La loi naturelle – conscience morale

Sommaire

  • Qu’est-ce que la loi naturelle
  • La nature humaine n’est pas faite pour elle-même, elle a été créée par Dieu pour vivre de la vie surnaturelle de Dieu
  • La loi naturelle est la conscience morale de l’homme
  • La loi naturelle est que les volontés ne doivent pas dévier de la droite raison
  • La loi naturelle est la norme universelle et la base de la moralité qui trouve son fondement en Dieu juste vengeur des actions humaines
  • La loi naturelle est la participation de la loi éternelle dans la créature douée de raison
    • Le premier précepte de la loi naturelle est qu’il faut faire et rechercher le bien et éviter le mal
    • Relève de la loi naturelle tout ce qui intéresse la conservation de la vie humaine et empêche ce qui lui est contraire
    • Relève de la loi naturelle l’union des sexes, l’éducation des enfants et autres choses semblables
    • Relève de la loi naturelle que l’homme évite l’ignorance, qu’il n’offense pas ceux dans la société desquels il vit, et les autres prescriptions
    • Relève de la loi naturelle l’inclination de l’homme d’agir selon la raison
  • La loi naturelle est la direction divine dans les créatures pour les ordonner et diriger à une fin

Qu’est-ce que la loi naturelle

La loi naturelle est la loi que chaque personne connait par instinct de naissance. Elle est gravée par le Créateur dans notre cœur, et tout le monde – même les païens qui n’ont jamais entendu parler de Dieu ou de la vraie religion catholique – reçoivent ce don de Dieu. Des exemples de péchés qui enfreignent la loi naturelle et qui sont faciles à reconnaître sont l’avortement, l’assassinat, le viol, le vol, la pédophilie, l’homosexualité, la calomnie, le mensonge, etc. La conscience condamne toujours une personne qui fait ces choses et donc il ne peut jamais y avoir d’excuse pour les personnes qui commettent de tels péchés.

La nature humaine n’est pas faite pour elle-même, elle a été créée par Dieu pour vivre de la vie surnaturelle de Dieu

Dieu est esprit, Il a créé Adam et Ève, premier homme et femme, à Son Image et à sa ressemblance. Dieu a créé leur âme en leur insufflant son Esprit (Genèse 2, 7). Dans l’état originel d’innocence l’homme vit de la vie surnaturelle de la grâce divine dans son âme. L’âme de l’homme vit de la vie de Dieu son Créateur.

St Irénée de Lyon, Père de l’Église, Contre les hérésies (200), L. II, 4 ; 5, 2 : « Sa seule volonté est la matière dont il [Dieu] a tout tiré … Car, de même que le corps animé par l’âme n’est pas lui-même l’âme, mais participe à l’âme aussi longtemps que Dieu le veut, de même l’âme n’est pas elle-même la vie, mais participe à la vie que Dieu lui donne. C’est pourquoi la parole prophétique dit du premier homme : « Il fut fait âme vivante » [Gn 2, 7] : elle nous enseigne que c’est par une participation à la vie que l’âme a été faite vivante, de telle sorte qu’autre chose est l’âme et autre chose la vie qui est en elle. Si donc Dieu donne et la vie et la durée perpétuelle de cette vie, il n’y a nulle impossibilité à ce que les âmes, quoique n’ayant pas existé d’abord, durent ensuite, puisque c’est Dieu qui veut et qu’elles existent et qu’elles se maintiennent dans cette existence. Car ce qui doit commander et dominer en tout, c’est la volonté de Dieu ; tout le reste doit céder devant elle, se subordonner à elle, se mettre à son service ».

La loi naturelle est la loi écrite par Dieu dans le cœur de l’homme

Par le péché originel, l’homme a perdu la grâce surnaturelle et donc son état d’innocence (ou non-connaissance du mal), et a commencé à avoir connaissance du bien et du mal : la loi naturelle est alors sa conscience naturelle du bien et du mal.

Genèse 3, 22 : «[Le Seigneur Dieu] dit : Voilà qu’Adam est devenu comme l’un de nous, sachant le bien et le mal».

Sainte Hildegarde de Bingen, Livre de œuvres divines, 10ème vision, n° 2 : «Dans l’homme, toute âme raisonnable [ou douée de raison et de libre arbitre] a pour source le vrai Dieu : elle [l’âme raisonnable] doit choisir ce qui lui convient et rejeter ce qui lui déplaît, c’est elle qui connaît ce qui est bon et ce qui est mauvais».

En théorie Dieu aurait pu faire un ordre de choses différent puisqu’il est tout-puissant et créer une nature pure, mais il n’a pas fait l’homme ainsi. Toute nature – qu’elle soit spirituelle comme les esprits purs (anges), ou spirituelle (âme) et matérielle (corps) comme l’homme – est créée pour vivre de la vie surnaturelle de Dieu. Hors de la fin surnaturelle pour laquelle elle a été créée, la nature s’enfonce toujours plus dans le mal et s’enferme dans le mensonge. Sans la grâce, la nature dépérit vers sa fin et sa perte.

La nature ne peut absolument pas se donner l’existence, ni la grâce, ni la perfection, ni la gloire divine

Les fausses croyances du naturalisme hérétique qui enseignent que la nature peut se diviniser par elle-même, c’est-à-dire qu’elle est sa propre cause et sa propre fin, induisent la tromperie diabolique selon laquelle l’homme est Dieu, et mènent à la mort éternelle de l’âme (Le naturalisme est le fondement de ce type de fausses croyances comme le yoga, le taoïsme, le zen, le bouddhisme, le new-âge, la philosophie, le satanisme, le luciférisme, l’ésotérisme, l’occultisme, le spiritualisme, l’illuminisme, l’athéisme, l’agnosticisme, le matérialisme, etc.)

Les fausses religions, dans lesquelles l’homme fait sa religion, éloignent les âmes de la Vérité révélée de Dieu (Le naturalisme est plus indirectement le fondement du Judaïsme, Islam, Hindouisme, paganisme, idolâtrie, polythéisme, panthéisme, etc.)

Les sectes non-catholiques dans lesquelles les hommes fabriquent leur propre foi égarent les âmes loin de la vraie foi divine et catholique (Le naturalisme est aussi indirectement le fondement des hérésies protestantes, schismatiques orientaux, gallicans, anglicans, vieux-catholiques, apostats vatican 2, faux catholiques traditionalistes, autres schismatiques thucites, autres hérétiques traditionalistes, etc.).

Voir Le naturalisme, racine de l’hérésie et apostasie

Dans l’état originel dans lequel le premier homme fut créé, sa nature bénéficiait des dons de la grâce : 1) La grâce sanctifiante qui augmentait chaque jour, perfectionnait la nature, rendait l’homme agréable à Dieu et capable de converser avec le ciel ; 2) La science infuse avec laquelle l’homme connaissait tout ce qu’il avait besoin de connaître sur les choses du ciel et de la terre sans avoir à les apprendre ; 3) La maîtrise des passions par laquelle l’âme dominait la chair (corps et vie psychique) totalement et sans effort et où la chair était totalement soumise à l’âme sans aucun effort ; 4) L’impassibilité par laquelle l’homme ne connaissait pas la souffrance du mal ; 5) L’immortalité par laquelle l’homme devait passer de la terre au ciel avec son corps sans connaître la corruption du tombeau.

Le péché, séparation volontaire d’avec Dieu, faisant perdre la grâce, les dons qui l’accompagnaient furent aussi perdus : 1) La nature privée la grâce était livrée à elle-même pour sa mort ; 2) La science ou connaissance innée était perdue ; 3) La chair était révoltée contre l’âme et la volonté s’opposait à la grâce ; 4) La souffrance entrait dans l’âme et le corps de l’homme ; 5) L’homme connaissait la mort et la corruption.

Le péché, qui sépare la créature de son Créateur, est la révolte de la nature contre la grâce qui a privé l’homme de la vision et de la gloire de Dieu. De pur, innocent, gracieux et lumineux, l’homme est devenu maculé, coupable, lourd, ténébreux, menteur, vaniteux, orgueilleux, dominateur, égocentrique, envieux, égoïste, ambitieux, présomptueux, coléreux, criminel, plus attaché aux biens temporels de la terre qu’aux biens éternels du ciel, et aimant plus sa chair que son âme.

Romains 3, 23 : «Tous ont péché et ont besoin de la gloire de Dieu [manifestation des perfections de Dieu]»

Dès le péché originel commis par les premiers parents de l’humanité, Dieu, qui n’a même pas épargné les anges prévaricateurs, infiniment offensé par le péché mais voulant sauver l’homme pécheur, l’a prévenu de sa future rédemption, par la pénitence et la promesse de l’envoi d’un Sauveur (Gn 3, 15).

Genèse 3, 14-15 : «Le Seigneur dit au serpent … Je mettrai des inimitiés en tre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité [Jésus-Christ]».

C’est par la foi (foi divine, qui vient de Dieu) dans le Sauveur que l’homme peut bénéficier des fruits de la Rédemption et que la vie surnaturelle de la grâce est redonnée.

C’est par la foi en la promesse par Dieu d’un Sauveur que les justes (justifiés par cette foi) de l’ancien Testament ont pu être sauvés.

Hébreux 11, 1-40 : «La foi est le fondement des choses qu’on doit espérer, et la démonstration de celles qu’on ne voit point. Car c’est par elle que les anciens ont reçu témoignage. … Abel … Hénoch … Noé … Abraham … Isaac, Jacob … Joseph …Sara … Tous ceux-ci sont morts dans la foi, n’ayant pas reçu les biens promis, mais les voyant et les saluant de loin, et confessant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. Moïse … Rahab … Gédéon … Barac … Samson … Jephté … David … Samuel … les prophètes … Tous ceux-là ayant obtenu un bon témoignage pour leur foi, n’ont cependant pas reçu l’effet de la promesse, Dieu nous ménageant quelque chose de meilleur, afin qu’ils ne reçussent pas sans nous leur complète félicité.»

Seul le Créateur pouvait réparer l’homme, réceptacle de toute la création spirituelle et matérielle. Le Verbe de Dieu s’est fait chair pour récapituler toute la création et se charger Lui-même de la condamnation de la justice divine à cause des péchés des hommes. Le Christ Jésus a racheté l’homme par sa passion et lui permet de retrouver la grâce – pas sans son consentement et collaboration (labeur commun) – pour avoir accès au salut éternel. La grâce sanctifiante est redonnée par les mérites de Jésus-Christ, le Verbe incarné, mais la nature demeure blessée par les séquelles du péché. Le péché originel est pardonné dans le baptême et le péché actuel (individuel) est pardonné dans la grâce, mais il laisse son empreinte et ses séquelles dans la nature qui demeure faible, fragile et vouée à la mort sans le secours de la grâce.

L’homme nouveau, c’est-à-dire baptisé en Jésus-Christ, dans la foi divine et catholique et en état de grâce : 1) vit de la grâce sanctifiante avec une nature déchue blessée qui demeure fragile ; 2) il doit faire un apprentissage laborieux des vérités de la foi et ne peut retrouver qu’en partie la science perdue ; 3) il doit lutter constamment contre ses passions (inclinations) et sa concupiscence (inclination au mal), fruit de la révolte de la chair contre l’âme ; 4) La souffrance (et la maladie, l’épreuve et tout ce qui rechigne à la nature) demeure mais peut mériter – dans la vraie foi et la patience – le salut par la rédemption ; 5) La mort est inéluctable mais peut devenir – par la fidélité à la grâce et la persévérance finale – la douce entrée dans l’éternité bienheureuse avec Dieu.

L’homme ne peut absolument rien sans Jésus, le Verbe incarné, même pas exister.

Jean 15, 5 : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire ».

La fin de l’homme est Dieu, le moyen pour arriver à cette fin est la grâce, et l’instrument est sa nature. L’homme est fait à l’Image et ressemblance de Dieu, le Verbe de Dieu. Il doit réaliser sa ressemblance avec son libre arbitre, c’est-à-dire utiliser sa liberté pour le bien et contre le mal. Sa nature est faite à l’Image et il doit réaliser la ressemblance par sa conscience morale éclairée par la foi et perfectionnée par la grâce. Les créatures ne sont pas des robots, des automates, elles sont créées libres par Dieu, elles sont même créées libres d’aimer Dieu ou pas. La nature humaine est ordonnée à une fin : c’est la loi naturelle.

La vérité mène à la foi

Saint Irénée, La prédication des apôtres et ses preuves ou la foi chrétienne : «La vérité mène à la foi, car la foi se fonde sur la réalité des choses, afin que nous croyions aux êtres tels qu’ils sont, et qu’en croyant de la sorte, nous gardions toujours à leur égard la fermeté de nos convictions. Or, comme ce qui concerne notre salut dépend de la foi, il est nécessaire d’en avoir le plus grand soin pour trouver le véritable sens des choses».

Le Fils de Dieu accomplit en lui-même la loi dans sa totalité

Sainte Hildegarde de Bingen, Le Livre des œuvres divines, 7ème vision : « La seconde figure … qui a les mains pliées, un visage d’homme, mais les pieds d’un faucon, désigne le temps qui suit le déluge, le temps de la loi, qui réglemente les mœurs. Ce temps s’avança jusqu’à une certaine limite : là la sévérité de ladite loi commença à vaciller ; les intentions et les actions des hommes évitèrent la peine et considérèrent plus la chair que l’esprit ; dans leurs démarches, les hommes pratiquèrent plus la crainte que la tolérance, mais la loi n’en épargna aucun, et elle punit avec sévérité le délinquant. Si la tunique de cette figure est de bois, c’est que ce temps se fixa pour règle l’ancienne loi, qui néglige les fruits spirituels. La couleur blanche, qui va du sommet de la tête jusqu’au nombril, c’est le temps qui précède Noé, Noé qui connut son créateur, qui se sut homme, qui ébaucha le premier édifice de sainteté, et apporta des offrandes à Dieu. Ce temps dura jusqu’à la venue d’Abraham qui était comme un centre de forces, le nombril pour ainsi dire. En ce temps, la fureur des eaux terrifia les hommes à ce point qu’ils pratiquèrent momentanément la crainte de Dieu. Du nombril aux reins, la figure est rougeâtre : c’est le temps qui va d’Abraham à Moïse, le temps qui brûle dans la circoncision, qui vainc la luxure. Des reins aux genoux, la couleur grisâtre montre que le temps qui s’étend du législateur Moïse à l’exil de Babylone est un temps de dureté, de règne de la loi, un temps selon la chair, un temps qui se tourna vers une foule de vanités. Des genoux aux pieds, la couleur trouble évoque l’époque qui va de l’exil de Babylone à la ruine de la loi, avant que ne vienne le Fils de Dieu pour accomplir en lui-même ladite loi dans sa totalité. Si ce temps est un temps de trouble, de négligence, de torpeur, c’est que ladite loi, jugée déshonorante, délaissée comme de l’eau polluée, tendait à la ruine selon la chair. Ceux, en effet, qui paraissaient à cette époque observer la loi, se refusaient à prendre connaissance du lever du soleil de justice ; ils ne s’attachaient qu’à la lettre des tablettes, ils affirmaient qu’il n’y avait rien d’autre à comprendre. Aussi exerçai-je mon jugement, toute justice que je suis, en Égypte et ailleurs, quand ils avaient une confiance excessive en eux, quand ils agissaient uniquement à leur guise, et je leur envoyai des nations pour les emprisonner, pour les exiler en de lointaines contrées. Dans cette dure incroyance ils persisteront jusqu’à ce que l’antique serpent tourne son regard vers l’homme errant, vers l’homme perdu : la divinité cachée le fera disparaître alors, en le frappant d’un coup dont ni l’ange ni l’homme ne s’apercevront. Le peuple de la loi se tournera vers moi dans la douleur ; il se mettra en deuil ; il se lamentera d’avoir été si longtemps trompé ; mais tant que les hommes persisteront dans ce siècle intermédiaire, l’ange et l’homme demeureront dans l’ignorance. Si ladite figure porte un glaive qui repose en travers des reins, c’est que l’homme abandonne certes la chair par la circoncision, mais que la partie qui s’étend du nombril aux reins pousse l’homme au péché, sous l’impulsion de l’esprit. C’est aussi un rappel de la pureté de la justice divine : Dieu déversera le sang du bourreau sur celui qui divise les membres de l’homme : Dieu écrasera après une juste délibération celui qui se détournera de lui en d’autres maux. Si la figure immobile tourne son regard vers le couchant, c’est que l’homme de ce temps, du temps de l’ancienne loi, ne se tournait pas vers la compréhension spirituelle. Il connaissait certes la chute de l’antique serpent, et il percevait les multiples dangers. Mais il ne veillait au salut de son âme que dans la négligence et dans la torpeur. Le dragon de feu qui remarquait que Dieu en avait sauvé une part, que le déluge en avait épargné une part, laissa alors exploser dans son souffle sa fureur, et il s’écria dans son courroux : « Je multiplierai tous mes artifices, mon sceau, je leur imposerai, je les passerai au crible, jusqu’à ce que je trompe, jusqu’à ce que j’entrave ceux que le diable n’a pas engloutis. Ceux-là, je les soumettrai à mon autorité ! »

«Ainsi se développe le temps qui suit le déluge, de Noé à l’incarnation de mon Fils, qui convertit tous ceux qui croient en lui à l’intelligence spirituelle. Avec lui commence une autre époque, qui mène à la vie, point selon la chair, mais selon l’esprit. En Noé, j’ai accompli déjà de multiples merveilles, semblables à celles que j’ai accomplies lors de la première incarnation, quand je prévis en Adam la race humaine tout entière : en Noé ainsi je figurai le nouveau siècle qui allait naître. De son germe naquirent donc les prophètes les plus forts et les plus alertes, qui rapportèrent avec fidélité et vélocité ce qu’ils voyaient dans l’Esprit saint : Dieu enverrait dans le monde son Verbe, qui préexistait en lui avant le commencement des temps. Ce verbe est devenu chair, au grand étonnement du monde entier. Ainsi leurs langues transmirent rapidement au monde le miracle de la venue sur terre du plus beau des fils d’homme. Ainsi la raison commence par dicter, et l’œuvre suit cette dictée : l’ordre inverse ne serait pas possible. En son Verbe, Dieu a dicté le monde et l’homme. Ce Verbe, sans commencement, dicta une œuvre et cette œuvre revêtit en quelque sorte le monde : quand l’homme aurait péché, il lui suffirait de confesser Dieu pour que Dieu revînt, son vêtement aussi. Si le Verbe n’avait pas revêtu ce vêtement, l’homme n’aurait pas été sauvé : cela vaut aussi pour l’ange déchu. Comment Dieu en effet pourrait-il ne par reconduire en son lieu l’homme qui l’aurait quitté, pourvu que cet homme lui fit confiance et se repentît ? Il a plu au Dieu tout-puissant de créer l’homme, il lui a plu aussi de racheter celui qui lui fait confiance. Aussi a-t-il secrètement révélé la prophétie, il l’a envoyée au monde comme une ombre, jusqu’à ce qu’il achevât son œuvre. Avant cette échéance cependant, il indiqua ses intentions par des signes prémonitoires. Il montra à Noé l’arche, il donna à Abraham la circoncision, il enseigna à Moïse la loi, afin qu’ils confondissent l’instinct de désir qui s’agitait comme une langue de serpent : le diable s’était servi des animaux pour tromper l’homme. Les sacrifices d’animaux servirent à terrasser le diable, avant la venue du saint des saints… (Trois signes devancèrent le Fils de Dieu : les sacrifices d’animaux, la circoncision et la loi : ainsi fut préparée la venue du peuple élu)… Mais seul le Fils de Dieu révéla aux croyants par la semence de ses paroles que ces croyants obtiendront la vie, quand ils seront saturés de sa chair et de son sang. C’est lui qui, par lui, manifesta ce qui était caché dans les secrets de Dieu ».

