L’Antichrist / Antéchrist

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Sommaire

  • Les temps actuels sont ceux de la grande apostasie et de l’abomination de la désolation
    • Les apostats du Christ sont les précurseurs qui préparent la venue de l’Antichrist
    • Un petit reste de fidèles constitue la véritable Église
    • Satan roi des apostats, l’Antichrist prince des apostats
  • L’Antichrist, copie trompeuse du Christ
    • L’Antichrist réunira toutes les fausses religions
    • La marque de la bête
    • Les antichrists
    • L’antipape et apostat Jean-Paul 2 était-il l’Antichrist ?
    • Rome et Jérusalem capitales de l’Antichrist
    • Le diable copie Dieu
    • Le nombre de la bête 666
    • Les deux témoins de l’Apocalypse
  • Conclusion

 

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L.V, part. 3, 1 : « l’Antéchrist…, récapitulant en lui toute l’apostasie du diable ».

 

Les temps actuels sont ceux de la grande apostasie et de l’abomination de la désolation

Les apostats du Christ sont les précurseurs qui préparent la venue de l’Antichrist

Cette grande apostasie prépare le règne de l’Antichrist, car là où Dieu est nié, le diable s’installe. La plupart ont effectivement abandonné Dieu et Son Église et sont les responsable de cette situation, eux qui refusent la vraie foi qui sauve.

Matthieu 24, 15, 21 : «Quand donc vous verrez l’abomination [hérésies, sacrilèges, impureté et mondanité des prêtres, etc.] de la désolation [déshonneur du faux ministère apostat sacerdotal], prédite par le prophète Daniel, régnant dans le lieu saint [Saint siège occupé par la secte vatican 2] … Car alors la tribulation sera grande, telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura point».

Marc 13, 19 : «Ces jours seront des tribulations telles qu’il n’y en a point eu depuis le commencement des créatures que Dieu a faites jusqu’à présent, et qu’il n’ y en aura point».

2 Thessaloniciens 2, 3-11 : «Que personne ne vous séduise en aucune manière ; car il ne viendra point, qu’auparavant ne soit venue l’apostasie [¹], et que n’ait paru l’homme du péché, le fils de la perdition. Qui se pose en ennemi et s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu. Ne vous souvient-il pas que, lorsque j’étais encore avec vous, je vous disais ces choses ? Et vous savez ce qui le retient maintenant, afin qu’il paraisse en son temps ; Car déjà s’opère le mystère d’iniquité ; seulement, que celui qui tient maintenant, tienne jusqu’à ce qu’il disparaisse. Et alors apparaîtra cet impie que le Seigneur Jésus tuera par le souffle de sa bouche, et qu’il détruira par l’éclat de son avènement. Il viendra par l’opération de Satan, au milieu de toute sorte de miracles, de signes et de prodiges menteurs. Et avec toute séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité».

[¹] Note Bible catholique Vulgate 2 Thess. 2, 3 : «Cette apostasie est la révolte de toutes les nations contre l’Église catholique, révolte qui a commencé, et qui deviendra plus générale dans les jours de l’Antéchrist, à la fin des temps».

Aujourd’hui, cette grande apostasie a trouvé son accomplissement depuis vatican 2. Pourquoi cela ? Ils «périssent parce qu’ils n’ont pas reçu [voulu] l’amour de la vérité afin d’être sauvés». Pourquoi sont-ils condamnés ? Parce qu’ils «n’ont pas cru à la vérité». Pourquoi n’ont-ils pas cru à la vérité ? Parce qu’ils «ont acquiescé à l’iniquité» (2 Thess. 2, 10-11). Ils ont librement préféré l’iniquité.

2 Timothée 4, 3 : «Car viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine…»

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. 4, part. 2, § 3 : « …dans la deuxième épître aux Thessaloniciens il [l’Apôtre St Paul] dit ouvertement, parlant de l’Antéchrist : « C’est pourquoi Dieu leur enverra une Puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité, mais se seront complu dans l’iniquité ».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, part. 3, 1 : « Si donc la venue du Fils, tout en atteignant pareillement tous les hommes, est cependant propre à opérer un jugement et à séparer les croyants d’avec les incrédules — car c’est de leur propre mouvement que les croyants font sa volonté, comme c’est aussi de leur propre mouvement que les incrédules ne reçoivent pas son enseignement —, il est clair que son Père aussi a créé pareillement tous les hommes possédant chacun sa propre capacité de décision et son libre arbitre, mais qu’il n’en veille et n’en pourvoit pas moins à toutes choses, « faisant lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Et à tous ceux qui gardent son amour, il accorde sa communion. Or la communion de Dieu, c’est la vie, la lumière et la jouissance des biens venant de lui. Au contraire, à tous ceux qui se séparent volontairement de lui, il inflige la séparation qu’eux-mêmes ont choisie. Or la séparation d’avec Dieu, c’est la mort ; la séparation d’avec la lumière, ce sont les ténèbres ; la séparation d’avec Dieu, c’est la perte de tous les biens venant de lui.
« Ceux donc qui, par leur apostasie, ont perdu ce que nous venons de dire, étant privés de tous les biens, sont plongés dans tous les châtiments : non que Dieu prenne les devants pour les châtier, mais le châtiment les suit par là même qu’ils sont privés de tous les biens. Or éternels et sans fin sont les biens venant de Dieu : c’est pourquoi leur privation est, elle aussi, éternelle et sans fin. De la même manière, parce que la lumière est chose permanente, ceux qui se sont aveuglés eux mêmes ou ont été aveuglés par d’autres sont privés d’une façon permanente de la jouissance de la lumière, non que la lumière leur inflige la peine contenue dans la cécité, mais parce que la cécité elle-même entraîne pour eux ce malheur. C’est pourquoi le Seigneur disait : « Celui qui croit en moi n’est pas jugé » ; autrement dit, il n’est pas séparé de Dieu, puisqu’il est uni à Dieu par la foi. « Mais, ajoute-t-il, celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » ; autrement dit, il s’est lui-même séparé de Dieu par sa libre décision. « Car en ceci consiste le jugement : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière. Car quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas vers la lumière, de peur que ses œuvres ne soient démasquées. Mais celui qui fait la vérité vient vers la lumière, afin qu’il apparaisse que ses œuvres sont faites en Dieu ».
« Ainsi donc, parce qu’en ce monde les uns accourent à la lumière et s’unissent à Dieu par la foi, tandis que les autres s’éloignent de la lumière et se séparent de Dieu, le Verbe de Dieu viendra assigner à tous une demeure appropriée : aux uns, dans la lumière, pour qu’ils jouissent des biens qu’elle contient ; aux autres, dans les ténèbres, pour qu’ils aient en partage la peine qu’elles renferment. Et c’est pourquoi le Seigneur dit qu’il appellera ceux de la droite au royaume du Père, tandis qu’il en verra ceux de la gauche au feu éternel : car ces derniers se seront eux-mêmes privés de tous les biens. Et c’est pourquoi l’Apôtre dit : « Parce qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de Dieu qui les eût sauvés, pour ce motif même Dieu leur envoie une Puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge, afin que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité, mais se seront complu dans l’iniquité ». Car, pour ce qui est de celui qui doit venir, c’est volontairement qu’il récapitulera l’apostasie en lui-même, comme c’est de son propre mouvement qu’il fera tout ce qu’il fera et qu’il siégera dans le Temple de Dieu afin d’être adoré, en qualité de Christ, par ceux qu’il aura trompés : aussi sera-t-il justement précipité dans l’étang de feu. Quant à Dieu, il sait par avance toutes choses grâce à sa prescience et, au moment convenable, il enverra celui qui doit être tel, « pour que les hommes croient au mensonge, afin que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité, mais se seront complu dans l’iniquité ».

Saint Cyrille de Jérusalem, père de l’Église, Catéchèse XV, PG 33 (n. 9), 869-916  : « [2 Th 2, 3-10] c’est maintenant l’apostasie, car les hommes ont apostasié la foi droite. Auparavant les hérétiques se remarquaient, mais maintenant l’Église est remplie d’hérétiques… Car les hommes se sont éloignés de la vérité…. Un discours séducteur ? et tous l’écoutent ravis. Un discours de conversion ? et tous se détournent. Le grand nombre s’est détourné des paroles de vérité… L’apostasie est donc là, et l’ennemi s’apprête à venir».

Un petit reste de fidèles constitue la véritable Église

Un petit reste de fidèles, ceux qui ont retrouvé ou gardé la foi catholique traditionnelle, constitue la véritable Église face à la grande apostasie actuelle.

La plupart ne comprennent plus la foi ni la morale chrétiennes ni même la loi naturelle car les esprits ont admis les hérésies. La plupart des gens adhèrent ou acceptent le naturalisme, le paganisme, l’idolâtrie, le relativisme religieux, la liberté religieuse, le modernisme religieux, l’indifférentisme religieux, et beaucoup sont hérétiques même contre la loi naturelle en rejetant la vérité naturelle ou ce qu’ils savent être naturellement vrai.

Il ne reste que peu de temps pour se convertir, tous devraient craindre Dieu, la perte de leur salut et l’enfer éternel car il n’y a pas de charité et de salut sans la vraie foi ni hors de la véritable Église catholique.Les deux sources de la Révélation divine sont la Tradition de l’Église et les Écritures. La Tradition de l’Église précède l’Écriture. La vraie foi catholique, la foi traditionnelle (de la Tradition de l’Église), la foi divine de tous les temps, est absolument nécessaire pour le salut, comme le dit infailliblement Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu».

La plupart se plaignent et sont eux-même les auteurs de leur con-damnation par leur mauvaise volonté et orgueil intolérable contre la loi divine.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «… ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Cependant la plupart se fichent de la vérité et ainsi se moquent de Dieu, et croient qu’ils vont échapper à l’enfer.

«Ne vous y trompez pas : on ne se rit pas de Dieu» – Galates 6, 7

«L’Esprit dit manifestement que, dans les derniers temps, la plupart abandonneront la foi, s’attachant à des esprits d’erreur, et à des doctrines de démons, parlant le mensonge avec hypocrisie, et ayant la conscience cautérisée» (1 Tim. 4, 2)

« Et avec toute séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu [voulu] l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité» (2 Thess. 2, 10-11).

