Mythes sur l’Eglise catholique

Sommaire

  • Mythes sur les idoles au Vatican
    • Mythes sur l’obélisque du Vatican
    • Mythes sur les idoles de la nécropole du Vatican
  • Mythe sur le géocentrisme et Galilée
    • Histoire de la controverse

    • L’Église n’a jamais enseigné le géocentrisme
  • Mythe sur l’Église entravant la science
    • Exemples avec la cosmologie
    • Les sciences et l’Église
  • Mythe sur l’Inquisition
  • Mythe sur les Incas
  • Mythe sur les Croisades
  • Mythe sur le Moyen-âge
    • 1er exemple de mythe : au Moyen-âge on croyait la terre plate
    • 2ème exemple de mythe : le millénarisme obscur du catholicisme
    • 3ème exemple de mythe : restriction catholique de la connaissance et du développement européen
  • Mythe sur Nostradamus
  • Mythe sur la révolution française
  • Padre Pio et vatican 2 – Réfutation des mythes

 

Mythes sur les idoles du Vatican

Mythe sur l’obélisque du Vatican

Les détracteurs de l’Eglise catholique disent que l’obélisque du Vatican est un symbole satanique, ce qui est faux car il est surmonté d’une croix de bronze et comporte l’inscription «Voici la Croix du Seigneur ! Fuyez puissances hostiles ! Le Lion de la tribu de Juda a vaincu ! Le Christ est vainqueur, le Christ règne, le Christ commande ! Le Christ protège son peuple de tout mal ! » placées par le pape Sixte V symbolisant la victoire de l’Église sur le paganisme (La place saint Pierre du Vatican fut construite par le pape Grégoire VII, règ. de 1073 à 1085 ; le pape Urbain VIII règ. 1623 à 1644, fit construire les rues en étoile).
1586 Rome érection obelisque

Place Saint-Pierre : ré-érection de l’obélisque en 1586.

« En 1586, Sixte V inaugure tout une série de travaux en grande pompe. Il est désireux de restaurer les symboles de l’Antiquité afin de les mettre en évidence devant les principaux édifices religieux romains, il fait déplacer l’Obélisque du Vatican – un obélisque égyptien, transporté à Rome par Caligula pour orner la spina de son nouveau cirque du Vatican) – à la place qu’on lui connaît aujourd’hui sur la place Saint-Pierre. L’étendue de la tâche avait rebuté avant lui quatre papes.

«Il ouvre un concours, choisit le plan de Domenico Fontana, ancien compagnon maçon, et s’y attache contre l’avis de tout le monde avec d’autant plus de chaleur qu’on jugeait l’exécution de l’ouvrage impossible.

«Le 30 avril 1586, on arrache l’obélisque de sa base antique, et le 7 mai on se met à le traîner vers l’emplacement actuel. Il faut trente sept jours pour lui faire franchir une distance qui arrêterait à peine pendant quelques heures les mécaniciens modernes. Tout l’été fut employé en préparatifs; enfin, le 10 septembre, cent soixante chevaux attelés à quarante cabestans, et neuf cents hommes marchant au son de la trompette et s’arrêtant à celui de la cloche, enlèvent l’immense bloc, et le laissent retomber sur son piédestal .

«Encouragé par ce succès, Sixte remet sur pied trois autres obélisques. L’un, qu’il transporte sur la place de Sainte-Marie-Majeure, ornait jadis l’entrée du Mausolée d’Auguste. Brisé et à moitié enfoui sous les ruines devant le mausolée d’Auguste, il rappelait là tristement les désastres de Rome. Les autres, enterrés également, depuis des siècles, sous les débris du Circus Maximus, étaient rompus en trois endroits. Sixte en fait rejoindre habilement les morceaux, il érige le plus grand devant Saint-Jean-de-Latran, et celui qui paraît le plus remarquable par ses hiéroglyphes, au milieu de la Piazza del Popolo. En relevant ces colonnes de la vieille Égypte sur les places de la Rome moderne, Sixte leur impose le baptême chrétien, et les décore de la croix. Par cet emblème, il purifiait ces monuments de la superstition païenne, et il consacrait le triomphe du christianisme, ainsi qu’il le dit éloquemment sur la face orientale de l’obélisque : « Voici la croix du Seigneur : fuyez anciens ennemis, le lion de la tribu de Juda vous a vaincus » (Jean-Bernard Mary-Lafon. Rome ancienne et moderne depuis sa fondation jusqu’a non jours. Furne, 1852 – Livre numérique Google [archive])

L’obélisque du Vatican est surmonté d’une croix placée par le pape Sixte V qui symbolise la victoire de l’Eglise sur le paganisme.

« Le pape [Sixte V] avait placé une croix de bronze sur le dessus du palier de l’obélisque et sur son socle l’inscription suivante : «Voici la Croix du Seigneur ! Fuyez puissances hostiles ! Le Christ est vainqueur, le Christ règne, le Christ commande ! Le Christ protège son peuple de tout mal ! » (Père John Laux, Histoire de l’Église, p. 488)

Mythes sur les idoles de la nécropole du Vatican

Il existe un mythe selon lequel l’Eglise catholique aurait conservé des idoles païennes (démoniaques) sous le vatican. C’est faux, l’Eglise a toujours détruit les idoles (comme Saint Benoit ; les missionnaires, etc.) et christianisé les symboles païens ; par contre la secte vatican 2 a conservé les idoles au motif d’art et de patrimoine.

Le vatican s’est posé sur le paganisme

Vatican vient de Vaticanus, un génie païen du premier langage des enfants. Saint Augustin parle de Vaticanus dans La Cité de Dieu.

Saint Augustin, La Cité de Dieu, Livre IV chapitre 7 : « Mais cherchons, je vous prie, parmi cette multitude de dieux qu’adoraient les Romains, quel est celui ou quels sont ceux à qui ils se croient particulièrement redevables de la grandeur et de la conservation de leur empire ? Je ne pense pas qu’ils osent attribuer quelque part dans un si grand et si glorieux ouvrage à la déesse de Cloacina, ou à Volupia, qui tire son nom de la volupté, ou à Libentina, qui prend le sien du libertinage, ou à Vaticanus, qui préside aux vagissements des enfants ».

Vatican christianise Vaticanus et donc exprime le vagissement des enfants de l’Église, c’est-à-dire les nouveaux baptisés.

Comme on peut le voir ici, et comme pour l’obélisque du vatican (ci-dessus), le christianisme s’est toujours posé sur le paganisme au sens propre comme au figuré, figure de la victoire du Christ sur le diable, c’est-à-dire le paganisme ou fausses religions, le péché et la mort.

Il y a beaucoup de tombes païennes sous le vatican.

La cité vaticane s’est posée sur une colline anciennement païenne, c’est pourquoi il y a beaucoup de tombes païennes sous le vatican. La plupart des tombes de la nécropole sont païennes et quelques unes chrétiennes.

Les idoles furent excavées après Pie XII

Le pape Pie XI avait initié la recherche du tombeau de saint Pierre car il voulait y être enterré au plus près. L’excavation commença en 1940 sous Pie XII, qui déclara en 1950 que le tombeau de saint Pierre avait été trouvé. Pie XII n’a certainement pas eu connaissance de l’existence d’idoles païennes, ou sinon il les aurait fait tombées, comme l’a toujours fait l’Eglise (saint Benoit, les missionnaires, etc.). Quand Pie XII mourut le 9 octobre 1958, l’excavation de la première idole païenne n’était pas encore réalisée, car seule la première salle A était complètement excavée.

La secte vatican 2 a conservé les idoles

L’antipape Jean 23 (28 oct. 1958-3 juin 1963) l’initiateur de la secte vatican 2, a peut-être eut connaissance des idoles païennes des premières excavations des salles et mausolées souterrains. L’antipape Paul 6 a certainement eu connaissance des idoles – sans les détruire ou christianiser – car toutes les salles souterraines et mausolées étaient dans les années 1960 sinon les années 70 (le plan définitif de toutes les salles de la nécropole date de 1983, Gaertner).

La secte vatican 2 a conservé et même restauré en 1998 au motif de l’art et du patrimoine (vatican.va/various/basiliche/necropoli/scavi_italian.html) les idoles païennes des salles souterraines B à Z  pré-constantiniennes (avant le 4ème siècle) excavées à partir de 1959-1960 : Gorgone salle E ; culte d’Isis, Hypnos, Océano, et Terre personnifiée salle H ; Mercure salle I ; Lucifer salle U.

Cela n’est bien sûr pas catholique, mais logique pour une secte non-catholique qui croit que toutes les religions sont bonnes. Conserver des idoles comme «art» et «patrimoine» est une manière de ne pas les détruire et de les conserver, et un acte totalement hérétique :

Psaume 95, 5 : « tous les dieux des nations sont des démons ».

Deutéronome 7, 26 :  « Et tu ne porteras rien de l’idole [culte Divin donné à une image] dans ta maison, afin que tu ne deviennes pas anathème [maudit et condamné], comme elle-même l’est. Tu la détesteras comme de la fange, et tu l’auras en abomination comme de la souillure et des ordures, parce que c’est un anathème ».

L’Église catholique a toujours détruit les idoles du polythéisme qui représentent des démons.

Concile de Carthage : Qu’il faut détruire les idoles qui restent. De même, il fut décidé qu’on demandera aux très glorieux empereurs que les restes du culte idolâtrique, non seulement le culte des statues, mais aussi celui qui se fait dans n’importe quel lieu, dans des bois sacrés ou devant des arbres, soient de toute façon supprimés.

L’Église catholique a soit détruit les idoles soit christianisé les symboles païens avec la croix du Christ, signe de Sa victoire sur le diable.

 

Mythe sur le géocentrisme et Galilée

Galileo Galilei (1564-1642) dit Galilée était un mathématicien, physicien et astronome Italien qui défendait les théories scientifiques héliocentriques (la terre tourne autour du soleil) de Nicolas Copernic, chanoine, médecin et astronome polonais.

Il existe une idée fausse sur le fait que Galilée aurait été condamné parce que l’Église aurait condamné l’héliocentrisme (la terre tourne autour du soleil).

Le Magistère infaillible de l’Église (protégé par le Christ) n’a jamais enseigné le géocentrisme. Ce sont les théologiens faillibles du saint-siège qui étaient les partisans acharnés de la théorie ou croyance géocentrique (la terre est le centre) qui ont voulu condamner l’héliocentrisme, voir deuxième partie ci-dessous : Magistère infaillible de l’Église vs théologiens faillibles du saint-siège sur le géocentrisme.

Histoire de la controverse

L’encyclopédie catholique ci-dessous qui reflète bien l’esprit de l’Église, nous enseigne l’histoire de cette controverse qui en fait n’en est pas une.

Encyclopédie catholique, Galileo Galilei, 1907-1913 : «Selon une croyance populaire sur ce point, sur lequel les ecclésiastiques ont déterminés à insister, le système de l’astronomie était géocentrique. Néanmoins, un homme d’Église, Nicolas Copernic …, a le premier avancé la doctrine contraire que le soleil et non la terre est le centre de notre système, autour duquel notre planète tourne sur son propre axe. Son grand ouvrage, « Des révolutions des sphères célestes », fut publié à la sollicitation en gage de deux ecclésiastiques distingués, le cardinal Schomberg et Tiedemann Giese, évêque de Culm. Il a été consacré par la permission de pape Paul III, comme Copernic l’avait expliqué, il pourrait être ainsi protégé contre les attaques qu’il était sûr de rencontrer de la part des « mathématiciens » (c.-à-d. philosophes) pour son apparente contradiction avec la preuve de nos sens, et même du sens commun. Il a ajouté qu’il n’avait fait aucun compte des objections qui pourraient être intentées par des sages ignorants des raisons bibliques. En effet, pendant près de trois quarts de siècle, aucune de ces difficultés n’ont été soulevées du côté catholique, bien que Luther et Melanchthon ont condamné le travail de Copernic en termes non mesurées. Ni Paul III, ni aucun des neuf papes qui l’ont suivi, ni de Congrégations romaines ne soulevèrent une alarme, et, comme on l’a vu, Galilée lui-même en 1597, en parlant des risques qu’il pourrait courir par un plaidoyer en faveur de Copernic, en a mentionné le ridicule et ne dit rien de la persécution. Même quand il avait fait ses découvertes célèbres, aucun changement n’est survenu à cet égard. Au contraire, venant à Rome en 1611, il a été reçu en triomphe ; tout le monde, clercs et laïcs, affluèrent pour le voir, et, mettant en place de son télescope dans le jardin du Quirinal appartenant au cardinal Bandini, il exposa les taches solaires et autres objets à une foule admirative.

«Ce ne fut que quatre ans plus tard que la difficulté surgit, les autorités ecclésiastiques prenant alarme à la persistance avec laquelle Galileo proclamait la vérité de la doctrine copernicienne. Que leur opposition ait été fondée, comme on ne cesse de le supposer, sur la crainte que les hommes doivent être éclairés par la diffusion de la vérité scientifique, il est évidemment absurde de le maintenir. Au contraire, ils étaient fermement convaincus, avec Bacon et d’autres, que le nouvel enseignement était radicalement faux et non scientifique, alors qu’il est maintenant vraiment admis que Galilée lui-même n’avait pas de preuve suffisante de ce qu’il préconisait de la sorte avec véhémence, et le professeur Huxley après examen du cas avoua son opinion selon laquelle les adversaires de Galilée « avaient plutôt le meilleur de lui ». Mais, plus que tout, l’alarme souleva de l’inquiétude pour l’honneur de la Sainte Écriture qu’on croyait alors être universellement l’autorité suprême en matière de science, comme dans toutes les autres. Quand elle parlait donc du soleil laissant son cours à la prière de Josué, ou la terre comme étant toujourss immobile, il a été supposé que la doctrine de Copernic et de Galilée était anti-scripturaire, et donc hérétique. Il est évident que, depuis l’époque de Copernic lui-même, la controverse de la Réforme avait fait beaucoup pour fixer la suspicion sur de nouvelles interprétations de l’Ecriture sainte, qui n’a pas été affaiblie par les efforts de Galilée et de son allié Foscarini pour trouver des arguments positifs pour Copernic dans le volume inspiré. Foscarini, un frère Carmélite d’origine noble, qui avait deux fois régné provincial sur la Calabre  et avait la réputation considérable comme prédicateur et théologien, se jeta avec plus d’ardeur que de discrétion dans la controverse, quand ilchercha à trouver un argument pour le Copernicanisme dans le chandelier à sept aux branches de l’Ancienne Loi. Par-dessus tout, il excita l’alarme en publiant des ouvrages sur le sujet en langue vernaculaire, étendant ainsi la nouvelle doctrine, qui était ahurissante même pour les savants, parmi les masses qui étaient incapables de former un quelconque jugement concernant cela. Il y avait à l’époque un parti sceptique actif en Italie, qui visait le renversement de toute religion et, comme Sir David Brewster le reconnaît (les Martyrs de Science), il ne fait aucun doute que ce parti a prêté Galileo tout son soutien.

«Dans ces circonstances, Galileo, en entendant que certains avaient dénoncé sa doctrine comme anti-scripturaire, se présenta à Rome en Décembre 1615, et fut reçu avec courtoisie. Il fut interrogé actuellement devant l’Inquisition, qui déclara après consultation du système qu’il avait soutenu être scientifiquement faux, et anti-scripturaire ou hérétique et qu’il devait y renoncer. Ce qu’il a fait docilement, promettant de ne plus l’enseigner. Puis suivit un décret de la Congrégation de l’Index du 5 mars 1616, interdisant divers ouvrages hérétiques auquel ont été ajoutés tout préconisant le système de Copernic. Dans ce décret aucune mention n’est faite de Galileo, ou d’aucune de ses œuvres, ni le nom du pape introduit, quoiqu’il n’y a aucun doute qu’il a entièrement approuvé la décision, ayant présidé à la session de l’Enquête où la matière a été discutée et décidée. En agissant ainsi, il est indéniable que les autorités ecclésiastiques ont commis une erreur grave et déplorable, et sanctionné un principe tout à fait faux quant à la bonne utilisation de l’Écriture. Galileo et Foscarini exhortèrent à juste titre que l’Écriture sainte est destinée à apprendre aux hommes à aller au ciel, pas comment va le ciel. En même temps, il ne faut pas oublier que, même si il n’y avait pas encore de preuve suffisante du système copernicien, aucune objection n’a été faite pour qu’il soit enseigné comme une hypothèse qui explique tous les phénomènes d’une manière plus simple que le ptolémaïque, et pourrait à toutes fins pratiques être adoptée par les astronomes. À quoi fut opposée l’affirmation que le Copernicanisme était en fait vrai, « ce qui semble contredire l’Écriture ». Il est clair, d’ailleurs, que les auteurs du jugement eux-mêmes ne l’ont pas considéré comme étant absolument définitif et irréversible, car le cardinal Bellarmin, le membre le plus influent du Sacré Collège, écrivant à Foscarini, après avoir demandé instamment que lui et Galilée devraient être satisfaits de montrer que leur système explique tous les phénomènes célestes – une proposition banale et suffisante pour tous les buts pratiques, mais ne devrait pas affirmer catégoriquement ce qui semblait contredire la Bible, a donc continué : « Je dis que si une preuve réelle est trouvée que le soleil est fixe et ne tourne pas autour de la terre, mais la terre autour du soleil, alors il sera nécessaire, très soigneusement, de procéder à l’explication des passages d’Écriture sainte qui semblent être contraires et nous devrions plutôt dire que nous avons mal compris ces derniers comme prononçant cela pour être faux qui est démontré ».

