, lorsqu’il viendra à nouveau».

En dehors du Magistère, aucun enseignement n’est infaillible. La foi divine et catholique est fondée 1) sur le Magistère et 2) sur les enseignements faillibles qui ne contredisent pas le Magistère, mais en aucun sur les enseignements faillibles contredisant le Magistère. Fonder sa foi sur les enseignements faillibles sans tenir compte d’abord de fonder sa foi sur le Magistère, n’est pas catholique, c’est une foi non-catholique ou une fausse foi qui ne sauve pas. Dieu veut l’obéissance de l’intelligence à la révélation ou soumission de l’intelligence à la foi.

Il faut croire (dans la révélation ou dépôt de la foi donné par Dieu) pour comprendre et non pas comprendre (uniquement par la raison naturelle) pour croire (les choses divines).

Matthieu 16, 18-19 : «Aussi moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Égliseet les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elleEt je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre, sera aussi délié dans les cieux ».

Jean 21, 15-17 : « Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.  Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.  Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé, parce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui dit : Seigneur, tu sais toutes choses. Tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes brebis [toutes]».

Luc 22, 31-32 : «Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici que Satan a demandé à vous avoir tous, afin qu’il puisse vous passer au crible comme le blé ; mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point : et toi, étant une fois converti, affermis tes frères ».

Pape Pie IX, Concile Vatican I de 1870, ex-cathedra : « … ce don de la vérité et la foi indéfectible a été divinement conféré à Pierre et à ses successeurs sur ce Siège … »

Pape Pie IX, Concile Vatican I de 1870, ex-cathedra : «…le Siège de Saint-Pierre reste toujours intact de toute erreur, selon la promesse divine de notre Seigneur que le Sauveur a fait le chef de ses disciples : « J’ai prié pour toi [Pierre], afin que ta foi ne défaille pas…»

Nier sciemment le Magistère de l’Église (comme le font les hérétiques ou schismatiques), c’est nier la foi divine et catholique, c’est nier l’autorité doctrinale de Dieu, c’est nier Dieu, Jésus-Christ et Son Corps qui est l’Église, c’est se couper par le fait même (automatiquement) de l’Église (et du salut). C’est le chemin de la damnation (perte éternelle de Dieu).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : « … la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires».

 

Foi divine et catholique

La foi divine et catholique est l’ensemble du dépôt de la foi, constitué des vérités de foi. La vraie foi catholique (ou traditionnelle=enseignement constant et universel et orthodoxe=droite doctrine) est la profession du dépôt complet de la foi. Professer une partie et rejeter une autre partie ou même une seule vérité, ce n’est plus la foi divine et catholique et c’est l’hérésie. La foi est tout ou rien. La foi entière est absolument nécessaire pour le salut. La foi volontairement tronquée ou amputée même d’une seule vérité de foi ne sauve absolument pas et mène à la damnation éternelle.

Dans la loi de grâce – la foi surnaturelle – l’équivalent des philosophes trompeurs pour la loi naturelle, sont les mauvais théologiens (ceux qui sont chargés d’étudier officiellement la révélation, sous l’autorité papale ; les faux théologiens sont ceux auto-proclamés) qui étudient selon leur propre pensée sans le Magistère et ont induit en erreur et éloigné de la foi la plupart des hommes aujourd’hui.

Saint Hilaire de Poitiers, père de l’Église, La Trinité, n° 13 : «Une foi ferme dédaigne les questions captieuses et inutiles de la philosophie et la vérité ne succombe pas aux charmes trompeurs des sottises humaines, elle ne se laisse point traîner en captivité par l’erreur. Elle ne limite point Dieu d’après le sentiment qu’en a l’intelligence vulgaire et ne juge point du Christ selon les éléments du monde. … Donc cette geste divine qui dépasse l’intelligence naturelle de l’homme ne souffre pas … d’être soumise à l’appréciation naturelle de l’esprit ; car l’action d’une infinité éternelle exige d’être jugée d’après un étalon infini… ce ne sont point là calculs relevant de l’intelligence, mais affirmations exclusives d’un pouvoir».

Foi divine = ayant pour motif la révélation connue comme telle – Catholique = ayant pour règle l’enseignement de l’Église.

Dictionnaire de théologie catholique, « Hérésie », I. Problème dogmatique : l’hérésie-doctrine : « …la foi communément demandée par Dieu aux hommes est la foi non seulement divine, c’est-à-dire ayant pour motif la révélation connue comme telle, mais encore catholique, c’est-à-dire ayant pour règle l’enseignement de l’Église (Vatican I, sess 3, ch. 3. Denz. 1792) [¹]. C’est donc à la « foi divine et catholique » que s’oppose l’hérésie. Ne devra en conséquence être réputée hérétique que la doctrine niant une vérité révélée et proposée comme telle par le Magistère infaillible de l’Église. Ainsi, les vérités contenues dans la sainte Écriture elle-même doivent être proposées par l’Église à la croyance des fidèles, pour que leur négation devienne une hérésie formelle. … Par le fait même que l’Église nous propose la sainte Écriture comme la parole même de Dieu, elle nous atteste le caractère révélé des vérités clairement contenues dans les livres saints. Relativement, à la proposition authentique de l’Église, on a déjà observé, qu’il n’est pas nécessaire qu’une telle proposition soit faite par le magistère extraordinaire, c’est-à-dire par une définition conciliaire ou ex cathedra, ou encore par une condamnation avec la note d’hérésie ; l’enseignement explicite du magistère ordinaire et universel suffit pour qu’une vérité soit authentiquement proposée à l’adhésion des fidèles ». (Paris, éditions Letouzey et Ané, 1902-1950, 15 tomes en 30 volumes)

Dictionnaire de théologie catholique, « Hérésie »,  II. Problème moral : l’hérésie-péché : « 1° Le péché d’hérésie ne peut avoir pour matière que ce qui constitue objectivement l’hérésie, c’est-à-dire une doctrine qui s’oppose à la foi non seulement divine, mais encore catholique, la note caractéristique de l’hérésie étant de chercher ailleurs que dans le magistère de l’Église la règle de foi. … Il y a [en ce cas] péché d’infidélité parce qu’il y a faute directe contre la foi divine ; mais il n’y a pas révolte contre le Magistère de l’Église ». (Paris, éditions Letouzey et Ané, 1902-1950, 15 tomes en 30 volumes)

Tous sont tenus de connaître la foi

Tous les hommes ont la nécessité absolue de recevoir le sacrement de baptême pour être sauvé. Il faut la foi pour recevoir le baptême validement. L’Église catholique enseigne aussi qu’il est absolument nécessaire pour tout le monde – au-dessus de l’âge de raison – de connaître positivement les mystères les plus sacrés pour être sauvé : la Trinité et l’Incarnation, en plus de la loi naturelle. C’est le minimum à croire pour le salut s’il est impossible d’en connaître davantage, mais s’il est possible de connaître la foi catholique, c’est un péché mortel de refuser ou de négliger de s’instruire de la foi.

Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu». C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux.

Les gens de mauvaise volonté ou négligence coupable pour connaître la vraie foi catholique ne se soucient pas de la vérité, ils trouveront toutes sortes d’excuses pour ne pas obéir à Dieu, ils sont déjà condamnés. L’Église oblige sous peine de péché mortel de connaître la foi et tous les baptisés y sont tenu sous peine de péché mortel. Les gens s’illusionnent sur leur salut en négligeant de connaître la vraie foi car ils commettent un péché mortel qui les envoie en enfer.

 

Mystères essentiels de la foi

Les mystères essentiels ou moyens de nécessité constituent la foi minimale en dessous de laquelle il n’y a absolument aucun salut : ce sont 1° la Trinité et l’Incarnation, 2° Dieu rémunérateur, et 3° la loi naturelle. C’est le minimum à connaître et à croire quand on ne peut absolument pas en connaître davantage à causes de circonstances particulières non-coupables. Le baptême est invalide (nul ou n’ayant pas existé) sans la foi minimum en ces mystères essentiels du baptisé – uniquement quand la personne demandant le baptême ne peut absolument pas en connaître davantage sans faute de sa part (=ignorance invincible).

La Trinité et l’Incarnation, et Dieu rémunérateur

Les mystères essentiels de la foi à croire positivement sont la sainte Trinité et l’Incarnation rédemptrice ainsi que Dieu rémunérateur : Un seul Dieu Père, Fils et Saint-Esprit ; l’Incarnation rédemptrice ou Jésus-Christ, Dieu fait homme pour racheter et sauver les hommes en prenant sur lui leurs péchés ; et Dieu rémunérateur des actions des hommes.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra : « Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase… : «Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s’il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l’éternité.

«Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.

«Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu’il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

«Le Père n’a été fait par personne et il n’est ni créé ni engendré ; le Fils n’est issu que du Père, il n’est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n’est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n’y a donc qu’un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n’est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu’en tout, comme on l’a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l’Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l’Unité. Qui donc veut être sauvé, qu’il croie cela de la Trinité.

«Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l’incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d’une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l’humanité. Bien qu’il soit Dieu et homme, il n’y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l’humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l’unité de la personne. Car, de même que l’âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l’homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d’où il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé».

Dieu rémunérateur des hommes est un mystère essentiel de la foi avec la Trinité et l’Incarnation. On doit croire que Dieu rémunère les actions des hommes et ceci fait partie de la profession de foi d’Athanase.

Hébreux 11, 6 : «Or, sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu. Car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il est, et qu’Il récompense ceux qui Le cherchent».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra : « Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase… : il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé».

Pape Pie XII, Summi pontificatus, 20 oct. 1939 : «Dieu, créateur tout-puissant et Père de tous, suprême et absolu législateur, omniscient et juste vengeur des actions humaines».

Mystères essentiels de la foi catholique

La loi naturelle

La loi naturelle est un mystère essentiel de la foi qu’on doit obligatoirement croire pour le salut. car on doit obéir à la loi naturelle pour le salut. La loi naturelle est un moyen de nécessité de la foi minimale obligatoire car toute violation de la loi naturelle est un péché pour tous, mêmes les non-baptisés. Saint Paul explique que les païens qui ne connaissent ni la loi mosaïque (de Moïse) ni la loi évangélique sont loi naturelle pour eux-mêmes par le suivi de leur conscience morale.

Romains 2, 14-15 : «Lorsque les gentils [païens], qui n’ont pas la loi, font naturellement ce qui est selon la loi ; n’ayant pas la loi, ils sont à eux-mêmes la loi : Montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs , leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant et se défendant l’une l’autre».

La loi naturelle est la loi que chaque personne connait par instinct de naissance. Elle est gravée par le Créateur dans notre cœur, et tout le monde – même les païens qui n’ont jamais entendu parler de Dieu ou de la vraie religion catholique – reçoivent ce don de Dieu. Des exemples de péchés qui enfreignent la loi naturelle et qui sont faciles à reconnaître sont l’avortement, l’assassinat, le viol, le vol, la pédophilie, l’homosexualité, la calomnie, le mensonge, etc. La conscience condamne toujours une personne qui fait ces choses et donc il ne peut jamais y avoir d’excuse pour les personnes qui commettent de tels péchés.

Mais comme on l’a vu, suivre la loi naturelle ou celle écrite de Moïse ne sauve pas, mais amène l’homme qui lui obéit  à la vérité de la foi par la grâce de Dieu. Aucun salut n’est possible sans obéir à la loi de grâce ou loi évangélique.

Galates 2, 16 : « Sachant que l’homme n’est point justifié [rendu juste devant Dieu] par les œuvres de la Loi [naturelle et mosaïque], mais par la foi en Jésus-Christ, … attendu que par les œuvres de la loi ne sera justifiée nulle chair ».

Pape Pie XII, Summi pontificatus, 20 oct. 1939 : «Il est connu de tous que la source profonde et dernière des maux dont est affligée la société d’aujourd’hui se trouve dans la négation et le rejet d’une norme universelle de la probité des mœurs, tant dans la vie individuelle que dans la vie sociale elle-même et dans les relations mutuelles qui existent entre les peuples et les nations ; c’est-à-dire que la loi naturelle elle-même est obscurcie par la méconnaissance et l’oubli. Cette loi naturelle trouve son fondement en Dieu, créateur tout-puissant et Père de tous, suprême et absolu législateur, omniscient et juste vengeur des actions humaines. Quand la divinité éternelle est reniée avec légèreté, toute base de moralité s’en trouve ébranlée du même coup, et l’on voit s’étouffer ou du moins s’affaiblir singulièrement la voix de la nature qui enseigne aux ignorants et même à ceux qui n’ont pas encore accédé à l’usage de la culture civique, ce qui est bien et ce qui est mal, le licite et l’illicite, et qui leur rappelle qu’un jour ils auront à rendre compte de leurs actions bonnes ou mauvaises devant le juge suprême».

