Hérésie protestante – protestantisme

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Martin Luther, l’initiateur du protestantisme ou hérésie protestante

Sommaire

  • Présentation
  • La « Théologie protestante » hérétique affirme « une fois sauvé, toujours sauvé » (Sécurité éternelle) contrairement à l’Écriture
  • La « Théologie protestante » hérétique affirme la Foi seule sans les œuvres (Sola Fide) contrairement à l’Écriture
  • La « Théologie protestante » hérétique affirme l’Écriture seule (Sola scriptura) contrairement à l’Écriture
  • La « Théologie protestante » hérétique affirme deux sacrements sur sept contrairement à l’Écriture
  • Luther a explicitement rejeté la transsubstantiation et l’Eucharistie contrairement à l’Écriture
  • Le protestantisme nie l’existence du Purgatoire en contradiction de l’Écriture
  • Conclusion
  • Bulle Exsurge Domine – Condamnation des erreurs de Luther et de ses  disciples
  • Calvinisme

 

 

Présentation

Le protestantisme est un mouvement hérétique qui a commencé au 16ème siècle par Martin Luther, un moine augustin allemand et professeur de théologie à l’université de Wittenberg en Saxe, mort le 18 février 1546. Même s’il y a eu des abus d’achats d’indulgences, Luther a condamné les indulgences en tant que telles de manière hérétique dans leur substance (voir plus bas, Léon X, Exsurge Domine condamnant les erreurs de Luther, 15 juin 1520, erreurs condamnées n° 17-22), et il s’est servi de son indignation pour manifester sa révolte contre la papauté qu’il appela antéchrist afin de générer sa propre théologie et sa propre église hérétique.

Pape Léon X, Cum postquam sur les indulgences, 9 nov. 1518 : « … Pour qu’à l’avenir personne ne puisse alléguer qu’il ignore la doctrine de l’Église romaine sur ces indulgences et leur efficacité, ni s’excuser en prétextant l’ignorance, ni recourir à une protestation sans fondement, mais pour qu’on puisse convaincre ces gens d’être coupables de mensonge notoire et les condamner justement, Nous avons pensé devoir vous signifier par cette lettre ce que l’Église romaine, que les autres doivent suivre comme leur mère, a enseigné.
« Le pontife romain, successeur de Pierre, détenteur des clés et vicaire de Jésus-Christ sur terre, en vertu du pouvoir des clés qui ouvrent le Royaume des cieux en enlevant dans les fidèles ce qui y fait obstacle, c’est- à-dire la coulpe et la peine due pour les péchés actuels : la coulpe, au moyen du sacrement de pénitence, la peine temporelle due, selon la justice divine, au moyen de l’indulgence de l’Église, peut, pour de justes raisons, concéder à ces fidèles, membres du Christ par le lien de la charité, qu’ils soient en cette vie ou au purgatoire, des indulgences tirées de la surabondance des mérites du Christ et des saints. Quand, en vertu de son autorité apostolique, il concède l’indulgence pour les vivants comme pour les morts, il distribue selon sa coutume le trésor des mérites de Jésus-Christ et des saints, en appliquant l’indulgence elle-même par l’absolution ou en l’appliquant par manière d’intercession. C’est pourquoi tous ceux, vivants ou morts, qui ont reçu vraiment cette indulgence, sont libérés de la peine temporelle due, selon la justice divine, pour leurs péchés actuels, dans la mesure équivalente à l’indulgence concédée ou acquise.
« Et nous décrétons en vertu de l’autorité apostolique et par la teneur des présentes, qu’ainsi tous doivent penser et prêcher sous peine d’excommunication latae sententiae ».

Le protestantisme n’a pas de racine dans l’Église, il n’est pas apostolique (pas fondé sur les apôtres). L’hérésie protestante nie le Magistère infaillible et la Tradition vivante de l’unique Église catholique seule gardienne du dépôt de la foi. Les Protestants enseignent faussement que la Bible est la source unique infaillible de la révélation et que chacun peut l’interpréter. Le protestantisme affirme l’autorité suprême de la Parole de Dieu dans la Bible en matière de foi et de vie chrétienne, en dehors de l’Église et de sa Tradition qui est la seconde source de la révélation avec l’Écriture.

La Bible est infaillible selon l’interprétation de l’Église.

On peut s’interroger quant à savoir si Luther ne fut pas carrément un infiltré dans l’Église à la solde de rabbins juifs pour détruire l’Église de l’intérieur. Luther et ses disciples (Wyclif, Hus, Calvin, Zwingli, etc.) ont été excommuniés par l’Église. Mais le protestantisme luthérien a développé un certain nombre d’églises nationales et territoriales distinctes, initiant ainsi la rupture de l’unité d’organisation de la chrétienté occidentale, et ses enseignements ont été reproduits dans de nombreux États d’Allemagne, en Suisse, en Pologne, dans les provinces baltes, en Hongrie, en Transylvanie, aux Pays-Bas, au Danemark et en Scandinavie, aux États-Unis et en Angleterre. 

La « Théologie protestante » hérétique affirme « une fois sauvé, toujours sauvé » (Sécurité éternelle) contrairement à l’Écriture :

Galates 5, 19-21 : « Or les œuvres de la chair sont manifestes : ce sont l’impudicité, l’impureté, le libertinage, l’idolâtrie, les maléfices, les inimitiés, les contentions, les jalousies, les emportements, les disputes, les dissensions, les sectes, l’envie, [les meurtres], l’ivrognerie, les excès de table, et autres choses semblables. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu ».

La « Théologie protestante » hérétique affirme la Foi seule sans les œuvres (Sola Fide) contrairement à l’Écriture :

Le salut, selon l’enseignement luthérien, ne dépend pas du mérite, mais est un don de la grâce souveraine de Dieu. Tous les êtres humains sont considérés comme des pécheurs et, à cause du péché originel, sont en situation de servitude des puissances du mal et donc incapables de contribuer à leur libération. Les luthériens croient que la foi, comprise comme la confiance en l’amour inébranlable de Dieu, est le seul moyen approprié pour les êtres humains de répondre à l’initiative salvifique de Dieu. À l’objection que cette position n’a pas fait justice à la responsabilité chrétienne de faire de bonnes œuvres, les luthériens ont répondu que la foi doit être active dans l’amour et que les bonnes œuvres découlent de la foi comme un bon arbre produit de bons fruits.

Les catholiques croient être sauvés par la grâce, mais c’est une foi qui n’est pas séparée des œuvres. La foi comprend intrinsèquement ces œuvres.

Jacques 2, 17 : «ainsi la foi, si elle n’a pas les œuvres, est morte en elle-même».

Jacques 2, 20 : «Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est morte ?»

Nous ne sommes pas sauvés par la foi seule, nous sommes sauvés par la grâce seuleC’est l’enseignement catholique. Le protestantisme est hérétique. La grâce est primaire dans l’ensemble du processus, de sorte que dans un sens très réel, nous pouvons dire «sauvé par la grâce seule», c’est-à-dire, sans séparer les œuvres. Mais nous ne pouvons jamais dire «sauvé par la foi seule», c’est-à-dire avec des œuvres ne jouant aucun rôle, ce qui est l’hérésie protestante classique, ou «sauvé par les œuvres seules», c’est-à-dire, sans la grâce, ce qui est l’hérésie pélagienne. La vraie position catholique inclut toujours les œuvres aux côtés de la grâce et de la foi.

La « Théologie protestante » hérétique affirme l’Écriture seule (Sola scriptura) contrairement à l’Écriture :

Selon Luther, la Bible enseigne que l’Écriture (la parole écrite de Dieu) est la seule règle de la foi pour un chrétien, un des principes centraux de la réforme protestante.

La tradition apostolique n’est pas la «tradition des hommes» (Matthieu 15, 9 ; Marc 7, 8, etc.) :

2 Thessaloniciens 3, 6 : «Maintenant, nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition qu’il a reçue de nous».

La Bible enseigne que l’Église, pas la Bible, est le pilier et le fondement de la vérité :

1 Timothée 3, 15 : «Mais si je tarde, pour que tu saches comment tu dois te comporter dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité».

L’enseignement de Jésus, que l’on doit écouter l’Église, sous peine d’être considéré comme un païen, réfute toute l’idée de l’Écriture seule.

Matthieu 18, 17 : « Et s’il ne veut pas les entendre, dis-le à l’église, mais s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain ».

2 Thessaloniciens 2, 15 : « Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, ou par notre épître ». 

Luc 10, 16 : « Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui me rejette vous rejette, et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé ». 

La « Théologie protestante » hérétique affirme deux sacrements sur sept contrairement à l’Écriture :

Comme la Bible est au centre du culte luthérien, la lecture luthérienne de l’Écriture est que seuls ces deux sacrements ont été institués par le Christ. Le protestantisme a réduit les sept sacrements traditionnels au seuls baptême et à la Cène du Seigneur (faux « sacrement » protestant sans présence réelle) contrairement à la bible qui enseigne les sept sacrements : le baptême (Matt. 28, 19 ; Marc 16, 16 ; Jn 3, 5), la confirmation (Actes 19, 2 & 6), la présence Eucharistique (Matt. 26, 26-28 ; Marc 14, 22-24 ; Luc 22, 19-20), la pénitence ou confession à un prêtre (Luc 5, 13-14 ; Mat. 18, 18), le mariage (Matt. 19, 6 ; Marc 10, 9), l’ordre (Jn 20, 22-23 ; 2 Cor. 5, 18-20), et l’extrême-onction (Jac. 5, 14-16). 

Luther a explicitement rejeté la transsubstantiation et l’Eucharistie contrairement à l’Écriture :

Jean 6, 51-58 : «Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement, et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du le monde. Les Juifs disputaient entre eux, disant : Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ? Alors Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous. Quiconque mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C’est ici le pain qui est descendu du ciel, non pas comme vos pères qui ont mangé la manne et sont morts : celui qui mange ce pain vivra à jamais».

