Dévotion à Saint Joseph

Sommaire

  • La dévotion à la sainte Vierge n’est pas séparée de celle à Saint Joseph
  • Joseph d’Égypte, figure de Saint Joseph
  • Saint Joseph et Fatima
  • Saint Joseph, patron et protecteur de l’Église
    • Pape Pie IX, Quemadmodum Deus déclarant saint Joseph patron de l’Église catholique
    • Pape Léon XIII, Quamquam Pluries sur le patronage de Saint Joseph
  • Prières à saint Joseph
    • 7 douleurs et 7 allégresses de Saint Joseph
    • Litanies de Saint Joseph
    • Neuvaine à Saint Joseph
    • Prière à Saint Joseph pour le jour de sa fête
    • Psaumes en l’honneur de Saint Joseph
    • Prière à Saint Joseph pour annuler les conséquences de rites magiques
  •  L’Imitation de Saint Joseph 
  • St Alphonse, En l’honneur de saint Joseph

 

Le pape Sixte IV (règ. 1471-1484) inséra la fête de Saint Joseph dans le bréviaire romain le 19 mars 1479. Innocent VIII (règ. 1484-1492) éleva son Office au rite double. Grégoire XIII (règ. 1572-1585) étendit sa fête obligatoire à tout l’univers.

Le pape Clément X (règ. 1670-1676) composa l’hymne Te Joseph celebrent et éleva la fête au rite double de seconde classe. Clément XI (règ. 1700-1721) refit tout l’Office. Benoît XIII ajouta Saint Joseph dans les Litanies des saints le 19 déc. 1726.

Le pape Pie VI fit couronner l’icône de Saint Joseph de Kalisz le 31 mai 1783. Pie VII ajouta le nom de Saint Joseph à l’oraison A cuntis le 17 sept. 1815.

Pape Pie IX déclara solennellement Saint Joseph, Patron de l’Église catholique, dans le Décret Quemadmodum Deus, 8 déc. 1870. Léon XIII enseigna sur le patronage de Saint Joseph dans Quamquam Pluries, 15 août 1889 (ci-dessous).

Saint Pierre d’Alcantara glorifia la sainteté de Joseph. Sainte Thérèse d’Avila lui dédia son premier couvent carmélite d’Avila. Saint Bernardin de Sienne, saint Vincent Ferrier, le savant Jean Gerson, et d’autres ont glorifié Saint Joseph.

La dévotion à la sainte Vierge n’est pas séparée de celle à Saint Joseph

Comme saint Joseph est, après Jésus, le bien le plus précieux qu’ait pu avoir la sainte Vierge, il s’en suit que sa dévotion est ce qui lui est le plus cher après celle de Jésus-Christ. Les dévots de la sainte Vierge ne lui donneront pas de plus grand plaisir que la dévotion à saint Joseph, après celle de Jésus.

Pape Léon XIII, Quamquam Pluries, sur le patronage de Saint Joseph, 15 août 1889 : «Nous jugeons très utile que le peuple chrétien s’habitue à invoquer avec une vive piété et une grande confiance, en même temps que la Vierge, Mère de Dieu, son très chaste époux, le bienheureux Joseph. Par là, Nous avons la certitude de répondre aux vœux de la Sainte Vierge elle-même et de faire une chose qui lui sera agréable».

«1. CHANTONS un cantique en l’honneur

De Saint Joseph, le protecteur

Et l’époux de Marie.

L’humble Joseph est peu connu.

Aucun d’ici-bas ne l’a vu,

Mais il ravit les bienheureux.

Que la terre s’unisse aux cieux,

Que tout le glorifie ! (bis)

 

2. Grand saint, Dieu n’a trouvé que vous

Qui fût digne d’être l’époux

De sa Mère admirable.

Époux de la Reine des cieux,

Ce privilège est merveilleux ;

Le témoin de sa sainteté,

Le gardien de sa pureté,

O gloire incomparable ! (bis)

 

3. Le Père éternel vous a pris

Pour nourrir ici-bas son Fils,

Pour être son vicaire.

Vous avez porté sur le sein

Celui qui tient tout en sa main,

Par un emploi tout singulier ¹

Vous avez été nourricier

De votre propre Père.

¹ À la place de trois autres vers rayés dans le manuscrit :

«Vous avez donné l’aliment

A celui de qui tout dépend

Au ciel et sur la terre».

 

4. Qui l’aurait vu vous caresser,

Vous sourire et vous embrasser

Par un amour extrême !

Ses souris vous perçaient le cœur

Et le remplissaient de douceur.

Tout embrasé de son amour,

Vous lui disiez à votre tour :

Mon cher fils, je vous aime.

 

5. Si trois mots de Marie ont pu

Sanctifier par leur vertu

Saint Jean avec sa mère,

Que n’auront point produit en vous

Ses discours si saints et si doux !

Sa parole vous ravissait,

Sa présence vous remplissait

De grâce et de lumière.

6. Quelle était votre humilité !

C’est elle qui vous a porté

A garder le silence.

A vous mettre tout le dernier,

A vivre en pauvre charpentier,

A paraître un pauvre ignorant

Sans capacité, sans talent,

Sans air et sans prudence.

 

7. Plus vous vous êtes rabaissé,

Et plus Dieu vous a rehaussé

Près de lui dans la gloire.

Vos mérites sont surprenants,

Vos privilèges sont très grands.

Le ciel admire vos splendeurs,

Le monde est plein de vos faveurs,

Et jusqu’au Purgatoire.

 

8. Jamais on ne vous prie en vain,

Votre crédit est souverain,

Comme Thérèse assure.

Votre Fils est Dieu glorieux,

Votre Épouse est Reine des cieux,

En priant vous leur commandez,

Tout est fait, si vous demandez.

O pouvoir sans mesure !

 

9. SAINT JOSEPH :

« Tâchez d’être en tout le dernier,

De vous cacher, et dilater

En Jésus et Marie !

Cherchez ce que le monde fuit,

Et fuyez tout ce qu’il poursuit.

Ne vous réglez que par la foi,

Afin d’être heureux avec moi

En imitant ma vie ».

 

10. PRIÈRE :

Saint Joseph, soyez mon patron

Pour m’obtenir un très grand don :

La Divine Sagesse !

Pour rendre gloire à mon Sauveur,

Pour convertir l’homme pécheur.

Pour aider les pauvres petits,

Pour terrasser mes ennemis.

La Charité vous presse.

DIEU SEUL».

(Saint L-M. de Montfort, cantique 122)

 

 

L’imitation de la très Sainte Vierge, Père Alexandre-Joseph de Rouville (1772), L. 4, ch. 14 : « C’est donner à la sainte Vierge un témoignage d’amour, qui lui est cher et précieux, que de prendre son saint époux Joseph pour le premier objet de notre dévotion, après celle qui nous attache et consacre à son service. Quelle estime ne devons-nous pas faire de ce Saint ! d’un homme que Dieu a choisi pour être le tuteur de l’enfance de son Verbe fait chair ; pour être le témoin et le protecteur de la virginité de sa Mère. Il a veillé à la garde du véritable Tabernacle d’Israël. Il a transporté, suivant les circonstances des temps, l’Arche de la nouvelle alliance. Il a tenu en dépôt le prix du salut et de la rédemption des hommes. Quelle gloire d’avoir eu en cette vie une autorité légitime sur la Reine du ciel et de la terre, même sur le Roi des siècles, seul immortel à qui toute gloire appartient ! Pour se former une idée de son mérite éminent, il ne faudrait que considérer qu’il est l’époux de Marie. Les vertus de l’une font juger des vertus de l’autre. Dieu a donné à Marie un époux digne d’elle. Mais considérez surtout que Jésus enfant a mille fois reposé sur son sein. Quelles impressions toutes célestes ne faisait pas dans son cœur cet enfant Dieu. Joseph vivait avec celui qui est la source des grâces, avec celle qui en est comme le canal pour les distribuer. Combien de richesses spirituelles n’en reçut-il pas ? Patience, douceur, humilité, amour du prochain, amour de Dieu, toutes les vertus brillèrent en lui, et y furent portées au degré le plus sublime.

«Âme chrétienne, qui voulez vous adonner aux exercices d’une vie dévote et intérieure, recourez, pour en obtenir la grâce, recourez avec confiance à l’intercession d’un Saint qui les a pratiqués d’une manière si parfaite. L’Église a érigé à Dieu des temples en son honneur. Elle a établi sa fête. Elle invite ses enfants par des pratiques de dévotion qu’elle a autorisées, à le regarder comme un des plus puissants protecteurs qu’ils aient auprès de Dieu. Le nom de Joseph est en effet singulièrement invoqué par tous les fidèles. Ils le joignent fréquemment à celui des personnes sacrées avec qui il a eu de si étroites liaisons. Si dans le temps que Jésus et Marie vivaient à Nazareth, nous avions souhaité en obtenir quelque grâce, quel médiateur plus puissant auprès d’eux eussions-nous employé, que saint Joseph ? Aurait-il à présent moins de crédit ? Allez donc à Joseph, afin qu’il intercède pour vous. De quelque nature que soit la grâce que vous désirez, Dieu l’accordera à sa demande. Il y a plus. De quelque condition que vous soyez, quelque soit votre état, votre état même et votre condition vous fournissent un sujet et un motif d’une confiance en lui particulière. Les nobles et les riches doivent considérer, en le priant, que saint Joseph est le petit fils des Patriarches et des Rois. Les pauvres, qu’il n’a pas dédaigné leur obscurité, qu’il a vécu comme eux dans l’indigence, qu’il a travaillé toute sa vie en artisan. Les Vierges, qu’il a gardé la plus parfaite virginité ; et les personnes mariées, qu’il a été le chef de la plus auguste famille qui puisse jamais être. Les enfants, qu’il a été le nourricier de Jésus, le conservateur et le gouverneur de son enfance. Les Prêtres, qu’il a eu si souvent le bonheur de tenir Jésus entre ses bras ; qu’il a même offert au Père Éternel les prémices du sang de Jésus au jour de sa circoncision. Les personnes religieuses, qu’il a sanctifié la solitude de Nazareth par une fuite entière du monde, et par des conversations intimes avec Jésus et avec sa sainte Mère. Enfin les âmes pieuses et ferventes, que jamais cœur, après le cœur de Marie, n’a aimé Jésus avec plus d’ardeur et de tendresse. Mais surtout allez à Joseph pour obtenir la grâce d’une bonne mort. L’opinion commune, qu’il est mort entre les bras de Jésus et de Marie a donné à la grande confiance qu’ont les fidèles, que par son intercession, ils auront une fin aussi heureuse et aussi consolante. On remarque en effet que c’est particulièrement à la mort qu’on recueille les fruits de la dévotion qu’on a eue durant la vie à ce grand Saint».

