La Bible est infaillible selon l’interprétation de l’Église

Sommaire

  • Les livres canoniques de la Bible sont définis par le Magistère de l’Église
  • Seule la Vulgate latine est canonique
  • La Bible est infaillible pour la foi et la morale
  • La Bible est infaillible aussi historiquement et scientifiquement
  • La Bible n’est infaillible que selon l’interprétation de l’Église
  • La Bible doit être comprise dans la vraie foi

 

Les livres canoniques de la Bible sont définis par le Magistère de l’Église

Concile de Trente, 4ème session, 8 avril 1546 ex cathedra : «Le saint concile œcuménique et général de Trente, légitimement réuni dans l’Esprit-Saint, … garde toujours devant les yeux le propos, en supprimant les erreurs, de conserver dans l’Église la pureté même de l’Évangile, lequel, promis auparavant par les prophètes dans les saintes Écritures, a été promulgué d’abord par la bouche même de notre Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu qui ordonna ensuite qu’il soit prêché à toute créature par ses apôtres comme source de toute vérité salutaire et de toute règle morale (Mt 16,15). Il voit clairement aussi que cette vérité et cette règle sont contenues dans les livres écrits et dans les traditions non-écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous.

«C’est pourquoi, suivant l’exemple des pères orthodoxes, le même saint concile reçoit et vénère avec le même sentiment de piété et le même respect tous les livres tant de l’Ancien Testament que du Nouveau Testament, puisque Dieu est l’auteur unique de l’un et de l’autre, ainsi que les traditions elles-mêmes concernant aussi bien la foi que les mœurs, comme ou bien venant de la bouche du Christ ou dictées par l’Esprit-Saint et conservées dans l’Église catholique par une succession continue. Il a jugé bon de joindre à ce décret une liste des livres saints, afin qu’aucun doute ne s’élève pour quiconque sur les livres qui sont reçus par le concile. Ces livres sont mentionnés ci-dessous.

«De l’Ancien Testament cinq livres de Moïse, c’est-à-dire la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome ; les livres de Josué, des Juges, de Ruth, les quatre livres des Rois, les deux livres des Paralipomènes, le premier livre d’Esdras et le second, dit Néhémie, Tobie, Judith, Esther, Job, le psautier de David comprenant cent cinquante psaumes, les Proverbes, l’Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, la Sagesse, l’Ecclésiastique, Isaïe, Jérémie avec Baruch, Ezéchiel, Daniel, les douze petits prophètes, c’est-à-dire Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, les deux livres des Maccabées, le premier et le second. Du nouveau Testament : les quatre évangiles, selon Matthieu, Marc, Luc et Jean ; les Actes des Apôtres écrits par l’évangéliste Luc ; les quatorze épîtres de l’apôtre Paul, aux Romains, deux aux Corinthiens, aux Galates, aux Éphésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, deux aux Thessaloniciens, deux à Timothée, à Tite, à Philémon, aux Hébreux, deux de l’apôtre Pierre, trois de l’apôtre Jean, une de l’apôtre Jacques, une de l’apôtre Jude et l’Apocalypse de l’apôtre Jean.

«Si quelqu’un ne reçoit pas ces livres pour sacrés et canoniques dans leur totalité, avec toutes leurs parties, tels qu’on a coutume de les lire dans l’Église catholique et qu’on les trouve dans la vieille édition de la Vulgate latine ; s’il méprise en connaissance de cause et de propos délibéré les traditions susdites : qu’il soit anathème. Que tous comprennent ainsi l’ordre et la voie que le concile suivra, après avoir posé les fondements de la confession de la foi, et particulièrement les témoignages et les appuis dont il usera pour confirmer les dogmes et restaurer les mœurs dans l’Église». (Ench. Symb. 783-786 / 1501-1508)

 