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4, préface : «Mais à présent, parce que ce sont les derniers temps, le mal s’étend de plus en plus, rendant les hommes non seulement apostats mais encore blasphémateurs à l’égard de Celui qui les a modelés, et cela par de multiples machinations, c’est-à-dire par l’entremise de tous les hérétiques … quoique venant d’endroits divers et enseignant des doctrines différentes, se rencontrent dans un même dessein de blasphème, causant des blessures mortelles par le fait qu’ils enseignent à blasphémer Dieu, notre Créateur et Nourricier, et à ne pas croire au salut de l’homme». Tel est donc le dessein de celui [Satan] qui jalouse notre vie : rendre les hommes incrédules au sujet de leur salut et blasphémateurs à l’égard du Dieu qui les a modelés. Car, quelque solennelles déclarations qu’ils fassent, tous les hérétiques aboutissent en fin de compte à blasphémer le Créateur et à nier le salut de cet ouvrage modelé par Dieu qu’est la chair, alors que c’est précisément pour elle que le Fils de Dieu a accompli toute son « économie »».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. 5, 27 : «Par l’intermédiaire de ces hommes [ceux qui sans repentir, persévèrent dans l’apostasie], Satan comme s’il était déjà condamné, blasphème le Seigneur qui le juge ; il attribue son péché d’apostasie à son Créateur, et non pas à sa propre décision, tout comme les transgresseurs des lois qui sont ensuite punis et qui se plaignent des législateurs et non pas d’eux-mêmes. De la même façon, ceux-ci, remplis d’un esprit diabolique, lancent des accusations innombrables contre notre Créateur, qui nous a donné l’Esprit de vie et qui a établi une loi ajustée à tous ; ils n’acceptent pas que le jugement de Dieu soit juste. Pour cette raison, ils s’imaginent un autre Père, qui ne s’occupe ni ne se soucie de ce qui nous concerne [notre salut éternel], ou qui consent même à tous les péchés [Un Dieu sans justice]».

N’importe qui, avec un semblant de logique et d’honnêteté, peut facilement comprendre la raison pour laquelle aujourd’hui la plupart des gens rejettent Dieu, Son Christ et Son Église. C’est qu’il y a des motifs inavoués de leur rejet de Dieu. Ils comprennent que la reconnaissance de Dieu comme signifie accepter l’idée d’être jugés par lui à la mort pour ses mauvaises actions, ou que l’on soit tenu de respecter et de suivre ses règles morales. Accepter la loi de Dieu implique toutes ces choses, et ainsi, ces personnes choisissent la solution de facilité en mentant et en niant ces faits évidents et irréfutables afin d’éviter d’avoir à traiter avec les sujets pénibles de jugement de Dieu, de l’enfer et de l’éternelle damnation. Il est donc prouvé qu’ils choisissent sciemment de mentir pour vivre un court moment de péché. C’est triste à dire, ils ne peuvent se cacher leur propre conscience malhonnête jusqu’au moment de la mort, car la mort est le moment que Dieu a fixé pour nous tous pour être chargé de ses crimes contre sa conscience. Les gens rejettent la vérité de la foi parce qu’ils préfèrent obéir à eux-mêmes, comme l’enseigne l’Église :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «… ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Satan roi des apostats, l’Antichrist prince des apostats

Le diable est le premier apostat qui a abandonné la vie de la grâce pour la nature (C’est pourquoi la nature et la grâce se combattent à mort).

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V : «Le mot « Satan », en langue hébraïque, signifie « apostat » … son pouvoir consiste dans la transgression et l’apostasie».

« Satan et ses anges » apostats révoltés contre Dieu et Son Christ sont tombés de leurs places dans les cieux sur terre et tentent les hommes pour devenir à leur tour des apostats. L’apostat renonce ou abandonne toute la foi au Christ (St Thomas, II. II. Q. XII art. 1, r. 3 ; CIC 1325 § 2) et est excommunié (anathème) automatiquement (ipso facto).

L’activité ordinaire de Satan est l’hérésie qui est la négation de la vérité pour l’apostasie. L’hérétique refuse (nie ou doute) délibérément une autorité doctrinale de l’Église catholique et s’exclue automatiquement de l’Église et du salut pour l’enfer.

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]»

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié] et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

«Appliquez-vous à conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi. Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela.

« L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVÉLÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE».

« …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi. CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES PLUTÔT QU’À DIEU ».

Le pape Léon XIII enseigne infailliblement ci-dessus que l’Église «a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine» et que «celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi», c’est-à-dire que l’hérétique est ainsi un apostat.

Pape saint Pie X, Editae Saepe, 26 mai 1910 : « C’est un fait certain, bien établi, qu’aucun autre crime n’offense à ce point gravement Dieu et provoque Sa plus grande colère que le vice de l’hérésie».

Encyclopédie catholique, 1907-1913, Hérésie  : «L’ADHÉRENCE TENACE À UNE DOCTRINE CONTRAIRE À UN POINT DE LA FOI CLAIREMENT DÉFINIE PAR L’ÉGLISE EST UNE HÉRÉSIE PURE ET SIMPLE. … St Thomas (II-II, Q. XI, R. 1) définit l’hérésie : « une espèce d’infidélité chez les hommes qui, après avoir professé la foi du Christ, corrompent ses dogmes ». La foi chrétienne droite [orthodoxe] consiste à donner son assentiment volontaire au Christ dans tout ce qui appartient vraiment à son enseignement».

L’hérésie tue les âmes, c’est pourquoi les hérétiques sont les portes de l’enfer (Pape Vigile, Constantinople II ; Pape St Léon IX ; Pape Léon XIII, Satis cognitum ; St Thomas, Catena aurea ; etc.). L’hérésie chemine toujours par des mélanges subtils de vérité et de mensonge, afin de faire dévier de la foi simple et droite, d’éloigner du salut et de damner. L’hérésie vient de l’apostasie.

Sans la vraie foi catholique orthodoxe (droite), l’âme est hors de l’Église, voir : Doctrine que vous devez connaître sur le dogme catholique pour être sauvé. Sans la vraie foi catholique, le discernement de l’apostasie et des hérésies n’est pas possible, car l’Église commande d’utiliser la règle de la foi pour discerner les hérésies. C’est pourquoi les baptisés (validement) hérétiques ne discernent pas l’action principale du démon qui est l’apostasie et l’hérésie. Voir : Il n’y a absolument aucun salut sans la vraie foi

La plupart ont abandonné et/ou renié Jésus-Christ et la vraie foi, ainsi la grande apostasie actuelle et l’hérésie généralisée prend place – dans l’indifférence générale qui fumée de Satan – en préparation de la venue de l’antichrist. Que celui qui a des oreilles entende.

Satan est le roi des apostats. L’antichrist est le prince des apostats.

L’antichrist, copie trompeuse du Christ

L’apostasie est le lit de la venue du règne de l’Antichrist, comme on l’on a vu. Sans cette apostasie, ce serait impossible, car le diable ne peut être là où Dieu est présent. Cependant il faut faire une précision sur l’Antichrist. Antichrist ne signifie pas nécessairement Antéchrist. Antichrist signifie le contraire du Christ et qui s’oppose au Christ. Antéchrist signifie celui qui précède la venue du Christ et de son règne. Ce sont deux termes distincts, bien que l’Antichrist soit aussi l’Antéchrist puisqu’il précède la deuxième venue du Christ.

L’Antichrist est celui qui récapitulera tous les antichrists qui l’ont précédé comme les apostats, hérésiarques et tyrans. Les antichrists sont ceux dont parlent l’Écriture :

1 Jean 2, 18 : « Mes petits enfants, cette heure-ci est la dernière heure ; et comme vous avez entendu que l’Antéchrist vient, il y a maintenant beaucoup d’Antéchrists : d’où nous savons que c’est la dernière heure ».

1 Jean 2, 22 : « Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’Antéchrist, qui nie le Père et le Fils ».

1 Jean 4, 3 : « Et tout esprit qui détruit [dissout, divise] Jésus n’est point de Dieu, et celui-là est l’Antéchrist, dont vous avez ouï dire qu’il vient ; or il est déjà dans le monde».

2 Jean 1, 7 : « Car beaucoup d’imposteurs se sont introduits dans le monde, lesquels ne confessent pas que Jésus-Christ soit venu dans la chair ; ceux-là sont les imposteurs et les Antéchrists ».

On peut facilement voir que les fausses religions non-catholiques sont du diable. Il y a eu déjà beaucoup d’Antéchrists. Et tous les hypocrites qui font mine de croire en Dieu ou non, tels que les apostats, les hérétiques, les idolâtres, et les athées, sont des précurseurs de l’Antichrist et lui appartiennent déjà. La caractéristique de l’Antichrist sera l’impénitence finale à son paroxysme opposée à la pénitence de Jésus qui, innocent de tout péché a expié pour nous jusqu’à la mort de la croix. C’est aussi l’impénitence des antichrists qui prépare le chemin à l’Antichrist. Ce sont ceux qui ne se repentent pas de leur apostasie, ceux qui ont renié Jésus-Christ et Son Église catholique traditionnelle, qui sont les précurseurs qui préparent le chemin de l’Antichrist. Car c’est seule vraie foi permet de résister à l’Antichrist, comme l’enseigne l’Église par les Apôtres saint Pierre et saint Paul :

Éphésiens 6, 13, 16 : «…prenez l’armure de Dieu, afin que … vous puissiez au jour mauvais résister … Prenez surtout [par dessus tout] le bouclier de la [vraie] foi dans lequel vous puissiez éteindre tous les traits enflammés du malin».

1 Pierre 5, 9 : «votre adversaire, le diable … rôde autour de vous, cherchant qui il pourra dévorer, résistez lui forts dans la [vraie] foi».

 

L’Antichrist réunira toutes les fausses religions

L’Antichrist réunira toutes les fausses religions en une nouvelle religion unique opposée à la seule vraie religion catholique traditionnelle et divine du Christ. C’est ce qui arrive déjà depuis l’apostasie vatican 2. Mais certains diront : comment cela est possible ? Dieu nous a t-il abandonnés ? Eh bien, les hommes ont abandonné Jésus et n’ont rien voulu entendre, et ils blasphèment ainsi, eux qui n’ont pas voulu faire pénitence comme Dieu leur a ordonné. Ils ont abandonné, renié et rejeté Jésus, parce qu’ils sont orgueilleusement enflés dans leur obstination apostate et hérétique. Ceci est l’accomplissement des Écritures (qui doivent être interprétées par la véritable Église et dans la vraie foi) et Dieu est infaillible :

Apocalypse 9, 20 : «Et les autres hommes qui ne furent pas tués par ces plaies ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains [fabrications de fausses fois humaines], pour ne plus adorer les démons et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher [idolâtrie]. Ainsi ils ne firent pénitence ni de leurs meurtres [apostasies], ni de leurs empoisonnements [hérésies], ni de leurs impudicités [immodesties, impuretés], ni de leurs larcins [amour de l’argent, injustices]».

