Le démon – actions et signes

Satan, prince de ce monde damné

Sommaire

  • Noms des démons
  • Nature, chute et condamnation des démons
    • Satan et ses démons sont des anges déchus
    • Satan et ses démons sont les ennemis de Dieu et du salut de l’homme
  • Activité première du diable : l’hérésie
  • Activité ordi­naire du diable : la tentation
    • La tentation suit l’ordre de la triple tentation de Satan contre Jésus-Christ
    • La tentation du Christ
  • Action extraordinaire du démon
  • Quand un exorcisme peut-il être nécessaire ?
    • Le Christ a conféré son pouvoir à son Église afin qu’elle chasse Satan
    • Maux d’origine psychologique et maux d’origine démoniaque
    • Maux d’ordre démoniaques pouvant nécessiter un exorcisme
  • Stratégies de l’ennemi
    • Action du démon et évangélisation
  • Le maléfice, mal démoniaque le plus courant
  • Moyens habituels utilisés par le démon
    • Interprétation des rêves et esprits démoniaques
  • Signes de l’action ou présence du démon
    • Signes du diable contre l’Esprit-Saint
    • Signes du diable contre les vertus
    • Péché contre l’Esprit Saint
    • Caricature du don du Saint-Esprit : le « baptême » dans l’Esprit et l’effusion de l’Esprit-Saint
    • Quelques symboles du démon
  • Pratiques dangereuses qui ouvrent l’âme (et le corps) à des liens maléfiques et/ou démoniaques
  • Ce que vous DEVEZ faire
  • Moyens contre le diable
    • Le saint Rosaire est exorcisant
    • Sacramentaux
    • Eau bénite
    • Médaille ou croix de saint Benoît
    • Litanies du précieux sang
    • Prières de libération
  • Plus sur les choses relatives au démon

 

Noms des démons

Isaïe 14, 12 : «Lucifer».

L’Écriture, ici Isaïe 14, 12, peut avoir un sens figuré, ou allégorique, ou figuratif, mais le vrai sens de l’Écriture ne peut être que celui que l’Église comprend dans son Magistère et sa Tradition et non pas l’interprétation privée qui est du protestantisme.

Ézéchiel 28, 14 ,16 : «le chérubin … précipité du ciel».

L’Écriture, ici Ézéchiel 28, peut avoir un sens figuré, ou allégorique, ou figuratif, mais le vrai sens de l’Écriture ne peut être que celui que l’Église comprend dans son Magistère et sa Tradition et non pas l’interprétation privée qui est du protestantisme.

Job 41, 24-25 : «Il n’est pas sur la terre de puissance qui puisse être comparée à lui, qui a été fait pour ne craindre personne. Il voit tout ce qu’il y a d’élevé au-dessous de lui ; c’est lui qui est le roi de tous les fils de l’orgueil».

L’Écriture, ici Job 41, 24-25, peut avoir un sens figuré, ou allégorique, ou figuratif, mais le véritable sens de l’Écriture ne peut être que celui que l’Église comprend dans son Magistère et sa Tradition et non pas l’interprétation privée qui est du protestantisme.

Apocalypse 12, 10 : «l’accusateur».

Apocalypse 12, 9 ; 20, 3 : «le dragon, l’antique serpent, le diable et Satan».

1 Pierre 5, 8 : «l’adversaire».

Matthieu 13, 39 : «l’ennemi».

Jean 8, 44 : «homicide dès le commencement, menteur et le père du mensonge».

Jean 14, 30 ; 16, 11 : «prince de ce monde».

Encyclopédie catholique, 1907-1913, Lucifer : « Lucifer (Hebreu helel ; Septante heosphoros ; Vulgate lucifer). Le nom Lucifer dénote à l’origine la planète Vénus, à cause de sa  brillance. La Vulgate emploie le mot aussi pour « la lumière du matin » (Job 11, 17), « les signes du zodiaque » (Job 38, 32), et « l’aurore » (Psaume 109, 3). Métaphoriquement, le mot est appliqué au roi de Babylone (Isaiah 14, 12) comme prééminent parmi les princes de son temps ; au grand prêtre Simon fils d’Onias (Ecclesiastique 50, 6), pour sa vertu sans pareil, à la gloire du ciel (Apocalypse 2, 28), en raison de son Excellence ; finalement à Jésus-Christ lui-même (2 Pierre 1, 19 ; Apocalypse 22, 16 ; Exultet du samedi saint ; Litanies de la sainte Vierge : Étoile du matin, ppn), la vraie lumière de notre vie spirituelle. La version Syriaque et la version d’Aquila le tirent [le nom Lucifer] de l’hébreu noun Helel du verbe Yalal, «se lamenter» ; St Jérôme est d’accord avec elles (In Isaiah 1, 14), et fait de Lucifer le nom du principal ange déchu qui doit déplorer la perte de sa gloire originale brillante comme l’étoile du matin. Dans la tradition chrétienne ce sens de Lucifer a prévalu ; les Pères soutiennent que Lucifer n’est pas le nom propre du diable, mais désigne seulement l’état à partir duquel il est tombé (Petavius, De Angelis, III, III, 4)».

Encyclopédie catholique, 1907-1913, Satan : « Satan/Diable (Grec diabolos ; latin diabolus) Nom communément donné aux anges déchus, qui sont également connus comme des démons (voir Démonologie). Avec l’article (ho) il désigne Lucifer, leur chef, comme dans Matthieu 25, 41, «le diable et ses anges». On peut dire de ce nom, comme St Grégoire le dit du mot ange, « nomen est officii, non naturæ » – « le nom est un office, pas une nature ». Pour le mot grec (diaballein, « calomnier ») désigne un calomniateur ou accusateur, et en ce sens il est appliqué à celui dont il est écrit «l’accusateur [ho kategoros] de nos frères est jeté dehors, qui les a accusé devant notre Dieu jour et nuit» (Apocalypse 12, 10). Il répond ainsi au nom hébreu Satan qui signifie un adversaire ou un accusateur ».

Saint Irénée, évêque de Lyon, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. V : « Le mot « Satan », en langue hébraïque, signifie « apostat » … son pouvoir consiste dans la transgression et l’apostasie ».

Bienheureux Jean d’Avila – Lettres et Traité Audi Filia et Vide, Discours pour montrer que la véritable piété consiste : «Satan (Matth. XVI, 22), qui signifie adversaire, accusateur, et opposé aux œuvres de Dieu».

Saint Augustin, trait. Evang. S. Jean : «prince des ténèbres».

Le sens de l’Écriture et les noms des choses, du Christ, du diable

Saint Augustin, père de l’Église, sur le sens spirituel de l’Écriture, sermon LXXIII, 2 : «Vous savez qu’il a été parlé hier de trois endroits où ne profite point la semence ; le chemin, les pierres et les épines. Voilà l’ivraie, c’est dans une autre parabole un autre nom donné à la même chose. Car, lorsqu’il est question de similitudes et non du sens propre, on n’exprime que la ressemblance de la vérité, et non la vérité même. Je n’ignore point que quelques-uns savent cela ; mais nous parlons pour tous. Ainsi donc dans les choses sensibles un chemin est un chemin, un endroit pierreux est un endroit pierreux et des épines sont des épines ; il n’y faut voir que cela, car les mots sont pris ici dans leur sens propre. Mais dans les paraboles et les comparaisons, un même objet peut être désigné par des noms différents, et c’est ce qui m’a permis de vous dire que le chemin dont il est parlé dans l’Évangile, ainsi que l’endroit pierreux et l’endroit couvert d’épines désignent les mauvais chrétiens, désignés aussi par l’ivraie. Le Christ ne porte-t-il pas à la fois les noms d’agneau et de lion ? S’il s’agit de troupeaux et d’animaux sauvages, on ne doit voir dans l’agneau qu’un agneau et dans le lion qu’un lion ; mais le Christ est l’un et l’autre. Dans la première acception, c’est le sens propre : c’est le sens figuré dans celle-ci. Il arrive même que dans ce sens figuré les êtres les plus opposés portent le même nom. Qu’y a-t-il de plus opposé entre eux que le Christ et le démon ? Le Christ et le démon, néanmoins, sont appelés l’un et l’autre lion. Au Christ est donné ce nom : «Le lion de la tribu de Juda a vaincu». Au démon également : «Ne savez-vous que votre ennemi, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant à dévorer». Ce nom désigne ainsi le Christ et le diable : le Christ, à cause de sa force, le diable à cause de sa férocité ; le Christ à cause de ses victoires, le diable à cause de ses ravages. Ce même démon est encore représenté comme un reptile, c’est l’antique serpent : s’ensuit-il que notre Pasteur nous ordonne d’imiter ce serpent quand il nous dit : «Soyez simples comme des colombes et rusés comme des serpents ?»

L’Écriture peut avoir un sens propre mais aussi figuré, ou allégorique, ou figuratif (Voir La Sainte Bible avec commentaire d’après Dom Calmet, les saints Pères et les exégètes anciens et modernes). Le sens de l’Écriture ne peut être que le sens que l’Église comprend dans son Magistère et sa Tradition (Voir La révélation divine : l’Écriture, la Tradition orale et le Magistère infaillible de l’Église catholique) sinon l’interprétation privée de l’Écriture est hérétique et est du protestantisme qui interprète l’Écriture hors de la véritable Église catholique et apostolique, et donc hors de la foi divine et catholique (Voir Tous les hérétiques sont protestants et comprennent la révélation hors de l’Église).

Autres noms de démons

Les hommes ne devraient normalement pas connaître d’autre nom de démon que ceux révélés par les Écritures, car c’est par la séduction exercée par les esprits (démons) sur les hommes et les femmes et par le contact spirituel avec les esprits que les hommes connaissent des noms de démons. Par conséquent personne ne devrait aller chercher à connaître par curiosité des noms d’esprits démoniaques au-delà de ce qui est permis par la loi naturelle de la conscience et la règle de la foi catholique.

  • Lucifer (Isaïe 14, 12-15 ; Éz. 28, 12-15)
  • Satan (Job, Évangiles, Ap. 12,9)
  • Bélial (III Rois 21, 10 ; II Cor. 6, 15)
  • Baal/Bel (dieu phénicien, Rois)
  • Béelphégor (Baal, Belphégor, démon d’impudicités, d’impuretés, de fornication et d’abominations : Nb 25, 1-3 et Os 9, 10 ; Ps 105, 28)
  • Asmodée (démon cruel de mort, Tobie)
  • Belzebuth/Baal-zébub (dieu Baal philistin, démon de la magie, Évangiles)
  • Mammon (St Irénée, Cont. Haer. L. III : « Mammon », dans le dialecte juif dont se servent les Samaritains, signifie « cupide ». En hébreu, sous forme d’adjectif, ce mot se dit « Mamuel » et signifie « glouton ». Démon de la richesse, avarice : Matt. 6, 24 ; Traité de l’Enfer, Ste Françoise Romaine)
  • Adramelech (II R 17, 31)
  • Abaddon/Apollyon (Ap. 9, 11)
  • Azazel (Lv 16, 7)
  • Balaam/Balam (Ancien Testament)
  • Lilith/la lamie (déesse mésopotamienne dite « la nocturne », Isaie 34, 14)
  • Moloch/Molech (dieu canaanite-ammonite, culte syncrétique des rois apostats d’Israël)
  • Etc, etc.

Les noms des faux dieux connus par l’Écriture  ainsi que les noms de déités païennes populaires sont des noms de démons qui sont justement communément connus sur terre parce que Dieu a permis que cela le soit afin que les hommes les connaissant s’en préserve facilement. Toute forme de contact avec les esprits n’est pas un contact avec Dieu dans la foi de l’Église, mais un contact avec Satan et ses anges, ce qui souille l’âme et une abomination devant Dieu :

Deutéronome 18, 10-12 : « Et qu’il ne se trouve au milieu de toi personne qui purifie son fils ou sa fille, les faisant passer par le feu, ou qui interroge des devins, et qui observe les songes et les augures, ni qui use de maléfices, ni qui soit enchanteur, ni qui consulte ceux qui ont l’esprit de pythons [les voyants] et les devins, ou qui demande aux morts la vérité ; Car le Seigneur a toutes ces choses en abomination, et c’est à cause de ces sortes de crimes qu’il détruira ces nations à ton entrée ».

Si vous avez été en contact avec l’occultisme, ésotérisme, spiritisme, astrologie, sorcellerie, magie, hypnotisme, le reiki, le C’hi ou Qi, le yoga, la méditation transcendantale, le New-age, toutes espèces de sectes orientales ou d’autres ; avec des pranothérapeutes, faux-guérisseurs, magnétiseurs, personnes qui soignent par imposition des mains, passes magnétiques ou radiesthésie (pendule), avec des voyants (homme ou femme), mages, devins, cheikhs, marabouts, gourous, cartomanciens (qui lisent dans les cartes), chiromanciens (qui lisent dans les lignes des mains), nécromanciens (qui consultent les esprits des défunts), des médecines alternatives à conceptions « énergétiques » et/ou spirituelles ; Si vous avez cherché à connaître l’avenir, même par jeu dans les tarots et les horoscopes, porté des porte-bonheur (talismans, amulettes, signe zodiacal, bracelet ou bijoux avec un pouvoir, fait – ou si l’on a fait pour vous – des préparations occultes, prononcé des formules (ou prière fausse ou inversée) ou répété des mots secrets (mantras, etc…), fréquenté des lieux empoisonnés par la sorcellerie, le vice ou la dépravation morale, passé un pacte avec Satan, fait de la magie, etc. évoqué les morts, lancé des sorts, proféré des malédictions ou des blasphèmes : Vous devez vous rendre compte que par ces pratiques, vous donnez à Satan un certain droit sur votre âme, que vous êtes dans l’abomination devant Dieu.

Selon le Psaume 95, 5 : «tous les dieux des nations sont des démons».

  • dieux sumériens, par ex. : An (dieu suprême sous forme d’étoile), Enlil (fils de An), Inanna (déesse mère), etc.
  • dieux cananéens, par ex. : Ashratum (déesse), Baal-Hadad (dieu de l’orage), Reshef (dieu guerrier), etc. Le culte cananéen consistait en l’immoralité sexuelle, l’idolâtrie et les sacrifices des enfants premiers-nés.
  • dieux babyloniens, par ex. : Ea (Enki, frère d’Enlil), Ishtar (déesse), etc.
  • dieux sémitiques, par ex. : Belphégor/Baal-Peor, etc.
  • dieux phéniciens, par ex. : Astarté/Astaroth, etc.
  • dieux égyptiens, par ex. : Amon, Isis, Seth, Phoenix (culte du soleil et manifestation des dieux solaires Ré et Osiris), etc.
  • dieux philistins, par ex. : Dagôn (Dâgân, dieu du blé, 1 Ch 10, 10 ; Jos 15, 41 ; 19, 27 ; Juges 16 ; 1 R 5, 2), Baal-Zeboub (Baal Zeboul, prince des mouches, Osée 2 ; prince des démons, Mt 10, 25 ; 12, 24 ; Mc 3 , 22 ; Lc 11, 15), Ashdoda, Astarté (déesse épouse de Baal, (1 R 31, 8), etc.
  • dieux grecs, par ex. : Zeus (maître des dieux), Europa (épouse de Zeus), Hermès (dieu messager), Apollon (Apollo, dieu enchanteur, de la lumière et de la divination), Hypérion (Hélios, dieu du soleil), Poséidon (dieu des mers), Arès (dieu de la guerre), Aphrodite (déesse de l’amour), Artémis (déesse de la chasse), Athéna (déesse guerrière), Déméter (déesse de la fécondité), Dionysos (dieu du vin), Héphaïstos (dieu forgeron de la métallurgie), Hadès (dieu des morts et des enfers), Cerbère (gardien des enfers), Phoenix (culte du lever de l’aube et manifestation temporaire de la « divinité »), Gaïa (personnification de la terre mère) épouse d’Ouranos (personnification de la voûte céleste), Cronos (fils cadet d’Ouranos et Gaia), Ganymède (échanson des dieux, amant de Zeus), etc.
  • dieux romains, par ex. : Jupiter (Zeus), Mercure (Hermès), Vénus (Aphrodite), Mars (Arès), Saturne (Cronos), Uranus (Ouranos), Neptune (Poséidon), Diane (Artémis), Minerve (Athéna), Cérès (Déméter), Maia (déesse primitive du renouveau et de la fertilité et de la pousse des végétaux du mois de mai – latin : maius, épouse de Vulcain, une facette de Gaïa), Bacchus (Dionysos), Vulcain (Héphaïstos), Pluton (Hadès), Flore (déesse des fleurs, de la fécondité et du printemps), etc.
  • dieux amérindiens, par ex. : Tonantzin (Déesse-Mère aztèque), Quetzalcoatl (dieu oiseau-serpent aztèque de l’Est et du vent), Huitzilopochtli (dieu aztèque du Sud, de la guerre et du soleil), Xipe Totec (dieu aztèque de l’Ouest, et de la végétation), Tezcatlipoca (dieu aztèque du Nord, du ciel, du feu et la providence), Tlaloc (dieu aztèque de la pluie et de la foudre), Coatlicue (déesse aztèque de la Terre),  Xochiquetzal (dieu aztèque des fleurs), Xochipilli (dieu aztèque de la beauté), Hunab (créateur du monde, mayas), Iztamma (dieu maya du ciel), Kinch Ahau (dieu solaire maya), Chaak (dieu-serpent maya de la pluie), Yumtaax (dieu maya du maïs), Kukulcán (dieu maya du Vent), Ah Puch (dieu maya de la mort), Ek Chuah (dieu maya de la Guerre), Wiraqucha (dieu inca universel), Apu (dieu inca des montagnes), Apocatequil/Illapa (dieu inca de la foudre), Coniraya (dieu-Lune inca), Ch’aska (déesse inca de l’aube et du crépuscule), Inti (dieu inca du soleil), Kon (dieu inca de la pluie et du vent), Mama Qucha (déesse inca de la mer), Mama Pacha (déesse inca de la fertilité), Mama Sara (déesse inca du maïs), Mama Killa (déesse des fêtes et mariages), Pacha Kamaq (dieu inca du monde souterrain), Paryaqaqa (dieu inca de l’eau), Supay (dieu inca de la mort), Urcaguary (dieu inca des métaux et pierres précieuses), Urquchillay (dieu inca gardant les animaux), Tabal-dak (Esprit créateur, Abénaquis), Ysun (Apaches), Manitou (Algonquins), Iktomi (Assiniboines), Asagaya Gigageï (Cherokees ; esprit du tonnerre des chamans), Maheo (Cheyennes), Oranda (Iroquois), Estsanatlehi (déesse créatrice des humains, Navajos), Tonenili (Esprit de la pluie, Navajos), Tsohanoaï (Esprit du Soleil, Navajos), Tirawa (esprit créateur du monde, Pawnees), Shakouroun (Soleil, Pawnees), Pah (Lune, Pawnees), Wakan Tanka (créateur, Sioux ; esprit guide des chamans), etc. Les cultes païens amérindiens sont animistes (corbeau, lièvre : esprit de la ruse ; coyote : esprit du vieil homme, etc.), chamanisme (culte des « esprits » de la nature ; un chaman est un médium des esprits et un sorcier), etc.
  • dieux africains, par ex. : Olorun (Olodumare, Olofi, roi des dieux et créateur insufflant la force vitale), Mamiwata (sirène des eaux, déesse du vodun, vaudoo), Amma (dieu suprême des Dogons au Mali), Aganju (dieu de la nature, manifestation des phénomènes naturels, Bénin, Nigéria, Brésil, Cuba, Haïti), Yemoja (déesse des océans, Brésil), Ogun (dieu du métal), Oya (déesse de l’eau douce, Niger), Ibeji (dieu jumeau de la jeunesse et vitalité), Obba (déesse de la famille), Oxosi (dieu de la chasse et de la forêt, Brésil), Oshun (déesse de la beauté, de l’amour, des plaisirs charnels et du sexe, Cuba), Obatala (dieu de l’harmonie et de la paix), Eshu (messager des dieux, Nigéria, Bénin, Brésil, Cuba, Haïti), Erinle (dieu de la force physique et de la santé et des homosexuels), Shango (dieu des orages, de la foudre et du tonnerre, Caraïbes, Amérique latine, Brésil, vaudou), Orunmila (dieu de la divination), Ozain (Osain, dieu guérisseur, et des herbes), Oshumare (dieu bisexuel intermédiaire entre dieu et l’homme), Ori (dieu de la pensée), Olokun (divinité hermaphrodite épouse d’Olorun et dieu des mers et des rêves, Bénin, Togo, Nigeria, africains des Amériques), Oko (dieu de l’agriculture), Babalu Aye (dieu de la maladie et de la mort), Nommo (esprit de l’eau et père de l’humanité, Dogons), Engaï (dieu suprême, Masaïs), Maa Ngala (dieu suprême, Mandingues), Gueno (dieu suprême, Peuls), Nzambé (dieu suprême, Bantous), Olodumare (dieu suprême, Yorubas), Nyamé (dieu suprême, Fangs, Ashanti en Guinée), Mulungu (esprit d’ultime sauvegarde, grands lacs du Kenya), Mumbo (esprit du Lac Victoria au Kenya, Luos), Bori (esprits possesseurs, Haoussas au Niger), ndi mmili (esprits de l’eau, Ibo du Nigeria), mbumba (esprits grand serpent au Congo), Bisimba (esprits possesseurs, Zélas au Zaïre), Ngomas (esprits des ancêtres, Kikuyus au Kenya), Dan (culte du python royal, chez les Mina, Ewé, Adja, Fon, Yoruba, Ibo), esprits de la nature, culte des ancêtres, masques africains de déités/esprits, etc.
  • dieux celtes, par ex. : Cernunnos (dieu des végétaux, animaux et humains, « maître des maîtres »), Angus (dieu de l’Amour), Lugh (dieu du Soleil), Dagda (dieu de la bonté), Hu Kadarn (fils de dieu combattant le monde des ténèbres), Angus (dieu de la jeunesse et de la beauté), Oghma (dieu de l’éloquence), Cúchulainn (héros-magicien), Taliesin (barde éclairé), Arawn (dieu de l’autre monde), Dana (déesse Mère), Karidwen (Vierge-Mère, « pureté du monde » sublimant pensées et actions), Bride/Brigit (déesse de la guérison et de la fertilité), Brigantia (déesse de la générosité), Cailleach (déesse des saisons sombres), Morrigan (déesse noire), Brig (déesse irlandaise du printemps purifiant la terre), etc.
  • dieux chinois, par ex. : Fuxi (dieu civilisateur), Nuwa (démiurge), Shennong (dieu de l’agriculture et des plantes médicinales), Huang di (Empereur jaune civilisateur), Xiwangmu (Reine-mère d’occident, gardienne du jardin d’immortalité), Chang’e (déesse lunaire), Chiyou (dieu antique de la guerre), Pangu (premier sorti du chaos qui a séparé le ciel et la terre pour donner naissance au monde), Zhurong (dieu antique du feu), Wenchangdijun (dieu des candidats aux examens), Caishenye (dieu de la richesse), Baoshengdadi (dieu guérisseur), Vieillard sous la lune (déité des mariages), Tudigong (dieu du village), Chenghuangye (dieu de la ville), Zaowangye (dieu de la maison), Wang Ye (dieu des épidémies), Empereur de jade (déité du taoïsme), les Trois Purs, les Trois gouverneurs et les Quatre Majestés (autres déités taoïstes), Zhenwudadi (Empereur du Nord, dieu taoïste stellaire militaire), Nezha (dieu taoïste protecteur des mauvaises influences), les Huit immortels et les autres Immortels (hommes divinisés du taoïsme), Guan Yin (déité féminine bouddhiste), Yanluowang (gardien des enfers), Dizangwang déité bouddhiste du salut des damnés), Amituofo (déité bouddhiste maître du paradis occidental), Wenshupusa (déité bouddhiste des succès scolaires), Milefo (déité bouddhiste du bonheur et de la prospérité), Guandi (Guan Yu, homme historique divinisé), Mazu (divinité principale à Taïwan), administration hiérarchique des nombreuses déités célestes, fête de la lune du nouvel an chinois, etc.
  • dieux hindous, par ex. :  Brahman, Brahma, Vishnou, Shiva (dieu du yoga), Krishna, Ganesh, Rama, Usha (déesse de l’aube, de l’aurore et de l’éveil spirituel), Kali (déesse destructrice épouse de Shiva), Indra (roi des dieux de cet univers), etc. L’hindouisme compte entre trente trois mille et trente trois millions de dieux (car ils sont innombrables), dont dix sont dits védiques primordiaux et trente trois dits premiers.
  • dieux européens, par ex. : Baba Dochia (déesse grand-mère roumaine et bulgare, anticipe le printemps, guérisseuse-herboriste, sorcière-incantatrice), Eostre (Ostara, déesse anglo-saxonne et germanique de l’aube), Hasos (déesse indo-européenne,  qui meurt perpétuellement en couche, mère adoptive du Soleil et fille de la déesse Nuit), Mat’syra Zemlia (déesse slave Mère-Terre-Humide, de la végétation et du printemps, la végétation est sa chevelure, les roches ses os, les racines ses veines, l’eau son sang), Lelia (déesse slave de la beauté et des premières fleurs du printemps), Saules Meita (déesse-fille du Soleil lituanienne et lettonienne qui fait revenir le printemps), Astlik (déesse arménienne de l’amour, de la fertilité, du printemps et des sources), etc. Walpurgis est la fête païenne du printemps (feux d’offrandes pour les dieux et déesses de la fécondité) dans la nuit du 30 avril au 1er mai célébrée aujourd’hui en Europe, Allemagne, Belgique, Finlande, Suède, France (nuit des sorcières en Moselle Est et Basse Alsace), République tchèque, Roumanie, et d’autres pays de l’Est, etc.
  • dieux nordiques, par ex. : Odin (roi des dieux, créateur de l’univers, fêté au solstice d’hiver), Vanir (dieux de fertilité, sagesse et clairvoyance), Aesirs (dieux opposés aux Vanir), Loki (dieu androgyne de l’escroquerie et du vent), Baldur (dieu brave, culture pop et jeux vidéos), Forseti (fils de Baldur), Nanna (fille de Baldur), Thor (dieu au marteau, fils d’Odin), Vali (fils d’Odin), Hold Nickar (dieu de la mer germanique et danois fêté au solstice d’hiver), Leshii (dieu-lutin russe et balkanique malin et trompeur), etc.
  • autres dieux païens et déités, par ex. : Allah (dieu lunaire de l’islam), Bouddha (homme divinisé du bouddhisme), etc.
  • dieux néo-païens par ex. : faux dieux du New-âge, Sananda (faux Jésus-Christ, maître « ascensionné » parmi d’autres, comme Marie, Abraham et Moïse « Grands Initiés »)les « maîtres » Hilarion, Sérapis, Morya, Kuthumi, Djwal-kul, Sanat (Sanat=Satan) Kumara, Métatron (prince céleste cabalistique), Gaïa (déesse terre-mère), Europa (Europe, déesse épouse de Zeus-Satan, effigie de l’Union Européenne et de l’euro), la « Fraternité Blanche Universelle » ou « Hierarchie spirituelle », Ashtar et les frères de l’espace, les pleïadiens, etc., etc., etc. Tous ces noms sont des noms d’esprits démoniaques «déguisés en anges de lumières» (2 Cor 11, 14) pour détourner les hommes de la vérité de Jésus-Christ ou révélation divine, et qui se sont exprimés à travers des médiums new-âgers appelés « channels » ou canaux.

La liste est interminable. Les dieux des mythologies (grecques, hindouistes, etc.) sont des démons qu’on retrouve aussi dans des philosophies, dans l’analyse des symboles, dans l’analyse des rêves (L’interprétation humaine des rêves ou hors de la véritable Église et de la vraie foi est interdite par Dieu), dans la psychanalyse, et d’autres fausses sciences fabriquées par l’homme.

Nature, chute et condamnation des démons

Théologie catholique, T. 4, 11920, p. 394 : «Lucifer se complait toujours dans sa faute, mais il a horreur de la peine qu’il subit. Tout ce qu’il délibère et tout ce qu’il fait est mal ; il n’a aucune vertu. La cause de son obstination est double : son endurcissement dans le mal et la punition de sa faute par Dieu. Il n’a pas de puissance sensible naturelle. La syndérèse¹ [Remords de conscience] lui reste».

¹ syndérèse (lat. synderesis, var. synteresis) : conservation synthétique des principes moraux ; Faculté des premiers principes d’ordre pratique conduisant les opérations de jugement moral.

Jésus-Christ explique le jugement du diable (l’adversaire) à  dans les Révélations de Sainte Brigitte qui ont été approuvées par l’Église (Le pape Grégoire XI, 1370-1378, les a approuvées et confirmées, et jugées favorablement, et Boniface IX, 1389-1404, dans la Bulle papale Ab origine mundi, par. 39, 7 octobre 1391 ; et elles été examinées aux conciles de Constance, 1414-1418, et de Bâle, 1431-1449, tout deux les jugeant en conformité avec la foi catholique).

Révélations de sainte Brigitte, livre VII, chap. 7 : «… Je suis Créateur et Seigneur de toutes choses, tant sur les diables que sur les anges, et pas un n’évitera mon jugement. Le diable a péché contre moi en trois manières : par superbe, envie et arrogance, c’est-à-dire, par amour-propre. Certainement il fut si superbe qu’il a voulu être seigneur sur moi, afin que je fusse son sujet ; il me portait aussi une si grande envie, que, s’il eût été possible, il m’eût tué, afin qu’il fût Seigneur et pût occuper mon trône. Sa volonté propre aussi lu fut si chère qu’il ne se souciait point de la volonté de Dieu, pourvu qu’il pût accomplir la sienne ; c’est pourquoi il tomba des cieux, et d’ange, il a été fait diable dans les abîmes de l’enfer. Et après, voyant sa malice, sa grande envie qu’il avait contre l’homme, je lui montrai ma volonté et donnai mes commandements aux hommes, afin que, les accomplissant, ils puissent me plaire et déplaire au diable».

Sainte Hildegarde, dans ses visions, explique que Dieu choisit un prince pour éclairer les autres esprits, qui, par envie, dans sa ressemblance, voulu s’égaler à Dieu.

Sainte Hildegarde de Bingen, Le Livre des œuvres divines, 5ème vision : « Dieu, créateur de tout ce que nous venons de dire, est la vie unique, la source de toute vie : comme le soleil est source de ses rayons. Dieu est le feu qui enflamme tout feu qui se tourne vers la béatitude, de même que les étoiles sont filles du feu. Comment se pourrait-il que rien de vivant ne s’attachât à cette vie, que ce feu se réchauffât ni n’illuminât rien ? Comment conviendrait-il que cette déité, qui était vie avant le temps, n’engendrât ni vie ni clarté ? À quoi servirait-il que cette lumière, allumée par le feu, ne luît pour personne, alors que le feu ne cache pas sa lumière, ni le soleil son rayon ? C’est que Dieu est la vie qui a permis l’incendie de la multitude des anges, comme les étincelles du foyer. Il serait inconvenant que cette vie ne fût pas clarté. Et cette clarté est impérissable : elle ne peut abriter aucune mort. Comment cela ? C’est que Dieu est seul, par lui-même et en lui-même, il ne reçoit son être de personne d’autre, pour toutes les créatures, il est la source de leur être. C’est lui aussi qui créa les esprits, qui les couvrit d’honneurs, c’est lui qui leur choisit un prince puissant qui attirait tous les regards, comme une lanterne allumée attire le regard. En lui s’unissaient tous leurs ornements comme des pierres précieuses. Mais le dit prince chercha un lieu vide où installer son trône. Aussi fut-il précipité, lui et toute sa clique, tel un brin de paille, dans le puits des enfers, prévu pour sa chute comme les ténèbres extérieures et comme la gueule infernale. Ce puits n’a pas de fond : l’on ne peut de même dénombrer la foule des anges déchus. Ces ténèbres sont faites pour détruire la ressemblance qui voulut s’égaler à Dieu. Ce puits infernal a été créé à cause de cette discorde illicite qu’il sema entre les deux armées, la sienne et celle de Dieu. Il a pour source cette envie qui lui interdisait toute confiance en Dieu. Mais de par l’énergie de sa majesté, Dieu entoura à ce point les esprits heureux que ces esprits ne cessèrent de jouir du spectacle de sa force, et il étendit sa puissance à ce point au-dessus de l’enfer que l’antique séducteur ne peut détruire par aucune guerre ni par aucun artifice le plein nombre de ceux qui méritent le salut. Lui-même se tue, à la manière des vipères ».

