Haïr ce que Dieu hait, aimer ce que Dieu aime

 

Matthieu 5, 37 : «Que votre langage soit : Oui, oui : Non, non ; car ce qui est de plus, vient du mal».

D’abord s’humilier sous la main de Dieu

I Pierre 5, 6 : «Humiliez-vous donc sous la main puissante de Dieu pour qu’il vous exalte au temps de sa visite».

«Au temps de sa visite», c’est-à-dire au jour de la mort, ou du jugement, ou de la délivrance lorsqu’Il viendra examiner les œuvres de chacun de nous, c’est le sens de ce terme visite en plusieurs endroits de l’Écriture (cf Abbé Calmet, 1730) :

Proverbes 2, 20 : «Afin que tu marches dans une bonne voie et que tu gardes les sentiers des justes».

Proverbes 3, 7. 9. 13 : «Ne sois pas sage à tes propres yeux ; crains Dieu et éloigne-toi du mal. Honore le Seigneur de ton bien, et donne-lui des prémices de tous tes fruits. Bienheureux l’homme qui a trouvé la sagesse et qui est riche en prudence».

Proverbes 4, 15 : «Fuis-la [la voie des méchants], n’y passe pas : détourne-toi et abandonne-la».

Proverbes 14, 2 : « Celui qui marche par un droit chemin, et qui craint le Seigneur, est méprisé par celui qui marche dans une voie infâme».

Proverbes 19, 14 : « C’est par le Seigneur proprement [Lui-même] qu’est donnée une femme prudente».

Ecclésiastique 16, 19 : « En un même temps, les montagnes, et les collines, et les fondements de la terre, lorsque Dieu les regardera, s’agiteront dans l’effroi ».

Ecclésiastique 18, 20 : « Avant la maladie, emploie le remède ; et avant le jugement, interroge-toi toi-même, et devant Dieu tu trouveras propitiation [sacrifice]».

Ecclésiastique 23, 31 : « Et il [le puni, mis en fuite, pris] sera un déshonneur aux yeux de tous, parce qu’il n’a pas compris la crainte du Seigneur».

Ecclésiastique 27, 18 : «Aime ton prochain [cf Luc 10, 29-37], et sois uni à lui avec fidélité ».

Voilà ce que Dieu nous dit par sa visite dans notre cœur. On peut voir aisément que la crainte de Dieu doit être le premier fondement car Dieu examine chaque moindre recoin du cœur :

I rois (I Samuel) 16, 7 : «moi je ne juge point selon le regard de l’homme, car l’homme voit ce qui paraît, mais le Seigneur regarde le cœur».

Le cœur ! Voilà où le Seigneur nous humilie pour nous élever, là où il nous fait connaître qui Il est – Dieu est Amour (Jn ) – mais le cœur doit être dans la vérité, qui est la vérité de la foi divine et catholique ou la vraie foi catholique traditionnelle, seule intègre et sans tache, sinon c’est un cœur dans le mensonge qui ne connait pas Dieu et d’où ne sortent que des choses immondes. Il n’ y a pas de charité hors de la vraie foi et Dieu nmiséricorde hors de l’Église

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9, 6 janv. 1928 : «Le fondement de la charité est la foi pure et sans tache».

C’est la raison pour laquelle, les gens qui se font leur propre foi fabriquée, refusent de se soumettre au Christ et ils ne peuvent pas faire cela sans nier implicitement la divinité du Christ, car s’il croyaient vraiment en la divinité du Christ il lui obéiraient comme la créature devant son Créateur : ils obéiraient à ses commandements de baptiser et fonderaient leur foi sur le dépôt donné à l’Église fondée sur l’infaillibilité de Pierre et obéiraient au Magistère infaillible de l’Église qui seule interprète les Écritures.

Jean 18, 37 : «Quiconque est de la vérité écoute [obéit] ma voix».

Jean 8, 47 : «Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu. Et si vous ne les écoutez point, c’est parce que vous n’êtes point de Dieu».

I Jean 4, 6 : «Nous, nous sommes de Dieu. Qui connaît Dieu nous écoute ; qui n’est pas de Dieu ne nous écoute point ; et c’est à cela que nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Dei Filius, 3ème session, 1870 ex cathredra : «Puisque l’homme dépend totalement de Dieu comme son créateur et Seigneur, et que la raison créée est complètement soumise à la Vérité incréée, nous sommes tenus de présenter par la foi à Dieu qui se révèle, la soumission plénière de notre intelligence et de notre volonté».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela  ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [religion d’homme] PLUTÔT QU’À DIEU».

I Jean 4, 3 : «Et tout esprit qui détruit [dissout] Jésus n’est point de Dieu, et celui-là est l’Antéchrist».

Mais non, aujourd’hui la plupart «iront dans l’enfer avec Satan et ses anges» (Matthieu, 25, 41 ; Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra) avec leur fausse foi de l’homme et fabriquée par l’homme contre Dieu, et leur idolâtrie de l’homme en fondant leur foi sur des hommes et théologiens faillibles au lieu du dogme infaillible révélé et donné par Dieu. C’est pourquoi la plupart parlent à faux de la miséricorde de Dieu en dehors de la vérité de la foi, et c’est la raison pour laquelle ils appliquent la miséricorde là où Dieu ne l’applique, parce qu’ils ne sont pas de la vérité, mais ont le diable et le père du mensonge pour père.

