Haïr ce que Dieu hait, aimer ce que Dieu aime – L’obéissance à la Foi

Sommaire

  • Pour pouvoir haïr ce que Dieu hait et aimer ce que Dieu aime, il faut nécessairement d’abord s’humilier sous la main de Dieu
  • L’homme ne doit pas chercher à aimer Dieu en dehors de ce que Dieu Lui-même donne : La sainte foi catholique
  • Qui n’a pas été humilié par Dieu ne sait rien – Qui ne s’est pas humilié est un escroc
  • «s’il n’écoute point l’Église qu’il te soit un païen et un publicain» (Matthieu 18, 17)
  • Dieu hait le péché
  • Dieu aime l’obéissance
    • La raison doit être entièrement soumise à la sainte foi
    • Obéissance et réprimande
  • Conclusion

 

Pour pouvoir haïr ce que Dieu hait et aimer ce que Dieu aime, il faut nécessairement d’abord s’humilier sous la main de Dieu

I Pierre 5, 6 : «Humiliez-vous donc sous la main puissante de Dieu pour qu’il vous exalte au temps de sa visite».

Au temps de sa visite, c’est-à-dire au jour de la mort, ou du jugement, ou de la délivrance lorsqu’Il viendra examiner les œuvres de chacun de nous, c’est le sens de ce terme «visite» en plusieurs endroits de l’Écriture (Abbé Calmet, OSB).

Dieu examine les œuvres de chacun au temps de sa visite et dit dans le cœur (à méditer attentivement sérieusement) :

Proverbes 2, 20 : «…marches dans une bonne voie et … gardes les sentiers des justes».

Proverbes 3, 7. 9. 13 : «Ne sois pas sage à tes propres yeux ; crains Dieu et éloigne-toi du mal. Honore le Seigneur de ton bien, et donne-lui des prémices de tous tes fruits. Bienheureux l’homme qui a trouvé la sagesse et qui est riche en prudence».

Proverbes 4, 15 : «Fuis-la [la voie des méchants], n’y passe pas : détourne-toi et abandonne-la».

Proverbes 14, 2 : « Celui qui marche par un droit chemin, et qui craint le Seigneur, est méprisé par celui qui marche dans une voie infâme».

Ecclésiastique 16, 19 : « En un même temps, les montagnes, et les collines, et les fondements de la terre, lorsque Dieu les regardera, s’agiteront dans l’effroi ».

Ecclésiastique 18, 20 : « Avant la maladie, emploie le remède ; et avant le jugement, interroge-toi toi-même, et devant Dieu tu trouveras propitiation [sacrifice]».

Ecclésiastique 23, 31 : « Et il [le puni, le mis en fuite, le pris] sera un déshonneur aux yeux de tous, parce qu’il n’a pas compris la crainte du Seigneur».

La crainte de Dieu est le premier fondement pour haïr ce que Dieu hait et aimer ce que Dieu aime.

Dieu examine chaque moindre recoin du cœur :

I Rois (I Samuel) 16, 7 : «moi je ne juge point selon le regard de l’homme, car l’homme voit ce qui paraît, mais le Seigneur regarde le cœur».

Le cœur ! Voilà où le Seigneur nous humilie pour nous élever, là où il nous fait connaître qui Il est – Dieu est Charité (1 Jn 4, 7) – mais le cœur doit être dans la vérité, qui est la vérité de la foi divine et catholique ou la vraie foi catholique traditionnelle, seule intègre et sans tache, sinon c’est un cœur dans le mensonge qui ne connait pas Dieu et d’où ne sortent que des choses immondes. Il n’ y a pas de charité hors de la vraie foi et Dieu ne fait pas miséricorde hors de la Foi (même s’Il donne des grâces hors de l’Église afin d’ordonner les âmes à l’Église, c’est-à-dire pour qu’elles se convertissent à la vraie foi et puissent devenir ou redevenir membres de l’unique véritable Église catholique).

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9, 6 janv. 1928 : «Le fondement de la charité est la foi pure et sans tache».

Il n’y a pas de charité sans la vraie foi. Beaucoup parlent d’amour et de miséricorde là où Dieu lui-même ne l’applique pas, ou hors de la vraie foi et se leurrent eux-mêmes. Ceux qui se font leur propre foi fabriquée, refusent de se soumettre au Christ et ils ne peuvent pas faire cela sans nier implicitement la divinité du Christ, car s’il croyaient vraiment en la divinité du Christ il lui obéiraient comme la créature devant son Créateur : ils obéiraient à ses commandements de baptiser et fonderaient leur foi sur le dépôt donné à l’Église fondée sur l’infaillibilité de Pierre et obéiraient au Magistère infaillible de l’Église qui seule interprète les Écritures.

