Judaïsme

menorah

Sommaire

  • Jésus-Christ est Dieu, et la religion chrétienne est la seule vraie religion à laquelle vous devez vous convertir et être baptisé pour le salut si vous êtes juif afin de sauver votre âme

  • L’Ancienne Alliance
    • Dans l’Ancien Testament, Dieu a proclamé qu’une Alliance nouvelle serait établie et a annoncé le Christ, loi éternelle et finale, par Isaïe et Jérémie
    • L’Ancien Testament annonce Jésus-Christ
  • La Nouvelle Alliance
    • Le Christ accomplit la loi et en Lui est le salut ; Hors de Lui, il n’y a aucun salut
    • La Parole de Dieu est la personne de Jésus-Christ
    • La colère de Dieu demeure sur les juifs qui refusent Jésus-Christ (la Parole de Dieu est la personne de Jésus-Christ)
    • L’Église catholique enseigne infailliblement qu’il n’y a aucun salut pour les juifs qui n’entrent pas dans l’Église catholique
    • L’Église catholique avec les juifs
      • L’Église a enseigné aux Chrétiens d’éviter une excessive fréquentation avec les juifs pour sauvegarder la foi catholique
      • L’Église a protégé les juifs et prie pour leur conversion
      • L’Église enseigne que l’antisémitisme est un péché
  • Hérésie juive de la secte vatican 2
  • Conclusion
  • Annexe : Réfutation contre les juifs incrédules, saint Athanase

 

Jésus-Christ est Dieu, et la religion chrétienne est la seule vraie religion à laquelle vous devez vous convertir et être baptisé pour le salut si vous êtes juif afin de sauver votre âme

Le judaïsme est la religion des juifs fondée sur la loi de Moïse, la Torah, composée du Pentateuque – les 5 premiers livres de la Bible : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome.

Le judaïsme comprend le judaïsme rabbinique (commentaires de l’Écriture) ; 2° le judaïsme talmudique (commentaires de la loi) ; 3° le judaïsme cabbalistique (occultisme démoniaque).

Le judaïsme doit être réfuté comme une fausse religion – c’est l’enseignement infaillible de l’Église – c’est-à-dire que ceux qui suivent encore la loi et les rites juifs n’ont pas de salut ou la vie éternelle. L’Église condamne le judaïsme mais l’anti-sémitisme – qui est la haine contre les juifs –  est un péché mortel.

Le judaïsme de l’Ancienne Alliance préfigure le Christianisme car Dieu a annoncé Sa Nouvelle Alliance (même dans la Bible juive) qu’Il a accomplie en Jésus-Christ. Le judaïsme, après la Nouvelle Alliance, rejette le Fils de Dieu, Jésus-Christ, le Roi des Juifs Lui-même, «car le salut vient des juifs» (Jean 4, 22). L’Ancien Testament est la prophétie du Nouveau Testament.

Actes des Apôtres, 3, 17-21 : « [Pierre dit :] mes frères, je sais que c’est par ignorance que vous avez agir [fait le mal], aussi bien que vos chefs. Mais Dieu qui avait prédit par la bouche de tous les prophètes que son Christ souffrirait, l’a ainsi accompli. Faites donc pénitence et convertissez-vous [entrez dans l’Église par la foi et le baptême] pour que vos péchés soient effacés ; afin que viennent des temps de rafraîchissement de la part du Seigneur, et qu’il vous envoie Celui qui vous a été prédit, Jésus-Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes, depuis le commencement du monde ».

Jean 5, 31-47 : «Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez moi aussi, car c’est de moi qu’il a écrit ; mais si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? » [Saint Irénée, Contre les hérésies, L. 4, 1 : « Il signifie clairement par là que les écrits de Moïse sont ses propres paroles »]

1 Jean 2, 22-23 : «Qui est le menteur ? sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’Antéchrist, qui nie le Père et le Fils. Quiconque nie le Fils, ne reconnaît pas le Père ; qui confesse le Fils reconnaît aussi le Père».

Galates 3, 16, 22 : «16.Or les promesses ont été faites à Abraham et celui qui naîtrait de lui. Il ne dit pas à ceux qui naîtront, comme parlant de plusieurs, mais comme d’un seul : Et à celui qui naîtra de toi, c’est-à-dire le Christ. 22. Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que la promesse fût accomplie par la foi en Jésus-Christ, en faveur des croyants [Chrétiens]».

Saint Paul dit infailliblement ci-dessus que l’accomplissement des promesses faites à Abraham sont à Jésus-Christ et Son Église. L’Église est l’assemblée des croyants «par la foi en Jésus-Christ», c’est-à-dire les fidèles (ceux qui tiennent la vraie foi divine et catholique) baptisés appartenant à l’Église catholique qui est l’Épouse de Jésus-Christ.

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les Hérésies, L. 4, part.2, 2 : «Abraham les amenant à celui qui avait été l’initiateur et l’annonciateur de notre foi. Car celui-ci ne reçut l’alliance de la circoncision qu’après la justification obtenue par la foi [dans le Christ] sans la circoncision [cf Gal 3, 16, 22]».

L’Ancienne Alliance

Le peuple juif est le peule de l’Ancienne Alliance. Dieu se révèle au peuple hébreu : il reçoit le culte, les prières, les sacrifices, la loi, les prophètes.

La synagogue, assemblée des juifs pour le culte est le type de l’Église.

Un type est un véritable événement, une personne ou une institution de l’Ancien Testament qui annonce ou préfigure quelque chose du Nouveau Testament.

Par exemple, l’Arche d’alliance est le type de la Sainte Vierge qui la préfigure. La Pâque en Égypte ou passage à pied sec de la mer rouge est le type de Pâques ; L’agneau pascal des hébreux est le type du véritable agneau, Jésus-Christ, etc.

Ainsi, les hébreux représentent, dans l’ancienne alliance, le peuple de Dieu au milieu des peuples païens idolâtres qui ont des démons pour dieux.

Mais ce qui concerne l’Ancien Testament est le type, ou la figure, de ce qui concerne le Nouveau, dans lequel la figure disparait pour faire place à l’accomplissement : Dieu a donné sa promesse à travers le peuple juif et celle-ci se trouve accomplie en Jésus-Christ.

 

Dans l’Ancien Testament, Dieu a proclamé qu’une Alliance nouvelle serait établie et a annoncé le Christ, loi éternelle et finale, par Isaïe et Jérémie.

Isaïe et Jérémie sont des Écritures faisant partie de la bible des juifs, donc reconnus par les juifs eux-mêmes, et sont la preuve que les juifs refusent la parole de Dieu et se contredisent eux-mêmes.

Dieu enseigne par le prophète Isaïe qu’une loi sortira de Lui avec son jugement, ce qui ne peut pas être la loi ancienne de Moïse, sinon Dieu se contredirait, ce qui ne serait pas Dieu.

Isaïe 51, 4-5 : «Écoutez-moi, écoutez-moi, ô mon peuple ; rois, prêtez l’oreille, car une loi sortira de moi avec mon jugement, pour la lumière des nations. Ma justice s’approche rapidement, mon salut sortira, et les nations espèreront en mon bras».

Dieu, toujours par Isaïe, enseigne infailliblement qu’il fera un pacte éternel pour son peuple, ce qui ne peut pas être non plus la loi ancienne de Moïse.

Isaïe 53, 3-5 : «Écoutez, et votre âme vivra, et je ferai avec vous un pacte éternel qui montrera véritables les miséricordes promises à David».

À travers le prophète Jérémie, Dieu enseigne infailliblement qu’Il conclura avec la maison d’Israël et la maison de Juda, une nouvelle Alliance, qui n’est donc pas la loi de Moïse. Dieu, par Jérémie, précise même que cette alliance ne sera pas la même que celle de leurs pères, qui est celle de Moïse.

Jérémie 31, 31-32 : «Voici, des jours viennent, dit le Seigneur, et je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda, une nouvelle Alliance, et ce ne sera pas la même que celle de leurs pères, le jour où j’ai pris leurs mains pour les faire sortir du pays d’Égypte».

Ainsi l’Écriture elle-même reconnue comme venant de Dieu par les juifs prouve leur mauvaise foi et malhônneteté, car Dieu dit qu’Il fera sortir une loi avec son jugement, qu’Il ferra un pacte éternel, et qu’Il conclura une nouvelle alliance qui ne sera pas la même qu’avant.

Saint Justin (100-165) explique Isaïe et Jérémie.

Saint Justin Martyr, Dialogue avec le juif Tryphon, n° 11-13 : «Vous [les juifs] avez méprisé cette loi, vous avez dédaigné cette nouvelle alliance sacrée de Dieu ; maintenant même encore vous ne l’acceptez pas, et vous ne faites pas pénitence de vos mauvaises actions. C’est que vos oreilles sont encore bouchées, vos yeux aveuglés, « votre cœur épaissi » (cf. Isaïe 6, 10).

«Jérémie a parlé, vous ne l’écoutez pas davantage ; le législateur est là [le Christ], vous ne le voyez pas. « Les pauvres sont évangélisés, les aveugles voient », et vous ne comprenez pas (Isaïe 29, 18 ; 35, 5-6 ; 61, 1 ; Mathieu 11, 5). Il faut désormais une seconde circoncision [Sacrement du baptême], et vous vous glorifiez de la chair. …

«Car ce n’est certes pas au bain que vous envoyait Isaïe (Isaïe 1, 16), pour vous y laver de vos meurtres et de vos autres péchés ; pas même l’eau tout entière de la mer ne suffirait à vous purifier [juifs ou païens] ; mais, naturellement, il parlait de ce bain sauveur de ceux qui se convertissent et se purifient, non plus « par le sang des boucs et des brebis », ou « par la cendre d’une génisse », ou par des offrandes de farine, mais par la foi, grâce au sang du Christ et à sa mort (cf. Hébreux 9, 13). C’est pour cela qu’il est mort, comme l’a déclaré le même Isaïe (Isaie 52, 10 à 54, 6) …». (Dialogue de saint Justin martyr avec le juif Tryphon).

Saint Chrysostome (347-407), docteur de l’Église, explique Jérémie.

