La Tradition de l’Église et la Prophétie sont les deux témoins de la Révélation divine

Sommaire

  • Mon peuple, ceux qui te disent heureux te trompent
  • Faire pénitence ou brûler
    • Tradition de l’Église
    • Événements du premier siècle de l’Église
    • Écriture et prophétie
    • La Révélation divine a deux sources : la Tradition de l’Église et l’Écriture
    • La révélation divine est la vérité de Jésus-Christ – Jésus est Dieu, Il est la voie, la vérité, la résurrection et la vie

    • Les deux témoins de l’Apocalypse
      • Marcher avec Dieu et détruire l’idolâtrie
      • Hénoch et Élie
    • L’idolâtrie de la fausse église vatican 2 et la fin des temps

 

Mon peuple, ceux qui te disent heureux te trompent

Les apostats vatican 2, les hérétiques, les faux prophètes, les mauvais théologiens, et  les idolâtres, quasi tous les prêtres valides actuellement et les mauvais chrétiens disent : «soyez heureux sur la terre». Et les rois de la terre disent la même chose : «soyez heureux sur la terre». Ils trompent les gens et le peuple.

Isaïe 3, 12 : «Mon peuple a été dépouillé par ses exacteurs, et des femmes les ont dominés. Mon peuple, ceux qui te disent heureux, ceux-là mêmes te trompent ; ils détruisent la voie de tes pas [ton salut]».

Cette parole infaillible est vraie aussi bien sur le plan spirituel que sur le plan temporel.

La sainte Vierge appelle à faire pénitence et dit à Bernadette à Lourdes en 1858 : «Je ne vous promet pas d’être heureuse en ce monde, mais dans l’autre».

La plupart préfèrent ignorer Dieu, Sa Parole et Son Église, pour suivre leur vérité à eux pour faire ce qu’ils veulent et suivre leurs mauvais désirs, ils parlent de « charité » et de « miséricorde », mais ils sont trompés et appliquent la miséricorde en dehors de là où Dieu l’applique : dans la vérité révélée, dans la seule véritable Église catholique fondée par le Christ. Ces personnes devraient plutôt craindre la justice de Dieu car ils sont hors de l’Église et du salut.

Voici ce que dit la Parole de Dieu par la bouche du prophète-roi et, par lui, par tous les vrais catholiques.

Psaume 27, 3, 5 : «Ne m’entrainez pas avec des pécheurs, et ne me perdez pas avec des hommes qui opèrent l’iniquité : Qui parlent de paix avec leur prochain, et qui ont le mal dans leurs cœurs. … Parce qu’ils n’ont pas appliqué leur esprit aux œuvres du Seigneur, et aux œuvres de ses mains, vous les détruirez, et vous ne les rétablirez pas».

Avez-vous bien entendu ? «Parce qu’ils n’ont pas appliqué leur esprit aux œuvres du Seigneur, et aux œuvres de ses mains, vous les détruirez, et vous ne les rétablirez pas».

Les gens qui ne sont pas appliqués aux œuvres du Seigneur et aux œuvres de ses mains seront détruits pour l’éternité en enfer. Les œuvres du Seigneur et les œuvres de ses mains sont les œuvres de Dieu le Père, de Dieu le Fils et de Dieu le Saint-Esprit, c’est-à-dire l’Incarnation Rédemptrice et la Sainte Église une, sainte, catholique et apostolique pour le salut des hommes, en dehors de laquelle il n’y a aucun salut.

Ceux qui ne se sont pas appliqués aux œuvres du Seigneur sont ceux qui ne vont pas à Jésus-Christ pour leur salut : les juifs et païens qui ont refusé le Christ, les faux catholiques et les mauvais chrétiens, comme les hérétiques pré-vatican 2, les apostats vatican 2, les faux traditionalistes FSSPX, les schismatiques « orthodoxes » orientaux, anglicans, lignée Thuc, etc., et tous les sédévacantistes qui croient au salut hors de l’Église et à d’autres hérésies.

 

Faire pénitence ou brûler

Depuis la chute d’Adam et Ève, la vie sur terre n’est pas pour se réjouir, mais pour faire son deuil.

Sagesse 1, 15-2, 9 : «Car la justice est perpétuelle et immortelle ; Mais les impies, par les mains [actes] et par les paroles, ont appelé la mort : et l’estimant amie, ils ont disparu ; et ils ont fait alliance avec elle, parce qu’ils sont dignes d’être de son parti. Ils ont dit, en effet, pensant faussement en eux-mêmes : Il est court et plein d’ennui le temps de notre vie, et il n’est pas de jouissance à la fin de l’homme, et il n’est personne qu’on sache être revenu des enfers. Parce que nous sommes nés de rien, et qu’après cela nous serons comme si nous n’avions pas été ; parce que le souffle de nos narines est une fumée, et la parole une étincelle pour agiter notre cœur ; Cette étincelle éteinte, notre corps sera cendre, et l’esprit se dissipera comme un air subtil, et notre vie passera comme la trace d’un nuage, et s’évanouira comme un brouillard qui est chassé par les rayons du soleil et qui tombe, appesanti par sa chaleur ; Et notre nom subira l’oubli par le temps, et personne ne se souviendra de nos œuvres. Car c’est le passage d’une ombre que notre temps, et il n’y a pas de retour après notre fin, parce que le sceau est posé, et que personne ne revient. Venez donc, et jouissons des biens qui sont, et usons promptement des créatures, de même que dans la jeunesse. Enivrons-nous des vins exquis, et parfumons-nous ; et que la fleur de la saison ne nous échappe point. Couronnons-nous de roses, avant qu’elles se flétrissent ; qu’il n’y ait aucune prairie par laquelle ne passent nos plaisirs. Que personne ne soit exclu de nos plaisirs : laissons partout des marques de réjouissance, parce que c’est là notre partage et notre sort».

Sagesse 2, 21-25 : «Voici ce qu’ils ont pensé, et ils ont erré, car leur malice les a aveuglés. Ils n’ont pas su les secrets de Dieu ; ils n’ont pas espéré la récompense de la justice, et ils n’ont pas jugé justement l’honneur des âmes saintes. Car Dieu a créé l’homme inexterminable, et c’est à l’image de sa ressemblance qu’il l’a fait. Mais par l’envie du diable, la mort est entrée dans le globe de la terre. Or ceux-là l’imitent, qui sont de son parti».

Bientôt chaque homme devra, qu’il le veuille ou non, faire son deuil de la terre. Chacun mourra, dans dix ans, dans un an, dans un mois, dans un jour, dans une heure, ou sera surpris par la mort en un instant. Cela est une certitude absolue inévitable, une réalité à venir. Chaque seconde, des milliers de personnes meurent sur terre.

C’est sur terre qu’il faut faire son deuil de ses péchés et revenir à Dieu ou alors il faudra brûler. Pourriez-vous plonger votre tête ou même votre main dans votre four chaud ? Non, vous ne le voudriez pas, parce que vous savez que c’est un mal. Vous savez le bien et le mal de façon naturelle. Mais vous n’avez pas voulez faire pénitence du mal, vous n’avez pas voulu vraiment le bien et vous avez donc préféré le mal. Vous n’avez pas voulu de celui seul qui est le bien. Eh, bien, il faudra que votre corps tout entier soit plongé dans le feu car «Dieu est un feu consumant» (Deut. 4, 24 ; Héb. 12, 29).

Deutéronome 30, 15-20 : «Considère que j’ai proposé aujourd’hui en ta présence la vie et le bien, et d’un autre côté la mort et le mal. Afin que tu aimes le Seigneur ton Dieu, que tu marches dans ses voies, que tu gardes ses commandements, ses cérémonies et ses ordonnances ; et que tu vives… Mais si ton cœur se détourne, si tu ne veux pas écouter, et que, séduit par l’erreur, tu adores des dieux étrangers, et tu les serves, je te prédis aujourd’hui que tu périras, et que tu demeureras peu de temps dans la terre… J’invoque à témoin aujourd’hui le ciel et la terre, que je vous ai proposé la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis donc la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, que tu aimes le Seigneur ton Dieu, que tu obéisses à sa voix et que tu t’attaches à lui car c’est lui-même qui est ta vie et la longueur de tes jours…»

Romains 2, 4-6 : «Ignores-tu que la bonté de Dieu t’invite à la pénitence ? Cependant, par ta dureté et cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses œuvres».

Luc 13, 3 : «si vous ne faites pénitence, vous périrez tous».

Matthieu 10, 28: «Ne craignez point ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui [Dieu] qui peut précipiter l’âme et le corps dans la géhenne [l’enfer]».

Jean 12, 25b : «Celui qui aime sa vie la perdra ; et celui qui hait sa vie en ce monde, la conservera pour la vie éternelle».

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, 1551, ex cathedra : «toute la vie chrétienne, qui doit être une pénitence perpétuelle [St Thomas, Summa contra gentiles IV, 73 ; Leonina 15, 234a 18 ; Parme 5, 365b]».

Dieu accueille la pénitence en paiement de la dette des péchés.

Ézéchiel 18, 21 : «Mais si l’impie fait pénitence de tous ses péchés qu’il a commis, et qu’il garde tous mes préceptes, et qu’il accomplisse le jugement et la justice, il vivra de la vie et ne mourra point».

Ézéchiel 33, 14-16, 19 : «Mais si je dis à l’impie : Tu mourras de mort, et qu’il fasse pénitence de son péché, et qu’il accomplisse le jugement et la justice ; Et que cet impie rende la gage qu’on lui avait confié, et qu’il restitue ce qu’il avait enlevé, et qu’il marche dans les commandements de la vie, et qu’il ne fasse rien d’injuste, il vivra de la vie et il ne mourra pas. Tous ses péchés qu’il a commis ne lui seront point imputés ; il a accompli le jugement et la justice, il vivra de la vie. … Et lorsque l’impie se sera écarté de son impiété, qu’il aura accompli le jugement et la justice, il y vivra».

