L’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi

Sommaire

  • L’Église est un seul corps dont la tête est Jésus-Christ
  • Dieu fonde l’unité de son Église sur l’unité de la foi
  • L’Église est, de loi divine, un corps qui n’a qu’une foi
  • Le fondement divin de l’unité de l’Église est l’unité de la foi
  • L’unité de l’Église et l’unité de la foi sont apostoliques
  • L’unité du corps et l’unité de la foi repose sur Pierre
  • Pas de salut hors de l’unité du corps – Pas de salut hors de l’unité de la foi

« Par son origine, l’Église est donc une société divine ; par sa fin, et par les moyens immédiats qui y conduisent, elle est surnaturelle ; par les membres dont elle se compose et qui sont des hommes, elle est une société humaine ». Pape Léon XIII, Satis cognitum, 1896

L’Église est un seul corps dont la tête est Jésus-Christ

I Corinthiens 12, 12, 27 : Car, comme le corps est un, quoique ayant beaucoup de membres, et que tous les membres du corps, quoique nombreux, ne soient cependant qu’un seul corps : ainsi est le Christ. … vous êtes le corps du Christ, et les membres d’un membre [membres les uns des autres]».

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Il y a en effet une Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle personne n’est sauvé, où Jésus-Christ est à la fois le prêtre et le sacrifice».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «L’unité de l’Église doit être considérée … d’abord dans la connexion mutuelle des membres de l’Église ou la communication qu’ils ont entre eux ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, part. 1, § 4 : « …tiens-toi attaché à la tête, de laquelle le corps tout entier » de l’Église « reçoit cohésion et accroissement », c’est-à-dire à la venue charnelle du Fils de Dieu ; confesse sa divinité et adhère inébranlablement à son humanité».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, Part 2 § 2 : « au-dessus de toutes choses, il y a le Père, et c’est lui la tête du Christ ; à travers toutes choses, il y a le Verbe, et c’est lui la tête de l’Église ; en nous tous, il y a l’Esprit, et c’est lui l’Eau vive octroyée par le Seigneur à ceux qui croient en lui avec rectitude [foi droite, c-à-d orthodoxe], qui l’aiment et qui savent qu’il n’y a qu’ « un seul Dieu Père, qui est au-dessus de toutes choses, à travers toutes choses et en nous tous ».

Saint Augustin : « Félicitons-nous, répandons-nous en action de grâces, nous sommes devenus non seulement chrétiens, mais le Christ. Comprenez-vous, mes frères, la grâce de Dieu sur nous ? Admirons, tressaillons d’allégresse, nous sommes devenus le Christ ; lui, la tête, nous les membres ; l’homme total, lui et nous. Qu’est-ce que la tête et quels sont les membres ? Le Christ et l’Église. Prétention d’un orgueil insensé, si le Christ lui-même n’avait daigné nous promettre cette gloire, quand par la bouche de son apôtre Saint Paul, il a dit : « Vous êtes le corps du Christ et ses membres » (Jean 21, 8-9) ».
Par conséquent la foi n’est pas séparée du corps qui est l’Église, sinon ce n’est pas la foi ni le corps de l’Église.

Dieu fonde l’unité de son Église sur l’unité de la foi

C’est la loi divine immuable qu’il n’y a qu’une seule foi dans la véritable Église une, sainte, catholique et apostolique, et qu’en dehors de cette unité de foi il n’y a plus l’unité de l’Église.

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Ephésiens IV, 3 s.) ; et comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi. «Un seul Seigneur, une seule foi».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « …l’Église sainte, catholique, apostolique et romaine, par laquelle nous devenons les membres d’un Corps si saint, nous sommes dirigés par un Chef si sublime, nous sommes pénétrés par un seul Esprit divin ».

Répétons-le : en dehors de cette unité de foi il n’y a plus l’unité de l’Église.