Sainte Hildegarde de Bingen, Le Livre des œuvres divines, 10ème vision, n° 2 : «Dieu est un et rien ne peut se rattacher à cette unité ; or Dieu a prévu que toute œuvre qu’il accomplirait tenterait d’usurper l’identité avec ladite unité. Aussi prévit-il la riposte à cette tentative, lui qui est l’unité, lui à qui rien n’est semblable (comment pourrait-il autrement se proclamer : unité ?) : il écarta celui [Lucifer] qui aspirait à cette similitude perverse».

Saint Bernard, Degrés de l’humilité et de l’orgueil, Ch. X, n° 28-38 : «Mais toi qui étais le sceau et l’image du Très-Haut, non pas dans la paradis terrestre, mais dans les délices du paradis même de Dieu (Ezech. XXVIII, 12), que peux-tu désirer de plus ? Au comble de la sagesse, de la perfection et de la beauté, ne cherche rien au-dessus de toi et ne scrute point ce qui dépasse tes forces. Reste en toi, prends garde de déchoir de ce que tu es, si tu te laisses aller à des pensées de grandeur et d’élévation qui te dépassent. Mais d’où vient, pendant que je te parle, que tu t’élances par un détour vers l’Aquilon ? Déjà je te vois jeter un regard de curiosité sur je ne sais quoi plus haut que toi : «J’irai, dis-je, placer mon trône à l’Aquilon (Isa. XIV, 13) ». Pendant que les autres habitants du ciel se tiennent debout, tu affectes d’être seul assis et tu troubles ainsi, non-seulement la concorde de tes frères et la paix générale de la céleste paix, mais encore, autant qu’il est en toi, le repos même de la Trinité. Ah ! malheureux, où ta curiosité te conduit-elle, puisque, dans ta présomption sans imitateur, tu ne crains point de scandaliser tes frères et d’insulter ton Roi ; des millions d’anges sont à son service et des centaines de millions se tiennent debout en sa présence ; car nul n’est assis que Celui qui a son trône sur les chérubins et qui a le reste des anges pour serviteurs, et toi en regardant je ne sais quoi autrement que les autres, en l’examinant avec plus de curiosité et en t’y portant avec plus d’irrévérence, tu vas placer ton trône dans le ciel pour égaler le Très-Haut ? Dans quel but et dans quelle espérance ? Insensé, mesure donc tes forces, pèse les conséquences, songe à te modérer. Présumes-tu que le Tout-Puissant le sache ou l’ignore, le veuille ou ne le veuille pas ? Comment celui dont la volonté est souverainement bonne et la science parfaite, pourra-il vouloir en ignorer le mal que tu médites ? Aurais-tu la pensée que s’il le sait et ne le veut point, il ne saurait du moins s’y opposer ? A moins que tu ne croies que tu n’as pas été créé, jamais je ne pourrai croire que tu révoques en doute la toute-puissance, la science infinie et la bonté de ton créateur, de celui qui a pu te tirer du néant, qui a su et voulu te faire tel que tu es. Comment peux-tu donc croire que Dieu consentira à une chose qu’il ne veut pas qu’on fasse et qu’il peut empêcher ? Est-ce que par hasard je ne verrais pas déjà s’accomplir, ou plutôt, commencer en toi ce que, après toi et par toi ceux qui te ressemblent ont fait dire sur la terre : Tout maître nourrit des insensés ? Ton œil est-il mauvais, parce que lui est bon ? Sa bonté t’inspire une confiance criminelle et te donne l’impudence de dédaigner sa science et l’audace de braver sa puissance. …

«Oui, telles sont tes pensées, ô impie, telle est l’iniquité que tu médites sur ta couche en disant : Est-ce que vous pensez que le Créateur anéantira son œuvre ? Je sais bien qu’aucune de mes pensées n’échappe à Dieu, puisqu’il est Dieu ; je sais bien aussi qu’elles ne sauraient lui plaire, attendu qu’il est bon, et que, s’il le veut, je ne saurais lui échapper parce qu’il est puissant. Est-ce donc pour moi une raison de craindre ? Si, à cause de sa bonté, le mal ne peut lui plaire dans les autres, à combien plus forte raison lui déplaira-t-il en lui ? Je veux bien que ce soit mal à moi de vouloir quelque chose qu’il ne veut point, ce sera mal aussi à lui de se venger. Il sera donc aussi éloigné de vouloir se venger de n’importe quel crime qu’il l’est de vouloir et de pouvoir se dépouiller de sa bonté. Malheureux, ce n’est pas Dieu, c’est toi-même, oui, c’est toi que tu trompes, et ton iniquité s’est déçue elle-même et n’en a point imposé à Dieu. Ta conduite est pleine de fourberie, mais c’est sous ses yeux que tu agis ; c’est donc toi, non Dieu, que tu trompes, et comme tu tournes contre lui les biens immenses que tu as reçus de lui, tu n’en es que plus odieux dans ton iniquité. Est-il en effet iniquité plus grande que de te servir, pour mépriser ton Créateur, précisément des dons qui devaient te le faire aimer davantage ? Non, il n’en est pas de plus grande pour toi, qui ne peux douter de la puissance de Dieu et qui sais bien qu’il peut te détruire s’il le veut, puisqu’il a pu te créer, de compter que, à cause de son excessive bonté, il ne voudra point se venger et de lui rendre ainsi le mal pour le bien et la haine pour l’amour.

«Ce n’est point d’un courroux momentané, mais d’une haine éternelle que tu te rends digne par ton iniquité, toi qui désires et qui es près à t’égaler à ton très doux et très haut Seigneur, en sorte qu’il ait sans cesse sous les yeux un spectacle qui l’afflige et la vue d’un égal qu’il ne voudrait point avoir et qu’il ne renverse point, quoiqu’il puisse le faire ; toi qui, bien plus, espères qu’il aimera mieux souffrir que de te laisser périr. Il pourrait certainement t’abattre s’il le voulait, mais à cause de son excessive bonté, tu penses qu’il ne saurait jamais le vouloir. Assurément s’il est tel que tu te le représentes, tu en es d’autant plus coupable de ne le point aimer, et s’il arrive qu’en effet il aime mieux souffrir lui-même tes attentats que de te frapper, quelle n’est pas ta malice de ne point épargner du moins celui qui ne s épargne pas afin de. t’épargner ? Mais il s’en faut bien que sa perfection ne lui permette point d’être juste, parce qu’il est bon, comme s’il ne pouvait être l’un et l’autre en même temps ; la bonté alliée à la justice est meilleure au contraire que séparée d’elle, ou plutôt la bonté sans la justice ne serait même plus une vertu. Quand tu te montres ingrat envers la bonté gratuite de Dieu, qui t’a créé sans aucun mérite de ta part, tu ne crains pas sa justice parce que tu ne l’as point encore éprouvée, et tu te laisses audacieusement aller à commettre une faute dont tu te promets à tort l’impunité ; mais tu ne tarderas point, en tombant dans la fosse que tu prépares à ton Créateur, à reconnaître qu’il n’est pas moins juste que bon. Pendant que tu médites contré lui une peine dont il pourrait se garantir s’il le voulait, mais à laquelle il ne saurait vouloir se soustraire, à ce que tu penses, parce que tu t’imagines qu’il n’a pas ce genre de bonté avec laquelle tu ne l’as point encore vu punir personne, ce Dieu plein de justice, qui ne peut ni ne doit souffrir que sa bonté soit impunément offensée, fera retomber sur toi une peine pareille ; cependant il tempère tellement sa sentence de vengeance, que tu n’as qu’à te repentir pour obtenir de lui ton pardon. Mais ton cœur endurci et impénitent ne saurait songer au repentir ; aussi ne pourras-tu éviter ton châtiment.

«Mais écoutez son audace : « Les cieux, dit-il, sont mon trône, et la terre est l’escabeau de mes pieds (Isa. LXVI, I) ». Il ne dit pas : L’Orient ou l’Occident ou tout autre endroit du ciel, mais les cieux tout entiers sont mon trône. Cependant tu ne peux aller t’asseoir à aucun endroit dans le ciel, puisque le Seigneur se l’est réservé tout entier pour lui ; tu ne saurais non plus te poser sur la terre, il se l’est donnée pour escabeau ; c’est un endroit stable où l’Église est fondée et repose sur le roc. Que feras-tu donc chassé du ciel et ne pouvant demeurer sur la terre ? Il ne te reste plus que l’air, non pour y fixer ta demeure d’une manière stable, mais pour le parcourir en volant, afin d’expier par un perpétuel changement de lieu ton désir d’une éternelle stabilité. Tu flotteras donc entre le ciel et la terre ; car le Seigneur étant assis dans les cieux, comme sur un trône élevé, et la terre étant pleine de sa majesté, il ne te reste plus que les airs en partage.

«Ô toi qui te levais le matin, Lucifer, ou plutôt Noctifer et même Mortifer, jadis tu prenais ton essor de l’Orient au Midi, et voilà que, changeant de direction, je te vois tendre vers l’Aquilon ! Mais plus ton vol est rapide pour t’élever, plus je te vois tomber vite vers le Couchant. Je voudrais bien pourtant, ô ange curieux, examiner moi-même de plus près la pensée intime de ta curiosité : «J’élèverai, dis-tu, mon trône à l’Aquilon (Isa. XIV, 13) ». Il ne peut être question dans ta bouche d’un Aquilon ni d’un trône matériels, puisque tu es un pur esprit ; « l’Aquilon » pourrait donc bien signifier les futurs réprouvés et « ce trône », le pouvoir qui t’est accordé sur eux. Plus ta science te rapproche de la prescience de Dieu, en comparaison du reste des anges, plus aussi tu distingues avec perspicacité ceux qui ne reçoivent pas un rayon de la sagesse et ne se font point remarquer par la ferveur de l’esprit. Les trouvant vides, tu établis en eux ton empire, tu les remplis de la lumière de ton astuce, tu les enflammes des ardeurs de ta malice et, de même que le Très-Haut se trouve par sa sagesse et sa bonté à la tète de tous les fils de l’obéissance, ainsi tu te trouves à la tête de tous les fils de l’orgueil ; tu es leur roi, tu les gouvernes par ton astucieuse perversité et par ta perverse fourberie, et voilà comment tu prétends ressembler à Dieu. Mais je me demande si tu as prévu ta chute en présence de Dieu aussi bien que tu avais prévu ta principauté sous ses yeux ? Si tu l’as prévue, quelle ne fut point ta folie de vouloir dominer au prix de semblables malheurs et d’aimer mieux régner à des conditions si misérables que de servir dans la félicité ? Ne valait-il pas mieux pour toi participer à ces plaies lumineuses que d’être le prince des ténèbres ? Mais j’aime mieux croire que tu n’as rien prévu, soit, comme je l’ai dit plus haut, que ne songeant qu’à la bonté de Dieu, tu te sois dit : Il ne me punira point, et que cette pensée impie t’ait porté à l’irriter ou, qu’à la vue du premier rang à occuper, la poutre de l’orgueil se soit tout à coup tellement accrue dans ton œil qu’elle t’ait empêché de voir le précipice».

Bienheureux Jean d’Avila – Lettres et Traité Audi Filia et Vide, Discours pour montrer que la véritable piété consiste : «Lucifer ne désirait que de jouir d’une plus grande gloire ; mais parce qu’il ne la devait pas souhaiter, et qu’il n’eut pas recours à Dieu pour l’obtenir, il tomba du ciel comme un éclair ; au lieu du bonheur auquel il aspirait, il se trouva abîmé dans des tourments éternels ; et, voulant ravir à Dieu une partie de sa gloire, il perdit celle qu’il lui avait donnée».

Satan et ses démons sont des anges déchus

Satan a été chassé du ciel

Isaïe 14, 12-15 : «Comment es-tu tombé du ciel, lucifer qui dès le matin te levais ? Comment as-tu été renversé sur terre, toi qui faisais des blessures aux nations ? Qui disait dans ton cœur ; Je monterai au ciel, sur les astres de Dieu, j’élèverai mon trône ; je m’assiérai sur la montagne du Testament, aux côtés de l’aquilon. Je monterai sur la hauteur des nues, je serai semblable au Très-Haut. Mais cependant tu seras traîné dans l’enfer, au profond de la fosse».

Ézéchiel 28, 11-19 : «11. Et la parole du Seigneur me fut adressée, disant : Fils d’un homme, fais entendre un chant de deuil sur le roi de Tyr. 12. Et tu lui diras : Voici ce que dit le Seigneur Dieu : Toi le sceau de la ressemblance de Dieu, toi plein de sagesse et parfait en beauté. 13. Tu as été dans les délices du paradis de Dieu ; toute pierre précieuse était ta couverture : la sardoine, la topaze, le jaspe, la chrysolithe, l’onyx, le béryl, le saphir, l’escarboucle, l’émeraude ; l’or servait à relever ta beauté ; et tes bijoux percés ont été préparés pour le jour auquel tu as été créé. 14. Tu était un chérubin aux ailes étendues et protecteur ; et je t’ai établi sur la montagne sainte de Dieu ; et tu as marché au milieu de pierres étincelantes comme le feu. 15. Tu as été parfait dans tes voies depuis le jour de ta création jusqu’à ce que l’iniquité a été trouvée en toi. 16. Dans la multiplication de ton commerce ton intérieur a été rempli d’iniquité, et tu as péché ; et je t’ai chassé de la montagne de Dieu, et je t’ai exterminé, ô chérubin, couvrant le propitiatoire du milieu des pierres étincelantes comme le feu. 17. Et ton cœur s’est élevé dans ta beauté ; tu as perdu ta sagesse dans ta beauté ; je t’ai jeté sur la terre, et je t’ai exposé devant la face des rois, afin qu’ils t’aperçussent. 18. Dans la multitude de tes iniquités, et dans l’iniquité de ton commerce tu as souillé ton sanctuaire : je ferai donc sortir du milieu de toi un feu qui te dévorera, et je te réduirai en cendre sur la terre en présence de tous ceux qui te verront. 19. Tous ceux qui te verront parmi les nations seront frappés de stupeur sur toi ; tu es devenu comme un néant, et tu ne seras plus à jamais».

Note Vulgate Ez. 28, 12 : La plupart des Pères regardent la description de la puissance du roi de Tyr comme une figure de la gloire et de la ruine de Lucifer. 

Luc 10, 18 : «Je voyais Satan tombant du ciel comme la foudre».

Apocalypse [Révélation] 12, 7 : «sa queue entraînait la troisième partie [un tiers] des étoiles».

Note Vulg. Ap. 12, 7 : des anges qu’il a entraîné dans sa révolte.

Apocalypse 12, 9 : «Et ce grand dragon, l’ancien serpent, qui s’appelle le diable et Satan, et qui séduit tout l’univers, fut précipité sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui».

Le démon créé bon s’est rendu mauvais librement

Saint Eusèbe, évêque de Verceil, Père de l’Église, 370, De Trinitate IV, 1 : «Si quelqu’un professe que dans la nature où il a été fait l’ange apostat n’est pas l’œuvre de Dieu, mais qu’il existe de lui-même, allant jusqu’à lui attribuer de trouver en soi son principe, qu’il soit anathème.

Saint Eusèbe, évêque de Verceil, 370, De Trinitate IV, 2 : «Si quelqu’un professe que l‘ange apostat a été fait par Dieu avec une nature mauvaise, et ne dit point qu’il a conçu le mal de lui-même par son vouloir propre, qu’il soit anathème.

Saint Eusèbe, évêque de Verceil, 370, De Trinitate IV, 3 : «Si quelqu’un professe que l’ange de Satan a fait le monde – loin de nous cette croyance – et n’a pas déclaré que tout péché a été inventé par lui, qu’il soit anathème».

Pape St Léon le Grand, Père de l’Église, Quam laudabiliter, chap. 6, 21 juil. 447 : «leur [priscillianistes] affirmation selon laquelle le diable n’a jamais été bon et que sa nature n’est pas l’ouvrage de Dieu, mais qu’il a émergé du chaos et des ténèbres, parce qu’il n’a aucun créateur mais qu’il est lui-même le principe et la substance de tout mal ; mais la vraie foi… professe que la substance de toutes les créatures spirituelles ou corporelles est bonne, et que le mal n’a pas de nature parce que Dieu, qui est le créateur de l’univers, n’a rien fait que de bon. De ce fait le diable serait bon s’il était resté dans l’état où il a été fait. Mais ayant mal usé de son excellence naturelle et « n’étant pas demeuré dans la vérité » (Jn 8, 44) il n’est pas passé à une substance contraire mais il s’est séparé du souverain bien auquel il devait rester uni, de même que ceux qui affirment cela se précipitent eux-mêmes de ce qui est vrai dans ce qui est faux, et s’en prennent à la nature pour ce qu’ils ont commis intentionnellement, et sont condamnés du fait de leur perversité volontaire. Le mal sera d’ailleurs en eux-mêmes et le mal lui-même ne sera pas la substance mais le châtiment pour la substance».

Pape Jean III, Ier concile de Braga, 561 ex cathedra : «7. Si quelqu’un dit que le diable n’a pas été d’abord un ange bon, créé par Dieu, et que sa nature n’est pas l’œuvre de Dieu, mais qu’il dit qu’il a émergé des ténèbres, que personne ne l’a fait, mais qu’il est lui-même le principe et la substance du mal, comme Mani et Priscillien l’ont dit, qu’il soit anathème».

Pape Innocent III, 4 ème concile du Latran, ch. 1, 1215 ex cathedra : «Nous croyons fermement et confessons avec simplicité qu’il y a un seul et unique vrai Dieu, éternel et immense, tout-puissant, immuable, qui ne peut être ni saisi ni dit, Père et Fils et Saint-Esprit, trois personnes, mais une seule essence, substance ou nature absolument simple. Le Père ne vient de personne, le Fils vient du seul Père et le Saint-Esprit également de l’un et de l’autre, toujours, sans commencement et sans fin. Le Père engendrant, le Fils naissant et le Saint-Esprit procédant, consubstantiels et semblablement égaux, également tout-puissants, également éternels. Unique principe de toutes choses, créateur de toutes les choses visibles et invisibles, spirituelles et corporelles, qui, par sa force toute-puissante, a tout ensemble créé de rien dès le commencement du temps l’une et l’autre créature, la spirituelle et la corporelle, c’est-à- dire les anges et le monde, puis la créature humaine faite à la fois d’esprit et de corps. En effet le diable et les autres démons ont été créés par Dieu bons par nature ; mais ce sont eux qui se sont rendus eux-mêmes mauvais».

Révélations de sainte Brigitte, L. 6, ch. 115 : « Lucifer n’a-t-il pas été bien créé ? Ou moi, qui suis la bonté et la vertu même, aurais-je créé quelque mal ? non certes, aucun. Mais après que Lucifer eut abusé de sa volonté et la porta au dérèglement, il a été lui-même déréglé et mauvais par sa mauvaise volonté».

Les Révélations de sainte Brigitte ont été approuvées, confirmées, et jugées favorablement par le pape Grégoire XI (1370-1378) et Boniface IX (1389-1404) dans la Bulle papale Ab origine mundi, par. 39 (7 oct. 1391), puis jugées en conformité avec la foi catholique par les conciles de Constance (1414-1418) et de Bâle (1431-1449).

Le châtiment des démons est éternel

II Pierre 2, 4 : «Car si Dieu n’a pas épargné les anges qui ont péché ; mais, si chargés des chaînes de l’enfer et précipités dans l’abîme, il les a livrés afin d’être tourmentés et réservés pour le jugement»

Jude 6 : «Quant aux anges qui ne conservèrent pas leur première dignité, mais qui abandonnèrent leur propre demeure, il les mit en réserve pour le jugement du grand jour, dans des chaînes éternelles et de profondes ténèbres».

Pape Vigile, Ier Concile de Constantinople, anathématismes contre Origène, 543 ex cathedra : «Si quelqu’un dit ou pense que le châtiment des démons et des impies est temporaire, et qu’il prendra fin après un certain temps, ou bien qu’il y aura restauration des démons et des impies, qu’il soit anathème».

Pape Innocent III, 4 ème concile du Latran, ch. 1, 1215 ex cathedra : «… un châtiment sans fin avec le diable…».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra : «… le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges (Mt 25, 41)… ».

Satan et ses démons sont les ennemis de Dieu et du salut de l’homme

Le mensonge de Satan à l’homme

1° Dieu avait interdit le fruit de la connaissance du bien et du mal sous peine de mort.

Genèse 2, 16 17 : Et Yahweh Dieu donna à l’homme cet ordre :  » Tu peux manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement».

 2° Satan possède le serpent et s’adresse à Ève.

Gen 3, 1-7 : Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que Yahweh Dieu ait faits. Il dit à la femme :  » Est-ce que Dieu aurait dit :  » Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ?  » La femme répondit au serpent :  » Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez».

3° Satan ment à la femme.

Gen 3 : «Le serpent dit à la femme : «Non, vous ne mourrez point ; mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal». La femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, agréable à la vue et désirable pour acquérir l’intelligence ; elle prit de son fruit et en mangea ; elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea. Leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus».

Le mensonge du diable trompe l’homme en lui faisant croire qu’il sera « comme Dieu » par son intelligence naturelle sans la grâce divine. Cette manœuvre visait en fait à lui faire perdre la grâce sanctifiante qui maintenait sa nature dans l’innocence (ne connaissant pas le mal), infuse de science (science nécessaire au salut infusée par Dieu et qui ne demandait pas d’apprentissage), maîtrisant les passions (l’âme en état de grâce domine les facultés naturelles psychiques et physiques), impassible (sans souffrance), et non-mortelle (l’homme devait croître en grâce sans connaître la corruption de la mort).

Mais l’homme qui a donc voulu, sur l’instigation de Satan, connaître le bien et le mal – que Dieu avait interdit – a perdu son innocence, qui est l’état où il ne connaissait pas le mal. Satan a donc fait connaître le mal à l’homme en lui proposant de connaître le bien !

L’homme impie croit pouvoir devenir divin par sa nature, par son intelligence, et pas par la grâce. C’est le fondement de l’ésotérisme. Mais la nature humaine (comme celle des anges) a été faite PAR Dieu POUR la grâce et le gloire. C’est la raison pour laquelle l’homme doit se servir des moyens que Dieu lui donne : la vraie foi catholique, qui est le moyen de posséder ce qu’on ne voit pas.

Le péché de Satan et des anges qui l’ont suivi (et aussi les hommes) est d’avoir apostasié leur foi et la grâce pour préférer leur nature. C’est le fondement du naturalisme. Mais Dieu n’a pas créé de nature pure faite pour elle-même et sa propre fin, mais pour Lui, «Puisque c’est de Lui, et par Lui et en Lui que sont toutes choses» (Romains 11, 36) ; «Car c’est par lui que toutes choses ont été créées dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, … tout a été créé par lui et en lui» (Colossiens 1, 16). La nature est faite pour la grâce parce que la grâce est la vie de Dieu pour les créatures. La nature n’est pas faite pour elle-même, c’est l’impasse du salut.

Le démon est l’auteur du péché et de la mort et exerce un pouvoir sur l’homme

Saint Irénée (130-202), père de l’Église, Contre les hérésies, Livre V : «il [l’ange apostat] avait persuadé à l’homme de transgresser le commandement du Créateur et l’avait ainsi réduit sous son pouvoir, car son pouvoir consiste dans la transgression et l’apostasie, et c’est précisément par celles-ci qu’il avait enchaîné l’homme».

Saint Irénée (130-202), Exposé de la prédication des Apôtres : «Le chef et l’instigateur du péché, ce fut l’ange par fourberie ; lui qui avait péché contre Dieu, fut frappé, et il fit chasser l’homme du Paradis. Et parce que, suivant ses penchants, il s’était révolté et avait abandonné Dieu, il s’appelait Satan, selon l’expression hébraïque, ce qui signifie révolté ; mais c’est celui-là même qui est aussi appelé diable».

Pape Léon Ier, père de l’Église, Lectis dilectionis tuae, 449 : «l’homme, qui avait été trompé, … le diable qui détenait l’empire de la mort … l’auteur du péché et de la mort».

Pape Innocent III, 4 ème concile du Latran, ch. 1, 1215 ex cathedra : «Quant à l’homme, c’est à l’instigation du démon qu’il a péché».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra : «Elle [L’Église] croit fermement, professe et enseigne que jamais être conçu d’un homme et d’une femme n’a été délivré de la domination du diable, sinon par la foi en notre Seigneur Jésus Christ médiateur entre Dieu et les hommes (I Timothée 2, 5) …  le sacrement du baptême, par lequel ils [les enfants] sont arrachés à la domination du diable…».

Pape Paul III, Concile de Trente, 5ème session, § 1, 17 juin 1546 ex cathedra : «1. Si quelqu’un ne confesse pas que le premier homme, Adam … a encouru … la colère et l’indignation de Dieu … et avec la mort la captivité sous le pouvoir de celui qui ensuite « a eu l’empire de la mort, c’est-à-dire le diable » (Hé. 2, 14) ; … : qu’il soit anathème».

Pape Paul III, Concile de Trente, 6ème session, ch. 1, 13 janv. 1547 ex cathedra : «ils [les hommes] étaient à ce point « esclaves du péché » (Rm 6, 20) et sous le pouvoir du diable et de la mort, que non seulement les païens, par la force de la nature, mais aussi les juifs, par la lettre même de la Loi de Moïse, ne pouvaient se libérer ou se relever de cet état, même si le libre arbitre n’était aucunement éteint en eux, bien qu’affaibli et dévié en sa force».

Les démons cherchent à détruire l’œuvre de Dieu :

Matthieu 13, 39 : «L’ennemi qui l’a semée [l’ivraie], c’est le démon».

Marc 4, 15 : «Satan vient et enlève cette parole qui a été semée dans leurs cœurs».

Éphésiens 6, 11 : «Revêtez-vous de l’armure de Dieu, afin de pouvoir tenir contre les embûches du diable ;».

I Pierre 5, 8 : «Soyez sobres et veillez, car votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui il pourra dévorer».

Apocalypse 12, 4b : «et le dragon s’arrêta devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son Fils aussitôt qu’elle serait délivrée».

Les démons possèdent les hommes :

Matthieu 12, 43, 45 : «Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il s’en va errant en des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point. Alors il dit ; Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti, et y revenant, il la trouve libre, purifiée de ce qui la souillait et ornée. Alors il va et prend sept autres esprits plus mauvais que lui, et entrant, ils y demeurent ; et le dernier état de cet homme est pire que le premier».

Marc 5, 2-15 : « Et comme Jésus sortait de la barque, vint à sa rencontre, sortant des tombeaux, un homme possédé d’un esprit impur, qui avait sa demeure dans les tombeaux ; et nul ne pouvait plus le lier, même avec une chaîne, car on l’avait souvent lié avec des entraves et des chaînes, et il avait brisé les chaînes et broyé les entraves, et personne n’était capable de le dompter. Continuellement, de nuit et de jour, il était dans les tombeaux et sur les montagnes, poussant des cris et se meurtrissant avec des pierres. Ayant aperçu Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui, et, ayant poussé des cris, il dit d’une voix forte : « Qu’avons-nous affaire ensemble, Jésus, fils du Dieu très haut ? Je vous adjure, par Dieu, ne me tourmentez point ». C’est qu’il lui disait : « Esprit impur, sors de cet homme ». Et il lui demanda : « Quel est ton nom ? » Et il lui dit : « Mon nom est Légion [6666], car nous sommes nombreux ». Et il le priait instamment de ne pas les envoyer hors du pays. Or, il y avait là, près de la montagne, un grand troupeau de porcs qui paissaient. Et ils lui firent cette prière : « Envoyez-nous dans les porcs, afin que nous entrions dedans ». Il le leur permit ; et les esprits impurs sortirent et entrèrent dans les porcs, et le troupeau, d’environ deux mille, se précipita par les pentes escarpées dans la mer, et ils se noyèrent dans la mer. Ceux qui les gardaient s’enfuirent, et ils racontèrent la chose dans la ville et dans la campagne. Et on vint voir ce qui était arrivé. Ils viennent à Jésus et voient le démoniaque, lui qui avait eu la Légion, assis, vêtu et dans son bon sens : ils furent saisis de frayeur».

Les démons sont des esprits tentateurs :

Marc 9, 16-17, 19, 24-26 : «Maître, je vous ai amené mon fils, qui a en lui un esprit muet ; partout où il s’empare de lui le brise contre terre, et l’enfant écume, grince des dents, et il se dessèche. J’ai dit à vos disciples de le chasser, mais il n’on pas pu… Or sitôt qu’il eut vu Jésus, l’esprit le tourmenta… Jésus … menaça l’esprit impur, lui disant : Esprit sourd et muet, je te le commande, sors de cet enfant et n’y rentre plus. Et poussant un grand cri et le déchirant violemment, il sortit de l’enfant qui devint comme mort ; … Mais Jésus, prenant sa main et le soulevant, il se leva».

Matthieu 4, 1, 3 : «Jésus fut conduit par l’Esprit dans le désert pour y être tenté par le diable. Et le tentateur s’approchant, lui dit…».

Actes 5, 3 : «pourquoi Satan a-t-il tenté ton cœur, pour mentir à l’Esprit-Saint, et frauder».

Les démons sont des esprits séducteurs et trompeurs :

Jean 13, 2 : «le diable avait mis dans le cœur de Judas fils de Simon Iscariote de le trahir».

II Corinthiens 11, 3 : «le serpent séduisit Ève par son astuce».

II Thessaloniciens 2, 9-10 : «Il viendra [l’impie] par l’opération de Satan, au milieu de toute sorte de miracles, de signes et de prodiges menteurs. Et avec toute séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés».

II Corinthiens 11, 14-15 : «Et cela n’est pas étonnant, puisque Satan lui-même se transforme en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres se transforment en ministres de justice ; leur fin sera selon leurs œuvres».

Les démons sont des esprits impurs :

Matthieu 10, 1 : «Et ayant convoqué ses douze disciples, il leur donna puissance sur les esprits impurs, pour les chasser, et pour guérir toute maladie et toute infirmité».

Apocalypse16, 13 : Et je vis sortir de la bouche du dragon … trois esprits impurs, ce sont des esprits de démons qui font des prodiges,».

Les démons sont des esprits de mensonge :

III Rois 22, 23 : «Maintenant donc, voilà que le Seigneur a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tous vos prophètes qui sont ici, et le Seigneur a prononcé contre vous malheur».

Jean 8, 44 : «Il [le diable] a été homicide dès le commencement, et il n’est pas demeuré dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui ; lorsqu’il parle mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu’il est menteur et le père du mensonge».

Les démons aveuglent l’esprit :

II Corinthiens 4, 4 : «Pour les infidèles, dont le dieu de ce siècle [Satan] a aveuglé l’esprit, afin que ne brille pas pour eux la lumière de l’Évangile de la gloire du Christ, qui est l’Image de Dieu».

Les démons répandent des fausses doctrines :

I Timothée 4, 1 : «Or l’Esprit dit manifestement que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, s’attachent à des esprits d’erreur, et à des doctrines de démons».

Les démons attaquent les chrétiens (seuls les véritables catholiques sont chrétiens) :

II Corinthiens 12, 7 : «Et de peur que la grandeur des révélations ne m’élève, il m’a été donné un aiguillon dans ma chair, un ange de Satan pour me donner des soufflets».

I Pierre 5, 8 : «Soyez sobres et veillez, car votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui il pourra dévorer».

Apocalypse 12, 17 : «Et le dragon s’irrita contre la femme, et il alla faire la guerre à ses autres enfants qui gardent les commandements de Dieu, et qui ont le témoignage de Jésus-Christ».

Les démons combattent les saints anges :

Apocalypse 12, 4a : «Or sa queue [du dragon ou Satan] entraînait la troisième partie [le tiers] des étoiles, et elle les jeta sur la terre ; ».

Apocalypse 12, 7 : «Alors il se fit un grand combat dans le ciel : Michel et ses anges combattaient contre le dragon, et le dragon combattait, et ses anges aussi».

Les démons sillonnent la terre :

Apocalypse 12, 9 : «Et ce grand dragon, l’ancien serpent, qui s’appelle le diable et Satan, et qui séduit tout l’univers, fut précipité sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui».

