Examen de conscience

Sommaire

  • Sermon du saint curé d’Ars – Sur l’examen de conscience
  • Principaux points d’examen de conscience donnés à titre indicatif, saint Alphonse de Liguori
  • Examen de conscience pour une confession générale
    • 1er Commandement : «Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout»
    • 2ème Commandement : «Tu n’emploieras pas le nom de Dieu en vain»
    • 3ème Commandement : «Tu sanctifieras le jour du Seigneur» – Commandements de l’Église
    • 4ème Commandement : «Honore ton père et ta mère»
    • 5ème Commandement : «Tu ne tueras pas»
    • 6ème et 9ème Commandements  : «Tu ne feras pas d’impureté» – «Tu ne désireras pas la femme d’autrui»
    • 7ème et 10ème Commandements : «Tu ne voleras pas» – «Tu ne désireras pas le bien d’autrui»
    • 8ème Commandement : «Tu ne mentiras pas»
    • Devoirs d’état
  • La foi et la nécessité de s’instruire de la foi – Péché contre la foi
    • Sacrements
    • Communication religieuse avec des hérétiques
    • Cause de péché pour autrui, participation au péché d’autrui, occasions de péché
    • Les sept péchés capitaux
      • Du combat spirituel contre les sept péchés capitaux, Saint Bonaventure
    • Les six péchés contre le Saint-Esprit
    • Péchés qui crient vengeance au ciel
    • Participation au péché d’autrui
    • Six choses que hait le Seigneur et la septième que son âme déteste
    • Abominations pour Dieu
    • Pécheurs qui n’hériteront pas le royaume de Dieu
    • Pécheurs qui sont dignes de mort
    • Hiérarchie des péchés mortels sexuels
    • Autres péchés mortels communs d’impureté couramment pratiqués aujourd’hui
  • Sur l’examen de conscience
    • L’examen général comme préparation à la confession générale
    • L’examen général et particulier dans la vie spirituelle quotidienne
      • Examens de conscience – Exercices de Saint Ignace

  • Après avoir fait sérieusement l’examen
    • Les péchés sont des offenses infinies à la Majesté Divine
    • Éviter l’occasion prochaine de pécher pour recevoir le pardon de ses péchés et être sauvé
    • Regarder la bonté de Dieu
    • Dans l’impossibilité de se confesser à un prêtre catholique
    • Nécessité absolue de s’instruire de la foi pour le salut
  • Sur la pénitence nécessaire
    • La vie chrétienne doit être une pénitence perpétuelle
    • La pénitence comprend l’attrition et la contrition
      • Ce qu’est la contrition, saint Jean Eudes
      • La contrition, saint curé d’Ars
    • Degrés de contrition
    • La pénitence comprend la confession de ses péchés ou le désir de confession si impossibilité
    • La pénitence comprend la satisfaction et l’expiation des péchés
    • Degrés de la satisfaction
    • Jeûne, aumône, patience
  • Pratiques et dangers qui ouvrent l’âme à des liens maléfiques et/ou démoniaques
  • Les mauvaises confessions sont le chemin de l’enfer pour beaucoup – À propos des confessions sacrilèges

 

Saint curé d’Ars, sermon 6ème dimanche après la Pentecôte : «la première dispo­sition pour recevoir dignement ce grand sacrement, c’est d’avoir bien examiné sa conscience, après avoir imploré les lumières du Saint-Esprit ; et d’avoir bien avoué ses péchés, avec toutes les circonstances qui peuvent les rendre plus graves ou en changer l’espèce, les faisant connaître tels que Dieu nous les fera connaître quand il nous jugera. C’est d’avoir une grande douleur de les avoir commis, et même d’être prêts à sacrifier tout ce que nous avons de plus cher plutôt que de les recommettre».

Sermon du saint curé d’Ars – Sur l’examen de conscience 

Sermons inédits Tome 4 [1]

Qui ascondit scelera sua, non dirigetur : qui autem confessus fuerit et reliquerit ea, misericordiam conse­quetur.
Celui qui cache ses péchés se perdra ; mais celui qui les confesse et qui s’en retire obtiendra miséricorde. (Prov. XXVIII, 13)

Nous avons vu, M.F. [Mes frères], il y a peu de temps, qu’il fallait nécessairement et absolument confesser tous ses péchés mortels avec leur espèce, leur nombre et enfin leurs circonstances, si nous voulons en obtenir le pardon. Le Saint-Esprit nous dit lui-même que celui qui cache quelques péchés, par honte ou par négligence, se perdra, c’est-à-dire sera damné. Cacher ses péchés par honte ou par crainte et avec réflexion, c’est un crime qui fait frémir. Nous cachons nos péchés par négligence, lorsque nous ne donnons pas tous les soins et le temps qu’il faut pour nous examiner, afin de con­naître nos péchés tels qu’ils sont aux yeux de Dieu et que nous les connaîtrons au jour du jugement. La confession serait mauvaise, si l’on faisait une confession générale, pour accuser les péchés que l’on a commis depuis sa dernière confession, en les mettant tous en­semble, afin d’avoir moins de honte.

Voici un des effets les plus funestes du péché, c’est d’aveugler celui qui le commet d’une manière si affreuse qu’il ne se connaît nullement, et, bien plus, qu’il ne cherche pas même à se connaître ; ou d’une manière si légère qu’il ne voit point l’étal de son âme. C’est d’abord l’état d’un chrétien qui profane les sacre­ments. On sera accoutumé à une certaine routine d’exa­men, on se contente de se rappeler quelques foules qui sont les plus ordinaires, comme sont les blasphèmes, les jurements et les colères, mais sans se donner la peine de descendre dans son cœur pour en connaître le nombre et la malice. C’est, en second lieu, l’état d’un chrétien qui multiplie ses sacrilèges. Celui-ci examine, non ce qu’il a fait, mais ce qu’il va dire, c’est-à-dire la manière dont il va s’accuser pour éprouver moins de honte ; comme si, en trompant un confesseur, il pouvait tromper Dieu, qui a pesé et compté tous ses péchés. C’est, en troisième lieu, l’état d’un pécheur qui profane les sacrements. Celui-ci se présentera sans s’être seule­ment examiné, pensant que le confesseur l’interrogera pour lui faire connaître ses péchés : autre profanation. Quand même un prêtre vous ferait assez connaître vos péchés de manière à n’en point laisser, quand est-ce que vous allez demander à Dieu la contrition ? C’est après votre confession, après avoir reçu l’absolution ? Confession sacrilège ! O mon Dieu ! peut-on bien y penser et vivre tranquille ? Quel est mon dessein ? M.F., le voici : c’est de vous montrer que, pour faire une bonne confession, nous devons nous examiner sérieusement et de bonne foi ; 2° de vous apprendre la manière de vous confesser ; 3° de vous faire connaître ceux qui font de mauvaises confessions ; 4° de vous faire voir les moyens que vous devez prendre pour réparer celles qui ont été mal faites.

 

I – Ne désirant rien autre que le salut de vos âmes et votre bonheur éternel, je vais donc, avec la grâce de Dieu, vous débrouiller, autant qu’il me sera possible, l’état d’aveuglement où le péché nous a réduits, qui nous empêche de pouvoir nous connaître tels que nous sommes aux yeux de Dieu, et que nous nous connaîtrons au grand jour des vengeances. Venons, M.F., avec notre simplicité ordinaire. Je vous demande qui sait ce que c’est qu’un examen ? Je vous dirai que c’est la recherche, avec tous les soins possibles, des péchés que nous avons commis depuis le baptême ou depuis notre dernière confession ; et cette connaissance de nous-mêmes est plus difficile que vous ne pensez. C’est, pour celui qui veut bien la faire, une affaire qui lui demande tous ses soins et du temps.

Si vous me demandez ce qu’il faut faire pour s’exa­miner comme il faut, c’est-à-dire pour faire une confes­sion qui nous mérite notre pardon, il faut retirer son cœur et son esprit de toute affaire temporelle, je veux dire ne penser ni à son commerce, ni à son ménage, descendre, avec une espèce d’horreur et d’indi­gnation, dans son cœur, avec un flambeau d’une main et une balance de l’autre, pour examiner rigoureuse­ment le nombre, toutes les circonstances et peser toute la malice de nos péchés. Mais n’étant que ténèbres, de nous-mêmes, nous sommes donc incapables de pouvoir pénétrer à fond cet abîme de corruption qui n’est bien connu que de Dieu seul. C’est donc à lui à qui nous devons nous adresser avec une humilité profonde, à la vue de nos péchés, et une grande confiance à sa bonté qui est infinie ; implorer les lumières du Saint-Esprit par une prière fervente et animée d’une foi plus vive qui touche le cœur de Dieu et attire sur nous ses misé­ricordes. Étant rentrés en nous-mêmes, M.F., disons­-lui du fond de notre cœur : « Mon Dieu, ayez pitié d’un misérable pécheur tout couvert d’iniquités, qui n’en connaît ni le nombre ni la malice. Je m’adresse à vous qui êtes la lumière du monde ; mon Dieu, faites des­cendre dans mon cœur un rayon de votre lumière ; montrez-moi, je vous prie, mes péchés, afin que je puisse les détester et mériter mon pardon. » Oui, M.F., le péché jette dans notre esprit des ténèbres affreuses qui bouchent les yeux de notre âme.

Voyez, M.F., ce qui arriva à David qui, avant que le péché tombât sur son âme, apercevait avec tant de con­naissance les moindres fautes qu’il faisait. Mais ayant le malheur d’être tombé dans son premier péché, les yeux de son âme perdirent leur lumière. Non content de déshonorer la femme d’Urie, il le fait encore mourir, et reste un an dans cet état malheureux, sans se repro­cher ni son adultère, ni son homicide. Il ne s’en aper­çoit pas même, il faut que Dieu lui envoie son prophète Nathan pour lui ouvrir les yeux, et ce ne fut que dans ce moment qu’il se reconnut coupable [2].

Voilà une image terrible d’un pécheur qui croupit dans quelques péchés d’habitude ; il faut que Dieu le prévienne et aille le chercher, pour ainsi dire, dans ses désordres ; sans quoi, jamais nous n’en sortirions. Ce qui nous montre, M.F., qu’il est impossible de con­naître nos péchés et de faire une bonne confession si nous n’implorons pas de tout notre cœur les lumières du Saint-Esprit, afin de bien nous faire connaître le mal que nous avons fait et de nous donner la douleur nécessaire pour les détester. Voulez-vous savoir à quoi le pécheur ressemble ? A une personne extrêmement contrefaite et laide et qui se croit bien faite et bien belle, parce qu’elle ne s’est jamais bien regardée dans un miroir ; mais qui, dès qu’elle se considère, se trouve si laide, si affreuse, qu’elle ne peut se regarder, ni même y penser sans horreur. La même chose arrive au pécheur qui est resté quelque temps dans le péché, sans faire aucun retour sur lui-même. Mais rentrant en lui-­même, il ne peut pas concevoir comment il a pu rester dans un état si déplorable. Qu’est-ce qui fait tant verser de larmes à certains pécheurs ? Rien autre, sinon qu’ils sont rentrés en eux-mêmes et qu’ils ont vu ce qu’ils n’avaient pas vu jusqu’à présent. Pourquoi est-ce que tant d’autres encore plus coupables sont tranquilles, ne versent point de larmes ? hélas ! M.F., c’est qu’ils ont fermé les yeux sur l’état de malheur où est réduite leur pauvre âme.

En second lieu, je dis que nous avons bien besoin des lumières du Sain-Esprit pour connaître nos péchés, parce que notre cœur est le siège de l’orgueil, qui ne cherche que les moyens de nous les faire connaître moindres qu’ils ne sont. Vous voyez que nous avons absolument besoin des secours du Saint-Esprit pour connaître nos péchés tels qu’ils sont.

3° Je dis que le pécheur, étant encore l’esclave du péché, a besoin d’une grâce forte pour le détacher entièrement du péché et des objets qui l’ont porté au péché. Combien ne trouvons-nous pas encore de cer­tains pécheurs qui semblent être convertis et qui res­sentent encore une certaine satisfaction en pensant aux désordres auxquels ils se sont livrés il y a quelque temps ! Nous avons donc bien besoin de la grâce de Dieu, qui nous inspire une horreur profonde de nos péchés passés.

Dites-moi, M.F., dans vos confessions et avant vos confessions avez-vous eu soin de demander à Dieu ses grâces et ses lumières pour ne pas profaner ce sacre­ment de miséricorde ? Oui, nous oublions peut-être que sans Dieu nous ne pouvons rien que faire mal. Avez-­vous fait comme l’aveugle de Jéricho, qui reconnut son aveuglement et qui le déplora amèrement ? Avez-vous fait comme lui, qui s’adressa à Dieu avec tant de sincérité, animé d’une foi si vive, qu’il mérita de recouvrer la vue ? « O Jésus ! fils de David, ayez pitié de moi ! » Cela plusieurs fois de suite : « O Jésus ! fils de David, ayez pitié de moi [3] ». Jésus, touché, toujours prêt à nous écouter et à nous accorder l’effet de nos demandes, se tourne contre lui en lui disant : «Que voulez-vous de moi ? » – « Mon Dieu, lui répond l’aveugle, faites que je voie. » – « Eh bien, lui dit ce bon Jésus, voyez ! » Hélas ! M.F., si lorsque nous sommes dans le péché nous sommes dans les ténèbres, nous pouvons nous adresser à Dieu comme l’aveugle : « Mon Dieu, devons-­nous lui dire, faites que je voie le nombre et la malice de mes péchés ». Disons encore comme le saint roi David : « Mon Dieu, vous êtes ma lumière, éclairez mes ténèbres [4] » Et avec le saint homme Job : « Seigneur, montrez-moi mes péchés et toutes mes fautes [5] ». Dieu qui désire mille fois mieux notre salut que nous le désirons nous-mêmes, ne manquera pas certainement de nous accorder la grâce que nous demandons.

Aussi, M.F., étant seuls et en la présence de Dieu, il faut commencer notre examen de conscience et re­chercher tous nos péchés ; prenez les commande­ments de Dieu et ceux de l’Eglise et les péchés capi­taux, et voyez comment et en combien de manières vous avez péché contre ces commandements. Examinez les devoirs de votre état, comparez votre vie avec vos devoirs ; remarquez avec soin, sans vous presser, en quoi vous vous en êtes écartés par pensées, par désirs, par actions et omissions. Pour vous faciliter cette recherche, examinez quelles sont vos occupations les plus ordinaires, les lieux où vous allez, les personnes que vous voyez.

Je n’entrerai pas dans tous ces détails, cela ne finirait plus ; c’est à chacun de vous à vous examiner là-dessus, et à voir en quoi vous êtes coupable. D’abord, examinez-­vous sur vos confessions passées et voyez si vous avez assez accusé tous vos péchés mortels, avec une véritable douleur d’avoir offensé Dieu et un ferme propos de vous corriger et de quitter non seulement le péché, mais encore l’occasion prochaine du péché ; comme, par exemple, si vous demeuriez dans une maison où il y avait quelques personnes qui vous sollicitaient au mal ; que vous eussiez manqué de le dire par crainte que l’on vous en fît sortir : votre confession ne vaudrait rien. Voyez si vous avez bien fait votre pénitence dans le temps qu’on vous l’avait ordonnée ; si vous avez fait toute réparation et les restitutions que vous pouviez et deviez faire, qui vous étaient commandées par votre confesseur.

2° Examinez-vous sur les devoirs de votre état, com­ment vous les avez remplis, c’est à quoi beaucoup de personnes ne font pas attention, et ce qui en jettera un grand nombre en enfer. – Mais, me direz-vous, comment faut-il donc s’examiner sur les devoirs de son état ? -Et comment ? Cela n’est pas bien difficile. Vous savez bien à quoi vous vous occupez, qui sont ceux qui sont sous votre conduite, dont Dieu vous demandera compte un jour. Êtes-vous père ou mère de famille ? Hé bien ! examinez-vous, comment vous vous êtes conduits envers vos enfants. Les avez-vous instruits de tous leurs de­voirs de religion ? Avez-vous eu soin de leur apprendre leurs prières dès qu’ils ont commencé à parler ? Leur avez-vous inspiré le respect qu’ils devaient avoir en la sainte présence de Dieu ? Ne leur avez-vous pas fait prier le bon Dieu sans prendre de l’eau bénite, sans leur dire pourquoi l’on prenait de l’eau bénite et les grâces qu’elle nous procurait ? Leur avez-vous appris les prin­cipaux mystères de la religion, nécessaires pour être sauvés ? Ne les avez-vous pas laissés dans une ignorance crasse, ne prenant pas tant à cœur le salut de leur âme que la conservation de vos bêtes ? Les avez-vous fait travailler, avant de les faire prier le bon Dieu ? Avez-vous négligé de les corriger les voyant offenser le Bon Dieu ? En avez-vous ri au lieu de les châtier chrétien­nement ? Leur avez-vous donné le mauvais exemple en vous mettant en colère, en vous disputant avec votre mari, vos voisins ou voisines ? N’avez-vous pas médit ou calomnié en leur présence ? Leur avez-vous appris à ne jamais mépriser les pauvres, en leur faisant donner l’aumône aux pauvres ? Avez-vous fait tout ce que vous avez pu pour les rendre agréables à Dieu et assurer leur salut ? Avez-vous manqué un jour de prier le bon Dieu pour eux ? Avez-vous manqué de les mettre sous la pro­tection de la Sainte Vierge quand ils sont venus au monde ?

Si vous avez des domestiques, avez-vous eu bien soin de les instruire ou de les faire instruire ? Les avez-­vous fait assister aux catéchismes ? N’avez-vous rien négligé pour leur apprendre les moyens nécessaires pour se sauver ? Ne les avez-vous pas laissés dans l’ignorance crasse qui, de la mort, les traînera en enfer ? Avez-vous préféré le soin de vos bêtes au soin de leurs pauvres âmes qui ont tant coûté à Jésus-Christ, et que vous laissez perdre si misérablement en leur faisant manquer les offices et les instructions ? Avez-vous bien veillé sur leur conduite ? Leur avez-vous bien payé tous leurs gages ? En avez-vous eu soin dans leurs maladies ?

Et vous, ouvriers, en vous faisant bien payer, avez­-vous eu soin de bien faire l’ouvrage tel que vous l’aviez promis ? Et vous, domestiques, examinez en quoi vous avez manqué envers vos maîtres : défaut de respect, murmure en obéissant, temps perdu : ne leur auriez-­vous pas désobéi lorsqu’ils vous envoyaient aux offices ou aux catéchismes ? Ne les avez-vous pas décriés auprès des autres domestiques, pour leur donner mauvaise réputation ? Que chacun, M.F., sonde sa conscience, afin de pouvoir se rendre compte à soi-même, afin de pouvoir se connaître, dans le tribunal de la pénitence, aussi coupable que l’on est.

3° Je dis qu’il faut encore s’examiner sur les péchés d’omission, et presque personne n’y pense. Par exemple : pouvant faire l’aumône, avez-vous négligé de la faire ? Pouvant assister à la messe les jours ouvriers, y avez-­vous manqué ? Pouvant rendre quelques services à votre prochain, l’avez-vous refusé ? Avez-vous donné de bons exemples à vos enfants, à vos domestiques ? Vous ont-ils vu manquer la Messe, les Vêpres, vos prières le matin et le soir ? Êtes-vous fidèles à fuir les occasions de péché, telles que la danse, le cabaret et les jeux ? Avez-vous travaillé à vous rendre agréables à Dieu ?

4° Je dis qu’il faut encore vous examiner sur vos péchés d’habitude. Sur chaque péché que l’on découvre, il faut encore examiner les circonstances nécessaires pour les bien faire connaître, et le nombre de fois que l’on y est tombé ; déclarer qui nous a donné l’occasion et quelles ont été les suites. Comme par exemple : si l’on vous avait confié un secret, il ne suffirait pas de dire que vous avez violé le secret, mais il faudrait encore dire quel mal cela a fait, sur quelle personne le mal est tombé. Si vous avez maudit, il faut dire si c’est par haine ou par ressentiment, ou simplement par légèreté si c’est en présence de plusieurs personnes, si cela a été applaudi par plusieurs, si votre mauvais exemple les a portés à maudire, combien de personnes et combien de fois. Si c’est un péché d’habitude, il faut dire combien a duré cette habitude, dans quel temps et dans quel lieu on l’a commis, ce qui est encore nécessaire pour en fixer la malice.

Vous conviendrez avec moi, M.F., que pour un tel examen il faut du temps, de l’application et de l’instruc­tion. Pour savoir combien il faut de temps, il est bien difficile de le savoir : il n’est pas douteux que ceux qui ne se confessent que rarement, il leur faut plus de temps qu’à ceux qui se confessent souvent. – Mais quelle application ou quels soins faut-il donner ? – Ce que vous donneriez pour faire une affaire que vous auriez à cœur de faire réussir, et que vous regarderiez comme un grand malheur si elle manquait.

Il n’est pas nécessaire, M.F., de vous parler longtemps du bonheur d’une bonne confession, ni du malheur d’une mauvaise. Vous savez qu’une bonne confession nous rend le ciel et l’amitié de notre Dieu, et qu’une mauvaise nous chasse du Paradis et nous précipite au plus profond des enfers. Cette seule pensée doit nous faire comprendre le temps et le soin que nous devons y apporter pour la faire saintement. Hélas ! M.F., combien de pécheurs qui s’aveuglent quand ils n’ont pas ces gros péchés que souvent même des païens honnêtes ne com­mettraient pas ! Il n’ont rien à dire. Cependant on les verra, pendant les saints offices, sans respect, sans dévo­tion, vivant dans une négligence habituelle de leur salut : et ils n’ont rien ! Hélas ! c’est qu’ils ne veulent pas se donner la peine de descendre dans leur cœur, où ils trouveraient de quoi les faire mourir d’horreur. Hélas ! combien de mensonges pernicieux, combien d’injustices, combien d’usures dans leurs prêts ! Combien de torts et, par conséquent, de restitutions à faire. Il en est de même pour ceux qui mènent une vie lâche et sensuelle ; qui croient que c’est assez d’une messe ; encore Dieu seul sait comment ils l’entendent ! Point de difficulté de manquer les vêpres, les catéchismes et les autres exercices de piété ! Hélas ! ils ne veulent pas chercher leurs fautes, parce qu’ils ne veulent pas changer de vie continuant à vivre dans une ignorance crasse et des plus criminelles. Mais, sans aller plus loin, une partie des chrétiens ne voient pas leurs péchés, parce qu’ils ne veillent pas assez sur eux-mêmes ; ils ne veulent pas prendre la peine de se faire instruire de leurs devoirs et de leur religion. Que s’ensuit-il de là, M.F., sinon une chaîne de confessions sacrilèges ? O mon Dieu, que de chrétiens damnés à cause de leur ignorance ! qui, en sortant du tribunal de la pénitence, sortent plus cou­pables qu’ils ne sont entrés.

Et que devez-vous faire pour éviter un si grand mal­heur ? M.F., le voici : ayez un grand soin de vous bien faire instruire de vos devoirs ; et, pour cela, soyez assi­dus et attentifs à écouter les instructions, catéchismes, lectures de piété. Soyez de bonne foi avec vous-mêmes, ayez une volonté ferme de sauver votre pauvre âme. Prenez l’habitude de vous examiner le matin, à midi et le soir, comment vous avez passé la journée. Le di­manche, rappelez à votre mémoire les plus gros péchés de la semaine : en suivant cette marche vous ne per­drez [6] jamais vos péchés pour les déclarer ; vous vous en rappellerez, et, en vous en rappelant, vous ne pourrez pas vous empêcher de les détester et de faire tous vos efforts pour vous en corriger. Oui, M.F., lors­que vous pensez de vous approcher du sacrement de pénitence, il faut apporter, si vous le pouvez, la même diligence et la même rigueur que celle avec laquelle Jésus-Christ nous examinera au grand jour. Oh ! qu’il y a de quoi trembler, puisque Dieu nous y demandera compte même d’une parole inutile ! Hélas ! que vont devenir ceux qui seront coupables de tant de blas­phèmes, de jurements et de scandales ? Oui, M.F., crai­gnez, avec le saint roi David [7], que, malgré tous les soins que vous prendrez pour vous examiner, vous ne laissiez encore bien des péchés que vous ne connaîtrez qu’à la mort pour en rendre compte. Dites souvent avec le roi David : « Mon Dieu, pardonnez-moi les péchés que je ne connais pas [8] ». Oui, M.F., soyons parfaitement sûrs qu’il y a beaucoup de péchés que nous ne connaî­trons jamais en ce monde. Comme, par exemple, un homme qui se livre à l’ivrognerie ne saura qu’au juge­ment de Dieu toutes les suites de ses intempérances et de ses excès. Celui qui se sera abandonné au vice infâme d’impureté ne saura jamais qu’au moment où il paraîtra devant son souverain Juge, les péchés sans nombre qu’il aura commis. Une fille mondaine ne connaîtra bien qu’après sa mort toutes les suites malheureuses de sa vanité, de ses immodesties et de son peu de pudeur. Les parents, les maîtres qui auront négligé de veiller sur leurs enfants et leurs domestiques et ne les ont pas instruits, qui les ont laissés courir dans les jeux, les cabarets et les danses, ne sauront qu’au tribunal de Dieu les suites funestes de leur négligence, et de tous les désordres dont ils ont été la cause et l’occasion. O mon Dieu, quelle sera pour lors leur surprise ! Quel désespoir effroyable d’un pécheur qui n’ouvre les yeux sur l’état de son âme qu’après sa mort, quand il n’y a plus de remède ! M.F., n’attendons pas ce moment mal­heureux qui nous causera tant de regrets ; profitons du temps que Dieu veut bien encore nous donner pour purifier notre conscience, afin de la faire connaître au ministre du Seigneur telle qu’elle est. Faisons comme dit saint Paul : Jugeons-nous rigoureusement nous­-mêmes, afin que Dieu nous épargne dans son juge­ment [9]. Cependant, M.F., malgré qu’il soit si difficile de connaître nos fautes, si nous agissons de bonne foi, si nous faisons ce que nous pouvons pour nous montrer tels que nous sommes, soyons tranquilles : Dieu est un père plein de miséricorde, qui nous aime infiniment et qui ne nous demandera jamais ce que nous n’avons pas pu faire.

Que devons-nous faire, M.F., après nous être bien examinés ? Le voici : c’est de demander à Dieu de tout notre cœur la contrition de nos fautes et un ferme propos, c’est-à-dire une bonne résolution de n’y plus retomber. Voilà, M.F., ce qui regarde l’examen de conscience.

 

II – Que devons-nous faire après cela ? Le voici c’est de nous approcher du tribunal de la pénitence avec respect et une espèce de tremblement, et ne pas faire comme les enfants qui tournent la tête, qui parfois rient et parlent Cela annoncerait que vous ne comprenez pas mieux qu’eux la grandeur de l’action que vous allez faire. Au contraire, M.F., imitez le publicain qui se regardait indigne de porter ses yeux vers le ciel, baissait les yeux vers la terre, avec une profonde humilité [10]. En attendant de vous confesser, repassez dans votre mémoire tous les péchés que vous avez trouvés dans votre examen ; renouvelez votre con­trition, prenez-là de bonnes résolutions de mieux vivre, que vous n’avez fait jusqu’à présent ; priez avec ferveur le bon Dieu, afin qu’il daigne avoir pitié de vous. Prenez garde de ne jamais ni pousser, ni presser les personnes qui se confessent ; ni vous tenir trop près du confessionnal, crainte d’entendre la confession des autres. Si vous aviez entendu quelques péchés, n’oubliez pas que vous êtes obligés au même secret que le prêtre ; mais si vous les aviez écoutés exprès et que vous les disiez à un autre, c’est un gros péché qui vous damnerait, si vous aviez le malheur de ne pas vous en accuser avant de mourir. Il faut encore dire si vous avez eu la volonté d’entendre les péchés des autres.

Lorsque vous êtes au confessionnal, ne regardez que Jésus-Christ dans la personne du prêtre qui tient sa place. Faites le signe de la croix avec respect et un peu incliné, en disant : « Mon Père, bénissez-moi parce que j’ai beaucoup péché » ; et là, pénétré du regret que doivent vous donner vos péchés et la grande charité de Jésus-Christ qui veut bien, tout coupable que vous êtes, vous souffrir à ses pieds, pensant que vos crimes vous mériteraient d’être précipité dans les enfers, récitez votre Confesse à Dieu jusqu’à ces mots : C’est ma faute. Ensuite, sans attendre que le prêtre vous interroge, dites depuis quel temps vous ne vous êtes pas con­fessé, si vous avez reçu l’absolution ou si vous ne l’avez pas reçue, en lui disant pourquoi on vous l’a refusée ; si vous avez fait votre pénitence dans le temps qu’on vous l’avait commandée ; de même si vous avez manqué de faire les aumônes, les restitutions, les réconciliations que vous deviez faire avant de revenir vous confesser ; si vous avez laissé quelques péchés mortels dans vos dernières confessions ; si c’est invo­lontairement, par négligence, faute de ne vous être pas assez examiné, ou si c’est par honte ou par crainte ; bien lui expliquer tout cela. Ensuite, autant bien que vous le pourrez, lui accuser tous les péchés que vous avez commis depuis votre dernière confession, vous rappelant qu’il faut les avouer humblement, entière­ment, avec simplicité et avec prudence ; et après avoir déclaré tant que vous pouvez vos péchés, vous dites Mon Père, je m’accuse de tous ces péchés et de tous ceux de ma vie, tous ceux dont je ne me souviens pas ; j’en demande bien pardon à Dieu de tout mon cœur et à vous la pénitence et l’absolution, si vous le jugez à propos [11].

Votre confession étant faite, le prêtre vous fera les interrogations qu’il vous croira nécessaires. Il faut lui répondre avec vérité. S’il vous donne quelques avis, il faut les écouter avec attention sans vous occuper à chercher vos péchés que vous pourriez avoir oubliés et ne jamais l’interroger mal à propos. Lorsque vous recevez votre pénitence, il faut la recevoir avec un ferme désir de l’accomplir le mieux que vous pourrez. S’il vous refuse l’absolution, il faut s’y soumettre avec humilité, parce que s’il vous la donnait lorsque vous ne la méritez pas, il vous perdrait et se perdrait lui-même, c’est-à-dire que vous vous damneriez tous les deux. Faites bien atten­tion aux raisons pourquoi il vous refuse l’absolution afin de bien employer le temps que vous devez passer sans revenir vous confesser, à vous corriger, afin qu’il ne soit pas obligé de vous la refuser encore une fois. S’il jugeait à propos de vous la donner, achevez votre Confesse à Dieu. Dans ce moment précieux, M.F., renou­velez tous les sentiments de piété dont vous êtes capables ; faites votre acte de contrition de tout votre cœur, unissez votre douleur à celle que Jésus-Christ eut de vos péchés au jardin des Olives. Demandez ardemment à Dieu qu’il veuille bien ratifier dans le ciel l’absolution que le prêtre vient de vous donner.

Après cela, il faut se retirer du confessionnal avec modestie, se prosterner humblement aux pieds du bon Dieu, le remercier de la grâce qu’il vient de vous faire. Rappelez-vous bien des moyens que le prêtre vous a donnés pour vous corriger ; et puis vous prenez de bonnes résolutions de les mettre en pratique. Avant de sortir de l’église, commencez à faire votre pénitence qui vous a été imposée. Prenez une bonne résolution de veiller désormais sur vous-même, pour ne pas perdre la grâce précieuse que vous venez de recevoir. – Et que faut-il faire pour cela ? – M.F., le voici : C’est de se défier beau­coup de soi-même, et se tenir continuellement sur ses gardes. Oui, la vue de notre faiblesse doit nous faire trembler. Non. seulement nous sommes continuellement portés au mal ; mais le démon, après une bonne con­fession, redouble tous ses efforts afin de nous faire retomber dans les péchés que nous avons confessés. Cette seule pensée faisait trembler les plus grands saints. Hélas ! que devons-nous faire, nous qui tombons presque chaque fois que le démon nous tente ? Que devons-nous faire encore ? C’est d’éviter, autant que nous pouvons, les occasions et les personnes qui nous ont portés au mal ; sans quoi, jamais nous n’exécuterons nos bonnes résolu­tions. Hélas ! M.F., combien de pécheurs qui aidés de la grâce sont rentrés dans le bon chemin du salut, mais qui, n’ayant pas fui les occasions, sont retombés, et ne sont sortis du péché que pour aller brûler dans les enfers ! Troisièmement, il faut avoir grandement recours à la prière et Jésus-Christ nous le dit lui-même : « Veillez et priez sans cesse, de crainte que vous ne succombiez à la tentation [12] ». Enfin, si vous aviez le malheur de retomber, hâtez-vous de vous relever ; parce que plus vous resterez dans votre péché, plus il vous sera difficile d’en sortir. Oui, M.F., si nous employons tous ces moyens, nous sommes sûrs de nous corriger, quelque forte que soit notre mauvaise habitude. Il n’en est pas des maladies de l’âme comme de celles du corps. Celles-ci quelquefois n’ont point de guérison, mais celles de l’âme ne sont jamais sans remède, si le pécheur le veut sincère­ment ; et cette guérison vous sera très certainement ac­cordée, si vous le voulez. O mon Dieu ! quel bonheur pour un pécheur qui désire de regagner le ciel et l’amitié de Dieu qu’il a perdus par le péché, d’être sûr de réussir dans son entreprise ! Voilà donc, M.F., ce que vous devez faire avant et pendant votre confession.