Isaïe 66, 2 : « mais vers qui porterai-je mes regards, sinon vers le pauvre et celui qui a l’esprit contrit, et qui tremble à mes paroles ? ».

Psaume 50, 19 : «Le sacrifice que Dieu désire est un esprit brisé de douleur : vous ne dédaignerez pas, ô Dieu, un cœur contrit et humilié».

Padre Pio : «Le péché n’est pas une violation de la loi, mais de l’amour».

A suivre

 

La Révélation divine a deux sources : la Tradition de l’Église et l’Écriture

Le contenu réel de la Révélation divine (Tradition et Écriture) est déterminé par le Magistère de l’Église Catholique, l’Autorité enseignante de l’Église Catholique, exercée par un pape en proclamant un dogme (Magistère solennel ou extraordinaire) ou une vérité à croire de foi divine (Magistère ordinaire) avec l’autorité de la Papauté.

Tradition

La vérité de Jésus-Christ est la Révélation Divine. L’Église Catholique enseigne que les deux sources de la Révélation Divine sont l’Écriture Sainte et la Tradition Sacrée de l’Église catholique : le contenu réel de la Révélation est déterminé par le Magistère de l’Église Catholique. La Révélation divine finit avec la mort du dernier apôtre.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 3, ex-cathedra (Denz. 3001 1792) : «… on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition … «

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 4 La foi et la raison, 1870, ex-cathedra : «En conséquence, le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte Église a présenté une fois pour toutes et jamais il n’est loisible de s’en écarter sous le prétexte ou au nom d’une compréhension plus poussée »

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 4, Canon 3 : «Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église se voient donner parfois, par suite du progrès de la science, un sens différent de celui que l’Église a compris et comprend encore, qu’il soit anathème »

L’Église catholique est la gardienne du dépôt de la foi (et non pas les sectes hérétiques comme vatican 2, protestantes, schismatiques « orthodoxes » orientales, anglicanes, « traditionalistes », etc.). La Tradition de l’Église est la foi de tous les temps. La Tradition orale précède l’Écriture.

La Tradition de l’Église comprend :

  • La création car la création est incluse dans la Rédemption.
  • La loi naturelle (loi non-écrite) car la loi naturelle participe de la loi éternelle.
  • La loi de Moïse (loi écrite) qu’a accomplie Jésus-Christ.
  • La nouvelle loi évangélique (être  dans l’Église par le baptême d’eau et dans la vraie foi pour le salut).
  • L’Église fondée par le Christ sur Pierre, qu’Il a institué Lui-même premier pape, sur ses successeurs et les successeurs des apôtres. L’Église est le peuple de Dieu, c’est-à-dire les vrais baptisés qui professent la vraie foi. (Voir Il n’y a pas de salut sans la vraie foi)

Le dépôt de la foi est transmis par la Tradition de l’Église qui contient le Magistère (enseignement doctrinal d’autorité sur la foi et la morale), qui contient l’Ancien Testament, car il annonce le Nouveau Testament, et tout ce qui a été transmis oralement et retenu par l’autorité de l’Église. Tout ce que contient l’Ancien Testament est relatif au Christ, comme Il le dit lui-même :

Luc 24, 44-45 : «… qu’il fallait que fût accompli tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les Psaumes. Alors il leur ouvrit l’esprit, pour qu’ils comprissent les Écritures».

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi».

Le Magistère de l’Église catholique fondée par Jésus-Christ explique, à travers le pape Léon XIII, la vraie foi divine de la Tradition catholique.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostoliqueTelle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié]et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholiqueCar il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

«Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi.

« Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela.

« L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVELÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE».

« …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES PLUTÔT QU’À DIEU ».

L’abbé Pie, futur cardinal Pie, explique très bien ce que représente la Tradition de l’Église par rapport aux saintes Écritures, conformément à l’enseignement de l’Église.

Abbé Louis-Edouard Pie, Prône prêché dans la cathédrale de Chartres, dimanche 19 nov. 1843 : «mes frères, auprès de l’homme, qui ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu, ce n’est pas assez que Dieu ait placé son Écriture ; il fallait aussi une nourrice, une mère pour rompre ce pain : cette mère, c’est l’Église. Les saintes Écritures, mes frères, sont la propriété de l’ÉgliseL’Église est avant l’Écriture, car l’Église remonte aux premiers jours du monde, et elle a été définitivement fondée par le Rédempteur ; or les Livres saints de l’ancienne alliance ne datent que de Moïse, et ce ne fut que plusieurs années après la mort du Christ et l’établissement de son Église que furent écrits les livres du Testament nouveau. Donc, c’est à l’Église qu’il appartient de mettre les Livres saints entre les mains des fidèles, quand et comment elle le juge utile et convenable.

«Donc les sectaires [protestants] qui sèment les bibles à profusion, et qui livrent la parole sainte à l’examen privé [Sola scriptura : Écriture seule] et au jugement arbitraire de chacun [Présomption], sont coupables d’iniquité [grave injustice] envers l’Église, disposent injustement de sa propriété [vol], et sont responsables devant Dieu des blasphèmes [outrage et injure à la Religion] et des scandales [occasion de péché pour autrui] que l’Écriture peut provoquer quand elle n’est pas interprétée par une autorité certaine [interprétation privée sans l’autorité du Magistère ou hors de la Tradition de l’Église]. Donc les catholiques indiscrets qui s’arrogent d’eux-mêmes la faculté de lire indistinctement toute l’Écriture, qui ne demandent pas à l’Église ses conseils, qui ne tiennent pas compte de ses restrictions, qui ne recourent pas à ses commentaires, n’auront pas droit d’accuser la parole de Dieu des tentations et des doutes auxquels leur foi sera souvent exposée, ni du fanatisme et de l’exagération auxquels leur esprit sera parfois livré.

«Mes frères, je le proclame avec Bossuet : pour celui qui lit l’Écriture avec un esprit raisonneur et plein de lui-même, il y a autant d’écueils que de versets. Aussi écoutez le principe fondamental qu’établit ce grand homme, et moyennant lequel l’Église catholique n’interdit à personne d’une façon absolue l’usage des Écritures. La plus utile observation qu’il y ait à faire, dit-il, sur la lecture de l’Écriture, est de s’attacher à profiter de ce qui est clair, en le goûtant et le méditant, et de passer ce qui est obscur, en l’adorant et soumettant toutes ses pensées au jugement de l’Église. Par ce moyen, on tire autant de profit de ce qu’on n’entend pas que de ce qu’on entend, parce qu’on se nourrit de l’un, et l’on s’humilie de l’autre. Autre principe. On trouvera dans l’Écriture certains récits, certaines expressions que l’Esprit-Saint a insérés par de secrets desseins, et qui tendent ou à inculquer, quelques vérités ou à inspirer l’horreur des grands crimes. Mais comme elles peuvent faire d’autres effets sur les âmes faibles, il faut passer par-dessus et prendre bien garde surtout de ne pas s’y arrêter par curiosité ; car Dieu frapperait terriblement ceux qui abuseraient jusqu’à cet excès de sa pensée, et qui feraient servir de matière à leurs mauvaises pensées un livre qui est fait pour les extirper».

Saint Paul parle de la Tradition.

II Timothée, 6, 20 : « Ô Timothée ! gardez bien le dépôt qui vous a été confié, évitant avec soin les paroles vaines et profanes, et les disputes qu’on décore du faux nom de science ; car plusieurs ont erré en s’y abandonnant».

II Timothée 2, 1 : « Quant à vous, mon fils, fortifiez-vous par la grâce qui est en Jésus-Christ, et ayez soin de recommander aux hommes fidèles, qui seront capables de les communiquer à d’autres, les choses que je vous ai dites dans mes exhortations particulières».

Saint Paul parle clairement de la tradition orale (parlée).

Colossiens 1, 5-6 : « Car l’espérance qui est placée pour vous dans le ciel, dont vous avez entendu parler avant dans la parole de la vérité de l’Évangile. Qui est venue vers vous, car elle est dans le monde entier; elle porte des fruits, comme aussi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu dans la vérité ».

La parole est décrite comme «la parole de la vérité» et l’Évangile. La référence à la «parole» venue dans le monde entier confirme que ce passage se réfère à la parole et non la Bible, car cela n’aurait pas été dit de la Bible à l’époque.

Jean 17, 20 : « Je ne prie pas pour eux seulement, mais pour ceux également qui croiront en moi par leur parole».

Jésus prie pour ceux qui croiront à travers la «parole» de ses apôtres. Mais seuls quelques-uns de ses apôtres ont écrit des mots dans la Bible. La plupart d’entre eux ne l’ont pas fait. «Leur parole» à travers laquelle les gens vont croire, doit donc être leur prédication et la communication de la tradition orale, et non leur écriture.

Luc 8, 11-13 : «Maintenant, que signifie cette parabole : La semence, c’est la parole de Dieu. Ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui entendent ; puis le diable vient et enlève la parole de leur cœur, de peur qu’ils ne croient et soient sauvés. Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux, qui, quand ils entendent, reçoivent la parole avec joie, et ceux-ci n’ont pas de racine, ils croient pour un temps, et dans le temps de la tentation ils se retirent».

Il décrit clairement la parole en tant que «la parole de Dieu».

Luc 4, 44 ; 5, 1 : « Et il [Jésus] prêchait dans les synagogues de la Galilée. Et il arriva que, comme les gens se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu, il se tenait au bord du lac de Génésareth».

Luc 3, 2 : «Anne et Caïphe étant les grands prêtres, la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie, dans le désert».

Ceci fait référence à une révélation donnée à Saint-Jean-Baptiste.

