Méditation non-catholique

Sommaire

  • Méditation naturaliste
  • Méditation catholique contraire à la méditation naturaliste
  • La méditation naturaliste est condamnée par l’Église catholique
  • Autres sujets condamnés relatifs à la méditation naturaliste et non-catholique
  • Conclusion

 

Méditation naturaliste

La méditation naturaliste (hérésie du naturalisme) est condamnée infailliblement par l’Eglise.

Le naturalisme est l’hérésie de la nature sans Dieu, l’homme sans Dieu ou plutôt l’homme à la place de Dieu. C’est une hérésie parce que la nature est créée (par un Créateur) et qu’elle est faite pour la vie surnaturelle et non pour elle-même.

Le naturalisme est panthéiste : Dieu et l’univers ne font qu’un. Le panthéisme confond Dieu et la création (ou nature) : La nature et Dieu ne font qu’un, c’est-à-dire que la nature est Dieu ou Dieu est la nature.

Cette même méditation naturaliste (de l’homme) sans (le vrai) Dieu se retrouve dans le bouddhisme, le zen, le taoisme, le yoga (et le « yoga chrétien »), le New-âge (qui puise dans les philosophies bouddhistes et hindouistes les éléments constitutifs de ces techniques de méditation), etc.

Elle a toujours un triple but : 1) mieux-être personnel (non pas le bien moral) ; 2) « élargir sa conscience » (non pas sa conscience morale) ; 3) l’accès à la « Connaissance » (non pas la vérité). Les techniques de base qui sont proposées pour cela en occident sont la relaxation, yoga, sophrologie, etc.

La sérénité naturelle (naturaliste) induite par ces techniques n’est qu’une contemplation narcissique provoquant la soi-disant dissolution de la conscience personnelle, qui n’a rien à voir avec l’Esprit-Saint.

Les sensations corporelles éprouvées lors de ces séances de « méditation » sont confondues par les pratiquants avec des soi-disant phénomènes spirituels.

«… les exercices corporels servent peu ; mais la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle à venir » (I Tim. 4, 8)

Méditation catholique contraire à la méditation naturaliste

La méditation naturaliste est une recherche humaine de dépassement de soi ou de sa nature, le surhomme.

La méditation catholique est une relation et une prière dans la foi catholique.

« Or sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu ». Hébreux 11, 6

« La voie intérieure est celle où on ne connaît ni lumière, ni amour, ni résignation ; et il ne faut pas même connaître Dieu ; et c’est de cette manière que l’on chemine de façon juste ». Erreur quiétiste n°6 condamnée par Innocent XI comme sentant l’hérésie, erronée, scandaleuse, offensant les oreilles pieuses

Comme on le voit ci-dessus dans l’erreur condamnée n°6, il faut connaître Dieu qui est une Personne avec laquelle la créature entre en relation.

La prière c’est l’âme qui se tourne vers Dieu.

La méditation catholique est une prière, une relation avec Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme dans la foi.

La méditation est une forme mentale de prière, comme avec des images mentales pour prier Dieu à travers des scènes de la vie de Jésus, ou de l’Evangile, ou des saints, etc.

Il y a aussi d’autres formes de prières comme la prière vocale, la lectio divina (lecture), l’oraison ou prière du cœur, la contemplation intérieurement silencieuse.

Quelle que soit la forme de prière, elle est toujours  une relation de l’âme avec Dieu dans la foi.

« Celui qui dans l’oraison se sert d’images, de figures, d’idées et de ses propres concepts, n’adore pas Dieu en esprit et en vérité Jn 4,23″. – Erreur quiétiste n° 18 condamnée par Innocent XI comme sentant l’hérésie, erronée, scandaleuse

Comme on le voit ci-dessus (Erreur n° 18), on adore Dieu en se servant d’images, de figures, d’idées, de ses propres concepts, car Dieu est une personne avec laquelle entrer en relation, et non une « énergie » ou une « essence » en tout comme dans le panthéisme ou Brahman dans l’hindouisme.

La méditation naturaliste est condamnée par l’Église catholique

La nature de la méditation naturaliste est quiétiste (hérésie du quiétisme). La foi catholique est définit positivement par les définitions du Magistère solennel et ordinaire et négativement par les condamnations (un catholique doit condamner – en connaissance – ce que l’Eglise condamne pour tenir la foi catholique).

Le pape Innocent XI a condamné le quiétisme dans sa Constitution Caelestis Pastor du 20 novembre 1687 suite au Décret du Saint-Office du 28 août 1687 (sous Innocent XI) où 68 propositions « Erreurs quiétistes de Miguel de Molinos » sont condamnées.

Ces erreurs quiétistes (naturalistes) condamnées serviront ici à réfuter la méditation non-catholique naturaliste.

