Dévotion à la Passion de Jésus-Christ

Sommaire

  • Méditer la passion
  • La sainte Face
  • Les saintes Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ
  • Le Précieux-Sang
  • Sur la Passion de Jésus-Christ

 

Pape St Léon le Grand, Concile de Chalcédoine, Lettre dogmatique à Flavien, 451 (Décrets 81) ex cathedra : « Qu’il entende le bienheureux apôtre Pierre proclamant que la sanctification de l’esprit se fait par l’aspersion du sang du Christ [1 Pierre 1, 2], et qu’il ne lise pas trop vite ces mots du même apôtre : Sachant que ce n’est pas par rien de corruptible, argent ou or, que vous avez été rachetés de la vaine conduite héritée de vos pères, mais par un sang précieux, comme celui d’un agneau sans reproche et sans tâche, JésusChrist [1 Pierre 18-19]. Qu’il ne résiste pas non plus au témoignage du bienheureux apôtre Jean disant : Le Sang de Jésus, Fils de Dieu, nous purifie de tout péché [1 Jean 1, 7], et encore : Voici la victoire qui a triomphé du monde, notre foi. Quel est le vainqueur du monde, si ce n’est celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? C’est lui qui est venu par l’eau et par le sang, Jésus-Christ, non avec l’eau seulement, mais avec l’eau et avec le sang, et c’est l’Esprit qui rend témoignage, parce que l’Esprit est la vérité ; car il y en a trois à témoigner, l’Esprit, l’eau et le sang, et ces trois sont un [1 Jean 5-4 ; 8], c’est-à-dire l’esprit de la sanctification, le sang de la rédemption et l’eau du baptême, ces trois qui sont un et demeurent indivis, et aucun d’eux ne se détache de ce qui le relie… ».

 

Méditer la passion

Méditer la passion de Jésus-Christ est très méritoire et une aide précieuse pour obtenir la contrition des péchés absolument nécessaire pour le pardon et le salut.

Saint Alphonse de Liguori : «Si vous voulez, dit saint Bonaventure, croître de vertu en vertu, de grâce en grâce, méditez sans cesse Jésus-Christ dans sa passion.Saint Augustin encore assurait qu’une larme répandue au souvenir de la passion de Jésus-Christ, valait plus qu’un pèlerinage à Jérusalem et une année de jeûne au pain et à l’eau».

Saint Louis-Marie Grignon de Montfort : « Le bienheureux Albert le Grand, maître de saint Thomas, a su par révélation que le simple souvenir ou la méditation de la passion de Jésus-Christ est plus méritoire au chrétien que de jeûner pendant un an tous les vendredis au pain et à l’eau, ou de prendre la discipline jusqu’au sang toutes les semaines, ou de réciter tous les jours le psautier ».

Méditer la passion de Jésus-Christ peut se faire avec diverses dévotions très efficaces comme : Le chemin de la Croix, le Sacré-Cœur de Jésus, la Sainte Croix, la sainte couronne d’épines, la sainte lance et les saints clous, la sainte Face, les Saintes plaies, le précieux Sang, les mystères douloureux du saint Rosaire qui sont : 1) l’agonie mortelle, 2) la flagellation sanglante, 3) le cruel couronnement d’épines, 4) le douloureux portement de croix, 5) le crucifiement.

La dette temporelle est ce qui reste à expier des péchés commis qui ont déjà été pardonnés.

Le pardon des péchés remet en état de grâce. Pour le pardon des péchés, c’est un dogme de foi que la contrition est absolument nécessaire avec la confession sacramentelle ou le désir de confession sacramentelle quand on ne peut pas se confesser.

Le pardon des péchés par la miséricorde de Dieu remet la peine éternelle pour les péchés mortels, mais il reste à expier la peine temporelle restante d’un certain temps pour chaque péché, soit sur terre ou pire au Purgatoire :

Sur terre : par les épreuves, dans la crainte de Dieu, la crainte du péché et de l’enfer, dans l’humilité, la patience et la foi, par la pénitence, par les dévotions et prières (Chemin de Croix, Saint Rosaire, Sainte Vierge, Sacré-Cœur de Jésus, Saintes plaies, Précieux Sang, sainte Face, etc.), aumônes, indulgences, etc.

