L’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi – L’unité de la foi fonde l’unité de l’Église de loi divine

Sommaire

  • Extraits du magistère solennel et ordinaire de l’Église catholique
  • La véritable et unique Église est une sainte catholique et apostolique – L’Église est le corps mystique de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme
    • L’Église est un seul corps dont la tête est Jésus-Christ
  • Une seule vraie foi fonde la seule véritable Église sainte, catholique, apostolique et romaine
    • L’Église est de loi divine un corps qui n’a qu’une foi
    • Le fondement divin de l’unité de l’Église est l’unité de la foi
    • L’unité de l’Église et l’unité de la foi sont apostoliques – La foi apostolique fait l’unité de foi
    • L’unité du corps et l’unité de la foi repose sur Pierre
  • Pas de salut hors de l’unité du corps – Pas de salut hors de l’unité de la foi

 

1 Corinthiens 12, 12-13 : «Comme le corps est un, quoiqu’ayant beaucoup de membres, et que tous les membres du corps, quoique nombreux, ne soient cependant qu’un seul corpsainsi est le Christ [Christ total = Le Christ tête et son corps mystique – Pie XII, Mystici corporis]. Car nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps».

Éphésiens 4, 4-5 : «soyez un seul corps et un seul esprit. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ».

Pape St Célestin Ier, Concile d’Éphèse, 431 : «Quand nous avons lu ces saintes paroles de vous et nous trouvant nous aussi penser de même (car « il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême« ), nous avons glorifié Dieu le Sauveur universel… ».

Pape Boniface VIII, Unam sanctam, 18 nov. 1302, ex cathedra : « Une seule est ma colombe, ma parfaite… l’unique corps mystique : corps dont le Christ est la tête, Dieu cependant étant celle du Christ. En elle il y a « un seul Seigneur, une seule foi, et un seul baptême » (Éph. 4, 5)». (Ench. Symb. Denz. 870)

Pape Clément V, Concile de Vienne, Décret n° 30, 1311-1312, ex cathedra : « À la vérité, parce qu’il n’y a qu’une seule Église universelle des réguliers et des prélats séculiers et de ceux qui dépendent d’eux, exempts et non exempts, en dehors de laquelle personne n’est sauvée, et que pour tous il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême…».

Pape Clément VI, Super quibusdam, 29 sept. 1351 : « … ceux qui ont reçu dans le baptême la même foi catholique… » (Ench. Symb. Denz. 1050)

Pape Pie VI, Inscrutabile, 25 déc. 1775 : « … Nous vous exhortons et avisons d’être tous d’un seul esprit et en harmonie puisque vous vous efforcez au même objectif, tout comme l’Église a une seule Foi, un seul Baptême et un seul Esprit».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati, 24 mai 1829 : « Contre ces sophistes expérimentés, l’on doit enseigner au peuple que la profession de la foi catholique est uniquement vraie, tel que le proclame l’apôtre : un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 (Magistère) : «L’Apôtre nous en avertit : « Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême » (Ephes. 4, 5)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «Il y a, dit saint Cyprien, un seul Dieu, un seul Christ, une seule Église du Christ, une seule foi, un seul peuple, qui par le lien de la concorde est établi dans l’unité solide d’un même corps… (S. Cyprianus, De cath. Eccl. Unitate, n° 23). … « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ephes. 4, 5) ; c’est-à-dire, de même qu’ils n’ont qu’un seul Seigneur et qu’un seul baptême, ainsi tous les chrétiens, dans le monde entier, ne doivent avoir qu’une seule foi».

Pape Léon XIII, Graves de communi, 18 janv. 1901 : « … la doctrine et l’exhortation de l’Apôtre : « Soyez un seul corps et un seul esprit, comme vous avez été appelés à une seule espérance dans votre vocation. Il y a un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême« … ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «comme nous en avertit l’Apôtre, il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi (Ephes. 4, 5)».

Extraits du magistère solennel et ordinaire de l’Église catholique

Tous les vérités suivantes sont le magistère de l’Église et sont infaillibles, et elles doivent obligatoirement être reçues par tout baptisé et tenues, et ne peuvent pas être niées ou mise en doute obstinément ou sciemment sous peine de pécher contre la foi et d’être excommunié par loi divine ipso facto (de fait ou automatique) de l’Église catholique.

Pape Vigile, concile Constantinople II, 553, ex cathedra  : «Ceux qui ne les reçoivent pas [saints conciles et ce qu’ils ont défini de cette unique foi] nous les jugeons étrangers à l’Église Catholique». (Décrets 113)

Pape Alexandre III, Concile Latran III, Canon 27, 1179, ex cathedra : «… nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les [les hérétiques qui manifestent leur erreur ouvertement] défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les encourager…». (Décrets 224)

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 déc. 1208 (Magistère) : «Nous croyons de notre cœur et confessons de notre bouche une seule Église, pas celle des hérétiques, mais la sainte Église romaine, catholique, apostolique, en dehors de laquelle nous croyons que personne n’est sauvé».

Pape Innocent III, Concile Latran IV, 1215, ex cathedra : «Il y a une seule Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle absolument personne n’est sauvé». (Décrets 230)

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215, ex cathedra : «Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe [droite]… Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue…». (Décrets 233)

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215, ex cathedra : « ceux qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent, et les soutiennent, nous les décrétons frappés d’excommunication». (Décrets 234)

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 nov. 1302, ex cathedra : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … En outre, nous déclarons, disons, définissons et proclamons à toutes créatures humaines qu’elles ont la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife romain». (Ench. Symb. Denz. 468 / 870 ; 469 / 875)

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 nov. 1439, ex cathedra : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité». (Décrets 551)

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «… tous ceux qui pensent des choses opposées et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église». (Décrets 571)

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges [Mt 25, 41], à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; … personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique». (Décrets 578)

Pape Pie IV, Concile de Trente, Iniunctum nobis, Profession de foi, 13 nov. 1564, ex cathedra : «Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement…». (Ench. Symb. Denz. 1000 / 1870)

Pape Pie VII, Post tam diuturnas, 29 avril 1814 (Magistère) : «Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’épouse sainte et immaculée du Christ, l’Église hors de laquelle il n’y a pas de salut».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati, n° 4, 24 mai 1829 (Magistère) : «cette idée mortelle concernant l’absence de différence entre les religions est réfutée même à la lumière de la raison naturelle. Nous sommes assurés de cela parce que les différentes religions ne sont pas souvent d’accord entre elles. Si l’une est vraie, l’autre doit être fausse ; il ne peut y avoir de société entre l’obscurité et la lumière. Face à ces sophistes expérimentés les gens doivent apprendre que la profession de la foi catholique est particulièrement vraie, comme l’apôtre le proclame : ‘un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême’(Éph. 4, 5)».

Pape Grégoire XVI, Summo iugiter studio, n° 2 & 5, 27 mai 1832 (Magistère) : «certains de ces égarés tentent de se persuader et à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle. … nos prédécesseurs enseignent ce même article de foi … à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut. St Ignace … aux Philadelphiens : ‘Ne vous trompez pas, mon frère ; Si quelqu’un suit un schismatique, il n’atteindra pas l’héritage du royaume de Dieu’. … Saint Augustin … concile de Cirta : ‘Quiconque s’est séparé de l’Église catholique, quel que soit son état de vie, n’aura pas la vie éternelle, mais a gagné la colère de Dieu à cause de ce seul crime : qu’il a abandonné son union avec le Christ’. …saint Grégoire le Grand témoigne expressément que c’est bien l’enseignement de l’Église catholique… : ‘La sainte Église universelle enseigne qu’il n’est pas possible d’adorer Dieu en vérité, sauf en elle, et affirme que tous ceux qui sont en dehors d’elle ne seront pas sauvés’. Les actes officiels de l’Église proclament le même dogme. Innocent III … concile de Latran IV : ‘Il y a une Église universelle de tous les fidèles hors de laquelle personne n’est sauvé’. Enfin, le même dogme est également expressément mentionné dans la profession de foi proposée par le Siège apostolique».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 aout 1832 (Magistère) : «L’Apôtre nous en avertit : ‘Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême‘ (Éph. 4, 5) ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au port du salut ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : ‘qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ’ (Lc 11, 23) ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération (Symb. S. Athanase)».

Pape Pie IX, Quanta cura, 8 déc. 1864, ex cathedra : «… cette opinion erronée, on ne peut plus fatale à l’Église catholique et au salut des âmes, et que Notre prédécesseur d’heureuse mémoire, Grégoire XVI, appelait un déliresavoir que la liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme ; qu’il doit être proclamé et assuré dans tout état bien constitué…’.  Or, en soutenant ces affirmations téméraires … ils prêchent une liberté de perdition… En conséquence, nous réprouvons par notre autorité apostolique, nous proscrivons, nous condamnons, nous voulons et ordonnons que tous les enfants de l’église catholique tiennent pour réprouvées, proscrites et condamnées, toutes et chacune des mauvaises opinions et doctrines signalées en détail dans les présentes lettres».

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 2, Profession de Foi, 1870, ex cathedra : «Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement…». (Décrets 803)

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 3, ch. 3, 1870, ex cathedra : « … la condition de ceux qui ont adhéré à la vérité catholique grâce au don céleste de la foi n’est en rien semblable à ceux qui, guidés par des opinions humaines, suivent une fausse religion ; … ceux qui ont reçu la foi sous le Magistère de l’Église ne peuvent jamais avoir un juste motif de changer ou de remettre en question cette foi [canon 6]». (Décrets 808)

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 4ème sess. ch. 4, 1870 ex cathedra : «… la parole de notre Seigneur Jésus-Christ … : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église (Mat. 16, 18) … se vérifie dans les faits car dans le Siège apostolique la religion catholique a toujours été gardée sans tache et la doctrine catholique toujours professée dans sa sainteté. …les successeurs de Pierre … savaient parfaitement que ce siège de Pierre demeurerait pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : J’ai prié pour toi [Pierre], pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères (Luc 22, 32). Ce charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible a été accordé par Dieu à Pierre et à ses successeurs en cette chaire…». (Décrets 815-816)

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «L‘Église n’a jamais rien … poursuivi avec plus d’effort que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «si donc il y a un point évidemment révélé par dieu et que nous refusions de le croire, nous ne croyons absolument rien de la foi divine. …le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «si quelqu’un adhère à une seule [hérésie], par le fait même, il se sépare de l’unité catholiquequiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir en dehors de la communion catholique, et étranger à l’Églisecelui qui s’éloignera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 2, 6 janv. 1928 (Magistère) : «… la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables… En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient et ils versent par étapes dans le naturalisme et l’athéisme [apostasie]. La conclusion est claire : se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c’est s’éloigner complètement de la religion divinement révélée [apostasie]».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9, 6 janv. 1928 (Magistère) : «un bon nombre d’entre eux nient que l’Église doive être visible et décelable extérieurement, en ce sens, du moins, qu’elle doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer une seule et même doctrine sous un seul magistère et un seul gouvernement … cette unité ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance des chrétiens [catholiques]».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [hérétiques] ou de gouvernement [schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps [excommuniés de fait] ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n° 22, 29 juin 1943 (Magistère) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

 

La véritable et unique Église est une sainte catholique et apostolique – L’Église est le corps mystique de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme

La secte vatican 2 n’est pas l’Église, mais une fausse église qui a envahi les murs du Vatican, pas plus que les sectes traditionalistes ou les autres sectes hérétiques ou schismatiques (FSSPX, Thucites, sédévacantistes hérétiques, LMR…). La véritable Église ne peut se trouver que là où se trouve la vraie foi divine et catholique reçue des Apôtres et transmise par l’autorité des vrais papes. Qui n’a pas la véritable Église pour Mère n’a pas Dieu pour Père. L’Église est le corps mystique de Jésus-Christ, Fils unique engendré de Dieu, Verbe fait chair sans cesser d’être Dieu, vrai Dieu et vrai homme, qui a assumé la nature humaine, s’est incarné, a accompli la Rédemption en payant par sa mort sur la croix pour nos péchés, est ressuscité et monté au cieux où il est assis à la droite du Père intercédant pour nous.

Pape Pie VII, Diu satis, 15 mai 1800 : « Ne perdez jamais de vue la prière du Christ à son Père : Père saint conservez-les pour votre nom, afin qu’ils soient un comme nous. Ce n’est pas seulement pour eux (c’est-à-dire pour les apôtres) que je vous prie, mais pour ceux qui croiront un jour en moi par la vertu de leur parole [des apôtres et des disciples], pour que tous soient un, comme vous en moi, mon Père, et moi en vous, et qu’ils soient eux-mêmes un en nous [Jean 17, 2, 20-21]».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 1896 (Magistère) : « Par son origine, l’Église est donc une société divine ; par sa fin, et par les moyens immédiats qui y conduisent, elle est surnaturelle ; par les membres dont elle se compose et qui sont des hommes, elle est une société humaine ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « le divin Rédempteur commença à édifier le temple mystique de l’Église quand il livra son enseignement en prêchant ; il l’acheva quand il fut suspendu publiquement à la Croix ; enfin, il en procura la manifestation et la promulgation quand il envoya visiblement l’Esprit Saint sur ses disciples ».