Méditation naturaliste, anéantissement des puissances :

« Il faut anéantir les puissances de l’âme, et telle est la voie intérieure« . Erreur quiétiste condamnée n°1

« Lorsque l’âme est parvenue à la mort mystique, elle ne peut plus vouloir autre chose que ce que Dieu veut, car elle n’a plus de volonté, et Dieu la lui a enlevée »Erreur quiétiste n°61 condamnée comme suspecte, proche de l’hérésie, téméraire

« Par la voie intérieure on parvient aussi à la mort des sens ; et c’est même un signe que quelqu’un est dans l’état d’anéantissement, c’est-à-dire de mort mystique, lorsque les sens extérieurs ne nous représentent plus les choses sensibles ; celles-ci sont alors comme si elles n’étaient pas, car elles ne parviennent plus à faire que l’entendement s’y applique ». Erreur quiétiste n°63 condamnée comme scandaleuse, téméraire

Les puissances de l’âme sont la mémoire, l’intelligence et la volonté exerçant les vertus surnaturelles (divines) de foi, d’espérance et de charité ; ainsi que les vertus cardinales de prudence, de justice, de force et de tempérance. La méditation naturaliste – comme dans le bouddhisme, le zen, le yoga, le new-âge. – est à l’opposé, elle anéantit tout : la mémoire, la volonté, l’intelligence, la pensée, les sens et même le désir.

Passivité : 

« Vouloir agir activement, c’est offenser Dieu qui veut être seul agent ; et c’est pourquoi il faut s’abandonner soi-même totalement sans réserve à lui, et demeurer ensuite comme un corps inanimé ». Erreur quiétiste n°2 condamnée comme sentant l’hérésie

« L’activité naturelle est l’ennemie de la grâce, et elle empêche les opérations de Dieu et la vraie perfection, parce que Dieu veut agir en nous sans nous« . Erreur quiétiste  n°4 condamnée comme sentant l’hérésie, erronée

Par la voie intérieure on parvient à un état continu et immobile dans une paix qui ne peut plus être troubléeErreur quiétiste n°62 condamnée comme téméraire

La nature passive de la méditation naturaliste – comme la quiétude de la méditation bouddhiste, yoga, zen, etc. – est ici condamnée.

Panthéisme :

« En ne faisant rien, l’âme s’annihile et retourne à son principe et à son origine, qui est l’essence de Dieu dans laquelle elle demeure transformée et divinisée, et alors Dieu demeure en lui-même ; car alors il n’y a plus deux choses unies mais une seule, et de cette manière Dieu vit et règne en nous, et l’âme s’annihile elle-même dans l’être opératif ». Erreur quiétiste n°5 condamnée comme sentant l’hérésie, erronée

Ci-dessus nous voyons l’hérésie du panthéisme (la nature et Dieu sont un) inhérent à la méditation naturaliste condamné par le pape Innocent XI.

Autres sujets condamnés relatifs à la méditation naturaliste et non-catholique :

Enfer :

L’âme ne doit penser ni à la récompense, ni à la punition, ni au paradis, ni à l’enfer, ni à la mort, ni à l’éternité. Erreur quiétiste n°7 condamnée comme sentant l’hérésie, scandaleuse

Dieu est le rémunérateur des actions des hommes.

« Il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il est, et qu’il récompense ceux qui le cherchent » Hébreux 11, 6

Vouloir savoir : 

Elle [l’âme] ne doit pas vouloir savoir si elle chemine comme Dieu le veut, ni si elle demeure conforme à cette volonté ou non ; et il n’est pas nécessaire qu’elle veuille connaître son état, ni son propre néant, mais elle doit rester comme un corps sans vieErreur quiétiste n°8 condamnée comme sentant l’hérésie, erronée

Est condamnée l’idée de ne pas savoir si l’âme chemine, contrairement aux méditations naturalistes qui annihilent la pensée.

Réflexion : 

L’âme ne doit se souvenir ni d’elle-même ni de Dieu, ni d’aucune chose, et dans la voie intérieure toute réflexion est nocive, même la réflexion sur ses actions humaines et sur ses propres défauts. Erreur quiétiste n°9 condamnée comme sentant l’hérésie, erronée, scandaleuse

On parvient à cet état en ne réfléchissant plus sur ses propres actions, car les fautes naissent de la réflexionErreur quiétiste n°58 condamnée comme sentant l’hérésie, erronée, scandaleuse, offensant les oreilles pieuses, téméraire

Aux âmes avancées qui commencent à mourir aux réflexions et qui sont arrivées à être mortes, Dieu rend quelquefois la confession impossible et y supplée lui-même par une grâce qui préserve et qui est égale à celle qu’elles recevraient dans le sacrement ; et c’est pourquoi il n’est pas bon pour ces âmes de s’approcher dans un tel cas du sacrement de la pénitence, car cela leur est impossible. Erreur quiétiste n°60 condamnée comme suspecte, proche de l’hérésie, scandaleuse, blasphématoire, téméraire

La réflexion est nécessaire contrairement à la méditation naturaliste qui prône la vacuité.

