Le péché

Sommaire

  • La nature humaine demeure faible et blessée
    • Le mensonge de Satan à l’homme
    • La nature humaine incline au péché depuis le péché originel
  • Qu’est-ce que le péché
    • Le péché est se détourner de Dieu
    • Effets du péché
    • Péché originel
    • Péché actuel
    • Dieu entend-Il les prières des pécheurs ?
  • Éviter les occasions de péché
  • Différentes sortes de péchés
    • Péché contre la loi naturelle
    • Péché contre la loi divine
    • Péché contre la foi divine et catholique
      • L’ignorance ou négligence coupable de la foi
      • La négation même d’une seule vérité de foi ou de morale catholique est une hérésie qui exclut de l’Église
      • Le péché conduit à l’hérésie
    • Péché de scandale
    • Péché contre l’Esprit-Saint
    • Péché d’ignorance coupable
    • Péché d’infidélité
    • Péché de blasphème
    • Péché de sacrilège
    • L’hypocrisie
    • La jactance
    • L’ironie
  • Dieu entend-Il les prières des pécheurs
    • Les paroles insensées des pécheurs

 

La nature humaine demeure faible et blessée

Le mensonge de Satan à l’homme

1° Dieu avait interdit le fruit de la connaissance du bien et du mal sous peine de mort :

Genèse 2, 16 17 : Et Yahweh Dieu donna à l’homme cet ordre :  » Tu peux manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement».

 2° Satan possède le serpent et s’adresse à Ève :

Genèse 3, 1-7 : Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahweh Dieu ait faits. Il dit à la femme :  » Est-ce que Dieu aurait dit :  » Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ?  » La femme répondit au serpent :  » Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez».

3° Satan ment à la femme :

Genèse 3 : «Le serpent dit à la femme : «Non, vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal». La femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, agréable à la vue et désirable pour acquérir l’intelligence ; elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea. Leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus».

4° L’homme suit sa femme dans le péché.

Le mensonge du diable trompe l’homme en lui faisant croire qu’il sera « comme Dieu » par son intelligence naturelle sans la grâce divine. Cette manœuvre visait en fait à lui faire perdre la grâce sanctifiante qui maintenait sa nature dans l’innocence (ne connaissant pas le mal), infuse de science (science nécessaire au salut infusée par Dieu et qui ne demandait pas d’apprentissage), maîtrisant les passions (l’âme en état de grâce domine les facultés naturelles psychiques et physiques), impassible (sans souffrance), et non-mortelle (l’homme devait croître en grâce sans connaître la corruption de la mort).

Mais l’homme qui a donc voulu, sur l’instigation de Satan, connaître le bien et le mal – que Dieu avait interdit – a perdu son innocence, qui est l’état où il ne connaissait pas le mal. Satan a donc fait connaître le mal à l’homme en lui proposant de connaître le bien !

Par le péché originel (d’origine) la nature humaine a perdu l’innocence (non-connaissance du mal), la science infuse (connaissance innée), la maîtrise des passions (domination de l’âme en état de grâce sur les capacités inférieures), l’impassibilité (non-souffrance), et l’immortalité (non-corruption).

15 ème Concile de Carthage, canon 1, 418 : «Quiconque dit qu’Adam, premier homme, a été créé mortel de telle sorte que, qu’il péchât ou non, il devait mourir corporellement, c’est-à-dire que quitter son corps ne serait pas une conséquence du péché mais une nécessité de nature, qu’il soit anathème.

Pape Félix III, 2ème Concile d’Orange, can. 15, 529 ex cathedra : «Par rapport à l’état dans lequel Dieu l’avait formé, Adam a été changé, mais en pire, par son iniquité».

Pape Félix III, 2ème Concile d’Orange, can. 21, 529 ex cathedra : «… la nature perdue  par Adam fût réparée par celui qui a dit être venu « pour vchercher et sauver ce qui était perdu » [Luc 19, 10]».

Pape Honorius Ier, 6ème Cocile de Tolède, 638 : «… seul le Fils, pour la rédemption du genre humain,  afin de supprimer les dettes du péché que nous avons contracté au commencement par la désobéissance d’Adam…»

Pape Léon IV, Concile de Quierzy, Chap. 1, mai 853 : «Dieu tout-puissant a créé l’homme droit, sans péché, et avec le libre arbitre, et il l’a placé dans le paradis, voulant qu’il demeure dans la sainteté de la justice. L’homme, ayant mal usé de son libre arbitre, a péché et est tombé, et il est devenu « masse de perdition » (St Augustin) de tout le genre humain».

Pape Paul III, Concile de Trente, 5ème sess. n°1, 13 janv. 1546, ex cathedra : «Si quelqu’un ne confesse pas que le premier homme, Adam, après avoir transgressé le commandement de Dieu dans le paradis, a immédiatement perdu la sainteté et la justice dans lesquelles il avait été établi et a encouru, par l’offense que constituait cette prévarication, la colère et l’indignation de Dieu et, par la suite, la mort dont il avait été auparavant menacé par Dieu, et avec la mort la captivité sous le pouvoir de celui qui ensuite « a eu l’empire de la mort, c’est-à-dire le diable » (He 2, 14) ; et que par l’offense que constituait cette prévarication Adam tout entier, dans son corps et dans son âme a été changé en un état pire : qu’il soit anathème».

La nature humaine incline au péché depuis le péché originel

Depuis le péché originel, la nature humaine est empreinte de concupiscence qui est l’inclination au mal ; la concupiscence n’est pas le péché, mais elle vient du péché et elle entraîne au péché.

Pape Concile de Trente, 5ème session, n° 5, 17 juin 1546 ex cathedra : Que la concupiscence ou le foyer du péché demeure chez les baptisés, ce saint concile le confesse et le pense ; cette concupiscence étant laissée pour être combattue, elle ne peut nuire à ceux qui n’y consentent pas et y résistent courageusement par la grâce du Christ. Bien plus, « celui qui aura lutté selon les règles sera couronné » (2 Tm 2, 5). Cette concupiscence, que l’Apôtre appelle parfois « péché » (Rm 6, 12-15 ;  Rm 7, 7 ; Rm 7, 14-20), le saint concile déclare que l’Eglise catholique n’a jamais compris qu’elle fût appelée péché parce qu’elle serait vraiment et proprement péché chez ceux qui sont nés de nouveau, mais parce qu’elle vient du péché et incline au péché. Si quelqu’un pense le contraire : qu’il soit anathème».

La nature n’est pas mauvaise en soi, mais elle tend vers le mal, elle a donc absolument besoin du secours de la grâce pour sortir du péché et pour son salut. C’est pour redonner la grâce sanctifiante que Jésus-Christ le Fils de Dieu s’est incarné, est mort pour les péchés des hommes (péché originel et péchés actuels), et est ressuscité. Mais l’homme est libre d’accepter la grâce ou pas.

Choix volontaire de l’âme

Saint Jean Chrysostome, père de l’Église, hom. 17 : « Si vous voulez fixer continuellement vos regards sur de beaux visages vous serez pris infailliblement, quand même vous échapperiez au mal deux ou trois fois, car vous n’êtes pas supérieur à la nature humaine. Mais celui qui en regardant une femme, allume dans son cœur une flamme coupable, conserve dans son âme même en l’absence de cette femme, l’image d’actions que la pudeur réprouve, et il finit presque toujours par s’y livrer ».

Le choix volontaire de l’âme n’est pas celui du psychisme. L’âme est la partie supérieure dans l’homme, le psychisme est la partie inférieure où résident les passions et ce que l’Écriture appelle chair ou partie animale.

Saint Jean Chrysostome, père de l’Église, sur S. Matthieu : « Si … une pensée de vanité s’élève dans votre cœur et y fait naître le désir le paraître aux yeux des hommes, mais que la partie intelligente de votre âme s’oppose à ce désir, on ne peut dire que vous agissez pour les hommes ; car cette pensée est une pensée de la chair, mais c’est le jugement de votre âme qui a déterminé votre choix.  (St Thomas, Catena aurea, Matthieu 6, 1)

Par conséquent le péché est engagé uniquement quand l’âme se laisse dominer par la chair ou la partie supérieure par la partie inférieure, autrement dit quand on laisse fléchir la volonté de son âme on permet le péché qui est le viol de la loi naturelle ou de la loi ecclésiastique (préceptes de l’Église) ou de la loi divine (vérités révélées de foi et de morale définies par le Magistère). Sans la grâce il est impossible pour l’homme de résister à sa nature ou à la révolte de la chair contre l’âme. La révolte de la chair contre l’âme est une séquelle du péché originel dans la nature humaine, ce que l’Église appelle la concupiscence ou inclination au mal que tout homme traine avec lui dans sa nature toute sa vie. C’est seulement par le baptême d’eau que le péché originel est pardonné mais l’inclination au mal demeure dans la nature humaine, et l’homme, même régénéré par la grâce, doit lutter contre sa propre convoitise toute sa vie. C’est seulement par la grâce divine que l’âme peut conserver la domination de l’âme sur la chair. Le péché véniel volontaire répété amène au péché mortel qui fait perdre la grâce, et l’âme est enchaînée par les passions, et tombe de plus en plus dans le péché jusqu’à la mesure que Dieu lui a fixé. L’âme en état de péché, lors de sa séparation du corps (la mort), descend immédiatement en enfer pour y subir une éternité de peines (De foi catholique). L’âme qui a conservé la grâce, lors de sa séparation du corps, va directement au ciel pour vivre éternellement avec Dieu, ou va avant au purgatoire (De foi catholique) pour brûler les restes non expiés de peines des péchés pardonnés. D’où que la pénitence est nécessaire pour obtenir le pardon des péchés, pour leur expiation et pour le salut.

Qu’est-ce que le péché

Le péché est se détourner de Dieu

Pape Paul III, Concile de Trente, 6ème sess., ch. 5, 13 janv. 1547 ex cathedra : «…ceux qui s’étaient détournés de Dieu par leurs péchés…»

Le péché est une transgression libre de la Loi divine

Décret du saint Office (sous le pape Alexandre VIII), condamnant le péché philosophique, 24 août 1690 : «…le péché … est une transgression libre de la loi divine».

Le péché transgresse la loi divine qui comprend :

Le péché est une offense à Dieu

Pape Pie XII, Humani generis, 12 août 1950 : «la notion du péché originel et en même temps celle du péché en général en tant qu’il est une offense à Dieu…»

Le péché est une corruption de la volonté et un abus du don de la liberté que Dieu nous donne avec tant d’amour

Par le péché, l’homme se choisit lui-même au-dessus de l’amour pour son créateur et fuit la justice et l’amour divins. Car Dieu ne nous rejette pas, c’est plutôt l’homme qui rejette Dieu. Ce rejet de Dieu et la violation des lois justes de notre Créateur font perdre la grâce dans l’âme de l’auteur et la dépouillent de la vie divine. Une âme sans la grâce ne peut pas passer au ciel après la mort, et est vouée à souffrir en enfer, un endroit prévu par Dieu pour tous ceux qui rejettent son amour et sa miséricorde.

Comme tous les hommes ont péché devant Dieu, soit par le péché personnel ou par le péché originel inhérent à la nature, tous les hommes méritent la mort corporelle et spirituelle. La justice et la bonté infinie de Dieu ne peut pas forcer l’homme à l’aimer, car cela priverait l’homme de son libre arbitre. Le libre arbitre est nécessaire pour le véritable amour, car l’amour ne peut être forcé, il doit être donné librement.

Afin de sauver l’homme de ses péchés et d’une éternité en enfer, Jésus-Christ a servi de substitut pour les transgressions de l’homme par son obéissance et sa mort sacrificielle. La mort du Christ a racheté tous les hommes et a ouvert la possibilité de salut pour tous. Afin de recevoir la vie éternelle, une personne doit avoir la foi divine et vraie dans le Christ comme son sauveur. Un croyant doit également être baptisé et doit vivre une vie de charité chrétienne à travers l’obéissance aux commandements du Christ et les préceptes de l’Église. La vraie foi naît de la prière et est un don gratuit de l’Esprit Saint à ceux qui choisissent de rechercher le Christ.

«Mais par l’envie du diable, la mort est entrée dans le monde, et ceux qui sont dans sa possession en font l’expérience». (Sagesse 2, 24)

Jésus parle du mal comme de la désobéissance à la volonté de Dieu tout-puissant, et un rejet de son amour divin. Le mal est entré dans la création de Dieu par Satan, l’ange de la mort et le prince du mal. L’Église enseigne que Satan avait été un bon ange créé par Dieu. Cependant, Satan (parce qu’il a reçu le don du libre arbitre) a décidé de rejeter Dieu, préférant ses propres désirs égoïstes. Le Christ nous dit : «Je voyais Satan tomber comme l’éclair du ciel» (Luc 10, 18). Satan a été chassé du ciel, mais a été autorisé à tenter l’humanité loin de la bonté de Dieu et de la justice divine. A cause de Satan le péché est entré dans le monde, l’a corrompu et a provoqué la mort.

Il existe une raison valable pour laquelle Dieu a permis à l’homme la liberté de choisir le mal. Cela ne s’oppose pas à sa bonté. Dieu n’est ni l’auteur du mal, ni sa victime impuissante. Cependant, il est un fait que Satan existe et est «menteur et père du mensonge» (Jean 8, 44). Satan s’oppose à la vérité et en trompe beaucoup en tentant des personnes à abandonner Dieu, de préférence à des formes inférieures de bien corrompu par le mal.

Au cours des siècles, les théologiens et les philosophes chrétiens ont spéculé sur le problème du mal. Il existe quatre possibilités pour l’existence du mal et de la souffrance :

  1. La souffrance est une punition pour le péché.
  2. Dieu permet le mal parce que Dieu peut en tirer une forme supérieure de bien (le salut du Christ et la vie éternelle conséquence de la mort corporelle).
  3. Le mal est une conséquence du don de Dieu de la libre volonté. L’homme doit être libre soit d’embrasser Dieu, soit d’embrasser le mal. Satan, un être spirituel, a également reçu le don du libre arbitre et il a choisi d’en abuser.
  4. Dieu permet le mal pour la décision de l’âme : l’homme doit être libre de choisir son destin moral et être en mesure de répondre à la vertu ou au mal comme de défis. Le mal est permis afin de donner la possibilité d’un ordre supérieur de la bonté.

Précisément à cause de sa bonté, Dieu choisit de faire co-exister avec le mal pour un temps, afin que sa bonté puisse être d’autant plus manifeste dans ceux qui le surmontent en choisissant librement de faire le bien et d’éviter le mal. Un prophète du nom de Job a connu de terribles souffrances et le mal en dépit de sa vie vertueuse consacrée à Dieu. Il a exigé une explication du Seigneur pour sa souffrance et sa douleur. Dieu répondit :

«Qui est celui qui obscurcit les plans divins avec des mots d’ignorance … Où étiez-vous quand j’ai fondé la terre ? … Aurons-nous à discuter avec le Tout-Puissant par la critique ? Que celui qui permettrait de corriger Dieu donne la réponse !» (Job 38, 1-2 ; 40, 2).

Dieu a donné une leçon d’emploi de l’humilité que nous devrions tous apprendre.

Effets du péché

Le péché est ennemi de Dieu et rend ennemi de Dieu

Pape Paul III, Concile de Trente, 6ème sess., ch. 7, 13 janv. 1547 ex cathedra : «…Par là [la justification], l’homme devient juste, d’ennemi ami…»

Le salaire du péché est la mort

Romains 6, 23 : «La solde du péché est la mort».

Pape Pélage Ier, Humani generis, 3 fév. 557 : «quant aux impies qui, par le choix de leur propre volonté, demeurent comme des « vases de colère, destinés à la perdition » (Rm 9, 22), qui soit n’ont pas reconnu la voix du Seigneur, soit l’ont reconnue mais l’ont abandonnée à nouveau parce que séduits par des transgressions de toute sorte, il les livrera par son très juste jugement aux peines du feu éternel et inextinguible afin qu’ils brûlent sans fin».

Pape Innocent III, Maiores Ecclesiae causas, 1201 : «La peine du péché originel est la privation de la vision de Dieu, mais la peine du péché actuel est le supplice de la géhenne éternelle».

Premièrement, le péché renverse la raison, ce qui fait que l’homme suit l’animal comme un insensé : «La sagesse n’habitera pas dans un corps assujetti aux péchés» (Sg 1, 4). Deuxièmement, le péché subvertit la volonté, ce qui fait que l’homme suit ses inclinations au mal, ce qui entraîne la désobéissance et la mort. Troisièmement, le péché détruit la liberté, ce qui fait que l’homme abuse de sa liberté et s’enchaine : «on est esclave de celui par qui on a été vaincu» (II Pierre 2, 19).

Le péché mortel (ou grave) est volontairement préférer à Dieu quelque chose d’inférieur : L’âme se coupe de Dieu. Le péché mortel tue la vie de l’âme qui est la charité, c’est la mort éternelle. La contrition avec la confession ou le désir de confession en cas d’impossibilité obtient le pardon du péché mortel de la part de Dieu.

Le péché véniel n’implique pas autant la volonté mais l’affection et sa délectation de quelque chose d’inférieur à Dieu : le cœur se détourne de Dieu sans se couper de Lui. Les péchés véniels dont on ne se repend pas et pour lesquels on ne fait pas pénitence conduisent au péché mortel ou deviennent mortels. La volonté de persévérer dans le péché véniel est un péché mortel.

Pape Innocent III, Maiores Ecclesiae causas, 1201 : «… La peine du péché originel est la privation de la vision de Dieu. …  la peine du péché actuel est le supplice de la géhenne éternelle».

Pape Innocent IV, Ier concile de Lyon, 1245 ex cathedra : «péché mortelexclus du royaume de Dieu [I Cor. 6, 9 s.]»

Pape Innocent IV, Ier concile de Lyon, 1245 ex cathedra : «Si quelqu’un meurt sans pénitence en état de péché mortel, il ne fait aucun doute qu’il sera tourmenté pour toujours par les feux de l’enfer éternel».

Pape Grégoire X, IIème concile de Lyon, 4ème sess., 1274 ex cathedra : «Pour les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel ou avec seulement le seul péché originel, elles descendent immédiatement en enfer, où elles reçoivent cependant des peines inégales [Les enfants avortés, non-baptisés, descendent en enfer, dans les limbes sans la peine du feu]».

Pape Benoit XII, Benedictus Deus, 29 jan. 1336 ex cathedra : «… nous définissons que, selon la disposition générale de Dieu, les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent aussitôt après leur mort en enfer, où elles sont tourmentées de peines éternelles».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Laetentur caeli, 6 juil. 1439 ex cathedra : «Quand âmes de ceux qui disparaissent en état effectif de péché mortel ou seulement originel, elles descendent aussitôt en enfer, pour y être punies cependant de peines inégales».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino », 1442 ex cathedra : Elle [l’Église] croit fermement, professe et enseigne que jamais être conçu d’un homme et d’une femme n’a été délivré de la domination du diable, sinon par la foi [mérite du Christ] en notre Seigneur Jésus-Christ médiateur entre Dieu et les hommes [I Tm 2, 5]»

Pape Paul III, Concile de Trente, 6ème sess., ch. 1, 13 jan. 1547 ex cathedra : «… tous les hommes ayant perdu l’innocence dans la prévarication du péché d’Adam (Rm 5, 12 ; I Cor. 15, 22) « devenus impurs » (Es 64, 6) et … « enfants de colère par nature » (Ep 2, 3), … « esclaves du péché » (Rm 6, 20) et sous le pouvoir du diable et de la mort…»

Pape Paul III, Concile de Trente, 6ème sess., ch. 15, 13 jan. 1547 ex cathedra : «Contre les esprits rusés de certains hommes qui, « par de doux discours et des bénédictions, séduisent les cœurs simples » (Rm 16, 18), il faut affirmer que la grâce de la justification, qui a été reçue, se perd non seulement par l’infidélité (can. 27), par laquelle se perd aussi la foi elle- même, mais aussi par n’importe quel péché mortel, bien qu’alors ne se perde pas la foi (can.28). On défend ainsi la doctrine de la Loi divine qui EXCLUT du Royaume de Dieu non seulement les INFIDÈLES [non-catholiques : apostats, hérétiques, schismatiques, païens, idolâtres], mais aussi les FIDÈLES [catholiques pécheurs mortels] fornicateurs, adultères, efféminés, sodomites, voleurs, avares, ivrognes, médisants, rapaces (I Cor 6, 9-10) et tous les autres qui commettent des péchés mortels dont, avec l’aide de la grâce divine, ils peuvent s’abstenir et à cause desquels ils sont séparés de la grâce du Christ (can. 27)».

