La foi avant les sacrements

Sommaire

  • La foi inclut la réception des sacrements
  • La vraie foi catholique traditionnelle est absolument nécessaire pour la réception de sacrements
  • Les sacrements n’ont d’utilité pour le salut que pour ceux qui sont dans l’Église Catholique
  • La foi comprend (inclut) d’obéir à l’Église et de tenir fermement la vraie foi pour la réception des sacrements
  • Conclusion

 

La foi inclut la réception des sacrements

La foi passe avant les sacrements. On peut être sauvé sans les sacrements (excepté le baptême) mais on ne peut absolument pas être sauvé sans la vraie foi catholique. Les sacrements sont des œuvres de la foi. Les sacrements font partie de la foi. Recevoir des sacrements sans la foi est un péché. Beaucoup ne comprennent pas ou plutôt préfèrent ne pas vouloir pas comprendre que la  foi doit passer avant la réception de sacrements et préfèrent recevoir les sacrements sans se soucier de la foi. Cela est un péché contre la foi et contre l’unité de l’Église car l’unité de l’Église est fondé de droit divin sur l’unité de la foi. Ceux qui persistent quand même à recevoir des sacrements sans tenir compte de l’unité de la foi, se damnent.

 

La vraie foi catholique traditionnelle est absolument nécessaire pour la réception de sacrements

On ne peut absolument pas être sauvé sans le sacrement de baptême. Même un hérétique peut baptiser validement s’il n’y a pas de catholique ni même de païen pour baptiser. Le baptême ne peut pas être reçu validement sans la vraie foi catholique et la nécessité de moyens ou mystères essentiels minimum en cas de nécessité, c’est-à-dire quand on ne peut absolument pas faire autrement, sinon le baptême serait valide mais illicite. Cela signifie que quand le catéchumène (qui se prépare au baptême) peut connaître mieux la foi, il doit s’instruire davantage que les mystères essentiels pour recevoir le sacrement de baptême licitement, sinon il pèche en recevant le baptême. Il pèche contre la foi par omission et il pèche contre le sacrement par sacrilège.

On peut être sauvé sans le sacrement de Pénitence uniquement quand il est impossible de se confesser à un prêtre, mais non pas quand il est possible de se confesser à un prêtre même hérétique, du moment qu’il n’est pas notoire de fait prouvé, ou qu’il soit contraignant avec son hérésie pour donner le sacrement (sauf à l’article de la mort). Donc, n’écoutez pas les schismatiques diaboliques qui affirment qu’aucun sacrement n’est possible pour tromper les âmes et les empêcher de recevoir le sacrement de Pénitence afin de les damner, car le sacrement de Pénitence (Confession) est crucial. Contrairement à ce que disent les schismatiques aujourd’hui, Dieu ne pardonnera certainement pas vos péchés avec la contrition et le désir de se confesser alors que vous pouvez recevoir le sacrement de Pénitence et que vous ne le faites pas. Dieu pardonne les péchés avec la contrition quand on ne peut pas du tout recevoir le sacrement de Pénitence, soit qu’on ne trouve pas de prêtre, soit qu’aucun n’est possible, soit que la distance n’est pas raisonnable, ou dans d’autres cas spécifiques répertoriés par l’Église comme par exemple où le prêtre ne comprend pas la langue, etc.

Aujourd’hui il n’y a quasi plus de possibilité de sacrement de Communion. Quasi tous les prêtres au monde tiennent des hérésies. Les prêtres traditionalistes non-sédévacantistes ne peuvent plus du tout être approchés pour le sacrement de la Communion. Certains prêtres traditionalistes sédévacantistes pourraient être approchés – en dehors des messes avec sermons – pour la Communion sacramentelle s’ils ne sont pas notoires, c’est-à-dire s’ils ne sont pas imposants de leurs hérésies, ce qui est devenu très rare.

