Termes catholiques nécessaires de connaître

Sommaire

  • Antipape
  • Apostasie / apostat
  • Apostolique
  • De foi (Latin : De fide)
  • De foi divine
  • Dogme
  • Ex cathedra
  • Excommunication
  • Hérétique / hérésie
  • Faillible
  • Hérétique matériel / hérésie matérielle
  • Hérésie contre la loi naturelle
  • Hérésie soupçonnée / suspect d’hérésie
  • Indéfectibilité
  • Infaillibilité
  • Islam
  • Judaïsme
  • Loi divine – Loi ecclésiastique – Loi naturelle
  • Magistère
  • Non-catholique
  • Novus Ordo
  • Œcuménisme
  • « Orthodoxes » orientaux
  • Paganisme
  • Panthéisme
  • Papauté
  • Pères
  • Protestants
  • Règle de la foi
  • Révélation Divine
  • Schismatique
  • Sédévacantiste / sédévacant
  • Secte Vatican 2
  • Tradition de l’Eglise
  • Traditionaliste(s)
  • Traditionnel(s)
  • Vatican 2
  • Véritable Église catholique

 

Antipape :

Encyclopédie catholique 1907-1913, « Antipape » : «Un faux prétendant du Saint-Siège en opposition à un pontife canoniquement élu».

Un antipape est soit non-canoniquement élu, soit hérétique (excommunié automatiquement), avant, ou pendant ou après son « élection », soit les deux. 42 antipapes ont existé dans l’histoire de l’Église, dont certains ont même régné à Rome.

Apostasie / apostat :

Baptisé qui abandonne la foi Chrétienne soit pour être athée, ou autre chose (St Thomas, II. II. Q. XII art. 1, r. 3 ; CIC 1325 § 2.). L’apostat est excommunié (anathème) automatiquement (ipso facto).

Distinctions théologiques – comme l’hérétique et le schismatique – :

  • apostat formel : renonce ou abandonne toute la foi Chrétienne à cause d’une ignorance qu’il peut vaincre ou à cause d’une erreur ou d’un doute de mauvaise foi.
  • apostat manifeste : ne peut être caché d’aucune manière.
  • apostat occulte : peut demeurer suffisamment caché.
  • apostat public : adhère ouvertement à l’abandon de toute la foi ou à une secte apostate.
  • apostat privé : n’adhère pas ouvertement à l’abandon de toute la foi ou à une secte apostate.
  • apostat matériel : un apostat matériel n’est pas un apostat, car il est un ignorant de bonne foi ou dans l’ignorance non-coupable.

Apostolique :

Des Apôtres. Foi des Apôtres. Succession des Apôtres. Collège apostolique : Collège des Apôtres. Église apostolique : Église fondée sur l’autorité, la foi et la succession des Apôtres d’après le commandement de Jésus-Christ.

De foi (Latin : De fide) :

N’est de foi ou de fide ou appartenant à la foi que le consensus unanime (Latin : unanimem consensum) des pères ou enseignement universel et constant (Latin : universali et constanti consensu) des théologiens de l’Église catholique. « consensus unanime » ou « universel et constant » signifie tous et tout le temps.

Une doctrine de la foi ou de la morale qui est enseignée par le consentement unanime des Pères fait partie du Magistère ordinaire infaillible. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi.

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : «Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum]». (Décrétales 802-803)

Le Concile de Trente au 16ème siècle a été le premier à définir infailliblement qu’un consensus peut en effet faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire. Et il a été le premier à définir infailliblement que le seul genre de consensus qui peut le faire est le consensus unanime des Pères de l’Église.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex-cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

De foi divine :

Défini par le Concile du Vatican ou Vatican I.

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Un pape qui dit ou écrit (ou un décret qu’il approuve) que tel enseignement est conforme ou fait partie ou est contraire à la Révélation, cela doit être cru de foi divine, c’est-à-dire infailliblement.

Dogme : 

Le dogme définit la foi catholique et est immuable et de loi divine. Il n’existe pas d’évolution du dogme (hérésie du modernisme), le dogme est ce qui a toujours été vrai dans l’Église. Le dogme doit être compris tel que le dit l’Église.

Pape Pie IX, premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra : «Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

Ex cathedra :

Enseignement infaillible solennel de la Chaire de Saint Pierre quand il a rempli les conditions pour une déclaration infaillible. C’est une hérésie et un péché mortel de nier une déclaration ex cathedra d’un pape puisqu’elle constitue le dogme que le Christ a révélé à l’église. Conditions définies par le Concile de Trente (voir Infaillibilité) :

  •  «remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens» : Le Pape doit s’adresser à toute l’Église et non à une église particulière.
  • «il définit» : Le pape doit définir, par exemple dire : « nous définissons que… » ou, « nous enseignons que c’est une chose révélé par Dieu… », ou « L’Église professe… », ou « L’Église élève sa voix… », ou « L’Église condamne, anathématise, etc… », etc.
  • «en vertu de sa suprême autorité apostolique» : Le pape doit utiliser cette expression ou une autre semblable, ou exercer sa suprême autorité apostolique en ratifiant un concile, par exemple.
  • «une doctrine en matière de foi ou de morale» : La définition doit concerner la foi ou la morale et non un autre domaine, pour être infaillible.
  • «doit être tenue par toute l’Église» : Cette définition, pour être infaillible, doit enseigner que toute l’Église entière y est tenue.

Excommunication :

Censure ou peine excluant un baptisé de la communion. L’excommunication est automatique pour apostasie, hérésie et schisme ou participation à une secte hérétique. L’acte d’abjuration délie automatiquement de l’excommunication dans les temps actuels où le saint Siège est vide.