Les protestants, comme les juifs, ne croient pas que l’Eucharistie soit le corps, le sang, l’âme et la divinité mêmes de Jésus-Christ

Jean 6, 52-53 : « Les Juifs disputaient entre eux, disant : Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ? Alors Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous ».

Jean 6, 60-68 : « Plusieurs de ses disciples, quand ils entendirent cela, dirent : Cette parole est dure ; qui peut l’écouter ? Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit : Cela vous scandalise ? … A partir de ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui. Alors Jésus dit aux douze. Voulez-vous partir, vous aussi ? Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Vous avez les paroles de la vie éternelle ».

Le protestantisme nie l’existence du Purgatoire en contradiction de l’Écriture :

1 Corinthiens 3, 15 est la preuve irréfutable du purgatoire dans l’Écriture.

1 Corinthiens 3, 11-15 : « Car personne ne peut se poser d’autre fondement que celui qui a été posé, lequel est le Christ Jésus. Que si on élève sur ce fondement un édifice d’or, d’argent, de pierres précieuses, de bois, de foin, de chaume, l’ouvrage de chacun sera manifesté, car le jour du Seigneur le mettra en lumière, et il sera révélé par le feu ; ainsi le feu éprouvera l’œuvre de chacun. Si l’ouvrage de celui qui a bâti sur le fondement demeure, celui-ci recevra son salaire. Si l’œuvre de quelqu’un brûle, il en souffrira la perte ; cependant il sera sauvé, mais comme par le feu ».

Les œuvres sont jugées après la mort et éprouvées par le feu. Certaines œuvres sont perdues, mais la personne est encore sauvée. Paul se réfère à l’état de purification appelé purgatoire. Les péchés véniels des œuvres mauvaises qui ont été commises sont brûlées après la mort, mais la personne est toujours admise au salut. Cet état après la mort ne peut pas être le ciel (pas avec des péchés véniels présents) ou en enfer (où il n’y a pas de pardon et de salut). Quand Paul écrit à propos de Dieu révélant la qualité des œuvres de chaque homme par le feu et le purifie, cette purification concerne ses péchés (et pas seulement ses bonnes œuvres). Les protestants, en tentant de réfuter la réalité du purgatoire, soutiennent que Paul a écrit sur les bonnes œuvres gratifiantes, et non pas pour punir les péchés (parce punir et purifier un homme de ses péchés serait admettre qu’il y a un purgatoire).

L’expression « subira la perte » en grec est « zemiothesetai ». La racine du mot est « zemioo » qui se réfère également à la peine. La construction « zemiothesetai » est utilisée dans Ex. 21, 22 et Prov. 19, 19 qui se réfère à la peine (de l’Hébreu «Anash» qui signifie «punir» ou «sanction»). Par conséquent, ce verset prouve qu’il y a une expiation de la peine temporelle après notre mort, mais la personne est toujours sauvée. Cela ne peut pas signifier le ciel (il n’y a pas de peine dans le ciel) et cela ne peut pas signifier l’enfer (la possibilité d’expiation n’existe plus et la personne n’est pas sauvée). Plus loin, Paul écrit : «cependant il sera sauvé, (ou « mais seulement » ou « pourtant ») comme par le feu». « Il sera sauvé » en grec est « sothesetai » (ce qui signifie salut éternel). L’expression « cependant » (ou « pourtant ») dans le grec est « houtos » qui signifie «de la même manière». Cela signifie que l’homme est éternellement récompensé, et aussi éternellement sauvé de la même manière par le feu.

Conclusion

Les Protestants nient la papauté instituée par le Christ, ils nient les œuvres de la foi infailliblement nécessaires au salut, ils nient les Sacrements de Pénitence, d’Eucharistie, de Confirmation, d’extrême-onction, et de l’ordre, ils nient le Purgatoire, ils nient honteusement les privilèges, les mérites et l’honneur de la Mère de Dieu, reine du ciel (la confondant avec la reine du ciel Astarté dans Jérémie 7, 18 ; 44, 18 & 19), ils nient l’intercession des saints, les reliques, les statues et les images même si Dieu les a lui-même instituées et autorisées, et ils nient beaucoup d’autres vérités de la foi et de la morale. Les protestants nient l’Église en dehors de laquelle il n’y a absolument aucun salut. Le protestantisme est une religion de l’homme inspirée par le diable pour la perte éternelle des âmes en enfer.

 Enseignement catholique spécifique contre les sectes protestantes et schismatiques (Hors de l’Église catholique il n’y a absolument aucun salut – Ch. 13. Le Symbole d’Athanase)

La Bible prouve les enseignements de l’Église CatholiqueFr. Peter Dimond O.S.B., Monastère de la Très Sainte Famille

 

Bulle Exsurge Domine – Condamnation des erreurs de Luther et de ses  disciples

Pape Léon X, »Exsurge Domine » condamnant les erreurs de Luther et de ses disciples, 15 juin 1520 : « Levez-Vous, Seigneur, et jugez de votre propre cause. Rappelez-Vous vos reproches à ceux qui sont remplis de folie tout au long du jour. Écoutez nos prières car les renards ont surgi cherchant à détruire la vigne dont Vous seul avez foulé le pressoir. Lorsque Vous étiez sur le point de monter à Votre Père, Vous avez confié le soin, la règle et l’administration de la vigne, une image de l’Église Triomphante, à Pierre, en tant que la Tête et le Vicaire ainsi qu’à ses successeurs. Le sanglier de la forêt vise à la détruire et toutes les bêtes sauvages se nourrissent d’elle.

« Levez-vous, Pierre, et remplissez cette charge pastorale qui Vous a été divinement confiée tel que mentionné ci-dessus. Prêtez attention à la cause de la Sainte Église Romaine, Mère de toutes les églises et Maîtresse de la Foi, que vous avez consacrée par Votre Sang sur l’ordre de Dieu. Vous avez prévenu au sujet des enseignants fourbes contre l’Église Romaine qui seraient à la hausse introduisant des sectes ruineuses et attirant sur eux-mêmes un destin tragique rapide. Leurs langues sont de feu, d’un mal sans repos, pleines de venin mortel. Ils ont un zèle amer, de la discorde dans leur cœur, et se vantent et mentent contre la vérité.

« Nous vous prions aussi, Paul, de vous lever. C’était vous qui avez éclairé et illuminé l’Église par votre doctrine et par un martyre comme celui de Pierre. Maintenant un nouveau Porphyre se lève qui, comme l’ancien qui avait déjà assailli les saints Apôtres, assaille maintenant les saints Pontifes, nos prédécesseurs. Les menaçant, en violation de votre enseignement au lieu de les implorer, il n’a pas honte de les attaquer, de les déchirer et, quand il désespère de sa cause, il s’abaisse dans les insultes. Il est comme les hérétiques «dont la dernière défense », comme le disait Jérôme, « est de commencer à cracher du venin de serpent de leurs langues quand ils voient que leurs causes sont en passe d’être condamnées, et sautent aux insultes quand ils voient qu’ils sont vaincus». Car, bien que vous ayez dit qu’il doit y avoir des hérésies pour tester les fidèles, elles doivent être par contre détruites à leur naissance par votre intercession et votre aide de sorte qu’elles ne se développent pas ou ne croissent pas solides comme vos loups. Enfin, toute l’Église des saints et le reste de l’Église universelle se lève. Certains, en mettant de côté sa véritable interprétation de l’Écriture Sainte, sont aveuglés en esprit par le père du mensonge. Sages à leurs propres yeux, selon l’ancienne pratique des hérétiques, ils interprètent ces mêmes Écritures autrement que le Saint Esprit le demande, inspirés seulement par leur propre sens de l’ambition et pour des raisons d’acclamation populaire, comme l’apôtre le déclare. En fait, ils tordent et dénaturent les Écritures. En conséquence, selon Jérôme, «Il n’y a plus l’Évangile du Christ, mais celui d’un homme ou, ce qui est pire, du diable».

« Que toute cette sainte Église de Dieu, je le dis, se lève, et avec les bienheureux Apôtres intercède auprès de Dieu Tout-Puissant pour purger les erreurs de Ses brebis, pour bannir toutes les hérésies des terres des fidèles et pour qu’Il daigne maintenir la paix et l’unité de Sa sainte Église. Car nous ne pouvons guère exprimer, dans notre détresse et notre douleur de l’esprit, ce qui atteint nos oreilles depuis un certain temps selon le rapport d’hommes fiables et la rumeur générale ; hélas, nous avons nous-mêmes vu de nos yeux et lu les nombreuses et diverses erreurs. Certaines d’entre elles ont déjà été condamnées par des Conciles et des Constitutions de nos prédécesseurs, et contiennent même expressément l’hérésie des Grecs et des Bohémiens. D’autres erreurs sont soit hérétiques, fausses, scandaleuses soit offensantes à des oreilles pieuses, comme séduisantes aux simples d’esprit, émanant de faux représentants de la foi qui, dans leur fière curiosité, aspirent à la gloire du monde et, contrairement à l’enseignement de l’Apôtre, veulent être plus sages qu’ils ne devraient l’être. Leur bavardage, non appuyé par l’autorité des Écritures, comme le dit Jérôme, ne gagnerait pas de crédibilité à moins qu’ils ne semblent soutenir leur doctrine perverse avec des témoignages divins cependant si mal interprétés. À leurs yeux, la crainte de Dieu est maintenant passée.

