Hérésies pré-vatican 2 : Libéralisme, modernisme, négation du dogme « Hors de l’Église catholique pas de salut »

Sommaire

  • Grande hérésie moderniste pré-vatican 2
  • L’infiltration des structures hiérarchiques de l’Église dès le 19ème siècle
    • Présentation de modifications dans la Messe, This is the Mass par Montini, 1958
    • La principale hérésie qui a préparé vatican 2 est la négation, fondée sur l’hérésie du modernisme, du dogme «Hors de l’Église catholique point de salut»
  • L’apostasie vatican 2 n’aurait pas pu avoir lieu sans l’affaire frauduleuse du père Feeney (protocole hérétique 122/49 Suprema haec sacra)
  • « Feeneyistes » : un terme et un mythe inventé par les hérétiques
  • Hérésies flagrantes dans les livres pré-Vatican 2 avec imprimatur
    • Catéchisme « du concile de Trente »
    • Abrégé du catéchisme de persévérance, Mgr Gaume, 1842
    • Graves erreurs de Mgr de Ségur, 1851
    • Théologie dogmatique, Cardinal Thomas Marie Joseph Gousset 1850-1866
    • Le Catéchisme en exemple, Abbé P. Janvier, 1867
    • Le Syllabus et l’Encyclique Quanta Cura du 8 décembre 1864 : Commentaire théologique, canonique, historique, philosophique et politique, et réfutation des erreurs qu’il condamne, par Mgr F.-L.-M. Maupied, prélat de la maison de Sa Sainteté Pie IX, Théologien au Concile du Vatican, 1875-1876
    • Théologie dogmatique, Père Perrone, recteur du collège romain des jésuites, 1877
    • Sermons pour l’Avent, le Carême et les fêtes, P. Le Jeune, 1880
    • Le Magistère ordinaire de l’Église et ses organes, Vacant, Delhomme et Briguet, 1887
    • Le Catéchisme expliqué, Spirago, 1899
    • Livre de théologie dogmatique « Hors de l’Église point de salut », P. Edouard Hugon O.P., 1907
    • L’Encyclopédie catholique, 1908
    • Catéchisme attribué à saint Pie X
    • Catéchisme de Baltimore, 1921
    • Petit catéchisme familial (Utilisé dans les retraites du P. François de Paule Vallet, 1883-1947)
    • Catéchisme de Mgr Louis La Ravoire, 1949
    • Principes fondamentaux du dogme catholique, 1954

 

Grande hérésie moderniste pré-vatican 2

Le libéralisme, hérésie de la liberté de conscience, est issu du protestantisme, et a engendré le modernisme ou hérésie de l’évolution du dogme.

L’Église catholique a toujours condamné :

  • le libéralisme, hérésie de la liberté de conscience et des cultes ou soustraction au Magistère et à la Tradition de l’Église catholique
  • l’indifférentisme, hérésie de toutes religions « bonnes »
  • le relativisme, hérésie de vérité relative non-éternelle,
  • le modernisme, hérésie de l’évolution du dogme
  • l’œcuménisme, hérésie de non-nécessité de la conversion des non-catholiques

C’est ce qu’on peut voir dans : L’Église condamne le libéralisme, le relativisme, l’indifferentisme et le modernisme religieux (vatican 2)

 

L’infiltration des structures hiérarchiques de l’Église dès le 19ème siècle

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Les communistes et franc-maçons ont infiltré les structures hiérarchiques de l’Église catholique en se faisant ordonner prêtres sous faux drapeau, dans le but, devenus évêques puis cardinaux, d’être élu comme antipape (un prétendant pape qui ne l’est pas).

Déjà après la mort de Léon XIII, le cardinal italien Mariano Rampolla (17 août 1843-16 déc. 1913), secrétaire d’État du pape Léon XIII depuis 1887 et sataniste occulte, tenta d’être élu à la fonction papale et d’infiltrer le saint siège, mais c’est le cardinal Giuseppe Sarto qui fut élu le 4 août 1903 sous le nom de Pie X. Ensuite Rampolla fut nommé secrétaire du Saint-Office et à la commission biblique, en compensation, mais il démissionna la même année en 1908.

 

Avec leurs complices laïcs, les infiltrés prêtres, évêques et cardinaux sous faux drapeau ont instillé partout les hérésies pré-vatican 2, pour préparer l’élection d’un « pape » de leur appartenance (antipape) et détruire l’Église de l’intérieur, ce qui est arrivé avec Angelo Roncalli (Jean 23) et tous les chefs de vatican 2

Chanoine Rocca (1830-1893), prêtre apostat occultiste : « … l’instauration d’un gouvernement socialiste mondial sous l’autorité d’un pape converti au nouveau christianisme … la réunion d’un Concile qui modifiera non seulement la liturgie et la morale de l’Église, mais encore la fonction pontificale elle-même  … Je crois que le culte divin tel que le règlent la liturgie, le cérémonial, le rituel et les préceptes de l’Église romaine subira prochainement dans un Concile œcuménique une transformation qui tout en lui rendant la vénérable simplicité de l’âge d’or apostolique le mettra en harmonie avec l’état nouveau de la conscience et de la civilisation moderne (« L’abbé Gabriel »).

« Le converti du Vatican n’aura pas, d’après le Christ, à révéler à ses frères un enseignement nouveau. Le Pontife se contentera de confirmer et de glorifier le travail de l’Esprit du Christ ou du Christ-Esprit dans l’esprit du public, et grâce au privilège de son Infaillibilité personnelle, il déclarera canoniquement urbi et orbi que la civilisation présente est fille légitime du Saint Évangile de la Rédemption sociale » (Glorieux centenaire p. III). … Cette « ouverture au monde » entraînera l’abolition du Sacerdoce ou du moins sa transformation totale [lire invalide]». (De la Révolution, Essai sur la politique maçonnique, Jean-Claude Lozac’hmeur et Bernaz de Karer, Editions Sainte Jeanne d’Arc, p.145-147)

Sur l’infiltration maçonnique dans l’Église et l’infiltration du libéralisme et modernisme pré-vatican 2, voir :

Présentation de modifications dans la Messe, This is the Mass par Montini, 1958

Daniel Rops 666   

Sheen 666 p. 121

Document signé par l’infiltré Montini futur antipape et apostat Paul 6

A suivre

La principale hérésie qui a préparé vatican 2 est la négation du dogme «Hors de l’Église catholique point de salut» fondée sur l’hérésie du modernisme

L’hérésie qui nie le dogme « Hors de l’Église point de salut », commença dès le 19ème siècle et elle est fondée sur le libéralisme et le modernisme. D’autres hérésies s’y rattachent, comme l’âme de l’Église hors du corps du Christ, le baptême de désir et du sang, le salut pour l’ignorance invincible, et des hérésies sur l’infaillibilité papale et du Magistère.

Pour apprécier pleinement la controverse frauduleuse sur le père Feeney, qui a permis l’apostasie vatican 2, il faut comprendre que le refus et la négation de la foi – que le Père Feeney combattait – était bien en place dans les années précédant Vatican 2. La plupart des gens qui se considèrent «catholiques traditionnels» ont la fausse impression que, «si seulement nous pouvions revenir à ce que les gens croyaient dans les années 1950, tout irait bien ». Non, ce ne serait pas le cas. La plupart des prêtres et des évêques dans les années 1940 et 1950 avaient déjà perdu la foi et avait complètement rejeté le dogme défini solennellement selon lequel il n’y a pas de salut hors de l’Église catholique. C’est un fait que l’hérésie contre le dogme Hors de l’Église point de salut a été enseigné dans la plupart des séminaires dans les années 1940 et 50. En fait, le démantèlement de la Foi a commencé beaucoup plus tôt que les années 1940 ou 50.

Notre-Dame de La Salette, 19 septembre 1846 : « En l’an 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer ; ils mettront fin à la foi peu à peu, même dans les personnes consacrées à Dieu. Ils les aveugleront de manière que, sauf s’ils ont une grâce particulière, ces personnes prendront l’esprit de ces anges de l’enfer ; plusieurs maisons religieuses perdront toute foi et perdront beaucoup d’âmes … Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist … L’Église sera éclipsée … »

Le démantèlement de la foi catholique par Lucifer a commencé en 1864 – année de Quanta cura sur les principales erreurs politico-religieuses et du Syllabus du pape Pie IX – bien avant Vatican 2.

L’apostasie vatican 2 n’aurait pas pu avoir lieu sans l’affaire frauduleuse du père Feeney (protocole hérétique Suprema haec sacra)

Sur l’affaire et l’excommunication frauduleuse du père Feeney et du protocole hérétique Suprema haec sacra, voir : Livre :  La vérité sur ce qui est réellement arrivé à l’Église catholique après vatican 2 frères Peter et Michael Dimond O.S.B. – Monastère de la Très Sainte Famille (Most Holy Family Monastery)

Chapitre 26. L’affaire du Père Feeney
Chapitre 27. Le Protocole 122/49 (Suprema haec sacra) — Lettre du Saint-Office à l’archevêque de Boston
 Chapitre 28. Hérésie avant Vatican II
 Chapitre 29. Mystici Corporis
Chapitre 30. Le pape Pie XII, le Père Feeney et le dogme

Le pape Pie XII a joué un rôle crucial dans l’affaire du Père Feeney, un rôle crucial au cœur de la foi catholique, un rôle crucial dans ce qui arrivera avec vatican 2 et le salut de milliards d’âmes. Si Pie XII avait secouru le père Feeney au début des années 1950, et avait réaffirmé que tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus et doivent donc être convertis, vatican 2 n’aurait pas pu arriver.

Presque toutes les hérésies de vatican 2 et post-vatican 2 reposent sur la négation de la nécessité de l’Église catholique et du mal que constituent les religions non-catholiques. Si Pie XII avait affirmer solennellement le dogme dans les années 1950,comme l’a fait le Père Feeney, tout le monde aurait vu que le Père Feeney avait raison de dire que les non-catholiques ne peuvent pas être sauvés comme non-catholiques, et les hérétiques de vatican 2 n’auraient jamais pu s’en tirer avec le décret sur l’œcuménisme Unitatis redintegratio, le décret sur les religions non-chrétiennes Nostra Aetate, ou le décret sur la liberté religieuse Dignitatis humanae, entre autres qui, tous, font des éloges et estiment les fausses religions ou affirment que les membres d’autres religions peuvent être sauvés.

Si Pie XII avait clairement redit qu’il est faux de tenir que tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus, c’est-à-dire le dogme catholique, alors vatican 2, la réforme liturgique et toutes les autres horreurs qu’on voit maintenant aujourd’hui n’auraient pas été possibles.