Actes 4, 31 : « Et quand ils eurent prié, le lieu fut secoué où ils étaient assemblés, et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et ils annonçaient la parole de Dieu avec assurance».   

La Bible enseigne que la Tradition verbale doit être acceptée avec l’Écriture

Les passages suivants réfutent totalement l’idée de l’Écriture seule. Ils montrent que la Bible enseigne que la tradition apostolique doit aussi être acceptée. Cette tradition apostolique a été donné par Jésus aux Apôtres, mais toutes les parties de celle-ci n’ont pas été nécessairement écrites explicitement dans la Bible. Par exemple, dans Jude 1, 9, nous lisons :

« Mais quand l’archange Michel, contestait avec le diable, disputait le corps de Moïse, n’osa pas prononcer un jugement injurieux contre lui, mais il dit :« Le Seigneur te réprime ».

Ce différend entre le diable et l’archange Michel n’est pas décrit en détail dans la Bible. L’écrivain s’appuit sur une tradition. Les passages suivants du Nouveau Testament confirment l’enseignement catholique sur la nécessité d’accepter l’Écriture et la Tradition.

2 Thessaloniciens 3, 6 : « Maintenant, nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous retirer de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon la tradition qu’il a reçu de nous».

2 Thessaloniciens 2, 15 : « Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues, soit par notre parole, soit par notre lettre».

Cela montre clairement que la Bible elle-même enseigne que tout ce qui doit être considéré est écrit, mais certaines sont délivrées par la tradition orale.

2 Timothée 2, 1-2 : « Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus Christ. Et les choses que tu as entendu de moi et beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres».

1 Corinthiens 11, 16 : «Mais si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, non plus les Églises de Dieu».

1 Corinthiens 11, 23 : « Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné … »

1 Corinthiens 15, 2-3 : « dans lequel aussi vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé, autrement, vous auriez cru en vain. Car je vous ai enseigné avant tout, comme j’ai également reçu … »

Comme ces passages le prouvent, la condamnation de la «tradition des hommes» (Matthieu 15, 9 ; Marc 7, 8, etc) dont parle Jésus n’avait rien à voir avec la véritable tradition apostolique, dont la Bible dit que nous devons l’accepter. Jésus condamnait les pratiques artificielles des Pharisiens.

L’Église existait pendant des décennies alors que la Bible n’était même pas terminée

Selon les chercheurs, le dernier livre de la Bible (Livre de l’Apocalypse) a été écrit aux environs de 68 au plus tôt, et 95 au plus tard. Jésus-Christ est monté au ciel vers 33, par conséquent, peu importe dans quel but on prend la date de l’Apocalypse, il ne fait aucun doute que l’Église du Christ a existé et a fonctionné pendant des décennies (de 30 à 60 ans) avant que la Bible soitt même finie. Alors, qui a guidé les chrétiens au cours de cette période ? Comment savaient-ils exactement ce qu’ils devaient croire et faire pour être sauvés ? C’est l’Église qui leur a enseigné. C’est l’Église qui, dès les premiers jours, a été la règle de foi pour le chrétien. Les questions et les décisions doctrinales ont été décidées pour toute une génération avant que la Bible ne soit terminée. C’est donc un fait que la Bible n’était pas et ne pouvait pas être la seule règle de foi. En effet, il a fallu 300 autres années pour que l’Église détermine officiellement exactement quels livres forment la Bible.

Il a fallu attendre le 4ème siècle que le canon de la Bible soit définitivement fixé

Il s’agit d’un point crucial. Au cours des trois premiers siècles après Jésus-Christ, il y avait des différends sur la composition précise de la Bible. La liste officielle des livres bibliques (appelé le Canon) n’était pas le même partout. Quelques livres considérés comme faisant partie de la Bible dans certaines localités étaient soupçonnés ou rejetés dans d’autres.

Par exemple, la Didachè, l’épître de Barnabas, la Première lettre de Clement, et le Pasteur d’Hermas ont été, dans certains cas, considérés comme l’Écriture inspirée et utilisés dans le culte public.4 Bien que celles-ci étaient des œuvres anciennes  très importantes, qui à bien des égards ont exprimé la vraie tradition chrétienne , l’Église déclarerait que ces écrits ne faisaient pas réellement partie de la Bible. La question n’a pas été réglée et clarifiée universellement tant que l’autorité de l’Église catholique ne se soit prononcée sur la liste des livres. Cela s’est produit lors des Conciles de Rome (382), Hippone (393) et de Carthage (397).

Avant que l’Église ait pris sa décision, il y avait aussi beaucoup de doutes sur 2 Pierre, l’épître de Jude, Hébreux, 2 et 3 Jean, et le livre de l’Apocalypse – qui ont finalement été inclus dans la Bible. En fait, «la liste la plus ancienne ayant survécu des livres chrétiens est le Canon de Muratori, d’environ 150. Ce fragment comprend tous les livres du Nouveau Testament, sauf Hébreux, Jacques, 1 Pierre, et 2 Pierre, et compte comme canonique [partie de l’Écriture] l’Apocalypse de Pierre et le Pasteur d’Hermas, qui tous deux ont finalement été exclus par l’Église du canon définitif ». (Mike Aquilina, Les Pères de l’Église, pp 28-29)

Il y avait aussi des faux évangiles qui circulaient, comme l’Évangile de Pierre, l’Évangile de Thomas et d’autres. Ceux-ci ont été rejetés par l’Église et ne figurent pas dans les Écritures.

Depuis que les protestants rejettent l’autorité de l’Église catholique, ils n’ont absolument aucun moyen de déterminer avec certitude (ie infailliblement) les livres qui font partie de la Bible. La Bible ne vient pas avec une table des matières. Elle a été ajoutée par la personne qui a publié la version de la Bible. La Bible ne nous dit pas quels livres sont inspirés ou combien de livres sont en elle. En outre, même si un livre ne mentionne pas d’autres livres comme étant inspirés, selon quels critères peut-on déterminer que ce livre en particulier est inspiré ? Afin d’arriver à une infaillible liste de livres, il doit y avoir une autorité infaillible en dehors de la Bible. C’est l’Église. Par conséquent, si l’on rejette l’autorité infaillible de l’Église et qu’on s’en tient à l’Écriture seule, on reste incapable de déterminer si on a de véritables livres.

Face à ce problème, un protestant bien connu, l’érudit RC Sproul, a été contraint d’affirmer que la Bible est une « collection faillible de livres infaillibles ». Si vous réfléchissez bien à ce sujet, une collection faillible de livres infaillibles est une contradiction. Elle vous laisse logiquement avec une Bible faillible. Cela démontre que les protestants ne peuvent pas logiquement soutenir que leur Bible est infaillible, car ils ne peuvent pas savoir avec certitude si elle a même les livres corrects.

Par exemple, après la séparation de l’Église catholique, Martin Luther et ses coreligionnaires ont enlevé sept livres entiers de la Bible. Ils ont enlevé les livres de Tobias (Tobie), Judith, Sagesse, l’Ecclésiastique (Siracide), Baruch, premier et deuxième Macchabées, ainsi que des pièces d’Esther et de Daniel. En conséquence, les bibles protestantes (à ce jour) ont 66 livres, tandis que les bibles catholiques en ont 73. Martin Luther et les protestants ont pris la décision radicale de supprimer ces sept livres de la Bible, même s’ils avaient été presque universellement reconnus comme faisant partie de la Bible pendant plus d’un millénaire.

En outre, les sept livres que les protestants ont supprimé se trouvent dans la Septante. La Septante est une traduction grecque de l’Ancien Testament qui a été achevée quelques siècles avant la naissance de Jésus-Christ. Certains pourraient se demander : qu’est-ce de si important dans la Septante ? Eh bien, comme mentionné dans le chapitre relatif au Purgatoire, le Nouveau Testament comporte des citations de l’Ancien Testament environ 350 fois – et environ 300 de ces citations sont tirées de la version des Septante de l’Ancien Testament, et donc des sept livres que les protestants ont rejeté.

Il convient également de noter que ce n’est pas la Bible, mais la tradition et l’Église, qui détermine la qualité d’auteur des livres bibliques. L’Évangile de Matthieu, par exemple, n’indique pas qui l’a écrit. C’est de la tradition et de l’Église que nous savons qu’il a été écrit par Matthieu. Ainsi l’Écriture ne dit pas qui a écrit Matthieu, la logique protestante aurait besoin de conclure qu’il s’agit d’une question ouverte.

Par ailleurs, une bourse d’écriture pure, sans l’aide de l’Église, n’aurait pas conduit personne au canon biblique correct. Le livre de Philémon, par exemple, ne possède pas les caractéristiques des autres livres du Nouveau Testament. Philémon ne contient pas de message de salut. Il s’agit simplement d’une communication et d’une demande au sujet d’un esclave fugitif. Le fait qu’il prétend avoir Paul pour son auteur ne serait pas suffisant pour prouver que cela fait partie de l’Écriture, car tout document pourrait répondre à cette demande et non l’ensemble des lettres de Paul qui ont été inclues dans la Bible.

Dès les débuts de l’Église, les hérétiques avaient mal cité l’Écriture pour propager des sectes et des hérésies

Au 4ème siècle, l’Église a lutté contre l’arianisme. L’Église tout entière a été presque envahie par cette hérésie. L’arianisme niait la divinité de Jésus-Christ. Il estimait que le Fils de Dieu n’existait pas de toute éternité, mais a été créé à un certain point dans le temps par le Père. L’expression de cette hérésie était souvent subtile et intelligente, et les Ariens ont fait appel à de nombreux passages de la Bible pour tenter de prouver leur affirmation selon laquelle Jésus n’est pas vraiment Dieu.

