Plaisir sexuel, luxure, et différents actes sexuels dans le mariage

PAGE EN COURS

Sommaire

  • Les époux peuvent-ils pécher sexuellement entre eux dans leurs actes sexuels ?
  • L’acte conjugal accompli pour le plaisir seul est condamné comme étant un péché tant pour les mariés que les célibataires
  • La Bible déclare que le démon de la luxure “a pouvoir” sur tous les époux qui s’unissent pour des raisons concupiscentes dans leurs rapports conjugaux
  • Les études récentes prouvent que 75% des hommes qui meurent durant des relations sexuelles commettaient l’adultère
  • L’apaisement licite de la concupiscence vs l’excitation peccamineuse de la concupiscence
  • Le “péché véniel devient mortel si l’homme y met son affection et sa délectation avec volonté de persévérer” selon Notre-Seigneur Jésus-Christ
  • Certains plaisirs sont intrinsèquement mauvais et donc toujours interdits
  • La Chute et le Péché Originel d’Adam et Eve sont l’origine et la cause des convoitises de la chair et des désirs sexuel

 

Les époux peuvent-ils pécher sexuellement entre eux dans leurs actes sexuels ?

 

Il y a trois principales raisons pour lesquelles la Loi Naturelle, la Sainte Bible, la Tradition Apostolique, ainsi que l’Église ses Papes et ses Saints (comme nous le verrons) enseignent que toute personne mariée qui pratique des actes sexuels non-nécessaires et sans un but procréatif (comme la masturbation et celle du conjoint, le sexe oral et anal, les préliminaires et les baisers et étreintes sensuels) que ce soit seul ou avec son conjoint, avant, pendant ou après l’acte conjugal, pèche mortellement contre sa conscience, contre la loi Divine et la loi Naturelle, instituées par Dieu.

La première raison est que tous les actes sexuels inutiles et sans but procréatif sont semblables à une addiction à une drogue, étant donné qu’ils sont égoïstes, polluants et inutiles, tout comme l’est l’usage de drogues. Cette pollution et cet égoïsme qui sont inhérents à toutes formes d’actes sexuels inutiles et sans but procréatif (comme les baisers sensuels) sont aussi la raison pour laquelle la loi Naturelle et l’Église enseignent que même les baisers sensuels fait  “pour l’amour du charnel et du plaisir sensible qui résulte du baiser sont condamnés comme étant un péché mortel aussi bien pour les personnes mariées que célibataires (Pape Alexandre VII; Denz. 1140) et que même l’acte conjugal effectué  pour le plaisir seul normal, naturel et procréatif est condamné comme étant un péché tant pour les personnes mariées que célibataires (Bienheureux Pape Innocent XI ; Denz. 1159).

Saint Thomas d’Aquin confirme aussi ces vérités, en enseignant que “la délectation sensuelle est si véhémente que la raison absorbée par le plaisir ne peut plus comprendre quoi que ce soit , [comme en cas de prise de drogues]Si on ne se propose donc pas les biens du mariage, on commettra toujours un péché en accomplissant l’acte conjugal.” (Somme Théologique, Supplément, Q. 49, Art. 5)

“Voilà pourquoi la pudicité s’applique essentiellement aux réalités sexuelles; et principalement aux signes de ces réalités, comme les regards impudiques, les baisers et les attouchements” rendant ainsi évident le fait que “l’impureté et l’impudicité doivent également être placées parmi les espèces de la luxure, comme la fornication”. (Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 151, Art. 4)

La deuxième raison est qu’ils sont honteux dans la mesure où les personnes qui commettent ces actes inutiles ont honte de les faire en présence d’autres gens. Et la troisième raison est qu’ils sont non-procréatifs bien que la loi de Dieu enseigne que “l’acte du mariage est, par sa nature même, destiné à la génération des enfants” (Pape Pie XI, Casti Connubii, #47). Ces trois raisons sont aussi pourquoi cette vérité à propos de la morale sexuelle dans le mariage était déjà enseignée dans l’Ancien Testament par Dieu bien avant le que le Nouveau Testament ne nous soit révélé par Notre-Seigneur Jésus-Christ

Sainte Bible, Tobie 6, 16-17, 22 ; 8, 9 : “Alors l’ange Raphaël lui dit [à Tobie] : Écoute-moi, et je te montrerai qui sont ceux sur qui le démon a du pouvoir. Or ceux qui embrassent le mariage de manière qu’ils bannissent Dieu de leur cœur et de leur esprit, et qu’ils s’abandonnent à leur passion, de même que le cheval et le mulet, qui n’ont pas d’intelligence, le démon a pouvoir sur eux. … Or, la troisième nuit passée, tu recevras cette vierge avec la crainte du Seigneur et par le désir d’avoir des enfants, plutôt que poussé par la passion, afin que dans la race d’Abraham tu obtiennes une bénédiction en enfantant … [Tobie dit] Et maintenant, Seigneur, vous savez, vous, que ce n’est point pour cause de passion que je prends ma sœur pour épouse, mais par le seul désir d’une postérité dans laquelle soit béni votre nom dans les siècles des siècles.

La première raison pour laquelle toutes les formes d’actes sexuels non-procréatifs et inutiles sont des péchés mortels est que tous les actes sexuels  (même conjugaux, naturels, légaux et procréatifs) intoxiquent et affectent les personnes d’une manière similaire à l’effet d’une drogue. En fait, le plaisir sexuel est bien plus intoxiquant que ne le sont de nombreuses drogues dont l’usage est illégal. Mais quand les gens accomplissent des formes contre nature et non-procréatives d’actes sexuels, ils abusent de l’acte conjugal d’une manière similaire à celle d’un drogué qui se drogue, ou d’un gourmand qui abuse de la nourriture. En soi c’est un acte égoïste qui n’est pas basé sur la raison, mais seulement sur la recherche illégale et honteuse du plaisir charnel, similaire à l’action d’une personne qui utilise des médicaments dans le but de se droguer ou de «planer».

C’est aussi pourquoi l’Église enseigne que même “l’acte conjugal exercé pour le plaisir seulement” normal, naturel et procréatif est condamné comme étant un péché tant pour les personnes mariées que célibataire (Bienheureux Pape Innocent XI, Erreurs diverses sur les questions morales (# 8), 4 Mars 1679).

À partir du moment où l’Église et la Loi Naturelle condamnent même “l’acte conjugal exercé pour le plaisir seulement” normal, naturel et procréatif, même si l’acte est directement procréatif en soi, alors il est évident que toutes formes d’actes sexuels non-procréatifs et inutiles  (comme les baisers sensuels et les étreintes) sont condamnés comme étant des péchés encore pire (c’est à dire comme péchés mortels) dans la mesure où ils sont complètement contre nature, déraisonnables, honteux et égoïstes.

Ce fait évident est aussi la raison pour laquelle il est absurde et illogique; pour quiconque s’accorde avec la condamnation faite par l’Église de “l’acte conjugal exercé pour le plaisir seul” normal, naturel et procréatif, même si cet acte est directement procréatif en soi; de changer d’avis ensuite et de dire que l’Église et les Saints autorisent les époux à pratiquer des actes sexuels contre nature ou non-procréatifs, comme les baisers sensuels et les étreintes !
En réalité, c’est une merveille que de voir comment ceux qui acceptent une position si contradictoire, illogique et absurde comme décrite ci-dessus sont capables de justifier une position si stupide dans leur propre conscience, mais le libre-arbitre étant ce qu’il est, nous pouvons seulement prier pour que ceux qui sont tombés dans cette fausse et irraisonnable position voient leur erreur, et se convertissent. Encore une fois, dans la mesure où l’Église et Ses Saints enseignent que même l’acte sexuel normal, naturel et procréatif est un péché pour les époux à moins qu’il soit excusé par le but de la procréation, combien plus évident encore cela doit-il être pour une personne de réaliser que tout acte sexuel, non-procréatif ou inutile, comme les baisers et les étreintes fait pour le plaisir charnel, sont encore plus peccamineux pour les mariés?
Une personne malade est autorisée par la permission de Dieu à prendre des médicaments dans le but de diminuer sa douleur. Mais quand cette personne malade utilise plus de médicaments que ce dont elle a besoin dans le but de se droguer, ou continue à utiliser les médicaments après s’être rétablie, elle commet un péché d’usage de drogues. C’est un exemple parfait de ceux qui accomplissent des formes d’actes sexuels non-procréatives soit par eux-même soit dans les rapports conjugaux. Ils sont gourmands et se complaisent dans l’acte conjugal, péchant ainsi contre leur raison et la Loi Naturelle. Car “le péché de luxure consiste à chercher un plaisir vénal qui n’est pas en conformité avec la juste raison…” et “la luxure signifie ici n’importe quel genre d’excès”. (Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 154, Art. 1)

Le “n’importe quel genre d’excès” que Saint Thomas et l’Église condamnent comme étant un péché sont tous les actes sexuels, à l’exception de ce qui est inhérent à l’acte conjugale normal, naturel et procréatif. Tous les autres actes sexuels sont par leur propre nature inexcusables et un péché contre la Loi Naturelle, ce qui signifie que même si une personne ne s’est jamais vue dire ou apprendre que ce sont des péchés, elle est quand même entrain de commettre un péché mortel, tout comme une personne n’a pas besoin de se faire dire ou enseigner que le meurtre, l’avortement, le vol, se droguer ou se rendre saoul est un péché contre la Loi Naturelle pour qu’elle soit capable de commettre un péché mortel.

Comme l’expliquent correctement la Bible Haydock et le Commentaire à propos de la Loi Naturelle et Romains 2, 14-16 : “ils sont à eux-mêmes la loi : Montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs, leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant et se défendant l’une l’autre, Au jour où Dieu jugera par Jésus-Christ, selon mon Évangile, ce qu’il y a de caché dans les hommes.”

 

Il est absolument évident que “n’importe quel genre d’excès” dans l’acte sexuel, comme par les actes de baisers impudiques et les étreintes entre époux mariés est un péché contre la Loi Naturelle et pas seulement quelques actes, comme la masturbation et celle du conjoint, comme certains pervers le prétendent de nos jours. Encore une fois, notez qu’il mentionne explicitement que le péché de luxure concerne “n’importe quel genre d’excès” au lieu de seulement quelques excès, et bien sûr cela exclu totalement tout actes sexuels inutiles et non-procréatifs comme les baisers sensuels et les étreintes.

En vérité, “Ou encore on peut dire que l’impudicité se rapporte à certains actes qui entourent l’acte charnel, comme les baisers, les attouchements, etc.” (Somme Théologique, IIa-IIae, Q.154, Art. 1). Notez que Saint Thomas rejette même comme impudiques et illégaux les “actes qui entourent l’acte charnel, comme les baisers, les attouchements, etc.” et donc il est clair que Saint Thomas enseigne que tous les actes sexuels non-procréatifs et inutiles sont peccamineux et contre nature.

C’est aussi pourquoi la Loi Naturelle et l’Église enseignent que même les baisers sensuels accomplis pour pour l’amour du charnel et du plaisir sensible qui résulte du baiser sont condamnés comme étant un péché mortel tant pour les mariés que les célibataires. En effet, l’Église condamne fermement quiconque oserait prétendre que les baisers sensuels sont seulement des péchés véniels, ce qui par conséquent prouve complètement que de tels actes sont des péchés mortels et que l’opinion selon laquelle les baisers sensuels sont autorisés dans ou en dehors du mariage est condamné.

