Le baptême. Etapes pour se convertir à la foi catholique traditionnelle ; Étapes pour ceux qui quittent la nouvelle messe ; Baptême conditionnel

Sommaire

  • Le baptême d’eau (sacrement) est absolument nécessaire pour le salut
    • Pour que le baptême soit valide il doit être désiré
    • La foi catholique est requise pour que le baptême soit licite
    • En l’absence de prêtre, diacre ou fidèle catholique un païen ou un hérétique peut baptiser
  • Étapes pour se convertir à la foi catholique traditionnelle ; Étapes pour ceux qui quittent la nouvelle messe ; Baptême conditionnel
  • PROFESSION DE FOI DU CONCILE DE TRENTE
  • Autres professions de foi infaillibles
    • Profession de foi du Concile de Tolède – 400
    • Première profession de foi de Sirmium (351) souscrite par Libère en 357
    • Symbole d’Athanase
  • Supplément sur le baptême
    • Pour recevoir le Baptême
    • Sur le mot baptême
    • Définition
    • Types du Baptême
    • Qu’est le baptême ?
    • Signification du Baptême
    • Baptême des nourrissons
    • Symboles du Baptême
    • Vœux de baptême – Le Baptême est un vœu ou une promesse de vivre en conformité à la foi de l’Église catholique

 

Le baptême d’eau (sacrement) est absolument nécessaire pour le salut

Ephésiens 5, 26-27 : «Afin de la [l’Église] sanctifier, la purifiant par le baptême d’eau, par la parole de vie, pour la faire paraître devant lui une Église glorieuse, n’ayant ni tache ni ride, ni rien de semblable, mais pour qu’elle soit sainte et immaculée».

Tite 3, 5 : «Ce n’est point par les œuvres de sa justice que nous avons faites qu’il nous a sauvés, mais selon sa miséricorde, c’est par le baptême de régénération et de renouvellement de l’Esprit-Saint».

Jean 3, 5 : «En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Le «baptême de désir», le «baptême de sang», et le «salut pour l’ignorant invincible» (ignorance de la foi catholique impossible à vaincre) sont des hérésies (tenues par quasiment tous les soit-disant traditionalistes) contre le dogme Hors de l’Église pas de salut. Quiconque veut être sauvé doit absolument être baptisé validement avec de l’eau claire et naturelle après avoir adhéré à la foi de l’Église catholique.

Voir ici la nécessité absolue du baptême d’eau pour le salut :

Voir : Hors de l’Église Catholique il n’y a absolument pas de salut

Pour que le baptême soit valide il doit être désiré

Le baptême doit être désiré par les adultes par eux-mêmes, et pour les enfants, le baptême doit être désiré par les parents. Les parents qui demandent le baptême pour leurs enfants doivent les éduquer religieusement dans la foi et la morale catholique, car l’éducation des enfants est de loi divine une fin primaire du mariage (Pape Pie XI, Casti connubii, ex cathedra) ; et les enfants doivent ensuite ratifier leur baptême à partir de l’âge de raison.

Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4 ex cathedra : «Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu [Rm 8, 15], par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération ni sans le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint (Jn 3, 5) »

Saint-Office (Pape Pie IX) au vicaire apostolique de Tche-Kiang, 1er août 1860 : « …Est requise de façon nécessaire [loi divine, Trente sess. 6 ; ch. 4] l’intention ou la volonté de recevoir ce sacrement, et si elle fait défaut, le caractère baptismal n’est pas imprimé à l’adulte. Or la foi et le repentir sont requis chez l’adulte pour qu’il reçoive le sacrement de façon licite, et qu’il obtienne le fruit du sacrement ; l’intention cependant est nécessaire pour qu’il l’obtienne de façon valide, de sorte que celui qui est baptisé adulte sans la foi et le repentir, l’est de façon illicite certes, mais valide, et qu’en revanche celui qui est baptisé sans la volonté de recevoir le sacrement n’est baptisé ni licitement ni validement… ». (Ench. Symb. Denz. 2835-2839)

La foi catholique est requise pour que le baptême soit licite

La foi minimum requise pour la licéité (légalité canonique) du baptême est ce croire fermement aux mystères essentiels de la foi quand il est impossible de connaître plus la foi, soit à cause d’une ignorance invincible des autres mystères de la foi (et de la morale) catholique, soit à cause d’une nécessité extrême (urgence, article de la mort, etc.), mais c’est un péché de recevoir le baptême sans vouloir connaître plus la foi (et la morale) catholique quand c’est ordinairement possible, c’est-à-dire que le baptisé ne reçoit pas la grâce du sacrement de baptême (régénération) tant qu’il demeure dans son état de péché mortel.

Saint-Office (Pape Pie IX) au vicaire apostolique de Tche-Kiang, 1er août 1860 : « … la foi et le repentir sont requis chez l’adulte pour qu’il reçoive le sacrement de façon licite, et qu’il obtienne le fruit du sacrement ».

Benoît XIV, Cum Religiosi (n ° 4), 26 juin 1754 (Magistère) : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905 (Magistère) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Voir aussi :

En l’absence de prêtre, diacre ou fidèle catholique un païen ou un hérétique peut baptiser

Le baptême doit être désiré et le demandeur doit au minimum tenir la foi dans les mystères essentiels (voir ci-dessus) pour être valide et en cas de nécessité, et doit connaître davantage la foi et ses dogmes, quand c’est possible, pour que le baptême soit licite. Le sacrement de baptême est le seul sacrement qui peut être reçu validement et licitement même par un hérétique notoire de fait ou notoire en droit ou déclaré. L’Église a défini par un dogme qu’un hérétique peut baptiser en cas de nécessité s’il n’y a pas de prêtre ou diacre ou de fidèle catholique. Ce dogme dit qu’il vaut mieux même un païen (car il est cité avant) pour administrer le sacrement du baptême qu’un hérétique si on peut en trouver un. C’est parce que le bain (eau) du baptême qui une régénération spirituelle qui remet le péché originel est absolument nécessaire pour pouvoir être sauvé. 

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 1439 ex cathedra : «En cas de nécessité, cependant, non seulement un prêtre ou un diacre, mais même un laïc ou une femme, oui, même un païen et un hérétique peuvent baptiser, tant qu’il préserve la forme de l’Église et a l’intention de faire ce que fait l’Église ». (Ench. Symb. Denz. 696 1315)

Pour le baptême la forme est : «Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit» en versant de l’eau naturelle et claire qui doit couler et toucher la tête ou le front : Et l’intention de faire ce que fait l’Église est l’intention de baptiser comme le ferait l’Église catholique.

Réponse du Saint-Office au vicaire apostolique d’Océanie centrale, Foi et intention du ministre du sacrement, 18 décembre 1872 : «Questions : 1. Le baptême administré par ces hérétiques (méthodistes) est-il douteux en raison d’un défaut d’intention de faire ce qu’a voulu le Christ, s’il a été déclaré expressément par le ministre, avant qu’il ne baptise, que le baptême n’a pas d’effet sur l’âme ? 2. Un baptême ainsi conféré est-il douteux si ladite déclaration n’a pas été faite de façon expresse immédiatement avant que le baptême soit conféré, mais qu’elle a été souvent proférée par le ministre et que cette doctrine est proclamée ouvertement dans cette secte ?