Saint Jean Chrysostome, 6ème homélie de Carême sur la conversion : «Voyez-vous la conjonction des deux lois, l’ancienne et la nouvelle, celle que Moïse a établie, et celle que le Christ a introduite ? Il serait plus juste d’ailleurs de dire les deux lois que le Christ a conçues, car c’est lui qui a promulgué la première par l’entremise de Moïse. Mais d’où vient cette évidence que cette loi de moïse a été, elle aussi, inspirée par le Christ ?

«Je ne vous citerai pas, comme preuve, le témoignage de Jean ni celui des autres apôtres ; puisque je dois affronter un auditoire de Juifs, je m’appuierai sur le témoignage de prophètes auxquels ils accordent leur confiance, et je leur montrerai que l’ancienne et la nouvelle loi n’ont en fait qu’un seul législateur. Que dit donc Jérémie ? « Je conclurai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une Alliance nouvelle » (Jr 31, 31). Voyez-vous poindre la nouvelle loi au cœur de l’ancienne ? Entendez-vous son nom prestigieux prononcé en des temps si reculés ? « Je conclurai avec la maison d’Israël une Alliance nouvelle ». Mais comment savez-vous avec certitude que le Christ a conclu également l’ancienne Alliance ?

«C’est que Jérémie ajoute : « … non pas comme l’Alliance que j’ai conclue avec leurs pères ». Voilà. Cependant, nous n’avons pas encore élucidé tout le problème ; je tiens à ce que toutes les objections soient soulevées, et qu’une réponse irréfutable soit donnée à chacune d’elle, afin de libérer notre discours de toute ambiguïté : il ne doit offrir aucune prise à la contestation. « Je conclurai avec la maison d’Israël une Alliance nouvelle, non pas comme l’Alliance que j’ai conclue avec leurs pères ».

«Le Seigneur a donné un testament à Noé, après le déluge ; il voulait ainsi nous rassurer, car le cataclysme et l’orage qui ne s’apaisait pas auraient pu nous faire redouter une destruction totale. Aussi déclare-t-il à Noé : « Voici que j’établis mon alliance avec vous et avec votre descendance après vous » (Gn 9, 9).  Il conclut également une alliance avec Abraham, celle de la circoncision. Enfin, il donna à Moïse le testament que tout le monde connaît.

«Mais dites-moi, lorsque Jérémie disait : « Je conclurai avec la maison d’Israël une Alliance nouvelle, non pas comme l’Alliance que j’ai conclue avec leurs pères », de quels pères parle-t-il ? Car Noé était un père, de même qu’Abraham. A qui songe-t-il donc ? Cette imprécision peut créer une confusion de personnes. Prêtez-moi toute votre attention. « Non pas comme l’Alliance que j’ai conclue avec leurs pères » : pour lever toute ambiguïté à propos de l’alliance en question, il précise l’époque à laquelle elle fut conclue et il ajoute : « … au jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte » (Jr 31, 32).

«Grâce à cette précision, tout devient clair ! Pas un Juif à présent ne pourrait le contester. Rappelez-vous cette époque, et vous mesurerez mieux la portée de cette loi. « Au jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte » : pourquoi évoque-t-il l’exode ? Pour nous montrer sa tendresse toute paternelle : il ne les a pas fait sortir comme des esclaves, mais il les a conduits comme un père le ferait avec un petit enfant ; il les fit sortir en les prenant par la main, comme des fils, libres et de sang noble, et non pas en leur ordonnant de marcher à l’arrière comme des serviteurs. Êtes-vous convaincus, à présent, de l’origine unique des deux testaments ?»

Saint Irénée (200) résume la loi ancienne et la loi nouvelle.

Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre 3, 3 : « car il n’y a qu’un seul Dieu, qui justifie les circoncis en suite de la foi et les incirconcis au moyen de la foi.… tous les tenants d’opinions fausses, impressionnés par la Loi de Moïse et estimant qu’elle est dissemblable de l’enseignement de l’Évangile, voire contraire à celui-ci, ne se sont pas dès lors appliqués à rechercher les causes de cette différence entre les deux Testaments».

Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre 4, 1ère partie : « Un seul Dieu, Auteur des deux alliances ».

Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre 4, 1ère partie : « Paroles des prophètes, paroles du Christ ».

Saint Irénée, Contre les hérésies, L. 4, 1ère Part., 4 : «Autant Dieu est toujours le même, autant l’homme qui sera trouvé en Dieu progressera toujours vers Dieu. Dieu ne cessera pas plus de combler et d’enrichir l’homme, que l’homme d’être comblé et enrichi par Dieu. Car il sera le réceptacle de sa bonté et l’instrument de sa glorification, l’homme reconnaissant envers Celui qui l’a fait, en revanche, il sera le réceptacle de son juste jugement, l’homme ingrat, qui méprise Celui qui l’a modelé et ne se soumet pas à son Verbe. Ce fut alors de la jalousie chez les mauvais intendants, qui circonvenaient leurs inférieurs, dominaient sur les esprits mal affermis et, pour ce motif, ne voulaient pas que fût venu le Roi. Ils lui dirent : « Entends-tu ce qu’ils disent ? » Et le Seigneur de répliquer : « N’avez-vous jamais lu : C’est de la bouche des petits enfants et des nourrissons que tu as préparé une louange ? » Cet oracle de David relatif au Fils de Dieu, il le montrait réalisé en lui-même, et il laissait entendre qu’ils ne connaissaient ni le sens de l’Écriture ni l’ « économie » de Dieu, tandis qu’il était, lui, le Christ qu’avaient annoncé les prophètes, Celui dont « le nom est un objet d’admiration sur toute la terre » parce que son Père « a préparé une louange de la bouche des petits enfants et des nourrissons », à cause de quoi « sa gloire a été élevée au-dessus des cieux.

« … de la part de ce Père, il a apporté la liberté à ceux qui le servaient loyalement, avec empressement et de tout leur cœur ; mais à ceux qui méprisaient Dieu et ne lui étaient pas soumis, à ceux qui en vue d’une gloire humaine affectaient d’observer des purifications tout extérieures — elles avaient été données comme une figure des choses à venir, la Loi esquissant les choses éternelles par les temporelles, et les célestes par les terrestres —, à ceux qui, dans cette pratique, affectaient d’aller au delà de ce qui avait été dit, comme s’ils eussent été plus zélés que Dieu lui-même, alors qu’au dedans ils étaient pleins d’hypocrisie, de cupidité et de toute malice, à ceux-là il a apporté la ruine définitive en les retranchant de la vie».

Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre 4, 1ère partie, n°5 : « L’Évangile, accomplissement de la Loi ».

Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre 4, 2ème partie : «L’Ancien Testament, prophétie du Nouveau».

Saint Irénée, second évêque de Lyon, père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4, 1 : «Il est écrit : Ma maison sera appelée maison de prière, mais vous, vous en avez fait une caverne de brigands». Quel motif aurait-il eu d’agir et de parler de la sorte et de prendre la défense de la maison, s’il avait annoncé un autre Dieu ? Mais il voulait par là les dénoncer comme transgresseurs de la Loi de son Père : car il n’incriminait pas la maison ni ne condamnait la Loi, qu’il était venu accomplir, mais il reprenait ceux qui n’usaient pas bien de la maison et qui violaient la Loi.

«Et c’est pour cette raison que les scribes et les Pharisiens, qui avaient commencé dès les temps de la Loi à mépriser Dieu, ne reçurent pas non plus son Verbe, c’est-à-dire ne crurent pas au Christ. Isaïe disait à leur propos : «Tes chefs sont des rebelles et des compagnons de voleurs ; ils aiment les présents et courent après les rémunérations ; ils ne rendent pas justice aux orphelins et ne font nul cas du droit des veuves». Et Jérémie de même : «Les chefs de mon peuple ne me connaissent pas : ce sont des fils insensés et inintelligents ; ils sont habiles à faire le mal, mais ils n’ont pas su faire le bien».

«En revanche, ceux qui craignaient Dieu et révéraient sa Loi accoururent au Christ et furent tous sauvés : «Allez, disait-il à ses disciples, vers les brebis perdues de la maison d’Israël». Les Samaritains aussi, est-il dit, lorsque le Seigneur eut demeuré deux jours chez eux, « furent beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole, et ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de tes dires que nous croyons, car nous l’avons entendu nous-mêmes et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde ». Paul dit aussi : « Et ainsi tout Israël sera sauvé ». Il va jusqu’à dire que la Loi a été pour nous un pédagogue menant au Christ Jésus. Qu’on ne mette donc pas sur le compte de la Loi l’incrédulité d’un certain nombre ! La Loi ne les empêchait pas de croire au Fils de Dieu ; elle les y engageait même, en disant que les hommes ne pourraient être sauvés de l’antique blessure du serpent qu’en croyant en Celui qui, élevé de terre sur le bois du martyre selon la ressemblance de la chair du péché, attire tout à lui et vivifie les morts».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L 4, 1ère Part., § 4 : «« Vous scrutez les Écritures, dans lesquelles vous croyez avoir la vie éternelle : ce sont elles qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! » Comment donc les Écritures lui eussent-elles rendu témoignage, si elles ne provenaient d’un seul et même Père, en instruisant par avance les hommes de la venue de son Fils et en leur annonçant par avance le salut qui vient de lui ? « Si vous croyiez Moïse, disait-il, vous me croiriez moi aussi, car c’est de moi qu’il a écrit ». … « Ta Vie, dit-il, sera suspendue sous tes yeux, et tu ne croiras pas en ta Vie » (Deut 28, 66).

« Le Seigneur a clairement montré, en disant à ses disciples « Beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, en tendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu ». Comment eussent-ils donc désiré voir et entendre, s’ils n’avaient connu par avance sa venue ? Et comment l’eussent-ils connue par avance, s’ils n’en avaient reçu de lui la connaissance anticipée ? Et comment les Écritures lui rendraient-elles témoignage, si un seul et même Dieu n’avait, en tout temps, tout révélé et montré à l’avance par l’entremise du Verbe à ceux qui croient, tantôt s’entretenant avec l’ouvrage par lui modelé, tantôt donnant la Loi, tantôt reprenant, tantôt encourageant, puis libérant l’esclave et faisant de lui son fils, et enfin, au temps opportun, lui accordant l’héritage de l’incorruptibilité en vue du plein achèvement de l’homme ?».

Voir Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre 4

Sainte Hildegarde de Bingen, à travers ses visions divines, explique la loi ancienne, la loi mosaïque et la loi nouvelle.