Pape Alexandre VII, erreurs diverses en matière morales # 40, 24 septembre 1665 et 18 mars 1666 : “C’est une opinion probable, que celle qui dit qu’un baiser donné à cause de la délectation charnelle et sensible que procure le baiser sans péril de consentement ultérieur et de pollution, est un péché véniel seulement.”- Déclaration Condamnée par le pape Alexandre VII. (Denz. 1140 / 2060)

Par conséquent, il ne pourrait pas être plus clair de la part de l’enseignement de l’Église et des Saints que “n’importe quel genre d’excès” dans l’acte  conjugal entre deux époux mariés, comme des actes de baisers sensuels et des étreintes, sont des péchés mortels contre la Loi Naturelle.

C’est aussi pourquoi le Pape Saint Grégoire le Grand (540-604), qui est l’un des plus grands Papes dans l’Histoire humaine ainsi qu’un Père et un Docteur de l’Église, enseigne que : “Les mariés doivent être avertis de garder à l’esprit qu’ils sont unis dans le mariage dans le but de procréer , et que lorsque ils s’abandonnent à des rapports immodérés, ils transfèrent le but de la procréation au service du plaisir. Laissez les réaliser que bien qu’ils ne passent pas au-delà des liens du mariage, ils abusent néanmoins de ses droits. Pour cette raison, il est nécessaire qu’ils effacent par de fréquents prières ce qu’ils souillent dans la juste forme de l’union conjugale par l’incorporation du plaisir.” (Saint Grégoire le Grand, “Pastoral Care”, Partie 3, Chapitre 27, dans “Ancient Christian Writers”, Numéro 11, pp. 188-189)
Une personne malade qui a seulement besoin d’une tablette d’analgésique pour calmer sa douleur peut-elle prétendre qu’elle peut prendre plus de tablettes dans le but de se droguer ou de «planer» et quand même échapper au péché d’usage de drogue? Bien sûr que non! Mais c’est le genre de logique contre nature et idiote desquelles nous devons traiter avec ces personnes perverses, malfaisantes et damnées qui défendent des actes sexuels si vils qui sont contre Dieu et contre nature comme les préliminaires et les actes sexuels anaux, oraux et manuels. Non seulement ces actes sont abominables en soi et un genre de drogue – et donc un péché mortel – mais tout comme les drogués ils ajoutent un mensonge à leur péché mortel de drogue lorsqu’ils prétendent qu’ils ont besoin ou qu’ils sont autorisés à pratiquer de tels actes et ainsi tirent plus de plaisir sexuel que la nature et Dieu ne tolère qu’ils aient.

Vénérable Louis de Grenade (1505-1588) : “Ceux qui sont mariés doivent chacun s’examiner en particulier, si dans leur esprit ils pensent à d’autres personnes, ou avec l’intention non pas d’engendrer des enfants, mais seulement de satisfaire le plaisir charnel, ou avec des touchés et des intentions extraordinaires, ils ont péchés contre la fin, et l’honnêteté du mariage”.  (A Spiritual Doctrine, containing a rule to live well, with divers prayers and meditations, p. 362)

En effet, déjà qu’il est évident qu’une personne qui souffre d’une maladie ne peut pas utiliser plus de médicaments pour se soigner que ce qui est nécessaire même si elle est malade et en souffrance, combien plus les mariés qui pratiquent des actes sexuels inutiles, superflus ou non-procréatifs ne doivent-ils pas être coupables de péché puisque ils ne sont personnellement même pas entrain d’endurer de peines ou de maladies comme les personnes malades, mais agissent totalement au nom de leur luxure égoïste? Par conséquent nous pouvons voir que le besoin personnel que les époux concupiscents ont de commettre leurs actes sexuels non-procréatifs, comme les préliminaires, ou les baisers et étreintes faits pour le plaisir charnel, est moindre que celui des personnes malades qui abusent de médicaments, et ce fait nous donne une large preuve à la fois de la Loi Naturelle elle-même en plus de la loi écrite dans nos cœurs que les péchés sexuels des époux concupiscents sont bien plus peccamineux et d’une plus grande gravité que celle des personnes malades qui abusent des médicaments.

“C’est pourquoi, lorsque les baisers, les étreintes et actions semblables sont faits en vue du plaisir sexuel, ce sont péchés mortels”. (Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q.154, Art.4)

Tout comme dans le cas de la personne qui utilise des médicaments, chacun doit avoir une nécessité absolue de les utiliser, comme la maladie. Et les buts qui ne sont pas absolument nécessaires comme “l’amour”, le “plaisir” ou le “fun” ne peuvent jamais être utilisés comme des excuses pour justifier l’acte conjugal, de même que l’on ne peut pas utiliser une excuse aussi inutile et diabolique dans le but d’excuser les abus de médicaments de quelqu’un.

“Le rapport sexuel nécessaire pour l’engendrement [des enfants] est libre de blâme, et lui seul est digne du mariage. Mais ce qui va au-delà de cette nécessité [d’engendrer des enfants, comme les baisers sensuels et les touchés] ne suit plus la raison mais la luxure”. (Saint Augustin, Le Bien du Mariage, partie 11)

 

Dans ce contexte qui parle de la vérité selon laquelle la véhémence de l’acte conjugal “oppresse plus la raison que les plaisirs du palais”, Saint Thomas montre que l’acte sexuel intoxique et par conséquent oppresse la raison tout comme une drogue le fait, ce qui nous montre que c’est un fait de la Loi Naturelle et de la Loi de l’Église que l’acte sexuel conjugal doit être excusé par le but absolument nécessaire de la procréation, tout comme l’usage de médicaments doit être excusé par un but absolument nécessaire comme le soulagement de la douleur.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 151, Art. 3 : “Les délectations sexuelles sont plus violentes et contraignent davantage la raison que les plaisirs de la table. À cause de cela elles ont davantage besoin d’être corrigées et refrénées : car, si l’on y consent, la force de la convoitise s’accroît d’autant, et la vigueur de l’esprit est abaissée. C’est pourquoi S. Augustin a pu dire :  » je le sens, il n’y a rien qui fasse tomber de plus haut l’intelligence de l’homme que les caresses de la femme, et ce contact des corps sans lequel on ne peut posséder une épouse”.

Ici nous voyons la vérité très évidente de la Loi Naturelle que l’acte sexuel prive les gens de l’usage de la raison, fait expliqué de manière très éloquente par le Docteur Angélique. Dans une autre section de sa Somme, il explique encore cette vérité à propos de l’acte sexuel conjugal :

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplément, Q. 49, Art. 1 : “Or, l’union de l’homme et de la femme cause du tort à la raison, car, d’un côté la délectation sensuelle est si véhémente que la raison absorbée par le plaisir ne peut plus comprendre quoi que ce soit [comme dans le cas d’une intoxication due à la drogue], comme dit le Philosophe (Ethic. VII, 11), et d’un autre côté, les tribulations inévitables de la chair accablent les époux de soucis matériels (1 Corinthiens 7, 28). Aussi, le choix du mariage ne peut devenir raisonnable que moyennant la compensation de certains avantages qui rendront vertueuse pareille union, et tels sont les biens du mariage [procréation, sacrement et fidélité] qui rendent celui-ci légitime et honnête”.

Donc, l’acte conjugal normal, naturel et procréatif réalisé par deux époux mariés est le seul acte sexuel qui puisse être excusé du péché, dès lors que l’homme sait par la nature et par l’instinct que l’on doit excuser par un but absolument nécessaire un acte d’intoxication. Toute chose contraire à cela est contre-nature et malfaisant.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplément, Q. 49, Art. 5 : “«Sans les biens du mariage [sacrement, fidélité, procréation], l’acte conjugal peut-il se justifier ?»Supprimer la cause c’est supprimer l’effet. Or les causes qui justifient l’acte conjugal sont les biens du mariage.  Si ces derniers font défaut, l’acte conjugal ne peut donc se justifier. En outre, cet acte ne diffère de la fornication que par les biens du mariage. Or l’acte sexuel de la fornication est toujours malfaisant. Si on ne se propose donc pas les biens du mariage, on commettra toujours un péché en accomplissant l’acte conjugal”.

 

Un acte intrinsèquement malfaisant doit toujours être excusé par un but ou un but absolument nécessaire. Autrement, ce sera toujours un péché. Deux exemples qui démontrent clairement ce fait “d’excuser” un acte malfaisant sont trouvés dans le cas d’un homme blessant une autre personne, ce qui est excusé dans le cas de l’auto-défense; ou dans le cas d’un homme s’intoxiquant, ce qui est excusé lorsque un homme est malade et requière cette intoxication dans le but de soulager sa douleur. Tous les autres actes intrinsèquement malfaisants qui ne sont pas absolument nécessaires sont strictement condamnés comme étant des péchés, dans la mesure où ils ne peuvent être excusés par un but absolument nécessaire. Par exemple, un homme ne peut pas blesser un autre homme s’il veut son argent, ou s’il ne l’aime pas; et un homme ne peut pas se saouler ou s’intoxiquer juste parce qu’il est triste ou malheureux, car aucune de ces excuses n’est absolument nécessaire. Par conséquent, ces excuses ne sont pas suffisantes par elles-mêmes pour excuser ces actes d’être des péchés. En vérité, certains actes malfaisants ne peuvent pas du tout être excusés, comme dans le cas d’un homme qui souffre de la faim, mais qui néanmoins n’est jamais autorisé à tuer une autre personne dans le but d’obtenir de la nourriture pour survivre.

C’est par conséquent un fait dogmatique de la Loi Naturelle que “l’acte générateur [sexuel] est un péché à moins d’être excusé”. (Saint Bonaventure, Commentaire sur les Quatre Livres des Sentences, d. 31, a. 2, q. 1)

Cela ne pourrait pas être plus clair de la part de la Loi Naturelle tout comme des enseignements de l’Église que “Le Coït est répréhensible et malfaisant, à moins d’être excusé” (Pierre Lombard, Archevêque de Paris, Sentences, 3, d. 37, c. 4) et c’est aussi pourquoi tout ceux qui commettent l’acte conjugal sans l’excuser, commettront toujours un péché.

Si on ne se propose donc pas les biens du mariage, on commettra toujours un péché en accomplissant l’acte conjugal”.  (Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplément, Q. 49, Art. 5)

 

La seconde raison pour laquelle toutes les formes d’actes sexuels non-procréatifs et inutiles sont mortellement peccamineux est que tous les actes sexuels (même conjugaux, naturels, légaux et procréatifs) sont honteux, raison pour laquelle les gens ne pratiquent jamais d’actes sexuels en présence d’autres personnes.

“Or c’est le fait des actes sexuels ; à tel point, dit St Augustin que même l’acte conjugal, revêtu de l’honorabilité du mariage, n’est pas exempt de ce sentiment de honte. […] Or l’homme éprouve un sentiment de honte non seulement de cette union charnelle, mais aussi de tout ce qui en est le signe, dit Aristote. Voilà pourquoi la pudicité s’applique essentiellement aux réalités sexuelles ; et principalement aux signes de ces réalités, comme les regards impudiques, les baisers et les attouchements. Et c’est parce que ceux-ci ont coutume d’être davantage perçus que la pudicité regarde surtout les signes extérieurs de ce genre [regards, baisers et attouchement], tandis que la chasteté regarde davantage l’union sexuelle elle-même”. (Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 151, Art. 4)

Et donc, quand des gens pratiquent de tels actes intrinsèquement honteux pour des raisons égoïstes et concupiscentes, ils pèchent contre la Loi Naturelle gravée dans leurs cœurs.
Si même “l’acte conjugal [légal, naturel et procréatif], revêtu de l’honorabilité du mariage, n’est pas exempt de ce sentiment de honte”, combien plus tous les actes sexuels non-procréatifs et inutiles des mariés, qui ne sont pas “revêtu de l’honorabilité du mariage” comme “les regards impudiques, les baisers et les attouchements” doivent-ils être complètement honteux, peccamineux et illégaux [illicites] ?