Hélas, Pie XII a été impliqué et a permis la persécution et la future « excommunication » du père Léonard Feeney, soit par complicité volontaire ou soit par négligence (alors qu’il faisait ce que tous les prêtres catholiques ont mission de faire : prêcher l’Évangile, défendre la Foi, et adhérer aux dogmes définis).

C’est durant le règne de Pie XII que le monde a commencé à croire qu’il était faux de croire que seuls les catholiques pouvaient être sauvés. Il a servi, sciemment ou non, comme Judas qui a vendu le Christ aux Juifs pour qu’ils puissent le crucifier. Le dogme fut vendu au monde et le diable pouvait crucifier la Foi pour vatican 2.

Pie XII a autorisé, dans Humani Generis en 1950, l’enseignement de la théorie de l’évolution dans les écoles catholiques, ce qui laisse une porte ouverte aux hérésies.

Pie XII, Humani Generis n° 36, 12 août 1950 : « C’est pourquoi, le magistère de l’Église n’interdit pas que la doctrine de l’évolutionnisme, pour autant qu’elle étudie l’origine du corps humain à partir d’une matière déjà existante et vivante — car la foi catholique nous oblige à maintenir l’immédiate création des âmes par Dieu — dans l’état actuel des sciences et de la théologie, soit l’objet de recherches et de discussions de la part des savants de l’un et l’autre parti, de telle façon que les raisons qui favorisent ou combattent l’une ou l’autre opinion soient examinées et jugées avec le sérieux nécessaire, modération et mesure, à la condition toutefois que tous soient prêts à se soumettre au jugement de l’Eglise, à qui le Christ a confié le mandat d’interpréter avec authentiquement les Ecritures et de protéger la doctrine de la foi »

Pie XII a aussi enseigné à tort, en 1951, que la méthode rythmique de régulation des naissances (ou Planification Familiale Naturelle – PFN) était autorisée pour « certaines graves raisons », ce qui est une erreur ouvrant la porte à l’hérésie : Les hérétiques utilisent cette allocution pour affirmer l’hérésie de planification familiale naturelle autorisée pour certaines «graves raisons», disant perfidement que son « allocution aux sages-femmes » est infaillible.

L’allocution aux sages-femmes de Pie XII ne remplit pas les conditions d’infaillibilité, c’est une allocution faillible d’aucun poids devant l’enseignement infaillible (dogme ou loi divine) sur le mariage (comme Casti connubii, Pie XI) n’admet aucune exception (sauf ce que le dogme spécifie lui-même) pour ces certaines «graves raisons» (Voir : La planification familiale naturelle est un péché de contrôle des naissances)

Pie XII, Allocution aux sages-femmes, La régulation des naissances, 29 octobre 1951 : «On peut être dispensé de cette prestation positive obligatoire, même pour longtemps, voire pour la durée entière du mariage, par des motifs sérieux, comme ceux qu’il n’est pas rare de trouver dans ce qu’on appelle« l’indication » médicale, eugénique, économique et sociale. D’où il suit que l’observance des époques infécondes peut être licite sous l’aspect moral ; et, dans les conditions indiquées, elle l’est réellement. Cependant, s’il n’y a pas, d’après un jugement raisonnable et juste de semblables graves raisons, soit personnelles, soit découlant des circonstances extérieures, la volonté chez les époux d’éviter habituellement la fécondité de leur union, tout en continuant à satisfaire pleinement leur sensualité, ne peut venir que d’une fausse appréciation de la vie et de motifs étrangers aux règles de la saine morale».

Pie XII avec roncalli

Pie XII a fait cardinal Angelo Roncalli

Pie XII a aussi fait cardinal Angelo Roncalli (franc-maçon, futur antipape Jean 23) et a promu Giovanni Montini (futur antipape Paul 6), sans quoi ces gens n’auraient jamais eu d’influence et causé cette destruction aussi incommensurable dont ils sont responsables.

Bugnini

Il a aussi promu Annibale Bugnini, futur auteur de la nouvelle messe latine 1962 et architecte de la « messe » novus ordo de la secte vatican 2.

Il a commencé la réforme liturgique avec son autorisation de réformes dans les rites de la Semaine Sainte (Décret de la Congrégation des rites Maxima Redemptionis, 16 nov. 1955, n°9, AAS 47 [1955], 846). Un bon nombre d’érudits liturgiques pensent que les réformes de la Semaine Sainte furent terribles, par exemple, l’autorisation de la distribution de la Sainte Communion le Vendredi Saint, quand sous le pape Pie X, le décret du Saint-Office Sur les fréquentes Communions Sacra Tridentina Synodus cite le pape Innocent XI qui condamna une telle pratique.

Pie XII a aussi soutenu l’Union Européenne :

Pie XII, Castelgandolfo, à l’occasion du congrès de l’UEF à Rome, (Bulletin européen du 15 mars 1950) : « Nous sommes très sensibles à votre démarche. Messieurs. Elle nous prouve que vous avez compris et apprécié les efforts que depuis près de dix ans, Nous multiplions sans relâche en vue de promouvoir un rapprochement, une union sincèrement cordiale entre toutes les nations. Soyez-en remerciés.

« Que l’établissement d’une union européenne offre de sérieuses difficultés, personne n’en disconvient. De prime abord on pourrait faire valoir le besoin, pour la rendre psychologiquement supportable, à tous les peuples de l’Europe, d’un certain recul qui éloigne d’eux le souvenir de la dernière guerre. Cependant il n’y a pas de temps à perdre. Et si l’on tient à ce que cette union atteigne son but, si l’on veut qu’elle serve utilement la cause de la liberté et de la concorde européenne, la cause de la paix économique et politique intercontinentale, il est grand temps qu’elle le fasse. Certains se demandant même s’il n’est pas déjà trop tard ».

« Si donc l’Europe veut en sortir, ne faut-il pas rétablir, chez elle, le lien entre la religion et la civilisation ?

« C’est pourquoi Nous avons eu grand plaisir à lire, en tête de la résolution de la Commission culturelle à la suite du Congrès de La Haye en mai dernier, la mention du « commun héritage de civilisation chrétienne ». Pourtant, ce n’est pas encore assez tant qu’on n’ira pas jusqu’à la reconnaissance expresse des droits de Dieu et de sa loi, tout au moins du droit naturel, fond solide sur lequel sont ancrés les droits de l’homme. Isolés de la religion, comment ces droits et toutes les libertés pourront-ils assurer l’unité, l’ordre et la paix ?

« Et puis, oubliera-t-on encore de recenser parmi les droits de l’homme ceux de la famille, parents et enfants ? L’Europe unie ne peut se bâtir sur une simple idée abstraite. Elle a pour support nécessaire des hommes vivants. Qui seront-ils ? Bien difficilement les anciens dirigeants des vieilles puissances européennes ; ils ont disparu ou n’ont plus d’influence. Moins encore les éléments d’une masse telle que Nous l’avons définie dans Notre message de Noël : la vraie démocratie avec son idéal de saine liberté et d’égalité n’a pas d’adversaire plus redoutable ». (Bulletin européen, Pie XII – PDF)

Le pape Pie XII a soutenu la construction européenne sans savoir que l’union européenne est la bête ; le pape Benoit XV avait dénoncé la « république universelle » en Europe, en 1920. Voir Déchristianisation, franc-maçonnerie et « Nouvel ordre mondial »

Conclusion : Si Pie XII avait seulement réaffirmé le dogme « Hors de l’Église catholique, pas de salut », l’apostasie vatican 2, n’aurait pas pu avoir lieu. L’affaire frauduleuse du père Feeney a entraîné – dès 1953 – que probablement plus aucun séminaire n’enseignait ce dogme, et la porte était ouverte à l’apostasie avec les hérésies de baptême de désir/sang, d’ignorance invincible, de planification familiale naturelle, du salut sans la foi catholique, du salut hors de l’Église, du salut sans le sacrement de baptême, et du salut des païens, des fausses religions et des hérétiques.

«Feeneyistes» : un terme et un mythe inventé par les hérétiques

Les hérétiques présentent l’excommunication du père Feeney de manière totalement biaisée.

Le père Feeney n’a jamais été excommunié par Pie XII qui n’a pas signé l’acte, mais un notaire, suite à une audition dans laquelle on ne sait pas ce que des hérétiques qui avaient menti avant ont pu raconter au Pape sur cette affaire.

Les hérétiques s’appuient là-dessus pour nier le dogme du salut, disant que l’acte est légal (ce qu’il n’est pas car il est basé sur un mensonge).

L’acte dont il s’agit « excommunie » le Père Feeney pour désobéissance (alors que les « supérieurs » demandeurs ont menti), ce qui relèverait, si c’était fondé (ce qui n’est pas le cas car on ne doit pas obéir à un évêque hérétique qui est ipso facto hors de l’Église) de la loi ecclésiastique ou disciplinaire qui peut changer. Si « l’acte d’excommunication » avait eu pour motif l’hérésie (ce qui n’est pas le cas), il relèverait alors de la loi divine et devrait être ratifié par le Pape, ce qui n’est pas le cas dans cette affaire.

S’il était vrai que père Feeney fut excommunié par Pie XII pour « désobéissance » (ce qui n’est pas le cas comme expliqué ci-dessus), cela aurait été une mesure disciplinaire relevant de la loi ecclésiastique qui n’exclut pas de l’Église comme une excommunication selon la loi divine pour hérésie exclut de l’Église.

Si le père Feeney avait été excommunié, comme le disent les hérétiques, « pour désobéissance » (ce qui n’est pas le cas), il aurait alors relevé de la discipline ou loi ecclésiastique et non de la loi divine, donc même dans ce cas (si l’excommunication par loi ecclésiastique était véritable, ce qui n’est pas le cas) il n’existerait même pas d’hérésie « feeneyi(s)te » : c’est un terme et un mythe inventé par les hérétiques qui veulent défendre l’hérésie du baptême de désir. Les hérétiques ont inventé le terme « hérésie feeneyi(s)te », c’est la preuve du mensonge des hérétiques sur ce sujet.

 

Hérésies flagrantes dans les livres pré-Vatican 2 avec imprimatur (avec l’approbation de l’évêque).

Comme l’enseigne ci-dessous le pape saint Pie X, l’imprimatur, ou approbation de l’évêque, n’est pas une garantie d’infaillibilité, et donc les catéchismes peuvent contenir des erreurs et même des hérésies.

Pape St Pie X, Pascendi n° 69, 1907 : «Ne vous laissez pas arrêter, Vénérables Frères, au fait que l’auteur a pu obtenir d’ailleurs l’Imprimatur : cet Imprimatur peut être apocryphe, ou il a pu être accordé sur examen inattentif, ou encore par trop de bienveillance ou de confiance à l’égard de l’auteur, ce qui arrive peut-être quelquefois dans les Ordres religieux ».