Pouvoir réfléchir : 

Si par ses propres défauts on scandalise les autres, il n’est pas nécessaire d’y réfléchir dès lors qu’il n’y a pas volonté de scandaliser et ne pas pouvoir réfléchir à ses propres défauts est une grâce de Dieu. Erreur quiétiste n°10 condamnée comme sentant l’hérésie, erronée, scandaleuse, blasphématoire, énervant la discipline chrétienne

Pour les doutes qui surviennent si on est dans la bonne voie ou non, il n’est pas besoin de réfléchirErreur quiétiste n°11 condamnée comme scandaleuse

La capacité de réflexion ne doit pas être mise de côté contrairement aux la méditations naturalistes (zen, bouddhisme, yoga, méditation transcendentale, etc.) qui en enseignent l’anéantissement.

Désir : 

Celui qui a donné son libre arbitre à Dieu ne doit plus se soucier de rien, ni de l’enfer, ni du paradis ; il ne doit pas avoir le désir de sa propre perfection, ni des vertus, ni de sa propre sanctification, ni de son propre salut dont il doit expurger l’espérance. Erreur quiétiste n°12 condamnée comme sentant l’hérésie, téméraire

Les différentes formes de méditations non-catholiques comme le bouddhisme, yoga, new-âge, etc., enseignent que le désir doit être anéanti contrairement à l’enseignement de l’Eglise.

Pour Siddharta Gautama (devenu Buddha, l’éveillé), il faut arracher les hommes à la souffrance, et le moyen efficace est l’extinction du désir : « L’extinction du désir, l’extinction de la haine, l’extinction de l’illusion (causes ou fruits du désir), cela, ô moines, est appelé l’absolu. … Ne te laisse pas abuser, Ananda, la vie est une longue agonie. … N’attendez rien des dieux impitoyables. … Attendez tout de vous-mêmes, en n’oubliant pas que chaque homme crée sa prison, et que chacun peut acquérir un pouvoir supérieur à celui d’Indra [dieu créateur des Védas de l’hindouisme] lui-même. »

Pensée : 

Une fois le libre arbitre remis à Dieu, il faut aussi abandonner à Dieu la pensée et le soin de tout ce qui nous concerne, et le laisser faire en nous, sans nous, sa divine volonté. Erreur quiétiste n°13 condamnée comme hérétique, erronée

Dieu ne nous sauve pas malgré nous ni sans nous contrairement à l’hérésie quiétiste fondée sur des fausses pratiques qui ne sauvent pas.

Demander : 

Celui qui s’est abandonné à la volonté de Dieu ne doit rien demander à Dieu, car demander est une imperfection, puisqu’il s’agit d’un acte de volonté et de choix propre, et que c’est vouloir que la volonté divine se conforme à notre volonté et non la nôtre à la divine. Et cette parole de l’Evangile : « Demandez et vous recevrez » Jn 16,24 n’a pas été dite par le Christ pour les âmes intérieures qui ne veulent pas avoir de volonté ; au contraire, ces âmes parviennent à ce qu’elles puissent ne rien demander à Dieu. Erreur quiétiste n°14 condamnée comme hérétique, erronée, scandaleuse, blasphématoire, téméraire

Demander est basé sur la relation de la créature avec son Créateur, Dieu, relation qui n’existe pas dans la méditation naturaliste puisque l’homme cherche soi.

« La sainte Église catholique apostolique romaine croit et professe [confesse] qu’il y a un seul Dieu vrai et vivant, Créateur et Seigneur du ciel et de la terre … ; vu qu’il est une substance spirituelle unique et singulière, absolument simple et immuable, il faiut affirmer qu’il est distincte du monde en réalité et par essence …  » (Concile Vatican I, Constitutio Dogmatica de Fide catholic, Session III, chap. I)

Dieu est distinct dans la réalité et l’essence de sa création. Le panthéisme enseigne que Dieu et l’univers sont un. Le panthéisme enseigne que l’herbe, les arbres, les rivières, les lacs, les océans, etc., étaient tous unis avec le Christ, en vertu de l’Incarnation. Le panthéisme « divinise » le monde matériel et conduit à la croyance « Gaia » du New Age, que le monde matériel vit et a une âme.

La méditation naturaliste est basée sur l’idée d’union avec le divin en soi-même et dans toute la création.

Rendre grâces : 

De même qu’elles ne doivent rien demander à Dieu, elles ne doivent pas non plus lui rendre grâces pour quelque chose ; car l’un et l’autre est un acte de la volonté propre. Erreur quiétiste n°15 condamnée comme hérétique, erronée, scandaleuse, blasphématoire, téméraire

Rendre grâces à Dieu par la parole et par la langue ne convient pas aux âmes intérieures, qui doivent demeurer dans le silence, sans opposer à Dieu d’obstacle qui opère en eux; et plus elles s’abandonnent à Dieu, plus elles éprouvent leur impuissance à réciter l’oraison dominicale, ou Notre Père. Erreur quiétiste n°34 condamnée comme scandaleuse, téméraire

Ici, nous voyons que rendre grâces fait partie du chemin spirituel de la foi catholique alors que la méditation naturelle/naturaliste (nature comme fin) enseignent le contraire : le vide et le néant comme fin.