Dieu a choisi Saint Joseph, descendant du roi David (Matt. 1,1-17), pour époux de la Vierge Marie, Mère du Fils de Dieu fait homme, et pour père nourricier de Jésus-Christ, le Verbe incarné. Saint Joseph ouvre le Nouveau Testament.

Pape Benoît XIV (règ. 1740-1758) :  «Saint Joseph appartient aux saints du Nouveau Testament, Jean-Baptiste, au contraire, à ceux de l’Ancien Testament dont il ferme la liste, de même que Marie et Joseph commencent la série des saints du Nouveau».

Saint Joseph est l’époux de la Mère de Dieu : À ce titre, par la grâce du mariage, il participe à l’union hypostatique de la sainte Vierge Marie, ce qui le place dans un ordre supérieur aux autres saints : L’union hypostatique est l’union de la nature divine et de la nature humaine en la personne de Jésus-Christ, union d’un ordre supérieur à celui de la grâce. Par la grâce du mariage «ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare point» (Marc 10, 9), car ainsi «ils seront deux dans une seule chair… ils ne sont plus deux, mais une seule chair» (Marc 10, 8), c’est-à-dire «soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ» (Eph. 5, 21), ils sont un couple et une famille. Quelle union de mariage pourrait être davantage la volonté de Dieu, plus sainte, plus chaste, plus pure, plus vierge et plus divine que celle de la sainte Vierge Marie, Mère du Verbe de Dieu Incarné et de Saint Joseph, père imputé au Rédempteur ? Tout le monde sait qu’il ne peut en exister de plus parfaite.

Par le titre d’époux de la sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, et la grâce du mariage avec Marie, saint Joseph est le père nourricier du Fils de Dieu et est appelé le père du Rédempteur (Pape Léon XIII). Cela signifie qu’il est le reflet des vertus de Dieu le Père, et que Jésus prenait son plaisir à voir en lui l’Image de Dieu Son Père. C’est Saint Joseph qui donna le nom de Jésus, qui veut dire Sauveur, au Fils de Dieu incarné (Matthieu 1, 21).

Jésus-Christ fut charpentier avec saint Joseph. Cette partie de la vie caché du Rédempteur est un mystère (un puits sans fond de science) de la Rédemption. Charpentier est le travail de la structure de bois pour abriter les hommes physiquement, n’est-ce pas l’œuvre de la Rédemption par la Croix qui abrite spirituellement les hommes de l’enfer ?

Les trois jours pendant lesquels Marie chercha Jésus âgé de douze ans, pour le retrouver ensuite enseignant au Temple de Jérusalem, fut pour elle une préparation pour supporter les souffrances rédemptrices du Sauveur et sa solitude ultérieure de la Passion quand Il reposa dans le sépulcre, depuis sa mort en croix jusqu’au troisième jour de sa Résurrection. Saint Joseph souffrit avec Marie l’égarement de Jésus, et il n’avait pas besoin de préparation pour supporter les souffrances rédemptrices du Sauveur et sa solitude ultérieure de la Passion car il était déjà mort à ce moment. Pour quelle raison a-t-il donc souffert trois jours comme Marie ? C’est un mystère qui n’a pas été défini par l’Église, mais on peut penser qu’il en reçut le bénéfice pour son Patronage de la bonne mort des fidèles, et après sa mort, pour privilège spécial de consolation auprès des justes qui attendaient aux limbes leur délivrance du Rédempteur. Sous réserve que l’Église définisse peut-être un jour ce mystère, il est possible aussi qu’il ne connut pas la corruption du tombeau et qu’il fut sanctifié dès le sein de sa mère. Le silence est le mystère de Saint Joseph.

Chef et protecteur de la Sainte Famille, Saint Joseph est le Patron et Protecteur de la Sainte Église (Pape Pie IX, 8 déc. 1870) et l’Intendant de tous les biens de Dieu qui lui a même donné son propre Fils et Sa sainte Mère en dépôt à garder.

Saint Joseph est le Patron des âmes intérieures et le Patron et modèle de l’ouvrier. Chaste époux de la Sainte Vierge, il est invoqué spécialement pour la vertu de pureté. Ayant eu le bonheur de mourir entre les bras de Jésus et de Marie, il est le Patron de la bonne mort. Saint Joseph est le protecteur de l’ordre du Carmel et de celui des Jésuites.

Le mercredi et le mois de mars lui sont consacrés, où l’Église nous dit : «Allez à Joseph, il a en main les trésors de Jésus-Christ» (cf. Gen. 41, 55).

Comme Intendant de tous les biens de Dieu, Saint Joseph intercède pour toutes les nécessités car Jésus-Christ, plus obéissant encore au ciel que sur la terre, veut prendre ses prières comme des ordres.

 

Joseph d’Égypte, figure de Saint Joseph

Pape Pie IX, Quemadmodum Deus, déclarant Saint Joseph, Patron de l’Église catholique, 8 déc. 1870 : «De même que Dieu établit le patriarche Joseph, fils de Jacob, gouverneur de toute l’Égypte, pour assurer au peuple le froment  nécessaire à la vie, ainsi, lorsque furent accomplis les temps où l’Éternel allait envoyer sur la terre son Fils unique pour racheter le monde, il choisit un autre Joseph, dont le premier était la figure ; il l’établit Seigneur et Prince de sa maison et de ses biens ; il commit à sa garde ses plus riches trésors. En effet, Joseph épousa l’Immaculée Vierge Marie, de laquelle, par la vertu du Saint-Esprit, est né Jésus-Christ, qui voulut aux yeux de tous, passer pour le fils de Joseph et daigna lui être soumis. Celui que tant de prophètes et de rois avaient souhaité de voir, non seulement Joseph le vit, mais il conversa avec lui, il le pressa dans les bras d’une paternelle tendresse, il le couvrit de baisers ; avec un soin jaloux et une sollicitude sans égale, il nourrit Celui que les fidèles devaient manger comme le Pain de l’éternelle vie».

Joseph, le fils de Jacob et Rachel dans l’Ancien Testament (Genèse 30), régna comme premier ministre sur l’Égypte contre la famine et sur ses frères (Genèse 39 à 50), et était le type ou figure de Saint Joseph (Un type est une image ou figure d’une réalité à venir).

Genèse 37 : «Joseph eut un songe, et il le raconta à ses frères, qui le haïrent encore davantage. Il leur dit : « Écoutez donc ce songe que j’ai eu ! Nous étions à lier des gerbes au milieu des champs ; et voici, ma gerbe se leva et se tint debout, et vos gerbes l’entourèrent et se prosternèrent devant elle ». Ses frères lui dirent : « Est-ce que tu régneras sur nous ? est-ce que tu nous gouverneras ? » Et ils le haïrent encore davantage, à cause de ses songes et à cause de ses paroles. Il eut encore un autre songe, et il le raconta à ses frères. Il dit : « J’ai eu encore un songe ! Et voici, le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi ». Il le raconta à son père et à ses frères. Son père le réprimanda, et lui dit : » Que signifie ce songe que tu as eu ? Faut-il que nous venions, moi, ta mère et tes frères, nous prosterner en terre devant toi ? » Ses frères eurent de l’envie contre lui, mais son père garda le souvenir de ces choses.

«Lorsque Joseph fut arrivé auprès de ses frères, ils le dépouillèrent de sa tunique, de la tunique de plusieurs couleurs, qu’il avait sur lui. Ils le prirent, et le jetèrent dans la citerne. Cette citerne était vide ; il n’y avait point d’eau.

«Ils prirent alors la tunique de Joseph ; et, ayant tué un bouc, ils plongèrent la tunique dans le sang [figure de la tunique sans couture du Christ et de Son Église]. Ils envoyèrent à leur père la tunique de plusieurs couleurs, en lui faisant dire : Voici ce que nous avons trouvé ! reconnais si c’est la tunique de ton fils, ou non. Jacob la reconnut, et dit : C’est la tunique de mon fils ! une bête féroce l’a dévoré ! Joseph a été mis en pièces ! Et il déchira ses vêtements, il mit un sac sur ses reins, et il porta longtemps le deuil de son fils».

Genèse 39, 1-3 : «Joseph fut mené en Égypte, et Putiphar Égyptien, eunuque de Pharaon et chef de l’armée, l’acheta de la main des Ismaélites par lesquels il avait été amené. Et le  Seigneur fut avec lui, et c’était un homme prospérant en toutes choses : il demeura dans la maison de son maître, qui connaissait très bien que le Seigneur était avec lui, et que tout ce qu’il faisait, le Seigneur le dirigeait entre ses mains».

La femme de Putiphar, l’eunuque du Pharaon, tenta de le séduire et retenir et Joseph fut injustement accusé et emprisonné. Ensuite, seul Joseph put expliquer au Pharaon ses rêves prophétiques et comment éviter la famine à venir. Ce dernier investit Joseph de sa puissance pour diriger toute l’Égypte et Joseph fit remplir les greniers du roi, en prévision de la famine. Les fils de Jacob vinrent en Égypte se ravitailler et Joseph accueilla seulement d’abord son jeune frère Benjamin. Ensuite Jacob accompagné de sa famille partit en Égypte retrouver Joseph.