Exemples de violation de la loi naturelle :

Ces exemples peuvent tous tomber dans la catégorie du péché mortel, car ils rejettent une vérité qu’ils savent être vraie de la loi naturelle, à savoir : 1) que l’existence de Dieu peut être connue par la raison naturelle ; 2) que la masturbation, le sexe oral ou la sodomie ou préliminaires sont contre nature, honteux et contre la procréation ; 3) que l’avortement est un assassinat ; 4) que la contraception ou PFN frustre délibérément le pouvoir naturel d’engendrer la vie ; 5) que les psychotropes, tels que fumer de la marijuana, est un péché mortel, tout comme se saouler.

  • nier l’existence de Dieu est une hérésie contre la loi naturelle car tous savent que c’est un mensonge de croire qu’il n’y a pas une vérité mais plusieurs.
  • approuver l’homosexualité ou le mariage homosexuel sont des hérésies contre la loi naturelle, car tout le monde sait naturellement que la fin de la sexualité est la procréation et non l’assouvissement de la passion et de la concupiscence, le plaisir désordonné, le vice de l’impureté, l’idolâtrie du corps, ou que la fin du mariage est la procréation et l’éducation des enfants.
  • L’indifférentisme religieux et le relativisme religieux sont aussi des hérésies contre la loi naturelle car tous peuvent savoir naturellement la vérité selon laquelle il ne peut y avoir qu’une seule Vérité, car s’il y a deux vérités, une est la vérité et l’autre un mensonge. Tout le monde peut savoir cela par sa nature sans rien connaître des vérités de la foi et du salut.
  • L’évolutionisme est une autre hérésie contre la loi naturelle, car tous savent que l’homme n’a pas d’ancêtre commun avec les animaux. Pourquoi l’homme n’a pas trois yeux, ou des ailes ? Pourquoi donc les organes ? Etc.

Loi naturelle – conscience morale

Sans ces mystères essentiels de la foi et l’obéissance aux commandements de Dieu, il n’y a aucun salut mais la damnation éternelle ou privation éternelle de Dieu. Mais comme on l’a déjà dit, ces mystères essentiels ne suffisent pas pour le salut si on peut connaître davantage la foi, car tout baptisé est tenu par la loi canonique de connaître sa foi sous peine de péché mortel (qui place hors du salut, sauf repentir et pénitence). Cette vérité a des conséquences beaucoup plus graves en ces temps d’apostasie car beaucoup ou la plupart, sont de mauvaise volonté.

Benoît XIV, Cum Religiosi (n ° 4), 26 juin 1754 (Magistère) : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905 (Magistère) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Ces mystères essentiels de la foi pour le salut impliquent obligatoirement de ne pas nier toute vérité des Écritures ou toute vérité enseignée par l’Église. Ces mystères crus font les catholiques (chrétiens) qui ne peuvent pas connaître plus la foi, à moins qu’ils tiennent une position qui soit incompatible avec la foi en la Trinité et l’Incarnation ou refusent une vérité à savoir sur Dieu et la loi naturelle ou refusent quelque chose qu’ils savent être clairement enseigné dans l’Écriture. Par exemple, si la personne baptisée prétend croire en la Trinité et l’Incarnation, mais soutient que toutes les religions sont plus ou moins bien, alors c’est un hérétique et qui n’a pas la foi catholique (avant même qu’il sache qu’une telle position est condamnée par l’Église) parce que sa croyance est incompatible avec la vraie foi dans la Trinité comme seul vrai Dieu, où la croyance selon laquelle il doit avoir la foi catholique dans ses composantes les plus simples.

Un autre exemple serait si la personne baptisée qui croit en la Trinité et l’Incarnation (qui sont les éléments les plus simples de la foi catholique), et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, soutient que l’homme n’a pas le libre arbitre (comme certains protestants l’enseignent). Cette personne deviendrait hérétique parce qu’elle rejette une vérité que tous savent être vraie de la loi naturelle, à savoir, que l’ homme a une volonté libre. Ainsi, elle nie une toute vérité à savoir sur l’homme de la loi naturelle et est hérétique.

Un autre exemple serait si la personne baptisée qui croit en la Trinité et l’Incarnation (la foi catholique dans ses composantes les plus simples), et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, refuse de croire que Dieu est le rémunérateur et punisseur. Cette personne est hérétique parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, que Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions (voir Héb. 11, 6).

Un autre exemple est ceux qui croient aux doctrines de «la foi seule» et «sécurité éternelle» (une grande majorité des protestants). Ces doctrines contredisent à la fois la loi naturelle et la raison qui dit que chaque homme doit être récompensé ou puni pour ses actes. Cela contredit également, mot pour mot, l’enseignement de Jacques 2 dans l’Écriture, qui enseigne que la foi sans les œuvres est morte, et que l’ homme n’est pas sauvé par la foi seule. Cette personne qui croit en la foi seule ou la sécurité éternelle est hérétique, même si elle n’a jamais su que sa position est condamnée par l’Église et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, que Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions, et que la foi seule ne justifie pas un homme seulement, mais nos actes aussi.

Dogmes

Le dogme est immuable, il définit la foi catholique ou contenu du dépôt de foi. Rejeter le dogme est l’hérésie. Quand un pape définit un dogme, il ne rend pas un dogme vrai à partir de ce fait seul, mais déclare solennellement sans erreur – infailliblement – ce qui a toujours été vrai depuis la mort du dernier apôtre. La compréhension des dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue telle que l’Église les a déclarés, sans aucune récession de signification pour une compréhension plus profonde

Pape Pie IX, premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra : «Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

Le premier Conseil (concile) œcuménique (tous les évêques) infaillible est celui des Apôtres à Jérusalem décrit dans les Actes des Apôtres chapitre 15, v. 28-29.

Les dogmes sont définis dans les 20 conciles œcuméniques (Conciles universels auxquels sont convoqués tous les évêques de l’Église catholique, et ratifiés infailliblement par un pape) dont voici un très court résumé de présentation ci-dessous (cf Enc. Cath. 1907, Conciles). Les dogmes sont aussi défini par un pape seul parlant ex cathedra, par l’enseignement du Magistère ordinaire et par le consentement unanime ds pères de l’Église, comme cela a déjà été dit.

1er : Nicée I (325) : Le Credo (Symbolum) de Nicée, définition la vraie divinité du Fils de Dieu (homoousios) contre Arius, fixation de la date de la tenue de Pâques ;

2ème : Constantinople I (381) : ratifie Nicée I, ajoutant pour le Saint-Esprit Qui simul adoratur, et tout ce qui suit jusqu’à la fin, condamne les disciples de Macédonius attaquant la Divinité du Saint-Esprit ;

3ème : Éphèse (431) : définit la véritable unité personnelle du Christ, déclare Marie Mère de Dieu (Theotokos) contre Nestorius, évêque de Constantinople, renouvelle la condamnation de Pélage ;

4ème : Chalcédoine (451) : défini les deux natures (Divines et humaines) dans le Christ contre Eutyches, qui a été excommunié ;

5ème : Constantinople II (553) : condamne les erreurs d’Origène et certains écrits de Théodoret, de Théodore, évêque de Mopsueste et de Ibas, évêque d’Édesse, confirme les quatre premiers conseils généraux, dont Chalcédoine dont l’autorité a été contestée par certains hérétiques ;

6ème : Constantinople III (680-681) : met fin au Monothélisme par définition de deux volontés dans le Christ, une Divine et une humaine, comme deux principes de fonctionnement distincts, anathématise Sergius, Pyrrhus, Paul, Macarius, et tous leurs disciples ;

7ème : Nicée II (787)  : vénération des saintes images ;

8ème : Constantinople IV (869) : expédie aux flammes les Actes d’un conseil irrégulier (conciliabulum) réunis par Photius contre le pape Nicolas et Ignatius le légitime Patriarche de Constantinople, condamne Photius qui avait illégalement saisi la dignité patriarcale. Le Schisme Photien a cependant gagné dans l’Église grecque ;

9ème : Latran I (1123) : aboli le droit, revendiqué par les princes laïcs, d’investiture avec l’anneau et la crosse, de bénéfices ecclésiastiques, et traite de la discipline de l’Église et de la récupération de la Terre Sainte des infidèles ;

10ème : Latran II (1139, à Rome) : met fin aux erreurs d’Arnold de Brescia ;

11ème : Latran III (1179) : condamne les Albigeois et les Vaudois, publie de nombreux décrets pour la réforme des mœurs ;

12ème : Latran IV (1215) : publie un symbole élargi contre les Albigeois (Firmiter credimus), condamne les erreurs Trinitaires de l’abbé Joachim, publie 70 décrets réformateurs importants ;

13ème : Lyon I (1245) : excommunie et dépose l’empereur Frédéric II, dirige une nouvelle croisade, sous le commandement de St Louis, contre les Sarrasins et les Mongols ;

14ème : Lyon II (1274) : réunion temporaire de l’église grecque avec Rome. Le mot filioque a été ajouté au symbole de Constantinople, moyens cherchés pour récupérer la Palestine des Turcs, fixe les règles pour les élections papales ;

15ème : Vienne (1311-1313) : sur les crimes et les erreurs imputées aux Templiers, les Fraticelli, les Beghards et les béguines, projets d’une nouvelle croisade, réforme des clercs, enseignement des langues orientales dans les universités ;

16ème : Constance (1414-1418) : met fin au grand schisme d’Occident par l’élection du pape Martin V, que le concile de Pise (1403) n’avait pas accompli en raison de son illégalité. Le pape légitime a confirme les anciens décrets du synode contre Wyclif et Hus. Ce concile n’est œcuménique que dans ses dernières sessions (XLII-XLV inclus) et par rapport aux décrets des sessions antérieures approuvées par Martin V ;

17ème : Bâle / Ferrare / Florence (1431-1439) : des querelles avec le pape ayant surgi, le conseil a été transféré premier à Ferrare (1438), puis à Florence (1439), où une réunion de courte durée s’est faite avec l’Église grecque, les Grecs n’acceptant pas la définition des points controversés. Le concile de Bâle est œcuménique seulement jusqu’à la fin de la vingt-cinquième session, et seulement pour ses décrets approuvés par Eugène IV comme le traité d’extirpation de l’hérésie, la paix de la chrétienté, et la réforme de l’Église, et qui en même temps ne déroge pas aux droits du Saint-Siège ; [Florence : définit le dogme Hors de l’Église pas de salut et nécessité du baptême]

18ème : Latran V (1512-1517) : décrets principalement disciplinaires [certains de foi divine], nouvelle croisade prévue contre les Turcs anéantie en raison du bouleversement religieux en Allemagne provoqué par Luther ;

19ème : Trente (1545-1563) : examine et condamne les erreurs de Luther et d’autres réformateurs, réforme de la discipline de l’Église, grand nombre de décrets dogmatiques et réformateurs ;

20ème : Vatican I (1869-1870) : importants canons relatifs à la foi et à la constitution de l’Église, décret de l’infaillibilité du pape parlant ex cathedra, c’-à-d. quand comme pasteur et docteur de tous les chrétiens, il définit une doctrine concernant la foi ou la morale qui doit être tenue par toute l’Église [Et Magistère ordinaire infaillible de foi divine].

Est aussi infaillible le concile de Rome réparti dans le temps : 262 : condamnation du modalisme ; 313 : élection de Cécilien de Carthage et excommunication de Donatus ; 382 : pape Damase ; 680 : pape Agathon, défense aux évêques de faire représenter des pièces de théâtre ; 769  pape Étienne III ; 898 : pape Jean IX ; 1050 : pape Léon IX, condamnation de Bérenger de Tours niant la présence réelle ; 1079.

Est aussi infaillible le concile régional d’Orange (529) : condamnation du semi-pélagianisme, formulation théologique de la grâce.

Les autres conseils Généraux représentent l’Église universelle et réclament l’obéissance absolue.

En résumé : Les dogmes sont définis par les définitions en matière de foi et de morale ex cathedra (de la chaire de Pierre) par un pape soit ratifiant un concile ou seul même sans concile, ainsi que les condamnations ex cathedra (condamnant les erreurs ou hérésies contraires au dépôt de la foi).

Sont aussi dogmatiques ou de loi divine les enseignements de papes proposés comme appartenant à la révélation ou comme vérités révélées (de foi divine), ainsi que l’enseignement unanime des pères par consensus constant et universel (de fide – de foi) comme cela a déjà été expliqué.

