Dévotion à la sainte Vierge

Gloires de Marie

Pape Pie XII, Médiator Dei, 20 nov. 1947 (Magistère) : « Dieu « a voulu que nous ayons tout par Marie » (S. Bernard, In Nativ. B. M. V., 7) ».

Sommaire

La dévotion à la très sainte Vierge est nécessaire pour faire son salut

La dévotion à Marie est nécessaire parce que Dieu a tout fait par elle

« Dieu le Père a fait un assemblage de toutes les eaux, qu’il a nommé la mer ; il a fait un assemblage de toutes ses grâces, qu’il a appelé Marie. Ce grand Dieu a un trésor ou un magasin très riche, où il a renfermé tout ce qu’il a de beau, d’éclatant, de rare et de précieux, jusqu’à son propre Fils ; et ce trésor immense n’est autre que Marie, que les saints appellent le trésor du Seigneur, de la plénitude duquel les hommes sont enrichis » (St L-M de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion, n° 23)

Saint L-M de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion, n° 248 : « … pour expliquer les excellences et les grandeurs du mystère de Jésus vivant et régnant en Marie, ou de l’Incarnation du Verbe, je me contenterai de dire … que c’est ici le premier mystère de Jésus-Christ, le plus caché, le plus relevé et le moins connu ; que c’est en ce mystère que Jésus, de concert avec Marie, dans son sein, qui est pour cela appelé des saints aula sacramentorum, la salle des secrets de Dieu (S. Ambroise, De Instit. Virg., cap. 7, n°50), a choisi tous les élus ; que c’est en ce mystère qu’il a opéré tous les mystères de sa vie qui ont suivi, par l’acceptation qu’il en fit : Jesus ingrediens mundum dici : Ecce venio ut faciam, voluntatem tuam etc. (He 10, 5-9) ; et, par conséquent, que ce mystère est un abrégé de tous les mystères, qui renferme la volonté et la grâce de tous …».

«Réjouissez-vous Vierge Marie, car seule vous avez terrassé dans le monde toutes les hérésies». (Trait de la Messe Salve Sancta Parens, commune aux fêtes de la sainte Vierge et le samedi ; Trait de la Messe de la sainte Vierge Vultum tuum de Noël à la purification ; Ant. de Tierce, Petit office de la sainte Vierge)

Pape saint Pie X, Ad Illum Laetissimum pour le cinquantenaire du dogme de l’Immaculée Conception, 2 fév. 1904 : «Ces hommes, hélas ! nous en fournissent dans leur conduite une preuve trop péremptoire qui, séduits par les artifices du démon ou trompés par de fausses doctrines, croient pouvoir se passer du secours de la Vierge. Infortunés, qui négligent Marie sous prétexte d’honneur à rendre à Jésus-Christ ! Comme si l’on pouvait trouver l’Enfant autrement qu’avec la Mère !».

Pape saint Pie X, Ad Illum Laetissimum pour le cinquantenaire du dogme de l’Immaculée Conception, 2 fév. 1904 : «Assurément, il n’y a pas à attendre que les attaques contre l’Église cessent jamais : « car il est nécessaire que des hérésies se produisent, afin que les âmes de foi éprouvée soient manifestées parmi vous » (I Cor. XI, 19). Mais la Vierge ne laissera pas, de son côté, de nous soutenir dans nos épreuves, si dures soient-elles, et de poursuivre la lutte qu’elle a engagée dès sa conception, en sorte que quotidiennement nous pourrons répéter cette parole : « Aujourd’hui a été brisée par elle la tête de l’antique serpent » (Off. Imm. Conc. In II Vesp. ad. Magnif.)».

Saint Germain de Constantinople (635-733), Patriarche de Constantinople : «Personne n’est empli de la connaissance de Dieu sinon grâce à vous, ô Toute Sainte ; personne n’est sauvé sinon grâce à vous, Mère de Dieu ; personne n’échappe aux dangers sinon grâce à vous, Vierge-Mère ; personne n’est racheté sinon grâce à vous, Mère du Seigneur ; personne ne reçoit les faveurs de la miséricorde divine sinon grâce à vous, Demeure de Dieu».

La sainte Vierge Marie est la Mère de Dieu et la Mère du Christ total, le Corps du Christ. Elle était présente à la Pentecôte et c’est par elle que Dieu le Saint-Esprit s’est répandu.

Apocalypse 12, 1 : «Et un grand prodige parut dans le ciel : Une femme revêtue du soleil, ayant la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles».

On ne peut pas avoir l’Église pour Mère sans avoir Marie pour Mère. Son rôle est nécessaire au salut.

Jean 19, 26-27 : «Lors donc que Jésus eut vu sa mère, et, près d’elle, le disciple qu’il aimait, il dit à sa mère : Femme [Cf Gn 3, 15], voilà votre fils. Ensuite il dit au disciple : Voilà ta mère. Et depuis cette heure là, le disciple la prit avec lui».

La dévotion à la sainte Vierge est aussi nécessaire parce que la Mère de Dieu est aussi le disciple le plus parfait du Christ

La Mère de Dieu est aussi le disciple le plus parfait du Christ et elle est par conséquent notre modèle le plus parfait pour être conformer au modèle qu’est Jésus-Christ, selon l’éloge qu’Il fait lui-même de sa Mère dans l’Évangile.

Matthieu 12, 48-50 : «Mais, répondant à celui qui lui parlait, il dit : Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? Puis étendant la main vers ses disciples, il dit : Voici ma mère et mes frères. Car quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère et ma sœur et ma mère ».

Luc 11, 28 : «Heureux le sein qui vous a porté… Mais Jésus dit :  Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent !».

La dévotion à la sainte Vierge est aussi nécessaire au salut parce qu’Elle est la médiatrice auprès du Médiateur Jésus-Christ

Et comme les hommes sont indignes même de s’adresser Dieu, Marie nous a été donnée par Dieu pour que nos demandes Lui soient agréables. C’est un orgueil détestable de prétendre hardiment s’adresser à Dieu directement sans Marie contrairement au plan rédempteur qu’à voulu Dieu et à l’enseignement de l’Église. Cela ne signifie pas qu’on ne peut pas s’adresser à Dieu, mais qu’on doit le faire par Marie, avec Elle et en Elle.

Pape Pie IX, Const. Ineffabilis Deus, 8 déc. 1854 ex cathedra : «la Vierge Bienheureuse … la médiatrice la plus puissante de l’univers entier auprès de son Fils unique pour la réconciliation ».

Pape Léon XIII, Octobri mense, 22 sept. 1891 [principes dogmatiques de la Mariologie] : «…rien ne nous est distribué, de par la volonté de Dieu, sinon par Marie, de sorte que de même que personne ne peut accéder au Père sinon par le Fils, de même pour ainsi dire personne ne peut parvenir au Christ sinon par la mère».

Pape Léon XIII, Fidentem piumque, 20 sept. 1896 : «Il est impossible en effet de concevoir quelqu’un qui, pour réconcilier les hommes avec Dieu, ait jamais pu ou puisse jamais réaliser une œuvre pareille à celle de Marie. C’est elle en effet qui a donné le Sauveur aux hommes … lorsque par son assentiment admirable elle accueillit « au nom de toute la nature humaine » (St Thomas Summa III, Q. 30, a 1), l’annonce du Mystère …, pour ce motif, la digne médiatrice très agréée auprès du Médiateur».

Pape saint Pie X, Ad Illum Laetissimum pour le cinquantenaire du dogme de l’Immaculée Conception, 2 fév. 1904 : «qui ne tient pour établi qu’il n’est route ni plus sûre ni plus facile que Marie par où les hommes puissent arriver jusqu’à Jésus-Christ, et obtenir, moyennant Jésus-Christ, cette parfaite adoption des fils, qui fait saint et sans tache sous le regard de Dieu ? … du moment que le Fils de Dieu est l’auteur et le consommateur de notre foi, il est de toute nécessité que Marie soit dite participante des divins mystères et en quelque sorte leur gardienne, et que sur elle aussi, comme sur le plus noble fondement après Jésus-Christ, repose la foi de tous les siècles.»

Saint Bernard de Clairvaux, Docteur de l’Église, De Aquaeductu, n° 6 : «Telle est la volonté de Dieu qu’il a voulu, que nous ayons tout par Marie : si donc nous avons quelque espérance, quelque grâce, quelque don salutaire, sachons que cela découle de ses mains» [Haec est voluntas Dei, qui totum nos voluit habere per Mariam ; ac proinde, si quid spei, si quid gratiae, si quid salutis ab ea noverimus redundare].

Saint Bernard, De Aquaeductu, n° 18 : «que la grâce retourne à son auteur par le même canal qu’elle est venue» [Ut eodem alveo ad largitorem gratia redeat quo fluxit].

Saint Bernardin de Sienne, sermo in Nativit. B. V. art. un., cap 8 : «Tous les dons, les vertus et les grâces de l’Esprit Saint sont distribués par les mains de Marie, à qui elle veut, quand elle veut, comme elle veut et autant qu’elle veut» [Omnia dona, virtutes et gratiae ipsius Spiritus Sancti, quibus vult, quando vult, quomodo vult et quantum vult per ipsius manus administrantur].

Saint Bernard de Clairvaux, Docteur de l’Église, sermo 3 in Vigilia Nativitalis Domini, n°10 : «Vous étiez indigne de recevoir les grâces divines : c’est pourquoi elles ont été données à Marie, afin que vous eussiez par elle tout ce que vous recevriez jamais» [Qui indignus eras cui daretur, datum est Mariae, ut per eam acciperes quidquid haberes].

Révélations célestes de sainte Brigitte, L. 7, ch. 28 : «la Vierge Marie apparut, lui parlant en ces termes : Je suis la reine du ciel qui vous parle. Je suis comme un jardinier en ce monde, car quand le jardinier voit souffler quelque vent impétueux qui nuit aux plantes et aux arbrisseaux de son jardin, il y va soudain, les liant et les soutenant avec des perches et échalas, remédiant autant qu’il peut à ce qu’ils ne se gâtent, ne se rompent, ne se déracinent : j’en fais de même, étant Mère de miséricorde, au jardin de ce monde, car quand je vois que les vents impétueux des tentations s’élèvent, que les orages des suggestions de Satan soufflent contre les cœurs des hommes, soudain j’ai recours à Dieu, mon Fils, avec mes prières, les aidant et impétrant qu’il verse dans leurs cœurs des inspirations du Saint-Esprit, par lesquelles ils soient aidés, appuyés, confirmés, et enfin conservés des vents impétueux des tentations du démon infernal, afin que le diable ne surmonte point les hommes, dissipant leurs âmes et l’esprit de dévotion, et que les hommes, acceptant mon aide et mon secours avec humilité de cœur, soient soudain affranchis des tentations du diable, et demeurant constants en l’état de grâce, apportent à Dieu et à moi le fruit de suavité en temps et saison». (Ces Révélations sont approuvées par les papes Grégoire XI et Boniface IX, et confirmées en conformité avec la foi catholique par les conciles de Constance et de Bâle)

Exercices préparatoires à la consécration de Saint Louis-Marie de Montfort, Ière sem., 4ème jour, P. Dayet, 1957 : « On rencontre parfois certaines âmes, orgueilleuses jusque dans leur piété, qui vous disent qu’elles n’ont pas besoin de passer par la Sainte Vierge, ni de recourir à son intercession ; elles s’adressent directement à Notre-Seigneur et s’unissent ainsi à lui. Il faut les excuser : la lumière leur manque et sur la Sainte Vierge et sur elles-mêmes. Elles n’ont pas réfléchi à la place centrale qu’occupe Marie dans le plan divin en sa qualité de Mère de Dieu et de Corédemptrice de nos âmes. Elles n’ont jamais scruté surtout le fond de leurs misères. Un peu d’humilité leur ouvrirait les yeux ».

La vraie dévotion à la très sainte Vierge

La fausse dévotion à la sainte Vierge de la secte vatican 2

À partir de 1920 plus de 300 évêques signèrent une pétition (dont le cardinal Mercier † 1926) pour le titre de docteur de l’Église pour saint Louis-Marie de Montfort, Docteur de la médiation universelle de la Vierge Marie. Depuis que la secte Vatican 2 a investi les murs de l’Église à Rome, le titre de docteur de l’Église pour st L-M. de Montfort fut définitivement compromis à cause de l’hérésie de l’œcuménisme car la place donnée à Marie dans la dévotion catholique est un obstacle à l’hérésie d’œcuménisme avec les protestants hérétiques et les musulmans idolâtres (« Congrégation pour les causes des saints » en 2001 approuvée par la « Congrégation pour la doctrine de la foi » dirigée par le « cardinal » et apostat Ratzinger, futur antipape Benoit 16 et sous l’antipape Jean-Paul 2). Le concile apostat de la secte Vatican 2 s’oppose au Magistère de la véritable Église catholique et est aussi en opposition avec la doctrine de la médiation centrale de Marie de st L-M. de Montfort qui a stigmatisé les hérétiques protestants et les mahométans idolâtres.

La vraie dévotion dans la véritable Église catholique

Pape saint Pie X, Ad Illum Laetissimum pour le cinquantenaire du dogme de l’Immaculée Conception, 2 fév. 1904 : «Que chacun se persuade donc bien de cette vérité que, si sa piété à l’égard de la bienheureuse Vierge ne le retient pas de pécher ou ne lui inspire pas la volonté d’amender une vie coupable, c’est là une piété fallacieuse et mensongère, dépourvue qu’elle est de son effet propre et de son fruit naturel. … Qui peut douter que ce ne soit un devoir pour quiconque prétend gagner par ses hommages le cœur de Marie, de corriger ce qu’il peut y avoir en lui d’habitudes vicieuses et dépravées, et de dompter les passions qui l’incitent au mal ? … que sa dévotion envers la Vierge soit digne d’elle et parfaite, doit aller plus loin, et tendre, par tous les efforts, à l’imitation de ses exemples».

Pape Pie XII, Discours aux congrégations de la sainte Vierge, 21 janv. 1943 (et aux pèlerins du Grand-Retour, 23 nov. 1946) : «[La consécration à Marie] un don total de soi pour toute la vie et l’éternité ; non pas un don de pure forme ou de pur sentiment, mais un don effectif, réalisé dans l’intensité de vie mariale et chrétienne ».

Saint Jean Damascène, Père de l’Église, Serm. In Dormitione B.M.V. : «Nous attachons les âmes à votre espérance comme à une ancre ferme [la Très sainte Vierge]».

Saint Bernard de Clairvaux, Docteur de l’Église, Homilia II super Missus est, n° 17 : «Lorsque Marie vous soutient, vous ne tombez point ; lorsqu’elle vous protège, vous ne craignez point ; lorsqu’elle vous conduit, vous ne vous fatiguez point ; lorsqu’elle vous est favorable, vous arrivez jusqu’au port du salut».

Saint Bonaventure, Docteur de l’Église, In speculo B. Virginis : « La Sainte Vierge n’est pas seulement retenue dans la plénitude des saints ; mais elle retient encore et garde les saints dans leur plénitude, afin que celle-ci ne diminue point ; elle empêche que leurs mérites ne périssent, que leurs grâces ne se perdent, que les démons ne leur nuisent ; enfin, elle empêche que Notre-Seigneur ne les châtie quand ils pèchent». (Et St L-M. de Montfort, Vraie Dévotion n° 174)

St L-M de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion, n° 43 : «… la dévotion à la Très sainte Vierge est nécessaire à tous les hommes pour faire simplement leur salut …».

St L-M de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion, n° 75 : « la plus forte inclination de Marie est de nous unir à Jésus-Christ, son Fils, et la plus forte inclination du Fils est qu’on vienne à lui par sa sainte Mère ».

La vraie dévotion à la très sainte Vierge est de l’imiter.

St L-M Grignon de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion, n° 108 : «… la vraie dévotion à la Sainte Vierge est sainte, c’est-à-dire qu’elle porte une âme à éviter le péché et imiter les vertus de la Très Sainte Vierge, particulièrement son humilité profonde, sa foi vive, son obéissance aveugle, son oraison continuelle, sa mortification universelle, sa pureté divine, sa charité ardente, sa patience héroïque, sa douceur angélique et sa sagesse divine. Ce sont les dix principales vertus de la Très Sainte Vierge». 

La fausse dévotion à la très sainte Vierge est de ne point l’imiter.

St L-M de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion, n° 200 : «Les réprouvés sont malheureux pendant leur vie, à leur mort et dans l’éternité, parce qu’ils n’imitent point la Très Sainte Vierge dans ses vertus, se contentant de se mettre quelquefois de ses confréries, de réciter quelques prières en son honneur ou de faire quelque autre dévotion extérieure».

St L-M de Montfort, Le secret de Marie, n° 99 : «Je dis qu’abuser ainsi de la dévotion à la Très Sainte Vierge, qui, après la dévotion à Notre-Seigneur au Très Saint-Sacrement, est la plus sainte et la plus solide, c’est commettre un horrible sacrilège, qui, après le sacrilège de l’indigne communion, est le plus grand et le moins pardonnable».

Qui n’a pas Marie pour Mère n’a pas Dieu pour Père.

St L-M de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion, n° 30 : «… qui n’a pas Marie pour Mère n’a pas Dieu pour Père. C’est pourquoi les réprouvés, comme les hérétiques, schismatiques, etc., qui haïssent ou regardent avec mépris ou indifférence la Très Sainte Vierge, n’ont point Dieu pour père, quoiqu’ils s’en glorifient, parce qu’ils n’ont pas Marie pour mère : car, s’ils l’avaient pour mère, ils l’aimeraient et l’honoreraient comme un vrai et bon enfant aime naturellement et honore sa mère qui lui a donné la vie. Le signe le plus infaillible et le plus indubitable pour distinguer un hérétique, un homme de mauvaise doctrine, un réprouvé, d’avec un prédestiné, c’est que l’hérétique et le réprouvé n’ont que du mépris ou de l’indifférence pour la Très Sainte Vierge, tâchant, par leurs paroles et exemples, d’en diminuer le culte et l’amour, ouvertement ou en cachette, quelquefois sous de beaux prétextes [Ils ne font pas ce qu’aime la sainte Vierge et ne l’imitent pas]. Hélas! Dieu le Père n’a pas dit à Marie de faire sa demeure en eux, parce qu’ils sont des Esaüs».

Plusieurs véritables dévotions à la très sainte Vierge

St L-M de Montfort, Le secret de Marie, n° 25 : «Il y a, en effet, plusieurs véritables dévotions à la très Sainte Vierge : et je ne parle pas ici des fausses.

St L-M de Montfort, Vraie Dévotion, n° 99 : «… pour être vraiment dévot à la Sainte Vierge, … il faut du moins … : Premièrement être dans une sincère résolution d’éviter au moins tout péché mortel, qui outrage la Mère aussi bien que le Fils ; Secondement se faire violence pour éviter le péché ; Troisièmement, se mettre des confréries, réciter le chapelet, le saint rosaire ou autres prières, jeûner le samedi, etc. Cela est merveilleusement utile à la conversion d’un pécheur, même endurci ; et si mon lecteur est tel, et quand il aurait un pied dans l’abîme, je le lui conseille, mais à condition qu’il ne pratiquera ces bonnes œuvres que dans l’intention d’obtenir de Dieu, par l’intercession de la Sainte Vierge, la grâce de la contrition et du pardon de ses péchés, et de vaincre ses mauvaises habitudes, et non pas pour demeurer paisiblement dans l’état du péché, contre les remords de sa conscience, l’exemple de Jésus-Christ et des saints, et les maximes du saint Évangile.

1° La première vraie dévotion à la sainte Vierge est de remplir ses devoirs de chrétien, d’éviter le péché mortel et d’honorer Marie Mère de Dieu.

St L-M de Montfort, Le Secret de Marie : «26. La première consiste à s’acquitter des devoirs du chrétien, évitant le péché mortel, agissant plus par amour que par crainte et priant de temps en temps la Sainte Vierge et l’honorant comme la Mère de Dieu sans aucune dévotion spéciale envers elle.

2° La deuxième vraie meilleure dévotion à la sainte Vierge est d’éviter le péché et d’aimer Marie Mère de Dieu de manière particulière.

St L-M de Montfort, Le Secret de Marie : «27. La seconde consiste à avoir pour la Sainte Vierge des sentiments plus parfaits d’estime, d’amour, de confiance et de vénération. Elle porte à se mettre des confréries du Saint Rosaire, du Scapulaire, à réciter le chapelet et le saint Rosaire, à honorer ses images et ses autels, à publier ses louanges et s’enrôler dans ses congrégations. Et cette dévotion, excluant le péché, est bonne, sainte et louable ; mais elle n’est pas si parfaite et si capable de retirer les âmes des créatures et de les détacher d’elles-mêmes pour les unir à Jésus-Christ.

3° La troisième vraie et plus rare dévotion à la sainte Vierge est l’esclavage d’amour de Marie ou dépendance de Marie en tout pour l’être plus parfaitement à Jésus : faire toutes ses actions par Marie, avec Marie, en Marie et pour Marie pour les faire plus parfaitement par Jésus, avec Jésus, en Jésus, et pour Jésus.

St L-M de Montfort, Le Secret de Marie : «28. La troisième dévotion à la Sainte Vierge, connue et pratiquée de très peu de personnes … consiste à se donner tout entier, en qualité d’esclave, à Marie et à Jésus par elle ; ensuite, à faire toute chose avec Marie, en Marie, par Marie et pour Marie [Voir aussi Vraie Dévotion n° 257-265]. 44. … mais la grande difficulté est d’entrer dans l’esprit de cette dévotion qui est de rendre une âme intérieurement dépendante et esclave de la très Sainte Vierge et de Jésus par elle».

St L-M de Montfort, Traité de la vraie dévotion, n° 121 : «Cette dévotion consiste à se donner tout entier à la très sainte Vierge pour être tout entier à Jésus-Christ».

Préparation à la consécration à Jésus par Marie ou esclavage d’amour 

La consécration doit être faite un jour de fête de Jésus-Christ ou de la très Sainte Vierge après trente jours de préparation.

Textes nécessaires pour la préparation à la consécration :

St L-M de Montfort, Le Secret de Marie n° 29 : «Il faut choisir un jour remarquable pour se donner…».
Note : Si aucun prêtre catholique n’est disponible pour la confession et la communion sacramentelles pour faire la consécration, il faut les remplacer par la contrition avec le désir de confession, la pénitence, et la communion spirituelle.
Voir à ce sujet les pages suivantes :

L’Immaculée Conception, le Nom de la sainte Vierge

Longtemps avant la définition dogmatique par l’Église de l’Immaculée Conception de la Très sainte Vierge, les pères ont montré leur foi en elle.

Saint Éphrem (306-373) : « Pleine de grâce,… toute pure, toute immaculée, toute sans faute, toute sans souillure, toute sans reproche, toute digne de louange, toute intègre, toute bienheureuse, … vierge d’âme, de corps et d’esprit,… arche sainte… belle par nature, tabernacle sacré que le Verbe… a travaillé de ses mains divines, … complètement étrangère à la toute souillure et à toute tache du péché ». (Hymnes à la Mère de Dieu)

Saint Ambroise (340-397) : « Marie est sans défaillance, immaculée » (Lettre à Sirice 42,2)

Saint Jérôme (347-420) emploie l’expression inmaculata dans la Vulgate (Ct 5, 2 ; cf. 4, 7) et attribue à Marie le rôle d’écraser le serpent (Gn 3, 15).

