Polythéisme et panthéisme

Sommaire

  • Qu’est-ce que le polythéisme ?
  • Auto-réfutation de la nature du polythéisme

  • Qu’est-ce que le panthéisme ?

  • Auto-réfutation de la nature du panthéisme

  • Réfutation de la fatalité du destin

  • La loi naturelle
  • Les polythéistes et les panthéistes sont condamnés et doivent se convertir

Qu’est-ce que le polythéisme ?

Le polythéisme est la croyance ou culte en de multiples dieux ou divinités. Le mot vient des mots grecs poly et theoi, littéralement « plusieurs dieux ». La plupart des religions antiques étaient polythéistes, tenant des panthéons (temples panthéistes) de de dieux traditionnels, souvent accumulés au cours des siècles par l’échange et l’expérience culturelle. Aujourd’hui les religions polythéistes comprennent l’hindouisme [et le Yoga], Mahayana, le bouddhisme, le confucianisme, le taoïsme et le shintoïsme en orient, et aussi les religions tribales africaines contemporaines. Notez que selon une certaine littérature hindoue, il y a 330 millions de divinités (y compris locaux et régionaux) ou dieux adorés dans l’hindouisme. Il est intéressant de noter que même dans les religions polythéistes, un dieu suprême règne habituellement sur ​​les autres dieux, par exemple, Zeus dans la mythologie grecque / romaine et Brahman dans l’hindouisme.

Pour les polythéistes, des divinités ou des dieux sont formés autour d’un certain nombre d’aspects de la vie. Ceux-ci comprennent des forces naturelles et des objets tels que la fertilité et les forces atmosphériques ; la végétation, comme les arbres, les herbes et les vignobles ; des formes animales et humaines telles que des serpents, des bovins et animaux – des hybrides humains ; et des fonctions variées telles que l’amour, l’agriculture, la guérison, la guerre, etc. En bref, les polythéistes adorent et vénèrent le monde créé comme étant divin plutôt que le créateur Dieu lui-même.

Cependant, il y a quelques problèmes philosophiques sérieux lorsque l’on pense à la définition de Dieu par rapport aux croyances polythéistes. Dans la définition la plus large dans la plupart des dictionnaires, Dieu se réfère à l’être suprême qui est par-dessus de tout. Par définition, cela exige que ce soit un seul être. Le raisonnement est que si cet être était juste un autre de nombreux dieux, il ne serait pas nécessairement le plus élevé ou suprême. Un polythéiste pourrait répondre qu’il y a un Dieu très haut avec de multiples dieux mineurs (c. hénothéisme). Cependant, cela est encore différent de la définition parce que ces êtres inférieurs ne peuvent pas être désignés comme «Dieu», tout simplement parce qu’ils ne sont pas l’être suprême. La définition d’un Dieu suprême exige qu’Il est Un.

Auto-réfutation de la nature du polythéisme 

Tout le monde peut savoir avec certitude qu’il y a un être spirituel suprême, Qui est le Seul Vrai Dieu et le Créateur du monde et tout ce qu’il contient. Il n’y a personne qui ne peut pas comprendre et croire que Dieu existe, s’il considère comment la terre porte du fruit et comment les cieux donnent la pluie, comment les arbres fleurissent, comment chaque animal existe dans son propre genre, comment les étoiles servent l’homme, et comment les troubles et douleurs viennent et souvent se produisent contre la volonté de l’homme. De toutes ces choses, l’homme peut voir qu’il est mortel et qu’il y a un Dieu qui organise et dirige toutes ces choses. Car si Dieu n’existait pas, tout serait désorganisé. Ainsi, toutes choses sont de Dieu, et tout ce qui est est rationnellement organisé pour l’utilisation et la connaissance de l’humanité. Et pas la moindre petite chose qui créé ou qui existe dans le monde est sans motif raisonnable. (cf. Révélations de sainte Brigitte, Livre 1, chapitre 15)

Tout le monde sait que Dieu n’est pas quelque chose que les hommes ont sculpté en bois ou en jade ou en pierre. Ils savent que Dieu n’est pas l’arbre qu’ils adorent ou la rivière qu’ils adorent ou la roche ou le serpent ou la grenouille, l’arbre sacré de la nature ou des esprits sacrés. Ils savent que ces choses ne sont pas le Créateur de l’univers. Chaque personne sait qu’il est prosterné devant une créature plutôt que le Créateur.

Si un homme ne peut pas comprendre ou comprendre les vertus et les pouvoirs de Dieu comme ils sont à cause de sa faiblesse, il peut toujours les voir avec la foi et croire. Mais si les gens dans le monde ne veulent pas utiliser leur raisonpour considérer la puissance de Dieu, ils peuvent toujours utiliser leurs mains pour toucher et sentir les actes que Jésus-Christ et Ses saints ont fait. Ils sont notamment si évidents que personne ne peut douter qu’elles sont les œuvres de Dieu. Qui a ressuscité les morts et a donné la vue aux aveugles, sinon Dieu ? Qui a chassé les démons du mal des hommes sinon Dieu ? Qui sinon Dieu a enseigné les choses bénéfiques pour la prospérité de l’âme et du corps et faciles à porter ? (cf. Révélations de sainte Brigitte, Livre 1, chapitre 15)

Dieu a défini infailliblement, basé sur Romains 1, que le seul vrai Dieu peut être connu avec certitude par les choses qui ont été faites, et par la lumière naturelle de la raison humaine.