Profession dogmatique de la foi divine et catholique

Profession de foi du Concile de Trente

Pape Pie IV, Iniunctum nobis, 13 nov. 1564 ex cathedra (Denz., Ench. symb. 1862 994 – 1870 1000) :

«Moi, N., je crois et je professe d’une foi ferme tous et chacun des articles contenus dans le symbole de foi (de Constantinople I, Ench. symb. 150) dont se sert l’Église romaine, c’est-à-dire :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait qui pour nous, les hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux, par le Saint-Esprit s’est incarné de la Vierge Marie, et s’est fait homme ; il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate ; a souffert ; a été enseveli, est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures, est monté aux cieux ; il siège à la droite du Père et il reviendra en gloire juger les vivants et les morts ; son Règne n’aura pas de fin ; et en l’Esprit Saint, le Seigneur, qui vivifie ; qui procède du Père et du Fils ; qui avec le Père et le Fils est conjointement adoré et glorifié ; qui a parlé par les prophètes. Et en une Église sainte, catholique et apostolique. Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés. Nous attendons la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

«J’accepte et j’embrasse très fermement les traditions apostoliques et celles de l’Église, et toutes les autres observances et constitutions de cette même Église. De même j’accepte l’Écriture sainte, suivant le sens qu’a tenu et que tient notre Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des saintes Écritures. Je n’accepterai et je n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement unanime des Pères.

«Je professe aussi qu’il y a, véritablement et à proprement parler, sept sacrements de la Loi nouvelle, institués par notre Seigneur Jésus Christ et nécessaires pour le salut du genre humain, bien que tous ne le soient pas pour chacun : le baptême, la confirmation, l’eucharistie, la pénitence, l’extrême onction, l’ordre et le mariage. Ils confèrent la grâce et, parmi eux, le baptême, la confirmation et l’ordre ne peuvent être réitérés sans sacrilège. Je reçois et j’accepte aussi les rites reçus et approuvés de l’Église catholique dans l’administration solennelle desdits sacrements.

«J’embrasse et je reçois tous et chacun des articles qui ont été définis et déclarés au saint concile de Trente sur le péché originel et la justification.

«Je professe également qu’à la messe est offert à Dieu un sacrifice véritable, proprement dit, propitiatoire pour les vivants et les morts, et que, dans le très saint sacrement de l’eucharistie, se trouvent vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang, conjointement avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus Christ, et qu’un changement s’accomplit, de toute la substance du pain en son Corps et de toute la substance du vin en son Sang, changement que l’Église catholique appelle transsubstantiation. J’affirme aussi que, sous une seule des espèces, c’est le Christ tout entier et complet et le véritable sacrement qu’on reçoit.

«Je tiens sans défaillance qu’il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les intercessions des fidèles. Et également que les saints qui règnent conjointement avec le Christ doivent être vénérés et invoqués ; qu’ils offrent pour nous des prières à Dieu et que leurs reliques doivent être vénérées.
«Je déclare fermement qu’on peut avoir et garder les images du Christ et de la Mère de Dieu toujours vierge, ainsi que celles des autres saints, et qu’il faut leur rendre l’honneur et la vénération qui leur sont dus. J’affirme aussi que le pouvoir des indulgences a été laissé par le Christ dans l’Église, et que leur usage est très salutaire au peuple chrétien.

«Je reconnais la sainte, catholique et apostolique Église romaine comme la Mère et la maîtresse de toutes les Églises. Je promets et je jure vraie obéissance au pontife romain, successeur du bienheureux Pierre, chef des apôtres, et vicaire de Jésus Christ.

«Je reçois et je professe sans en douter tout ce qui, par les saints canons et par les conciles œcuméniques, principalement par le saint concile de Trente et par le concile œcuménique du Vatican, a été transmis, défini et déclaré (spécialement sur le primat du pontife romain et son magistère infaillible). En même temps, je condamne, je rejette et j’anathématise également tout ce qui leur est contraire et toute espèce d’hérésie condamnée, rejetée et anathématisée par l’Église.

[On peut aussi bien sûr ajouter les dogmes du Concile de Florence, entre autres : Hors de l’Église catholique point de salut ; Nécessité du sacrement de baptême pour entrer dans le Corps du Christ qui est l’Église ; Nécessité du sacrement de baptême pour le salut ; Nécessité de la foi catholique pour le salut. Et aussi : Immaculée conception (Pie IX) et Assomption de la sainte Vierge Marie Mère de Dieu (Pie XII)]

[S’il y a une secte particulière : « orthodoxe », protestante, anglicane, vatican 2, FSSPX, IMBC, SSPV, CMRI, ou autre, lignée Thuc, schismatiques MLR ou autre, à laquelle vous apparteniez, ou si vous avez cru en une hérésie spécifique (voir Sur les hérétiques en général en ces temps actuels de grande apostasie), ajoutez à la fin que vous rejetez également cette secte hérétique ou hérésie.]

«Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement, moi, N., je promets, je prends l’engagement, et je jure de la garder et de la confesser, Dieu aidant, entière et inviolée, très fidèlement jusqu’à mon dernier soupir, et de prendre soin, autant que je le pourrai, qu’elle soit tenue, enseignée et prêchée par ceux qui dépendent de moi ou par ceux sur qui ma charge me demandera de veiller. Qu’ainsi Dieu me soit en aide et ces saints évangiles».

Profession de foi du Concile de Tolède

« Symbolum Toletanum » (400), « Libellus in modum symboli » (477), profession de foi contre les erreurs des priscillianistes :

«Nous croyons en l’unique vrai Dieu, le Père et le Fils et l’Esprit Saint, le créateur des choses visibles et invisibles, par qui tout a été fait au ciel et sur la terre. Celui-ci est l’unique Dieu et celle-ci est l’unique Trinité du nom divin (de la substance divine). (Mais) le Père n’est pas le Fils lui-même, mais il a un Fils qui n’est pas le Père. Le Fils n’est pas le Père, mais il est le Fils de Dieu de (la) nature (du Père). Et l’Esprit est le Paraclet, qui n’est ni le Père lui-même ni le Fils, mais qui procède du Père (et du Fils). Le Père est donc non engendré, le Fils est engendré, le Paraclet n’est pas engendré mais procède du Père (et du Fils). C’est le Père dont on a entendu la voix du haut des cieux : celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis ma complaisance ; écoutez-le [Mt 17, 5 ; 2 P 1, 17 ; Mt 3, 17]. C’est le Fils qui dit : je suis sorti du Père, et je suis venu de Dieu dans ce monde [Jn 16,28). C’est le Paraclet lui-même (l’Esprit Paraclet) dont le Fils dit : si je ne pars pas vers le Père le Paraclet ne viendra pas à vous [Jn 16, 7]. Cette Trinité distincte dans les personnes est une seule substance, vertu, puissance, majesté (unie par sa vertu et sa puissance et sa majesté), indivisible et sans différence; en dehors d’elle (nous le croyons) il n’est pas de nature divine, soit d’un ange, soit d’un esprit, soit d’une puissance dont on puisse croire qu’elle est Dieu,

«Ce Fils de Dieu par conséquent, Dieu, né du Père avant tout commencement, a été sanctifié dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie (le sein de la Vierge Marie), et d’elle, engendré sans la semence d’un homme, il a pris une humanité véritable (c’est-à-dire que deux natures, à savoir de la divinité et de la chair, se sont unies totalement en une seule personne) à savoir le (notre) Seigneur Jésus Christ. (Et) il n’avait pas un corps imaginaire ou fait d’une simple forme (d’un fantôme), mais entier (et vrai) : Et il a eu faim et a eu soif, et a ressenti la douleur et a pleuré, et a ressenti toutes les blessures du corps (a supporté toutes les injures du corps). A la fin il a été crucifié (par les juifs), est mort et a été enseveli, (et) le troisième jour il est ressuscité ; après cela il a conversé avec les (ses) disciples et le quarantième jour (après la résurrection) il est monté aux cieux (au ciel). Ce Fils de l’homme est appelé également  » Fils de Dieu « ,  » mais le Fils de Dieu est appelé  » Dieu ,  » non  » Fils de l’homme  » (Mais le Fils de Dieu, Dieu, est appelé Fils de l’homme).

«Mais nous croyons en la résurrection de la chair humaine (qu’il y aura une résurrection pour la chair humaine). Mais l’âme de l’homme n’est pas une substance divine ou une part de Dieu, mais une créature qui n’est pas tombée de par la volonté divine (nous l’appelons une créature qui a été créée par la volonté divine).

«1. Mais (donc) si quelqu’un dit et (ou) croit que ce n’est pas par le Dieu tout-puissant que ce monde et tous ses agencements ont été faits, qu’il soit anathème.

2. Si quelqu’un dit et (ou) croit que Dieu le père est même que le Fils ou le Paraclet, qu’il soit anathème.

3. Si quelqu’un… croit que le Dieu Fils (Fils de Dieu) est le même que le Père ou le Paraclet, qu’il soit anathème.

4. Si quelqu’un… croit que le Paraclet Esprit est le Père ou le Fils, qu’il soit anathème.

5. Si quelqu’un… croit que l’homme Jésus Christ n’a pas été assumé par le Fils de Dieu (que seule la chair, sans une âme, a été prise par le Fils de Dieu), qu’il soit anathème.

6 Si quelqu’un… croit que le Fils de Dieu a souffert comme Dieu (le Christ ne peut pas être né), qu’il soit anathème.

7. Si quelqu’un… croit que l’homme Jésus Christ était un homme impassible (la divinité du Christ était sujette au changement et à la souffrance), qu’il soit anathème.

8. Si quelqu’un… croit qu’autre est le Dieu de la Loi ancienne, autre celui des évangiles, qu’il soit anathème.

9. Si quelqu’un… croit que le monde a été fait par un autre Dieu que (et non pas par) celui dont il est écrit : au commencement Dieu a fait le ciel et la terre [Gn 1, 1], qu’il soit anathème.

10. Si quelqu’un… croit que les corps humains ne ressusciteront pas après la mort, qu’il soit anathème.

11. Si quelqu’un.., croit que l’âme humaine est une portion de Dieu ou de la substance de Dieu, qu’il soit anathème.

12. Si quelqu’un croit qu’en dehors des Écritures que l’Église catholique a reçues, d’autres doivent être tenues comme ayant autorité ou s’il les vénère (si quelqu’un… croit qu’en dehors des Écritures que l’Église catholique reçoit, d’autres doivent être considérées comme ayant autorité ou être vénérées), qu’il soit anathème.

(13. Si quelqu’un… croit qu’il y a dans le Christ une seule nature de la divinité et de la chair, qu’il soit anathème.).

(14. Si quelqu’un… croit qu’il existe quelque chose qui peut s’étendre au- dehors de la Trinité divine, qu’il soit anathème.)

(15. Si quelqu’un estime qu’on doit croire à l’astrologie ou aux mathématiques (sic !), qu’il soit anathème.) [Can. 460]

(16. Si quelqu’un… croit que les mariages qui sont tenus pour licites selon la Loi divine, sont abominables, qu’il soit anathème.)

(17. Si quelqu’un… croit que ce n’est pas seulement pour mortifier le corps qu’il faut s’abstenir de la chair des oiseaux ou des bêtes qui sont donnés pour qu’on s’en nourrisse, qu’il soit anathème.)

(18. Si quelqu’un adhère aux erreurs de la secte de Priscillien ou qu’il les professe, de sorte que dans le baptême salutaire il fait autre chose, contre le siège de saint Pierre, qu’il soit anathème.)»

Première profession de foi de Sirmium (351) souscrite par Libère en 357

«Nous croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant, celui qui a créé et fait toute chose, de qui toute paternité tient son nom, au ciel et sur la terre [Ep 3, 15] ; et en son Fils unique, notre Seigneur Jésus Christ, engendré du Père avant tous les siècles, Dieu de Dieu, lumière de lumière, par qui tout a été fait, au ciel et sur la terre, les choses visibles et invisibles ; il est Verbe et Sagesse, lumière véritable et vie ; devenu homme à cause de nous dans les derniers jours, et né de la sainte Vierge, et crucifié, et mort et enseveli ; et ressuscité d’entre les morts le troisième jour enlevé au ciel, assis à la droite du Père ; et qui viendra à la consommation du temps pour juger les vivants et les morts et donner à chacun selon ses œuvres ; son Règne est sans fin et continue pour l’éternité des siècles ; car il demeurera assis à ta droite du Père, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans le siècle à venir ; et en l’Esprit Saint, c’est-à-dire au Paraclet qu’il avait promis aux apôtres d’envoyer après sa montée aux cieux, et qu’il envoya pour les enseigner et les exhorter en toutes choses ; et par lui sont sanctifiées aussi les âmes de ceux qui croient sincèrement en lui.

