Le saint Rosaire – présentation

Sommaire

  • Introduction
  • Présentation du Rosaire
    • Les quinze mystères du Rosaire
    • Mystères « lumineux » sacrilèges de l’antipape Jean-Paul 2
    • Prières du Rosaire
    • Pour bien réciter le Rosaire
      • Le Pater
      • L’Ave Maria
      • La manière sainte de réciter le Rosaire
      • Réciter souvent le saint Rosaire avec foi, avec humilité, avec confiance et avec persévérance
      • Le saint Rosaire est exorcisant
  • Le Rosaire ultime remède donné par Notre-Dame de Fatima
  • Indulgences de l’Église pour le Rosaire
  • Sur le saint Rosaire
    • La prière du Rosaire est la prière de Notre-Dame
    • Les quinze promesses de Notre-Dame du saint Rosaire
  • De la vertu et de la dignité du saint Rosaire
  • L’excellence du saint Rosaire
  • Le saint Rosaire : histoire, dévotion
  •  Le secret admirable du Rosaire – Saint L-M de Montfort 

MP3 audio – Le Rosaire – comment l’utiliser :

«Quand la bombe atomique a détruit Hiroshima en 1945, huit hommes vivant près du centre d’aveuglement du flash nucléaire ont miraculeusement réchappé du souffle aigu d’explosion et des rayons gamma [Vaporisant les corps avec leur ombres sur les murs], tandis que tout le monde dans un rayon d’un km six cent a péri et que d’autres résidant plus éloignés du champ [de radiation] continuent à mourir des effets mortels de la radiation. Pendant plus de trente ans, environ 200 scientifiques ont examiné ces huit hommes [Huit chrétiens qui disaient le Rosaire au moment de l’explosion nucléaire], essayant en vain de déterminer ce qui pourrait les avoir préservés de l’incinération». (Francis Johnson, Fatima : Le Grand signe, 1980, Tan Books)

Introduction

Signification du Rosaire

«On appelle le Rosaire, psautier de Jésus et de la Sainte Vierge, parce qu’il contient autant de Salutations angéliques que le psautier de David contient de psaumes. (Saint L-M. Grignion de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n° 22).

«Rosaire signifie couronne de roses. Toutes les fois que l’on dit son Rosaire comme il faut, on met sur la tête de Jésus et de Marie une couronne composée de cent cinquante trois roses blanches et de seize roses rouges du Paradis, lesquelles ne perdront jamais ni leur beauté ni leur éclat». (Saint L-M. Grignion de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n° 24).

Attributs du rosaire

«Le Rosaire récité avec la méditation des mystères : 1° nous élève insensiblement à la connaissance parfaite de Jésus-Christ ; 2° purifie nos âmes du péché ; 3° nous rend victorieux de tous nos ennemis ; 4° nous rend la pratique des vertus facile ; 5° nous embrase de l’amour de Jésus-Christ ; 6° nous enrichit de grâces et de mérites ; 7° nous fournit de quoi payer toutes nos dettes à Dieu et aux hommes et enfin nous fait obtenir de Dieu toutes sortes de grâces». (Saint L-M. Grignion de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n° 81).

Historique du Rosaire

«Le saint Rosaire dans son fond et dans sa substance étant composé de la prière de Jésus-Christ et de la Salutation angélique, savoir le Pater et l’Ave, et de la méditation des mystères de Jésus et de Marie, c’est sans doute la première prière et la première dévotion des fidèles, qui depuis les apôtres et les disciples a été en usage de siècle en siècle jusqu’à nous.

«Cependant le saint Rosaire, dans sa forme et la méthode dont on le récite à présent, n’a été inspiré à son Église, donné de la très sainte Vierge à saint Dominique pour convertir les hérétiques albigeois et les pécheurs, qu’en l’an 1214 … comme le rapporte le bienheureux Alain de la Roche dans son fameux livre intitulé : « De Dignitate psalterii [De la dignité du Psautier] »». (Saint L-M. Grignion de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n° 10-11).

Le Rosaire fut défendu par les papes Nicolas IV (reg. 1288-1292) au 13ème siècle, et Urbain V (reg. 1362-1370) au 14ème siècle (Voir en bas de page).

«… le Rosaire du XIIIème siècle était différent du nôtre sur quelques points ; il lui manquait les 15 mystères, et probablement les Pater. Mais il offrait déjà la triple cinquantaine, la division par dizaines, et un triple sujet de méditations adapté à la triple cinquantaine, la vie, la mort et la glorification du Sauveur. Mais si différent soit-il, on ne peut lui refuser d’être substantiellement le même que le Rosaire d’aujourd’hui».

«… au chapitre XIV de son Apologie, il [Alain de la Roche] dit : «Que la première cinquantaine soit récitée en l’honneur du Christ incarné ; la seconde du Christ souffrant ; la troisième, du Christ ressuscité, montant aux cieux, envoyant le Saint-Esprit». (P. Denys Mézard, O. P., Étude sur l’origine du Rosaire, 1911, p. 173-174 ; p. 185)

«Sixte IV, de l’Ordre des Frères Mineurs, était assis sur la chaire de saint Pierre. Il donna deux bulles en faveur du Rosaire, une, le 30 mai 1478, pour approuver la Confrérie des Dominicains de Cologne… : « II nous a été exposé, dit-il, que dans le duché de Bretagne et en plusieurs autres lieux, grâce à la piété croissante des fidèles, il a été renouvelé depuis quelque temps un certain mode de prier pieux et dévot, qui, même dans les temps antiques, était pratiqué par les Chrétiens en différentes parties du monde, a savoir que celui qui veut prier ainsi, récite chaque jour à l’honneur de Dieu et de la Bienheureuse Vierge Marie et contre les périls imminents du siècle autant de fois la Salutation angélique Ave Maria qu’il y a de psaumes dans le Psautier de David, c’est-à-dire cent cinquante fois, en plaçant en tête de chaque dizaine l’oraison dominicale. Et ce rite ou mode de prier est vulgairement appelé le Psautier de la Vierge Marie (Bail. O. P. t. III, p. 567)». (P. Denys Mézard, O. P., Étude sur l’origine du Rosaire, 1911, p. 403-404)

«Alexandre VI, dans sa Bulle du 13 juin 1495, affirmait que le monde avait été pré- servé des maux qui le menaçaient par l’intercession de la Sainte Vierge et de saint Dominique, l’insigne prédicateur du Rosaire (Act. S. Sedis pro soc. Ros. P. IV, p. 1179). ..Léon X, à son tour, dans sa Bulle Pastoris seterni du 4 octobre 1520, déclare que selon l’histoire, saint Dominique a institué la Confrérie du Rosaire» (Act. S. Sedix pro soc. Ros. T. IV, p. 1177). (P. Denys Mézard, O. P., Étude sur l’origine du Rosaire, 1911, p. 405)

Le pape dominicain saint Pie V a définitivement institué le Rosaire traditionnel dans sa bulle Consueverunt Romani Pontifices du 17 septembre 1569 et institua la fête de Notre-Dame du Rosaire le 7 octobre 1571 , suite à la victoire de la bataille de Lépante.

«Saint Pie V déclarait que saint Dominique, inspiré par le Saint-Esprit, avait imaginé [Selon l’instruction de la Sainte Vierge] ce mode facile et très pieux de prier Dieu, le Rosaire, aussi appelé le Psautier de la Très Sainte Vierge (« Spiritu sancto, ut pie creditur, alllatus, B. Dominicus… modum facilem, et omnibus pervium, ac admodurn pium orandi et procandi Deum, Rosarium, seu Psaiterium ejusdem B. Maria ; Virginis… excogitavit ». – Consueverunt, 17 sept. 1569)». (P. Denys Mézard, O. P., Étude sur l’origine du Rosaire, 1911, p. 410)

À la suite du pape saint Pie V, les papes ont défendu et garanti la même Tradition sur le Rosaire : Adrien VI (reg. 1522-1523), Jules III (reg. 1550-1555), Grégoire XIII (Monet Apostolus, 1er avr. 1573), Sixte V (Dum ineffabilia, 30 janv. 1586), Grégoire XIV (reg. 1590-1591), Clément VIII (Cum beatus, 22 nov. 1593), Paul V (reg. 1605-1621), Alexandre VII (Cum sicut accepimus, 15 nov. 1657), Clément IX (11 mars 1669),  Clément X (7 fév. 1676), Innocent XI (17 fév. 1683), Benoit XIII (19 jan. 1726,  Act. S. Sedis pro soc. SS. Rosarii, vol. II, part. IV, p. 1180), Benoît XIV (Brev. Rom., 26 mars 1726), Clément XIV (Exponi nobis, 9 nov. 1770), Pie VII (Ad augendam, 16 fév. 1808), Pie IX (Ad perpetuam rei memoriam, 13 avr. 1867), Léon XIII (Supremi apostolatus, 1er sept. 1883, et : Salutaris Ille Spiritus, 24 déc. 1883 ; Superiore Anno, 30 août 1884 ; Décret Cong. Rit., 11 sept. 1887 ; Quamquam Pluries, 15 août 1889 ; Octobri Mense, 22 sept. 1891 ; Magnae Dei Matris, 8 sept. 1892 ; Laetitiae Sanctae, 8 sept. 1893 ; Jucunda Semper Expectatione, 8 sept. 1894 ; Adiutricem populi christiani, 5 septembre 1895 ; Fidentem Piumque Animum, 20 sept. 1896 ; Augustissimae Virginis Mariae, 12 sept. 1897 ; Diuturni Temporis, 5 sept. 1898 ; Apos. Parta Humano Generi, 8 sept. 1901), Saint Pie X (Testament), Pie XI, Pie XII (Ingruentium malorum, 1951).

 

Présentation du Rosaire

rosaire 15 dizaines

Le Rosaire = 3 chapelets de cinq dizaines = les quinze mystères.

Pour le Rosaire on commence le premier chapelet : Signe de Croix, Credo, Pater, 3 Ave, 1 Gloria, ensuite les quinze dizaines : On peut dire le Rosaire en trois temps dans la journée, par exemple, les cinq premières dizaines le matin, les cinq suivantes le midi, et les cinq dernières le soir, ou même en davantage de différents temps, mais une dizaine ne doit pas être interrompue. On dit le Salve Regina à la fin.

chapelet catholique

Le chapelet = cinq dizaines = les 5 mystères du jour.

Pour le chapelet on commence : Signe de Croix, Credo, Pater, 3 Ave, 1 Gloria, ensuite les cinq dizaines : on peut réciter les cinq dizaines en des temps différents de la journée, mais une dizaine ne doit pas être interrompue. On dit le Salve Regina à la fin.

  • Les cinq mystères joyeux le lundi et jeudi ;
  • Les cinq mystères douloureux le mardi et vendredi ;
  • Les cinq mystères glorieux le mercredi, samedi et dimanche.

Les quinze mystères du Rosaire

À Fatima au Portugal en 1917, la sainte Vierge, après avoir demandé à plusieurs reprises le Rosaire tous les jours et se présentant comme « La Dame du Rosaire », mis fin à la dernière apparition, en montrant aux enfants trois tableaux distincts symbolisant l’intégralité du message du Rosaire. La première était une vision de la Sainte famille représentant les mystères joyeux ; la seconde une vision de Notre-Dame des Douleurs représentant les mystères douloureux ; et la troisième une vision de Notre-Dame du Mont Carmel représentant les mystères glorieux.

«le saint Rosaire … n’est pas seulement une composition de Pater et d’Ave, mais un divin abrégé de la vie, de la passion, de la mort et la gloire de Jésus et Marie. (St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n° 2)

«Couronnons-nous à l’envi de telles roses du paradis, récitant tous les jours un Rosaire, c’est-à-dire trois chapelets de cinq dizaines chacun ou trois petits chapeaux de fleurs ou couronnes : 1 pour honorer les trois couronnes de Jésus et de Marie, la couronne de grâce de Jésus dans son incarnation, sa couronne d’épines dans sa passion et sa couronne de gloire dans le ciel, et la triple couronne que Marie a reçue dans le ciel de la très sainte Trinité ; 2 pour recevoir de Jésus et de Marie trois couronnes, la première de mérite pendant la vie, la seconde de paix à la mort et la troisième de gloire dans le paradis». (St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n° 4)

«Le Rosaire renferme deux choses, savoir : l’oraison mentale et l’oraison vocale. L’oraison mentale du saint Rosaire n’est autre que la méditation des principaux mystères de la vie, de la mort et de la gloire de Jésus-Christ et de sa très sainte Mère. L’oraison vocale du Rosaire consiste à dire quinze dizaines d’Ave Maria précédées par un Pater pendant qu’on médite et qu’on contemple les quinze vertus principales que Jésus et Marie ont pratiquées dans les quinze mystères du saint Rosaire. Dans le premier chapelet, qui est de cinq dizaines, on honore et on considère les cinq mystères joyeux ; au second les cinq mystères douloureux, et au troisième les cinq mystères glorieux». (St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n° 9)

«Le psautier ou le Rosaire de la sainte Vierge est divisé en trois chapelets de cinq dizaines chacun : 1° pour honorer les trois personnes de la Sainte-Trinité ; 2° pour honorer la vie, la mort et la gloire de Jésus-Christ ; 3° pour imiter l’Église triomphante, pour aider la militante et soulager la souffrante ; 4° pour imiter les trois parties des psaumes dont la première est pour la voie purgative, la seconde pour la vie illuminative et la troisième pour la vie unitive ; 5° pour nous remplir de grâces pendant la vie, de paix à la mort et de gloire dans l’éternité». (St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n° 23)

Mystères Joyeux (Lundi et Jeudi) :

  • Annonciation. Luc 1, 26-38
  • Visitation. Luc 1, 39-56
  • Nativité. Luc 2,1-20
  • Présentation de Jésus au Temple. Luc 2, 21-39
  • Recouvrement de Jésus au Temple. Luc 2, 41-52

Mystères douloureux (mardi-vendredi) :

Mystères Glorieux (mercredi, samedi et dimanche)

  • Résurrection. Luc 24, 1-12
  • Ascension. Actes 1, 8-11
  • Pentecôte. Actes 2, 1-21
  • Assomption :

Pape Pie XII, Dogme de l’Assomption, Munificentissimus Deus, § V, 1er nov. 1950, ex cathedra : « … l’auguste Mère de Dieu, unie de toute éternité à Jésus-Christ, d’une manière mystérieuse, par «un même et unique décret» de prédestination, immaculée dans sa conception, Vierge très pure dans sa divine Maternité, généreuse associée du divin Rédempteur qui remporta un complet triomphe sur le péché et ses suites, a enfin obtenu comme suprême couronnement de ses privilèges d’être gardée intacte de la corruption du sépulcre, en sorte que, comme son Fils déjà auparavant, après sa victoire sur la mort, elle fût élevée, dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où, Reine, elle resplendirait à la droite de son Fils, Roi immortel des siècles ».