Aussi faut-il bien connaître sa foi pour pouvoir vérifier leur enseignement avant d’y adhérer, conformément à l’usage de la nécessaire vertu de prudence.

Un catéchisme est faillible et peut contenir des erreurs ou enseignements contraires Magistère de l’Église, les erreurs doivent être rejetées, mais ce qui est conforme à la vérité de la foi et de la morale doit être cru.

Aux 19ème et 20ème siècles circulaient des catéchismes et livres de théologiens faillibles contenant des erreurs et même des hérésies, comme on peut le voir dans les exemples ci-dessous.

Catéchisme « du concile de Trente »

Le catéchisme « du concile de Trente » ne fait pas partie du concile de Trente et fut fait après pour les curés. Il est faillible et contient une contradiction. Ce catéchisme enseigne (dans le chapitre 16 sur le baptême) la nécessité de recevoir le baptême d’eau (conformément aux Écritures et au dogme catholique) et en contradiction, la possibilité du salut sans le sacrement de baptême, ce qui est une erreur.

Le catéchisme « du concile de Trente » enseigne la nécessité absolue pour tous du baptême d’eau selon la loi divine et telle qu’infailliblement définie par le Magistère l’Église :

Catéchisme « du concile de Trente », Ch. 16, § 1 – Nécessité du baptême : «Ce que nous avons dit jusqu’ici de ce Sacrement est très utile à connaître pour les Fidèles. Mais ce qu’il est absolument nécessaire de ne pas leur laisser ignorer, c’est que Notre-Seigneur a fait à tous les hommes une loi de se faire baptiser, loi si rigoureuse que ceux qui ne seraient pas régénérés en Dieu par la grâce de ce Sacrement, ne viendraient au monde que pour leur malheur et leur  perte éternelle, que leurs parents d’ailleurs fussent chrétiens ou païens. C’est pourquoi les Pasteurs ne sauraient expliquer trop souvent ces paroles de l’Évangile. « Si quelqu’un n’est pas régénéré par l’eau et par l’Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume des cieux [Jean 3, 5] ». Et cette loi ne regarde pas seulement les adultes, l’autorité et les témoignages des Pères établissent qu’elle atteint même les petits enfants, et que l’Église l’a reçue de la tradition apostolique».

Ce même catéchisme enseigne – quelques paragraphes plus loin – le salut pour des non-baptisés en contradiction directe avec ce qui précède, en disant que la volonté de recevoir le baptême pourrait faire bénéficier de la grâce et de la justice (c’-à-d. justification et salut) s’il est impossible de recevoir le baptême (cet enseignement ne fait partie du Magistère de l’Église).

Catéchisme « du concile de Trente », Ch. 16, § 1 – Nécessité du baptême : «… l’Église n’est pas dans l’usage de donner le Baptême aux adultes aussitôt après leur conversion. Elle veut au contraire qu’on le diffère un certain  temps. Ce retard n’entraîne point pour eux les dangers qui menacent les enfants, ainsi que nous l’avons dit plus haut. Comme ils ont l’usage de la raison, le désir et la résolution de recevoir le Baptême, joints au repentir de leurs péchés, leur suffiraient pour arriver à la grâce et à la justification, si quelque accident soudain les empêchait de se purifier dans les Fonts salutaires».

Cette contradiction est une erreur flagrante et une preuve de la faillibilité du catéchisme « du concile de Trente », qui par ailleurs est bien détaillé. Cette erreur est supposément due à une mauvaise interprétation de traduction du latin du Concile de Trente, session 6, chap. 4 (Voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du baptême de désir).

Le Catéchisme du Concile de Trente n’est pas infaillible. Les Pères John A. Mc Hugh, OP et Charles J. Callan, OP ont écris l’introduction d’une traduction commune du Catéchisme du Concile de Trente. Leur introduction contient la citation suivante intéressante du Dr John Hagan, Recteur du Collège irlandais à Rome, sur l’autorité du Catéchisme.

Catéchisme du Concile de Trente – quinzième impression, Tan Books, introduction XXXVI : «Les documents officiels ont parfois été émis par les papes pour expliquer certains points de la doctrine catholique aux individus ou aux communautés chrétiennes locales, tandis que le Catéchisme romain comprend pratiquement tout le corps de la doctrine chrétienne, et s’adresse à toute l’Église. Son enseignement n’est pas infaillible, mais il occupe une place parmi les catéchismes approuvés et ce qui est de foi».

Voir :  Le catéchisme de Trente et le Baptême De Désir – Ch. 17 Hors de l’Église pas de salut – Monastère Très Sainte Famille

Le texte latin du plus ancien décret papal rejette le « baptême de désir »

Abrégé du catéchisme de persévérance, Mgr Gaume, 1842

Mgr Gaume, Abrégé du catéchisme de persévérance, ou Exposé historique, dogmatique, moral et liturgique de la religion, depuis l’origine du monde jusqu’à nos jours, 1842, (Ed. 1919), 2ème part., leç. 33, p. 225 : « Q. Combien distingue-t-on de sortes de Baptême ? – R. On distingue trois sortes de Baptême : le Baptême d’eau, c’est le sacrement de Baptême ; le baptême de sang, c’est le martyre ; le Baptême de feu, c’est le désir de recevoir le Baptême. Le second et le troisième ne sont pas des Sacrements ; mais ils suppléent au Baptême, lorsqu’on ne peut le recevoir».

C’est l’hérésie du baptême de désir. Le désir du Baptême ne supplée absolument pas au sacrement de Baptême qui est une régénération conformément à l’enseignement infaillible du Magistère de l’Église : Concile de Florence, Concile de Trente. Le « Baptême de désir ou de feu »n’est pas une régénération qui remet le péché originel.

Pape Pie IV, Bulle Iniunctum nobis , Profession de foi tridentine, 13 novembre 1564 : «… Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés [Latin : Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum]»

Infailliblement, l’Église confesse «un baptême», c’est-à-dire un unique baptême (Sacrement) et non pas des baptêmes de plusieurs sortes. Nier en connaissance, volontairement ou obstinément, la nécessité du baptême pour le salut c’est nier la profession de foi du Concile de Trente, et c’est l’hérésie.

Jean 3, 5 : Jésus répondit : «En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un [quiconque] ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Le baptême d’eau est de loi divine.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 nov. 1551 ex cathedra : «… puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême, « Qu’ai-je à faire en effet, dit l’Apôtre, de juger ceux du dehors ? » [1 Co 5, 12]. Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi [Ga 6,10] que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême [1 Co 12,12-13].

Le sacrement de baptême est la porte pour devenir membre de l’Église.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 7, Can. 5 sur le Sacrement du Baptême, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire pas nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5) : qu’il soit anathème».

Dire qu’on peut être sauvé sans le baptême d’eau est être anathème.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

On devient membre du Christ et de son Corps qui est l’Église par le baptême d’eau.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 nov. 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

On devient membre du Christ et de son Corps qui est l’Église par le Sacrement du baptême.

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Mais le sacrement du baptême est consacré dans l’eau à l’invocation de l’indivisible Trinité – à savoir, Père, Fils et Saint-Esprit – et apporte le salut aux enfants et aux adultes quand il est correctement effectué par n’importe qui dans la forme prévue par l’Église ».

Le salut est apporté par le sacrement du baptême.

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 décembre 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Évangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure».

Le sacrement du baptême est une régénération, ce qui n’est absolument pas le cas du « baptême de feu » et du  » baptême de sang ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra : «personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Le « baptême de sang » est le nom véritable des martyres qui sont membres de l’Église, c’est-à-dire des fidèles baptisés ou membres du Corps du Christ, qui est l’Église, qui ont reçu le sacrement de Baptême avec de l’eau. Le « baptême de sang » qui soi-disant supplée au sacrement de baptême contredit le dogme selon lequel personne ne peut être sauvé hors de l’Église (et infailliblement, seul le sacrement de baptême fait entrer dans l’Église), même s’il verse son sang.

Sur l’hérésie de baptême de désir, voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du « baptême de désir

Sur les hérésies de baptême de désir, de baptême de sang, et du salut pour l’ignorant invincible : voir :  Hors de l’Église Catholique il n’y a absolument pas de salut

Graves erreurs de Mgr de Ségur, 1851

Mgr de Ségur (1820-1881) enseignait dès 1851 et ensuite fréquemment dans ses écrits (catéchisme, livres, etc.), l’hérésie de l’âme de l’Église sapée du corps.

Cette hérésie nie le dogme Hors de l’Église pas de salut en admettant l’idée qu’une personne peut appartenir à l’âme de l’Église sans être membre du Corps qui est l’Église : c’est l’hérésie selon laquelle on peut être sauvé hors de l’Église, c’est-à-dire sans le sacrement du baptême (Voir les hérésies de baptême de désir, baptême de sang, salut pour l’ignorant invincible).

L’Église enseigne infailliblement qu’elle est le corps du Christ. L’âme de l’Église est le Saint-Esprit, et pour avoir part à la vie éternelle du Saint-Esprit, il faut infailliblement appartenir au corps. Le Concile de Florence, ci-dessous, définit infailliblement qu’il n’y a pas de vie éternelle en dehors de l’Église catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle,…»

Les Conciles de Florence et de Trente ci-dessous définissent infailliblement que l’Église est le corps du Christ, et qu’en dehors de l’Église (qui est un corps) il n’y a pas de vie éternelle.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 novembre 1551 ex cathedra : «… Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi Ga 6,10 que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême 1 Co 12, 12-13.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

On ne peut pas avoir la vie éternelle par l’âme de l’Église sans être dans le corps qu’est l’Église. L’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Vous ne pouvez pas appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps par le sacrement de baptême. Le corps de l’Église ne peut être séparé de son âme l’Esprit-Saint, sinon ce n’est plus l’Église mais une secte.

Sur l’hérésie de l’âme de l’Église séparée du corps, voir : Hérésies actuelles

Théologie dogmatique, Cardinal Thomas Marie Joseph Gousset 1850-1866

Dans « Théologie dogmatique » en deux volumes du cardinal Gousset écrit entre 1850 et 1866, on trouve l’hérésie de l’âme de l’Église hors du corps contrairement au dogme et l’hérésie des trois baptêmes : d’eau, « de désir » et « de sang », c’est-à-dire l’hérésie du salut sans sacrement de baptême. Ces hérésies nient le dogme Hors de l’Église pas de salut. Beaucoup d’évêques et des prêtres se sont inspirés de ce livre pour faire leur catéchisme en s’appuyant sur leur propre confiance en un cardinal et en un livre de théologie dogmatique. Mais un livre de théologie dogmatique est faillible. Et voilà comment se propage l’erreur et même l’hérésie, et la ruine, à cause de la trop grande confiance en l’homme, du manque de prudence et de la négligence. Ce livre qui semble faire autorité est un bel exemple de fondement de l’enseignement et de la transmission des erreurs et des hérésies au 19ème siècle.