Au Purgatoire par le feu, c’est un dogme de foi. Le feu est celui qui vient de l’enfer sauf que le Purgatoire n’est pas éternel et que l’âme peut être soulagée jusqu’à aller un jour au ciel. L’expiation du Purgatoire peut être courte s’il reste peu à expier ou longue s’il reste beaucoup à expier, même des siècles, et même jusqu’à la fin des temps.

La dévotion ou méditation de la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ est une aide précieuse à la contrition et pour l’obtention du pardon des péchés, l’expiation des peines temporelles,la conversion des pécheurs, et pour délivrer les âmes du purgatoire.

La sainte Face

 

Promesses du Christ à sœur Marie de Saint-Pierre, (1816-1848), carmélite de Tours (vénérée par sainte Thérèse de Lisieux)

soeur Marie de saint-Pierre

«Notre-Seigneur m’a promis d’imprimer dans les âmes de ceux qui honorent sa Très Sainte Face les traits de sa divine ressemblance». (21 janv. 1847)

«L’image de cette Face adorable est comme le cachet de la divinité qui a la vertu de réimprimer dans les âmes qui s’appliquent à Elle l’Image de Dieu». (27 oct. 1845)

«Par ma Sainte Face, vous ferez des prodiges». (27 oct. 1845)

«Vous obtiendrez par la dévotion à l’image de ma Sainte Face le salut de beaucoup de pécheurs. Par cette offrande, rien ne vous sera refusé. Si vous saviez combien la vue de ma Face est agréable à mon Père !». (22 nov. 1846)

«De même que, dans un Royaume, on se procure tout ce qu’on peut désirer avec une pièce de monnaie marquée à l’effigie du Prince, ainsi, avec la pièce précieuse de ma Sainte Humanité, qui est ma Face adorable, vous obtiendrez dans le Royaume des cieux tout ce que vous voudrez». (29 oct. 1845)

«Selon le soin que vous aurez de réparer mon portrait défiguré par les blasphémateurs, de même j’aurais soin du vôtre, qui a été défiguré par le péché; j’y réimprimerai mon Image et je le rendrai aussi beau qu’il était au sortir des fonts du Baptême». (3 nov. 1845)

«Notre-Seigneur m’a promis que ceux qui défendraient sa cause en cette œuvre de Réparation, par paroles, par prières ou par écrits, qu’Il défendrait leur cause devant son Père; à leur mort, il essuiera la face de leur âme en effaçant les traces de péché et leur rendra leur beauté primitive». (12 mars 1846)

«Chaque fois que vous offrirez ma Face à mon Père, ma bouche demandera miséricorde».

«Cherchez-moi des « Véroniques » pour essuyer et honorer ma divine Face qui a peu d’adorateurs».

 

Promesses de Jésus à sainte Gertrude d’Helfta et à sainte Mechtilde de Hackheborn :

«Tous ceux qui, attiré par le désir de Mon Amour, garderont le souvenir de la vision de Ma Face, recevront par la vertu de Mon Humanité l’impression vivante de Ma Divinité. Cette lumière éclairera toujours les profondeurs de leur âme, et dans la gloire éternelle, la Cour Céleste admirera sur leurs traits plus de ressemblance avec Ma divine Face». (Sainte Gertrude, Révélations, livre IV, chapitre VII).

Sainte Mechtilde demandant à Notre-Seigneur que ceux qui célèbrent la mémoire de sa douce Face ne soient jamais privés de son aimable compagnie, Il répondit : «Pas un d’eux ne doit être séparé de moi». (Sainte Mechtilde, livre de la Grâce spéciale, chapitre XIII).

«Je désire particulièrement que ma Face, qui reflète les peines intimes de mon Âme, les souffrances et l’Amour de mon Cœur, soit plus honorée. Qui me contemple, me console». (Jésus à sœur Maria Piérina)

 

L’Église a reconnu le Saint Suaire à travers la prière indulgenciée d’un bref  du pape Pie XI du 23 mars 1934 : 

«Est accordée l’indulgence plénière pour le jour du 4 mai, fête du saint Suaire, et deux autres jours à leur choix pendant l’année, aux fidèles qui, s’étant confessés et ayant communié selon les intentions du souverain Pontife, vénéreront dévotement la relique ou l’image du saint Suaire en récitant la prière ci-dessous. De plus, indulgence de 500 jours chaque fois que l’on récitera la même prière avec un cœur contrit».

