Sur la préparation à la mort

Sommaire

 

Pape saint Grégoire, homélie sur Luc 12, 35, 14 jan. 592 : «Si Notre-Seigneur a voulu que notre dernière heure nous soit inconnue, c’est pour qu’on puisse la considérer comme toujours imminente, et que dans l’impossibilité de la prévoir, on ne cesse de s’y préparer. … gardez les yeux de votre esprit fixés sur votre condition de mortels ; préparez-vous chaque jour à la venue du Juge par des pleurs et des lamentations».

Introduction

La mort est la séparation de l’âme et du corps.

Sans la grâce de Dieu, l’âme humaine, au moment de la mort, est emportée par les démons. Le moment de la mort est donc le moment le plus important de la vie, car l’âme entre dans l’éternité (l’éternité n’est pas un temps infini, mais un présent immobile). L’éternité est soit la vie éternelle avec Dieu, soit l’horreur éternelle avec le diable. Le Verbe ou la Parole de Dieu, Jésus-Christ, jugera chacun selon ses œuvres à l’heure de sa mort.

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi».

Jean 12, 48 : «Celui qui me méprise et ne reçoit pas mes paroles, a qui le juge : la parole que j’ai annoncée sera elle-même son juge au dernier jour».

2 Timothée 3, 16 : «Toute Écriture divinement inspirée est utile pour enseigner, pour reprendre, pour corriger, pour former à la justice».

Mourir à soi-même

La véritable préparation à la bonne mort, pour le salut, est de mourir à soi-même chaque jour

Il est de première importance de bien vivre pour bien mourir, c’est-à-dire de mourir chaque jour à soi-même. Cela signifie mourir au péché pour vivre de la grâce.

Éphésiens 4, 22-24 : «À dépouiller, par rapport à votre première vie, le le vieil homme qui se corrompt par les désirs de l’erreur. Renouvelez-vous dans l’esprit de votre âme, et revêtez-vous de l’homme nouveau, qui a été créé selon Dieu dans la justice et la sainteté de la vérité».

I Corinthiens 15, 31 : « Chaque jour … je meurs ».

Chaque jour est un jour que Dieu donne pour faire son salut : voilà le vrai sens de l’existence sur terre, et tout le reste est de la littérature. Que chaque jour nouveau soit donc un jour de plus pour faire son salut.

Philippiens 2, 12 : «opérez votre salut avec crainte et tremblement».

Matthieu 10, 28 : «Ne craignez point ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui [Dieu] qui peut précipiter et l’âme et le corps dans la géhenne».

Saint Justin Martyr (≈100-165), Dialogue avec Tryphon, n°105 : «Et quand il [Le Christ] demande que son âme soit sauvée de l’épée, de la gueule du lion, de la patte du chien, c’était une prière pour que personne ne s’empare de notre âme ; pour que quand nous en arrivons à l’issue de la vie nous demandions les mêmes choses à Dieu, qui a le pouvoir de repousser tout impudent mauvais ange et de l’empêcher de prendre notre âme. … C’est Dieu qui nous enseigne lui-même et par son Fils à lutter de toutes manières pour devenir des justes, et à l’issue de la vie à demander que nos âmes ne tombent pas au pouvoir de quelque puissance comme celle-là».

Saint Jean de la Croix, Docteur mystique de l’Église, à Françoise de la Mère de Dieu, carmélite de Béas, n° 75 : «Puisqu’à l’heure de la reddition des comptes tu regretteras de n’avoir pas employé le temps présent au service de Dieu, pourquoi ne l’emploies-tu pas maintenant comme à l’heure de la mort tu voudrais l’avoir fait ?».

Saint L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n° 84 : « Cette vie est une guerre et une tentation continuelles ; nous n’avons pas à combattre des ennemis de chair et de sang, mais les puissances mêmes de l’enfer ».

La seconde mort

La première mort est la séparation de l’âme et du corps et la deuxième est la mort éternelle de l’âme, une mort qui ne cesse jamais où l’âme préférerait mourir pour que cesse son horreur et son tourment insupportables, mais elle meurt éternellement, toujours sans fin pour l’éternité.

Apocalypse 2, 11 : «Celui qui sera victorieux ne souffrira rien de la seconde mort».

Apocalypse 20, 14 : «L’enfer et la mort furent jetés dans l’étang de feu. Celle-ci est la seconde mort».

Ceux qui se moquent de Dieu et soi-disant ne craignent rien, sont des menteurs : Qu’ils craignent vraiment Dieu, qu’ils craignent vraiment leur mort, qu’ils craignent vraiment leur jugement et qu’ils craignent vraiment la seconde mort.

I Corinthiens 6, 9-10 : «Ne savez-vous pas que les injustes ne posséderont pas le royaume de Dieu ? Ne vous abusez point : ni les fornicateurs, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les éfféminés, ni les abominables, ni les voleurs, ni les avares, ni les ivrognes, ni les médisants, ni les rapaces, ne posséderont le royaume de Dieu».

Hébreux 10, 31 : «Il est terrible de tomber aux mains du Dieu vivant».

Apocalypse 22, 15 : «Loin d’ici [1], les chiens [2], les empoisonneurs [3], les impudiques [4], les homicides [5], les idolâtres [6], et quiconque aime et fait le mensonge [7]».

[1] Loin d’ici : Hors de la cité de Dieu, c’est-à-dire dans les ténèbres extérieures où est le pleur et le grincement de dents (Lc 13, 28), puis en enfer, et enfin dans le lac de feu qui est la seconde mort.

[2] Les chiens : âmes immondes souillées avec les esprits impurs ou démons, par leurs croyances et/ou pratiques ésotériques/occultes, spiritisme, magie, divinations ; Ouija, Yoga, Reiki, New-âge, etc.

[3] Les empoisonneurs : les apostats empoisonneurs des âmes, comme les sorciers, empoisonneurs et assassins des corps et des âmes, les avorteurs, prescripteurs de produits mortels, etc.

[4] Les impudiques : les adultères, fornicateurs et luxurieux, immodestes, immoraux, les coupables du péché de scandale.

[5] Les homicides : Les hérétiques, meurtriers des âmes ; les adeptes des sectes hérétiques ; ceux qui aident les hérétiques ; et les meurtriers des autres par leur iniquité ou injustice, vaniteux, amis du monde.

[6] Les idolâtres : les païens et les adeptes des fausses religions, polythéisme, Hindouisme, bouddhismeIslam, Confucianisme, Taoisme, etc.

[7] Quiconque aime et fait le mensonge : les menteurs, ceux qui ont nié la loi naturelle de leur conscience, les athées, évolutionnistes, etc.

Pour pouvoir être sauvé il faut :

  • Être baptisé avec de l’eau (sacrement valide du Baptême) ;
  • Tenir la vraie foi divine et catholique (intègre et inviolée) jusqu’à la mort ;
  • Mourir en état de grâce (sans péché mortel ou pas sans contrition avec le désir de confession). La dévotion à la sainte Vierge est ordinairement nécessaire pour faire son salut.

Être baptisé et tenir la vraie foi catholique

On peut être sauvé sans les sacrements sauf le baptême, mais pas sans la vraie foi catholique. Il y a aujourd’hui un petit reste de Catholiques dans le monde et malheureusement les autres vont vers leur damnation éternelle.

Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait d’autre n’importe pas. La foi est essentielle.

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé : mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu».

C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. La vraie foi catholique et l’appartenance à la véritable Église catholique sont absolument nécessaires pour le salut.

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra [déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie] : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … En outre, nous déclarons, disons, définissons et proclamons à toute créature humaine qu’ils ont la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife romain».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra[déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie] : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront «dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges» Mt 25, 41, à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; elle professe aussi que l’unité du corps de l’Église a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra [déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie] : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Le plus grand acte de charité qu’on puisse faire est d’amener les autres à la vérité, la foi catholique, don de Dieu qui donne la vie et le salut, et qui doit être partagé. La foi inclue nécessairement les œuvres de la foi, car la foi sans les œuvres est une foi morte qui ne donne pas le salut.

Jacques 2, 17-20, 26 : «La foi, si elle n’a pas les œuvres, est morte en elle-même. Mais dira quelqu’un : Toi, tu as la foi, et moi j’ai les œuvres ; montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi je te montrerai ma foi par mes œuvres. Tu crois qu’il n’y a qu’un seul Dieu, tu fais bien ; mais les démons croient aussi, et ils tremblent. Or veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est morte ? … Comme le corps sans l’esprit est mort, ainsi la foi elle-même sans les œuvres est morte».

Les œuvres de la foi sont les œuvres morales de justice, miséricorde, et les autres, c’est-à-dire la mise en pratique des vérités de la foi. Mettre en adéquation sa vie avec sa foi, ce sont « les œuvres de la foi » sans lesquelles la foi est morte.

 

Mourir en état de grâce

On meurt comme on a vécu. Sans préparation à la mort ou mort à soi-même chaque jour, l’âme quittant le corps est directement en proie aux démons du monde spirituel ou « l’au-delà » qui l’emportent avec eux. Ordinairement, ceux qui ont vécu contre Dieu meurent contre Dieu ; Ceux qui ont vécu avec Dieu meurent avec Lui.

La Contrition est la désolation ou douleur du cœur par amour de Dieu.

La contrition est une douleur de l’âme et une détestation du péché commis, avec le propos de ne pas pécher à l’avenir. Cette contrition comprend non seulement l’abandon du péché, le propos et le début d’une vie nouvelle, mais aussi la haine de la vie ancienne.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14 ème sess. chap. 4, 25 nov 1551 ex cathedra : «La contrition, qui tient la première place parmi les actes du pénitent dont il a été parlé, est une douleur de l’âme et une détestation du péché commis, avec le propos de ne pas pécher à l’avenir. En tout temps ce mouvement de contrition a été nécessaire pour obtenir le pardon des péchés ; dans celui qui est tombé après le baptême, il prépare encore à la rémission des péchés s’il est joint à la confiance en la miséricorde divine et au désir de faire tout le reste requis pour recevoir ce sacrement comme il convient.

«Le saint concile déclare donc que cette contrition comprend non seulement l’abandon du péché, le propos et le début d’une vie nouvelle, mais aussi la haine de la vie ancienne, conformément à ces paroles : « Rejetez loin de vous toutes les iniquités par lesquelles vous avez prévariqué, et faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau  » (Ez 18, 31). Et assurément celui qui aura considéré ces cris des saints : « Contre toi seul j’ai péché et en ta présence j’ai fait le mal » (Ps 50, 6) ; « j’ai peiné en gémissant, chaque nuit, je baigne ma couche » (Ps 6, 7) ; « je me rappellerai pour toi toutes mes années dans l’amertume de mon âme » (Is 38, 15), et d’autres de ce genre, comprendra aisément qu’elles provenaient d’une violente haine de la vie passée et d’une très grande détestation des péchés.

«Le saint concile enseigne en outre que, même s’il arrive parfois que cette contrition soit rendue parfaite par la charité et réconcilie l’homme avec Dieu avant que ce sacrement ne soit effectivement reçu, il ne faut néanmoins pas attribuer cette réconciliation à cette seule contrition sans le désir du sacrement, désir qui est inclus en elle».

L’Attrition est la désolation ou douleur du cœur par crainte des châtiments.

L’attrition est un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit-Saint, qui prépare pour le pécheur le chemin vers la justice, en considérant la laideur du péché ou par crainte de l’enfer et des châtiments, si elle exclut la volonté de pécher jointe à l’espoir du pardon.

Pape Léon X, Exsurge Domine, erreurs de Luther, n° 6, 15 juin 1520 : La contrition , que préparent la recherche, la récapitulation et la détestation des péchés, lorsqu’on repense à sa vie dans l’amertume de son cœur (Is 38, 15), en pesant la gravité, le nombre et la laideur des péchés, en voyant la béatitude éternelle perdue et la damnation éternelle encourue, cette contrition [attrition] rend hypocrite et même plus pécheur. – Condamné

Pape Jules III, Concile de Trente, 14 ème sess. chap. 4, 25 nov 1551 ex cathedra : «La contrition imparfaite, qu’on appelle attrition, parce qu’on la conçoit en général ou bien en considérant la laideur du péché ou bien par crainte de l’enfer et des châtiments, si elle exclut la volonté de pécher jointe à l’espoir du pardon, le saint concile déclare que non seulement elle ne fait pas de l’homme un hypocrite et un plus grand pécheur, mais qu’elle est aussi un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit Saint qui, n’habitant pas encore le pénitent, mais le mouvant seulement, lui vient en aide, pour qu’il prépare pour lui-même le chemin vers la justice. Et bien que sans le sacrement de la pénitence elle ne puisse pas par elle-même conduire le pécheur jusqu’à la justification, cependant elle le dispose à obtenir la grâce de Dieu dans le sacrement de la pénitence. C’est fort utilement frappés par cette crainte que les gens de Ninive firent une pénitence complète à la prédication terrifiante de Jonas et obtinrent miséricorde du Seigneur (Jon. 3)…. C’est pourquoi on calomnie faussement des écrivains catholiques, comme s’ils avaient enseigné que le sacrement de la pénitence conférait la grâce sans aucun bon mouvement de la part de ceux qui le reçoivent ; jamais l’Église de Dieu n’a enseigné ni pensé cela. Mais fausse est la doctrine qui enseigne que la contrition est extorquée et forcée, et non pas libre et volontaire».

Pape Jules III, Concile de Trente, 14 ème sess. canon 5, 25 nov 1551 ex cathedra : «Si quelqu’un dit que la contrition que préparent l’examen [Attrition], le rappel et la détestation des péchés, et par laquelle on pense à ses années dans l’amertume de son cœur (Is 38, 15), en pesant la gravité, l’abondance et la laideur de ses péchés, ainsi que la perte du bonheur éternel et la damnation éternelle encourue, avec le ferme propos d’une vie meilleure, que cette contrition n’est pas une douleur véritable et utile et ne prépare pas à la grâce, mais qu’elle rend l’homme hypocrite et davantage pécheur ; que, enfin, elle est une douleur contrainte et non pas libre et volontaire : qu’il soit anathème» 1456 ; 1676.