Saint Augustin (354-430) : « De la sainte Vierge Marie, pour l’honneur du Christ, je ne veux pas qu’il soit question lorsqu’il s’agit de péchés. Nous savons en effet qu’une grâce plus grande lui a été accordée pour vaincre de toutes parts le péché par cela même qu’elle a mérité de concevoir et d’enfanter celui dont il est certain qu’il n’eut aucun péché ». (De natura et gratia, 36, 42, PL 44, 267)

Saint Anastase d’Antioche († 598) : « Le Verbe est descendu dans un sein virginal exempt de toute corruption ». (Orat. 3, de Inc. 6, PG 89)

Saint Sophrone de Jérusalem (560-638) : « Marie, pure, sainte, sans tache, resplendissante, aux sentiments divins, sanctifiée, libre de toute souillure du corps, de la pensée, de l’âme ». (PG 87, 3 3160)

La sainte Vierge apparue à Sainte Catherine Labouré, à la rue du Bac à Paris en 1830, se présenta comme « conçue sans péché ». La sainte Vierge demanda que Sa médaille porte l’invocation « Ô Marie, conçue sans péché [Immaculée conception], priez pour nous qui avons recours à vous. »

L’Immaculée Conception est un dogme de foi à tenir sous peine d’hérésie (comme toutes les autres vérités de foi).

Pape Pie IX, Constitution apostolique Ineffabilis Deus, 8 décembre 1854, ex cathedra : «Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu’elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles.

«C’est pourquoi, si quelques-uns avaient la présomption, ce qu’à Dieu ne plaise, de penser contrairement à Notre définition, qu’ils apprennent et qu’ils sachent que condamnés par leur propre jugement ils ont fait naufrage dans la foi et cessé d’être dans l’unité de l’Église ; et que, de plus, ils encourent par le fait même les peines de droit, s’ils osent exprimer ce qu’ils pensent de vive voix ou par écrit, ou de toute autre manière extérieure que ce soit».

L’Immaculée Conception est le nom que la Mère de Dieu indique à sainte Bernadette lors de son apparition à Lourdes en 1858, en lui disant : « Je suis l’Immaculée Conception ». Le terme « Immaculée Conception » est un mystère, c’est-à-dire une profondeur inépuisable en laquelle puiser pour la vie spirituelle. L’Immaculée-Conception est le Nom de la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu.

La sainte Vierge ne dit pas « Je suis de conception immaculée », ou « la conception immaculée dont je suis issue », ou « ma conception est immaculée », ce qui est vrai, mais bien plus, elle dit « Je suis l’Immaculée Conception » : Elle dit qu’Elle est l’Immaculée Conception en personne. Quel mystère !

L’Immaculée Conception comprend :

1 – Sa plénitude de grâce, plénitude reçue pour sa maternité divine et spirituelle. « Pleine de grâce » signifie forcément immaculée, puisque cela signifie qu’en Elle tout est grâce, une plénitude de surabondance de grâce, c’est cela la plénitude de grâce, qui sera confirmée lors de la Pentecôte.

2 – sa préservation par avance du péché originel par les mérites de la Rédemption accomplie par le Fils de Dieu fait homme et Son Fils ;

3 – elle implique aussi forcément l’Incarnation Rédemptrice, c’est-à-dire qu’elle est l’Immaculée-Conception pour l’Incarnation Rédemptrice de Jésus-Christ, pour donner la chair du Rédempteur qui aurait pu faire autrement, mais qui a voulu ainsi ;

4 – et elle implique son Assomption qui est l’accomplissement de l’Immaculée Conception, c’est-à-dire qu’en gardant Sa préservation du péché, elle ne connaît pas la corruption de sa chair qui est glorifiée. Adam disait d’Eve « la chair de ma chair » ; Jésus-Christ, nouvel Adam, Verbe fait chair, chair de l’Immaculée-Conception, chair de la créature incessamment conçue immaculée par Lui. Quel mystère.

Pape Pie XII, constitution apostolique Munificentissimus Deus, 1er novembre 1950, ex cathedra : « … l’auguste Mère de Dieu, unie de toute éternité à Jésus-Christ, d’une manière mystérieuse, par «un même et unique décret» de prédestination, immaculée dans sa conception, Vierge très pure dans sa divine Maternité, généreuse associée du divin Rédempteur qui remporta un complet triomphe sur le péché et ses suites, a enfin obtenu comme suprême couronnement de ses privilèges d’être gardée intacte de la corruption du sépulcre, en sorte que, comme son Fils déjà auparavant, après sa victoire sur la mort, elle fût élevée, dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où, Reine, elle resplendirait à la droite de son Fils, Roi immortel des siècles ».

L’Immaculée-Conception n’est pas Dieu, elle est une créature, une créature au-dessus de toutes créatures, c’est-à-dire la maîtresse des créatures, incessamment éternellement conçue immaculée, incessamment éternellement conformée à Dieu, parfaitement conformée à Dieu autant qu’une pure créature en est capable par la plénitude de surabondance de grâce suréminente elle-même perfectionnée par la gloire divine, c’est-à-dire que Marie est la pureté reçue ou créée de la source incréée de toute pureté qui est Dieu, et cette pureté créée est l’Immaculée-conception qui rend pur tout ce qu’elle touche : Mystère singulier, mystère unique ; et un mystère catholique est un mystère et une source sans fin de connaissance et de grâces.

L’Immaculée conception est la création de Marie par Dieu que Dieu maintient conçue immaculée pour l’éternité glorieuse, d’où que l’Immaculée conception et l’Assomption de Marie sont liées.

 

L’Ave Maria ou salutation angélique

Ave Maria d’origine :

Salut, pleine de grâce, Dieu est avec vous.

Vous êtes bénie entre les femmes et le fruit de votre sein est béni.

Mère de Dieu, priez pour nous, pécheurs.

Évolution de l’Ave Maria :

Salut, pleine de grâce, Notre Seigneur est avec vous.

Vous êtes bénie entre les femmes et le fruit de votre sein est béni.

Mère de Dieu, priez pour nous, pécheurs.

Ave Maria actuel :

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.

Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs¹, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen².

Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum.

Benedicta tu in mulieribus ; et benedictus fructus ventris tui, Jesus.

Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis, peccatoribus¹, nunc, et in hora mortis nostræ. Amen².

¹ pauvres pécheurs, peccatoribus en latin, signifie l’état de pauvreté spirituelle de l’homme due au péché originel et actuel, et son nécessaire besoin vital de la grâce de Dieu ; signifie la pauvreté d’esprit et l’humilité qui doit nécessairement être la disposition du cœur contrit qui demande à la Mère de Dieu son intercession.

² La troisième partie de l’Ave Maria fut ordonné par le concile d’Éphèse :

«L’Église, dans le premier concile d’Éphèse, tenu l’an 430, y a mis la conclusion, après avoir condamné l’erreur de Nestorius et défini que la sainte Vierge est véritablement Mère de Dieu. Le concile ordonna qu’on invoquerait la sainte Vierge sous cette glorieuse qualité par ces paroles : Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort». (Le secret admirable du Rosaire, St L-M. de Montfort, n° 44)

La vraie dévotion à la salutation angélique est un signe de prédestination.

St L-M de Montfort, Le secret du Rosaire n° 49 : «Entre les choses admirables que la sainte Vierge a révélées au bienheureux Alain de la Roche (et nous savons que ce grand dévot à Marie a confirmé par serment ses révélations) … c’est un signe probable et prochain de réprobation éternelle, que d’avoir de la négligence, de la tiédeur et de l’aversion pour la Salutation angélique qui a réparé le monde … ceux qui ont de la dévotion pour cette admirable salutation portent un très grand signe de prédestination…».

St L-M de Montfort, Traité de la vraie dévotion à la sainte Vierge, n° 166 : «C’est la pensée d’un saint [St Germain de Constantinople, Orat. In Encoenia venerandoe oedis B. V., cito S. A. VI, 51] … que, comme la respiration est une marque certaine que le corps n’est pas mort, la fréquente pensée et invocation amoureuse de Marie est une marque certaine que l’âme n’est pas morte par le péché».

De la dignité de la salutation angélique

«Les saints anges dans le ciel offrent à la bienheureuse Vierge Marie cette salutation : Ave, non avec la voix, mais avec leur esprit. Ils savent en effet que par son moyen la ruine des anges a été réparée, Dieu s’est fait homme et le monde a été renouvelé.

«Moi-même, connaissant la vertu de l’annonce du Seigneur, je récitais cette salutation avec fort grande ferveur. Et en vérité, dans mon être naturel humain je priais Marie elle-même dans son être divin de grâce et de gloire». (Bienheureux Alain de la Roche)

De sainte Gertrude d’Helphta

Le matin d’une fête de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie, tandis qu’on chantait Ave maria dans le monastère où demeurait Gertrude, la sainte vit trois ruisseaux partir du Père, du Fils et du Saint-Esprit et pénétrer très suavement dans le cœur de la Vierge Mère.

Sainte Gertrude, Livre 4, chap. 11 des révélations : «De ce cœur, ils remontaient impétueusement vers leur source. Par cette influence de la Sainte Trinité, il était donné à Marie d’être la plus puissante après le Père, la plus sage après le Fils, la plus charitable après le Saint-Esprit. La sainte apprit également que chaque fois qu’ici-bas la salutation angélique est récitée par les fidèles, les trois ruisseaux mystérieux entourent d’un élan impétueux la bienheureuse Vierge, se précipitent dans son cœur et, après l’avoir inondé d’une admirable délectation, regagnent le sein de Dieu. De cette abondance de joie reçoivent leur part les saints et les anges, et aussi tous ceux qui sur la terre récitent cette salutation qui renouvelle tout bien dans les enfants de Dieu».

La Mère de Dieu dit ailleurs à sainte Gertrude, que lorsqu’elle prononcerait cette parole : Je vous salue Marie, elle demandât du soulagement pour ceux qui en même temps souffrent quelque incommodité de corps ou d’esprit ; qu’en disant les mots pleine de grâce, elle priât pour ceux qui n’ont pas le goût qu’il faudrait de la grâce de Dieu, afin qu’elle leur adoucît le cœur ; qu’à ces paroles le Seigneur est avec vous, elle la suppliât, comme Mère de miséricorde, d’obtenir le pardon aux pécheurs ; que, quand elle dirait et le fruit de vos entrailles est béni, elle la suppliât de s’employer soigneusement à l’avancement spirituel des prédestinés ; et au sacré nom de Jésus, de lui accorder la parfaite connaissance et le véritable amour de son Fils bien-aimé ; enfin qu’elle ajoutât toujours ce mot : Jésus ! c’est-à-dire Jésus la splendeur et la clarté du Père, et la figure de sa substance. (cf Cent dévotions à la sainte Vierge, P. de Barry, S.J., 17ème jour de mai)

Paroles de la sainte Vierge Marie à sainte Mechtilde de Hackeborn

Sainte Mechtilde, Le livre de la grâce spéciale, ch. XLII, n° 5, Qu’on ne peut saluer la bienheureuse Vierge Marie que par l’Ave Maria : «Aucun homme n’a trouvé plus haute salutation. Personne ne peut me saluer plus agréablement qu’en se servant avec respect du mot Ave que Dieu le Père m’adressa confirmant ainsi par sa toute puissance mon exemption de toute malédiction du péché. Le Fils de Dieu, de son côté, m’a illuminée de sa divine sagesse : c’est ainsi qu’il a fait de moi une étoile brillante pour éclairer le ciel et la terre. Ceci est indiqué par mon nom Maria qui veut dire étoile de la mer. Le Saint-Esprit enfin m’a pénétré de sa divine douceur et tellement remplie de grâce que tous ceux qui par moi cherchent la grâce la trouve : c’est ce que fait entendre cette expression : « gratia plena : pleine de grâce ». Ces paroles : « Dominus tecum : Le Seigneur est avec vous », me rappelle l’union ineffable et l’opération accomplie en moi par la Trinité entière lorsqu’elle prit de la substance de ma chair pour l’unir en une seule personne à la nature divine en sorte que Dieu se fit homme et que l’homme devînt Dieu. Ce que je ressentis de suave joie à cette heure nulle créature n’en pourra jamais avoir la pleine expérience. Par ces mots : « Benedicta tu in mulieribus : Vous êtes bénie entre toutes les femmes », tout ce qui a vie reconnaît avec admiration et proteste que je suis bénie et élevée au-dessus de toute créature tant du ciel que de la terre. Par ceux-ci : « benedictus fructus ventris tui : bienheureux le fruit de votre sein », est béni et exalté le fruit très excellent et très précieux de mon sein qui a vivifié, sanctifié et béni à jamais toute la création».

L’Ave Maria (dit dévotement) obtient le pardon des péchés auprès de Dieu :

Révélations de sainte Brigitte, L. 9, ch. 65 : « [Jésus-Christ parle :] Si quelqu’un, emporté par un premier mouvement, contredit en colère un autre, qu’il cherche le plus tôt qu’il lui sera possible lieu propre à réciter un Ave Maria, et à demander humblement pardon à Dieu ».

Pour bien dire l’Ave Maria, par saint L-M. de Montfort

Saint Louis-Marie de Montfort, missionnaire apostolique et apôtre marial reprend la révélation de sainte Mechtilde dans son livre Le secret du Rosaire.

St L-M de Montfort, Le secret du Rosaire n° 48 : «Si la Salutation angélique rend gloire à la Sainte-Trinité, elle est aussi la louange la plus parfaite que nous puissions adresser à Marie. Sainte Mechtilde, désirant savoir par quel moyen elle pourrait mieux témoigner la tendresse de sa dévotion à la Mère de Dieu, fut ravie en esprit ; et sur cette pensée, la sainte Vierge lui apparut portant sur son sein la Salutation angélique écrite en lettres d’or et lui dit : «Sachez, ma fille, que personne ne peut m’honorer par un salut plus agréable que celui que m’a fait présenter la très adorable Trinité et par lequel elle m’a élevée à la dignité de Mère de Dieu. Par le mot « Ave », qui est le nom d’Ève, Éva, j’appris que Dieu, par sa toute-puissance, m’avait préservée de tout péché et des misères auxquelles la première femme fut sujette. Le nom de « Marie », qui signifie dame de lumières, marque que Dieu m’a remplie de sagesse et de lumière, comme un astre brillant, pour éclairer le ciel et la terre. Ces mots : « pleine de grâces », me représentent que le Saint-Esprit m’a comblée de tant de grâces que je puis en faire part abondamment à ceux qui en demandent par ma médiation. En disant : « Le Seigneur est avec vous », on me renouvelle la joie ineffable que je ressentis lorsque le Verbe éternel s’incarna dans mon sein. Quand on me dit : « vous êtes bénie entre toutes les femmes », je loue la divine miséricorde qui m’a élevée à ce haut degré de bonheur. A ces paroles : « Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni », tout le ciel se réjouit avec moi de voir Jésus mon Fils adoré et glorifié pour avoir sauvé les hommes».

St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n° 57-58 : «Êtes-vous dans la misère du péché ? Invoquez la divine Marie, dites-lui : Ave, qui veut dire : je vous salue dans un très profond respect, ô vous qui êtes sans péché et sans malheur. Elle vous délivrera du mal de vos péchés. Êtes-vous dans les ténèbres de l’ignorance ou de l’erreur ? Venez à Marie, dites-lui : Ave Maria, c’est-à-dire Illuminée des rayons du soleil de justice ; et elle vous fera part de ses lumières. Êtes-vous égaré du chemin du ciel ? Invoquez Marie, qui veut dire : Etoile de la mer et l’étoile polaire qui guide notre navigation en ce monde, et elle vous conduira au port du salut éternel. Êtes-vous dans l’affliction ? Ayez recours à Marie qui veut dire : mer amère qui a été remplie d’amertume en ce monde et qui est présentement changée dans une mer de pures douceurs au ciel ; elle convertira vos tristesses en joie et vos afflictions en consolations. Avez-vous perdu la grâce ? Honorez l’abondance des grâces dont Dieu a rempli la sainte Vierge, dites-lui : « Pleine de grâces » et de tous les dons du Saint-Esprit, et elle vous fera part de ses grâces. Êtes-vous seul, privé de la protection de Dieu, adressez- vous à Marie, dites-lui : « Le Seigneur est avec vous » plus noblement et intimement que dans les justes et les saints, car vous êtes une même chose avec Lui ; étant votre Fils, sa chair est votre chair, vous êtes avec le Seigneur par une très parfaite ressemblance et par une mutuelle charité ; car vous êtes sa Mère. Dites-lui enfin : Toute la très sainte Trinité est avec vous dont vous êtes le Temple précieux ; et elle vous remettra sous la protection et sauvegarde de Dieu. Êtes-vous devenu l’objet de la malédiction de Dieu ? Dites : « Vous êtes bénie par-dessus toutes les femmes » et de toutes les nations, pour votre pureté et fécondité ; vous avez changé la malédiction divine en bénédiction ; et elle vous bénira. Avez-vous faim du pain de la grâce et du pain de vie ? Approchez de celle qui a porté le pain vivant qui est descendu du Ciel, dites-lui : « Le fruit de votre ventre soit béni », lequel vous avez conçu sans nul déchet de votre virginité, que vous avez porté sans peine et enfanté sans douleur. « Jésus » soit béni qui a racheté le monde captif, guéri le monde malade, ressuscité l’homme mort, ramené l’homme banni, justifié l’homme criminel, sauvé l’homme damné. Sans doute votre âme sera rassasiée du pain de la grâce en cette vie et de la gloire éternelle en l’autre. Amen.

58. «Concluez votre prière avec l’Église et dites : « Sainte Marie », sainte au corps et en l’âme, sainte par un dévouement singulier et éternel au service de Dieu, sainte en qualité de Mère de Dieu qui vous a douée d’une éminente sainteté, convenable à cette dignité infinie. « Mère de Dieu », qui êtes aussi notre Mère, notre Avocate et Médiatrice, la Trésorière et Dispensatrice des grâces de Dieu, procurez-nous promptement le pardon de nos péchés et notre réconciliation avec la divine Majesté. « Priez pour nous pécheurs », vous qui avez tant de compassion des misérables, qui ne méprisez et ne rebutez point les pécheurs, sans lesquels vous ne seriez pas la Mère du Sauveur. « Priez pour nous maintenant », pendant le temps de cette vie courte, fragile et misérable, « maintenant », car nous n’avons d’assuré que ce moment présent, maintenant que nous sommes attaqués et environnés nuit et jour d’ennemis puissants et cruels. « Et à l’heure de notre mort », si terrible et si périlleux, où nos forces sont épuisées, où nos esprits et nos corps sont abattus par la douleur et la crainte ; à l’heure de notre mort que Satan redouble ses efforts afin de nous perdre pour jamais ; à cette heure que ce sera la décision de notre sort pour toute l’éternité bienheureuse ou malheureuse. Venez au secours de vos pauvres enfants, ô Mère pitoyable, ô l’avocate et le refuge des pécheurs, chassez loin de nous, à l’heure de la mort, les démons nos accusateurs et vos ennemis, dont l’aspect effroyable nous épouvante. Venez nous éclairer dans les ténèbres de la mort. Conduisez-nous, accompagnez-nous au tribunal de notre juge, votre Fils ; intercédez pour nous, afin qu’il nous pardonne et nous reçoive au nombre de vos élus dans le séjour de la gloire éternelle. « Amen ». Ainsi soit-il».

Calendrier des fêtes de la Vierge Marie

  • 17 janvier. Apparition de Notre-Dame de Pontmain (1871).
  • 23 janvier. Fiançailles de la Vierge Marie avec saint Joseph.
  • 2 février. Purification de la Vierge Marie, Présentation au Temple.
  • 11 février. Apparition de Notre-Dame de Lourdes (1858).
  • 25 mars. Annonciation de l’ange Gabriel à Marie (Incarnation).
  • 26 avril. Notre-Dame du Bon Conseil (Italie).
  • 13 mai. Apparition de Notre-Dame à Fatima (1917).
  • 24 mai. Notre-Dame Auxiliatrice des chrétiens.
  • 31 mai. Marie-Reine de l’univers, Notre-Dame Reine de tous les saints et Mère du bel amour, et Notre-Dame Médiatrice de toutes les grâces.
  • 9 juin. Notre-Dame, Mère de la Grâce.
  • 27 juin. Notre-Dame du Perpétuel Secours.
  • 2 juillet. Visitation de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth.
  • 16 juillet. Notre-Dame du Mont-Carmel.
  • 17 juillet. Humilité de la très sainte Vierge Marie.
  • 2 août. Notre-Dame des Anges.
  • 5 août. Dédicace de Sainte Marie aux Neiges (Rome).
  • 13 août. Notre-Dame, Refuge des pécheurs.
  • 15 août. Fête de l’Assomption de la Vierge Marie au Ciel.
  • 22 août. Fête du Cœur Immaculé de Marie.
  • 3 septembre. Notre-Dame, Mère du Divin Pasteur.
  • 8 septembre. Nativité de la très sainte Vierge Marie.
  • 12 septembre. Très Saint Nom de Marie.
  • 15 septembre. Notre-Dame des sept douleurs.
  • 19 septembre. Apparition de Notre-Dame à la Salette (1846).
  • 24 septembre. Notre-Dame de la Merci.
  • 7 octobre. Notre Dame de la victoire et solennité du Très saint Rosaire.
  • 11 octobre. Maternité divine de la très sainte Vierge Marie.
  • 16 octobre. Pureté de la très sainte Vierge Marie.
  • 1er novembre. Notre-Dame des martyrs (anciennement fêtée le 13 mai sous Boniface IV, transférée par Grégoire IV)
  • 21 novembre. Présentation de la Vierge Marie au Temple.
  • 27 novembre. Notre-Dame de la médaille miraculeuse de l’immaculée-Conception (Paris).
  • 8 décembre. Fête de l’immaculée-Conception.
  • 10 décembre. Translation de la maison de la Vierge à Lorette.
  • 12 décembre. Notre-Dame de Guadalupe (Mexique).
  • 18 décembre. L’Expectation de l’enfantement de la Vierge Marie.

Fêtes mobiles :

  • Vendredi après le dimanche de la Passion : Fête des sept douleurs de la B. V. Marie.
  • Samedi dans l’Octave de l’Ascension : Notre-Dame Reine des Apôtres.
  • Samedi après l’Octave de la Fête Dieu : Cœur très pur de la Très Sainte Vierge Marie.
  • Samedi avant le quatrième dimanche de juillet : Notre-Dame Mère de Miséricorde.
  • Samedi après la fête de Saint Augustin (28 août) : Notre-Dame de la Consolation.
  • Samedi avant le dernier dimanche d’août : Notre-Dame Santé des infirmes.
  • Samedi avant la troisième semaine de novembre : Notre-Dame Mère de la Divine Providence.

 

Dévotions

Qualités nécessaires à celui qui veut monter à Marie

Sainte Madeleine de Pazzi, ravissement sur la considération de la glorieuse Assomption de Notre-Dame : « Légèreté du corps, joie du cœur, avidité en l’entendement, souvenir des bienfaits en la mémoire, pureté en l’intention, simplicité dans les actions, vérité dans les paroles, mortification dans les sens, telles sont les qualités nécessaires à celui qui veut monter à Marie ». (Le paradis ouvert à Philagie par cent dévotions à la sainte Vierge, Père de Barry, S. J., Ed. 1868, ch. 8, prem. dév.)