Jean 18, 37 : «Quiconque est de la vérité écoute [obéit] ma voix».

Jean 8, 47 : «Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu. Et si vous ne les écoutez point, c’est parce que vous n’êtes point de Dieu».

I Jean 4, 3 : «Et tout esprit qui détruit [dissout] Jésus n’est point de Dieu, et celui-là est l’Antéchrist».

I Jean 4, 6 : «Nous, nous sommes de Dieu. Qui connaît Dieu nous écoute ; qui n’est pas de Dieu ne nous écoute point ; et c’est à cela que nous connaissons l’esprit de vérité et l’esprit d’erreur».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Dei Filius, 3ème session, 1870 ex cathredra : «Puisque l’homme dépend totalement de Dieu comme son créateur et Seigneur, et que la raison créée est complètement soumise à la Vérité incréée, nous sommes tenus de présenter par la foi à Dieu qui se révèle, la soumission plénière de notre intelligence et de notre volonté».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela  ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [religion d’homme] PLUTÔT QU’À DIEU».

Pape St Pie X, Ad diem illum laetissimum, 2 fév. 1904 : «… c’est une perversité commune aux ennemis de la foi … de répudier … tout respect et toute obéissance à l’égard de l’autorité de l’Église … l’obligation qu’il [le dogme] impose de reconnaître à l’Église un pouvoir, devant lequel non seulement la volonté ait à plier, mais encore l’esprit».

Mais non, aujourd’hui la plupart «iront dans l’enfer avec Satan et ses anges» (Matthieu, 25, 41 ; Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441) avec leur fausse foi de l’homme et fabriquée par l’homme contre Dieu, et leur idolâtrie de l’homme en fondant leur foi sur des hommes et théologiens faillibles au lieu du dogme infaillible révélé et donné par Dieu. C’est pourquoi la plupart parlent à faux de la miséricorde de Dieu en dehors de la vérité de la foi, et c’est la raison pour laquelle ils appliquent la miséricorde là où Dieu ne l’applique, parce qu’ils ne sont pas de la vérité, mais ont le diable et le père du mensonge pour père.

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3ème sess. ch. 3, 1870, ex cathedra : «Parce que « sans la foi il est impossible de plaire à Dieu » [He 11, 6] et d’arriver à partager la condition de ses fils, personne jamais ne se trouve justifié sans elle, et personne, à moins qu’il n’ait « persévéré en elle jusqu’à la fin » [Matt 10, 22 ; 24, 13] n’obtiendra la vie éternelle».

L’homme ne doit pas chercher à aimer Dieu en dehors de ce que Dieu Lui-même donne : La sainte foi catholique

C’est seulement par la foi, avec la foi, dans la foi, et pour la foi, qu’on peut haïr ce que Dieu hait, et l’aimer avec Son Amour qui est le Saint-Esprit : «Le fondement de la charité est la foi pure et sans tache» (Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9).

Avez-vous bien entendu ? Pas de charité sans la vraie foi catholique ou traditionnelle.

Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu».

Hébreux 10, 38 : «Le juste qui m’appartient vit de la foi ; s’il se retire [de la vraie foi] il ne plaira plus à mon âme».

Commentaire de l’Écriture de Héb. 10, 38, pères et exégètes, Abbé Calmet, 1730 : «Dans cet endroit-ci saint Paul applique aux incrédules, aux impies, aux apostats du Christianisme, ce qu’Habacuc disait des incrédules de son temps. Ceux qui abandonneront la foi qu’ils ont embrassée, ou qui regarderons tout ceci comme de vaines menaces, éprouveront toute la violence de la colère de Dieu [Sa Justice sans Sa Miséricorde] ; mais les justes, les fidèles, les gens de bien qui craindront le Seigneur, et qui persévéreront dans la foi, vivront dans l’éternité et jouiront des récompenses qui leurs sont préparées».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra (Magistère solennel) : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé…»

Dieu regarde le cœur (I Rois ou I Samuel 16, 7), et ce n’est que dans la vraie foi – c-à-d dans la véritable Église – qu’on peut plaire à Dieu, ce n’est que dans cette vraie foi et cette unique Église qu’on peut adorer Dieu en esprit et en vérité (Vienne Décrets 380 ; Grégoire XVI, Summo Iugiter 6) – qui est haïr ce qu’il hait et aimer ce qu’il aime – pas dehors. La conversion à la vraie foi est la première de toutes les nécessités. C’est la raison pour laquelle Dieu nous dit :

I Pierre 5, 5 : «Dieu résiste aux superbes et donne sa grâce aux humbles».

