Pas de salut sans la vraie foi catholique – Il n’y a absolument aucun salut sans la vraie foi catholique

Sommaire

  • Introduction
  • Qu’est la vraie foi ?
    • La foi est croire pour comprendre et non pas comprendre pour croire
    • La vraie foi est la foi catholique traditionnelle
    • L’Église enseigne infailliblement que la vraie foi catholique est absolument nécessaire pour le salut, et que personne ne peut être sauvé sans la vraie foi
    • Explication Jean 3, 16 : « afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Vidéo 8 min.)
    • Hors de l’Église pas de salut (Vidéo 29 min.)
    • L’hérésie sauvé à la mort (Vidéo 12 min.)
  • Extraits du magistère solennel et ordinaire de l’Église catholique
  • La Foi est divine, c’est le don de Dieu
    • Dieu veut l’obéissance à la Foi
  • La plupart sont perdus et vont en enfer éternel
    • Peu sont sauvés
  • Une seule foi catholique, une seule véritable Église
    • L’Église enseigne que sans la vraie foi un baptisé n’est pas membre de l’Église
    • Enseignements du Magistère infaillible
    • Foi divine et fausse foi de l’homme
      • Il n’y a pas de charité sans la vraie foi
      • Les véritables catholiques basent leur foi sur le dogme catholique infaillible, et non sur les opinions des saints ou des théologiens
    • Magistère de l’Église
    • Pères de l’Église
    • Docteurs de l’Église
  • La vraie foi est absolument nécessaire pour le salut éternel
    • La foi est donnée par le sacrement du baptême
    • Tout baptisé est tenu de connaître et de s’instruire de la foi
    • Mystères essentiels de la foi ou foi minimale nécessaire pour le salut

    • Seuls ceux qui professent la vraie foi sont dans l’Église
    • La foi doit être gardée intègre et intacte pour le salut
    • La foi est morte sans les œuvres
    • Vérités de foi catholique

 

Introduction

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 : «Seront sauvés tous ceux qui obéiront aux Apôtres ; ceux qui n’obéiront pas, périront, « celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui ne croira point sera condamné » (Marc 16, 16)».

Éphésiens 4, 4-5 : «Soyez un seul corps et un seul espritIl y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême».

Pape St Célestin Ier, Concile d’Éphèse, 431 : «Quand nous avons lu ces saintes paroles de vous et nous trouvant nous aussi penser de même (car « il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême« ), nous avons glorifié Dieu le Sauveur universel… ».

Pape Boniface VIII, Unam sanctam, 18 nov. 1302, ex cathedra : « Une seule est ma colombe, ma parfaite… l’unique corps mystique : corps dont le Christ est la tête, Dieu cependant étant celle du Christ. En elle il y a « un seul Seigneur, une seule foi, et un seul baptême » (Éph. 4, 5)». (Ench. Symb. Denz. 870)

Pape Clément V, Concile de Vienne, Décret n° 30, 1311-1312, ex cathedra : « À la vérité, parce qu’il n’y a qu’une seule Église universelle des réguliers et des prélats séculiers et de ceux qui dépendent d’eux, exempts et non exempts, en dehors de laquelle personne n’est sauvée, et que pour tous il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême…».

Pape Clément VI, Super quibusdam, 29 sept. 1351 : « … ceux qui ont reçu dans le baptême la même foi catholique… » (Ench. Symb. Denz. 1050)

Pape Pie VI, Inscrutabile, 25 déc. 1775 : « … Nous vous exhortons et avisons d’être tous d’un seul esprit et en harmonie puisque vous vous efforcez au même objectif, tout comme l’Église a une seule Foi, un seul Baptême et un seul Esprit».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati, 24 mai 1829 : « Contre ces sophistes expérimentés, l’on doit enseigner au peuple que la profession de la foi catholique est uniquement vraie, tel que le proclame l’apôtre : un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : «L’Apôtre nous en avertit : « Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême » (Ephes. 4, 5)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 : «Il y a, dit saint Cyprien, un seul Dieu, un seul Christ, une seule Église du Christ, une seule foi, un seul peuple, qui par le lien de la concorde est établi dans l’unité solide d’un même corps… (S. Cyprianus, De cath. Eccl. Unitate, n° 23). … « Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ephes. 4, 5) ; c’est-à-dire, de même qu’ils n’ont qu’un seul Seigneur et qu’un seul baptême, ainsi tous les chrétiens, dans le monde entier, ne doivent avoir qu’une seule foi».

Pape Léon XIII, Graves de communi, 18 janv. 1901 : « … la doctrine et l’exhortation de l’Apôtre : « Soyez un seul corps et un seul esprit, comme vous avez été appelés à une seule espérance dans votre vocation. Il y a un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême« … ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «comme nous en avertit l’Apôtre, il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi (Ephes. 4, 5)».

2 Jean 1, 9 : «Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu».

 

Qu’est la vraie foi ?

Il faut distinguer la foi fausse fabriquée de l’homme et la vraie foi divine. L’Apôtre saint Paul enseigne que la foi n’est pas à tous.

2 Thessaloniciens 3, 1-3 : « Au reste, mes frères, priez pour nous, afin que la parole de Dieu se répande et soit glorifiée, comme aussi parmi vous. Et afin que nous soyons délivrés des hommes fâcheux et méchantscar la foi n’est pas à tous. Mais il est fidèle le Dieu qui vous affermira et vous gardera du malin ».

La foi est croire pour comprendre et non pas comprendre pour croire :

La vraie foi est la foi catholique traditionnelle

La foi catholique traditionnelle est la foi fondée sur le Magistère (autorité enseignante) de l’Église une sainte catholique apostolique et romaine et de la Tradition constante et universelle, c’est-à-dire la foi de tous les temps de l’Église universelle fondée par Jésus-Christ sur l’Apôtre Pierre (et ses successeurs) et les autres Apôtres sous sa primauté.

La révélation divine est la vérité de Jésus-Christ et elle a deux sources : L’Écriture et la Tradition. La Tradition orale et vivante précède aussi la sainte Écriture. La révélation divine est enseignée par l’autorité enseignante (Magistère) de l’Église : Le Magistère solennel et le Magistère ordinaire. L’Église est établie par Dieu la gardienne du dépôt de la foi et elle a reçue du Christ l’autorité pour exercer sa fonction.

Un catholique fonde sa foi d’abord sur le Magistère infaillible de l’Église catholique, pas sur des enseignements faillibles de papes, ni de saints ou de docteurs, ni de théologiens, etc., ni de catéchismes faillibles. Seul le Magistère est infaillible et garantit le dépôt de la vraie foi. Ce qui est faillible ne vaut rien devant l’enseignement infaillible, mais peut être cru uniquement s’il ne contredit pas le Magistère, sinon il doit être rejeté. Ce n’est qu’ainsi que les erreurs sont rejetées, que les hérésies (erreurs obstinées contre la foi ou la morale de l’Église) sont condamnées, et les hérétiques sont excommuniés.

L’Église enseigne infailliblement que la vraie foi catholique est absolument nécessaire pour le salut, et que personne ne peut être sauvé sans la vraie foi

Pape Pie IV, Concile de Trente, «Iniunctum nobis», 13 nov. 1564, ex cathedra : « Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement… ». (Ench. Symb.Denz. 1000 1870)

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter Studio, n° 5, 27 mai 1832 : «Vous savez avec quelle ardeur Nos prédécesseurs ont enseigné cet article de foi…, à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut …».

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 2, Profession de Foi, 1870, ex cathedra : « Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement… ». (Décrets 803)

L’Église est la gardienne du dépôt de la foi. Les dogmes définissent la foi (et la morale). La foi c’est posséder ce qu’on ne voit pas. La vraie foi est la croyance ferme et obéissance absolue en tous les dogmes révélés par Dieu (ceux qu’on connaît déjà et ceux qu’on pourra connaître) et les autres vérités de foi enseignées par le Magistère (Autorité enseignante de l’Église) et les autres enseignements universels et constants transmis par la Tradition de l’ÉgliseUn enseignement non défini par l’Église n’est universel et constant que quand il est fondé sur l’unanimité des Pères de l’Église.

Les dogmes sont immuables et doivent être pris selon leurs mots mêmes tels que l’Église les a défini une fois pour toutes.

Les hérésies du Pélagianisme (faux rôle de l’homme par rapport à la grâce) et semi-pélagianisme (faux rôle de l’homme par rapport au début de la grâce) consistent à accorder un rôle à l’homme qu’il n’a pas dans la grâce : C’est cette hérésie à la base des hérésies actuelles des hérétiques faux traditionalistes qui tentent de poser une certaine égalité entre des enseignements faillibles de l’homme et ceux infaillibles de Dieu ou tentent de masquer des enseignements infaillibles par des faillibles (ou tentent de faire carrément passer subtilement les enseignements infaillibles après les faillibles), quand tout ce qui est faillible n’a absolument aucun poids devant l’infaillible.

Bien que les apostats, hérétiques et schismatiques paraissent connaître le Magistère de l’Église, ils interprètent (comme le font les protestants) les Écritures et le Magistère en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle de l’Église (loi ecclésiastique appliquant la loi divine). Ils font cela parce qu’ils ne sont pas catholiques et ne comprennent pas la foi catholique. C’est une abomination car l’Église catholique est infailliblement conduite par le Saint-Esprit dans son Magistère.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « l’hérésie professe un dogme corrompu ».

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, Lettre aux Philippiens, VII, 1 : « Celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan ».

La discipline universelle de l’Église applique la loi divine et la règle de la foi par l’Église, dans l’Église, pour l’Église

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la [Foi] nie est hérétique ; celui qui la [discipline] reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

Comme on peut le voir dans Quanta Cura ci-dessus, nier la discipline universelle de l’Église catholique rend non-catholique :

  • 1° c’est un dogme que tout catholique est tenu d’obéir en plus du dogme aussi à la discipline universelle de l’Église ;
  • 2° penser qu’un catholique peut cesser d’obéir à la discipline universelle de l’Église tout en professant la foi catholique est contraire au dogme.

La discipline universelle de l’Église est l’application de la loi divine par la loi ecclésiastique. La loi divine est immuable, la loi ecclésiastique peut changer, mais la discipline universelle de l’Église est inviolable et contraint tous les catholiques sous peine de péché dans certains cas et dans d’autres cas d’excommunication automatique (certains théologiens disent que la discipline universelle est pourvue de l’infaillibilité. En réalité, la discipline est d’infaillibilité négative).

Les apostats, hérétiques et schismatiques interprètent non seulement l’Écriture en dehors de la Tradition de l’Église, mais ils interprètent aussi le Magistère en dehors de la Tradition de l’Église.

Tout catholique doit obéir à la discipline universelle de l’Église qui applique la loi divine par la loi ecclésiastique. En dehors de la foi catholique, la règle de l’Église (règle de la foi divine, Magistère, Tradition et discipline universelle) demeure interprétée selon les passions de chacun qui en prend ce qu’il veut.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion de l’homme] plutôt qu’à Dieu ».

Hérésie d’interprétation du Magistère hors de la Tradition de l’Église

L’hérésie de faux magistère se retrouve chez tous les hérétiques obstinés. Le faux magistère consiste à fabriquer une foi qui vient de l’homme et non de Dieu, à se baser sur les textes faillibles à la place du Magistère infaillible (Un enseignement faillible n’a aucun poids devant l’enseignement infaillible du Magistère solennel ou ordinaire) et à professer un dogme corrompu tordant le Magistère infaillible.

Le dogme est immuable par lui-même et doit être compris tels que les mots le disent et n’a aucune autre compréhension que ce soit :

Pape Pie IX, premier concile du Concile Vatican de 1870, Session 4, chap. 4 ex cathedra : «Le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra [de la chaire de Pierre], est, dans l’exercice du devoir de pasteur et docteur de tous les chrétiens en accord avec sa suprême autorité apostolique, quand il explique une doctrine de la foi ou de la morale qui doit être tenue par l’Église universelle … jouit de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a souhaité que son Église soit chargée pour définir la doctrine de la foi et de la morale ; et ainsi de telles définitions du Pontife Romain sont immuables par elles-mêmes, et non par le consensus de l’Église ».

Pape Pie IX, premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra : « Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

La compréhension des dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés et tous ceux qui disent que le dogme peut changer, ou qu’il peut dire autre chose que ce qu’il dit, est un hérétique pur et simple.

Pape Eugène IV, Concile de Florence , «Cantate Domino», 1441 ex cathedra : « tous ceux qui pensent des choses opposés et [ou] contraires, la sainte Église romaine les condamne, les réprouve, les anathématise et les déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 : « l’hérésie professe un dogme corrompu ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « … peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier en un acte de balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et en rejeter d’autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir en dehors de la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui s’éloignera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du christ» (II Cor. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu ».

En fondant sa foi sur l’homme et non sur Dieu, l’hérétique préfère sa propre idée au lieu de soumettre son intelligence à la vérité ou dogme de la foi. Ainsi l’homme prétend prendre la place de Dieu et devient antichrist.

Tout ce que l’Église transmet par la Tradition et propose à croire de divinement révélé (ou faisant partie de la révélation ou condamne comme ne faisant pas partie de la révélation) doit être cru de foi divine (révélation connue) et catholique (règle de l’Église).

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 (Décrets 807) ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel». (Ench. Symb. 1792 3011)

Le magistère ordinaire est ce qui fait partie de la révélation.

Hérésie du faillible infaillible et de l’infaillible faillible

Dieu a confié à Son Église l’Autorité d’enseignement par la succession apostolique de Pierre (papauté ou fonction papale). Le contenu de la Révélation divine (Écriture et Tradition) est défini par le Magistère de l’Église Catholique, c’est-à-dire l’Autorité enseignante de l’Église Catholique, exercée par un pape en proclamant un dogme (Magistère solennel ou extraordinaire) ou une vérité à croire de foi divine (Magistère ordinaire) avec l’autorité de la Papauté. Les déclarations d’un vrai pape ne sont pas toujours un enseignement du Magistère qui doit remplir certaines conditions (comme défini par le premier Concile du Vatican ci-dessous). Les fidèles sont ceux qui sont soumis au Magistère.