«1. Mais ceux qui disent que le Fils vient du néant, ou d’une autre hypostase, et non de Dieu, qu’il fut un temps ou une durée où il n’était pas, la sainte Église catholique les tient pour étrangers à elle.

2. A nouveau nous disons, si quelqu’un dit que le Père et le Fils sont deux dieux, qu’il soit anathème.

3. Et si quelqu’un dit que le Christ, comme Fils de Dieu, est Dieu avant tous les temps, mais ne confesse pas qu’il a aidé Dieu dans la création de toutes choses, qu’il soit anathème.

4. Si quelqu’un ose dire que le non-engendré ou une partie de lui est né de Marie, qu’il soit anathème.

5. Si quelqu’un dit que le Fils est avant Marie selon la prescience, et non qu’engendré du Père avant les siècles il est auprès de Dieu, et que par lui toutes choses ont été faites, qu’il soit anathème.

6. Si quelqu’un dit que la substance de Dieu se dilate ou se contracte, qu’il soit anathème.

7. Si quelqu’un dit que la substance de Dieu dilatée fait le Fils, ou appelle Fils la dilatation de sa substance, qu’il soit anathème.

8. Si quelqu’un appelle le Fils de Dieu Verbe intérieur ou proféré, qu’il soit anathème.

9. Si quelqu’un dit que le fils de Marie est seulement un homme, qu’il soit anathème.

10. Si quelqu’un, nommant celui qui est de Marie Dieu et homme, entend par là le Dieu non engendré, qu’il soit anathème.

11. Si la parole  » Je suis Dieu, le premier, et je suis après tout cela, et en dehors de moi il n’est pas de Dieu  » [Is 44, 6] qui a été dite pour l’anéantissement des idoles et de ceux qui ne sont pas des dieux, quelqu’un la conçoit à la manière des juifs en excluant l’unique engendré de Dieu avant les siècles, qu’il soit anathème.

12. Si quelqu’un entend  » le Verbe est devenu chair  » [Jn 1, 14] et pense que le Verbe a été changé en chair, ou dit qu’il a pris chair en se soumettant à un changement, qu’il soit anathème.

13. Si quelqu’un entend que le Fils unique de Dieu a été crucifié et dit que la divinité a subi une corruption, ou une souffrance, ou un changement, ou une diminution, ou un anéantissement, qu’il soit anathème.

14. Si quelqu’un dit que la parole  » Faisons l’homme  » [Gn 1, 26] n’a pas été dite par le Père au Fils, mais que Dieu a parlé lui-même à lui- même, qu’il soit anathème.

15. Si quelqu’un dit que ce n’est pas le Fils qui a été vu par Abraham [Gn 18, 1-22] mais le Dieu non engendré ou une partie de celui-ci, qu’il soit anathème.

16. Si quelqu’un dit que ce n’est pas le Fils qui a lutté avec Jacob comme un homme [Gn 32, 2531], mais le Dieu non engendré ou une partie de celui-ci, qu’il soit anathème.

17. Si quelqu’un ne comprend pas la parole  » Le Seigneur fit pleuvoir du feu du Seigneur  » [Gn 19,24] du Père et du Fils, mais dit que lui-même a fait pleuvoir de lui-même, qu’il soit anathème.

18. Si quelqu’un entend que le Père est Seigneur et que le Fils est Seigneur et que le Père et le Fils sont Seigneur, et, parce que le Seigneur fit (pleuvoir) du Seigneur, parle de deux dieux, qu’il soit anathème. Car nous ne plaçons pas le Fils au même rang que le Père, mais disons qu’il est subordonné au Père. Car le Fils n’est pas descendu sur Sodome sans la volonté du Père, et il n’a pas fait pleuvoir de lui-même, mais du Seigneur, c’est-à- dire sous l’instigation du Père ; et il n’est pas assis à la droite de lui même, mais il entend le Père qui dit : ‘Assieds-toi à ma droite’ [Ps 110, 1].

19. Si quelqu’un dit que le Père et le Fils et le Saint-Esprit sont une seule personne, qu’il soit anathème.

20. Si quelqu’un qui appelle l’Esprit Saint Paraclet dit qu’il est le Dieu non engendré, qu’il soit anathème.

21. Si quelqu’un ne dit pas, comme le Seigneur nous l’a enseigné, que le Paraclet est un autre que le Fils, car il dit :  » Et le Père vous enverra un autre Paraclet que je demanderai  » [Jn 14, 16], qu’il soit anathème.

22. Si quelqu’un dit que l’Esprit Saint est une partie du Père et du Fils, qu’il soit anathème.

23. Si quelqu’un appelle le Père et le Fils et le Saint-Esprit trois dieux, qu’il soit anathème.

24. Si quelqu’un dit que le Fils de Dieu a été fait selon la volonté de Dieu comme l’une des créatures, qu’il soit anathème.

25. Si quelqu’un dit que le Fils a été engendré contre la volonté du Père, qu’il soit anathème. Car ce n’est pas forcé, par une nécessité de la nature, sans le vouloir, que le Père a engendré le Fils ; mais aussitôt qu’il l’a voulu, il l’a montré engendré de lui-même, en dehors des temps et impassible.

26. Si quelqu’un appelle le Fils non engendré et sans commencement, en parlant ainsi de deux êtres non engendrés, et en faisant deux dieux, qu’il soit anathème. Car la tête, qui est le principe de tout, est le Fils ; et la tête qui est le principe du Christ, est Dieu ; de cette manière nous ramenons tout avec piété par le Fils à l’unique principe de tout qui est sans commencement.

27. Et à nouveau nous exprimons ensemble avec soin le sens de la doctrine chrétienne, et nous disons : si quelqu’un ne dit pas que le Christ Dieu, Fils de Dieu, était avant tous les temps, coopérateur du Père pour la création de toutes choses, mais qu’il dit que c’est au moment où il est né de Marie qu’il a été appelé Christ et Fils et qu’il a reçu commencement de l’être divin, qu’il soit anathème».

Vérités de la vraie foi catholique

« Servez le Seigneur avec crainte, et réjouissez-vous en lui avec tremblement. Attachez-vous à la doctrine pour que vous ne périssiez pas hors de la voie droite» – Psaume 2, 11-12

«Beaucoup sont appelés, mais peu élus » – Matth. 22, 14

«Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné» – Marc 16, 16

« Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils » – 2 Jean 1, 9

«Si quelqu’un ne renait de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu – Jean 3, 5

 « Et s’il n’écoute point l’Église [comme l’hérétique, schismatique, apostat] qu’il te soit comme un païen et un publicain » – Matthieu 18, 17

« Évite [Romps avec] un homme hérétique, après une première et un seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement » – Tite 3, 10

«Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…» – Éphésiens 4, 5-6

«Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu» – Hébreux 11, 6

 «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même salut. Car celui qui lui dit salut [Dieu vous bénisse] communique à ses œuvres mauvaises» – 2 Jean 1, 10-11

Pape saint Clément Ier (88-98)

  • Les hérétiques sont les fils du démon – Épître aux Corinthiens 42. 46

Pape Damase Ier (366-384)

  • Jésus Christ viendra juger les vivants et les morts – Rome Tomus Damasi (Ench. Symb. 73 167)

Pape saint Zosime Ier (417-418)

  • Le Baptême est nécessaire au Salut des enfants – (Ench. Symb. 102 223)

Pape Célestin Ier (422-432)

  • Jésus Christ est la Vérité – Éphèse Décrets 57
  • Les idolâtres [païens, musulmans, bouddhistes, hindouistes, etc.] sont sans Dieu, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les infidèles [athées, panthéistes, new-âgers, etc.] doivent recevoir la foi, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les juifs ne luisent pas de la lumière de la vérité, ils doivent faire disparaître le voile couvrant leur cœur, « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les hérétiques doivent se repentir et accepter la foi catholique, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les schismatiques doivent faire pénitence, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les catéchumènes sont « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres», et doivent être conduits au sacrement de la régénération (baptême d’eau) pour le salut – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit  – Ephèse Décrets (ou décrétales) 74
  • Les hérétiques attirent sur leurs têtes un feu inextinguible – Ephèse Décrets 74

Pape saint Léon Ier (440-461)

  • En dehors de l’Église Catholique, il n’existe pas de Sainte Unité – De Jejun. Pent. 129. II. 3

Pape Vigile (537-555)

  • Ceux qui rejettent la Foi sont “étrangers à l’Église Catholique” – Constantinople II Décrets 113
  • Les hérétiques sont les portes de l’Enfer – Constantinople II Décrets 113
  • L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même – Constantinople II, 553
  • Quiconque ne condamne pas les hérétiques, qu’il soit anathème – (Ench. Symb. 223 433)

Pape Pélage Ier (556-561)

  • L’Église est spécialement préparée pour répondre aux questions de chacun – Humani generis (Ench. Symb. 228 a 443)

Pape Pélage II (579-590)

  • Il n’y a pas de martyrs chrétiens en dehors de l’Église – Dilectionis vestrae (Ench. Symb. 247 468)
  • Quiconque n’est pas Catholique ne possède pas le Père – (Ench. Symb. 246 – )

Pape saint Grégoire Ier (590-604)

  • Les sectes hérétiques ne peuvent pas vivre de la vie de l’Église – Exposition sur le Psaume V
  • Les Juifs apostats n’ont pas foi dans le Salut – Epître à Cledonius

Pape Saint Martin Ier (649-655)

  • Les Catholiques doivent anathématiser tous les hérétiques – Latran (Ench. Symb. 271-272 518-520)
  • Les prédicateurs hérétiques sont le fruit d’une opération diabolique – Latran (Ench. Symb. 271 522)

Pape saint Agathon Ier (678-681)

  • Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique – Sacrorum Conciliorium XI, 635
  • Personne ne peut prier avec les hérétiques et être Catholique – Sacrorum Conciliorium XI, 635. 12

Pape Hadrien Ier (772-795)

  • L’Église est pure de toute tâche et de toute offense –  Nicée II Décrets 133
  • Les Juifs sont anathèmes, totalement coupés de la Communion et de l’éclat divins – Nicée II Décrets 145
  • Qui ne vénère pas les images de Marie est maudit du Père, du Fils et du Saint Esprit – Constantinople IV Décrets 168

Pape Hadrien II (867-872)

  • Les hérétiques ne sont pas dignes de s’approcher des Sacrements – Constantinople IV Décrets 178

Pape saint Léon IX (1049-1054)

  • Le Père, le Fils et le Saint Esprit sont les créateurs de toutes choses – Congratulamur vehementer (Ench. Symb. 343 680)

Pape Innocent II (1130-1143)

  • Aucun laïc ne peut exercer de ministère pastoral – Latran II Décret 199
  • Nous excluons de l’Église du Christ les hérétiques baptisés – Latran II Décrets 202

Pape Innocent III (1198-1216)

  • Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent – Latran IV
  • Nous confessons l’unique Église, pas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé – Eius exemplo, 18 déc. 1208
  • Nous démasquons et nous nous dressons contre les hérétiques, adversaires du Christ – ius exemplo (Ench. Symb. 426 796)
  • Les Clercs ne peuvent donner la communion aux hérétiques – Latran IV Décrets 234
  • L’Église Catholique est l’Église Universelle – Latran IV (Ench. Symb. 430 802)
  • Quiconque protège les hérétiques est un hérétique – Lectures dans l’histoire de l’Église I, 441

Pape Innocent IV (1243-1254)

  • Doivent être considérés comme des hérétiques… sont ceux qui, même sur une légère preuve, sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique – Lyon I

Pape Grégoire X (1271-1276)

  • Les Musulmans sont blasphémateurs et sans Foi – Lyon II Décrets 309
  • Toute expression corporelle à la Messe est condamnée – Lyon II Décrets 328
  • Les défunts vraiment pénitents, morts dans la charité, avant d’avoir satisfait pour les péchés qu’il ont commis ou omis, sont purifiées après la mort par des peines purgatoires – Lyon II (Ench. Symb. 464 856)

Pape Boniface VIII (1294-1303)

  • L’autorité civile doit être soumise à l’autorité de l’Église – Unam Sanctam (Ench. Symb. 469 873-875) 18 nov. 1302
  • La tunique du Seigneur [l’Église] est sans coutures et ne peut être coupée – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 871)
  • Il n’y a pas de salut ni rémission des péchés en dehors de l’Église – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 870)
  • On ne trouve seulement le Salut que dans l’Église Catholique – (Ench. Symb. 468. 469 870-872)
  • Les péchés ne sont pas remis en dehors de l’Église – Unam sanctam (Ench. Symb. 468 870)
  • L’Église Catholique est le parfait moyen de Salut – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 870)
  • Nous déclarons la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife romain – Unam Sanctam