«Réponse : On a déjà traité de ce doute dans le temps passé, et il a été répondu en faveur de la validité du baptême, comme tu peux le voir chez Benoît XIV, De synodis diocesanis l. VII, chap. VI, n. 9 où on trouve ceci : « Que l’évêque se garde de considérer comme incertaine et douteuse la validité d’un baptême pour la seule raison que le ministre hérétique par qui il a été conféré, du fait qu’il ne croit pas que par le bain de la régénération les péchés sont enlevés, ne l’aura pas conféré pour le pardon des péchés, et que donc il n’aura pas eu l’intention de l’accomplir tel qu’il a été établi par le Christ Seigneur…  »
«La raison en est clairement enseignée par le cardinal Bellarmin, De Sacramentis in genere 1. I, c. 27, n. 13 : après avoir exposé l’erreur de ceux… qui affirment qu’au canon 11 de la 7ème session, le concile de Trente 1611 a défini qu’un sacrement n’est valide que si l’intention du ministre porte non seulement sur l’acte mais également sur la fin du sacrement, c’est-à-dire s’il a l’intention de faire ce pour quoi le sacrement est institué, il ajoute ceci :  » …. dans tout le canon 11, en effet, le concile ne mentionne pas la fin du sacrement, et il ne dit pas qu’il faut que le ministre ait l’intention de faire ce qui est l’intention de l’Église, mais ce que l’Église fait. Or ce que fait l’Église ne signifie pas la fin, mais l’action…  »
«C’est pourquoi Innocent IV affirme dans De baptismo, chap. 2, n. 9 qu’un baptême est valide s’il est conféré par un sarrasin dont on sait qu’il croit que par l’immersion on est seulement mouillé, dès lors qu’il a l’intention de faire ce que font les autres qui baptisent.
«Conclusion de la réponse : Pour 1. Non : car malgré l’erreur portant sur les effets du baptême l’intention de faire ce que fait l’Église n’est pas exclue. – Pour 2. Il est répondu en 1». (Ench. Symb. Denz. 3100-3102)

Étapes pour se convertir à la foi catholique traditionnelle, étapes pour ceux qui quittent la nouvelle messe, baptême conditionnel

Livre Hors de l’Église catholique il n’y a absolument pas de salut – frère Peter Dimond O.S.B. – Monastère Très Sainte Famille

Traduction en français personnelle de 2013 sur la version américaine. Liens adaptés

Les mesures qu’il faut prendre pour se convertir à la foi catholique traditionnelle sont en fait simples. Elles sont légèrement différentes, toutefois, selon que l’on a, ou que l’on n’a pas reçu le baptême. S’il vous plaît consulter attentivement cette page.

SI VOUS N’AVEZ PAS REÇU LE BAPTÊME, LES ÉTAPES POUR SE CONVERTIR À LA FOI CATHOLIQUE TRADITIONNELLE SONT LES SUIVANTES :

1) Apprenez et croyez le catéchisme de base (c’est-à-dire, les enseignements de base) de la foi catholique traditionnelle. Vous devriez aussi immédiatement commencer à prier le Rosaire chaque jour. Si vous ne savez pas comment, consultez notre section Comment prier le Rosaire ? [Rosaire]

2) Croyez fermement à tous les dogmes traditionnels de l’Église et tenez les positions correctes contre la secte post-Vatican II (traitées en détail dans nos livres), incluant, par exemple, le dogme Hors de l’Église pas de salut (sans exception), la Trinité, l’Incarnation, la Papauté, l’infaillibilité papale, la nécessité du Baptême d’eau, etc.

3) Après vous être instruit du catéchisme de base (ce qui ne devrait pas prendre trop de temps), et après avoir adhéré pleinement aux enseignements traditionnels de l’Église catholique, recevez le Baptême. Il n’y a pas de raison de le retarder si vous avez accompli les étapes 1 et 2 (Actes 8:36-37). Ce serait, normalement, au prêtre catholique de votre paroisse la plus proche de vous baptiser. Mais puisque nous sommes dans la Grande Apostasie et qu’il n’y a pratiquement aucun prêtre totalement catholique traditionnel, c’est probablement vers un laïc que vous devriez vous tourner. Le concile de Florence (voyez ci-dessous) a déclaré qu’il est possible pour quiconque d’administrer validement le Baptême. Par conséquent, si vous avez un ami catholique fervent, ou si ce n’est pas le cas, un parent non-catholique ou un ami qui pourrait réaliser le Baptême de manière fiable et avec le bonne intention, alors cette personne pourra vous administrer le Baptême, en employant la formule ci-dessous. La Confession n’est pas nécessaire pour ceux qui n’ont jamais reçu le Baptême, puisque celui-ci enlève le péché originel ainsi que tous les péchés actuels. Néanmoins, après le Baptême, vous devriez prendre l’habitude de vous confesser auprès d’un prêtre traditionnel, ordonné selon le rite traditionnel d’Ordination, au moins une fois par mois. Vous êtes obligé de vous y rendre si vous commettez un péché mortel après le Baptême, chose qui, si tout va bien, ne se produira pas. Pour savoir où se rendre en Confession, voyez les points ci-dessous.

Où recevoir les sacrements ? Une bonne pratique est d’écrire vos péchés sur un morceau de papier de sorte que vous aurez plus de facilité à vous souvenir des péchés que vous avez commis.

4) Faites la profession de foi pour les convertis du concile de Trente. S’il y a une secte spécifique à laquelle vous avez appartenu, mentionnez à la fin de la profession de foi que vous rejetez aussi cette secte hérétique.

POUR CEUX QUI ONT REÇU LE BAPTÊME, LES ÉTAPES SONT LÉGÈREMENT DIFFÉRENTES :

1) Apprenez et croyez le catéchisme de base (c’est-à-dire, les enseignements de base) de la foi catholique traditionnelle. Vous devriez aussi immédiatement commencer à prier le Rosaire chaque jour. Si vous ne savez pas comment, consultez notre section Comment prier le Rosaire ? [Rosaire]

2) Croyez fermement à tous les dogmes traditionnels de l’Église et tenez les positions correctes contre la secte post-Vatican II (traitées en détail dans nos livres), incluant, par exemple, le dogme Hors de l’Église pas de salut (sans exception), la Trinité, l’Incarnation, la Papauté, l’infaillibilité papale, la nécessité du Baptême d’eau, etc.

3)Faites la profession de foi pour les convertis du concile de Trente. S’il y a une secte spécifique à laquelle vous avez appartenu, mentionnez à la fin de la profession de foi que vous rejetez aussi cette secte hérétique.