Magistère solennel ou extraordinaire – Ex cathedra – infaillible : Enseignement d’autorité d’un vrai pape en matière de foi ou de morale qui doit être tenu par l’Église universelle

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, Chap. 4 : « … lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Église lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église ».

Magistère ordinaire – De foi divine – infaillible : enseignement faisant partie de la Révélation

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Un pape qui dit ou écrit (ou un décret qu’il approuve) qu’un enseignement fait partie (ou est condamné contraire) à la Révélation, c’est le Magistère qui doit être cru de foi divine.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Exemples d’enseignements du Magistère ordinaire : Des papes qui reprennent l’enseignement dogmatique, ou l’enseignement constant et universel de l’Église, ou disent « l’Église a toujours enseigné… » ou « c’est une vérité révélée » ou « c’est l’unanimité des pères », ou « c’est contraire à la révélation », ou « L’Église n’a jamais permis », etc.

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 aout 1832 : «L’Apôtre nous en avertit : « Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême » (Ad Ephes. IV, 5) ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au port du salut ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : « qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ » (Lc XI, 23) ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent, « ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération » (Symb. S. Athanas.)». [Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, Décrets 550-551]

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter Studio, n° 2, 27 mai 1832 : « Enfin, certains de ces égarés tentent de se persuader à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle ». [Concile de Florence Décrets 578]

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter Studio, n° 5, 27 mai 1832 : «Vous savez avec quelle ardeur Nos prédécesseurs ont enseigné cet article de foi…, à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut …».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [de droit divin – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient [*] pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine». [* Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, Décrets 571]

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église  quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi,  29-30, 29 juin 1943 : «Et tout d’abord, par la mort de notre Rédempteur, le Nouveau Testament a pris la place de l’ancienne loi qui avait été abolie … sur le gibet de sa mort, Jésus a fait l’annulation de la loi avec ses décrets [Eph. 2, 15] … instituant le Nouveau Testament dans son sang versé pour l’humanité tout entière. « À tel point, alors, dit saint Léon le Grand, en parlant de la croix de notre Seigneur, qu’il était opéré un transfert de la Loi à l’Évangile, de la Synagogue à l’Église, de nombreux sacrifices pour une victime, à quand notre Seigneur a expiré, ce voile mystique qui fermait la partie la plus interne du temple et son secret sacré se déchira violemment de haut en bas ». Sur la croix, l’ancienne loi est morte, qui sera bientôt enterrée et sera porteuse de mort …» [cf Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 4 févr. 1442, Décrets 575-576]

Ce qu’est le vrai Magistère ordinaire : voir Hors de l’Église Catholique il n’y a absolument pas de salut – Chap. 4. Autres papes à propos de Hors de l’Église pas de Salut

Le Magistère ordinaire est constitué des vérités de foi ou vérité révélées ou faisant partie de la révélation ou enseignement universel et constant de l’Église ; Le consentement unanime des pères de l’Église fait partie du Magistère ordinaire et non l’inverse comme dans l’hérésie du faux magistère ordinaire hérétique où c’est le consentement soit disant unanime qui fait faussement le Magistère ordinaire, bien où c’est l’enseignement « commun » des théologiens qui fait faussement le magistère ordinaire, ou bien où les évêques en collège et en communion avec le pape sont faussement infaillibles, etc.

Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères de l’Église fait partie du Magistère ordinaire, et donc le consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des théologiens n’est de foi (de fide) que s’il c’est un enseignement qui a d’abord été un enseignement unanime des Pères, car tout enseignement universel et constant dans l’Église a pour fondement le Magistère. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi. Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrets 664)

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : «Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum]». (Décrets 802-803)

Seul le Magistère de Dieu est infaillible et Il fait bénéficier Son Église de Son Magistère par le charisme de vérité et de foi qu’il a donné à Pierre et ses successeurs.

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : « … Dieu lui-même a fait l’Église participante de son divin magistère et l’a mise, par privilège divin, à l’abri de l’erreur». (Latin : « … divini magisterii Ecclesiam fecit Deus ipse participem eamdemque divino eius beneficio falli nesciam»)

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : «À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité… » (Latin : « Huic magisterio Christus Dominus erroris immunitatem impertivit…»

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus, 17 mai 1835 : «… l’Église a, par son institution divine, le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur»

Pape Léon XIII, Caritatis studium, 25 juil. 1898 : « Le Magistère “ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné».

Pape St. Pie X, Editae subsaepe, 26 mai 1910 : «… seul un miracle de cette divine puissance pourrait préserver l’Église… de la souillure dans la sainteté de Sa doctrine…»

Pape Pie XI, Quas primas, 11 déc. 1925 : «… la parfaite et perpétuelle immunité de l’Église de l’erreur et l’hérésie».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique». (Latin : « Idem semper Ecclesiae mos, idque sanctorum patrum consentiente iudicio: qui scilicet communionis catholicae expertem et ab Ecclesia extorrem habere consueverunt, quicumque a doctrina authentico magisterio proposita vel minimum discessisset»)

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : «… c’est le comble de l’absurdité et de l’outrage envers elle [l’Église] de prétendre qu’une restauration et qu’une régénération lui sont devenues nécessaires pour assurer son existence et ses progrès, comme si l’on pouvait croire qu’elle aussi fût sujette, soit à la défaillance, soit à l’obscurcissement, soit à toute autre altération de ce genre».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 jan. 1928 : «Car jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : “L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer».

Pape Adrien IerConcile de Nicée II, (787) : «… le Christ notre Dieu, lorsqu’Il prit pour son Épouse Sa sainte Église catholique, n’ayant aucune tâche ni ride, a promis qu’il la gardera et rassurait ses saints disciples en disant : Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du monde».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Sess. 9, 23 mars 1440 : «… l’Épouse du Christ est intacte et modeste, ne connaissant qu’une seule demeure, et elle garde la sainteté de leur lit conjugal avec une pudeur chaste».

Pape Saint Sirice, Directa ad decessorem, 10 fév. 385 : «Et pour cette raison il a voulu que la forme de l’Église dont il est l’Époux, brille de la splendeur de la chasteté, de manière qu’il puisse la trouver… “sans tache ni ride” (Éph. 5, 27) au jour du jugement, lorsqu’il viendra à nouveau».

Tout ce que dit un vrai pape n’est pas infaillible, un vrai pape est infaillible uniquement quand il enseigne d’autorité la foi et la morale qui doit être tenue par toute l’Église catholique ou universelle soit par le Magistère solennel soit par le Magistère ordinaire.

Le dogme doit être pris tel qu’il est dit et il clôt tout débat ou théologien faillible. Tout écrit faillible n’a aucun poids devant les définitions dogmatique et devant le Magistère ordinaire de l’Église. Tout fidèle catholique doit plier devant le dogme révélé. Par exemple, saint Vincent de Lérins était dans l’hérésie matérielle (erreur de bonne foi pas hérétique) sur le semi-pélagianisme ¹ (avant définition dogmatique), saint Thomas d’Aquin était dans l’hérésie matérielle sur l’Immaculée-conception (avant définition dogmatique, voir Somme théologique de saint Thomas d’Aquin), saint Alphonse de Liguori était dans l’hérésie matérielle sur le baptême de désir (par erreur de bonne foi de compréhension du dogme du concile de Trente, sess. 6, ch. 4, voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du baptême de désir).

¹ Le Pélagianisme est l’hérésie de Pélage qui dit que l’homme est considéré l’acteur de son propre salut. Le Semi-pélagianisme qui s’oppose au Pélagianisme, est l’hérésie qui dit que le salut est un don entièrement gratuit de Dieu, mais que le début de la foi est un acte de libre arbitre sans nécessité de la grâce divine et que c’est la progression de la foi qui est l’œuvre de la grâce divine. Mais la foi catholique enseigne que la grâce est la cause du début de la foi.

Voir Le Magistère est exempt d’erreur

 

 

Extraits du magistère solennel et ordinaire de l’Église catholique

Pape Vigile, concile Constantinople II, 553, ex cathedra  : «Ceux qui ne les reçoivent pas [saints conciles et ce qu’ils ont défini de cette unique foi] nous les jugeons étrangers à l’Église Catholique». (Décrets 113)

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 déc. 1208 : «Nous croyons de notre cœur et confessons de notre bouche une seule Église, pas celle des hérétiques, mais la sainte Église romaine, catholique, apostolique, en dehors de laquelle nous croyons que personne n’est sauvé».

Pape Innocent III, Concile Latran IV, 1215, ex cathedra : «Il y a une seule Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle absolument personne n’est sauvé». (Décrets 230)

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215, ex cathedra : «Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe [droite]… Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue…». (Décrets 233)

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 nov. 1302, ex cathedra : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … En outre, nous déclarons, disons, définissons et proclamons à toutes créatures humaines qu’elles ont la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife romain». (Ench. Symb. Denz. 468 / 870 ; 469 / 875)

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 nov. 1439, ex cathedra : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité». (Décrets 551)

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «… tous ceux qui pensent des choses opposées et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église». (Décrets 571)

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges [Mt 25, 41], à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; … personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique». (Décrets 578)

Pape Pie IV, Concile de Trente, Iniunctum nobis, Profession de foi, 13 nov. 1564, ex cathedra : «Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement…». (Ench. Symb. Denz. 1000 / 1870)

Pape Pie VII, Post tam diuturnas, 29 avril 1814 : «Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie judaïque, l’épouse sainte et immaculée du Christ, l’Église hors de laquelle il n’y a pas de salut».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati, n° 4, 24 mai 1829 : «cette idée mortelle concernant l’absence de différence entre les religions est réfutée même à la lumière de la raison naturelle. Nous sommes assurés de cela parce que les différentes religions ne sont pas souvent d’accord entre elles. Si l’une est vraie, l’autre doit être fausse ; il ne peut y avoir de société entre l’obscurité et la lumière. Face à ces sophistes expérimentés les gens doivent apprendre que la profession de la foi catholique est particulièrement vraie, comme l’apôtre le proclame : ‘un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême’ (Éph. 4, 5)».

Pape Grégoire XVI, Summo iugiter studio, n° 2 & 5, 27 mai 1832 : «certains de ces égarés tentent de se persuader et à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle. … nos prédécesseurs enseignent ce même article de foi … à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut. St Ignace … aux Philadelphiens : ‘Ne vous trompez pas, mon frère ; Si quelqu’un suit un schismatique, il n’atteindra pas l’héritage du royaume de Dieu’. … Saint Augustin … concile de Cirta : ‘Quiconque s’est séparé de l’Église catholique, quel que soit son état de vie, n’aura pas la vie éternelle, mais a gagné la colère de Dieu à cause de ce seul crime : qu’il a abandonné son union avec le Christ’. …saint Grégoire le Grand témoigne expressément que c’est bien l’enseignement de l’Église catholique… : ‘La sainte Église universelle enseigne qu’il n’est pas possible d’adorer Dieu en vérité, sauf en elle, et affirme que tous ceux qui sont en dehors d’elle ne seront pas sauvés’. Les actes officiels de l’Église proclament le même dogme. Innocent III … concile de Latran IV : ‘Il y a une Église universelle de tous les fidèles hors de laquelle personne n’est sauvé’. Enfin, le même dogme est également expressément mentionné dans la profession de foi proposée par le Siège apostolique».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 aout 1832 : «L’Apôtre nous en avertit : ‘Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême‘ (Éph. 4, 5) ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au port du salut ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : ‘qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ’ (Lc 11, 23) ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération (Symb. S. Athanase)».

Pape Pie IX, Quanta cura, 8 déc. 1864, ex cathedra : «… cette opinion erronée, on ne peut plus fatale à l’Église catholique et au salut des âmes, et que Notre prédécesseur d’heureuse mémoire, Grégoire XVI, appelait un déliresavoir que la liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme ; qu’il doit être proclamé et assuré dans tout état bien constitué…’.  Or, en soutenant ces affirmations téméraires … ils prêchent une liberté de perdition… En conséquence, nous réprouvons par notre autorité apostolique, nous proscrivons, nous condamnons, nous voulons et ordonnons que tous les enfants de l’église catholique tiennent pour réprouvées, proscrites et condamnées, toutes et chacune des mauvaises opinions et doctrines signalées en détail dans les présentes lettres».

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 2, Profession de Foi, 1870, ex cathedra : «Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement…». (Décrets 803)

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 3, ch. 3, 1870, ex cathedra : « … la condition de ceux qui ont adhéré à la vérité catholique grâce au don céleste de la foi n’est en rien semblable à ceux qui, guidés par des opinions humaines, suivent une fausse religion ; … ceux qui ont reçu la foi sous le Magistère de l’Église ne peuvent jamais avoir un juste motif de changer ou de remettre en question cette foi [canon 6]». (Décrets 808)

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 4ème sess. ch. 4, 1870 ex cathedra : «… la parole de notre Seigneur Jésus-Christ … : Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église (Mat. 16, 18) … se vérifie dans les faits car dans le Siège apostolique la religion catholique a toujours été gardée sans tache et la doctrine catholique toujours professée dans sa sainteté. …les successeurs de Pierre … savaient parfaitement que ce siège de Pierre demeurerait pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : J’ai prié pour toi [Pierre], pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères (Luc 22, 32). Ce charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible a été accordé par Dieu à Pierre et à ses successeurs en cette chaire…». (Décrets 815-816)

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «L‘Église n’a jamais rien … poursuivi avec plus d’effort que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «si donc il y a un point évidemment révélé par dieu et que nous refusions de le croire, nous ne croyons absolument rien de la foi divine. …le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «si quelqu’un adhère à une seule [hérésie], par le fait même, il se sépare de l’unité catholiquequiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir en dehors de la communion catholique, et étranger à l’Églisecelui qui s’éloignera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 2, 6 janv. 1928 : «… la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables… En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient et ils versent par étapes dans le naturalisme et l’athéisme [apostasie]. La conclusion est claire : se solidariser des partisans et des propagateurs de pareilles doctrines, c’est s’éloigner complètement de la religion divinement révélée [apostasie]».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9, 6 janv. 1928 : «un bon nombre d’entre eux nient que l’Église doive être visible et décelable extérieurement, en ce sens, du moins, qu’elle doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer une seule et même doctrine sous un seul magistère et un seul gouvernement … cette unité ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance des chrétiens [catholiques]».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [hérétiques] ou de gouvernement [schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n° 22, 29 juin 1943 : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

La Foi est divine, c’est le don de Dieu

La Foi vient de Dieu, elle n’est pas fabriquée par l’homme ou alors c’est une fausse foi d’homme et une religion de l’homme et non de Dieu. La Foi c’est croire tout ce que Dieu nous dit parce c’est Lui qui nous le dit. C’est ce que l’Église appelle la révélation divine. La révélation a deux sources : l’Écriture et la Tradition. Le magistère est l’autorité enseignante de l’Eglise qui définit ce qui appartient à la révélation. La foi est le moyen de posséder ce qu’on ne voit pas.