«Ô Seigneur, vous qui avez daigné laisser les traces de votre présence en ce monde et les gages indéniables de votre amour sur le très saint linceul dans lequel votre Corps adorable fut enveloppé lorsqu’on le descendit de la Croix, Ah ! par les mérites de votre Passion, et en considération de ce vénérable linge qui a servi à votre sépulture, faites-nous la grâce que, lorsque viendra le jour de la résurrection, nous devenions participants de cette gloire dans laquelle vous vivez éternellement. Ainsi soit-t-il.

Le très saint Suaire est célébré le vendredi après le 2ème dimanche de Carême dans le calendrier liturgique traditionnel.

 

Les saintes Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ

St Antoine de Padoue, Docteur évangélique, Homéliaire ou sermons des dimanches, IIe dim. de l’Avent, § 7-8 : «Les signes dans le soleil [Luc 21, 25] furent les cinq plaies dans le corps du Christ».

Une humble Converse de la Visitation de Chambéry, Sœur Marie-Marthe Chambon, décédée en odeur de sainteté le 21 mars 1907, aimait à répéter ces invocations que, dès son vivant, la Communauté adopta à son exemple. Dans l’offrande des Saintes Plaies se concentrait tout son apostolat en faveur de la Sainte Église, des pécheurs, des Âmes du Purgatoire, etc. Après sa mort, les invocations qui lui furent si chères se sont répandues dans le monde entier de façon très rapide, et de nombreuses faveurs spirituelles et temporelles ont été obtenues par leur moyen.

PÈRE ÉTERNEL, JE VOUS OFFRE LES PLAIES DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST POUR GUÉRIR CELLES DE NOS ÂMES.
MON JÉSUS, PARDON ET MISÉRICORDE, PAR LES MÉRITES DE VOS SAINTES PLAIES.

Promesses de Notre-Seigneur à sœur Marie-Marthe Chambon (1841-1907), monastère de la Visitation :

«J’accorderai tout ce que l’on me demandera par l’invocation aux saintes Plaies. Il faut en répandre la dévotion».

«Ceux qui les honorent recevront une vraie connaissance de Jésus-Christ».

«Mes Plaies couvriront toutes tes fautes».

«Ma fille, plonge tes actions dans mes Plaies et elles deviendront quelque chose. Toutes vos actions, même les moindres, trempées dans mon Sang, acquerront par cela seul un mérite infini et contenteront mon Cœur !…».

«Lorsque vous avez quelque peine, quelque chose à souffrir, il faut vite l’apporter dans mes Plaies».

«Il faut souvent répéter auprès des malades cette aspiration : «Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos saintes Plaies» ! Cette prière soulagera l’âme et le corps».

«Les saintes Plaies ont une efficacité merveilleuse pour la conversion des pécheurs».

«Le pécheur qui dira la prière suivante : «Père Éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour guérir celles de nos âmes», obtiendra sa conversion».

«Les saintes Plaies sauvent le monde et assurent une bonne mort».

«Mes saintes Plaies vous sauveront infailliblement…, elles sauveront le monde».

«Il faut expirer la bouche appuyée sur ces sacrées ouvertures… Il n’y aura pas de mort pour l’âme qui expirera dans mes Plaies, elles donnent la vraie vie».

Chapelet des Saintes Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ

Sur les gros grains : Père Éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour guérir celles de nos âmes.

Sur les dix petits grains : Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos Saintes Plaies.

En terminant le Chapelet on répète trois fois : Père Éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour guérir celles de nos âmes.

