Dévotion à la Passion de Jésus-Christ

Sommaire

  • Méditer la passion
  • La sainte Face
  • Les saintes Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ
  • Le Précieux-Sang
  • Sur la Passion de Jésus-Christ

Le Couronnement d’épines et la dérision

Méditer la passion

Méditer la passion de Jésus-Christ est très méritoire et une aide précieuse pour obtenir la contrition des péchés absolument nécessaire pour le pardon et le salut.

Saint Alphonse de Liguori : «Si vous voulez, dit saint Bonaventure, croître de vertu en vertu, de grâce en grâce, méditez sans cesse Jésus-Christ dans sa passion.Saint Augustin encore assurait qu’une larme répandue au souvenir de la passion de Jésus-Christ, valait plus qu’un pèlerinage à Jérusalem et une année de jeûne au pain et à l’eau».

Saint Louis-Marie Grignon de Montfort : « Le bienheureux Albert le Grand, maître de saint Thomas, a su par révélation que le simple souvenir ou la méditation de la passion de Jésus-Christ est plus méritoire au chrétien que de jeûner pendant un an tous les vendredis au pain et à l’eau, ou de prendre la discipline jusqu’au sang toutes les semaines, ou de réciter tous les jours le psautier ».

Méditer la passion de Jésus-Christ peut se faire avec diverses dévotions très efficaces comme : Le chemin de la Croix, le Sacré-Cœur de Jésus, la Sainte Croix, la sainte couronne d’épines, la sainte lance et les saints clous, la sainte Face, les Saintes plaies, le précieux Sang, les mystères douloureux du saint Rosaire qui sont : 1) l’agonie mortelle, 2) la flagellation sanglante, 3) le cruel couronnement d’épines, 4) le douloureux portement de croix, 5) le crucifiement.

La dette temporelle est ce qui reste à expier des péchés commis qui ont déjà été pardonnés.

Le pardon des péchés remet en état de grâce. Pour le pardon des péchés, c’est un dogme de foi que la contrition est absolument nécessaire avec la confession sacramentelle ou le désir de confession sacramentelle soit avant de se confesser, ou soit quand on ne peut pas se confesser ou trouver de prêtre catholique. (Voir dogme de foi : Sur le sacrement de pénitence et la contrition et le pardon sans sacrement). Cette situation peut durer jusqu’à ce que la confession sacramentelle soit possible, même un temps long, ou même dans certains cas toute la vie.

Le pardon des péchés par la miséricorde de Dieu remet la peine éternelle pour les péchés mortels, mais il reste à expier la peine temporelle restante d’un certain temps pour chaque péché, soit sur terre ou pire au Purgatoire :

Sur terre : par les épreuves, dans la crainte de Dieu, la crainte du péché et de l’enfer, dans l’humilité, la patience et la foi, par la pénitence, par les dévotions et prières (Chemin de Croix, Saint Rosaire, Sainte Vierge, Sacré-Cœur de Jésus, Saintes plaies, Précieux Sang, sainte Face, etc.), aumônes, indulgences, etc.

Au Purgatoire par le feu, c’est un dogme de foi. Le feu est celui qui vient de l’enfer sauf que le Purgatoire n’est pas éternel et que l’âme peut être soulagée jusqu’à aller un jour au ciel. L’expiation du Purgatoire peut être courte s’il reste peu à expier ou longue s’il reste beaucoup à expier, même des siècles, et même jusqu’à la fin des temps.

La dévotion ou méditation de la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ est une aide précieuse à la contrition et pour l’obtention du pardon des péchés, l’expiation des peines temporelles,la conversion des pécheurs, et pour délivrer les âmes du purgatoire.

La sainte Face

 

Promesses du Christ à sœur Marie de Saint-Pierre, (1816-1848), carmélite de Tours (vénérée par sainte Thérèse de Lisieux)

soeur Marie de saint-Pierre

«Notre-Seigneur m’a promis d’imprimer dans les âmes de ceux qui honorent sa Très Sainte Face les traits de sa divine ressemblance». (21 janv. 1847)

«L’image de cette Face adorable est comme le cachet de la divinité qui a la vertu de réimprimer dans les âmes qui s’appliquent à Elle l’Image de Dieu». (27 oct. 1845)

«Par ma Sainte Face, vous ferez des prodiges». (27 oct. 1845)

«Vous obtiendrez par la dévotion à l’image de ma Sainte Face le salut de beaucoup de pécheurs. Par cette offrande, rien ne vous sera refusé. Si vous saviez combien la vue de ma Face est agréable à mon Père !». (22 nov. 1846)

«De même que, dans un Royaume, on se procure tout ce qu’on peut désirer avec une pièce de monnaie marquée à l’effigie du Prince, ainsi, avec la pièce précieuse de ma Sainte Humanité, qui est ma Face adorable, vous obtiendrez dans le Royaume des cieux tout ce que vous voudrez». (29 oct. 1845)

«Selon le soin que vous aurez de réparer mon portrait défiguré par les blasphémateurs, de même j’aurais soin du vôtre, qui a été défiguré par le péché; j’y réimprimerai mon Image et je le rendrai aussi beau qu’il était au sortir des fonts du Baptême». (3 nov. 1845)

«Notre-Seigneur m’a promis que ceux qui défendraient sa cause en cette œuvre de Réparation, par paroles, par prières ou par écrits, qu’Il défendrait leur cause devant son Père; à leur mort, il essuiera la face de leur âme en effaçant les traces de péché et leur rendra leur beauté primitive». (12 mars 1846)

«Chaque fois que vous offrirez ma Face à mon Père, ma bouche demandera miséricorde».

«Cherchez-moi des « Véroniques » pour essuyer et honorer ma divine Face qui a peu d’adorateurs».