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Dei Filius, 3ème session, 1870 ex cathedra : «La Foi est l’unique moyen que Dieu le Créateur donne à ses créatures pour qu’elles soient en relation avec Lui, il s’ensuit que sans cette Foi, les créatures se font leur propre foi et leur propre dieu. Les créatures doivent se servir du moyen que Dieu leur donne».

La Foi est divine, c’est l’unique premier moyen (duquel découlent les autres) que Dieu donne à l’homme pour être en relation avec Lui, pour devenir son enfant et obtenir la vie éternelle dans son unique et véritable Église catholique née du côté de Son Fils Jésus-Christ et fondée sur saint Pierre, le premier des apôtres, et ses successeurs.

Éphésiens 2, 8 : «Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu».

Hébreux 11, 6 : «Or sans la foi [donnée par Dieu] il est impossible de plaire à Dieu ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croit que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent ».

Jean 1, 9-13 : « Cette lumière [le Verbe de Dieu] était la véritable lumière, qui éclaire tout homme venant dans le monde. Elle était dans le monde et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a point connue. Elle est venue chez les siens [le Verbe s’est fait chair], et les siens ne l’ont point reçue. Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom [par la vraie foi divine et catholique], elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu [c-à-d par la vraie foi] ».

Jean 17, 9, 20 : «Je prie pour eux ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que vous m’avez donnés, afin qu’ils soient comme nous ; je ne prie pas pour eux seulement mais encore pour ceux qui croiront par leur parole [des apôtres et leurs disciples]».

I Jean 2, 24 : « Pour vous, que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous ; vous demeurerez vous aussi dans le Fils et dans le Père ».

Saint Jude 3-4 : «Mes bien-aimés, ayant toujours souhaité avec grande ardeur de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, pour vous exhorter à combattre pour la Foi qui a été UNE FOIS laissée PAR TRADITION aux Saints. Car il s’est introduit parmi vous certaines gens impies [hérétiques]».

On peut voir ici que le Christ fera bénéficier de sa prière rédemptrice ceux qui croiront selon la foi apostolique, la Foi qu’Il a donné directement lui-même à Ses Apôtres. C’est la foi catholique traditionnelle ou conforme à la Tradition de l’Église ou la foi de tous temps.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Jésus a voulu que l’unité existât dans Son Église car la foi est le premier de tous les liens qui unissent l’homme à Dieu et c’est à elle que nous devons le nom de fidèles. «Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême» (Ephes., IV, 5) ; c’est-à-dire, de même qu’ils n’ont qu’un seul Seigneur et qu’un seul baptême, ainsi tous les chrétiens, dans le monde entier, ne doivent avoir qu’une seule foi. … Tertullien : « Il est constant que toute doctrine conforme à celle des Églises apostoliques, mères et sources primitives de la foi, doit être déclarée vraie, puisqu’elle garde sans aucun doute ce que les Églises ont reçu des Apôtres, les Apôtres du Christ, le Christ de Dieu… Nous sommes en communion avec les Églises apostoliques ; nul n’a une doctrine différente : c’est là le témoignage de la vérité » (De Præscrip., cap. XXI) ».

Dieu veut l’obéissance à la Foi

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Dei Filius, 3ème session, 1870 ex cathedra : «Puisque l’homme dépend totalement de Dieu comme son créateur et Seigneur, et que la raison créée est complètement soumise à la Vérité incréée, nous sommes tenus de présenter par la foi à Dieu qui se révèle, la soumission plénière de notre intelligence et de notre volonté».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Dei Filius, 3ème sess. ch. 3, 1870 ex cathedra : «l’acte de foi est une œuvre salutaire, par laquelle l’homme offre à Dieu lui-même sa libre obéissance en acquiesçant et en coopérant à la grâce à laquelle il pouvait résister (Ench. Symb. 1525 ss. ; 3025)»

Puisque l’homme dépend totalement de Dieu comme son créateur et Seigneur, et que la raison créée est complètement soumise à la Vérité incréée, nous sommes tenus de présenter par la foi à Dieu qui se révèle, la soumission plénière de notre intelligence et de notre volonté. La raison naturelle peut connaître l’existence de Dieu mais non pas connaitre Dieu.

Comme le moyen de connaître Dieu est la Foi, il s’ensuit que pour connaître et comprendre Dieu – dans la mesure que Dieu donne – les créatures ne le peuvent que dans cette Foi donnée par Dieu le Créateur ; sans cette unique Foi, les créatures ne connaissent pas Dieu, ne Le comprennent pas, et ne peuvent pas être en relation avec Lui.

Dieu veut l’obéissance à la Foi plutôt que le sacrifice. La volonté de Dieu pour l’homme est l’obéissance à la Foi. De même que l’épreuve du premier homme fut l’obéissance à ce que Dieu lui dit, de même l’épreuve des hommes est l’obéissance à la Foi, c’est l’épreuve de la Foi. La Foi vive engendre les œuvres de la Foi, la Foi sans les œuvres est une Foi morte qui ne sauve pas. La Foi est le fondement de la charité sans laquelle il n’y a pas de salut ; sans la Foi, il n’y a pas de charité.

La Foi est la vie surnaturelle de l’âme ; sans la Foi, les créatures ne vivent que par et que pour leur nature, alors que leur nature n’est pas faite elle-même mais pour la vie surnaturelle, c’est ce qu’on appelle l’hérésie du naturalisme (la nature seule cause et fin d’elle-même = contre la vie surnaturelle de Dieu). Tous ceux qui n’ont pas la vraie Foi reçoivent de Dieu des grâces (venant de la Foi et ayant pour fin la Foi) et des moyens de parvenir à la seule vraie Foi, s’ils ne sont pas eux-mêmes un obstacle par leur mauvaise volonté ou obstination, c’est-à-dire s’ils suivent leur conscience morale naturelle. Voir : La loi naturelle.

L’Église catholique une, sainte, et apostolique (des Apôtres) est l’unique Église gardienne du dépôt de la Foi (Tradition orale et Écritures) fondée par le Fils de Dieu fait homme, Jésus-Christ, sur l’Apôtre Pierre et ses successeurs.

Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu» (Hébreux 11, 6). C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. C’est pourquoi le Christ Jésus dit «Quand le Fils de l’homme viendra, pensez-vous qu’il trouve de la foi sur la terre ?»  (Luc 18, 8). Si les gens rejettent la foi, on ne peut pas les juger par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais en fonction de leur conformité à la règle de la foi.

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3e s. ch. 3, 1870, ex cathedra : «Parce que « sans la foi il est impossible de plaire à Dieu » [He 11, 6] et d’arriver à partager la condition de ses fils, personne jamais ne se trouve justifié sans elle, et personne, à moins qu’il n’ait « persévéré en elle jusqu’à la fin » [Matt 10, 22 ; 24, 13] n’obtiendra la vie éternelle. Mais pour que nous puissions satisfaire au devoir d’embrasser la vraie foi et de persévérer constamment en elle, Dieu, par son Fils unique, a institué l’Église et l’a pourvue … la gardienne et la maîtresse de la parole révélée. … la condition de ceux qui ont adhéré à la vérité catholique grâce au don céleste de la foi n’est en rien semblable à ceux qui, guidés par des opinions humaines, suivent une fausse religion ; … ceux qui ont reçu cette foi sous le Magistère de l’Église ne peuvent jamais avoir un juste motif de changer ou de remettre en question cette foi [canon 6]».

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, aux Philippiens, 5, 2 : « si notre conduite est digne de lui, «nous régnerons nous aussi avec lui» (2 Tm 2, 12), si du moins nous avons la foi ».

La plupart sont perdus et vont en enfer éternel

La foi catholique traditionnelle est celle de la Tradition de l’Église (foi de tous les temps). L’unique Révélation divine a sa source dans la Sainte Écriture et la Tradition de l’Église. La Tradition précède l’Écriture. En dehors de cette seule foi, il n’y a ni Église ni salut. L’unique véritable Épouse du Christ est l’Église une, sainte, catholique et apostolique et romaine, fondée par Jésus-Christ sur l’apôtre Pierre, qu’Il a Lui-même institué premier pape. Il n’y a absolument aucun salut hors de la véritable Église catholique.

Saint Cyrille de Jérusalem, Père et Docteur de l’Église, Catéchèse XV, PG 33 (n. 9), 869-916, (4e siècle) : « [2 Thessaloniciens 2, 3-10] c’est maintenant l’apostasie, car les hommes ont apostasié la foi droite. Auparavant les hérétiques se remarquaient, mais maintenant l’Église est remplie d’hérétiques… Car les hommes se sont éloignés de la vérité…. Un discours séducteur ? et tous l’écoutent ravis. Un discours de conversion ? et tous se détournent. Le grand nombre s’est détourné des paroles de vérité L’apostasie est donc là, et l’ennemi s’apprête à venir ». 

Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et Il a institué Son Église pour cela, dont l’arche du déluge est une figure (seulement huit personnes sauvées du déluge sur terre). L’Écriture et l’Église enseignent que peu sont sauvés. Au IVème siècle, Saint Jérôme, père de l’Église, estimait le nombre de sauvés à quelques uns sur cent mille ; en ces temps actuels de grande apostasie de la fin des temps, ce nombre est encore plus réduit, probablement moins de un sur cent mille, ou quelques milliers sur un milliard. La plupart des gens ne croient plus en Jésus-Christ et ont perdu la foi reçue au baptême. La plupart adhèrent à la grande apostasie de la liberté religieuse de vatican 2 et aux nombreuses hérésies.

La vraie foi catholique est absolument nécessaire pour le salut. Seuls les vrais catholiques sont chrétiens. Il n’y a pas de charité sans la vraie foi.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9 (Magistère ordinaire) : «La fondation de la charité est la foi pure et sans tache».

En ces temps de grande apostasie, les gens sont hors de la vraie foi et ils parlent de « charité » et de « miséricorde », mais ils sont trompés et appliquent la miséricorde hors du salut et en dehors de là où Dieu l’applique. Ces personnes devraient plutôt craindre la justice de Dieu car ils sont hors de la foi, de l’Église et du salut. Le plus grand acte de charité qu’on puisse faire est d’amener les autres à la vérité. La vraie foi catholique est divine, c’est un don de Dieu qui peut et doit être partagé et qui donne la vie et le salut.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 nov. 1439, ex cathedra : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre [entière] et inviolée [intacte], il périra sans nul doute pour l’éternité».

Pour pouvoir être sauvé il faut : 1) Être baptisé (sacrement) ; 2) Tenir la vraie foi divine et catholique (traditionnelle) ; 3) Mourir en état de grâce (sans péché mortel sur la conscience).

On peut être sauvé sans les sacrements (excepté le baptême), mais pas sans la vraie foi catholiqueIl y a un petit reste de Catholiques dans le monde, ceux qui ont gardé ou retrouvé la vraie foi, qui constituent l’Église Catholique qui est le corps du Christ, et malheureusement la plupart vont vers leur damnation éternelle.

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Si vous êtes dans la secte apostate vatican 2, vous devez absolument, totalement et définitivement en sortir et vous convertir à la vraie foi divine et catholique traditionnelle pour le salut.

Si vous êtes dans toute secte hérétique (comme la FSSPX ou autres) qui reconnaît des apostats et des hérétiques comme des vrais papes, vous devez vous convertir à la vraie foi divine et catholique traditionnelle car on peut être sauvé sans les sacrements (sauf le baptême) mais certainement pas sans la vraie foi.

Si vous êtes dans une autre secte hérétique « traditionaliste » sédévacantiste qui ne reconnaît pas à raison les chefs hérétiques de vatican 2 comme de vrais papes, mais qui tient plusieurs autres nombreuses hérésies (comme le baptême de désir et de sang, salut pour ignorance invincible, âme de l’Église hors du Corps, le contrôle naturel des naissances ou PFN, sacrements d’hérétiques, torsion de l’infaillibilité papale, etc.) vous n’êtes pas non plus dans la véritable Église et vous devez vous convertir à la vraie foi catholique traditionnelle.

Si vous ne savez pas où vous êtes ou que vous vous faites vous même votre propre foi et religion, alors que vous êtes baptisé validement, c’est que vous êtes perdu par l’état de péché dans lequel vous croupissez ; vous êtes tenu par votre baptême de connaître la vérité de la foi divine, et vous devez vous convertir à la vraie foi ou alors vous serez damné.

Si vous n’êtes pas baptisé, vous devez vous convertir à la seule vraie foi catholique traditionnelle qui peut vous sauver et entrer dans la véritable Église de Jésus-Christ par le baptême pour votre salut.

Peu sont sauvés

Que peu sont sauvés, c’est l’enseignement de l’Écriture et de l’Église, à l’unanimité des pères, des docteurs et des saints.