Pensées de Sœur Marie-Marthe Chambon sur la dévotion aux Saintes Plaies

  • «Les Saintes Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ sont la clé du Paradis. On ouvre toujours avec divines Plaies et pour qui que ce soit. C’est une monnaie contre laquelle le Père Éternel ne peut rien refuser… Il accepte la demande comme venant de Notre Seigneur».
  • «Offrir au Père Éternel les Plaies de son divin Fils, c’est lui offrir sa gloire, c’est offrir le Ciel au Ciel !»
  • «Les Plaies de Jésus sont les trésors du ciel et de la terre. Lorsque nous offrons le mérite des Saintes Plaies pour toutes les créatures, Dieu déverse à chacune sa part».
  • «La contemplation des Plaies de Jésus est la meilleure occupation».
  • «Dans la contemplation des Saintes Plaies, on trouve tout pour soi et pour les autres».
  • «Dans le Crucifix, il y a tout, il y a de quoi se désaltérer… Il y a pour toutes les âmes».
  • «La science de l’amour de Dieu se donne à l’âme qui regarde le Crucifié et lui parle cœur à cœur».
  • «Il faut bien aimer le Crucifix et vous crucifier pour aimer Jésus, afin de pouvoir mourir comme Jésus et ressusciter dans la vie comme Lui».
  • «Toutes les lumières du Saint-Esprit sortent des Plaies de Jésus. Vous recevrez ses dons à proportion de votre humilité».
  • «Nous devons faire passer toutes nos actions par les Saintes Plaies de Notre Seigneur. Par ce moyen elles ont autant de mérites que la prière».
  • «Il faut beaucoup vous intéresser au salut des personnes qui meurent chaque jour et offrir pour elles le mérite des Saintes Plaies de Notre Seigneur».
  • «Le bénéfice des Saintes Plaies fait descendre les grâces du Ciel et monter au Ciel les âmes du Purgatoire».
  • «Les Saintes Plaies sont le trésor des trésors pour les âmes du Purgatoire».
  • «Une âme qui, pendant sa vie, aura honoré les Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ et les aura offertes au Père Éternel pour les âmes du Purgatoire peut espérer qu’au moment de la mort, elle sera assistée par la Sainte Vierge et les Anges et que le divin Maître la recevra avec miséricorde et la couronnera».
  • «La dévotion aux saintes plaies est le remède pour ce temps d’iniquité».

 

Le Couronnement d’épines et la dérision

Sainte Plaie de l’épaule de Notre Seigneur Jésus-Christ 

Saint Bernard avait demandé à Notre Seigneur Jésus-Christ qu’elle fut la plus grande douleur subie dans son Corps pendant sa Passion. Il lui répondit : «J’eus, en portant la Croix, une Plaie profonde de trois doigts, et trois os découverts sur l’Épaule. Cette Plaie qui n’est pas connue des hommes, M’a occasionné plus de peine et de douleur que toutes les autres. Mais, révèle-la aux fidèles chrétiens, et sache que quelque grâce qui Me sera demandée en vertu de cette Plaie, leur sera accordée. Et à tous ceux qui, par Amour pour elle M’honoreront chaque jour par 3 Pater, Ave, Gloria, Je pardonnerai les péchés véniels. Je ne Me souviendrai plus des mortels, ils ne mourront pas de mort imprévue, à l’heure de leur mort ils seront visités par la Bienheureuse Vierge, et ils obtiendront encore la Grâce et la Miséricorde».

Prière en l’honneur de la plaie de l’épaule de Jésus

Le Pape Eugène III (1145-1153) accorda des indulgences aux conditions usuelles à ceux qui propageront cette prière et la porteront toujours avec eux ; et à ceux qui réciteront 5 Pater, Ave, Gloria :

«Très aimé Seigneur Jésus-Christ, très doux Agneau de Dieu, moi pauvre pécheur, j’adore et vénère la très Sainte Plaie que vous avez reçue à l’épaule, en portant au Calvaire la très lourde Croix qui laissa découverts trois os Saints, occasionnant une immense douleur. Je Vous supplie, en vertu des mérites de la dite Plaie, d’avoir pitié de moi en me pardonnant tous mes péchés mortels [1] et véniels, de m’assister à l’heure de ma mort et de me conduire dans votre heureux Royaume. Ainsi soit-il».

