L’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi

Sommaire

  • L’Église est un seul corps dont la tête est Jésus-Christ
  • Dieu fonde l’unité de son Église sur l’unité de la foi
  • L’Église est, de loi divine, un corps qui n’a qu’une foi
  • Le fondement divin de l’unité de l’Église est l’unité de la foi
  • L’unité de l’Église et l’unité de la foi sont apostoliques
  • L’unité du corps et l’unité de la foi repose sur Pierre
  • Pas de salut hors de l’unité du corps – Pas de salut hors de l’unité de la foi
  • La règle de la foi

« Par son origine, l’Église est donc une société divine ; par sa fin, et par les moyens immédiats qui y conduisent, elle est surnaturelle ; par les membres dont elle se compose et qui sont des hommes, elle est une société humaine ». Pape Léon XIII, Satis cognitum, 1896

L’Église est un seul corps dont la tête est Jésus-Christ

I Corinthiens 12, 12, 27 : Car, comme le corps est un, quoique ayant beaucoup de membres, et que tous les membres du corps, quoique nombreux, ne soient cependant qu’un seul corps : ainsi est le Christ. … vous êtes le corps du Christ, et les membres d’un membre [membres les uns des autres]».

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Il y a en effet une Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle personne n’est sauvé, où Jésus-Christ est à la fois le prêtre et le sacrifice».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «L’unité de l’Église doit être considérée … d’abord dans la connexion mutuelle des membres de l’Église ou la communication qu’ils ont entre eux ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « la doctrine très ancienne et constante des Pères nous enseigne que le divin Rédempteur avec son Corps social constitue une seule personne mystique, ou, comme dit saint Augustin, le Christ total (S. Augustin, Enarr. in Ps. XVII, 51, et XC, II, 1. PL 36, 154 et 37, 1159) ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, part. 1, § 4 : « …tiens-toi attaché à la tête, de laquelle le corps tout entier » de l’Église « reçoit cohésion et accroissement », c’est-à-dire à la venue charnelle du Fils de Dieu ; confesse sa divinité et adhère inébranlablement à son humanité».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, Part 2 § 2 : « au-dessus de toutes choses, il y a le Père, et c’est lui la tête du Christ ; à travers toutes choses, il y a le Verbe, et c’est lui la tête de l’Église ; en nous tous, il y a l’Esprit, et c’est lui l’Eau vive octroyée par le Seigneur à ceux qui croient en lui avec rectitude [foi droite, c-à-d orthodoxe], qui l’aiment et qui savent qu’il n’y a qu’ « un seul Dieu Père, qui est au-dessus de toutes choses, à travers toutes choses et en nous tous ».

Saint Augustin : « Félicitons-nous, répandons-nous en action de grâces, nous sommes devenus non seulement chrétiens, mais le Christ. Comprenez-vous, mes frères, la grâce de Dieu sur nous ? Admirons, tressaillons d’allégresse, nous sommes devenus le Christ ; lui, la tête, nous les membres ; l’homme total, lui et nous. Qu’est-ce que la tête et quels sont les membres ? Le Christ et l’Église. Prétention d’un orgueil insensé, si le Christ lui-même n’avait daigné nous promettre cette gloire, quand par la bouche de son apôtre Saint Paul, il a dit : « Vous êtes le corps du Christ et ses membres » (Jean 21, 8-9) ».
Par conséquent la foi n’est pas séparée du corps qui est l’Église, sinon ce n’est pas la foi ni le corps de l’Église.

Dieu fonde l’unité de son Église sur l’unité de la foi

C’est la loi divine immuable qu’il n’y a qu’une seule foi dans la véritable Église une, sainte, catholique et apostolique, et qu’en dehors de cette unité de foi il n’y a plus l’unité de l’Église.

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Ephésiens IV, 3 s.) ; et comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi. «Un seul Seigneur, une seule foi».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « …l’Église sainte, catholique, apostolique et romaine, par laquelle nous devenons les membres d’un Corps si saint, nous sommes dirigés par un Chef si sublime, nous sommes pénétrés par un seul Esprit divin ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « On ne peut rien concevoir, en effet, de plus glorieux, de plus noble, de plus honorable que d’appartenir à l’Église sainte, catholique, apostolique et romaine, par laquelle … nous sommes nourris en ce terrestre exil d’une seule doctrine et d’un seul Pain céleste »..

Répétons-le : en dehors de cette unité de foi il n’y a plus l’unité de l’Église.