«Par ce décret, le travail de Copernic était pour la première fois interdit, ainsi que « l’épitomé » de Kepler, mais dans chaque cas seulement donec corrigatur, les corrections prescrites étant celles qui étaient nécessaires pour montrer le système de Copernic comme une hypothèse, pas comme un fait établi. Nous apprenons plus loin qu’avec l’autorisation ces travaux pourraient être lus dans leur intégralité, par « l’instruit et habile en science » (Remus à Kepler). Galileo semble, dit von Gebler, avoir traité le décret de l’Inquisition assez froidement, parlant avec satisfaction des modifications insignifiantes prescrites dans le travail de Copernic.  Il quitta Rome, cependant, avec l’intention évidente de violer la promesse extraite de lui, et, tandis qu’il poursuivait sans encombre ses recherches dans d’autres branches de la science, il ne perdait aucune occasion de manifester son mépris pour le système astronomique qui il avait promis d’embrasser. Néanmoins, quand en 1624 il se rendit  de nouveau à Rome, il rencontra à ce qui est décrit à juste titre comme « une réception noble et généreuse ». Le pape régnant maintenant, Urbain VIII, avait, comme le cardinal Barberini, été son ami et était opposé à sa condamnation en 1616. Il a conféré à son visiteur une pension, à laquelle, comme étranger à Rome, Galileo n’avait aucune réclamation [aucun droit] et qui, dit Brewster, doit être considérée comme un fond de dotation pour la Science elle-même. Mais à la déception de Galileo Urbain n’annulerait pas l’ancien jugement de l’Inquisition [l’Enquête]. Après son retour à Florence, Galileo se mit à composer l’ouvrage qui raviva et aggrava toutes les anciennes animosités, à savoir un dialogue dans lequel un Ptolémiste est mis en déroute et confondu par deux Coperniciens. Cela a été publié en 1632, et, étant manifestement incompatible avec son ancienne promesse, a été pris par les autorités romaines comme un défi direct. Il a donc été à nouveau cité devant l’Inquisition, et de nouveau échoua à afficher le courage de ses opinions, déclarant que depuis son procès antérieur en 1616 il n’avait jamais tenu la théorie copernicienne. Une telle déclaration, naturellement, n’a pas été prise très au sérieux, et en dépit de cela, il a été condamné comme « véhément suspect d’hérésie » à l’incarcération à la discrétion du tribunal et de réciter les Sept Psaumes de pénitence une fois par semaine pendant trois ans.

«En vertu de la peine d’emprisonnement Galileo y est resté jusqu’à sa mort en 1642. Il est cependant faux de parler de lui comme un «prisonnier» au sens propre. Comme son biographe protestant, von Gebler, nous le dit, «Un regard sur la plus vraie source historique du fameux procès, pourrait convaincre quiconque que Galileo a passé au total vingt-deux jours dans les bâtiments du Saint-Office (ie l’Inquisition), et même alors, non pas dans une cellule de prison avec des barreaux aux fenêtres, mais dans l’appartement beau et commode d’un fonctionnaire de l’Inquisition ».  Pour le reste, il a été autorisé à utiliser comme lieux de détention les maisons d’amis, toujours confortables et le plus souvent luxueuses. Il est totalement faux de dire qu’il était, comme c’est constamment déclaré, soit torturé – ou aveuglé par ses persécuteurs – si en 1637, cinq ans avant sa mort, il est devenu totalement aveugle ou qu’on lui ait refusé l’enterrement en terre consacrée. Au contraire, bien que le pape (Urbain VIII) ne permit pas qu’un monument soit érigé sur sa tombe, il envoya sa bénédiction spéciale pour le mourant, qui a été enterré non seulement en terre sainte, mais au sein de l’église Santa Croce à Florence. Enfin, le fameux «E pur si muove», censé avoir été prononcé par Galileo, quand il se releva après le renoncement au mouvement de la terre, est une fiction reconnue, dont aucune mention ne peut être trouvée jusqu’à plus d’un siècle après sa mort, qui eut lieu le 8 Janvier 1642, l’année où Newton est né.

«Cette brève histoire de ce fameux conflit entre l’autorité ecclésiastique et de la science, a reçu une importance théologique particulière dans le cadre de la question de l’infaillibilité pontificale. Peut-on dire que soit Paul V ou Urbain VIII donc se sont engagés à imposer la doctrine du géocentrisme à l’Église comme un article de foi, et ainsi enseigner en tant que pape ce qui est reconnu être faux ? Ces deux pontifes, anti-Coperniciens convaincus ne peuvent pas être mis en doute, ni qu’ils croyaient que le système de Copernic était contraire à l’Écriture et désiraient sa suppression. La question toutefois est de savoir si l’un d’eux a condamné la doctrine ex cathedra. Cela est clair, ils ne l’ont jamais fait. Quant au décret de 1616, nous avons vu qu’il a été émis par la congrégation de l’Index, qui ne peut soulever aucune difficulté en ce qui concerne l’infaillibilité, ce tribunal étant absolument incapable de prendre un décret dogmatique. Ni le cas n’est altéré par le fait que le pape a approuvé la décision de la Congrégation de communi forma, c’est-à-dire dans la mesure nécessaire pour le but visé, à savoir d’interdire la circulation des écrits qui ont été jugés nuisibles. Le pape et ses assesseurs ont peut-être eu tort [un pape peut se tromper] dans un tel jugement [loi ecclésiastique], mais cela ne modifie pas le caractère de la déclaration, ou la transformer en un décret ex cathedra [loi divine infaillible].

«Quant au second procès en 1633, ce ne portât pas tant sur la doctrine qu’avec la personne de Galilée, et sa violation manifeste du contrat d’abstention de la propagande active des doctrines de Copernic. La phrase, prononcée sur lui en conséquence, implique clairement une condamnation de Copernic, mais cela n’a fait aucun décret formel sur le sujet, et n’a pas reçu la signature du pape.

«Plus essentiel de nos jours est la question par laquelle nous avons commencé : « La condamnation de Galilée ne prouve t-elle pas l’opposition implacable de l’Église au progrès scientifique et l’éclaircissement ? » Il peut être répondu avec le cardinal Newman que ce cas sert à prouver le contraire, à savoir que l’Église n’a pas interféré avec la science physique, pour le cas de Galileo « c’est l’argument classique » (Apologie, c. V). De même le professeur De Morgan reconnaît (« Mouvement de la Terre » en « Anglais Cyclopiedia ») : « Le pouvoir doit papale sur l’ensemble a été modérément utilisé en matière de philosophie, si l’on en juge par le grand accent mis sur ce seul cas de Galileo. C’est la preuve permanente qu’une autorité qui a duré mille ans a été tout le temps occupé à vérifier les progrès de la pensée « – Alors le docteur Whewell parlant de cette même affaire dit (Histoire des sciences inductives) :  » Je ne comprendrais affirmer la condamnation de nouvelles doctrines comme une pratique générale ou caractéristique de l’Église romaine. Certes, les esprits intelligents et cultivés de l’Italie, et beaucoup des plus éminents de ses ecclésiastiques parmi eux, ont été les premiers dans la promotion et l’accueil des progrès de la science, et l’on trouva parmi les ecclésiastiques italiens de l’époque de Galilée de nombreux adhérents les plus anciens et les plus éclairés du système de Copernic». (Encyclopédie catholique, « Galileo Galilei », 1907-1913)

Comme on peut le voir, le Magistère de l’Église n’a jamais condamné (ni enseigné) l’héliocentrisme, ni enseigné (ou condamné) le géocentrisme, donc il n’existe aucune controverse tel que : « un conflit entre l’autorité ecclésiastique et de la science » ou « l’opposition implacable de l’Église au progrès scientifique et de l’éclaircissement ».

Galilée fut condamné comme « suspect d’hérésie avec véhémence »

Galilée fut condamné de loi ecclésiastique (et non de loi divine) comme « suspect d’hérésie avec véhémence » parce qu’il viola sa promesse d’obéissance à l’Église et à la foi. Il avait promis de ne pas faire d’affirmation avant que l’Église (Magistère) se prononce, et pour ne pas contredire les Écritures. Concernant le géocentrisme, la question était de connaître l’interprétation des Écritures par l’Église sur le soleil et la terre afin de vérifier que les Écritures ne contredisaient pas la théorie. Mais Galilée et Copernic n’ont pas seulement formulé une hypothèse, ils ont affirmé sans preuve que le soleil était le centre, avant (et pendant) que l’Église étudie le sens de l’Écriture concernant le soleil et de la terre. S’ils avaient écouté le Cardinal Bellarmin qui avait fait proposer qu’ils émettent l’hypothèse sans affirmer avant le jugement de l’Église sur l’Écriture ¹, ils n’auraient pas été condamnés par le Saint-Office. Et cela aurait laissé cette théorie permise par l’Église pour continuer à être étudiée, et il n’aurait pas existé de fausses idées sur l’Église à ce sujet.

¹ La science ne peut pas contredire l’Écriture, mais l’Écriture doit être interprétée par l’autorité du Magistère de l’Église. La Bible (livres canoniques de la Vulgate latine) est infaillible non seulement pour la foi et la morale (Trente, 4ème sess., 1546 ; Vatican I, 3ème sess., ch. 2, sur la Révélation, 1870), mais aussi historiquement et scientifiquement (Pape Léon XIII, Providentissimus Deus, 18 nov. 1893 ; Pape St Pie X, Lamentabili, n°11, 3 juil. 1907 ; Pape Benoit XV, Spiritus Paraclitus, 15 sept. 1920 ; Pape Pie XII, Divino afflante Spiritu, 30 sept. 1943, et Humani generis, 15 août 1950).

Un suspect d’hérésie déclaré par l’Église n’est pas un hérétique hors de l’Église (excommunié de fait par loi divine), mais un baptisé qui entretient une négligence coupable contre la foi, comme l’affirmation d’erreur persistante sur la foi et la morale catholique qui semble obstinée, suivre des hérétiques, laisser dire l’hérésie, garder le silence sous peine de paraître approuver des doctrines hérétiques, soutenir des hérétiques sans motif pour leur conversion, négliger de couper avec une secte hérétique, etc. Selon la loi divine, il doit faire la preuve de son innocence par son amendement, c’est-à-dire prouver son adhésion à la foi catholique sinon il est excommunié par la loi ecclésiastique jusqu’à satisfaction, et doit être évité, comme l’enseigne infailliblement le Concile de Latran IV ci-dessous. C’est de cela dont il s’agit au sujet de Galilée.

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra [loi divine] : « Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication [de loi ecclésiastique] pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques [de loi divine] ».

Les thèses de Galilée en tant que telles furent très bien accueillies par l’Église et les papes à laquelle il promit la prudence sur la parution de ses conclusions, mais il rompit sa promesse d’obéissance pour contredire les Écritures avant qu’Elle étudie et se prononce sur le sens de l’Écriture. Galilée ne fut pas condamné par l’Église pour ses découvertes en tant que telles, contrairement à ce que disent les détracteurs de l’Église. Galilée fut condamné « suspect d’hérésie avec véhémence » par l’Église, parce que son intention cherchait à contredire les Écritures alors qu’il ne disposait pas de preuves : c’est pour cette intention (et imprudence) qu’il fut condamné comme suspect par la loi ecclésiastique, pour qu’il prouve qu’il n’était pas coupable (il ne fut pas excommunié par la loi divine comme hérétique pour avoir été contre l’enseignement du Magistère). Il fut même placé dans un palais au Vatican et l’Église lui fournit les moyens pour ses recherches. Les prétendus scientifiques aujourd’hui, dont la plupart sont hérétiques et évolutionnistes, surtout chez les astrophysiciens, font passer faussement Galilée pour un innocent et un sauveur et l’Église pour le diable.

L’Église n’a jamais enseigné le géocentrisme

L’Église enseigne par son Magistère ordinaire ou extraordinaire (ex cathedra) sinon ce n’est pas l’Église qui enseigne infailliblement les vérités révélées de la foi et de la morale. Le Magistère de l’Église n’a pas enseigné le géocentrisme conformément aux Écritures, et l’église seule a l’autorité d’interprétation des Écritures.

L’Écriture n’enseigne pas le géocentrisme

Dans le livre de la Genèse, l’Écriture enseigne que la terre fut faite le troisième jour (Gn 1, 10-13), tandis que les luminaires, soleil, lune et étoiles furent fait le quatrième jour (Gn 1, 14-19). Saint Paul confirme que la terre existât avant le soleil dans Hébreux 1, 10 : «C’est vous, Seigneur, qui au commencement avez fondé la terre».

Cela ne signifie pas que la terre soit fixe et que le soleil tourne autour. Par contre l’Écriture réfute la fausse théorie cosmologique de formation du système solaire et de la formation de la terre après le soleil.

I Rois (I Samuel) 2, 8 : «car au Seigneur appartiennent les pôles de la terre, et il a posé sur eux l’univers».

Primus Regum 2, 8 : «Domini enim sunt cardines terræ, et posuit super eos orbem.
I Rois 2, 8 ci-dessus dévaste l’idée d’une terre fixe car la terre a des pôles par où elle tourne sur elle-même, en latin cardines de cardo, -inis : pôle, pivot, point sur lequel tout roule, limite extrême. Dictionnaire Latin Français Gaffiot p. 266.

Psaume 18, 6-7 : «Il a placé sa tente dans le soleil, et cet astre, comme un époux qui sort de son lit nuptial, s’est élancé comme un géant pour parcourir sa carrière : À l’extrémité du ciel est sa sortie, et le terme de sa course à l’autre extrémité, et il n’y a personne qui se cache à sa chaleur».

Dans le Psaume 18 ci-dessus, le soleil qui sort de son lit nuptial signifie qu’il s’élève de l’horizon. La course du soleil suit un arc de cercle dans le ciel. Tout ceci ne dit absolument pas que le soleil tourne autour de la terre, mais décrit le mouvement visible et apparent du soleil.

Psaume 74, 4 : «C’est moi qui ai affermi ses colonnes [la terre]».

Psaume 92, 1 : «Car il [Le Seigneur] a affermi le globe de la terre, lequel ne sera point ébranlé».

Psaume 103, 5 : «Qui avez fondé la terre sur sa base : elle ne sera pas ébranlée dans les siècles des siècles».

Premièrement, le fondement de la terre sur sa base ou colonnes ne signifie pas qu’elle soit fixe dans le vide, mais ferme et sur son axe. Deuxièmement, l’Écriture réfute la fausse théorie de la formation de la lune par collision avec la terre et qu’un jour un astéroïde puisse détruire la terre (y compris la fausse théorie de destruction des (faux) dinosaures par un astéroïde).

I Rois (I Samuel) 2, 8 : «car au Seigneur appartiennent les pôles de la terre, et il a posé sur eux l’univers».

Que Dieu ai posé l’univers sur les pôles de la terre ne signifie pas, sauf selon une interprétation erronée, que la terre soit fixe, mais que tout est fait en fonction de la terre, car Dieu a fait toute la création matériel pour l’homme.

Notre-Dame de Fatima a fait tourner le soleil accomplissant ce miracle devant 70000 personnes en 1917. Un miracle est surnaturel, au-dessus des lois naturelles. Si le soleil bouge par miracle, c’est qu’il est naturellement fixe (pour la terre).

Le Magistère infaillible de l’Église vs les théologiens faillibles du saint-siège sur le géocentrisme

Ce paragraphe a pour auteur : frères Dimond, mostholyfamilymonastery.com

Au 17ème siècle, le saint-Siège et de nombreux théologiens du saint-siège condamnaient l’héliocentrisme et le déni du géocentrisme. Ils condamnèrent comme étant erroné, contraire aux Écriture sacrées et divines, comme hérétique, l’idée que la terre ne soit pas au centre de l’univers. Ce fut approuvé par de nombreux papes. Le pape Paul V ordonna à Galilée d’abandonner ses opinions. La congrégation de l’index, une congrégation romaine, publia un décret du même ordre.

En 1633, le saint-Siège, sous le pape Urbain VIII, condamna le déni du géocentrisme. Le pape Urbain VIII était en faveur de cette décision et ordonna sa large diffusion. Pourtant, plus tard, d’autres congrégations romaines et d’autres papes annulèrent la précédente interdiction concernant les thèses héliocentriques.

En 1757, le pape Benoit XIV suspendit les décrets de la congrégation de l’index contre l’héliocentrisme. En 1822, sous le pape Pie VII, le saint-Siège autorisa l’impression de livres enseignant le mouvement de la terre. Puis dans un document, non à l’intention de l’Église universelle, mais à celle des professeurs et étudiants en littérature, le pape Benoit XV enseigna explicitement que la terre ne serait peut-être pas le centre de l’univers, contredisant ainsi les onze théologiens du saint-Siège de 1616 et la sentence de 1633 du saint-Siège que de nombreux papes avaient approuvée, et que saint Robert Bellarmin (docteur de l’Église), lequel d’ailleurs était impliqué dans la controverse au 17ème siècle, enseignait comme de fide – de foi.

Voilà donc un exemple clair et irréfutable que de nombreux papes, un docteur de l’Église, et des dizaines de théologiens éminents et distingués ont enseigné et affirmé clairement que le refus du géocentrisme est une hérésie ; et puis il y avait aussi des papes, des théologiens et des congrégations romaines qui étaient d’avis contraire ; et puis le pape Benoit XV qui enseignait que la terre ne pouvait pas être le centre de l’univers.

Les hérétiques devraient donc affirmer que Benoit XV devint un hérétique pour avoir enseigné ce que de nombreux papes, le saint-Siège, etc., ont appelé une hérésie, amenant par là Galilée à abjurer. Si les décisions antérieures des congrégations romaines approuvées par les papes n’étaient pas infaillibles, alors c’est qu’ils identifiaient comme une hérésie ce qui n’était pas une hérésie.

Ce que cela prouve c’est que les papes, les théologiens, le saint office, peuvent avoir complètement tort concernant le statut théologique de certaines vérités. Ils peuvent penser que quelque chose est hérétique alors que cela pourrait ne pas être le cas. Ils peuvent penser que quelque chose est un enseignement catholique alors que cela pourrait être hérétique. D’ailleurs les décisions du 17ème siècle contre Galilée et le géocentrisme ne furent pas approuvées sous une forme spécifique, elles furent bien approuvées alors que le pape en avait connaissance, mais ne furent pas promulguées ex cathedra. Donc l’Église n’enseigne pas infailliblement [Magistère] que la terre est le centre de l’univers.

 

Mythe de l’Église entravant la science

Exemples avec la cosmologie

Certains hérétiques modernes critiquent l’Eglise comme ayant été une entrave à la connaissance scientifique et tentent de le faire croire aux personnes ignorantes. Par exemple les cosmologistes athées (Voir Les évolutionnistes ne sont pas athées mais ont leur dieu païen) disent faussement que l’Eglise a fait brûler Giordano Bruno, pour son héliocentrisme et ses idées d’univers infini et de pluralité des mondes. Mais ce n’est pas exact.