Pape Clément V (1305 – 1314)

  • C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie – Vienne Décrets 382
  • Les fausses religions sont sacrilèges et implantées par le diable – Vienne Décrets 383
  • La vraie liberté ne peut être trouvée que dans l’Église Catholique – Vienne Décrets 383
  • Seul le Pape peut définir le Magistère – Vienne Décrets 360
  • Nous ne pouvons construire que sur la base de la Foi Catholique – Vienne Décrets 360
  • La conduite des Musulmans est obscène et détestable – Vienne Décrets 350
  • La musique païenne est une honte pour les églises – Vienne Décrets 378
  • L’adoration des non Catholiques est un déshonneur et est interdite – Vienne Décrets 380

Pape Benoit XII (1335-1342)

  • Ceux qui meurent en état de péché mortel vont en Enfer – Benedictus Deus (Ench. Symb. 531 1002)

Pape Clément VI (1342-1352)

  • Seule l’Église Romaine est Catholique – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 a 1050)
  • Celui qui rejette la Papauté est en dehors de l’Église – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 b 1051)
  • Personne ne peur être sauvé en dehors de l’Église Catholique – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 b 1051)

Pape Martin V (1417-1431)

  • Les hérétiques offensent Dieu et scandalisent l’Église – Constance Décrets 428
  • Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques – Constance Décrets 421-422

Pape Eugène IV (1431-1447)

  • L’Islam est une secte abominable – Bâle Décrets 479
  • Les Juifs qui observent la Loi seront damnés – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 712 1348)
  • L’Ancien Testament été remplacé par le Nouveau Testament – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 712 1348)
  • Les hérétiques, schismatiques, juifs, païens (idolâtres, musulmans, hindous, bouddhistes, etc.) vont en Enfer – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 714 1351)
  • Les hérétiques sont totalement séparés du Corps de Christ – Cantate Domino (Ench. Symb. 705 1332 1339 1351)
  • Les fausses religions sont séparées de l’Église – (Ench. Symb. 705 1332)
  • Hors de l’Église Catholique il n’y a point de Salut – (Ench. Symb. 714 1351)
  • Personne ne peut être sauvé, même s’il verse son sang pour le Christ, s’il n’est pas dans le sein et l’unité de l’Église catholique – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 714 1351)
  •  On devient membre du Christ et du Corps de l’Église par le sacrement de baptême – Florence, Exsultate Deo (Ench. Symb. 696 1314)
  • Si nous ne renaissons pas par l’eau et l’esprit, nous ne pouvons pas entrer dans le royaume des cieux [Jn 3, 5] (Ench. Symb. 696 1314)
  • L’Église Catholique condamne et anathématise tous ceux qui tiennent un point de vue opposé ou contraire – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 705 1332)
  • Celui qui veut être sauvé doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité – Florence s. 8, 22
  • Ceux qui se repentent véritablement meurent dans l’amour de Dieu, avant réparé leurs fautes commises par actions ou par omission, sont purifiées après leur mort par des peines purgatoires – Florence s. 6 (Décrét. 527-528)

Pape Pie II (1458-1464)

  • Les Conciles Œcuméniques doivent défendre la Vérité – (Ench. Symb. 717 1375)

Pape Jules II (1503-1513)

  • Les schismatiques sont les fils de la damnation – Latran V Décrets 597

Pape Léon X (1513-1521)

  • Il n’y a absolument aucun Salut en dehors de l’Église – Latran V Décrets 646
  • Les Musulmans attaquent la Croix symbole de Vie – Latran V Décrets 651
  • Les infidèles de l’orient (Turcs, musulmans, hindouistes, etc.) traitent avec un mépris complet le chemin qui mène à la véritable Lumière et au Salut – Latran V Décrets 651
  • Les Infidèles sont les ennemis haïssables de Dieu – Latran V Décrets 651
  • Les schismatiques sont privés des prières habituelles de l’Église – Exsurge Domine (Ench. Symb. 763 1473)
  • Nous condamnons et réprouvons tous ceux qui affirment que l’âme intellective est mortelle ou unique en tous les hommes ou qui sont dans le doute à ce sujet. – Latran V Décrets 605
  • Nous définissons complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée. Tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur seront totalement évités et punis. – Latran V Décrets  605
  • Que les faux chrétiens, ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ – Latran V Décrets 625
  • La philosophie ne peut dévier de la Foi Catholique – Latran V Décrets 605 606
  • Les Infidèles sapent la foi Catholique – Latran V Décrets 605 606
  • Brûler les hérétiques n’est pas contraire à la volonté de Dieu – Exsurge Domine (Ench. Symb. 773 1483)
  • Aucun pape ne peut infirmer l’autorité des Conciles, contredire leurs actes, juger leurs lois – Exsurge Domine, n° 29

Pape Paul III (1534 – 1549)

  • Sans la Foi Catholique, il est impossible de plaire à Dieu – (Ench. Symb. 787 1510)
  • Personne, dans les choses de la foi ou de la morale ne doit oser interpréter l’Écriture sainte contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église – Trente s. 4
  • Par le Christ nos devenons un nouvel homme qui est crée à l’image de Dieu – Trente (Ench. Symb. 792 1515)
  • Le Père envoya Jésus Christ comme la seule offrande possible – Trente (Ench. Symb. 794 1522)
  • Personne ne peut changer les rituels approuvés par l’Église – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • L’Église est attachée à la coutume des Sacrements – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • C’est hérésie de dédaigner les rituels approuvés par l’Église – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le Sacrement de Baptême, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Les êtres renaissent par le Baptême – Trente (Ench. Symb. 799 1528-1529)
  • Si quelqu’un dit que le [sacrement de] baptême … n’est pas nécessaire pour le salut, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 1618)
  • Par le baptême, l’homme est justifié instantanément – Trente Décrets 673
  • Les non baptisés ne sont pas membres de l’Église – Trente s. 14 c. 2 (Ench. Symb. 895 1671-1672)
  • Quiconque change le Sacrement de Confirmation, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le sacrement de Mariage, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque dit que celui qui est justifié ne peut perdre la grâce, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 833 1573)
  • Sans la Foi Catholique, personne n’est jamais justifié – Trente (Ench. Symb. 787. 801 1510. 1532)
  • Quiconque rejette la liste des livres saints des Écritures, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 784 1504)
  • Il revient à l’Église de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures – Trente s. 4
  • Personne, dans les choses de la foi ou de la morale ne doit oser interpréter l’Écriture contre le consentement unanime des pères – Trente s. 4

Pape Jules III (1550-1555)

  • L’Extrême-onction ne peut être changée sans péché – Trente (Ench. Symb. 928 1718)
  • L’Église n’exerce de jugement sur personne entré dans l’Église par la porte du baptême – Trente s. 14 c. 2
  • Le Seigneur Christ fait membre de son corps par le bain du baptême – Trente s. 14 c. 2

Pape Paul IV (1555-1559)

  • Un hérétique ne peut pas être pape – Cum ex Apostolatus Officio, 15 fév. 1559
  • L’Église Catholique condamne les discours hérétiques – Ad Catholicos Angliae

Pape Pie IV (1560-1565)

  • Que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [hérésies] – Trente s. 23, c. 4
  • Hors de la vraie Foi catholique, personne ne peut être sauvé – Iniunctum nobis (Ench. Symb. 1000 1869-1870)

Pape St Pie V (1566 – 1572)

  • Nous interdisons à perpétuité tout nouveau rituel à la Messe – Quo Primum
  • Quiconque change la Messe encourt la colère Divine – Quo Primum
  • Aucun nouveau rituel ne peut être ajouté à la liturgie – Quo Primum
  • Les adaptations radicales de la liturgie sont condamnées – Quo Primum
  • Les hérétiques ne sont pas membres de l’Église Catholique – Catéchisme du Concile de Trente 101

Pape Clément XI (1700-1721)

  • La Foi aux mystères essentiels est une nécessité minimum pour le baptême et le salut – (Ench. Symb. 1349 2380-2381)

Pape Benoit XIV (1740-1748)

  • Nous prions pour les Juifs sans Foi afin qu’ils sortent de leurs ténèbres – Encycliques Papales (Vol. I) 42
  • Le seul objectif d’un missionnaire est de délivrer les non Catholiques de leurs erreurs – Encycliques Papales (Vol. I) 57

Pape Pie VI  (1775 – 1799)

  •  La langue vernaculaire devrait être utilisée dans la liturgie : Hérésie – (Ench. Symb. 1566 2666)
  • Introduire à la Messe le langage populaire est démoniaque – Auctorem Fidei (Ench. Symb. 15331566. 2633 2666)
  • Le rituel de la Messe devrait être simplifié : condamné – Auctorem fidei (Ench. Symb. 1533 2633) 
  • Cette licence de penser, de dire, d’écrire et même de faire imprimer impunément en matière de religion : droit monstrueux – Quod aliquantum, 10 mars 1791
  • Les droits de l’homme, contraires à la religion et à la société – Adeo Nota, 23 avril 1791
  • Seuls les Catholiques sont Chrétiens – Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2592-2597)
  • Si nous sommes Chrétiens, nous devons croire en la Papauté – Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2593)
  • L’excommunication ou la suspension, …les peines appelées «ipso facto» [par le fait ou automatiquement] n’ont aucune autre force que celle d’une menace sérieuse sans effet réel – Condamné, Auctorem fidei, 47ème proposition condamnée, 28 août 1794
  • L’Église peut donner une mauvaise discipline : Condamné – Auctorem fidei (Ench. Symb. 1578 2678)
  • Le pouvoir de ministère et de gouvernement dérive de la communauté des fidèles aux pasteurs : hérétique – Auctorem fidei, prop. condamnée n°2
  • Le Pontife Romain reçoit non pas du Christ mais de l’Église, le pouvoir de ministère : hérétique – Auctorem fidei, prop. condamnée n° 3

Pape Pie VII (1800 – 1823)

  • La liberté de tous les cultes sans distinction confond la vérité avec l’erreur – Post tam diuturnas, 29 avril 1814

Pape Léon XII (1823-1829)

  • N’est pas notre frère quiconque est hors de l’Église Catholique – Encycliques Papales (Vol. I) 202
  • Un évangile du Démon existe en dehors de l’Église – Encycliques Papales (Vol. I) 202

Pape Pie VIII (1829-1830)

  • La seule véritable religion, c’est l’Église Catholique – Encycliques Papales (Vol. I) 222
  • Celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche – Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829

Pape Grégoire XVI (1831 – 1846)

  • L’Église a le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur – Commissum divinitus
  • Il n’y a pas de vérité en dehors de l’Église Catholique – (Ench. Symb. 1617 -)
  • Seuls le salut et les principes moraux sont dans l’Église – (Ench. Symb. 1613 2730)
  • La liberté religieuse traite la révélation avec mépris – Mirari Vos 15, 15 août 1832
  • Il est absurde et outrageant de dire que l’Église a besoin de renouveau – Mirari Vos 11
  • La liberté de la presse est fatale, monstrueuse et horrible – Mirari Vos 16
  • Seuls les Catholiques adorent Dieu – Summo Iugiter 6
  • Hérétiques, juifs apostats et païens (musulmans, bouddhistes, hindouistes, etc.) n’adorent pas le seul vrai Dieu – Summo Iugiter
  • Seuls sont sauvés les hommes de religion Catholique – Summo Iugiter 2
  • Les fausses religions adorent le Démon – Summo Iugiter
  • Les hérétiques rejettent la tradition du Verbe Divin – Inter praecipuas (Ench. Symb. 1630 2771)
  • L’indifférentisme [religieux], poison, délire – Mirari vos
  • La liberté de conscience, folie, erreur des plus contagieuses – Mirari vos (Ench. Symb. 1613 2730)
  • Les méchants pensent que ‘la Foi quelle qu’elle soit’ conduit au ciel – Mirari vos
  • Ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au salut … ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique entière et sans altération – Mirari Vos n ° 13
  • Dire que le Salut est offert aux fausses religions (Hérétiques, schismatiques, juifs, païens, etc.) est une hérésie – Mirari Vos 13
  • La révélation de Dieu à l’homme n’est donnée que par le Christ – Mirari vos 28
  • Les schismatiques ne sont pas régénérés par le baptême – Mirari Vos 14
  • Les hérétiques sont les fils de Bélial – Mirari Vos 25
  • Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [lieux de réunion des hérétiques] est impie – Commissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835
  • Il faut dissuader les mariages inter religieux – Summo Iugiter  1-9