Romains 1, 18-20 : « Puisqu’on y découvre la justice de Dieu éclatant du ciel [La colère de Dieu se révèle du ciel] contre toute l’impiété et l’injustice de ces hommes qui retiennent la vérité de Dieu dans l’injustice ; Car ce qui est connu de Dieu est manifeste en eux ; Dieu le leur a manifesté. En effet, ses perfections invisibles, rendues compréhensibles depuis la création du monde, par les choses qui ont été faites, sont devenues visibles aussi bien que sa puissance éternelle et sa divinité ; de sorte qu’ils sont inexcusables« .

Ils sont, comme le dit saint Paul dans Romains 20, sans excuse. Si il y avait vraiment des gens de sincère et de bonne volonté entre eux qui n’aient encore atteint la foi, et s’ils coopèraient avec la loi naturelle, alors Dieu enverrait un prédicateur (même miraculeusement si nécessaire) pour leur donner la foi et le baptême.

Toutes les personnes qui meurent dans les cultures qui ont jamais été pénétrées par l’Évangile vont en enfer pour les péchés contre la loi naturelle et les autres péchés graves qu’ils commettent – dont la mauvaise volonté et l’incapacité à coopérer avec la grâce de Dieu – est la raison pour laquelle Il ne leur révèle pas l’Évangile.

Saint Thomas d’Aquin, Sent. III, 25, Q. 2, R. 2, solut. 2 :  » Si un homme ne devait pas avoir quelqu’un pour l’instruire, Dieu lui montrerait, à moins qu’il ne souhaite rester coupable où il est « .

Saint Thomas d’Aquin, Sent. II, 28, Q. 1, R. 4, ad. 4 :  » Si un homme né parmi les nations barbares, fait ce qu’il peut, Dieu Lui-même lui montrera ce qui est nécessaire pour le salut, soit par l’inspiration ou en lui envoyant un enseignant « .

Saint Thomas d’Aquin, De Veritate, 14, R. 11, ad. 1 : Objection :  » Il est possible que quelqu’un puisse être élevé dans la forêt, ou au milieu des loups ; un tel homme ne peut pas savoir explicitement quoi que ce soit à propos de la foi. Saint Thomas répond : C’est la caractéristique de la Divine Providence de fournir à chaque homme ce qui est nécessaire pour le salut … à condition de sa part qu’il n’y ait aucun obstacle. Dans le cas d’un homme qui cherche le bien et évite le mal, par la direction de la raison naturelle, Dieu soit lui révélerait par l’inspiration interne ce qui devrait être cru, ou lui enverrait un prédicateur de la foi … « 

Satan a toujours voulu être adoré comme Dieu. Regardez ses paroles arrogantes dans Isaïe. 14, 13 : « Je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; je trônerai sur la montagne de l’assemblée [vouloir tout pour l’adorer], sur les hauteurs extrêmes de la montagne sacrée ». Cela sonne comme 2 Thessaloniciens 2, 4, qui dit : «Il s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, et même se met en place dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même être Dieu ». Et comme Apocalypse 13, 4 dit, «Les hommes adorèrent le dragon [qui est Satan : voir Apocalypse 12, 9] … »

Esaïe 14, 14 continue avec les paroles de Satan : «Je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut ». Le diable a toujours voulu être comme Dieu et être adoré à la place de Dieu. Il a même essayé de tenter Jésus en (Matthieu 4) « Lui montrant tous les royaumes du monde et leur splendeur» ; Tout cela, je te le donnerai, dit-il, «si tu te prosternes devant moi et m’adores » (8, 9). Jésus répond dans Matthieu 4, 10 : « Retires-toi, Satan. Il est écrit :« Le Seigneur, ton Dieu, seul tu adorera et lui seul tu servira » (référence à Deutéronome 10, 20).

2 Corinthiens 4, 3 : «Et si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, dont le dieu de ce monde [Satan] a aveuglé les pensées des incrédules, pour que la lumière de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu, ne doive pas briller pour eux « .

Saint Augustin explique bien cela en référence à des personnes qui sont mortes ignorantes de la foi et sans baptême.

Saint Augustin (428) : «… Dieu a connus d’avance que s’ils avaient vécu et que l’Évangile leur avait été prêché, ils auraient entendu sans croyance« .

«Il est en accord avec la justice de Dieu que l’entrée dans le ciel doit être acquise par la foi inébranlable, l’espérance rationnelle, et l’amour fervent. Une personne pense plus fréquemment et adore avec plus d’amour ce que le cœur aime plus et aime avec une plus grande ferveur. Il en est ainsi avec les dieux qui sont placés dans les temples – s’ils ne sont pas les dieux ni les créateurs, car il n’y a qu’un seul créateur, je le suis moi-même, Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Mais les propriétaires des temples et des personnes aiment en général les dieux plus qu’ils ne m’aiment, cherchant à obtenir le succès mondain plutôt que de vivre avec moi. Si je devais détruire les choses que les gens aiment plus que moi, et faire que les gens m’adorent contre leur volonté, alors je leur ferai certainement une injustice en enlevant leur libre volonté et le désir de leur part. Comme ils ne me font pas confiance, et qu’il y a dans leur cœur quelque chose de plus agréable que pour moi, je leur permets raisonnablement de produire extérieurement ce qu’ils aiment et au fond de leur esprit. Parce qu’ils aiment la création plus que moi, le Créateur, qu’ils peuvent connaître par des signes et des actes probables, si seulement ils faisaient usage de leur raison, et parce qu’ils sont aveugles, maudite est leur création et maudites sont leurs idoles. Ils se tiendront dans la honte et seront condamnés pour leur folie, parce qu’ils refusent de comprendre combien je suis doux, leur Dieu, qui a créé et racheté l’humanité par amour fervent ». (Révélations de sainte Brigitte, livre 5 ou Livre des Questions, Interrogation 8)

Qu’est-ce que le panthéisme ?