Giordano Bruno (1548-1600) était un prêtre et un dominicain. Il a développé la théorie de l’héliocentrisme à partir des travaux de Nicolas Copernic et de Nicolas de Cues. Il a aussi développé l’idée philosophique d’un univers infini sans centre, avec une pluralité innombrable de mondes identiques au nôtre.

Giordano Bruno n’a pas été accusé pour ses recherches et théories scientifiques sur l’héliocentrisme et l’univers infini comme veulent faussement  le faire croire les hérétiques, mais il a été accusé d’athéisme et panthéisme, d’hérésie, de blasphèmes, d’hermétisme et de magie : Il refuse le dogme de la Trinité ; Il profane le culte marial ; Il croit en la réincarnation ; Il nie la divinité de Jésus-Christ l’appelant un « mage habile » ; Il croit que le Saint-Esprit est l’âme de ce monde ; Il croit que Satan sera sauvé à la fin ; Il attaque l’Église catholique en écrivant, entre autre, « L’Expulsion de la bête triomphante » en 1584, etc.

Encyclopédie catholique, « Giordano Bruno », 1907-1913 : «Il semble avoir adopté la foi calviniste, bien plus tard, devant le tribunal ecclésiastique à Venise, il nia fermement qu’il ait jamais rejoint l’église réformée [protestante]. Cela au moins est certain : il a été excommunié par le Conseil Calviniste [protestant] en raison de son attitude irrespectueuse. …

«En Allemagne , où il est allé en 1587, il a montré le même esprit d’insolente affirmation de soi qu’à Oxford. À Helmstadt il a été excommunié par les [protestantsluthériens.

«Bruno a été envoyé à Rome, et pendant six ans a été maintenu dans la prison de l’ Inquisition. Les historiens se sont efforcés en vain de découvrir l’explication de ce long délai de la part de les autorités romaines. Au printemps 1599, le procès a commencé devant une commission de l’Inquisition Romaine, et, après qu’on avait accordé à l’accusé plusieurs termes de sursis dans lesquels se rétracter de ses erreurs, il a finalement été condamné (janvier 1600), remis au pouvoir séculier (8 février), et brûlé sur le bûcher dans le Campo dei Fiori à Rome (17 février).

«Bruno n’a pas été condamné pour sa défense du système Copernicien, de l’astronomie, ni pour sa doctrine de la pluralité des mondes habités, mais pour ses erreurs théologiques, parmi lesquelles étaient les suivantes : que le Christ n’est pas Dieu mais seulement exceptionnel habile magicien, que le Saint-Esprit est l’ âme du monde, que le diable sera sauvé, etc.» 

«son système de pensée est un incohérent panthéisme matérialiste. Dieu et le monde sont un ; la matière et l’esprit, le corps et l’âme, sont deux phases de la même substance ; l’univers est infini ; au-delà du monde visible il y a une infinité d’autres mondes, dont chacun est habité ; ce globe terrestre a une âme ; en fait, chaque partie de celui-ci, minérale ainsi que végétale et animale, est animée ; toute la matière est composée des mêmes éléments (pas de distinction entre matière terrestre et céleste) ; toutes les âmes sont semblables (la transmigration n’est donc pas impossible). Ce point de vue unitaire de Bruno est la justification de la «magie naturelle». (Encyclopédie catholique, « Giordano Bruno », 1907-1913)

Que l’Église a plutôt favorisé la recherche scientifique, on peut le voir, par exemple, avec Galilée qui fut aidé par l’Eglise pour ses recherches (mais condamné suspect d’hérésie pour sa foi, voir ci-dessus) et Nicolas de Cues (Nicolas Krebs, 1401-1464) dont la cosmologie spéculative est une des premières alternatives à l’univers fermé et qui influença Giordano Bruno, Descartes, Galilée, etc. ; Nicolas de Cues fut même cardinal et vicaire temporel et ami du pape Pie II.

Nicolas de Cues, De docta ignorantia, livre II, ch. 11, n. 157 : « [p. 100] Bien que le monde ne soit pas infini, il ne peut cependant pas être conçu comme fini, puisqu’il lui manque les termes entre lesquels il serait enclos. Par conséquent, la terre, qui ne peut pas en être le centre, ne peut pas être privée de tout mouvement. En effet, il est nécessaire qu’elle soit mue de façon telle qu’elle soit mue infiniment moins. Comme donc la terre n’est pas le centre du monde, de même la sphère des fixes n’en est pas la circonférence, bien que, si l’on compare la terre au ciel, la terre paraît plus proche du centre et le ciel de la circonférence». «[p. 102 :] Il résulte de tout cela que la terre se meut. Et puisque du mouvement des comètes, de l’air et du feu, nous savons que les éléments se meuvent, et que la lune [se meut] de l’Orient à l’Occident, moins [vite] que Mercure ou Vénus ou le soleil et ainsi de suite, il s’ensuit que la terre se meut moins que tout le reste, et cependant elle ne décrit pas, comme une étoile, un cercle minimum autour du centre ou du pôle, pas plus que la huitième sphère ne décrit un [cercle] maximum comme on vient de le démontrer».

La cause finale de l’univers matériel

Encyclopédie catholique, « Cosmologie », 1907-1913 : «Le dernier problème que la cosmologie cherche à résoudre est celui de la raison finale. Elle est intimement liée à celle de la première cause. Les matérialistes comme Hackel et Büchner, qui refusent de voir dans l’univers un plan ou un but, ne peuvent assigner aucun but à l’évolution cosmique. À leur avis, le monde, au cours de son éternel passé, a subi d innombrables variations de forme, de sorte que lors de son éternel avenir , il est destiné aux changements incessants. Les lois de la mécanique, la rencontre fortuite des atomes et des molécules, le jeu capricieux de forces naturelles se suivant sans but préconçu, vont déterminer le nombre, la nature et la forme des états par lesquels la matière est passée.

«Les panthéistes et tous ceux qui identifient Dieu avec la matière partagent en règle générale la même vue. Pour eux, l’état du monde n’est que le résultat fatal sans objet de l’évolution, afin que le monde est sa propre fin ou plutôt est lui-même la durée de son existence et son activité.

«Ceux qui croient en l’existence d’un Dieu personnel ne peuvent jamais admettre qu’un Être Tout-sage ait créé sans but. Et comme un être parfait indépendant ne peut avoir d’autre que lui-même comme but final de son recours, il en résulte que la fin ultime de la création est de manifester la gloire du Créateur, l’homme étant l’intermédiaire et, pour ainsi dire, le grand-prêtre du monde matériel. Le bien-être de l’homme lui-même est le but secondaire de la création. Selon St Thomas, le monde est une vaste hiérarchie dont la matière inorganique est la base et l’homme au sommet. Lordre minéral administre le végétal et celui-ci consécutivement l’animal, alors que l‘homme trouve en tous la satisfaction de ses besoins et lornement de sa vie terrestre. Par-dessus tout, il trouve dans le matériau de l’univers et dans le service qu’il lui rend un moyen de s’élever au bonheur parfait dans la possession de Dieu».

Nombreux sont ceux qui ont progressé dans la cosmologie avec l’aide de l’Église.

Les sciences et l’Église

Afin de se rendre compte que l’Église n’a pas été une entrave aux sciences, mais les a a plutôt favorisé, regardons la description que fait l’Encyclopédie catholique sur ce sujet.

Encyclopédie catholique, « Sciences et Eglise », 1907-1913 : «Des mots «sciences» et «Église», on entend ici le sens suivant : la science n’est pas prise dans le sens restreint de sciences naturelles, mais dans celle générale donnée au mot par Aristote et St Thomas d’Aquin. Aristote définit la science comme une valeur sûre et évidente des connaissances obtenues à partir de démonstrations. Ceci est identique à la définition de St Thomas de la science comme la connaissance des choses de leurs causes. En ce sens la science comprend l’ensemble du programme des études de l’université. L’Église, à propos de la science, signifie théoriquement toute Église qui prétend avoir autorité en matière de doctrine et d’enseignement ; en pratique, cependant, seule l’Église Catholique est en question, en raison de son universalité et sa prétention du pouvoir d’exercer cette autorité. La relation entre les deux est ici traitée en vertu des deux chefs SCIENCE et ÉGLISE.

Science

La science est considérée à partir de trois points de vue : le contact avec la foi, la liberté légitime, une liberté illimitée.

Les points de contact entre la science et la foi

Ceux-ci sont principalement limités aux sciences philosophiques et historiques. Ils ne se produisent pas dans la théologie, car c’est la science de la foi elle-même. Les points de contact des différentes sciences avec la foi peuvent être regroupées comme suit :

Philosophie

Dans les sciences philosophiques – l’existence de Dieu et Ses qualités – unité, personnalité, éternité, infini de Dieu, fin dernière de l’homme et de toutes choses créées, liberté de volonté de l’homme, la loi naturelle.

Histoire

Dans les sciences historiques et linguistiques : l’unité historique de la race humaine et de la langue d’origine ; l’ histoire des Patriarches, des Israélites et de leur croyance Messianique ; l’histoire du Christ et de son Église ; l’authenticité des Livres Sacrés ; l’ histoire des dogmes, des schismes, des hérésies ; hagiographie.

Loi

Dans la science de l’éthique et du droit : l’origine du droit et le devoir (le positivisme réaliste de Comte et le Positivisme subjectif de John Stuart Mill) ; l’autorité des gouvernements civils (« Contrat social » de Rousseau et «la Critique de la raison pure» de Kant) ; le  contrat matrimonial, son unité et permanence ; les droits et devoirs naturels  des parents, et les enfants ; propriété personnelle ; la liberté de religion (séparation de la religion et de l’Etat, la tolérance).

Médicament

Les médecins et les sciences biologiques ont occasionné des discussions sérieuses concernant l’existence de l’âme de l’homme, sa spiritualité et l’immortalité, sa différence par le principe vital des animaux ; l’unité physiologique de l’ humanité ; la justification de la prévention et de l’extinction de la vie de l’ homme. En réalité, cependant, toutes ces questions se situent en dehors du domaine de la médecine.

Sciences naturelles

Dans les sciences naturelles,  surtout la philosophie naturelle, les points de contact sont : la création du monde et de l’homme (doctrines matérialistes, l’éternité de la matière, absolue nécessité de lois naturelles, impossibilité de miracles, origine darwinienne de l’homme) ; le Déluge, son existence et universalité ethnographiques. Les mathématiques et sciences expérimentales, aussi connues comme sciences exactes, n’ont aucun contact que ce soit avec la foi, bien qu’à un moment donné, il a été cru à tort que le système géocentrique était contenu dans la Bible. Les phénomènes célestes mentionnés dans l’Écriture, comme l’étoile des mages, l’éclipse solaire pendant la pleine lune Pascale, les étoiles tombant du ciel comme précurseurs du Jugement Dernier, sont tous de nature miraculeuse et au-delà des lois de la nature.

La liberté légitime

La liberté légitime est nécessaire pour la science, ainsi que pour tout développement de l’homme. Les seules questions sont les suivantes : quelle est la liberté légitime, et quelles sont ses limites ?

Recherche et enseignement

La science comprend deux fonctions : la recherche et l’enseignement.

Recherche

L’objet de la recherche scientifique est pratiquement illimité en étendue et ne peut jamais être épuisé par l’esprit de l’homme. Dans ce domaine, il y a plus de liberté que n’a jamais été revendiquée. Par rapport à son domaine, les progrès de la science semble faibles, si bien que les plus grands progrès semblent consister dans la connaissance de la façon du peu que nous savons. Telle est la conclusion de Socrate, Newton, Humboldt, et tant d’autres. Les instruments mêmes enseignent cette leçon : plus profond le microscope descend dans les secrets de la nature et plus la puissance télescopique atteint les cieux, plus vaste apparaît l’océan des vérités inconnues. Cela devrait être gardé à l’esprit lorsque les progrès de la science sont proclamés haut et fort. Il n’y a jamais eu un progrès général de toutes les sciences ; cela a toujours été progrès dans certaines branches, souvent au détriment des autres. Dans nos jours, les sciences naturelles médicales et historiques avancent rapidement en comparaison des les siècles passés ; en même temps, les sciences philosophiques tombent tout aussi rapidement derrière les premiers âges. La science du droit doit sa fondation au monde antique. Certains des sciences théologiques ont atteint leur apogée au début du Moyen Age, d’autres vers le début du XVIIème siècle.

Enseignement

Par l’enseignement est ici compris chaque diffusion de la connaissance, par la parole ou l’impression, à l’école ou au musée, en public ou en privé. Les progrès et la liberté nécessaire sont autant à désirer dans l’enseignement que dans la recherche. Il y a une doctrine de liberté, une liberté pédagogique, et une liberté professionnelle. la liberté doctrinale est ce qui concerne la doctrine elle-même qui est enseigné ; la liberté pédagogique, la manière dont la science est diffusée parmi les chercheurs ou le grand public ; la liberté professionnelle, les personnes qui font l’enseignement. La science affirme la liberté de l’enseignement à tous ces égards.

Limites

Il faut voir s’il y a des limites à la recherche et l’ enseignement et ce que sont ces limitations. Toutes les choses dans ce monde peuvent être considérés comme d’un triple point de vue : pour la logique, la physique et l’éthique. Appliqué à la science, nous découvrons des limitations dans  les trois.

Logique

Logiquement la science est limitée par la vérité, qui appartient à son essence. La connaissance des choses ne peut être faite à partir de leurs causes, à moins que la connaissance soit vraie. La fausse connaissance ne peut être déduite des causes des choses ; elle a son origine dans une source parasite. Si la science doit jamais avoir à choisir entre la vérité et la liberté (un choix pas du tout imaginaire), elle doit en toutes circonstances décider pour la vérité sous peine d’anéantissement. Tant que le cas est mis en théorie, il n’y a aucune différence d’opinion. Pourtant, dans la pratique, il est presque impossible de concilier des sentiments contradictoires. Lorsque, en 1901, une chaire vide à l’Université de Strasbourg devait être remplie par un historien catholique, Mommsen publia une protestation dans laquelle il s’exclama : « Un sentiment de dégradation se répand dans des cercles universitaires allemands ». A cette occasion il inventa les shibboleth « voraussetzungslos », et affirma que la recherche scientifique doit être «sans présuppositions». La même exclamation fut soulevée par Harnack (1908) quand il exiga « la liberté sans bornes pour la recherche et la connaissance ». L’exigence fut formulée un peu plus précisément par le congrès des académiciens à Iéna (1908). Leur réclamation pour la science était « la liberté de chaque vue étrangère aux méthodes scientifiques ».

Dans cette dernière formule l’exigence a un sens légitime, à savoir, que les opinions non scientifiques ne devraient pas influencer les résultats de la science. Dans le sens de Mommsen et Harnack, toutefois, l’exigence est illogique dans un double sens. Tout d’abord, il ne peut y avoir aucune « science sans présuppositions ». Chaque scientifique doit accepter certaines vérités dictées par sa raison, entre autres, la vérité de sa propre existence et d’un monde en dehors de lui-même ; suivant qu’il peut reconnaître le monde extérieur à travers les sens, qu’une puissance de raisonnement lui est donnée pour comprendre les impressions reçues, et une volonté de puissance sans contrainte physique. En tant que philosophe, il réfléchit sur ces vérités et les explique sur des méthodes scientifiques, mais ne prouve jamais chacun d’eux sans s’impliquer dans des cercles vicieux. Quelle que soit la science qu’il choisit, il doit construire sur les présuppositions naturelles ou philosophiques sur lesquelles sa vie comme homme repose. Le fait est que chaque science positive emprunte à la philosophie un certain nombre de principes établis.

Davantage sur les prémisses générales. Ils montrent comment seule la logique est la demande de « science sans présuppositions ». Mais ce n’est pas tout. Chaque science a ses propres présuppositions ou axiomes particuliers, distincts de ses propres conclusions, de même que chaque bâtiment a sa fondation, distincte de ses murs et toit. Non, les diverses branches de toute science ont toutes leurs propres présuppositions appropriées. La géométrie Euclidienne est construite sur trois sortes de présuppositions. Elle les appelle définitions, postulats et notions communes. Ces dernières ont été appelés axiomes par Proclus. Pour montrer la différence entre l’hypothèse et le résultat, le meilleur exemple pourrait être choisi d’Euclide comme cinquième postulat du premier livre. Le postulat dit : «Quand deux lignes droites sont coupées par un tiers de façon à rendre les angles adjacents internes d’un côté inférieur à deux angles droits, les deux lignes, indéfiniment prolongées, se croisent sur le côté de ces angles inférieurs ». Par une erreur de Proclus (Vème siècle) le postulat a été changé en une proposition. Des tentatives innombrables à prouver la proposition supposée ont été faites, jusqu’à ce que l’erreur fut reconnue, il y a seulement un siècle. Le cinquième postulat, ou axiome des parallèles comme il est souvent appelé, s’est avéré être une véritable hypothèse, distincte de toutes les autres présuppositions. Les géométries non-euclidiennes ont été construites par un simple changement du cinquième postulat. Tout cela montre qu’il n’y a pas de géométrie sans présuppositions. Et de même, il n’y a pas d’algèbre sans présuppositions. La loi commence à partir de l’existence des familles et de leur tendance naturelle à l’association pour le bien-être commun. La médecine prend le corps humain comme un vivant organisme, sous réserve de dérangement et l’existence de voies de recours, avant qu’elle ne construise sa science. L’histoire suppose le témoignage humain pour être, sous certaines conditions, une source fiable de connaissances, avant qu’elle ne commence ses recherches. Les sciences linguistiques, de même, prennent ou ont acquis que les lois des langues ne sont pas construites de façon arbitraire, mais ont évolué logiquement à partir d’une variété de circonstances. La théologie prend de la philosophie un certain nombre de vérités, telles que l’existence de Dieu, la possibilité de miracles, et d’autres. En fait, la science emprunte ses présuppositions à partir des résultats des autres sciences, une division du travail qui est rendu nécessaire par les limites de tout humain. Par conséquent, l’exigence de « science sans présuppositions » est doublement illogique, à moins que par la présupposition, on entende une hypothèse qui peut être prouvée être fausse ou étrangère à la science particulière en question. La liberté de la science a donc ses limites du point de vue de la logique.