 

Promesses de Jésus à sainte Gertrude d’Helfta et à sainte Mechtilde de Hackheborn :

«Tous ceux qui, attiré par le désir de Mon Amour, garderont le souvenir de la vision de Ma Face, recevront par la vertu de Mon Humanité l’impression vivante de Ma Divinité. Cette lumière éclairera toujours les profondeurs de leur âme, et dans la gloire éternelle, la Cour Céleste admirera sur leurs traits plus de ressemblance avec Ma divine Face». (Sainte Gertrude, Révélations, livre IV, chapitre VII).

Sainte Mechtilde demandant à Notre-Seigneur que ceux qui célèbrent la mémoire de sa douce Face ne soient jamais privés de son aimable compagnie, Il répondit : «Pas un d’eux ne doit être séparé de moi». (Sainte Mechtilde, livre de la Grâce spéciale, chapitre XIII).

«Je désire particulièrement que ma Face, qui reflète les peines intimes de mon Âme, les souffrances et l’Amour de mon Cœur, soit plus honorée. Qui me contemple, me console». (Jésus à sœur Maria Piérina)

 

L’Église a reconnu le Saint Suaire à travers la prière indulgenciée d’un bref  du pape Pie XI du 23 mars 1934 : 

«Est accordée l’indulgence plénière pour le jour du 4 mai, fête du saint Suaire, et deux autres jours à leur choix pendant l’année, aux fidèles qui, s’étant confessés et ayant communié selon les intentions du souverain Pontife, vénéreront dévotement la relique ou l’image du saint Suaire en récitant la prière ci-dessous. De plus, indulgence de 500 jours chaque fois que l’on récitera la même prière avec un cœur contrit».

«Ô Seigneur, vous qui avez daigné laisser les traces de votre présence en ce monde et les gages indéniables de votre amour sur le très saint linceul dans lequel votre Corps adorable fut enveloppé lorsqu’on le descendit de la Croix, Ah ! par les mérites de votre Passion, et en considération de ce vénérable linge qui a servi à votre sépulture, faites-nous la grâce que, lorsque viendra le jour de la résurrection, nous devenions participants de cette gloire dans laquelle vous vivez éternellement. Ainsi soit-t-il.

Le très saint Suaire est célébré le vendredi après le 2ème dimanche de Carême dans le calendrier liturgique traditionnel.

 

Les saintes Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ

St Antoine de Padoue, Docteur évangélique, Homéliaire ou sermons des dimanches, IIe dim. de l’Avent, § 7-8 : «Les signes dans le soleil [Luc 21, 25] furent les cinq plaies dans le corps du Christ».

Une humble Converse de la Visitation de Chambéry, Sœur Marie-Marthe Chambon, décédée en odeur de sainteté le 21 mars 1907, aimait à répéter ces invocations que, dès son vivant, la Communauté adopta à son exemple. Dans l’offrande des Saintes Plaies se concentrait tout son apostolat en faveur de la Sainte Église, des pécheurs, des Âmes du Purgatoire, etc. Après sa mort, les invocations qui lui furent si chères se sont répandues dans le monde entier de façon très rapide, et de nombreuses faveurs spirituelles et temporelles ont été obtenues par leur moyen.

PÈRE ÉTERNEL, JE VOUS OFFRE LES PLAIES DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST POUR GUÉRIR CELLES DE NOS ÂMES.
MON JÉSUS, PARDON ET MISÉRICORDE, PAR LES MÉRITES DE VOS SAINTES PLAIES.

Promesses de Notre-Seigneur à sœur Marie-Marthe Chambon (1841-1907), monastère de la Visitation :

«J’accorderai tout ce que l’on me demandera par l’invocation aux saintes Plaies. Il faut en répandre la dévotion».

«Ceux qui les honorent recevront une vraie connaissance de Jésus-Christ».

«Mes Plaies couvriront toutes tes fautes».

«Ma fille, plonge tes actions dans mes Plaies et elles deviendront quelque chose. Toutes vos actions, même les moindres, trempées dans mon Sang, acquerront par cela seul un mérite infini et contenteront mon Cœur !…».

«Lorsque vous avez quelque peine, quelque chose à souffrir, il faut vite l’apporter dans mes Plaies».

«Il faut souvent répéter auprès des malades cette aspiration : «Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos saintes Plaies» ! Cette prière soulagera l’âme et le corps».

«Les saintes Plaies ont une efficacité merveilleuse pour la conversion des pécheurs».

«Le pécheur qui dira la prière suivante : «Père Éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour guérir celles de nos âmes», obtiendra sa conversion».

«Les saintes Plaies sauvent le monde et assurent une bonne mort».

«Mes saintes Plaies vous sauveront infailliblement…, elles sauveront le monde».

«Il faut expirer la bouche appuyée sur ces sacrées ouvertures… Il n’y aura pas de mort pour l’âme qui expirera dans mes Plaies, elles donnent la vraie vie».

 

Chapelet des Saintes Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ

Sur les gros grains : Père Éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour guérir celles de nos âmes.

Sur les dix petits grains : Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos Saintes Plaies.

En terminant le Chapelet on répète trois fois : Père Éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour guérir celles de nos âmes.