L’idée que le divin imprègne toute la création – l’idée sur laquelle l’hindouisme et ses pratiques sont orientées – est le panthéisme, réprouvée par le Concile Vatican I et d’autres conciles et enseignements de l’Église :

«La sainte Église catholique, apostolique, romaine croit et confesse qu’il y a un seul, vrai, Dieu vivant, Créateur et Seigneur du ciel et de la terre … qui, bien qu’il soit un, singulier, tout à fait simple et d’immuable substance spirituelle, doit être proclamé distinct dans la réalité et l’essence du monde … » (Constitutio Dogmatica de Fide catholique, Sess. III, chap. I)

Dieu est distinct dans la réalité et l’essence de sa création. Le panthéisme enseigne que Dieu et l’univers sont un. Le panthéisme enseigne que l’herbe, les arbres, les rivières, les lacs, les océans, etc., étaient tous unis avec le Christ, en vertu de l’Incarnation. Le panthéisme « divinise » le monde matériel et conduit à la croyance Gaïa du New Age selon laquelle le monde matériel vit et a une âme, et au radicalisme de l’environnement, dans lequel les arbres et les baleines ont plus de droits que les bébés humains.

Ainsi l’hindouisme est basé sur l’idée d’union avec le divin en soi-même et dans toute la création, il est une expression de la croyance en l’hérésie panthéiste condamnée selon laquelle Dieu et Sa création sont une seule chose. L’hindouisme est donc une fausse religion qui exprime la croyance en un faux dieu.

L’hindouisme considère l’humanité comme divine. Parce que Brahman est tout, l’hindouisme affirme que tout le monde est divin. Atman, ou soi-même, est un avec Brahman. Tout, en dehors de la réalité de Brahman, est considéré comme une simple illusion. Le but spirituel d’un hindou est de devenir un avec Brahman, cessant ainsi d’exister sous sa forme illusoire de « soi individuel ». Cette liberté est dénommée « moksha ». Jusqu’à ce que moksha soit atteint, un hindou croit qu’il ou elle se réincarnera afin de pouvoir travailler à la réalisation de la vérité de soi (la vérité étant que seul Brahman existe, rien d’autre). Comment une personne se réincarne, cela est déterminé par le karma, qui est un principe de cause à effet régi par l’équilibre de la nature. Ce que l’on a fait dans le passé affecte et correspond à ce qui se passe dans le futur, vies passées et futures incluses.

Auto-réfutation de la nature du panthéisme

Le panthéisme (par exemple, le bouddhisme, l’hindouisme, le taoïsme, et d’autres) est auto-réfuté, en particulier toutes les formes qui prétendent que l’individualité est une illusion causée par mon esprit. Car selon le panthéisme, les esprits individuels sont eux-mêmes des aspects de l’illusion et ne peuvent donc fournir aucune base pour l’expliquer.

Si l’esprit est une partie de l’illusion, il ne peut pas être le terrain pour expliquer l’illusion. Par conséquent, si le panthéisme est vrai en affirmant que mon individualité est une illusion, alors le panthéisme est faux, car il n’y a pas de base pour expliquer l’illusion.

Le panthéisme omet également de gérer le problème du mal d’une manière satisfaisante. Car dire que le mal est une illusion ou moins réel est non seulement frustrant et creux pour ceux qui connaissent le mal, mais cela semble philosophiquement insuffisant. Si le mal n’est pas réel, alors quelle est l’origine de l’illusion ? Pourquoi des gens l’ont connu pendant si longtemps, et pourquoi a t-il l’air si réel ? Malgré la revendication du contraire de la part du panthéiste, il ou elle connaît aussi la douleur, la souffrance, et, éventuellement, va mourir. Même les panthéistes redoublent de douleur quand ils ont une appendicite. Ils sautent hors d’une voie sur laquelle va venir un camion afin de ne pas être blessés.

Si Dieu est tout, et que tout est Dieu, comme le maintiennent les panthéistes, alors le mal est une illusion et, finalement, il n’y a pas de droits et de torts. Car il y a quatre possibilités concernant le bien et le mal dans une structure de croyance panthéiste (par opposition à la seule véritable explication du mal) :

1) Si Dieu est tout-bien, alors le mal doit exister en dehors de Dieu. Mais cela est impossible puisque Dieu est tout – rien ne peut exister en dehors de lui.

2) Mais si Dieu est tout-mal, alors le bien doit exister en dehors de Dieu. Ceci n’est pas possible non plus, puisque Dieu est dans tout.

3) Dieu est à la fois tout bon et tout-mal. Cela ne peut pas être, car il est auto-contradictoire d’affirmer que le même être est à la fois tout le bien et tout le mal en même temps. En outre, la plupart des panthéistes conviennent que Dieu est au-delà du bien et du mal. Donc Dieu n’est ni bon ni mauvais.

4) Le bien et le mal sont illusoires. Ils ne sont pas de réelles catégories.