Théologie dogmatique, Gousset, Thomas Marie Joseph, Cardinal (1792-1866), Tome I, n° 911, p 548 (Ed. 1879) : «L’Église romaine ne va pas plus loin, si ce n’est pour nous apprendre, par l’organe de ses docteurs, qu’on peut appartenir à l’âme sans appartenir au corps de l’Église, et par là même se sauver sans être incorporé à la communion extérieure de la véritable Église».

Le cardinal Gousset se base, sur ce sujet, essentiellement sur des docteurs faillibles, saint Thomas d’Aquin dans l’erreur à ce sujet et saint Alphonse de Liguori dans l’hérésie matérielle à ce sujet parce qu’il avait mal compris le concile de Trente, session 6, chapitre 4.

Le contexte dont parle le cardinal Gousset ci-dessus, est celui d’un protestant qui serait dans l’ignorance invincible de connaître plus la foi catholique. Ici la règle de la foi catholique n’est pas qu’il est dans l’âme de l’Église sans être dans le corps, ce qui est une hérésie de l’âme de l’Église coupée du corps contrairement au dogme qui définit que l’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Ici la règle de la foi catholique est qu’il est hérétique matériel et appartenant matériellement à une secte, c’est-à-dire qu’il appartient à l’Église catholique qui est un corps mais dans un bâtiment protestant.

On trouve plus loin l’hérésie des trois baptêmes : d’eau, « de désir » et « de sang », c’est-à-dire hérésie du salut sans sacrement de baptême.

Théologie dogmatique, Gousset, Thomas Marie Joseph, Cardinal, 1792-1866 Tome I, n° 916, p. 551 (Ed. 1879) : «Il est vrai qu’on ne peut entrer dans le royaume de Dieu que par le baptême. Mais les théologiens distinguent d’après l’esprit de l’Évangile, et l’enseignement des saints Pères, trois sortes de baptêmes : d’eau, le baptême de désir, et le baptême de sang ou le martyre. Or le baptême de désir ou le désir du baptême … supplée le sacrement. Le concile de Trente ne regarde le baptême comme nécessaire que quand à la chose ou au désir de la chose in re vel in voto».

Ce paragraphe est absolument scandaleux. Premièrement il se contredit en affirmant la vérité dogmatique du baptême et ensuite en disant le contraire.

Deuxièmement, il parle des théologiens disant « les théologiens », c’est complètement vague : « les théologiens », cela ne signifie pas un enseignement constant des théologiens (de tous) dans l’Église ou cela signifie que ce n’est pas un enseignement constant, donc pas de foi.

Troisièmement, il dit que c’est « l’esprit de l’Évangile » : cela est entièrement faux car le Christ dit justement tout le contraire dans Jean 3, 5 : «…si quelqu’un [quiconque] ne renait de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Quatrièmement, il dit que c’est « l’enseignement des saints Pères », ce qui est encore frauduleux. L’enseignement unanime des Pères fait partie du Magistère ordinaire de l’Église. Quand l’enseignement des pères n’est pas unanime, il ne fait pas partie du Magistère. Et au sujet du baptême de désir et du baptême de sang, l’enseignement des pères n’est pas unanime.

Cinquièmement, « in re vel in voto » est une interprétation erronée du concile de Trente session 6, chapitre 4.

Voilà comment un cardinal se fourvoie dans l’erreur, la transmet par un livre de dogmatique, et sert de fondement aux hérésies enseignées et avalées totalement au 20ème siècle et ont préparé l’apostasie vatican 2 (Voir Hérésies pré-vatican 2)

Le Catéchisme en exemple, Abbé P. Janvier, 1867

Le Catéchisme en exemple, Abbé P. Janvier, 1867, p. 419, n° 522 : « Ce que signifie la maxime Hors de l’Église point de salut – La maxime hors de l’Église point de salut, signifie simplement, dit Mgr Gousset, que ceux des infidèles, des hérétiques et des schismatiques qui, connaissant la véritable Église, refusent d’y entrer, se rendent coupables d’une opiniâtreté damnable envers l’Église et envers Jésus-Christ. Il en est de même des chrétiens qui, ayant été élevés et suffisamment instruits dans le sein de l’Église, s’en séparent par le schisme ou par l’hérésie, ou par l’apostasie, ou par le philosophisme moderne, qui renferme toutes les hérésies. L’Église romaine ne va plus loin, si ce n’est pour nous apprendre, par l’organe de ses docteurs, qu’on peut appartenir à l’âme sans appartenir au corps de l’Église, et par là même se sauver sans être incorporé à la communion extérieure de la véritable Église ».

Ce catéchisme avec imprimatur, et même recommandé par lettre, affirme l’hérésie de l’âme de l’Église séparée du corps. Ce catéchisme hérétique réduit d’abord le dogme « Hors de l’Église pas de salut » à une « maxime », pour ensuite affirmer qu’on peut appartenir à l’âme de l’Église sans être membre du Corps du Christ, ce qui est une affirmation hérétique qui contredit directement l’enseignement infaillible du Magistère de l’Église selon lequel le Corps du Christ est l’Église.

L’âme de l’Église est l’Esprit-Saint et l’Église est le Corps du Christ : l’âme de l’Église – qui est l’Esprit-Saint – ne peut absolument pas être séparée du Corps qui est l’Église catholique. Bien sûr, un corps sans âme est un corps mort, car la mort est la séparation de l’âme et du corps, c’est ce qui caractérise une secte, un corps (ou une soit-disant « église ») séparé de l’âme de l’Église (séparé de l’Esprit-Saint).

Les hérétiques affirment – depuis le 19ème siècle – qu’on peut appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps (par le sacrement du baptême), mais l’Église enseigne infailliblement qu’elle est le corps du Christ. L’âme de l’Église est le Saint-Esprit, et pour avoir part à la vie éternelle du Saint-Esprit, il faut infailliblement appartenir au corps.

Le Concile de Florence, ci-dessous, définit infailliblement qu’il n’y a pas de vie éternelle en dehors de l’Église catholique :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle,…»

Les Conciles de Florence et de Trente définissent infailliblement que l’Église est le corps du Christ :

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 novembre 1551 ex cathedra : «… Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi (Ga 6,10)que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême (1 Co 12, 12-13).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Personne ne peut pas avoir la vie éternelle par l’âme de l’Église sans être dans le corps. L’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Vous ne pouvez pas appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps par le sacrement de baptême, ou alors si vous l’affirmez en sachant cela vous êtes hérétique. Le corps de l’Église ne peut être séparé de l’Esprit-Saint, son âme, ou sinon ce n’est plus l’Église mais une secte.

Comme cela a été prouvé, l’Église catholique est un corps mystique. Ceux qui ne font pas partie du corps n’en font pas partie du tout :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersent : donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ « .

Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, nature des êtres créés, § 72 : « Or l’âme est l’acte du corps organisé, et non pas d’un seul organe seulement. Elle réside dans tout le corps et non dans une partie seulement, puisqu’elle est essentiellement forme du corps».

Cette hérésie de l’âme de l’Église séparée du Corps du Christ qui est l’Église est l’hérésie qui a servi à poser l’hérésie du baptême désir selon laquelle on peut être sauvé sans le sacrement du baptême qui est la porte pour être membre de l’Église.

Voilà la très grande gravité de ces hérésies contre le dogme « Hors de l’Église pas de salut », et le très grande culpabilité d’évêques soit hérétiques ou soit coupablement négligents du 19ème et 20ème siècles, car ces hérésies seront avalées et assimilées par de très nombreux chrétiens qui n’ont pas voulu connaître leur foi divine et catholique comme ils auraient dû le faire « parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés » (2 Thessaloniciens 10) et finiront en enfer sans la foi intègre et inviolée, car sauf s’ils s’en étaient repentis et avaient recraché le venin.

2 Thessaloniciens 2, 10-11 : « séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n ° 9 : «Il ne peut y avoir rien de plus dangereux que ces hérétiques qui admettent presque l’ensemble de la doctrine, et par une seule parole, comme une goutte de poison, infectent la foi vraie et simple enseignée par notre Seigneur et transmise par la tradition apostolique».

Ces mêmes hérésies seront le fondement de préparation de l’apostasie vatican 2.

Le Syllabus et l’Encyclique Quanta Cura du 8 décembre 1864 : Commentaire théologique, canonique, historique, philosophique et politique, et réfutation des erreurs qu’il condamne, par Mgr F.-L.-M. Maupied, 1875-1876

Ce livre contient l’hérésie semi-pélagienne de Vacant (voir plus bas Le Magistère ordinaire de l’Église et ses organes, Vacant, Delhomme et Briguet, 1887) du faux Magistère d’infaillibilité avec les évêques.

Le Syllabus et l’Encyclique Quanta Cura du 8 décembre 1864 : Commentaire théologique, canonique, historique, philosophique et politique, et réfutation des erreurs qu’il condamne, par Mgr F.-L.-M. Maupied, prélat de la maison de Sa Sainteté Pie IX, Théologien au Concile du Vatican, 1875/76 : « 4° Le quatrième sophisme ose pousser le mensonge jusqu’à dire « que le concile du Vatican n’a point parlé du Syllabus et ne lui a donné aucune autorité. » Or, le concile du Vatican a fait bien plus que de parler du Syllabus ; il a repris toutes les propositions fondamentales desquelles découlent toutes les autres dans le Syllabus, il leur a opposé les définitions de foi, et il a porté anathème contre quiconque oserait encore soutenir ces propositions condamnées. Le savant archevêque d’Aquila, Mgr Luigi Filippi, dans sa pastorale qui est le commentaire le plus complet des décrets du Concile, et que nous avons traduite sous le titre de Triomphe de l’Église au Concile du Vatican prouve ce que nous venons d’affirmer, en citant la plupart des propositions du Syllabus visées et atteintes par les décrets du saint Concile.