L’Église est, de loi divine, un corps qui n’a qu’une foi

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « C’est parce qu’elle est un corps que l’Église est visible à nos regards ». (ASS XXVIII (1895-1896) 710. Cf. SVS n. 605)

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « …l’Église [corps] pour être une en tant qu’elle est la réunion [assemblée et union de foi] des fidèles requiert nécessairement [nécessité : loi divine] l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

De loi divine, l’unité du corps, et des fidèles, nécessite l’unité de foi pour être une société divinement constituée par l’unité de gouvernement et de communion.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Que l’Église soit un corps, la Sainte Écriture le dit à maintes reprises. Le Christ, dit l’Apôtre, est la Tête du Corps qu’est l’Église (Col. I, 18). Si l’Église est un corps, il est donc nécessaire qu’elle constitue un organisme un et indivisible, selon les paroles de saint Paul : Bien qu’étant plusieurs, nous ne faisons qu’un seul corps dans le Christ (Rom. XII, 5) ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

Quiconque n’a pas la même foi que ce seul corps qui est l’Église n’est pas ou n’est plus dans l’unité ni dans ce seul corps qui est l’Église comme l’enseigne l’Église :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 (Magistère) : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersentdonc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ ».

Le fondement divin de l’unité de l’Église est l’unité de la foi

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « l’essentiel est de savoir ce que Jésus-Christ a voulu faire et ce qu’Il a fait en réalité. C’est d’après cette règle qu’il faut traiter surtout de l’unité de l’Église …il faut rechercher non pas de quelle façon l’Église pourrait être une, mais quelle unité a voulu lui donner son Fondateur. … le sommet de la perfection de l’Église, comme le fondement de sa construction, consiste dans l’unité ».

Ci-dessus l’Église enseigne que le fondement de l’Église est l’unité.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Jésus a voulu que L’UNITÉ DE FOI existât dans Son Église : car la foi est le premier de tous les liens qui unissent l’homme à Dieu et c’est à elle que nous devons le nom de fidèles. «Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême» (Ephes., IV, 5) ; c’est-à-dire, de même qu’ils n’ont qu’un seul Seigneur et qu’un seul baptême, ainsi tous les chrétiens, dans le monde entier, ne doivent avoir qu’une seule foi ».

Ensuite, ci-dessus l’Église enseigne que le fondement de son unité de foi est l’unité de foi.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Dieu veut absolument dans Son Église l’unité de foi. … Jésus-Christ a appelé tous … à Le suivre … tous ensemble, unis … un seul peuple légitimement constitué en société : un peuple vraiment uni par la communauté de foi ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « quel est ce principe extérieur d’unité dans la foi qu’Il a voulu établir. Jésus-Christ … exige absolument qu’on ajoute une foi entière à Son enseignement ; Il l’exige sous la sanction de récompenses ou de peines éternelles ».

Et encore, ci-dessus, que de l’unité de foi est établie par Dieu et par Jésus-Christ.

Il doit être clair pour tout le monde que quiconque n’a pas la même foi que la foi de l’Église n’est pas dans l’Église par la loi divine.Quiconque ne garde pas l’unité de foi n’est pas dans l’unité de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Quiconque ne garde pas cette unité, ne garde pas la loi de Dieu, il ne garde pas la foi du Père et du Fils, il ne garde pas la vie ni le salut» (S. Cyp. De cath. Eccl. Unitate). … «Soyez un seul corps et un seul esprit, comme vous avez été appelés à une seule espérance dans votre vocation» (Ephes. IV, 4) ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : …il est nécessaire [nécessité : loi divine] que tous les chrétiens soient liés entre eux par la communauté d’une foi immuable [Magistère infaillible]»

Il convient absolument de souligner que l’unité de foi est un « principe extérieur d’unité dans la foi qu’Il [Dieu] a voulu établir » (Léon XIII, Satis cognitum), c’est-à-dire que l’unité extérieure de la foi est de loi divine pour l’unité de l’Église. Cela signifie que tous ceux qui ne sont pas dans l’unité extérieure de la foi ne sont pas dans l’unité de la foi ni dans l’Église. Cela signifie qu’il est de foi divine et catholique qu’il n’y a pas d’unité ni de foi ni de corps entre des catholiques et ceux qui ne font pas connaître extérieurement qu’ils tiennent la foi catholique. Et c’est ce que confirma le pape Pie XII dans Mystici Corporis Christi.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

L’unité extérieure de la foi est la profession de la même foi. C’est la loi divine. Par conséquent, tous ceux qui ne professent pas la foi de l’Église ne sont pas dans l’Église.