Corps mystique signifie union par la foi divine et catholique entre le chef et les membres.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : Nous avons considéré comme un devoir de Notre charge pastorale d’exposer à tout le peuple chrétien, dans cette Lettre encyclique, la doctrine du Corps mystique de Jésus-Christ et de l’union, dans ce même Corps, des fidèles avec le divin Rédempteur

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « le Verbe de Dieu a voulu se servir de notre nature pour racheter les hommes par ses souffrances et ses tourments, il se sert de même de son Église au cours des siècles pour perpétuer l’œuvre commencée (Cf. Conc. du Vatican : Const. de Eccl., prol. Denzinger n. 1821). Or, pour définir, pour décrire cette véritable Église de Jésus-Christ – celle qui est sainte, catholique, apostolique, romaine (Cf. Concile du Vatican : Const. de fid. cath., cap. 1. Denzinger n. 1782) ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « l’Apôtre représente l’Église, lorsqu’il dit : De même que nous avons plusieurs membres dans un même corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous ne faisons qu’un seul corps dans le Christ [par l’unité de la foi], et chacun en particulier, nous sommes membres les uns des autres (Rom. XII, 4-5) ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Le Christ donne la lumière à toute son Église … il est l’Auteur de la foi, comme il en sera le Consommateur (Hebr. XII, 2) dans la patrie. C’est lui qui infuse dans les fidèles la lumière de la foi [seule vraie foi] ; lui qui enrichit divinement des dons surnaturels de science, d’intelligence et de sagesse ses Pasteurs et ses Docteurs, en premier lieu son Vicaire sur la terre, afin qu’ils conservent fidèlement le trésor de la foi, qu’ils le défendent énergiquement, qu’ils l’expliquent et le soutiennent avec piété et diligence ; lui enfin qui, bien qu’invisible, préside aux Conciles de l’Église et les guide par sa lumière (Cf. S. Cyrille d’Alexandrie, Ep. 55 de Symb. PG 77, 293) ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « le Christ doit être appelé la Tête de son Corps mystique, mais aussi par le fait qu’il soutient l’Église, qu’il vit dans l’Église, si bien que celle-ci est comme une autre personne du Christ. C’est ce que le Docteur des Nations affirme dans son Épitre aux Corinthiens lorsqu’il appelle l’Église le Christ, sans rien ajouter de plus (I Cor. XII, 12) ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « la Tête exerce son influence sur ses membres, le Christ Notre-Seigneur fait vivre l’Église de sa vie surnaturelle, pénètre tout ce Corps de sa vertu divine, et il alimente, il entretient chaque membre selon la place qu’il occupe dans le Corps ».

Jésus-Christ est la Tête de l’Église, le Saint-Esprit est l’âme de l’Église, la sainte Vierge en le cou et les Apôtres en sont la colonne vertébrale, les membres les fidèles. Les murs de Jérusalem sont signifiés par la communauté des chrétiens, et les vases par le clergé et par les religieux.

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janv. 1928 (Magistère) : « Le corps mystique du Christ, c’est-à-dire l’Église, étant un (I Cor., XII, 12), formé de parties liées et coordonnées (Eph. IV, 16) à l’instar d’un corps physique, il est absurde et ridicule de dire qu’il peut se composer de membres épars et disjoints ; par suite, quiconque ne lui est pas uni n’est pas un de ses membres et n’est pas attaché à sa tête qui est le Christ (Eph.V, 30 ; 1,22) ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Léon XIII, dans sa lettre encyclique Divinum illud, exprime cette présence et cette opération de l’Esprit de Jésus-Christ par ces paroles concises et nerveuses : « Qu’il suffise d’affirmer que, si le Christ est la Tête de l’Église, le Saint-Esprit en est l’âme » (Léon XIII, Lettre encyclique Divinum illud du 9 mai 1897. ASS XXIX (1897) 650. Cf. SVS n. 11) ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « le Fils du Père éternel est descendu du ciel pour le salut éternel de nous tous, ainsi il a fondé ce Corps qu’est l’Église et il l’a enrichi de l’Esprit divin pour donner aux âmes immortelles le moyen d’atteindre leur bonheur ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « l’Esprit de Dieu qui, selon saint Thomas, « un et unique, remplit toute l’Église et en fait l’unité » (S. Thomas, De Veritate, q. 29, art. 4, c.) ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « C’est à cet Esprit du Christ comme à un principe invisible qu’il faut attribuer que toutes les parties du Corps soient reliées, aussi bien entre elles qu’avec leur noble Tête, puisqu’il réside tout entier dans la Tête, tout entier dans le Corps, tout entier dans chacun des membres ; »

Révélations célestes de Sainte Brigitte de Suède, Livre 4, chap. 74 : « Notre-Seigneur répondit : Vous [St Jean-Baptiste] êtes le souverain membre avec la tête et auprès de la tête ; néanmoins, la gorge [le cou] est plus proche et plus excellente : de même je suis le chef et la tête de tous, et ma très-chère Mère est la gorge [le cou] ; après, les anges le sont [le cou] ; mais vous [St Jean-Baptiste] et mes apôtres êtes comme les palerons du dos, d’autant que, non-seulement vous m’aimez, mais aussi vous m’honorez, en avançant et en poussant ceux qui m’aiment. Partant, ce que j’ai dit et arrêté est constant : Les œuvres que je fais, vous les ferez, et votre volonté est ma volonté, car comme la tête de chair ne se meut point sans les membres, de même en l’union et conjonction spirituelle que vous avez avec moi, il n’y a point de vouloir sans pouvoir, mais tout est pouvoir ; c’est ce qu’un chacun de vous veut. Partant, que ce que vous demandez soit fait ».

Révélations célestes de Sainte Brigitte de Suède, livre 6, chap. 26 : « Notre Seigneur dit à son épouse priant pour un roi, qu’il s’efforce, pour le conseil des hommes spirituels et sages, de réparer les murs de Jérusalem, c’est-à-dire, l’Église et la foi catholique, qui sont comme perdues, les murs de laquelle sont signifiés par la communauté des chrétiens, et les vases par le clergé et par les religieux ».

Ce n’est pas parce qu’il y a de nombreux mauvais chrétiens qu’il faut se révolter et sortir du Corps du Christ qui est l’Église. Malheureusement c’est ce que font la plupart des baptisés aujourd’hui car ils ne comprennent pas que l’unité de l’Église repose sur l’unité de la foi, mais font passer la foi après et qu’ils préfèrent avant, contrairement à ce qu’enseigne l’Église : Que la foi est souverainement ou suprêmement de première importance.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « si donc certains membres de l’Église souffrent de maladie spirituelle, ce n’est pas une raison de diminuer notre amour envers l’Église, mais plutôt d’augmenter notre piété envers ses membres ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « ceux … qui, par une malheureuse déchirure de l’unité et de la foi, se trouvent séparés de Nous qui, malgré Notre indignité, représentons ici-bas la personne de Jésus-Christ. Aussi, répétons-Nous la divine prière de notre Sauveur à son Père céleste : Qu’ils soient un, comme toi, mon Père, tu es en moi et moi en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous ; pour que le monde croie que tu m’as envoyé (S. Jean XVII, 21) ».

Le Christ total est le Christ avec son corps mystique. Qui, sauf un fou, pourrait prétendre que le Christ ne puisse être complet ?

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « la doctrine très ancienne et constante des Pères nous enseigne que le divin Rédempteur avec son Corps social constitue une seule personne mystique, ou, comme dit saint Augustin, le Christ total (S. Augustin, Enarr. in Ps. XVII, 51, et XC, II, 1. PL 36, 154 et 37, 1159) ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Notre union, donc, avec et dans le Christ vient d’abord de ce que la société chrétienne, de par la volonté de son Fondateur, formant un corps social parfait, il y faut une union de tous les membres qui leur permette de conspirer à une même fin ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « comme le Christ, Chef et Modèle de l’Église, « n’est pas tout entier si on ne voit en lui que la nature visible… ou la nature divine invisible, mais il ne fait qu’un par et dans l’une et l’autre natures ; de même son Corps mystique » (Léon XIII, ibidem, p. 710. Cf. SVS n. 606) ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « selon la pensée déjà brièvement indiquée de saint Augustin, le Chef mystique qu’est le Christ, et l’Église, qui sur terre est comme un autre Christ et en tient la place, constituent un homme nouveau unique dans lequel le ciel et la terre s’allient pour perpétuer l’œuvre de salut de la Croix : à savoir le Christ, Tête et Corps ; le Christ total ».

C’est une même foi qui fait l’unité du corps qui est l’Église, et donc des membres de ce corps.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « il faut que cet accord de tous les membres se manifeste aussi extérieurement, par la profession d’une même foi, mais aussi par la communion des mêmes mystères, par la participation au même sacrifice, enfin par la mise en pratique et l’observance des mêmes lois ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Nous ne sommes pas moins fortement attachés entre nous et avec notre divin Chef par notre foi chrétienne : car, nous tous, les croyants, possédant le même esprit de foi  (II Cor. IV, 13), nous sommes éclairés de la même lumière du Christ, nous sommes nourris de la même nourriture du Christ, nous sommes gouvernés par la même autorité et le même magistère du Christ. Que si c’est le même esprit de foi qui passe en nous comme une sève, tous aussi, dès lors, c’est la même vie que nous vivons dans la foi du Fils de Dieu qui nous a aimés ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « les liens de la foi et de l’espérance qui nous attachent à notre divin Rédempteur dans son Corps mystique sont d’un grand poids et d’une souveraine [suprême, absolue] importance ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « qu’il s’est uni notre nature dans l’unité de sa personne ; faisant ainsi – comme le remarquait avec une certaine candeur Maxime de Turin – que, « dans le Christ, c’est notre chair qui nous aime » (Maxime de Turin, Sermo XXIX. PL 57, 594) ».

L’esprit du Christ et l’esprit de l’Église sont un. L’esprit du Christ est l’Esprit Saint enseignant par l’Église par le Magistère et l’esprit de l’Église est conservé dans la Tradition.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Si quelqu’un n’a pas l’Esprit du Christ, dit l’Apôtre, celui-là n’est pas du Christ (Rom. VIII, 9-10) ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « On ne peut rien concevoir, en effet, de plus glorieux, de plus noble, de plus honorable que d’appartenir à l’Église sainte, catholique, apostolique et romaine, par laquelle … nous sommes nourris en ce terrestre exil d’une seule doctrine et d’un seul Pain céleste [le pain de la parole et le pain eucharistique quand un prêtre catholique est disponible] ».

Comme chaque doit œuvrer par la foi à l’édification de l’Église, donc chacun doit s’instruire nécessairement, et celui qui ne le fait pas (alors qu’il le doit et qu’il le peut) engage un grave péché. Bien entendu l’édification du corps se fait par les œuvres de la propagation de la foi et les œuvres missionnaires, mais tout fidèle aussi est tenu de propager la foi selon ses moyens et son état.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « tous les autres membres [laïcs] du Corps mystique de Jésus-Christ, chacun pour sa part, ont le devoir de travailler avec énergie et diligence à l’édification et à l’accroissement de ce Corps [l’Église] ».

La mission et le pouvoir de l’Église n’est utile qu’à l’édification de l’Église et non aux sectes séparées de l’unité de la foi (et donc séparées de l’unité de l’Église).

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « la mission dite juridique de l’Église, son pouvoir d’enseigner, de gouverner et d’administrer les sacrements, n’ont de vigueur et d’efficacité surnaturelle [que] pour édifier le Corps du Christ… ».

L’Église est un seul corps dont la tête est Jésus-Christ

I Corinthiens 12, 12, 27 : Car, comme le corps est un, quoique ayant beaucoup de membres, et que tous les membres du corps, quoique nombreux, ne soient cependant qu’un seul corps : ainsi est le Christ. … vous êtes le corps du Christ, et les membres d’un membre [membres les uns des autres]».

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Il y a en effet une Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle personne n’est sauvé, où Jésus-Christ est à la fois le prêtre et le sacrifice».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «L’unité de l’Église doit être considérée … d’abord dans la connexion mutuelle des membres de l’Église ou la communication qu’ils ont entre eux ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « la doctrine très ancienne et constante des Pères nous enseigne que le divin Rédempteur avec son Corps social constitue une seule personne mystique, ou, comme dit saint Augustin, le Christ total (S. Augustin, Enarr. in Ps. XVII, 51, et XC, II, 1. PL 36, 154 et 37, 1159) ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, part. 1, § 4 : « …tiens-toi attaché à la tête, de laquelle le corps tout entier » de l’Église « reçoit cohésion et accroissement », c’est-à-dire à la venue charnelle du Fils de Dieu ; confesse sa divinité et adhère inébranlablement à son humanité».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, Part 2 § 2 : « au-dessus de toutes choses, il y a le Père, et c’est lui la tête du Christ ; à travers toutes choses, il y a le Verbe, et c’est lui la tête de l’Église ; en nous tous, il y a l’Esprit, et c’est lui l’Eau vive octroyée par le Seigneur à ceux qui croient en lui avec rectitude [foi droite, c-à-d orthodoxe], qui l’aiment et qui savent qu’il n’y a qu’ « un seul Dieu Père, qui est au-dessus de toutes choses, à travers toutes choses et en nous tous ».

Saint Augustin : « Félicitons-nous, répandons-nous en action de grâces, nous sommes devenus non seulement chrétiens, mais le Christ. Comprenez-vous, mes frères, la grâce de Dieu sur nous ? Admirons, tressaillons d’allégresse, nous sommes devenus le Christ ; lui, la tête, nous les membres ; l’homme total, lui et nous. Qu’est-ce que la tête et quels sont les membres ? Le Christ et l’Église. Prétention d’un orgueil insensé, si le Christ lui-même n’avait daigné nous promettre cette gloire, quand par la bouche de son apôtre Saint Paul, il a dit : « Vous êtes le corps du Christ et ses membres » (Jean 21, 8-9) ».
Par conséquent la foi n’est pas séparée du corps qui est l’Église, sinon ce n’est pas la foi ni le corps de l’Église.