On peut voir ici que la plupart des gens s’en fichent de Dieu et font comme cela les arrange, et de manière malhonnête. C’est là-dessus que vient s’agglutiner le diable aujourd’hui qui prépare la venue de l’Antichrist. Les quelques fidèles restant sur terre seront pour la plupart tourmentés par les démons et les autres seront gardés par Jésus notre Seigneur et adorable Maître qui s’est livré à la mort pour nous (et tous les hommes qui le veulent). C’est ici le rôle de la sainte Vierge Mère de Dieu, la gardienne invincible et redoutable contre Satan. Ceux qui auront aimé Marie et l’auront honorée et imitée par leur vie seront gardés, et les autres périront (certains corps et âmes) sous les glaives des impies qui auront donné leurs âmes à l’Antichrist, trompés par lui en le prenant pour le sauveur parce que Dieu a permis cela car ils n’ont pas aimé la vérité. Ensuite, accablés par lui, ils s’en repentiront, mais trop tard, car ceux qui ont reçu la marque de la bête (Ap. 13, 16-17) ne sont pas inscrits au livre de vie et «iront au feu de l’enfer préparé pour le diable et ses anges» (Matthieu 25, 41).

Job : «Il [Léviathan, description du diable selon les pères] est le roi de tous les fils de l’orgueil»

Dieu n’est-il donc pas miséricordieux ? Surement, Dieu est bon et pardonne à ceux qui se repentent et font de dignes fruits de pénitence (cf Matthieu 3, 2 ; 4, 17).

Luc 13, 5 : « Si vous ne faites pas pénitence, vous périrez tous ».

Pape Innocent II, Concile de Latran II, can. 9, 1139 : « Elle est fausse, la pénitence de celui qui ne se retire pas d’un office ou d’une affaire qu’il ne peut accomplir sans péché ; elle fausse encore, si le pénitent porte de la haine dans son cœur, s’il ne rend pas satisfaction, à tous ceux qu’il a offensés, ou s’il ne pardonne pas à celui qui l’offense, ou s’il porte des armes injustement ».

Concile de Latran, can. 22 (Denz., Ench. Symb., 10e édit., 1908, n° 366) : «De même, c’est une fausse pénitence, quand on se corrige d’un seul péché sans se soucier des autres».

Pape saint Grégoire le Grand, père de l’Église, Homélie sur la parabole des dix vierges (Mt. 25, 1-13), 28 jan. 591 : « … Celui qui a gaspillé le temps favorable à la pénitence vient en vain supplier devant la porte du Royaume. C’est en ce sens que le Seigneur déclare par la bouche de Salomon : « J’ai appelé, et vous avez résisté ; j’ai tendu la main, et personne n’y a fait attention. Vous avez méprisé tous mes conseils, et vous avez négligé mes reproches. Moi aussi, je rirai de votre mort, je me moquerai quand vous arrivera ce que vous craigniez. Lorsqu’une soudaine calamité fondra sur vous et que la mort vous assaillira comme une tempête, quand viendront sur vous la tribulation et l’angoisse, alors on m’invoquera, et je n’écouterai pas ; on se lèvera dès le matin, et l’on ne me trouvera pas » (Pr. I, 24-28). Voyez : ces vierges demandent à grands cris qu’on leur ouvre ; repoussées, elles exhalent leur douleur en adressant au Maître un appel redoublé : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ». Mais elles ont beau offrir leurs prières, on les ignore ; c’est qu’en ce jour, le Seigneur abandonnera comme des inconnus ceux que le mérite de leur vie ne lui fait pas reconnaître maintenant pour siens. Après le péché, Dieu accepte la pénitence, et si chacun savait quand il doit quitter ce monde, il pourrait se donner un temps pour les plaisirs et un temps pour la pénitence. Mais celui qui a promis le pardon au pénitent n’a pas promis de lendemain au pécheur. … Même ce jour où nous vous parlons, nous ne l’avons reçu que comme un répit pour nous convertir, et pourtant nous refusons de pleurer le mal que nous avons fait. Non seulement nous ne nous désolons pas des fautes commises, mais nous en ajoutons d’autres qu’il faudra pleurer. Qu’une maladie nous annonce une mort prochaine, et nous cherchons une prolongation de vie pour pleurer nos péchés ; mais ce délai que nous demandons alors avec un très ardent désir, nous en jouissons, en ce moment même, sans en faire aucun cas».

Saint Jean Chrysostome : «Dieu accepte, par bonté, n’importe quelle réparation. Vous est-il impossible de restituer des biens que vous possédez injustement, dans ce cas le jeûne a valeur de satisfaction ; vous ne pouvez pas jeûner, la prière est efficace ; la maladie vous empêche de prier, il suffit à Dieu de votre bonne volonté».

Saint Bernard de Clairvaux proférait les gémissements suivants au nom du Sauveur :

« J’ai pris suffisamment patience, et plus que suffisamment, mon fils, vous pour qui la mort m’est aussi douce que la vie et sans qui la vie est pour moi la mort ; je ne vous demande pas pourquoi vous vous êtes retiré, mais pourquoi vous ne revenez pas ; venez seulement et nous aurons la paix ; revenez et tout est fait ».

La première de toutes les pénitences aujourd’hui est de détester les hérésies actuelles généralisées et de revenir dans le sein de la véritable Église catholique par la vraie foi.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère de l’Église) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Par la fidélité (persévérance dans la vraie foi) on détruit l’hérésie ; l’erreur est humaine, mais l’obstination est diabolique. Par l’humilité on punit l’orgueil, par l’aumône on répare l’avarice, par la mortification corporelle on expie l’impureté, par le jeûne on satisfait à la gourmandise, par la prière on expie les paroles oiseuses, par la charité ou répare l’envie, par la patience on satisfait à la colère, par les bonnes œuvres on expie la paresse, par la sanctification du dimanche on répare les dimanches profanés, en donnant la vérité aux autres on expie ses crimes, en demandant pardon on répare la médisance, en rendant ce qu’on possède injustement on satisfait au vol, etc.

Mais la plupart des gens refusent – à tort et pour leur malheur – la foi traditionnelle parce qu’ils se fichent de la vérité, pour le moment.

La marque de la bête

Il y a de nombreuses interprétations fausses et protestantes des Écritures à ce sujet, qui trompent beaucoup de gens. Dieu permet qu’ils soient trompés parce qu’ils n’ont pas aimé la vérité comme le disent les Écritures.

«L’Esprit dit manifestement que, dans les derniers temps, la plupart abandonneront la foi, s’attachant à des esprits d’erreur, et à des doctrines de démons, parlant le mensonge avec hypocrisie, et ayant la conscience cautérisée» (1 Tim. 4, 2)

« Et avec toute séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu [voulu] l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité» (2 Thess. 2, 10-11).

Seul le Magistère de la véritable Église catholique interprète les Écritures sans erreur, dans la vraie foi et selon l’unanimité des pères, car le Christ a fait Son Église la gardienne du dépôt de la foi. En dehors de la véritable Église du Christ et de la vraie foi catholique traditionnelle, l’interprétation des Écritures n’est pas protégée par l’infaillibilité de Dieu et devient une interprétation humaine (protestantisme) sujette à l’erreur, qui engendre l’erreur et la tromperie car interpréter l’Écriture en dehors de la Tradition (orale) de l’Église qui l’a précédée est hérétique :

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex-cathedra (Décrétales 664) : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères, même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit».

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra (Décrétales 802-803) : « Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères ».

Tous ceux qui auront la marque de la bête ne pourront plus faire le signe de la croix ni avoir de commerce à l’économie du salut.

Apocalypse 13, 16-17 : «Elle [l’autre bête] fera que … aient tous le caractère de la bête en leur main droite et sur leur front ; et que personne ne puisse acheter ni vendre, que celui qui aura le caractère, ou le nom de la bête, ou le nombre de son nom».

La marque est un caractère spirituel qui empêche le signe de la croix avec la main droite sur le front et retire donc de la participation aux mérites rédempteurs du Christ par Son sang et sa Croix.

Pseudo-Hippolyte, sermon sur la fin du monde attribué à saint Hippolyte de Rome, n° 28-29 : «Et il [l’Antichrist] leur mettra une marque sur la main droite et sur le front (Ap. 13, 16-17), afin que personne ne puisse plus faire le signe de la précieuse croix sur le front avec la main droite ; mais sa main est enchaînée et, à partir de ce moment-là, il ne pourra plus faire le signe de la croix sur ses membres ; il se soumettra au séducteur et deviendra son esclave, sans avoir envie de s’en repentir. … Cela deviendra le sceau au temps de l’ennemi du bien, qui aura cette signification : « Je renie le Créateur du ciel et de la terre. Je renie le baptême [comme ceux qui nient le baptême par l’hérésie du « baptême de désir »/ »de sang », et le salut de l' »ignorant invincible »] et le culte [comme les protestants qui nient l’Eucharistie, et la fausse messe idolâtre vatican 2]. Je te suis et je crois en toi ! »».

Pseudo-Hippolyte, sermon sur la fin du monde attribué à saint Hippolyte de Rome, n° 31-32 : «ceux qui seront attachés aux choses mortelles et aux passions temporelles s’approcheront très facilement du diable et recevront sa marque (cf Ap. 6, 16). En revanche, ceux qui auront lu les Écritures et les auront eues à portée de leurs mains, en comprenant leur sens [par la vraie foi], ceux-là sauront éviter ses pièges».

Ceux qui auront reçu la marque de la bête ne pourront plus bénéficier des fruits de la Croix et ne pourront plus revenir en faisant pénitence : ils sont marqués au fer rouge du signe de l’impénitence finale. Cette impénitence finale est la marque diabolique déjà bien visible aujourd’hui sur ceux qui ne veulent pas se repentir de leurs hérésies. Car l’erreur est humaine mais son obstination diabolique comme on peut le voir à travers ceux qui «condamnés par leur propre jugement» (Tite 3, 10), «ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu [Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9] ».

2 Thess. 2, 10-11 : « il viendra [l’impie ou l’antichrist] avec toute séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu [voulu] l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité».

Satan est le premier esprit qui a péché par orgueil, et s’est révolté contre son Créateur en voulant l’égaler dans ses œuvres par sa nature. Ce premier apostat s’est damné pour avoir rejeté et abandonné la foi divine par orgueil de sa propre nature comparée à Dieu son Créateur. Le diable entraîne l’homme à sa suite dans l’apostasie en le faisant rejeter ou abandonner la foi divine et catholique sans laquelle il n’y a aucun salut, mais la damnation et le feu éternel de l’enfer. Il  amène l’homme à apostasier son Dieu par l’hérésie qui est le refus d’une ou plusieurs vérités révélées de foi et de morale définies par le Magistère de l’Église. Il apporté la grand apostasie actuelle par les hérésies du libéralisme et du modernisme au 19ème et 20ème siècle qui ont préparé l’apostasie vatican 2, l’abomination de la désolation et la grande apostasie actuelle de cette fin des temps.

Apocalypse 9, 21 : «Ainsi ils ne firent pénitence…».