Commentaire des Pères, exégètes, Abbé Calmet OSB sur I Pierre 5, 5 «Dieu s’oppose aux superbes, il les humilie, et les rends souvent méprisables aux yeux des hommes. Il leur refuse les grâces qu’ils méprisent ou qu’ils ne demandent point ; pendant qu’Il écoute les prières des humbles, qu’Il les prévient de ses grâces, qu’Il récompense leur fidélité, qu’Il les comble de gloire souvent dès ce monde, et toujours dans l’éternité bienheureuse».

Proverbes 3, 34 : «Il se jouera des moqueurs et donnera sa grâce à ceux qui sont doux».

Qui n’a pas été humilié par Dieu ne sait rien – Qui ne s’est pas humilié est un escroc

II Corinthiens 10, 18 : « Car ce n’est pas celui qui se recommande lui-même qui est approuvé, mais celui que Dieu recommande ».

Venez, amis, dans la véritable Église une sainte, catholique et apostolique qui est un reste en ces derniers temps de la fin, ces derniers jours. Voyez ennemis, Dieu vous écrase avant de vous jeter en enfer, si vous résistez, avec Satan ; c’est pour maintenant, c’est pour ces derniers temps de la fin, c’est pour ces derniers jours.

Romains 11, 32 : «Car Dieu a enfermé tout dans l’incrédulité pour faire miséricorde à tous».

«Dieu a enchaîné les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde». – Saint Augustin, Confessions

Oui, dans la vraie foi, c’est-à-dire dans Son Église pas en dehors. Dieu offre sa miséricorde à tous, mais très peu la reçoive dans leur cœur dans la vérité ; la plupart sont damnés et très peu sont sauvés.

Aujourd’hui, en ces temps de la fin, l’Église est un petit reste, qui est le reste de ceux qui gardent ou reviennent ou se convertissent à la vraie foi catholique traditionnelle, ceux qui obéissent aux dogmes catholiques (Le repentir est d’abord nécessaire en s’humiliant devant Dieu et c’est une grâce, mais le repentir n’est pas se convertir. Le repentir ne suffit pas ordinairement pour tenir la foi et pour le salut. Après s’être repenti on ne change pas complètement de vie, comme c’est le cas après s’être converti).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés [manifestes], et CHASSÉ LOIN D’ELLE tous ceux qui ne pensaient pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine».

Et les temps sont courts pour se convertir et pouvoir être sauvé. Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et Il a institué Son Église pour cela, dont l’arche du déluge (qui sauva seulement huit personnes sur terre) est une figure. L’Écriture et l’Église enseignent que peu sont sauvés. La vraie foi catholique est absolument nécessaire pour le salut, et uniquement les vrais catholiques sont chrétiens, et il n’y a pas de Charité sans la vraie Foi.

Matthieu 5, 37 : «Que votre langage soit : Oui, oui : Non, non ; car ce qui est de plus, vient du mal».

«s’il n’écoute point l’Église qu’il te soit un païen et un publicain» (Matthieu 18, 17)

Ces paroles de l’Écriture, comme toutes les autres enseignées par le Magistère, doivent être crues de foi divine et catholique.

Concile du Vatican, 3ème session, chap. 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [c-à-d non-catholique] et un publicain [c-à-d pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Dieu hait le péché

Dieu hait le péché. Le plus grave de tous les péchés est le péché contre la sainte foi. Cela inclut les abominations des pratiques démoniaques, l’ésotérisme, les péchés contre la loi naturelle, le schisme, l’ hérésie et l’apostasie, l’ignorance coupable de la foi, et la mauvaise volonté à obéir à la foi et à la règle de la foi.