Une seule vraie foi fonde la seule véritable Église sainte, catholique, apostolique et romaine

C’est la loi divine immuable qu’il n’y a qu’une seule foi dans la véritable Église une, sainte, catholique et apostolique, et qu’en dehors de cette unité de foi il n’y a plus l’unité de l’Église.

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Ephésiens IV, 3 s.) ; et comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi. «Un seul Seigneur, une seule foi».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « …l’Église sainte, catholique, apostolique et romaine, par laquelle nous devenons les membres d’un Corps si saint, nous sommes dirigés par un Chef si sublime, nous sommes pénétrés par un seul Esprit divin ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « On ne peut rien concevoir, en effet, de plus glorieux, de plus noble, de plus honorable que d’appartenir à l’Église sainte, catholique, apostolique et romaine, par laquelle … nous sommes nourris en ce terrestre exil d’une seule doctrine et d’un seul Pain céleste ».

Répétons-le : en dehors de cette unité de foi il n’y a plus l’unité de l’Église.

L’Église est de loi divine un corps qui n’a qu’une foi

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter Studio, n° 5, 27 mai 1832 (Magistère) : «Vous savez avec quelle ardeur Nos prédécesseurs ont enseigné cet article de foi…, à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « C’est parce qu’elle est un corps que l’Église est visible à nos regards ». (ASS XXVIII (1895-1896) 710. Cf. SVS n. 605)

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « …l’Église [corps] pour être une en tant qu’elle est la réunion [assemblée et union de foi] des fidèles requiert nécessairement [nécessité : loi divine] l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Ci-dessus, l’Église enseigne, par le pape Léon XIII, que l’unité du corps et des fidèles, nécessite l’unité de foi de loi divine pour être une société divinement constituée par l’unité de gouvernement et de communion (communion religieuse, communion de foi, communion eucharistique).

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9, 6 janv. 1928 (Magistère) : «un bon nombre d’entre eux nient que l’Église doive être visible et décelable extérieurement, en ce sens, du moins, qu’elle doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer une seule et même doctrine sous un seul magistère et un seul gouvernementcette unité ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance des chrétiens [catholiques]».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Que l’Église soit un corps, la Sainte Écriture le dit à maintes reprises. Le Christ, dit l’Apôtre, est la Tête du Corps qu’est l’Église (Col. I, 18). Si l’Église est un corps, il est donc nécessaire qu’elle constitue un organisme un et indivisible, selon les paroles de saint Paul : Bien qu’étant plusieurs, nous ne faisons qu’un seul corps dans le Christ (Rom. XII, 5) ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

Quiconque n’a pas la même foi que ce seul corps qui est l’Église n’est pas ou n’est plus dans l’unité ni dans ce seul corps qui est l’Église comme l’enseigne l’Église :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 (Magistère) : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersentdonc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci, ni est en communion avec sa tête le Christ ».

 

Le fondement de l’unité de l’Église est l’unité de la foi

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « l’essentiel est de savoir ce que Jésus-Christ a voulu faire et ce qu’Il a fait en réalité. C’est d’après cette règle qu’il faut traiter surtout de l’unité de l’Église …il faut rechercher non pas de quelle façon l’Église pourrait être une, mais quelle unité a voulu lui donner son Fondateur. … le sommet de la perfection de l’Église, comme le fondement de sa construction, consiste dans l’unité ».

Ci-dessus l’Église enseigne que le fondement de l’Église est l’unité.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Jésus a voulu que L’UNITÉ DE FOI existât dans Son Église : car la foi est le premier de tous les liens qui unissent l’homme à Dieu et c’est à elle que nous devons le nom de fidèles. «Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême» (Ephes., IV, 5) ; c’est-à-dire, de même qu’ils n’ont qu’un seul Seigneur et qu’un seul baptême, ainsi tous les chrétiens, dans le monde entier, ne doivent avoir qu’une seule foi ».

Ensuite, ci-dessus l’Église enseigne que le fondement de son unité de foi est l’unité de foi.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Dieu veut absolument dans Son Église l’unité de foi. … Jésus-Christ a appelé tous … à Le suivre … tous ensemble, unis … un seul peuple légitimement constitué en société : un peuple vraiment uni par la communauté de foi ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « quel est ce principe extérieur d’unité dans la foi qu’Il a voulu établir. Jésus-Christ … exige absolument qu’on ajoute une foi entière à Son enseignement ; Il l’exige sous la sanction de récompenses ou de peines éternelles ».

Et encore, ci-dessus, que de l’unité de foi est établie par Dieu et par Jésus-Christ.

Il doit être clair pour tout le monde que quiconque n’a pas la même foi que la foi de l’Église n’est pas dans l’Église par la loi divine. Quiconque ne garde pas l’unité de foi n’est pas dans l’unité de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Quiconque ne garde pas cette unité, ne garde pas la loi de Dieu, il ne garde pas la foi du Père et du Fils, il ne garde pas la vie ni le salut» (S. Cyp. De cath. Eccl. Unitate). … «Soyez un seul corps et un seul esprit, comme vous avez été appelés à une seule espérance dans votre vocation» (Ephes. IV, 4) ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : …il est nécessaire [nécessité : loi divine] que tous les chrétiens soient liés entre eux par la communauté d’une foi immuable [Magistère infaillible]»

L’unité de foi est « ce principe extérieur d’unité dans la foi qu’Il [Dieu] a voulu établir » (Léon XIII, Satis cognitum). Par conséquent l’unité extérieure de la foi est de loi divine pour l’unité de l’Église. Cela signifie que tous ceux qui ne sont pas dans l’unité extérieure de la foi ne sont pas dans l’unité de la foi ni dans l’Église. Il est de foi divine et catholique qu’il n’y a pas d’unité de foi ni de corps entre les catholiques et ceux qui ne professent pas extérieurement la vraie foi catholique. C’est ce que confirme le pape Pie XII dans Mystici Corporis Christi.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

L’unité extérieure de la foi est la profession de la même foi. C’est la loi divine. Par conséquent, tous ceux qui ne professent pas la foi de l’Église ne sont pas dans l’Église.

L’unité de l’Église et l’unité de la foi sont apostoliques – La foi apostolique fait l’unité de foi

Pape Pie VII, Diu satis, 15 mai 1800 : « Ne perdez jamais de vue la prière du Christ à son Père : Père saint conservez-les pour votre nom, afin qu’ils soient un comme nous. Ce n’est pas seulement pour eux (c’est-à-dire pour les apôtres) que je vous prie, mais pour ceux qui croiront un jour en moi par la vertu de leur parole [des apôtres] ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Seront sauvés tous ceux qui obéiront aux Apôtres ; ceux qui n’obéiront pas, périront. « Celui qui croira [aux paroles des Apôtres] et sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira point sera condamné » (Marc XVI, 16) ».

Ci-dessus, l’Église enseigne infailliblement que « celui qui croira » dans Marc 16, 16 est celui qui croira en obéissant aux Apôtres, c’est-à-dire dans la foi apostolique et dans l’Église apostolique. Ceux qui ne croient pas en obéissant aux Apôtres sont condamnés. Ce qui est confirmé dans le paragraphe suivant :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « de même que les Apôtres et les disciples étaient obligés de se soumettre à la parole du Christ, la même foi devait être pareillement accordée à la parole des Apôtres par tous ceux que les Apôtres instruisaient en vertu de leur mandat divin.

C’est la règle de la foi que l’unique foi apostolique fait l’unité de foi :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Tertullien : «Il est constant que toute doctrine conforme à celle des Églises apostoliques, mères et sources primitives de la foi, doit être déclarée vraie, puisqu’elle garde sans aucun doute ce que les Églises ont reçu des Apôtres, les Apôtres du Christ, le Christ de Dieu… Nous sommes en communion avec les Églises apostoliques ; nul n’a une doctrine différente : c’est là le témoignage de la vérité» (De Præscrip., cap. XXI) ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Il n’était donc pas plus permis de répudier UN SEUL PRÉCEPTE de la doctrine des Apôtres, que de rejeter quoi que ce fût de la doctrine de Jésus-Christ Lui-même ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum n° 8 : « Il est donc nécessaire que d’une façon permanente subsiste … l’obligation constante et immuable d’accepter et de professer toute la doctrine ainsi enseignée ».

Par conséquent, quiconque est hors de la foi apostolique est hors de l’Église.

Pape saint Clément de Rome (règ. vers 88-98), 4ème évêque de Rome, Épitre aux corinthiens, 42 : « 1. Les Apôtres nous ont annoncé la bonne nouvelle de la part de Jésus-Christ. Jésus-Christ a été envoyé par Dieu. 2. Le Christ vient donc de Dieu et les Apôtres du Christ. Cette double mission elle-même, avec son ordre, vient donc de la volonté de Dieu ».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, Part 2 § 2 : « … eux qui appartiennent à l’Église : leur chemin parcourt le monde entier, parce que possédant la solide Tradition venant des apôtres, et il nous offre le spectacle d’une seule et même foi chez tous… ».

L’unité du corps et l’unité de la foi repose sur Pierre

Matthieu 16, 18-19 : «Aussi moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Égliseet les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elleEt je TE donnerai les clefs du royaume des cieux ; et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre, sera aussi délié dans les cieux ».

Luc 22, 31-32 : «Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici que Satan a demandé à vous avoir tous, afin qu’il puisse vous passer au crible comme le blé ; mais j’ai prié pour TOI, afin que TA foi ne défaille point : et toi, étant une fois converti, affermis tes frères ».

Jean 21, 15-17 : « Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.  Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.  Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé, parce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui dit : Seigneur, tu sais toutes choses. Tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes brebis ».

L’Écriture enseigne infailliblement que Jésus-Christ lui-même construit Son Église sur la foi de Pierre qu’il institue chef des Apôtres et de Son Église, et son représentant ou vicaire (Pape et papauté ou fonction papale) ainsi que ses vrais successeurs, contrairement à l’absurdité des hérétiques affirmant le contraire, car sans succession apostolique, personne ne pourrait être sauvé après la mort du premier pape Pierre.

Pape Pie IX, Concile Vatican I de 1870, Sess. 4, chap. 3, ex-cathedra : « …tous les fidèles du Christ doivent croire que le Siège apostolique et le Pontife détient la primauté romaine dans le monde entier, et le pontife de Rome lui-même est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des apôtres, et est le vrai vicaire du Christ et la tête de toute l’Église … En outre, nous enseignons et déclarons que l’Église romaine, par la disposition du Seigneur, détient la souveraineté du pouvoir ordinaire sur toutes les autres … C’est la doctrine de la vérité catholique dont personne ne peut s’écarter et garder sa foi et le salut ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « …ils ne peuvent en aucune façon être au nombre des enfants de Dieu, s’ils n’en viennent à reconnaître pour frère Jésus-Christ et pour mère l’Église ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : « le Christ Notre-Seigneur, qui durant sa vie mortelle avait dirigé lui-même visiblement son petit troupeau (S. Luc XII, 32), au moment de quitter ce monde pour retourner à son Père, confia au Prince des Apôtres le gouvernement visible de toute la société fondée par lui ».

Quiconque refuse que Pierre est chef de l’Église et des Apôtres, et que les vrais papes sont ses successeurs, est de fait hors de la vraie foi, hors de la véritable Église catholique et hors du salut.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « C’est à Pierre que le Seigneur a parlé : à un seul, afin de fonder l’unité par un seul (S. Pascianus ad Sempronium, epist. III, n. 11) ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «le Christ ; c’est lui qui sans cesser de gouverner mystérieusement l’Église par lui-même, la dirige pourtant visiblement par celui qui tient sa place sur terre, car depuis sa glorieuse Ascension dans le ciel, elle ne repose plus seulement sur lui, mais aussi sur Pierre comme sur un fondement visible pour tous. Que le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu’une seule Tête, Notre immortel Prédécesseur, Boniface VIII, l’a officiellement enseigné dans sa Lettre apostolique Unam sanctam (61) et ses successeurs n’ont jamais cessé de le répéter après lui ; Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s’attacher au Christ Tête de l’Église sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l’unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu’il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel».

Pierre est le chef des Apôtres qu’a établit Jésus-Christ, et le chef ou la tête de la foi apostolique hors de laquelle il n’y a aucune unité avec l’Église catholique, mais la perdition éternelle.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : …saint Augustin… affirme que quiconque se sépare de la foi romaine n’est point catholique.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «…comprendre le plan et le dessein de Dieu dans la constitution de la société chrétienne. Ce plan, le voici : L’auteur divin de l’Église, ayant décrété de lui donner l’unité de foi, de gouvernement, de communion, a choisi Pierre et ses successeurs pour établir en eux le principe et comme le centre de l’unité.

Comme il a déjà été montré plus haut, l’unité de l’Église qu’a voulu lui donner son divin Fondateur consiste dans l’unité qui est le sommet de la perfection de l’Église, comme le fondement de sa construction. C’est Pierre qui établit cette unité dans l’unité dé foi.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « …le décret du Concile du Vatican [Vatican I, 1870] qui a défini la nature et la portée de la primauté du Pontife romain, n’a point introduit une opinion nouvelle, mais a affirmé l’antique et constante foi de tous les siècles (Sess. IV, cap. 3) ».