Péchés : 

Il ne convient pas de chercher des indulgences pour la peine due à ses propres péchés ; car il est mieux de satisfaire à la justice divine que de chercher la miséricorde divine, car le premier procède du pur amour de Dieu, et le second de l’amour intéressé pour nous-mêmes, ce qui n’est pas ce qui plaît à Dieu et qui n’est pas méritoire, puisque c’est vouloir fuir la croix. Erreur quiétiste n°16 condamnée comme sentant l’hérésie, erronée, scandaleuse, énervant la discipline chrétienne

Ces violences [le démon violente le corps et fait commettre des actes charnels] sont le moyen le plus apte à annihiler l’âme et à la conduire à la transformation et à l’union véritable, et il n’y a pas d’autre voie pour y parvenir. Et celle-ci est la voie la plus facile et la plus sûreErreur quiétiste n°46 condamnée comme hérétique, erronée, scandaleuse, blasphématoire, téméraire, énervant la discipline chrétienne

Lorsque surviennent ces violences, il faut laisser faire Satan sans y opposer aucun moyen de résistance ni aucun effort; au contraire, l’homme doit rester dans le néant et même s’il s’ensuit des pollutions et des actes obscènes produits par les mains et pis encore, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, mais il faut chasser les scrupules et les craintes, car l’âme est plus éclairée, plus fortifiée et plus pure, et l’on acquiert la sainte liberté ; et surtout il n’est pas besoin de confesser ces choses, et l’on agit très saintement en ne les confessant pas, car c’est par ce moyen qu’on triomphe du démon et qu’on acquiert un trésor de paix. Erreur quiétiste n°47 condamnée comme hérétique, erronée, scandaleuse, blasphématoire, téméraire, énervant la discipline chrétienne

Satan, l’auteur de ces violences, suggère ensuite que ce sont des fautes graves afin que l’âme s’inquiète et n’avance plus ensuite dans la voie intérieure ; c’est pourquoi, pour affaiblir ses forces, il est préférable de ne pas confesser cela, car ce ne sont pas des péchés, même véniels. Erreur quiétiste n°48 condamnée comme hérétique, erronée, scandaleuse, blasphématoire, téméraire, énervant la discipline chrétienne

Lorsque des violences de cette sorte, même impures, arrivent sans que l’esprit en soit obscurci, l’âme peut alors s’unir à Dieu et de fait lui est toujours davantage unie. Erreur quiétiste n°52 condamnée comme hérétique, erronée, scandaleuse, blasphématoire, téméraire, énervant la discipline chrétienne

Pour savoir en pratique si une action en d’autres personnes était une violence, la règle dont je dispose à ce sujet n’est pas simplement les protestations que font ces âmes de n’avoir jamais consenti à ces violences ou de ne pas pouvoir jurer y avoir consenti, et de voir qu’il s’agit d’âmes qui avancent dans la voie intérieure ; mais je prendrais ma règle d’une certaine lumière actuelle, supérieure à la connaissance humaine et théologique, qui me fait connaître de façon certaine, avec une certitude intérieure, qu’une telle action est suscitée de façon violente, et je suis certain que cette lumière vient de Dieu, parce qu’elle me vient jointe à la certitude qu’elle provient de Dieu, et qu’elle ne laisse en moi pas même l’ombre d’un doute du contraire : de la manière dontil arrive parfois que Dieu, lorsqu’il révèle quelque chose, donne en même temps à l’âme la certitude que c’est lui-même qui révèle, et que l’âme ne peut plus avoir de doute contraire. Erreur quiétiste n°53 condamnée comme hérétique, erronée, blasphématoire, téméraire

Par la contemplation acquise on parvient à un état où on ne commet plus de péché, ni mortel ni véniel. Erreur quiétiste n°57 condamnée comme suspecte, proche de l’hérésie, téméraire

Pour les différentes méditations naturalistes, le péché n’existe pas ou bien il est assimilé à l’ignorance : le mal n’est pas pris au sérieux.

Dieu a permis à l’homme la liberté de choisir le mal. Il n’est pas en conflit avec sa bonté. Dieu n’est ni l’auteur du mal, ni sa victime impuissante. Plutôt, précisément à cause de sa bonté, Il choisit de co-exister avec le mal pour un moment, comme sa bonté peut être d’autant plus manifeste en ceux qui le surmontent en choisissant librement de faire le bien et d’éviter le mal.