 

III – Je vous ai dit que je vous montrerais qui sont ceux qui font de mauvaises confessions, et ce qu’il fallait faire pour les réparer et n’être pas damné. J’en trouve sept sortes, de ceux qui profanent ce sacrement et qui s’abîment au plus profond des enfers. Ecoutez-le bien, afin que vous puissiez connaître si vous êtes de ce nombre. D’abord je suis sûr qu’il y en a de ceux qui m’écoutent qui sont de ce nombre, qui peut-être n’ou­vriront pas encore les yeux aujourd’hui sur cet état affreux et malheureux, parce qu’ils sont sourds et aveu­gles pour comprendre ; la parole de Dieu ne les touche pas ; et les lumières de l’Esprit-Saint, à qui ils ont fermé la porte de leur cœur, ne leur montrera pas l’état épou­vantable où le péché les a précipités. Ils mourront comme ils ont vécu, c’est-à-dire « vivre en pécheur et mourir en réprouvé. » Ecoutez-moi bien, et ensuite vous descen­drez dans vos consciences avec le flambeau d’une main et la balance de l’autre : ensuite vous jugerez vous-­mêmes, avant que Dieu vous juge et vous jette en enfer.

Les premiers sont ceux qui par honte ou par crainte ont volontairement caché quelques péchés dans leurs confessions, ou quelques circonstances considérables, ceux qui n’ont pas dit le nombre de leurs péchés mor­tels ; ceux qui n’ont pas déclaré quelques péchés mor­tels ; ceux qui vont confessera à un autre quelques gros péchés et reviennent au même dire leurs petits péchés ; ceux qui à confesse pensent qu’on aura bonne opinion d’eux, s’ils les conservent, parce qu’ils ont négligé de se faire instruire ou de profiter des instructions ; ceux qui n’ont déclaré un péché mortel que parce que le con­fesseur le leur a demandé, et qui, sans cette demande, ne l’auraient pas dit. – 2° Je dis que ceux-là font de mau­vaises confessions, qui ne donnent pas tout le temps nécessaire pour connaître leurs péchés mortels ; ceux qui se confessent par routine, par habitude, sans avoir une véritable douleur de leurs péchés, ni le ferme propos de ne plus les commettre, de préférer la mort même, s’il le faut, plutôt que d’y retomber. – 3° Ceux qui vont chercher les confesseurs pour passer [13] plus faci­lement. O mon Dieu ! que de confessions sacrilèges ! O mon Dieu ! que de chrétiens damnés ! – 4° Ceux qui, ayant quelques restitutions, ne veulent pas ou ne font pas tous leurs efforts pour les faire ; comme ceux encore qui ont été chargés de faire des aumônes, de faire dire des Messes, et laissent tout cela de côté. – 5° Ceux qui croient qu’il n’y a point de mal de tirer intérêt de leur argent, sans avoir les titres légitimes. – 6° Ceux qui ont conti­nué à vivre dans l’occasion du péché, pouvant la quitter comme serait une personne qui est dans une maison où il y a une peste et qui n’en sort pas ; comme ceux qui vont dans les veilles, où ils sont sûrs de n’y entendre que de mauvais propos contre la religion et contre la pureté, qui continuent d’y aller malgré leurs remords de conscience et la défense de leur confesseur. Ceux qui ont continué à vivre dans les habitudes du péché, comme les pensées volontaires, les désirs, les paroles et les actions déshonnêtes ; qui ne font pas d’efforts pour se corriger : comme un ivrogne qui tombe toujours à peu près de même ; ceux qui jurent le saint nom de Dieu ; et ainsi des autres péchés mortels. Ceux qui vivent sans se réconcilier avec leur prochain, qui ne veulent pas pardonner ou qui ne pardonnent qu’à moitié. Ceux qui ont flétri la réputation du prochain et ne font ce qu’ils peuvent pour la rétablir. Ne vouloir pas faire sa pénitence, pensant que le prêtre n’a pas entendu ou com­pris un péché mortel. – 7° Tous ceux qui fréquentent les sacrements sans être suffisamment instruits des prin­cipaux mystères de la religion, ou qui ignorent, par leur faute, ce qui regarde les sacrements qu’ils reçoivent.

Les pères et les mères, les maîtres et maîtresses qui ne connaissent leurs devoirs envers leurs enfants et leurs domestiques, toutes ces personnes sont indignes d’absolution ; et toutes les absolutions qu’ils ont reçues jusqu’à ce moment sont autant de sacrilèges qui ne leur serviront qu’à les jeter plus profond dans les enfers. Ces sortes de chrétiens ont donc, dans ce moment, la conscience chargée de mille et mille sacrilèges, et encore sont couverts de tous les péchés qu’ils ont commis et confessés jusqu’à présent, comme de ceux qu’ils n’ont pas confessés.

Que conclure de cela, M.F. ? Rien autre, qu’après tant de sacrilèges, après tant de péchés cachés ou confessés sans contrition, ni résolution de préférer même la mort que de les recommettre, ils ne craignent pas si la mort les attrape dans cet état malheureux, d’être précipités dans les flammes pendant toute l’éternité. O mon Dieu, que de chrétiens qui sont dans cet abîme et qui ne le croient pas, parce qu’ils ne veulent pas prendre la peine de des­cendre dans l’intérieur de leur cœur pour y reconnaître les maux infinis que le péché leur a faits ! Hélas ! que la lumière du grand jour des vengeances va faire trouver de sacrilèges !

D’après cela, M.F., il vous est donc extrêmement nécessaire de vous examiner avec soin, si vous n’êtes pas dans quelques-uns des cas dont je viens de vous parler. Si vous doutez de la moindre chose [14], ne vous endormez pas là-dessus, enfoncés dans vous-mêmes. Peut-être qu’examinant bien, vous verrez ce que vous n’avez jamais vu ; peut-être qu’au premier coup d’œil vous allez frémir et trembler de trouver des crimes auxquels vous n’aviez jamais réfléchi. Revenez, M.F., sur vos pas ; si vous doutez de toute votre vie, refaites vos confessions de toute votre vie, ou au moins consi­dérez bien depuis quel temps vous êtes coupable : si c’est toute votre vie, il faut redire tous vos péchés mor­tels que vous avez commis, le nombre et les circons­tances autant que vous pourrez, accusez toutes vos confessions et communions qui sont autant de sacri­lèges [15].

 

IV – Je ne doute pas, M.F., que si vous n’avez pas encore entièrement perdu la foi, cela vous trouble et vous inquiète sur vos confessions et communions passées. – Comment pouvoir me rappeler de tout ce que j’ai fait à quatorze ou vingt ans, et peut-être à cin­quante ou soixante ans ? – M.F., ce qui nous parait tout à fait impossible à nous-mêmes, nous est non seule­ment possible, mais facile avec la grâce de Dieu. Est-ce l’examen de votre conscience qui vous effraie ? Maintenant vous allez voir qu’il n’est pas si difficile que vous vous le représentez. Je vous dirai que pour faire une confession générale il n’est pas nécessaire d’accuser ses péchés véniels en particulier, c’est-à-dire d’en dire le nombre, toutes les circonstances, comme sont les petites désobéissances, les mensonges, les médisances qui ne portent perte à personne, c’est-à-dire en matière légère, les distractions dans ses prières, faute de s’y être, bien préparé, et autres péchés semblables. Il vous suffira de vous en accuser en général à la fin de votre confession. Votre examen ne va donc rouler que sur vos péchés mortels. Tous vos péchés sont ou des péchés que vous ne commettez que rarement, ou sont des péchés d’habi­tude : ou votre habitude n’a duré qu’un certain temps, ou elle a duré toujours depuis que vous l’avez com­mencée.

1° Si vous n’avez commis certains péchés que rare­ment, comme serait par exemple de jurer le saint nom de Dieu, de vous mettre en colère, de maudire votre travail, vos enfants ou vos bêtes, il n’est pas bien difficile de dire combien de fois à peu près vous y êtes tombé par année, par mois ou par semaine. Si c’est un péché d’habitude, vous savez bien combien d’années a duré cette habitude, à quel âge vous l’avez commencée, à peu près quel temps elle a duré, si vous l’avez perdue pen­dant quelque temps dans le temps que vous tombiez ; il n’est pas difficile de dire combien vous avez commis ce péché par mois et par semaine et par jour. Hé bien ! M.F., voilà tout ce qu’il faudrait faire pour avoir le bonheur de réparer toutes vos confessions et communions mauvaises, en les accusant en disant : « Mon père, je m’accuse d’avoir fait tant de confessions et de commu­nions pendant ma vie, ou par année ou par mois [16]. » Lorsque vous ne pouvez vous rappeler au juste, dites seu­lement : « Mon père, je m’accuse à peu près tant de fois. » Dieu n’en demande pas davantage : pourvu que vous ayez donné à votre examen tout le temps et tous les soins qu’il faut et que vous soyez de bonne foi, c’est-à-dire sincère dans vos accusations et dans votre repentir, vous êtes sûr que quand toutes vos confessions et communions seraient des sacrilèges, que le bon Dieu vous pardonnera et que vous serez sauvés. D’un autre côté, le confesseur, qui désire autant que vous le salut de votre bonne âme, ne manquera pas de faire tout ce qu’il pourra pour vous aider, soit par ses interrogations, soit par ses prières, surtout pendant la sainte Messe, en demandant à Dieu pour vous les grâces et les forces qui vous sont nécessaires pour bien faire votre confession.

Prenez bien garde de ne pas vous laisser prendre à ce piège du démon qui en perd un grand nombre, qui est de leur faire commencer à accuser tous leurs petits péchés les premiers, afin qu’ils n’aient pas la force de dire les gros ensuite. Commencez, M.F., à dire au con­traire tous vos plus gros péchés les premiers, alors, vous ôtez tout au démon. – Mais, me direz-vous, cela est bien aisé à dire, mais le faire c’est bien autre chose. Com­ment avoir la force de dire tant de péchés, si affreux qui font horreur rien que d’y penser. – Voulez-vous, M.F. , une vérité bien claire ? C’est que ce n’est qu’un orgueil­leux qui a honte de dire ses péchés ou qui les a cachés. Otez cet orgueil de votre cœur, et vous vous accuserez de vos péchés tels que vous voudriez les avoir accusés à l’heure de la mort. Toute personne qui désire vérita­blement à cœur son salut, ne craint nullement d’en faire l’accusation. En voici un exemple bien frappant, rapporté par saint Jean Climaque : Me trouvant un jour, nous dit ce grand saint, dans un monastère, il vint un homme se présenter afin de passer sa vie dans la pénitence ; pen­dant toute sa vie il n’avait fait que brigandages. Le supé­rieur lui ordonna de passer sept jours à la porte du monastère. Voyant qu’il persévérait, il lui ordonna de déclarer devant tout le monde tous les péchés qu’il avait commis. Ce voleur avoua sincèrement tout ce qu’il avait fait. Le supérieur, pour éprouver si sa conversion était bien sincère, lui commanda de les accuser encore devant les religieux du monastère. Cet homme, qui était véritablement touché, qui ne cherchait que les moyens de fléchir la justice divine, répondit au supérieur que non seulement il était prêt à les déclarer devant les reli­gieux, mais au milieu de toute la ville d’Alexandrie. Alors le supérieur fit assembler tous les religieux qui étaient plus de trois cents. Comme c’était un dimanche, après l’évangile, il commande qu’on lui amène ce cou­pable déjà justifié, les mains liées, revêtu d’un cilice, la tête couverte de cendres, conduit par plusieurs reli­gieux qui le frappaient à coups de verges. Ce spectacle attendrit si fort les assistants que tous fondaient en larmes. Le supérieur lui dit de rester à la porte de l’église, qu’il ne méritait pas d’y entrer. Ces paroles le frappèrent si fortement qu’il tomba la face contre terre. Le supérieur, le voyant en cet état, lui commanda de dire publiquement ses péchés. Il le fit avec tant de larmes et de douleur, qu’il lui semblait perdre la vie, tant la dou­leur de ses péchés était grande. L’on fut obligé de lui dire de cesser.

Voyez encore saint Augustin, a-t-il craint, a-t-il eu honte de faire l’aveu de ses péchés, non seulement à un prêtre, mais à tout l’univers ? M.F., non, nous n’aurons point de honte et de crainte, si nous avons l’humilité et la connaissance de nous-même.

De là je conclus que tout chrétien qui, après avoir péché, craint de s’accuser, n’est qu’un orgueilleux. Voyez-vous, M.F., un motif bien capable de nous engager à une confession de toute notre vie, si vous vous sentez coupable ; c’est de là que dépend votre bonheur ou votre malheur éternel. Ce soir, lorsque vous serez au lit, mettez-vous dans la posture où vous serez un jour dans la bière, le corps étendu, les mains croisées sur la poi­trine, les yeux fermés et tout enveloppé dans un suaire, ensuite dites-vous à vous-même : Que voudrai-je avoir fait lorsque je me trouverai à ce moment ? Mon âme est souillée de tant de péchés qui ne me sont pas pardonnés, voudrais-je bien paraître devant le tribunal de Dieu en cet état ? Reverrai-je un confesseur à l’heure de la mort ? Si je venais à mourir de mort subite et que je n’aie pas le temps de le faire, il faudrait tomber en enfer ! Non, mon Dieu, plus de retard, je vais commencer aujour­d’hui à m’y préparer et je le ferai tant, que je pourrai regagner votre amitié et mériter le ciel à la fin de ma vie, en assurant mon salut. Amen.

[1] Nous avons déjà donné au tome premier deux sermons inédits : Sur la pénitence et sur l’aumône. Nous réunissons ici à la fin de l’ouvrage les autres sermons qui n’ont pas de jour assignés.
[2] II Reg. XI, X 1
[3] Luc. XVIII. 35-42
[4] Ps. XVII, 29
[5] Job XIII, 23
[6] Vous n’oublierez jamais.
[7] Ad judiciis enim tuis timui.  Ps. CXVIII, 120
[8] Ab occultis meis munda me, Domine. Ps. XVIII, 13
[9] I Cor. XI, 31
[10] Luc. XVIII, 13
[11] Ne me manquer de faire ressouvenir le prêtre de quelques péchés auxquels il nous aura dit de lui faire penser quand on retournerait. (Note du Saint.)
[12] Matth. XXVI, 41
[13] Etre absous.
[14] Si vous avez le moindre soupçon que vous êtes dans l’un de ces cas.
[15] Il y en a qui ne disent pas combien ils ont fait de confessions et de communions. (Note du Saint)
[16] S’accuser d’avoir manqué au précepte du temps pascal. (Note du Saint).

 

Principaux points d’examen de conscience donnés à titre indicatif – Saint Alphonse de Liguori

«[1er Commandement] Refuser de croire tout ce qu’enseigne l’Église ; en douter, avoir honte de montrer qu’on le croit ; s’exposer au danger de perdre la foi en fréquentant des impies ou en faisant des lectures dangereuses etc. ; parler contre la religion, l’Église, ses ministres. – Se laisser aller au désespoir, au découragement, au manque de confiance en la providence ou en la miséricorde de Dieu. – Se livrer à la présomption en espérant se sauver sans prier, ou obtenir miséricorde sans quitter le péché ; en s’autorisant de la miséricorde de Dieu pour faire le mal, ou différer sa conversion, ou s’exposer témérairement aux occasions du péché. – Être superstitieux. – Pécher par sacrilège, soit à l’égard d’une personne consacrée à Dieu, soit à l’égard d’un lieu ou d’une chose sainte, se confesser en cachant un péché mortel, sans contrition, sans bons propos. – Négliger la prière, etc.

«[2ème Commandement] Faire de faux serments, des blasphèmes, des imprécations, des malédictions, violer ses vœux, ses serments, etc.

«[3ème Commandement] Manquer à la Messe [si disponible] ou travailler le dimanche et les jours de préceptes ; commettre des irrévérences dans l’Église [au sens physique de Bâtiment, et au sens spirituel de Corps mystique du Christ], etc.

«[4ème Commandement] Manquer au respect, à l’amour, à l’obéissance, à l’assistance que l’on doit à ses parents. – Négliger l’éducation, la correction, la surveillance de ses enfants, ne pas les faire prier ; les placer dans des écoles, des ateliers ou des maisons où leur foi et leurs mœurs courent des dangers ; ne pas éloigner d’eux les occasions de péché, tels que les lectures, les compagnies, les soirées, les liaisons, les divertissements dangereux. – Pécher, si l’on est marié, par des unions, jalousies, infidélités, actions criminelles contre la sainteté ou la fin du mariage. – Manquer au respect, à l’obéissance, à la fidélité, à la probité que l’on doit à ses maîtres. – Laisser faire le mal à ses subordonnés, les y exciter ; ne pas payer le salaire dû. – Négliger ses devoirs d’état, etc.

«[5ème Commandement] Causer ou souhaiter du mal au prochain, à soi-même ; se laisser à la gourmandise, à l’ivrognerie ; blesser quelqu’un, le frapper ; pécher par haine ; colère, ressentiments, vengeance, désir de se venger, envie, jalousie, scandale, etc.

«[6ème et 9ème Commandement] Blesser la pureté par pensée, désirs, paroles, chansons, regards, lectures, écrits, plaisirs, jeux, familiarités, actions coupables. On doit exprimer quand c’est nécessaire les circonstances qui changent l’espèce de péché.

«[7ème et 10ème Commandement] Offenser Dieu par vol, fraude, usure ; ne pas restituer le bien d’autrui ; ne pas réparer un dommage causé ; ne pas payer ses dettes quand on le peut, gâter ce qui appartient au prochain ; coopérer aux injustices commises par d’autres, etc.

«[8ème Commandement] Pécher par faux témoignages, mensonges, médisances, calomnies, paroles injurieuses, rapports malicieux, interprétations malignes des actions et des intentions d’autrui ; jugements téméraires ; soupçons injustes, divulgation des secrets confiés ; torts non réparés fait à la réputation ou à l’honneur du prochain, etc.

«[Commandements de l’Église] Négliger le devoir pascal. – Violer le jeûne ou l’abstinence sans motif légitime, etc.».

Acte de contrition – Témoignez à Dieu votre douleur

«Mon Dieu, je suis triste de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon et aimable et que le péché vous déplaît ; je me propose de m’amender, moyennant votre sainte grâce et de mourir plutôt que de vous offenser mortellement. Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur et par dessus toutes choses ; je me repens de vous avoir offensé. Je déteste mes péchés qui vous ont blessé, vous mon unique et suprême félicité à qui tout amour et toute reconnaissance doit être rendu. Dans l’affection que je vous porte, je me sens disposé au bon Maître, à renoncer à l’amour de toute créature plutôt que de vous offenser encore. Je prends la ferme résolution d’accomplir en tout votre adorable volonté et de fuir les occasions où votre grâce divine serait mise en péril. Seigneur ayez pitié de moi pécheur. Amen». (Saint Alphonse de Liguori)

 

Examen de conscience pour une confession générale

La préparation pour la confession est essentielle pour faire une bonne confession. Pour une confession générale, il est nécessaire de faire ce qu’on peut au mieux pour connaître tous ses péchés afin de ne pas en oublier par négligence. Pour faire au mieux la préparation :

1° On peut d’abord écrire sur un papier tous ses péchés par période de temps de sa vie en ayant prié Dieu et la sainte Vierge avant pour être éclairé ;

2° Ensuite passer en revue les dix commandements, les devoirs d’état et commandements de l’Église, et les autres péchés pour ajouter à la première liste les péchés qu’on aurait pu oublier ;

3° Enfin suivre la méthode d’oraison des exercices de saint Ignace (plus bas à Examens de conscience – Exercices de Saint Ignace, Examen général de conscience, n° 32-44 et n° 238-245) pour faire un 3ème passage en revue nécessaire pour se préparer au mieux.

Le sacrement de Confession consiste à s’accuser de ses péchés devant le prêtre qui représente Dieu, pas de se trouver des excuses et de raconter sa vie au confesseur (et cela peut être un signe d’une confession sacrilège). Avant de recevoir le sacrement de Confession, il faut avoir suivi toutes les étapes de conversion. La foi passe avant les sacrements. Si un péché mortel oublié involontairement lors de la Confession revient en mémoire après, il faudra confesser ce péché en plus dans la prochaine Confession. Si un péché mortel est oublié volontairement pour la Confession, la Confession est sacrilège. Si la préparation pour la confession est volontairement négligée ou mal faite à la légère, la confession peut être sacrilège.

 

Premier Commandement de Dieu : «Tu adoreras Dieu seul et tu l’aimeras plus que tout»

Volontairement renier la Foi Catholique en rejetant même une seule vérité révélée de foi ou de morale enseignée par l’autorité de l’Église (voir Hérésies actuelles).

Accepter dans votre cœur des doutes (positifs ou obstinés) sur des articles de Foi, suggérer ou encourager ces doutes chez le prochain.

Abandonner (apostasier) la Foi Catholique en pensant ou disant que toutes les religions se valent, ou que toutes ont des valeurs de salut.

Persévérer à reconnaître Jean-Paul 2 comme un catholique en connaissance (même une seule fois) de son apostasie  de culte notoire des faux dieux et fausses religions (Assise 1986, etc.).

Suivre des doctrines hérétiques et condamnées  par  l’Église : Naturalisme (nature cause et fin d’elle-même), Rationalisme (la raison se suffit sans la foi), Relativisme (pas de vérité unique absolue), Indifférentisme religieux (religions toutes valables), Œcuménisme (dialogue religieux sans exhortation de conversion à la foi catholique), Libéralisme (l’Église doit s’adapter au monde, adaptation de la doctrine catholique à la philosophie des lumières), Modernisme (le dogme évolue), etc.

Perséverer à croire que vatican 2 puisse être catholique en connaissance (même minimale) des preuves doctrinales ou enseignements de l’Église, ou refuser de voir les preuves quand elles sont présentées.

Lire, acheter, vendre, prêter de la littérature hérétique.

Assister à un culte non-Catholique contre l’interdiction de l’Église.

Écouter des sermons des ministres non-Catholiques.

Exposer votre Foi au danger par des associations ou amitiés dangereuses.

Donner votre nom à une société interdite par l’Église, soit socialo-communiste, soit maçonnique, occulte, ésotérique, rose-croix, etc.

Aider, soutenir, protéger une secte hérétique ou schismatique.

Rester sciemment ignorant des vérités de la Foi Catholique. Négliger de s’instruire de la foi catholique quand c’est possible.

Négliger par omission, oubli, éloignement, de vous instruire de la foi catholique. Avoir eu honte de votre Foi Catholique par respect humain.

Ne pas avoir professé ouvertement la foi catholique dans toutes les circonstances où votre silence, votre hésitation ou votre attitude aurait signifié une négation implicite de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain.

Rester sans prier ni faire aucun acte de dévotion envers Dieu.

Adorer des créatures, ou leur avoir donné tant d’importance qu’elles ont pris la place de Dieu dans votre vie (sport, télévision, musique moderne, modes…).

Commettre un péché dans un lieu consacré.

Manqué gravement de respect à Dieu dans une église par des conversations impures, en vous tenant mal ou en étant habillé de façon scandaleuse.

Pratiquer la superstition, consulter des voyants, diseuses de bonne aventure, astrologues, horoscopes, etc.

Adhérer à des concepts gnostiques, ésotériques, panthéistes, naturalistes.

Adhérer ou croire ou pratiquer l’occultisme, la magie, la sorcellerie, le satanisme.

Adhérer aux croyances ou aux pratiques de sectes lucifériennes (franc-maçonnerie, rose-croix, théosophie, anthroposophie, etc.), de sectes New-âge, etc. (Voir plus bas : Pratiques et dangers qui ouvrent l’âme à des liens maléfiques et/ou démoniaques)

Tomber dans le désespoir.

Tomber dans la présomption (compter sur ses propres forces).

Tomber et rester dans le péché parce que Dieu est bon et miséricordieux.

Honorer ceux qui offensent Dieu ou ceux qui ne l’honorent pas.

Deuxième Commandement de Dieu : «Tu n’emploieras pas le nom de Dieu en vain»

Blasphémer (injure, outrage) contre Dieu et Ses perfections, contre la Sainte Église, la Très Sainte Vierge Marie ou les Saints.

Haine pour Dieu.

Prononcer de manière irrévérencieuse le Saint Nom de Dieu, ou abuser des citations des Saintes  Écritures de façon indécente ou grossière.

Faire des faux serments contre la justice et le prochain.

Prêter serment dans une société secrète.

Pousser quelqu’un à jurer faussement ou sans raison, ou à violer un serment.

Violer un vœu, ou changer un vœu sans permission.

Faire des vœux imprudents.

Maudire votre prochain.

Troisième Commandement de Dieu : «Tu sanctifieras le jour du Seigneur»Commandements de l’Église

Manquer volontairement la Sainte Messe (si disponible) un Dimanche ou un jour de fête d’obligation.

Arriver volontairement en retard à la Messe ou partir avant la fin (sauf réception par nécessité de l’Eucharistie d’un hérétique public non-notoire).

Être volontairement distrait à l’Église.

Ne pas prendre le soin de sanctifier le Jour du Seigneur d’une autre façon (Pas de travaux serviles, prière, lecture spirituelle, réunion familiale, …) même en cas d’impossibilité d’assister à la Sainte Messe.

Manquer par paresse d’assister aux catéchismes, études, journées de récollection, etc., organisés par votre Paroisse légitime (uniquement quand elle est catholique, ce qui n’est aujourd’hui plus le cas).

Assister à la nouvelle fausse Messe de la secte vatican 2.

Recevoir la Communion dans la main.

Travailler servilement sans raison les Dimanches ou jours d’obligation (Voir : Fêtes d’obligation).

Désacraliser ces jours par des actions coupables (travaux domestiques non-nécessaires, sport professionnel, loisirs au lieu de sanctifier ces jours, négligence coupable de la vie familiale ces jours, etc.).

Ne pas respecter les préceptes de la Confession et de la Communion pascales (si disponibles), ainsi que les règles du jeûne (et jeûne eucharistique) et de l’abstinence (Voir : Prescriptions de l’Église sur le jeûne et l’abstinence)

Ne pas soutenir financièrement ou matériellement votre église et votre paroisse selon vos moyens (uniquement si elles sont catholiques).

Soutenir financièrement ou de toute autre manière des «lieux de réunions d’hérétiques» ou sectes hérétiques

Se marier devant un ministre non-catholique ou hérétique.

Contracter mariage d’une façon interdite par l’Église (Voir : Mariage).

Quatrième Commandement de Dieu : «Honore ton père et ta mère»

Suivre vos parents pour ce qui concerne le péché.

Ne pas instruire ou reprendre vos parents s’ils vivent dans le péché.

Manquer de respect à l’égard de vos parents ou supérieurs.

Mépriser vos parents d’une façon ou d’une autre.

Désobéir à vos parents en matière grave

Offenser ou peiner vos parents sans raison grave.

Refuser d’aider matériellement et spirituellement vos parents dans la mesure de vos moyens.

Avoir honte de ses parents.

Ne pas accomplir fidèlement les dernières volontés de vos parents.

Ne pas prier pour eux vos parents.

Manquer de respect à vos supérieurs religieux.

Ne pas prier pour vos supérieurs religieux et si nécessaire, pour leur conversion.

Ne pas prier pour votre pays et votre gouvernement.

Voter pour des gens indignes.

Participer à des manifestations révolutionnaires.

Troubler ou résister sans raisons graves à l’ordre public ou à l’autorité légale.

Cinquième Commandement de Dieu : «Tu ne tueras pas»

Provoquer directement ou non la mort.

Tuer par avortement (L’Église sanctionne le crime d’avortement par une peine d’excommunication du praticien et de la mère quand elle connaît cette sanction)

Empêcher la vie par la contraception artificielle.

Empêcher la vie par contrôle des naissances (Planification Familiale Naturelle).

Blesser physiquement votre prochain.

Essayer de tuer quelqu’un directement ou non

Tenter de vous suicider.

Ruiner votre santé par des excès dans le boire, le manger, le tabac.

Utiliser de la drogue en dehors de la nécessité médicale.

Souhaiter la mort ou le malheur de votre prochain.

Garder de la haine et de la rancœur contre votre prochain.

Exciter les autres à la violence ou à se venger.

Participer à des procès injustes.

Blesser l’âme de votre prochain en donnant du scandale par votre mauvais exemple (par  paroles, actions…).

Être cause pour autrui de tomber dans le péché mortel (encore plus grave pour un de vos enfants).

Détruire l’innocence d’une personne.

Tenter des gens faibles.

Tenter de décourager ceux qui voulaient se convertir et changer de vie.

S’exposer ou exposer le prochain à la tentation (boîtes de nuit, plages, télévision, cinéma,…).

Garder et continuer de regarder la télévision chez vous tout en sachant qu’elle était une occasion de péché pour vous et vos enfants.

Regarder ou écouter volontairement un programme que vous saviez être une occasion prochaine de péché.

Regarder volontairement internet sans bloqueur d’images susceptibles d’occasion prochaine de péché.

Placer volontairement sur un site internet des images ou des liens vers des sites susceptibles d’occasion prochaine de péché.

Écouter de la mauvaise musique (rock, rap, techno…).

S’habiller de façon provocante ou indécente, ou laisser vos enfants le faire (maquillage, vêtements immodestes ou impudiques, mini jupes, jupes fendues, pantalons pour les  femmes, décolletés provocants, blouses transparentes, shorts, bikinis…).

Ne pas prendre soin de vous habiller modestement et correctement (et spécifiquement à la chapelle : mantille ou voile pour les dames).

Fréquenter assidument une personne de l’autre sexe quand vous n’êtes pas en condition de vous marier.

Offenser Dieu au cours de ces fréquentations.

Laisser vos enfants dans ce genre de fréquentations.

Négliger d’aider votre prochain en grande difficulté matérielle ou détresse morale, selon vos moyens.

Sixième et Neuvième Commandements de Dieu : «Tu ne feras pas d’impuret黫Tu ne désireras pas la femme d’autrui»

On doit indiquer les circonstances qui déterminent la nature du péché : le lieu, le sexe, la relation de parenté, lien par un vœu, marié ou célibataire au temps où le péché a été commis, etc.

Accepter volontairement des pensées ou imaginations impures, des désirs impurs.

Prononcer des paroles impures, ou à double-sens (combien de personnes vous ont-elles entendu ?)

Se vanter de ses péchés d’impureté.

Entendre volontairement des paroles ou des chansons impures.

Lire, regarder, vendre, acheter, écrire, des magazines, des lettres, des livres, des films impurs ou pornographiques.

S’exposer volontairement à des occasions de péchés par une curiosité coupable, une compagnie, des lieux, des amusements, des danses, dangereux.

Familiarités déplacées ou gravement coupables avec des personnes de l’autre sexe.

Garder une compagnie ou une relation interdite.

Vivre en situation de concubinage (vie commune et relation sexuelle sans mariage) ou d’adultère avec un conjoint qui n’est pas votre époux devant Dieu.

Acte sexuel avec une personne qui n’est pas votre époux légitime devant Dieu (par exemple votre fiancé) ?

Être divorcé remarié (Depuis combien de temps ?)

Ruiner l’âme d’une personne innocente.

Commettre le péché de masturbation (quelle fréquence et depuis combien de temps ?)

Commettre le péché de sodomie, dans le mariage, hors mariage, ou homosexualité, ou d’autres péchés contre nature (orifices inadéquats, acte sexuel avec des objets ou des bêtes).

Être la cause de tentations ou de péchés d’impuretés pour le prochain avec vos habits, en paroles, en actes, etc.

Effectuer des touchers, caresses, baisers sensuels pour enflammer le désir sexuel.

Être coupable de séduction.

Être coupable de viol.

Faire une fausse promesse de mariage (Refuser de réparer l’injustice commise).

Utiliser une méthode artificielle de contrôle des naissances.

Essayer de tricher avec Dieu et Sa Loi (onanisme : semence volontairement répandue hors de l’utérus). Combien de fois avez-vous commis ces péchés ?)