Distinctions théologiques :

  • Excommunication matérielle si elle est prononcée contre un baptisé présumé coupable et obstiné à cause d’une erreur, sans laquelle il ne serait pas ainsi obstiné.
  • Excommunication formelle lorsqu’elle atteint un homme vraiment coupable et obstiné.
  • Excommunication totale ou partielle (anciennement majeure et mineure) selon que l’excommunication exclut en toutes choses de la communion des fidèles ou seulement dans quelques biens qui tombent sous la juridiction de l’Église. Mais les biens surnaturels internes, comme la grâce sanctifiante et les vertus infuses, ne sont pas enlevés par la censure.
  • Excommunication vitandus (à éviter) : excommunié qui a été exclu nominativement de la communion des fidèles par le Saint Siège, soit par le droit lui-même, soit par un décret public où il est nominativement dénoncé comme vitandus (CIC 2241, 2247, 2258, 2343 § 1 n° 1).
  • Excommunication parfaite celle par laquelle le Saint Siège a l’intention de séparer du corps même de l’Église, un homme coupable et obstiné. Donc outre la privation des biens spirituels qui tombent sous la juridiction de l’Église, à l’excommunication parfaite est attaché particulièrement, et c’est sa spécificité, cette intention manifeste de séparer du corps de l’Église. Mais comme l’intention principale de l’Église est de conduire l’excommunié à la guérison et non à la mort, si l’excommunié revient à la grâce par la contrition et la charité, ipso facto (par le fait même) l’excommunication cesse d’être parfaite, bien que juridiquement il demeure excommunié vitandus, et il ne peut pas licitement participer à la communion des fidèles jusqu’à ce qu’il soit absout.

Faillible :

Seul le Magistère est infaillible par participation de l’infaillibilité de Dieu. Tout enseignement qui n’est pas le Magistère de l’Église est faillible, c’est à dire qu’il peut-être erroné.  Tout enseignement faillible doit être tenu par tout baptisé quand il ne contredit pas le Magistère, et doit être rejeté s’il contredit le Magistère. Ne pendre que le dogme pour rejeter l’enseignement faillible est condamné par le Syllabus de Pie IX, n° 22.

Hérétique / hérésie : 

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « … la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran (1512-1517), Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]»

Encyclopédie catholique, 1907-1913, Hérésie :  : «L’adhérence tenace à une doctrine contraire à un point de la foi clairement définie par l’Église est une hérésie pure et simple».

L’hérésie c’est refuser ou douter obstinément d’un ou plusieurs points de foi divine et catholique. Refuser en connaissance et compréhension l’autorité doctrinale de l’Église catholique est hérétique et excommunie de fait (ou ipso facto et sans aucune déclaration). L’hérésie est le pire de tous les péchés, le péché contre la foi divine sans laquelle le salut n’existe pas.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 : « De ce que quelqu’un, dit-il, ne croit pas tout cela (ces hérésies) et se dise chrétien catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et si quiconque adhère à une seule de celles-ci, il n’est pas un catholique».

Pape saint Pie X, Editae Saepe, 26 mai 1910 : « C’est un fait certain, bien établi, qu’aucun autre crime n’offense à ce point gravement Dieu et provoque Sa plus grande colère que le vice de l’hérésie».

Encyclopédie catholique, 1907-1913, Hérésie : «St Thomas (II-II, Q. XI, R. 1) définit l’hérésie : « une espèce d’infidélité chez les hommes qui, après avoir professé la foi du Christ, corrompent ses dogmes« . La foi chrétienne droite consiste à donner son assentiment volontaire au Christ dans tout ce qui appartient vraiment à son enseignement.

«Il y a donc deux façons de déviation du christianisme : Celle en refusant de croire dans le Christ Lui-même, qui est la voie de l’infidélité commune aux païens et aux Juifs, l’autre en limitant la croyance à certains points de la doctrine du Christ sélectionnés et façonnés à volonté, qui est la manière des hérétiques.

«L’objet de la foi et de l’hérésie est, par conséquent, le dépôt de la foi, qui est la somme totale des vérités révélées dans l’Écriture et la tradition comme proposée à notre croyance par l’Église. Le croyant accepte la totalité du dépôt tel que proposé par l’Église ; l’hérétique accepte seulement les parties qu’il se recommande de sa propre approbation.

«Les principes hérétiques peuvent être liés à des causes involontaires : l’ignorance non coupable de la vraie croyance, le jugement erroné, l’appréhension et la compréhension imparfaite des dogmes : Dans aucun de ceux-ci la volonté ne joue une part appréciable, condition nécessaire de culpabilité pour faire un choix coupable, et une telle hérésie est simplement objective ou matérielle. D’autre part, la volonté peut librement incliner l’intellect à adhérer faussement aux principes déclarés par l’autorité de l’enseignement divin de l’Église. Les motifs qui y poussent sont nombreux : l’orgueil intellectuel ou la confiance exagérée de sa propre vision de l’un d’eux ; les illusions de zèle religieux ; les séductions du pouvoir politique ou ecclésiastique ; les liens d’intérêts matériels et le statut personnel ; et peut-être d’autres plus déshonorants. L’hérésie voulue ainsi est imputable au sujet et porte avec elle des divers niveaux de culpabilité ; elle est appelée formelle, parce qu’à l’erreur matérielle, elle ajoute l’élément informatif  de « librement voulu ».