« … Il est vite devenu évident que la vraie difficulté serait d’énoncer une déclaration de la foi chrétienne qui exclurait absolument et catégoriquement l’arianisme. Les savants ariens avaient leur propre interprétation pour chaque palier de passage biblique sur la divinité du Christ. Chacun soulevé devant le conseil suscitait de leur part une véritable vague de murmures, clins d’œil, hochements de tête, et transports de gesticulations de pantomime qu’ils ne pourraient accepter en toute sécurité dans le cadre d’un credo conciliaire, car ils avaient une explication Arienne de celui-ci. Un terme devait être trouvé auquel ils ne pouvaient pas se soustraire » (Warren H. Carroll. Une histoire de la chrétienté, Vol 2, Front Royal, Virginie … chrétienté College Press, 1987, p 11)

En comprenant les Écritures à la lumière de la Tradition apostolique, l’Église catholique au Concile de Nicée en 325 après J-C a été capable de dénoncer l’hérésie arienne et d’expliquer correctement les passages bibliques que les ariens avaient utilisé à mauvais escient. Elle a déclaré que Jésus était vrai Dieu d’égalité avec le Père, et elle a utilisé une expression qui ne figure dans l’Écriture et d’une manière qui exclurait toute équivoque Arienne. Elle a déclaré que Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est homoousios – « consubstantiel » – avec le Père. Ceci a donné le vrai sens de l’enseignement de l’Écriture sur les personnes de la Trinité et détruit l’hérésie arienne, qui a tenté de conformer à son idée hérétique chaque passage de l’Écriture.

La Bible ne pouvait pas être distribuée en masse jusqu’au 15ème siècle

Avant l’invention de l’imprimerie au 15ème siècle, c’était une tâche laborieuse et minutieuse de reproduire la Bible. Cela devait être fait à la main. Cette difficulté, conjuguée à l’analphabétisme commun, signifiait que quelques-uns avaient une Bible pendant les 15 premiers siècles de l’Église. Dieu aurait quitté son église sans avoir les moyens de produire en masse la seule règle de foi pour les 1500 premières années d’existence de l’Église ? Bien sûr que non. La notion est ridicule et auto-réfutée. Au cours du premier millénaire, la règle de la foi pour les chrétiens était l’Église. Elle l’est encore aujourd’hui. L’Église est la règle prochaine de la foi, qui donne la vraie compréhension de l’Écriture et de la Tradition, qui sont les deux sources de la révélation de Jésus-Christ.

Les manuscrits originaux de la Bible ne sont plus accessibles

Les manuscrits originaux de la Bible n’existent plus. Nous possédons des copies des originaux, mais pas les Écritures originales. Alors, d’où vient que la Bible enseigne que des copies des originaux seront protégés contre les erreurs et serviront comme seule règle de foi pour le chrétien ? La Bible même n’enseigne pas que la Bible est la seule règle de foi pour le chrétien, et certes les protestants ne peut pas prouver qu’il est dit que les copies seront protégés de l’erreur, car cela n’est dit nul part. (Par ailleurs, ce sont des catholiques, notamment des moines, qui ont préservé la Bible en la copiant.) Si un protestant affirmait que Dieu fait en sorte que les mots soient protégés dans le processus de copie, alors le protestant se déplacerait en dehors du cadre de la Bible seule. Il admettrait que Dieu a transmis la protection de son enseignement et de sa parole aux autorités et aux personnes extérieures à la Bible (par exemple, l’Église). Si cela peut s’appliquer à l’écrit, cela peut également s’appliquer à son enseignement oral (Tradition).

La Bible enseigne qu’il y a d’innombrables choses que Jésus a dit et faites qui n’ont pas été écrites dans la Bible

Jean 20, 30 : «Et il y a beaucoup d’autres signes que Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, qui ne sont pas écrits dans ce livre».

Jean 21, 25 : « et il y a également bien d’autres choses que Jésus a faites, qui, si elles devaient être rédigées pour tout le monde, je suppose que le monde même ne pût contenir les livres qu’on écrirait. Amen. »

Tout ce que Jésus a dit et enseigné les apôtres n’a pas été écrit dans la Bible. C’est clair.

Jésus a commandé à ses apôtres de prêcher l’Évangile, pas de l’écrire

À l’exception de la commandement donné à St Jean d’écrire le livre de l’Apocalypse, Jésus n’a pas commandé à quiconque d’écrire quoi que ce soit. Au contraire, Il leur commanda de prêcher son Évangile et de baptiser.

Marc 16, 15-16 : « Et il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez l’Évangile à toute créature . Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné ».

Matthieu 28, 19-20  » Allez donc, et enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit : enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé ; et, voici, je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde. Amen».

Si la parole écrite de la Bible est la seule règle de la foi, comme les protestants le prétendent, alors Jésus aurait ordonné d’écrire et de créer des clubs lecture de la Bible. Mais il ne fait rien de la sorte. Jésus leur avait ordonné d’enseigner toutes les nations, tout de sa vérité par la parole, par la prédication. Ces considérations simples montrent que la position protestante de sola scriptura (c-à-d l’Écriture seule) est complètement fausse.

La Bible ne nous enseigne pas que l’interprétation privée de l’Écriture était voulue par Jésus

Actes 8, 30-31 : « Et Philippe accourut, et l’entendit lire prophète Isaïe, et lui dit : Comprends-tu ce que tu lis ? Et il répondit : Comment le pourrais-je, si quelqu’un ne me guide ? Et il invita Philippe à monter et à s’asseoir avec lui».

Voilà pour l’idée protestante selon laquelle celui qui lit les Écritures est éclairé automatiquement par Dieu. Nous pouvons constater que tel n’est pas l’enseignement de la Bible.

Néhémie 8, 8 : « Ils lisaient dans le livre de la loi de Dieu, et en donnaient le sens et faisaient comprendre la lecture».

2 Pierre 1, 20 : «Sachant avant tout qu’aucune prophétie de l’Écriture ne peut être un objet d’interprétation particulier».

Paul consulte l’Église, pas la Bible, face à son dilemme doctrinal dans Actes 15

Actes 15, 1-2 : « Et certains hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, et disent : Si vous n’êtes circoncis à la manière de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.Quand donc Paul et Barnabas eurent un conflit important et disputaient avec eux, ils ont déterminé que Paul et Barnabas et quelques autres d’entre eux, monteraient à Jérusalem vers les apôtres et les anciens, pour cette question».

Lorsqu’ils sont confrontés à un dilemme doctrinal dans Actes 15, Paul ne consulte pas la Bible, mais va à la direction de l’Église.

Voici quelques autres exemples dans la Bible où les enseignements ou les instructions ont été tirées de la communication et la tradition orale, et non de la lecture de la Bible.

1 Corinthiens 11, 34 : «… et le reste, je les réglerai quand je viendrais».

2 Jean 1, 12 : «Ayant beaucoup de choses à vous écrire, je n’écrirais pas avec du papier et de l’encre, mais j’espère aller vers vous, et vous parler face à face, afin que notre joie soit parfaite».

Deutéronome 4, 2 : «Vous n’ajouterez rien à la parole que je vous dis, et vous n’en retrancherez point : gardez les commandements du Seigneur votre Dieu que moi, je vous prescris».

Note Bible catholique Vulgate Dt 4, v. 2 : «Les hérétiques prétendent à tort que ce verset condamne toutes les traditions et les ordonnances de l’Église, comme étant des additions que l’on a faites à l’Écriture. S’ils étaient conséquents, ils diraient la même chose de toutes les autres parties de la Bible, et même des autres livres du Pentateuque, où il se trouve des ordonnances qu’on était pas moins obligé de pratiquer. Le sens évident de ce passage est que personne ne pouvait rien faire des choses que Dieu avait défendues, et ne rein omettre  de celles qu’il avait ordonnées ; c’est-à-dire que toute la loi devait être exactement observée par tout le peuple de Dieu».

 La Bible prouve les enseignements de l’Église Catholique – Monastère de la Très Sainte Famille  Chapitre 9. La Bible n’enseigne pas la sola scriptura (Écriture seule)

Événements du premier siècle de l’Église

(Collectif Les Pères de l’Église, Traduction par M. de Genoude ; Sapia, 1837, Tome I, p. 91-93)

