Hérésies pré-vatican 2 – Libéralisme, modernisme, négation du dogme « Hors de l’Église catholique pas de salut » et l’affaire frauduleuse du père Feeney

Sommaire

  • Grande hérésie moderniste pré-vatican 2
  • La principale hérésie qui a préparé vatican 2 est la négation du dogme «Hors de l’Église catholique point de salut» fondée sur l’hérésie moderniste
  • Hérésies flagrantes dans les livres pré-Vatican 2 avec imprimatur
    • Catéchisme « du concile de Trente »
    • Abrégé du catéchisme de persévérance, Mgr Gaume, 1842
    • Graves erreurs de Mgr de Ségur, 1851
    • Théologie dogmatique, Cardinal Thomas Marie Joseph Gousset 1850-1866
    • Le Catéchisme en exemple, Abbé P. Janvier, 1867
    • Théologie dogmatique, Père Perrone, recteur du collège romain des jésuites, 1877
    • Sermons pour l’Avent, le Carême et les fêtes, P. Le Jeune, 1880
    • Le Catéchisme expliqué, Spirago, 1899
    • L’Encyclopédie catholique, 1908
    • Catéchisme attribué à saint Pie X
    • Catéchisme de Baltimore, 1921
    • Petit catéchisme familial (Utilisé dans les retraites du P. François de Paule Vallet, 1883-1947)
    • Catéchisme de Mgr Louis La Ravoire, 1949
    • Principes fondamentaux du dogme catholique, 1954
  • L’apostasie vatican 2 n’aurait pas pu avoir lieu sans l’affaire du père Feeney
  • Le protocole hérétique 122/49 : Suprema haec sacra
  • A propos de Mystici Corporis du pape Pie XII
  • Pie XII et le père Feeney
  • « Feeneyistes » : un terme et un mythe inventé par les hérétiques
  • Responsabilité de Pie XII

Grande hérésie moderniste pré-vatican 2

Le libéralisme (hérésie de liberté et indifférentisme religieux) est issu du protestantisme, et a engendré le modernisme (hérésie d’évolution des dogmes).

La véritable Église catholique a toujours condamné le libéralisme, l’indifférentisme religieux (hérésie de toutes religions « bonnes »), le relativisme (hérésie de vérité non éternelle), et le modernisme, comme on peut le voir dans ce résumé ci-dessous.

Pape Célestin Ier (422-432) :

  • Les idolâtres sont sans Dieu, « victimes de toutes sortes d’erreurs », «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les infidèles doivent recevoir la foi, « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les juifs ne luisent pas de la lumière de la vérité, doivent faire disparaître le voile couvrant leur cœur, « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les hérétiques doivent se repentir et accepter la foi catholique, « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les schismatiques doivent faire pénitence, « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les catéchumènes « victimes de toutes sortes d’erreurs »,«vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres», doivent être conduits au sacrement de la régénération (baptême d’eau) pour le salut – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit  – Ephèse Décrets (ou décrétales) 74

Pape Vigile (537-555) :

  • Ceux qui rejettent la Foi sont “étrangers à l’Église Catholique” – Constantinople II Décrets 113

Pape St Martin Ier (649-655) :

  • Les Catholiques doivent anathématiser tous les hérétiques – Latran (Ench. Symb. 271-272 518 520)

Pape Hadrien Ier (772-795) : 

  • L’Église est pure de toute tâche et de toute offense –  Nicée II Décrets 133
  • Les Juifs sont anathèmes, totalement coupés de la Communion et de l’éclat divins – Nicée II Décrets 145

Pape Grégoire X (1271-1276) :

  • Les Musulmans sont blasphémateurs et sans Foi – Lyon II Décrets 309
  • Toute expression corporelle à la Messe est condamnée – Lyon II Décrets 328

Pape Boniface VIII (1294-1303) :

  • L’autorité civile doit être soumise à l’autorité de l’Église – Unam Sanctam (Ench. Symb. 469 873-875)
  • La tunique du Seigneur [l’Eglise] est sans coutures et ne peut être coupée – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 871)

Pape Clément V (1305 – 1314) :

  • C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie – Vienne Décrets 382
  • Les fausses religions sont sacrilèges et implantées par le diable – Vienne Décrets 383
  • La vraie liberté ne peut être trouvée que dans l’Église Catholique – Vienne Décrets 383
  • Seul le Pape peut définir le Magistère – Vienne Décrets 360
  • La conduite des Musulmans est obscène et détestable – Vienne Décrets 350
  • La musique païenne est une honte pour les églises – Vienne Décrets 378

Pape Clément VI (1342-1352) :

  • Seule l’Église Romaine est Catholique – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 a 1050)
  • Celui qui rejette la Papauté est en dehors de l’Église – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 b 1051)

Pape Eugène IV (1431-1447) : 

  • L’Islam est une secte abominable – Bâle Décrets 479
  • Les Juifs qui observent la Loi seront damnés – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 712 1348)
  • Les Musulmans qui ne se convertissent pas vont en Enfer – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 714 1351)
  • Tous les Musulmans seront damnés au Jugement dernier – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 714 1351)
  • L’Église Catholique condamne toutes les opinions contraires – Florence Cantate Domino (Ench. Symb. 705 1332)

Pape Jules II (1503-1513) :

  • Les schismatiques sont les fils de la damnation – Latran V Décrets 597

Pape Léon X (1513-1521) : 

  • Il n’y a absolument aucun Salut en dehors de l’Église – Latran V Décrets 646
  • Les Musulmans attaquent la Croix symbole de Vie – Latran V Décrets 651
  • L’Hindouisme traite avec un mépris complet le chemin qui mène à la véritable Lumière et au Salut – Latran V Décrets 651
  • Les Infidèles sont les ennemis haïssables de Dieu – Latran V Décrets 651
  • Les schismatiques sont privés des prières habituelles de l’Église – Exsurge Domine (Ench. Symb. 763 1473)

Pape Léon XII (1823-1829) :

  • N’est pas notre frère quiconque est hors de l’Église Catholique – Encycliques Papales (Vol. I) 202
  • Un évangile du Démon existe en dehors de l’Église – Encycliques Papales (Vol. I) 202

Pape Paul III (1534 – 1549) :

  • Personne ne peut changer les rituels approuvés par l’Église – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • L’Église est attachée à la coutume des Sacrements – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • C’est hérésie de dédaigner les rituels approuvés par l’Église – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le Sacrement de Confirmation, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le Sacrement de Baptême, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le sacrement de Mariage, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Sans la Foi Catholique, personne n’est jamais justifié – Trente (Ench. Symb. 787. 801 1510. 1532)
  • Quiconque rejette la lecture traditionnelle des Écritures, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 784 1504)

Pape Jules III (1550-1555) :

  • L’Extrême-onction ne peut être changée sans péché – Trente (Ench. Symb. 928 1718)

Pape St Pie V (1566 – 1572) :

  • Nous interdisons à perpétuité tout nouveau rituel à la Messe – Quo Primum
  • Quiconque change la Messe encourt la colère Divine – Quo Primum
  • Aucun nouveau rituel ne peut être ajouter à la liturgie – Quo Primum
  • Les adaptations radicales de la liturgie sont condamnées – Quo Primum

Pape Benoit XIV (1740-1748) :

  • Nous prions pour les Juifs sans Foi afin qu’ils sortent de leurs ténèbres – Encycliques Papales (Vol. I) 42

Pape Pie VI  (1775 – 1799) : 

  • Hérésie : La langue vernaculaire devrait être utilisée dans la liturgie.
  • Introduire à la Messe le langage populaire est démoniaque – Auctorem Fidei (Ench. Symb. 15331566. 2633 2666)
  • Le rituel de la Messe devrait être simplifié : condamné – Auctorem fidei (Ench. Symb. 1533 2633) 
  • Cette licence de penser, de dire, d’écrire et même de faire imprimer impunément en matière de religion : droit monstrueux – Quod aliquantum, 10 mars 1791
  • Les droits de l’homme contraires à la religion et à la société – Adeo Nota, 23 avril 1791
  • Seuls les Catholiques sont Chrétiens – Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2593)

Pape Pie VII (1800 – 1823) :

  • La liberté de tous les cultes sans distinction confond la vérité avec l’erreur – Post tam diuturnas, 29 avril 1814

Pape Pie VIII (1829-1830) :

  • La seule véritable religion, c’est l’Église Catholique – Encycliques Papales (Vol. I) 222

Pape Grégoire XVI (1831 – 1846) : 

  • La liberté religieuse traite la révélation avec mépris – Mirari Vos 15
  • Il est absurde et outrageant de dire que l’Église a besoin de renouveau – Mirari Vos 11
  • La liberté de la presse est fatale, monstrueuse et horrible – Mirari Vos 16
  • Seuls les Catholiques adorent Dieu – Summo Iugiter 6
  • Les hérétiques rejettent la tradition du Verbe Divin – Inter praecipuas (Ench. Symb. 1630 2771)
  • Les méchants pensent que “la Foi quelle qu’elle soit” conduit au ciel – Mirari vos (Ench. Symb. 1613 2730)
  • L’indifférentisme, ce délire : on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience ; erreur des plus contagieuses » – Mirari vos
  • La révélation de Dieu à l’homme n’est donnée que par le Christ – Mirari vos 28
  • Les schismatiques ne sont pas régénérés par le baptême – Mirari Vos 14

Pape Pape Pie IX (1846 – 1878) : 

  • Les Protestants pervertissent l’Écriture Sainte – Qui Pluribus 14
  • Le pluralisme s’oppose à la raison humaine – Qui Pluribus 15
  • Grégoire XVI rejette les bibles protestantes, nous les condamnons de même – Qui Pluribus 14
  • Il faut tenir de foi que personne ne peut être sauvé hors de l’Église catholique apostolique et romaine ; il n’y a qu’un Dieu, qu’une Foi, qu’un Baptême – Singulari Quidem, 9 décembre 1854
  • Nos mêmes Prédécesseurs ont constamment opposé la fermeté Apostolique aux machinations criminelles d’hommes iniques, qui … promettent la liberté, eux, les esclaves de la corruption : ébranler les fondements de la religion catholique et de la société civile – Quanta Cura 2
  • Notre prédécesseur Grégoire XVI qualifiait de délire : « La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme – Quanta Cura 5
  • L’enseignement de l’Église est le dépôt de la Foi – Vatican I, Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • La Doctrine n’a pas été donnée pour être perfectionnée – Vatican I Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • La liberté de religion n’est pas sacrée – Enchiridion Symbolorum 1932
  • Ce qu’exprime l’Église doit être tenu éternellement pour la Vérité – Vatican I Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • Les hommes ne sont pas libres d’embrasser et de professer n’importe quelle religion qu’il considèrent eux-mêmes pour vraie – Syllabus n° 15 (Denz. 1715 2915)
  • Seuls les Catholiques ont droit à la liberté religieuse – Syllabus n° 77 (Denz. 1777 2977)
  • L’État doit interdire les religions non Catholiques – Syllabus n° 78 (Denz. 1778 2978)
  • La liberté civile de tous les cultes conduit à la corruption des mœurs et des esprits, et propage la peste de l’indifférentisme – Syllabus n° 79 (Denz. 1779 2979)

Pape Léon XIII (1878 – 1903) : 

  • Tous les hérétiques sont hors de la Communion Catholique et hostiles à l’Église – Satis Cognitum 9
  • Quiconque est séparé de l’Église commet un adultère – Satis Cognitum 5
  • Quiconque est séparé de l’Église “ne peut jouir de la Foi du Père et du Fils – Satis Cognitum 5
  • Seul le Pape possède l’autorité suprême – Satis cognitum (Ench. Symb. 1961 3309)
  • Les traditions païennes sont stériles et sans valeur – Satis Cognitum 9
  • Le Magistère ne peut commettre d’erreur – Satis Cognitum 9
  • C’est une erreur gravissime de considérer l’Église comme une institution humaine – Satis Cognitum 3
  • Penser qu’il est indifférent qu’elle ait des formes [religion] disparates et contraires équivaut simplement à n’en vouloir ni choisir, ni suivre aucune. C’est l’athéisme moins le nom – Immortale Dei
  • Nier cette souveraineté de Dieu ou refuser de s’y soumettre, ce n’est pas la liberté, c’est le vice capital du Libéralisme».  Libertas, 20 juin 1888
  • Cette liberté si contraire à la vertu de religion, la liberté des cultes, qu’il est loisible à chacun de professer telle religion qui lui plaît ou même de n’en professer aucune – Libertas, 20 juin 1888La liberté, en s’arrogeant le droit de tout enseigner à sa guise, est en contradiction flagrante avec la raison pour produire un renversement complet dans les esprits – Libertas, 20 juin 1888
  • Accordez à chacun la liberté illimitée de parler et d’écrire, rien ne demeure sacré et inviolable, rien ne sera épargné, pas même ces vérités premières, ces grands prin­cipes naturels – Libertas, 20 juin 1888
  • Cette liberté veut que l’Etat ne rende aucun culte à Dieu ou n’autorise aucun culte public ; que nulle religion soit préférée à l’autre, que toutes soient considérées comme ayant les mêmes droits – Libertas, 20 juin 1888
  • Puisqu’il est donc nécessaire de professer une religion dans la société, il faut professer celle qui est la seule vraie – Libertas, 20 juin 1888

Pape St Pie X (1903 – 1914) :

  • Les Modernistes soutiennent que tout en religion évolue – Pascendi 26
  • L’Évolution est la doctrine des modernistes
  • L’Évolution des Dogmes est une erreur des modernistes
  • L’Église ne peut toucher à la substance des sacrements – Ex quo nono (Ench. Symb. 2147 a 3556)
  • La Révélation n’a pu être autre chose que la conscience acquise par l’homme des rapports existants entre Dieu et lui : Condamné – Lamentabili, n°20
  • La Révélation qui constitue l’objet de la foi catholique n’a pas été complète avec les Apôtres : Condamné – Lamentabili, n°21
  • Les dogmes que l’Église déclare révélés ne sont pas des vérités descendues du ciel, mais une certaine interprétation de faits religieux que l’esprit humain s’est formée par un laborieux effort : Condamné – Lamentabili, n°22
  • La vérité n’est pas plus immuable que l’homme lui-même, car elle évolue avec lui, en lui et par lui : Condamné – Lamentabili, n°58
  • Le Christ n’a pas enseigné un corps déterminé de doctrine, applicable à tous les temps et à tous les hommes, mais il a plutôt inauguré un certain mouvement religieux adapté ou qui doit être adapté à la diversité des temps et des lieux : Condamné – Lamentabili, n°59
  • La doctrine chrétienne fut, en ses origines, judaïque, mais elle est devenue, par évolutions successives, d’abord paulinienne, puis johannique, enfin hellénique et universelle : Condamné – Lamentabili, n°60
  • Les principaux articles du Symbole des Apôtres n’avaient pas pour les chrétiens des premiers siècles la même signification qu’ils ont pour ceux de notre temps : Condamné – Lamentabili, n° 62
  • L’Église se montre incapable de défendre efficacement la morale évangélique, parce qu’elle se tient obstinément attachée à des doctrines immuables qui ne peuvent se concilier avec les progrès actuels : Condamné – Lamentabili, n° 63
  • Le progrès des sciences exige que l’on réforme les concepts de la doctrine chrétienne sur Dieu, sur la Création, sur la Révélation, sur la Personne du Verbe Incarné, sur la Rédemption : Condamné – Lamentabili, n° 64
  • Le catholicisme d’aujourd’hui ne peut se concilier avec la vraie science à moins de se transformer en un certain christianisme non dogmatique, c’est-à-dire en un protestantisme large et libéral : Condamné – Lamentabili, n° 65
  • L’athéisme est stupide – Pascendi (Ench. Symb. 2073 3476)
  • Vouloir concilier la foi avec l’esprit moderne mène à la perte totale de la foi – Pascendi
  • Les Modernistes maintiennent : Toutes les religions ont le sentiment religieux – Pascendi 14
  • Les Modernistes soutiennent que chacun a la secrète intuition de Dieu – Pascendi 14
  • Les Modernistes appliquent l’expérience à la Tradition et ainsi la détruisent – Pascendi 15
  • Les modernistes tiennent pour vraies toutes les religions – Pascendi 16
  • La Conscience est l’autorité chez les Modernistes – Pascendi 23
  • L’Église est une conscience collective : condamné – Pascendi 23
  • L’adoration des Modernistes consiste surtout à s’adapter aux coutumes du monde – Pascendi 26
  • Ils [les modernistes] posent tout d’abord ce principe général que, dans une religion vivante, il n’est rien qui ne soit variable, rien qui ne doive varier. … le point capital de leur système, savoir l’évolution. Des lois de l’évolution, dogme, Eglise, culte, Livres Saints, foi même, tout est tributaire, sous peine de mort. Quant à son application, quant à la mise en acte des lois de l’évolution, voici leur doctrine. Pascendi 32
  • La doctrine des modernistes : rien de stable, rien d’immuable dans l’Église, le progrès humain dans la religion catholique, comme si cette religion n’était pas l’oeuvre de Dieu, mais l’oeuvre des hommes, susceptible de perfectionnements humains – Pascendi 38
  • Le modernisme, rendez-vous de toutes les hérésies, de toutes les erreurs qui furent jamais contre la foi – Pascendi 53
  • Seul le Catholicisme permet d’accéder à une famille universelle – Notre Mandat Apostolique 24
  • Les faux espoirs concernant la dignité humaine sont la racine de bien des erreurs – Notre Mandat Apostolique 25
  • Serment anti-moderniste (supprimé par l’antipape Paul 6) – Motu proprio «Sacrorum antistitum», 1er septembre 1910 :