Notre Dame de Fatima, en 1917, est la femme revêtue du soleil décrite au chapitre 12, 1 de l’Apocalypse : Pendant le miracle, le soleil a été vu s’accélérer vers la terre et les gens pensaient que la fin du monde était arrivée. L’importance devrait être évidente : Fatima est un signe apocalyptique, c’était un signe que la fin était proche, que les événements qui précéderont le point culminant du monde et la seconde venue de Jésus-Christ devaient commencer. Les hommes doivent modifier leur vie avant que la fin du monde soit vraiment venue.

Les voyants Fatima ont signalé que Notre-Dame était revêtue de lumière – elle était plus brillante que le soleil. La preuve est très forte que Notre Dame de Fatima était la femme revêtue du soleil prophétisée dans l’Apocalypse, chapitre 12, 1. En fait, il existe une confirmation étonnante que l’apparition de Notre-Dame de Fatima était l’accomplissement de la prophétie de l’Apocalypse de la femme revêtue du soleil.

Notre-Dame de Fatima s’est présentée aux trois voyants sous le nom de Notre-Dame du Rosaire : Notre-Dame de Fatima est Notre-Dame du Rosaire ; Notre-Dame de Fatima est la Femme couronnée d’Apocalypse 12, 1, donc la Femme couronnée d’Apocalypse 12, 1 est Notre-Dame du Rosaire et Notre Dame du Rosaire est Notre Dame de victoire.

 

Mystères « lumineux » sacrilèges de l’antipape Jean-Paul 2

Le saint Rosaire est inspiré par le Saint-Esprit et instruit par la sainte Vierge son épouse indissoluble : C’est la Tradition de l’Église catholique (la foi de tous les temps de l’Église) que le saint Rosaire est constitué de quinze dizaines pour ses quinze mystères (trois chapelets de cinq dizaines ou trois couronnes en l’honneur de la très sainte Trinité).

L’antipape et apostat Jean-Paul 2 est l’homme qui a initié l’apostasie d’Assise en 1986, par la prière inter-religieuse avec les païens et fausses religions du diable. Il est aussi l’antichrist qui a enseigné la religion de l’homme. Parmi ses très très nombreuses hérésies, il a profané le saint Rosaire, ainsi que la Tradition de l’Église, par l’ajout de ses cinq mystères « lumineux », le modifiant à vingt dizaine. Les « mystères lumineux » de l’antipape et apostat Jean-Paul 2 sont sacrilèges et à bannir absolument.

Voir Hérésies de Jean-Paul 2

 

Prières du Rosaire

Le Signe de Croix (avec la croix du chapelet)
Avec votre main droite, tracez une croix en touchant votre front, puis la poitrine, l’épaule gauche et l’épaule droite tout en disant : “Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen”

Le symbole des apôtres ou Credo (sur la croix du chapelet)
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers. Le troisième jour il est ressuscita des morts, il est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l’Esprit-Saint, à la sainte Eglise Catholique, la communion des saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair et la vie éternelle. Amen.

Credo in Deum Patrem omnipoténtem, Creatórem cæli et terræ. Et in Iesum Christum, Fílium eius únicum, Dóminum nostrum, qui concéptus est de Spíritu Sancto, natus ex María Vírgine, passus sub Póntio Piláto, crucifíxus, mórtuus, et sepúltus, descéndit ad ínfernos, tértia die resurréxit a mórtuis, ascéndit ad cælos, sedet ad déxteram Dei Patris omnipoténtis, inde ventúrus est iudicáre vivos et mórtuos. Credo in Spíritum Sanctum, sanctam Ecclésiam cathólicam, sanctórum communiónem, remissiónem peccatórum, carnis resurrectiónem, vitam ætérnam. Amen.

Notre Père (premier grain seul)

Notre Père qui êtes dans les cieux, que votre nom soit sanctifié. Que votre règne arrive. Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien. Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous induisez pas en tentation, mais délivrez-nous du Mal. Amen.

Pater noster, qui es in cælis,sanctificétur nomen tuum. Advéniat regnum tuum. Fiat volúntas tua,sicut in cælo, et in terra. Panem nostrum cotidiánum da nobis hódie, et dimítte nobis débita nostra sicut et nos dimíttimus debitóribus nostris. Et ne nos indúcas in tentatiónem, sed líbera nos a malo. Amen. 

Trois ”Je vous salue Marie” (trois premiers grains)

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toute les femmes ; et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum. Benedicta tu in mulieribus ; et benedictus fructus ventris tui, Jesus. Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis, peccatoribus, nunc, et in hora mortis nostræ. Amen

  • Pour le premier ”Je vous salue Marie”, demander l’augmentation de la foi.
  • Pour le deuxième ”Je vous salue Marie”, demander l’augmentation de l’Espérance.
  • Pour le troisième ”Je vous salue Marie”, demander l’augmentation de la charité.

Gloire au Père

Gloire [soit] au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto, sicut erat in principio, et nunc, et semper, et in sæculorum sæcula.

Annoncer chaque mystères (Joyeux, Douloureux ou Glorieux) et dire une dizaine (Pater sur le grain seul, 10 Ave sur les 10 grains, Gloria + prière de fatima) pour chaque mystère.

Fruits/demandes pour les mystères joyeux

  • 1er : L’Annonciation de l’Ange à Marie – Humilité
  • 2e : Visitation – Le zèle pour le salut de nos frères
  • 3e : La nativité – Esprit de pauvreté
  • 4e : La Présentation – Pureté d’esprit et de corps
  • 5e : Le Recouvrement de Jésus au temple – Obéissance

Fruits/demandes pour les mystères douloureux

  • 1er : Agonie de Jésus au jardin des oliviers – Repentir et résignation à la volonté de Dieu
  • 2e : Flagellation – Mortification des sens
  • 3e : Couronnement d’épines – Le règne du Christ dans nos coeurs
  • 4e : Portement de la croix – Patience dans les épreuves
  • 5e : Crucifiement et mort de Jésus sur la croix – Pardonner à ses ennemis

Fruits/demandes pour les mystères glorieux

  • 1er : La Résurrection – Foi
  • 2e : L’Ascension – Espérance
  • 3e : La Pentecôte – Dons du Saint Esprit
  • 4e : L’Assomption – union avec Jésus par Marie
  • 5e : Le Couronnement – Grâce de la persévérance finale

Chaque dizaine en méditant sur le mystère :

– Dire un ”Notre Père” : gros grain ou grain seul 

– Dire dix ”Je vous salue Marie” : dix (petits) grains 

– Dire un ”Gloire soit au Père”.

– Dire la ”Prière de Fatima” 
Ô mon bon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’Enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes surtout celles qui ont le plus besoin de votre Sainte miséricorde. Amen.

– Répéter cette séquence pour les mystères restants 

A la fin : Salut, Reine sainte (Salve Regina) 
Salut, ô Reine, Mère de Miséricorde, notre vie, notre douceur, et notre espérance, salut. Vers vous nous élevons nos cris, pauvres exilés, malheureux enfants d’Eve. Vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. De grâce donc, ô notre Avocate, tournez vers nous vos regards miséricordieux. Et, après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles. Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie.

Finir par le « Signe de Croix ».

Pour plus de méthodes pour réciter le saint Rosaire, voir : Méthodes du saint Rosaire

 

Pour bien réciter le Rosaire

St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n° 35 : «Comme la foi est la seule clef qui nous fait entrer dans tous les mystères de Jésus et de Marie renfermés au saint Rosaire, il faut le commencer en récitant le Credo avec une grande attention et dévotion, et plus notre foi sera vive et forte, et plus le Rosaire sera méritoire. Il faut que cette foi soit vive et animée par la charité, c’est-à-dire que pour bien réciter le saint Rosaire, il faut être en grâce de Dieu ou dans la recherche de cette grâce; il faut que la foi soit forte et constante, c’est-à-dire qu’il ne faut pas chercher dans la pratique du saint Rosaire seulement son goût sensible et sa consolation spirituelle, c’est-à-dire qu’il ne faut pas l’abandonner parce qu’on a une foule de distractions involontaires dans l’esprit, un dégoût étrange dans l’âme, un ennui accablant et un assoupissement presque continuel dans le corps ; il n’est pas besoin de goût ni de consolation, ni de soupirs, ni d’élans, ni de larmes, ni d’application continuelle de l’imagination, pour bien réciter son Rosaire. La foi pure et la bonne intention suffisent. « Sola fides sufficit »».

Le Pater

«Le Pater, ou l’Oraison dominicale, tire sa première excellence de son auteur, qui n’est pas un homme ou un ange, mais le Roi des anges et des hommes, Jésus-Christ. « Il était nécessaire, dit saint Cyprien, que Celui qui venait nous donner la vie de la grâce comme Sauveur, nous enseignât la manière de prier comme Maître céleste ». La sagesse de ce divin Maître paraît bien dans l’ordre, la douceur, la force et la clarté de cette divine prière ; elle est courte, mais elle est riche en instruction, intelligible pour les simples et remplie de mystères pour les savants. Le Pater renferme tous les devoirs que nous devons rendre à Dieu, les actes de toutes les vertus et les demandes de tous nos besoins spirituels et corporels. Elle contient, dit Tertullien, l’abrégé de l’Évangile. Elle surpasse, dit Thomas A Kempis, tous les désirs des saints, elle contient en abrégé toutes les douces sentences des psaumes et des cantiques ; elle demande tout ce qui nous est nécessaire ; elle loue Dieu d’une excellente manière ; elle élève l’âme de la terre au ciel et l’unit étroitement avec Dieu.

«Saint Chrysostome dit que celui qui ne prie pas comme le divin Maître a prié et enseigné à prier, n’est pas son disciple, et Dieu le Père n’écoute pas agréablement les prières que l’esprit humain a formées, mais bien celles de son Fils, qu’il nous a enseignées. Nous devons réciter l’Oraison dominicale avec certitude que le Père éternel l’exaucera, puisqu’elle est la prière de son Fils, qu’il exauce toujours, et que nous sommes ses membres ; car que peut refuser un si bon Père à une requête si bien conçue et appuyée sur les mérites et la recommandation d’un si digne Fils ? Saint Augustin assure que le Pater bien récité efface les péchés véniels. Le juste tombe sept fois. L’Oraison dominicale contient sept demandes par lesquelles il peut remédier à ses chutes et se fortifier contre ses ennemis. Elle est courte et facile, afin que, comme nous sommes fragiles et sujets à plusieurs misères, nous recevions un plus prompt secours en la récitant plus souvent et plus dévotement.

«Désabusez-vous donc, âmes dévotes qui négligez l’Oraison que le propre Fils de Dieu a composée et qu’il a ordonné à tous les fidèles ; vous qui n’avez d’estime que pour les prières que les hommes ont composées, comme si l’homme, même le plus éclairé, savait mieux que Jésus-Christ comment nous devons prier. Vous cherchez dans les livres des hommes la façon de louer et de prier Dieu, comme si vous aviez honte de vous servir de celle que son Fils nous a prescrite. Vous vous persuadez que les oraisons qui sont dans les livres sont pour les savants et pour les riches, et que le Rosaire n’est que pour les femmes, pour les enfants et pour le peuple, comme si les louanges et les prières que vous lisez étaient plus belles et plus agréables à Dieu que celles qui sont contenues dans l’oraison dominicale. C’est une dangereuse tentation que de se dégoûter de l’Oraison que Jésus-Christ nous a recommandée pour prendre les oraisons que les hommes ont composées. Ce n’est pas que nous désapprouvions celles que les saints ont composées pour exciter les fidèles à louer Dieu, mais nous ne pouvons souffrir qu’ils les préfèrent à l’Oraison qui est sortie de la bouche de la Sagesse incarnée, et qu’ils laissent la source pour courir après les ruisseaux, et qu’ils dédaignent l’eau claire pour boire l’eau trouble. Car enfin le Rosaire, composé de l’Oraison dominicale et de la Salutation angélique, est cette eau claire et perpétuelle qui coule de la source de la grâce, tandis que les autres oraisons qu’ils cherchent dans les livres ne sont que de bien petits ruisseaux qui en dérivent.

«…Quand nous récitons cette admirable prière, tout d’abord nous captivons le cœur de Dieu en l’invoquant par le doux nom de Père. « Notre Père », le plus tendre de tous les pères, tout-puissant dans la création, tout admirable dans sa conservation, tout aimable dans sa Providence, tout bon et infiniment bon dans la Rédemption. Dieu est notre Père, nous sommes tous frères, le ciel est notre patrie et notre héritage. N’y a-t-il pas là de quoi nous inspirer à la fois l’amour de Dieu, l’amour du prochain et le détachement de toutes les choses de la terre ? Aimons donc un tel Père et disons-lui mille et mille fois : « Notre Père qui êtes aux cieux ». Vous qui remplissez le ciel et la terre par l’immensité de votre essence, qui êtes présent partout; vous qui êtes dans les saints par votre gloire, dans les damnés par votre justice, dans les justes par votre grâce, dans les pécheurs par votre patience qui les souffre, faites que nous nous souvenions toujours de notre céleste origine, que nous vivions comme vos véritables enfants ; que nous tendions toujours vers vous seul par toute l’ardeur de nos désirs. « Que votre nom soit sanctifié ». Le nom du Seigneur est saint et redoutable, dit le prophète-roi, et le ciel, suivant Isaïe, retentit des louanges que les séraphins ne cessent de donner à la sainteté du Seigneur, Dieu des armées. Nous demandons ici que toute la terre connaisse et adore les attributs de ce Dieu si grand et si saint ; qu’il soit connu, aimé et adoré des païens, des Turcs, des Juifs, des Barbares et de tous les infidèles ; que tous les hommes le servent et le glorifient par une foi vive, une espérance ferme, par une charité ardente, et par le renoncement à toutes les erreurs : en un mot, que tous les hommes soient saints parce qu’il est saint lui-même. « Que votre règne arrive ». C’est- à-dire que vous régniez dans nos âmes par votre grâce, durant la vie, afin que nous méritions, après notre mort, de régner avec vous dans votre royaume, qui est la souveraine et éternelle félicité, que nous croyons, que nous espérons et que nous attendons, cette félicité qui nous est promise par la bonté du Père, qui nous est acquise par les mérites du Fils et qui nous est révélée par les lumières du Saint-Esprit. « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Sans doute, rien ne peut se dérober aux dispositions de la Providence divine qui a tout prévu, tout arrangé avant l’événement ; nul obstacle ne l’écarte de la fin qu’elle s’est proposée, et quand nous demandons à Dieu que sa volonté soit faite, ce n’est pas que nous craignions, dit Tertullien, que quelqu’un s’oppose efficacement à l’exécution de ses desseins, mais que nous acquiescions humblement à tout ce qu’il lui a plu d’ordonner à notre égard ; que nous accomplissions toujours et en toutes choses sa très sainte volonté, qui nous est connue par ses commandements, avec autant de promptitude, d’amour et de constance, que les anges et les bienheureux lui obéissent dans le ciel.

«« Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour ». Jésus-Christ nous enseigne à demander à Dieu tout ce qui est nécessaire à la vie du corps et à la vie de l’âme. Par ces paroles de l’Oraison dominicale, nous faisons l’humble aveu de notre misère et nous rendons hommage à la Providence, en déclarant que nous croyons, que nous voulons tenir de sa bonté tous les biens temporels. Sous le nom de pain nous demandons ce qui est simplement nécessaire à la vie, le superflu n’est point compris. Ce pain nous le demandons aujourd’hui, c’est-à- dire que nous bornons au jour présent toutes nos sollicitudes, nous reposant sur la Providence pour le lendemain. Nous demandons le pain de chaque jour, avouant ainsi nos besoins toujours renaissants et montrant la continuelle dépendance où nous sommes de la protection et du secours de Dieu. « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Nos péchés, disent saint Augustin et Tertullien, sont autant de dettes que nous contractons envers Dieu, et sa justice en exige le paiement jusqu’à la dernière obole. Or nous avons tous ces tristes dettes. Malgré le nombre de nos iniquités, approchons-nous donc de lui avec confiance et disons-lui avec un vrai repentir : Notre Père qui êtes aux cieux, pardonnez-nous les péchés de notre cœur et de notre bouche, les péchés d’action et d’omission qui nous rendent infiniment coupables aux yeux de votre justice, parce qu’en qualité d’enfants d’un père si clément et miséricordieux, nous pardonnons par obéissance et par charité à ceux qui nous ont offensés. Et « ne permettez pas » à cause de notre infidélité à vos grâces, « que nous succombions aux tentations » du monde, du démon et de la chair. Mais « délivrez-nous du mal », qui est le péché, du mal de la peine temporelle et de la peine éternelle, que nous avons méritées. « Ainsi soit-il ». Parole d’une grande consolation, qui est, dit saint Jérôme, comme le sceau que Dieu met à la fin de nos requêtes pour nous assurer qu’il nous a exaucés, comme si lui-même nous répondait : Amen !!! Qu’il soit fait comme vous le demandez, vous l’avez obtenu en vérité, car c’est ce que signifie ce mot : Amen». (St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, 12ème Rose, n° 36-40)

«Nous honorons les perfections de Dieu en récitant chaque parole de l’Oraison dominicale. Nous honorons sa fécondité par le nom de Père, qui engendre de toute éternité un Fils qui est Dieu comme vous, éternel, consubstantiel, qui est une même essence, une même puissance, une même bonté, une même sagesse avec vous, Père et Fils, qui, vous aimant, produisez le Saint- Esprit, qui est Dieu comme vous, trois personnes adorables, qui êtes un seul Dieu. Notre Père ! C’est-à-dire, Père des hommes par la création, par la conservation et par la rédemption, Père miséricordieux des pécheurs, Père ami des justes, Père magnifique des bienheureux. Qui êtes. Par ces paroles nous admirons l’infinité, la grandeur et la plénitude de l’essence de Dieu, qui s’appelle véritablement Celui qui est, c’est-à-dire, qui existe essentiellement, nécessairement et éternellement, qui est l’Être des êtres, la cause de tous les êtres ; qui renferme éminemment en lui-même les perfections de tous les êtres ; qui est dans tous par son essence, par sa présence et par sa puissance, sans  y être renfermé. Nous honorons sa sublimité, sa gloire et sa majesté par ces mots : Qui êtes aux cieux, c’est à-dire assis comme dans votre trône, exerçant votre justice sur tous les hommes. Nous adorons sa sainteté en désirant que son nom soit sanctifié. Nous reconnaissons sa souveraineté et la justice de ses lois, en souhaitant que son règne arrive, et que les hommes lui obéissent sur la terre comme les anges lui obéissent dans le ciel. Nous croyons à sa Providence, en le priant de nous donner notre pain de chaque jour. Nous invoquons sa clémence, en lui demandant la rémission de nos péchés. Nous recourons à sa puissance, en le priant de ne pas nous laisser succomber à la tentation. Nous nous confions à sa bonté, en espérant qu’il nous délivrera du mal. Le Fils de Dieu a toujours glorifié son Père par ses œuvres ; il est venu au monde pour le faire glorifier des hommes ; il leur a enseigné la manière de l’honorer, par cette oraison qu’il a daigné nous dicter lui-même. Nous devons donc la réciter souvent avec attention et dans le même esprit qu’il l’a composée.

«Lorsque nous récitons attentivement cette divine Oraison, nous faisons autant d’actes des plus nobles vertus chrétiennes que nous prononçons de paroles. En disant : Notre Père qui êtes aux cieux, nous formons des actes de foi, d’adoration et d’humilité. En désirant que son nom soit sanctifié et glorifié, nous faisons paraître un zèle ardent pour sa gloire. En lui demandant la possession de son royaume, nous faisons un acte d’espérance. En souhaitant que sa volonté soit accomplie sur la terre comme dans le ciel, nous montrons un esprit de parfaite obéissance. En lui demandant notre pain de chaque jour, nous pratiquons la pauvreté d’esprit et le détachement des biens de la terre. En le priant de nous remettre nos péchés, nous faisons un acte de repentir. Et en pardonnant à ceux qui nous ont offensés, nous exerçons la miséricorde dans la plus haute perfection.

«En lui demandant son secours dans les tentations, nous faisons des actes d’humilité, de prudence et de force. En attendant qu’il nous délivre du mal, nous pratiquons la patience. Enfin, en demandant toutes ces choses, non seulement pour nous, mais encore pour notre prochain et pour tous les membres de l’Église, nous faisons le devoir des vrais enfants de Dieu, nous l’imitons dans sa charité qui embrasse tous les hommes et nous accomplissons le commandement de l’amour du prochain.  Nous détestons tous les péchés et nous observons tous les commandements de Dieu, lorsqu’en récitant cette Oraison notre cœur s’accorde avec notre langue, et que nous n’avons point d’intentions  contraires au sens de ces divines paroles. Car lorsque nous faisons réflexion que Dieu est au ciel, c’est-à- dire infiniment élevé au-dessus de nous par la grandeur de sa majesté, nous entrons dans les sentiments du plus profond respect en sa présence ; tout saisis de crainte, nous fuyons l’orgueil et nous nous abaissons jusqu’au néant. Lorsqu’en prononçant le nom du Père, nous nous souvenons que nous tenons notre existence de Dieu, par le moyen de nos parents, et notre instruction même par le moyen de nos maîtres, qui nous tiennent ici la place de Dieu, dont ils sont les images vivantes, nous nous sentons obligés de les honorer ou, pour mieux dire, d’honorer Dieu en leurs personnes, et nous nous gardons bien de les mépriser et de les affliger. Lorsque nous désirons que le saint Nom de Dieu soit glorifié, nous sommes bien éloignés de le profaner. Lorsque nous regardons le royaume de Dieu comme notre héritage, nous renonçons à toute attache aux biens de ce monde ; lorsque nous demandons sincèrement pour notre prochain les mêmes biens que nous désirons pour nous-mêmes, nous renonçons à la haine, à la dissension et à l’envie. En demandant à Dieu notre pain de chaque jour, nous détestons la gourmandise et la volupté qui se nourrissent de l’abondance. En priant Dieu véritablement de nous pardonner, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, nous réprimons notre colère et notre vengeance, nous rendons le bien pour le mal et nous aimons nos ennemis. En demandant à Dieu de ne pas nous laisser tomber dan le péché au moment de la tentation, nous montrons que nous fuyons la paresse, que nous cherchons les moyens de combattre les vices et de faire notre salut. En priant Dieu de nous délivrer du mal, nous craignons sa justice, et nous sommes heureux, car la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, c’est par la crainte de Dieu que tout homme évite le péché». (St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, 13ème et 14ème Rose , n° 41-43).

L’Ave Maria

«La Salutation angélique est si sublime, si relevée, que le bienheureux Alain de la Roche a cru qu’aucune créature ne peut la comprendre et qu’il n’y a que Jésus-Christ, né de la Vierge Marie, qui puisse l’expliquer. Elle tire principalement son excellence de la très sainte Vierge à qui elle fut adressée, de la fin de l’Incarnation du Verbe pour laquelle elle fut apportée du ciel, et de l’archange Gabriel qui la prononça le premier. La Salutation angélique résume dans l’abrégé le plus concis toute la théologie chrétienne sur la sainte Vierge. On y trouve une louange et une invocation. La louange renferme tout ce qui fait la véritable grandeur de Marie ; l’invocation renferme tout ce que nous devons lui demander, et ce que nous pouvons  attendre de sa bonté pour nous. La très sainte Trinité en a révélé la première partie ; sainte Elisabeth, éclairée du Saint-Esprit, y a ajouté la seconde ; et l’Église, dans le premier concile d’Éphèse, tenu l’an 430, y a mis la conclusion, après avoir condamné l’erreur de Nestorius et défini que la sainte Vierge est véritablement Mère de Dieu. Le concile ordonna qu’on invoquerait la sainte Vierge sous cette glorieuse qualité par ces paroles : Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

«La sainte Vierge Marie a été celle à qui cette divine Salutation a été présentée pour terminer l’affaire la plus grande et la plus importante du monde, l’Incarnation du Verbe éternel, la paix entre Dieu et les hommes et la rédemption du genre humain. L’ambassadeur de cette heureuse nouvelle fut l’archange Gabriel, un des premiers princes de la cour céleste. La Salutation angélique contient la foi et l’espérance des patriarches, des prophètes et des apôtres. Elle est la constance et la force des martyrs, la science des docteurs, la persévérance des confesseurs et la vie des religieux (Bienheureux Alain). Elle est le cantique nouveau de la loi de grâce, la joie des anges et des hommes, la terreur et la confusion des démons. Par la Salutation angélique, Dieu s’est fait homme, une Vierge est devenue Mère de Dieu, les âmes des justes ont été délivrées des limbes, les ruines du ciel ont été réparées et les trônes vides ont été remplis, le péché a été pardonné, la grâce nous a été donnée, les malades ont été guéris, les morts ressuscités, les exilés rappelés, la très sainte Trinité a été apaisée, et les hommes ont obtenu la vie éternelle. Enfin, la Salutation angélique est l’arc-en-ciel, le signe de la clémence et de la grâce que Dieu a faites au monde (Bienheureux Alain).

«Quoiqu’il n’y ait rien d’aussi grand que la majesté divine ni rien d’aussi abject que l’homme considéré comme pécheur, cette suprême Majesté ne dédaigne pas néanmoins nos hommages, elle est honorée quand nous chantons ses louanges. Et le salut de l’ange est un des plus beaux cantiques que nous puissions adresser à la gloire du Très-Haut. « Canticum
novum cantabo tibi : Je vous chanterai un cantique nouveau ». Ce cantique nouveau que David a prédit qu’on chanterait à la venue du Messie, c’est la Salutation de l’archange. Il y a un cantique ancien et un cantique nouveau. L’ancien est celui que les Israélites ont chanté en reconnaissance de la création, de la conservation, de la délivrance de leur captivité, du passage de la mer Rouge, de la manne et de toutes les autres faveurs du ciel. Le  cantique nouveau est celui que les chrétiens chantent en actions de grâces de l’Incarnation et de la Rédemption. Comme ces prodiges ont été accomplis par le salut angélique, nous répétons ce même salut pour remercier la très sainte Trinité de ses bienfaits inestimables. Nous louons Dieu le Père de ce qu’il a tant aimé le monde, qu’il lui a donné son Fils unique pour sauveur. Nous bénissons le Fils de ce qu’il est descendu du ciel sur la terre, de ce qu’il s’est fait homme et de ce qu’il nous a rachetés. Nous glorifions le Saint-Esprit de ce qu’il a formé dans le sein de la sainte Vierge ce corps très pur qui a été la victime de nos péchés. C’est dans cet esprit de reconnaissance que nous devons réciter le salut angélique, produisant des actes de foi, d’espérance, d’amour et d’actions de grâces pour ce bienfait de notre salut.

«Quoique ce cantique nouveau s’adresse directement à la Mère de Dieu et qu’il contienne ses éloges, il est néanmoins très glorieux à la Sainte Trinité, parce que tout l’honneur que nous rendons à la sainte Vierge retourne à Dieu comme à la cause de toutes ses perfections et de toutes ses vertus. Dieu le Père est glorifié de ce que nous honorons la plus parfaite de ses créatures. Le Fils est glorifié de ce que nous louons sa très pure Mère. Le Saint-Esprit est glorifié de ce que nous admirons les grâces dont il a rempli son épouse. De même que la sainte Vierge, par son beau cantique Magnificat, renvoya à Dieu les louanges et les bénédictions que lui donna sainte Élisabeth sur son éminente dignité de Mère du Seigneur, de même elle renvoie promptement à Dieu les éloges et les bénédictions que nous lui donnons par le salut angélique.

«Si la Salutation angélique rend gloire à la Sainte-Trinité, elle est aussi la louange la plus parfaite que nous puissions adresser à Marie. … (St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, 13ème et 14ème Rose , 15ème et 16ème Rose n°44-48).

«L’Ave Maria est une rosée céleste et divine qui, tombant dans l’âme d’un prédestiné, lui communique une fécondité admirable pour produire toutes sortes de vertus, et plus l’âme est arrosée par cette prière, plus elle devient éclairée dans l’esprit, embrasée dans le cœur et fortifiée contre tous ses ennemis. L’Ave Maria est un trait perçant et enflammé qui, étant uni par un prédicateur à la parole de Dieu qu’il annonce, lui donne la force de percer, de toucher et de convertir les cœurs les plus endurcis, quoique d’ailleurs il n’ait pas beaucoup de talent naturel pour la prédication. Ce fut ce trait secret que la sainte Vierge, comme j’ai déjà dit, enseigna à saint Dominique et au bienheureux Alain, pour convertir les hérétiques et les pécheurs. C’est de là qu’est venue la pratique des prédicateurs de dire un Ave Maria en commençant leur prédication, comme assure saint Antonin.