Genèse 50, 18-21 : «Et ses frères vinrent à lui, et  inclinés, se prosternant en terre, ils dirent : Nous sommes vos serviteurs. Joseph leur répondit : Ne craignez point : Est-ce que nous pouvons résister à la volonté de Dieu ? Vous, vous avez formé un mauvais dessein contre moi, mais Dieu l’a changé en bien, pour m’élever, comme vous voyez à présent, et pour sauver beaucoup de peuples. Ne craignez point, c’est moi qui vous nourrirai, vous et vos petits enfants ; et il les consola, et il leur parla avec affection et douceur».

Jacob bénit la descendance de Joseph avant de mourir. Joseph mourut à 110 ans et fut mis dans un cercueil en Égypte (Gn 50).

Comme Joseph, sa figure, Saint Joseph fait davantage et plus parfaitement encore la volonté de Dieu. Il dit «Ne craignez point, c’est moi qui vous nourrirai» pour toutes nécessités spirituelles et temporelles, il console et parle avec affection et douceur à ceux qui ont faim de la Vérité, Jésus-Christ.

 

Saint Joseph et Fatima

Fatima est l’annonce du début de la fin des temps. Saint Joseph est apparu aux voyants de Fatima tenant l’enfant Jésus dans ses bras, il tient un rôle spécial actuellement, en ces temps de la fin, temps de grande apostasie et d’abomination de la désolation.

Pape Pie IX, Quemadmodum Deus, déclarant solennellement Saint Joseph, Patron de l’Église catholique, 8 déc. 1870 : «En raison de cette dignité sublime [« Joseph épousa l’Immaculée Vierge Marie, de laquelle, par la vertu du Saint-Esprit, est né Jésus-Christ, qui voulut aux yeux de tous, passer pour le fils de Joseph et daigna lui être soumis »] … l’Église a toujours exalté et honoré Saint Joseph d’un culte exceptionnel, quoique inférieur à celui qu’elle rend à la Mère de Dieu ; toujours, dans les heures critiques, elle a imploré son assistance…»

Pape Léon XIII, Quamquam Pluries, sur le patronage de Saint Joseph, 15 août 1889 : « Aux époques difficiles, et particulièrement lorsque la licence de tout oser pour la ruine de la Religion chrétienne semble laissée à la puissance des ténèbres, l’Église a toujours eu la coutume d’implorer avec plus de ferveur et de persévérance Dieu, son auteur et son défenseur, en recourant aussi à l’intercession des saints … vous connaissez le caractère des temps où nous vivonsDans un grand nombre d’âmes, nous voyons s’éteindre la foi, principe de toutes les vertus chrétiennes il est d’une souveraine importance que la vénération envers saint Joseph s’enracine dans les mœurs et dans les institutions catholiques ».

Notre Dame de Fatima est la femme revêtue du soleil d’Apocalypse 12 et le signe apocalyptique du début de la fin. Notre Dame de Fatima est Notre Dame du Rosaire – Notre Dame de Fatima est la Femme couronnée d’Apocalypse 12 – La Femme couronnée d’Apocalypse 12 est Notre Dame du Rosaire et Notre Dame du Rosaire est Notre Dame de la Victoire.

Après être apparue à La Salette en 1846 pour prophétiser «Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist … L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation … On croira tout perdu», et à Lourdes en 1858 pour demander « pénitence », Notre Dame est apparue à Fatima (Portugal) en 1917 à trois enfants sous le titre de Notre Dame du Rosaire. Pour sauver les âmes Notre-Dame offrait son Cœur Immaculé et le saint Rosaire comme ultime planche de salut face aux châtiments dus aux péchés car les hommes n’avaient pas fait pénitence. Ces châtiments étaient les hérésies pré-vatican 2 produisant la grande apostasie vatican 2.

Pendant le miracle de Fatima, en 1917, le soleil a été vu s’accélérant et tombant vers la terre et les gens pensaient que la fin du monde était arrivée. L’importance devrait être évidente : Fatima est un signe apocalyptique, c’était un signe que la fin était proche, que les événements qui précéderont le point culminant du monde et la seconde venue de Jésus-Christ devaient commencer. Les hommes doivent modifier leur vie avant que la fin du monde soit vraiment venue.

Les voyants de Fatima ont signalé que Notre-Dame était revêtue de lumière – elle était plus brillante que le soleil. La preuve est très forte pour que Notre Dame de Fatima soit la femme revêtue du soleil prophétisée dans l’Apocalypse, chapitre 12, 1. En fait, il existe une confirmation étonnante que l’apparition de Notre-Dame de Fatima était l’accomplissement de la prophétie de l’Apocalypse de la femme revêtue du soleil.

Voir Le Message de Fatima : un signe céleste qui marque le début de la fin des temps et une prévision de l’apostasie de l’Église

En ces temps de grande apostasie, il est absolument nécessaire pour le salut de prier, chaque jour, le saint Rosaire qui est le remède ultime. Voir Le saint Rosaire

Sœur Lucie, voyante de Fatima, au Père Fuentes en 1957 : «Père, la Très Sainte Vierge ne m’a pas dit que nous sommes dans les derniers temps du monde, mais elle me l’a fait comprendre pour trois raisons.

«La première raison est parce qu’elle m’a dit que le diable est prêt à s’engager dans une bataille décisive contre la Vierge. Et une bataille décisive est la bataille finale où un côté sera victorieux et l’autre subira la défaite. C’est pourquoi à partir de maintenant, nous devons choisir chacun son camp. Soit nous sommes pour Dieu ou nous sommes pour le diable, il n’y a pas d’autre possibilité.

« La deuxième raison est parce qu’elle a dit à mes cousins ainsi que pour moi-même que Dieu donne deux derniers remèdes au monde. Ce sont le Saint Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Ce sont les deux derniers remèdes, ce qui signifie qu’il n’y aura pas d’autres. 

« La troisième raison est que dans les plans de la Divine Providence, Dieu toujours, avant qu’il ne soit sur le point de châtier le monde, épuise tous les autres recours. Maintenant, quand il voit que le monde n’y porte aucune attention alors, comme nous le disons dans notre manière imparfaite de parler, il nous offre, avec une certaine appréhension, le dernier moyen de salut, Sa Très Sainte Mère. C’est avec une certaine appréhension, parce que si nous méprisons et repoussons ce moyen ultime, nous n’aurons plus le pardon du ciel parce que nous aurons commis un péché que l’Évangile appelle le péché contre le Saint-Esprit. Ce péché consiste à rejeter ouvertement avec la pleine connaissance et le consentement, le salut qu’Il offre. Rappelons-nous que Jésus-Christ est un très bon fils et qu’il ne permet pas que nous commettions et méprisions Sa Très Sainte Mère. Nous avons vu, à travers plusieurs siècles d’histoire de l’Église, le témoignage évident qui démontre, par les châtiments terribles qui ont frappé ceux qui ont attaqué l’honneur de Sa Très Sainte Mère, comment Notre Seigneur Jésus-Christ a toujours défendu l’honneur de sa mère ».

«…  la Très Sainte Vierge, dans ces derniers temps dans lesquels nous vivons,a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Saint Rosaire. Elle a donné cette efficacité à un point tel qu’il n’y a pas de problème, peu importe combien il est difficile, soit temporel ou par-dessus tout spirituel, dans la vie personnelle de chacun de nous, de nos familles, des familles du monde ou des communautés religieuses, ou même de la vie des peuples et des nations, qui ne puisse être résolu par le Rosaire. Il n’y a pas de problème, je vous le dis, peu importe combien il est difficile, que nous ne pouvons résoudre par la prière du Saint Rosaire. Avec le Rosaire, nous nous sauverons. Nous nous sanctifierons. Nous consolerons Notre-Seigneur et obtiendrons le salut de beaucoup d’âmes». (Toute la vérité à propos de Fatima par Frère Michel de la Sainte Trinité, Publications Cœur Immaculé, Vol. 3, p. 503 s.) Voir Toute la vérité sur Fatima

L’antipape Jean 23 (règ. 1958-1963) a invalidement et hérétiquement inséré saint Joseph dans le canon de la messe.

 

Saint Joseph, patron et protecteur de l’Église

Pape Pie IX, décret Quemadmodum Deus déclarant saint Joseph patron de l’Église catholique, 8 déc. 1870 (Acta Sanctae Sedis, T.6, p.193) :

«De même que Dieu établit le patriarche Joseph, fils de Jacob, gouverneur de toute l’Égypte, pour assurer au peuple le froment nécessaire à la vie, ainsi lorsque furent accomplis les temps où l’Éternel allait envoyer sur la terre son Fils unique, pour racheter le monde, il choisit un autre Joseph dont le premier était la figure ; il l’établit Seigneur et prince de sa maison et de ses biens ; il commit à sa garde ses plus riches trésors. En effet, Joseph épousa l’Immaculée Vierge Marie, de laquelle, par la vertu du Saint Esprit, est né Jésus-Christ, qui voulut aux yeux de tous passer pour le Fils de Joseph et daigna lui être soumis.

«Celui que tant de prophètes et de rois avaient souhaité de voir, non seulement Joseph le vit, mais conversa avec lui, il le pressa dans les bras d’une paternelle tendresse, il le couvrit de baisers ; avec un soin jaloux et une sollicitude sans égale, il nourrit celui que les fidèles devaient manger comme le pain de l’éternelle vie.

«En raison de cette dignité sublime, à laquelle Dieu éleva son très fidèle serviteur, toujours l’Église a exalté et honoré saint Joseph d’un culte exceptionnel, quoiqu’inférieur à celui qu’elle rend à la Mère de Dieu ; toujours dans les heures critiques, elle a imploré son assistance. Or, dans les temps que nous traversons, quand l’Église elle-même, poursuivie de tous côtés par ses ennemis, est accablée de si grandes calamités que les impies se persuadent déjà qu’il est enfin venu le temps où les portes de l’enfer prévaudront contre elle, les vénérables pasteurs de l’univers catholique, en leur nom et au nom des fidèles confiés à leur sollicitude, ont humblement prié le souverain pontife qu’il daignât déclarer saint Joseph Patron de l’Église universelle.