«Or, cet illustre archevêque en savait quelque chose, car les lumières de sa science n’ont point fait défaut au concile sur les questions les plus ardues. Nous ne pouvons donner ici les preuves détaillées de ce fait, nous les donnerons aux diverses propositions. Mais de plus, le Concile du Vatican termine la constitution dogmatique, Dei Filius, par un avertissement adressé non-seulement aux pasteurs et aux maîtres de la jeunesse, mais à tout le troupeau catholique. Il se compose de deux parties : la première contient une exhortation et un commandement par lequel il est ordonné à tous de s’employer à éloigner de l’Église les erreurs condamnées et à faire connaître les vérités qui ont été définies : « Nous conjurons par les entrailles de Jésus-Christ, et par l’autorité de ce même Dieu, notre Sauveur, Nous ordonnons à tous les fidèles du Christ, et surtout à ceux qui sont à leur tête ou qui sont chargés d’enseigner, qu’ils apportent tout leur zèle et tous leurs soins à écarter et à éliminer ces erreurs de la sainte Église et à propager la très-pure lumière de la foi ».

«La seconde partie est un avertissement touchant l’un des meilleurs moyens de s’employer pour obtenir cette fin. Ce moyen consiste dans l’observation des constitutions et des décrets par lesquels le saint Siège avait déjà condamné ces erreurs, comme toutes les autres qui ne sont pas expressément énoncées dans la présente constitution : « Mais parce que ce n’est pas assez d’éviter le péché d’hérésie, si on ne fuit aussi diligemment les erreurs qui s’en rapprochent plus ou moins. Nous avertissons tous les chrétiens qu’ils ont le devoir d’observer les constitutions et les décrets par lesquels le saint Siège a proscrit et condamné les opinions perverses de ce genre, qui ne sont pas énumérées ici tout au long ».

«Ainsi a parlé le Concile ; et très certainement il avait en vue le Syllabus et toutes les constitutions desquelles il est extrait. Mais il n’a pas nommé le Syllabus en particulier, pour éviter la méprise des libéraux qui ne sont plus catholiques et qui auraient conclu que, le Syllabus seul étant nommé, les autres constitutions et décrets étaient laissés de côté. Le Concile en comprenant toutes les constitutions et tous les décrets, y renferme nécessairement le Syllabus, et par là encore le quatrième subterfuge est convaincu d’être un fruit de l’ignorance ou de la mauvaise foi.
Cependant « Il ne faut pas croire, dit très-bien le savant archevêque d’Aquila, que, par cet avertissement, le Concile ait donné comme une confirmation aux actes précédents du saint Siège, dans ce sens que ces actes aient reçu de cette confirmation un accroissement d’autorité et une sanction qu’ils n’avaient pas avant et qui rendrait seulement maintenant les dits actes définitifs et irréformables : Puisque ces actes, toutes les précédentes constitutions et décrets dogmatiques publiés précédemment par le saint Siège, ont toujours la même autorité, aussi bien avant que depuis le Concile ».

«Ils sont par eux-mêmes définitifs et irréformables, puisque quand même le Concile du Vatican n’aurait pas défini le dogme de l’infaillibilité du Pontife Romain, même selon l’opinion des gallicans, déjà condamnée, les fidèles n’auraient pas été moins obligés à admettre que les sentences jusqu’ici émanées du Pape ont été infaillibles, puisque toutes avaient déjà été reçues par le corps entier des évêques. Et le Concile, dans cette constitution, ne fait que rappeler à tous l’obligation que nous avons de les observer » (Le Triomphe de l’Église au concile du Vatican, p. 120 et suiv.).

«les sentences jusqu’ici émanées du Pape ont été infaillibles, puisque toutes avaient déjà été reçues par le corps entier des évêques» : Hérésie. Le pape est seul infaillible, pas les évêques. Dire que c’est infaillible puisque (parce que) le corps entier des évêques l’a reçu, est hérésie semi-pélagienne d’un faux magistère où l’homme et la nature  prend la place de la grâce. Cette hérésie connue sous le nom d’hérésie du faux magistère ordinaire de Vacant (voir plus bas Le Magistère ordinaire de l’Église et ses organes, Vacant, Delhomme et Briguet, 1887) fut très répandue au 19ème siècle. On la retrouve ici chez Mgr F.-L.-M. Maupied (Le Syllabus et l’Encyclique Quanta Cura du 8 décembre 1864 : Commentaire théologique, canonique, historique, philosophique et politique, et réfutation des erreurs qu’il condamne), ainsi que chez Mgr Gaume (Catéchisme du Syllabus), Mgr Luigi Filippi, archevêque d’Aquila (Le Triomphe de l’Église au Concile du Vatican), dans les écrits de Mgr de Segur, etc. Cela prouve qu’au 19ème siècle, beaucoup d’évêques adhéraient déjà à cette hérésie-ci (et d’autres comme l’âme de l’Église hors du Corps, baptême de désir/sang, salut pour l’ignorant invincible, etc.). Cette hérésie du faux magistère ordinaire (Pape avec les Évêques) se retrouve encore aujourd’hui chez de nombreux hérétiques faux traditionalistes :

Théologie dogmatique, Père Perrone, recteur du collège romain des jésuites, 1877

Ce livre de six tomes contient les hérésies du baptême de désir et de sang. Il est d’autant plus dangereux qu’il a été fait par le chef de l’enseignement des jésuites à Rome au 19ème siècle, c’est-à-dire que quasi tous les jésuites ont été nourri avec ces hérésies au19ème siècle.

Les traducteurs, les pères Védrine, Bandel et Fournet préfacent : «L’ouvrage est trop avantageusement connu… pour qu’il soit nécessaire d’en faire ici l’éloge. … L’ouvrage du savant professeur au collège romain est un véritable progrès dans la science et l’enseignement théologique ; c’est, de plus, un service rendu à l’Église de Dieu».

C’est scandaleux. Ils se sont bénis eux-mêmes. Ce livre n’est ni un « progrès », encore moins « un service rendu à l’Église », mais il transmet les hérésies dans l’Église qui ont préparé l’apostasie vatican 2 !

Théologie dogmatique, Père Perrone, Tome 4, ch. 5 De la nécessité du baptême, p. 155-156 : «L’Apôtre aurait pu ajouter à l’exemple du bon larron, ceux des Apôtres et de la très sainte Vierge, qui ne reçurent point le baptême, puisqu’on ne le voit dans aucun passage de l’Évangile. Donc, je réponds à la première objection… L’enseignement de notre Seigneur est en même temps un précepte et un moyen pour les adultes qui peuvent en cas de nécessité, suppléer au baptême par le vœu du baptême ou le martyre, je l’accorde. Pour les enfants il n’est pas un précepte mais un moyen auquel le martyre seul peut suppléer».

Ce paragraphe est proprement scandaleux. Premièrement, il a le culot de dire ce qu’aurait dû dire l’Apôtre, ce qui montre que ce type n’est pas soumis à la Tradition.

Deuxièmement, il ose affirmer qu’une chose n’existe pas parce qu’elle n’est pas écrite : il dit que des Apôtres, la sainte Vierge et le bon larron n’ont pas été baptisés car ce n’est pas écrit. Il invente un autre Magistère en dehors de la Tradition de l’Église. 1° Ce n’est pas parce que ce n’est pas écrit que la sainte Vierge et les Apôtres n’ont pas reçu le sacrement du baptême ; 2° Le baptême d’eau est une loi divine qui prend effet quand Jésus-Christ dit : «Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fil, et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé» (Matthieu 28, 19-20). 3° Le bon larron est mort avant Jésus-Christ et la promulgation de la loi du baptême, donc il n’était pas sous la loi du baptême.

Troisièmement, l’auteur dit que le vœu de baptême (baptême de désir) supplée au sacrement de baptême (baptême d’eau) pour les adultes, niant directement le dogme catholique de l’absolue nécessité du sacrement de baptême pour le salut. Il ajoute que le martyre (baptême de sang) supplée au sacrement de baptême pour les adultes et les enfants, contrairement au dogme.

Quatrièmement, il se contredit carrément juste après dans le paragraphe suivant sur la même page :

Théologie dogmatique, Père Perrone, Tome 4, ch. 5 De la nécessité du baptême, p. 156 : «Voici ce que saint Augustin écrit des enfants : Quiconque soutient que ceux qui meurent sans avoir reçu le sacrement de baptême, même les enfants, seront sanctifiés dans notre Seigneur Jésus-Christ, est en contradiction avec ce qu’ont dit les apôtres, et condamne l’enseignement de toute l’Église ; en effet, elle se hâte de baptiser les enfants, parce qu’elle est fermement convaincue qu’ils ne peuvent, par aucune autre voie être vivifiés en Jésus-Christ ¹».

¹ Ep. 166 à Jérôme, ch. 8, n. 21. Il faut remarquer que le saint docteur, à l’exemple de l’Apôtre, I Cor. ch. 15, v. 21-22, oppose ici les hommes qui meurent en Adam à ceux qui sont vivifiés en Jésus-Christ, il déclare, par contre, que nul d’entre ceux qui sont morts en Adam, ne sauraient être vivifiés en Jésus-Christ, sinon par le baptême. D’où nous concluons qu’il ne pensait pas que les enfants qui meurent dans le sein de leur mère puissent être purifiés de la tâche originelle par la foi ou le désir de leurs parents, ni qu’il n’était pas d’avis, comme quelques uns se l’imaginent, que ce mot de Jésus-Christ : Si quelqu’un ne renaît, etc. [Jn 3, 5] ne les concerne pas».

On peut voir en lisant attentivement que ce paragraphe et sa note ci-dessus contredit directement ce qui est affirmé plus haut. Jean 3, 5 «Quiconque ne renaît de l’eau et de l’Esprit ne peut entrer dans le royaume des cieux» est universel et absolu de loi divine.

Conclusion. Ce ne sont pas seulement des graves erreurs qui sont contenues dans ces livres de « théologie dogmatique », l’auteur passe la Tradition de l’Église source de la révélation, il invente un Magistère et enseigne le contraire de l’Église en affirmant que c’est l’enseignement de l’Église.

L’auteur de la « Théologie dogmatique » enseignée au collège jésuite de Rome au 19ème est un hérétique pur et simple, et ses traducteurs sont suspects d’hérésie. Ceci n’est qu’un exemple de plus parmi tant d’autres sur la façon dont les hérésies se sont infiltrées chez les prélats du 19ème siècle et ont ravagé les âmes qui les ont cru au lieu de croire Dieu dans Son Magistère pour ensuite ravager l’Église au 20ème siècle.

Sermons pour l’Avent, le Carême et les fêtes, P. Le Jeune, 1880

Le missionnaire de l’oratoire, Sermons pour l’Avent, le Carême et les fêtes, P. Le Jeune, Tome 4, p. 268, 1880 : «Mais il y a trois sortes de baptême : baptême d’eau, baptême d’esprit et baptême de sang ; … le baptême du Saint-Esprit est la parfaite contrition ou amour pur et désintéressé. Ce baptême pourrait en nécessité sauver une personne à qui il serait impossible d’obtenir le baptême d’eau ; … s’il y avait eu quelque manquement essentiel en votre baptême, vous n’auriez point d’autre voie de salut que la parfaite contrition et l’amour de Dieu. …quiconque donne sa vie … pour la foi … est baptisé en son sang».