Physique

Du point de vue physique la science nécessite des moyens matériels. Les bâtiments, les dotations et les bibliothèques sont nécessaires à toutes les branches de la science, de la recherche ainsi que dans l’enseignement. Les sciences médicales et naturelles nécessitent des moyens extraordinaires, tels que les laboratoires, les musées et les instruments. Les exigences matérielles ont toujours imposé des restrictions sur la recherche scientifique et l’enseignement. D’autre part, les appels de la science pour la liberté de la charge ont été généreusement répondu. Entre les XIIème et XIVème siècles environ, quarante universités ont été fondées en Europe, en partie par l’initiative privée, en partie par des princes ou des papes, dans la plupart des cas par les efforts conjugués des deux ensemble avec les membres de l’université. Parmi les origines indépendantes d’universités, on peut mentionner Bologne, Paris, Oxford et Cambridge. Avec l’aide des princes, des universités ont été érigées à Palencia, Naples, Salamanque, Séville et Sienne. Parmi les universités fondées par les papes nous ne mentionnons que Rome, Pise, Ferrara, Toulouse, Valladolid , Heidelberg, Cologne et Erfurt. La plupart des anciennes universités, comme Coimbra, Florence, Prague, Vienne, Cracovie, Alcal , Upsala, Louvain, Leipzig, Rostock, Tübingen, et bien d’autres, doivent leur origine aux efforts conjugués des princes et des papes. Les fondations étaient principalement des chartes donnant des droits civils et autorisant les diplômes scientifiques, dans la plupart des cas également des contributions matérielles et dotations. Pour un grand nombre de chaires des professeurs, des bénéfices ecclésiastiques ont été appliqués par les papes, sans autre obligation que celle de l’enseignement des sciences. Naturellement les fondateurs conservent une certaine autorité et une influence sur les écoles. Dans l’ensemble, les vieilles universités jouissent partout de la même liberté qu’elles ont en Angleterre jusqu’à ce jour. Après la Réforme, les gouvernements du continent d’Europe ont fait des universités, de leurs propres institutions, territoires d’Etat, payé les professeurs comme des employés du gouvernement, prescris parfois des manuels, des méthodes d’enseignement, et même des doctrines. Bien qu’au dix-neuvième siècle, les gouvernements furent obligés de relâcher leur surveillance, ils gardent toujours le monopole de la création des universités et pour nommer les professeurs. Leur influence sur les progrès de la science est incontestable ; dans quelle mesure cela pouvait bénéficier la science ne doit pas être pris en compte à cet endroit. Avec l’influence croissante de l’État celle de l’Église a été diminuée, dans la plupart des universités pour une totale extinction. Dans les rares les universités européennes où la faculté de théologie catholique est toujours permise d’exister, la supervision de l’Eglise sur sa propre science est presque réduite à un simple veto. La nécessité d’exempter les professeurs du serment contre l’hérésie Moderniste est une illustration de l’affaire. En raison de la liberté de l’enseignement aux États-Unis d’Amérique, il y a, outre les universités publiques des différents États, un certain nombre d’institutions fondées par dotation privée. Face à la forte aide que des tendances anti-chrétiennes et athéistes reçoivent par l’influence des universités, des dotations privées d’écoles qui maintiennent la vérité de la Révélation ne peuvent être que trop recommandées.

Éthique

Les limites de la science par l’éthique sont de point de vue double. L’action directe de la science sur l’éthique est facile à comprendre ; la réaction de l’éthique sur la science est tout aussi certaine. Et à la fois l’action et la réaction créent des limitations pour la science. L’activité de l’homme est guidée par deux facultés spirituelles, la compréhension et la volonté. De la compréhension, il tire la lumière, de la volonté la fermeté. Naturellement la compréhension précède la volonté et donc l’influence de la science sur l’éthique. Cette influence devient un facteur important dans le bien-être de la race humaine pour la raison qu’elle ne se limite pas à la science dans ses propres recherches, mais atteint les masses à travers les différentes formes d’enseignement par la parole et l’écriture. Si l’on veut juger correctement dans cette affaire, deux principes généraux doivent être conservés en vue. Tout d’abord, l’éthique est plus importante pour l’ humanité que la science. Ceux qui croient en la Révélation, savent que les commandements sont les critères selon lesquels les hommes seront jugés (Matthieu 25, 35-46) ; et ceux qui ne voient que dans la mesure où la lumière naturelle de la raison leur permet de voir, savent de l’histoire que le bonheur des peuples et des nations consiste plutôt en la droiture morale que dans le progrès scientifique. La conclusion est que s’il ne devait jamais exister un conflit entre la science et l’éthique, l’éthique doit prévaloir. Maintenant, il n’y a pas un tel conflit, sauf dans deux cas : lorsque la recherche scientifique mène à l’erreur, et est appliqué contre des maximes éducatives saines. Pour voir que ces exceptions ne sont pas imaginaires, il suffit de regarder les points de contact entre la science et la foi. Tous indiquent de réels conflits. L’enseignement non-pédagogique est tristement illustré par le récent mouvement en Allemagne vers un enseignement prématuré et même du public sur les relations sexuelles, ce qui a provoqué une réaction de la part des autorités civiles.

Davantage sur l’action de la science directement sur l’éthique. L’affaire ne devrait pas être réversible, en d’ autres termes, l’éthique ne devraient pas influencer la science, à l’ exception de la manière de stimuler la recherche et l’enseignement. Cependant, non seulement les individus, mais les écoles entières de scientifiques ont été soumis à cette fragilité humaine exprimée dans l’adage : Stat pro rations voluntas. Comme Cicéron l’exprime : « Les hommes jugent beaucoup plus souvent influencés par la haine ou l’amour ou la cupidité ou certaines agitations mentales, que par la vérité, ou un commandement, ou la loi » (De oratore, II, XLII). Si Ciceron est correct, alors la liberté de la connaissance, si hautement louée et si fort réclamée, est pervertie par les hommes dans un double sens. Tout d’abord, ils portent la liberté de la volonté dans le jugement. L amour, la haine, les désirs, sont des passions ou des actes de la volonté, tandis que les jugements sont formés par la compréhension, une faculté entièrement dépourvue de libre choix. Deuxièmement, ils privent la compréhension de la nécessaire indifférence et de l’équilibre, et le forcent d’un côté, que ce soit du côté de la vérité ou du mensonge. Si les hommes de science, qui réclament la liberté, appartiennent à la classe décrite par Cicéron, leur idée de la liberté est tout à fait confuse et pervertie. Il peut être répondu que la déclaration de Cicéron s’applique aux affaires quotidiennes plutôt qu’aux activités de la science. Ceci est parfaitement vrai dans la mesure exacte des sciences qui sont concernées, et c’est probablement vrai aussi en ce qui concerne l’objet formel de chaque science. Pourtant, si l’on considère les postulats que les premières  sciences prennent de la philosophie, nous arrivons très près de la vie quotidienne. Les hommes de science ont entendu parler du Christ et connaissent la carta magna de son royaume proclamé sur la montagne (Luc 6). Cela se recoupe très fortement dans la vie quotidienne. Cela pourrait être mis au rebut, si ce même Christ n’avait pas prétendu avoir tout pouvoir dans le ciel et sur la terre, et s’il n’avait pas prophétisé sa seconde venue pour juger les vivants et les morts.

C’est ici que pour Cicéron l’amour et la haine apparaissent dans ce qu’il est tout à fait sûr de dire : Il n’y a pas d’endroit dans le monde civilisé où le Christ n’est pas aimé et haï. Ceux qui sont prêts à prendre le chemin dur et étroit vers son royaume acceptent les témoignages de sa mission divine avec impartialité ; d’autres qui préfèrent un moyen plus facile et plus large de la vie essaient de se persuader que les revendications du Christ ne sont pas fondées. Car, outre ceux qui soit rejettent ses prétentions par des préjugés hérités ou acquis, ou les traitent avec indifférence, un grand nombre d hommes tentent de renforcer leur position anti-chrétiennes sous formes scientifiques. Sachant que la Divinité du Christ peut être prouvée par les miracles desquels Il a appelé les témoignage de son Père, ils formulent l’axiome : « les miracles sont impossibles ». Cependant, voyant l’incohérence de la formule tant qu’il y a un artisan du monde, ils sont entraînés à l’autre postulat : « Il n’y a pas de Créateur ». En voyant à nouveau que l’existence du Créateur peut être prouvée de l’existence du monde et de manière convaincante, donc par un certain nombre d’arguments, ils ont besoin de nouveaux axiomes. D’abord, ils traitent l’origine de la matière comme trop distante pour que sa cause puisse être établie, et plaident que : « La matière est éternelle ». Pour une même raison, l’origine de la vie est expliquée par le postulat arbitraire de « génération spontanée ». Ensuite, la sagesse et l’ordre affichés dans les cieux étoilés et dans la flore et la faune de la terre doivent être éliminés. Pour dire en termes clairs « Tout ordre dans le monde est causal » serait offensant pour le bon sens. L’axiome est ensuite investi dans plus de langage scientifique, ainsi : « L’éternité du monde est passée à travers un nombre infini de formes, et seuls les plus forts ont été en mesure de survivre ».

La sous-structure de la science anti-chrétienne a encore un point faible : L’âme humaine n’est pas de l’éternité et ses facultés spirituelles tendent à une fabrication spirituelle. La fabrication d’axiomes, une fois commencée, doit conclure : «L’âme humaine n’est pas essentiellement différente du principe vital de l’animal». Cette conclusion se recommande comme particulièrement forte contre ce que la volonté redoute : l’animal n’est pas immortel, et donc ni  l’âme humaine ne l’est ; par conséquent, quel que soit le jugement qui peut suivre, il n’a aucun effet. La fin de la fabrication est amère. L’homme est un orang-outang très développé. Il reste encore une pierre d’achoppement dans les Saintes Ecritures, ancien et nouveau Testament. L’Ancien Testament raconte la création de l’homme, sa chute, la promesse d’un Rédempteur ; il contient des prophéties d’un Messie qui semblent être remplies dans le Christ et son Église. Le Nouveau Testament prouve l’accomplissement des promesses, et présente un être surhumain qui a offert sa vie pour l’expiation du péché et attesté sa divinité par sa propre résurrection ; elle montre la constitution et le début de l’histoire de son Église, et promet son existence jusqu’à la consommation du monde. Cela ne pouvait pas être autorisé à être tenu devant la science anti-chrétienne. Quelques postulats plus ou moins grands ne nuiront pas à la science telle qu’elle est. La littérature hébraïque est mise sur un pied d’égalité avec celle de la Perse ou la Chine, l’ histoire du Paradis est reléguée au royaume des légendes, l’authenticité des livres est niée, les contradictions dans le contenu sont mises en évidence, et le sens évident est déformé. Les axiomes utilisés pour l’anéantissement des Saintes Écritures ont l’avantage de la plausibilité par rapport à celle utilisée contre le Créateur. Ils sont drapés dans une masse d’érudition prise de la linguistique et les historiques des sciences.

Mais on n’a pas encore tout vu. Le plus grand obstacle de la science anti-chrétienne est l’Église, qui prétend l’origine divine, l’autorité d’enseigner la vérité infaillible, maintient la source d’inspiration de l’Écriture, et est confiante en sa propre existence jus’quà la fin du monde. Avec elle, la science ne peut pas rivaliser avec la philosophie ou la littérature. Elle est une institution vivante brandissant son sceptre sur tous les peuples du monde. Elle a toutes les armes de la science à sa disposition, et le cœur et l’âme de ses membres consacrés. Accorder des droits égaux sur des bases scientifiques serait désastreux à la « science sans présuppositions ». La simple création de nouveaux axiomes ne semble pas être efficace contre une organisation vivante. Les axiomes doivent être proclamés haut et fort, gardés en vie, et enfin appliqués par opposition organisée, même dans certains cas, par le pouvoir du gouvernement. Les livres et revues et des salles de conférence annoncent le seul texte, chanté dans toutes les clés, le grand axiome : que l’Église est essentiellement non scientifique comme reposant sur des présupposés injustifiés, et que ses scientifiques ne peuvent jamais être de vrais hommes de science. Mommsen s’exclamait de la dégradation sur la nomination d’un historien catholique de Strasbourg (1901) qui retentissait bruyamment pour la plupart des universités allemands. Et pourtant, il était question de seulement un cinquième catholique parmi les soixante-douze professeurs; et ce pour une université en Alsace-Lorraine, un territoire presque entièrement catholique. Des proportions semblables prévalent dans la plupart des universités. Tous les axiomes de la science antichrétienne mentionnée ci-dessus sont tout à fait arbitraires et faux. Aucun d’eux ne peut être considéré par des raisons solides ; au contraire, chacun d’eux a été prouvé être faux. Ainsi la science anti-chrétienne est elle-même entourée par un certain nombre d’enjeux de limites enfoncés dans le terrain scientifique, et a ainsi limité sa propre liberté de progrès ; la « science sans présuppositions » est empêtrée dans ses propres axiomes, pour aucune autre raison que son aversion du Christ. D’autre part, le scientifique qui accepte l’enseignement du Christ ne doit pas retomber sur un seul postulat arbitraire. S’il est un philosophe, il commence à partir des lois dictées par la raison. Dans le monde autour de lui , il reconnaît la révélation de nature d’un Créateur, et par logiques déductions, conclut de la contingence des choses créées à l’Être Incréé. Le même raisonnement lui fait comprendre la spiritualité et l’immortalité de l’âme. Des deux résultats combinés, il conclut en outre aux moraux obligations et à l’existence d’une loi naturelle. Ainsi préparé, il peut commencer toute recherche scientifique sans nécessité d’ériger des enjeux de limites dans le but de justifier ses préjugés. S’il veut aller plus loin et placer sa foi sur une base scientifique, il peut prendre les livres, appelé l’Écriture Sainte, comme point de départ, appliquer méthodiquement la critique à leur authenticité, et les trouver tout aussi fiables que tout autre fiche historique. Leurs contenus, prophéties et miracles le convainquent de la divinité du Christ, et du témoignage du Christ, il accepte toute la révélation surnaturelle. Il a construit la science de sa foi sans autre chose que les lois scientifiques. Ainsi, la science du chrétien est la seule qui donne la liberté de recherche et de progrès ; ses limites ne sont que la pâle vérité. La science anti-chrétienne, au contraire, est l’esclave de ses propres préjugés éthiques.

La liberté illimitée

La prétention de liberté illimitée dans la science est déraisonnable et injuste, car elle conduit à la licence et la rébellion.

Elle n’existe pas

Il n’y a pas de liberté illimitée dans le monde, et la liberté pour le renforcement de ses frontières mène toujours au mal. L’ homme est lui-même ni tout à fait libre, ni aurait-il désiré la liberté illimitée. La liberté n’est pas le plus grand bienfait, ni la fin définitive de l’homme ; elle lui est donnée comme un moyen pour atteindre son but. Dans son esprit, l’homme se sent lié à la vérité. Autour de lui, il voit toute nature liée à des lois et même craint des perturbations dans leur cours normal. Dans toute son activité, il obtient ainsi le mieux en restant dans les lois établies pour lui. Ces jugements sont les meilleurs qui sont formés en conformité avec les règles de la logique. Ces machines et instruments sont les meilleurs qui sont permis à la plus petite quantité de liberté. Des rapports Sociaux sont plus faciles dans les règles de la bienséance. L’élargissement de ces frontières ne conduit pas à plus de perfection. Les opinions sont libres seulement lorsque la sécurité ne peut pas être atteinte, les théories scientifiques sont libres tant qu’elles reposent sur des probabilités. Les plus libres de tous dans leur pensée sont les ignorants. En bref, plus il y a de liberté d’opinion, moins il y a de science. De même, un train de chemin de fer avec plus de liberté sur une ligne est désastreux, un navire qui n’est pas sous le contrôle de la barre est voué à l’échec. Une nation qui amortit son code de loi, qui détend l’administration de la justice, qui met de côté les règles strictes de la bienséance, qui ne protège pas sa propre industrie, qui ne donne aucune garantie pour les biens et pour la sécurité personnelle et publique, est sur le déclin. La liberté illimitée conduit à la barbarie, et son approche la plus proche se trouve dans les déserts d’Australie.

Licence

La réclamation de la science anti-chrétienne est pour la licence. Les limites énumérées à l’alinéa précédent circonscrivent la logique, la physique et l’éthique du domaine de l’homme. Chaque fois qu’il en sort, il tombe dans l’erreur, dans le malheur, dans la licence. Maintenant, à quel royaume appartient la science ? Aristote en fixe la définition dans le royaume de la logique. Et que devient la liberté de la science ? Dans l’homme, le royaume logique est la faculté intellectuelle et sans, c’est le royaume de la vérité. Pourtant aucun n’est libre. La liberté de l’Homme est dans la volonté, pas dans la compréhension. La vérité est éternelle et absolue. Il en résulte que la prétention de la liberté illimitée de la science n’a pas de place dans le royaume logique ; évidemment, elle ne vise pas le physique ; elle doit appartenir au domaine éthique ; elle n’est pas une prétention pour la vérité, elle est une prétention avec un but. Qu’est est le but qui peut être déduit de ce qui a été dit au II. Il peut se résumer dans la déclaration qu’il est une rébellion contre la révélation à la fois surnaturelle et naturelle. La première position est le première, mais ne pourrait toujours pas être tenue sans cette dernière. La rébellion n’est pas un mot trop fort. Si Dieu veut se révéler lui-même de quelque façon que ce soit, l’homme est obligé d’accepter la révélation, et aucun axiome arbitraire ne le dispensera du devoir. Contre la révélation naturelle Paulsen et Wundt appellent au postulat de « causalité naturelle fermée », ce qui signifie par «fermée» l’exclusion du Créateur. La révélation surnaturelle  a été appelée par Kant «une contrainte dogmatique», qui, dit-il, peut avoir une valeur d’éducation pour les mineurs en les remplissant de pieuses craintes. Wundt le suit en appelant le catholicisme la religion de la contrainte, et Paulsen loue Kant comme «le sauveur du stress insupportable». Toutes ces expressions reposent sur la supposition que dans la science il n’y a pas de place pour un Créateur, pas de place pour un Rédempteur. De nombreuses tentatives ont été faites pour placer l’axiome sur une base scientifique ; mais il reste une prémisse supposée, une «conviction inébranlable», comme l’appelle Harnack.