4) Vos devez faire une Confession générale auprès d’un prêtre ordonné selon le rite traditionnel d’Ordination après avoir suivi les trois étapes précédentesPour savoir où faire cela, consultez ce fichier : Où recevoir les sacrements ? Lors de cette Confession, on mentionne tous les péchés mortels commis après le Baptême, y compris l’appartenance à de quelconques sectes ou fausses religions ou si l’on a fait la promotion de fausses sectes ou fausses religions. Les « prêtres » ordonnés selon le nouveau rite d’Ordination sont invalides. Par conséquent, les péchés mortels confessés à ce genre de « prêtres » doivent être confessés à nouveau à un prêtre valide. Vous pouvez aussi nous contacter pour trouver un prêtre dans votre région qui puisse entendre votre Confession. Un prêtre du rite oriental d’une Église orientale (pas « orthodoxe ») est souvent une bonne option pour la Confession. Ces églises sont couramment répertoriées comme « catholique bizantine » ou « catholic ukrainienne » dans l’annuaire téléphonique, sous « Églises catholiques. » Si vous avez la confirmation que le prêtre d’une de ces églises a été ordonné selon le rite oriental, ceci pourrait constituer une option au moins pour la Confession, étant donné que le prêtre a été validement ordonné selon le rite traditionnel. En revanche, comme mentionné dans le fichier ci-dessus, vous ne pouvez pas soutenir financièrement la chapelle ou le prêtre à cause de son acceptation de Vatican II et des antipapes post-Vatican II. Si vous ne trouvez aucun autre prêtre valide pour entendre votre Confession, vous pouvez vous tourner vers un prêtre Vatican II ordonné selon le rite traditionnel d’Ordination (avant 1968) à condition qu’il dise : « Je t’absous de tes péchés au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. »

POUR CEUX QUI NE SAVENT PAS SI ILS SONT BAPTISÉS, L’ORDRE EST LE SUIVANT :

1) Apprenez et croyez le catéchisme de base(c’est-à-dire, les enseignements de base) de la foi catholique traditionnelle. Vous devriez aussi immédiatement commencer à prier le Rosaire chaque jour. Si vous ne savez pas comment, consultez notre section Comment prier le Rosaire ?[Rosaire]

2) Croyez fermement à tous les dogmes traditionnels de l’Église et tenez les positions correctes contre la secte post-Vatican II (traitées en détail dans nos livres), incluant, par exemple, le dogme Hors de l’Église pas de salut (sans exception), la Trinité, l’Incarnation, la Papauté, l’infaillibilité papale, la nécessité du Baptême d’eau, etc.

3) Faites la profession de foi pour les convertis du concile de Trente. S’il y a une secte spécifique à laquelle vous avez appartenu, mentionnez à la fin de la profession de foi que vous rejetez aussi cette secte hérétique.

4) Trouvez quelqu’un pour vous administrer le Baptême conditionnel. Si vous avez le moindre doute au sujet de votre Baptême, ceci doit être fait.

5) Après votre Baptême conditionnel, faites une Confession générale, dans laquelle vous mentionnez tous les péchés mortels commis après votre possible premier Baptême valide.

6) Ceux qui quittent la Nouvelle Messe ou l’adhésion à la contre-Église Vatican II, ont également besoin de confesser (auprès d’un prêtre validement ordonné, voir ci-dessus) qu’ils ont assisté à un service non-catholique, et doivent en préciser la durée.Pour savoir où faire cette Confession, consultez le fichier : Où recevoir les sacrements ?S’ils ont participé à d’autres choses à la Nouvelle Messe (par ex., si quelqu’un était un ministre laïc, habillé immodestement, etc.) ou s’ils ont accepté le faux œcuménisme ou nié d’autres dogmes, ces choses devraient également être mentionné lors de la Confession. Les « prêtres » ordonnés selon le nouveau rite d’Ordination sont invalides. Par conséquent, les péchés mortels confessés à de tels « prêtres » doivent être confessés à nouveau auprès d’un prêtre valide. Ceci doit être fait avant de recevoir la Communion à la messe traditionnelle (s’il y en a une d’acceptable à laquelle vous pouvez assister dans votre région). Ceux qui quittent la Nouvelle Messes et leur adhésion à la fausse Église Vatican II, devraient également faire cette même profession de foi du concile de Trente.

LE BAPTÊME ET LE BAPTÊME CONDITIONNEL

La forme du Baptême est : « Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »

S’il y a des doutes au sujet de la validité de votre Baptême, la forme conditionnelle du Baptême est : « Si tu es baptisé, je ne te baptise pas à nouveau, mais si tu n’es pas encore baptisé [versez l’eau sur la tête en vous assurant qu’elle touche la peau], je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »

Puisqu’il n’y a quasiment aucun prêtre vraiment catholique dans tout le pays, vous pouvez demander à un ami catholique de vous administrer le Baptême conditionnel, et vous pouvez vous-même administrer le Baptême à vos propre enfants.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Exultate Deo, 1439 ex cathedra : « mais en cas de nécessité, ce n’est pas seulement un prêtre ou un diacre, mais même un laïc ou une femme, bien plus un païen et un hérétique qui peut baptiser, pourvu qu’il respecte la forme de l’Église et ait l’intention de faire ce que fait l’Église».  (Denz. 696 1315)

Comment administrer le Baptême catholique ?

Soyez bien sûr d’avoir assez d’eau à verser en prononçant les paroles, et versez l’eau sur le front de la personne en prononçant les paroles distinctement et avec attention. Vous pouvez verser l’eau trois fois (comme expliqué ci-dessous).

« Je te baptise au nom du Père [versez l’eau la première fois en prononçant ces mots], et du Fils [versez une seconde fois], et du Saint-Esprit [versez une troisième fois]. »

Note : vous pouvez versez l’eau en forme de croix sur la tête de la personne, même si ce n’est pas nécessaire. De plus, il n’est pas absolument nécessaire que vous versiez l’eau trois fois, si elle est versée et atteint le front alors que la forme du Baptême est prononcée. Dans le rituel Romain, cependant, le Baptême est administré de la façon décrite ci-dessus.

PROFESSION DE FOI CATHOLIQUE DU CONCILE DE TRENTE

Profession de foi tridentine

Pape Pie IV, Iniunctum nobis, 13 nov. 1564 ex cathedra (Denz., Ench. symb. 1862 994 – 1870 1000) :

Moi, N., je crois et je professe d’une foi ferme tous et chacun des articles contenus dans le symbole de foi (de Constantinople I, Ench. symb. 150) dont se sert l’Église romaine, c’est-à-dire :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait qui pour nous, les hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux, par le Saint-Esprit s’est incarné de la Vierge Marie, et s’est fait homme ; il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate ; a souffert ; a été enseveli, est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures, est monté aux cieux ; il siège à la droite du Père et il reviendra en gloire juger les vivants et les morts ; son Règne n’aura pas de fin ; et en l’Esprit Saint, le Seigneur, qui vivifie ; qui procède du Père et du Fils ; qui avec le Père et le Fils est conjointement adoré et glorifié ; qui a parlé par les prophètes. Et en une Église sainte, catholique et apostolique. Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés. Nous attendons la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

J’accepte et j’embrasse très fermement les traditions apostoliques et celles de l’Église, et toutes les autres observances et constitutions de cette même Église. De même j’accepte l’Écriture sainte, suivant le sens qu’a tenu et que tient notre Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des saintes Écritures. Je n’accepterai et je n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement unanime des Pères.