 

Pensées de Sœur Marie-Marthe Chambon sur la dévotion aux Saintes Plaies

  • «Les Saintes Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ sont la clé du Paradis. On ouvre toujours avec divines Plaies et pour qui que ce soit. C’est une monnaie contre laquelle le Père Éternel ne peut rien refuser… Il accepte la demande comme venant de Notre Seigneur».
  • «Offrir au Père Éternel les Plaies de son divin Fils, c’est lui offrir sa gloire, c’est offrir le Ciel au Ciel !»
  • «Les Plaies de Jésus sont les trésors du ciel et de la terre. Lorsque nous offrons le mérite des Saintes Plaies pour toutes les créatures, Dieu déverse à chacune sa part».
  • «La contemplation des Plaies de Jésus est la meilleure occupation».
  • «Dans la contemplation des Saintes Plaies, on trouve tout pour soi et pour les autres».
  • «Dans le Crucifix, il y a tout, il y a de quoi se désaltérer… Il y a pour toutes les âmes».
  • «La science de l’amour de Dieu se donne à l’âme qui regarde le Crucifié et lui parle cœur à cœur».
  • «Il faut bien aimer le Crucifix et vous crucifier pour aimer Jésus, afin de pouvoir mourir comme Jésus et ressusciter dans la vie comme Lui».
  • «Toutes les lumières du Saint-Esprit sortent des Plaies de Jésus. Vous recevrez ses dons à proportion de votre humilité».
  • «Nous devons faire passer toutes nos actions par les Saintes Plaies de Notre Seigneur. Par ce moyen elles ont autant de mérites que la prière».
  • «Il faut beaucoup vous intéresser au salut des personnes qui meurent chaque jour et offrir pour elles le mérite des Saintes Plaies de Notre Seigneur».
  • «Le bénéfice des Saintes Plaies fait descendre les grâces du Ciel et monter au Ciel les âmes du Purgatoire».
  • «Les Saintes Plaies sont le trésor des trésors pour les âmes du Purgatoire».
  • «Une âme qui, pendant sa vie, aura honoré les Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ et les aura offertes au Père Éternel pour les âmes du Purgatoire peut espérer qu’au moment de la mort, elle sera assistée par la Sainte Vierge et les Anges et que le divin Maître la recevra avec miséricorde et la couronnera».
  • «La dévotion aux saintes plaies est le remède pour ce temps d’iniquité».

 

Sainte Plaie de l’épaule de Notre Seigneur Jésus-Christ 

Saint Bernard avait demandé à Notre Seigneur Jésus-Christ qu’elle fut la plus grande douleur subie dans son Corps pendant sa Passion. Il lui répondit : «J’eus, en portant la Croix, une Plaie profonde de trois doigts, et trois os découverts sur l’Épaule. Cette Plaie qui n’est pas connue des hommes, M’a occasionné plus de peine et de douleur que toutes les autres. Mais, révèle-la aux fidèles chrétiens, et sache que quelque grâce qui Me sera demandée en vertu de cette Plaie, leur sera accordée. Et à tous ceux qui, par Amour pour elle M’honoreront chaque jour par 3 Pater, Ave, Gloria, Je pardonnerai les péchés véniels. Je ne Me souviendrai plus des mortels, ils ne mourront pas de mort imprévue, à l’heure de leur mort ils seront visités par la Bienheureuse Vierge, et ils obtiendront encore la Grâce et la Miséricorde».

Prière en l’honneur de la plaie de l’épaule de Jésus

Le Pape Eugène III (1145-1153) accorda des indulgences aux conditions usuelles à ceux qui propageront cette prière et la porteront toujours avec eux ; et à ceux qui réciteront 5 Pater, Ave, Gloria :

«Très aimé Seigneur Jésus-Christ, très doux Agneau de Dieu, moi pauvre pécheur, j’adore et vénère la très Sainte Plaie que vous avez reçue à l’épaule, en portant au Calvaire la très lourde Croix qui laissa découverts trois os Saints, occasionnant une immense douleur. Je Vous supplie, en vertu des mérites de la dite Plaie, d’avoir pitié de moi en me pardonnant tous mes péchés mortels [1] et véniels, de m’assister à l’heure de ma mort et de me conduire dans votre heureux Royaume. Ainsi soit-il».

[1] Quand le sacrement de pénitence n’est pas possible ou sans prêtre catholique disponible, Dieu pardonne les péchés par la contrition et le désir de se confesser en temps opportun (c-à-d dès que possible) (Concile de Trente Sess. 6, ch. 14 ; Sess. 14, ch. 4 ex cathedra). Voir aussi Sur la Pénitence et Le péché

Les cinq Plaies sacrées de N.S. J-C. sont célébrées le vendredi après le 3ème dimanche de Carême.

 

LES QUINZE ORAISONS ET LES SEPT OFFRANDES DE SAINTE BRIGITTE DE SUÈDE

LES QUINZE ORAISONS DE SAINTE BRIGITTE DE SUÈDE
Comme il y avait fort longtemps qu’elle désirait savoir le nombre de coups que Notre-Seigneur reçu en sa Passion, un jour il lui apparut en disant : « J’ai reçu en mon corps 5480 coups. Si vous voulez les honorer par quelque vénération, vous direz quinze Pater Noster et quinze Ave Maria avec les Oraisons suivantes (qu’il lui enseigna) pendant un an entier ; l’année étant achevée, vous aurez salué chacune des plaies ».
PREMIÈRE ORAISON
1 Notre Père… : Notre Père qui es aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne vienne, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez nous du Mal. Amen.

1 Je vous salue Marie… : Je vous salue Marie Pleine de grâce, Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toute les femmes, et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort Amen.

Ô Jésus-Christ ! douceur éternelle à ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, espoir et salut des pécheurs, qui avez témoigné n’avoir de plus grand contentement que d’être parmi les hommes jusqu’à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l’amour d’eux, souvenez-vous des souffrances que vous avez endurées dès l’instant de votre conception et surtout dans le temps de votre sainte Passion, ainsi qu’il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine. Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre Corps Sacré et votre Précieux Sang, et, tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion.