33
Jésus-Christ monte au ciel. Les apôtres attendent le Saint-Esprit.
Saint Mathias est élu apôtre.
Descente du Saint-Esprit. Établissement de l’Église. Élection des sept premiers diacres. Martyre de saint Étienne.
Saint Jacques le mineur, établi par les apôtres évêque de Jérusalem.
34
Persécution contre l’Église de Jérusalem.
Calomnies répandues par les Juifs contre les fidèles.
Conversion des Samaritains.
Conversion de l’eunuque de la reine d’Éthiopie.
Conversion de saint Paul.
35
Conversion du centenier Corneille.
36
Saint Pierre fonde l’Église d’Antioche.
Dispersion des apôtres par toute la terre.
Saint Mathieu écrit son évangile.
37
Mort de l’empereur Tibère, qui avait succédé immédiatement à Auguste.
Caïus, surnommé Caligula, empereur.
40
La vengeance divine commence à éclater sur les Juifs.
41
Mort de Caligula. Claude, empereur.
42
Saint Pierre établit son siège à Rome.
43
Les disciples de Jésus-Christ commencent à être appelés Chrétiens.
Saint Pierre retourne à Jérusalem.
44
Martyre de saint Jacques le majeur.
Saint Pierre est mis en prison ; il est délivré par un ange.
Saint Paul et saint Barnabé sont faits apôtres des Gentils à Antioche.
45
Première épître de saint Pierre. Évangile de saint Marc.
51
Concile de Jérusalem.
52
Les deux apôtres aux Thessaloniciens.
53
Apollonius de Thyane paraît avec éclat.
Évangile de saint Luc.
54
Hérésie de Cérinthe.
Mort de l’empereur Claude. Néron lui succède.
55
Épître aux Galates.
56
Première épître aux Corinthiens.
57
Seconde épître aux Corinthiens.
58
Épître aux Romains.
60
Saint Marc fonde l’Église d’Alexandrie.
Épître de saint Jacques le mineur.
61
Saint Paul à Rome. Il écrit à Philémon.
62
Martyre de saint Jacques. Les apôtres établissent en sa place saint Siméon pour évêque de Jérusalem.
Épîtres aux Philippiens et aux Colossiens.
63
Épître aux Hébreux.
Saint Luc écrit le livre des Actes.
64
Épîtres à Timothée et à Tite.
Persécution de Néron.
65
Seconde épître de saint Pierre.
Saint Pierre et saint Paul sont mis en prison à Rome.
Saint Paul se justifie devant Néron.
Épître aux Éphésiens.
66
Simon le magicien séduit beaucoup de monde.
Martyre de saint Pierre et de saint Paul à Rome, sous Néron.
Saint Lin, pape. Révolte des Juifs. Commencement de la guerre.
Les Chrétiens quittent Jérusalem et se retirent à Pella.
Saint Jean vient en Asie combattre les hérétiques Ébion, Cérinthe et Ménandre.
67
Jérusalem réduite aux dernières extrémités. Fureur des zélateurs.
Effets terribles de la colère de Dieu sur les Juifs.
68
Martyre de saint Marc à Alexandrie. Martyre de saint Évode, premier évêque d’Antioche après les apôtres. Saint Ignace lui succède.
69
Mort de Néron. Galba, empereur. Il est tué après un règne de sept mois. Othon élu en sa place, puis Vespasien.
70
Titus prend Jérusalem. Le temple brûle malgré ce prince.
78
Mort du pape saint Lin. Saint Clet ou Anaclet lui succède.
79
Mort de l’empereur Vespasien. Titus, son fils, règne après lui.
81
Mort de Titus. Domitien, empereur.
91
Saint Anaclet, pape, meurt et a pour successeur saint Clément.
94
Quintilien écrit sa Rhétorique. L’historien Josèphe écrit aussi.
95
Persécution de Domitien. Saint Jean l’évangéliste est plongé à Rome dans l’huile bouillante, puis relégué en l’île de Pathmos, où il écrit son Apocalypse.
Domitien fait mourir Flavius Clément, son cousin, au sortir de son consulat, parce qu’il était Chrétien. Il bannit la femme et la nièce de Flavius.
96 Mort de Domitien. Nerva, empereur.

Nerva rappelle les exilés.
97
Mort d’Apollonius de Thyane. Épître du pape saint Clément aux Corinthiens. Martyre de saint Timothée à Éphèse.
Saint Jean revient à Éphèse, où il écrit son évangile et ses épîtres.
98
Mort de Nerva.
99
Trajan succède à Nerva.
100
Mort de saint Jean.

Écriture et prophétie

Les Écritures et la Tradition retenues par l’autorité du Magistère de l’Église constituent le dépôt de la foi divine et catholique. L’Écriture témoigne de la transmission orale pour la garder. L’Écriture est dans la Tradition et non la Tradition dans l’Écriture comme pensent les hérétiques. La Tradition orale précède l’Écriture : L’Église précède l’Écriture. L’Écriture est prophétique puisqu’elle est la Tradition orale mise part écrit.

Le sens de l’Écriture et les noms des choses

Saint Augustin, sur le sens spirituel de l’Écriture, sermon LXXIII, 2 : «Vous savez qu’il a été parlé hier de trois endroits où ne profite point la semence ; le chemin, les pierres et les épines. Voilà l’ivraie, c’est dans une autre parabole un autre nom donné à la même chose. Car, lorsqu’il est question de similitudes et non du sens propre, on n’exprime que la ressemblance de la vérité, et non la vérité même. Je n’ignore point que quelques-uns savent cela ; mais nous parlons pour tous. Ainsi donc dans les choses sensibles un chemin est un chemin, un endroit pierreux est un endroit pierreux et des épines sont des épines ; il n’y faut voir que cela, car les mots sont pris ici dans leur sens propre. Mais dans les paraboles et les comparaisons, un même objet peut être désigné par des noms différents, et c’est ce qui m’a permis de vous dire que le chemin dont il est parlé dans l’Évangile, ainsi que l’endroit pierreux et l’endroit couvert d’épines désignent les mauvais chrétiens, désignés aussi par l’ivraie. Le Christ ne porte-t-il pas à la fois les noms d’agneau et de lion ? S’il s’agit de troupeaux et d’animaux sauvages, on ne doit voir dans l’agneau qu’un agneau et dans le lion qu’un lion ; mais le Christ est l’un et l’autre. Dans la première acception, c’est le sens propre : c’est le sens figuré dans celle-ci. Il arrive même que dans ce sens figuré les êtres les plus opposés portent le même nom. Qu’y a-t-il de plus opposé entre eux que le Christ et le démon ? Le Christ et le démon, néanmoins, sont appelés l’un et l’autre lion. Au Christ est donné ce nom : «Le lion de la tribu de Juda a vaincu». Au démon également : «Ne savez-vous que votre ennemi, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant à dévorer». Ce nom désigne ainsi le Christ et le diable : le Christ, à cause de sa force, le diable à cause de sa férocité ; le Christ à cause de ses victoires, le diable à cause de ses ravages. Ce même démon est encore représenté comme un reptile, c’est l’antique serpent : s’ensuit-il que notre Pasteur nous ordonne d’imiter ce serpent quand il nous dit : «Soyez simples comme des colombes et rusés comme des serpents ?»

L’Écriture prophétise car « l’Esprit-Saint … a parlé par les prophètes » (Profession de foi de Nicée-Constantinople ex cathedra). Les prophètes sont les hommes par lesquels l’Esprit-Saint a annoncé et annonce Jésus-Christ, que ce soit dans l’ancienne loi ou la Nouvelle. Comme Jésus est le Verbe de Dieu, et que l’Esprit-Saint est esprit de vie et de vérité, la conséquence est que les divines Écritures sont esprit et vie, elles donnent la vie.

Jean 6, 63 : «Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie».

Jean 14, 26 : «Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit».

Donc avant d’être écrites, ces paroles ont été dites et entendues. Les prophètes ont entendues, comme les apôtres. Cela devrait être clair pour tout le monde.  Ceux qui nient la Tradition de l’Église, comme les protestants hérétiques et d’autres, sont des morts spirituels qui doivent revenir dans le sein de l’Église pour pouvoir être sauvés, car la prophétie hors de la Tradition de l’Église est un feu qui brûle pour la perdition. Comme la Prophétie est non seulement l’annonce des réalités à venir, mais aussi le rappel des réalités venues, il est par conséquent nécessaire que la Prophétie s’inscrive dans la Tradition de l’Église, sinon ce n’est pas la prophétie, ce n’est pas le rappel des réalités venues. Hors de la Tradition de l’Église, aucune prophétie ne possède le Christ et Son Esprit.

Saint Pierre, dans sa deuxième épître, explique infailliblement que les prophètes sont inspirés par l’Esprit-Saint et non par l’homme.

2 P. 1, 19-21 : Et nous avons la parole plus ferme des prophètes, à laquelle vous faites bien d’être attentifs, comme à une lampe qui luit dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour brille, et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs. Sachant avant tout que nulle prophétie de l’Écriture ne s’explique par une interprétation particulière [privée et personnelle]. Car ce n’est pas par la volonté des hommes que la prophétie a jamais été apportée ; mais c’est inspirés par l’Esprit-Saint, qu’on parlé les saints hommes de Dieu».

Saint Irénée (2e s.), père de l’Église, explique que l’Ancien Testament est la prophétie du Nouveau Testament.

Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre 4, partie 2 : «une prophétie est la prédiction de choses à venir, l’annonce anticipée de réalités ultérieures».

Saint Hippolyte de Rome (2e s.), père de l’Église, décrit les prophètes par lesquels l’Esprit-Saint a parlé comme « inspirés par le Verbe … par leur foi … la sagesse même du Verbe qui parlait par leur bouche … voient depuis le principe des choses ».

Saint Hippolyte, père de l’Église, Démonstration du Christ et de l’Antéchrist, n° 2 : «Nous prendrons pour guides et pour flambeaux les saints prophètes qui, par leur foi dans le Verbe, ont entrevu les mystères, qui ont raconté le passé, le présent et l’avenir ; c’est par là qu’ils ont été non-seulement les hommes de leur siècle, mais encore les hommes des âges futurs. Remplis de l’esprit de prophétie, inspirés par le Verbe, ils étaient eux-mêmes comme un instrument harmonieux que Dieu faisait résonner, et dont il se servait pour annoncer au monde ses volontés et ses desseins. Et certes, il ne faut point croire que, s’ils parlaient de l’avenir, ce fût de leur propre mouvement ; mais c’était la sagesse même du Verbe qui parlait par leur bouche, et qui, après avoir dévoilé à leur esprit les choses futures, les chargeait de les révéler (II P. 1, 21.). Il faut donc admettre que les choses qu’ils voyaient avec les yeux de la foi, et que Dieu leur manifestait pour les révéler ensuite, étaient des choses cachées au vulgaire. Car pourquoi aurait-on donné le nom de prophète à un prophète, si ce n’est parce qu’animé de l’esprit de Dieu, il possédait le don de prédire l’avenir ? Car le prophète lui-même cesse d’être prophète lorsqu’il parle d’un événement qui est à la connaissance de tous ; mais il est reconnu pour prophète du moment où il annonce les choses futures. C’est pour cela que le nom de prophète signifie, ceux qui voient depuis le principe des choses (I R. 9, 9)».