Conséquences

Les expressions «licence» et «rébellion» sont clairement des conséquences de la science anti-chrétienne.

Athéisme

La science anti-Chrétienne conduit à l’athéisme. Lorsque la science répudie la prétention du Christ comme étant Fils de Dieu, elle répudie nécessairement le Père qui l’a envoyé, et à la fois le Saint-Esprit qui en procède. L’inférence logique ne trouve pas les faveurs des partisans de cette science. Lorsque, en 1892, les lois des écoles ont été discutées au Reichstag allemand, le chancelier Caprivi a eu le courage de dire : « Le point en question est le christianisme ou l’athéisme … L’essentiel de l’homme est sa relation à Dieu ». Le tollé du côté «libéral» de la Chambre a montré que le chancelier avait touché un point sensible. Puisque le reniement du Créateur est clairement un abus de la liberté et une violation de la loi naturelle, la science doit, bien sûr, par tous les moyens, sauver les apparences par des mots scientifiquement sonnant. D’abord, elle appelle les deux grandes divisions d’esprit, monisme et dualisme. Les scientifiques Allemands ont même formé « l’Union des Monistes « affirmant qu’il n’y a pas de distinction réelle entre le monde et Dieu. Lorsque leur système met l’accent sur le monde, c’est du Matérialisme ; quand il met l’accent sur la Divinité, c’est du Panthéisme. Le monisme est seulement un nom plus doux pour les deux. Le simple mot « athéisme » semble être trop offensif. Les Naturalistes Anglais l’ont remplacé, il y a longtemps, par des mots sonnant mieux, comme le déisme et l’agnosticisme. Toland, Tindal, Bolingbroke, Shaftesbury, au XVIIIème siècle, ont pris la satisfaction d’ôter la divinité du monde, qu’il ne puisse avoir aucune influence sur lui. Pourtant , »Dieu » avait encore  une odeur trop religieuse et impliquait une incohérence brute. Pour Huxley et d’autres scientifiques du XIXème siècle,  le nom « agnosticisme » sonnant bien, semblait plus digne. Face à la loi naturelle, cependant, qui lie l’homme à connaître et à servir son Créateur, plaidant l’ignorance de Dieu, cela est autant une rébellion contre Lui, comme Le coupant hors du monde.

Tous ces termes et autres phrases délicats couvrent le même Athéisme brut et la même position, sans exception, de l’aveu de tous, sur un ensemble de postulats arbitraires. Le Dualisme, au contraire, n’a pas besoin de postulats, sauf ceux dictés par le bon sens. Sa raison voit dans la création son Créateur, comme dans un miroir, et est donc en mesure de référer les phénomènes naturels à leur ultime cause. Alors que la science exige seulement la connaissance des causes intermédiaires, la connaissance des choses par leur ultime cause élève la science à son plus haut degré, ou sagesse, comme l’appelle St Thomas d’Aquin. Voilà pourquoi cohérence et logique sont toujours et exclusivement trouvées dans la doctrine dualiste. Il est vain d’espérer que l’abîme entre la logique de philosophie des dualistes et les «convictions inébranlables» des Monistes puisse être comblé au cours de discussions. Ceci fut bien illustré quand le Père Wasmann a faisait cours à Berlin (1907) sur la théorie de l’évolution et a été opposé par Plate et dix autres orateurs. Le résultat de la discussion fut que chacun, Plate et Wasmann, disposait ses vues respectives, l’un ses axiomes et l’autre sa philosophie, et que, par ailleurs, Plate nia que Wasmann eut le droit d’être considéré comme un scientifique à cause de ce qu’il a appelé de la part de Wasmann, des présuppositions chrétiennes

Subjectivisme

Après l’exclusion de Dieu, il y a besoin d’une idole ; la nécessité en réside dans la nature humaine. Toutes les vieilles nations avaient leurs idoles, même les Israélites, quand parfois ils se révoltèrent contre les Prophètes. La forme des idoles varie avec le progrès. Les sauvages les ont faits de bois, les païens civilisés d’argent et d’or, et notre époque de lecture les rend par des systèmes philosophiques. Kant n’a pas tiré les dernières conséquences de son «autonomie de la raison» ; cela a été fait par Fichte, Schelling et Hegel. Cet Idéalisme s’est développé en subjectivisme dans le sens le plus large du mot, à savoir, dans l’émancipation complète de l’esprit et de la volonté de l’homme, de Dieu. L’idole est l’Ego humain. Les conséquences sont que la vérité et la justice perdent leur caractère éternel et deviennent des concepts relatifs ; l’homme change avec l’âge, et avec lui ses propres créations ; ce qu’il appelle vrai et droit dans un siècle, peut devenir faux et mal dans un autre. En ce qui concerne la vérité, nous avons la déclaration explicite de Paulsen, «il n’y a pas de philosophie éternellement valide». Relative à la justice, Hartmann définit l’autonomie de Kant dans les termes suivants : « Cela signifie ni plus ni moins les questions morales dont je suis le plus haut tribunal sans appel ». La religion, qui constitue la partie principale de la justice, devient également une question d’inclination subjective. Harnack appelle la soumission à la doctrine des autres une trahison contre la religion personnelle ; et Nietzsche défend son idole en appelant le christianisme la honte immortelle de l’humanité. L’axiome est prononcé dans une forme plus digne par Pfleiderer (1907). « Dans la science de l’histoire », dit-il, « l’apparition sur la terre d’un être surhumain ne peut être considérée ». Peut-être que de façon la plus générale, il est formulé par Paulsen (1908) : « Éteindre le surnaturel du naturel et de l’historique mondiale ». Pourtant, tous ces axiomes subjectifs sont seulement plus ou moins les formes scientifiques du plein postulat straussien (1835) : « Nous ne sommes plus chrétiens ».

Anarchisme

Ici, nous sommes confrontés à deux faits nécessitant un examen sérieux. D’une part, les gouvernements des universités de presque tous les pays d’Europe et de nombreuses universités américaines excluent toute relation avec Dieu et favorisent pratiquement le postulat athéiste justement mentionné ; et d’autre part, ce sont les postulats mêmes résumés par Pie X sous le nom de «modernisme». D’où le tollé général des universités d’État contre l’Encyclique « Pascendi » de 1907. Pour commencer, la licence de la vérité subjective est le foyer même des théories anarchistes et la rébellion contre l’enseignement du Christ finira avec les conditions morales des paganismes grec et romain. Comme nous ne sommes pas concernés ici par la relation entre la science et l’Etat, il doit suffire de montrer combien l’alarme commence à sonner. Cela semble être une question de cours, et pourtant cela semble inhabituel, lorsque le comte Apponyi, ministre de l’éducation et du culte en Hongrie, à l’occasion d’une promotion universitaire, recommande aux enseignants de la science, une morale sérieuse et une conscience professionnelle. Plus remarquable est la mise en garde de Virchow lors de la réunion des scientifiques à Munich (1877) contre l’enseignement de vues personnelles et les spéculations de vérités établies, et en particulier, contre le remplacement des dogmes de l’Eglise par une religion d’évolution. (Encyclopédie catholique, « Sciences et Eglise », 1907-1913)

A suivre

Conclusion 

Tout cela montre que l’Église n’entrave pas la science ou connaissance. La foi divine n’entrave pas la connaissance naturelle, mais, au contraire, éclaire la raison. L’Église a favorisé les sciences en éclairant la conscience morale de l’homme, car elle a veillé à ce que les sciences ne contredisent pas la foi surnaturelle ni la morale, contrairement à ce que voudraient faire croire les scientifiques anti-chrétiens, athéistes et évolutionnistes qui prétendent à une science sans conscience.

 

Mythe sur l’Inquisition

Tout d’abord, l’époque de l’Inquisition est fréquemment confondue à tort avec la période de la « chasse aux sorcières », même par les « historiens ». La « chasse aux sorcières » date d’environ trois cent ans après et fut exécutée par le pouvoir temporel et non pas par l’Église.

L’Inquisition était un tribunal d’enquête sur les hérésies afin de stopper les ravages de l’hérésie meurtrière des âmes. Par L’Inquisition, l’Église a offert son bouclier spirituel à de très nombreux hommes et les a soustrait au bras séculier (pouvoir temporel) qui avait le pouvoir d’exécuter les hérétiques. Environ sept cent furent exécutés par le pouvoir temporel, et non pas « des milliers » ni même « des millions ».

L’Église a veillé à ce que « l’exercice du pouvoir de l’Inquisition [Enquête] se fasse avec prudence et n’accable pas les innocents » (Concile de Vienne, 2ème par., 26-27), même s’il a pu exister certains abus de pouvoir de quelques mauvais hommes.

Encyclopédie catholique, 1907-19013, Hérésie : «On reproche souvent à la législation de l’Église sur l’hérésie et les hérétiques, la cruauté et l’intolérance. Elle est intolérante ; en fait sa raison d’être est l’intolérance de doctrines subversives de la Foi. Mais une telle intolérance est essentielle pour tous, c’est-à-dire, ou aux mouvements, ou aux vies, car la tolérance d’éléments destructifs dans le corps amène au suicide. Les sectes hérétiques sont soumises à la même loi : elles vivent ou meurent dans la mesure où elles l’appliquent ou la négligent. Il est également facile rencontrer l’accusation de cruauté. Toutes les mesures répressives causent de la souffrance ou des désagréments d’une certaine sorte : c’est leur nature. Mais elles ne sont pas ainsi cruelles. Le père qui réprimande son fils coupable est juste et peut être sensible. La cruauté commence seulement où la punition excède les exigences du cas. Les adversaires disent : Précisément, les rigueurs de l’Enquête (Inquisition) ont violé tous les sentiments humains. Nous répondons : elles offensent les sentiments des temps postérieurs où il y a moins de respect pour la pureté de foi ; mais elles n’ont pas contrarié aux sentiments de leur propre temps, quand l’hérésie était regardée comme plus malveillante que la trahison. Pour preuve il suffit de faire remarquer que les enquêteurs se sont prononcé seulement sur la culpabilité de l’accusé et l’ont ensuite remis au pouvoir laïc (séculaire) pour être traité selon les lois encadrées par des empereurs et des rois. Les peuples médiévaux n’ont trouvé aucune faute avec le système, en fait les hérétiques étaient brûlés par la population des siècles avant que l’Inquisition ne soit devenue une institution régulière. Et quand les hérétiques ont pris le dessus, ils n’étaient jamais lents dans l’application des mêmes lois : ainsi les Huguenots en France, les Hussites en Bohême, les Calvinistes à Genève, les hommes d’État Élisabéthains et les Puritains en Angleterre. La tolérance est entrée seulement quand la foi est sortie ; on a recouru à des mesures clémentes seulement où le pouvoir voulait appliquer des mesures plus sévères. Les braises du Kulturkampf en Allemagne couvent toujours ; les lois de séparation et de confiscation et l’ostracisme des catholiques en France sont le scandale d’aujourd’hui. Le Christ a dit : « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Mat., x, 34). L’histoire de l’hérésie vérifie ces prévisions et expositions, d’ailleurs le plus grand nombre de victimes de l’épée est du côté des adhérents fidèles de l’unique église fondée par le Christ» (voir Inquisition).

L’Inquisition a évité de grandes horreurs – Mensonges sur l’Inquisition en Espagne

Maria Elvira Roca Barea est une universitaire espagnole spécialiste de la littérature médiévale, auteur de « Imperiofobia y leyenda negra (Empirophobie et légende noire) », où elle , elle affirme que l’Église ne s’est pas défendue face aux mensonges de la propagande religieuse et politique. (Portail digital du diocèse de Malaga, Andalousie)

L’Inquisition en Espagne

Maria Elvira Roca Barea, Empirophobie et légende noire : « L’idée que la Réforme aurait fait de la religion une affaire privée en même temps que la Contre-réforme aurait permis à la religion de conserver son rôle social : Il n’y a rien de plus faux que cette affirmation. C’est précisément l’inverse. Quel est le pays d’Europe occidentale qui a aujourd’hui comme chef d’État le chef de l’Église ? La Grande-Bretagne. Dans quel pays a-t-il été impossible jusqu’à il y a peu d’occuper une charge publique sans appartenir à la religion nationale ? En Grande-Bretagne et dans d’autres pays protestants. Cela veut dire que le protestantisme s’est constitué en Églises nationales et que de ce fait la dissidence religieuse s’est transformée, non en délit religieux mais en délit contre la nation, contre l’État. Il en a été ainsi au Danemark et dans les États luthériens du Saint Empire germanique. … C’est précisément dans le monde catholique que le délit religieux continue d’être religieux et n’est pas considéré comme portante atteinte à l’État. … [La loi contre le blasphème au Royaume-Uni, jusqu’en 1976, concerne l’idée de blasphème selon l’église anglicane schismatique et non pas l’idée de blasphème de l’Église catholique :] Le blasphème concerne des opinions contraires à l’Église anglicane nationale, y compris des opinions papistes, c’est-à-dire catholiques . … L’ensemble de la Légende noire aura consisté à prendre quelques vérités parcellaires et à les magnifier, en taisant tout le reste ».

La Légende noire

Maria Elvira Roca Barea, Empirophobie et légende noire : « L’Inquisition a existé, évidemment qu’elle a existé, mais c’était une institution de petite envergure, qui n’a jamais eu les moyens d’influencer de manière décisive la vie des pays catholiques. … L’Inquisition était une institution très bien organisée, bien mieux réglementée que n’importe quel autre institution de son temps, et où la religion continuait d’être affaire de religion et non de l’État. On s’occupait des délits qui sont au encore aujourd’hui des délits, tels les délits contre l’honnêteté : le proxénétisme, la pédérastie, la traite des Blanches, le faux-monnayage, la falsification de documents… elle avait un champ d’action très large. Le fait de se constituer de manière très organisée, réglementée et stable sur le plan judiciaire pour traiter des dissidences religieuses, a évité les massacres que celles-ci ont provoqués du côté protestant. Nous connaissons toutes et chacune des sentences de mort qui y furent prononcées. Elles sont très bien documentées dans une étude du Pr Contreras et du Danois Henningsen. L’Inquisition a jugé 44000 causes au total depuis 1562 jusqu’à 1700, avec au final 1340 morts environ. Et voilà toute l’histoire. Calvin a envoyé au bûcher 500 personnes en vingt ans seulement, pour hérésie. Quand on s’intéresse aux faits barbares qui se sont produits côté protestant, il n’y a pas de comparaison, entre autres choses parce que le calcul des morts qu’a pu provoquer l’intolérance protestante ne peut se faire que de manière approximative, puisque dans la plupart des cas, il n’y eut ni jugement, ni avocat, ni droit de la défense : ce fut par le procédé barbare du lynchage, rien de plus. Cela ne s’est jamais produit dans les zones catholiques, jamais ».

L’intolérance

Maria Elvira Roca Barea, Empirophobie et légende noire : « Ce qu’il faut voir, c’est comment été gérée cette intolérance religieuse dans les différents endroits. Elle fut beaucoup plus civilisée est beaucoup plus compréhensive dans la partie catholique, et donc en Espagne. En Angleterre, ainsi que dans les principautés luthériennes protestantes au nord de l’Europe, les persécutions à l’encontre de la population furent atroces. Il y eut aussi tout le phénomène de la chasse aux sorcières, absolument démentiel, qui a provoqué des milliers de morts. Cela ne s’est pas produit dans le monde catholique et cela ne s’est pas produit en Espagne parce qu’il y avait d’Inquisition qui a évité cette barbarie ».

La colonisation de l’Amérique du Sud par l’Espagne

Maria Elvira Roca Barea, Empirophobie et légende noire : « L’histoire de la colonisation de l’Amérique du Sud par l’Espagne, s’est traduite par trois siècles de construction et de développement en synergie avec la population locale, et ce grâce à quelque 250000 Espagnols, guère plus, qui ont traversé l’océan depuis le début des grandes découvertes jusqu’en 1700. … Passé le moment de confrontation initiale, les populations s’intègrent dans l’Empire et y virent pendant longtemps, pendant des siècles. Et ils y vivent bien ! … une longue période de paix et de prospérité – une anomalie ! … Combien de territoires de 20 millions de kilomètres carrés peuvent se vanter d’avoir connu de si longs siècles de paix et de prospérité alors qu’y cohabitaient des gens si différents, avec des langues différentes, les uns christianisés, les autres en voie de christianisation ? … Il n’y eut pas de guerre significative jusqu’aux indépendances. C’est donc ce monde métis, capable d’intégrer gens très divers et de les faire vivre ensemble nous devrions véritablement étudier. Il n’y a pas d’exemple dans l’histoire de l’humanité d’une cohabitation de gens aussi divers dans un espace commun, et pourtant ce n’est pas ce que nous étudions ».

Catholiques et protestants dans l’empire espagnol

Maria Elvira Roca Barea, Empirophobie et légende noire : « Comment justifier l’existence du protestantisme sans dénigrer le catholicisme ? Comment justifier la naissance du protestantisme ? Celui-ci a surgi parce qu’il était nécessaire de se libérer de cette tyrannie atroce et de l’obscurantisme mental [fausse auto-justification du protestantisme]. Donc, les catholiques sont atroces. Et comme les catholiques vivent dans ce monde obscur et ténébreux de l’intolérance c’est pour cela que nous sommes nés, pour nous en libérer. Lorsqu’un enfant protestant est christianisé c’est ce qu’il apprend en n’importe laquelle de ses églises – et je les ai fréquentées, nombreuses, pendant pas mal de temps. On ne peut pas y apprendre autre chose. Pourquoi mon église presbytérienne est-elle apparue ? Elle luttait contre la “prostituée de Babylone” pour exister. C’est dans son ADN. … L’Église catholique, d’après l’étude de la littérature de l’époque, ne s’est jamais autorisé la violence protestante, cherchant à dialoguer, à parler pour convaincre. … Il nous est resté cette idée que Martin Luther n’avait pas d’autre choix que de rompre avec l’Église parce que l’Église était intolérante. Non, c’étaient eux, les intolérants. Les princes protestants ont imposé des conversions forcées. S’ils ne te tuaient pas, ils te confisquaient tes biens. Si tu ne partais pas, tu devais te convertir. Les catholiques ne toléraient-ils pas les protestants ? Sans doute, mais les protestants toléraient encore moins les catholiques ».