Par conséquent, ce que Dieu hait le plus est le péché contre la sainte foi, la désobéissance à la foi, le refus de la vérité, le manque d’obéissance à Sa Parole qui est Son Verbe, le manque d’obéissance à son Saint-Esprit et le manque d’obéissance à Sa Sainte Église divinement instituée, ainsi que le manque d’obéissance à la vérité de la loi naturelle. C’est pourquoi ceux qui ne s’intéressent pas plus que cela à la vérité en général d’ordre naturel, ne parviendront pas à la vérité d’ordre surnaturel. C’est pourquoi ceux qui prétendent être « spirituels », ou « catholiques », ou « traditionalistes », ou « de Dieu », etc., mais ne vivent pas dans la vérité de la vraie foi catholique traditionnelle sont des hypocrites et des antichrists, car Jésus-Christ est la vérité en Personne, Dieu, et ceux qui nient une seule de ses Paroles nient que Jésus-Christ est Dieu.

Le premiers parents des hommes, Adam et Ève, eurent leur libre arbitre mis à l’épreuve par  l’obéissance afin d’aimer Dieu librement, et ils péchèrent par désobéissance, transmettant le péché à tous les hommes par génération. Depuis la Rédemption accomplie par Jésus-Christ, l’épreuve est la même :

L’obéissance à la vérité que Dieu nous a révélée dans Son Église : Tous les baptisés sont tenus d’obéir à la vérité révélée sous peine de péché contre la foi, d’être exclus de l’Église et du salut ; Les non-baptisés sont ordonnés à la Foi en suivant la loi naturelle et les grâces que le Seigneur leur donne pour arriver à la foi. Peu obéissent, c’est pourquoi peu sont sauvés. 

Matthieu 5, 37 : «Que votre langage soit : Oui, oui : Non, non ; car ce qui est de plus, vient du mal».

Aujourd’hui, la plupart sont perdus, par leur indifférence, ou par paresse de s’instruire, ou par leur mauvaise volonté d’obéir et de se couper de ce qui empêche d’obéir à la foi, ou carrément par hérésie ou apostasie.

Dieu aime l’obéissance

Dieu aime la vertu, et la première de toutes les vertus est la sainte foi (la foi et à la règle de la foi). La vraie foi est le fondement en dehors duquel il n’y ni vérité, ni humilité, ni charité, ni mérite pour la vie éternelle, ni miséricorde. Dieu n’exerce pas sa miséricorde hors de ce qui est ordonné à la sainte foi (pour la foi puis dans la foi).

Par conséquent, ce que Dieu aime le plus est l’obéissance à la sainte foi, comme on le voit dans les Évangiles avec Marie le modèle de Lc 1, 38, le centurion de Lc 7, l’aveugle de Lc 18, 35, etc. Dieu préfère à tout  l’obéissance à la vérité de la foi, l’obéissance à Sa Parole qui est Son Verbe, l’obéissance à son Saint-Esprit et l’obéissance à Sa Sainte Église divinement instituée, ainsi que l’obéissance à la vérité de la loi naturelle. C’est pourquoi ceux qui courent après la vérité en général d’ordre naturel, parviendront à la vérité d’ordre surnaturel. C’est pourquoi ceux qui vivent dans la vérité de la vraie foi catholique traditionnelle plaisent à Dieu. Se soumettre promptement et immédiatement à la sainte foi, c’est déjà se donner tout entier à Dieu ; Dieu veut qu’on se donne entièrement à Lui sans se réserver rien, car Il veut Lui-même se donner à ceux qui l’aiment pour leur plus parfait bonheur. C’est là la véritable humilité. C’est pourquoi ceux qui n’obéissent pas promptement ne plaisent pas à Dieu.

Saint Paul aux Romains 16, 25-26 : «Et à celui qui est puissant pour vous affermir dans mon évangile, et la prédication de Jésus-Christ, selon la révélation d’un mystère, qui étant resté caché dans tous les siècles passés, qui maintenant a été découvert par les écritures des prophètes, suivant l’ordre du Dieu éternel, pour qu’on obéisse à la foi…».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Dei Filius, 3ème session, 1870 ex cathredra : «Puisque l’homme dépend totalement de Dieu comme son créateur et Seigneur, et que la raison créée est complètement soumise à la Vérité incréée, nous sommes tenus de présenter par la foi à Dieu qui se révèle, la soumission plénière de notre intelligence et de notre volonté».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Dei Filius, 3ème sess. ch. 3, 1870 ex cathredra : «l’acte de foi est une œuvre salutaire, par laquelle l’homme offre à Dieu lui-même sa libre obéissance en acquiesçant et en coopérant à la grâce à laquelle il pouvait résister (Ench. Symb. 1525 ss. ; 3025)»