Sainte Hildegarde de Bingen, Le Livre des œuvres divines, 7ème vision : « La seconde figure … qui a les mains pliées, un visage d’homme, mais les pieds d’un faucon, désigne le temps qui suit le déluge, le temps de la loi, qui réglemente les mœurs. Ce temps s’avança jusqu’à une certaine limite : là la sévérité de ladite loi commença à vaciller ; les intentions et les actions des hommes évitèrent la peine et considérèrent plus la chair que l’esprit ; dans leurs démarches, les hommes pratiquèrent plus la crainte que la tolérance, mais la loi n’en épargna aucun, et elle punit avec sévérité le délinquant. Si la tunique de cette figure est de bois, c’est que ce temps se fixa pour règle l’ancienne loi, qui néglige les fruits spirituels. La couleur blanche, qui va du sommet de la tête jusqu’au nombril, c’est le temps qui précède Noé, Noé qui connut son créateur, qui se sut homme, qui ébaucha le premier édifice de sainteté, et apporta des offrandes à Dieu. Ce temps dura jusqu’à la venue d’Abraham qui était comme un centre de forces, le nombril pour ainsi dire. En ce temps, la fureur des eaux terrifia les hommes à ce point qu’ils pratiquèrent momentanément la crainte de Dieu. Du nombril aux reins, la figure est rougeâtre : c’est le temps qui va d’Abraham à Moïse, le temps qui brûle dans la circoncision, qui vainc la luxure. Des reins aux genoux, la couleur grisâtre montre que le temps qui s’étend du législateur Moïse à l’exil de Babylone est un temps de dureté, de règne de la loi, un temps selon la chair, un temps qui se tourna vers une foule de vanités. Des genoux aux pieds, la couleur trouble évoque l’époque qui va de l’exil de Babylone à la ruine de la loi, avant que ne vienne le Fils de Dieu pour accomplir en lui-même ladite loi dans sa totalité. Si ce temps est un temps de trouble, de négligence, de torpeur, c’est que ladite loi, jugée déshonorante, délaissée comme de l’eau polluée, tendait à la ruine selon la chair. Ceux, en effet, qui paraissaient à cette époque observer la loi, se refusaient à prendre connaissance du lever du soleil de justice ; ils ne s’attachaient qu’à la lettre des tablettes, ils affirmaient qu’il n’y avait rien d’autre à comprendre. Aussi exerçai-je mon jugement, toute justice que je suis, en Égypte et ailleurs, quand ils avaient une confiance excessive en eux, quand ils agissaient uniquement à leur guise, et je leur envoyai des nations pour les emprisonner, pour les exiler en de lointaines contrées. Dans cette dure incroyance ils persisteront jusqu’à ce que l’antique serpent tourne son regard vers l’homme errant, vers l’homme perdu : la divinité cachée le fera disparaître alors, en le frappant d’un coup dont ni l’ange ni l’homme ne s’apercevront. Le peuple de la loi se tournera vers moi dans la douleur ; il se mettra en deuil ; il se lamentera d’avoir été si longtemps trompé ; mais tant que les hommes persisteront dans ce siècle intermédiaire, l’ange et l’homme demeureront dans l’ignorance. Si ladite figure porte un glaive qui repose en travers des reins, c’est que l’homme abandonne certes la chair par la circoncision, mais que la partie qui s’étend du nombril aux reins pousse l’homme au péché, sous l’impulsion de l’esprit. C’est aussi un rappel de la pureté de la justice divine : Dieu déversera le sang du bourreau sur celui qui divise les membres de l’homme : Dieu écrasera après une juste délibération celui qui se détournera de lui en d’autres maux. Si la figure immobile tourne son regard vers le couchant, c’est que l’homme de ce temps, du temps de l’ancienne loi, ne se tournait pas vers la compréhension spirituelle. Il connaissait certes la chute de l’antique serpent, et il percevait les multiples dangers. Mais il ne veillait au salut de son âme que dans la négligence et dans la torpeur. Le dragon de feu qui remarquait que Dieu en avait sauvé une part, que le déluge en avait épargné une part, laissa alors exploser dans son souffle sa fureur, et il s’écria dans son courroux : « Je multiplierai tous mes artifices, mon sceau, je leur imposerai, je les passerai au crible, jusqu’à ce que je trompe, jusqu’à ce que j’entrave ceux que le diable n’a pas engloutis. Ceux-là, je les soumettrai à mon autorité ! »

«Ainsi se développe le temps qui suit le déluge, de Noé à l’incarnation de mon Fils, qui convertit tous ceux qui croient en lui à l’intelligence spirituelle. Avec lui commence une autre époque, qui mène à la vie, point selon la chair, mais selon l’esprit. En Noé, j’ai accompli déjà de multiples merveilles, semblables à celles que j’ai accomplies lors de la première incarnation, quand je prévis en Adam la race humaine tout entière : en Noé ainsi je figurai le nouveau siècle qui allait naître. De son germe naquirent donc les prophètes les plus forts et les plus alertes, qui rapportèrent avec fidélité et vélocité ce qu’ils voyaient dans l’Esprit saint : Dieu enverrait dans le monde son Verbe, qui préexistait en lui avant le commencement des temps. Ce verbe est devenu chair, au grand étonnement du monde entier. Ainsi leurs langues transmirent rapidement au monde le miracle de la venue sur terre du plus beau des fils d’homme. Ainsi la raison commence par dicter, et l’œuvre suit cette dictée : l’ordre inverse ne serait pas possible. En son Verbe, Dieu a dicté le monde et l’homme. Ce Verbe, sans commencement, dicta une œuvre et cette œuvre revêtit en quelque sorte le monde : quand l’homme aurait péché, il lui suffirait de confesser Dieu pour que Dieu revînt, son vêtement aussi. Si le Verbe n’avait pas revêtu ce vêtement, l’homme n’aurait pas été sauvé : cela vaut aussi pour l’ange déchu. Comment Dieu en effet pourrait-il ne par reconduire en son lieu l’homme qui l’aurait quitté, pourvu que cet homme lui fit confiance et se repentît ? Il a plu au Dieu tout-puissant de créer l’homme, il lui a plu aussi de racheter celui qui lui fait confiance. Aussi a-t-il secrètement révélé la prophétie, il l’a envoyée au monde comme une ombre, jusqu’à ce qu’il achevât son œuvre. Avant cette échéance cependant, il indiqua ses intentions par des signes prémonitoires. Il montra à Noé l’arche, il donna à Abraham la circoncision, il enseigna à Moïse la loi, afin qu’ils confondissent l’instinct de désir qui s’agitait comme une langue de serpent : le diable s’était servi des animaux pour tromper l’homme. Les sacrifices d’animaux servirent à terrasser le diable, avant la venue du saint des saints… (Trois signes devancèrent le Fils de Dieu : les sacrifices d’animaux, la circoncision et la loi : ainsi fut préparée la venue du peuple élu)… Mais seul le Fils de Dieu révéla aux croyants par la semence de ses paroles que ces croyants obtiendront la vie, quand ils seront saturés de sa chair et de son sang. C’est lui qui, par lui, manifesta ce qui était caché dans les secrets de Dieu ».

La fin de la 7ème vision résume : «Ainsi l’homme est demeure de Dieu. La Pentecôte signifie conversion à la vie spirituelle. Par son Fils, Dieu reconduit au ciel ce chiffre 10, qui est l’homme. L‘enfance de Jésus, c’est le temps d’Adam à Noé, sa jeunesse le temps de Noé à Abraham, le temps de ses miracles ressemble à la loi mosaïque, sa passion à l’exil de Babylone et sa résurrection à la libération du peuple d’Israël. Le Fils de Dieu restaure la création égarée. Il marche sur les ailes du vent comme les prophètes furent les ailes de l’Esprit-Saint. Dieu créa une demeure céleste, le paradis, qui devint la demeure de l’élu. L’homme est le seul à jeter ses regards vers les cieux. ; les autres créatures regardent vers le sol et sont soumises à l’homme. La raison rend l’homme immortel, seule la chair est livrée à la putréfaction. Adam est la racine, le temps des patriarches la tige, le germe, ce sont les prophètes, , les branches les sages, les fleurs la loi, le fruit Jésus-Christ incarné».

L’Ancien Testament annonce Jésus-Christ

La loi et les prophètes sont en Jésus-Christ dans l’Ancien Testament et dans le Nouveau.

La femme est la Vierge Marie, Mère de Jésus-Christ :

Genèse 3, 14-15 : Le Seigneur Dieu dit au serpent : … Je mettrai des inimitiés entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : Elle te brisera la tête, et toi, tu lui tendras des embûches au talon».

Le sacrifice d’Isaac par son père Abraham préfigure le sacrifice du Christ Fils de Dieu :

Genèse 17, 7 : «J’établirai mon alliance entre moi et toi [Abraham], et entre ta postérité après toi dans ses générations par un pacte éternel ; afin que je sois ton Dieu et le Dieu de ta postérité après toi».

Genèse 22, 8 : «Dieu, mon fils, se pourvoira lui-même de la victime de l’holocauste».

Moïse préfigure le Christ Sauveur :

Exode 3, 10 : «Mais viens, et je t’enverrai vers Pharaon, afin que tu retires mon peuple, les enfants d’Israël, de l’Égypte».

Deutéronome 18, 15 : «Le Seigneur ton Dieu te suscitera un prophète de ta nation et d’entre tes frères, comme moi ; c’est lui que tu écouteras».

Le massacre des enfants hébreux par pharaon figure le massacre des Saints innocents :

Exode 1, 16 : «Quand vous accoucherez les femmes des hébreux, et que le temps de l’enfantement sera venu, si c’est un garçon, tuez-le ; si c’est une fille, conservez-la».

Matthieu 2, 16 : «Alors Hérode … envoya tuer tous les enfants qui étaient dans Bethléem et dans tous ses environs, depuis deux ans et au-dessous».

Le serpent de bronze élevé par Moïse préfigure le Christ crucifié :

Nombres 21, 9 : «Moïse fit donc un serpent d’airain et l’exposa comme un signe : lorsque les blessés le regardaient, ils étaient guéris».

Jean 3, 14 : «Comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé ; afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle».