Pratiques de la vraie dévotion à la Sainte Vierge

(St Louis-Marie de Montfort, Traité de la vraie dévotion, n° 115-117, 119)

115. Pratiques intérieures :

1° L’honorer comme la digne Mère de Dieu du culte d’hyperdulie (au dessus de tous les autres Saints).

2° Méditer ses vertus, ses privilèges et ses actions.

3° Contempler ses grandeurs.

4° Lui faire des actes d’amour, de louange et de reconnaissance.

5° L’invoquer cordialement.

6° S’offrir et s’unir à elle.

7° Faire ses actions en vue de lui plaire.

8° Commencer, continuer et finir toutes ses actions par elle, en elle, avec elle et pour elle, afin de les faire par Jésus-Christ, en Lui, avec Lui et pour Lui.

116. Pratiques extérieures :

1° S’enrôler dans ses confréries et entrer dans ses congrégations.

2° Entrer dans les religions instituées en son honneur.

3° Publier ses louanges.

4° Faire des aumônes, jeûnes et mortifications d’esprit ou de corps en son honneur.

5° Porter sur soi ses livrées comme le saint rosaire ou le chapelet, le scapulaire.

6° Réciter avec attention, dévotion et modestie ou le saint rosaire [Voir Rosaire]  composé de quinze dizaines d’Ave Maria en l’honneur des quinze principaux mystères de Jésus-Christ, ou le chapelet de cinq dizaines, qui est le tiers du rosaire …

«On peut aussi dire un chapelet de six ou sept dizaines en l’honneur des années qu’on croit que la Sainte Vierge a vécu sur la terre ; ou la petite couronne de la Sainte Vierge composée de trois Pater et douze Ave en l’honneur de sa couronne de douze étoiles ou privilèges; ou l’office de la Sainte Vierge ; ou le psautier de la Sainte Vierge ; ou quatorze Pater et Ave en l’honneur de ses quatorze allégresses ; ou quelques autres prières, hymnes et cantiques de l’Eglise, comme le Salve Regina, l’Alma Mater, l’Ave Regina coelorum, le Regina Coeli, selon les différents temps ; ou l’Ave Maris Stella, O Gloriosa Domina, etc, ou le Magnificat.

7° Chanter et faire chanter en son honneur des cantiques spirituels.

8° Lui faire un certain nombre de génuflexions ou révérences, par exemple, soixante ou cent Ave Maria Virgo Fidelis tous les matins pour obtenir de Dieu par elle, la fidélité aux grâces de Dieu pendant la journée, et le soir Ave Maria Mater Misericordiae, pour demander pardon à Dieu par elle des péchés qu’on a commis pendant la journée.

9° Avoir soin de ses confréries, orner ses autels, couronner et embellir ses images.

10° Porter et faire porter ses images en procession, et en porter une sur soi, comme une arme puissante contre le malin.

11° Faire faire ses images ou son nom et les placer dans les églises ou dans les maisons, ou sur les portes et entrées des villes, églises et maisons.

12° Se consacrer à elle d’une manière spéciale et solennelle.

«117. Il y a une quantité d’autres pratiques de la vraie dévotion à la Très Sainte Vierge que le Saint-Esprit a inspiré aux saintes âmes, lesquelles servent merveilleusement à sanctifier les âmes pourvu qu’elles soient faites comme il faut, c’est-à-dire :

1° Avec une bonne et droite intention de plaire à Dieu seul, de s’unir à Jésus-Christ comme à la fin dernière, et d’édifier le prochain.

2° Avec attention, sans distractions volontaires.

3° Avec dévotion, sans empressement ni négligence.

4° Avec modestie et composition de corps respectueuse et édifiante.

Pratique parfaite :

« 119. Comme l’essentiel de cette dévotion consiste dans l’intérieur qu’elle doit former, elle ne sera pas également comprise de tout le monde : quelques uns s’arrêteront à ce qu’elle a d’extérieur ; quelques uns entreront dans son intérieur, mais ils n’y monteront qu’un degré. Qui est-ce qui montera au second ? Qui parviendra jusqu’au troisième ? Enfin, qui est celui qui y sera par état ? celui-là seul à qui l’Esprit de Jésus-Christ révélera ce secret…» (Traité de la Vraie Dévotion à la très sainte Vierge, saint L.-M. de Montfort, n° 115-117, 119)

 

Marie reine des coeurs - Montbernage, Poitiers

Marie Reine des cœurs, à Montbernage, bourg de Poitiers, où le père de Montfort fonda la confrérie Marie Reine des cœurs en 1705.

Le Rosaire

Le Rosaire est le principal de la dévotion à la Sainte Vierge.

Voir : Le saint Rosaire

La Consécration à la très Sainte Vierge

La Consécration est une spiritualité d’esclavage d’amour à la très Sainte Vierge qui ne repose pas sur l’amour-propre ou le désir de soi-même et un sentimentalisme, mais elle doit être éprouvée dans le temps, car c’est plus qu’une consécration : c’est un esclavage d’amour à Jésus par Marie qui engage pour l’éternité.

Nature de la parfaite dévotion à la sainte Vierge – Une parfaite et entière consécration de soi-même à la Sainte Vierge, Une parfaite rénovation des vœux du saint Baptême (St L-M de Montfort, Traité de la vraie dévotion)

121. «Cette dévotion consiste à se donner tout entier à la très sainte Vierge pour être tout entier à Jésus-Christ. Il faut lui donner : 1° Notre corps avec tous ses sens et ses membres. 2° Notre âme avec toutes ses puissances. 3° Nos biens extérieurs qu’on appelle de fortune, présents et à venir. 4° Nos biens intérieurs et spirituels, qui sont nos mérites, nos vertus, et nos bonnes œuvres passées, présentes et futures : en deux mots, tout ce que nous avons dans l’ordre de la nature et dans l’ordre de la grâce, et tout ce que nous pourrons avoir à l’avenir dans l’ordre de la nature, de la grâce ou de la gloire…

123. «Il s’ensuit de là que : 1° Par cette dévotion, on donne à Jésus-Christ de la manière la plus parfaite, puisque c’est par les mains de Marie. Ici tout est donné et consacré, jusqu’au droit de disposer de ses biens intérieurs et les satisfactions qu’on gagne par ses bonnes œuvres…

124. «2° Une personne qui s’est ainsi volontairement consacrée et sacrifiée à Jésus-Christ par Marie ne peut plus disposer de la valeur d’aucune de ses bonnes œuvres, tout appartient à Marie afin qu’elle en dispose selon la volonté de son Fils, à sa plus grande gloire, sans préjudice aux obligations de l’état…

125. «3° On se consacre tout ensemble à la très sainte Vierge et à Jésus-Christ ; à la très sainte Vierge comme au moyen parfait que Jésus-Christ a choisi pour s’unir à nous et nous unir à Lui, et à notre Seigneur comme à notre dernière fin…

126. «…Tout chrétien, avant son Baptême, était l’esclave du démon, parce qu’il lui appartenait. Il a, dans son Baptême, par sa bouche propre ou celle de son parrain et de sa marraine, renoncé solennellement à Satan, à ses pompes et à ses œuvres, et a pris Jésus-Christ pour son Maître et souverain Seigneur, pour dépendre de Lui en qualité d’esclave d’amour. C’est ce qu’on fait par cette dévotion : on renonce 5comme il est marqué dans la formule de la consécration), au démon, au monde, au péché et à soi-même, et l’on se donne tout entier à Jésus-Christ par les mains de Marie.

«On fait même quelque chose de plus, car dans le Baptême, on parle ordinairement par la bouche d’autrui, le parrain et marraine, on ne se donne à Jésus-Christ que par procureur, mais dans cette dévotion, c’est par soi-même, c’est volontairement, c’est avec connaissance de cause. Dans le saint Baptême, on ne se donne pas à Jésus-Christ par les mains de sa Mère d’une manière expresse, et on ne Lui donne pas la valeur de ses bonnes actions ; on reste, après le Baptême, entièrement libre de l’appliquer à qui on voudra ou de la conserver pour soi ; mais par cette dévotion, on se donne expressément à Notre Seigneur par les mains de Marie, et on lui consacre la valeur de toutes ses actions».

Offrande et donation de soi à la sainte Vierge par Jésus

Père Paul de Barry, Le paradis ouvert à Philagie par cent dévotions à la sainte Vierge, 22 nov. : « Si vous voulez une formule particulière de votre offrande et donation [à la sainte Vierge], servez-vous de celle-ci ; c’est à peu près celle que l’auteur de la Triple Couronne conseille en pareille occasion : « Très-sainte et immaculée Mère de Dieu, le refuge de tous ceux qui espèrent en vous, moi N…, aujour d’hui, en présence de la très-adorable Trinité, de votre très-honoré Fils, notre Sauveur, des glorieux Saints de votre famille et parenté et les plus affectionnés à votre service , et généralement de toute la cour céleste , je vous choisis pour ma très-spéciale Dame et souveraine Princesse , et me propose dès à présent de vous servir et de tenir le rang de votre vassal et sujet tout le reste de mes jours, le plus fidèlement qu’il me sera possible, par moi ou par les autres sur qui j’aurai quelque pou voir; et je vous présente en hommage tous les moments de ma vie, tous les mouvements de mon cœur, toutes mes pensées, paroles et actions. Je vous supplie, par les mérites de votre Fils bien-aimé, et par la bonté de votre aimable Cœur, de vouloir bien me recevoir en votre service particulier. Daignez prendre le soin et la conduite de ma vie et la protection de mon âme à l’heure de ma mort. Ainsi soit-il ».

« À vous qui avez de l’amour pour Marie et qui cherchez de vous donner en toute façon à elle … si vous désirez que votre offrande soit bien agréable à la sainte Vierge, soit celle-ci ou autre que vous lui ferez désormais, priez Jésus, votre Sauveur, qu’il daigne la présenter à sa sainte Mère. Jadis il présenta lui-même sainte Mecthilde à la glorieuse Vierge, après qu’elle l’en eut requis ;  … Hardiment, donc … demandez cette faveur au Fils de Dieu : il vous présentera à sa sainte Mère, et elle sera à nouveau titre obligée d’avoir un soin tout particulier de vous ». (Père Paul de Barry, Le paradis ouvert à Philagie par cent dévotions à la sainte Vierge, 23 nov.)

La médaille de l’immaculée conception de Marie ou médaille miraculeuse

Lors de son apparition de la rue du Bac à Catherine Labouré en 1830, la sainte Vierge promit que ceux qui porteraient sa médaille sur la poitrine avec confiance seraient protégés du diable.

Cette médaille comporte l’invocation : «O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous». L’Immaculée conception (conçue sans péché) ne sera défini dogmatiquement par l’Église qu’en 1854 par le pape Pie IX, soit 24 ans après.

médaille miraculeuse face  médaille miraculeuse pile

Le scapulaire de Notre Dame du Carmel

scapulaire mont carmel

Le port du scapulaire de Notre Dame du Carmel  donne de participer aux biens spirituels de toute la famille spirituelle du Carmel (Confrérie), et il est un signe d’appartenance et de consécration à la Sainte Vierge. De nombreux miracles et des faits inouïs sont rapportés à son sujet depuis des siècles.

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Scapulaire intact de saint Alphonse de Liguori

Promesses de Notre Dame – scapulaire du Mont Carmel

Pratique

  • Recevoir l’imposition du Scapulaire marron du Mont Carmel selon le rite de l’Église catholique.
  • Porter le Scapulaire jour et nuit.
  • Conserver la chasteté de son état.
  • Réciter quotidiennement le petit Office de la Sainte Vierge (pouvant être commuer par le Rosaire quotidien) ou si impossibilité, abstinence les mercredis et samedis et respect des jeûnes de l’Église.
  • Pour bénéficier de la protection et des promesses de la Sainte Vierge : Intégrité de vie et pureté de mœurs.

Bienfaits

  • Préservation de l’enfer ;
  • Appartenance et bénéfice des grâces, fruits, prières et sacrifices de la famille carmélitaine.
  • Persévérance finale ;
  • Privilège sabbatin : délivrance du purgatoire le samedi suivant la mort (Pape Jean XXII, Bulle Sacratissimo uti culmine, 3 mars 1322).

Deux conditions pour bénéficier de la promesse du privilège sabbatin :
1 – L’observation de la chasteté de son état : Chasteté complète dans le célibat ; chasteté  conjugale dans le mariage.
2 – La récitation des heures canoniales ou du petit Office de la Sainte Vierge (pouvant être commuer par le Rosaire quotidien) ou, si impossibilité, abstinence les mercredis et samedis et respect des jeûnes de l’Église.

Le privilège sabbatin a été approuvé par les papes Jean XXII en 1322 ; Clément VII en 1530 ; Paul III en 1534 ; Pie IV en 1561 ; Saint Pie V en 1566 ; Paul V en 1613 ; Saint Pie X en 1910 ; Benoît XV en 1916 ; Pie XII en 1950.

Pape Paul V, décret sur l’observance de la confrérie de Notre Dame du Mont-Carmel, 11 fév. 1613 : «Nous permettons aux frères carmes de prêcher que le peuple chrétien peut croire pieusement, pour ce qui est du secours des âmes des Frères et des Confrères de la Confrérie de Notre Dame du Mont-Carmel, décédés en charité, qui auront en leur vie porté l’habit, gardé la chasteté selon leur état, récité le petit office, ou, s’ils ne savent pas lire, auront gardé les jeûnes de l’Église et fait abstinence de chair le mercredi et le samedi, que la très sainte Vierge par ses intercessions continuelles, par ses pieux suffrages et par sa protection spéciale, les aidera quand ils seront partis de ce monde, principalement le jour du samedi, qui est dédié par l’Église à la bienheureuse Vierge Marie». (Traité des Confréries en général et de quelques-unes en particulier, P. Nicolas Colin, Prémontré, éd. 1784, p. 276)

Pape Benoit XIV (règ. 1740-1758), Traité De festis, part. II, art. 73, T. 2, p. 329 : «Au XIIIème siècle mourut le Bienheureux Simon [Stock], homme d’une grande sainteté de vie. Longtemps avant sa mort, la sainte Vierge lui était apparue [dans la nuit du 15 au 16 juillet 1251], et lui avait donné le scapulaire comme une distinction de l’ordre du Carmel et le gage de sa protection spéciale. Cinquante ans après, elle apparue au pape Jean XXII [Elle lui annonça qu’il serait futur pape], et l’avertit de plusieurs grâces d’indulgences qu’elle avait obtenue de son divin Fils pour les confrères et consœurs de son ordre. Le pape Jean XXII en fit la promulgation le 3 mars 1322 par une bulle dite sabbatine [Bulle Sacratissimo uti culmine]. … Le privilège de cette bulle a été confirmé par les souverains pontifes Clément VII [Bulle Ex clementis, 12 août 1530], Pie V [Bulle Superna dispositione, 18 février 1566], Grégoire XIII [Ut Laudes]. … La vision du bienheureux Simon est véritable. Nous pensons que tout  le monde doit la regarder aussi comme véritable».

Saint Jean de la Croix : «comment la Mère de Dieu du Carmel, au jour du samedi, accourait avec son secours et sa faveur au purgatoire, et comment elle sortait de là les âmes des religieux ou des personnes qui avaient porté son saint Scapulaire».

Sainte Thérèse d’Avila, auto-biographie, chap. 38 : «un très bon religieux de notre Ordre étant fort malade, je connus dans un grand recueillement qui me prit en entendant la Messe un samedi, qu’il était mort, et je le vis monter au Ciel sans entrer en purgatoire ; j’ai appris depuis qu’il était mort en effet à la même heure que je l’avais vu… Je fus fort étonnée de ce qu’il n’avait pas passé par le purgatoire, mais il me fut dit que s’il l’avait évité, c’est qu’il avait suivi fidèlement la Règle de sa profession et avait bénéficié de la grâce accordée à l’ordre par les bulles particulières touchant les peines du purgatoire».

Le port du saint Scapulaire du Mont Carmel :

Décret du saint office, Cum sacra (sous le Pape Saint Pie X), 16 décembre 1910 (Acta Apost. Sedis, III, 22 sq.) : «Bien que nous souhaitions ardemment qu’on continue à se servir des scapulaires en étoffe, il sera loisible à tous ceux qui ont déjà reçu une fois le scapulaire en étoffe, de le remplacer par une médaille en métal qui représente d’un côté l’image de Notre-Seigneur et de l’autre, l’image de N-D du Mont Carmel. Tout prêtre qui a déjà reçu le pouvoir de bénir et d’imposer le scapulaire en étoffe peut bénir la médaille qui remplace ce scapulaire».

Encyclopédie catholique, Scapulaire, 1907-1913 : «Depuis 1910 et le règlement du Saint-Office du 16 Décembre de cette année (Acta Apost. Sedis, III, 22 sq.), il est permis de porter, au lieu d’un ou plusieurs des petits scapulaires une seule médaille de métal. Cette médaille doit avoir d’un côté une représentation de Jésus-Christ avec Son Sacré-Cœur et de l’autre une image de la Mère de Dieu. Toutes les personnes qui ont été validement investis avec un saint Scapulaire en laine peuvent le remplacer par cette médaille. La médaille doit être bénie par un prêtre possédant la faculté de bénir et d’imposer le scapulaire duquel la médaille est à remplacer. Les facultés de bénir ces médailles sont soumis aux mêmes conditions et limites que les facultés de bénir et d’imposer les scapulaires correspondants. Si la médaille doit être porté à la place d’un certain nombre de scapulaires, elle doit recevoir la bénédiction qui serait attachée à chacun d’eux, soit autant de bénédictions que le nombre de scapulaires qu’elle remplace. Pour chaque bénédiction un signe de la croix suffit. Cette médaille doit également être portée en permanence, que ce soit autour du cou ou d’une autre manière convenable, et elle peut bénéficier de tous les indulgences et privilèges des petits scapulaires sans exception. Seuls les petits (pas les grands) scapulaires peuvent être validement remplacés par des médailles».

Les petits scapulaires sont ceux des confréries ou archiconfréries de Congrégations, tandis que les grands scapulaires sont ceux des ordres et Congrégations religieuses et leurs tiers-ordres.

L’Église préfère le port du Scapulaire du Carmel en laine ; la concession de la médaille n’est qu’une dispense, c’est-à-dire que la faculté de remplacer le Scapulaire de tissu par une médaille bénite et comportant N-D du Mont Carmel et le Sacré-Cœur n’est valide : 1) qu’après l’imposition du Scapulaire en tissu, et 2) surtout en raison de la rapide corruption de l’étoffe dans les pays chauds et seulement pour ceux qui auraient de graves inconvénients à porter l’étoffe. Il ne s’agit pas de remplacer le port du scapulaire par la médaille pour n’importe quelle raison auquel cas les bénéfices ne seront plus valides.

L’apostat et antipape Jean 23, l’initiateur de l’apostasie vatican 2, a aussi écrit sur la médaille, c’est invalide et sacrilège car il n’est pas un vrai pape.

 

Notre Dame de Fatima – Dévotion au Cœur Immaculé 

Prière de l’ange de Fatima aux trois enfants

«Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime. Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas, qui ne vous aiment pas.

Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Cœur Sacré et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

O mon Jésus, pardonnez-nous, nos péchés, préservez-nous du feu de l’Enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. Amen».

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Apparition de la sainte Vierge

Le 13 Mai 1917, la Vierge apparaît à trois petits bergers à Fatima au Portugal. Son message est substantiellement le même que celui de Lourdes et de la Salette : la prière du Rosaire et la pénitence pour les pécheurs.

Notre Dame de Fatima est Notre Dame du Rosaire. Notre Dame de Fatima est la Femme couronnée d’Apocalypse 12. La Femme couronnée d’Apocalypse 12 est Notre Dame du Rosaire. Le 13 mai était anciennement dans l’Église la fête de Notre-Dame des martyrs.

Pendant le miracle de Fatima, en 1917, le soleil a été vu s’accélérer vers la terre et les gens pensaient que la fin du monde était arrivée. L’importance devrait être évidente : Fatima est un signe apocalyptique, c’était un signe que la fin était proche, que les événements qui précéderont le point culminant du monde et la seconde venue de Jésus-Christ devaient commencer. Les hommes doivent modifier leur vie avant que la fin du monde soit vraiment venue.

Les voyants Fatima ont signalé que Notre-Dame était revêtue de lumière – elle était plus brillante que le soleil. La preuve est très forte pour que Notre Dame de Fatima soit la femme revêtue du soleil prophétisée dans l’Apocalypse, chapitre 12, 1. En fait, il existe une confirmation étonnante que l’apparition de Notre-Dame de Fatima était l’accomplissement de la prophétie de l’Apocalypse de la femme revêtue du soleil. Voir Le Message de Fatima : un signe céleste qui marque le début de la fin des temps et une prévision de l’apostasie de l’Église

Après avoir demandé à plusieurs reprises le Rosaire tous les jours et s’être présentée comme « La Dame du Rosaire », la sainte Vierge mis fin à la dernière apparition, en montrant aux enfants trois tableaux distincts symbolisant l’intégralité du message du Rosaire. La première était une vision de la Sainte famille représentant les mystères joyeux ; la seconde une vision de Notre-Dame des Douleurs représentant les mystères douloureux ; et la troisième une vision de Notre-Dame du Mont Carmel représentant les mystères glorieux.

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Les voyants de Fatima Jacinta, Lucia et François

Vision de l’enfer

« Vous avez vu l’enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé ». (13 juillet 1917).

La Russie

« Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, promettant de la sauver par ce moyen ». (13 juin 1929).

Voir Toute la vérité sur la consécration et la conversion de la Russie et de l’imposteur Sœur Lucie

Le Saint Rosaire et le Cœur Immaculé de Marie

 » La Très Sainte Vierge est bien triste, car personne ne fait cas de son Message, ni les bons, ni les mauvais…Elle a dit que Dieu donnait les deux derniers recours au monde : le saint Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et ceux-ci étant les deux derniers recours, cela signifie que ce sont les derniers, et qu’il n’y en aura pas d’autres ». (Sœur Lucie).

La dévotion au Sacré-Cœur invitait à vénérer le Cœur Immaculé de sa Mère. Saint Jean Eudes, au XVIIème siècle, se fit l’ardent propagateur de leur culte liturgique. Pie XII a fixé la fête du Cœur Immaculé de Marie au 22 août.

Les premiers samedis du mois

Les premiers samedis sont consacrés à la réparation du cœur immaculé de Marie, ils ne représentent qu’une partie et non pas toute la dévotion au Cœur immaculé de Marie.

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze Mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme ». (10 décembre 1925).

« De la pratique de la dévotion des premiers samedis, unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépend la guerre ou la paix pour le monde. C’est pourquoi je désire tant leur diffusion, et surtout parce que c’est là la volonté du bon Dieu et de notre Mère du Ciel ». (Sœur Lucie 19 mars 1939).

Voir : Notre-Dame de Fatima – Plaidoyer pour le sacrifice

Faux troisième secret

La secte Vatican 2 a tronqué le message de Notre Dame de Fatima et empêché sa révélation (au plus tard en 1960), avec une fausse sœur Lucie et un faux troisième secret, comme l’avait demandé la Sainte Vierge par sœur Lucie.