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème Sess., ch. 1, 25 nov. 1551 ex cathedra : «ceux qui se sont ensuite [péché mortel après le baptême] livrés à l’esclavage du péché et au pouvoir du démon…»

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème Sess., ch. 5, 25 nov. 1551 ex cathedra : «tous les … péchés mortels, même commis en pensée, rendent les hommes « enfants de colère » (Ep. 2, 4) et ennemis de Dieu…» (Denz. Ench. Symb. 899 1680)

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème Sess., can. 5, 25 nov. 1551 ex cathedra : «la contrition que préparent l’examen, le rappel et la détestation des péchés … en pesant la gravité, l’abondance et la laideur de ses péchés, ainsi que la perte du bonheur éternel et la damnation éternelle encourue…» (Denz. Ench. Symb. 915 1705)

Peines du péché mortel

La peine du péché mortel (sans contrition et confession ou désir de confession) est le feu éternel de l’enfer ; La peine du péché originel (sans sacrement de baptême) est l’enfer.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, 6 juil. 1439, ex cathedra : «Quand aux âmes de ceux qui disparaissent en état effectif de péché mortel ou seulement originel, elles descendent aussitôt en enfer, pour y être punies cependant de peines inégales».

Les enfants avortés, non-baptisés, descendent en enfer, à cause du péché originel non pardonné par le sacrement du baptême, mais dans les limbes où il n’y a pas la peine du feu, car ces enfants n’ont pas de péché actuel (consenti) puisqu’ils n’ont pas atteint l’âge de raison. Voir Doctrine sur le dogme : § Le sacrement du baptême est absolument nécessaire au salut – § Ceux qui meurent dans le péché originel ou le péché mortel descendent en enfer – § Les enfants non-baptisés et les limbes des enfants

Peines du péché véniel

Le péché véniel est non-mortel

Pape Paul III, Concile de Trente, 6ème sess. ch. 11, 13 jan. 1547 ex cathedra : «Bien qu’en cette vie mortelle, aussi saints et justes qu’ils soient [les enfants de Dieu], ils tombent parfois au moins dans les péchés légers et quotidiens qu’on appelle aussi véniels [canon 23], ils ne cessent pas cependant d’être justes».

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème Sess., ch. 5, 25 nov. 1551 ex cathedra : «Quant aux péchés véniels, qui ne nous excluent pas de la grâce de Dieu et dans lesquels nous tombons fréquemment…».

Pape Pie V, Ex omnibus afflictionibus, 1er oct. 1567 : «Il n’est pas de péché qui soit véniel de part sa nature, mais tout péché mérite la peine éternelle».Condamné

La peine du péché véniel est une peine temporelle qui doit être satisfaite pendant la vie ou sinon après la mort pour entrer au ciel.

Pape Grégoire X, 2ème Concile de Lyon, 6 juil. 1274 ex cathedra : «…si vraiment pénitents, ils sont morts dans la charité, avant d’avoir satisfait, par de dignes fruits de pénitence, pour ce qu’ils ont commis ou omis, leurs âmes sont purifiées après la mort par des peines purgatoires et purifiantes…».

Le péché véniel peut conduire au péché mortel ou devenir mortel.

Saint Thomas, Somme théologique, Q. 88, Art. 2 & 3, Réponse à l’Objection 1/En sens contraire : «Le fait que quelqu’un choisisse ce qui est contraire à la charité divine, prouve qu’il le préfère à Dieu et par conséquent qu’il l’aime plus que Dieu. … il est dit dans l’Ecclésiastique (19, 1) : « Celui qui méprise les petites choses, se perd peu à peu ». Or celui qui pèche véniellement semble bien mépriser les petites choses. Donc peu à peu il se prépare à tomber tout à fait par le péché mortel».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Ia-IIae, Q. 88, Art. 4 & 2) : «Que le péché véniel devienne mortel, cela peut s’entendre… La chose est possible lorsque l’on met sa fin dans le péché véniel, ou qu’on le rapporte à un péché mortel comme à une fin, nous l’avons dit (Article 2). … il arrive donc parfois que ce qui est un péché du genre véniel en raison de son objet devient mortel en raison de l’agent. Ou bien parce que celui-ci y met sa fin ultime, ou bien parce qu’il se dispose par là à quelque chose qui est du genre péché mortel, par exemple quand un individu tient des propos oiseux en vue de commettre l’adultère».

Le péché véniel devient mortel si l’homme y met son affection et sa délectation avec volonté de persévérer.

Les Révélations de Sainte Brigitte de Suède, Livre 3, Chapitre 19 : «Or, si vous vous plaisez à faire quelque petit péché que vous connaissiez être péché, et le faites, vous confiant en l’abstinence et en la présomption de la grâce, n’en faisant point pénitence ni autre satisfaction, sachez qu’il vous dispose au péché mortel. Partant, s’il arrive en votre volonté quelque délectation de péché, quelle que ce soit, considérez soudain à quoi elle tend, et repentez-vous-enDieu ne hait rien tant que le péché, et l’endurcissement de ceux qui n’ont soin de le quitter et qui présument de leurs autres actions méritoires, comme si, grâce à elles, Dieu leur pardonnerai leur péché, comme s’il ne pouvait être honoré sans eux ; et partant qu’il vous permettra de faire quelque mal

«… Je dédaignerai aussi de relâcher et de pardonner leur péché, et de la sorte, les péchés étant augmentés par les actes, ce qui était rémissible par la contrition et était véniel, est aggravé par le mépris. … et ainsi l’âme, étant enveloppée en iceux par l’habitude qu’elle avait aux délectations déréglées, ne les a pas corrigées, ni n’a pas réprimé la volonté du péché, jusqu’à ce qu’elle a vu le jugement aux portes, et que la dernière période de sa vie s’approchait … car Dieu souffre et attend l’âme jusqu’au dernier point, parce que, par aventure, elle voudrait quitter sa volonté libertine qu’elle a eu l’affection du péché. Mais d’autant que la volonté ne se corrige point, c’est pourquoi l’âme est tourmentée sans fin».

Les Révélations de Sainte Brigitte, Livre 7, Chapitre 27 : «Au reste, sachez que, comme tous les péchés sont très graves, aussi le péché véniel devient mortel si l’homme y met son affection et sa délectation avec volonté de persévérer».

Selon cette définition faite par Notre-Seigneur Jésus-Christ, si une personne commet un péché véniel mais ne veut pas ou ne souhaite pas continuer à commettre ce péché à l’avenir, une telle personne n’est pas en état de damnation à cause de ce péché, même si elle réalisait qu’elle l’avait encore commis par la suite, parce que sa volonté de l’époque n’était pas de continuer à le faire.

Au contraire, si une autre personne a la «volonté de persévérer» dans un péché véniel et ne se repent pas avec une ferme résolution ou volonté de ne plus commettre à nouveau ce péché à l’avenir, mais souhaite continuer à le faire et ne s’en repent pas, alors elle est en état de damnation.

Péché originel 

Pape Innocent III, Maiores Ecclesiae causas, 1201 : «Nous disons : il faut distinguer qu’il y a un double péché : à savoir le péché originel et le péché actuel, l’originel qu’on contracte sans consentement et l’actuel qui est commis avec consentement.

Seul le sacrement de baptême remet le péché originel et permet les grâces pour le salut

Pape Félix III, 2ème Concile d’Orange, can. 13, 529 ex cathedra : «Le libre arbitre blessé dans le premier homme ne peut être rétabli que par la grâce du baptême».

Pape Innocent III, Maiores Ecclesiae causas, 1201 : «L’originel [péché] donc, qui est contracté sans consentement, est remis sans consentement en vertu du sacrement [de baptême] ; … La peine du péché originel est la privation de la vision de Dieu…»

Le péché originel est transmis du premier homme à tous les hommes par génération

Romains 5, 12 : «Par un seul homme [Adam], le péché est entré dans le monde, et par le péché, la mort, et ainsi la mort a passé dans tous les hommes, tous ayant péché en lui».

Pape St Zozime, Epistula tractoria, 418 : «Par sa mort [le Fils] est déchiré ce décret de mort (Col 2, 14) qui a été contracté par propagation, et qui a été introduit par Adam pour nous tous et transmis à toute âme – décret auquel tous ceux, sans exception, qui sont nés sont soumis avant d’être libérés par le baptême».

Indiculus attribué à Célestin Ier, Chap. 1 : «Dans la prévarication d’Adam, tous les hommes ont perdu leur pouvoir naturel (S. Augustin, De natura et gracia 40, n°47) et leur innocence, et aucun ne peut, par son libre arbitre, remonter de l’abîme de cette ruine si la grâce du Dieu qui fait miséricorde ne le relève, comme le déclare le pape Innocent, d’heureuse mémoire, dans son épître au concile de Carthage :  » Victime un jour de son libre arbitre, en usant de ses biens inconsidérément, l’homme tombe dans les profondeurs de la prévarication, où il s’enfonce, et il ne trouve rien qui puisse lui permettre d’en sortir. Trompé pour toujours par sa liberté, il demeurerait écrasé sous le poids de cette ruine si ensuite ne le relevait, par sa grâce, la venue du Christ, qui a lavé tout péché passé dans le bain du baptême par la purification d’une nouvelle naissance».

Pape Félix III, 2ème Concile d’Orange, 529, can. 1, ex cathedra : «Si quelqu’un dit que, par l’offense résultant de la prévarication d’Adam, l’homme n’a pas été tout entier, dans son corps et dans son âme, « changé dans un état pire »…».

Pape Félix III, 2ème Concile d’Orange, 529, can. 2, ex cathedra : «Si quelqu’un affirme que la prévarication d’Adam n’a nui qu’à lui seul et non à sa descendance, ou s’il déclare que c’est seulement la mort corporelle, peine du péché, et non le péché, mort de l’âme, qui par un seul homme a passé dans tout le genre humain, il attribue une injustice à Dieu en contredisant l’Apôtre qui dit : « Par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et ainsi la mort a passé dans tous les hommes, tous ayant péché en lui » (Rm 5, 12)».

Pape Félix III, 2ème Concile d’Orange, 529, conclusion, ex cathedra : «Ainsi, selon les sentences de la sainte Ecriture alléguées plus haut et les définitions des anciens Pères, nous devons avec l’aide de Dieu, prêcher et croire que le péché du premier homme a tellement dévié et affaibli le libre arbitre que personne, depuis, ne peut aimer Dieu comme il faut ni croire ni faire le bien pour Dieu si la grâce de la miséricorde divine ne l’a prévenu».

Pape Jean IV, Dominus qui dexit, 641 : «…notre Rédempteur, de même qu’il est Dieu parfait est aussi homme parfait, pour que, né sans aucun péché, il rétablisse la noblesse de l’état originel que le premier homme avait perdu par la transgression».

Pape Paul III, Concile de Trente, 5ème sess. n°2, 13 janv. 1546, ex cathedra : «Si quelqu’un affirme que la prévarication d’Adam n’a nui qu’à lui seul et non à sa descendance, et qu’il a perdu la sainteté et la justice reçues de Dieu pour lui seul et non aussi pour nous, ou que, souillé par le péché de désobéissance, « il n’a transmis que la mort » et les punitions « du corps à tout le genre humain, mais non pas le péché, qui est la mort de l’âme » : qu’il soit anathème, puisqu’il est en contradiction avec l’Apôtre qui dit : « Par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché, la mort et ainsi la mort a passé dans tous les hommes, tous ayant péché en lui » (Rm 5, 12)».

Pape Paul III, Concile de Trente, 6ème sess., ch. 3, 13 janv. 1547, ex cathedra : « … de même qu’en toute vérité les hommes ne naîtraient pas injustes s’ils ne naissaient de la descendance issue corporellement d’Adam, puisque, quand ils sont conçus, ils contractent une injustice personnelle par le fait qu’ils descendent corporellement de lui, de même ils ne seraient jamais justifiés s’ils ne renaissaient pas dans le Christ, puisque, grâce à cette renaissance, leur est accordé par le mérite de sa Passion la grâce par laquelle ils deviennent justes. Pour ce bienfait l’Apôtre nous exhorte à toujours « rendre grâce au Père qui nous a rendus dignes d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière et nous a arrachés à la puissance des ténèbres et transférés dans le Royaume de son Fils bien-aimé, en qui nous avons la Rédemption et la rémission des péchés » (Col 1, 12-14)».

Péché actuel

Le péché actuel est le péché commis avec le consentement

Pape Innocent III, Maiores Ecclesiae causas, 1201 : «l’actuel [péché], qui est contracté avec consentement, n’est nullement remis sans consentement. …  la peine du péché actuel est le supplice de la géhenne éternelle».

Pape Concile de Trente, 5ème session, n° 5, 17 juin 1546 ex cathedra : Que la concupiscence ou le foyer du péché demeure chez les baptisés, ce saint concile le confesse et le pense ; cette concupiscence étant laissée pour être combattue, elle ne peut nuire à ceux qui n’y consentent pas et y résistent courageusement par la grâce du Christ. Bien plus, « celui qui aura lutté selon les règles sera couronné » (2 Tm 2, 5). Cette concupiscence, que l’Apôtre appelle parfois « péché » (Rm 6, 12-15 ;  Rm 7, 7 ; Rm 7, 14-20), le saint concile déclare que l’Église catholique n’a jamais compris qu’elle fût appelée péché parce qu’elle serait vraiment et proprement péché chez ceux qui sont nés de nouveau, mais parce qu’elle vient du péché et incline au péché. Si quelqu’un pense le contraire : qu’il soit anathème».

Pape Pie V, Ex omnibus afflictionibus, 1er oct. 1567 : 46. [46A] «Le volontaire n’appartient pas à l’essence et à la définition du péché, et ce n’est pas une question de définition, mais de cause et d’origine, que de savoir si tout péché doit être volontaire». – Condamné

Pape Léon X, Exsurge domine, erreurs de Luther, n° 35 : «Personne n’est certain qu’il ne pèche pas sans cesse naturellement, en raison du vice très caché de l’orgueil». – Condamné

Seule la contrition avec le sacrement de Confession ou le désir de Confession pardonne les péchés actuels

La contrition est une douleur de l’âme et une détestation du péché commis, avec le propos de ne pas pécher à l’avenir. Cette contrition comprend non seulement l’abandon du péché, le propos et le début d’une vie nouvelle, mais aussi la haine de la vie ancienne.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14 ème sess. chap. 4, 25 nov 1551 ex cathedra : «La contrition, qui tient la première place parmi les actes du pénitent dont il a été parlé, est une douleur de l’âme et une détestation du péché commis, avec le propos de ne pas pécher à l’avenir. En tout temps ce mouvement de contrition a été nécessaire pour obtenir le pardon des péchés ; dans celui qui est tombé après le baptême, il prépare encore à la rémission des péchés s’il est joint à la confiance en la miséricorde divine et au désir de faire tout le reste requis pour recevoir ce sacrement comme il convient.

«Le saint concile déclare donc que cette contrition comprend non seulement l’abandon du péché, le propos et le début d’une vie nouvelle, mais aussi la haine de la vie ancienne, conformément à ces paroles : « Rejetez loin de vous toutes les iniquités par lesquelles vous avez prévariqué, et faites-vous un coeur nouveau et un esprit nouveau  » (Ez 18, 31). Et assurément celui qui aura considéré ces cris des saints : « Contre toi seul j’ai péché et en ta présence j’ai fait le mal » (Ps 50, 6) ; « j’ai peiné en gémissant, chaque nuit, je baigne ma couche » (Ps 6, 7) ; « je me rappellerai pour toi toutes mes années dans l’amertume de mon âme » (Is 38, 15), et d’autres de ce genre, comprendra aisément qu’elles provenaient d’une violente haine de la vie passée et d’une très grande détestation des péchés.

«Le saint concile enseigne en outre que, même s’il arrive parfois que cette contrition soit rendue parfaite par la charité et réconcilie l’homme avec Dieu avant que ce sacrement ne soit effectivement reçu, il ne faut néanmoins pas attribuer cette réconciliation à cette seule contrition sans le désir du sacrement, désir qui est inclus en elle».

L’attrition ou contrition imparfaite dispose à la contrition

L’attrition est un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit-Saint, qui prépare pour le pécheur le chemin vers la justice, en considérant la laideur du péché ou par crainte de l’enfer et des châtiments, si elle exclut la volonté de pécher jointe à l’espoir du pardon.

Pape Léon X, Exsurge Domine, erreurs de Luther, n° 6, 15 juin 1520 : La contrition , que préparent la recherche, la récapitulation et la détestation des péchés, lorsqu’on repense à sa vie dans l’amertume de son cœur (Is 38, 15), en pesant la gravité, le nombre et la laideur des péchés, en voyant la béatitude éternelle perdue et la damnation éternelle encourue, cette contrition [attrition] rend hypocrite et même plus pécheur. – Condamné

Pape Jules III, Concile de Trente, 14 ème sess. chap. 4, 25 nov 1551 ex cathedra : «La contrition imparfaite, qu’on appelle attrition, parce qu’on la conçoit en général ou bien en considérant la laideur du péché ou bien par crainte de l’enfer et des châtiments, si elle exclut la volonté de pécher jointe à l’espoir du pardon, le saint concile déclare que non seulement elle ne fait pas de l’homme un hypocrite et un plus grand pécheur, mais qu’elle est aussi un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit Saint qui, n’habitant pas encore le pénitent, mais le mouvant seulement, lui vient en aide, pour qu’il prépare pour lui-même le chemin vers la justice. Et bien que sans le sacrement de la pénitence elle ne puisse pas par elle-même conduire le pécheur jusqu’à la justification, cependant elle le dispose à obtenir la grâce de Dieu dans le sacrement de la pénitence. C’est fort utilement frappés par cette crainte que les gens de Ninive firent une pénitence complète à la prédication terrifiante de Jonas et obtinrent miséricorde du Seigneur (Jon. 3)…. C’est pourquoi on calomnie faussement des écrivains catholiques, comme s’ils avaient enseigné que le sacrement de la pénitence conférait la grâce sans aucun bon mouvement de la part de ceux qui le reçoivent ; jamais l’Église de Dieu n’a enseigné ni pensé cela. Mais fausse est la doctrine qui enseigne que la contrition est extorquée et forcée, et non pas libre et volontaire».

Pape Jules III, Concile de Trente, 14 ème sess. canon 5, 25 nov 1551 ex cathedra : «Si quelqu’un dit que la contrition que préparent l’examen [Attrition], le rappel et la détestation des péchés, et par laquelle on pense à ses années dans l’amertume de son cœur (Is 38, 15), en pesant la gravité, l’abondance et la laideur de ses péchés, ainsi que la perte du bonheur éternel et la damnation éternelle encourue, avec le ferme propos d’une vie meilleure, que cette contrition n’est pas une douleur véritable et utile et ne prépare pas à la grâce, mais qu’elle rend l’homme hypocrite et davantage pécheur ; que, enfin, elle est une douleur contrainte et non pas libre et volontaire : qu’il soit anathème» 1456 ; 1676.

Dieu entend-Il les prières des pécheurs ?

Tous les hommes sont pécheurs, mais la grâce est redonnée par Jésus-Christ.

Isaïe 59, 2 : « Mais vos iniquités ont mis une séparation entre vous et votre Dieu, et vos péchés vous ont caché sa face, afin qu’il ne vous écoutât point ».