L’option quatre est ce que croient la plupart des panthéistes. Mais si le mal est seulement une illusion, alors finalement, il n’y a pas une telle chose comme des pensées ou des actions bonnes et mauvaises. Par conséquent, quelle différence cela ferait-il si nous louons ou proferons une malédiction, la défense ou le viol, aimer ou assassiner quelqu’un ? Si il n’y a aucune différence morale finale entre ces actions, les responsabilités morales absolues n’existent pas. La cruauté et la non-cruauté sont finalement les mêmes. Un critique a fait le point avec cette illustration :

« Un jour, je parlais à un groupe de personnes faisant des piques à une jeune sud-africaine à Cambridge. Entre autres, il y avait là un jeune Indien qui était sikh à fond mais hindou par la religion. Il a commencé à parler fermement contre le christianisme, mais ne comprenait pas vraiment les problèmes de ses propres croyances. Donc je lui ai dit, « N’ai-je pas raison de dire que sur la base de votre système, la cruauté et la non-cruauté sont finalement égales, qu’il n’y a aucune différence intrinsèque entre elles ? » Il a accepté. L’étudiant, dans la chambre où nous étions reunis, qui avait bien compris les implications de ce que le jeune sikh avait admis, ramassa sa bouilloire d’eau avec laquelle il était sur le point de faire du thé bouillant, et se tint avec sa vapeur sur la tête de l’Indien. L’homme leva les yeux et lui demanda ce qu’il faisait et il a dit, avec froideur mais finalement doux, « Il n’y a pas de différence entre la cruauté et la non-cruauté ». Là-dessus, l’Hindou sortit dans la nuit ».

Si les panthéistes avaient raison avec le fait que la réalité n’est pas morale, que le bien et le mal sont inapplicables à ce qui est, alors ensuite avoir raison n’a pas plus de sens que d’avoir tort. Le fondement de la morale est détruit. Le panthéisme ne prend pas le problème du mal au sérieux. Si vous ne prenez pas les distinctions entre le bien et le mal au sérieux, alors il est facile de dire que tout ce que vous trouvez dans ce monde est une partie de Dieu. Mais, bien sûr, si vous pensez certaines choses vraiment mauvaises, et Dieu très bon, alors vous ne pouvez pas parler comme ça.

Le « Dieu » du panthéisme est inconnaissable. Toujours la même réclamation, «Dieu est inconnaissable d’une manière intellectuelle » semble dénuée de sens ou est vouée à l’échec. Car, si la demande elle-même ne peut pas être comprise d’une manière intellectuelle, alors elle est auto-détruite. Car ce qui est affirmé c’est que rien ne peut être entendu au sujet de Dieu d’une manière intellectuelle. Mais le panthéiste attend que nous sachions intellectuellement cette vérité selon laquelle Dieu ne peut pas être compris d’une manière intellectuelle. En d’autres termes, le panthéiste semble faire une déclaration au sujet de Dieu à l’effet que de telles déclarations ne peuvent être faites à propos de Dieu. Mais comment peut-on faire une affirmation positive de Dieu qui prétend que seules les affirmations négatives peuvent être faites au sujet de Dieu ? Plotin a admis que la connaissance négative suppose une certaine prise de conscience positive. Sinon, on ne saurait pas quoi niert.

Ainsi tout ce que Dieu fait est bon, même les choses qui semblent mal apparaissent uniquement de cette façon en raison d’un contexte ou une perspective limitée. Lorsque cela est considéré dans son ensemble, ce qui semble être le mal contribue finalement à un  plus grand bien.

Par exemple, certaines vertus ne pourraient pas exister sans mal : le courage, la miséricorde, le pardon, la patience, le réconfort, l’héroïsme, la persévérance, la fidélité, la maîtrise de soi, la longanimité, la soumission et l’obéissance, pour n’en nommer que quelques-unes. Ce ne sont pas des vertus dans l’abstrait, mais des éléments de caractère qui ne peut être fait que par les âmes morales. Tout comme le mal est le résultat d’actes de volonté, donc la vertu l’est. Le choix moral des actes accomplit les deux.

A quoi bon la mort dans un accident, quelqu’un pourrait demander, ou la mort d’un adolescent par un surdosage, ou le viol d’une fille, ou la maltraitance des enfants ? La réponse est qu’un bon proportionnel n’est pas toujours perceptible sur les situations individuelles, si Dieu est certainement capable de racheter toute tragédie. Plutôt, des bons résultats de plus pour avoir un monde dans lequel il y a la liberté morale, et la liberté morale rend morales les tragédies  comme celles-ci possibles.

Cette observation révèle une tournure intéressante à ce problème. Si la morale librement choisie ne peut pas se produire dans un monde où le mal est possible, alors le ciel sera un endroit où il n’y aura pas de grandeur morale, où les choix moraux ne seront pas possibles parce que tous les habitants du ciel seront immuablement bons. La croissance de l’âme est seulement possible et disponible pour les habitants d’un monde déchu.

Deux observations bibliques prêtent de la crédibilité à ce point de vue. Tout d’abord, en racontant les grands héros de la foi, l’auteur d’Hébreux mentionne que certains ont été sauvés par la foi, mais d’autres ont enduré par la foi « … afin qu’ils puissent obtenir une meilleure résurrection ». (Héb. 11, 35) Deuxièmement, saint Paul dit Saint Timothée que «… la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et pour la vie à venir » (1 Tim. 4, 8)

Ces deux versets indiquent que les conditions de cette vie influent sur les conditions de la prochaine. Etre sous le mal dans cette vie améliore notre résurrection dans la prochaine. La piété dans cette vie apporte profit dans la prochaine. Ces avantages ne sont pas disponibles après cette vie là ou il y aurait peu d’urgence à croître maintenant ; toute l’éternité serait laissée dans laquelle se rattraper.

Plus c’est profond, plus profonds sont des bons résultats quand la vertu est gagnée par des âmes morales libres luttant avec le mal, plutôt que simplement accordé comme un élément de leur constitution.