Voir aussi : Sur le sacrement de pénitence et quant à recevoir le pardon des péchés sans une absolution

Imitation de saint Joseph, Ch. XXIV, De la mort du pécheur :

 «Veillez et priez mon fils, car vous ne savez pas quand je viendrai, dit le Seigneur ; si c’est le soir ou au milieu de la nuit, au chant du coq, ou le matin (Marc 13, 33)». «Veillez de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par l’excès de l’intempérance ou par l’embarras des affaires, et que ce jour suprême ne vienne tout-à-coup vous surprendre ; car il enveloppera comme un filet tous les habitants de la terre».

Le pécheur méprise la mort quand elle est éloignée ; il dédaigne la vigilance et la prière ; et au moment où il lève la tête contre le ciel, il tombe dans la poussière. La mort arrive sur lui comme une tempête, et en un instant elle a fait justice de son orgueil et de son impiété.

Il y a surtout, mon fils, deux sortes de pécheurs que la mort surprend. Les uns, audacieux et fanfarons, paraissent se faire un jeu de la braver ; les autres timides et craintifs ne s’occupent que de leurs affaires, de leur fortune, de leurs plaisirs, et détournent constamment leur regard de leur dernière fin.

Et le jour du Seigneur arrive pour les uns et pour les autres. Et les voilà les uns et les autres couchés sur un lit de douleur, d’où ils seront bientôt portés dans un cercueil. Et la mort se tient à leur chevet prête à saisir sa proie. Et le démon étend la main pour les entraîner dans l’enfer. Accablé par la maladie, par le souvenir affreux de ses iniquités, le pécheur commence à comprendre alors, pourquoi il a été envoyé sur la terre. La nuit de l’éternité se présente à lui pleine d’horreur et de ténèbres. Il sait qu’il est un arbre sec et sans fruit qui va être coupé au pied ; un vase qui a corrompu l’eau qu’on y avait renfermée et qui va être brisé ; un esclave rebelle que son maître irrité rappelle à lui pour le châtier ; une maison en ruine qui va être démolie de fond en comble.

«Je suis jeune, s’était dit le pécheur, je pourrai goûter longtemps les biens et les plaisirs de la vie. Aujourd’hui je veux jouir, demain je verrai à faire pénitence». Le jour de l’iniquité s’est passé comme un songe, mais il n’a pas eu de lendemain. De sages avis ont été donnés au pécheur, et il ne les a point écoutés ; on lui a parlé des jugements de Dieu, de l’éternité, de l’enfer, et il s’en est moqué ; on lui a rappelé la mort et il a dit qu’il y réfléchirait plus tard. Hier il brillait dans les fêtes, il se distinguait par son humeur enjouée, par le soin  de sa parure, par la gaieté de sa conversation ; hier il jouait, il riait, il applaudissait, il était applaudi.

Et aujourd’hui le voilà face à face avec ses deux plus cruelles ennemies, la mort et sa mauvaise conscience. Déjà sa langue s’attache à son palais, ses yeux s’éteignent, son esprit s’égare, sa bouche se contracte, sa voix s’embarrasse. Il faut donc mourir !… Il n’y a donc plus d’espérance de prolonger la vie !… Un silence morne entoure le lit du mourant. Il n’y a plus qu’un remède, pécheur, la pénitence… Mais comment songer à faire pénitence dans une aussi affreuse situation ? Les abîmes de l’enfer sont entrouverts. Dans une heure, dans quelques instants, ils auront englouti leur proie.

L’effroi, la terreur, le désespoir, se joignent à la violence du mal et à l’abattement de l’esprit. Le pécheur n’ose pas recourir à Dieu qu’il ne considère que comme un juge irrité prêt à porter son éternelle sentence. Il n’ose prononcer le nom de Jésus qu’il n’a jamais invoqué avec foi et avec amour ; il n’ose s’adresser à Marie qu’il n’a jamais honorée ni priée. Autour de lui il ne voit que des esprits hideux et malfaisants qui lui mettent devant les yeux tous ses vices, toutes ses voluptés, toutes ses injustices, tous ses mépris de la grâce, toutes ses révoltes contre son Créateur. S’il tente de se relever vers son Dieu, ces esprits de ténèbres auxquels il livré son cœur dès sa jeunesse le terrassent et l’accablent sous le poids de ses iniquités.

L’infortuné tremble, pâlit, s’agite, se roule. «Trève jusqu’à demain matin, s’écrie t-il !… Trève jusqu’à ce soir !… Trève pour quelques minutes !…» Il n’y a plus de trève. L’heure fatale a sonné. La mort a étendu sa main. Le pécheur est entré dans l’éternité.

Mon fils approchez de ce lit funèbre. Triomphez de l’horreur que vous inspire cet affreux spectacle ; il sera salutaire à votre âme. Venez voir ces membres sans vie, cette tête défigurée, ce corps livide. Voilà la dépouille du pécheur !… Voilà le cadavre de l’homme qui, il y a peu de jours, disait à Dieu avec arrogance : Je ne vous servirai point (I Jér. 2, 20) ; qui se moquait des serviteurs fidèles ; qui peut-être même, mon fils, vous a ébranlé dans l’accomplissement de vos devoirs. Venez, voyez ce qu’il est maintenant devenu, contemplez et méditez.

Faire pénitence ou brûler

La vie est une préparation à la mort. Pour les pécheurs qui sont les ennemis de Dieu en ne voulant pas faire pénitence de leurs péchés, la vie est une préparation au feu éternel de l’enfer avec Satan et avec leurs péchés à cause de la justice de Dieu qui exige la peine due aux péchés. Pour les pécheurs qui font pénitence de leurs péchés, la vie est une préparation à la vie éternelle avec Dieu avec leur pénitence et à cause de la miséricorde de Dieu (en passant par le  feu du purgatoire pour ceux qui n’ont pas totalement expiés leurs péchés par leur pénitence). La vie revient à soit 1) faire pénitence pour payer la dette due aux péchés qu’exige la justice de Dieu pour vivre ensuite avec Lui, ou soit 2) vivre des plaisirs de la terre et ensuite brûler.

Matthieu 10, 28: «Ne craignez point ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui [Dieu] qui peut précipiter l’âme et le corps dans la géhenne [l’enfer]».

Jean 12, 25b : «Celui qui aime sa vie la perdra ; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera pour la vie éternelle».

Note Bible catholique Vulgate sur Jn 12, 25 : Haïr son âme, c’est faire toute espèce de sacrifices, accepter toute espèce de souffrances, pour rester fidèle à Dieu et conserver sa grâce.

Dieu n’écoute pas favorablement ceux qui ne font pas pénitence de leurs péchés et les hypocrites qui s’adressent à Lui sans vouloir vraiment sortir de leur état de péchés. Dieu se tourne vers le pauvre d’esprit qui se repent vraiment de l’avoir offensé et qui le craint.

Isaïe 66, 2 : « mais vers qui porterai-je mes regards, sinon vers le pauvre et celui qui a l’esprit contrit, et qui tremble à mes paroles ? ».