« Et nous savons que pour ceux qui aiment Dieu, toutes choses concourent au bien, à ceux qui, selon son dessein, sont appelés à être saints ». Romains 8, 28

« A nos yeux, le vrai destin inévitable, c’est la juste récompense du bien et le juste châtiment du mal. Dieu n’a pas créé l’homme comme les autres êtres, comme les arbres et les quadrupèdes qui ne peuvent rien faire librement. L’homme ne mériterait ni récompense ni louange  si, au lieu de choisir de lui-même le bien, il était bon par nature. De même, on ne pourrait punir justement ses fautes , si elles n’étaient pas volontaires , et si lui-même ne pouvait être autre chose que ce qu’il est ». (Saint Justin Martyr, père de l’Eglise, Grande Apologie, N° 43)

Tentations : 

Le libre arbitre étant remis à Dieu, le soin et l’examen de notre âme lui étant aussi abandonnés, il n’y a plus lieu de s’inquiéter des tentations, et on ne doit pas leur opposer d’autre résistance que négative, sans s’efforcer davantage, et si la nature se meut, il faut la laisser se mouvoir, puisqu’elle est la natureErreur quiétiste n°17 condamnée comme sentant l’hérésie, erronée, scandaleuse, téméraire

Dans le cas de tentations même violentes, l’âme ne doit pas faire d’actes explicites de vertus qui y sont opposés, mais demeurer dans l’amour et la résignation dont il a été parlé. Erreur quiétiste n°37 condamnée comme scandaleuse

Puisque le mal n’est pas pris au sérieux dans la méditation naturelle, les tentations non plus n’ont pas à être combattues ; ainsi le libre arbitre arbitre et la volonté libre sont annihilées. Selon la fausse voie de ce genre de méditations l’homme ne doit pas utiliser sa volonté mais l’abandonner, c’est ce qui ouvre la porte aux infestations des esprits.

Raison : 

Celui qui aime Dieu de la manière que le demande la raison ou que l’entendement le comprendn’aime pas le vrai DieuErreur quiétiste n°19 condamnée commesentant l’hérésie, erronée, scandaleuse, téméraire

La raison est la capacité ou la puissance de l’intelligence, qui comme pour la volonté, doit être mise de côté dans la méditation naturaliste : c’est donc une voie dans laquelle l’homme perd sa volonté et son intelligence. Qu’en reste-t-il donc ?

Dieu parle : 

Dire que dans l’oraison il est besoin de s’aider du raisonnement et de pensées, lorsque Dieu ne parle pas à l’âme, c’est être dans l’ignorance, Dieu ne parle jamais, sa parole est action, et il agit toujours dans l’âme lorsqu’elle ne l’en empêche pas par ses raisonnements, ses pensées et ses opérations. Erreur quiétiste n°20 condamnée comme scandaleuse, téméraire

Si l’homme est dieu, comme c’est le concept dans la méditation naturaliste, alors il n’y a aucun dialogue, seul le silence, le vide et le néant amènent au nirvana : au-delà du néant (qui ne peut pas exister) est le but, l’enfer, bien sûr.

Attributs de Dieu : 

Dans l’oraison, il faut demeurer dans la foi obscure et universelle, dans le repos et dans l’oubli de toute pensée particulière et distincte des attributs de Dieu et de la Trinité, et il faut demeurer ainsi en la présence de Dieu pour l’adorer, l’aimer et le servir, mais sans produire des actes, parce que Dieu n’y trouve pas sa complaisance. Erreur quiétiste n° 21 condamnée comme suspecte, proche de l’hérésie, erronée, énervant la discipline chrétienne

La méditation naturaliste cherche un Dieu impersonnel qui n’est autre que soi-même.

Quatre degrés : 

Les mystiques distinguent avec saint Bernard dans la Scala claustralium quatre degrés : la lecture, la méditation, l’oraison et la contemplation infuse. Celui qui reste toujours au premier ne passe jamais au deuxième ; celui qui reste toujours au deuxième ne parvient jamais au troisième, qui est notre contemplation acquise dans laquelle il faut persister pendant toute la vie, aussi longtemps que Dieu n’attire pas l’âme (sans qu’elle le désire toutefois) à la contemplation infuse ; et celle-ci venant à cesser, l’âme doit retourner au troisième degré et y demeurer, sans retourner à nouveau au deuxième ou au premier.  Erreur quiétiste n°23 condamnée comme suspecte, proche de l’hérésie, erronée, téméraire

Les degrés s’interpénètrent et aucun n’est jamais acquis, rien n’est jamais acquis qu’au ciel.

Pensées : 

Quelles que soient les pensées qui surviennent dans l’oraison, même impures, même contre Dieu, la foi et les sacrements, si elles ne sont pas entretenues volontairement et repoussées volontairement, mais supportées avec indifférence et résignation, elles n’empêchent pas l’oraison de foi ; au contraire, elles la rendent plus parfaite, parce que l’âme est alors davantage résignée à la volonté divine. Erreur quiétiste n°24 condamnée comme erronée, scandaleuse, téméraire, énervant la discipline chrétienne

Dans la méditation zen, bouddhiste, yogi, new-âge, méditation naturaliste, etc., les pensées doivent être laissées ou abandonnées à elles-mêmes comme un défilement passif (comme les nuages qui défilent devant des yeux impassibles) jusqu’à arriver à un état de vacuité intérieure. Dans la méditation catholique l’âme utilise ses ressources avec la grâce de Dieu pour se détourner du mal et se tourner vers Lui.