Utiliser une méthode naturelle de contrôle des naissances par planification familiale naturelle (Combien de fois avez-vous commis ces péchés ?)

Septième et Dixième Commandements de Dieu : «Tu ne voleras pas»«Tu ne désireras pas le bien d’autrui»

Pour les péchés contre la Justice, il faut aussi expliquer au confesseur la valeur de ce qui a été volé, le dommage causé par votre injustice. Examinez si l’injustice a été réparée par une restitution complète. Si le produit du vol n’est plus entre vos mains, il faut en rendre la valeur équivalente, et ceci le plus vite possible. Si vous ne pouvez rendre la totalité de la somme volée immédiatement, rendez au moins ce que vous pouvez maintenant, et prenez la résolution de rendre le reste au plus tôt. Si le propriétaire ne peut plus être retrouvé, la restitution doit être faite à l’Église (pas une secte hérétique) ou à une œuvre pieuse, ou à défaut en aumônes aux pauvres.

Voler quelque chose (Quelle est la valeur du vol ? Le produit du vol est-il toujours en votre possession ?)

Voler dans un lieu consacré.

Pécher par usure en chargeant des prix exorbitants, en prêtant de l’argent avec un intérêt élevé,

S’engager dans des spéculations frauduleuses ou malhonnêtes.

Faire de fausses factures.

Falsifier ou mentir sur la qualité du produit.

Tricher au jeu.

Jouer de grosses sommes d’argent.

Ne pas vouloir payer ses dettes.

Contracter des dettes en sachant que vous ne pourriez pas rendre l’argent.

Forger des faux documents.

Voler les pauvres.

Fabriquer ou écouler de la fausse monnaie.

Accepter un don pour ne pas faire votre devoir d’état.

Essayer de soudoyer quelqu’un.

Garder des choses trouvées sans vous préoccuper de chercher sérieusement leur propriétaire.

Gardé des choses qui ne vous étaient que prêtées.

Acheter, garder, cacher des choses que vous saviez avoir été volées.

Provoquer directement ou non des dégâts sur la propriété du prochain.

Gaspiller de l’argent en achetant des choses frivoles ou trop chères, en vivant au dessus de vos moyens, en péchant ensuite contre l’esprit de pauvreté.

Ne pas prendre soin des choses qui vous étaient confiées.

Être payé pour un travail non fait ou fait si mal qu’il a dû être refait par la suite.

Obtenir de l’argent de manière injuste ou illégale.

Menti pour obtenir des paiements auxquels vous n’aviez pas droit (prime d’assurance…).

Provoquer une injustice par votre négligence ou votre ignorance coupable dans l’exercice de votre profession ?

Participer de quelque façon que ce soit au vol, à la fraude ou à l’injustice de quelqu’un d’autre.

Cacher une injustice quand il était de votre devoir de la reporter.

Désirer voler ou commettre une quelconque injustice.

Causer la perte de réputation ou de position d’autrui par des calomnies ou tout autre moyen injuste.

Voter pour quelqu’un d’immoral ou qui ne respecte pas la morale Catholique.

Ne pas payer les taxes et impôts que vous étiez tenus en conscience de payer.

Huitième Commandement de Dieu : «Tu ne mentiras pas»

Faire ou prêter un faux serment ou donner ce conseil au prochain.

Signer de faux papiers ou forgé un faux document ou une fausse signature.

Mentir, médisance ou calomnie. (Combien de témoins ?)

Ne pas réparer le tort commis.

Provoquer des ressentiments entre d’autres personnes par vos paroles ou vos actions.

Révéler un secret ou lire sans autorité des lettres non destinées.

Refuser de pardonner.

Se rendre coupable de jugements téméraires ou de soupçons injustes.

Parler en mal de personnes parce qu’elles sont consacrées à Dieu.

Devoirs d’état

Parents

Ne pas prendre soin de la vie et de la santé de vos enfants.

Exposer vos enfants de graves dangers avant leur naissance.

Ne pas procurer une bonne éducation Catholique, selon vos moyens.

Ne pas tout faire pour que vos enfants suivent leur scolarité dans une école Catholique traditionnelle (s’il y en a) et non-hérétique (si vous le pouvez le savoir).

Laisser vos enfants dans une école soit disant ‘catholique’ où ils avaleront des hérésies pour leur perte et la votre. (Si oui, qu’avez-vous fait pour réparer ? Vous êtes-vous repenti et avez-vous fait l’école à domicile ?)

Ne pas faire l’école à domicile quand il n’y a aucune véritable école catholique.

Envoyer vos enfants dans des écoles sans Dieu.

Laisser vos enfants à l’école publique où ils seront souillés pour leur damnation et la votre.

Ne pas enseigner les prières à vos enfants.

Ne pas toujours inspirer dès leur petite enfance, un grand amour pour Dieu et une grande horreur pour le péché.

Trop attendre avant de baptiser vos enfants .

Ne pas enseigner la foi à vos enfants.

Négliger de les préparer pour recevoir les Sacrements de Pénitence, Confirmation et Sainte Eucharistie.

Ne pas assurer à vos enfants l’assistance à la Messe (si disponible) dominicale et les jours d’obligation, et ne pas leur assurer la sanctification de ces jours (en négligeant la prière, en travaillant, etc.)

Ne pas former vos enfants à une vie d’esprit de pénitence.

Placer vos enfants dans des situations dangereuses pour leur Foi.

Exposer l’innocence de vos enfants en laissant les enfants de sexe différent coucher ensemble, ou en les gardant la nuit dans la chambre à coucher des parents.

Ne pas surveiller la conduite morale de vos enfants avec le plus grand soin.

Négliger de diriger vos enfants dans la voie de la vertu.

Ne pas surveiller leurs fréquentations, leurs relations, leur habillement, leurs habitudes pour les aider à garder l’état de Grâce.

Autoriser vos enfants à regarder la télévision, à lire des ouvrages moralement suspects, à avoir des distractions dangereuses.

Laisser vos enfants avoir une fréquentation régulière alors qu’ils ne sont pas assez mûrs.

Laisser vos enfants dans des compagnies dangereuses (surprises parties, sorties tard le soir, etc.).

Donner le mauvais exemple à vos enfants en matière de loi morale naturelle et surtout en matière religieuse.

Négliger de préparer vos enfants à trouver un travail dans le monde.

Négliger de donner la formation intellectuelle nécessaire à vos enfants.

Favoriser un de vos enfants par rapport à un autre.

Négliger vos enfants ou les traiter de façon très dure, injuste, ou au contraire trop libérale en leur laissant faire tout ce qu’ils veulent.

Obliger vos enfants à suivre un état de vie pour lequel ils n’avaient pas de vocation.

Pousser vos enfants à ne pas suivre une vocation religieuse.

Empêcher vos enfants de se marier.

Mariés

Entrer dans l’état de mariage pour de mauvaises raisons.

Blesser votre conjoint par votre conduite ou l’exciter à la jalousie.

Profaner la sainteté du mariage en essayant d’empêcher la fin voulue par Dieu : procréation et éducation des enfants (fins secondaires subordonnées : amour mutuel, entraide et apaisement de la concupiscence)

Violence à l’égard de votre épouse, par paroles ou actions.

Abandonner votre épouse, vos enfants et vivre de façon séparé pendant longtemps sans juste  cause.

Être infidèle à votre épouse.

Traiter votre épouse de façon injuste et tyrannique.

Rendre malheureuse votre épouse par votre froideur, vos négligences ou en passant trop de temps loin de la maison.

Négliger d’aider votre épouse dans ses croix et difficultés (surtout quand elle était enceinte).

Négliger de parler avec votre épouse  de lui manifester votre affection par des gestes et des actions adéquats (fleurs, sorties…).

Pousser votre épouse à agir contre sa conscience dans vos relations intimes avec elle.

Négliger de supporter votre épouse matériellement.

Gaspiller les biens de la famille.

Faire des dépenses extravagantes sans l’accord de votre mari.

Rendre les relations tendues avec votre mari par votre égoïsme, votre jalousie, ou votre manque de charité.

Être infidèle à votre mari.

Rechercher des consolations auprès d’autres hommes.

Ne pas respecter votre mari, et ne pas lui obéir dans toutes les choses raisonnables et morales.

Rendre votre foyer désagréable par votre mauvais caractère, vos reproches constants, vos exagérations, mauvaise humeur.

Vous refuser à votre mari sans raison grave dans vos relations intimes.

Pousser votre mari à offenser Dieu dans dans vos relations intimes : préliminaires, baisers et touchers sensuels, caresses sensuelles de parties du corps qui excitent le feu de la concupiscence, cris excitant la concupiscence, etc.).

Agir contre les lois de la nature : orifice inadéquat, onanisme, masturbation, pollution, etc.

Ne pas accomplir votre devoir d’état comme maîtresse de maison, ou être paresseuse et négligente.

Enfants

Négliger d’obéir à vos parents pour la loi naturelle et la religion.

Négliger de refuser de suivre vos parents pour le péché.

Ne pas reprendre vos parents s’ils offensent Dieu.

Négliger vos parents par égoïsme.

Négliger de prier pour vos parents.

Négliger de subvenir aux besoins de vos parents si nécessaire et si possible.

Conflit d’argent et rapine concernant vos parents.

Conflit pour des questions de succession.

Étudiants et adolescents

Ne pas étudier avec sérieux.

Gaspiller l’argent que vos parents vous donnent pour vos études.

Abuser de la liberté que vous avez en étant loin de votre famille.

Délaisser votre vie spirituelle durant vos études.

Ne pas protéger votre Foi contre les attaques des mauvais professeurs, camarades ou livres.

Avoir honte de votre Foi dans votre milieu d’étude.

Ne pas accomplir votre devoir d’état à la maison avec gentillesse.

Vous préoccuper de votre extérieur.

Temps et argent pour des frivolités (produits cosmétiques, etc.).

Vous habiller de façon mondaine, provocante ou impudique.

Garder des occasions de péché dans votre vie.

Être une occasion de péché pour le prochain.

Ne pas cultiver votre intelligence.

Gaspiller votre énergie et votre temps avec des romans louches, la télévision ou des films douteux.

Négliger d’apprendre à mortifier votre volonté par l’esprit de pénitence et de charité, en luttant contre votre égoïsme.

Négliger de chercher à dominer vos sentiments, en écoutant le conseil de vos parents sur le sujet.

Employeurs et employés

Traiter vos employés ou vos clients d’une manière dure, tyrannique ou injuste.

Ne pas payer un juste salaire. (Si non, avez-vous restitué le produit de vos vols ?)

Obliger à travailler les dimanches et fêtes d’obligation.

Être pour vos employés une occasion de péché.

Ne pas servir votre employeur avec honnêteté.

Négliger gravement de faire votre travail correctement.

Être injuste à l’égard de votre employeur (vols, …) (Avez-vous restitué le produit de vos vols s’il y en a eu).

Pécher gravement contre la charité ou la justice dans votre milieu de travail (Quelqu’un a-t-il souffert de vos exactions ?).

Travailler volontairement dans un milieu où votre Foi et vos mœurs sont en danger.

Aider une cause de révolution par votre activité professionnelle.

Magistrats et agents publics, avocats, juges, gens de justice

Ne pas accomplir votre devoir public avec diligence et honnête.

Trahi votre pays ou le prochain par faiblesse, respect humain, désir de popularité, de puissance ou d’argent.

Laisser les coupables impunis (ou les protéger) et les innocents condamnés ou rejetés.

Être soudoyer ou corrompu par des présents ou de l’argent.

Soudoyer ou corrompre le prochain.

Vous enrichir au dépend du prochain et de ceux qui sont persécutés.

Donner du scandale par votre comportement public.

Plaider des causes immorales ou injustes.

Obtenir des jugements injustes, ou la condamnation de personnes innocentes.

Perdre un procès à cause de votre ignorance coupable, de votre négligence, par hypocrisie.

Donner des conseils immoraux.

Voler votre client ou fait traîner en longueur la cause sans juste raison.

Mentir sous serment, ou conseiller aux autres de mentir.

Falsifier, détruire ou substituer des documents.

Faire des fausses factures, ou charger des honoraires démesurés, pour un travail non fait. (Combien d’argent avez-vous volé par ces procédés ? Avez-vous réparé toutes les injustices dont vous avez été la cause ?)

Personnel médical

Pratiquer votre science médicale sans avoir la connaissance ou l’expérience suffisante.

Pécher par négligence dans la pratique de votre devoir d’état.

Utiliser ou prescrire  des remèdes ou des opérations dangereuses.

Tuer ou blesser, directement ou indirectement (avortement,  euthanasie).

Multiplier les frais médicaux de vos clients sans nécessité.

Ne pas essayer de rattraper une erreur de votre part.

Donner des conseils immoraux : onanisme, etc.

Prescrire (ou vendre) des médicaments ou des interventions chirurgicales qui s’opposent à la Loi Divine : contraceptifs, vasectomie, ligature des trompes, avortement, euthanasie, etc.

Ne pas aider vos patients mourants à se réconcilier avec Dieu et à recevoir les derniers Sacrements (si disponibles).

Ne pas prendre soin de baptiser ou de faire baptiser les enfants en danger certain de mort prochaine.

Hôteliers et restaurateurs

Vendre de la nourriture frelatée, de l’alcool à des personnes déjà intoxiquées, ou pousser  vos clients à boire plus que de raison.

Ne pas essayer d’empêcher, autant qu’il était en votre pouvoir, le péché de s’installer dans votre  établissement : pornographie, blasphèmes, spectacles indécents, jeux d’argent, violences verbales ou physiques, etc.

Exercer une profession qui représente pour vous et votre famille, ou votre prochain, une occasion de péché : idem.

La foi et nécessité de s’instruire de la foi – Péché contre la foi

Négliger la foi divine et catholique pour d’autres choses mondaines ou purement humaines.

Négliger sciemment de vous instruire de la foi catholique alors que vous le pouvez.

Faire passer les sacrements avant la foi.

Faire passer les bâtiments d’«églises» avant la foi divine et catholique.

Faire passer les hommes avant la foi par complaisance, faiblesse, compromission, désir de ne pas être seul.

Négliger sciemment de voir les preuves doctrinales, quand elles se présentent, contre les hérésies vatican 2, les faux traditionalistes, les fausses religions, etc.

Sacrements

Mauvaises confessions sacrilèges : en cachant un péché, ou sans contrition, ou même carrément sans crainte des peines de l’enfer, ou sans amendement réel de vie, ou sans détester vos péchés. Combien ?

Mauvaises confessions suivantes sans véritable contrition. Combien ?

Se confesser sans vouloir éviter les occasions volontaires et prochaines de péché mortel. Combien ?

Ne pas accomplir votre pénitence.

Communions sacrilèges en état de péché mortel. Combien ?

Communion eucharistique reçue d’un prêtre hérétique notoire de fait prouvé.

Sacrement de Confirmation en état de péché mortel.

Mariage en état de péché mortel. 

Sacrements sacrilèges dans des sectes hérétiques notoires, ou d’un prêtre que vous vous savez être apostat, hérétique ou schismatique notoire de fait.

Sacrement de Pénitence reçu invalidement d’un prêtre hérétique notoire de fait prouvé et connu en dehors de l’article de la mort.

Voir : Les mauvaises confessions sont le chemin de l’enfer pour beaucoup – À propos des confessions sacrilèges

Communication religieuse avec des hérétiques

Aujourd’hui quasiment tous les prêtres soit disant ‘traditionalistes’ au monde ne croient pas que Jésus-Christ, sa foi et son baptême sont nécessaires au salut, et favorisent un faux Christ de baptême de désir/de sang, de salut par l’ignorance invincible, par l’âme de l’Église sans le corps, etc., etc., et croient que ceux qui pratiquent et mourront dans leurs fausses religions peuvent être sauvés.

Participer de quelque façon que ce soit à une secte hérétique notoire, par des dons donnés ou reçus, par la prière, par la communication religieuse (secte apostate vatican 2 et sa fausse messe idolâtre, sectes protestantes, « orthodoxes » orientaux schismatiquessecte anglicane schismatiquesecte gallicane et « vieille catholique », sectes hérétiques soit disant ‘traditionalistes’ : FSSPXFellayWilliamson, IMBCThucites (lignée Thuc), SSPVGuerard des LauriersAbbé Anthony CekadaMgr Daniel DolanMgr Robert MckennaÉvêque Donald Sanborn, et quasi tous les prêtres sédévacantistes indépendants soit disant traditionalistes, Mission sainte Agnès, abbé Lafite, Paladino, Marchiset, etc. ; Schismatiques radicaux : Richard Ibranyi – Mary’s Little Remnant, schismatiques radicaux suédois, etc.). Aviez-vous connaissance ou conscience de leur apostasie, leurs hérésies, ou leur schisme ?

Recevoir sciemment en connaissance les sacrements d’hérétiques, schismatiques ou apostats notoires.

Les avez-vous aidés d’une quelconque façon ? Avez-vous prié avec leurs membres, assisté à leur messe ? Avez-vous reçu d’eux des dons ? Avez-vous adhéré à leurs hérésies ?

Cause de péché pour autrui, participation au péché d’autrui, occasions de péché

Cause de péché d’autrui :

  • 1° par conseil,
  • 2° par ordre,
  • 3° par consentement,
  • 4° par provocation,
  • 5° par louange ou flatterie,
  • 6° par dissimulation,
  • 7° en étant un partenaire dans le péché,
  • 8° par silence,
  • 9° en prenant la défense du mal qui a été fait.

Demeurer sciemment dans une occasion prochaine de pécher.

  • Les sept péchés capitaux
  1. Orgueil : Superbe, aimer paraître, mépris des autres, domination, condescendance, amour propre désordonné enflé, égoïsme, ambition, comportement hautain, toiser les plus faibles, etc.
  2. Envie : Ne pas souffrir le bien spirituel ou temporel d’autrui, jalousie ou convoitise du bien spirituel ou temporel d’autrui, manque grave de charité fraternelle, etc.
  3. Colère : Mauvaise humeur coupable, emportement, irritation, impatience, révolte, violence verbale ou physique, etc.
  4. Avarice : Amour de l’argent, avidité des honneurs, cupidité, convoitise des biens terrestres, etc.
  5. Gourmandise : Convoiter les plaisirs des sens, avidité dans le manger et le boire, intempérance de nourriture, recherche coupable des plaisirs gustatifs, mets gourmets, etc.
  6. Luxure : Impureté, négligence coupable pour éviter les occasions connues de péché, images ou paroles sexuelles ou sensuelles excitant le feu de la convoitise charnelle, images ou paroles immorales ou immodestes ou impudiques, pensées volontaires sexuelles ou sensuelles, immorales ou immodestes ou impudiques, etc.
  7. Paresse : Manque grave au devoir d’état, négligence coupable (de s’instruire de la vraie foi catholique, manque coupable d’effort, dégout coupable des choses divines (acédie), etc.

Les six péchés contre le Saint-Esprit

  1. Prétendre être sauvé sans mérite: Présomption de faire son salut sans la grâce de Dieu ou par ses forces naturelles, ou faire son salut sans faire les œuvres de la foi, etc.
  2. Désespérer de son salut: Désespérance de la bonté de Dieu et de sa miséricorde pour les pécheurs repentants, etc.
  3. Combattre la Vérité connue: Par l’apostasie en reniant la foi, par l’hérésie en niant obstinément la vérité de foi, par le schisme ou refus de l’unité avec l’Église, par l’hérésie contre la loi naturelle en niant la vérité naturelle, par l’athéisme en refusant de croire en Dieu, par le gnosticisme en préférant une fausse connaissance ésotérique, par le naturalisme en préférant la nature comme cause et fin d’elle-même, par le panthéisme préférant croire que Dieu et la création sont un, etc.
  4. Porter envie aux Grâces d’autrui : Vouloir s’approprier les grâces des autres, mépris des grâces des autres, etc.
  5. S’obstiner dans le péché: Endurcissement dans le péché, refus de se convertir, manque coupable d’effort, de prière, etc.
  6. Mourir dans l’impénitence finale: Ne jamais se repentir sincèrement et faire pénitence de ses péchés est le péché non-rémissible qui abouti à la damnation éternelle.

Péchés qui crient vengeance au ciel

  • Meurtre volontaire (Genèse 4)
  • Péché de Sodome (Genèse 18)
  • Oppression des pauvres (Exode 2)
  • Ne pas donner de salaire aux ouvriers (Josué 5)

Participation au péché d’autrui

  1. Par conseil
  2. Sur ordre
  3. Par consentement
  4. Par provocation
  5. Par louange ou flatterie
  6. Par dissimulation
  7. En étant un partenaire dans le péché
  8. Par mutisme [silence]
  9. En défendant le mal qui a été fait. (Catéchisme Penny n° 329)

Six choses que hait le Seigneur et la septième que son âme déteste

  1. Des yeux altiers [dédaigneux]
  2. Une langue menteuse
  3. Des mains versant un sang innocent
  4. Un cœur formant des pensées très mauvaises
  5. Des pieds prompts à courir au mal
  6. Un témoin fallacieux proférant des mensonges
  7. Celui, qui, entre des frères, sème des discordes. (Proverbes 6, 16-19)

Abominations pour Dieu

Une abomination est quelque chose que Dieu méprise et pour quoi Il n’a aucun respect.

  • Acte sexuel entre personnes de la même famille ou par alliance, inceste (Lévitique 18, 1-16 ; 20, 17-21)
  • Homosexualité (Lévitique 18, 22 ; 20, 13 ; Romains 1, 27)
  • Lesbianisme (Romains 1, 26)
  • Acte sexuel avec une bête (Lévitique 18, 23 ;20, 15-16)
  • Purifier son fils ou sa fille en les faisant passer par le feu
  • Interroger les devins, s’adonner à la divination
  • Observer les songes, s’adonner aux augures, s’adonner aux superstitions
  • User de maléfices, s’adonner aux enchantements, avoir recours aux charmes (magie/sorcellerie)
  • Consulter ceux qui ont l’esprit de python et les devins, les évocateurs, les sorciers
  • Interroger les morts. (Deutéronome 18, 10-12)
  • Divers poids et diverses mesures (Deutéronome 25, 13-16 ; Proverbes 20, 10)
  • Orgueil, excès de nourriture, abondance, oisiveté sans tendre la main à l’indigent et au pauvre (Ézéchiel 16, 49-50)
  • Femme habillée comme un homme, homme avec des vêtements de femme (Deutéronome 22, 5)

Pécheurs qui n’hériteront pas le royaume de Dieu

  • Fornicateurs (Acte sexuel entre non mariés)
  • Adultères (Acte sexuel d’un ou deux mariés hors du mariage) (I Corinthiens 6, 9)
  • Impudiques (Galates 5, 19, 21)
  • Avares (Éphésiens 5, 5)
  • Cupides (qui est le service des idoles) (Colossiens 3, 5 ; Éphésiens 5, 3-5)
  • Injustes
  • Idolâtres
  • Efféminés
  • Abominables
  • Voleurs
  • Ivrognes
  • Médisants
  • Rapaces (I Cor 6, 9-10)
  • Ceux qui scandalisent les enfants (Mt 18, 6 ; œuvres ascétiques de St Alphonse, vol 15, p. 176)
  • Ceux par qui arrive le scandale [occasion de péché et cause de chute des autres] (Mt 18, 7 ; Lc 17, 1-2)
  • Vanité, maquillage, vêtements impudiques, immodestie (1 Pierre 3, 1-5 ; 1 Timothée 2, 9-10 ; Constitutions apostoliques des Saints Apôtres, 375 ; Saint Clément d’Alexandrie, Père de l’Église, sur les vêtements, L’instructeur ou Le Pédagogue, L. II, ch. 2 et 11, L. III, ch. 5 ; Saint Ambroise de Milan, père de l’Église, En ce qui concerne les vierges, L.  III, ch. 6 ; Sur les vêtements impudiques, L 2, art. 12 ; Saint Cyprien de Carthage, Père de l’Église, Traité  II, sur l’habit des Vierges, Section 19, 21 ; De la discipline et l’avantage de la chasteté, article 12 ; Révélations de Ste Brigitte, L. 4, ch. 51 ; L. 7 ch. 7 et 16 ; St Thomas, Somme IIa IIae, Q. 169, art. 2 ; Livre de la consolation divine de la bienheureuse Angèle de Foligno, 6e Consolation de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, p. 214-218 ; Concile de Trente, sur les images impudiques, session 25, 1563 ex cathedra ; Saint Alphonse, œuvres ascétiques complètes, vol 15, p. 399-400 ; Sermons n° 2-4 des œuvres ascétiques, Volume XVI, Sermons pour tous dimanches de l’année, 1882, p. 152-173)

Pécheurs qui sont dignes de mort

  • Ceux qui entrent dans le mariage en bannissant Dieu de leur cœur et de leur pensée, pour se livrer à leur passion, comme le cheval et le mulet qui n’ont pas de raison (Tobie 6, 16-17 ; Note Vulg. : « Mulet, qui sont très libidineux, [Montre la pulsion sexuelle excessive ; lubrique] ; Psaume XIII »)
  • Ceux qui font l’acte sexuel volontairement hors de la finalité de procréation, pour la luxure, masturbation, fellation, ou tout autre acte honteux, inutile et égoïste (à la fois avant, pendant ou après l’acte conjugal), qu’ils ne feraient normalement pas s’ils croyaient vraiment que Dieu était présent avec eux (Éph. 5, 12 ; 1 Cor. 6, 15-20 ; Révélations de Ste Brigitte, L.1, ch. 26 ; L. 2, ch. 9)
  • Homosexuels (Romains 1, 27)
  • Lesbiennes (Romains 1, 26)
  • Ceux remplis de toute iniquité, malice, fornication, avarice, méchanceté, d’envie, de meurtre, de l’esprit de contention [controverse, débat, dispute] (Rm 1, 29-32 ; Jc 3, 14), de fraude, de malignité, délateurs, détracteurs, violents, orgueilleux, arrogants, inventeurs de sortes de mal, désobéissants à leurs parents, insensés, dissolus, sans affection, sans fidélité, sans miséricorde, et ceux qui approuvent ceux qui les font. (Romains 1, 29-32)
  • Les riches qui frustrent les ouvriers, ceux qui vivent dans les délices et voluptés (Jc 5, 2-5)
  • Les faux prophètes et maîtres menteurs qui introduisent des sectes de perdition (hérétiques) (2 Pierre 1-3 ; 1 Jn 2, 18-19 ; 4, 3 ; 2 Jn 1, 7, 9)
  • Impies, blasphémateurs, murmurateurs, imposteurs (Jude 4 ; 10-16 ; 18-19)
  • Infâmes débauchés (Jude 7)
  • Ceux qui commettent l’abomination et le mensonge, les chiens (ceux qui retournent à leur vomissure), les empoisonneurs, les impudiques, les homicides, les idolâtres, et quiconque aime et fait le mensonge (Ap. 21, 27 ; 22, 15)

Hiérarchie des péchés mortels sexuels

  • 1) baiser non chaste [Pape Alexandre VII, erreurs diverses sur les questions morales, n° 40, 24 sept. 1665 et 18 mars 1666],
  • 2) toucher sensuel [St Thomas, Somme IIa IIae, Q. 154, art. 4],
  • 3) fornication,
  • 4) débauche,
  • 5) adultère simple (un seul partenaire est marié),
  • 6) double adultère (les deux partenaires sont mariés),
  • 7) sacrilège volontaire (un partenaire sous les vœux de religion),
  • 8) viol ou enlèvement d’une Vierge,
  • 9) viol ou enlèvement de l’épouse,
  • 10) viol ou enlèvement de nonne,
  • 11) inceste,
  • 12) masturbation,
  • 13) mauvaise position sexuelle (même entre époux) [Gen. 1, 27 ; Eph. 5, 23 ; St Albert le Grand, Comm. in IV senten. Dist. XXIII-L ; St Thomas, Somme, IIa IIae, Q. 154, art. 1],
  • 14) orifice ou ouverture inadéquat (crime plus odieux entre époux),
  • 15) sodomie (et homosexualité),
  • 16) bestialité (acte sexuel avec une bête) (Thomas N. Tentler, Du péché et de la confession, à la veille de la Réforme).