L’agneau de la Pâque juive préfigure l’Agneau de Dieu, Jésus :

Exode 12, 21-23 : «Immolez la Pâque. Trempez un bouquet d’hysope dans le sang qui est sur le seuil de la porte, et vous en aspergerez le linteau et les deux poteaux … Car le Seigneur passera frappant les Égyptiens ; et lorsqu’il verra le sang sur le linteau et sur les poteaux, il passera au delà de la porte de la maison, et il ne permettra pas que le destructeur entre dans vos maisons et vous frappe».

Exode 12, 46 : «Vous n’en briserez aucun os [cf Jean 19, 33]».

Un messie est annoncé après David :

2 Samuel (II Rois) 7, 12 : «Je te susciterai un fils [successeur] après toi [David], lequel sortira de tes entrailles, et j’affermirai son règne. C’est lui qui bâtira une maison à mon nom et j’établirai fermement le trône de son royaume pour toujours.

Psaume 89, 2-5 : «J’ai établi une alliance avec mes élus, j’ai juré à David mon serviteur : J’affermirai ta race, en sorte qu’elle dure éternellement, et je fonderai ton trône pour toutes les générations».

Isaïe 7-14 : «Le Seigneur lui-même vous donnera un signe. Voilà que la vierge concevra, et enfantera un fils, et son nom sera appelé Emmanuel [Dieu avec nous ; cf Matthieu 1, 23].

Isaïe 53, 3-5 : «Écoutez, et votre âme vivra, et je ferai avec vous un pacte éternel qui montrera véritables les miséricordes promises à David».

Isaïe 42, 1 : «Voici mon serviteur, je le soutiendrai ; mon élu, en qui s’est complue mon âme ;  J’ai répandu mon esprit sur lui  ; il annoncera la justice aux nations».

Isaïe 49, 6 : «C’est peu que tu me serves à relever les tribus de Jacob, et à convertir les restes d’Israël. Voici que je t’ai posé en lumière des nations, afin que tu sois mon salut jusqu’à l’extrémité de la terre».

Isaïe 42, 6-7 : «Et je t’ai établi pour être l’alliance du peuple, la lumière des nations ; afin d’ouvrir les yeux des aveugles, de retirer du cachot le captif enchaîné, du fond de leur prison ceux qui étaient assis dans les ténèbres [cf Luc 7, 22]».

Zacharie 9, 9 : «Exulte complètement, fille de Sion ; jubile, fille de Jérusalem ; voici que ton roi viendra à toi, juste et sauveur ; lui-même pauvre, et monté sur une ânesse et sur un poulain, petit d’une ânesse [cf Matthieu 21, 1-11]».

Le Messie né à Bethléem :

Michée 5, 2 : «Et toi, Bethléem Éphrata, tu es très petit entre les mille de Juda ; de toi sortira pour moi celui qui doit être le dominateur en Israël, et sa génération est du commencement, des jours de l’éternité [cf Luc 2]».

Le Messie venu d’Égypte :

Osée 11, 1 : «D’Égypte, j’ai appelé mon fils [cf Matthieu 2, 13]».

Le Messie rejeté :

Psaume 30, 14 : «Pendant qu’ils se rassemblaient contre moi, ils ont tenu conseil pour prendre mon âme [cf Jean 7, 1]».

Psaume 68, 10 : «Le zèle de votre maison m’a dévoré [cf Jean 2, 17]».

Psaume 117, 2 : «La pierre qu’ont rejeté ceux qui bâtissaient est devenu un sommet d’angle [cf Jean 20, 17-18]».

Le Messie souffrant :

Isaïe 50,  6 : «J’ai abandonné mon corps à ceux qui me frappaient, mes joues à ceux qui arrachaient ma barbe ; je n’ai pas détourné ma face à ceux qui me réprimandaient et qui crachaient sur moi».

Isaïe 53, 3-6 : «Méprisé et le dernier des hommes, homme de douleur, et connaissant l’infirmité ; son visage était comme caché et méprisé, et nous l’avons compté pour rien. Il a vraiment lui-même pris nos langueurs sur lui, et il a lui-même porté nos douleurs ; et nous l’avons considéré comme un lépreux, frappé de Dieu et humilié. Mais lui-même il a été blessé a cause de nos iniquités, il a été brisé à cause de nos crimes ; le châtiment, prix de notre paix, est tombé sur lui ; et par ses meurtrissures nous avons été guéris. … le Seigneur a mis sur lui l’iniquité de nous tous».

Isaïe 53, 7-8 : «Il a été offert parce que lui-même l’a voulu, et il n’a pas ouvert sa bouche ; comme une brebis, il sera conduit à la tuerie, et comme un agneau devant celui qui le tond, il sera muet, et il n’ouvrira  pas sa bouche … Car il a été retranché de la terre des vivants ; à cause du crime de mon peuple, je l’ai frappé».

Isaïe 53, 11-12 : «De ce que son âme a souffert, il verra le fruit, et il sera rassasié ; par sa science mon serviteur justifiera lui-même un grand nombre d’hommes, et leurs iniquités, lui-même les portera. … C’est pour cela que je lui départirai un très grand nombre d’hommes, … parce qu’il a livré à la mort son âme, et qu’il a été compté parmi les scélérats ; parce qu’il a porté les péchés d’un grand nombre, et qu’il a prié pour les transgresseurs».

Le Messie crucifié :

Psaume 21, 17-19 : «Parce que des chiens nombreux m’ont environné ; un conseil de méchants m’a assiégé : ils ont percé mes mains et mes pieds ; Ils ont compté tous mes os. Ils m’ont eux-mêmes considéré et regardé attentivement. Ils se sont partagés mes vêtements, et sur ma robe ils ont jeté le sort [cf Jean 19, 24]».

Zacharie 12, 10 : «Et je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem l’esprit de grâce et de prières ; et ils regarderont vers moi, qu’ils ont percé ; et ils pleureront amèrement celui qu’ils on percé ; comme ils pleureraient leur fils unique, et ils s’affligeront à son sujet, comme on a coutume de s’affliger à la mort du premier-né».

Le Messie qui nous relèvera le troisième jour :

Osée 6, 2 : «Il nous rendra la vie après deux jours ; au troisième jour il nous ressuscitera, et nous vivrons en sa présence».

La Nouvelle Alliance

Le Christ accomplit la loi et en Lui est le salut ; Hors de Lui, il n’y a aucun salut.

Saint Paul aux Romains 3, 20-24, 25-28 : «En effet, nul homme ne sera justifié devant lui par les œuvres de la Loi, car une loi ne fait que donner la connaissance du péché. Mais maintenant, sans la Loi, a été manifestée une justice de Dieu à la quelle rendent témoignage la Loi et les Prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux et à tous ceux qui croient; il n’y a point de distinction, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.

«C’est lui que Dieu a donné comme victime propitiatoire par son sang moyennant la foi, afin de manifester sa justice, ayant, au temps de sa patience, laissé impunis les péchés précédents, afin, dis-je, de manifester sa justice dans le temps présent, de manière à être reconnu juste et justifiant celui qui croit [en Jésus-Christ]. Où est donc la jactance ? Elle est exclue. Par quelle loi ? Par la loi des oeuvres ? Non, pas par la loi de la foi. Car nous tenons pour certain que l’homme est justifié par la foi, à l’exclusion des œuvres de la Loi».

Saint Paul le résume dans le livre des Actes des Apôtres :

Actes des Apôtres 13, 16-41 : «Paul se leva, fit signe de la main et dit : Israélites et vous qui craignez Dieu, écoutez. Le Dieu de ce peuple d’Israël a choisi nos pères, et il a exalté le peuple pendant le séjour au pays d’Égypte, et il les a en tirés par la puissance de son bras, et durant quarante ans environ il a supporté leur caractère dans le désert. Puis, ayant détruit sept nations au pays de Canaan, il leur a donné en héritage le pays de celles-ci durant quatre cent cinquante ans environ. Et après cela, il (leur) donna des juges jusqu’au prophète Samuel. Ensuite ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna, pendant quarante ans, Saül, fils de Cis, de la tribu de Benjamin. Puis, l’ayant rejeté, il leur suscita pour roi David, auquel il a rendu témoignage en disant: J’ai trouvé David, le (fils) de Jessé, homme selon mon cœur, qui fera toutes mes volontés.

«C’est de sa postérité que Dieu, selon sa promesse, a amené pour Israël un sauveur, Jésus. Avant sa venue, Jean avait prêché un baptême de pénitence à tout le peuple d’Israël ; et comme Jean arrivait au terme de sa course, il disait:  » Je ne suis pas ce que vous pensez que je suis; mais voici qu’après moi vient celui dont je ne suis pas digne de délier la sandale de (ses) pieds. « 

«Frères, fils de la race d’Abraham et ceux d’entre vous qui craignent Dieu, c’est à nous que cette parole de salut a été envoyée. Car les habitants de Jérusalem et leurs chefs, ayant méconnu (Jésus) ainsi que les paroles des prophètes qui se lisent chaque sabbat, ont accompli (celles-ci) en le condamnant ; et n’ayant trouvé aucune cause de mort, ils ont demandé à Pilate de la faire périr ; et quand ils eurent accompli tout ce qui est écrit de lui, ils le descendirent du bois et le déposèrent dans un sépulcre. Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts ; et pendant bon nombre de jours il est apparu à ceux qui étaient montés avec lui de la Galilée à Jérusalem, et qui maintenant sont ses témoins auprès du peuple.

«Nous aussi, nous vous annonçons que la promesse faite à (nos) près, Dieu l’a accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit dans le psaume deuxième: Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui. Or, qu’il l’ait ressuscité d’entre les morts de sorte qu’il ne dût plus retourner à la décomposition, c’est ce qu’il a dit ainsi: Je vous donnerai les choses saintes de David, les vraies. C’est pourquoi il dit encore ailleurs : Tu ne permettras pas que ton Saint voie la décomposition. Car David, après avoir, pendant qu’il vivait, servi la volonté de Dieu, est mort, et il a été réuni à ses pères, et il a vu la décomposition. Mais celui que Dieu a ressuscité n’a pas vu la décomposition.