Je professe aussi qu’il y a, véritablement et à proprement parler, sept sacrements de la Loi nouvelle, institués par notre Seigneur Jésus Christ et nécessaires pour le salut du genre humain, bien que tous ne le soient pas pour chacun : le baptême, la confirmation, l’eucharistie, la pénitence, l’extrême onction, l’ordre et le mariage. Ils confèrent la grâce et, parmi eux, le baptême, la confirmation et l’ordre ne peuvent être réitérés sans sacrilège. Je reçois et j’accepte aussi les rites reçus et approuvés de l’Église catholique dans l’administration solennelle desdits sacrements.

J’embrasse et je reçois tous et chacun des articles qui ont été définis et déclarés au saint concile de Trente sur le péché originel et la justification.

Je professe également qu’à la messe est offert à Dieu un sacrifice véritable, proprement dit, propitiatoire pour les vivants et les morts, et que, dans le très saint sacrement de l’eucharistie, se trouvent vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang, conjointement avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus Christ, et qu’un changement s’accomplit, de toute la substance du pain en son Corps et de toute la substance du vin en son Sang, changement que l’Église catholique appelle transsubstantiation. J’affirme aussi que, sous une seule des espèces, c’est le Christ tout entier et complet et le véritable sacrement qu’on reçoit.

Je tiens sans défaillance qu’il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les intercessions des fidèles. Et également que les saints qui règnent conjointement avec le Christ doivent être vénérés et invoqués ; qu’ils offrent pour nous des prières à Dieu et que leurs reliques doivent être vénérées.
Je déclare fermement qu’on peut avoir et garder les images du Christ et de la Mère de Dieu toujours vierge, ainsi que celles des autres saints, et qu’il faut leur rendre l’honneur et la vénération qui leur sont dus. J’affirme aussi que le pouvoir des indulgences a été laissé par le Christ dans l’Église, et que leur usage est très salutaire au peuple chrétien.

Je reconnais la sainte, catholique et apostolique Église romaine comme la Mère et la maîtresse de toutes les Églises. Je promets et je jure vraie obéissance au pontife romain, successeur du bienheureux Pierre, chef des apôtres, et vicaire de Jésus Christ.

Je reçois et je professe sans en douter tout ce qui, par les saints canons et par les conciles œcuméniques, principalement par le saint concile de Trente et par le concile œcuménique du Vatican, a été transmis, défini et déclaré (spécialement sur le primat du pontife romain et son magistère infaillible). En même temps, je condamne, je rejette et j’anathématise également tout ce qui leur est contraire et toute espèce d’hérésie condamnée, rejetée et anathématisée par l’Église.

[On peut aussi ajouter les dogmes du Concile de Florence, entre autres : Hors de l’Église catholique point de salut ; Nécessité du sacrement de baptême pour entrer dans le Corps du Christ qui est l’Église ; Nécessité du sacrement de baptême pour le salut ; Nécessité de la vraie foi catholique pour le salut. Et aussi : Immaculée conception (Pie IX) et Assomption de la sainte Vierge Marie Mère de Dieu (Pie XII)]

[S’il y a une secte particulière (« orthodoxe », protestante, anglicane, vatican 2, FSSPX, IMBC, SSPV, CMRI, ou autre, lignée Thuc, MLR, ou autre), à laquelle vous apparteniez, ou si vous avez cru en une hérésie spécifique (voir Hérésies actuelles), ajoutez à la fin que vous rejetez également cette secte hérétique ou hérésie.]

Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement, moi, N., je promets, je prends l’engagement, et je jure de la garder et de la confesser, Dieu aidant, entière et inviolée, très fidèlement jusqu’à mon dernier soupir, et de prendre soin, autant que je le pourrai, qu’elle soit tenue, enseignée et prêchée par ceux qui dépendent de moi ou par ceux sur qui ma charge me demandera de veiller. Qu’ainsi Dieu me soit en aide et ces saints évangiles.

 

Autres professions de foi infaillibles catholiques

Profession de foi du Concile de Tolède – 400

« Symbolum Toletanum » (400), et sa forme plus longue comme  » Libellus in modum symboli  » de l’évêque Pastor de Palencia (477). Profession de foi contre les erreurs des priscillianistes :

Nous croyons en l’unique vrai Dieu, le Père et le Fils et l’Esprit Saint, le créateur des choses visibles et invisibles, par qui tout a été fait au ciel et sur la terre. Celui-ci est l’unique Dieu et celle-ci est l’unique Trinité du nom divin (de la substance divine). (Mais) le Père n’est pas le Fils lui-même, mais il a un Fils qui n’est pas le Père. Le Fils n’est pas le Père, mais il est le Fils de Dieu de (la) nature (du Père). Et l’Esprit est le Paraclet, qui n’est ni le Père lui-même ni le Fils, mais qui procède du Père (et du Fils). Le Père est donc non engendré, le Fils est engendré, le Paraclet n’est pas engendré mais procède du Père (et du Fils). C’est le Père dont on a entendu la voix du haut des cieux : celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis ma complaisance ; écoutez-le [Mt 17, 5 ; 2 P 1, 17 ; Mt 3, 17]. C’est le Fils qui dit : je suis sorti du Père, et je suis venu de Dieu dans ce monde [Jn 16,28). C’est le Paraclet lui-même (l’Esprit Paraclet) dont le Fils dit : si je ne pars pas vers le Père le Paraclet ne viendra pas à vous [Jn 16, 7]. Cette Trinité distincte dans les personnes est une seule substance, vertu, puissance, majesté (unie par sa vertu et sa puissance et sa majesté), indivisible et sans différence; en dehors d’elle (nous le croyons) il n’est pas de nature divine, soit d’un ange, soit d’un esprit, soit d’une puissance dont on puisse croire qu’elle est Dieu,

Ce Fils de Dieu par conséquent, Dieu, né du Père avant tout commencement, a été sanctifié dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie (le sein de la Vierge Marie), et d’elle, engendré sans la semence d’un homme, il a pris une humanité véritable (c’est-à-dire que deux natures, à savoir de la divinité et de la chair, se sont unies totalement en une seule personne) à savoir le (notre) Seigneur Jésus Christ. (Et) il n’avait pas un corps imaginaire ou fait d’une simple forme (d’un fantôme), mais entier (et vrai) : Et il a eu faim et a eu soif, et a ressenti la douleur et a pleuré, et a ressenti toutes les blessures du corps (a supporté toutes les injures du corps). A la fin il a été crucifié (par les juifs), est mort et a été enseveli, (et) le troisième jour il est ressuscité ; après cela il a conversé avec les (ses) disciples et le quarantième jour (après la résurrection) il est monté aux cieux (au ciel). Ce Fils de l’homme est appelé également  » Fils de Dieu « ,  » mais le Fils de Dieu est appelé  » Dieu ,  » non  » Fils de l’homme  » (Mais le Fils de Dieu, Dieu, est appelé Fils de l’homme).