Endormissement : 

Lors même que surviendrait le sommeil et qu’on s’endormirait, il n’y en aurait pas moins une oraison et une contemplation actuelles; car oraison et résignation, résignation et oraison sont la même chose ; et tant que perdure la résignation, perdure aussi l’oraison. Erreur quiétiste n°25 condamnée

Eh bien quand on s’endort, on est endormit et puis c’est tout.

Trois voies : 

Les trois voies : purgative, illuminative et unitive, sont la plus grande absurdité qui ait été dite en mystique, car il n’y a qu’une seule voie, à savoir la voie intérieureErreur quiétiste n°26 condamnée comme téméraire

Purification, illumination et union sont les trois voies mystiques catholiques : 1) la contrition des péchés, la pénitence, la satisfaction et l’expiation doivent être recherchées en premier ; 2) la grâce de l’augmentation dans la vertu et l’imitation ensuite ; 3) la transformation suit l’imitation.

Dévotion sensible : 

Celui qui désire et embrasse la dévotion sensible, ne désire et ne cherche pas Dieu, mais lui-même ; et celui qui marche dans la voie intérieure agit mal lorsqu’il le souhaite et s’efforce de l’avoir, tant dans des lieux saints qu’aux fêtes solennelles. Erreur quiétiste n°27 condamnée comme téméraire

Après la volonté et l’intelligence, c’est le désir aussi qui doit être s’anéantir dans la voie spirituelle naturaliste.

Dégoût : 

Le dégoût des choses spirituelles est bon, puisque par lui l’amour à proprement parler est purifié. Erreur quiétiste n°28 condamnée 

Lorsque l’âme intérieure prend en dégoût les entretiens sur Dieu et les vertus, et qu’elle demeure froide et ne sent en elle aucune ferveur, c’est un bon signeErreur quiétiste n°29 condamnée

Le dégoût et le manque de ferveur sont mauvais et non pas bons, et doivent être combattus par la persévérance. La vie spirituelle de la foi catholique est alternée de consolations (enflammement d’amour de l’âme pour son créateur) et de désolations (tristesse, troubles, agitations, tentations, défiance, tièdeur, paresse, inclinations basses, sécheresse et aridité) qu’il faut traverser par la foi sans se préoccuper du sensible.

Sensible : 

Toute chose sensible que nous éprouvons dans la vie spirituelle est abominable, malpropre et immonde. Erreur quiétiste n°30 condamnée comme scandaleuse, offensant les oreilles pieuses, téméraire

Eprouver du sensible est indifférent : la persévérance dans la foi se fait dans la volonté. L’amour est dans la volonté.

Vertus : 

Aucun de ceux qui méditent ne pratiquent les vraies vertus intérieures, lesquelles ne doivent pas être connues par les sens. Il faut perdre les vertus. Erreur quiétiste n°31 condamnée comme sentant l’hérésie, scandaleuse, téméraire, énervant la discipline chrétienne

Après avoir perdu la volonté, l’intelligence, le désir, il faut perdre les vertus dans le chemin naturel/naturaliste spirituel : à la fin l’homme a tout perdu même Dieu;

Effort : 

Elle agit mal, l’âme qui marche dans cette voie intérieure, si aux jours de fêtes solennelles elle veut, par quelque effort particulier, exciter en elle quelque sentiment de dévotion, car pour l’âme intérieure tous les jours sont égaux, et sont tous des jours de fête. Et il faut en dire autant des lieux sacrés, parce que pour ces âmes tous les lieux sont égaux. Erreur quiétiste n°33 condamnée comme scandaleuse, téméraire

L’effort est l’utilisation de la volonté libre : il ne peut pas y avoir d’amour sans liberté.

Faire des actes : 

Il ne convient pas aux âmes de la voie intérieure de faire des actes, même vertueux, de leur propre choix et de leur propre activité, autrement elles ne seraient pas mortes et elles ne doivent pas non plus faire des actes d’amour envers la bienheureuse Vierge, les saints et l’humanité du Christ, car ces objets étant sensibles, l’amour qui s’y rapporte l’est aussi. Erreur quiétiste n°35 condamnée comme sentant l’hérésie, erronée, scandaleuse, téméraire, énervant la discipline chrétienne

La croix volontaire des mortifications est un poids lourd et sans fruit, et c’est pourquoi il faut s’en décharger. Erreur quiétiste n°38 condamnée comme scandaleuse, téméraire, énervant la discipline chrétienne

Les actions les plus saintes et les pénitences faites par les saints ne suffisent pas pour ôter de l’âme même un seul attachementErreur quiétiste n°39 condamnée comme scandaleuse, téméraire, énervant la discipline chrétienne

La bienheureuse Vierge n’a jamais fait d’oeuvre extérieure, et cependant elle a été plus sainte que tous les saints. C’est pourquoi on peut parvenir à la sainteté sans oeuvre extérieureErreur quiétiste n°40 condamnée comme scandaleuse

Les actes ou bonnes oeuvres sont indispensables pour le salut.