   «Moi, N…, j’embrasse et reçois fermement toutes et chacune des vérités qui ont été définies, affirmées et déclarées par le magistère infaillible de l’Eglise, principalement les chapitres de doctrine qui sont directement opposés aux erreurs de ce temps.
   «Et d’abord, je professe que Dieu, principe et fin de toutes choses, peut être certainement connu, et par conséquent aussi, démontré à la lumière naturelle de la raison « par ce qui a été fait » (Rm 1, 20), c’est-à-dire par les œuvres visibles de la création, comme la cause par les effets.
   «Deuxièmement, j’admets et je reconnais les preuves extérieures de la Révélation, c’est-à-dire les faits divins, particulièrement les miracles et les prophéties comme des signes très certains de l’origine divine de la religion chrétienne et je tiens qu’ils sont tout à fait adaptés à l’intelligence de tous les temps et de tous les hommes, même ceux d’aujourd’hui.
   «Troisièmement, je crois aussi fermement que l’Église, gardienne et maîtresse de la Parole révélée, a été instituée immédiatement et directement par le Christ en personne, vrai et historique, lorsqu’il vivait parmi nous, et qu’elle a été bâtie sur Pierre, chef de la hiérarchie apostolique, et sur ses successeurs pour les siècles.
   «Quatrièmement, je reçois sincèrement la doctrine de la foi transmise des apôtres jusqu’à nous toujours dans le même sens et dans la même interprétation par les pères orthodoxes ; pour cette raison, je rejette absolument l’invention hérétique de l’évolution des dogmes, qui passeraient d’un sens à l’autre, différent de celui que l’Église a d’abord professé. Je condamne également toute erreur qui substitue au dépôt divin révélé, confié à l’Épouse du Christ, pour qu’elle garde fidèlement, une invention philosophique ou une création de la conscience humaine, formée peu à peu par l’effort humain et qu’un progrès indéfini perfectionnerait à l’avenir.
   «Cinquièmement, je tiens très certainement et professe sincèrement que la foi n’est pas un sentiment religieux aveugle qui émerge des ténèbres du subconscient sous la pression du cœur et l’inclination de la volonté moralement informée, mais qu’elle est un véritable assentiment de l’intelligence à la vérité reçue du dehors, de l’écoute, par lequel nous croyons vrai, à cause de l’autorité de Dieu souverainement véridique, ce qui a été dit, attesté et révélé par le Dieu personnel, notre Créateur et notre Seigneur.
«Je me soumets aussi, avec la révérence voulue, et j’adhère de tout mon cœur à toutes les condamnations, déclarations, prescriptions, qui se trouvent dans l’encyclique Pascendi et dans le décret Lamentabili, notamment sur ce qu’on appelle l’histoire des dogmes.
   «De même, je réprouve l’erreur de ceux qui affirment que la foi proposée par l’Eglise peut être en contradiction avec l’histoire, et que les dogmes catholiques, au sens où on les comprend aujourd’hui, ne peuvent être mis d’accord avec une connaissance plus exacte des origines de la religion chrétienne.
   «Je condamne et rejette aussi l’opinion de ceux qui disent que le chrétien savant revêt une double personnalité, celle du croyant et celle de l’historien, comme s’il était permis à l’historien de tenir ce qui contredit la foi du croyant, ou de poser des prémices d’où il suivra que les dogmes sont faux ou douteux, pourvu que ces dogmes ne soient pas niés directement.
   «Je réprouve également la manière de juger et d’interpréter l’Ecriture sainte qui, dédaignant la tradition de l’Eglise, l’analogie de la foi et les règles du Siège apostolique, s’attache aux inventions des rationalistes et adopte la critique textuelle comme unique et souveraine règle, avec autant de dérèglement que de témérité.
   «Je rejette en outre l’opinion de ceux qui tiennent que le professeur des disciplines historico-théologiques ou l’auteur écrivant sur ces questions doivent d’abord mettre de côté toute opinion préconçue, à propos, soit de l’origine surnaturelle de la tradition catholique, soit de l’aide promise par Dieu pour la conservation éternelle de chacune des vérités révélées ; ensuite, que les écrits de chacun des Pères sont à interpréter uniquement par les principes scientifiques, indépendamment de toute autorité sacrée, avec la liberté critique en usage dans l’étude de n’importe quel document profane.
   «Enfin, d’une manière générale, je professe n’avoir absolument rien de commun avec l’erreur des modernistes qui tiennent qu’il n’y a rien de divin dans la tradition sacrée, ou, bien pis, qui admettent le divin dans un sens panthéiste, si bien qu’il ne reste plus qu’un fait pur et simple, à mettre au même niveau que les faits de l’histoire : les hommes par leurs efforts, leur habileté, leur génie continuant, à travers les âges, l’enseignement inauguré par le Christ et ses apôtres.
   «Enfin, je garde très fermement et je garderai jusqu’à mon dernier soupir la foi des Pères sur le charisme certain de la vérité qui est, qui a été et qui sera toujours « dans la succession de l’épiscopat depuis les apôtres », non pas pour qu’on tienne ce qu’il semble meilleur et plus adapté à la culture de chaque âge de pouvoir tenir, mais pour que « jamais on ne croie autre chose, ni qu’on ne comprenne autrement la vérité absolue et immuable prêchée depuis le commencement par les apôtres.
   «Toutes ces choses, je promets de les observer fidèlement, entièrement et sincèrement, et de les garder inviolablement, sans jamais m’en écarter ni en enseignant ni de quelque manière que ce soit dans ma parole et dans mes écrits. J’en fais le serment ; je le jure. Qu’ainsi Dieu me soit en aide et ces saints Evangiles».

Pape Pie XI (1922 – 1939) : 

  • L’œcuménisme abandonne la religion divinement révélée – Mortalium Animos 2
  • Encourager l’œcuménisme, c’est rejeter la vraie religion – Mortalium Animos 2
  • L’œcuménisme ne peut en aucune façon être approuvé par les Catholiques – Mortalium Animos 2
  • L’œcuménisme déforme la véritable idée de la religion et de ce fait la rejette – Mortalium Animos 2
  • L’Église Catholique est l’union de tous les Chrétiens – Mortalium Animos 3 15
  • L’Église Catholique a un seul troupeau et un seul berger – Mortalium Animos 7
  • Les modernistes disent : L’Église s’est trompée – Mortalium Animos 8
  • Toute collaboration avec des non-catholiques est interdite –  (Ench. Symb. 2199 – )
  • Les hérétiques soutiennent : l’Évangile peut être modifié pour répondre aux besoins de la vie humaine – Mortalium Animos 12
  • S’ils “rêvent d’unité” qu’ils rentrent dans l’Église – Mortalium Animos 16
  • Dieu nous appelle tous à l’unité Catholique – Mortalium Animos 17
  • L’éducation sexuelle est répugnante – Casti connubii (Ench. Symb. 2214 3697)
  • Il n’est permis en aucun cas aux couples de limiter les naissances – Casti Connubii 28
  • Le contrôle des naissances est un péché grave – Casti Connubii 28-29

Pape Pie XII (1939 – 1958) :

  • Les Chrétiens sont un dans la Foi et le Gouvernement – Mystici corporis (Ench. Symb. 2286 3802)
  • Les hérétiques pensent que la liturgie est une concélébration de la communauté – Mediator Dei 83
  • La révélation de Dieu à l’homme n’est donnée que par le Christ – Mediator Dei 83
  • L’humanisme est dangereux et détourne les esprits – Mediator Dei 203
  •  «La rupture de l’unité chrétienne en Europe, l’athéisme scientifique, le rationalisme, l’illuminisme, le laïcisme, le matérialisme dialectique, la franc-maçonnerie, sont quelques unes des causes de ce lent processus d’égarement intellectuel et moral dont nous voyons aujourd’hui les ultimes conséquences. … Les racines de l’apostasie moderne réside dans l’athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, le rationalisme, l’illuminisme, la laïcité et la franc-maçonnerie, qui est la mère de tous». (Lettre du pape Pie XII à s. Exc. Mgr Montini, archevêque de Milan (lettre de s. Exc. Mgr. Dell’Acqua, substitut de la Secrétairerie d’État à l’occasion de la VIIIème semaine d’adaptation pastorale), 23 Mai 1958 ; Doc. Cath., 1958, p. 918)

 

Pour plus de détails sur l’infiltration du libéralisme et du modernisme pré-vatican 2, dans l’Église, voir :

 

La principale hérésie qui a préparé vatican 2 est la négation du dogme «Hors de l’Église catholique point de salut» fondée sur l’hérésie du modernisme

L’hérésie qui nie le dogme « Hors de l’Eglise point de salut », commença dès le 19ème siècle et elle est fondée sur le libéralisme. D’autres hérésies s’y rattachent, comme l’âme de l’Eglise hors du corps du Christ, le baptême de désir et du sang, le salut pour l’ignorance invincible, et des hérésies sur l’infaillibilité papale et du Magistère.

Pour apprécier pleinement la controverse frauduleuse sur le père Feeney, qui a permis l’apostasie vatican 2, il faut comprendre que le refus et la négation de la foi – que le Père Feeney combattait – était bien en place dans les années précédant Vatican 2. La plupart des gens qui se considèrent «catholiques traditionnels» ont la fausse impression que, «si seulement nous pouvions revenir à ce que les gens croyaient dans les années 1950, tout irait bien ». Non, ce ne serait pas le cas. La plupart des prêtres et des évêques dans les années 1940 et 1950 avaient déjà perdu la foi et avait complètement rejeté le dogme défini solennellement selon lequel il n’y a pas de salut hors de l’Eglise catholique. C’est un fait que l’hérésie contre le dogme Hors de l’Eglise point de salut a été enseigné dans la plupart des séminaires dans les années 1940 et 50. En fait, le démantèlement de la Foi a commencé beaucoup plus tôt que les années 1940 ou 50.

Notre-Dame de La Salette, 19 septembre 1846 : « En l’an 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer ; ils mettront fin à la foi peu à peu, même dans les personnes consacrées à Dieu. Ils les aveugleront de manière que, sauf s’ils ont une grâce particulière, ces personnes prendront l’esprit de ces anges de l’enfer ; plusieurs maisons religieuses perdront toute foi et perdront beaucoup d’âmes … Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist … L’Eglise sera éclipsée … »

Le démantèlement de la foi catholique par Lucifer a commencé en 1864 – année de Quanta cura sur les principales erreurs politico-religieuses et du Syllabus du pape Pie IX – bien avant Vatican 2.

 

Hérésies flagrantes dans les livres pré-Vatican 2 avec imprimatur (avec l’approbation de l’évêque).

Pape St Pie X, Pascendi n° 69, 1907 : «Ne vous laissez pas arrêter, Vénérables Frères, au fait que l’auteur a pu obtenir d’ailleurs l’Imprimatur : cet Imprimatur peut être apocryphe, ou il a pu être accordé sur examen inattentif, ou encore par trop de bienveillance ou de confiance à l’égard de l’auteur, ce qui arrive peut-être quelquefois dans les Ordres religieux ».

Comme le dit ci-dessus le pape saint Pie X, l’imprimatur, ou approbation de l’évêque, n’est pas une garantie d’infaillibilité, et donc les catéchismes peuvent contenir des erreurs et même des hérésies. Aussi faut-il bien connaître sa foi pour pouvoir vérifier leur enseignement avant d’y adhérer, conformément à l’usage de la nécessaire vertu de prudence.

Un catéchisme est faillible et peut contenir des erreurs ou enseignements contraires Magistère de l’Église, les erreurs doivent être rejetées, mais ce qui est conforme à la vérité de la foi et de la morale doit être cru.

Aux 19ème et 20ème siècles circulaient des catéchismes et livres de théologiens faillibles contenant des erreurs et même des hérésies, comme on peut le voir dans les exemples ci-dessous.

Catéchisme « du concile de Trente »

Le catéchisme « du concile de Trente » ne fait pas partie du concile de Trente et fut fait après pour les curés. Il est faillible et contient une contradiction. Ce catéchisme enseigne (dans le chapitre 16 sur le baptême) la nécessité de recevoir le baptême d’eau (conformément aux Écritures et au dogme catholique) et en contradiction, la possibilité du salut sans le sacrement de baptême, ce qui est une erreur.

Le catéchisme « du concile de Trente » enseigne la nécessité absolue pour tous du baptême d’eau selon la loi divine et telle qu’infailliblement définie par le Magistère l’Eglise :

Catéchisme « du concile de Trente », Ch. 16, § 1 – Nécessité du baptême : «Ce que nous avons dit jusqu’ici de ce Sacrement est très utile à connaître pour les Fidèles. Mais ce qu’il est absolument nécessaire de ne pas leur laisser ignorer, c’est que Notre-Seigneur a fait à tous les hommes une loi de se faire baptiser, loi si rigoureuse que ceux qui ne seraient pas régénérés en Dieu par la grâce de ce Sacrement, ne viendraient au monde que pour leur malheur et leur  perte éternelle, que leurs parents d’ailleurs fussent chrétiens ou païens. C’est pourquoi les Pasteurs ne sauraient expliquer trop souvent ces paroles de l’Evangile. « Si quelqu’un n’est pas régénéré par l’eau et par l’Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume des cieux [Jean 3, 5] ». Et cette loi ne regarde pas seulement les adultes, l’autorité et les témoignages des Pères établissent qu’elle atteint même les petits enfants, et que l’Eglise l’a reçue de la tradition apostolique».

Ce même catéchisme enseigne – quelques paragraphes plus loin – le salut pour des non-baptisés en contradiction directe avec ce qui précède, en disant que la volonté de recevoir le baptême pourrait faire bénéficier de la grâce et de la justice (c’-à-d. justification et salut) s’il est impossible de recevoir le baptême (cet enseignement ne fait partie du Magistère de l’Eglise).

Catéchisme « du concile de Trente », Ch. 16, § 1 – Nécessité du baptême : «… l’Eglise n’est pas dans l’usage de donner le Baptême aux adultes aussitôt après leur conversion. Elle veut au contraire qu’on le diffère un certain  temps. Ce retard n’entraîne point pour eux les dangers qui menacent les enfants, ainsi que nous l’avons dit plus haut. Comme ils ont l’usage de la raison, le désir et la résolution de recevoir le Baptême, joints au repentir de leurs péchés, leur suffiraient pour arriver à la grâce et à la justification, si quelque accident soudain les empêchait de se purifier dans les Fonts salutaires».

Cette contradiction est une erreur flagrante et une preuve de la faillibilité du catéchisme « du concile de Trente », qui par ailleurs est bien détaillé. Cette erreur est supposément due à une mauvaise interprétation de traduction du latin du Concile de Trente, session 6, chap. 4 (Voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du baptême de désir).

Le Catéchisme du Concile de Trente n’est pas infaillible. Les Pères John A. Mc Hugh, OP et Charles J. Callan, OP ont écris l’introduction d’une traduction commune du Catéchisme du Concile de Trente. Leur introduction contient la citation suivante intéressante du Dr John Hagan, Recteur du Collège irlandais à Rome, sur l’autorité du Catéchisme.

Catéchisme du Concile de Trente – quinzième impression, Tan Books, introduction XXXVI : «Les documents officiels ont parfois été émis par les papes pour expliquer certains points de la doctrine catholique aux individus ou aux communautés chrétiennes locales, tandis que le Catéchisme romain comprend pratiquement tout le corps de la doctrine chrétienne, et s’adresse à toute l’Église. Son enseignement n’est pas infaillible, mais il occupe une place parmi les catéchismes approuvés et ce qui est de foi».

Voir :  Le catéchisme de trente et le « baptême de désir » BDD

Le texte latin du plus ancien décret papal rejette le « baptême de désir »

Abrégé du catéchisme de persévérance, Mgr Gaume, 1842

Mgr Gaume, Abrégé du catéchisme de persévérance, ou Exposé historique, dogmatique, moral et liturgique de la religion, depuis l’origine du monde jusqu’à nos jours, 1842, (Ed. 1919), 2ème part., leç. 33, p. 225 : « Q. Combien distingue-t-on de sortes de Baptême ? – R. On distingue trois sortes de Baptême : le Baptême d’eau, c’est le sacrement de Baptême ; le baptême de sang, c’est le martyre ; le Baptême de feu, c’est le désir de recevoir le Baptême. Le second et le troisième ne sont pas des Sacrements ; mais ils suppléent au Baptême, lorsqu’on ne peut le recevoir».

C’est l’hérésie du baptême de désir. Le désir du Baptême ne supplée absolument pas au sacrement de Baptême qui est une régénération conformément à l’enseignement infaillible du Magistère de l’Eglise : Concile de Florence, Concile de Trente. Le « Baptême de désir ou de feu »n’est pas une régénération qui remet le péché originel.

Pape Pie IV, Bulle Iniunctum nobis , Profession de foi tridentine, 13 novembre 1564 : «… Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés [Latin : Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum]»

Infailliblement, l’Eglise confesse «un baptême», c’est-à-dire un unique baptême (Sacrement) et non pas des baptêmes de plusieurs sortes. Nier en connaissance, volontairement ou obstinément, la nécessité du baptême pour le salut c’est nier la profession de foi du Concile de Trente, et c’est l’hérésie.

Jean 3, 5 : Jésus répondit : «En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un [quiconque] ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Le baptême d’eau est de loi divine.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 nov. 1551 ex cathedra : «… puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême, « Qu’ai-je à faire en effet, dit l’Apôtre, de juger ceux du dehors ? » [1 Co 5, 12]. Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi [Ga 6,10] que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême [1 Co 12,12-13].

Le sacrement de baptême est la porte pour devenir membre de l’Eglise.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 7, Can. 5 sur le Sacrement du Baptême, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire pas nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5) : qu’il soit anathème».

Dire qu’on peut être sauvé sans le baptême d’eau est être anathème.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

On devient membre du Christ et de son Corps qui est l’Eglise par le baptême d’eau.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 nov. 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

On devient membre du Christ et de son Corps qui est l’Eglise par le Sacrement du baptême.

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Mais le sacrement du baptême est consacré dans l’eau à l’invocation de l’indivisible Trinité – à savoir, Père, Fils et Saint-Esprit – et apporte le salut aux enfants et aux adultes quand il est correctement effectué par n’importe qui dans la forme prévue par l’Église ».

Le salut est apporté par le sacrement du baptême.

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 décembre 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Évangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure».

Le sacrement du baptême est une régénération, ce qui n’est absolument pas le cas du « baptême de feu » et du  » baptême de sang ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra [déclaration infaillible] : «personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Le « baptême de sang » est le nom véritable des martyres qui sont membres de l’Eglise, c’est-à-dire des fidèles baptisés ou membres du Corps du Christ, qui est l’Eglise, qui ont reçu le sacrement de Baptême avec de l’eau. Le « baptême de sang » qui soi-disant supplée au sacrement de baptême contredit le dogme selon lequel personne ne peut être sauvé hors de l’Eglise (et infailliblement, seul le sacrement de baptême fait entrer dans l’Eglise), même s’il verse son sang.

Sur l’hérésie de baptême de désir, voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du « baptême de désir

Sur les hérésies de baptême de désir, de baptême de sang, et du salut pour l’ignorant invincible : voir : Ce que l’on doit connaître sur le dogme catholique pour être sauvé

Graves erreurs de Mgr de Ségur, 1851

Mgr de Ségur (1820-1881) enseignait dès 1851 et ensuite fréquemment dans ses écrits (catéchisme, livres, etc.), l’hérésie de l’âme de l’Église sapée du corps.

Cette hérésie nie le dogme Hors de l’Église pas de salut en admettant l’idée qu’une personne peut appartenir à l’âme de l’Église sans être membre du Corps qui est l’Église : c’est l’hérésie selon laquelle on peut être sauvé hors de l’Église, c’est-à-dire sans le sacrement du baptême (Voir les hérésies de baptême de désir, baptême de sang, salut pour l’ignorant invincible).

L’Église enseigne infailliblement qu’elle est le corps du Christ. L’âme de l’Église est le Saint-Esprit, et pour avoir part à la vie éternelle du Saint-Esprit, il faut infailliblement appartenir au corps. Le Concile de Florence, ci-dessous, définit infailliblement qu’il n’y a pas de vie éternelle en dehors de l’Église catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible de la chaire de Pierre) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle,…»

Les Conciles de Florence et de Trente ci-dessous définissent infailliblement que l’Église est le corps du Christ, et qu’en dehors de l’Église (qui est un corps) il n’y a pas de vie éternelle.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 novembre 1551 ex cathedra : «… Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi Ga 6,10 que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême 1 Co 12, 12-13.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

On ne peut pas avoir la vie éternelle par l’âme de l’Église sans être dans le corps qu’est l’Eglise. L’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Vous ne pouvez pas appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps par le sacrement de baptême. Le corps de l’Église ne peut être séparé de son âme l’Esprit-Saint, sinon ce n’est plus l’Église mais une secte.