Ainsi la prophétie est la Parole de Dieu qui annonce le Christ qui est Lui-même la Parole de Dieu en personne, par Son Esprit-Saint qui est Sa Sagesse. L’Écriture est la mise par écrit de la parole de Dieu afin qu’elle soit transmise aux hommes par la Tradition retenue par l’autorité du Magistère de l’Église que Dieu lui a donnée. La prophétie est dans l’Écriture de la Tradition de l’Église pour s’opposer à l’idolâtrie par l’annonce du Christ.

La prophétie c’est l’Esprit-Saint parlant par les hommes de Dieu pour annoncer le Christ Vrai Dieu fait homme sans cesser d’être Dieu avant son premier avènement, et pour rappeler la Parole du Christ après son premier avènement. Et pour annoncer le Christ et rappeler la Parole de Dieu avant son second avènement glorieux. L’homme ne peut prophétiser qu’en étant rempli d’Esprit-Saint qui est l’âme de l’Église catholique une sainte catholique et apostolique, c’est-à-dire qu’en dehors de la Tradition de l’Église ne sortent que des fausses prophéties. La Tradition de l’Église inclut :

  • 1) le prototype de l’Église (Foi dans le Sauveur révélé à venir) dans la loi naturelle avant le déluge et avant la loi de Moïse donnée par Dieu ;
  • 2) le type ou figure de l’Église (Foi dans le Sauveur révélé à venir dans la loi mosaïque), la synagogue de l’Ancien Testament ;
  • 3) le dépôt de la foi dont l’Église est gardienne par la Papauté (Foi dans le Sauveur révélé venu dans la loi évangélique).

Existe-t-il des prophéties qui n’ont pas encore été écrites ou dites ? Non, tout a été dit par Jésus-Christ, Dieu a tout révélé par Son Fils, car en lui «toute la plénitude de la Divinité habite corporellement (Colossiens 2, 9)» cependant il existe des paroles inspirées du Saint-Esprit qui annonce Jésus et qui rappelle Sa Parole, car Jésus est le Principe. L’enseignement de l’Eglise (doctrine magistérielle) n’est pas la prophétie, c’est la Révélation, c’est-à-dire les vérités révélées qui font déjà partie de la Révélation divine et qui sont dévoilées à l’homme.

Jean 1, 45 : «Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et ensuite les prophètes, Jésus, fils de Joseph de Nazareth».

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi».

Jésus est Dieu – Jésus est la voie, la vérité, la résurrection et la vie

Dieu se révèle à Moïse comme «Je suis celui qui suis». Dieu ne dit pas « mon nom est tel ou tel », ou « je me nomme tel ou tel », mais «Je suis celui qui suis». Dieu est l’Être qui donne l’être et l’existence à tout.

Exode 3, 14 : «Dieu dit à Moïse : JE SUIS CELUI QUI SUIS. Il ajouta : Tu diras ainsi aux enfants d’Israël : CELUI QUI EST m’a envoyé vers vous».

Commentaire Bible catholique Vulgate Ex. 3, 14 : Je suis celui qui suis. Cette définition parfaite, dit saint Hilaire [de Poitiers, Père et Docteur de l’Église], rend la notion de nature divine par l’expression la mieux appropriée à l’intelligence des hommes. En effet, rien ne se conçoit comme plus essentiel à Dieu que d’être, parce que celui qui est l’existence même ne peut avoir ni fin ni commencement, et que dans la continuité d’une béatitude inaltérable, même ne peut avoir ni fin ni commencement, et que dans la continuité d’une béatitude inaltérable, il n’a pu et ne pourra jamais ne pas être.

Jésus dit qu’Il est Celui qui est, Je suis, dont quelques exemples de citations parmi de nombreuses autres :

Jean 8, 24 : «Je vous ai donc dit que vous mourriez dans vos péchés, car si vous ne me croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans votre péché».

Jean 8, 25 : «Qui est-tu ? Jésus leur dit : Le principe, moi-même qui vous parle».

Jean 8, 58 : «Jésus leur dit : En vérité, en vérité, avant qu’Abraham eût été fait, je suis».

Jean 11, 25 : «Jésus lui dit : C’est moi qui suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, quand même il serait mort, vivra ; Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais».

Jean 14, 6 : «Moi je suis la voie, la vérité et la vie. Personne ne vient à mon Père que par moi».

Cela devrait être clair pour tout le monde. Jésus est Dieu. C’est Lui le Rédempteur des hommes.

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi ; Mais vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie».

Les juifs qui nient la divinité de Jésus-Christ doivent abandonner leur dureté de cœur inutile et préjudiciable et se convertir au Christ pour le salut. Les musulmans trompés et trompeurs, disant que Jésus est un prophète mais qu’il n’est pas Dieu (alors qu’Il dit lui-même qu’il est Dieu, ce qui devrait faire de Lui un faux prophète selon eux, mais ils disent quand même qu’il est un vrai prophète envoyé de Dieu, ce qui est complètement illogique et la preuve de cette fausse religion perfide), doivent se convertir au Christ pour le salut. Les païens qui ne connaissent pas Jésus-Christ doivent apprendre à le connaître et se convertir au Christ pour le salut. Les mauvais ou faux chrétiens doivent se convertir à la vraie foi catholique traditionnelle pour le salut.

Pape Célestin Ier (422-432), Indiculus (Ench. Symb. 139 246) :

«Les idolâtres sont sans Dieu, «victimes de toutes sortes d’erreurs», «vases de colère», doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les infidèles doivent recevoir la foi, «victimes de toutes sortes d’erreurs», des «vases de colère», doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les juifs ne luisent pas de la lumière de la vérité, doivent faire disparaître le voile couvrant leur cœur, «victimes de toutes sortes d’erreurs», des «vases de colère», doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les hérétiques doivent se repentir et accepter la foi catholique, «victimes de toutes sortes d’erreurs», des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les schismatiques doivent faire pénitence, «victimes de toutes sortes d’erreurs», des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» ;

«Les catéchumènes «victimes de toutes sortes d’erreurs», «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres», doivent être conduits au sacrement de la régénération (baptême d’eau) pour le salut».

Le vrai temple de Dieu est Jésus-Christ

Apocalypse (Révélation) 11, 1-2 : «… et il me fut dit : Lève-toi et mesure le temple de Dieu, et l’autel, et ceux qui y adorent. Mais le parvis qui est hors du temple, laisse-le, et ne le mesure pas, parce qu’il a été abandonné aux gentils [païens], et ils fouleront aux pieds la cité sainte pendant quarante-deux mois».

Le vrai temple de Dieu est Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme. Ceux qui adorent Dieu «doivent l’adorer en esprit et en vérité (Jean 4, 24)», c’est-à-dire dans le Christ Jésus, dans son Corps mystique qui est l’Église catholique véritable. Hors du temple il n’y a pas de salut, il n’y a aucun salut hors du Christ, il n’y a nul salut hors de la véritable Église.

De même que Jésus-Christ annonce la résurrection de son corps en trois jours, il annonce la résurrection de son Corps mystique qui est l’Église.

Jean 2, 19 : «Jésus répondit et leur dit : Détruisez ce temple et je le relèverai en trois jours».

Mais pour ressusciter, il faut mourir dans le Christ, par le baptême de régénération et toute sa vie par la mort du vieil homme.

 

Les deux témoins de l’Apocalypse

L’Apocalypse signifie révélation, c’est le dernier livre de la révélation divine ou dernière révélation ou clôture de la révélation à laquelle rien n’est ajouté ou même retiré.

Apocalypse (Révélation) 22, 16, 18-19 : «Moi, Jésus … je proteste à tous ceux qui entendent les paroles de la prophétie de ce livre, que si quelqu’un y ajoute, Dieu accumulera sur lui les fléaux écrits dans ce livre ; Et si quelqu’un retranche quelque parole du livre de cette prophétie, Dieu lui retranchera sa part du livre de vie, et de la cité sainte, et de ce qui est écrit dans ce livre».

L’apocalypse est une prophétie ou l’annonce des réalités à venir, réalités d’abord spirituelles et ensuite temporelles.

Marcher avec Dieu et détruire l’idolâtrie

Marcher avec Dieu c’est être parfait en présence de Dieu. L’idolâtrie est le péché de rendre un culte d’adoration à ce qui n’est pas Dieu, c’est-à-dire une créature.

Genèse 49, 8 : «Il lavera sa robe dans le vin, et son manteau dans le sang du raisin».

Saint Hippolyte, père de l’Église, Démonstration du Christ et de l’Antéchrist, n° 11 : «Il lavera sa robe dans le vin : pour annoncer qu’il se purifiera à la voix du Saint-Esprit dans les eaux du Jourdain. Et il lavera son manteau dans le sang du raisin. N’est-il pas évident que le sang de la vigne ne signifie autre chose que le sang de sa propre chair, qui a été foulée sur le bois de la croix comme une grappe de raisin : de son flanc couleront deux fontaines, une de sang, une d’eau, dans lesquelles les nations seront lavées comme un vêtement, et purifiées de leurs souillures [idoles/idolâtries]».

Jérémie 7, 6-7 : «Et si vous ne marchez pas à la suite des dieux étrangers pour votre  propre malheur : j’habiterai avec vous…».

Ézéchiel 36, 28 : «vous serez mon peuple et moi je serai votre Dieu. Et je vous délivrerai de toutes vos souillures [idoles/idolâtries]».

Sans Dieu, l’homme adore des idoles, c’est-à-dire ce qui n’est pas Dieu, et il se souille avec les démons.

1 Corinthiens 10, 20 : «Mais ce qu’immolent les gentils [les sacrifices des païens], ils l’immolent à des démons [faux dieux] et non à Dieu [à ce qui n’est pas Dieu]. Or je désire que vous n’ayez aucune société avec les démons».