«L’opiniâtreté qui est refus obstiné d’adhésion à un précepte particulier est nécessaire pour rendre l’hérésie formelle. Tant que l’on reste disposé à se soumettre à la décision de l’Église, on reste un chrétien catholique de cœur et les croyances erronées ne sont que des erreurs passagères et des opinions éphémères. Considérant que l’intelligence humaine peut consentir seulement à la vérité, réelle ou apparente, l’opiniâtreté étudiée à la différence de l’opposition délibérée, suppose une conviction subjective ferme qui peut être suffisante pour informer la conscience et pour créer « la bonne foi ». De telles convictions fermes résultent soit de circonstances sur lesquelles l’hérétique n’a aucun contrôle ou de défaillances intellectuelles en elles-mêmes plus ou moins volontaires et imputables. Un homme né et nourri dans un environnement hérétique peut vivre et mourir sans jamais avoir un doute quant à la vérité de sa foi. D’autre part, un catholique ne peut pas se permettre de dériver dans les tourbillons de la pensée anti-catholique à partir de laquelle aucune autorité doctrinale ne peut le sauver, et où son esprit devient incrusté de ses convictions ou de considérations suffisamment puissantes pour recouvrir sa conscience catholique. Ce n’est pas à l’homme, mais à celui qui sonde les reins et le cœur, de porter un jugement sur la culpabilité qui se fixe à une conscience hérétique [L’homme ne peut pas juger l’interne, mais la loi divine donne la règle de la foi aux catholiques pour juger les hérétiques par leurs œuvres externes].

Distinctions théologiques « hérétique » :

  • hérétique formel : qui nie une vérité de foi à cause d’une ignorance qu’il peut vaincre ou à cause d’une erreur ou d’un doute de mauvaise foi.
  • hérétique manifeste : celui dont l’erreur ou le doute dans la foi, ne peut être caché d’aucune manière.
  • hérétique occulte celui dont l’erreur ou le doute dans la foi peut demeurer suffisamment caché.
  • hérétique public : celui qui adhère ouvertement à une des sectes hérétiques.
  • hérétique privé : celui qui n’adhère ouvertement à aucune des sectes hérétiques.
  • hérétique matériel : un ignorant de bonne foi qui n’est pas hérétique ; voir ci-dessous.

Les mêmes distinctions existent pour les schismatiques et les apostats.

Hérétique matériel / hérésie matérielle :

Un hérétique est matériel et n’est pas hérétique quand il n’est pas dans le refus du dogme mais, soit qu’il ne le connaît pas ou soit qu’il ne le comprend pas. Il n’est donc n’est pas excommunié hors de l’Église et du salut, mais il est considéré de bonne foi (ou errant sur la vraie foi), et, s’il avait la connaissance et compréhension du dogme, il changerait de suite sa position pour y adhérer et y conformer sa foi. Beaucoup de saints furent hérétiques matériels soit par mauvaise compréhension, soit par ignorance non coupable (car on ne peut pas connaître toutes les lois de l’Église). C’est la mauvaise foi, ou la mauvaise volonté, ou l’obstination qui rend hérétique.

« Or tout ce qui ne se fait pas de bonne foi est péché ». Romains 14, 23 b.

Hérésie contre la loi naturelle :

Les hérésies contre la loi naturelle sont des croyances qui font obstacle à la conversion de ceux qui ne sont pas catholiques et font d’un baptisé une abomination, comme l’eugénisme (détermination naturaliste de l’existence humaine), l’athéisme (négation coupable de l’existence de Dieu), l’avortement, la contraception artificielle, le contrôle naturel des naissances (frustration de la puissance de l’acte conjugal de procréation), le mariage homosexuel, l’euthanasie, la drogue, etc.

Les hérésies communes contre la loi naturelle sont de nier l’existence de Dieu, ou de considérer que le contrôle des naissances ou la planification familiale naturelle, aussi appelé PFN, que beaucoup de « catholiques » pratiquent pour éviter la conception, (ce qui les rend coupables du péché mortel de contraception) est acceptable, ou si une personne considère que l’avortement est acceptable, ou si une personne constate que la consommation de psychotropes où la conscience est entravée est acceptable. Ces exemples pourraient tous tomber dans la catégorie du péché mortel, car ils rejettent une vérité qu’ils savent être vraie de la loi naturelle, à savoir : 1) que l’existence (pas la nature) de Dieu peut être connue par la raison naturelle, 2) que l’avortement est un assassinat, 3) que la contraception ou PFN frustre délibérément le pouvoir naturel d’engendrer la vie, 4) et que les psychotropes tels que fumer de la marijuana est un péché mortel, tout comme se saouler.

C’est une abomination de nier la nature même des choses, ou la loi naturelle ou morale inscrite par Dieu dans le cœur de tout homme, comme le panthéisme assimilant la création avec Dieu, alors que tout le monde sait que la nature n’est pas Dieu ; ou l’avortement dont tout le monde sait que c’est un assassinat ; ou la théorie de l’évolution dont tout le monde sait que l’homme n’a pas d’ancêtre commun avec le singe ; ou la théorie du gender dont tout le monde sait qu’un homme n’est pas une femme ; ou le « mariage » homosexuel dont tout le monde sait que ce n’est pas le mariage ; ou l’euthanasie dont tout le monde sait que c’est un assassinat ; ou la contraception dont tout le monde sait que c’est une frustration de la puissance procréatrice ; ou la Planification Familiale Naturelle dont tout le monde sait que c’est un contrôle des naissances, etc.

La loi naturelle est inscrite dans le cœur de tous les hommes, de sorte que tous les hommes savent que certaines choses sont contre la loi de Dieu, et que certaines choses sont conformes à la loi naturelle de la charité, etc.

Romains 2, 13-15 : Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi [loi ancienne mosaïque] qui sont justes devant Dieu ; mais ce sont les observateurs de la loi qui seront justifiés [sauvés par la loi nouvelle]. En effet, lorsque les gentils [païens], qui n’ont pas la loi [ancienne et nouvelle], font naturellement [loi naturelle] ce qui est selon la loi ; n’ayant pas la loi, ils sont à eux-mêmes la loi : montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs, leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant et se défendant l’une l’autre ».