«Sachez-le donc, frères : c’est par lui que la rémission des péchés vous est annoncée, et de tout ce dont vous n’avez pu être justifiés par la loi de Moïse, quiconque croit en est justifié par lui. Prenez donc garde qu’il ne vous arrive ce qui est dit dans les Prophètes : Voyez, contempteurs, soyez étonnés et disparaissez, parce que je vais faire en vos jours une œuvre, une œuvre que vous ne croirez pas si on vous la raconte».

La Parole de Dieu est la personne de Jésus-Christ

L’Ancien Testament préfigure Jésus-Christ et l’annonce car Il est la seule Parole de Dieu. Dansl’Ancien Testament Diru parlé par des hommes, les prophètes, dans le Nouveau Testament Dieu a parlé par Son Fils, Dieu le Fils fait homme, vrai Dieu et vrai homme.

Évangile de saint Luc 24, 44 : «Puis il [Jésus-Christ ressuscité] leur dit [à ses disciples d’Emmaüs] : «… il fallait que fût accompli tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les Psaumes».

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi».

Jean 1, 1-14 : «Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu. C’est lui qui au commencement était en Dieu. Toutes choses ont été faites par lui, et sans lui rien n’a été fait de ce qui a été fait. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas comprise. Il y eut un homme envoyé de Dieu dont le nom était Jean [le Baptiste]. Celui-ci vint comme témoin pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui ; il n’était pas la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière. Celui-ci était la vraie lumière qui illumine tout homme venant en ce monde. Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l’a pas connu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il  a donné le pouvoir d’être faits enfants de Dieu ; à ceux qui croient en son nom ; Qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Et le Verbe a été fait chair, et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire comme la gloire qu’un fils unique reçoit de son père, plein de grâce et de vérité».

 

La colère de Dieu demeure sur les juifs qui refusent Jésus-Christ 

Saint Paul était un juif zélé qui faisait emprisonner les chrétiens et fut converti par l’apparition de Jésus ressuscité qui fit de lui son apôtre. Il est bien placé pour en parler.

I ère épître de saint Paul aux Thessaloniciens 2, 13 – 16 : «C’est pourquoi nous aussi, nous ne cessons de rendre grâces à Dieu, de ce qu’ayant reçu la divine parole que nous avons fait entendre, vous l’avez reçue, non comme parole des hommes, mais, ainsi qu’elle l’est véritablement, comme une parole de Dieu. C’est elle qui déploie sa puissance en vous qui croyez. Car vous, frères, vous êtes devenus les imitateurs des Églises de Dieu qui se réunissent en Jésus-Christ dans la Judée, puisque vous avez souffert vous aussi de la part de vos compatriotes, ce qu’elles ont eu à souffrir de la part des Juifs, – de ces Juifs qui ont mis à mort le Seigneur Jésus et les prophètes, nous ont persécutés, ne plaisent point à Dieu et sont ennemis du genre humain, nous empêchant de prêcher aux nations pour leur salut : de sorte qu’ils comblent sans cesse la mesure de leurs péchés. Mais la colère de Dieu est tombée sur eux pour y demeurer jusqu’à la fin».

Épitre de saint Paul à Tite 1, 9-11 : «Fortement attaché aux vérités de la foi, qui sont conformes à la doctrine, afin de pouvoir exhorter selon la saine doctrine, et confondre ceux qui la contredisent. Car il y a beaucoup de rebelles, beaucoup de semeurs de vaines paroles, et de séducteurs ; surtout parmi les circoncis [les juifs]. Il faut leur fermer la bouche, parce qu’ils causent la subversion de toutes les familles, enseignant ce qu’il ne faut pas…».

 

L’Église catholique enseigne infailliblement qu’il n’y a aucun salut pour les juifs qui n’entrent pas dans l’Église catholique

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino »,  4 février 1442 ex cathedra : «[La très sainte Église romaine] Elle croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront  » dans le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges«  [Mt 25,41] à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; … personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Pape Eugène IV, « Cantate Domino », Concile de Florence, 4 février 1442 ex cathedra : «Elle [La sainte Église] croit fermement, professe et enseigne que les prescriptions légales de l’Ancien Testament qui se divisent en cérémonies, saints sacrifices, sacrements, parce qu’ils avaient été institués pour signifier quelque chose de futur, bien qu’en ce temps-là, ils aient été adaptés au culte divin, une fois venu notre Seigneur Jésus Christ qui était signifié par eux, ont pris fin et qu’ont commencé les sacrements du Nouveau Testament. Quiconque encore après la Passion met son espoir dans les prescriptions légales et se soumet à elles en les croyant nécessaires au salut, comme si la foi dans le Christ ne pouvait sauver sans elles, a péché mortellement. Elle ne nie pas cependant que, depuis la Passion du Christ jusqu’à la promulgation de l’Évangile, elles ont pu être respectées du moins dans la mesure où on les croyait si peu que ce fût nécessaires au salut. Mais, après la promulgation de l’Évangile, l’Église affirme qu’elles ne peuvent être respectées sans l’anéantissement du salut éternel.

«Donc elle dénonce comme étrangers à la foi du Christ tous ceux qui depuis ce temps-là observent la circoncision, le sabbat et les autres prescriptions légales, et affirme qu’ils ne peuvent pas du tout avoir part au salut éternel, sauf si un jour ils reviennent de ces erreurs. Donc à tous ceux qui se glorifient du nom de chrétiens, elle prescrit de manière absolue qu’à n’importe quel moment soit avant soit après le baptême il faut renoncer à la circoncision, que l’on place en elle ou non son espoir, elle ne peut être respectée sans anéantissement du salut éternel».

Beaucoup de gens, se disant catholiques, affirment hardiment, en contradiction avec cette déclaration infaillible du pape Eugène IV au concile de Florence, que les juifs, qui rejettent le Christ ou qui n’ont pas trouvé ou accepté le Christ comme leur Messie, peuvent être sauvés. Ils contredisent également les paroles de notre Seigneur dans l’Évangile.

Jean 3, 36 : «Celui qui croit au Fils a la vie éternelle, mais celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Part. Ia-IIa, Q. 103, Rép. 4 : «De la même manière, les cérémonies de l’ancienne loi annonçaient le Christ comme ayant encore à naître et à souffrir, alors que nos sacrements Le signifient comme déjà né et ayant souffert. Par conséquent, tout comme ce serait un péché mortel maintenant pour tout le monde, en faisant une profession de foi, de dire que le Christ est encore à naître, que les anciens pères annonçaient avec ferveur et sincérité ; de même ce serait un péché mortel maintenant d’observer ces cérémonies que les anciens pères ont remplies avec dévotion et fidélité».

Pape Benoît XIV, Ex Quo Primum, n° 61, 1er mars 1756 : « La première considération est que les cérémonies de la loi de Moïse ont été abrogées par la venue du Christ et qu’elles ne peuvent plus être respectées sans péché après la promulgation de l’Evangile».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi,  29-30, 29 juin 1943 : «Et tout d’abord, par la mort de notre Rédempteur, le Nouveau Testament a pris la place de l’ancienne loi qui avait été abolie … sur le gibet de sa mort, Jésus a fait l’annulation de la loi avec ses décrets [Eph. 2, 15] … instituant le Nouveau Testament dans son sang versé pour l’humanité tout entière. « A tel point, alors, dit saint Léon le Grand, en parlant de la croix de notre Seigneur, qu’il était opéré un transfert de la Loi à l’Evangile, de la Synagogue à l’Eglise, de nombreux sacrifices pour une victime, à quand notre Seigneur a expiré, ce voile mystique qui fermait la partie la plus interne du temple et son secret sacré se déchira violemment de haut en bas ». Sur la croix, l’ancienne loi est morte, qui sera bientôt enterrée et sera porteuse de mort …»

Ainsi, ceux qui défendent obstinément que les juifs infidèles qui rejettent le Christ peuvent être sauvés et qui contredisent volontairement ces enseignements infaillibles de l’Eglise, sont des hérétiques, et recevront la pleine force de la condamnation automatique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : « … la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires «.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche que tous ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, et non seulement les païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peuvent pas participer à la vie éternelle et iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges, sauf s’ils sont unis à l’Église avant la fin de leur vie …»

L’Église avec les juifs

L’Église a enseigné aux Chrétiens d’éviter une excessive fréquentation avec les juifs pour sauvegarder la foi catholique

Pour la sauvegarde de la foi catholique, l’Église a infailliblement enseigné aux Chrétiens d’éviter une excessive fréquentation avec les juifs (et d’autres infidèles), comme on peut le voir ci-dessous :

Concile de Bâle, session 19, 7 sept. 1434 ex cathedra : « … qu’ils [les juifs et d’autres infidèles] soient contraints d’habiter dans certains quartiers des villes et des bourgs, séparés de la cohabitation avec les chrétiens, et aussi éloignés que possible des églises ».

L’Église a aussi ordonné par le pape Paul IV dans sa bulle Cum nimis absurdum du 14 juillet 1555l’interdiction aux médecins juifs et infidèles de guérir les chrétiens, confirmée par le pape Benoit XIII dans sa bulle Alias piae memoriae du 30 mars 1581, qui recommande l’application de cette règle dans toutes les terres chrétiennes.

L’Église a protégé les juifs et prie pour leur conversion

L’Église enseigne infailliblement que les juifs doivent entrer en son sein pour le salut, et que ceux qui restent juifs nient la divinité du Christ et sont éternellement perdus. Mais l’Église a protégé les juifs dans le but de leur conversion et a toujours prié chaque vendredi pour la conversion des juifs.

Le pape saint Grégoire X demanda la protection des Juifs vivant dans la chrétienté dans sa bulle du 7 octobre 1272 :.

Pape Saint Grégoire X, Protection papale des Juifs, 7 oct. 1272 : « … Bien qu’ils [les juifs] préfèrent persister dans leur entêtement plutôt que de reconnaître les paroles de leurs prophètes et les mystères de l’Écriture, et donc d’arriver à une connaissance de la foi chrétienne et du salut ; Néanmoins, dans la mesure où ils ont lancé un appel pour notre protection et de l’aide, nous admettons donc leur pétition et nous leur offrons le bouclier de notre protection par la clémence de la piété chrétienne. Ce faisant, nous suivons les traces de nos prédécesseurs, de mémoire bénie, les papes de Rome – Calixte, Eugène, Alexandre, Clément, Innocent, et Honorius.