L’unité de l’Église et l’unité de la foi sont apostoliques

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Seront sauvés tous ceux qui obéiront aux Apôtres ; ceux qui n’obéiront pas, périront. «CELUI QUI CROIRA ET SERA BAPTISÉ SERA SAUVÉ ; CELUI QUI NE CROIRA POINT SERA CONDAMNÉ» (Marc XVI, 16)».

Ci-dessus, l’Église enseigne infailliblement que « celui qui croira » dans Marc 16, 16 est celui qui croira en obéissant aux Apôtres, c’est-à-dire dans la foi apostolique et dans l’Église apostolique. Ceux qui ne croient pas en obéissant aux Apôtres sont condamnés. Ce qui est confirmé dans le paragraphe suivant :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « de même que les Apôtres et les disciples étaient obligés de se soumettre à la parole du Christ, la même foi devait être pareillement accordée à la parole des Apôtres par tous ceux que les Apôtres instruisaient en vertu de leur mandat divin.

C’est la règle de la foi que l’unique foi apostolique fait l’unité de foi :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Tertullien : «Il est constant que toute doctrine conforme à celle des Églises apostoliques, mères et sources primitives de la foi, doit être déclarée vraie, puisqu’elle garde sans aucun doute ce que les Églises ont reçu des Apôtres, les Apôtres du Christ, le Christ de Dieu… Nous sommes en communion avec les Églises apostoliques ; nul n’a une doctrine différente : c’est là le témoignage de la vérité» (De Præscrip., cap. XXI) ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Il n’était donc pas plus permis de répudier UN SEUL PRÉCEPTE de la doctrine des Apôtres, que de rejeter quoi que ce fût de la doctrine de Jésus-Christ Lui-même ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum n° 8 : « Il est donc nécessaire que d’une façon permanente subsiste … l’obligation constante et immuable d’accepter et de professer toute la doctrine ainsi enseignée ».

Par conséquent, quiconque est hors de la foi apostolique est hors de l’Église.

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, Part 2 § 2 : « … eux qui appartiennent à l’Église : leur chemin parcourt le monde entier, parce que possédant la solide Tradition venant des apôtres, et il nous offre le spectacle d’une seule et même foi chez tous… ».

L’unité du corps et l’unité de la foi repose sur Pierre

Matthieu 16, 18-19 : «Aussi moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Égliseet les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elleEt je TE donnerai les clefs du royaume des cieux ; et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre, sera aussi délié dans les cieux ».

Luc 22, 31-32 : «Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici que Satan a demandé à vous avoir tous, afin qu’il puisse vous passer au crible comme le blé ; mais j’ai prié pour TOI, afin que TA foi ne défaille point : et toi, étant une fois converti, affermis tes frères ».

Jean 21, 15-17 : « Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.  Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.  Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé, parce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui dit : Seigneur, tu sais toutes choses. Tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes brebis ».

L’Écriture enseigne infailliblement que Jésus-Christ lui-même construit Son Église sur la foi de Pierre qu’il institue chef des Apôtres et de Son Église, et son représentant ou vicaire (Pape et papauté ou fonction papale) ainsi que ses vrais successeurs, contrairement à l’absurdité des hérétiques affirmant le contraire, car sans succession apostolique, personne ne pourrait être sauvé après la mort du premier pape Pierre.

Pape Pie IX, Concile Vatican I de 1870, Sess. 4, chap. 3, ex-cathedra : « …tous les fidèles du Christ doivent croire que le Siège apostolique et le Pontife détient la primauté romaine dans le monde entier, et le pontife de Rome lui-même est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des apôtres, et est le vrai vicaire du Christ et la tête de toute l’Église … En outre, nous enseignons et déclarons que l’Église romaine, par la disposition du Seigneur, détient la souveraineté du pouvoir ordinaire sur toutes les autres … C’est la doctrine de la vérité catholique dont personne ne peut s’écarter et garder sa foi et le salut ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « …ils ne peuvent en aucune façon être au nombre des enfants de Dieu, s’ils n’en viennent à reconnaître pour frère Jésus-Christ et pour mère l’Église ».

Quiconque refuse que Pierre est chef de l’Église et des Apôtres, et que les vrais papes sont ses successeurs, est de fait hors de la vraie foi, hors de la véritable Église catholique et hors du salut.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « C’est à Pierre que le Seigneur a parlé : à un seul, afin de fonder l’unité par un seul (S. Pascianus ad Sempronium, epist. III, n. 11) ».