La vie chrétienne doit être une pénitence perpétuelle.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, 1551, ex cathedra : «toute la vie chrétienne, qui doit être une pénitence perpétuelle [St Thomas, Summa contra gentiles IV, 73 ; Leonina 15, 234a 18 ; Parme 5, 365b]».

Éphésiens 6, 12 : «… nous n’avons point à lutter contre la chair et le sang mais contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de malice répandus dans l’air».

Saint L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n° 84 : « Cette vie est une guerre et une tentation continuelles ; nous n’avons pas à combattre des ennemis de chair et de sang, mais les puissances mêmes de l’enfer ».

Voir : La pénitence

 

Le jugement 

Pape saint Grégoire, homélie sur Luc 12, 35, 14 jan. 592 : «Considérez … comme la bonté de Dieu ne laisse aucune échappatoire à notre dureté d’âmes. Impossible aux hommes de se trouver des excuses ! Dieu est méprisé, et il attend ; il se voit dédaigné, et il appelle à nouveau ; il endure un dédain injurieux pour lui, et il va cependant jusqu’à promettre de récompenser ceux qui voudront bien un jour revenir à lui. Que nul ne reste pourtant indifférent à la longanimité du Seigneur, car au jour du jugement, sa justice s’exercera avec une rigueur d’autant plus sévère qu’il s’est montré plus patient auparavant. C’est bien le sens des paroles de Paul : « Ne sais-tu pas que la bonté de Dieu te pousse à la pénitence ? Mais, toi, par ton endurcissement et l’impénitence de ton cœur, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu ». (Rm 2, 4-5). Et le psalmiste affirme : « Dieu est un juste juge, il est fort et patient » (Ps 7, 12). … Sache bien par là que ce Dieu qui supporte longtemps et patiemment les fautes des pécheurs exercera aussi, un jour, un jugement rigoureux».

Jésus-Christ jugera chacun selon ses œuvres à l’heure de sa mort. Le jugement de Dieu est une vérité de foi catholique et une réalité inéluctable qu’il faut avoir devant les yeux à chaque instant pour garder la crainte de Dieu et l’humilité nécessaire au salut, pour éviter le péché mortel, ne pas perdre la grâce, et se préparer à la mort tous les jours de sa vie.

Matthieu 25, 31-34, 41, 46 : «… quand le Fils de l’homme viendra dans sa majesté, et tous les anges avec lui, alors il s’assiéra sur le trône de sa majesté. Et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les uns d’avec les autres, comme le pasteur sépare les brebis d’avec les boucs ; Et il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. Alors le rois dira à ceux qui seront à sa droite : Venez les bénis de mon père ; possédez le royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde … il dira aussi à ceux qui seront à sa gauche : Allez loin de moi, maudits, au feu éternel, qui a été préparé au diable et à ses anges ; … Et ceux-ci s’en iront à l’éternel supplice, et les justes dans la vie éternelle».

Jean 12, 48 : «Celui qui me méprise et ne reçoit pas mes paroles, a qui le juge : la parole que j’ai annoncée sera elle-même son juge au dernier jour».

Philippiens 2, 12 : «opérez votre salut avec crainte et tremblement».

Romains 11, 20 : «Pour toi, tu demeures ferme par ta foi, ne cherche pas à t’élever, mais crains».

Romains 14, 10 : «Nous paraîtrons tous devant le tribunal du Christ».

2 Corinthiens 5, 10 : «Car nous devons tous comparaître devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive ce qui est dû à son corps, selon ce qu’il a fait ou de bien ou de mal».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra : «Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase… : Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s’il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l’éternité. Voici la foi catholique : … il [notre Seigneur Jésus-Christ] viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé».

Concile de Trente, canons sur la justification : 1. «Si quelqu’un dit que l’homme peut être justifié devant Dieu par ses œuvres – que celles-ci soient accomplies par les forces de la nature humaine ou par l’enseignement de la loi – sans la grâce divine venant par Jésus-Christ : qu’il soit anathème».

Imitation de saint Joseph, Ch. XXV  Du jugement qui suit la mort :

Mon père, l’affreux tableau que vous venez de mettre sous mes yeux me fait frémir. Il y a donc des hommes assez aveuglés par leurs passions, assez ennemis de leur propre bonheur, pour se précipiter ainsi dans l’éternel abîme ! Quel malheur de mourir dans le péché ! quel malheur irréparable !

O mon père, gravez de plus en plus dans mon cœur la sainte  loi de Dieu. Faites pénétrer jusque dans la moelle de mes os la crainte de ses jugements ; faites que je marche constamment dans les sentiers de la justice, et lorsque le Seigneur viendra m’arrêter dans ma course, qu’il ne me trouve pas dans la voie large de l’iniquité.

Mon fils, la mort serait peu de chose si elle n’était pas pour nous le moment décisif de notre éternité. Le jour de la mort est le jour du jugement. C’est le jour d’un examen auquel rien n’échappera, d’une recherche rigoureuse de tous les temps, de tous les âges, de toutes les actions et de tous les moments de la vie. Alors, plus de pénitence possible, plus de regrets utiles, plus de moyens de salut. L’âme seule se trouvera en présence de Dieu seul. Plus d’amis, plus d’illusions, plus de dignités, plus de richesses. Les œuvres de la vie seront seules pesées. Vos péchés et vos bonnes actions, voilà tout ce qui vous restera de votre passage sur la terre. Les péchés les plus secrets, comme les scandales les plus publics. Ce que vous avez caché si soigneusement à la vue des hommes, comme ce que vous n’avez pu dérober à leur connaissance. Les bonnes actions qui ont édifié vos frères, comme celles que votre main gauche ignore ; les bonnes œuvres extérieures, comme les plus intimes pensées de votre âme.

Tout est écrit. L’œil de Dieu a tout vu. Il vous a suivi depuis le moment de votre naissance jusqu’à l’instant de votre mort. Seul ou en compagnie, dans les ténèbres ou à la clarté du soleil, dans votre patrie ou au milieu de lointains voyages, jamais vous n’avez échappé un seul instant à la profondeur de ses regards. O mon fils, dites avec le saint homme Job : «Que ferai-je lorsque le Seigneur se lèvera pour me juger ? Et lorsqu’il m’interrogera, que lui répondrai-je ? (Job 31, 14)»

Que répondrez-vous, mon fils, si après tant de faveurs, de miséricordes, d’invitations de la grâce, vous n’avez pas servi généreusement votre Dieu. Vous ne pourrez point dire : «Seigneur, je ne vous ai point servi parce que je ne vous connaissais pas». Vous connaissez votre Dieu ; Il vous a éclairé de sa lumière ; Il vous a nourri du pain de sa parole et de sa chair sacrée ; Il a parlé souvent à votre cœur, il vous a rappelé quand vous vous éloigniez de Lui ; Il en a agi avec vous comme l’ami le plus tendre et le plus dévoué. Mais au jour du jugement, il n’y aura plus de miséricorde, il n’y aura plus de pardon. Ici-bas Jésus est le Bon Pasteur (Jn 10, 14), qui cherche la brebis égarée et la ramène au bercail sur ses épaules (Lc 15, 4). Il est le Père de famille qui presse sur son cœur son fils repentant et lui donne le baiser de paix (Ibid. 10, 16). Il est le Médecin charitable qui verse sur les plaies de notre âme l’huile et le vin de la grâce (Ibid. 10, 33). Il est l’Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde (Jn 1, 29). Il est l’Hostie sainte, la Victime qui s’offre pour le salut des hommes.