Ce recueil de sermons (avec imprimatur) contient les hérésies du baptême de désir et du baptême de sang et ces sermons furent donnés par des missionnaires et aussi à des missionnaires.

C’est l’enseignement du Magistère de l’Église que le sacrement de baptême (baptême d’eau) est absolument nécessaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 7, Can. 5 sur le Sacrement du Baptême, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire pas nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5) : qu’il soit anathème».

C’est l’enseignement du Magistère de l’Église que le baptême de régénération (sacrement ou baptême d’eau) est la porte d’entrée dans l’Église.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 nov. 1551 ex cathedra : «… puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême, « Qu’ai-je à faire en effet, dit l’Apôtre, de juger ceux du dehors ? » [1 Co 5, 12]. Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi [Ga 6,10] que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême [1 Co 12,12-13].

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 nov. 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Mais le sacrement du baptême est consacré dans l’eau à l’invocation de l’indivisible Trinité – à savoir, Père, Fils et Saint-Esprit – et apporte le salut aux enfants et aux adultes quand il est correctement effectué par n’importe qui dans la forme prévue par l’Église ».

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 décembre 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Évangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure».

Les hérésies de baptême de désir, de baptême de sang, et du salut pour l’ignorant invincible sont exactement des négations du dogme Hors de l’Église, pas de salut.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront «dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges» Mt 25, 41, à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés».

Le baptême de sang contredit le dogme selon lequel personne ne peut être sauvé hors de l’Église (et infailliblement, seul le sacrement de baptême fait entrer dans l’Église), même s’il verse son sang.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra : «personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Les hérésies de baptême de désir, de baptême de sang, et du salut pour l’ignorant invincible sont contraire au dogme sur le salut par le baptême de régénération (sacrement de baptême ou baptême d’eau).

Jean 3, 5 : Jésus répondit : «En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un [quiconque] ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Paul III, Concile de Trente, sur le péché originel, Vème Session, 1546 (Décrets 666-667) ex cathedra : «… afin que soit purifié en eux par la régénération ce qu’ils ont contracté par la génération. En effet « nul, s’il ne renaît de l’eau et de l’Esprit Saint, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu [Jean 3, 5]».

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 décembre 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Évangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure».

Sur l’hérésie de baptême de désir, voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du « baptême de désir

Le Magistère ordinaire de l’Église et ses organes, Vacant, Delhomme et Briguet, 1887

Hérésie de Vacant du faux Magistère d’infaillibilité avec et par les évêques :

Le Magistère ordinaire de l’Église et ses organes, Vacant, Delhomme et Briguet, § Autorité du Syllabus, 1887 : « N’oublions pas non plus que Pie IX a fait publier un document célèbre qui, on s’accorde à le reconnaître, n’est pas revêtu des conditions exigées par les canonistes pour les lois authentiques. Le Syllabus, en effet, n’a pas été écrit par Pie IX lui-même. C’est un résumé des principales erreurs de notre temps, signalées dans les allocutions consistoriales, les encycliques et les autres lettres apostoliques de ce Pape, qu’il ordonna d’envoyer, avec son encyclique Quanta cura, à tous les évêques du monde, afin, disait le cardinal Antonelli, que ces derniers eussent sous les yeux toutes ces erreurs condamnées. Remarquons le caractère de ce document. Pie IX avait enseigné la doctrine du Saint-Siège dans des lettres qui n’avaient pas été adressées à tous les évêques, ni affichées de la manière usitée pour la promulgation des lois ; il l’avait enseignée dans des allocutions qui n’avaient été connues du monde catholique que par l’intermédiaire de la presse; il était revenu, à plusieurs reprises, sur ces enseignements ; dans tous ces actes, il exerçait manifestement le magistère ordinaire que nous avons appelé exprès. Mais il craignit que ces enseignements réitérés ne restassent ignorés d’une partie de l’épiscopat, et, pour les faire connaître par tout l’univers catholique, il en fit dresser un résumé qui servit de règle doctrinale aux évêques dispersés. Il aurait pu proposer ce résumé à l’Église dans une définition solennelle ; il préféra le faire envoyer à tous les évêques avec son encyclique Quanta cura. Le Syllabus est donc un document où le Pape a exercé son magistère ordinaire, en s’adressant à toute l’Église, en vertu de sa souveraine autorité. 

« Mais, demandera-t-on, ces actes du magistère quotidien du Pape peuvent-ils être infaillibles ? Oui ; car nous y trouvons des doctrines que le magistère ordinaire impose, par ces actes mêmes, à la foi ou à l’assentiment de tous les catholiques. C’est ce que Pie IX a déclaré, en affirmant qu’il avait condamné les principales erreurs de notre époque, dans plusieurs encycliques, aussi bien que dans des allocutions consistoriales et d’autres lettres apostoliques qui avaient été publiées ; car condamner une erreur, c’est défendre d’y adhérer, et, quand le Pape porte une telle défense en vertu de sa suprême autorité, il le fait infailliblement, de quelque forme que son acte soif revêtu. 

« Pour ce qui regarde en particulier le Syllabus, Pie IX ne l’a pas imposé formellement par un jugement solennel ; mais exerçant son magistère ordinaire, il a manifesté que sa volonté était qu’il servît de règle à l’enseignement quotidien des évêques, qu’il fût, par conséquent, accepté par toute l’Église comme renfermant la doctrine du Saint-Siège.

« D’autre part, les évêques du monde entier ont donné leur adhésion à ce document. Le Syllabus est donc infaillible. Aussi beaucoup de théologiens l’ont-ils rangé parmi les définitions ex cathedra.

« Est-il nécessaire d’ajouter qu’il n’y a pas lieu de rejeter l’infaillibilité du Syllabus et des enseignements du magistère ordinaire qui lui ressembleraient, parce que la censure méritée par chacune des propositions condamnées n’y est pas in­diquée et que, pour mieux comprendre le sens de ces propositions, il est bon de recourir aux allocutions et aux lettres dont elles sont extraites et auxquelles le Syllabus lui-même renvoie ?

« Non ; car tous les théologiens admettent l’infaillibi­lité des condamnations in globo, où une série d’affirmations sont solennellement censurées, sans que la censure applica­ble à chacune d’elles soit déterminée, et, d’autre part, nous avons vu plus haut que tous les enseignements de l’Église se tiennent et servent à s’interpréter mutuellement ; or, il faut appliquer ces règles aux enseignements du magistère ordi­naire, aussi bien qu’aux jugements solennels ».

« les évêques du monde entier ont donné leur adhésion à ce document. Le Syllabus est donc infaillible » : Hérésie semi-pélagienne d’un magistère ordinaire qui ne serait pas infaillible sans les évêques du monde entier qui ont adhéré. Rien n’est plus faux : Le pape seul dispose de l’infaillibilité, pas les évêques.

En plus, ces hérétiques ont le toupet de dire «Aussi beaucoup de théologiens l’ont-ils rangé parmi les définitions ex cathedra». « Beaucoup de théologiens » voudrait signifier « les théologiens », c’est une assertion frauduleuse laissant croire aux simples que cela pourrait représenter l’unanimité. En plus d’affirmer que le magistère (leur faux magistère) ordinaire ne peut être infaillible sans les évêques, ils affirment que c’est solennellement infaillible comme des dogmes ! Hérésie formelle. 

Le texte ajoute ses hérésies, comme font tous les hérétiques, après avoir cité des vérités de foi. Preuve supplémentaire (s’il est besoin) que beaucoup de prêtres étaient hérétiques déjà au 19ème siècle.

 

Le Catéchisme expliqué, 1899

Le Catéchisme expliqué, Spirago et Clark, 1898 : «Si, toutefois, un homme, sans aucune faute de sa part, demeure en dehors de l’Église, il peut être sauvé s’il mène une vie dans la crainte de Dieu, une telle personne est à toutes fins utiles un membre de l’Église catholique»

D’après ce « catéchisme expliqué », il n’est pas seulement possible d’être sauvé en dehors de l’Église, ce qui est une négation directe du dogme, mais il est effectivement possible d’être, « à toutes fins utiles un membre de l’Église catholique» tout en demeurant en dehors de l’Église. Le Catéchisme expliqué dit ici que l’homme peut être sauvé en dehors de l’Église tant qu’«il mène une vie dans la crainte de Dieu».

C’est exactement ce que le pape Grégoire XVI a condamné dans Mirari Vos : un homme peut être sauvé dans n’importe quelle religion que ce soit, tant que la morale est maintenue.

Pape Grégoire XVI, Mirari Vos, n° 13, 15 août 1832 : « Cette opinion perverse se propage de tous côtés par la fraude des méchants qui prétendent qu’il est possible d’atteindre le salut éternel de l’âme par la profession de sorte de religion, aussi longtemps que la morale est maintenue … sans aucun doute, ils périront jamais, à moins de tenir la totalité de la foi catholique et inviolable (Athanase)».

 

Livre de théologie dogmatique « Hors de l’Église point de salut », P. Edouard Hugon O.P., 1907

Ce livre d’un professeur de dogme prouve que les livres ne valent rien par eux mêmes et peuvent véhiculer des erreurs et hérésies même approuvés par des évêques, imprimaturs, etc, et qu’ils ne sont pas infaillible comme le Magistère. Ce livre (comme d’autres, voir Perrone plus haut, etc.) a servi de référence à de nombreux professeurs de théologie dans les universités catholiques et a été ainsi l’instrument de l’hérésie d’appartenance à l’âme de l’Église hors du corps, une hérésie en contredisant directement le dogme. Cette hérésie, qui s’est retrouvée dans les catéchismes, a été le fondement des hérésies du salut pour l’ignorant invincible de la foi, et du baptême de désir et de sang.

P. Edouard Hugon O.P.,« Hors de l’Église point de salut », 1907 (éd. 1927) : «[p. XVII] …deux divisions fondamentales de ce livre : L’appartenance à l’âme de l’Église ; L’appartenance au corps de l’Église. [p. 81] Appartenons donc par la foi à l’âme de l’Église, si nous voulons produire des œuvres durables pour l’éternité. [p. 93] Le salut est donc possible aux païens… [p. 115] Nous nions catégoriquement que le salut soit impossible aux païens. [p. 205] la nécessité d’appartenir à l’âme de l’Église. Il faut d’abord y [dans l’âme de l’Église] entrer par la foi, y [dans l’âme de l’Église] habiter ensuite par la grâce sanctifiante, enfin accomplir les opérations surnaturelles, ce qui se fait par des grâces actuelles. Unis avec les Saint-Esprit, nous adhérerons aussi à la tête, … nous serons pleinement dans le corps de l’Église».