Mais nous croyons en la résurrection de la chair humaine (qu’il y aura une résurrection pour la chair humaine). Mais l’âme de l’homme n’est pas une substance divine ou une part de Dieu, mais une créature qui n’est pas tombée de par la volonté divine (nous l’appelons une créature qui a été créée par la volonté divine).

1. Mais (donc) si quelqu’un dit et (ou) croit que ce n’est pas par le Dieu tout-puissant que ce monde et tous ses agencements ont été faits, qu’il soit anathème.

2. Si quelqu’un dit et (ou) croit que Dieu le père est même que le Fils ou le Paraclet, qu’il soit anathème.

3. Si quelqu’un… croit que le Dieu Fils (Fils de Dieu) est le même que le Père ou le Paraclet, qu’il soit anathème.

4. Si quelqu’un… croit que le Paraclet Esprit est le Père ou le Fils, qu’il soit anathème.

5. Si quelqu’un… croit que l’homme Jésus Christ n’a pas été assumé par le Fils de Dieu (que seule la chair, sans une âme, a été prise par le Fils de Dieu), qu’il soit anathème.

6 Si quelqu’un… croit que le Fils de Dieu a souffert comme Dieu (le Christ ne peut pas être né), qu’il soit anathème.

7. Si quelqu’un… croit que l’homme Jésus Christ était un homme impassible (la divinité du Christ était sujette au changement et à la souffrance), qu’il soit anathème.

8. Si quelqu’un… croit qu’autre est le Dieu de la Loi ancienne, autre celui des évangiles, qu’il soit anathème.

9. Si quelqu’un… croit que le monde a été fait par un autre Dieu que (et non pas par) celui dont il est écrit : au commencement Dieu a fait le ciel et la terre [Gn 1, 1], qu’il soit anathème.

10. Si quelqu’un… croit que les corps humains ne ressusciteront pas après la mort, qu’il soit anathème.

11. Si quelqu’un.., croit que l’âme humaine est une portion de Dieu ou de la substance de Dieu, qu’il soit anathème.

12. Si quelqu’un croit qu’en dehors des Écritures que l’Église catholique a reçues, d’autres doivent être tenues comme ayant autorité ou s’il les vénère (si quelqu’un… croit qu’en dehors des Écritures que l’Église catholique reçoit, d’autres doivent être considérées comme ayant autorité ou être vénérées), qu’il soit anathème.

(13. Si quelqu’un… croit qu’il y a dans le Christ une seule nature de la divinité et de la chair, qu’il soit anathème.).

(14. Si quelqu’un… croit qu’il existe quelque chose qui peut s’étendre au- dehors de la Trinité divine, qu’il soit anathème.)

(15. Si quelqu’un estime qu’on doit croire à l’astrologie ou aux mathématiques (sic !), qu’il soit anathème.) [Can. 460]

(16. Si quelqu’un… croit que les mariages qui sont tenus pour licites selon la Loi divine, sont abominables, qu’il soit anathème.)

(17. Si quelqu’un… croit que ce n’est pas seulement pour mortifier le corps qu’il faut s’abstenir de la chair des oiseaux ou des bêtes qui sont donnés pour qu’on s’en nourrisse, qu’il soit anathème.)

(18. Si quelqu’un adhère aux erreurs de la secte de Priscillien ou qu’il les professe, de sorte que dans le baptême salutaire il fait autre chose, contre le siège de saint Pierre, qu’il soit anathème.)

 

Première profession de foi de Sirmium (351) souscrite par Libère en 357

Nous croyons en un seul Dieu, le Père tout-puissant, celui qui a créé et fait toute chose, de qui toute paternité tient son nom, au ciel et sur la terre [Ep 3, 15] ; et en son Fils unique, notre Seigneur Jésus Christ, engendré du Père avant tous les siècles, Dieu de Dieu, lumière de lumière, par qui tout a été fait, au ciel et sur la terre, les choses visibles et invisibles ; il est Verbe et Sagesse, lumière véritable et vie ; devenu homme à cause de nous dans les derniers jours, et né de la sainte Vierge, et crucifié, et mort et enseveli ; et ressuscité d’entre les morts le troisième jour enlevé au ciel, assis à la droite du Père ; et qui viendra à la consommation du temps pour juger les vivants et les morts et donner à chacun selon ses œuvres ; son Règne est sans fin et continue pour l’éternité des siècles ; car il demeurera assis à ta droite du Père, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans le siècle à venir ; et en l’Esprit Saint, c’est-à-dire au Paraclet qu’il avait promis aux apôtres d’envoyer après sa montée aux cieux, et qu’il envoya pour les enseigner et les exhorter en toutes choses ; et par lui sont sanctifiées aussi les âmes de ceux qui croient sincèrement en lui.