«Cette divine Salutation attire sur nous la bénédiction de Jésus et de Marie, car c’est un principe infaillible que Jésus et Marie récompensent magnifiquement ceux qui les glorifient : ils rendent au centuple les bénédictions qu’on leur donne. Ego diligentes me diligo, Pr 8,17, ut ditem diligentes me et thesauros eorum repleam. C’est ce que Jésus et Marie criaient hautement : « Nous aimons ceux qui nous aiement, nous les enrichissons et nous remplissons leurs trésors ». – Qui seminat in benedictionibus, de benedictionibus et metet : Ceux qui sèment des bénédictions recueilleront des bénédictions » (2 Cor 9,6). Or n’est-ce pas aimer, bénir et glorifier Jésus et Marie que de réciter comme il faut la Salutation angélique ? En chaque Ave Maria, on donnera deux bénédictions à Jésus et à Marie. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et béni le fruit de votre ventre, Jésus. Par chaque Ave Maria, vous rendez à Marie le même honneur que Dieu lui rendit en la saluant avec l’archange Gabriel. Qui pourrait croire que Jésus et Marie, qui font du bien souvent à  ceux qui les maudissent, donnassent leurs malédictions à ceux et celles qui les bénissent et les honorent par l’Ave Maria ? La Reine des cieux, disent saint Bernard et saint Bonaventure, n’est pas moins reconnaissante et honnête que les personnes de qualité bien élevées en ce monde : elle les surpasse même en cette vertu comme en toutes les autres perfections ; elle ,ne souffrira donc jamais que nous l’honorions avec respect, qu’elle ne nous le rende au centuple. Marie, dit saint Bonaventure, nous salue avec la grâce, si nous la saluons avec l’Ave Marie : « Ipsa salutabit nos cum gratia si salutaverim eam cum Ave Maria ». Qui pourrait comprendre les grâces et les bénédictions qu’opèrent en nous le salut et les regards bénins de la sainte Vierge ? Dans le moment que sainte Elisabeth entendit le salut que lui donna la Mère de Dieu, elle fut remplie du Saint-Esprit, et l’enfant qu’elle portait dans son sein tressaillit de joie. Si nous nous rendons dignes du salut et de la bénédiction réciproques de la sainte Vierge, sans doute nous serons remplis de la grâce et un torrent de consolations spirituelles découlera dans nos âmes. […] (St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, 17ème Rose e 18ème Rose n°51-52)

«Êtes-vous dans la misère du péché ? Invoquez la divine Marie, dites-lui : Ave, qui veut dire : je vous salue dans un très profond respect, ô vous qui êtes sans péché et sans malheur. Elle vous délivrera du mal de vos péchés. Êtes-vous dans les ténèbres de l’ignorance ou de l’erreur ? Venez à Marie, dites-lui : Ave Maria, c’est-à-dire Illuminée des rayons du soleil de justice ; et elle vous fera part de ses lumières. Êtes-vous égaré du chemin du ciel ? Invoquez Marie, qui veut dire : Étoile de la mer et l’étoile polaire qui guide notre navigation en ce monde, et elle vous conduira au port du salut éternel. Êtes-vous dans l’affliction ? Ayez recours à Marie qui veut dire : mer amère qui a été remplie d’amertume en ce monde et qui est présentement changée dans une mer de pures douceurs au ciel ; elle convertira vos tristesses en joie et vos afflictions en consolations. Avez-vous perdu la grâce ? Honorez l’abondance des grâces dont Dieu a rempli la sainte Vierge, dites-lui : « Pleine de grâces » et de tous les dons du Saint-Esprit, et elle vous fera part de ses grâces. Êtes-vous seul, privé de la protection de Dieu, adressez- vous à Marie, dites-lui : « Le Seigneur est avec vous » plus noblement et intimement que dans les justes et les saints, car vous êtes une même chose avec Lui ; étant votre Fils, sa chair est votre chair, vous êtes avec le Seigneur par une très parfaite ressemblance et par une mutuelle charité ; car vous êtes sa Mère. Dites-lui enfin : Toute la très sainte Trinité est avec vous dont vous êtes le Temple précieux ; et elle vous remettra sous la protection et sauvegarde de Dieu. Êtes-vous devenu l’objet de la malédiction de Dieu ? Dites : « Vous êtes bénie par-dessus toutes les femmes » et de toutes les nations, pour votre pureté et fécondité ; vous avez changé la malédiction divine en bénédiction ; et elle vous bénira. Avez-vous faim du pain de la grâce et du pain de vie ? Approchez de celle qui a porté le pain vivant qui est descendu du Ciel, dites-lui : « Le fruit de votre ventre soit béni », lequel vous avez conçu sans nul déchet de votre virginité, que vous avez porté sans peine et enfanté sans douleur. « Jésus » soit béni qui a racheté le monde captif, guéri le monde malade, ressuscité l’homme mort, ramené l’homme banni, justifié l’homme criminel, sauvé l’homme damné. Sans doute votre âme sera rassasiée du pain de la grâce en cette vie et de la gloire éternelle en l’autre. Amen.

«Concluez votre prière avec L’Église et dites : « Sainte Marie », sainte au corps et en l’âme, sainte par un dévouement singulier et éternel au service de Dieu, sainte en qualité de Mère de Dieu qui vous a douée d’une éminente sainteté, convenable à cette dignité infinie. « Mère de Dieu », qui êtes aussi notre Mère, notre Avocate et Médiatrice, la Trésorière et Dispensatrice des grâces de Dieu, procurez-nous promptement le pardon de nos péchés et notre réconciliation avec la divine Majesté. « Priez pour nous pécheurs », vous qui avez tant de compassion des misérables, qui ne méprisez et ne rebutez point les pécheurs, sans lesquels vous ne seriez pas la Mère du Sauveur. « Priez pour nous maintenant », pendant le temps de cette vie courte, fragile et misérable, « maintenant », car nous n’avons d’assuré que ce moment présent, maintenant que nous sommes attaqués et environnés nuit et jour d’ennemis puissants et cruels. « Et à l’heure de notre mort », si terrible et si périlleux, où nos forces sont épuisées, où nos esprits et nos corps sont abattus par la douleur et la crainte ; à l’heure de notre mort que Satan redouble ses efforts afin de nous perdre pour jamais ; à cette heure que ce sera la décision de notre sort pour toute l’éternité bienheureuse ou malheureuse. Venez au secours de vos pauvres enfants, ô Mère pitoyable, ô l’avocate et le refuge des pécheurs, chassez loin de nous, à l’heure de la mort, les démons nos accusateurs et vos ennemis, dont l’aspect effroyable nous épouvante. Venez nous éclairer dans les ténèbres de la mort. Conduisez-nous, accompagnez-nous au tribunal de notre juge, votre Fils ; intercédez pour nous, afin qu’il nous pardonne et nous reçoive au nombre de vos élus dans le séjour de la gloire éternelle. « Amen ». Ainsi soit-il. (St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire, n°57-58)

La manière sainte de réciter le Rosaire

St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire : 116. [41ème Rose] Ce n’est pas proprement la longueur, mais la ferveur de la prière, qui plaît à Dieu et qui lui gagne le cœur. Un seul Ave Maria bien dit est d’un plus grand mérite que cent cinquante mal dits. Presque tous les chrétiens catholiques récitent le Rosaire, le chapelet ou du moins quelques dizaines d’Ave. Pourquoi donc y en a-t-il si peu qui se corrigent de leurs péchés et s’avancent dans la vertu, sinon parce qu’ils ne font pas ces prières comme il faut.

117. Voyons donc la manière qu’il faut les réciter pour plaire à Dieu et devenir plus saints. Premièrement il faut que la personne qui récite le saint Rosaire soit en état de grâce ou du moins dans la résolution de sortir de son péché, parce que toute la théologie nous enseigne que les bonnes œuvres et les prières faites en péché mortel, sont des œuvres mortes, qui ne peuvent être agréables à Dieu ni mériter la vie éternelle; c’est en ce sens qu’il est écrit : « Non est speciosa laus in ore peccatoris : La louange ne sied pas à la bouche du pécheur » (Si 15, 9). La louange et le salut de l’ange et l’Oraison même de Jésus-Christ n’est pas agréable à Dieu lorsqu’elle sort de la bouche d’un pécheur impénitent : « Populus hic labiis me honorat, cor autem eorum longe est a me » (Mc 7, 6). Ces personnes qui se mettent de mes confréries, (dit Jésus-Christ), qui récitent tous les jours le chapelet ou le Rosaire, sans aucune contrition de leurs péchés, m’honorent de leurs lèvres, mais leur cœur est bien éloigné de moi. [2] J’ai dit : « ou du moins dans la résolution de sortir du péché », 1° parce que s’il fallait absolument être en grâce de Dieu pour faire des prières qui lui fussent agréables, il s’ensuivrait que ceux qui sont en péché mortel ne devraient point du tout prier, quoiqu’ils en aient plus de besoin que les justes, ce qui est une erreur condamnée par l’Eglise, et, ainsi, il ne faudrait jamais conseiller à un pécheur de dire son chapelet ou son Rosaire parce qu’il lui serait inutile ; 2° parce que, si avec la volonté de demeurer dans le péché, et sans aucune intention d’en sortir, on s’enrôlait dans une confrérie de la sainte Vierge, ou on récitait le chapelet, le Rosaire ou quelque autre prière, on se rendrait du nombre des faux dévots de la sainte Vierge, et dévots présomptueux et impénitents, qui, sous le manteau de la sainte Vierge, avec le scapulaire sur leur corps ou le Rosaire à la main, crient : Sainte Vierge, bonne Vierge, je vous salue, Marie, et cependant crucifient et déchirent cruellement Jésus-Christ par leurs péchés et tombent malheureusement, du milieu des plus saintes confréries de la sainte Vierge, dans le milieu des flammes de l’enfer. […]

120. Vous ne pouvez pas, à la vérité, réciter votre Rosaire sans avoir quelques distractions involontaires ; il est même bien difficile de dire un Ave Maria sans que votre imagination toujours remuante ne vous ôte quelque chose de votre attention ; mais vous pouvez le réciter sans distractions volontaires, et vous devez prendre toutes sortes de moyens pour diminuer les involontaires et fixer votre imagination. A cet effet, mettez-vous en la présence de Dieu, croyez que Dieu et sa sainte Mère vous regardent, que votre bon Ange à votre main droite prend vos Ave Maria comme autant de roses, s’ils sont bien dits, pour en faire une couronne à Jésus et à Marie, et qu’au contraire, le démon est à votre gauche et rôde autour de vous, pour dévorer vos Ave Maria et les marquer sur son livre de mort, s’ils ne sont pas dits avec attention, dévotion et modestie ; surtout ne manquez pas de faire les offrandes des dizaines en l’honneur des mystères, et de vous représenter, dans l’imagination, Notre-Seigneur et sa sainte Mère dans le mystère que vous honorez. […]

123. Ce qui augmente cette difficulté, c’est notre imagination, qui est si volage qu’elle n’est pas quasi un moment en repos, et la malice du démon si infatigable à nous distraire et à nous empêcher de prier. Que ne fait point ce malin esprit contre nous, tandis que nous sommes à dire notre Rosaire contre lui ? Il augmente notre langueur et notre négligence naturelles. Avant de commencer notre prière, il augmente notre ennui, nos distractions et nos accablements; pendant que nous le prions, il nous accable de tous côtés, et il nous sifflera après que nous l’aurons dit avec beaucoup de peines et de distractions : « Tu n’a rien dit qui vaille ; ton chapelet, ton Rosaire, ne vaut rien, tu ferais bien mieux de travailler et de faire tes affaires ; tu perds ton temps à réciter tant de prières vocales sans attention ; une demi-heure de méditation ou de bonne lecture vaudrait bien mieux. Demain, que tu seras moins endormi, tu prieras avec plus d’attention, remets le reste de ton Rosaire à demain ». Ainsi le diable, par ses artifices, fait souvent quitter le Rosaire tout à fait ou en partie, ou fait prendre le change ou le fait différer.

124. Ne le croyez pas, cher confrère du Rosaire, et prenez courage, quoique pendant tout votre Rosaire votre imagination n’ait été remplie que d’imaginations et pensées extravagantes que vous avez tâché de chasser le mieux que vous avez pu, quand vous vous en êtes aperçu. Votre Rosaire est d’autant meilleur qu’il est difficile ; il est d’autant plus difficile qu’il est naturellement moins agréable à l’âme et qu’il est plus rempli de misérables petites mouches et fourmis, qui, ne faisant que courir çà et là dans l’imagination malgré la volonté, ne donnent pas à l’âme le temps de goûter ce qu’elle dit et de se reposer dans la paix.

125. S’il faut que vous combattiez pendant tout votre Rosaire, contre les distractions qui vous viennent, combattez vaillamment les armes au poing, c’est-à-dire en continuant votre Rosaire, quoique sans aucun goût ni consolation sensible : c’est un terrible combat, mais salutaire à l’âme fidèle. Si vous mettez les armes bas, c’est-à-dire si vous quittez votre Rosaire, vous êtes vaincu, et pour lors, le diable, comme vainqueur de votre fermeté, vous laissera en paix et vous reprochera au jour du jugement votre pusillanimité et infidélité. « Qui fidelis est in minimo et in majori fidelis est : Celui qui est fidèle dans les petites choses le sera aussi dans les plus grandes » (Lc 16, 10). Celui qui est fidèle à rejeter les plus petites distractions à la moindre partie de ses prières, sera aussi fidèle dans les plus grandes. Rien n’est si sûr, puisque le Saint-Esprit l’a dit. Courage donc, bon serviteur et servante fidèle à Jésus-Christ et à la sainte Vierge, qui avez pris la résolution de dire votre Rosaire tous les jours. Que la multitude des mouches (j’appelle ainsi les distractions qui vous font la guerre pendant que vous priez), ne soient pas capables de vous faire lâchement quitter la compagnie de Jésus et de Marie, dans laquelle vous êtes en disant votre Rosaire. […]

127. C’est une pitié de voir comment la plupart disent leur chapelet ou leur Rosaire. Ils le disent avec une précipitation étonnante et ils mangent même une partie des paroles. On ne voudrait pas faire un compliment de cette manière ridicule au dernier des hommes, et on croit que Jésus et Marie en seront honorés !… Après cela, faut-il s’étonner si les plus saintes prières de la religion chrétienne restent quasi sans aucun fruit, et si, après mille et dix mille Rosaires récités, on n’en est pas plus saint ? Arrêtez, cher confrère du Rosaire, votre précipitation naturelle, en récitant votre Rosaire, et faites quelques pauses au milieu du Pater et de l’Ave, et une plus petite après les paroles du Pater et de l’Ave que j’ai marquées par une croix ci-après. Notre Père qui êtes aux cieux + votre nom soit sanctifié + votre règne arrive + votre volonté soit faite + en la terre comme au ciel +. Donnez-nous aujourd’hui + notre pain quotidien + et pardonnez-nous nos offenses + comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés + et ne nous laissez point tomber dans la tentation + mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il +. Je vous salue, Marie, pleine de grâce + le Seigneur est avec vous + vous êtes bénie entre toutes les femmes + et béni est le fruit de votre ventre, Jésus +. Sainte Marie, Mère de Dieu + priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant + et à l’heure de notre mort. Ainsi soit- il +. Vous aurez d’abord de la peine à faire ces médiantes, par la mauvaise habitude que vous avez de prier à la hâte ; mais aussi une dizaine dite ainsi posément vous sera plus méritoire que des milliers de Rosaires récités à la hâte, sans réfléchir ni s’arrêter.