Il y a une raison valable pour laquelle Dieu a permis à l’homme la liberté de choisir le mal. Il n’est pas en conflit avec sa bonté. Dieu n’est ni l’auteur du mal, ni sa victime impuissante. Plutôt, précisément à cause de sa bonté, Il choisit de co-exister avec le mal pour un moment, comme sa bonté peut être d’autant plus manifeste en ceux qui le surmontent en choisissant librement de faire le bien et d’éviter le mal.

Romains 8, 28 : « Et nous savons que pour ceux qui aiment Dieu, toutes choses concourent au bien, à ceux qui, selon son dessein, sont appelés à être saints ».

Réfutation de la fatalité du destin

Saint Justin réfute simplement la fatalité du destin ou que l’homme ne soit pas libre de choisir le bien ou le mal et n’en soit pas responsable. C’est la loi naturelle inscrite dans le cœur de l’homme qui a la capacité naturelle de connaître le bien et le mal et qu’il a par conséquent la responsabilité morale de ses choix.

Saint Justin Martyr, 2ème siècle, Grande Apologie, N° 43 : «Que d’ailleurs, … on ne s’imagine pas que nous croyons la réalisation de ce qui doit arriver due à la fatalité du destin. Voici comment nous répondons à cette objection. Chacun, selon ses œuvres, sera châtié, puni ou récompensé : nous avons appris cette doctrine des prophètes et nous la tenons pour vraie. S’il n’en était pas ainsi, si tout était l’œuvre du destin, il n’y aurait plus de libre arbitre. Si c’est le destin qui veut que celui-ci soit bon, et celui-là mauvais, celui-ci n’est pas digne d’éloge ni celui-là de blâme. Et si l’homme ne peut, par le choix libre de sa volonté, éviter le mal et faire le bien, il n’a aucunement à répondre de ses actions.

«Mais voici qui prouve que l’homme fait librement le bien et le mal. Nous voyons le même homme passer d’un extrême à l’autre. S’il était fatalement bon ou mauvais, il n’y aurait pas de ces contradictions dans sa conduite, et il ne changerait pas constamment. Il n’y aurait ni homme vertueux ni hommes dépravés, puisque le destin serait cause en même temps du bien et du mal, et qu’il serait contradictoire à lui-même. Ou bien encore, il faudrait admettre, comme nous l’avons dit plus haut, que le bien et le mal ne sont rien, et que la vertu et le vice sont choses d’opinion. Or la saine raison nous dit que c’est là une impiété et une injustice odieuse.

«A nos yeux, le vrai destin inévitable, c’est la juste récompense du bien et le juste châtiment du mal. Dieu n’a pas créé l’homme comme les autres êtres, comme les arbres et les quadrupèdes qui ne peuvent rien faire librement. L’homme ne mériterait ni récompense ni louange  si, au lieu de choisir de lui-même le bien, il était bon par nature. De même, on ne pourrait punir justement ses fautes , si elles n’étaient pas volontaires , et si lui-même ne pouvait être autre chose que ce qu’il est».

Quiconque dit que le bien ou le mal n’existe pas ou qu’il n’y a pas de loi naturelle inscrite dans le cœur de l’homme est un menteur de mauvaise foi et un hérétique contre la loi naturelle, car il est évident que l’homme connaît naturellement le bien et le mal.

Prenons un exemple simple et pratique de base, que se passe t-il si on se cogne fortement, est-ce que cela fait du bien ? Non. Mettez votre main dans le feu, et voyez ce que cela fait, diriez-vous que c’est bien ? Non. Le dire, serait de la mauvaise foi, ainsi en est-il de quiconque nie la loi naturelle.

La loi naturelle est inscrite dans le cœur de l’homme sans qu’il y soit pour quelque chose, c’est sa nature, pour qu’il connaisse le bien du mal naturellement et choisisse librement l’un ou l’autre.

 

La loi naturelle

La loi naturelle est la loi que chaque personne connait par instinct de naissance. Elle est gravée par le Créateur dans notre cœur, et tout le monde – même les païens qui n’ont jamais entendu parler de Dieu ou de la vraie religion catholique – reçoivent ce don de Dieu.

Pape Pie IX, Quanta cura, 1864, n° 3, ex cathedra : «… l’éternelle loi naturelle gravée par Dieu dans tous les cœurs et … la droite raison».

Pape Léon XIII, Libertas praestantissimum, 20 juin 1888 : «Si la loi est nécessaire à l’homme, c’est dans son arbitre même, c’est-à-dire dans le fait que nos volontés ne doivent pas dévier de la droite raison, qu’il faut en chercher la première cause, et comme la racine. … Une telle loi est la loi naturelle, la plus éminente de toutes, qui est écrite et gravée dans l’âme de chaque homme, car c’est la raison elle-même qui commande de faire le bien et qui interdit de pécher. Mais cette prescription de la raison humaine ne peut avoir la force d’une loi que parce qu’elle est la voix et l’interprète d’une raison plus élevée à laquelle notre esprit et notre liberté doivent être soumis».

Pape Pie XII, Summi pontificatus, 20 oct. 1939 : «…la source profonde et dernière des maux dont est affligée la société d’aujourd’hui se trouve dans la négation et le rejet d’une norme universelle de la probité des mœurs, tant dans la vie individuelle que dans la vie sociale elle-même et dans les relations mutuelles qui existent entre les peuples et les nations ; c’est-à-dire que la loi naturelle elle-même est obscurcie par la méconnaissance et l’oubli. Cette loi naturelle trouve son fondement en Dieu, créateur tout-puissant et Père de tous, suprême et absolu législateur, omniscient et juste vengeur des actions humaines».