1. Mais ceux qui disent que le Fils vient du néant, ou d’une autre hypostase, et non de Dieu, qu’il fut un temps ou une durée où il n’était pas, la sainte Église catholique les tient pour étrangers à elle.
2. A nouveau nous disons, si quelqu’un dit que le Père et le Fils sont deux dieux, qu’il soit anathème.
3. Et si quelqu’un dit que le Christ, comme Fils de Dieu, est Dieu avant tous les temps, mais ne confesse pas qu’il a aidé Dieu dans la création de toutes choses, qu’il soit anathème.
4. Si quelqu’un ose dire que le non-engendré ou une partie de lui est né de Marie, qu’il soit anathème.
5. Si quelqu’un dit que le Fils est avant Marie selon la prescience, et non qu’engendré du Père avant les siècles il est auprès de Dieu, et que par lui toutes choses ont été faites, qu’il soit anathème.
6. Si quelqu’un dit que la substance de Dieu se dilate ou se contracte, qu’il soit anathème.
7. Si quelqu’un dit que la substance de Dieu dilatée fait le Fils, ou appelle Fils la dilatation de sa substance, qu’il soit anathème.
8. Si quelqu’un appelle le Fils de Dieu Verbe intérieur ou proféré, qu’il soit anathème.
9. Si quelqu’un dit que le fils de Marie est seulement un homme, qu’il soit anathème.
10. Si quelqu’un, nommant celui qui est de Marie Dieu et homme, entend par là le Dieu non engendré, qu’il soit anathème.
11. Si la parole  » Je suis Dieu, le premier, et je suis après tout cela, et en dehors de moi il n’est pas de Dieu  » [Is 44, 6] qui a été dite pour l’anéantissement des idoles et de ceux qui ne sont pas des dieux, quelqu’un la conçoit à la manière des juifs en excluant l’unique engendré de Dieu avant les siècles, qu’il soit anathème.
12. Si quelqu’un entend  » le Verbe est devenu chair  » [Jn 1, 14] et pense que le Verbe a été changé en chair, ou dit qu’il a pris chair en se soumettant à un changement, qu’il soit anathème.
13. Si quelqu’un entend que le Fils unique de Dieu a été crucifié et dit que la divinité a subi une corruption, ou une souffrance, ou un changement, ou une diminution, ou un anéantissement, qu’il soit anathème.
14. Si quelqu’un dit que la parole  » Faisons l’homme  » [Gn 1, 26] n’a pas été dite par le Père au Fils, mais que Dieu a parlé lui-même à lui- même, qu’il soit anathème.
15. Si quelqu’un dit que ce n’est pas le Fils qui a été vu par Abraham [Gn 18, 1-22] mais le Dieu non engendré ou une partie de celui-ci, qu’il soit anathème.
16. Si quelqu’un dit que ce n’est pas le Fils qui a lutté avec Jacob comme un homme [Gn 32, 2531], mais le Dieu non engendré ou une partie de celui-ci, qu’il soit anathème.
17. Si quelqu’un ne comprend pas la parole  » Le Seigneur fit pleuvoir du feu du Seigneur  » [Gn 19,24] du Père et du Fils, mais dit que lui-même a fait pleuvoir de lui-même, qu’il soit anathème.
18. Si quelqu’un entend que le Père est Seigneur et que le Fils est Seigneur et que le Père et le Fils sont Seigneur, et, parce que le Seigneur fit (pleuvoir) du Seigneur, parle de deux dieux, qu’il soit anathème. Car nous ne plaçons pas le Fils au même rang que le Père, mais disons qu’il est subordonné au Père. Car le Fils n’est pas descendu sur Sodome sans la volonté du Père, et il n’a pas fait pleuvoir de lui-même, mais du Seigneur, c’est-à- dire sous l’instigation du Père ; et il n’est pas assis à la droite de lui même, mais il entend le Père qui dit : ‘Assieds-toi à ma droite’ [Ps 110, 1].
19. Si quelqu’un dit que le Père et le Fils et le Saint-Esprit sont une seule personne, qu’il soit anathème.
20. Si quelqu’un qui appelle l’Esprit Saint Paraclet dit qu’il est le Dieu non engendré, qu’il soit anathème.
21. Si quelqu’un ne dit pas, comme le Seigneur nous l’a enseigné, que le Paraclet est un autre que le Fils, car il dit :  » Et le Père vous enverra un autre Paraclet que je demanderai  » [Jn 14, 16], qu’il soit anathème.
22. Si quelqu’un dit que l’Esprit Saint est une partie du Père et du Fils, qu’il soit anathème.
23. Si quelqu’un appelle le Père et le Fils et le Saint-Esprit trois dieux, qu’il soit anathème.
24. Si quelqu’un dit que le Fils de Dieu a été fait selon la volonté de Dieu comme l’une des créatures, qu’il soit anathème.
25. Si quelqu’un dit que le Fils a été engendré contre la volonté du Père, qu’il soit anathème. Car ce n’est pas forcé, par une nécessité de la nature, sans le vouloir, que le Père a engendré le Fils ; mais aussitôt qu’il l’a voulu, il l’a montré engendré de lui-même, en dehors des temps et impassible.
26. Si quelqu’un appelle le Fils non engendré et sans commencement, en parlant ainsi de deux êtres non engendrés, et en faisant deux dieux, qu’il soit anathème. Car la tête, qui est le principe de tout, est le Fils ; et la tête qui est le principe du Christ, est Dieu ; de cette manière nous ramenons tout avec piété par le Fils à l’unique principe de tout qui est sans commencement.
27. Et à nouveau nous exprimons ensemble avec soin le sens de la doctrine chrétienne, et nous disons : si quelqu’un ne dit pas que le Christ Dieu, Fils de Dieu, était avant tous les temps, coopérateur du Père pour la création de toutes choses, mais qu’il dit que c’est au moment où il est né de Marie qu’il a été appelé Christ et Fils et qu’il a reçu commencement de l’être divin, qu’il soit anathème.

 

Symbole d’Athanase

 trin

Le «bouclier» ou l’ «écusson» de la Trinité, un sommaire visuel de la première partie du Symbole d’Athanase.

Symbole d’Athanase (430-500), aussi appelé « Quicumque » (« Quiconque »), enseigné infailliblement par l’Église (comme le symbole de Nicée-Constantinople et le Credo des apôtres) :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra : « Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase… :

«Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s’il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l’éternité.

«Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.

«Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu’il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

«Le Père n’a été fait par personne et il n’est ni créé ni engendré ; le Fils n’est issu que du Père, il n’est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n’est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n’y a donc qu’un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n’est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu’en tout, comme on l’a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l’Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l’Unité. Qui donc veut être sauvé, qu’il croie cela de la Trinité.

«Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l’incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d’une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l’humanité. Bien qu’il soit Dieu et homme, il n’y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l’humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l’unité de la personne. Car, de même que l’âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l’homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d’où il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel.

«Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé».

Supplément sur le baptême

Pour recevoir le Baptême

En cas de nécessité extrême, il faut au minimum connaître et croire les mystères essentiels, pour pouvoir recevoir le baptême validement.
Sans nécessité extrême, la foi minimale dans les mystères essentiels ne suffit pas pour que le baptême soit licite (il sera valide mais illicite).
Le demandeur doit prier le saint Rosaire tous les jours, en entier si possible, sinon un ou deux chapelets.
Avis aux catéchumènes : Absolument aucun catéchumène demandeur du sacrement ne doit suivre une préparation au baptême dans la secte vatican 2 ni par aucun autre faux traditionaliste ou sectes hérétiques.
En plus des mystères essentiels, le catéchumène ou demandeur du sacrement du baptême doit rejeter la secte vatican 2 et adhérer entièrement au dogme Hors de l’Église Catholique il n’y a absolument pas de salut, rejeter les hérésies de baptême de désir et de sang, d’ignorance invincible, d’âme de l’Église, rejeter l’hérésie de contrôle naturel des naissances, et aussi connaître les bases des autres dogmes les plus accessibles.
Le néophyte (nouveau baptisé) doit toujours continuer à s’instruire de la foi catholique traditionnelle.

 

Le mot baptême

Le mot baptême est dérivé du mot grec bapto ou baptizo, se laver ou plonger. Cela signifie, par conséquent, que le lavage est de l’idée essentielle du sacrement. L’Écriture utilise le terme baptiser au propre comme au figuré. Il est employé dans un sens métaphorique dans Actes 1, 5, où l’abondance de la grâce du Saint-Esprit est signifiée, et aussi dans Luc 12, 50, où le terme est renvoyé aux souffrances du Christ dans sa Passion. Sinon dans le Nouveau Testament, le mot racine à partir duquel le baptême est dérivé est utilisé pour désigner le lavage à l’eau, et il est employé, en parlant de lustrations juifs, et du baptême de Jean (Baptiste), ainsi que du Sacrement Chrétien du Baptême (cf. Hébreux 6, 2 ; Marc 7, 4 ).