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3ème sess. ch. 3, 1870, ex cathedra : «Parce que « sans la foi il est impossible de plaire à Dieu » [He 11, 6] et d’arriver à partager la condition de ses fils, personne jamais ne se trouve justifié sans elle, et personne, à moins qu’il n’ait « persévéré en elle jusqu’à la fin » [Matt 10, 22 ; 24, 13] n’obtiendra la vie éternelle. Mais pour que nous puissions satisfaire au devoir d’embrasser la vraie foi et de persévérer constamment en elle, Dieu, par son Fils unique, a institué l’Église et l’a pourvue … la gardienne et la maîtresse de la parole révélée».

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 3, ch. 3, 1870, ex cathedra : «… la condition de ceux qui ont adhéré à la vérité catholique grâce au don céleste de la foi n’est en rien semblable à ceux qui, guidés par des opinions humaines, suivent une fausse religion ; … ceux qui ont reçu la foi sous le Magistère de l’Église ne peuvent jamais avoir un juste motif de changer ou de remettre en question cette foi [canon 6]». (Décrets 808)

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «… ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

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La plupart ne parviennent pas à obéir à la vraie foi catholique traditionnelle parce qu’ils n’aiment pas assez Dieu pour obéir à ses commandements et se sont préférés eux-mêmes, parce qu’ils ne détestent pas vraiment le mal et le mensonge et n’aiment pas vraiment ni assez le bien et la vérité. La part de l’homme dans l’œuvre de son salut est l’obéissance à la grâce de Dieu.

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La raison doit être entièrement soumise à la sainte foi

Concile Vatican I, 3ème sess., chap. 4, 1870, ex cathedra : « Lorsque la raison, éclairée par la foi, cherche avec soin, piété et modération, elle arrive par le don de Dieu à une certaine intelligence très fructueuse des mystères… Mais bien que la foi soit au-dessus de la raison, il ne peut jamais y avoir de vrai désaccord entre la foi et la raison, étant donné que c’est le même Dieu qui révèle les mystères et communique la foi… tous les chrétiens fermes dans leur foi non seulement n’ont pas le droit de défendre comme de légitimes conclusions de la science les opinions connues contraires à la foi, surtout si elles ont été réprouvées par l’Église, mais ils sont strictement tenus de les considérer plutôt comme des erreurs parées de quelque trompeuse apparence de vérité. …la foi et la raison ne peuvent jamais être en désaccord, mais encore elles s’aident mutuellement. La droite raison démontre les fondements de la foi, et, éclairée par la lumière de celle-ci, elle s’adonne à la science des choses divines. Quant à la foi, elle libère et protège la raison des erreurs et lui fournit de multiples connaissances ».

St Alphonse de Liguori, Les vérités de la foi : «Il n’y a point de doute que c’est à l’égard des dogmes que la religion nous enseigne et qui sont supérieurs à notre intelligence que nous devons captiver notre entendement ainsi que le dit saint Paul, par l’obéissance de la foi ; mais il nous est nécessaire d’examiner les motifs de crédibilité pour distinguer d’entre toutes les autres la véritable religion.

«Dieu veut même que nous nous servions de la religion naturelle, afin qu’après avoir découvert la vraie religion, nous soyons déterminé, avec le secours de la grâce, à croire tout ce qu’elle enseigne, quoique nous ne comprenions pas tous les mystères qu’elle nous propose ; autrement si nous voulions embrasser en aveugle la première religion qui se présente à nous, sans nous assurer d’abord quelle est la véritable, il s’en suivrait que nous pourrions suivre la religion que nous voudrions, la juive, la mahométane, et même l’idolâtrie.

«Mais quelle audace, quelle impiété est celle de vouloir mettre en parallèle les doutes qui naissent dans nos faibles esprits, avec les vérités révélées par un Dieu infaillible qui est la vérité par essence ! quelle audace de faire combattre la raison avec la foi ! Le Seigneur veut que nous fassions usage de la faculté de penser, mais ce n’est pas pour comprendre la raison de ce qu’il nous a révélé, c’est seulement pour acquérir la certitude que c’est lui qui a parlé». (St Alphonse, Œuvres complètes T. 17, œuvres dogmatiques, Ière part., ch. I, n° 2 et 4)

 

Dieu veut l’obéissance plutôt que de sacrifier. En d’autres termes, si vous acceptez les hérétiques ou rejetez ses dogmes, toutes vos œuvres spirituelles seront sans valeur à ses yeux. Si une personne refuse la vérité de Dieu, il ne peut pas lui plaire.