La loi naturelle est la conscience morale de l’homme

La loi naturelle est la loi de la nature humaine, et la nature humaine est rationnelle, c’est-à-dire douée de raison, donc de libre arbitre. La loi naturelle est la conscience de l’homme.

La conscience de l’homme ne signifie pas la connaissance de la connaissance de son existence comme disent les philosophes. La conscience n’est pas non plus un nombre gigantesque d’informations connectées pour former une « conscience d’être », qui serait artificielle, sans âme, comme pensent faussement les naturalistes partisans d’une intelligence et d’une conscience artificielle. Non.

La conscience humaine est morale à la différence des animaux qui ne sont pas doués de raison.

La conscience est la conscience morale. La conscience est morale, il ne peut absolument pas exister de conscience sans morale. Ceux qui disent sciemment le contraire sont simplement des menteurs : ils voudraient anesthésier leur conscience morale pour pouvoir suivre leurs propres convoitises ou inclinations. La conscience morale de l’homme lui permet de choisir entre le bien et le mal.

La conscience du bien et du mal est la conscience morale de l’homme. Tout homme a conscience du bien et du mal, de ce qui est bien et de ce qui est mal. Ceux qui nient sciement cette vérité sont seulement des menteurs. Voici un simple exemple qui illustre cela : Versez de l’eau bouillante sur votre main, est-ce un bien ? Voyez si vous n’êtes pas naturellement conscient que c’est un mal.

La loi naturelle est que les volontés ne doivent pas dévier de la droite raison

Pape Léon XIII, Libertas praestantissimum, 20 juin 1888 : Si la loi est nécessaire à l’homme, c’est dans son arbitre même, c’est-à-dire dans le fait que nos volontés ne doivent pas dévier de la droite raison, qu’il faut en chercher la première cause, et comme la racine. … Une telle loi est la loi naturelle, la plus éminente de toutes, qui est écrite et gravée dans l’âme de chaque homme, car c’est la raison elle-même qui commande de faire le bien et qui interdit de pécher. Mais cette prescription de la raison humaine ne peut avoir la force d’une loi que parce qu’elle est la voix et l’interprète d’une raison plus élevée à laquelle notre esprit et notre liberté doivent être soumis. La force de la loi étant cependant d’imposer les devoirs et d’affirmer les droits, elle repose tout entière sur l’autorité, c’est-à-dire : sur un pouvoir véritable d’établir des devoirs et de déterminer des droits, et de même de sanctionner par des peines et des récompenses ce qui est commandé – toutes choses qui ne pourraient évidemment exister dans l’homme s’il se donnait à lui-même, en législateur suprême, la norme pour ses actes. Il en résulte que la loi naturelle elle-même, inscrite en ceux qui font usage de la raison, et qui incline vers l’acte et la fin qui conviennent ; et elle est la raison éternelle du Créateur lui-même, du Dieu qui gouverne l’ensemble du monde».

La loi naturelle est la norme universelle et la base de la moralité qui trouve son fondement en Dieu, juste vengeur des actions humaines

Pape Pie XII, Summi pontificatus, 20 oct. 1939 : «Il est connu de tous que la source profonde et dernière des maux dont est affligée la société d’aujourd’hui se trouve dans la négation et le rejet d’une norme universelle de la probité des mœurs, tant dans la vie individuelle que dans la vie sociale elle-même et dans les relations mutuelles qui existent entre les peuples et les nations ; c’est-à-dire que la loi naturelle elle-même est obscurcie par la méconnaissance et l’oubli. Cette loi naturelle trouve son fondement en Dieu, créateur tout-puissant et Père de tous, suprême et absolu législateur, omniscient et juste vengeur des actions humaines. Quand la divinité éternelle est reniée avec légèreté, toute base de moralité s’en trouve ébranlée du même coup, et l’on voit s’étouffer ou du moins s’affaiblir singulièrement la voix de la nature qui enseigne aux ignorants et même à ceux qui n’ont pas encore accédé à l’usage de la culture civique, ce qui est bien et ce qui est mal, le licite et l’illicite, et qui leur rappelle qu’un jour ils auront à rendre compte de leurs actions bonnes ou mauvaises devant le juge suprême».

La loi naturelle est la participation de la loi éternelle dans la créature douée de raison

Saint Thomas, Somme théologique, Ia IIae, Q. 91, art. 2 : «la loi naturelle n’est pas autre chose que la participation de la loi éternelle dans la créature raisonnable».

Le premier précepte de la loi naturelle est qu’il faut faire et rechercher le bien et éviter le mal

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 94, art. 2 : «Le premier précepte de la loi [naturelle] sera donc qu’il faut faire et rechercher le bien et éviter le mal. Et sur lui seront fondés tous les autres préceptes de la loi naturelle, en sorte que seront objets des préceptes de la loi naturelle toutes les choses à faire ou à éviter que la raison pratique percevra naturellement comme des biens humains. Mais parce que le bien a raison de fin, et le mal, raison du contraire, il s’ensuit que toutes les choses vers lesquelles l’homme est incliné de par sa nature, la raison les percevra naturellement comme bonnes, et par conséquent, comme buts d’action, et celles qui leurs sont contraires, comme mauvaises et à éviter».

Relève de la loi naturelle tout ce qui intéresse la conservation de la vie humaine et empêche ce qui lui est contraire 

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 94, art. 2 : «1° Il y a, en premier lieu, inscrite en l’homme, une inclination au bien, selon ce qu’il a en commun avec les autres substances [natures], au sens où toute substance aspire à la conservation de son être suivant sa nature. En vertu de cette inclination, relèvera de la loi naturelle tout ce qui intéresse la conservation de la vie humaine et empêche ce qui lui est contraire».

Relève de la loi naturelle l’union des sexes, l’éducation des enfants et autres choses semblables 

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 94, art. 2 : «2° Est inscrite en l’homme, en second lieu, une inclination à certains biens plus spéciaux, selon ce qu’il a en commun avec les autres animaux. En vertu de quoi, on dira que relève de la loi naturelle « ce que la nature a enseigné à tous les animaux », c’est-à-dire l’union des sexes, l’éducation des enfants et autres choses semblables».

Relève de la loi naturelle que l’homme évite l’ignorance, qu’il n’offense pas ceux dans la société desquels il vit, et les autres prescriptions

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 94, art. 2 : «3° En troisième lieu, est inscrite en l’homme une inclination conforme à la nature de la raison, laquelle lui est propre ; ainsi l’homme aura-t-il une inclination naturelle à connaître la vérité sur Dieu et à vivre en société. Et en vertu de cela, relèvera de la loi naturelle ce qui se rapporte à une inclination de cet ordre, par exemple : que l’homme évite l’ignorance, qu’il n’offense pas ceux dans la société desquels il vit, et les autres prescriptions…».

Relève de la loi naturelle l’inclination de l’homme d’agir selon la raison

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 94, art. 4 : «relève de la loi naturelle ce vers quoi l’homme est incliné par nature. Et parmi ces inclinations de nature, est propre à l’homme celle d’agir selon la raison».

La loi naturelle est la direction divine dans les créatures pour les ordonner et diriger à une fin

Encyclopédie catholique, « Loi naturelle », 1907-1913 : «Son essence. … ce terme est souvent employé comme équivalent aux lois de la nature, ce qui signifie l’ordre qui régit les activités de l’univers matériel. Parmi les juristes romains, la loi naturelle désignait les instincts et les émotions communes à l’homme et aux animaux inférieurs, tels que l’instinct d’auto-préservation et l’amour de la progéniture. Dans sa stricte application éthique au sens où cet article traite la loi naturelle, elle est la règle de conduite qui est prescrite pour nous par le Créateur dans la constitution de la nature dont il nous a doté.

«Selon St Thomas, la loi naturelle est rien d’autre que « la participation de la créature rationnelle à la loi éternelle » (I-II. 94). La loi éternelle est la sagesse de Dieu, dans la mesure où elle est la norme de directive de tout mouvement et d’action. Lorsque Dieu a voulu donner l’existence à des créatures, il a voulu les ordonner et les diriger à une fin. Dans le cas des choses inanimées, cette direction divine est prévue dans la nature que Dieu a donné à chacune dans leur règne déterminé. Comme tout le reste de la création, l’homme est destiné par Dieu à une fin, et reçoit de lui une direction à cette fin. Cette coordination est d’un caractère harmonieux avec sa nature libre intelligente. En vertu de son intelligence et de sa volonté libre, l’homme est maître de sa conduite. Contrairement aux choses du simple monde matériel, il peut varier son recours, agir ou s’abstenir de l’action, comme il lui plaît. Pourtant, ce n’est pas un non -droit d’être dans un ordre universel. Dans la constitution même de sa nature, il a aussi une loi prévue pour lui qui reflète la coordination et la direction de toutes choses, qui est la loi éternelle. La règle, alors, que Dieu a prescrit pour notre conduite, se trouve dans notre nature elle-même. Ces actions qui sont conformes avec ses tendances, conduisent à la fin de notre destinée et sont ainsi constituées droites et moralement bonnes ; celles en désaccord avec notre nature sont fausses et immorales.

«La norme de conduite, cependant, n’est pas un élément ou un aspect particulier de notre nature. La norme est toute notre nature humaine avec ses relations multiples, considérée comme une créature destinée à une fin particulière. Les actions sont mauvaises si, quoique favorisant la satisfaction d’un certain besoin particulier ou tendance, elles sont en même temps incompatibles avec cette subordination harmonieuse rationnelle de l’inférieur au supérieur que la raison devrait maintenir parmi nos tendances et désirs contradictoires (voir « Bien »). Par exemple, nourrir notre corps est bon, mais se livrer à notre appétit de nourriture au détriment de notre vie corporelle ou spirituelle est mauvais. L’auto-préservation est droite, mais refuser d’exposer notre vie lorsque le bien-être de la société l’exige, est erroné. Il est mauvais de boire jusqu’à intoxication, car, en plus d’être dangereux pour la santé, une telle indulgence prive de l’usage de la raison qui est destinée par Dieu à être le guide et le dictateur de la conduite. Le vol est mauvais, car il subvertit la base sociale de la vie, et la nature de l’homme a besoin pour son bon développement de vivre dans un état de société. Il y a donc une double raison pour appeler cette loi de conduite naturelle : d’abord parce qu’elle est en place concrètement dans notre nature elle-même, et, deuxièmement, parce qu’elle se manifeste à nous par le moyen purement naturel de la raison. Dans les deux cas, elle se distingue de la loi divine positive, qui contient des préceptes qui ne découlent pas de la nature des choses dont Dieu les a constituées par l’acte de création, mais de la volonté arbitraire de Dieu. Cette loi, nous ne l’apprenons pas par l’opération spontanée de la raison, mais à travers la lumière surnaturelle de la révélation …».

La nécessité absolue de connaître la loi naturelle

Tous les hommes sont tenus de suivre la loi naturelle inscrite dans leur nature sous peine de pécher. Tout homme connait par sa conscience ce qu’il fait de bien ou de mal. La conscience humaine est une conscience morale qui permet à l’homme de connaître le réel par la connaissance du bien et du mal.

Toute personne sincère et honnête, correspondant à sa conscience pour le bien sera amenée à la connaissance de la loi surnaturelle.

La loi naturelle impose aucune excuse à personne pour ne pas parvenir à la connaissance de Dieu et de Sa Révélation

1) Parce qu’une personne païenne arrivera à la connaissance de Dieu et de la vraie foi pour être sauvée si elle suit la loi naturelle de sa conscience ou sa conscience morale pour le bien. Cela signifie qu’une personne qui cherche sincèrement la vérité reçoit les grâces pour y parvenir, si elle suit sa conscience.

2) Parce qu’une personne baptisée et/ou éloignée de la vraie foi catholique et du salut, ou même hérétique, pourra revenir dans la vérité de la foi et de la morale, pour son salut, en suivant sa conscience et en faisant le bien, parce que Dieu lui donnera les grâces pour cela. C’est pour cette raison, qu’aucune personne n’a d’excuse pour ne pas parvenir à la connaissance de Dieu et de Sa Révélation. Tous reçoivent la grâce de la loi surnaturelle pour parvenir à la connaissance de leur salut selon qu’ils suivent ou non la loi naturelle de leur conscience morale. L’homme est libre et aucun n’est excusable parce que les gens préfèrent simplement choisir de suivre le mal plutôt que le bien.

3) Parce que enfreindre la loi naturelle est un péché actuel pour toute personne qui ne connait pas ou ne pourrait connaître la loi surnaturelle de la grâce, car toute personne connaît la loi naturelle en elle. Et tout péché actuel doit être puni dans le temps ou dans l’éternité. Enfouir sa conscience morale aggrave la culpabilité.

L’existence de Dieu est de l’ordre de la loi naturelle

Il est infailliblement enseigné dans l’Écriture Sainte que tout le monde au-dessus de l’âge de la raison peut savoir avec certitude que Dieu existe

Nous savons cela par les choses qui sont existent : les arbres, l’herbe, le soleil, la lune, les étoiles, etc. Quiconque croit que Dieu n’existe pas est sans excuse. La loi naturelle le condamne. C’est une vérité révélée de l’Écriture Sainte.

Psaume 14, 1 (sur la corruption des hommes) : «L’insensé [le fou] a dit dans son cœur : Il n’y a point de Dieu».

La création elle-même témoigne qu’il y a un Dieu, c’est-à-dire un être vivant, tout-puissant et intelligent qui l’a créé

L’apôtre Paul a écrit aux saints de Rome que depuis la création du monde, les qualités invisibles de Dieu, sa puissance éternelle – et Divinité – ont été clairement vues, étant entendu de ce qui a été fait (Romains 1, 20), et David dit que les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament montre son ouvrage (Psaume 19, 1). Par conséquent, étant donné que l’existence de Dieu est attestée clairement par ses œuvres, ceux qui nient son existence sont sans excuse.

Psaume 53, 1 : «L’insensé a dit en son cœur : Dieu n’existe pas ».

Dieu a défini infailliblement, sur la base de Romains 1, que le seul vrai Dieu peut être connu avec certitude par les choses qui ont été faites, et par la lumière naturelle de la raison humaine.

Romains 1, 19-21 : «Parce que ce qui est connu de Dieu est manifeste pour eux. Car Dieu le leur a manifesté. Les perfections invisibles de Dieu, par la création du monde, sont clairement visibles, étant entendu par les choses qui sont faites ; son éternelle puissance et divinité : de sorte qu’ils sont INEXCUSABLES».

Les incroyants sont sans excuse, car ils sont entourés par les œuvres de Dieu qui attestent très clairement que Dieu existe

Sans doute, les cieux et la terre, la mer, et tout ce qui est en eux, prouvent clairement l’existence de Dieu, parce qu’ils ne sont pas venus à l’existence par hasard ou par leur propre puissance, mais par la volonté du seul vrai Dieu. En effet, selon l’Écriture, il fut un temps où toutes ces choses n’existaient pas, alors, à un certain point du temps passé, ils sont venus à l’existence par la volonté de Dieu. Dieu les a créés en six jours (Genèse 1, 1-31 ; 2, 1-3 ; Exode 20, 11), et dans la sagesse de Dieu tous ont été faits (Psaume 104, 24). Oh, quelle merveilleuse sagesse peut être vue dans toutes les œuvres de Dieu ! Il peut être vu même dans les formes les plus simples de la vie. Dieu est en effet un  sage Créateur et concepteur ! Parmi les choses faites par Dieu, une, c’est-à-dire l’homme, a été faite à l’image de Dieu, car l’Ecriture dit : «Dieu créa l’homme à son image» (Genèse 1, 27). C’est pourquoi Saint Paul dit que l’homme «est l’image et la gloire de Dieu» (1 Corinthiens 11, 7). L’homme lui-même, par conséquent, témoigne que Dieu existe. Si l’on considère que l’homme est un être intelligent, avec une volonté, la capacité de raisonnement, les émotions et la conscience, comment peut-il nier l’existence de Dieu ?

L’Église catholique a défini dogmatiquement le principe énoncé dans Romains 1 – ce qui contredit directement l’enseignement de l’athéisme.

Pape Pie IX, Concile du Vatican , Session 3, sur la Révélation, Can.1 : « Si quelqu’un dit que le seul vrai Dieu, notre Créateur et Seigneur, ne peut être connu avec certitude par les choses qui ont été faites, par la lumière naturelle de la raison humaine : qu’il soit anathème».

Pape Pie IX, Concile du Vatican, Session 3, Le Dieu Créateur, Can.1 : « Si quelqu’un doit avoir nié le seul vrai Dieu, Créateur et Seigneur des choses visibles et invisibles : qu’il soit anathème».

Toutes les personnes qui meurent dans l’incrédulité et dans des cultures qui n’ont jamais été pénétrées par l’Évangile vont en enfer pour les péchés contre la loi naturelle et les autres péchés graves qu’ils commettent

La mauvaise volonté et l’incapacité à coopérer avec la grâce de Dieu est la raison pour laquelle ils nient Dieu ou qu’Il ne leur révèle pas l’Evangile.

2 Corinthiens 4, 3 : « Et si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, dont le dieu de ce monde [Satan] a aveuglé l’intelligence des incrédules, pour que la lumière de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu, ne doive pas briller pour eux « .