Prières

Cent dévotions à la sainte Vierge, P. de Barry, Pour le treizième jour d’octobre : «Tout dévot à Marie doit savoir par cœur les Litanies de Notre-Dame qu’on chante à Lorette ; le Salve Regina, composé par le pieux Herman le Raccourci ; l’Ave maris stella dressé par saint Bernard, et les dire bien souvent comme prières très-agréables à la Vierge. Mais en outre, et c’est ce que j’estime n’être pas une petite marque de l’amour qu’on porte à la sainte Vierge, il doit s’efforcer de savoir par cœur toutes les prières ordinaires qui lui sont adressées le long de l’année par l’Église ou par ses fidèles. Combien y en a-t-il qui savent tout cela par cœur, même le petit Office de la Vierge et celui de la Conception ! Saurait-on plus richement meubler sa mémoire qu’avec de telles pièces [ci-dessous] Philagie [Chère âme], ce vous serait aujourd’hui un bel emploi et exercice d’apprendre par cœur quelqu’une de ces prières communes, belles et courtes, que vous ne savez pas, telle que pourrait être l’oraison qui commence : 0 gloriosa Domina, composée par saint Ambroise. Saint Antoine de Padoue en retira une fois un grand avantage ; car, un soir qu’il était attaqué par le diable, il en fut délivré en disant cette oraison. Les annales de saint François font foi que la sainte Vierge fit savoir à un novice de cet ordre que cette oraison lui était des plus agréables , ou bien le Stabat Mater [Voir Chemins de croix], composé par saint Grégoire le Grand, prière propre à être dite tous les samedis ; ou bien l’oraison qui commence : Quem terra pontus œthera, pièce d’un évêque de Poitiers ; ou bien ces deux belles oraisons [ci-dessous] que la sainte Vierge dit elle-même à sainte Brigitte, lui recommandant de les dire souvent».

«Première oraison : Dieu tout-puissant et éternel, qui pour notre salut êtes né du sein très-pur d’une Vierge, faites-nous la grâce de vous servir dans la chasteté du corps et dans l’humilité d’esprit d’une manière qui vous soit agréable. Omnipotens sempiteme Deus, qui pro nobis de castissima Virgine nasci dignatus es, foc nos quœsumus tibi casto corpore servile et humile mente placere.

«Deuxième oraison : Nous vous prions, ô très-pieuse Reine des anges et du monde, sainte Vierge Marie, qu’il vous plaise de procurer aux âmes éprouvées par le feu du purgatoire un salutaire rafraîchissement, obtenir le pardon aux pécheurs, la persévérance dans le bien aux justes, et nous défendre, nous qui sommes si faibles, contre tous les périls de l’âme et du corps : Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il. Oremus te, piissima mundi Regina et angelorum Virgo Maria, ut eis quos purgatoribus examinat ignis impetres refrigerium , peccatoribus indulgentiam, justis in bono perseverantiam , non quoque fragiles ab omnibus defende periculis : Per Christum Dominum nostmm. Amen.

«Cette belle petite prière qui se lit dans un tableau proche du chœur de l’église Notre-Dame, à Reims, qui dit ainsi : O Vierge des vierges, ô Vierge fille du roi, seule espérance des hommes dans laquelle ils placent toute leur confiance, purifiez-nous de nos vices, et en nous obtenant le pardon de nos péchés, réconciliez-nous avec le Père de la lumière. Ainsi soit-il. O Virgo virginum, 0 Virgo regia, Sola spes hominum, Solo, fiducia : Nostrorum criminum Expurga vitia Et Patris luminum Nos reconcilia. Amen.

«Celle de saint Richard, évêque de Chichester, en Angleterre  : Marie, mère de grâce, mère de miséricorde, défendez -nous contre nos ennemis maintenant, et à l’heure de notre mort recevez notre âme. Maria, mater gratiæ, mater misericordiæ, tu nos ab hoste protege et hora mortis suscipe.

«Celle dont se servait le bienheureux Henri de Suze, de l’ordre de Saint-Dominique, est bien aussi aisée et profitable : Que la sainte Vierge Marie nous bénisse avec la main de son divin Fils ! Nos cum prole pia benedicat Virgo Maria».

Angelus

Prière qu’on récite trois fois par jour au son de la cloche, matin, midi et soir.

V. L’Ange du Seigneur a annoncé à Marie. R. Et elle a conçu du Saint-Esprit.

Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il.

V. Voici la servante du Seigneur. R. Qu’il me soit fait selon votre parole.

Je vous salue, Marie…

V. Et le Verbe s’est fait chair. R. Et il a habité parmi nous.

Je vous salue, Marie…

V. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu,

R. afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus Christ.

Prions. Seigneur, nous vous supplions de répandre votre grâce dans nos âmes, afin qu’ayant connu, par la voix de l’Ange, l’Incarnation de votre Fils Jésus-Christ, nous arrivions, par sa Passion et sa Croix, à la gloire de sa Résurrection. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.

V. Angelus Domini nuntiavit Mariae. R. Et concepit de Spiritu Sancto.

Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum;
benedicta tu in mulieribus, et benedictus fructus ventris tui, Iesus.
Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis peccatoribus, nunc et in hora mortis nostrae. Amen.

V. Ecce ancilla Domini. R. Fiat mihi secundum verbum tuum.

Ave Maria…

V. Et Verbum caro factum est. R. Et habitavit in nobis

Ave Maria…

V. Ora pro nobis, sancta Dei Genitrix,

R. ut digni efficiamur promissionibus Christi. 

Oremus. Gratiam tuam,quaesumus, Domine, mentibus nostris infunde; ut qui, angelo nuntiante, Christi Filii tui incarnationem cognovimus, per passionem ejus et crucem, ad resurrectionis gloriam perducamur. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

(Ind. 10 ans récité trois fois par jour, matin, midi et soir – Plén. une fois le mois, cond. ord. ou au Temps pascal Regina Coeli, avec verset et Oraison ou seulement 5 Ave Maria. Pén. 20 fév. 1933)

 

Hymne à la Sainte Vierge

Ave maris stella,         Salut Astre des mers,
Dei mater alma,          Mère de Dieu féconde, 
Atque semper virgo,    Salut ô toujours Vierge,
Felix cœli porta.          Porte heureuse du Ciel.

Sumens illud Ave         Vous qui de Gabriel,
Gabrielis ore                Avez reçu l’ Ave,
Funda nos in pace        Fondez-nous dans la paix,
Mutans Evae nomen     Changez le nom d’Eva.

Solve vincla reis,          Délivrez les captifs,
Profer lumen cæcis,     Éclairez les aveugles,
Mala nostra pelle,        Chassez loin tous les maux, 
Bona cuncta posce.     Demandez tous les biens.

Monstra te esse matrem,    Montrez-vous notre Mère,
Sumat per te preces,          Vous-même offrez nos vœux,
Qui pro nobis natus,           Au Dieu qui, né pour nous, 
Tulit esse tuus.                  Voulut naître de vous.

Virgo singularis,          Ô  Vierge incomparable,
Inter omnes mitis,        Vierge douce entre toutes,
Nos culpis solutos,      Affranchis du péché,
Mites fac et castos.     Rendez-nous doux et chastes.

Vitam praesta puram,   Donnez vie innocente,
Iter para tutum ;           Et sûr pèlerinage ;
Ut videntes Jesum,      Pour qu’un jour soit Jésus
Semper collaetemur.    Notre liesse à tous.

Sit laus Deo Patri,          Louange à Dieu le Père,
Summo Christo decus ;   Gloire au Christ souverain,
Spiritui sancto,                Louange au Saint-Esprit ;
Tribus honor unus. Amen. Aux trois le même honneur. Amen. 

 

Cantique de la Sainte Vierge. Luc 1, 46-55

MAGNIFICAT anima mea Dominum, Mon âme glorifie le Seigneur,
et exsultavit spiritus meus in Deo salvatore meo. et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur,
Quia respexit humilitatem ancillae suae. parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante.
Ecce enim ex hoc beatam me dicent omnes generationes. Voici, en effet, que désormais toutes les génération me diront bienheureuse,
Quia fecit mihi magna qui potens est. parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses.
Et sanctum nomen eius. Et son nom est saint,
Et misericordia eius in progenies et progenies timentibus eum.   et sa miséricorde d’âge en âge, est pour ceux qui le craignent.
Fecit potentiam in brachio suo.   Il a fait œuvre de force avec son bras ; 
Dispersit superbos mente cordis sui.   il a dissipé ceux qui s’enorgueillissaient dans les pensées de leur cœur ;
Deposuit potentes de sede, et exaltavit humiles. il a renversé de leur trône les potentats, et il a élevé les humbles ;
Esurientes implevit bonis, et divites dimisit inanes. il a rassasié de biens les affamés, et il a renvoyé les riches les mains vides.
Suscepit Israël puerum suum, recordatus misericordiae. Il a pris soin d’Israël son serviteur, se ressouvenant de sa miséricorde,
Sicut locutus est ad patres nostros, Abraham et semini eius in saecula. ainsi qu’il l’avait promis à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race pour toujours. 

Salve Regina de saint Bonaventure

SALVE Regina, mater misericordiæ. Vita, dulcedo et spes nostra, salve. Ad te clamamus, exsules filii Hevæ. Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle. Eia ergo, advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte. Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende. O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria

Salut, ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, nous vous saluons. Enfants d’Eve, exilés, nous crions vers vous, gémissant et pleurant das cette vallée de larmes. Ô vous notre avocate, tournez vers nous vos regards plein de miséricorde. Et après cet exil, obtenez-nous de contempler Jésus, le fruit béni de vos entrailles. Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie.

Salve. Salut ! Vierge des vierges, étoile du matin, remède véritable des crimes les plus infâmes, consolatrice des hommes en proie au malheur, ennemie irréconciliable du péché.

Regina. Reine de ceux qui règnent, Vierge immaculée, Mère unique entre les mères, vous avez mis au monde un Fils, et on vous appelle le palais sacré du Seigneur : versez donc sur nous les secours abondants du ciel.

Mater misericordiæ. Vous avez mérité d’être appelée la source de la miséricorde et la Mère de la grâce, car vous avez conçu le Roi suprême de gloire, vous lui avez donné la vie, et vous avez offert au monde l’auteur de tout pardon.

Vita. La vie, la voie, la vérité est sortie de la terre, et votre virginité est demeurée sans tache, car votre humilité vous a rendue digne d’être choisie de Dieu lorsqu’il se revêtit de notre chair.

Dulcedo. La douceur par excellence, Celui qui est appelé l’Agneau de Dieu, Celui dont le sang, comme un bain salutaire, a lavé les crimes de l’homme abandonné, Celui qui a vaincu le démon, est le fruit béni de votre sein.

Et spes nostra. Vierge Marie, vous êtes notre espérance inébranlable, vous la tige fleurie de Jessé, vous que le Prophète nous a montrée couverte de la rosée du Ciel, vous qui êtes belle comme la neige la plus pure, tendre Mère de Dieu.

Salve. Salut ! lumière des Fidèles, brillante comme l’aurore, plus ravissante et plus suave que le lys. Éloignez de nous sans retard tout ce qui peut nous être un danger, et implorez pour nous le secours du Seigneur.

Ad te. Malheureux, plongés dans une infortune profonde, nous élevons nos cris jusqu’à vous ; ouvrez à nos prières les oreilles de votre cœur sacré, afin que, délivrés par vous des gouffres de l’abîme, nous puissions librement suivre la voie montrée par votre Fils.

Clamamus. Nous poussons vers vous des soupirs pleins de ferveur, et nous vous supplions avec un tendre amour : Détruisez tout ce que nos pensées perverses ont pu produire au dehors d’actions criminelles.

Exules. Nous sommes tous condamnés à un dur exil. En punition du crime de nos pères, nous avons été privés de la gloire et déshérités des félicités du ciel ; mais le don de votre tendresse nous a rendu tous nos droits.

Filii. Vos enfants ne peuvent qu’exprimer par leurs gémissements les misères dont ils sont assiégés de toutes parts en ce monde. Sans cesse ils se sentent entraînés vers des crimes dignes des châtiments éternels, mais ils sont affermis par votre miséricorde.

Evæ. La chute d’Ève nous a causé un tort irréparable ; elle nous a ravi la joie bienheureuse du ciel. Mais après Ève, elle nous a valu, incarné de la Vierge, Celui qui a brisé la mort et détruit le péché.

Ad te. Vos serviteurs crient sans cesse vers vous et font entendre des soupirs fidèles ; ils implorent humblement le secours de votre puissance. Que votre miséricorde écoute leurs prières.

Suspiramus. Nous soupirons et nous versons des larmes, nous gémissons sans cesse sur les péchés que nous avons commis. Mais, ô Mère de piété ! nous avons mis en vous notre confiance ; vous obtiendrez grâce et miséricorde au pécheur brisé par un vrai repentir.

Gementes. Nous nous rappelons les fautes de nos jours anciens, les fautes dont notre esprit pervers s’est souillé librement, et nous en gémissons. Mais en même temps, ô Vierge immaculée ! nous espérons en vous et nous vous demandons que nos vœux soient exaucés.

Et flentes. Nous pleurons et notre âme est en proie à la honte et à la douleur ; versez donc en nous la lumière. Vierge bienfaisante, purifiez avec amour les taches que le péché imprima en nos cœurs ; aimable Marie, veuillez nous réunir aux habitants de la céleste patrie.

In hâc [lacrymarum] valle. En cette vallée misérable et environnée de ténèbres, je vois des hommes sans nombre dont la vie est détestable et hideuse ; leurs exemples se propagent à raison des crimes qu’ils ont commis et des hontes dont ils sont couverts.

Lacrymarum. Des larmes abondantes ont coulé vainement de nos yeux : Les vieillards, les enfants et le peuple tout entier craignent de perdre ce que l’ambitieux cherche avec ardeur et ce que l’homme du monde poursuit en tous lieux.

Eia ergo. Relevez donc nos âmes de leurs chutes ; dirigez leur course vers vous. Fortifiez ceux qui tremblent, redressez ceux qui se sont égarés et vous cherchent avec amour ; soyez le guide assuré des malheureux qui se confient en vous.

Advocata. Vous êtes notre puissante avocate auprès du Sauveur : Hâtez-vous donc d’intercéder pour nous selon votre miséricorde accoutumée. Que votre amour maternel nous fasse sentir sa bénigne influence ; qu’il apaise votre Fils en faveur d’un peuple infortuné.

Nostra. Toujours la Vierge Mère fut l’espoir des fidèles ; elle l’est encore de nos jours, elle le sera à jamais. Elle est pour nous la cité royale qui nous met à l’abri des coups de nos ennemis ; elle est le remède qui chasse tous les maux loin de nous.

Illos tuos misericordes oculos ad nos converte. Oui ! tournez ces yeux pleins de tendresse et de miséricorde vers des serviteurs si peu unis dans le bien et si unanimes à courir au mal ; détruisez l’aiguillon de notre chair, détruisez tous ses crimes.

Et Jesum benedictum. Jésus, votre Fils unique, est le fruit béni de votre sein ; daignez le montrer à nos yeux : Il est glorieux, plein de tendresse et ennemi du mensonge. C’est par lui que le genre humain après s’être éloigné de Dieu et perdu pour un temps, s’est relevé invincible des liens de la mort.

Fructum Ventris tui. Vos entrailles ont porté Jésus et vos mamelles bienheureuses ont allaité Celui que plus tard les Juifs couvrirent de blessures cruelles et qu’ils condamnèrent à la mort de la croix après l’avoir ainsi traité.

Nobis post hoc exilium ostende. Après cet exil montrez-vous pleine de miséricorde, donnez-nous Jésus votre Fils. Étendez sur nous votre protection maternelle et puissante ; daignez prendre notre défense en ce moment où nous serons jugés.

O clemens ! O clémence ineffable de la souveraine bonté ! fille d’Adonaï, fleur de la virginité, pardon des pécheurs endurcis, mère de tendresse, joie des vierges et manteau de la charité !

O pia ! Ô pieuse et tendre Reine des cieux ! vous êtes la plus digne et la plus riche des créatures sorties des mains de Dieu ; vous êtes la Vierge prudente par excellence, la gloire des Confesseurs et l’honneur le plus éclatant des Apôtres.

O dulcis. Ô Vierge d’une douceur inaltérable, plus douce que le miel et le rayon le plus suave, colombe très-pure, jamais le fiel le plus léger ne reposa en votre cœur. Mère de bénignité, nous vous en supplions, repoussez loin de nous tout ce qui peut imprimer une tache à notre innocence.

Virgo Maria. Bonne Marie, conjurez votre Fils de daigner recevoir en sa gloire quiconque, pour vous honorer, voudra redire avec amour ce que je viens d’écrire à votre louange.

 

O gloriosa Domina, O glorieuse Dame,
excelsa super sidera, élevée au plus haut des cieux,
qui te creavit provide, celui qui vous a créée avec sagesse,
lactas sacrato ubere. vous l’avez nourri de votre sein sanctifié.
Quod Eva tristis abstulit, Ce que la pauvre Ève nous enleva,
tu reddis almo germine ; vous nous le rendez par votre sainte fécondité ;
intrent ut astra flebiles, Pour tous ceux qui pleurent
sternis benigna semitam.  vous êtes devenue l’ouverture du ciel.
Tu regis alti ianua, Vous êtes la porte du grand Roi,
et porta lucis fulgida ;  la radieuse entrée de la lumière ;
vitam datam per Virginem, À  la vie donnée par la Vierge,
gentes redemptae, plaudite. Peuples rachetés, applaudissez.
Maria mater graciae, Marie mère de la grâce,
Mater misericordiae, mère de miséricorde,
Tu nos ab hoste protege, protégez-nous de l’ennemi,
accipe et in hora mortis nostrae. et recevez-nous à l’heure de notre mort.
Patri sit Paraclito Au Père, comme au Paraclet,
tuoque Nato gloria, et à votre Fils, soit toute gloire,
qui veste te mirabili qui, avec un vêtement merveilleux
circumdederunt gratiae. Amen. S’est entouré de grâce. Ainsi soit-il.

Memorare

Memorare, o piissima Virgo Maria, non esse auditum a saeculo, quemquam ad tua currentem praesidia, tua implorantem auxilia, tua petentem suffragia, esse derelictum. Ego, tali animatus confidentia, ad te, Virgo virginum, Mater curro, ad te venio, coram te gemens peccator assisto. Noli, Mater Verbi, verba mea despicere, sed audi, propitia, et exaudi. Amen.

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance et réclamé votre intercession, aient été abandonnés. Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je cours vers vous, je viens à vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Ô Mère du Verbe ne rejetez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Ainsi soit-il.

Antiennes liturgiques à la Sainte Vierge selon le temps

Avent :

ALMA Redemptóris Mater, quae pérvia caéli pórta mánes et stélla máris, succúrre cadénti súrgere qui cúrat pópulo. Tu quae genuísti, natúra miránte. túum sánctum Genitórem Virgo, prius ac postérius Gabriélis ab óre súmens íllud Ave, peccatórum miserére.

V. Angelus Domini nuntiavit Mariæ. R. Et concepit de Spiritu Sancto.

Oremus. Gratiam tuam, quæsumus Domine, mentibus nostris infunde : ut qui, Angelo nuntiante, Christi Filii tui Incarnationem cognovimus, per Passionem ejus et Crucem ad resurrectionis gloriam perducamur. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

Mère auguste du Rédempteur, porte du ciel toujours ouverte, Etoile de la mer, venez au secours d’un peuple qui veut se relever de ses chutes. Vous qui, par un prodige dont s’étonne la nature avez enfanté votre Créateur sans cesser d’être vierge, Vous qui avez reçu cette glorieuse salutation de l’Ange Gabriel, ayez pitié des pécheurs.

V. L’ange du Seigneur annonça à Marie. R. Et elle conçut du Saint-Esprit.

Prions. Nous vous supplions, Seigneur de répandre votre grâce dans nos âmes, afin qu’ayant connu par la voix de l’ange l’incarnation de votre Fils Jésus-Christ, nous arrivions, par sa passion et par sa croix, à la gloire de la résurrection. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

De la Nativité à la Purification (inclusivement) :

ALMA Redemptoris Mater… (ci-dessus)

V. Post partum, Virgo, inviolata permansisti. R. Dei Génitrix, intercéde pro nobis.

Orémus. Deus qui salutis æternæ, beatæ Mariæ virginitate fecùnda, humano géneri præmia prætitisti ; tribue quæsumus ; ut ipsam pro nobis intercédere sentiamus, per quam meruimus Auctorem vitæ suscipere, Dominum nostrum Jesum Christum. Amen.

Mère auguste du Rédempteur… (ci-dessus)

V. Vous êtes demeurée sans tache après votre enfantement, ô Vierge sainte. R. Mère de Dieu, intercédez pour nous.

Prions. Ô Dieu qui en rendant féconde la virginité de la bienheureuse Marie, avez assuré au genre humain le salut éternel, faites nous éprouver, nous vous en prions, combien est puissante auprès de vous l’intercession de celle par laquelle nous avons reçu l’auteur de la vie, notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.

De la Purification au jeudi-Saint : 

AVE REGINA cœlórum ; Ave, Dómina angelórum, Salve, radix, salve, porta, Ex qua mundo lux est orta. Gaude, Virgo gloriósa, Super omnes speciósa ; Vale, o valde decóra, Et pro nobis Christum exóra.

V. Dignáre me laudáre te, Virgo sacráta. R. Da mihi virtútem contra hostes tuos.

Oremus. Concéde, miséricors Deus, fragilitáti nostræ præsídium : ut, qui sanctæ Dei Genitrícis memóriam ágimus ; intercessiónis ejus auxílio, a nostris iniquitátibus resurgámus. Per eúndem Christum Dóminum nostrum. Amen.

Je vous salue, Reine du ciel, je vous salue, Reine des Anges, tige sacrée, porte sainte, d’où est sortie la lumière du monde. Réjouissez-vous, Vierge glorieuse, belle par dessus tout, je vous salue, ô vous qui êtes vraiment ravissante ; priez pour nous Jésus-Christ.

V. Rendez-moi digne de vous louer, Vierge sainte. R. Donnez-moi la force de triompher de vos ennemis.

Prions. Dieu de bonté, accordez à notre faiblesse le secours de votre grâce, et comme nous honorons la mémoire de la Sainte Mère de Dieu, faites que, par le secours de son intercession, nous puissions nous relever de nos iniquités. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

Temps pascal jusqu’à la fin de l’octave de la Pentecôte : 

REGINA Cœli, laetare, alleluia. Quia quem meruisti portare, alleluia. Resurrexit, sicut dixit, alleluia. Ora pro nobis Deum, alleluia.

V. Gaude et laetare, Virgo Maria, alleluia. R. Quia surrexit Dominus vere, alleluia.

Oremus. Deus, qui per resurrectionem Filii tui, Domini nostri Jesu Christi, mundum laetificare dignatus es: praesta, quaesumus; ut, per ejus Genitricem Virginem Mariam, per­petuae capiamus gaudia vitæ. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

Reine du ciel, réjouissez-vous, alléluia ; Car celui que vous avez eu le bonheur de porter dans votre sein, alléluia, Est ressuscité, comme il l’avait dit, alléluia. Priez Dieu pour nous, alléluia.

V. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, Vierge Marie, alléluia. R. Parce que le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia.

Prions. Ô Dieu, qui avez voulu réjouir le monde par la résurrection de votre Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ, faites, nous vous en supplions, que par sa sainte Mère, la Vierge Marie, nous goûtions les joies de la vie éternelle. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

De la Trinité à l’avent :

SALVE Regina, mater misericordiæ. Vita, dulcedo et spes nostra, salve. Ad te clamamus, exsules filii Hevæ. Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle. Eia ergo, advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte. Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende. O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria !

V. Ora pro nobis, sancta Dei Génitrix. R. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.

Oremus. Omnipotens sempitérne Deus, qui gloriosæ Virginis Matris Mariæ corpus et animam, ut dignum Filii tui habitaculum éffici mererétur, Spiritu Sancto cooperante præparasti : da, ut cujus commemoratione lætamur, ejus pia intercessione ab instantibus malis, et a morte perpétua liberémur. Per eùmdem Christum Dominum nostrum. Amen.

Salut, ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, nous vous saluons. Enfants d’Eve, exilés, nous crions vers vous, gémissant et pleurant das cette vallée de larmes. Ô vous notre avocate, tournez vers nous vos regards plein de miséricorde. Et après cet exil, obtenez-nous de contempler Jésus, le fruit béni de vos entrailles. Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie.

V. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu. R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions. Accordez-nous, nous vous en prions, Seigneur notre Dieu, à nous vos serviteurs, la grâce de jouir constamment de la santé de l’âme et du corps, et, par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, d’être délivrés de la tristesse de la vie présente et de goûter l’éternelle félicité. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Amen.

 

Salutation à la Très sainte Vierge ¹

Je vous salue, Marie, Fille de Dieu le Père ;

Je vous salue, Marie, Mère de Dieu le Fils ;

Je vous salue, Marie, Épouse du Saint-Esprit ;

Je vous salue, Marie, Temple de toute la Divinité ;

Je vous salue, Marie, lis blanc de la resplendissante et toujours immuable Trinité ;

Je vous salue, Marie, Rose d’un éclat merveilleux, qui répandez un parfum tout céleste ;

Je vous salue, Marie, Vierge des vierges, Vierge fidèle, de laquelle le Roi des cieux a voulu naître, et du lait de laquelle il a daigné se nourrir ;

Je vous salue, Marie, Reine des Martyrs, dont un glaive de douleur a transpercé l’âme ;

Je vous salue, Marie, Souveraine de l’univers, à qui toute puissance a été donnée au ciel et sur la terre ;

Je vous salue, Marie, Reine de mon cœur ; ma Mère, ma vie, ma consolation et mon espérance la plus douce ;

Je vous salue, Marie, Mère tout aimable ;

Je vous salue, Marie, Mère admirable ;

Je vous salue, Marie, Mère de miséricorde ;

Vous êtes pleine de grâces, le Seigneur est avec vous ;

Vous êtes bénie entre toutes les femmes ;

Et béni est le fruit de vos entrailles, Jésus ;

Et béni soit votre époux saint Joseph ;

Et béni soit votre père saint Joachim ;

Et béni soit votre mère saint Anne ;

Et béni soit votre fils adoptif saint Jean ;

Et béni soit votre saint ange Gabriel ;

Et béni soit le Père éternel, qui vous a choisie ;

Et béni soit le Fils, qui vous a aimée ;

Et béni soit le Saint-Esprit, qui vous a épousée ;

Et bénis soient à jamais tous ceux qui vous aiment vous bénissent ;

Que la Vierge Marie et son pieux enfant nous bénissent. Ainsi soit-il.

¹ Saint Jean Eudes recommandait de réciter cette prière pour la conversion des pécheurs, et prescrivait à ses enfants de la dire au chevet des malades. La Sainte Vierge lui promit qu’à tous ceux qui la diraient avec dévotion ou bonne volonté, s’ils étaient en état de grâce, elle augmenterait la dévotion dans leur cœur à chacune des salutations ou bénédictions qui y sont contenues ; et que, s’ils étaient en état de péché mortel, de sa main douce et virginale, elle frapperait à la porte de leur cœur à chaque salutation ou bénédiction qu’ils diraient, pour les exciter à l’ouvrir à la grâce. Et elle ajouta que, quand on trouverait des personnes engagées dans le péché et difficiles à convertir, il serait salutaire de les exciter à dire de bon cœur cette oraison, ou tout au moins à consentir qu’on la dise pour eux.

 

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie est inséparable du Rosaire

Notre-Dame de Fatima est Notre-Dame du Rosaire.

Notre-Dame de Fatima, 13 juin 1917 : «Jésus veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. A celui qui pratiquera cette dévotion, je promets le salut, et les âmes qui la pratiqueront seront aimées de Dieu, et comme des fleurs placées par Moi pour orner son trône».

Jacinthe (avant sa mort) à Lucie : «Dis à tout le monde que Dieu concède ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie ; que c’est à Elle qu’il faut les demander ; que le Cœur de Jésus veut qu’on vénère avec lui le Cœur Immaculé de Marie ; que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à Elle que Dieu l’a confiée…».

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie ne consiste pas uniquement en la pratique de dévotion réparatrice des 5 premiers samedis réclamés par le Seigneur et sa Mère en 1925 (pour convertir la Russie à la paix, voir : Toute la vérité sur la consécration et la conversion de la Russie et de l’imposteur Sœur Lucie).

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie est plus large et comprend la vie spirituelle centrée sur le Cœur Immaculé de Marie, le Sacré-Cœur de Jésus, le Rosaire, la dévotion et la consécration à la sainte Vierge et à son Cœur Immaculé, le sacrifice pour les pécheurs, etc.

La sainte Vierge à sœur Lucie : «Notre Seigneur se laisse apaiser ; mais Il s’est plaint Lui-même très amèrement et avec douleur du petit nombre d’âmes en état de grâce, qui consentent à renoncer à tout ce qu’exige l’observance de Sa loi».

Lettre de sœur Lucie du 28 février 1943. Notre Seigneur : «Le sacrifice que Je demande de chaque personne c’est l’accomplissement de leurs devoirs d’état et l’observance de Ma loi. Voilà la pénitence que Je demande et requiers maintenant».

tuy

Vision de sœur Lucie à Tuy le 13 juin 1929 : le Cœur Immaculé de Marie et le saint Rosaire sont inséparables

 

Consécration au Cœur Immaculé de Marie

O Marie, Vierge puissante et Mère de miséricorde, Reine du ciel et refuge des pécheurs, nous nous consacrons à votre Cœur Immaculé. Nous vous consacrons notre être et notre vie tout entière ; tout ce que nous avons, tout ce que nous aimons, tout ce que nous sommes. A vous nos corps, nos âmes. A vous nos foyers, nos familles, notre patrie. Nous voulons que tout en nous, tout autour de nous vous appartienne et participe aux bienfaits de vos bénédictions maternelles. Et pour que cette consécration soit vraiment efficace et durable, nous renouvelons aujourd’hui à vos pieds, ô Marie, les promesses de notre baptême et de notre première Communion. Nous nous engageons à professer courageusement  et toujours les vérités de la Foi, à vivre en catholiques pleinement soumis à toutes les directions du Pape et des Evêques en communion avec lui. Nous nous engageons à observer les commandements de Dieu et de l’Eglise, et particulièrement la sanctification du Dimanche. Nous nous engageons à faire entrer dans notre vie – autant qu’il nous sera possible les consolantes pratiques de la Religion chrétienne et surtout la sainte Communion. Nous vous promettons enfin, ô glorieuse Mère de Dieu et tendre Mère des hommes, de mettre tout notre cœur au service de votre culte béni afin de hâter, d’assurer, par le règne de votre Cœur immaculé, le règne du Cœur de votre adorable Fils dans nos âmes, dans notre chez pays et dans tout l’univers, sur la terre comme au ciel. Ainsi soit-il.

 

Salutations aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie ¹

Je vous salue, ô Cœurs Très saints,

Je vous salue, ô Cœurs très doux,

Je vous salue, ô Cœurs très humbles,

Je vous salue, ô Cœurs très purs,

Je vous salue, ô Cœurs très dévots,

Je vous salue, ô Cœurs très sages,

Je vous salue, ô Cœurs très patients,

Je vous salue, ô Cœurs très obéissants,

Je vous salue, ô Cœurs très vigilants,

Je vous salue, ô Cœurs très fidèles,

Je vous salue, ô Cœurs très heureux,

Je vous salue, ô Cœurs très miséricordieux,

Je vous salue, ô Cœurs très aimables et très aimants de Jésus et de Marie.

Nous vous révérons ;

Nous vous louons ;

Nous vous glorifions ;

Nous vous remercions ;

Nous vous aimons de tout notre cœur ;

De toute notre âme ;

De toutes nos forces ;

Nous vous offrons notre cœur,

Nous vous le donnons,

Nous vous le consacrons,

Nous vous l’immolons ;

Recevez-le et possédez-le tout entier ;

Purifiez-le, Eclairez-le, Et sanctifiez-le.

Afin qu’en lui vous viviez et régniez, maintenant et toujours, et aux siècles des siècles. Ainsi soit-il.

(200 jours d’indulgence) Henri, Cardinal Binet, archevêque d  e Besançon.

¹ Cette Salutation, qui est à la fois une magnifique consécration aux Cœurs de Jésus et de Marie, et un vrai traité en raccourci de la dévotion à ces Cœurs Sacrés, se récitait dès 1643 dans les divers Instituts de St Jean Eudes. La Sainte Vierge promit au serviteur de Dieu, de donner à tous ceux qui la réciteraient avec piété, des désirs de se purifier de plus en plus de toutes sortes de péchés, afin d’être plus capables de recevoir les dons et les bénédictions divines. Et, de fait, de nombreuses grâces, qui semblent tenir du prodige, sont venues, à toutes les époques, témoigner de l’efficacité de cette prière. (Voir Œuvres, tome II, p. 284, 364 ; tome VII, p. 430 et suivantes).

 

Dévotion réparatrice des premiers samedis

(Indulgence plénière pour tous ceux qui, le premier samedi de chaque mois, reçoivent la communion et font un Acte de Réparation pour les blasphèmes contre la Vierge Immaculée).

Si cette dévotion réparatrice sacramentelle n’est pas possible avec les sacrements à cause de l’apostasie trop avancée qui ne rend pas disponibles les sacrements (sacrements invalides Novus ordo /vatican 2, et prêtres « traditionnalistes » quasi tous hérétiques, Voir : A propos de la réception des sacrements d’hérétiques et de la prière en communion avec les hérétiques), cependant, Dieu agrée le premier samedi du mois (comme le premier vendredi pour le Sacré-Cœur de Jésus) marqué par des offrandes spécifiques (Rosaire, prières, jeûne, aumônes, œuvres de miséricorde, sacrifices pour les pécheurs, devoirs d’état, etc.) dans le même esprit ou intention.

 

Cinq samedis en réparation des cinq espèces d’offenses contre le Cœur Immaculé de Marie :

  1. Blasphèmes contre l’Immaculée Conception : La Sainte Vierge est l’unique créature préservée du péché originel du genre humain à sa conception.
  2. Blasphèmes contre la Virginité de Marie : Elle est Vierge avant, pendant et après son enfantement.
  3. Blasphèmes contre sa Maternité divine et sa maternité des hommes : Dieu le Fils a pris son humanité de Marie, Mère du Chef du genre humain.
  4. Insinuations, dans les cœurs des enfants, de l’indifférence, du mépris et de la haine contre cette Mère Immaculée : Le monde, l »éducation nationale maçonnique méprise la Mère de Dieu, comme les parents apostats.
  5. Outrages dans ses saintes images : Pietas blasphématoires dans les magazines mondains, images publiques de scènes blasphématoires suggestives.

 

Cinq prières de réparation pour les premiers samedi du mois 

Une prière pour chaque samedi.

Missel 1957. (Ind. plén. le 1er samedi du mois, cond. ord., pour ceux qui font un acte de réparation pour les blasphèmes contre la Vierge Immaculée).

I. Amende honorable au Cœur Immaculé de Marie

«O Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, Reine des anges et des hommes, nous rendons grâces à la très sainte et adorable Trinité des glorieux privilèges dont vous avez été favorisée. Nous croyons tout ce que l’Église enseigne sur vos grandeurs, votre puissance, votre bonté et vos vertus.

«Nous croyons spécialement que votre conception a été immaculée, qu’en vous la maternité divine a été unie à une inviolable et perpétuelle virginité ; que, par la plénitude des grâces que vous avez reçues et par votre fidélité à y correspondre, vous êtes parvenue au plus haut degré de sainteté et avez été élevée au-dessus de toutes les créatures humaines et angéliques ; que par votre participation à la Rédemption du monde, vous avez mérité le titre de co-Rédemptrice du genre humain ; que, par votre association à la dispensation des grâces, vous êtes devenue la trésorière et la porte du ciel ; qu’enfin vous avez été investie de la royauté universelle, et que vous êtes devenue la souveraine et la reine des anges et des hommes.

«Nous aimons à publier que vous avez la toute-puissance suppliante, et que vous n’usez de cette grande puissance que pour la salut des âmes et la consolation des affligés, en allant toujours au secours de quiconque vous invoque et en prévenant souvent ceux qui ne vous invoquent pas !

«O Mère de la divine grâce, refuge des pécheurs, et puissant secours des chrétiens ! Recevez nos humbles remerciements pour les grâces innombrables que vous avez obtenues à l’Eglise entière et à chacun de ses enfants. Nous vous offrons le tribut de notre reconnaissance pour tous vos bienfaits.

«Pardonnez-nous, ô Reine et Mère de miséricorde, toutes nos infidélités envers vous. Plus que jamais, nous promettons de vous honorer, de vous aimer et de vous imiter avec le secours de la grâce divine.

«Pardon, ô bonne et tendre Mère, pour tous les blasphèmes proférés contre vous par des paroles ou des écrits ! Pardon pour toutes les profanations de vos pieuses images ! Pardon pour tous les outrages et ingratitudes qui ont blessé votre Cœur maternel ! Pardon pour toutes les infidélités à la grâce des âmes qui vous sont consacrées !

«Nous désirons réparer dignement ces outrages en nous unissant aux chœurs des Anges, aux Saints et aux élus qui vous louent dans le ciel et sur la terre.

«Agréez l’expression de notre amour filial, montrez que vous êtes notre Mère, et rendez-nous dignes d’être appelés et de devenir vos enfants. Ainsi soit-il».

II. Amende honorable au Saint Cœur de Marie

«Très digne Mère de mon Dieu, dont la sainteté et la sublime élévation est impénétrable aux Anges mêmes, considérant le peu de retour et de reconnaissance qu’ont les hommes pour les tendresses de votre Cœur maternel, je viens me jeter à vos pieds pour vous en faire amende honorable.

«Que mon cœur est pénétré de douleur, lorsque je pense aux sensibles outrages que vous avez reçus des infidèles et des mauvais chrétiens, par la profanation d’un si grand nombre d’’églises dédiées à votre Nom, par les impiétés commises contre vos sacrées images, par les blasphèmes que les libertins ont déchargé sur vous, par l’honneur qu’on a prétendu vous ravir en ôtant à votre Maternité la gloire de la Virginité, et à votre Conception sa pureté immaculée ; et enfin par cette mortelle tristesse que tous les pécheurs ont fait ressentir à votre Cœur autant de fois qu’ils ont offensé votre cher Fils, puisque toutes ces offenses retombent sur vous-même.

«Mais, ô la plus tendre de toutes les mères, c’est moi particulièrement qui ai enfoncé plus profondément dans votre âme l’épée de douleur. J’ai été le plus mortel de tous vos ennemis puisque j’ai été le plus grand de tous les pécheurs, le plus ingrat envers votre fils et le plus infidèle à vos grâces. Vierge plus que martyre, pardonnez à celui qui vous a causé tant de douleurs ; percez mon cœur du même glaive qui a percé le vôtre ; c’est la plus grande faveur que je puisse recevoir de votre main.

«O ma sainte Mère, faites sentir de nouveau les effets de votre tendresse à ce pauvre pécheur qui ne veut plus pécher ; et je me regarderai comme un pauvre criminel qui a rompu ses chaînes, qui touche presque à son bonheur éternel, et qui respire dans l’heureuse liberté des enfants de Dieu.

«Mon Sauveur Jésus-Christ, j’espère que vous agréerez l’action que je viens de faire, puisqu’on ne saurait vous obliger plus sensiblement qu’en donnant quelque témoignage d’amour et de respect à celle que vous aimez et que vous honorez comme votre  Mère. Ainsi soit-il».

III. Oraison au saint Cœur de Marie

«O très saint Cœur de Marie, toujours vierge et immaculé, Cœur le plus saint, le plus pur, le plus noble et le plus grand que la main toute-puissante du Créateur ait formé ; source intarissable de bonté, de douceur, de miséricorde et d’amour ; modèle de toutes les vertus, image du Cœur adorable de Jésus-Christ, qui brûlez toujours de la charité la plus ardente, qui aimez Dieu, vous seule, plus que tous les séraphins ensemble, qui donnez plus de gloire à Dieu par votre amour que ne lui en rendent toutes les créatures ; Cœur de la Mère du Rédempteur, siège de la paix, où la miséricorde et la justice se sont alliées, où la paix entre le ciel et la terre a commencé de se traiter ; qui avez ressenti si vivement nos misères, qui avez tant souffert pour notre salut, qui nous aimez encore avec tant d’ardeur et qui, par tous ces titres, méritez le respect, l’amour et la confiance de tous les hommes, daignez agréer mes faibles devoirs.

«Prosterné devant vous, je vous rends l’hommage le plus profond dont mon âme est capable : je vous remercie des sentiments d’amour et de miséricorde dont vous avez été si vivement touché à la vue de nos misères ; je vous rends grâce des bienfaits que j’ai reçus de votre bonté, et je m’unis à toutes les âmes pures qui trouvent leurs délices à vous honorer, à vous louer, à vous aimer. Elles ont appris du divin Esprit qui les conduit que c’est par vous qu’il faut allez à Jésus-Christ et s’acquitter envers ce Dieu-Homme de ce que nous lui devons.

«Vous serez donc, ô Cœur tout aimable, vous serez désormais l’objet de ma vénération, de mon amour et ma plus tendre dévotion ; vous serez la voie par où j’irai à mon Sauveur, et ce sera par vous que me viendra sa miséricorde. Vous serez mon refuge dans mes besoins, ma consolation dans mes afflictions ; j’irai apprendre de vous la pureté, l’humilité, la douceur, et surtout l’amour de Jésus. Je demanderai ces vertus par vos mérites et je les obtiendrai.

«J’ose vous présenter mon cœur souillé de mille péchés ; tout indigne qu’il est de vous, j’espère que vous ne le mépriserez pas. Obtenez, par votre puissante médiation, qu’il soit purifié et détaché des créatures ; pénétrez-le de la douleur de ses péchés ; remplissez-le de l’amour du divin Cœur de Jésus votre Fils, afin qu’il puisse vous être uni dans le ciel et y aimer Dieu éternellement avec vous. Ainsi soit-il».

IV. Acte de consécration et réparation à la Très sainte Vierge

«Très Sainte Vierge, notre Mère aimée, en montrant votre Cœur entouré d’épines, symbole de blasphèmes et des ingratitudes dont les hommes ingrats paient les délicatesses de votre amour. Vous avez demandé que nous Vous offrions consolation et réparation.

«En entendant vos plaintes douloureuses, nous voulons réparer les offenses à votre Cœur douloureux et immaculé, que la méchanceté des hommes blesse par les dures épines de leurs péchés.

«D’une façon spéciale, nous voulons vous faire amende honorable pour les injures proférées d’une manière sacrilège contre votre Conception Immaculée et votre sainte Virginité. Beaucoup, ô Marie, nient que Vous soyez la Mère de Dieu et ne veulent pas Vous reconnaître comme la Mère des hommes, pleine de tendresse. D’autres, ne pouvant Vous outrager directement, déchargent sur vos saintes images leur colère satanique. Certains aussi cherchent à mettre dans les cœurs, surtout des enfants innocents, l’indifférence, le mépris et même la haine contre Vous.

«Vierge sainte, prosternés à vos pieds, vous voulons Vous témoigner la peine que nous éprouvons pour toutes ces offenses, et nous Vous promettons de réparer, par nos sacrifices, nos Communions et prières pour tant d’offenses de la part de vos enfants ingrats.

«Que pour tous ceux qui sont vos enfants, et en particulier pour nous, qui nous consacrons entièrement à votre Cœur Immaculé, que ce Cœur Immaculé soit notre refuge dans les angoisses et les tentations de la vie, et le chemin qui nous conduise jusqu’à Dieu. Ainsi soit-il».

V. Autre acte de réparation à la Vierge Immaculée

«Très sainte et immaculée Vierge Marie, mère de Dieu, qui êtes aussi notre mère : nous nous agenouillons respectueusement devant vous, afin de réparer par ce témoignage d’honneur et d’amour toute la souffrance que vous ont causée à vous et à votre divin Fils, la négligence, l’ingratitude, le reniement et les blasphèmes.

«O Marie, chef-d’œuvre incomparable de la Très Sainte Trinité, objet des complaisances éternelles de Dieu ! Le Fils éternel de Dieu est votre Fils selon la nature humaine, le sang de votre sang. Votre dignité touche ainsi à l’infini ; vous êtes, ô Marie, l’Immaculée Conception, pleine de grâces et de mérites, la Vierge-mère, la Reine du ciel et de la terre. Vous êtes notre co-rédemptrice, notre médiatrice et notre réconciliatrice. Vous êtes la mère de la sainte Eglise et l’exterminatrice de toutes les hérésies, la trésorière du Cœur de Jésus, la dispensatrice de toutes les faveurs célestes, la toute-puissance suppliante, la mère de miséricorde, notre consolatrice et notre refuge.

«Votre bonté et votre miséricorde égalent votre force et votre dignité. Et cependant, il y a des malheureux qui, comme de vrais suppôts de l’enfer, vous dédaignent et vous insultent, vous et votre divin Fils. Il en est qui méconnaissent votre dignité incomparable et vos bontés maternelles. D’autres qui sapent l’œuvre de la rédemption dans les âmes rachetées par le sang de Jésus et qui cherchent à déchristianiser le monde.

«Et combien, même parmi les chrétiens, qui aiment trop peu leur mère et montrent par leur manière d’agir qu’ils n’ont pas assez de confiance en vous, mère de miséricorde, consolatrice des affligés, et refuge des pécheurs.

«Combien qui se flattent, ô mère, de vous aimer de tout cœur et continuent étourdiment de renouveler par le péché les souffrances de Jésus et de transpercer votre cœur maternel.

«Et moi-même que j’estime peu ce que vous êtes pour nous ! Que de fois je me suis joint aux bourreaux du Calvaire ! Et, au lieu d’être pour nous un fils aimant, j’ai trop souvent attristé votre tendre cœur de mère par ma négligence et mon indifférence.

«O cœur maternel de Marie, ayez pitié de nous !

«Miséricorde et conversion pour ceux qui cherchent à déraciner dans les âmes des pauvres et des enfants l’amour pour Jésus et pour vous.

«Miséricorde et conversion pour tous les pécheurs !

«Miséricorde et pardon pour moi aussi, pour toutes mes fautes et mes négligences !

«À titre de réparation, ô la meilleure des mères, je vous offre toute la louange et tout l’honneur qui vous ont jamais été rendus par le ciel et la terre, en particulier par le divin Cœur de Jésus. – Je vous présente tout l’hommage qu’on vous rend aujourd’hui sur toute la terre, en public et au foyer.- Je m’offre aussi moi-même avec mon amour d’enfant et ma piété, avec toutes les adversités et les bonnes actions de ce jour. – Je vous promets d’être désormais tout vôtre, d’animer et de répandre votre culte, tant que je le pourrai.

