Le Te Igitur et la Messe Una cum

Sommaire

  • Ce qu’est la prière du Te Igitur et la messe Una cum
  • Depuis l’anti-canonisation de l’apostat Jean-Paul 2
  • Le faux problème de la Messe Una Cum

 

Ce qu’est la prière du Te Igitur et la messe Una cum

Le Te Igitur est la première prière du Canon de la prière de la messe, après la Préface et avant la commémoraison pour les vivants et le canon pour la consécration, où le prêtre prie pour le pape régnant et l’évêque du diocèse dans lequel la messe est offerte :

«Te igitur, clementissime Pater, per Jesum Christum Filium tuum Dominum nostrum, supplices rogamus, ac pétimus, uti accepta habeas, et benedicas, hæc † dona, hæc † munera, hæc † sancta Sacrificia illibata, in primis, quæ tibi offérimus pro Ecclésia tus sancta catholica : quam pacificare, custodire, adunare, etregere digneris toto orbe terrarum : una cum famulo tuo Papa nostro N… et Antistite nostro N… [et Rege nostro N….] et omnibus orthodoxis, atque catholicæ, et apostolicæ fidei cultoribus».

«Nous vous supplions, Père très clément, et nous vous le demandons par Jésus-Christ, votre Fils et notre Seigneur, daignez agréer et bénir ces † dons, ces † offrandes, ces † Sacrifices saints et sans tache, que nous vous offrons d’abord pour votre sainte Église catholique ; daignez la pacifier, la garder, l’unir et la régir, par toute la terre, en communion avec votre serviteur notre Pape N… et notre évêque N… [et notre Roi N…] et tous les orthodoxes [c-à-d vrais croyants] et ceux qui professent de la foi catholique et apostolique». 

Una cum en latin signifie un avec. C’est l’expression latine dans laquelle le nom d’un pape régnant est inséré dans la prière du Te Igitur de la Messe (ci-dessus), et qui se lit : «una cum famulo tuo Papa nostro N…» traduit par «en communion [un] avec votre serviteur notre Pape N…».

 

Depuis l’anti-canonisation de l’apostat Jean-Paul 2

Maintenant que l’antipape apostat et antéchrist Jean-Paul 2 (et Jean 23) est anti-canonisé depuis le 27 avril 2014 par l’apostat et antipape François chef de la secte vatican 2, le faux problème de l’una cum / non una cum n’a plus lieu d’être, puisque nul ne peut recevoir de Communion eucharistique d’un prêtre « traditionaliste » hérétique public qui reconnait publiquement les antipapes vatican 2 pour des papes valides, car il doit obligatoirement reconnaitre des apostats pour des saints et les vénérer, ce qui ne manque pas d’engager certainement un crime d’idolâtrie et d’apostasie, et qu’aucun catholique ne peut participer à l’idolâtrie qui est une forme d’apostasie en acte.

Depuis la fausse canonisation de l’apostat Jean-Paul 2 le 27 avril 2014, quiconque a eu connaissance (même une seule fois ) de son apostasie notoire d’Assise en 1986 ou d’autres réunions ultérieures de prières inter-religieuse – choses totalement condamnées par l’Église Catholique – et y compris avec des fausses religions païennes et même des sorciers, et le vénère comme « saint » est non-catholique en ne croyant même pas aux mystères essentiels de la foi catholique et est impliqué inévitablement dans le péché mortel d’idolâtrie, en vénérant comme « saints » des chefs apostats antichrists qui ont répandu la liberté religieuse, l’indifférentisme religieux, le modernisme, le faux œcuménisme, la prière et l’adoration des faux dieux des fausses religions du diable, etc., et qui ont honoré les fausses religions du diable, contre le 1er commandement de Dieu : «Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi» (Exode 20, 3).

Aujourd’hui, il n’y a quasiment aucun lieu possible pour la réception du sacrement d’Eucharistie.

 

Le faux problème de la Messe Una Cum

Il est nécessaire de bien comprendre en quoi consiste le faux problème de la Messe una cum, en ces temps de la grande apostasie. Il ne s’agit en aucun cas d’admettre la messe una cum en soi, il s’agit de regarder ce qui est catholique et ce qui ne l’est pas afin d’être catholique. Il s’agit de voir le faux problème una cum est un faux problème par rapport à la situation actuelle, par rapport à la nécessité, et par rapport aux lois de l’Église. En outre, il faut considérer le faux problème  de la messe una cum avant les anti-canonisations de Jean 23 et Jean-Paul 2, chefs apostats et non-catholiques de la contre-église vatican 2, parce qu’après, il n’est désormais plus question de pouvoir recevoir la communion d’un prêtre valide « traditionaliste » hérétique public non-notoire et Una cum.

La Messe Una cum n’est qu’un problème sur la forme mais non sur le fond, car cela ne concerne pas la loi divine.

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Église, PAS des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé ».

Comme tous les dogmes, ce dogme ci-dessus doit être compris tels que les mots le disent. Ce dogme dit qu’il y a d’un côté l’Église catholique et d’un autre côté qu’il y a les sectes hérétiques.