Pour résumer, de même qu’une maison, un ordinateur ou une montre existe parce que quelqu’un les a conçu et construit, nous ne pouvons pas affirmer que personne ne les a fait (même si nous ne savons pas qui les a fait !), donc l’univers (c’est à dire les cieux, la terre, la mer et tout ce qui est en eux) existe parce que quelqu’un l’a conçu et l’a fait, et ce «quelqu’un» est Dieu, notre Créateur. En d’autres termes, la perfection, la beauté, la conception et le bon ordre de l’univers exigent l’existence d’un Être suprême dont l’intelligence et la puissance n’ont pas de limite, et cet Être suprême est Dieu. Il est absurde de penser que l’univers n’a pas été créé par Dieu quand il est si complexe, et il est tout à fait illogique de prétendre qu’une maison ou une montre est faite par une autre personne, même si on ne sait pas qui l’a fait, tout en prétendant que Dieu n’a pas créé l’univers qui est infiniment plus complexe qu’une simple montre. Cet exemple prouve que tous les athées et les agnostiques sont des menteurs délibérés qui comprennent clairement que ce monde doit être conçu par un Être intelligent, mais qui choisissent de rejeter cette connaissance. Autrement dit, ce n’est pas rejeter l’existence de Dieu par un bon argument ou une objection contre Dieu, mais c’est reconnaître que l’existence de Dieu signifierait devoir accepter certaines règles. Les personnes qui vivent dans le péché n’aiment pas s’entendre dire d’arrêter de pécher. Elles veulent continuer à faire ce qui leur plaît et s’engagent sans aucun doute dans les péchés ou mauvaises actions comme presque tous les gens qui commettent des péchés. Cependant, ces personnes ne veulent pas se sentir tristes à la pensée ou penser qu’elles vont être punies pour leurs péchés volontaires, elles choisissent de rejeter l’existence de Dieu afin de vivre une courte vie de péché. Ces gens ne veulent pas trouver Dieu pour la même raison qu’un assassin ou un voleur ne veut pas trouver un agent de police : les deux savent qu’ils sont coupables et qu’ils seront punis pour leurs crimes intentionnels (volontaires) s’ils trouvent Dieu ou un agent de police. Et donc, ces gens suppriment eux-même leur conscience qui leur reproche de pécher et qui leur dit que les mauvaises actions méritent une punition.

Révélations de sainte Brigitte, livre 1, chapitre 15 : «Chacun peut savoir avec certitude qu’il y a un être spirituel suprême, qui est le Seul Vrai Dieu et le Créateur du monde et tout ce qu’il contient. Il n’y a personne qui ne peut pas comprendre et croire que Dieu existe, s’il considère comment la terre porte du fruit et la façon dont les cieux donnent la pluie, comment les arbres fleurissent, comment chaque animal existe dans son propre genre, comment les étoiles servent l’homme, et comment les troubles et les douleurs viennent et souvent se produisent contre la volonté de l’homme. De toutes ces choses, l’homme peut voir qu’il est mortel et que c’est Dieu qui organise et dirige toutes ces choses. Car si Dieu n’existait pas, tout serait désorganisé. Ainsi, toutes choses sont de Dieu, et tout est rationnellement organisé pour l’utilisation et la connaissance de l’humanité. Et il n’y a pas la moindre petite chose qui soit créée ou qui existe dans le monde sans raison valable ».

Tout le monde sait que Dieu n’est pas quelque chose sculpté en bois ou en jade ou de la pierre

Tous savent que Dieu n’est pas l’arbre qu’ils adorent ou la rivière qu’ils adorent ou la roche ou le serpent ou la grenouille ou des arbres sacrés ou des esprits de la nature. Tous savent que ces choses ne sont pas le Créateur de l’univers. Chaque personne sait qu’il adore une créature au lieu du Créateur.

Révélations de sainte Brigitte, livre 1, chapitre 15 : «Si un homme ne peut pas comprendre ou comprendre les vertus et les pouvoirs de Dieu à cause de sa faiblesse, il peut encore les voir avec la foi et croire. Mais si les gens dans le monde ne veulent pas utiliser leur raison pour considérer la puissance de Dieu, ils peuvent toujours utiliser leurs mains pour toucher et sentir les actes que Jésus-Christ et ses saints ont fait. Ils sont notamment si évidents que personne ne peut douter qu’ils soient les actes de Dieu. Qui a ressuscité les morts et donne la vue aux aveugles, sinon Dieu ? Qui chassa les mauvais démons des hommes sinon Dieu ? Quels choses ont été enseignées de Dieu, sinon des choses bénéfiques pour la prospérité de l’âme et du corps et facile à porter ? »

Les gens sincères et de bonne volonté reçoivent l’aide de Dieu

S’il y avait vraiment des gens sincères et de bonne volonté qui n’avaient pas encore atteint la foi, Dieu enverrait un prédicateur (même miraculeusement, si nécessaire) pour que la foi et le baptême catholique lui soit donné.

Saint Thomas d’Aquin, Sent. III, 25, Q. 2, A. 2, solut. 2 :  » Si un homme ne devait avoir personne pour l’instruire, Dieu lui montrerait, à moins qu’il ne souhaite rester coupable où il est. «

Saint Thomas d’Aquin, Sent. II, 28, Q. 1, A. 4, ad 4 :  » Si un homme né parmi les nations barbares, fait ce qu’il peut, Dieu lui-même lui montrera ce qui est nécessaire pour le salut, soit par l’inspiration ou l’envoi d’un enseignant pour lui. «

Saint Thomas d’Aquin, De Veritate, 14, A. 11, annonce 1 : Objection :  » Il est possible que quelqu’un puisse être mis dans la forêt, ou parmi les loups, un tel homme ne peut rien savoir explicitement de la foi. » Saint Thomas répond : «C’est la caractéristique de la Divine Providence de fournir à chaque homme ce qui est nécessaire pour le salut … à condition de sa part, qu’il ne soit pas un obstacle. Dans le cas d’un homme qui cherche le bien et évite le mal, par la direction de la raison naturelle, Dieu soit lui révélera par l’inspiration interne ce qui devrait être cru, ou lui enverrait un prédicateur de la foi … «

Révélations de sainte Brigitte, livre 5 ou Livre des Questions, Interrogation 8 : « Il est en accord avec la justice de Dieu que l’entrée dans le ciel doit être acquise par la foi inébranlable, l’espérance rationnelle, et l’amour fervent. Une personne réfléchit plus fréquemment et adore avec plus d’amour ce que le cœur aime plus et aime avec plus de ferveur. Ce n’est donc pas avec les dieux qui sont placés dans les temples – ils ne sont pas les dieux ni les créateurs, car il n’y a qu’un seul créateur, je le suis, Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Mais les propriétaires des temples et les gens en général aiment les dieux plus qu’ils m’aiment, cherchant à atteindre le succès mondain plutôt que de vivre avec moi. Si je devais détruire les choses que les gens aiment plus que moi, et faire que les gens m’adorent contre leur gré, alors je ferais certainement une injustice en enlevant leur libre volonté et le désir de leur part. Comme ils n’ont pas foi en moi, et qu’il est dans leur cœur quelque chose de plus agréable que moi, je leur permet raisonnablement de produire à l’extérieur ce qu’ils aiment dans leurs esprits. Parce qu’ils aiment la création plus que moi, le Créateur, ils peuvent savoir par des signes et des actes probables, si seulement ils pouvaient faire usage de leur raison, et parce qu’ils sont aveugles, maudite est leur création et maudites sont leurs idoles. Ils se tiendront dans la honte et seront condamnés pour leur folie, parce qu’ils refusent de comprendre combien Je suis doux, leur Dieu, qui a créé et racheté l’humanité par amour fervent».

Un païen qui ne connaît point Dieu ou un baptisé qui s’est écarté de la foi divine recevra toujours de l’aide de Dieu pour trouver son salut s’il aime Dieu ou la vérité. Dieu est la Vérité en personne. Ci-dessous, dans les Révélations de sainte Brigitte, la Vierge Marie dit à sainte Brigitte qu’il n’y a rien qui plaise tant à Dieu que d’être aimé des hommes, et le montre par un exemple d’une femme païenne qui aima fort son Créateur.

Révélations de sainte Brigitte, Livre 6, ch. 50 : «La Mère de Dieu parle à sainte Brigitte, lui disant qu’il n’y a rien qui plaise tant à Dieu que quand l’homme l’aime sur toutes choses. Je vous en donnerai une similitude d’une femme païenne : ne sachant rien de la foi catholique, elle s’entretenait en ces pensées : Je sais de quelle manière je suis, et je connais mes parents. Je crois aussi qu’il est impossible que j’eusse le corps, les membres, les entrailles, les sens, si quelqu’un ne me les eût donnés ; et partant, il y a quelque Créateur qui m’a faite une si belle créature, et non une créature difforme, comme les vermisseaux et les serpents.

«Il me semble aussi que, bien que j’eusse plusieurs maris, et que, si tous m’appelaient, je courrais plutôt à mon Créateur qui m’appelle qu’aux voix de tous ceux-là. J’ai aussi plusieurs fils et filles : néanmoins, si j’avais de la viande en ma main et savais que mon Créateur en désire, je l’ôterais franchement à mes enfants et la présenterais à mon Créateur. J’ai aussi plusieurs possessions dont je dispose selon mes vouloirs : si je savais néanmoins que la volonté de mon Créateur est autre, je les laisserais, renonçant à ma volonté, et en disposerais à l’honneur de mon Créateur.

«Mais voyez, ma fille, ce que Dieu a fait avec cette femme païenne, car il lui a envoyé un de ses amis qui l’a instruite en la foi sainte, et Dieu a visité son cœur de lui-même, comme vous le pourrez entendre des paroles de la susdite femme, car quand cet homme de Dieu lui prêchait qu’il y avait un seul Dieu sans commencement et sans fin, créateur de toutes choses, elle lui dit : Il est bien croyable que celui qui m’a créée et qui a créé toutes choses, n’a pas par-dessus soi de créateur, et il est vraisemblable que sa vie est éternelle, puisqu’il m’a pu donner la vie.

«Mais quand cette femme ouït que le même Créateur avait pris l’humanité d’une Vierge, qu’il avait prêché lui-même, elle dit : Il est bien fait de croire que Dieu fait de bonnes œuvres. Mais vous, ô mon ami ! dites-moi quelles furent les paroles qui furent proférées de la bouche du Créateur, car je veux renoncer à ma volonté et lui obéir selon qu’il a parlé.

«Or, l’ami de Dieu prêchant et lui parlant de la passion, de la croix et de la résurrection, la femme, ayant les larmes aux yeux, lui dit : Béni soit Dieu qui a manifesté son amour en la terre tel qu’il l’avait au ciel ! Partant, comme je l’aimais auparavant, je suis maintenant obligée de l’aimer comme voie droite et comme Rédempteur, me rachetant de son propre sang. Je suis encore obligée de l’aimer de toutes mes forces et de le servir de tous mes membres. D’ailleurs, je suis obligée d’arracher de moi tous les désirs que j’ai eus en mes passions, fils et parents, et seulement aimer et désirer mon Créateur en la gloire et en la vie qui ne finissent jamais.

«La Mère de Dieu dit : Voyez, ma fille, que cette femme a eu une grande récompense, à raison de la dilection [l’amour] : de même la récompense est donnée à un chacun selon qu’il aime Dieu pendant qu’il vit au monde».

L’homme peut non seulement savoir que Dieu existe, mais aussi le connaître personnellement

En d’autres termes, il peut avoir une relation personnelle avec Dieu. Car Jésus-Christ a dit : «Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et le Père qui est, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler» ( Luc 10, 22). Par conséquent, Dieu le Père peut être connu à travers son Fils, il n’y a pas d’autre moyen de connaître Dieu véritablement que par son Fils. Ainsi, afin de connaître Dieu et être sauvé, un homme a besoin de connaître son Fils. Comment peut-on connaître le Fils de Dieu, alors ? En nous repentant de nos péchés et en croyant en son sacrifice expiatoire et sa résurrection, en étant baptisé et en entrant dans Son Église.

Jésus était et est le sacrifice parfait pour nos péchés. Dieu nous offre à tous le pardon et le salut par la foi et le baptême, si nous recevons  simplement son cadeau pour nous (Jean 1, 12), croire que Jésus est le Sauveur qui a donné sa vie pour nous – Ses amis. Si vous placez votre confiance en Jésus comme votre seul Sauveur et mourez dans un état de grâce (sans péché mortel), vous aurez l’assurance absolue de la béatitude éternelle dans le ciel. Dieu pardonnera vos péchés, purifiera votre âme, renouvellera votre esprit, vous donnera la vie en abondance dans ce monde, et le bonheur éternel dans l’autre monde. Comment pouvons-nous rejeter un tel don précieux ? Comment pouvons-nous tourner le dos à Dieu qui nous a aimés assez pour se sacrifier pour nous ?

Si vous n’êtes pas sûr de ce que vous croyez, nous vous invitons à dire la prière suivante à Dieu : «Dieu, aide-moi à savoir ce qui est vrai. Aide-moi à discerner ce qui est une erreur. Aide-moi à savoir ce qui est le bon chemin vers le salut». Dieu honorera toujours une telle prière.

Si vous souhaitez recevoir la vraie foi biblique et Jésus comme votre Sauveur, parlez simplement à Dieu, verbalement ou silencieusement, recevez le baptême (voir § Étapes pour se convertir à la vraie foi biblique), obéissez à son Église, à ses lois (voir loi naturelle) et à sa Parole, et dites-Lui que vous voulez recevoir le don gratuit du salut par Jésus, notre Seigneur et Sauveur. Si vous voulez une prière à dire, voici un exemple : «Dieu, je vous remercie de m’aimer. Je vous remercie de vous sacrifier pour moi. Je vous remercie de me donner le pardon et le salut. Je veux accepter le don du salut par Jésus. Je veux recevoir Jésus comme mon Sauveur. Amen !»

 

La loi naturelle donne la liberté morale du bien et du mal

Réfutation de la fatalité du destin 

Pape saint Grégoire Ier, Homélie sur l’adoration des mages, n°6, 6 jan. 591 : «Que les fidèles excluent cependant de leur esprit qu’il existe un destin. Car la vie n’est gouvernée que par le seul Créateur qui l’a donnée aux hommes».

Saint Justin réfute simplement la fatalité du destin ou que l’homme ne soit pas libre de choisir le bien ou le mal et n’en soit pas responsable. C’est la loi naturelle inscrite dans le cœur de l’homme qui a la capacité naturelle de connaître le bien et le mal et qu’il a par conséquent la responsabilité morale de ses choix.

Saint Justin Martyr, 2ème siècle, Grande Apologie, N° 43 : «Que d’ailleurs, … on ne s’imagine pas que nous croyons la réalisation de ce qui doit arriver due à la fatalité du destin. Voici comment nous répondons à cette objection. Chacun, selon ses œuvres, sera châtié, puni ou récompensé : nous avons appris cette doctrine des prophètes et nous la tenons pour vraie. S’il n’en était pas ainsi, si tout était l’œuvre du destin, il n’y aurait plus de libre arbitre. Si c’est le destin qui veut que celui-ci soit bon, et celui-là mauvais, celui-ci n’est pas digne d’éloge ni celui-là de blâme. Et si l’homme ne peut, par le choix libre de sa volonté, éviter le mal et faire le bien, il n’a aucunement à répondre de ses actions.

«Mais voici qui prouve que l’homme fait librement le bien et le mal. Nous voyons le même homme passer d’un extrême à l’autre. S’il était fatalement bon ou mauvais, il n’y aurait pas de ces contradictions dans sa conduite, et il ne changerait pas constamment. Il n’y aurait ni homme vertueux ni hommes dépravés, puisque le destin serait cause en même temps du bien et du mal, et qu’il serait contradictoire à lui-même. Ou bien encore, il faudrait admettre, comme nous l’avons dit plus haut, que le bien et le mal ne sont rien, et que la vertu et le vice sont choses d’opinion. Or la saine raison nous dit que c’est là une impiété et une injustice odieuse.

«A nos yeux, le vrai destin inévitable, c’est la juste récompense du bien et le juste châtiment du mal. Dieu n’a pas créé l’homme comme les autres êtres, comme les arbres et les quadrupèdes qui ne peuvent rien faire librement. L’homme ne mériterait ni récompense ni louange  si, au lieu de choisir de lui-même le bien, il était bon par nature. De même, on ne pourrait punir justement ses fautes , si elles n’étaient pas volontaires , et si lui-même ne pouvait être autre chose que ce qu’il est».

Conscience naturelle du bien et du mal

Quiconque dit que le bien ou le mal n’existe pas ou qu’il n’y a pas de loi naturelle inscrite dans le cœur de l’homme est un menteur de mauvaise foi et un hérétique contre la loi naturelle, car il est évident que l’homme connaît naturellement le bien et le mal. Par exemple, que se passe t-il si on se cogne fortement, est-ce que cela fait du bien ? Non. Mettez votre main dans le feu, et voyez ce que cela fait, diriez-vous que c’est bien ? Non. Le dire, serait de la mauvaise foi, ainsi en est-il de quiconque nie la loi naturelle. La loi naturelle est inscrite dans le cœur de l’homme sans qu’il y soit pour quelque chose, c’est sa nature, pour qu’il connaisse le bien du mal naturellement et choisisse librement l’un ou l’autre.

La loi naturelle est la loi que chaque personne sait par instinct de naissance. Elle est plantée par le Créateur dans le cœur, et tout le monde – même les païens qui n’ont jamais entendu parler de Dieu ou de la vraie religion catholique – recoivent ce don de Dieu. Des exemples de péchés contre la loi naturelle qui sont faciles à reconnaître sont : l’assassinat, le viol, le vol, la pédophilie, la calomnie et le mensonge. La conscience convainc toujours une personne qui commet de tels péchés et donc cela ne peut jamais être une excuse pour les personnes qui les commettent.

La loi naturelle que Dieu a imprimé dans le cœur de chaque personne enseigne que certains actes sexuels, les touches et les baisers sont un mal en soi, inutile, égoïste et honteux alors que d’autres ne le sont pas. Certaines personnes, toutefois, se sont endurcies dans leurs péchés et tiennent pas compte de cet avertissement et du reproche de leur conscience. Mais c’est leur faute car ils ont rejeté Dieu et étouffé leur conscience par le péché volontaire. La description d’un pécheur «endurci» lui-même par le péché est ce que l’Ecriture Sainte et les auteurs spirituels utilisent souvent pour décrire ces personnes qui sont en effet dans le processus d’évolution d’un pécheur dans la méchanceté. En effet, plus un homme est de mauvaise volonté, moins aussi sa conscience lui reprochera ses activités pécheresses, de sorte qu’une personne endurcie dans le péché habituel de nombreuses fois, cessera  totalement d’entendre la réprimande de sa conscience.

