Haïr ce que Dieu hait, aimer ce que Dieu aime – L’obéissance à la Foi

Sommaire

  • Pour pouvoir haïr ce que Dieu hait et aimer ce que Dieu aime, il faut nécessairement d’abord s’humilier sous la main de Dieu
  • L’homme ne doit pas chercher à aimer Dieu en dehors de ce que Dieu Lui-même donne : La sainte foi catholique
  • Qui n’a pas été humilié par Dieu ne sait rien – Qui ne s’est pas humilié est un escroc
  • «s’il n’écoute point l’Église qu’il te soit un païen et un publicain» (Matthieu 18, 17)
  • Dieu hait le péché
  • Dieu aime l’obéisaance

 

Pour pouvoir haïr ce que Dieu hait et aimer ce que Dieu aime, il faut nécessairement d’abord s’humilier sous la main de Dieu

I Pierre 5, 6 : «Humiliez-vous donc sous la main puissante de Dieu pour qu’il vous exalte au temps de sa visite».

Au temps de sa visite, c’est-à-dire au jour de la mort, ou du jugement, ou de la délivrance lorsqu’Il viendra examiner les œuvres de chacun de nous, c’est le sens de ce terme «visite» en plusieurs endroits de l’Écriture (cf Abbé Calmet, 1730).

Ce que Dieu dit au temps de sa visite, ou en venant examiner dans le cœur les œuvres de chacun (à méditer attentivement sérieusement) :

Proverbes 2, 20 : «…marches dans une bonne voie et … gardes les sentiers des justes».

Proverbes 3, 7. 9. 13 : «Ne sois pas sage à tes propres yeux ; crains Dieu et éloigne-toi du mal. Honore le Seigneur de ton bien, et donne-lui des prémices de tous tes fruits. Bienheureux l’homme qui a trouvé la sagesse et qui est riche en prudence».

Proverbes 4, 15 : «Fuis-la [la voie des méchants], n’y passe pas : détourne-toi et abandonne-la».

Proverbes 14, 2 : « Celui qui marche par un droit chemin, et qui craint le Seigneur, est méprisé par celui qui marche dans une voie infâme».

Proverbes 19, 14 : « C’est par le Seigneur proprement [Lui-même] qu’est donnée une femme prudente».

Ecclésiastique 16, 19 : « En un même temps, les montagnes, et les collines, et les fondements de la terre, lorsque Dieu les regardera, s’agiteront dans l’effroi ».

Ecclésiastique 18, 20 : « Avant la maladie, emploie le remède ; et avant le jugement, interroge-toi toi-même, et devant Dieu tu trouveras propitiation [sacrifice]».

Ecclésiastique 23, 31 : « Et il [le puni, le mis en fuite, le pris] sera un déshonneur aux yeux de tous, parce qu’il n’a pas compris la crainte du Seigneur».

Ecclésiastique 27, 18 : «Aime ton prochain [cf Luc 10, 29-37], et sois uni à lui avec fidélité ».

La crainte de Dieu est le premier fondement pour haïr ce que Dieu hait et aimer ce que Dieu aime.

Dieu examine chaque moindre recoin du cœur :

I Rois (I Samuel) 16, 7 : «moi je ne juge point selon le regard de l’homme, car l’homme voit ce qui paraît, mais le Seigneur regarde le cœur».

Le cœur ! Voilà où le Seigneur nous humilie pour nous élever, là où il nous fait connaître qui Il est – Dieu est Charité (1 Jn 4, 7) – mais le cœur doit être dans la vérité, qui est la vérité de la foi divine et catholique ou la vraie foi catholique traditionnelle, seule intègre et sans tache, sinon c’est un cœur dans le mensonge qui ne connait pas Dieu et d’où ne sortent que des choses immondes. Il n’ y a pas de charité hors de la vraie foi et Dieu ne fait pas miséricorde hors de la Foi (même s’Il donne des grâces hors de l’Église afin d’ordonner les âmes à l’Église, c’est-à-dire pour qu’elles se convertissent à la vraie foi et puissent devenir ou redevenir membres de l’unique véritable Église catholique).