Certaines personnes pourraient objecter qu’il y a beaucoup d’autres choses qui sont honteuses et qui ne sont pas intrinsèquement des péchés comme souiller son pantalon ou être forcé contre son gré de se montrer nu en public. Cette objection échoue cependant à remarquer la différence évidente entre 1) des personnes commettant des actes de luxure avec désir ou convoitise; et 2) des choses qui sont honteuses mais qui ne sont pas désirées ou convoitées par une personne de manière sensuelle.

 

Les actes de luxure sont des actes accomplis pour la recherche d’un plaisir et sont accomplis avec la volonté et le but de satisfaire un désir sensuel tandis que des actes comme le fait de souiller son pantalon ou d’être forcé de se montrer nu en public n’est pas un désir ou une convoitise recherchée de manière sensuel. Ainsi, ces personnes ne désirent pas que ces événements arrivent. Si ces personnes qui subissent le fait de souiller leurs vêtements ou d’être exhibés nus contre leur gré, désiraient ou convoitaient sensuellement que ces événements arrivent de la même manière qu’un homme ou qu’une femme convoite ou désire que des actes sexuels ou de luxure arrivent, ils seraient évidemment déclarés comme étant les pervers les plus dégoûtants. Qui, sinon un pervers complet et satanique désirerait ou convoiterait sensuellement de souiller son pantalon ou d’être exhibé nu ? Donc, ce n’est pas juste l’acte ou l’événement honteux seul qui est peccamineux, mais bien l’acte honteux accompli avec l’intention de satisfaire sa propre sensualité.

Saint Méthode enseignait que l’acte conjugal était “déplacé”, et Saint Ambroise était d’accord avec la Sainte Bible sur le fait que cela était “impur” (Lévitique 15, 16). Saint Augustin était d’accord avec la Sainte Bible qu’ “il est avantageux à l’homme de ne toucher aucune femme” (1 Corinthiens 7, 1) et que le plaisir sexuel, la luxure ou concupiscence tant pour les mariés que les célibataires n’est pas quelque chose de “bon” ou de “louable” mais sont vraiment “le mal de la concupiscence” et la “maladie de la concupiscence” qui est une conséquence néfaste du péché originel d’Adam et d’Eve.

C’est aussi pourquoi la Sainte Bible exhorte les gens à demeurer célibataire et à mener une vie de chasteté puisque l’homme marié “met sa sollicitude dans les choses du monde, comment il plaira à sa femme; et il se trouve ainsi partagé” (1 Corinthiens 7, 33).

Dans la Bible Saint Paul averti aussi ceux qui voudraient se marier que, contrairement à ceux qui voudraient demeurer vierges, les époux “auront les tribulations de la chair” :  “Cependant, si tu prends une femme, tu ne pèches pas ; et si une vierge se marie, elle ne pèche pas. Toutefois ces personnes auront les tribulations de la chair. Pour moi, je vous pardonne” (1 Corinthiens 7, 28). Il est certain que Saint Paul ne se réfère pas au désir de procréer comme à une tribulation de la chair. En conséquence, il ne peut se référer qu’à une seule chose —le plaisir sexuel. En effet, le plaisir sexuel est une tribulation de la chair qui doit donc être combattue en pensée et en acte ou le Diable réussira en tentant un époux de tomber en péché mortel d’impureté soit avec son conjoint, soit tout seul ou bien avec quelqu’un d’autre que son conjoint. C’est aussi pourquoi Saint Augustin enseigne que “Rien ne jette aussi bas l’esprit humain de sa grandeur que la caresse de la femme et ces contacts corporels qui appartiennent à l’état conjugal”. (Saint Augustin d’Hippone, Les Soliloques 1, 10 ; cf Somma Théologique, IIa-IIae, Q. 151, Art. 3)

Le plaisir sexuel est très similaire à l’effet d’une drogue dure, et il est très facile comme nous le savons de devenir dépendant des drogues par leur usage ou des médicaments par leur abus. Plus une drogue est forte, plus notre vie spirituelle est mise à mal, et c’est pourquoi la vie angélique de chasteté sera toujours plus porteuse de fruits spirituellement que la vie conjugale d’après la Sainte Parole de Dieu dans la Bible. Et donc, il est clair que l’Écriture Sainte enseigne infailliblement que le mariage et la vie conjugale est une entrave à la vie spirituelle, tandis qu’une vie de chasteté et de pureté permet de “vous attacher au Seigneur sans tiraillement”. (1 Corinthiens 7, 35)

Saint Maxime le Confesseur (580-662) : “De plus, le vice est la mauvaise utilisation de nos images conceptuelles des choses, ce qui nous mène à détourner et à abuser des choses en elles-mêmes. En ce qui concerne les femmes, par exemple, les rapports sexuels, correctement utilisés, ont pour but la procréation des enfants. Celui, cependant, qui y recherche seulement le plaisir sensuel l’emploi mal, car il tient pour bon ce qui ne l’est pas. Quand un tel homme a des rapports avec une femme, il abuse d’elle. Et cela est aussi vrai pour les autres choses et les images conceptuelles que l’on a d’elles”. (Second Century on Love, 17 ; Philokalia 2, 67-68)

Quelqu’un pourrait dire que c’est l’organe sexuel qui est honteux ou mauvais à exhiber et pas la concupiscence ou le désir sexuel. Mais cet argument est faux et facilement réfuté dans la mesure où personne, sauf les pervers, n’aurait de rapports sexuels en présence d’autres personnes même si tout son corps était couvert de draps ou de couvertures. Cela nous prouve que c’est le plaisir sexuel qui est honteux et mauvais, et pas seulement l’exhibition de ses organes sexuels. Car “l’homme éprouve un sentiment de honte non seulement de cette union charnelle, mais aussi de tout ce qui en est le signe” (Saint Thomas d’Aquin) et cela nous prouve que non seulement le désir sensuel est honteux, mais aussi l’acte sexuel et “tout ce qui en est le signe”.

Saint Jérôme : “Donc cela doit être mauvais de toucher un femme. Si l’indulgence (=être indulgent, tolérance) est néanmoins garantie à l’acte conjugal, c’est seulement pour éviter quelque chose de pire. Mais quelle valeur peut être reconnue dans un bien qui est seulement autorisé en vu de prévenir quelque chose de pire ?”

Le plaisir sexuel est toujours un plaisir mauvais à connaître en soi, dans la mesure où c’est un plaisir honteux et intoxiquant qui est très similaire à celui que les gens connaissent quand ils usent de l’alcool et de certains médicaments. Et c’est pourquoi c’est un plaisir toujours mauvais à connaître, même pour les gens mariés, et même si les époux ne pèchent pas durant leur acte conjugal normal, naturel et procréatif dans la mesure où «ceux qui usent licitement de l’appétit sexuel honteux font un bon usage du mal». (Saint Augustin, Écrits Anti-Pélagiens )

Saint Augustin dans son livre Du Mariage et de la Concupiscence, explique ce mal ainsi : «Pour cette raison le diable tient coupables [à travers le péché originel] les nourrissons qui sont nés, non du bien par lequel le mariage est bon, mais du mal de la concupiscence [la luxure/désir sexuel/convoitise], dont, en effet, le mariage use justement, mais auquel le mariage même a l’occasion de se sentir coupable». (Livre 1, Chapitre 27)

La référence de Saint Augustin à l’usage légal de «l’appétit sexuel honteux» signifie que les époux sont autorisés à s’engager dans des rapports conjugaux seulement s’ils accomplissent l’acte dans l’intention de concevoir un enfant. Les époux qui accomplissent l’acte conjugal sans le justifier par le but et le but de la procréation font donc «un mauvais usage du mal» selon Saint Augustin.

«Je ne dis pas que l’activité dans laquelle s’engagent les personnes mariées dans le but de  faire des enfants est mauvaise. En réalité, j’affirme que c’est bon, car c’est un bon usage du mal de la concupiscence, et à travers ce bon usage, les êtres humains, un bon ouvrage de Dieu, sont engendrés. Mais l’action n’est pas accomplie sans mal [qui est, la concupiscence intoxicante et honteuse], et c’est pourquoi les enfants doivent être régénérés dans le but d’être délivrés du mal». (Saint Augustin, Contre Julien, 3.7.15)

Il est alors évident que la cause de la honte qui est inhérente à l’acte sexuel, comme nous l’avons vu, est «le mal de l’appétit sexuel.» (Saint Augustin, Écrits Anti-Pélagiens)

La troisième raison pour laquelle toutes les formes d’actes sexuels non-procréatifs et inutiles sont des péchés mortels est que la Loi Naturelle enseigne que «l’acte du mariage est, par sa nature même, destiné à la génération des enfants» (Pape Pie XI, Casti Connubii, #47) et que même «l’acte conjugal exercé pour le plaisir seul» normal, naturel et procréatif est condamné comme étant un péché tant pour les mariés que les célibataires (Bienheureux Pape Innocent XI, Erreurs diverses sur les questions morales (#8), 4 mars, 1679).

La Loi Naturelle est enracinée dans la création. Dieu, le Créateur Suprême, a gravé un plan sur toutes les choses créées –y compris sur la personne humaine, tant dans son être spirituel que physique– un but pour lequel chacun a été crée. Ainsi, en ce qui concerne la personne humaine, le Créateur a conçu la parole pour communiquer la vérité et la bouche pour avaler la nourriture etc. Pareillement, le Créateur a conçu les organes sexuels pour une raison noble, à savoir, la procréation des enfants. C’est pour cela que l’enseignement de l’Église a toujours été clair sur le fait que «l’acte du mariage est, par sa nature même, destiné à la génération des enfants» (Pape Pie XI, Casti Connubii, #47).

Toute action des organes sexuels (parties intimes) ou autres actes qui sont destinés à exciter la sensualité et donc qui diminue la fonction procréative, est toujours un péché et contre la Loi Naturelle. Une action des facultés sexuelles en dehors de l’acte conjugal normal et naturel fait perdre la dimension procréative et, en conséquence, devient le plaisir sexuel recherché pour lui-même, isolé de sa fonction procréative – et ceci est toujours de la concupiscence illégale. Le fait que les époux peccamineux puissent s’engager dans l’acte conjugal normal, naturel et procréatif avant, pendant ou après qu’ils se soient engagés dans d’autres genres d’actes sexuels peccamineux, non-procréatifs et inutiles (comme la masturbation de soi ou du conjoint, le sexe anal et oral, les préliminaires, les étreintes et les baisers) ne fait pas de ces deux actes différents la même action, tout comme le fait qu’une personne qui fait un pas immédiatement après avoir fait un précédent pas ne fait de ces deux pas la même action.

«Ensuite, c’est le péché de celui qui n’observe pas le mode qui convient pour l’union sexuelle. Et si l’on n’utilise pas l’organe sexuel [l’orifice de la femme] qui convient, le vice est plus grave que si le désordre concerne seulement le mode de l’union.» (Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 154, Art. 12)

L’Église enseigne que tout acte qui est intrinsèquement mauvais ne peut être moral, peut importe la circonstance ou l’intention. Les actes sexuels contre nature (comme le sexe oral, anal et manuel) sont intrinsèquement mauvais et donc ne peuvent devenir moraux en étant combinés avec, précédés par, ou suivis d’un acte conjugal moral et naturel, accompli dans le but premier d’engendrer des enfants.