Au 19ème siècle le diable introduisit le « magnétisme animal » ou psychique, appelé aussi mesmérisme ou fluide magnétique universel, par son adepte Franz Anton Mesmer, 1734-1815, en médecine (Charcot) et la psychologie, la psychanalyse, l’hypnose, la parapsychologie, le spiritisme et la nécromancie. Au 20ème siècle, le démon suscita le New-âge modernisant la forme de la nature psychique et l’associe au syncrétisme (mélange) religieux (fausses religions unies).

1 Tim. 4, 2 : « L’Esprit dit manifestement que, dans les derniers temps, la plupart abandonneront la foi, s’attachant à des esprits d’erreur, et à des doctrines de démons, parlant le mensonge avec hypocrisie, et ayant la conscience cautérisée ».

Le démon introduisit aussi au 19 siècle la Théorie de l’Évolution/Hérésie de l’évolutionnisme par son adepte Darwin, un apostat, écartant la création de Dieu dans les esprits et les cœurs pour la remplacer par le hasard matérialiste. Croire sciemment à l’évolution est une marque spirituelle d’appartenance à Satan. L’évolution matérielle et matérialiste (la matière du cerveau fait l’âme) de l’homme et de l’univers, est fondée, de manière qui n’apparait pas de suite si évidente, sur la fausse croyance de l’évolution spirituelle basée sur la réincarnation.

2 Timothée 4, 3 : « Car viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais, selon leurs désirs, ils amasseront des maîtres autour d’eux, éprouvant une vive démangeaison aux oreilles ; et détournant l’ouïe de la vérité, ils se tourneront vers les fables ».

Les antichrists

1 Jean 2, 18-19 : «vous avez entendu que l’Antéchrist vient, il y a maintenant beaucoup d’AntéchristsIls sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; s’ils avaient été des nôtres, ils seraient restés avec nous».

Saint Augustin, père de l’Église, explique cette parole de l’Apôtre saint Jean.

Saint Augustin, Traité 3 sur la première lettre de Jean, § 4 : «Tous les hérétiques, tous les schismatiques sont sortis de chez nous, c’est-à-dire qu’ils sortent de l’Église ; mais ils ne sortiraient pas s’ils étaient des nôtres. Avant même qu’ils ne sortent, donc, ils n’étaient pas des nôtres. S’ils n’étaient pas des nôtres avant de sortir, c’est qu’il y en a beaucoup à l’intérieur qui ne sont pas sortis et sont pourtant des antichrists. … seuls les antichrists peuvent sortir de l’Église ; ceux qui ne s’opposent pas au Christ ne peuvent en aucune manière sortir au dehors. … celui qui ne s’oppose pas au Christ reste attaché en son corps et compte comme l’un de ses membres».

Le Christ est la Vérité en personne, donc, l’antichrist, son contraire, est le mensonge en personne et les antichrists des menteurs.

Saint Augustin, Traité 3 sur la première lettre de Jean, § 7 : «Tous ceux qui sortent de l’Église et se coupent de l’unité de l’Église sont des antichrists, que nul n’en doute. … [Pourtant] si on les interroge, tous, d’une seule voix, confessent que Jésus est le Christ. Écoute ce que dit l’Apôtre parlant de telles gens : « Ils font profession de connaître Dieu, mais par leurs actes, ils le renient » (Tite 1, 16). …les voilà les antichrists ; celui qui renie le Christ par ses actes est un antichrist».

Quiconque ne veut pas reconnaître son péché est un antichrist.

Saint Augustin, Traité 3 sur la première lettre de Jean, § 9 : «Tout ce que l’Église compte de parjures, , de tricheurs, de malfaisants, de consulteurs de devins [voyants, astrologues, etc.], d’adultères, d’ivrognes, d’usuriers, de trafiquants, , et tout ce qu’on ne peut énumérer, s’oppose à l’enseignement du Christ … l’antichrist est celui qui s’oppose au Christ. Vous voulez savoir à quel point ils résistent ouvertement au Christ ? Il arrive parfois qu’ils fassent quelque mal, et qu’on commence à le leur reprocher … si tu leur montres que ce que tu dis est parole du Christ … ils s’évertuent à te convaincre que tu dis tes propres paroles, non celles du Christ ; mais s’il est trop clair que tu leur dis des paroles du Christ, ils ‘en prennent au Christ lui-même et se mettent à lui faire des reproches [ils blasphèment, outragent Dieu] : « Comment et pourquoi disent-ils, nous a t-il faits ainsi ? » N’est-ce pas là le langage que tiennent ceux que l’on a convaincus de leur fautes ? … Corrige ce que tu as fait… mais si tu refuses, si tu aimes tes péchés et te complait en eux tu t’opposes au Christ. Que tu sois dedans, que tu sois dehors [de l’Église], tu es un antichrist … si tu n’es pas dehors c’est que l’occasion du vent a manqué».

En ces jours de grande apostasie, et à cause de vatican 2, les antichrists ont le champ libre de rester indifférents puisque la fausse église vatican 2 est leur caution : Ils préparent le chemin de l’Antichrist. Mais un reste peu ou pas visible qui garde (ou retrouve) la vraie foi, constitue l’Église.

Saint Irénée, Père de l’Eglise, Contrre les hérésies, L. 4, part. 3, 2 : «[Parabole de l’ivraie et du froment.]… Puisqu’il a parlé d’anges du diable pour lesquels a été préparé le feu éternel, et puisqu’il dit encore à propos de l’ivraie : « L’ivraie, ce sont les fils du Malin », il faut reconnaître qu’il a rattaché tous les apostats à celui qui fut l’initiateur de cette transgression. … Ainsi donc, puisque toutes choses ont été faites par Dieu et que le diable est devenu cause d’apostasie pour lui-même et pour les autres, c’est à bon droit que l’Écriture appelle fils du diable et anges du Malin ceux qui demeurent à jamais dans l’apostasie. …

«En effet, selon la nature ils sont ses fils, puisqu’ils ont été faits par lui, mais selon les œuvres ils ne sont pas ses fils. Dans la société humaine, les fils rebelles à leurs parents sont reniés par ceux-ci : selon la nature ils restent leurs fils, mais selon la loi ils ne sont plus que des étrangers, puisqu’ils n’héritent pas de leurs parents selon la nature. Il en va de même avec Dieu : ceux qui ne lui obéissent pas sont reniés par lui ; ils ont cessé d’être ses fils et, dès lors, ne peuvent avoir part à son héritage….

« Telle est donc l’acception selon laquelle le Seigneur a appelé anges du Malin et fils du diable ceux qui se fient à celui-ci et font ses œuvres : d’une part, au commencement, tous ont été faits par un seul et même Dieu ; mais, d’autre part, tandis que, s’ils lui sont dociles, persévèrent dans son obéissance et gardent sa justice, ils sont les fils de Dieu, en revanche, s’ils apostasient et deviennent transgresseurs, ils se rattachent au diable, qui est devenu l’initiateur et la cause originelle de l’apostasie tant pour lui-même que pour tous les autres ». 

L’antipape apostat Jean-Paul 2 était-il l’Antichrist ?

Certains prétendent que Jean-Paul 2 était l’Antéchrist en personne. Il est vrai que Jean-Paul 2 était un archi-apostat qui a introduit publiquement la prière et la communion religieuse avec les fausses religions (y compris païennes), qu’il était un prétendant à la papauté invalide (un antipape), et qu’il a éclipsé l’Église catholique, son Magistère et sa Tradition, en étendant au monde entier les effets du concile apostat vatican 2.

Bien qu’il existe certaines concordances entre Jean-Paul 2 et les Écritures (comme par exemple, la blessure mortelle, l’assassinat de milliards d’âmes par l’apostasie, l’adoration de son image avec son anti-canonisation, etc.), toutes ne sont pas remplies, comme par exemple, le règne de trois ans et demi, la contrainte d’une religion unique mondiale, etc. C’est parce que Jean-Paul 2 n’était pas l’Antichrist en personne, mais un antichrist et un de ses précurseurs. C’est une tromperie de croire que Jean-Paul 2 était l’antéchrist en personne : cela fait attendre le Christ tranquillement qui sera l’Antichrist à venir, faisant croire qu’il sera le Christ (puisque l’antéchrist est déjà venu). Mais, par la miséricorde de mon Dieu, en ces temps actuels, il y a encore une période où des gens peuvent encore se convertir à la véritable Église et à la vraie foi catholique traditionnelle (Voir  La révélation divine : l’Écriture, la Tradition orale, et le Magistère infaillible de l’Église catholique).

Hérésies de Jean-Paul 2 :

Rome et Jérusalem capitales de l’Antichrist

Rome et Jérusalem sont les deux capitales de l’apostasie mondiale et du règne de l’Antichrist. Rome est Babylone et Jérusalem est la grande ville. Au jours de l’Antichrist, Rome devient la capitale de l’idolâtrie et fornication spirituelle avec les fausses religions et Jérusalem devient la capitale de l’apostasie du Christ dans le monde par où les hommes donneront leurs âmes au diable car l’Antichrist est le diable sur terre.

Matthieu 23, 37-38 : «Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses petits sous ses ailes, et vous n’a pas voulu. Voilà que votre maison vous sera laissée déserte».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. 4, 1 : «Elle [Jérusalem ] porta sur elle le joug de la servitude, par lequel l’homme, rebelle à Dieu auparavant, au temps où la mort régnait, fut dompté et, ainsi dompté, devint apte à la liberté. Vint alors le Fruit de liberté, qui mûrit, fut moissonné, puis enlevé dans le grenier … c’est d’elle qu’est issu le Christ selon la chair, ainsi que les apôtres —, mais qui maintenant n’est plus propre à la fructification. Isaïe le dit : « Elle sera délaissée, la fille de Sion, comme une cabane dans une vigne et comme une hutte dans une melonnière ». … Et pourquoi parlons-nous de Jérusalem, alors que c’est aussi la figure du monde entier qui doit passer, le temps de son passage une fois venu, pour que le froment soit rassemblé dans le grenier, et la paille abandonnée et jetée au feu ? « Car le Jour du Seigneur sera brûlant comme une fournaise ; tous les pécheurs et les artisans d’iniquité seront du chaume, et le Jour qui vient les embrasera »».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, 3, 1 : … le Temple de Jérusalem avait été bâti conformément à une prescription du vrai Dieu. Car l’Apôtre lui-même, parlant en son propre nom, l’appelle proprement « Temple de Dieu. …Daniel dit encore : « Le sanctuaire sera dévasté ; le péché a remplacé le sacrifice et la justice a été jetée par terre ».