« Nous décrétons en outre que nul chrétien doit les contraindre … à venir au baptême involontairement. Mais si l’un d’eux prend refuge de son propre accord avec les chrétiens, en raison de la condamnation, alors, après que son intention aura été manifeste, il sera fait chrétien sans aucune intrigue. Car, en effet, la personne qui est connue pour avoir rejoint le baptême chrétien non librement, mais à contrecœur, on ne la croit pas posséder la foi chrétienne.

« De plus aucun chrétien ne doit présumer de saisir, emprisonner, blesser, torturer, mutiler, tuer ou infliger de violence sur eux ; Par ailleurs nul ne peut présumer, sauf par une action judiciaire des autorités du pays, de changer les bonnes mœurs dans le pays où ils vivent dans le but de prendre leur argent ou des biens d’eux ou des autres.

« En outre, nul ne peut les déranger de quelque manière comme lors de la célébration de leurs fêtes, que ce soit de jour ou de nuit, avec des clubs ou des pierres ou toute autre chose. …

« Dans la mesure où les Juifs ne sont pas en mesure de témoigner contre les chrétiens, nous décrétons en outre que le témoignage des chrétiens contre les juifs ne sont pas valables, sauf s’il y a parmi ces chrétiens certain Juif qui soit là dans le but d’offrir un témoignage.

[Ici Gregoire X statue sur les accusations injustes d’assassinat rituel d’enfants chrétiens par les juifs qui sont emprisonnés injustement comme l’avait fait Innocent IV en 1247]

« Nous décrétons qu’aucun chrétien ne doit remuer quelque chose de nouveau contre eux, mais qu’ils devraient être maintenus dans ce statut et la position dans laquelle ils étaient à l’époque de nos prédécesseurs, depuis l’antiquité jusqu’à maintenant.

« Nous décrétons afin d’arrêter la méchanceté et l’avarice des hommes mauvais, que nul ne peut oser dévaster ou détruire un cimetière des Juifs … En outre, si quelqu’un, après avoir connu le contenu de ce décret – nous espérons que cela ne se produira pas – tentait d’agir audacieusement contrairement, qu’il souffre la punition de son rang et position ou qu’il soit puni par la peine d’excommunication, à moins qu’il ne fasse amende honorable pour son audace par la pénitence appropriée. En outre, nous souhaitons que seuls les Juifs qui n’ont pas tenté d’arranger quoi que ce soit pour la destruction de la foi chrétienne soient enrichis par le soutien d’une telle protection … »

L’Église a aussi protégé les juifs injustement accusés d’être à l’origine de la peste noire au 14ème siècle.

L’Église enseigne que l’antisémitisme est un péché

L’Église enseigne aussi que malgré que les juifs soient dans l’aveuglement, l’antisémitisme est un péché.

Décret du saint office, 25 mars 1928 (sous le pape Pie XI) : « L’Église catholique, en effet, a toujours eu coutume de prier pour le peuple juif, qui fut jusqu’à Jésus-Christ, le dépositaire des divines promesses, nonobstant son aveuglement subséquent, voir à cause de cet aveuglement. Mû par la même charité, le siège apostolique a protégé ce peuple contre les vexations injustes, et de même qu’il réprouve toutes les jalousies et les inimitiés entre les nations, de même ou davantage encore condamne-t-il la haine à l’égard du peuple jadis élu de Dieu, à savoir cette haine qu’on a coutume de désigner présentement en langue vulgaire sous le nom d’antisémitisme ».

Hérésie juive de la secte vatican 2

La secte vatican 2 nie l’Écriture et le Magistère de l’Église catholique, en enseignant que les juifs pratiquant le judaïsme n’ont pas à se convertir pour être sauvés :

Comme on peut en voir la preuve dans l’Écriture (Actes des Apôtres 13, 16-41 ; 1 Thessaloniciens 2, 13 – 16) et l’enseignement du Pape Eugène IV au Concile de Florence ci-dessus, ainsi que des papes ci-dessous, l’Église catholique enseigne infailliblement qu’avec la venue de Jésus-Christ et la promulgation de l’Évangile, l’Ancienne Alliance (qui est l’accord conclu entre Dieu et les Juifs à travers la médiation de Moïse) a cessé et a été remplacée par la Nouvelle Alliance de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il est vrai que certains aspects de l’Ancienne Alliance sont toujours valables, car ils sont inclus dans la nouvelle et éternelle Alliance de Jésus-Christ, comme les Dix Commandements, mais l’Ancienne Alliance par elle-même (l’accord entre Dieu et le peuple juif) a cessé avec la venue du Messie. Par conséquent, dire que l’Ancienne Alliance est toujours valide c’est affirmer que le judaïsme est une religion vraie et que Jésus-Christ n’est pas vraiment le Messie. C’est également nier le dogme catholique défini, comme l’enseignement suivant du Concile de Florence, qui définit infailliblement sous peine d’hérésie que l’ancienne loi est morte et que ceux qui tentent de la pratiquer ne peuvent pas être sauvés.

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, 1512-1517, Séance 8 et 9, ex cathedra : «… Tous les faux chrétiens et ceux avec de mauvais sentiments envers la foi, quelle que soit leur race ou nation, ainsi que les hérétiques et ceux souillés avec une certaine souillure d’hérésie, ou judaïsantsdoivent être totalement exclus de la société des fidèles du Christ et expulsés de n’importe quelle position, en particulier de la curie romaine, et punis d’une peine adéquate … »

Pie VII, Encyclique Post tam diuturnas, 29 avril 1814 : « Par cela même qu’on établit la liberté de tous les cultes sans distinction, on confond la vérité avec l’erreur et l’on met au rang des sectes hérétiques et même de la perfidie [tromperie] judaïque, l’épouse sainte et immaculée du Christ, l’Eglise hors de laquelle il n’y a pas de salut ».

Pape Benoît XIV, Ex Quo Primum (n° 59 et 61), 1er mars 1756 : « Cependant, ils ne tentent pas d’observer les préceptes de l’ancienne loi qui, comme tout le monde sait a été révoquée par la venue du Christ. … La première considération est que les cérémonies de la loi mosaïque ont été abrogées par la venue du Christ et qu’elles ne peuvent plus être observées sans péché après la promulgation de l’Evangile ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (s ‘# 29-30), le 29 Juin 1943 : «Et d’abord, par la mort de notre Rédempteur, le Nouveau Testament a pris la place de l’ancienne loi qui avait été abolie … sur le gibet de sa mort Jésus a abrogé la Loi avec ses décrets [Eph. 2, 15] … instituant le Nouveau Testament dans son sang versé pour la race humaine tout entière. A tel point, alors, dit saint Léon le Grand, en parlant de la croix de notre Seigneur, qu’était effectué là un transfert de la Loi à l’Evangile, de la Synagogue à l’Eglise, de nombreux sacrifices à une victime, que, «comme notre Seigneur a expiré, ce voile mystique qui fermait la partie la plus profonde du temple et son secret s’était déchiré violemment de haut en bas. Sur la Croix, l’ancienne loi est morte, qui sera bientôt enterrée et cessera d’être une porteuse de mort … »

Conclusion

C’est notre espoir que des juifs qui liront cette page se sauvent en reconnaissant le Messie annoncé par l’Ancien Testament, Jésus-Christ qui a accompli les Écritures, et se convertissant à Lui. Pour éviter la damnation et le feu éternel de l’enfer et pour être sauvés, les juifs doivent : 1) croire en Jésus-Christ comme leur Sauveur, 2) se convertir à la vraie foi divine catholique (Tradition de l’Église), et 3) entrer dans l’Église par la foi et le sacrement du baptême.

Annexe : Réfutation contre les juifs incrédules, saint Athanase

Saint Athanase d’Alexandrie, De Incarnatione (Sur l’Incarnation du Verbe), Chapitre V, n° 33-40, Contre les Juifs incrédules :

Testimonia sur l’incarnation et la mort du Christ

« 33. 1. Puisqu’il en est ainsi et que la démonstration de la résurrection du corps et de la victoire remportée par le Sauveur sur la mort est évidente, allons ! réfutons l’incrédulité des Juifs et la moquerie des Grecs. 2. Car à l’encontre de ces faits, les Juifs se refusent de croire tout comme les Grecs se gaussent, en tirant en tous sens ce que la croix et l’incarnation du verbe de Dieu présentent d’inconvenant. Mais mon discours ne tardera pas à leur tenir tête aux uns et aux autres, d’autant plus qu’il présente contre eux des arguments lumineux. 3. Pour ce qui est des Juifs incrédules, ils disposent d’une preuve à partir des Écritures, qu’ils lisent eux aussi. D’un bout à l’autre, le livre inspiré tout entier crie des choses, comme le montrent ses paroles mêmes. Ainsi les prophètes annonçaient depuis longtemps le miracle de la vierge et de l’enfant qui devait naître d’elle : « Voici que la vierge va être enceinte et va enfanter un fils, et on appellera son nom Emmanuel, ce qui se traduit Dieu avec nous » (Is. 7, 14. Matth. 1, 23). 4. Moïse, qui fut vraiment grand, et dont ils reconnaissent la véracité, estimait à l’égal des plus grandes choses ce qui pouvait être dit de l’Incarnation du Sauveur et, l’ayant reconnu comme vrai, il le mit par écrit dans ces termes : « Un astre s’élève de Jacob, et un homme d’Israël, et il brisera les princes de Moab » (Nombr. 24, 17b). Et encore : « Qu’elles sont belles tes maisons, ô Jacob, tes tentes, ô Israël ! Comme des vallées elles sont couvertes d’ombre, comme des jardins au bord des fleuves, et comme des tentes qu’a plantées le Seigneur, comme des cèdres le long des eaux. Il sortira un homme de ta race, et il dominera des peuples nombreux » (Nombr. 24, 5-7a). Et de nouveau Isaïe : « Avant que le petit puisse appeler son père et sa mère, on transportera la puissance de Damas et les dépouilles de Samarie devant le roi des Assyriens » (Is. 8, 4b). 5. Qu’il paraîtra en homme, ces mots le prophétisent. Mais que celui qui viendrait serait le Seigneur de tous, les prophètes l’annoncent aussi en disant : « Voici que le Seigneur est assis sur un léger nuage, et il viendra en Égypte et les idoles d’Égypte seront ébranlées » (Is. 19, 1). Et c’est de là en effet que le Père le rappelle en disant : « D’Égypte j’ai appelé mon Fils » (Matth. 2, 15. Os. 11, 1).