Matthieu 7, 13-14 : « Entrez par la porte étroite ; Parce que large est la porte  et spacieuse  la voie qui conduit à la perdition ; et nombreux sont ceux qui entrent par elle. Combien est étroite la porte et resserré la voie qui conduit à la vie, et qu’il en est peu qui la trouvent ! ».

Matthieu 22, 14 : « Car beaucoup sont appelés, mais peu élus ».

Matthieu 24, 13 : « Mais celui qui persévèrera jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé » .

Luc 13, 23-24 : « Or quelqu’un lui demanda : Seigneur, y en t-il peu qui soient sauvés ? Il leur répondit : Efforcez-vous d’entre par la porte étroite ; car beaucoup, je vous le dit, chercheront à entrer et ne le pourront pas ».

I Corinthiens 9, 24 : «Ne savez vous pas que ceux qui courent dans la lice [stade] courent tous ; mais qu’un seul remporte le prix ? Courez donc de telle sorte que vous le remportiez».

Saint Clément de Rome, père de l’Église, Hom. VII : «Il existe deux voies. Celle de ceux qui périssent est large et plane, on s’y perd sans fatigue ; celle des sauvés est étroite et âpre, elle mène au salut avec beaucoup de labeur».

Saint Justin Martyr, père de l’Église, Apud Damascenum, Lib. II Paralip, cap. LXXXVII : «L’esprit qui s’est attaché aux choses terrestres ne s’en dégagera qu’avec peine ; il sera très difficile de l’arracher à ce à quoi il s’était habitué».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les Hérésies, C. XXXVI : «II en est aujourd’hui comme sous l’Ancien Testament : Dieu ne se plait pas dans le grand nombre : beaucoup d’appelés, peu d’élus».

Saint Clément d’Alexandrie, père de l’Église, Stromate, Livre V, ch. 5 : « [Sur la parabole des deux voies] L’une est étroite parce qu’elle est resserrée par des commandements et des prohibitions ; l’autre est large et spacieuse parce qu’on y donne libre carrière aux voluptés et à la colère».

Saint Hilaire de Poitiers, père de l’Église, Enar. In Psal. LXIV : «Toute chair viendra au jugement : mais bienheureux qui sera élu. Car suivant l’Évangile, beaucoup d’appelés, peu d’élus».

Saints Basile de Césarée et Basile le Grand, pères de l’église, Serm. De Ren. Saeculi. : « Range-toi du petit nombre. Le bien est rare : il y en a peu qui entrent au royaume des cieux. Prends garde de croire que tous ceux qui habitent une cellule [de moine] seront sauvés, quelle que soit leur vie, bonne ou mauvaise».

Saint Grégoire de Nazianze, père de l’Église, Orat. XLII ad 150 Ep. : «Il appelle ceux qui se perdent une « poussière infinie » ».

Saint Grégoire de Nazianze, Cinq Discours sur Dieu, 1er discours, § 8 : «Mais quand tu entends dire qu’il n’y a qu’une seule voie et qu’elle est étroite, que signifient ces mots, à ton avis ? – Il n’y a qu’une voie, du point de vue de la vertu ; elle est unique, même si elle se divise en plusieurs branches ; elle est étroite à cause des sueurs qu’elle fait répandre et parce que peu de gens la suivent, si on les compare avec la foule de ceux qui suivent la voie opposée, celle du mal. C’est aussi mon avis».

Saint Ambroise de Milan, père de l’Église, In Apol. pro Davide, c. IX : «Qui habitera, Seigneur, en votre tabernacle, ou qui se reposera sur votre sainte montagne ? » [psaume], il répond : « Non pas personne, mais peu de personnes, non utique nullus, sed rarus ».

Saint Jean Chrysostome, père de l’Église, Hom. XXIV in act. Apost. : «Combien pensez-vous qu’il y ait de sauvés dans votre ville ? Ce que je vais dire est pénible, je le dirai néanmoins. Parmi tant de milliers de personnes, il n’y a pas cent qui arriveront au salut ; et encore ne suis-je pas sur de ce nombre. Tant il y a de perversité dans la jeunesse, de négligence dans la vieillesse».

Saint Augustin, père de l’Église, Serm. CVI, alias de verbis Domini, XXXII : «Assurément ceux qui se sauvent sont le petit nombre. Vous vous rappelez la question tirée du saint Évangile : « Seigneur, sont-ils en petit nombre ceux qui se sauvent ? » Que répond le Seigneur ? Il ne dit pas détrompez-vous beaucoup sont sauvés. Non, il ne dit pas cela. Et quoi donc ? Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Et parlant ainsi il confirme ce qu’il vient d’entendre. Il y en a peu qui entrent par la porte étroite. Ailleurs il dit : « Étroite est la porte et resserrée la voie qui conduit à la vie, et il y en a peu qui la trouvent ». A quoi bon nous réjouir au sujet des multitudes ? Écoutez-moi, vous qui êtes le petit nombre, vous êtes beaucoup à m’écouter mais peu à m’obéir. Je vois l’aire, je cherche les grains de froment. À peine voit-on les grains quand l’aire est battue ; mais la paille sera vannée. Il y en a donc peu qui se sauvent en comparaison de beaucoup qui périssent».

Saint Jérôme, père de l’Église, In Isaie c. 24, 13-14 : « Il y aura si grande pénurie de saints, suivant la parole du Sauveur beaucoup d’appelés et peu d’élus, que leur petit nombre est comparé aux très rares olives qui restent au bout des branches après qu¹elles sont été secouées et cueillies ; comme aussi aux raisins, ou plutôt aux grains épars que les pauvres  s¹en vont grappiller dans les vignes la vendange faite ».

Pape Saint Léon le Grand, père de l’Église, Ser. XLIX. c. 2 : «Alors que la voie large menant à la mort est fréquentée par des foules nombreuses, dans les sentiers du salut on ne voit que les rares vestiges du petit nombre de ceux qui y entrent».

Pape Saint Grégoire le Grand, père de l’Église, Hom. XIX, in Evang. § 5 : «Vous êtes réunis ici en grand nombre pour cette solennité ; vous remplissez l’enceinte de cette église : qui sait en quel petit nombre se trouvent parmi vous les élus de Dieu ? »

Saint Anselme, docteur de l’Église, Epist. II, libri I :  «Que parmi beaucoup d’appelés, il y ait peu d’élus, nous en sommes certains, puisque la Vérité le dit ; mais combien peu il y en a, nous en sommes incertains, la Vérité ne le disant pas. C’est pourquoi quiconque ne vit pas comme le petit nombre, qu’il se corrige et se range du côté du petit nombre ; autrement qu’il se tienne assuré de sa réprobation. Quant à celui qui est avec le petit nombre, qu’il ne se tienne pas encore assuré de son élection pour cela».

Saint Vincent Ferrier, Serm. IV, Edit. Anver., p. 318 : «Oui, il y en a peu qui la trouvent, moins encore qui y demeurent, très peu qui le suivent jusqu’au bout».

Saint Bruno : «Si quelqu’un dit : cette route est étroite, ces commandements sont d’observation très difficiles, il le soumet en disant : « Efforcez-vous d’entrer… » et la voie, dit-il, est resserrée et la porte étroite ; c’est pourquoi elle est trouvée par un petit nombre d’hommes : cependant c’est cette voie et cette porte par laquelle on parvient à la vie éternelle. « Peu sont ceux qui se sauvent, en comparaison de ceux qui se damnent ». D’où le Seigneur dit ailleurs : « Beaucoup sont appelés, peu sont élus ». Ce chemin et cette porte qui conduisent à la perdition est très ouvert et très large et pour cela beaucoup d’hommes s’y engagent. Jeûner, veiller, s’abstenir des désirs de la chair et de toutes les voluptés, ne pas accomplir sa propre volonté, à qui  cela ne semble t il pas étroit et resserré ? Et vraiment, manger et boire en abondance, et de manière raffinée, obéir à tous les désirs de la chair et à toutes les voluptés ne s’opposer  en rien à sa propre volonté, à qui cela ne semble t il pas large et grand ? Beaucoup marchent sur ce chemin, beaucoup entrent par cette porte. Mais où pénètrent-ils ? – Dans la cité de la perdition complète, la société de la mort, la prison des angoisses et le lac de toutes les misères» (Commentaire sur saint Matthieu P. 2 C. 7).

Saint Bruno au sujet de Matthieu XX : « Beaucoup sont appelés, peu sont élus – il montre qu’il y en a très peu qui se sauvent, en comparaison de ceux qui à chaque heure sont appelés ».

Saint Bruno à propos de Matthieu XXII : « Beaucoup sont appelés, peu sont élus. Beaucoup sont appelés aux noces, peu sont introduits dans la chambre nuptiale et dans la gloire ».

Saint Bruno, Ier livre des sentences, ch. II, de l’arche de Noé : « Cette arche est la Sainte Église en dehors de laquelle personne n’est sauvé ; celui qui y aura été trouvé au jour de la vengeance ne périra pas. Maintenant il semble qu’il y en ait beaucoup qui se trouveront alors en dehors d’elle … Les méchants sont beaucoup plus nombreux que les bons ; ils sont plus nombreux ceux qui recherchent les biens terrestres que ceux qui recherchent les biens célestes. Étroit est le chemin qui conduit à la vie ; large est celui qui conduit à la perdition ».

Saint Bernard, docteur de l’Église, troisième sermon pour la Vigile de la Nativité : « Quel homme en effet, ne fût-il même chrétien que de nom, ignore que le Seigneur doit venir un jour et qu’il viendra en effet, pour juger les vivants et les morts et rendre à chacun selon ses œuvres ? Non mes frères, tout le monde ne sait point cela, ce n’est même su que de peu d’hommes, puisqu’il y en a si peu de sauvés ». (Œuvres complètes de saint Bernard, tome III, p.11 Ed. Louis Vivès 1867)

Saint Bonaventure, docteur de l’Église, Breviloque Pars. I. c. 9 : «Comme tous les hommes devraient être damnés en tant que tous issus d’une masse de perdition, s’il y en a un plus grand nombre de réprouvés que de sauvés, c’est pour faire voir que le salut provient d’une grâce spéciale, tandis que la damnation est selon la justice commune. Personne ne peut se plaindre de la volonté divine qui agit en tout avec une suprême rectitude ; bien plus nous devons en toutes choses lui rendre grâce et honorer le gouvernement de la divine Providence».

Saint Thomas d’Aquin, docteur de l’Église, Summa Theol., Prima Pars, Q. 23, a. 7 : «…le bien qui excède l’état commun de la nature se trouve seulement dans un petit nombre et manque dans le grand nombre. … Donc comme la béatitude éternelle, consistant en la vision de Dieu, excède l’état commun de la nature en ce que celle-ci a été destituée de la grâce par la corruption du péché originel, c’est le petit nombre qui se sauve. Et en cela même la miséricorde de Dieu brille d’un éclat singulier : car elle élève un certain nombre de créatures humaines au salut éternel, alors que la plupart s’y dérobent selon le cours ordinaire des choses et l’inclination de la nature».

Saint Thomas, Somme Théologique, Prima Pars, Q. 63, Art.9 : «Y a-t-il autant d’anges tombés que d’anges restés fidèles ? 2. La justice et le péché se trouvent de la même manière chez les anges et chez les hommes. Mais, parmi les hommes, il y en a plus de mauvais que de bons, selon cette parole de l’Ecclésiaste (1, 15, Vg) : « Le nombre des insensés est infini »».

Révélations célestes de sainte Brigitte de Suède, Livre 2, chapitre 6 : « Vous donc mes amis, qui êtes au monde, marchez surement ; criez et annoncez-leur ma volonté, et aidez-les, afin qu’ils puissent accomplir mes volontés. Je serai dans votre cœur et dans votre bouche. Je serai votre conducteur en la vie, et votre conservateur en la mort. Allez sûrement, je ne vous laisserai point. La gloire croît par le labeur, car je pourrai toutes choses en un moment et en une parole, mais je veux que du combat croisse votre couronne, et que de votre courage croisse mon honneur. N’admirez pas ce que je vous dis, car si un homme sage pouvait considérer ceci dans le monde, combien d’âmes descendent tous les jours dans l’enfer, il verrait qu’il y en a plus que de sable dans la mer et que de petits cailloux au rivage, car la justice et l’équité veulent que ceux qui se sont séparés de Dieu soient conjoints avec le diable. Partant, afin que le nombre du diable soit diminué, qu’on voie le péril présent et que mes troupes soient augmentées. Je parle ainsi, afin que, par aventure, s’ils entendent, ils s’amendent».

Saint Pierre Canisius, docteur de l’Église, Commentaire de l’Évangile du Dimanche de la Septuagésime : «Je prêcherai le juste jugement par lequel Dieu, tirant vengeance du mépris de sa grâce, ne choisit pour la gloire céleste qu’un petit nombre de ceux qu’il a appelés à son Église».

Saint Robert Bellarmin, docteur de l’Église, De gemitu Columbae, Lib. I, c. 6 : «Que personne ne pense que le nombre des élus surpassera celui des réprouvés, parce qu’il est dit au chapitre VII de l’Apocalypse que les élus ne peuvent être comptés ! À la vérité, il y aura bien plus d’élus parmi les gentils que parmi les hébreux. Mais le nombre des élus, soit juifs, soit gentils, sera tout à fait inférieur au nombre des réprouvés. Les juifs élus ne feront pas la millième partie des juifs réprouvés. Et l’on peut dire la même chose à proportion des chrétiens. Ce que dit Notre-Seigneur en saint Matthieu et en saint Luc de la voie resserrée et de la porte étroite est commun aux juifs et aux chrétiens».