Isaïe 55, 6-7 : « Cherchez [pécheurs] le Seigneur, tandis qu’on peut le trouver, invoquez-le tandis qu’il est proche. Que l’impie [méchant] abandonne sa voie, et l’homme inique ses pensées, et qu’il retourne au Seigneur, et il aura pitié de lui ; et à notre Dieu, parce qu’il pardonne beaucoup ».

Romains 3, 23 : « Parce que tous ont péché et ont besoin de la gloire de Dieu ».

Romains 5, 21 : « Afin que comme le péché a régné pour la mort, ainsi la grâce règne par la justice pour la vie éternelle par Jésus-Christ notre Seigneur ».

Dieu n’exauce pas les pécheurs qui ne l’honorent pas en ne faisant pas sa volonté, mais Il exauce ceux qui L’honore en faisant sa volonté.

Jean 9, 31 : « Nous savons que Dieu n’exauce point les pécheurs ; mais si quelqu’un honore Dieu et fait sa volonté, c’est celui-là qu’il exauce ».

I Jean 1, 6 : « Si nous disons que nous sommes en société avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne suivons pas la vérité ».

I Jean 3, 22 : « Et tout ce que nous demanderons, nous le recevrons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que ce qui lui est agréable, nous le faisons ».

Dieu écoute ceux qui l’écoutent.

Proverbes 1, 24-31 : « Parce que j’ai appelé, et que vous avez refusé de m’entendre ; que j’ai tendu ma main, et qu’il n’y a eu personne qui m’ait regardé ; que vous avez méprisé tous mes conseils, et négligé mes réprimandes : Moi aussi, à votre mort, je rirai et je me moquerai, lorsque ce que vous craigniez vous sera arrivé. Lorsqu’une calamité arrivera tout d’un coup, et que la mort, comme une tempête, fondra violemment sur vous ; quand viendront sur vous la tribulation et l’angoisse : Alors ils m’invoqueront, et je ne les exaucerai pas ; dès le matin ils se lèveront, et ils ne me trouveront pas ; parce qu’ils ont haï la discipline, et qu’ils n’ont pas reçu la crainte du Seigneur, qu’ils n’ont pas acquiescé à mes conseils, qu’ils ont déprécié toutes mes remontrances. Aussi ils mangeront les fruits de leurs voies, et ils seront rassasiés de leurs conseils ».

C’est en s’humiliant, en se détournant des voies pécheresses et en obéissant aux commandements de Dieu [donnés dans la loi et dans les prophètes, et accomplis en son Fils] que l’on peut Le chercher et L’approcher.

A suivre

Éviter les occasions de péché

C’est un péché mortel de ne pas éviter, délibérément ou en connaissance de cause, les occasions de pécher, quand on peut le faire. L’Église condamne la négligence coupable à éviter les occasions de péché.

Pape Innocent XI, Erreurs d’une doctrine morale plus laxiste, n° 61, 2 mars 1679 : «Peut parfois être absous celui qui demeure dans une occasion prochaine de pécher qu’il peut et ne veut pas éviter, et même qu’il cherche directement ou délibérément, ou dans laquelle il se jette». Condamné

Pape Innocent XI, Erreurs d’une doctrine morale plus laxiste, n°62 : «Une occasion prochaine de pécher ne doit pas être fuie lorsqu’il y a une raison utile ou honnête de ne pas la fuir». Condamné

Pape Innocent XI, Erreurs d’une doctrine morale plus laxiste, n°63 : «Il est permis de chercher directement l’occasion prochaine de pécher pour notre bien spirituel ou temporel, ou pour celui du prochain». Condamné

Pape Innocent XI, Erreurs du quiétisme, n° 12, oct. 1682 : «Il est tout à fait impie, et indigne de la pureté chrétienne, que d’affirmer qu’il ne faut pas résister aux tentations, et que les contemplatifs ne se verraient pas imputer les péchés commis par eux pendant qu’ils contemplent, dans l’idée fausse qu’alors ce ne sont pas les contemplatifs eux- mêmes, mais le diable qui les opère à travers leurs membres. De même il est impie d’affirmer que les contemplatifs n’auraient pas à s’ouvrir de tels péchés dans le sacrement de la pénitence et à les soumettre aux clés de l’Église». – Condamné

Pape Innocent XI, Erreurs quiétistes condamnées, n° 17, 20 nov. 1687 : «Le libre arbitre étant remis à Dieu, le soin et l’examen de notre âme lui étant aussi abandonnés, il n’y a plus lieu de s’inquiéter des tentations, et on ne doit pas leur opposer d’autre résistance que négative, sans s’efforcer davantage, et si la nature se meut, il faut la laisser se mouvoir, puisqu’elle est la nature». – Condamné

Pape Innocent XI, Erreurs quiétistes condamnées, n° 37 : «Dans le cas de tentations même violentes, l’âme ne doit pas faire d’actes explicites de vertus qui y sont opposés, mais demeurer dans l’amour et la résignation dont il a été parlé». – Condamné

Pape Innocent XI, Erreurs quiétistes condamnées, n° 47 : « Lorsque surviennent ces violences, il faut laisser faire Satan sans y opposer aucun moyen de résistance ni aucun effort ; au contraire, l’homme doit rester dans le néant et même s’il s’ensuit des pollutions et des actes obscènes produits par les mains et pis encore, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, mais il faut chasser les scrupules et les craintes, car l’âme est plus éclairée, plus fortifiée et plus pure, et l’on acquiert la sainte liberté ; et surtout il n’est pas besoin de confesser ces choses, et l’on agit très saintement en ne les confessant pas, car c’est par ce moyen qu’on triomphe du démon et qu’on acquiert un trésor de paix». – Condamné

Différentes sortes de péchés

Péché contre la loi naturelle

La loi naturelle est un reflet, dans l’homme, de la loi divine.

Pape Léon XIII, Libertas praestantissimum, 20 juin 1888 : Si la loi est nécessaire à l’homme, c’est dans son arbitre même, c’est-à-dire dans le fait que nos volontés ne doivent pas dévier de la droite raison, qu’il faut en chercher la première cause, et comme la racine. … Une telle loi est la loi naturelle, la plus éminente de toutes, qui est écrite et gravée dans l’âme de chaque homme, car c’est la raison elle-même qui commande de faire le bien et qui interdit de pécher.

Pape Pie XII, Summi pontificatus, 20 oct. 1939 : «Il est connu de tous que la source profonde et dernière des maux dont est affligée la société d’aujourd’hui se trouve dans la négation et le rejet d’une norme universelle de la probité des mœurs, tant dans la vie individuelle que dans la vie sociale elle-même et dans les relations mutuelles qui existent entre les peuples et les nations ; c’est-à-dire que la loi naturelle elle-même est obscurcie par la méconnaissance et l’oubli. Cette loi naturelle trouve son fondement en Dieu, créateur tout-puissant et Père de tous, suprême et absolu législateur, omniscient et juste vengeur des actions humaines. Quand la divinité éternelle est reniée avec légèreté, toute base de moralité s’en trouve ébranlée du même coup, et l’on voit s’étouffer ou du moins s’affaiblir singulièrement la voix de la nature qui enseigne aux ignorants et même à ceux qui n’ont pas encore accédé à l’usage de la culture civique, ce qui est bien et ce qui est mal, le licite et l’illicite, et qui leur rappelle qu’un jour ils auront à rendre compte de leurs actions bonnes ou mauvaises devant le juge suprême».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4 , 1 : «… »le Jour du Seigneur sera brûlant comme une fournaise ; tous les pécheurs et les artisans d’iniquité seront du chaume, et le Jour qui vient les embrasera ». … L’homme … est raisonnable et, par là, semblable à Dieu ; créé libre et maître de ses actes, il est pour lui-même cause qu’il devient tantôt froment [engrangé dans le grenier] et tantôt paille [à brûler]. Aussi sera-t-il justement frappé d’exclusion [du grenier à grains], puisque, créé raisonnable, il a rejeté la droite raison pour mener une vie de brute, se détournant de la justice de Dieu, se livrant à tout esprit terrestre et se faisant l’esclave de toutes les voluptés. Comme le dit le prophète : « L’homme, alors qu’il était comblé d’honneur, se rendit semblable aux bêtes de somme » ».

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 94, art. 2 : «Le premier précepte de la loi [naturelle] sera donc qu’il faut faire et rechercher le bien et éviter le mal. Et sur lui seront fondés tous les autres préceptes de la loi naturelle, en sorte que seront objets des préceptes de la loi naturelle toutes les choses à faire ou à éviter que la raison pratique percevra naturellement comme des biens humains.

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 94, art. 2 : «1° Il y a, en premier lieu, inscrite en l’homme, une inclination au bien, selon ce qu’il a en commun avec les autres substances [natures], au sens où toute substance aspire à la conservation de son être suivant sa nature. En vertu de cette inclination, relèvera de la loi naturelle tout ce qui intéresse la conservation de la vie humaine et empêche ce qui lui est contraire».

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 94, art. 2 : «2° Est inscrite en l’homme, en second lieu, une inclination à certains biens plus spéciaux, selon ce qu’il a en commun avec les autres animaux. En vertu de quoi, on dira que relève de la loi naturelle « ce que la nature a enseigné à tous les animaux », c’est-à-dire l’union des sexes, l’éducation des enfants et autres choses semblables».

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 94, art. 2 : «3° En troisième lieu, est inscrite en l’homme une inclination conforme à la nature de la raison, laquelle lui est propre ; ainsi l’homme aura-t-il une inclination naturelle à connaître la vérité sur Dieu et à vivre en société. Et en vertu de cela, relèvera de la loi naturelle ce qui se rapporte à une inclination de cet ordre, par exemple : que l’homme évite l’ignorance, qu’il n’offense pas ceux dans la société desquels il vit, et les autres prescriptions…».

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 94, art. 4 : «relève de la loi naturelle ce vers quoi l’homme est incliné par nature. Et parmi ces inclinations de nature, est propre à l’homme celle d’agir selon la raison».

La loi naturelle est la loi que chaque personne connait par instinct de naissance. Elle est gravée par le Créateur dans notre cœur, et tout le monde – même les païens qui n’ont jamais entendu parler de Dieu ou de la vraie religion catholique – reçoivent ce don de Dieu. Des exemples de péchés qui enfreignent la loi naturelle et qui sont faciles à reconnaître sont l’avortement, l’assassinat, le viol, le vol, la pédophilie, l’homosexualité, la calomnie, le mensonge, etc. La conscience condamne toujours une personne qui fait ces choses et donc il ne peut jamais y avoir d’excuse pour les personnes qui commettent de tels péchés.

Le péché contre la loi naturelle font obstacle à la connaissance de la vérité de la foi pour le salut. L’homme fidèle à la loi naturelle de sa conscience reçoit des grâces pour arriver (ou revenir) à la vraie foi.

Romains 2, 13-15 : «Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi [loi ancienne mosaïque] qui sont justes devant Dieu ; mais ce sont les observateurs de la loi qui seront justifiés [sauvés par la loi nouvelle]. En effet, lorsque les gentils [païens], qui n’ont pas la loi [ancienne et nouvelle], font naturellement [loi naturelle] ce qui est selon la loi ; n’ayant pas la loi, ils sont à eux-mêmes la loi : montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs, leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant et se défendant l’une l’autre ».

L’Apôtre saint Paul enseigne infailliblement ci-dessus que la loi naturelle ne sauve absolument pas, mais doit amener à la vérité de la foi surnaturelle afin de pouvoir être sauvé.

Commentaire Bible catholique Vulgate, (Commentaire Douai-Rheims, Haydock) sur Romains 2, 14-16 : « Ces hommes sont une loi pour eux-mêmes, et l’ont écrite dans leurs cœurs, quant à l’existence d’un Dieu, et leur raison leur dit que beaucoup de péchés sont illicites : ils peuvent aussi faire des actions qui sont moralement bonnes, comme l’aumône pour soulager les pauvres, en honorant leurs parents, etc. Non pas que ces actions, moralement bonnes, suffiront d’elles-mêmes pour leur justification, ou leurs méritent une récompense surnaturelle dans le royaume des cieux, mais Dieu, dans sa miséricorde infinie, leur donnera des grâces surnaturelles qui, s’ils continuent de coopérer avec elles, leurs obtiendront plus de grâces et finalement ils seront exposées à la foi catholique, s’ils doivent être sauvés».

Le pape Pie XII explique comment l’Esprit-Saint aide les gens à devenir catholiques, bien qu’ils ne pensent pas consciemment devenir catholiques à ce moment. L’Esprit leur indique de suivre la loi naturelle et de faire le bien, et ensuite il les aide à penser pour prendre conscience de la façon dont ils doivent se convertir à la foi catholique.

Pape Pie XII, Mystici Corporis, parlant de non-catholiques, n° 101, 29 juin 1943  : «Pour ceux-là mêmes qui n’appartiennent pas au corps visible de l’Église, vous savez bien, Vénérables Frères, que, dès le début de Notre Pontificat, Nous les avons confiés à la protection et à la conduite du Seigneur, affirmant solennellement qu’à l’exemple du Bon Pasteur Nous n’avions qu’un seul désir : Qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. Cette assurance solennelle, Nous désirons la renouveler, après avoir imploré les prières de toute l’Église dans cette Lettre encyclique, où Nous avons célébré la louange du «grand et glorieux Corps du Christ», [Nous voulons que] chacun d’entre eux coopèrent généreusement et volontairement avec les impulsions intérieures de la grâce divine et prennent soin de se dégager de cet état dans lequel ils ne peuvent pas être assurés de leur propre salut éternel. Car même s’ils peuvent être dirigés [ou ordonnés] vers le Corps mystique du Rédempteur par une sorte de désir inconscient et intention, ils n’ont toujours pas les si nombreuses et si grandes aides célestes, qui ne peuvent être appréciées que dans l’Église catholique. Qu’ils entrent donc dans l’unité catholique, et que, réunis avec Nous dans le seul corps du Corps de Jésus-Christ, ils accourent tous vers le Chef unique en une très glorieuse société d’amour. Sans jamais interrompre nos prières à l’Esprit d’amour et de vérité, Nous les attendons les bras grands ouverts, comme des hommes qui se présentent à la porte, non d’une maison étrangère, mais de leur propre maison paternelle».

Pie XII explique que les non-catholiques peuvent obtenir des grâces, qui sont vraies, puisque aucun ne se convertirait à la foi catholique à moins qu’ils aient obtenu des grâces quand ils étaient des infidèles. Il ne dit pas qu’ils sont sauvés hors de l’Église.

Hébreux, 11, 6 : «Or sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il est, et qu’il récompense [qu’il est le rémunérateur de] ceux qui le cherchent».

Dieu récompense ceux qui le cherchent, c’est-à-dire qu’il donne à ceux qui suivent la loi naturelle de leur conscience, les grâces pour arriver à la vérité de la foi divine catholique et les grâces nécessaires pour leur salut.

Saint Irénée, La prédication des apôtres et ses preuves ou la foi chrétienne : «La vérité mène à la foi, car la foi se fonde sur la réalité des choses, afin que nous croyions aux êtres tels qu’ils sont, et qu’en croyant de la sorte, nous gardions toujours à leur égard la fermeté de nos convictions. Or, comme ce qui concerne notre salut dépend de la foi, il est nécessaire d’en avoir le plus grand soin pour trouver le véritable sens des choses».

La loi naturelle impose aucune excuse à personne pour ne pas parvenir à la connaissance de Dieu et de Sa Révélation

1) Parce qu’une personne païenne arrivera à la connaissance de Dieu et de la vraie foi pour être sauvée si elle suit la loi naturelle de sa conscience ou sa conscience morale pour le bien. Cela signifie qu’une personne qui cherche sincèrement la vérité reçoit les grâces pour y parvenir, si elle suit sa conscience.

2) Parce qu’une personne baptisée et/ou éloignée de la vraie foi catholique et du salut, ou même hérétique, pourra revenir dans la vérité de la foi et de la morale, pour son salut, en suivant sa conscience et en faisant le bien, parce que Dieu lui donnera les grâces pour cela. C’est pour cette raison, qu’aucune personne n’a d’excuse pour ne pas parvenir à la connaissance de Dieu et de Sa Révélation. Tous reçoivent la grâce de la loi surnaturelle pour parvenir à la connaissance de leur salut selon qu’ils suivent ou non la loi naturelle de leur conscience morale. L’homme est libre et aucun n’est excusable parce que les gens préfèrent simplement choisir de suivre le mal plutôt que le bien.

3) Parce que enfreindre la loi naturelle est un péché actuel pour toute personne qui ne connait pas ou ne pourrait connaître la loi surnaturelle de la grâce, car toute personne connaît la loi naturelle en elle. Et tout péché actuel doit être puni dans le temps ou dans l’éternité. Enfouir sa conscience morale aggrave la culpabilité.

Les hérésies contre la loi naturelle sont des croyances qui font obstacle à la conversion de ceux qui ne sont pas catholiques et font d’un baptisé une abomination, comme l’eugénisme (détermination naturaliste de l’existence humaine), l’athéisme (négation coupable de l’existence de Dieu), l’avortement, la contraception artificielle, le contrôle naturel des naissances (frustration de la puissance de l’acte conjugal de procréation), le mariage homosexuel, l’euthanasie, la drogue, etc.

Exemples de violation de la loi naturelle :

Ces exemples peuvent tous tomber dans la catégorie du péché mortel, car ils rejettent une vérité qu’ils savent être vraie de la loi naturelle, à savoir : 1) que l’existence de Dieu peut être connue par la raison naturelle ; 2) que la masturbation, le sexe oral ou la sodomie ou préliminaires sont contre nature, honteux et contre la procréation ; 3) que l’avortement est un assassinat ; 4) que la contraception ou PFN frustre délibérément le pouvoir naturel d’engendrer la vie ; 5) que les psychotropes, tels que fumer de la marijuana, est un péché mortel, tout comme se saouler.

  • nier l’existence de Dieu est une hérésie contre la loi naturelle car tous savent que c’est un mensonge de croire qu’il n’y a pas une vérité mais plusieurs.
  • approuver l’homosexualité ou le mariage homosexuel sont des hérésies contre la loi naturelle, car tout le monde sait naturellement que la fin de la sexualité est la procréation et non l’assouvissement de la passion et de la concupiscence, le plaisir désordonné, le vice de l’impureté, l’idolâtrie du corps, ou que la fin du mariage est la procréation et l’éducation des enfants.
  • L’indifférentisme religieux et le relativisme religieux sont aussi des hérésies contre la loi naturelle car tous peuvent savoir naturellement la vérité selon laquelle il ne peut y avoir qu’une seule Vérité, car s’il y a deux vérités, une est la vérité et l’autre un mensonge. Tout le monde peut savoir cela par sa nature sans rien connaître des vérités de la foi et du salut.
  • L’évolutionisme est une autre hérésie contre la loi naturelle, car tous savent que l’homme n’a pas d’ancêtre commun avec les animaux. Pourquoi l’homme n’a pas trois yeux, ou des ailes ? Pourquoi donc les organes ? Etc.

La loi naturelle est inscrite dans le cœur de tous les hommes, de sorte que tous les hommes savent que certaines choses sont contre la loi de Dieu, et que certaines choses sont conformes à la loi naturelle de la charité, etc.

Autres exemples de violation de la loi naturelle par des baptisés :

Si la personne baptisée prétend croire en la Trinité et l’Incarnation, mais soutient que toutes les religions sont plus ou moins bien, alors c’est un hérétique et qui n’a pas la foi catholique (avant même qu’il sache qu’une telle position est condamnée par l’Église) parce que sa croyance est incompatible avec la vraie foi dans la Trinité comme seul vrai Dieu, où la croyance selon laquelle il doit avoir la foi catholique dans ses composantes les plus simples.