Exode 8, 15,19,32 : «Et Pharaon voyant que relâche avait été donnée, endurcit son cœur, et ne les entendait pas, comme l’Éternel l’avait ordonné. … Et les magiciens dirent à Pharaon : C’est le doigt de Dieu. Et le cœur Pharaon s’endurcit, et il n’écouta point Moïse et Aaron, comme l’Éternel l’avait ordonné. … Et le cœur de Pharaon s’endurcit, de sorte que cette fois il ne laissa point aller le peuple. «

La loi naturelle est inscrite dans le cœur de tous les hommes

La loi naturelle est inscrite dans le cœur de tous les hommes, de sorte que tous les hommes savent que certaines choses sont contre la loi de Dieu, et que certaines choses sont conformes à la loi naturelle de la charité, etc.

Romains 2, 13-15 : Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi [loi ancienne mosaïque] qui sont justes devant Dieu ; mais ce sont les observateurs de la loi qui seront justifiés [sauvés par la loi nouvelle]. En effet, lorsque les gentils [païens], qui n’ont pas la loi [ancienne et nouvelle], font naturellement [loi naturelle] ce qui est selon la loi ; n’ayant pas la loi, ils sont à eux-mêmes la loi : montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs, leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant et se défendant l’une l’autre ».

Comme le commentaire (Bible catholique Vulgate, Commentaire Haydock) l’explique correctement sur Romains 2, 14-16 :

« Ces hommes sont une loi pour eux-mêmes, et l’ont écrite dans leurs cœurs, quant à l’existence d’un Dieu, et leur raison leur dit que beaucoup de péchés sont illicites : ils peuvent aussi faire des actions qui sont moralement bonnes, comme l’aumône pour soulager les pauvres, en honorant leurs parents, etc. Non pas que ces actions, moralement bonnes, suffiront d’elles-mêmes pour leur justification, ou leurs méritent une récompense surnaturelle dans le royaume des cieux, mais Dieu, dans sa miséricorde infinie, leur donnera des grâces surnaturelles qui, s’ils continuent de coopérer avec elles, leurs obtiendront plus de grâces et finalement ils seront exposées à la foi catholique, s’ils doivent être sauvés».

Le pape Pie XII explique comment l’Esprit-Saint aide les gens à devenir catholiques, bien qu’ils ne pensent pas consciemment devenir catholiques à ce moment. L’Esprit leur indique de suivre la loi naturelle et de faire le bien, et ensuite il les aide à penser pour prendre conscience de la façon dont ils doivent se convertir à la foi catholique.

Pape Pie XII, Mystici Corporis, parlant de non-catholiques, n° 101, 29 juin 1943  : «Pour ceux-là mêmes qui n’appartiennent pas au corps visible de l’Église, vous savez bien, Vénérables Frères, que, dès le début de Notre Pontificat, Nous les avons confiés à la protection et à la conduite du Seigneur, affirmant solennellement qu’à l’exemple du Bon Pasteur Nous n’avions qu’un seul désir : Qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. Cette assurance solennelle, Nous désirons la renouveler, après avoir imploré les prières de toute l’Église dans cette Lettre encyclique, où Nous avons célébré la louange du «grand et glorieux Corps du Christ», [Nous voulons que] chacun d’entre eux coopèrent généreusement et volontairement avec les impulsions intérieures de la grâce divine et prennent soin de se dégager de cet état dans lequel ils ne peuvent pas être assurés de leur propre salut éternel. Car même s’ils peuvent être dirigés [ou ordonnés] vers le Corps mystique du Rédempteur par une sorte de désir inconscient et intention, ils n’ont toujours pas les si nombreuses et si grandes aides célestes, qui ne peuvent être appréciées que dans l’Église catholique. Qu’ils entrent donc dans l’unité catholique, et que, réunis avec Nous dans le seul corps du Corps de Jésus-Christ, ils accourent tous vers le Chef unique en une très glorieuse société d’amour. Sans jamais interrompre nos prières à l’Esprit d’amour et de vérité, Nous les attendons les bras grands ouverts, comme des hommes qui se présentent à la porte, non d’une maison étrangère, mais de leur propre maison paternelle».

Pie XII explique que les non-catholiques peuvent obtenir des grâces, qui sont vraies, puisque aucun ne se convertirait à la foi catholique à moins qu’ils aient obtenu des grâces quand ils étaient des infidèles. Il ne dit pas qu’ils sont sauvés hors de l’Église.

Hébreux, 11, 6 : «Or sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il est, et qu’il récompense [qu’il est le rémunérateur de] ceux qui le cherchent».

Dieu récompense ceux qui le cherchent, c’est-à-dire qu’il donne à ceux qui suivent la loi naturelle de leur conscience, les grâces pour arriver à la vérité de la foi divine catholique et les grâces nécessaires pour leur salut.

Loi naturelle et inclination au mal

L’inclination au mal est la concupiscence et convoitise. La nature humaine est déchue et blessée, elle est affaiblie et tend au mal. Le mal est un manque ou une déficience de bien. L’homme a perdu son état d’innocence originel ou non-connaissance du mal (l’innocence est un état de perfection naturelle qui n’a pas besoin de la connaissance du mal) par le mauvais usage qu’il a fait de sa volonté libre, et il est tombé dans un état de connaissance du bien et du mal. Cette connaissance du mal fait partie de la conscience morale ou loi naturelle.

Comme la nature de l’homme tend au mal, comme un poids naturel, cela ne veut pas dire que la nature humaine est totalement mauvaise. Non, la nature humaine est capable de bien et de mal. La volonté dispose de la liberté qui permet cela, mais cette liberté a besoin d’être aidée par la grâce pour choisir vraiment le vrai bien (car le mal se fait passer aussi pour un bien). La grâce seule oriente la volonté au vrai bien (voir Loi surnaturelle plus bas), c’est-à-dire que la loi naturelle est insuffisante (mais nécessaire) pour connaître le vrai bien.

Romains 7, 19 : «Ainsi le bien que je veux, je ne le fais point ; mais le mal que je ne veux pas, je le fais».

La concupiscence et la convoitise concernent différents domaines, mais regardons le principal qui concerne tout le monde, la concupiscence de la chair.

L’origine de la convoitise charnelle

D’où vient ce désir charnel, ce plaisir momentané de la chair ? Il est venu après qu’Adam et Ève aient commis le péché originel.

Saint Augustin, Cité de Dieu, livre XIV, chapitre 12 : «… la luxure, qui ensuite seulement surgit comme conséquence pénale du [originel] péché, l’iniquité violée était d’autant plus grande proportion de la facilité avec laquelle il aurait été tenu».

Saint Jérôme : «Eve au paradis était vierge … comprendre que la virginité est naturelle et que le mariage vient après la chute».

Saint Jérôme : «Et en ce qui concerne Adam et Eve nous devons maintenir que, avant l’automne, ils étaient vierges au paradis : Mais après ils ont péché, et ont été chassés du Paradis, ils ont été immédiatement mariés».

Saint Jean Damascène : «Adam et Eve ont été créés sans sexe, leur péché dans l’Eden a conduit aux horreurs de la reproduction sexuée. Si seulement nos premiers ancêtres avaient obéi à Dieu, nous en serions à procréer moins scandaleusement maintenant».

Saint Clément d’Alexandrie : «… le premier homme de notre race n’a pas attendu le moment opportun, désirant la faveur du mariage avant l’heure correcte et il est tombé dans le péché pour ne pas attendre le moment de la volonté de Dieu … ils [Adam et Eve] ont été poussés à le faire avant le temps normal parce qu’ils étaient encore jeunes et ont été persuadés par la tromperie».

Saint Augustin, Cité de Dieu, livre 14, chapitre 26 : «Dans l’Eden, il aurait été possible d’engendrer les enfants sans faute de luxure. Les organes sexuels auraient été stimulés en activité nécessaire par la seule puissance de volonté, tout comme la volonté contrôle d’autres organes. Ensuite, sans être aiguillonné par l’appât de la passion, le mari se serait détendu sur les seins de sa femme avec une totale tranquillité d’esprit et la tranquillité du corps, cette partie de son corps n’aurait pas été activée par passion tumultueuse, mais mise en service par l’utilisation délibérée de la puissance lorsque le besoin s’en faisait sentir, la graine distribuée dans le ventre sans perte de la virginité de sa femme. Ainsi, les deux sexes auraient pu être réunis pour l’imprégnation et la conception par un acte de volonté, plutôt que par des fringales lubriques».

Dieu avait créé à l’origine l’acte sexuel entre l’homme et la femme comme un acte d’amour parfait de Dieu par la dévotion mutuelle et l’union de la chair sans aucune convoitise honteuse. L’acte aurait été plus agréable à la chair comme un câlin ou une caresse, et l’accouchement ne devait pas être douloureux. L’accent mis sur la chair, à la fois le plaisir momentané pendant l’acte et la douleur pendant l’accouchement, sont des mauvais effets du péché originel d’Adam et Eve. Après qu’Adam et Ève aient commis le péché originel, ils ont couvert leurs parties intimes indiquant la honte et que les abus avaient eu lieu dans ce domaine non voulus par Dieu. Le livre de la Genèse décrit cette chute de nos premiers parents : « et quand ils se perçurent comme étant nus, ils ont cousu ensemble des feuilles de figuier et se firent des ceintures» (Genèse 3, 7). Cette étrange sensation qu’Adam et Eve ont connu, ce plaisir charnel momentané, était en même temps très honteux, quelque chose qui leur était étranger, duquel ils ont senti une perte de contrôle sur leur propre corps. Après la chute, l’acte sexuel est devenu honteux et désordonné depuis que la volonté de produire une descendance devait rivaliser avec la volonté de l’auto-satisfaction. Ce rapide plaisir momentané pendant l’acte sexuel a placé l’excitation de la chair au centre de l’attention au lieu de la véritable cause, qui est l’amour de Dieu et la procréation d’un enfant. Satan promet toujours un frisson rapide tandis que la mort se trouve en dessous. La circoncision qui apporte la douleur où le plaisir n’a jamais appartenu est un signe extérieur de récupération de la domination de Dieu par rapport à ceux qui le portaient fidèlement, afin que le diable ne puisse les tenter avec convoitise.

Le plaisir de l’acte conjugal devait être purement spirituel, la joie de porter un enfant pieux dans le monde qui peut être aimé et aimer de retour, qui serait une source de joie, de réconfort et d’aide. L’ensemble de l’attention au cours de l’acte conjugal devait être uniquement centré sur l’amour de Dieu et la joie de porter un enfant pieux dans sa famille et dans le monde. Depuis la chute d’Adam et Eve, l’amour profond et spirituel de Dieu d’apporter une âme, un être humain, au monde, a dû rivaliser avec le plaisir de la chair. C’est un plaisir déplacé et démesuré qui détourne de la vraie intention des raisons pour lesquelles l’acte conjugal doit être effectué, et il est égoïste par nature, parce que la satisfaction de la chair était entrée dans un domaine auquel elle n’appartient pas. La raison de mettre un enfant au monde a dû rivaliser avec le motif d’auto-satisfaction de la chair. Les conjoints qui permettent ce motif d’auto-satisfaction (la luxure charnelle) usurpant le motif de plaire à Dieu et de mettre un enfant au monde seront infectés par le péché d’amour-propre. Ils ne seront pas capables d’aimer vraiment Dieu, leurs enfants, voire eux-mêmes».

Les hommes … aiment le plaisir plus que Dieu» (2 Timothée 3, 1-5).

On pourrait décrire avec précision la convoitise ou concupiscence comme une sorte de virus ou un cancer qui a commencé à croître dans l’humanité dès le moment où le péché est entré dans la création. Pourtant, beaucoup d’âmes qui vivent aujourd’hui remplies de luxure sont trompées elles-mêmes et en trompent d’autres sur le désir sexuel et le plaisir à l’intérieur du mariage comme étant quelque chose de bon et de louable au lieu de quelque chose de dangereux et d’anormal, pour nous duper, car cela nous tente à commettre des péchés de la chair ; anormal car c’est un mauvais fruit du péché originel. Ces mauvaises personnes disent que l’un des buts du mariage est pour qu’ils puissent avoir des relations sexuelles dans le but d’attiser leur convoitise charnelle et que les relations conjugales sont un signe de l’amour vrai entre l’homme et la femme (comme si rester chaste était alors un signe de ne pas s’aimer) et que les conjoints sont autorisés à avoir du plaisir sexuel autant qu’ils peuvent quand ils ont des relations conjugales tant qu’ils n’empêchent pas la conception. Ils vont même jusqu’à dire que provoquer la chair par les préliminaires, la masturbation, les caresses avec les mains dans les endroits physiques inappropriés ou d’autres pratiques ignobles et honteuses, sont conformes à la volonté de Dieu. Ils pensent que le plaisir sexuel est un don de Dieu destiné à être satisfait quand il est en fait un produit mauvais de la chute de l’homme. Les relations conjugales, cependant, doivent être utilisées pour l’amour, l’honneur et la gloire de Dieu en apportant des enfants pieux au monde. Les relations conjugales pour l’humanité étaient initialement dans l’intention de Dieu pour Lui plaire et non la convoitise depuis qu’Il a voulu que les époux accomplissent l’acte pour la seule intention d’élever des enfants pieux pour l’amour et l’honneur de son saint nom. C’est pourquoi la validation de la concupiscence doit toujours venir comme un motif secondaire après le premier motif de procréation.

 

Dans les Révélations de sainte Brigitte de Suède, Notre Seigneur Jésus-Christ nous révèle comment il a initialement prévu l’acte conjugal qui devait être effectué par de bons époux avant la chute, en disant :

«Mais maintenant, ma fiancée, pour qui toutes ces choses sont dites et montrées, vous pourriez demander, comment les enfants seraient nés d’eux s’ils n’avaient pas péché ? Je vais vous répondre : En vérité, par l’amour de Dieu et la dévotion mutuelle et l’union de la chair dans laquelle ils ont tous deux auraient mis le feu à l’intérieur, le sang de l’amour aurait semé ses graines dans le corps de la femme sans désir honteux, et afin que la femme serait devenue fertile. Une fois que l’enfant aurait été conçu sans péché et le désir lubrique, j’aurais envoyé une âme à l’enfant de ma divinité, et la femme auraient porté l’enfant et lui aurait donné naissance sans douleur. Lorsque l’enfant serait né, il aurait été parfait comme Adam quand il a été créé. Mais cet honneur a été méprisé par l’homme quand il obéit au diable et convoita un grand honneur que je lui avait donné. Après que la désobéissance fut promulguée, mon ange vint sur eux, et ils avaient honte de leur nudité, et ils ont immédiatement connu la convoitise et le désir de la chair et souffert de la faim et de la soif. Ensuite, ils m’ont aussi perdu, quand ils m’ont perdu, ils n’ont pas eu que le sentiment de faim ou de péché de désir charnel ou la honte, mais j’étais seul tout leur bon plaisir et parfait bonheur.

«Mais quand le diable se réjouissait de leur perdition à l’automne, j’ai été ému de compassion pour eux et ne les ai pas abandonné, mais je leur ai montré une miséricorde triple : je leur ai donné des vêtements quand ils étaient nus et leur ai donné le pain de la terre. Et pour la sensualité que le diable avait suscité en eux après leur désobéissance, j’ai donné et j’ai créé les âmes dans leurs semences à travers ma Divinité. Et tout le mal que le diable a tenté avec eux, je l’ai mis à leur profit entièrement.

«Par la suite, je leur ai montré comment vivre et m’adorer, et je leur ai donné la permission d’avoir des relations, car avant ma permission et l’énonciation de ma volonté, ils étaient frappés par la peur et avaient peur de s’unir et d’avoir des relations. De même, lorsque Abel a été tué et qu’ils étaient en deuil pendant une longue période en observant l’abstinence, j’ai été ému de compassion et les consolait. Et quand ils ont compris ma volonté, ils ont recommencé à avoir des relations et à procréer des enfants, dont de leur famille, Moi, leur Créateur, ai promis d’être né. Lorsque la méchanceté des enfants d’Adam a grandi, j’ai montré ma justice aux pécheurs, mais miséricorde à mes élus ; ceux d’entre eux qui m’ont apaisé pour que je les garde de la destruction, car ils ont gardé mes commandements et ont cru en ma promesse». (Révélations de Sainte Brigitte, livre 1, Chapitre 26)

Saint Paul met en garde ceux qui marieraient par opposition à ceux qui voudraient rester vierges car les conjoints « auront des tribulations de la chair » : «Mais si tu prends une femme, tu ne pèches pas ;  et si une vierge se marie, elle ne pèche pas ; néanmoins, ces personnes auront les tribulations de la chair. Pour moi, je vous pardonne».  (1  Corinthiens 7, 28). Il est certain que saint Paul ne se réfère pas à la volonté de procréer comme étant une tribulation de la chair. Par conséquent, il ne peut se référer qu’à une seule chose : le plaisir sexuel. En effet, le plaisir sexuel est une tribulation de la chair qui doit donc être combattu dans la pensée et l’action d’une manière à ce que le Diable ne réussisse pas à tenter un conjoint de tomber dans les péchés mortels de l’impureté soit avec l’autre conjoint, avec lui-même ou soit avec quelqu’un d’autre que son conjoint.

Il n’y a pas de terrain neutre avec le plaisir sexuel, soit on cherche à en profiter et donc on l’enflamme par les préliminaires ou d’autres viles pratiques, ou on cherche à l’éteindre et donc à éteindre le feu de la luxure.

La concupiscence est une maladie

Pour saint Augustin, la concupiscence est un mal et une maladie, mais il ne croyait pas que l’effet de celle-ci est un mal quand il affecte la procréation. Oui, St. Augustin partage même un point que nous avons pensé peut-être vrai, à savoir que le péché originel est transmis par la convoitise.

Saint Augustin, sur le mariage et la concupiscence, Livre 1, Chapitre 27 : «C’est pourquoi le diable tient les nourrissons qui sont nés coupables [par le péché originel], non du bien par où le mariage est bon, mais du mal de la concupiscence. En effet, dans le mariage utilisé correctement, même le mariage a l’occasion de faire ressentir de la honte».

Saint Augustin, sur le mariage et la concupiscence, Livre 1, Chapitre 9 :  » Cette maladie de la concupiscence est ce à quoi l’apôtre fait allusion, lorsque, parlant aux fidèles mariés, il dit : « C’est la volonté de Dieu, votre sanctification même, que vous deviez vous abstenir de la fornication, que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honneur; pas dans la maladie du désir, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu ». (1 Thessaloniciens 4, 3-5). Le croyant marié, ne doit donc pas seulement ne pas utiliser le vaisseau d’un autre homme, qui est ce que font ceux qui convoitent épouses des autres, mais il faut savoir que même son propre vaisseau ne doit pas être possédé dans la maladie de la concupiscence charnelle».