Comme le commentaire (Bible Haydock) l’explique correctement sur Romains 2, 14-16 :

« Ces hommes sont une loi pour eux-mêmes, et l’ont écrite dans leurs cœurs, quant à l’existence d’un Dieu, et leur raison leur dit que beaucoup de péchés sont illicites : ils peuvent aussi faire des actions qui sont moralement bonnes, comme l’aumône pour soulager les pauvres, en honorant leurs parents, etc. Non pas que ces actions, moralement bonnes, suffiront d’elles-mêmes pour leur justification, ou leurs méritent une récompense surnaturelle dans le royaume des cieux, mais Dieu, dans sa miséricorde infinie, leur donnera des grâces surnaturelles qui, s’ils continuent de coopérer avec elles, leurs obtiendront plus de grâces et finalement ils seront exposées à la foi catholique, s’ils doivent être sauvés».

Hérésie soupçonnée / suspect d’hérésie :

Dans les procès d’hérétiques, l’Église déclare certains chrétiens «connus comme seulement soupçonnés d’hérésie». Selon la loi divine, il doivent faire la preuve de leur innocence par leur amendement pour prouver leur adhésion à la foi catholique, sinon il sont excommuniés ipso facto jusqu’à satisfaction, et doivent être évités. Sans satisfaction une année, il sont ipso facto hérétiques.

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra : «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication [comme soupçonnés d’hérésie] pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques».

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésie : L’opposition à un article de foi peut ne pas être strictement démontrable, mais seulement atteindre un certain degré de probabilité. Dans ce cas, la doctrine est appelée sententia de haeresi suspecta, haeresim sapiens ; qui est une opinion soupçonnée ou savourant l’hérésie.

On peut appliquer cette même règle à ceux qui sont coupablement ignorants contre la foi :

Celui qui ne veut pas savoir concernant Vatican II ou une autre secte hérétique, ou qui néglige volontairement d’apprendre la vérité après avoir eu les faits présentés, doit être considéré comme hérétique s’il persiste dans sa mauvaise volonté. On ne peut pas juger des intentions ou des cœurs, mais on doit suivre ce qui apparaît. Vouloir rester ignorant de façon coupable sur ces questions, après avoir reçu la présentation expliquée, est un signe de mauvaise volonté. Un catholique a une vraie soif  de la vérité et ne se dérobe pas, étudiant et apprenant pour sa découverte. Les vraies questions de foi sont importantes, c’est le salut dont il est question.

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésie : Un catholique ne peut pas se permettre de dériver dans les tourbillons de la pensée anti-catholique à partir de laquelle aucune autorité doctrinale ne peut le sauver, et où son esprit devient incrusté de ses convictions ou de considérations suffisamment puissantes pour recouvrir sa conscience catholique.

Pour beaucoup, l’inconvénient de cesser la communion avec leur paroisse, prêtres, famille et amis, sur cette question, est lourd à porter, et ils choisissent donc de l’ignorer et de rester dans l’ignorance coupable de la foi catholique.

On peut supposer que le même jugement peut être fait dans ce cas comme avec ceux qui sont sous le soupçon d’hérésie. L’Église donne à ceux qui sont « seulement soupçonnés d’hérésie », le temps pour prouver leur innocence, respecter les autorités et professer la vraie foi. Mais s’ils restent obstinés, ils doivent être condamnés comme des hérétiques, même s’ils ne sont pas des hérétiques. Puisqu’ils sont obstinés et n’obéissent pas, on doit seulement suivre les signes externes et les condamner.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, c. 9, n° 15 : «Les hommes ne sont pas tenus ou en mesure de lire dans les cœurs. Mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures, ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique« .

Indéfectibilité :

Le fait que la vérité infaillible de la foi et de la morale de l’Église ne peut pas faire défaut ni manquer ou être erronée grâce à la promesse de Jésus-Christ d’être avec Son Eglise jusqu’à la fin du monde (Mt 28) et que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre Elle (Mt 16). L’indéfectibilité est garantie par un vrai pape sur qui repose le charisme d’infaillibilité en matière de foi et de morale, c’est-à-dire que l’enseignement de l’Église catholique (Magistère) demeure sans erreur possible en matière de foi et de morale.

Infaillibilité :

Les conditions du magistère solennel infaillible du pontife romain ont été définies par le Concile du Vatican, 4ème session, chapitre 4, 18 juillet 1870 :

«… nous enseignons que c’est une dogme révélé par Dieu : lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définiten vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Église lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles- mêmes et non en vertu du consentement de l’Église.

«[Canon] Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition qu’il soit anathème».

Le Magistère solennel infaillible est à croire sous peine – en connaissance – d’hérésie et d’excommunication automatique du corps de l’Église.

L’Écriture est infaillible car c’est la Parole de Dieu, mais les sources de la Révélation divine sont l’Écriture et la Tradition : le contenu de la Révélation est déterminé par le Magistère de l’Église catholique, gardienne du dépôt de la foi qui a seule l’autorité pour interpréter l’Écriture.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 3, 1870 ex-cathedra (Denz. 1792 3001) : «… on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition … »

Pape Pie IX, Nostis et Nobiscum, 8 déc. 1849 : « …pour ce qui est nommément des divines Écritures, qu’aucun homme, appuyé sur sa propre prudence, ne peut s’arroger le droit et avoir la présomption de les interpréter autrement que ne les a interprétées et que ne les interprète la sainte Église notre Mère à qui seule Notre-Seigneur le Christ a confié le dépôt de la Foi, le jugement sur le vrai sens et l’interprétation des Livres divins (Vid. Tridentini sess. IV in Decret. de Editione et usu sacrorum Librorum) ».