Apocalypse 12, 12-13 : «Malheur à la terre et à la mer, parce que le diable est descendu vers vous, plein d’une grande colère, sachant qu’il n’a que peu de temps. Or après que le dragon eut vu qu’il avait été précipité sur la terre, il poursuivit la femme qui avait enfanté l’enfant mâle».

Les démons sont des esprits tourmentés qui tourmentent les hommes

Matthieu 8, 28-30 : «Lorsqu’il fut venu … coururent au-devant de lui deux démoniaques … Et ils se mirent à crier… : Qu’importe à nous et à vous, Jésus fils de Dieu ? Êtes-vous venu ici avant le temps pour nous tourmenter  ?»

Note Vulgate sur Matt. 8, 32 : «quand il [Jésus-Christ] voulu faire sentir combien les démons étaient malfaisants, et jusqu’où allait leur puissance, lorsqu’il leur lâchait la main, il le fit paraître sur un troupeau de pourceaux que les démons précipitèrent dans la mer».

Luc 4, 33-34 : «Or il y avait dans la synagogue un homme ayant en lui un démon impur, et il cria d’une voix forte … : Laissez-nous ! Qu’importe à nous et à vous, Jésus de Nazareth ? Êtes-vous venu pour nous perdre ? Je sais qui vous êtes : le saint de Dieu».

Actes 19, 15 : «Et l’homme en qui était le plus mauvais démon s’élança sur eux, et s’étant rendu maître de deux d’entre eux, il les maltraita de telle sorte, qu’ils s’enfuirent … nus et blessés».

Jésus-Christ a vaincu Satan et ses démons :

Jean 12, 31 : «maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors».

Colossiens 2, 15 : «Et dépouillant les principautés et les puissances, il les a menées captives avec une noble fierté [livrées publiquement en spectacle], triomphant d’elles hautement en lui-même [par la croix]».

Jude 1, 6 : «Quant aux anges qui ne conservèrent pas leur première dignité, mais qui abandonnèrent leur propre demeure, Il les mis en réserve pour le jugement du grand jour, dans des chaînes éternelles et de profondes ténèbres».

Note Vulgate Jude 1, 6 : Les démons ne peuvent sortir de l’enfer que par la permission de Dieu, et pour tenter les hommes que Dieu veut bien qu’ils tentent. Leur supplice dure depuis le moment de leur révolte ; ils sont déjà jugés, mais leur sentence sera alors prononcée et confirmée pour toute l’éternité.

Apocalypse 12, 10-11 : «Et j’entendis une voix forte dans le ciel, disant : c’est maintenant qu’est accompli le salut de notre Dieu, et sa puissance et son règne, et la puissance de son Christ, parce qu’il a été précipité, l’accusateur de nos frères, qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Et eux l’ont vaincu par le sang de l’Agneau et par la parole de leur témoignage».

 Satan et ses démons seront enchaînés et jetés pour l’éternité

Apocalypse (Révélation) 20, 1-3 :«un ange qui descendait du ciel, ayant la clef de l’abîme, et une grande chaîne en sa main … prit le dragon, l’ancien serpent, qui est le diable et Satan, et il l’y enferma, et il mit un sceau sur lui, afin qu’il ne séduisit plus les nations».

Apocalypse 20, 9 : «le diable qui les séduisait [le camps des saints et la cité bien-aimée], fut jeté dans l’étang de feu et de souffre».

 

Activité première du diable : l’hérésie

Le diable est le premier apostat, l’apostasie est le renoncement à la foi, à la vie de la grâce pour la nature. Le principe de l’activité de Satan est l’hérésie qui est la négation de la vérité.

«Le mot « Satan », en langue hébraïque, signifie « apostat » … son pouvoir consiste dans la transgression et l’apostasie». (St Irénée, Contre les hérésies, L. V).

« Satan et ses anges » apostats, qui ont quitté leurs places dans les cieux en révolte contre Dieu et Son Christ, tentent les hommes à devenir, à leur tour, des apostats.

L’apostat renonce ou abandonne toute la foi au Christ (St Thomas, II. II. Q. XII art. 1, r. 3 ; CIC 1325 § 2). L’apostat est excommunié (anathème) automatiquement (ipso facto).

L’hérétique nie en connaissance un article de foi divine, c’est-à-dire une (ou plusieurs) vérité de la foi catholique. Celui qui refuse délibérément une autorité doctrinale de l’Église catholique est hérétique. L’hérétique est automatiquement (ipso facto) excommunié (hors de l’Église). L’hérésie est le pire de tous les péchés, c’est le péché contre la foi divine ; l’hérésie exclue de l’Église et du salut et envoie les âmes en enfer.

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

Pape Pie IX, concile Vatican I, Dei Filius (Ench. Symb. 1797 3017) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée [5ème concile du Latran 1441]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié] et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

«Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi.

« Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela.

« L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVELÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE».

« …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi. CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES PLUTÔT QU’À DIEU ».

Pape saint Pie X, Editae Saepe, 26 mai 1910 : « C’est un fait certain, bien établi, qu’aucun autre crime n’offense à ce point gravement Dieu et provoque Sa plus grande colère que le vice de l’hérésie».

Encyclopédie catholique, 1907-1913, Hérésie  : «L’ADHÉRENCE TENACE À UNE DOCTRINE CONTRAIRE À UN POINT DE LA FOI CLAIREMENT DÉFINIE PAR L’ÉGLISE EST UNE HÉRÉSIE PURE ET SIMPLE. … St Thomas (II-II, Q. XI, R. 1) définit l’hérésie : « une espèce d’infidélité chez les hommes qui, après avoir professé la foi du Christ, corrompent ses dogmes ». La foi chrétienne droite |orthodoxe] consiste à donner son assentiment volontaire au Christ dans tout ce qui appartient vraiment à son enseignement».

L’hérésie tue les âmes et c’est la raison pour laquelle les hérétiques sont les portes de l’enfer. L’hérésie chemine toujours par des mélanges subtils de vérité et de mensonge, afin de faire dévier l’âme de la foi simple et droite, de l’éloigner de son salut et de la damner. C’est par l’hérésie que Satan tire les âmes en enfer.

Sans la vraie foi catholique orthodoxe (droite), l’âme est hors de l’Église, voir : Doctrine que vous devez connaître sur le dogme catholique pour être sauvéSans la vraie foi catholique, le discernement de l’hérésie n’est pas possible, car l’Église donne d’utiliser la règle de la foi pour discerner les hérésies. C’est pourquoi les baptisés, les prêtres et évêques (validement ordonnés, non pas ceux invalidement ordonnés et non prêtres) hérétiques ne discernent pas l’action principale du démon qui est l’hérésie. Voir : Il n’y a aucun salut sans la vraie foi

 

Activité ordi­naire du diable : la tentation

Tous les hommes sont tentés toute la vie et spécialement à la mort.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, 1551 ex cathedra : «notre adversaire cherche et saisisse pendant toute notre vie des occasions lui permettant par tous les moyens de dévorer nos âmes (1P 5, 8), il n’est cependant aucun temps où il tende avec plus de violence toutes les cordes de sa ruse pour nous perdre totalement et, s’il le pouvait, nous détourner aussi de la confiance en la miséricorde divine, que lorsqu’il voit que s’approche pour nous la fin de la vie».

L’Imitation de Jésus-Christ, Livre 4, ch. 16, § 3 : «le démon ne tente pas les infidèles et les pécheurs qui sont déjà surement en sa possession ; mais il tente et il tourmente, de façons variées, les fidèles et les dévots».

La tentation n’est pas le péché. Résister à la tentation est un mérite, mais succomber à la tentation est un péché. Il ne suffit pas de «croire en Dieu» pour mériter d’être sauvé, mais il est nécessaire de faire la volonté de Dieu. Il faut la vraie foi et les œuvres. Le diable aussi croit en Dieu, mais en apostat. Croire n’est pas suffisant, il faut faire ce que Jésus a dit de faire (Jc 2, 14-20 ; Mt 7, 21).

Nous sommes tous soumis à cette action tentatrice du démon pour toute notre vie, comme cela s’est produit aussi pour Jésus et Marie ; c’est pourquoi il est nécessaire de veiller, de fuir les occasions de péché et surtout de prier, car seuls nous perdons la lutte contre Satan, tandis que nous en serons vainqueurs si nous nous unissons au Christ dans l’oraison.

Méditations sur les vérités de la foi, P. Kroust, SJ, jeudi II de carême : « Jérémie dit au Seigneur : « Nous avons mal agi, nous avons provoqué votre colère, c’est pour cela que vous êtes inexorable ; vous avez placé entre vous et nous un nuage, afin que notre prière ne parvienne pas jusqu’à vous » (Lam. 3, 42, 44). Si l’on est surpris par la tentation, quoiqu’ayant la conscience chargée de péchés, et qu’on soit enlacé par une mauvaise habitude, pourvu que l’on demande à grands cris au Seigneur d’en être délivré, et qu’il fortifie et affermisse dans le bien la volonté faible et chancelante, le Seigneur exaucera, et l’on aura part à la prière de Jésus-Christ pour ses disciples. « Je prie pour eux, dit le Seigneur ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que vous m’avez donnés, afin qu’ils soient comme nous ; et je ne prie pas pour eux seulement mais encore pour ceux qui croiront par leur parole » (Jean 17, 9, 20).

La tentation suit l’ordre de la triple tentation de Satan contre Jésus-Christ

Pape saint Grégoire Ier, père de l’Église, Homélie sur Matt 4, 1-11, La tentation de Jésus au désert, 4 mars 591 : «2. En examinant le déroulement de la tentation du Seigneur, nous pourrons sonder avec quelle ampleur nous sommes délivrés de la tentation. L’antique ennemi s’est dressé contre le premier homme, notre ancêtre, par trois tentations : il l’a tenté par la gourmandise, la vaine gloire et l’avarice ; tentations victorieuses, puisqu’il se soumit Adam en obtenant son consentement. C’est par la gourmandise qu’il l’a tenté en lui montrant le fruit défendu de l’arbre et en le persuadant de le manger. C’est par la vaine gloire qu’il l’a tenté en disant : «Vous serez comme des dieux» (Gn 3, 5). Et c’est par un surcroît d’avarice qu’il l’a tenté en ajoutant : «Vous connaîtrez le bien et le mal» En effet, l’avarice n’a pas seulement pour objet l’argent, mais aussi les honneurs. On parle à bon droit d’avarice à propos de la poursuite désordonnée des honneurs. Car si ravir des honneurs ne relevait pas de l’avarice, jamais Paul n’aurait dit du Fils unique de Dieu : «Il n’a pas considéré qu’être l’égal de Dieu serait ravir quelque chose» (Ph 2, 6). C’est donc en excitant dans notre ancêtre le désir avide des honneurs que le diable l’a entraîné à l’orgueil.

«3. Mais c’est par les moyens mêmes qui lui avaient servi à terrasser le premier homme que le diable succomba devant le second [Jésus] quand il le tenta. Il le tente par la gourmandise en lui demandant : «Ordonne que ces pierres deviennent des pains»; il le tente par la vaine gloire en lui disant : «Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas» ; il le tente par le désir avide des honneurs lorsqu’il lui montre tous les royaumes du monde en déclarant : «Tout cela, je te le donnerai si, tombant à mes pieds, tu m’adores». Mais le diable est vaincu par le second homme grâce aux mêmes moyens que ceux qu’il se glorifiait d’avoir utilisés pour vaincre le premier homme. Et celui-ci, ayant ainsi fait prisonnier le diable, l’expulse de nos cœurs par l’accès même qui lui avait permis d’y entrer et de les tenir en son pouvoir».

Si l’homme succombe à la première tentation, la gourmandise, il pèche, et le diable ne lui présente pas les deux autres tentations qui sont consommées sciemment dans le péché : ce ne sont donc plus des tentations mais des péchés.

Mais si l’homme résiste à la première tentation (la gourmandise), le démon le tente avec la seconde tentation : la vaine gloire.

Et si l’homme résiste à la seconde (la vaine gloire), le diable le tente avec la troisième : L’avarice, c’est-à-dire la poursuite désordonnée ou l’avidité des honneurs.

La tentation du Christ

La victoire du Christ sur le démon, réplique de la défaite d’Adam

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, Livre V : «Récapitulant donc en lui-même toutes choses, il a récapitulé aussi la guerre que nous livrons à notre ennemi : il a provoqué et vaincu celui qui, au commencement, en Adam, avait fait de nous ses captifs, et il a foulé aux pieds sa tête, selon ces paroles de Dieu au serpent que l’on trouve rapportées dans la Genèse : «Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité; il observera ta tête et tu observeras son talon. » Dès ce moment, en effet, Celui qui devait naître d’une Vierge à la ressemblance d’Adam était annoncé comme « observant la tête » du serpent. Et c’est là la « postérité » au sujet de laquelle l’Apôtre dit dans son épître aux Galates : « La Loi des œuvres a été établie jusqu’à ce que vînt la postérité à laquelle avait été faite la promesse. » Il s’explique plus clairement encore dans cette même épître, lorsqu’il dit : « Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme». Car l’ennemi n’aurait pas été vaincu en toute justice, si Celui qui le vainquit n’avait pas été un homme né d’une femme. C’est en effet par une femme qu’il avait dominé sur l’homme, s’étant posé, dès le commencement, en adversaire de l’homme. Et c’est pourquoi le Seigneur se reconnaissait lui-même pour Fils de l’homme, récapitulant en lui cet homme des origines à partir duquel le modelage de la femme avait été effectué : de la sorte, de même que par la défaite d’un homme notre race était descendue dans la mort, de même par la victoire d’un homme nous sommes remontés vers la vie ; et de même que la mort avait triomphé de nous par un homme, de même à notre tour nous avons triomphé de la mort par un homme».

Le Christ triomphant du démon à l’aide des commandements de Dieu de la Loi

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, Livre V : «Or le Seigneur n’aurait pas récapitulé en lui-même cette inimitié originelle contre le serpent, accomplissant par là la promesse du Créateur et exécutant son commandement, s’il était venu de la part d’un autre Père. Mais, parce que c’est un seul et le même qui nous a modelés au commencement et a envoyé son Fils à la fin, c’est aussi son commandement à lui qu’a exécuté le Seigneur « en naissant d’une femme», en réduisant à néant notre adversaire et en parfaisant l’homme à l’image et à la ressemblance de Dieu. Voilà pourquoi il n’a pas anéanti cet adversaire à partir d’autre chose que des énoncés de la Loi, mais il s’est servi du commandement même de son Père comme d’une aide pour anéantir et démasquer l’ange apostat.

«D’abord, il jeûna quarante jours, à l’exemple de Moïse et d’Élie. Après quoi, il sentit la faim, pour que nous comprenions que son humanité était vraie et indiscutable : car c’est le propre de l’homme d’avoir faim lorsqu’il s’abstient de nourriture. C’était aussi pour que l’Adversaire eût un terrain où il pût l’attaquer : car, pour avoir, au commencement, séduit par une nourriture l’homme non affamé et l’avoir ainsi amené à transgresser le commandement de Dieu, à la fin, alors que l’homme était affamé, le diable ne put le dissuader d’attendre la nourriture qui vient de Dieu. Comme il lui disait, en effet, pour le tenter : « Si tu es le Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains», le Seigneur le repoussa à l’aide du commandement de la Loi, en lui disant : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain ». Aux mots « Si tu es le Fils de Dieu», il n’opposa que le silence ; par contre, il aveugla le diable par l’aveu de son humanité et, au moyen de la parole du Père, réduisit à néant son premier assaut. Ainsi la satiété que l’homme avait connue au paradis par la double manducation fut détruite par la pénurie qu’il souffrit en ce monde.

«Alors celui-là, refoulé au moyen de la Loi, tenta de se servir de la Loi à son tour, de façon mensongère, pour déclencher une nouvelle attaque. Ayant conduit le Seigneur au sommet du pinacle du Temple, il lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et ils te porteront dans leurs mains, de peur que tu ne buttes du pied contre une pierre. » Il dissimulait ainsi le mensonge sous le couvert de l’Écriture, ce que font précisément tous les hérétiques : car, s’il était écrit : « Il donnera pour lui des ordres à ses anges », aucune Écriture ne disait : «Jette-toi en bas », mais c’est de lui-même que le diable tirait cette suggestion. Le Seigneur le confondit donc au moyen de la Loi, en lui disant : « Il est écrit aussi : Tu ne tenteras point le Seigneur ton Dieu».

«Par cette parole contenue dans la Loi, il faisait savoir que, pour ce qui est de l’homme, celui-ci ne doit pas tenter Dieu, et que, pour son compte à lui, jamais, en son humanité visible, il ne tenterait le Seigneur son Dieu. Et ainsi l’orgueil qui s’était trouvé dans le serpent fut détruit par l’humilité qui se trouva dans l’homme.

«Deux fois déjà, le diable avait donc été vaincu à partir de l’Écriture : il avait été convaincu de suggérer des choses contraires au commandement de Dieu, et la preuve avait été faite qu’il était l’ennemi de Dieu par ses dispositions. Grandement confondu, il se ramassa alors en quelque sorte en lui-même, mobilisant toute la puissance de mensonge qu’il possédait. Revenant pour la troisième fois à la charge, « il montra au Seigneur tous les royaumes du monde avec leur gloire » et lui dit, ainsi que Luc le rapporte : « Tout cela je te le donnerai — car cela m’a été livré et je le donne à qui je veux —, si, tombant à mes pieds, tu m’adores ». Alors, démasquant son adversaire et dévoilant qui était celui-ci, le Seigneur lui répliqua : « Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul ». Il le mettait à nu par ce nom et montrait qui il était : car le mot « Satan», en langue hébraïque, signifie « apostat ». Par cette troisième victoire, le Seigneur repoussait définitivement de lui son adversaire, qui se trouvait ainsi vaincu au moyen de la Loi, et la transgression du commandement de Dieu perpétrée en Adam était détruite par l’observation du commandement de la Loi, qu’observa le Fils de l’homme en refusant de transgresser le commandement de Dieu.

«Quel est-il donc, ce Seigneur Dieu à qui le Christ rend témoignage, en disant que nul ne doit le « tenter » et qu’il nous faut l’adorer et ne servir que lui seul ? Sans aucun doute, c’est le Dieu qui a donné la Loi. Car ces choses avaient été prescrites par avance dans la Loi ; de plus, en citant des textes de la Loi, le Seigneur a bien fait voir que celle-ci annonçait, de la part du Père, le vrai Dieu, et que l’ange apostat à l’égard de Dieu était réduit à néant au moyen des maximes de cette même Loi, démasqué et vaincu qu’il était par le Fils de l’homme gardant le commandement de Dieu. En effet, à l’origine, il avait persuadé à l’homme de transgresser le commandement du Créateur et l’avait ainsi réduit sous son pouvoir, car son pouvoir consiste dans la transgression et l’apostasie, et c’est précisément par celles-ci qu’il avait enchaîné l’homme. Aussi fallait-il qu’il fût à son tour vaincu par le moyen de l’homme et enchaîné par les liens mêmes par lesquels il avait enchaîné l’homme, afin que l’homme ainsi libéré pût revenir à son Seigneur, en laissant à celui-là les liens par lesquels il avait lui-même été enchaîné, à savoir la transgression. Car c’est l’enchaînement de celui-là qui fut la libération de l’homme, s’il est vrai que « nul ne peut pénétrer dans la maison d’un homme fort et s’emparer de ses meubles, s’il n’a d’abord enchaîné cet homme fort». Quand donc le Seigneur l’eut convaincu de donner des conseils contraires à la parole du Dieu qui a fait toutes choses ainsi qu’à son commandement — ce commandement de Dieu, c’était la Loi —; quand l’homme qu’il était eut fait la preuve que le diable était un transfuge, un violateur de la Loi et un apostat à l’égard de Dieu : à dater de cet instant, le Verbe l’«enchaîna» hardiment comme son propre transfuge et « s’empara de ses meubles », c’est-à-dire des hommes qu’il détenait sous son pouvoir et dont il usait injustement. Et ainsi fut fait justement captif celui qui avait injustement réduit l’homme en captivité ; quant à l’homme auparavant réduit en captivité, il échappa au pouvoir de son possesseur par la miséricorde de Dieu le Père, qui eut pitié de l’ouvrage par lui modelé et lui octroya le salut en le restaurant par le Verbe, c’est-à-dire par le Christ, afin que l’homme sache par expérience que ce n’est pas de lui-même, mais par un pur don de Dieu, qu’il reçoit l’incorruptibilité.

«Le Seigneur a donc clairement montré que le Seigneur véritable et le seul Dieu est celui qui fut annoncé par la Loi : car le Dieu que la Loi avait prêché par avance, c’est celui-là même que le Christ a présenté comme étant son Père, et c’est aussi lui seul que doivent servir les disciples du Christ. Le Seigneur a également anéanti notre adversaire au moyen des énoncés de la Loi : or cette Loi loue le Créateur comme Dieu et ordonne de ne servir que lui seul. S’il en est ainsi, il ne faut plus chercher un autre Père en dehors de celui-là ou au-dessus de celui-là, « puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu qui justifie les circoncis en suite de la foi et les incirconcis par le moyen de la foi». En effet, s’il existait quelque autre Père au-dessus du Créateur, jamais le Seigneur n’aurait pu anéantir l’Apostasie au moyen des paroles et des commandements de ce Créateur : une ignorance ne peut être dissipée par une autre ignorance, pas plus que par une déchéance ne peut être abolie une déchéance. Si donc la Loi provient de l’ignorance et de la déchéance, comment les énoncés qu’elle renferme ont-ils pu détruire l’ignorance du diable et triompher de l’homme fort ? Car un homme fort ne peut être supplanté ni par un plus faible ni par un égal; il ne peut l’être que par un plus fort. Or, celui qui est plus fort que tout, c’est le Verbe de Dieu. C’est lui qui crie dans la Loi : « Écoute, Israël, le Seigneur ton Dieu est l’unique Seigneur, et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute ton âme, et tu l’adoreras et ne serviras que lui seul ». Dans l’Évangile, d’autre part, c’est au moyen des mêmes énoncés qu’il anéantit l’Apostasie, c’est par le précepte du Père qu’il triomphe de l’homme fort, et c’est le commandement de la Loi qu’il déclare être ses propres paroles, lorsqu’il dit : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu ». Car ce n’est pas par le commandement d’un autre, mais par le propre commandement de son Père, qu’il a anéanti l’Adversaire et vaincu l’homme fort».

Les chrétiens instruits de leurs devoirs par ces mêmes commandements du Dieu de la Loi

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, Livre V : «Quant à nous, qui avons été libérés, c’est par ce même commandement qu’il nous a instruits de nos devoirs : avons-nous faim, il nous faut attendre la nourriture que Dieu donne ; sommes-nous élevés au faîte de tous les charismes, confiants dans nos œuvres de justice, ornés de ministères excellents, nous ne devons ni nous enorgueillir ni tenter Dieu, mais avoir d’humbles sentiments en toutes choses et garder devant nous la parole : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu» — c’est d’ailleurs ce qu’enseigne aussi l’Apôtre : « Ne vous complaisez pas dans ce qui est élevé, dit-il, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble» —; nous devons encore ne pas nous laisser emporter par les richesses, la gloire du monde et l’apparence présente, mais savoir qu’il nous faut adorer le Seigneur Dieu et ne servir que lui seul, et ne pas croire celui qui nous promet mensongèrement des biens qui ne sont pas à lui, en nous disant : « Tout cela je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu m’adores. » Car lui-même avoue que l’adorer et faire sa volonté, c’est « tomber » du haut de la gloire de Dieu. Et que pourrait-il échoir d’agréable ou de bon à quelqu’un qui est tombé ? Ou que pourrait attendre un tel homme, sinon la mort ? Car, pour celui qui est tombé, la mort est proche. Et certes, le diable n’accordera pas ce qu’il a promis : comment pourrait-il l’accorder à qui est tombé ? D’ailleurs, puisque Dieu domine sur tous les êtres, y compris le diable, et que, sans la volonté de notre Père qui est aux cieux, pas même un passereau ne tombera sur la terre, les mots « Tout cela m’a été livré et je le donne à qui je veux », sont pure vantardise : la création n’est pas sous son pouvoir, puisque lui-même en fait partie, et ce n’est pas davantage lui qui procure aux hommes la royauté sur les hommes, mais toutes choses, et en particulier les affaires humaines, sont disposées suivant l’ordre établi par Dieu le Père. Le Seigneur a dit du diable qu’«il est menteur depuis le commencement et ne s’est pas tenu dans la vérité ». Si donc il est menteur et ne s’est pas tenu dans la vérité, il ne disait assurément pas la vérité, mais il mentait, lorsqu’il affirmait : « Tout cela m’a été livré et je le donne à qui je veux».

Le démon menteur depuis le commencement

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, Livre V : «Car il s’était déjà accoutumé, pour séduire les hommes, à mentir contre Dieu. Au commencement, en effet, Dieu avait donné à l’homme en abondance les fruits pour nourriture, tout en lui défendant de manger du fruit d’un seul arbre, ainsi qu’il résulte des paroles de Dieu à Adam rapportées par l’Écriture : « Tu mangeras de tout arbre du paradis, mais, pour ce qui est de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, vous n’en mangerez pas : car, le jour où vous en mangerez, vous mourrez ». C’est alors que le diable mentit contre Dieu dans le but de tenter l’homme, comme le montrent bien les paroles du serpent à la femme consignées dans l’Écriture : « Pourquoi Dieu vous a-t-il dit : Vous ne mangerez d’aucun des arbres du paradis  ? » La femme repoussa ce mensonge et fît connaître en toute candeur l’ordre de Dieu : « Nous mangeons, dit-elle, du fruit des arbres du paradis ; mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du paradis Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez pas, de peur que vous ne mouriez. » Ayant ainsi appris de la femme l’ordre de Dieu, le diable usa de fourberie et la trompa par un second mensonge, en lui disant : « Non, vous ne mourrez point ! Car Dieu sait que, du jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » C’est ainsi que, d’abord, dans le paradis même de Dieu, il discourait sur Dieu comme si celui-ci eût été absent — il ignorait en effet la grandeur de Dieu — ; ensuite, ayant appris de la femme que Dieu leur avait dit qu’ils mourraient au cas où ils goûteraient à l’arbre susdit, il mentait une troisième fois en disant : « Non, vous ne mourrez point ! » Que Dieu fût véridique et le serpent menteur, l’issue le fit bien voir, puisque la mort frappa ceux qui avaient mangé. Car, avec l’aliment, c’est la mort qu’ils attirèrent sur eux, parce qu’ils mangeaient en désobéissant et que la désobéissance à Dieu entraîne la mort. Aussi, à partir de ce moment, furent-ils livrés à la mort, débiteurs qu’ils étaient devenus de celle-ci.

«Car ils moururent le jour même où ils mangèrent et où ils devinrent les débiteurs de la mort, pour ce motif que la création ne comporte qu’un seul jour : « Il y eut soir et il y eut matin, dit l’Écriture : ce fut un seul jour». C’est ce jour-là qu’ils mangèrent, c’est aussi ce jour-là qu’ils moururent. D’ailleurs, à considérer le cycle et le cours des jours selon lequel on parle de premier, de deuxième, de troisième jour, si l’on veut savoir exactement quel jour de la semaine mourut Adam, on le découvrira à partir de l’« économie » du Seigneur. Car, récapitulant en lui l’homme tout entier du commencement à la fin, il a récapitulé aussi sa mort. Il est donc clair que le Seigneur a souffert la mort par obéissance à son Père le jour même où Adam mourut pour avoir désobéi à Dieu. Or le jour où celui-ci mourut est aussi celui où il avait mangé du fruit défendu, car Dieu avait dit : « Le jour où vous en mangerez, vous mourrez ». Récapitulant en lui ce jour-là, le Seigneur vint donc à sa Passion la veille du sabbat, qui est le sixième jour de la création, celui où l’homme fut modelé, octroyant ainsi à celui-ci, au moyen de sa Passion, le second modelage, celui qui se fait à partir de la mort. D’autres encore reportent la mort d’Adam dans le courant du millénaire, parce qu’«un jour du Seigneur est comme mille ans » et qu’Adam ne dépassa pas le millénaire, mais mourut dans le courant de celui-ci [à 930 ans dit Gn 5, 5], purgeant ainsi la peine de sa transgression. Ainsi, donc, soit que leur désobéissance ait été leur mort ; soit qu’à dater de cet instant ils aient été livrés à la mort et aient été constitués débiteurs de celle-ci ; soit qu’ils aient mangé et aient subi la mort en un seul et même jour, pour ce motif qu’il n’y a qu’un seul jour de toute la création ; soit que, à considérer le cycle des jours, ils aient subi la mort le jour où ils ont mangé, c’est-à-dire le jour appelé Parascève, jour que le Seigneur a fait connaître en en faisant celui de sa Passion ; soit enfin qu’Adam n’ait pas dépassé le millénaire, mais ait subi la mort dans le courant de celui-ci : selon toutes ces significations, Dieu apparaît comme véridique, puisque ceux qui ont goûté de l’arbre sont morts, et le serpent apparaît comme menteur et homicide, selon ce que le Seigneur a dit de lui : « Il est homicide depuis le commencement et ne s’est pas tenu dans la vérité».

Les royautés terrestres établies par Dieu, non par le démon

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, Livre V : «De même donc qu’il mentit au commencement, il mentit aussi à la fin en disant : « Tout cela m’a été livré et je le donne à qui je veux ». Ce n’est pas lui, en effet, qui a délimité les royaumes de ce monde, mais Dieu, car « le cœur du roi est dans la main de Dieu ». Et le Verbe dit par la bouche de Salomon : « C’est par moi que les rois règnent et que les puissants gardent la justice ; c’est par moi que les princes sont exaltés et que les chefs régissent la terre. » L’apôtre Paul dit dans le même sens : « Soyez soumis à toutes les autorités supérieures, car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent ont été établies par Dieu ». Il dit encore à ce sujet : « Car ce n’est pas pour rien que l’autorité porte le glaive : elle est, en effet, ministre de Dieu pour exercer la colère et tirer vengeance de celui qui fait le mal ». Et la preuve qu’il ne parle pas des puissances angéliques ni des principautés invisibles, comme d’aucuns ont l’audace de l’interpréter, mais des autorités humaines, c’est qu’il dit : « C’est aussi pour cette raison que vous payez les impôts, car les magistrats sont les ministres de Dieu en s’employant assidûment à cela même ». Tout cela, le Seigneur l’a confirmé en ne faisant pas ce que lui suggérait le diable et en ordonnant, d’autre part, de payer l’impôt aux percepteurs tant pour lui-même que pour Pierre : car « ils sont les ministres de Dieu en s’employant assidûment à cela même.

«En effet, lorsqu’il se fut séparé de Dieu, l’homme en vint à un tel degré de sauvagerie, qu’il considéra comme ennemis jusqu’à ceux de sa parenté et qu’il se précipita sans la moindre crainte dans toute espèce de désordre, de meurtre et de cupidité. Aussi Dieu leur imposa-t-il la crainte des hommes — car ils ne connaissaient plus celle de Dieu —, afin que, soumis à une autorité humaine et éduqués par ses lois, ils parviennent à une certaine justice et usent de modération les uns envers les autres, craignant le glaive placé ostensiblement devant leurs yeux, selon ce que dit l’Apôtre : « Car ce n’est pas pour rien que l’autorité porte le glaive : elle est, en effet, ministre de Dieu pour exercer la colère et tirer vengeance de celui qui fait le mal. » Et c’est pourquoi les magistrats eux-mêmes, qui ont les lois pour vêtement de justice, ne seront pas interrogés pour ce qu’ils auront fait de juste et de conforme aux lois; en revanche, pour tout ce qu’ils auront accompli au détriment de la justice, en agissant d’une façon inique, illégale et tyrannique, ils périront : car le juste jugement de Dieu atteint pareillement tous les hommes et ne connaît nulle défaillance. C’est donc pour le profit des païens qu’une autorité terrestre a été établie par Dieu — et non par le diable, qui non seulement n’est jamais en repos, mais ne saurait accepter que même les païens vivent en paix —, afin que, craignant cette autorité, les hommes ne s’entredévorent pas à la manière des poissons, mais refrènent par l’établissement de lois la grande injustice des païens. Et en cela « les magistrats sont les ministres de Dieu».