Autres péchés mortels communs d’impureté couramment pratiqués aujourd’hui :

  • Striptease.
  • Habit sensuel (avant, pendant ou après les relations conjugales).
  • Jeux sexuels (ou jeu de rôle sexuel).
  • Sex toys (ou d’autres objets utilisés à cette fin).
  • Fautes de paroles sensuelles, impudiques ou sales (avant, pendant ou après les relations conjugales).
  • Gémissement incontrôlable ou débridé : toujours un péché mortel si c’est fait intentionnellement ou avec l’intention d’enflammer sa propre convoitise ou celle de l’autre conjoint. La plupart des femmes peuvent se contrôler elles-mêmes, mais choisissent de ne pas le faire car elles vivent dans la promiscuité. Certaines femmes sont en effet très cruelles et veulent faire du mal à d’autres quand il s’agit de cela, et on peut seulement dire que ces femmes qui agissent de cette façon sont abominables et démoniaques, car elles sont à la recherche d’un plaisir fautif et ainsi elles blessent et tuent l’âme de leur mari.
  • Épilation génitale : si c’est fait avec l’intention d’augmenter le plaisir sexuel et / ou pour en avoir plus de son conjoint, c’est toujours un péché mortel.
  • Position sexuelle inappropriée (souvent un signe de la passion et donc un péché mortel).
  • Aphrodisiaques ou substances utilisées pour améliorer la luxure : Si l’intention des conjoints lors de l’utilisation des aphrodisiaques est l’amélioration de leur honteuse et maudite luxure, ils commettent absolument un péché mortel. La seule exception à ceci serait si un mari ne pouvait pas obtenir une érection et donc qu’il ait pris une substance qui l’a aidé à atteindre ce but. Dans ce cas, ce ne serait même pas un péché véniel car son intention de l’utiliser n’est pas pour augmenter son plaisir, mais plutôt pour concevoir des enfants et remplir le devoir conjugal. Toutefois, un mari ne doit jamais utiliser des pilules ou des composés qu’il connaît comme augmentant sa convoitise. Il existe beaucoup de pilules et d’herbes naturelles qui peuvent être utilisées pour obtenir une érection sans nécessairement augmenter le plaisir. L’érection, d’abord et avant tout, a à voir avec le flux sanguin, et donc c’est ce qui doit être recherché dans des herbes, des médicaments et des suppléments.
  • Pause, interruption ou prolongation de l’acte conjugal : toujours un péché mortel si c’est effectué dans le but d’accroître la durée ou l’intensité du plaisir sexuel ou fabriqué par ou pour la femme ou hors de portée du mari en dehors de l’acte conjugal naturel, normal. Il n’est pas naturel d’interrompre l’acte sexuel pour des raisons de simple plaisir. Car, quand un mari ou une femme s’engage dans des actes pour prolonger naturellement ou interrompre l’acte sexuel conjugal, ils ne suivent pas plus l’objectif principal de l’acte (procréation), mais plutôt suivent le motif de satisfaction de leur honteuse et condamnable convoitise comme leur (nouveau) motif principal au cours de relations conjugales. C’est pourquoi c’est un péché mortel d’interrompre l’acte de mariage pour les raisons mentionnées ci-dessus. En outre, il faut considérer que l’Église catholique enseigne que même l’acte conjugal normal lorsqu’il est effectué dans le seul souci de plaisir est au moins un péché véniel. Mais les conjoints qui interrompent l’acte conjugal pour l’amour de la convoitise n’accomplissent même pas l’acte conjugal naturel et normal, mais le freinent ou l’interrompent. En conséquence, ils commettent une action qui est un péché en soi contre nature. L’interruption ou la pause, cependant, n’est pas un péché chaque fois que la situation l’exige. Par exemple, le rapport pourrait donner de la douleur à la femme ou être perçu comme dangereux pour l’enfant dans l’utérus ou être épuisant pour le mari qui, en toute sincérité, tente de finaliser l’acte mais ne peut pas le faire. Tous ces exemples et d’autres similaires ne sont pas coupables parce qu’ils ne sont pas effectués dans l’intérêt de la luxure. Par conséquent, c’est la mauvaise intention de renforcer le plaisir sexuel tout en refusant de consommer l’acte conjugal déraisonnablement en interrompant ou en le tenant déraisonnablement trop longtemps, qui rend pécheur l’acte de prolonger les relations conjugales. Tout ce qui ne suit pas la raison dans l’acte conjugal, comme expliqué par saint Thomas d’Aquin, est un péché.
  • Masturbation de soi ou de son conjoint (avant, pendant ou après l’acte de mariage). La masturbation a toujours été considérée comme un péché mortel dans l’Église catholique et cela ne cesse pas d’être un péché mortel simplement parce que les conjoints sont mariés. En dépit de cet ancien et constant enseignement moral infaillible dogmatique de l’Église catholique sur la perversité de la masturbation, non seulement les mauvais «catholiques» pervers de Vatican II et les protestants sataniques «le font faner», mais encore beaucoup de couples soi-disant «catholiques traditionnels» croient réellement que la masturbation est bonne à faire dans l’acte de mariage ! Bien qu’ils connaissent et admettent même que c’est un péché mortel de se masturber à l’extérieur de l’acte de mariage, ils croient néanmoins qu’il est juste de le faire au sein de la Loi sur le mariage et que c’est une exception. Mais quel enseignement de l’Eglise ou même des saints peuvent-ils citer à l’appui de cette hérésie ? Aucun ! Seuls les mauvais théologiens, pervers et hérétiques (ou d’autres opinions «catholiques» de laïcs privés hérétiques modernes) au cours des 100 dernières années ou plus peuvent-ils encore en citer à l’appui de cet enseignement. Ce fait est très révélateur, car il s’avère que cet enseignement est inspiré par le diable des fosses de l’enfer, car il était totalement inconnu avant les débuts de la grande apostasie actuelle et du monde moderne. Ceux qui enseignent qu’un tel mode de vie dégradé et débauché est bon ou moral sont des pervers complets et leurs opinions sont totalement inutiles. Tout toucher masturbatoire des organes génitaux de soi-même ou de son conjoint (comme manipulation des actes sexuels), est immoral et un péché mortel. N’importe quel type d’attouchement masturbatoire est immoral (indépendamment de savoir si ou quand l’apogée survient) parce que c’est un acte qui n’est pas naturel, procréateur ou nécessaire pour que la conception se produise et est, par conséquent, un acte déraisonnable.
  • Baisers, touchers, étreintes, caresses réalisés pour le plaisir sensuel ou la satisfaction est mortellement pécheur et doit toujours être évité à tout prix par tous et à tout moment, effectués pour des raisons sensuelles ou lubriques. Les conjoints doivent être conscients que, pour même si ce n’est pas un péché d’embrasser l’autre par affection et amour au cours de l’acte conjugal, l’excès ou le caractère déraisonnable d’embrassement arrive facilement au feu de la concupiscence, et c’est certainement un péché. Plus les conjoints sont indulgents dans ces étreintes licites et n’en font pas attention à l’intérieur, plus cela deviendra un péché. Pour être sécuritaires et devenir parfaits, les conjoints ne doivent jamais toucher, embrasser ou même se voir les uns les autres (surtout nus) pendant les rapports sexuels. Embrasser et se toucher avant les rapports sexuels est également particulièrement problématique car cela conduit à des rapports qui ne sont pas régis par un désir de procréer. Les conjoints ne doivent également jamais se promener à la maison partiellement habillés ou déshabillés. Les femmes en particulier ne devraient jamais marcher dans leurs sous-vêtements ou nues en présence de leur mari, car ce comportement sans aucun doute va inciter sa convoitise. Ce problème spécifique que nous avons aujourd’hui concernant les gens qui se promènent nus ou habillés comme des prostituées en public ou à la maison était généralement inconnu avant, car la plupart des hommes et des femmes dans le passé étaient beaucoup plus habillés et modestement, même à la maison. À titre d’exemple illustrant ce fait, examinez à quoi les sous-vêtements des femmes ressemblaient il y a seulement 200 ans. Croyez-le ou non, mais ces sous-vêtements étaient en fait plus modestes que les vêtements que portent beaucoup de femmes comme la jupe ou la robe en public aujourd’hui !
  • Actes sexuels contre nature : toujours un péché grave. Un acte sexuel ou le toucher contre nature est tout type d’acte sexuel qui n’est pas naturel, raisonnable, ou procréateur. Voici quelques exemples d’actes sexuels contre nature comprenant les actes honteux avec la bouche, la sodomie, les actes effectués sur différentes parties du corps non destinées à cet effet, et des actes sexuels de manipulation (ie masturbation de soi ou de son conjoint). Tous les actes sexuels contre nature sont intrinsèquement mauvais et des façons gravement immorales parce que ces actes n’ont pas le sens naturel et procréateur et soumis à la droite raison, sens requis par Dieu pour que des actes sexuels soient moraux. Ces actes ne sont pas procréateurs parce qu’ils ne sont pas le type d’acte qui soit intrinsèquement orienté pour la procréation. Ce n’est pas le type d’union sexuelle voulue par Dieu pour la personne humaine. Les actes sexuels contre nature ne sont pas justifiés parce qu’ils se font au sein du mariage, ni par la circonstance selon laquelle ces actes se produisent dans le cadre ou dans le contexte des relations conjugales naturelles, parce que la loi morale nous impose que chaque acte sexuel soit non seulement raisonnable et civil, mais aussi naturel et procréateur. Toutes les étreintes contre nature sont donc intrinsèquement mauvaises et toujours gravement immorales en raison de la privation de la fin procréatrice et de la droite raison qui doit toujours être inhérente à l’acte conjugal.

 

Sur l’examen de conscience

L’examen général comme préparation à la confession générale

Cet examen reprend la période de toute la vie, quand un baptisé ne s’est pas confessé depuis longtemps. L’examen général se fait aussi dans des circonstances particulières comme quand il y a eu des confessions antérieures sacrilèges avec un oubli coupable de certains péchés que la personne connaissait ou soupçonnait être mortels. On peut faire l’examen général  pour une confession générale quand il y a eu même oubli  non-coupable (involontaire) de péché dans une ou des confessions antérieures.

On peut faire l’examen général pour remettre de l’ordre dans sa vie spirituelle, soit à une occasion spécifique de choix particulier de vie ou d’autre chose.

On peut utiliser l’examen général pour faire remonter des péchés passés enfouis dans la mémoire pour aider à délivrer de liens d’ordre démoniaques, comme dans des pratiques, des fréquentations et des croyances versant dans l’occulte, l’ésotérique, etc. (Voir : Exorcisme et possession démoniaque ; Le démon, actions et signes ; Ésotérisme et occultisme ; New-âge ; Gaïa – Gaïanisme ; Planche ouija ; Fantômes ; Extra-terrestres ; Yoga – Dangers du Yoga ; Tao – Taoïsme ; Réincarnation ; Karma ; Faux signes et merveilles, fausses apparitions, faux mystiques, fausses dévotions : sœur Faustine, Marcel Van, Marthe Robin, mère Térésa, Medjugorje, Bayside… ; Charismatisme – illuminisme ; Méditation ; ; Expérience de Mort Imminente ; Reiki, poison mortel de l’âme ; Chi / Qi – Taï Chi – Qi Gong)

On peut utiliser l’examen général pour faire remonter des péchés passés enfouis dans la mémoire pour aider à délivrer de liens, de croyances ou fréquentations hérétiques ou d’apostasie (Voir : Idolâtrie et paganisme ; Naturalisme ; Contrôle naturel des naissances ; Avortement ; Théorie de l’évolution, évolutionnisme ; Athéisme – agnosticisme ; Polythéisme et panthéisme ; Secte Vatican 2 ; Secte FSSPX ; Lignée Thuc schismatique ; « Orthodoxie » orientale schismatique ; Anglicanisme ; Protestantisme ; Luthéranisme ; Calvinisme ; Adventisme ; Hérésies et hérétiques ; Sédévacantistes « traditionalistes » hérétiques : indépendants, mission sainte Agnès, Abbé Cekada, sites internet, SSPV, IMBC…)

L’examen général et particulier dans la vie spirituelle quotidienne

P. Johann Michael Kroust (1694-1772), S. J., Méditations sur les vérités de foi et de morale pour tous les jours, jeudi et vendredi XXI après la pentecôte, Sur l’examen de conscience : «Qui connaît ses péchés ? (Ps 18) Personne ne peut compter ses péchés, parce qu’ils sont plus nombreux que les sables de la mer ; personne ne peut les connaître, parce qu’il y en a beaucoup qui sont cachés dans le fond du cœur : Le cœur des hommes est mauvais, on ne saurait le sonder (Jer. 17). Il importe cependant de le sonder par un double examen, l’un qu’on appelle général, l’autre particulier. Appliquons-nous à en connaître l’utilité, le fruit, et la manière ou la méthode.

«De l’examen général.Tous ceux qui veulent vivre avec piété font l’examen général au moins une fois le jour avant leur sommeil ; car le pécheur tombe sept fois, et il se relève, mais le pécheur ajoute péché sur péché (Prov. 24 ; Eccli. 3). Ils font la recherche de toutes les actions du jour ; car il n’y en a pas une un peu longue qui ne soit imparfaite. Ils se rendent compte d’eux-mêmes et comparent le profit avec la perte ; car les pertes de chaque jour, quoique petites, détruisent peu à peu les forces et conduisent à une grande indigence du cœur, si l’on n’en fait pas la compensation par quelque avantage. Ils prient le Seigneur pour leur péchés, parce que le sommeil est l’image de la mort, et parce qu’on en voit souvent qui sont portés du lit au tombeau contre leur attente. Ils envisagent le jour suivant pour éviter de plus grandes pertes et acquérir de nouveaux avantages ; car, quoique à chaque jour suffise sa malice, sa justice ne suffit pas.

«2° Une habitude semblable produit les plus grands fruits ; vous n’examineriez pas votre conscience à la légère, et surtout vous ne manqueriez pas de l’examiner, si vous compreniez combien il importe de ne pas le faire négligemment. Qu’y a-t-il de plus capable, de plus efficace, de plus nécessaire pour purifier l’âme, pour obtenir le pardon, pour rendre la conscience moins large, pour conserver la pureté du cœur, pour acquérir la connaissance de l’homme, pour exciter ou ranimer la componction du cœur ? Qu’y a-t-il de plus capable de réprimer les passions, de détruire la mauvaise habitude, d’affermir l’humilité, de donner l’assurance du salut, et de tranquilliser l’âme ? Sans cela on pèche souvent, et l’on se repent rarement. Moyennant l’examen, vous ne craindrez pas les attaques nocturnes, et vous ne serez pas en danger de vous endormir du sommeil éternel ; mais vous vous reposerez dans la paix et en sûreté, appuyé sur la contrition. Cette conduite sera une disposition très convenable pour le sacrement de Pénitence, surtout si chaque jour vous marquez sur le papier vos péchés principaux : il n’y a pas une meilleure préparation à la mort et à réception des sacrements. Une fois cette heureuse habitude prise, on ne pourra plus y manquer, mais on le fera bien ou mal.

«3° Selon l’ancienne méthode, il y a cinq points sur lesquels s’appuie l’examen de conscience. D’abord on rend grâces à Dieu pour les bienfaits reçus et dont il faut avoir soin de se souvenir un instant, surtout de ceux qui nous rappellent actuellement la bonté et la miséricorde spéciale de Dieu, et qui sont plus capables d’exciter notre reconnaissance. Il s’ensuit que non seulement nous rendons grâces à Dieu, mais qu’en comparant ensuite notre conduite avec ses bienfaits, nous détestons plus vivement nos péchés.

«Le second point consiste à demander la grâce pour connaître ses péchés et pour s’en délivrer ; il faut le faire avec soi, car l’expérience nous apprend que nous sommes aveugles sur nos propres vices, et le saint concile de Trente déclare que, sans la grâce prévenante du Saint-Esprit, personne ne peut se repentir comme il le faut pour le salut. Ces deux points doivent prendre un temps moins long afin d’en laisser davantage à ceux qui suivent.

«Le troisième point consiste à se rendre compte des péchés commis dans le jour. Il ne faut pas seulement examiner ce qu’on a fait de mal d’heure en heure, ce qu’on a dit, ce qu’on a pensé, ce qu’on a omis ; mais comme il ne suffit pas de faire le bien, si vous ne le faites bien, il faut savoir si vous l’avez fait en temps convenable, dans quel lieu, dans quelle intention, avec quel soin. On doit surtout sonder les mouvements les plus subtils et les affections secrètes du cœur, afin de connaître tout ce qu’il y a en soi de vicieux. Souvent, lorsque nous voulons bien vivre, notre cœur nous trompe par l’apparence du bien et va subtilement à son but ; il gâte et pervertit par sa malice secrète tout ce qu’il y a de bien dans nos actions.

«Le quatrième point consiste à demander pardon pour ses péchés. Ici on doit surtout travailler à concevoir une véritable et sincère douleur de ses péchés, et ne pas ressembler à ceux qui ne se mettent en peine que du péché mortel. Ceux qui agissent ainsi se rendent souvent coupables de fautes dont ils ont lieu de s’affliger gravement.

«Enfin, dans le cinquième point, on se propose, avec la grâce de Dieu, d’amender sa vie. Plus vous le ferez avec négligence, plus vous vous exposez à retomber. Affermissez donc votre bon propos, non en général, mais en particulier ; prenez une résolution spéciale contre tel péché ou tel vice qui l’emporte sur les autres ; opposez-lui un remède contraire qui puisse guérir et déraciner cette maladie de l’âme. Ajoutez-y quelque pénitence, quelque châtiment, afin de satisfaire à la justice de Dieu, mais surtout afin de vous rendre vigilant à l’avenir.

«De l’examen particulier – 1° Dans l’examen général, on s’attache à parcourir tous les péchés ; dans l’examen particulier, on s’attache à une seule chose : on s’occupe d’une vertu en particulier dont on veut obtenir la perfection, ou d’un vice dont on se propose l’amendement. Il faut donc se consulter soi-même ainsi que le directeur de sa conscience. Lorsqu’on a connu suffisamment de quelle vertu on a le plus besoin ou de quel vice on est plus fortement atteint, alors on livre un combat singulier à cet ennemi, qui l’emporte sur les autres ou qui en traîne un grand nombre à sa suite, qui paraît le plus furieux, qui menace de la mort et s’attache à sa victime avec plus de ténacité. Prenez à part cet adversaire, et qu’il rende votre victoire éclatante par une défaite signalée ; s’il en amène plusieurs à sa suite, divisez encore cette masse, de peur que vos forces ne suffisent à combattre cette multitude.

«Voulez-vous détruire l’orgueil ? vous avec contre vous un hydre à plusieurs têtes ; il faut d’abord vous débarrasser de ce qui est plus facile à vaincre, et vous surmonterez ensuite ce qui est plus difficile. Éloignez de vous tout ce qui sent le faste dans votre extérieur et tout ce qui respire la vanité du siècle ; prenez garde ensuite à l’arrogance dans le regard et dans la démarche ; réprimez tout ce qui sent l’enflure du cœur ; enlevez les pensées d’ambition et de vaine gloire : j’omets les autres détails. C’est ainsi que vous poursuivrez vos ennemis, que vous les saisirez ; vous ne vous arrêterez pas jusqu’à ce qu’ils soient anéantis, quand même le combat devrait durer plusieurs années, enfin jusqu’à ce que la vertu contraire ait jeté de profondes racines dans le cœur. Pour cela, après que l’orgueil sera vaincu, vous diviserez aussi l’humilité en plusieurs parties dont la première consistera à prévenir les autres de toute espèce d’honneur et de déférence ; en second lieu, prenez toujours la dernière pace, en conservant le respect dû à votre dignité et à votre autorité ; troisièmement, méprisez-vous vous-même et estimez les autres plus que vous ; quatrièmement, ne vous réjouissez pas des louanges des hommes ; cinquièmement, désirez d’être méprisé : cela est suffisant pour vous servir d’exemple.

«2° Cassien nous apprend que c’était la méthode usitée chez les anciens Pères, et nous pouvons croire qu’elle a été donnée par le Seigneur, le Dieu des armées ; car Moïse parle ainsi à son peuple : « Vous détruirez sept nations beaucoup plus nombreuses et plus fortes que vous ». Si vous dites : Ces nations sont beaucoup plus nombreuses que moi, comment pourrai-je les détruire ? ne craignez rien : le Seigneur grand et terrible consumera ces nations en votre présence, peu à peu et par parties ; vous ne pourrez pas les détruire toutes à la fois (Deut. 7)

«L’Écriture montre par divers exemples quels fruits abondants et certains vous en retirerez. Judith tue le seul Holopherne, et toute l’armée ennemie se disperse. Goliath étant mort, les Philistins prennent tous la fuite, et les femmes de toutes les tribus d’Israël sortent et chantent : Saül en a tué mille, et David dix mille. C’est par un semblable combat que saint Ignace, le restaurateur de cette milice, purifia tellement son esprit dans cette sainte lutte, et dompta tellement ses penchants, qu’il leur commandait selon son bon plaisir, et quoiqu’il eût été plus que tout autre avide de gloire, il disait qu’il méprisait cette inclination plus que toutes les autres. Saint François de Sales, en se servant du même moyen, vainquit la dureté d’un caractère qui ne pouvait rien supporter de pénible, de telle manière que sa mansuétude et sa douceur sont comptées au nombre de ses plus belles qualités. Mais ce qui doit surtout nous couvrir de honte, c’est que quelqu’un ayant soupçonné, en voyant Socrate, qu’il devait être enclin à la luxure, et ceux qui l’entouraient ayant fait de ce soupçon une plaisanterie, parce qu’ils connaissaient l’austérité du philosophe, il répondit : Ce que vous dites et vrai, mais mes efforts ont corrigé ce que la nature m’avait donné d’imparfait.

«Combien la grâce de Jésus-Christ ne sera-t-elle pas plus puissante, si vous y apportez les soins convenables ! Le Dieu grand et terrible détruira lui-même peu à peu et par parties ces nations qui sont en votre présence. Pourquoi donc vos vices croissent-ils de jour en jour, et pourquoi vos habitudes se sont-elles changées comme en une nouvelle nature, sinon parce que vous négligez cet art de combattre et de vaincre, et que peut-être vous ne le connaissez même pas ? Voici toutefois comment vous devez procéder.

«3° L’examen particulier embrasse trois temps : le matin, le milieu du jour et le soir ; c’est ainsi que Daniel, trois fois par jour et à différentes heures, fléchissait le genou, adorait le Seigneur et lui rendait grâces. Le psalmiste dit aussi : Le soir, le matin et à midi, je vous parlerai, et vous exaucerez ma prière (Ps. 54). Le premier temps de l’examen est donc le matin ; l’homme, dès le moment de son réveil, doit se proposer de se garder lui-même avec soin contre le vice ou le péché dont il veut se corriger, en prévoyant les occasions et en demandant la grâce pour éviter le mal.

«Le second moment pour l’examen est à midi : on demande d’abord à Dieu la grâce de se rappeler combien de fois on est tombé dans le vice ou péché ; ensuite on demande compte à son âme du péché ou du vice que l’on devait éviter, et parcourant chaque partie du jour jusqu’à l’heure présente, on voit combien de fois on est tombé, et l’on met autant de points sur une ligne transversale ; enfin on se propose de se retenir avec plus de soin.

«Le troisième temps de l’examen est le soir ; il faut faire alors ce que vous avez fait à midi, et avec un plus grand soin si vous ne l’avez pas fait au milieu du jour.

«Saint Ignace y ajoute encore quatre circonstances très utiles et très faciles pour détruire le vice ou le péché.

«1° Lorsque vous avez commis un péché ou une faute, portez la main sur votre poitrine et demandez pardon ; ceci peut se faire même en présence de quelqu’un sans qu’il s’en aperçoive. Il y en a qui portent sous leurs vêtements une dizaine de rosaire, et après chaque faute ils laissent glisser un grain ; c’est un moyen de se souvenir du nombre de ses péchés. La seconde chose consiste, après avoir, à la nuit, compté et comparé les points de chaque ligne, dont la première répond au premier examen, la dernière au dernier, à savoir s’il y a eu quelque amendement du premier au dernier. La troisième consiste à comparer l’examen du second jour avec celui de la veille pour connaître le progrès ou le retard. Enfin la quatrième à comparer les examens d’une semaine et même d’un mois avec l’autre, pour se rendre compte aussi de ce qui a été fait pour ou contre l’amendement. C’est ici que s’applique surtout ce proverbe de la Sagesse : L’homme obéissant chantera ses victoires (Prov. 21).

Examens de conscience – Exercices de Saint Ignace

Pape Paul III, 31 juill. 1548, lettre apostolique contenant approbation et recommandation du livre des Exercices : «Pour la perpétuelle mémoire de notre autorité apostolique … nous approuvons, nous louons et nous confirmons, par cet écrit, ces Instructions ou Exercices spirituels et tout ce qu’ils renferment, exhortant … les fidèles … tous … à faire usage d’Exercices si remplis de piété et à se former sur des enseignements si salutaires…»

Examen particulier et quotidien 

Il comprend trois temps et deux examens de conscience chaque jour.

24. Le premier temps est le matin. Aussitôt qu’on se lève, on doit se proposer de se tenir soigneusement en garde contre le péché ou défaut particulier dont on veut se corriger et se défaire.

25. Le second temps est après le dîner. On commencera par demander à Dieu, notre Seigneur, ce que l’on désire, c’est-à-dire la grâce de se souvenir combien de fois on est tombé dans ce péché ou défaut particulier, et celle de s’en corriger à l’avenir ; puis on fera le premier examen, en se demandant à soi-même un compte exact de ce point spécial, sur lequel on a résolu de se corriger et de se réformer. On parcourra donc chacune des heures de la matinée, que l’on peut aussi diviser en certains espaces de temps, selon l’ordre des actions, en commençant depuis le moment du lever jusqu’à celui de l’examen présent ; puis on marquera sur la première ligne de la lettre J autant de points que l’on est tombé de fois dans ce péché ou défaut particulier. Enfin, on prendra de nouveau la résolution de s’amender du premier au second examen.

26. Le troisième temps est après le souper. On fera le second examen, aussi d’heure en heure, en commençant depuis le premier, puis on marquera sur la seconde ligne de la même lettre J autant de points qu’on est tombé de fois dans le péché ou défaut particulier dont on travaille à se corriger.

Quatre additions dont l’observation aidera à se corriger plus promptement du péché ou défaut de l’examen particulier.

27. Première addition. Elle consiste, chaque fois que l’on tombe dans le péché ou défaut de l’examen particulier, à porter la main sur la poitrine en s’excitant intérieurement à la douleur : ce que l’on peut faire, même en présence de plusieurs, sans être remarqué.

28. Deuxième addition. Comme la première ligne de la lettre J indique le premier examen, et la seconde le second, on observera le soir, en comparant la première et la seconde ligne, s’il y a amendement du premier au second examen.

29. Troisième addition. Comparer le second jour avec le premier, c’est-à-dire les deux examens du jour présent avec les deux du jour précédent et voir si d’un jour à l’autre on s’est corrigé.

30. Quatrième addition. Comparer également une semaine avec l’autre et voir si, dans la semaine qui vient de s’écouler, le progrès a été plus notable que dans la semaine précédente.

31. Il faut remarquer que les premières lignes J, qui sont les plus longues, marquent le dimanche ; les secondes, qui sont plus courtes, le lundi ; les troisièmes, le mardi ; et ainsi de suite.

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Examen général de conscience 

[Les § ci-dessous des exercices sont indiqués uniquement pour aider efficacement la préparation à l’examen pour la confession.]

Pour purifier l’âme et mieux se confesser

32. Je suppose qu’il y a en moi trois sortes de pensées : les unes, proprement miennes, naissent de ma volonté et de ma liberté ; les autres viennent du dehors, et ont pour principe le bon ou le mauvais esprit.

De la pensée

33. On peut mériter en deux manières lorsqu’une mauvaise pensée vient du dehors. Premièrement, si, lorsque la pensée de commettre un péché mortel se présente, je lui résiste aussitôt, et qu’ainsi j’en triomphe.

34. Secondement, si, d’abord repoussée, cette mauvaise pensée revient une ou plusieurs fois et que je lui résiste toujours, jusqu’à ce que je la chasse entièrement. Cette seconde manière est d’un plus grand mérite que la première.

35. On pèche véniellement, quand la pensée de pécher mortellement s’offrant à l’esprit, on lui prête l’oreille en s’y arrêtant quelques instants, ou lorsqu’on en reçoit quelque délectation sensuelle, ou lorsqu’on apporte quelque négligence à rejeter cette pensée.

36. On pèche mortellement en deux manières: la première, lorsque l’on consent à la mauvaise pensée, avec l’intention de commettre ensuite le péché dont la pensée se présente, ou avec le désir de le commettre, si on le pouvait.

37. La seconde, quand on commet extérieurement ce péché. Or, le péché d’action est plus grave que le péché de pensée pour trois raisons: premièrement, à cause de la durée qui est plus longue ; secondement à cause de l’affection désordonnée qui est plus forte ; troisièmement à cause du dommage qui est plus grand pour les deux personnes.

De la parole

38. On ne doit jurer ni par le Créateur ni par la créature qu’avec vérité, respect et nécessité. Il n’y a pas nécessité d’affirmer avec serment toute vérité, mais celle-là seulement dont il doit résulter un avantage de quelque importance pour l’âme, pour le corps ou pour les biens temporels. On jure avec respect quand, en prononçant le nom de Dieu, Créateur et Seigneur de toutes choses, on se rappelle l’honneur et le respect qui lui sont dus.

39. Encore que dans le jurement fait en vain le péché soit plus grave quand on jure par le Créateur que quand on jure par la créature, il faut cependant remarquer qu’il est plus difficile de jurer avec les conditions requises, c’est-à-dire avec vérité, nécessité et respect, par la créature que par le Créateur, pour les raisons suivantes :
Premièrement. Lorsque nous voulons jurer par quelque créature, la pensée de nommer la créature ne nous rend pas aussi attentifs ni aussi circonspects pour dire la vérité, ou pour l’affirmer avec nécessité, que la pensée de nommer le Seigneur et Créateur de toutes choses.
Secondement. Il n’est pas aussi facile de rendre au Créateur un témoignage de vénération et de respect en jurant par la créature, qu’en jurant par le Créateur et Seigneur lui-même et en prononçant son saint Nom. En effet, la pensée de nommer Dieu, notre Seigneur, inspire par elle-même plus de vénération et de respect que la pensée de nommer un objet créé. Il suit de là qu’il est plus permis aux hommes parfaits qu’à ceux qui sont imparfaits de jurer par la créature, parce que les premiers, éclairés par la lumière qu’ils reçoivent dans la contemplation assidue des choses divines, peuvent plus facilement que les seconds méditer et contempler que Dieu, notre Seigneur, est dans toutes les créatures par son essence, par sa présence et par sa puissance ; et ainsi, en jurant par la créature, ils sont plus aptes et plus disposés à rendre un témoignage de vénération et de respect à leur Créateur et Seigneur.
Troisièmement. En jurant fréquemment par les objets créés, les imparfaits sont plus exposés à l’idolâtrie que les parfaits.

40. Il ne faut dire aucune parole oiseuse. J’entends par parole oiseuse celle qui n’est utile ni à nous-mêmes ni au prochain, ou qui n’est pas dirigée à cette fin. Toutes les fois donc qu’il doit résulter, ou que nous avons intention qu’il résulte de nos discours un avantage pour notre âme ou pour celle du prochain, pour notre corps ou pour nos biens temporels, ce n’est pas une parole oiseuse, quand même nous parlerions de choses étrangères à notre profession : comme si, étant religieux, nous parlions de guerre ou de commerce. Mais, en général, toute parole dite avec une intention louable est méritoire et toute parole proférée avec une intention coupable, ou seulement sans motif raisonnable, est un péché.

41. Gardez-vous de la détraction et des murmures. Manifester un péché mortel qui n’est pas encore public, c’est un péché mortel ; si le péché que vous révélez est véniel, vous commettez un péché véniel ; et si vous parlez des défauts d’autrui, vous découvrez votre propre défaut. Mais, supposé que vous ayez une intention droite, vous pouvez parler en deux circonstances des péchés ou des fautes de votre prochain : premièrement, quand le péché est connu publiquement, par exemple lorsqu’il s’agit d’une personne de mauvaise vie, ou d’une sentence portée par un tribunal, ou d’une erreur publique qui empoisonne les âmes de ceux parmi lesquels elle se propage ; secondement, quand le péché est secret et que vous le révélez à une personne dans l’intention qu’elle aide celui qui l’a commis à sortir de son mauvais état, pourvu toutefois que vous ayez des raisons suffisantes de penser qu’elle pourra lui être utile.

De l’action

42. On doit s’examiner sur les commandements de Dieu et de l’Église et sur les ordres de ses supérieurs. Tout ce qui se fait contre quelqu’une de ces trois parties de nos obligations, selon son importance plus ou moins grande, est un péché plus ou moins grave. J’entends par ordres des supérieurs tout ce qui est revêtu de leur autorité, comme sont les diplômes accordés par les souverains pontifes, dans l’intention d’obtenir de Dieu le triomphe de l’Église sur les infidèles et la concorde entre les princes chrétiens, et autres concessions d’indulgences attachées à l’accomplissement de certaines œuvres, et surtout à la confession de ses péchés et à la sainte communion. Car ce n’est pas un péché léger d’être cause que les autres méprisent, ou de mépriser soi-même ces règlements et ces recommandations si saintes de nos premiers pasteurs.

Manière de faire l’Examen général

Elle comprend cinq points.

43. Le premier point est de rendre grâces à Dieu, notre Seigneur, des bienfaits que nous avons reçus. Le deuxième, de demander la grâce de connaître nos péchés et de les bannir de notre cœur. Le troisième, de demander à notre âme un compte exact de notre conduite depuis l’heure du lever jusqu’au moment de l’examen, en parcourant successivement les heures de la journée, ou certains espaces de temps déterminés par l’ordre de nos actions. On s’examinera premièrement sur les pensées, puis sur les paroles, puis sur les actions selon l’ordre indiqué dans l’examen particulier. Le quatrième, de demander pardon de nos fautes à Dieu, notre Seigneur. Le cinquième, de former la résolution de nous corriger avec le secours de sa grâce. Terminer par le Notre Père.

Confession générale et communion

44. Celui qui voudrait, sans y être obligé, faire une confession générale, y trouvera pendant les exercices trois avantages entre beaucoup d’autres.

Premièrement. Il est certain que celui qui se confesse tous les ans avec les dispositions requises n’est pas tenu à faire une confession générale dans le temps des exercices; cependant, en la faisant, il retirera un plus grand profit et un plus grand mérite spirituels, à cause de la douleur actuelle plus vive de tous les péchés et de tous les dérèglements de sa vie.
Secondement. Durant le temps des exercices, on acquiert de ses péchés et de leur malice une connaissance plus intime que dans tout autre temps où l’on s’adonnait moins sérieusement aux choses intérieures. Or, en obtenant alors cette connaissance plus claire et une douleur plus grande, l’âme retirera plus de profit spirituel et de mérite qu’elle n’eût pu le faire auparavant.
Troisièmement. Le retraitant, ayant apporté au tribunal de la pénitence des dispositions plus parfaites, recevra par conséquent avec plus de fruit le très saint sacrement de l’autel, qui l’aidera non seulement à ne pas retomber dans le péché, mais encore à conserver et à augmenter la grâce qu’il a reçue. Le temps le plus convenable pour faire la confession générale est immédiatement après les exercices de la première semaine.

Manières de faire oraison 

Première manière de prier

Sur les commandements de Dieu

238. La première manière de prier consiste à réfléchir sur les dix commandements de Dieu, les sept péchés capitaux, les trois puissances de l’âme et les cinq sens corporels. Aussi, est-ce plutôt un exercice spirituel très utile à l’âme et qui la dispose à offrir à Dieu une prière qui lui soit agréable, qu’une méthode ou manière de faire oraison proprement dite.

239. En premier lieu, on fera l’équivalent de la seconde addition de la seconde semaine. Cet exercice préliminaire consiste à se reposer un peu l’esprit avant de commencer à prier, ce que je ferai assis ou en me promenant, comme il me semblera plus avantageux, considérant attentivement où je vais et à quelle fin. Cette addition doit se faire au commencement de toutes les manières de prier.

240. Dans une prière préparatoire, je demanderai à Dieu, notre Seigneur, la grâce de connaître en quoi j’ai manqué aux dix commandements. Je lui demanderai aussi la grâce et le secours nécessaires pour me corriger à l’avenir et l’intelligence parfaite de ses préceptes, afin de les garder plus fidèlement, à la plus grande gloire et à la plus grande louange de sa divine Majesté.

241. Puis, venant au premier commandement, je considérerai et j’examinerai comment je l’ai observé et en quoi je l’ai transgressé. Cet examen durera ordinairement le temps de dire trois fois le Notre Père et trois fois le Je vous salue Marie. Si dans cet espace de temps je découvre des fautes, j’en demanderai pardon à Dieu et je réciterai le Notre Père. Je ferai la même chose pour chacun des dix commandements.

242. Remarque. Lorsqu’on s’examine sur un commandement que l’on ne transgresse pas ordinairement, il n’est pas nécessaire de s’y arrêter aussi longtemps. Mais, en général, on donnera plus ou moins de temps à la considération d’un précepte et à la recherche des fautes commises contre ce précepte, suivant que l’on se trouvera plus ou moins sujet à y manquer. Cette remarque s’applique également aux péchés capitaux.