Le Magistère ordinaire est infaillible et à croire de foi divine (voir Magistère).

Islam :

Fausse religion de Mahomet et du Coran qui rejette la Trinité et la divinité de Jésus-Christ. Les musulmans sont des infidèles qui ont besoin d’être convertis pour leur salut.

L’Église catholique considère l’islam comme une secte «abominable» et «diabolique». Une «abomination» est quelque chose d’odieux aux yeux de Dieu et pour quoi Il n’a pas d’estime et aucun respect.

Pape Clément V, concile de Vienne, 1311-1312 :  « C’est une insulte au saint nom et une honte pour la foi chrétienne que dans certaines régions du monde soumises à des princes chrétiens où les sarrasins [les adeptes de l’islam, aussi appelés les musulmans] en direct, parfois en dehors, parfois mêlés à des chrétiens, les prêtres sarrasins, communément appelés Zabazala, dans leurs temples ou les mosquées, où les Sarrasins se réunissent pour adorer l’infidèle Mahomet, font invoquer et exalter son nom tous les jours à certaines heures d’un haut lieu … Il y a un endroit, d’ailleurs, où jadis fut enterré un certain sarrasin que d’autres Sarrasins vénèrent comme un saint. Cela jette le discrédit sur notre foi et donne un grand scandale pour les fidèles. Ces pratiques ne peuvent être tolérées sans déplaire à la majesté divine. Nous avons donc désormais, avec l’approbation du conseil sacré, défendu aussi strictement ces pratiques dans les terres chrétiennes. Nous enjoignons tous et chacun des princes catholiques, … à ainsi retirer cette infraction de leurs territoires et de veiller à ce que leurs sujets la retirent, afin qu’ils puissent ainsi jouir de la récompense de la béatitude éternelle. Ils doivent interdire expressément l’invocation publique du nom sacrilège de Mahomet … Ceux qui prétendent agir autrement doivent être ainsi châtiés par les princes pour leur irrévérence, d’autres peuvent être dissuadés d’une telle audace ».

Pape Eugène IV, Concile de Bâle, Session 19, 7 septembre 1434 : «… il y a de l’espoir qu’un très grand nombre de la secte abominable de Mahomet seront convertis à la foi catholique». [Le concile de Bâle est considéré œcuménique et approuvé seulement dans les 25 premières sessions, comme L’Encyclopédie catholique le souligne dans Vol. 4, «Conciles», p. 425-426].

Pape Calixte III, 1455 : «Je m’engage à … exalter la vraie foi, et à extirper la secte diabolique des réprouvés et infidèles de Mahomet [l’Islam] en orient».

Judaïsme :

Le judaïsme suit l’ancienne loi donnée par Moïse, et rejette Jésus-Christ comme étant le Messie annoncé dans les Écritures et rejette la divinité de Jésus-Christ. Le judaïsme croit que le Messie n’est pas encore venue mais doit venir pour la première fois. L’Église catholique enseigne que l’ancienne loi fut annulée par la venue du Christ, que c’est un péché mortel de continuer à l’observer (Concile de Florence), et que les adeptes de la religion juive ne seront pas sauvés sauf s’ils se convertissent à la vraie foi catholique et entrent dans l’Église par le bain du baptême.

Loi divine – Loi ecclésiastique – Loi naturelle :

La loi divine est immuable, elle ne peut jamais changer. Elle est la règle de tout enseignement infaillible de l’Église. Elle est constituée par la Révélation divine ou vérités révélées de la foi et de la morale déterminées par le Magistère solennel (ou dogme) et le Magistère ordinaire (ou vérités révélées) de l’Église catholique ; le consentement unanime des pères de l’Église est infaillible et  fait partie du Magistère ordinaire.

La loi ecclésiastique (ou loi canonique ou de précepte, droit canonique, décrets non dogmatiques, etc.) n’est pas immuable, elle peut changer ; elle est subordonnée à la loi divine, et elle lie tous les baptisés.

La loi naturelle est immuable. C’est la loi ou conscience morale du bien et du mal, de ce qui est naturellement vrai, etc., que chaque personne connait par instinct de naissance, un don de Dieu gravé par le Créateur dans le cœur de tout le monde – même les païens qui n’ont jamais entendu parler de Dieu ou de la vraie religion catholique.

Magistère :

Autorité d’enseignement de Dieu confiée à Son Eglise par la succession apostolique de Pierre (papauté). Le contenu de la Révélation divine (Écriture et Tradition) est défini par le Magistère de l’Église Catholique, c’est-à-dire l’Autorité enseignante de l’Église Catholique, exercée par un pape en proclamant un dogme (Magistère solennel ou extraordinaire) ou une vérité à croire de foi divine (Magistère ordinaire) avec l’autorité de la Papauté. Les déclarations d’un vrai pape ne sont pas toujours un enseignement du Magistère qui doit remplir certaines conditions (comme défini par le premier Concile du Vatican ci-dessous). Les fidèles sont ceux qui sont soumis au Magistère.

Magistère solennel ou extraordinaire – Ex cathedra – infaillible : Enseignement d’autorité d’un vrai pape en matière de foi ou de morale qui doit être tenu par l’Église universelle

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, Chap. 4 : « … lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Église lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église ».

Voir ci-dessus : Ex cathedra et Infaillibilité

Magistère ordinaire – De foi divine – infaillible : enseignement faisant partie de la Révélation

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Un pape qui dit ou écrit (ou un décret qu’il approuve) qu’un enseignement fait partie (ou est condamné contraire à la Révélation), cela doit être cru de foi divine, c’est-à-dire que le « Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée » :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

L’acte de foi divine (soumission obligatoire) est ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé.