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9, 6 janv. 1928 : «Le fondement de la charité est la foi pure et sans tache».

Il n’y a pas de charité sans la vraie foi. Beaucoup parlent d’amour et de miséricorde là où Dieu lui-même ne l’applique pas, ou hors de la vraie foi et se leurrent eux-mêmes. Ceux qui se font leur propre foi fabriquée, refusent de se soumettre au Christ et ils ne peuvent pas faire cela sans nier implicitement la divinité du Christ, car s’il croyaient vraiment en la divinité du Christ il lui obéiraient comme la créature devant son Créateur : ils obéiraient à ses commandements de baptiser et fonderaient leur foi sur le dépôt donné à l’Église fondée sur l’infaillibilité de Pierre et obéiraient au Magistère infaillible de l’Église qui seule interprète les Écritures.

Jean 18, 37 : «Quiconque est de la vérité écoute [obéit] ma voix».

Jean 8, 47 : «Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu. Et si vous ne les écoutez point, c’est parce que vous n’êtes point de Dieu».

I Jean 4, 3 : «Et tout esprit qui détruit [dissout] Jésus n’est point de Dieu, et celui-là est l’Antéchrist».

I Jean 4, 6 : «Nous, nous sommes de Dieu. Qui connaît Dieu nous écoute ; qui n’est pas de Dieu ne nous écoute point ; et c’est à cela que nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Dei Filius, 3ème session, 1870 ex cathredra : «Puisque l’homme dépend totalement de Dieu comme son créateur et Seigneur, et que la raison créée est complètement soumise à la Vérité incréée, nous sommes tenus de présenter par la foi à Dieu qui se révèle, la soumission plénière de notre intelligence et de notre volonté».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela  ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [religion d’homme] PLUTÔT QU’À DIEU».

Mais non, aujourd’hui la plupart «iront dans l’enfer avec Satan et ses anges» (Matthieu, 25, 41 ; Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441) avec leur fausse foi de l’homme et fabriquée par l’homme contre Dieu, et leur idolâtrie de l’homme en fondant leur foi sur des hommes et théologiens faillibles au lieu du dogme infaillible révélé et donné par Dieu. C’est pourquoi la plupart parlent à faux de la miséricorde de Dieu en dehors de la vérité de la foi, et c’est la raison pour laquelle ils appliquent la miséricorde là où Dieu ne l’applique, parce qu’ils ne sont pas de la vérité, mais ont le diable et le père du mensonge pour père.

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3ème sess. ch. 3, 1870, ex cathedra : «Parce que « sans la foi il est impossible de plaire à Dieu » [He 11, 6] et d’arriver à partager la condition de ses fils, personne jamais ne se trouve justifié sans elle, et personne, à moins qu’il n’ait « persévéré en elle jusqu’à la fin » [Matt 10, 22 ; 24, 13] n’obtiendra la vie éternelle».

L’homme ne doit pas chercher à aimer Dieu en dehors de ce que Dieu Lui-même donne : La sainte foi catholique

C’est seulement par la foi, avec la foi, dans la foi, et pour la foi, qu’on peut haïr ce que Dieu hait, et l’aimer avec Son Amour qui est le Saint-Esprit : «Le fondement de la charité est la foi pure et sans tache» (Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9).

Avez-vous bien entendu ? Pas de charité sans la vraie foi catholique ou traditionnelle.

Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu».

Hébreux 10, 38 : «Le juste qui m’appartient vit de la foi ; s’il se retire [de la vraie foi] il ne plaira plus à mon âme».