Pierre est le chef des Apôtres qu’a établit Jésus-Christ, et le chef ou la tête de la foi apostolique hors de laquelle il n’y a aucune unité avec l’Église catholique, mais la perdition éternelle.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : …saint Augustin… affirme que quiconque se sépare de la foi romaine n’est point catholique.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «…comprendre le plan et le dessein de Dieu dans la constitution de la société chrétienne. Ce plan, le voici : L’auteur divin de l’Église, ayant décrété de lui donner l’unité de foi, de gouvernement, de communion, a choisi Pierre et ses successeurs pour établir en eux le principe et comme le centre de l’unité.

Comme il a déjà été montré plus haut, l’unité de l’Église qu’a voulu lui donner son divin Fondateur consiste dans l’unité qui est le sommet de la perfection de l’Église, comme le fondement de sa construction. C’est Pierre qui établit cette unité dans l’unité dé foi.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « …le décret du Concile du Vatican [Vatican I, 1870] qui a défini la nature et la portée de la primauté du Pontife romain, n’a point introduit une opinion nouvelle, mais a affirmé l’antique et constante foi de tous les siècles (Sess. IV, cap. 3) ».

L’antique et constante foi est romaine et apostolique, c’est la vraie foi catholique de la véritable Église catholique, c’est-à-dire la foi de la Tradition de l’Église (foi de tous temps) ou traditionnelle.

Pas de salut hors de l’unité du corps – Pas de salut hors de l’unité de la foi

C’est un dogme révélé de foi catholique qu’il n’y a absolument aucun salut hors de la véritable Église catholique (Voir Hors de l’Église catholique pas de salut) :

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Il y a en effet une Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle personne n’est sauvé, où Jésus-Christ est à la fois le prêtre et le sacrifice».

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra (Magistère solennel) : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … »

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (Magistère solennel) : « La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges » [Mt 25, 41], à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; … et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’UNITÉ de l’Église catholique ».

L’Église enseigne infailliblement ci-dessus qu’il n’y a pas de salut hors de l’unité de l’Église. Et l’unité de l’Église est l’unité de la foi.

Il n’y a absolument aucun salut hors de la véritable Église catholique parce qu’il n’y a absolument aucun salut hors de la vraie foi catholique (voir Hors de la vraie foi pas de salut) :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décrets 571) ex cathedra (Magistère solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES [au Magistère], l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra (Magistère  solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Le Christ, se tenant dans la barque pour enseigner, nous fait entendre que ceux qui sont hors de l’Église ne peuvent avoir aucune intelligence de la parole divine ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Tous ceux qui ont à l’égard de la tête un sentiment différent de celui des Écritures Saintes ont beau se trouver dans tous les lieux où est établie l’Église, ils ne sont point dans l’Église. Et de même, TOUS CEUX QUI PENSENT COMME L’ÉCRITURE SAINTE AU SUJET DE LA TÊTE, MAIS QUI NE VIVENT POINT EN COMMUNION AVEC L’UNITÉ DE L’ÉGLISE, ILS NE SONT POINT DANS L’ÉGLISE» (S. Augustinus, Contra Donatistas Epistola, sive de Unit. Eccl., cap. IV, n. 7) ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu’une seule foi (Cf. Eph. IV, 5) ; et celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (S. Matth. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi ou de gouvernement ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Il n’y a pas d’un côté l’unité de l’Église et puis d’un autre l’unité de la foi, mais c’est une même unité. Là où est la vraie foi est l’Église. Là où n’est pas la vraie foi n’est pas l’Église.

La règle de la foi

La foi et l’Église, c’est la même unité, et il n’y a pas l’une sans l’autre. Pour être dans la véritable Église, il faut tenir la vraie foi. Là où est la vraie là est l’Église. Pour connaître où est la vraie foi par rapport à la fausse, c’est la règle de la foi, donnée à tous les baptisés, qui le détermine. Ceci est un court résumé sur la règle de la foi.

Pape St Pie X, Notre Mandat Apostolique, 25 août 1910 : « La doctrine catholique nous indique que le premier devoir de la charité ne se situe pas dans la tolérance des idées fausses, aussi sincères qu’elles puissent être, ni dans l’indifférence théorique ou pratique des erreurs et des vices dans lesquels nous voyons nos frères plongés. … De plus, tandis que Jésus était aimable avec les pécheurs et avec ceux qui s’étaient égarés, Il n’a pas respecté leurs idées fausses, aussi sincères qu’elles auraient pu apparaître. Il les a aimés tous, mais Il les a instruits pour les convertir et les sauver ».