Dans l’usage ecclésiastique, cependant, lorsque les termes baptiser, baptême sont employés sans qualificatif, ils sont destinés à signifier le lavage sacramentel par lequel l’âme est purifiée du péché en même temps que l’eau est versée sur le corps. Beaucoup d’autres termes ont été utilisés comme synonymes descriptifs du baptême à la fois dans la Bible et dans l’antiquité chrétienne, comme le bain de la régénérationl’illuminationle sceau de Dieul’eau de la vie éternellele sacrement de la Trinité, et ainsi de suite. En anglais, le terme baptiser est familièrement utilisé pour baptiser.

 

Définition

Le Catéchisme romain (Parochos, De bapt, 2, 2, 5) définit ainsi le baptême : Le Baptême est le sacrement de la régénération par l’eau dans la Parole (Per Aquam in verbo). Saint Thomas d’Aquin (III. 6, :1) donne cette définition : « Le baptême est l’ablution extérieure du corps, réalisée avec la forme des paroles prescrites».

Les théologiens distinguent généralement formellement entre le baptême physique et la définition métaphysique de ce sacrement. Anciennement, ils comprennent la formule exprimant l’action d’ablution et l’énoncé de l’invocation de la Trinité par cette définition : « Le sacrement de la régénération » ou cette institution du Christ par laquelle nous renaissons à la vie spirituelle.

Le terme « régénération » distingue le baptême de toute autre sacrement, car bien que la pénitence revivifie les hommes spirituellement , mais cela est plutôt une réanimation, un retour d’entre les morts, une renaissance. La Pénitence ne fait pas de nous des chrétiens ; au contraire, elle suppose que nous soyons déjà nés de l’eau et du Saint-Esprit à la vie de la grâce, tandis que le baptême d’autre part a été institué pour conférer aux hommes les débuts de la vie spirituelle, pour les transférer de l’état d’ennemis de Dieu à l’état d’adoption, en tant que fils de Dieu.

La définition du Catéchisme romain combine les définitions physiques et métaphysiques du baptême. Le sacrement de la régénération est l’essence métaphysique du sacrement, alors que l’essence physique est exprimée par la deuxième partie de la définition, à savoir le lavage avec de l’eau (la matière), accompagné par l’invocation de la Sainte Trinité (la forme). Le baptême est donc le sacrement par lequel nous sommes nés de nouveau de l’eau et du Saint-Esprit, par lequel nous recevons dans une vie nouvelle et spirituelle, la dignité de l’adoption en tant que fils de Dieu et héritiers du royaume de Dieu.

 

Types du Baptême

Un type est un véritable événement, une personne ou une institution dans l’Ancien Testament qui annonce ou préfigure quelque chose dans le Nouveau Testament.

Ayant examiné le sens chrétien du terme « baptême« , tournons maintenant notre attention sur les différents rites qui étaient ses prédécesseurs avant la nouvelle dispensation. Les types de ce sacrement se trouvent parmi les Juifs et les Gentils. Dans le système sacramentel de l’ancienne loi, sa place était prise par la circoncision, qui est appelée par certains Pères « le lavage de sang » pour le distinguer du « lavage de l’eau« . Par le rite de la circoncision, le destinataire était incorporé dans le peuple de Dieu et rendu participant aux promesses messianiques ; un nom lui était accordé et il était compté parmi les enfants d’Abraham, le père de tous les croyants.

D’autres précurseurs du baptême étaient les nombreuses purifications prescrites dans la loi mosaïque dispensées pour les impuretés juridiques. Le symbolisme d’un lavage extérieur pour nettoyer une tache invisible était très familier aux Juifs dans leurs cérémonies sacrées. Mais en plus de ces types plus directs, les écrivains du Nouveau Testament et les Pères de l’Église trouvent de nombreux présages mystérieux du baptême. Ainsi Saint- Paul (1 Corinthiens 10) rapporte le passage d’Israël à travers la Mer Rouge, et Saint- Pierre (1 Pierre 3) rapporte le déluge comme des types de purification que l’on trouve dans le baptême chrétien. D’autres préfigurations du sacrement sont trouvées par les Pères dans la baignade de Naaman dans le Jourdain, dans l’Esprit de Dieu planant sur les eaux, dans les fleuves du Paradis, dans le sang de l’agneau pascal au cours de l’Ancien Testament, dans la piscine de Bethsaïde, et dans la guérison de l’aveugle muet dans le Nouveau Testament.

Mais par-dessus tout type, doit être considéré le baptême de saint Jean le Précurseur. Jean a baptisé avec de l’eau (Marc 1) et c’était un baptême de pénitence pour la rémission des péchés (Luc 3). Alors, le symbolisme du sacrement institué par le Christ n’était pas nouveau, l’efficacité qu’il a enjoint au  rite est ce qui le distingue de tous ses types. Le baptême de Jean ne produisait pas la grâce, comme lui-même en témoigne (Matthieu 3) quand il déclare qu’il n’est pas le Messie dont le baptême confère le Saint-Esprit. En outre, ce n’était pas le baptême de Jean enlevait le péché, mais la pénitence qui l’accompagnait ; et, partant, Saint Augustin l’appelle (Sur le baptême, contre les donatistes, livre V) « la rémission des péchés dans l’espérance« . Quant à la nature du baptême du précurseur, Saint Thomas (III. 38.1) déclare : « Le baptême de Jean n’était pas un sacrement de lui-même, mais un certain sacramental pour ainsi dire, préparant la voie (disponens) pour le baptême du Christ ». Il l’appelle un sacramental, en effet, mais de l’ancienne loi, et Saint-Bonaventure le place comme un intermédiaire entre l’Ancienne et la Nouvelle dispensation. Il est de foi catholique que le baptême du précurseur était essentiellement différent dans ses effets à partir du baptême du Christ. Il à est noter également que ceux qui avaient déjà reçu le baptême de Jean devaient recevoir plus tard le baptême chrétien (Actes 19).

 

Qu’est le baptême ?

Le Baptême est l’ancien baptême de nom. Habituellement le baptême fait référence au nom donné à l’enfant au Baptême ou à une personne baptisée. Quand les bébés sont baptisés, leurs parents promettent de les aider à grandir en tant que chrétiens. L’eau est versée sur le bébé pour symboliser un nouveau départ avec Dieu. En outre, le but du baptême contient le symbole que vous voulez amener votre enfant dans le regard de Dieu, et essayer de lui fournir les croyances chrétiennes au mieux de vos capacités. L’eau représente un nouveau départ après avoir été nettoyé du péché originel.

Définitions de baptême :

  • La cérémonie du baptême, d’autant plus accompagnée de l’octroi d’un nom à un enfant.
  • Uune cérémonie publique par laquelle un nouveau navire est officiellement baptisé et lancé.
  • Un acte ou une instance pour nommer ou consacrer quelque chose de nouveau.