Mais au jour du jugement, Jésus est ce Maître sévère qui demande à ses serviteurs un compte rigoureux de leur administration (Lc 16, 2). Il est ce Roi inflexible qui fait jeter dans les ténèbres extérieures, l’homme qui était venu prendre place au festin sans être revêtu de la robe nuptiale (Matt. 22, 13). Il est ce Juge inexorable qui rendra à chacun selon ses œuvres (Rom. 2, 5), qui ne fait acception de personne, et que les présents ne peuvent gagner (Deut. 10, 7). O mon fils, quel contraste subit et effrayant pour une âme qui s’est jouée pendant de longues années de la grâce et qui a vécu dans l’aveuglement du péché ! Tout-à-coup une lumière inévitable vient la pénétrer et la saisir. Elle découvre l’abîme où elle s’est volontairement plongée. Le flambeau de la vérité parcourt toutes ses œuvres, pénètre jusqu’aux replis les plus reculés de sa conscience (Ps. 43, 22) et une éternelle sentence suit de près cette effrayante investigation.

Pour vous, mon fils, fuyez l’iniquité, servez Dieu de tout votre cœur ; attachez-vous à Lui ; réparez vos fautes tandis qu’il en est temps encore. Pensez que toutes vos actions sont faites sous l’œil de Jésus qui les jugera infailliblement. Car, dit le Sage, à la mort de l’homme toutes ses œuvres seront mises à nu (Eccl. 14, 29) ; car il est arrêté, dit l’Apôtre, que les hommes mourront une fois, et qu’après leur mort ils seront jugés (He. 9, 27).

Sépulture chrétienne

La seule sépulture chrétienne est celle de l’Église catholique, et pour les baptisés non-excommuniés.

Code de droit canon de 1917, Can. 1240 : «§ 1. Sont privés de la sépulture ecclésiastique, à moins qu’ils n’aient donné quelque signe de pénitence avant leur mort :

1° Ceux qui ont fait apostasie notoire de la foi chrétienne, ou sont attachés notoirement à une secte hérétique, ou schismatique, ou à la secte maçonnique, ou aux sociétés du même genre.

2° Les excommuniés ou interdits après une sentence condamnatoire ;

3° Ceux qui se sont donnés la mort délibérément ;

4° Ceux qui meurent en duel, ou d’une blessure qu’ils y ont reçue ;

5° Ceux qui ont ordonné que leur corps soit livré à la crémation ;

6° Les autres pécheurs publics et manifestes».

L’Église interdit aux fidèles d’assister aux funérailles non-catholiques. (comme aussi les mariages et autres cérémonies religieuses non-catholiques).

Code de droit canon de 1917, Canon 1258 : «§ 1. Il n’est pas licite pour les fidèles d’aider de n’importe quelle manière activement ou d’avoir un rôle sacré avec des [rites] non-catholiques».

La crémation volontaire est un péché mortel. La loi traditionnelle de l’Église condamne la crémation et interdit la sépulture ecclésiastique à ceux qui la demande.

Code de droit canon de 1917, Can. 1203 : «§ 1. Les corps des fidèles défunts doivent être ensevelis, leur crémation étant réprouvée. § 2. Il est interdit d’utiliser pour les cadavres le procédé de la crémation».

 

La Bible et l’Église catholique enseignent que peu sont sauvés

Beaucoup nient ce que dit Jésus-Christ, le Verbe éternel de Dieu incarné, et l’interprètent de manière hérétique pour se faire bonne figure mais ils seront jugés par cette même parole.

Jean 12, 48 : «Celui qui me méprise et ne reçoit pas mes paroles, a qui le juge : la parole que j’ai annoncée sera elle-même son juge au dernier jour».

Peu sont sauvés déjà en temps normaux

En des temps plus normaux de l’Église, déjà peu se sauvent, c’est ce que dit la Parole infaillible de Dieu.

Matthieu 7, 13 : « Entrez par la porte étroite ; parce que large est la porte et spacieuse la voie qui conduit à la perdition ; et nombreux sont ceux qui entrent par elle. Combien est étroite la porte et resserrée la voie qui conduit à la vie, et qu’il en est peu qui la trouvent ! »

Matth. 22, 14 : « Car beaucoup sont appelés, mais peu élus ».

I Pierre 4, 18 : «Et si le juste est à peine sauvé, l’impie et le pécheur où se présenteront-ils ? ».

Saint Jérôme estime que quelques uns sur cent mille sont sauvés, ce qui fait quelques dizaines sur un million et quelques milliers sur un milliard.

Encore moins sont sauvés en ces temps de grande apostasie

En ces temps actuels de la grande apostasie généralisée où la plupart renient le Christ et son Église, il n’y en reste que très très peu qui se sauvent. La grande apostasie a considérablement éclipsé la véritable Église catholique et a aussi piégé, à plusieurs niveaux d’hérésies, le retour à la vraie foi et dans le sein de l’Église, pour ceux qui sont éloignés de l’Église et du salut comme : secte vatican 2, traditionalistes hérétiques (FSSPX, thucites, etc.), sédévacantistes hérétiques (Le sédévacantisme est la seule position théologique catholique correcte actuellement, mais la plupart des sédévacantistes tiennent par ailleurs de nombreuses hérésies).

Matthieu 24, 15, 21 : «Quand donc vous verrez l’abomination de la désolation, … régnant dans le lieu saint [Saint siège occupé par la secte vatican 2 et sa fausse messe idolâtre] … Car alors la tribulation sera grande, telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura point».

2 Thessaloniciens 2, 3 : «Il [le jour du Seigneur] ne viendra point, qu’auparavant ne soit venue l’apostasie».

1 Timothée 4, 1-2 : «Or l’Esprit dit manifestement que, dans les derniers temps, quelques-uns [la plupart] abandonneront la foi [apostasie], s’attachant à des esprits d’erreur [hérésies], et à des doctrines de démons [fausses religions et religions de l’homme], parlant le mensonge avec hypocrisie, et ayant la conscience cautérisée ;»

2 Tim. 3, 1-2, 5 : «Or sache qu’à la fin des jours, viendront des temps périlleux. Il y aura des hommes … Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité. Évite encore ceux-là [apostats, hérétiques, schismatiques] ;»

2 Timothée, 4, 3a : «Car viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine…».

Notre-Dame de La Salette, le 19 septembre 1846 : «Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist … L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation … On croira tout perdu».

Sœur Lucie de Fatima, 1957 : «Le diable est prêt à s’engager dans une bataille décisive contre la Vierge. Et une bataille décisive est la bataille finale où un côté sera victorieux et l’autre subira la défaite».

Apocalypse 12, 9, 12 : «Malheur à la terre et la mer parce que le diable est descendu vers vous, plein d’une grande colère, sachant qu’il n’a que peu de temps». 