L’antique et constante foi est romaine et apostolique, c’est la vraie foi catholique de la véritable Église catholique, c’est-à-dire la foi de la Tradition de l’Église (foi de tous temps) ou traditionnelle.

Saint Cyprien de Carthage (v. 200-258), père de l’Église, De l’unité de l’Église, 3 : « Après sa résurrection, il dit au même apôtre : Pais mes brebis. Sur lui seul il bâtit son Église, à lui seul il confie la conduite de ses brebis. … afin de rendre l’unité évidente, il a établi une seule chaire et, de sa propre autorité, il a placé dans un seul homme le principe de cette même unité. … La primauté est donnée à Pierre, afin qu’il n’y ait qu’une seule Église du Christ et une seule chaire. Tous sont pasteurs ; mais on ne voit qu’un troupeau dirigé par les apôtres avec un accord unanime.

Pas de salut hors de l’unité du corps – Pas de salut hors de l’unité de la foi

C’est un dogme révélé de foi catholique qu’il n’y a absolument aucun salut hors de la véritable Église catholique (Voir Hors de l’Église catholique pas de salut) :

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Il y a en effet une Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle personne n’est sauvé, où Jésus-Christ est à la fois le prêtre et le sacrifice».

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra (Magistère solennel) : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … »

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (Magistère solennel) : « La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges » [Mt 25, 41], à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; … et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’UNITÉ de l’Église catholique ».

L’Église enseigne infailliblement ci-dessus qu’il n’y a pas de salut hors de l’unité de l’Église. Et l’unité de l’Église est l’unité de la foi.

Il n’y a absolument aucun salut hors de la véritable Église catholique parce qu’il n’y a absolument aucun salut hors de la vraie foi catholique (voir Hors de la vraie foi pas de salut) :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décrets 571) ex cathedra (Magistère solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES [au Magistère], l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra (Magistère  solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Le Christ, se tenant dans la barque pour enseigner, nous fait entendre que ceux qui sont hors de l’Église ne peuvent avoir aucune intelligence de la parole divine ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Tous ceux qui ont à l’égard de la tête un sentiment différent de celui des Écritures Saintes ont beau se trouver dans tous les lieux où est établie l’Église, ils ne sont point dans l’Église. Et de même, TOUS CEUX QUI PENSENT COMME L’ÉCRITURE SAINTE AU SUJET DE LA TÊTE, MAIS QUI NE VIVENT POINT EN COMMUNION AVEC L’UNITÉ DE L’ÉGLISE, ILS NE SONT POINT DANS L’ÉGLISE» (S. Augustinus, Contra Donatistas Epistola, sive de Unit. Eccl., cap. IV, n. 7) ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu’une seule foi (Cf. Eph. IV, 5) ; et celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (S. Matth. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi ou de gouvernement ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Il n’y a pas d’un côté l’unité de l’Église et puis d’un autre l’unité de la foi, mais c’est une même unité. Là où est la vraie foi est l’Église. Là où n’est pas la vraie foi n’est pas l’Église.

La règle de la foi : unité de la foi = unité de l’Église

La foi et l’Église, c’est la même unité, et il n’y a pas l’une sans l’autre. Pour être dans la véritable Église, il faut tenir la vraie foi. Là où est la vraie là est l’Église. Pour connaître où est la vraie foi par rapport à la fausse, c’est la règle de la foi, donnée à tous les baptisés, qui le détermine. Ceci est un court résumé sur la règle de la foi.

Pape St Pie X, Notre Mandat Apostolique, 25 août 1910 : « La doctrine catholique nous indique que le premier devoir de la charité ne se situe pas dans la tolérance des idées fausses, aussi sincères qu’elles puissent être, ni dans l’indifférence théorique ou pratique des erreurs et des vices dans lesquels nous voyons nos frères plongés. … De plus, tandis que Jésus était aimable avec les pécheurs et avec ceux qui s’étaient égarés, Il n’a pas respecté leurs idées fausses, aussi sincères qu’elles auraient pu apparaître. Il les a aimés tous, mais Il les a instruits pour les convertir et les sauver ».

La foi catholique traditionnelle est l’unique vraie foi de la Tradition de l’Église ou la foi de tous les temps de l’Église. La foi est fondée sur le Magistère infaillible du Christ transmis aux Apôtres dont Pierre est le premier (puis leurs successeurs) : La Sainte Écriture et la Tradition de l’Église sont les deux sources de la Révélation divine, et la vérité de Jésus-Christ est la Révélation Divine.

Psaume 2, 11 : «Attachez-vous à la doctrine pour que vous ne périssiez pas hors de la voie droite».

Luc 14, 34-35 : «Le sel [doctrine droite de la foi qui assaisonne les âmes] est bon. Mais si le sel perd sa vertu, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? Il n’est plus propre, ni pour la terre, ni pour le fumier ; mais il sera jeté dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende».

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Jean 12, 48 : «Celui qui me méprise et ne reçoit pas mes paroles a qui le juge : la parole que j’ai annoncée sera elle-même son juge au dernier jour».

Jean 10, 26 : «vous ne croyez point parce que vous n’êtes point de mes brebis».

Jean 14, 24 : «Celui qui ne m’aime point ne garde pas mes paroles [qui « sont esprit de vie » (Jn 6, 64), car « la lettre tue mais l’esprit vivifie » (2 Cor. 3, 6)]».

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

Éphésiens 4, 14 : «… afin que nous ne soyons plus comme de petits enfants qui flottent ni emportés çà et là à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur astuce pour induire en erreur».

Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu».

Pape Paul III, Concile de Trente, 4ème session, sur la manière d’interpréter la sainte Écriture, 8 avr. 1546, (Décrets 664) ex cathedra  : «… personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur un seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des Pères, même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3e s. ch. 2, 1870 ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette révélation surnaturelle est contenue, selon la foi de l’Église universelle affirmée par le saint concile de Trente « dans les livres écrits et dans les traditions non-écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous » [Concile de Trente, Décret sur la réception des livres saints et des traditions, 8 avr. 1546, Ench. Symb. 783 1501]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «… ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Saint Ignace d’Antioche, père apostolique, aux Magnésiens, 7 : « vous non plus ne faites rien sans l’évêque et les presbytres ; et n’essayez pas de faire passer pour raisonnable ce que vous faites à part vous, mais faites tout en commun : une seule prière, une seule supplication, un seul esprit, une seule espérance dans la charité [cf. Éph. 4, 4-6], dans la joie irréprochable ; cela, c’est Jésus- Christ, à qui rien n est préférable. Tous accourez pour vous réunir comme en un seul temple de Dieu, comme autour d’un seul autel, en l’unique Jésus-Christ ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 (2e siècle) : « il ne faut donc plus chercher auprès d’autres la vérité qu’il est facile de recevoir de l’Église, car les apôtres, comme en un riche cellier, ont amassé en elle, de la façon la plus plénière, tout ce qui a trait à la vérité, afin que quiconque le désire y puise le breuvage de la vie. C’est elle, en effet, qui est la voie d’accès à la vie ; « tous les autres sont des voleurs et des brigands ». C’est pourquoi il faut les rejeter, mais aimer par contre avec un zèle extrême ce qui est de l’Église et saisir la Tradition de la vérité ».

Saint Cyprien de Carthage (v. 200-258), père de l’Église, De l’unité de l’Église, 3 : « Et celui qui ne tient pas à l’unité de l’Église croit avoir la foi ! Et celui qui résiste à l’Église, qui déserte la chaire de Pierre sur laquelle l’Église repose, se flatte d’être dans l’Église ! Écoutez l’apôtre saint Paul ; il expose lui aussi le dogme de l’unité : Un seul corps, un seul esprit, une seule espérance de votre vocation, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu (Ephés. IV) ».

Saint Cyprien de Carthage (v. 200-258), père de l’Église, De l’unité de l’Église, 4 : « Quiconque se sépare de l’Église véritable, pour se joindre à une secte adultère, renonce aux promesses de l’Église. Les promesses du Christ ne sont pas pour celui qui abandonne son Église. Cet homme est un étranger, un profane, un ennemi. Non, on ne peut avoir Dieu pour père si on n’a pas l’Église pour mère ».

Saint Cyprien de Carthage (v. 200-258), père de l’Église, De l’unité de l’Église, 5 : « L’apôtre saint Paul nous recommande la même unité : Je vous supplie, mes frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de suivre tous la même doctrine, afin qu’il n’y ait pas de schismes parmi vous. Soyez unis dans le même sentiment, dans la même croyance (I Cor. I) ».

Saint Cyprien de Carthage (v. 200-258), père de l’Église, De l’unité de l’Église, 5 : « dans l’Exode, la cérémonie de la Pâque porte que l’agneau, qui est la figure du Christ, doit être mangé dans une seule maison. Écoutez plutôt la parole du Seigneur : Il sera mangé dans une seule maison et vous ne jetterez dehors aucune partie de sa chair (Exod. XII). Jeter dehors la chair de Jésus-Christ, le Saint du Seigneur, serait un sacrilège : les croyants n’ont donc qu’une seule maison, qu’une seule Église ».

Saint Cyprien de Carthage (v. 200-258), père de l’Église, De l’unité de l’Église, 9 : « Éloignez-vous des transgresseurs de la loi, que dis-je, fuyez-les, de peur qu’unis à eux dans la voie de l’erreur et du crime vous ne quittiez le chemin véritable et ne partagiez leur châtiment. Dieu est un, le Christ est un, l’Église est une, la foi est une, et le peuple chrétien, uni par le ciment de la charité, ne forme qu’un seul corps ».

Saint Athanase, évêque d’Alexandrie, père de l’Église, Lettre à son troupeau, IVème siècle  «Que Dieu vous console !… Ce qui vous attriste aussi, c’est que les autres ont occupé les églises … tandis que vous, pendant ce temps, vous êtes dehors. C’est un fait, ils ont les locaux : mais vous avez la foi apostolique. Eux, ils peuvent occuper nos églises, mais ils sont hors de la vraie Foi catholique. … C’est vous qui êtes heureux, vous qui restez dans l’Église par votre foi, vous qui tenez fermement aux fondements de la foi qui vous est parvenue de la sainte Tradition apostolique».

Saint Vincent de Lerins, Père de l’Église, Comminotorium, 20 (5e siècle): «Celui-là est un catholique véritable et authentique qui chérit la vérité de Dieu, l’Église, corps du Christ, qui ne préfère rien à la religion divine, à la foi catholique, ni l’autorité de n’importe quel homme, ni l’amour ni le génie, ni l’éloquence ni la philosophie, mais qui méprisant tout cela et demeurant ferme et stable dans la foi, déclare ne tenir et ne croire que ce qu’il sait avoir été professé en tout temps et en tout lieu par l’Église catholique».

La Tradition (orale) de l’Église précède l’Écriture, donc l’Écriture ne peut pas être hors de la Tradition de l’Église.

Saint Jude 3-4 : «Mes bien-aimés, ayant toujours souhaité avec grande ardeur de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, pour vous exhorter à combattre pour la Foi qui a été UNE FOIS laissée PAR TRADITION aux Saints. Car il s’est introduit parmi vous certaines gens impies [hérétiques]».

L’Apôtre saint Paul parle de la Tradition orale de l’Église :

2 Thessaloniciens 3, 6 : « Maintenant, nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous retirer de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition qu’il a reçu de nous».

2 Thessaloniciens 2, 15 : « Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre».

2 Timothée 2, 1-2 : « Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus Christ. Et les choses que tu as entendu de moi et beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres».

Ce qui n’a pas été écrit dans la Bible, est aussi la Tradition orale :

Jean 20, 30 : «Et il y a beaucoup d’autres signes que Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, qui ne sont pas écrits dans ce livre».

Jean 21, 25 : « et il y a également bien d’autres choses que Jésus a faites, qui, si elles devaient être rédigées pour tout le monde, je suppose que le monde même ne pût contenir les livres qu’on écrirait. Amen».

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 3, ex-cathedra (Denz. 1792 3011) : «… on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition …»

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique

Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église/autorité doctrinale de la foi et de la morale et discipline universelle de l’Église), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Voir Hors de l’Église point de salut, hérésie « Je ne peux pas juger ». Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église suivant :

2 Jean 1, 9 : « Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils ».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Concile de Florence, 14ème session, 7 Août 1445, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Je rejette, anathématise et condamne ce qu’Elle [l’Église] rejette, anathématise et condamne ; A l’avenir je rejetterai toujours, anathématiserai et condamnerai toutes les autres […] hérésies élevant la tête contre cette Église sainte, catholique et apostolique ».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [ou hérésies]».

Pape Pie IX, Graves Ac diuturnae (n° 3), 23 mars 1875 (Magistère ordinaire infaillible) : « Nous avons arrêté et déclaré dans notre lettre du 21 Novembre 1873 que ces malheureux hommes qui appartiennent, adhérent et soutiennent cette secte [église vieille catholique] doivent être considérés [par tout catholique] comme schismatiques et séparés de la communion avec l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … Saint Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique» (S. Augustin, De Hæresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) :  «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9),  29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «… peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier par un balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et de rejeter les autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «Rien n’est plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue par notre Seigneur et transmise par la tradition apostolique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, Lettre aux Philippiens, VII, 1 : «celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Cependant, il faut faire attention de ne pas commettre un péché en jugeant une personne comme hérétique alors qu’elle ne connaît pas ou ne comprend pas bien sincèrement un dogme de foi, c’est ce que les théologiens appellent un hérétique matériel (qui n’est pas hérétique). La règle de la foi juge une personne baptisée comme hérétique d’après ce qu’elle refuse volontairement du dogme de la foi en connaissance et d’après sa notoriété.