Saint Louis Marie Grignon de Montfort, Lettre aux Amis de la Croix, n° 14 : « SI QUELQU’UN VEUT VENIR APRÈS MOI».  “Si quis”, si quelqu’un ; “quelqu’un”, et non pas “quelques-uns”, pour marquer le petit nombre des élus qui veulent se conformer à Jésus-Christ crucifié, en portant leur croix. Il est si petit, si petit, que, si nous le connaissions, nous nous en pâmerions de douleur. Il est si petit, qu’à peine parmi dix mille y en a-t-il un, comme il a été révélé à plusieurs saints, entre autres à saint Siméon Stylite, selon que le rapporte le saint abbé Nil, après saint Ephrem et quelques autres. Il est si petit, que, si Dieu voulait les assembler, il leur crierait, comme il fit autrefois par la bouche d’un prophète : « Congregamini unus et unus » : assemblez-vous un à un, un de cette province, un de ce royaume».

Saint Alphonse de Liguori, docteur de l’Église, Théologie Morale, Livre 3, n° 413 : « La majeure partie des âmes va en enfer à cause des péchés sexuels : qui plus est, je n’hésite pas à affirmer que ceux qui se damnent vont en enfer ou bien pour ce seul péché ou au moins pas sans lui».

Saint Alphonse de Liguori : «On voit la plupart des hommes se livrer à la damnation éternelle plutôt que d’aimer Dieu ; qui donc, je le répète, s’il n’y avait pas d’enfer, qui L’aimerait ? Ainsi, le Seigneur a menacé d’un supplice éternel quiconque refuse de L’aimer, afin que ceux qui ne L’aiment pas de leur bon gré L’aiment au moins de force, par crainte de l’enfer». (Œuvres complètes de saint Alphonse de Liguori, œuvres ascétiques, tome XI p. 248, Casterman 1879)

Saint Curé d’Ars, sermon du 2ème dimanche ap. l’Épiphanie (sur le Mariage) : «Chacun doit entrer où Dieu l’appelle, et nous pouvons dire que le plus grand nombre de chrétiens se damnent parce qu’ils ne suivent pas leur vocation, soit en ne la demandant pas à Dieu ou en se rendant indigne de la connaître par leur mauvaise vie».

Saint Curé d’Ars, Sermon du 2ème dimanche de l’Avent (sur le respect humain) : «Ô mon Dieu ! que le nombre de ceux qui entreront dans le royaume des cieux est petit, puisqu’il y en a si peu qui font ce qu’ils doivent pour le mériter ? … Hélas ! Mes frères, que le nombre de ceux qui sont pour le ciel est petit, puisqu’il n’y a que ceux qui combattent continuellement et vigoureusement le démon et leurs penchants, et qui méprisent le monde avec toutes ses railleries !»

Saint Curé d’Ars, Sermon  de la Fête des saints Anges gardiens : « Que de chrétiens sont damnés pour avoir méprisé leurs anges gardiens ! Quels reproches à l’heure de la mort, lorsque, implorant son secours, il nous dira, ainsi qu’à ce moribond dont il est parlé dans l’histoire : « Va, malheureux, tu n’as eu que du mépris pour moi, aussi le bon Dieu m’a commandé de t’abandonner à la puissance des démons, dont tu as été le fidèle serviteur ». Hélas ! mon Dieu, que le nombre de ces gens est grand !».

 

Une seule foi, une seule véritable Église

L’homme a été fait à l’Image et ressemblance de Dieu son Créateur éternel (Genèse 1, 26). L’homme s’est séparé éternellement de son Créateur par son péché, sa nature s’étant révoltée contre son âme et son âme contre Dieu, il a perdu l’Image divine, la grâce sanctifiante et les dons surnaturels, et s’est condamné au supplice éternel avec « le diable et ses anges ». Dieu a accompli la rédemption (rachat) des hommes de la mort éternelle par miséricorde en envoyant Son Verbe éternel, l’Image en personne, qui s’est fait chair et a pris sur Lui les péchés des hommes en mourant sur la Croix, puis est ressuscité et est monté aux cieux. Il a fondé Son Église sur son apôtre Pierre et ses autres apôtres (envoyés) en union avec Pierre. Dieu est la Vérité en personne. Dieu est infaillible. La foi de l’Église est infaillible. L’Image de Dieu est redonnée à l’homme par la grâce du Christ dans l’Église pour le salut éternel. Les hommes doivent absolument entrer dans l’Église par le baptême et la foi, et accomplir la ressemblance divine.

L’homme ne peut être en relation avec Dieu que par la foi ; la foi est le moyen que Dieu donne. Si l’homme n’utilise pas le moyen que Dieu lui donne et préfère les siens propres, il tombe dans l’erreur, l’hérésie, l’idolâtrie, les fausses croyances, » spiritualités » païennes et fausses religions, et les sacrilèges, etc. La foi véritable est divine parce qu’elle est de Dieu, c’est le seul et unique moyen de posséder Dieu qu’on ne voit pas, et d’être en relation avec Lui par le moyen qui vient de Lui.

Il y a une seule sainte et véritable Église catholique (universelle), apostolique (des apôtres) pour le salut. L’Église est la gardienne du dépôt de la foi divine, elle a l’autorité pour cela donnée par Diu. Les autres « églises » ne sont qu’une multitude de différentes sectes de perdition. Il n’y a absolument aucun salut en dehors de la véritable Église catholique. Là où est Pierre, là est l’Église. Là où est la vraie foi , là est la véritable Église pour le salut éternel en Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme.

Éphésiens 4, 5-6 : « Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

1 Timothée 4, 1-2 : « Or l’Esprit dit manifestement que, dans les derniers temps, quelques-uns [la plupart] abandonneront la foi [apostasie], s’attachant à des esprits d’erreur [hérésies], et à des doctrines de démons [fausses religions et religions de l’homme], parlant le mensonge avec hypocrisie, et ayant la conscience cautérisée».

2 Timothée, 4, 3a : «Car viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine…»

Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu».

Le Christ n’habite pas dans un cœur qui n’a pas la vraie foi de la véritable Église, car le Christ habite dans le cœur par la foi, car la foi est le moyen de posséder le Christ qu’on ne voit pas. Une fausse foi est hors de l’Église, et ne possède ni l’Espérance, ni la Charité, ni le Christ, ni l’Esprit-Saint, ni le salut.

Éphésiens 3, 13 : « Que le Christ habite par la [vraie] foi dans vos cœurs ».

Romains 15, 13 : « Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et toute paix dans votre foi [non pas hors de la foi de l’Église], afin que vous abondiez dans l’espérance et dans la vertu de l’Esprit-Saint ».

L’Église enseigne que sans la vraie foi un baptisé n’est pas membre de l’Église

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décrets 571) ex cathedra : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Est-ce assez clair ? Ceux qui pensent [latin : sentientes] sciemment le contraire de la foi de l’Église catholique et définie par son Magistère, sont étrangers à l’Église et au salut car c’est un dogme que hors de l’Église catholique, il n’y a point de salut.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés [manifestes], et CHASSÉ LOIN D’ELLE tous ceux qui ne pensaient pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère ordinaire], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié automatiquement par loi divine] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE ».

L’Église enseigne infailliblement qu’elle la gardienne du dépôt de la foi. C’est ce qu’elle fait infailliblement par son Magistère à travers la papauté (Pierre, établi premier pape par le Christ, et ses successeurs, et non pas les antipapes et les hérétiques).

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «Mais seuls font partie des MEMBRES DE L’ÉGLISE, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et PROFESSENT LA VRAIE FOI ».

Ceux qui professent une foi qui n’est pas catholique ne sont pas membres de l’Église. Tout cela doit être clair pour tout le monde : très peu sont sauvés – entre un sur cent mille selon saint Jérôme, et peut-être un sur un million (ou moins) dans cette grande apostasie actuelle – parce que très très peu gardent la vraie foi divine et catholique (traditionnelle) et se font leur propre foi d’homme.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « … peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [religion d’homme] PLUTÔT QU’À DIEU ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [non-catholique] et un publicain [pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Tous ceux qui refusent d’être soumis à l’enseignement du Magistère de l’Église sont infailliblement hors de la foi, hors de l’Église, et hors du salut.

Enseignements du Magistère solennel infaillible

Le Magistère extraordinaire ou solennel de l’Église est l’enseignement immuable du Christ à ses apôtres ou par l’Esprit-Saint dans son Église, et il doit être tenu obligatoirement par tous les baptisés pour être dans la foi catholique, dans l’Église, et pour le salut.

Pape Boniface VIII, Unam sanctam, 18 nov. 1302, ex cathedra : «La foi nous oblige instamment à croire et à tenir une seule sainte Église catholique et en même temps apostolique, et nous la croyons fermement et la confessons simplement…».

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra : «Parce qu’il n’y a qu’une seule Église universelle … en dehors de laquelle personne n’est sauvé, et que pour tous il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême…».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 nov. 1439, ex cathedra : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre [entière] et inviolée [intacte], il périra sans nul doute pour l’éternité ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques [tous ceux hors de la foi catholique] ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges … personne ne peut être sauvé, même s’il verse son sang pour le nom du Christ … s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Pape Léon X, Vème Concile de Latran, ex cathedra : «une seule Église universelle … hors de laquelle personne n’est sauvé, et pour tous il n’existe qu’un seul Seigneur et une seule foi».

Pape Pie IV, Concile de Trente, ex cathedra : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe à présent de plein gré et tiens sincèrement …».

Pape Benoit XIV, ex cathedra : «Cette foi de l’Église catholique sans laquelle nul ne peut être sauvé, et que je professe de mon plein gré et tiens vraiment …».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 1870, ex cathedra : «Cette vraie foi catholique hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe à présent de plein gré et tiens sincèrement …».

Foi divine et fausse foi de l’homme

C’est seulement par la vraie foi qu’on peut résister au diable, pas la fausse foi. Une foi non-catholique ne sert de rien contre le démon, les péchés et les hérésies.

1 Pierre 5, 8-9 : «Soyez sobres et veillez, car votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui il pourra dévorer. Résistez-lui forts dans la foi…»

Un vrai catholique fonde sa foi d’abord sur le magistère et la Tradition de l’Église qui est aussi la source de la révélation divine avec les Écritures canoniques (interprétées dans la Tradition). La Tradition signifie la foi de tous les temps à travers le Magistère infaillible de l’Église (et les enseignements faillibles en accord avec l’enseignement infaillible). Un vrai catholique ne fonde pas sa foi d’abord sur les théologiens faillibles, sinon ce n’est plus la foi divine et catholique, mais celle de l’homme qui ne peut absolument pas sauver.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n° 22, 29 juin 1943 : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

Quiconque n’a pas reçu validement le baptême d’eau et ne professe pas la vraie foi n’est pas dans l’Église catholique et n’a absolument aucune possibilité de salut éternel tant qu’il demeure dans cet état.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

Il n’y a pas de charité sans la vraie foi

Beaucoup de gens aiment s’opposer contre les vérités de foi comme s’ils étaient soi-disant «charitables», mais ce n’est pas vrai. Il n’y a pas de charité sans la vraie foi, et le plus grand acte de charité est d’amener les autres à la vraie foi sans laquelle il n’ y aucun salut :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 nov. 1439 ex cathedra : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre [entière] et inviolée [intacte], il périra sans nul doute pour l’éternité».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9 : «La fondation de la charité est la foi pure et sans tache».

Beaucoup de gens se font leur propre religion humaine en inversant l’enseignement de l’Église : Ils mettent la charité comme fondement de la foi contrairement à l’Église qui enseigne que «La fondation de la charité est la foi pure et sans tache». Ainsi beaucoup, ou peut-être la plupart, appliquent la miséricorde de Dieu là où Dieu n’applique pas sa miséricorde mais sa justice, car sans la charité fondée sur la vraie foi il n’y a pas de salut.

Les véritables catholiques basent leur foi sur le dogme catholique infaillible, et non sur les opinions des saints ou des théologiens

Certains diront aussi qu’ils ne peuvent pas comprendre la justice derrière de Dieu ces déclarations infaillibles à travers des Papes. Mais ce n’est pas de notre devoir de remettre en question les lois de Dieu et les décrets. Notre travail consiste à croire en premier et deuxièmement à comprendre.

Le Magistère est constitué des enseignements des papes parlant d’autorité et contraignant l’Église universelle (toute l’Église), que ces enseignements soient solennels comme les dogmes ou qu’ils soient ordinaires comme divinement révélés (le consentement unanime des pèresfait partie du magistère). Le Magistère définit les vérités de foi et de morale ou enseignement infaillible protégé par le Christ, enseigné par l’Esprit-Saint dans l’Église.

Les hérétiques refusent tout simplement de suivre les enseignements de l’Église (Magistère ou autorité doctrinale), mais suivent des déclarations erronées, fausses et faillibles de théologiens ou des saints pour appuyer leurs positions contraires. C’est un refus du Christ et de son Église et la damnation.

Si nous devions décider ce qui constitue la foi catholique sur la base des saints ou des théologiens faillibles, nous pourrions aussi bien nier l’Immaculée Conception de Marie, on pourrait croire que tous les enfants non baptisés qui meurent avant l’âge de la raison brûlent dans le feux de l’enfer, on pourrait croire à la théorie du baptême de désir et de sang, etc. Toutes ces opinions, en fait, semblent convaincantes et vraies, compte tenu des saints et des théologiens réputés qui ont occupé des fonctions et les ont enseigné (ce qui est la cause de tant de croyance en elles), en dépit du dogme catholique, en disant le contraire.

Cependant, que ce soit l’avis d’un théologien ou d’un saint ou même d’un docteur (ou même les deux), il n’a vraiment aucun poids en comparaison du dogme catholique infaillible. Les véritables catholiques (pas les faux catholiques) basent leur foi sur le dogme catholique infaillible, et non sur les opinions des saints ou des théologiens. Cela devrait être clair pour tout le monde.

Pape Benoît XIV, Apostolica, n° 6, 26 juin 1749 : « le jugement de l’Église est préférable à celui d’un docteur renommé pour sa sainteté et enseignement ».

Pape Pie XII, Humani generis, n° 21, 12 août 1950 : « Ce dépôt de la foi, ce n’est pas à chacun des fidèles, ni même aux théologiens eux-mêmes que Notre Divin Rédempteur en a confié l’interprétation authentique, mais au seul magistère de l’Église ».