Les sacrements n’ont d’utilité pour le salut que pour ceux qui sont dans l’Église Catholique

C’est un dogme que les sacrements n’ont pas d’utilité pour le salut pour ceux qui sont hors de l’Église. L’unité de la véritable Église catholique est la vraie foi catholique traditionnelle. Les sacrements sans la foi ne sauvent pas car sans la vraie foi on est en dehors de la véritable Église. Hors de l’unité de la foi, on est hors de l’unité de l’Église (L’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi). Donc, recevoir des sacrements sans la vraie foi ne sauve pas ; c’est commettre un sacrilège à chaque fois, et cela augmentera la peine.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : « La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais « iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges » [Mat. 25, 41] à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; elle professe aussi que l’unité du corps de l’Église a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le  sein et dans l’unité de l’Église catholique ». (Décrets 578 ; Ench. Symb. Denz. 1351)

Par conséquent, tout baptisé est tenu d’adhérer fermement à la seule foi avant de recevoir des sacrements.

Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu». (Pape Paul III Trente 5e sess.)

Éphésiens 4, 5-6 :«Il y a un seul Seigneur, une seule foiun seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…». (Magistère : Pape Grégoire XVI Mirari vos ; Pape Léon XIII Satis cognitum)

 

La foi comprend (inclut) d’obéir à l’Église et de tenir fermement la vraie foi pour la réception des sacrements

L’Église est la gardienne du dépôt de la foi. Les dogmes définissent la foi (et la morale). La vraie foi est la croyance ferme et obéissance absolue en tous les dogmes révélés par Dieu (ceux qu’on connaît déjà et ceux qu’on pourra connaître) et les autres vérités de foi enseignées par le Magistère (Autorité enseignante de l’Église) et les autres enseignements universels et constants transmis par la Tradition de l’Église (et pas en dehors de l’unanimité des Pères de l’Église).

C’est uniquement en connaissant et en se soumettant à la vraie foi catholique qu’on peut connaître les hérésies et les hérétiques afin de savoir où on peut et où on ne peut pas recevoir des sacrements

Tite 3, 10-11 : «Évite [Romps avec] un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement». (Pape Vigile, Constantinople II)

En ces temps de la grande apostasie de la foi divine et catholique et d’hérésies universellement répandues où quasiment tous les prêtres valides sont hérétiques, un baptisé est vraiment obligé de connaître davantage sa foi, et donc de s’instruire plus que d’ordinaire de l’enseignement infaillible de l’Église.

Marc 16, 16 : «Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné».

2 Jean 1, 9 : «Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils».

2 Jean 1, 10-11 : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même salut. Car celui qui lui dit salut [Dieu vous bénisse] communique à ses œuvres mauvaises».

Jude 3-4 : «Mes bien-aimés, ayant toujours souhaité avec grande ardeur de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, pour vous exhorter à combattre pour la Foi qui a été une fois laissée par tradition aux Saints. Car il s’est introduit parmi vous certaines gens impies [hérétiques]».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 nov. 1439, ex cathedra : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve [gardera] intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «… la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui pense des choses opposées ou contraires».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 : «…  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ?

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … Saint Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique» (S. Augustin, De Hæresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde à partir de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 6 janvier 1928 : « l’Église … visible et décelable extérieurement, en ce sens, du moins, qu’elle doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer une seule et même doctrine sous un seul magistère et un seul gouvernement».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 6 janvier 1928 : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, intègre et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement la foi pure et sans tache, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «… celui qui refuse d’écouter [obéir] l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi ou de gouvernement [comme les hérétiques ou schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême [sacrement] de régénération et professent la vraie foi».

Tout baptisé est tenu de s’instruire de la foi

Tous les baptisés doivent croire tout ce que l’Église propose à croire comme divinement révélé.

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Saint Thomas, Somme théologique, Ia, q. 32, a. 4 : « tous les catholiques sont censés connaître le magistère de l’Église et les vérités révélées dans la Sainte Écriture ».