«Si donc ceux qui réclament de nous l’impôt « sont les ministres de Dieu en s’employant assidûment à cela même», et si «les autorités qui existent ont été établies par Dieu», il est clair que le diable mentait, lorsqu’il disait : « Tout cela m’a été livré, et je le donne à qui je veux. » Car Celui sur l’ordre de qui naissent les hommes est aussi Celui sur l’ordre de qui sont établis des rois convenant à ceux qui, à tel moment, sont gouvernés par eux. Certains d’entre eux, en effet, sont donnés pour l’amendement et le profit de leurs sujets et pour la sauvegarde de la justice ; d’autres, pour la crainte, le châtiment et la réprimande ; d’autres encore, pour la moquerie, l’insolence et l’orgueil, selon que leurs sujets le méritent : car, comme nous l’avons dit, le juste jugement de Dieu atteint pareillement tous les hommes. Quant au diable, qui n’est qu’un ange apostat, il peut tout juste faire ce qu’il a fait au commencement, c’est-à-dire séduire et détourner l’esprit de l’homme, pour qu’il transgresse le commandement de Dieu, et aveugler peu à peu les cœurs de ceux qui l’écoutent, pour qu’ils oublient le vrai Dieu et l’adorent lui-même comme Dieu.

«C’est comme si un rebelle, après s’être emparé d’une contrée par un acte de brigandage, venait à semer le trouble parmi ses habitants et à usurper les honneurs royaux auprès de ceux qui ignoreraient qu’il n’est qu’un rebelle et un brigand. Tel est le diable. Il était l’un des anges préposés aux vents de l’atmosphère, ainsi que Paul l’a fait connaître dans son épître aux Éphésiens [« prince des puissances de l’air, de l’esprit qui agit … sur les fils de le défiance » : 2, 2 ; 6, 12]. Il se prit alors à envier l’homme et devint, par là même, apostat à l’égard de la loi de Dieu : car l’envie est étrangère à Dieu. Et comme son apostasie avait été mise au jour par le moyen de l’homme et que l’homme avait été la pierre de touche de ses dispositions intimes, il se dressa de plus en plus violemment contre l’homme, envieux qu’il était de la vie de celui-ci et résolu à l’enfermer sous sa puissance apostate. Mais l’Artisan de toutes choses, le Verbe de Dieu, après l’avoir vaincu par le moyen de l’homme et avoir démasqué son apostasie, le soumit à son tour à l’homme, en disant : « Voici que je vous donne le pouvoir de fouler aux pieds les serpents et les scorpions, ainsi que toute la puissance de l’ennemi ». De la sorte, comme il avait dominé sur les hommes par le moyen de l’apostasie, son apostasie était à son tour réduite à néant par le moyen de l’homme revenant à Dieu». (Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V)

 

Action extraordinaire du démon

Il existe aussi une action extraordinaire du démon par son pouvoir d’occasionner des troubles particuliers exceptionnels ; cela se produit quelquefois par notre propre faute, mais aussi parfois par celle d’autrui. Nous pouvons classifier ces maux selon 4 catégories, bien qu’il n’existe pas un langage commun parmi les exorcistes pour décrire les phénomènes démoniaques :

Possession : le diable entre dans le corps humain et se manifeste par des gestes et des paroles, mais Satan ne peut jamais se rendre maître de l’âme.

Vexation : le démon frappe une personne avec des souffrances et des maléfices, agissant sur le plan de la santé, des affections ou du travail. C’est un cas très difficile à discerner car souvent ces maux proviennent de Satan mais d’une manière indirecte, non évidente, jusqu’à sembler provoqués par des phénomènes naturels. Pourtant, les personnes frappées, souvent incomprises des prêtres et Évêques hérétiques ou peu instruits de ces faits, tournent alors leur recherche d’aide vers des mages ; les problèmes se compliquent alors ultérieurement car toute magie tire son efficacité du royaume des ténèbres.

C’est une illusion stupide de penser que la magie dite « blanche », celle qui semble pour­suivre une finalité de bien, puisse utiliser le pouvoir du Malin pour devenir bénéfique et éliminer le mal. La magie est toujours noire, toujours maléfique. même quand elle est présentée comme « bonne ».

Obsession : il s’agit de troubles occasionnés à l’homme, qui frappent sa sérénité intérieure, son équilibre psychologique. Satan agresse en causant des perturbations, angoisses et tourments intimes.

Infestations : ces maléfices frappent également les objets, les animaux, maisons ou lieux en rapport avec les pratiques occultes (tout ce qui a été profané par les démons). Tout objet maléficié (même donné par quelqu’un qui ne le sait pas) doit être détruit (pas n’importe comment, voir plus bas : Ce que vous DEVEZ faire). Les animaux et lieux d’habitation doivent être exorcisés.

Tous ces maux particuliers, qui n’ont jamais de pouvoir sur l’âme (mais en périphérie de l’âme), se reçoivent pour 4 motifs :

a) Par libre initiative du démon : Dieu,en vertu de la liberté accordée à chaque créature, permet que Satan opère le mal, même si le mal n’est pas la volonté du Seigneur. Sa non-intervention immédiate ne représente pas pour autant une permission de Dieu au mal. Les motifs de cette volonté divine nous échappent en partie ; pourtant, nous savons que le Tout-Puissant a le pouvoir de transformer le mal en bien.

De nombreux saints ont été frappés de possessions, vexations, obsessions et se sont sanctifiés à travers ces épreuves : La valeur de ces croix, les maux sataniques, offerts en sacrifice à Dieu, ont un énorme pouvoir de rédemption.

b) Par la fréquentation de lieux dangereux : mages, cartomanciennes, groupes sataniques, séances de spiritisme, lieux de dépravations, etc.

c) Par la persistance dans le péché grave : avec le temps, le cœur s’endurcit dans le péché et entraîne l’habitude du péché, le mal creuse de plus en plus profondément ses racines.

d) Par les maléfices : c’est la cause la plus commune, qui regarde 90% des cas et ne dépend pas de celui qui subit les maux. Le maléfice signifie qu’un mal est fait avec l’aide du démon. Peuvent le faire non pas tous mais seulement les mages (pratiquants de la magie), sorciers réellement en contact avec le diable. On connaît diverses formes de maléfices : envoûtement, enchaînement, mau­vais œil… Sont coupables de tels péchés mortels et de tels maux ceux qui commandent de faire les maléfices et ceux qui les font. Plus la victime est dans le péché, plus le maléfice a d’effet (jusqu’à 100 %). Plus la victime vit dans la vraie foi, moins le maléfice a d’effet (jusquà 0 %).

 

Quand un exorcisme peut-il être nécessaire ?

Le Christ a conféré son pouvoir à son Église afin qu’elle chasse Satan 

Jésus a donné ce pouvoir, d’abord aux Douze, puis à 72 disciples, et l’a étendu à tous les croyants :

«Voici les signes qui accompagneront ceux qui croient [vraie foi] : en mon nom, ils chasseront les démons» (Marc 16, 17).

«Le soir on amena auprès de lui plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole…» (Mathieu 8, 16).

«Mais si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons c’est que le royaume de Dieu est arrivé jusqu’à vous» (Luc 11, 20).

«Et voici ils [les démons] s’écrièrent : Qu’y a-t-il entre nous et toi, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ?» (Mathieu 8, 29).

En ces temps de grande Apostasie de la fin, il ne reste probablement pas de prêtre non-hérétique au monde, MAIS TOUT BAPTISÉ PEUT EXORCISER (conjurer) LES DÉMONS AU NOM DE JÉSUS-CHRIST.

Les non-catholiques, les hérétiques et même des païens, peuvent expulser des démons par la puissance du Nom de Jésus-Christ, soit à cause d’un certain dévouement ou parce que Dieu le permet ainsi pour leur propre conversion et/ou celle des possédés.

Les exorcismes échouent parce qu’il n’y a pas la vraie foi divine et catholique (traditionnelle) : à cause de la fierté et de l’hérésie qui nie la vérité de foi divine et catholique.

En ces temps où les sacrements (sauf baptême et mariage) ne sont pas disponibles, il est recommandé de ne pas faire d’exorcisme, mais plutôt de se servir du Très Saint Rosaire.

Maux d’origine psychologique et maux d’origine démoniaque

Les maux d’origine psychologique sont d’ordre naturel et les maux d’origine démoniaque ne sont pas d’ordre naturel. On traite ordinairement les premiers par la médecine et les seconds par la foi.

Les maux d’origine psychologique sont amplifiés par une source démoniaque. Une personne qui souffre de troubles psychologiques sera aggravée en contact avec tout ce qui est démoniaque.

Les maux d’origine démoniaque causent des troubles psychologiques (aggravés aussi par la source démoniaque), mais la différence est qu’elle en guérira complètement avec l’exorcisme, la foi, la prière et la conversion.

Il semble difficile de discerner les uns des autres qui paraissent intriqués, mais c’est simple, il y a une cause à tout, et à chaque mal son remède.

Quelques exemples réels :

  • Une adolescente démonisée par la lecture de livres de magie : De l’eau bénite dans un verre ou dans la nourriture, sans qu’elle puisse le savoir : elle n’en voudra pas avec grand dégoût. Les parents ayant demandé de l’aide demeureront non-convaincus : leur souci pour leur fille était naturel et non surnaturel, c’est-à-dire que ces parents ne se souciaient pas réellement de l’âme de leur enfant et végétaient dans leur responsabilité. Cette situation est un châtiment des actes et liens occultes, mais elle est dû aussi au défaut d’éducation religieuse par les parents de leurs enfants.
  • Une personne possédée (à cause d’un adultère) qui fume au contact d’eau bénite. Cette jeune femme se mettait à parler avec une autre voix rauque, et c’était un diable possédant l’amant adultère qui parlait à travers elle elle disant : « j’aime bien  le noir » (voyant mon chapelet noir), ou « je suis à côté de lui » (parlant fièrement de Satan). Le démon a du partir à la fin de la dizaine chapelet, mais il est revenu dans la personne et elle a empirée car elle restait dans le péché mortel.
  • Un jeune homme plombier (honnête, il qui ne pouvait plus du tout travailler) avec une main sèche recroquevillée (causée par sorcellerie familiale avec des pattes de poulets) qui se rétablit instantanément (ainsi que son père présent tombé en syncope).
  • Une femme homosexuelle qui berce dans le new-âge et magnétiseuse qui se recroqueville en criant de m’éloigner dans le coin de la pièce en me voyant (parce que le Cœur de mon Jésus était là).

Ce ne sont que quelques exemples réels. Aujourd’hui, en ces temps de l’abomination de la désolation et de la grande apostasie depuis vatican 2, beaucoup sinon la plupart des gens sont possédés intérieurement par des chefs des démons dont l’emprise est beaucoup plus irréversible et profonde à cause de leur mauvaise volonté de connaître la vérité, de leur impiété, et de leur adhérence aux hérésies généralisées.

Maux d’ordre démoniaques pouvant nécessiter un exorcisme

Tout contact réel avec des liens d’ordre démoniaques comme ceux ci-dessous peuvent nécessiter un exorcisme.

  • Le péché grave volontaire (voulu exprès) qui devance même la tentation,
  • Le péché habituel sans repentance,
  • L’avortement (nécessite une pénitence à vie),
  • Le satanisme (pacte de sang, et/ou par écrit, tout contact), luciférisme (H. P. Blavatsky, Alice Bailey, etc), appartenance au vampirisme.
  • L’antroposophie (Rudolph Steiner), la franc-maçonnerie, la scientologie, contact avec Satya Saï Baba, des gurus et les spiritualités païennes d’Inde.
  • La magie (toutes les magies y compris les « prestidigitateurs » qui font partie d’une société magique démoniaque sans nécessairement le savoir), la sorcellerie (vaudou, etc…), « travaille » à distance et/ou sur photos.
  • Le spiritisme, planche ouija même pour « rigoler », utiliser le pendule, être soigné par un magnétiseur et « magnétiser ».
  • Tarologie, astrologie, toutes les divinations.
  • Marabouts, mages, voyants, médiums, lieux hantés (les lieux infestés nécessitent l’exorcisme du lieu, mais les personnes ne sont pas susceptibles d’être infestés ou possédés sauf si elles entrent en communication avec les « esprits »).
  • Sectes, sociétés secrètes, rose-croix, fausses religions, cabale, magiciens et « prestidigitateurs » qui font partie d’une société secrète démoniaque sans nécessairement le savoir, tout ésotérisme et occultisme.
  • Yoga (tous les yogas), le new-âge, tout ce qui est « chakras », le taï-chi chuan, qi-gong, la méditation zen (ou autres naturalistes), dire des mantras amérindiens, hindous, tibétains ou autres.
  • Arts martiaux avec contrôle de « l’énergie » et/ou avec cheminement spirituel, méditation sous certaines conditions (par exemple, tout ce qui tend à « faire circuler les énergies »), méditation transcendantale, hypnose.
  • Faux cultes de statues de faux-dieux ou de démons (« dieux » païens, bouddhas, etc.), certains masques représentants toutes sortes  de « divinités », etc.
  • Contact physique avec des objets « maléficiés ».
  • Maléfice (art de nuire par l’intervention de Satan) commandé, fait ou reçu. Voir maléfice ci-dessous.
  • Développement de pouvoirs psychiques par toutes sortes de méthodes (méthode silva, PNL, hypnose, pouvoir du subconscient, etc.).
  • Pratiques de paganisme notoire (druidisme, celtisme, chamanisme, etc.).
  • Idolâtrie
  • Musique rock métal, black métal, death métal, etc.
  • Extra-terrestres et ovnis
  • Invocation des « esprits » dans des lieux hantés, apparitions sur des murs, etc.
  • Fantômes
  • Morts qui parlent sur tous supports (spiritisme)
  • Esprits qui parlent (écriture, médiums,etc…)
  • Parapsychologie (qui étudie des phénomènes démoniaques sans le savoir et expose ainsi les personnes, les objets et les lieux)
  • Télépathie, objets qui bougent tout seuls, lévitation et autres phénomènes…

Le paranormal est susceptible de comporter des choses d’ordre démoniaque et il faut toujours rester extrêmement prudent devant ces phénomènes. Tout ce qui est inexplicable peut être soit de Dieu, soit naturel, soit du diable (que ce que Dieu peut permettre pour en tirer un bien), il n’y a pas de demi-mesure ici.

Ceux qui refusent ou nient Jésus-Christ ont la curiosité excitée par leur ignorance et leur présomption en se tournant vers le diable, et reçoivent un juste châtiment de tomber dans ces domaines jusqu’à ce que, peut-être, ils demandent pardon à Notre Père de l’avoir autant offensé.

Stratégies de l’ennemi

Le démon est la cause première du mal qui existe, mais l’homme est la cause seconde, il a donc sa responsabilité dans le mal qui existe car il doit exercer sa liberté.

Satan est influent partout où le vrai Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, est nié.

Satan est le père du mensonge : il enfante les menteurs et les séducteurs (la séduction est mensonge), l’apostasie de la foi catholique, et tous les autres crimes (péchés et hérésies) pour tuer les âmes.

Le démon règne sur les siens sur terre et ensuite éternellement en enfer ; il laisse tranquille sur terre ceux qui lui appartiennent pour les tourmenter éternellement en enfer. L’esclavage du démon sur terre sera consommé en enfer. Jésus a sauvé l’homme de cela, mais pas sans lui : l’homme est libre de le suivre ou non car il est créé libre et qu’il n’y a pas d’amour sans liberté.

Au commencement de l’homme, Satan lui a fait connaître le mal en lui proposant de connaître le bien : C’est ainsi l’homme est toujours enclin à être trompé, et la femme encore davantage. Le diable continue toujours la même stratégie : Il tente de faire suivre le mal sous une apparence de bien.

Trois ordres d’action : Séduction, destruction, oppression

Satan est le prince de la séduction, et il séduit pour cacher sa vraie nature et ses buts pervers. Dieu est le Maître du diable qui ne peut rien faire si Dieu ne le lui permet pour le bien des âmes et le châtiment des péchés, et si l’homme ne le laisse pas entrer, car Dieu a donné à l’homme sa liberté. C’est pourquoi Satan cherche toujours à séduire. La séduction du diable montre qu’il s’efforce d’agir : Il n’est qu’une simple créature, il n’est pas tout-puissant, omniscient et omnipotent comme l’est Dieu Père Fils et Saint-Esprit, et ne peut absolument pas faire ce qu’il veut.

Quand le diable réussit à séduire, il détruit la vie de la personne : destruction de la foi, puis destruction de la relation avec Dieu, puis destruction psychique, et jusqu’à la destruction physique (auto-destruction ou mort accidentelle).

Quand la personne résiste d’une façon ou d’une autre à la destruction démoniaque, le diable l’opprime d’abord par des infestations démoniaques (lieux, objets), puis par des obsessions démoniaques (oppression externe), puis des vexations démoniaques (oppression inerne), et enfin des possessions démoniaques (le démon investit le corps).

Le diable entraîne sans cesse à l’apostasie

Satan est le premier esprit qui a péché par orgueil, et s’est révolté contre son Créateur en voulant l’égaler dans ses œuvres par sa nature. Ce premier apostat s’est damné pour avoir rejeté et abandonné la foi divine par orgueil de sa propre nature comparée à Dieu son Créateur. Le diable entraîne l’homme à sa suite dans l’apostasie en le faisant rejeter ou abandonner la foi divine et catholique sans laquelle il n’y a aucun salut, mais la damnation et le feu éternel de l’enfer. Il  amène l’homme à apostasier son Dieu par l’hérésie qui est le refus d’une ou plusieurs vérités révélées de foi et de morale définies par le Magistère de l’Église. Il apporté la grand apostasie actuelle par les hérésies du libéralisme et du modernisme au 19ème et 20ème siècle qui ont préparé l’apostasie vatican 2, l’abomination de la désolation et la grande apostasie actuelle de cette fin des temps.

Le diable fait croire qu’il n’existe pas ni ses démons non plus

Il agit en sous-marin pour ne pas être soupçonné. Il se cache toujours pour mieux manœuvrer, ce qui entraine une confusion entre une cause psychique et une cause démoniaque.

Le diable fait croire qu’il n’y a que des « démons » psychiques ; ainsi l’homme se fiant à sa nature pour son « salut » tombe sous son contrôle, car seule la grâce peut le vaincre.

Le démon fait suivre la nature plutôt que la grâce

Le péché de Satan et des anges qui l’ont suivi est d’avoir apostasié la foi et la grâce pour préférer leur nature à la vie de la grâce. Les hommes qui suivent ces esprits révoltés préfèrent suivre la vie de leur nature – l’esprit du monde, les œuvres de la chair, et le naturalisme ou divinisation de la nature – à la vie de la grâce.

Le monde et la chair

Le diable fait suivre le monde et la chair comme une finalité, alors que seule la grâce perfectionne la nature. «Il y en a beaucoup qui marchent en ennemis de la croix du Christ, dont la fin sera la perdition, dont le Dieu est le ventre» (Philippiens, 3, 19).

La nature psychique

Au 19ème siècle le diable introduisit le « magnétisme animal » ou psychique, appelé aussi mesmérisme ou fluide magnétique universel, par son adepte Franz Anton Mesmer, 1734-1815, en médecine (Charcot) et la psychologie, la psychanalyse, l’hypnose, la parapsychologie, le spiritisme et la nécromancie. Au 20ème siècle, le démon suscita le New-âge modernise la forme de la nature psychique et l’associe au syncrétisme (mélange) religieux (fausses religions unies).  « L’Esprit dit manifestement que, dans les derniers temps, la plupart abandonneront la foi, s’attachant à des esprits d’erreur, et à des doctrines de démons, parlant le mensonge avec hypocrisie, et ayant la conscience cautérisée » (1 Timothée 4, 1-2).

Pas de Dieu

Le démon introduisit aussi au 19 siècle la Théorie de l’Évolution/Hérésie de l’évolutionnisme par son adepte Darwin, un apostat, écartant la création de Dieu dans les esprits et les cœurs pour la remplacer par le hasard matérialiste. Croire sciemment à l’évolution est une marque spirituelle d’appartenance à Satan. L’évolution matérielle et matérialiste (la matière du cerveau fait l’âme) de l’homme et de l’univers, est fondée, de manière qui n’apparait pas de suite si évidente, sur la fausse croyance de l’évolution spirituelle basée sur la réincarnation. « Car viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais, selon leurs désirs, ils amasseront des maîtres autour d’eux, éprouvant une vive démangeaison aux oreilles ; et détournant l’ouïe de la vérité, ils se tourneront vers les fables » (2 Timothée 4, 3-4).

Le diable fait dériver l’imagination pour la tenter et trouble l’âme pour la détourner

L’action ordinaire de Satan pour tout le monde consiste à dévier l’attention vers des choses sans importance pour faire dériver l’activité de l’imagination afin de la suggestionner plus facilement : l’imagination est la première capacité par laquelle il exerce son action ordinaire : Ainsi on fait exister des choses qui n’existent pas, et on s’éloigne du réel, ou on donne de l’importance à ce qui n’en a pas du tout.

Semer le trouble lui permet deux choses : détourner l’attention et abaisser les défenses de l’âme.

Il détourne l’attention excessivement vers lui pour détourner de Dieu, c’est-à-dire qu’on ne voit plus que lui principalement et on en est envahi, ce qui abaisse les défenses, et engendre le découragement. Il détourner l’attention vers des futilités, des vanités ou des illusions qu’il suscite pour abaisser les défenses de l’âme. Quand cela ne marche pas, le démon insuffle le faux prétexte du repos, du quel vient l’oisiveté, de laquelle vient l’ennui, qui amène la curiosité, puis le péché, à l’exemple du roi David dans II Rois 11 (Vulgate).

Le démon rend le péché banal et habituel et fait confondre le bien et le mal

L’âme agrée les insinuations de Satan et ne lutte pas contre les tentations, elle pèche sans souci et il n’y a « plus » de tentation : elle a perdue la crainte de Dieu. Tout est permis, elle ne craint pas d’offenser Dieu. Elle est anesthésiée par le venin diabolique et incapable de repentir sincère de ses péchés : elle devient indifférente. L’âme vit ainsi dans l’habitude de pécher. On retrouve cela chez les hérétiques, comme aussi dans l’indifférence religieuse de la secte vatican 2.

Le démon persuade de découragement et désespoir

Le diable persuade l’âme de découragement (parce qu’elle l’écoute), qu’elle ne pourra jamais vivre avec Dieu, il lui inocule son venin en insufflant : « Toi au ciel, au paradis avec Dieu ? Impossible pour toi, c’est en enfer ta place, tu ne peux pas aller au ciel, tu m’appartiens, tu as trop de péchés, de trop gros péchés, des péchés irrémissibles, Dieu ne veut pas de toi, etc. ». Rappelez-vous que le démon est le père du péché et le père du mensonge.

Il faut ignorer ses mensonges

Il faut refuser d’entendre ses insinuations perverses et se tourner vers Dieu par Son Église, la prière, la foi et les œuvres, sinon cela produit la perte de confiance, le découragement, l’abandon de la vie spirituelle par désespoir et la croyance illusoire de la damnation (séparation éternelle de Dieu) quoiqu’on fasse de toute façon ou que Dieu ne peut pas ou ne veut pas nous sauver à cause de notre état de misère, ou de notre nature infiniment éloignée de celle de Dieu ou d’autres motifs aberrants par rapport à l’Amour Infini que Dieu porte aux hommes pécheurs qui se repentent : Dieu s’est fait homme et est mort pour racheter les hommes et non pas les anges rebelles qui n’ont éternellement aucun repentir.

2 Pierre 2, 4 : «Dieu, en effet, n’a pas épargné les anges qui avaient péché, mais les a précipités dans l’enfer et les a livrés aux abîmes des ténèbres, où il les garde pour le jugement».

En fait le diable reproduit sur l’homme les effets de sa damnation, châtiment infini de la justice divine contre lui : la justice divine sans l’Amour infini. Le démon ne peut rien faire sans la permission de Dieu et il ne peut pas faire grand chose si l’âme humaine ne le lui permet pas : la preuve en est qu’il tente de séduire et qu’il use de stratégie dans le but d’abaisser les défenses de l’âme et tente de la détourner de l’union de Dieu.

À ceux qui persévèrent dans la bonne voie, le démon leur inspire qu’ils iront en enfer. À ceux qui sont dans la voie de la damnation, le démon leur inspire qu’ils iront au ciel. Le diable attaque ceux qui ne lui appartiennent pas pour les faire quitter le bon chemin, et il laisse tranquille ceux qui lui appartiennent, comme les amateurs du monde et ceux qui vivent habituellement dans le péché.

L’Imitation de Jésus-Christ, Livre 4, ch. 16, § 3 : «le démon ne tente pas les infidèles et les pécheurs qui sont déjà surement en sa possession ; mais il tente et il tourmente, de façons variées, les fidèles et les dévots».

Action du démon et évangélisation

1° Dans un premier temps, les ténèbres de l’incompréhension spirituelle, la faiblesse et le monde sont les instruments du démon pour ôter la semence de la Parole de de Dieu qui christianise les âmes.

Jésus enseigne cela lui-même.

Matthieu 13, 3b-9 ; 18-23 :  «Voilà que celui qui sème est sorti pour semer. Et pendant qu’il semait, des grains tombèrent le long du chemin, et les oiseaux du ciel vinrent et la mangèrent. D’autres tombèrent sur un terrain pierreux, où il n’y avait pas beaucoup de terre, et ils levèrent très vite, parce que la terre était peu de profonde. Mais le soleil s’étant levé, ils furent brûlés, et parce qu’ils n’avaient point de racine, ils se desséchèrent. D’autres tombèrent parmi les épines, et les épines crûrent et les étouffèrent. D’autres tombèrent dans une bonne terre et produisirent des fruits, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende. …

«Vous donc, entendez la parabole de celui qui sème. Quiconque entend la parole du royaume et ne la comprend pas, l’esprit malin vient et il enlève ce qui a été semé dans son cœur : tel est celui qui a reçu la semence le long du chemin. Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui écoute la parole et la reçoit d’abord avec joie ; Mais comme il n’a pas en lui de racine, il ne se maintient pas longtemps ; car la tribulation et la persécution survenant à cause de la parole, il est aussitôt scandalisé. Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui écoute la parole ; mais les sollicitudes de ce siècle et la tromperie des richesses étouffent cette parole, et elle reste sans fruit. Mais celui qui a reçu la semence dans une bonne terre, c’est celui qui écoute la parole et la comprend ; qui porte du fruit, et rend ou cent, ou soixante, ou trente».

Saint Jean Chrysostome l’explique de la manière suivante :

Saint Jean Chrysostome, père de l’Église, Homélie XLIV sur Matthieu XIII : «3. Ceux qui sont comparés «au chemin», sont les paresseux, les lâches et les négligents. Ceux qui sont figurés «par la pierre», sont ceux qui tombent seulement par faiblesse : «Celui», dit l’Évangile, «qui est semé sur les pierres est celui qui écoute la parole, et la reçoit aussitôt avec joie, mais il n’a point de racine en lui-même et n’a cru que pour un temps, et lorsqu’il s’élève quelque persécution à cause de la parole, il se scandalise, aussitôt. Lorsqu’un homme écoute la parole de Dieu et n’y donne point d’attention, l’esprit malin vient ensuite, et il enlève ce qui avait été semé dans son cœur. C’est là celui qui est marqué par la semence qui tombe le long du chemin». Ce n’est pas un crime égal de renoncer à la parole de l’Évangile, lorsque personne ne nous y contraint par ses persécutions, ou de le faire seulement en cédant à la force et à la violence. Mais ceux qui sont figurés «par les épines» sont encore bien plus coupables que les autres.

«4. Afin donc, mes frères, que nous ne tombions point dans ces malheurs, cachons cette divine semence dans le fond de notre âme et conservons-la comme un trésor précieux dans notre mémoire. Si le diable fait ses efforts pour nous la ravir, il dépend de nous d’empêcher qu’il ne nous l’ôte. Si cette semence se sèche, cela ne vient point de l’excès de la chaleur; Jésus-Christ ne dit point que ce soit le grand chaud qui produise cet effet ; mais il dit : «Parce qu’elle n’a point de racine». Si cette sainte parole est étouffée, il n’en faut point accuser les épines, mais celui qui les laisse croître. On petit couper si l’on veut cette tige malheureuse et se servir utilement de ses richesses. C’est pourquoi Jésus-Christ ne dit pas simplement «le siècle» ; mais «les soins du siècle» ; ni «les richesses» en général, «mais la tromperie des richesses».

2° Dans un deuxième temps, l’hérésie est semée par le démon pervertissant la foi divine et catholique pour perdre les âmes qui ont conservé la Parole de Dieu.

Jésus enseigne cela ainsi.

Matthieu 13, 24-30 ; 37-43 : «Il leur proposa une autre parabole, disant : Le royaume des cieux est semblable à un homme qui avait semé du bon grain dans son champ. Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema de l’ivraie au milieu du froment, et s’en alla. L’herbe ayant donc crû et produit son fruit, alors parut aussi l’ivraie. Cependant les serviteurs du père de famille s’approchant, lui demandèrent : Seigneur, n’avez-vous pas semé du bon grain dans votre champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ? Et il leur répondit : C’est un homme ennemi qui a fait cela. Les serviteurs lui demandèrent : Voulez-vous que nous allions l’arracher ? Il répondit : Non, de peur qu’arrachant l’ivraie, vous n’arrachiez aussi le froment avec elle. Laissez l’un et l’autre croître jusqu’à la moisson, et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler ; mais le froment, rassemblez-le dans mon grenier. …

«Jésus répondant leur dit : Celui qui sème le bon grain, c’est  le Fils de l’homme. Et le champ, c’est le monde. Mais le bon grain, ce sont les enfants du royaume, et l’ivraie les enfants du malin esprit. L’ennemi qui l’a semée, c’est le démon. La moisson, c’est la consommation du siècle ; et les moissonneurs sont les anges. Comme donc on arrache l’ivraie et qu’on la brûle dans le feu, ainsi en sera-t-il à la consommation du siècle. Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité. Et ils les jetteront dans la fournaise du feu. Là sera le pleur et le grincement de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende».

Saint Jean Chrysostome l’explique de la manière suivante :

Saint Jean Chrysostome, père de l’Église, Homélie XLVI sur Matthieu XIII : «1. Quelle différence y a-t-il entre cette parabole et la précédente ? Dans la précédente Jésus-Christ a en vue les inattentifs, les négligents, ceux qui ne reçoivent même pas la semence de la parole sainte : dans celle-ci, il marque les erreurs et les assemblées des hérétiquesIl veut prévenir le trouble où ses disciples pourraient tomber à l’apparition des hérésies, et il leur prédit qu’il en arriverait, après qu’il leur a appris pourquoi il leur parlait en paraboles. Il leur montre dans la parabole précédente que les Juifs ne recevaient pas sa parole ; et dans celle-ci qu’ils recevraient même les séducteurs et les corrupteurs de sa vérité. C’est l’artifice ordinaire du démon de mêler le mensonge avec la vérité, afin que sous le masque de la vraisemblance, l’erreur passe pour la vérité même, et qu’elle trompe ceux qui sont faciles à séduire. C’est pourquoi Jésus-Christ ne marque point dans cette semence de l’ennemi, d’autre mauvais grain que l’ivraie qui est fort semblable au froment. Jésus-Christ nous apprend ensuite l’occasion que le démon prend pour surprendre les âmes.

«Pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le bon grain, et s’en alla (25)». Ces paroles font voir à quel danger sont exposés les prélats, à qui l’on a particulièrement confié la garde du champ de l’Église, et non-seulement les prélats, mais tous les fidèles. Jésus-Christ marque encore ici que l’erreur, ne paraît qu’après l’établissement de la vérité ; comme l’expérience nous l’a fait assez connaître. Les faux prophètes n’ont paru qu’après les vrais prophètes, les faux apôtres qu’après les apôtres véritables, et l’Antéchrist ne doit paraître qu’après Jésus-Christ. Car si le démon ne voyait, ou ce qu’il doit imiter, ou à qui il doit dresser des pièges, il ne saurait pas même par quelle voie il nous pourrait nuire. Mais quand une fois il a vu que cette semence divine de Jésus-Christ fructifiait dans les âmes, que les uns rendaient «cent» pour un les autres «soixante» et les autres «trente» ; qu’il ne pouvait ni arracher ce qui était enraciné trop profondément, ni l’étouffer, ni le brûler, il tente une autre voie, et il mêle le mauvais grain avec le bon, pour confondre ainsi l’un avec l’autre.