Il dit qu’on peut être sauvé par la seule appartenance à l’âme de l’Église, c-à-d qu’on peut vivre du Saint-Esprit en dehors du corps de l’Église : c’est totalement hérétique. Notez qu’il affirme en outre « catégoriquement que le salut soit possible aux païens » : c’est une hérésie formelle (certaine). Il dit encore enfin qu’on peut arriver à appartenir au corps de l’Église sans sacrement de baptême, ce qui est une autre négation du dogme (hérésie). Ce genre d’hérétique est extrêmement dangereux.

Voyons maintenant l’enseignement de l’Église sur l’appartenance à son âme hors du corps :

L’âme de l’Église est l’Esprit-Saint :

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 : «Léon XIII, dans sa Lettre encyclique Divinum illud, exprime cette présence et cette opération de l’Esprit de Jésus-Christ par ces paroles concises et nerveuses : « Qu’il suffise d’affirmer que, si le Christ est la Tête de l’Église, le Saint-Esprit en est l’âme » (Léon XIII, Lettre encyclique Divinum illud du 9 mai 1897. ASS XXIX (1897) 650. Cf. SVS n. 11.) ».

Les hérétiques affirment, depuis le milieu du 19ème siècle, qu’on peut appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps (par le sacrement du baptême), mais l’Église enseigne infailliblement qu’elle est le corps du Christ. L’âme de l’Église est le Saint-Esprit, et pour avoir part à la vie éternelle du Saint-Esprit, il faut infailliblement appartenir au corps.

Le Concile de Florence, ci-dessous, définit infailliblement qu’il n’y a pas de vie éternelle en dehors de l’Église catholique :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle,…»

Les Conciles de Florence et de Trente définissent infailliblement que l’Église est le corps du Christ :

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 novembre 1551 ex cathedra : «… Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi (Ga 6,10) que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême (1 Co 12, 12-13).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 : « Que l’Église soit un corps, la Sainte Écriture le dit à maintes reprises. Le Christ, dit l’Apôtre, est la Tête du Corps qu’est l’Église (Col. I, 18). Si l’Église est un corps, il est donc nécessaire qu’elle constitue un organisme un et indivisible, selon les paroles de saint Paul : Bien qu’étant plusieurs, nous ne faisons qu’un seul corps dans le Christ (Rom. XII, 5). Ce n’est pas assez de dire : un et indivisible ; il doit encore être concret et perceptible aux sens, comme l’affirme Notre Prédécesseur d’heureuse mémoire, Léon XIII, dans sa Lettre encyclique Satis cognitum : « C’est parce qu’elle est un corps que l’Église est visible à nos regards » (Léon XIII, Lettre encyclique Satis cognitum du 29 juin 1896. ASS XXVIII (1895-1896) 710. Cf. SVS n. 605). C’est donc s’éloigner de la vérité divine que d’imaginer une Eglise qu’on ne pourrait ni voir ni toucher, qui ne serait que « spirituelle » ( pneumaticum »), dans laquelle les nombreuses communautés chrétiennes, bien que divisées entre elles par la foi, seraient pourtant réunies par un lien invisible ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [non-catholique] et un publicain [pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre DANS ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Personne ne peut pas avoir la vie éternelle par l’âme de l’Église sans être dans le corps. L’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Vous ne pouvez pas appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps par le sacrement de baptême, ou alors si vous l’affirmez en sachant cela vous êtes hérétique. Le corps de l’Église ne peut être séparé de l’Esprit-Saint, son âme, ou sinon ce n’est plus l’Église mais une secte.

Comme cela a été prouvé, l’Église catholique est un corps mystique. Ceux qui ne font pas partie du corps n’en font pas partie du tout :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersent : donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ « .

Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, nature des êtres créés, § 72 : « Or l’âme est l’acte du corps organisé, et non pas d’un seul organe seulement. Elle réside dans tout le corps et non dans une partie seulement, puisqu’elle est essentiellement forme du corps».

 

L’Encyclopédie catholique, 1908

L’Encyclopédie catholique, vol. 3, «Église», 1908, GH Joyce : «La doctrine se résume dans la phrase, Extra Ecclesiam nulla salus (Hors de l’Église point de salut) …  Cela ne veut certainement pas dire que personne ne peut être sauvé, sauf ceux qui sont dans la communion visible avec l’Église catholique. L’Église catholique a toujours enseigné que rien d’autre n’est nécessaire pour obtenir la justification qu’un acte de charité parfaite et de contrition … Beaucoup sont tenus par l’ignorance dans l’Église. Tel peut être le cas de certains parmi ceux qui ont été élevés dans l’hérésie … Ainsi, même dans le cas où Dieu sauve les hommes en dehors de l’Église, Il le fait par des grâces actuelles de l’Église … Dans l’expression des théologiens, ils appartiennent à l’âme de l’Église, mais pas à son corps».

Ce que nous avons ici, dans L’Encyclopédie Catholique, en 1908, dans un livre avec l’Imprimatur de John Farley, l’archevêque de New York, c’est une hérésie flagrante. L’auteur, GH Joyce, rejette complètement le dogme tel qu’il a été défini. Il emploie même le terme « âme de l’Église » qui est complètement hérétique. Le dogme défini qui a déclaré que seules les personnes dans l’Église catholique peuvent être sauvés, a cédé la place à l’hérésie selon laquelle Dieu sauve les hommes « en dehors de l’Église« .

Pape Léon XIII, Tametsi futura prospicientibus, n° 7, 1er nov. 1900 : «Ainsi tous ceux qui voudraient trouver le salut en dehors de l’Église sont égarés et nous nous efforçons en vain».

Pour ces hérétiques, le dogme ne signifie plus que Hors de l’Église point de salut, mais plutôt que les non-catholiques sont sauvés dans leurs fausses religions, par l’Église catholique. La nécessité de la foi et de l’unité pour le salut catholique a été totalement répudié.

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter studio, 27 mai 1832 : « Enfin, certains de ces gens égarés tentent de se persuader et d’autres que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle …   Vous savez avec quel zèle Nos prédécesseurs ont enseigné que l’article de foi qu’ils osent nier, à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut ». 

Cela prouve que le dogme selon lequel ceux qui meurent non-catholiques ne peuvent pas être sauvés était nié publiquement même dès 1908.

Catéchisme attribué à saint Pie X

Le Catéchisme attribué au pape saint Pie X – qu’il n’a jamais ni signé ni promulgué – dit le même enseignement sur la foi de l’Église catholique sur l’absolue nécessité du baptême d’eau pour le salut.

Catéchisme de saint Pie X, Les sacrements, «Baptême» Question 16 : «Q. Le baptême est nécessaire au salut ? A. Le baptême est absolument nécessaire au salut, comme Notre-Seigneur a expressément dit : « Si un homme ne naît de nouveau de l’eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.  »

Contrairement à la croyance populaire, ceux qui rejettent le «baptême de désir» suivent réellement l’enseignement du Catéchisme attribué au pape saint Pie X sur la nécessité absolue de baptême d’eau. Ils ne suivent pas, cependant, l’enseignement de ce catéchisme faillible quand il contredit cette vérité sur l’absolue nécessité du baptême d’eau pour le salut.

Catéchisme de saint Pie X, Les sacrements, «Baptême» Question 17 : «Q. L’absence du baptême peut être fournie d’une autre manière ? R.  L’absence de baptême peut être fournie par le martyre, qui est appelé baptême de sang, ou par un acte d’amour parfait de Dieu, ou de contrition, avec le désir, au moins implicite, de baptême, et c’est ce qu’on appelle le baptême de désir».

C’est en totale contradiction avec ce qui est dit dans la question 16. Ce catéchisme, attribué au pape saint Pie X, ne vient pas de sa plume et n’a pas été solennellement promulgué par lui . Il n’y a pas de bulle papale de lui promulguant le catéchisme, c’ est donc juste un catéchisme faillible qui s’est répandu pendant son règne et a pris son nom. Mais, même si Saint-Pie X avait lui-même rédigé les mots ci-dessus (ce qu’il n’a pas fait), cela ne ferait que peu de différence sur la question. C’est parce qu’un pape est infaillible seulement quand il parle magistralement. Ce catéchisme n’est pas infaillible, car il n’a pas été promulgué solennellement de la Chaire de Pierre, ou même spécifiquement par le pape. En outre, ce catéchisme est prouvé ne pas être infaillible car il enseigne l’hérésie abominable qu’il y a un salut « en dehors » de l’Église.

Ce catéchisme affirme le dogme :

Catéchisme de saint Pie X, le Credo des Apôtres : «L’Église en particulier, « Q. 27 : Q. Peut-on être sauvé en dehors de l’Église catholique, apostolique et romaine ? R. Non, personne ne peut être sauvé en dehors de l’Église catholique, apostolique, de même que nul ne pouvait être sauvé du déluge à l’extérieur de l’Arche de Noé, qui était une figure de l’Église ».

Et nie le dogme deux questions plus tard :

Catéchisme de saint Pie X, le Credo des Apôtres : «L’Église en particulier, « Q. 29 : «Q. Mais si un homme sans aucune faute de sa part est en dehors de l’Église, peut-il être sauvé ? R. S’il est hors de l’Église, sans faute de sa part, s’il est de bonne foi, et s’il a reçu le baptême, ou tout au moins le désir implicite du baptême, et si, par ailleurs, il cherche sincèrement la vérité et fait la volonté de Dieu du mieux qu’il peut, un tel homme est en effet séparé du corps de l’Église, mais est uni à l’âme de l’Église et par conséquent est sur le chemin du salut ».

Nous voyons ici ce Catéchisme faillible nier mot pour mot le dogme Hors de l’Église point de salut ! Il enseigne qu’il peut y avoir un salut « en dehors » de l’Église, ce qui nie directement la vérité, et il l’enseigne aux gens à la question 27. Cette déclaration est donc hérétique, en fait, il serait désavoué même par la plupart des hérétiques astucieux de notre époque, qui savent qu’ils ne peuvent pas dire que les gens sont sauvés «en dehors», ils prétendent que les non-catholiques ne sont pas «à l’extérieur », mais sont « à l’intérieur » en quelque sorte. Ainsi, même les hérétiques astucieux qui rejettent le vrai sens du dogme Hors de l’Église point de salut auraient à admettre que la déclaration ci-dessus est hérétique !