«Ces prières ayant été renouvelées plus vives et plus instantes durant le Concile du Vatican, notre Saint Père Pie IX, profondément ému par l’état lamentable des choses présentes et voulant se mettre, lui et tous les fidèles, sous le très puissant patronage du Saint patriarche Joseph, a daigné se rendre aux vœux de tant de vénérables pontifes.

«C’est pourquoi il déclare solennellement saint Joseph patron de l’Église catholique en ce jour consacré à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, épouse du très chaste Joseph. Pie IX, 8 décembre 1870».

Pape Léon XIII, Quamquam Pluries sur le patronage de Saint Joseph, 15 août 1889 :

«…Bien que plusieurs fois déjà, Nous ayons ordonné que des prières spéciales fussent faites dans le monde entier et que des intérêts catholiques fussent avec plus d’instances recommandés à Dieu, personne néanmoins ne s’étonnera de ce que Nous jugions opportun d’insister à nouveau sur cette même obligation dans le temps présent.

«Aux époques difficiles, et particulièrement lorsque la licence de tout oser pour la ruine de la Religion chrétienne semble laissée à la puissance des ténèbres, l’Église a toujours eu la coutume d’implorer avec plus de ferveur et de persévérance Dieu, son auteur et son défenseur, en recourant aussi à l’intercession des saints, – et surtout à celle de l’auguste Vierge, Mère de Dieu, – dont le patronage lui apparaît devoir être le plus efficace. Tôt ou tard, ces pieuses supplications et la confiance mise dans la bonté divine produisent leurs fruits.

«Or, Vénérables Frères, vous connaissez le caractère des temps où nous vivons : ils ne sont guère moins féconds en calamités pour la Religion chrétienne que ceux qui, dans le passé, furent les plus malheureux. Dans un grand nombre d’âmes, nous voyons s’éteindre la foi, principe de toutes les vertus chrétiennes ; la charité se refroidit ; la jeunesse grandit dans la dépravation des mœurs et des doctrines ; l’Église de Jésus-Christ est attaquée de toutes parts par la violence et par l’astuce ; une guerre acharnée est dirigée contre le souverain Pontificat ; les fondements mêmes de la Religion sont ébranlés avec une audace chaque jour croissante. A quel point on en est venu, en ces derniers temps, et quels nouveaux desseins on médite encore, cela est trop connu pour qu’il soit besoin de le dire.

«Dans une situation si critique et si malheureuse, les remèdes humains étant tout à fait disproportionnés au mal, il ne reste qu’à solliciter la puissance divine afin d’en obtenir la guérison. C’est pourquoi Nous avons cru nécessaire de Nous adresser à la piété du peuple chrétien pour l’exciter à implorer avec plus de zèle et de constance le secours de Dieu tout-puissant. Aussi, à l’approche du mois d’octobre, que Nous avons précédemment prescrit de consacrer à la Vierge Marie sous le titre de Notre–Dame du Rosaire, Nous exhortons vivement les fidèles à accomplir les exercices de ce mois avec le plus de religion, de piété et d’assiduité possible.

«Nous savons qu’un refuge nous a été préparé dans la bonté maternelle de la Vierge et Nous tenons pour absolument certain que Nous ne plaçons pas vainement Nos espérances en elle. Si tant de fois elle a manifesté son assistance dans les grandes épreuves subies par le monde chrétien, pourquoi douter qu’elle en renouvelle les témoignages de sa puissance et de sa faveur, lorsque d’humbles et constantes prières lui sont adressées ? Bien plus, Nous croyons que son intervention sera d’autant plus éclatante qu’elle aura voulu se laisser plus longtemps implorer.

«Mais Nous avons un autre dessein que, selon votre coutume, Vénérables Frères, vous seconderez de tout votre zèle, afin que Dieu se montre plus favorable à nos prières et que, les intercesseurs étant plus nombreux, il vienne plus vite et plus complètement au secours de son Eglise. Nous jugeons très utile que le peuple chrétien s’habitue à invoquer avec une vive piété et une grande confiance, en même temps que la Vierge, Mère de Dieu, son très chaste époux, le bienheureux Joseph. Par là, Nous avons la certitude de répondre aux vœux de la Sainte Vierge elle-même et de faire une chose qui lui sera agréable.

«Assurément, au sujet de cette dévotion, dont Nous parlons publiquement aujourd’hui pour la première fois, Nous savons que non seulement le peuple y est incliné, mais qu’elle est déjà établie et en progrès.

«Nous avons vu, en effet, le culte de saint Joseph, que, dans les siècles passés, les Pontifes romains s’étaient appliqués à développer peu à peu et à propager, croître et se répandre à notre époque, surtout après que Pie IX, Notre prédécesseur d’heureuse mémoire, eut proclamé, sur la demande d’un grand nombre d’évêques, le très saint Patriarche  » Patron de l’Église catholique « . Toutefois, comme il est d’une souveraine importance que la vénération envers saint Joseph s’enracine dans les mœurs et dans les institutions catholiques, Nous voulons imprimer à ces sentiments du peuple chrétien une impulsion nouvelle par Notre parole et par Notre autorité.

«Pour quelles raisons spéciales saint Joseph a-t-il été nominativement déclaré Patron de l’Eglise ? Pour quels motifs, en retour, l’Église espère-t-elle beaucoup de sa protection et de son patronage ? Les voici : saint Joseph a été l’époux de Marie et il a été réputé le père de Jésus-Christ. De là, sa dignité, sa faveur, sa sainteté, sa gloire. Certes, la dignité de la Mère de Dieu est si élevée qu’elle ne peut être surpassée par aucune autre. Toutefois, Joseph ayant été uni à la bienheureuse Vierge par le lien du mariage, il n’est pas douteux qu’il n’ait approché plus que personne de la dignité suréminente au nom de laquelle la Mère de Dieu surpasse de si haut toutes les natures créées. En effet, de tous les genres de société et d’union, le mariage est le plus intime, et il entraîne essentiellement la communauté de biens entre les deux conjoints. Aussi, en assignant Joseph pour époux à la Vierge, Dieu lui donna non seulement d’être le compagnon de sa vie, le témoin de sa virginité, le gardien de son honneur, mais encore, en vertu même du pacte conjugal, d’avoir part à sa sublime dignité. De même, Joseph brille entre tous par la dignité la plus auguste, parce que, de par la volonté divine, il a été établi le gardien du Fils de Dieu et regardé par les hommes comme son père. D’où il résultait que le Verbe de Dieu était humblement soumis à Joseph, qu’il lui obéissait et qu’il lui rendait tous les devoirs que les enfants sont obligés de rendre à leurs parents.

«De cette double dignité découlaient d’elles-mêmes les charges que la nature impose aux pères de famille ; ainsi, Joseph était le gardien, l’administrateur et le défenseur légitime et naturel de la maison divine dont il était le chef. Il exerça de fait ces charges et ces fonctions pendant tout le cours de sa vie mortelle. Il s’appliqua à protéger avec un souverain amour et une sollicitude quotidienne son épouse et le divin Enfant ; il gagna régulièrement par son travail ce qui était nécessaire à l’un et à l’autre pour la nourriture et le vêtement ; il préserva de la mort l’Enfant menacé par la jalousie d’un roi, en lui procurant un refuge ; dans les incommodités des voyages et les amertumes de l’exil, il fut constamment le compagnon, l’aide et le soutien de la Vierge et de Jésus. Or, la sainte famille, que Joseph gouvernait avec un pouvoir en quelque sorte paternel, contenait en elle-même les prémices de l’Église naissante. De même que la Très Sainte Vierge est la mère de Jésus-Christ, elle est aussi la mère de tous les chrétiens qu’elle a enfantés sur la montagne du Calvaire, au milieu des suprêmes souffrances du Rédempteur crucifié ; Jésus-Christ est aussi comme le premier-né des Chrétiens, lesquels, par l’adoption et par la rédemption, sont ses frères.

«Telles sont les raisons pour lesquelles le bienheureux Patriarche regarde comme lui étant particulièrement confiée la multitude des Chrétiens dont se compose l’Église, à savoir cette immense famille répandue par toute la terre, sur laquelle, en sa qualité d’époux de Marie et de père de Jésus-Christ, il possède une autorité quasi paternelle. Il est donc naturel et très digne du bienheureux Joseph que, de même qu’il subvenait autrefois à tous les besoins de la famille de Nazareth et l’entourait de sa très sainte protection, il couvre maintenant de son céleste patronage et défende l’Église de Jésus-Christ.

«Ces considérations, Vénérables Frères, vous le comprenez facilement, se trouvent confirmées par le sentiment qu’ont admis un grand nombre de Pères de l’Église et auquel s’ajoute l’autorité de la sainte Liturgie elle-même, à savoir que le Joseph des temps anciens, fils du patriarche Jacob, fut la figure du nôtre et que, par sa gloire, il rendit un témoignage anticipé de la grandeur du futur gardien de la sainte famille. En effet, outre que le même nom, avec le sens qu’il comporte, fut donné à l’un et à l’autre, vous connaissez très bien les ressemblances manifestes qui existent entre eux. La première consiste en ce que le premier Joseph jouit de la faveur et de la particulière bienveillance de son maître et que, ayant été préposé par lui à l’administration de ses biens, la prospérité et l’abondance affluèrent, grâce à lui, dans la maison de ce maître. La seconde est encore plus importante : c’est que, par l’ordre du roi, il fut investi d’une grande puissance sur le royaume et que, dans un temps où la disette des récoltes et la cherté des vivres vinrent à se produire, il pourvut avec tant de sagesse aux besoins des Égyptiens et de leurs voisins que le roi donna l’ordre de l’appeler « sauveur du monde ». Il est donc permis de reconnaître dans cet ancien patriarche la figure du nouveau. De même que le premier fit réussir et prospérer les intérêts domestiques de son maître et rendit bientôt de merveilleux services à tout le royaume, le second, destiné à être le gardien de la Religion chrétienne, doit être regardé comme le protecteur et le défenseur de l’Eglise, qui est vraiment la maison du Seigneur et le royaume de Dieu sur la terre.