Jérusalem et non pas Rome est la ville décrite dans Apocalypse 11, 8 : « Et les corps seront gisants sur la place de la grande cité, qui est appelée allégoriquement [dans un sens spirituel], Sodome et Égypte, où même leur Seigneur a été crucifié ».
Dans Apocalypse 18, 2, la grande Babylone est Rome : « Elle est tombée, la grande Babylone, et elle est devenue une demeure de démons, et une retraite de tout esprit impur, de tout oiseau immonde et qui inspire de l’horreur …».
L’Apôtre Pierre confirme que Babylone est Rome : « L’Église [Rome] qui est dans Babylone » (1 P. 5, 13).
Au début des temps de l’Église (1er siècle), Jésus-Christ a établi le siège de Pierre et de Son Église à Rome qui était le siège de l’idolâtrie. À la fin des temps, Rome/Babylone redevient le siège de l’idolâtrie avec la contre-Église vatican 2 et les sectes hérétiques soi-disant « traditionalistes » (qui tenaient les mêmes hérésies pré-vatican 2).
C’est seulement quand Rome est complètement idolâtre que Jérusalem peut devenir la capitale mondiale de l’apostasie. Eh bien, le vatican est aujourd’hui apostat (le saint Siège est vacant) et la fausse messe vatican 2 est idolâtre.

1 Timothée 4, 1-2 : «Or l’Esprit dit manifestement que, dans les derniers temps, quelques-uns [la plupart] abandonneront la foi [apostasie], s’attachant à des esprits d’erreur [hérésies], et à des doctrines de démons [fausses religions et religions de l’homme], parlant le mensonge avec hypocrisie, et ayant la conscience cautérisée ».

2 Timothée 3, 1-2, 5 : «Or sache qu’à la fin des jours, viendront des temps périlleux. Il y aura des hommes … Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité. Évite encore ceux-là [apostats, hérétiques, schismatiques] ».

Matthieu 24, 15, 21 : «Quand donc vous verrez l’abomination [péchés des prêtres, hérésies, sacrilèges, etc.] de la désolation [déshonneur du ministère apostat sacerdotal], prédite par le prophète Daniel, régnant dans le lieu saint [Saint siège occupé par la secte vatican 2] … Car alors la tribulation sera grande, telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura point».

Marc 13, 19 : «Ces jours seront des tribulations telles qu’il n’y en a point eu depuis le commencement des créatures que Dieu a faites jusqu’à présent, et qu’il n’ y en aura point».

2 Thessaloniciens 2, 3 : «Il [le jour du Seigneur] ne viendra point, qu’auparavant ne soit venue l’apostasie».

Note Bible catholique Vulgate 2 Thess. 2, 3 : «Cette apostasie est la révolte de toutes les nations contre l’Église catholique, révolte qui a commencé, et qui deviendra plus générale dans les jours de l’Antéchrist, à la fin des temps».

2 Timothée 4, 3 : «Car viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine…»

Donc, il ne reste que peu de temps avant que Jérusalem devienne la capitale de l’apostasie mondiale contre la foi chrétienne. Et alors le séducteur se proclamera roi et contraindra tous les hommes à l’adorer comme Dieu. Cela est rendu possible « grâce » à l’apostasie des gens. Ces mêmes gens (la plupart aujourd’hui) qui seront justement ses esclaves.
Saint Cyrille de Jérusalem, père de l’Église, Catéchèse XV, PG 33 (n. 15), 869-916  : «il [l’Antichrist] veut aussi être adoré par les juifs ; afin de mieux les tromper, il fera du temple un objet de grand soin, donnant à entendre qu’il est lui-même descendant de David, destiné à reconstruire le temple édifié par Salomon».

Le diable copie Dieu

De même que le salut, qui est Jésus-Christ, vient des juifs, l’Antichrist viendra des juifs apostats.
De même que Jésus-Christ est le roi des juifs, l’Antichrist se proclamera roi des juifs.
De même que Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme, l’Antichrist se proclamera Dieu et imposera d’être adorer comme Dieu.
De même que Jésus-Christ est seul Sauveur des hommes, l’Antichrist se proclamera Sauveur des hommes.
De même que Jésus-Christ est doux et humble, l’Antichrist paraîtra doux et humble et le semblera au début.

A suivre

Le nombre de la bête 666

Ce nombre est six cent soixante-six et non pas six six six. Beaucoup d’interprétations totalement fausses et trompeuses existent à ce sujet avec des moyens ésotériques (numérologie, etc.) ou des interprétations uniquement matérielles ou non-spirituelles. Des pères de l’Église ont spéculé sur le nombre 666, mais sans qu’aucune solution ne soit vraiment convaincante (et il n’y a pas de consensus unanime des pères à ce sujet). En fait, personne n’a trouvé (à notre connaissance) sa signification réelle, et il faut avoir l’humilité de savoir qu’on ne sait pas. Ce dont on peut être certain c’est que la marque de la bête est un caractère spirituel (avant tout autre) indélébile d’impénitence finale dont le nombre d’un homme est six cent soixante six.

Le mot malédiction revient 66 fois dans l’Ancien Testament et 6 fois dans le Nouveau Testament : 666 par juxtaposition. La somme des chiffres 1+2+3+4+5+6… et ainsi de suite jusqu’à 36 = 666, le nombre de la Bête dans l’Apocalypse.

Apocalypse 13, 18 : «C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la Bête ; car c’est le nombre d’un homme, et son nombre est six cent soixante-six».

L’intelligence est celle des Écritures, c’est l’interprétation dans la Tradition de l’Église et selon les saint pères. Le nombre 666 est employé quatre fois dans la Bible : Dans Apocalypse 13, 18 ; III Rois 10, 14 ; II Chroniques 9, 13 ; Esdras 2, 13.

III Rois 10, 14 : «Or le poids de l’or qu’on apportait à Salomon chaque année était de six cent soixante-six talents d’or [plusieurs tonnes]». (Idem II Chroniques 9, 13).

Esdras 2, 13 : «Les fils d’Adonicam six cent soixante-six [des captifs de Nabuchodonosor à Babylone qui retournèrent à Jérusalem et à Juda (v. 1) avec Zorobabel et Josué (v. 3)]».

Dans les Écritures, l’or figure la charité. La référence à l’or concernant le diable se trouve dans Ézéchiel.

Ézéchiel 28, 13 : «l’or servait à relever ta beauté… [Le roi de Tyr figure Lucifer, l’ange apostat, selon les pères et note Vulg.]».

Il n’y a pas de charité sans vraie foi divine et catholique. La plus grande charité est d’amener les autres à la vraie foi pour leur salut éternel et non leur confort corporel (matériel).

La charité de l’homme apostat est fausse. La fausse charité est celle sans la grâce de la foi.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9 (Magistère de l’Église) : «La fondation de la charité est la foi pure et sans tache».

Avez-vous entendu ? L’Église enseigne infailliblement (loi divine) qu’il n’y a pas de charité sans vraie foi. Une fausse charité de l’homme prend la place de Dieu, c’est la religion de l’homme et du monde à la place de Dieu.

C’est cette fausse charité humaine ou selon l’esprit du monde dont il est question dans l’Évangile. Cette fausse charité qui ne ne vient pas de Jésus-Christ et ne revient pas à Jésus-Christ. C’est pour cela que le Christ parle de lui-même en ses membres, c’est-à-dire les membres de Son Église (pas des hérétiques) dans la vraie foi (pas la foi fabriquée des hérétiques).

Matthieu 25, 42-46 : «… j’ai eu faim, et vous ne m’avez point donné à manger ; j’ai eu soif, et vous ne m’avez point donné à boire ; J’étais sans asile, et vous ne m’avez point recueilli ; nu, et vous ne m’avez point vêtu ; malade et en prison, et vous ne m’avez point visité. Alors, eux … lui répondront : Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu ayant faim, ou soif, ou sans asile, ou nu, ou malade, ou en prison, et que nous ne vous avons point assisté ? Alors il [Jésus-Christ, le Fils de l’homme, le roi] leur répondra … : En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous ne l’avez point fait à l’un de ces petits, à moi non plus, vous ne l’avez point fait. Et ceux-ci s’en iront à l’éternel supplice…».

En outre, la confiance dans les institutions humaines et civiles (le gouvernement menteur, etc.) est opposée à la vertu théologale d’Espérance. Quand les gens mettent leur foi dans leurs institutions à la place de la mettre en Dieu selon la vérité, ces institutions servent les plans du diable.

Donc, la charité naturelle pas de Dieu ni pour Dieu, l’espérance en l’homme et la foi en l’homme à la place de Dieu peuventt être représentées par 666.

666 le nombre de la bête est la création/créature la plus opposée à son créateur, c’est-à-dire un homme diabolique au sommet de la création la plus monstrueusement opposé à Dieu ou dans lequel sera totalement le diable et au cœur totalement réfractaire à l’Esprit de Dieu (et qui sert d’instrument au Seigneur pour accomplir sa justice et châtier les hommes impénitents) qui aura (par permission de Dieu pour l’accomplissement des Écritures) tout pouvoir entre ses mains de vie et de mort spirituelle et matérielle pendant un temps court.

Le nombre Six

Le sixième jour est le jour de la création et le jour même de la mort spirituelle de l’homme suite au triple mensonge du diable.

Triple mensonge de Satan le 6ème jour :

  1. Genèse 3, 1 : «Pourquoi Dieu vous a-t-il commandé de ne pas manger du fruit de tous les arbres du paradis ?»
  2. Genèse 3, 3 : «Pas du tout, vous ne mourrez pas de mort».
  3. Genèse 3, 5 : «Car Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, Livre V : «Car il s’était déjà accoutumé, pour séduire les hommes, à mentir contre Dieu. Au commencement, en effet, Dieu avait donné à l’homme en abondance les fruits pour nourriture, tout en lui défendant de manger du fruit d’un seul arbre, ainsi qu’il résulte des paroles de Dieu à Adam rapportées par l’Écriture : « Tu mangeras de tout arbre du paradis, mais, pour ce qui est de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, vous n’en mangerez pas : car, le jour où vous en mangerez, vous mourrez ». C’est alors que le diable mentit contre Dieu dans le but de tenter l’homme, comme le montrent bien les paroles du serpent à la femme consignées dans l’Écriture : « Pourquoi Dieu vous a-t-il dit : Vous ne mangerez d’aucun des arbres du paradis ? » La femme repoussa ce mensonge et fît connaître en toute candeur l’ordre de Dieu : « Nous mangeons, dit-elle, du fruit des arbres du paradis ; mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du paradis Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez pas, de peur que vous ne mouriez ». Ayant ainsi appris de la femme l’ordre de Dieu, le diable usa de fourberie et la trompa par un second mensonge, en lui disant : « Non, vous ne mourrez point ! Car Dieu sait que, du jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal ». C’est ainsi que, d’abord, dans le paradis même de Dieu, il discourait sur Dieu comme si celui-ci eût été absent — il ignorait en effet la grandeur de Dieu — ; ensuite, ayant appris de la femme que Dieu leur avait dit qu’ils mourraient au cas où ils goûteraient à l’arbre susdit, il mentait une troisième fois en disant : « Non, vous ne mourrez point ! » Que Dieu fût véridique et le serpent menteur, l’issue le fit bien voir, puisque la mort frappa ceux qui avaient mangé. Car, avec l’aliment, c’est la mort qu’ils attirèrent sur eux, parce qu’ils mangeaient en désobéissant et que la désobéissance à Dieu entraîne la mort. Aussi, à partir de ce moment, furent-ils livrés à la mort, débiteurs qu’ils étaient devenus de celle-ci.