«O bonne mère, répandez en nous et sur le monde entier, le surplus de votre miséricorde maternelle, en même temps qu’une vive piété pour Jésus et votre saint Cœur ! – exterminez toutes les hérésies, et écrasez pour toujours la tête du serpent infernal ! – obtenez la paix pour la terre, et la victoire pour notre Mère la sainte Église !

«Régnez sur nous et sur le monde entier ; et que par votre règne, nous arrive le règne du divin Cœur de Jésus !

«Ô bon Jésus, je vous en conjure par l’amour que vous portez à votre mère : accordez-moi de l’aimer vraiment comme vous l’aimez et comme vous désirez qu’elle soit aimée. Ainsi soit-il».

 

Empreinte du pied de la Sainte Vierge

Indulgence 300 ans, embrassée trois fois avec trois Ave Maria.

pied de marie

Pratique des trois AVE MARIA

Saint Léonard de Port-Maurice, ce célèbre missionnaire, faisait réciter les trois Ave Maria, matin et soir, pour obtenir la grâce d’éviter tout péché mortel, et pendant le jour, et pendant la nuit. Il promettait le salut, d’une manière certaine, à ceux qui y seraient constamment fidèles. Suite à ce grand franciscain, saint Alphonse de Liguori adopta cette pieuse pratique et la conseillait beaucoup et l’imposait même comme pénitence à ceux qui n’en avaient pas l’habitude.

Cette pieuse pratique consiste à réciter tous les jours, matin et soir, trois Ave Maria en l’honneur des trois grands privilèges de la sainte Vierge : Dieu le Père qui lui a fait par de sa Puissance, Dieu le Fils de sa Sagesse, Dieu le Saint-Esprit de sa miséricorde pour vivre et mourir en état de grâce.

Révélation de Sainte Mechtilde des trois Ave Maria

Pendant qu’elle priait la sainte Vierge Marie de l’assister de sa présence à sa dernière heure, la sainte Vierge répondit  : «Je te le promet, mais toi récite chaque jour trois Ave Maria. Par le premier tu t’adresseras à Dieu le Père, qui dans sa souveraine puissance, a exalté mon âme au point de me donner rang après lui seul, au ciel et sur la terre, et tu lui demanderas que je sois présente à l’heure de la mort pour te réconforter et chasser loin de toi toute puissance adverse.

«Par le second, tu t’adresseras au Fils de Dieu , qui dans son insondable sagesse, m’a douée d’une telle plénitude de science et d’intelligence que je jouis de la très sainte Trinité, dans une connaissance supérieure à celle de tous les saints. Tu lui demanderas aussi que, par cette clarté qui fait de moi un soleil assez radieux pour illuminer le ciel entier, je remplisse ton âme, à l’heure de ta mort, des lumières de la foi et de la science, et que tu sois abritée contre toute ignorance et toute erreur.

«Par le troisième tu t’adresseras au Saint-Esprit, qui m’a inondé de son amour, pour me donner une telle abondance de douceur et tendresse que Dieu seul en possède plus que moi ; et tu demanderas que je sois présente à l’heure de ta mort, pour répandre en ton âme la suavité du divin amour. Ainsi tu pourras triompher des douleurs et de l’amertume de la mort, au point de les voir se changer en douceurs et allégresses». (Le livre de la grâce spéciale, sainte Mechtilde, Ière partie, ch. 47)

Prières à ajouter à chacun des trois Ave Maria à cet effet (La sainte Vierge à ste Mechtilde) :

Après le premier Ave Maria : O ma Souveraine, sainte Marie, comme le Père Éternel vous a investie de sa toute-puissance, soyez-moi favorable à l’heure de la mort, et par votre force très-efficace éloignez alors de moi les puissances des ténèbres !

Après le second Ave Maria : O ma Souveraine, sainte Marie, comme le Fils de Dieu vous a remplie de la science de la lumière divine, de sorte que tous les habitants des cieux sont éclairés par votre entremise, faites qu’au moment de ma mort mon âme soit revêtue de cette lumière de la foi, et qu’elle ne soit pas obscurcie par les ténèbres de l’ignorance ou de l’erreur !

Après le troisième Ave Maria : O ma Souveraine, sainte Marie, comme l’Esprit-Saint vous a tellement remplie de la plénitude de sa douceur, qu’il a rendu votre Cœur le plus doux des cœurs et le plus compatissant de tous, versez alors dans mon âme une telle douceur de charité qu’elle surmonte toutes les souffrances et toutes les appréhensions qu’elle pourrait avoir de la mort ! (cf Cent dévotions à la sainte Vierge, P. de Barry, S.J., 16ème jour de mai)

Amende honorable à la Sainte Vierge

Amende honorable à la sainte Vierge avant le repos, à l’imitation de l’un de ses serviteurs.

« Aimable Princesse, Mère de mon Dieu et Impératrice de l’univers, voici le plus chétif de vos enfants et le plus déloyal de vos serviteurs qui, reconnaissant l’excès de ses ingratitudes et l’insupportable lâcheté de ses délais dont il use tous les jours à vous rendre ses plus humbles services, prenant la posture d’un criminel, se jette à vos pieds pour faire réparation d’honneur à votre honorable Majesté, et implorer vos magnifiques miséricordes.

« J’ai recours à vous, ma très-débonnaire Dame, comme à ma singulière Protectrice, me confiant en votre bonté, qui surpasse sans comparaison toutes mes déloyautés. N’est-ce pas chose à déplorer par des larmes de sang, de voir que je vous aie si peu aimée et servie si tiède ment , si nonchalamment, si indignement ! Combien de fois ai-je frustré vos désirs et vos amoureuses attentes lorsque même vous aviez le dessein de me rendre le digne instrument de la gloire de votre Fils ! Combien de fois ai-je eu des complaisances et des retours coupables vers les créatures, et cela après avoir tant de fois protesté en face du ciel et de la terre qu’après Jésus je n’aimerais que Marie, l’honorable Princesse, désirable refuge de nos âmes ! Pardonnez , pardonnez à ce pauvre cœur affligé et contrit ; oubliez tout le passé. Je vous fais amende honorable ; je me repens de tout mon cœur d’avoir provoqué vos indignations, et changé la douceur de votre amour en des amertumes de dégoût.

« Recevez-moi désormais en vos bonnes grâces. Faites que j’embrasse de tout mon pouvoir votre saint service. Je vous en conjure par tout ce que Jésus vous est et par votre beau nom de Marie. C’est ce que j’espère de vos bontés ; c’est ce que j’attends aussi de ma constance à l’aide de vos faveurs, pour, ensuite, vous en rendre des remerciements éternels, auxquels je me réserve lorsque, victorieuse des penchants de mon âme, j’aurai l’honneur de vous voir dans le séjour de la triomphante Jérusalem. Ainsi soit-il». (Le paradis ouvert à Philagie par cent dévotions à la sainte Vierge, P. de Barry, 21ème jour d’août)

Offrande du Sacré-Cœur de Jésus à la Très sainte Vierge Marie

Sainte Gertrude offrit à la sainte Vierge le Cœur de son Fils, en satisfaction de tous ses péchés et manquements. La glorieuse Vierge eut tellement pour agréable cette offrande, qu’elle lui  donna l’assurance qu’elle surpassait toutes les autres dévotions, et renfermait en elle toute sorte de biens. Je vois que vous attendez, pour vous délivrer de la peine que je vous donne, une prière dont je viens de vous marquer le sujet. J’en suis content. La  voici, et dites-la de bon cœur, plusieurs fois même en votre vie.

« Reine du ciel et de la terre, Marie, très-digne Mère de mon doux Jésus, me voici à genoux en présence de votre sacrée et sainte Majesté, pour vous offrir un présent qui n’eut jamais son pareil. Résolument il faut qu’une fois en mes jours je fasse une offrande agréable à vos yeux et capable de donner de la jalousie aux  Anges. Ce ne sera pas le grand prix de toutes les richesses, grandeurs et beautés qui sont éparses dans le  monde : c’est trop peu pour votre grandeur ! Le monde, avec tout son éclat et avec toute sa pompe, pour tant qu’il vaille, ne mérite point le  favorable aspect de la moindre de vos  œillades. Ce ne sera rien de ce qui m’appartient soit au corps, soit à l’âme, non pas même tout ce que j’ai de meilleur, qui est mon cœur : car c’est un petit mutin, et j’aurais honte de vous le présenter, ayant été par de si lâches perfidies l’objet de la colère de votre Fils, le sujet de vos disgrâces, et le séjour des ennemis de votre gloire.

« Ce ne sera non plus rien qui soit du ressort, du pouvoir et de la dépendance des Anges et des Saints : tout ce qui est de leur domaine et appartenance est trop peu pour balancer l’estime de l’excellence du présent que je me propose de vous offrir. « Ce que je vous offre, c’est ce doux Cœur de Jésus, votre aimable Fils et mon adorable Rédempteur. N’est-ce pas le plus riche présent qui puisse vous être offert sur la terre ? Ce Cœur tout seul, vaut mieux que quinze cents millions de mondes, quand même tous ces mondes ne seraient remplis que de Séraphins, tous semblables à ceux qui environnent le Trône Royal de votre Fils au séjour de la gloire. Ce Cœur tout seul vaut plus que tous les Chœurs des Anges et des Saints qui pourraient être, si Dieu les faisait sortir du sein de sa toute-puissance. Ce Cœur, c’est le cœur des cœurs, le cœur parfait, le cœur presque semblable au Cœur de la très-auguste Trinité ; c’est le cœur source vivante de toutes les meilleures bénédictions et le plus bel objet de vos plus chères délices ; c’est ce cœur que je veux offrir, c’est le présent que je vous donne.

« Ma chère Dame, je devais et pouvais vous procurer beaucoup de gloire par l’imitation de vos éminentes vertus, et je ne l’ai pas fait. Je m’en repens, et prétends que le Cœur de votre Fils vous serve de satisfaction.

« Vous m’avez départi avec tant d’excès vos grâces et vos  faveurs accumulées les unes sur les autres sans que je les aie reconnues, que je confesse mon ingratitude et mon Impuissance a vous en remercier dignement. Voici le Cœur de votre bien-aimé Fils qui suppléera à ma faiblesse par une charitable subrogation d’amour.

« O belle Reine ! ô la vie de mon cœur ! j’étais obligé par tant de motifs de vous aimer, celui de vos incomparables perfections m’y obligeait plus fortement que tout autre, je ne l’ai point fait : je m’en avoue coupable comme d’un grand crime, je vous en demande pardon. Ne m’imputez point mes froideurs, et acceptez, en réparation d’amour, les ardeurs du Cœur que je vous offre , d’où sortent les amoureuses flammes de la véritable fournaise du divin amour.

« O Marie , plus aimable que l’amour, si vous agréez cette riche offrande, quoiqu’elle parte d’un pauvre cœur, je ne puis que bien espérer de toutes mes saintes prétentions. Je puis publier partout, voire durant la longue éternité , que vous avez eu le pouvoir de triompher de la créature la plus chétive et la plus rebelle de l’univers, et, dès cette heure, avouer que vous me rendez plus content que si j’étais reconnu l’unique monarque de toute la terre par les solennelles acclamations des anges et des hommes.

« C’est le bonheur que j’attends du Cœur de Jésus, que je vous offre avec les plus humbles soumissions et respect dont mon âme est capable». (Le Paradis ouvert par cent dévotions à la Mère de Dieu, P. Paul de Barry, S J, 25ème jour de nov.)

Pacte avec la sainte Vierge

Faites votre pacte avec la Mère de Dieu, et une déclaration de ce que vous voudrez lui faire entendre à la prononciation de certaines paroles que vous lui direz, tantôt tout bas et tantôt à haute voix, tantôt de bouche et tantôt de cœur, quand vous n’aurez pas le loisir de vous expliquer entièrement ou de vous entretenir par de longues pensées avec elle. Voici à peu près la façon de ce pacte :

« Vierge sainte, ma chère Mère, il est bien vrai que sans cesse mon cœur et mes pensées devraient être à vous ; mais la faiblesse de mon esprit et l’état de cette misérable vie qui nous embarrasse de mille distractions et occupations, ne me le permettent point. Me voici dans la résolution de suppléer, autant que je le pourrai, à ce manquement : de sorte qu’autant de fois que j’élèverai mon esprit à vous et que je vous dirai, ou de bouche, ou de cœur : Vierge sainte, je vous aime ! je désire et entends que ce soit comme si je disais que je vous aime de tout mon cœur, de toute mon âme, de toutes mes forces, plus que mes chers amis et parents, plus que les honneurs, les richesses, la vie, la santé, le monde, et tout ce qui est ici-bas ; plus que tout ce qui est créé, soit au ciel ou en la terre ; donc, plus que mon Ange, plus que tous les Anges et les Saints ensemble, plus que ma part au Paradis.

« Autant de fois, Vierge incomparable que je dirai de cœur ou de bouche : Vierge sainte, je vous loue, ou je vous bénis, ou je vous glorifie, j’entends de vous donner, si je le pouvais, toutes les louanges, tous les honneurs, toutes les bénédictions, toutes les gloires que les Anges et toutes les nations de la terre, voire toutes les trois divines personnes de la très-sainte Trinité vous ont jamais données, donnent et donneront dans le temps et dans toute l’étendue de l’éternité.

« Autant de fois encore que je dirai : Vierge sainte, je vous offre ! c’est comme si je vous disais : Je vous offre mon cœur, mon corps, mon âme, ma vie , ma santé, tout ce que j’ai de plus cher ; je suis et veux être totalement à vous.

« Autant de fois que je dirai : Reine et Mère d’amour, je vous remercie, ou chose pareille, j’entends que je voudrais avoir les reconnaissances des Anges, les bons cœurs de tous les amis de Dieu, les langues des esprits les plus diserts qui furent jamais, le cœur même et le discours de Jésus votre cher Fils, pour vous donner des remerciements durant toute une éternité, dignes de votre adorable et aimable Majesté, pour les obligations infinies que je vous ai par-dessus toutes les créatures.

«Autant de fois que je dirai : O aimable Marie, Mère de miséricorde, j’ai placé ma confiance et mon espérance en vous, ou chose semblable, j’entends qu’après votre cher Fils, toute mon espérance est en vous, que je ne veux recourir à autre qu’à vous, que vous êtes mon refuge, mon aide, mon tout.

« Autant de fois que je dirai : Vierge sainte, je me réjouis, j’entends de me réjouir de vos grandeurs et perfections, de façon que si je pouvais avoir les joies que vos dévots et vos serviteurs ont fait paraître et éprouvées à la pensée de tous les biens qui vous sont arrivés, je le ferais de tout mon cœur, et dès à présent je m’en réjouis autant que je le puis.

« Autant de fois que je dirai : Ma chère Mère, je suis triste ; Marie, je suis affligé, j’entends que je suis fâché de vos amères douleurs et que, s’il était en mon pouvoir de ressentir toutes les amertumes de cœur que vos serviteurs ont eu à la pensée de votre glaive de douleur, et aux accidents fâcheux qui vous sont arrivés, surtout lors de la passion et mort de votre Fils, volontiers je les souffrirais toutes, et je voudrais avoir le cœur de votre cher Fils qui les a vraiment souffertes, ou le vôtre même, pour les ressentir en moi-même».

Voilà à peu près ce que devra être votre pacte avec la sainte Vierge, et ce que devront signifier vos secrètes ententes. Vous les amplifierez et vous y ajouterez ce qui sera de votre goût et de votre dévotion lorsque vous parlerez à la sainte Vierge et lui ouvrirez votre cœur. Il ne tiendra qu’à vous d’en faire d’autres, en vous expliquant là-dessus, tels que ceux-ci : « Vierge sainte, je vous demande, je vous honore» et ainsi des autres pareils. Et puis cela fait, choisissez quelques jours pour vous y exercer, particulièrement les bonnes fêtes ou les samedis. … Le dimanche, dites souvent : Je vous aime, Vierge sainte ; le lundi : Vierge sainte, je vous loue, et ainsi des autres. (Le paradis ouvert par cent dévotions à la sainte Vierge, quinzième de décembre)

Petit chapelet des dix Vertus de la sainte Vierge

Ce chapelet est composé de dix Ave Maria et d’un Pater qui se dit au commencement ; quelques-uns ajoutent à la fin un Ave maris stella. Notre-Seigneur inspira cette petite prière à la bienheureuse Jeanne de France, fondatrice de l’ordre de l’Annonciade de Bourges. Elle voulait par ce nombre rendre hommage aux dix principales Vertus de la sainte Vierge, qu’elle nommait les dix Plaisirs de la Mère de Dieu, tels que sont sa pureté, sa dévotion, sa prudence, son humilité, son obéissance, sa sincérité, sa pauvreté, sa patience, sa charité, et sa conformité à la volonté de Dieu.

Pour la pratique de cette même dévotion, elle [Jeanne de France] faisait porter un cordon à dix nœuds à ses religieuses ; et pour en rendre l’usage plus fréquent, elle obtint du pape Alexandre VI dix mille jours d’indulgence à celui qui dirait tous les jours ce chapelet. Léon X les étendit après à dix mille ans. (cf Cent dévotions à la sainte Vierge, P. de Barry, S.J., 18ème jour de mai)

Pater.

  • 1er Ave Maria en hommage à sa pureté.
  • 2ème Ave Maria en hommage à sa dévotion.
  • 3ème Ave Maria en hommage à sa prudence.
  • 4ème Ave Maria en hommage à son humilité.
  • 5ème Ave Maria en hommage à son obéissance.
  • 6ème Ave Maria en hommage à sa sincérité.
  • 7ème Ave Maria en hommage à sa pauvreté.
  • 8ème Ave Maria en hommage à sa patience.
  • 9ème Ave Maria en hommage à sa charité.
  • 10ème Ave Maria en hommage à sa conformité à la volonté de Dieu.

Ave maris stella,         Salut Astre des mers,
Dei mater alma,          Mère de Dieu féconde, 
Atque semper virgo,    Salut ô toujours Vierge,
Felix cœli porta.          Porte heureuse du Ciel.

Sumens illud Ave         Vous qui de Gabriel,
Gabrielis ore                Avez reçu l’ Ave,
Funda nos in pace        Fondez-nous dans la paix,
Mutans Evae nomen     Changez le nom d’Eva.

Solve vincla reis,          Délivrez les captifs,
Profer lumen cæcis,     Éclairez les aveugles,
Mala nostra pelle,        Chassez loin tous les maux, 
Bona cuncta posce.     Demandez tous les biens.

Monstra te esse matrem,    Montrez-vous notre Mère,
Sumat per te preces,          Vous-même offrez nos vœux,
Qui pro nobis natus,           Au Dieu qui, né pour nous, 
Tulit esse tuus.                  Voulut naître de vous.

Virgo singularis,          Ô  Vierge incomparable,
Inter omnes mitis,        Vierge douce entre toutes,
Nos culpis solutos,      Affranchis du péché,
Mites fac et castos.     Rendez-nous doux et chastes.

Vitam praesta puram,   Donnez vie innocente,
Iter para tutum ;           Et sûr pèlerinage ;
Ut videntes Jesum,      Pour qu’un jour soit Jésus
Semper collaetemur.    Notre liesse à tous.

Sit laus Deo Patri,          Louange à Dieu le Père,
Summo Christo decus ;   Gloire au Christ souverain,
Spiritui sancto,                Louange au Saint-Esprit ;
Tribus honor unus. Amen. Aux trois le même honneur. Amen. 

La petite Couronne des Douze Étoiles en l’honneur de la sainte Vierge

Cette petite couronne décrite par le père Paul de Barry (1587-1661) S. J., était récitée avant saint L-M. de Montfort. Il est conseillé de réciter cette petite couronne tous les jours spécialement en ces jours des plus difficiles : 1° pour l’union de prière dans l’Église par la médiation privilégiée singulière de la Sainte Vierge auprès de la très-sainte Trinité en ces temps de grande apostasie et où l’Église catholique éclipsée (masquée par l’apostasie et moins visible), 2° contre les hérésies généralisées en ces temps actuels de grande apostasie, et 3° pour vivre et mourir en état de grâce ou une bonne mort.

Les trois Pater sont à l’honneur de la très-sainte Trinité, qui, ayant fait la Vierge ce qu’elle est, a fourni la matière de cette riche couronne de douze Étoiles mentionnées en l’Apocalypse (ch. XII), qui représentent les douze plus grandes excellences et faveurs de la sainte Vierge. C’est en l’honneur de ce nombre qu’on dit ici douze Ave Maria.

Pour être de cette association, il n’y a qu’à dire une seule fois [une fois pour toutes à cette intention] trois Pater et trois Ave Maria à l’intention de tous ceux qui s’efforcent d’avancer cette dévotion, en témoignage du désir qu’on éprouve de coopérer avec eux au service de la Vierge, pour le bien public et particulier d’un chacun.

Que s’il arrive que l’un des associés néglige ou s’oublie de dire quelquefois la susdite couronne, tout l’inconvénient qui en résulte c’est qu’aux jours qu’il y manquera, il est privé des indulgences données en faveur d’elle et des prières que les autres font ce même jour [Il n’y a pas de péché à y manquer]. (cf Cent dévotions à la sainte Vierge, P. Paul de Barry, 1585-1661, S.J., 19ème jour de mai)

Petite couronne :

Credo.

Premier Pater pour remercier Dieu le Père d’avoir choisi la Vierge pour sa Fille.

Quatre Ave Maria pour remercier Dieu des faveurs qu’il a faites à la sainte Vierge et au monde par son entremise.

Deuxième Pater pour remercier Dieu le Fils de l’avoir choisie pour sa Mère.

Quatre Ave Maria pour demander par elle l’extirpation des hérésies et des autres vices qui ravagent l’Église de Dieu.

Troisième Pater pour remercier le Saint-Esprit de l’avoir choisie pour son Épouse.

Quatre Ave Maria pour obtenir une vie heureuse et une bonne mort à tous ceux et celles qui sont associés à cette dévotion et qui disent tous les jours cette sainte couronne.

Facultatif :

[Salve Regina] Salut, ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, nous vous saluons. Enfants d’Ève, en exil, nous crions vers vous, gémissant et pleurant das cette vallée de larmes. Ô vous notre avocate, tournez vers nous vos regards plein de miséricorde. Et après cet exil, obtenez-nous de contempler Jésus, le fruit béni de vos entrailles. Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie.

[Sub tuum] Nous avons recours à votre protection, sainte Mère de Dieu : ne rejetez pas les prières que nous vous adressons dans nos pressants besoins ; mais délivrez-nous toujours de tous les dangers auxquels nous sommes exposés, ô Vierge comblée de gloire et de bénédiction. Amen.

V. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu

R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ

[Oraison des litanies T. S. V.] Prions. Accordez-nous, nous vous en prions, Seigneur notre Dieu, à nous vos serviteurs, la grâce de jouir constamment de la santé de l’âme et du corps, et, par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, d’être délivrés de la tristesse de la vie présente et de goûter l’éternelle félicité. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Amen.

Triple petite Couronne de la sainte Vierge de st L-M. de Montfort selon Poiré

Vers 1712, saint L-M de Montfort a adapté la petite couronne sur le modèle de celle du Père François Poiré, S. J. (d’après son livre de 1645 La Triple Couronne de la Bienheureuse Vierge Mère de Dieu issue de ses principales grandeurs d’’Excellence, de Pouvoir et de Bonté et enrichie de diverses inventions pour l’’aimer, l’’honorer et la servir). C’est la couronne de douze étoiles ou des 12 privilèges de la Mère de Dieu récitée aujourd’hui, mais qui doit garder même les intentions des Pater et des Ave de la petite couronne précédente ci-dessus (qu’on peut dire aussi à la place si on préfère).