34. 1. Sa mort non plus n’a pas été passée sous silence ; mais elle a été indiquée très distinctement dans les divines Écritures. Et en effet, même la cause de sa mort, qu’il n’a pas endurée à cause de lui-même, mais pour l’immortalité et le salut de tous, ainsi que le complot des Juifs et leurs sévices contre lui, elles n’ont pas craint de le dire, pour que rien de ce qui s’est produit ne restât incompris et ne soit cause d’égarement. 2. Elles disent donc : »Homme de douleur, et sachant supporter la souffrance, parce que son visage a été pris en aversion : il a été méprisé et compté pour rien. Celui-ci porte nos péchés, et souffre pour nous ; et nous le considérions comme souffrant, frappé et humilié. Mais lui a été blessé à cause de nos péchés, et meurtri à cause de nos iniquités. Le châtiment qui nous vaut la paix est sur lui, et pas ses meurtrissures nous sommes guéris ». Admire la philanthropie du Verbe, qui se laisse outrager pour nous, afin que nous soyons considérés : « Tous, comme des brebis, nous étions errants ; l’homme a erré dans sa voie ; et le Seigneur l’a livré à nos péchés ; et lui, pendant qu’il est maltraité, n’ouvre pas la bouche. Comme une brebis il est conduit à l’abattage, et comme un agneau muet devant celui le tond, ainsi il n’ouvre pas la bouche ; en son humilité son jugement a été enlevé ». 3. Puis, pour que personne ne le soupçonne d’être un homme ordinaire à cause de ses souffrances, l’Écriture prévient les pensées des hommes en décrivant sa puissance et sa nature différente de la nôtre, en disant : « Qui racontera sa génération ? Sa vie a été enlevée de la terre ; à cause des iniquités du peuple il a été conduit à la mort. Et je donnerai les méchants en échange de sa sépulture, et les riches pour sa mort, parce qu’il n’a pas commis l’iniquité, et en sa bouche on n’a pas trouvé de mensonge. Et le Seigneur veut le guérir de sa blessure ».

35. 1. Mais peut-être après avoir entendu la prophétie de sa mort, désires-tu apprendre ce qui a été annoncé de sa croix ? Car elle non plus n’a été passée sous silence ; mais elle a été montrée par les saints, et cela d’une manière tout à fait lumineuse. 2. Moïse le premier l’annonce à grands cris en disant : « Vous verrez votre vie suspendue devant vos yeux, et vous ne croirez pas » (Deut. 28, 66). 3. Et après lui les prophètes s’en font également les témoins : « Moi, tel un agneau innocent j’étais mené au sacrifice, sans le savoir ; contre moi ils tramaient le mal, disant : Venez, et mettons du bois dans son pain, et arrachons-le de la terre des vivants » (Jér. 11, 19a). 4. Et encore : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os ; il se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré ma robe au sort » (Ps. 21, 17s). 5 Cette mort suspendue au bois ne saurait être que celle de la croix ; et d’autre part dans aucune sorte de mort mains et pieds ne sont percés, sauf sur la seule croix. 6. Et puisque par la venue du Sauveur tous les peuples ont partout commencé à reconnaître Dieu, cela non plus les saintes lettres ne l’ont pas laissé sans mention, mais elles en font mémoire dans ces termes : « Il sera la racine de Jessé et celui qui se lève pour commander les nations, en lui les nations espéreront ».

Développement oratoire sur ces testimonia

Ces quelques mots suffisent à la démonstration des faits. 7. Mais toute l’Ecriture est remplie de traits qui réfutent l’incrédulité des Juifs. En effet, parmi les justes, les saints prophètes et les patriarches, dont la vie est racontée dans les divines Ecritures, lequel naquit jamais d’une vierge seule ? Ou quelle femme suffit, sans le concours d’un époux, à donner la vie à des humains ? Abel n’est-il pas né d’Adam, Enoch de Jared, Noé de Lamech, Abraham de Tharès, Isaac d’Abraham, Jacob d’Isaac ? Judas de Jacob, Moïse et Aaron d’Amram ? Samuel n’est-il pas né d’Elcana, David de Jessé, Salomon de David, Ezéchias d’Achaz, Josias d’Amos, Jérémie d’Helcias, Ezéchiel de Buzi ? Chacun d’eux n’a-t-il pas eu un père au principe de sa naissance ? Qui donc est né d’une vierge seule ? Aussi le prophète s’est-il beaucoup soucié d’indiquer ce signe. 8. De qui un astre dans les cieux a-t-il précédé la venue au monde, et l’a fait connaître à l’univers dès sa naissance ? Moïse, en effet, à peine né, fut caché par ses parents ; de David, même ses voisins n’entendirent point parler, puisque le grand Samuel lui-même ne le connaissait pas, mais qu’il demanda s’il restait encore un fils de Jessé ; Abraham ne fut connu de ses proches qu’après être devenu un personnage important. Mais la naissance du Christ n’eut pas un homme pour témoin, mais un astre, apparu dans le ciel d’où lui-même descendait.

36. 1. Quel est le roi qui « avant de pouvoir nommer son père ou sa mère » accéda au pouvoir et remporta des trophées contre ses ennemis ? David ne commença-t-il pas à régner quand il avait trente ans, et Salomon lorsqu’il était jeune homme ? Joas n’avait-il pas sept ans, lorsqu’il monta sur le trône ; et Josias, encore plus jeune n’approchait-il pas l’âge de sept ans, quand il reçut le pouvoir ? Mais même ceux-ci qui avaient cet âge étaient capables de nommer leur père et leur mère. 2. Qui donc presque avant sa naissance règne et dépouille ses ennemis ? Mais que les Juifs scrutateurs me disent quel roi survint en Israël ou en Judée, sur qui toutes les nations firent reposer leur espérance ! Et n’étaient-elles pas plutôt hostiles partout à ces rois ? 3. Aussi longtemps que Jérusalem était restée debout, elles lui faisaient la guerre sans trêve ; tous combattaient contre Israël, les Assyriens l’opprimaient, les Égyptiens le persécutaient, les Babyloniens l’envahissaient ; et chose étonnante, les Syriens voisins étaient aussi ses ennemis. David ne faisait-il pas la guerre contre ceux de Moab, et ne taillait-il pas les Syriens en pièces, Josias ne se gardait-il pas de ses voisins, Ezéchias ne craignit-il pas la jactance de Sennachérib, et Amalec ne fit-il pas campagne contre Moïse, à qui les Amorrhéens étaient également hostiles ; les habitants de Jéricho ne luttèrent-ils pas contre Josué fils de Nun ? Et de toute manière, en l’absence de trêve, y eut-il jamais des liens d’amitié entre les nations et Israël ? Quel est donc celui en qui les nations mettent leur confiance, il vaut la peine de le voir ; car il doit exister, puisqu’il est impossible que le prophète ait menti. 4. Mais lequel d’entre les saints prophètes ou les patriarches de jadis a subi la mort sur une croix pour le salut de tous ? Ou lequel a été blessé et mis à mort pour la guérison de tous ? Qui des justes et des rois est descendu en Egypte, et à cause de la descente duquel d’entre eux les idoles des Egyptiens ont-elles cessé d’exister ? Certes Abraham est descendu, et l’idolâtrie a encore existé sous toutes ses formes, Moïse y est né, et le culte des vanités y existait tout autant.

37. 1. Qui, parmi ceux dont témoigne l’Écriture, a eu les mains et les pieds percés, ou a été pendu vraiment au bois et est mort en croix pour le salut de tous ? Abraham, quant à lui, est mort couché dans son lit ; Isaac et Jacob, eux aussi, ont étendu leurs pieds sur leur lit pour mourir, Moise et Aaron sont morts dans la montage, David dans sa maison, sans succomber à un complot de leurs gens. Bien sûr, David avait été recherché par Saül, mais il s’était sauvé sans dommage. Isaïe a bien été scié, mais il n’a pas été suspendu au bois ; Jérémie a été insulté, mais non pour le peuple, il a seulement annoncé ce qui arriverait au peuple. 2. Ensuite ces gens-là, qui ont certes souffert, étaient des hommes, tels q ue tous le sont selon la ressemblance de la nature ; mais celui dont les Écritures annoncent qu’il souffre pour tous, n’est pas simplement un homme, mais on dit qu’il est la vie de tous, bien qu’il soit physiquement semblable aux hommes. « Car vous verrez, est-il dit, votre vie pendue devant vos yeux », et « Qui racontera sa génération ? »
Or on peut apprendre la génération de tous les saints et raconter depuis le commencement qui a été chacun et d’où il est né ; mais de celui qui est la vie les divines paroles indiquent que sa génération est indicible. 3. Qui donc est-il, pour que les divines Écritures en parlent ainsi ? Qui est cet être si grand que les prophètes annoncent de lui de si grandes choses ? Mais on n’en trouve aucun dans les Écritures, sinon le commun Sauveur de tous, Dieu le Verbe, notre Seigneur Jésus-Christ. Car c’est lui qui est issu d’une vierge, qui est apparu sur terre comme un homme et dont la génération selon la chair est indicible. En effet, personne ne peut parler de son père selon la chair, son corps n’étant pas né d’un homme, mais d’une vierge seule. 4. Si l’on peut établir la généalogie des ancêtres de David, de Moïse et de tous les patriarches, nul ne peut raconter à partir d’un homme l’origine charnelle du Sauveur. C’est lui qui a fait annoncer par l’étoile la naissance de son corps. Car il convenait que le Verbe, descendant du ciel, fût signalé à partir du ciel ; et il fallait que l’arrivée du roi de la création fût connue clairement de toute la terre. 5. Certes, il naissait en Judée, mais les Perses venaient l’adorer. C’est lui qui dès avant sa manifestation corporelle remportait la victoire contre ses adversaires, les démons, et gagnait ses trophées contre l’idolâtrie.
Tous les peuples en tous lieux, abjurant les habitudes ancestrales et l’impiété des idoles, mettent désormais dans le Christ leur espérance ; ils se comptent parmi les siens, comme on peut le voir de ses yeux. 6. Car l’impiété des Égyptiens n’a cessé qu’au moment où le Seigneur de l’univers, comme porté sur une nuée, vint chez eux corporellement, détruisit l’erreur de l’idolâtrie, et les ramena tous à lui, et par lui au Père. 7. C’est lui qui a été crucifié à la face du soleil, de la création et de ceux qui le mettaient à mort ; et par sa mort, le salut se réalisa pour tous, et toute la création a été rachetée. C’est lui qui est la vie de tous, et qui, tel une brebis, livra son corps à la mort en rançon pour le salut de tous, même si les Juifs restent incrédules.