«Quelle différence, me direz-vous, y a-t-il entre ceux «qui dorment» et ceux qui sont figurés «par le chemin» dans la parabole précédente ? Il y a cette différence que dans les autres la semence est enlevée tout d’abord avant même que le démon lui ait laissé prendre racine ; au lieu qu’il a besoin dans ceux-ci d’un artifice particulier, pour rendre le grain inutile, après même qu’il a pris racine, et qu’il a poussé. Jésus-Christ nous avertit ainsi de veiller sur nous, et de nous tenir sur nos gardes : Quand vous auriez, nous dit-il, évité tous les malheurs qui sont marqués dans la première parabole, vous ne seriez pas encore en sûreté. Comme vous y voyez la semence se perdre, ou par «le chemin», ou par «les pierres», ou par les «épines» ; elle se perd ici «par le sommeil». C’est ce qui nous oblige à vivre dans une vigilance continuelle. C’est pourquoi Jésus-Christ dit ailleurs : «Celui-là sera sauvé qui persévérera jusqu’à la fin» (Matth. X, 22). Ce malheur que Jésus-Christ prédit ici est arrivé dès le commencement de l’Église. Plusieurs de ceux qui étaient alors dans les charges ecclésiastiques introduisaient dans l’Église des hommes corrompus, et des hérésiarques cachés, et donnaient par là une grande facilité au démon pour surprendre les fidèles. Car une fois qu’il a semé ce mauvais grain dans le champ de l’Église, le démon a beau jeu pour tout perdre.

«Mais vous me direz : Comment peut-on s’empêcher de dormir ? On ne le peut pas s’il s’agit du sommeil du corps ; mais on peut s’empêcher de tomber dans celui de l’âme. C’est pourquoi saint Paul disait : «Veillez, demeurez fermes dans la foi» (I Cor. XVI, 13). Jésus-Christ nous représente ce travail du démon non-seulement comme une œuvre de malice, mais encore comme une superfétation. Car après que le champ a été bien cultivé, et qu’on y a mis de bonne semence, lorsqu’il n’y manque plus rien, c’est alors qu’il y vient sursemer l’ivraie. C’est proprement ce que font les hérétiques, qui en répandant leur poison n’ont point d’autre but que la vaine gloire. Jésus-Christ marque encore mieux par ce qui suit, toutes les intrigues et tous les artifices de ces hommes dangereux. L’herbe donc ayant poussé et étant montée si en épi, l’ivraie commença aussi à paraître (26)». C’est la conduite que gardent les hérétiques. Ils se cachent avec soin au commencement ; mais après qu’ils sont devenus plus hardis, et que quelqu’un les appuie et leur donne du crédit, ils publient alors leurs dogmes impies.

«Alors les serviteurs du père de famille lui vinrent dire : Seigneur n’avez-vous pas semé si de bon grain dans votre champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie () ? Il leur répondit : c’est mon ennemi qui a fait cela. Ses serviteurs lui dirent : voulez-vous que nous allions l’arracher () ? Non, leur répondit-il, de peur qu’en cueillant l’ivraie vous ne «déraciniez aussi tout ensemble le bon grain ()». Pourquoi Jésus-Christ nous marque-t-il que ces serviteurs font ce rapport à leur maître, sinon pour nous apprendre par la réponse de ce père de famille qu’il ne faut point tuer les hérétiques ? Il appelle le démon «un homme ennemi», à cause du mal qu’il fait aux hommes. C’est nous qu’il attaque par tous ses efforts, et néanmoins l’origine de cette guerre irréconciliable qu’il nous fait, n’est pas tant l’aversion qu’il a pour nous, que la haine qu’il a conçue contre Dieu. Et nous voyons, mes frères, par le soin que Dieu prend de nous défendre d’un tel ennemi, que Dieu nous aime plus que nous ne nous aimons nous-mêmes. Mais considérez encore la malice du démon. Il ne sème point cette semence de mort avant la semence de la vie, parce qu’il n’aurait rien eu à perdre. Mais aussitôt que le champ a été semé, il s’efforce de ruiner en un moment tous les travaux du divin laboureur, tant il se déclare en toutes choses l’ennemi de Dieu ! Considérez aussi l’affection de ces serviteurs envers leur maître. Aussitôt qu’ils aperçoivent cette ivraie, ils pensent à l’arracher. Leur zèle, quoiqu’un peu trop indiscret, témoigne le grand soin qu’ils avaient de la bonne semence, et montre que leur unique but était non de faire punir l’ennemi, mais de prévenir la perte du bon grain. Ils ne cherchent que les moyens de remédier à un si grand mal.

«Ils ne s’appuient pas même sur leur propre sentiment. Ils consultent la sagesse de leur maître : «Voulez-vous ?» lui disent-ils ; mais il le leur défend et leur dit : «Non, de peur qu’en cueillant l’ivraie, vous ne déraciniez «aussi tout ensemble le bon grain». II leur parle de la sorte pour empêcher ainsi les guerres, les meurtres et l’effusion de sang. Car il ne faut point tuer les hérétiques, puisque ce serait remplir toute la terre de guerres et de meurtres. Il leur défend ces violences pour deux raisons ; la première, parce qu’en voulant arracher l’ivraie on pourrait aussi nuire au froment ; et l’autre parce que tôt ou tard les hérétiques seront punis, s’ils ne se convertissent de leur erreur. Si vous voulez donc qu’ils soient châtiés sans qu’ils nuisent au bon grain, attendez le temps que Dieu a marqué pour en faire justice.

«2. Considérons encore cette parole : «De peur qu’en cueillant l’ivraie, vous ne déraciniez aussi tout ensemble le bon grain». Il semble qu’il dise par là : Si vous prenez les armes contre les hérétiques ; si vous voulez répandre leur sang et les tuer, vous envelopperez nécessairement dans ce meurtre beaucoup de justes et d’innocents. De plus il y en a beaucoup qui sortant de l’hérésie, d’ivraie qu’ils étaient pourraient se changer en bon grain. Que si on prévenait ce temps, en croyant arracher de l’ivraie on détruirait le froment qui en devait naître. Ainsi il donne du temps aux hérétiques pour se convertir, et pour rentrer en eux-mêmes. Il n’empêche pas néanmoins qu’on ne réprime les hérétiques, qu’on ne leur interdise toute assemblée, qu’on ne leur ferme la bouche, et qu’on ne leur ôte toute liberté de répandre leurs erreurs ; mais il ne veut pas qu’on les tue, et qu’on répande leur sang. Et considérez, je vous prie, la douceur de Jésus-Christ. Il ne défend pas seulement d’arracher l’ivraie ; mais il donne la raison de sa défense, et il répond à ceux qui lui pourraient dire que cette ivraie peut-être demeurerait toujours ce qu’elle est : «Laissez croître», dit-il, «l’un et l’autre jusqu’à la moisson, et au temps de la moisson je dirai aux moissonneurs : Cueillez premièrement l’ivraie, et liez-la en bottes pour la brûler ; mais amassez le blé dans mon grenier ()». Il les fait souvenir ici des paroles de saint Jean, lorsqu’il parlait du Sauveur comme du Juge de l’univers. Il leur ordonne d’épargner l’ivraie tant qu’elle sera mêlée parmi le froment, pour lui donner lieu de se changer, et de devenir froment elle-même. Que si ces hommes, représentés par l’ivraie, ne font aucun usage de la bonté et de la patience du maître du champ, ils tomberont alors nécessairement dans les mains de l’inévitable justice : «Je dirai aux moissonneurs : Cueillez premièrement l’ivraie. Pourquoi cueillez premièrement l’ivraie ? Afin de ménager les auditeurs qui se seraient effrayés si le bon grain eût été indifféremment cueilli avec le mauvais : «Liez-la en bottes pour la brûler ; mais amassez le blé dans mon grenier».

 

Le maléfice, mal démoniaque le plus courant

Le maléfice est un mal provoqué par l’homme invoquant (avec l’intervention) de Satan et représente la majorité des maux maléfiques. Ordinairement, un maléfice n’atteint pas un catholique.

Quand un sort affecte une personne, on parle d’envoûtement. Quand un sort affecte objet, animal, lieu, on parle d’infestation.

Origine du maléfice :

  • Volonté perverse du commanditaire : haine, jalousie, passion, vengeance, faire tomber, faire devenir l’un des leurs.
  • Habileté maléfique du mage, sorcier, sataniste….
  • Action du démon invoqué par le rite.
  • Le support servant de contact entre l’auteur et la victime.

Auteurs des maléfices :

  • Occultistes : mages, sorciers, sorcières, cheiks, marabouts, spirites, médiums, satanistes, etc.
  • Ceux qui ont des dons : voyants, devins, cartomanciens, magnétiseurs, guérisseurs, etc.

Comment ?

  • Sur commande : une personne veut nuire à une autre.
  • Support matériel (substrat) : intermédiaire maléficié par des rites (adoration, blasphèmes, invocation de démon) entre l’auteur et la victime.
  • Proximité : le support doit être proche de la victime ( vêtements, oreiller, estomac).
  • Par matérialisation : effectuée par les esprits (dans ce cas il peut demeurer des années dans l’estomac).

La découverte d’un maléfice réactive sa nocivité de façon exponentielle (il se « venge »; s’en débarrasser le + vite). 

 Types de maléfices :

  • D’amour : pour favoriser ou détruire une relation entre deux personnes.
  • Vénéneux : pour empoisonner psychologiquement une personne par accumulation de maux physiques, moraux, familiaux, matériels, economiques, etc….
  • Lien : pour empêcher d’agir, de se mouvoir, de se concentrer, d’avoir de bonnes remlations, de se marier, d’avoir des enfants, etc….
  • Transfert : pour transférer les tourments d’une poupée, d’une effigie (en légumes, argile…), ou d’une photographie sur une personne.
  • Mort : pour procurer un mal mortel en faisant pourrir un substrat putrescible.
  • Possession : pour introduire une présence diabolique dans la victime et lui causer une possession.
  • Direct : en mettant en contact la victime avec le support (boisson ou nourriture infestée).
  • Indirect : par transfert.
  • Par enfoncement et torture : avec des aiguilles, ,poignards, clous, poinçons, marteau, feu, glace….
  • Par nouage ou ligature : avec des liens, cordelettes nouées, fils, rubans, bandes, cercles….
  • Par putréfaction : en ensevelissant un objet, un animal, un embryom humain, après l’avoir maléficié (rendu maléfique).
  • Par malédiction : directement sur la personne, sa photo, une silhouette, une poupée (dagyde) la représentant.
  • Par rite : pratiques et cérémonies sataniques, « messes » noires (sexe, sang, espèces consacrées), « messes » rouges (crime de sang), dans le but de nuire gravement à une personne.
  • Par substances maléfiques (fatture) : coeurs d’animaux percés de clous, crapauds, chiens, poulets, mixtures maléficiées d’ossements et de sang menstruel réduits en poudre indécelable.
  • Par des objets infestés : cadeaux, plantes, coussins, poupées, peluches, jouets, montres, bracelets, bijoux, talismans, objets de piété….
  • Par le regard : mauvais oeil.
  • Par contact : en touchant la main, en embrassant.
  • Par le téléphone : par des silences, le souffle, ou d’autres façons.
  • Par matérialisation : dans la literie, (lit matrimonial), dans l’oreiller, le matelas.

Symptômes :

Le maléfice est porteur d’une « radioactivité » infernale : tant que les objets maléficiés ne sont pas détruits, ils sont émetteurs d’un rayonnement maléfique exponentiel et rien, absolument rien n’est efficace; c’est pourquoi, ils doivent être, en premier, trouvés et détruits, avant de faire quoi que ce soit, selon une règle TRÈS STRICTE et pas n’importe comment (Il ne faut en aucun cas les toucher, mais les asperger d’eau bénite exorcisée et prier le sang de Jésus de les anéantir et ensuite seulement, sans les toucher, les faire brûler et en répandre les cendres dans un cours d’eau naturel et non dans les toilettes ou dans la terre, si on ne trouve aucun prêtre ou prêtre-exorciste pour le faire).

  • La tête : douleurs étranges, migraines, confusion, fatigue mentale, maux d’yeux, troubles du sommeil, de la personnalité, du comportement….
  • L’estomac : difficulté de digestion, douleurs, anorexie, boulimie, vomissements, sensation/sentiment de malaise montant de l’estomac vers la gorge et la tête.
  • Réaction au sacré : détachement subit de la pratique religieuse, bâillements/somnolence pendant la prière, gêne, nausées, evanouissements à l’eglise, au passage du Saint-Sacrement, dans un lieu d’apparitions, tentations de blasphèmes, de pensées impures en présence du crucifix ou de l’image de la Sainte Vierge.
  • Troubles de santé sans diagnostic satisfaisant (les examens ne trouvent rien) et sans remède efficace (rien n’y fait).
  • Troubles psychiques : confusion, obsession, amnésie, angoisses, peurs nocturnes, cauchemars, apathie, indécision, incapacité de se concentrer pour travailler ou étudier.
  • Cauchemars avec monstres, entraves, vols planés, accidents, etc. Rêves récurrents de serpents, scorpions, dragons, araignées.
  • Troubles affectifs et d’humeur : énervements exagérés, colères brusques sans raisons, dispute continuelle, froideur, passion sans motif, tendance à la dépression, au découragement, au désespoir.
  • Empêchements : dans les rapports sexuels, (peur, dégoût, impuissance, stérilité…), dans les études, la carrière, les affaires, disparition de la clientèle, faillite, erreurs impensables.
  • Impulsion à la mort : tentation de suicide, catastrophes, accidents se succédents.
  • Signes étranges : sensation de piqûres d’épingles, de clous, d’élancements, de brûlure, de froid, etc…
  • Phénomènes, bruits inexpliqués : pas, craquements, coups, ombres, présences, invasion de petits animaux, d’insectes, ampoules qui éclatent, appareils qui tombent en panne, radio/télé qui s’allument tout seuls, portes et fenêtres qui claquent, objets qui se déplacent, qui disparaissent, etc….
  • Enfants en bas-âge qui présentent des troubles inexpliqués et répétitifs (sommeil, santé, comportement).
  • Animaux domestiques avec réactions inexplicables.

Tous les maléfices, y compris ad mortem (pour provoquer la mort), peuvent être combattus et anéantis grâce à la pratique religieuse de la victime, grâce à la protection dont elle est entourée, et grâce aux exorcismes.

Moyens habituels utilisés par le démon

  • Divination (« lecture » de l’avenir dans tous supports : cartes, runes, yi-king, marc de café, astrologie, etc.).
  • Ésotérisme (monde spirituel)
  • Paganisme (divinités fausses)
  • Magie (pouvoir spirituel)
  • Sorcellerie (matière maléficiée, c-à-d objet qui radioactive le mal, le sort, l’envoutement, etc.)
  • Égoïsme (fruit de l’orgueil)
  • Domination (force sans amour)
  • Mensonge : le mal est un bien apparent (Le mensonge seconde nature du démon après l’orgueil).
  • Illusion (trouble de et par l’imagination et la sensibilité, altération du jugement de la réalité)
  • Homicide (meurtres, culture de mort, suicide)
  • Efficacité (utilitarisme)
  • Plaisir (tous désirs assouvis)
  • Culte idolâtre anthropocentrique ou égocentrique de l’homme ou de soi à la place de Dieu
  • Négation de l’existence de Dieu : Athéisme, agnosticisme, etc.
  • Sociétés secrètes : franc-maçonnerie, scientologie, mormons, roses-croix, théosophie, antroposophie, templiers, etc.
  • Spiritualité divinisante : yoga, taoïsme, tantrisme, zenméditation, Taï ch’i, cetc.
  • Satanisme, celtisme, idolâtrie (culte rendu à des créatures à la place de Dieu), spiritisme, etc.
  • New-Age : homme-lumière, homme solaire, voyage astral, autres dimensions, etc.
  • Naturalisme : matérialisme, libéralisme, marxisme, idéalisme, purificationisme (purification de la nature par elle-même), perfectionnisme (et recherche de l’«excellence»), programmation psychique, etc.
  • Musique hard rock, rock métal, black métal, hip hop, r ‘n b (paroles, rythmes, comportements)
  • Drogues (altération volontaire de la raison hors d’une nécessité, spiritualisation artificielle) : cannabis, LSD, amphétamines, Crack, extasi, héroïne, cocaïne, médicaments neuro/psychotropes, alcool, etc.

Interprétation des rêves et esprits démoniaques

Un rêve est le plus souvent naturel

D’origine physique et/ou psychique (le psychisme ou psyché est chair et animal, il n’est pas à confondre avec l’âme d’ordre spirituelle), le rêve est dû à l’activité naturelle du corps en sommeil et du cerveau associé à l’imagination qui continue de travailler à travers les représentations. Les rêves ne doivent ordinairement pas être pris en compte car ils n’ont pas d’importance :

Job 20, 8 : « comme un songe qui s’envole, on ne le verra plus ; il passera comme une vision de nuit ».

Psaume 72, 20 : « comme un songe de ceux qui s’éveillent, Seigneur, vous réduirez au néant votre image dans votre cité ».

Psaume 90, 4-6 : « Puisque mille ans devant vos yeux, sont comme le jour d’hier qui est passé, et comme une veille nocturne [semblables à un songe] qui ne compte pour rien : ainsi seront leurs années. Comme le matin comme l’herbe, l’homme passe ; comme le matin il fleurisse et passe : comme le soir il tombe, se durcit et se dessèche ».

Ésaïe 29, 8 : « et comme celui qui a faim songe qu’il mange, mais lorsqu’il est réveillé, son âme se trouve vide ; et comme celui qui a soif songe qu’il boit, mais après qu’il est réveillé, il est las et a encore soif, et son âme est vide ».

Ecclésiaste 5, 2, 6 : « les rêves suivent les soins multipliés, et c’est dans les discours multipliés que se trouvera la folie. Où il y a beaucoup de rêves, il y a beaucoup de vanités et des paroles sans nombre ; mais toi, crains Dieu ».

Un rêve peut être d’origine démoniaque

Les esprits démoniaques peuvent utilisent l’état de sommeil pour communiquer ou entrer en contact avec la personne. Ces rêves sont le plus souvent causés par des contacts avec les esprits à travers des pratiques occultes (Voir aussi plus bas : Pratiques dangereuses qui ouvrent l’âme et le corps à des liens maléfiques et/ou démoniaques) ou un maléfice (Voir plus haut : Le maléfice, mal démoniaque le plus courant). Ordinairement ce genre de rêve est fortement imprimé de représentations pécheresses luxurieuses, ou morbides, ou bizarres, des scènes sensuelles sexuelles fortes, des serpents venimeux, scorpions et araignées horribles, des personnages hybrides horribles. Ce type de rêve n’est pas à proprement parler un cauchemar d’ordre naturel, mais est d’ordre non-naturel dont l’effet et le signe les plus évidents sont 1° l’aversion de Dieu, du Christ et de Son Église, de la religion catholique, et des choses pieuses ; 2° l’attirance des choses démoniaques, ou bizarres, ou ténébreuses ou occultes.

D’autres types de rêves sont des états plus caractéristiques comme les esprits incubes et succubes (esprits mâles et femelles provoquant les réelles sensations extrêmes de rapports sexuels pendant le sommeil et dans un état semi-éveillé), les paralysies du sommeil (vraie paralysie et conscience en état de veille) occasionnant une frayeur extrême toujours causées par des démons, ainsi que les rêves en état semi-éveillé de vision d’êtres ténébreux, ou de visites et/ou d’enlèvements extras-terrestres.

L’interprétation des rêves n’est ordinairement qu’une tentation de révéler agréablement un mystère comme le dit Proverbes 9, 17 : « des eaux dérobées sont plus douces, et un pain caché est plus suave ».

I Jean 4, 1 : « Mes bien-aimés, ne croyez point en tout esprit, mais éprouvez les esprits, s’ils sont de Dieu ».

Toute forme de contact avec les esprits n’est pas un contact avec Dieu dans la foi de l’Église, mais un contact avec Satan et ses anges, ce qui souille l’âme et est une abomination devant Dieu.

Deutéronome 18, 10-12 : « Et qu’il ne se trouve au milieu de toi personne qui purifie son fils ou sa fille, les faisant passer par le feu, ou qui interroge des devins, et qui observe les songes et les augures, ni qui use de maléfices, ni qui soit enchanteur, ni qui consulte ceux qui ont l’esprit de pythons [les voyants] et les devins, ou qui demande aux morts la vérité ; Car le Seigneur a toutes ces choses en abomination, et c’est à cause de ces sortes de crimes qu’il détruira ces nations à ton entrée ».

Dans le Deutéronome ci-dessus, observer les songes signifie les interpréter de manière humaine et privée en dehors de Dieu ; et une abomination est une chose que Dieu a en horreur et pour laquelle il n’a aucun respect.

Les magiciens, les astrologues et autres devins expliquent les rêves et leur interprétation des rêves est une divination (révéler l’avenir) ou l’interprétation d’un mystère aujourd’hui pour révéler « l’inconscient » : Les dieux des mythologies (grecques, hindouistes, etc.) sont des démons qu’on retrouve dans les symboles, l’analyse des rêves, la psychanalyse, et d’autres fausses sciences fabriquées par l’homme ou inspirées des démons à l’homme.

Un rêve peut dans certains cas être un avertissement de Dieu à l’âme

Dieu peut révéler en songe, mais dans ce cas cela ne peut être qu’en rapport à la foi (ou qui vient de la foi) et qui ne peut avoir comme finalité que la loi naturelle, ou la foi et la morale, l’Église ou le salut, une vérité détrônant une erreur relativement à cette même finalité, l’avertissement d’un châtiment en rapport à la justice et miséricorde de Dieu, etc. Un songe qui est de Dieu a toujours une finalité et une explication en accord avec les Saintes Écritures et l’Église.

Nombres 12, 6 : « Il leur dit : Écoutez mes paroles : si quelqu’un parmi vous est prophète du Seigneur, je lui apparaitrai dans la vision ou je lui parlerai en songe

Daniel 2, 19, 27-28 : « Alors le mystère fut découvert à Daniel dans une vision durant la nuit ».

Daniel 7, 1 : « … Daniel vit un songe, mais cette vision de sa tête, il l’eut dans son lit, et écrivant le songe, il le recueillit en peu de paroles … ».

Matthieu 2, 13, 19 : « … un ange du Seigneur apparut à Joseph pendant son sommeil, et dit : Lève-toi, prends l’enfant et sa mère … un ange du Seigneur apparut à Joseph pendant son sommeil en Égypte … ».

Actes 2, 17 : « Et il arrivera que dans les derniers jours, dit le Seigneur, je répandrai de mon Esprit sur toute chair ; et vos fils et vos filles prophétiseront, et vos jeunes hommes auront des visions, et vos vieillards feront des songes ».

L’interprétation humaine des rêves est hors de la véritable Église et de la vraie foi et est interdite par Dieu

Deutéronome 13, 1-3 : « S’il s’élève au milieu de toi un prophète, ou quelqu’un qui dise qu’il a vu un songe qui prédise un signe ou un prodige, qu’arrive ce qu’il a annoncé et qu’il te dise : Allons et suivons des dieux étrangers que tu ne connais pas et servons-les. Tu n’écouteras point les paroles de ce prophète ou de ce songeur, parce que le Seigneur votre Dieu vous éprouve, afin qu’il soit démontré, si vous l’aimez ou non en tout votre cœur et en toute votre âme ».

Deutéronome 18, 10-12 : « Et qu’il ne se trouve au milieu de toi personne … qui interroge des devins et qui observe les songes et les augures, ni qui consulte ceux qui ont l’esprit de pythons [les voyants] et les devins, ou qui demande aux morts la vérité ; Car le Seigneur a toutes ces choses en abomination ».

Jérémie 23, 27-29 : « Ceux qui veulent faire que mon peuple oublie mon nom à cause de leurs songes, que chacun d’eux raconte à son prochain comme leurs pères ont oublié mon nom à cause de Baal. Que le prophète qui a un songe le raconte, et que celui qui a ma parole publie ma parole fidèlement, car quel rapport a la paille avec le froment ? dit le Seigneur. Ma parole n’est-elle pas comme le feu, dit le Seigneur, et comme un marteau qui brise une pierre ? ».

I Rois (I Samuel) 28, 6-7 : « Il [Saül] consulta le Seigneur et le Seigneur ne lui répondit point, ni par des songes, ni par les prêtres [urim], ni par les prophètes. Alors Saül dit à ses serviteurs : Cherchez-moi une femme ayant un esprit de python [évoque les morts], j’irai à elle et je l’interrogerai ».

Daniel 2, 27-28 : « Daniel dit : le mystère sur lequel le roi m’interroge, les sages, les mages, les devins, les augures ne peuvent le découvrir au roi. Mais il est un Dieu dans le ciel, qui révèle les mystères et qui vous a montré les choses qui doivent arriver ».

Refuser d’obéir à la loi de l’Église est nier la foi divine et catholique et sortir de l’Église

Matthieu 18, 17 : « s’il refuse d’écouter l’Église qu’il te soit comme un païen et un publicain ».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « … au sens plein de l’expression, seuls font partie des membres de l’Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, qui, d’autre part, ne se sont pas  pour leur malheur séparés de l’ensemble du Corps [excommuniés de fait par loi divine ou par loi ecclésiastique inviolable], ou n’en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l’autorité légitime [excommuniés de droit par loi ecclésiastique]. Tous, en effet, dit l’Apôtre, nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul Corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres (I Cor. XII, 13). Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu’une seule foi (Cf. Eph. IV, 5) ; et celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (S. Matth. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin. … toute faute, même un péché grave, n’a pas de soi pour résultat – comme le schisme, l’hérésie ou l’apostasie – de séparer l’homme du Corps de l’Église ».

Matthieu 18, 17 est à croire de foi divine (ayant pour motif la révélation connue comme telle) et catholique (ayant pour règle l’enseignement de l’Église).

Concile du Vatican, 3ème sess., ch. 3, 1870 (Décrets 807) ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine [révélation] et catholique [règle de la foi] tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel». (Ench. Symb. 1792 3011)

Comme on peut le voir, l’Église propose à croire Matthieu 18, 17 comme divinement révélé et  ajoute même que c’est un commandement du Seigneur que les catholiques doivent considérer celui qui refuse d’écouter l’Église comme un païen (non-catholique, excommunié ipso facto) et un publicain (pécheur public).

Saint Jérôme, père de l’Église, sur Matthieu 18, 17 : «En nous disant : « Qu’il soit à votre égard comme un païen et comme un publicain », le Sauveur nous apprend à concevoir plus d’horreur pour celui qui, sous le nom de chrétien, se conduit en infidèle, que pour ceux qui sont ouvertement connus pour païens [c-à-d hors de l’Église] ; ou appelait publicains ceux qui étaient avides d’argent, et qui exigeaient les impôts en recourant au trafic, aux fraudes, au vol et à des parjures horribles».

Saint Augustin, père de l’Église, sur Matthieu 18, 17 : «Ne le comptez plus dès lors au nombre de vos frères [c-à-d étranger à l’Église] ; cependant ne négligez pas son salut ; car si nous ne regardons pas comme nos frères les étrangers, c’est-à-dire les Gentils et les païens, nous ne laissons pas de chercher à les sauver».

Saint Jean Chrysostome, père de l’Église, sur Matthieu 18, 17 : «Toutefois le Seigneur, à l’égard de ceux qui sont hors de l’Église, ne nous a rien commandé de semblable à ce que nous devons faire pour reprendre et corriger nos frères. Voici ce qu’il nous ordonne de faire à l’égard de ceux qui sont en dehors de l’Église (Matt. 5) : « Si quelqu’un vous frappe sur une joue, présentez-lui l’autre joue », et saint Paul : « Pourquoi voudrais-je juger ceux qui sont hors de l’Église ? ». Mais pour nos frères, il faut les reprendre et les retirer du mal, et, s’ils ne veulent point obéir, les séparer [excommunier] de l’Église  pour les couvrir de confusion».

Pour résumer

Les rêves n’ont ordinairement aucune importance. S’ils viennent du diable, Dieu le permet pour que vous reveniez à lui par votre conversion et pour votre salut et celui d’autres, par le retour à la foi et à l’Église, la prière, etc. S’ils viennent de Dieu, l’âme le saura, parce que quand Dieu révèle quelque chose en songe, il l’imprime dans l’âme de telle sorte que l’âme le saura certainement car Dieu est la Lumière, la Vérité et la Vie, et l’effet peut se traduire :

Soit par un effet de sa justice provoquant un tourment parce que l’âme ne suit pas une voie droite et pour redresser sa voie comme on peut le voir ci dessous :

Daniel 2, 1 : «Nabuchodonosor vit un songe, et son esprit fut extrêmement effrayé ; et son songe s’enfuit de lui».

Matthieu 27, 19 : «Or pendant qu’il siégeait sur son tribunal, sa femme lui envoya dire : Qu’il n’y ait rien entre toi et ce juste ; car j’ai beaucoup souffert aujourd’hui dans un songe à cause de lui».

Soit par un effet de sa miséricorde provoquant par une certitude rassurante :

Job 33, 15-18 : «pendant un songe, dans une vision nocturne, quand un profond sommeil s’empare des hommes et qu’ils dorment dans leur lit : c’est alors qu’il ouvre les oreilles des hommes, et que, les instruisant, il leur enseigne la science. Pour détourner ainsi un homme des choses qu’il fait, et délivrer de l’orgueil ; retirant son âme de la corruption, et empêchant que sa vie ne tombe sous le glaive».

Matthieu 1, 20 : «Et comme il pensait à ces choses, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant : Joseph fils de David, ne crains point de prendre avec toi, Marie, ta femme ; car ce qui a été engendré en elle est du Saint Esprit».

Généralement Dieu intervient après que l’homme pense à certaines choses pour l’instruire sur la vérité de ces mêmes choses.

Signes de l’action ou la présence du démon

Satan est spécialement présent où le vrai Dieu Père de Jésus-Christ est nié. Le démon est le père du mensonge, du naturalisme, de l’athéisme et agnosticisme, de l’ésotérisme et l’occultisme, du polythéisme et panthéisme, de l’idolâtrie et paganisme, des fausses religions et fausses croyances comme l’Hindouisme, le Bouddhisme, le Taoïsme, le Confucianisme, l’Islam, le Yoga, le New-âge, et de toutes les croyances et cultes rendus aux démons révoltés contre Dieu, Son Christ et Son Église.

Satan est le père du mensonge, des menteurs et séducteurs, car le menteur est le fils du diable et la séduction est le mensonge ; il est le père des apostats qui ont renié leur foi et leur Dieu comme Satan ; il est le père des hérétiques qui refusent la foi divine et catholique ; il est le père des hérétiques contre la loi naturelle qui nient la vérité ; et il est le père de tous les autres criminels qui tuent les âmes par l’hérésie, le scandale, l’immodestie, immoralité, impudicité.

Satan cherche à damner les âmes en détournant le culte de Dieu par des fausses religions et croyances.

 

Signes du diable contre l’Esprit-Saint 

1° La présomption = compter sur soi-même et ses propres forces.

2° Le désespoir = ne pas vouloir croire en la miséricorde de Dieu.

3° L’impénitence = ne rien vouloir faire pour se tourner vers Dieu.

4° Résistance à la vérité connue = volonté de résister à la parole de Dieu.

5° L’obstination = entêtement volontaire dans le péché pour ne plus revenir vers Dieu.

6° La rébellion = se soustraire volontairement de Dieu pour se séparer de Lui.

7° La volonté de péché = contrer Dieu.

Les péchés capitaux entravent l’action de l’Esprit-Saint

L’orgueil est sèche rigidité et entrave le don de Sagesse qui est suavité.

L’envie est ténèbres et entrave le don d’intelligence qui est lumière.

La colère ne pardonne pas et entrave le don de conseil qui est miséricorde.

L’avarice s’appuie sur la possession des biens terrestres au lieu de Dieu et entrave le don de force qui ne vient que de Dieu.

La gourmandise (ou avidité) est manque fou et entrave le don de science qui est discernement.

La luxure est bestialité et entrave le don de piété qui est filiation divine.