L’adultère, la fornication et la masturbation sont des exemples de mauvaise et condamnable convoitise, d’où qu’elle est décrite comme une maladie. La luxure est aussi un mal dans le mariage et peut facilement se transformer en quelque chose de condamnable si le mari et la femme vont trop loin (comme malheureusement cela arrive avec presque tous les couples d’aujourd’hui … même par ceux qui osent se dire catholiques). Juste parce qu’il est licite d’accomplir l’acte sexuel à des fins de procréation dans le mariage ne fait pas de la convoitise de ceux-ci une cause bonne et digne de louange. Saint Augustin l’explique ainsi dans la citation suivante :

Saint Augustin, sur le mariage et la concupiscence, Livre 1, Chapitre 8 : « … alors, comme le bien du mariage ne pourrait pas être perdu par l’ajout de ce mal [la luxure] … Ainsi donc, puisque les effets du mariage sont quelque chose de bon, même hors de ce mal, il a de quoi se glorifier, mais puisque le bien ne peut être effectué sans le mal, il a des raisons de se sentir honteux. Le cas peut être illustré par l’exemple d’un homme boiteux. Supposons qu’il atteigne quelque chose de bon objet en boitant, alors, d’une part, la réalisation elle-même n’est pas mal à cause de la méchanceté de la boiterie de l’homme, ni, d’autre  part, la boiterie est bonne à cause de la bonté de la réalisation. Ainsi, sur le même principe, nous ne devons pas condamner le mariage à cause de la méchanceté de la luxure, ni ne devons nous féliciter de la convoitise en raison du bien du mariage».

Les tentations sexuelles au cours de relations procréatrices légitimes peuvent aussi être une cause de péché pour beaucoup de gens car elles peuvent conduire à aller plus loin que ce qui est nécessaire ou légitime, que ce soit avant, pendant ou après l’acte conjugal, ce qui est bien sûr aussi un grand mal. Ces tentations, comme nous l’avons vu, ne se transforment pas en quelque chose de  « bien » simplement parce qu’une personne est mariée, car elle est toujours tentée à commettre des péchés. Et ce n’est que l’une des nombreuses raisons qui montrent pourquoi la luxure et les tentations sexuelles sont mauvaises, également  dans le mariage, car elles sont toujours des défauts et des occasions de tomber dans le péché et le produit mauvais de la chute et du péché originel.

Les tentations et le plaisir sexuel ne sont donc pas quelque chose de «bon», mais sont vraiment des « tentations impures« , »le mal de la concupiscence » et la « maladie de la concupiscence » comme l’a dit saint Augustin.

Cependant, il faut pas croire que l’acte conjugal est mauvais ou impur en soi du point de vue moral, mais plutôt qu’après la chute, la volonté humaine ou l’intention le rende presque toujours plus ou moins selon la concupiscence et l’auto-satisfaction. Le seul couple qui était exempt de ce fléau de la concupiscence était les parents de Notre-Dame. C’est pourquoi Marie a été conçue exempte du péché originel dès le premier instant de sa conception dans le sein de sa mère. Chaque enfant serait né sans péché originel si Adam et Eve n’avaient pas péché. De cela, nous pouvons comprendre qu’il est très important pour les parents de lutter contre la recherche d’auto-gratification afin d’attirer les bénédictions et les grâces abondantes du ciel pour eux-mêmes et leurs enfants.

Apaisement légitime de la concupiscence VS enflammer le péché de concupiscence

Selon le dogme catholique, un mari et sa femme doivent apaiser leur concupiscence comme motif secondaire après le premier motif de procréation. Il s’agit d’un enseignement infaillible de l’Église catholique proclamé par le Pape Pie XI.Cela signifie que les conjoints sont autorisés à déposer les flammes de la concupiscence sans s’enflammer en aucune façon. Le but est d’obtenir le ciel au conjoint, à la gloire de Dieu, et de se sanctifier soi-même, et non pas principalement vivre sur le plaisir.

Pape Pie XI, Casti Connubii (n° 17), 31 décembre 1930 :  » LA FIN PRIMAIRE DU MARIAGE EST LA PROCRÉATION ET L’ÉDUCATION DES ENFANTS … Pour les liens du mariage, ainsi que dans l’utilisation des droits matrimoniaux Il y a aussi des fins secondaires,: comme l’aide mutuelle, la culture de l’amour mutuel et l’apaisement de la concupiscence, laquelle le mari et la femme ne sont pas interdits de prendre en considérationtant qu’ils sont subordonnés à la fin primaire et tant que la nature intrinsèque de l’acte est préservée. »

La gravité du péché quand il est attisé la convoitise dépend des pensées et des actes réels comme quelque consentement avant, pendant ou après l’acte sexuel. Cependant, alors qu’un couple est autorisé à calmer leur concupiscence, ils n’est jamais autorisé à empêcher la conception d’un enfant de quelque façon que ce soit par des contraceptifs, ou par retrait, ou par l’utilisation de la PFN. C’est l’enseignement infaillible et contraignant (obligatoire sous peine de péché mortel) de l’Église catholique (voir La planification familiale naturelle est un péché de contrôle des naissances).

Maintenant, puisque de nombreux couples aujourd’hui, et en particulier ceux qui se font appeler du nom de catholique, enflamment leur convoitise au maximum à la fois avant, pendant et après l’acte procréateur tout comme cela est enseigné par le monde, les médias, et la secte apostate Vatican 2 et sa perversion, et les mauvais théologiens sataniques, nous devons condamner cette idée spécifiquement en détail.

Remarquez les paroles du Pape Pie XI ci-dessus qui a déclaré que  «l’apaisement de la concupiscence» est autorisé. Cela signifie donc abaisser la flamme de la concupiscence. Ceux qui commettent ainsi des actes qui ne sont pas nécessaires pour l’apaisement de la concupiscence ou la réalisation de l’acte conjugal absolument, commettent le péché, car ils enflamment leur chair d’une manière totalement pécheresse. Par conséquent, enflammer la concupiscence ou la convoitise sexuelle est condamné comme un péché parce qu’elle subordonne les fins primaires ou secondaires (ou buts) du mariage et l’acte conjugal (procréation et apaisement de la concupiscence) à d’autres fins en tentant délibérément d’éviter l’exploitation sexuelle normale de l’acte procréateur comme leur premier ou seul acte du mariage, tout en ayant des relations sexuelles. Enflammer  la concupiscence inverse donc l’ordre établi par Dieu Lui-même. Cela fait la chose même que le pape Pie XI enseigne solennellement ne pouvant pas légalement être fait. Et ce point écrase tous les arguments avancés par ceux qui défendent, contre nature, les formes illégales non procréatrices de jeu en dehors, avant ou après, des rapports sexuels normaux, parce que tous les arguments avancés par ceux qui défendent d’enflammer la chair se concentrent sur la concupiscence et le désir au sein de l’acte conjugal lui-même, et non sur les fins primaires ou secondaires des rapports matrimoniaux légaux (la procréation des enfants et l’apaisement de la concupiscence).

Les actes sexuels contre nature ou la non-procréation sont intrinsèquement contre nature parce que l’acte conjugal est principalement orienté vers la procréation, la procréation des enfants. Ces personnes (mariées ou non) qui choisissent délibérément des actes sexuels privés de la puissance naturelle et du but de la procréation «pèchent contre nature» et commettent un acte honteux et intrinsèquement mauvais.

«Depuis, donc, le début de la tradition chrétienne ouvertement ininterrompue, certains ont récemment jugé possible de déclarer solennellement une autre doctrine sur cette question, l’Église catholique, à qui Dieu a confié la défense de l’intégrité et la pureté des mœurs, debout au milieu de la ruine morale qui l’entoure, afin qu’elle puisse préserver la chasteté de l’union nuptiale d’être souillée par cette tache, élève la voix en signe de sa fonction d’ambassadrice divine et par notre bouche proclame à nouveau : tout usage du mariage exercé de manière à ce que l’acte soit délibérément frustré de sa puissance naturelle pour produire la vie est une infraction à la loi de Dieu et de la nature, et ceux qui se livrent à de pareils actes se sont souillés avec la culpabilité d’un péché grave». (Pape Pie XI, Casti Connubii)

En vérité, ce que font ces couples lubriques quand ils renforcent leur plaisir n’est pas le seul légitime apaisement de la concupiscence dont le pape Pie XI a parlé,  mais c’est en fait exactement le contraire, car ils enflamment en premier leur convoitise et leur concupiscence avant, le mettant (l’apaisement) dehors. Ils sont donc là, sans aucun doute, en train de commettre le péché (et dans de nombreux cas, le péché mortel en fonction de ce qu’ils pensaient, ont fait ou consenti au cours de leur acte impur). Si une telle convoitise cherchée par le couple n’est pas coupable de péché mortel, alors ils sont coupables de péché véniel. Car s’il est même considéré comme un péché véniel pour les époux de se réunir uniquement pour des motifs lubriques tout en effectuant ce qui est intrinsèque ou nécessaire pour que la conception se produise dans l’acte conjugal normal et naturel, que seraient alors ces actes sexuels artificiels et inutiles que ces couples lubriques peuvent faire directement au cours de la chaleur de leur honteuse convoitise ?  Il est donc tout à fait clair que tout acte sexuel par lequel la luxure est enflammée au lieu d’être apaisée est contraire au bien du mariage, au SAINT-Sacrement, et si cela est fait exprès, il doit être un péché.

Erreurs diverses sur les sujets moraux, condamné dans un décret du Saint Office du 4 Mars 1679 : «  l’acte de mariage  exercé pour le seul plaisir est entièrement LIBRE DE TOUT DÉFAUT ET VICE véniel.  » (Denz. 1159) – Condamné  par le pape Innocent XI.

Bien qu’un péché véniel ne nous sépare pas de Dieu comme le fait un péché mortel, un péché véniel peut encore conduire une personne à l’enfer, car il pourrait l’amener à commettre d’autres péchés graves, et, parce qu’elle ne se souciait pas d’arrêter de faire ce qu’elle savait constituer un danger pour son âme, y a même pris un grand plaisir, et elle savait que c’était offenser Dieu. Consentir délibérément aux péchés véniels est évidemment très mauvais. Nous pouvons apprendre cette vérité de Jésus-Christ lui-même dans les révélations de sainte Brigitte.

Jésus-Christ parle à Sainte Brigitte, livre 7, chapitre 27 :  « Par ailleurs, sachez que comme tous les péchés mortels sont très graves, donc aussi un péché véniel est fait mortel si un être humain prend ses délices en lui avec l’intention de  persévérer».

Selon cette définition de Notre-Seigneur, si une personne venait à commettre un péché véniel, mais ne voulait pas ou n’aurait pas l’intention de continuer de commettre à nouveau ce péché dans l’avenir, une telle personne  ne serait dans dans un état de damnation à cause de son péché, même s’il s’avérait qu’elle l’ait commis à nouveau dans l’avenir, parce que sa volonté était à l’époque de ne pas continuer à le faire.

Toutefois, si une personne « avec l’intention de persévérer » dans un péché véniel ne se repent pas avec une ferme résolution d’arrêter de faire ce péché dans l’avenir, mais a l’intention de continuer à le faire et est impénitente pour son péché, alors elle est dans un état de damnation. Les paroles de Notre Seigneur sont limpides : « un péché véniel est mortel si un être humain prend ses délices en lui avec l’intention de persévérer ». Ainsi, dit-Il  le péché véniel qui est pratiqué « si un humain prend ses délices en lui avec l’intention de persévérer » est mortel, et tous les péchés mortels doivent toujours être lavés par le  le repentir et la contrition parfaite si l’on veut être sauvé. Sauf si une personne se repent et décide fermement de changer et cesser de faire le péché véniel dans lequel elle avait «l’intention de persévérer», elle sera condamnée.

Saint Thomas d’Aquin donne les points suivants intéressants sur le choix du péché avant de choisir d’aimer Dieu :

«Le fait même que quelqu’un veut quelque chose qui est contraire à la charité divine, prouve qu’il le préfère à l’amour de Dieu et, par conséquent, qu’il l’aime plus qu’il aime Dieu. Par conséquent, il appartient au genre de certains péchés, qui sont eux-mêmes contraires à la charité, que quelque chose est aimé plus que Dieu, de sorte qu’ils sont mortels, en raison de leur genre. …

«Parfois, cependant, la volonté du pécheur est dirigé vers une chose contenant une certaine démesure, mais qui n’est pas contraire à l’amour de Dieu et du prochain, par exemple un vain mot, le rire excessif, et ainsi de suite, et ces péchés sont véniels par raison de leur genre. …

«Il est écrit (Siracide 19, 1) : «Celui qui méprise les petites choses tombera peu à peu». Maintenant, il semble que les péchés véniels méprisent les petites choses. Ainsi peu à peu il est disposé à tomber ensemble dans le péché mortel». (Saint Thomas d’Aquin,  Somme Théologique, première partie de la deuxième partie, Q. 88, art. 2 et 3, réponse au 1/Marche contraire)

Et plus loin, il dit :

«Qu’un péché véniel peut devenir mortel ? Je réponds que, le fait qu’un péché véniel devient un péché mortel … C’est possible, dans la mesure où l’on peut fixer sa fin dans ce péché véniel, ou le diriger vers un péché mortel, comme indiqué ci-dessus (article 2). [Extrait de l’article 2 : … il arrive parfois qu’un péché véniel qui l’est génériquement en raison de son objet, devient mortel de la part de l’agent, soit parce qu’il corrige sa fin dernière à l’intérieur, ou parce qu’il la dirige vers quelque chose qui est un péché mortel dans son propre genre, par exemple, si un homme dirige un vain mot à la commission d’adultère] (saint Thomas d’Aquin. Somme Théologique, première partie de la deuxième partie, Q. 88, art 4 et 2)

Un bon exemple qui démontre la différence entre un péché véniel et mortel  est le péché de l’ivresse. Une personne qui est un peu ivre a commis un péché véniel alors qu’une personne qui s’enivre a commis un péché mortel. Toutefois, le premier moment où la personne qui a commis le péché véniel d’être un peu ivre a pris sa décision (ou l’intention) de persévérer dans son péché véniel d’ivresse, ce péché véniel est transformé en un mortel et condamnable.

Cela démontre que tous ces gens qui ont une « intention de persévérer » dans l’accomplissement de l’acte conjugal dans le seul but de volupté sont dans un état de damnation, et ils seraient condamnés à l’enfer pour ce péché seul. Et ce n’est que pour parler de ceux qui accomplissent l’acte sexuel normal sans aucun autre acte immoral. Aujourd’hui, il est vrai de dire qu’une grande partie des hommes et des femmes dans le monde occidental ont non seulement une «intention de persévérer» dans l’accomplissement de l’acte sexuel normal dans le seul souci de plaisir jusqu’à la mort, ce qui est condamnable en soi , mais la quasi-totalité d’entre eux ont une «intention de persévérer» en commettant toutes sortes de perversions sexuelles condamnables dans l’acte sexuel, comme la masturbation, le sexe anal ou oral, les touches honteuses et sensuelles sur les parties du corps, etc, qui sont des actes aussi détestables et méchants qu’ils crient vengeance au ciel ! L’enfer éternel et insupportable, les tourments indicibles seront correctement et justement le lot de tous ces gens !

Compte tenu de ce qui précède, pour une personne, vivre délibérément et consciemment dans le péché véniel ou commettre même un seul péché véniel (même sans intention de persévérer) est évidemment très mauvais, car c’est toujours une grande passerelle pour commettre de plus graves péchés. Beaucoup de gens ne voient pas (ou ne pensent pas) que les pécheurs les plus mortels (comme des alcooliques et des pervers) n’ont pas commencé leur vie de cette façon. Au début, les gens sont généralement en premier attirés par le diable dans la méchanceté et l’Enfer éternel en commettant un péché véniel, et puis, peu à peu, quand il a une emprise sur eux et les a trompé, il les met à l’aise dans leur péché, il (le diable, le nouveau père des pécheurs) leur inspire de commettre facilement des péchés graves, tels que les péchés mortels. Nul ne commence comme un violeur ou un pédophile. Il s’agit d’un processus graduel de développement dans la méchanceté. Par conséquent, il est de la plus haute importance de lutter contre tous les péchés véniels, et de faire de son mieux pour ne pas y consentir. Une démonstration plus claire de ce fait peut être trouvée dans les révélations de sainte Brigitte de Suède.

Le Fils de Dieu parle à la jeune mariée (Ste Brigitte), disant : « Pourquoi êtes-vous inquiète et anxieuse à ce sujet ? » Elle répondit :« Je suis affligée par diverses  pensées inutiles dont je ne peux pas me débarrasser, et entendre parler de votre mauvais jugement me dérange». Le Fils répondit : « C’est vraiment juste. Vous avez trouvé plaisir plus tôt dans les désirs matériels contre ma volonté, mais maintenant différentes pensées sont autorisées à venir à vous contre votre volonté.

«Mais ayez une crainte prudente de Dieu, et mettez une grande confiance en moi, votre Dieu, sachant avec certitude que lorsque votre esprit ne prend pas plaisir au péché en pensées, mais que vous luttez contre eux en les détestant, alors ils deviennent une purgation et une couronne pour l’âme. Mais si vous prenez plaisir à commettre même un léger péché, que vous connaissez comme un péché, et que vous faites confiance à votre propre abstinence et en présumant de la grâce, sans faire pénitence et de réparation pour lui, sachez qu’il peut devenir un péché mortel.  Par conséquent, si un certain plaisir coupable d’aucune sorte entre dans votre esprit, vous devriez tout de suite penser où il va et vous repentir.

« …  Dieu ne hait rien tant que quand vous savez que vous avez péché, mais ne vous en souciez pas, vous fiant à vos autres actions méritoires, comme si, à cause d’elles, Dieu s’arrangeait avec votre péché, comme s’il ne pouvait pas être glorifié sans vous, ou comme s’il allait vous laisser faire quelque chose de mal avec son autorisation, en voyant toutes les bonnes actions que vous avez faites, car, même si vous avez fait une centaine de bonnes actions chaque malin, vous ne seriez toujours pas en mesure de payer de retour Dieu pour sa bonté et l’amour. Ainsi donc, maintenez une rationnelle crainte de Dieu et, même si vous ne pouvez pas empêcher ces pensées, au moins supportez-les avec patience et utilisez votre volonté pour lutter contre elles. Vous ne serez pas condamnée en raison de leur entrée dans votre tête, à moins que vous ne preniez plaisir à elles, car il n’est pas en votre pouvoir de les empêcher.