Sur l’hérésie de l’âme de l’Eglise séparée du corps, voir : Sur les hérésies et les hérétiques en ces temps actuels d’apostasie

Théologie dogmatique, Cardinal Thomas Marie Joseph Gousset 1850-1866

Dans « Théologie dogmatique » en deux volumes du cardinal Gousset écrit entre 1850 et 1866, on trouve l’hérésie de l’âme de l’Église hors du corps contrairement au dogme et l’hérésie des trois baptêmes : d’eau, « de désir » et « de sang », c’est-à-dire l’hérésie du salut sans sacrement de baptême. Ces hérésies nient le dogme Hors de l’Église pas de salut. Beaucoup d’évêques et des prêtres se sont inspirés de ce livre pour faire leur catéchisme en s’appuyant sur leur propre confiance en un cardinal et en un livre de théologie dogmatique. Mais un livre de théologie dogmatique est faillible. Et voilà comment se propage l’erreur et même l’hérésie, et la ruine, à cause de la trop grande confiance en l’homme, du manque de prudence et de la négligence. Ce livre qui semble faire autorité est un bel exemple de fondement de l’enseignement et de la transmission des erreurs et des hérésies au 19ème siècle.

Théologie dogmatique, Gousset, Thomas Marie Joseph, Cardinal (1792-1866), Tome I, n° 911, p 548 (Ed. 1879) : «L’Église romaine ne va pas plus loin, si ce n’est pour nous apprendre, par l’organe de ses docteurs, qu’on peut appartenir à l’âme sans appartenir au corps de l’Église, et par là même se sauver sans être incorporé à la communion extérieure de la véritable Église».

Le cardinal Gousset se base, sur ce sujet, essentiellement sur des docteurs faillibles, saint Thomas d’Aquin dans l’erreur à ce sujet et saint Alphonse de Liguori dans l’hérésie matérielle à ce sujet parce qu’il avait mal compris le concile de Trente, session 6, chapitre 4.

Le contexte dont parle le cardinal Gousset ci-dessus, est celui d’un protestant qui serait dans l’ignorance invincible de connaître plus la foi catholique. Ici la règle de la foi catholique n’est pas qu’il est dans l’âme de l’Église sans être dans le corps, ce qui est une hérésie de l’âme de l’Église coupée du corps contrairement au dogme qui définit que l’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Ici la règle de la foi catholique est qu’il est hérétique matériel et appartenant matériellement à une secte, c’est-à-dire qu’il appartient à l’Église catholique qui est un corps mais dans un bâtiment protestant.

On trouve plus loin l’hérésie des trois baptêmes : d’eau, « de désir » et « de sang », c’est-à-dire hérésie du salut sans sacrement de baptême.

Théologie dogmatique, Gousset, Thomas Marie Joseph, Cardinal, 1792-1866 Tome I, n° 916, p. 551 (Ed. 1879) : «Il est vrai qu’on ne peut entrer dans le royaume de Dieu que par le baptême. Mais les théologiens distinguent d’après l’esprit de l’Évangile, et l’enseignement des saints Pères, trois sortes de baptêmes : d’eau, le baptême de désir, et le baptême de sang ou le martyre. Or le baptême de désir ou le désir du baptême … supplée le sacrement. Le concile de Trente ne regarde le baptême comme nécessaire que quand à la chose ou au désir de la chose in re vel in voto».

Ce paragraphe est absolument scandaleux. Premièrement il se contredit en affirmant la vérité dogmatique du baptême et ensuite en disant le contraire.

Deuxièmement, il parle des théologiens disant « les théologiens », c’est complètement vague : « les théologiens », cela ne signifie pas un enseignement constant des théologiens (de tous) dans l’Église ou cela signifie que ce n’est pas un enseignement constant, donc pas de foi.

Troisièmement, il dit que c’est « l’esprit de l’Évangile » : cela est entièrement faux car le Christ dit justement tout le contraire dans Jean 3, 5 : «…si quelqu’un [quiconque] ne renait de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Quatrièmement, il dit que c’est « l’enseignement des saints Pères », ce qui est encore frauduleux. L’enseignement unanime des Pères fait partie du Magistère ordinaire de l’Église. Quand l’enseignement des pères n’est pas unanime, il ne fait pas partie du Magistère. Et au sujet du baptême de désir et du baptême de sang, l’enseignement des pères n’est pas unanime.

Cinquièmement, « in re vel in voto » est une interprétation erronée du concile de Trente session 6, chapitre 4.

Voilà comment un cardinal se fourvoie dans l’erreur, la transmet par un livre de dogmatique, et sert de fondement aux hérésies enseignées et avalées totalement au 20ème siècle et ont préparé l’apostasie vatican 2 (Voir Hérésies pré-vatican 2)

Plus de détails, voir :

Le Catéchisme en exemple, Abbé P. Janvier, 1867

Le Catéchisme en exemple, Abbé P. Janvier, 1867, p. 419, n° 522 : « Ce que signifie la maxime Hors de l’Eglise point de salut – La maxime hors de l’Eglise point de salut, signifie simplement, dit Mgr Gousset, que ceux des infidèles, des hérétiques et des schismatiques qui, connaissant la véritable Eglise, refusent d’y entrer, se rendent coupables d’une opiniâtreté damnable envers l’Eglise et envers Jésus-Christ. Il en est de même des chrétiens qui, ayant été élevés et suffisamment instruits dans le sein de l’Eglise, s’en séparent par le schisme ou par l’hérésie, ou par l’apostasie, ou par le philosophisme moderne, qui renferme toutes les hérésies. L’Eglise romaine ne va plus loin, si ce n’est pour nous apprendre, par l’organe de ses docteurs, qu’on peut appartenir à l’âme sans appartenir au corps de l’Eglise, et par là même se sauver sans être incorporé à la communion extérieure de la véritable Eglise ».

Ce catéchisme avec imprimatur, et même recommandé par lettre, affirme l’hérésie de l’âme de l’Église séparée du corps. Ce catéchisme hérétique réduit d’abord le dogme « Hors de l’Église pas de salut » à une « maxime », pour ensuite affirmer qu’on peut appartenir à l’âme de l’Église sans être membre du Corps du Christ, ce qui est une affirmation hérétique qui contredit directement l’enseignement infaillible du Magistère de l’Eglise selon lequel le Corps du Christ est l’Église.

L’âme de l’Église est l’Esprit-Saint et l’Église est le Corps du Christ : l’âme de l’Eglise – qui est l’Esprit-Saint – ne peut absolument pas être séparée du Corps qui est l’Eglise catholique. Bien sûr, un corps sans âme est un corps mort, car la mort est la séparation de l’âme et du corps, c’est ce qui caractérise une secte, un corps (ou une soit-disant « église ») séparé de l’âme de l’Eglise (séparé de l’Esprit-Saint).

Les hérétiques affirment – depuis le 19ème siècle – qu’on peut appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps (par le sacrement du baptême), mais l’Église enseigne infailliblement qu’elle est le corps du Christ. L’âme de l’Église est le Saint-Esprit, et pour avoir part à la vie éternelle du Saint-Esprit, il faut infailliblement appartenir au corps.

Le Concile de Florence, ci-dessous, définit infailliblement qu’il n’y a pas de vie éternelle en dehors de l’Église catholique :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible de la chaire de Pierre) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle,…»

Les Conciles de Florence et de Trente définissent infailliblement que l’Église est le corps du Christ :

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 novembre 1551 ex cathedra : «… Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi (Ga 6,10)que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême (1 Co 12, 12-13).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Personne ne peut pas avoir la vie éternelle par l’âme de l’Église sans être dans le corps. L’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Vous ne pouvez pas appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps par le sacrement de baptême, ou alors si vous l’affirmez en sachant cela vous êtes hérétique. Le corps de l’Église ne peut être séparé de l’Esprit-Saint, son âme, ou sinon ce n’est plus l’Église mais une secte.

Comme cela a été prouvé, l’Église catholique est un corps mystique. Ceux qui ne font pas partie du corps n’en font pas partie du tout :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersent : donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ « .

Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, nature des êtres créés, § 72 : « Or l’âme est l’acte du corps organisé, et non pas d’un seul organe seulement. Elle réside dans tout le corps et non dans une partie seulement, puisqu’elle est essentiellement forme du corps».

Cette hérésie de l’âme de l’Eglise séparée du Corps du Christ qui est l’Eglise est l’hérésie qui a servi à poser l’hérésie du baptême désir selon laquelle on peut être sauvé sans le sacrement du baptême qui est la porte pour être membre de l’Eglise.

Voilà la très grande gravité de ces hérésies contre le dogme « Hors de l’Eglise pas de salut », et le très grande culpabilité d’évêques soit hérétiques ou soit coupablement négligents du 19ème et 20ème siècles, car ces hérésies seront avalées et assimilées par de très nombreux chrétiens qui n’ont pas voulu connaître leur foi divine et catholique comme ils auraient dû le faire « parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés » (2 Thessaloniciens 10) et finiront en enfer sans la foi intègre et inviolée, car sauf s’ils s’en étaient repentis et avaient recraché le venin.

2 Thessaloniciens 2, 10-11 : « séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra [déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie] : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n ° 9 : «Il ne peut y avoir rien de plus dangereux que ces hérétiques qui admettent presque l’ensemble de la doctrine, et par une seule parole, comme une goutte de poison, infectent la foi vraie et simple enseignée par notre Seigneur et transmise par la tradition apostolique».

Ces mêmes hérésies seront le fondement de préparation de l’apostasie vatican 2.

Voir aussi :

Théologie dogmatique, Père Perrone, recteur du collège romain des jésuites, 1877

Ce livre de six tomes contient les hérésies du baptême de désir et de sang. Il est d’autant plus dangereux qu’il a été fait par le chef de l’enseignement des jésuites à Rome au 19ème siècle, c’est-à-dire que quasi tous les jésuites ont été nourri avec ces hérésies au19ème siècle.

Les traducteurs, les pères Védrine, Bandel et Fournet préfacent : «L’ouvrage est trop avantageusement connu… pour qu’il soit nécessaire d’en faire ici l’éloge. … L’ouvrage du savant professeur au collège romain est un véritable progrès dans la science et l’enseignement théologique ; c’est, de plus, un service rendu à l’Église de Dieu».

C’est scandaleux. Ils se sont bénis eux-mêmes. Ce livre n’est ni un « progrès », encore moins « un service rendu à l’Église », mais il transmet les hérésies dans l’Église qui ont préparé l’apostasie vatican 2 !

Théologie dogmatique, Père Perrone, Tome 4, ch. 5 De la nécessité du baptême, p. 155-156 : «L’Apôtre aurait pu ajouter à l’exemple du bon larron, ceux des Apôtres et de la très sainte Vierge, qui ne reçurent point le baptême, puisqu’on ne le voit dans aucun passage de l’Évangile. Donc, je réponds à la première objection… L’enseignement de notre Seigneur est en même temps un précepte et un moyen pour les adultes qui peuvent en cas de nécessité, suppléer au baptême par le vœu du baptême ou le martyre, je l’accorde. Pour les enfants il n’est pas un précepte mais un moyen auquel le martyre seul peut suppléer».

Ce paragraphe est proprement scandaleux. Premièrement, il a le culot de dire ce qu’aurait dû dire l’Apôtre, ce qui montre que ce type n’est pas soumis à la Tradition.

Deuxièmement, il ose affirmer qu’une chose n’existe pas parce qu’elle n’est pas écrite : il dit que des Apôtres, la sainte Vierge et le bon larron n’ont pas été baptisés car ce n’est pas écrit. Il invente un autre Magistère en dehors de la Tradition de l’Église. 1° Ce n’est pas parce que ce n’est pas écrit que la sainte Vierge et les Apôtres n’ont pas reçu le sacrement du baptême ; 2° Le baptême d’eau est une loi divine qui prend effet quand Jésus-Christ dit : «Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fil, et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé» (Matthieu 28, 19-20). 3° Le bon larron est mort avant Jésus-Christ et la promulgation de la loi du baptême, donc il n’était pas sous la loi du baptême.

Troisièmement, l’auteur dit que le vœu de baptême (baptême de désir) supplée au sacrement de baptême (baptême d’eau) pour les adultes, niant directement le dogme catholique de l’absolue nécessité du sacrement de baptême pour le salut. Il ajoute que le martyre (baptême de sang) supplée au sacrement de baptême pour les adultes et les enfants, contrairement au dogme.

Quatrièmement, il se contredit carrément juste après dans le paragraphe suivant sur la même page :

Théologie dogmatique, Père Perrone, Tome 4, ch. 5 De la nécessité du baptême, p. 156 : «Voici ce que saint Augustin écrit des enfants : Quiconque soutient que ceux qui meurent sans avoir reçu le sacrement de baptême, même les enfants, seront sanctifiés dans notre Seigneur Jésus-Christ, est en contradiction avec ce qu’ont dit les apôtres, et condamne l’enseignement de toute l’Église ; en effet, elle se hâte de baptiser les enfants, parce qu’elle est fermement convaincue qu’ils ne peuvent, par aucune autre voie être vivifiés en Jésus-Christ ¹».

¹ Ep. 166 à Jérôme, ch. 8, n. 21. Il faut remarquer que le saint docteur, à l’exemple de l’Apôtre, I Cor. ch. 15, v. 21-22, oppose ici les hommes qui meurent en Adam à ceux qui sont vivifiés en Jésus-Christ, il déclare, par contre, que nul d’entre ceux qui sont morts en Adam, ne sauraient être vivifiés en Jésus-Christ, sinon par le baptême. D’où nous concluons qu’il ne pensait pas que les enfants qui meurent dans le sein de leur mère puissent être purifiés de la tâche originelle par la foi ou le désir de leurs parents, ni qu’il n’était pas d’avis, comme quelques uns se l’imaginent, que ce mot de Jésus-Christ : Si quelqu’un ne renaît, etc. [Jn 3, 5] ne les concerne pas».

On peut voir en lisant attentivement que ce paragraphe et sa note ci-dessus contredit directement ce qui est affirmé plus haut. Jean 3, 5 «Quiconque ne renaît de l’eau et de l’Esprit ne peut entrer dans le royaume des cieux» est universel et absolu de loi divine.

Conclusion. Ce ne sont pas seulement des graves erreurs qui sont contenues dans ces livres de « théologie dogmatique », l’auteur passe la Tradition de l’Église source de la révélation, il invente un Magistère et enseigne le contraire de l’Église en affirmant que c’est l’enseignement de l’Église.

L’auteur de la « Théologie dogmatique » enseignée au collège jésuite de Rome au 19ème est un hérétique pur et simple, et ses traducteurs sont suspects d’hérésie. Ceci n’est qu’un exemple de plus parmi tant d’autres sur la façon dont les hérésies se sont infiltrées chez les prélats du 19ème siècle et ont ravagé les âmes qui les ont cru au lieu de croire Dieu dans Son Magistère pour ensuite ravager l’Église au 20ème siècle.

Sermons pour l’Avent, le Carême et les fêtes, P. Le Jeune, 1880

Le missionnaire de l’oratoire, Sermons pour l’Avent, le Carême et les fêtes, P. Le Jeune, Tome 4, p. 268, 1880 : «Mais il y a trois sortes de baptême : baptême d’eau, baptême d’esprit et baptême de sang ; … le baptême du Saint-Esprit est la parfaite contrition ou amour pur et désintéressé. Ce baptême pourrait en nécessité sauver une personne à qui il serait impossible d’obtenir le baptême d’eau ; … s’il y avait eu quelque manquement essentiel en votre baptême, vous n’auriez point d’autre voie de salut que la parfaite contrition et l’amour de Dieu. …quiconque donne sa vie … pour la foi … est baptisé en son sang».

Ce recueil de sermons (avec imprimatur) contient les hérésies du baptême de désir et du baptême de sang et ces sermons furent donnés par des missionnaires et aussi à des missionnaires.

C’est l’enseignement du Magistère de l’Eglise que le sacrement de baptême (baptême d’eau) est absolument nécessaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 7, Can. 5 sur le Sacrement du Baptême, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire pas nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5) : qu’il soit anathème».

C’est l’enseignement du Magistère de l’Eglise que le baptême de régénération (sacrement ou baptême d’eau) est la porte d’entrée dans l’Eglise.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 nov. 1551 ex cathedra : «… puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême, « Qu’ai-je à faire en effet, dit l’Apôtre, de juger ceux du dehors ? » [1 Co 5, 12]. Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi [Ga 6,10] que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême [1 Co 12,12-13].

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 nov. 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Mais le sacrement du baptême est consacré dans l’eau à l’invocation de l’indivisible Trinité – à savoir, Père, Fils et Saint-Esprit – et apporte le salut aux enfants et aux adultes quand il est correctement effectué par n’importe qui dans la forme prévue par l’Église ».

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 décembre 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Évangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure».

Les hérésies de baptême de désir, de baptême de sang, et du salut pour l’ignorant invincible sont exactement des négations du dogme Hors de l’Eglise, pas de salut.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra [déclaration infaillible] : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront «dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges» Mt 25, 41, à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés».

Le baptême de sang contredit le dogme selon lequel personne ne peut être sauvé hors de l’Eglise (et infailliblement, seul le sacrement de baptême fait entrer dans l’Eglise), même s’il verse son sang.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra [déclaration infaillible] : «personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Les hérésies de baptême de désir, de baptême de sang, et du salut pour l’ignorant invincible sont contraire au dogme sur le salut par le baptême de régénération (sacrement de baptême ou baptême d’eau).

Jean 3, 5 : Jésus répondit : «En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un [quiconque] ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Paul III, Concile de Trente, sur le péché originel, Vème Session, 1546 (Décrétales 666-667) ex cathedra : «… afin que soit purifié en eux par la régénération ce qu’ils ont contracté par la génération. En effet « nul, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit Saint, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu [Jean 3, 5]».

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 décembre 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Évangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure».

Sur l’hérésie de baptême de désir, voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du « baptême de désir

Sur les hérésies de baptême de désir, de baptême de sang, et du salut pour l’ignorant invincible : voir : Ce que l’on doit connaître sur le dogme catholique pour être sauvé

Le Catéchisme expliqué, 1899

Le Catéchisme expliqué, Spirago et Clark, 1898 : «Si, toutefois, un homme, sans aucune faute de sa part, demeure en dehors de l’Eglise, il peut être sauvé s’il mène une vie dans la crainte de Dieu, une telle personne est à toutes fins utiles un membre de l’Eglise catholique»

D’après ce « catéchisme expliqué », il n’est pas seulement possible d’être sauvé en dehors de l’Eglise, ce qui est une négation directe du dogme, mais il est effectivement possible d’être, « à toutes fins utiles un membre de l’Eglise catholique» tout en demeurant en dehors de l’Eglise. Le Catéchisme expliqué dit ici que l’homme peut être sauvé en dehors de l’Église tant qu’ «il mène une vie dans la crainte de Dieu».