Tout baptisé est tenu de connaître la foi catholique sous peine de péché mortel

Tous ont la nécessité absolue de recevoir le sacrement de baptême pour être sauvé. L’Église catholique enseigne aussi qu’il est absolument nécessaire pour tout le monde – au-dessus de l’âge de raison – de connaître positivement les mystères les plus sacrés pour être sauvé : la Trinité et l’Incarnation, en plus de la loi naturelle. C’est le minimum à croire pour le salut s’il est impossible d’en connaître davantage.

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), le 15 Avril, 1905 (Magistère ordinaire infaillible) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Mais s’il est possible de connaître la foi catholique, c’est un péché mortel de refuser ou de négliger sciemment de le faire. L’Église oblige sous peine de péché mortel de connaître la foi et tous les baptisés y sont tenus.

Jacques 4, 17 : «Pour celui qui connait le bien à faire, et ne le fait pas, pour lui c’est le péché».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (Magistère solennel) : ««Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…».

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi [sous peine de péché mortel] dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [déni] implicite [sous-entendu] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « …celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché [mortel], alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir».

Catéchisme Penny n° 177 : «Quels sont les péchés contre la Foi ? Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église».

Vraiment, on est obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente, mais si nous savons que notre prêtre, évêque, etc., est hérétique ou schismatique, mais que nous adhérons à lui de toute façon, alors nous partageons en effet son péché d’hérésie ou de schisme, ce par quoi nous serions alors à œuvrer en dehors de la vraie religion. L’ignorance invincible, d’autre part – l’ignorance qui ne peut être surmontée par un effort humain bien ordonné – est une autre affaire, et est totalement excusable, si nous parlons des mystères essentiels (la Trinité et l’Incarnation) et de la loi naturelle, qui doivent être connus explicitement par tous au-dessus de l’âge de raison pour le salut. Quand les gens enfreignent la loi naturelle, c’est toujours un péché, et cela ne peut être excusé, car cette loi est écrite par Dieu dans le cœur de chaque homme. L’ignorance de la Trinité et de l’Incarnation, cependant, n’est pas un péché en soi, mais Dieu retient cette connaissance des mystères essentiels pour de nombreuses personnes dont Il a connu d’avance qu’ils rejetteraient son offre de salut.

La foi avant les sacrements

On peut être sauvé sans les sacrements (sauf le baptême absolument nécessaire au salut) mais on ne peut absolument pas être sauvé sans la vraie foi catholique ou vraie foi traditionnelle.

Un catholique ne peut pas être en communion religieuse avec des non-catholiques sans pécher mortellement, mais tout fidèle peut encore recevoir des sacrements d’hérétiques sans pécher tant qu’ils ne sont pas notoires en fait et s’il n’y a pas de prêtre non-hérétique : c’est la discipline universelle de l’Église catholique qui est l’application de la foi divine et de la Tradition de l’Église. Tout baptisé est tenu – quand c’est possible – de connaître sa foi sous peine de péché contre la foi et même d’excommunication.

C’est uniquement en connaissant la vraie foi catholique qu’on peut éviter les hérésies. Et en ces temps de la grande apostasie de la foi où quasiment tous les prêtres sont hérétiques parce qu’ils tiennent obstinément des hérésies, un baptisé est vraiment obligé de connaître davantage sa foi pour ne pas œuvrer en dehors de l’Église et du salut. Cela signifie que le fidèle est dans l’unité de la foi, mais pas l’hérétique, mais que l’hérétique qui pèche pour lui-même, n’est pas suspendu de son office par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire en fait.

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janv. 1928 (Magistère) : «Pouvons-nous souffrir – ce serait le comble de l’iniquité – que soit mise en accommodements la vérité, et la vérité divinement révélée ?».

La foi passe avant les sacrements

L’unité du corps de l’Église, de gouvernement et de communion, est fondé sur l’unité de la foi.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Quiconque ne garde pas cette unité, ne garde pas la loi de Dieu, il ne garde pas la foi du Père et du Fils, il ne garde pas la vie ni le salut» (S. Cyp. De cath. Eccl. Unitate). … «Soyez un seul corps et un seul esprit, comme vous avez été appelés à une seule espérance dans votre vocation» (Ephes. IV, 4) ».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 (Magistère) : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni,… donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci, ni est en communion avec sa tête le Christ ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « …l’Église [corps] pour être une en tant qu’elle est la réunion [assemblée et union de foi] des fidèles requiert nécessairement [loi divine] l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Tous ceux qui ont à l’égard de la tête un sentiment différent de celui des Écritures Saintes ont beau se trouver dans tous les lieux où est établie l’Église, ils ne sont point dans l’Église. Et de même, TOUS CEUX QUI PENSENT COMME L’ÉCRITURE SAINTE AU SUJET DE LA TÊTE, MAIS QUI NE VIVENT POINT EN COMMUNION AVEC L’UNITÉ DE L’ÉGLISE, ILS NE SONT POINT DANS L’ÉGLISE» (S. Augustinus, Contra Donatistas Epistola, sive de Unit. Eccl., cap. IV, n. 7) ».

Sans l’unité de foi, il n’y a pas d’unité de l’Église, ni d’unité de gouvernement ni d’unité de communion. Par conséquent les hérétiques, schismatiques et apostats publics, sont en dehors du corps de l’Église, en dehors de la communion de l’Église, et en dehors du gouvernement de l’Église, et n’ont donc aucune juridiction, autorité ou fonction et tout ce qu’ils font est illicite et gravement pécheur pour eux-mêmes mais pas pour les autres tant qu’ils ne sont pas notoires en fait.

Les catholiques doivent suivre ces règles suivantes des frères Dimond du Monastère de la Très Sainte Famille (MTSF/MHFM) concernant la réception de sacrements d’hérétiques en ces temps de la grande apostasie.

MHFM, Traditional Catholic Issues and Groups : « Il devrait y avoir une option pour la confession dans votre pays avec un prêtre ordonné dans le Rite Oriental ou un prêtre âgé du Novus Ordo (ordonné avant 1968) qui dit les paroles appropriées d’absolution. C’est expliqué dans le fichier sur « où recevoir les sacrements ?« . Nous vous recommandons aussi de prier les 15 dizaines du Rosaire chaque jour et le Je vous salue Marie fréquemment ».

MHFM, Traditional Catholic Issues and Groups : « Nous sommes heureux que vous ayez écouté le matériel et que vous êtes intéressés de devenir Catholique. La Nouvelle Messe est invalide et ce n’est pas la Catholique. Donc, peu importe quel ‘prêtre’ l’offre, elle doit être évitée. Avant la réception d’un sacrement, il faut atteindre le point où on est engagé de ne jamais assister à la Nouvelle Messe Novus ordo, rejeter la secte Vatican II et ses antipapes comme non-catholiques, croire en Hors de l’Église Il n’y a Aucun Salut sans exception (aucun « baptême de désir », aucun salut pour les « invinciblement ignorants » de la foi Catholique) [Doctrine que vous devez connaître sur le dogme catholique pour être sauvé – Infaillibilité papale – Réfutation du « baptême de désir et de sang » et de « l’ignorance invincible »], rejeter la PNF [La planification familiale naturelle (PFN) est un péché de contrôle des naissances], ne pas soutenir de prêtres hérétiques, etc. Ce dossier couvre les principes sur Où recevoir les sacrements.

« Il est important de réaliser la situation aujourd’hui (pendant la Grande Apostasie). C’est celle dans laquelle essentiellement toutes les églises églises Vatican II sont hérétiques ou des églises ‘traditionalistes’ où le prêtre est hérétique d’une certaine façon. Ainsi, il n’y a pas d’églises qui sont entièrement Catholiques, où on peut se joindre, considérer le prêtre comme un Catholique et soutenir l’église. Il y a des options pour recevoir le sacrement de confession aujourd’hui (qui est évidemment crucial), mais presque aucune option pour recevoir la Communion. C’est expliqué dans le fichier mentionné ci-dessus. …

« Quand convaincus, les gens devraient aussi faire la profession de foi traditionnelle du Concile de Trente, qui peut être eu en accès du fichier mentionné ci-dessus. Plus loin, il devrait être compris que ‘les prêtres’ qui ont été ordonnés dans le Nouveau Rite d’Ordination n’ont pas été bien ordonnés. Puisque ‘les prêtres’ ordonnés dans le Nouveau Rite d’Ordination sont invalides, tous les péchés mortels confessés à de tels « prêtres » doivent être confessés de nouveau à un prêtre valide une fois que la personne est préparée pour la confession. Il est aussi important de se rendre compte que les ‘Jésuites’ modernes, les post-Vatican II,  ne sont pas de vrais Jésuites.

« Avant une confession, il faut non seulement être d’accord théologiquement, mais s’assurer aussi avoir été bien baptisé. S’il y a un doute sur comment un baptême a été exécuté, un baptême conditionnel devrait être fait, comme ce dossier sur les étapes pour se convertir [Le baptême. Étapes pour se convertir à la foi catholique traditionnelle ; Étapes pour ceux qui quittent la nouvelle messe ; Baptême conditionnel ; Professions de foi catholiquele couvre... Nous recommandons généralement un baptême conditionnel pour les gens quittant « l’Église » Vatican II ou venant du Protestantisme.

« C’est aussi très important pour les gens de prier le Rosaire chaque jour, toutes les 15 dizaines si possible et le Je vous salue Marie fréquemment ».

Voir aussi sur la publicité et la notoriété :

Les sacrements de confession des hérétiques notoires sont sacrilèges et leur absolution est invalide :

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas ex cathedra : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets, on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée… Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieuqu’il n’y a plus aucune réservation à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservéss’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

Le concile de Trente enseigne infailliblement que la juridiction est nécessaire de loi divine pour la validité de l’absolution sacramentelle et l’Église donne la juridiction automatiquement pour des circonstances non prévues par la loi (épikéia, principe d’équité). Et c’est la loi divine que les hérétiques n’ont pas de juridiction puisqu’ils s’excluent automatiquement (de fait) hors de l’Église. Les hérétiques n’ont pas pour eux-mêmes leur office mais ils ont la juridiction par rapport aux autres même s’ils sont publics et obstinés, tant qu’ils ne sont pas notoires en fait, c’est-à-dire tant qu’ils peuvent dissimuler leur crime d’hérésie par un subterfuge, même s’ils n’ont pas d’excuse de leur hérésies et doivent être condamnés comme hérétiques pour leur obstination.

La participation à la messe des hérétiques notoires en fait est illicite et un sacrilège.

Pape saint Grégoire le Grand, Dialogues (vers 593 ap. J.-C.) : «Tout le monde devrait plutôt se soumettre à la mort plutôt que de recevoir le sacrement de communion de la main d’un hérétique» (Cité par Gratien, Decretum, 42. XXIV q. 1)

Pape saint Léon le Grand, Sermon 129 : «C’est pourquoi, comme hors de l’Église catholique il n’y a rien de parfait, rien de souillé, l’Apôtre déclare que « tout ce qui n’est pas de la foi est péché » (Romains 14, 23), nous ne sommes aucunement assimilé à ceux qui sont séparés de l’unité du Corps de Christ ; nous ne sommes unis à aucune communion».

Pape Pie VI, Charitas Quae , 13 avril 1791 : «31 … Tenez-vous loin de tous les intrus, qu’ils soient appelés archevêques, évêques ou curés ; ne communiquez pas avec eux spécialement dans le culte divin».

Pape VIII, Traditi Humilitati (# 4), 24 mai 1829 : « Jérôme avait l’habitude de dire ceci : celui qui mange l’Agneau hors de cette maison [dans les lieux de réunions des hérétiques] périra comme ceux pendant le déluge qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus (n ° 11), 17 mai 1835 : « … quiconque ose quitter l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … »Celui qui mange l’Agneau hors de cette maison [dans les lieux de réunions des hérétiques] sont impies«  [c.-à-d., celui qui mange l’agneau dans les maisons des hérétiques est impie] ».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janv. 1928 : «Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège Apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées de non-catholiques».

Les hérétiques ne sont pas membres de l’Église ni ministres de l’Église pour eux-mêmes, mais, encore une fois, pas pour les autres tant qu’ils ne sont pas notoires en fait.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «…si quelqu’un tient une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou été exclus par l’autorité légitime pour faute grave [excommuniés]».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (# 22) : «Ainsi, dans la vraie communauté chrétienne, il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, donc il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et donc, si un homme refuse d’entendre l’Église, qu’il soit considéré – ainsi le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain. Il s’ensuit que ceux qui sont divisés dans la foi ou le gouvernement ne peuvent pas vivre dans l’unité d’un tel Corps, ni ne peuvent vivre la vie de son unique Esprit Divin».

Foi divine et catholique 

Le Magistère et la Tradition de l’Église sont les deux sources de la Révélation divine. Voir La révélation divine : l’Écriture, la Tradition orale et le Magistère infaillible de l’Église catholiqueLa  vraie foi est divine parce qu’elle a pour objet la Révélation, et est catholique parce qu’elle est subordonnée à la règle de l’Église qui est la règle de la foi définie d’après le Magistère et la Tradition de l’Église et appliquée par la discipline universelle de l’Église. 