Quand les gens cessent de croire au magistère infaillible de l’Église et choisissent de fonder leur foi uniquement sur les théories de saints et de théologiens (ou même sur eux-mêmes et de ce qu’ils estiment être de la foi), alors on sait que leur point de vue est faux et que leur position n’est pas catholique. Quiconque tient obstinément un point de vue contraire à l’Église est de fait coupé de l’Église (c’est pourquoi même les hérétiques occultes sont coupés de l’Église automatiquement).

Pape Eugène IV, Concile de Florence , «Cantate Domino», 1441 ex cathedra : « Par conséquent, la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires ».

L’Église catholique fondée par Jésus-Christ explique, à travers le pape Léon XIII, par l’autorité de son Magistère infaillible reçu et protégé par Dieu, la seule vraie foi divine et catholique qui sauve.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié] et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

«Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi.

« Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela.

« L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVÉLÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE».

« …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi. CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES PLUTÔT QU’À DIEU ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi ou de gouvernement ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Cela doit être clair pour tout le monde. On est vraiment obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente.

Magistère de l’Église

Le Magistère repose sur la primauté et l’infaillibilité papales que le Christ Jésus a données lui-même à Pierre qu’Il a constitué premier pape, et à ses successeurs apostoliques, les papes.

C’est un fait de l’histoire, de l’Écriture et de la tradition que Notre Seigneur Jésus-Christ a fondé son Église universelle (l’Église catholique) sur Saint-Pierre.

Matthieu 16, 18-19 : «Aussi moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Égliseet les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elleEt je te donnerai les clefs du royaume des cieux ; et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre, sera aussi délié dans les cieux ».

Notre Seigneur a fait de Saint-Pierre le premier pape, à qui est confié tout son troupeau et lui a donné l’autorité suprême de l’Église universelle du Christ.

Jean 21, 15-17 : « Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime.  Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé, parce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui dit : Seigneur, tu sais toutes choses. Tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes brebis».

L’infaillibilité papale ne signifie pas qu’un pape ne peut pas se tromper du tout et cela ne signifie pas qu’un pape ne peut pas perdre son âme et être damné en enfer pour faute grave. Cela signifie que les successeurs de saint Pierre (les papes de l’Église catholique) ne peuvent pas se tromper lorsqu’ils enseignent d’autorité sur un point de la foi ou de la morale qui doit être tenu par toute l’Église du Christ. Nous trouvons la promesse de la foi indéfectible de Saint Pierre et ses successeurs, visée par le Christ, dans Luc 22.

Luc 22, 31-32 : «Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici que Satan a demandé à vous avoir tous, afin qu’il puisse vous passer au crible comme le blé ; mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point : et toi, étant une fois converti, affermis tes frères ».

Cette vérité est tenue depuis les premiers temps de l’Église catholique.

Un pape exerce sa foi indéfectible et enseigne de façon infaillible de la Chaire de saint Pierre (Vatican I a défini deux exigences qui doivent être remplies) : 1) quand il effectue son devoir en tant que pasteur et docteur de tous les chrétiens en accord avec sa suprême autorité apostolique ; 2) quand il explique une doctrine sur la foi ou la morale, qui doit être tenue par toute l’Église du Christ. Un pape peut remplir ces deux conditions en une seule ligne, par anathème d’une fausse opinion (comme dans de nombreux conciles dogmatiques) ou en disant : «Par notre autorité apostolique, nous déclarons …» ; ou en disant : «Nous croyons, professons et enseignons …» ; ou en utilisant des mots de même importance et signification, qui indiquent que le pape enseigne toute l’Église sur la foi d’une manière définitive et obligatoire.

Donc, quand un pape enseigne de la Chaire de Pierre de la manière prévue ci-dessus, cela ne peut pas être faux. S’il pouvait avoir tort, alors l’Église du Christ pourrait être amenée officiellement dans l’erreur, et la promesse du Christ à saint Pierre et à son Église serait un échec (ce qui est impossible). Ce qui est enseigné à partir de la Chaire de saint Pierre par le pape de l’Église catholique est l’enseignement de Jésus-Christ Lui-même. Rejeter ce qui est enseigné par les papes de la Chaire de Pierre, c’est tout simplement mépriser Jésus-Christ Lui-même.

Le contenu réel de la Révélation divine (Écriture et Tradition) est déterminé par le Magistère de l’Église Catholique, l’Autorité enseignante de l’Église Catholique, exercée par un pape en proclamant un dogme (Magistère solennel ou extraordinaire) ou une vérité à croire de foi divine (Magistère ordinaire) avec l’autorité de la Papauté. Les déclarations d’un vrai pape ne sont pas toutes un enseignement du Magistère. Un pape parle magistériellement quand il remplit certaines conditions (comme défini par le premier Concile du Vatican I : enseignant ex cathedra, ou enseignant une vérité faisant partie de la révélation). Ceux qui sont fidèles au Magistère sont fidèles à ce que tous les papes à travers l’histoire ont dogmatiquement enseigné ou ont déterminé, ce à quoi l’Église Catholique a toujours tenu.

Magistère solennel

C’est le Magistère infaillible extraordinaire Ex cathedra ou enseignement d’autorité d’un vrai pape en matière de foi ou de morale obligeant l’Église universelle

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, Chap. 4 ex cathedra : « … lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Église lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église ».

Le dogme (déclaration solennelle infaillible) est immuable, il définit la foi et la morale catholique. Quand un pape définit un dogme, il ne rend pas un dogme vrai à partir de ce fait seul, mais déclare plutôt solennellement sans errer ce qui a toujours été vrai depuis la mort du dernier apôtre. La compréhension des dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue telle que l’Église les a déclarés, sans aucune récession de signification pour une compréhension plus profondeRejeter le dogme est l’hérésie.

Pape Pie IX, premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra : «Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

Un Pape parlant solennellement infailliblement parle depuis la Chaire de Saint Pierre ex cathedra (ex : depuis ; cathedra : la Chaire) quand il a rempli les conditions pour une déclaration infaillible. C’est une hérésie et un péché mortel de nier une déclaration ex cathedra d’un pape, qui est irréformable (inchangeable), puisqu’elle constitue le dogme que le Christ a révélé à l’église.

Conditions définies par le Concile de Trente :

  •  «remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens» : Le Pape doit s’adresser à toute l’Église et non à une église particulière.
  • «il définit» : Le pape doit définir, par exemple dire : « nous définissons que… » ou, « nous enseignons que c’est une chose révélé par Dieu… », ou « L’Église professe… », ou « L’Église élève sa voix… », ou « L’Église condamne, anathématise, etc… », etc.
  • «en vertu de sa suprême autorité apostolique» : Le pape doit utiliser cette expression ou une autre semblable, ou exercer sa suprême autorité apostolique en ratifiant un concile, par exemple.
  • «une doctrine en matière de foi ou de morale» : La définition doit concerner la foi ou la morale et non un autre domaine, pour être infaillible.
  • «doit être tenue par toute l’Église» : Cette définition, pour être infaillible, doit enseigner que toute l’Église entière y est tenue.

Magistère ordinaire 

C’est l’enseignement infaillible faisant partie de la Révélation et à croire comme divinement révélé

Magistère ordinaire – De foi divine – infaillible : enseignement faisant partie de la Révélation

Tout catholique doit croire aussi tout ce que l’Église catholique enseigne comme divinement révélé par son Magistère ordinaire et universel.

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Le Magistère ordinaire est l’enseignement que l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé ou qui fait partie de la révélation ou est condamné contraire à la Révélation.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Des papes qui reprennent l’enseignement dogmatique, ou l’enseignement constant et universel de l’Église, ou disent « l’Église a toujours enseigné… » ou « c’est une vérité révélée » ou « c’est l’unanimité des pères », ou « contraire à la révélation », etc.

Exemples d’enseignements du Magistère ordinaire :

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 aout 1832 : «L’Apôtre nous en avertit : « Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême » (Ad Ephes. IV, 5) ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au port du salut ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : « qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ » (Lc XI, 23) ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent, « ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération » (Symb. S. Athanas.)». [Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, Décrets 550-551]

Pape Grégoire XVI, 27 mai 1832 : « Enfin, certains de ces égarés tentent de se persuader à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle ». [Concile de Florence Décrets 578]

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [de droit divin – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient [*] pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine». [* Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, Décret. 571]

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église  quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi,  29-30, 29 juin 1943 : «Et tout d’abord, par la mort de notre Rédempteur, le Nouveau Testament a pris la place de l’ancienne loi qui avait été abolie … sur le gibet de sa mort, Jésus a fait l’annulation de la loi avec ses décrets [Eph. 2, 15] … instituant le Nouveau Testament dans son sang versé pour l’humanité tout entière. « À tel point, alors, dit saint Léon le Grand, en parlant de la croix de notre Seigneur, qu’il était opéré un transfert de la Loi à l’Évangile, de la Synagogue à l’Église, de nombreux sacrifices pour une victime, à quand notre Seigneur a expiré, ce voile mystique qui fermait la partie la plus interne du temple et son secret sacré se déchira violemment de haut en bas ». Sur la croix, l’ancienne loi est morte, qui sera bientôt enterrée et sera porteuse de mort …» [Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 4 févr. 1442, Décrets 575-576]

Ce qu’est le vrai Magistère ordinaire : voir Hors de l’Église Catholique il n’y a absolument pas de salut, Chap. 4. Autres papes à propos de Hors de l’Église pas de Salut

Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères ou consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des théologiens (fondé sur le consentement unanime des pères) fait partie du Magistère ordinaire infaillible ou appartenant à la foi. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi. Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu etque tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrets 664)

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : «Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum]». (Décrets 802-803)

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

L’Église est la gardienne du dépôt de la foi divine transmis par la Tradition. Le magistère de l’Église universelle (répandue dans l’univers) transmet l’enseignement divinement révélé.

Voir Le Magistère est exempt d’erreur

Pères de l’Église

Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme a seul accompli toute la loi ancienne qui n’était qu’une figure (un type) de la loi évangélique, et Il a lui-même institué saint Pierre comme premier chef de son Église. À partir de la Pentecôte, les douze apôtres (Saint Matthias remplaçant Judas l’Iscariote) avec la sainte Vierge Marie Mère de Dieu constituent l’Église naissante rassemblant tous les autres disciples, chrétiens hommes et femmes mentionnés dans les Évangiles, les Actes des apôtres, les épîtres de saint Paul, les autres Écritures du nouveau Testament, ainsi que dans la Tradition. Le temps apostoliques de ceux qui ont appris la vérité de la bouche de Jésus-Christ se termine ordinairement vers 107 à la mort de saint Siméon second évêque de Jérusalem. Après vient le temps des pères apostoliques. L’Église est la société divinement constituée dans une même unité de foi et de gouvernement, rassemblant les baptisés, juifs et païens, rachetés par Jésus-Christ, Fils de Dieu. La succession apostolique est le gouvernement de l’Église transmis par les apôtres à leurs successeurs qu’ils ont consacrés eux-mêmes évêques, dont la primauté papale revient à l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre L’Église est apostolique, c’est-à-dire fondée sur la foi des Apôtres qui l’ont reçue du Christ et transmise à leurs successeurs désignés par eux.

Les pères apostoliques sont les disciples et successeurs directs des apôtres. Les écrits apostoliques ont pour objet l’enseignement dans l’Église et le combat contre les hérésies.

Saint Irénée, second évêque de Lyon, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 : « Polycarpe… Non seulement il fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque dans l’Église de Smyrne. Nous-même l’avons vu dans notre prime jeunesse – car il vécut longtemps et c’est dans une vieillesse avancée que, après avoir rendu un glorieux et très éclatant témoignage, il sortit de cette vie. Or il enseigna toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. C’est ce dont témoignent toutes les Églises d’Asie et ceux qui jusqu’à ce jour ont succédé à Polycarpe, qui était un témoin de la vérité autrement digne de foi et sûr que Valentin, Marcion et tous les autres tenants d’opinions fausses [hérétiques]. Venu à Rome sous Anicet, il détourna des hérétiques susdits un grand nombre de personnes et les ramena à l’Église de Dieu, en proclamant qu’il n’avait reçu des apôtres qu’une seule et unique vérité, celle-là même qui était transmise par l’Église ».

Les pères de l’Église sont les théologiens qui ont laissé des enseignements engendrant les définitions de la foi et de la morale dans la Tradition de l’Église. La Tradition de l’Église est vivante et source de la Révélation divine avec les Écritures. Les Écritures sont inscrites dans la Tradition. La Tradition orale précède les Écritures car la Parole est dite avant d’être écrite, et elle se retrouve dans les Écritures. L’unanimité des Pères fait partie du Magistère ordinaire (infaillible) de l’Église.

Les pères avant le premier Concile de Nicée sont appelés anté-nicéens et post-nicéens après. Le premier Concile de Nicée non ratifié par le pape devint infaillible par le 1er concile de Constantinople en 381. Ensuite viennent les pères anté-chalcédoniens et les post-chalcédoniens par rapport au concile infaillible de Chalcédoine en 451 qui sépara l’orient. L’enseignement unanime des pères fait partie du Magistère ordinaire infaillible de l’Église, mais un père est faillible individuellement. L’enseignement de l’Église est universel et constant. L’enseignement universel et constant des théologiens (fondé sur l’unanimité des pères) appartient à la foi (de foi).

Les pères de l’Église ne sont pas définis par des lois canoniques de l’Église, mais par ce qu’en dit l’Église dans son Magistère et sa Tradition (la foi de tous les temps et source de la révélation) : 1) les pères apostoliques (disciples des Apôtres), 2) les pères de l’Église, disciples des pères apostoliques, et 3) les pères de l’Église, disciples et successeurs des précédents.