«En outre, il y a des raisons pour que tous les fidèles, à quelque condition qu’ils appartiennent, se recommandent au crédit et se confient à la garde du bienheureux Joseph. En lui, les pères de famille trouvent la plus belle personnification de la vigilance et de la sollicitude paternelle ; les époux, un parfait exemple d’amour, d’union des cœurs et de fidélité conjugale ; les vierges, tout à la fois le modèle et le protecteur de la pureté virginale. Ceux qui sont de noble naissance apprendront de Joseph à garder la dignité au sein même de l’infortune ; les riches comprendront, par ses leçons, quels sont les biens qui méritent le plus d’être désirés et acquis au prix de tous les efforts. Quant aux prolétaires, aux ouvriers, aux hommes de condition médiocre, c’est pour eux comme un droit spécial de recourir à Joseph et de se proposer son imitation. En effet, Joseph, de race royale, uni par le mariage à la plus grande et à la plus sainte des femmes, regardé comme le père du Fils de Dieu, a néanmoins passé sa vie dans le travail et a demandé à son labeur d’artisan tout ce qui était nécessaire à l’entretien de sa famille. Il est donc vrai que la condition des humbles n’a rien d’abject, et non seulement le travail de l’ouvrier n’a rien de déshonorant,, mais, si la vertu vient s’y joindre, il peut être grandement ennobli. Content du peu qu’il possédait, Joseph supporta les difficultés inhérentes à sa médiocre fortune avec grandeur d’âme, à l’exemple de son Fils, lequel, après avoir accepté la condition d’esclave, lui qui était le Seigneur de toutes choses, embrassa volontairement l’extrême pauvreté et voulut manquer de tout.

«Appuyés sur ces considérations, les pauvres et tous ceux qui vivent du travail de leurs mains doivent élever leurs cœurs et se pénétrer de sentiments équitables. S’ils ont le droit de chercher à sortir de la pauvreté et à s’établir dans une meilleure situation par des moyens légitimes, la raison et la justice leur défendent de renverser l’ordre établi par la providence de Dieu. Bien plus, l’emploi de la force et les tentatives séditieuses et violentes sont des moyens insensés ; ils aggravent la plupart du temps les maux pour la suppression desquels on a recours à eux. Que les pauvres donc, s’ils ont du bon sens, ne mettent pas leur confiance dans les promesses des hommes de désordre, mais dans l’exemple et le patronage du bienheureux Joseph, et aussi dans la maternelle charité de l’Église, dont la sollicitude pour leur sort augmente de jour en jour.

«C’est pourquoi, comptant beaucoup, Vénérables Frères, sur votre autorité et sur votre zèle épiscopal et ne doutant pas que les bons et pieux fidèles ne fassent volontairement plus et mieux encore qu’il ne leur est commandé, Nous prescrivons que, pendant tout le mois d’Octobre, après la récitation du Rosaire, au sujet de laquelle il a été précédemment statué, on ajoute une prière à saint Joseph [Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph…], dont la formule vous sera transmise en même temps que cette Lettre ; il sera ainsi fait chaque année à perpétuité. A ceux qui réciteront dévotement cette prière, Nous accordons pour chaque fois une indulgence de sept ans et sept quarantaines.

«C’est une pratique salutaire et des plus louables, qui est déjà en vigueur dans quelques pays, de consacrer le mois de Mars à honorer, par des exercices de piété quotidiens, le saint Patriarche. Là où cet usage ne pourra pas être facilement établi, il est du moins à souhaiter que, avant le jour de sa fête, un Triduum de prières soit célébré dans l’église principale de chaque localité.

«Dans les contrées où le dix-neuf mars [et tout le mois de mars], consacré au bienheureux Joseph, n’est pas fête de précepte, Nous exhortons les fidèles à sanctifier autant que possible ce jour par des actes de piété privée en l’honneur du céleste Patron, comme si c’était une fête de précepte.

«En attendant, comme présage des dons célestes et en témoignage de Notre bienveillance, Nous accordons affectueusement dans le Seigneur, à vous, Vénérables Frères, à votre clergé et à votre peuple, la Bénédiction Apostolique. Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 15 Août 1889. De Notre Pontificat l’an douzième. Léon XIII».

 

Prières à saint Joseph

Ave Joseph (Pape Léon XIII)

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.

Vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale Epouse est béni.

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille [l’Eglise et domestique], de santé [âme et corps], et de travail [œuvres de la foi et devoirs d’état], jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen. 

Ave Joseph, gratia Dei abundantius praedite, cujus ulnae Salvatorem parvulum portaverunt et oculi erescentem aspexerunt :

benedictus es inter viros, et benedictus filius almae Sponsae tuae Jesus.

Sancte Joseph, qui Unigenito Dei in patrem es electus, quamdiu in terris inter familiae valetudinis laborisque curas versamur, ora pro nobis et morte imminente nobis subvenire dignare. Amen.

 

Prière à saint Joseph

O saint Joseph, dont la protection est si grande, si forte, si prompte devant le Trône de Dieu, je place en vous tous mes intérêts et désirs. O saint Joseph, assistez-moi de votre puissante intercession et obtenez pour moi de votre divin Fils toutes bénédictions spirituelles de Jésus-Christ, Notre Seigneur ; de sorte que, après avoir engagé ici-bas votre puissance céleste je puisse offrir mon action de grâce et hommage au plus tendre des pères.

O saint Joseph, je ne me lasse jamais de vous contempler avec Jésus endormi dans vos bras. Je n’ose pas l’approcher alors qu’il repose près de votre cœur. Etreignez-le en mon nom et embrassez sa tête délicate pour moi, et demandez-lui de revenir m’embrasser quand je rendrai mon dernier souffle. Saint Joseph, Patron des mourants, priez pour nous. Amen.

 

Prière à Saint Joseph 

(Pape Léon XIII, Quamquam Pluries, 15 août 1889)

Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage. Par l’affection qui vous a uni avec la Vierge immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis de son Sang et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.

Protégez, ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ ; préservez-nous, ô Père très clément, de toute souillure, d’erreur et de corruption ; soyez-nous propice et assistez-nous du haut du ciel, ô notre très puissant libérateur, dans le combat que nos livrons à la puissance des ténèbres ; et, de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité. Accordez-nous votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par votre exemple et votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle au Ciel. Ainsi soit-il.

Ad te, beate Joseph, in tribulatione nostra confugimus, atque implorato Sponsæ tuæ sanctissimmæ auxilio, patrocinium quoque tuum fidenter exposcimus. Per eam, quæsumus, quæ te cum immaculata Virgine Dei Genitrice conjunxit caritatem, perque paternum, quo Puerum Jesum amplexus es, amorem, supplices deprecamur, ut ad hereditatem, quam Jesus Christus acquisivit sanguine suo, benignus respicias, ac necessitatibus nostris tua virtute et ope succurras.

Tuere, o Custos providentissime divinæ Familiæ, Jesu Christi sobolem electam ; prohibe a nobis, amantissime Pater, omnem errorum ac corruptelarum luem ; propitius nobis, sospitator noster fortissime, in hoc cum potestate tenebrarum certamine e cœlo adesto ; et sicut olim Puerum Jesum e summo eripuisti vitæ discrimine, ita nunc Ecclesiam sanctam Dei ab hostilibus insidiis atque ab omni adversitate defende : nosque singulos perpetuo tege patrocinio, ut ad tui exemplar et ope tua suffulti, sancte vivere, pie emori, sempiternamque in cœlis beatitudinem assequi possimus. Amen. 

(Ind. 3 ans ; 7 ans à la fin du saint Rosaire au mois d’octobre – plén., cond. ord. une fois par mois, réc. quot.)

 

Hymne

Que les légions célestes vous célèbrent, ô Joseph ; que tous les chœurs des chrétiens entonnent vos louanges, vous qui tout éclatant de mérites, êtes uni par une chaste alliance à l’auguste Vierge.

Etonné de voir que votre Epouse deviendra Mère, un doute angoissant vous saisit : un Ange vous apprend que la conception de cet Enfant est l’ouvrage de l’Esprit-Saint.

Vous pressez dans vos bras l’Enfant Dieu nouveau-né ; vous le suivez, fugitif, aux plages lointaines de l’Egypte ; perdu dans Jérusalem, vous le cherchez et le trouvez, mêlant les joies aux larmes.

Ce n’est qu’après la mort que le sort des Bienheureux attend les autres et que la gloire couronne ceux qui ont mérité la palme. Vous, dès cette vie, l’égal des Elus, vous jouissez de Dieu, par la merveille destinée plus haute.

Trinité souveraine, faites grâce à nos prières, par les mérites de Joseph, donnez-nous d’arriver au ciel : qu’un jour, il nous soit permis de vous chanter l’hymne éternel de la reconnaissance. Ainsi soit-il.

Latin

Te, Joseph, célebrent agmina Coelitum. Te cuncti résonent Christiadum chori, Qui, clarus méritis junctus es inclytae Casto foedére Virgini.

Almo cum tumidam germine conjugem Admirans, dubio tangeris anxius, Afflatu superi Flaminis, Angelus Conceptum puerum docet.

Tu natum Dominum stringis, ad exteras Egypti profugum tu sequeris plagas ; Amissum Solymis quae ris et invenis, Mis cens gaudia flétibus.

Post mortem réliquos sors pia consecrat, Palmamque eméritos gloria suscipit : Tu vivens, Su peris par, frueris Deo, Mira sorte béatior.

Nobis, summa Trias, parce precantibus, Da Joseph méritis si dera scandere : Ut tandem liceat nos tibi pérpetim Gratum promere canticum. Amen.

(Vêpres ancienne Solennité  de St Joseph. Ind. 3 ans – Plén., cond. ord., récit. quot. un mois. Pén. 13 juillet 1932).