«Encore une fois, maintenez votre crainte de Dieu afin de ne pas tomber dans l’orgueil, même si vous ne consentez pas à la pensée. Toute personne se tient ferme par la puissance de Dieu seul. Ainsi, la crainte de Dieu est comme la porte d’entrée au ciel. Beaucoup y sont qui sont tombés tête baissée vers la mort, parce qu’ils ont rabattu la crainte de Dieu et avaient alors honte de faire des aveux devant les hommes, même s’ils n’avaient pas eu honte de pécher devant  Dieu. Par conséquent, je refuserai d’absoudre les péchés d’une personne qui n’a pas assez pris soin de demander pardon pour un petit péché. De cette manière, les péchés sont augmentés par la pratique habituelle, et un péché véniel qui pourrait avoir  été gracié par la contrition en devient un grave par la négligence et le mépris de la personne, comme vous pouvez en déduire le cas de cette  âme qui a déjà été condamnée.

«Après avoir commis un péché véniel et pardonnable, il a augmenté par la pratique habituelle, se fiant à ses autres bonnes œuvres, sans penser que je pourrais prendre en compte les moindres péchés. Pris dans un filet de plaisir habituel et excessif, son âme n’a ni corrigé ni freiné son intention coupable, jusqu’au moment où sa condamnation était aux portes et que son dernier moment approchait. C’est pourquoi, comme la fin approchait, sa conscience était soudainement agitée et douloureusement affligée parce qu’il allait bientôt mourir et qu’il avait peur de perdre le peu, bien temporaire, qu’il avait aimé. Jusqu’au moment final d’un pécheur, Dieu lui demeure, attendant de voir s‘il va diriger sa volonté libre loin de son attachement au péché.

«Toutefois, si la volonté de l’âme n’est pas corrigée, cette âme est alors confinée par une fin sans fin. Ce qui se passe est que le diable, sachant que chaque personne sera jugée selon sa conscience et l’intention, travaille puissamment à la fin de la vie pour distraire l’âme et la détourner de la droiture d’intention, et Dieu permet que cela se produise, car l’âme a refusé de rester vigilante quand elle aurait dû … ».  (Les Révélations de sainte Brigitte de Suède, Livre 3, chapitre 19)

Encore une fois, les paroles de notre Seigneur sont limpides : un péché véniel délibéré devient un péché mortel s’il est fait avec l’intention de persévérer en lui. Notre Seigneur a également expliqué que même un léger péché sans intention de persévérer « peut devenir un péché mortel »  si une personne ne fait pas pénitence. Mais pourquoi ? Jésus continue à expliquer, ainsi, en disant que « les péchés sont augmentés par la pratique habituelle » et que « un péché véniel qui aurait pu être pardonné par la contrition en devient un grave à travers la négligence et le mépris d’une personne, comme vous pouvez le déduire de l’affaire de cette âme qui a déjà été condamnée ». Il a alors procédé à décrire cette triste personne condamnée qui a vécu tragiquement dans le péché jusqu’à la mort :  » Après avoir commis un péché véniel et pardonnable, il a augmenté par la « pratique habituelle » et « pris » dans un filet de plaisir habituel et excessif, son âme n’a ni corrigé ni freiné son intention coupable, jusqu’au moment où sa condamnation était aux portes et que son dernier moment approchait « .

Qu’est-ce que Dieu alors pense du couple qui s’unit dans l’acte conjugal dans la convoitise pécheresse et la concupiscence et de ceux qui travaillent à attiser leur convoitise coupable plutôt que de la calmer ?

Jésus-Christ parle à sainte Brigitte : « Ils cherchent une chaleur sexuelle et la luxure  qui périra et aiment la chair qui sera mangée par les vers . … Lorsque le couple est au lit, mon esprit le laisse immédiatement et l’esprit d’impureté se rapproche de la place, parce qu’ils viennent ensemble pour le bien de la luxure et ne discutent pas ou ne pensent à autre chose avec l’autre . …  Un tel couple marié ne voit jamais mon visage à moins qu’ils ne se repentent. Car il n’y a pas de péché si lourd ou graves que la pénitence et le repentir ne puissent pas enlever ».  (Révélations de sainte Brigitte, Livre 1, Chapitre 26)

Par conséquent, un couple ne peut rien faire avant, pendant ou après l’acte procréateur qui soit contraire à la finalité primaire ou secondaire du mariage : l’engendrement des enfants et l’apaisement de la concupiscence.

Ainsi, contrairement à la notion moderne aujourd’hui et l’opinion commune (même parmi ceux qui osent s’appeler du nom de catholique), le mari et la femme ne sont  jamais autorisés à «s’aider» eux-mêmes avec leurs mains ou faire d’autres choses pour améliorer leur convoitise et ainsi se « préparer » avant que l’acte soit fait comme ils l’appellent, et leur excuse est honteuse et coupable. Si un couple croit vraiment en Dieu, ils devrait prier Dieu avant de venir ensemble et Dieu entendra leurs prières et les préparera sans autre nécessité pour le couple d’attiser leur convoitise d’une manière pécheresse. Les lubrifiants sont bien sûr également acceptables et l’utilisation non-coupable s’il y a un problème pour compléter l’acte conjugal. Cependant, les lubrifiants qui augmentent le plaisir sexuel et qui maintenant sont fabriqués et vendus sont bien sûr totalement inacceptables. De même, si une femme n’a pas été en mesure  de calmer sa concupiscence avant la fin de l’acte procréateur, il est illégal pour elle (ou son mari) de s’aider elle-même par la suite. Ils peuvent accomplir à nouveau l’acte procréateur, s’il est nécessaire et lorsque le mari est capable, mais si le mari et la femme se livrent à des activités illégales comme la masturbation, le sexe oral et  anal, ou tout autre acte inutile, ils commettent toujours le péché mortel.

Les couples et les personnes présentant des défauts ou à la vieillesse remplissent toujours la fin primaire du mariage par des rapports normaux en souhaitant les enfants et en n’étant pas contre la conception, si elle devait se produire. Mari et femme sont interdits de se livrer à tous les actes inutiles, pour eux-mêmes ou leur conjoint, par exemple se masturber ou caresser avec leurs mains dans des endroits inappropriés (honteux comme de la région génitale et du sein) et de cette façon améliorer leur convoitise. Les baisers et des touches obscènes ou sensuelles de masturbation, sont aussi interdits pendant l’acte procréateur comme à tout autre moment pour n’importe quelle personne. Pour éviter de tomber dans le péché mortel un bon mari et femme doivent apprendre à prier Dieu pour le soulagement dans leur concupiscence et la luxure. Si un couple pieux veut vraiment l’aide de Dieu, il va les aider et enlever la concupiscence et le péché de convoitise de leur part. Il est également souvent nécessaire d’offrir des pénitences à Dieu comme le jeûne et manger moins d’aliments savoureux pour acquérir cet objectif. Ces petites pénitences couplées avec la lecture spirituelle et la prière vont aider un couple à freiner leurs inclinations coupables, tant qu’ils reste des péchés mortels et véniels.

Dieu ne permet presque jamais aux pécheurs d’être libérés de leur attachement à leurs péchés à moins qu’ils offrent d’abord « pénitence et réparation pour cela ». Notre Seigneur est limpide sur la pénitence qui est une grande nécessité pour libérer l’âme de l’esclavage du péché.

Jésus-Christ parle à sainte Brigitte : «Mais si vous prenez plaisir à commettre même un léger péché, que vous connaissez comme un péché, et que vous faites confiance à votre propre abstinence et en présumant de la grâce, sans faire pénitence et de réparation pour luisachez que cela peut devenir un péché mortel.  » (Révélations de sainte Brigitte, Livre 3, chapitre 19)

Il est également de la plus haute importance que le mari et la femme ne soient pas influencés par les enseignements erronés et démoniaques qui sévissent dans le monde séculier – même  parmi ceux qui osent se dirent «catholiques» ou «catholiques traditionnels», ou pire encore, « prêtre » ou « évêque « . Ces gens vous diront des choses comme : « presque rien n’est faux dans l’acte conjugal tant que le but principal de la loi a été atteint à un moment donné. Quoi qu’il arrive avant, pendant ou après, cela faisait partie de cette loi et est donc licite et permis». Mais c’est clairement faux et cela été réfuté par le pape Pie XI et le dogme catholique condamne l’idée hérétique selon laquelle l’acte du mariage accomplit pour le plaisir est sans aucune faute ou un défaut véniel.

Quiconque donc est d’accord ou agit sur les enseignements de ces personnes diaboliquement inspirées perdront leurs âmes, car ils rejettent la loi naturelle que Dieu a imprimé dans leur cœur, qui leur dit que ces activités sont intrinsèquement  mauvaises, égoïstes, inutiles et surtout honteuses.

Le péché d’enflammement de la concupiscence

« … afin de vous rendre ainsi participants de la gloire divine, en vous soustrayant à la corruption de la convoitise qui règne dans le monde» (2 Pierre 1, 4)

Erreurs diverses sur les sujets moraux, condamnés dans un décret du Saint-Office du 4 mars 1679 : « l’acte de mariage exercé pour le plaisir est UNIQUEMENT totalement exempt de la faute et des défauts véniels». (Denz. 1159) – Condamné par le pape Innocent XI.

L’Église catholique enseigne que l’acte conjugal ne peut pas être utilisé pour attiser la convoitise. Si l’acte conjugal est utilisé pour attiser la convoitise, le péché est commis. L’objectif divin des relations conjugales d’un couple est d’éteindre le feu de la luxure en commettant l’acte avec un sentiment de honte et de reconnaissance de la faiblesse de la chair. L’objectif du péché d’enflammer la concupiscence est d’allumer le feu de la convoitise à des niveaux plus élevés, d’excitation élevée, exaltant la chair tout en supprimant la honte et la faiblesse de la chair.

Les exemples de péchés enflammant la chair sont donc le jeu sensuel, l’habillage sensuel, le striptease, la masturbation de soi ou de son conjoint, le toucher de soi-même ou son conjoint à des endroits inappropriés, participer à des jeux de rôle sexuel, positions sexuelles inappropriées, le rasage de la génital pour renforcer le plaisir sexuel et l’expérience sexuelle, s’embrasser dans un souci d’améliorer le plaisir sexuel ou «pour le bien de la joie charnelle et sensible qui découle du baiser», et l’utilisation des aphrodisiaques dans le but mauvais d’augmenter le plaisir sexuel plutôt que pour une juste cause, comme l’impuissance. (Dans le cas de l’impuissance, un mari ne doit pas utiliser des composés dont il connaît augmenter son plaisir, mais il faut d’abord et avant tout utiliser les composés qui permettront d’accroître sa circulation sanguine, tels que les inhibiteurs de la PDE-5, sans nécessairement affecter son désir.) Aucun de ces actes ne sont nécessaires pour réaliser l’objet principal de l’acte conjugal, c’est-à-dire la procréation et l’éducation des enfants, mais ne servent qu’à la luxure, et sont donc considérés comme des péchés mortels.

Si les conjoints ne travaillent pas vers la perfection en essayant d’éliminer la concupiscence, alors, quand l’un meurt, l’autre est très susceptible de commettre le péché mortel en réprimant illicitement sa concupiscence. Quand j’ai dit à un homme marié que la PFN est un péché mortel, il a dit que cela ne pouvait pas être vrai parce qu’il ne peut pas contrôler sa soif et il ne peut pas se permettre d’avoir d’autres enfants et, par conséquent, il a dû pratiquer la PFN. C’est triste à dire, cet homme se moque et rejette la grâce de Dieu en disant qu’il ne peut pas contrôler sa soif et il n’a pas la vraie foi en Dieu qui nourrit les oiseaux qui ne tirent ni ne sèment ni ne recueillent en des greniers. Jésus-Christ est le divin médecin et guérisseur qui peut traiter toutes et tous les défauts et les conditions des pécheurs. Je lui ai demandé : «Si vous ne pouvez pas contrôler votre soif aujourd’hui, que feriez-vous si votre femme meurt demain ? » « Comment voulez-vous répondre à votre désir, alors ? » Si, comme il le dit, il ne peut pas contrôler sa soif, il commettrait le péché mortel en trouvant un moyen de satisfaire son désir d’une façon ou d’une autre.

Prenez note, toutefois, que ce que cet homme dit à propos de lui-même n’est pas vraiment vrai, qu’il ne peut pas contrôler sa soif, car le fait est que toutes les personnes qui pratiquent la PFN doivent contrôler leur soif au moins à certaines périodes de temps chaque mois afin d’éviter la période fertile de la femme. Ainsi, cet homme n’est pas vraiment incapable de contrôler sa soif, mais choisit seulement de contrôler ces jours du mois où il craint qu’un enfant puisse être conçu. Cependant, même si cet homme était incapable (ou plutôt ne veut pas) de contrôler son désir par l’infidélité ou la faiblesse de la chair, il ne devrait pas être si téméraire et même plus infidèle pour prétendre qu’il ne peut pas se permettre plus d’enfants ou s’occuper d’eux, comme si les moyens offerts à sa famille était vraiment dans ses propres mains. Dieu est parfaitement au courant des besoins de la famille. Il ne pèseront pas sur tout ce qu’il ne peut pas gérer, à condition qu’il ne comporte pas de colère de Dieu pour d’autres raisons, l’une étant la contraception, une autre l’infidélité. A cause de l’infidélité, l’indulgence excessive et le manque de retenue, cet homme a permis à la convoitise de la chair de prendre autant de contrôle sur sa volonté qu’il prétend qu’il ne peut pas la contrôler. Vraiment, si cet homme avait une foi en Dieu, il ne serait pas si infidèle pour prétendre qu’il ne peut pas contrôler sa soif. Pour lui, cela pourrait être impossible, mais pour Dieu, tout est possible.

Une des raisons pour lesquelles de nombreux couples mariés ont de tels problèmes de retenue, c’est parce qu’ils veulent avoir des relations conjugales trop souvent ou plus que ce qui est nécessaire. La conséquence de ceci est que leur indulgence excessive dans le plaisir sexuel leur permet de devenir contrôlés par leurs désirs au lieu d’être en mesure de contrôler leurs désirs comme des êtres humains rationnels. Car, comme un homme peut commettre la gourmandise de manger, de même un homme peut commettre la gourmandise dans l’acte conjugal en le faisant trop souvent, ou d’une manière déraisonnable.

Saint Paul nous enseigne du dessein de Dieu sur le mariage et la sexualité dans Hébreux 13, 4 :

« Que le mariage soit honoré de tous, et le lit sans tache. Car Dieu jugera les impudiques et les adultères ».

Commentaire Haydock : «Or, Que le mariage soit honoré de tous. C’est, dans toutes les choses qui appartiennent à l’état de mariage. Ceci est un avertissement aux personnes mariées, ne pas abuser de la sainteté de leur état, par les libertés ou des irrégularités contraires. (Challoner) — Le mariage est un grand sacrement, (Ephésiens) les personnes mariées doivent veiller à l’honorer et le respecter, par le comportement chaste et prudent ; (voir 1 Pierre III et 1 Thessaloniciens IV). Mais aussi il arrive souvent que par l’incontinence criminelle ils changent un grand sacrement en un grand sacrilège».

Que personne ne doute que les actes sexuels contre nature des Chrétiens ne jouent aucun rôle dans le mariage qui doit être «honoré de tous», selon que l’apôtre a parlé, et que tous les actes sexuels contre nature «qui sont faits par eux en secret, il est honteux d’en parler». (Ephésiens 5, 12)

1 Corinthiens 6, 9-10,15-20 : «Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les menteurs, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, ne doivent posséder le royaume de Dieu. … [Ne savez-vous pas que] le corps n’est pas pour la fornication, mais pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. Maintenant Dieu a ressuscité le Seigneur, et nous ressuscitera aussi par sa puissance. Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Dois-je donc prendre les membres de Christ, pour en faire les membres d’une prostituée ? Dieu ne plaise. Ne savez-vous pas que celui qui s’attache à la prostituée, est constitué d’un seul corps ? Car ils sont, dit-il, deux en une seule chair. Mais celui qui s’attache au Seigneur est un seul esprit. Fuyez la fornication. Tout péché que l’homme fait, est hors du corps ; mais celui qui commet la fornication, pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que vos membres sont le temple du Saint-Esprit, qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous n’êtes pas à vous-même ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez et portez Dieu dans votre corps ».

Commentaire Haydock : « Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ …. et le temple du Saint-Esprit. L’homme se compose de l’âme et du corps, par le baptême, il est nommé membre de ce même corps mystique, l’Église, dont le Christ est la tête : Dans le baptême, à la fois l’âme et le corps sont consacrés à Dieu : ils sont le temple du Saint-Esprit, dans la mesure où l’esprit et la grâce de Dieu habite chez les hommes qui sont sanctifiés. Christ a racheté nos deux âmes et corps, qu’il conçoit pour être sanctifiés, et glorifiés après dans le ciel, de sorte que nous devons regarder à la fois le corps et l’âme comme appartenant au Christ, et non comme les nôtres.  —  Dois-je, alors, prendre les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée, par un commerce honteux et illégal ?  — Ces péchés sont principalement à éviter par la fuite, et en évitant les occasions et les tentations. D’autres péchés ne sont pas commis par une telle injure faite à l’organisme, mais par un abus de quelque chose d’autre, qui est différent de l’organisme, mais par la fornication et les péchés de l’impureté, le corps lui-même est souillé et déshonoré, alors que le corps doit être considéré comme s’il n’était pas la nôtre, étant rachetés par Christ notre Sauveur, consacré à lui, dans l’attente d’une heureuse résurrection, et être glorifié dans le ciel. Efforcez-vous, par conséquent, de glorifier Dieu dans votre corps, en l’employant à son service, et vous rendant dans votre corps obéissant à sa volonté (Witham) — Nous savons et nous croyons que nous portons Jésus-Christ dans notre corps, mais c’est la honte et la condamnation d’un chrétien de vivre comme s’il ne savait ou croyait. …  Celui se qui donne à l’impureté, transforme son corps en temple de Satan, qui se glorifie et l’emporte, arrachant les membres de Jésus-Christ, pour en faire les membres d’une prostituée».