« Ces erreurs ont, à la suggestion de la race humaine, été relancées et récemment propagées parmi la plus frivole et illustre nation allemande. Nous pleurons davantage que ce soit arrivé là parce que nous et nos prédécesseurs avons toujours tenu cette nation au sein de notre affection. Car, après que l’empire eût été transféré par l’Église Romaine des Grecs à ces mêmes Allemands, nos prédécesseurs et nous avons toujours pris les porte-parole de l’Église et ses défenseurs parmi eux. En effet, il est certain que ces Allemands, ayant vraiment rapport avec la foi Catholique, ont toujours été les adversaires les plus acharnés des hérésies, comme en témoignent ces constitutions louables des empereurs allemands en faveur de l’indépendance et la liberté de l’Église, et de l’expulsion et l’extermination de tous les hérétiques d’Allemagne. Ces constitutions précédemment édictées, puis confirmées par nos prédécesseurs, ont été émises avec les plus grandes pénalités allant même à la perte de terres et de possessions contre toute personne les abritant ou ne les expulsant pas. Si elles avaient été observées aujourd’hui, nous et eux serions évidemment libres de ces troubles.

« Témoin à cela est la condamnation et la punition par le Concile de Constance de l’infidélité des Hussites et des Wyclifites ainsi que de Jérôme de Prague. Témoin à cela est le sang des Allemands versé si souvent dans les guerres contre les Bohémiens. Un exemple ultime est la réfutation, le rejet et la condamnation — pas moins apprises que vraies et saintes — des erreurs ci-dessus, ou beaucoup d’entre elles, par les universités de Cologne et de Louvain, des cultivateurs des plus dévoués et religieux du champ du Seigneur. Nous pourrions invoquer beaucoup d’autres faits aussi, mais nous avons décidés de les omettre de peur d’avoir l’air de composer une histoire.

« En vertu de notre fonction pastorale qui nous a été confiée par faveur divine, nous ne pouvons en aucune circonstance tolérer ou ignorer plus longtemps le poison pernicieux des erreurs ci-dessous sans disgrâce à la religion Chrétienne et sans blessure à la foi Orthodoxe. Nous avons décidé d’inclure certaines de ces erreurs dans le présent document ; leur substance est la suivante :

«1. C’est une opinion hérétique, mais fréquente, que les sacrements de la Loi nouvelle donnent la grâce sanctifiante à ceux qui n’y mettent pas obstacle.

«2. Nier que le péché demeure dans un enfant après le baptême est fouler aux pieds tout à la fois Paul et le Christ.

«3. Le foyer du péché empêche l’entrée du ciel pour l’âme qui quitte son corps, même s’il n’y a pas de péché actuel.

«4. La charité imparfaite du mourant comprend nécessairement une grande crainte qui par elle-même suffit à entraîner la peine du purgatoire et qui empêche d’entrer au ciel.

«5. Les trois parties de la pénitence, contrition, confession et satisfaction, n’ont de fondement ni dans la sainte Écriture, ni chez les saints docteurs anciens du christianisme.

«6. La contrition, que préparent la recherche, la récapitulation et la détestation des péchés, lorsqu’on repense à sa vie dans l’amertume de son cœur (Is. 38, 15), en pesant la gravité, le nombre et la laideur des péchés, en voyant la béatitude éternelle perdue et la damnation éternelle encourue, cette contrition rend hypocrite et même plus pécheur.

«7. Très vrai et plus excellent que tous les enseignements donnés jusqu’à ce jour sur les sortes de contrition est le proverbe : « Ne pas faire le mal à l’avenir est souveraine pénitence ; la meilleure pénitence, c’est la vie nouvelle. »

«8. N’aie nullement la présomption de confesser les péchés véniels ni même tous les pêchés mortels, car il est impossible que tu connaisses tous tes péchés mortels. Voilà pourquoi dans la primitive Église, on confessait seulement les péchés mortels manifestes.

«9. Quand nous voulons confesser tous nos péchés clairement, nous voulons équivalemment ne rien laisser pardonner à la miséricorde de Dieu.

«10. Personne n’a ses péchés remis s’il ne croit qu’ils sont remis quand le prêtre les remet ; bien plus, le péché demeurerait si l’on ne croyait qu’il est remis ; car la remise des péchés et la donation de la grâce ne suffisent pas, mais il faut encore croire que le péché est remis.

«11. Tu ne dois nullement avoir confiance d’être absous à cause de ta contrition, mais à cause de la parole du Christ « Ce que tu délieras », etc. (Mt 16,19). C’est pourquoi, je te le dis, aie confiance si tu as obtenu l’absolution du prêtre, et crois fortement que tu es absous tu seras vraiment absous, quoi qu’il en soit de la contrition.

«12. Si par impossible un pénitent n’était pas contrit, ou si le prêtre ne l’absolvait pas sérieusement, mais par plaisanterie, si pourtant le pénitent se croit absous, il l’est en toute vérité.

«13. Dans le sacrement de pénitence et dans la rémission des péchés, le pape ou un évêque ne fait pas plus que le moindre des prêtres ; bien plus, là où il n’y aurait pas de prêtre, n’importe quel chrétien, même une femme ou un enfant, en peut tout autant.

«14. Personne n’est obligé de répondre au prêtre qu’il est contrit, et le prêtre ne doit pas le demander.

«15. Grande est l’erreur de ceux qui s’approchent du sacrement de l’eucharistie en ayant confiance de s’être confessés, de n’être conscients d’aucun péché mortel, d’avoir fait précéder des prières et des préparations : tous ceux-là mangent et boivent leur jugement. Mais s’ils croient et s’ils ont confiance d’obtenir la grâce, cette seule foi les rend purs et dignes.

«16. Il semble opportun que l’Église décide dans un concile commun de donner la communion aux laïcs sous les deux espèces, et les gens de Bohème qui communient sous les deux espèces ne sont pas des hérétiques mais des schismatiques.

«17. Les trésors de l’Église d’où le pape donne les indulgences, ne sont pas les mérites du Christ et des saints.

«18. Les indulgences sont une pieuse fraude pour les fidèles et une dispense des bonnes œuvres ; elles sont du nombre des choses permises, pas du nombre des choses utiles.

«19. Les indulgences pour ceux qui les gagnent vraiment, n’ont pas de valeur pour remettre la peine due aux péchés actuels devant la justice de Dieu.

«20. Se fourvoient ceux qui croient que les indulgences sont salutaires et utiles au profit spirituel.

«21. Les indulgences ne sont nécessaires que pour les fautes graves publiques, et elles ne sont réellement accordées qu’aux gens endurcis et aux impatients.

«22. Il est six espèces d’hommes pour lesquels les indulgences ne sont ni nécessaires ni utiles : les morts ou les moribonds, les malades, ceux qui ont un empêchement légitime, ceux qui n’ont pas commis de fautes graves ceux qui ont commis des fautes graves mais non publiques ceux qui font des œuvres meilleures.

«23. Les excommunications ne sont que des peines extérieures et elles ne privent pas l’homme des prières spirituelles communes de l’Église.

«24. Il faut enseigner aux chrétiens d’aimer l’excommunication plutôt que de la craindre.

«25. Le pontife romain successeur de Pierre, n’est pas le vicaire du Christ établi par le Christ lui-même, dans la personne de Pierre, sur toutes les Églises du monde entier.

«26. La parole du Christ à Pierre « tout ce que tu lieras sur la terre, etc. » (Mt 16, 19) s’étend uniquement à ce que Pierre lui-même a lié.

«27. Il est certain qu’il n’est aucunement au pouvoir de l’Église ou du pape d’établir des articles de foi, et moins encore des lois concernant les mœurs ou les bonnes œuvres.

«28. Si le pape pensait de telle ou telle matière avec une grande partie de l’Église, il ne se tromperait pas ; cependant, ce n’est ni un péché ni une hérésie de penser le contraire, surtout dans une question qui n’est pas nécessaire au salut, jusqu’à ce que le concile universel ait condamné une opinion et approuvé l’autre.

«29. Le chemin nous est ouvert pour énerver l’autorité des conciles, contredire leurs actes, juger leurs décrets, confesser avec confiance ce qui semble vrai, que cela ait été approuvé ou réprouvé par un concile quel qu’il soit.

«30. Certains articles de Jean Hus qui ont été condamnés au concile de Constance sont tout à fait chrétiens, très vrais et évangéliques : pas même l’Église entière ne pourrait les condamner.

«31. En toute œuvre bonne le juste pèche.

«32. Une œuvre bonne parfaitement accomplie est un péché véniel.

«33. Que des hérétiques aient été brûlés est contraire à la volonté de l’Esprit.

«34. Se battre contre les Turcs, c’est s’opposer à Dieu qui par eux visite nos iniquités.

«35. Personne n’est certain qu’il ne pèche pas sans cesse naturellement, en raison du vice très caché de l’orgueil.

«36. Le libre arbitre, après le péché, n’est quelque chose que de nom ; et aussi longtemps qu’il fait ce qui est en son pouvoir, il pèche mortellement.

«37. On ne peut pas prouver le purgatoire par un texte de la sainte Écriture qui soit dans le canon.

«38. Les âmes du purgatoire ne sont pas sûres de leur salut, du moins pas toutes. Aucune raison et aucun texte d’Écriture ne prouve qu’elles ne sont pas dans un état où elles méritent et où leur charité augmente.

«39. Les âmes du purgatoire ne cessent de pécher aussi longtemps qu’elles cherchent le repos et ont horreur des peines.

«40. Les âmes libérées du purgatoire grâce aux suffrages des vivants sont moins heureuses que si elles avaient satisfait par elles-mêmes.

«41. Les prélats ecclésiastiques et les princes séculiers n’agiraient pas mal s’ils détruisaient tous les mendiants.

« Personne sain d’esprit n’ignore combien ces diverses erreurs sont destructrices, pernicieuses, scandaleuses et séduisantes aux esprits pieux et simples, combien elles sont toutes opposées à la charité et au respect envers la sainte Église Romaine qui est la Mère de tous les fidèles et Enseignante de la foi ; combien ces diverses erreurs sont destructrices de la vigueur de la discipline ecclésiastique, c’est-à-dire l’obéissance. Cette vertu est la source et l’origine de toutes les vertus et, sans elle, tout le monde est facilement reconnu coupable d’être infidèle.