L’Église est, de loi divine, un corps qui n’a qu’une foi

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « C’est parce qu’elle est un corps que l’Église est visible à nos regards ». (ASS XXVIII (1895-1896) 710. Cf. SVS n. 605)

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « …l’Église [corps] pour être une en tant qu’elle est la réunion [assemblée et union de foi] des fidèles requiert nécessairement [nécessité : loi divine] l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

De loi divine, l’unité du corps, et des fidèles, nécessite l’unité de foi pour être une société divinement constituée par l’unité de gouvernement et de communion.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Que l’Église soit un corps, la Sainte Écriture le dit à maintes reprises. Le Christ, dit l’Apôtre, est la Tête du Corps qu’est l’Église (Col. I, 18). Si l’Église est un corps, il est donc nécessaire qu’elle constitue un organisme un et indivisible, selon les paroles de saint Paul : Bien qu’étant plusieurs, nous ne faisons qu’un seul corps dans le Christ (Rom. XII, 5) ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

Quiconque n’a pas la même foi que ce seul corps qui est l’Église n’est pas ou n’est plus dans l’unité ni dans ce seul corps qui est l’Église comme l’enseigne l’Église :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 (Magistère) : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersentdonc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ ».

Le fondement divin de l’unité de l’Église est l’unité de la foi

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « l’essentiel est de savoir ce que Jésus-Christ a voulu faire et ce qu’Il a fait en réalité. C’est d’après cette règle qu’il faut traiter surtout de l’unité de l’Église …il faut rechercher non pas de quelle façon l’Église pourrait être une, mais quelle unité a voulu lui donner son Fondateur. … le sommet de la perfection de l’Église, comme le fondement de sa construction, consiste dans l’unité ».

Ci-dessus l’Église enseigne que le fondement de l’Église est l’unité.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Jésus a voulu que L’UNITÉ DE FOI existât dans Son Église : car la foi est le premier de tous les liens qui unissent l’homme à Dieu et c’est à elle que nous devons le nom de fidèles. «Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême» (Ephes., IV, 5) ; c’est-à-dire, de même qu’ils n’ont qu’un seul Seigneur et qu’un seul baptême, ainsi tous les chrétiens, dans le monde entier, ne doivent avoir qu’une seule foi ».

Ensuite, ci-dessus l’Église enseigne que le fondement de son unité de foi est l’unité de foi.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Dieu veut absolument dans Son Église l’unité de foi. … Jésus-Christ a appelé tous … à Le suivre … tous ensemble, unis … un seul peuple légitimement constitué en société : un peuple vraiment uni par la communauté de foi ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « quel est ce principe extérieur d’unité dans la foi qu’Il a voulu établir. Jésus-Christ … exige absolument qu’on ajoute une foi entière à Son enseignement ; Il l’exige sous la sanction de récompenses ou de peines éternelles ».

Et encore, ci-dessus, que de l’unité de foi est établie par Dieu et par Jésus-Christ.

Il doit être clair pour tout le monde que quiconque n’a pas la même foi que la foi de l’Église n’est pas dans l’Église par la loi divine.Quiconque ne garde pas l’unité de foi n’est pas dans l’unité de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Quiconque ne garde pas cette unité, ne garde pas la loi de Dieu, il ne garde pas la foi du Père et du Fils, il ne garde pas la vie ni le salut» (S. Cyp. De cath. Eccl. Unitate). … «Soyez un seul corps et un seul esprit, comme vous avez été appelés à une seule espérance dans votre vocation» (Ephes. IV, 4) ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : …il est nécessaire [nécessité : loi divine] que tous les chrétiens soient liés entre eux par la communauté d’une foi immuable [Magistère infaillible]»

Il convient absolument de souligner que l’unité de foi est un « principe extérieur d’unité dans la foi qu’Il [Dieu] a voulu établir » (Léon XIII, Satis cognitum), c’est-à-dire que l’unité extérieure de la foi est de loi divine pour l’unité de l’Église. Cela signifie que tous ceux qui ne sont pas dans l’unité extérieure de la foi ne sont pas dans l’unité de la foi ni dans l’Église. Cela signifie qu’il est de foi divine et catholique qu’il n’y a pas d’unité ni de foi ni de corps entre des catholiques et ceux qui ne font pas connaître extérieurement qu’ils tiennent la foi catholique. Et c’est ce que confirma le pape Pie XII dans Mystici Corporis Christi.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

L’unité extérieure de la foi est la profession de la même foi. C’est la loi divine. Par conséquent, tous ceux qui ne professent pas la foi de l’Église ne sont pas dans l’Église.