La foi catholique traditionnelle est l’unique vraie foi de la Tradition de l’Église ou la foi de tous les temps de l’Église. La foi est fondée sur le Magistère infaillible du Christ transmis aux Apôtres dont Pierre est le premier (puis leurs successeurs) : La Sainte Écriture et la Tradition de l’Église sont les deux sources de la Révélation divine, et la vérité de Jésus-Christ est la Révélation Divine.

Psaume 2, 11 : «Attachez-vous à la doctrine pour que vous ne périssiez pas hors de la voie droite».

Luc 14, 34-35 : «Le sel [doctrine droite de la foi qui assaisonne les âmes] est bon. Mais si le sel perd sa vertu, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? Il n’est plus propre, ni pour la terre, ni pour le fumier ; mais il sera jeté dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende».

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Jean 12, 48 : «Celui qui me méprise et ne reçoit pas mes paroles a qui le juge : la parole que j’ai annoncée sera elle-même son juge au dernier jour».

Jean 10, 26 : «vous ne croyez point parce que vous n’êtes point de mes brebis».

Jean 14, 24 : «Celui qui ne m’aime point ne garde pas mes paroles [qui « sont esprit de vie » (Jn 6, 64), car « la lettre tue mais l’esprit vivifie » (2 Cor. 3, 6)]».

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

Éphésiens 4, 14 : «… afin que nous ne soyons plus comme de petits enfants qui flottent ni emportés çà et là à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur astuce pour induire en erreur».

Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu».

Pape Paul III, Concile de Trente, 4ème session, sur la manière d’interpréter la sainte Écriture, 8 avr. 1546, (Décrets 664) ex cathedra  : «… personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur un seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des Pères, même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3e s. ch. 2, 1870 ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette révélation surnaturelle est contenue, selon la foi de l’Église universelle affirmée par le saint concile de Trente « dans les livres écrits et dans les traditions non-écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous » [Concile de Trente, Décret sur la réception des livres saints et des traditions, 8 avr. 1546, Ench. Symb. 783 1501]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «… ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 (2e siècle) : « il ne faut donc plus chercher auprès d’autres la vérité qu’il est facile de recevoir de l’Église, car les apôtres, comme en un riche cellier, ont amassé en elle, de la façon la plus plénière, tout ce qui a trait à la vérité, afin que quiconque le désire y puise le breuvage de la vie. C’est elle, en effet, qui est la voie d’accès à la vie ; « tous les autres sont des voleurs et des brigands ». C’est pourquoi il faut les rejeter, mais aimer par contre avec un zèle extrême ce qui est de l’Église et saisir la Tradition de la vérité ».

Saint Athanase, évêque d’Alexandrie, père de l’Église, Lettre à son troupeau, IVème siècle  «Que Dieu vous console !… Ce qui vous attriste aussi, c’est que les autres ont occupé les églises … tandis que vous, pendant ce temps, vous êtes dehors. C’est un fait, ils ont les locaux : mais vous avez la foi apostolique. Eux, ils peuvent occuper nos églises, mais ils sont hors de la vraie Foi catholique. … C’est vous qui êtes heureux, vous qui restez dans l’Église par votre foi, vous qui tenez fermement aux fondements de la foi qui vous est parvenue de la sainte Tradition apostolique».

Saint Vincent de Lerins, Père de l’Église, Comminotorium, 20 (5e siècle): «Celui-là est un catholique véritable et authentique qui chérit la vérité de Dieu, l’Église, corps du Christ, qui ne préfère rien à la religion divine, à la foi catholique, ni l’autorité de n’importe quel homme, ni l’amour ni le génie, ni l’éloquence ni la philosophie, mais qui méprisant tout cela et demeurant ferme et stable dans la foi, déclare ne tenir et ne croire que ce qu’il sait avoir été professé en tout temps et en tout lieu par l’Église catholique».

La Tradition (orale) de l’Église précède l’Écriture, et donc l’Écriture ne peut pas être hors de la Tradition de l’Église. L’Apôtre saint Paul parle de la Tradition orale de l’Église :

2 Thessaloniciens 3, 6 : « Maintenant, nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous retirer de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition qu’il a reçu de nous».