« C’est pourquoi, dans l’énumération ci-dessus, importante comme elle est, nous désirons procéder avec le plus grand soin comme il se doit, et couper l’avance de cette peste et de cette maladie cancéreuse de sorte qu’elle ne se propage pas plus dans le champ du Seigneur comme des buissons d’épines nuisibles. Nous avons donc mené une enquête minutieuse, un examen approfondi et rigoureux, une discussion et une mûre délibération avec chacun des frères, des Cardinaux éminents de la sainte Église Romaine ainsi qu’avec les Prieurs et les Ministres généraux des Ordres religieux, outre de nombreux autres professeurs et maîtres versés en théologie sacrée et en droit civil et canonique. Nous avons trouvé que ces erreurs ou thèses, telles que mentionnées ci-dessus, ne sont pas Catholiques et ne doivent pas être enseignées comme telles ; mais elles sont contraires à la Doctrine et à la Tradition de l’Église Catholique, et contraires à la véritable interprétation des Écritures sacrées reçues de l’Église. Maintenant, Augustin a maintenu que son autorité devait être acceptée si complètement qu’il a dit qu’il n’aurait pas cru à l’Évangile à moins que l’autorité de l’Église Catholique ne se fût portée garante pour lui. Car, selon ces erreurs, ou l’une ou plusieurs d’entre elles, il ressort clairement que l’Église qui est guidée par le Saint-Esprit serait en erreur et aurait toujours été dans l’erreur. C’est contraire à ce que le Christ a promis à ses disciples lors de Son Ascension (comme on lit dans le saint Évangile de Matthieu) : «Je serai avec vous jusqu’à la fin du monde» ; c’est contraire aux décisions des Saints Pères ou aux ordonnances formelles et canons des Conciles et des Souverains Pontifes. Le non-respect de ces canons, d’après le témoignage de Cyprien, sera le combustible et la cause de toute hérésie et de tout schisme.

«  Avec l’avis et le consentement de nos vénérables frères, avec une mûre délibération sur chacune des thèses ci-dessus, et par l’autorité du Dieu Tout-Puissant, des bienheureux Apôtres Pierre et Paul et de notre propre autorité, [Censure :] tous et chacun des articles ou des erreurs précités, nous les condamnons, les réprouvons et les rejetons totalement, selon le cas, comme hérétiques, ou scandaleux, ou faux, ou comme offensant les oreilles pies ou comme induisant en erreur les esprits simples et comme opposés à la vérité catholique. En les énumérant, nous décrétons et déclarons que tous les fidèles des deux sexes doivent les considérer comme condamnées, réprouvées et rejetéesNous tenons tous les fidèles à la vertu de la sainte obéissance sous peine d’une excommunication majeure automatique

«  En outre, parce que les erreurs précédentes et beaucoup d’autres sont contenues dans les livres ou les écrits de Martin Luther, nous condamnons, réprouvons et rejetons de même complètement les livres ainsi que tous les écrits et sermons du dit Martin, que ce soit en latin ou en toute autre langue, contenant lesdites erreurs ou l’une quelconque d’entre elles ; et nous souhaitons qu’ils soient considérés comme tout à fait condamnés, réprouvés et rejetés. Nous interdisons tous et chacun des fidèles des deux sexes, en vertu de la sainte obéissance et sous les peines ci-dessus qui seraient encourues automatiquement, de les lire, de les faire valoir, de les prêcher, de les louanger, de les imprimer, de les publier ou de les défendre. Ils subiront ces pénalités s’ils présument les respecter en quelque manière que ce soit, personnellement ou par d’autres personnes, directement ou indirectement, explicitement ou tacitement, en public ou en privé, dans leurs propres maisons ou dans d’autres lieux publics ou privés. En effet, immédiatement après la publication de cette lettre, ces œuvres, où qu’elles soient, seront recherchées avec soin par les ordinaires et d’autres [ecclésiastiques et réguliers] et seront brûlées publiquement et solennellement en présence des clercs et du peuple, sous peine de chacune des peines ci-dessus.

« Pour autant que Martin lui-même est concerné, Ô Bon Dieu, qu’avons-nous oublié ou pas fait ? Qu’avons-nous omis comme charité paternelle pour que nous puissions le rappeler de telles erreurs ? Car, après l’avoir cité, voulant traiter plus gentiment avec lui, nous l’avons prié instamment à travers diverses conférences avec notre légat et à travers nos lettres personnelles d’abandonner ces erreurs. Nous lui avons même offert un sauf-conduit et de l’argent pour le voyage nécessaire, lui demandant de venir sans crainte ni réticence, qu’une parfaite charité chasserait, pour parler non pas en secret, mais ouvertement et en face à face à l’exemple de notre Sauveur et de l’Apôtre Paul. S’il avait fait cela, nous sommes certains que son cœur aurait été changé et qu’il aurait reconnu ses erreurs. Il n’aurait pas trouvé toutes ces erreurs à la Curie Romaine qu’il attaque si sauvagement, lui attribuant plus qu’il ne devrait à cause des rumeurs vides d’hommes méchants. Nous lui aurions montré plus clairement que la lumière du jour que les Pontifes Romains, nos prédécesseurs, qu’il attaque de manière injurieuse au-delà de toute décence, n’ont jamais erré dans leurs canons ou Constitutions qu’il essaie d’attaquer. Car, selon le prophète, ni l’huile de guérison ni le médecin ne manquent en Galaad.

« Mais il a toujours refusé d’écouter et, méprisant la citation précédente et chacun des ouvertures ci-dessus, il a dédaigné de venir. Jusqu’à ce jour il est rebelle. Avec un esprit endurci, il a continué sous censure pendant plus d’un an. Ce qui est pire, en ajoutant le mal au mal et apprenant la déclaration, il éclata dans un appel irréfléchi à un futur Concile. Cela était bien sûr contraire à la Constitution de Pie II et Jules II, nos prédécesseurs, à savoir que tout appel de cette manière doit être puni par des peines d’hérétiques. En vain, implore-t-il l’aide d’un Concile puisqu’il admet ouvertement qu’il ne croit pas à un Concile.

« Nous pouvons donc, sans autre citation ou retard, procéder contre lui à sa condamnation et à sa damnation comme celui dont la foi est notoirement suspecte et qui est en fait un véritable hérétique avec la pleine gravité de chaque pénalité et censure ci-dessus.

« Pourtant, avec les conseils de nos frères, en imitant la Miséricorde de Dieu tout-puissant qui ne souhaite pas la mort du pécheur, mais plutôt qu’il se convertisse et qu’il vive, en oubliant toutes les blessures infligées à nous et au Siège Apostolique, nous avons décidé d’user de toute la compassion dont nous sommes capables. Il est notre espoir, autant que nous le pouvons, qu’il éprouvera une conversion de cœur en prenant le chemin de la douceur que nous avons proposée, qu’il reviendra et qu’il se détournera de ses erreurs. Nous le recevrons affectueusement comme le fils prodigue de retour dans le giron de l’Église. Que Martin lui-même et tous ceux qui adhèrent à lui, à ceux qui l’abritent et le soutiennent, par le Cœur Miséricordieux de notre Dieu et par l’Aspersion du Sang de notre Seigneur Jésus-Christ, de qui et par qui la rédemption du genre humain et l’édification de l’Église, notre Sainte Mère, a été accomplie, sachent que nous l’exhortons et le supplions de tout notre cœur de cesser de troubler la paix, l’unité et la vérité de l’Église pour lesquelles le Sauveur a prié si ardemment le Père. Qu’il s’abstienne de ses erreurs pernicieuses afin qu’il puisse nous revenir. S’ils obéissent vraiment et qu’ils nous certifient par des documents juridiques qu’ils ont obéi, ils trouveront en nous l’affection de l’amour d’un père, l’ouverture de la source des effets de la charité paternelle, et l’ouverture de la source de la miséricorde et de la clémence …».

 

Calvinisme

Le calvinisme – de Jean Calvin (mort le 27 mai 1564) – est une hérésie protestante (de Luther) encore plus hérétique sur la prédestination. Jean Calvin a aussi nié la Bible qui prouve clairement les enseignements de l’Église catholique. Les hérésies de Calvin sur la prédestination ont été scandaleuses contre la miséricorde et la volonté de Dieu. 

Les cinq principes hérétiques du calvinisme sur la prédestination sont : 1) l’incapacité totale, 2) l’élection inconditionnelle, 3) l’expiation limitée, 4) la grâce irrésistible, et 5) la persévérance des saints. Ces cinq principes sont étroitement intriqués, et en accepter un c’est les accepter tous. Inversement, en refuser un oblige à les nier tous. Mais les cinq principes du calvinisme sont illogiques et faux pour les raisons suivantes :

  • L’enfant de Dieu peut tomber de la grâce (Galates 5, 4 ; Hébreux 6, 4-6 ; Actes 8, 9-24). La persévérance des saints n’est pas une doctrine valable.
  • Si un enfant de Dieu peut tomber de la grâce, alors la grâce de Dieu ne doit pas être irrésistible et la doctrine de la grâce irrésistible tombe.
  • Et si la grâce de Dieu n’est pas irrésistible, une personne doit être libre de choisir d’accepter la grâce ou non. Ainsi, la doctrine de l’élection inconditionnelle tombe.
  • Et si une personne est libre de faire le bon choix d’accepter la grâce de Dieu, nous ne pouvons pas dire que le Christ est mort seulement pour les élus. Il faut dire, avec l’apôtre Paul (1 Tim. 2, 6), qu’il est mort pour les péchés de tous. Ainsi, la doctrine de l’expiation limitée s’effondre.
  • Et si une personne peut faire un bon choix, elle ne doit pas être «totalement souillée dans les toutes les facultés de l’âme et de l’esprit». Par conséquent, la doctrine de la dépravation totale tombe.