L’unité de l’Église et l’unité de la foi sont apostoliques

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Seront sauvés tous ceux qui obéiront aux Apôtres ; ceux qui n’obéiront pas, périront. «CELUI QUI CROIRA ET SERA BAPTISÉ SERA SAUVÉ ; CELUI QUI NE CROIRA POINT SERA CONDAMNÉ» (Marc XVI, 16)».

Ci-dessus, l’Église enseigne infailliblement que « celui qui croira » dans Marc 16, 16 est celui qui croira en obéissant aux Apôtres, c’est-à-dire dans la foi apostolique et dans l’Église apostolique. Ceux qui ne croient pas en obéissant aux Apôtres sont condamnés. Ce qui est confirmé dans le paragraphe suivant :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « de même que les Apôtres et les disciples étaient obligés de se soumettre à la parole du Christ, la même foi devait être pareillement accordée à la parole des Apôtres par tous ceux que les Apôtres instruisaient en vertu de leur mandat divin.

C’est la règle de la foi que l’unique foi apostolique fait l’unité de foi :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Tertullien : «Il est constant que toute doctrine conforme à celle des Églises apostoliques, mères et sources primitives de la foi, doit être déclarée vraie, puisqu’elle garde sans aucun doute ce que les Églises ont reçu des Apôtres, les Apôtres du Christ, le Christ de Dieu… Nous sommes en communion avec les Églises apostoliques ; nul n’a une doctrine différente : c’est là le témoignage de la vérité» (De Præscrip., cap. XXI) ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Il n’était donc pas plus permis de répudier UN SEUL PRÉCEPTE de la doctrine des Apôtres, que de rejeter quoi que ce fût de la doctrine de Jésus-Christ Lui-même ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum n° 8 : « Il est donc nécessaire que d’une façon permanente subsiste … l’obligation constante et immuable d’accepter et de professer toute la doctrine ainsi enseignée ».

Par conséquent, quiconque est hors de la foi apostolique est hors de l’Église.

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, Part 2 § 2 : « … eux qui appartiennent à l’Église : leur chemin parcourt le monde entier, parce que possédant la solide Tradition venant des apôtres, et il nous offre le spectacle d’une seule et même foi chez tous… ».

L’unité du corps et l’unité de la foi repose sur Pierre

Matthieu 16, 18-19 : «Aussi moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Égliseet les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elleEt je TE donnerai les clefs du royaume des cieux ; et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre, sera aussi délié dans les cieux ».

Luc 22, 31-32 : «Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici que Satan a demandé à vous avoir tous, afin qu’il puisse vous passer au crible comme le blé ; mais j’ai prié pour TOI, afin que TA foi ne défaille point : et toi, étant une fois converti, affermis tes frères ».

Jean 21, 15-17 : « Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.  Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.  Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé, parce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui dit : Seigneur, tu sais toutes choses. Tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes brebis ».

L’Écriture enseigne infailliblement que Jésus-Christ lui-même construit Son Église sur la foi de Pierre qu’il institue chef des Apôtres et de Son Église, et son représentant ou vicaire (Pape et papauté ou fonction papale) ainsi que ses vrais successeurs, contrairement à l’absurdité des hérétiques affirmant le contraire, car sans succession apostolique, personne ne pourrait être sauvé après la mort du premier pape Pierre.

Pape Pie IX, Concile Vatican I de 1870, Sess. 4, chap. 3, ex-cathedra : « …tous les fidèles du Christ doivent croire que le Siège apostolique et le Pontife détient la primauté romaine dans le monde entier, et le pontife de Rome lui-même est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des apôtres, et est le vrai vicaire du Christ et la tête de toute l’Église … En outre, nous enseignons et déclarons que l’Église romaine, par la disposition du Seigneur, détient la souveraineté du pouvoir ordinaire sur toutes les autres … C’est la doctrine de la vérité catholique dont personne ne peut s’écarter et garder sa foi et le salut ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « …ils ne peuvent en aucune façon être au nombre des enfants de Dieu, s’ils n’en viennent à reconnaître pour frère Jésus-Christ et pour mère l’Église ».