[1] Quand le sacrement de pénitence n’est pas possible, Dieu pardonne les péchés par la contrition et le désir de se confesser en temps opportun (c-à-d dès que possible) (Concile de Trente Sess. 6, ch. 14 ; Sess. 14, ch. 4), mais non pas si la confession sacramentelle est possible : Voir Sur la Pénitence

Les cinq Plaies sacrées de N.S. J-C. sont célébrées le vendredi après le 3ème dimanche de Carême.

 Oraisons de sainte Brigitte (Quinze oraisons et sept offrandes du Précieux Sang et des saintes Plaies)

Notre Dame de la Salette

 

Le Précieux-Sang

Fête du Précieux Sang : 1er juillet et mois de juillet.

 

Litanies du Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sang du Christ, Verbe incarné, sauvez-nous.
Sang du Christ, Nouveau et Ancien Testament, sauvez-nous.
Sang du Christ, répandu sur la terre pendant Son Agonie, sauvez-nous.
Sang du Christ, versé dans la flagellation, sauvez-nous.
Sang du Christ, émanant de la couronne d’épines, sauvez-nous.
Sang du Christ, répandu sur la Croix, sauvez-nous.
Sang du Christ, prix de notre salut, sauvez-nous.
Sang du Christ, sans lequel il ne peut y avoir de rémission, sauvez-nous.
Sang du Christ, nourriture eucharistique et purification des âmes, sauvez-nous.
Sang du Christ, fleuve de miséricorde, sauvez-nous.
Sang du Christ, victoire sur les démons, sauvez-nous.
Sang du Christ, force des martyrs, sauvez-nous.
Sang du Christ, vertu des confesseurs, sauvez-nous.
Sang du Christ, source de virginité, sauvez-nous.
Sang du Christ, soutien de ceux qui sont dans le danger, sauvez-nous.
Sang du Christ, soulagement de ceux qui peinent, sauvez-nous.
Sang du Christ, consolation dans les larmes, sauvez-nous.
Sang du Christ, espoir des pénitents, sauvez-nous.
Sang du Christ, secours des mourants, sauvez-nous.
Sang du Christ, paix et douceur des coeurs, sauvez-nous.
Sang du Christ, gage de vie éternelle, sauvez-nous.
Sang du Christ, qui délivre les âmes du Purgatoire, sauvez-nous.
Sang du Christ, digne de tout honneur et de toute gloire, sauvez-nous.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V/ Vous nous avez rachetés, Seigneur, par votre Sang.
R/ Et vous avez fait de nous le royaume de Dieu.

PRIONS. Dieu éternel et tout-puissant qui avez constitué votre Fils unique Rédempteur du monde, et avez voulu être apaisé par son Sang, faites, nous vous en prions, que, vénérant le prix de notre salut et étant par lui, protégés sur la terre contre les maux de cette vie, nous recueillions la récompense éternelle dans le Ciel. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

 