C’est exactement ce que le pape Grégoire XVI a condamné dans Mirari Vos : un homme peut être sauvé dans n’importe quelle religion que ce soit, tant que la morale est maintenue.

Pape Grégoire XVI, Mirari Vos, n° 13, 15 août 1832 : « Cette opinion perverse se propage de tous côtés par la fraude des méchants qui prétendent qu’il est possible d’atteindre le salut éternel de l’âme par la profession de sorte de religion, aussi longtemps que la morale est maintenue … sans aucun doute, ils périront jamais, à moins de tenir la totalité de la foi catholique et inviolable (Athanase)».

L’Encyclopédie catholique, 1908

L’Encyclopédie catholique, vol. 3, «Église», 1908, GH Joyce : «La doctrine se résume dans la phrase, Extra Ecclesiam nulla salus (Hors de l’Église point de salut) …  Cela ne veut certainement pas dire que personne ne peut être sauvé, sauf ceux qui sont dans la communion visible avec l’Eglise catholique. L’Eglise catholique a toujours enseigné que rien d’autre n’est nécessaire pour obtenir la justification qu’un acte de charité parfaite et de contrition … Beaucoup sont tenus par l’ignorance dans l’Église. Tel peut être le cas de certains parmi ceux qui ont été élevés dans l’hérésie … Ainsi, même dans le cas où Dieu sauve les hommes en dehors de l’Eglise, Il le fait par des grâces actuelles de l’Église … Dans l’expression des théologiens, ils appartiennent à l’âme de l’Église, mais pas à son corps».

Ce que nous avons ici, dans L’Encyclopédie Catholique, en 1908, dans un livre avec l’Imprimatur de John Farley, l’archevêque de New York, c’est une hérésie flagrante. L’auteur, GH Joyce, rejette complètement le dogme tel qu’il a été défini. Il emploie même le terme « âme de l’Eglise » qui est complètement hérétique. Le dogme défini qui a déclaré que seules les personnes dans l’Église catholique peuvent être sauvés, a cédé la place à l’hérésie selon laquelle Dieu sauve les hommes « en dehors de l’Eglise« .

Pape Léon XIII, Tametsi futura prospicientibus, n° 7, 1er novembre 1900 : «Ainsi tous ceux qui voudraient trouver le salut en dehors de l’Église sont égarés et nous nous efforçons en vain».

Pour ces hérétiques, le dogme ne signifie plus que Hors de l’Eglise point de salut, mais plutôt que les non-catholiques sont sauvés dans leurs fausses religions, par l’Église catholique. La nécessité de la foi et de l’unité pour le salut catholique a été totalement répudié.

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter studio, 27 mai 1832 : « Enfin, certains de ces gens égarés tentent de se persuader et d’autres que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle …   Vous savez avec quel zèle Nos prédécesseurs ont enseigné que l’article de foi qu’ils osent nier, à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut ». 

Cela prouve que le dogme selon lequel ceux qui meurent non-catholiques ne peuvent pas être sauvés était nié publiquement même dès 1908.

Catéchisme attribué à saint Pie X

Le Catéchisme attribué au pape saint Pie X – qu’il n’a jamais ni signé ni promulgué – dit le même enseignement sur la foi de l’Église catholique sur l’absolue nécessité du baptême d’eau pour le salut.

Catéchisme de saint Pie X, Les sacrements, «Baptême» Question 16 : «Q. Le baptême est nécessaire au salut ? A. Le baptême est absolument nécessaire au salut, comme Notre-Seigneur a expressément dit : « Si un homme ne naît de nouveau de l’eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.  »

Contrairement à la croyance populaire, ceux qui rejettent le «baptême de désir» suivent réellement l’enseignement du Catéchisme attribué au pape saint Pie X sur la nécessité absolue de baptême d’eau. Ils ne suivent pas, cependant, l’enseignement de ce catéchisme faillible quand il contredit cette vérité sur l’absolue nécessité du baptême d’eau pour le salut.

Catéchisme de saint Pie X, Les sacrements, «Baptême» Question 17 : «Q. L’absence du baptême peut être fournie d’une autre manière ? R.  L’absence de baptême peut être fournie par le martyre, qui est appelé baptême de sang, ou par un acte d’amour parfait de Dieu, ou de contrition, avec le désir, au moins implicite, de baptême, et c’est ce qu’on appelle le baptême de désir. »

C’est en totale contradiction avec ce qui est dit dans la question 16. Ce catéchisme, attribué au pape saint Pie X, ne vient pas de sa plume et n’a pas été solennellement promulgué par lui . Il n’y a pas de bulle papale de lui promulguant le catéchisme, c’ est donc juste un catéchisme faillible qui s’est répandu pendant son règne et a pris son nom. Mais, même si Saint-Pie X avait lui-même rédigé les mots ci-dessus (ce qu’il n’a pas fait), cela ne ferait que peu de différence sur la question. C’est parce qu’un pape est infaillible seulement quand il parle magistralement. Ce catéchisme n’est pas infaillible, car il n’a pas été promulgué solennellement de la Chaire de Pierre, ou même spécifiquement par le pape. En outre, ce catéchisme est prouvé ne pas être infaillible car il enseigne l’hérésie abominable qu’il y a un salut « en dehors » de l’Église.

Ce catéchisme affirme le dogme :

Catéchisme de saint Pie X, le Credo des Apôtres : «L’Église en particulier, « Q. 27 : Q. Peut-on être sauvé en dehors de l’Église catholique, apostolique et romaine ? R. Non, personne ne peut être sauvé en dehors de l’Église catholique, apostolique, de même que nul ne pouvait être sauvé du déluge à l’extérieur de l’Arche de Noé, qui était une figure de l’Eglise ».

Et nie le dogme deux questions plus tard :

Catéchisme de saint Pie X, le Credo des Apôtres : «L’Église en particulier, « Q. 29 : «Q. Mais si un homme sans aucune faute de sa part est en dehors de l’Eglise, peut-il être sauvé ? R. S’il est hors de l’Église, sans faute de sa part, s’il est de bonne foi, et s’il a reçu le baptême, ou tout au moins le désir implicite du baptême, et si, par ailleurs, il cherche sincèrement la vérité et fait la volonté de Dieu du mieux qu’il peut, un tel homme est en effet séparé du corps de l’Eglise, mais est uni à l’âme de l’Église et par conséquent est sur le chemin du salut ».

Nous voyons ici ce Catéchisme faillible nier mot pour mot le dogme Hors de l’Eglise point de salut ! Il enseigne qu’il peut y avoir un salut « en dehors » de l’Eglise, ce qui nie directement la vérité, et il l’enseigne aux gens à la question 27. Cette déclaration est donc hérétique, en fait, il serait désavoué même par la plupart des hérétiques astucieux de notre époque, qui savent qu’ils ne peuvent pas dire que les gens sont sauvés «en dehors», ils prétendent que les non-catholiques ne sont pas «à l’extérieur », mais sont « à l’intérieur » en quelque sorte. Ainsi, même les hérétiques astucieux qui rejettent le vrai sens du dogme Hors de l’Église point de salut auraient à admettre que la déclaration ci-dessus est hérétique !

Le catéchisme attribué à saint Pie X enseigne l’hérésie selon laquelle les personnes peuvent être unies à «l’âme» de l’Église, mais pas au corps. Comme cela a déjà été prouvé, l’Église catholique est un corps mystique. Ceux qui ne font pas partie du corps ne font pas partie du tout.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersent : donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ « .

Catéchisme de Baltimore, 1921

Catéchisme de Baltimore, n° 3, 1921, Imprimatur Archevêque de Hayes, New York : « Q. 510 : Est-il jamais possible pour quelqu’un d’être sauvé qui ne connaît pas l’Eglise catholique comme étant la véritable Eglise ? Réponse : Il est possible pour quelqu’un d’être sauvé qui ne connaît pas l’Eglise catholique comme étant la véritable Eglise, à condition que la personne (1) ait été validement baptisée ; (2) croit fermement la religion qu’elle professe et la pratique pour être la vraie religion, et (3) meurt sans la culpabilité du péché mortel sur son âme « .

Nous voyons ici l’hérésie flagrante dans le Catéchisme de Baltimore, imprimaturé et publié en 1921. Les auteurs de ce catéchisme hérétique sont assez audacieux pour affirmer que le salut pour un non-catholique est non seulement possible, mais dépend du fait que le non-catholique «croit fermement la religion qu’elle professe et la pratique pour être la vraie religion». Donc, si vous êtes fermement convaincu que le mormonisme est la vraie religion, alors vous avez une bonne chance de salut selon le Catéchisme de Baltimore ; mais si vous n’êtes pas fermement convaincu de cela, alors vos chances sont moindres. C’est en fait une parodie absolue du dogme : un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême (Ep 4. 5).

Pape Grégoire XVI, Mirari Vos, n° 13, 15 août 1832 : «Selon la mise en garde de l’apôtre qu’ «il y a un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 5), que ceux qui s’ingénient à l’idée que le port du salut est ouvert aux personnes de toute religion que ce soit prennent en compte le témoignage du Christ lui-même que «ceux qui ne sont pas avec le Christ sont contre lui» (Lc 11, 23), et qu’ils dispersent malheureusement ceux qui n’amassent pas avec lui. C’est pourquoi, «sans aucun doute, ils périront jamais, à moins de tenir la totalité de la foi catholique et inviolable» (Athanase).

Ces paroles de Grégoire XVI dans Mirari Vos auraient été écrites spécifiquement pour les auteurs du Catéchisme de Baltimore ; et en effet elles furent adressées à d’autres hérétiques de leurs temps qui ont proposé la même chose. On peut remarquer à quel point le Catéchisme de Baltimore va à l’encontre du Credo dogmatique d’Athanase, que Grégoire XVI a affirmé, qui stipule que celui qui veut être sauvé doit tenir la foi catholique. Les auteurs du Catéchisme de Baltimore ne pouvaient pas avoir fait semblant de croire à cette profession de foi dogmatique.

Le pape Grégoire XVI enseigne que ceux qui n’ont jamais été catholique sont perdus, ainsi que les catholiques qui quittent l’Eglise.

Le Catéchisme de Baltimore rejette les paroles de Jésus-Christ, qui a déclaré : «celui qui ne croira pas sera condamné » (Mc 16, 16). On devrait lire l’édition révisée de la Bible par les auteurs du Catéchisme de Baltimore : «Celui qui croit fermement aux fausses religions ne doit pas être condamné».

Petit catéchisme familial (Utilisé dans les retraites du P. François de Paule Vallet, 1883-1947)

Petit catéchisme familial, 2° Moyens de salut, Des sacrements : «Le Baptême est nécessaire pour être sauvé, les enfants qui meurent sans le recevoir ne verront jamais Dieu».

Ce catéchisme ne contient pas à proprement parler d’erreur ou même d’hérésie, mais sert d’exemple pour montrer comment une porte ouverte peut être laissée à l’hérésie dans des catéchismes. En effet, la citation ci-dessus peut laisser entendre qu’il n’y aurait que les enfants non-baptisés qui ne verront jamais Dieu, alors que tous les non-baptisés ne verront jamais Dieu.

C’est ce genre de phrase qui laisse une porte ouverte à l’erreur ou à l’hérésie, par exemple, dans ce cas, que les adultes non-baptisés pourraient quand même être sauvés par le désir du baptême ou en versant leur sang ou par ignorance invincible, ce qui est une hérésie, car le baptême est absolument nécessaire pour être membre de l’Eglise et pour le salut.

Il aurait été plus sûr de dire : «Le Baptême est nécessaire à tous pour être sauvé, tous ceux qui meurent sans le recevoir ne verront jamais Dieu».

Catéchisme de Mgr Louis La Ravoire, 1949 

Ma foi catholique, catéchisme de Mgr Louis La Ravoire, 1949 : « La Messe peut être offerte pour les vivants de quelque rite. Elle peut être offerte pour les catholiques défunts. Le prêtre ne peut célébrer la messe en public pour les défunts non-catholiques, mais les personnes qui entendent la messe peuvent le faire.  » 

Nous voyons ici plus clairement cette hérésie dans un catéchisme écrit par l’évêque de Krishnager, Louis La Ravoire. Ce Catéchisme est encore favorisé aujourd’hui par de nombreux soi-disant « catholiques traditionnels ». En permettant la prière pour les défunts non-catholiques, Louis La Ravoire nie le dogme selon lequel tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus.

Pape Clement VI, Super quibusdam, 20 septembre 1351 : «En second lieu, nous nous demandons si vous et les Arméniens vous obéissant croient que les personnes quittant cette vie en dehors de la foi de l’Église, et en dehors de l’obéissance au Pape de Rome, peuvent enfin être sauvées».

Principes fondamentaux du dogme catholique, 1954

Principes fondamentaux du dogme catholique, Ludwig Ott, Imprimatur 1954, p. 310 : «La nécessité de l’appartenance à l’Église n’est pas seulement une nécessité de précepte, mais aussi de moyens, comme la comparaison avec l’Arche, les moyens de salut du déluge biblique, montrent clairement … dans des circonstances particulières, à savoir dans le cas d’une ignorance invincible ou d’incapacité, l’appartenance réelle à l’Église peut être remplacée par le désir pour le même … De cette manière aussi ceux qui sont en fait en dehors de l’Église catholique peuvent atteindre le salut». 

Il est dommage que l’Église catholique ait été assez stupide pour définir plus de sept fois qu’en dehors de l’Église catholique nul n’est sauvé, parce que, comme le «grand» Ludwig Ott le révèle, «ceux qui sont en fait en dehors de l’Église catholique Église peuvent atteindre le salut». C’est une honte que l’Église ne possédasse pas cette illumination profonde, qu’elle ne susse pas que ce qu’elle avait enseigné infailliblement pendant toutes ces années qui était en fait tout le contraire de la vérité.

Ce que Ludwig Ott dit ici revient à déclarer que la Vierge Marie a été conçue dans le péché originel. Il n’y a aucune différence. Si l’Église définit que hors de l’Église personne n’est sauvé, et qu’on affirme que «ceux qui sont en fait en dehors de l’Église catholique peuvent atteindre le salut», alors c’est exactement la même chose que de déclarer que la Vierge Marie a été conçue dans le péché, quand l’Église dit qu’elle n’avait pas péché. Énoncer exactement le contraire de ce que l’Église a infailliblement défini est précisément ce que fait Ludwig Ott.

Après avoir nier le dogme selon lequel nul ne peut être sauvé en dehors de l’Église, Ludwig Ott dit à la page suivante :

Principes de dogme catholique, Ludwig Ott, p. 311 : « C’est la conviction unanime des Pères que le salut ne peut être atteint en dehors de  l’Église».

«Mais que votre parole soit oui, oui ; non, non, ce qui est au-delà, est du malin » (Mt 5, 37).

D’une page à l’autre, Ludwig Ott se contredit sur ceux qui sont en dehors de l’Église catholique peut atteindre le salut. Il utilise exactement le même verbe dans les deux phrases en sens contraire :

1) «ceux…en dehors de l’Église peuvent atteindre le salut » ;

2) « le salut ne peut être atteint en dehors de l’Église».

Son discours n’est pas de Dieu, mais du diable. Le noir est blanc et le blanc est noir, le bien est mal et le mal est bien, la vérité est l’erreur et l’erreur est la vérité, le salut peut être atteint en dehors de l’Église et le salut ne peut être atteint en dehors de l’Église.

Pour les hérétiques pré-Vatican 2 qui condamnèrent le père Feeney et méprisaient le dogme Hors de l’Eglise catholique, point de salut, il n’y a aucun problème à croire qu’il y a le salut en dehors de l’Église catholique, tout en estimant simultanément qu’il n’y a pas de salut hors de l’Eglise catholique : ce n’est pas un problème pour eux car ils sont du malin (Mt 5, 37).

Pape Clément V, Concile de Vienne , décret n° 30, 1311-1312, ex-cathedra : «…  seule l’Église universelle, en dehors de laquelle il n’y a pas de salut, pour toute laquelle il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême … »

Tous ceux qui acceptent obstinément l’hérésie contenue dans les livres pré-Vatican 2, comme Principes fondamentaux du dogme catholique de Ludwig Ott, devraient craindre à juste titre, comme le dit le pape Grégoire XVI, d’hériter sans aucun doute d’une place en enfer s’ils ne se repentent et ne se convertissent pas.

Ces exemples d’hérésie pré-vatican 2 montrent comment la négation généralisée du dogme Hors de l’Église point de salut et de la nécessité du baptême d’eau a été perpétuée à travers les textes faillibles avec imprimaturs et pourquoi elle a été avalée aujourd’hui par presque tous ceux qui professent être catholiques. Elle a été perpétuée par des documents faillibles et des textes qui se contredisent, qui contredisent le dogme défini, et qui – tout le temps – d’ailleurs n’arrivent pas à affirmer les vérités immuables de la nécessité absolue de l’Église catholique et le baptême d’eau pour le salut. Et c’est pourquoi les catholiques sont tenus de respecter le dogme infailliblement défini, pas les catéchismes ou des théologiens faillibles.

Pape Pie IX, Singulari Quidem : «Car, en véritéune fois libéré de ces chaînes corporelles, «nous verrons Dieu tel qu’il est» (1 Jean 3, 2), nous comprendrons parfaitement par la proximité et la beauté que la miséricorde divine  et la justice sont obligatoirement unies, mais, tant que nous sommes sur terre, accablés par cette masse mortelle qui émousse l’âme, tenons plus fermement que, conformément à la doctrine catholique, il y a «un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême » [Eph. 4, 5] ; il est illégal d’aller plus loin dans l’enquête. « 

L’apostasie vatican 2 n’aurait pas pu avoir lieu sans l’affaire du père Feeney.

Cette partie (sur l’affaire du père Feeney et le protocole hérétique Suprema haec sacra) est de l’auteur : frères Dimond, most holy family monastery

Traduction personnelle

Les hérétiques et les modernistes résistent à la vérité, comme ils résistent à Celui qui est la Vérité (Jn 14. 6). Et parce qu’ils résistent à la vérité, ils résistent aux faits, parce que les faits indiquent la vérité sans aucune erreur. Un des faits auquel les modernistes et les hérétiques résistent le plus, c’est le fait que l’Église catholique a infailliblement enseigné que hors de l’Église catholique, point de salut ; que Jean 3, 5 est à prendre comme c’est écrit ; et que le sacrement du baptême est nécessaire au salut (Trent, Sess. 7, Can. 5 sur le Sacrement).

Alors qu’est-ce que ces gens font de ces faits qui crèvent les yeux ? Ils ont recours à l’attaque du rapporteur de ces faits (argumentum ad hominem), ce qui leur permet d’ignorer les faits eux-mêmes. L’épisode du Père Leonard Feeney, SJ est un cas d’espèce.

Le dogme Hors de l’Eglise catholique, point de salut n’a vraiment rien à voir avec le Père Leonard Feeney. (En fait, je n’avais jamais entendu parler du P. Feeney quand je suis arrivé à la même conclusion – basée sur le dogme catholique – que le sacrement du Baptême est absolument nécessaire pour le salut et que tous ceux qui meurent comme des non-catholiques sont perdus). Il a à voir avec l’enseignement de la Chaire de Saint Pierre, comme je l’ai montré, qui est l’enseignement authentique et infaillible du Christ. Car rejeter ce dogme catholique est rejeter le Christ Lui-même.