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3ème sess. ch. 3, 1870, ex cathedra : «Parce que « sans la foi il est impossible de plaire à Dieu » [He 11, 6] et d’arriver à partager la condition de ses fils, personne jamais ne se trouve justifié sans elle, et personne, à moins qu’il n’ait « persévéré en elle jusqu’à la fin » [Matt 10, 22 ; 24, 13] n’obtiendra la vie éternelle».

L’homme ne doit pas chercher à aimer Dieu en dehors de ce que Dieu Lui-même donne : La sainte foi catholique. C’est seulement par la foi, avec la foi, dans la foi, et pour la foi, qu’on peut haïr ce que Dieu hait, et l’aimer avec Son Amour qui est le Saint-Esprit : «Le fondement de la charité est la foi pure et sans tache» (Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9).

Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu».

Hébreux 10, 38 : «Le juste qui m’appartient vit de la foi ; s’il se retire [de la vraie foi] il ne plaira plus à mon âme».

Commentaire de l’Écriture de Héb. 10, 38, pères et exégètes, Abbé Calmet, 1730 : «Dans cet endroit-ci saint Paul applique aux incrédules, aux impies, aux apostats du Christianisme, ce qu’Habacuc disait des incrédules de son temps. Ceux qui abandonneront la foi qu’ils ont embrassée, ou qui regarderons tout ceci comme de vaines menaces, éprouveront toute la violence de la colère de Dieu [Sa Justice sans Sa Miséricorde] ; mais les justes, les fidèles, les gens de bien qui craindront le Seigneur, et qui persévéreront dans la foi, vivront dans l’éternité et jouiront des récompenses qui leurs sont préparées».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Dieu regarde le cœur (I Rois ou I Samuel 16, 7), et ce n’est que dans la vraie foi – c-à-d dans la véritable Église – qu’on peut plaire à Dieu, ce n’est que dans cette vraie foi et cette unique Église qu’on peut adorer Dieu en esprit et en vérité – qui est haïr ce qu’il hait et aimer ce qu’il aime – pas dehors. La conversion à la vraie foi est la première de toutes les nécessités. C’est la raison pour laquelle Dieu nous dit :

I Pierre 5, 5 : «Dieu résiste aux superbes et donne sa grâce aux humbles».

Commentaire des Pères, exégètes, Abbé Calmet OSB sur I Pierre 5, 5 «Dieu s’oppose aux superbes, il les humilie, et les rends souvent méprisables aux yeux des hommes. Il leur refuse les grâces qu’ils méprisent ou qu’ils ne demandent point ; pendant qu’Il écoute les prières des humbles, qu’Il les prévient de ses grâces, qu’Il récompense leur fidélité, qu’Il les comble de gloire souvent dès ce monde, et toujours dans l’éternité bienheureuse».

Proverbes 3, 34 : «Il se jouera des moqueurs et donnera sa grâce à ceux qui sont doux».

Donc, qui n’a pas été humilié par Dieu ne sait rien et ne l’adore point.

II Corinthiens 10, 18 : « Car ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, mais celui que Dieu recommande ».

Venez, amis, dans la véritable Église une sainte, catholique et apostolique qui est un reste en ces derniers temps de la fin, ces derniers jours. Voyez ennemis, Dieu vous écrase avant de vous jeter en enfer, si vous résistez, avec Satan ; c’est pour maintenant, c’est pour ces derniers temps de la fin, c’est pour ces derniers jours.

Romains 11, 32 : «Car Dieu a enfermé tout dans l’incrédulité pour faire miséricorde à tous».

«Dieu a enchaîné les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde». – Saint Augustin, Confessions

Oui, dans la vraie foi, c’est-à-dire dans Son Église pas en dehors. Dieu offre sa miséricorde à tous, mais très peu la reçoive dans leur cœur dans la vérité ; la plupart son damnés et très peu sont sauvés.

Aujourd’hui, en ces temps de la fin, l’Église est un petit reste, qui est le reste de ceux qui gardent ou reviennent et se convertissent à la vraie foi catholique traditionnelle, ceux qui obéissent aux dogmes catholiques. 

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés [manifestes], et CHASSÉ LOIN D’ELLE tous ceux qui ne pensaient pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine».

Et les temps sont courts pour se convertir et pouvoir être sauvé. Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et Il a institué Son Église pour cela, dont l’arche du déluge (qui sauva seulement huit personnes sur terre) est une figure. L’Écriture et l’Église enseignent que peu sont sauvés. La vraie foi catholique est absolument nécessaire pour le salut, et uniquement les vrais catholiques sont chrétiens, et il n’y a pas de Charité sans la vraie Foi.

Matthieu 5, 37 : «Que votre langage soit : Oui, oui : Non, non ; car ce qui est de plus, vient du mal».