Autres litanies du Précieux Sang

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus, sauveur du monde, ayez pitié de nous.
Jésus, attaché en croix, ayez pitié de nous.
Jésus, l’époux de nos âmes, ayez pitié de nous.
Très doux sang de Jésus, réjouissez-nous.
Sang de la nouvelle et éternelle alliance, sauvez-nous.
Sang, qui faites notre espérance, affermissez-nous.
Sang, le gage de la vie éternelle, fortifiez-nous.
Sang, le bain de nos âmes, lavez-nous.
Sang,  piscine des languissants, rétablissez-nous.
Sang, amollissant la dureté de nos coeurs, convertissez-nous.
Sang, source de pureté, arrosez-nous.
Sang, fontaine de charité, enivrez-nous.
Sang, qui rendez plus blanc que la neige, donnez-nous votre grâce, le plus beau des diamants.
Sang, océan de miséricorde, effacez nos taches.
Sang, qui rendez plus blanc que la neige, lavez-nous.
Sang,, sans l’effusion duquel il n’y a point de rémission, rachetez-nous.
Sang, qui effacez nos crimes, purifiez-nous.
Sang, qui rendez la vue aux aveugles, éclairez- nous.
Sang, qui relevez ceux qui sont tombés, arrachez-nous au péché.
Sang, qui donnez la vie aux morts, vivifiez-nous.
Sang, le remède du monde, guérissez-nous.
Sang, qui êtes la consolation des justes, consolez-nous.
Sang, le refuge des pêcheurs, protégez-nous.
Sang, le prix de notre rédemption, rachetez-nous.
Sang, la consommation des holocaustes, agréez nos sacrifices.
Sang, l’admiration des anges, soyez notre joie.
Sang, qui faites la gloire des saints, glorifiez-nous.
Sang, qui faites tressaillir les séraphins d’allégresse, enflammez-nous.
Sang, la force des martyrs, soutenez-nous.
Sang, qui êtes l’asile des confesseurs, recevez-nous.
Sang, qui faites les délices devierges,consolez-nous.
Sang, qui donnez la victoire, couronnez-nous.
Soyez-nous propice et faites-nous miséricorde, Seigneur.
De l’homme sanguinaire et trompeur, délivrez-nous Seigneur.
De la contagion de la chair et du sang, délivrez-nous Seigneur.
De leurs dangereux assauts, délivrez-nous, Seigneur.
Par le sang précieux que vous avez versé dans la circoncision, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre sueur de sang, délivrez-nous,Seigneur.
Par l’effusion de votre sang dans la flagellation, délivrez-nous Seigneur.
Par le sang que les pointes des épines ont tiré de votre chef sacré, délivrez-nous Seigneur.
Que votre sang nous enivre de délices, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre sang que les clous et la lance ont fait couler, délivrez-nous, Seigneur.
Pécheurs, nous vous en prions, écoutez-nous.
Que la vertu de votre sang rapproche ceux qui sont éloignés, écoutez-nous, nous vous en prions.
Que votre sang s’attache toujours à nos entrailles, écoutez-nous, nous vous en prions.
Que nos vêtements soient lavés dans votre sang, écoutez-nous, nous vous en prions.
Que l’Église que vous avez acquise au prix de votre sang soit gouvernée par vous, écoutez-nous, nous vous en prions.
Que par votre sang nous méritions de résister jusqu’à l’effusion du nôtre, écoutez-nous, nous vous en prions.
Que votre sang purifie nos consciences,  écoutez-nous, nous vous en prions.
Que par votre sang nous soyons délivrés de toute violence, écoutez-nous, nous vous en prions.
Que votre sang vivifie nos cœurs.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

V/ Jésus-Christ, vous nous avez rachetés.
R/ Par votre sang.
V/ Seigneur, écoutez ma prière.
R/ Et que mes cris s’élèvent jusqu’à vous.
V/ Le Seigneur soit avec nous (vous).
R/ Et avec notre (votre) esprit.

ORAISON. Dieu tout-puissant et éternel, qui avez voulu racheter le monde par le sang de votre fils bien-aimé Notre Seigneur Jésus-Christ, accordez à vos serviteurs la grâce de voir dans les cieux le triomphe de celui dont nous avons adoré le Précieux Sang sur la terre, qui vit et règne avec vous, ô Dieu dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Après ces litanies, on trouve encore dans le Trésor de Fécamp : Messe, litanies et histoire du précieux Sang de N . S. Jésus-Christ, 1866, la prière suivante, avec ce titre :

Acte de contrition qu’il faut dire tous les jours

Ô bon Jésus, doux Sauveur de mon âme, du plus profond de mon coeur, je vous demande pardon de tous les péchés que j’ai commis contre votre divine Majesté. Hélas mon Dieu, vous m’avez tant aimé que vous avez versé votre sang précieux pour une créature si détestable. Oh mon Seigneur, que je ne perde point, le prix d’une chose si précieuse, que plutôt, ô mon Dieu, je meure de mille morts, que de commettre volontairement un seul péché mortel contre une si grande bonté ; et, quelque mort qui m’advienne, ô bon Jésus, ne souffrez pas que votre pauvre serviteur (ou servante) racheté par votre sang soit damné.

Pater noster, Ave Maria, Credo.