Souvenez-vous de la tristesse et de l’amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous l’avez témoigné vous-même, disant : « Mon âme est triste jusqu’à la mort. » Souvenez-vous, Seigneur, des craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre Corps délicat avant le supplice de la Croix, quand, après avoir prié trois fois en répandant une sueur de Sang, vous avez été trahi par Judas, votre disciple, pris par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé par trois juges, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâque. Souvenez-vous que vous avez été dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision ; qu’on vous a voilé les yeux et la face, qu’on vous a donné des soufflets, que vous avez été couronné d’épines, qu’on vous a mis un roseau à la main, et qu’attaché à une colonne vous avez été déchiré de coups et accablé d’affronts et d’outrages. En mémoire de ces peines et douleurs que vous avez endurées avant votre Passion sur la Croix, donnez-moi avant la mort une vraie contrition, une pure et entière confession, une digne pénitence et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

DEUXIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! vraie liberté des anges, paradis de délices, ayez mémoire de l’horreur de tristesse que vous avez endurée lorsque vos ennemis, tels des lions furieux, vous entourèrent, et par mille injures, crachats, soufflets, griffures et autres supplices inouïs, vous tourmentèrent à l’envie. En considération de ces tourments et de ces paroles injurieuses, je vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de mes ennemis visibles et invisibles, et de me faire arriver, sous votre protection, à la perfection du salut éternel. Ainsi soit-il.
TROISIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! Créateur du Ciel et de la Terre, que nulle chose ne peut borner ni limiter, vous qui enfermez et tenez tout sous votre Puissance, souvenez-vous de la douleur très amère que vous avez endurée lorsque les soldats, attachant vos mains sacrées et vos pieds très délicats à la Croix, les percèrent de part en part avec de gros clous émoussés et, ne vous trouvant pas dans l’état qu’ils voulaient pour contenter leur rage, agrandirent vos plaies, y ajoutèrent douleur sur douleur puis, par une cruauté inouïe, vous allongèrent alors sur la Croix et vous tirèrent de tous côtés en disloquant vos membres. Je vous conjure, par la mémoire de cette très sainte et très aimante douleur de la Croix, de me donner votre crainte et votre amour. Ainsi soit-il.
QUATRIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! céleste médecin, élevé sur la Croix pour guérir nos plaies par les vôtres, souvenez-vous des langueurs et meurtrissures que vous avez souffertes en tous vos membres, dont aucun ne demeurera en sa place, en sorte qu’il n’y avait douleur semblable à la vôtre. De la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, aucune partie de votre Corps n’était sans tourments ; et cependant, oubliant vos souffrances, vous ne vous êtes point lassé de prier votre Père pour vos ennemis, lui disant : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! » Par cette grande Miséricorde et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de votre très amère Passion opère en moi une parfaite contrition et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.
CINQUIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! miroir de splendeur éternelle, souvenez-vous de la tristesse que vous avez eue, lorsque, contemplant dans la lumière de votre divinité la prédestination de ceux qui devaient être sauvés par les mérites de votre sainte Passion, vous voyiez en même temps la multitude des réprouvés qui devaient être damnés par leurs péchés, et vous plaigniez amèrement ces malheureux pécheurs perdus et désespérés. Par cet abîme de compassion et de pitié, et principalement par la bonté que vous fîtes paraître envers le Bon Larron, lui disant : « Tu seras aujourd’hui avec moi en Paradis », je vous prie, ô doux Jésus, qu’à l’heure de ma mort vous me fassiez miséricorde. Ainsi soit-il.
SIXIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! Roi aimable et tout désirable, souvenez-vous de la douleur que vous avez eue quand, nu et comme un misérable, attaché et élevé en Croix, tous vos parents et vos amis vous abandonnèrent, excepté votre Mère bien-aimée qui demeura, en compagnie de saint Jean, très fidèlement auprès de vous dans l’Agonie et que vous avez recommandés l’un à l’autre en disant : « Femme, voilà ton fils ! », et à saint Jean : « Voilà ta mère ! » Je vous supplie, ô mon Sauveur, par le glaive de douleur qui alors transperça l’âme de votre sainte Mère, d’avoir compassion de moi en toutes mes afflictions et tribulations, tant corporelles que spirituelles, et de m’assister dans mes épreuves, surtout à l’heure de ma mort. Ainsi soit-il.
SEPTIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! fontaine de pitié inépuisable qui, par une profonde affection d’amour avez dit sur la Croix : « J’ai soif ! », mais de la soif du salut du genre humain, je vous prie, ô mon Sauveur, d’exalter le désir de mon cœur pour tendre à la perfection dans toutes mes œuvres, et d’éteindre entièrement en moi la concupiscence charnelle et l’ardeur des appétits mondains. Ainsi soit-il.
HUITIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! douceur des cœurs, suavité des esprits, par l’amertume du fiel et du vinaigre que vous avez goûtés sur la Croix pour l’amour de nous, accordez-moi de recevoir dignement votre Corps et votre Sang Précieux pendant la vie et à l’heure de ma mort, pour servir de remède et de consolation à mon âme. Ainsi soit-il.
NEUVIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! vertu royale, joie de l’esprit, souvenez-vous de la douleur que vous avez endurée, lorsque plongé dans l’amertume à l’approche de la mort, insulté et outragé par les hommes, vous avez crié avoir été abandonné de votre Père, lui disant : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Par cette angoisse, je vous conjure, ô mon Sauveur, ne m’abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de la mort. Ainsi soit-il.
DIXIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! qui êtes en toutes choses commencement et fin, vie et vertu, souvenez-vous que vous vous êtes plongé pour nous dans un abîme de douleurs, de la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête. En considération de la grandeur de vos plaies, apprenez-moi à garder vos Commandements par une vraie charité, ces Commandements dont la voie est large et aisée pour ceux qui vous aiment. Ainsi soit-il.
ONZIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! abîme très profond de Miséricorde, je vous supplie, en mémoire de vos Plaies qui ont pénétré jusqu’à la moelle de vos os et de vos entrailles, de me tirer, moi, misérable submergé par mes offenses, hors du péché, et de me cacher de votre face irritée dans les trous de vos Plaies, jusqu’à ce que votre colère et votre juste indignation soient passées. Ainsi soit-il.
DOUZIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! miroir de vérité, marque d’unité, lien de charité, souvenez-vous de la multitude de plaies dont vous avez été blessé de la tête aux pieds, déchiré et tout rougi par l’effusion de votre Sang adorable ! Ô grande et universelle douleur que vous avez soufferte pour l’amour de nous en votre chair virginale ! Très doux Jésus, qu’auriez-vous pu faire pour nous que vous n’ayez fait ! Je vous conjure, ô mon Sauveur, de marquer de votre Précieux Sang toutes vos plaies dans mon cœur, afin que j’y lise sans cesse vos douleurs et votre Amour. Que par le fidèle souvenir de votre Passion, le fruit de vos souffrances soit renouvelé dans mon âme, et que votre Amour s’y augmente chaque jour, jusqu’à ce que je parvienne à vous qui êtes le trésor de tous les biens et de toutes les joies, que je vous supplie de me donner, ô très doux Jésus, dans la vie éternelle. Ainsi soit-il.
TREIZIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! Lion très fort, Roi immortel et invincible, ayez mémoire de la douleur que vous avez endurée, lorsque toutes vos forces, tant du cœur que du corps, étant épuisées, vous avez incliné la tête en disant: « Tout est consommé ! » Par cette angoisse et cette douleur, je vous supplie, Seigneur Jésus, d’avoir pitié de moi en la dernière heure de ma vie, lorsque mon âme sera dans l’angoisse et que mon esprit sera troublé. Ainsi soit-il.
QUATORZIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! Fils unique du Père, splendeur et figure de sa substance, souvenez-vous de l’humble recommandation que vous avez faite à votre Père, lui disant : « Mon Père, je remets mon esprit entre tes mains ! » Puis, votre Corps déchiré, votre Cœur brisé, et les entrailles de votre Miséricorde ouvertes pour nous racheter, vous avez expiré ! Par cette précieuse Mort, je vous conjure, ô Roi des saints, de me réconforter et de me secourir pour résister au démon, à la chair et au sang, afin qu’étant mort au monde je vive en vous seul. Recevez je vous prie, à l’heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne à Vous. Ainsi soit-il.
QUINZIÈME ORAISON
1 Notre Père…
1 Je vous salue Marie…Ô Jésus ! vraie et féconde vigne, souvenez-vous de l’abondante effusion de Sang que vous avez si généreusement répandue de votre Corps Sacré, ainsi que le raisin sous le pressoir. De votre côté percé d’un coup de lance par un soldat, vous avez donné du Sang et de l’Eau, de telle sorte qu’il n’en est plus demeuré une seule goutte. Et enfin, comme un faisceau de myrrhe élevé du haut de la Croix, votre Chair délicate s’est anéantie, l’humeur de vos entrailles s’est tarie, la moelle de vos os s’est desséchée. Par cette amère Passion et par l’effusion de votre Précieux Sang, je vous supplie, ô bon Jésus, de recevoir mon âme lorsque je serai à l’agonie. Ainsi soit-il.
PRIÈRE FINALE
Ô Doux Jésus ! blessez mon cœur, afin que des larmes de pénitence, de douleur et d’amour nuit et jour me servent de pain ; convertissez-moi entièrement à Vous, que mon cœur Vous soit une perpétuelle habitation, que ma conversation Vous soit agréable, et que la fin de ma vie Vous soit tellement louable qu’après ma mort je puisse mériter votre Paradis et Vous louer à jamais avec tous Vos Saints. Ainsi soit-il.