Concile du Vatican, 3ème sess., chap. 3, 1870 ex cathedra : «…on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

La Révélation divine est la Vérité de Jésus-Christ : 1° écrite : c’est la sainte Écriture ; 2° comprise uniquement comme l’Église la comprend, car l’Église est la gardienne du dépôt de la foi apostolique : c’est le Magistère ; 3° non-écrite ou orale : c’est la Tradition de l’Église.

La Parole de Dieu doit être comprise ou interprétée : 1° dans l’Église, c-à-d dans le Magistère ; 2° dans l’esprit de l’Église, c-à-d dans la Tradition ; 3° dans la foi de l’Église, c-à-d dans la foi divine (ayant pour objet la révélation) et catholique (dans la règle de l’Église).

St Maxime, père de l’Église, sur Luc 8, 16 : «Ou bien encore, c’est lui-même que le Seigneur veut désigner par cette lampe qui brille aux yeux des habitants de la maison, c’est-à-dire, du monde, puisqu’il est Dieu par nature, et qu’il s’est fait chair par une économie toute divine, et c’est ainsi que, semblable à la lumière d’une lampe, il est retenu par l’intermédiaire de son âme dans la terre de sa chair, comme la lumière est retenue par la mèche dans le vase de terre d’une lampe. Le chandelier, c’est l’Église, sur laquelle la parole divine brille de tout son éclat, et la remplit comme une maison des rayons de la vérité. Or il compare le culte matériel de la loi à un vase ou à un lit sous lequel il ne veut point rester caché». (St Thomas, Catena Aurea, Lc 8, 16)

Par conséquent, la Parole divine ne brille et donc n’éclaire que dans et par l’Église.

Saint Bède, père de l’Église, sur Luc 8, 18 : «Le Seigneur nous presse avec instance d’écouter la divine parole, afin que nous puissions la ruminer continuellement dans notre cœur, et la donner en nourriture aux autres : « Prenez donc garde comme vous écoutez, car on donnera à celui qui a », etc. Comme s’il disait : Appliquez-vous à écouter cette divine parole avec toute l’attention possible, car celui qui aime cette parole, recevra l’intelligence pour comprendre ce qu’il aime, mais pour celui qui n’a point l’amour de cette divine parole, eût-il d’ailleurs du génie, et fût-il versé dans la connaissance des lettres, jamais il ne goûtera la douceur et la joie de la sagesse. Souvent, en effet, celui qui est atteint de paresse spirituelle, reçoit le don de l’Esprit, pour rendre ainsi sa négligence plus coupable, parce qu’il dédaigne de savoir ce qu’il aurait pu apprendre sans aucun travail. Quelquefois au contraire, celui qui est zélé pour s’instruire, souffre de la lenteur de son intelligence, afin de recevoir une récompense d’autant plus grande, qu’il a travaillé avec plus d’efforts pour apprendre ». (St Thomas, Catena Aurea, Lc 8, 18)

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 (Magistère) : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère [solennel ou ordinaire] déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

L’acte de foi divine est ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé. Les hérétiques de tous temps ont toujours été et sont toujours ceux qui falsifient la compréhension de l’Écriture et des vérités révélées de celle de l’Église par leurs propres interprétations privées, c’est-à-dire l’interprétation privée de la révélation divine (qui est la Vérité de Jésus-Christ) en dehors de la foi divine (révélation) et catholique (règle de l’Église), c’est-à-dire hors du Magistère et de la Tradition de l’Église ; c’est aussi l’interprétation du Magistère en dehors de la Tradition de l’Église. C’est la fabrication de sa propre foi ou une foi de l’homme, c’est-à-dire une religion de l’homme, fabriquée par l’homme. Ainsi, les gens lisent l’Écriture et certains vérités de foi, et comprennent ce qu’ils veulent, comme ils veulent, comme cela les arrange, mais refusent de soumettre leur intelligence à Dieu, Son Christ et Son Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la Foi ; refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères ou consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des théologiens fait partie du Magistère ordinaire infaillible ou appartenant à la foi. Un enseignement universel et constant ne peut exister que s’il est celui du consentement unanime des pères, sinon il n’est pas universel et constant. Autrement dit les théologiens, docteurs, saints, etc., ne peuvent pas enseigner quelque chose de contraire au consentement unanime des pères. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi. Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 4, 1546, ex-cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

Remarquez ci-dessus que le Magistère condamne infailliblement les interprétations même non-publiées ! Cela signifie qu’il condamne les interprétations privées au for interne.

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Sess. 2, 6 janv. 1870, ex cathedra (Décrets 802-803) : « Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum] ».

La seule véritable Église est dans l’unité de la vraie foi avant d’être dans des bâtiments ou des assemblées d’hommes

En ces temps de la grande apostasie actuelle, beaucoup de personnes ou la plupart ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre que la véritable Église est là où est la vraie foi divine et catholique et préfèrent s’accrocher aux hommes plutôt qu’à Dieu. Ils préfèrent aller dans des sectes hérétiques parce cela leur est plus confortable, faisant passer ainsi l’unité de la foi après. Ils préfèrent se fabriquer leur propre idée de l’Église que d’obéir à l’Église. Ils se préfèrent eux-mêmes à Dieu parce qu’ils n’ont pas la crainte et l »amour de Dieu. Ainsi ces gens préfèrent s’attacher aux hommes plutôt qu’à Dieu et font passer la foi après le reste. La crainte de Dieu et l »amour de Dieu sont les deux ailes du grand aigle de la femme au désert. Le Magistère et la Tradition peuvent aussi être vus comme les deux moyens que Dieu donne à l’Église qui est comme au désert en cette fin des temps et de la grande apostasie, et que ceux qui n’auront pas ces deux moyens périront dans l’apostasie et les hérésies. Car en effet, à y bien regarder, la crainte de Dieu et l’amour de Dieu sont un et ne peuvent pas être séparés. De même le Magistère et la Tradition de l’Église sont un. Car le commencement de l’amour de Dieu est la crainte de Dieu, et le commencement et la fin de la crainte de Dieu est l’amour de Dieu.

Eh oui, nous sommes dans ces temps aujourd’hui, des temps comme il n’y en a jamais eu et comme il n’y en aura plus jamais. Les chrétiens murmurent de ne pas trouver l’Église, mais c’est parce qu’il ne cherchent pas la vérité de la foi.

Révélations de Sainte Brigitte, Livre 8, chap. 47 : « Le peuple d’Israël disait pareillement à Moïse : Où est la terre promise ? Il eût mieux valu pour nous être en Égypte sur les pots de chair que d’être exposés aux dangers de mourir de faim et d’angoisse. Le peuple néanmoins arriva en Israël au temps qu’il plut à Dieu, bien que quelques-uns murmurassent (Nombre 14, 2-3)» –

La véritable Église n’est pas dans des bâtiments ; la véritable Église est dans l’unité de la vraie foi divine et catholique parce que l’unité de l’Église est divinement fondée sur l’unité de la foi. Voir Il n’y a absolument aucun salut sans la vraie foi catholique. Où est la vraie foi divine et catholique est la véritable Église, et où n’est pas la vraie foi divine et catholique n’est pas la véritable Église mais une secte de perdition.

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janv. 1928 (Magistère) : « jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : « L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer«  (De cath. Ecclesiae unitate, VI) ».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janv. 1928 (Magistère) : « Qu’ils écoutent Lactance s’écriant : « Seule… l’Église catholique est celle qui garde le vrai culte. Elle est la source de vérité, la demeure de la foi, le temple de Dieu ; qui n’y entre pas ou qui en sort, se prive de tout espoir de vie et de salut. … (Divin. Instit., IV. 30, 11-12) ».

Répétons-le : La véritable Église catholique n’est pas dans des bâtiments, la véritable église est dans l’unité de la vraie foi divine et catholique parce que l’unité de l’église est divinement fondée sur l’unité de la foi. C’est pourquoi la foi doit passer avant le reste et qu’il n’y a absolument aucun salut sans la vraie foi catholique. Où est la vraie foi divine et catholique là est la véritable église, et ou n’est pas la vraie foi divine et catholique là n’est pas la véritable église mais une secte de perdition.

Pape Pie VI, Caritas Quae, 13 avril 1791 (Magistère) : « 31 … Tenez-vous à l’écart de tous les intrus, qu’ils soient appelés archevêques, évêques, ou curés, ne tenez pas la communion avec eux, surtout dans le culte divin ».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janv. 1928 (Magistère) : « ceux qui se déclarent chrétiens ne peuvent pas, pensons-nous, refuser de croire que le Christ a fondé une Église, et une Église unique ; mais si, en outre, on leur demande de quelle nature doit être, suivant la volonté de son Fondateur, cette Église, alors tous ne s’entendent plus. Par exemple, un bon nombre d’entre eux nient que l’Église doive être visible et décelable extérieurement, en ce sens, du moins, qu’elle doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer UNE SEULE ET MÊME DOCTRINE SOUS UN SEUL MAGISTÈRE et un seul gouvernement ; pour eux, au contraire, l’Église visible n’est rien d’autre qu’une fédération réalisée entre les diverses communautés de chrétiens malgré leurs adhésions à des doctrines différentes et même contradictoires ».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janv. 1928 (Magistère) : « « Qu’ils soient un… Il n’y aura qu’un bercail et qu’un pasteur » (Joan. XVII, 21 ; X, 15). Ils [non-catholiques] soutiennent, en effet, que L’UNITÉ DE FOI et de gouvernement, caractéristique de la véritable et unique Église du Christ, n’a presque jamais existé jusqu’à présent et n’existe pas aujourd’hui ».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janv. 1928 (Magistère) : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Joan. II, 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement une foi intègre et sincère, c’est L’UNITÉ DE FOI qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

La véritable charité chrétienne oblige de ne pas communier religieusement avec des non-catholiques impliquant de communier avec leur foi non-catholique et de ne même pas les saluer religieusement (par exemple «Dieu vous bénisse») et par ailleurs de ne pas non plus les honorer. On voit ci-dessus que le pape définit que les non-catholiques sont ceux qui ne professent pas la doctrine du Christ, c’est-à-dire de la véritable Église catholique (Écritures, Magistère, Tradition et discipline universelle, ces quatre en unité).

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janv. 1928 (Magistère) : « … cette unité [l’unité de l’Église] ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance [foi] des chrétiens ».

Pape Pie XI, Mortalium animos, n° 10, 6 janv. 1928 (Magistère) : « Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques ».

Code de Droit Canon de 1917, Canon 823 : « La messe ne peut être dite dans les églises des hérétiques ou schismatiques, même si elles étaient dans le passé correctement consacrées ou bénies ».

Code de Droit Canon de 1917, Canon 1258 § 1 : « Il est illicite pour les fidèles d’aider de quelque manière active ou de participer aux services sacrés de non-catholiques ».

Même très réduite en une poignée de vrais catholiques l’Église reste ce qu’Elle est, la gardienne du dépôt de la foi. Ce n’est pas parce que la véritable Église est éclipsée qu’elle n’est pas visible, elle est seulement moins visible à la plupart parce qu’ils sont hors de la foi (donc hors de l’Église) et elle reste seulement visible à ceux qui sont dedans par la vraie foi. Comprenez-vous ? Tout repose d’abord sur la foi, et sur le reste après, et non pas l’inverse comme le croient de nombreuses personnes qui ne connaissent pas la foi et font passer le reste – personnes, bâtiments, enseignements, sacrements, etc. – avant la foi. Voici la Tradition de l’Église à ce sujet, à travers ce qu’enseigne saint Athanase pendant l’hérésie d’Arius qu’avait suivi la plupart des baptisés au 4ème siècle :

Saint Athanase, évêque d’Alexandrie et père de l’Église, Lettre à son troupeau, IVème siècle (Presque 99 % des chrétiens avaient suivi l’hérésie arienne – une situation similaire mais moindre que la grande apostasie actuelle) : «Que Dieu vous console !… Ce qui vous attriste aussi, c’est que les autres ont occupé les églises par violence tandis que vous, pendant ce temps, vous êtes dehors. C’est un fait, ils ont les locaux : mais vous avez la foi apostolique. Eux, ils peuvent occuper nos églises, mais ils sont hors de la vraie Foi catholique. Réfléchissez : qu’est ce qui est le plus important, le lieu ou la Foi ? La vraie foi, c’est évident. Dans cette lutte, qui a perdu, qui a gagné, celui qui garde le lieu ou celui qui garde la foi ? Le lieu, c’est vrai, est bon quand on y prêche la foi apostolique ; il est saint si tout s’y passe saintement… C’est vous qui êtes heureux, vous qui restez dans l’Église par votre foi, vous qui tenez fermement aux fondements de la foi qui vous est parvenue de la sainte Tradition apostolique et si, à maintes reprises, une jalousie exécrable a voulu l’ébranler, elle n’y a pas réussi. C’est ceux qui s’en sont détachés dans la crise présente. Personne, jamais, ne prévaudra sur notre foi, frères bien aimés. Et nous croyons que Dieu nous rendra un jour nos églises. Ainsi donc, plus ils s’acharnent à occuper les lieux de culte, plus ils se séparent de l’Église. Ils prétendent représenter l’Église ; en réalité, ils s’en expulsent eux-mêmes et s’égarent. Les catholiques fidèles à Dieu dans la sainte Tradition, même s’ils sont réduits à une poignée, voilà ceux qui sont la vraie Église de Jésus-Christ».