243. Après avoir achevé l’examen sur tous les commandements, et m’être accusé moi-même devant Dieu, je lui demanderai la grâce et le secours qui me sont nécessaires pour me corriger à l’avenir, et je terminerai par un colloque à Dieu, notre Seigneur, conformément à l’exercice que je viens de faire.

Sur les péchés capitaux

244. Après l’addition, on fera l’oraison préparatoire comme dans l’exercice précédent. L’unique différence est qu’il s’agit ici de péchés que l’on doit éviter, et que là il s’agissait de commandements que l’on doit observer. On suivra, du reste, l’ordre que nous avons tracé ; on observera pour le temps la règle que nous avons donnée, et on terminera par un colloque.

245. Pour obtenir une connaissance plus claire des fautes que nous aurons commises, nous considérerons les vertus opposées aux sept péchés capitaux, et, afin que notre résolution de les éviter soit plus efficace, nous nous efforcerons, par de saints exercices, d’acquérir et de posséder les sept vertus contraires à ces vices.

 

Après avoir fait sérieusement l’examen

Les péchés sont des offenses infinies à la Majesté Divine

Les péchés sont des offenses infinies à la Majesté Divine qui font perdre Dieu et le salut, et la Justice divine réclame contre le péché des peines éternelles effroyables et le feu infernal avec Satan et les ses anges. Craignez Dieu, craignez de perdre Dieu pour toujours, craignez la justice divine et les peines de l’enfer, craignez d’offenser Dieu par le moindre péché.

Le péché mortel tue la grâce : c’est la prévarication contre la loi de divine. L’Eglise enseigne infailliblement cette vérité révélée de Dieu que ceux qui meurent dans le péché mortel iront en enfer pour toujours :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Letentur cœli» , Sess. 6, 6 juillet 1439, ex cathedra : «Nous définissons également que … les âmes de ceux qui partent cette vie dans le péché mortel réel, ou le seul péché originel, vont tout de suite en enfer, mais subissent des peines de différents types».

Le péché non-mortel (véniel) ne tue pas la grâce, mais contriste le Saint-Esprit : c’est la délectation sans le consentement de la volonté, mérite des peines temporelles sur terre et/ou au Purgatoire et expose au péché mortel. Les péchés véniels cumulés sans repentir deviennent des vices (contraires des vertus).

Le consentement volontaire à persévérer, en connaissance, dans le péché véniel est un péché mortel. Le péché véniel devient mortel si l’homme y met son affection et sa délectation avec volonté de persévérer comme l’enseignent les Révélations de sainte Brigitte approuvées, confirmées, et jugées favorablement par le pape Grégoire XI (1370-1378) et Boniface IX (1389-1404) dans la Bulle papale Ab origine mundi, par. 39 (7 oct. 1391), puis jugées en conformité avec la foi catholique par les conciles de Constance (1414-1418) et de Bâle (1431-1449).

Révélations de sainte Brigitte, L. 6, ch. 114 : « le Saint-Esprit lui dit : Humiliez-vous, ma fille pour recevoir l’absolution : Ceux qui ne prennent garde aux choses petites tombent dans les grandes, car même le péché véniel dont la conscience remord, si on le continue avec mépris, sera mortel et sera rudement puni ».

Une personne qui commet un péché véniel mais ne veut pas ou ne souhaite pas continuer à commettre ce péché à l’avenir, une telle personne n’est pas en état de damnation à cause de ce péché, même si elle réalisait qu’elle l’avait encore commis par la suite, parce que sa volonté du moment (volonté actuelle) n’était pas de continuer à le faire.

Au contraire, si une autre personne a la «volonté de persévérer» dans un péché véniel et ne se repent pas avec une ferme résolution ou volonté de ne plus commettre à nouveau ce péché à l’avenir, mais souhaite continuer à le faire et ne s’en repent pas, alors elle est en état de damnation (état de péché mortel). Saint Alphonse dit que « Dieu préserve [de la mort de l’âme] celui qui se préserve [qui évite les occasions de péché]».

Éviter l’occasion prochaine de pécher pour recevoir le pardon de ses péchés et être sauvé

C’est une vérité de foi ou l’enseignement de l’Église qu’on doit éviter les occasions de péché si on veut pouvoir être pardonné de ses péchés par Dieu, comme le montre l’enseignement  suivant de l’Église :

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales, 2 mars 1679 : 61. – Peut parfois être absous celui qui demeure dans une occasion prochaine de pécher qu’il peut et ne veut pas éviter, et même qu’il cherche directement ou délibérément, ou dans laquelle il se jette. condamnée.

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales, 2 mars 1679 : 62. – Une occasion prochaine de pécher ne doit pas être évitée lorsqu’il y a une raison utile ou honnête de ne pas la fuir. – condamnée.

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales, 2 mars 1679 : 63. – Il est permis de chercher directement l’occasion prochaine de pécher pour notre bien spirituel ou temporel, ou pour celui du prochain. condamnée.

Celui qui demeure dans une occasion prochaine de pécher ne peut pas être pardonné des ses péchés et par ailleurs fait une confession sacrilège.

Révélations de sainte Brigitte, L. 9 ch. 87, Ceux qui ne veulent laisser les péchés sont indignes de la grâce du Saint-Esprit : «La Sainte Vierge Marie dit : La coutume est chez vous de donner quelque chose à celui qui vient à vous avec un sac pur et net, et jugez celui- là indigne de recevoir quelque chose de vous, qui ne veut ouvrir ni nettoyer son sac, étant plein de fange et d’ordure : de même en est-il en la vie spirituelle, quand la volonté ne veut quitter ses offenses, la justice veut qu’il ne jouisse point des influences du Saint-Esprit ; et quand la volonté n’est pas d’amender sa vie, il ne mérite point la viande du Saint-Esprit, soit que celui-là soit roi, un César, prêtre, pauvre ou riche».

Saint Alphonse, sermon dimanche de Pâques : «VIII. Tremblons-donc, mes chers frères, de retomber dans le péché, et n’abusons pas de la miséricorde de Dieu pour continuer à l’offenser. St Augustin dit Dieu, il est vrai, a promis de pardonner à qui se repentirait, mais il n’a promis à personne de lui faire la grâce de se repentir. La contrition est un pur don de Dieu ; s’il vous la refuse, comment vous repentirez-vous ? et, sans repentir, comment pouvez-vous être pardonnés ? Et prenez garde que l’on ne se joue pas de Dieu (Gal. 6, 7). St Isidore dit que celui qui retombe dans le péché dont il a fait pénitence, n’est plus pénitent, mais qu’il se joue de Dieu (St Isid. De summo bono.). Ajoutez ce mot de Tertullien : Que là où il n’y a point amendement, il n’y a pas eu de repentir véritable (Tertull. De pœnit.).

«IX. St Pierre prêchait ainsi (Act. XIII, 9). Plusieurs se repentent, mais ils ne se convertissent pas ; ils ont quelque remords de leur vie déréglée, mais ils ne reviennent pas sincèrement à Dieu. Ils se confessent, ils frappent leur poitrine, ils promettent de s’amender, mais ils ne forment pas une ferme résolution de changer de vie. Celui qui forme réellement une telle résolution, y persévère, ou au moins se maintient-il longtemps en état de grâce. Mais ceux qui, après la confession retombent aussitôt, font voir, comme dit St Pierre, qu’ils se sont repentis, mais non convertis, et ils arrivent à la fin à une mort funeste. St Grégoire écrit (Past. p. 3. Adron. 31). Il entend dire par là, que de même que les Justes éprouvent souvent des mouvements vers le mal et néanmoins ne pèchent pas, parce que leur volonté y est toute contraire ; aussi les pécheurs ont des mouvements vers le bien, mais qui ne suffisent pas à déterminer leur conversion. Le Sage nous avertit que la miséricorde de Dieu n’et point acquise à celui qui seulement confesse ses péchés, mais à celui qui, en même temps, s’en détache (Prov. 28, 13). Celui donc qui, après la confession, continue à pécher, n’obtiendra point miséricorde, mais mourra victime de la divine justice». (St Alphonse, Œuvres complètes, T. XIV, sermons)

Regarder la bonté de Dieu

Ensuite, après s’être humilié devant sa propre puanteur et putréfaction causée par ses péchés, il faut regarder la bonté infinie de Dieu qui a livré Son Fils pour nous sauver de l’enfer éternel, pour vivre éternellement avec Lui qui veut votre salut, qui veut votre amendement de vie. Il faut aimer Dieu plus qu’on ne le craint.

Mettez maintenant tous vos péchés entre les mains de Notre-Dame et dans le Sacré-Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ qui vous attend en confession.

Dans l’impossibilité de se confesser

Il est impossible de se confesser quand un prêtre valide est notoire de fait prouvé sauf à l’article de la mort. Si vous pouvez trouver un prêtre valide même hérétique public non-notoire, alors il ne vous est pas impossible de vous confesser validement. Uniquement dans l’impossibilité réelle de vous confesser – non pas si c’est possible sinon c’est un péché – confessez-vous à un(e) laïc(que) catholique traditionnel (non-hérétique), uniquement en qui vous avez confiance sur le plan doctrinal, et obéissez à ses conseils s’il y en a. Ce type de confession, si elle est faite avec sincérité, repentir, ou même par crainte des peines infernales, est un acte de vertu (St Thomas, Somme théologique, ci-dessous), réduit les peines (St Thomas, Somme théologique, ci-dessous), aide à obtenir la contrition et le pardon des péchés, et redonne des grâces. Dans l’impossibilité absolue de vous confesser même à un(e) laïc(que) catholique, offrez à Dieu le désir que vous avez de vous confesser à un(e) laïc(que) catholique.

Voir : Sur le sacrement de pénitence et la contrition, et quant à recevoir le pardon sans une absolution sacramentelle

 

Nécessité absolue de s’instruire de la foi pour le salut

Toutes les œuvres de piété ne sont utiles seulement qu’à ceux qui sont dans l’Eglise, et tout baptisé doit s’instruire, connaître et tenir la vraie foi catholique pour être membres de l’Eglise.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : « l’unité du corps de l’Église a un tel pouvoir que les sacrements de l’Eglise n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle [La sainte Église romaine], pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 nov. 1439, ex cathedra : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Eglise catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges ».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905 (Magistère) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV, vient de l’écrire : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffre la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «Mais seuls font partie des membres de l’Eglise, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Voir : Il n’y a aucun salut sans la vraie foi catholique

 

Sur la pénitence nécessaire

La pénitence des péchés est nécessaire pour payer la justice divine, car même si Dieu pardonne les péchés avec la contrition, il demeure encore les peines temporelles dues au péché qu’il faudra expier sur terre ou au Purgatoire.

La pénitence est nécessaire pour expier ses péchés, pour pouvoir éviter le péché et résister aux tentations.

La pénitence se fait intérieurement par le cœur brisé, contrit et humilié, et la détestation du péché, et extérieurement par la prière, s’instruire des vérités de foi et de morale, la conversion, les bonnes œuvres, la charité pour Dieu et pour le prochain par amour de Dieu, l’aumône, le jeûne, la confession, l’exercice des vertus théologales (Foi, Espérance, Charité), cardinales (Prudence, Justice, Force, Tempérance) et morales, comme l’obéissance, la chasteté, la pauvreté ou l’exercice de la patience dans les épreuves (ci-dessous), et les autres œuvres de piété.

La Pénitence inclut l’attrition et la contrition. La contrition parfaite c’est un cœur brisé et humilié d’avoir offensé Dieu, et cela inclut le désir de se confesser à un prêtre catholique (non pas un hérétique qui n’a pas de juridiction) dès que possible (même un temps indéfini) (Concile de Trente ci-dessous). La contrition parfaite obtient le pardon des péchés (Concile de Trente ci-dessous).

L’attrition c’est une contrition imparfaite par crainte des châtiments et non par amour de Dieu, et cela n’obtient pas le pardon des péchés, mais c’est une grâce venant de Dieu qui prépare l’âme à la contrition (Concile de Trente ci-dessous).

La pénitence commence par la considération de ses péchés et des peines éternelles du péché, pour ensuite tourner le cœur vers Dieu.

Les pécheurs qui sont les ennemis de Dieu en ne voulant pas faire pénitence de leurs péchés, se préparent au feu éternel de l’enfer avec Satan et avec leurs péchés à cause de la justice de Dieu qui exige la peine due aux péchés. Les pécheurs qui font pénitence de leurs péchés, se préparent à la vie éternelle avec Dieu avec leur pénitence et à cause de la miséricorde de Dieu (en passant par le  feu du purgatoire pour ceux qui n’ont pas totalement expiés leurs péchés par leur pénitence). La vie revient à soit 1) faire pénitence pour payer la dette due aux péchés qu’exige la justice de Dieu pour vivre ensuite avec Lui, ou soit 2) vivre des plaisirs de la terre et ensuite brûler.

Matthieu 10, 28: «Ne craignez point ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui [Dieu] qui peut précipiter l’âme et le corps dans la géhenne [l’enfer]».

Jean 12, 25b : «Celui qui aime sa vie la perdra ; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera pour la vie éternelle».

Note Bible catholique Vulgate sur Jn 12, 25 : Haïr son âme, c’est faire toute espèce de sacrifices, accepter toute espèce de souffrances, pour rester fidèle à Dieu et conserver sa grâce.

Dieu n’écoute pas favorablement ceux qui ne font pas pénitence de leurs péchés et les hypocrites qui s’adressent à Lui sans vouloir vraiment sortir de leur état de péchés. Dieu se tourne vers le pauvre d’esprit qui se repent vraiment de l’avoir offensé et qui le craint.

Isaïe 66, 2 : « mais vers qui porterai-je mes regards, sinon vers le pauvre et celui qui a l’esprit contrit, et qui tremble à mes paroles ? ».

La vie chrétienne doit être une pénitence perpétuelle

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, 1551, ex cathedra : «toute la vie chrétienne, qui doit être une pénitence perpétuelle [St Thomas, Summa contra gentiles IV, 73 ; Leonina 15, 234a 18 ; Parme 5, 365b]».

La pénitence comprend l’attrition et la contrition

La pénitence comprend l’attrition (contrition imparfaite) ou désolation du cœur (ou repentir, ou regret sincère) pour ses péchés par crainte des châtiments ; L’attrition est un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit-Saint, qui prépare pour le pécheur le chemin vers la justice, en considérant la laideur du péché ou par crainte de l’enfer et des châtiments, si elle exclut la volonté de pécher jointe à l’espoir du pardon. L’attrition dispose l’âme à la contrition. Contrairement à ce que certains peuvent croire, la contrition imparfaite, l’attrition, est bénéfique pour l’âme, même s’il n’est pas possible d’être sauvé sans la contrition parfaite, et c’est pourquoi l’attrition est une partie de la contrition, ainsi qu’une partie de la Loi de la prière de Contrition [Prière contenant l’attrition puis la contrition].

Concile de Trente, 14 ème sess. chap. 4 ex cathedra : «La contrition imparfaite, qu’on appelle attrition, parce qu’on la conçoit en général ou bien en considérant la laideur du péché ou bien par crainte de l’enfer et des châtiments, si elle exclut la volonté de pécher jointe à l’espoir du pardon, le saint concile déclare que non seulement elle ne fait pas de l’homme un hypocrite et un plus grand pécheur, mais qu’elle est aussi un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit Saint qui, n’habitant pas encore le pénitent, mais le mouvant seulement, lui vient en aide, pour qu’il prépare pour lui-même le chemin vers la justice. Et bien que sans le sacrement de la pénitence elle ne puisse pas par elle-même conduire le pécheur jusqu’à la justification, cependant elle le dispose à obtenir la grâce de Dieu dans le sacrement de la pénitence.

La pénitence comprend la contrition ou désolation de ses péchés par amour de Dieu, est une vraie détestation de ses péchés qui fait qu’on préférerait mourir que de les commettre, et un amendement de vie. La contrition est une douleur de l’âme et une détestation du péché commis, avec le propos de ne pas pécher à l’avenir. Cette contrition comprend non seulement l’abandon du péché, le propos et le début d’une vie nouvelle, mais aussi la haine de la vie ancienne.

Concile de Trente, 14ème sess. chap. 4 ex cathedra : «La contrition, qui tient la première place parmi les actes du pénitent dont il a été parlé, est une douleur de l’âme et une détestation du péché commis, avec le propos de ne pas pécher à l’avenir. En tout temps ce mouvement de contrition a été nécessaire pour obtenir le pardon des péchés».

Ce qu’est la contrition, saint Jean Eudes

Saint Jean Eudes, Ce qu’est la contrition : La contrition est un acte de haine et d’horreur, de douleur et de repentance au regard du péché que l’on a commis, à cause qu’il déplaît à Dieu ; c’est-à-dire, c’est un acte de notre volonté, par lequel nous protestons à Dieu que nous voulons haïr et détester nos péchés, que nous sommes marris [affligés, tristes, fâchés] de les avoir commis, et que nous y renonçons et avons désir de nous en séparer, non pas tant pour la considération de notre propre intérêt que pour celle du sien. Je veux dire, non pas tant à cause du mal, du tort et du dommage que nous nous sommes fait à nous-mêmes par nos péchés, qu’à cause de l’injure, du déshonneur, des grands tourments et de la mort très cruelle que nous avons fait souffrir à Notre Seigneur pour ces mêmes péchés.

Ensuite de quoi il est à remarquer qu’encore qu’il soit vrai que la moindre offense faite contre une bonté infinie est si détestable, que quand nous pleurerions jusqu’au jour du jugement ou que nous mourrions de douleur pour la plus petite de nos fautes, ce serait encore trop peu ; néanmoins il n’est pas nécessaire absolument, pour avoir une vraie contrition, de répandre des larmes, ni de concevoir une douleur sensible ou un sentiment douloureux de ses péchés. Car la contrition étant un acte spirituel et intérieur de la volonté, qui est une puissance spirituelle et non sensible de notre âme, on peut faire un acte de contrition sans avoir aucune douleur sensible ; d’autant qu’il suffit de protester à Notre-Seigneur, d’une véritable volonté, que nous voulons haïr et détester nos péchés, et nous en séparer pour l’avenir, à cause qu’ils lui déplaisent, et que nous avons le désir de nous en confesser à la première confession que nous ferons.

Remarquez aussi que la contrition est un don de Dieu et un effet de la grâce ; à raison de quoi, quand vous sauriez très bien en quoi elle consiste, et que vous emploieriez toutes les forces de votre esprit et de votre volonté pour en produire quelque acte, vous ne le pourriez jamais faire, si le Saint-Esprit ne vous en donnait la grâce. Mais ce qui vous doit consoler, c’est qu’il ne vous la refusera pas, si vous [la] lui demandez avec humilité, confiance et persévérance, et que vous n’attendiez pas à l’heure de la mort à [la] lui demander ; car d’ordinaire elle est refusée, à cette heure-là, à ceux qui l’ont négligée durant leur vie.

Notez encore que, pour avoir une véritable contrition, quatre autres choses sont nécessaires, dont la première est de rendre au plus tôt le bien d’autrui, quand on l’a et qu’on le peut rendre, même en s’incommodant, et de faire restitution de sa renommée quand on la lui a ravie par quelque calomnie ou médisance.

La seconde, de faire de son côté tout ce qu’on peut pour se réconcilier à ceux avec lesquels on est en discorde.

La troisième, d’avoir une volonté ferme et constante, non seulement de confesser ses péchés et d’y renoncer, mais aussi d’employer les remèdes et les moyens nécessaires pour vaincre ses mauvaises habitudes, et pour commencer une vie vraiment chrétienne.

La quatrième, de quitter effectivement toutes les occasions, tant actives que passives du péché, c’est-à-dire tant celles qu’on donne aux autres d’offenser Dieu, que celles par lesquelles on est porté à l’offenser : telles que sont aux concubinaires et adultères leurs vilaines ; aux ivrognes les tavernes ; aux joueurs et blasphémateurs les jeux, quand ils ont coutume d’y jurer et blasphémer, ou d’y perdre beaucoup de temps ou d’argent ; aux femmes et aux filles la nudité de leurs gorges, ou leur trop grande curiosité et vanité en leurs cheveux et habits ; et à plusieurs autres les méchants livres, les vilains tableaux, les bals, les danses, les comédies, la fréquentation de certains lieux, de certaines compagnies ou de certaines personnes ; comme aussi certaines professions et offices qu’on ne peut exercer sans péché. Car, lorsque le Fils de Dieu nous dit : Si ta main, ou ton pied, ou ton œil te scandalisent, coupe-les, arrache-les et les jette bien loin de toi, parce qu’il vaut mieux que tu entres dans le ciel avec une main, ou un pied, ou un œil seulement, que non pas être précipité dans l’enfer ayant deux mains, ou deux pieds, ou deux yeux (Matth. 18, 8), c’est un commandement absolu qu’il nous fait sous peine d’une damnation éternelle, selon l’explication des saints Pères, de retrancher de nous et de quitter entièrement toutes les choses qui sont occasion de ruine pour nous ou pour autrui, même celles qui de soi ne sont pas mauvaises, comme certaines professions et offices, quand on en peut néanmoins les exercer sans péché, et celles qui nous sont extrêmement conjointes, chères et précieuses, lorsqu’elles nous sont occasion de perdition.

On peut faire des actes de contrition en tout temps, et en toute occasion, mais spécialement on en doit faire :

1 – Lorsqu’on va à confesse, car la contrition (ou tout au moins l’attrition qui est une contrition imparfaite) est une partie nécessaire à la Pénitence. C’est pourquoi j’ai dit par ci-devant, et le dis encore, qu’il faut avoir un grand soin auparavant que de se confesser, après s’être examiné, de demander à Dieu la contrition, et ensuite tâcher d’en former des actes.

2 – Lorsqu’on est tombé en quelque péché, afin de se relever tout aussitôt par le moyen de la contrition.

3 – Le matin et le soir, afin que, si on a commis quelques péchés durant la nuit et durant le jour, ils soient effacés par la contrition, et qu’ainsi on se conserve toujours en la grâce de Dieu. C’est pourquoi je vous ai marqué plusieurs actes de contrition dans l’exercice du soir, en suite de l’examen.

Mais outre cela, afin de vous faciliter davantage le moyen et la manière de pratiquer une chose si nécessaire et si importante, et dont nous avons besoin à toute heure, j’ai ajouté encore ici plusieurs actes de contrition en diverses manières, desquels vous pourrez faire usage, vous servant tantôt de l’un, tantôt de l’autre, selon le mouvement et la conduite de l’Esprit de Dieu.

Mais ne vous trompez pas, vous imaginant que, pour avoir la contrition de vos péchés, il suffise de lire et prononcer avec attention les actes qui sont couchés en ce livre, ou en d’autres semblables ; car, outre qu’il est nécessaire que la vraie contrition soit accompagnée des conditions susdites, vous devez principalement vous souvenir qu’il vous est impossible d’en produire aucun acte, sans une grâce particulière de Dieu. Et, partant, lorsque vous désirez entrer dans une véritable repentance et contrition de vos fautes, ayez soin de prier Notre-Seigneur qu’il vous en donne la grâce, en cette façon.

Pour demander à Dieu la contrition

Ô bon Jésus, je désire avoir toute la contrition et repentance de mes péchés que vous désirez que j’aie : mais vous savez que je ne puis l’avoir si vous ne me la donnez. Donnez-la moi donc, s’il vous plait, mon Sauveur, par votre très grande miséricorde. Je sais bien que je suis très indigne d’être regardé et exaucé de vous ; mais j’ai confiance en votre infinie bonté, que vous m’accorderez ce que je vous demande très instamment, par les mérites de votre sainte Passion, de votre sainte Mère, de tous vos Anges et de tous vos Saints.

Ô Mère de Jésus, ô saints Anges, ô bienheureux Saints et Saintes, priez Jésus pour moi, qu’il me donne une parfaite repentance de mes péchés.

Actes de contrition

Ô mon très aimable Jésus, je veux haïr et détester mes péchés pour l’amour de vous.

Ô mon Sauveur, je renonce pour jamais à tout péché, parce qu’il vous déplaît.

Ô mon Jésus, je veux haïr et avoir en horreur mes offenses, à cause de l’injure et du déshonneur que je vous ai fait par celles-ci.

Ô mon Dieu, à la mienne volonté¹ ne vous avoir jamais offensé, parce que vous êtes digne de tout honneur et amour. (¹ À la mienne volonté, tournure vieillie qu’on employait pour exprimer un vœu, un souhait. «À la mienne volonté que je n’eusse jamais péché», S. François de Sales, Traité de l’amour de Dieu, liv. I, ch. 7).

Ô mon Seigneur, je veux avoir toute la contrition que vous voulez que j’aie de mes péchés.

Ô mon Dieu, à ma volonté avoir en moi toute la douleur et contrition que tous les saints pénitents ont jamais eue de leurs péchés.

Ô bon Jésus, faites-moi participant de la contrition que vous-même avez portée de mes péchés : car je désire avoir la même contrition que vous en avez portée, autant qu’il m’est possible.

Ô Père de Jésus, je vous offre la contrition et pénitence que votre Fils bien-aimé a portée de mes péchés, me joignant à cette même contrition.

Ô très aimable Jésus, que je haïsse et que j’aie en horreur mes péchés, parce qu’ils ont été la cause des tourments et de la mort que vous avez soufferte en la croix.

Ô mon Dieu, je veux haïr mes péchés de la même haine de laquelle vos Anges et vos Saints les haïssent.

Ô mon Dieu, je veux haïr et détester mes péchés comme vous-même les haïssez et détestez.

Vous pouvez encore faire un acte de contrition, en frappant votre poitrine, comme ce pauvre publicain de l’Évangile, et disant avec lui : Deus, propitius esto mihi peccatori (Luc 18, 13) : «Ô Dieu, soyez propice à moi pécheur» ; mais désirant de faire et de dire cela dans la même contrition avec laquelle il faisait et disait ces mêmes choses, et en vertu de laquelle il s’en retourna justifié en sa maison, selon le témoignage même du Fils de Dieu.

Voilà divers actes de contrition dont le moindre est capable d’effacer toutes sortes de péchés, pourvu qu’il soit prononcé, soit de bouche, soit de cœur seulement, avec une véritable volonté, mue par l’opération de la grâce, et avec une ferme résolution de quitter le péché et les occasions de péché, de s’en confesser et d’effectuer au plus tôt les autres conditions marquées ci-dessus. (Œuvres complètes de St Jean Eudes, Le royaume de Jésus, T. I, p. 130)

 

La contrition, Saint curé d’Ars

(Sermon du saint curé d’Ars, dimanche de la Passion, Sur la contrition)

Væ mihi, quia peccavi nimis in vita mea.

Malheur à moi, parce que j’ai beaucoup péché pendant ma vie.
(Des Conf. de S. Augustin, liv. II, c. 10) [Ce texte ne se rencontre pas à l’endroit cité des Confessions. La dernière partie est tirée du 1er Nocturne de l’Office des Morts, Missel 1957, R/ 3ème leçon]

Tel était, mes frères, le langage de saint Augustin, lorsqu’il repassait les années de sa vie, où il s’était plongé avec tant de fureur dans le vice infâme d’impureté. «Ah, ! malheur à moi, parce que j’ai beaucoup péché pendant les jours de ma vie». Et chaque fois que cette pensée lui venait, il se sentait le cœur dévoré et déchiré par le regret. «O mon Dieu ! s’écriait-il, une vie passée sans vous aimer ! ô mon Dieu, que d’années perdues ! Ah ! Seigneur, daignez, je vous en conjure, ne plus vous rappeler mes fautes passées !» Ah ! larmes précieuses, ah ! regrets salutaires qui, d’un grand pécheur, en ont fait un si grand saint. Oh ! qu’un cœur brisé de douleur, a bientôt regagné l’amitié de son Dieu ! Ah ! plut à Dieu que chaque fois que nous nous remettons nos péchés devant les yeux, nous puissions dire avec autant de regret que saint Augustin : Ah ! malheur à moi, parce que j’ai beaucoup péché pendant les années de ma vie ! Mon Dieu, faites-moi miséricorde ! Oh ! que nos larmes couleraient bientôt, et comme notre vie ne semblerait bientôt plus la même ! Oui, mes frères, convenons, tous, tant que nous sommes, avec autant de douleur que de sincérité, que nous sommes des criminels dignes de porter toute la colère d’un Dieu justement irrité par nos péchés, qui peut-être sont plus multipliés que les cheveux de notre tête. Mais bénissons à jamais la miséricorde de Dieu qui nous ouvre dans ses trésors une ressource à nos malheurs ! Oui, mes frères, quelque grands que soient nos péchés, quelque déréglée qu’ait été notre conduite, nous sommes sûrs de notre pardon, si, à l’exemple de l’enfant prodigue, nous allons nous jeter avec un cœur brisé de douleur aux pieds du meilleur de tous les pères. Quel est mon dessein, mes frères ? Le voici : c’est de vous montrer que pour obtenir le pardon de ses péchés, il faut : 1° que le pécheur haïsse et déteste sincèrement ses péchés par la contrition, qui doit renfermer quatre qualités ; 2° il faut qu’il ait conçu un ferme propos de n’y plus retomber. Nous verrons de quelles manières on peut reconnaître que l’on a vraiment un ferme propos.

I. – Pour vous faire comprendre ce que c’est que la contrition, c’est-à-dire la douleur que nous devons avoir de nos péchés, il faudrait pouvoir vous faire connaître, d’un côté, l’horreur que Dieu en a eue lui-même, les tourments qu’il a endurés pour nous en obtenir le pardon auprès de son Père ; et de l’autre, les biens que nous perdons en péchant et les maux que nous nous attirons pour l’autre vie : et cela, il ne sera jamais donné à l’homme de le comprendre. Où vais-je vous conduire, mes frères, pour vous le faire connaître ? Serait-ce au fond des déserts, où tant de grands saints ont passé vingt, trente, quarante, cinquante et même quatre-vingts ans à pleurer des fautes, qui selon le monde ne sont pas des fautes ? Ah ! non, non, votre cœur ne serait pas encore touché. Serait-ce à la porte de l’enfer pour y entendre les cris, les hurlements et les grincements de dents occasionnés par le seul regret de leur péché ? Ah ! douleur amère, mais douleur et regrets infructueux et inutiles ! Ah ! non, non, mes frères, ce n’est pas encore là où vous apprendrez à pleurer vos péchés avec la douleur et le regret que vous devez en avoir ! Ah ! c’est au pied de cette croix encore teinte du sang précieux d’un Dieu qui ne l’a répandu que pour effacer nos péchés. Ah ! s’il m’était permis de vous conduire dans ce jardin de douleurs où un Dieu égal à son Père pleure nos péchés, non avec des larmes ordinaires, mais avec tout son sang qui ruisselle par tous les pores de son corps, et où sa douleur est si violente qu’elle le jette dans une agonie qui semble lui ôter la vie, tant elle lui déchire le cœur. Ah ! si je pouvais vous mener à sa suite, le montrer chargé de sa croix dans les rues de Jérusalem : autant de pas, autant de chutes, et autant de fois relevé à coups de pieds. Ah ! si je pouvais vous faire approcher de ce Calvaire où un Dieu meurt en pleurant nos péchés ! Ah ! dirons-nous encore, il faudrait que Dieu nous donnât cet amour ardent dont il avait embrasé le cœur du grand Bernard, auquel la seule vue de la croix faisait verser des larmes avec tant d’abondance ! Ah ! belle et précieuse contrition, que celui qui te possède est heureux !

Mais à qui vais-je en parler, qui est celui qui la renferme dans son cœur ? Hélas ! je n’en sais rien. Serait-ce à ce pécheur endurci qui peut-être depuis vingt ans, trente ans, a abandonné son Dieu et son âme ? Ah ! non, non, ce serait faire la même fonction que celui qui voudrait attendrir un rocher en y jetant de l’eau dessus, tandis qu’il ne ferait que l’endurcir davantage. Serait-ce à ce chrétien qui a méprisé missions, retraite et jubilé, et toutes les instructions de ses pasteurs ? Ah non, non, ce serait vouloir réchauffer de l’eau en y mettant de la glace. Serait-ce à ces personnes qui se contentent de faire leurs pâques, en continuant leur même genre de vie, et qui tous les ans ont les mêmes péchés à raconter ? Ah ! non, non, ce sont des victimes que la colère de Dieu engraisse pour servir d’aliments aux flammes éternelles. Ah ! disons mieux, ils sont semblables à des criminels qui ont les yeux bandés, et qui, en attendant d’être exécutés, se livrent à tout ce que leur cœur gâté peut désirer. Serait-ce encore à ces chrétiens qui se confessent toutes les trois semaines ou un mois, qui chaque jour retombent ? Ah ! non, non, ce sont des aveugles qui ne savent ni ce qu’ils font ni ce qu’ils doivent faire. A qui pourrais-je donc adresser la parole ? Hélas ! je n’en sais rien… Ô mon Dieu ! où faut-il aller pour la trouver, à qui faut-il la demander ? Ah ! Seigneur, je sais d’où elle vient et qui la donne ; elle vient du ciel, et c’est vous qui la donnez. Ô mon Dieu ! donnez-nous, s’il vous plaît, cette contrition qui déchire et dévore nos cœurs. Ah ! cette belle contrition qui désarme la justice de Dieu, qui change notre éternité malheureuse en une éternité bienheureuse ! Ah ! Seigneur, ne nous refusez pas cette contrition qui renverse tous les projets et les artifices du démon ; cette contrition qui nous rend si promptement l’amitié de Dieu ! Ah ! belle vertu, que tu es nécessaire, mais que tu es rare ! Cependant, sans elle, point de pardon, sans elle, point de ciel ; disons plus, sans elle, tout est perdu pour nous, pénitences, charité et aumônes et tout ce que nous pouvons faire.