Fin des 15 Oraisons.

 

 OFFRANDE DES SAINTES PLAIES ET DU PRÉCIEUX SANG DE N.S. JÉSUS-CHRIST

Prière
Ô Jésus, je vais maintenant réciter sept fois le Pater Noster en souvenir du même amour par lequel cette prière a sanctifié et adouci votre Cœur. Prenez-la, de mes lèvres, en votre Divin Cœur.

Corrigez-la et perfectionnez-la afin quelle apporte autant d’honneur et de joie en la Sainte Trinité que Vous nous en avez démontrés sur la terre. Cette supplique voudrait submerger votre Sainte Humanité pour glorifier vos Saintes Plaies et le Précieux Sang qui s’en est écoulé.

1 – La Circoncision
Pater, Ave
Père Éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je vous offre les premières Plaies, les premières douleurs et la première effusion du Sang versé par Jésus pour expier les péchés de l’homme, de la jeunesse, les miens, et pour le renoncement aux premiers péchés mortels, surtout dans ma parenté. Ainsi soit il.

2 – La Sueur de sang
Pater, Ave

Père Éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je vous offre les douleurs atroces du Cœur de Jésus au Jardin des Oliviers, et chaque goutte de sa sueur de Sang pour expier tous les péchés de cœur, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l’accroissement de l’amour de Dieu et du prochain. Ainsi soit il.

3 – La Flagellation
Pater, Ave

Père Éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je vous offre les milliers de plaies, les douleurs cruelles et le Précieux Sang de Jésus lors de sa flagellation, pour tous les péchés de la chair, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour la conservation de l’innocence, en particulier dans ma parenté. Ainsi soit il.

4 – Le Couronnement d’épines
Pater, Ave
Père Éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je vous offre les plaies, les douleurs et le Précieux Sang du Chef sacré de Jésus lors de son couronnement d’épines, pour expier tous les péchés d’esprit de l’homme, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l’extension du Règne du Christ sur la terre. Ainsi soit il.

5 – Le Portement de la Croix
Pater, Ave
Père Éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je vous offre les douleurs de Jésus sur le chemin du Calvaire, surtout sa sainte Plaie de l’épaule, son Précieux Sang, pour alléger le poids de la Croix, mes murmures contre les saintes ordonnances, tous les péchés commis, pour le renoncement à de tels péchés et pour un véritable amour pour la Sainte Croix. Ainsi soit il.