L’Église catholique considère que seules les églises des hérétiques notoires en droit et notoires en fait sont des églises des hérétiques. C’est la discipline universelle de l’Église. L’Église a fondé sa discipline universelle sur le canon 6 du premier concile de Constantinople en 381. Et la discipline de l’Église est toujours en faveur des fidèles.

Pape St Damase, Premier Concile de Constantinople (381), Canon 6 : « Nous regardons comme hérétiques aussi bien ceux qui ont été jadis bannis et ceux que nous avons nous-mêmes depuis anathémisés, et aussi ceux qui prétendent professer la foi saine, mais qui se sont séparés et tiennent des assemblées rivales contre les évêques en communion avec nous [c-à-d des églises hérétiques notoires en fait] ». (Décrets 33-34)

MHFM, Peter Dimond, Débat « sacrements d’hérétiques non-déclarés », 5:21-5:45 : «En d’autres termes, il s’agit de définir ce qu’ils entendent par hérétiques comme ceux qui sont déclarés par eux ou ceux qui ont mis en place des églises en opposition directe avec les vrais évêques, l’équivalent des « orthodoxes » orientaux ou des protestants, qui sont en fait notoires, qui ne font pas mystère de leur rejet de l’Église catholique. Ils ne se cachent pas, ce sont notoirement des sectes hérétiques ».

La discipline de l’Église est toujours en faveur des fidèles dans la réception de sacrements, par rapport aux infidèles qui sont hors de l’Église comme les hérétiques et schismatiques, car la loi divine interdit aux hérétiques publics de recevoir la communion, mais non pas aux fidèles de recevoir, en cas de nécessité, la communion d’hérétiques publics tant qu’ils ne ne sont pas notoire en fait.

Pape Innocent III, concile de Latran IV (Décrets 234), 1215 : «Les Clercs ne donneront pas les sacrements de l’Église [la communion et les autres sacrements, hors la Pénitence à ceux qui reviennent] à de tels pestiférés [ceux qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent et les soutiennent, nous les déclarons frappés d’excommunication, statuant clairement que si l’un de ces hommes, après avoir été frappé d’excommunication, ne s’est pas préoccupé de satisfaire dans l’année, il se sera dès lors ipso facto infâme]».

Par conséquent les prêtres traditionalistes hérétiques non-notoires ne constituent pas des églises notoires en fait, et peuvent être approchés pour recevoir la communion sacramentelle dans des conditions strictes :

  • dans la grande apostasie actuelle,
  • à cause de la nécessité,
  • parce qu’il n’y a pas de prêtre catholiques,
  • sans sermons de messe,
  • tant que le prêtre ne met pas en avant notoirement son hérésie,
  • tant que le prêtre peut encore dissimuler de quelque façon que ce soit l’imputabilité de la peine d’excommunication automatique pour son hérésie : s’il est obstiné mais non-notoire, il est excommunié ipso facto pour lui-même à cause de son obstination hérétique, mais il n’est pas excommunié ipso facto par rapport aux autres,
  • si on ne participe pas activement,
  • si on ne soutient pas le prêtre d’aucune façon,
  • si on ne prie en aucun cas avec les hérétiques présent prêtre et participants,
  • si on ne vient que pour prendre le sacrement.

Tout ceci est la discipline de l’Église toujours en faveur du salut des fidèles, en faveur de la réception de sacrements pour les fidèles., c’est-à-dire en faveur des membres de l’Église par rapport aux non-membres, comme les hérétiques, mais tant qu’il ne sont pas notoires, parce que dès qu’un hérétique est notoire en fait prouvé, il est excommunié automatique pour lui-même et par rapport aux autres.

Pour résumer. Le problème de l’Una cum n’est pas un vrai problème dans la situation actuelle de la grande apostasie où on ne peut trouver de prêtres intègres catholiques parce que l’unité de l’Église est fondée sur l’unité de la foi de loi divine et que l’interdiction de citer les noms des hérétiques au début de la messe relève de la discipline de l’Église. 

Pape Hormisdas, Libellus professionis fidei, profession de foi prescrite par le pape saint Hormisdas au clergé revenant du schisme d’Acace, 2 avril 517 : «Et, par conséquent, j’espère que je mérite d’être dans une communion avec vous, que le Siège Apostolique proclame, dans laquelle il y a l’ensemble et le véritable fondement de la religion chrétienne, promettant qu’à l’avenir les noms de ceux qui sont séparés de la communion de l’Église catholique, c’est-à-dire ceux qui n’étaient pas d’accord avec le Siège Apostolique, ne doivent pas être lus pendant les mystères sacrés [Te Igitur]. Mais si je devais tenter d’aucune façon de dévier de ma profession, je dois avouer que je serais un complice à mon avis avec ceux que j’ai condamné. Cependant, j’ai de ma propre main signé cette profession, et j’ai réalisé qu’elle est à vous, HORMISDAS, le pape saint et vénérable de la ville de Rome». (Ench. Symb. 172 365)

En outre, dans la situation actuelle, s’applique l’epikeia (principe d’équité de loi ecclésiastique pour des cas non-prévus), seule demeure la loi divine de l’unité de l’Église, et c’est exactement la raison pour laquelle, uniquement en cas en cas de nécessité, l’Église permet la réception de sacrements d’hérétiques tant qu’ils ne sont pas notoires en fait.