«Car ils moururent le jour même où ils mangèrent et où ils devinrent les débiteurs de la mort, pour ce motif que la création ne comporte qu’un seul jour : « Il y eut soir et il y eut matin, dit l’Écriture : ce fut un seul jour». C’est ce jour-là qu’ils mangèrent, c’est aussi ce jour-là qu’ils moururent. D’ailleurs, à considérer le cycle et le cours des jours selon lequel on parle de premier, de deuxième, de troisième jour, si l’on veut savoir exactement quel jour de la semaine mourut Adam, on le découvrira à partir de l’« économie » du Seigneur. Car, récapitulant en lui l’homme tout entier du commencement à la fin, il a récapitulé aussi sa mort. Il est donc clair que le Seigneur a souffert la mort par obéissance à son Père le jour même où Adam mourut pour avoir désobéi à Dieu. Or le jour où celui-ci mourut est aussi celui où il avait mangé du fruit défendu, car Dieu avait dit : « Le jour où vous en mangerez, vous mourrez ». Récapitulant en lui ce jour-là, le Seigneur vint donc à sa Passion la veille du sabbat, qui est le sixième jour de la création, celui où l’homme fut modelé, octroyant ainsi à celui-ci, au moyen de sa Passion, le second modelage, celui qui se fait à partir de la mort. D’autres encore reportent la mort d’Adam dans le courant du millénaire, parce qu’«un jour du Seigneur est comme mille ans » et qu’Adam ne dépassa pas le millénaire, mais mourut dans le courant de celui-ci [à 930 ans dit Gn 5, 5], purgeant ainsi la peine de sa transgression. Ainsi, donc, soit que leur désobéissance ait été leur mort ; soit qu’à dater de cet instant ils aient été livrés à la mort et aient été constitués débiteurs de celle-ci ; soit qu’ils aient mangé et aient subi la mort en un seul et même jour, pour ce motif qu’il n’y a qu’un seul jour de toute la création ; soit que, à considérer le cycle des jours, ils aient subi la mort le jour où ils ont mangé, c’est-à-dire le jour appelé Parascève, jour que le Seigneur a fait connaître en en faisant celui de sa Passion ; soit enfin qu’Adam n’ait pas dépassé le millénaire, mais ait subi la mort dans le courant de celui-ci : selon toutes ces significations, Dieu apparaît comme véridique, puisque ceux qui ont goûté de l’arbre sont morts, et le serpent apparaît comme menteur et homicide, selon ce que le Seigneur a dit de lui : « Il est homicide depuis le commencement et ne s’est pas tenu dans la vérité».

Le nombre 6 est le nombre de l’homme sans Dieu.

Nabuchodonosor (ou Nebucadnetsar) fut marqué par le chiffre 6 car il est une figure de l’Antichrist. Il construisit une statue de 60 cubes de haut et 6 cubes de large (Daniel).
Goliath, le géant philistin, ressembla à Nabuchodonosor et fut marqué par le chiffre 6 et se vantait. Sa taille était de 6 cubes et il avait une épée avec une pointe de fer pesant 600 shekels.
Il avait aussi 6 pièces d’armures (I Rois ou I Samuel).

Le 6 est le nombre de ce qui est inachevé et sans repos : l’homme sans Dieu. Dans les Écritures et la Tradition de l’Église, le nombre 5 représente les cinq sens (et œuvres externes), et le 7 représente la perfection (comme le septième jour, les sept dons du Saint-Esprit, etc.). On peut dire sans erreur que le nombre 6 représente ce qui est qui restera inachevé, c’est-à-dire l’homme sans Dieu qui demeurera éternellement inachevé, qui ne bénéficiera pas de la Rédemption mais de la damnation.

Le chiffre du nom de l’Antéchrist, annonce de la récapitulation de toute l’apostasie en sa personne

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, 3, 1  : « Sa venue est décrite par Jean, dans l’Apocalypse, de la manière suivante : « La bête que je vis ressemblait à un léopard ; ses pieds étaient comme ceux d’un ours, et sa gueule était comme une gueule de lion. Le dragon lui donna sa puissance, son trône et un grand pouvoir. Je vis l’une de ses têtes comme blessée à mort ; mais sa plaie mortelle fut guérie. Et toute la terre s’émerveilla derrière la bête, et l’on adora le dragon, parce qu’il avait donné le pouvoir à la bête, et l’on adora la bête en disant : Qui est semblable à la bête, et qui peut lutter avec elle ? Il lui fut donné une bouche proférant des paroles arrogantes et des blasphèmes. Il lui fut donné pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois. Elle ouvrit sa bouche pour proférer des blasphèmes contre Dieu, pour  blasphémer son nom et sa demeure et ceux qui habitent dans le ciel. Il lui fut donné pouvoir sur toute tribu, tout peuple, toute langue et toute nation. Tous les habitants de la terre l’adoreront, elle dont le nom n’est pas écrit depuis la fondation du monde dans le livre de vie de l’Agneau immolé. Si quelqu’un a des oreilles, qu’il entende ! Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité. Si quelqu’un tue par l’épée, il faut qu’il soit tué par l’épée. C’est ici la persévérance et la foi des saints ». Jean parle ensuite de l’écuyer de la bête, qu’il appelle aussi le faux prophète :  » Il parlait, dit-il, comme un dragon. Tout le pouvoir de la première bête, il l’exerce en sa présence. Il amène la terre et ses habitants à adorer la première bête, celle dont la plaie mortelle a été guérie. Il opère de grands prodiges, jusqu’à faire descendre le feu du ciel sur la terre, à la vue des hommes. Il séduit les habitants de la terre ». Cela, pour qu’on ne croie pas qu’il opère ces prodiges par la puissance divine, mais bien par une opération magique. Et il n’y a là rien de bien extraordinaire, en vérité, si c’est avec l’aide des démons et des esprits apostats qu’il opère les prodiges par lesquels il pourra séduire les habitants de la terre. « Il ordonnera, poursuit Jean, de faire une image de la bête. Il animera cette image, au point qu’elle en vienne même à parler, et il fera mettre à mort tous ceux qui n’adoreront pas cette image. Il fera encore donner à tous une marque sur le front et sur la main droite, afin que personne ne puisse acheter ni vendre, s’il n’a la marque du nom de la bête ou le chiffre de son nom : ce chiffre, c’est six cent soixante six« , c’est-à-dire six centaines, six dizaines et six unités, pour récapituler toute l’apostasie perpétrée durant six mille ans.

« Car autant de jours a comporté la création du monde, autant de millénaires comprendra sa durée totale. C’est pourquoi le livre de la Genèse dit : « Ainsi furent achevés le ciel et la terre et toute leur parure. Dieu acheva le sixième jour les œuvres qu’il fit, et Dieu se reposa le septième jour de toutes les œuvres qu’il avait faites ». Ceci est à la fois un récit du passé, tel qu’il se déroula, et une prophétie de l’avenir : en effet, si « un jour du Seigneur est comme mille ans » et si la création a été achevée en six jours, il est clair que la consommation des choses aura lieu la six millième année. C’est pourquoi, durant tout ce temps, l’homme modelé au commencement par les Mains de Dieu, je veux dire par le Fils et par l’Esprit, devient à l’image et à la ressemblance de Dieu : la paille – c’est-à-dire l’apostasie – est enlevée, tandis que le froment –  c’est-à-dire ceux qui portent comme fruit la foi en Dieu – est introduit dans le grenier. C’est pourquoi aussi la tribulation est nécessaire à ceux qui sont sauvés, pour que, étant en quelque sorte moulus, puis pétris par la patience avec le Verbe de Dieu, et enfin cuits au four, ils soient aptes au festin du Roi. Comme l’a dit quelqu’un des nôtres, condamné aux bêtes à cause du témoignage rendu par lui à Dieu : « Je suis le froment du Christ, et je suis moulu par la dent des bêtes, pour être trouvé un pur pain de Dieu ».

«Dans les livres précédents, nous avons donné les motifs pour lesquels Dieu a permis qu’il en fût ainsi, et nous avons montré que tous les événements de cette sorte se sont accomplis au bénéfice de l’homme qui est sauvé, faisant mûrir son libre arbitre en vue de l’immortalité et rendant l’homme plus apte à l’éternelle soumission à Dieu. Voilà pourquoi la création est dépensée au bénéfice de l’homme : car ce n’est pas l’homme qui a été fait pour elle, mais elle pour l’homme. Les païens eux-mêmes, qui n’ont pas levé les yeux vers le ciel, ni rendu grâces à leur Créateur, ni voulu voir la lumière de la vérité, mais, tels des rats, se sont enfoncés dans la profondeur de leur folie, ont été justement considérés par l’Écriture comme une goutte d’eau suspendue à une cruche, comme un grain de poussière dans une balance, comme un pur néant : ils sont utiles aux justes, autant que la tige est utile pour la croissance du blé, et la paille pour la combustion en vue du travail de l’or. Et c’est pourquoi, à la fin, lorsque l’Église sera enlevée d’un seul coup d’ici-bas,  » il y aura, est-il dit, une tribulation telle qu’il n’y en a pas eu depuis le commencement et qu’il n’y en aura plus « . Car ce sera le dernier combat des justes, où les vainqueurs seront couronnés de l’incorruptibilité.

« C’est pourquoi aussi, dans la bête qui doit venir, aura lieu la récapitulation de toute iniquité et de toute tromperie, afin que toute la puissance de l’apostasie, ayant conflué vers elle et s’étant ramassée en elle, soit jetée dans la fournaise de feu. C’est donc à juste titre que le nom de la bête aura le chiffre six cent soixante six, récapitulant en lui tout le mélange de mal qui se déchaîna avant le déluge par suite de l’apostasie des anges — car Noé avait six cents ans, lorsque le déluge survint sur la terre et anéantit les êtres vivants de la terre à cause de la génération perverse du temps de Noé —, récapitulant aussi toute l’erreur idolâtrique postérieure au déluge et le meurtre des prophètes et le supplice du feu infligé aux justes — car la statue dressée par Nabuchodonosor avait soixante coudées de hauteur et six coudées de largeur, et c’est pour avoir refusé de l’adorer qu’Ananias, Azarias et Misaël furent jetés dans la fournaise de feu, prophétisant par cela même qui leur arrivait l’épreuve du feu que subiront les justes à la fin des temps : toute cette statue a été, en effet, une préfiguration de l’avènement de celui qui prétendra se faire adorer lui seul par tous les hommes sans exception. Ainsi donc, les six cents ans de Noé, au temps de qui le déluge eut lieu à cause de l’apostasie, et le nombre des coudées de la statue, à cause de laquelle les justes furent jetés dans la fournaise de feu, signifient le chiffre du nom de cet homme en lequel sera récapitulée toute l’apostasie, l’injustice, l’iniquité, la fausse prophétie et la tromperie de six mille ans, à cause de quoi surviendra le déluge de feu ».