Mais, pensez-vous en vous-mêmes, qu’est-ce que cela veut dire, ce mot de contrition, et par quelle marque peut-on connaître si on l’a ? – Mon ami, désirez-vous le savoir ? Le voici. Écoutez-moi un moment : vous allez voir si vous l’avez oui ou non, et ensuite le moyen de l’avoir. Entrons dans un détail bien simple : Si vous me demandez : Qu’est-ce que la contrition ? je vous dirai que c’est une douleur de l’âme et une détestation des péchés que l’on a commis, avec une ferme résolution de ne plus y tomber. Oui, mes frères, cette disposition est celle qui est le plus nécessaire de toutes celles que Dieu demande pour pardonner le pécheur ; non seulement elle est nécessaire, mais j’ajoute encore que rien ne peut nous en dispenser. Une maladie qui nous ôte l’usage de la parole peut nous dispenser de la confession, une mort prompte peut nous dispenser de la satisfaction, du moins pour cette vie ; mais il n’en est pas de même de la contrition ; sans elle il est impossible, et tout à fait impossible d’avoir le pardon de ses péchés. Oui, mes frères, nous pouvons dire en gémissant que c’est ce défaut de contrition qui est cause d’un nombre infini de confessions et de communions sacrilèges ; mais ce qu’il y a encore de plus déplorable, c’est que l’on ne s’en aperçoit presque jamais, et que l’on vit et meurt dans ce malheureux état. Oui, mes frères, rien de plus facile à comprendre. Si nous avons eu le malheur de cacher un péché dans nos confessions, ce crime est continuellement devant nos yeux, comme un monstre qui semble nous dévorer, ce qui fait qu’il est bien rare, si nous ne nous en déchargeons pas une fois on l’autre. Mais pour, la contrition, il n’en est plus de même ; nous nous confessons, notre cœur n’est pour rien dans l’accusation que nous faisons de nos péchés, nous recevons l’absolution, nous nous approchons de la table sainte avec un cœur aussi froid, aussi insensible, aussi indifférent que si nous venions de faire le récit d’une histoire ; nous allons de jour en jour, d’année en année, enfin nous arrivons à la mort où nous croyons avoir fait quelque bien ; nous ne trouvons et ne voyons que des crimes et des sacrilèges que nos confessions ont enfantés. Ô mon Dieu, que de confessions mauvaises par défaut de contrition ! Ô mon-Dieu ! que de chrétiens qui ne vont trouver à l’heure de la mort que des confessions indignes. Mais, sans aller plus loin, crainte de vous troubler ; je dis vous troubler. Ah ! c’est bien à présent qu’il faudrait vous conduire à deux doigts du désespoir, afin que, frappés de votre état, vous puissiez le réparer, sans attendre le moment où vous le connaîtrez sans pouvoir le réparer. Mais venons, mes frères, à l’explication, et vous allez voir si, chaque fois que vous vous êtes confessés, vous avez eu la douleur nécessaire, et absolument nécessaire pour avoir l’espérance que vos péchés soient pardonnés.

Je dis que la contrition est une douleur de l’âme. Il faut de toute nécessité que le pécheur pleure ses péchés ou dans ce monde ou dans l’autre. Dans ce monde, vous pouvez les effacer par le regret que vous en ressentez, mais non dans l’autre. Ô combien nous devrions être reconnaissants envers la bonté de Dieu, de ce que, au lieu de ces regrets éternels et de ces douleurs les plus déchirantes que nous méritons de souffrir dans l’autre vie, c’est-à-dire en enfer, Dieu se contente seulement que nos cœurs soient touchés d’une véritable douleur, qui sera suivie d’une joie éternelle ! Ô mon Dieu ! que vous vous contentez de peu de chose !

1° Je dis que cette douleur doit avoir quatre qualités si une seule manque, nous ne pouvons pas obtenir le pardon de nos péchés. Sa première qualité : elle doit être intérieure, c’est-à-dire dans le fond du cœur. Elle ne consiste donc pas dans les larmes : elles sont bonnes et utiles, il est vrai, mais, elles ne sont pas nécessaires. En effet, lorsque saint Paul et le bon larron se sont convertis, il n’est pas dit qu’ils ont pleuré, et leur douleur a été sincère. Non, mes frères, non, ce n’est pas sur les larmes que l’on doit compter : elles-mêmes sont souvent trompeuses, bien des personnes pleurent au tribunal de la pénitence et à la première occasion retombent. Mais la douleur que Dieu demande de nous, la voici. Écoutez ce que nous dit le prophète Joël : «Avez-vous eu le malheur de pécher ? Ah ! mes enfants, brisez et déchirez vos cœurs de regrets [Jœl II, 13] !» «Si vous avez perdu le Seigneur par vos péchés», nous dit Moïse, «cherchez-le de tout votre cœur, dans l’affliction et l’amertume de votre cœur». Pourquoi, mes frères, Dieu veut-il que notre cœur se repente ? C’est que c’est notre cœur qui a péché : «C’est de votre cœur, dit le Seigneur, que sont nés toutes ces mauvaises pensées, tous ces mauvais désirs [Matth. XV, 19] ;» il faut donc absolument que si notre cœur a fait le mal, il se repente, sans quoi jamais Dieu ne nous pardonnera.

2° Je dis qu’il faut que la douleur que nous devons ressentir de nos péchés soit surnaturelle, c’est-à-dire que ce soit l’Esprit-Saint qui l’excite en nous, et non des causes naturelles. Je distingue : être affligé d’avoir commis tel ou tel péché, parce qu’il nous exclut du paradis et qu’il mérite l’enfer ; ces motifs sont surnaturels, c’est l’Esprit-Saint qui en est l’auteur ; cela peut nous conduire à une véritable contrition. Mais s’affliger à cause de la honte que le péché entraîne nécessairement avec lui, ainsi que des maux qu’il nous attire, comme la honte d’une jeune personne qui a perdu sa réputation, ou d’une autre personne qui a été prise à voler son voisin ; tout cela n’est qu’une douleur purement naturelle qui ne mérite point notre pardon. De là il est facile de concevoir que la douleur de nos péchés, que le repentir de nos péchés peuvent venir ou de l’amour que nous avons pour Dieu ou de la crainte des châtiments. Celui qui dans son repentir ne considère que Dieu a une contrition parfaite, disposition si éminente qu’elle purifie le pécheur par elle-même avant d’avoir reçu la grâce de l’absolution, pourvu qu’il soit dans la disposition de la recevoir s’il le peut. Mais, pour celui qui n’a le repentir de ses péchés qu’à cause des châtiments, que ses péchés lui attirent, il n’a qu’une contrition imparfaite, qui ne le justifie point ; mais elle le dispose seulement à recevoir sa justification dans le sacrement de Pénitence [Cette contrition imparfaite appelée attrition qui naît de la pensée des châtiments mérités par le péché, pourvu qu’elle soit surnaturelle, dispose le pécheur à recevoir sa justification par l’absolution, dans le sacrement de Pénitence ; mais elle ne le justifie pas toute seule ni sans la contrition parfaite. Concile de Trente, Session XIV, c. IV].

3° Troisième condition de la contrition : elle doit être souveraine, c’est-à-dire la plus grande de toutes les douleurs, plus grande, dis-je, que celle que nous éprouvons en perdant nos parents et notre santé, et généralement tout ce que nous avons de plus cher au monde. Si après avoir péché vous n’êtes pas dans ce regret, tremblez pour vos confessions. Hélas ! combien de fois, pour la perte d’un objet de neuf ou dix sous, l’on pleure, on se tourmente combien de jours, jusqu’à ne pouvoir manger, hélas !… et pour des péchés et souvent des péchés mortels, l’on ne versera ni une larme, ni l’on ne poussera un soupir. Ô mon Dieu, que l’homme connaît peu ce qu’il fait en péchant ! – Mais pourquoi est-ce, me direz-vous, que notre douleur doit être si grande ? Mon ami, en voici la raison : Elle doit être proportionnée à la grandeur de la perte que nous faisons et au malheur où le péché nous jette. D’après cela, jugez quelle doit être notre douleur, puisque le péché nous fait perdre le ciel avec toutes ses douceurs ; Ah ! que dis-je ? Il nous fait perdre notre Dieu avec toutes ses amitiés et nous précipite en enfer qui est le plus grand de tous les malheurs. – Mais, pensez-vous, comment peut-on reconnaître si cette véritable contrition est en nous ? Rien de plus facile. Si vous l’avez véritable, vous n’agirez, vous ne penserez plus de même, elle vous aura totalement changé dans votre manière de vivre : vous haïrez ce que vous avez aimé, et vous aimerez ce que vous avez fui et méprisé ; c’est-à-dire, que si vous vous êtes confessés d’avoir eu de l’orgueil dans vos actions et dans vos paroles, il faut maintenant que vous fassiez paraître en vous une bonté, une charité pour tout le monde. Il ne faut pas que ce soit vous qui jugiez que vous avez fait une bonne confession, parce que vous pourriez bien vous tromper ; mais il faut que les personnes qui vous ont vu et entendu avant votre confession, puissent dire : «Il n’est plus de même ; un grand changement s’est opéré en lui». Hélas ! mon Dieu ! où sont ces confessions qui opèrent ce grand bien ? Oh ! qu’elles sont rares ; mais que celles qui sont faites avec toutes les dispositions que Dieu demande le sont aussi !

Avouons, mes frères, à notre confusion, que si nous paraissons si peu touchés, cela ne peut venir que de notre peu de foi et de notre peu d’amour que nous avons pour Dieu. Ah ! si nous avions le bonheur de comprendre combien Dieu est bon et combien le péché est énorme, et combien noire est notre ingratitude d’outrager un si bon Père, ah ! sans doute, que nous paraîtrions autrement affligés que nous ne le sommes pas. – Mais, me direz-vous, je voudrais l’avoir, cette contrition, lorsque je me confesse, et je ne peux pas l’avoir. – Mais, qu’est-ce que je vous ai dit en commençant ? Ne vous ai-je pas dit qu’elle venait du ciel, que c’était à Dieu qu’il fallait la demander ? Qu’ont fait les saints, mon ami, pour mériter ce bonheur de pleurer leurs péchés ? Ils l’ont demandé à Dieu par le jeûne, la prière, par toutes sortes de pénitences et de bonnes œuvres ; car pour vos larmes, vous n’y devez nullement compter. Je vais vous le prouver : ouvrez les livres saints et vous en serez convaincu. Voyez Antiochus, combien il pleure, combien il demande miséricorde ; cependant le Saint-Esprit nous dit qu’en pleurant, il descendit en enfer. Voyez Judas, il a conçu une si grande douleur de son péché, il le pleure avec tant d’abondance qu’il finit pour se pendre. Voyez Saül, il pousse des cris affreux d’avoir eu le malheur de mépriser le Seigneur, cependant il est en enfer. Voyez Caïn, les larmes qu’il verse d’avoir péché, cependant il brûle. Qui de nous, mes frères, qui aurait vu couler toutes ces larmes et ces repentirs, n’eût cru que le bon Dieu les eût pardonnés ; cependant aucun d’eux n’est pardonné ; au lieu que dès que David eût dit : «J’ai péché» ; de suite son péché lui fut remis [II Reg. III, 13]. – Et pourquoi cela, me direz-vous ? Pourquoi cette différence, que les premiers ne sont pas pardonnés, tandis que David l’est ? – Mon ami, le voici. C’est que les premiers ne se repentent et ne détestent leurs péchés qu’à cause des châtiments et de l’infamie que le péché entraîne nécessairement avec lui, et non par rapport à Dieu ; au lieu que David pleura ses péchés, non à cause des châtiments que le Seigneur allait lui faire subir, mais à la vue des outrages que ses péchés avaient faits à Dieu. Sa douleur fut si vive et si sincère que Dieu ne put lui refuser son pardon. Avez-vous demandé à Dieu la contrition avant de vous confesser ? Hélas ! peut-être que jamais vous ne l’avez fait. Ah ! tremblez pour vos confessions ; ah ! que de sacrilèges ! Ô mon Dieu ! que de chrétiens damnés !

4° Elle doit être universelle. Il est rapporté dans la vie des Saints, au sujet de la douleur universelle que nous devons avoir de nos péchés, que si nous ne les détestons pas tous, ils ne seront pas pardonnés ni les uns ni les autres. Il est rapporté que saint Sébastien étant à Rome y faisait les miracles les plus éclatants qui remplissaient d’admiration le gouverneur Chromos, qui, dans ce temps, étant accablé d’infirmités, désira ardemment de le voir, pour lui demander la guérison de ses maux. Lorsque le saint fut devant lui : «Il y a bien longtemps que je gémis, couvert de plaies, sans avoir pu trouver un homme dans le monde pour me délivrer ; le bruit court que vous obtenez tout ce que vous voulez de votre Dieu ; si vous voulez lui demander ma guérison, je vous promets que je me ferai chrétien». – «Eh bien ! lui dit le saint, si vous êtes dans cette résolution, je vous promets de la part du Dieu que j’adore, qui est le Créateur du ciel et de la terre, que dès que vous aurez brisé toutes vos idoles, vous serez parfaitement guéri». Le gouverneur lui dit : «Non seulement je suis prêt à faire ce sacrifice, mais encore de plus grands s’il le faut». S’étant séparés l’un de l’autre, le gouverneur commence à briser ses idoles ; la dernière qu’il prit pour la briser, lui parut si respectable qu’il n’eut pas le courage de la détruire ; il se persuada que cette réserve ne lui empêcherait pas sa guérison. Mais ressentant sa douleur plus violente que jamais, tout en fureur, il va trouver le saint en lui faisant les reproches les plus sanglants, qu’après avoir brisé ses idoles comme il le lui avait commandé, bien loin d’être guéri, il souffrait encore davantage. «Mais, lui dit le saint, les avez-vous bien toutes brisées sans en réserver une seule ?» – «Hélas ! fait le gouverneur en pleurant, il ne m’en reste qu’une petite qui, depuis bien des années, est conservée dans notre famille ; ah ! elle m’est trop chère pour la détruire !» – «Eh bien ! lui dit le saint, est-ce là ce que vous m’aviez promis ? Allez, brisez-la et vous serez guéri». Il la prend et la brise, et à l’instant même il fut guéri. Voilà, mes frères, un exemple qui nous retrace la conduite d’un nombre presque infini qui se repentent de certains péchés et non de tous, et qui, semblables à ce gouverneur, bien loin de guérir les plaies que le péché a faites à leur pauvre âme, ils en font de plus profondes ; et, tant qu’ils n’auront pas fait comme lui, brisé cette idole, c’est-à-dire rompu cette habitude de certains péchés, tant qu’ils n’auront pas quitté cette mauvaise compagnie ; cet orgueil, ce désir de plaire, cet attachement aux biens de la terre, toutes leurs confessions ne feront qu’ajouter crimes sur crimes, sacrilèges sur sacrilèges. Ah, ! mon Dieu, quelle horreur et quelle abomination ! Et dans cet état ils vivent tranquilles, tandis que le démon leur creuse une place en enfer !

Nous lisons dans l’histoire un exemple qui nous montre combien les saints regardaient cette douleur de nos péchés comme nécessaire pour obtenir leur pardon. Un officier du Pape étant tombé malade, le Saint-Père qui l’estimait beaucoup pour sa vertu et sa sainteté, lui envoya un de ses cardinaux pour lui témoigner la douleur que lui causait sa maladie et en même temps lui appliquer les indulgences plénières. «Hélas ! dit le mourant au cardinal, dites bien au Saint-Père que je suis infiniment reconnaissant de la tendresse de son cœur pour moi, mais dites-lui bien aussi que je serais infiniment plus heureux s’il voulait demander à Dieu pour moi la contrition de mes péchés. Hélas ! s’écrie-t-il, que me servira tout cela, si mon cœur ne se brise et ne se déchire de douleur d’avoir offensé un Dieu si bon ? Mon Dieu ! s’écrie ce pauvre mourant, faites, s’il est possible, que le regret de mes péchés égale les outrages que je vous ai faits !…»

Oh ! mes frères, que ces douteurs sont rares ; cherchez, hélas ! elles sont aussi rares que les bonnes confessions : Oui, mes frères, un chrétien qui a péché et qui veut en obtenir le pardon doit être dans la disposition de souffrir toutes les cruautés les plus affreuses plutôt que de retomber dans les péchés qu’il vient de confesser. Je vais vous le prouver par un exemple, et si, après nous être confessés, nous ne sommes dans ces dispositions, point de pardon… Nous lisons dans l’histoire du quatrième siècle, que Sapor, empereur des Perses, étant devenu le plus cruel ennemi des chrétiens, ordonna que tous les prêtres qui n’adoreraient pas le Soleil et qui ne le reconnaîtraient pas pour dieu seraient mis à mort. Le premier qu’il fit prendre ce fut l’archevêque de Séleucie, qui était saint Siméon. Il commença à essayer s’il pourrait le séduire par toutes sortes de promesses. Ne pouvant rien gagner, dans l’espérance de l’effrayer, il étala devant lui tous les tourments que sa cruauté avait pu inventer pour faire souffrir les chrétiens, en lui disant que si son opiniâtreté lui faisait refuser ce qu’il commandait, il le ferait passer par de si affreux et de si rigoureux tourments qu’il le ferait bien obéir, et, de plus, qu’il chasserait tous les prêtres et tous les chrétiens de son royaume. Mais le voyant aussi ferme qu’une roche au milieu des mers battues par les tempêtes, il le fit conduire en prison dans l’espérance que la pensée des tourments qui lui étaient préparés, lui ferait changer de sentiments. En chemin il rencontra un vieil eunuque qui était surintendant du palais impérial. Celui-ci, touché de compassion de voir un saint évêque traité si indignement, se prosterna devant lui pour lui témoigner le respect dont il était plein pour lui. Mais l’évêque, bien loin de paraître sensible au témoignage respectueux de cet eunuque, se tourna de l’autre côté pour lui reprocher le crime de son apostasie, parce que, autrefois, il avait été chrétien et catholique. Ce reproche auquel il ne s’attendait pas lui fut si sensible, lui pénétra si vivement le cœur, qu’à l’instant même, il ne fût plus maître ni de ses larmes, ni de ses sanglots. Le crime de son apostasie lui parut si affreux qu’il arrache les habits blancs dont il était revêtu et en prend de noirs, court comme un désespéré se jeter à la porte du palais, et là se livre à toutes les amertumes de la douleur la plus déchirante. «Ah ! malheureux, se dit-il, que vas-tu devenir ? Hélas ! quels châtiments as-tu à attendre de Jésus-Christ que tu as renoncé, si je suis si sensible au reproche d’un évêque qui n’est que le ministre de Celui que j’ai si honteusement trahi…» Mais l’empereur ayant appris tout ce qui se passait, tout étonné d’un tel spectacle, lui demanda : «Quelle est donc la cause d’une telle douleur et de tant de larmes ?» – «Ah ! plût à Dieu, s’écria-t-il, que toutes les disgrâces et tous les malheurs du monde me fussent tous dessus, plutôt que ce qui est la cause de ma douleur. Ah ! je pleure de ce que je ne suis pas mort. Ah ! pourrais-je encore regarder le soleil que j’ai eu le malheur d’adorer, crainte de vous déplaire». – L’empereur, qui l’aimait à cause de sa fidélité, essaya s’il pourrait le gagner en lui promettant toutes sortes de biens et de faveurs. ­«Ah ! non, non, s’écria-t-il ; ah ! trop heureux si je peux par ma mort réparer les outrages que j’ai faits à Dieu, retrouver le ciel que j’ai perdu. Ô mon Dieu et mon Sauveur, aurez-vous encore pitié de moi ? Ah ! si du moins j’avais mille vies à donner pour vous témoigner mon regret et mon retour». – L’empereur qui lui entendait tenir ce langage mourait de rage, et, désespérant de pouvoir rien gagner, le condamna à mourir dans les supplices. Écoutez-le allant au supplice : «Ah ! Seigneur, quel bonheur de mourir pour vous ; oui, mon Dieu, si j’ai eu le malheur de vous renoncer, du moins j’aurai le bonheur de donner ma vie pour vous». Ah ! douleur sincère, douleur puissante, qui avez si promptement regagné l’amitié de mon Dieu !…

Nous lisons dans la vie de sainte Marguerite, qu’elle eut une si grande douleur d’un péché qu’elle avait commis dans sa jeunesse, qu’elle le pleura toute sa vie : étant près de mourir, on lui demanda quel était le péché qu’elle avait commis qui lui avait fait verser tant de larmes. «Hélas ! s’écria-t-elle en pleurant, comment ne pourrais-je pas pleurer ? Ah ! ou plutôt que ne suis-je morte avant ce péché ! À l’âge de cinq ou six ans, j’eus le malheur de dire un mensonge à mon père. – Mais, lui dit-on, il n’y avait pas là tant de quoi pleurer. – Ah ! peut-on bien me tenir un tel langage ! Vous n’avez donc jamais conçu ce que c’est que le péché, l’outrage qu’il fait à Dieu et les malheurs qu’il nous attire ?» Hélas ! mes frères, qu’allons-nous devenir, si tant de saints ont fait retentir les rochers et les déserts de leurs gémissements, ont formé, pour ainsi dire, des rivières de leurs larmes pour des péchés dont nous nous faisons un jeu, tandis que nous avons commis des péchés mortels, peut-être plus que nous n’avons de cheveux à la tête. Et pas une larme de douleur et de repentir ! Ah ! triste aveuglement où nos désordres nous ont conduits !

Nous lisons dans la vie des Pères du désert, qu’un voleur nommé Jonathas, poursuivi par la justice, courut se cacher auprès de la colonne de saint Siméon Stylite, espérant que le respect que l’on aurait pour le saint le garantirait de la mort. En effet, personne n’osa le toucher. Le saint s’étant mis en prières pour demander à Dieu sa conversion ; dans le moment même, il ressentit une douleur si vive de ses péchés, que pendant huit jours il ne fit que pleurer. Au bout des huit jours, il demanda à saint Siméon la permission de le quitter. Le saint lui dit : «Mon ami, vous aller retourner dans le monde recommencer vos désordres». – «Ah ! Dieu me préserve d’un tel malheur ; mais je vous demande pour m’en aller au ciel ; j’ai vu Jésus-Christ qui m’a dit que tous mes péchés m’étaient pardonnés par la grande douleur que j’en ai ressentie». – « Allez, mon fils, lui dit le saint ; allez chanter dans le ciel les grandes miséricordes de Dieu pour vous». Dans ce moment il tombe mort, et le saint rapporte lui-même qu’il vit Jésus-Christ qui conduisait son âme au ciel. Ô belle mort ! ô mort précieuse de mourir de douleur d’avoir offensé Dieu !

Ah ! si du moins nous ne mourons pas de douleur comme ces grands pénitents, voulons-nous, mes frères, exciter en nous une véritable contrition, imitons ce saint évêque mort dernièrement, qui chaque fois qu’il se présentait au tribunal de la pénitence pour avoir une vive douleur de ses péchés, faisait trois stations. La première en enfer, la deuxième dans le ciel, la troisième sur le calvaire. D’abord il portait sa pensée dans ces lieux d’horreur et de tourments, il se figurait voir les damnés qui vomissaient des torrents de flammes par la bouche, qui hurlaient et se dévoraient les uns et les autres ; cette pensée lui glaçait le sang dans les veines, il croyait ne plus pouvoir vivre à la vue d’un tel spectacle, surtout en considérant que ses péchés lui avaient mille fois mérité ces supplices. De là son esprit se transportait dans le ciel et faisait la revue de tous ces trônes de gloire où étaient assis les bienheureux ; il se représentait les larmes qu’ils avaient répandues et les pénitences qu’ils avaient faites pendant leur vie pour des péchés si légers et que lui-même en avait tant commis et n’avait encore rien fait pour les expier, ce qui le plongeait dans une tristesse si profonde, qu’il semblait que ses larmes ne pouvaient plus se tarir. Non content de tout cela, il dirigeait ses pas du côté du calvaire, et là, à mesure que ses regards se rapprochaient de la croix où un Dieu était mort pour lui, les forces lui manquaient, il restait immobile à la vue des souffrances que ses péchés avaient causées à son Dieu. On l’entendait à chaque instant répéter ces paroles avec des sanglots : «Mon Dieu, mon Dieu ! puis-je encore vivre en considérant les horreurs que mes péchés vous ont causées !» Voilà, mes frères, ce que nous pouvons appeler une véritable contrition, parce que nous voyons qu’il ne considère ses péchés que par rapport à Dieu.

II. – Nous avons dit qu’une véritable contrition doit renfermer un bon propos, c’est-à-dire une ferme résolution de ne plus pécher à l’avenir ; il faut que notre volonté soit déterminée et que ce ne soit pas un faible désir de se corriger ; l’on n’obtiendra jamais le pardon de ses péchés si l’on n’y renonce pas de tout son cœur. Nous devons être dans le même sentiment que le saint Roi-Prophète : «Oui, mon Dieu, je vous ai promis d’être fidèle à observer vos commandements ; j’y serai fidèle avec le secours de votre grâce [Ps. CXVIII, 106]». Le Seigneur nous dit lui-même : «Que l’impie quitte la voie de ses iniquités et son péché lui sera remis [Is. LV, 7]». Il n’y a donc de miséricorde à espérer que pour celui qui renonce à ses péchés de tout son cœur et pour jamais, parce que Dieu ne nous pardonne que d’autant que notre repentir est sincère et que nous faisons tous nos efforts pour ne plus y retomber. D’ailleurs ne serait-ce pas se moquer de Dieu que de lui demander pardon d’un péché que l’on voudrait encore commettre ?

Mais, me direz-vous, comment peut-on donc connaître et distinguer un ferme propos d’avec un désir faible et insuffisant ? – Si vous désirez le savoir, mes frères, écoutez-moi un instant, je vais vous le montrer ; cela se peut connaître de trois manières : 1° c’est le changement de vie ; 2° c’est la fuite des occasions prochaines du péché, et 3° c’est de travailler de tout son pouvoir à se corriger et à détruire ses mauvaises habitudes.

Je dis d’abord que la première marque d’un bon propos, c’est le changement de vie ; c’est celui-ci qui nous le montre le plus sûrement et qui est le moins sujet à nous tromper. Venons-en à l’explication : une mère de famille s’accusera de s’être souvent emportée contre ses enfants ou son mari ; après sa confession, allez la visiter dans l’intérieur de son ménage ; il n’est plus question ni d’emportement, ni de malédictions ; au contraire, vous voyez en elle cette douceur, cette bonté, cette prévenance même pour ses inférieurs ; les croix, les chagrins et les pertes ne lui font point perdre la paix de l’âme. Savez-vous pourquoi cela, mes frères ? Le voici : c’est que son retour à Dieu a été sincère, que sa contrition a été parfaite et par conséquent elle a véritablement reçu le pardon de ses péchés ; enfin, que la grâce a pris de profondes racines dans son cœur, et qu’elle y porte des fruits en abondance. Une jeune fille viendra s’accuser d’avoir suivi les plaisirs du monde, les danses, les veillées et autres mauvaises compagnies. Après sa confession, si elle est bien faite, allez la demander dans cette veillée, ou bien allez la chercher dans cette partie de plaisir, que vous dira-t-on ? «Voilà quelque temps nous ne la voyons plus ; je crois que si vous voulez la trouver, il faut aller ou à l’église ou chez ses parents». En effet, si vous voulez aller chez ses parents, vous la trouverez, et à quoi s’occupe-t-elle ? Est-ce à parler de la vanité comme autrefois ou à se contempler devant une glace de miroir, ou bien à folâtrer avec des jeunes gens ? Ah ! non, mes frères, ce n’est plus ici son ouvrage, elle a foulé aux pieds tout cela ; vous la verrez faire une lecture de piété, soulager sa mère dans l’ouvrage de son ménage, instruire ses frères et sœurs, vous la verrez obéissante et prévenante envers ses parents ; elle aimera leur compagnie. Si vous ne la trouvez pas chez elle, allez à l’église, vous la verrez qui témoigne à Dieu sa reconnaissance d’avoir opéré en elle un si grand changement ; vous voyez en elle cette modestie, cette retenue, cette prévenance pour tout le monde, aussi bien pour les pauvres que pour les riches ; la modestie sera peinte sur son front, sa seule présence vous porte à Dieu. – «Pourquoi est-ce, mes frères, me direz-vous, que tant de biens sont en elle ?» – Pourquoi, mes frères, c’est que sa douleur a été sincère et qu’elle a véritablement reçu le pardon de ses péchés.

Une autre fois ce sera un jeune homme qui va s’accuser d’avoir été dans les cabarets et dans les jeux ; maintenant qu’il a promis à Dieu de tout quitter ce qui pourrait lui déplaire, autant il aimait les cabarets et les jeux, autant maintenant il les fuit. Avant sa confession son cœur ne s’occupait que des choses terrestres, mauvaises ; à présent ses pensées ne sont que pour Dieu, et le mépris des choses du monde. Tout son plaisir est de s’entretenir avec son Dieu et de penser aux moyens de sauver son âme. Voilà, mes frères, les marques d’une véritable et sincère contrition ; si après vos confessions vous êtes ainsi, vous pourrez espérer que vos confessions ont été bonnes et que vos péchés vous sont pardonnés. Mais si vous faites tout le contraire de ce que je viens de dire, si quelques jours après ses confessions l’on voit cette fille qui avait promis à Dieu de quitter le monde et ses plaisirs pour ne penser qu’à lui plaire, si je la vois, dis-je, comme auparavant dans ces assemblées mondaines ; si je vois cette mère aussi emportée et aussi négligente envers ses enfants et ses domestiques, aussi querelleuse avec ses voisins qu’avant sa confession ; si je retrouve ce jeune homme de nouveau dans les jeux et les cabarets, ô horreur ! ô abomination ! ô monstre d’ingratitude que tu fais ! Ô grand Dieu ! dans quel état est cette pauvre âme ! ô horreur ! ô sacrilège ! les tourments de l’enfer seront-ils assez longs et assez rigoureux pour punir un tel attentat ?

2° Nous disons que la deuxième marque d’une véritable contrition est la fuite des occasions prochaines du péché. Il y en a de deux sortes : les unes nous y portent par elles-mêmes, comme sont les mauvais livres, les comédies, les bals, les danses, les peintures, les tableaux et chansons déshonnêtes et la fréquentation des personnes de sexe différent ; les autres ne sont une occasion de péché que par les mauvaises dispositions de ceux qui y sont : comme les cabaretiers, les marchands qui trompent ou qui vendent les dimanches ; une personne en place qui ne remplit pas ses devoirs soit par respect humain, soit par ignorance. Que doit faire une personne qui se trouve dans une de ces positions ? Le voici : elle doit tout quitter, quoi qu’il en coûte, sans quoi point de salut. Jésus-Christ nous dit [Matth. V, 30] que «si notre œil ou notre main nous scandalise, nous devons les arracher et les jeter loin de nous, parce que, nous dit-il, il vaut beaucoup mieux aller au ciel avec un bras et un œil de moins que d’être jeté en enfer avec tout son corps» ; c’est-à-dire, quoi qu’il nous en coûte, quelque perte que nous fassions, nous ne devons pas laisser que de les quitter ; sans quoi, point de pardon.