Un autre exemple serait si la personne baptisée qui croit en la Trinité et l’Incarnation (qui sont les éléments les plus simples de la foi catholique), et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, soutient que l’homme n’a pas le libre arbitre (comme certains protestants l’enseignent). Cette personne deviendrait hérétique parce qu’elle rejette une vérité que tous savent être vraie de la loi naturelle, à savoir, que l’ homme a une volonté libre. Ainsi, elle nie une toute vérité à savoir sur l’homme de la loi naturelle et est hérétique.

Un autre exemple serait si la personne baptisée qui croit en la Trinité et l’Incarnation (la foi catholique dans ses composantes les plus simples), et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, refuse de croire que Dieu est le rémunérateur et punisseur. Cette personne est hérétique parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, que Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions (voir Héb. 11, 6).

Un autre exemple est ceux qui croient aux doctrines de «la foi seule» et «sécurité éternelle» (une grande majorité des protestants). Ces doctrines contredisent à la fois la loi naturelle et la raison qui dit que chaque homme doit être récompensé ou puni pour ses actes. Cela contredit également, mot pour mot, l’enseignement de Jacques 2 dans l’Écriture, qui enseigne que la foi sans les œuvres est morte, et que l’ homme n’est pas sauvé par la foi seule. Cette personne qui croit en la foi seule ou la sécurité éternelle est hérétique, même si elle n’a jamais su que sa position est condamnée par l’Église et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, que Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions, et que la foi seule ne justifie pas un homme seulement, mais nos actes aussi.

 

Péché contre la loi divine

La loi divine non-écrite est la loi naturelle. La loi divine écrite est résumée par les dix commandements et la loi évangélique qui en est l’accomplissement.

Ce qui est triste aujourd’hui est de savoir combien un si grand nombre des 10 Commandements (Exode 20, 2-17) sont ignorés, et comment le contraire nous est jeté à la figure tous les jours par la loi, les publicités et les médias.

  • L’avortement, la prise d’une vie humaine innocente (la « chose » dans le ventre de la mère est un être humain, et il l’est de plus en plus, il est donc un humain vivant), est désormais considérée comme un droit humain fondamental par tant de mauvais gouvernements contre le 5ème commandement «Tu ne tueras pas».
  • Convoiter la femme de son voisin est montré dans beaucoup de films, quand la beauté féminine est montrée sans cesse et est la motivation principale des hommes pour regarder le film, contre le 6ème et le 9ème commandement «Tu ne commettras pas l’adultère» et «Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain».
  • Chaque fois que quelqu’un succombe à un spot commercial pour acheter des trucs plus inutiles parce que le voisin les a et que nous ne les avons pas, nous brisons le 10ème commandement «Tu ne convoiteras pas le bien de ton prochain».
  • Combien de politiciens mentent tous les jours à la vue de tous contre le           8ème commandement «Tu ne porteras pas de faux témoignage» ?
  • Et le vol répandu partout comme un système de soutien de la société qui viole le  7ème commandement «Tu ne voleras pas» ?
  • Et combien de personnes prononcent le nom de Dieu en vain comme un juron contre le 2ème commandement «Tu ne prononceras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain» ? Beaucoup.
  • Combien violent le 3ème commandement «Tu sanctifieras le jour du Seigneur» en œuvres serviles le dimanche, ou allant dans les magasins le dimanche, etc. ?
  • Et combien de païens de fausses religions non-catholiques, et d’idolâtres chez la plupart des baptisés, enfreignent le premier le 1er commandement «Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face» ?

Est-ce que Dieu interdit les images taillées ?

Exode 20, 3-5 : «Tu ne te feras point d’image taillée au ciseau, ni aucune représentation de ce qui est en haut dans le ciel, et de ce qui est en bas sur la terre, ni de ce qui est dans les eaux sous la terre. Tu ne les adoreras point, ni ne les honoreras [Tu ne te prosterneras point devant elles, ne les serviras point]».

Dieu, qui avait dit aux Israélites de placer des images taillées de deux anges au-dessus de l’arche de l’alliance, qui contenait les Dix Commandements, qui a dit à Salomon de mettre des images taillées de chérubins et des palmiers dans son temple, et qui dit aux Israélites dans le désert de faire une image taillée d’un serpent d’airain, en sorte que les Israélites qui le regardaient (non pas prosternés devant lui) seraient guéris. Les protestants interdisant les images taillées ne prennent pas en compte l’ensemble du paragraphe, qui comprend l’interdiction d’adoration de l’image taillée (voir La Bible prouve les enseignements de l’Église catholique).

La clé ici est que Dieu ne voulait plus d’incidents comme le veau d’or, où les gens croyaient en fait que l’image taillée du veau d’or (un dieu égyptien) était un dieu lui-même. (Une observation intéressante peut être faite concernant la statue d’un taureau à Wall Street, New York, où beaucoup de gens adorent l’argent et la richesse). Aucun catholique ne croit en fait qu’une statue de plâtre et de peinture de Jésus ou de Marie soit un dieu à adorer, mais il croit seulement en ce qu’elle représente, comme lorsque vous regardez une photo de vos enfants. L’image qu’elle met à l’esprit est celle de vos enfants, et elle apporte généralement de bons souvenirs, cela ne signifie pas que vous croyez que la photo dans votre portefeuille soit en fait votre enfant.

On pourrait penser qu’en obéissant aux 10 commandements que on est assuré vers le ciel. Mais ce genre de réflexion ignorerait complètement l’ensemble du Nouveau Testament. Jésus dit que les plus grands commandements sont d’aimer Dieu de toute sa force et de toute son âme, et d’aimer notre prochain comme nous-même. Cela signifie que nous devons sacrifier notre temps, nos talents, et nos trésors pour le moins. Les 10 commandements de Moïse, le législateur de l’Ancien Testament, peuvent être considérés comme des lumières de Dieu pour nous. Si nous ne faisons pas ces choses horribles, alors c’est un excellent point de départ pour une bonne vie chrétienne. Cependant, Jésus, le législateur du Nouveau Testament, nous donne quelques lumières obligatoires à suivre. Il s’agit notamment, de Matthieu 5 (les béatitudes) et 25, nourrir les affamés, visiter les malades et les prisonniers, donner à boire aux assoiffés, accueillir les étrangers, et vêtir les nus. Dans Matthieu 25, les gens qui n’ont pas fait ces choses n’ont pas obtenu le ciel, mais ont été bannis à la place en enfer. Les gens qui ne font pas ces choses ne pénètrent pas dans le ciel, parce que Jésus a dit que le plus souvent s’ils n’ont pas fait ces choses à l’un de leur frère, ils ne l’ont pas fait pour lui.

Le grand mensonge auquel croient de nombreux protestants aujourd’hui est que les bonnes œuvres sont inutiles, et que tout ce qui est nécessaire pour obtenir le ciel est de professer sa foi en Jésus-Christ comme son Sauveur et Seigneur personnel, des paroles qui ne se trouvent pas dans la Bible, de cette manière (voir La Bible réfute le salut par la foi seule sans les œuvres, et par l’Écriture seule sans la Tradition). Cela est certainement vrai pour les conversions sur un lit de mort, mais ce n’est pas vrai pour ceux d’entre nous qui sont vivants et bien portants et croient en Jésus aujourd’hui. Beaucoup de protestants sont confus au sujet de la signification du mot «œuvres». Romains 2, 6 dit qu’il nous sera rendu selon nos œuvres. Remarquez que la Bible ne dit pas que les œuvres effectuées par le gouvernement avec l’argent de nos impôts nous font entrer dans le ciel. Ce que dit la Bible, c’est que nous avons personnellement à faire ces œuvres. Cela signifie s’impliquer avec notre temps, nos talents et notre trésor, quelle que soit la capacité d’accomplir la volonté de Dieu. Sur le plan pratique, cela signifie que nous devons éteindre le téléviseur, et sacrifier notre temps et notre argent pour les pauvres, les malades, les prisonniers, la faim, la soif, rester loin des péchés et être sans souillure des taches du monde.

Les œuvres hors de la vraie religion catholique ou hors de la vraie foi (traditionnelle) sont sans mérites pour le salut car «La fondation de la charité est la foi pure et sans tache» – Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9.

Péchés capitaux (têtes ou chefs des péchés) :

  1. L’orgueil ou fierté ou vanité est l’amour de sa propre excellence, la croyance excessive en ses propres capacités, qui interfère avec la reconnaissance de la grâce de Dieu. Il a été appelé le péché duquel découlent tous les autres. Vertu contraire : Humilité. On expie l’orgueil par le mépris de soi et l’amour du mépris.
  2. L’envie est de ne pas souffrir le bien d’autrui ou détester que les autres aient tel bien, et le désir des traits des autres, de leur statut, de leurs capacités, ou de leur situation. Vertu contraire : Amour fraternel. On expie l’envie par la charité.
  3. La colère est la passion meurtrière qui se manifeste en une personne qui dédaigne l’amour et opte plutôt pour la fureur. Vertu contraire : Douceur. On expie la colère par la patience.
  4. L’avarice ou cupidité (ou convoitise) est le désir de richesse matérielle ou de gain, en ignorant le domaine spirituel. Il est aussi appelé la convoitise ou l’avidité. L’avarice est aussi l’avidité des honneurs. Vertu contraire : Libéralité. On expie l’avarice par l’aumône.
  5. La luxure est un désir immodéré pour les plaisirs du corps. Vertu contraire : Chasteté. On expie la luxure par la macération et privation mortifiante du corps.
  6. La gourmandise ou avidité est un désir immodéré de consommer plus de ce que l’on exige. Vertu contraire : Tempérance. On expie la gourmandise par le jeûne.
  7. La paresse ou acédie est l’évitement de travail physique ou spirituel. Vertu contraire : Diligence ou promptitude. On expie la paresse par la persévérance.

Participation au péché d’autrui :

1. Par conseil
2. Sur ordre
3. Par consentement
4. Par provocation
5. Par louange ou flatterie
6. Par dissimulation
7. En étant un partenaire dans le péché
8. Par mutisme [silence]
9. En défendant le mal qui a été fait. (Catéchisme Penny n° 329)
Choses que le Seigneur hait et que son âme déteste :
 
1. Des yeux altiers
2. Une langue menteuse
3. Des mains versant un sang innocent
4. Un cœur formant des pensées très mauvaises
5. Des pieds prompts à courir au mal
6. Un témoin fallacieux proférant des mensonges
7. Celui, qui, entre des frères, sème des discordes. (Proverbes 6, 16-19)
Abominations pour Dieu :
Une abomination est quelque chose que Dieu méprise et pour quoi Il n’a aucun respect.
  • Acte sexuel entre personnes de la même famille ou par alliance, inceste (Lévitique 18, 1-16 ; 20, 17-21)
  • Homosexualité (Lévitique 18, 22 ; 20, 13 ; Romains 1, 27)
  • Lesbianisme (Romains 1, 26)
  • Acte sexuel avec une bête (Lévitique 18, 23 ;20, 15-16)
  • Purifier son fils ou sa fille en les faisant passer par le feu
  • Interroger les devins, s’adonner à la divination
  • Observer les songes, s’adonner aux augures, s’adonner aux superstitions
  • User de maléfices, s’adonner aux enchantements, avoir recours aux charmes (magie/sorcellerie)
  • Consulter ceux qui ont l’esprit de python et les devins, les évocateurs, les sorciers
  • Interroger les morts. (Deutéronome 18, 10-12)
  • Divers poids et diverses mesures (Deutéronome 25, 13-16 ; Proverbes 20, 10)
  • Orgueil, excès de nourriture, abondance, oisiveté sans tendre la main à l’indigent et au pauvre (Ézéchiel 16, 49-50)
  • Femme habillée comme un homme, homme avec des vêtements de femme (Deutéronome 22, 5)

Péchés qui crient vengeance au ciel :

  • Meurtre volontaire (Genèse 4)
  • Péché de Sodome (Genèse 18)
  • Oppression des pauvres (Exode 2)
  • Ne pas donner de salaire aux ouvriers (Josué 5)

Pécheurs qui n’hériteront pas le royaume de Dieu :

  • Fornicateurs (Acte sexuel entre gens non mariés)
  • Adultères (Acte sexuel d’un ou deux mariés hors du mariage) (I Corinthiens 6, 9)
  • Impudiques (Galates 5, 19, 21)
  • Avares (Éphésiens 5, 5)
  • Cupides (qui est le service des idoles) (Colossiens 3, 5 ; Éphésiens 5, 3-5)
  • Injustes
  • Idolâtres
  • Efféminés
  • Abominables
  • Voleurs
  • Ivrognes
  • Médisants
  • Rapaces (I Cor 6, 9-10)
  • Ceux qui scandalisent les enfants (Mt 18, 6 ; œuvres ascétiques de St Alphonse, vol 15, p. 176)
  • Ceux par qui arrive le scandale [occasion de péché et cause de chute des autres] (Mt 18, 7 ; Lc 17, 1-2)
  • Vanité, maquillage, vêtements impudiques, immodestie (1 Pierre 3, 1-5 ; 1 Timothée 2, 9-10 ; Constitutions apostoliques des Saints Apôtres, 375 ; Saint Clément d’Alexandrie, Père de l’Église, sur les vêtements, L’instructeur ou Le Pédagogue, L. II, ch. 2 et 11, L. III, ch. 5 ; Saint Ambroise de Milan, père de l’Église, En ce qui concerne les vierges, L.  III, ch. 6 ; Sur les vêtements impudiques, L 2, art. 12 ; Saint Cyprien de Carthage, Père de l’Église, Traité  II, sur l’habit des Vierges, Section 19, 21 ; De la discipline et l’avantage de la chasteté, article 12 ; Révélations de Ste Brigitte, L. 4, ch. 51 ; L. 7 ch. 7 et 16 ; St Thomas, Somme IIa IIae, Q. 169, art. 2 ; Livre de la consolation divine de la bienheureuse Angèle de Foligno, 6e Consolation de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, p. 214-218 ; Concile de Trente, sur les images impudiques, session 25, 1563 ex cathedra ; Saint Alphonse, œuvres ascétiques complètes, vol 15, p. 399-400 ; Sermons n° 2-4 des œuvres ascétiques, Volume XVI, Sermons pour tous dimanches de l’année, 1882, p. 152-173)

Pécheurs qui sont dignes de mort :

  • Ceux qui entrent dans le mariage en bannissant Dieu de leur cœur et de leur pensée, pour se livrer à leur passion, comme le cheval et le mulet qui n’ont pas de raison (Tobie 6, 16-17 ; Note Vulg. : « Mulet, qui sont très libidineux, [Montre la pulsion sexuelle excessive ; lubrique] ; Psaume XIII »)
  • Ceux qui font l’acte sexuel volontairement hors de la finalité de procréation, pour la luxure, masturbation, fellation, ou tout autre acte honteux, inutile et égoïste (à la fois avant, pendant ou après l’acte conjugal), qu’ils ne feraient normalement pas s’ils croyaient vraiment que Dieu était présent avec eux (Éph. 5, 12 ; 1 Cor. 6, 15-20 ; Révélations de Ste Brigitte, L.1, ch. 26 ; L. 2, ch. 9)
  • Homosexuels (Romains 1, 27)
  • Lesbiennes (Romains 1, 26)
  • Ceux remplis de toute iniquité, malice, fornication, avarice, méchanceté, d’envie, de meurtre, de l’esprit de contention [controverse, débat, dispute] (Rm 1, 29-32 ; Jc 3, 14), de fraude, de malignité, délateurs, détracteurs, violents, orgueilleux, arrogants, inventeurs de sortes de mal, désobéissants à leurs parents, insensés, dissolus, sans affection, sans fidélité, sans miséricorde, et ceux qui approuvent ceux qui les font. (Romains 1, 29-32)
  • Les riches qui frustrent les ouvriers, ceux qui vivent dans les délices et voluptés (Jc 5, 2-5)
  • Les faux prophètes et maîtres menteurs qui introduisent des sectes de perdition (hérétiques) (2 Pierre 1-3 ; 1 Jn 2, 18-19 ; 4, 3 ; 2 Jn 1, 7, 9)
  • Impies, blasphémateurs, murmurateurs, imposteurs (Jude 4 ; 10-16 ; 18-19)
  • Infâmes débauchés (Jude 7)
  • Ceux qui commettent l’abomination et le mensonge, les chiens (ceux qui retournent à leur vomissure), les empoisonneurs, les impudiques, les homicides, les idolâtres, et quiconque aime et fait le mensonge (Ap. 21, 27 ; 22, 15)

Hiérarchie des péchés mortels sexuels :

  • 1) baiser non chaste [Pape Alexandre VII, erreurs diverses sur les questions morales, n° 40, 24 sept. 1665 et 18 mars 1666],
  • 2) toucher sensuel [St Thomas, Somme IIa IIae, Q. 154, art. 4],
  • 3) fornication (rapport sexuel hors mariage ou en concubinage, c’-à-d. sexualité avec vie commune hors mariage),
  • 4) débauche,
  • 5) adultère simple (un seul partenaire est marié),
  • 6) double adultère (les deux partenaires sont mariés),
  • 7) sacrilège volontaire (un partenaire sous les vœux de religion),
  • 8) viol ou enlèvement d’une Vierge,
  • 9) viol ou enlèvement de l’épouse,
  • 10) viol ou enlèvement de nonne,
  • 11) inceste,
  • 12) masturbation,
  • 13) mauvaise position sexuelle (même entre époux) [Gen. 1, 27 ; Eph. 5, 23 ; St Albert le Grand, Comm. in IV senten. Dist. XXIII-L ; St Thomas, Somme, IIa IIae, Q. 154, art. 1],
  • 14) orifice ou ouverture inadéquat (crime plus odieux entre époux),
  • 15) sodomie (et homosexualité),
  • 16) bestialité (acte sexuel avec une bête) (Thomas N. Tentler, Du péché et de la confession, à la veille de la Réforme).