Code droit canon 1917, canon 1324 : « Il ne suffit pas d’éviter la dépravation hérétique, mais il faut également fuir avec empressement ces erreurs qui en approchent plus ou moins. C’est pourquoi tous doivent, en effet, suivre les constitutions et décrets par lesquels ces opinions sont proscrites et interdites par le Saint-Siège ».

Par conséquent, ceux qui ne connaissent pas les principales hérésies et les principales erreurs proches de l’hérésie comme le libéralisme, le relativisme, l’indifférentisme religieux, le modernisme, le faux œcuménisme, le rationalisme, le naturalisme, etc., n’ont ordinairement pas d’excuse. Ceci est strict pour toutes les hérésies contre la loi naturelle (Loi naturelle ; Hérésies actuelles), car tous peuvent les vaincre par la raison naturelle. Tout baptisé est tenu de connaître la foi catholique sous peine de péché mortel contre la foi par omission pour ignorance coupable (sauf ignorance qu’on ne pas vaincre ordinairement) :

Code droit canon 1917, canon 2229, § 1 : « L’ignorance  affectée [volontaire et par la décision de ne pas s’instruire de la loi pour y manquer plus librement] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse jamais d’aucune peine latae sententiae [excommunication automatique] ».

§ 3 : « L’ignorance crasse ou supine [négligence coupable, paresse, mauvaise volonté de s’instruire de ce qu’on devrait] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse d’aucune peine latae sententiae [excommunication automatique] ».

 

Conclusion

Tous ont la nécessité absolue de recevoir le sacrement de baptême pour être sauvé. L’Église catholique enseigne aussi qu’il est absolument nécessaire pour tout le monde – au-dessus de l’âge de raison – de connaître positivement les mystères les plus sacrés pour être sauvé : la Trinité et l’Incarnation, en plus de la loi naturelle. C’est le minimum à croire pour le salut s’il est impossible d’en connaître davantage, mais s’il est possible de connaître la foi catholique, c’est un péché mortel de refuser ou de négliger de s’instruire et de ne pas adhérer fermement aux vérités révélées de la foi et de la morale catholique. Le refus ou le doute obstiné, même d’une vérité de foi ou de morale, est hérésie. Une personne errant dans la foi mais seulement dans l’erreur de bonne foi ou par ignorance non-coupable adhèrera immédiatement dès la connaissance de la vérité de foi qu’elle niait et ignorait ou ne comprenait pas.

Dieu retient la connaissance de la vérité à cause de la mauvaise volonté dans le cœur des gens pour quitter leur péchés. Les gens se condamnent parce qu’ils se préfèrent eux-mêmes à leur Dieu. Les gens de mauvaise volonté ne veulent pas connaître la foi catholique pour leur salut en cette grande apostasie actuelle de la fin des temps et préfèrent prendre ce qu’ils veulent, ce qui les arrange, et se fabriquer leur propre foi.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion de l’homme] plutôt qu’à Dieu ».

Tous ces gens sont foule qui ne craignent pas Dieu, ni ne se soucient de la vérité parce qu’ils préfèrent le mensonge parce qu’ils sont les fils de leur père, le diable, le père du mensonge. Ils se trouveront toujours des excuses et feront des tergiversations pour ne pas s’instruire et pour refuser la vraie foi, pour ne pas se soummettre à la foi catholique traditionnelle, et s’endurcissant dans leur mauvaise volonté ils se condamnent eux-même par leur propre jugement.

Sachant tout cela, si une personne ne fait pas ce qu’il faut, c’est-à-dire, si elle ne craint pas Dieu, si elle ne s’humilie pas pour demander pardon à Dieu pour ses péchés, et si elle ne fait pas pénitence et s’instruit de la foi, c’est qu’elle est déjà perdue. Et à moins d’une grâce particulière, que le Seigneur refuse ordinairement à cause de Sa justice et l’endurcissement du cœur, elle ne reviendra pas du chemin de l’enfer dans lequel elle se trouve. À moins qu’une telle personne persévère dans le Rosaire, et à cause de l’intercession de la sainte Mère de Dieu, le Seigneur ne lui donnera de voir son état et de pouvoir revenir.