Le pape Léon XIII, Satis Cognitum  (n ° 5), 29 juin 1896 : « Mais celui qui est en désaccord, même sur un point de la vérité divinement révélée rejette absolument toute la foi,  puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi ». 

Le père Feeney est devenu célèbre pour sa position publique du dogme Hors de l’Eglise catholique, point de salut dans les années 1940 et 1950. La plupart des gens ne réalisent pas que, à cette époque, les évêques du monde entier n’étaient en aucun cas des traditionalistes ardents. La plupart des évêques du monde entier avaient déjà adoptés l’hérésie de l’indifférentisme, ce qui explique que la quasi-totalité d’entre eux ont signé les documents hérétiques de Vatican 2 peu de temps plus tard. Ils avaient accepté l’idée hérétique que « l’ignorance invincible » sauve ceux qui meurent comme des non-catholiques. C’est pourquoi on peut facilement détecter l’hérésie contre ce dogme dans la plupart des manuels de théologie et les textes commençant dès la fin du 19ème siècle. En fait, au cours de son temps, le Père Feeney a écrit à tous les évêques du monde sur le dogme Hors de l’Eglise point de salut et n’a reçu que trois réponses positives. En d’autres termes, seuls trois des évêques du monde à cette époque manifestaient une croyance positive dans le dogme Hors de l’Eglise catholique, point de salut  tel qu’il avait été défini. Il n’est pas étonnant que Vatican 2 ait traversé l’épiscopat pratiquement sans résistance.

Le père Feeney croyait et prêchait le dogme – comme il avait été défini – publiquement à Boston. Il croyait et prêchait que si un homme n’embrasse pas la foi catholique – que ce soit un Juif, musulman, protestant ou agnostique – il périra pour toujours en enfer. Beaucoup se sont convertis, et beaucoup étaient en colère. Il n’avait pas peu d’ennemis, en particulier parmi les membres du clergé de plus en plus modernistes, politiquement corrects et compromis.

Un de ses principaux ennemis fut l’archevêque de Boston, Richard Cushing, homme de l’année des B’nai Brith (francs-maçons juifs), et quelqu’un qui a appelé le dogme Hors de l’Eglise catholique, point de salut, un « non-sens. » En Avril 1949, Cushing a fait taire le père Feeney et interdit le Centre Saint Benoît Centre (dont l’apostolat était affilié avec le père Feeney). La raison donnée par Cushing fut la «désobéissance», mais la vraie raison était la position publique du Père Feeney pour le dogme Hors de l’Eglise catholique, point de salut. Ce n’était pas non plus à cause de la position du Père Feeney contre la théorie du baptême de désir, puisque ce ne fut pas la première publication jusqu’à ce que l’insatisfaction de Cushing en 1952 avec le Père Feeney avait été strictement basée sur la position du Père Feeney pour le dogme défini selon lequel seuls les catholiques – et ceux qui deviennent catholiques – peuvent être sauvés.

Cushing avait des alliés avec d’autres membres hérétiques du clergé à Boston, le lieu où la controverse a éclaté. Le père John Ryan, SJ, directeur de l’Institut d’éducation des adultes de l’université de Boston, a déclaré à l’automne 1947 : « Je ne suis pas d’accord avec la doctrine du Père Feeney sur le salut hors de l’Eglise. » Le père Stephen A. Mulcahy, SJ, Doyen de du Collège des Lettres et des sciences de l’université de Boston, l’a appelé :  » la doctrine du Père Feeney qu’il n’y a pas de salut hors de l’Église ». Et le Père JJ Mc Eleney, SJ, Provincial de la Nouvelle-Angleterre, province de la Compagnie de Jésus, dit du père Feeney dans une rencontre personnelle, qu’il fut ordonné de le transférer au Collège Sainte Croix en raison de « Votre doctrine ». Le père Feeney a rapidement répondu, « Ma doctrine sur quoi ? » Le père Mc Eleney a répondu, « Je suis désolé, nous ne pouvons pas entrer dans les détails. »

Dès le début, ces ecclésiastiques déchus ont fusionné la question avec le Père Feeney plutôt que la véritable source d’où elle provient. Cela leur a permis de se concentrer sur le Père Feeney, et d’ignorer Jésus-Christ, que la doctrine rendait présent.

Pape Pie IX,  Nostis et nobiscum (n ° 10), 8 décembre 1849 : «En particulier, veiller à ce que les fidèles soient profondément et complètement convaincus de la vérité de la doctrine selon laquelle la foi catholique est nécessaire pour atteindre le salut  (Cette doctrine, reçue du Christ et soulignée par les Pères et des Conciles, se trouve aussi dans les formules de la profession de foi utilisée par le latin, le grec et les catholiques orientaux) ».

Ces hérétiques n’ont pas réussi à se rendre compte que rabaisser un dogme défini à quelque chose comme l’invention du Père Feeney est blasphématoire et gravement malhonnête. Mais on ne se moque pas de Dieu. Nous voyons la même chose aujourd’hui, surtout répandue chez ceux dits traditionalistes.

Le 2 Décembre 1948, le président de l’université de Boston, le père William L. Keleher, SJ, a tenu une entrevue avec le Dr Malouf, qui était un allié du Père Feeney dans la position pour le dogme. Le père Keleher a déclaré :

 » Le père Feeney est venu me voir au début de cette situation et j’aurais aimé faire quelque chose, sauf que je ne pouvais pas être d’accord avec sa doctrine sur le salut… Il (le père Feeney) ne cessait de répéter des phrases telles que  » Il n’y a pas de salut en dehors de la Eglise catholique. »

Lorsque le Dr Malouf (un membre de la faculté du Boston Collège) répondit que cette «phrase» est un dogme défini, le P. Keleher dit :

« les théologiens du Séminaire Saint-Jean et du Weston Collège sont en désaccord avec la doctrine du Père Feeney sur le salut des non-catholiques ».

Voilà l’affaire du Père Feeney. Il a tenu, comme cela fut défini, qu’il n’y a pas de salut pour ceux qui meurent non-catholiques. Ceux qui étaient contre lui, y compris le père Keleher (président du Boston College), l’archevêque de Boston, les prêtres du Boston Collège, et les «théologiens» du Séminaire Saint-Jean, organisèrent une doctrine différente « sur le salut des non-catholiques. »

Ce fut la bataille. Ce fut la ligne de division. L’un était soit d’un côté ou de l’autre. L’un estimait qu’il n’y a pas de salut pour ceux qui meurent non-catholiques ou l’autre croyait qu’existe le salut pour ceux qui meurent non-catholiques. Permettez-moi de rappeler rapidement au lecteur de quel côté se trouve l’Eglise catholique.

Le pape Grégoire XVI,  Summo Iugiter studio  (n ° 2), 27 mai 1832 : « Enfin, certains de ces gens égarés tentent de se persuader et d’autres que les hommes ne sont pas uniquement sauvés dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle. « 

Un prêtre jésuite de la nouvelle religion de Vatican 2, Mark S. Massa, décrit habilement comment « l’Hérésie du cas de Boston » (c’est à dire, si seulement ceux qui meurent comme catholiques peuvent être sauvés) a éclaté publiquement pendant la Semaine Sainte 1949.

Mark S. Massa, « SJ », des catholiques et de la culture américaine, p. 31 : « Le cas de l’hérésie de Boston a éclaté à la vue du public pendant la Semaine Sainte 1949. Les titres des disciples de Feeney du Boston College ont fait la nouvelle en première page dans le Nord-Est : le New York Times a commencé une série sur Feeney et son groupe, et Newsweekla vie, et Time magazine ont tous mis en vedette des histoires sur les « troubles » de Boston. Le jour sacré peut-être le plus solennel du calendrier catholique, le Vendredi saint, les Feeneyites [sic] se tenaient hors des paroisses de Boston portant des pancartes d’avertissement de la subversion imminente de la vraie doctrine par les dirigeants de l’Église eux-mêmes et faisaient la vente de la dernière édition sur tous les toits. Comme un étudiant de l’événement l’a observé, la question du salut avait remplacé les Red Sox comme sujet de conversation dans les bars de Boston, et tout le monde épiait un col romain devenu «chef de file» potentiel dans cette histoire. La seule analogie à laquelle les historiens de l’Eglise pouvaient penser était Constantinople au IVe siècle, où des foules en émeutes avaient combattu dans les rues pour la définition de la divinité de Jésus, et que les expressions théologiques des grecs étaient devenues les mots d’ordre des équipes de chars».

Le 13 Avril 1949, le père Keleher (président de l’université de Boston) retira le Dr Malouf, James R. Walsh et Charles Ewaskio de la faculté du Boston Collège pour avoir accusé l’école d’hérésie contre le dogme Hors de l’Eglise point de salut. Dans sa déclaration à la presse du 14 avril expliquant la raison de leur licenciement, le père Keleher déclara :

«Ils ont continué à parler en classe et hors de la classe sur les questions contraires à l’enseignement traditionnel de l’Eglise catholique, des idées menant à la bigoterie et à l’intolérance. Leur doctrine est erronée et en tant que telle ne pourrait pas être tolérée au Boston Collège. Ils ont été informés qu’ils doivent cesser ce type d’enseignement ou quitter la faculté ». 

On ne peut pas s’empêcher de remarquer le double language du père Keleher : ces hommes ont été licenciés pour des idées conduisant à l’intolérance, qui ne pourraient ne pas être tolérées. Si l’intolérance est la fausse doctrine ici, comme le Père Keleher l’indique, il est alors condamné par sa propre bouche. En outre, on ne peut pas passer l’affirmation du père Keleher au-dessus selon laquelle «Leur doctrine [c’est-à-dire le dogme solennellement défini selon lequel ceux qui meurent non-catholiques ne peuvent pas être sauvés] est erronée». Par cette déclaration Keleher affirme que la doctrine de l’Eglise (sur la définition infaillible « hors de l’Eglise pas de salut ») est erronée et n’est en aucun cas la sienne. C’était le type de caractère hérétique, anti-catholique ligué avec Mgr Richard Cushing dans la quête d’écraser la prédication du dogme par le père Feeney.

Ce fut le début de la fin, comme on peut le voir avec ce à quoi aboutit l’affaire de Boston sur le dogme « Hors de l’Eglise point de salut ».

Cette affaire aurait pu en concerner d’autres que le père Feeney, car le fond était de faire admettre l’hérésie selon laquelle des non-catholiques peuvent être sauvés comme substrat de l’apostasie vatican 2, c’est-à-dire attaquer le dogme du salut, mais c’est le père Feeney qui la génait à cette époque, en prêchant publiquement le dogme selon lequel Hors de l’Eglise, il n’y a point de salut.

 

Le protocole hérétique 122/49 : Suprema haec sacra.

Cette partie contient un contenu de l’auteur : fr. Dimond mostholyfamilymonastery.com

Environ quatre mois après le silence du père Feeney en avril avec Richard Cushing, l’archevêque apostat de Boston, le Saint-Office a publié un document le 8 Août 1949. En fait, le document est une lettre adressée à Mgr Cushing, et signé par le cardinal Marchetti-Selvaggiani, plus connu sous le nom de protocole n° 122/49. Il est aussi appelé Suprema haec sacra et lettre Marchetti-Selvaggiani. C’est un des documents les plus cruciaux à propos de l’apostasie moderne de la foi. Le protocole 122/49 n’a pas été publié dans les Actes du Siège apostolique (Acta Apostolicae Sedis), mais dans le pilote, l’organe de nouvelles de l’archidiocèse de Boston. Gardez à l’esprit que cette lettre a été publiée dans Boston, et que l’importance de cette lettre deviendra plus claire dans la partie : « Le verdict est tombé : Boston ouvre la voie à un scandale sacerdotal massif balançant la Nation « .

L’absence du protocole 122/49 des Actes du Siège apostolique prouve qu’il n’a pas de caractère contraignant, c’est-à-dire que le protocole 122/49 n’est pas un enseignement infaillible ou à tenir par l’Église catholique. Le protocole 122/49 n’a pas été signé par le pape Pie XII, et a le pouvoir nul d’une correspondance de deux cardinaux (Marchetti-Selvaggiani qui a écrit la lettre, et le cardinal Ottaviani qui l’a également signé) à un archevêque. La lettre, en fait, est empreinte d’hérésie, de tromperie, d’ambiguïté et de trahison. Immédiatement après la publication du protocole 122/49, The Worcester Telegram titrait typiquement :

RÈGLES DU VATICAN contre les dissidents HUB – La doctrine pas de salut à l’extérieur de l’Église est fausse. 

Ce fut l’impression donnée à presque tout le monde catholique par le Protocole 122/49. La lettre Marchetti-Selvaggiani, protocole 122/49, comme le titre ci-dessus l’a dit carrément, tenait que « la doctrine pas de salut hors de l’Église » est fausse. Par cette lettre fatidique, les ennemis du dogme et de l’Eglise semblaient avoir été justifiés et les défenseurs du dogme semblaient avoir été vaincus. Le problème pour les vainqueurs évident, cependant, était que ce document n’était rien de plus qu’une lettre de deux cardinaux hérétiques du Saint-Office, qui avaient déjà embrassé l’hérésie adoptée plus tard par le Concile Vatican 2, à un archevêque apostat de Boston. Certains peuvent être surpris de voir décris le cardinal Ottaviani comme hérétique, car il est considéré par beaucoup comme orthodoxe. Si sa signature sur le protocole n’est pas une preuve suffisante de son hérésie, considérez qu’il a signé tous les documents de Vatican 2 et s’est aligné sur la révolution post-Vatican 2.

Il est intéressant que même Mgr. Joseph Clifford Fenton, l’éditeur bien connu de  La ecclésiastique American Review  avant le Concile Vatican II, qui a malheureusement été un défenseur du Protocole 122/49, a été forcé d’admettre que ce n’est pas infaillible:

Mgr Joseph Clifford Fenton, L’Église catholique et le salut, 1958, p. 103 : «Cette lettre, connue sous le nom Suprema haec sacra [Protocole 122/49] … est une autorité [sic], mais évidemment un document pas infaillible. C’est-à-dire que les enseignements contenus dans Suprema haec sacra ne sont pas admis comme infailliblement vrais sur l’autorité de ce document « .

En d’autres termes, selon Fenton, l’enseignement de la lettre Suprema haec sacra n’est pas infaillible et doit être trouvée dans des documents antérieurs, mais ce n’est pas le cas, comme nous le verrons. Fenton a tout simplement tort quand il dit que Suprema haec sacra est néanmoins d’autorité. Suprema haec sacra n’est ni d’autorité ni infaillible, mais hérétique et fausse.

Ainsi, il a été et il est aujourd’hui donné l’impression à la quasi-totalité du public que le protocole 122/49 représentait l’enseignement officiel de l’Église catholique, il a constitué la trahison de Jésus-Christ, de sa doctrine et de son Église dans le monde, une trahison qui devait avoir lieu avant la grande apostasie de Vatican 2. Par le Protocole 122/49 et la persécution du Père Feeney, le public a eu l’impression que l’Eglise catholique avait maintenant annulé le vieux dogme de la foi de 20 siècles : que la foi catholique est absolument nécessaire pour le salut. Et même à ce jour, si l’on questionne presque tous les prêtres soi-disant catholiques dans le monde sur le dogme Hors de l’Eglise catholique, point de salut, il répondront par une référence à la controverse avec le père Feeney et le protocole 122/49, même si le prêtre est incapable d’identifier ou de rappeler les noms spécifiques et les dates. Essayez, je le sais par expérience. Fondamentalement, tous les prêtres Novus Ordo qui savent quelque chose sur la question utiliseront le protocole 122/49 et la «condamnation» du père Feeney pour justifier leur hérésie, l’Antéchrist, la croyance anti-magistrale anti-catholique selon laquelle les hommes peuvent être sauvés dans les religions non-catholiques et sans la foi catholique. Ce sont les fruits de l’infâme protocole 122/49.

«C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez» (Mt 7,16). 

Extraits du protocole :

Extrait n°1.

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 : « Or, parmi ces choses que l’Eglise a toujours prêché et ne cessera de prêcher est contenue aussi cette déclaration infaillible par laquelle on nous apprend qu’il n’y a pas de salut en dehors l’Église. Cependant, ce dogme doit être compris dans ce sens où l’Église elle-même le comprend.  »

Il est déjà clair que l’auteur du protocole prépare l’esprit du lecteur à accepter autre chose que simplement «cette déclaration infaillible par laquelle on nous apprend qu’il n’y a pas de salut hors de l’Eglise». L’auteur se lâche clairement dans une explication de l’expression «Hors de l’Église point de salut» autre que ce dont les mots eux-mêmes font état et déclarent. Si l’auteur n’était pas en train de préparer le lecteur à accepter une autre compréhension que ce dont les mots du dogme font état et déclarent, alors il aurait écrit simplement : «Ce dogme doit être compris comme l’Église l’a définie, exactement comme font état les mots et déclarent.  »

Dogme infaillible de l’Eglise catholique :

Comparons la tentative du protocole pour expliquer le dogme loin de la façon dont le pape Grégoire XVI traite de la même question dans son encyclique Summo Iugiter studio :

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter studio, 27 mai 1832, sur Hors de l’Eglise, pas de salut :  « Enfin, certains de ces gens égarés tentent de se persuader et d’autres que les hommes ne sont pas uniquement sauvés dans la religion catholiquemais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle… Vous savez avec quel zèle Nos prédécesseurs ont enseigné l’article de foi qu’ils osent nier, à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut … L’omission d’autres passages appropriés qui sont presque innombrables dans les écrits des Pères, nous lourons saint Grégoire le Grand qui témoigne expressément que c’est en effet l’enseignement de l’Eglise catholique. Il dit : « La sainte Eglise universelle enseigne qu’il n’est pas possible d’adorer Dieu selon la vérité, sauf en elle et affirme que tous ceux qui sont en dehors de son sein ne seront pas sauvés»Les actes officiels de l’Église proclament le même dogmeAinsi, dans le décret sur la foi qu’Innocent III a publié par le synode de Latran IV, ces choses sont écrites : « Il y a une Église universelle de tous les fidèles en dehors de laquelle nul n’est sauvé ». Enfin, le même dogme est également expressément mentionné dans la profession de la foi proposée par le Siège apostolique, non seulement ce qu’utilisent toutes les églises latines, mais aussi ce qu’utilisent … d’autres catholiques orientaux. Nous n’avons pas mentionné ces témoignages sélectionnés car nous pensions que vous étiez ignorants de cet article de la foi et dans le besoin de notre instruction. Loin de nous d’avoir un tel soupçon absurde et insultant pour vous. Mais nous sommes tellement préoccupés par ce dogme grave et bien connu, qui a été attaqué avec une telle audace remarquable, que nous ne pouvions pas retenir Notre plume pour renforcer cette vérité avec de nombreux témoignages.  » 

Le pape Grégoire XVI ne dit pas : « Cependant, ce dogme doit être compris dans ce sens dont l’Église elle-même le comprend », comme le protocole 122/49 hérétique. Non, il affirme sans équivoque que c’est en effet l’enseignement de l’Eglise catholique. Tout au long de l’encyclique, Grégoire XVI ne manque pas d’affirmer à plusieurs reprises la véritable signification et littérale de la phrase Hors de l’Eglise point de salut, sans qualification ou exception, comme cela avait été défini. Le père Feeney et ses alliés dans la défense du dogme ont réitéré exactement ce que Grégoire XVI a officiellement enseigné ci-dessus. Il ne faut pas être un génie pour de comprendre si le Protocole 122/49 a été écrit pour «corriger» la compréhension du père Feeney sur Hors de l’Église point de salut (ce qui est le cas), alors que le protocole 122/49 a été écrit aussi pour  » corriger  » la compréhension du pape Grégoire XVI et toutes les déclarations infaillibles sur le sujet pendant 20 siècles.