«Vous voyez que par les oeuvres l’homme est justifié, et non par la foi seulement «. Jacques 2, 24 

 » Car comme le corps sans l’esprit est mort, ainsi la foi elle-même sans les oeuvres est morte« . Jacques 2, 26

Voir La Bible prouve les enseignements de l’Eglise catholique : La justification par la foi seule et la sécurité éternelle réfutées par la Bible.

Saints : 

Aucune créature, ni la bienheureuse Vierge, ni les saints, ne doivent avoir place dans notre coeur, car Dieu seul veut l’occuper et le posséder. Erreur quiétiste n°36 condamnée comme scandaleuse

« Et un autre ange vint et se tint devant l’autel, ayant un encensoir d’or, et il lui fut donné beaucoup de parfums, afin qu’il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le trône. Et la fumée de l’encens, qui est venue avec les prières des saints, monta devant Dieu de la main de l’ange « . Apocalypse 8, 3-4

L’Eglise catholique enseigne qu’il y a un seul Dieu, la Sainte Trinité : Père, Fils et Saint-Esprit, trois personnes divines en un seul Dieu. Jésus-Christ est la deuxième personne de la Sainte Trinité, vrai Dieu et vrai homme. Dieu seul est adoré et vénéré. Cette adoration ou ce culte, qui est donné à Dieu seul, est appelé latrie.

Les Saints du ciel ne sont pas adorés, mais sont vénérés comme des saints hommes et femmes de Dieu dans le ciel. La vénération qui est donnée aux saints, ce qui n’est pas l’adoration, est appelée dulie. La vénération qui est donnée au plus grand de tous les saints, la mère de Dieu, est appelé hyperdulie. L’hyperdulie est également une vénération, pas un culte ou une adoration. La Bible enseigne la prière et la vénération des saints, comment les hommes saints intercèdent auprès de Dieu, les reliques des saints, et plus encore. Il y a beaucoup de choses dans la Bible à ce sujet dont vous pourriez ne pas être au courant.

Voir La Bible prouve les enseignements de l’Eglise catholique : La Bible enseigne à prier et vénérer les saints.

Passions : 

Les spirituels de la voie ordinaire se trouveront à l’heure de la mort moqués et confondus avec toutes les passions qui devront être purifiées dans l’autre monde. Erreur quiétiste n°54 condamnée comme scandaleuse, téméraire

Par cette voie intérieure on parvient, quoique avec beaucoup de peine, à purifier et à éteindre toutes les passions, au point qu’on ne ressent plus rien, et on ne ressent plus aucune inquiétude, comme un corps mort, et l’âme ne se laisse plus davantage troublerErreur quiétiste n°55 condamnée comme sentant l’hérésie, téméraire

Les deux lois et les deux convoitises, l’une de l’âme, l’autre de l’amour-propre, perdurent autant que perdure l’amour-propre : c’est pourquoi lorsqu’il est purifié et mort, comme cela se fait dans la voie intérieure, il n’y a plus alors ces deux voies et ces deux convoitises, et on ne connaît plus aucune chute, et on ne ressent plus rien, pas même un péché véniel. Erreur quiétiste n°56 condamnée comme sentant l’hérésie, téméraire

L’homme a à lutter toute sa vie jusqu’à la mort pour son salut, contre sa nature, contre sa concupiscence (maladie d’inclination au mal due au péché originel transmis par génération) et contre ses inclinations ou passions.

Saint Thomas dénombre onze passions, Somme théologique, Ia IIae Pars (Prima secundae), Q. 23 (Vol. 2, p. 566) :

Passions de l’appétit concupiscible (l’objet de la puissance concupiscible en général est un bien ou un mal sensible pris absolument, à savoir, l’agréable ou le pénible en tant que tel) :

Inclination vers un bien : amour (amor)

Inclination loin d’un mal : haine (odium)

Inclination vers un bien possible à venir : désir (desiderium / concupiscentia)

Inclination loin d’un mal possible à venir : évitement (fuga / abominatio)

Possession d’un bien : plaisir / joie (delectatio / gaudium / laetitia)

Possession d’un mal : douleur / tristesse (dolor / tristitia)

Passions de l’irascible (l’objet de l’irascible en général est sensé bon dans la mesure où il est difficile à atteindre et le mal judicieux dans la mesure où il est difficile à éviter. Ces passions supposent toutes une inclinaison concupiscible vers le bien sensible en question ou devant le mal sensible en question) :

Inclination vers un  bien à venir possible à atteindre : espoir (spes)

Inclination loin d’un bien à venir impossible à atteindre : désespoir (desperatio)

Inclination loin d’un mal à venir impossible à surmonter : peur (timor)

Inclination vers un mal à venir possible à surmonter : audace (audacia)