Réciter souvent le saint Rosaire avec foi, avec humilité, avec confiance et avec persévérance

St L-M. de Montfort, Le secret admirable du Rosaire : 136. [47ème Rose] Séparez-vous des méchants, peuple de Dieu, âmes prédestinées, et pour vous échapper et vous sauver du milieu de ceux qui se damnent par leur impiété, indévotion ou oisiveté, sans perdre le temps, récitez souvent le saint Rosaire avec foi, avec humilité, avec confiance et avec persévérance.

[Premièrement] quiconque pensera sérieusement au commandement que Jésus-Christ nous a fait de prier toujours, à l’exemple qu’il nous a donné, aux besoins infinis que nous avons de la prière, à cause de nos ténèbres, ignorances et faiblesses et de la multitude de nos ennemis, certes, celui-là ne se contentera pas de réciter le Rosaire une fois tous les ans, comme la confrérie du Rosaire perpétuel demande, ni toutes les semaines, comme le Rosaire ordinaire prescrit, mais le récitera tous les jours, sans y manquer, comme le Rosaire quotidien marque, quoiqu’il n’en ait point d’autre obligation que celle de son salut. Oportet : il faut, il est nécessaire semper orare, toujours prier, et non deficere, ne point cesser de prier.

137. Ce sont des paroles éternelles de Jésus-Christ, qu’il faut croire et pratiquer sous peine de damnation. Expliquez-les comme il vous plaira, pourvu que vous ne les expliquiez pas à la mode, afin de ne les pratiquer qu’à la mode. Jésus-Christ nous en a donné la vraie explication dans les exemples qu’il nous a laissés : Exemplum dedi vobis, ut quemadmodum ego feci, ita et vos faciatis (Joan 13, 5). Erat pernoctans in oratione Dei (Luc 6, 12). Comme si le jour ne lui eût pas suffi, il employait encore la nuit à la prière. Il répétait souvent à ses apôtres ces deux paroles : Vigilate et orate. Veillez et priez. La chair est infirme, la tentation est proche et continuelle. Si vous ne priez toujours, vous y tomberez. Apparemment qu’ils crurent que ce que Notre-Seigneur leur disait n’était que de conseil, ils interprétèrent ces paroles à la mode, c’est pourquoi ils tombèrent dans la tentation et dans le péché, étant même dans la compagnie de Jésus-Christ.

138. Si vous voulez, cher confrère, vivre à la mode, et vous damner à la mode, c’est-à-dire de temps en temps tomber dans le péché mortel, et puis aller à confesse, éviter les péchés grossiers et criants, et conserver les honnêtes, il n’est pas nécessaire que vous fassiez tant de prières, que vous disiez tant de Rosaires ; une petite prière le matin et le soir, quelques chapelets donnés en pénitences, quelques dizaines d’Ave Maria sur un chapelet à la cavalière, quand la fantaisie vous en prend, il n’en faut pas davantage pour vivre en honnête homme. Si vous en faisiez moins, vous approcheriez du libertinage ; si vous en faites plus, vous approcheriez de la singularité et de la bigoterie.

139. Mais si, comme un vrai chrétien qui veut se sauver en vérité et marcher sur les traces des saints, vous voulez ne point tomber du tout en péché mortel, rompre tous les pièges et éteindre tous les traits enflammés du diable, il faut que vous priiez toujours comme a enseigné et ordonné Jésus-Christ. Ainsi, il faut pour le moins que vous disiez votre Rosaire tous les jours ou quelques prières équivalents. Je dis encore pour le moins, car ce sera tout ce que vous pourrez faire avec votre Rosaire, tous les jours, que d’éviter tous les péchés mortels et de vaincre toutes les tentations, au milieu des torrents d’iniquité du monde, qui emportent souvent les plus assurés; au milieu des ténèbres épaisses qui aveuglent souvent les plus éclairés, au milieu des esprits malins qui, étant plus expérimentés que jamais, et ayant moins de temps à tenter, tentent avec plus de finesse et de succès. Oh ! quelle merveille de la grâce du saint Rosaire, si vous échappez au monde, au diable et à la chair et au péché et vous sauvez dans le ciel ! […]

142. Secondement, il faut réciter le Rosaire avec foi, selon les paroles de Jésus-Christ : Credite quia accipietis et fiet vobis. Croyez que vous recevrez de Dieu ce que vous lui demandez, et il vous exaucera. Il vous dira : Sicut credidisti, fiat tibi : Qu’il vous soit fait comme vous avez cru. Si quis indiget sapientiam, postulet a Deo ; postulet autem in fide nihil haesitans (Jc 1, 6) : Si quelqu’un a besoin de la sagesse, qu’il la demande à Dieu, avec foi, sans hésiter, en récitant son Rosaire, et elle lui sera donnée.

143. Troisièmement, il faut prier avec humilité, comme le publicain ; il était à deux genoux à terre, et non un genou en l’air ou sur un banc comme les orgueilleux mondains ; il était au bas de l’église et non dans le sanctuaire comme le pharisien ; il avait les yeux baissés vers la terre, n’osant regarder le ciel, et non la tête levée regardant çà et là comme le pharisien ; il frappait sa poitrine, se confessant pécheur et demandant pardon : Propitius este mihi peccatori (Luc 18, 13) et non pas comme le pharisien, qui méprisait les autres dans ses prières. Gardez-vous de l’orgueilleuse prière du pharisien qui le rendit plus endurci et plus maudit ; mais imitez l’humilité du publicain dans sa prière qui lui obtient la rémission de ses péchés. Prenez bien garde de donner dans l’extraordinaire et de demander et de désirer même des connaissances extraordinaires, des visions, des révélations et autres grâces miraculeuses que Dieu quelquefois a communiquées à quelques saints dans la récitation de leur chapelet et Rosaire. « Sola fides sufficit » : la foi seule suffit présentement que l’Évangile et toutes les dévotions et pratiques de piété sont suffisamment établis. N’omettez jamais la moindre partie de votre Rosaire dans vos sécheresses, dégoûts et délaissement intérieurs; ce serait une marque d’orgueil et d’infidélité ; mais comme un brave champion de Jésus et Marie, sans rien voir, sentir, ni goûter, dites tout sèchement votre Pater et Ave, en regardant le mieux que vous pourrez les mystères. Ne désirez point le bonbon et les confitures des enfants pour manger votre pain quotidien ; mais pour imiter Jésus-Christ plus parfaitement dans son agonie, prolongez quelquefois votre Rosaire, lorsque vous sentirez plus de peine à le réciter : « Factus in agonia prolixius orabat » (Lc 22, 43), afin qu’on puisse dire de vous ce qui est dit de Jésus-Christ, lorsqu’il était dans l’agonie de la prière : Il priait encore plus longtemps.

144. Quatrièmement, priez avec beaucoup de confiance, laquelle est fondée sur la bonté et libéralité infinies de Dieu et sur les promesses de Jésus-Christ. Dieu est une source d’eau vive qui coule incessamment dans le cœur de ceux qui prient. Jésus-Christ est la mamelle du Père éternel toute pleine du lait de la grâce et de la vérité. Le plus grand désir qu’ait le Père éternel à notre égard, c’est de nous communiquer les eaux salutaires de sa grâce et de sa miséricorde, et il crie : « Omnes sitientes venite ad aquas » (Is 55) : Venez boire de mes eaux par la prière, et quand on ne le prie pas il se plaint de ce qu’on l’abandonne : « Me dereliquerunt fontem aquae vivae » (Jr 2, 13). C’est faire plaisir à Jésus-Christ de lui demander ses grâces et plus grand plaisir qu’on ne ferait à une mère nourrice, dont les mamelles sont toutes pleines, en lui suçant son lait. La prière est le canal de la grâce de Dieu et le tétin des mamelles de Jésus-Christ. Si on ne les suce pas par la prière comme doivent faire tous les enfants de Dieu, il s’en plaint amoureusement : « Usque modo non petistis quidquam, petite et accipietis, quaerite et invenietis, pulsate et aperietur vobis » (Mt 7, 7). Jusqu’à ici vous ne m’avez rien demandé. Ah ! demandez-moi et je vous donnerai, cherchez chez moi et vous trouverez ; frappez à ma porte et je vous l’ouvrirai. De plus, pour nous donner encore plus de confiance à le prier, il a engagé sa parole: que le Père éternel nous accorderait tout ce que nous lui demanderions en son nom.

145. Mais à notre confiance joignons, en cinquième lieu, la persévérance dans la prière. Il n’y aura que celui qui persévérera à demander, à chercher et à frapper, qui recevra, qui trouvera et qui entrera. Il ne suffit pas de demander quelques grâces à Dieu pendant un mois, un an, dix ans, vingt ans; il ne faut point s’ennuyer, et non deficere, il faut la demander jusqu’à la mort et être résolu ou à obtenir ce qu’on lui demande pour son salut ou à mourir, et même il faut joindre la mort avec la persévérance dans la prière et la confiance en Dieu et dire : Etiam si occident me, sperabo in eum : Quand il devrait me tuer, j’espérerais en lui et de lui ce que je lui demande.

Persévérez donc, mon cher confrère du Rosaire, à demander à Dieu par le saint Rosaire tous vos besoins spirituels et corporels et particulièrement la divine Sagesse qui est un trésor infini : Thesaurus est infinitus (Sg 7, 14), et vous l’obtiendrez tôt ou tard infailliblement, pourvu que vous ne le quittiez point et que vous ne perdiez point courage au milieu de votre course. Grandis enim tibi restat via (3 Rg 19). Car vous avez encore beaucoup de chemin à faire, beaucoup de mauvais temps à essuyer, beaucoup de difficultés à surmonter, beaucoup d’ennemis à terrasser, avant que vous ayez assez amassé de trésors de l’éternité, des Pater et Ave pour acheter le paradis et gagner la belle couronne qui attend un fidèle confrère du Rosaire. Nemo accipiat coronam tuam : Prenez garde qu’un autre, plus fidèle que vous à dire son Rosaire tous les jours, ne vous l’enlève : Coronam tuam : elle était vôtre, Dieu vous l’avait préparée, elle était vôtre, vous l’aviez déjà demi gagnée par vos Rosaires bien dits, et parce que vous vous êtes arrêté en si beau chemin où vous courriez si bien, currebatis bene (Gal 5, 7). Un autre, qui vous a devancé, y est arrivé le premier ; un autre plus diligent et plus fidèle a acquis et payé, par ses Rosaires et bonnes œuvres, ce qui était nécessaire pour avoir cette couronne. Quid vos impedivit ? (Gal 5, 7) : Qui est-ce qui vous a empêché d’avoir la couronne du saint Rosaire ? Hélas! les ennemis du saint Rosaire, qui sont en si grand nombre. […]

147. Croyez-moi, il n’y a que les violents qui la ravissent de force : Violenti rapiunt (Mt 11, 12). Ces couronnes ne sont pas pour ces timides qui craignent les railleries et les menaces du monde. Ces couronnes ne sont pas pour ces paresseux et fainéants, qui ne disent leur Rosaire qu’avec négligence, ou à la hâte, ou par manière d’acquit, ou par intervalle, selon leur fantaisie. Ces couronnes ne sont pas pour ces poltrons qui perdent cœur et mettent les armes bas, quand ils voient tout l’enfer déchaîné contre leur Rosaire. Si vous voulez, cher confrère du Rosaire, entreprendre de rendre service à Jésus et Marie en récitant le Rosaire tous les jours, préparez votre âme à la tentation : Accedens ad servitutem Dei, praepara animam tuam ad tentationem (Si 2, 1).Les hérétiques, les libertins, les honnêtes gens du monde, les demi-dévots et faux prophètes, de concert avec votre nature corrompue et tout l’enfer, vous livreront de terribles combats, pour vous faire quitter cette pratique.

150. Enfin, mon cher frère, le Rosaire quotidien a tant d’ennemis que je regarde comme une des plus signalées faveurs de Dieu que la grâce d’y persévérer jusqu’à la mort. Persévérez-y et vous aurez la couronne admirable qui est préparée dans les cieux à votre fidélité : Esto fidelis usque ad mortem et dabo tibi coronam (Ap 2, 10)».