Autres testimonia et réflexions sur les miracles du Christ

38. 1. S’ils jugent que cela n’est pas suffisant, qu’ils se laissent persuader par d’autres textes qu’ils ont encore à leur disposition. De qui les prophètes disent-ils : « Je me suis montré à ceux qui ne me cherchent pas, j’ai été trouvé par ceux qui ne me demandaient pas, j’ai dit : « Me voici, au peuple qui n’invoquait pas mon nom ; j’ai tendu mes mains vers un peuple désobéissant et rebelle ». 2. Qui donc s’est montré ? Qu’on le dise aux Juifs ! Car si c’est le prophète, qu’ils indiquent à quel moment il s’est caché pour paraître ensuite. Quel est donc ce prophète, qui d’invisible s’est rendu visible, et a étendu les mains sur la croix ? Ce n’est aucun des justes, mais seul le Verbe de Dieu, qui, incorporel par nature, est apparu pour nous dans un corps et a souffert pour nous. 3. Et si cela non plus ne leur suffit pas, qu’ils soient confondus par d’autres textes, qui présentent un argument non moins clair. L’Écriture dit en effet : « Fortifiez-vous, mains défaillantes et genoux chancelants ; consolez-vous, cœurs pusillanimes ; fortifiez-vous, ne craignez pas. Voici que notre Dieu va rendre justice, c’est lui qui vient et qui nous sauvera. Alors s’ouvriront les yeux des aveugles, et les oreilles des sourds entendront ; alors le boiteux sautera comme un cerf, et la longue des bègues sera déliée ». 4. Que peuvent-ils bien dire de ceci, ou comment osent-ils seulement regarder cela en face ? Car d’une part la prophétie annonce que c’est Dieu qui va venir ; d’autre part les prodiges font connaître le moment de son arrivée. Que les aveugles voient clair, que les boiteux marchent, que les sourds entendent et que la langue des bègues soit déliée, tout cela est dit en fonction de la venue de Dieu. Qu’ils disent donc quand de tels prodiges ont eu lieu en Israël, et où une chose pareille se produisit en Judée ? 5. Naaman le lépreux a été guéri, mais nul sourd n’a retrouvé l’ouïe, ni aucun boiteux n’a marché. Elie et Elisée ont ressuscité des morts, mais aucun aveugle-né n’a recouvré la vue. Certes ce fut une grande chose de ressusciter vraiment un mort, mais cela ne se compare pas avec le prodige du Sauveur. Et puisque l’Écriture n’a pas tu ce qui a trait au lépreux et au défunt de la veuve, certainement s’il était arrivé qu’un boiteux marchât et qu’un aveugle vît, la Parole n’aurait pas manqué de le faire connaître aussi. Mais comme on n’en parle pas dans les Écritures, il est clair que de telles choses ne se sont pas produites auparavant. 6. Quand donc sont-elles arrivées sinon quand le
Verbe de Dieu lui-même est venu dans un corps ? Mais quand est-il venu, sinon lorsque les boiteux ont marché, que les bègues ont parlé avec aisance, que les sourds ont entendu et que les aveugles-nés ont recouvré la vue ? C’est bien pourquoi les Juifs, témoins oculaires de cela, en parlaient comme de faits, dont on n’avait jamais entendu dire qu’ils se fussent produits à d’autres époques : « Jamais on n’a ouï dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire » (Jn 9, 32-34).

Réponse à l’instance classique des Juifs : le Messie reste à venir

39. 1. Mais peut-être, incapables de résister à l’évidence, ils ne nieront pas les Écritures, mais ils déclareront avec emphase qu’ils attentent encore, et que le Dieu Verbe n’est pas encore venu. En effet c’est ce qu’ils répètent de tous côtés, sans rougir de leur impudence opposition à l’évidence tangible. 2. Mais sur ce point aussi, et même plus que sur tous les autres, ils seront confondus, non par nous, mais par le très sage Daniel, qui annonce l’époque actuelle et la divine venue du Sauveur, en disant : « Soixante-dix semaines ont été déterminées pour ton peuple et pour la ville sainte, pour accomplir le péché et pour sceller les péchés, pour effacer les injustices et pour pardonner les injustices, pour amener une justice éternelle, pour sceller la vision et le prophète, et pour oindre le Saint des saints, et tu sauras et tu comprendras depuis la fin du discours, pour répondre et rebâtir Jérusalem jusqu’au règne du Christ ». 3. Peut-être pourraient-ils trouver en d’autres passages des prétextes, et renvoyer à l’avenir ce qui est écrit. Mais que pourront-ils dire ou opposer à ce texte-ci ? Le Christ y est désigné, l’oint y est annoncé non comme un homme simplement, mais comme le Saint des saints ; Jérusalem subsiste jusqu’à sa venue, ensuite prophète et vision cessent en Israël. 4. Jadis ont été oints David et Salomon et Ezechias ; mais Jérusalem et le lieu saint ont encore subsisté, et les prophètes prophétisaient, Gad, Asaph, Nathan, et après eux Isaïe, Osée, Amos et d’autres. De plus, ceux qui recevaient l’onction étaient appelés hommes saints, mais non saints des saints. 5. Mais s’ils veulent tirer argument de la captivité et dire que Jérusalem a cessé d’être à cause d’elle, que diront-ils au sujet des prophètes ? En effet, à cette époque lointaine où le peuple descendit à Babylone, il y avait là-bas Daniel et Jérémie et Ezéchiel, Aggée, et Zacharie prophétisaient.

40. 1. Donc les Juifs racontent des fables et passent par-dessus l’époque actuelle. Quand le prophète et la vision ont-ils cessé en Israël, sinon maintenant où est venu le Christ, le Saint des saints ? Un autre signe et une marque importante de la présence du Dieu Verbe : Jérusalem ne subsistait plus, aucun prophète ne surgissait plus, aucune vision ne leur était révélée ; et c’était tout à fait normal. 2. Du moment que celui qui est annoncé par les signes vient, qu’avait-on encore besoin de signes ? Et puisque la vérité se rendait présente, quel besoin avait-on de l’ombre ? C’est pourquoi on a prophétisé jusqu’à la venue de la Justice même, et de celui qui rachète les péchés de tous. C’est pourquoi Jérusalem a subsisté aussi longtemps, pour que les Juifs y exercent par avance avec les figures de la vérité. 3. Mais une fois que le Saint des saints est là, la vision et la prophétie ont été scellées à juste titre, et le royaume de Jérusalem a cessé. Car leurs rois étaient oints jusqu’à ce que fût oint le Saint des saints. Et c’est bien Moïse qui prophétise que le royaume des Juifs durera jusqu’à cette date, quand il dit : « Le prince ne sera pas ôté de Judas, ni le chef d’entre ses cuisses, jusqu’à ce que vienne ce qui lui est réservé, et il est l’attente des nations » (Gen. 49, 10). 4. Aussi le Sauveur lui-même s’écriait et disait : « La Loi et les Prophètes ont prophétisé jusqu’à Jean » (Matth. 11, 13). Aussi donc s’il y a encore maintenant chez les Juifs un roi ou un prophète ou une vision, ils ont raison de nier que le Christ soit venu. Mais s’il n’y a plus ni roi ni vision, si toute prophétie est désormais scellée, la ville et le temple détruits, pourquoi sont-ils impies et transgresseurs à ce point, de voir ce qui s’est passé et de nier le Christ par qui cela est arrivé ? Pourquoi, voyant les païens abandonner les idoles et placer leur espérance grâce au Christ dans le Dieu d’Israël, nient-ils ce Christ, issu selon la chair de la racine de Jessé et régnant désormais ? Si les païens adoraient un autre Dieu, sans confesser le Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et de Moïse, ils auraient raison, une fois encore, de prétendre que Dieu n’est pas venu. 5. Mais si c’est le Dieu qui a donné la Loi à Moïse et la promesse à Abraham, celui dont les Juifs ont déshonoré la Parole, si c’est celui que vénèrent les païens, pourquoi refusent-ils volontairement de voir que le Seigneur, annoncé par avance selon les Écritures, a brillé sur toute la terre et s’est montré à elle corporellement, comme le dit l’Écriture : « Le Seigneur Dieu s’est manifesté à nous » (Ps. 117, 27a), et encore : « Ni un messager, ni un ange, mais le Seigneur lui-même les a guéris » (Is. 63, 9).
6. Leur infirmité est semblable à celle d’un homme frappé de démence, qui verrait la terre éclairée par le soleil, mais nierait le soleil qui l’éclaire. Que reste-t-il donc à faire de plus, du moment qu’est venu celui qu’ils attendent ? Appeler les païens ? Mais il s’est empressé de les appeler. Faire cesser prophète, roi et vision ? Mais cela aussi s’est déjà produit. Dénoncer l’impiété des idoles ? Mais il l’a d’ors et déjà dénoncée et condamnée. Anéantir la mort ? Elle est anéantie. 7. Qu’est-ce qui n’a pas été fait, de ce que le Christ doit faire ? Ou que reste-t-il à accomplir, pour que maintenant les Juifs se réjouissent et refusent de croire ? Mais si, comme nous le voyons assez, ils n’ont plus ni roi, ni prophète, ni Jérusalem, ni sacrifice, ni vision, mais que toute la terre est remplie de la connaissance de Dieu, et que les païens abandonnent leur impiété et croient désormais au Dieu d’Abraham par le Verbe notre Seigneur Jésus-Christ, il devrait être évident, même pour les plus impudents, que le Christ est venu, qu’il éclaire absolument tous les hommes et qu’il leur donne sur son Père le véritable et divin enseignement. 8. C’est par ces témoignages et d’autres plus nombreux, tirés des divines Écritures, que l’on pourrait à bon droit réfuter les Juifs».