6 – La Crucifixion
Pater, Ave
Père Éternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je vous offre votre Divin Fils, cloué et élevé sur la Croix, ses plaies aux mains et aux pieds et les trois filets de son Précieux Sang versé pour nous, son extrême dénuement, son obéissance parfaite, toutes les affres de son Corps et de son Âme, sa précieuse Mort et son mémorial non sanglant dans toutes les Saintes Messes de la terre, pour expier toutes les atteintes aux vœux et aux saintes institutions, en réparation de mes péchés et ceux du monde entier, pour les malades et les mourants, pour obtenir de saints prêtres et laïcs, aux intentions du Saint-Père, pour la restauration de la famille chrétienne, pour fortifier et encourager la foi, pour notre patrie, pour l’unité des peuples dans le Christ et son Église, ainsi que tous les pays où les chrétiens sont en minorité. Ainsi soit il.

7 – La Blessure du côté
Pater, Ave

Père Éternel, acceptez, pour le besoin de la sainte Église et en expiation des péchés des hommes, ces précieux dons, Eau et Sang, jaillis de la plaie du divin Cœur de Jésus.

Sang du Christ, propulsé par votre Sacré-Cœur, lavez-moi et purifiez-moi de tous mes péchés coupables.

Eau du Côté du Christ, lavez-moi et purifiez-moi de mes premiers péchés et sauvez-moi, ainsi que toutes les pauvres âmes, des flammes du Purgatoire. Ainsi soit il.

Fin des 7 Offrandes.

Notre Dame de la Salette

 

Le Précieux-Sang

Fête du Précieux Sang : 1er juillet et mois de juillet.

Litanies du Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sang du Christ, Verbe incarné, sauvez-nous.

Sang du Christ, Nouveau et Ancien Testament, sauvez-nous.

Sang du Christ, répandu sur la terre pendant Son Agonie, sauvez-nous.

Sang du Christ, versé dans la flagellation, sauvez-nous.

Sang du Christ, émanant de la couronne d’épines, sauvez-nous.

Sang du Christ, répandu sur la Croix, sauvez-nous.

Sang du Christ, prix de notre salut, sauvez-nous.

Sang du Christ, sans lequel il ne peut y avoir de rémission, sauvez-nous.

Sang du Christ, nourriture eucharistique et purification des âmes, sauvez-nous.

Sang du Christ, fleuve de miséricorde, sauvez-nous.

Sang du Christ, victoire sur les démons, sauvez-nous.

Sang du Christ, force des martyrs, sauvez-nous.

Sang du Christ, vertu des confesseurs, sauvez-nous.

Sang du Christ, source de virginité, sauvez-nous.

Sang du Christ, soutien de ceux qui sont dans le danger, sauvez-nous.

Sang du Christ, soulagement de ceux qui peinent, sauvez-nous.

Sang du Christ, consolation dans les larmes, sauvez-nous.

Sang du Christ, espoir des pénitents, sauvez-nous.

Sang du Christ, secours des mourants, sauvez-nous.

Sang du Christ, paix et douceur des coeurs, sauvez-nous.

Sang du Christ, gage de vie éternelle, sauvez-nous.

Sang du Christ, qui délivre les âmes du Purgatoire, sauvez-nous.

Sang du Christ, digne de tout honneur et de toute gloire, sauvez-nous.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V/ Vous nous avez rachetés, Seigneur, par votre Sang.

R/ Et vous avez fait de nous le royaume de Dieu.

PRIONS. Dieu éternel et tout-puissant qui avez constitué votre Fils unique Rédempteur du monde, et avez voulu être apaisé par son Sang, faites, nous vous en prions, que, vénérant le prix de notre salut et étant par lui, protégés sur la terre contre les maux de cette vie, nous recueillions la récompense éternelle dans le Ciel. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

 

Autres litanies du Précieux Sang

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, sauveur du monde, ayez pitié de nous.

Jésus, attaché en croix, ayez pitié de nous.

Jésus, l’époux de nos âmes, ayez pitié de nous.

Très doux sang de Jésus, réjouissez-nous.

Sang de la nouvelle et éternelle alliance, sauvez-nous.

Sang, qui faites notre espérance, affermissez-nous.

Sang, le gage de la vie éternelle, fortifiez-nous.

Sang, le bain de nos âmes, lavez-nous.

Sang,  piscine des languissants, rétablissez-nous.

Sang, amollissant la dureté de nos coeurs, convertissez-nous.

Sang, source de pureté, arrosez-nous.

Sang, fontaine de charité, enivrez-nous.

Sang, qui rendez plus blanc que la neige, donnez-nous votre grâce, le plus beau des diamants.

Sang, océan de miséricorde, effacez nos taches.

Sang, qui rendez plus blanc que la neige, lavez-nous.

Sang,, sans l’effusion duquel il n’y a point de rémission, rachetez-nous.

Sang, qui effacez nos crimes, purifiez-nous.

Sang, qui rendez la vue aux aveugles, éclairez- nous.

Sang, qui relevez ceux qui sont tombés, arrachez-nous au péché.

Sang, qui donnez la vie aux morts, vivifiez-nous.

Sang, le remède du monde, guérissez-nous.

Sang, qui êtes la consolation des justes, consolez-nous.

Sang, le refuge des pêcheurs, protégez-nous.

Sang, le prix de notre rédemption, rachetez-nous.

Sang, la consommation des holocaustes, agréez nos sacrifices.

Sang, l’admiration des anges, soyez notre joie.

Sang, qui faites la gloire des saints, glorifiez-nous.

Sang, qui faites tressaillir les séraphins d’allégresse, enflammez-nous.

Sang, la force des martyrs, soutenez-nous.

Sang, qui êtes l’asile des confesseurs, recevez-nous.

Sang, qui faites les délices devierges,consolez-nous.