L’acédie (ou acédie) est indifférence ou dégoût des choses divines et entrave le don de crainte de Dieu qui est amour.

Fruits diaboliques contraires aux douze fruits du Saint-Esprit (Gal. 5, 22) 

Fruits contraires au fruit de charité : Égoïsme, avarice, cruauté, dureté, envie.

Fruits contraires au fruit de joie : Abattement, écœurement, amertume, dégoût, dépit, désenchantement, désespoir, ennui, fiel, mélancolie, souci, tourment.

Fruits contraires au fruit de paix : Agitation, angoisse, chahut, chicane, conflit, danger, désordre, détresse, dispute, enivrement, guerre, inquiétude, querelle, trouble.

Fruits contraires au fruit de patience : Exaspération, impatience, inconstance, brusquerie.

Fruits contraires au fruit de douceur : Acariâtreté, acerbité, agressivité, aigreur, âpreté, barbarie, brutalité, causticité, colère, cruauté, crudité, emportement, férocité, frénésie, furie, goujaterie, grossièreté, implacabilité, inclémence, indifférence, inhumanité, insensibilité, irascibilité, rage, rigidité, rigorisme, rudesse, rugosité, véhémence.

Fruits contraires au fruit de bonté : Atrocité, méchanceté, malignité, perversité, rosserie.

Fruits contraires au fruit de longanimité : Inclémence, implacabilité, sans indulgence.

Fruits contraires au fruit de mansuétude : Sévérité, aridité, étroitesse, froideur, inindulgence, intransigeance, raideur, rudesse.

Fruits contraires au fruit de foi : Hérésie, agnosticisme, athéisme, défiance, déisme, fourberie, fraude, incroyance, infidélité, irréligion, parjure, scepticisme.

Fruits contraires au fruit de modestie : Ambition, amour-propre déréglé, arrogance, audace, caquet, condescendance, cynisme, dévergondage, excès, fanfaronnade, fatuité, fierté, forfanterie, grivoiserie, hardiesse, immodestie, impudence, indécence, insolence, jactance, orgueil, ostentation, outrecuidance, présomption, suffisance, superbe, vanité.

Fruits contraires au fruit de continence : Concupiscence, débauche, immodération, impudicité, impureté, incontinence, luxure, prolixité.

Fruits contraires au fruit de chasteté : Débordement, dérèglement, désordre, dissolution, immoralité, jouissance, intempérance, lasciveté, licence, libertinage, sensualité, stupre, turpitude.

Signes du diable contre les vertus

Contre la Foi : doutes insurmontables. La contrefaçon de la vertu de Foi est la vraisemblance.

Contre l’Espérance : désespoir. La contrefaçon de la vertu d’Espérance est la confiance aveugle dans les institutions.

Contre la Charité : égocentrisme. La contrefaçon de la vertu de Charité est l’humanisme utile.

Contre la Prudence : témérité irrationnelle. La contrefaçon de la vertu de Prudence est la lâcheté.

Contre la Justice : iniquité. La contrefaçon de la vertu de Justice est la complaisance en soi.

Contre la Force : apathie. La contrefaçon de la vertu de Force est la rigidité.

Contre la Tempérance : excès. La contrefaçon de la vertu de Tempérance est l’excès en moins ou le trop peu.

Péché contre l’Esprit Saint

Le péché ou blasphème contre le Saint-Esprit est mentionné dans Matthieu 12, 22-32, Marc 3, 22-30, Luc 12, 10 (cf. 11, 14-23), et le Christ déclare partout qu’il ne sera pas pardonné. En quoi cela consiste ? Si nous examinons tous les passages évoqués, il ne peut y avoir que peu de doute quant à la réponse. Prenons, par exemple, le récit de saint Matthieu qui est plus complet que ceux des autres synoptiques. «On présenta au Christ un démoniaque [possédé par un démon], aveugle et muet, et il le guérit, en sorte qu’il parlait et voyait». Tandis que la foule stupéfaite demande : «N’est-ce point le Fils de David », les pharisiens, cédant à leur jalousie coutumière, et fermant leurs yeux à la lumière de la preuve, disent : «Celui-ci ne chasse les démons que par Belzébuth, prince des démons». Jésus leur révèle alors cette absurdité, et, par conséquent, la malice de leur explication ; Il leur montre que c’est par «l’Esprit de Dieu» qu’il chasse les démons, puis il conclut : «C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. Et quiconque aura parlé contre le Fils de l’homme, il lui sera remis, mais si quelqun a parlé contre le Saint Esprit, il ne lui sera remis, ni en ce siècle, ni dans le siècle à venir».

Donc, le péché contre le Saint-Esprit est de le confondre avec l’esprit du mal, c’est nier, par pure méchanceté, le caractère divin des œuvres manifestement Divines. C’est le sens dans lequel Saint Marc définit également la question du péché, car, après avoir rapporté les paroles du Maître : «Mais celui qui aura blasphémé contre l’Esprit Saint n’aura jamais de pardon», il ajoute aussitôt : «Parce qu’ils ont dit : Il a un esprit impur». Avec ce péché de malice carrément pur, Jésus oppose le péché «contre le Fils de l’homme», qui est le péché commis contre lui-même comme homme, le tort causé à son humanité en le jugeant par son apparence humble et modeste. Ce défaut, contrairement au premier, pourrait être excusé comme le résultat de l’ignorance et de l’incompréhension de l’homme.

Mais les Pères de l’Église, en commentant les textes évangéliques que nous traitons ne se sont pas limités à la signification donnée ci-dessus. Que ce soit qu’ils aient souhaiter regrouper tous les cas objectivement analogues, ou s’ils ont hésité et vacillé face à ce point de doctrine, que saint Augustin déclare (Sermon ii de verbis Domini, c. V) l’un des plus difficile dans l’Écriture, ils ont proposé des interprétations ou des explications différentes. St Thomas, que nous pouvons suivre en toute sécurité, donne un très bon résumé des opinions dans II-II.14. Il dit que le blasphème contre le Saint-Esprit a été et peut s’expliquer de trois façons.

* Parfois, et dans sa signification la plus littérale, il a été pris en compte pour signifier le fait de proférer une insulte contre l’Esprit divin, l’application de l’appellation, soit au Saint- Esprit ou à toutes les trois personnes divines. Ce fut le péché des pharisiens, qui ont parlé d’abord contre «le Fils de l’homme», critiquant les travaux et les moyens humains de Jésus, l’accusant d’aimer la bonne chère et le vin, de s’associer avec les publicains, et qui, plus tard, avec une incontestable mauvaise foi, ont calomnié Ses œuvres divines, les miracles qu’il opérait en vertu de sa propre divinité.

* D’autre part, saint Augustin explique souvent le blasphème contre le Saint-Esprit pour être l’impénitence finale, la persévérance jusqu’à la mort dans le péché mortel. Cette impénitence est contre le Saint-Esprit, dans le sens qu’elle Le frustre et est absolument opposée à la rémission des péchés, et cette rémission est affectée à l’Esprit Saint, l’amour mutuel du Père et du Fils. Dans cette perspective, Jésus, dans Matthieu 12 et Marc 3 n’a pas vraiment accusé les pharisiens de blasphème contre le Saint-Esprit, il les met en garde contre le danger dans leqel ils étaient de le faire.

* Enfin, plusieurs Pères, et après eux, beaucoup de théologiens scolastiques, appliquent l’expression à tous les péchés directement opposés à cette qualité qui est, par appropriation, la qualité caractéristique de la Troisième Personne divine. La charité et la bonté sont surtout attribuées à l’Esprit Saint, comme le pouvoir est au Père et la sagesse au Fils. Alors, tout comme ils ont appelé péchés contre le Père ceux qui résultaient de la fragilité, et péchés contre le Fils ceux qui jaillissaient de l’ignorance, de la sorte les péchés contre le Saint-Esprit sont ceux qui sont engagés carrément par malice, soit par mépris ou rejet des inspirations et des impulsions qui, après avoir été agitées dans l’âme de l’homme par l’Esprit Saint, lui tournent le dos ou le délivrent du mal. Il est facile de voir comment toute cette explication convient à tous les circonstances de cette espèce, où le Christ adresse les paroles pour les pharisiens.

Ces péchés sont généralement comptés six : le désespoir, la présomption, l’impénitence ou une ferme détermination à ne pas se repentir, l’obstinationrésister à la vérité connue, et envier un autre, c’est-à-dire son bien-être spirituel. Les péchés contre l’Esprit Saint sont censés être impardonnables, mais le sens de cette affirmation peut varier beaucoup en fonction de celles des trois explications données ci-dessus qui sont acceptées. Quant à l’impénitence finale, elle est absolue, et cela est facile à comprendre, car même Dieu ne peut pas pardonner où il n’y a pas de repentance, et le moment de la mort est l’instant fatal après lequel aucun péché mortel n’est remis. C’est parce que saint Augustin a considéré les paroles du Christ impliquant l’impardonnable absolu qu’il tenait le péché contre le Saint-Esprit pour être uniquement l’impénitence finale. Dans les deux autres explications, selon saint Thomas, le péché contre le Saint-Esprit est remissible – pas absolument et toujours, mais dans la mesure où (considéré en lui-même) il n’a pas de revendications et de circonstances atténuantes, inclinées vers un pardon, qui pourraient être présumées dans le cas des péchés de faiblesse et d’ignorance.

Celui qui, par méchanceté pure et délibérée, refuse de reconnaître l’œuvre manifeste de Dieu, ou rejette les moyens nécessaires pour le salut, agit exactement comme un malade qui refuse non seulement tous les médicaments et tous les aliments, mais qui fait tout en son pouvoir pour augmenter sa maladie, et dont la maladie devient incurable, en raison de sa propre action. Il est vrai que, dans les deux cas, Dieu pourrait, par un miracle, vaincre le mal, il pourrait, par son intervention omnipotente, soit annuler les causes naturelles de la mort corporelle, ou soit changer radicalement la volonté du pécheur obstiné, mais une telle intervention n’est pas en conformité avec sa providence ordinaire, et s’il permet aux causes secondaires d’agir, s’il offre à la volonté humaine libre la grâce ordinaire, mais suffisante, qui doit chercher la cause de la plainte ? En un mot, le péché irrémissible contre l’Esprit Saint vient exclusivement de la part du pécheur, en raison de l’acte du pécheur.

Caricature du don du Saint-Esprit : le « baptême » dans l’Esprit et l’effusion de l’Esprit-Saint.

On voit ce terme dans les mouvements « charismatiques » des sectes protestantes et la secte vatican 2 : c’est du pentecôtisme.

Cette « effusion du Saint-Esprit » – selon les charismatiques – consiste à recevoir l’Esprit-Saint afin qu’Il active les charismes. 

C’est l’astuce du démon Baal (celui qui détourne le culte dû à Dieu) consistant à faire croire que l’expérience naturelle (et préternaturelle) est basée sur la foi, alors qu’elle ne l’est pas, afin de détourner le culte dû à Dieu à ce qui n’est pas Dieu.

C’est une caricature de l’effusion par imposition des mains d’un évêque catholique dans les sacrements, les ordres majeurs et les ordres mineurs, les consécrations et bénédictions.

Ceux qui reçoivent cette « effusion du Saint-Esprit » sont marqués par une empreinte diabolique et VONT VERS L’ENFER : ils doivent absolument revenir dans l’Eglise catholique pour avoir une chance d’etre sauvés.

QUELQUES SYMBOLES DU DEMON

baphomet2

Baphomet est le démon Baal ou Bel. Le mot « Baphomet » est une déformation du mot Mahomet : Bafomet (Baphomet) – Mahomet. « B » remplace « M » et « f » remplace « h ».

Lors des procès des templiers, Gaucerant, un « frère » templier occitan de Montpezat, avoua avoir adoré une « image bafométique » ; en occitan, Bafomet (Baphomet) est une déformation de Mahomet, comme le montre un poème de 1265, Ira et Dolor – Colère et douleur : « E Bafomet obra de son goder – Et Mahomet fait briller sa puissance ».

croix renversée 2

hexagramme2

oeil2

pentagramme2

666 2

Les symboles (basiques) ci dessus sont officiellement répertoriés par les enquêtes de crimes rituels sataniques par la police italienne, plus confrontée à ce genre de crimes et plus aguerrie qu’en France.

Autres signe 666 :

666 main   Daniel_Radcliffe_666-300x210  jean paul 2 666 (2)

 

signature paul 6 666   disney 666

 

Faux signe de paix ci-dessous : représente la croix du Christ renversée.

Y inversé

 

Dragon : représente Satan. Symbole d’appartenance à Satan.

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dragon  dragon I

Le dragon représente la force bestiale (sans grâce), il a un corps de serpent (mensonge), il crache du feu (haine), il a des ailes de chauve-souris (esprit déchu), il est rouge-feu (colère), et il se mange la queue (destruction).

dragon gentil  gentil dragon    casimir dragon monstre gentil

Les « gentils » dragons s’adressent aux enfants pour les habituer aux « monstres gentils ».

 

La pyramide : Symbole franc-maçonnique par excellence présent un peu partout de différentes façons (ci-dessus le dollar américain, déclaration des droits de l’homme, pyramide du Louvre). La pyramide entrave le ciel et ouvre la sous-terre (l’enfer).

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La franc-maçonnerie est une secte satanique de multiples fois condamnée en tant que secte satanique par le Magistère de l’Eglise.

 

Signe cornu utilisé aussi comme signe satanique :

beatles_666_salut_cornu-  bush2  dalailama signe cornes

 

Faux saint-esprit ésotérique ou gnostique :

Ordo Templi Orientis officiel

 

Ce sont quelques symboles de base mais on pourrait faire une liste de milliers de pages des symboles sataniques.

Pratiques dangereuses qui ouvrent l’âme à des liens maléfiques et/ou démoniaques. 

Liens maléfiques et/ou démoniaques

Les liens maléfiques sont des liens causés par le maléfice (Voir Maléfice ci-dessus) et les liens démoniaque sont des sortes d’infestations chez l’homme, dont les effets se situent entre la tentation – action ordinaire du démon, et l’obsession – action extraordinaire.

Ordinairement on parle d’infestation pour les animaux, les objets et les lieux, cependant l’infestation chez l’homme est causée par des pratiques du domaine du démon, comme ce qui est d’ordre ésotérique/occulte, etc., et c’est un mal qui ne tend qu’à grandir, comme un virus.

Comme son nom l’indique, ce lien est une attache au démon qui entrave la liberté de l’âme, sa conversion, sa foi, et son service de Dieu : Voir ci-après concernant ce que doit faire toute personne qui serait dans ce cas de figure.

Pratiques dangereuses

Bien-être :

Malgré des choses valables, ce peut être une porte d’entrée à des croyances erronées et des pratiques spirituelles générant des liens démoniaques.

  • Certaines musiques de relaxation dites « spirituelles » ;
  • Certains massages « énergétiques ».
  • Certaines techniques de relaxation à connotation énergétique et/ou spirituelle (Reich, Schultz, méditation, etc) ;
  • Sophrologie basée sur l’hypnose, le yoga, le zen (voir plus bas).

Médecines alternatives (autres) :

  • La kinésiologie,
  • Les médecines énergétiques utilisant chakras, prana, nadis, qi, méridiens, comme la « médecine » ayurvédique, bouddhique, etc.
  • Le reiki.
  • L’hypnose (de Hypnos, « dieu » du sommeil),
  • Magnétiseur,
  • Méthode Fendelkraïs (influencée par Georges Gurdjieff et le New-âge, Émile Coué et l’hypnose, Peter Goss et le yoga),
  • Tout soin manuel avec prière ou invocation, tout espèce de « soin » à distance.
  • Homéopathie  : fondée par Samuel Hahnemann (1755-1843), tenant de l’occultisme, qui prétendait avoir reçu sa méthode de révélations spirites (spiritisme) sur une composante spirituelle panthéiste naturaliste occulte, la « force vitale » ou dynamis des théories vitalistes, une énergie immatérielle présente dans tous les êtres vivants et responsable de leurs maladies. Franc-Maçon initié en 1777 à la Loge « Sankt Andrea zu den drei Seeblattern », Hermanstadt en Transylvanie, et hostile au Seigneur Jésus, la pensée de Samuel Hahnemann repose sur le principe de similitude de la doctrine microscopique/macrocosmique, selon laquelle toute matière contient une part d’esprit, ce qui est panthéiste et pas du tout biblique : Pour lui la dilution des médicaments devait libérer toujours plus de forces dans la matière – non pas chimiquement car une dilution supérieure à 23 ne laisse plus rien – le procédé ne laissant que des « éthers » : « l’esprit »). 
  • Chiropractie  : fondée sur l’«infus» occulte par Daniel David Palmer pratiquant la guérison magnétique et le spiritisme.
  • Ostéopathie : peut être valable sur un plan purement mécaniste en tant qu’ensemble de techniques de médecine manuelle, mais elle est douteuse car créée par un protestant évolutioniste, Andrew Taylor Still, dont les idées spirites (spiritisme)  « ont tenu une place importante et durable dans sa pensée », et qui a eu une « vision » : Dieu ne saurait se révéler à un hérétique, ni communiquer par le spiritisme : hérésie et spiritisme viennent des démons.
  • L’étiopathie  : peut aussi être valable sur un plan purement mécaniste en tant qu’ensemble de techniques de médecine manuelle, mais elle est d’inspiration New-âge, et est fondée par Christian Trédaniel adepte du Dr André de Sambucy, auteur de « Pour comprendre le Yoga et les lois brahmaniques » (Voir Hindouisme), de « Etude et emploi du Yoga iranien et égyptien » (Voir dangers du Yoga), et de « Nouveau traitement du rhumatisme par la vertébrothérapie et l’acupuncture » (Voir Taoisme et Qi-C’hi). Christian Trédaniel s’inspira aussi de George Dutton auteur de « Étiopathie ou mode de vie : exposition de l’ontologie, la physiologie et la thérapeutique : une science religieuse et une religion scientifique », livre hérétique. L’origine de l’étiopathie n’est pas uniquement naturelle, mais aussi démoniaque.
  • Fleurs de Bach : C’est du naturalisme, de l’occultisme et de la sorcellerie.
  • Naturopathie : basée sur la médecine antique des « humeurs », contient des concepts ésotériques de « force vitale », du yogaméditation, iridologie : cartographie de l’iris basée sur l’astrologie médicale qui fait un rapprochement entre les 12 signes zodiacaux et les diverses parties du corps). C’est un naturalisme cachant le concept de spiritualisation de la nature.

Maîtrise spirituelle de la nature

  • Manipulation des énergies,
  • Pendule,
  • Certaines pratiques d’arts martiaux (maîtrise de l’énergie),
  • Certaines discriminations alimentaires (maîtrise de la nature), macrobiotique.

Psychothérapies

Dans les Écritures, la « chair » signifie le corps et l’âme psychique. Le psychisme fait partie de la chair. La psychothérapie est un naturalisme dans la plupart des cas, sauf les psychothérapies spécifiques dans le cadre de la santé mentale.

  • Psychothérapies intégrant un ou des éléments d’ordre spirituel
  • Psychothérapies incluant le « développement personnel » ou développement spirituel
  • Psychothérapies où l’homme est considéré comme un esprit dans un corps, ce qui est tout le contraire de l’âme faite à l’image de Dieu.
  • Psychothérapies comportementales non cognitives : gestalt, jeux de rôle, etc.
  • Psychothérapies à aspect « énergétique » : rebirth, reich, etc.
  • Psychanalyse : fraude fondée sur le naturalisme et l’athéisme et une abomination fondée par Freud, qui rejette le Christ, la grâce de Dieu, son Église et son salut pour le remplacer par la nature ou l’hérésie du naturalisme (nature cause et fin d’elle-même). La psychanalyse est aussi une hérésie contre la loi naturelle, qui exclut même carrément la loi naturelle (conscience morale du bien et du bien) et exclut aussi la notion de péché originel et actuel, et qui remplace le péché et la grâce par la nature. La psychanalyse prend la défense du péché mortel d’impureté et de luxure. La psychanalyse est basée : 1° sur le désir sexuel lubrique des enfants – n’ayant même pas l’âge de raison pour commettre un péché actuel – pour lesquels est inventé un désir sexuel lubrique refoulé de «l’inconscient» pour leurs parents, y compris le désir sexuel lubrique latent refoulé et l’homosexualité latente des nourrissons ; sur l’hypnose ; sur la nécromancie et l’interprétation des rêves ; sur la fausse théorie de l’évolution. Freud était un incroyant pour qui la religion était une illusion, un blasphémateur du mariage, un auteur de scandale (cause de la chute d’autrui) et un auteur d’abomination pour les enfants (Cf Matt. 18, 5-8). Ces éléments réunis sont des signes évidents de possession démoniaque qui font de Freud et de ses disciples des corrupteurs de générations et des tueurs de civilisation.
  • Thérapies dites brèves : écoles de Palo Alto, PNL (Programmation neuro-linguistique), méthode Silva, etc.
  • Relaxation avec visualisation et méditation.
  • Hypnose.
  • Training autogène de Schultz.
  • Méthode du Dr Murphy : pouvoir du psychisme, du subconscient, etc.

Techniques et exercices « spiritualisants »

Toutes les formes de spiritualisations naturalistes de l’homme :

  • Le yoga (tous les yogas) :
    • hatha yoga : postures fondées sur l’ouverture des chakras (occultisme), mais présentées comme une sorte de gym.
    • prana yoga : circulation de l' »énergie » et mudras (posture des doigts) : c’est une pratique de magie ;
    • kriya yoga : respirations dans le même but avec purification ;
    • raja yoga : méditation avec ouverture sur « l’infini » ;
    • bhakti yoga : rituels, mantras, chants « sacrés » à des faux dieux, etc ;
    • jnana yoga : « sagesse » naturaliste ;
    • karma yoga : service relatif au karma et à la réincarnation ; etc.
  • Tai-chi chuanQi gong,
  • Méditation transcendantale,
  • Zen,
  • Relaxation avec visualisation et méditation,
  • Taoisme,
  • Tous les mantras, phrase répétitives pour prier des « divinités ».

Esotérisme

  • Tous « arts » divinatoires,
  • La voyance,
  • L’astrologie,
  • Toutes les mancies (divination pour connaître l’avenir) : Acutomancie avec des aiguilles ; Aéromancie avec les formes aériennes ; Alectryomancie avec un coq qui picore ; Alphitomancie avec un pain d’orge ; Anthropomancie avec les entrailles d’hommes ; Apanthomancie avec la rencontre fortuite d’un animal ; Austromancie avec les vents ; Axinomancie avec une hache ; Bactromancie avec des baguettes ; Bibliomancie avec des livres sacrés ; Biomancie à travers le vivant ; Bolomancie avec des flèches ; Botanomancie avec des plantes ; Cafédomancie avec du marc de café ; Capnomancie avec  de la fumée ; Catoptromancie avec un miroir ; Cartomancie avec des cartes (cartes à jouer, tarots, etc) ; Céphalomancie avec une tête d’âne dans un feu ; Ceromancie avec des gouttes de cire chaude dans l’eau ; Chalcomancie avec les sons de récipients en cuivre ; Chiromancie avec les lignes de la main ; Cristallomancie avec une boule de cristal ; Cromniomancie avec  la croissance des oignons ; Cylicomancie avec un vase rempli d’eau ; Daphnomancie avec des feuilles de laurier ; Démonomancie grâce aux démons ; Encromancie avec des taches d’encre ; Félidomancie par le comportement des chats ; Floromancie avec des fleurs ; Gélomancie par les rires hystériques ; Géomancie avec des cailloux jetés ou des éléments de la terre disposés dans la nature ; Halomancie avec du sel jeté au feu ; Hippomancie avec des chevaux ; Hydromancie avec de l’eau ; Ichthyomancie avec des têtes et entrailles de poissons ; Keromancie : voir Ceromancie ; Lithomancie avec les cailloux et les pierres ; Lychnomancie / lampadomancie avec des lampes ou des bougies ; Macharomancie avec des couteaux, des poignards ou des épées ; Margaritomancie avec une perle dans un pot ; Métopomancie avec les rides du front ; Myomancie avec des rats ou des souris ; Nécromancie en évoquant les morts ; Nephalomancie par le déplacement des nuages ; Œnomancie avec la couleur, l’aspect et le goût du vin ; Omphalomancie avec le nombril (ombilic) ; Oniromancie par l’interprétation des rêves ; Onychomancie avec les taches des ongles ; Ophiomancie avec les serpents ; Ovomancie avec un blanc d’œuf dans l’eau ; Phyllorhodomancie avec des pétales de rose ; Podomancie avec la plante des pieds ; Pyromancie avec la fumée ou les flammes ; Scapulomancie avec l’omoplate de certains animaux ; Sciomancie : voir Nécromancie ; Sélénomancie en étudiant la lune ; Sidéromancie avec de la paille sur du fer chauffé ; Sycomancie avec des feuilles de figuier ; Taxomancie avec des feuilles de thé ; Thédomancie avec du thé ; Tyromancie avec le fromage ; Uromancie avec l’urine ; Xylomancie avec du bois et des branches ; Zoomancie avec les animaux.
  • Yi-king (trigrammes et hexagrammes taoistes de divination),
  • Runes (alphabet viking du dieu Odin pour évoquer les esprits), etc.

Voir Esotérisme – occultisme

Occultisme

  • Paganisme,
  • Satanisme,
  • Celtisme,
  • Druidisme,
  • Les sorcelleries,
  • Toutes les magies,
  • Tous les vaudoos,
  • Le spiritisme,
  • La planche ouija,
  • Les marabouts,
  • La cabbale, etc.

Voir Esotérisme – occultisme

Philosophies naturalistes

  • Alchimie,
  • Théosophie (H. P. Blavatsky),
  • Anthroposophie (Steiner),
  • Gurdjieff (développement harmonique de l’homme)
  • Matérialisme,
  • Utilitarisme (les personnes sont des objets),
  • Marxisme, etc.

Voir L’athéisme et l’agnosticisme.

New-âge

  • Pensée positive,
  • Influence de l’esprit sur la matière,
  • Concept de l’homme comme un esprit dans un corps,
  • Développement de sa « conscience spirituelle »,
  • Sacralisation de la nature, etc.

Voir : New âge – Nouvel âge

Modes

  • Vampirisme,
  • Rock métal,
  • Romantisme, gothique,
  • Scarifications, tatouages, percings,
  • Invitation au sacrifice, etc.

Franc-maçonnerie

  • Rite écossais, grand orient, grande loge de france, Misraïm,
  • Loge bleue, loge blanche, loge orange,
  • Rose-croix,
  • Rotarys-clubs, lions-clubs,
  • Club de rome, club le siècle, cerles initiatiques, etc…

Voir Franc-maçonnerie, église de Satan.

Lieux

  • Boites de nuit, boites échangistes, lieux de dépravation,
  • Lieux privés où il y a eut des orgies, impuretés en tous genres,
  • Endroits où ont eût lieu des sacrifices humains ou d’animaux,
  • Lieux dans lesquels s’est pratiqué de l’ésotérisme / occultisme, ou des invocations, ou du spiritisme, ou de la magie, ou de la sorcellerie.

Naturalisme et pensée magique

  • Écologie érigée en croyance quasi-religieuse,
  • La nature pour elle-même,
  • La nature comme finalité,
  • La nature pour se spiritualiser et diviniser.

Le naturalisme ne considère que la nature par rapport à elle-même dans une perspective spirituelle de divinisation de la nature.

La nature est créée et ne peut se diviniser ! C’est ainsi qu’on s’expose à des influences spirituelles dangereuses : c’est le péché des anges et suivre cette voie revient non seulement à suivre ces mêmes anges, mais à être en relation avec leurs influences.

Exemples : le New-Age, les pratiques spiritualisantes « divinisant » l’homme par sa nature, la sacralisation de la nature, les philosophies naturalistes (nature pour elle-même), Gurdjieff (développement harmonique de l’homme), etc.

La pensée magique signifie agir sur la nature par l’occultisme (ce qui est caché).

  • Penser que l’esprit peut exercer un pouvoir sur la matière ;
  • L’exercice de pouvoir mental sur le cours des choses ;
  • Utiliser des formules spirituelles assurant le résultat ;
  • Se servir de rites pour obtenir une efficacité ;

Exemples : sorcelleries, magies, ésotérisme, occultisme, etc.

 

Ce que vous DEVEZ faire

SI VOUS AVEZ ÉTÉ EN CONTACT avec l’occultisme, l’ésotérisme, le spiritisme, l’astrologie, la sorcellerie, la magie, l’hypnotisme, le reiki, le yoga, la méditation transcendantale, le New-age, toutes espèces de sectes orientales ou autres; avec des pranothérapeutes, faux-guérisseurs, magnétiseurs, personnes qui soignent par imposition des mains, passes magnétiques ou radiesthésie (pendule), avec des voyants (homme ou femme), mages, devins, cheikhs, marabouts, gourous, cartomanciens (qui lisent dans les cartes), chiromanciens (qui lisent dans les lignes des mains), nécromanciens (qui consultent les esprits des défunts) : 

SI VOUS AVEZ cherché à connaître l’avenir, même par jeu dans les tarots et les horoscopes, porté des porte-bonheur (talismans, amulettes, signe zodiacal, bracelet ou bijoux avec un pouvoir, fait – ou si l’on a fait pour vous – des préparations occultes, prononcé des formules (ou prière fausse ou inversée) ou répété des mots secrets (mantras, etc…), fréquenté des lieux empoisonnés par la sorcellerie, le vice ou la dépravation morale, passé un pacte avec Satan, fait de la magie, etc. évoqué les morts, lancé des sorts, proféré des malédictions ou des blasphèmes.

VOUS DEVEZ VOUS RENDRE COMPTE que par ces pratiques, vous donnez à Satan un certain droit sur votre âme, que vous êtes dans l’abomination devant Dieu (Deutéronome 18, 10-12).

VOUS DEVRIEZ ORDINAIREMENT VOUS CONFESSER (si vous êtes baptisé), mais comme il n’y a quasiment plus de prêtres valides disponibles non-hérétiques : 

Voir : A propos de la réception des sacrements d’hérétiques et de la prière en communion avec les hérétiques

VOUS DEVRIEZ NECESSAIREMENT REGRETTER AMÈREMENT devant Jésus-Christ et tout faire pour Lui demander la contrition et le pardon, MEME SI CES EVENEMENTS SONT ANCIENS et si à l’époque, vous n’étiez pas conscient de L’offenser.

Voir : Sur le sacrement de pénitence et la contrition ET quand à LA RÉCEPTION du pardon sans une absolution

  • Vous vous débarrasserez sans tarder de tous les objets occultes : bagues, médailles, pentacles, ceintures, signes du zodiaque, oeils bleus, fers à cheval, talismans, gris-gris, poudres, parfums et encens orientaux, masques ou statuettes de divinités païennes, ouvrages ésotériques, insignes de sectes, etc.

On doit brûler ces objets (si possible) et ne pas les jeter aux ordures ou dans les toilettes. Les cendres restantes ou les objets incombustibles seront immergés dans l’eau courante d’un fleuve ou dans la mer.

  • Vous DEVEZ obligatoirement cesser toute sorte de pratique décrite ci-dessus, de près ou de loin, et tout lien avec les personnes concernées.
  • Vous DEVEZ obligatoirement rompre tout lien avec les personnes concernées.
  •  Vous devez dire le Rosaire pour vous convertir, pour être éclairé, pour pouvoir être sauvé et pour détruire les liens contractés par vos pratiques sataniques, en y spécifiant en plus :

– pour certaines pratiques et objets : nom de la science occulte, de la secte, du mage, de la divinité ou du démon auquel on s’est adressé;

– pour certains lieux : pratique maléfique qui l’infestesensation de malaise, disputes continuelles, bruits étranges, chutes d’objets, ou autres phénomènes étranges, etc.

  • Vous devez par-dessus tout vous convertir à la sainte foi catholique véritable :

Voir pour commencer : Doctrine que l’on doit connaître sur le dogme catholique pour être sauvé

On doit prier la Sainte Vierge et invoquer la protection du Sang de Jésus.

On doit se servir des sacramentaux avec Foi : eau bénite, sel, huile, encens liturgiques exorcisés (pas n’importe quel encens), les cierges bénits, la Croix, les médailles et images saintes.

On peut dire aussi des prières de libération.