Autres péchés sexuels mortels communs couramment pratiqués aujourd’hui :

  • Striptease.
  • Habit sensuel (avant, pendant ou après les relations conjugales).
  • Jeux sexuels (ou jeu de rôle sexuel).
  • Sex toys (ou d’autres objets utilisés à cette fin).
  • Fautes de paroles sensuelles, impudiques ou sales (avant, pendant ou après les relations conjugales).
  • Gémissement incontrôlable ou débridé : toujours un péché mortel si c’est fait intentionnellement ou avec l’intention d’enflammer sa propre convoitise ou celle de l’autre conjoint. La plupart des femmes peuvent se contrôler elles-mêmes, mais choisissent de ne pas le faire car elles vivent dans la promiscuité. Certaines femmes sont en effet très cruelles et veulent faire du mal à d’autres quand il s’agit de cela, et on peut seulement dire que ces femmes qui agissent de cette façon sont abominables et démoniaques, car elles sont à la recherche d’un plaisir fautif et ainsi elles blessent et tuent l’âme de leur mari.
  • Épilation génitale : si c’est fait avec l’intention d’augmenter le plaisir sexuel et / ou pour en avoir plus de son conjoint, c’est toujours un péché mortel.
  • Position sexuelle inappropriée (souvent un signe de la passion et donc un péché mortel).
  • Aphrodisiaques ou substances utilisées pour améliorer la luxure : Si l’intention des conjoints lors de l’utilisation des aphrodisiaques est l’amélioration de leur honteuse et maudite luxure, ils commettent absolument un péché mortel. La seule exception à ceci serait si un mari ne pouvait pas obtenir une érection et donc qu’il ait pris une substance qui l’a aidé à atteindre ce but. Dans ce cas, ce ne serait même pas un péché véniel car son intention de l’utiliser n’est pas pour augmenter son plaisir, mais plutôt pour concevoir des enfants et remplir le devoir conjugal. Toutefois, un mari ne doit jamais utiliser des pilules ou des composés qu’il connaît comme augmentant sa convoitise. Il existe beaucoup de pilules et d’herbes naturelles qui peuvent être utilisées pour obtenir une érection sans nécessairement augmenter le plaisir. L’érection, d’abord et avant tout, a à voir avec le flux sanguin, et donc c’est ce qui doit être recherché dans des herbes, des médicaments et des suppléments.
  • Pause, interruption ou prolongation de l’acte conjugal : toujours un péché mortel si c’est effectué dans le but d’accroître la durée ou l’intensité du plaisir sexuel ou fabriqué par ou pour la femme ou hors de portée du mari en dehors de l’acte conjugal naturel, normal. Il n’est pas naturel d’interrompre l’acte sexuel pour des raisons de simple plaisir. Car, quand un mari ou une femme s’engage dans des actes pour prolonger naturellement ou interrompre l’acte sexuel conjugal, ils ne suivent pas plus l’objectif principal de l’acte (procréation), mais plutôt suivent le motif de satisfaction de leur honteuse et condamnable convoitise comme leur (nouveau) motif principal au cours de relations conjugales. C’est pourquoi c’est un péché mortel d’interrompre l’acte de mariage pour les raisons mentionnées ci-dessus. En outre, il faut considérer que l’Église catholique enseigne que même l’acte conjugal normal lorsqu’il est effectué dans le seul souci de plaisir est au moins un péché véniel. Mais les conjoints qui interrompent l’acte conjugal pour l’amour de la convoitise n’accomplissent même pas l’acte conjugal naturel et normal, mais le freinent ou l’interrompent. En conséquence, ils commettent une action qui est un péché en soi contre nature. L’interruption ou la pause, cependant, n’est pas un péché chaque fois que la situation l’exige. Par exemple, le rapport pourrait donner de la douleur à la femme ou être perçu comme dangereux pour l’enfant dans l’utérus ou être épuisant pour le mari qui, en toute sincérité, tente de finaliser l’acte mais ne peut pas le faire. Tous ces exemples et d’autres similaires ne sont pas coupables parce qu’ils ne sont pas effectués dans l’intérêt de la luxure. Par conséquent, c’est la mauvaise intention de renforcer le plaisir sexuel tout en refusant de consommer l’acte conjugal déraisonnablement en interrompant ou en le tenant déraisonnablement trop longtemps, qui rend pécheur l’acte de prolonger les relations conjugales. Tout ce qui ne suit pas la raison dans l’acte conjugal, comme expliqué par saint Thomas d’Aquin, est un péché.
  • Masturbation de soi ou de son conjoint (avant, pendant ou après l’acte de mariage). La masturbation a toujours été considérée comme un péché mortel dans l’Église catholique et cela ne cesse pas d’être un péché mortel simplement parce que les conjoints sont mariés. En dépit de cet ancien et constant enseignement moral infaillible dogmatique de l’Église catholique sur la perversité de la masturbation, non seulement les mauvais «catholiques» pervers de Vatican II et les protestants sataniques «le font faner», mais encore beaucoup de couples soi-disant «catholiques traditionnels» croient réellement que la masturbation est bonne à faire dans l’acte de mariage ! Bien qu’ils connaissent et admettent même que c’est un péché mortel de se masturber à l’extérieur de l’acte de mariage, ils croient néanmoins qu’il est juste de le faire au sein de la Loi sur le mariage et que c’est une exception. Mais quel enseignement de l’Eglise ou même des saints peuvent-ils citer à l’appui de cette hérésie ? Aucun ! Seuls les mauvais théologiens, pervers et hérétiques (ou d’autres opinions «catholiques» de laïcs privés hérétiques modernes) au cours des 100 dernières années ou plus peuvent-ils encore en citer à l’appui de cet enseignement. Ce fait est très révélateur, car il s’avère que cet enseignement est inspiré par le diable des fosses de l’enfer, car il était totalement inconnu avant les débuts de la grande apostasie actuelle et du monde moderne. Ceux qui enseignent qu’un tel mode de vie dégradé et débauché est bon ou moral sont des pervers complets et leurs opinions sont totalement inutiles. Tout toucher masturbatoire des organes génitaux de soi-même ou de son conjoint (comme manipulation des actes sexuels), est immoral et un péché mortel. N’importe quel type d’attouchement masturbatoire est immoral (indépendamment de savoir si ou quand l’apogée survient) parce que c’est un acte qui n’est pas naturel, procréateur ou nécessaire pour que la conception se produise et est, par conséquent, un acte déraisonnable.
  • Baisers, touchers, étreintes, caresses réalisés pour le plaisir sensuel ou la satisfaction est mortellement pécheur et doit toujours être évité à tout prix par tous et à tout moment, effectués pour des raisons sensuelles ou lubriques. Les conjoints doivent être conscients que, pour même si ce n’est pas un péché d’embrasser l’autre par affection et amour au cours de l’acte conjugal, l’excès ou le caractère déraisonnable d’embrassement arrive facilement au feu de la concupiscence, et c’est certainement un péché. Plus les conjoints sont indulgents dans ces étreintes licites et n’en font pas attention à l’intérieur, plus cela deviendra un péché. Pour être sécuritaires et devenir parfaits, les conjoints ne doivent jamais toucher, embrasser ou même se voir les uns les autres (surtout nus) pendant les rapports sexuels. Embrasser et se toucher avant les rapports sexuels est également particulièrement problématique car cela conduit à des rapports qui ne sont pas régis par un désir de procréer. Les conjoints ne doivent également jamais se promener à la maison partiellement habillés ou déshabillés. Les femmes en particulier ne devraient jamais marcher dans leurs sous-vêtements ou nues en présence de leur mari, car ce comportement sans aucun doute va inciter sa convoitise. Ce problème spécifique que nous avons aujourd’hui concernant les gens qui se promènent nus ou habillés comme des prostituées en public ou à la maison était généralement inconnu avant, car la plupart des hommes et des femmes dans le passé étaient beaucoup plus habillés et modestement, même à la maison. À titre d’exemple illustrant ce fait, examinez à quoi les sous-vêtements des femmes ressemblaient il y a seulement 200 ans. Croyez-le ou non, mais ces sous-vêtements étaient en fait plus modestes que les vêtements que portent beaucoup de femmes comme la jupe ou la robe en public aujourd’hui !
  • Actes sexuels contre nature : toujours un péché grave. Un acte sexuel ou le toucher contre nature est tout type d’acte sexuel qui n’est pas naturel, raisonnable, ou procréateur. Voici quelques exemples d’actes sexuels contre nature comprenant les actes honteux avec la bouche, la sodomie, les actes effectués sur différentes parties du corps non destinées à cet effet, et des actes sexuels de manipulation (ie masturbation de soi ou de son conjoint). Tous les actes sexuels contre nature sont intrinsèquement mauvais et des façons gravement immorales parce que ces actes n’ont pas le sens naturel et procréateur et soumis à la droite raison, sens requis par Dieu pour que des actes sexuels soient moraux. Ces actes ne sont pas procréateurs parce qu’ils ne sont pas le type d’acte qui soit intrinsèquement orienté pour la procréation. Ce n’est pas le type d’union sexuelle voulue par Dieu pour la personne humaine. Les actes sexuels contre nature ne sont pas justifiés parce qu’ils se font au sein du mariage, ni par la circonstance selon laquelle ces actes se produisent dans le cadre ou dans le contexte des relations conjugales naturelles, parce que la loi morale nous impose que chaque acte sexuel soit non seulement raisonnable et civil, mais aussi naturel et procréateur. Tous les étreintes contre nature sont donc intrinsèquement mauvaises et toujours gravement immorales en raison de la privation de la fin procréatrice et de la droite raison qui doit toujours être inhérente à l’acte conjugal.

Ceux qui choisissent le mal et mauvais esprits :

Dans d’autres cas de péchés, un mauvais esprit peut saisir les personnes en raison de la participation à de mauvaises pratiques telles que l’occultisme. L’occultisme est une pratique qui consiste en des cérémonies, des rituels, des chants, de la magie ou des activités qui ne sont évidemment pas centrées sur Dieu. Ces activités ou rituels peuvent changer le cours de la nature, la vie de ceux qui sont impliqués dans ces pratiques, et bien sûr, leurs soi-disant victimes innocentes.

  • Le  Ouija  est  un  jeu  de  société  occulte  populaire  et  est  également  occulte  Donjons  et  Dragons.  La  cible  principale  de  Satan  dans  le  jeu  Donjons  et  Dragons  est  notre  jeunesse.  Avec  Donjons  et  Dragons,  les  acteurs  les  plus  puissants  et  efficaces  sont  ceux  qui  utilisent  la  magie.  Il  s’agit  d’un  Maître  Guide  Donjons  qui  enseigne  même  aux  nouveaux  débutants  comment  communiquer  avec  les  morts,  jeter  des  sorts,  et  apprendre  à  chanter.  En  fait,  la  plupart,  sinon  tous  les  jeux  de  rôle  et  jeux  de  fantaisie  comprennent  la  mauvaise  pratique  de  la  magie  –  en  plus  d’être  des  jeux  extrêmement  violents  (par  exemple,  une  de  leur  principale  partie  est  d’aller  autour  tuer  des  gens  ou  des  créatures  par  magie  et  par  l’utilisation  d’armes)  ;  tout  comme  les  autres  jeux  (voir  les  mauvais  jeux  vidéo)  mauvais  et  interdits  dans  lesquels  jouer  et  y  trouver  du  plaisir  invite  également  les  démons  en  son  âme.
  • L’utilisation  de  la  magie  tourne  autour  des  esprits  maléfiques,  les  capacités  psychiques  et  les  contacts  spirites.  La  magie  est  un  pouvoir  qui  n’implique  pas  Dieu.  C’est  un  pouvoir  qui  est  dérivé  de  choses  telles  que  le  vaudou,  la  sorcellerie,  les  religions  primitives  et  le  satanisme.  La  plupart  des  sorcières  qui  utilisent  la  magie  jurent  qu’elles  n’adorent  pas  Satan  mais  adorent  les  dieux  et  les  déesses  de  la  nature  (Les  dieux  et  les  déesses  de  la  nature  ne  sont  guère  Jésus-Christ  !  Bien  sûr,  elles  adorent  Satan  !  Ne  laissez  pas  quelqu’un  qui  utilise  cette  occulte  pratique  vous  dire  le  contraire  !).  Beaucoup  de  ces  personnes  ne  sont  pas  connus  parce  qu’elles  se  fondent  dans  le  bien.  Elles  peuvent  être  trouvées  assister  à  des  services  religieux  dans  toutes  les  confessions  et  elles  exercent  leur  magie  à  côté.  Si  quelqu’un  vous  dit  que  la  magie  blanche  est  ok  –  ne  le  croyez  pas.
  • L’utilisation  d’outils  occultes  /  nouvel  âge  tels  que  les  cristaux,  la  divination,  l’astrologie,  les  cartes  de  tarotboules  de  cristalla  réincarnationpendulesYoga,  la  méditation  transcendantale.
  • Ceux  qui  font  un  pacte  avec  Satan  ou  participent  à  des  services  ou  à  des  rituels  sataniques.
  • Aller  à  des  séances  de  diseurs  de  bonne  aventurehoroscope,  ou  des  réunions  de  spiritisme  dans  le  but  de  contacter  les  morts.
  • Ceux  qui  utilisent  ou  d’abus  d’alcool  ou  des  drogues  tels  que  le  LSD,  la  cocaïne,  la  marijuana.  Si  quelqu’un  vous  dit  que  l’aide  de  drogues  est  ok  –  fuyez-le.

Certains autres péchés en particulier exposent à des liens avec des mauvais esprits :

Vous pouvez renoncer à un esprit par la prière personnelle de délivrance, mais dans l’ordre pour atteindre la liberté, vous devez être préparés spirituellement en faisant un engagement envers Dieu. Vous devez arrêter tout et tous actes de péché (voir Informations spirituelle que vous devez savoir à propos pour être sauvé) et confesser vos péchés (voir Sur le sacrement de Pénitence et la contrition et quand à recevoir le pardon sans une absolution). Si vous n’arrêtez pas de mener une vie de péché, étant temporairement libéré de la puissance du diable pour un peu de temps alors que vous êtes sur la terre, cela ne vous sera absolument bénéfique en rien à la fin – et pour l’éternité. Avant de pouvoir renoncer au mal dans votre vie, vous devez avoir besoin de changer et suivre Dieu où qu’Il vous mène.

Péché contre la foi divine et catholique

L’ignorance ou négligence coupable de la foi

Catéchisme Penny, n° 177 : «Quels sont les péchés contre la Foi ? Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de Foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église.

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « Maintenant, il est évident que celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir. Par conséquent l’ignorance de ces choses est appelée«invincible», parce qu’elle ne peut être surmontée par l’étude. Pour cette raison, l’ignorance, n’étant pas volontaire, il n’est pas en notre pouvoir de s’en débarrasser, n’est pas un péché : c’est pourquoi il est évident que l’ignorance invincible n’est pas un péché. D’autre part, l’ignorance invincible est un péché, si c’est sur des questions qu’on est obligé de savoir, mais ça ne l’est pas, si c’est sur des choses qu’on n’est pas obligé de le savoir ».

Vraiment, on est obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente. Tout baptisé est tenu de connaître sa foi sous peine de péché mortel par omission contre la foi et d’excommunication automatique les cas de négligence grave.

Code de droit canon 1917, canon 2229, § 1 : « L’ignorance  affectée [volontaire et par la décision de ne pas s’instruire de la loi pour y manquer plus librement] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse jamais d’aucune peine latae sententiae [excommunication automatique] ».
Can. 2229, § 3 : « L’ignorance crasse ou supine [paresseux négligeant de s’instruire de ce qu’ils devraient savoir] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse d’aucune peine latae sententiae [excommunication automatique] ».
L’ignorance coupable consiste à négliger de s’instruire de la foi divine et catholique quand il n’est pas impossible de le faire. La nécessité de moyen suffit quand les circonstances rendent impossible de connaître davantage la foi, mais non pas quand cela est possible. La mauvaise volonté pour connaître la sainte foi quand cela est possible ou accessible est une faute grave, un péché mortel qui conduit en enfer.
Catéchisme Penny, n° 177 : «178. Comment nous exposons-nous au danger de perdre notre Foi ? Nous nous exposons au danger de perdre notre Foi en négligeant nos devoirs spirituels, en lisant de mauvais livres, en fréquentant des écoles non-catholiques et en prenant part à cérémonies ou prières d’une fausse religion».
St Jean Chrysostome, père de l’Église, sur St Matthieu, Opus imperfectum, Hom. 42 : Il [J.-C.] leur reproche d’abord avec raison leur folie, parce qu’ils ne lisaient pas, et en second lieu leur ignorance, parce qu’ils ne connaissaient pas Dieu, car c’est de la lecture assidue que vient la science de Dieu, et l’ignorance est toujours fille de la négligence et de la paresse. (Catena aurea, St Thomas, Ev. S. Matthieu 22, 23-33)
Voici quelques pages de base pour s’instruire de la vraie foi :
La négation même d’une seule vérité de foi ou de morale catholique est une hérésie qui exclut de l’Église

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 ex cathedra (Magistère solennel) : « Tous ceux qui pensent des choses opposées ou contraires la sainte Église romaine les condamne, les réprouve, les anathématise et les déclare étranger [en dehors] au Corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère.quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique ».

« Comment pèche t-on contre la foi catholique ? On pèche contre la foi catholique par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en participant à des cultes non catholiques ». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme attribué au pape saint Pie X et Catéchisme de Baltimore)

L’hérésie est le pire de tous les péchés car il fait sortir automatiquement de l’unité de la foi et de l’Église et fait perdre le salut car la vraie foi est absolument nécessaire pour être membre de l’Église et pour le salut. Comment sortir de l’hérésie sans la foi pour revenir dans l’Église ? Sans la foi cela est impossible, c’est pourquoi le péché contre la foi est le plus grave de tous

Le péché conduit à l’hérésie
Le premier péché dans lequel tombe seul tout hérétique avant de tomber dans l’hérésie est toujours un ou plusieurs des sept péchés mortels, à savoir, l’orgueil, la luxure, la gourmandise, l’envie, l’avarice, la paresse et la colère. En raison de leurs péchés mortels, le diable gagne la possession de leur conscience en justice, et est capable d’influencer leur croyances dans les hérésies. C’est la triste vérité derrière l’hérésie.
Une personne qui évite les péchés mortels et suit la loi naturelle, et essaie aussi, autant qu’elle est en mesure, d’éviter les péchés véniels, ne tombera jamais dans l’hérésie, car les saints anges gardiens la protègent dans l’état de grâce.

Nous ne pouvons jamais accepter le moindre péché véniel.

Sainte Thérèse d’Avila dit : «Pour l’amour de Dieu, prenez soin de ne jamais devenir imprudents sur le péché véniel, si petit … Il n’y a rien de petit, si cela va à l’encontre d’un si grand souverain. Le péché véniel délibéré affaiblit les pouvoirs spirituels, réduit notre résistance au mal, et nous pousse à errer dans notre chemin vers la Croix. C’est une maladie de l’âme, mais pas sa mort surnaturelle.

1 Jean 5, 16 : «Il est un péché qui est mortel … Toute iniquité est un péché, mais il est un péché qui n’est pas mortel».

Quand un péché véniel est accepté avec le plein consentement, le diable gagne une emprise sur l’âme de la personne, d’où il est en mesure de plus influencer l’âme, et en peu de temps, il mène l’âme dans d’innombrables péchés mortels pour ce qui semble être un petit péché véniel, à moins que la pénitence et la modification soient apportées en réparation à la justice de Dieu. Une âme qui continue dans le péché véniel, sans quitter ses occasions de pécher, mérite de tomber dans le péché mortel depuis qu’elle a rejeté les commandements de Dieu. Si l’âme continue de commettre un péché véniel, elle finira toujours dans le péché mortel, il est donc très important de se prémunir contre les péchés mortels et véniels en tout temps. Des milliards de pauvres âmes souffrent aujourd’hui dans les feux de l’enfer, maudissant leurs péchés véniels habituels qui les ont conduits à commettre des péchés mortels. Si vous souhaitez éviter de vous joindre à eux dans les flammes de l’enfer, évitez toute occasion de péché, comme si c’était du vrai poison.

Pouvez-vous imaginer l’horreur de se tenir devant le Juge et d’entendre la sentence de mort et la condamnation éternelle prononcée contre vous ? Probablement pas. Mais vous avez ressenti de la culpabilité et de la peur pour votre conduite lorsque la Parole de Dieu vous poignarde avec cette phrase : «Le salaire du péché, c’est la mort» (Romains 6, 23). Pourquoi avons-nous peur et un sentiment de culpabilité ? Parce que «tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu» (Romains 3, 23).

Tous les hérétiques, et toutes les autres personnes qui meurent hors de l’Église et du salut, ne cherchent pas sincèrement [ne courent pas après] la vérité, ni ne prient Dieu avec sincérité pour être éclairés sur la vérité. Ces gens plutôt refusent de croire ou ne croient que dans ce qu’ils pensent être la vraie foi, rejetant tout le reste.

Cependant, nous ne devrions pas penser que nous sommes bons en aucune façon pour avoir la foi ou penser que nous sommes spéciaux en tout cas pour être introduit dans la foi. C’est un piège dans lequel on pourrait facilement tomber. Et c’est un piège très dangereux, car si une personne croit être spéciale de toute façon, alors elle est probablement déjà perdue. La fierté ou orgueil (à mon avis) conduit le plus d’âmes en enfer. C’est le début et la fin de la damnation.

Vous pouvez bien sûr penser ou vous considérer comme particulièrement mauvais ou pécheur, tels que : «vous êtes la pire personne sur terre» ou «le plus grand pécheur de la terre», etc., ce qui est bon de penser de soi-même, c’est la façon dont on devrait se considérer : comme le plus grand pécheur du monde et totalement indigne de recevoir toute grâce de Dieu. En vérité,  personnellement, on ne peut pas comprendre pourquoi on a la foi, et pourquoi tant de païens, juifs ou musulmans, qui sont mieux que soi, ne l’ont pas. Qu’à t-on fait pour mériter cette grâce de la foi, et qu’est-ce qui fait qu’ils n’y parviennent pas ? Pourquoi sont-ils dans l’obscurité, alors qu’on a trouvé la vraie lumière de l’Évangile ? C’est pourquoi, on peut se poser souvent cette question, sans comprendre pourquoi.