 

Aides à la bonne mort

Mourir en état de péché mortel conduit directement en enfer. La bonne mort est de mourir baptisé en état de grâce, ou sans péché mortel qui ne soit pardonné par la contrition et la pénitence, ni même sans péché véniel pour éviter même le feu du Purgatoire.

La passion de Jésus-Christ

La mort et passion de Jésus-Christ est le fondement de toute la Rédemption et donc de toute préparation à la mort. Voir Chemin de croix

 

Le scapulaire de Notre Dame du Carmel

scapulaire mont carmel

Un scapulaire (de scapula, omoplate / épaule) est une étoffe double à cordons qui se porte sur les épaules. Le port du scapulaire  de Notre Dame du Carmel  donne de participer aux biens spirituels de la Confrérie et de toute la famille spirituelle du Carmel. Le scapulaire du Mont Carmel est un petit scapulaire individuel avec statut spécial équivalent à un grand scapulaire, et il est un signe d’appartenance et de consécration à la Sainte Vierge. De nombreux miracles et des faits inouïs sont rapportés à son sujet depuis des siècles. L’authentique liste des indulgences, privilèges et indults du Scapulaire de la Confraternité du Mont Carmel date du 4 Juillet 1908, par la Congrégation des Indulgences.

Promesses de Notre Dame – scapulaire du Mont Carmel

Pratique

  • Recevoir l’imposition du Scapulaire marron du Mont Carmel selon le rite de l’Église catholique.
  • Porter le Scapulaire jour et nuit.
  • Conserver la chasteté de son état.
  • Réciter quotidiennement le petit Office de la Sainte Vierge (peut être commuer par le Rosaire quotidien) ou si impossibilité, abstinence les mercredis et samedis et respect des jeûnes de l’Église.
  • Pour bénéficier de la protection et des promesses de la Sainte Vierge : Intégrité de vie et pureté de mœurs.

Bienfaits

  • Préservation de l’enfer ;
  • Appartenance et bénéfice des grâces, fruits, prières et sacrifices de la famille carmélitaine.
  • Persévérance finale ;
  • Privilège sabbatin : délivrance du purgatoire le samedi suivant la mort (Pape Jean XXII, Bulle Sacratissimo uti culmine, 3 mars 1322).

Deux conditions pour bénéficier de la promesse du privilège sabbatin :
1 – L’observation de la chasteté de son état : Chasteté complète dans le célibat ;chasteté  conjugale dans le mariage.
2 – La récitation des heures canoniales ou du petit Office de la Sainte Vierge (pouvant être commuer par le Rosaire quotidien) ou, si impossibilité, abstinence les mercredis et samedis et respect des jeûnes de l’Église.

Le privilège sabbatin a été approuvé par les papes Jean XXII en 1322 ; Clément VII en 1530 ; Paul III en 1534 ; Pie IV en 1561 ; Saint Pie V en 1566 ; Paul V en 1613 ; Saint Pie X en 1910 ; Benoît XV en 1916 ; Pie XII en 1950.

Pape Paul V, décret sur l’observance de la confrérie de Notre Dame du Mont-Carmel, 11 fév. 1613 : «Nous permettons aux frères carmes de prêcher que le peuple chrétien peut croire pieusement, pour ce qui est du secours des âmes des Frères et des Confrères de la Confrérie de Notre Dame du Mont-Carmel, décédés en charité, qui auront en leur vie porté l’habit, gardé la chasteté selon leur état, récité le petit office, ou, s’ils ne savent pas lire, auront gardé les jeûnes de l’Église et fait abstinence de chair le mercredi et le samedi, que la très sainte Vierge par ses intercessions continuelles, par ses pieux suffrages et par sa protection spéciale, les aidera quand ils seront partis de ce monde, principalement le jour du samedi, qui est dédié par l’Église à la bienheureuse Vierge Marie». (Traité des Confréries en général et de quelques-unes en particulier, P. Nicolas Colin, Prémontré, éd. 1784, p. 276)

Pape Benoit XIV (règ. 1740-1758), Traité De festis, part. II, art. 73, T. 2, p. 329 : «Au XIIIème siècle mourut le Bienheureux Simon [Stock], homme d’une grande sainteté de vie. Longtemps avant sa mort, la sainte Vierge lui était apparue [dans la nuit du 15 au 16 juillet 1251], et lui avait donné le scapulaire comme une distinction de l’ordre du Carmel et le gage de sa protection spéciale. Cinquante ans après, elle apparue au pape Jean XXII [Elle lui annonça qu’il serait futur pape], et l’avertit de plusieurs grâces d’indulgences qu’elle avait obtenue de son divin Fils pour les confrères et consœurs de son ordre. Le pape Jean XXII en fit la promulgation le 3 mars 1322 par une bulle dite sabbatine [Bulle Sacratissimo uti culmine]. … Le privilège de cette bulle a été confirmé par les souverains pontifes Clément VII [Bulle Ex clementis, 12 août 1530], Pie V [Bulle Superna dispositione, 18 février 1566], Grégoire XIII [Ut Laudes]. … La vision du bienheureux Simon est véritable. Nous pensons que tout  le monde doit la regarder aussi comme véritable».

Saint Jean de la Croix : «comment la Mère de Dieu du Carmel, au jour du samedi, accourait avec son secours et sa faveur au purgatoire, et comment elle sortait de là les âmes des religieux ou des personnes qui avaient porté son saint Scapulaire».

Sainte Thérèse d’Avila, sa vie, auteur elle-même, chap. 38 : «un très bon religieux de notre Ordre étant fort malade, je connus dans un grand recueillement qui me prit en entendant la Messe un samedi, qu’il était mort, et je le vis monter au Ciel sans entrer en purgatoire ; j’ai appris depuis qu’il était mort en effet à la même heure que je l’avais vu… Je fus fort étonnée de ce qu’il n’avait pas passé par le purgatoire, mais il me fut dit que s’il l’avait évité, c’est qu’il avait suivi fidèlement la Règle de sa profession et avait bénéficié de la grâce accordée à l’ordre par les bulles particulières touchant les peines du purgatoire».

Le port du saint Scapulaire du Mont Carmel :

Décret du saint office, Cum sacra (sous le Pape Saint Pie X), 16 décembre 1910 (Acta Apost. Sedis, III, 22 sq.) : «Bien que nous souhaitions ardemment qu’on continue à se servir des scapulaires en étoffe, il sera loisible à tous ceux qui ont déjà reçu une fois le scapulaire en étoffe, de le remplacer par une médaille en métal qui représente d’un côté l’image de Notre-Seigneur et de l’autre, l’image de N-D du Mont Carmel. Tout prêtre qui a déjà reçu le pouvoir de bénir et d’imposer le scapulaire en étoffe peut bénir la médaille qui remplace ce scapulaire».