 

Moyens contre les liens démoniaques

  • Renoncer immédiatement aux pratiques occultes et se débarrasser immédiatement des objets maléficiés (pas n’importe comment, voir plus haut).
  • Se convertir à la vraie foi.
  • Baptême – avec préalablement adhésion à la foi catholique – si on n’est pas baptisé.
  • Prière quotidienne et persévérante du saint Rosaire de quinze dizaines qui est exorcisant.
  • Porter le saint scapulaire marron/brun de Notre Dame du mont Carmel.
  • Recevoir les sacrements quand ils sont disponibles, ou par un prêtre non-hérétique.
  • L’eau bénite est particulièrement puissante (comme aussi le sel, l’huile et l’encens exorcisés). Comme il n’y a plus de prêtres (soit ils sont Novus ordo/Vatican 2 invalides et ne sont pas des prêtres, soit ils sont hérétiques à éviter), on peut faire une prière pour l’eau (par exemple le saint Rosaire), et s’en servir comme une eau sanctifiée car tout est sanctifié par la prière.
  • Les autres sacramentaux : huile bénite et exorcisée, eau bénite mélangée au sel et exorcisée, encens exorcisé, etc.
  • La médaille miraculeuse de la très sainte Vierge.
  • La médaille-croix de Saint Benoit (ci-dessous).
  • Les prières de libérations (voir ci-dessous).

Le saint Rosaire est exorcisant

Saint L-M. de Montfort, Le secret du Rosaire, 33ème Rose, n° 101-104 : «Saint Dominique, prêchant près de Carcassonne le saint Rosaire, on lui amena un hérétique albigeois possédé par le démon. Le saint l’exorcisa en présence d’une grande multitude de peuple ; on tient qu’il y avait plus de douze mille hommes à l’entendre. Les démons, qui possédaient ce pauvre misérable, étant obligés de répondre malgré eux aux interrogations que le saint leur faisait, dirent : 1. Qu’ils étaient quinze mille dans le corps de ce misérable, parce qu’il avait attaqué les quinze mystères du Rosaire ; 2. Que, par le Rosaire qu’il prêchait, il mettait la terreur et l’épouvante dans tout l’enfer, et qu’il était l’homme du monde qu’ils haïssaient davantage à cause des âmes qu’il leur enlevait par la dévotion du Rosaire ; 3. Ils révélèrent plusieurs autres particularités. Saint Dominique, ayant jeté son rosaire au cou du possédé, leur demanda qui, de tous les saints du ciel, ils craignaient davantage et devait être plus aimé et honoré des hommes. À cette interrogation, ils firent des cris si épouvantables que la plupart des auditeurs, saisis d’effroi, tombèrent par terre. Ensuite, ces malins esprits, pour ne pas répondre, pleurèrent et se lamentèrent d’une manière si pitoyable, si touchante, que plusieurs des assistants en pleurèrent eux-mêmes, par une pitié naturelle. Ils disaient par la bouche du possédé d’un ton de voix lamentable : « Dominique, Dominique, aie pitié de nous, nous te promettons que nous ne te nuirons jamais. Toi qui as tant pitié des pécheurs et misérables, aie pitié de nous, misérables. Hélas, nous souffrons, pourquoi prends-tu plaisir à augmenter nos peines ? Contente-toi des peines que nous endurons. Miséricorde ! miséricorde ! miséricorde ! »

«Le saint, sans être touché des paroles tendres de ces esprits malheureux, leur répondit qu’il ne cesserait de les tourmenter jusqu’à ce qu’ils eussent répondu à la question. Les démons lui dirent qu’ils y répondraient, mais en secret et à l’oreille, et non pas devant tout le monde. Le saint incite et leur commande de parler et répondre tout haut. Les diables ne voulurent plus dire mot, quelque commandement qu’il leur fit. Il se mit à genoux et fit cette prière à la sainte Vierge : « O excellentissima Virgo Maria, per virtutem psalterii et rosarii tui, compelle hos humani generis hostes questioni meae satisfacere. – O très sainte Vierge Marie, par la vertu du saint Rosaire, ordonnez à ces ennemis du genre humain de répondre à ma question ». Cette prière étant faite, voilà qu’une flamme ardente sortit des oreilles, des narines et de la bouche du possédé, qui fit trembler tout le monde, mais cependant qui ne fit de mal à personne. Alors les diables s’écrièrent : « Dominique, nous te prions, par la passion de Jésus-Christ et par les mérites de sa sainte Mère et de tous les saints, que tu nous permettes de sortir de ce corps sans rien dire ; car les anges, quand tu le voudras, te le révèleront. Ne sommes-nous pas des menteurs ? Pourquoi veux-tu nous croire ? Ne nous tourmente pas davantage, aie pitié de nous ».

«Malheureux que vous êtes, indignes d’être exaucés », dit saint Dominique, qui, se mettant encore à genoux, fit sa prière à la sainte Vierge : « O Mater sapientiae dignissima et de cujus salutatione quomodo illa fieri debeat jam edoctus est populus ; pro salute populi circunstantis rogo : Coge hosce tuos adversarios, ut plenam et sinceram veritatem palam hic profiteantur ». Il n’eut pas plus tôt fini sa prière, qu’il vit la sainte Vierge auprès de lui, entourée d’une grande multitude d’anges, qui, avec une verge d’or qu’elle tenait à la main, frappait le démoniaque en lui disant : « Réponds à mon serviteur Dominique, selon sa demande ». Il faut remarquer que le peuple n’entendait ni ne voyait point la sainte Vierge ; il n’y avait que saint Dominique.

«… Alors les démons commencèrent à s’écrier en disant … C’est-à-dire en français : « Ô notre ennemie, ô notre ruine, ô notre confusion, pourquoi êtes-vous venue exprès du ciel pour nous tourmenter si fort ? Faut-il que, malgré nous, ô avocate des pécheurs qui les retirez des enfers, ô chemin très assuré du paradis, nous soyons obligés de dire toute la vérité ? Faut-il que nous confessions devant tout le monde ce qui sera la cause de notre confusion et de notre ruine ? Malheur à nous, malheur à nos princes des ténèbres. Ecoutez donc, chrétiens. Cette Mère de Jésus-Christ est toute puissante pour empêcher que ses serviteurs ne tombent en enfer ; c’est elle qui, comme un soleil, dissipe les ténèbres de nos mines, qui rompt nos pièges et rend toutes nos tentations inutiles et sans effet. Nous sommes contraints d’avouer qu’aucun de ceux qui persévèrent dans son service n’est damné avec nous. Un seul de ses soupirs, qu’elle offre à la Sainte-Trinité, surpasse toutes les prières, les vœux et les désirs de tous les saints. Nous la craignons plus que tous les bienheureux ensemble et nous ne pouvons rien contre ses fidèles serviteurs. Plusieurs chrétiens mêmes qui l’invoquent à la mort, et qui devraient selon nos lois ordinaires être damnés, sont sauvés par son intercession. Ah ! si cette Mariette (c’est ainsi que leur rage la faisait appeler) ne s’était opposée à nos desseins et à nos efforts, nous aurions depuis longtemps renversé et détruit l’Eglise et fait tomber tous ses ordres dans l’erreur et l’infidélité. Nous protestons de plus, par la violence qu’on nous fait, qu’aucun de ceux qui persévèrent à dire le Rosaire n’est damné ; car elle obtient à ses dévots serviteurs une vraie contrition de leurs péchés par laquelle ils en obtiennent le pardon et l’indulgence».

Sacramentaux

Les sacramentaux sont des signes (eau, huile, encens, médailles, etc.) opérant par la foi et non par eux-mêmes. Leur efficacité dépend de la foi et de la ferveur qu’on a pour Dieu (de celui qui les bénit et de celui qui s’en sert). D’où il en découle que la première nécessité est de se convertir à la vraie foi catholique afin d’être membre de la véritable Eglise.

Pape Pie XII, Médiator Dei, 20 nov. 1947 : «… des sacrements, l’efficacité provient … de l’action elle-même qui est accomplie (ex opere operato). … s’il s’agit des sacramentaux …, l’efficacité provient surtout de l’action de l’Eglise qui l’accomplit…»

Encyclopédie catholique, 1907-1913, Sacramentaux : «Le nombre des sacramentaux ne peut pas être limitée ; Néanmoins, la tentative fut faite pour déterminer leurs principes généraux ou plutôt des applications dans le verset : « Orans, tinctus, edens, confessus, dans, benedicens« .

  • «Orans indique la prière publique, que ce soit liturgique ou privée ;
  • tinctus, l’utilisation de l’eau bénite et les onctions en usage à diverses consécrations ;
  • edens, la consommation d’aliments bénis ;
  • confessus, l’aveu général des fautes qui est fait dans le Confiteor récité à la messe, à la communion, dans l’ office divin ;
  • dans, l’aumône ;
  • benedicens, les bénédictions du pape et épiscopales, etc., les bénédictions de bougies, des cendres, des palmiers, etc.

«Une autre distinction classe les sacramentaux selon qu’ils sont des actes, par exemple , le Confiteor mentionné ci-dessus, ou des choses, comme des médailles, l’eau bénite, etc. Les sacramentaux ne produisent pas la grâce sanctifiante ex opere operato en vertu du rite ou de la substance utilisée, ce qui constitue leur essentielle différence avec les sacrements …

«Outre l’efficacité que les sacramentaux possèdent en commun avec d’autres bonnes œuvres, ils ont une efficacité particulière propre. Si leur valeur entière procède du operantis opus, toutes bonnes œuvres extérieures pourraient être appelées sacramentaux. La vertu spéciale reconnue par l’Eglise et vécue par les chrétiens dans les sacramentaux devrait consister en des prières officielles dans lesquelles nous implorons Dieu d’épancher des grâces spéciales sur ceux qui font usage des sacramentaux. … L’un des effets les plus remarquables des sacramentaux est la vertu de chasser les mauvais esprits dont les mystérieuses et maléfiques opérations affectent parfois l’activité physique de l’homme».

Saint Thomas, Somme théologique, Prima secundae Q. 108, art. 2, rép. au 2 : «les sacrements de la loi nouvelle nous communiquent la grâce qui vient du Christ ; c’est pourquoi il a du les instituer. Mais les choses sacrées ne nous donnent pas la grâce. Ainsi nous ne la recevons pas dans la consécration d’un temple, d’un autel, ou d’un autre objet, ni dans la célébration même des solennités. Et parce que ces choses, considérées en elles-mêmes, n’appartiennent pas nécessairement à la grâce intérieure, le Seigneur a laissé leur institution à la libre disposition des fidèles [c’-à-d. l’efficacité des sacramentaux dépend de la foi et de la ferveur qu’on a pour Dieu]».

Eau bénite

On peut soi-même bénir l’eau (mais pas au sens comme par un prêtre) avec le signe de Croix et la prière (cf I Tim. 4-5). L’eau bénite par des prêtres hérétiques – bien que validement ordonnés – est à peine à considérer comme «sainte», sauf peut-être que leur bénédiction a le même effet que quand ils baptisent – et un baptême valide ne peut jamais être appelé «impie», bien sûr.

Saint Thomas, Somme théologique, Tertia, Q. 65, art. 1, rep. au 6  : «…. l’eau bénite et les autres consécrations ne sont pas appelées des sacrements, parce qu’elles ne conduisent pas à l’effet du sacrement qui est l’obtention de la grâce ; mais elles disposent aux sacrements, soit en écartant ce qui empêche de les recevoir, comme l’eau bénite qui est un préservatif contre les embûches des démons et contre les péchés véniels ; soit en produisant une certaine aptitude pour que le sacrement existe et qu’on le reçoive comme on consacre un autel et des vases par respect pour l’Eucharistie».

Saint Thomas, Somme théologique, Tertia Q. 87, art. 3, 1ère  rép., 3° : «il y en a [des choses] qui la produisent [rémission des péchés véniels] selon qu’elles sont accompagnées d’un mouvement de respect pour Dieu et pour les choses divines. C’est de cette manière que … l’aspersion de l’eau bénite et autres choses semblables opèrent pour la rémission de ces fautes».

Saint Thomas, Somme théologique, Tertia Q. 87, art. 3, rép. au 3 : «Mais toute la peine due au péché n’est pas toujours enlevée par chacun de ces moyens [Sacramentaux] ; parce qu’alors celui qui serait absolument exempt de péché mortel entrerait immédiatement dans le ciel après avoir reçu de l’eau bénite. La peine n’est remise par ces moyens qu’en proportion de la ferveur qu’on a pour Dieu, et cette ferveur est excitée par ces moyens, tantôt plus et tantôt moins».

Médaille ou croix de saint Benoît

La médaille ou croix de saint Benoît est un sacramental particulièrement efficace contre le diable. Le prêtre (si disponible) doit utiliser la formule longue de la prière à saint Benoît, qui contient une prière d’exorcisme.

La prière commence ainsi : «Exorcizo vos, Numismata, … (Je vous exorcise médaille…)», demandant à la Sainte Trinité d’éliminer toute la puissance de l’ennemi. Puis : «Fiant ómnibus ut, qui eis usuri sunt, salus mentis et corporis (Que tous ceux qui l’utilisent aient la santé de l’esprit et du corps)».

C’est la seule médaille dans l’Église catholique romaine ayant une prière d’exorcisme inscrite dessus. La médaille contient des initiales inscrites qui forment une prière d’exorcisme :

 croix de saint Benoit

C. S. P. B. : Crux Sancti Patris Benedicti : Croix du Saint-Père Benoît.

C.S.S.M.L. : Crux Sacra Sit Mihi Lux : Que la sainte Croix soit ma lumière.

N.D.S.M.D. : Non Draco Sit Mihi Dux : Que le dragon ne soit pas mon guide [maître].

V.R.S.N.S.M.V. : Vade Retro, SATANA ! Nunquam Suade Mihi Vana : Retire-toi, Satan. Ne me propose pas des vanités.

S.M.Q.L.I.V.B. : Sunt Mala Quae Libas. Ipse Venena Bibas : La coupe que tu offres est le mal. Bois ton propre poison. PAX : Paix.

Les laïcs peuvent exorciser la médaille de saint Benoît ; les laïcs peuvent exorciser les démons et bénir les objets, comme nous pouvons le voir dans la vie de nombreuses personnes saintes qui n’étaient pas ordonnées prêtres.

Bénédiction de la médaille de saint Benoit

Prières de libération

Litanies du Précieux Sang

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sang du Christ, Verbe incarné, sauvez-nous.

Sang du Christ, Nouveau et Ancien Testament, sauvez-nous.

Sang du Christ, répandu sur la terre pendant Son Agonie, sauvez-nous.

Sang du Christ, versé dans la flagellation, sauvez-nous.

Sang du Christ, émanant de la couronne d’épines, sauvez-nous.

Sang du Christ, répandu sur la Croix, sauvez-nous.

Sang du Christ, prix de notre salut, sauvez-nous.

Sang du Christ, sans lequel il ne peut y avoir de rémission, sauvez-nous.

Sang du Christ, nourriture eucharistique et purification des âmes, sauvez-nous.

Sang du Christ, fleuve de miséricorde, sauvez-nous.

Sang du Christ, victoire sur les démons, sauvez-nous.

Sang du Christ, force des martyrs, sauvez-nous.

Sang du Christ, vertu des confesseurs, sauvez-nous.

Sang du Christ, source de virginité, sauvez-nous.

Sang du Christ, soutien de ceux qui sont dans le danger, sauvez-nous.

Sang du Christ, soulagement de ceux qui peinent, sauvez-nous.

Sang du Christ, consolation dans les larmes, sauvez-nous.

Sang du Christ, espoir des pénitents, sauvez-nous.

Sang du Christ, secours des mourants, sauvez-nous.

Sang du Christ, paix et douceur des coeurs, sauvez-nous.

Sang du Christ, gage de vie éternelle, sauvez-nous.

Sang du Christ, qui délivre les âmes du Purgatoire, sauvez-nous.

Sang du Christ, digne de tout honneur et de toute gloire, sauvez-nous.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V/ Vous nous avez rachetés, Seigneur, par votre Sang.

R/ Et vous avez fait de nous le royaume de Dieu.

PRIONS. Dieu éternel et tout-puissant qui avez constitué votre Fils unique Rédempteur du monde, et avez voulu être apaisé par son Sang, faites, nous vous en prions, que, vénérant le prix de notre salut et étant par lui, protégés sur la terre contre les maux de cette vie, nous recueillions la récompense éternelle dans le Ciel. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

Prière à la Reine des Anges contre les esprits de ténèbres, de mensonge et de peur

La sainte Vierge est apparue au Père Louis Edouard Cestac pour lui dire de la prier comme Reine des Anges d’envoyer les Puissances célestes dans le monde pour que le démon soit mieux combattu.
Le 13 janvier 1864, une âme accoutumée aux bontés de la Très Sainte Vierge, le Père Louis-Edouard Cestac († 1868, fondateur de la Congrégation des Servantes de Marie, au sanctuaire de Notre Dame du Refuge, à Anglet, Pyrénées Atlantiques), vit les démons répandus sur la terre causant des ravages inexprimables. En même temps, il eut une vision de la Très Sainte Vierge qui lui dit qu’en effet les démons étaient déchaînés dans le monde et que l’heure était venue de la prier comme Reine des Anges et de Lui demander d’envoyer les Légions Saintes pour combattre et terrasser les puissances de l’enfer.
– Ma Mère, dit le prêtre, vous qui êtes si bonne, ne pourriez-vous pas les envoyer sans que l’on vous le demande ?
Non, répondit la Très Sainte Vierge, la prière est une condition posée par Dieu même pour l’obtention des grâces.
– Eh bien ma Mère, reprit le prêtre, voudriez-vous m’enseigner vous-même comme il faut vous prier ?
Et il reçut de la Très Sainte Vierge la prière « Auguste Reine ».
«Mon premier devoir fut de présenter cette prière à Monseigneur La Croix, évêque de Bayonne, qui daigna l’approuver. Ce devoir accompli, j’en fis tirer 500.000 exemplaires, j’eus soin de les envoyer partout».
Lors de la première impression, les presses se brisèrent par deux fois. Sous l’impulsion du Vénérable Père Louis Edouard Cestac, cette prière s’est répandue dans l’univers catholique, accompagnée partout de faveurs extraordinaires. Prions la Sainte Vierge d’envoyer les Puissances dans le monde pour neutraliser les démons. Les Puissances sont les anges qui ont un pouvoir spécial contre les démons.

Prière dictée par la Sainte Vierge au Père Cestac 

(Imprimatur, Cambrai, 26 fév. 1912,  A. Massart, vicaire général. Indulgence 300 jours, une fois par jour, par int. De SS. Pie X, 8 juil. 1908)

Auguste Reine des Cieux et Souveraine Maîtresse des Anges, vous qui dès le commencement avez reçu de Dieu le Pouvoir et la Mission d’écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez les légions célestes pour que, sous vos ordres, et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme.

«Qui est comme Dieu ?»

O bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.

O divine Mère, envoyez les saints Anges pour nous défendre et repousser loin de nous le cruel ennemi.

Saints Anges et Archanges, défendez-nous et gardez-nous. Amen.

Invocation au Précieux Sang de Jésus

Cette prière est très efficace pour ceux qui souffrent de maléfices ou que le démon tourmente. L’esprit infernal est terrassé par le Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ. Très puissante, cette prière est d’un très grand secours, en particulier à l’intention des personnes bloquées par l’action du Malin, et qui refusent de se rendre chez un exorciste. On peut la dire cinquante fois de suite, comme un chapelet.

Seigneur, faites couler votre Sang sur mon âme pour la fortifier et la libérer, sur les sorciers pour les rendre impuissants, et sur le démon pour le terrasser !

Bref de saint Antoine

Saint Antoine de Padoue apparut en songe à une portugaise qui l’avait l’avait invoqué car elle était violemment poussée au suicide par le démon. Il lui remit un parchemin qu’elle devait toujours porter sur elle. De fait, à son réveil, elle le trouva suspendu à son cou, avec les quelques lignes citées ci-dessous. Cette prière fut si efficace que le roi Denis (roi du Portugal dit le Libéral, 1279-1325) voulut avoir le parchemin. Dès que la femme en fut privée, elle retomba sous le pouvoir du démon. On lui en remit donc une copie exacte, et tout rentra dans l’ordre (cf Dt 11, 18).

Voici la croix du Seigneur , fuyez puissances ennemies ! Il a vaincu la lion de la tribu de Juda, le descendant de David !

Prière contre le démon familier (démon personnel)

(De saint Antoine de Padoue, fêté le 13 juin dans l’année liturgique)

Autant Dieu donne à chacun un Ange gardien particulier pour chaque personne humaine, autant Satan ne manque pas de disposer un démon particulier pour l’entraîner au mal. Cette prière quotidienne permet de neutraliser son influence. On peut écrire cette prière et la porter sur soi dans la foi et non pas dans un esprit magique sacrilège comme pour un talisman, ce qui attirerait plus d’autres démons.

Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Prologue de l’Évangile de Saint Jean (Jean 1, 1-14) : Au commencement était le Verbe, la parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par Lui, tout s’est fait, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n’était pas la lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.

Le Verbe était la vraie lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, lui par qui le monde s’était fait, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.

Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfant de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

Voici la Croix  de Notre Seigneur Jésus-Christ,

Fuyez puissances ennemis,

Il a triomphé, le Lion de la tribu de Juda,

Le Fils de David, Alléluia, Alléluia.

Saint est Dieu, Saint est le Puissant, Saint est l’Immortel.

O Christ, notre roi et notre Dieu fait homme qui avez habité parmi nous, ayez pitié de nous. O Seigneur Jésus-Christ, soyez avec nous et avec celui qui porte cette prière. Préservez-le de toute malédiction et des attaques des mauvais esprits dans son âme et dans son corps. Protégez-le de toutes les maladies et éloignez de lui l’esprit de malice, dans son sommeil ou pendant qu’il veille. Par les mérites de votre honorable naissance, de votre sainte enfance, de votre crucifixion rédemptrice, de votre mort vivifiante et de votre glorieuse résurrection d’entre les morts, par votre honorable ascension au ciel et votre session à la droite de Dieu, et par l’invocation de votre humanité qui s’élève au-dessus des hiérarchies célestes où vous êtes glorifié avec le Père le Fils et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Amen.

Prière pour casser toute magie et affaiblir les forces sataniques

Cette prière doit être dite souvent par ceux qui ont consulté des mages, des magnétiseurs ou des voyants et/ou qui ont été en contact avec le monde de l ‘occulte, notamment avec le spiritisme. Ils remarqueront eux-mêmes leur amélioration sur bien des points ainsi que la disparition des liens.

Notre Père qui êtes aux cieux, je Vous aime, je Vous loue et je Vous adore. Je Vous remercie d’avoir envoyé votre Fils Jésus-Christ qui a vaincu le péché et la mort pour me sauver. Je Vous remercie aussi d’avoir envoyé le Saint-Esprit qui me donne la Force, me guide et me sanctifie. Je Vous remercie pour Marie, ma Mère du Ciel, qui intercède pour moi avec les Anges et les saints.

Seigneur Jésus, je me prosterne au pied de votre sainte Croix et je Vous demande de me recouvrir du Sang Très Précieux qui a jailli de votre Cœur Sacré et de vos saintes Plaies. Purifiez-moi, ô Jésus, par l’eau vive qui a coulé de votre Cœur et enveloppez-moi de votre lumière sainte.

Notre Père du Ciel, faites que l’eau qui m’a lavé au Baptême remonte le cours du temps au travers des générations de mon père et de ma mère afin que ma famille entière soit puri­fiée de Satan et du péché.

Humblement prosterné devant Vous, ô notre Père, je vous demande pardon pour moi-même, pour mes parents et pour mes ancêtres : pour toutes les invocations de puissances occultes qui ont pu les opposer à Vous, et porter atteinte à l’honneur du Nom de Jésus.

Au Saint Nom de JÉSUS et par le pouvoir de ce Nom, je déclare remettre aujourd’hui sous la souveraineté de Notre Seigneur tout ce qui m’appartient (tant au plan matériel que spirituel) de ce qui a été soumis à la juridiction de Satan.

Par la puissance de votre Esprit Saint, montrez-moi, ô Père, toute personne qui aurait besoin de mon pardon ainsi que tout péché que je n’aurais pas confessé. Faites-moi me rendre compte de ce qui Vous a déplu dans ma vie, et connaître ces brèches qui ont pu donner à Satan la possibilité d’y entrer.

Père Saint, je Vous donne tous mes refus de pardonner. Je Vous donne tous mes péchés. Je Vous donne toutes ces voies de passage qui ont permis à Satan de s’introduire dans mon existence. Soyez remercié pour votre pardon et pour votre amour.

Seigneur Jésus, en votre Saint Nom, je lie tous les esprits mauvais : de l’air, de l’eau, de la terre, de sous la terre et du monde infernal ; je charge aussi de liens † tous les espions envoyés du quartier général de Satan ; et j’invoque votre Sang Très Précieux sur l’air, sur l’atmosphère, sur l’eau, la terre et sur ses fruits. J’ordonne † à tous ces esprits de malice de s’en aller immédiatement sous vos pieds, sans se manifester et sans nuire ni à moi ni à personne, pour que Vous puissiez disposer de moi selon votre sainte Volonté.

Au Nom Très Saint de JÉSUS, je casse , je brise , j’annule toute malédiction, trahison, déviation et influence des mauvais esprits, tout mauvais sort, blocage héréditaire (connu ou inconnu), tout enchantement, sortilège, piège, mensonge, lien, obstacle, prédiction et souhait diaboliques ainsi que tout désordre et toute maladie, quelle qu’en soit l’origine y compris mes propres fautes et mes péchés.

Au Nom de JÉSUS, je romps  la transmission de tout souhait satanique, lien, attache spirituelle et œuvre de l’enfer.

Au Nom de JÉSUS, je coupe et je tranche tous les liens possibles (ainsi que leurs conséquences) avec tous astrologues, devins, voyants, médiums, cheikhs, faux guérisseurs, chiromanciens, adeptes du New-âge et avec ceux qui pratiquent l’occultisme ou la divination dans: la boule de cristal, les feuilles de thé, les fonds de café, les cartes, les tarots : et encore tous liens avec des esprits guides, des magiciens, des sorcières et tous ceux qui se livrent à une quelconque magie: vaudou, macumba ou autres. Oui, au Nom de JÉSUS, je rejette et je détruis  toutes les conséquences et implications qui peuvent provenir de la participation à des séances médiumniques ou spirites, de la consultation des horoscopes, de la pratique de la radiesthésie (pendule), de l’écriture automatique, et de n’importe quelle sorte de recettes ou préparations occultes, enfin de quelque espèce ou forme de superstition qui ne rend pas à Jésus-Christ l’honneur et la gloire qui Lui sont dus.

Notre Père… Je vous salue Marie… Gloire au Père…

Prière pour libérer les lieux (maison) et les personnes infestées

Cette prière est particulièrement indiquée quand on a introduit chez soi des sorciers ou des personnes douteuses, accepté de leur part des talismans, porté des amulettes ou des porte-bonheur, ou encore quand la maison a été témoin de spiritisme, de drames de sang ou de violences (meurtres, suicide, blasphèmes, etc.)

Je me mets en présence de Notre Seigneur Jésus-Christ, et me soumets à sa Majesté.

Je me revêts de l’armure de Dieu pour pouvoir résister aux ruses du diable. Je me dresse fermement, les reins ceints de la vérité et revêtu de la cuirasse de !a justice… Je garde toujours en mains le bouclier de la Foi avec lequel je puis éteindre tous les traits enflammés du Malin. Je prends aussi le casque du salut et l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu. (Ep 6.13-17).

Ô Jésus Crucifié, mort et ressuscitépour la gloire de votre Nom, je Vous prie d’enchaîner † tous les esprits malins de l’air, de l’atmosphère, de l’eau, du feu, de la terre, de sous la terre et des enfers.

Abolissez aussi l’influence de toute âme perdue ou errante qui serait ici, ainsi que de tout envoyé de la puissance satanique ou de quelque groupe de sorcières, magiciens ou adorateur de Satan qui puisse être prisent sous une forme préternaturelle.

J’invoque le Sang de Jésus dans l’air, dans le feu, dans le vent, sur la terre et sur tous ses fruits, dans les abîmes et dans les enfers.

Seigneur Jésus, en votre Nom, empêchez † les ennemis que j’ai nommés de communiquer entre eux et de se porter mutuellement secours. Empêchez-les de communiquer avec moi et de faire quoi que ce soit qui n’ait été commandé en votre Nom.

Seigneur Jésus, scellez de votre Sang ce lieu, tous ceux qui sont présents, leurs familles, leurs amis, leurs biens et leurs ressources (répéter 3 fois)

Seigneur Jésus, empêchez  tous les esprits errants, toutes les sorcières, toutes les sectes sataniques et leurs émissaires, séides ou chefs de royaumes, de me faire du mal ou de se venger sur moi, sur ma famille, sur mes amis ou encore de ne rien endommager de ce qui nous appartient.

Seigneur Jésus, par les mérites de votre Précieux Sang, bri­sez  et faites disparaître  tous maléfices, talisman, sortilège, stratagème, mensonge, artifice, lien, empêchement ou obstacle, toutes magie, malédiction, tromperie, déviation ou distraction, attaches ou influence des esprits démoniaques.

Terrassez † aussi, Seigneur, toutes maladies du corps, de l’âme et de l’esprit présentes en nous et en ce lieu, qu’elles aient été causées par nos propres péchés et nos erreurs ou enco­re provoquées par qui que ce soit. (répéter 3 fois)

Maintenant, je plante  la Croix de Jésus-Christ dans ma personne et dans toutes les générations qui m’ont précédé, et j’ordonne † et j’exige † que par la puissance du Nom de Jésus cesse toute communication directe entre ces générations, mais que chacune de ces communications soit filtrée au travers du Précieux Sang de Notre Seigneur.

O Marie Immaculée revêtez-moi de la lumière, de la puissance et de la force de votre foi. O Père Saint, je Vous supplie de donner à vos Anges et à vos saints l’ordre de me venir en aide. Je Vous rends grâces O Christ qui êtes ma sagesse, ma justice, ma sainteté et mon salut. Je me confie en Vous O Esprit Saint et toute ma lignée pour la guérir.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Prière contre les maléfices de Saint Cyprien d’Antioche

Prions le Seigneur.

Maître, et Seigneur Jésus Christ, notre Dieu, qui dominez et régnez sur toutes choses, vous êtes le Saint, le glorifié et Celui qui est. Roi des rois et Seigneur des seigneurs, louange à vous ! Ô vous qui résidez dans la lumière immense comme dans les obscurités mortelles, moi, votre humble et indigne serviteur, je vous prie et vous supplie : exilez les démons et dissipez leur malignité, afin que les nuages répandent la pluie sur toute la terre et qu’elle-même donne ses fruits en leur temps, que les arbres fructifient, que les vignes soient rendus fertiles et couvertes de grappes ; que les femmes ne souffrent pas du mal du petit bassin ; que soit libéré tout le monde dominateur et dominé, enfin que tout le créé soit délivré des chaînes du démon.

Que votre serviteur (servante) N., avec sa famille entière, sa maison et ses biens, soient délivrés de tout lien satanique et de tout sortilège, de toute magie et toute influence (liée à des objets ou reposant sur une intention mauvaise). Nous vous en prions, Seigneur, Dieu de nos pères, aidez-nous à briser toutes les chaînes qui proviennent de la magie, des sorts, du mauvais œil et de toute action satanique. Faites que, par l’invocation du Saint-Esprit, disparaissent toutes les œuvres maléfiques, Seigneur des Armées.

Vous qui êtes le Dieu des Armées célestes, prêtez l’oreille à ma prière : libérez votre serviteur (servante) N. de tout ce qui le lie ; qu’un maléfice ait été fait dans l’air ou dans la terre, dans l’architrave (ou dans les fondations) ; sur un parchemin, ou encore sur du fer, une pierre ou du bois. Qu’il ait été écrit avec du sang d’homme ou d’animal, d’oiseau ou de poisson, ou encore avec de l’encre ; ou par tout autre moyen destiné à lui nuire, personnellement ou à sa famille ; que ce maléfice ait été enterré ou mis dans des jardins, dans la mer, dans des puits, dans des tombeaux ou n’importe où. Qu’il ait été fait avec des ongles, des griffes d’animaux, d’oiseaux ou de reptiles (vivants ou morts), ou encore avec de la poussière de morts ; qu’il ait été transpercé avec un clou, une épine de chardon, ou une aiguille. Cassez-le sur le champ, ô Seigneur, pour toujours, par votre puissance.