Pape Pie IX (1846 – 1878)

  • Le Salut des âmes est pour nous la loi suprême – (Ench. Symbol. 1847 – )
  • Toute prière avec des hérétiques est condamnable – Condamnation de la « Théorie des branches » (Ench. Symb. 1686 2887), Saint Office
  • Les Protestants pervertissent l’Écriture Sainte – Qui Pluribus 14
  • Le pluralisme [religieux] s’oppose à la raison humaine – Qui Pluribus 15
  • Nous condamnons les bibles protestantes – Qui Pluribus 14
  • Il faut tenir de foi que personne ne peut être sauvé hors de l’Église catholique apostolique et romaine ; il n’y a qu’un Dieu, qu’une Foi, qu’un Baptême – Singulari Quidem, 9 déc. 1854, (Ench. Symb. 1717 2917)
  • La vraie Foi ne peut être trouvée en dehors de l’Église – Singulari Quidem
  • Prier avec les hérétiques pour “l’unité” est une hérésie – (Ench. Symb. 1685-1687 2885-2888)
  • Délire : « La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme» – Quanta Cura 5
  • Le droit à la liberté religieuse pour tous est une hérésie Quanta Cura 5 (Ench. Symb. 1690 1699 2896)
  • C’est contraire au dogme catholique et c’est cesser de professer le catholicisme de refuser l’assentiment et l’obéissance aux jugements et décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline [universelle] qui ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs ; celui qui nie la Foi est hérétique ; celui qui reconnaît la discipline [universelle] et refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème – Quanta Cura
  • Si quelqu’un dit que le seul vrai Dieu notre Créateur et Seigneur, ne peut être connu avec certitude par les choses qui ont été faites, par la lumière naturelle de la raison humaine : qu’il soit anathème – Vatican I s. 3, sur la révélation, c. 1
  • Si quelqu’un doit avoir nié le seul vrai Dieu, Créateur et Seigneur des choses visibles et invisibles : qu’il soit anathème – Vatican I, s. 3, Le Dieu Créateur, c. 1
  • L’enseignement de l’Église est le dépôt de la Foi – Vatican I, Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • La Doctrine n’a pas été donnée pour être perfectionnée – Vatican I Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • Le sens des dogmes doit être conservé à perpétuité comme l’Église l’a présenté une fois pour toutes et il n’est jamais loisible de s’en écarter au nom d’une compréhension plus poussée – Vatican I, sess. 3, chap. 4
  • Je n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement unanime des pères – Vatican I s. 2
  • La révélation est contenue dans les livres écrits et dans les traditions non écrites reçues par les apôtres – Vatican I s. 3, c. 2
  • On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé – Vatican I s. 3, c. 3
  • Il n’est permis à personne d’interpréter l’Écriture contrairement au véritable sens que tient l’Église ni au consentement unanime des pères – Vatican I, s. 3 c. 2
  • Le pontife romain parle ex cathedra, lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, une doctrine en matière de foi ou de morale qui doit être tenue par toute l’Église jouit de l’infaillibilité – Vatican I, s. 4, c. 4
  • La liberté de religion n’est pas sacrée – (Ench. Symb. 1932 – )
  • Ce qu’exprime l’Église doit être tenu éternellement pour la Vérité – Vatican I Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • Ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques appartient à la foi – Tuas libenter
  • Le Pape est le juge suprême des fidèles – Vatican I, Pastor aeternus (Ench. Symb. 1830 3063)
  • Est complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée (Latran V, Ench. Symb 1441) – Vatican I, Dei Filius (Ench. Symb. 1797 3017)
  • Aucun homme n’est libre d’embrasser et de professer la religion qu’il aura réputée vraie d’après la lumière de la raison – Syllabus, 8 déc. 1864, n° 15
  • Les hommes ne peuvent pas trouver le salut éternel dans n’importe quelle religion – Syllabus, n° 16
  • Pas de salut éternel pour tous ceux qui ne vivent pas dans le sein de la véritable Église du Christ – Syllabus, n° 17
  • Le protestantisme est une fausse religion chrétienne, désagréable à Dieu – Syllabus, n° 18
  • Toutes les lois doivent être conformes à la Loi Divine – Syllabus n° 56. 57
  • Seuls les Catholiques ont droit à la liberté religieuse – Quanta Cura 5, (Ench. Symb. 1690 1699 2896), Syllabus n° 77
  • L’État doit interdire les religions non Catholiques – Syllabus n° 78
  • La liberté civile de tous les cultes conduit à la corruption des mœurs et des esprits, et propage la peste de l’indifférentisme – Syllabus n° 79
  • Les Maçons sont les fils du Démon – Singulari Quadam
  • La Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception … a été préservée et exempte de toute tache du péché originel – Ineffabilis Deus 8 déc. 1854
  • La Vierge Bienheureuse … la médiatrice la plus puissante de l’univers entier auprès de son Fils unique pour la réconciliation – Ineffabilis Deus

Pape Léon XIII (1878 – 1903)

  • Quand le Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai – Satis Cognitum
  • L’Église est habilitée à proclamer le Salut en Jésus Christ – Satis Cognitum 4 (Ench. Symb. 1955 3303-3304)
  • Le Magistère ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné – Caritatis studium
  • L’unité de l’Église requiert de droit divin l’unité de foi, de gouvernement, de communion, dans la mesure où elle est le corps des fidèles – Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896
  • Tous les hérétiques sont hors de la Communion Catholique et hostiles à l’Église – Satis Cognitum n° 9
  • Les hérétiques ne peuvent recevoir légalement les sacrements – Exima Nos Laetitia
  • Les Sacrements en dehors de l’unité du Christ ne sont plus les Sacrements, à l’exception du baptême, Exima nos Laetitia 1903
  • L’administration des Sacrements par des hérétiques est un sacrilège – Exima Nos Laetitia
  • Quiconque est séparé de l’Église commet un adultère – Satis Cognitum n° 5
  • Les Protestants n’ont ni la Trinité, ni la Vie, ni le Salut – Satis Cognitum n° 5
  • Quiconque est séparé de l’Église “ne peut jouir de la Foi du Père et du Fils – Satis Cognitum n° 5
  • La vie de l’Esprit Saint n’existe plus dans un membre coupé – Satis Cognitum n° 5
  • L’Esprit Saint ne donne pas la vie aux hérétiques – Satis Cognitum n° 18
  • Les hérétiques pèchent quand ils reçoivent l’Eucharistie – Exima Nos Laetitia
  • Seul le Pape possède l’autorité suprême – Satis cognitum (Ench. Symb. 1961 3309)
  • Le Pape est le juge suprême des fidèles – Satis Cognitum n° 15
  • Les traditions païennes sont stériles et sans valeur – Satis Cognitum n° 9
  • Le Magistère ne peut commettre d’erreur – Satis Cognitum n°9
  • L’Église est “indivisible par nature” bien que les hérétiques tentent d’y ouvrir des brèches de toute part – Satis Cognitum 4
  • Le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi – Satis Cognitum n° 9
  • Si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique – Satis Cognitum n° 9
  • L’enseignement unanime des Pères avaient coutume de tenir hors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine du Magistère – Satis Cognitum n° 9
  • Ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent obéissent à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu – Satis Cognitum n° 9
  • Personne n’est enfant de Dieu s’il ne prend l’Église pour mère – Satis Cognitum n° 16
  • Les Catholiques et les hérétiques ne partagent pas l’unité de Foi – Satis Cognitum 18
  • C’est une erreur gravissime de considérer l’Église comme une institution humaine – Satis Cognitum n° 3
  • Évitez toute amitié avec ceux qui persécutent l’Église – Custodi Di 15
  • Il est faux de dire que l’Église est invisible – Satis Cognitum n° 3
  • L’Église Catholique est la seule Mission Apostolique – Satis Cognitum n° 35
  • Des formes disparates et contraires de la religion équivaut simplement à n’en vouloir ni choisir, ni suivre aucune, c’est l’athéisme moins le nom – Immortale Dei
  • Nier cette souveraineté de Dieu ou refuser de s’y soumettre, ce n’est pas la liberté, c’est le vice capital du Libéralisme».  Libertas, 20 juin 1888
  • Cette liberté [Libéralisme] contraire à la vertu de religion, la liberté des cultes, chacun  professe telle religion qui lui plaît ou même aucune – Libertas, 20 juin 1888
  • La liberté [Libéralisme] s’arrogeant le droit de tout enseigner à sa guise, est en contradiction flagrante avec la raison – Libertas, 20 juin 1888
  • Accordez à chacun la liberté [Libéralisme] illimitée de parler et d’écrire, rien ne demeure sacré et inviolable – Libertas, 20 juin 1888
  • Cette liberté [Libéralisme] veut que l’État ne rende aucun culte à Dieu ou n’autorise aucun culte public, que nulle religion soit préférée à l’autre – Libertas, 20 juin 1888
  • Puisqu’il est donc nécessaire de professer une religion dans la société, il faut professer celle qui est la seule vraie – Libertas, 20 juin 1888
  • L’Église ordonne que le droit de propriété demeure intact – Quod apostolici (Ench. Symb. 1851 3133)
  • La mariage est de droit divin – Arcanum divinae 10 fév. 1880

Pape St Pie X (1903 – 1914)

  • Il est détestable de servir l’homme plutôt que Dieu – E Supremi n° 9
  • Le Christ n’est pas dans tous les hommes – (Ench. Symb. 2103  –)
  • La dignité humaine dans le Christ n’appartient qu’aux Catholiques – Lettre à la Hiérarchie Française
  • La définition de la Franc-maçonnerie c’est : Liberté, Égalité, Fraternité – Lettre à la Hiérarchie Française
  • Tous les Infidèles sont damnés – Porte du Ciel 13
  • Beaucoup sont condamnés au châtiment éternel à cause de l’ignorance des mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus – Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905
  • Les modernistes « rénovateurs » sont les adversaires de la foi et les ennemis de l’Église – Pascendi 2
  • Le Modernisme tente de détruire l’Église – Pascendi 23
  • Le sentiment religieux est le germe de toute religion pour les modernistes – Pascendi 11
  • Pour les modernistes l’homme doit penser sa foi – Pascendi 12
  • Les Modernistes soutiennent que tout en religion évolue – Pascendi 26
  • L’Évolution est la doctrine des modernistes – Pascendi
  • L’Évolution des Dogmes et de la doctrine chrétienne est une erreur condamnable des modernistes – Pascendi 12-27
  • C’est une hérésie de dire que toutes les religions sont vraies – Pascendi 14. 16
  • Pour les modernistes toutes les religions sont vraies mêmes les païennes, mahométane, etc. – Pascendi
  • C’est une hérésie de dire que les païens (Musulmans, Hindous, bouddhistes, animistes, etc.) peuvent rencontrer Dieu – Pascendi 14
  • Les laïcs comme le facteur de progrès de l’Église : Doctrine pernicieuse – Pascendi 27
  • L’Église ne peut toucher à la substance des sacrements – Ex quo nono (Ench. Symb. 2147 a 3556)
  • La Révélation n’a pu être autre chose que la conscience acquise par l’homme : Condamné – Lamentabili, n°20
  • La Révélation n’a pas été complète avec les Apôtres : Condamné – Lamentabili, n°21
  • Les dogmes que l’Église déclare révélés ne sont pas des vérités descendues du ciel : Condamné – Lamentabili, n°22
  • La vérité n’est pas plus immuable que l’homme lui-même : Condamné – Lamentabili, n°58
  • Le Christ n’a pas enseigné un corps déterminé de doctrine, applicable à tous les temps et à tous les hommes : Condamné – Lamentabili, n°59
  • Les principaux articles du Symbole des Apôtres n’avaient pas pour les chrétiens des premiers siècles la même signification : Condamné – Lamentabili, n° 62
  • L’Église est incapable de défendre efficacement la morale évangélique : Condamné – Lamentabili, n° 63
  • Le progrès des sciences exige que l’on réforme les concepts de la doctrine chrétienne sur Dieu, sur la Création, sur la Révélation : Condamné – Lamentabili, n° 64
  • Le catholicisme d’aujourd’hui ne peut se concilier avec la vraie science : Condamné – Lamentabili, n° 65
  • L’athéisme est stupide – Pascendi (Ench. Symb. 2073 3476)
  • Vouloir concilier la foi avec l’esprit moderne mène à la perte totale de la foi – Pascendi
  • Les Modernistes maintiennent : Toutes les religions ont le sentiment religieux – Pascendi 14
  • Les Modernistes soutiennent que chacun a la secrète intuition de Dieu – Pascendi 14
  • Les religions païennes (Islam, Bouddhisme, Hindouisme, etc.) sont fausses – Pascendi 14
  • Les Modernistes appliquent l’expérience à la Tradition et ainsi la détruisent – Pascendi 15
  • Les modernistes tiennent pour vraies toutes les religions – Pascendi 16
  • La Conscience est l’autorité chez les Modernistes – Pascendi 23
  • L’Église est une conscience collective : hérésie – Pascendi 23
  • L’adoration des Modernistes consiste surtout à s’adapter aux coutumes du monde – Pascendi 26
  • Les Modernistes soutiennent que tout en religion évolue – Pascendi 26
  • Le modernisme, rendez-vous de toutes les hérésies, de toutes les erreurs qui furent jamais contre la foi – Pascendi 53
  • Seul le Catholicisme permet d’accéder à une famille universelle – Notre Mandat Apostolique 24
  • Les faux espoirs concernant la dignité humaine sont la racine de bien des erreurs – Notre Mandat Apostolique 25
  • La seule vision du monde, c’est la civilisation Catholique universelle – Notre Mandat Apostolique 24. 36