Encyclopédie catholique, Scapulaire, 1907-1913 : «Depuis 1910 et le règlement du Saint-Office du 16 Décembre de cette année (Acta Apost. Sedis, III, 22 sq.), il est permis de porter, au lieu d’un ou plusieurs des petits scapulaires une seule médaille de métal. Cette médaille doit avoir d’un côté une représentation de Jésus-Christ avec Son Sacré-Cœur et de l’autre une image de la Mère de Dieu. Toutes les personnes qui ont été validement investis avec un saint Scapulaire en laine peuvent le remplacer par cette médaille. La médaille doit être bénie par un prêtre possédant la faculté de bénir et d’imposer le scapulaire duquel la médaille est à remplacer. Les facultés de bénir ces médailles sont soumis aux mêmes conditions et limites que les facultés de bénir et d’imposer les scapulaires correspondants. Si la médaille doit être porté à la place d’un certain nombre de scapulaires, elle doit recevoir la bénédiction qui serait attachée à chacun d’eux, soit autant de bénédictions que le nombre de scapulaires qu’elle remplace. Pour chaque bénédiction un signe de la croix suffit. Cette médaille doit également être portée en permanence, que ce soit autour du cou ou d’une autre manière convenable, et elle peut bénéficier de tous les indulgences et privilèges des petits scapulaires sans exception. Seuls les petits (pas les grands) scapulaires peuvent être validement remplacés par des médailles».

L’Eglise préfère le port du Scapulaire du Carmel en laine ; la concession de la médaille n’est qu’une dispense, c’est-à-dire que la faculté de remplacer le Scapulaire de tissu par une médaille bénite et comportant N-D du Mont Carmel et le Sacré-Coeur n’est valide : 1) qu’après l’imposition du Scapulaire en tissu, et 2) surtout en raison de la rapide corruption de l’étoffe dans les pays chauds et seulement pour ceux qui auraient de graves inconvénients à porter l’étoffe. Il ne s’agit pas de remplacer le port du scapulaire par la médaille pour n’importe quelle raison auquel cas les bénéfices ne seront plus valides.

L’apostat et antipape Jean 23, l’initiateur de l’apostasie vatican 2, a aussi écrit sur la médaille : c’est invalide et sacrilège car il n’est pas un vrai pape.

 Autres scapulaires :

Les petits scapulaires sont ceux des Confréries et Archiconfréries des Congrégations. Les grands scapulaires sont ceux des Ordres et Congrégations religieuses et aussi de leurs tiers-ordres. Les scapulaires sont des aides précieuses pour obtenir les grâces et pour le salut, mais ils ne sont pas une garantie absolue du salut qui dépend de la réponse de l’âme à la grâce. La liste ci-dessous est celles des autres petits scapulaires individuels (pas des grands scapulaires) :

  • Scapulaire blanc de la Très Sainte Trinité de l’Ordre des Trinitaires (Approb.  Congrégation des Indulgences, 13 août 1899) ;

  • Scapulaire blanc de Notre-Dame de Rançon de l’Ordre de Notre-Dame de la Miséricorde pour la rédemption des captifs (Approb. Congrégation des Indulgences, 30 juillet 1868) ;

  • Scapulaire noir de Notre Dame des sept douleurs de l’Ordre des Servites (Approb.  Congrégation des Indulgences, 7 mars 1888) ;

  • Scapulaire bleu de l’Immaculée Conception de l’Ordre des Théatins (Approb. Clément X, 30 janv. 1671, Clément XI, Congrégation des Indulgences, 1845 et 26 août 1882 – Rescr. Auth. SC Indulg., Pp. 574 sqq., n. 57) ;

  • Scapulaire rouge du Très Précieux Sang de l’Archiconfrérie du Très Précieux Sang (Approb. Sixte V, Pie VII, 27 fév. 1809, Pie IX, 19 janv. 1850) ;
  • Scapulaire noir de la Passion de la Congrégation des Passionistes (Approb. Congrégation des Indulgences, 10 mai 1877) ;
  • Scapulaire rouge de la Passion de l’Ordre des Lazaristes (Approb. Pie IX rescrit du 25 juin 1847) ;
  • Scapulaire noir de la Bienheureuse Vierge Marie «Aide des malades» d’un frère de l’Ordre de Saint Camille (Approb. Pie IX, 1860, Léon XIII 1883, rescrit de la Congrégation des Indulgences, 21 juil. 1883) ;

  • Scapulaire blanc du Cœur immaculé de Marie de l’Ordre des fils du Cœur lmmaculé de Marie (Approb. Pie IX, 11 mai 1877, Congrégation des Rites, 1907, Acta Pontificia mars 1911, annexe) ;

  • Scapulaire noir et bleu de l’Archange saint Michel (Approb. Confrérie à Rome, 1878 ; Léon XIII, Archiconfrérie du Scapulaire de St Michel, 1880 ; Décret de la Congrégation des Indulgences, 28 mars 1903) ;

  • Scapulaire noir de saint Benoit de la Confrérie de St Benoît pour les non-oblats (Approb. Confrérie 19ème s., Indulgences, 1882 et 1883) ;

  • Scapulaire blanc de la Mère du Bon Conseil de l’Ordre des Augustins (Approb. Léon XIII, décret de la Congrégation des Rites, 19-21 décembre 1893 ) ;

  • Scapulaire violet de Saint-Joseph de l’Ordre des Capucins (Approb. décret de la Congrégation des Rites, 8 juil. 1880 ; Léon XIII, 15 avril 1898) ;

  • Scapulaire blanc du Sacré-Cœur de Jésus de Ste Marguerite-Marie Alacoque et Pellevoisin (Approb. Pie IX, 1872 ; Congrégation des Rites, 4 avril 1900, Léon XIII, bref du 10 juil.) ;

  • Scapulaire blanc des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de la Congrégation des Filles du Sacré-Cœur (Approb. décret de la Congrégation des Rites, 4 avril 1900 ; indulgencié en 1901, augmenté par Pie X en 1906) ;

  • Scapulaire blanc de Saint Dominique de l’Ordre des dominicains (Indulgence Pie X 23 nov. 1903 ; Livret des facultés, Rome, 1909) ;

  • Scapulaire blanc et noir de la Sainte Face de l’Archiconfrérie de la Sainte Face (Pieuse pratique sans indulgence spéciale pouvant être remplacée par une médaille ou croix de la sainte Face) ;
  • « Scapulaire » vert (n’est pas un scapulaire mais une étoffe simple) de sœur Justine Bisqueyburu de la Compagnie des Filles de la Charité de St Vincent de Paul, portant l’inscription à dire chaque jour : «Cœur immaculé de Marie, priez pour nous maintenant et à l’heure de notre mort». (Les Filles de la Charité ayant sollicité Pie IX, par le Procureur général de la Mission, pour ce scapulaire, il aurait répondu verbalement le 3 avril 1870 : «Je donne toute permission pour cela. Écrivez à ces bonnes Sœurs que je les autorise à le confectionner et à le distribuer». Voir le livre « Le Scapulaire vert et ses prodiges » par Marie-Edouard Mott, prêtre de la Mission, 1923, Filles de la Charité).

 

Le saint Rosaire

La dévotion à la sainte Vierge est nécessaire pour faire son salut. Le saint Rosaire est le principal de la dévotion à la sainte Vierge. Notre-Dame est notre Mère et notre avocate, elle assiste toujours ceux qui L’invoquent implicitement par la prière du Rosaire. L’Église nous le rappelle dans la prière Memorare : «… qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont recours à votre protection, imploré votre assistance et réclamé vos suffrages [votre intercession], ait été abandonné …» Voir : Rosaire

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum. Benedicta tu in mulieribus ; et benedictus fructus ventris tui, Jesus. Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis, peccatoribus, nunc, et in hora mortis nostræ. Amen.