L’ensemble du système du calvinisme s’effondre lorsqu’on lui applique la vérité de l’Écriture.

1° Incapacité totale selon l’hérétique Calvin

Par « incapacité totale » Calvin signifiait que suite de la chute de l’homme, toute personne née dans le monde est un esclave au service du péché. Selon ce point de vue, les gens ne sont pas par nature enclins à aimer Dieu de tout leur cœur, leur esprit, ou leur force, mais tous sont enclins à servir leurs propres intérêts au lieu de  ceux de leur prochain et à rejeter la loi de Dieu. Ainsi, toutes les personnes, par leurs propres facultés, sont incapables de choisir de suivre Dieu et d’être sauvées. Par « incapacité totale » Calvin signifiait qu’un pécheur perdu ne peut pas venir à Jésus-Christ et lui faire confiance en tant que Sauveur, à moins qu’il soit prédestiné pour venir au Christ, et qu’aucun homme n’a la capacité de venir au Christ, et que si Dieu ne le saisit et ne lui donne cette capacité, il ne viendra jamais au Christ.

Alors que la Bible enseigne la dépravation de l’espèce humaine, elle n’enseigne nulle part l’incapacité totale. La Bible ne laisse pas entendre que les gens sont perdus parce qu’ils n’ont pas la possibilité de venir au Christ. Le langage de Jésus était : «Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie» (Jean 5, 40).

Ce n’est pas une question de si oui ou non vous pouvez venir au Christ, c’est une question de savoir si oui ou non vous allez venir au Christ.

Jésus leva les yeux sur Jérusalem, pleura et dit : «Jérusalem, Jérusalem … combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu !» (Matthieu 23, 37). Là encore il faut remarquer qu’Il n’a pas dit : « Combien de fois ai-je voulu vous rassemblés, mais vous ne pouviez pas ». Non, il dit : «Vous n’avez pas voulu !» Ce n’était pas une question de savoir s’ils pouvaient, c’était une question de savoir s’ils le feraient.

Apocalypse 22, 17, la dernière révélation de la Bible, dit : «Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne. Et celui qui veut, prenne de l’eau de la vie gratuitement ».

S’il est vrai que personne n’a la capacité de venir au Christ, alors pourquoi Jésus dit dans Jean 5, 40 : «Vous ne voulez pas venir à moi». Pourquoi n’a t-il pas dit simplement : «Vous ne pouvez pas venir à moi» ?

La seule chose qui se dresse entre le pécheur et le salut est la volonté du pécheur. Dieu a fait de chacun un agent moral libre.

Certains calvinistes utilisent Jean 6, 44 pour prouver l’incapacité totale. Ici, la Bible dit : «Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire …». Mais la Bible indique clairement dans Jean 12, 32 que le Christ attirerait tous les hommes à Lui : «Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi».

Tous les hommes sont attirés par le Christ, mais tous les hommes ne feront pas confiance au Christ comme Sauveur ou croiront en Lui. Chaque homme doit prendre sa propre décision de faire confiance au Christ ou de le rejeter. La Bible dit clairement que tous les hommes ont la lumière. Jean 1, 9 dit : «Il est la vraie Lumière, qui éclaire tout homme venant en ce monde». Romains 1, 19-20 indique que chaque pécheur de la création a été appelé par Lui. Et Romains 2, 11-16 indique que les pécheurs sont appelés par leur conscience, même quand ils n’ont pas entendu la Parole de Dieu.

Ainsi, au final, les hommes vont en enfer, non pas à cause de leur incapacité de venir au Christ, mais parce qu’ils ne viendront pas au Christ : «Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie».

L’enseignement selon lequel les hommes, les femmes et les enfants sont tout à fait incapables de venir au Christ et de lui faire confiance comme Sauveur est une hérésie et non une doctrine biblique. Le langage lui-même « incapacité totale » n’est pas scripturaire mais inventé.

2° Élection inconditionnelle selon l’hérétique Calvin

Par « élection inconditionnelle » Calvin signifiait que Dieu, avant la fondation du monde, a arbitrairement choisi de sauver des gens et de laisser les autres au diable et rien ne peut être fait pour changer ce souverain décret de Dieu, et que certains sont élus pour ciel tandis que d’autres sont élus pour l’enfer, et que cette élection est inconditionnelle. Elle est toute entière faite de la part de Dieu et sans condition. Par « élection inconditionnelle » Calvin signifiait que Dieu a déjà décidé qui sera sauvé et qui sera perdu, et l’individu n’a absolument rien à voir avec cela. Il ne peut qu’espérer que Dieu l’ait choisi pour le ciel et pas pour l’enfer.

Cet enseignement n’est évidemment pas en accord avec l’Écriture et les invitations souvent répétées aux pécheurs de venir au Christ pour être sauvés.

Jean Calvin, «Instituts», livre III, chapitre 23 : « … Tous les hommes ne sont pas créés avec un destin similaire, mais la vie éternelle est prédestinée pour certains, et la damnation éternelle pour les autres. Tout homme, par conséquent, en cours dans la création, est pour l’une ou l’autre de ces extrémités, disons-nous, il est prédestiné soit à la vie ou à la mort ».

Jean Calvin, «Instituts», livre III, chapitre 21 : « Nous disons, alors, que l’Écriture montre clairement cela, que Dieu par son conseil éternel et immuable a déterminé une fois pour toutes son désir pour ceux qui seront un jour admis au salut, et ceux, d’autre part, que c’était son désir de vouer à la destruction. Nous maintenons que ce conseil, en ce qui concerne les élus, est fondé sur sa miséricorde gratuite, sans aucun respect pour la valeur humaine, tandis que ceux qu’il condamne à la destruction sont exclus de l’accès à la vie par un juste et irréprochable mais incompréhensible jugement en même temps. En ce qui concerne les élus, nous considérons l’appel comme la preuve de l’élection, et la justification comme un autre symbole de sa manifestation, jusqu’à ce qu’elle soit accomplie par la réalisation de la gloire. Mais comme le Seigneur scelle ses élus en les appelant et les justifiant, en excluant les réprouvés soit de la connaissance de son nom ou de la sanctification de son Esprit, par ces marques d’une manière qui décrit le jugement qui les attend ».

Donc le calvinisme enseigne que c’est le propre choix de Dieu que certaines personnes sont damnées pour toujours. Il n’a jamais voulu les sauver. Il les a prédestinés à aller en enfer. Et quand il offre le salut dans la Bible, il ne l’offre pas à ceux qui ont été prédestinés à être damnés. Il est offert uniquement à ceux qui ont été prédestinés à être sauvés.

Cet enseignement insiste sur le fait qu’on ne devrait pas essayer de gagner les hommes au Christ parce que les hommes ne peuvent pas être sauvés à moins que Dieu ait prévu qu’ils soient sauvés. Et si Dieu a prévu qu’ils soient éternellement perdus, ils ne viendront pas au Christ.

C’est la doctrine biblique de la prescience, de la prédestination et de l’élection de Dieu. Les chrétiens sont d’accord que Dieu a dans sa main le contrôle sur les affaires des hommes. Ils conviennent que, selon la Bible, il sélectionne des personnes comme Abraham, Isaac, Jacob, et David comme des instruments pour faire certaines choses qu’il a prévu. Les chrétiens sont d’accord que Dieu puisse choisir une nation, en particulier qu’il a choisi Israël, par laquelle il a donné la loi, les prophètes, et, par l’intermédiaire de laquelle le Sauveur lui-même viendrait, et qu’il existe une doctrine de la Bible selon laquelle Dieu sait toutes choses.

Dieu dans Sa prescience sait en effet qui sera sauvé, et il a vu les prédestiné qui sont justifiés et glorifiés. Il gardera tous ceux qui se confient en Lui et voit qu’ils sont glorifiés. Mais la doctrine selon laquelle Dieu a élu certains hommes à l’enfer ou que d’autres iront au ciel sans leur coopération, qu’ils sont nés pour être damnés ou nés pour être sauvés sans le mériter par leur choix de Dieu on non, ce sont des hérésies radicales nul part enseignées dans toute la Bible.

La vérité sur la question est que Dieu ne prédestine personne à l’enfer ou ne choisit pas de sauver des hommes, Dieu veut que tous les hommes soient sauvés (1 Timothée 2, 4). L’homme a le libre arbitre de choisir la damnation ou le salut, de coopérer avec la grâce de Dieu ou de la rejeter. C’est une hérésie claire et nette de dire que Dieu prédestine certains à la damnation ou qu’il ne sauvera pas certains hommes. Dieu envoie seulement en enfer ceux qui choisissent librement eux-mêmes. Dieu n’envoie pas les personnes  en enfer (ou au ciel) sans leur désir d’y aller (et d’y demeurer). Donc, Dieu ne sauve ni ne damne personne, sauf s’ils le choisissent eux-mêmes. Dieu ne peut pas forcer quelqu’un à le suivre contre sa propre volonté, car Dieu est justice, et ne peut pas faire d’injustice, et ce serait une injustice si Dieu privait l’homme de sa propre volonté.

L’hérétique Jean Calvin tenait une prédestination selon laquelle peu importe ce que l’on soit, si on est prédestiné pour le ciel ou l’enfer. C’est une hérésie perverse. Au contraire, la vraie compréhension de la prédestination est exprimée par Romains 8, et Actes 13.

Romains 8, 29-30 : « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être rendu conforme à l’image de son Fils, afin d’être le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés, et qu’il a appelés, il les a aussi justifiés et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés».

Actes 13, 48 : « En entendant cela, les Gentils se réjouissaient et ils glorifiaient la parole du Seigneur; et tous ceux-là crurent qui étaient destinés à la vie éternelle».