1 Rois 15, 22-23 : «Et Samuel dit : Est-ce les holocaustes et des victimes que désire le Seigneur, et non pas plutôt d’obéir à la voix du Seigneur ? L’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et pour vous écouter plutôt que d’offrir la graisse des béliers. Parce que c’est comme le péché de sorcellerie de se rebeller, et comme le crime d’idolâtrie de refuser d’obéir. Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, le Seigneur t’a aussi rejeté comme roi ».

Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6. C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. C’est pourquoi si les gens rejettent la foi, on ne peut pas les juger par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais en fonction de leur conformité à la règle de la foi.

Ceux qui ne s’instruisent pas de la foi catholique sont sans excuse car tout baptisé est tenu de s’instruire et de connaître sa foi sous peine de péché. Ceux qui ne prennent que ce qu’ils veulent pour ne pas être entièrement soumis au Magistère de l’Église sont déjà condamnés par leur mauvaise volonté de s’instruire de la vraie foi et leur propre jugement hérétique. Ceux qui disent tenir les dogmes et restent dans leur péchés sont aussi bien condamnés par leur foi morte sans les œuvres. Ceux qui ne courent pas après la vérité ne viennent pas à la vraie foi (baptisés ou non).

Obéissance et réprimande

Ceux qui n’obéissent pas à la réprimande en matière de foi ou de morale, n’ont pas la crainte de Dieu. Ils n’ont pas reçu la crainte de Dieu parce qu’ils se préfèrent eux-mêmes et suivent le culte de l’homme et non de Dieu, ils suivent plutôt leur voie et idée propres. Ils se moquent de Dieu et font comme si Dieu n’existait pas ou qu’il ne rétribue pas les œuvres des hommes : Mais leur obstination va les enfoncer dans le feu de l’enfer éternel.

Proverbes 1, 23-30 : « Convertissez-vous à mes remontrances : voici que je vous révèlerai mon esprit, et que je vous ferai comprendre mes paroles. Parce que j’ai appelé, et que vous avez refusé de m’entendre ; que j’ai tendu ma main, et qu’il n’y a eu personne qui m’ait regardé ; Que vous avez méprisé tous mes conseils, et négligé mes réprimandes : Moi aussi à votre mort, je rirai et je me moquerai, lorsque ce que vous craigniez vous sera arrivé. Lorsqu’une calamité arrivera tout d’un coup, et que la mort, comme une tempête, fondra sur vous ; quand viendront sur vous la tribulation et l’angoisse : Alors ils m’invoqueront, et je ne les exaucerai pas ; dès le matin ils se lèveront, et ils ne me trouveront pas ; Parce qu’ils ont haï la discipline, et qu’ils n’ont pas reçu la crainte du Seigneur. Qu’ils n’ont pas acquiescé à mes conseils, qu’ils ont déprécié toutes mes remontrances. Aussi ils mangeront les fruits de leurs voies, et ils seront rassasiés de leurs conseils ».

Proverbes 13, 1 : « Un fils sage garde la doctrine [écoute l’instruction] de son père ; mais un moqueur n’écoute pas quand on le reprend ».

Proverbes 13, 18 : « Détresse et ignominie à celui qui abandonne la discipline. Mais celui qui  acquiesce à la réprimande sera glorifié ».

Proverbes 15, 5 : « L’insensé se moque de la discipline de son père ; mais celui qui est docile aux réprimandes deviendra plus sage ».

Proverbes 15, 31-33 : « L’oreille qui écoute les réprimandes de vie demeurera au milieu des sages. Celui qui rejette la discipline [correction] méprise son âme ; Mais celui qui acquiesce  [écoute] aux réprimandes a du cœur [acquiert l’intelligence]. La crainte du Seigneur est une discipline de sagesse ; et l’humilité précède la gloire ».

Proverbes 17, 10 : « Une réprimande à un homme prudent profite plus que cent coups à un insensé ».

Proverbes 27, 5 : « Mieux vaut une correction manifeste qu’un amour caché ».