Quiconque refuse que Pierre est chef de l’Église et des Apôtres, et que les vrais papes sont ses successeurs, est de fait hors de la vraie foi, hors de la véritable Église catholique et hors du salut.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « C’est à Pierre que le Seigneur a parlé : à un seul, afin de fonder l’unité par un seul (S. Pascianus ad Sempronium, epist. III, n. 11) ».

Pierre est le chef des Apôtres qu’a établit Jésus-Christ, et le chef ou la tête de la foi apostolique hors de laquelle il n’y a aucune unité avec l’Église catholique, mais la perdition éternelle.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : …saint Augustin… affirme que quiconque se sépare de la foi romaine n’est point catholique.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «…comprendre le plan et le dessein de Dieu dans la constitution de la société chrétienne. Ce plan, le voici : L’auteur divin de l’Église, ayant décrété de lui donner l’unité de foi, de gouvernement, de communion, a choisi Pierre et ses successeurs pour établir en eux le principe et comme le centre de l’unité.

Comme il a déjà été montré plus haut, l’unité de l’Église qu’a voulu lui donner son divin Fondateur consiste dans l’unité qui est le sommet de la perfection de l’Église, comme le fondement de sa construction. C’est Pierre qui établit cette unité dans l’unité dé foi.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « …le décret du Concile du Vatican [Vatican I, 1870] qui a défini la nature et la portée de la primauté du Pontife romain, n’a point introduit une opinion nouvelle, mais a affirmé l’antique et constante foi de tous les siècles (Sess. IV, cap. 3) ».

L’antique et constante foi est romaine et apostolique, c’est la vraie foi catholique de la véritable Église catholique, c’est-à-dire la foi de la Tradition de l’Église (foi de tous temps) ou traditionnelle.

Pas de salut hors de l’unité du corps – Pas de salut hors de l’unité de la foi

C’est un dogme révélé de foi catholique qu’il n’y a absolument aucun salut hors de la véritable Église catholique (Voir Hors de l’Église catholique pas de salut) :

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Il y a en effet une Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle personne n’est sauvé, où Jésus-Christ est à la fois le prêtre et le sacrifice».

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra (Magistère solennel) : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … »

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (Magistère solennel) : « La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges » [Mt 25, 41], à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; … et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’UNITÉ de l’Église catholique ».

L’Église enseigne infailliblement ci-dessus qu’il n’y a pas de salut hors de l’unité de l’Église. Et l’unité de l’Église est l’unité de la foi.

Il n’y a absolument aucun salut hors de la véritable Église catholique parce qu’il n’y a absolument aucun salut hors de la vraie foi catholique (voir Hors de la vraie foi pas de salut) :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décrets 571) ex cathedra (Magistère solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES [au Magistère], l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra (Magistère  solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Le Christ, se tenant dans la barque pour enseigner, nous fait entendre que ceux qui sont hors de l’Église ne peuvent avoir aucune intelligence de la parole divine ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Tous ceux qui ont à l’égard de la tête un sentiment différent de celui des Écritures Saintes ont beau se trouver dans tous les lieux où est établie l’Église, ils ne sont point dans l’Église. Et de même, TOUS CEUX QUI PENSENT COMME L’ÉCRITURE SAINTE AU SUJET DE LA TÊTE, MAIS QUI NE VIVENT POINT EN COMMUNION AVEC L’UNITÉ DE L’ÉGLISE, ILS NE SONT POINT DANS L’ÉGLISE» (S. Augustinus, Contra Donatistas Epistola, sive de Unit. Eccl., cap. IV, n. 7) ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu’une seule foi (Cf. Eph. IV, 5) ; et celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (S. Matth. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi ou de gouvernement ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Il n’y a pas d’un côté l’unité de l’Église et puis d’un autre l’unité de la foi, mais c’est une même unité. Là où est la vraie foi est l’Église. Là où n’est pas la vraie foi n’est pas l’Église.