[Facultatif : Venez, Esprit-Saint, remplissez les coeurs de vos fidèles, et allumez en eux le feu de votre amour.

V/ Envoyez votre Esprit et tout sera créé. R/ Et vous renouvellerez la face de la terre.

Prions. O Dieu, qui avez instruit les cœurs des fidèles par la lumière du Saint-Esprit, faites que par le même Esprit nous aimions la droiture, et que nous jouissions toujours de ses consolations. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il.]

V/ Rendez-moi digne de vous louer, Vierge Sainte !

R/ Donnez-moi la force de triompher de vos ennemis. 

(Ind. 300 j. – Plén. une fois le mois, cond. ord. Pén. 28 mars 1933)

Credo.

1er Notre Père…

1ère étoile. Je vous salue Marie…

Vous êtes bienheureuse, ô Vierge Marie, d’avoir porté dans votre chaste sein le Seigneur, Créateur du monde ; vous avez engendré celui qui vous a formée, et vous demeurez vierge éternellement. [Antiennes Vêpres Maternité B. V. Marie, 11 oct.]

V/ Réjouissez-vous vierge  Marie. R/ Réjouissez-vous mille fois !

2ème étoile. Je vous salue Marie…

Ô sainte et immaculée Virginité, je ne sais par quelles louanges vous exalter, car Celui que les cieux même ne peuvent contenir, vous l’avez porté dans votre sein ! [Graduel Messe Maternité B. V. Marie, 11 oct.]

V/ Réjouissez-vous vierge Marie. R/ Réjouissez-vous mille fois !

3ème étoile. Je vous salue Marie…

Vous êtes toute Belle, Ô vierge Marie, et il n’y a point de tache en vous.

V/ Réjouissez-vous vierge Marie. R/ Réjouissez-vous mille fois !

4ème étoile. Je vous salue Marie

Vous avez plus de vertus, Vierge sainte, que le ciel n’a d’étoiles !

V/ Réjouissez-vous vierge Marie. R/ Réjouissez-vous mille fois !

Gloire au  Père…

 

2ème Notre Père…

5ème étoile. Je vous salue Marie…

Gloire à vous, Impératrice du monde ! Conduisez-nous avec vous aux joies du ciel.

V/ Réjouissez-vous vierge Marie. R/ Réjouissez-vous mille fois !

6ème étoile. Je vous salue Marie…

Gloire à vous, Trésorière des grâces du Seigneur ! Donnez-nous part à votre trésor.

V/ Réjouissez-vous vierge Marie. R/ Réjouissez-vous mille fois !

7ème étoile. Je vous salue Marie…

Gloire à vous, Médiatrice entre Dieu et les hommes. Rendez-nous propice le Tout-Puissant.

V/ Réjouissez-vous vierge Marie. R/ Réjouissez-vous mille fois !

8ème étoile. Je vous salue Marie…

Gloire à vous, exterminatrice des hérésies et des démons ! Soyez notre charitable conductrice !

V/ Réjouissez-vous vierge Marie. R/ Réjouissez-vous mille fois !

Gloire au Père…

 

3ème Notre Père…

9ème étoile. Je vous salue Marie…

Gloire à vous refuge des pécheurs ! Intercédez pour nous auprès du Seigneur.

V/ Réjouissez-vous vierge Marie. R/ Réjouissez-vous mille fois !

10ème étoile. Je vous salue Marie…

Gloire à vous, Mère des orphelins ! Rendez-nous propice le Père Tout-Puissant.

V/ Réjouissez-vous vierge Marie. R/ Réjouissez-vous mille fois !

11ème étoile. Je vous salue Marie…

Gloire à vous allégresse des justes ! Conduisez nous avec vous aux joies du paradis.

V/ Réjouissez-vous vierge Marie. R/ Réjouissez-vous mille fois !

12ème étoile. Je vous salue Marie…

Gloire à vous, Auxiliatrice très présente pendant la vie et à l’heure de la mort ! Conduisez-nous avec vous au Royaume des Cieux.

V/ Réjouissez-vous vierge Marie. R/ Réjouissez-vous mille fois !

Gloire au Père…

 

Nous avons recours à votre protection, sainte Mère de Dieu : ne rejetez pas les prières que nous vous adressons dans nos pressants besoins ; mais délivrez-nous toujours de tous les dangers auxquels nous sommes exposés, ô Vierge comblée de gloire et de bénédiction. Ainsi soit-il.

(Ind. 5 ans – Plén., cond. ord., récitation quotidienne un mois. Plén. in articulo mortis sous 3 conditions : 1. dit souvent durant la vie ; 2. confessé et communié ou du moins contrit de cœur on invoque de bouche, du moins de cœur le saint Nom de Jésus ; 3. acceptation patiente de la mort comme châtiment du péché de la main de Dieu. Pén. 12 déc. 1935)

[Facultatif : Oraison. Je vous salue Marie, Fille de Dieu le Père ; je vous salue Marie, mère de Dieu le Fils ; je vous salue Marie Épouse du Saint-Esprit ; je vous salue Marie, Temple de la très sainte Trinité. Je vous salue Marie, ma souveraine, ma toute bonne, ma rose spirituelle et la reine de mon cœur ; ma mère, ma douceur et ma très chère espérance ou plutôt mon cœur même et mon âme : je suis tout à vous et tout ce que j’ai vous appartient ô Vierge Bénie par dessus toute chose ! Que votre âme soit donc en moi pour glorifier le Seigneur ; qu’en moi soit votre esprit pour se réjouir en Dieu ! Placez-vous ô Vierge fidèle comme un cachet sur mon cœur, afin qu’en vous et par vous, je sois trouvé fidèle à Dieu. Faites ô Mère bénigne, que je sois au nombre de ceux que vous aimez, enseignez, dirigez, nourrissez, et protégez comme vos enfants. Faites que, méprisant pour votre amour toutes les consolations terrestres, je m’attache uniquement aux joies célestes, afin que, par l’Esprit-Saint, votre époux très fidèle, et vous, sa très fidèle épouse, Jésus-Christ, Votre Fils, soit formé en moi, à la Gloire du Père. Ainsi soit-il.]

Petite Couronne LATIN

[Veni, Sancte Spiritus; reple tuorum corda fidelium, et tui amoris in eis ignem accende.

V/ Emitte Spiritum tuum, et creabuntur. R/ Et renovabis faciem terræ.

Oremus. Deus, qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti: da nobis in eodem Spiritu recta sapere, et de ejus semper consolatione gaudere. Per Christum Dominum nostrum. R. Amen.]

V/ Dignare me laudare te, Virgo sacrata.

R/ Da mihi virtutem contrà hostes tuos.

Credo.

Pater noster…

Ave Maria…

Beata es, Virgo Maria, quæ Dominum portasti Creatorem mundi, genuisti qui te fecit, et in æternum permanes virgo.

V/ Gaude, Maria Virgo. R/ Gaude millies !

Ave Maria…

Sancta et immaculata Virginitas, quibus te laudibus efferam nescio ; quià quem coeli capere non poterant tuo gremio contulisti.

V/ Gaude, Maria Virgo. R/ Gaude millies !

Ave Maria…

Tota pulchra es, Virgo Maria, et macula non est in te.

V/ Gaude, Maria Virgo. R/ Gaude millies !

Ave Maria…

Plures tibi sunt dotes, Virgo, quàm sidera coelo.

V/ Gaude, Maria Virgo. R/ Gaude millies !

Gloria Patri…

Pater noster…

Ave Maria…

Gloria tibi sit, Imperatrix poli ! Tecum nos perducas ad gaudia Coeli.

V/ Gaude, Maria Virgo. R/ Gaude millies !

Ave Maria…

Gloria tibi sit, Thesauraria gratiarum Domini ! Fac nos participes thesauri tui.

V/ Gaude, Maria Virgo. R/ Gaude millies !

Ave Maria…

Gloria tibi sit, Mediatrix inter Deum et hominem ! Fac nobis propitium Omnipotentem.

V/ Gaude, Maria Virgo. R/ Gaude millies !

Ave Maria…

Gloria tibi sit, hæresum et doemonum Interemptrix ! Sis pia nostra gubernatrix.

V/ Gaude, Maria Virgo. R/ Gaude millies !

Gloria Patri…

Pater noster…

Ave Maria…

Gloria tibi sit, Refugium peccatorum ! Intercede pro nobis ad Dominum.

V/ Gaude, Maria Virgo. R/ Gaude millies !

10° Ave Maria…

Gloria tibi sit, orphanorum Mater ! Fac nobis propitius sit omnipotens Pater.

V/ Gaude, Maria Virgo. R/ Gaude millies !

11° Ave Maria…

Gloria tibi sit, Lætitia justorum ! Tecum nos perducas ad gaudia Coelorum.

V/ Gaude, Maria Virgo. R/ Gaude millies !

12° Ave Maria…

Gloria tibi sit, in vitâ et in morte Adjutrix præsentissima ! Tecum nos perducas ad Coelorum regna.

V/ Gaude, Maria Virgo. R/ Gaude millies !

Gloria Patri…

Sub tuum præsidium confúgimus, sancta Dei Génitrix ; nostras deprecatiónes ne despicias in ncessitátibus nostris, sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo gloriósa et benedicta. Amen.

[Oremus. Ave, Maria, filia Dei Patris ; ave Maria, mater Dei Filii ; ave Maria, sponsa Spiritus Sancti ; ave, Maria, templum totius sanctissimæ Trinitatis ; ave, Maria, domina mea, bona mea, rosa mea, regina cordis mei, mater, vita, dulcedo, et spes mea carissima, imo, cor meum et anima mea : tuus totus ego sum, et omnia mea tua sunt, ô Virgo super omnia benedicta. Sit ergo in me anima tua, ut magnificet Dominum ; sit in me spiritus tuus, ut exultet in Deo. Pone te, Virgo fidelis, ut signaculum super cor meum, ut in te et per te Deo fidelis inveniar. Largire, o Benigna, ut illis annumerer quos tanquam filios amas, doces, dirigis, foves, protegis. Fac ut, amore tui, terrenas omnes spernens consolationes, coelestibus semper inhæream, donec in me per Spiritum Sanctum sponsum tuum fidelissimum, et te fidelissimam ejus sponsam, formetur Jesus Christus filius tuus, ad gloriam Patris. Amen.]

Pensées du dévot saint Jean Berchman sur la dévotion à la sainte Vierge

« O glorieuse Princesse, Mère de mon doux Jésus, aimable Marie, que n’ai-je le cœur d’un saint Joseph, votre Époux ; de sainte Anne, votre Mère ; de tous vos dévots et favoris ; un cœur pareil à celui de votre Fils ! C’est de tous ces cœurs et de toutes les manières qu’ils ont inventées pour vous aimer et honorer, que je voudrais vous aimer et vous rendre honorable par tous les endroits de la terre habitable. Que n’ai-je les richesses et les moyens de ces grands monarques de la terre qui vous ont bâti de superbes temples et de magnifiques églises ; qui ont enrichi les lieux consacrés à votre gloire par des inimitables profusions et magnificences royales ! Ne leur en déplaise, je voudrais enchérir par dessus tout ce qu’ils ont jamais fait, et faire moi seul plus qu’ils n’ont fait tous ensemble !

« Que n’ai-je le zèle, les industries, les adresses dont les amateurs de votre gloire se sont servis pour vous rendre recommandable, et vous conquérir les cœurs de tous ceux qui vivaient en leurs siècles et de ceux qui vivront aux siècles à venir ! Pour si grands et glorieux qu’ils aient été en leurs entreprises, le feu qui embrase mon cœur pour vous me fait dire que je les voudrais tous surpasser, et vous faire rendre des amours, des respects et des soumissions qui ne leur furent jamais venus en pensée.

« Jacques Ier, roi d’Aragon, surnommé le Conquérant, fit bâtir à votre honneur jadis plus de deux mille églises ; et si c’était en mon pouvoir je voudrais vous faire bâtir deux millions de temples, tous plus superbes et magnifiques que ceux que vous ont fait bâtir Constantin, Charlemagne et autres monarques et grands de l’univers, qui allaient à l’envi à qui vous rendrait de plus grands honneurs et témoignages de leur amour.

« Jadis sainte Pulchérie, impératrice, vous offrit et fit dresser un autel d’or, enrichi de pierres précieuses. Saint Etienne, roi de Hongrie, vous fit bâtir une église à Albe, ville royale, dont plusieurs tables d’autel étaient d’or fin, avec quantité de rangs de pierres précieuses des plus exquises. Et moi, je voudrais vous en offrir tout autant, et d’or massif, comme il y a d’églises et chapelles en toute la chrétienté ; et je voudrais que non seulement les autels, mais encore tous les vases, toutes les lampes, tous les chandeliers, tous les encensoirs qui servent à vos temples fussent tous de pur or. Eh ! chétifs que nous sommes, à quoi saurions-nous mieux employer nos plus éclatantes richesses ? Louis XI, vous offrant en hommage le comté de Boulogne, accompagna cette reconnaissance d’un cœur d’or du poids de deux mille écus, priant ses successeurs d’en vouloir faire au tant à perpétuité. Ah ! que n’ai-je l’intendance sur tous les riches minéraux de la terre ; que n’ai-je tous les lingots d’or et tout ce précieux travail du soleil qu’il opère aux entrailles de la terre, je ferais un cœur du poids de douze cents millions d’or, et j’y ferais buriner et graver les noms de tous vos serviteurs et favoris, et puis je vous en ferais un présent avec la plus grande solennité et magnificence que le soleil ait jamais vue sur la face de la terre depuis qu’il éclaire l’univers.

« On dit que la ville de Séville vous fit présent jadis, dans l’une de vos églises, d’une riche tapisserie du prix de quatre vingt mille écus, pour preuve de l’honneur qu’elle désirait vous rendre et à votre immaculée Conception ; et moi, je voudrais fournir des tapisseries à rechange, des plus riches et précieuses étoffes, à vos temples, qui aient jamais été dans les coffres des plus riches et magnifiques empereurs, reines et princesses, au prix chacune de quatre vingt mille écus : c’est trop peu ! de quatre vingt millions d’écus ; et je voudrais qu’elles fussent toutes ornées et parsemées de diamants, d’escarboucles, et de toute sorte de pierreries. Car c’est ainsi que doivent être honorés les temples de la Mère de Dieu.

« Saint Étienne, roi de Hongrie, vous offrit son royaume, et ne se disait que votre lieutenant. C’est bien dom mage qu’il ne fût pas monarque de toutes les nations : c’est l’empire que les hommes vous devraient donner de leur plein gré. Et, tel que je suis, il me prend quasi envie de posséder la monarchie de ce monde. Ce ne serait pas assez pour mon dessein, il me faudrait l’empire et la monarchie d’un million de mondes pareils à celui-ci. Et je vous donnerais tout cela, je vous en constituerais l’Impératrice et la Souveraine ; et de ma part, je ne me voudrais déclarer ni être en effet que votre esclave.

« Je ne puis assez louer les inventions admirables de certains rois d’Angleterre, qui avaient cette louable coutume de porter votre image en leurs armées et armoiries. Ils ne voulaient d’autres victoires, ni d’autre noblesse et grandeur que celle d’être sous vos auspices.

« Charles Septième, étant en guerre, voulait que votre nom de Marie parût sur son étendard. Primislas, roi de Danemark, avait un bouclier sur lequel était gravé votre image et avec lequel il allait courageusement assaillir tous ses ennemis.

« La ville de Montpellier, en Languedoc, a eu pour ses armoiries votre image et celle de votre Fils qui est entre vos bras, sur un besan de gueule. Les Avignonnais, et beaucoup d’autres peuples, ont logé sur toutes les portes et avenues de leurs villes quelqu’une de vos images. Les révérends Pères Chartreux n’ont aucune église de leur ordre qui ne vous soit dédiée.

« Je suis ravi de toutes ces inventions du saint amour, et je voudrais avoir l’esprit d’un Ange qui me fournît d’autres inventions toutes belles, toutes nouvelles, toutes admirables pour vous faire respecter et reconnaître partout.

« Si j’étais souverain, le moins que je ferais, c’est que je commanderais, avec ordre, sous des peines sévères, qu’on eût à mettre presque partout votre portrait, votre sacré Nom de MARIE, les histoires et représentations de votre sainte vie. Je voudrais qu’il n’y eût ni étendard de gens de guerre, ni bouclier de capitaine, ni armoirie de noble, ni porte de ville, de maison, de salle et de chambre, entrée d’église ou de chapelle, coin de rue, avenue de grand chemin, où votre statue et image ne fût posée, afin qu’il n’y eût un vivant sur la terre qui n’eût occasion de vous révérer comme son honorable et aimable Princesse.

« François Premier, roi de France, ayant appris que dans Paris, la capitale du royaume, un méchant huguenot avait été si détestablement impie que de s’attaquer à votre redoutable Majesté, ayant abattu la tète à une de vos images, voulut expier ce forfait par quelque signalée satisfaction et réparation d’honneur. Il ordonna une procession générale, où il se trouva lui-même en personne, à pied et tête nue, avec un flambeau à la main, suivi des princes ses enfants, des autres princes du sang, de tous les grands de sa cour, des ambassadeurs résidents, et de la cour du parlement.

« Arrivé au lieu où le crime avait été commis, il posa de sa main votre statue, qu’il avait fait travailler fort belle et excellente, et la mit en la place de celle qui avait été rompue par la malice de cet abominable scélérat. C’est comme cela qu’il faut réparer les manquements qu’on fait en ce qui concerne vos honneurs.

« Ah ! s’il ne tenait qu’à moi, tous les crimes qui sont contre vous et contre votre cher Fils (puisque ses intérêts sont les vôtres), tous les déplaisirs que vous recevez et votre bien-aimé Jésus de tant de créatures qui, pour leurs ingratitudes, indévotions et vie autant nonchalante que criminelle, ne méritent point de voir la lumière du soleil qui les éclaire ; oui, tous ces crimes et actions dignes d’un éternel oubli seraient châtiés à l’égal du démérite. La satisfaction serait convenable ment faite, et il ne se trouverait sous le ciel créature si téméraire que de vous faire le moindre déplaisir. Toutes les actions, les pensées et les paroles des hu mains n’auraient autre but que de chérir et respecter, après Jésus, Marie sa Mère. Et n’est-il pas raisonnable qu’il en soit ainsi ?

« Au siècle passé et dans ces dernières années, nous avons vu glorieusement réussir les desseins des cœurs amoureux de votre gloire et de l’avancement de votre service par tant de saints Ordres et de saintes Maisons érigées sous vos hospices et à l’abri de votre Nom de Marie ou de vos vénérables Mystères : l’ordre de la Conception, institué par la sage Béatrix de la Forest, sœur du bienheureux Amédée ; l’ordre de l’Annonciade de Bourges, fondé par la bienheureuse Jeanne de France ; celui des Annonciades de Gènes, établi par la bienheureuse Victoire ; celui de la Visitation Sainte-Marie, par le bienheureux François de Sales , évêque et prince de Genève ; celui des religieuses de Notre-Dame, dit de Sainte Ursule, par la bienheureuse Angèle, en 1 540, enfin introduit en France, depuis 1612, d’abord dans Paris, et puis par tout le royaume, nonobstant les difficultés et les résistances incroyables ; celui de la Congrégation de Notre-Dame, érigé à Nancy, en Lorraine.

« Ce n’est pas seulement ce sexe qui a eu l’honneur d’avoir des ordres et familles qui ont porté votre Nom, les Servites sont vôtres, et se peuvent appeler enfants de la Vierge et vos serviteurs. C’est de là que leur vient le nom de Servites ; et à bon droit, puisque les premiers de leur institut, comme ils demandaient l’aumône par les rues de Florence, les petits enfants encore attachés à la mamelle de leurs mères se mirent à parler et crier : « Voilà les serviteurs de la sainte Vierge : faites-leur l’aumône ». L’ordre des Carmes est vôtre, et le temps a été qu’on les appelait les Frères de Notre-Dame du Mont-Carmel. L’ordre du Mont-Vierge, institué par saint Guillaume, évêque de Verceille, est vôtre ; il a pour titre glorieux l’une des plus belles de vos qualités. L’ordre des Minimes est vôtre : aussi les nommait-on au commencement les Minimes de Jésus et Marie.

« Mon Dieu, que je prends plaisir à vous raconter tout ceci, et beaucoup plus à voir ce grand nombre de fidèles serviteurs et servantes qui ne respirent que votre gloire et ne vivent que pour vous servir ! Mais, il faut le dire, ils raniment mon courage, et me poussent à des désirs tels, que je ne sais si je les pourrai expliquer.

« Eh quoi ! glorieuse Mère de mon Dieu, croyez-vous bien que c’est là où se terminent mes vœux, et les amoureuses pensées et souhaits de mon cœur ? Je voudrais que toutes ces saintes maisons qui ont l’honneur de vous appartenir, fussent peuplées bien autrement qu’elles ne le sont. Mon grand désir serait que le nombre des enfants de la Vierge et des filles de Notre-Dame arrivât à des millions, et qu’il n’y eût cité ni petite ville dépourvue de pareilles maisons, et que partout on eût le bonheur de voir ces saintes maisons comme autant de sanctuaires et augustes temples de la vertu, dans l’imitation de leur Mère.

« Je désavoue ces restrictions de n’en pouvoir recevoir, sans congé particulier du Prélat, que jusqu’au nombre de trente-trois dans chaque maison. S’il faut des restrictions, il faut les mettre à trente-trois mille, ou à trente-trois millions ; encore il vaut mieux ne pas borner le nombre de vos enfants. Plût à Dieu qu’il y en eût des centaines de millions dans les maisons consacrées à votre service ! Qu’y aurait-il à craindre ? que le monde manquât ? Ah ! c’est ce qui n’arrivera jamais. Il n’y en aura toujours que trop qui serviront le monde et obvieront à cet inconvénient ! Qu’y aurait-il à craindre ? de la confusion parmi un si grand nombre de vos enfants ? Et n’êtes-vous pas la générale des armées, qui savez ranger les bataillons et mettre les millions de soldats en ordre de bataille ! Il vous serait donc aisé de préserver de la confusion et de tenir en paix trente trois millions de vos enfants. Cette milice spirituelle est bien plus maniable que l’autre.

« Mais, ô sacrée Vierge, chère Maîtresse et Gouvernante de mon cœur ! vous dirai-je en toute sincérité toutes les pensées de mon cœur ? Je voudrais que tout ce grand nombre de serviteurs et servantes que vous auriez parmi toutes ces maisons éparses en tous les endroits de la terre habitable, fussent des enfants dignes d’une telle Mère ; qu’ils eussent de l’amour pour vous et pour votre Jésus autant que n’en saurait avoir jamais eu le plus fidèle, le plus chaste, le plus saint et le meilleur de tous vos amants et favoris. Je voudrais que ce fussent tous des Alexis, des Bernards, des Josephs Hermans, des François, des Dominiques, des Ignaces, des Xaviers, des Gonzagues, des Berkmans, des Thérèses, des Victoires, des Brigittes, des Gertrudes, des Claires, des Angèles, des Catherines, et autres semblables.