Le saint Rosaire est exorcisant

Saint L-M. de Montfort, Le secret du Rosaire, 33ème Rose, n° 101-104 : «Saint Dominique, prêchant près de Carcassonne le saint Rosaire, on lui amena un hérétique albigeois possédé par le démon. Le saint l’exorcisa en présence d’une grande multitude de peuple ; on tient qu’il y avait plus de douze mille hommes à l’entendre. Les démons, qui possédaient ce pauvre misérable, étant obligés de répondre malgré eux aux interrogations que le saint leur faisait, dirent : 1. Qu’ils étaient quinze mille dans le corps de ce misérable, parce qu’il avait attaqué les quinze mystères du Rosaire ; 2. Que, par le Rosaire qu’il prêchait, il mettait la terreur et l’épouvante dans tout l’enfer, et qu’il était l’homme du monde qu’ils haïssaient davantage à cause des âmes qu’il leur enlevait par la dévotion du Rosaire ; 3. Ils révélèrent plusieurs autres particularités. Saint Dominique, ayant jeté son rosaire au cou du possédé, leur demanda qui, de tous les saints du ciel, ils craignaient davantage et devait être plus aimé et honoré des hommes. À cette interrogation, ils firent des cris si épouvantables que la plupart des auditeurs, saisis d’effroi, tombèrent par terre. Ensuite, ces malins esprits, pour ne pas répondre, pleurèrent et se lamentèrent d’une manière si pitoyable, si touchante, que plusieurs des assistants en pleurèrent eux-mêmes, par une pitié naturelle. Ils disaient par la bouche du possédé d’un ton de voix lamentable : « Dominique, Dominique, aie pitié de nous, nous te promettons que nous ne te nuirons jamais. Toi qui as tant pitié des pécheurs et misérables, aie pitié de nous, misérables. Hélas, nous souffrons, pourquoi prends-tu plaisir à augmenter nos peines ? Contente-toi des peines que nous endurons. Miséricorde ! miséricorde ! miséricorde ! »

«Le saint, sans être touché des paroles tendres de ces esprits malheureux, leur répondit qu’il ne cesserait de les tourmenter jusqu’à ce qu’ils eussent répondu à la question. Les démons lui dirent qu’ils y répondraient, mais en secret et à l’oreille, et non pas devant tout le monde. Le saint incite et leur commande de parler et répondre tout haut. Les diables ne voulurent plus dire mot, quelque commandement qu’il leur fit. Il se mit à genoux et fit cette prière à la sainte Vierge : « O excellentissima Virgo Maria, per virtutem psalterii et rosarii tui, compelle hos humani generis hostes questioni meae satisfacere. – O très sainte Vierge Marie, par la vertu du saint Rosaire, ordonnez à ces ennemis du genre humain de répondre à ma question ». Cette prière étant faite, voilà qu’une flamme ardente sortit des oreilles, des narines et de la bouche du possédé, qui fit trembler tout le monde, mais cependant qui ne fit de mal à personne. Alors les diables s’écrièrent : « Dominique, nous te prions, par la passion de Jésus-Christ et par les mérites de sa sainte Mère et de tous les saints, que tu nous permettes de sortir de ce corps sans rien dire ; car les anges, quand tu le voudras, te le révèleront. Ne sommes-nous pas des menteurs ? Pourquoi veux-tu nous croire ? Ne nous tourmente pas davantage, aie pitié de nous ».

«Malheureux que vous êtes, indignes d’être exaucés », dit saint Dominique, qui, se mettant encore à genoux, fit sa prière à la sainte Vierge : « O Mater sapientiae dignissima et de cujus salutatione quomodo illa fieri debeat jam edoctus est populus ; pro salute populi circunstantis rogo : Coge hosce tuos adversarios, ut plenam et sinceram veritatem palam hic profiteantur ». Il n’eut pas plus tôt fini sa prière, qu’il vit la sainte Vierge auprès de lui, entourée d’une grande multitude d’anges, qui, avec une verge d’or qu’elle tenait à la main, frappait le démoniaque en lui disant : « Réponds à mon serviteur Dominique, selon sa demande ». Il faut remarquer que le peuple n’entendait ni ne voyait point la sainte Vierge ; il n’y avait que saint Dominique.

«… Alors les démons commencèrent à s’écrier en disant … C’est-à-dire en français : « Ô notre ennemie, ô notre ruine, ô notre confusion, pourquoi êtes-vous venue exprès du ciel pour nous tourmenter si fort ? Faut-il que, malgré nous, ô avocate des pécheurs qui les retirez des enfers, ô chemin très assuré du paradis, nous soyons obligés de dire toute la vérité ? Faut-il que nous confessions devant tout le monde ce qui sera la cause de notre confusion et de notre ruine ? Malheur à nous, malheur à nos princes des ténèbres. Ecoutez donc, chrétiens. Cette Mère de Jésus-Christ est toute puissante pour empêcher que ses serviteurs ne tombent en enfer ; c’est elle qui, comme un soleil, dissipe les ténèbres de nos mines, qui rompt nos pièges et rend toutes nos tentations inutiles et sans effet. Nous sommes contraints d’avouer qu’aucun de ceux qui persévèrent dans son service n’est damné avec nous. Un seul de ses soupirs, qu’elle offre à la Sainte-Trinité, surpasse toutes les prières, les vœux et les désirs de tous les saints. Nous la craignons plus que tous les bienheureux ensemble et nous ne pouvons rien contre ses fidèles serviteurs. Plusieurs chrétiens mêmes qui l’invoquent à la mort, et qui devraient selon nos lois ordinaires être damnés, sont sauvés par son intercession. Ah ! si cette Mariette (c’est ainsi que leur rage la faisait appeler) ne s’était opposée à nos desseins et à nos efforts, nous aurions depuis longtemps renversé et détruit l’Eglise et fait tomber tous ses ordres dans l’erreur et l’infidélité. Nous protestons de plus, par la violence qu’on nous fait, qu’aucun de ceux qui persévèrent à dire le Rosaire n’est damné ; car elle obtient à ses dévots serviteurs une vraie contrition de leurs péchés par laquelle ils en obtiennent le pardon et l’indulgence».

Le Rosaire ultime remède donné par Notre-Dame de Fatima

Sœur Lucie, un des trois voyants de Fatima, dit au Père Fuentes en 1957 : « Père, la Très Sainte Vierge ne m’a pas dit que nous sommes dans les derniers temps du monde, mais elle me l’a fait comprendre pour trois raisons.

«La première raison est parce qu’elle m’a dit que le diable est prêt à s’engager dans une bataille décisive contre la Vierge. Et une bataille décisive est la bataille finale où un côté sera victorieux et l’autre subira la défaite. C’est pourquoi à partir de maintenant, nous devons choisir chacun son camp. Soit nous sommes pour Dieu ou nous sommes pour le diable, il n’y a pas d’autre possibilité.

« La deuxième raison est parce qu’elle a dit à mes cousins ainsi que pour moi-même que Dieu donne deux derniers remèdes au monde. Ce sont le Saint Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Ce sont les deux derniers remèdes, ce qui signifie qu’il n’y aura pas d’autres. 

« La troisième raison est que dans les plans de la Divine Providence, Dieu toujours, avant qu’il ne soit sur le point de châtier le monde, épuise tous les autres recours. Maintenant, quand il voit que le monde n’y porte aucune attention alors, comme nous le disons dans notre manière imparfaite de parler, il nous offre, avec une certaine appréhension, le dernier moyen de salut, Sa Très Sainte Mère. C’est avec une certaine appréhension, parce que si nous méprisons et repoussons ce moyen ultime, nous n’aurons plus le pardon du ciel parce que nous aurons commis un péché que l’Evangile appelle le péché contre le Saint-Esprit. Ce péché consiste à rejeter ouvertement avec la pleine connaissance et le consentement, le salut qu’Il offre. Rappelons-nous que Jésus-Christ est un très bon fils et qu’il ne permet pas que nous commettions et méprisions Sa Très Sainte Mère. Nous avons vu, à travers plusieurs siècles d’histoire de l’Église, le témoignage évident qui démontre, par les châtiments terribles qui ont frappé ceux qui ont attaqué l’honneur de Sa Très Sainte Mère, comment Notre Seigneur Jésus-Christ a toujours défendu l’honneur de sa mère ».

«…  la Très Sainte Vierge dans ces derniers temps dans lesquels nous vivons a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Saint Rosaire. Elle a donné cette efficacité à un point tel qu’il n’y a pas de problème, peu importe combien il est difficile, soit temporel ou par-dessus tout spirituel, dans la vie personnelle de chacun de nous, de nos familles, des familles du monde ou des communautés religieuses, ou même de la vie des peuples et des nations, qui ne puisse être résolu par le Rosaire. Il n’y a pas de problème, je vous le dis, peu importe combien il est difficile, que nous ne pouvons résoudre par la prière du Saint Rosaire. Avec le Rosaire, nous nous sauverons. Nous nous sanctifierons. Nous consolerons Notre-Seigneur et obtiendrons le salut de beaucoup d’âmes». (Toute la vérité à propos de Fatima par Frère Michel de la Sainte Trinité, Cœur Immaculé Publications, Vol. 3, p. 503 s.)

 

Indulgences de l’Église pour le Rosaire

Pénitencerie 24 novembre 1933 :

– Ind. 300 jours chaque fois que l’on récite l’invocation : « Reine du très saint Rosaire, priez pour nous » (V/ de l’hymne des vêpres, fête du Saint Rosaire).

Pénitencerie 18 mars 1932 :

– Ind. 5 ans pour ceux qui récitent le chapelet (un tiers du Rosaire).

– Ind. 10 ans en commun avec d’autres, en public ou en privé ;

– Ind. plénière le dernier dimanche du mois, cond. ord., si récité au moins trois jours des semaines précédentes.

– Ind. 7 ans pour ceux qui récitent le chapelet en public ou en particulier pendant le mois d’octobre, mois du Rosaire ;

– Ind. plénière, cond. ord., pour la même récitation en la fête du Saint Rosaire (7 octobre) et pendant toute l’octave.

– Ind. plénière, cond. ord., pour la même récitation au moins pendant les 10 jours qui suivent l’octave de la fête du Saint Rosaire.

Pénitencerie 4 septembre 1927 :

– Ind. plénière, toties quoties avec confession et communion, pour la récitation du chapelet devant le Très Saint Sacrement exposé sur l’autel on enfermé dans le tabernacle.

Pénitencerie 8 juillet 1908 :

– Chaque dizaine doit être récitée sans interruption ; mais des intervalles quelconques sont permis entre les dizaines, pourvu que le chapelet soit récité dans la journée.

Pénitencerie 29 août 1899 :

– Ceux qui se servent d’un chapelet ou d’un rosaire bénit par un père dominicain ou un prêtre autorisé à cet effet, peuvent gagner encore d’autres indulgences.

 

Sur le saint Rosaire

  1. Le saint Rosaire est la méditation des mystères rédempteurs de la vie de Jésus.
  2. Le saint Rosaire un moyen sûr et efficace de prière.
  3. Le saint Rosaire est une arme spirituelle redoutable contre le diable.
  4. Aimer le saint Rosaire et l’Ave Maria et est un signe de prédestination, et les détester, un signe de réprobation (St L-M. de Montfort).
  5. Le saint Rosaire est le moyen ultime de Salut dans les derniers temps.
  6. Le saint Rosaire appartient à la Tradition de l’Église, c’est une prière traditionnelle (de la Tradition) de l’Église.
  7. Après la Sainte Messe, le saint Rosaire est la prière préférée de Dieu.
  8. Le saint Rosaire est une prière liturgique (c’-à-d. qui célèbre le salut).
  9. Le saint Rosaire est la prière populaire de l’Église, la prière du peuple de Dieu.
  10. Le saint Rosaire est la prière du pauvre d’esprit.
  11. Le saint Rosaire est le psautier de la Sainte Vierge.
  12. Le saint Rosaireest un abrégé de l’Evangile, de la vie de Jésus et Marie, et des fêtes de l’Eglise.
  13. Les 150 Ave du Rosaire répondent aux 150 psaumes.
  14. Les 153 Ave Maria du Rosaire sont les 153 poissons de l’Évangile (St L-M. de Monfort)
  15. En ces derniers temps le Rosaire est VITAL.

 

Le Rosaire, la prière de la sainte Vierge

  1. Quand on prie comme il faut le saint Rosaire, la Mère de Dieu tient l’autre bout.
  2. Il faut mettre toutes ses peines, problèmes, soucis, etc., dans le saint Rosaire, et la sainte Vierge s’en occupera.
  3. On fait oraison (prière du cœur) avec la prière du saint Rosaire.
  4. Le Rosaire est un chemin spirituel de salut tout entier.
  5. Quand on prie le saint Rosaire comme il faut, avec attention, dévotion et modestie, la sainte Vierge le joint à Sa prière.
  6. Le Rosaire enchaine le mal et le vice.
  7. Le Rosaire écrase le diable.
  8. Notre Dame aime entendre encore et toujours la salutation de l’Archange Gabriel.
  9. Notre Dame règne dans l’âme par le Rosaire.
  10. Le Rosaire est l’arme de la Mère de Dieu, et la Mère de Dieu est l’arme de Dieu contre Satan, contre le péché et contre l’esprit damné du monde.
  11. Marie prend tous les Rosaires bien dit à la mort, pour tirer l’âme vers le ciel, et tous ceux qui y ont été joints.
  12. Porter son Rosaire sur soi, avec une vraie dévotion, c’est être protégé par la Mère de Dieu.
  13. Quand on prie La Mère de Dieu on évite tous les accidents.
  14. Persévérer à bien prier le Rosaire tous les jours, c’est être protégé de l’enfer et faire son salut.
  15. Le Rosaire est l’ultime rempart contre la damnation en ces derniers temps.

 

Les quinze promesses de Notre-Dame du saint Rosaire

Ces quinze promesses de Notre-Dame du Saint Rosaire ont été données à saint Dominique et au bienheureux Alain de la Roche.

  • 1 – «Qui me servira fidèlement par la récitation du Rosaire recevra des grâces signalées».
  • 2 – «Je promets ma protection spéciale et les plus grandes grâces à ceux qui réciteront le Rosaire».
  • 3 – «Le Rosaire sera une armure puissante contre l’enfer, il détruira le vice, fera diminuer le péché et vaincra les hérésies».
  • 4 – «Le Rosaire fera fleurir de bonnes œuvres et obtiendra aux âmes l’abondante pitié de Dieu ; il retirera des cœurs des hommes l’amour du monde, et les élèvera au désir au désir des Choses Éternelles. Oh, comme ces âmes se sanctifieront ainsi !»
  • 5 – «L’âme qui se recommande à moi par le Rosaire ne périra pas».
  • 6 – «Qui récitera le Rosaire dévotement, s’appliquant à la considération de ses Mystères Sacrés ne sera jamais vaincu par le malheur. Dieu ne le réprimandera pas dans Sa justice, il ne périra pas par une mort imprévue ; s’il est juste il restera dans la grâce de Dieu et deviendra digne de Vie Éternelle».
  • 7 – «Qui aura une vraie dévotion pour le Rosaire ne mourra pas sans les Sacrements de l’Église».
  • 8 – «Ceux qui sont fidèles à réciter le Rosaire auront pendant leur vie et à leur mort la Lumière de Dieu et la plénitude de Sa Grâce ; au moment de la mort ils participeront aux Mérites des Saints dans le Paradis».
  • 9 – «Je délivrerai du purgatoire ceux qui ont été dévots au Rosaire».
  • 10 – «Les enfants fidèles du Rosaire mériteront un haut degré de Gloire dans le Ciel».
  • 11 – «Vous obtiendrez tout ce que vous demandez de moi par la récitation du Rosaire».
  • 12 – «Ceux qui propagent le Rosaire Saint seront aidés par moi dans leurs nécessités».
  • 13 – «J’ai obtenu de mon Divin Fils que tous les défenseurs du Rosaire auront pour médiateur la Cour Céleste entière pendant leur vie et à l’heure de la mort».
  • 14 – «Tous ceux qui récitent le Rosaire sont mes Fils et les frères de mon Fils unique Jésus Christ».
  • 15 – «La dévotion pour mon Rosaire est un grand signe de prédestination».