L’encyclopédie catholique, 1907, « pères de l’Église » : «Les critères par lesquels nous jugeons si un écrivain est un «Père» ou non sont :

  1. Citation par un conseil général, ou
  2. dans les Actes publics des papes adressés à l’Église ou concernant la foi ;
  3. encomium [panégyrique] dans le Martyrologe Romain comme « Sanctitate et doctrina insignis [Sainte et  insigne doctrine] » ;
  4. La lecture publique dans les Églises des premiers siècles ;
  5. Citations, avec éloge, comme une autorité quant à la Foi par certains des Pères plus célèbres».

L’unanimité des pères comprend : 1) tous les pères d’accord ensemble sur un point de foi ou de morale non-défini par l’Église, 2) plusieurs pères d’accord ensemble sur un point de doctrine et que tous les autres pères n’ont montré aucun désaccord, 3) un seul père qui enseigne un point de doctrine qui n’est contredit par aucun autre père de l’Église. Un seul père qui contredit un point de doctrine contre les autres pères, ce n’est pas l’unanimité.

Liste de base des pères de l’Église sur des centaines de pères :

Pères apostoliques :

  • Saint Lin (13-78), disciple de saint Pierre
  • Saint Clément de Rome (-99), disciple de saint Pierre
  • Saint Polycarpe de Smyrne (69-155), disciple de saint Jean
  • Saint Ignace d’Antioche (35-110), disciple de saint Pierre et saint Jean
  • Saint Papias d’Hiéraple ( – env 156), disciple de saint Jean
  • Hermas (fin 1er s.-début 2e s.), disciple de saint Paul, cité dans Rom. 16, 14
  • L’auteur de la lettre de Barnabé (v. 130)
  • L’auteur de la Didaché des Apôtres (fin 1er s.-début 2e s.)

Pères anté-nicéens :

  • Saint Justin martyr (env. 100-165)
  • Tatien le Syrien (v. 155 – v. 172), disciple de st Justin
  • Saint Denys de Corinthe ( – env 171)
  • Saint Méliton de Sardes ( – env 180)
  • Saint Apollinaire de Hiérapolis ( -180)
  • Saint Théophile d’Antioche ( -185)
  • L’auteur de l’Apologie à Diognète (entre 140-200)
  • Saint Irénée de Lyon (130-202)
  • Aristide d’Athènes (v. 140 – ?)
  • Clément d’Alexandrie (150-220) Peu orthodoxe, il présenta le christianisme comme une philosophie réconciliant les prophètes bibliques et les philosophes grecs en donnant des références gnostiques.
  • Tertullien (v. 150-220), soutint l’hérésie Montaniste, seulement étudié avec les pères
  • Saint Hippolyte de Rome (170-235), antipape (217-235) réconcilié avec le pape saint Pontien et mort martyr
  • Athénagore d’Athènes (v. 180 – ?)
  • Origène (v. 185- v. 253), sans consensus ecclésiastique, seulement étudié avec les pères
  • Minucius Félix (v. 200 – ?)
  • Saint Cyprien de Carthage (env. 200-258)
  • Saint Denys d’Alexandrie (  – env 265)
  • St Victorin de Pettau († v. 304)
  • Pierre d’Alexandrie (? -311)
  • Méthode d’Olympe († 312)
  • Saint Alexandre d’Alexandrie (250-326)
  • Lactance (250-325)

De Nicée à Chalcédoine :

  • Saint Eusèbe de Césarée (265-339)
  • Saint Eustathe d’Antioche (fin 3e s.- seconde moitié 4e s.)
  • Saint Eusèbe de Verceil (env. 290-371)
  • Saint Athanase d’Alexandrie (296-373)
  • Saint Éphrem le Syrien (306-373)
  • Saint Cyrille de Jérusalem (315-387)
  • Saint Hilaire de Poitiers (315-367)
  • Saint Didyme l’Aveugle (313-398)
  • Marius Victorinus (? – fin 4e s.) élève de st Jérôme
  • Saint Épiphane de Salamine (315-403)
  • Saint Grégoire de Nazianze (329-390)
  • Saint Basile de Césarée (330-379)
  • Diodore de Tarse (330-393) seulement parce que cité par certains pères ; accusé d’hérésie par st Cyrille d’Alexandrie mais disculpé par st Jean Chrysostome, puis condamné comme inspirateur de l’hérésie nestorienne par un synode à Constantinople en 499
  • Saint Grégoire de Nysse (331-394)
  • Saint Ambroise de Milan (339-394)
  • Saint Optat de Milève (-env. 396)
  • Saint Épiphane de Salamine († 403)
  • Saint Jean Chrysostome (345-407)
  • Saint Jérôme de Stridon (347-419)
  • Prudence de Calahorra (348- v. 410)
  • Rufin d’Aquilée (v. 345-410) seulement pour pour ses traductions
  • St Maxime de Turin († 420)
  • Théodore de Mopsueste (352-428)
  • Saint Sulpice-Sévère (v.363-v. 429)
  • Saint Paulin de Nole (353-431)
  • Saint Augustin d’Hippone (354-430)
  • Saint Jean Cassien (360-435)
  • Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444)
  • Saint Théodore(t) de Cyr (393- env 450)
  • Saint Vincent de Lérins ( -450)
  • St Pierre Chrysologue (380-451)
  • St Quodvultdeus de Carthage (Quod Vult Deus : Ce que Dieu veut v. 407 – 454)
  • Saint Eucher de Lyon ( -455)
  • Saint Léon Ier [le grand] (406-461)

Après Chalcédoine :

  • Saint Hormisdas (450-523)
  • Saint Fulgence de Ruspe (468-533)
  • Saint Césaire d’Arles (470-542/543)
  • Saint Denys l’Aréopagite (entre 500 et 600)
  • Saint Grégoire Ier [le grand] (540-604)
  • Saint Isidore de Séville (560-636)
  • Saint Maxime le Confesseur (580-662)
  • Saint Sophrone de Jérusalem ( -644)
  • Saint Germain de Constantinople ( -740)
  • Saint Bède le vénérable (672-735)
  • Saint Jean Damascène (675-749)

 

Docteurs de l’Église

Les Docteurs sont des saints infailliblement canonisés (loi divine) qui reçoivent canoniquement (loi ecclésiastique) le titre de docteur de l’Église (liste ci-dessous) par des papes pour la sagesse de leur enseignement. Un docteur de l’Église est faillible. L’enseignement d’un Docteur n’a aucun poids devant le Magistère infaillible de l’Église. Par contre, l’enseignement des docteurs doit être accepté quand il est en accord avec le dogme ou qu’il ne contredit pas le Magistère. Seul le Magistère permet de déterminer les erreurs et les hérésies d’avec les vérités révélées de la foi et de la morale.

  • Saint Ambroise de Milan (339-394), évêque, docteur latin (en 1295 par Boniface VIII)
  • Saint Jérôme de Stridon (347-419), moine, docteur latin (en 1295 par Boniface VIII)
  • Saint Augustin d’Hippone (354-430), évêque, docteur latin (en 1295 par Boniface VIII)
  • Saint Grégoire Ier dit « Grégoire le grand » (540-604), pape, docteur latin (en 1295 par Boniface VIII)
  • Saint Athanase d’Alexandrie (296-373), patriarche, docteur grec (en 1568 par Pie V)
  • Saint Grégoire de Nazianze, dit Grégoire le Théologien (329-390). évêque, docteur grec (en 1568 par Pie V)
  • Saint Basile de Césarée, dit Basile le Grand (330-379), évêque, docteur grec (en 1568 par Pie V)
  • Saint Jean Chrysostome (345-407), patriarche de Constantinople, docteur grec (en 1568 par Pie V)
  • Saint Thomas d’Aquin (1225-1274), dominicain, dit «docteur commun» ou «docteur angélique» (en 1568 par Pie V)
  • Saint Bonaventure de Bagnorea (1221-1274), cardinal, franciscain, dit «docteur séraphique» (en 1588 par Sixte V)
  • Saint Anselme de Cantorbéry (1033-1109), évêque, dit «docteur magnifique» (en 1720 par Clément XI)
  • Saint Isidore de Séville (560-636), évêque (en 1722 par Innocent XIII)
  • Saint Pierre Chrysologue (380-450), évêque (en 1729 par Benoit XIII)
  • Saint Léon Ier (406-461), pape (en 1754 par Benoît XIV)
  • Saint Pierre Damien (1007-1072), cardinal, camaldule (en 1828 par Léon XII)
  • Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153), cistercien, dit «docteur savoureux» (en 1830 par Pie VIII)
  • Saint Hilaire de Poitiers (315-367), évêque (en 1851 par Pie IX)
  • Saint Alphonse de Liguori (1696-1787), évêque, dit docteur de la morale (en 1871 par Pie IX)
  • Saint François de Sales (1567-1622), évêque, dit «docteur de l’amour» (en 1877 par Pie IX)
  • Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444), patriarche (en 1883 par Léon XIII)
  • Saint Cyrille de Jérusalem (? -387), patriarche (en 1883 par Léon XIII)
  • Saint Jean Damascène (675-749), moine (en 1883 par Léon XIII)
  • Saint Bède le Vénérable (672-735), moine (en 1899 par Léon XIII)
  • Saint Éphrem (306-373), diacre (en 1920 par Benoit XV)
  • Saint Pierre Canisius (1521-1597), jésuite (en 1925 par Pie XI)
  • Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, dit «docteur mystique» (en 1926 par Pie XI)
  • Saint Robert Bellarmin (1542-1621), cardinal, jésuite (en 1931 par Pie XI)
  • Saint Albert le Grand (1193-1280), dominicain, dit «docteur universel» (en 1931 par Pie XI)
  • Saint Antoine de Padoue (1195-1231), franciscain, dit «docteur évangélique» (en 1946 par Pie XII)

 

La vraie foi est absolument nécessaire pour le salut éternel

La foi est donnée par le sacrement du baptême

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné».

Il est nécessaire aux adultes de connaître la foi divine catholique, du moins les bases nécessaires, et d’y adhérer parfaitement et librement pour pouvoir recevoir le Baptême validement. Le Baptême doit aussi être désiré (dans la foi) pour être validement reçu.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4, 13 janv. 1547 ex cathedra : Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu [Rm 8, 15], par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération (canon 5 sur le baptême) ou [ni sans] le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jn 3, 5].

Le passage de Trente ci-dessus dit, traduit de manière correcte, que la justification (l’état de grâce) ne peut se faire sans l’eau ou le désir, en d’autres termes, que les deux sont nécessaires.

Sur ce sujet, «ou [ni sans] le désir de celui-ci», voir :

Pas de baptême « de désir » – Hérésie du baptême « de désir »

Chapitre 16. Objections majeures – 16. 1. Session 6, chapitre 4 du concile de Trente

Les enfants sous l’âge de raison ne pouvant pas adhérer à la foi ont leur désir porté par l’engagement et la foi des parents, parrain et marraine du Baptême, de les instruire de la foi et de la morale catholique et de les guider dans leur vie spirituelle de baptisé. Quand les parents, ou parrains et marraines sont des faux catholiques, les conséquences ultérieures sont catastrophiques et risquent grandement la perdition plus tard du nouveau baptisé, et à moins d’une grâce spéciale, ni les uns ni les autres ne verront le salut de Dieu. Les adultes qui ne remplissent pas leur obligation et promesse d’instruire et d’élever l’enfant baptisé dans la foi, par leur négligence coupable de connaître leur foi, sont responsables de la mort de son âme, la Vérité de la foi et du salut ne leur importe pas. Il n’y a pas de mots pour dire leur condamnation et leurs terribles châtiments éternels en enfer, à moins qu’ils se convertissent à la vraie foi, se repentent et réparent.

Le sacrement du baptême est la porte d’entrée dans l’Église et pour être participant de la foi de l’Église et membre du Corps mystique du Christ qui est l’Église.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 nov. 1551 ex cathedra : «… puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême, « Qu’ai-je à faire en effet, dit l’Apôtre, de juger ceux du dehors ? » [1 Co 5, 12]. Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi [Ga 6,10] que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême [1 Co 12,12-13].

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 nov. 1439 ex cathedra : « le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenusmembres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 nov. 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Mais le sacrement du baptême est consacré dans l’eau à l’invocation de l’indivisible Trinité – à savoir, Père, Fils et Saint-Esprit – et apporte le salut aux enfants et aux adultes quand il est correctement effectué par n’importe qui dans la forme prévue par l’Église ».

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 déc. 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Évangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu’un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure».

Même si le catéchumène ou futur baptisé doit avoir la foi et désirer le sacrement du baptême, c’est le bain de régénération (sacrement valide du baptême) lui-même qui donne la foi de l’Église au baptisé. La foi nécessaire pour pouvoir être baptisé est une grâce d’approche et de préparation au baptême, même sur un court temps. La renaissance dans la foi et la grâce se fait par l’eau et le saint-Esprit reçus au baptême. La foi reçu au baptême est la foi de l’Église catholique. La vraie foi de la véritable Église. La seule et unique foi divine et catholique. L’essentiel est de bien comprendre qu’on reçoit la foi de l’Église avec le sacrement du baptême et qu’il faudra conserver (et faire fructifier) intacte, ou retrouver ce dépôt sous peine de damnation comme on le verra plus loin.

Tout baptisé est tenu de connaître et de s’instruire de la foi

Tous ont la nécessité absolue de recevoir le sacrement de baptême pour être sauvé. L’Église catholique enseigne aussi qu’il est absolument nécessaire pour tout le monde – au-dessus de l’âge de raison – de connaître positivement les mystères les plus sacrés pour être sauvé : la Trinité et l’Incarnation, en plus de la loi naturelle. C’est le minimum à croire pour le salut s’il est impossible d’en connaître davantage, mais s’il est possible de connaître la foi catholique, c’est un péché mortel de refuser ou de négliger de le faire.

Tout baptisé est tenu de connaître la foi

L’ignorant affecté pèche mortellement et encourt l’excommunication.

Code de droit canon 1917, canon 2229, § 1 : « L’ignorance  affectée [volontaire et par la décision de ne pas s’instruire de la loi pour y manquer plus librement] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse jamais d’aucune peine latae sententiae [excommunication]».

L’ignorant crasse pèche mortellement et peut encourir l’excommunication.