La Sainte Écriture utilise le terme fornication dans un sens plus général qui englobe tous les actes sexuels coupables. L’argument est que Dieu est Saint et que nous devrions également être saints. «Parce qu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint». (1 Pierre 1, 16). Le corps de chaque chrétien est une partie de Christ, et est le temple du Saint-Esprit. Nous sommes unis au Seigneur avec une unité de cœur et d’esprit qui nous fait seul esprit avec notre Sauveur, qui est Dieu incarné, qui a lui-même un corps et une âme humaine. Par conséquent notre corps, ainsi que nos âmes, doivent être traités comme un moyen saint pour glorifier Dieu. Cette compréhension du corps est incompatible avec l’utilisation du corps pour le simple plaisir sexuel ou la satisfaction sexuelle mutuelle, dans n’importe quelle situation, même dans des actes sexuels de mariage. L’anormalité dans le mariage est en contradiction fondamentale avec cet appel de l’Écriture d’éviter tous les péchés sexuels parce que le corps est une partie du corps du Christ et temple de l’Esprit Saint. Avez-vous vu Christ enseigner à ses disciples de commettre de tels actes dans le mariage ? Si vous pensez que oui, alors vous ne connaissez pas le Christ. Le Saint-Esprit guiderait-Il un couple marié à commettre de tels actes dans le sacrement Saint du mariage, qui est accordé au couple par le Saint-Esprit ? Si vous pensez que oui, alors vous ne comprenez ni l’esprit ni la sainteté des sacrements. Vous avez été rachetés à grand prix par la souffrance et la mort de Jésus-Christ sur la Croix. Ne péchez pas contre Christ et contre le sacrement du mariage en commettant des actes sexuels contre nature.

L’ensemble de la loi morale se retrouve implicitement dans l’acte unique de Jésus-Christ mourant sur la croix pour notre salut. Regardez un crucifix et envisagez le sacrifice de soi et l’amour désintéressé pour lesquels le Christ a vécu et est mort pour vous. Pensez-vous vraiment que, dans le sacrement de mariage établi par ce même Sauveur, le Christ permettrait des actes sexuels contre nature de toute sorte, à tout moment, quelles que soient les conditions ? Des actes sexuels contre nature sont-ils compatibles avec le pur, saint, désintéressé, amour qui se sacrifie, qui englobe toute la loi morale ainsi que notre salut ? Certainement pas.

La nature nous enseigne que l’acte sexuel est honteux

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplément, Q. 41, art. 3, réponse au 3 : «L’ignominie de la concupiscence qui accompagne toujours l’acte conjugal est une indignité pas une culpabilité [si aucun péché n’est commis bien sûr], mais des peines infligées pour le premier péché, dans la mesure où les puissances inférieures et les membres ne respectent pas la raison».

Il est très facile de prouver que l’acte conjugal est honteux. Car nul (sinon de totalement dépravé) n’aurait des relations sexuelles devant leurs enfants, amis ou parents, ni ne voudraient-ils parler ouvertement de leur vie sexuelle à des gens. Ils préféreraient mourir plutôt que de se laisser être vus ou entendus de cette façon. Si une personne marchait sur eux pendant l’acte ou si quelqu’un avait parlé ouvertement de leur vie sexuelle, ils s’enfonceraient eux-mêmes dans la honte. Mais comment se fait-il qu’ils refusent de sentir aucune honte si aucune autre personne humaine que leur conjoint est présent ? Dieu n’est-il pas présent avec eux ? Est-ce que Dieu ne voit pas toutes leurs pensées ainsi que leurs actes ? Bien sûr, il le fait ! Il voit tout !

Quelqu’un pourrait dire que c’est le membre sexuel qui est honteux ou mal d’être exposé à d’autres et pas la concupiscence ou le désir sexuel. Mais cet argument est facilement réfuté et faux puisque personne, qui n’est pas un pervers complet, n’aurait des relations sexuelles devant d’autres personnes, même si son corps entier était couvert par des feuilles de couvertures. Même ceux qui ne sont pas des pervers complets ne s’embrasseraient jamais pour le bien du plaisir vénérien si d’autres personnes étaient dans leur voisinage, et cela est vrai même si elles ont toutes leurs vêtements. Cela nous prouve que c’est le plaisir sexuel qui est une honte, et pas seulement l’exposition des organes sexuels.

Tous les couples qui ont péché pendant les relations sexuelles ont supprimé le sentiment naturel de la honte dans leurs cœurs fermés et Dieu en dehors d’eux-mêmes et se ferment leur conscience afin de profiter de leur acte pécheur et sale au maximum. Si une accusation était faite par les époux que Dieu est présent avec eux avant d’avoir des relations conjugales et tout, cette pensée que Dieu est présent avec eux gênerait dans leur concupiscence de les empêcher de pécher. La plupart des couples, cependant, veulent pécher ou faire quelque chose d’immoral et d’illégal contre Dieu et leur conscience avant, pendant ou après les relations conjugales et à cause de cela, ils choisissent d’oublier Dieu et la honte naturelle qui accompagnent normalement l’acte procréateur.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, deuxième partie de la deuxième partie, Q. 151, Art 4 : « je réponds que, comme indiqué ci-dessus (Objection 2), «pudicitia» [pureté] tire son nom de « Pudeur », qui signifie honte. D’où que la pureté doit convenir correctement aux besoins sur les choses dont l’homme est le plus honteux. Maintenant, les hommes n’ont plus honte des actes vénériennes, comme Augustin remarque (De civ. Dei XIV, 18),  tant et si bien que même l’acte conjugal, qui est orné par l’honnêteté [cf. Q. 145] du mariage, n’est pas dénué de honte : et ce parce que le mouvement des organes de la génération n’est pas soumis à l’empire de la raison, comme le sont les mouvements des autres membres externes  Or, l’homme a honte non seulement de cette union sexuelle, mais aussi de tous les signes de celle-ci, comme le philosophe observe (Rhet. II, 6) ».

Selon saint Thomas, les époux normaux ont complètement honte simplement de commettre l’acte. Mais non seulement de commettre l’acte, mais aussi de penser à commettre l’acte et de «tous les signes de celle-ci [union]». Cette honte naturelle ne peut se produire ou être retenue si les gens vivent lubriques ou ont des relations sexuelles souvent.

Un bon signe qu’un couple peut vivre dans le péché sexuel est que la honte naturelle qui est inhérente à l’acte conjugal ait été partiellement ou complètement éteinte. La preuve en est que saint Thomas nous explique qu’il y a une «ignominie de la concupiscence qui accompagne toujours l’acte de mariage». Pour cette raison, tous ceux qui ont cessé de faire l’expérience de la honte qui est naturelle et inhérente à l’acte conjugal doivent sérieusement prier Dieu pour qu’il puisse les guérir et les aider à retrouver cette honte qui est si bonne et utile en réprouvant les consciences des peuples contre le fait de commettre des péchés sexuels.

Pour la plupart des gens, ce processus d’étouffement de leur honte donné par Dieu dans la conscience ne se fait pas immédiatement du jour au lendemain, mais lentement au fil du temps comme ils progressent et évoluent dans la méchanceté. La conséquence de leur évolution dans les perversions sexuelles, c’est que la honte et la conscience naturelle qui normalement accompagnent les actes sexuels cessent leur reproche alors qu’ils commettent des actes sexuels qui sont illégaux (illégitimes) et inutiles. Ce ne sont pas seulement ceux qui commettent des actes sexuels pervers qui subiront une diminution de la honte naturelle, mais aussi ceux qui ont des rapports sexuels trop souvent et qui sont trop indulgents dans l’acte sexuel naturel.

 

L’amour est un thème constant dans la culture moderne. La musique moderne, le cinéma, les journaux, la radio et la télévision assaillent constamment nos sens avec des histoires et des caractéristiques de l’amour. Malheureusement, les attributs de l’amour humain authentique, c’est-à-dire les valeurs de la fidélité, l’exclusivité, la fiabilité, la stabilité, la maternité, la création d’une famille nucléaire (noyau) et l’amour des enfants sont déclassés, tandis que les valeurs de la compatibilité sexuelle, la passion amoureuse et affective, l’extase reçoivent une attention particulière. En langage moderne, le terme «faire l’amour» en est venu à signifier avoir des rapports sexuels, et sa valeur est mesurée uniquement en termes d’intensité érotique et d’orgasme. Cette compréhension de « l’amour » ne fait aucune tentative pour caractériser les rapports sexuels comme l’expression d’un véritable amour de Dieu et des enfants. Il ignore complètement le fait que le seul but primaire (premier) de l’acte conjugal est la procréation des enfants. La société contemporaine a, en substance, l’amour séparé du sexe, créant ainsi un gouffre d’ambiguïté morale d’où émerge une multitude de désirs sexuels désordonnés et des appétits charnels.

La plupart des personnes vivant aujourd’hui, en particulier ceux des pays les plus développés, sont devenus totalement perverti par les médias, la télévision, les magazines, les sites internet, les panneaux publicitaires et les affiches. Presque partout où l’on regarde aujourd’hui, on verra des impuretés avec des femmes qui sont pauvrement vêtues ou littéralement nues. Le monde était en effet très différent il y a tout juste 100 ans. À l’époque, il n’y avait pas d’éducation sexuelle, et il n’y avait personne (en général), pour voir la pornographie ou des films immoraux, des séries et des magazines. On n’aurait jamais trouver de panneaux  avec des images de femmes semi-nues ou  littéralement nues avant dans des endroits totalement publiques pour que tout le monde les voit, peu importe l’âge.

Avant, on pouvait en effet aller acheter de la nourriture ou des vêtements dans une totale tranquillité d’esprit sans avoir à se soucier de voir des femmes et des hommes sensuels à moitié nus affichés dans tous les sens. Cela n’existe pas aujourd’hui, au moins dans la culture occidentale. Mais si mauvais que cela soit, ça ne peut pas être comparé aux pics d’horreurs des médias. Dans les médias, les spectateurs pervers observent des personnages et des familles pervers et les imitent. Cela détruit leur conscience comme ils les imitent, eux et leur comportement pécheur et leurs perversions sexuelles. On ne peut que frémir d’horreur du nombre de personnes qui en réalité ont imité ce qu’ils ont entendu, lu ou vu dans les médias, les magazines et à la télévision qu’ils n’auraient autrement jamais pu connaître. Qui parmi les hommes qui regardent souvent les médias peuvent honnêtement dire qu’il n’a pas appris à commettre un nouveau péché alors qu’il n’y pensait pas ? Les médias sont en effet le terrain de jeu favori du diable dans la destruction totale de la moralité humaine. En fait, les médias ont un tel pouvoir de normaliser les tendances et les comportements coupables – comme en témoignent fréquemment les fans quand ils commencent à se comporter et à s’habiller comme leurs idoles vues sur les médias – qu’ils ont normalisé et pré-conditionné l’esprit des gens en leur faisant croire qu’il est tout à fait normal d’agir comme cela et que tout le monde commet les actes qui sont présentés et promus.

Quelques exemples : on rencontre presque toujours des robes impudiques (d’où la raison pour laquelle presque tout le monde est passé d’un peu modestement habillé à demi-nu en tout juste 50 ans ou plus), l’homosexualité, le fait d’être maudissant, prendre en compte le nom de Dieu en vain, les conseils ou recommandations sur la façon d’augmenter le plaisir sexuel, ou la visualisation constante de baisers lascifs, les touches contre nature et immorales et les actes sexuels étranges, les positions, le striptease, le sexe oral et anal, et l’utilisation de jouets sexuels , etc. Ces péchés sexuels étaient beaucoup plus rares avant puisque la plupart des gens ignoraient à leur sujet, et, par conséquent, étaient moins susceptibles de connaître même la façon de les commettre.

Contrairement aux méchants décrits ci-dessus, les hommes pieux qui n’ont pas jeté Dieu en dehors d’eux-mêmes et n’ont pas fermé leurs cœurs comprennent clairement dans leur conscience que Dieu les approuve s’ils font ce qui est licite et qu’Il désapprouve s’ils font quelque chose d’illégal. C’est pourquoi seulement l’impie (qui a réprimé la pensée naturelle de la présence de Dieu) peut tomber dans les péchés mortels graves tels que le strip-tease, l’habillement sensuel ou la masturbation. Le couple divin qui craint Dieu et qui a la pensée de Dieu présent avec eux ne feraient jamais de telles choses, car ils se sentiraient coupables et auraient honte de commettre des actes tels que ceux que fait l’impie – parce qu’ils comprennent que Dieu les voit et qu’Il est présent avec eux. Ainsi le couple divin n’est pas demandeur de plaisir égoïste, le sentiment naturel de honte pour tout écart par rapport à ce qui est inhérent ou permis intrinsèquement dans l’acte conjugal sera toujours là, l’aidera et l’empêchera de pécher.

Demandez-vous, cher lecteur, avez-vous la pensée de Dieu ou qu’Il est présent avec vous, qu’il est déjà entré dans votre esprit et votre cœur quand vous rencontrez des relations conjugales ? Si non, alors quel acte coupable ou quel amour immodéré du plaisir a gardé la pensée de Dieu loin de vous ? En vous posant ces questions, vous apprendrez rapidement que les actes et les plaisirs excessifs doivent être évités et contrôlés, et quelle action doit être maintenue pendant les relations conjugales.

 

Il y a encore quelques autres facettes de ce sujet que tout le monde devrait prendre en considération. Les conjoints détestent naturellement même de penser que leur autre conjoint respectif pourrait commettre l’adultère avec une autre personne. Ils détestent cela naturellement. De même, les parents sentent naturellement un dégoût ou une pensée d’aversion sur le fait que leurs enfants auront des relations conjugales, surtout les pères pour leurs filles. Tout le monde sait par instinct naturel que l’acte conjugal cueille l’innocence des personnes et qu’il est honteux. Ainsi, les parents n’aiment pas réfléchir sur ce sujet. Mais alors qu’ils sentent un dégoût pour ce sujet, ils ne ressentent aucune honte à convoiter leur propre conjoint ou d’autres personnes avec lesquelles ils ne sont pas mariés, ce qui bien sûr est aussi la fille ou le fils de quelqu’un d’autre. Chaque personne sur la face de cette terre est l’enfant terrestre ou charnel de Dieu. Dieu a créé leurs âmes et leurs corps. Tout le monde sait par instinct naturel que l’acte sexuel est honteux dans son essence, et c’est pourquoi ils ne peuvent pas supporter l’idée que leur conjoint soit en train de commettre l’adultère ou que leurs enfants ont ou auront des relations conjugales.

De cela nous pouvons apprendre comment Dieu – qui a planté cette révulsion de l’acte sexuel chez les parents – voulu enseigner aux parents comment ils doivent agir dans leur propre vie. Faites aux autres comme vous voudriez que les autres fassent pour vous est la parole de notre Seigneur ! Tous les maris et les épouses savent que leur conjoint a un père et une mère qui pense à eux de la même façon protectrice qu’ils pensent de leurs propres enfants, et pourtant, ces parents ne sentent aucune honte pour eux-mêmes quand ils recherchent du plaisir sexuel avec leur conjoint ou avec d’autres, mais dès que leur conjoint ou un enfant est impliqué dans le processus de réflexion, alors se pose immédiatement un sentiment de honte et de dégoût incroyable. Cette honte est naturelle et bonne. Cependant, le plus triste, c’est que les époux ont réprimé la pensée selon laquelle l’acte conjugal est honteux pour eux-mêmes aussi, tout en reconnaissant ce fait naturel quand il s’agit d’autres.

Les parents ne voudraient certainement pas que leur enfant soit envisagé d’une manière honteuse, sexuelle ou lubrique par d’autres personnes, et les pères et les mères sont naturellement doués du dégoût de cela, et pourtant, ils refusent de reconnaître que l’objet de leur propre désirs sexuels est aussi un enfant d’autres parents, qui pensent de la même façon que leurs enfants ne méritent pas d’être considérés d’une manière sexuelle ou lubrique. Par ce refus de ce qu’ils savent être vrai et naturel, le diable est souvent autorisé de les conduire à commettre des péchés de plus en plus pervers car ils évoluent dans la méchanceté. En effet, les époux qui tentent de réprimer leur honte tombent presque toujours dans le péché grave sexuel de toutes sortes.

Quelqu’un pourrait demander : Alors, comment peut-on faire les enfants puisque l’acte est honteux dans son essence ?Je réponds que lorsque l’acte est accompli non pas pour l’auto-satisfaction, mais pour un pur amour de Dieu et des enfants – alors il n’y a pas de péché commis par les conjoints. L’acte conjugal est indifférent du point de vue moral. C’est l’intention derrière l’acte externe de relations sexuelles qui détermine la culpabilité ou la bonté de l’acte. Cependant, comme avec toutes les choses qui sont extrêmement agréables, le risque de devenir un esclave sous cette volupté est très grand, en fait plus grand que la plupart des choses qui existent sur cette Terre. Ce n’est pas un péché de la chair de la part des époux d’éprouver du plaisir sensuel au cours de l’acte conjugal (puisqu’il s’agit d’un effet naturel de l’acte). Le péché réside plutôt dans la volonté ou l’intention qui résout d’aimer ou chérir ce plaisir sexuel qui est terrestre et éphémère. La Sainte Bible est claire sur le fait que l’avarice est un péché d’idolâtrie. C’est pourquoi tous les couples qui chérissent ou aiment le plaisir sexuel et / ou des actes sexuels illégitimes et inutiles, en vérité, sont convenablement et correctement décrits comme des idolâtres.

Colossiens 3, 5 : «Faites donc mourir vos membres qui sont sur la terre, la fornication, l’impureté, la luxure, la mauvaise convoitise, et la cupidité, qui est le service des idoles».

Ephésiens 5, 3-5 : « Qu’on n’entende même pas dire qu’il y ait parmi vous de fornication, d’impureté de quelque sorte, de convoitise, ainsi qu’il convient à des saints. Point de paroles déshonnêtes, ni de bouffonneries, ni de plaisanteries grossières, toutes choses qui sont malséantes ; mais plutôt des actions de grâces. Car, sachez-le bien, aucun impudique, aucun impur, aucun homme cupide (lequel est un idolâtre), n’a d’héritage dans le royaume de Christ et de Dieu».

Le commentaire Haydock explique sur Ephésiens 5, 3-5 : «Ver. 3.  convoitise. Le mot latin est généralement pris pour un désir immodéré de convoitise ou d’argent et de richesse. Saint-Jérôme et les autres observent que le mot grec à cet égard et dans divers autres endroits dans le Nouveau Testament peut signifier le désir insatiable, ou les désirs de plaisirs sensuels, et pour cette raison, Saint-Jérôme pense qu’il est ici joint à la fornication et à l’impureté  [ie, les péchés sexuels]. —  Ver. 5. cupide. personne qui est une portion des idoles  Il est assez clair par le grec que le cupide est appelé un idolâtre, dont l’idole de Mammon ; mais il peut être également dit d’autres pécheurs, que les vices rendent dépendants à leurs idoles (Witham)».