Saint Joseph

Saint Joseph, l’époux de la Vierge Mère de Dieu, est le patron de la bonne mort. Il est à rappeler que la bonne mort consiste d’abord à mourir à soi-même pendant sa vie afin de mourir en état de grâce.

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé, vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus l’enfant divin de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille [domestique et Eglise], de santé [corps et âme] et de travail [physique et spirituel] jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen. (Pape Léon XIII)

Ave Joseph, gratia Dei abundantius praedite, cujus ulnae Salvatorem parvulum portaverunt et oculi erescentem aspexerunt : benedictus es inter viros, et benedictus filius almae Sponsae tuae Jesus. Sancte Joseph, qui Unigenito Dei in patrem es electus, quamdiu in terris inter familiae valetudinis laborisque curas versamur, ora pro nobis et morte imminente nobis subvenire dignare. Amen.

Voir :  Imitation de Saint Joseph chapitres XXII à XXX

Saint Michel Archange

Saint Michel est le patron des agonisants.

La tradition chrétienne donne quatre offices à Saint Michel :

  • Lutter contre Satan.
  • Sauver les âmes des fidèles de la puissance de l’ennemi, surtout à l’heure de la mort.
  • Champion [défenseur des droits] du peuple de Dieu, les Juifs dans l’ancienne loi, les chrétiens dans le Nouveau Testament ; par conséquent il était le patron de l’Église et des ordres de chevaliers au Moyen-Âge.
  • Appeler sur la terre les âmes des hommes et les porter au jugement (« signifer S. Michael repraesentet eas in lucam sanctam », Offert. Miss Defunct. « Constituit eum principem super animas suscipiendas », Antiph. off. Cf. Le Berger d’Hermas, L. III, Similitude 8, Chapitre 3). (Encyclopédie catholique 1907-1913)

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat afin que nous ne périssions pas au jour du redoutable jugement (Jugement particulier).

Saint Père Benoit

Saint Benoit est patron de la bonne mort. L’Église bénit le crucifix portant la médaille de saint Benoît avec indulgence plénière pour l’heure de la mort à ceux qui s’en serviront en invoquant Jésus-Christ de cœur contrit.

La médaille de saint Benoit comporte une inscription-prière pour l’heure de la mort :

CRUX S. PATRIS BENEDICTI . EIUS IN OBITU NRO [=NOSTRO] PRÆSENTIA MUNIAMUR : Croix du Saint Père Benoit. Qu’il nous protège de sa présence à l’heure de notre mort.

méd st benoit front

Médaille de Saint Benoit, face frontale

Voir Bénédiction de la médaille de saint Benoit

Saint Benoit a promis de protéger par sa présence, contre les assauts et pièges du démon, les mourants qui feraient mémoire de sa mort debout en croix, afin de les conduire vers le Ciel.

 

Indulgence plénière à l’heure de la mort pour la lecture de la Bible

1. Aux fidèles qui liront les livres de la sainte Écriture pour au moins un quart d’heure ; avec le grand respect dû à la parole divine et par manière de lecture spirituelle, on accorde : Une indulgence de trois ans.

2. Aux fidèles qui liront pieusement au moins quelques versets des Évangiles, et qui de plus , baisant le Saint Livre, réciteront une des invocations suivantes : «Que par la puissance des paroles de l’Évangile nos fautes soient effacées», «Que la lecture de l’Évangile soit notre salut et notre protection», «Que le Christ nous enseigne les paroles du Saint Évangile», on accorde : Une indulgence de 500 jours.

Une indulgence plénière, aux conditions ordinaires, est accordée à ceux qui pour un mois agissent de la façon décrite plus haut.

Une indulgence plénière à l’heure de la mort est accordée à ceux qui souvent durant leur vie auront accompli ce saint exercice, pourvu que, s’étant confessés et ayant communié, ou du moins regrettant leurs péchés [contrition], ils invoquent le très saint nom de Jésus de bouche, si possible, ou au moins de cœur, et qu’ils acceptent la mort de la main de Dieu, comme salaire du péché.

Voir À propos de la bible

Indulgence plénière à l’heure de la mort à l’invocation : « Jésus ! »

À l’invocation : « Jésus ! », Indulgence 300 jours, chaque fois – Plénière, une fois par mois, aux conditions ordinaires pour l’invocation quotidienne. – Indulgence Plénière, à l’article de la mort, aux conditions suivantes : a) l’avoir souvent répétée durant la vie ; b) que s’étant confessé et ayant communié, ou du moins qu’étant contrit de cœur, on invoque de bouche, si on le peut, ou du moins de cœur, le saint Nom de Jésus, et c) qu’on accepte patiemment de la main de Dieu la mort comme châtiment du péché. (Pén., 9 déc. 1933).

Acte de résignation à la volonté divine – acceptation de la mort

Mon Seigneur et mon Dieu, dès maintenant j’accepte d’un cœur soumis le genre de mort qu’il vous plaira de m’envoyer, avec toutes ses peines, toutes ses angoisses, et toutes ses douleurs.

(Ind. 7 ans. Quiconque une fois dans sa vie un jour à son choix, après la confession et la communion, aura fait cet acte avec véritable amour de Dieu, s’assure par ce seul fait d’indulgence plénière le jour de la mort. Pén., 18 mars 1932).

Méditation sur les fins dernières : la mort, le jugement, l’enfer ou le ciel

Les fins dernières sont une réalité inéluctable : 1° la mort qui est la séparation de l’âme et du corps, 2° le jugement de l’âme par Jésus-Christ selon le bien ou le mal accompli dans la chair, 3° l’enfer éternel ou le ciel (directement ou en passant par le purgatoire pour que l’âme se purifie du reste de peines temporelles de ses péchés pardonnés).

Conclusion

Absolument rien ne peut être comparé avec salut éternel qui doit être la chose la plus importante recherchée et poursuivie par dessus toutes autres choses sur terre.  L’Église catholique enseigne qu’il n’y a absolument aucun salut sans la vraie foi divine et catholique pure et entière ni sans les œuvres de la foi. La foi est le fondement de l’Espérance et de la Charité, et l’unique moyen que Dieu donne pour le connaître, être en relation avec Lui, faire son salut et le posséder. La foi requiert de soumettre son intelligence à Jésus-Christ et à Sa véritable Église catholique. Les œuvres de la foi requièrent de soumettre sa volonté à Jésus-Christ et à Sa véritable Église catholique. L’âme humaine est éternelle, créée à l’Image de Dieu, et à la mort elle se sépara du corps et se retrouvera devant l’éternité à laquelle elle n’était pas familière sur terre. Éternité insupportable éloignée de Dieu son Créateur quand l’âme sur terre n’a pas soumise sa volonté à celle de son Dieu, n’a pas fait pénitence, et n’a pas soumis la chair et ses œuvres ; Éternité en sécurité avec Dieu quand l’âme s’est soumise à son Rédempteur Jésus-Christ et à Sa véritable Église catholique pendant sa vie terrestre.