Explication doctrinale des quinze promesses, voir : Le saint Rosaire, histoire, dévotion

 

De la vertu et de la dignité du saint Rosaire 

Bienheureux Alain de la Roche, De Dignitate Psalterii (De la dignité du Psautier) : « Par le Rosaire, d’insignes pécheurs des deux sexes se convertissaient à une vie sainte, pleuraient leurs crimes avec les larmes du repentir. Les petits enfants même faisaient d’incroyables pénitences ; la dévotion envers mon Fils et moi florissait tellement qu’on eût cru voir les anges descendus sur la terre. La Foi grandissait, et beaucoup de fidèles désiraient de grand cœur mourir pour la religion et combattre contre les hérétiques.

«Ainsi par la prédication de mon très cher Dominique et par la puissance du Rosaire, les pays des hérétiques furent soumis à l’Église, des aumônes abondantes se faisaient; on bâtissait des Église et des hôpitaux ; on menait une vie chaste et honnête; on opérait des merveilles. On voyait briller la plus grande sainteté avec le mépris du monde, l’honneur de l’Église, la justice des Princes, la paix des citoyens, l’honnêteté des corporations et des foyers. Bien plus, les ouvriers ne commençaient pas leur travail sans me saluer par mon psautier et ne voulaient pas prendre leur repos sans m’avoir priée à genoux. Venaient-ils au milieu de la nuit à se souvenir qu’ils ne m’avaient pas payé ce tribut, vite ils se levaient de leur lit et me saluaient avec un respect plus grand et mêlé de repentir.

« Telle était la renommée du Rosaire, que ceux qui étaient dévots étaient tout de suite regardés comme faisant partie de cette confrérie. Si quelqu’un vivait en pécheur public ou commettait des blasphèmes, on disait de lui, par manière de proverbe : celui-ci n’est pas un frère de saint Dominique.

« Je ne tairais pas les signes et les prodiges que par le moyen du saint Rosaire j’ai accomplis en diverses contées : les pestes générales que j’ai arrêtées, les horribles guerres que j’ai apaisées, les flots de sang que j’ai empêché de couler et enfin tous les maux que j’ai fait fuir. Les anges se réjouissaient de vos Rosaires, la sainte Trinité s’y complaisait, mon Fils y prenait sa joie et moi j’y trouvais un bonheur au-dessus de tout ce que vous pouvez imaginer. De tout ce qui se fait dans l’Église, le Rosaire est pour moi ce qu’il y a de plus agréable après la sainte Messe » (Bienheureux Alain de la Roche).

Notre-Dame à saint Dominique : «Cher Dominique, savez-vous quelle arme la Sainte Trinité veut utiliser pour réformer le monde ?» D. – «Oh, ma Dame, vous le savez bien mieux que moi, car à côté de votre Fils Jésus-Christ, vous avez toujours été le principal instrument de notre salut». N-D. – «Je veux que vous sachiez que, dans ce genre de guerre, l’arme principale a toujours été le Psautier Angélique, qui est la pierre angulaire du Nouveau Testament. Par conséquent, si vous voulez atteindre ces âmes endurcies et les gagner à Dieu, prêchez mon psautier».

Jésus-Christ à Saint Dominique : «Dominique, je me réjouis de voir que vous ne comptez pas sur votre propre sagesse et que, plutôt que de chercher la louange vide des hommes, vous travaillez avec une grande humilité pour le salut des âmes. Mais beaucoup de prêtres veulent prêcher de façon tonitruante contre les pires formes du péché au début, à défaut de réaliser qu’avant qu’un personne malade reçoive un médicament amer, il doit être préparé en étant mis dans le bon état d’esprit pour en profiter vraiment. Voilà pourquoi, avant toute chose, les prêtres devraient essayer d’allumer un amour de la prière dans le cœur des gens et surtout un amour de mon psautier Angélique. Si seulement ils commençaient tous à le dire et persévéraient vraiment, Dieu dans sa miséricorde ne pourrait guère refuser de leur donner sa grâce. Je veux que vous prêchiez mon Rosaire». 

 

L’excellence du saint Rosaire

Saint Hilaire de Poitiers (≈315-367), Docteur de l’Église, In Matth. : «Quelque criminel que soit un pécheur, s’il persévère dans la dévotion à Marie, il sera sauvé».

Saint Bernard de Clervaux (1090-1153), Docteur de l’Église : «La dévotion à Marie Marie est un signe infaillible de salut éternel».

Saint Albert le Grand (≈1200-1280), Docteur de l’Église : «Voulez-vous être délivré de vos mauvaises habitudes, revêtir la noble parure des vertus, remporter d’éclatants triomphes sur les ennemis de votre salut, mourir en paix et régner au ciel ? Appliquez-vous à repasser sans cesse les mystères de la vie et de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ», .

Saint Albert le Grand, Docteur de l’Église : «On mérite davantage, par une seule méditation bien faite sur la Passion, qu’en jeûnant toute une année le vendredi au pain et à l’eau, qu’en se donnant la discipline jusqu’au sang, qu’en récitant tout le Psautier, qu’en faisant à pied le pèlerinage de Saint Jacques».

Saint Albert le Grand, Docteur de l’Église : «Il n’y a pas de plus sûr moyen pour vaincre le attaques de l’enfer que de recourir à Marie».

Saint Thomas d’Aquin (≈1224-1274), Docteur de l’Église : «Il est impossible que la prière d’une multitude ne soit pas exaucée, si ces nombreuses prières n’en forment qu’une seule».

Pape Nicolas IV (reg. 1288-1292) : «Le Rosaire est l’arbre de Vie qui ressuscite les morts, guérit les malades et conserve la santé à ceux qui l’ont déjà».

Pape Urbain V (reg. 1362-1370) : «Chaque jour des biens immenses arrivent au peuple chrétien par le Rosaire».

Notre-Dame au Bienheureux Alain de la Roche (≈1428-1475) : «De tout ce qui se fait dans l’Église, le Rosaire est pour moi ce qu’il y a de plus agréable après la sainte Messe».

Notre-Dame au Bienheureux Alain de la Roche :«Si mon Rosaire a pu sauver le monde au temps de mon serviteur Dominique, il le peut encore aujourd’hui».

Pape  Sixte IV (reg. 1471-1484) : «Le Rosaire est spécialement approprié pour détourner du monde les dangers qui le menacent».

Pape Léon X (reg. 1513-1521) : «Le Rosaire, un mur qui arrête les malheurs prêts à fondre sur l’Église ».

Pape Adrien VI (reg. 1522-1523) : «Le Rosaire, le fouet qui flagelle le démon».

Pape Jules III (reg. 1550-1555) : «Le Rosaire, La gloire de l’Église Romaine».

Pape Saint Pie V (reg. 1566-1572) : «Grâce à la diffusion du Rosaire, ces fidèles éclairés par ses prières, deviennent peu à peu d’autres hommes ; les ténèbres de l’hérésie sont dissipées, et la lumière de la foi catholique brille dans tout son éclat».

Pape Grégoire XIII (reg. 1572-1585) : «Le Rosaire est un moyen donné du Ciel pour apaiser la colère de Dieu».

Pape Grégoire XIV (reg. 1590-1591) : «Le Rosaire est le moyen le plus merveilleux pour détruire le péché et recouvrer la grâce».

Pape Paul V (reg. 1605-1621) : «Le Rosaire est Le trésor des grâces».

Saint L-M. Grignion de Montfort (1673-1716), Le secret admirable du Rosaire : «Notre Dame enseigne au Bienheureux Alain de la Roche que c’est une prière très utile, c’est un service qui lui est fort agréable, que de réciter cent cinquante salutations angéliques. Il le lui est encore davantage et ceux-là feront encore beaucoup mieux, dit-elle, qui réciteront les salutations avec la méditation de la vie, de la passion et de la gloire de Jésus-Christ, car cette méditation est l’âme de ces oraisons. En effet, le Rosaire, sans la méditation des mystères sacrés de notre salut, ne serait presque qu’un corps sans âme, une excellente matière sans sa forme qui est la méditation et qui le distingue des autres dévotions».

Saint L-M. Grignion de Montfort, Le secret admirable du Rosaire : «En considérant sérieusement et dévotement les vertus de Jésus-Christ dans les quinze mystères de sa vie, les fidèles confrères du Rosaire deviennent semblables à ce divin Maître avec le secours de sa grâce et par l’intercession de la Sainte Vierge».

Saint L-M. de Montfort, Secret du Très Saint Rosaire : «Le Bienheureux Alain de la Roche assure qu’il a vu plusieurs personnes qui s’étaient livrées au diable corps et âme, en renonçant au baptême et à Jésus-Christ, et qui, après avoir pris la dévotion au Saint Rosaire, ont été délivrées de sa tyrannie».

Saint L-M. Grignion de Montfort : «Le Rosaire est une contemplation unie à la prière vocale».

Saint L-M. de Montfort : «Je ne trouve rien de plus puissant pour attirer le règne de Dieu, la Sagesse éternelle, au dedans de nous, que de joindre la prière vocale à l’oraison mentale, en récitant le Saint Rosaire et en méditant les quinze mystères qu’il renferme».

Saint L-M. de Montfort : «Le Rosaire, pour moi j’ai appris, par ma propre expérience, la force de cette prière pour convertir les cœurs endurcis. J’en ai trouvés sur lesquels toutes les plus terribles vérités prêchées dans une mission n’avaient fait aucune impression et qui, pour avoir par mon conseil, pris la pratique de réciter tous les jours le Rosaire se sont convertis et donnés tout à Dieu… Parmi les peuples des paroisses, les uns ayant quitté la pratique du chapelet et du Rosaire sont retombés dans leurs péchés, les autres pour l’avoir conservée se sont conservés dans la grâce de Dieu».

Saint Alphonse de Liguori (1696-1797), Docteur de l’Église : «Le Rosaire est l’hommage le plus agréable que l’on puisse offrir à la Mère de Dieu».

Saint Alphonse de Liguori, Docteur de l’Église : «Après la Sainte Eucharistie, le Rosaire est le meilleur moyen de soulager les âmes du Purgatoire».

Saint Alphonse de Liguori, Docteur de l’Église : «Celui qui sert Marie est aussi sûr du Paradis que s’il y était déjà».

 Saint Alphonse de Liguori, Docteur de l’Église : «Rien n’est plus clair à mes yeux que l’utilité des confréries. Dans les nombreuses missions auxquelles je me suis livré, j’ai remarqué qu’il y a plus de péché en un seul homme qui n’est point de la confrérie de Marie que dans vingt autres qui la fréquentent».

Pape Benoît XIII (reg. 1724-1730) : «Le Rosaire est un remède souverain aux erreurs et aux vices».

Saint Curé d’Ars (1786-1859) : «Nous pouvons dire que, si quelqu’un a le bonheur d’être de la confrérie du Rosaire, il y a dans tous les coins du monde des âmes qui prient pour lui. Cela seul devrait nous faire sentir combien nous en recevons de secours pour nous aider à opérer notre salut. Si nous nous damnons étant de cette confrérie, il faudra autant nous faire violence que pour nous sauver, tant les grâces et les secours y sont abondants».

Pape Pie IX (reg. 1846-1878), Décret du 2 mai 1855 : «Le Rosaire est la prière la plus efficace pour accroître dans le cœur des fidèles la dévotion à Marie».

Pape Pie IX, 1877 : «Après Dieu, nous mettons toute notre confiance dans la Très Sainte Vierge Marie et nous sommes remplis de joie à la pensée qu’elle détruira, comme autrefois, les erreurs monstrueuses de notre siècle, qu’elle saura détourner et déjouer les attaques des impies, à condition toutefois que les fidèles récitent souvent et partout le Saint Rosaire».

Pape Pie IX : «Grande est la force d’une armée qui tient en main non l’épée, mais le Rosaire».

Pape Pie IX : «C’est le Rosaire qui sauvera le monde».

Pape Pie IX : «Mes enfants, aidez-moi à combattre les maux de l’Église et de la société, non avec le glaive mais avec le Rosaire».

Pape Léon XIII (reg. 1878-1903) sur le Rosaire : Supremi apostolatus Officio, 1er sept. 1883 ; Salutaris Ille Spiritus, 24 déc. 1883 ; Superiore Anno, 30 août 1884 ; Décret de la Congrégation des Rites sur la fête de N.-D. du Rosaire, 11 sept. 1887 ; Quamquam Pluries sur le patronage de Saint Joseph et de la Sainte Vierge, 15 août 1889 ; Octobri Mense, 22 sept. 1891 ; Magnae Dei Matris, 8 sept. 1892 ; Laetitiae Sanctae, 8 sept. 1893 ; Jucunda Semper Expectatione, 8 sept. 1894 ; Adiutricem populi christiani, 5 septembre 1895 ; Fidentem Piumque Animum, 20 sept. 1896 ; Augustissimae Virginis Mariae, 12 sept. 1897 ; Diuturni Temporis, 5 sept. 1898 ; Parta Humano Generi, sur la consécration de l’église du Rosaire de Lourdes, 8 sept. 1901.

Pape Léon XIII, Enc. Supremi apostolatus, 1er sept. 1883 : «Nous sommes sûrs que cette méthode de prière qu’a instituée Saint Dominique aura une efficacité prodigieuse pour adoucir les malheurs dont souffre notre temps. …

«Contre le fléau des hérétiques Albigeois, Dieu a suscité, dans sa miséricorde, l’insigne père et fondateur de l’Ordre dominicain. Ce héros, grand par l’intégrité de sa doctrine, par l’exemple de ses vertus, par ses travaux apostoliques, s’avança contre les ennemis de l’Église catholique, animé de l’Esprit d’en haut ; non avec la violence et avec les armes, mais avec la foi la plus absolue en cette dévotion du Saint Rosaire que le premier il a divulguée et que ses enfants ont portée aux quatre coins du monde. Il prévoyait, en effet, par la grâce divine, que cette dévotion, comme un puissant engin de guerre, mettrait en fuite les ennemis et confondrait leur audace et leur folle impiété. Et c’est ce qu’a, en effet, justifié l’événement.