Commentaire Haydock sur Colossiens 3, 5 : « Ver. 5.  vos membres, … la fornication, l’impureté, etc. Il considère le corps humain comme composé des péchés et des inclinations coupables. (Witham) — Il ne s’agit pas de ramener la pratique du judaïsme d’abstinences et des jeûnes, ni du même motif que les Juifs, mais pour accomplir les préceptes de mortifier les désirs irréguliers de la chair dont la gourmandise doit trouver une place. Une sensualité du corps mortifié est plus facilement maîtrisée. (Haydock) «

Chaque fois que la volonté humaine décide et demande l’amélioration du plaisir sexuel (ou de tout autre plaisir, comme manger), Dieu voit que sa création aime une idole de toutes sortes. Elle devient une sorte d’idolâtrie de la chair corruptible du moment que les conjoints accomplissent l’acte conjugal pour le bien de l’auto-satisfaction plutôt que pour l’amour de Dieu et des enfants. Le péché, quand il y a des relations conjugales, se situe dans la pensée et l’action qui cherche à faire plus que ce qui est nécessaire ou permis pour que la conception se produise. Le péché sera toujours décidé dans l’intention, mais peu de gens semblent comprendre cette vérité aujourd’hui.

Ainsi, faire l’expérience du plaisir sexuel qui est connecté à l’acte conjugal n’est pas un mal en soi du point de vue moral – même s’il est honteux dans son essence et un produit mauvais du péché originel – c’est plutôt la volonté, la pensée ou l’intention d’apprécier, d’aimer, et pour ainsi dire, d’adorer ce plaisir sexuel, qui le rend coupable.

Ceci peut être prouvé par un exemple. Voyez comment un homme qui est malade et qui souffre de douleur est autorisé par permission divine et la justice de prendre de la morphine ou d’autres analgésiques car il en a besoin. Sa raison lors de la prise de ces médicaments n’est pas l’auto-satisfaction, mais le soulagement de la douleur qu’il éprouve. Cet exemple pourrait être comparé avec les relations conjugales (légitimes) légales, ce qui est autorisé ou non coupable tant que les conjoints ont une cause juste et raisonnable pour se réunir.

Toutefois, lorsque la personne malade mentionnée ci-dessus devenait bien et pourtant continuait à utiliser la morphine ou d’autres analgésiques sans qu’il soit nécessaire de le faire – et pour le simple plaisir de se défoncer et pour le plaisir –  il aurait commis le péché de l’abus de drogues. Sa juste raison d’utiliser l’analgésique est devenue injuste au moment même où il est devenu bien et n’a pas eu besoin de plus l’utiliser. La même chose peut être dite à propos d’un couple qui fait l’amour souvent et sans une cause juste. Car de même que les toxicomanes se trompent en pensant qu’ils ne peuvent pas vivre sans l’apport des médicaments auxquels ils sont dépendants – c’est aussi le cas de nombreux couples qui se trompent en pensant qu’ils ont besoin d’avoir des relations sexuelles souvent et qu’ils ne peuvent pas vivre d’une autre manière, affirmant qu’ils ont besoin de leur dose sexuelle tout comme le serait le toxicomane.

Un autre grand et édifiant exemple de la façon dont les bons conjoints devraient considérer l’acte conjugal est comme un homme qui est attaché à une chaise et drogué à l’héroïne ou d’autres substances contre son gré. Cet homme ne commettrait pas un péché ou une faute, même si son corps avait connu le plaisir au maximum.incroyablement élevé par le médicament. C’est parce que sa volonté a refusé d’accepter la prise du médicament qui a été forcée pour lui. Les époux devraient voir l’acte conjugal exactement de la même manière. Ils doivent haïr le plaisir qui est inclus dans l’acte conjugal avec leur volonté, tout en acceptant que leur corps doive éprouver un plaisir de toutes sortes pour que la conception se produise. Tout comme l’homme qui a été attaché à la chaise et drogué contre son gré, ils ne devraient pas accepter la dose de plaisir qui leur est donnée, même si leur corps éprouve le plaisir.

Les conjoints ne doivent donc pas accepter la dose de plaisir qui leur est donné comme autre chose qu’un produit mauvais et malvenu de la chute d’Adam et Eve et du péché originel. Bien que leur corps sera confronté au plaisir, leur volonté et le cœur doivent être solidement fixés contre lui, sans le chercher.

 

Hérésies contre la loi naturelle

Une hérésie contre la loi naturelle n’est pas une hérésie contre une ou des vérités de foi divine et catholique, mais contre une ou des vérités naturelles. L’hérésie contre la loi naturelle est un rejet ou une négation de la vérité naturelle que tout le monde peut savoir simplement, quelque chose qu’on sait être vrai, comme, par exemple, l’homme a deux yeux, ou n’a pas d’ailes, ou les enfants sont conçus par deux parents de sexe différent, ou l’avortement est un assassinat (double : mère et enfant), etc. Un hérétique contre la loi naturelle rejette sa propre conscience morale et ne peut donc plus revenir vers la vérité, vers le bien et vers son salut. La conversion de ce genre d’hérésie ou d’hérétique est extrêmement difficile, voir quasi impossible, parce que l’hérétique contre la loi naturelle ne peut pas suivre la loi naturelle car pour lui il n’a pas besoin de conscience morale.

En vérité, ce genre de personne est condamnée, car elle rejette devoir être jugée par son Créateur. Elle ne veut pas entendre parler de jugement moral, de culpabilité et de péché, elle veut être son propre dieu.

Des hérésies communes contre la loi naturelle sont, par exemple :

  • nier l’existence de Dieu,
  • considérer que la masturbation, sexe oral ou la sodomie ne sont pas un péché
  • considérer que le contrôle des naissances ou la planification familiale naturelle, aussi appelée PFN, que beaucoup de « catholiques » pratiquent pour éviter la conception, (ce qui les rend coupables du péché mortel de contraception) est acceptable,
  • si une personne considère que l’avortement est acceptable, ou
  • si une personne considère que la consommation de psychotropes où la conscience est entravée est acceptable.

Ces exemples peuvent tous tomber dans la catégorie du péché mortel, car ils rejettent une vérité qu’ils savent être vraie de la loi naturelle, à savoir : 1) que l’existence de Dieu peut être connue par la raison naturelle ; 2) que la masturbation, le sexe oral ou la sodomie sont contre nature et contre la procréation ; 3) que l’avortement est un assassinat ; 4) que la contraception ou PFN frustre délibérément le pouvoir naturel d’engendrer la vie ; 5) que les psychotropes, tels que fumer de la marijuana, est un péché mortel, tout comme se saouler.

  • nier l’existence de Dieu est une hérésie contre la loi naturelle car tous savent que c’est un mensonge de croire qu’il n’y a pas une seule vérité mais plusieurs.
  • approuver l’homosexualité ou le mariage homosexuel sont des hérésies contre la loi naturelle, car tout le monde sait naturellement que la fin de la sexualité est la procréation et non l’assouvissement de la passion et de la concupiscence, le plaisir désordonné, le vice de l’impureté, l’idolâtrie du corps, ou que la fin du mariage est la procréation et l’éducation des enfants.
  • L’indifférentisme religieux et le relativisme religieux sont aussi des hérésies contre la loi naturelle car tous peuvent savoir naturellement la vérité selon laquelle il ne peut y avoir qu’une seule Vérité, car s’il y a deux vérités, une est la vérité et l’autre un mensonge. Tout le monde peut savoir cela par sa nature sans rien connaître des vérités de la foi et du salut.
  • L’évolutionisme est une autre hérésie contre la loi naturelle, car tous savent que l’homme n’a pas d’ancêtre commun avec les animaux. Pourquoi l’homme n’a pas trois yeux, ou des ailes ? Pourquoi donc les organes ? Etc.

 

Pourquoi les gens de mauvaise volonté et pour leur fierté sont abandonnés dans les ténèbres

 

«Si les hérésies n’étaient pas embrassées par ceux qui avaient persévéré dans la foi, ils seraient perdus par l’irrégularité de leur vie». St Augustin

Le premier péché dans lequel tombe tout seul tout hérétique avant de tomber dans l’hérésie est toujours un ou plusieurs des sept péchés mortels, à savoir, l’orgueil, la luxure, la gourmandise, l’envie, l’avarice, la paresse et la colère. En raison de leurs péchés mortels, le diable gagne la possession de leur conscience en justice, et est capable d’influencer leur croyances dans les hérésies. C’est la triste vérité derrière l’hérésie.

Une personne qui évite les péchés mortels et suit la loi naturelle, et essaie aussi, autant qu’elle est en mesure, d’éviter les péchés véniels, ne tombera jamais dans l’hérésie, car les saints anges gardiens la protègent dans l’état de grâce.Nous ne pouvons jamais accepter le moindre péché véniel.

Sainte Thérèse d’Avila dit : «Pour l’amour de Dieu, prenez soin de ne jamais devenir imprudents sur le péché véniel, si petit … Il n’y a rien de petit, si cela va à l’encontre d’un si grand souverain». Le péché véniel délibéré affaiblit les pouvoirs spirituels, réduit notre résistance au mal, et nous pousse à errer dans notre chemin vers la Croix. C’est une maladie de l’âme, mais pas sa mort surnaturelle.

1 Jean 5, 16 : «Il est un péché qui est mortel … Toute iniquité est un péché, mais il est un péché qui n’est pas mortel».

Quand un péché véniel est accepté avec le plein consentement, le diable gagne une emprise sur l’âme de la personne, d’où il est en mesure de plus influencer l’âme, et en peu de temps, il mène l’âme dans d’innombrables péchés mortels pour ce qui semble être un petit péché véniel, à moins que la pénitence et la modification soient apportées en réparation à la justice de Dieu. Une âme qui continue dans le péché véniel, sans quitter ses occasions de pécher, mérite de tomber dans le péché mortel depuis qu’elle a rejeté les commandements de Dieu. Si l’âme continue de commettre un péché véniel, elle finira toujours dans le péché mortel, il est donc très important de se prémunir contre les péchés mortels et véniels en tout temps. Des milliards de pauvres âmes souffrent aujourd’hui dans les feux de l’enfer, maudissant leurs péchés véniels habituels qui les ont conduits à commettre des péchés mortels. Si vous souhaitez éviter de vous joindre à eux dans les flammes de l’enfer, évitez toute occasion de péché, comme si c’était du vrai poison.

Pouvez-vous imaginer l’horreur de se tenir devant le Juge et d’entendre la sentence de mort et la condamnation éternelle prononcée contre vous ? Probablement pas. Mais vous avez ressenti de la culpabilité et de la peur pour votre conduite lorsque la Parole de Dieu vous poignarde avec cette phrase : «Le salaire du péché, c’est la mort» (Romains 6, 23). Pourquoi avons-nous peur et un sentiment de culpabilité ? Parce que «tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu» (Romains 3, 23).

Tous les hérétiques, et toutes les autres personnes qui meurent hors de l’Église et du salut, ne cherchent pas sincèrement [ne courent pas après] la vérité, ni ne prient Dieu avec sincérité pour être éclairés sur la vérité. Ces gens plutôt refusent de croire ou ne croient que dans ce qu’ils pensent être la vraie foi, rejetant tout le reste.

C’est l’hérésie ou le péché mortel de tous les protestants ou «orthodoxes» orientaux, etc., qui révèle en vérité qu’ils (beaucoup d’entre eux) ne comprennent pas pleinement ce que l’Église enseigne (mais qui refusent obstinément de croire à chaque fois que cela leur est présenté) ou refusent d’y croire si jamais cela leur est présenté. C’est la raison exacte pour laquelle beaucoup de gens sont laissés dans l’obscurité et le manque de foi, parce que Dieu connaissait à l’avance leur mauvaise volonté et leur refus d’accepter la vraie foi catholique. C’est une vérité de foi qui est enseignée par de nombreux papes, des saints et des Pères de l’Église.

St Augustin (428) : «… Dieu savait d’avance que s’ils avaient vécu et que l’Évangile leur avait été prêché, ils auraient entendu sans conviction».

Saint Thomas d’Aquin, Sent. III, 25, Q. 2, R. 2, solut. 2 : «Si un homme ne devait avoir personne pour l’instruire, Dieu lui montrerait, à moins qu’il ne souhaite rester coupable où il est».

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905 : « Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV, l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Pape Benoît XIV, Cum Religiosi (n° 4), 26 juin 1754 : «Veillez à ce que chaque ministre effectue soigneusement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit par nécessité de moyens savoir pour être sauvé…»

2 Corinthiens 4, 3 : « Et si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, dont le dieu de ce monde [Satan] a aveuglé l’intelligence des incrédules, que la lumière de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu, ne doit pas briller pour eux».

C’est pourquoi chaque docteur de l’Église a tenu qu’aucun adulte ne pouvait être sauvé sans la connaissance de la Trinité et de l’Incarnation. C’est pourquoi les docteurs de l’Eglise qui croient dans le baptême de désir (même s’ils ont eu tort à ce sujet) ne l’ont étendu qu’aux catéchumènes futurs baptisés qui croient en la Trinité et l’Incarnation.

Cependant, nous ne devrions pas penser que nous sommes bons en aucune façon pour avoir la foi ou penser que nous sommes spéciaux en tout cas pour être introduit dans la foi. C’est un piège dans lequel on pourrait facilement tomber. Et c’est un piège très dangereux, car si une personne croit être spéciale de toute façon, alors elle est probablement déjà perdue. La fierté (à mon avis) conduit le plus d’âmes en enfer. C’est le début et la fin de la damnation. (Vous pouvez bien sûr penser ou vous considérer comme particulièrement mauvais ou pécheur, tels que : «vous êtes la pire personne sur terre» ou «le plus grand pécheur de la terre», etc., ce qui est bon de penser de soi-même, c’est la façon dont on devrait se considérer : comme le plus grand pécheur du monde et totalement indigne de recevoir toute grâce de Dieu). En vérité, à titre personnel, on ne peut comprendre pourquoi on a la foi, et pourquoi tant de païens, juifs ou musulmans, qui sont mieux que soi, ne l’ont pas. Qu’à t-on fait pour mériter cette grâce de la foi, et qu’est-ce qui fait qu’ils n’y parviennent pas ? Pourquoi sont-ils dans l’obscurité, alors qu’on a trouvé la vraie lumière de l’Évangile ? C’est pourquoi, on peut se poser souvent cette question, sans comprendre pourquoi.

Saint Alphonse de Liguori, préparation à la mort, (1760) : «Combien devons-nous être reconnaissant à Jésus-Christ pour le don de la foi ! Que serait-il advenu de nous si nous étions nés en Asie, en Afrique, en Amérique, ou au milieu des hérétiques et schismatiques ? Celui qui ne croit pas est perdu. Ce fut donc la première et la plus grande grâce pour nous : notre appel à la vraie foi. Ô Sauveur du monde, que serait-il advenu de nous si tu ne nous avais pas éclairé ? Nous aurions été comme nos pères d’autrefois, qui adoraient les animaux et les blocs de pierre et de bois, et ainsi nous aurions tous péri».

Saint Alphonse de Liguori, Sermons (1760) : «Combien sont nés parmi les païens, chez les Juifs, chez les Mahométans et les hérétiques, et tous sont perdus».

2 Thessaloniciens 2, 3-11 : «Car déjà s’opère le mystère d’iniquité ; seulement, que celui qui tient maintenant, tienne jusqu’à ce qu’il disparaisse. Et alors apparaîtra cet impie que le Seigneur Jésus tuera par le souffle de sa bouche, et qu’il détruira par l’éclat de son avènement. Il viendra par l’opération de Satan, au milieu de toute sorte de miracles, de signes et de prodiges menteurs. Et avec toute séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité».

Toute personne honnête ou sincère aimant la vérité recevra infailliblement de Dieu l’aide pour la trouver. Si certains demeurent dans les ténèbres et périssent, c’est uniquement «parce qu’ils n’ont pas reçu [n’ont pas voulu recevoir dans leur cœur] l’amour de la vérité».

 

Loi éternelle et loi naturelle

La loi éternelle contient et dirige la loi naturelle

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 91, art. 2 : «la loi naturelle n’est pas autre chose que la participation de la loi éternelle dans la créature rationnelle».

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 93, art. 1 : «La loi éternelle n’est rien d’autre que la raison de la divine sagesse, et tant qu’elle dirige tous les actes et toutes les motions [mouvements]».

La loi éternelle est la connaissance de la vérité

Saint Thomas, Somme théologique Ia IIae Q. 93, art. 2 : «nul ne peut connaître la loi éternelle selon ce qu’elle est en elle-même, si ce n’est les bienheureux seulement, qui voient Dieu par son essence. Mais toute créature raisonnable la connaît en quelqu’un de ses reflets, de plus ou moins d’éclat. Car toute connaissance de la vérité est comme un reflet et une participation de la loi éternelle, qui est l’immuable vérité, au dire d’Augustin (De vera relig. ch. 31). Or la vérité, tous la connaissent de quelque façon, au moins quant aux principes communs de la loi naturelle. Pour le reste, ils participent à la connaissance de la vérité, les uns plus, les autres moins ; et par suite, il connaissent aussi plus ou moins la loi éternelle ».

La loi éternelle est la loi divine

La loi surnaturelle est la loi divine, éternelle et immuable qui comprend les dix commandements et la loi surnaturelle de la grâce du Nouveau Testament qui est l’accomplissement de toute la loi de l’Ancien Testament. L’Ancien testament est le type ou figure du Nouveau : L’Ancien Testament est la révélation divine progressive dont l’aboutissement est le Nouveau, qui est la révélation divine complète définitive.

La loi ancienne ou loi mosaïque (de Moïse) révèle le péché, mais ne sauve pas : seule la grâce de Dieu sauve.

Romains 3, 20 : «par la loi, on a que la connaissance du péché».

Romains 5, 13-14 :  «Car le péché a été dans le monde jusqu’à la loi ; mais le péché n’était pas imputé puisque la loi n’existait pas. Mais la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même en ceux qui n’avaient point péché par une prévarication semblable à celle d’Adam, qui est la figure de celui qui devait venir».

Romains 7, 7 : «je n’ai connu le péché que par la loi».

La loi surnaturelle de la grâce

Si la loi ancienne ne fait que révéler le péché, la grâce perfectionne la nature. L’Ecriture enseigne infailliblement que c’est par la foi que vient la justification, c’est-à-dire que l’homme pécheur est rendu juste gratuitement par la foi.

Rom 3, 20-26 : «Parce que nulle chaire ne sera justifiée devant lui par les œuvres de la loi. Car, par la loi, on n’a que la connaissance du péché. Tandis que maintenant, sans la loi, la justice de Dieu a été manifestée, étant confirmée par le témoignage de la loi et des prophètes ; Or la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ est pour tous ceux et sur tous ceux qui croient en lui ; car il n’y a point de distinction ; Parce que tous ont péché et ont besoin de la gloire de Dieu. Etant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus. Que Dieu a établi propitiation par la foi en son sang, pour montrer sa justice par la rémission des péchés précédents. Que Dieu a supportés, pour montrer sa justice en ce temps, afin qu’il soit juste lui-même, et qu’il justifie celui qui a la foi en Jésus-Christ».

A suivre

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