Seule la Vulgate latine est canonique

Concile de Trente, 4ème session, 8 avril 1546 ex cathedra : « De plus le même saint concile a considéré qu’il pourrait être d’une grande utilité pour l’Église de Dieu de savoir, parmi toutes les éditions latines des livres saints qui sont en circulation, celle que l’on doit tenir pour authentique : aussi statue-t-il et déclare-t-il que la vieille édition de la Vulgate, approuvée dans l’Église même par un long usage de tant de siècles, doit être tenue pour authentique dans les leçons publiques, les discussions, les prédications et les explications, et que personne n’ait l’audace ou la présomption de la rejeter sous quelque prétexte que ce soit. … Mais le saint concile veut aussi, comme il est juste, imposer une règle en ce domaine aux imprimeurs… aussi décrète-t-il et statue-t-il que désormais la sainte Écriture, particulièrement cette édition ancienne de la Vulgate, soit imprimée le plus correctement possible ; qu’il ne soit permis à personne d’imprimer ou de faire imprimer tout livre traitant des choses sacrées sans nom d’auteur, ni de le vendre à l’avenir ou de le garder chez soi, si auparavant ces livres n’ont pas été examinés et approuvés par l’Ordinaire…»

Concile du Vatican, 3ème session, ch. 2, sur la Révélation, 1870 ex cathedra : «Cette Révélation surnaturelle est contenue, selon la foi de l’Église universelle affirmée par le saint concile de Trente ˝dans les livres écrits et dans les traditions non-écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous˝Ces livres de l’Ancien et du Nouveau Testament tels qu’ils sont énumérés dans le décret de ce concile et tels qu’on les trouve dans l’ancienne édition latine de la Vulgate, doivent être reçus pour sacrés et canoniques dans leur intégrité, avec toutes leurs parties.  L’Église les tient pour tels non point parce que, composés par le seul travail de l’homme, ils auraient été ensuite approuvés par son autorité, ni non plus seulement parce qu’ils contiennent sans erreur la Révélation, mais parce qu’écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été transmis comme tels à l’Église [can. 4]».

 

La Bible est infaillible pour la foi et la morale 

Concile de Trente, 4ème sess., 8 avr. 1546, ex cathedra : « suivant l’exemple des pères orthodoxes, le même saint concile reçoit et vénère avec le même sentiment de piété et le même respect tous les livres tant de l’Ancien Testament que du Nouveau Testament, puisque Dieu est l’auteur unique de l’un et de l’autre, ainsi que les traditions elles-mêmes concernant aussi bien la foi que les mœurs, comme ou bien venant de la bouche du Christ ou dictées par l’Esprit-Saint et conservées dans l’Église catholique par une succession continue ». (Ench. Symb. 783-786 1501-1508)

Concile du Vatican, 3ème sess., ch. 2, sur la Révélation, 1870 ex cathedra : «Cette Révélation surnaturelle est contenue, selon la foi de l’Église universelle affirmée par le saint concile de Trente « dans les livres écrits et dans les traditions non-écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même, ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit-Saint, sont parvenues jusqu’à nous ». Ces livres de l’Ancien et du Nouveau Testament tels qu’ils sont énumérés dans le décret de ce concile … doivent être reçus pour sacrés et canoniques dans leur intégrité, avec toutes leurs parties. L’Église les tient pour tels non point … parce qu’ils contiennent sans erreur la Révélation, mais parce qu’écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été transmis comme tels à l’Église [can. 4]».