«Aucune difficulté extérieure ne saurait surgir qui puisse entraîner une dérogation à l’obligation créée par les commandements de Dieu qui interdisent les actes intrinsèquement mauvais par leur nature même ; dans toutes les conjonctures, les époux peuvent toujours, fortifiés par la grâce de Dieu, remplir fidèlement leur devoir, et préserver leur chasteté conjugale de cette tache honteuse» (Pape Pie XI, Casti Connubii, #50)

Aujourd’hui (aux 20 et 21ème siècles) il y a beaucoup de «professeurs» qui enseignent l’exact opposé, même s’ils n’ont aucune explication à la manière dont un acte qui est intrinsèquement mauvais peut devenir bon en étant combiné à un autre acte. Par analogie, tuer une personne innocente dans le but de lui voler son argent est immoral, et cela ne devient pas plus moral en étant combiné ou suivi d’un acte de charité ou de don d’argent.

«Et pourquoi ne ferions-nous pas le mal afin qu’il en arrive du bien, comme la calomnie nous en accuse, et comme quelques-uns prétendent, que nous l’enseignons ? ceux-là, leur condamnation est juste !» (Romains 3, 8)

Ce principe de combiner un acte mauvais avec une bonne action est en substance ce qui est proposé aujourd’hui par certains commentateurs, qui, en contradiction avec la Parole de la Sainte Bible et la Loi Naturelle, affirment que seul un acte sexuel, en dehors de nombreux autres, dans la chambre conjugale a besoin d’être naturel, conjugal et procréatif. Contrairement à la raison et à la décence, ils suggèrent une approche qui justifierai n’importe quel nombre et genre d’actes sexuels non-procréatifs et inutiles, tant qu’ils ont lieu dans le cadre, ou dans les limites de temps, de rapports sexuels naturels.

Aujourd’hui, trop de gens concupiscents qui prétendent être Catholiques ou Chrétiens semblent penser que tant qu’ils accomplissent l’acte sexuel normal à un moment donné, alors tous ou la plupart des autres actes sexuel non-procréatifs, comme les baisers, les étreintes, la masturbation ou le sexe oral, sont autorisés. Cependant, même le bon sens rejette cette idée, puisque les gens savent dans leurs cœurs, en dehors des autres arguments que nous avons déjà mentionnés, que toute personne célibataire pèche quand elle accompli de tels actes sexuels non-procréatifs, ce qui nous montre qu’ils savent instinctivement que leur acte est mauvais. Si dans un acte sexuel l’homme insémine la femme dans un but procréatif seulement à la fin de leurs rapports sexuels, cela veut dire qu’ils n’ont pas commis de péché mortel? Non! Chaque acte doit être évalué pour lui-même et l’on ne peut pas ficeler ensemble plusieurs actes dans le but d’en excuser un autre, puisque cela va à l’encontre du bon sens.

Les actes sexuels contre nature sont intrinsèquement mauvais et toujours gravement immoraux car ils perdent leur caractère procréatif. Si un acte sexuel en particulier est intrinsèquement mauvais et toujours gravement immoral, parce qu’il est non-procréatif, le même acte n’en devient pas plus légal en l’absence d’orgasme sexuel. Les actes sexuels contre nature ne sont jamais chastes, jamais modérés et jamais autorisés, peu importe l’intention ou les circonstances, parce que de tels actes sont intrinsèquement contre la Loi Naturelle. Qualifier un acte de “préliminaire” n’en fait pas un acte moral. L’intention d’user du premier acte (préliminaire) comme moyen d’accompli le second (les rapports sexuels naturels) ne justifie pas le premier acte. La fin des relations conjugales naturelles ne justifie pas les moyens des actes sexuels non-procréatifs. De plus, il est absurde de prétendre que seul l’orgasme de l’époux est restreint au rapport normal, naturel et procréatif, et pas aussi l’orgasme de la femme. La loi morale s’applique de manière égale tant à l’époux qu’à la femme.

Une des plus grandes preuves que les actes sexuels non-procréatifs sont intrinsèquement peccamineux et qu’ils ne peuvent jamais être excusés ou justifiés en quelque circonstance que ce soit, est que pas un seul Pape ou Saint, en 2000 ans d’histoire de l’Église, n’a enseigné qu’ils pouvaient être accomplis, ni en dehors ni dans le mariage. Au contraire, comme nous avons vu et comme nous le verrons, La Sainte Bible et tous les Papes, Pères de l’Église, et Saints ont unanimement condamnés ces actes. C’est seulement au 20 ème siècle débauché et immoral qu’a été fait cet enseignement vil et monstrueux tout droit sorti de la fosse de l’Enfer, accomplissant ainsi la prophétie biblique : “Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine; mais ils se donneront une foule de docteurs, suivant leurs convoitises et avides de ce qui peut chatouiller leurs oreilles”. (2 Timothée 4, 3)

 

Les actes sexuels contre nature sont intrinsèquement non-procréatifs; de tels actes ne sont pas, dans leur nature même, ouvert à la possibilité de concevoir un enfant.

Mais aucune raison assurément, si grave soit-elle, ne peut faire que ce qui est intrinsèquement contre nature devienne conforme à la nature et honnête. Puisque l’acte du mariage est, par sa nature même, destiné à la génération des enfants, ceux qui, en l’accomplissant, s’appliquent délibérément à lui enlever sa force et son efficacité, pèchent contre la nature et font une chose honteuse et intrinsèquement vicieuse”. (Pape Pie XI, Casti Connubii, #47)

Les actes sexuels contre nature sont intrinsèquement contre la nature puisque l’acte conjugal est par sa nature même destiné à la procréation, à l’engendrement des enfants. Ces personnes (mariées ou non) qui choisissent délibérément d’accomplir des actes sexuels privés de leur force et de leur efficacité naturelle de procréation “pèchent contre la nature” et commettent un acte honteux et intrinsèquement mauvais.

“En conséquence, comme certains, s’écartant manifestement de la Tradition Chrétienne telle qu’elle a été transmise depuis le commencement, et toujours fidèlement gardée, ont jugé bon récemment de prêcher d’une façon retentissante, sur ces pratiques, une autre doctrine [qui est, une doctrine fausse et hérétique qui contredit l’enseignement constant et infaillible de l’Église selon lequel le but et la fin première de l’acte conjugal est la procréation des enfants], l’Église catholique, investie par Dieu même de la mission d’enseigner et de défendre l’intégrité des mœurs et l’honnêteté, l’Église catholique, debout au milieu de ces ruines morales, afin de garder la chasteté du lien nuptial à l’abri de cette honteuse déchéance, se montrant ainsi l’envoyée de Dieu, élève bien haut la voix par Notre bouche, et elle promulgue de nouveau : que tout usage du mariage, quel qu’il soit, dans l’exercice duquel l’acte est privé, par l’artifice des hommes, de sa puissance naturelle de procréer la vie, offense la loi de Dieu et la loi naturelle, et que ceux qui auront commis quelque chose de pareil se sont souillés d’un grave péché”. (Pape Pie XI, Casti Connubii, #48)

Cet enseignement infaillible de l’Église qui dit que “que tout usage du mariage, quel qu’il soit, dans l’exercice duquel l’acte est privé, par l’artifice des hommes, de sa puissance naturelle de procréer la vie, offense la loi de Dieu et la loi naturelle, et que ceux qui auront commis quelque chose de pareil se sont souillés d’un grave péché” doit être compris comme condamnant non seulement les actes sexuels contraceptifs, mais aussi tout les actes sexuels non-procréatifs, même au sein du mariage, actes contre natures inclus. Parce que tous les actes sexuels sont un usage délibéré des facultés sexuelles, et tous les actes sexuels contre natures sont le choix délibéré d’un acte qui est intrinsèquement non-procréatif. Si le Pape avait souhaité restreindre sa déclaration à la seule contraception, il n’aurait pas dit “tout usage”, ou s’il avait souhaité autoriser les actes sexuels contre nature au sein du mariage, il n’aurait pas dit “tout usage du mariage”.

Au lieu de cela, il a proclamé de manière univoque l’enseignement définitif et infaillible du Magistère, qui est aussi trouvé dans les Saintes Écritures, la Tradition Sacrée et la Loi Naturelle, que tout et chaque acte sexuel conjugal doit inclure la volonté procréative. Cet enseignement de l’Église interdit nécessairement aux couples mariés de s’engager dans toutes sortes d’actes sexuels contre nature (avec ou sans orgasme), parce que de tels actes manquent de volonté procréative, et il est aussi explicitement déclaré de manière infaillible que tous les actes sexuels non procréatifs sont de graves péchés ou péchés mortels contre la Loi Naturelle, en rendant clair le fait qu’ils sont une offense [à] la loi de Dieu et [à] la loi naturelle, et que ceux qui auront commis quelque chose de pareil se sont souillés d’un grave péché et cela signifie bien sûr que quiconque pratique de tels actes sera damné à moins qu’il se repente. C’est aussi pourquoi le Pape Pie XI enseigne qu’il n’est pas interdit aux époux de considérer les fins secondaires du mariage POURVU QU’ELLES SOIENT SUBORDONNÉES A LA FIN PREMIÈRE [C’EST-À-DIRE, LA PROCRÉATION DES ENFANTS] et que la nature intrinsèque de l’acte soit préservée”.

Pape Pie XI, Casti Connubii #50, 31 décembre 1930 : “Il y à, en effet, tant dans le mariage lui-même que dans l’usage du droit conjugal, des fins secondaires — comme le sont l’aide mutuelle, l’amour réciproque à entretenir, et l’apaisement de la concupiscence — qu’il n’est pas du tout interdit aux époux d’avoir en vue, POURVU QU’ELLES SOIENT SUBORDONNÉES A LA FIN PREMIÈRE [C’EST-À-DIRE, LA PROCRÉATION DES ENFANTS] et que la nature intrinsèque de l’acte est préservée [c’est à dire que tous les actes sexuels doivent être capables de procréer en eux-mêmes, ce qui signifie qu’aucune forme d’acte sexuel contre nature et non-procréatif ne peut être accomplie sans qu’il n’y ait là un péché mortel]”.

Cela signifie que le but, la fin première de la procréation (en pensée ou en action) ne peut pas être subordonné ou assujetti aux fins, buts secondaires et que la fin première doit toujours exister pour que l’acte conjugal soit légal tandis que les fins, les buts secondaires ne sont pas du tout requis pour l’accomplissement légal de l’acte conjugal. C’est exactement ainsi que Notre-Seigneur Jésus Christ nous enseigne de voir le plaisir sexuel et l’acte conjugal dans la Bible, puisque c’est un appel éminent à vivre selon l’Esprit plutôt que pour nos propres désirs charnels et égoïstes.

“Et maintenant, Seigneur, vous savez que ce n’est point pour satisfaire ma passion que je prends ma sœur pour épouse, mais dans le seul désir de laisser des enfants qui bénissent votre nom dans tous les siècles”. (La Sainte Bible, Tobie 8:9)

Notez la manière claire et sans ambiguïté dont le Pape Pie XI enseigne que les personnes mariées ne sont pas même autorisées à “avoir en vue” les fins secondaires du mariage à moins qu’elles soient subordonnées au but premier du mariage (la procréation) et à moins que “la nature intrinsèque de l’acte [sexuel] [soit] préservée” ce qui signifie que l’on ne peut accomplir rien d’autre que l’acte conjugal normal, naturel et procréatif dans la mesure où tous les autres actes sexuels ne sont pas en conformité avec la procréation et “la nature intrinsèque de l’acte conjugal”.