«Grâce à cette nouvelle manière de prier, acceptée et ensuite mise régulièrement en pratique, par l’institution de l’Ordre du saint Père Dominique, la piété, la bonne foi, la concorde commencèrent à reprendre racine, et les projets des hérétiques, ainsi que leurs artifices, à tomber en ruines. Grâce à elle encore, beaucoup d’égarés ont été ramenés à la voie droite ; et la fureur des impies a été réfrénée par les armes catholiques qui avaient été levées pour repousser la force par la force.

«L’efficacité et la puissance de cette prière ont été aussi expérimentées au XVI ème siècle, alors que les armées innombrables des Turcs étaient à la veille d’imposer le joug de la superstition et de la barbarie à presque toute l’Europe. … Par conséquent, puisqu’il est bien reconnu que cette formule de prière est particulièrement agréable à la Sainte Vierge, et qu’elle est surtout propre à la défense de l’Église et du peuple chrétien en même temps qu’à attirer toutes sortes de bienfaits publics et particuliers, il n’est pas surprenant que plusieurs autres de nos prédécesseurs se soient attachés à la développer et à la recommander par des éloges tout spéciaux. …

«La formule du Saint-Rosaire a été composée de telle manière par saint Dominique, que les mystères de Notre salut y sont rappelés dans leur ordre successif, et que cette manière de méditation est entremêlée et comme entrelacée par la prière de la Salutation angélique, et par une oraison jaculatoire à Dieu, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous qui cherchons un remède à des maux semblables, Nous avons le droit de croire qu’en Nous servant de la même prière qui a servi à saint Dominique pour faire tant de bien à tout le monde catholique, nous pourrons voir disparaître de même les calamités dont souffre notre époque».

Pape Léon XIII, 1883 : «Il est bien reconnu que cette forme de prière est si agréable à la Sainte Vierge qu’elle est particulièrement efficace pour sauver du danger l’Église et le peuple chrétien».

Pape Léon XIII, Enc. Octobri mense, 22 sept. 1891 : « Le Rosaire condense en lui tout le culte qu’on doit à Marie. Pour honorer Marie et mériter ses faveurs, il n’y a pas une meilleure prière que le Saint Rosaire».

Pape Léon XIII, Enc. Octobri mense, 22 sept. 1891 : «Chose étonnante, ou bien à raison de quelque redoutable danger public ou bien sous la pression de quelque nécessité, l’institution du Rosaire plus que tous les autres secours de la religion a dû être rétablie».

Pape Léon XIII, 1891 : «Pour que les supplications aient le maximum d’efficacité… recourons à Marie… par le Rosaire».

Pape Léon XIII, 1891 : «Tandis que l’on considère les mystères de notre Rédempteur en murmurant les « Ave », le cœur s’enflamme d’amour et de reconnaissance au spectacle de ces preuves de charité que Dieu nous a données».

Pape Léon XIII, 1891 : «L’Église, surtout dans les dangers et dans les époques les plus critiques, emploie et cultive traditionnellement le Rosaire, toujours avec le succès souhaité».

Pape Léon XIII, Enc. Magnae Dei Matris, 8 sept. 1892 : «Le Rosaire offre un moyen pratique et facile de faire pénétrer et demeurer dans les esprits les dogmes principaux de la foi chrétienne « et » un excellent moyen de confesser la foi».

Léon XIII, Enc. Magnae dei Matris, 7 sept. 1892 : « Le rosaire inonde l’âme de ceux qui le récitent dévotement d’une douceur de piété toujours nouvelle, leur donnant la même l’impression et émotion que s’ils entendaient la propre voix de leur très miséricordieuse Mère leur expliquant ces  mystères et leur adressant de salutaires exhortations».

Léon XIII, Enc. Magnae dei Matris, 7 sept. 1892 : « Lui-même [le Rédempteur], alors que nous reposons dans ses bras, nous souffle ce feu mystique qu’il a apporté parmi les hommes et nous pénètre de cette douceur d’âme et de cette humilité par lesquelles il désire que nous devenions participants de la vraie et solide paix dont il est l’auteur».

Pape Léon XIII, 1892 : «Le Rosaire de Marie est le meilleur moyen pour atteindre le double idéal de prière et de bonne vie».

Pape Léon XIII, 7 sept. 1892 : «Il y a autre avantage, non moins grand, que l’Église attend du Rosaire pour ses fils : c’est qu’ils conforment plus exactement leur vie et leur conduite à la règle et aux préceptes de la Sainte Foi».

Pape Léon XIII : «Le Rosaire inonde l’âme de ceux qui le récitent d’une Sainte joie qui se renouvelle sans cesse».

Pape Léon XIII, rappelant au Père Frühwirth, maître général des Dominicains, la double mission de l’ordre, 20 sept. 1892 : «Approfondir la Doctrine de St Thomas et prêcher le Rosaire. Ce furent les deux grands ressorts de l’apostolat Dominicain dans le passé ; et pour écarter les périls si graves de ce siècle, pour remettre les âmes sur le chemin de la vérité et de la vraie vie, nous entendons employer à leur plus grande puissance l’un et l’autre procédés».

Pape Léon XIII : «Il est donc bien juste qu’on s’applique, avec le plus grand zèle, à fonder, à développer, à diriger ces confréries. Cet appel s’adresse non seulement aux fils de Saint Dominique dont c’est là un important devoir d’état, mais aussi à tous les prêtres qui ont charge d’âmes… Nous désirons aussi que tous les missionnaires, ceux qui évangélisent les païens comme ceux qui prêchent un pays chrétien se consacrent également à cette activité».

Pape Léon XIII, Enc. Laetitiae sanctae, 8 sept. 1893 : «Nous sommes intimement persuadés que, de la récitation du Rosaire pratiquée de façon à produire son plein effet, découleront, non seulement pour les individus en particulier, mais pour la société, les avantages les plus considérables… Une plaie profonde a frappé le corps social, depuis qu’on y voit négligés les devoirs et les vertus d’une vie simple et commune… Le remède à ces maux, qu’on le demande au Rosaire de Marie. … Avec tendresse elle nous consolera ! »

Pape Léon XIII, Enc. Laetitiae sanctae, 8 sept. 1893 : «Quand le chrétien, dès sa plus tendre enfance et constamment depuis, s’est appliqué, dans le silence et le recueillement, à la suave contemplation des mystères appelés douloureux … il n’y aura pas de souffrance lui venant soit de la méchanceté des hommes soit de la colère des démons, pas d’adversité soit privée soit publique, dont sa patience ne finira par triompher…».

Pape Léon XIII, Enc. Laetitiae sanctae, 8 sept. 1893 : «Des mystères glorieux jaillit une lumière qui nous découvre ces célestes trésors et beautés, que notre œil corporel ne saurait atteindre, mais que nous savons par la foi être préparés à ceux qui aiment Dieu. … Là est le secret d’unir, comme il convient, le temps et l’éternité, la cité terrestre à la cité céleste, et de former des caractères nobles. Si ces caractères sont le grand nombre, la société sera sauvegardée dans sa dignité et sa grandeur ; on y verra fleurir le bien, le vrai et le beau, à l’image de Celui qui est le principe et l’intarissable source de toute vérité, de toute bonté et de toute beauté».

Pape Léon XIII, Enc. 1894 : «Il est à peine possible d’imaginer de quelle joie suave et toujours renouvelée, les mystères du rosaire inondent la sainte âme de Marie et quels sentiments de persévérance et de bienfaisance maternelle ils réveillent».

Pape Léon XIII, 1894 : «Nous l’affirmons de nouveau et avec énergie : c’est dans le Rosaire que nous mettons notre plus ferme espérance. Fasse Dieu que cette dévotion retrouve en tous lieux son antique faveur, soit aimée et pratiquée comme un éclatant signe de reconnaissance entre les chrétiens et comme le meilleur moyen d’obtenir la clémence de Dieu».

Pape Léon XIII : «Dans le Rosaire, l’objet de ces contemplations est l’abrégé de toute la religion chrétienne».

Pape Léon XIII : «Le Rosaire, Expression la plus accomplie de la piété chrétienne»,

Pape Léon XIII : «Le Rosaire, une prière incomparable et d’une efficacité souveraine».

Pape Léon XIII : «Le Rosaire est un parfait résumé de la doctrine évangélique».

Pape Léon XIII : «Le Rosaire est une merveilleuse guirlande tressée de la salutation angélique et entremêlée de l’oraison dominicale, à laquelle se joint l’exercice religieux de la méditation des mystères. Elle est le genre de supplication le plus excellent et le plus fructueux pour l’obtention surtout de l’immortelle vie».

Pape Léon XIII : «Non seulement cette couronne de roses est très bien faite pour honorer la Très Sainte Vierge que l’on salue à juste titre comme la rose mystique du paradis, mais, de plus, son nom lui-même semble présager les couronnes de joies célestes que Marie offrira à ses dévots serviteurs».

Pape Léon XIII : «La puissance et l’efficacité du Rosaire apparaissent beaucoup plus grandes dans la mesure où il est une fonction de la Confrérie qui lui emprunte son nom… Les prières ont plus de force pour obtenir les secours du Ciel lorsqu’elles sont faites publiquement, avec persévérance et en plein accord par un grand nombre de fidèles qui ne forment ensemble qu’un seul chœur de suppliants ; c’est ce qui arrive pour les associés du Saint Rosaire».

Pape Léon XIII : «Il importait, afin de pourvoir à l’avenir, de recommander ce moyen efficace de salut et de paix, que, dans la personne de son auguste Mère, Dieu a eu l’extrême bonté d’accorder au genre humain et dont l’histoire de l’Église ne cesse de montrer la valeur insigne».

Pape Léon XIII, Enc. Adjuticem populi, 1895 : «Il y a sans doute plusieurs moyens d’obtenir l’assistance de Marie. Cependant nous estimons que l’institution du Rosaire est le meilleur et le plus fécond».

Pape Léon XIII, 1895 : «Comme si les faits se passaient sous nos yeux, nous voyons se dérouler ces événements dont la suite a fait à la fois de Marie la Mère de Dieu et notre Mère… Il s’ensuit forcément que l’âme s’enflamme envers elle d’amour reconnaissant, qu’elle regarde tout ce qui est périssable comme indigne d’elle, et s’efforce de se rendre digne d’une telle Mère et de tant de bienfaits par l’énergie de ses résolutions».

Pape Léon XIII, 1896 : «Il y a, au fond des âmes un sentiment religieux, qui les porte vers la couronne de Marie (le chapelet) ; aussi elles l’aiment comme la compagne inséparable de leur vie et leur secours assuré, et dans le dernier combat elles l’embrassent comme le doux présage de la couronne incorruptible de la gloire».

Pape Léon XIII, Diuturni temporis, 5 sept. 1898 : «À l’heure suprême les fervents du Rosaire seront consolés par la maternelle tendresse de la Vierge et s’endormiront doucement sur son sein».

Pape Léon XIII, 1901 : «À méditer les mystères l’esprit du chrétien puise insensiblement la vertu qu’ils renferment et s’en pénètre».

Pape Saint Pie X (reg. 1903-1914), Testament : «C’est de toutes les prières la plus belle, la plus riche en grâces, celle qui plaît le plus à la Très Sainte Vierge».

Cardinal Mercier (card. 1907-1926) : «Le Rosaire n’est pas une simple récitation de quinze dizaines d’Ave Maria reliés par le Pater et le Gloria Patri. Il est principalement une prière intérieure, la contemplation des mystères, les souvenirs des trois grandes étapes parcourues par Celui qui est «la Voie, la Vérité, et la Vie». Il a pour objet principal de mettre l’âme fidèle en contact avec l’Incarnation, avec le Sacrifice rédempteur, avec la vie céleste et la royauté spirituelle du Divin Ressuscité. La pratique du Saint Rosaire est donc, avant tout, un exercice de réflexion pieuse sur le grand mystère de salut de l’humanité accompli par notre divin Rédempteur, avec la coopération de Celle qui est la Mère de Jésus et notre Mère».

Pape Pie XI (reg. 1922-1939), Lettre au R. P. Gillet, 6 mars 1934 : «C’est à bon droit que l’on peut voir dans le Rosaire de Marie le principe et le fondement sur lesquels s’est appuyé l’ordre de Saint Dominique pour la perfection de vie de ses membres et le salut des autres».

Pape Pie XI à S. Exc. Mgr Richaud : «Dites à vos prêtres qu’ils prient beaucoup. Tant que le Pape n’a pas dit son Rosaire la journée du Pape ne cesse pas»,

Pape Pie XI, Enc. sur le Rosaire, 1937 : «Le Rosaire est également un stimulant et un éperon dans la mise en pratique des vertus évangéliques, qu’il insinue et qu’il cultive dans nos âmes. Il alimente la Foi, ravive l’Espérance et la Charité».

Pape Pie XI, Enc. sur le Rosaire, 1937 : «Que cette dévotion serve de stimulant à ceux qui se dévouent à l’Action Catholique, pour les presser dans leur apostolat avec plus de ferveur et de zèle».

Pape Pie XI, 1938, Enc. Rosaire : «C’est une arme très puissante pour chasser les démons ; pour conserver l’intégrité de la vie, pour acquérir plus facilement la vertu, en un mot pour obtenir la véritable paix aux hommes».

Pape Pie XI : «Le Rosaire est le moyen privilégié entre tous les autres, de procurer le retour au Christ des individus, des familles et des nations».

Pape Pie XI : «Cette façon de prier a le parfum de la simplicité évangélique et requiert l’esprit d’humilité, dont le mépris nous rend impossible l’acquisition du royaume céleste».

Pape Pie XI : «Comment ne pas tout espérer si nous nous servons avec exactitude et piété de cette méthode divine».

Pape Pie XI : «D’où cette très douce prière tira-t-elle une si grande et efficace vertu, si ce n’est des mystères mêmes du divin Rédempteur pieusement et religieusement contemplés et vénéré».

Pape Pie XII (reg. 1939-1958), aux jeunes de l’A. C., 12 sept. 1948 : «Seule une milice d’âmes en prière peut donner la Paix Sociale».

Pape Pie XII, Enc. Ingruentium malorum, 1951 : «Nous estimons que le Saint Rosaire est le moyen le plus efficace et le meilleur pour obtenir l’aide maternelle de la Vierge»,

Pape Pie XII, 1951 : «Nous n’avons donc aucune hésitation à affirmer quelle espérance nous plaçons dans le Rosaire pour guérir les maux qui affligent notre siècle».