« Père Éternel, je vous offre le sang très-précieux de Jésus-Christ en expiation de mes péchés et pour les besoins de l’Église. »

Toutes les fois qu’on récite cette aspiration on gagne une indulgence de 100 jours (Pie VII, 29 mars 1817, le Recueil des Scapulaires [Recueil des scapulaires de l’Immaculée Conception, du rosaire, du Carmel, des sept douleurs, du Saint esclavage, du très précieux Sang et de la Passion – avec une notice sur les indulgences que notre Saint-Père le pape accorde aux fidèles qui possèdent quelque objet béni par Sa Sainteté. Traduction de divers opuscules italiens et latins, à l’usage du clergé autorisé à bénir et à donner les scapulaires et des personnes qui en sont revêtue, Agence ecclésiastique et religieuse de Rome, 1862], par M. l’abbé Guglielmi, p.349)

Le même pape a accordé 300 jours d’indulgence à ceux qui récitent les Sept Offrandes du Précieux Sang : Père Étemel, je vous offre, etc. ; et une indulgence plénière à ceux qui, après les avoir récitées chaque jour pendant un mois, se confesseront et communieront le dernier jour du même mois, ou un jour du mois suivant, en priant aux intentions du chef de l’Eglise (Pie VII, 22 septembre 1817 ; M. l’abbé Guglielml, p. 349, fait connaître bien d’autres pratiques, approuvées en l’honneur du Précieux- Sang).

Notre Seigneur Jésus-Christ a répandu pour notre salut son sang d’un prix infini : 1° dans sa circoncision ; 2° au jardin de Gethsémani ; 3° dans sa flagellation ; 4° dans son Couronnement d’épines ; 5° en montant au Calvaire, sous le poids de sa croix ; 6°  lorsqu’il y fut attaché ; 7° quand après sa mort un soldat lui ouvrit le côté avec sa lance. N.S., ch. 19, v. 34.

LES SEPT OFFRANDES DU PRÉCIEUX-SANG DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST

I – Je vous offre, ô Père Éternel, les mérites du Précieux- Sang de votre Fils bien-aimé, mon divin Rédempteur, pour la gloire et l’accroissement de la sainte Église, ma mère ; pour la conservation et la prospérité de son Chef visible, le Souverain-Pontife ; pour les cardinaux, les évêques, les pasteurs des âmes, et pour tous les ministres du Sanctuaire.

Gloria Patri, et Filio, et Spiritui sancto, sicut erat in principio et nunc et semper, et in sæcula sæculo rum. Amen. Soit à jamais béni et remercié, Jésus, qui nous a sauvés au prix de son Sang (Cette oraison doit être dite dans l’intention de faire une amende honorable à Notre Seigneur Jésus-Christ, pour tous les outrages qu’il reçoit dans son Précieux-Sang).

II – Je vous offre, ô Père Éternel, les mérites du Précleux-Sang de votre Fils bien-aimé, mon divin Rédempteur, pour la paix et la concorde des rois catholiques, et pour l’abaissement des ennemis de la foi et pour la félicité du peuple chrétien.

On répète le Gloria Patri et l’oraison jaculatoire : Soit à jamais, etc.

III – Je vous offre, ô Père Éternel,  les mérites du Prêcieux-Sang de votre Fils bien-aimé, rnon divin Rédempteur, pour la conversion des incrédules, l’extirpation de toutes les hérésies et le retour des pêcheurs.

Gloria Patri, etc. ; Soit à jamais, etc.

IV – Je vous offre, ô Père Éternel,  les mérites du Précieux- sang de votre Fils bien-aimé, mon divin Rédempteur, pour mes parents, mes amis et ennemis, pour les indigents, les infirmes et tous ceux qui souffrent, et aussi pour tous ceux pour qui vous savez que je dois prier et pour lesquels vous voulez que je prie.

Gloria Patri, etc. Soit à jamais, etc.

V – Je vous offre, ô Père Éternel, les mérites du Précieux- Sang de votre Fils bien-aimé, mon divin Rédempteur, pour tous ceux qui passeront aujourd’hui à une autre vie, afin que vous les délivriez des peines de l’enfer et les admettiez au plus tôt dans votre gloire.

Gloria Patri, etc. Soit à jamais, etc.