C’est le fierté ou orgueil qui rend la volonté inflexible contre Dieu «refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5) [Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, Magistère]».

 

Péché de scandale

Le scandale c’est être la cause de la chute dans le péché pour autrui. Dieu a fait l’enfer pour le scandale. Le scandale est un mot ou un acte qui donne lieu à la ruine de son prochain ; c’est un mot ou acte par lequel vous êtes pour votre prochain la cause ou l’occasion de perdre son âme.

Tous les hérétiques, en plus de pécher contre la foi, sont aussi coupables du péché de scandale pour en entraîner d’autres hors de la foi et du salut.

Le péché de scandale implique soi-même et en plus les autres dans sa coulpe ou culpabilité. Ceux qui sont aux autres une cause de scandale, sauf s’ils arrêtent, s’en repentent et réparent, seront tourmentés éternellement, en plus des autres tourments de l’enfer, par tous ceux pour lesquels ils ont été la cause directe ou indirecte d’avoir péché et de s’être damnés.

L’Église catholique fondée sur la Sainte Écriture et la loi naturelle condamne infailliblement toute immoralité et l’exposition de celle-ci à la fois aux petits et grands.

Matthieu 18, 6 : « Mais celui qui scandalise un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’une meule soit pendue à son cou, et qu’il soit noyé dans la profondeur de la mer ».

Luc 17, 1-2 : «Et il dit à ses disciples : Il est impossible que les scandales [c’est-à-dire les tentations ou encouragements au péché] n’arrivent : mais malheur à celui par qui ils arrivent. Il vaudrait mieux pour lui, qu’une meule de moulin soit pendue à son cou, et qu’on le jetât dans la mer, que de scandaliser un de ces petits».

En ce qui concerne le grand mal d’être aux autres une cause de «scandale», saint Alphonse de Liguori prêchait les paroles terrifiantes suivantes dans un sermon à sa congrégation :

Saint Alphonse de Liguori, sur le péché de scandale :  «Les loups les capturent et les dispersent» (Jean 10, 12). Les loups qui capturent et dispersent le troupeau de Jésus-Christ sont les auteurs de scandale, qui, non contents de leur propre destruction, travaillent à détruire les autres. Mais le Seigneur dit : «Malheur à l’homme par qui le scandale arrive» (Matthieu 18, 7). Malheur à celui qui donne scandale, et provoque d’autres à perdre la grâce de Dieu. Origène dit qu’ «une personne qui pousse un autre au péché, pèche plus gravement que l’autre». Frères, s’il y en avait parmi vous qui ait donné scandale, je tâcherai cette journée de le convaincre du mal qu’il a fait, pour qu’il puisse le pleurer et s’en garde à l’avenir. Je vais vous montrer, dans le premier point , le grand dam que le péché de scandale donne à Dieu ; et, dans le second, le grand châtiment que Dieu menace d’infliger aux auteurs de scandale.

Premier Point. Sur grand le dam que le péché de scandale donne à Dieu.

«1. Il est, en premier lieu, nécessaire d’expliquer ce qu’on entend par scandale. Voici comment saint Thomas le définit : « Le scandale est un mot ou un acte qui donne lieu à la ruine de son prochain. » (S. Theol. 2-2, q. 45, art. 1) Le scandale, alors, est un mot ou acte par lequel vous êtes pour votre prochain la cause ou l’occasion de perdre son âme [comme en publiant ou en reliant les âme de manière meurtrière qui va induire les autres à pécher]. Il peut être direct ou indirect. Il est direct lorsque vous tentez ou induisez autrui à commettre un péché directement. Il est indirect lorsque, bien que vous prévoyez que des mots ou des mauvaises actions seront la cause du péché d’un autre, vous ne vous en abstenez pas. Mais le scandale, qu’il soit direct ou indirect, s’il est dans une question de grande importance, est toujours un péché mortel.

«2. Voyons maintenant quel grand dam la destruction de l’âme du prochain donne à Dieu. Pour le comprendre, nous devons considérer la façon dont chaque âme est chère à Dieu. Il a créé les âmes de tous les hommes à son image. « Faisons l’homme à notre image et ressemblance. » (Gen. 1, 26) Les autres créatures, Dieu les a faites par un fiat – par un acte de sa volonté ; mais l’âme de l’homme il l’a créée par son propre souffle. « Et le Seigneur souffla dans ses narines un souffle de vie. » (Genèse 2, 7) L’âme de votre prochain, Dieu l’a aimée pour l’éternité. « Je vous ai aimés d’un amour éternel. » (Jérémie 31, 3) Il a, par ailleurs, créé chaque âme pour être couronnée dans le paradis, et participer à sa sa gloire. « afin de vous rendre ainsi participants de la gloire divine, » (2 Pierre 1, 4) Dans le ciel, il rendra les âmes des saints participantes de sa propre joie. « Entre dans la joie de ton Seigneur. » (Matthieu 25, 21) Pour eux, il est lui-même leur récompense. « Je suis votre récompense extrêmement grande. » (Genèse 15, 1)

«3. Mais rien ne peut montrer la valeur que Dieu met sur les âmes des hommes plus clairement que ce que le Verbe incarné a fait pour leur rédemption du péché et de l’enfer. « Si, » dit saint Eucharius, « vous ne croyez pas votre Créateur, demandez à votre Rédempteur, combien vous êtes précieux. » Parlant des soins que nous devons avoir de nos frères, saint Ambroise dit : « La grande valeur du salut d’un frère est connu par la mort du Christ. » Nous jugeons de la valeur de tout par le prix payé pour cela par un acheteur intelligent. Maintenant, Jésus-Christ a, selon l’Apôtre, acheté les âmes des hommes avec son propre sang. « Vous avez été rachetés à un grand prix. » (1 Cor. 6, 20) Nous pouvons donc dire que l’âme a autant de valeur que le sang d’un Dieu. Tel est, en effet, le language de Saint-Hilaire. « Tam copioso munere redemptio agitur, ut homo Deum valere videatur ». Par conséquent, le Sauveur nous dit que tout le bien ou le mal que nous faisons à l’un de ses frères, nous le faisons à lui-même. « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits de mes frères, c’est à moi que vous me l’avez fait. » (Mt 25, 40)

«4. De tout cela, nous pouvons en déduire quel est le déplaisir donné à Dieu de scandaliser un frère, et de détruire son âme. Il suffit de dire que ceux qui donnent scandale dérobent à Dieu un enfant, et assassinent une âme, pour le salut duquel il a donné son sang et sa vie. Ainsi, saint Léon appelle les auteurs de scandales meurtriers. « Quisquis scandalizat, mortem infert animae proximi ». Ils sont les plus impies des assassins parce qu’ils ne tuent pas le corps, mais l’âme d’un frère, et volent Jésus-Christ de toutes ses larmes, de ses chagrins, et de tout ce qu’il a fait et souffert pour gagner cette âme. D’où l’Apôtre dit : « Maintenant, quand vous péchez ainsi contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre le Christ. » (1 Cor 8, 12). Ceux qui scandalisent un frère, pèchent contre le Christ parce que, comme dit saint Ambroise, ils Le privent d’une âme pour laquelle il a passé tant d’années, et s’est soumis à tant de fatigues et de travaux. On raconte que saint Albert le Grand a passé trente ans à la fabrication d’une tête qui ressemblait à une tête humaine qui parlait ; et que saint Thomas, craignant que cela ait été fait par l’agence du diable, avait pris la tête et la cassa. Saint Albert se plaignit de l’acte de Saint Thomas, en disant : « Vous avez brisé le travail de trente ans ». Je ne dis pas que cela est vrai, mais il est certain que, lorsque Jésus-Christ voit une âme détruite par le scandale, il peut reprendre l’auteur de celui-ci, et lui dire : mauvais misérable, qu’avez-vous fait ? Vous m’avez privé de cette âme pour laquelle j’ai travaillé 33 années.

«5. Nous lisons dans les Écritures que les fils de Jacob, après avoir vendu leur frère Joseph à certains marchands, ont dit à son père que les bêtes sauvages l’avaient dévoré. « Fera pessima devoravit eum » (Genèse 37, 20). Pour convaincre leur père de la vérité de ce qu’ils avaient dit, ils plongèrent la tunique de Joseph dans le sang d’une chèvre, et lui ont présentée, en disant : « reconnais si c’est la robe de ton fils, ou non » ( v 32). En réponse, le père affligé dit avec larmes : « C’est la tunique de mon fils : une bête sauvage féroce l’a dévoré » (v. 33). Ainsi, nous pouvons imaginer que, quand une âme est amenée dans le péché par le scandale, les démons présentent à Dieu le vêtement de cette âme trempée dans le sang de l’Agneau immaculé, Jésus-Christ – qui est la grâce perdue par cette âme scandalisée que Jésus-Christ avait acheté de son sang et qu’ils disent au Seigneur : « reconnais si c’est la robe de ton fils, ou non ». Si Dieu était capable de verser des larmes, il pleurerait plus amèrement que Jacob ne l’a fait, à la vue de cette âme perdue – son enfant assassiné – et dirait : « C’est la tunique de mon fils : une bête sauvage féroce l’a dévoré ». Le Seigneur irait à la recherche de cette bête sauvage, en disant : « Où est la bête qui a dévoré mon enfant ? » Quand il trouve la bête, que doit-il faire avec elle ?

«6. « Je fondrai sur eux », dit le Seigneur par son prophète Osée, « comme l’ourse privée de ses petits ». (Osée 13, 8) Lorsque l’ourse vient à son repaire, et ne trouve pas ses petits, elle va dans le bois à la recherche de la personne qui les a emmenés. Quand elle découvre la personne, oh ! avec quelle furie se précipite t-elle sur elle ! C’est donc que le Seigneur fondra sur les auteurs de scandale, qui lui ont volé ses enfants. Ceux qui ont donné scandale diront : Mon prochain est déjà condamné ; Comment puis-je réparer le mal qui a été fait ? Le Seigneur répondra : Depuis que vous avez été la cause de sa perte, vous devez me payer pour la perte de son âme.  » Je redemanderai son sang de ta main » (Ézéchiel 3, 20). Il est écrit dans le Deutéronome : « Ton oeil sera sans pitié : vie pour vie » (19, 21). Vous avez détruit une âme; vous devez en subir la perte. Passons au deuxième point.

Second Point. L’énorme châtiment dont Dieu menace ceux qui donnent scandale.

«7. « Malheur à l’homme par qui le scandale arrive » (Matthieu 18, 7). Si le mécontentement donné à Dieu par le scandale est grand, le châtiment qui attend les auteurs de celui-ci doit être affreux. Voici comment Jésus-Christ parle de ce châtiment : « Mais celui qui scandalise un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’une meule soit pendue à son cou, et qu’il soit noyé au fond de la mer » (Matthieu 18, 6). Si un malfaiteur meurt sur l’échafaud, il excite la compassion des spectateurs, qui au moins prient pour lui, s’ils ne peuvent pas le délivrer de la mort. Mais, s’il était jeté dans les profondeurs de la mer, il n’y aurait pas un de présent pour avoir pitié de son sort. Un certain auteur dit que Jésus-Christ menace la personne qui scandalise un frère avec cette sorte de punition, pour signifier qu’il est si odieux aux anges et aux saints, qu’ils ne veulent pas recommander à Dieu l’homme qui a apporté la perdition à une âme. « Il est déclaré indigne non seulement d’être assisté, mais même d’être vu » (Mansi. ch. 3, n° 4)

«8. Saint Jean Chrysostome dit que le scandale est si abominable aux yeux de Dieu, que s’il permet des péchés très graves, il ne peut pas permettre au péché de scandale d’arriver sans châtiment adéquat. « Tam Deo horribile est scandalum, ut peccata graviora dissimulet non autem peccata ubi frater scandalizatur ». Dieu lui-même dit de même par le prophète Ezéchiel : « Car quiconque de la maison d’Israël … séjournant en Israël …  met devant sa face le scandale qui le fait pécher, …  je le détruirai pour faire de lui un signe et un proverbe ; je le retrancherai du milieu de mon peuple ». (Ézéchiel 14, 7, 8) Et, en réalité, le scandale est l’un des péchés que nous trouvons dans les Écritures sacrées puni par Dieu avec la plus grande rigueur. D’Eli, parce qu’il n’a pas corrigé ses fils qui ont donné scandale en volant la chair offerte en sacrifice (comme pour les parents qui donnent scandale, non seulement en donnant le mauvais exemple, mais aussi en ne corrigeant pas leurs enfants comme ils le devraient), le Seigneur a dit : « Voici que je vais faire dans Israël une chose que personne n’entendra sans que les deux oreilles lui tintent » (1 Sam 3, 11). Et en parlant du scandale donné par les fils d’Eli, l’écrivain inspiré dit : «C’est pourquoi le péché de ces jeunes hommes fut très grand devant le Seigneur » (Ibid. 2, 17). Quelle était ce grand péché ? C’était, dit saint Grégoire, en expliquant ce passage, le dessein de faire pécher les autres. « Quia ad pecandum alios pertrahebant ». Pourquoi Jéroboam a été châtié ? Parce qu’il a scandalisé les gens : il « a péché, et fait pécher Israël » (1 Rois 14, 16). Dans la famille d’Achab, de tous les membres qui étaient les ennemis de Dieu, Jézabel a été le plus sévèrement châtiée. Elle a été jetée d’une fenêtre, et dévorée par des chiens, afin que rien ne restât plus que son « crâne et ses pieds, et les extrémités de ses mains ». Et pourquoi a t-elle été si sévèrement punie ? Parce qu’ « elle a mis Achab dans tous les maux. »

«9. L’enfer a été créé pour le péché de scandale. « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre » (Genèse 1. 1). Mais, quand a t-il créé l’enfer ? C’est quand Lucifer a commencé à séduire les anges dans la rébellion contre Dieu. De peur qu’il doive continuer à pervertir ceux qui sont restés fidèles à Dieu, il a été banni du ciel immédiatement après son péché. Ainsi Jésus-Christ a dit aux Pharisiens, que, par leur mauvais exemple ils scandalisaient les gens, et qu’ils étaient les enfants du diable, qui était depuis le début un meurtrier des âmes. « Vous êtes de votre père, le diable : il a été meurtrier dès le début » (Jean 8, 44). Et quand Saint-Pierre a donné scandale à Jésus-Christ, en lui suggérant de ne pas laisser sa vie être enlevée par les Juifs, et en s’efforçant d’éviter ainsi l’accomplissement de la rédemption, le Rédempteur l’a appelé un diable. « Passe derrière moi, Satan, tu es un scandale pour moi » (Matthieu 16, 23). Et, en réalité, les auteurs de scandale ne font-ils fonction à d’autres, comme celle d’un ministre du diable ? S’il n’étaient pas assistés par de tels ministres impies, il ne réussiraient certainement pas à gagner beaucoup d’âmes. Un compagnon scandaleux fait plus de mal qu’une centaine de démons.

«10. Sur les paroles d’Ézéchias, « voici que mon amertume amère se change en paix ! » (Ésaïe 38, 17), Saint-Bernard, au nom de l’Eglise, dit : « La paix des païens, la paix des hérétiques, mais pas la paix des enfants ». Actuellement l’Église n’est pas persécutée par les idolâtres, ou par les hérétiques, mais elle est persécutée par les chrétiens scandaleux, qui sont ses propres enfants. Pour la capture des oiseaux, nous employons des leurres, certains oiseaux sont aveuglés et liées de telle manière qu’ils ne peuvent pas s’envoler. Ce sont donc les actes du diable. « Quand », dit saint Ephrem, « une âme a été prise, elle devient un piège pour tromper les autres ». Après avoir fait qu’un jeune homme tombe dans le péché, l’ennemi l’aveugle d’abord comme son esclave, puis le rend son leurre pour tromper les autres et les attirer dans le filet du péché,non seulement il le pousse, mais même l’oblige à tromper les autres. « L’ennemi », dit saint Léon, « en a beaucoup qu’il oblige à tromper les autres ». (Sermon de la Nativité)

«11. Misérables ! Les auteurs du scandale doivent souffrir en enfer la punition de tous les péchés qu’ils ont inciter d’autres à commettre. Césaire rapporte (liv. 2, ch. 6) qu’après la mort d’une certaine personne qui avait donné scandale, un saint homme témoin de son jugement et de sa condamnation, a vu qu’à son arrivée à la porte de l’enfer, les âmes qu’elle avait scandalisé vinrent à sa rencontre, et lui dirent : Venez, malheureux maudit, expier tous les péchés dans lesquels vous nous avez fait nous engager [par vos faits et gestes, par des messagesimpudiques de forum, des images et des liens qui contiennent ces images etc]. Ils se précipitèrent alors en lui, et comme des bêtes sauvages, ont commencé à le déchirer. Saint Bernard dit, en parlant d’autres pécheurs, que les Écritures donnent espoir de modification et de pardon ;mais qu’elles parlent de ceux qui donnent scandale comme des personnes séparées de Dieu et de leur salut, pour qui il y a très peu d’espoir. « Loquitur tanquam a Deo separati, unde hisce nulla spes vitae esse poterit ».

«12. Voici, alors, l’état misérable de ceux qui donnent scandale par leur mauvais exemple, qui prononcent des mots impudiques devant leurs compagnons [ou des images ou des vidéos impudiques, ou en font la promotion, ou des liens vers elles], en présence de jeunes femmes, et même d’enfants innocents, qui, à la suite de l’audition de ces mots [ou du regard de ces images dans un article de nouvelles ou un clip vidéo], commettent mille péchés. Considérez la façon dont les anges-gardiens de ces petits pleurent de les voir dans l’état de péché, et comment ils appellent à la vengeance de Dieu contre les réseaux sacrilèges [et] des actions qui les ont scandalisés. Un grand châtiment attend tous ceux qui ridiculisent ceux qui pratiquent la vertu. Car beaucoup, par crainte du mépris et du ridicule des autres, abandonnent la vertu, et se livrent à une mauvaise vie. Quel sera le châtiment de ceux qui envoient des messages pour inciter les autres à pécher ? Ou de ceux qui se vantent de leurs mauvaises actions ? Mon Dieu ! au lieu de pleurer et se repentir d’avoir offensé le Seigneur, ils se réjouissent et se gloirifient dans leurs iniquités ! Certains conseillent à d’autres personnes de commettre le péché ; d’autres les incitent vers lui ; et certains, pire que les démons, enseignent aux autres comment pécher. Que dirons-nous des pères et des mères, qui, s’il est en leur pouvoir d’empêcher les péchés de leurs enfants, leur permettent de s’associer avec de mauvais compagnons, ou de fréquenter certaines maisons dangereuses [ou sites Internet, ou leur permettent de regarder la télévision ou d’écouter de la musique profane de péché], et permettent à leurs filles d’avoir des conversations avec de jeunes hommes ? Oh ! avec ces fléaux nous devont voir ces personnes châtiées le jour du jugement !

«13 Peut-être certains père de famille parmi vous diront : Ainsi, je suis perdu parce que j’ai donné scandale ? N’y a t-il aucun espoir de salut pour moi ? Non, je ne dirais pas que vous êtes sans espoir – la miséricorde de Dieu est grande. Il a promis le pardon à tous ceux qui se repentent. Mais, si vous voulez sauver votre âme, vous devez réparer le scandale que vous avez donné. « Laissez », dit Eusèbe Emmissenus, « celui qui a lui-même détruit par la destruction d’un grand nombre, se racheter par l’édification d’un grand nombre » (Hom. 10 ad lun.). Vous avez perdu votre âme, et vous avez détruit les âmes de beaucoup par vos scandales. Vous êtes maintenant tenu de réparer le mal. Comme vous avez jusqu’à présent attiré les autres à pécher, vous êtes tenu de les porter à la vertu par des mots d’édification, par exemple, en évitant les occasions de péché, par la fréquentation des sacrements, en allant souvent à l’église pour prier, et en participant à des sermons.Et à partir de ce jour, d’éviter, comme vous le feriez mort, tout acte et parole qui pourrait scandaliser les autres. « Que leur propre ruine », dit saint Cyprien, « suffira pour ceux qui sont tombés » (Liv. 1, L. 3). Et Saint Thomas de Villanova dit : « Que vos propres péchés sont suffisants pour vous ». Quel mal Jésus-Christ fait vous a fait pour que ce ne soit pas assez pour vous de l’avoir offensé, mais de souhaiter faire que d’autres l’offensent ? C’est un excès de cruauté.