Vous, Seigneur notre Dieu, qui connaissez les lieux, les façons d’agir et les hommes, dissipez, détruisez et faites disparaître † les œuvres de magie qui se trouvent ici, et protégez votre serviteur (servante) N., ainsi que toute sa maison.

Que soient écrasées sous le signe de la Croix – la Croix honorée † et qui donne la Vie – toutes les forces de l’ennemi ! (3 fois). Que s’en aillent de N., serviteur (servante) de Dieu, et soient dissoutes pour toujours, toutes les actions magiques, tous les sortilèges et le mauvais œil.

Seigneur, je vous en prie : écoutez-moi et libérez votre serviteur (servante) ainsi que sa famille de tout accident et du démon de midi (le démon qui fait dormir) ; libérez-le (la) de toute maladie, anathème, colère, malédiction, empêchement, médisance, envie, mauvais œil, négligence, paresse, gourmandise, faiblesse, stupidité, irraison, superbe, manque de piété, injustice, présomption, et de toute erreur et tromperie : par votre Saint Nom, qui est glorifié † pour les siècles des siècles. Amen.

Prière contre le mauvais œil ou sort lancé par jalousie ou envie

L’envie et/ou la jalousie font des ravages comparables à la magie.

Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

O PERE, notre Dieu, Roi des temps, Tout-Puissant qui gouvernez l’univers, vous dont le soleil se lève sur les méchants comme sur les bons et qui faites pleuvoir sur les injustes comme sur les justes, vous qui, à Babylone, avez changé en rosée la fournaise sept fois incandescente, vous qui avez protégé et sauvé vos trois valeureux saints de la fournaise ardente (Ananias, Azarias et Misaël, Dn 3, 1-30), vous le Médecin qui soignez et guérissez nos âmes, vous qui êtes la sécurité de ceux qui croient en vous, nous vous demandons d’écarter, de briser et d’éloigner de votre serviteur N… toute action perfide et toute agression de Satan, toute intrigue mauvaise et toute tentative perverse, ainsi que tout dommagze ou tort dus aux yeux envieux des méchants qui causent le mal.

S’il est arrivé à notre ami(e) quelque chose de ce genre, que sa beauté, son courage, son bonheur [ou quoi que ce soit] ait fait l’objet de jalousie ou d’envie, que ce mal ait été provoqué par quelque écrit ou encore par l’atteinte du mauvais oeil, vous Seigneur ami des hommes, tendez vers lui (elle) votre main puissante, votre bras vigoureux et qui peut tout, venez en aide à votre serviteur (servante) N. Envoyez-lui un Ange de Paix dont la force préservera son âme et son corps, afin qu’il (elle) repousse et bannisse de lui (d’elle) toute idée perverse et toute atteinte des yeux envieux.

Vous, Seigneur Tout-Puissant qui avez créé le ciel et la terre, et peuplé l’univers, Vous qui avez envoyé votre Ange Gabriel à Nazareth pour annoncer à la Vierge qu’elle vous porterait en son sein, vous qui avez changé l’eau en vin aux noces de Cana, qui avez agréé la prière de votre Prophète Elie et les cris de ceux qui vous appelaient au secours, vous qui avez créé l’homme à votre image et à votre ressemblance ainsi que ses anges gardiens, tenez-vous auprès de votre serviteur (servante) N…, protégez-le (la) des mauvais esprits, des ennemis visibles et invisibles, donnez-lui le repos du sommeil, écartez de lui (d’elle) toute présence et tout esprit satanique. Nous vous le demandons par l’intercession de Notre Dame, mère de la Lumière, ainsi que celle de tous les Saints et des Anges lumineux. Amen.

Prière de Saint Antoine le grand contre les peurs nocturnes, les cauchemars et les maladies

On peut porter cette prière sur soi dans la piété, non la superstition ou la pensée magique qui attirent encore plus les démons.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

O Dieu, Médecin des âmes et des corps qui avez envoyé votre Fils Bien-Aimé Notre-SeigneurJésus-Christ guérir tous malades de toutes maladies et sauver le genre humain de la mort du péché ; vous qui avez précipité du haut du ciel le démon rebelle et tous ses mauvais anges jusqu’au plus profond de l’enfer ; vous, Seigneur, guérissez cette créature qui vous appartient de tout mal du corps et de l’âme et de toute emprise du démon.

Par la grâce de Jésus votre Fils Bien-Aimé et par sa sainte Croix, préservez-la de toute maladie. Repoussez les mauvais esprits, afin qu’ils n’aient plus aucune part ni aucun pouvoir sur elle. Écrasez le démon sous vos pieds, et par l’intercession de la Sainte Vierge Mère de Dieu, l’invocation de notre père Saint Antoine et de tous vos saints, libérez-la de tout pouvoir des ennemis visibles et invisibles, afin qu’elle puisse agir selon le bien et vous rendre grâce pour votre miséricorde envers elle : par la puissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre Fils unique, à qui revient toute gloire ainsi qu’à votre Esprit Saint, dans les siècles des siècles. Amen.

O Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui pour nous les hommes et pour notre salut vous êtes incarné de la Vierge Marie, vous qui par votre Passion et votre Mort vivifiante avez broyé les portes de l’enfer, lié le vainqueur et nous avez fortifiés en lui reprenant ce qu’il avait volé, repoussez , ô notre Dieu et Sauveur, et anéantissez + toute emprise de Satan sur votre serviteur (servante) N… marqué(e) du signe de votre Croix.

Oui, Seigneur, vous qui avez expulsé les légions de démons et commandé aux esprits impurs de sortir des possédés et de s’éloigner d’eux, vous qui avez dit à vos Apôtres : « Je vous ai donné le pouvoir de piétiner les serpents et les scorpions et toute puissance adverse», protégez, ô mon Seigneur, votre serviteur (servante) de tout mal, de la peur nocturne, de la flèche qui vole pendant le jour, du marcheur dans la nuit et du démon de midi; afin qu’avec votre aide divine, les prières de votre Mère, la Toute-Sainte Vierge Marie, celles de notre bienheureux père Saint Antoine et des cohortes de la milice angélique, il (elle) puisse chanter votre gloire dans la foi, l’espérance et la charité, en disant:«Le Seigneur est mon secours,c’est pourquoi je ne crains pas ce que peut me faire l’homme, parce que vous êtes, Seigneur, mon aide, ma force et mon soutien, c’est pourquoi je n’ai pas peur des méchants.» Car c’est à vous qu’appartient toute gloire, ainsi qu’à votre Père et à votre Saint-Esprit maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.

Ô Saint-Esprit Consolateur,qui procédez du Père et du Fils,vous devant qui l’on s’incline et qui êtes glorifié avec le Père et le Fils, vous qui êtes apparu au-dessus de la tête de Notre-Seigneur Jésus-Christ sous l’apparence d’une colombe et au-dessus des saints Apôtres sous l’apparence de langues de feu, répandez, ô Seigneur, votre Force sur votre serviteur (servante) N. et chassez de lui (d’elle) tous les esprits impurs. Dissipez leurs actions nuisibles, et que se retirent du corps et de l’âme de votre créature le diable maudit, le démon impur et toute espèce de mauvais esprits. Oui, Seigneur, nous vous prions et supplions de les empêcher de se rendre maître d’aucun de ses organes, ni de son corps, ni de son âme et ne l’attaquer en nul endroit. Par la puissance de la divine Croix + qui est avec elle et la garde pour qu’elle soit toujours et partout sauve, par l’intercession de Marie Mère de Dieu, de notre bienheureux père Saint Antoine et de tous les saints qui vous glorifient, ô Saint-Esprit, avec le Père et le Fils à jamais dans les siècles des siècles. Amen.

Que la puissance du Seigneur qui règne sur l’univers, le Père , le Fils et le Saint-Esprit soit avec lui (elle), qu’elle le (la) protège et le (la) sauve de toute souillure de l’âme et du corps, par l’intercession de Sainte Marie, Mère de Dieu, de saint Antoine et de tous les saints. Amen

V. Que le Seigneur se lève et se dispersent ses ennemis,

R. Et que fuient devant sa face ceux qui le haïssent.

V. Qu’ils se dispersent comme la fumée et comme fond la cire devant le feu,

R. Que se dispersent les imposteurs devant la face du Seigneur.

V. Gloire au Père , au Fils et au Saint-Esprit.

O DIEU qui ayez accordé à votre serviteur Saint Antoine la grâce de vaincre et d’écraser toutes les forces du mal, accordez à votre créature qui demande votre secours d’être saine et sauve de toute affliction des démons et de toute souillure de l’âme et du corps. Par la puissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ à qui reviennent tout honneur et toute gloire ainsi qu’au Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen.

Prière à Saint-Michel Archange contre la haine, la guerre et les fléaux

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre défense contre la malice et les embûches du diable. Que Dieu lui commande, nous le prions humblement. Et vous, ô prince de l’armée céleste, par la puissance de Dieu, plongez dans l’enfer Satan et les autres esprits mauvais qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Amen.

Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio ; contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium. Imperet illi Deus, supplices deprecamur : tuque, Princeps militiae caelestis, Satanam aliosque spiritus malignos, qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo, divina virtute in infernum detrude. Amen.

Prière de délivrance

Kyrie eleison. Dieu, notre Seigneur, Roi des siècles, omnipotent et tout-puissant, vous qui avez tout fait tout et qui transformez tout simplement par votre volonté. Vous qui à Babylone avez changé en rosée les flammes du four «sept fois plus ardent» et protégé et sauvé les trois enfants saints. Vous êtes le médecin et le médecin de notre âme. Vous êtes le salut de ceux qui se tournent vers vous. Nous vous prions de rendre impuissants, de bannir, et de chasser tout pouvoir diabolique, toute présence et machination ; toute mauvaise influence, maléfice, ou mauvais œil et tous les mauvaises actions dirigées contre votre serviteur … Où il y a l’envie et la malice, donnez-nous une abondance de bonté, de l’endurance, la victoire, et la charité. Seigneur, vous qui aimez l’homme, nous vous prions d’étendre vos puissantes mains et vos bras élevés et puissants et venez à notre aide. Aidez-nous, qui sommes fait à votre image ; envoyez l’ange de la paix sur nous, pour nous protéger corps et âme. Qu’il tienne à distance et vainque toutes les puissances du mal, tout poison ou malice invoquée contre nous par des gens corrompus et envieux. Ainsi, sous la protection de votre autorité peut-on chanter, en signe de gratitude, «Le Seigneur est mon salut ; De qui aurais-je peur ? Je ne crains aucun mal car tu es avec moi, mon Dieu, ma force, mon puissant Seigneur, Seigneur de paix, Père de tous les âges ».

Mon Seigneur, vous êtes tout-puissant, vous êtes Dieu, vous êtes père. Nous vous prions par l’intercession et l’aide des archanges Michel, Raphaël, Gabriel et pour la délivrance de nos frères et sœurs qui sont asservis par le mal. Que tous les saints du ciel viennent à notre secours. Seigneur, liberez-nous de l’anxiété, de la tristesse et des obsessions – Nous vous en supplions. Seigneur, libérez-nous de la haine, de la fornication, et de l’envie – Nous vous en supplions. Seigneur, libérez-nous des pensées de jalousie, de la rage et de la mort – Nous vous en supplions. Seigneur libérez-nous de toute pensée du suicide et de l’avortement – Nous vous en supplions. Seigneur, libérez-nous de toute forme de sexualité coupable – Nous vous en supplions. Seigneur, libérez-nous de toutes les divisions de notre famille, et de chaque amitié nuisible – Nous vous en supplions. Seigneur libérez-nous de toute sorte de sort, de maléfice, de la sorcellerie, et toutes les formes de l’occulte – Nous vous en supplions. Seigneur, vous qui libérez et qui dites : «Je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne», nous vous supplions, par l’intercession de la Vierge Marie, d’être libérés de tous les sorts et de toujours profiter de votre paix. Au nom du Christ, notre Seigneur. Amen.

Prière contre tous les maux

Que l’Esprit de notre Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, la Trinité sainte, la Vierge Immaculée, les anges, les archanges et les saints du ciel, descendent sur moi. Je vous prie de me purifier, Seigneur, me façonner, me remplir avec vous-même, et faire utilisation de moi. Bannissez toutes les forces du mal de moi, détruisez-les, vainquez-les, afin que je puisse être en bonne santé et faire de bonnes actions. Bannissez de moi tous les sorts, la sorcellerie, la magie noire, le maléfice, les malédictions, et le mauvais œil ; les infestations diaboliques, les oppressions, les possessions, tout ce qui est mal et péché, la jalousie, la perfidie, l’envie, le mal physique, psychologique, moral, spirituel, les maux diaboliques. Brûlez tous ces maux en enfer, qu’ils ne puissent jamais me toucher, moi ou toute autre créature dans le monde entier. Je commande et ordonne à tous les pouvoirs qui me molestent, par la puissance de Dieu tout-puissant, au nom de Jésus-Christ notre Sauveur, par l’intercession de l’Immaculée Vierge Marie de me quitter pour toujours, et d’être transportés dans l’enfer éternel, où ils seront liés par saint Michel archange, Saint Gabriel, Saint Raphaël, nos anges gardiens, et où ils seront écrasés sous le talon de l’Immaculée Vierge Marie. Amen

Prière pour la guérison intérieure

Seigneur Jésus, vous êtes venu pour guérir nos cœurs blessés et troublés. Je vous prie de guérir les tourments qui causent l’anxiété dans mon cœur, je vous prie, d’une manière particulière, de guérir tous ceux qui sont la cause du péché. Je vous prie de venir dans ma vie et de me guérir des dommages psychologiques qui m’ont frappé dans mes premières années et des blessures qu’ils ont causé au long de ma vie. Seigneur Jésus, vous connaissez mes fardeaux. Je les mets sur votre cœur de votre Bon Pasteur. Je vous supplie – par les mérites de la grande plaie ouverte dans votre cœur – de guérir les blessures qui sont dans le mien. Guérissez la douleur de mes souvenirs, de sorte que rien de ce qui s’est passé pour moi ne me fasse rester dans la douleur et l’angoisse, rempli d’anxiété. Guérissez, Seigneur, toutes ces blessures qui ont été la cause de tout le mal qui est enraciné dans ma vie. Je veux pardonner à tous ceux qui m’ont offensé. Regardez ces plaies intérieures qui me rendent incapable de pardonner. Vous qui êtes venu pour pardonner les affligés de cœur, je vous en prie, guérissez mon cœur. Guérissez, mon Seigneur Jésus, ces blessures intimes qui me causent une maladie physique. Je vous offre mon cœur. Acceptez-le, Seigneur, purifiez-le et donnez-moi les sentiments de votre divin Cœur. Aidez-moi à être doux et humble. Guérissez-moi, Seigneur, de la douleur causée par la mort de mes proches, qui m’opprime. Accordez-moi de retrouver la paix et la joie dans la connaissance que vous êtes la Résurrection et la Vie. Faites de moi un témoignage authentique de votre Résurrection, de votre victoire sur le péché et la mort, de votre présence vivante parmi nous. Amen.

Saint Sérapion d’Alger (1179-1240), martyr, contre les travaux occultes

Contre les mauvais esprits, harcèlements nocturnes et persécutions maléfiques, esprits succubes et incubes (esprits sexuels nocturnes), mauvais rêves, ensorcellements, envoutements, esprits nocturnes et malins, obsessions et visions nocturnes démoniaques.

Le Martyre de Saint Sérapion, Francisco Zurbarán, 1628

Saint Sérapion je m’en remets à vous ainsi qu’a Dieu notre Père, notre créateur. Délivrez-moi (N.) de ces puissances occultes et divers magies qui veulent me décourager, me détruire, me nuire. Saint Sérapion, vous à qui Dieu a donné le pouvoir d’entraver tous les travaux occultes, de nous délivrer, nous pauvres pêcheurs, des maléfices de nos ennemis.
Vous qui êtes venu pour briser les œuvres du diable afin qu’on ait la vie en abondance ! Aidez-moi a vaincre le travail occulte que l’on fait sur moi (N.). Aidez-moi à vaincre cette personne qui me veut du mal et ainsi me faire et me voir tomber. Délivrez-moi (N.), au nom de notre Père et au nom de Jésus, de ces oppressions qui veulent me faire du mal et qui veulent me détruire afin d’être vraiment libre !
Aidez-moi je vous en prie Saint Sérapion à vaincre cette magie, ce travail occulte que l’on fait sur moi (N.). Protégez-moi, ô grand Saint, de ce maléfice, et que cette personne qui a exercé ces travaux occultes sur moi même (N.) se repente à jamais ! Et n’exerce plus, en aucun cas, quelconque magie ou travaux occultes à qui ce soit, et qu’ainsi que cette personne ne puisse plus faire de mal autour d’elle. Que par cette œuvre, la gloire de Dieu notre Père resplendisse. Saint Sérapion priez pour moi (N.). Amen !

Prière à Saint Joseph

Cette prière est efficace pour annuler les conséquences des rites magiques, faits pendant les messes noires, pour empêcher la libération de personnes se rendant chez un exorciste depuis longtemps.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre en mon âme pour la sanctifier.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre en mon cœur pour l’embraser de charité.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre en mon intelligence pour l’éclairer.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre en ma volonté pour la fortifier.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre dans mes pensées pour les purifier.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre dans mes aspirations pour les diriger.

Saint Joseph, priez Jésus de descendre dans mes actions pour les bénir.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus de L’aimer saintement.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus d’imiter vos vertus.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus la véritable humilité d’esprit.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus la douceur du cœur.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus la paix de l’âme.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus le désir de la perfection.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus l’égalité d’humeur.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus un cœur pur et charitable.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus l’amour de la souffrance.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus la science de la vie éternelle.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus la persévérance dans le bien.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus le courage de supporter les croix.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus le détachement des biens de ce monde.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus de garder le droit chemin du ciel.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus d’être préservé de toute occasion de péché.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus un saint désir du Paradis.

Saint Joseph, obtenez-moi de Jésus la persévérance finale.

Saint Joseph, faites que mon cœur ne cesse de vous aimer, et ma langue de vous louer.

Saint Joseph, par l’amour que vous avez eu pour Jésus, aidez-moi à L’aimer.

Saint Joseph, daignez m’accepter à votre service.

Saint Joseph, je m’offre à vous : recevez-moi et secourez-moi.

Saint Joseph, ne m’abandonnez pas à l’heure de ma mort.

Saint Joseph, je vous donne mon cœur et mon âme.

Trois Gloire au Père, et au Fils et au saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Exorcisme contre Satan et les anges apostats, dit «Petit exorcisme de Léon XIII» ou «Exorcisme de saint Michel»

Présentation

Cette prière, composée par le Pape Léon XIII, d’après le formulaire des Exorcismes du Rituel Romain de 1903, complétée et mise en français dans le texte authentique ci-dessous, devrait être récitée fréquemment par tous, en public comme en privé, pour mettre en fuite les démons, diminuer leur action perverse sur les pécheurs, préserver l’Église, la Patrie et les familles, de grands maux.

Cette très méritoire prière, enrichie d’une indulgence plénière applicable chaque fois aux vivants et aux défunts, exerce particulièrement son influence libératrice sur les personnes et sur les lieux maléficiés (infestés par maléfice, voir : plus haut) par des sorts occultes, des menaces ennemies, et tout ce qui peut gravement troubler la concorde et la paix chrétienne, surtout quand il importe de triompher de dangereuses tentations contre la Foi ou les mœurs, de l’endurcissement de certains pécheurs, de crise de désespoir dans le malheur, des assauts diaboliques au moment de l’agonie, en général, de toutes calamités publiques ou privées. C’est pourquoi il est encore particulièrement recommandé de la réciter en public au cours de pèlerinages.

Aucune autorisation ecclésiastique spéciale, ni jeûne préalable, ne sont exigés ; mais il est recommandé une confession (si disponible) et une communion (si disponible), autant que possible, jointe à quelque pénitence ou aumône préparatoire, afin de lui obtenir une complète efficacité.

Si la confession ou la communion sont indisponibles, voir : Pas de sacrements d’hérétiques et Sur le sacrement de pénitence et la contrition et quand à la réception du pardon sans une absolution et La Communion spirituelle.

En famille, ainsi que dans les oratoires privés, en l’absence de tout prêtre, un clerc exorciste, un membre de l’Ordre religieux, et même un simple fidèle laïc, homme ou femme, peuvent réciter cette prière à haute voix au nom de l’assemblée chrétienne. Dans la récitation publique, les laïcs omettent de dire les invocations liturgiques réservées au prêtre (indiquées dans le texte traduit).

A la fin de l’exorcisme, on asperge d’eau bénite le lieu et les personnes présentes.

L’Exorcisme de saint Michel est une prière de libération que tout fidèle peut faire. Ce n’est pas un exorcisme comme l’exorcisme solennel que fait le prêtre, ici l’intitulé  est au pluriel «Nous t’exorcisons…». Cet exorcisme a été ordonné par le pape Léon XIII pour tous les fidèles pour l’Église. L’efficacité dépend de la foi et de l’état de grâce (Voir : Présentation résumée de la situation actuelle).

Exorcisme contre Satan et les anges apostats, édité par ordre de Léon XIII, Pape.

 Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Ainsi soit-il.

Psaume LXVII (67)

Que Dieu Se lève, et que Ses ennemis soient dispersés ; *

et que fuient devant Sa face ceux qui le haïssent.

Comme se dissipe la fumée, dissipe-les ; *

comme la cire se fond au feu, que les pécheurs disparaissent devant Dieu.

Psaume XXXIV (34)

Seigneur, jugez ceux qui me veulent du mal. *

Triomphez de ceux qui m’assaillent.

Qu’ils soient confondus et rougissent de honte * ceux qui en veulent à ma vie,

Qu’ils reculent et soient confondus * ceux qui méditent ma perte,

Qu’ils soient comme la poussière au souffle du vent, *

et que l’Ange du Seigneur les chasse devant lui.

Que leur voie soit ténébreuse et glissante, *

et que l’Ange du Seigneur les poursuive.

Car, sans cause, ils ont caché leur filet pour ma ruine, *

c’est sans fondement qu’ils ont porté blâme contre moi.

Que la ruine tombe sur lui à l’improviste, *

que le filet qu’il a caché le saisisse ; qu’il y tombe et périsse.

Et mon âme exultera dans le Seigneur, * elle goûtera l’allégresse dans Son salut.

Gloire soit au Père, au Fils et au Saint Esprit, *

Comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Supplique à saint Michel

Très glorieux prince de la milice céleste, saint Michel Archange, défendez-nous dans la lutte et le combat que nous devons affronter contre les principes et les puissances qui ourdissent dans ce monde de ténèbres, contre tous les esprits pervers «qui errent dans l’atmosphère» (Eph. VI, 12). Venez en aide aux hommes que Dieu avait créés vierges de toute errance, «forgés à l’image de sa propre nature» (Sag. II, 23), et rachetés «à si grand prix» (Sag. II, 23 ; I Cor. VI, 20) de la tyrannie exercée par le démon.

Maintenant encore, vous-même saint Michel et toute l’armée des Anges bienheureux, combattez le combat du Seigneur, tout comme antan, vous avez lutté contre Lucifer, le coryphée de la superbe, et contre ses anges apostats. «Et voici, ils ne purent vaincre, et leur lieu même ne se trouva plus dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, l’antique serpent, celui qui est appelé le diable ou Satan, le séducteur du monde entier, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui». (Apoc. XII, 8-9)

Or, voici que cet antique ennemi, «homicide dès le principe» (Jn. VIII, 44), s’est dressé avec véhémence, «déguisé en ange de lumière» (II Cor. XI, 14), ayant pour escorte la horde des esprits pervers, c’est en tout sens qu’il parcourt la terre, et partout s’y insère : en vue d’y abolir le nom de Dieu et de Son Christ, en vue de dérober, de faire périr et de perdre dans la damnation sans fin, les âmes que devait couronner la gloire éternelle. Le dragon maléfique transfuse, dans les hommes mentalement dépravés et corrompus par le cœur, un flot d’abjection : le virus de sa malice, l’esprit de mensonge, d’impiété et de blasphème, le souffle mortel du vice, de la luxure et de l’iniquité universalisée.

L’Eglise, épouse de l’Agneau Immaculé, la voici saturée d’amertume et abreuvée de poison, par des ennemis très rusés ; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu’elle désire de plus sacré.

Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé. O saint Michel, chef invincible, rendez-vous donc présent au peuple de Dieu qui est aux prises avec l’esprit d’iniquité, donnez-lui la victoire et faites le triompher.

La Sainte Eglise vous vénère comme étant son Gardien et son Protecteur ; elle vous rend gloire comme étant son Défenseur contre toutes les puissances nuisibles, sur terre et dans les enfers ; à vous le Seigneur a confié de conduire les âmes des rachetés dans le lieu de la suprême Félicité. Priez le Dieu de la Paix qu’Il écrase Satan sous nos pieds, afin qu’il ne puisse plus, ni retenir les hommes captifs, ni nuire à l’Eglise. Offrez nos prières en présence du Très-Haut, afin que «surviennent en nous au plus vite les Miséricordes du Seigneur» (Ps. LXXVIII, 8), et que vous saisissiez le dragon, l’antique serpent qui est le diable ou Satan, et que, «lié dans l’abîme, il ne séduise plus les nations». (Apoc. XX, 3)

Ainsi nous fiant à votre protection et à votre patronage, de par l’Autorité sacrée de notre Mère la Sainte Église, c’est en toute confiance que nous entreprenons de refouler, au nom de Jésus-Christ, notre Dieu et Seigneur, les infestations de l’astuce diabolique.

V/ Voici la Croix du Seigneur, fuyez, puissances ennemies.

R. Il a vaincu le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David.

V/Que votre miséricorde, Seigneur, soit sur nous.

R. Selon la mesure même où nous espérons en Vous.

V/Seigneur, exaucez ma prière.

R. Et que mon cri monte jusqu’à Vous.

V/Le Seigneur soit avec vous.

R. Et avec votre esprit.

[Les laïcs omettent ce dernier Verset/ Répons.]

Oraison.

Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus Christ, nous invoquons Votre Saint Nom ; et, suppliants, nous réclamons très instamment votre Clémence, par l’intercession de la Vierge immaculée, Mère de Dieu, de saint Michel Archange, de saint Joseph époux de Marie, des saints Apôtres Pierre et Paul et de tous les Saints, daignez nous octroyer secours contre Satan et tous les autres esprits impurs, qui parcourent le monde en vue de nuire au genre humain et de perdre les âmes. Ainsi-soit-il.

EXORCISME

Nous t’exorcisons, qui que tu sois, esprit immonde, puissance satanique, horde de l’infernal ennemi, légion démoniaque, toute assemblée et secte diabolique ; au nom et par la «Vertu» (Luc. VIII, 46) de Jésus-Christ  Notre Seigneur, sois extirpé et chassé par l’Eglise de Dieu, des âmes (Math. XII, 43) créées à l’image de Dieu et rachetées par le précieux Sang du Divin Agneau . Désormais, n’aies plus l’audace, perfide serpent, de tromper le genre humain, de persécuter l’Église de Dieu, de secouer et de «cribler comme le froment» (Luc XXII, 31) les élus de Dieu  .

Il te le commande, le Dieu Très Haut  à qui, en ton grand orgueil, tu prétends encore être semblable, Lui qui veut que «tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la Vérité» (I Tim II, 4).

Il te le commande, Dieu le Père  ;

Il te le commande, Dieu le Fils  ;

Il te le commande, Dieu le Saint Esprit  ;

Il te le commande, le Christ en majesté, Verbe éternel de Dieu fait chair , qui, pour le salut de notre race, perdue par ta jalousie, «s’est humilié lui-même et s’est fait obéissant jusqu’à la mort» (Philip. II, 8), qui a édifié son Eglise, sur le «Roc» (Math. VII, 24), et promis que «les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle» (Math. XVI, 18), puisqu’ «Il demeurera avec Elle jusqu’à la consommation des siècles» (Math. XXVIII, 20).

Il te le commande, le signe sacré de la Croix  , et la vertu inhérente à tous les mystères de la foi chrétienne  .

Elle te le commande, la très auguste Mère de Dieu, la Vierge Marie  qui, dès le premier instant de son Immaculée Conception, a, par son humilité, écrasé ta tête trop orgueilleuse.

Elle te le commande la Foi des saints Apôtres Pierre et Paul et des autres Apôtres  .

Il te le commande le sang des martyrs et la pieuse intercession de tous les Saints et les Saintes  .

Ainsi donc, maudit dragon et toute légion diabolique, nous t’adjurons par le Dieu  Vivant, par le Dieu  Vrai, par le Dieu  Saint, par ce Dieu qui a tant aimé le monde au point de lui donner Son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle (Jean III, 15).

Cesse de tromper les humaines créatures et de leur verser le poison de la damnation éternelle. Cesse de nuire à l’Église et d’entraver sa liberté.

Arrière Satan, inventeur et maître de toute tromperie, ennemi du salut des hommes ! Cède ta place au Christ en qui tu n’as rien trouvé de tes œuvres. Cède la place à l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, que le Christ a acquise au prix de Son Sang. Incline-toi sous la main puissante de Dieu, tremble et fuis à l’invocation que nous faisons du saint et redoutable Nom de ce Jésus qui fait trembler les enfers, à qui sont soumises les Vertus des Cieux et les Puissances et les Dominations, que les Chérubins et les Séraphins louent dans un concert sans fin, disant : Saint, Saint, Saint est le Seigneur, Dieu des armées.

V/ Seigneur, exaucez ma prière.

R. Et que mon cri s’élève jusqu’à vous.

V/ Le Seigneur soit avec vous.

R. Et avec votre esprit.

[Les laïcs omettent ce dernier Verset/ Répons.]

Oraison.

Dieu du Ciel, Dieu de la terre, Dieu des Anges, Dieu des Archanges, Dieu des Patriarches, Dieu des Prophètes, Dieu des Apôtres, Dieu des Martyrs, Dieu des Confesseurs, Dieu des Vierges, Dieu qui avez le pouvoir de donner la vie après la mort, le repos après le travail, parce qu’il n’y a pas d’autre Dieu que Vous, et qu’il ne peut y en avoir si ce n’est Vous, le Créateur de toutes choses visibles et invisibles, Vous dont le règne n’aura point de fin : nous supplions humblement Votre Glorieuse Majesté d’user de Sa Puissance pour nous délivrer de toute tyrannie des esprits infernaux, de leurs pièges, tromperies, méchancetés, et de nous conserver indemnes de tout mal. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

V/ Des embûches du démon.

R. Délivrez-nous, Seigneur.

V/ Que Votre Église Vous serve dans la liberté, l’ordre et la paix ;

R. Nous Vous en prions, écoutez-nous, Seigneur.

V/ Que les ennemis de Votre Sainte Église soient humiliés et convertis ;

R. Nous Vous en supplions, Seigneur, exaucez-nous.

Antienne

Seigneur, ne Vous souvenez pas de nos fautes, ni de celles de nos parents, et ne tirez point vengeance de nos péchés ; ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il (Tob. III, 3 ; Math. VI, 13).

Notre Père qui êtes au cieux,

Que votre Nom soit sanctifié,

Que votre règne vienne,

Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien,

Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés,

Et ne nous induisez pas en tentation,

Mais délivrez-nous du mal. Amen.

Aspersion d’eau bénite (sur les personnes et les quatre coins de la pièce).

Rendre grâces par le Magnificat.

MAGNIFICAT

Mon âme exalte le Seigneur,
et mon esprit a exulté en Dieu, mon Sauveur.

Car il a jeté les yeux sur l’humilité de sa servante,
Et voici que désormais on me dira bienheureuse de génération en génération.

Car il fit pour moi de grandes choses, celui qui est puissant,
Et saint est son nom.

Et son pardon s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.

Il a placé la puissance dans son bras.

Il a dispersé ceux dont le cœur était orgueilleux.
Il a renversé les puissants de leurs trônes et élevé les humbles.

Il a comblé de biens les affamés, et renvoyé les riches les mains vides.

Il a secouru Israël, son enfant, il s’est souvenu du pardon qu’il avait promis.

Ainsi avait-il parlé à nos pères, à Abraham et à sa descendance, pour les siècles.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. 

 

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