Commentaire de l’Écriture de Héb. 10, 38, pères et exégètes, Abbé Calmet, 1730 : «Dans cet endroit-ci saint Paul applique aux incrédules, aux impies, aux apostats du Christianisme, ce qu’Habacuc disait des incrédules de son temps. Ceux qui abandonneront la foi qu’ils ont embrassée, ou qui regarderons tout ceci comme de vaines menaces, éprouveront toute la violence de la colère de Dieu [Sa Justice sans Sa Miséricorde] ; mais les justes, les fidèles, les gens de bien qui craindront le Seigneur, et qui persévéreront dans la foi, vivront dans l’éternité et jouiront des récompenses qui leurs sont préparées».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Dieu regarde le cœur (I Rois ou I Samuel 16, 7), et ce n’est que dans la vraie foi – c-à-d dans la véritable Église – qu’on peut plaire à Dieu, ce n’est que dans cette vraie foi et cette unique Église qu’on peut adorer Dieu en esprit et en vérité (Vienne Décrets 380 ; Grégoire XVI, Summo Iugiter 6) – qui est haïr ce qu’il hait et aimer ce qu’il aime – pas dehors. La conversion à la vraie foi est la première de toutes les nécessités. C’est la raison pour laquelle Dieu nous dit :

I Pierre 5, 5 : «Dieu résiste aux superbes et donne sa grâce aux humbles».

Commentaire des Pères, exégètes, Abbé Calmet OSB sur I Pierre 5, 5 «Dieu s’oppose aux superbes, il les humilie, et les rends souvent méprisables aux yeux des hommes. Il leur refuse les grâces qu’ils méprisent ou qu’ils ne demandent point ; pendant qu’Il écoute les prières des humbles, qu’Il les prévient de ses grâces, qu’Il récompense leur fidélité, qu’Il les comble de gloire souvent dès ce monde, et toujours dans l’éternité bienheureuse».

Proverbes 3, 34 : «Il se jouera des moqueurs et donnera sa grâce à ceux qui sont doux».

Qui n’a pas été humilié par Dieu ne sait rien – Qui ne s’est pas humilié est un escroc

II Corinthiens 10, 18 : « Car ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, mais celui que Dieu recommande ».

Venez, amis, dans la véritable Église une sainte, catholique et apostolique qui est un reste en ces derniers temps de la fin, ces derniers jours. Voyez ennemis, Dieu vous écrase avant de vous jeter en enfer, si vous résistez, avec Satan ; c’est pour maintenant, c’est pour ces derniers temps de la fin, c’est pour ces derniers jours.

Romains 11, 32 : «Car Dieu a enfermé tout dans l’incrédulité pour faire miséricorde à tous».

«Dieu a enchaîné les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde». – Saint Augustin, Confessions

Oui, dans la vraie foi, c’est-à-dire dans Son Église pas en dehors. Dieu offre sa miséricorde à tous, mais très peu la reçoive dans leur cœur dans la vérité ; la plupart sont damnés et très peu sont sauvés.

Aujourd’hui, en ces temps de la fin, l’Église est un petit reste, qui est le reste de ceux qui gardent ou reviennent ou se convertissent à la vraie foi catholique traditionnelle, ceux qui obéissent aux dogmes catholiques (Le repentir est d’abord nécessaire en s’humiliant devant Dieu et c’est une grâce, mais le repentir n’est pas se convertir. Le repentir ne suffit pas ordinairement pour tenir la foi et pour le salut. Après s’être repenti on ne change pas complètement de vie, comme c’est le cas après s’être converti).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés [manifestes], et CHASSÉ LOIN D’ELLE tous ceux qui ne pensaient pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine».

Et les temps sont courts pour se convertir et pouvoir être sauvé. Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et Il a institué Son Église pour cela, dont l’arche du déluge (qui sauva seulement huit personnes sur terre) est une figure. L’Écriture et l’Église enseignent que peu sont sauvés. La vraie foi catholique est absolument nécessaire pour le salut, et uniquement les vrais catholiques sont chrétiens, et il n’y a pas de Charité sans la vraie Foi.

Matthieu 5, 37 : «Que votre langage soit : Oui, oui : Non, non ; car ce qui est de plus, vient du mal».