Les peines des hérétiques quand à la foi étaient ecclésiastiques, et leurs peines civiles pour destruction de l’ordre public

Abbé Glaire, Encyclopédie catholique : répertoire universel et raisonné des sciences, des lettres, des arts et des métiers, 1847, T. 12, p. 712-713, « Hérésie, hérétiques » : «… À ce sujet, nous avons à résoudre trois questions : la première, s’il est juste de punir les hérétiques par des peines afflictives, ou si, au contraire, il faut tes tolérer ; … À la première

nous répondons d’abord que les premiers auteurs d’une hérésie, qui entreprennent de la répandre, de gagner des prosélytes, de se faire un parti, sont punissables comme perturbateurs du repos public. Une expérience de dix-sept siècles a convaincu tous les peuples qu’une secte nouvelle ne s’est jamais établie sans causer du tumulte, des séditions, des révoltes contre les lois, des violences, et sans qu’il y eût, tôt ou tard, du sang répandu. L’on aura beau dire, suivant ce principe, les juifs et les païens ont bien fait de mettre à mort les apôtres et les premiers chrétiens ; il n’en est rien. Les apôtres ont prouvé qu’ils avaient une mission divine, jamais un hérésiarque n’a prouvé la sienne ; les apôtres ont prêché constamment la paix, la patience, la soumission aux puissances séculières ; les hérésiarques ont fait le contraire. Les apôtres et les premiers chrétiens n’ont causé ni sédition, ni tumulte, ni guerre sanglante ; on a donc versé leur sang injustement, et pâmais ils n’ont pris les armes pour se défendre. Dans l’empire romain et dans la Perse, chez les nations policées et chez les Barbares, ils ont suivi la même conduite. En second lieu, nous répondons que quand les membres d’une secte hérétique, déjà établie, sont paisibles, soumis aux lois, fidèles observateurs des conditions qui leur ont été prescrites, lorsque d’ailleurs tour doctrines n’est contraire ni à la pureté des mœurs, ni à la tranquillité publique, il est juste de les tolérer alors on ne doit employer que la douceur et l’instruction pour les ramener dans le sein de l’Église. Dans les deux cas contraires, le gouvernement est en droit de les réprimer et de les punir ; et s’il ne le fait pas, il aura bientôt lieu de s’en repentir. Prétendre, en général, que t’en doit tolérer tous les sectaires, sans avoir égard à leurs opinions, à leur conduite, au mal qui peut en résulter; que toute rigueur, toute violence exercée à leur égard, est injuste et contraire au droit naturel, c’est une doctrine absurde qui choque le bon sens et la saine politique ; les incrédules de notre siècle, qui ont osé la soutenir, se sont couverts d’ignominie. Le Clerc, malgré son penchant à excuser tous les sectaires, est cependant convenu que dès l’origine de l’Église et du temps même des apôtres, il y a eu des hérétiques de ces deux espèces que les uns semblaient errer de bonne foi sur des questions de peu de conséquence, sans causer aucune sédition ni aucun désordre ; que d’autres agissaient par ambition et avec des desseins séditieux; que leurs erreurs attaquaient essentiellement le christianisme. En soutenant que les premiers devaient être tolérés, il avoue que les seconds méritaient l’anathème que l’on a prononcé contre eux (Hist. eccl.). Leibnitz, quoique protestant, après avoir observé que l’erreur n’est pas un crime, si elle est involontaire, avoue que la négligence volontaire de ce qui est nécessaire pour découvrir ta vérité dans les choses que nous devons savoir, est cependant un péché et même un péché grief [grave ou mortel], suivant l’importance de la matière. Au reste, dit-il, une erreur dangereuse, fût-elle totalement involontaire et exempte de tout crime, peut être pourtant très légitimement réprimée, dans la crainte qu’elle ne nuise, par la même raison que l’on enchaîne un furieux, quoiqu’il ne soit pas coupable (Esprit de Leibnitz). L’Église chrétienne, depuis son origine, s’est conduite à l’égard des hérétiques, suivant la règle que nous venons d’établir elle n’a jamais imploré contre eux le bras séculier, que quand ils ont été séditieux, turbulents, insociables, ou que leur doctrine tendait évidemment à la destruction des mœurs, des liens de la société et de l’ordre public. Souvent, au contraire, elle a intercédé auprès des souverains et des magistrats pour obtenir la rémission ou l’adoucissement des peines que les hérétiques avaient encourues. Ce fait est prouvé jusqu’à la démonstration dans le Traité de l’unité de l’Église, par le P. Thomassin mais comme nos adversaires affectent continuellement de le méconnaître, il faut le vérifier, du moins par un coup d’œil rapide jeté sur les lois portées par les princes chrétiens contre les hérétiques. Les premières lois, sur ce sujet, ont été faites par Constantin, l’an 331. Il défendit par un édit les assemblées des hérétiques, il ordonna que leurs temples fussent rendus à l’Église catholique, ou adjugés au fisc. tout nomme les novatiens, les paulianistes, les valentiniens, les marcionites et les cataphryges ou montanistes ; mais il y déclare que c’est à cause des crimes et des forfaits dont ces sectes étaient coupables, et qu’il n’était plus possible de tolérer (Eusèbe, Vie de Constantin). D’ailleurs aucune de ces sectes ne jouissait de la tolérance en vertu d’une loi. Constantin n’y comprend pas les ariens, parce qu’il n’y avait encore aucune violence à leur reprocher. Mais dans la suite, lorsque les ariens, protégés par les empereurs Constance et Valens, se furent permis des voies de fait contre les catholiques, Gratien et Valentinien, Théodose et ses enfants sentirent la nécessité de les réprimer. De là sont venues les lois du code théodosien qui défendent les assemblées des hérétiques, qui leur ordonnent de rendre aux catholiques les églises qu’ils leur avaient enlevées, qui leur enjoignent de demeurer tranquilles ; sous peine d’être punis, comme il plaira aux empereurs. Il n’est pas vrai que ces lois portent la peine de mort, comme quelques incrédules l’ont avancé ; cependant plusieurs ariens l’avaient méritée, et cela fut prouvé au concile de Sardique, l’an 347. Déjà Valentinien le prince très tolérant, loué de sa douceur par les païens mêmes, avait proscrit les manichéens, à cause des abominations qu’ils pratiquaient. Théodose et ses successeurs firent de même. L’opinion de ces hérétiques, touchant le mariage, était directement contraire au bien de la société. Honorius, son fils, usa de la même rigueur envers les donatistes, à la prière des évêques d’Afrique mais on sait à quelles fureurs et à quel brigandage les circonceptions des donatistes s’étaient livrés. Saint Augustin atteste que tels furent les motifs des lois portées contre eux ; et c’est pour cette raison seule qu’il en soutient la justice et la nécessité. Mais il fut un des premiers à intercéder pour que les plus coupables, même des donatistes, ne fussent pas punis de mort. Ceux qui se convertirent gardèrent les églises dont ils s’étaient emparés, et les évêques demeurèrent en possession de leurs sièges. Les protestants n’ont pas laissé de déclamer contre l’intolérance de saint Augustin. Arcadius et Honorius publièrent encore des lois contre les phrygiens ou montanistes, contre les manichéens et les priscillianistes d’Espagne ; ils les condamnèrent à la perte de leurs biens. On en voit le motif dans la doctrine même de ces hérétiques et dans leur conduite. Les cérémonies des montanistes sont appelées des mystères exécrables, et les lieux de leurs assemblées des antres meurtriers. Les priscillianistes soutenaient, comme les manichéens, que l’homme n’est pas libre dans ses actions, mais dominé par l’influence des astres ; que le mariage et la procréation des enfants sont l’ouvrage du démon ; ils pratiquaient la magie et des turpitudes dans leurs assemblées. Tous ces désordres peuvent-ils être tolérés dans un état policé ? Mosheim nous paraît avoir mal rendu le sens d’une loi de ces deux empereurs, de l’an 415, elle porte, dit-il, qu’il faut regarder et punir comme hérétiques tous ceux qui s’écartent du jugement et de la croyance de la religion catholique, même en matière légère. Il nous paraît que l’argument signifie plutôt sur de légers prétextes, pour des raisons frivoles, comme avaient fait les donatistes; aucune des sectes connues pour lors n’errait en matière légère. Lorsque Pélage et Nestorius eurent été condamnés par le concile d’Éphèse, les empereurs proscrivirent leurs erreurs, et ils en empêchèrent la propagation ils savaient, par expérience, ce que font les sectaires dès qu’ils se sentent des forces. Aussi les pélagiens ne réussirent point à former des assemblées séparées, et les nestoriens ne s’établirent que dans la partie de l’Orient, qui n’était plus soumise aux empereurs. (Assémani, Bibliot. orientale). Après la condamnation d’Eutyches au concile de Chalcédoine, Théodose le Jeune ct Marcien, dans l’Orient, et Marjorien, dont l’Occidcnt, défendirent de prêcher l’eutychianisme dans l’empire, la loi de Majorien porte la peine de mort, à cause des meurtres que les eutychiens avaient causés à Constautinople, dans la Palestine et en Égypte. C’est par la révolte que cette secte s’établit ses partisans dans la suite favorisèrent les mahométans dans la conquête de l’Égypte, afin de ne plus être soumis aux empereurs de Constantinople. Depuis le milieu du siècle, il n’est plus question de lois impériales, en Occident contre les hérétiques, les rois des peuples barbares qui s’étaient établis, et dont la plupart embrassèrent l’arianisme, exercèrent souvent des violences contre les catholiques ; mais les princes soumis à l’Église n’usèrent point de représailles. Recarède, pour convertir les Goths en Espagne, Agtluphe pour rendre catholiques les Lombards ; Sigismond pour ramener les Bourguignons dans le sein de l’Église n’employèrent que l’instruction et la douceur. Depuis la conversion de Clovis, nos rois n’ont point porté de lois sanglantes contre les hérétiques. Au IX siècle, les empereurs iconoclastes employèrent la cruauté pour abolir le culte des images les catholiques ne pensèrent point à s’en venger. Photius, pour entraîner les Grecs dans le schisme, usa plus d’une fois de violence, il n’en fut pas puni aussi rigoureusement qu’il l’aurait mérité. Dans le XIe siècle et les trois suivants, plusieurs fanatiques furent suppliciés, mais pour leurs crimes et leur turpitude, et non pour leurs erreurs. On ne peut citer aucune secte qui ait été poursuivie par des opinions qui ne tenaient en rien à l’ordre public. On a fait grand bruit de la proscription des Albigeois, de la croisade publiée contre eux, de la guerre qu’on leur fit ; mais les Albigeois avaient les mêmes sentiments et la même conduite que les manichéens d’Orient, les priscillianistes d’Espagne, les pauliciens d’Arménie, et les Bulgares des bords du Danube ; leurs principes et leur morale étaient destructifs de toute société, et ils avaient pris les armes lorsqu’on les poursuivit à feu et à sang. Pendant plus de deux cents ans, les Vaudois furent tranquilles, on ne leur envoya que des prédicateurs ; en 1375, ils tuèrent deux inquisiteurs, on commença à sévir contre eux. En 1545, ils s’étaient unis aux calvinistes, et ils en imitèrent les procédés, ils s’étaient attroupés et révoltés, lorsque Francois 1er les fit exterminer. En Angleterre, l’an 1381, Jean Balte ou Vallée, disciple de Wiclef, avait, par ses sermons séditieux excité une révolte de deux cent mille paysans ; six ans après, un autre moine, entiché des mêmes erreurs, et soutenu par les gentilshommes chaperonnés, causa une nouvelle sédition en 1413 ; les wicléfites, qui avaient à leur tête Jean Oldcastel, se soulevèrent encore ; ceux qui furent suppliciés dans ces différentes occasions ne le furent certainement pas pour des dogmes. Jean Hus et Jérôme de Prague, héritiers de la doctrine de Wiclef, avaient mis en feu toute la Bohème, lorsqu’ils furent condamnés au concile de Constance ; c’est l’empereur Sigismond qui les jugea dignes de mort : il croyait arrêter les troubles par leur supplice, il ne fit que rendre l’incendie plus terrible. Les écrivains protestants ont répété cent fois que les révoltes et les cruautés dont leurs pères se sont rendus coupables, n’étaient que la représaille des persécutions que les catholiques avaient exercées contre eux. C’est une imposture contredite par des faits incontestables. L’an 1520, Luther publia son livre de la Liberté chrétienne, dans lequel il excitait les peuples à la révolte ; le premier édit de Charles-Quint, contre lui, ne fut porté que l’année suivante. Dès qu’il se sentit appuyé par les princes, il déclara que l’Évangile, c’est-à-dire sa doctrine, ne pouvait être établie qu’à main armée et en répandant du sang ; en effet, l’an 1525, elle causa la guerre de Muncer et des anabaptistes. En 1526, Zwingle fit proscrire à Zurich l’exercice de la religion catholique, il était donc le vrai persécuteur, on vit paraître le traite de Luther touchant le () ccommun, dans lequel il excitait les peuples à piller les biens ecclésiastiques, morale qui fut exactement suivie. En 1527, les luthériens de l’armée de Charles-Quint saccagèrent Rome, et y commirent des cruautés inouïes. En 1528, le catholicisme fut aboli à Berne, Zwingle fit punir de mort les anabaptistes, une statue de la Vierge fut mutilée à Paris ; c’est à cette occasion que parut le premier édit de François 1er contre les novateurs ; on savait que déjà ils avaient mis la Suisse et l’Allemagne en feu. En 1529, la messe fut abolie à Strasbourg et à Baie ; en 1530, la guerre civile s’alluma en Suisse entre les zwingliens et les catholiques ; Zwingle y fut tué. En 1533, même dissension à Genève, dont la suite fut la destruction du catholicisme. Calvin dans plusieurs de ses lettres prêcha la même morale que Luther, et ses émissaires vinrent la pratiquer en France, dès qu’ils y virent le gouvernement divisé et affaibli. En 1534, quelques luthériens affichèrent à Paris des placards séditieux, et travaillèrent à former une conspiration six d’entre eux furent condamnés au feu, et François Ier donna le second édit contre eux. Les voies de fait de ces sectaires n’étaient certainement pas des représailles. On sait sur quel ton les calvinistes ont prêché en France, dès qu’ils se sont sentis protégés par quelques-uns des grands du royaume ; leur dessein ne fut jamais de se borner à faire des prosélytes par la séduction, mais de détruire le catholicisme, et d’employer pour cela les moyens les plus violent, son défie leurs apologistes de citer une seule ville dans laquelle ils aient souffert aucun exercice de la religion catholique. En quel sens donc, à quelle occasion peut-on soutenir que les catholiques ont été les agresseurs ? Quand on leur objecte aujourd’hui l’intolérance brutale de leurs premiers chefs, ils répondent froidement que c’était un reste de papisme. Nouvelle calomnie. Jamais le papisme n’apprit à ses sectateurs à prêcher l’Évangile l’épée à la main. Lorsqu’ils ont mis à mort des catholiques, c’était pour leur faire abjurer leur religion ; lorsque l’on a supplicié des hérétiques, c’était pour les punir de leurs forfaits aussi ne leur a-t-on jamais promis l’impunité, s’ils voulaient renoncer à l’erreur. Il est donc prouvé, jusqu’à l’évidence, que les principes et la conduite de l’Église catholique ont été constamment les mêmes dans tous les siècles n’employer que les instructions et la persuasion pour ramener les hérétiques lorsqu’ils sont paisibles ; implorer contre eux le bras séculier lorsqu’ils sont brutaux violents séditieux. Mosheim a calomnié l’Église, lorsqu’il a dit qu’au quatrième siècle on adopta généralement la maxime « que toute erreur en matière de religion, dans laquelle on persistait après avoir été dûment averti, était punissable et méritait les peines civiles, même des tourments corporels (quatrième siècle, 2e part. c. 3 § 6). On n’a jamais regardé comme punissables que les erreurs qui intéressaient l’ordre public. Nous ne disconvenons pas de l’horreur que les Pères ont témoignée pour le schisme et pour l’hérésie, ni de la note d’infamie que les décrets des conciles ont imprimée aux hérétiques. Saint Cyprien, dans son livre de () de l’Église, prouve que leur crime est plus grief que celui des apostats qui ont succombé à la crainte des supplices. Tertullien, saint Athanase, saint Hilaire, saint Jérôme, Lactance, ne veulent point que les hérétiques soient mis au nombre des chrétiens, le concile de Sardique, que l’on peut presque regarder comme œcuménique, leur refuse ce titre. Une fatale expérience a prouvé que ces enfants rebelles à l’Église sont capables de lui faire plus de mal que les juifs et les païens. Mais il est faux que les Pères aient calomnié les hérétiques, en leur imputant souvent des turpitudes abominables. Il est certain que toutes les sectes, qui ont condamné le mariage, ont donné à peu près dans les mêmes désordres et cela est encore arrivé à celles des derniers siècles. Il est singulier que Beausobre et d’autres protestants aient mieux aimé accuser les Pères de mauvaise foi, que les hérétiques de mauvaises mœurs. Leur inconséquence est palpable ; ils ont fait de philosophes païens, en général, un portrait odieux ; et ils n’ont pas osé contredire celui que saint Paul en a tracé ; or il est certain que les hérétiques des premiers siècles étaient des philosophes qui avaient apporté dans le christianisme le caractère vain, disputeur, opiniâtre, brouillon, vicieux, qu’ils avaient contracté dans leurs écoles ; pourquoi donc les protestants prennent-ils le parti des uns plutôt que des autres ? (Le Clerc, Hist. ecclés. sect., Mosheim, Hist. christ. proleg.). Mosheim, surtout, a poussé la prévention au dernier excès, lorsqu’il a prétendu que les Pères, particulièrement saint Jérôme, ont usé de dissimulation, de duplicité, de fraudes pieuses, en disputant contre les hérétiques, pour les vaincre plus aisément (Dt dissert.) ».