Notons également que le pape Grégoire XVI fait référence à la définition dogmatique du quatrième Concile de Latran pour appuyer sa position et la compréhension littérale de la formule Hors de l’Église point de salut. Tout l’ensemble du document du protocole 122/49 ne fait aucune référence à une des définitions dogmatiques sur ce sujet. C’est parce que le pape Grégoire XVI, qui était catholique, savait que la seule compréhension existante d’un dogme est celle que la Sainte Mère Église a déclaré une fois, tandis que les auteurs du Protocole, étant hérétiques, ne croyaient pas qu’un dogme doive être compris exactement comme il a été une fois déclaré. Cela explique pourquoi le pape Grégoire cite exactement ce que la Sainte Mère Église a déclaré une fois et que les auteurs du protocole ne l’ont pas fait.

Pape Pie IX, premier Concile du Vatican, sess. 3, Chap. 4, sur la foi et la raison : «C’est pourquoi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement tenue comme la Sainte Mère Église l’a une fois déclaré, et il ne doit jamais y avoir une récession de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde  » 

Si la compréhension du dogme Hors de l’Eglise point de salut n’était pas clair par l’enseignement de la Chaire de Pierre (les définitions infaillibles sur le sujet), alors une lettre de 1949 du cardinal Marchetti-Selvaggiani ne va certainement pas nous le donner ! Et si aucune exception ou réserve à ce dogme n’a été comprise à l’époque des définitions – ni à l’époque du pape Grégoire XVI – il est impossible que des exceptions viennent à notre compréhension du dogme après ce point (par exemple, en 1949), parce que le dogme avait déjà été défini et enseigné depuis longtemps. La découverte d’une nouvelle compréhension du dogme en 1949 est un déni  de la compréhension du dogme tel qu’il a été défini. Définir à nouveau le dogme est en effet ce que le Protocole a essayé de faire. Continuons avec le Protocole.

Extrait n°2.

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 :  » Parmi les commandements du Christ, celui-là n’est pas le moindre, qui nous ordonne d’être incorporés par le baptême dans le Corps mystique du Christ, qui est l’Eglise, et de rester unis au Christ et à son vicaire par lequel il gouverne lui-même de façon visible son Eglise sur terre. Par conséquent, personne ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, refuse néanmoins de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au pontife romain, vicaire du Christ sur terre. »

Ici, le protocole commence à entrer dans sa  nouvelle explication du dogme « Hors de l’Eglise catholique, point de salut » d’une manière diaboliquement intelligente. L’ambiguïté réside dans le fait que cette affirmation est vraie : personne ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, refuse néanmoins de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au pontife romain. Mais tout le monde, à la lecture de ce document, peut voir qu’il est également donné la nette impression, par le language, que certaines personnes, qui ont, sans le savoir, échoué à se soumettre à l’Église et au Pontife romain, peuvent être sauvées. C’est hérétique et c’est insensé de convaincre les gens que l’Église catholique est divinement établie !

Comparons la définition dogmatique de l’Eglise catholique avec l’ajout au dogme par le Protocole 122/49.

Dogme :

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex-cathedra :  » En outre, nous déclarons, disons, définissons, et proclamons à toute créature humaine la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife Romain. « 

Ajout du protocole 122/49 :

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 :  » Par conséquent, personne ne sera sauvé si, sachant que l’Eglise a été divinement instituée par le Christ, refuse néanmoins de se soumettre à l’Eglise ou refuse l’obéissance au pontife romain, vicaire du Christ sur terre. »

Le lecteur peut facilement voir que le sens du Protocole 122/49 est une dérogation à la compréhension du dogme que la Sainte Mère Église a déclaré une fois. Personne ne peut le nier. Le dogme de la nécessité de se soumettre au Souverain Pontife pour le salut est passé de l’application « à toute créature humaine » (Boniface VIII) à ceux« sachant que l’Eglise a été divinement instituée » (Protocole 122/49) ; encore une fois, c’est en fait insensé de convaincre les gens que l’Église est divinement établie.

Extrait n°3.

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 :  » Dans son infinie miséricorde, Dieu a voulu que les effets, nécessaires pour être sauvé, de ces moyens de salut qui sont ordonnés à la fin dernière de l’homme non par nécessité intrinsèque mais uniquement par l’institution divine, puissent aussi être obtenus en certaines circonstances, lorsque ces moyens ne sont mis en oeuvre que par le désir ou par le souhait. Nous voyons cela clairement énoncé dans le saint concile de Trente au sujet soit du sacrement de la régénération, soit du sacrement de pénitence.

 » Or il faut en dire autant, à son propre degré, de l’Eglise en tant qu’elle est le moyen général du salut. Car pour que quelqu’un obtienne le salut éternel, il n’est pas toujours requis qu’il soit effectivement incorporé à l’Eglise comme un membre, mais il est au moins requis qu’il lui soit uni par le vœu et le désir. »

On peut voir ici un autre refus du dogme tel qu’il a été défini, et un début de compréhension du dogme que la Sainte Mère Église a déclaré une fois, ce qui est hérétique.

Comparons la définition dogmatique du pape Eugène IV avec les paragraphes du protocole 122/49, en particulier les parties soulignées.

Dogme :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex-cathedra : « La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Eglise catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront  » dans le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges  » [Mt 25, 41], à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; elle professe aussi que l’unité de ce corps ecclésiastique (ecclesiastici corporisa un tel pouvoir que les sacrements de l’Eglise n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que  » personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Eglise catholique. »

Le protocole 122/49 (cité ci-dessus) nie la nécessité de l’incorporation dans le ecclesiastici corporis, ce qui est une hérésie !

Le dogme dit qu’il est nécessaire de « demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Eglise catholique » (Eugène IV), mais avec le protocole 122/49 « il n’est pas toujours requis qu’il soit effectivement incorporé à l’Eglise comme un membre  » (Protocole 122/49).

Le dogme qui définit la constitution du corps et le fait de demeurer dans le corps ecclésiastique (ecclesiastici corporis) est nié. C’est une hérésie !

Il n’existe aucun moyen sur terre pour que l’enseignement du protocole 122/49 soit compatible avec l’enseignement du pape Eugène IV et du pape Boniface VIII. Accepter, croire ou promouvoir ce protocole est agir contrairement à ces définitions.

Extrait n°4.

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 :  » Cependant, il n’est pas toujours nécessaire que ce voeu soit explicite, comme il l’est chez les catéchumènes, mais, quand l’homme est victime d’une ignorance invincible, Dieu accepte aussi un voeu implicite, ainsi appelé parce qu’il est inclus dans la bonne disposition d’âme par laquelle l’homme veut conformer sa volonté à la volonté de Dieu. »

Voilà l’hérésie qui ressort. Les personnes qui ne tiennent pas la foi catholique – qui sont « victimes d’une ignorance invincible » – peuvent également être unis par le désir «implicite», aussi longtemps que « l’homme veut conformer sa volonté à la volonté de Dieu ». Il faut rappeler au lecteur que le protocole 122/49 a été écrit en opposition spécifique à la déclaration du père Feeney selon laquelle tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus.  C’est-à-dire que le protocole a été écrit spécifiquement pour se distinguer du propre enseignement du père Feeney affirmant que tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus, cela qui montre que le protocole a enseigné que ceux qui meurent non-catholiques et dans les fausses religions peuvent être sauvés. Ainsi, la déclaration du protocole ci-dessus est de toute évidence, et rien d’autre que l’hérésie selon laquelle on peut être sauvé dans n’importe quelle religion ou sans religion, aussi longtemps que la morale est maintenue.

Père Michael Muller, C.S.S.R., Le dogme catholique, p. 217-218 :  » L’ignorance non coupable ou invincible n’a jamais été et ne sera jamais un moyen de salut. Pour être sauvé, il est nécessaire d’être justifié, ou d’être en état de grâce. Afin d’obtenir la grâce sanctifiante, il est nécessaire d’avoir les dispositions requises pour la justification ; c’est-à-dire la vraie foi divine dans au moins les vérités nécessaires du salut, l’espoir confiant dans le divin Sauveur, une douleur sincère pour le péché, avec la ferme intention de faire tout ce que Dieu a ordonné, etc. Ainsi, ces actes surnaturels de foi, d’espérance, de charité, de contrition, etc., qui préparent l’âme pour recevoir la grâce sanctifiante, ne peuvent jamais être alimentés par l’ignorance invincible ; et si l’ignorance invincible ne peut pas fournir la préparation pour recevoir la grâce sanctifiante, encore moins peut-elle accorder la grâce même sanctifiante. «L’ignorance invincible», explique Saint-Thomas, « est une punition pour le péché. »  (De, INFID. Q. x., art. 1).  »

Comparons le passage ci-dessus du protocole avec les définitions dogmatiques suivantes.

Dogme :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 novembre 1439, « Le symbole d’Athanase », ex cathedra : «  Quiconque veut être sauvé, doit avant toutes choses tenir la foi catholique.  Sauf si une personne garde cette foi entière et sans tache, sans aucun doute, elle périra éternellement.  » 

Pape Pie IV, Concile de Trente, « Iniunctum nobis», 13 novembre 1565, ex-cathedra : «  Cette vraie foi catholique, en dehors de laquelle personne ne peut être sauvé … je la professe maintenant et tiens véritablement …  » 

Pape Benoît XIV, Constitution Nuper ad nos, 16 Mars 1743, la profession de foi : «  Cette foi de l’Eglise catholique, sans laquelle nul ne peut être sauvé, et que de mon plein gré je professe maintenant et tiens véritablement …  » 

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Session 2, profession de foi :  » Cette vraie foi catholique, en dehors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe maintenant librement et tiens réellement …  » 

Extrait n°5.

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 : « C’est l’enseignement clair de (l’encyclique Mystyci Corporis de Pie XII)… sur le Corps mystique de Jésus Christ. Le souverain pontife y distingue nettement ceux qui sont réellement incorporés à l’Eglise comme ses membres et ceux qui ne sont unis à l’Eglise que par le voeu. … «Mais seuls font partie réellement des membres de l’Eglise ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui, d’autre part, ne sont pas, pour leur malheur, séparés de l’ensemble du Corps, ou n’en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l’autorité légitime [citation de Mystyci Corporis de Pie XII]».

Le protocole dit dans la première phrase ci-dessus exactement le contraire de l’encyclique Mystyci Corporis de Pie XII qu’il cite dans la suivante.

Ventilons :

– première phrase ci-dessus : « Le souverain pontife y distingue nettement ceux qui sont réellement incorporés à l’Eglise comme ses membres… »

– phrase suivante ci-dessus (citation de Mystyci Corporis de Pie XII) : « … seuls font partie réellement des membres de l’Eglise ceux qui ont reçu le baptême de régénération… »

Comme le dit lui-même le protocole hérétique au début du paragraphe ci-dessus « C’est l’enseignement clair de (l’encyclique Mystyci Corporis de Pie XII) !

Non, le protocole n’est pas «l’enseignement clair de (l’encyclique Mystyci Corporis de Pie XII)», mais il dit exactement le contraire, seulement il utilise cette formulation pour faire valoir son mensonge et mieux tromper subtilement, comme le font tous les hérétiques.

Les hérétiques ont toujours utilisé l’ambiguïté et la tromperie pour insinuer leurs hérésies. Le pape Pie VI, dans sa bulle «Auctorem fidei» du 28 août 1794, explique cela :

Pape Pie VI, Bulle «Auctorem fidei» 28 août 1794 : « [Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités … par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle».

Le pape Pie VI souligne que le camouflage des hérésies dans des états ambigus ou d’apparence conservatrice ou contradictoire était la tactique de l’hérétique Nestorius, et que les catholiques ne peuvent pas permettre aux hérétiques de s’en tirer avec cela ou de se laisser tromper par eux. Ils doivent tenir ces hérétiques à leurs hérésies indépendamment :

Pape Pie VI, «Auctorem fidei» : « … il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire, sous le prétexte erroné que des affirmations apparemment choquantes à un endroit soient développées le long de lignes orthodoxes dans d’autres endroits, et même encore en d’autres endroits corrigées, comme prévoyant la possibilité soit d’affirmer ou de nier la déclaration … telle a toujours été la méthode frauduleuse et l’audace utilisée par les innovateurs pour établir l’erreur, qui permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser…

« … C’est une technique plus répréhensible pour insinuer des erreurs doctrinales, condamnée depuis longtemps par notre prédécesseur saint Célestin qui a trouvé qu’elle était dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, et qu’il a exposé pour la condamner avec la plus grande gravité possible. Une fois que ces textes ont été examinés attentivement, l’imposteur a été exposé et confondu, car il s’est exprimé dans une pléthore de mots, mélangeant des choses vraies avec d’autres qui étaient obscures ; mélangeant parfois l’une avec l’autre de manière à ce qu’il soit également en mesure de confesser ces choses qui ont été niées alors qu’en même temps il possédait un motif pour nier ces phrases mêmes qu’il confessait « .

Le pape Pie VI conclut avec des instructions aux catholiques sur la façon de traiter avec une telle tromperie ou ambiguïté dans les écrits des hérétiques :

« Afin d’exposer ces pièges, ce qui est nécessaire à une certaine fréquence dans chaque siècle, aucune autre méthode n’est nécessaire que la suivante : dès qu’il devient nécessaire d’exposer DANS DES ÉTATS QUI déguisent une erreur OU UN DANGER SUSPECT sous le voile de l’ambiguïté, NOUS devons dénoncer LE SENS PERVERS dans lesquel l’erreur SE RAPPORTANT AUX vérités catholiques est camouflée « .

Extrait n°6.

Suprema haec sacra, protocole 122/49, 8 août 1949 : « Vers la fin de cette même encyclique cependant, invitant très affectueusement à l’unité ceux qui n’appartiennent pas au corps de l’Eglise catholique, il mentionne «ceux qui, par un certain désir et voeu inconscient, se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur», qu’il n’exclut aucunement du salut éternel, mais dont il dit cependant d’autre part qu’ils sont dans un état « où nul ne peut être sûr de son salut éternel… puisqu’ils sont privés de si nombreux et si grands secours et faveurs célestes, dont on ne peut jouir que dans l’Eglise catholique ».

En donnant sa fausse analyse de l’encyclique Mystici Corporis du pape Pie XII, Suprema haec sacra (ou protocole 122/49) enseigne que les personnes qui «n’appartiennent pas au corps de l’Église catholique» peuvent être sauvés. Ce qui est intéressant à propos de ce passage hérétique, c’ est que même Mgr Fenton, un des plus grands défenseurs du protocole hérétique, admet qu’on ne peut pas dire que l’âme de l’Eglise est plus vaste que le corps.

Mgr Joseph Clifford Fenton, L’Église catholique et le salut, 1958, p. 127 : « De toutes, la plus importante et la plus largement utilisée de toutes les explications insuffisantes de la nécessité de l’Église pour le salut est celle qui s’articule autour de la distinction entre le «corps» et «l’âme» de l’Eglise catholique. L’individu qui a tenté d’expliquer le dogme de cette façon désignait généralement l’Eglise visible elle-même comme le «corps» de l’Eglise, et il a appliqué le terme «âme de l’Église», soit à la grâce et aux vertus surnaturelles ou à une croyance d’ «Église invisible». … il y a eu plusieurs livres et articles prétendant que, si «l’âme» de l’Église n’était, en quelque sorte, pas séparée du «corps», elle était en fait plus vaste que ce «corps». Les explications de la nécessité de l’Église établie en fonction de cette distinction sont au mieux insuffisantes et imprécises et trop souvent infectées par l’erreur grave « .

Pour ainsi dire, il n’est  pas  nécessaire d’appartenir au corps, comme le dit Suprema haec sacra (ou protocole 122/49), c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire d’appartenir à l’Église. Par conséquent, par sa déclaration ci-dessus, le protocole 122/49 a enseigné l’hérésie selon laquelle il n’est pas nécessaire d’appartenir à l’Église catholique pour être sauvé, la chose même dénoncée par Pie XII :

Pape Pie XII, Humani Generis, n° 27, 1950 : «Certains disent qu’ils ne sont pas liés par la doctrine, a expliqué Notre Encyclique d’il y a quelques années, et reposant sur les sources de la révélation, qui enseigne que le Corps mystique du Christ et l’Église catholique romaine sont une seule et même chose. Certains réduisent à une formule vide de sens la nécessité d’appartenir à la véritable Eglise pour obtenir le salut éternel ».  

Cela est extrêmement important, car cela prouve que l’enseignement de Suprema haec sacra  – et donc l’enseignement de Mgr Joseph Clifford Fenton qui l’a défendu – est hérétique. Tous deux ont nié «la nécessité d’appartenir à la véritable Eglise pour obtenir le salut éternel».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, bulle «Pastor aeternum gregem», 11ème session, 19 décembre 1516, ex-cathedra : «Car, réguliers et séculiers, les prélats et les sujets, exempts et non exempts, appartiennent à une Église universelle, en dehors de laquelle personne du tout n’est sauvé  et ils ont tous un seul Seigneur et une seule foi. C’est pourquoi il est normal que, appartenant à un même corps, ils aient aussi une même volonté … »

Moins de trois mois après la lettre Marchetti-Selvaggianni (Suprema haec sacra ou protocole 122/49) publiée en partie dans Le pilote, le Père Feeney a été expulsé de l’Ordre des Jésuites le 28 Octobre 1949. Le père Feeney a tenu bon contre les tentatives des hérétiques de le tirer vers le bas et l’amener à présenter l’hérésie selon laquelle les non-catholiques peuvent être sauvés. Se référant à la lettre du 8 août de Marchetti-Selvaggiani (Protocole 122/49), le Père Feeney dit à juste titre : «il peut être considéré comme ayant établi une politique à deux faces afin de propager l’erreur».