Proverbes 27, 6 : « Les blessures de celui qui aime valent mieux que les baisers trompeurs de celui qui hait » [Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité mais les baisers d’un ennemi sont trompeurs].

Proverbes 28, 23 : « Celui qui reprend un homme trouvera grâce ensuite auprès de lui ».

Conclusion

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 3, ch. 3, 1870, ex cathedra : « … pour que nous puissions satisfaire au devoir d’embrasser la vraie foi et de persévérer constamment en elle, Dieu, par son Fils unique, a institué l’Église et l’a pourvue de marques évidentes de son institution afin qu’elle puisse être reconnue par tous comme la gardienne et la maîtresse de la parole révélée». (Décrets 807)

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9, 6 janv. 1928 (Magistère) : «un bon nombre d’entre eux nient que l’Église … doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer une seule et même doctrine sous un seul magistère et un seul gouvernementcette unité ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance des chrétiens [catholiques]».

La charité est au dessus tout (cf St Paul, I Corinthiens 13), mais l’Église enseigne qu’il n’y a pas de charité sans la foi (Galates 3, 11 ; Hébreux 10, 38 ; Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9), comme il n’ y a pas d’humilité ni de salut sans l’obéissance à la foi.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 3, ch. 3, 1870, ex cathedra : « … nous sommes tenus de présenter par la foi à Dieu qui se révèle la soumission plénière de notre intelligence et de notre volonté. … l’acte de foi est une œuvre salutaire, par laquelle l’homme offre à Dieu lui-même sa libre obéissance en acquiesçant et en coopérant à la grâce à laquelle il pouvait résister ». (Décrets 807)

Pape St Pie X, Ad diem illum laetissimum, 2 fév. 1904 : «… c’est une perversité commune aux ennemis de la foi … de répudier … tout respect et toute obéissance à l’égard de l’autorité de l’Église … l’obligation qu’il [le dogme] impose de reconnaître à l’Église un pouvoir, devant lequel non seulement la volonté ait à plier, mais encore l’esprit».

La plupart se leurrent dans l’erreur ou l’hérésie sur la charité en appliquant la miséricorde de Dieu là où Lui-même ne l’applique pas. Ils disent des choses comme « Dieu est charité, miséricorde, amour, et l’amour passe au dessus de la loi ». Mais Dieu n’applique pas sa miséricorde en dehors de (ou ordonné à) la vraie foi ou en dehors de l’Église ou ordonné à l’Église. Ces sortes de gens se font leur religion d’homme, et dont parle le pape Léon XIII ci dessous. 

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela  ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (2 Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Pour obéir à Dieu, il faut haïr ce que Dieu hait et aimer ce que Dieu aime, et donc obéir à la foi. Et pour obéir à la foi il faut plus aimer le bien et tout autant détester le mal.

Matthieu 5, 37 : «Que votre langage soit : Oui, oui : Non, non, car ce qui est de plus vient du mal».

Dieu veut l’obéissance plus que le sacrifice. Dieu veut l’obéissance à la foi. Si une personne rejette même une vérité de foi, elle rejette la vérité de Dieu, elle ne peut pas lui plaire. En d’autres termes, si vous ne vous soumettez pas à la foi divine et catholique du Magistère de l’Église, toutes vos œuvres spirituelles seront sans valeur aux yeux de Dieu.

1 Rois 15, 22-23 : « Et Samuel dit : Est-ce que le Seigneur veut des holocaustes et des victimes, et non pas plutôt qu’on obéisse à la voix du Seigneur ? Car l’obéissance est meilleure que des victimes, et écouter [obéir] vaut mieux qu’offrir de la graisse des béliers. Car c’est comme un péché de magie que de résister, et comme un crime d’idolâtrie, de refuser d’obéir. Parce que donc vous avez rejeté la parole du Seigneur, le Seigneur vous a rejeté afin que vous ne soyez plus roi ».

Ne pas obéir à la foi est une abomination (une chose pour laquelle Dieu n’a aucun respect) pour Dieu, comme de la magie et de l’idolâtrie. Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6. C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. L’Église catholique enseigne infailliblement que tous ceux qui meurent hors de la vraie foi catholique ou hors de l’Église iront dans le feu éternel de l’enfer (Boniface VIII, Florence, Vatican I, Pie XII, etc.).

Pourquoi les gens de mauvaise volonté et pour leur orgueil sont abandonnés dans leurs ténèbres