Abbé Bergier (1718-1790), Traité historique et dogmatique de la vraie religion, T. X, Table générale, « Hérétiques », p. 440 : « En France, les hérétiques ont été poursuivis pour conduite séditieuse, non pour leurs opinions » (Voir T. IX, page 162 et suivantes ; p. 173 ; p. 329).

Mythe sur les Incas

L’idée selon laquelle l’histoire de l’Église catholique et de la chrétienté est entachée par la conquête, la colonisation et le pillage de l’Amérique centrale et du sud par les espagnols catholiques est un mythe très répandu dans les esprits par les ennemis du Christ et de Son Église.

La vérité à ce sujet est toute autre : C’est l’Église catholique et la chrétienté (la civilisation chrétienne) qui a évangélisé, christianisé et civilisé les contrées païennes des Incas d’Amérique qui se livraient à des nombreux et abominables sacrifices humains offerts aux démons et à l’esclavage. Il est probable qu’il y ait pu exister des abus et cruautés de la part des occidentaux envers les païens, car il y a toujours des hommes méchants dans l’Église au milieu des bons, mais cela ne représente qu’une petite minorité d’hommes.

Mythe sur les Croisades

Les croisades ont été solennellement approuvées par quatre conciles et plus de 10 papes, y compris le pape Urbain II, le pape Calixte II, le pape Alexandre III, le pape Calixte III, le pape Clément V et d’autres.

Les détracteurs de l’Église catholique ont fabriqué des mythes selon lesquels les croisades (comme avec les Incas d’Amérique ci-dessous) seraient une tache dans l’histoire de l’Église catholique et de la chrétienté, par la colonisation, le pillage et l’assassinat des Musulmans et des Juifs, les forçant à se convertir au christianisme. Tout cela est faux, c’est le contraire qui est vrai.

L’Église a toujours condamné les juifs qui ne se convertissent pas mais elle les a protégé au cours de l’histoire (dans le but de leur conversion)

Pape Saint Grégoire X, Protection papale des Juifs, 7 oct. 1272 : « … Bien qu’ils [les juifs] préfèrent persister dans leur entêtement plutôt que de reconnaître les paroles de leurs prophètes et les mystères de l’Écriture, et donc d’arriver à une connaissance de la foi chrétienne et du salut ; Néanmoins, dans la mesure où ils ont lancé un appel pour notre protection et de l’aide, nous admettons donc leur pétition et nous leur offrons le bouclier de notre protection par la clémence de la piété chrétienne. Ce faisant, nous suivons les traces de nos prédécesseurs, de mémoire bénie, les papes de Rome – Calixte, Eugène, Alexandre, Clément, Innocent, et Honorius.

« Nous décrétons en outre que nul chrétien doit les contraindre … à venir au baptême involontairement. Mais si l’un d’eux prend refuge de son propre accord avec les chrétiens, en raison de la condamnation, alors, après que son intention aura été manifeste, il sera fait chrétien sans aucune intrigue. Car, en effet, la personne qui est connue pour avoir rejoint le baptême chrétien non librement, mais à contrecœur, on ne la croit pas posséder la foi chrétienne.

« De plus aucun chrétien ne doit présumer de saisir, emprisonner, blesser, torturer, mutiler, tuer ou infliger de violence sur eux ; Par ailleurs nul ne peut présumer, sauf par une action judiciaire des autorités du pays, de changer les bonnes mœurs dans le pays où ils vivent dans le but de prendre leur argent ou des biens d’eux ou des autres.

« En outre, nul ne peut les déranger de quelque manière comme lors de la célébration de leurs fêtes, que ce soit de jour ou de nuit, avec des clubs ou des pierres ou toute autre chose. … Dans la mesure où les Juifs ne sont pas en mesure de témoigner contre les chrétiens, nous décrétons en outre que le témoignage des chrétiens contre les juifs ne sont pas valables, sauf s’il y a parmi ces chrétiens certain Juif qui soit là dans le but d’offrir un témoignage.

[Ici Gregoire X statue sur les accusations injustes d’assassinat rituel d’enfants chrétiens par les juifs qui sont emprisonnés injustement, comme l’avait fait Innocent IV en 1247]

« Nous décrétons qu’aucun chrétien ne doit remuer quelque chose de nouveau contre eux, mais qu’ils devraient être maintenus dans ce statut et la position dans laquelle ils étaient à l’époque de nos prédécesseurs, depuis l’antiquité jusqu’à maintenant.

« Nous décrétons afin d’arrêter la méchanceté et l’avarice des hommes mauvais, que nul ne peut oser dévaster ou détruire un cimetière des Juifs … En outre, si quelqu’un, après avoir connu le contenu de ce décret – nous espérons que cela ne se produira pas – tentait d’agir audacieusement contrairement, qu’il souffre la punition de son rang et position ou qu’il soit puni par la peine d’excommunication, à moins qu’il ne fasse amende honorable pour son audace par la pénitence appropriée. En outre, nous souhaitons que seuls les Juifs qui n’ont pas tenté d’arranger quoi que ce soit pour la destruction de la foi chrétienne soient enrichis par le soutien d’une telle protection … »

L’Église a toujours interdit le culte public des musulmans dans les pays chrétiens, cependant elle n’a pas permis qu’ils soient expulsés ou même assassinés (cf. Concile de Vienne, par. II, 25, 1311 ; etc.).

Pape Clément V, Concile de Vienne, 1311-1312 ex cathedra :  » C’est une insulte au saint nom et une honte pour la foi chrétienne que dans certaines régions du monde soumises à des princes chrétiens où les sarrasins [les adeptes de l’islam, aussi appelés les musulmans] en direct, parfois en dehors, parfois mêlés à des chrétiens, les prêtres sarrasins, communément appelés Zabazala, dans leurs temples ou les mosquées, où les Sarrasins se réunissent pour adorer l’infidèle Mahomet, font invoquer et exalter son nom tous les jours à certaines heures d’un haut lieu … Il y a un endroit, d’ailleurs, où jadis fut enterré un certain sarrasin que d’autres Sarrasins vénèrent comme un saint. Cela jette le discrédit sur notre foi et donne un grand scandale pour les fidèles. Ces pratiques ne peuvent être tolérées sans déplaire à la majesté divine. Nous avons donc désormais, avec l’approbation du conseil sacré, défendu aussi strictement ces pratiques dans les terres chrétiennes. Nous enjoignons tous et chacun des princes catholiques, … à ainsi retirer cette infraction de leurs territoires et de veiller à ce que leurs sujets la retirent, afin qu’ils puissent ainsi jouir de la récompense de la béatitude éternelle. Ils doivent interdire expressément l’invocation publique du nom sacrilège de Mahomet … Ceux qui prétendent agir autrement doivent être ainsi châtiés par les princes pour leur irrévérence, d’autres peuvent être dissuadés d’une telle audace ».

Pape Eugène IV, Concile de Bâle, 1434 : « … Nous pouvons espérer que de très nombreuses personnes de l’abominable secte de Mahomet [Islam] se convertiront à la foi catholique ».

Pape Calixte III : « Je m’engage à … exalter la vraie foi, et extirper d’Orient la secte diabolique [Islam] de l’infidèle et du réprouvé Mahomet ».

Mais pour la sauvegarde de la foi catholique et du salut des âmes, l’Église a infailliblement enseigné d’éviter une excessive fréquentation avec les juifs ou d’autres infidèles (comme les musulmans).

Pape Eugène IV, Concile de Bâle, session 19, 7 sept. 1434 ex cathedra : « … qu’ils [les juifs ou d’autres infidèles] soient contraints d’habiter dans certains quartiers des villes et des bourgs, séparés de la cohabitation avec les chrétiens, et aussi éloignés que possible des églises ».

Ce sont les musulmans qui pillaient les églises quand ils furent stoppés par Charles Martel au 8ème siècle à Poitiers. Les premières croisades ont été entreprises par le pape Urbain II au Concile de Clermont en 1095 pour protéger les pèlerins chrétiens en Terre Sainte. Et ce n’est pas sans raison qu’un pape entreprit la croisade, mais parce que les chrétiens avaient réellement besoin d’être protégés en terre sainte. Le pape Calixte II encouragea la deuxième croisade et renouvela les indulgences accordées aux croisés (premier Concile du Latran, can. 10, 1123). Grégoire VIII (1119-1124), dans sa bulle Audita tremendi, appela à la troisième croisade pour récupérer le Saint-Sépulcre contre le sultan Saladin qui avait conquis Jérusalem que Clément III organisa et que Célestin III entreprit.

Le pape Innocent III appela toute la Chrétienté à rejoindre une quatrième croisade dans sa Bulle Quia maior de 1213 et appela à une cinquième croisade vers l’Egypte au quatrième Concile du Latran (11-30 nov. 1215), Constitution 71 – Expédition pour recouvrer la terre sainte (Décrétales 267-271). Le pape Innocent IV confirma les croisades au premier Concile de Lyon, IIe par. constitution 5 Sur la croisade (Décrétales 297-301) en 1245. Clément V, dernier pape avant le grand schisme d’Avignon, supprima l’ordre du Temple (Templiers) établi pour défendre le patrimoine (mais qui mentait et servait son propre intérêt) de Notre Seigneur Jésus-Christ en Terre sainte (Concile de Vienne Ie par., 1311).

Encyclopédie catholique, Croisades, 1907-1913 : «Les Croisades furent des expéditions entreprises pour l’accomplissement d’un vœu solennel, pour délivrer les Lieux Saints de la tyrannie mahométane.

«… L’origine des croisades est directement attribuable à l’état moral et politique de la chrétienté occidentale au XIème siècle. A cette époque, l’Europe était divisée en de nombreux Etats dont les souverains étaient absorbés dans les fastidieux et petits différends territoriaux, tandis que l’empereur, en théorie, le chef temporel de la chrétienté, perdait sa force dans la querelle des investitures. Seuls les papes ont maintenu une estimation juste de l’unité chrétienne ; ils ont réalisé à quel point les intérêts de l’Europe étaient menacés par l’Empire byzantin et les tribus musulmanes, et ils eurent seuls une politique étrangère dont les traditions ont été formés sous Léon IX et Grégoire VII.

«… L’histoire des croisades est donc intimement liée à celle des papes et de l’Église. Ces guerres saintes étaient essentiellement une entreprise papale. L’idée de la répression de toutes les dissensions entre chrétiens, de les unir sous le même standard et les envoyer contre les musulmans, fut conçue au XIème siècle, c’est-à-dire à un moment où il n’y avait pas encore d’états organisés en Europe, et quand le pape était le seul potentat en mesure de connaître et de comprendre les intérêts communs de la chrétienté.

«… Essentiellement l’œuvre des papes, ces guerres saintes tout d’abord contribué à renforcer l’autorité pontificale ; … Dès le début, les croisades étaient des guerres défensives et contrôlaient à l’avance des musulmans qui, depuis deux siècles, avaient concentré leurs forces dans une lutte contre les colonies chrétiennes en Syrie ; d’où l’Europe est en grande partie redevable aux croisades pour le maintien de son indépendance. En outre, les croisades ont donné des résultats auxquels les papes n’avaient jamais rêvé, et qui étaient peut-être les plus important de tous. Elles ont rétabli le trafic entre l’Est et l’Ouest, qui, après avoir été suspendu pendant plusieurs siècles, a ensuite repris avec encore plus d’énergie ; elles étaient le moyen d’amener des profondeurs de leurs provinces respectives et d’introduire dans les pays asiatiques les plus civilisés chevaliers occidentaux, à qui un nouveau monde a donc été révélé, et qui sont retournés dans leur terre natale rempli d’idées nouvelles ; elles ont joué un rôle dans l’extension du commerce des Indes, dont les villes italiennes avaient depuis longtemps le monopole, et dont les produits ont transformé la vie matérielle de l’Occident. En outre, dès la fin du XIIème siècle, le développement de la culture générale en occident était le résultat direct de ces guerres saintes. Enfin, c’est avec les croisades que nous devons coupler l’origine des explorations géographiques faites par Marco Polo et Orderic de Pordenone, les Italiens qui ont apporté à l’Europe la connaissance de l’Asie continentale et de la Chine. À une date plus tardive encore, c’était l’esprit de la vraie croisade qui animait Christophe Colomb quand il a entrepris son voyage périlleux d’alors en Amérique inconnue, et Vasco da Gama quand il partit à la recherche de l’Inde. Si, en effet, la civilisation chrétienne d’Europe est devenue la culture universelle, dans le sens le plus élevé, la gloire rejaillit, dans une large mesure, aux croisades».

En conclusion, comme on peut le voir ci-dessus, «Les Croisades furent des expéditions … pour délivrer les Lieux Saints de la tyrannie mahométane … il n’y avait pas encore d’états organisés en Europe, le pape était le seul potentat en mesure de connaître et de comprendre les intérêts communs de la chrétienté … Dès le début, les croisades étaient des guerres défensives et contrôlaient à l’avance des musulmans … l’Europe est en grande partie redevable aux croisades pour le maintien de son indépendance».

 

Mythe sur le Moyen-âge

Le Moyen Age désigne la période de l’histoire européenne entre la chute de l’Empire romain et vers le milieu du XVème siècle.

L’idée répandue selon laquelle le Moyen-âge est un âge obscur à cause de l’Église catholique est un mythe.

1er exemple de mythe : au Moyen-âge on croyait la terre plate 

Cette idée fausse très répandue est un mythe inventé au 19ème siècle par les protestants contre l’enseignement catholique. Les plus importants à l’origine de ce mythe sont John William Draper avec Histoire du conflit entre la religion et la science en 1874, et Andrew Dickson White avec Histoire du conflit entre la science et la théologie en 1896. Ils ont tenté de discréditer le christianisme avec la fausse théorie du conflit entre la religion et la science. Tous deux étaient membres des « Skulls and Bones », une société secrète occultiste démoniaque. Andrew Dickson White fut aussi co-fondateur de l’Université Cornell en 1865 avec Ezra Cornell, le fondateur de la Western Union. Le livre de John William Draper fut traduit en plusieurs langues et connut une distribution mondiale. Il fut interdit par l’Église catholique.

L’historien Jeffrey Burton Russell affirme : «Hormis quelques exceptions extraordinaires, aucune personne instruite dans l’histoire de la civilisation occidentale à partir du IIIème siècle avant J.-C. ne croyait que la terre était plate».

Au Moyen-âge, on ne croyait pas que la terre était plate, car les Écritures décrivent la terre en forme circulaire ou ronde.

I Rois (I Samuel) 2, 8 : «car au Seigneur appartiennent les pôles de la terre, et il a posé sur eux l’univers».

Primus Regum 2, 8 : «Domini enim sunt cardines terræ, et posuit super eos orbem.
I Rois 2, 8 ci-dessus dévaste l’idée d’une terre plate disant que la terre est courbe (orbem : cercle, surface circulaire, courbe) et a des pôles (cardines de cardo, -inis : pôle, pivot, point sur lequel tout roule, limite extrême. Dict. Lat. Franç. Gaffiot p. 266).
Les Écritures disent que la terre est courbe (orbem), circulaire (orbem), ou ronde (gyrum) depuis le VIIIème siècle av. J-C ou 2800 ans environ.

Vulgate, Psaume 18, 5 : «Leur bruit s’est répandu dans toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux confins du globe de la terre».

Vulgate latine Ps. 18, 5 : «In omnem terram exivit sonus eorum, et in fines orbis terræ verba eorum».

Ci-dessus, la Vulgate latine infaillible dit orbis qui signifie 1) cercle ; 2) surface circulaire [courbe] (Dictionnaire latin-français F. Gaffiot, 1934, ed. Hachette, p. 1089).

Vulgate, Psaume 92, 1 : «Le Seigneur a établi son règne, il a été revêtu de force, et il s’est ceint. Car il a affermi le globe de la terre, lequel ne sera point ébranlé».

Vulgate latine Ps. 92, 1 : «Dominus regnavit gloria indutus est indutus est Dominus fortitudine et accinctus est insuper adpendit orbem qui non commovebitur».

Ci-dessus, la Vulgate latine infaillible dit orbem, de orbis is m. qui signifie 1) cercle ; 2) surface circulaire [courbe] (Dictionnaire latin-français F. Gaffiot, 1934, ed. Hachette, p. 1089).

Vulgate, Isaïe 40, 22 : «Est-ce que vous n’avez pas compris qui est celui qui demeure sur le globe de la terre…»

Vulgate latine Is. 40, 22 : «numquid non intellexistis fundamenta terrae qui sedet super gyrum terrae»

Ci-dessus, la Vulgate latine infaillible dit gyrum, de gyrus qui signifie cercle, rond (Dictionnaire latin-français F. Gaffiot, 1934, ed. Hachette, p. 729).

Vulgate, Sagesse 1, 7 : «L’esprit du Seigneur a rempli le globe de la terre, et que lui, qui contient tout, a la connaissance de la voix».

Vulgate latine Sg 1, 7 : «Spiritus Domini replevit orbem terrarum, et hoc quod continet omnia, scientiam habet vocis».

Ci-dessus, la Vulgate latine infaillible dit orbem, de orbis is m. qui signifie 1) cercle ; 2) surface circulaire [courbe].

Proverbes 8, 30-31 : «J’étais avec lui, disposant toutes choses ; et je me réjouissais chaque jour, me jouant, en tout temps, devant lui. Me jouant dans le globe de la terre ; et mes délices sont d’être avec les fils des hommes».

Vulgate latine Prov. 8, 30-31 : «Cum eo eram cuncta componens ; et delectabar per singulos dies, ludens coram eo omni tempore, ludens in orbe terrarum».

Ci-dessus, la Vulgate latine infaillible dit orbe, de orbis is m. qui signifie 1) cercle ; 2) surface circulaire [courbe].

Saint Thomas d’Aquin (1224-1274) enseigne que la terre est ronde au début de sa somme théologique commencée en 1266 :

Saint Thomas , Somme, Ia, Q. I, art. 1 rép. au 2 : « Ainsi, l’astronome et le physicien démontrent tous deux la même proposition, par exemple, que la terre est ronde [Latin : pùta quòd terra est rotunda]».