La réalité, c’est que l’expulsion du père Feeney de l’Ordre des Jésuites n’a aucune valeur. Les hommes qui l’ont fait et les clercs qui étaient contre lui ont été automatiquement exclus de l’Eglise catholique pour adhérer à l’hérésie selon laquelle ceux qui meurent comme des non-catholiques peuvent être sauvés. Ceci est similaire à la situation au 5ème siècle, lorsque le patriarche de Constantinople, Nestorius, commenca à prêcher l’hérésie selon laquelle Marie n’était pas la mère de Dieu. Les fidèles ont réagi, ont accusé Nestorius d’hérésie et l’ont dénoncé comme un hérétique qui était en dehors de l’Église catholique. Et Nestorius a été condamné plus tard au Concile d’Ephèse en 431. Voici ce que le pape saint Célestin dit à propos de ceux qui avaient été excommuniés par Nestorius après qu’il ait commencé à prêcher l’hérésie.

Pape saint Célestin Ier, 5ème siècle :  » L’autorité de Notre Siège Apostolique a déterminé que l’évêque, prêtre ou simple chrétien qui avait été destitué ou excommunié par Nestorius ou ses partisans, après que ce dernier ait commencé à prêcher l’hérésie ne doit pas être considéré comme déposé ou excommuniéCar celui qui avait fait défection de la foi à ces prédications, ne peut déposer ou retirer qui que ce soit « . 

Le pape saint Célestin confirme avec autorité le principe selon lequel un hérétique public est une personne qui n’a pas le pouvoir de destituer, d’excommunier ou d’expulser. La citation se trouve dans De Romano Pontifice, l’œuvre de saint Robert Bellarmin. Cela explique pourquoi toutes les choses qui concernant la persécution contre le père Feeney (expulsion, interdiction, etc.) n’avaient pas de validité, parce qu’il avait raison et celles qui étaient contre lui étaient fausses. Il a défendu le dogme selon lequel il n’y a pas de salut hors de l’Eglise, tandis que ses adversaires ont défendu l’hérésie selon laquelle il y a le salut en dehors de l’Église.

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, 1610 : « Un pape qui est un hérétique manifeste cesse automatiquement (de soi) d’être le pape et la tête, comme il cesse automatiquement d’être un chrétien et un membre de l’Église. C’est pourquoi, il peut être jugé et puni par l’Eglise. C’est l’enseignement de tous les anciens Pères qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction ».

Les choses entre le père Feeney et les hérétiques de Boston restèrent inchangée jusqu’au 14 septembre 1952, où Richard Cushing, « l’archevêque » de Boston, exigé que le père Feeney rétracte son «interprétation» du dogme – ce qui signifie rétracter le dogme – et fasse une profession explicite de la soumission à la lettre Marchetti-Selvaggiani (Protocole 122/49). Avec quatre témoins, le père Feeney se présenta devant Cushing. Il lui dit que sa seule option était de déclarer la lettre de Marchetti-Selvaggiani «absolument scandaleuse parce que c’était franchement hérétique». C’est exactement ce que le Pape Grégoire XVI aurait dit à propos de la lettre du protocole horrible, ainsi que tout catholique.

Lors de leur rencontre, le père Feeney demanda à « l’archevêque » Cushing s’il était en accord avec la lettre de Marchetti-Selvaggiani du 8 août 1949. Cushing répondit : « Je ne suis pas un théologien. Tout ce que je sais, c’est ce que je dis». Cette réponse évasive et sans engagement montre le vrai visage de Cushing, cet hérétique, faux pasteur et ennemi de Jésus-Christ. Si Cushing avait pensé qu’on était tenu par la lettre, il aurait dû répondre sans hésiter qu’il était d’accord avec elle. Mais parce qu’il ne voulait pas défendre la lettre dans aucun de ses détails, en particulier ses dénis du dogme, il a répondu en éludant la question. Cette évasion lui interdisait de mettre Feeney sur la sellette et de le condamner avec le dogme qui avait été nié. Le père Feeney a accusé Cushing de manquer à son devoir et de ne pas être droit.

 

A propos de Mystici Corporis du pape Pie XII

Les hérétiques citent facilement ce passage de l’Encyclique Mystici Corporis du Pape Pie XII en faveur de l’hérésie du baptême de désir :

Pape Pie XII Mystici corporis, n° 101, 29 juin 1943 : « Pour ceux-là mêmes qui n’appartiennent pas à l’organisme visible de l’Eglise, vous savez bien, Vénérables Frères, que, dès le début de Notre Pontificat, Nous les avons confiés à la protection et à la conduite du Seigneur, affirmant solennellement qu’à l’exemple du Bon Pasteur Nous n’avions qu’un seul désir: Qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance (195). Cette assurance solennelle, Nous désirons la renouveler, après avoir imploré les prières de toute l’Eglise dans cette Lettre encyclique, où Nous avons célébré la louange du  » grand et glorieux Corps du Christ  » (196), les invitant tous et chacun de toute Notre affection à céder librement et de bon cœur aux impulsions de la grâce divine et à s’efforcer de sortir d’un état où nul ne peut être sûr de son salut éternel (197) ; car, même si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur, ils sont privés de tant et de si grands secours et faveurs célestes, dont on ne peut jouir que dans l’Eglise catholique. Qu’ils entrent donc dans l’unité catholique, et que, réunis avec Nous dans le seul organisme du Corps de Jésus-Christ, ils accourent tous vers le Chef unique en une très glorieuse société d’amour (198). Sans jamais interrompre nos prières à l’Esprit d’amour et de vérité, Nous les attendons les bras grands ouverts, comme des hommes qui se présentent à la porte, non d’une maison étrangère, mais de leur propre maison paternelle. »

(195) PIE XII, Lettre encyclique Summi Pontificatus du 20 octobre 1939. AAS XXXI (1939) 419 ; S. JEAN X, 10.

(196) S. IRÉNÉE, Adv. Hær., IV, 33, 7. PG 7, 1076.

(197) Cf. PIE IX, Iam vos omnes [Denzinger 2997], 13 sept. 1868. Act. Conc. Vat., CL VII, 10.

(198) Cf. St GÉLASE Ier, 1er mars 492-21 novembre 496 [Denzinger 347], Epist. XIV. PL 59, 89.

Ici, Pie XII dit seulement que les membres de sectes non-catholiques peuvent obtenir des grâces, qui sont vraies, puisque personne ne se convertirait à la foi catholique à moins qu’ils n’aient obtenu des grâces quand ils étaient des infidèles. Il ne dit pas qu’ils sont sauvés hors de l’Eglise.

Pie XII dit comment l’Esprit Saint de Dieu aide les gens à devenir des catholiques, bien qu’ils ne pensent pas consciemment devenir catholiques à ce moment d’abord. L’Esprit leur dit de suivre la loi naturelle et faire bien et ensuite il les aide à penser pour prendre conscience de comment ils doivent se convertir à la foi catholique.

L’encyclique Mystici Corporis du pape Pie XII n’est pas hérétique, elle est précisément traduite ainsi :

Pape Pie XII, Mystici Corporis, 29 Juin 1943, parlant de non-catholiques : « [Nous voulons que] chacun d’entre eux coopèrent généreusement et volontairement avec les impulsions intérieures de la grâce divine et prennent soin de se dégager de cette état dans lequel ils peuvent pas être sécurisés sur leur propre salut éternel. Car même s’ils peuvent être adressés [ou ordonnés] vers le Corps mystique du Rédempteur par une sorte de désir inconscient et l’intention, ils n’ont toujours pas de si nombreuses et si grande aide céleste et les aides qui ne peuvent être appréciées que dans l’Eglise catholique. « 

Ce passage de Mystici Corporis a été mal traduit par beaucoup afin d’affaiblir davantage et de pervertir les termes mêmes de Pie XII. L’expression « ab eo statu soi eripere studeant, in quo de Sempiterna cuiusque propria salut esse sécuri non possunt » qui est correctement traduite par « … se dégager de cet état dans lequel ils ne peuvent pas être sécurisés sur leur propre salut éternel  » a été mal traduit par  » veillent à se retirer de cet état dans lequel ils ne peuvent pas être sûrs de leur salut « . Cette erreur de traduction donne la nette impression que les non-catholiques ont une petite chance de gagner le salut là où ils sont.

Même un défenseur hérétique du protocole 122/49, Mgr Fenton, admet que «sûr» est une traduction trompeuse peu sérieuse.

Mgr Joseph Clifford Fenton, L’Église catholique et le salut, 1958, p. 88 : «La plupart des traductions publiées de Mystici Corporis Christi emploient l’expression «dans lequel ils ne sont pas sûrs de leur salut» pour rendre cette clause en anglais. Cette terminologie est à la fois inexacte et trompeuse peu sérieuse « .

Fenton continue en soulignant que l’erreur de traduction donne l’impression que les catholiques peuvent être sûrs de leur salut, ce qui est une hérésie condamnée par le Concile de Trente, Session 6, chap. 9.

L’autre partie de Mystici Corporis qui a été mal traduite pour affaiblir davantage et pervertir les termes mêmes de Pie XII est la phrase en latin :  » quandoquidem, etiamsi inscio quodam desiderio ac voto annonce mysticum Redemptoris Corpus ordinentur «  mal traduite par « car, même si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur »

Cette traduction délibérée modifie le sens des paroles de Pie XII.

Frère Robert Marie, Le père Feeney et la vérité au sujet du Salut : «Le mot ordinentur mal traduit. Un livre, un dictionnaire latin-anglais de Saint-Thomas d’Aquin, par Roy J. Deferrari, nous donne les significations suivantes pour le verbe latin ordino : «Ordino, are, avi, atum – (1) pour ordonner, pour mettre en ordre, pour organiser, pour ajuster, pour disposer ; (2) pour ordonner …

«Ainsi le pape utilise le subjonctif pour exprimer une éventualité d’incertitude, pas un fait, la traduction doit se lire  : «Car, même s’ils peuvent être disposés à l’égard (ou ordonnés vers le) du corps mystique du Rédempteur, par un certain désir inconscient et la résolution …» En d’autres termes, la seule chose que cette «certaine volonté inconsciente et résolution» – inscio quodam desiderio ac voto – génère peut-être pour ces non-catholiques est de les mettre en ordre pour l’entrée, ou le retour dans l’Eglise. En aucun cas, le pape ne dit, comme un fait, qu’ils sont «ordonnés» au Corps mystique du Rédempteur [c’est-à-dire dans le Corps mystique], encore moins «unis à lui». (page 154)

Le frère Robert Marie a astucieusement fait remarquer combien il est faux de dire que Pie XII a enseigné que certains non-catholiques sont «ordonnés» à l’Église par désir inconscient, et que Pie XII n’a certainement pas enseigné que certains non-catholiques sont «unis» à l’Église. Mais c’est ainsi que l’on trouve Mystici Corporis traduit dans de nombreux articles, notamment ceux écrits par des prêtres qui refusent le dogme Hors de l’Eglise point de salut.

Malgré que l’observation importante ci-dessus montre le mauvais traitement de Mystici Corporis fait par les hérétiques modernes, il ne fait aucun doute que la déclaration de Pie XII dans le passage ci-dessus – même correctement traduit – est encore pathétiquement faible, et ouvre la porte aux les hérétiques libéraux pour prétendre qu’il ait approuvé l’hérésie selon laquelle les non-catholiques peuvent être sauvés par leur désir inconscient de la foi catholique. Sa faiblesse affiche l’état d’esprit d’un homme qui a permis à l’hérésie contre le dogme Hors de l’Eglise point de salut de sévir dans les séminaires, les textes de théologie et les catéchismes au cours de son règne, même si cela n’est pas explicitement enseigné par lui. Pie XII n’avait pas à parler du désir ignorant supposé et de la résolution des non-catholiques, même s’il n’a pas affirmé que ceux-ci pouvaient être sauvés. Tout le monde sait que la mention même d’une telle chose provoque les modernistes à saliver comme des chiens autour d’un repas savoureux. Pie XII aurait dû traiter les non-catholiques à la manière du pape Léon XII, et il aurait dû réaffirmé que les non-catholiques périront s’ils n’ont pas la foi catholique à la manière de Grégoire XVI.

Pape Léon XII, Quod hoc ineunte, n° 8, 24 mai 1824 (Les Encycliques papales, vol. 1, 1740-1878, p. 207) :  » Nous abordons tous ceux qui sont encore éloignés de la véritable Église et la voie du salut. Dans cette joie universelle, une chose est manquante : qu’après avoir été appelés par l’inspiration de l’Esprit céleste et ayant rompu tous les pièges décisifs, vous soyez sincèrement en accord avec les enseignements de la sainte Mère Eglise, en dehors de laquelle il n’y a pas de salut » 

Pape Grégoire XVI, Mirari Vos, n° 13, 15 août 1832 (Les Encycliques papales, vol. 1, 1740-1878, p. 238) :  » Par conséquent, «sans aucun doute, ils périront à jamais, à moins qu’ils ne gardent l’ensemble de la foi catholique et inviolée  » (Athanase).

Une telle forte réaffirmation de l’enseignement catholique comme celles ci-dessous par Pie XII aurait éliminé toutes les prétentions des hérétiques contre le dogme en référence à son encyclique. Néanmoins quelques autres déclarations du Pape Pie XII sont dignes de mention.

Pape Pie XII, Mystici Corporis, n° 22, 29 juin 1943 : «En fait, seuls sont à compter parmi les membres de l’Église ceux qui ont reçu la cuve de régénération et professent la vraie foi ». 

Pape Pie XII, Mediator Dei, n° 43, 20 novembre 1947 : «De la même façon, en fait que le baptême est la marque distinctive de tous les chrétiens, et sert à les différencier de ceux qui n’ont pas été lavés dans ce flux de purification et ne sont par conséquent pas des membres du Christ, le sacrement de l’Ordre définit le prêtre à part du reste des fidèles qui n’ont pas reçu cette consécration ». 

Ces deux déclarations ne tiennent pas compte de l’idée que l’on peut être sauvé même par un désir explicite pour le baptême, car elles affirment que ceux qui n’ont pas reçu le sacrement du baptême ne sont pas des chrétiens ou des membres de l’Église ou des membres du Christ : Ceux qui ne sont pas chrétiens ou des membres de l’Église ou des membres du Christ ne peuvent pas être sauvés.

Jean 15, 6 : « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment, et se dessèche, et il est rassemblé, et jeté dans le feu, et il brûle».

En fait, si l’on admet que la citation de Mediator Dei, ci-dessus, est magistrale (et donc infaillible), elle seule élimine toute théorie du baptême de désir,  car elle affirme que la différenciation entre ceux qui ont reçu la marque du baptême (et qui sont membres de Christ) et ceux qui n’ont pas reçu la marque du baptême (et par conséquent qui ne sont pas membres du Christ) est aussi prononcée qu’entre ceux qui ont été faits prêtres par l’ordination et ceux qui ne l’ont pas été. En d’autres termes, selon la déclaration du pape Pie XII dans Mediator Dei, affirmer qu’on pourrait être chrétien ou un membre du Christ sans la marque du baptême (ce qui est affirmé par la théorie du baptême de désir) s’apparente à affirmer que l’on peut être prêtre sans ordination.

En outre, dans Humani Generis en 1950, le pape Pie XII a en fait mis le doigt directement sur l’hérésie au travail contre le dogme Hors de l’Église point de salut.

Pape Pie XII, Humani Generis, n° 27, 1950 (Denzinger 2319) : «Certains disent qu’ils ne sont pas liés par la doctrine, comme expliqué dans Notre Encyclique d’il y a quelques années, et repose sur les sources de la révélation, qui enseigne que le Corps mystique du Christ et l’Église catholique romaine sont une seule et même chose. Certains réduisent à une formule vide de sens la nécessité d’appartenir à la véritable Eglise pour obtenir le salut éternel ». 

Le pape Pie XII condamne ici exactement l’hérésie commune à tous les hérétiques des temps modernes qui nient ce dogme. Ils réduisent le dogme Hors de l’Eglise point de salut à une formule vide de sens en disant que cela ne signifie pas ce qu’il est dit !

Si le pape Pie XII n’a pas enseigné que les non-catholiques pouvaient être unis à l’Eglise et sauvés par un « certain désir inconscient et la résolution », mais s’il l’avait fait, il aurait enseigné une hérésie réfutée par ses propres déclarations ci-dessus.

« Mais si nous, ou un ange du ciel vous annonçait un évangile différent ce que nous vous avons prêché, qu’il soit anathème » (Ga 1, 8).

 

Pie XII et le père Feeney

Le problème avec le pape Pie XII n’est pas ce qu’il a dit pour garder le dogme, mais ce qu’il n’a pas dit, ce qu’il a permis par le silence, la négligence (et peut-être par un soutien direct) d’arriver au dogme Hors de l’Église, point de salut et au père Leonard Feeney. Ce qu’il a permis de se produire est un crime si important qu’il ne peut pas être mesuré. Il a permis que se produise ce qui allait se révéler être un scandale incalculable pour fidèles et un obstacle au salut de millions d’âmes en son temps, et pour toute une génération à venir.

Le protocole hérétique 122/49 a pu prendre une telle ampleur dans l’esprit de tant d’évêques et de prêtres et chez la quasi-totalité des catholiques du monde parce que les gens pensaient qu’avait reçu l’approbation tacite du pape Pie XII. En effet, le document affirme qu’il l’a approuvé. Mais Pie XII ne l’a ni signé, ni promulgué, ni même approuvé. Ce document n’a même pas été publié officiellement dans les actes du saint-Siège. Aucun pape n’aurait pu approuver le protocole 122/49 puisqu’il est hérétique.

Si le pape Pie XII avait approuvé ou pris position en faveur du protocole et contre le Père Feeney, alors il aurait été hérétique. Si le Pape Pie XII avait nié le dogme – comme l’ont fait les prêtres du Boston College, par exemple – et qu’il avait consenti à la répression de la prédication apostolique du Père Feeney, alors dans ce cas Pie XII serait devenu hérétique.

Si le Pape Pie XII avait pensé que le Père Feeney prêchait « sa propre doctrine », alors qu’il confirmait ce que le pape Grégoire XVI avait affirmé dans Summo Iugiter Studio et ce que la Chaire de saint Pierre avait toujours infailliblement défini (que tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus), alors il aurait eu tort :

soit par erreur (l’erreur n’a rien à voir avec l’hérésie), car un pape peut se tromper, prendre des décisions qui ne sont pas infaillibles.

Quand les théologiens du Ier concile Vatican ont préparé la déclaration sur l’infaillibilité pontificale, ils découvrirent plus de 40 papes qui tinrent des points de vues théologiques erronés, mais jamais aucune de ces erreurs ne furent enseignées par les papes ex cathedra – depuis la Chaire de St Pierre :

– 1er exemple : le pape Jean XXII croyait à tort que les justes de l’Ancien Testament ne recevraient la vision béatifique qu’après le Jugement général (L’ Encyclopedie Catholique, Vol. 8, p. 433) ;

–  2ème exemple : le Synode du Cadavre en 897 où le cadavre du pape Formose – qui, selon tous les comptes rendus aurait été un saint et dévoué pape – fut condamné après sa mort par le pape Étienne VII en vertu d’un certain nombre de prétendues violations du droit canon (Warren H. Carroll, Une histoire de la chrétienté, Vol. 2, La construction de la chrétienté, 1987, p. 387), condamnation annulée par le pape Théodore II et le pape Jean IX, mais favorisée par le pape Serge III (idem p. 388‐390 et J.N.D. Kelly, Oxford Dictionnaire des papes, Oxford Presse Université, 1986, pp. 116‐117, 119) ;

– 3ème exemple : le pape Honorius Ier (625-638) fut condamné par le IIIème concile de Constantinople, le IIème concile de Nicée en 787, et le IVème Concile de Constantinople en 869‐870 pour avoir au moins favorisé l’hérésie monothélite (croyance que le Christ n’avait qu’une seule volonté) dans deux lettres au patriarche Sergius.