Cette véritable compréhension de la prédestination signifie simplement que la prescience de Dieu de toute éternité fait en sorte que ceux qui sont de bonne volonté et sont sincères seront amenés à la foi et apprendrons à connaître ce qu’ils doivent – et que tous ceux qui ne sont pas mis dans la foi et ne savent pas ce qu’ils doivent faire, simplement ne figureront pas parmi les élus. C’est un point de la foi, que cette prescience du Tout-Puissant en aucun façon n’interfère avec la liberté de l’homme, mais le laisse être un agent parfaitement libre, et donc responsable de ses actes.

Saint-Augustin, Tractate 89, sur Jean 15, 22-23 : « Qu’est-ce qu’Il [Jésus] dit, alors, par les paroles : Si je n’étais pas venu et ne leur eu point parlé, ils n’auraient pas de péché [Jean 15, 22]. Est-ce que les Juifs étaient sans péché avant la venue du Christ pour eux dans la chair ? Qui, sinon le plus fou, oserait le dire ? … Mais quand Il a poursuivi en disant, Mais maintenant ils n’ont aucune excuse pour leur péché, certains se demanderont peut être si ceux à qui le Christ n’était pas venu parlé, ont une excuse pour leur péché. Car s’ils n’en ont pas, pourquoi est-il dit ici qu’ils n’en avaient pas, sur le terrain même où il est venu et leur a parlé ? Et s’ils en ont, en ont-ils à la mesure de ce qui est interdit pour la peine, ou la reçoivent-ils à un degré plus doux ? Pour ces questions, avec l’aide du Seigneur et au meilleur de ma capacité, je répondrai qu’ils auraient cette une excuse, non pas pour chacun de leurs péchés, mais pour ce péché de ne pas croire au Christ, dans la mesure où il n’est pas venu et ne leur a pas parlé».

Saint Augustin (428) : «… Dieu savait d’avance que s’ils avaient vécu et que l’Évangile leur avait été prêché, ils auraient entendu sans croire».

Saint Augustin (426) : «En conséquence à la fois ceux qui n’ont pas entendu l’Évangile et ceux qui, ayant entendu, et après avoir été changé pour le mieux, n’ont pas reçu de persévérance … tous ceux-ci se sont séparés de ce qui est connu comme étant damné, tous vont … dans la condamnation».

Dans le livret intitulé « tulip » (Abréviation originale des cinq principes de Calvin), Vic Lockman tente de prouver les cinq points du calvinisme. Sur l’élection inconditionnelle, il cite Ephésiens 1, 4, mais il ne cite que la première partie du verset : «Il nous a élus en lui avant la fondation du monde». Cependant, il n’y a pas la fin du verset. M. Lockman, comme la plupart des calvinistes, s’arrête au milieu du verset. L’ensemble du verset dit : «Selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui dans l’amour». Le verset ne dit rien sur le fait d’être choisi pour le ciel ou l’enfer. Il dit que nous sommes choisis pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui dans l’amour.

Sur le même point, l’élection inconditionnelle, M. Lockman cite Jean 15, 16 : «Vous ne m’avez pas choisi, mais je vous ai choisis». Encore une fois, M. Lockman, comme la plupart des calvinistes, s’arrête au milieu du verset. L’ensemble du verset dit : «Vous ne m’avez pas choisi, mais je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez et portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne ». Le verset ne dit rien sur le fait d’être choisi pour le ciel ou l’enfer. Il dit que nous sommes choisis pour aller et porter du fruit, ce qui signifie simplement que chaque chrétien est choisi pour sanctifier son âme et être un gagneur d’âmes. Le fruit d’un chrétien est : les vertus et les autres chrétiens. Proverbes 11, 30 dit : «Le fruit du juste est un arbre de vie, et celui qui gagne des âmes est sage».

Nulle part la Bible n’enseigne que Dieu veut que certains aillent au ciel et veut que d’autres aillent en enfer. La Bible enseigne que Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. 2 Pierre 3, 9 dit qu’Il «ne voulant pas qu’aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance [ou pénitence]». 1 Timothée 2, 4 dit : «Qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité».

Ceux qui enseignent que Dieu ait voulu seulement que certains soient sauvés, tandis qu’il aurait voulu que d’autres soient perdus déforment Dieu et la Bible.

Est-ce que Dieu a vraiment prédestiné certaines personnes à être sauvées et prédestiné d’autres à l’enfer, de sorte qu’ils n’ont pas le libre choix ? Absolument pas ! Personne n’est prédestiné à être sauvé, sauf s’il choisit de son plein gré, – de vivre selon la loi naturelle , – et de venir au Christ et croire en lui pour le salut. Et personne n’est prédestiné à aller en enfer, sauf s’il choisit de son plein gré de commettre le péché mortel et de rejeter le Christ et refuse de croire en lui comme Sauveur. Jean 3, 36 dit : «Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, et celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui». Et Galates 5, 19-21 dit : «Or les œuvres de la chair sont manifestes : ce sont l’impudicité, l’impureté, le libertinage, l’idolâtrie, les maléfices, les inimitiés, les contentions, les jalousies, les emportements, les disputes, les dissensions, les sectes, l’envie, [les meurtres], l’ivrognerie, les excès de table, et autres choses semblables. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu».

Rien ne pourrait être plus clair. L’homme va au ciel parce qu’il coopère avec la loi naturelle et la grâce de Dieu et vient à Jésus-Christ et à son Église et croit en lui comme Sauveur. Et l’homme va en enfer parce qu’il commet le péché mortel et refuse de venir à Jésus-Christ et à son Église et de croire en lui comme Sauveur.

3° Expiation limitée selon l’hérétique Calvin

Par « expiation limitée », Calvin voulait dire le Christ est mort seulement pour ceux que Dieu a choisis de manière inconditionnelle pour être sauvés. Il est « limité » à prendre les péchés des élus, pas ceux de toute l’humanité. Calvin voulait dire que le Christ est mort seulement pour les élus, pour ceux qu’Il a planifié et ordonné d’aller au Ciel : Il n’est pas mort pour ceux qu’il a planifié et ordonné d’aller en enfer. Ce langage n’est pas dans la Bible, et sa doctrine contredit totalement de nombreuses Écritures saintes.

Par exemple, la Bible dit dans 1 Jean 2, 2 : « Il est la propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier». L’enseignement du calvinisme sur l’expiation limitée contredit la déclaration expresse de l’Écriture. 1 Timothée 2, 5-6 dit : «L’homme Jésus-Christ ; qui s’est donné en rançon pour tous …».

La Bible enseigne que Jésus est le Sauveur du monde. Jean 4, 42 dit : «Et ils disaient à la femme : « Maintenant ce n’est plus à cause de ce que vous avez dit que nous croyons; car nous l’avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde». Encore une fois Jean 4, 14 dit : « Et nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde ». Les Écritures prouvent clairement que Jésus est venu pour sauver le monde. Jean 3, 17 dit : « Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais que le monde soit sauvé par lui ».

Aucun homme jamais ne regardera Jésus-Christ et lui dira : «Vous ne voulez pas être mon Sauveur». Non ! Non ! Jésus veut être le Sauveur de tous les hommes. En fait, Timothée 4, 10 dit : « Nous travaillons et nous peinons, car nous avons confiance dans le Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, spécialement de ceux qui croient ».

La Bible enseigne que le Christ a porté les péchés de tous les hommes. Isaïe 53, 6 dit : «Tous, comme des brebis égarées, nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et le Seigneur  a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous ». Il y a deux «tous» dans ce verset. Le premier «tous» parle du fait universel du péché, «Tous, comme des brebis égarées». Et le second «tous» parle de l’expiation universelle, «et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous». Le «tous» de la première partie d’Isaïe 53, 6 couvre tout. Si tous sont égarés, alors les iniquités de tous ont été mises sur le Christ.

Non seulement Il a porté les péchés de nous tous, mais la Bible enseigne clairement qu’il est mort pour le monde entier. Regardez Jean 2, 2 : « Et il est la propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour les péchés du monde entier». Si ce n’est pas assez clair, la Bible dit que Sa mort est pour chaque homme : « Mais nous voyons Jésus, qui a été fait un peu moindre que les anges, souffrir la mort, couronné de gloire et d’honneur, qui, par la grâce de Dieu devait goûter la mort pour tous » (Hébreux 2, 9).

Rien ne pourrait être plus clair que le fait que Jésus-Christ est mort pour tous les hommes. 1 Timothée 2, 5-6 dit : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus Christ homme, qui s’est donné en rançon pour tous …». Romains 8, 32 déclare : «Celui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais l’a livré pour nous tous, comment n’est-il pas avec lui aussi pour nous donner toutes choses ? »

Regardez les déclarations – déclaration après déclaration : « que, par la grâce de Dieu, il est mort pour tous » ; «qui s’est donné en rançon pour tous » ; « l’a livré pour nous tous ».

Jean 3, 16 a souvent été appelé «le cœur de la Bible». Il a été appelé «la Bible en miniature» : «Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle ». Jésus est mort pour le monde entier. Il a souffert toute sa vie pour chaque homme qui a vécu ou qui vivra. Et aucun homme ne regardera hors de l’enfer pour dire : « Je voulais être sauvé, mais Jésus n’est pas mort pour moi ».

Certains prétendent que si Jésus est mort pour le monde entier, le monde entier serait sauvé. La mort de Jésus-Christ sur la croix était suffisante pour tous, mais elle est efficace seulement pour ceux qui croient et persévèrent jusqu’à la fin. La mort de Jésus-Christ sur la croix a permis à tout homme, partout, d’être sauvé. Mais seuls ceux qui croient qu’il est mort pour payer leur dette du péché et qui croient entièrement en lui pour le salut et persévèrent jusqu’à la fin seront sauvés.