Par l’emploi des mots “la nature intrinsèque de l’acte conjugal”, le Pape Pie XI exprime de manière évidente que tout ce qui concerne les mécaniques ou l’opération de l’acte conjugal doit être directement procréatif en soi, car il dit qu’il y a deux nécessités directes pour être autorisé à avoir en vue les fins secondaires du mariage, qui sont, la procréation, et s’en tenir seulement à l’accomplissement de l’acte conjugal normal, naturel et procréatif ou “la nature intrinsèque du mariage”. Il est à présent clair qu’il est totalement “interdit” et mortellement peccamineux d’avoir en vue les fins ou buts secondaires, encore moins pour accomplir l’acte sexuel, à moins “que la nature intrinsèque de l’acte [soit] préservée”, ce qui  exclu donc totalement toutes les formes d’actes sexuels non-procréatifs.

Dans la mesure où l’Église condamne même le fait “d’avoir en vue” dans ses pensées les fins secondaires du mariage à moins que ces buts soient “SUBORDONNÉS A LA FIN PREMIÈRE et tant que la nature intrinsèque de l’acte est préservée”, et que ce fait est valable même si une personne n’a pas encore accompli l’acte sexuel mais a seulement consenti à une pensée en son esprit, alors seul un menteur peut prétendre que l’on peut légalement accomplir des actes sexuels par nature non-procréatifs, comme les préliminaires, le sexe oral, ou les baisers sensuels et les étreintes, ou que de tels actes ne seraient que des péchés véniels.

Les fin secondaires “comme le sont l’aide mutuelle, l’amour réciproque à entretenir, et l’apaisement de la concupiscence” peuvent suivre la fin ou le but premier de l’engendrement des enfants si les époux le choisisse, mais les fins ou buts secondaires ne sont pas absolument nécessaires à l’accomplissement légal de l’acte conjugal dans le même sens que l’est le but premier de l’engendrement des enfants, pas plus que le but secondaire d’apaiser la concupiscence n’est méritoire même si il est autorisé.

En réalité, le Pape Pie XI définit à juste titre que tous les actes sexuels inutiles et non-procréatifs sont “intrinsèquement contre nature” et il dit que ceux qui accomplissent des actes aussi vils pèchent contre la nature et font une chose honteuse et intrinsèquement vicieuse ce qui nous montre que de tels actes ne sont pas seulement des péchés véniels ou légers, mais des péchés mortels, sombres et graves, contre la nature et des chose honteuse et intrinsèquement vicieuse et sont ainsi condamnés et rejetés avec une haine et une horreur particulière par l’Église et Ses Saints du fait de leur malveillance.

Saint Augustin, Le Bien du Mariage, Chapitre 10, 11, (401) : “… qu’elles ne dégénèrent pas en ce qui est contre nature; c’est cet abus que l’Apôtre stigmatisait quand il parlait de l’affreuse corruption des hommes impudiques et impies. Il n’y a de permises et de vraiment conjugales que les relations nécessaires pour procurer la génération [des enfants]. Tout ce qui se fait en dehors de cette nécessité [d’engendrer des enfants, comme les baisers sensuels et les étreintes] est inspiré, non plus par la raison, mais par la passion. … pourvu qu’ils [ne doivent] n’éloignent pas la miséricorde divine … en changeant l’ordre de la nature en ce qui est contre nature, ce qui devient encore plus damnable pour des époux. Tel est l’ordre établi par le Créateur et imposé à la créature dans les choses dont l’usage est permis, … mais si l’homme veut changer à l’égard de son épouse l’ordre de la nature, cette épouse est beaucoup plus coupable de permettre ce désordre sur elle, que si elle le permettait sur une autre”.

L’expression “ne dégénèrent pas en ce qui est contre nature” se réfère aux actes sexuels contre nature et non-procréatifs, comme le sexe oral, anal, ou manuel (masturbation). Saint Augustin condamne de manière univoque de tels actes. Il déclare même que de tels actes contre nature sont encore plus dignes de damnation (c-à-d des péchés mortels encore plus graves) quand ils ont lieu au sein du mariage. En effet, Dieu est encore plus offensé par les péchés mortels sexuels qui ont lieu au sein du Sacrement du Mariage, dans la mesure où l’offense n’est pas seulement faite contre la nature, mais aussi contre un Saint Sacrement.

“Mais celui qui ne l’aura pas connue, et qui aura fait des choses dignes de châtiment, recevra peu de coups. On exigera beaucoup de celui à qui l’on a beaucoup donné; et plus on aura confié à quelqu’un, plus on lui demandera”. (Luc 12, 48)

Catéchisme du Concile de Trente : “La fidélité du Mariage demande en outre que le mari et la femme s’aiment d’un amour particulier, tout chaste et tout pur, bien différent de l’amour déréglé [ceux des adultères , etc.], mais d’un amour semblable à celui de Jésus-Christ pour son Église C’est la règle que prescrit l’Apôtre quand il dit 27 « Maris, aimez vos épouses comme Jésus-Christ a aimé son Église » (Éphésiens 5, 25) Or si Jésus-Christ a eu pour son Église un amour si grand et si étendu, ce n’est point assurément pour son propre avantage [égoïsme], mais uniquement pour le bien de son épouse.”  (Chapitre 27, Section 5: Des avantages et des biens du mariage)

Par conséquent, les actes sexuels non-procréatifs ne peuvent être justifiés en disant qu’ils conduisent à l’acte conjugal; c’est par nature une action distincte dont l’objet est gravement immoral. Saint Thomas d’Aquin confirme ce fait: “Or, la fin poursuivie par la nature dans l’union charnelle est la procréation et l’éducation de l’enfant … Quiconque use du commerce charnel pour le plaisir qui y est attaché, sans le référer à la fin que la nature a en vue, [la procréation] agit donc contre la nature. Il en va de même lorsqu’il s’agit de relations sexuelles qui ne sont pas susceptibles d’être ordonnées à cette fin d’une manière convenable”. (Somme Théologique, Supplément, Q. 65, Art. 3)

Saint Thomas signifie ici que si le rapport sexuel est, en partie ou entièrement, contre nature ou non-procréatif par nature, comme le sont les préliminaires, les baisers sensuels et les étreintes, et ce, avant, pendant ou après l’acte conjugal normal, il est un “acte contre nature” et donc un péché mortel contre la Loi Naturelle dans la mesure où il ne se réfère pas à “la fin que la nature a en vue [la procréation]”, en plus du fait que c’est user “du commerce charnel pour le plaisir qui y est attaché [uniquement]”, ce que l’Église a toujours condamnée. En effet, il est clair que Saint Thomas définit tous les actes sexuels non-procréatifs comme étant des “vices contre nature” dans la mesure où il dit que: “le péché de luxure consiste en ce que l’on use du plaisir sexuel d’une manière qui n’est pas conforme à la droite raison … Cette matière peut ne pas s’accorder avec la droite raison … [car] elle s’oppose à la fin de l’acte sexuel [la procréation]. On a ainsi, lorsque la génération de l’enfant est empêchée, le  » vice contre nature « , qui a lieu en tout acte sexuel d’où la génération ne peut suivre [comme les préliminaires, les baisers sensuels, les étreintes etc. qui sont intrinsèquement des actes sexuels non-procréatifs d’où la génération ne peut suivre]”. (Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 154, Art. 1)

Les actes sexuels contre nature ne sont pas procréatifs, sont intrinsèquement malfaisants, et toujours gravement immoraux, quelles que soient l’intention ou les circonstances, même au sein du mariage. C’est pourquoi les actes sexuels contre nature dans un mariage et entre deux époux ne peuvent être justifiés comme étant un genre de préliminaire dans le but de se préparer à l’acte conjugal naturel, car la fin ne justifie jamais les moyens. Et l’absence d’orgasme sexuel ne change pas un acte sexuel intrinsèquement malfaisant, gravement immoral et contre nature en une bonne action ou moralement défendable.

Donc, “en ce qui concerne n’importe laquelle des parties du corps [comme la bouche] qui n’est pas destinée à des buts procréatifs, si un homme use ainsi de sa femme, c’est contre nature et scélérat [c-à-d . atrocement malfaisant,  vicieux, outrageant]”. (Saint Augustin, Du Mariage et de la Concupiscence, Livre 2)

 

De plus, pour ceux qui prétendraient que seul quelques actes sexuels inutiles et non-procréatifs, comme la masturbation de soi ou du conjoint, le sexe anal et oral, ou les préliminaires, sont condamnés par l’Église et Ses Saints, mais pas les étreintes et les baisers, Saint Augustin répond que “en ce qui concerne n’importe laquelle des parties du corps [comme la bouche] qui n’est pas destinée à des buts procréatifs, si un homme use ainsi de sa femme, c’est contre nature et scélérat [c-à-d, atrocement malfaisant,  vicieux, outrageant]” dans le but de nous montrer qu’aucun acte sexuel non-procréatif, sans exception, ne peut être accompli par un des conjoints mariés sans qu’un péché ne soit commis, et que tous les actes sexuels inutiles sont “contre nature” et condamnés et totalement détestés par Dieu :

“Mais il est des hommes dont la convoitise effrénée s’abandonne à des commerces infâmes ; des hommes qui, même avec une seule femme, ne se contentent pas seulement de franchir les bornes où se renferme le désir de donner au monde des enfants, mais encore, esclaves avilis d’une déplorable liberté, ou plutôt d’une licence sans pudeur, se souillent sans cesse des excès les plus monstrueux”. (Saint Augustin, De la Doctrine Chrétienne, Livre III, Chapitre 19, 28)

Ces “excès les plus monstrueux” que sont les baisers et les étreintes de deux conjoints mariés sont-ils nécessaire pour “donner au monde des enfants”? Bien sûr que non. Donc, il est clair que les “excès les plus monstrueux” de toutes sortes de préliminaires, comme les baisers sensuels et les étreintes, franchissent “les bornes où se renferme le désir de donner au monde des enfants” dans le mariage, et c’est aussi la raison pour laquelle ces actes sont totalement condamnés par l’Église et Ses Saints. En réalité, il est absolument clair que les Saints, comme Saint Augustin, ne condamnent pas seulement les actes sexuels inutiles et non-procréatifs comme étant des péchés, mais ils les condamnent avec une horreur et une détestation toute particulière, dans la mesure où ils sont “contre nature et scélérats”, c’est-à-dire atrocement malfaisant, vicieux et outrageants.

Personne ne peut non plus dire que ces genres d’actes sexuels non-procréatifs peuvent être pratiqués si la nécessité le requière pour l’accomplissement de l’acte sexuel ou si leur absence pose un problème à l’accomplissement de l’acte conjugal, puisque les actes qui sont gravement immoraux ne peuvent jamais, en aucune circonstance, être justifiés.

“Mais aucune raison assurément, si grave soit-elle, ne peut faire que ce qui est intrinsèquement contre nature devienne conforme à la nature et honnête”. (Pape Pie XI, Casti Connubii, #47)

Ceux qui ont un problème dans l’accomplissement de l’acte conjugal devraient utiliser un lubrifiant dans le but d’être capable d’accomplir l’acte conjugal normal, naturel et procréatif, puisque c’est une solution légale et honorable à utiliser s’il y a un problème à accomplir l’acte conjugal.

“Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu condamnera les impudiques et les adultères”. (Hébreux 13, 4)

 

De plus, la conséquence de ces comportements sexuels déviant (les conséquences sont aussi un témoin à la Loi Naturelle), est la maladie. Une recherche montre que le risque pour les femmes d’attraper une mycose est multiplié par 10 par ce genre de comportements. Il y a aussi d’autres risques, comme les cancers de la bouche, dont les recherches commencent à montrer qu’ils pourraient être le résultat des maladies sexuellement transmissibles.

“Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, et achevons l’œuvre de notre Sainteté dans la crainte de Dieu”. (2 Corinthiens 7, 1)

La principale cause des cancers de la bouche et de la gorge n’est ni la cigarette ni l’alcool Le sexe oral est à présent considéré comme la principale cause des cancers de la bouche et de la gorge (cancer de l’oropharynx). Une nouvelle recherche publiée dans le “Journal of Clinical Oncology”, qui a pour auteur le Dr. Maura Gillison, déclare que les personnes qui ont pratiqué du sexe oral ont 8 fois plus de risque que ceux qui ne l’ont pas fait de développer le papillomavirus humain (VPH). Le VPH, la maladie sexuellement transmissible la plus courante, est la principale cause du cancer de l’oropharynx aux États-Unis Le nombre de personnes diagnostiquées avec des cancers oraux liés au VPH a triplé aux États-Unis de 1998 à 2004.

Saint Barnabé, Lettre de Barnabé, chapitre 10, 8, (74) : «En outre, il [Moïse] a justement détesté la belette [Lévitique 11, 29]. Pour qu’il dise, «Tu ne seras pas comme ceux dont nous entendons parler commettre la méchanceté de l’impureté avec la bouche [fellation], ni tu ne seras réuni à ces femmes impures qui commettent l’iniquité avec le corps par l’impureté de la bouche».

Il est clair que l’Église et Ses Saints rejettent l’idée hérétique moderne selon laquelle le simple dépôt de semence au bon endroit justifie tous les autres actes sexuels. Chaque acte sexuel doit être conjugal et procréatif, et rien ne justifie l’ajout d’actes sexuels qui ne sont pas procréatifs en soi (comme le sexe oral et anal). On ne peut justifier aucun acte sexuel non-procréatif par l’accomplissement d’une forme procréative d’acte sexuel, avant, pendant ou après l’accomplissement de ces formes non-procréatives d’actes sexuels, parce que tous les actes sexuels doivent en eux-même être capables d’engendrer des enfants. L’acte sexuel est uniquement autorisé lorsque l’intention et l’aptitude procréatrice de l’acte en soi est présente, et lorsque cette intention et cette aptitude sont absentes, l’acte sexuel sera toujours un péché.

Pape Saint Clément de Rome (Ier siècle) : “Mais ce genre de chasteté doit aussi être observé, à savoir que les rapports sexuels ne doivent pas avoir lieu étourdiment et pour la recherche du seul plaisir, mais pour la recherche de l’engendrement des enfants. Et dans la mesure où cette observance est trouvée même parmi les plus basses espèces animales, ce serait une honte si ce n’était pas observé par l’homme, raisonnable, et adorant Dieu”. (Les Reconnaissances du Pseudo-Clément, Chapitre XII, L’Importance de la Chasteté)

L’Église Catholique et Ses Saints ont toujours enseignés que les actes sexuels illicites, non-procréatifs et inutiles équivalent au sein du mariage à la fornication et à l’adultère.

Saint Jérôme, Défense Contre Jovinien, Livre 1, partie 49, (393) : “Et peu importe combien puisse être honorable la cause de la folie d’un homme. Ainsi Xystus dans ses Sentences nous dit que “Celui qui aime trop ardemment sa propre femme est un adultère”. Il est tout aussi honteux d’aimer la femme d’un autre homme, que d’aimer trop la sienne. Un homme sage devrait aimer sa femme avec jugement, pas avec passion. Que l’homme gouverne ses pulsions voluptueuses, plutôt que de se jeter tête baissée dans les rapports sexuels. Il n’y a rien de plus ténébreux que d’aimer une épouse comme si elle était une adultère”.

Gratien, Décret de Gratien, Cause 32, Question IV : “Aussi, Jérôme, [dans Défense Contre Jovinien, I]: C.5 Rien n’est plus infâme que de faire l’amour à votre femme comme vous le feriez à une adultère. Les origines de l’amour sont respectables, mais la perversion est une énormité. §1. Cela ne donne aucun but respectable pour perdre le contrôle de soi. Ainsi, les Sentences de Sixtus disent, “Il est un adultère celui qui est un amant trop passionné de sa femme.” De même que toute passion pour la femme d’autrui est infâme, de même en est-il d’une passion excessive pour la sienne. L’homme sage devrait aimer sa femme raisonnablement, pas émotionnellement. Le seul stimulant du désir ne devrait ni le dominer, ni le mener à forcer sa femme à avoir des rapports. Rien n’est plus infâme que de faire l’amour à votre femme comme vous le feriez à une adultère”.

Notez que Saint Jérôme déclare : “peu importe combien puisse être honorable la cause de la folie d’un homme”. En d’autres termes, l’intention qui motive un homme à pécher ne change pas la moralité de l’acte. Si un acte sexuel est un péché, peu importe combien sont honorables les intentions de l’homme, c’est toujours un désordre moral, comparable, en figure de style, au grave trouble mental qu’est la folie. Saint Jérôme enseigne clairement, qu’il y a des péchés sexuels et des passions excessives au sein du mariage et entre les époux, tout comme l’enseignent un nombre incalculable d’autres Papes, Pères et Saints de l’Église. Il a dit : “Que l’homme gouverne ses pulsions voluptueuses, plutôt que de se jeter tête baissée dans les rapports sexuels”.

L’idée selon laquelle “rien n’est honteux ou peccamineux” dans l’acte conjugal tant que l’acte conjugal a lieu à un moment donné est entièrement rejetée par Saint Jérôme, l’Église et le reste des Ses Pères et Saints. Pour un homme il est contraire à la sagesse et au droit jugement que d’avoir des relations sexuelles avec sa femme de manière démesurée et excessive.

“Il appartient en effet à la chasteté d’user modérément des membres du corps selon le jugement de la raison et le choix de la volonté”. (Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 151, Art. 1, Réponse à l’Objection 1)

C’est aussi pourquoi les Saints Pères de l’Église enseignent unanimement que tous les actes sexuels non-procréatifs et inutiles sont des péchés mortels et des adultères. Dans la mesure où “le consentement unanime des Pères” en matière doctrinale fait d’une doctrine un enseignement officiel et infaillible de l’Église selon l’enseignement infaillible des Saints Conciles de Trente et de Vatican I, quiconque ose nier cet enseignement de l’Église concernant la morale sexuelle dans le mariage, doit être vu comme un hérétique excommunié de manière automatique dans la mesure où il ne nie pas seulement la Loi Naturelle et un dogme défini de manière infaillible par l’Église, mais aussi l’enseignement infaillible de Trente et de Vatican I qui a déclaré explicitement que le “consentement unanime des Pères” est l’enseignement officiel de l’Église.

Le fait est que Notre-Seigneur Jésus-Christ voit d’un œil très sévère tant ceux qui accomplissent des actes sexuels non-procréatifs que ceux qui enseignent que de tels actes sont moraux ou légaux, dans la mesure où tous ceux qui ont des relations sexuelles avec leur époux de manière désordonnée et excessive, ou qui accomplissent des formes non-procréatives et contre nature d’actes sexuels, sont coupables de la crucifixion de Notre-Seigneur Jésus-Christ par leurs actes malfaisants, peccamineux et égoïstes. Cette vérité a été expressément révélée par Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même dans une révélation à la Bienheureuse Angèle de Foligno (1248-1309) dans les termes suivants :

Notre-Seigneur Jésus-Christ parle, disant : Pour les péchés de vos mains et de vos bras, avec lesquels vous m’avez fait tant de méchanceté par vos étreintes, touchés, et autres mauvaises actions, Mes mains ont été clouées au bois de la Croix par de larges clous et déchirées par le soutien du poids de Mon corps dans Mon agonie”. (Bienheureuse Angèle de Foligno, 1248-1309, Le Livres des Consolations Divines, p. 217)

Par conséquent, les actes sexuels contre nature et non-procréatifs ne deviennent pas autorisés quand ils ont lieu au sein du mariage. Au contraire, les actes sexuels contre nature deviennent bien plus peccamineux quand ils ont lieu au sein du mariage parce qu’ils ne sont pas une offense contre la nature et un Saint Sacrement, mais aussi contre Dieu et la Loi inscrite dans nos cœurs

Et parce que celui qui est l’amant trop ardent de son épouse agit contre le bien du mariage, en pratiquant celui-ci d’une manière déshonnête, quoique sans violer la fidélité, il peut d’une certaine façon être appelé adultère, et davantage même que celui qui est l’amant passionné de la femme d’un autre”. (Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, IIa-IIae, Q. 154, Art. 8)

Notez que dans la citation ci-dessus Saint Thomas considère les péchés au sein du mariage comme étant pires que l’adultère, parce que l’acte a lieu au sein du mariage. Il n’enseigne pas que tous les actes sexuels entre un mari et une femme sont moraux comme le font de nos jours de nombreux hérétiques et “catholiques” pervertis.

Ne vous y trompez pas : on ne se rit pas de Dieu. Ce qu’on aura semé, on le moissonnera. Celui qui sème dans sa chair moissonnera, de la chair, la corruption; celui qui sème dans l’esprit moissonnera, de l’esprit, la vie éternelle. Ne nous lassons point de faire le bien; car nous moissonnerons en son temps, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons le temps, faisons le bien envers tous, et surtout envers les frères dans la foi”. (Galates 6, 7-10)

 

L’acte conjugal accompli pour le plaisir seul est condamné comme étant un péché tant pour les mariés que les célibataires

 

L’Église Catholique enseigne que l’acte conjugal normal, naturel et procréatif quand il est accompli pour la seule recherche du plaisir, est au moins un péché véniel, et le plus souvent un péché mortel, à condition de ne pas être contre la conception ou de l’empêcher d’avoir lieu de quelque façon que ce soit tant en acte qu’en pensée.

Bienheureux Pape Innocent XI,  Erreurs diverses sur les questions morales # 9, 4 mars 1679 : “L’ACTE CONJUGAL EXERCE POUR LE PLAISIR SEUL EST ENTIÈREMENT LIBRE DE TOUTE FAUTE VÉNIELLE”. – Déclaration condamnée par le Bienheureux Pape Innocent XI. (Denz. 1159)

Saint Augustin, Du Mariage et de la Concupiscence, Livre 1, Chapitre 17, (419) : “Toutefois, autre chose est de n’user du mariage qu’en vue de la postérité, et en cela il ne peut y avoir aucun péché ; autre chose est d’y chercher, mais par un usage légitime, la satisfaction de la volupté, ce qui est un péché véniel. Dans ce dernier cas il est vrai qu’on ne se propose pas directement la génération des enfants, cependant par elle-même la satisfaction de la concupiscence n’y est pas un obstacle ni indirectement par un désir mauvais, ni directement par une action coupable”.

Comme nous pouvons le voir ici, c’est au moins un péché véniel que d’avoir des relations conjugales normales, naturelles et procréatives principalement pour des motifs concupiscents, à condition que les époux soient ouverts à la conception (et ne la gêne d’aucune manière) et qu’aucun autre acte ou pensée peccamineux ne soit commis durant l’acte matrimonial. De ce fait on peut comprendre qu’un couple marié doit avoir une raison (autre que le plaisir charnel) pour s’unir sans péché durant l’acte conjugal, et ce but est la procréation selon l’enseignement de l’Église, dans la mesure où l’Église enseigne qu’“Il n’y aurait pas d’adultères, de débauches, et de prostitution des femmes, si il était su de tous, que tout ce qui est recherché au-delà du désir de procréation est condamné par Dieu”.  (Lactance, Institutions Divines 5:8, (307)).