3° Nous disons que la troisième marque d’un bon propos, c’est de travailler de tout son pouvoir à détruire ses mauvaises habitudes. L’on appelle habitude, la facilité que l’on a de retomber dans ses anciens péchés. Il faut 1° veiller soigneusement sur soi-même, faire souvent des actions qui soient contraires : comme si nous sommes sujets à l’orgueil, il faut s’appliquer à pratiquer l’humilité, être content d’être méprisé, ne jamais chercher l’estime du monde, soit dans ses paroles, soit dans ses actions ; toujours croire que ce que nous faisons est mal fait ; si nous faisons bien, nous représenter que nous étions indignes que Dieu se servit de nous, ne nous regardant dans le monde que comme une personne qui ne fait que mépriser Dieu pendant sa vie, et que nous méritons bien plus que ce que l’on peut dire de nous en mal. Sommes-nous sujets à la colère ? Il faut pratiquer la douceur, soit dans ses paroles, soit dans la manière de nous comporter envers notre prochain. Si nous sommes sujets à la sensualité, il faut nous mortifier soit dans le boire, soit dans le manger, dans nos paroles, dans nos regards, nous imposer quelques pénitences toutes les fois que nous retombons. Et si vous ne prenez pas ces précautions, toutes les fois que vous recommettrez les mêmes péchés, vous pourrez conclure que toutes vos confessions ne valent rien et que vous n’avez fait que des sacrilèges, crime si horrible, qu’il serait impossible de pouvoir vivre, si vous en connaissiez toute l’horribilité, la noirceur et les atrocités…

Voici la conduite que nous devons tenir, en faisant comme l’enfant prodigue, qui, frappé de l’état où ses désordres l’avaient plongé, fut prêt à tout ce que son père exigeait de lui pour avoir le bonheur de se réconcilier avec lui. D’abord il quitta sur le champ le pays où il avait éprouvé tant de maux, ainsi que les personnes qui avaient été pour lui une occasion de péché ; il ne daigna pas même les regarder, bien convaincu qu’il n’aurait le bonheur de se réconcilier avec son père qu’autant qu’il s’éloignerait d’elles : de sorte qu’après son péché, pour montrer à son père que son retour était sincère, il ne chercha qu’à lui plaire en faisant tout le contraire de ce qu’il avait fait jusqu’à présent [Luc. XV]. Voilà le modèle sur lequel nous devons former notre contrition : la connaissance que nous devons avoir de nos péchés, la douleur que nous devons en avoir doivent nous mettre dans la disposition de tout sacrifier pour ne plus retomber dans nos péchés. Oh ! qu’elles sont rares ces contritions ! Hélas ! où sont ceux qui sont prêts à perdre la vie même, plutôt que de recommettre les péchés dont ils se sont déjà confessés ? Ah ! je n’en sais rien ! Hélas ! combien au contraire, nous dit saint Jean Chrysostome, qui ne font que des confessions de théâtre, qui cessent de pécher quelques instants sans quitter entièrement le péché ; qui sont, nous dit-il, semblables à des comédiens qui représentent des combats sanglants et opiniâtres, et semblent se percer de coups mortels ; l’on en voit un qui est terrassé, étendu, perdant son sang : il semblerait véritablement qu’il a perdu la vie, mais attendez que la toile soit baissée, vous le verrez se relever plein de force et de santé, il sera tel qu’il était avant la représentation de la pièce. Voilà précisément, nous dit-il, l’état où se trouvent la plupart des personnes qui se présentent au tribunal de la pénitence. A les voir soupirer et gémir sur les péchés dont elles s’accusent, vous diriez que vraiment elles ne sont plus les mêmes, qu’elles se comporteront d’une manière tout autre qu’elles ne l’ont fait jusqu’à présent. Mais, hélas ! attendez, je ne dis pas cinq jours, mais un ou deux jours, vous les retrouverez les mêmes qu’avant leur confession : mêmes emportements, même vengeance, même gourmandise, même négligence dans leurs devoirs de religion : Hélas ! que de confessions et de mauvaises confessions !

Ah ! mes enfants, nous dit saint Bernard, voulez-vous avoir une véritable contrition de vos péchés ? Tournez-vous du côté de cette croix où votre Dieu, a été cloué par amour pour vous ; ah ! bientôt vous verrez couler vos larmes et votre cœur se brisera : En effet, mes frères, ce qui fit tant verser de larmes à sainte Magdeleine lorsqu’elle fut dans son désert, nous dit le grand Salvien…, ce ne fut autre chose que la vue de la croix. Nous lisons dans sa vie, qu’après l’Ascension de Jésus-Christ, s’étant retirée dans une solitude, elle demanda à Dieu le bonheur de pleurer toute sa vie les fautes de sa jeunesse. Après sa prière, saint Michel archange lui apparut auprès de sa solitude, planta une croix à la porte ; elle se jeta au pied comme elle avait fait sur le Calvaire, elle pleura toute sa vie avec tant d’abondance, que ses deux yeux étaient semblables à deux fontaines. Le grand Ludolphe rapporte qu’un solitaire demandait un jour à Dieu ce qui pourrait être le plus capable d’attendrir son cœur pour pleurer ses péchés. Dans ce moment Dieu lui apparut tel qu’il était sur l’arbre de la croix, tout couvert de plaies, tout tremblant, chargé d’une pesante croix, et lui disant : «Regarde-moi, ton cœur fût-il plus dur que les rochers des déserts, il se brisera et ne pourra plus vivre à la vue des douleurs que les péchés du genre humain m’ont causées». Cette apparition le toucha tellement que jusqu’à sa mort, sa vie ne fut qu’une vie de larmes et de sanglots. Tantôt il s’adressait aux anges et aux saints, les priant de venir pleurer avec lui sur les tourments que les péchés avaient causés à un Dieu si bon. Nous lisons dans l’histoire de saint Dominique, qu’un religieux demandant à Dieu la grâce de pleurer ses péchés, Jésus-Christ lui apparut avec ses cinq plaies ouvertes, le sang coulait en abondance. Notre-Seigneur, après l’avoir embrassé, lui dit d’approcher sa bouche de l’ouverture de ses plaies ; il en ressentit tant de bonheur, qu’il ne pouvait comprendre que ses yeux pussent tant verser de larmes. Oh ! qu’ils étaient heureux, mes frères, ces grands pénitents, de trouver tant de larmes pour pleurer leurs péchés, crainte d’aller les pleurer dans l’autre vie ! Oh ! quelle différence entre eux et les chrétiens de nos jours qui ont commis tant de péchés ! et point de regrets ou de larmes !… Hélas ! qu’allons-nous devenir ? quelle sera notre demeure ? Oh ! que de chrétiens perdus, parce qu’il faut ou pleurer ses péchés dans ce monde ou aller les pleurer dans les abîmes. Ô mon Dieu ! donnez-nous cette douleur et ce regret qui regagnent votre amitié !

Que devons-nous conclure de ce que nous venons de dire, M.F. ? Le voici : c’est de demander sans cesse à Dieu cette horreur du péché, de fuir les occasions du péché et de ne jamais perdre de vue que les damnés ne brûlent et ne pleurent dans les enfers que parce qu’ils ne se sont pas repentis de leurs péchés dans ce monde et qu’ils n’ont pas voulu les quitter. Non, quelque grands que soient les sacrifices que nous ayons à faire, ils ne doivent pas être capables de nous retenir ; il faut absolument combattre, souffrir et gémir dans ce monde, si  nous voulons avoir l’honneur d’aller chanter les louanges de Dieu pendant l’éternité : c’est le bonheur que je vous souhaite.

Degrés de contrition

Saint Bonaventure, Docteur de l’Eglise, L’Echelle d’or des vertus, ch. 22 – Degrés de la contrition : «I. 1er degré. Se repentir amèrement de tous les péchés mortels. 2ème degré.  Se repentir de tous les graves péchés véniels. 3ème degré. Se repentir des moindres péchés véniels.

«II. 1er degré. Se repentir vivement des péchés qu’on a commis par action. 2ème degré. Se repentir des péchés qu’on a commis des péchés par parole. 3ème degré. Se repentir des péchés qu’on a commis  par pensée et par sentiment.

«III. 1er degré. Se repentir du mal commis. 2ème degré. Se repentir du bien omis. 3ème degré. Se repentir de tout le bien qu’on a laissé se perdre, par ennui, par tiédeur, par impure intention.

«IV. 1er degré. Éprouver de la douleur pour tous les péchés que l’on a commis personnellement. 2ème degré. Éprouver de la douleur pour tous les péchés dont on a été sciemment l’occasion. 3ème degré. Éprouver de la douleur pour tous les péchés, dont on a été l’occasion sans le savoir. D’où ces paroles de David : « Ne vous souvenez pas des fautes de mon ignorance (Ps. 24) ».

«V. 1er degré. Regretter amèrement les péchés manifestes. 2ème degré. Regretter amèrement les péchés cachés que l’on connaît seul devant Dieu, 3ème degré. Regretter amèrement ceux que Dieu seul connaît dans sa lumière, ce qui fait dire à l’Apôtre : « Quoique que ma conscience ne me reproche rien, je ne suis pas justifié pour cela, mais c’est le Seigneur qui est mon juge, il éclairera ce qui est caché dans les ténèbres (I Cor. 4) ».

«VI. 1er degré. Se repentir, à cause du tort que l’on s’est causé à soi-même par le péché. 2ème degré. Se repentir, à cause du tort que l’on causé à la communauté. 3ème degré. Se repentir, à cause de l’outrage fait à Dieu.

«VII. 1er degré. Lorsque dans la contrition la faute seulement est effacée. 2ème degré. Lorsque la faute est effacée ainsi qu’une partie de la peine. 3ème degré. Lorsque la faute est effacée ainsi que toute la peine.

«VIII. 1er degré. Révéler la douleur de son âme purement par l’aveu de ses lèvres. 2ème degré. Révéler la douleur de son âme par les larmes de ses yeux. 3ème degré. Révéler la douleur de son âme par la mortification de sa chair».

 

La pénitence comprend la confession de ses péchés ou le désir de confession si impossibilité

Concile de Trente, session 14, chapitre 4, sur la contrition, 1551, ex cathedra : «il arrive parfois que cette contrition soit rendue parfaite par la charité et réconcilie l’homme avec Dieu avant que ce sacrement ne soit effectivement reçu, il ne faut néanmoins pas attribuer cette réconciliation à cette seule contrition sans le désir du sacrement qui est inclus en elle.

Concile de Trente, Session 6, chapitre 14, sur la justification, 1547, ex cathedra : «… l’absolution par un prêtre, et, de plus, la satisfaction par le jeûne, les aumônes, les prières et autres pieux exercices de la vie spirituelle, non pour remettre la peine éternelle – laquelle est remise en même temps que la faute par le sacrement ou le désir du sacrement -, mais pour remettre la peine temporelle [canon 30 1580] qui, comme l’enseigne l’Ecriture sainte, n’est pas toujours totalement remise …».

Concile de Trente, Session 6, chapitre 14, sur la justification, 1547, ex cathedra : «Aussi faut-il enseigner que la pénitence du chrétien après une chute est très différente de la pénitence baptismale. Elle comprend non seulement l’abandon des péchés et leur détestation, ou « un cœur contrit et humilié » [Ps 50,19], mais aussi la confession sacramentelle de ceux-ci, ou du moins le désir de la faire en temps opportun».

S’il n’y a pas de prêtre disponible, il est recommandé de se confesser en  personne et non pas à distance (Cf. P. Pohle/Preuss, Traité dogmatique Vol. III Pénitence, S. 2, n. III) à une personne catholique (non-hérétique) laïque, en laquelle on a confiance pour l’orthodoxie de la doctrine. Cette confession non-sacramentelle – uniquement s’il n’y a pas de prêtre disponible – bien faite diminue la peine, parce que c’est un acte de vertu. Ce type de confession est une aide réelle pour obtenir la grâce de la contrition. Si on ne connaît pas de personne catholique et en laquelle on ait confiance, il faut offrir à Dieu le désir de se confesser à une personne catholique.

 

L’absolution n’est pas une formule magique qui vous enlève le péché mortel, si vous n’avez pas  été désolé [désolation spirituelle] d’avoir offensé Dieu, et avez été vraiment désolé pour votre péché alors vous êtes pardonné ! C’est quelque chose que vous devez croire parce que Dieu promet de nous pardonner nos offenses, chaque fois que nous voulons nous modifier pour ne plus pécher. Et si une personne n’a pas cette volonté d’arrêter de pécher, alors la confession et la contrition ne seront d’aucune utilité parce que Dieu ne pardonne pas le péché du pécheur qui ne souhaite même pas arrêter de pécher et d’offenser Dieu. Ceci n’est pas à confondre avec le fait de retomber à nouveau dans les anciens péchés, ce que tous les gens peuvent faire. Une âme vraiment repentante cependant ne retombera pas à nouveau dans les anciens péchés (du moins pas les péchés mortels), mais si une personne retombe encore et encore pour le péché d’impureté, par exemple, c’est une indication qu’elle vit une mauvaise vie et qu’elle n’est pas cohérente dans sa vie spirituelle. Lire cette aide en ce qui concerne ces questions : Information spirituelle que vous devez savoir pour être sauvéÀ propos des confessions sacrilèges

Question : Que dois-je faire si je ne peux pas trouver un prêtre pour confesser ? Puis-je confesser mes péchés à un laïc catholique comme une pénitence pour mon péché, mais il ne peut pas me donner une absolution ?

Réponse : Oui. En manque de prêtres pour confesser, vous pouvez toujours choisir de vous confesser à un laïc catholique de confiance (Il faut se confesser en personne et non pas à distance – Cf. P. Pohle/Preuss, Traité dogmatique Vol. III Pénitence, S. 2, n. III). Si vous ne connaissez pas de catholiques dans votre région, vous pouvez alors vous avouer le bon désir. Cela aussi vous sera utile pour le salut, comme l’explique saint Thomas d’Aquin :

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 6, réponse au 3 : «… la force sacramentelle de la Pénitence consiste dans la sanctification du ministre. C’est pour cela que celui qui se confesse à un laïc, bien que de son côté il remplisse ce qui appartient à la confession sacramentelle, cependant il n’obtient pas l’absolution sacramentelle. C’est pourquoi ce qui est produit par le mérite et la peine de la confession lui est compté et diminue d’autant la peine temporelle à laquelle il est tenu, mais il n’obtient pas la diminution de cette peine qui résulte du pouvoir des clefs, et c’est pour ce motif qu’il est tenu de se confesser de nouveau à un prêtre [quand il peut le faire]».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse à la conclusion : «… dans le cas de nécessité, un laïc peut aussi remplacer le prêtre de manière qu’on puisse se confesser à lui ¹».

¹ Note Abbé Drioux, 1854 : Avant saint Thomas et de son temps cet usage était en vigueur. Mais actuellement il n’existe plus… parce que cette espèce de confession n’est nullement de précepte, qu’elle paraîtrait favoriser l’erreur des hérétiques qui prétendent que tout  fidèle est ministre du sacrement.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 1 : «quand la nécessité presse, le pénitent doit faire ce qui le regarde, c’est-à-dire s’exciter à la contrition et se confesser à qui il peut. Ainsi la confession faite à un laïc à défaut de prêtre est sacramentelle d’une certaine manière, quoique le sacrement ne soit pas parfait, parce qu’il manque de ce qui se rapporte au prêtre».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 2 : «quoiqu’un laïc ne soit pas le juge [juridiction] de celui qui se confesse à lui, cependant, en raison de la nécessité, il reçoit absolument le droit de le juger, selon que celui qui se confesse se soumet à lui à défaut de prêtre».

On commence sa confession par le Confiteor et on la termine par un acte de contrition

Confiteor : «Je confesse à Dieu tout-puissant, à la bienheureuse Marie toujours vierge, à saint Michel archange, à saint Jean-Baptiste, aux apôtres saint Pierre et saint Paul, à tous les saints, que j’ai beaucoup péché, par pensées, par paroles et par actions: c’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très-grande faute. C’est pourquoi je prie la bienheureuse Marie toujours vierge, saint Michel archange, saint Jean-Baptiste, les apôtres saint Pierre et saint Paul, tous les saints, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

Que le Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, et qu’après nous avoir pardonné nos péchés, il nous conduise à la vie éternelle. Que le Seigneur tout-puissant et tout-miséricordieux nous accorde le pardon, l’absolution et la rémission de nos péchés. Ainsi soit-il».

Acte de contrition : «Mon Dieu, je suis triste d’avoir offensé votre souveraine majesté. Je regrette tous mes péchés, non seulement parce que j’ai mérité vos châtiments [contrition imparfaite ou attrition], mais surtout parce que vous êtes infiniment parfait et souverainement aimable, et parce que le péché vous déplaît [contrition parfaite]. Je prends la ferme résolution de me corriger et d’éviter les occasions de péché. Dans cette contrition, je veux vivre et mourir».

Ou : «Ô mon Dieu, je suis de tout cœur désolé de vous avoir offensé, et je déteste tous mes péchés, car je redoute la perte du ciel et les peines de l’enfer [contrition imparfaite ou attrition] ; mais surtout parce qu’ils vous ont offensés, mon Dieu, qui êtes tout-bon et digne de tout mon amour [contrition parfaite]. Je prends la ferme résolution, avec l’aide de votre grâce, de confesser mes péchés, de faire pénitence, et de modifier ma vie. Amen».

Ou : « Mon Dieu, je suis triste de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon et aimable et que le péché vous déplaît ; je me propose de m’amender, moyennant votre sainte grâce et de mourir plutôt que de vous offenser mortellement. Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur et par dessus toutes choses ; je me repens de vous avoir offensé. Je déteste mes péchés qui vous ont blessé, vous mon unique et suprême félicité à qui tout amour et toute reconnaissance doit être rendu. Dans l’affection que je vous porte, je me sens disposé au bon Maître, à renoncer à l’amour de toute créature plutôt que de vous offenser encore. Je prends la ferme résolution d’accomplir en tout votre adorable volonté et de fuir les occasions où votre grâce divine serait mise en péril. Seigneur ayez pitié de moi pécheur. Amen ». (Acte de contrition – Principaux points d’examen de conscience d’après Saint Alphonse de Liguori)

La pénitence comprend la satisfaction et l’expiation des péchés

La pénitence comprend la satisfaction ou réparation de la faute, conversion et vie nouvelle selon l’Évangile, et également par des pratiques de pénitence, comme le jeûne, la mortification, la prière, etc.

Pape Jules III, Concile de Trente, sess. 14, chap. 3, sur les parties et les fruits de ce sacrement : «Sont quasi-matière de ce sacrement [de la pénitence] les actes du pénitent lui-même : la contrition, la confession et la satisfaction [1704]. Dans la mesure où ces actes sont requis, parce que d’institution divine, chez le pénitent pour l’intégrité du sacrement, pour une pleine et parfaite rémission des péchés, ils sont dits pour cette raison partie de la pénitence».

La pénitence comprend aussi l’expiation des péchés ou satisfaction pleine et entière des dettes temporelles dues aux péchés pardonnés.

Degrés de la satisfaction

Saint Bonaventure, Docteur de l’Eglise, L’Echelle d’or des vertus, ch. 23, Degrés de la satisfaction : «I. 1er degré. Satisfaire dignement pour ses propres péchés. 2ème degré. Satisfaire pour les péchés des bons. 3ème degré. Satisfaire pour les péchés des méchants.

«II. 1er degré. Faire pénitence pour les péchés de ses parents. 2ème degré. Faire pénitence pour les péchés des étrangers. 3ème degré. Faire pénitence pour les péchés de ses ennemis.

«III. 1er degré. Faire pénitence dans sa propre maison. 2ème degré. Faire pénitence dans le désert. 3ème degré. Faire pénitence dans le cloître.

«IV. 1er degré. Faire pénitence dans un cloître austère. 2ème degré. Faire pénitence dans un cloître plus austère. 3ème degré. Faire pénitence dans un cloître très austère.

«V. 1er degré. Expier ses péchés par des aumônes. 2ème degré. Expier ses péchés par de bonnes œuvres corporelles, comme le jeûne, la prière, les pèlerinages, etc. 3ème degré. Expier ses péchés par des souffrances corporelles, comme les larmes, les disciplines, les cilices, etc. Car il est plus parfait de souffrir avec patience ce qui est pénible que de s’appliquer aux bonnes œuvres».

Dieu accueille la pénitence en paiement de la dette des péchés.

Ézéchiel 18, 21 : «Mais si l’impie fait pénitence de tous ses péchés qu’il a commis, et qu’il garde tous mes préceptes, et qu’il accomplisse le jugement et la justice, il vivra de la vie et ne mourra point».

Ézéchiel 33, 14-16, 19 : «Mais si je dis à l’impie : Tu mourras de mort, et qu’il fasse pénitence de son péché, et qu’il accomplisse le jugement et la justice ; Et que cet impie rende la gage qu’on lui avait confié, et qu’il restitue ce qu’il avait enlevé, et qu’il marche dans les commandements de la vie, et qu’il ne fasse rien d’injuste, il vivra de la vie et il ne mourra pas. Tous ses péchés qu’il a commis ne lui seront point imputés ; il a accompli le jugement et la justice, il vivra de la vie. … Et lorsque l’impie se sera écarté de son impiété, qu’il aura accompli le jugement et la justice, il y vivra».

La pénitence vient d’un cœur humble qui a renoncé à ses péchés et offre un Dieu un cœur contrit et humilié.

Psaume 50, 19 : «Le sacrifice que Dieu désire est un esprit brisé de douleur : vous ne dédaignerez pas, ô Dieu, nu cœur contrit et humilié».

L’âme pénitente ne retombera plus volontairement dans ses péchés car la pénitence c’est quitter son péché.

Saint Bernard, Degrés de l’humilité et de l’orgueil, Neuvième degré de l’orgueil – un aveu qui n’est qu’une feinte, ch. 18, § 47 : «Quiconque est véritablement pénitent, n’a point de répugnance pour les œuvres de pénitence ; il embrasse au contraire, avec patience et sans se plaindre au fond du cœur, tout ce qui lui est imposé pour sa faute dont il a regret».

La pénitence sert à :

  • Faire mourir le vieil homme afin de ressusciter ;
  • Chercher le pardon des péchés et retrouver la grâce ;
  • Retrouver Dieu qu’on a perdu par sa propre faute ;
  • Ne pas entraver mais augmenter la vie de la grâce ;
  • Expier les péchés pour payer la justice divine ;
  • Prévenir les chutes afin de pouvoir résister dans la tentation ;
  • Porter sa croix afin de suivre Jésus et l’imiter ;
  • Préférer Dieu à soi-même ;
  • Conserver la grâce de Dieu ;
  • Augmenter ses mérites et la grâce de Dieu ;
  • A préserver d’autres du péché, ou à leur conversion, ou à leur salut ;
  • A exercer la charité pour Dieu.

Le jeûne est un moyen de pénitence, comme l’aumône, la contrition du cœur, la chasteté du corps et du cœur, la charité et la patience envers le prochain pour Dieu, pour rompre les chaînes du péché.

Isaïe 58, 6-7 : «Le jeûne que j’ai choisi n’est-il pas celui-ci ? Romps les liens de l’impiété, délie les faisceaux accablants [Note Vulg. : Tout ce qui gêne, pèse], renvoie libres ceux qui sont opprimés, et brise tout fardeau. Romps ton pain pour celui qui a faim, et fait entrer dans ta maison les indigents et ceux qui errent sans asile ; lorsque tu verras quelqu’un nu couvre-le et ne méprise point ta chair [Note Vulg. : Tes frères, tes proches]».

 

Jeûne, aumône, patience

Le jeûne est un moyen de pénitence

Le jeûne est une abstention d’œuvres serviles (rendant esclave) pour rompre les chaînes du péché (comme l’aumône, la contrition du cœur, la chasteté du corps et du cœur, la charité et la patience envers le prochain pour Dieu, etc.).

Isaïe 58, 6-7 : «Le jeûne que j’ai choisi n’est-il pas celui-ci ? Romps les liens de l’impiété, délie les faisceaux accablants [Note Vulg. : Tout ce qui gêne, pèse], renvoie libres ceux qui sont opprimés, et brise tout fardeau. Romps ton pain pour celui qui a faim, et fait entrer dans ta maison les indigents et ceux qui errent sans asile ; lorsque tu verra quelqu’un nu couvre-le et ne méprise point ta chair [Note Vulg. : Tes frères, tes proches]».

Le jeûne de nourriture est un moyen et non une fin. Le jeûne est un moyen de mortifier la chair, obéir à Dieu, tourner son cœur vers Dieu. On jeûne pour retrouver la grâce de Dieu qu’on a perdue.

Le jeûne doit être selon les lois de l’Église

Il faut jeûner selon les lois de l’Église, sinon Dieu aura en horreur le jeûne, car la volonté de Dieu est l’obéissance de l’homme à Ses lois (Loi divine : Magistère de l’Église – dogme et vérités de foi, règle de la foi, etc. ; Loi ecclésiastique : précepte, droit canon, décrets, etc. ; Loi naturelle reflet de la loi divine : conscience morale naturelle du bien et du mal).

Châtiez votre chair (corps et âme psychique du vieil homme) pécheresse et rebelle en la mortifiant et en pénitence pour vos péchés qui ont gravement offensés Dieu, mais le jeûne doit se faire dans l’obéissance aux lois de l’Église, car c’est l’obéissance qui compte. Jeûner hors des lois de l’Église, c’est une désobéissance qui ne plaît pas à Dieu, et le jeûne ne sert à rien ; bien pire, jeûner ou se mortifier dans la désobéissance obstinée, c’est un esclavage et un sacrifice offert au démon.

Le jeûne doit être fait dans l’humilité car le jeûne est un moyen de briser les passions par la mortification de la chair pour expier ses péchés, et un pécheur ne saurait s’enorgueillir de son jeûne sous peine de voir son offrande réprouvée par Dieu, comme le pharisien orgueilleux jeûnant deux fois la semaine qui n’est pas justifié, alors que le publicain, qui n’osait pas lever les yeux au ciel mais frappait sa poitrine disant : «O Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur(Luc 18, 9-14)», est justifié.

Le jeûne doit être accompagné de la prière, car jeûner sans prier Dieu c’est jeûner sans Dieu, c’est un jeûne naturel sans mérites surnaturels, ou pire, un jeûne naturaliste (hérésie du Naturalisme), un culte de la nature et une injure à Dieu.

Le jeûne doit être fait par charité (et il ne peut y avoir de charité sans la vraie foi), c’est-à-dire pour l’amour de Dieu.

L’Église catholique enseigne infailliblement que les jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété n’ont d’utilité que pour ceux qui sont dans son sein, et non pour ceux qui sont hors de l’Église, comme ceux qui ne professent pas la vraie foi. Il est donc absolument nécessaire de tenir en premier lieu la vraie foi catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (déclaration infaillible) : «… elle [la Sainte Église] professe aussi que l’unité du corps de l’Église a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

L’aumône

L’aumône est de donner par charité ce que l’on a. Aimer c’est vouloir le bien. L’aumône n’est pas uniquement donner de son argent, mais de ses biens. L’aumône des biens spirituels est encore supérieure. La plus grande charité est de faire l’aumône de ses talents.

Pape saint Grégoire, Homélie sur la parabole des talents (Matthieu 25, 14-30), § 7, 31 décembre 590 : «Ainsi, l’un a reçu la faculté de comprendre : ce talent l’oblige au ministère de la prédication. Un autre a reçu les biens de la terre : de cette fortune, il doit faire l’aumône de son talent. Un autre, qui n’a reçu ni la faculté de comprendre les réalités intérieures, ni une abondante fortune, a cependant appris un métier qui lui assure sa subsistance : son métier même lui est reconnu comme talent reçu. Un autre encore n’a rien eu de tout cela, mais il a peut-être obtenu une place de familier auprès d’un homme riche : cette familiarité est assurément le talent qu’il a reçu. Par conséquent, s’il ne parle pas en faveur des pauvres à son protecteur, il sera condamné pour s’être réservé l’usage de son talent. Toi qui as la faculté de comprendre, prends donc grand soin de ne pas te taire. Toi qui possèdes une abondante fortune, veille à ne pas laisser s’engourdir la compassion qui te pousse à donner. Toi qui connais un métier qui te procure de quoi vivre, applique-toi bien à en partager l’usage et le profit avec ton prochain. Toi qui as tes entrées chez un homme riche, crains d’être condamné pour t’être réservé ce talent en n’intercédant pas auprès de lui pour les pauvres quand tu le peux. Car le Juge qui va venir nous redemandera à chacun en proportion de ce qu’il nous a donné».

C’est donc une aumône de faire bénéficier autrui de ce qu’on a reçu, d’abord des choses spirituelles et ensuite des choses matérielles. Et c’est un péché de ne pas le faire quand on le peut.

 La patience dans les épreuves sert aussi à faire pénitence

Pape saint Grégoire Ier, Homélie sur Luc 21, 9-19, 11 nov. 591 : « Il faut encore savoir que la vertu de patience peut être pratiquée de trois façons, selon qu’il s’agit d’épreuves imposées par Dieu, par l’antique ennemi ou par le prochain. Du prochain, nous supportons persécutions, dommages et injures ; de l’antique ennemi, les tentations ; et de Dieu, les épreuves.

« L’âme doit donc veiller en elle-même avec grand soin sur ces trois terrains : elle ne doit ni se laisser entraîner à rendre au prochain le mal pour le mal, ni se laisser séduire par les tentations de l’ennemi jusqu’à la complaisance et jusqu’au consentement à la faute, ni se révolter contre les épreuves envoyées par le Créateur au point de murmurer [1] contre lui.

« Car pour être parfaitement victorieuse de l’ennemi, notre âme doit à la fois refuser toute complaisance et tout consentement en face de la tentation, se garder de toute haine en face des outrages venant du prochain, et ne pas murmurer en face des épreuves envoyées par Dieu ». (40 homélies de saint Grégoire le grand, Homélie 35 § 9, Les signes précurseurs de la fin des temps)

1 «Murmurer» est un terme biblique très fort, qui exprime un mouvement de violente révolte contre Dieu ou ses représentants.

Le temps est précieux pour faire pénitence et se convertir car le temps perdu est gâché pour toujours et ne reviendra jamais

Homélie du pape saint Grégoire le Grand, 28 jan. 591, sur la parabole des dix vierges (Mt. 25, 1-13) : « … Celui qui a gaspillé le temps favorable à la pénitence vient en vain supplier devant la porte du Royaume. C’est en ce sens que le Seigneur déclare par la bouche de Salomon : « J’ai appelé, et vous avez résisté ; j’ai tendu la main, et personne n’y a fait attention. Vous avez méprisé tous mes conseils, et vous avez négligé mes reproches. Moi aussi, je rirai de votre mort, je me moquerai quand vous arrivera ce que vous craigniez. Lorsqu’une soudaine calamité fondra sur vous et que la mort vous assaillira comme une tempête, quand viendront sur vous la tribulation et l’angoisse, alors on m’invoquera, et je n’écouterai pas ; on se lèvera dès le matin, et l’on ne me trouvera pas » (Pr. I, 24-28). Voyez : ces vierges demandent à grands cris qu’on leur ouvre ; repoussées, elles exhalent leur douleur en adressant au Maître un appel redoublé : « Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ». Mais elles ont beau offrir leurs prières, on les ignore ; c’est qu’en ce jour, le Seigneur abandonnera comme des inconnus ceux que le mérite de leur vie ne lui fait pas reconnaître maintenant pour siens. Le Seigneur ajoute ici bien à propos une exhortation destinée à tous ses disciples : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure ».

«Après le péché, Dieu accepte la pénitence, et si chacun savait quand il doit quitter ce monde, il pourrait se donner un temps pour les plaisirs et un temps pour la pénitence. Mais celui qui a promis le pardon au pénitent n’a pas promis de lendemain au pécheur. Aussi devons-nous toujours craindre notre dernier jour, puisque nous ne pouvons jamais le prévoir.

«Même ce jour où nous vous parlons, nous ne l’avons reçu que comme un répit pour nous convertir, et pourtant nous refusons de pleurer le mal que nous avons fait. Non seulement nous ne nous désolons pas des fautes commises, mais nous en ajoutons d’autres qu’il faudra pleurer. Qu’une maladie nous annoncent une mort prochaine, et nous cherchons une prolongation de vie pour pleurer nos péchés ; mais ce délai que nous demandons alors avec un très ardent désir, nous en jouissons, en ce moment même, sans en faire aucun cas».

Porter sa croix en murmurant et en rechignant, ou par mauvaise volonté, c’est porter la croix du démon. Porter sa croix en l’embrassant, c’est renoncer à soi, c’est le chemin du salut. La pénitence doit se faire à sa propre initiative sous l’inspiration du Saint-Esprit, mais surtout à travers la patience dans les épreuves et circonstances de la vie qui sont les croix que Dieu nous donne et qu’on ne choisit pas.

Prière de contrition

Mon Dieu, je suis triste de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon et aimable et que le péché vous déplaît ; je me propose de m’amender, moyennant votre sainte grâce et de mourir plutôt que de vous offenser mortellement.

Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur et par dessus toutes choses ; je me repens de vous avoir offensé. Je déteste mes péchés qui vous ont blessé, vous, mon unique et suprême félicité, à qui tout amour et toute reconnaissance doit être rendu. Dans l’affection que je vous porte, je me sens disposé, ô mon Maître, à renoncer à l’amour de toute créature plutôt que de vous offenser encore. Je prends la ferme résolution d’accomplir en tout votre adorable volonté et de fuir les occasions où votre grâce divine serait mise en péril. Seigneur, ayez pitié de moi, pécheur. O Dieu, dont la bonté et la puissance sont infinies, excitez dans mon cœur des larmes amères de repentir ; faites que, connaissant mes péchés, je les pleure dans l’amertume de mon âme et en obtienne le pardon.

Dieu éternel et puissant, vous êtes notre Père dans les cieux ! Je confesserai à vous et à votre prêtre sur terre mes infidélités ; manifestez en moi la grandeur de votre bonté, afin que, purifié de toutes souillures, et jouissant de la paix du cœur, je sois délivré non seulement des peines éternelles, mais encore des peines temporelles méritées par mes fautes.

Venez, Esprit-Saint, et remplissez de vos grâces les cœurs de vos fidèles ; illuminez les replis les plus secrets de mon cœur, afin que la vue de mes péchés et de mes imperfections me les fasse regretter, m’en fasse demander humblement pardon, à la plus grande gloire de Dieu et pour le salut de mon âme. Ainsi soit-il.

Acte de contrition parfaite à dire tous les jours si on ne peut pas se confesser faute de prêtre

Mon Dieu, je déteste et j’abhorre tous mes péchés, je les quitte, j’y renonce pour toujours, parce qu’ils vous déplaisent, parce qu’ils offensent votre Majesté infinie, parce qu’ils ont été la cause des souffrances et des douleurs de Jésus-Christ mon Sauveur ; je me propose moyennant votre grâce, de les éviter à l’avenir, de les expier par une sincère pénitence, en offrant pour satisfaire à votre justice, le sang, la mort et les souffrances de Jésus expirant sur la Croix. Je voudrais sincèrement les confesser, mais comme je ne le peux, faute de confesseur, je vous prie de me les pardonner par un effet de votre miséricorde, en m’inspirant pour cela une contrition et une charité parfaite.

Acte de contrition à dire tous les jours

Ô bon Jésus, doux Sauveur de mon âme, du plus profond de mon cœur, je vous demande pardon de tous les péchés que j’ai commis contre votre divine Majesté. Hélas mon Dieu, vous m’avez tant aimé que vous avez versé votre sang précieux pour une créature si détestable. Oh mon Seigneur, que je ne perde point le prix d’une chose si précieuse, que plutôt, ô mon Dieu, je meure de mille morts, que de commettre volontairement un seul péché mortel contre une si grande bonté ; et, quelque mort qui m’advienne, ô bon Jésus, ne souffrez pas que votre pauvre serviteur (ou servante) racheté par votre sang soit damné. Pater noster…, Ave Maria…, Credo… (Messe, litanies et histoire du précieux Sang de N. S. Jésus-Christ, 1866)

Voir :

 

Pratiques et dangers qui ouvrent l’âme à des liens maléfiques et/ou démoniaques

Nature des esprits démoniaques

Les esprits démoniaques sont des êtres sans pitié qui n’hésiteront pas à tenter de profiter de la vie de l’homme à chaque occasion qu’ils le pourront. Que ce soit par un acte volontaire qui crée une porte ouverte dans la vie d’un individu, ou une expérience traumatisante… un esprit démoniaque cherchera à profiter pleinement de ces moments et tenter d’accéder à la vie d’une personne.

Barboter dans l’occulte est de loin le moyen le plus rapide pour les démons de gagner l’entrée dans la vie des êtres humains. C’est parce que la plupart des activités occultes impliquent un contact direct avec des esprits démoniaques. Que ce soit barboter avec des cartes de Tarot, la Ouija, la nécromancie, la sorcellerie, ou tout autre moyen de consultation de mauvais esprits, cela ouvrira certainement la porte sur la voie de l’esclavage démoniaque.

La consommation de drogues augmente également la sensibilité à l’invasion démoniaque dans la vie d’une personne. Les drogues perturbent la cohérence de l’état d’esprit et ouvrent un individu pour être contrôlé par des esprits démoniaques. Par l’utilisation de drogues, une personne se met dans un état dans lequel elle peut voir et avoir accès à des entités démoniaques. Dans l’Apocalypse (par exemple, le chapitre 9, verset 21) des mots rituels sont utilisés. Cela s’est fait à partir de la « pharmakeia, » grecque, qui comprend l’utilisation de drogues pour avoir des hallucinations, dans le cadre de la sorcellerie. Le fait est qu’il existe un lien biblique entre l’usage de drogues et la sorcellerie (accès aux mauvais esprits). C’est donc sans surprise que les personnes qui utilisent des drogues puissent voir les mauvais esprits. Une personne qui consomme des drogues s’ouvre vraiment elle-même à devenir possédée.

Porte d’entrée involontaire des démons

Les cas où les démons entrent dans la vie d’un individu par des moyens involontaires, sont généralement au cours de ces moments où une personne passe par une expérience traumatisante, qui provoque des réactions émotionnelles négatives intenses qui sont supérieures à la normale. Cela peut être une réponse écrasante à une expérience qui provoque un complet envahissement par la peur, la dépression profonde, profonde tristesse, douleurs émotionnelles profondes et différentes émotions négatives qui sont supérieures à la normale.

La colère

La colère est aussi une autre émotion dont les démons ont tendance à se nourrir, surtout quand une personne décide de s’attarder sur le fait d’être en colère en choisissant de s’accrocher à tout ce qui la rend furieuse. Cela ouvrira la porte d’entrée à des esprits démoniaques et les influencera pour faire différentes actions en alimentant davantage leur colère et rage.

Malédiction de génération

Une malédiction de génération est aussi un autre mode involontaire avec lequel les démons entrent dans la vie d’un individu. Comme cela est mentionné dans la Bible, Dieu retient l’iniquité des parents sur les enfants et leurs enfants, et les enfants de leurs enfants. Cela est souvent évident quand un enfant grandit et semble hériter de mauvaises habitudes, de dépendances ou de conditions de leurs parents ou d’autres passées, qu’ils peuvent même n’avoir jamais rencontré.

Cela peut être la toxicomanie, la dépendance à l’alcool, de nombreuses dépendances différentes et différentes maladies et maux. Cela peut être quelque chose qui est passé à une seule personne dans la famille, ou quelque chose dont chaque membre de la famille semble avoir hérité.

Les esprits démoniaques ont été autour depuis de nombreuses années et sont encore constamment à la recherche de leur prochaine cible. Comme le dit la Bible, « le diable rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (I Pierre 5, 8). Pour nous protéger de l’oppression démoniaque et de la possession, nous devons rester à l’écart loin des péchés mortels, de l’occulte et des drogues. Aussi, ne vous attardez pas trop sur les émotions négatives. Pour les cas où nous nous sentons dépassés, il est important de demander conseil et, si nécessaire, demander aussi une pieuse aide spirituelle.

Comment les mauvais esprits entrent-ils ?

Les mauvais esprits entrent par de nombreuses manières, comme indiqué dans les exemples ci-dessous.

Ceux maudits ou condamnés par le péché originel

Dans certains cas, les mauvais esprits entrent par une victime apparemment innocente ou une victime tenue coupable par le péché originel. La victime peut être un bébé à naître qui est maudit dans l’utérus de la mère. La malédiction peut venir du péché originel ou d’un parent jaloux, d’un ami, d’un ennemi, ou même des propres parents de l’enfant.

En réalité, une telle chose, comme une «victime innocente», n’existe pas à l’égard de la possession démoniaque. Hormis ces âmes victimes que Dieu permet d’être possédées et tourmentées pour leur propre bien et le salut des autres, seuls les gens qui sont réellement coupables de péché mortel (ou  même péché véniel délibéré) peuvent devenir possédés par des esprits maléfiques. Tous les nourrissons et les adultes non baptisés sont tenus coupables par le péché originel et sont sous la domination du diable jusqu’à ce qu’ils aient reçu le baptême. Tel est l’enseignement infaillible de l’Église catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 11, le 4 février 1442, ex-cathedra : «En ce qui concerne les enfants, en effet, en raison du danger de mort, qui souvent peut arriver, si une aide n’est mise à leur disposition par un autre remède, elle peut être amenée par le sacrement du baptême, par lequel ils sont arrachés à la domination du diable [péché originel] et adoptés parmi les fils de Dieu, il faut signaler que le saint baptême ne doit pas être différé pendant quarante ou quatre-vingts jours, ou en tout temps en fonction du respect de certaines personnes …». (Denz. 712)

Voici un bon exemple des révélations de Sainte Brigitte quant à l’efficacité du baptême contre les influences du diable :

Le Christ explique pourquoi un garçon de trois ans est tourmenté par un démon : «Même si le garçon est né par la semence du père et de la mère, le diable a toujours le plus grand pouvoir sur lui, car il n’est pas rené par le vrai baptême, mais est seulement baptisé de la façon dont les femmes sont habituées à baptiser, qui ne connaissent pas les paroles de la Sainte Trinité. C’est pourquoi le garçon peut être baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, puis il sera guéri.»

Voir aussi : Le baptême, les étapes pour se convertir à la foi catholique traditionnelle, les étapes pour ceux qui quittent la nouvelle « messe », et le baptême conditionnel
Les victimes de l’oppression démoniaque / possession peuvent également inclure les enfants qui ne sont pas aimés, qui sont maltraités ou victime de violence ou de rejet par les autres enfants, frères, sœurs, parents, etc. L’abus peut varier de la violence sexuelle, à la violence mentale ou la violence physique.

Ceux qui choisissent le mal

Dans d’autres cas, un mauvais esprit peut nous saisir en raison de la participation à de mauvaises pratiques telles que l’occultisme. L’occultisme est une pratique qui consiste en des cérémonies, des rituels, des chants, de la magie ou des activités qui ne sont évidemment pas centrées sur Dieu. Ces activités ou rituels peuvent changer le cours de la nature, la vie de ceux qui sont impliqués dans ces pratiques, et bien sûr, leurs soi-disant victimes innocentes.

  • Le Ouija est un jeu de société occulte populaire, et est également occulte Donjons et Dragons. La cible principale de Satan dans le jeu Donjons et Dragons est notre jeunesse. Avec Donjons et Dragons, les acteurs les plus puissants et efficaces sont ceux qui utilisent la magie. Il s’agit d’un Maître Guide Donjons qui enseigne même aux nouveaux débutants comment communiquer avec les morts, jeter des sorts, et apprendre à chanter. En fait, la plupart, sinon tous les jeux de rôle et jeux de fantaisie comprennent la mauvaise pratique de la magie – en plus d’être des jeux extrêmement violents (par exemple, une de leur principale partie est d’aller autour tuer des gens ou des créatures par magie et par l’utilisation d’armes) ; tout comme les autres jeux (voir les mauvais jeux vidéo) mauvais et interdits dans lesquels jouer et y trouver du plaisir invite également les démons en son âme.
  • L’utilisation de la magie tourne autour des esprits maléfiques, les capacités psychiques et les contacts spirites. La magie est un pouvoir qui n’implique pas Dieu. C’est un pouvoir qui est dérivé de choses telles que le vaudou, la sorcellerie, les religions primitives et le satanisme. La plupart des sorcières qui utilisent la magie jurent qu’elles n’adorent pas Satan mais adorent les dieux et les déesses de la nature (Les dieux et les déesses de la nature ne sont guère Jésus-Christ ! Bien sûr, elles adorent Satan ! Ne laissez pas quelqu’un qui utilise cette occulte pratique vous dire le contraire !). Beaucoup de ces personnes ne sont pas connus parce qu’elles se fondent dans le bien. Elles peuvent être trouvées assister à des services religieux dans toutes les confessions et elles exercent leur magie à côté. Si quelqu’un vous dit que la magie blanche est ok – ne le croyez pas.
  • L’utilisation d’outils occultes / nouvel âge tels que les cristaux, la divination, l’astrologie, les cartes de tarot, boules de cristal, la réincarnation, pendules, Yoga, la méditation transcendantale.
  • Ceux qui font un pacte avec Satan ou participent à des services ou à des rituels sataniques.
  • Aller à des séances de diseurs de bonne aventure, horoscope, ou des réunions de spiritisme dans le but de contacter les morts.
  • Ceux qui utilisent ou l’abus d’alcool ou des drogues tels que le LSD, la cocaïne, la marijuana. Si quelqu’un vous dit que l’aide de drogues est ok – sauf pour raison médicale – fuyez-le.
  • La Luxure, le sexe hors mariage, l’adultère, l’homosexualité (orientation homosexuelle aussi), la masturbation, les préliminaires, les baisers et les touchers sensuels, donner son consentement à des pensées impures et illicites, la contraception, la planification familiale naturelle (PFN ou contrôle naturel des naissances).
  • Ceux qui ont eu ou fait un avortement.
  • Ceux qui tentent de commettre le suicide ou ont des tendances suicidaires.

Voir : Exorcisme et possession démoniaque

Vous pouvez renoncer à un esprit par la prière personnelle de délivrance, mais dans l’ordre pour atteindre la libération, vous devez être préparés spirituellement en faisant un engagement envers Dieu. Vous devez arrêter tout et tous actes de péché (voir Informations spirituelles à savoir pour le salut) et confesser vos péchés. Si vous n’arrêtez pas de mener une vie de péché, étant temporairement libéré de la puissance du diable pour un peu de temps alors que vous êtes sur la terre, cela ne vous sera absolument bénéfique en rien à la fin – et pour l’éternité. Avant de pouvoir renoncer au mal dans votre vie, vous devez avoir besoin de changer et suivre Dieu où qu’Il vous mène.

Liens maléfiques et/ou démoniaques

Les liens maléfiques sont des liens causés par le maléfice (sort lancé par invocation de Satan). Les liens démoniaques sont des sortes d’infestations chez l’homme, dont les effets se situent entre la vexation et l’obsession démoniaque.

Bien qu’ordinairement on parle d’infestation pour les animaux, les objets et les lieux, cependant l’infestation chez l’homme est causée par des pratiques du domaine du démon, comme ce qui est d’ordre ésotérique/occulte, etc., et c’est un mal qui ne tend qu’à grandir, comme un virus. Comme son nom l’indique, ce type de lien est une attache du démon qui entrave la liberté de l’âme, sa conversion, sa foi, et son service de Dieu (Voir ci-après concernant ce que doit faire toute personne qui serait dans ce cas de figure).

Différents domaines et pratiques où ce type de liens est ordinaire :

Bien-être

C’est une porte d’entrée à des croyances erronées et des pratiques soit insensées ou soit dangereuses comme le New-âge.

  • Musiques de relaxation dites « spirituelles »,
  • Massage californien basé sur des concepts énergétiques.
  • Techniques de relaxation Reich (« énergies »), Schultz (auto-hypnose), méditation, etc.
  • Sophrologie basée sur  , le Yoga, le Zen, etc.

Psychohérapie et développement personnel

La psychothérapie est ordinairement inutile car l’âme est créée par Dieu qui est son seul véritable médecin. Le remède mental est est d’ordre spirituel : la prière et la conversion à la foi, la cessation du péché, la crainte et l’amour de Dieu.

  • Psychothérapies incluant le développement personnel spirituel (=naturalisme sans la grâce). Toute psychothérapie qui intègre un ou plusieurs éléments spirituels de développement de soi est dangereuse.
  • Psychothérapies comportementales non cognitives (gestalt, jeux de rôle, etc…)
  • Psychanalyse qui est une théorie hérétique abominable et une fraude fondée par Freud qui rejette le Christ, la grâce de Dieu, son Église et son salut pour les remplacer par la nature, une hérésie de naturalisme (nature cause et fin d’elle-même) complet et même une hérésie contre la loi naturelle, qui exclut même la loi naturelle (conscience morale du bien et du bien) et la notion même de péché originel et actuel, et qui remplace le péché et la grâce par la nature. Cette théorie prend la défense du péché mortel d’impureté et de luxure et est basée : 1° sur le désir sexuel lubrique des enfants – n’ayant même pas l’âge de raison pour commettre un péché actuel – pour lesquels il invente un désir sexuel lubrique refoulé de « l’inconscient » pour leurs parents – y compris le désir sexuel lubrique latent refoulé et l’homosexualité latente des nourrissons ; 2° sur l’hypnose ; 3° sur la nécromancie et l’interprétation des rêves ; et 4° sur la fausse théorie de l’évolution. Freud était un incroyant pour qui la religion était une illusion, un blasphémateur du mariage, un auteur de scandale (cause de la chute d’autrui) et d’abomination pour les enfants (Cf Matt. 18, 5-8). Ces éléments réunis sont des signes évidents de possession démoniaque qui font de Freud et de ses disciples et adeptes des corrupteurs de générations et des tueurs de civilisation.
  • Psychothérapies à aspect « énergétique » (rebirth, reich, etc.).
  • Psychothérapies dites brèves : PNL, méthode Silva, etc.
  • Relaxation avec visualisation et méditation,
  • Hypnose, training autogène de Schultz.
  • Toute thérapie où l’homme est considéré comme un esprit dans un corps (contraire de l’âme).
  • Méthodes du Dr Murphy (pouvoir du subconscient, etc.) et d’autres similaires.

 Maîtrise spirituelle de la nature

  • Manipulation des énergies,
  • Pendule (spiritisme), baguette de sourcier
  • Certaines pratiques d’arts martiaux (maîtrise de l’énergie),
  • Certaines discriminations alimentaires (maîtrise de la nature), macrobiotique

Pensée magique

  • Action sur la nature par l’occultisme (ce qui est caché).
  • Penser que l’esprit peut exercer un pouvoir sur la matière ;
  • Exercice de pouvoir mental sur le cours des choses ;
  • Utiliser des formules assurant le résultat ;
  • Se servir de rites pour obtenir une efficacité ;

Voir : Sorcellerie, magie, ésotérisme, occultisme

Techniques et exercices spiritualisants

Toutes les formes de spiritualisations naturalistes de l’homme :

  • Le yoga (qui est une religion rendant un culte aux démons)
    • Hatha yoga : postures fondées sur l’ouverture des chackras (centres occultes) et la circulation de l’ »énergie » y compris les postures des doigts (mudras), faites pour adorer des démons, mais présentées comme une sorte de gym.
    • Kriya yoga : respirations dans un but de « purification » ;
    • Raja yoga : méditation avec ouverture sur « l’infini » ;
    • Bhakti yoga : rituels, mantras, chants « sacrés » et culte des faux dieux ;
    • Jnana yoga : « sagesse » naturaliste ;
    • Karma yoga : service relatif au karma et à la réincarnation ; etc.
  • Tai-chi chuan,
  • Qigong,
  • Méditation transcendentale,
  • Zen (bouddhisme), Taoïsme, mantras (phrase répétitives pour prier des « divinités »).
  • Relaxation avec concentration-visualisation-méditation

Discernement spirituel, voir : TaoïsmeméditationQigong, Tai-chi chuanyogareiki

Ésotérisme et occultisme

  • Tous « arts » divinatoires,
  • Voyance,
  • Astrologie (influences occultes des planètes sur l’âme),
  • Toutes les mancies (divination pour connaître l’avenir selon différents supports) comme : Acutomancie avec des aiguilles ; Aéromancie avec les formes aériennes ; Alectryomancie avec un coq qui picore ; Alphitomancie avec un pain d’orge ; Anthropomancie avec les entrailles d’hommes ; Apanthomancie avec la rencontre fortuite d’un animal ; Austromancie avec les vents ; Axinomancie avec une hache ; Bactromancie avec des baguettes ; Bibliomancie avec des livres sacrés ; Biomancie à travers le vivant ; Bolomancie avec des flèches ; Botanomancie avec des plantes ; Cafédomancie avec du marc de café ; Capnomancie avec  de la fumée ; Catoptromancie avec un miroir ; Cartomancie avec des cartes (cartes à jouer, tarots, etc) ; Céphalomancie avec une tête d’âne dans un feu ; Ceromancie avec des gouttes de cire chaude dans l’eau ; Chalcomancie avec les sons de récipients en cuivre ; Chiromancie avec les lignes de la main ; Cristallomancie avec une boule de cristal ; Cromniomancie avec  la croissance des oignons ; Cylicomancie avec un vase rempli d’eau ; Daphnomancie avec des feuilles de laurier ; Démonomancie grâce aux démons ; Encromancie avec des taches d’encre ; Félidomancie par le comportement des chats ; Floromancie avec des fleurs ; Gélomancie par les rires hystériques ; Géomancie avec des cailloux jetés ou des éléments de la terre disposés dans la nature ; Halomancie avec du sel jeté au feu ; Hippomancie avec des chevaux ; Hydromancie avec de l’eau ; Ichthyomancie avec des têtes et entrailles de poissons ; Keromancie : voir Ceromancie ; Lithomancie avec les cailloux et les pierres ; Lychnomancie / lampadomancie avec des lampes ou des bougies ; Macharomancie avec des couteaux, des poignards ou des épées ; Margaritomancie avec une perle dans un pot ; Métopomancie avec les rides du front ; Myomancie avec des rats ou des souris ; Nécromancie en évoquant les morts ; Nephalomancie par le déplacement des nuages ; Œnomancie avec la couleur, l’aspect et le goût du vin ; Omphalomancie avec le nombril (ombilic) ; Oniromancie par l’interprétation des rêves ; Onychomancie avec les taches des ongles ; Ophiomancie avec les serpents ; Ovomancie avec un blanc d’œuf dans l’eau ; Phyllorhodomancie avec des pétales de rose ; Podomancie avec la plante des pieds ; Pyromancie avec la fumée ou les flammes ; Scapulomancie avec l’omoplate de certains animaux ; Sciomancie (V. Nécromancie) ; Sélénomancie en étudiant la lune ; Sidéromancie avec de la paille sur du fer chauffé ; Sycomancie avec des feuilles de figuier ; Taxomancie avec des feuilles de thé ; Thédomancie avec du thé ; Tyromancie avec le fromage ; Uromancie avec l’urine ; Xylomancie avec du bois et des branches ; Zoomancie avec  les animaux.
  • Yi-king (divination avec trigrammes/héxagrammes taoistes),
  • Runes, (divination avec alphabet nordique), etc.
  • Paganisme, satanisme, celtisme, druidisme
  • Sorcelleries, magies, vaudoos
  • Spiritisme,
  • Shamanisme (mélange de spiritisme et sorcellerie)
  • Marabouts,
  • Cabbale, etc.

Voir Esotérisme/occultisme

Naturalisme

  • Alchimie,
  • Théosophie (H. P. Blavatsky : culte luciférien),
  • Anthroposophie (R. Steiner : culte luciférien),
  • Gurdjieff (développement harmonique de l’homme : new-âge)
  • Matérialisme,
  • Utilitarisme,
  • Écologie érigée en croyance quasi-religieuse,
  • Pratiques spiritualisant ou divinisant l’homme par sa nature (la nature utilisée elle-même pour se diviniser),
  • Sacralisation de la nature,
  • Philosophies naturalistes (la nature a elle-même pour fin), etc.
  • Panthéisme (Dieu et la nature sont un)

Voir Naturalisme

New-âge (« nouvel-âge »)

  • Pensée positive (naturalisme opposé à la grâce et providence),
  • Influence de l’esprit sur la matière, concept de la nature humaine comme un esprit dans un corps, (opposé à la nature de l’âme),
  • Développement de sa conscience spirituelle,
  • Nature divine de la créature (création), et de l’homme

Voir New-âge

Médecine traditionnelle chinoise

La médecine chinoise est issue et fait partie du taoïsme, du tao « voie de la juste mesure » pour devenir immortel par alchimie du yin-yang par le tao.
Selon le taoïsme, le yin et le yang – principes intranscriptibles – sont les deux principes, de toute chose dans l’univers, qui s’interpénètrent, se contiennent, s’harmonisent et se transmutent mutuellement. Le taoïsme est une religion naturaliste.

Les concepts yin-yang taoïstes théorisent des fausses croyances d’ordre préternaturelles (dons pour perfectionner la nature) liées à :

– des énergies : qi ou chi (énergie=yang et matière=yin),
– des entités : « immortels » (paganisme et spiritisme),
– des concepts yin-yang de la nature (alchimie),
– le tao : voie spirituelle de divinisation.

Ces croyances, concepts et pratiques ésotériques et occultes sont totalement inacceptables dans le cadre thérapeutique, quand ce ne sont pas tout simplement des mensonges : Les pratiques taoïstes – de près ou de loin – sont à éviter.

Dérivés du taoïsme :

  • Yi king (divination à base yin et yang),
  • Feng shui (harmonie du yin et du yang des lieux, jardins zen japonais, intérieurs « zen »),
  • Méditation taoïste (harmonie du yin et du yang dans l’esprit et le corps, méditation « zen »),
  • Diététique taoïste (harmonie du yin et du yang dans l’alimentation),
  • Médecine taoïste (harmonie du yin et du yang pour la santé),
  • Taïchi et Qi Gong, et d’autres (gymnastique d’harmonie du yin et du yang dans le corps et l’esprit),
  • Vie monacale taoïste (poursuite de l’immortalité selon les mêmes principes par une ascèse),
  • Mode de vie taoïste (principes du tao appliqués à la vie courante),
  • Philosophie taoïste (mode de pensée fondé sur les principes du tao),
  • Mode yin-yang (mode grand public à travers les opinions ou l’affichage du symbole yin-yang, mode « zen »),
  • Sexualité du tao (mêmes applications à la sexualité),
  • Communication, invocation et culte avec les « immortels » (spiritisme et idolâtrie),
  • Magie taoïste (occultisme et invocations).

Le taoïsme et le yin-yang sont aussi associés à l’astrologie chinoise, au feng-schui, à la transmission et circulation du Ch’i ou Qi, des « énergies », à la divination, à la numérologie, à l’alchimie, etc. Le taoïsme est en fait une fausse religion naturaliste et un occultisme alchimique.

Voir Taoïsme

Acupuncture
L’acupuncture signifie piqûre d’un point et prétend utiliser les « méridiens » et la circulation Qi / Ch’i censé être « l’énergie vitale ». Les « méridiens » seraient des sortes canaux énergétiques véhiculant « l’énergie vitale » Ch’i ou Qi. Ces « méridiens » auraient soi-disant été mis en évidence sous scintigraphie isotopique avec du thallium et du technétium au Val-de-Grace et à Necker par le Dr Darras en 1985 : c’est un mensonge total. (Plusieurs études de neuroscience sur l’acupuncture révèlent que la puncture profonde produit un effet neurologique d’inhibition, c’est-à-dire une réponse non spécifique (inhibition au lieu de stimulation) dans la zone de l’hippocampe et un abaissement du seuil de la douleur par inhibition du centre de la conscience de la douleur.  L’acupuncture superficielle n’est qu’épidermique et ne stimule que la peau : le cerveau répond comme pour un pincement.)

L’acupuncture est taoïste, fondée sur le Tao, l’alchimie yin-yang, les « énergies » du  Qi ou C’hi, les « énergies » cosmiques, etc.

SI VOUS AVEZ APPROCHÉ (OU CRU) OU PRATIQUÉ TOUTE CHOSE CI-DESSUS, comme l’ésotérisme, l’occultisme, le spiritisme, l’astrologie, la sorcellerie, la magie, l’hypnotisme, le reiki, le yoga, le Tai-chi chuan, le Qi gong, la méditation transcendentale, le Zen, le Tao, la méditation transcendantale, le New âge, toutes espèces de sectes orientales ou autres ; avec des pranothérapeutes, des qi-thérapeutes, faux-guérisseurs, magnétiseurs, des personnes qui soignent par imposition des mains, passes magnétiques ou radiesthésie (pendule), avec des voyants, mages, devins, cheikhs, marabouts, gourous, cartomanciens (qui lisent dans les cartes), chiromanciens (qui lisent dans les lignes des mains), nécromanciens (qui consultent les esprits des défunts) ; si vous avez cherché à connaître l’avenir, même par jeu dans les tarots et les horoscopes, porté des porte-bonheur (talismans, amulettes, signe zodiacal, bracelet, bijoux, etc.) avec un pouvoir ; si vous avez fait ou si l’on a fait pour vous des préparations occultes, prononcé des formules, ou fausse prière inversée, ou répété des mots secrets (mantras, etc.), fréquenté des lieux empoisonnés par la sorcellerie, le vice ou la dépravation morale, passé un pacte avec Satan, fait de la magie, etc., évoqué les morts, lancé des sorts, proféré des malédictions ou des blasphèmes :

VOUS DEVEZ VOUS RENDRE COMPTE que par ces pratiques, vous avez donné à Satan un certain droit sur votre âme, et en plus que vous êtes dans l’abomination devant Dieu (Deutéronome 18, 10-13).

VOUS DEVREZ VOUS CONFESSER (si vous êtes baptisé), s’il y a un prêtre valide disponible non-hérétique notoire de fait : 

Voir :  Sur les sacrements d’hérétiques en ces temps de la grande apostasie

VOUS DEVREZ NÉCESSAIREMENT REGRETTER AMÈREMENT devant Jésus-Christ et tout faire pour Lui demander la contrition et le pardon, MÊME SI CES ÉVÉNEMENTS SONT ANCIENS et si à l’époque, vous n’étiez pas conscient de L’offenser.

Voir : Sur la pénitenceSur le sacrement de pénitence et la contrition, et sur la réception du pardon sans absolution sacramentelle

VOUS DEVEZ VOUS DEBARRASSER sans tarder de tous les objets occultes : bagues, médailles, pentacles, ceintures, signes du zodiaque, œil bleu, fers à cheval, talismans, gris-gris, poudres, parfums et encens orientaux, masques ou statuettes de divinités païennes, ouvrages ésotériques, insignes de sectes, etc. On doit brûler ces objets si possible et ne pas les jeter aux ordures ou dans les toilettes. Les cendres restantes ou les objets incombustibles seront immergés dans l’eau courante d’un fleuve ou dans la mer en faisant une prière à Jésus pour leur destruction. Certains objets sont maléficiés par la magie, la sorcellerie et l’invocation de démons ou de Satan, et il ne faut même pas les toucher. Des prêtres exorcistes ont payé cher, parfois des années, pour avoir négligé les précautions ou omis de prier avant de toucher ou de déplacer ce type d’objets maléficiés.

VOUS DEVEZ obligatoirement :

  • Renoncer immédiatement aux pratiques occultes ;
  • Cesser toute sorte de pratique décrite ci-dessus, de près ou de loin ;
  • Vous débarrasser immédiatement des objets maléficiés (pas n’importe comment, voir plus haut) ;
  • Rompre tout lien avec les personnes concernées (enseignants, compagnons de pratiques, etc.) ;
  • Dire le Rosaire pour vous convertir, pour être éclairé, pour pouvoir être sauvé et pour détruire les liens contractés par vos pratiques sataniques ;
  • Par dessus tout vous convertir à la vraie foi catholique (Voir aussi Doctrine que l’on doit connaître sur le dogme catholique pour être sauvé).
  • Recevoir le Baptême – avec préalablement l’adhésion totale à la foi catholique – si vous n’êtes pas baptisé.
  • Prier la Sainte Vierge et invoquer la protection du Sang de Jésus.
  • Prier quotidiennement et avec persévérance le saint Rosaire de quinze dizaines : Le saint Rosaire est exorcisant
  • Vous servir des sacramentaux avec Foi : eau bénite, sel, huile, encens liturgiques exorcisés – pas n’importe quel encens –, les cierges bénits, la Croix, les médailles et images saintes.
  • Porter le saint scapulaire marron/brun de Notre Dame du mont Carmel.
  • Recevoir le sacrement de Pénitence (Confession) ; Communion si disponible.
  • Se servir de l’eau bénite particulièrement puissante (comme aussi le sel, l’huile et l’encens exorcisés).  Sans prêtre pour bénir l’eau on peut faire une prière pour demander à Dieu de bénir l’eau (par exemple avec le saint Rosaire), et s’en servir comme une eau sanctifiée efficace, car tout est sanctifié par la prière avec foi.
  • Se servir des autres sacramentaux : huile bénite et exorcisée, eau bénite mélangée au sel et exorcisée, encens exorcisé, autres scapulaires, etc.
  • Porter et utiliser la médaille miraculeuse de la très sainte Vierge.
  • Porter et utiliser la médaille de saint Benoit la seule de l’Église comportant une prière d’exorcisme.
  • Dire des prières de libération en spécifiant en plus, pour certaines pratiques et objets : nom de la science occulte, de la secte, du mage, de la divinité ou du démon auquel on s’est adressé ; et pour certains lieux : pratique maléfique qui l’infeste, sensation de malaise, disputes continuelles, bruits étranges, chutes d’objets, ou autres phénomènes étranges, etc.