Pape Benoit XV (1914-1922)

  • Adorer en commun avec les hérétiques est condamné – CIC 1258
  • Si un baptisé refuse opiniâtrement ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique – CIC 1325
  • Quiconque prie avec les hérétiques est lui-même hérétique – CIC 2238, 2

Pape Pie XI (1922 – 1939)

  • Dieu a fait l’Église participante de son divin magistère, à l’abri de l’erreur – Divini illius magistri
  • À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité – Divini illius magistri
  • Ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques – Mortalium Animos, 6 janv. 1928
  • Prier pour la paix avec les fausses religions est une hérésie – Mortalium Animos 1-17
  • Il y a hérésie si nous prions avec les hérétiques – (Ench. Symb. 2199  –)
  • Qui soutient que les religions sont toutes plus ou moins bonnes est apostat – Mortalium Animos
  • De nos jours, les hérétiques ont méprisé la véritable Foi – Mortalium Animos 16
  • Il n’y a pas des matières de Foi “fondamentales” et “non-fondamentales” – Mortalium Animos 13
  • Un vrai Catholique amène les païens au Catholicisme – Mortalium Animos 10. 17
  • Le fondement de la charité est la foi pure et sans tache, la pure foi catholique – Mortalium Animos 9. 11
  • L’œcuménisme abandonne la religion divinement révélée – Mortalium Animos 2
  • Encourager l’œcuménisme, c’est rejeter la vraie religion – Mortalium Animos 2
  • L’œcuménisme ne peut en aucune façon être approuvé par les Catholiques – Mortalium Animos 2
  • L’œcuménisme déforme la véritable idée de la religion et de ce fait la rejette – Mortalium Animos 2
  • Ces “assemblées” pour “l’unité” [œcuménisme] sont condamnées  – Mortalium Animos 15
  • L’Église Catholique est l’union de tous les Chrétiens – Mortalium Animos 3. 15
  • L’unité chrétienne est l’Église Catholique – Mortalium Animos 3.  7. 15
  • L’Église est le suprême tribunal de la paix – Mortalium Animos 1-17
  • Où il y a diversité, l’unité est brisée – Casti Connubii 43
  • L’Église Catholique a un seul troupeau et un seul berger – Mortalium Animos 7
  • Les modernistes disent : L’Église s’est trompée – Mortalium Animos 8
  • Toute collaboration avec des non-catholiques est interdite – (Ench. Symb. 2199 – )
  • Les hérétiques soutiennent : l’Évangile peut être modifié pour répondre aux besoins de la vie humaine – Mortalium Animos 12
  • Les schismatiques rejettent le Christ quand ils nient l’Immaculée Conception – Mortalium Animos 13
  • S’ils “rêvent d’unité” qu’ils rentrent dans l’Église – Mortalium Animos 16
  • Dieu nous appelle tous à l’unité Catholique – Mortalium Animos 17
  • Apostasie : la fraternité universelle, la profession de certaines doctrines comme fondement commun de vie spirituelle – Mortalium Animos 1-2
  • La coéducation est fausse et nuisible à la Chrétienté – Casti connubii (Ench. Symb. 2215 3698)
  • Les femmes doivent être soumises à leurs maris – Casti Connubii 15
  • L’éducation non chrétienne est pleine d’erreurs – Casti connubii (Ench. Symb. 2213 – )
  • L’éducation sexuelle est répugnante – Casti connubii (Ench. Symb. 2214 3697)
  • Il n’est permis en aucun cas aux couples de limiter les naissances – Casti Connubii 28
  • Le contrôle des naissances est un péché grave – Casti Connubii 28-29
  • Aucune méthode scientifique ne peut contrôler les naissances – Casti Connubii 28-29
  • Les institutions humaines, publiques ou privées, doivent servir le Christ – Quas Primas 19
  • Le monde n’est fait que de chair, de concupiscence et d’orgueil de la vie – (Ench. Symb. 2223 -)

Pape Pie XII (1939 – 1958) :

  • Les hérétiques pensent que la liturgie est une concélébration de la communauté – Mediator Dei 83 20 nov. 1947
  • Seul le prêtre offre la Divine Victime à la Messe – Mediator Dei 92
  • A la Messe le prêtre représente le Christ et non les fidèles – Mediator Dei 92
  • Seul le clerc est un ministre de la liturgie – Mediator Dei 93
  • La révélation de Dieu à l’homme n’est donnée que par le Christ – Mediator Dei 83
  • L’humanisme est dangereux et une erreur pernicieuse – Mediator Dei 203
  • Les Papes confient aux évêques la direction des âmes – Mystici Corporis (Ench. Symb. 2287 3804)
  • Le schisme, l’hérésie ou l’apostasie, fait rompre un homme du Corps de l’Église – Mystici Corporis Christi (n° 23) 29 juin 1943
  • Les Chrétiens sont un dans la Foi et le Gouvernement – Mystici corporis Christi (Ench. Symb. 2286 3802)
  • Les hérétiques et schismatiques ne peuvent vivre de la vie de l’Esprit Saint – (Ench. Symb. 2286 3802)
  • Seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi – Mystici corporis Christi 
  • Seule l’Église Catholique est le Corps du Christ – Mystici Corporis 17-18
  • Celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain – Mystici corporis Christi
  • Hérésie : Les Nations ne forment qu’une seule communauté – Mystici Corporis 18
  • L’auguste Mère de Dieu, … généreuse associée du divin Rédempteur … gardée intacte de la corruption du sépulcre, … fût élevée, dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où, Reine, elle resplendit – Munificentissimus Deus 1er nov. 1950

 

Conclusion

Les mystères essentiels de la foi  (La Trinité et l’Incarnation, une seule vérité catholique, Dieu rémunérateur, et la loi naturelle) doivent positivement être connus et crus pour tous pour le salut (et pour la validité du baptême). C’est pourquoi l’hérésie du salut pour l’ignorant invincible des mystères essentiels est si grave. L’ignorant invincible des mystères essentiels ne peut absolument pas – de loi divine – être sauvé, comme l’enseigne infailliblement le symbole d’Athanase ; mais quelqu’un peut ignorer d’autres vérités de foi (autres que les mystères essentiels) sans qu’il y ait faute de sa part selon les circonstances.

En plus des mystères essentiels de la foi, tout baptisé est tenu – ordinairement et non positivement – de connaître et de s’instruire de la foi sous peine de péché mortel (sauf ignorance invincible ou circonstances rendant impossible de vaincre l’ignorance des autres vérités en dehors des mystères essentiels de la foi). Celui qui néglige la foi alors qu’il peut s’en instruire est coupable (négligence coupable) car son ignorance est vincible (peut être vaincue) et à cause de ce péché mortel (et d’autres) et de sa mauvaise volonté, Dieu permet à ces gens de tomber dans des péchés encore plus graves comme les hérésies.

Quiconque nie obstinément, ou refuse sciemment ou doute volontairement (en connaissance), même d’une seule vérité de la vraie foi catholique, est hérétique et dans la voie de la damnation. Ceux qui refusent de croire aux vérités de foi (et de morale) sont simplement retenus à la source de leur foi dans la révélation du Christ, jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’il y a une justice. Ceux qui ont la vraie foi en Jésus-Christ (et son Église) acceptent son enseignement d’abord et comprennent la vérité en elle [son Église] (par exemple, pourquoi c’est vrai) ensuite. Un catholique ne retient pas sa foi en la révélation du Christ jusqu’à ce qu’il puisse la comprendre, cela est la mentalité d’un hérétique infidèle qui possède une fierté insupportable.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : «CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES PLUTÔT QU’À DIEU ».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, Conclusion – Malheur de ceux qui rejettent la prédication de l’Église – En s’excluant de l’Église, les hérétiques se sont exclus de l’Esprit de Vérité : «Ainsi sont démasqués tous ceux qui introduisent des doctrines impies sur Celui qui nous a faits et modelés, qui a créé ce monde et au-dessus duquel il n’est point d’autre Dieu ; ainsi sont également réfutés, par des preuves en due forme, ceux qui enseignent des faussetés au sujet de l’être de notre Seigneur et au sujet de l’ « économie » qu’il a accomplie à cause de l’homme, sa créature. À l’inverse, la prédication de l’Église présente à tous égards une inébranlable solidité, demeure identique à elle-même et bénéficie, ainsi que nous l’avons montré, du témoignage des prophètes, des apôtres et de tous leurs disciples, témoignage qui englobe « le commencement, le milieu et la fin », bref la totalité de l’ « économie » de Dieu et de son opération infailliblement ordonnée au salut de l’homme et fondant notre foi. Dès lors, cette foi, que nous avons reçue de l’Église, nous la gardons avec soin, car sans cesse, sous l’action de l’Esprit de Dieu, telle un dépôt de grand prix renfermé dans un vase excellent, elle rajeunit et fait rajeunir le vase même qui la contient.

«C’est à l’Église elle-même, en effet, qu’a été confié le « Don de Dieu », comme l’avait été le souffle à l’ouvrage modelé, afin que tous les membres puissent y avoir part et être par là vivifiés ; c’est en elle qu’a été déposée la communion avec le Christ, c’est-à-dire l’Esprit Saint, arrhes de l’incorruptibilité, confirmation de notre foi et échelle de notre ascension vers Dieu : car « dans l’Église, est-il dit, Dieu a placé des apôtres, des prophètes, des docteurs » et tout le reste de l’opération de l’Esprit. De cet Esprit s’excluent donc tous ceux qui, refusant d’accourir à l’Église, se privent eux-mêmes de la vie par leurs doctrines fausses et leurs actions dépravées. Car là où est l’Église, là est aussi l’Esprit de Dieu ; et là où es t l’Esprit de Dieu, là est l’Église et toute grâce. Et l’Esprit est Vérité. C’est pourquoi ceux qui s’excluent de lui ne se nourrissent pas non plus aux mamelles de leur Mère en vue de la vie et n’ont point part à la source limpide qui coule du corps du Christ, mais « ils se creusent des citernes crevassées » faites de trous de terre et boivent l’eau fétide d’un bourbier : ils fuient la foi de l’Église de crainte d’être démasqués, et ils rejettent l’Esprit pour n’être pas instruits. Devenus étrangers à la vérité, il est fatal qu’ils roulent dans toute erreur et soient ballottés par elle, qu’ils pensent diversement sur les mêmes sujets suivant les moments et n’aient jamais de doctrine fermement établie, puisqu’ils veulent être sophistes de mots plutôt que disciples de la vérité. Car ils ne sont pas fondés sur le Roc unique, mais sur le sable, un sable qui renferme des pierres multiples.

«Ils donnent sans cesse comme excuse qu’ils cherchent — ils sont aveugles, en effet ! —, mais ils ne peuvent jamais trouver, et pour cause, car ils blasphèment leur Créateur, c’est-à-dire le vrai Dieu, Celui qui donne de pouvoir trouver … C’est pourquoi la lumière qui vient de Dieu ne luit pas pour eux, car ils ont déshonoré et méprisé Dieu».

Livres compilant les extraits du Magistère et des conciles en français :

Avant de se servir de ces livres, il faut s’être converti avant à la vraie foi catholique traditionnelle pour comprendre et adhérer aux lois de l’Église sous peine de se perdre.

Concile de Florence, 14ème session, 7 août 1445, (Décrets 590-591) ex cathedra : «… je soutiendrai, confesserai, prêcherai et enseignerai toujours tout ce que soutient, confesse, enseigne et prêche la très sainte Église romaine, et tout ce que celle-ci réprouve, anathématise et condamne, je le réprouve, l’anathématise et le condamne, et à l’avenir je le réprouverai, l’anathématiserai et le condamnerai toujours …».