La Sainte Bible est aussi claire sur le fait que quand les époux accomplissent l’acte sexuel conjugal devrait être poussés par le désir d’avoir des enfants, plutôt que poussé par la passion, afin que dans la race d’Abraham tu obtiennes une bénédiction en enfantant”. (La Sainte Bible, Tobie 6, 22) Donc, les époux ne doivent pas s’unir pour quelque raison concupiscente ou désir qui puisse leur venir à l’esprit que ce soit – car ce serait, au moins (si ce n’est plus) un péché véniel selon l’Église Catholique. Chaque péché véniel ouvre l’âme à des péchés plus graves, et c’est pourquoi chacun doit toujours se garder très prudemment de ne pas tomber dans le péché véniel.

La condamnation fait par l’Église Catholique des soi-disant relations conjugales normales et naturelles accomplies uniquement pour des motifs concupiscents nous montre que l’Église Catholique abhorre absolument et condamne tous les actes sexuels qui ne sont pas nécessaires pour mener à bien la conception (comme le sexe oral ou la masturbation de soi ou du conjoint, avant, pendant ou après l’acte conjugal). Toutes les formes d’actes sexuels inutiles ou non-procréatifs (comme les baisers sensuels, les étreintes et la masturbation) sont évidemment bien plus malfaisantes et dépravées que “l’acte conjugal exercé pour le plaisir seul” normal, naturel et procréatif, que l’Église condamne comme un péché même si l’acte est directement procréatif en soi. Cela nous montre clairement que notre Sainte Mère l’Église condamne absolument tous les actes sexuels accomplis pour la recherche du plaisir sensuel qui vont au-delà de ce qui est inhérent à l’acte conjugal en soi, et de ce qui est nécessaire pour mener à bien la conception.

Saint Athanase le Grand (293-373) : “À quel usage [du mariage] vous référez-vous ? Celui que Dieu autorise dans la Loi… ou celui qui, bien que populaire, est accompli secrètement et de manière adultère [même par les personnes mariées]? …Béni soit l’homme qui dans sa jeunesse ayant un joug libre emploi ses parties naturelles dans le but d’engendrer des enfants. Mais si c’est pour la dissolution, la punition dont parle l’Apôtre attend l’immoral et l’adultère (Hébreux 13, 4)”. (Premier Épître d’Athanase le Grand adressé au Moine Amun, cité dans The Rudder, pp. 576-77)

L’Église enseigne que tous les actes sexuels inutiles et non-procréatifs sont peccamineux avant, pendant ou après l’acte conjugal, et que ces actes ne peuvent être pratiqués par personne, en aucune circonstance ni pour quelque raison que ce soit. Tout comme il est coupable et peccamineux d’avoir des relations sexuelles seulement pour le plaisir sensuel tant pour les mariés que les célibataires, ce qui est aussi vrai pour les autres plaisirs, comme “manger et boire même rassasié pour le plaisir seul”, et «embrasser “pour la recherche du plaisir charnel et sensuel issue du baiser”. Cela a toujours été l’enseignement de l’Église Catholique et de Ses Saints.

Bienheureux Pape Innocent XI, Erreurs diverses sur les questions morales #8, 4 Mars 1679 : “Manger et boire même rassasié pour le plaisir seul, n’est pas un péché, à condition que cela ne s’oppose pas à la santé, dans la mesure où tout appétit naturel peut licitement apprécier ses propres actions”.  – Déclaration condamnée par le Bienheureux Pape Innocent XI.

Pape Alexandre VII, Erreurs diverses sur les questions morales # 40, 24 septembre 1665 et 18 mars 1666 : “C’est une opinion probable que celle qui déclare qu’un baiser est seulement un péché véniel quand il est accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel issue du baiser, si le danger du consentement d’aller plus loin et la pollution en sont exclus”.  – Déclaration condamnée par le Pape Alexandre VII. (Denz. 1140)

 

Saint Alphonse de Liguori, un des docteurs de l’Église les plus connu, explique cet enseignement du Bienheureux Pape Innocent XI dans son chef d’œuvre “La Vraie Épouse de Jésus-Christ”, nous montrant la malfaisance inhérente au fait d’agir en accord avec nos désirs sensuels :

“Le Pape Innocent XI Odescalchi a condamné la proposition qui affirme que ce n’est pas un péché de manger ou boire dans le seul but de satisfaire son palais. Cependant, ce n’est pas une faute d’éprouver du plaisir quand on mange: car il est, en règle générale, impossible de manger sans ressentir la joie que la nourriture produit naturellement. Mais c’est un défaut de manger, comme une bête, dans le seul but de satisfaire sa sensualité, et sans avoir de but raisonnable. Ainsi, les viandes les plus délicieuses peuvent être mangées sans pécher, si le but est droit et louable et vient d’une créature rationnelle ; et, en prenant la nourriture la plus grossière il peut y avoir une faute  à travers l’attachement au plaisir”. (La Vraie Épouse de Jésus-Christ)

Cette condamnation de “manger et boire même rassasié pour le plaisir seul” et du baiser “accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel” n’est pas seulement raisonnable, mais fait partie de la Loi Naturelle, bien que cela puisse être surprenant pour beaucoup, mais c’est uniquement parce que beaucoup de personnes commettent des péchés de cette nature.

Posez-vous cette question : Entre “manger et boire même rassasié pour le plaisir seul” et “accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel”, qu’est-ce qui est le plus agréable ? Une personne honnête ne peut que répondre que le baiser “accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel” est un plaisir bien plus agréable à expérimenter. Dans la mesure où il est évident que le fait de “manger et boire même rassasié pour le plaisir seul” est une action bien moins plaisante que celle du baiser “accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel” dans la mesure où ceux qui mangent ou boivent “même rassasié pour le plaisir seul” ne sont pas d’ordinaire intoxiqué par cet acte intrinsèquement mauvais comme le sont ceux qui pratiquent des baisers sensuels, il est donc clair pour tous, à part les menteurs, que si Dieu condamne un acte contraire à la raison ou inutile qui est moins agréable, il condamne aussi l’autre acte plus agréable, dans la mesure où il est aussi contraire à la raison et inutile.

En réalité, dans la mesure où le fait de “manger et boire même rassasié pour le plaisir seul” n’intoxique ordinairement pas une personne comme le font les baisers “accompli pour la recherche du plaisir charnel et sensuel”, il est de toute évidence absurde de prétendre que Dieu condamnerait une action bien moins intrinsèquement mauvaise, tandis qu’il autoriserait l’accomplissement de l’action la plus intoxicante et agréable. Dans la meure où tant le fait de “manger et boire même rassasié pour le plaisir seul” que de faire des baisers “pour la recherche du plaisir charnel et sensuel” est contraire à la raison et inutile, nous pouvons donc savoir par l’instinct naturel et donc à travers la Loi Naturelle, que ces deux actions sont intrinsèquement mauvaise et peccamineuses, mais bien que les deux soient peccamineuses, nous pouvons aussi savoir que le fait d’embrasser “pour la recherche du plaisir charnel et sensuel” est un bien plus grand péché dans la mesure où ce n’est pas seulement contraire à la raison et inutiles, mais aussi honteux et intoxiquant.

En effet, toutes les personnes qui tombent dans ce genre de péchés sont devenues esclaves de leurs passions et ne règlent plus leurs actions selon leur raison naturelle, mais selon leurs désirs immortifiés, comme des bêtes, et même, bien pires que des bêtes.

Saint Augustin, Sermons sur le Nouveau Testament, Sermon 51, partie 23 : “Comme toujours on voit … l’homme sage, prudent et fidèle se prête par devoir à l’un et à l’autre [mariage et nourriture], il ne s’y laisse point aller par passion. Combien hélas ! se jettent avec voracité à manger et à boire, faisant en cela consister toute la vie, comme s’ils ne vivaient que pour cela ! Parce qu’il faut manger pour vivre, ils s’imaginent vivre pour manger. Ils sont condamnables aux yeux de tout homme sage, aux yeux surtout des divines Écritures. Hommes de chair et de vin, gloutons «qui font leur Dieu de leur ventre» [Philippiens 3, 19], ils vont à table pour satisfaire leur convoitise et, non pour réparer leurs forces … Ainsi en est-il du devoir conjugal : les voluptueux ne contractent mariage que pour assouvir leurs passions ; combien de fois même leur en coûte-t-il de se contenter de leurs épouses ! … Dis à un homme semblable : Pourquoi t’unir à une femme ? Peut-être répondra-t-il en rougissant que c’est pour en obtenir des enfants. Mais si un homme qu’il croit absolument sur parole, ajoutait : Dieu peut t’accorder et il t’accordera certainement des enfants sans que tu accomplisses l’acte conjugal, on verrait aussitôt, il avouerait même qu’il n’avait pas en vue des enfants en cherchant une épouse. Qu’il convienne donc de sa faiblesse et qu’il reçoive par condescendance ce qu’il prétendait accepter comme devoir”.

 

La Bible déclare que le démon de la luxure “a pouvoir” sur tous les époux qui s’unissent pour des raisons concupiscentes dans leurs rapports conjugaux

 

Dans le livre Biblique de Tobie, nous pouvons lire comment un puissant diable ou démon de luxure appelé Asmodée tue et trompe les personnes concupiscentes, et que ce démon “a pouvoir” sur les époux et les individus qui s’unissent pour des raisons concupiscentes dans leurs rapports conjugaux.

Tobie 6, 16-17 : “Alors l’ange Raphaël lui dit [à Tobie] : Écoute-moi, et je te montrerai qui sont ceux sur qui le démon a du pouvoir. Or ceux qui embrassent le mariage de manière qu’ils bannissent Dieu de leur cœur et de leur esprit, et qu’ils s’abandonnent à leur passion, de même que le cheval et le mulet, qui n’ont pas d’intelligence, le démon a pouvoir sur eux”.

Le Commentaire Haydock de la Bible Vulgate Anglaise ajoute : “Verset 17. Mulet, qui sont très libidineux, [Obsédé par les plaisirs érotiques ; concupiscent] Psaume XIII.”

Le fait intéressant à propos de la relation sexuelle entre un cheval et un mulet est qu’ils ne peuvent pas produire de progéniture, ce qui fait donc que leurs relations sexuelles sont complètement stériles et improductives. Donc qu’est-ce que cela signifie-t-il pour le mariage? Cela signifie que ce seul verset prouve que la parole de Dieu condamne comme illégal et peccamineux tous les actes ou relations sexuelles humaines qui (1) sont accomplies pour la seule concupiscence; (2) qui ne peuvent produire de progéniture de manière naturelle (qui ne correspond pas à l’infertilité naturelle ou les défauts) ; (3) et qui sont fait avec dans l’intention ou de façon opposée à la procréation des enfants. Notre-Seigneur Jésus-Christ dans le Nouveau Testament de la Bible lie aussi la volonté d’avoir des enfants au salut, nous enseignant qu’une femme : “sera sauvée en devenant mère, pourvu qu’elle persévère dans la foi, dans la charité et dans la Sainteté, unies à la modestie”. (1 Timothée 2, 15)

Le livre biblique de Tobie décrit comment la pieuse et pure vierge “Sara fille de Raguel” avait eu sept époux, mais que tous étaient mystérieusement morts lors de leur première entrée dans la chambre nuptiale, c’est-à-dire, quand ils essayèrent d’accomplir pour la première fois l’acte conjugal :

“Car elle avait été successivement donnée en mariage à sept maris, et un démon, nommé Asmodée, les avait fait mourir aussitôt qu’ils étaient venus auprès d’elle”. (Tobie 3, 8).

Le Commentaire Haydock en explique la raison : « Dieu permet justement aux méchants d’être victimes de leurs appétits iniques ». (Saint Grégoire, mor. II.)