Des exemples de péchés qui enfreignent la loi naturelle et qui sont faciles à reconnaître sont l’avortement, l’assassinat, le viol, le vol, la pédophilie, l’homosexualité, la calomnie, le mensonge, etc. La conscience condamne toujours une personne qui fait ces choses et donc il ne peut jamais y avoir d’excuse pour les personnes qui commettent de tels péchés.

La loi naturelle est inscrite dans le cœur de tous les hommes, de sorte que tous les hommes savent que certaines choses sont contre la loi de Dieu, et que certaines choses sont conformes à la loi naturelle de la charité, etc.

Les hérésies communes contre la loi naturelle rejettent une vérité su être vraie de la loi naturelle. Exemples suivants de violation de la loi naturelle :

  • Nier l’existence de Dieu ; l’existence de Dieu peut être connue par la raison naturelle ; nier l’existence de Dieu (athéisme) est une hérésie contre la loi naturelle car tous savent que c’est un mensonge de croire qu’il n’y a pas une seule vérité mais plusieurs.
  • Considérer que la nature est Dieu ; La nature n’est pas Dieu, c’est de l’idolâtrie et du panthéisme (le panthéisme assimile la création avec Dieu, alors que tout le monde sait que la nature n’est pas Dieu ; car tous savent naturellement qu’un arbre, ou un animal, ou homme ou des sculptures taillées, ne sont pas Dieu, le Créateur de tout ce qui est.
  • Considérer que la pornographie, la masturbation, le sexe oral ou la sodomie sont acceptables ou pas un péché mortel.
  • Considérer que la contraception est acceptable.
  • Considérer que le contrôle des naissances ou la Planification Familiale Naturelle, aussi appelée PFN, que beaucoup de « catholiques » pratiquent pour éviter la conception, (ce qui les rend coupables du péché mortel de contraception) est acceptable ou pas un péché mortel (La contraception ou la Planification des naissances frustre délibérément le pouvoir naturel d’engendrer la vie).
  • Si une personne considère que l’avortement est acceptable ; l’avortement est un assassinat non seulement physique mais spirituel d’un innocent.
  • Si une personne considère que la consommation de drogues (ou d’alcool) où la conscience est entravée est acceptable ; les psychotropes, tels que fumer de la marijuana, est un péché mortel, tout comme se saouler, car la raison est altérée artificiellement volontairement et sans nécessité.
  • Si une personne approuve l’homosexualité ; approuver l’homosexualité ou le mariage homosexuel sont des hérésies contre la loi naturelle, car tout le monde sait naturellement que la fin de la sexualité est la procréation et non l’assouvissement de la passion et de la concupiscence, le plaisir désordonné, le vice de l’impureté, l’idolâtrie du corps, ou que la fin du mariage est la procréation et l’éducation des enfants.
  • Si une personne approuve l’indifférentisme religieux ou que toutes religions se valent. L’indifférentisme religieux et le relativisme religieux sont aussi des hérésies contre la loi naturelle car tous peuvent savoir naturellement la vérité selon laquelle il ne peut y avoir qu’une seule Vérité, car s’il y a deux vérités, une est la vérité et l’autre un mensonge. Tout le monde peut savoir cela par sa nature sans rien connaître des vérités de la foi et du salut.

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 (Magistère) : «En effet, cette idée mortelle concernant l’absence de différence entre les religions est réfutée même à la lumière de la raison naturelle [hérésie contre la loi naturelle]. Nous sommes assurés de cela parce que les différentes religions ne sont pas souvent d’accord entre elles. Si l’une est vraie, l’autre doit être fausse ; il ne peut y avoir de société entre l’obscurité et la lumière. Face à ces sophistes expérimentés les gens doivent apprendre que la profession de la foi catholique est particulièrement vraie, comme l’apôtre le proclame : un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ».

L’indifférentisme religieux et le relativisme religieux (vatican 2) sont des hérésies contre la loi naturelle car tous peuvent savoir naturellement la vérité selon laquelle il ne peut y avoir qu’une seule Vérité, car s’il y a deux vérités, une est la vérité et l’autre un mensonge. Tout le monde peut savoir cela par sa nature sans rien connaître des vérités de la foi et du salut.

  • Si une personne approuve l‘évolutionnisme, qui est une autre hérésie contre la loi naturelle, car tous savent naturellement que l’homme n’a pas d’ancêtre commun avec les animaux. Pourquoi l’homme n’a pas trois yeux, ou des ailes ? Pourquoi donc les organes ? etc.

L’Apôtre saint Paul enseigne infailliblement ci-dessous que la loi naturelle ne sauve absolument pas, mais doit amener à la vérité de la foi surnaturelle afin de pouvoir être sauvé.

Romains 2, 13-15 : Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi [loi ancienne mosaïque] qui sont justes devant Dieu ; mais ce sont les observateurs de la loi qui seront justifiés [sauvés par la loi nouvelle]. En effet, lorsque les gentils [païens], qui n’ont pas la loi [ancienne et nouvelle], font naturellement [loi naturelle] ce qui est selon la loi ; n’ayant pas la loi, ils sont à eux-mêmes la loi : montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs, leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant et se défendant l’une l’autre ».