Sang, qui donnez la victoire, couronnez-nous.

Soyez-nous propice et faites-nous miséricorde, Seigneur.

De l’homme sanguinaire et trompeur, délivrez-nous Seigneur.

De la contagion de la chair et du sang, délivrez-nous Seigneur.

De leurs dangereux assauts, délivrez-nous, Seigneur.

Par le sang précieux que vous avez versé dans la circoncision, délivrez-nous, Seigneur.

Par votre sueur de sang, délivrez-nous,Seigneur.

Par l’effusion de votre sang dans la flagellation, délivrez-nous Seigneur.

Par le sang que les pointes des épines ont tiré de votre chef sacré, délivrez-nous Seigneur.

Que votre sang nous enivre de délices, délivrez-nous, Seigneur.

Par votre sang que les clous et la lance ont fait couler, délivrez-nous, Seigneur.

Pécheurs, nous vous en prions, écoutez-nous.

Que la vertu de votre sang rapproche ceux qui sont éloignés, écoutez-nous, nous vous en prions.

Que votre sang s’attache toujours à nos entrailles, écoutez-nous, nous vous en prions.

Que nos vêtements soient lavés dans votre sang, écoutez-nous, nous vous en prions.

Que l’Église que vous avez acquise au prix de votre sang soit gouvernée par vous, écoutez-nous, nous vous en prions.

Que par votre sang nous méritions de résister jusqu’à l’effusion du nôtre, écoutez-nous, nous vous en prions.

Que votre sang purifie nos consciences,  écoutez-nous, nous vous en prions.

Que par votre sang nous soyons délivrés de toute violence, écoutez-nous, nous vous en prions.

Que votre sang vivifie nos cœurs.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

V/ Jésus-Christ, vous nous avez rachetés.

R/ Par votre sang.

V/ Seigneur, écoutez ma prière.

R/ Et que mes cris s’élèvent jusqu’à vous.

V/ Le Seigneur soit avec nous (vous).

R/ Et avec notre (votre) esprit.

ORAISON

Dieu tout-puissant et éternel, qui avez voulu racheter le monde par le sang de votre fils bien-aimé Notre Seigneur Jésus-Christ, accordez à vos serviteurs la grâce de voir dans les cieux le triomphe de celui dont nous avons adoré le Précieux Sang sur la terre, qui vit et règne avec vous, ô Dieu dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Après ces litanies, on trouve encore dans le Trésor de Fécamp : Messe, litanies et histoire du précieux Sang de N . S. Jésus-Christ, 1866, la prière suivante, avec ce titre :

Acte de contrition qu’il faut dire tous les jours

Ô bon Jésus, doux Sauveur de mon âme, du plus profond de mon coeur, je vous demande pardon de tous les péchés que j’ai commis contre votre divine Majesté. Hélas mon Dieu, vous m’avez tant aimé que vous avez versé votre sang précieux pour une créature si détestable. Oh mon Seigneur, que je ne perde point, le prix d’une chose si précieuse, que plutôt, ô mon Dieu, je meure de mille morts, que de commettre volontairement un seul péché mortel contre une si grande bonté ; et, quelque mort qui m’advienne, ô bon Jésus, ne souffrez pas que votre pauvre serviteur (ou servante) racheté par votre sang soit damné.

Pater noster, Ave Maria, Credo.

« Père Éternel, je vous offre le sang très-précieux de Jésus-Christ en expiation de mes péchés et pour les besoins de l’Église. »

Toutes les fois qu’on récite cette aspiration on gagne une indulgence de 100 jours (Pie VII, 29 mars 1817, le Recueil des Scapulaires [Recueil des scapulaires de l’Immaculée Conception, du rosaire, du Carmel, des sept douleurs, du Saint esclavage, du très précieux Sang et de la Passion – avec une notice sur les indulgences que notre Saint-Père le pape accorde aux fidèles qui possèdent quelque objet béni par Sa Sainteté. Traduction de divers opuscules italiens et latins, à l’usage du clergé autorisé à bénir et à donner les scapulaires et des personnes qui en sont revêtue, Agence ecclésiastique et religieuse de Rome, 1862], par M. l’abbé Guglielmi, p.349)

Le même pape a accordé 300 jours d’indulgence à ceux qui récitent les Sept Offrandes du Précieux Sang : Père Étemel, je vous offre, etc. ; et une indulgence plénière à ceux qui, après les avoir récitées chaque jour pendant un mois, se confesseront et communieront le dernier jour du même mois, ou un jour du mois suivant, en priant aux intentions du chef de l’Eglise (Pie VII, 22 septembre 1817 ; M. l’abbé Guglielml, p. 349, fait connaître bien d’autres pratiques, approuvées en l’honneur du Précieux- Sang).

 

Notre Seigneur Jésus-Christ a répandu pour notre salut son sang d’un prix infini : 1° dans sa circoncision ; 2° au jardin de Gethsémani ; 3° dans sa flagellation ; 4° dans son Couronnement d’épines ; 5° en montant au Calvaire, sous le poids de sa croix ; 6°  lorsqu’il y fut attaché ; 7° quand après sa mort un soldat lui ouvrit le côté avec sa lance. N.S., ch. 19, v. 34.

LES SEPT OFFRANDES DU PRÉCIEUX-SANG DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST

I – Je vous offre, ô Père Éternel, les mérites du Précieux- Sang de votre Fils bien-aimé, mon divin Rédempteur, pour la gloire et l’accroissement de la sainte Église, ma mère ; pour la conservation et la prospérité de son Chef visible, le Souverain-Pontife ; pour les cardinaux, les évêques, les pasteurs des âmes, et pour tous les ministres du Sanctuaire.