Magistère ordinaire – De foi (De fide) – infaillible : Consentement unanime des Pères

Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères ou consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des les théologiens fait partie du Magistère ordinaire infaillible ou appartenant à la foi. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi. Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex-cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : «Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum]». (Décrétales 802-803)

Seul le Magistère de Dieu est infaillible et Il fait bénéficier Son Eglise de Son Magistère par le charisme de vérité et de foi qu’il a donné à Pierre et ses successeurs.

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : « … Dieu lui-même a fait l’Église participante de son divin magistère et l’a mise, par privilège divin, à l’abri de l’erreur». (Latin : « … divini magisterii Ecclesiam fecit Deus ipse participem eamdemque divino eius beneficio falli nesciam»)

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : «À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité… » (Latin : « Huic magisterio Christus Dominus erroris immunitatem impertivit…»

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus, 17 mai 1835 : «… l’Église a, par son institution divine, le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur»

Pape Léon XIII, Caritatis studium, 25 juil. 1898 : « Le Magistère “ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné».

Pape St. Pie X, Editae subsaepe, 26 mai 1910 : «… seul un miracle de cette divine puissance pourrait préserver l’Église… de la souillure dans la sainteté de Sa doctrine…»

Pape Pie XI, Quas primas, 11 déc. 1925 : «… la parfaite et perpétuelle immunité de l’Église de l’erreur et l’hérésie».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique». (Latin : « Idem semper Ecclesiae mos, idque sanctorum patrum consentiente iudicio: qui scilicet communionis catholicae expertem et ab Ecclesia extorrem habere consueverunt, quicumque a doctrina authentico magisterio proposita vel minimum discessisset»)

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : «… c’est le comble de l’absurdité et de l’outrage envers elle [l’Église] de prétendre qu’une restauration et qu’une régénération lui sont devenues nécessaires pour assurer son existence et ses progrès, comme si l’on pouvait croire qu’elle aussi fût sujette, soit à la défaillance, soit à l’obscurcissement, soit à toute autre altération de ce genre».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 jan. 1928 : «Car jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : “L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer».

Pape Adrien Ier, Concile de Nicée II,  (787) : «… le Christ notre Dieu, lorsqu’Il prit pour son Épouse Sa sainte Église catholique, n’ayant aucune tâche ni ride, a promis qu’il la gardera et rassurait ses saints disciples en disant : Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du monde».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Se. 9 ; 23 mars 1440 : «… l’Épouse du Christ est intacte et modeste, ne connaissant qu’une seule demeure, et elle garde la sainteté de leur lit conjugal avec une pudeur chaste».

Pape Saint Sirice, Directa ad decessorem, 10 fév. 385 : «Et pour cette raison il a voulu que la forme de l’Église dont il est l’Époux, brille de la splendeur de la chasteté, de manière qu’il puisse la trouver… “sans tache ni ride” (Éph. 5, 27) au jour du jugement, lorsqu’il viendra à nouveau».

Non-catholique :

  • Païens (polythéisme, faux dieux, animisme, panthéisme, druidisme, néopaganisme, etc.),
  • schismatiques (« orthodoxes » orientaux),
  • hérétiques (et ceux en communion avec des hérétiques, protestants, anglicans, gallicans, église vieille catholique, etc.),
  • fausses religions (islam, judaïsme, bouddhisme, hindouisme, etc.),
  • apostats (vatican 2),
  • sectes (franc-maçons, mormons, etc.),
  • athées…

Novus Ordo : 

Nouvel ordre Vatican 2 (secte Vatican 2), avec sa nouvelle messe (Novus Ordo Missae = Nouvel Ordre de la Messe : nouvelle messe promulguée par Paul 6 le 3 Avril 1969), ses sacrements invalides, et ceux qui y adhèrent.

Œcuménisme :

Mise à égalité de la seule religion vraie catholique avec les fausses religions et hérétiques et schismatiques non-catholiques. Respect, honneur, voir prière inter-religieuse avec des fausses religions. Dialogue avec les fausses religions sans leur imposer la conversion à la seule vraie foi pour leur salut. L’œcuménisme est condamné par l’Église catholique.

Le terme conciles œcuméniques n’a rien à voir ici (mais convocation de l’Église universelle).

« Orthodoxes » orientaux :

Dans l’Église catholique, orthodoxe signifie doctrine droite ; les soi-disant « orthodoxes » orientaux sont dans le schisme avec l’Église catholique en orient depuis 1054. Ils rejettent la papauté et les 13 derniers conciles dogmatiques de l’Église. Ils sont coupés de l’Eglise et doivent être convertis et réintégrer l’Église pour l’unité et leur salut.

Paganisme :

Culte des faux dieux comme dans les fausses religions polythéistes, comme le bouddhisme, l’hindouisme, etc. L’Église catholique enseigne que les dieux adorés par les membres de religions païennes sont des démons (Ps 95, 5). Le néo-paganisme est le culte moderne des faux dieux comme dans le New-âge, etc.

Panthéisme :

Le Panthéisme assimile la création avec Dieu : la nature (création et créatures) et Dieu sont un. La vérité est que Dieu est distinct de sa création, car la création et la créature n’est pas Dieu.

Papauté :

Fonction papale fondée par Jésus-Christ (Matthieu 16, 18-20 ; Jean 21, 15-17). Les successeurs de Saint-Pierre à la tête de l’Église chrétienne. ont la primauté dans l’Église qui est celle de saint Pierre aux temps apostoliques.

Pères :

Les pères de l’Église sont les théologiens qui ont laissé des enseignements engendrant les définitions de la foi et de la morale dans la Tradition de l’Église.