2 Thessaloniciens 2, 15 : « Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre».

2 Timothée 2, 1-2 : « Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus Christ. Et les choses que tu as entendu de moi et beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres».

Ce qui n’a pas été écrit dans la Bible, est aussi la Tradition orale :

Jean 20, 30 : «Et il y a beaucoup d’autres signes que Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, qui ne sont pas écrits dans ce livre».

Jean 21, 25 : « et il y a également bien d’autres choses que Jésus a faites, qui, si elles devaient être rédigées pour tout le monde, je suppose que le monde même ne pût contenir les livres qu’on écrirait. Amen».

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 3, ex-cathedra (Denz. 1792 3011) : «… on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition …»

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique

Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Voir Hors de l’Église point de salut, hérésie « Je ne peux pas juger ». Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église suivant :

2 Jean 1, 9 : « Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils ».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Concile de Florence, 14ème session, 7 Août 1445, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Je rejette, anathématise et condamne ce qu’Elle [l’Église] rejette, anathématise et condamne ; A l’avenir je rejetterai toujours, anathématiserai et condamnerai toutes les autres […] hérésies élevant la tête contre cette Église sainte, catholique et apostolique ».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [ou hérésies]».

Pape Pie IX, Graves Ac diuturnae (n° 3), 23 mars 1875 (Magistère ordinaire infaillible) : « Nous avons arrêté et déclaré dans notre lettre du 21 Novembre 1873 que ces malheureux hommes qui appartiennent, adhérent et soutiennent cette secte [église vieille catholique] doivent être considérés [par tout catholique] comme schismatiques et séparés de la communion avec l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … Saint Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique» (S. Augustin, De Hæresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) :  «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9),  29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «… peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier par un balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et de rejeter les autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «Rien n’est plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue par notre Seigneur et transmise par la tradition apostolique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, Lettre aux Philippiens, VII, 1 : «celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Cependant, il faut faire attention de ne pas commettre un péché en jugeant une personne comme hérétique alors qu’elle ne connaît pas ou ne comprend pas bien sincèrement un dogme de foi, c’est ce que les théologiens appellent un hérétique matériel (qui n’est pas hérétique). La règle de la foi juge une personne baptisée d’après ce qu’elle refuse du dogme de la foi en connaissance.

Tout baptisé est tenu de connaître la foi catholique sous peine de péché mortel

Tous ont la nécessité absolue de recevoir le sacrement de baptême pour être sauvé. L’Église catholique enseigne aussi qu’il est absolument nécessaire pour tout le monde – au-dessus de l’âge de raison – de connaître positivement les mystères les plus sacrés pour être sauvé : la Trinité et l’Incarnation, en plus de la loi naturelle. C’est le minimum à croire pour le salut s’il est impossible d’en connaître davantage.

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), le 15 Avril, 1905 (Magistère ordinaire infaillible) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Mais s’il est possible de connaître la foi catholique, c’est un péché mortel de refuser ou de négliger sciemment de le faire. L’Église oblige sous peine de péché mortel de connaître la foi et tous les baptisés y sont tenus.

Jacques 4, 17 : «Pour celui qui connait le bien à faire, et ne le fait pas, pour lui c’est le péché».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (Magistère solennel) : ««Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…».

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi [sous peine de péché mortel] dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [déni] implicite [sous-entendu] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « …celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché [mortel], alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir».

Catéchisme Penny n° 177 : «Quels sont les péchés contre la Foi ? Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église».

Vraiment, on est obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente, mais si nous savons que notre prêtre, évêque, etc., est hérétique ou schismatique, mais que nous adhérons à lui de toute façon, alors nous partageons en effet son péché d’hérésie ou de schisme, ce par quoi nous serions alors à œuvrer en dehors de la vraie religion. L’ignorance invincible, d’autre part – l’ignorance qui ne peut être surmontée par un effort humain bien ordonné – est une autre affaire, et est totalement excusable, si nous parlons des mystères essentiels (la Trinité et l’Incarnation) et de la loi naturelle, qui doivent être connus explicitement par tous au-dessus de l’âge de raison pour le salut. Quand les gens enfreignent la loi naturelle, c’est toujours un péché, et cela ne peut être excusé, car cette loi est écrite par Dieu dans le cœur de chaque homme. L’ignorance de la Trinité et de l’Incarnation, cependant, n’est pas un péché en soi, mais Dieu retient cette connaissance des mystères essentiels pour de nombreuses personnes dont Il a connu d’avance qu’ils rejetteraient son offre de salut.