6 est l’homme sans rédemption. 6000 est le nombre de la création humaine et matérielle (dans la Bible 1000 est le nombre qui représente une totalité ou l’ensemble de quelque chose). 6000 c’est aussi le nombre d’une légion de démons.

Saint Irénée, pères de l’Église, Contre les hérésies : «Ceci est un compte des choses autrefois créées, comme c’est aussi une prophétie de ce qui est à venir. Car le jour du Seigneur est comme mille ans, et en six jours les choses créées ont été accomplies ; il est évident, par conséquent, qu’elles viendront à échéance à six mille ans».

Luc 8, 30 :  « Jésus l’interrogea, disant : Quel est ton nom ? Il lui dit Légion ; parce que beaucoup de démons étaient entrés dans cet homme [Note Vulg. : Dans l’armée romaine la légion était composée de six mille hommes]».

666 est le nombre de l’homme qui récapitule tout le mal de l’apostasie des anges. Le nombre de la bête – six cent soixante six – dans Apocalypse, est un signe de reconnaissance du point culminant de l’apostasie à l’œuvre.

 

Les deux témoins de l’Apocalypse

Les deux témoins – Marcher avec Dieu et détruire l’idolâtrie

Marcher avec Dieu c’est être parfait en présence de Dieu. L’idolâtrie est le péché de rendre un culte d’adoration à ce qui n’est pas Dieu, c’est-à-dire à une créature.

Genèse 49, 8 : «Il lavera sa robe dans le vin, et son manteau dans le sang du raisin».

Saint Hippolyte, père de l’Église, Démonstration du Christ et de l’Antéchrist, n° 11 : «Il lavera sa robe dans le vin : pour annoncer qu’il se purifiera à la voix du Saint-Esprit dans les eaux du Jourdain. Et il lavera son manteau dans le sang du raisin. N’est-il pas évident que le sang de la vigne ne signifie autre chose que le sang de sa propre chair, qui a été foulée sur le bois de la croix comme une grappe de raisin : de son flanc couleront deux fontaines, une de sang, une d’eau, dans lesquelles les nations seront lavées comme un vêtement, et purifiées de leurs souillures [idoles/idolâtries]».

Jérémie 7, 6-7 : «Et si vous ne marchez pas à la suite des dieux étrangers pour votre  propre malheur : j’habiterai avec vous…».

Ézéchiel 36, 28 : «vous serez mon peuple et moi je serai votre Dieu. Et je vous délivrerai de toutes vos souillures [idoles/idolâtries]».

Sans Dieu, l’homme adore des idoles, c’est-à-dire ce qui n’est pas Dieu, et il se souille avec les démons.

1 Corinthiens 10, 20 : «Mais ce qu’immolent les gentils [les sacrifices des païens], ils l’immolent à des démons [faux dieux] et non à Dieu [à ce qui n’est pas Dieu]. Or je désire que vous n’ayez aucune société avec les démons».

L’homme doit marcher avec Dieu en Jésus-Christ par le Saint-Esprit pour détruire les idoles et détruire les idoles c’est marcher avec Dieu. Il faut soit marcher avec Dieu dans la vraie foi ou soit tomber dans l’idolâtrie, le relativisme religieux et la liberté religieuse, par la fausse foi de l’homme.

Hénoch marche avec Dieu

Hénoch (s’écrit aussi Énoch) et Élie sont les deux témoins de l’Apocalypse, la dernière révélation. Ils ont tous les deux été enlevés de la terre avec leur corps et réservés par Dieu pour le temps apocalyptique.

Apocalypse (Révélation) 11, 3-4 : «Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser pendant mille deux cent soixante jours, revêtus de sac [pénitence]. Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers dressés devant le Seigneur de la terre».

L’Écriture enseigne que «Hénoch marcha avec Dieu» (Gn 5, 24), «fut agréable à Dieu» (Eccli 44, 16), «plu à Dieu» (Hé 11, 5).

Genèse 5, 23-24 : «tous les jours d’Hénoch furent de trois cent soixante-cinq ans. Il marcha donc avec Dieu, et il ne parut plus, parce que Dieu l’enleva».

L’Épitre de saint Jude nous apprend qu’Hénoch a prophétisé (Jude 14) contre ceux qui «souillent leur chair» (Jude 8), «blasphèment tout ce qu’ils ignorent, et dans tout ce qu’ils connaissent naturellement [loi naturelle] comme les animaux muets ils se corrompent» (Jude 10) ; «ils sont entrés dans la voie de Caïn, et s’égarant comme Balaam, et se sont perdus dans la rébellion de Coré» (Jude 11).

Saint Jude 8 fait référence aux abominations et souillures charnelles de la luxure, luxe, amour des richesses, etc.

Saint Jude 10 fait  référence à ceux qui sont se donnent à leur convoitise lubrique, comme le cheval et le mulet, sur qui le diable a le pouvoir, que décrit l’Archange Raphaël à Tobie.

Tobie 6, 16-17 : « Alors l’ange Raphaël lui dit [Tobie] : Écoute-moi, et je te montrerais qui ils sont, ceux sur lesquels le diable peut prévaloir. Ceux qui bénéficient du mariage de manière à exclure Dieu d’eux-mêmes et de leur esprit, et de se donner à leur convoitise, comme le cheval et le mulet, qui n’ont pas la compréhension, sur eux le diable a le pouvoir».

Saint Jude 11 fait référence à l’iniquité de Caïn : Dieu lit dans le cœur de l’homme et agrée l’offrande du juste mais réprouve celle de l’inique plein de jalousie, de colère, de haine, et meurtrier du juste (Genèse 4) ; à l’égarement et la dureté de cœur de Balaam, devin (une abomination devant Dieu) que Dieu a fait prophétisé malgré lui (Nombres 22-24) ; à la rébellion de Coré, Lévite, contre l’autorité de Moïse et d’Aaron, pendant la traversée du Désert (Nombres 16 ; 26) où Coré fit une offrande d’encens réprouvée par Dieu (qui agrée celle de Moïse), et lui-même et ses partisans ont été engloutis par la terre.

Jude 14 : «C’est d’eux qu’Hénoch, le septième après Adam, a prophétisé, disant : Voici venir le Seigneur avec ses milliers de saints, pour exercer son jugement contre tous les hommes, et convaincre tous les impies touchant toutes les œuvres d’impiété qu’ils ont faites, et toutes les paroles dures qu’ont proférées contre Dieu [blasphèmes] ces pécheurs impies. Ce sont des murmurateurs, se plaignant sans cesse, marchant selon leurs désirs ; leur bouche profère des paroles d’orgueil, et ils admirent les personnes en vue d’un profit ».

Hénoch prêche et prophétise contre les impies qui marchent sans Dieu. Les impies sont les prévaricateurs de la loi naturelle non-écrite mais écrite par Dieu dans le cœur de tous les hommes qui est la conscience morale ou connaissance naturelle du bien et du mal. Hénoch survit au déluge.

Ecclésiastique 44, 16 : « Hénoch fut agréable à Dieu, et il fut transporté dans le paradis, afin de prêcher la pénitence aux nations ».

Hébreux 11, 5 : « C’’est par la foi qu’’Hénoch fut enlevé, pour qu’’il ne vît point la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l’’avait transporté ; car avant son enlèvement il reçut le témoignage d’’avoir plu à Dieu ».

Hénoch est un adorateur fidèle de Dieu antédiluvien où il n’y avait pas la loi écrite, c’est la loi naturelle inscrite dans son cœur par Dieu ou sa conscience morale lui sert de règle de conduite, comme pour Joseph avec la femme de Potiphar qui l’importunait chaque jour et lui se refusait au crime disant : Comment pourrais-je faire ce mal, et pêcher contre mon Dieu ? (Gen. 39, 9-10). Hénoch connait la promesse divine de Gn 3, 15 de la venue du Messie. Il a la foi (Héb. 11, 5), sans laquelle «il est impossible de plaire à Dieu» (Héb 11, 6).

Dictionnaire historique de la Bible, Calmet/Migne, « Hénoch » : «Saint Paul, dans l’Épitre aux Hébreux, marque assez clairement qu’Hénoch n’est point mort (He 11, 5). C’est par la foi qu’Hénoch fut enlevé afin qu’il ne vît point la Mort et on ne le vit plus parce que le Seigneur le transporta ailleurs. Et Jésus, fils de Sirach (Eccli 44, 16) selon la Vulgate, dit qu’il fut transporté au paradis ce qu’il faut entendre du paradis terrestre (Irenée l. 4 c. 38 ; Augustin l. 6 Oper. Imperfecti contra Julium c. 30). Le Grec ne lit pas le paradis. Saint Jérôme l’entend du ciel (Hieron. in Amos 8) : Enoch et Elias rapti sunt cum corporibus in coelum». (Auteur du texte Calmet, Augustin (1672-1757). (Dictionnaire historique, archéologique, philologique, chronologique, géographique et littéral de la Bible)

Hénoch fut enlevé au ciel de la manière dont saint Paul le fut au troisième ciel (2 Corinthiens 12, 2-4).

Hénoch nous enseigne de marcher avec Dieu contre l’Antichrist.

Saint Élie détruit l’idolâtrie

L’Écriture enseigne qu’Élie était en la présence de Dieu et brûlait d’un grand zèle pour Dieu.

III Rois 17, 1 : «Il vit le Seigneur Dieu d’Israël, en la présence duquel je suis

III Rois 19, 14 : «Je brûle d’un grand zèle pour vous, Seigneur Dieu des armées [Vertus], parce que les enfants d’Israël ont abandonné votre alliance ; ils ont détruit vos autels, ils ont tué vos prophètes par le glaive, et je suis resté moi seul, et ils cherchent mon âme pour la détruire».

Le prophète Élie brûle d’un grand zèle pour Dieu car 1) les enfants d’Israël ont abandonné son Alliance ; 2) ils ont détruit les autels de Dieu ; 3) ils ont tué les prophètes. Et aujourd’hui n’en est-il pas de même et même pire ?

Exode 20, 4-5 : «Tu n’auras point de dieux étrangers devant moi. Tu ne te feras point d’image taillée au ciseau, ni aucune représentation de ce qui est en haut dans le Ciel, et de ce qui est en bas sur la terre, ni de ce qui est dans les eaux sous la terre. Tu ne les adoreras point ni ne les honoreras : car c’est moi qui suis le Seigneur ton Dieu fort, jaloux, visitant l’iniquité des pères dans les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent».