Toutes les personnes, y compris les mauvais chrétiens et les personnes qui meurent dans l’incrédulité ou dans des cultures qui n’ont jamais été pénétrées par l’Évangile, vont en enfer pour les péchés contre la loi naturelle et les autres péchés graves qu’ils commettent – la mauvaise volonté et la non-coopération avec la grâce de Dieu est la raison pour laquelle ils sont condamnés ou qu’Il ne leur révèle pas l’Évangile.

S’il y a vraiment des chrétiens sincères et de bonne volonté qui restent éloignés du péché mortel et coopèrent avec la grâce de Dieu, alors ils seront sauvés. De même, s’il y a vraiment des gens sincères et de bonne volonté qui n’avaient pas encore atteint la foi, Dieu enverrait un prédicateur (même miraculeusement, si nécessaire) pour que la foi et le baptême leur soient donnés.

Saint Thomas d’Aquin, Sentence, II, 28, Q. 1, Art. 4, 4 : « Si un homme, né parmi les nations barbares, fait ce qu’il peut, Dieu lui-même lui montrera ce qui est nécessaire pour le salut, soit par inspiration ou par l’envoi d’un prédicateur ».

Saint Thomas d’Aquin, Sentence, III, 25, Q. 2, Art. 2, solution 2 : « Si un homme ne devait avoir personne pour l’instruire, Dieu lui montrerai, à moins qu’il ne souhaite rester coupable dans sa situation ».

Saint Thomas d’Aquin, De Veritate, Q. 14, Art. 11, 1, Objection : « Il est possible que quelqu’un puisse être dans la forêt, ou parmi les loups, un tel homme ne peut rien savoir explicitement sur la foi. Réponse – C’est la caractéristique de la Divine Providence de fournir à chaque homme ce qui est nécessaire pour le salut … à condition que de sa part, il ne soit pas un obstacle. Dans le cas d’un homme qui cherche le bien et évite le mal, par la direction de la raison naturelle, Dieu soit lui révélerait par l’inspiration interne ce qui devrait être cru, ou lui enverrait un prédicateur de la foi … ».

4° Grâce irrésistible selon l’hérétique Calvin

Par « grâce irrésistible », Jean Calvin signifiait qu’une personne non régénérée ne peut pas croire en Dieu volontairement, mais une fois que Dieu détermine de la sauver, ce même individu ne peut pas surmonter ou résister à la puissance de Dieu, peu importe ce qu’il peut désirer. Jean Calvin signifiait que Dieu oblige simplement les gens à être sauvés. Dieu a élu certains à être sauvés, et Il a laissé Jésus-Christ mourir pour ce groupe d’élus. Et maintenant, par la grâce irrésistible, il oblige ceux qu’Il a élu, et ceux pour qui Jésus-Christ est mort, à être sauvés. La grâce irrésistible, en bref, est un autre terme pour nier la libre volonté de l’homme.

Calvin se représente la grâce comme l’acte irrésistible de Dieu pour contraindre un homme à être sauvé qui ne veut pas être sauvé, alors l’homme n’a pas le choix en la matière, Dieu met de force un choix dans son esprit. Le calvinisme enseigne que l’homme n’a pas de part dans le salut, et ne peut éventuellement pas coopérer avec Dieu en la matière. En aucun sens du terme et à aucun moment de l’activité humaine, le salut ne dépend de la volonté ou des œuvres de l’homme ou déterminé par sa volonté.

Est-ce que la Bible parle de la grâce irrésistible ? Absolument pas ! Les Écritures montrent que les hommes résistent et rejettent Dieu et Sa grâce. Proverbes 29, 1 déclare : « L’homme réprimandé, et qui souvent raidit le cou, sera brisé subitement et sans remède». Notez le mot «souvent» dans ce verset. Si Dieu a seulement donné une chance d’être sauvé, l’homme ne pourrait pas se plaindre. Mais ici, la Bible dit : «souvent …». Cela signifie que l’homme a été réprimandé, encore et encore. Non seulement il a été réprimandé à plusieurs reprises, mais il a été réprimandé souvent. Mais la Bible dit qu’il «raidit le cou» et «sera brisé subitement et sans remède». Cela ne semble certainement pas être la grâce irrésistible. La Bible enseigne que l’homme peut être réprimandé, encore et encore, et qu’il peut raidir son cou contre Dieu, et par conséquent sera détruit sans remède.

Proverbes 1, 24-26 : « Parce que j’ai appelé, et vous avez refusé… J’ai tendu ma main, et il n’y en avait aucun qui considérait. Vous avez méprisé tous mes conseils, et vous avez négligé mes réprimandes. Je rirai aussi dans votre destruction, et m’en moquerai quand viendra à vous ce que vous craigniez ».

Ici, la Bible dit clairement : « Parce que j’ai appelé, et vous avez refusé. J’ai tendu ma main, et il n’y en avait aucun qui considérait. Vous avez méprisé tous mes conseils, et vous avez négligé mes réprimandes ». Cela ne ressemble pas à la grâce irrésistible. Dieu appelle, et les hommes refusent. Est-ce que c’est irrésistible ? Dieu tend la main et personne ne le considère ? Est-ce que c’est la grâce irrésistible ? Non. La Bible indique clairement que certains hommes rejettent le Christ, qu’ils refusent son appel. Jean 5, 40 dit : «Vous ne voulez pas venir à moi, pour avoir la vie». Ce verset enseigne clairement que les hommes peuvent résister à Dieu et refuser de venir à Lui.

Dans Actes chapitre 7, la prédication d’Étienne dit au verset 51 : «Vous, au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles, vous vous opposez toujours au Saint-Esprit : comme vos pères ont été, vous êtes aussi ». À ces dirigeants juifs, Étienne dit : «Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit».

Alors, voici des gens, dont certains avaient vu et entendu Jésus prêcher, d’autres qui avaient entendu Pierre à la Pentecôte, d’autres qui avaient entendu Étienne et d’autres hommes remplis de l’Esprit prêcher avec une grande puissance. Et qu’est-ce qu’ils avaient fait ? Ils étaient au cou raide, incirconcis de cœur et d’oreilles. C’est-à-dire qu’ils étaient indociles et rebelles contre Dieu. La Bible dit clairement : « Ils ont résisté à l’Esprit Saint ».

Notez les paroles d’Étienne dans le verset 51 : «Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit : comme vos pères ont été, vous êtes aussi ». Ici, la Bible enseigne que non seulement ces dirigeants juifs résistent au Saint-Esprit, mais que leurs pères avaient également résisté à l’Esprit Saint. Étienne dit sur tout le cheminement à travers l’histoire de la nation juive, d’Abraham jusqu’à l’époque du Christ, les Juifs non convertis avaient résisté à l’Esprit Saint.

Il n’y a absolument aucune telle chose, Dieu ne force pas les hommes à être sauvés avec sa soi-disant grâce irrésistible.

Dieu offre le salut à tous les hommes. Tite 1, 11 dit : « Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes ». Mais l’homme doit faire son propre choix. Il doit recevoir ou rejeter la foi dans le Christ quand Dieu l’appelle. Jean 1, 12 dit : « Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom ».

Quand Jésus a pleuré sur Jérusalem, il a dit : « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! ». Là encore, la Bible indique clairement que Dieu les aurait réunis comme une poule rassemble ses poussins, mais qu’ils n’ont pas voulu. Cela montre certainement qu’ils pouvaient refuser et résister au Christ.

«…combien de fois ai-je voulu … et vous n’avez pas voulu » ne correspond pas à l’enseignement de la grâce irrésistible. Alors les gens résistent au Saint-Esprit. Ils refusent de venir au Christ. Ils  raidissent leurs cous. Ils refusent quand Dieu appelle.

Cela signifie que ceux qui ne sont pas sauvés auraient pu être sauvés. Ceux qui ont rejeté le Christ auraient pu L’accepter. Dieu offre le salut à ceux qui l’aurons, mais ne l’applique pas à ceux qui ne veulent pas.

5° Persévérance des saints selon l’hérétique Calvin

Par « persévérance des saints », Calvin signifiait que comme l’homme est totalement dépravé et ne peut en rien faire le bien mais le mal, l’élection inconditionnelle est nécessaire pour le sauver, et Dieu doit alors l’appeler d’une manière irrésistible pour le salut. Par conséquent, étant donné qu’il n’a rien à faire pour être sauvé, il a besoin de ne rien faire pour rester sauvé et que tout ce qu’il ferait d’une manière qui aurait une incidence sur son salut, nierait l’œuvre miraculeuse de Dieu de le sauver. La « persévérance des saints » est aussi appelée la doctrine de la sécurité éternelle : «une fois sauvé toujours sauvé», « l’impossibilité de l’apostasie », « la sécurité du croyant», et «une fois dans la grâce toujours dans la grâce».

Cependant, la Bible enseigne que le croyant est sûr de son salut dans la main de Dieu tant qu’il reste fidèle à la volonté de Dieu et fidèle au Christ (2 Tim. 4, 7-8).

La parole de Dieu nous enseigne aussi que l’enfant de Dieu peut volontairement, par ses péchés, se séparer de Dieu et du Christ et être perdu. Si l’enfant de Dieu devient infidèle et ne se repent pas, le « salaire du péché, » la mort (Romains 6, 23), l’attendent, même s’il avait été avant en communion avec Dieu.

La majorité des protestants croient non seulement dans la foi seule, mais aussi dans la sécurité éternelle, ce qui signifie que, selon eux, un vrai croyant ne peut pas perdre son salut. Ces doctrines contredisent à la fois la loi naturelle et la raison qui disent que chaque homme doit être récompensé ou puni pour ses actes. Elles contredisent également, mot pour mot, l’enseignement de Jacques 2 dans l’Écriture, qui enseigne que la foi sans les œuvres est morte, et que l’homme n’est pas sauvé par la foi seule. Une personne qui croit en la foi seule ou la sécurité éternelle est un hérétique, parce qu’il rejette une vérité qu’il sait être vraie de la loi naturelle, selon laquelle Dieu est le rémunérateur et le vengeur de nos actions, et que la foi seule ne justifie pas un homme seulement, mais aussi nos actions.