Les pères apostoliques sont les disciples et successeurs directs des Apôtres. Les pères avant le premier Concile de Nicée en 325 sont appelés anté-nicéens et après, post-nicéens. Les pères avant le concile de Chalcédoine en 451 qui sépara l’orient, sont appelés anté-chalcédoniens et après, post-chalcédoniens. L’unanimité (si un seul n’est pas d’accord, il n’y a pas unanimité) des pères sur la foi et la morale (pas d’autres sujets) fait partie du Magistère ordinaire infaillible de l’Église, mais un père est faillible individuellement.

L’encyclopédie catholique, 1907, « pères de l’Église » : «Les critères par lesquels nous jugeons si un écrivain est un «Père» ou non sont :

  1. Citation par un conseil général, ou
  2. dans les Actes publics des papes adressés à l’Église ou concernant la foi ;
  3. encomium [panégyrique] dans le Martyrologe Romain comme « Sanctitate et doctrina insignis [Sainte et insigne doctrine] » ;
  4. La lecture publique dans les Églises des premiers siècles ;
  5. Citations, avec éloge, comme une autorité quant à la Foi par certains des Pères plus célèbres».

Les pères du désert ne sont pas les pères de l’Église, mais ceux qui ont vécu l’Évangile dans le désert aux premiers siècles de l’Église et qui ont engendré la vie monastique.

Protestants :

Les protestants rejettent de nombreux dogmes catholiques sur les prêtres, la messe, les sacrements, la papauté, la nécessité de la foi et des œuvres, l’intercession des saints, etc. Les protestants sont hérétiques, hors de l’Église et du salut.

Règle de la foi :

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique selon les enseignements du Magistère de l’Église et les excommunications automatiques (de fait). Ceux qui nient la foi divine et catholique (traditionnelle ou de la Tradition de l’Église), en totalité ou en partie, se coupent de l’Eglise et sont automatiquement coupés de l’unité de Église et du salut. On ne peut pas juger si les gens rejettent la foi par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais selon leur conformité à la règle de la foi. Il s’agit d’un commandement (la loi divine est obligatoire) et non d’une chose que les gens peuvent choisir de faire. Tous les baptisés doivent défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait nier la foi ou être d’accord avec l’hérésie.

Code de droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait un déni implicite [sous-entendu] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur comme le montre les enseignements suivants de l’Église :

2 Jean 1, 9 : « Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils ».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 (déclaration infaillible solennelle) : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clercs et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs[ou hérésies]».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «L’Église condamne, réprouve, anathématise, et dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église, tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES».

Révélation Divine :

La vérité de Jésus-Christ est la Révélation Divine. L’Église Catholique enseigne que les deux sources de la Révélation Divine sont l’Écriture Sainte et la Tradition Sacrée de l’Église catholique ; le Magistère de l’Église catholique définit le vrai contenu de la Révélation. La Révélation divine finit avec la mort du dernier apôtre.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 3, ex-cathedra (Denz. 3001 1792) : «… on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition … «

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 4 La foi et la raison, 1870, ex-cathedra : «En conséquence, le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte Eglise a présenté une fois pour toutes et jamais il n’est loisible de s’en écarter sous le prétexte ou au nom d’une compréhension plus poussée »

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 4, Canon 3 : «Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Eglise se voient donner parfois, par suite du progrès de la science, un sens différent de celui que l’Eglise a compris et comprend encore, qu’il soit anathème »

Schismatique :

Un schismatique est un baptisé qui refuse la communion avec un vrai pape ou d’être soumis à l’autorité papale ou qui refuse la communion avec les membres de l’Église catholique (St Th., 2. 2, q. 39, r. 1 ; CIC 1325 § 2 ; Cf. Rom. XII, 5, 16). Les schismatiques sont souvent aussi hérétiques et sont excommuniés automatiquement.

Distinctions théologiques – comme l’hérétique et l’apostat :

  • schismatique formel : qui nie une vérité de foi relative à l’unité de l’Église à cause d’une ignorance qu’il peut vaincre ou à cause d’une erreur ou d’un doute de mauvaise foi.
  • schismatique manifeste : celui dont l’erreur ou le doute dans la foi, relatifs à l’unité de l’Église, ne peut être caché d’aucune manière.
  • schismatique occulte celui dont l’erreur ou le doute dans la foi, relatifs à l’unité de l’Église, peut demeurer suffisamment caché.
  • schismatique public : celui qui adhère ouvertement à une des sectes schismatiques.
  • schismatique privé : celui qui n’adhère ouvertement à aucune des sectes schismatiques.
  • schismatique matériel : un schismatique matériel n’est pas un schismatique, car il est un ignorant de bonne foi ou dans l’ignorance non-coupable.

Sédévacantiste / sédévacant :

Sede (latin) = Siège,  Vacant = Vide. Une période sédévacantiste est une période où il n’y a pas de pape, c’est-à-dire où la Chaire de Saint Pierre est vide. C’est ce qui se produit pendant la période d’élection d’un pape. La Chaire de Pierre est vacante aussi si un pape devenait un hérétique manifeste. Le sédévacantisme est la position théologique catholique aujourd’hui. Si l’homme prétendant être pape est un hérétique public, la Chaire de Saint Pierre est vide.

Ce n’est pas parce qu’un homme ou un groupe tient (à raison) la (vraie) position sédévacantiste qu’ils sont catholiques. S’ils tiennent ou pratiquent toute hérésie (une seule ou plusieurs), alors ils ne sont pas catholiques mais des portes de l’enfer. Aujourd’hui, quasiment tous les sédévacantistes, mêmes s’ils tiennent la seule vraie position, ne sont pas catholiques car ils tiennent par ailleurs de nombreuses hérésies et sont les mêmes hérétiques pré-vatican 2 qui ont conduit à la grande apostasie actuelle. Voir Sédévacantistes hérétiques.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) :  » La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde à partir de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9),  29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «… peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier par un balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et de rejeter les autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «Mais seuls font partie des membres de l’Eglise, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Secte Vatican 2 :

La contre-Église apostate depuis le Concile apostat Vatican 2 qui tient de nombreuses hérésies et a apostasié la foi catholique. La secte Vatican 2 n’est pas l’Église catholique, mais la contre-Église qui égare le monde dans la Grande Apostasie actuelle.