Réaction à un mal présent ou passé à venger : colère (ira)

Théologie : 

La voie intérieure est indépendante de la confession, des confesseurs et des cas de conscience, de la théologie et de la philosophieErreur quiétiste n°59 condamnée comme scandaleuse, téméraire, énervant la discipline chrétienne

Un théologien a une disposition moindre à l’état contemplatif qu’un homme ignorant premièrement parce qu’il n’a pas une foi aussi pure ; deuxièmement parce qu’il n’est pas aussi humble ; troisièmement parce qu’il n’a pas autant le souci de son propre salut ; quatrièmement parce qu’il a la tête pleine d’imaginations, de représentations, d’opinions et de spéculations, et que la vraie lumière ne peut pas entrer en lui. Erreur quiétiste n°64 condamnée comme scandaleuse, téméraire

La méditation naturaliste est le contraire de la méditation catholique : une philosophie opposée à la théologie, une recherche de soi opposée à une recherche de Dieu, une religion de l’homme opposée à celle de Dieu.

Obéissance : 

Il faut obéir aux supérieurs dans les choses extérieures, et le voeu d’obéissance des religieux s’étend seulement à l’extérieur. Pour l’intérieur cependant il en est autrement là Dieu seul et le directeur y entrent. Erreur quiétiste n°65 condamnée comme téméraire, énervant la discipline chrétienne, séditieuse

Elle est digne de risée, cette doctrine nouvelle selon laquelle l’âme, pour ce qui concerne l’intérieur, devrait être gouvernée par l’évêque, et que si l’évêque n’en est pas capable, l’âme devrait aller auprès de lui avec son directeur. Doctrine nouvelle, dis-je, car ni la sainte Ecriture, ni les conciles, ni les canons, ni les bulles, ni les saints, ni les auteurs ne l’ont jamais enseignée et n’ont pu l’enseigner ; car l’Eglise ne juge pas des choses cachées, et l’âme a le droit et la faculté de choisir qui bon lui semble. Erreur quiétiste n°66 condamnée comme scandaleuse, téméraire, énervant la discipline chrétienne

Dire qu’il faut manifester ce qui est intérieur au tribunal extérieur, et que c’est un péché de ne pas le faire, est une tromperie manifeste, parce que l’Eglise ne juge pas des choses cachées, et qu’on nuit à sa propre âme par ces duperies et ces hypocrisies. Erreur quiétiste n°67 condamnée comme téméraire

L’obéissance est ce qui différencie la mauvaise voie de la méditation naturelle/naturaliste de la méditation chrétienne : la première est une obéissance à soi-même et la seconde est une obéissance à Jésus-Christ. Selon l’obéissance à soi-même, l’homme se sauve lui-même et selon l’obéissance à Dieu, l’homme n’est sauvé qu’en Jésus-Christ.

« Comment l’homme serait-il juste devant Dieu ? S’il voulait contester avec lui, Sur mille choses il ne pourrait répondre à une seule ». Job 9, 2-3.

« Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ; et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ » » Romains 3, 23.

« Dieu, du haut des cieux, regarde les fils de l’homme, Pour voir s’il y a quelqu’un qui soit intelligent, qui cherche Dieu.  Tous sont égarés, tous sont pervertis ; Il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. » Psaume 53, 2,3

« Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître ? Moi, l’Éternel, j’éprouve le cœur, je sonde les reins, Pour rendre à chacun selon ses voies, Selon le fruit de ses oeuvres ». Jérémie 17, 9-10

« Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, les vols, les faux témoignages, les calomnies ». Matthieu 15, 19

« Il n’y a de bon que Dieu seul ». Marc 10, 18

« …nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit : Il n’y a point de juste, Pas même un seul … » Romains 3, 9-10.

« … Il n’y a point de distinction. Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; » Romains 3, 23.

« il nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde » Tite 3, 5

« Alors Pierre, ouvrant la bouche, dit : En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable ». Actes 10, 34

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » Jean 3, 16

« Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. » Romains 10, 9

« ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ ». Romains 3:24

« Sachez donc, hommes frères, que c’est par lui que le pardon des péchés vous est annoncé, et que quiconque croit est justifié par lui de toutes les choses dont vous ne pouviez être justifiés par la loi de Moïse. » Actes 13, 38-39

« Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous.  Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l’Esprit de notre Dieu ». 1 Corinthiens 6, 11

« Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui ? Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? selon qu’il est écrit : C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur ». Romains 8, 29-39

Conclusion

La méditation naturelle/naturaliste éloigne l’homme de son salut, de son unique Sauveur Jésus-Christ, de Son Eglise et de la foi divine sans laquelle nul n’est sauvé.

« Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu ». 2 Corinthiens 5, 21

« Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché ». 1 Jean 1, 7

« … ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau. » Apocalypse 7, 14

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Eglise catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront  « dans le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges »  …  personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Eglise catholique».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra : « Celui qui veut être sauvé, doitavant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».