VI – Je vous offre, ô Père Éternel,  les mérites du Précieux-Sang de votre Fils bien-aimé, mon divin Rédempteur, pour tous ceux qui ont dévotion à un si grand trésor, pour tous ceux qui sont unis à moi dans les adorations que je lui rends, et pour ceux enfin qui cherchent à propager cette sainte dévotion.

Gloria Patri, etc. Soit à jamais, etc.

VII – Je vous offre, ô Père Éternel,  les mérites du Précieux-Sang de votre Fils bien-aimé, mon divin Rédempteur, pour tous mes besoins spirituels et temporels, pour le soulagement des âmes du purgatoire, et spécialement de celles qui ont été plus dévotes au prix de notre Rédemption et aux douleurs de Marie notre sainte Mère.

Gloria Patri, etc. Soit à jamais, etc.

Que le sang de Jésus soit béni maintenant, toujours, et dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Le Précieux-Sang est fêté le 1er juillet et le mois de juillet, et célébré le vendredi après le 4ème dimanche de Carême.

             Notre Dame du Précieux Sang

 

Sur la Passion de Jésus-Christ

Saint Alphonse de Liguori, L’amour des âmes ou réflexions et affectueuses méditations sur la passion de Jésus-Christ, Fruits que l’on retire en méditant la passion de Jésus-Christ, X, 2 ; XII, 6-7 : «Saint Augustin, tout embrasé d’amour, à la vue de Jésus attaché à la croix, lui faisait cette douce prière : « Gravez, Seigneur, en traits de flammes, vos plaies sur mon cœur, pour que j’y lise la douleur et l’amour. La douleur, afin de supporter toutes douleurs pour vous ; l’amour, afin de mépriser, pour vous, tout autre amour. Oui, mon Dieu, disait ce grand docteur, imprimez profondément vos adorables plaies dans mon cœur, pour que j’y lise continuellement votre douleur et votre amour. Car ayant toujours devant les yeux la grande douleur que vous avez endurée pour moi, mon Dieu, je supporterai avec résignation toutes les peines qui me surviendront ; et en considérant l’amour que vous m’avez montré sur la croix, je n’aimerai, et ne pourrai aimer que vous !

«Si vous voulez, dit saint Bonaventure, croître de vertu en vertu, de grâce en grâce, médites sans cesse Jésus-Christ dans sa passion. O homme ! si tu désire marcher de vertu en vertu, avancer de grâce en grâce, médites tous les jours la passion du Seigneur. Et il ajoute qu’il n’est pas de pratique plus propre à rendre une âme sainte, que de considérer souvent les peines de Jésus-Christ : Car rien ne réussit à produire dans l’âme une universelle satisfaction, comme de méditer la passion du Rédempteur.

«Saint Augustin encore assurait qu’une larme répandue au souvenir de la passion de Jésus-Christ, valait plus qu’un pèlerinage à Jérusalem et une année de jeûne au pain et à l’eau. … Peu de chrétiens aiment Jésus, parce qu’il y en a peu qui considèrent les souffrances qu’il a endurées pour nous. Mais celui qui les médite souvent ne peut vivre sans aimer Jésus ; … il se sentira tellement épris de l’amour de Jésus qu’il ne pourra plus s’obstiner à ne pas aimer un Dieu si aimant, qui a tant pour se faire aimer».

Saint Louis-Marie Grignon de Montfort, Le secret du saint Rosaire, n° 88 : « Saint Augustin assure qu’il n’y a point d’exercice si fructueux et si utile au salut que de penser souvent aux souffrances de Notre-Seigneur. Le bienheureux Albert le Grand, maître de saint Thomas, a su par révélation que le simple souvenir ou la méditation de la passion de Jésus-Christ est plus méritoire au chrétien que de jeûner pendant un an tous les vendredis au pain et à l’eau, ou de prendre la discipline jusqu’au sang toutes les semaines, ou de réciter tous les jours le psautier ».

Exercice de dévotion de la Passion :

Devant un Crucifix, méditer l’Évangile de saint Jean, chapitres 14 à 17.

Fêtes de la Passion :

A suivre

 

Sur la dévotion à la Passion de Jésus-Christ, voir aussi :