L’Église est aujourd’hui réduite à un reste : le reste de ceux qui gardent la vraie foi divine et catholique. L’Église est éclipsée (non pas partie mais comme dans la pénombre – projection de l’ombre devant la vérité catholique – des fausses églises se disant catholiques) mais les portes de l’enfer (qui sont les langues des hérétiques : Pape Vigile, Pape St Léon IX, Léon XIII, St Thomas, etc.), ne prévaudront pas contre Elle (Matthieu 16, 18). Votre principale recherche doit être de connaître la vraie foi et de rechercher l’unité de foi que vous devez trouver pour être dans l’Église. La vraie foi engendre les œuvres de la foi (Jacques 2, 14 et 17) comme la prière, en particulier le saint Rosaire, la recherche de la solitude, la pénitence, les œuvres de miséricorde, etc. Vous ne trouverez l’unité de l’Église que dans et par la vraie foi. Sans la vraie foi, vous aurez beau chercher mais vous ne comprendrez pas ; Saint Anselme, à la suite de saint Augustin, dit qu’il faut croire pour comprendre et non comprendre pour croire.

La règle de la foi est de loi divine. Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6. C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. Beaucoup cherchent à pratiquer la foi d’abord dans des bâtiments, assemblées et sacrements sans tenir compte d’abord la règle de la foi et l’unité de la foi. La vraie foi se pratique d’abord par la règle de la foi avant le reste. Placer les sacrements et les assemblées avant l’unité de la foi ne vous fera pas pratiquer la foi. Vous payez en effet un prix élevé pour avoir mis la Messe et les sacrements avant la Foi et le prix est la punition ici sur la terre et la damnation éternelle juste après.

Votre principale préoccupation doit être les péchés d’apostasie et d’hérésie, parce qu’ils nient la foi catholique, et les péchés de schisme parce qu’ils sont des révoltes contre l’unité de l’Église. Ces péchés sont publics et obstinés chez quasiment tous les «traditionalistes» sédévacantistes (hérésies actuelles). «Et comme ils n’ont pas montré qu’ils avaient la connaissance de Dieu [dans leur cœur], Dieu les a livrés à un sens réprouvé» (Romains 1, 28).

L’’Église enseigne que son unité n’est que dans un unique et même magistère, une unique règle de foi et une unique même foi.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 6 janv. 1928 (Magistère) : « cette unité [de l’Église] ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance [foi] des chrétiens ».

L’Église enseigne que son unité est l’unité de foi, l’unité de gouvernement et l’unité de communion sont de loi divine ; mais attention : la loi divine ne trouve son interprétation et application que dans l’Église, c’est-à-dire dans la Tradition et selon sa discipline universelle qui contraint l’Église toute entière.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 6 janv. 1928 (Magistère) : « l’Église … visible et décelable extérieurement, en ce sens, du moins, qu’elle doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer une seule et même doctrine sous un seul magistère et un seul gouvernement ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère) : « Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88) ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [l’unité de la foi est nécessairement requise pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère de l’Église) : « Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi ».

Le Magistère infaillible ou loi divine dit ci-dessus que sans l’unité de foi et la profession de cette unité de foi, il n’y a pas l’unité du corps qu’est l’Église, il n’y a pas l’unité des fidèles, il n’y a pas l’unité de gouvernement (pas de juridiction).

Pour résumer, l’unité de foi passe avant les sacrements et les bâtiments d’assemblées, selon la loi divine infaillible et la Tradition immuable, constante et universelle et l’obligation absolue de la discipline universelle de l’Église.

Tous les hérétiques ou schismatiques sont hors de l’unité catholique et de la communion ecclésiastique

Pape Grégoire XVI, Commissum Divinitus, n° 11, 17 mai 1835 (Magistère) : « [saint Léon, … du Saint-Siège de Pierre :] Il est nécessaire que l’Église dans le monde soit unie et s’attache au centre de l’unité catholique et de la communion ecclésiastiquequiconque ose quitter l’unité de Pierre devrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin. Saint Jérôme ajoute : « Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison est impie. Ceux qui n’étaient pas dans l’arche de Noé ont péri dans le déluge ». Tout comme celui qui ne s’assemble pas avec le Christ, celui qui ne s’assemble pas avec le Vicaire du Christ sur la terre, se disperse clairement ».

Comme on peut le voir ci-dessus l’Église enseigne encore à travers le pape Grégoire XVI que l’unité catholique et la communion ecclésiastique sont une seule et même unité. Par conséquent tous ceux qui ne professent pas la vraie foi catholique ou tiennent même une seule hérésie sont hors de l’unité de la foi et de l’unité ecclésiastique. Ceux qui pensent le contraire sont hérétiques.

Aujourd’hui la seule position catholique orthodoxe (doctrine droite) est la Position sédévacantiste (sédévacantisme), c-à-d le saint siège est vacant car vatican 2 est une secte apostate qui occupe les pierres (sans jeu de mot) du vatican, et que ses chefs sont des antipapes et des apostats (les deux). Mais ce n’est pas parce quelqu’un tient la bonne position sédévacantiste qu’il est catholique pour autant, car si une personne ou un groupe tient une seule hérésie, il n’est pas catholique.

Combien est hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église

Un baptisé qui nie ou doute obstinément ou sciemment même d’une seule vérité de foi est hérétique.

Code de droit canon 1917, can. 1325 : «Si un baptisé refuse opiniâtrement [obstinément] ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique».

Comme l’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi de loi divine, c’est par conséquent la loi divine que ceux qui ne tiennent pas la seule vraie foi catholique ne sont pas dans l’unité (de foi) de l’Église comme le prouvent les enseignement infaillibles suivants de l’Église. La compétence ou la juridiction, le pouvoir et l’office n’est pas chez les hérétiques, qui ne sont pas des ministres de l’Église 1° pour eux-même par leur obstination hérétique et 2° par rapport aux autres par leur notoriété : Cela signifie que tant qu’ils sont publics et obstinés (et même connus), ce n’est pas un péché de recevoir les sacrements d’eux par nécessité (quand il n’y a pas mieux), tant qu’ils ne sont pas notoires en fait, c-à-d tant qu’ils peuvent encore dissimuler leur crime par un subterfuge).

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n° 22 (Magistère ordinaire) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptêmeil ne peut y avoir qu’une seule foi»

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie [excommunié automatiquement] ».

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra (Magistère solennel) : « … cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère solennel) : « … tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (Magistère  solennel) : « La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront «dans le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges [Mt 25, 41]… ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : « …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [est un hérétique et apostat]…»

Les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église de loi divine. Les hérétiques (et schismatiques) peuvent être prêtres par leur ordination (valide) mais ne sont pas ministres de l’Église par leur hérésie, 1° pour eux-mêmes et 2° pour les autres s’ils sont notoires en fait. Ils ne représentent pas l’Église, et n’ont pas de fonction ni de pouvoir de l’Église ni dans l’Église (ni non plus d’ailleurs hors de l’Église bien entendu) 

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Saint Alphonse explique Jacques 5, 14-15 de la façon suivante : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés». (St Alphonse de Liguori, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés, p. 468)

L’unité de foi est nécessaire de droit divin (dogme) pour l’unité du Corps des fidèles et pour la communion ; Comme on peut le voir ci-dessous, l’Église enseigne infailliblement que l’unité de foi est requise de loi divine pour l’unité de l’Église pour l’unité de gouvernement (juridiction) et pour la communion (corps du Christ qui est l’Église).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [non-catholique] et un publicain [pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps [excommunié de fait] ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « toute faute, même un péché grave, n’a pas de soi pour résultat – comme le schisme, l’hérésie ou l’apostasie – de séparer [de fait] l’homme du Corps de l’Église ».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église. Par conséquent tous les catholiques sont tenus, sous peine de péché mortel et d’hérésie, de croire qu’un hérétique est en dehors de l’Église catholique.

Les catholiques sont tenus par loi divine d’obéir à la discipline de l’Église

Mais de plus, les catholiques sont tenus par loi divine d’obéir à la discipline de l’Église selon l’enseignement dogmatique suivant.

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la nie [la Foi] est hérétique ; celui qui la reconnaît [la discipline] et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

Ceux qui affirment obstinément qu’on peut désobéir aux conciles qui représentent la discipline universelle de l’Église sont hérétiques. Comme on peut le voir, l’idée qu’un catholique puisse obéir au dogme et ne pas vouloir obéir sciemment à la discipline de l’Église est hérétique. Par conséquent, ceux qui affirment qu’en ne niant pas de vérité de foi (obéissant aux dogmes) on puisse désobéir en même temps à la discipline de l’Église, sont hérétiques.

Les décrets ecclésiastiques du concile œcuménique Constantinople III (et d’autres comme dans Constantinople II, Latran V, et d’autres) sont la discipline universelle de l’Église et doivent infailliblement recevoir l’obéissance d’après cette même discipline universelle de l’Église, c’est-à-dire tel que l’Église le comprend.

Concile de Constantinople III «Si un ecclésiastique ou un laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] …»

Le pape Pie IX enseigne dogmatiquement dans Quanta Cura et condamne contraire au dogme (donc hérétique) l’idée qu’un catholique professe toujours le catholicisme en refusant l’obéissance à la discipline de l’Église en dehors du dogme : « …Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique … celui qui la reconnaît [la discipline] et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

De même le concile œcuménique Latran V est la discipline universelle de l’Église et ses décrets de loi ecclésiastiques doivent infailliblement recevoir l’obéissance :

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, « Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée«  (Décrets 605) : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons [Magistère] donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur [Discipline universelle] de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons [Discipline universelle] que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur, en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, devront être totalement [en tous sens] évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique [Ceux qui adhèrent à l’affirmation de toute assertion contraire à la vérité de la foi disséminent l’hérésie]. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

La session 8 du concile Latran V ci-dessus est dogmatique en condamnant toute assertion contraire à la vérité de la foi : «Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée» (c-à-d condamnation du contraire de la foi divine et catholique de loi divine et dogme qu’a repris dogmatiquement le concile du Vatican 1870, Dei Filius –Ench. Symb. 1797 3017) ET de discipline universelle de l’Église ou loi ecclésiastique inviolable et avec excommunication de fait (automatique) : «…tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée condamnée de loi divine], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables [loi divine], devront être totalement [en tous sens] évités et punis [discipline de l’Église inviolable]…»

La session 9 du concile Latran V ci-dessous est la discipline universelle de l’Église et de loi ecclésiastique inviolable et sous peine d’excommunication automatique :

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance [peine] … les constitutions et les décisions de cette sorte que Nous prenons maintenant concernent … la discipline ecclésiastique. … Si quelqu’un y contrevient par une audace téméraire, qu’il encoure par le fait même une peine d’excommunication déjà portée. Que personne donc… Si quelqu’un cependant…».

De même le décret suivant du concile de Carthage fait partie de la discipline de l’Église et doit infailliblement recevoir l’obéissance, même si le concile de Carthage n’est pas un concile général mais régional :

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, qu’il soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié». (Patrologiae Cursus completus 56, 486)

Les hérétiques et schismatiques et apostats sont automatiquement coupés pour eux mêmes par leur hérésie et pour les autres par leur notoriété.

Mauvais chrétiens et péchés contre la foi

Saint Thomas, Somme théologique, Ia, q. 32, a. 4 : «tous les catholiques sont censés connaître le magistère de l’Église et les vérités révélées dans la Sainte Écriture».

Catéchisme Penny n° 177 : «Quels sont les péchés contre la Foi ? Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église».

La foi est absolument nécessaire pour le salut. On peut être sauvé sans les sacrements s’il ne sont pas strictement disponibles (sauf le baptême d’eau) mais on ne peut pas être sauvé sans la foi. La foi (et la morale) est définie par le Magistère infaillible de l’Église qui est celui de l’Esprit Saint, Dieu, et protégé par Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, et sur son commandement. Quand on peut (quand cela est possible) connaître la foi et qu’on ne le fait pas, c’est un péché mortel contre la foi. Et comme la foi est ce qu’il y a de plus précieux, il s’ensuit que le péché contre la foi est le pire de tous les péchés. Répétons-le : le péché contre la foi est le pire de tous les péchés. Si les baptisés s »instruisaient vraiment de la foi catholique, la situation actuelle changerait rapidement (ce qui ne changerait pas la prophétie), mais non, vous êtes à croupir dans votre péché au lieu de chercher à en sortir : votre mauvaise volonté est la raison de l’installation de l’hérésie générale et de la grande apostasie actuelle de la fin des temps.

Code de droit canon 1917, canon 2229, § 1 : « L’ignorance affectée [volontaire et par la décision de ne pas s’instruire de la loi pour y manquer plus librement] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse jamais d’aucune peine latae sententiae [excommunication automatique] ».

L’ignorant de sa foi par ignorance affectée (pour pécher) encoure toujours l’excommunication automatique (loi ecclésiastique).

Code de droit canon 1917, canon 2229, § 3 : « L’ignorance crasse ou supine [paresseux négligeant de s’instruire de ce qu’ils devraient savoir] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse d’aucune peine latae sententiae [excommunication automatique] ».

L’ignorant de sa foi par ignorance crasse (paresse) peut encourir l’excommunication automatique.

Proverbes 21, 16 : « L’homme qui s’égare de la voie de la doctrine [Magistère] demeurera dans l’assemblée des géants [dans l’enfer] ».

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Hébreux 11, 6 : «Sans la [vraie] foi, il est impossible de plaire à Dieu [sans l‘unique vraie foi c’est la réprobation]».