«14. Soyez prudent, alors, de ne plus jamais donner le moindre scandale. Et si vous voulez sauver votre âme, évitez autant que possible ceux qui donnent scandale. Ces diables incarnés seront damnés ; mais, si vous ne les évitez pas, vous allez vous mettre en perdition. « Malheur au monde à cause de scandales », dit le Seigneur (Mt 18, 7), c’est-à-dire, beaucoup sont perdus parce qu’ils ne s’éloignent pas des fauteurs de scandale. Mais vous pouvez dire : Cette personne est mon ami ; Je suis soumis à des obligations envers lui ; Je m’attends à beaucoup de faveurs de lui. Mais Jésus-Christ dit : « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. C’est mieux pour toi d’avoir un œil, et d’entrer dans la vie, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne de feu » (Matthieu 18, 9). Bien qu’une certaine personne soit votre œil droit, vous devez vous éloigner d’elle pour toujours ; il est préférable pour vous de perdre un oeil et de sauver votre âme, que de le préserver et d’être jeté dans la géhenne ». (Saint Alphonse de Liguori, Sermons n. 2-4 des œuvres ascétiques, Volume XVI, Sermons pour tous dimanches de l’année, 1882, p. 152-173)

Péché contre l’Esprit-Saint

Le péché ou blasphème contre le Saint-Esprit est mentionné dans Matthieu 12, 22-32, Marc 3, 22-30, Luc 12, 10 (cf. 11, 14-23), et le Christ déclare partout qu’il ne sera pas pardonné. En quoi cela consiste ? Si nous examinons tous les passages évoqués, il ne peut y avoir que peu de doute quant à la réponse. Prenons, par exemple, le récit de saint Matthieu qui est plus complet que ceux des autres synoptiques. «On présenta au Christ un démoniaque [possédé par un démon], aveugle et muet, et il le guérit, en sorte qu’il parlait et voyait». Tandis que la foule stupéfaite demande : «N’est-ce point le Fils de David », les pharisiens, cédant à leur jalousie coutumière, et fermant leurs yeux à la lumière de la preuve, disent : «Celui-ci ne chasse les démons que par Belzébuth, prince des démons». Jésus leur révèle alors cette absurdité, et, par conséquent, la malice de leur explication ; Il leur montre que c’est par «l’Esprit de Dieu» qu’il chasse les démons, puis il conclut : «C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. Et quiconque aura parlé contre le Fils de l’homme, il lui sera remis, mais si quelqun a parlé contre le Saint Esprit, il ne lui sera remis, ni en ce siècle, ni dans le siècle à venir».

Donc, le péché contre le Saint-Esprit est de le confondre avec l’esprit du mal, c’est nier, par pure méchanceté, le caractère divin des œuvres manifestement Divines. C’est le sens dans lequel Saint Marc définit également la question du péché, car, après avoir rapporté les paroles du Maître : «Mais celui qui aura blasphémé contre l’Esprit Saint n’aura jamais de pardon», il ajoute aussitôt : «Parce qu’ils ont dit : Il a un esprit impur». Avec ce péché de malice carrément pur, Jésus oppose le péché «contre le Fils de l’homme», qui est le péché commis contre lui-même comme homme, le tort causé à son humanité en le jugeant par son apparence humble et modeste. Ce défaut, contrairement au premier, pourrait être excusé comme le résultat de l’ignorance et de l’incompréhension de l’homme.

Mais les Pères de l’Église, en commentant les textes évangéliques que nous traitons ne se sont pas limités à la signification donnée ci-dessus. Que ce soit qu’ils aient souhaiter regrouper tous les cas objectivement analogues, ou s’ils ont hésité et vacillé face à ce point de doctrine, que saint Augustin déclare (Sermon II de verbis Domini, c. V) l’un des plus difficile dans l’Écriture, ils ont proposé des interprétations ou des explications différentes. St Thomas, que nous pouvons suivre en toute sécurité, donne un très bon résumé des opinions dans II-II.14. Il dit que le blasphème contre le Saint-Esprit a été et peut s’expliquer de trois façons.

* Parfois, et dans sa signification la plus littérale, il a été pris en compte pour signifier le fait de proférer une insulte contre l’Esprit divin, l’application de l’appellation, soit au Saint- Esprit ou à toutes les trois personnes divines. Ce fut le péché des pharisiens, qui ont parlé d’abord contre «le Fils de l’homme», critiquant les travaux et les moyens humains de Jésus, l’accusant d’aimer la bonne chère et le vin, de s’associer avec les publicains, et qui, plus tard, avec une incontestable mauvaise foi, ont calomnié Ses œuvres divines, les miracles qu’il opérait en vertu de sa propre divinité.

* D’autre part, saint Augustin explique souvent le blasphème contre le Saint-Esprit pour être l’impénitence finale, la persévérance jusqu’à la mort dans le péché mortel. Cette impénitence est contre le Saint-Esprit, dans le sens qu’elle Le frustre et est absolument opposée à la rémission des péchés, et cette rémission est affectée à l’Esprit Saint, l’amour mutuel du Père et du Fils. Dans cette perspective, Jésus, dans Matthieu 12 et Marc 3 n’a pas vraiment accusé les pharisiens de blasphème contre le Saint-Esprit, il les met en garde contre le danger dans lequel ils étaient de le faire.

* Enfin, plusieurs Pères, et après eux, beaucoup de théologiens scolastiques, appliquent l’expression à tous les péchés directement opposés à cette qualité qui est, par appropriation, la qualité caractéristique de la Troisième Personne divine. La charité et la bonté sont surtout attribuées à l’Esprit Saint, comme le pouvoir est au Père et la sagesse au Fils. Alors, tout comme ils ont appelé péchés contre le Père ceux qui résultaient de la fragilité, et péchés contre le Fils ceux qui jaillissaient de l’ignorance, de la sorte les péchés contre le Saint-Esprit sont ceux qui sont engagés carrément par malice, soit par mépris ou rejet des inspirations et des impulsions qui, après avoir été agitées dans l’âme de l’homme par l’Esprit Saint, lui tournent le dos ou le délivrent du mal. Il est facile de voir comment toute cette explication convient à tous les circonstances de cette espèce, où le Christ adresse les paroles pour les pharisiens.

Ces péchés sont généralement comptés six : le désespoir, la présomption, l’impénitence ou une ferme détermination à ne pas se repentir, l’obstination, résister à la vérité connue, et l’envie d’un autre c’est-à-dire de son bien-être spirituel. Les péchés contre l’Esprit Saint sont censés être impardonnables, mais le sens de cette affirmation peut varier beaucoup en fonction de celles des trois explications données ci-dessus qui sont acceptées. Quant à l’impénitence finale, elle est absolue, et cela est facile à comprendre, car même Dieu ne peut pas pardonner où il n’ya pas de repentance, et le moment de la mort est l’instant fatal après lequel aucun péché mortel n’est remis. C’est parce que saint Augustin a considéré les paroles du Christ impliquant l’impardonnable absolu qu’il tenait le péché contre le Saint-Esprit pour être uniquement l’impénitence finale. Dans les deux autres explications, selon saint Thomas, le péché contre le Saint-Esprit est rémissible – pas absolument et toujours, mais dans la mesure où (considéré en lui-même) il n’a pas de revendications et de circonstances atténuantes, inclinées vers un pardon, qui pourraient être présumées dans le cas des péchés de faiblesse et d’ignorance.

Celui qui, par méchanceté pure et délibérée, refuse de reconnaître l’œuvre manifeste de Dieu, ou rejette les moyens nécessaires pour le salut, agit exactement comme un malade qui refuse non seulement tous les médicaments et tous les aliments, mais qui fait tout en son pouvoir pour augmenter sa maladie, et dont la maladie devient incurable, en raison de sa propre action. Il est vrai que, dans les deux cas, Dieu pourrait, par un miracle, vaincre le mal, il pourrait, par son intervention omnipotente, soit annuler les causes naturelles de la mort corporelle, ou soit changer radicalement la volonté du pécheur obstiné, mais une telle intervention n’est pas en conformité avec sa providence ordinaire, et s’il permet aux causes secondaires d’agir, s’il offre à la volonté humaine libre la grâce ordinaire, mais suffisante, qui doit chercher la cause de la plainte ? En un mot, le péché irrémissible contre l’Esprit Saint vient exclusivement de la part du pécheur, en raison de l’acte du pécheur.

Péché d’ignorance coupable

Les baptisés sont tenus de connaître ou de s’instruire de la (vraie) foi catholique quand ils le peuvent sous peine de péché grave (mortel).
Catéchisme Penny, n° 178 : «Comment nous exposons-nous au danger de perdre notre Foi ? Nous nous exposons au danger de perdre notre Foi en négligeant nos devoirs spirituels, en lisant de mauvais livres, en fréquentant des écoles non-catholiques et en prenant part à cérémonies ou prières d’une fausse religion».
L’ignorance coupable des vérités de foi et de morale est causée par la négligence volontaire – par action ou par omission – de connaître la foi divine et catholique.
Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : «Maintenant, il est évident que celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir. Par conséquent l’ignorance de ces choses est appelée «invincible», parce qu’elle ne peut être surmontée par l’étude. Pour cette raison, l’ignorance, n’étant pas volontaire, il n’est pas en notre pouvoir de s’en débarrasser, n’est pas un péché : c’est pourquoi il est évident que l’ignorance invincible n’est pas un péché. D’autre part, l’ignorance invincible est un péché, si c’est sur des questions qu’on est obligé de savoir, mais ça ne l’est pas, si c’est sur des choses qu’on n’est pas obligé de savoir. «
Foi minimum
La foi minimum à connaître (appelé moyens de nécessité) absolument pour le salut- en dessous de laquelle il ne peut y a voir de salut – est la Trinité et l’Incarnation, Dieu rémunérateur et la loi naturelle. C’est le minimum de foi auquel doit adhérer tout baptisé pour son salut quand il est impossible d’en savoir plus (dans des circonstances particulières qui ne permettent absolument pas d’en savoir davantage). Mais quand il est possible d’en connaître plus sur la foi divine et catholique, et qu’on ne le fait pas, c’est un péché mortel d’ignorance coupable. Avoir accès à l’instruction religieuse et le mépriser est un mépris de la religion, car il est juste que soit condamné celui qui méprise son salut.

Ceux qui ne connaissent pas les autres dogmes catholiques (autres que la Trinité et l’Incarnation, Dieu rémunérateur et la loi naturelle), quand il est impossible d’en savoir plus mais qui tiennent une position incompatible avec la foi dans la Trinité et l’Incarnation, ou nient une vérité qu’ils savent être vraie sur Dieu et la loi naturelle ou nient quelque chose qu’ils savent être clairement enseigné dans les Écritures ne sont pas catholiques [chrétiens] mais hérétiques :

  • Par exemple, si le baptisé prétend croire en la Trinité et l’Incarnation, mais considère que toutes les religions sont plus ou moins bonnes, alors c’est un hérétique et il n’a pas la foi catholique (avant même qu’il sache qu’une telle position est condamnée par l’Égliseparce que sa croyance est incompatible avec la vraie foi en la Trinité comme le seul vrai Dieu, croyance qu’il doit tenir selon la foi catholique dans ses composantes les plus simples.
  • Un autre exemple serait si le baptisé qui croit en la Trinité et l’Incarnation (qui sont les composantes les plus simples de la foi catholique) et qui n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, soutient que l’homme n’a pas le libre arbitre (ce que certains protestants enseignent). Cette personne serait également devenue hérétique avant même qu’elle ait vu sa situation condamnée par l’Église et avant qu’elle ait entendu parler d’autres dogmes catholiques (autres que la Trinité et l’Incarnation), car elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, à savoir que l’homme a une volonté libre. Ainsi, elle nie une vérité à savoir sur l’homme de la loi naturelle et est un hérétique.
  • Un autre exemple serait si le baptisé qui croit en la Trinité et l’Incarnation (la foi catholique dans ses composantes les plus simples) et qui n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, refuse de croire que Dieu est le rémunérateur et vengeur. Cette personne est hérétique, même si elle n’a jamais vu que sa position est condamnée par l’Église et qu’elle n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, selon laquelle Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions (voir Héb. 11, 6).

L’ignorance invincible – qui ne peut pas être surmontée par un effort humain bien ordonné – des mystères essentiels (la Trinité et l’Incarnation, Dieu rémunérateur), et de la loi naturelle, qui doivent être connus explicitement par tous au-dessus de l’âge de raison pour le salut est totalement excusable pour la culpabilité des péchés personnels (actuels). Quand les gens enfreignent la loi naturelle, c’est toujours un péché, et cela ne peut être excusé, car cette loi est écrite par Dieu dans le cœur de chaque homme. L’ignorance de la Trinité et de l’Incarnation, et Dieu rémunérateur, cependant, n’est pas un péché en soi, mais Dieu retient cette connaissance des mystères essentiels pour de nombreuses personnes dont Il a connu d’avance qu’ils rejetteraient son offre de salut. C’est la raison pour laquelle l’hérésie du salut pour l’ignorant invincible (des mystères essentiels) est si gravissime, car c’est rejeter la nécessité même de la foi minimum pour le salut.

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril, 1905 : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV, vient de l’écrire :« Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Les fidèles sont tenus de professer la foi sous peine de péché mortel, quand il faut le faire. Comment professer la foi qu’on a négligé de la connaître ? On est coupable de péché grave ou mortel.

Code de droit canonique 1917, can. 1325, 1. Obligation de professer la foi : « Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois que le silence des circonstances, la fraude, ou leur façon d’agir autrement constitue implicitement un déni de la foi, ou implique le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale de leur prochain».

 

Un vrai catholique cherche la vérité. Tout catholique est tenu de défendre la vérité quand il peut le faire. Comment défendre la vérité quand on a négligé de la connaître alors qu’on le pouvait ? Eh, bien on commet un péché mortel par omission et on est complice de l’erreur, du mal commis ou de l’hérésie.

Pape saint Félix III (483-492) : « Ne pas s’opposer à l’erreur est l’approuver, et même négliger de confondre les méchants, quand nous pouvons le faire, n’en est pas moins un péché que de les encourager ».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

L’ignorance coupable de connaître la vraie foi est la principale cause de la catastrophe spirituelle et civile actuelle depuis la grande apostasie de vatican 2.

Tout baptisé doit juger ce qui est ou n’est pas de la foi catholique, par la règle de la foi (loi divine).

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 : «Ce sont les questions qui, en général, il semblait bon au Concile sacré d’enseigner aux fidèles du Christ en ce qui concerne le sacrement de l’ordre. Il a, toutefois, décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous, faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [et hérésies]».

Tous sont autorisés et doivent juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Ceci est un commandement de loi divine et non une chose dont on a le choix ou non, sinon le canon n’aurait jamais dit «afin que tous, faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique au milieu des ténèbres de tant d’erreurs» sans permettre réellement aux gens de juger ce qui est une hérésie, ou qui est un hérétique. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur.

On est vraiment obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente.

Péché d’infidélité

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa IIae, Q. 10, art. 1 : «L’infidélité prise négativement est plutôt un châtiment qu’un péché, mais l’infidélité considérée comme opposée à la foi, celle qui fait qu’on la combat ou qu’on la méprise, est un péché».

L’infidélité est le péché de mépris de la foi. Mais l’infidélité est pire qu’un péché mortel, c’est un châtiment de Dieu pour les péchés. Ceux qui ont coupablement négligé leur foi (ignorance coupable) tombent sous ce châtiment, Dieu leur montre qu’ils sont sous le coup de sa colère et s’ils venaient à mourir, seraient damnés. C’est ainsi que le Seigneur veut qu’ils reviennent à Lui, par la foi, mais malheureusement, si aujourd’hui, l’apostasie est si avancée c’est parce que la plupart restent infidèles.

Les pécheurs qui ne veulent pas se repentir, ceux qui ne font pas pénitence, ceux qui ne cessent pas de pécher, ceux qui ne veulent pas sortir de leur état, ceux qui préfèrent le péché, qui tuent leur âmes, sont châtiés par Dieu par l’infidélité qui leur fait mépriser voir combattre la foi divine et catholique (comme les hérétiques et schismatiques).

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa IIae, Q. 10, art. 1 : «1° …on est ainsi infidèle par cela seul qu’on a pas la foi. 2° …selon qu’elle est contraire à la foi, c’est cette infidélité qui fait qu’on combat les enseignements de la foi ou qu’on les méprise (1). … C’est à proprement parler en cela que consiste l’essence même de l’infidélité. Mais … dans ceux qui n’ont pas entendu parler de la foi, elle n’est pas un péché mais plutôt un châtiment…».

(1) «L’infidélité privative est celle d’un homme qui a été suffisamment instruit des vérités de la foi et qui ne veut pas les croire bien qu’il ne parle pas contre elles. L’infidélité contraire va plus loin, elle affirme des choses opposées à la foi et les soutient».

Pape Célestin Ier (422-432), Indiculus (Ench. Symb. 139 246) : «Les infidèles doivent recevoir la foi, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère » qui doivent être « arrachés à la puissance des ténèbres »».

Péché de blasphème

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa IIae, Q. 13 : «Après avoir parlé de l’apostasie, nous avons à nous occuper du blasphème qui est un péché contraire à la confession de la foi».

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa IIae, Q. 13, art. 1 : «Le vice du blasphème appartient à l’infidélité…»

Le blasphème est l’insulte ou outrage à Dieu.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa IIae, Q. 13, art. 1, r. 1 : «celui qui parle contre Dieu avec l’intention de l’outrager, déroge à la bonté divine, non seulement d’après la pensée fausse qu’il a dans l’esprit, mais encore selon la dépravation de la volonté qui déteste et détruit autant qu’il est en elle, l’honneur dû à Dieu, c’est ce qui rend le blasphème complet».

Le blasphémateur insulte Dieu et ce qui est saint.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa IIae, Q. 13, art. 1, r. 2 : «comme on loue Dieu dans ses saints en ce sens qu’on loue les œuvres qu’il produit en eux, de même le blasphème qu’on prononce contre les saints rejaillit conséquemment sur Dieu (1)».

(1) «Dans ce cas on blasphème contre Dieu indirectement. On fait aussi un blasphème quand on maudit les créatures les plus excellentes de Dieu, l’homme, le ciel, la terre, l’océan».

Blasphème contre la sainte Vierge Marie Mère de Dieu

Notre Dame de Fatima à sœur Lucie, 10 décembre 1925 : « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes».

  1. Blasphèmes contre l’Immaculée Conception : La Sainte Vierge est l’unique créature préservée du péché originel du genre humain à sa conception.
  2. Blasphèmes contre la Virginité de Marie : Elle est Vierge avant, pendant et après son enfantement.
  3. Blasphèmes contre sa Maternité divine et sa maternité des hommes : Dieu le Fils a pris son humanité de Marie, Mère du Chef du genre humain.
  4. Insinuations, dans les cœurs des enfants, de l’indifférence, du mépris et de la haine contre cette Mère Immaculée : Le monde, l’éducation nationale maçonnique méprise la Mère de Dieu, comme les parents apostats.
  5. Outrages dans ses saintes images : Pietas blasphématoires dans les magazines mondains, images publiques de scènes blasphématoires suggestives, etc.