 

Signification du Baptême

Traditionnellement, le baptême était la cérémonie de baptême pour donner à l’enfant un nom chrétien. Il était fait habituellement en même temps que le baptême, afin que les deux soient liés. Lors de la cérémonie de baptême, les parents sont invités à donner ce nom à leur enfant.

Le Baptême amène un enfant dans la famille chrétienne. Pour les catholiques, c’est le sacrement dans et par lequel une personne est, grâce à Jésus, lavée du péché originel. Il est le premier de nos trois sacrements de l’initiation chrétienne (les deux autres étant la Confirmation et l’Eucharistie).

 

Baptême des nourrissons

La forme de baptême est :  » Je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit .  »

S’il y a un doute sur la validité de votre baptême, la forme conditionnelle de baptême est : « Si vous êtes baptisé, je ne vous baptise pas de nouveau, mais si vous n’êtes pas encore baptisé [verser de l’eau sur la tête, en veillant à ce qu’elle touche la peau], je te baptise au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ». En cas de manque de prêtres catholiques, un ami catholique peut effectuer un baptême conditionnel, et vous pouvez administrer le baptême à vos propres enfants.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Exultate Deo, 1439 : « En cas de nécessité, cependant, non seulement un prêtre ou un diacre, mais même un profane ou une femme, oui, même un païen et un hérétique peuvent baptiser, tant qu’il conserve la forme de l’Eglise et a l’intention de faire ce que fait l’Église « . (Denz. 696)

Voir ci-dessous : étapes pour se convertir à la foi catholique traditionnelle, étapes pour ceux qui quittent la nouvelle messe, baptême sous condition.

 

Symboles du Baptême 

  • Le baptême est le sacrement de la foi. Mais la foi a besoin de la communauté des croyants. Ce n’est que dans la foi de l’Église que chacun des fidèles peut croire. La foi reçue au Baptême n’est pas une foi parfaite et mûre, mais un début qui est appelé à se développer. On demande au catéchumène ou à son parrain : «Que demandez-vous à l’Église de Dieu ?» La réponse est : la foi.
  • Le signe de la croix, au début de la célébration, la marque ou l’empreinte du Christ sur celui qui va lui appartenir signifie la grâce de la rédemption du Christ qu’Il nous a obtenue par sa croix. Ainsi le Baptême signifie la libération du péché et de son instigateur, le diable, et un ou plusieurs exorcismes sont prononcés sur le candidat. Le célébrant oint ensuite le candidat avec l’huile des catéchumènes, ou pose ses mains sur lui, et le candidat renonce explicitement à Satan. Ainsi préparé, il est capable de confesser la foi de l’Église à qui il sera confié par le baptême.
  • L’ eau du baptême est consacrée par une prière d’épiclèse (soit à ce moment ou à la Veillée pascale). L’Église demande à Dieu que par son Fils le pouvoir de l’Esprit Saint soit envoyé sur l’eau, de sorte que ceux qui seront baptisés avec puissent être « nés de l’eau et de l’Esprit ». Ceci signifie et entraîne en fait la mort au péché et l’entrée dans la vie de la Très Sainte Trinité par la configuration au mystère pascal du Christ. L’utilisation de l’eau comme substance de purification est universelle. L’eau est également symbolique des débuts de la vie, et de la vie humaine qui émerge des eaux de l’utérus.
  • L’onction avec le saint chrême, huile parfumée (huile d’olive mélangée et parfumée avec d’autres huiles précieuses) consacrée par l’évêque, signifie le don de l’Esprit Saint pour les nouveaux baptisés, qui sont devenus chrétiens, «oints» par l’Esprit Saint, incorporé au Christ qui est oint prêtre, prophète et roi.
  • Le vêtement blanc symbolise que le baptisé a « revêtu le Christ », et ressuscité avec le Christ.
  • La bougie, allumée par la bougie de Pâques signifie que le Christ a illuminé le néophyte. En lui, les baptisés sont «la lumière du monde».
  • La bénédiction solennelle conclut la célébration du Baptême. Au baptême des nouveau-nés, la bénédiction de la mère occupe une place particulière.

 

Vœux de baptême – Le Baptême est un vœu ou une promesse de vivre en conformité à la foi de l’Église catholique

Selon le Rituel romain, en cours d’utilisation à l’heure actuelle, trois questions doivent être adressées à la personne qui se fait baptiser, comme suit :

«Renonces-tu à Satan et à ses œuvres et à ses pompes ? » Pour chacune de ces question, la personne, ou le promoteur en son nom, répond : «Je renonce ». La pratique consistant à exiger et faire cette renonciation formelle semble remonter aux origines mêmes du culte chrétien organisé. Tertullien parmi les Latins et Saint-Basile chez les Grecs ont compté comme un usage qui, bien que non explicitement justifie dans les Ecritures, est pourtant consacré par une tradition vénérable. Saint Basile dit cette tradition remonte aux apôtres. Tertullien, dans son « De Corona», semble faire allusion à une double renonciation si commune à son époque, celle qui a été faite au moment du baptême et l’autre faite un peu avant, et publiquement dans l’église, en présence de l’évêque. La forme de ce renoncement que l’on trouve dans les Constitutions apostoliques (VIII, 4) se lit comme suit : «Que donc le candidat au baptême déclare ainsi dans son renoncement :« Je renonce à Satan et à ses œuvres et à ses pompes et à son culte et ses anges et ses inventions et toutes les choses qui sont en lui. Et après sa renonciation laissez-le dans son dire : «Et je m’associe au Christ et je crois et je suis baptisé dans l’Être Inengendré, le seul vrai Dieu Tout-Puissant, le Père de Jésus-Christ, et le Créateur de toutes choses, de qui viennent toutes choses, et dans le Seigneur Jésus-Christ, son Fils unique, le premier-né de toute la création, qui avant les siècles, a été engendré par le bon plaisir du Père, par qui tout choses ont été faites …
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers ; le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l’Esprit Saint, en la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen».

Saint Justin Martyr témoigne que le baptême était administré à ceux qui, avec leur profession de foi, avaient fait le vœu ou la promesse qu’ils allaient vivre en conformité avec le code chrétien. D’où la formule généralement employée : syntassomai soi, Christe, «je m’abandonne à toi, ô Christ, pour être gouverné par tes commandements ». Cela a eu lieu directement sur les apotaxis ou la renonciation au diable, et a été diversement décrit par les Latins comme promissum, Pactum et votum. Au cours de cette déclaration d’attachement à à la personne de Jésus-Christ, ils se faisaient baptiser tournés vers l’Orient, vers la région de la lumière.

La pratique de renouvellement des promesses baptismales est plus ou moins étendue. Cela se fait dans les circonstances d’une solennité particulière, comme dans les exercices de la fermeture d’une mission, après l’administration de la première communion des enfants, ou l’attribution du sacrement de la Confirmation. Il est donc conçu comme un moyen de réaffirmer sa fidélité aux engagements pris d’appartenance à l’Église catholique.