Comme le commentaire (Bible Haydock) l’explique correctement sur Romains 2, 14-16 :

« Ces hommes sont une loi pour eux-mêmes, et l’ont écrite dans leurs cœurs, quant à l’existence d’un Dieu, et leur raison leur dit que beaucoup de péchés sont illicites : ils peuvent aussi faire des actions qui sont moralement bonnes, comme l’aumône pour soulager les pauvres, en honorant leurs parents, etc. Non pas que ces actions, moralement bonnes, suffiront d’elles-mêmes pour leur justification, ou leurs méritent une récompense surnaturelle dans le royaume des cieux, mais Dieu, dans sa miséricorde infinie, leur donnera des grâces surnaturelles qui, s’ils continuent de coopérer avec elles, leurs obtiendront plus de grâces et finalement ils seront exposées à la foi catholique, s’ils doivent être sauvés».

Pape Pie XII, Mystici Corporis, parlant de non-catholiques, n° 101, 29 juin 1943  : : «Pour ceux-là mêmes qui n’appartiennent pas au corps visible de l’Église, vous savez bien, Vénérables Frères, que, dès le début de Notre Pontificat, Nous les avons confiés à la protection et à la conduite du Seigneur, affirmant solennellement qu’à l’exemple du Bon Pasteur Nous n’avions qu’un seul désir : Qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. Cette assurance solennelle, Nous désirons la renouveler, après avoir imploré les prières de toute l’Église dans cette Lettre encyclique, où Nous avons célébré la louange du «grand et glorieux Corps du Christ», [Nous voulons que] chacun d’entre eux coopèrent généreusement et volontairement avec les impulsions intérieures de la grâce divine et prennent soin de se dégager de cet état dans lequel ils ne peuvent pas être assurés de leur propre salut éternel. Car même s’ils peuvent être dirigés [ou ordonnés] vers le Corps mystique du Rédempteur par une sorte de désir inconscient et intention, ils n’ont toujours pas les si nombreuses et si grandes aides célestes, qui ne peuvent être appréciées que dans l’Église catholique. Qu’ils entrent donc dans l’unité catholique, et que, réunis avec Nous dans le seul corps du Corps de Jésus-Christ, ils accourent tous vers le Chef unique en une très glorieuse société d’amour. Sans jamais interrompre nos prières à l’Esprit d’amour et de vérité, Nous les attendons les bras grands ouverts, comme des hommes qui se présentent à la porte, non d’une maison étrangère, mais de leur propre maison paternelle».

Pie XII explique que les non-catholiques peuvent obtenir des grâces, qui sont vraies, puisque aucun ne se convertirait à la foi catholique à moins qu’ils aient obtenu des grâces quand ils étaient des infidèles. Il ne dit pas qu’ils sont sauvés hors de l’Église.

Pie XII explique comment l’Esprit-Saint aide les gens à devenir catholiques, bien qu’ils ne pensent pas consciemment devenir catholiques à ce moment. L’Esprit leur indique de suivre la loi naturelle et de faire le bien, et ensuite il les aide à penser pour prendre conscience de la façon dont ils doivent se convertir à la foi catholique.

Hébreux, 11, 6 : «Or sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il est, et qu’il récompense [qu’il est le rémunérateur de] ceux qui le cherchent».

Dieu récompense ceux qui le cherchent, c’est-à-dire qu’il donne à ceux qui suivent la loi naturelle de leur conscience, les grâces pour arriver à la vérité de la foi divine catholique et les grâces nécessaires pour leur salut.

 

Les polythéistes et les panthéistes sont condamnés et doivent se convertir

Dieu n’est pas les choses qui existent : les arbres, l’herbe, le soleil, la lune, les étoiles, etc.  C’est une vérité révélée de l’Écriture Sainte.

Le seul vrai Dieu peut être connu avec certitude par les choses qui ont été faites, et par la lumière naturelle de la raison humaine.

Romains 1, 19-21 : «Parce que ce qui est connu de Dieu est manifeste pour eux. Car Dieu le leur a manifesté. Les perfections invisibles de Dieu, par la création du monde, sont clairement visibles, étant entendu par les choses qui sont faites ; son éternelle puissance et divinité : de sorte qu’ils sont INEXCUSABLES « .

L’Église catholique a défini dogmatiquement le principe énoncé dans Romains 1 – ce qui réfute directement le polythéisme et le panthéisme.

Pape Pie IX, Concile du Vatican , Session 3, sur la Révélation, Can.1 : « Si quelqu’un dit que le seul vrai Dieu, notre Créateur et Seigneur, ne peut être connu avec certitude par les choses qui ont été faites, par la lumière naturelle de la raison humaine : qu’il soit anathème. »

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Session 3, Le Dieu Créateur, Can.1 : « Si quelqu’un doit avoir nié le seul vrai Dieu, Créateur et Seigneur des choses visibles et invisibles : qu’il soit anathème ».

Toutes les personnes qui meurent dans l’incrédulité et dans des cultures qui n’ont jamais été pénétrées par l’Évangile vont en enfer pour les péchés contre la loi naturelle et les autres péchés graves qu’ils commettent – la mauvaise volonté et l’incapacité à coopérer avec la grâce de Dieu est la raison pour laquelle ils nient Dieu ou qu’Il ne leur révèle pas l’Évangile.

2 Corinthiens 4, 3 : « Et si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, dont le dieu de ce monde [Satan] a aveuglé l’intelligence des incrédules, pour que la lumière de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu, ne doive pas briller pour eux « .

Tout le monde sait que Dieu n’est pas quelque chose sculpté en bois ou en jade ou de la pierre. Tous savent que Dieu n’est pas l’arbre qu’ils adorent ou la rivière qu’ils adorent ou la roche ou le serpent ou la grenouille ou des arbres sacrés ou des esprits de la nature. Tous savent que ces choses ne sont pas le Créateur de l’univers. Chaque personne sait qu’il adore une créature au lieu du Créateur.