L’homme doit marcher avec Dieu en Jésus-Christ par le Saint-Esprit pour détruire les idoles et détruire les idoles c’est marcher avec Dieu.

Hénoch et Élie

Hénoch

Hénoch (s’écrit aussi Énoch) et Élie sont les deux témoins de l’Apocalypse, la dernière révélation. Ils ont tous les deux été enlevés de la terre avec leur corps et réservés par Dieu pour le temps apocalyptique.

Apocalypse (Révélation) 11, 3-4 : «Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser pendant mille deux cent soixante jours, revêtus de sac [pénitence]. Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers dressés devant le Seigneur de la terre».

L’Écriture enseigne que «Hénoch marcha avec Dieu» (Gn 5, 24), «fut agréable à Dieu» (Eccli 44, 16), «plu à Dieu» (Hé 11, 5).

Genèse 5, 23-24 : «tous les jours d’Hénoch furent de trois cent soixante-cinq ans. Il marcha donc avec Dieu, et il ne parut plus, parce que Dieu l’enleva».

L’Épitre de saint Jude nous apprend qu’Hénoch a prophétisé (Jude 14) contre ceux qui «souillent leur chair» (Jude 8), «blasphèment tout ce qu’ils ignorent, et dans tout ce qu’ils connaissent naturellement [loi naturelle] comme les animaux muets ils se corrompent» (Jude 10) ; «ils sont entrés dans la voie de Caïn, et s’égarant comme Balaam, et se sont perdus dans la rébellion de Coré» (Jude 11).

Saint Jude 8 fait référence aux abominations et souillures charnelles de la luxure, luxe, amour des richesses, etc.

Saint Jude 10 fait  référence à ceux qui sont se donnent à leur convoitise lubrique, comme le cheval et le mulet, sur qui le diable a le pouvoir, que décrit l’Archange Raphaël à Tobie.

Tobie 6, 16-17 : « Alors l’ange Raphaël lui dit [Tobie] : Écoute-moi, et je te montrerais qui ils sont, ceux sur lesquels le diable peut prévaloir. Ceux qui bénéficient du mariage de manière à exclure Dieu d’eux-mêmes et de leur esprit, et de se donner à leur convoitise, comme le cheval et le mulet, qui n’ont pas la compréhension, sur eux le diable a le pouvoir».

Saint Jude 11 fait référence à l’iniquité de Caïn : Dieu lit dans le cœur de l’homme et agrée l’offrande du juste mais réprouve celle de l’inique plein de jalousie, de colère, de haine, et meurtrier du juste (Genèse 4) ; à l’égarement et la dureté de cœur de Balaam, devin (une abomination devant Dieu) que Dieu a fait prophétisé malgré lui (Nombres 22-24) ; à la rébellion de Coré, Lévite, contre l’autorité de Moïse et d’Aaron, pendant la traversée du Désert (Nombres 16 ; 26) où Coré fit une offrande d’encens réprouvée par Dieu (qui agrée celle de Moïse), et lui-même et ses partisans ont été engloutis par la terre.

Jude 14 : «C’est d’eux qu’Hénoch, le septième après Adam, a prophétisé, disant : Voici venir le Seigneur avec ses milliers de saints, pour exercer son jugement contre tous les hommes, et convaincre tous les impies touchant toutes les œuvres d’impiété qu’ils ont faites, et toutes les paroles dures qu’ont proférées contre Dieu [blasphèmes] ces pécheurs impies. Ce sont des murmurateurs, se plaignant sans cesse, marchant selon leurs désirs ; leur bouche profère des paroles d’orgueil, et ils admirent les personnes en vue d’un profit ».

Hénoch prêche et prophétise contre le culte de l’homme, et les impies qui marchent sans Dieu. Les impies sont les prévaricateurs de la loi naturelle non-écrite mais écrite par Dieu dans le cœur de tous les hommes qui est la conscience morale ou connaissance naturelle du bien et du mal. Hénoch survit au déluge.

Ecclésiastique 44, 16 : « Hénoch fut agréable à Dieu, et il fut transporté dans le paradis, afin de prêcher la pénitence aux nations ».

Hébreux 11, 5 : « C’’est par la foi qu’’Hénoch fut enlevé, pour qu’’il ne vît point la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l’’avait transporté ; car avant son enlèvement il reçut le témoignage d’’avoir plu à Dieu ».

Hénoch est un adorateur fidèle de Dieu antédiluvien où il n’y avait pas la loi écrite, c’est la loi naturelle inscrite dans son cœur par Dieu ou sa conscience morale lui sert de règle de conduite, comme pour Joseph avec la femme de Potiphar qui l’importunait chaque jour et lui se refusait au crime disant : Comment pourrais-je faire ce mal, et pêcher contre mon Dieu ? (Gen. 39, 9-10). Hénoch connait la promesse divine de Gn 3, 15 de la venue du Messie. Il a la foi (Héb. 11, 5), sans laquelle «il est impossible de plaire à Dieu» (Héb 11, 6).

Dictionnaire historique de la Bible, Calmet/Migne, « Hénoch » : «Saint Paul, dans l’Épitre aux Hébreux, marque assez clairement qu’Hénoch n’est point mort (He 11, 5). C’est par la foi qu’Hénoch fut enlevé afin qu’il ne vît point la Mort et on ne le vit plus parce que le Seigneur le transporta ailleurs. Et Jésus, fils de Sirach (Eccli 44, 16) selon la Vulgate, dit qu’il fut transporté au paradis ce qu’il faut entendre du paradis terrestre (Irenée l. 4 c. 38 ; Augustin l. 6 Oper. Imperfecti contra Julium c. 30). Le Grec ne lit pas le paradis. Saint Jérôme l’entend du ciel (Hieron. in Amos 8) : Enoch et Elias rapti sunt cum corporibus in coelum». (Auteur du texte Calmet, Augustin (1672-1757). (Dictionnaire historique, archéologique, philologique, chronologique, géographique et littéral de la Bible)

Hénoch fut enlevé au ciel de la manière dont saint Paul le fut au troisième ciel (2 Corinthiens 12, 2-4).

Saint Élie

L’Écriture enseigne qu’Élie était en la présence de Dieu et brûlait d’un grand zèle pour Dieu.

III Rois 17, 1 : «Il vit le Seigneur Dieu d’Israël, en la présence duquel je suis !»

III Rois 19, 14 : «Je brûle d’un grand zèle pour vous, Seigneur Dieu des armées[Vertus], parce que les enfants d’Israël ont abandonné votre alliance ; ils ont détruit vos autels, ils ont tué vos prophètes par le glaive, et je suis resté moi seul, et ils cherchent mon âme pour la détruire».

Le prophète Élie brûle d’un grand zèle pour Dieu car 1) les enfants d’Israël ont abandonné son Alliance ; 2) ils ont détruit les autels de Dieu ; 3) ils ont tué les prophètes. Et aujourd’hui n’en est-il pas de même et même pire ?

Exode 20, 4-5 : «Tu n’auras point de dieux étrangers devant moi. Tu ne te feras point d’image taillée au ciseau, ni aucune représentation de ce qui est en haut dans le Ciel, et de ce qui est en bas sur la terre, ni de ce qui est dans les eaux sous la terre. Tu ne les adoreras point ni ne les honoreras : car c’est moi qui suis le Seigneur ton Dieu fort, jaloux, visitant l’iniquité des pères dans les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent».

Le premier Commandement ci-dessus n’interdit pas de faire des images, mais de faire des idoles ; c’est-à-dire qu’il interdit de faire des images que l’on adore ou honore comme des dieux. Le premier Commandement interdit tout commerce avec le démon et les pratiques superstitieuses, comme de consulter les spiritualistes et les diseuses de bonne aventure, et se confier à la magie, aux présages, aux rêves et autres pitreries. Tous les péchés de sacrilège et simonie sont également interdits par le premier Commandement.

Il est interdit d’honorer ou adorer divinement les Anges et les Saints, car cela appartient à Dieu seul. Nous devrions rendre aux Anges et aux Saints un honneur, ou adoration, inférieur en tant que servants et amis spéciaux de Dieu. Nous devrions rendre aux reliques, crucifix et saintes images un honneur relatif, puisqu’ils se rapportent au Christ et Ses Saints, et sont des mémoriaux de ceux-ci. Nous ne prions les reliques ou les images, qui ne peuvent ni nous voir, ni nous entendre, ni nous aider. (Catéchisme Penny)

Psaume 95, 5 : «Tous les dieux des nations sont des démons».

1 Chron. 16, 26 : «Car tous les dieux des peuples sont des idoles ; mais le Seigneur a fait les cieux».

Voir Idolâtrie : Enseignements de la Bible sur le culte des saints, des anges, des images, des statues et des reliques

Élie prêche et prophétise contre le culte des idoles, les idolâtres, qu’ils soient juifs ou païens, les transgresseurs de la loi écrite, qui se détournent du seul vrai Dieu, adorateurs de faux dieux, qui rendent un culte à des démons.

Malachie 4, 5 : « Voici que je vous enverrai le prophète Élie, avant que ne vienne le jour du Seigneur, le grand et terrible jour ».

Matthieu 17, 11 : « Élie reviendra et il rétablira toutes choses ».

Jean-Baptise était Élie en esprit mais pas en personne.

Luc 1, 17 : Et il [Jean-Baptiste] marchera devant lui [Jésus-Christ] dans l’esprit et la vertu d’Élie».

Jean 1, 20-21 : «il [Jean-Baptiste] confessa : Ce n’est pas moi qui suis le Christ. Et ils lui  demandèrent : Es-tu Élie ? Et il dit : Non. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non».