Code de droit canon 1917, canon 2229, § 3 : « L’ignorance crasse ou supine [paresseux négligeant de s’instruire de ce qu’ils devraient savoir] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse d’aucune peine latae sententiae ».

Pour pouvoir fuir les erreurs plus ou moins proches de l’hérésie, il faut bien évidement connaître sa foi. C’est la raison pour laquelle la négligence de s’instruire de la foi a pour effets si graves le péché mortel, l’éloignement de la foi, la défection de la foi, la perte de la foi, l’esprit du monde ou mondanité, les hérésies et l’apostasie.

Code de droit canon 1917, canon 1324 : « Il ne suffit pas d’éviter la dépravation hérétique, mais il faut également fuir avec empressement ces erreurs qui en approchent plus ou moins. C’est pourquoi tous doivent, en effet, suivre les constitutions et décrets par lesquels ces opinions sont proscrites et interdites par le Saint-Siège ».

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 32, art. 4 : « Tous les catholiques sont censés connaître le magistère de l’Église et les vérités révélées dans la Sainte Écriture ».

Les gens de mauvaise volonté qui ne veulent pas connaître la foi catholique pour leur salut, les gens de mauvaise volonté avérée ou faisant preuve de négligence coupable pour connaître la vraie foi catholique, en cette grande apostasie actuelle de la fin des temps, sont ceux qui ne se soucient pas de la vérité, par exemple, les gens qui trouveront des excuses pour ne pas s’instruire de la foi.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Prima Secunda, Q. 76, art. 2 : « …celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché [mortel], alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir ».

L’Église oblige sous peine de péché mortel de connaître la foi et tous les baptisés y sont tenus. En plus des mystères essentiels de la foi, tout baptisé est tenu de connaître et de s’instruire de la foi sous peine de péché mortel (sauf ignorance invincible ou circonstances rendant impossible de vaincre l’ignorance des autres vérités en dehors des mystères essentiels de la foi). Celui qui néglige la foi alors qu’il peut s’en instruire est coupable (négligence coupable) car son ignorance est vincible (peut être vaincue) et à cause de ce péché mortel (et d’autres) et de sa mauvaise volonté, Dieu permet à ces gens de tomber dans des péchés encore plus graves comme les hérésies.

Ceux qui refusent de croire aux vérités de foi (et de morale) sont simplement retenus à la source de leur foi dans la révélation du Christ. Ceux qui ont la vraie foi en Jésus-Christ (et son Église) acceptent son enseignement d’abord et comprennent la vérité en elle [son Église] (par exemple, pourquoi c’est vrai) ensuite. Un catholique ne retient pas sa foi en la révélation du Christ jusqu’à ce qu’il puisse la comprendre, cela est la mentalité d’un hérétique infidèle qui possède une fierté insupportable.

 

Mystères essentiels de la foi ou foi minimale nécessaire pour le salut

La nécessité de moyens (à croire au minimum pour le salut) est la Trinité et l’Incarnation.

Tout baptisé est tenu par la nécessité de moyens de sa foi – minimum à croire s’il est impossible de connaître la foi davantage – mais peut être ignorant des autres définitions sans négligence grave de sa part.

Pape Benoît XIV, Cum Religiosi (n ° 4), 26 juin 1754 : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

La nécessité de moyen suffit quand les circonstances rendent impossible de connaître davantage la foi, mais non pas quand cela est possible ; la mauvaise volonté pour connaître la sainte foi quand cela est possible ou accessible est une faute grave, un péché mortel qui conduit en enfer.

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « Maintenant, il est évident que celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir. Par conséquent l’ignorance de ces choses est appelée «invincible», parce qu’elle ne peut être surmontée par l’étude. Pour cette raison, l’ignorance, n’étant pas volontaire, il n’est pas en notre pouvoir de s’en débarrasser, n’est pas un péché : c’est pourquoi il est évident que l’ignorance invincible n’est pas un péché. D’autre part, l’ignorance invincible est un péché, si c’est sur des questions qu’on est obligé de savoir, mais ça ne l’est pas, si c’est sur des choses qu’on n’est pas obligé de le savoir ».

Vraiment, on est obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente. Alors – en conformité avec le Docteur angélique – si nous savons que notre prêtre, évêque, etc., est hérétique ou schismatique, mais que nous adhérons à lui de toute façon, alors nous partageons en effet son péché d’hérésie ou de schisme, ce par quoi nous serions alors à œuvrer en dehors de la vraie religion. L’ignorance invincible (en dehors de la Trinité et l’Incarnation), d’autre part – l’ignorance qui ne peut être surmontée par un effort humain bien ordonné – est une autre affaire, et est totalement excusable, si nous parlons des mystères essentiels (la Trinité et l’Incarnation) et de la loi naturelle, qui doivent être connus explicitement par tous au-dessus de l’âge de raison pour le salut. Quand les gens enfreignent la loi naturelle, c’est toujours un péché, et cela ne peut être excusé, car cette loi est écrite par Dieu dans le cœur de chaque homme. L’ignorance de la Trinité et de l’Incarnation, cependant, n’est pas un péché en soi, mais Dieu retient cette connaissance des mystères essentiels pour de nombreuses personnes dont Il a connu d’avance qu’ils rejetteraient son offre de salut.

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), le 15 Avril, 1905 : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus». 

Les mystères essentiels ou moyens de nécessité constituent la foi minimale en dessous de laquelle il n’y a absolument aucun salut. C’est le minimum à connaître et à croire quand on ne peut absolument pas en connaître davantage à causes de circonstances particulières non-coupables. Le sacrement du baptême est invalide (nul ou n’ayant pas existé) sans la foi minimum en ces mystères essentiels. Le sacrement du baptême est illicite sans les autres vérités de foi de base possibles à connaître si elles sont sciemment négligées (dans ce cas, le baptême est valide mais le baptisé pèche en le recevant et devra réparer pour retrouver l’état de grâce) 

Seuls ceux qui professent la vraie foi sont dans l’Église

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6. C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. C’est pourquoi si les gens rejettent la foi, on ne peut pas les juger par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais en fonction de leur conformité à la règle de la foi.

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique.

Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église suivant :

2 Jean 1, 9 : « Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils. »

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra : «Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique au milieu des ténèbres de tant d’erreurs« .

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : « … la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires «.

Concile de Florence, 14ème session, 7 Août 1445, ex cathedra : « Je rejette, anathématise et condamne ce qu’Elle [l’Église] rejette, anathématise et condamne ; A l’avenir je rejetterai toujours, anathématiserai et condamnerai toutes les autres […] hérésies élevant la tête contre cette Église sainte, catholique et apostolique« .

Pape Pie IX, Graves Ac diuturnae (n° 3), 23 mars 1875 : « Nous avons arrêté et déclaré dans notre lettre du 21 Novembre 1873 que ces malheureux hommes qui appartiennent, adhérent et soutiennent cette secte doivent être considérés comme schismatiques et séparés de la communion avec l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … Saint Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique» (S. Augustin, De Hæresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 :  » La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde à partir de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : «… peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier par un balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et de rejeter les autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «Mais seuls font partie des membres de l’Eglise, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

 

La foi doit être gardée intègre et intacte pour le salut

Il n’ y a qu’une seule foi divine et catholique qui est la vraie foi de la véritable Église catholique comme on l’a déjà vu. Tout baptisé doit infailliblement tenir la foi catholique pour le salut. La foi catholique doit aussi être gardée intègre (entière) et tout baptisé est tenu (sous peine de péché mortel en cas de négligence coupable) de s’instruire de la foi.

Sans cette foi intègre et inviolée, il n’ y a absolument aucun salut, mais l’enfer éternel, c’est une loi divine irréformable (dogme immuable).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

La vraie foi est ce qu’il y a de plus précieux.

1 Pierre 1, 7 : «votre foi, beaucoup plus précieuse que l’or (qu’on éprouve par le feu».

Dieu garde les Chrétiens par la foi de l’Église, et sans la vraie foi catholique ils ne sont pas gardés mais perdus.

1 Pierre 1, 5 : «vous qui la vertu de Dieu êtes gardés au moyen de la foi pour le salut qui doit être révélé à la fin des temps».

La foi est mise à l’épreuve.

1 Pierre 1, 7 : «… afin que l’épreuve de votre foi …».

Jacques 1, 3 : «sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience».

La foi peut être perdue et c’est un combat. L’apôtre saint Paul enseigne infailliblement qu’il aurait pu la perdre.

2 Timothée 4, 7 : «J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi».

Instruire les ignorants et reprendre les pécheurs sont des œuvres de miséricorde spirituelle, et c’est un péché mortel de ne pas instruire les ignorants et c’est un péché mortel de ne pas reprendre les pécheurs quand on peut le faire et qu’on doit le faire. Un seul péché mortel sur la conscience, peut envoyer en enfer pour toujours, s’il n’est pas expié par la pénitence ou la contrition.

Tite 1, 13-16 : «Ce témoignage est vrai. C’est pourquoi reprends-les durement, afin qu’ils se conservent purs dans la foi».

Jacques 4, 17 : «Celui donc qui sait le bien à faire et qui ne le fait pas, pour lui, est coupable de péché».

Code de droit canonique 1917, can.  1325, 1. Obligation de professer la foi : « Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois que le silence des circonstances, la fraude, ou leur façon d’agir autrement constitue implicitement un déni de la foi, ou implique le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale de leur prochain » .

Catéchisme – Question : «De combien de façons peut-on être la cause ou avoir la part à la culpabilité du péché d’un autre ? Réponse :  «Nous pouvons être la cause ou partager la culpabilité du péché d’un autre dans neuf façons : … 6. Par la dissimulation ; 7. En étant partenaire dans le péché ; 8. Par le silence».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

La foi est morte sans les œuvres

Comme la foi sans les œuvres est morte, les œuvres de la foi sont absolument nécessaires pour le salut. Sans œuvres de la foi, il n’y a aucun salut. Les œuvres de la foi sont faites par la charité qui est l’amour de Dieu par-dessus toutes choses et l’amour du prochain pour l’amour de Dieu.

1 Corinthiens 4, 20 : «Car ce n’est pas dans les paroles que consiste le royaume de Dieu, mais dans la vertu».

Commentaire de la Vulgate sur 1 Cor. 4, 20 : «Le royaume de Dieu : c’est-à-dire la vertu, la perfection chrétienne. Ne consiste pas : n’a pas pour condition d’existence des paroles, plus ou moins éloquentes, mais la foi et la sainteté, qui sont les œuvres de force et de puissance. Comp. Mt 7, 21».

Jacques 2, 17-20, 26 : «La foi, si elle n’a pas les œuvres, est morte en elle-même. Mais dira quelqu’un : Toi, tu as la foi, et moi j’ai les œuvres ; montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi je te montrerai ma foi par mes œuvres. Tu crois qu’il n’y a qu’un seul Dieu, tu fais bien ; mais les démons croient aussi, et ils tremblent. Or veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est morte ? … Comme le corps sans l’esprit est mort, ainsi la foi elle-même sans les œuvres est morte».

La foi sans les œuvres est morte et une foi morte de donne pas le salut. Les œuvres de la foi sont les œuvres morales de justice, miséricorde, et les autres, c’est-à-dire la mise en pratique des vérités de la foi. Il n’y a pas de charité sans la foi. Si la foi ne coopère pas aux œuvres, il ne peut pas y avoir de justification.

Jacques 1, 22-24 : «… pratiquez cette parole, et ne l’écoutez pas seulement, vous trompant vous-mêmes. Car si quelqu’un écoute la parole et ne la pratique pas, celui-là sera comparé à un homme qui regarde dans un miroir le visage qu’il avait en naissant. Il s’est regardé, et s’en est allé, et aussitôt il a oublié comment il était».

Jacques 1, 26-27 : «Si quelqu’un croit être religieux, et ne met pas un frein à sa langue, mais séduit son propre cœur, sa religion est vaine. La religion pure et sans tache devant Dieu le Père, la voici : Visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et se conserver sans être souillé par ce siècle».

Toute bonne œuvre qui n’est pas dans la véritable Église et dans la vraie foi ne sert à rien pour le salut et l’éternité.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront «dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges» (Mt 25, 41), à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; … elle [La sainte Église] professe aussi que l’unité du corps de l’Église a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «Mais seuls font partie des membres de l’Eglise, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Vérités de foi catholique

« Servez le Seigneur avec crainte, et réjouissez-vous en lui avec tremblement. Attachez-vous à la doctrine pour que vous ne périssiez pas hors de la voie droite» – Psaume 2, 11-12

« Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils » – 2 Jean 1, 9

 «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même salut. Car celui qui lui dit salut [Dieu vous bénisse] communique à ses œuvres mauvaises» – 2 Jean 1, 10-11

Quiconque nie obstinément, refuse ou doute sciemment (positivement ou volontairement en connaissance), même d’une seule vérité de la vraie foi catholique, est hérétique et dans la voie de la damnation. Ceux qui refusent de croire aux vérités de foi (et de morale) sont simplement retenus à la source de leur foi en la révélation du Christ. Pourquoi sont-ils retenus ? Parce que Dieu retient cette connaissance à cause de Sa justice, et voici la raison :

«comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur intelligence pervertie pour faire ce qui ne convient pas» Romains 1, 28 

«… toute séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu [voulu recevoir] l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur [permet une puissance d’égarement], de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité» 2 Thessaloniciens 2, 10-11

Pourquoi n’ont-ils pas cru à la vérité ? Parce qu’ils ont adhéré à l’injustice.

Ceux qui ont la vraie foi en Jésus-Christ (et son Église) acceptent son enseignement d’abord et comprennent la vérité en elle [son Église] (par exemple, pourquoi c’est vrai) ensuite. Un catholique ne retient pas sa foi en la révélation du Christ jusqu’à ce qu’il puisse la comprendre, cela est la mentalité d’un hérétique infidèle qui possède une fierté insupportable.

Voir Principales vérités de la foi catholique

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