S’il y avait vraiment des gens sincères et de bonne volonté qui n’avaient pas encore atteint la foi, Dieu enverrait un prédicateur (même miraculeusement, si nécessaire) pour que la foi et le baptême catholique lui soit donné.

Saint Thomas d’Aquin, envoyés. III, 25, Q. 2, A. 2, solut. 2 :  » Si un homme ne devait avoir personne pour l’instruire, Dieu lui montrerait, à moins qu’il ne souhaite rester coupable où il est. «

Saint Thomas d’Aquin, envoyés. II, 28, Q. 1, A. 4, ad 4 :  » Si un homme né parmi les nations barbares, fait ce qu’il peut, Dieu lui-même lui montrera ce qui est nécessaire pour le salut, soit par l’inspiration ou l’envoi d’un enseignant pour lui. «

Saint Thomas d’Aquin, De Veritate, 14, A. 11, annonce 1 : Objection :  » Il est possible que quelqu’un puisse être mis dans la forêt, ou parmi les loups, un tel homme ne peut rien savoir explicitement de la foi. » Saint Thomas répond : «C’est la caractéristique de la Divine Providence de fournir à chaque homme ce qui est nécessaire pour le salut … à condition de sa part, qu’il ne soit pas un obstacle. Dans le cas d’un homme qui cherche le bien et évite le mal, par la direction de la raison naturelle, Dieu soit lui révélera par l’inspiration interne ce qui devrait être cru, ou lui enverrait un prédicateur de la foi … «

« Il est en accord avec la justice de Dieu que l’entrée dans le ciel doit être acquise par la foi inébranlable, l’espérance rationnelle, et l’amour fervent. Une personne réfléchit plus fréquemment et adore avec plus d’amour ce que le cœur aime plus et aime avec plus de ferveur. Ce n’est donc pas avec les dieux qui sont placés dans les temples – ils ne sont pas les dieux ni les créateurs, car il n’y a qu’un seul créateur, je le suis, Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Mais les propriétaires des temples et les gens en général aiment les dieux plus qu’ils m’aiment, cherchant à atteindre le succès mondain plutôt que de vivre avec moi. Si je devais détruire les choses que les gens aiment plus que moi, et faire que les gens m’adorent contre leur gré, alors je ferais certainement une injustice en enlevant leur libre volonté et le désir de leur part. Comme ils n’ont pas foi en moi, et qu’il est dans leur cœur quelque chose de plus agréable que moi, je leur permet raisonnablement de produire à l’extérieur ce qu’ils aiment dans leurs esprits. Parce qu’ils aiment la création plus que moi, le Créateur, ils peuvent savoir par des signes et des actes probables, si seulement ils pouvaient faire usage de leur raison, et parce qu’ils sont aveugles, maudite est leur création et maudites sont leurs idoles. Ils se tiendront dans la honte et seront condamnés pour leur folie, parce qu’ils refusent de comprendre combien Je suis doux, leur Dieu, qui a créé et racheté l’humanité par amour fervent.» (Révélations de sainte Brigitte, livre 5 ou Livre des Questions – Interrogation 8)

Dieu offre à tous le pardon (mais peu acceptent ou gardent la grâce) et le salut par le baptême si nous recevons son don (Jean 1, 12), si nous croyons que Jésus est le Sauveur qui a donné sa vie pour nous et si nous sommes membres de Son Église. Si vous placez votre foi en Jésus, votre Sauveur et dans Son unique Église et mourez en état de grâce (exempt de péché mortel), vous aurez la béatitude éternelle (vision de Dieu) dans le ciel (même après le purgatoire). En vous convertissant à la seule foi divine et catholique, Dieu pardonnera vos péchés, purifiera votre âme, renouvellera votre esprit. Dieu vous donnera la félicité éternelle dans l’autre monde par les mérites de Jésus-Christ Son Fils selon vos œuvres, car Dieu rémunère les œuvres des hommes. Les œuvres sans la foi n’ont pas de mérites pour la vie éternelle, mais si un homme païen suit sa conscience et la loi naturelle, Dieu lui indiquera quoi croire et quoi faire, et l’amènera à connaître Jésus-Christ et Son unique Église, et s’il est de bonne volonté, Dieu lui donnera les moyens nécessaire au salut : La foi, le baptême, l’état de grâce.

Hébreux 9, 27-28 : «Et comme il est arrêté que les hommes meurent [qu’] une fois, et qu’ensuite ils sont jugés, ainsi le Christ s’est offert [qu’] une fois pour effacer les péchés d’un grand nombre ; et la seconde fois il apparaîtra sans le péché à ceux qui l’attendent, pour les sauver».

Si vous n’êtes pas baptisé, vous devez vous convertir à la seule vraie foi divine qui sauve. Si vous êtes baptisé, vous devez revenir à la foi de votre baptême et vous convertir à la seule vraie foi divine qui sauve.

« Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé mais celui qui ne croira sera condamné » – Marc 16, 16

« Qui croit en moi, ne croit pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé. … Moi, la lumière, je suis venu dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure point dans les ténèbres ». – Jean 12, 44, 46

« Car il n’y a qu’un Dieu et qu’un médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus homme, qui s’est livré lui-même pour la rédemption de tous… » – I Timothée 2, 5-6

« Ce Jésus … il n’y a de salut en aucun autre ; car nul autre nom n’a été donné sous le ciel aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » – Actes des Apôtres 4, 11-12

Le baptême ; les étapes pour convertir à la foi traditionnelle ; les étapes pour ceux qui quittent les fausses sectes ; le baptême conditionnel.