Galates 5, 19-21 : «Or les œuvres de la chair sont manifestes : ce sont l’impudicité, l’impureté, le libertinage, l’idolâtrie, les maléfices, les inimitiés, les contentions, les jalousies, les emportements, les disputes, les dissensions, les sectes, l’envie, [les meurtres], l’ivrognerie, les excès de table, et autres choses semblables. Je vous préviens, comme je l’ai déjà fait, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas du royaume de Dieu».

Comment cela peut-il être plus clair ? Vous pouvez perdre votre salut si vous faites certaines choses.

La « Persévérance des Saints » que Calvin a enseigné, ou «la foi seule» ou «une fois sauvé toujours sauvé», comme les autres principes du calvinisme qui la précèdent, est une fausse doctrine qui doit être rejetée.

Selon l’hérétique Jean Calvin, Jésus-Christ a souffert en enfer

Jean Calvin, Instituts de la religion chrétienne, livre II, chap. 16, 10 : «Mais, à part le Credo, nous devons chercher une exposition plus sûr de la descente du Christ aux enfers, et la parole de Dieu nous en fournit une non seulement pieuse et sainte, mais regorgeant d’excellente consolation. Rien n’aurait été fait si le Christ avait seulement subi la mort corporelle. Afin de s’interposer entre nous et la colère de Dieu, et satisfaire son juste jugement, il était nécessaire qu’il sente le poids de la vengeance divine. D’où aussi il était nécessaire qu’il devait lutter, pour ainsi dire, de près avec les puissances de l’enfer et les horreurs de la mort éternelle [L’hérétique Calvin dit ici qu’après la souffrance du corps sur la croix, l’âme du Christ a souffert des tortures des condamnés en enfer].

«Nous avons les prophéties récentes citées, que le «châtiment de notre paix a été mis sur lui», qu’il «a été meurtri pour nos iniquités», qu’il «a porté nos infirmités » [Les auteurs de l’Écriture et les Pères appliquent ces prophéties à la crucifixion, pas à une condamnation de peine en enfer] ; expressions qui intiment, comme un parrain et une caution pour les coupables, et, pour ainsi dire, l’objet d’une condamnation, il a entrepris et a payé toutes les sanctions qui doivent avoir été exigées d’eux, la seule exception étant que les douleurs de la mort n’ont pas pu le retenir. Par conséquent, il n’y a rien d’étrange à dire qu’il est descendu en enfer, car il a enduré la mort qui est infligée à des méchants par un Dieu en colère. C’est frivole et ridicule de s’opposer de cette manière, l’ordre est perverti, il est absurde que l’événement qui a précédé l’inhumation doit être placé après. Mais après avoir expliqué ce que le Christ a enduré à la vue de l’homme, le Credo ajoute de manière appropriée le jugement invisible et incompréhensible qu’il a enduré devant Dieu [comme si le jugement de la croix n’était pas assez visible, le Christ a souffert invisiblement aussi en enfer], pour nous apprendre que non seulement le corps du Christ donné comme prix de rachat, mais qu’il y avait un prix supérieur et plus excellent – qu’il portait dans son âme les tortures du condamné et ruiné [L’hérétique Calvin dit encore ici qu’après la souffrance du corps sur la croix, l’âme du Christ a souffert des tortures des condamnés en enfer]».

Selon Calvin, comme les pécheurs méritent la mort physique et spirituelle des tourments en enfer, nous devons également nous attendre à ce que le Christ comme notre Rédempteur ait également connu la mort physique et celle de l’Enfer. Cette logique n’a pas de sens et elle contredit tout ce que dit le Nouveau Testament. Le sacrifice du Christ est une fois pour toutes. La descente aux enfers n’a pas été punitive mais triomphante comme elle est décrite par les apôtres et illustrée dans les icônes de l’Église en orient et en occident.

Cette descente aux enfers comme victoire du Christ correspond à l’enseignement du premier pape Saint Pierre : le Christ «proclamait l’Évangile même aux morts» [εἰς τοῦτο γὰρ κα νεκροῖς εὐηγγελίσθη] (1 Pierre 4, 6). Jésus ne brûlait pas dans les flammes ni n’était tourmenté par des démons ! Il a été vivant aux portes de l’enfer, en proclamant sa victoire, et l’a offert pour les justes de l’Ancien Testament ! C’est la sainte foi catholique et apostolique dans toute sa beauté !

Le Christ est mort pour nous, mais ce n’était pas un simple échange. Le Christ utilise le langage de la participation. Nous devons être «en Lui» et nous avons à porter aussi la croix. Le Christ ne prend pas sa croix pour que nous n’ayons pas à prendre la croix. Il nous appelle à plusieurs reprises à porter la croix. Nos vies sont de devenir «croix». Le Nouveau Testament nous appelle sans cesse à souffrir à la ressemblance du Christ. Encore une fois, ce n’est pas un échange propre. Ce n’est pas « Jésus souffre pour que nous ne devions pas souffrir ». Au contraire, nous participons à sa rédemption. C’est aussi le langage de Saint Paul :

Philippiens 1, 29 : « Car il vous a accordé, pour l’amour du Christ, non seulement de croire en lui, mais aussi de souffrir pour lui ».

Colossiens 1, 24 : « Maintenant, je trouve ma joie dans les souffrances que j’endure pour vous, et dans ma chair je complète ce qui manque aux souffrances du Christ pour son Corps qui est l’Église ».

Le salut implique la mort injuste du Christ sur la croix. Dieu n’a pas « la haine » son Fils. Cela est impossible. Dieu ne se « détourne » pas de son Fils. Saint Paul parle de « surmonter la mort » comme la véritable victoire du Christ – pas d’avoir été le bouc émissaire du Père.

Jésus en effet est allé en enfer, ou plutôt, dans les Limbes des Pères, pas pour payer le prix de nos péchés une fois de plus, mais pour les élus de la Loi de l’Ancien Testament.

1 Pierre 3, 18-20 : « Car le Christ aussi est mort une fois pour nos péchés, lui juste pour les injustes, afin de nous offrir à Dieu, étant mis à mort en effet dans la chair, mais animé de l’esprit dans lequel aussi il est venu et a prêché aux esprits qui étaient en prison, qui avaient été quelque temps incrédules, quand ils se reposaient sur la patience de Dieu dans les jours de Noé, pendant qu’on bâtissait l’arche dans laquelle quelques-uns, c’est-à-dire huit, furent sauvées parl’eau ».

Jésus n’est monté au ciel qu’après sa résurrection, comme Jean 20, 17 le prouve. Le Credo des Apôtres affirme à juste titre que Jésus a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers ; le troisième jour il est ressuscité d’entre les morts et est monté au ciel. Il n’est monté au ciel qu’après sa résurrection, et il est descendu en enfer le jour de sa mort. Quel était cet enfer ? C’était le sein d’Abraham, le lieu d’attente des justes de l’Ancien Testament.

Commentaire Haydock de la Bible Dhouai-Rheims, I Pierre 3, 19 « Dans lequel (à savoir, l’âme ou l’esprit) aussi il est venu, et a prêché aux esprits qui étaient en prison. L’interprétation vraie et commune de ce lieu semble être que l’âme du Christ, après la séparation du corps et avant la résurrection, est descendue en un lieu, dans les parties intérieures de la terre, appelé l’enfer dans ce que nous appelons le credo des apôtres, (parfois appelé le sein d’Abraham, parfois Limbus Patrum [Limbes des Pères], un lieu où étaient détenues les âmes des patriarches, des prophètes et des hommes justes, comme ils étaient en prison, et a prêché à ces esprits dans cette prison, c’est-à-dire leurs a annoncé la nouvelle, que celui qui était leur Rédempteur était maintenant venu pour être leur libérateur, et que, à sa glorieuse ascension ils devraient entrer avec lui dans le ciel, où personne ne pouvait entrer avant notre Rédempteur, qui a ouvert en quelque sorte les portes du ciel. Parmi ceux-ci étaient ceux qui avaient été autrefois, en premiers, incrédules à l’époque de Noé, qui ne considéraient pas l’avertissement de sa préparation et de construction de l’arche, mais on peut raisonnablement supposer que beaucoup d’entre eux se sont repentis de leurs péchés quand ils ont vu l’approche du danger, et avant qu’ils aient péri par les eaux du déluge, de sorte qu’ils sont morts au moins pas coupables de la damnation éternelle, parce que, s’ils étaient des pécheurs, ils adoraient le vrai Dieu, car nous ne trouvons pas de preuves d’idolâtrie avant le déluge. Voilà donc, le Christ est descendu pour libérer de leur captivité toutes les âmes des justes de leur prison, et pour les conduire par son ascension triomphante avec lui dans le ciel. (Witham)

« Prison. Voir ici une preuve de la troisième place, ou de l’état des âmes du milieu : ces esprits en prison, à qui le Christ est allé prêcher après sa mort, n’étaient pas dans le ciel, ni encore dans l’enfer des damnés, parce que le ciel n’est pas une prison, et le Christ ne va pas prêcher à des damnés. (Challoner)

« Saint Augustin, dans son 99ème épître, avoue que ce texte est rempli de difficultés. Ce qu’il déclare est clair, au-delà de tout doute, que Jésus-Christ est descendu en son âme après sa mort dans les régions nommées ci-dessus, et conclut par ces mots : «Quis ergo nisi infidelis negaverit Fuissé inferos apud Christum ? Dans cette prison les âmes ne seraient pas détenues à moins qu’elles aient été redevables à la justice divine, ni le salut ne leur aurait été prêché à moins qu’elles aient été dans un état ​​qui était capable de recevoir le salut».

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