Brunetto Latini (v. 1220-1294), philosophe et chancelier de la République florentine au XIIIème siècle, enseignait que la terre était ronde, dans son œuvre Le livre du trésor. (Voir aussi Li livres dou Tresor)

Au Moyen-âge, était enseigné que la terre était ronde ou sphérique. Le Moyen-âge n’est pas un âge obscur du tout mais un âge lumineux grâce au Christ et à son Église.

2ème exemple de mythe : le millénarisme obscur du catholicisme

L’obscurantisme du millénarisme n’a rien à voir avec l’Église.

Encyclopédie catholique, Millénarisme, 1907-1913 : «Les racines de la croyance en un royaume glorieux [royaume messianique terrestre de mille ans ou millénarisme], en partie naturelle, en partie surnaturelle, se trouvent dans les espoirs des Juifs pour un Messie temporel et dans l’apocalyptique juive. … Le Moyen Age n’a jamais été entaché du millénarisme ; il était étranger à la fois à la théologie de cette période et aux idées religieuses du peuple. Le protestantisme du XVIème siècle a inauguré une nouvelle époque de doctrines millénaristes. Les fanatiques protestants des années précédentes, en particulier les anabaptistes [avant 1534], croyaient en une nouvelle ère, sous le sceptre d’or du Christ, après le renversement de la papauté et des empires séculaires».

Comme on peut le constater ci-dessus dans l’Encyclopédie catholique qui nous montre l’esprit de l’Église catholique, « Le Moyen Age n’a jamais été entaché du millénarisme ; il était étranger à la fois à la théologie de cette période et aux idées religieuses du peuple ». L’obscurantisme du millénarisme moyenâgeux vient des juifs et des protestants et non du catholicisme.

3ème exemple de mythe : restriction catholique de la connaissance et du développement européen

La période moyenâgeuse de l’histoire européenne fut (la plus) fertile en activités humaines, que ce soit sacré ou profane.

Encyclopédie catholique, Moyen-âge, 1907-1913 : «Une grande partie de l’Encyclopédie catholique est consacrée aux mouvements ecclésiastiques, intellectuelles, sociaux, politiques, artistiques, qui ont constitué l’histoire européenne pendant cette période si fertile en activités humaines, que ce soit sacré ou profane. Sous les titres couvrant les divisions politiques passées et présentes de l’Europe (par exemple, Alsace-Lorraine ; Vicariat apostolique Anhalt ; monarchie austro-hongroise, Grand-Duché de Bade ; royaume de Bavière ; Belgique ; Bohême ; Brême ; Bulgarie ; Castille et d’aragon et diocèse de Léon ; Lippe ; Lübeck ; Luxembourg ; Mecklembourg ; Principauté et diocèse de Monaco ; Monténégro ; Navarre ; Les Pays-bas ; Norvège ; Oldenburg ; États pontificaux ; Portugal ; Reuss ; Rome ; Roumanie ; Russie ; Saxe-Altenbourg ; Saxe-Cobourg et de Waldeck ; Pays de Galles ; Royaume de Wurtenberg) sont donnés en détail les développements politiques et religieux respectifs tout au long du Moyen Age. En vertu des articles d’une portée plus large (par exemple, l’Europe ; la chrétienté ; pape) se trouve un traitement plus général et synthétique. Des aspects particuliers et des mouvements propres à différentes parties de celui-ci se trouvent dans des articles tels que la chevalerie ; croisades ; Art ecclésiastique ; féodalité ; architecture gothique ; Inquisition ; Conflit des investitures ; régime foncier dans l’ère chrétienne ; monachisme ; musique ecclésiastique ; peinture religieuse ; Pèlerinages ; Sculpture ; dans les articles sur les grands ordres religieux, les congrégations et les institutions qui sont ensuite revenues à l’existence ; dans les biographies des papes, des règles, des personnages historiques, des savants, des philosophes, des poètes, des scientifiques et dont la vie relèvent de cette période ; dans les comptes des universités, les villes, et les diocèses qui se sont fondés et développés dans toute l’Europe à partir de la chute de l’Empire romain jusqu’à l’époque de la Réforme, et dans d’innombrables articles mineurs à travers le travail».

L’idée du Moyen-âge obscur est un mythe, et à cause de l’Église catholique c’est un mensonge diabolique des ennemis du Christ et de son Église. Satan a tellement imprégné les esprits modernes (que Dieu permet comme châtiment de leur apostasie) de ses mensonges qu’aujourd’hui la plupart des gens les croient pour la vérité : Le Moyen-âge considéré obscur et à cause de l’Église et de la chrétienté.

« Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui font des ténèbres la lumière et de la lumière les ténèbres… » Isaïe 5, 20

Conclusion : Le Moyen-Âge est lumineux (Chrétienté, corporations, organisation, vote des femmes, école, connaissance techniques, etc.) mais il a été faussement réputé obscur par ceux qui ont fomenté « les lumières », le libéralisme et la révolution française. La mémoire du Moyen-Âge catholique est dangereuse pour la république maçonne française et elle est donc gommée sciemment car ce dernier ne rentre pas dans le moule républicain maçonnique. La période moyenâgeuse de l’histoire européenne fut la plus fertile en activités humaines, sacrées ou profanes.

Mythe sur Nostradamus

Nostradamus est le nom latin de Michel de Notre-Dame, né le 14 décembre 1503 à Saint-Rémy-de-Provence, de Jaume (Jacques) de Nostre Dame et de Reynière (Renée) de Saint-Rémy. Ses ancêtres étaient juifs convertis Catholiques. Le nom « de Nostre Dame » avait été donné du latin Nostra Domina par le pape lui-même. Nostradamus était un vrai catholique et même un ami du pape. Nostradamus peut signifier aussi « Les nôtres (nostra) nous donnons (damus) ».

Nostradamus était astrologue au sens qu’il étudiait les signes du ciel (comme les nombreux décrits dans les Écritures comme l’étoile qui guida les mages à Bethléem, etc.). Il n’était pas astrologue au sens de l’astrologie qui prétend faussement que les planètes influencent l’âme et le « destin », ce qui est une hérésie. Ce sont les protestants et des faux catholiques qui ont imprimé des pamphlets et l’ont faussement fait passer pour un ésotériste et un occultiste disant faussement qu’il utilisait des méthodes divinatoires, parce qu’il avait publié des almanachs ou calendriers/pronostics (1550), un Traité des confitures médicinales (1552), et les Prophéties, prédictions perpétuelles ou cycliques d’après le mouvement des planètes (1555), écrites en quatrains et restant énigmatiques. Elles sont fondées sur l’observation de conjectures astronomiques et très probablement de visions, qui peuvent être partiellement prophétiques.

Nostradamus fut appelé pour venir traiter les malades de la contagion de la peste à Aix en 1546. Il soigna, par la médecine humorale (des humeurs), la reine Catherine de Médicis d’une crise de goutte (Consultation médicale autographe du 20 octobre 1559 conservée aux Archives départementales de l’Hérault, fonds de l’évêché de Béziers, série G – archives du clergé séculier antérieures à 1790-, cote G 261). Elle le nomma médecin et conseiller du roi en 1564. Nostradamus reçut le titre de médecin ordinaire du roi en 1566.

Mort à Salon-de-Provence le 2 juillet 1566, il fut enterré dans l’église. Son tombeau fut profané en 1793 par des sans-culottes. Le reste sauvé de ses ossements dispersés fut conservé à Salon-de-Provence.

Mythe sur la révolution française

La révolution française de 1789 a suivi celle des Etats-Unis (déclaration d’indépendance des treize états d’Amérique le 4 juillet 1776) car ces deux révolutions ont la même tête et la même queue diabolique.

Mgr Delassus, La conjuration antichrétienne : « Si l’Assemblée constituante n’avait pas su voir les juifs à travers la Déclaration des Droits de l’homme, il est plus que probable que ceux-ci étaient depuis longtemps embusqués derrière cette Déclaration, comme ils l’étaient derrière la Franc-Maçonnerie qui, créée par eux, faisait la Révolution non pour le bien de la France, mais pour leur compte ».

Le mythe de la révolution française consiste à faire croire que le peuple français se serait libéré de l’oppression de l’Église catholique et de la chrétienté (civilisation chrétienne) représentée par la monarchie. Mais cela est faux, la révolution fut fomentée par la franc-maçonnerie, l’ennemie satanique de l’Église.

Encyclopédie catholique, Révolution française, 1907-1913 : «Le philosophe Taine attira l’attention sur l’affinité entre le révolutionnaire et ce qu’il appelle l’esprit classique, qui est l’esprit d’abstraction qui a donné lieu au cartésianisme … il a démontré admirablement le mécanisme des comités révolutionnaires locaux et a montré comment une minorité jacobine audacieuse a pu faire imposer sa volonté comme celle « du peuple ». Suivant cette ligne de recherche M. Augustin Cochin a tout récemment étudié le mécanisme de la Societé de pensée dans laquelle la doctrine révolutionnaire a été développée et dans laquelle ont été formés des hommes tout à fait prêt à mettre cette doctrine en exécution. L’influence de la franc-maçonnerie dans la Révolution française proclamée par Louis Blanc et par la franc-maçonnerie elle-même est prouvée par les recherches de M. Cochin».

La révolution française est un châtiment que Dieu a permis à cause des crimes des trois derniers rois : Louis XIV qui a fait sa propre église schismatique gallicane, et la France pour sa propre gloire ; Louis XV et ses scandales inouïs publics de mœurs ; Louis XVI suspect d’hérésie et sa probable appartenance à la franc-maçonnerie.

«La justice élève une nation, mais le péché fait les peuples malheureux» (Proverbes XIV, 34).

La révolution fut l’instrument de la franc-maçonnerie pour laïciser le catholicisme, c’est-à-dire pour que le catholicisme soit soumis à l’État : 1) Le Catholicisme cesse d’être la religion de l’État ; 2) la « déclaration des droits de l’homme » fondée sur le libéralisme hérétique introduit le libéralisme religieux ; 3) la Constitution civile du clergé pour que l’Église catholique (= peuple) soit organisée par l’État.

Encyclopédie catholique, Révolution française, 1907-1913 : «Déclaration des droits de l’homme. Le Catholicisme cesse d’être la religion de l’État. Avant de donner à la France une Constitution, l’Assemblée a jugé nécessaire d’élaborer une «Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen », qui devrait former un préambule de la Constitution. … La Déclaration des droits de l’homme mentionne dans son préambule qu’elle est faite en présence et sous les auspices de l’Être Suprême, mais sur trois des articles proposés par le clergé, garantissant le respect dû à la religion et le culte public, deux ont été rejetés après le discours du protestant Rabaut Saint-Etienne, et Mirabeau, et le seul article relatif à la religion était libellé comme suit : « Nul ne peut être perturbé pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». En fait, c’était le souhait de l’Assemblée que le catholicisme cesse d’être la religion de l’État et que la liberté de culte soit établie. Elle a par la suite déclaré les Protestants éligibles à toutes les fonctions (le 24 décembre 1789), reconstitué leurs biens et statut comme des Français héritiers de réfugiés Protestants (10 juillet et 9 décembre 1790), et a pris des mesures en faveur des Juifs (28 Janvier, 20 Juillet, 16 août 1790). Mais il est vite devenu évident dans les discussions relatives à la Constitution civile du clergé que l’Assemblée souhaitait que l’Église catholique, à laquelle la majorité du peuple français appartenait, soit soumise à l’État et vraiment organisée par l’État.

«… Les Montagnards estimaient nécessaire de remplacer le culte de la messe catholique du dimanche par la messe civile de décadi. Ayant échoué à réformer et à nationaliser le catholicisme, ils cherchaient à former une sorte de culte civil, un développement du culte de la patrie qui avait été inauguré lors de la fête de la Fédération. L’église de Notre-Dame-de-Paris est devenue un temple de la Raison … célébrée le 10 novembre».

L’Église Catholique a condamné les principes de la révolution

L’Église Catholique a condamné les principes de la révolution qui sont : 1) plus de religion de l’Etat ; 2) indifférentisme religieux ; 3) constitution civile du clergé (Église organisée par l’État).

Pape Pie VII, Comunque sia acerbissimo, Instruction aux Evêques d’Italie sous domination napoléonienne,  22 mai 1808 : « Si ces principes sont fondés dans tous les cas d’attaques extraordinaires, ils le sont encore plus dans le cas actuel où il s’agit non seulement de remplacer le gouvernement de l’Église par un autre non ennemi de la sainte religion catholique, mais de lui en substituer un qui porte un préjudice notable à la puissance temporelle de l’Église, et prend, sous sa protection toutes les églises étrangères. Les formules de serment que ce gouvernement prescrit, ses constitutions, le code de ses lois, ses actes publics, respirent généralement au moins de l’indifférence envers toutes les religions, même envers la juive, ennemie implacable du christianisme.

« Cette indifférence, qui ne préfère aucune religion, est la plus outrageante pour l’Église catholique, apostolique, romaine, et la plus opposée à son esprit, parce que cette Église étant divine et necesssairement une, ne peut faire alliance avec aucune autre, pas plus que le Christ avec Bélial, la lumière avec les ténèbres, la vérité avec l’erreur, la piété véritable avec l’impiété.

« La protection que le gouvernement français se vante d’accorder à chaque culte n’est qu’une feinte et un prétexte de la puissance temporelle pour mettre la main aux affaires spirituelles ; et tandis qu’elle respecte toutes les autres sectes avec toutes leurs opinions, leurs cérémonies et leurs superstitions, elle n’a plus ni vénération ni égard pour les droits, les règlements et les lois de la religion catholique.

« Sous cette égale protection de tous les cultes se cache et se déguise la persécution la plus dangereuse, la plus astucieuse qu’il soit possible d’imaginer contre l’Église de Jésus-Christ, et malheureusement la mieux concertée pour y jeter la confusion et même la détruire, s’il était possible que la force et les ruses de l’enfer puissent prévaloir contre Elle. Celui-là ne connaît pas, n’aime pas cette religion sainte hors de laquelle il n’y a pas d’espérance de salut, qui ne ressent pas la plus grande horreur, et qui ne recule pas d’effroi en pensant seulement à la position dans laquelle elle va se trouver sous ce nouveau gouvernement.

« Oh ! celui qui ne sent pas naturellement que sans l’injustice la plus évidente et sans le crime le plus affreux, on ne peut accorder à ce gouvernement ni attachement, ni coopération, est complice du mal et un malfaiteur pervers digne du châtiment le plus rigoureux. Mais on sait, et il n’est pas besoin de rappeler ici combien les châtiments de l’Église sont terribles pour ceux qui l’attaquent et abusent de ses biens et de ses droits.

« Il existe un principe indubitable duquel il résulte évidemment que l’on doit regarder comme illicite que les sujets du Pape, tant ecclésiastiques que séculiers, soutiennent, soit médiatement, soit immédiatement, une usurpation aussi inique et aussi criante, et contribuent à son extension et à sa consolidation».

Pape Pie VII, Encyclique Post tam diuturnas, sur la dissimulation du catholicisme, la liberté religieuse et de conscience, la liberté de la presse, 29 avril 1814 : « Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’épouse sainte et immaculée du Christ, l’Église hors de laquelle il n’y a pas de salut.

« En outre, en promettant faveur et appui aux sectes des hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs. C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes : Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai, absurdité si monstrueuse que je ne puis croire qu’une secte la professe réellement».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos sur le libéralisme et l’indifférentisme religieux, 15 août 1832 : De cette source empoisonnée de l’indifférentisme, découle cette maxime fausse et absurde ou plutôt ce délire : qu’on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience ; erreur des plus contagieuses, à laquelle aplanit la voie cette liberté absolue et sans frein des opinions qui, pour la ruine de l’Église et de l’État, va se répandant de toutes parts, et que certains hommes, par un excès d’impudence, ne craignent pas de représenter comme avantageuse à la religion. Eh !  » quelle mort plus funeste pour les âmes, que la liberté de l’erreur !  » disait saint Augustin (S. Aug. Ep. CLXVI). En voyant ôter ainsi aux hommes tout frein capable de les retenir dans les sentiers de la vérité, entraînés qu’ils sont déjà à leur perte par un naturel enclin au mal, c’est en vérité que nous disons qu’il est ouvert ce  » puits de l’abîme «  (Apoc. IX, 3), d’où saint Jean vit monter une fumée qui obscurcissait le soleil, et des sauterelles sortir pour la dévastation de la terre.

Le rempart de la vérité contre le mensonge est la foi catholique

Contrairement à ce que disent les faux catholiques nationalistes/monarchistes soi-disant « traditionalistes » qui ramènent le combat spirituel à un combat politique temporel, la forme de gouvernement n’a pas d’importance.

Le Pape Léon XIII enseigne que la forme de gouvernement n’a pas d’importance, pourvu qu’il soit juste et conforme aux lois de Dieu. Une monarchie ou une république démocratique pourrait être acceptable, tant que les lois du pays reflètent et respectent les lois de Dieu et de l’Église catholique et si la religion catholique est reconnue comme la seule vraie religion.

Pape Léon XIII, Diuturnum sur l’origine du pouvoir civil, 29 juin, 1881 : «6. Toutefois, il importe de remarquer ici que, s’il s’agit de désigner ceux qui doivent gouverner la chose publique, cette désignation pourra dans certains cas être laissée au choix et aux préférences du grand nombre, sans que la doctrine catholique y fasse le moindre obstacle. Ce choix, en effet, détermine la personne du souverain, il ne confère pas les droits de la souveraineté ; ce n’est pas l’autorité que l’on constitue, on décide par qui elle devra être exercée.

«7. Il n’est pas question davantage des différents régimes politiques : rien n’empêche que l’Église n’approuve le gouvernement d’un seul ou celui de plusieurs, pourvu que ce gouvernement soit juste et appliqué au bien commun. Aussi, réserve faite des droits acquis, il n’est point interdit aux peuples de se donner telle forme politique qui s’adaptera mieux ou à leur génie propre, ou à leurs traditions et à leurs coutumes».

La véritable histoire de la satanique révolution française – mp3 :

Padre Pio et vatican 2 – Réfutation des mythes