Ces exemples montrent qu’un pape n’est pas infaillible dans toutes ses décisions, paroles, opinions ou jugements, mais seulement quand il parle depuis la Chaire de saint Pierre – ex cathedra, ou bien qu’il redit ce que l’Église a toujours enseigné dans son Magistère ordinaire et universel.

Le pape Pie XII serait tombé dans l’hérésie et n’aurait plus été pape ipso facto s’il avait tenu que des non-catholiques pouvaient être sauvés, et qu’il avait soutenu la persécution du Père Feeney affirmant le contraire, et ce qui est l’enseignement de l’Eglise (pas de salut pour les non-catholiques).

soit le pape Pie XII se serait basé sur ce que les adversaires hérétiques du père Feeney (ou plutôt de la foi, du dogme, de l’Eglise et du Christ) lui aurait faussement présenté. Et c’est ce qui s’est passé puisqu’ils étaient déjà menteurs.

Le 24 septembre 1952, le Père Feeney adressa une longue lettre détaillée à Pie XII qui resta sans réponse. Le 25 octobre1952, le cardinal Pizzardo du Saint-Office le convoqua à Rome. Le 30 octobre, 1952, le Père Feeney répondit à Pizzardo, en lui demandant une liste des accusations portés contre lui conformément au Droit Canonique.

Le 22 novembre 1952, Pizzardo lui répondit : « Votre lettre du 30 octobre montre clairement que vous essayez d’éluder la question … Vous devez vous rendre immédiatement à Rome, où vous serez informé des charges portées contre vous … Si vous ne vous présentez pas … avant le 31 décembre, cet acte de désobéissance sera rendu publique avec les peines canoniques … Le délégué apostolique a reçu l’approbation de financer les dépenses de votre voyage ». (Frère Robert Marie, Le père Feeney et la vérité à propos du salut, Centre saint Benoît, 1995, p. 22)

Le 2 décembre 1952, le Père Feeney répondit : « Votre Eminence semble avoir mal interprété mes motivations en réponse à votre lettre du 25 octobre 1952. J’avais présumé que votre première lettre devait servir en tant que citations canoniques à comparaître devant Votre Tribunal Sacré. Néanmoins, en tant que citation, elle est fatalement défectueuse selon les normes du Canon 1715, principalement dans le fait qu’elle ne m’a pas informé des accusations portées contre moi. Ce canon exige que la citation contienne au moins un énoncé général des charges. Selon les normes du Canon 1723, toute procédure basée sur une citation si fondamentalement défectueuse, est soumise à une plainte de nullité ». (idem p. 23)

Le 9 janvier 1953, Pizzardo lui répondit : « En réponse à votre lettre du 2 décembre 1952 demandant davantage d’explications … le Saint-Office vous communique ci-joint les ordres reçu de Sa Sainteté, que vous devez vous présenter à cette Congrégation avant la date du 31 janvier 1953, sous peine d’excommunication encourue automatiquement (ipso facto) en cas d’échec à vous présenter à la date indiquée. Cette décision de Sa Sainteté s’est faite après l’arrivée des derniers documents du Centrre saint Benoit ». (id.)

Le 13 janvier 1953, le Père Feeney répondit au cardinal en protestant contre :

1) La violation du « secret du Saint-Office » en ayant laissé échappé de manière publique leur correspondance à la presse.

2) Les menaces répétées du cardinal d’imposer des sanctions sans donner des accusations ou des procédures, tel que requis par les canons.

3) La diffusion du Protocole 122/49 comme une prise de position doctrinale du Saint-Siège, en sachant qu’il n’a jamais été publié dans les Acta Apostolicae Sedis (Actes du Siège apostolique). (idem p. 25)

Et par une indignation justifiée :

« J’ai très sérieusement remis en question, et la bonne foi, et la validité de toute tentative de m’excommunier, parce que j’ai osé rappeler la substance de ce décret à votre attention, et parce que j’ai osé insister sur mes droits dans les deux lettres des 30 octobre et 2 décembre 1952. » (id.)

Le 13 février 1953, le Saint-Office publia un décret déclarant le Père Feeney « excommunié » (AAS, 16 février 1953, vol. XXXXV, page 100) :

«Comme le prêtre Léonard Feeney, résidant à Boston (Centre saint Benoit ), lequel à cause du grave refus d’obéissance à l’Autorité ecclésiastique avait été déjà suspendu « a divinis », nonobstant les avertissements réitérés et l’instante menace d’excommunication à encourir ipso facto, n’ est pas venu à résipiscence, les Eminentissimes et Révérendissimes Pères préposés à la sauvegarde de la foi et des mœurs, dans la séance plénière du mercredi 4 février 1953, l’ont déclaré excommunié avec tous les effets de droit. Et le jeudi 12 février 1953, Sa Sainteté Pie XII, Pape par la Providence de Dieu, a approuvé, confirmé le décret des Eminentissimes Pères et ordonné qu’il fût rendu public.

Donné à Rome, au siège du Saint-Office, le 13 février 1953 ».

Marius Crovini, notaire

Cette excommunication est sans valeur. Le Père Feeney n’était coupable de rien, il n’a nié aucune doctrine, et a tout en conformité de la loi. Ce sont les hérétiques qui persécutaient le Père Feeney qui enseignait le dogme selon lequel ceux qui meurent non-catholiques ne sont pas sauvés, qui étaient excommuniés ipso facto par leur hérésie.

Cette « excommunication » vient d’ecclésiastiques hérétiques s’opposant à la prédication du dogme par le père Feeney. Cette « excommunication »  ne mentionne rien concernant la doctrine. Elle mentionne seulement « grave désobéissance envers l’autorité ecclésiastique ».

Les ignorants des faits de cette affaire affirment à tort que le Père Feeney a été excommunié pour avoir enseigné que les non-catholiques ne peuvent pas être sauvés alors que c’est le dogme selon lequel ceux qui meurent non-catholiques ne sont pas être sauvés, qui fut la raison de la controverse du Père Feeney aboutissant à cette « excommunication » qui ne mentionne rien de la doctrine. Par conséquent, même si on croit que cette « excommunication » était valide (ce qui est absurde), cela ne constituerait même pas un argument contre l’enseignement selon lequel ceux qui meurent non-catholiques ne sont pas sauvés, car 1° la doctrine n’est en rien mentionnée dans « l’excommunication », et que 2° cet enseignement est un dogme défini.

Le résultat de cette affaire est  que le père Leonard Feeney a définitivement été excommunié pour l’esprit du public, alors qu’il ne faisait qu’enseigner le dogme de l’Eglise disant que personne ne peut être sauvé en dehors de l’Eglise catholique. Cela a vendu et donné l’impression aux gens qu’il n’est pas nécessaire d’appartenir à l’unique Eglise qu’Il a établi et que promouvoir le contraire est même punissable ! Autrement dit, promouvoir le dogme et non l’hérésie est punissable.

Avec cette « condamnation » du Père Feeney combinée au protocole 122/49, aucun séminaire au monde n’a enseigné le dogme disant que seuls les catholiques peuvent être sauvés, après 1953 et l’idée répandue que ceux qui meurent non-catholiques peuvent être sauvés, ôtait toute valeur pour croire en la religion catholique et pratiquer la morale catholique, puisque les membres des autres religions peuvent eux-aussi bien atteindre le salut. Le don précieux de la foi véritable a été taillé en pièces, et la prétention de l’Église catholique d’être la seule vraie religion, a été tuée pour l’esprit du public, vu qu’on peut aussi bien être sauvé dans les autres religions.

Il était donc logique que peu après « l’excommunication » du Père Feeney, l’enseignement catholique laisse place à une apostasie universelle parmi les catholiques dont vatican 2 était le véhicule pour la perpétuer.

 

«Feeneyistes» : un terme et un mythe inventé par les hérétiques.

Les hérétiques présentent l’excommunication du père Feeney de manière totalement biaisée.

Le père Feeney n’a jamais été excommunié par Pie XII qui n’a pas signé l’acte, mais un notaire, suite à une audition dans laquelle on ne sait pas ce que des héréttiques qui avaient menti avant ont pu raconter au Pape sur cette affaire.

Les hérétiques s’appuient là-dessus pour nier le dogme du salut, disant que l’acte est légal (ce qu’il n’est pas car il est basé sur un mensonge).

L’acte dont il s’agit « excommunie » le Père Feeney pour désobéissance (alors que les « supérieurs » demandeurs ont menti), ce qui relèverait, si c’était fondé (ce qui n’est pas le cas car on ne doit pas obéir à un évèque hérétique qui est ipso facto hors de l’Eglise) de la loi écclésisastique ou disciplinaire qui peut changer. Si « l’acte d’excommunication » avait eu pour motif l’hérésie (ce qui n’est pas le cas), il relèverait alors de la loi divine et devrait être ratifié par le Pape, ce qui n’est pas le cas dans cette affaire.

S’il était vrai que père Feeney fut excommunié par Pie XII pour « désobéissance » (ce qui n’est pas le cas comme expliqué ci-dessus), cela aurait été une mesure disciplinaire relevant de la loi ecclésiastique qui n’exclut pas de l’Eglise comme une excommunication selon la loi divine pour hérésie exclut de l’Eglise.

Si le père Feeney avait été excommunié, comme le disent les hérétiques, « pour désobéissance » (ce qui n’est pas le cas), il aurait alors relevé de la discipline ou loi ecclésiastique et non de la loi divine, donc même dans ce cas (si l’excommunication par loi ecclésiastique était véritable, ce qui n’est pas le cas) il n’existerait même pas d’hérésie « feeneyi(s)te » : c’est un terme et un mythe inventé par les hérétiques qui veulent défendre l’hérésie du baptême de désir. Les hérétiques ont inventé le terme « hérésie feeneyi(s)te », c’est la preuve du mensonge des hérétiques sur ce sujet.

 

Responsabilité de Pie XII

Le pape Pie XII a joué un rôle crucial dans l’affaire du Père Feeney, un rôle crucial au cœur de la foi catholique, un rôle crucial dans ce qui arrivera avec vatican 2 et le salut de milliards d’âmes. Si Pie XII avait secouru le père Feeney au début des années 1950, et avait réaffirmé que tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus et doivent donc être convertis, vatican 2 n’aurait pas pu arriver.

Presque toutes les hérésies de vatican 2 et post-vatican 2 reposent sur la négation de la nécessité de l’Eglise catholique et du mal que constituent les religions non-catholiques. Si Pie XII avait affirmer solennellement le dogme dans les années 1950,comme l’a fait le Père Feeney, tout le monde aurait vu que le Père Feeney avait raison de dire que les non-catholiques ne peuvent pas être sauvés comme non-catholiques, et les hérétiques de vatican 2 n’auraient jamais pu s’en tirer avec le décret sur l’œcuménisme Unitatis redintegratio, le décret sur les religions non-chrétiennes Nostra Aetate, ou le décret sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, entre autres qui, tous, font des éloges et estiment les fausses religions ou affirment que les membres d’autres religions peuvent être sauvés.

Si Pie XII avait clairement redit qu’il est faux de tenir que tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus, c’est-à-dire le dogme catholique, alors vatican 2, la réforme liturgique et toutes les autres horreurs qu’on voit maintenant aujourd’hui n’auraient pas été possibles.

Hélas, Pie XII a été impliqué et a permis la persécution et la future « excommunication » du père Léonard Feeney, soit par complicité volontaire ou soit par négligence (alors qu’il faisait ce que tous les prêtres catholiques ont mission de faire : prêcher l’Evangile, défendre la Foi, et adhérer aux dogmes définis).

C’est durant le règne de Pie XII que le monde a commencé à croire qu’il était faux de croire que seuls les catholiques pouvaient être sauvés. Il a servi, sciemment ou non, comme Judas qui a vendu le Christ aux Juifs pour qu’ils puissent le crucifier. Le dogme fut vendu au monde et le diable pouvait crucifier la Foi pour vatican 2.

Pie XII a autorisé, dans Humani Generis en 1950, l’enseignement de la théorie de l’évolution dans les écoles catholiques, ce qui laisse une porte ouverte aux hérésies.

Pie XII, Humani Generis n° 36, 12 août 1950 : « C’est pourquoi, le magistère de l’Eglise n’interdit pas que la doctrine de l’évolutionnisme, pour autant qu’elle étudie l’origine du corps humain à partir d’une matière déjà existante et vivante — car la foi catholique nous oblige à maintenir l’immédiate création des âmes par Dieu — dans l’état actuel des sciences et de la théologie, soit l’objet de recherches et de discussions de la part des savants de l’un et l’autre parti, de telle façon que les raisons qui favorisent ou combattent l’une ou l’autre opinion soient examinées et jugées avec le sérieux nécessaire, modération et mesure, à la condition toutefois que tous soient prêts à se soumettre au jugement de l’Eglise, à qui le Christ a confié le mandat d’interpréter avec authentiquement les Ecritures et de protéger la doctrine de la foi »

Pie XII a aussi enseigné à tort, en 1951, que la méthode rythmique de régulation des naissances (ou Planification Familiale Naturelle – PFN) était autorisée pour « certaines graves raisons », ce qui est une erreur ouvrant la porte à l’hérésie : Les hérétiques utilisent cette allocution pour affirmer l’hérésie de planification familiale naturelle autorisée pour certaines «graves raisons», disant perfidement que son « allocution aux sages-femmes » est infaillible.

L’allocution aux sages-femmes de Pie XII ne remplit pas les conditions d’infaillibilité, c’est une allocution faillible d’aucun poids devant l’enseignement infaillible (dogme ou loi divine) sur le mariage (comme Casti connubii, Pie XI) n’admet aucune exception (sauf ce que le dogme spécifie lui-même) pour ces certaines «graves raisons» (Voir : La planification familiale naturelle est un péché de contrôle des naissances)

Pie XII, Allocution aux sages-femmes, La régulation des naissances, 29 octobre 1951 : «On peut être dispensé de cette prestation positive obligatoire, même pour longtemps, voire pour la durée entière du mariage, par des motifs sérieux, comme ceux qu’il n’est pas rare de trouver dans ce qu’on appelle« l’indication » médicale, eugénique, économique et sociale. D’où il suit que l’observance des époques infécondes peut être licite sous l’aspect moral ; et, dans les conditions indiquées, elle l’est réellement. Cependant, s’il n’y a pas, d’après un jugement raisonnable et juste de semblables graves raisons, soit personnelles, soit découlant des circonstances extérieures, la volonté chez les époux d’éviter habituellement la fécondité de leur union, tout en continuant à satisfaire pleinement leur sensualité, ne peut venir que d’une fausse appréciation de la vie et de motifs étrangers aux règles de la saine morale».

Pie XII avec roncalli

Pie XII a fait cardinal Angelo Roncalli

Pie XII a aussi fait cardinal Angelo Roncalli (franc-maçon, futur antipape Jean 23) et a promu Giovanni Montini (futur antipape Paul 6), sans quoi ces gens n’auraient jamais eu d’influence et causé cette destruction aussi incommensurable dont ils sont responsables.

Bugnini

Il a aussi promu Annibale Bugnini, futur auteur de la nouvelle messe latine 1962 et architecte de la « messe » novus ordo de la secte vatican 2.

Il a commencé la réforme liturgique avec son autorisation de réformes dans les rites de la Semaine Sainte (Décret de la Congrégation des rites Maxima Redemptionis, 16 nov. 1955, n°9, AAS 47 [1955], 846). Un bon nombre d’érudits liturgiques pensent que les réformes de la Semaine Sainte furent terribles, par exemple, l’autorisation de la distribution de la Sainte Communion le Vendredi Saint, quand sous le pape Pie X, le décret du Saint-Office Sur les fréquentes Communions Sacra Tridentina Synodus cite le pape Innocent XI qui condamna une telle pratique.

Pie XII a aussi soutenu l’Union Européenne :

Pie XII, Castelgandolfo, à l’occasion du congrès de l’UEF à Rome, (Bulletin européen du 15 mars 1950) : « Nous sommes très sensibles à votre démarche. Messieurs. Elle nous prouve que vous avez compris et apprécié les efforts que depuis près de dix ans, Nous multiplions sans relâche en vue de promouvoir un rapprochement, une union sincèrement cordiale entre toutes les nations. Soyez-en remerciés.

« Que l’établissement d’une union européenne offre de sérieuses difficultés, personne n’en disconvient. De prime abord on pourrait faire valoir le besoin, pour la rendre psychologiquement supportable, à tous les peuples de l’Europe, d’un certain recul qui éloigne d’eux le souvenir de la dernière guerre. Cependant il n’y a pas de temps à perdre. Et si l’on tient à ce que cette union atteigne son but, si l’on veut qu’elle serve utilement la cause de la liberté et de la concorde européenne, la cause de la paix économique et politique intercontinentale, il est grand temps qu’elle le fasse. Certains se demandant même s’il n’est pas déjà trop tard ».

« Si donc l’Europe veut en sortir, ne faut-il pas rétablir, chez elle, le lien entre la religion et la civilisation ?

« C’est pourquoi Nous avons eu grand plaisir à lire, en tête de la résolution de la Commission culturelle à la suite du Congrès de La Haye en mai dernier, la mention du « commun héritage de civilisation chrétienne ». Pourtant, ce n’est pas encore assez tant qu’on n’ira pas jusqu’à la reconnaissance expresse des droits de Dieu et de sa loi, tout au moins du droit naturel, fond solide sur lequel sont ancrés les droits de l’homme. Isolés de la religion, comment ces droits et toutes les libertés pourront-ils assurer l’unité, l’ordre et la paix ?

« Et puis, oubliera-t-on encore de recenser parmi les droits de l’homme ceux de la famille, parents et enfants ? L’Europe unie ne peut se bâtir sur une simple idée abstraite. Elle a pour support nécessaire des hommes vivants. Qui seront-ils ? Bien difficilement les anciens dirigeants des vieilles puissances européennes ; ils ont disparu ou n’ont plus d’influence. Moins encore les éléments d’une masse telle que Nous l’avons définie dans Notre message de Noël : la vraie démocratie avec son idéal de saine liberté et d’égalité n’a pas d’adversaire plus redoutable ». Bulletin européen, Pie XII – pdf

Conclusion

Si Pie XII avait seulement réaffirmé le dogme « Hors de l’Eglise catholique, pas de salut », l’apostasie vatican 2, n’aurait pas pu avoir lieu. L’affaire frauduleuse du père Feeney a entraîné – dès 1953 – que probablement plus aucun séminaire n’enseignait ce dogme, et la porte était ouverte à l’apostasie avec les hérésies de baptême de désir/sang, d’ignorance invincible, de planification familiale naturelle, du salut sans la foi catholique, du salut hors de l’Eglise, du salut sans le sacrement de baptême, et du salut des païens, des fausses religions et des hérétiques.