Le premier Commandement ci-dessus n’interdit pas de faire des images, mais de faire des idoles ; c’est-à-dire qu’il interdit de faire des images que l’on adore ou honore comme des dieux. Le premier Commandement interdit tout commerce avec le démon et les pratiques superstitieuses, comme de consulter les spiritualistes et les diseuses de bonne aventure, et se confier à la magie, aux présages, aux rêves et autres pitreries. Tous les péchés de sacrilège et simonie sont également interdits par le premier Commandement.

Il est interdit d’honorer ou adorer divinement les Anges et les Saints, car cela appartient à Dieu seul. Nous devrions rendre aux Anges et aux Saints un honneur, ou adoration, inférieur en tant que servants et amis spéciaux de Dieu. Nous devrions rendre aux reliques, crucifix et saintes images un honneur relatif, puisqu’ils se rapportent au Christ et Ses Saints, et sont des mémoriaux de ceux-ci. Nous ne prions les reliques ou les images, qui ne peuvent ni nous voir, ni nous entendre, ni nous aider. (Catéchisme Penny)

Psaume 95, 5 : «Tous les dieux des nations sont des démons».

1 Chron. 16, 26 : «Car tous les dieux des peuples sont des idoles ; mais le Seigneur a fait les cieux».

Voir Idolâtrie : Enseignements de la Bible sur le culte des saints, des anges, des images, des statues et des reliques

Élie prêche et prophétise contre les idolâtres, qu’ils soient juifs ou païens, les transgresseurs de la loi écrite, qui se détournent du seul vrai Dieu, adorateurs de faux dieux, qui rendent un culte à des démons.

Malachie 4, 5 : « Voici que je vous enverrai le prophète Élie, avant que ne vienne le jour du Seigneur, le grand et terrible jour ».

Matthieu 17, 11 : « Élie reviendra et il rétablira toutes choses ».

Jean-Baptise était Élie en esprit mais pas en personne.

Luc 1, 17 : Et il [Jean-Baptiste] marchera devant lui [Jésus-Christ] dans l’esprit et la vertu d’Élie».

Jean 1, 20-21 : «il [Jean-Baptiste] confessa : Ce n’est pas moi qui suis le Christ. Et ils lui  demandèrent : Es-tu Élie ? Et il dit : Non. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non».

Note Bible catholique Vulgate Jn 1 v. 21 : Es-tu Élie ? Et il dit : Non. Dans un autre endroit (Matt. 11, 13-14), le Seigneur étant questionné par ses disciples sur la venue d’Élie, répondit : Élie est déjà venu, et si vous voulez le savoir, c’est Jean [Baptiste] qui est Élie. Jean interrogé dit au contraire : Je ne suis pas Élie… C’est que Jean était Élie par l’esprit qui l’animait, mais il n’était pas Élie en personne. Ce que le Seigneur dit de l’esprit d’Élie, Jean le nie de la personne». (St Grégoire le Grand)

Pape Saint Grégoire le Grand, Père et Docteur de l’Église, Homélie, Le témoignage de Jean sur le Christ, § 1-2, 17 déc. 590 : « la présente lecture nous remet à l’esprit une autre affirmation de notre Rédempteur, qui, rapprochée des paroles de la lecture de ce jour, soulève une question très embarrassante. En effet, en un autre endroit, le Seigneur, interrogé par ses disciples au sujet de la venue d’Élie, répondit : «Élie est déjà venu, et ils ne l’ont pas reconnu ; mais ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et si vous voulez le savoir, Jean lui-même est Élie» (Mt 17, 12). Or, ayant été interrogé, Jean déclare : «Je ne suis pas Élie». Que veut dire cela, frères très chers ? La Vérité affirme une chose, et le prophète de la Vérité la nie ? Car il y a opposition complète entre ces expressions : «Il l’est» et «Je ne le suis pas». Comment donc Jean est-il le prophète de la Vérité, s’il contredit les paroles de celui qui est la Vérité ? Mais si nous recherchons la vérité avec précision, nous trouverons comment ce qui paraît se contredire ne se contredit pas. L’ange n’avait-il pas annoncé à Zacharie, au sujet de Jean : «Il marchera devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie» (Lc 1, 17). On dit qu’il viendra dans l’esprit et la puissance d’Élie, parce que de même qu’Élie devancera le second avènement du Seigneur, Jean devance le premier. Comme Élie est destiné à venir en précurseur du Juge, ainsi Jean a-t-il été établi précurseur du Rédempteur. Jean était donc Élie en esprit ; il ne l’était pas en personne. Par conséquent, ce que le Seigneur affirme de l’esprit, Jean le nie de la personne. Il convenait en effet que le Seigneur, s’adressant à ses disciples, parlât de Jean selon l’esprit, et que Jean, répondant à la même question devant des foules charnelles, leur parlât, non de son esprit, mais de son corps. Ce que Jean nous fait entendre semble donc contraire à la vérité, mais il ne s’est pourtant pas écarté du chemin de la vérité.

«2. Après avoir déclaré n’être pas un prophète – car il pouvait non seulement prédire le Rédempteur, mais aussi le montrer – Jean explique aussitôt qui il est, en ajoutant : «Je suis la voix de celui qui crie dans le désert».

Saint Élie détruit l’idolâtrie de l’Antichrist.

Pour résumer : Hénoch prophétise pour marcher avec Dieu contre les violations et les transgresseurs de la loi naturelle non-écrite ; Saint Élie prophétise pour détruire l’idolâtrie contre les violations et les transgresseurs de la loi écrite. Tous les deux prophétisent (annoncent dans la foi et par l’Esprit-Saint) le Verbe Incarné, rédempteur des hommes, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme contre l’antichrist, l’homme récapitulant tout le mal de l’apostasie de tous les anges et de tous les hommes. Le Saint-Esprit parle par les vrais catholiques en ces temps de la fin. Certains hommes peuvent être comme leurs précurseurs, mais Hénoch et Élie reviendront en personne conformément aux Écritures.

Hénoch et Élie ont été enlevé par Dieu de la terre en leur corps et ne sont pas morts, et ils ne sont pas ressuscités comme le Christ Jésus dans son Ascension ou la Mère de Dieu dans son Assomption. C’est pourquoi ils attendent le moment fixé par Dieu pour revenir confesser Jésus-Christ et verser leur sang en témoignage de la vraie foi catholique. Cela semble l’enseignement unanime des Pères de l’Église.

La Mère de Dieu a prophétisé, lors de son apparition à La Salette, la grande apostasie vatican 2 disant que «l’Église sera éclipsée» (éclipse signifie masquée par un astre ténébreux), et qu’après la venue d’Hénoch et Élie qui prêcheront avec la force de Dieu, «seule la foi vivra». C’est parce que avant la venue d’Hénoch et d’Élie, la vraie foi ne vivra pas mais sera remplacée par une fausse foi.

Notre-Dame de La Salette, 19 septembre 1846 : « En l’an 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer ; ils mettront fin à la foi peu à peu, même dans les personnes consacrées à Dieu. Ils les aveugleront de manière que, sauf s’ils ont une grâce particulière, ces personnes prendront l’esprit de ces anges de l’enfer ; plusieurs maisons religieuses perdront toute foi et perdront beaucoup d’âmes … Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist … L’église sera éclipsée …

« Le monde sera dans la consternation. Mais voilà Hénoch et Élie remplis de l’Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu, et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d’âmes seront consolées ; ils feront de grands progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l’antéchrist.

«Par le sang, les larmes et les prières des justes, Dieu Se laissera fléchir ; Hénoch et Élie seront mis à mort ; Rome païenne disparaîtra … tout l’univers sera frappé de terreur, et beaucoup se laisseront séduire parce qu’ils n’ont pas adoré le vrai Christ vivant parmi eux. Il est temps ; le soleil s’obscurcit ; la foi seule vivra.

À la fin c’est le souffle [l’esprit] de l’Archange Saint Michel qui étouffera totalement le roi des ténèbres.

Notre-Dame de La Salette, 19 septembre 1846 : «Voici le temps ; l’abîme s’ouvre. Voici le roi des rois des ténèbres. Voici la bête avec ses sujets, se disant le « Sauveur » du monde. Il s’élèvera avec orgueil dans les airs pour aller jusqu’au ciel ; il sera étouffé par le souffle de saint Michel Archange. Il tombera, et la terre, qui depuis trois jours sera en de continuelles évolutions, ouvrira son sein plein de feu ; il sera plongé pour jamais avec tous les siens dans les gouffres éternels de l’enfer. Alors l’eau et le feu purifieront la terre et consumeront toutes les œuvres de l’orgueil des hommes, et tout sera renouvelé : Dieu sera servi et glorifié».

Jean le Théologien

Les pères de l’Église parlent aussi d’un autre témoin associé aux deux témoins de l’Apocalypse : Jean le Théologien.

A suivre

Conclusion

Qui sera l’Antéchrist ? D’où viendra l’Antéchrist ? Quand viendra l’Antéchrist ? Beaucoup se font leurrer par ces questions. Ce n’est pas l’Antéchrist qu’il faut connaître, mais le Christ. Et la foi traditionnelle est le seul moyen donné par Dieu. Beaucoup se font leurrer en recherches stériles et passent à côté de ce qui est vraiment nécessaire pour le salut : l’union au Christ dans la vraie foi et la véritable Église catholique. En fait, les gens cherchent la vérité à l’envers. Ils veulent comprendre pour croire au lieu de croire pour comprendre. Mais ceux qui aiment vraiment la Vérité croient en Elle d’abord, et la Vérité leur donne de comprendre.

Quelques uns seront du côté du Christ dans son Église par la vraie foi, le reste sera précurseur de l’Antichrist par l’apostasie (abandon ou reniement) de la foi catholique traditionnelle, «condamné par son propre jugement (Tite 3, 10)».

Daniel 12, 10 : «les impies agiront avec impiété, et aucun des impies ne comprendra ; mais les savants [instruits dans la vraie foi] comprendront».

Saint Théodoret de Cyr, père de l’Église, Commentaire sur Daniel, VII PG 81, 1417 D-1437 B : «lorsque que l’erreur qui retient [les hommes] s’éteindra et la tromperie des idoles cessera, c’est alors que l’impie se montrera».

Saint Cyrille de Jérusalem, père de l’Église, Catéchèse XV, PG 33 (n. 33), 869-916  : «toi qui m’écoutes, ne te prosterne pas devant ce seul roi, fuis toute erreur hérétique. Tu as reçu les signes du trompeur qui doit venir… Tu as appris la route par laquelle au jugement, tu te trouveras parmi les rangs de droite. Garde le dépôt concernant le Christ, et signale-toi dans la pratique du bien afin de pouvoir garder devant le juge une contenance assurée, et d’hériter du royaume des cieux».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 [Magistère] : «CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES PLUTÔT QU’À DIEU ».