Concile de Constantinople IV, can. III (Décrets 168) ex cathedra(Magistère solennel) : «si quelqu’un ne vénère pas  l’image du Christ Sauveur … : qu’il soit tenu à l’écart de sa communion [excommunié] et de sa gloire [damné]. Il en sera de même pour qui ne vénère pas l’image de Marie sa Mère immaculée et Mère de Dieu. Que ceux qui ne se conduisent pas ainsi soient anathèmes [maudits] au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit».

Péché de sacrilège

Le sacrilège est un péché spécial qui viole ce qui est saint, par l’irrespect, l’irrévérence ou la profanation (impiété, abus, outrage).

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa IIae, Q. 99, art. 1 : «Le sacrilège est la violation d’une chose sainte».

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa IIae, Q. 99, art. 1, r. 2 : «…faire injure au peuple chrétien, comme quand on lui donne pour chef un infidèle, c’est manquer de respect envers une chose sacrée, c’est avec raison qu’on donne à cet acte le nom de sacrilège».

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa IIae, Q. 99, art. 1, r. 3 : «le mot violation s’entend ici au sens large, de toute espèce d’irrévérence ou de profanation».

Hérétiques

Les hérétiques sont sacrilèges.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa IIae, Q. 99, art. 2, r. 1 : «…ils font un sacrilège contre la sainteté de la loi divine ceux qui l’attaquent à la manière des hérétiques et des blasphémateurs, car ils se rendent coupables du péché d’infidélité par là-même qu’ils ne croient pas à Dieu, tandis qu’en pervertissant les paroles de sa loi ils font un sacrilège».

Sacrements

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, IIa IIae, Q. 99, art. 3 : «il y a une troisième espèce de sacrilège que l’on commet à l’égard des autres choses sacrées les sacrements par lesquels l’homme est sanctifié. Le premier d’entre eux est le sacrement d’Eucharistie qui contient le Christ. C’est pourquoi le sacrilège que l’on commet contre ce sacrement est le plus grave de tous [de tous les sacrilèges et des sacrilèges des autres sacrements]».

Les hérétiques sont sacrilèges et les sacrements d’hérétiques sont sacrilèges.

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui obstinément «tient un seul point de vue contraire à celui de l’Église» (Magistère) est de fait anathème (Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino), automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements (comme les sédévacantistes hérétiques – ou même non-sédévacantistes – pour être partisans du baptême de désir/sang/salut de l’ignorant invincible qui nient le dogme « Hors de l’Église pas de salut » et « La régénération par l’eau seule fait membre de l’Église » et les partisans de l’hérésie de réception de sacrements d’hérétiques formels qui violent l’unité de foi et du corps du Christ).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 ex cathedra : « Par conséquent, la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ, qui est l’Église, celui qui tient des opinions opposées ou contraires ».

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui obstinément «donne son assentiment même à une seule hérésie» (Léon XIII, Satis Cognitum) est automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements (comme les sédévacantistes hérétiques – ou même non-sédévacantistes – pour être partisans du baptême de désir/sang/salut de l’ignorant invincible qui nient le dogme « Hors de l’Église pas de salut » et « La régénération par l’eau seule fait membre de l’Église » et les partisans de l’hérésie de réception de sacrements d’hérétiques contrairement à l’unité de foi et du corps du Christ).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloigneraitle moins du monded’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui obstinément «ne professe pas la vraie foi catholique» (Pie XII, Mystici corporis Christi) est automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements (comme les sédévacantistes hérétiques – ou même non-sédévacantistes – pour être partisans du baptême de désir/sang/salut de l’ignorant invincible qui nient le dogme « Hors de l’Église pas de salut » et « La régénération par l’eau seule fait membre de l’Église » et les partisans de l’hérésie de réception de sacrements d’hérétiques au contraire de l’unité de foi et du corps du Christ).

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère de l’Église) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui tient obstinément qu’«un hérétique peut être pape» (Paul IV, Cum ex Apostolatus Officio) est un hérétique automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements (comme les prêtres valides vatican 2 célébrant une messe valide, la FSSPX, FSSPX-CM, Mgr Williamson, et les autres non-sédévacantistes qui reconnaissent les chefs de la secte vatican 2 pour des vrais papes)

Pape Paul IV, Bulle Cum ex Apostolatus Officio, 15 février 1559 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «6. [par Notre présente Constitution, qui doit rester valide à perpétuité Nous adoptons, déterminons par un décret et définissons que] si jamais un jour il apparaissait qu’un évêque, faisant même fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat ; qu’un cardinal de l’Église Romaine, même légat ; qu’un SOUVERAIN PONTIFE LUI-MÊME, avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, déviant de la foi catholique, est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est NULLE , SANS VALEUR, NON AVENUE».

Quiconque, en connaissance, prie avec un hérétique (qu’il sait être hérétique, c’-à-d. obstiné contre la foi), l’aide, communie ou assiste à sa messe n’en a aucun fruit, commet un péché mortel, participe à son péché de sacrilège et s’excommunie automatiquement pour sa propre damnation.

L’hypocrisie

Jésus condamne les «hypocrites» (Matt. 6, 2 ; 23, 27). L’hypocrisie est simuler une intention droite que l’on sait ne pas avoir.

Saint Thomas, Somme IIa IIae, Q. 111, art. 2 : «1. Par nature l’œuvre extérieure signifie l’intention. Donc, lorsqu’en accomplissant de bonnes œuvres qui, par leur caractère, contribuent au culte de Dieu, on cherche à plaire non à Dieu mais aux hommes, on simule une intention droite que l’on n’a pas. Aussi St Grégoire dit-il : « Les hypocrites font servir les choses de Dieu à l’intérêt du siècle car, par les œuvres saintes qu’ils affichent, ils ne cherchent pas à convertir les hommes, mais à jouir de la popularité». Ainsi, ils simulent mensongèrement une intention droite qu’ils n’ont pas, bien qu’ils ne simulent pas la bonne œuvre qu’ils accomplissent.

«2. L’habit de sainteté, religieux ou clérical, signifie un état qui oblige aux œuvres de perfection. C’est pourquoi si celui qui prend cet habit dans l’intention d’entrer dans l’état de perfection, en déchoit par faiblesse, il n’est pas simulateur ou hypocrite, parce qu’il n’est pas tenu de manifester son péché en quittant l’habit de sainteté. Il serait hypocrite et simulateur s’il avait pris cet habit afin de s’afficher comme un homme juste.

«3. La simulation, comme le mensonge, comporte deux éléments : l’un est le signe, l’autre la réalité signée. Dans l’hypocrisie, c’est l’intention mauvaise qui est envisagée comme la réalité signifiée, laquelle ne correspond pas au signe. Mais dans toute espèce de simulation et de mensonge, ce sont les réalités extérieures, paroles, actions et tout ce qui tombe sous le sens, qui sont envisagés comme signes».

Saint Thomas, Somme IIa IIae, Q. 111, art. 4 : «Il y a deux éléments dans l’hypocrisie : le manque de sainteté et la simulation. Donc si l’on appelle hypocrite celui dont l’intention se porte sur l’un et l’autre, c’est-à-dire celui qui ne se soucie pas d’être saint, mais seulement de le paraître, ce qui est le sens habituel de la Sainte Écriture, alors il est évident qu’il y a péché mortel. Car nul n’est totalement privé de sainteté sinon par le péché mortel».

La jactance

La jactance est s’élever soi-même en paroles au-dessus de ce que l’on est.

Saint Thomas, Somme IIa IIae, Q. 112, art. 1 : «La jactance au sens propre paraît impliquer que l’on s’exalte soi-même en paroles, car ce que l’homme veut jeter (jactance) au loin, il l’élève. Or, à proprement parler, on s’exalte quand on parle de soi-même au-dessus de ce qu’on est. Cela peut arriver de deux façons. D’abord lorsque quelqu’un parle de soi non pas en dépassant la vérité, mais en dépassant l’opinion que les hommes ont de lui. C’est ce que l’Apôtre veut éviter lorsqu’il écrit (2 Co 12, 6) : « je m’abstiens, de peur qu’on ne se fasse de moi une idée supérieure à ce qu’on voit en moi ou à ce qu’on m’entend dire. » Une autre façon, c’est de s’exalter soi-même en paroles au-dessus de ce qu’on est en réalité. Et parce qu’il faut juger quelque chose plutôt sur ce qu’il est en lui-même que sur ce qu’il est dans l’opinion d’autrui, on parle plus proprement de jactance quand quelqu’un s’élève au-dessus de ce qu’il est, que lorsqu’il s’élève au-dessus de ce qu’il est dans l’opinion d’autrui, en qu’on puisse parler de jactance dans les deux cas. C’est pourquoi la jactance proprement dite s’oppose par excès à la vertu de vérité».

Saint Thomas, Somme IIa IIae, Q. 112, art. 2 : «la jactance peut être envisagée à un double point de vue. D’abord en elle-même, comme mensonge. Ainsi elle est un péché mortel si le mensonge par lequel on se glorifie soi-même porte atteinte à la gloire de Dieu : tel le roi de Tyr auquel le prophète Ézéchiel (28, 2) reprochait sa jactance : « Ton cœur s’est élevé, tu as dit : « je suis un dieu » »; ou s’il blesse la charité envers le prochain que l’on insulte en se vantant : tel le pharisien, quand il disait (Lc 18, 11) : « je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes et adultères, ni encore comme ce publicain. Ensuite, la jactance peut être envisagée dans sa cause : l’orgueil, le désir du gain ou de la vaine gloire. Si elle procède d’un orgueil ou d’une vaine gloire qui soit péché mortel, elle sera péché mortel elle aussi. … Mais parfois, quand la jactance se déchaîne par appétit de lucre, cela semble relever de la tromperie et du préjudice contre le prochain».

L’ironie

L’ironie est fréquente en ces temps actuels de grande apostasie, notamment dans les forums et autres discussions très mauvais sur internet ou dans les autres médias. L’ironie est l’orgueil qui cache sa malice en s’abaissant trompeusement.

Saint Thomas, Somme, IIa IIae Q. 113, art. 1 : «L’ironie par laquelle on s’abaisse en mentant ou en niant ce qu’il y a de grand en soi, est un péché…».

Saint Thomas, Somme, IIa IIae Q. 113, art. 2 : «l’ironie cherche … d’une manière déréglée à éviter d’être à charge aux autres par l’orgueil».

Saint Thomas, Somme, IIa IIae Q. 113, art. 2, rep. 3 : «(Eccli. 19, 23) Tel s’humilie malicieusement, dont le fond du cœur est plein de tromperie. C’est dans le même sens que Salomon parle de celui qui prend malignement un ton modeste par une humilité trompeuse».

 

Dieu entend-Il les prières des pécheurs

Oui et non. Dieu entend les prières des pécheurs qui Le cherche avec crainte et qui cherchent à sortir de leurs péchés, mais Il n’entend pas (n’écoute pas) ceux qui veulent rester dans leur état.

St Chrysostome, sur S. Matth. : «Dieu répond bien plutôt à la volonté qu’aux paroles». (Catena aurea, St Thomas, Matthieu 22, 15-22)

Voici ce que Dieu nous enseigne lui-même infailliblement à ce sujet :

Proverbes 9, 10 : Le principe de la sagesse est la crainte du Seigneur.

Proverbes 12, 8 : C’est par sa doctrine que sera connu un homme ; mais celui qui est vain et sans cœur sera ouvert au mépris.

Proverbes 15, 10-11 : La doctrine est odieuse à celui qui abandonne la voie de la vie… L’enfer et la perdition sont à nu devant le Seigneur, combien plus les cœurs des fils des hommes.

Proverbes 11, 19 : La clémence prépare la vie, et la recherche du mal la mort.

Proverbes 13, 12 : L’espérance différée afflige l’âme.

Proverbes 13,  18 : Détresse et ignominie à celui qui abandonne la discipline.

Proverbes 14, 8 : La sagesse d’un homme habile est de comprendre sa voie.

Proverbes 14, 21 : Celui qui méprise son prochain pèche ; mais celui qui a pitié du pauvre sera bienheureux. Celui qui croit au Seigneur aime la miséricorde.

Proverbes 14, 6b-7 : la doctrine des prudents est facile. Va contre l’homme insensé qui ne connaît pas les lèvres de la prudence.

Proverbes 14, 33 : Dans le cœur de l’homme prudent repose la sagesse.

Proverbes 27, 22 : Si tu broies l’insensé dans un mortier comme des orges, en frappant dessus avec un pilon, sa folie ne lui sera pas enlevée.

Proverbes 28, 5 : Les hommes méchants ne pensent pas à ce qui est juste ; mais ceux qui recherchent le Seigneur remarquent tout.

Proverbes 28, 13 : Celui qui cache ses crimes ne sera pas dirigé ; mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde.

Paroles insensées des pécheurs

I Rois (I Samuel) 2, 3 : Ne multipliez pas les paroles hautaines ; qu’aucune insolence ne sortent de votre bouche.

Isaïe 29, 20-21 : Parce qu’il a disparu celui qui prévalait, et qu’il a été détruit le railleur, et qu’ils ont été retranchés ceux qui veillaient pour l’iniquité ; qui faisaient pécher les hommes par leur parole, qui à la porte tendaient des pièges à celui qui les réfutait, et sans motif s’éloignaient du juste.

Matthieu 12, 36 : Or je vous dis que toute parole oiseuse que les hommes auront dite ils en rendront compte au jour du jugement.

Marc 7, 21-22 : Car c’est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les fornications, les homicides, les larcins, l’avarice, les méchancetés, la fraude, les impudicités [le dérèglement], l’œil mauvais [le regard envieux], le blasphème [la calomnie], l’orgueil, la folie.

Colossiens 4, 6 : Que vos paroles soit toujours gracieuses, assaisonnée de sagesse, en sorte que vous sachiez comment il faut que vous répondiez à chacun.

Éphésiens 5, 4 : Point de turpitudes [paroles déshonnêtes], de folles paroles [propos insensés], de bouffonneries [plaisanteries], ce qui ne convient point ; mais plutôt des actions de grâces.

I Timothée 6, 20-21 : Ô Timothée, conserve le dépôt, évitant les nouveautés profanes de paroles, et les oppositions de la science, faussement nommée, dont quelques-uns, faisant profession, sont déchus de la foi.

Jude 14-15, 16 : C’est aussi pour eux qu’Enoch, le septième depuis Adam, a prophétisé en ces termes : Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer un jugement contre tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d’impiété qu’ils ont  faites et toutes les paroles dures qu’ont proférées contre Dieu ces pécheurs impies [Les paroles insensées souillent l’homme]. … leur bouche profère des paroles d’orgueil [hautaines].

Jacques 1, 26 : Si quelqu’un croît être religieux, et ne mets pas un frein à sa langue, mais séduit son propre cœur, sa religion est vaine.

Proverbes 12, 13 : A cause du péché de ses lèvres, la ruine s’approche du méchant.

Proverbes 12, 17 : Celui qui dit ce qu’il sait est un témoin juste ; mais celui qui ment [dit ce qu’il ne sait pas] est un témoin frauduleux.

Proverbes 13, 3 : Celui qui garde sa bouche garde son âme.

Proverbes 13, 5 : La parole mensongère le juste la détestera, mais l’impie confond et il sera confondu.

Proverbes 13, 13 : Celui qui parle avec mépris de quelque chose s’engage lui-même pour l’avenir… Les âmes trompeuses s’égarent dans les péchés, mais les justes sont miséricordieux et compatissants.

Proverbes 13, 17 : Le messager d’un impie tombera dans le mal.

Proverbes 29, 11 : As-tu vu homme prompt à parler ? Il faut en attendre de la folie plutôt que son amendement.

Proverbes 10, 18-19 : Les lèvres menteuses cachent de la haine ; celui qui profère un outrage est un insensé. Dans une multitude de paroles il n’y aura pas manque de péché ; mais celui qui modère ses lèvres est très prudent.

Proverbes 10, 32 : la bouche des impies [considère] les choses perverses.

Proverbes 17, 27 : Celui qui retient ses paroles connaît la science ; Et celui qui a l’esprit calme est un homme intelligent.

Proverbes 10, 19 : Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher ; Mais celui qui retient ses lèvres est un homme prudent.

Proverbes 14, 5, 25 : Un témoin fidèle ne ment pas, mais un témoin trompeur profère le mensonge…. Un témoin fidèle délivre des âmes ; et celui qui est double profère des mensonges.

Proverbes 15, 1 : Une douce réponse brise la colère ; une parole dure excite la fureur.

Proverbes 15, 2 : La langue des sages embellit la science ; la bouche des insensés fait jaillir la folie.

Proverbes 15, 4 : La langue pacifique est un arbre de vie ; mais celle qui est immodérée brisera l’esprit.

Proverbes 6, 12 : Un homme apostat, homme inutile, va tenant des discours pervers, fait signe des yeux, frappe du pied, parle avec un doigt, avec un cœur dépravé il machine le mal, et en tout temps il sème des querelles ; en un moment lui viendra sa perte il sera brisé, et il n’aura plus de remède.

Proverbes 6, 16-19 : six choses que hait le Seigneur : Des yeux altiers, une langue menteuse, des pieds promptes à courir au mal, un témoin fallacieux proférant des mensonges.

Proverbes 19, 29 : Les jugements sont préparés pour les railleurs ;  et les marteaux pour frapper les corps des insensés.

Proverbes 1, 22 : Jusqu’à quand, tout petits enfants, aimerez-vous l’enfance, et les insensés désireront-ils ce qui leur est pernicieux, et les imprudents haïront-ils la science ?

Proverbes 3, 34 : Il se jouera lui-même des moqueurs ; et aux hommes doux il donnera sa grâce.

Proverbes 24, 9 : La pensée de l’insensé est péché ; et c’est l’abomination des hommes, que le médisant.

Proverbes 2, 1 : Afin que tu sois arraché à l’homme qui tient des discours pervers.

Proverbes 4, 24 : Écarte de toi la bouche perverse et que des lèvres médisantes soient loin de toi.

Proverbes 14, 23 : Où il y a beaucoup de paroles là fréquemment est la détresse.

 Ecclésiaste 5, 2 : … c’est dans les discours multipliés que se trouvera la folie.

Si les paroles des pécheurs sont insensées, le mensonge est une abomination pour Dieu (une chose que Dieu méprise et pour laquelle il n’a aucun respect). Voici ce qu’en dit Dieu lui-même :

Proverbes 12, 12 : C’est une abomination pour le Seigneur que des lèvres menteuses.

Proverbes 6, 16-19 : …choses que hait le Seigneur : … une langue menteuse, … un témoin fallacieux proférant des mensonges.

Proverbes 10, 4 : Celui qui s’appuie sur des mensonges se repaît de vents et celui-là même poursuit des oiseaux qui volent.

Proverbes 12, 19 : La lèvre véridique sera ferme à perpétuité ; mais celui qui est témoin précipité se fait une langue de mensonge.

Proverbes 12, 27 : Le frauduleux ne trouvera pas de gain.

Proverbes 10, 18-19 : Les lèvres menteuses cachent de la haine.

Proverbes 14, 5 : Un témoin fidèle ne ment pas, mais un témoin trompeur profère le mensonge.

Proverbes 14, 25 : celui qui est double profère des mensonges.

Proverbes 13, 5 : La parole mensongère le juste la détestera.

Proverbes 12, 17 : Celui qui dit ce qu’il sait est un témoin juste ; mais celui qui ment est un témoin frauduleux.

Proverbes 13, 13 : Les âmes trompeuses s’égarent dans les péchés.

Apocalypse 22, 15 : Loin d’ici [de la sainte cité] les chiens, les empoisonneurs, les impudiques, les homicides, les idolâtres, et quiconque aime et fait le mensonge.

Apocalypse 21, 27 : Il n’y [la sainte cité] entrera rien de souillé, ni aucun de ceux qui commettent l’abomination et le mensonge.

Voir aussi : Sur le mensonge

Éviter les occasions de péché

Justice et miséricorde