2 Jean 1, 9 : «Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ [Tradition de l’Église] ne possède point Dieu».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (Magistère solennel) : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve INTÈGRE et INVIOLÉE, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Concile du Vatican, 3ème session, ch. 3, 1870 ex cathedra (Magistère solennel) : «…on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son Magistère ordinaire et universel [qui comprend aussi le consentement unanime des pères]».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : … peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier en un acte de balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et en rejeter d’autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi « .

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la Foi ; refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «tous les autres [laïcs] membres du Corps mystique de Jésus-Christ, chacun pour sa part, ont le devoir de travailler avec énergie et diligence à l’édification et à l’accroissement de ce Corps [l’Église] ».

Code de droit canon 1917, Can. 1325, § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi [sous peine de péché mortel] dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [déni] implicite [sous-entendu] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Code de droit canon 1917, canon 1324 : « Il ne suffit pas d’éviter la dépravation hérétique, mais il faut également fuir avec empressement ces erreurs qui en approchent plus ou moins. C’est pourquoi tous doivent, en effet, suivre les constitutions et décrets par lesquels ces opinions sont proscrites et interdites par le Saint-Siège ».

Vraiment tout catholique est obligé de connaître suffisamment la foi pour repérer les hérésies quand elles se présentent, et encore plus actuellement. Tout baptisé est infailliblement tenu par la loi divine de rejeter, anathématiser et condamner ce que l’Église rejette, anathématise et condamne – sous peine de péché mortel et d’excommunication automatique (Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino» ex cathedra). Ne pas vouloir inquiéter l’hérétique ou ne pas s’opposer à l’hérésie revient à l’encourager et être complice (Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 ex cathedra).

Pape Vigile (537-555) : Quiconque ne condamne pas les hérétiques, qu’il soit anathème (Ench. Symb. 223 433).

Pape Saint Martin Ier (649-655) : Les Catholiques doivent anathématiser tous les hérétiques – Latran (Ench. Symb. 271-272 518-520)

Pape Innocent II (1130-1143), Concile de Latran II, Décrets 202 : Nous excluons de l’Église du Christ les hérétiques baptisés.

Pape Innocent III (1198-1216), Concile de Latran IV : Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent.

Pape Innocent III, Eius exemplo (Ench. Symb. 426 796) : Nous démasquons et nous nous dressons contre les hérétiques, adversaires du Christ.

Pape Martin V (1417-1431), Concile de Constance, Décrets 428 : Les hérétiques offensent Dieu et scandalisent l’Église.

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les garder dans sa maison ou sur son territoire, ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux. S’ils viennent à mourir dans ce péché, aucun prétexte de privilèges accordés par nous, ne permettra d’offrir de messe pour eux ou de les enterrer parmi les chrétiens. … Les évêques ou les prêtres qui ne s’opposeraient pas avec force à de telles choses, seront punis par la privation de leur office jusqu’à ce qu’ils obtiennent le pardon du Siège apostolique». Les fidèles sont tenus de dénoncer les hérétiques et les évêques d’expulser la perversité hérétique.

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215 : «Si un seigneur temporel, requis et averti par l’Église, néglige de purifier son territoire de cette souillure qu’est l’hérésie, il sera excommunié par l’évêque métropolitain…».

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215 : «…ceux qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent, et les soutiennent, nous les décrétons frappés d’excommunication, statuant clairement que si l’un de ces hommes, après avoir été frappé d’excommunication, ne s’est pas préoccupé de satisfaire dans l’année, il sera dès lors ipso facto infâme [tristement célèbres (c’-à-d. notés publiquement comme coupables et déshonorés : Enc. Cath. 1907-1913, « Hérésie », sanctions.)]…».

«…si quelqu’un sait qu’il y a là des hérétiques ou des hommes qui tiennent des conventicules secrets, ou qui s’écartent par leur vie et par leurs mœurs de la manière commune de vivre des fidèles, il aura à cœur de les dénoncer à l’évêque. … Si ceux-ci ne se justifient pas de l’accusation portée contre eux ou si, après s’être justifiés, ils retombent dans leur anciennes erreurs contraire à la foi, ils seront puni conformément aux règles canoniques. Mais si certains d’entre eux, repoussant dans une obstination coupable, le lien du serment, en venaient à refuser de prêter serment, ils seront par là-même réputés hérétiques. … Si en effet, un évêque se montre négligent ou indulgent pour expurger de son diocèse les ferments de la perversité hérétique, alors que des indices certains en manifestent la présence, il sera déposé de sa charge épiscopale et un autre sera mis à sa place, voulant et pouvant confondre la perversité hérétique».

Concile de Florence, 14ème session, 7 Août 1445, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Je rejette, anathématise et condamne ce qu’Elle [l’Église] rejette, anathématise et condamneA l’avenir je rejetterai toujours, anathématiserai et condamnerai toutes les autres […] hérésies élevant la tête contre cette Église sainte, catholique et apostolique ».

Pape Paul IV (1555-1559), Ad Catholicos Angliae : L’Église Catholique condamne les discours hérétiques.

Pape Pie IV (1560-1565), Concile de Trente s. 23, c. 4 : Que tous [clercs et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [hérésies].

Pape St Pie V (1566-1572), Catéchisme du Concile de Trente 101 : Les hérétiques ne sont pas membres de l’Église Catholique [Déclaration reprenant le Magistère, Florence].

Pape Pie VI (1775-1799), Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2592-2597) : Seuls les Catholiques sont Chrétiens.

Pape Léon XII (1823-1829) (Encycliques Papales, Vol. I, 202) : N’est pas notre frère quiconque est hors de l’Église Catholique.

Comme il a déjà été prouvé, tous les baptisés sont tenus de juger les hérétiques comme le fait l’Église. Il s’agit d’un commandement, et non de quelque chose qu’on peut choisir de faire ou pas. On doit défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait nier la foi ou être d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église/autorité doctrinale de la foi et de la morale et discipline universelle), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont ou seraient obligés de professer la communion avec tout le monde : hérétiques, protestants, musulmans, adorateurs du diable, etc. Prétendre pouvoir juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, c’est pouvoir aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme l’enseignent la parole infaillible de Dieu et le Magistère infaillible de l’Église, suivants :

Matthieu 18, 17 : «Et s’il n’écoute point l’Église [comme l’hérétique et schismatique], qu’il te soit comme un païen et un publicain».

Tite 3, 10 : «Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition».

Pape saint Célestin Ier, Concile d’Éphèse, 431 ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : «… tous les hérétiques corrompent les vraies expressions de l’Esprit Saint avec leurs propres esprits maléfiques et ils attirent sur leurs têtes une flamme inextinguible».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit :  » Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement » (Tite 3, 10) ».

Ce dogme ci-dessus de Constantinople II dit «sur lui-même», c’est-à-dire sur lui-même par son hérésie obstinée et par rapport aux autres par sa notoriété de fait (pas la notoriété matérielle qui est celle qui peut avoir une excuse d’ignorance).

Concile de Constantinople III, 680-681 : «Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] … »

Pape Innocent III, quatrième concile du Latran, const. 3 ex cathedra (déclaration infaillible) :  » Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe, … Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue, parce que la vanité les rassemble ».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible) : « tous ceux qui pensent des choses [points de vue] opposées ou contraires la sainte Église romaine les condamne, les réprouve, les anathématise et les  déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église ».

Concile de Florence, 14ème session, 7 Août 1445 ex cathedra (déclaration infaillible) : «Je rejette, anathématise et condamne ce qu’Elle [l’Église] rejette, anathématise et condamne ; à l’avenir je rejetterai, anathématiserai et condamnerai toujours toutes les autres […] hérésies relevant la tête contre cette Eglise sainte, catholique et apostolique».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible) : «Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique au milieu des ténèbres de tant d’erreurs« .

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère infaillible) : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … St Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un tient une seule de ces [hérésies] il n’est pas catholique » (S. Augustin, De Haeresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 :  » La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir hors de la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère infaillible) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, aux Philippiens, 6, 2 : « zélés pour le bien, évitons les scandales, les faux frères, et ceux qui portent hypocritement le nom du Seigneur et qui égarent les têtes vides ».

Saint d’Ignace d’Antioche, père apostolique, aux Tralliens, 6, 1-2 : Je vous exhorte donc, non pas moi, mais la charité de Jésus-Christ, à n’user que de la nourriture chrétienne, et à vous abstenir de toute plante étrangère, qui est l’hérésie. Ce sont des gens qui entremêlent Jésus-Christ à leurs propres erreurs en cherchant à se faire passer pour dignes de foi ».

Saint Ignace d’Antioche, père apostolique, aux Philadelphiens, 2-3 : « Ainsi, enfants de la lumière de vérité, fuyez les divisions et les mauvaises doctrines ; là où est votre berger, suivez-le comme des brebis. Car beaucoup de loups apparemment dignes de foi captivent par des plaisirs mauvais ceux qui courent la course de Dieu ; mais ils n’auront pas place dans votre unité. Abstenez-vous des plantes mauvaises que Jésus-Christ ne cultive pas, parce qu’elles ne sont pas une plantation du Père [cf. Mt 15, 13 ; Jn 15, 1 ; 1 Cor 3, 9] ».

Saint Ignace d’Antioche, père apostolique, aux Éphésiens : « 4. Il est donc utile pour vous d’être dans une inséparable unité, afin de participer toujours à Dieu. 6. Onésime lui-même loue très haut votre bon ordre en Dieu disant que tous vous vivez selon la vérité, et qu’aucune hérésie ne demeure chez vous. 7. Car des hommes à la ruse perverse ont l’habitude de porter partout le nom de Dieu, mais agissent autrement et de manière indigne de Dieu ; ceux-là, il vous faut les éviter comme des bêtes sauvages. 9. J’ai appris que certains venant de là-bas sont passés  chez vous, porteurs d’une mauvaise doctrine, mais vous ne les avez pas laissés semer chez vous, vous bouchant les oreilles, pour ne pas recevoir ce qu’ils sèment ».

Saint Jean Chrysostome, père et docteur de l’Église, sur Tite, Homélie 6, 1-2 : « Quant aux contestations avec les hérétiques, l’apôtre nous recommande de les éviter, pour ne pas nous fatiguer en vain ; car en fin de compte nous n’y gagnerons rien. Lorsqu’il y a un homme assez pervers pour décider que, quoi qu’il arrive, il ne changera pas de sentiment, vous épuiserez-vous en vain à répandre la semence sur la pierre, au lieu d’orner les âmes des fidèles en leur parlant de la charité et des autres vertus ? Pourquoi donc l’apôtre dit-il dans un autre endroit : « Afin d’essayer si quelque jour Dieu leur donnera la repentance » (II Tim. II, 25), tandis qu’ici : « Rejette l’homme hérétique », dit-il, « après le premier et le second avertissement, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, étant condamné par soi-même ? » Dans le premier passage il parle de ceux qu’on pouvait espérer devoir se corriger et qui résistaient seulement : mais dès qu’il s’agit d’un ennemi manifeste et connu publiquement pour tel, pourquoi combattre en vain, pourquoi porter vos coups dans le vide ? Qu’entend-il par ces mots : « Étant condamné par soi-même ? » C’est que l’hérétique ne peut pas dire : Personne ne m’a enseigné, personne ne m’a averti. Lors donc que malgré les avertissements il reste le même, il est condamné par son propre jugement. … 2. Pourquoi donc, saint apôtre, ordonnes-tu à Tite de fermer la bouche aux contradicteurs ; s’il faut les éviter, lorsqu’ils font tout pour leur perte ? Saint Paul dit très bien qu’il ne faut jamais les réfuter en vue de leur être utile car jamais ils n’en retireront le moindre profit puisqu’ils ont l’âme pervertie. Mais s’ils veulent perdre aussi les autres, c’est alors qu’il faut lutter contre eux, les combattre, et leur résister de toutes ses forces. Si donc tu en vois d’autres se corrompre, et que tu sois dans la nécessité de parler, ne te tais point, ferme leur la bouche pour guérir ceux qui vont à leur perte. Un homme qui a du zèle et qui est vertueux, ne peut pas toujours éviter le combat. Seulement qu’il ait soin de se conduire de la manière que je viens de dire. Car souvent l’inoccupation et une philosophie inutile font qu’on donne tous ses soins à la parole: or c’est se préparer un grand châtiment que de parler inutilement lorsqu’il faudrait ou enseigner, ou prier, ou rendre grâces. Il ne faut pas croire que nous devons épargner nos richesses, mais non, nos paroles : il faudrait plutôt encore être économes de celles-ci que de celles-là, et ne pas nous livrer sans réflexion à tout le monde ».

Pape saint Clément de Rome (règ. vers 88-98), 4ème évêque de Rome, Épitre aux corinthiens, 36 : « 4. Mais au sujet de son Fils voici ce que dit le Maître : «Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui : demande et je te donnerai les nations pour héritage, pour domaine les extrémités de la terre» (Ps 2,7-8). 5. Et encore : «Siège à ma droite car de tes ennemis je vais faire ton marchepied» (Ps 109,1). 6. Or, quels sont ces ennemis ? Les méchants qui s’opposent à la volonté de Dieu ».

Conclusion

« Nous voulons que l’on recoure à l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de la divine grâce, victorieuse de toutes les hérésies et Secours des chrétiens, afin qu’elle Nous obtienne au plus tôt la venue de ce jour tant désiré où tous les hommes écouteront la voix de son divin Fils « en gardant l’unité de l’Esprit dans le lien de la paix » (Eph. IV, 3) » (Pape Pie XI, Mortalium Animos, 6 janv. 1928, Magistère)

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