Oraison

Soutenus par le patronage de l’Epoux de votre Très-Sainte Mère, nous implorons votre clémence, Seigneur : afin que vous nous animiez de mépris pour les choses terrestres, et nous fassiez vous aimer d’une charité parfaite, vous le vrai Dieu : Qui vivez et régnez avec le Père dans l’unité du Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen. (Secrète ancienne Solennité de St Joseph. Ind. 3 ans – Plén., cond. ord., récit. quot. Pén., 12 novembre 1936)

Invocation

Faites, ô Joseph, que nous menions une vie sans tache et qu’elle soit toujours à l’abri sous votre patronage.

Fac nos innócuam, Joseph, decúrrere vitam : sitque tuo semper tuta patrocinio.

(V. de l’Alleluia ancienne Solennité de St Joseph remplacée en 1955 par St Joseph artisan : Ind. 300 j. – Plén. cond. ord. réc. quot. Pén. 13 mai 1933)

Oraison de la Sainte Famille

Seigneur Jésus-Christ, qui, soumis à Marie et à Joseph, avez consacré la vie domestique par d’ineffables vertus : faites qu’avec leur assistance nous soyons instruits par les exemples de votre Sainte Famille et que obtenions d’être admis en sa compagnie dans l’éternité : Vous, qui, étant Dieu, vivez et régnez avec le Père en l’unité du Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. (Collecte, Messe de la Sainte Famille. Ind. 5 ans – Plén. mois cond. ord. Pén. 3 sept. 1936)

 

7 douleurs et 7 allégresses de Saint Joseph

Pieuse pratique de dévotion à Saint Joseph (peut servir de neuvaine).

1° Désolation de saint Joseph et joie en apprenant de l’Ange que Marie est Mère de Dieu et qu’il en remplit le rôle de Père. Pater, Ave, Gloria.

2° Arrivée à Bethléem sans asile et joie de la naissance de Jésus. Pater, Ave, Gloria.

3° Circoncision : douleur de voir couler le précieux Sang ; joie d’imposer le Nom de Jésus. Pater, Ave, Gloria.

4° Douleur de la prophétie du glaive de Siméon ; joie de voir Jésus reconnu pour Messie. Pater, Ave, Gloria.

5° Douleur pour la persécution d’Hérode ; joie de sauver Jésus en Egypte et de voir tomber à terre les idoles. Pater, Ave, Gloria.

6° Douleur en apprenant le règne d’Archelaüs ; joie de Nazareth. Pater, Ave, Gloria.

7° Douleur de la perte de Jésus à Jérusalem ; joie de le retrouver au temple. Pater, Ave, Gloria.

 

Litanies de Saint Joseph (19 ème siècle)

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, épouse de saint Joseph, priez pour nous.

Saint Joseph, image du Père céleste et père nourricier de son Fils unique, priez pour nous.

Saint Joseph, chaste époux de Marie, priez pour nous.

Saint Joseph, fils de David, héritier de la foi et de la vertu des patriarches, priez pour nous.

Saint Joseph, qui avez eu pendant trente ans sous les yeux, Jésus le divin modèle de toute perfection, priez pour nous.

Saint Joseph, homme juste, simple, droit et selon le cœur de Dieu, priez pour nous.

Saint Joseph, modèle de l’obéissance la plus prompte, la plus simple et la plus parfaite, priez pour nous.

Saint Joseph, méprisé des hommes, mais grand aux yeux de Dieu, admiré et respecté des anges, priez pour nous.

Saint Joseph, qui avez mené une vie simple, obscure et laborieuse dans la pauvreté, priez pour nous.

Saint Joseph, modèle parfait de la vie intérieure, priez pour nous.

Saint Joseph, dont la vie a été cachée en Dieu avec Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Joseph, qui avez si longtemps et si familièrement contemplé de vos yeux et touché de vos mains le Verbe de vie, priez pour nous.

Saint Joseph, qui par votre obéissance, vos sueurs et votre travail, avez sauvé et entretenu la vie du Créateur et du Sauveur des hommes, priez pour nous.

Saint Joseph, qui avez été si docile à la conduite du Saint-Esprit, et à toutes les inspirations de sa grâce, priez pour nous.

Saint Joseph, dont les occupations extérieures n’ont jamais interrompu le recueillement ni l’attention à la présence de Dieu, priez pour nous.

Saint Joseph, qui êtes cet homme parfait qui n’a point péché par ses paroles, priez pour nous.

Saint Joseph, qui n’avez fait ni miracles, ni instructions, mais qui êtes l’instruction de tous les hommes et de tous les siècles, par votre amour pour le silence, priez pour nous.

Saint Joseph, dont la vie fut une contemplation continuelle, priez pour nous.

Saint Joseph, uni à Jésus-Christ par l’amour le plus pur, le plus fort et le plus tendre, priez pour nous.

Saint Joseph, qui êtes mort entre les bras du Seigneur, priez pour nous.

Saint Joseph, qui êtes établi sur la maison de Dieu, qui êtes l’intendant de tous les biens et le dispensateur de ses trésors, priez pour nous.

Saint Joseph, qui êtes le directeur, l’ami et le protecteur des âmes qui tendent à la perfection, priez pour nous.

Saint Joseph, qui êtes le père de tous les chrétiens, le protecteur des faibles, le consolateur des affligés, l’asile des pénitents, l’espérance de tous, priez pour nous.

Par votre sainte enfance et votre vie cachée, exaucez-nous, Seigneur Jésus,
Par la très-pure virginité de votre sainte Mère, purifiez-nous, Seigneur Jésus,
Par la justice et la fidélité de saint Joseph, protégez-nous, Seigneur Jésus,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Oraison. O Dieu dont la bonté et la sagesse sont infinies, et qui, en élevant le juste Joseph à la dignité d’époux de Marie, lui avez donné les droits et l’autorité de père sur votre Fils unique, faites qu’imitant le respect, la soumission et la tendresse que Jésus-Christ même et sa sainte Mère ont eues pour ce grand Saint, nous l’honorions aussi avec une piété toute filiale, afin d’obtenir, par son intercession, la grâce de vous aimer et de vous servir en ce monde, en esprit et en vérité, pour avoir le bonheur de vous posséder éternellement dans l’autre. Nous vous en supplions par Jésus-Christ votre Fils, Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Litanies de Saint Joseph (Approuvées par St Pie X en 1909)

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Joseph, priez pour nous.

Illustre descendant de David, priez pour nous.

Lumière des Patriarches, priez pour nous.

Époux de la Mère de Dieu, priez pour nous.

Chaste gardien de la Vierge, priez pour nous.

Nourricier du fils de Dieu, priez pour nous.

Zélé défenseur de Jésus, priez pour nous.

Chef de la Sainte Famille, priez pour nous.

Joseph très juste, priez pour nous.

Joseph très chaste, priez pour nous.

Joseph très prudent priez pour nous.

Joseph très courageux, priez pour nous.

Joseph très obéissant, priez pour nous.

Joseph très fidèle, priez pour nous.

Miroir de patience, priez pour nous.

Ami de la pauvreté, priez pour nous.

Modèle des travailleurs, priez pour nous.

Gloire de la vie de famille, priez pour nous.

Gardien des vierges, priez pour nous.

Soutien des familles, priez pour nous.

Consolation des malheureux, priez pour nous.

Espérance des malades, priez pour nous.

Patron des mourants, priez pour nous.

Terreur des démons, priez pour nous.

Protecteur de la Sainte Eglise, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

V/ Il l’a établi le chef de sa maison.

R/ Et l’intendant de tous ses biens.

Prions. O Dieu, qui, par une providence ineffable, avait daigné choisir le bienheureux Joseph, pour être l’époux de votre Sainte Mère, faites, nous vous en prions, que, l’honorant ici-bas comme protecteur, nous méritions de l’avoir pour intercesseur dans le ciel. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Latin

Kyrie, eleison. 
Christe, eleison.
Kyrie, eleison.
Christe, audi nos.
Christe, exaudi nos. 
Pater de caelis, Deus, miserere nobis.
Fili, Redemptor mundi, Deus, miserere nobis.
Spiritus Sancte Deus, miserere nobis.
Sancta Trinitas, unus Deus, miserere nobis.
Sancta Maria, ora pro nobis.
Sancte Joseph, ora pro nobis.
Proles David inclyta, 
Lumen Patriarcharum, 
Dei Genetricis Sponse, 
Custos pudice Virginis, 
Filii Dei nutricie, 
Christi defensor sedule, 
Almae Familiae praeses, 
Joseph justissime, 
Joseph castissime, 
Joseph prudentissime, 
Joseph fortissime, 
Joseph oboedientissime, 
Joseph fidelissime, 
Speculum patientiae, 
Amator paupertatis, 
Exemplar opificum, 
Domesticae vitae decus, 
Custos virginum, 
Familiarum columen, 
Solatium miserorum, 
Spes aegrotantium, 
Patrone morientium, 
Terror daemonum, 
Protector sanctae Ecclesiae, ora pro nobis
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, parce nobis, Domine.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, exaudi nobis, Domine.
Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

V/ Constituit eum dominum domus suae.
R/ Et principem omnis possessionis suae.

Oremus. Deus, qui in ineffabili providentia beatum Joseph sanctissimae Genetricis tuae Sponsum eligere dignatus es, praesta, quaesumus, ut quem protectorem veneramur in terris, intercessorem habere mereamur in caelis : Qui vivis et regnas in saecula saeculorum. Amen. (Ind. 5 ans – Plén. cond. ord. Pén. 21 mars 1935)

 

Neuvaine à Saint Joseph

Premier jour

A Saint Joseph, protecteur des Vierges

O très glorieux patriarche saint Joseph : nous vous en supplions par cette virginité sans tache que vous avez consacrée à Dieu par un vœu solennel, qui vous a rendu si agréable à ses yeux, qu’il vous a choisi pour être le père putatif de son fils unique et pour époux de la très-sainte Mère de Jésus, excitez dans nos cœurs la haine et l’horreur la plus grande du vice abominable de l’impureté. Faites, ô grand protecteur des vierges, que l’amour seul de la sainte pudeur y règne ; et comme cette aimable vertu, non seulement vous éleva sur la terre à la dignité la plus éminente à laquelle un mortel puisse prétendre, mais vous transporta même à un si haut degré de gloire dans le ciel, obtenez-nous que nous méritions par cette belle chasteté d’être agréables aux yeux de Jésus et de Marie dans cette malheureuse vallée de larmes, afin que, ornés de cette vertu précieuse, et expirant entre vos bras, nous soyons trouvés dignes de prendre place dans le royaume des saints, près de Jésus, de Marie et de vous, au milieu de la troupe des vierges qui chantent en chœur devant l’Agneau sans tache. Ainsi soit-il.