Le catéchisme attribué à saint Pie X enseigne l’hérésie selon laquelle les personnes peuvent être unies à «l’âme» de l’Église, mais pas au corps. Comme cela a déjà été prouvé, l’Église catholique est un corps mystique. Ceux qui ne font pas partie du corps ne font pas partie du tout.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersent : donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ « .

Catéchisme de Baltimore, 1921

Catéchisme de Baltimore, n° 3, 1921, Imprimatur Archevêque de Hayes, New York : «Q. 510 : Est-il jamais possible pour quelqu’un d’être sauvé qui ne connaît pas l’Église catholique comme étant la véritable Église ? Réponse : Il est possible pour quelqu’un d’être sauvé qui ne connaît pas l’Église catholique comme étant la véritable Église, à condition que la personne (1) ait été validement baptisée ; (2) croit fermement la religion qu’elle professe et la pratique pour être la vraie religion, et (3) meurt sans la culpabilité du péché mortel sur son âme».

Nous voyons ici l’hérésie flagrante dans le Catéchisme de Baltimore, imprimaturé et publié en 1921. Les auteurs de ce catéchisme hérétique sont assez audacieux pour affirmer que le salut pour un non-catholique est non seulement possible, mais dépend du fait que le non-catholique «croit fermement la religion qu’elle professe et la pratique pour être la vraie religion». Donc, si vous êtes fermement convaincu que le mormonisme est la vraie religion, alors vous avez une bonne chance de salut selon le Catéchisme de Baltimore ; mais si vous n’êtes pas fermement convaincu de cela, alors vos chances sont moindres. C’est en fait une parodie absolue du dogme : un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême (Ep 4. 5).

Pape Grégoire XVI, Mirari Vos, n° 13, 15 août 1832 : «Selon la mise en garde de l’apôtre qu’ «il y a un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 5), que ceux qui s’ingénient à l’idée que le port du salut est ouvert aux personnes de toute religion que ce soit prennent en compte le témoignage du Christ lui-même que «ceux qui ne sont pas avec le Christ sont contre lui» (Lc 11, 23), et qu’ils dispersent malheureusement ceux qui n’amassent pas avec lui. C’est pourquoi, «sans aucun doute, ils périront jamais, à moins de tenir la totalité de la foi catholique et inviolable» (Athanase).

Ces paroles de Grégoire XVI dans Mirari Vos auraient été écrites spécifiquement pour les auteurs du Catéchisme de Baltimore ; et en effet elles furent adressées à d’autres hérétiques de leurs temps qui ont proposé la même chose. On peut remarquer à quel point le Catéchisme de Baltimore va à l’encontre du Credo dogmatique d’Athanase, que Grégoire XVI a affirmé, qui stipule que celui qui veut être sauvé doit tenir la foi catholique. Les auteurs du Catéchisme de Baltimore ne pouvaient pas avoir fait semblant de croire à cette profession de foi dogmatique.

Le pape Grégoire XVI enseigne que ceux qui n’ont jamais été catholique sont perdus, ainsi que les catholiques qui quittent l’Église.

Le Catéchisme de Baltimore rejette les paroles de Jésus-Christ, qui a déclaré : «celui qui ne croira pas sera condamné » (Mc 16, 16). On devrait lire l’édition révisée de la Bible par les auteurs du Catéchisme de Baltimore : «Celui qui croit fermement aux fausses religions ne doit pas être condamné».

 

Petit catéchisme familial (Utilisé dans les retraites du P. François de Paule Vallet, 1883-1947)

Petit catéchisme familial, 2° Moyens de salut, Des sacrements : «Le Baptême est nécessaire pour être sauvé, les enfants qui meurent sans le recevoir ne verront jamais Dieu».

Ce catéchisme ne contient pas à proprement parler d’erreur ou même d’hérésie, mais sert d’exemple pour montrer comment une porte ouverte peut être laissée à l’hérésie dans des catéchismes. En effet, la citation ci-dessus peut laisser entendre qu’il n’y aurait que les enfants non-baptisés qui ne verront jamais Dieu, alors que tous les non-baptisés ne verront jamais Dieu.

C’est ce genre de phrase qui laisse une porte ouverte à l’erreur ou à l’hérésie, par exemple, dans ce cas, que les adultes non-baptisés pourraient quand même être sauvés par le désir du baptême ou en versant leur sang ou par ignorance invincible, ce qui est une hérésie, car le baptême est absolument nécessaire pour être membre de l’Église et pour le salut.

Il aurait été plus sûr de dire : «Le Baptême est nécessaire à tous pour être sauvé, tous ceux qui meurent sans le recevoir ne verront jamais Dieu».

Catéchisme de Mgr Louis La Ravoire, 1949 

Ma foi catholique, catéchisme de Mgr Louis La Ravoire, 1949 : « La Messe peut être offerte pour les vivants de quelque rite. Elle peut être offerte pour les catholiques défunts. Le prêtre ne peut célébrer la messe en public pour les défunts non-catholiques, mais les personnes qui entendent la messe peuvent le faire.  » 

Nous voyons ici plus clairement cette hérésie dans un catéchisme écrit par l’évêque de Krishnager, Louis La Ravoire. Ce Catéchisme est encore favorisé aujourd’hui par de nombreux soi-disant « catholiques traditionnels ». En permettant la prière pour les défunts non-catholiques, Louis La Ravoire nie le dogme selon lequel tous ceux qui meurent non-catholiques sont perdus.

Pape Clement VI, Super quibusdam, 20 septembre 1351 : «En second lieu, nous nous demandons si vous et les Arméniens vous obéissant croient que les personnes quittant cette vie en dehors de la foi de l’Église, et en dehors de l’obéissance au Pape de Rome, peuvent enfin être sauvées».

Principes fondamentaux du dogme catholique, 1954

Principes fondamentaux du dogme catholique, Ludwig Ott, Imprimatur 1954, p. 310 : «La nécessité de l’appartenance à l’Église n’est pas seulement une nécessité de précepte, mais aussi de moyens, comme la comparaison avec l’Arche, les moyens de salut du déluge biblique, montrent clairement … dans des circonstances particulières, à savoir dans le cas d’une ignorance invincible ou d’incapacité, l’appartenance réelle à l’Église peut être remplacée par le désir pour le même … De cette manière aussi ceux qui sont en fait en dehors de l’Église catholique peuvent atteindre le salut». 

Il est dommage que l’Église catholique ait été assez stupide pour définir plus de sept fois qu’en dehors de l’Église catholique nul n’est sauvé, parce que, comme le «grand» Ludwig Ott le révèle, «ceux qui sont en fait en dehors de l’Église catholique Église peuvent atteindre le salut». C’est une honte que l’Église ne possédasse pas cette illumination profonde, qu’elle ne susse pas que ce qu’elle avait enseigné infailliblement pendant toutes ces années qui était en fait tout le contraire de la vérité.

Ce que Ludwig Ott dit ici revient à déclarer que la Vierge Marie a été conçue dans le péché originel. Il n’y a aucune différence. Si l’Église définit que hors de l’Église personne n’est sauvé, et qu’on affirme que «ceux qui sont en fait en dehors de l’Église catholique peuvent atteindre le salut», alors c’est exactement la même chose que de déclarer que la Vierge Marie a été conçue dans le péché, quand l’Église dit qu’elle n’avait pas péché. Énoncer exactement le contraire de ce que l’Église a infailliblement défini est précisément ce que fait Ludwig Ott.

Après avoir nier le dogme selon lequel nul ne peut être sauvé en dehors de l’Église, Ludwig Ott dit à la page suivante :

Principes de dogme catholique, Ludwig Ott, p. 311 : « C’est la conviction unanime des Pères que le salut ne peut être atteint en dehors de  l’Église».

«Mais que votre parole soit oui, oui ; non, non, ce qui est au-delà, est du malin » (Mt 5, 37).

D’une page à l’autre, Ludwig Ott se contredit sur ceux qui sont en dehors de l’Église catholique peut atteindre le salut. Il utilise exactement le même verbe dans les deux phrases en sens contraire :

1) «ceux…en dehors de l’Église peuvent atteindre le salut » ;

2) « le salut ne peut être atteint en dehors de l’Église».

Son discours n’est pas de Dieu, mais du diable. Le noir est blanc et le blanc est noir, le bien est mal et le mal est bien, la vérité est l’erreur et l’erreur est la vérité, le salut peut être atteint en dehors de l’Église et le salut ne peut être atteint en dehors de l’Église.

Pour les hérétiques pré-Vatican 2 qui condamnèrent le père Feeney et méprisaient le dogme Hors de l’Église catholique, point de salut, il n’y a aucun problème à croire qu’il y a le salut en dehors de l’Église catholique, tout en estimant simultanément qu’il n’y a pas de salut hors de l’Église catholique : ce n’est pas un problème pour eux car ils sont du malin (Mt 5, 37).

Pape Clément V, Concile de Vienne, décret n° 30, 1311-1312, ex cathedra : «…  seule l’Église universelle, en dehors de laquelle il n’y a pas de salut, pour toute laquelle il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême … »

Tous ceux qui acceptent obstinément l’hérésie contenue dans les livres pré-Vatican 2, comme Principes fondamentaux du dogme catholique de Ludwig Ott, devraient craindre à juste titre, comme le dit le pape Grégoire XVI, d’hériter sans aucun doute d’une place en enfer s’ils ne se repentent et ne se convertissent pas.

Ces exemples d’hérésie pré-vatican 2 montrent comment la négation généralisée du dogme Hors de l’Église point de salut et de la nécessité du baptême d’eau a été perpétuée à travers les textes faillibles avec imprimaturs et pourquoi elle a été avalée aujourd’hui par presque tous ceux qui professent être catholiques. Elle a été perpétuée par des documents faillibles et des textes qui se contredisent, qui contredisent le dogme défini, et qui – tout le temps – d’ailleurs n’arrivent pas à affirmer les vérités immuables de la nécessité absolue de l’Église catholique et le baptême d’eau pour le salut. Et c’est pourquoi les catholiques sont tenus de respecter le dogme infailliblement défini, pas les catéchismes ou des théologiens faillibles.

Pape Pie IX, Singulari Quidem : «Car, en véritéune fois libéré de ces chaînes corporelles, «nous verrons Dieu tel qu’il est» (1 Jean 3, 2), nous comprendrons parfaitement par la proximité et la beauté que la miséricorde divine  et la justice sont obligatoirement unies, mais, tant que nous sommes sur terre, accablés par cette masse mortelle qui émousse l’âme, tenons plus fermement que, conformément à la doctrine catholique, il y a «un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême » [Eph. 4, 5] ; il est illégal d’aller plus loin dans l’enquête».