Note Bible catholique Vulgate Jn 1 v. 21 : Es-tu Élie ? Et il dit : Non. Dans un autre endroit (Matt. 11, 13-14), le Seigneur étant questionné par ses disciples sur la venue d’Élie, répondit : Élie est déjà venu, et si vous voulez le savoir, c’est Jean [Baptiste] qui est Élie. Jean interrogé dit au contraire : Je ne suis pas Élie… C’est que Jean était Élie par l’esprit qui l’animait, mais il n’était pas Élie en personne. Ce que le Seigneur dit de l’esprit d’Élie, Jean le nie de la personne». (St Grégoire le Grand)

Pape Saint Grégoire le Grand, Père et Docteur de l’Église, Homélie, Le témoignage de Jean sur le Christ, § 1-2, 17 déc. 590 : « la présente lecture nous remet à l’esprit une autre affirmation de notre Rédempteur, qui, rapprochée des paroles de la lecture de ce jour, soulève une question très embarrassante. En effet, en un autre endroit, le Seigneur, interrogé par ses disciples au sujet de la venue d’Élie, répondit : «Élie est déjà venu, et ils ne l’ont pas reconnu ; mais ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et si vous voulez le savoir, Jean lui-même est Élie» (Mt 17, 12). Or, ayant été interrogé, Jean déclare : «Je ne suis pas Élie». Que veut dire cela, frères très chers ? La Vérité affirme une chose, et le prophète de la Vérité la nie ? Car il y a opposition complète entre ces expressions : «Il l’est» et «Je ne le suis pas». Comment donc Jean est-il le prophète de la Vérité, s’il contredit les paroles de celui qui est la Vérité ? Mais si nous recherchons la vérité avec précision, nous trouverons comment ce qui paraît se contredire ne se contredit pas. L’ange n’avait-il pas annoncé à Zacharie, au sujet de Jean : «Il marchera devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie» (Lc 1, 17). On dit qu’il viendra dans l’esprit et la puissance d’Élie, parce que de même qu’Élie devancera le second avènement du Seigneur, Jean devance le premier. Comme Élie est destiné à venir en précurseur du Juge, ainsi Jean a-t-il été établi précurseur du Rédempteur. Jean était donc Élie en esprit ; il ne l’était pas en personne. Par conséquent, ce que le Seigneur affirme de l’esprit, Jean le nie de la personne. Il convenait en effet que le Seigneur, s’adressant à ses disciples, parlât de Jean selon l’esprit, et que Jean, répondant à la même question devant des foules charnelles, leur parlât, non de son esprit, mais de son corps. Ce que Jean nous fait entendre semble donc contraire à la vérité, mais il ne s’est pourtant pas écarté du chemin de la vérité.

«2. Après avoir déclaré n’être pas un prophète – car il pouvait non seulement prédire le Rédempteur, mais aussi le montrer – Jean explique aussitôt qui il est, en ajoutant : «Je suis la voix de celui qui crie dans le désert».

Pour résumer, Hénoch prêche et prophétise Jésus-Christ contre le culte de l’homme à la place de Dieu. Élie prêche et prophétise Jésus-Christ contre le culte des idoles.

Saint Césaire d’Arles, père de l’Église, prône que l’Apocalypse doit être comprise au plus au niveau de compréhension. Pour saint Césaire d’Arles les deux témoins de l’Apocalypse ne sont pas des hommes mais sont les deux Testaments (Les deux témoins «couverts de sacs» signifient l’esprit d’humilité des pénitents).

Saint Césaire d’Arles, Commentaire de l’Apocalypse, 6ème siècle : « la conjecture de certains qui estiment que ces deux témoins étaient des hommes et qu’ils étaient montés au ciel dans les nuées avant l’avènement du Christ ».

Saint Irénée enseigne que « l’Ancien Testament est la prophétie du Nouveau » (Contr. Haeres.). L’Ancien Testament parle de Jésus-Christ (Jean 5, 39). L’Ancien Testament annonce le Christ et est accompli dans le Nouveau Testament. La révélation divine est complète et définitive avec le Nouveau Testament. L’Église est établie par Dieu la gardienne du dépôt de la foi (révélation) par l’autorité de son Magistère.

L’Ancien et le Nouveau Testament annonce le Christ. La prophétie (dont Élie est le représentant) annonce le Christ, et la Tradition (dont Hénoch est le représentant) la transmet. Il y a deux témoins pour la véracité du témoignage de la parole (Matthieu 18, 16). La révélation divine qui est la Vérité de Jésus-Christ a deux sources : L’Écriture et la Tradition non écrite, qui est la Tradition orale et vivante de l’Église, Corps mystique du Christ qui inclut l’Ancien Testament (foi du Christ à venir) et le Nouveau Testament (la foi du Christ venu). L’Écriture est infaillible et la Tradition est infaillible.

L’Église (un reste) garde le témoignage de Jésus. Le témoignage de Jésus est l’esprit de prophétie (Apocalypse 19, 10). Jésus-Christ est dit par la foi de l’Église, pas en dehors. La vraie foi catholique traditionnelle est l’unité de la véritable Église. C’est l’évangélisation du monde redevenu païen à la fin des temps (aujourd’hui), comme il l’était au début. Le Christ est l’alpha et l’oméga, le début et la fin. La fin est comme le début.

La Mère de Dieu a prophétisé, lors de son apparition à La Salette, la grande apostasie vatican 2 et l’éclipse de l’Église (éclipse signifie masquée par un astre ténébreux), et qu’après la venue d’Hénoch et Élie qui prêcheront avec la force de Dieu, seule la foi vivra.

Notre Dame de La Salette

 

Notre-Dame de La Salette, 19 septembre 1846 : « En l’an 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer ; ils mettront fin à la foi peu à peu, même dans les personnes consacrées à Dieu. Ils les aveugleront de manière que, sauf s’ils ont une grâce particulière, ces personnes prendront l’esprit de ces anges de l’enfer ; plusieurs maisons religieuses perdront toute foi et perdront beaucoup d’âmes … Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist … L’église sera éclipsée …

« Le monde sera dans la consternation. Mais voilà Hénoch et Élie remplis de l’Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu, et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d’âmes seront consolées ; ils feront de grands progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l’antéchrist.

«Par le sang, les larmes et les prières des justes, Dieu Se laissera fléchir ; Hénoch et Élie seront mis à mort ; Rome païenne disparaîtra … tout l’univers sera frappé de terreur, et beaucoup se laisseront séduire parce qu’ils n’ont pas adoré le vrai Christ vivant parmi eux. Il est temps ; le soleil s’obscurcit ; la foi seule vivra.

À la fin c’est le souffle [l’esprit] de l’Archange Saint Michel qui étouffera totalement le roi des ténèbres.

Notre-Dame de La Salette, 19 septembre 1846 : «Voici le temps ; l’abîme s’ouvre. Voici le roi des rois des ténèbres. Voici la bête avec ses sujets, se disant le « Sauveur » du monde. Il s’élèvera avec orgueil dans les airs pour aller jusqu’au ciel ; il sera étouffé par le souffle de saint Michel Archange. Il tombera, et la terre, qui depuis trois jours sera en de continuelles évolutions, ouvrira son sein plein de feu ; il sera plongé pour jamais avec tous les siens dans les gouffres éternels de l’enfer. Alors l’eau et le feu purifieront la terre et consumeront toutes les œuvres de l’orgueil des hommes, et tout sera renouvelé : Dieu sera servi et glorifié».

 

L’idolâtrie de la fausse église vatican 2 et la fin des temps

assise jean paul 2

Ci-dessus, assise 1986, l’apostasie notoire de l’Église de l’antéchrist avec prière interreligeiuse des fausses religions, idolâtrie et culte rendu au diable, choses condamnées par Dieu, l’Écriture et l’Église catholique

JP 2 coupe de démons 1

JP2 Coupe de démons 2

PRAYER FOR PEACE

Ci-dessus, assise 2988, réitération de l’apostasie d’Assise 1986

Ci-dessus, l’antipape François de la secte vatican 2 et communicatio avec les boufdhistes païens

intentions-prieres-antipape-francois-fausses-religions

Ci-dessus, prière interreligieuse de la secte vatican 2 avec les fausses religions

Ci-dessus, apostasie du concile vatican 2, apostasie d’Assise 1986, Rome 1988, Assise 2002, prière inter-religieuse, idolâtrie, culte de faux dieux, indifférentisme religieux, modernisme, mise à l’honneur des fausses religions, prière avec les hérétiques, etc.

Vatican 2 n’est pas catholique et n’est pas l’Église catholique mais la prostituée de Babylone prophétisée dans l’ApocalypseL’Église catholique enseigne infailliblement qu’un hérétique ne peut pas être pape : Jean 23, Paul 6, Jean-Paul 1er, Jean-Paul 2, Benoît 16, François se sont faussement fait passer pour des chefs de l’Église catholique, mais sont des antipapes, des hérétiques, des apostats manifestes et des non-catholiques qui ont apporté l’apostasie et l’idolâtrie. Les chefs de vatican 2 mènent le monde à la perdition. La religion de vatican 2 est une religion de l’homme qui n’a pas de prêtres ni sacrements valides et une nouvelle fausse messe idolâtre (péché d’idolâtrie).

Notre Dame de La Salette, 19 sept. 1846 : «Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist … L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation … On croira tout perdu».

Aujourd’hui, la prophétie de Notre-Dame de La Salette est accomplie : Rome/Vatican 2 n’est pas catholique, elle est devenue «le siège de l’antéchrist», l’Église est «éclipsée» par la secte vatican 2, et on croit «tout perdu». Les temps sont courts pour se convertir à la vraie foi et entrer dans le véritable Église qui est le Corps du Christ, afin de pouvoir être sauvé avant que la grande apostasie ait entraîné sans retour tous les esprits dans la perte du salut et la damnation éternelle, et avant le retour de Jésus-Christ.

 

 

A suivre