Gloria Patri, et Filio, et Spiritui sancto, sicut erat in principio et nunc et semper, et in sæcula sæculo rum. Amen. Soit à jamais béni et remercié, Jésus, qui nous a sauvés au prix de son Sang (Cette oraison doit être dite dans l’intention de faire une amende honorable à Notre Seigneur Jésus-Christ, pour tous les outrages qu’il reçoit dans son Précieux-Sang).

II – Je vous offre, ô Père Éternel, les mérites du Précleux-Sang de votre Fils bien-aimé, mon divin Rédempteur, pour la paix et la concorde des rois catholiques, et pour l’abaissement des ennemis de la foi et pour la félicité du peuple chrétien.

On répète le Gloria Patri et l’oraison jaculatoire : Soit à jamais, etc.

III – Je vous offre, ô Père Éternel,  les mérites du Prêcieux-Sang de votre Fils bien-aimé, rnon divin Rédempteur, pour la conversion des incrédules, l’extirpation de toutes les hérésies et le retour des pêcheurs.

Gloria Patri, etc. ; Soit à jamais, etc.

IV – Je vous offre, ô Père Éternel,  les mérites du Précieux- sang de votre Fils bien-aimé, mon divin Rédempteur, pour mes parents, mes amis et ennemis, pour les indigents, les infirmes et tous ceux qui souffrent, et aussi pour tous ceux pour qui vous savez que je dois prier et pour lesquels vous voulez que je prie.

Gloria Patri, etc. Soit à jamais, etc.

V – Je vous offre, ô Père Éternel, les mérites du Précieux- Sang de votre Fils bien-aimé, mon divin Rédempteur, pour tous ceux qui passeront aujourd’hui à une autre vie, afin que vous les délivriez des peines de l’enfer et les admettiez au plus tôt dans votre gloire.

Gloria Patri, etc. Soit à jamais, etc.

VI – Je vous offre, ô Père Éternel,  les mérites du Précieux-Sang de votre Fils bien-aimé, mon divin Rédempteur, pour tous ceux qui ont dévotion à un si grand trésor, pour tous ceux qui sont unis à moi dans les adorations que je lui rends, et pour ceux enfin qui cherchent à propager cette sainte dévotion.

Gloria Patri, etc. Soit à jamais, etc.

VII – Je vous offre, ô Père Éternel,  les mérites du Précieux-Sang de votre Fils bien-aimé, mon divin Rédempteur, pour tous mes besoins spirituels et temporels, pour le soulagement des âmes du purgatoire, et spécialement de celles qui ont été plus dévotes au prix de notre Rédemption et aux douleurs de Marie notre sainte Mère.

Gloria Patri, etc. Soit à jamais, etc.

Que le sang de Jésus soit béni maintenant, toujours, et dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Le Précieux-Sang est fêté le 1er juillet et le mois de juillet, et célébré le vendredi après le 4ème dimanche de Carême.

             Notre Dame du Précieux Sang

 

Sur la Passion de Jésus-Christ

Saint Alphonse de Liguori, L’amour des âmes ou réflexions et affectueuses méditations sur la passion de Jésus-Christ, Fruits que l’on retire en méditant la passion de Jésus-Christ, X, 2 ; XII, 6-7 : «Saint Augustin, tout embrasé d’amour, à la vue de Jésus attaché à la croix, lui faisait cette douce prière : « Gravez, Seigneur, en traits de flammes, vos plaies sur mon cœur, pour que j’y lise la douleur et l’amour. La douleur, afin de supporter toutes douleurs pour vous ; l’amour, afin de mépriser, pour vous, tout autre amour. Oui, mon Dieu, disait ce grand docteur, imprimez profondément vos adorables plaies dans mon cœur, pour que j’y lise continuellement votre douleur et votre amour. Car ayant toujours devant les yeux la grande douleur que vous avez endurée pour moi, mon Dieu, je supporterai avec résignation toutes les peines qui me surviendront ; et en considérant l’amour que vous m’avez montré sur la croix, je n’aimerai, et ne pourrai aimer que vous !

«Si vous voulez, dit saint Bonaventure, croître de vertu en vertu, de grâce en grâce, médites sans cesse Jésus-Christ dans sa passion. O homme ! si tu désire marcher de vertu en vertu, avancer de grâce en grâce, médites tous les jours la passion du Seigneur. Et il ajoute qu’il n’est pas de pratique plus propre à rendre une âme sainte, que de considérer souvent les peines de Jésus-Christ : Car rien ne réussit à produire dans l’âme une universelle satisfaction, comme de méditer la passion du Rédempteur.

«Saint Augustin encore assurait qu’une larme répandue au souvenir de la passion de Jésus-Christ, valait plus qu’un pèlerinage à Jérusalem et une année de jeûne au pain et à l’eau. … Peu de chrétiens aiment Jésus, parce qu’il y en a peu qui considèrent les souffrances qu’il a endurées pour nous. Mais celui qui les médite souvent ne peut vivre sans aimer Jésus ; … il se sentira tellement épris de l’amour de Jésus qu’il ne pourra plus s’obstiner à ne pas aimer un Dieu si aimant, qui a tant pour se faire aimer».

Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, Le secret du saint Rosaire, n° 88 : « Saint Augustin assure qu’il n’y a point d’exercice si fructueux et si utile au salut que de penser souvent aux souffrances de Notre-Seigneur. Le bienheureux Albert le Grand, maître de saint Thomas, a su par révélation que le simple souvenir ou la méditation de la passion de Jésus-Christ est plus méritoire au chrétien que de jeûner pendant un an tous les vendredis au pain et à l’eau, ou de prendre la discipline jusqu’au sang toutes les semaines, ou de réciter tous les jours le psautier ».

Exercice de dévotion de la Passion :

Devant un Crucifix, méditer l’Évangile de saint Jean, chapitres 14 à 17.

Fêtes de la Passion :

A suivre

 

Sur la dévotion à la Passion de Jésus-Christ, voir aussi :