Pater. Ave Maria. Ave Joseph. Gloria Patri.

Second jour

A Saint Joseph, protecteur des époux

Glorieux patriarche saint Joseph, nous vous en supplions humblement par cet amour fidèle et ce respect réciproque, qu’on vit régner à l’envi l’un de l’autre entre vous et votre aimable épouse dans toutes les circonstances, dans toutes vos actions, dans toutes vos paroles ; faites que nos familles soient bénies dans leurs mariages, afin qu’elles donnent l’exemple de toutes les vertus chrétiennes et qu’elles fassent régner dans leur sein l’union, la paix et la concorde. Obtenez aux époux, ô vous, leur illustre protecteur, que pour le bien du monde ils suivent vos traces dans le chemin difficile de leur état, et que tous ils aiment d’un amour chaste le céleste époux ; qu’ils lui soient toujours fidèles ; qu’ils l’honorent avec une constante humilité, jusqu’à ce que, remettant leur âme entre vos mains, ils soient trouvés dignes de participer au festin nuptial du divin Agneau dans le Ciel. Ainsi soit-il.

Pater. Ave Maria. Ave Joseph. Gloria Patri.

Troisième jour

A Saint Joseph, protecteur des chefs de famille

O très glorieux patriarche saint Joseph ! humblement prosternés à vos pieds, nous vous en supplions par cette rare prudence, par cette tendresse admirable que vous fîtes paraître dans la conduite de votre très sainte famille, faites que, par votre intercession, tous les chefs de nos maisons soient doués d’un semblable esprit de sagesse, de direction et d’amour, afin que nous puissions voir régner constamment parmi nous cette parfaite harmonie qui a rendu votre famille heureuse. Illustre protecteur des chefs de famille, faites que, dans nos maisons, ceux qui commandent soient semblables à vous, et ceux qui obéissent, semblables à Jésus et à Marie, pour notre avantage et notre bonheur commun : mais faites surtout que nous tous, qui sommes regardés avec tant de bonté par notre Père céleste, nous nous montrions reconnaissants envers lui, nous suivions fidèlement ses commandements, et que nous nous employions avec joie à la culture de sa vigne mystérieuse, afin qu’au moment de notre mort, lorsque nous implorerons votre puissante assistance, il daigne nous accorder à tous, aux premiers comme aux derniers, une égale récompense par la possession de la gloire éternelle dans le Ciel. Ainsi soit-il.

Pater. Ave Maria. Ave Joseph. Gloria Patri.

Quatrième jour

A Saint Joseph, protecteur des ouvriers

O très glorieux patriarche saint Joseph ! nous vous en supplions humblement, par cette gaieté d’esprit avec laquelle vous allez au-devant des fatigues, pour servir de modèle à tous les hommes, dans la fuite de l’oisiveté, et principalement à ceux qui doivent être l’exemple de leur famille, ou qui doivent pourvoir à sa subsistance par le travail de leurs mains, obtenez-nous d’être vos parfaits imitateurs dans l’amour du travail, et dans l’accomplissement fidèle des obligations imposées à notre état. Faites aussi, illustre protecteur des ouvriers, que ces hommes laborieux prospèrent toujours dans leurs travaux, et qu’ils recueillent abondamment les fruits de leur industrie et de leurs sueurs : et faites surtout qu’ils ne bornent pas leur ambition à une récompense terrestre et périssable, mais qu’ils élèvent leurs vues, et qu’ils dirigent tous leurs efforts vers la récompense immortelle qui seule est digne de l’homme. Il ne nous reste plus, ô grand saint ! qu’à implorer votre secours, afin qu’après avoir offert toutes nos actions à la gloire de Dieu et à l’honneur de Jésus et de Marie, lorsque nous rendrons le dernier soupir dans votre sein, votre puissante intercession nous serve à présenter au Très-Haut nos œuvres sanctifiées par une telle offrande, et que nous puissions en recevoir l’éternelle récompense du dispensateur immuable de tous les biens. Ainsi soit-il.

Pater. Ave Maria. Ave Joseph. Gloria Patri.

Cinquième jour

A Saint Joseph, protecteur des voyageurs

Très glorieux patriarche saint Joseph ! nous vous en supplions par cet admirable bonheur que vous avez goûté d’être toujours le compagnon inséparable de Jésus et de Marie, pour qui seuls vous avez entrepris tous vos voyages, faites que, dans quelque lieu que nous devions nous transporter, Jésus et Marie soient toujours à nos côtés, toujours dans nos cœurs, et que leur volonté, leur bonheur et leur gloire soient le principal but de tous nos voyages ; c’est la grâce que nous vous demandons, ô illustre protecteur des voyageurs ! Par elle nous serons délivrés des ennuis et des dangers qui nous environnent ; et avec l’assistance de Jésus et de Marie, nous pourrons achever heureusement le grand voyage de cette vie, et nous pourrons espérer que vous voudrez bien nous servir vous-même de guide vers la Jérusalem céleste qui est le dernier terme de notre pèlerinage mortel. Ainsi soit-il.

Pater. Ave Maria. Ave Joseph. Gloria Patri.

Sixième jour

A Saint Joseph, protecteur des pauvres

O très glorieux patriarche saint Joseph ! nous vous en supplions humblement par cet ardent amour de la pauvreté, qui vous a fait supporter avec un cœur si libre et si généreux toutes les peines et les travaux de notre misérable état, faites que nous ne soyons jamais éblouis par le faux éclat des richesses, mais qu’à la lueur brillante des exemples de Jésus, de Marie et des vôtres, nous reconnaissions combien la pauvreté est préférable à tous les trésors de la terre. Oui, illustre père des pauvres, détrompez nos cœurs, et faites qu’après avoir placé toute notre confiance dans la providence admirable de Dieu, étant délivrés de tout autre soin sur la terre, nous dirigions nos efforts vers la possession des trésors du Ciel, où nous espérons qu’après avoir rendu notre dernier soupir avec votre aimable assistance, nous serons favorablement accueillis pour recevoir la récompense promise aux pauvres d’esprit et de cœur. Ainsi soit-il.

Pater. Ave Maria. Ave Joseph. Gloria Patri.

Septième jour

A Saint Joseph, protecteur des affligés

Très glorieux patriarche saint Joseph ! nous vous en supplions humblement et de tout notre cœur, par cette fermeté héroïque avec laquelle vous avez supporté les grandes et nombreuses tribulations par lesquelles il a plu à Dieu d’éprouver votre rare vertu ; obtenez-nous une semblable force et une pareille constance pour supporter avec courage tous les maux qui nous accablent dans cette misérable vie. O grand protecteur des malheureux ! faites-nous souvenir, dans toutes nos afflictions, qu’elles viennent de la main de dieu, et qu’elles servent à l’accomplissement de son adorable volonté ; et lorsque nous serons arrivés au terme de notre vie, accordez-nous votre puissante protection, afin qu’après avoir supporté avec courage cette dernière et terrible épreuve, nous puissions, avec votre assistance et celle de Jésus votre Fils, nous élevez enfin jusqu’aux lieux fortunés où, nos larmes seront changées en joie, et notre tristesse en une allégresse éternelle. Ainsi soit-il.

Pater. Ave Maria. Ave Joseph. Gloria Patri.

Huitième jour

A Saint Joseph, refuge des pécheurs

Glorieux patriarche saint Joseph, nous vous en supplions très humblement par cette tendre protection qu’accorda aux malheureux pécheurs votre très-aimable épouse, et par cette immense charité dont votre divin Fils leur a donné tant de preuves, en répandant pour eux son sang dès ses plus tendres années ; obtenez-nous de ces puissants avocats la grâce de pleurer nos désordres passés, et de les délester avec une horreur sincère et constante. Exaucez nos prières, ô charitable refuge des pécheurs ! et accordez-nous aussi votre sainte assistance dans les derniers moments de notre vie, dans cet instant fatal où l’ennemi de notre salut fait les plus grands efforts pour nous entraîner de nouveau au péché ; afin que, sortant victorieux, par votre secours, des combats cruels que nous aurons à soutenir, nous puissions jouir avec Dieu de l’éternelle félicité. Ainsi soit-il.

Pater. Ave Maria. Ave Joseph. Gloria Patri.

Neuvième jour

A Saint Joseph, protecteur des agonisants

O glorieux patriarche saint Joseph ! nous vous en supplions humblement, par ce bonheur ineffable et si digne d’envie dont vous avez joui sur la terre, d’avoir près de vous, à votre heure dernière, votre aimable Fils, Jésus et votre tendre épouse, Marie, et d’être fortifié et consolé par eux dans votre agonie ; obtenez-nous une grâce semblable, afin qu’étant sortis victorieux des dernières attaques du cruel ennemi de notre salut, nous terminions tranquillement nos jours dans la paix du Seigneur. Illustre protecteur des agonisants, assistez-nous aussi dans cet instant, le plus dangereux, le plus terrible, et faites que, par votre intercession, nous expirions entre vos bras, en prononçant ces paroles consolantes : Jésus, Marie et Joseph, je vous donne mon cœur, je remets mon âme entre vos mains. Ainsi soit-il.

Pater. Ave Maria. Ave Joseph. Gloria Patri.

 

Prière à Saint Joseph pour le jour de sa fête

C’est en ce jour solennel que le grand patriarche Joseph passa de ce misérable exil au séjour immortel des bienheureux, jour de grâces et de libéralité. Prosternons-nous donc aux pieds de cet autel où il réside aujourd’hui, comme sur un trône de magnificence, pour distribuer aux âmes qui lui sont dévouées les faveurs les plus signalées, et, lui adressant nos humbles prières, demandons-lui pour nous sa puissante protection.