Les conciles œcuméniques (universels : convocation des tous les évêques) ont été réunis pour détruire des hérésies.

Le Concile de Jérusalem en 48 ou 49 est le véritable premier concile non-numéroté des apôtres décrit dans le chapitre 15 des Actes des apôtres avec Pierre premier Pape. Condamnation de certains de la secte des pharisiens ou Juifs convertis voulant garder la loi de Moïse.

1er :  325 – Nicée I (Pape Saint Sylvestre et Empereur Flavius-Constantin) : le concile de Nicée (Ratifié avec Constantinople I) contre Arius, qui niait la divinité de Jésus-Christ. DENZINGER Enchiridion Symbolorum 125.

2ème : 381 – Constantinople I (Pape Saint Damase et Empereur Théodose) : le concile de Constantinople contre Manès, qui prétendait qu’il existe deux principes éternels, et contre Macédonius, qui niait la divinité du Saint-Esprit. DENZ. Ench. Symb. 150.

3ème : 431 – Ephèse (Pape Saint Célestin et Empereur Théodose le Jeune) : le concile d’Ephèse contre Nestorius, qui niait la maternité divine de Marie. DENZ. Ench. Symb. 249.

4ème : 451 – Chalcédoine (Pape Saint Léon et Empereur Marcien) : le concile de Chalcédoine contre Eutychès et Dioscore, qui ne reconnaissaient qu’une nature en Jésus-Christ. DENZ. Ench. Symb. 299.

5ème : 553 – Constantinople II (Pape Vigilantius et Empereur Justinien) : le second concile de Constantinople. Les contestations touchant les trois Chapitres sont assoupies, et les erreurs d’Origines retranchées de la sainte Doctrine. DENZ. Ench. Symb. 420.

6ème : 680 – Constantinople III (Pape Saint Agathon et Empereur Constantin Pogonat) : le troisième concile de Constantinople. Les Monothélites qui n’admettaient qu’une volonté en Jésus-Christ, sont condamnés. DENZ. Ench. Symb. 548.

7ème : 787 – Nicée II (Pape Adrien et Empereur Constantin, fils d’Irène) : le second concile de Nicée contre les iconoclastes ou briseurs d’images. DENZ. Ench. Symb. 596.

8ème : 870 – Constantinople IV (Pape Adrien II et Empereur Basile) : le quatrième concile de Constantinople. Saint Ignace, patriarche de Constantinople, est rétabli dans son siège, et Photius, l’usurpateur, en est honteusement chassé. DENZ. Ench. Symb. 650.

9ème : 1123 – Latran I (Pape Calixte II et Empereur Henry V) : le premier concile de Latran. La fameuse querelle sur les investitures est terminée. Mesures de réforme de l’Eglise. DENZ. Ench. Symb. 704.

10ème : 1139 – Latran II (Pape Innocent II et Empereur Conrad III) : le deuxième concile de Latran. Les hérésies de Pierre de Bruis et d’Arnauld de Bresse sont condamnées. Mesure de réforme de l’Eglise. Renforcement de la règle du célibat des prêtres. On restitue aussi les dîmes à l’Eglise. DENZ. Ench. Symb. 715.

11ème : 1179 – Latran III (Pape Alexandre III et Empereur Frédéric I) : le troisième concile de Latran. Les erreurs des Vaudois et des Albigeois sont condamnées. Mesures de réforme de l’Eglise. La discipline est rétablie parmi les ecclésiastiques et les laïques. DENZ. Ench. Symb. 751.

12ème : 1215 – Latran IV (Pape Innocent III et Empereur Frédéric II) : le quatrième concile de Latran, où furent condamnés les albigeois, et où fut décrétée l’obligation de la confession annuelle et de la communion pascale. Les rêveries de l’abbé Joachim sont condamnés et la Guerre Sainte pour le recouvrement de Jérusalem est décidée. DENZ. Ench. Symb. 800

13ème : 1245 – Lyon I (Pape Innocent IV et Empereur Frédéric II) : le premier concile de Lyon. Frédéric II est déclaré ennemi de l’Eglise et il est privé de l’Empire. On délibère sur le recouvrement de la Terre Sainte. Saint Louis, roi de France, est déclaré chef de cette expédition. DENZ. Ench. Symb. 830.

14ème : 1274 – Lyon II (Pape Grégoire X et Empereur Rodolphe I) : le deuxième concile de Lyon, pour la réunion à l’Eglise romaine des Grecs schismatiques. Mort de saint Bonaventure durant la tenue du concile. DENZ. Ench. Symb. 850.

15ème : 1311-1312 – Vienne (Pape Clément V) : le concile de Vienne. L’Ordre des Templiers est aboli. Réforme des ordres mendiants. L’hérésie des Bégards et des Béguines est condamnée. DENZ. Ench. Symb.  891.

1409 : Grand schisme d’occident. Déposition de Papes incertains ; élection de l’antipape Alexandre V. Résolu avec l’élection du pape Martin V (1417) au Concile de Constance.

16ème : 1414 ou 1415 – Constance : le concile de Constance contre Wiclef, qui rejetait le culte des saints et la présence de Jésus-Christ dans l’Eucharistie, et contre Jean Huss ou Hus, qui attaquait les indulgences et l’autorité infaillible de l’Église. On dépose les trois Papes et on élit Martin V, pour souverain pontife, ce qui met fin au schisme d’Occident. DENZ. Ench. Symb. 1151.

17ème : 1438-1439 – Bâle, Ferrare, Florence, Rome (Pape Eugène IV) : contre le concile de Bâle, Ferrare, Florence, Rome. Les Grecs sont réunis à l’Eglise, sous le pontificat d’Eugène IV. DENZ. Ench. Symb. 1308.

18ème : 1512-1517 – Latran V (Papes Jules II et Léon X) : le cinquième concile de Latran. On déclare la guerre aux Turcs et on impose des décimes sur le clergé. Concordat avec François Ier. DENZ. Ench. Symb. 1440.

19ème : 1545 à 1563 – Trente (Papes Paul III, Jules III et Pie IV) : le concile de Trente, où furent condamnées les erreurs protestantes et affirmés les dogmes catholiques. DENZ. Ench. Symb. 1500.

20ème : 1869-1870 – Vatican (Pape Pie IX) : le premier concile du Vatican, qui définit le dogme de l’infaillibilité du pape en matière doctrinale, et condamna les erreurs contemporaines. DENZ. Ench. Symb. 2999.

Faux concile œcuménique : 1962 à 1965 – Vatican II (antipapes Jean XXIII, Paul VI) : infiltration maçonnique et apostasie. Vatican II n’a pas été réuni pour détruire une hérésie, mais pour détruire l’Église de l’intérieur, sous le motif d’ouverture et de renouveau. Ce faux concile apostat a engendré la secte apostate vatican 2 ou contre-église de la fin des temps (Antipapes et apostats Jean-Paul 1er, Jean-Paul 2, Benoit 16 et François).

 

                          

Décrets des conciles œcuméniques – Textes plus complets (certains textes absents) que les extraits compilés dans l’Enchiridion Symbolorum (Textes Catholiques jusqu’à Vatican I en 1870, page 1659 n° 816 ; Non-catholiques à partir du n° 817 page 1661)

Quelques autres Conciles non- œcuméniques

Certains ne sont pas infaillibles, d’autres remplissent les conditions de l’infaillibilité comme Orange, Rome, Latran, etc.

Concile d’Elvire (Espagne), 300-303. Indissolubilité du mariage. Célibat des clercs. Baptême et confirmation. Denz. Ench. Symb. 117

1er Concile d’Arles, commencé le 1er août 314. Baptême des hérétiques. Denz. Ench. Symb. 123

Concile de Laodicée (faillible) vers 363. Soixante canons (le canon spécifique omettant le livre de l’Apocalypse a probablement été ajouté beaucoup plus tard par les chanoines du Concile, et il peut même ne pas être un canon d’origine provenant de ce Concile, d’où ce canon 60, le dernier canon de ce Concile, est absent dans de nombreux manuscrits anciens) : L’ordre, évêques, clercs et laïcs ; comportement modeste des clercs et des laïcs ; approche hérétiques ; les Juifs ; les païens ; interdiction du sabbat juif (samedi) et Jour du Seigneur (dimanche) ; pratiques liturgiques ; restrictions du Carême ; catéchumènes et des néophytes ; canon biblique ; première condamnation explicite de l’astrologie.

3ème concile de Carthage, 28 août 397. Le canon des saintes Ecritures. Denz. Ench. Symb. 186

1er concile de Tolède, septembre 400. La consécration du chrême. Profession de foi contre les erreurs des priscillianistes. Denz. Ench. Symb. 187

Concile d’Arles, 473. Grâce et prédestination. Denz. Ench. Symb. 330

Concile de Rome, 13 mai 495. Le Pouvoir de l’Eglise de pardonner les péchés. La rémission des péchés. Denz. Ench. Symb. 348

2ème concile d’Orange, commencé le 3 juillet 529. Le péché originel. La grâce. Grâce, coopération de l’homme et prédestination. Denz. Ench. Symb. 370

1er concile de Braga (Portugal), commencé le 1er mai 561. Anathématismes contre les priscillianistes et d’autres. La Trinité et le Christ. La création et le gouvernement du monde. Denz 451

3ème concile de Tolède, commencé le 8 mai 589. Profession de foi du roi Reccared. La Trinité divine. Denz 469

4ème concile de Tolède, commencé le 5 décembre 633. Profession de foi trinitaire et christologique. L’Apocalypse de Jean, Livre des saintes Ecritures. Denz 485

6ème Concile de Tolède, commencé le 9 janvier 638. La Trinité et le Fils de Dieu, le Sauveur fait chair. Denz 490

Concile du Latran, 5-31 octobre 649. Les deux volontés et opérations dans le Christ. Condamnation d’erreurs concernant la Trinité et le Christ. Denz 500

11ème concile de Tolède, commencé le 7 novembre 675. Profession de foi. La Trinité divine. L’incarnation. La Rédemption. Le sort de l’homme après la mort. Denz 525

Concile de Rome, 27 mars 680. La Trinité divine. Le Verbe de Dieu devenu chair. Denz 545

14ème Concile de Tolède, 14-20 novembre 684. Les propriétés des deux natures dans le Christ. Denz 564

15ème Concile de Tolède, commencé le 11 mai 688. Apologie de Julien. Déclaration au sujet de la Trinité divine et de l’Incarnation. La Trinité divine. Le Christ, le Fils de Dieu incarné. La résurrection des morts. Denz 566

Concile de Rome, 3ème session, 25 octobre 745. La descente du Christ au enfers. Denz 587

Concile de Frioul, 796 ou 797. Profession de foi. La Trinité divine. Le Christ, le Fils de Dieu par nature, non par adoption. Denz 616

Concile de Pavie, 850. Le sacrement de l’onction des malades. Denz 620

Concile de Quierzy, mai 853. Le libre arbitre de l’homme et la prédestination. Denz 621

Concile de Valence, 8 janvier 855. La prédestination. Denz 624

Concile de Rome, 862. L’hérésie des théopaschites. L’effet du baptême. Denz 635

Concile de Rome 1059. La profession de foi en l’Eucharistie prescrite à Béranger. Denz 690

Concile du Latran, avril 1060. Ordinations simoniaques. Denz 691

Concile de Rome, 11 février 1079. Profession de foi de Bérenger de Tours, La présence eucharistique du Christ. Denz 700

Concile de Bénévent, commencé le 18 mars 1091. Le caractère sacramentel du diaconat. Denz 703

Concile de Clermont, Auvergne, 1095. Appel à la première croisade du pape Urbain II le 27 novembre.

Concile du Latran, carême 1102. L’obéissance à l’Eglise. Denz 704

Concile de Guastalla, 22 Octobre 1106. Ordinations hérétiques et simoniaques. Denz 705

Concile du Latran, 7 mars 1110. Pillage des naufragés et simonie. Denz 706

Concile de Reims, commencé le 21 mars 1148. La Trinité divine. Denz 745

Concile de Tours, commencé le 19 mai 1163. Le prêt à intérêt. Denz 747

Concile de Vérone, fin octobre – début novembre 1184. Condamnation des erreurs des sectes laïques au sujet du pouvoir de la hiérarchie. Denz 760

 

Principales vérités infaillibles de la vraie foi catholique traditionnelle

 Hors de l’Église catholique il n’y a absolument aucun salut

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