« Ma chère Mère, je vous ai simplement exposé les désirs de mon cœur et tous les replis de mes pensées, jusques où vont mes soupirs et mes souhaits. J’ajoute que je voudrais être de la partie, et que, s’il m’était possible, je voudrais vous rendre les honneurs, les hommages, les respects, les services et les devoirs que toutes les créatures de la terre vous ont rendus et vous rendront jusqu’à la fin des siècles. Je voudrais les couvrir toutes de honte par la multitude de mes devoirs, et vous rendre ces devoirs à deux fois cent millions par dessus tout ce que les hommes et les anges ont jamais fait pour vous plaire et pour servir, la toute auguste et toute vénérable Marie, très-digne Mère de Dieu ». (P. de Barry, Le paradis ouvert à Philagie par cent dévotions à la sainte Vierge, Dévotion VIII, vingt deuxième jour d’août)

La Vierge Marie dit à sainte Brigitte pourquoi elle se purifia, etc. et elle parle aussi du glaive qui transperça son cœur

Les Révélations célestes de sainte Brigitte ont été approuvées confirmées, et jugées favorablement par le pape Grégoire XI (1370-1378), tout comme le pape Boniface IX (1389-1404) dans la Bulle papale Ab origine mundi, par. 39 (7 octobre 1391). Elles ont ensuite été examinées au concile de Constance (1414-1418) et au concile de Bâle (1431-1449), tout deux jugeant qu’elles étaient en conformité avec la foi catholique.

Révélations célestes de sainte Brigitte, Livre 6, ch. 57, Pour le jour de la Purification : «La Sainte Vierge Marie dit à l’épouse de son Fils : Ma fille, sachez que je n’avais point besoin de purification comme les autres femmes, car mon Fils, qui est né de moi, m’avait purifiée, et je n’avais pas contracté une des plus petites taches, lorsque j’engendrai mon Fils, qui est la pureté même. Mais néanmoins, afin que la loi et les prophètes fussent accomplis, j’ai voulu vivre en la loi, ni je ne vivais pas selon les apparents du siècle, mais je conversais humblement avec les humbles. Je n’ai voulu avoir en moi quelque chose de particulier, tant j’aimais tout ce qui touchait l’humilité !

«Un jour, comme aujourd’hui, ma douleur prit accroissement, car bien que je susse par l’inspiration divine que mon Fils pâtirait, néanmoins, lorsque Siméon dit qu’il me serait le glaive de douleur et qu’il me serait le signe que l’on contredirait, cette douleur perça mon cœur avec plus d’amertume, douleur, certes, qui ne se retira jamais de mon cœur, jusqu’à ce qu’en corps et en âme je montai au ciel, bien qu’il fût tempéré par les consolations du Saint-Esprit. Je veux que vous sachiez que, ce jour-là, ma douleur fut en six manières :

«1- En ma connaissance, car autant de fois que je le regardai, que je l’emmaillotai, que je voyais ses mains et ses pieds, tout autant de fois mon esprit était comme plongé en une nouvelle douleur, car je pensais comment on le crucifierait.

«2- En mon ouïe, car tout autant de fois que j’oyais les opprobres qu’on vomissait contre mon Fils, les mensonges et les embûches, mon esprit était comme emporté par la douleur, de sorte qu’à grand peine il se pouvait tenir ; mais la vertu divine donna la manière et l’honnêteté, afin qu’on ne remarquât en moi rien d’imparfait.

«3- En la vue, car quand je vis qu’on fouettait mon Fils, qu’on le clouait, qu’on le pendait en un gibet, je tombai comme morte ; mais prenant courage, je demeurai auprès, debout et souffrant tout cela si patiemment que mes ennemis ni autres ne trouvaient en moi que douleur.

«4- En l’attouchement, car moi et les autres descendîmes mon Fils de la croix ; je l’enveloppai et le mis dans le sépulcre, et de la sorte, ma douleur augmentait tellement qu’à peine mes mains et mes pieds avaient-ils la force de me soutenir. Oh ! que volontiers j’eusse voulu alors être ensevelie avec mon Fils !

«5- Je souffrais à raison du désir véhément que j’avais d’aller au ciel, après que mon Fils y fut monté, car la longue demeure que je fis en terre après son départ augmentait grandement ma douleur.

«6- Je souffrais de la tribulation des apôtres et des amis de Dieu, la douleur desquels était ma douleur, craignant toujours qu’ils ne succombassent aux tentations et tribulations, et dolente, d’autant que les paroles de mon Fils étaient contrariées par tout. Or, bien que la grâce de Dieu persévérât toujours avec moi et que ma volonté fût selon la sienne, néanmoins ma douleur fut continuelle, mêlée avec la consolation, jusqu’à ce que je fusse au ciel, en corps et en âme auprès de mon Fils. Partant, ô ma fille, que cette douleur ne se retire jamais de votre cœur, car sans les tribulations, peu de gens seraient sauvés».


Prière dite par sainte Brigitte

«Vive Marie, la tant désirée et belle aurore de nos jours ! C’est la porte par où Dieu viendra à  nous.

«Fi [Pouah] de la vermine de la terre ! je lui suis tout semblable ; il n’y a rien en  moi qui ne soit haïssable et digne de rebut. Je ne sais que ramper sur la  face de la terre.

«Vive Marie, le paradis spirituel du second Adam désiré et attendu ! C’est Elle qui est le plan pour la salle où doit s’opérer la grande réconciliation du monde.

«Fi [Pouah] des enfants de ténèbres ! je suis un de ceux-là. Le commencement et la suite de mes jours et de mes actions, ce n’est que confusion et désordre.

«Vive Marie, digne d’être le lit nuptial du Verbe éternel ! C’est la pièce de drap de laquelle sera travaillée l’admirable robe de la sacrée humanité, dont l’ouvrier sera le Saint-Esprit, et la main la vertu du Très-Haut.

«Fi [Pouah] d’un chien mort et puant ! Je suis tout comme cela par mes récidives et mortelles plaies : j’ai tant de fois honteusement foulé aux pieds la révérence du saint Nom de Dieu, méprisé ses lois et violé indignement ses ordonnances.

«Vive Marie ! Fi [Pouah] de mes semblables ! Peu importe que la vermine de la terre, que les enfants de ténèbres, qu’un chien pourri rentre dans le néant ! Au contraire, il importe beaucoup que le jour ait son aurore, le monde son paradis, et les hommes les douces espérances du retour des bonnes grâces avec le Créateur.

«Vive Marie ! Fi [Pouah] de mes semblables ! Je lui cède la vie ; et pourvu qu’elle soit, je suis content».


Prière de l’âme favorie à Marie

On fait cette prière à genoux, n’importe quand, ou quotidiennement, ou aux fêtes de la Sainte Vierge.

« Je vous salue, très-douce Vierge Marie, Mère de Dieu ; vous êtes ma Mère et ma Maîtresse, partant je vous supplie de m’accepter pour fils et serviteur, parce que je ne veux plus avoir autre Mère ni Maîtresse que vous. Je vous prie donc, ma bonne, gracieuse et très douce Mère, qu’il vous plaise de me consoler en toutes mes angoisses et tribulations tant spirituelles que corporelles. Ayez mémoire et souvenance, très-douce Vierge, que vous êtes ma Mère, et que je suis votre fils, que vous êtes très-puissante et que je suis un pauvre homme vil et faible. Partant, je vous supplie, ma très-douce Mère, que vous me gouverniez et défendiez en toutes mes voies et actions : car, hélas! Je suis un pauvre disetteux et mendiant qui a grand besoin de votre protection. Sus-donc, très-sainte Vierge, ma douce Mère, préservez et délivrez mon corps et mon âme de tous maux et dangers, et de grâce faites-moi participant de vos biens et de vos vertus, et principalement de votre sainte humilité, excellente pureté et fervente charité.

« Ne me dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez, car votre bien-aimé Fils vous a donné toute puissance, tant au ciel comme en la terre. Ne me dites pas que vous ne devez, car vous êtes la commune Mère de tous les pauvres humains, et singulièrement la mienne. Si vous ne pouviez, je vous excuserais, disant : Il est vrai qu’elle est ma Mère, et me chérit comme son Fils, mais la pauvrette manque d’avoir et de pouvoir. Si vous n’étiez ma Mère, je patienterais avec raison, disant: Elle est bien assez riche pour m’assister ; mais, hélas ! N’étant pas ma Mère, elle ne m’aime pas.

« Puis donc, très-douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que vous êtes puissante, comment vous excuserais-je si vous ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ? Voyez, ma Mère, et voyez que vous êtes contrainte de m’accorder et acquiescer à toutes mes demandes. Soyez donc exaltée sur les Cieux ; et pour l’honneur et la gloire de votre Fils, acceptez-moi pour votre enfant, sans avoir égard à mes misères et péchés. Délivrez mon âme et mon corps de tout mal, et me donnez toutes vos vertus, surtout l’humilité. Faites-moi présent de tous les dons, biens et grâces qui plaisent à la très-sainte Trinité, Père, Fils, et Saint-Esprit. Ainsi soit-il».

Prières de Saint Germain de Constantinople

Quatre prières de Saint Germain de Constantinople (635-733), père de l’Église, Patriarche de Constantinople, théologien marial qui vécut au milieu de la crise de l’iconoclasme (contre les icônes ou images) sous le pape Léon III. L’iconoclasme fut condamné par l’Église et le culte des images rétabli (Voir Enseignements de la Bible sur le culte des saints, des anges, des images, des statues et des reliques).

«Pour nous mener au salut» :

«Pour nous mener au salut, votre assistance est puissante, ô Mère de Dieu, et n’a pas besoin d’autre recommandation auprès de Dieu. Vous êtes en toute vérité la Mère de la Vie, vous êtes le ferment grâce auquel Adam fut modelé à nouveau, vous êtes la délivrance de l’opprobre qui pesait sur Ève. Elle fut mère de la poussière, vous, de la Lumière. De son sein naquit la corruption ; de vos entrailles, l’incorruptibilité. Elle fut l’installation à demeure de la mort, vous, la délivrance de la mort. Elle est l’affaissement des paupières, vous, la gloire sans déclin des yeux ouverts. Sa postérité, c’est la tristesse, votre Fils, la joie de l’univers. Elle, parce qu’elle était poussière, est retournée en poussière ; vous, vous avez enfanté pour nous la Vie et vous êtes remontée vers la vie, cette vie que vous avez pu donner aux hommes même après votre mort. Si vous n’étiez pas venue nous guider, personne ne serait parfaitement spirituel, personne ne pourrait adorer Dieu dans l’Esprit. Car l’homme est devenu spirituel lorsque vous êtes devenue la demeure du Saint-Esprit. Personne n’est empli de la connaissance de Dieu sinon grâce à vous, ô Toute Sainte ; personne n’est sauvé sinon grâce à vous, Mère de Dieu ; personne n’échappe aux dangers sinon grâce à vous, Vierge-Mère ; personne n’est racheté sinon grâce à vous, Mère du Seigneur ; personne ne reçoit les faveurs de la miséricorde divine sinon grâce à vous, Demeure de Dieu. Est-il, en effet, quelqu’un qui combatte avec autant de vigueur pour les pécheurs, qui prenne en main avec autant de zèle la cause des rebelles, jusqu’à se porter caution pour eux ? C’est à bon droit que celui qui est affligé se réfugie près de vous, que le malade s’attache à vous, que le persécuté vous oppose à ses adversaires comme un bouclier. C’est la raison pour laquelle ce peuple chrétien, votre peuple, conscient de ses intérêts, s’en remet à vous en toute hardiesse pour transmettre à Dieu ses demandes. Et il espère fermement que vous exaucerez ses prières, ô Toute Sainte, car il a fait l’expérience de vos innombrables bontés envers lui, et sait qu’en vous suppliant sans relâche, il obtiendra ce qu’il demande. Amen».

«Ne nous laissez pas comme des orphelins privés de votre secours» :

«Ô vous, toute chaste, toute bonne et pleine de miséricorde, Souveraine, la consolation des chrétiens, le refuge le plus assuré des pécheurs, le soulagement le plus ardent des affligés, ne nous laissez pas comme des orphelins privés de votre secours. Si nous étions à jamais abandonnés de vous, où donc nous réfugierions-nous ? Que nous arriverait-il, ô toute sainte Mère de Dieu ? Vous êtes le souffle et la vie des chrétiens. De même que la respiration apporte la preuve que notre corps possède encore son énergie vivifiante, ainsi, votre très saint nom inlassablement prononcé par la bouche de vos serviteurs, en tout temps et en tout lieu et de toute manière est bien plus que la preuve, il est la cause de la vie, de l’allégresse, du secours pour nous. Amen».

«Je Vous salue, Marie, pleine de grâce, plus Sainte que les saints» :

«Je Vous salue, ô Vous qui, touchée de compassion à la vue de l’affreuse nudité où nous avait réduits, dans le jardin d’Éden, le fruit pernicieux qui donna la mort à nos âmes, nous avez recouverts d’un vêtement magnifique ; que la main des hommes n’a point tissé, mais qui nous a été imposé par Dieu Lui-même ; Vous qui, lorsque nous étions enfoncés dans la fange de l’iniquité, nous avez été donnée comme la rémission des péchés, ô Épouse sacrée du Tout Puissant ! Je Vous salue, ô Vous qui, sous vos pas si bien réglés, avez foulé ce tyran qui m’entraînait, pour me nuire, à la transgression, ce conseiller perfide, cet ennemi de tout bien, ce serpent trompeur qu’on appelle le Diable, et avez pris, comme par la main, notre nature corruptible et toujours prête à tomber, pour la conduire, dans votre compagnie, au Sanctuaire spirituel et au Tabernacle divin qui ne vieillit jamais ! Je Vous salue, ô Vous qui avez fait éclore la clarté d’un jour de joie et d’allégresse sur la tête de ceux qui se trouvaient comme enchaînés dans les ténèbres du trépas, dans l’abîme de l’infirmité, et auxquels Vous avez promis de dissiper, par la Puissance de Dieu, cette obscurité funeste, ô Marie, plus sublime que tous les miracles. Je Vous salue, ô Vous qui distillez sur nous la rosée divine de l’intelligence, ô Nuée brillante qui avez fait lever sur notre horizon, enveloppé des ombres de la mort, le plus éclatant de tous les soleils ! ô Source qui, prenant votre origine dans le ciel, formez ces fleuves rapides de la connaissance de Dieu, qui entraînent, par les eaux limpides et pures de la foi orthodoxe [droite], le limon de l’hérésie ! Je Vous salue, ô divin Paradis, ô Séjour de la Sagesse, ô Jardin plein de charmes, planté par la Main du Tout-Puissant, où fleurit le Bois de vie pour communiquer la science de la vérité et donner l’immortalité à ceux qui en goûtent ! Je Vous salue, ô Édifice sacré, ô Palais immaculé et sans tache du grand Roi, de Dieu Lui-même, ô Vous qui avez été revêtue de sa Majesté et avez appelé tous les hommes à recevoir en Vous une sainte hospitalité, où ils pourront jouir des mystères de la foi depuis leur première origine ! Je Vous salue, ô nouvelle Sion, ô sainte Jérusalem, ô Cité auguste du grand Roi, dans les tours de laquelle Dieu est clairement connu, et au milieu de laquelle Il passe sans l’ébranler et sans lui porter atteinte, tandis qu’il émeut les nations et fait tomber les rois à vos pieds pour rendre hommage à votre Gloire ! Je Vous salue, ô Montagne féconde et ombragée, où a été nourri l’Agneau raisonnable qui a effacé nos péchés et guéri nos maladies, et d’où s’est détachée, sans l’aide d’une main humaine, cette petite pierre qui a renversé les autels des idoles, et, par un prodige admirable à nos yeux, est devenue la pierre angulaire ! Je Vous salue, ô saint Trône de Dieu, ô Trésor sacré, ô brillante et glorieuse Maison, ô vénérable Tabernacle, ô Vase choisi que Dieu a réservé pour son usage, ô Propitiatoire de tout l’univers, ô Ciel qui racontez la gloire du Très-Haut, ô miraculeux Orient d’où s’élève un astre qui ne connaît pas de couchant, dont le sommet du ciel est le point de départ, et dont personne ne saurait éviter la chaleur, c’est-à-dire la conduite providentielle ! Je Vous salue, Marie, pleine de grâce, plus Sainte que les saints, plus haute que les cieux, plus glorieuse que les chérubins, plus digne d’honneur que les séraphins, et plus vénérable que toute créature ! Je Vous salue, ô radieuse Colombe qui nous avez apporté le rameau d’olivier, symbole du salut et signe certain de la fin du déluge où s’engloutissaient les intelligences, ô Urne d’or pur qui renfermez la manne véritable, Jésus-Christ, la douceur et les délices de nos âmes ! Ô Reine de pureté qui méritez tout hommage et toute vénération, ô Cœur dédié au Seigneur par une consécration qui surpasse la condition de toute créature, ô Terre que l’homme n’a point cultivée, ô Champ toujours intact, ô Vigne abondante en pampres magnifiques, ô Vase où se puise la joie, ô Source qui répandez l’eau comme par torrent, ô Vierge-Mère, ô Mère toujours Vierge, ô Trésor d’intégrité, ô Chef-d’œuvre de chasteté, daignez, par la vertu de vos douces Supplications, que l’autorité maternelle rend si puissantes auprès de votre Fils et de votre Dieu, de ce Dieu créateur de tous, que Vous avez engendré sans père, nous conduire dans le port assuré du salut, et tenant en main le gouvernail de l’ordre ecclésiastique, nous préserver du naufrage dont nous menacent les flots de l’hérésie et des scandales ; ornez les prêtres, comme d’un manteau glorieux, de la justice et de la joie pure, d’une foi droite et irréprochable ; dirigez dans la paix et dans le repos les sceptres des empereurs orthodoxes qui, de préférence à la pourpre, à l’or, aux diamants, aux pierres précieuses, Vous regardent comme leur couronne, leur vêtement royal et l’ornement inamissible de leur puissance ; renversez et subjuguez les nations barbares et infidèles qui Vous déchirent par leurs blasphèmes et outragent avec Vous le Dieu qui de Vous a pris naissance ; soyez, à l’heure du combat, la Protectrice de l’armée qui s’appuie toujours sur votre Secours, et confirmez, selon le précepte de Dieu, le peuple appelé à la dépendance dans la pratique d’une facile et soumise obéissance ; couronnez de triomphes cette ville [Constantinople] qui Vous appartient et qui Vous considère comme son rempart et son fondement ; doublez ses forces et soyez sa Gardienne ; conservez toujours la beauté de ce temple sacré, votre Demeure ; défendez vos panégyristes de toutes calamités et de toute angoisse spirituelle ; donnez la liberté aux captifs ; tendez au monde entier votre Main auxiliatrice, afin que nous puissions célébrer, dans une pompeuse splendeur, avec la solennité de ce jour, toutes vos autres Solennités, en Jésus-Christ, le Roi de l’univers et notre vrai Dieu, à qui conviennent la gloire et l’empire, ainsi qu’au Père, centre de la sainteté et principe de la vie, dans la compagnie de l’Esprit consubstantiel, qui partage leur essence et leur domination, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen».

«Ô Marie, Mère de Dieu, accordez votre Secours et votre Protection à ceux qui célèbrent vos Solennités» :

«Ô Marie, Mère de Dieu, accordez votre Secours et votre Protection à ceux qui célèbrent vos Solennités ; délivrez-nous par vos puissantes Prières de toute nécessité et de tout péril ; éloignez de nous non-seulement le poison funeste de la maladie, et les calamités de tout genre, mais encore la juste colère de votre Fils et ses terribles menaces pour l’avenir ; placez-moi, en vertu de votre titre de Mère du Seigneur, dans ce lieu de délices, où brille la lumière, où règne la paix, où se distribuent avec abondance tous les biens capables de combler les désirs de l’homme. Qu’elles soient réduites au silence les lèvres artificieuses dont l’orgueilleuse malice et les fiers dédains osent insulter votre Innocence ; que leur image soit réduite au néant dans votre Cité ; que vos ennemis soient confondus, qu’ils tombent en défaillance, qu’ils périssent, et qu’ils sachent que Vous vous appelez Notre Dame. Seule Vous êtes la Mère de Dieu, la plus sublime de toutes les créatures terrestres, la divine Épouse que nous bénissons dans la foi, que nous honorons par le désir, que nous révérons avec crainte, que nous ne cessons d’exalter, et que, dans notre vénération, nous proclamons Bienheureuse. Oui, bienheureux parmi les hommes est votre père, bienheureuse votre mère parmi les femmes ; bienheureuse votre maison, bienheureux ceux qui Vous ont connue, bienheureux ceux qui Vous ont vue ; bienheureux ceux qui ont eu de douces relations avec Vous ; bienheureux ceux qui Vous ont servie, bienheureux les lieux que vos Pieds ont foulés ; bienheureux le temple où Vous avez été offerte ; bienheureux Zacharie qui Vous a reçue dans ses bras ; bienheureux Joseph, qui Vous a prise pour son épouse ; bienheureuse votre couche, bienheureux votre tombeau, car vous êtes le souverain honneur, la récompense souveraine, la souveraine grandeur. Mais, ô ma Reine, ô seule Consolation que Dieu m’a donnée, Rosée céleste qui apaisez mes brûlantes ardeurs, Pluie bienfaisante qui descendez d’en haut pour humecter mon cœur desséché, Lampe brillante qui dissipez les ténèbres de mon âme, Guide fidèle de mes pas, Soutien de ma faiblesse, Vêtement de ma nudité, Richesse de mon indigence, Remède de mes inguérissables blessures, ô Vous qui éteignez mes larmes, qui faites cesser mes gémissements, qui dissipez mes calamités, qui allégez mes douleurs, qui brisez mes chaînes, ô Espérance de mon salut, exaucez mes prières, soyez touchée de mes soupirs, accueillez mes lamentations, et prenez pitié de mes misères ; que les entrailles de votre Miséricorde se laissent attendrir et fléchir par mes pleurs ; car Vous êtes la Mère du Dieu de bonté et de clémence. Regardez-moi et recevez favorablement mes supplications, comblez le désir de mon âme altérée, introduisez-moi dans la terre promise à la douceur, dans les tabernacles des justes, dans la région des saints. Daignez, ô Vous qui êtes la protectrice, la joie, l’allégresse, les délices de tous, daignez, je Vous en conjure, m’inonder de consolations dans la félicité vraiment ineffable du divin Roi qui est né de Vous, dans son incorruptible Sanctuaire, dans ses Douceurs perpétuelles, dans ses Satisfactions exemptes de tout dégoût, dans son Royaume interminable et sans fin. Oui, Vous êtes ma Reine, Vous êtes mon refuge, ma vie et mon secours, mon armure et ma gloire, mon espérance et ma force, accordez-moi la grâce de jouir dans ce céleste séjour des dons inénarrables et incompréhensibles de votre Fils. Car Vous avez, je le sais, en votre qualité de Mère du Très Haut, autant de pouvoir que de tendresse ; c’est cette pensée qui m’inspire la confiance, et m’anime d’une sainte audace. Ne permettez pas, ô Reine de pureté, que je sois frustré dans mon attente, mais faites plutôt que j’en obtienne l’accomplissement, ô Épouse de Dieu même, qui par un ineffable prodige avez enfanté l’attente de l’univers notre divin Maître Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai Seigneur, à qui convient toute gloire, tout honneur et toute adoration avec le Père éternel et l’Esprit vivifiant, maintenant et toujours, et dans tous les siècles des siècles. Amen».

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