Voulons-nous conserver notre virginité sans tâche, voulons-nous mener une vie pure et sans souillure, adressons-nous à Joseph, et nous en obtiendrons promptement les grâces que nous lui demanderons. C’est à lui que nous devons recourir dans tous nos besoins : l’époux pour bien remplir ses devoirs importants, le chef de famille pour la bien gouverner, l’artisan dans ses fatigues, le voyageur dans les embarras de la route, le pauvre dans son indigence, le malheureux dans ses afflictions, tous enfin peuvent s’adresser avec confiance à ce glorieux protecteur, et ils en recevront les grâces qui leur sont nécessaires ; et le pécheur, le malheureux pécheur, s’il veut se relever de ses crimes, qu’il élève vers lui sa voix suppliante, avec un cœur humble et une véritable contrition, et il obtiendra la force nécessaire pour s’arracher de ce gouffre profond de ténèbres et de mort, dans lequel il est plongé si misérablement.

Nous devons tous recourir à lui, mais principalement les agonisants, qui, s’ils l’invoquent avec une véritable piété, seront sûrs de recevoir son secours dans ces derniers et terribles moments, d’où dépend une éternité tout entière, heureuse ou malheureuse : ils le verront empressé à essuyer la sueur mortelle qui coule de leur front, à les soutenir contre les assauts terribles du cruel ennemi des hommes, et à les exciter à réclamer souvent l’assistance de Jésus et de Marie ; enfin ils fermeront les yeux en prononçant ces noms chéris, et s’endormiront tranquillement dans la paix du Seigneur.

C’est pour cela que nous tous qui sommes ici présents, pleins d’une salutaire confiance en votre puissante protection, ô notre glorieux et très aimable avocat ! nous vous adressons nos prières avec toute l’effusion de nos cœurs, et vous supplions de daigner nous secourir dans toutes les occasions, dans tous nos besoins, tant que nous serons de pauvres voyageurs sur cette terre, de nous consoler à notre mort par votre sainte présence, et par celle de votre divin Fils Jésus et de votre tendre épouse Marie, et de réprimer l’audace du tentateur infernal qui, comme un lion rugissant, tourne autour de nous pour dévorer nos âmes.

Faites aussi, nous vous le demandons instamment, que mourant tous entre vos bras, et sous votre protection, comme dans un sommeil paisible, nous ayons alors à la bouche les noms sacrés de Jésus et de Marie, afin que nous soyons trouvés dignes ; par votre intercession, de ne pas ressentir même légèrement les flammes du purgatoire, mais d’être admis de suite dans les tabernacles de béatitude et de paix pour chanter éternellement les miséricordes du Seigneur et vos aimables bienfaits. Ainsi soit-il.

 

Prière que l’on pour tous les jours en l’honneur de Saint Joseph

Nous nous humilions en votre présence ô saint et miséricordieux Joseph ! et vous invoquant de tout notre cœur, nous vous supplions de nous recevoir au nombre de vos serviteurs dévoués. Ressouvenez-vous, ô notre tendre Père ! de vos malheureux enfants, qui ont recours à vous parce qu’ils savent que vous secourez dans tous leurs besoins ceux qui vous invoquent.

Obtenez-nous la santé, et ce peu de nourriture dont nous pouvons avoir besoin pour conserver notre vie, et nous entretenir dans le service de Dieu.

Obtenez-nous la paix et la tranquillité, éloignez de nous toutes les calamités, et demandez pour nous l’abondance de tous les biens qui peuvent assurer notre véritable bonheur.

Tout cela nous est fort nécessaire, ô notre aimable avocat ! mais surtout nous vous recommandons notre âme ; ornez-la de toutes les vertus qui vous firent mériter l’honneur sublime d’être l’époux de Marie et le père nourricier de Jésus. Vous avez été humble, faites que nous le soyons aussi ; vous avez été pur, doux, patient, obtenez-nous le don de ces belles vertus. Mais enrichissez principalement notre âme, nous vous en supplions, de cette foi, de cette espérance, de cette ardente charité dont vous avez été comblé avec tant d’abondance, afin que revêtus de la robe nuptiale, nous soyons favorablement reçus au céleste banquet de l’éternité.

Nous mettons tous notre vie sous votre protection puissante, ô grand patriarche ! nous vous recommandons aussi le moment de notre mort ; puissions-nous un jour rendre, comme vous, notre dernier soupir entre Jésus et Marie ! Ainsi soit-il.

 

Cinq psaumes en l’honneur de Saint Joseph

I. Antienne. Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ.

Ps. XCIX (99) – Jubilate Deo

Gloire au Père…

Ant. Joseph, l’époux de Marie…

II. Antienne. Antienne. C’était Joseph, de la maison de David et cette Vierge s’appelait Marie.

Ps. XLVI (46) – Omnes gentes, plaudite

Gloire au Père…

Ant. C’était Joseph…

III. Antienne. Joseph, son mari, étant juste, et ne voulant pas la déshonorer.

Ps. CXXVIII (128) – Sæpe expugnaverunt

Gloire au Père…

Ant. Joseph, son mari…

IV. Antienne. Joseph, fils de David, ne craignez point de prendre Marie pour votre épouse.

Ps. LXXX (80) – Exultate Deo

Gloire au Père…

Ant. Joseph, fils de David…

V. Antienne. Joseph, s’étant éveillé, fit ce que l’Ange lui avait ordonné.

Ps. LXXXVI (86) – Fundamenta ejus in montibus

Gloire au Père…

Ant. Joseph, s’étant éveillé…

V/ Le Seigneur l’a établi sur sa maison,

R/ Et lui a donné l’autorité sur tout ce qu’Il possède.

Prions. O Dieu, qui par une providence ineffable, avez daigné choisir le bienheureux saint Joseph pour être l’époux de votre très sainte Mère ! Faites que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans le ciel ce grand patriarche, que nous honorons sur la terre comme notre protecteur. Vous qui étant Dieu, vivez et régnez avec votre Fils dans l’unité du Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen.

 

Hymne

O vous, qui soupirez après les dons célestes, sans pouvoir obtenir les grâces que vous sollicitez ! Invoquez le nom de Joseph, et implorez humblement son assistance.

Aussitôt qu’on prononce ce saint nom, Dieu abaisse ses regards de miséricorde ; Il fait avancer les justes dans les voies de la vertu, et envoie aux pécheurs le repentir des fautes dont ils se sont rendus coupables.

Ceux qui s’adressent dévotement à saint Joseph obtiennent de riches récompenses ; ils sortent victorieux des combats que l’ennemi leur livre à leur dernière heure.

Couvert des chastes embrassements de la Vierge et de l’Enfant Jésus, Joseph quitte cette vie mortelle comme par un sommeil paisible, et devient la règle et le modèle de tous ceux qui veulent faire une sainte mort.

Nul homme n’a été plus puissant que ce grand saint, puisque le Ciel a vu Dieu Lui-même se soumettre à ses ordres et obéir à ses volontés.

Nul homme n’a été plus parfait que lui, ayant été choisi pour être l’époux d’une Vierge très-pure, il devint le gardien du Très-Haut, et fut regardé par les hommes comme son père.

Gloire soit à Vous, heureuse adorable Trinité, Père, Fils, et Saint-Esprit, ainsi qu’au saint nom de Joseph. Ainsi soit-il.

Antienne. Saint Joseph est le soutien et le protecteur de tous ceux qui invoquent dévotement son nom dans leurs tribulations.

V/ Que le nom de Saint Joseph soit béni,

R/ Maintenant et dans tous les siècles.

Prions. O Dieu, admirable dans vos saints, qui avez voulu vous montrer encore plus admirable dans saint Joseph, en l’établissant le dispensateur des dons célestes sur votre famille ! Accordez-nous de pouvoir parvenir heureusement au port du salut, aidés par les prières et les mérites de ce grand saint dont nous invoquons le nom avec confiance. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Antienne. Voilà le serviteur prudent et fidèle que le Seigneur a établi sur sa famille.

V/ Priez pour nous bienheureux saint Joseph,

R/ Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions. O Dieu, qui par une providence ineffable, avez daigné choisir le bienheureux saint Joseph pour être l’époux de votre très sainte Mère ! Faites que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans le ciel ce grand patriarche, que nous honorons sur la terre comme notre protecteur. Vous qui étant Dieu, vivez et régnez avec votre Fils dans l’unité du Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen.

 

Prière à Saint Joseph pour annuler les conséquences de rites magiques des messes noires pour empêcher la libération de personnes se rendant chez un exorciste

Saint Joseph, priez Jésus de descendre en mon âme pour la sanctifier.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre en mon cœur pour l’embraser de charité.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre en mon intelligence pour l’éclairer.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre en ma volonté pour la fortifier.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre dans mes pensées pour les purifier.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre dans mes aspirations pour les diriger.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre dans mes actions pour les bénir.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus de L’aimer saintement.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus d’imiter vos vertus.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus la véritable humilité d’esprit.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus la douceur du cœur.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus la paix de l’âme.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus le désir de la perfection.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus l’égalité d’humeur.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus un cœur pur et charitable.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus l’amour de la souffrance.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus la science de la vie éternelle.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus la persévérance dans le bien.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus le courage de supporter les croix.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus le détachement des biens de ce monde.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus de garder le droit chemin du ciel.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus d’être préservé de toute occasion de péché.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus un saint désir du Paradis.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus la persévérance finale.

Saint Joseph, faites que mon cœur ne cesse de vous aimer, et ma langue de vous louer.

Saint Joseph, par l’amour que vous avez eu pour Jésus, aidez-moi à L’aimer.

Saint Joseph, daignez m’accepter à votre service.

Saint Joseph, je m’offre à vous : recevez-moi et secourez-moi.

Saint Joseph, ne m’abandonnez pas à l’heure de ma mort.

Saint Joseph, je vous donne mon cœur et mon âme.

Trois Gloire au Père, et au Fils et au saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

 

 L’Imitation de Saint Joseph 

St Alphonse, En l’honneur de saint Joseph