«s’il n’écoute point l’Église qu’il te soit un païen et un publicain» (Matthieu 18, 17)

Ces paroles de l’Écriture, comme toutes les autres enseignées par le Magistère, doivent être crues de foi divine et catholique.

Concile du Vatican, 3ème session, chap. 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [c-à-d non-catholique] et un publicain [c-à-d pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Dieu hait le péché

Dieu hait le péché. Le plus grave de tous les péchés est le péché contre la sainte foi. Cela inclut les abominations des pratiques démoniaques, l’ésotérisme, les péchés contre la loi naturelle, le schisme, l’ hérésie et l’apostasie, l’ignorance coupable de la foi, et la mauvaise volonté à obéir à la foi et à la règle de la foi.

Par conséquent, ce que Dieu hait le plus est le péché contre la sainte foi, la désobéissance à la foi, le refus de la vérité, le manque d’obéissance à Sa Parole qui est Son Verbe, le manque d’obéissance à son Saint-Esprit et le manque d’obéissance à Sa Sainte Église divinement instituée, ainsi que le manque d’obéissance à la vérité de la loi naturelle. C’est pourquoi ceux qui ne s’intéressent pas plus que cela à la vérité en général d’ordre naturel, ne parviendront pas à la vérité d’ordre surnaturel. C’est pourquoi ceux qui prétendent être « spirituels », ou « catholiques », ou « traditionalistes », ou « de Dieu », etc., mais ne vivent pas dans la vérité de la vraie foi catholique traditionnelle sont des hypocrites et des antichrists, car Jésus-Christ est la vérité en Personne, Dieu, et ceux qui nient une seule de ses Paroles nient que Jésus-Christ est Dieu.

Le premiers parents des hommes, Adam et Ève, eurent leur libre arbitre mis à l’épreuve par  l’obéissance afin d’aimer Dieu librement, et ils péchèrent par désobéissance, transmettant le péché à tous les hommes par génération. Depuis la Rédemption accomplie par Jésus-Christ, l’épreuve est la même :

L’obéissance à la vérité que Dieu nous a révélée dans Son Église : Tous les baptisés sont tenus d’obéir à la vérité révélée sous peine de péché contre la foi, d’être exclus de l’Église et du salut ; Les non-baptisés sont ordonnés à la Foi en suivant la loi naturelle et les grâces que le Seigneur leur donne pour arriver à la foi. Peu obéissent, c’est pourquoi peu sont sauvés. 

Matthieu 5, 37 : «Que votre langage soit : Oui, oui : Non, non ; car ce qui est de plus, vient du mal».

Aujourd’hui, la plupart sont perdus, par leur indifférence, ou par paresse de s’instruire, ou par leur mauvaise volonté d’obéir et de se couper de ce qui empêche d’obéir à la foi, ou carrément par hérésie ou apostasie.

Dieu aime l’obéissance

Dieu aime la vertu, et la première de toutes les vertus est la sainte foi (la foi et à la règle de la foi). La vraie foi est le fondement en dehors duquel il n’y ni vérité, ni humilité, ni charité, ni mérite pour la vie éternelle, ni miséricorde. Dieu n’exerce pas sa miséricorde hors de ce qui est ordonné à la sainte foi (pour la foi puis dans la foi).

Par conséquent, ce que Dieu aime le plus est l’obéissance à la sainte foi, comme on le voit dans les Évangiles avec Marie le modèle de Lc 1, 38, le centurion de Lc 7, l’aveugle de Lc 18, 35, etc. Dieu préfère à tout  l’obéissance à la vérité de la foi, l’obéissance à Sa Parole qui est Son Verbe, l’obéissance à son Saint-Esprit et l’obéissance à Sa Sainte Église divinement instituée, ainsi que l’obéissance à la vérité de la loi naturelle. C’est pourquoi ceux qui courent après la vérité en général d’ordre naturel, parviendront à la vérité d’ordre surnaturel. C’est pourquoi ceux qui vivent dans la vérité de la vraie foi catholique traditionnelle plaisent à Dieu. Se soumettre promptement et immédiatement à la sainte foi, c’est déjà se donner tout entier à Dieu ; Dieu veut qu’on se donne entièrement à Lui sans se réserver rien, car Il veut Lui-même se donner à ceux qui l’aiment pour leur plus parfait bonheur. C’est là la véritable humilité. C’est pourquoi ceux qui n’obéissent pas promptement ne plaisent pas à Dieu.