 

La Bible est infaillible aussi historiquement et scientifiquement

Pape Léon XIII, Providentissimus Deus, 18 nov. 1893 : « Il serait absolument funeste de restreindre l’inspiration uniquement à certaines parties de l’Écriture ou de concéder que l’Auteur sacré s’est trompé. On ne peut en effet admettre la conception de ceux qui se débarrassent de ses difficultés en n’hésitant pas à accorder que l’inspiration s’étend aux questions de foi et de mœurs mais pas plus loin. … Tous les livres que l’Église reçoit pour sacré et canonique dans leur intégralité et dans toutes leurs parties ont été écrits sous la dictée de l’Esprit-Saint. Aucune erreur n’a pu se glisser dans l’inspiration divine, loin de là, celle-ci non seulement exclue toute erreur mais elle l’exclue et répugne en vertu de la même nécessité, qui fait que Dieu Souveraine Vérité ne peut être l’auteur d’aucune erreur. … Les savoirs doivent fidèlement tenir que Dieu Créateur qui gouverne toutes choses est aussi l’Auteur des Écritures, c’est pourquoi ni dans la nature ni dans les documents historiques, on ne peut rien trouver qui soit réellement en contradiction avec l’Écriture ».

Pape St Pie X, Lamentabili, 3 juil. 1907 « 11. L’inspiration divine ne s’étend pas de telle sorte à toute l’Écriture sainte qu’elle préserve de toute erreur, toutes et chacune de ses parties ». Condamné [c-à-d l’inspiration divine s’étend à toute l’Écriture, toutes et chacune de ses parties]

Pape Benoit XV, Spiritus Paraclitus, 15 sept. 1920 « Personne n’a le droit de mettre en doute la réalité [faits historiques] de ce qui est écrit ».

Pape Pie XII, Divino afflante Spiritu, 30 sept. 1943 « De même que le Verbe substantiel de Dieu s’est fait en tout semblable aux hommes hormis le péché, ainsi les paroles de Dieu exprimés en langue humaine sont semblables en tout au langage humain l’erreur exceptée [c-à-d. il n’y a pas d’erreurs dans l’Écriture comme il n’y a pas de péchés en Jésus-Christ] ».

Pape Pie XII, Humani generis, 15 août 1950 : « Certains en effet osent fausser le sens de la définition du Concile Vatican I, qui proclame Dieu Auteur des Écritures, reprenant ainsi l’opinion bien des fois condamnée selon laquelle l’inerrance de l’Écriture ne s’étendrait qu’à ce qui concerne Dieu, les choses morales et religieuses [l’infaillibilité s’étend aux autres choses]».

 

La Bible n’est infaillible que selon l’interprétation de l’Église

Concile de Trente, 4ème session, 8 avril 1546 ex cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il [le Concile de Trente] décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur un seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des Pères, même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati nostrae, 24 mai 1829 (Magistère) : «le saint concile de Trente avait décrété pour comprimer les esprits hardis, que personne dans les matières de foi ou de mœurs qui se rattachent à la doctrine chrétienne, ne s’appuie sur sa propre sagesse, et ne détourne à son sens l’Écriture Sainte, ou ne l’interprète contre le sens consacré par notre sainte mère l’Église, ou contre le sentiment unanime des Pères».

Pape Grégoire XVI, Inter præcipuas machinationes, 8 mai 1844 (Magistère) : « Qu’aucun … ne se permette, sous quelque prétexte que ce soit, d’expliquer et d’interpréter les divines Lettres [Écritures] d’une manière contraire à la tradition des Pères ou en dehors de sens de l’Église catholique ».

La Bible est infaillible mais l’interprétation de la Bible n’est pas infaillible. Seule l’interprétation de l’Église (Magistère) est infaillible.

 

La Bible doit être comprise dans la vraie foi

2 Corinthiens 3, 6 : « la lettre tue, tandis que l’Esprit vivifie ».

La lettre qui tue est l’interprétation privée des Écritures hors de la Tradition orale de la véritable Église catholique, et l’Esprit qui vivifie est l’esprit de l’Église ou la Tradition de l’Église qui est la foi de tous les temps.

Comme on peut le voir ci-dessus, Dieu enseigne infailliblement par sa parole (d’abord orale puis écrite ensuite selon Sa volonté), que la parole mise par écrit est vivante et vivifiante dans la vraie foi traditionnelle ou l’esprit de l’Église et pas en dehors de la Tradition.