Tradition de l’Église :

La Tradition de l’Église est la transmission fidèle de la vérité de la foi et de la morale révélée par Dieu ou foi de tous les temps, depuis la loi naturelle non-écrite antédiluvienne, en passant par la loi écrite, jusqu’à l’accomplissement de toute la loi par Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, qui a donné la loi évangélique. La fidélité de cette transmission est fondée sur la fidélité infaillible de Dieu qui est Lui-même la Vérité éternelle en personne.

La Tradition de l’Église comprend donc :

  • La création car la Rédemption inclut la création.
  • La loi naturelle (loi non-écrite) car la loi naturelle participe de la loi éternelle.
  • La loi de Moïse ou ancienne (loi écrite) qu’a seul accomplie Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme, car l’Ancien Testament prophétise le Nouveau Testament.
  • La loi nouvelle ou évangélique : L’Église fondée par le Christ sur Pierre, qu’Il a institué Lui-même premier pape, sur ses successeurs et les successeurs des apôtres.

La Tradition Sacrée de l’Église catholique est source de la Révélation Divine avec l’Écriture Sainte. Mais la Tradition orale précède l’Écriture. L’Église est avant l’Écriture.

Le début de la Genèse 1, 1, «Au commencent Dieu créa le ciel et la terre» fait partie de la Tradition de l’Église.

La parole de Genèse 1, 26 «Faisons un homme à notre Image et à notre ressemblance…» est la tradition orale (d’abord) mise par écrit (ensuite), et fait partie de la Tradition de l’Église, car Dieu a tout fait dans la Rédemption (la création fait partie de la Rédemption et non l’inverse).

Saint Paul parle clairement de la tradition orale (parlée).

2 Thessaloniciens 3, 6 : « Maintenant, nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous retirer de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition qu’il a reçu de nous».

2 Thessaloniciens 2, 15 : « Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre».

2 Timothée 2, 1-2 : « Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus Christ. Et les choses que tu as entendu de moi et beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres».

La Bible (l’Écriture) enseigne elle-même qu’il y a d’innombrables choses que Jésus a dit et faites qui n’ont pas été écrites dans la Bible, c’est aussi la Tradition orale.

Jean 20, 30 : «Et il y a beaucoup d’autres signes que Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, qui ne sont pas écrits dans ce livre».

Jean 21, 25 : « et il y a également bien d’autres choses que Jésus a faites, qui, si elles devaient être rédigées pour tout le monde, je suppose que le monde même ne pût contenir les livres qu’on écrirait. Amen».

Traditionaliste(s) : 

Terme utilisé par ceux qui se disent en conformité à la Tradition catholique, mais qui en réalité sont plus attachés à la forme (rituel de la messe latine) plutôt qu’au fond (être dans la vraie foi catholique). Certains adhèrent plus ou moins à la secte vatican 2 ou acceptent comme des « papes », les antipapes hérétiques et apostats vatican 2 (FSSPX, etc.), d’autres sont sédévacantistes et adhèrent à la Foi Catholique seulement en partie, d’autres sont des faux sédévacantistes (IMBC, etc.).

Traditionnel(s) 

Un vrai Catholique traditionnel adhère à la vraie Foi catholique entière de tous les temps, conformément à la Tradition et la foi orthodoxe (doctrine droite), c’est-à-dire aux enseignements du Magistère, à la Tradition apostolique de l’Église et à l’interprétation des Écriture faite par l’Église. Certains se disent catholiques traditionnels mais ne le sont pas en adhérant qu’en partie à la foi traditionnelle (alors qu’il faut tenir la foi entière inviolée).

Vatican 2 :

C’est le nom du concile non-catholique de 1962 à 1965 initié par l’antipape Jean 23 et ratifié par l’antipape Paul 6, dont les documents contiennent de nombreuses hérésies et doctrines condamnées par l’Église catholique. La révolution Vatican 2 a donné naissance à une nouvelle religion non-catholique (apostasie) tirée du libéralisme et enseignant la liberté des fausses religions, le modernisme (évolution des dogmes), l’indifférentisme et le relativisme religieux (toutes religions à égalité) et l’oecuménisme (dialogue inter-religieux sans retour à l’unité catholique), jusqu’à la prière publique inter-religieuse d’Assise avec les antipapes Jean-Paul 2, Benoit 16 et François.

Véritable Église catholique :

L’Église est le Corps du Christ fondé sur la foi des Apôtres de Jésus-Christ. L’Église est le corps des fidèles, le Corps de tous les baptisés qui gardent (ou qui ont retrouvé) la vraie foi divine et catholique. N’est membre de l’Église que le baptisé qui professe la vraie foi.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «…seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [par l’apostasie, l’hérésie, le schisme et l’excommunication]».

Là où est la vraie foi traditionnelle (ou de la Tradition apostolique de l’Église), là est l’Église, car on ‘est pas membre de l’Église si on ne tient pas la vraie foi. La véritable Église est difficilement visible en ces temps de grande apostasie étant éclipsée par la contre-Eglise apostate vatican 2 et les sectes hérétiques qui y sont liées, ainsi que les autres sectes hérétiques « traditionalistes » coupées de vatican 2 qui tiennent de nombreuses hérésies.