Saint Paul aux Romains 16, 25-26 : «Et à celui qui est puissant pour vous affermir dans mon évangile, et la prédication de Jésus-Christ, selon la révélation d’un mystère, qui étant resté caché dans tous les siècles passés, qui maintenant a été découvert par les écritures des prophètes, suivant l’ordre du Dieu éternel, pour qu’on obéisse à la foi…».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «… ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

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La plupart ne parviennent pas à obéir à la vraie foi catholique traditionnelle parce qu’ils n’aiment pas assez Dieu pour obéir à ses commandements et se sont préférés eux-mêmes, parce qu’ils ne détestent pas vraiment le mal et le mensonge et n’aiment pas vraiment ni assez le bien et la vérité. La part de l’homme dans l’œuvre de son salut est l’obéissance à la grâce de Dieu.

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La raison doit être entièrement soumise à la sainte foi

Concile Vatican I, 3ème sess., chap. 4, 1870, ex cathedra : « Lorsque la raison, éclairée par la foi, cherche avec soin, piété et modération, elle arrive par le don de Dieu à une certaine intelligence très fructueuse des mystères… Mais bien que la foi soit au-dessus de la raison, il ne peut jamais y avoir de vrai désaccord entre la foi et la raison, étant donné que c’est le même Dieu qui révèle les mystères et communique la foi… tous les chrétiens fermes dans leur foi non seulement n’ont pas le droit de défendre comme de légitimes conclusions de la science les opinions connues contraires à la foi, surtout si elles ont été réprouvées par l’Église, mais ils sont strictement tenus de les considérer plutôt comme des erreurs parées de quelque trompeuse apparence de vérité. …la foi et la raison ne peuvent jamais être en désaccord, mais encore elles s’aident mutuellement. La droite raison démontre les fondements de la foi, et, éclairée par la lumière de celle-ci, elle s’adonne à la science des choses divines. Quant à la foi, elle libère et protège la raison des erreurs et lui fournit de multiples connaissances ».

St Alphonse de Liguori, Les vérités de la foi : «Il n’y a point de doute que c’est à l’égard des dogmes que la religion nous enseigne et qui sont supérieurs à notre intelligence que nous devons captiver notre entendement ainsi que le dit saint Paul, par l’obéissance de la foi ; mais il nous est nécessaire d’examiner les motifs de crédibilité pour distinguer d’entre toutes les autres la véritable religion.

«Dieu veut même que nous nous servions de la religion naturelle, afin qu’après avoir découvert la vraie religion, nous soyons déterminé, avec le secours de la grâce, à croire tout ce qu’elle enseigne, quoique nous ne comprenions pas tous les mystères qu’elle nous propose ; autrement si nous voulions embrasser en aveugle la première religion qui se présente à nous, sans nous assurer d’abord quelle est la véritable, il s’en suivrait que nous pourrions suivre la religion que nous voudrions, la juive, la mahométane, et même l’idolâtrie.

«Mais quelle audace, quelle impiété est celle de vouloir mettre en parallèle les doutes qui naissent dans nos faibles esprits, avec les vérités révélées par un Dieu infaillible qui est la vérité par essence ! quelle audace de faire combattre la raison avec la foi ! Le Seigneur veut que nous fassions usage de la faculté de penser, mais ce n’est pas pour comprendre la raison de ce qu’il nous a révélé, c’est seulement pour acquérir la certitude que c’est lui qui a parlé». (Œuvres complètes T. 17, œuvres dogmatiques, Ière part., ch. I, n° 2 et 4)