Ce démon spécifique qui est autorisé à contrôler et à tuer les gens qui tombent dans les péchés de la chair est appelé Asmodée, selon l’Écriture Sainte. Le Commentaire Haydock ajoute à propose de ce démon : “Asmodée, « le feu de la Média. » Hébreux, « roi des démons, » de ce pays, excitant les personnes à la luxure, (Menochius ; Serarius, q. 8.) et les détruisant (Worthington). – Auprès d’elle. Insinuation Grecque et Hébreux, lors de leur première entrée dans la chambre nuptiale, chap. VI, 14”.

L’Encyclopédie Catholique fournit l’explication intéressante que “Dieu a autorisé le démon à tuer ces hommes parce qu’ils entraient dans le mariage avec des intentions impies,” et que “la permission donnée par Dieu au démon dans cette histoire semble avoir pour raison de châtier la luxure de l’homme et de sanctifier le mariage”. La seule raison pour laquelle le démon Asmodée fut autorisé à tuer les sept époux de Sara est “qu’aussitôt qu’ils étaient venus auprès d’elle”, c’est-à-dire quand ils essayèrent d’accomplir pour la première fois l’acte conjugal, était qu’ils comptaient tous accomplir l’acte sexuel pour les raisons peccamineuses, égoïstes, impures et concupiscentes au lieu de le faire pour l’amour de Dieu et des enfants qui doivent toujours être reliés au rapport conjugal.

Donc, Saint Isidore de Séville (c. 560-636), Docteur de l’Église, pouvait justement dire que dans un vrai mariage “le couple [marié] ne cherche pas le plaisir mais la progéniture” et que “ainsi lorsqu’une personne est plus active sexuellement que cela est requis pour…la procréation, il pèche”. (Saint Isidore, De Ecclesiasticis Officiis)

Dans le même Livre de Tobie le Saint ange Raphaël dit à Tobie d’épouser la Vierge Sara mais Tobie était effrayé de le faire dans la mesure où il avait eu connaissance de la mort des sept époux de Sara. Saint Raphaël l’assura cependant que seuls les époux concupiscents et à la recherche des plaisirs charnels peuvent être contrôlés ou tués par le démon, le rassurant ainsi dans ses Saintes intentions.

Tobie 6, 14-18,20-22 : “(14) Alors Tobie répondit : « J’ai ouï dire qu’elle avait déjà épousé sept maris, et qu’ils sont tous morts et l’on m’a dit encore qu’un démon les avait tués. (15) Je crains donc que le même chose ne m’arrive à moi-même, et que, étant fils unique de mes parents, je ne fasse descendre avec tristesse leur vieillesse dans le tombeau. (16) Et l’ange Raphaël lui dit : « Écoute-moi, et je t’apprendrai qui sont ceux sur lesquels le démon a du pouvoir. (17) Ce sont ceux qui entrent dans le mariage en bannissant Dieu de leur cœur et de leur pensée, pour se livrer à leur passion, comme le cheval et le mulet qui n’ont pas de raison : sur ceux-là le démon a pouvoir. (18) Mais toi, lorsque tu l’auras épousée, étant entré dans la chambre, vis avec elle en continence pendant trois jours, et ne songe à autre chose qu’à prier Dieu avec elle. … (20) La seconde nuit, tu seras admis dans la société des Saints patriarches. (21) La troisième nuit, tu recevras la bénédiction promise à leur postérité, afin qu’il naisse de vous des enfants pleins de vigueur. (22) La troisième nuit passée, tu prendras la jeune fille dans la crainte du Seigneur, guidé bien plus par le désir d’avoir des enfants que par la passion, afin que tu obtiennes dans tes enfants la bénédiction promise à la race d’Abraham”.

Le Commentaire Haydock explique : “Ver. 14. Mourir. En Grec, « ont été détruits dans la chambre nuptiale, (numphe). … il a été autorisé par Dieu à exercer sa malice contre ceux qui assouviraient leurs désirs impures. (Calmet) — Ver. 20. Society (copulatione). Il obtint alors sa bénédiction, bien qu’il ne connut pas sa femme jusqu’à la quatrième nuit. (Worthington) — Son mariage fut semblable à ceux des patriarches”. (Calmet)

L’archange Raphaël dit aussi à Raguel que sa fille Sara pourrait seulement épouser un homme qui craindrait Dieu, nous montrant ainsi la nécessité de craindre Dieu dans toutes nos actions.

Tobie 7, 11-12 : “En entendant ces mots, Raguel fut saisi de frayeur, sachant ce qui était arrivé aux sept maris qui s’étaient approchés d’elle, et il commença à craindre que pareil malheur n’arrivât encore à celui-ci. Comme il était dans cette incertitude et ne donnait aucune réponse à la demande de Tobie, l’ange lui dit : N’appréhende point de donner ta fille à ce jeune homme; car c’est à lui, qui craint Dieu, qu’elle doit appartenir comme épouse ; voilà pourquoi aucun autre n’a pu la posséder”.

Cela nous montre que les sept époux de Sara ne craignaient pas Dieu; par conséquent ils méritaient de mourir. Car Sara, qui était une vierge Sainte et dévote, ne méritait pas d’être unie à des hommes aussi impurs et impies qui ne craignaient pas Dieu – et spécialement durant l’acte conjugal. Pour cette raison, Dieu autorisa le démon Asmodée à tuer ses sept époux.

Avant que Sara ne rencontre Tobie, elle avait prié Dieu avec ferveur et jeûné pendant trois jours pour être délivrée de la honte après qu’elle ait vécue le triste événement de la mort de ses sept époux. Les mots employés durant sa prière montrent que son intention en se mariant n’était pas de satisfaire son plaisir, mais plutôt d’être liée dans le mariage dans la crainte de Dieu et pour l’amour des enfants.

Tobie 3, 16-18 : “(16) Vous savez, Seigneur, que je n’ai jamais désiré un mari, et que j’ai conservé mon âme pure de toute concupiscence. (17) Jamais je n’ai fréquenté les jeux folâtres et n’ai eu de commerce avec les hommes de conduite légère. (18) C’est dans votre crainte, et non pour suivre ma passion, que j’ai consenti à prendre un mari”.

Le Commentaire Haydock explique : “Verset 16. Désiré, à travers l’amour impur. Grec, « Je suis pure de tout péché issu d’un homme, et je n’ai pas souillé mon nom, ni celui de mon père, dans la terre de notre captivité. Je suis une enfant unique, » &c. (Haydock) — Concupiscence : un très brillant panégyrique que Sara proclame sans vanité, plaçant sa confiance en Dieu. (Menochius) (Proverbes XX,  9) — Ver. 17. Jeux, lubricité, (Menochius) ou danse (Hugo) (Exode XXXII, 1)”.

Contrairement aux sept précédents époux de Sara, Tobie fut épargné d’être attaqué et tué par Asmodée dans la mesure où il était Saint et désirait faire plaisir à Dieu plutôt qu’à sa chair.

Tobie 8, 9-10 : “[Tobie parle] (9) Et maintenant, Seigneur, vous savez que ce n’est point pour satisfaire ma passion que je prends ma sœur pour épouse, mais dans le seul désir de laisser des enfants qui bénissent votre nom dans tous les siècles. (10) Sara dit aussi : Ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous, et puissions-nous tous deux ensemble arriver à la vieillesse dans une parfaite santé !”

Le Commentaire Haydock explique : “Ver. 9. Seul. Grec, « pour la vérité, » étant résolu à être à jamais fidèle envers elle (Haydock). — Nous ne pouvons pas lire les sentiments purs de Tobie et Sara, élevés au milieu des infidèles, sans surprise. Rien de plus parfait ne pourrait être attendu de la part de Chrétiens (Calmet) dans l’état matrimonial (Haydock). — Saint Augustin (Doct. X et XVIII) cite ce texte pour montrer la vraie intention du mariage.  — Ver. 10. Et. Grec, « Puisse votre miséricorde m’être accordée, et que je puisse vivre vieux avec cette femme. Et elle dit avec lui, Amen. Et ils dormirent tous deux la nuit, » probablement dans des lits séparés, ver. 15 (Haydock)”.

 

Alors que la plupart des gens ne sont pas physiquement tués par le démon Asmodée lorsqu’ils accomplissent des actes sexuels avec des intentions impies et peccamineuses, ce texte de la Bible démontre que ceux qui se montrent concupiscent avec leur épouse, ou avec des personnes auxquelles ils ne sont pas mariés, meurent d’une mort spirituelle à travers leurs péchés. La plupart des gens n’aiment pas penser à ces faits, mais le nombre de personnes qui sont aujourd’hui contrôlées et tuées physiquement, spirituellement et éternellement par le Diable est, triste à dire, beaucoup trop élevé.

Car “ceux qui commettent le péché et l’iniquité sont les ennemis de leur âme” (Tobie 12, 10). Si la concupiscence n’est pas contrôlée et d’une certaine manière combattue, cela finira presque toujours en péché mortel, car tout contrôle est perdu.

Ne te laisse pas aller à tes convoitises, et garde-toi de tes désirs (Ecclésiastique 18, 30).

Il est donc absolument clair que la Sainte Bible et la Foi Chrétienne nous enseigne “qu’un mariage sera toujours malheureux … en ne suivant que la fougue d’une passion qui ne leur permet de penser ni au sacrement, ni aux mystères augustes qu’il signifie”. Dans la mesure où ce genre de “mariages” peccamineux, égoïstes et concupiscents ne sont dans les faits rien d’autre que de la fornication déguisée en mariage (Pape Grégoire XVI, Mirari Vos  # 12).

Saint Clément d’Alexandrie (198) : “Cependant je n’attaque point l’institution du mariage en elle-même, car c’est le moyen par lequel Dieu a voulu que la race humaine se perpétue « Soyez féconds, multipliez »  [Gen. 1, 28]. Mais il n’a point dit : Soyez voluptueux, et n’a point voulu que l’homme s’abandonne tout entier à ce plaisir comme s’il n’était né que pour lui. Ces paroles que le Pédagogue met dans la bouche d’Ézéchiel nous doivent remplir de honte : « Circoncisez votre fornication » [Ez. 43, 9]. Les animaux, privés de raison, ne s’accouplent que dans certains temps : s’abstenir de sa femme de peur d’en avoir des enfants, c’est faire outrage à la nature, dont les intentions doivent toujours être consultées et respectées”. (Le Divin maître ou Le Pédagogue, Livre II, Chapitre X – De la Procréation des Enfants)

 

En conclusion, il devrait être totalement clair que “le démon a pouvoir” sur les personnes qui chassent Dieu d’elles et de leurs cœurs, “comme le cheval et le mulet,” et qui font des choses comme la masturbation, le sexe oral, ou tout autre acte complètement honteux, inutile, non-procréatif et égoïste (tant avant, pendant ou après l’acte conjugal) qu’elles ne feraient normalement pas si elles croyaient vraiment que Dieu était présent avec elles. Les époux justes et vertueux se rappellent toujours que Dieu est présent avec eux, et c’est aussi pourquoi ils ne s’abaissent pas aux péchés sexuels malfaisants et contre nature qui sont un vrai fléau de l’humanité aujourd’hui.

“Les activités du mariage en soi, si elles sont immodestes et ne se placent pas sous les yeux de Dieu comme elles le devraient, pour que l’unique intention soit les enfants, sont obscènes et concupiscentes”. (Saint Jérôme, Commentaire sur l’Épître aux Galates, Livre III, Chapitre 5, 21, an 387)

En réalité, “obscène” est le mot le plus approprié pour montrer ce que valent vraiment les actes conjugaux dépourvus d’intention procréative. Alors que la plupart des gens voient la concupiscence charnelle comme une chose bonne ou normale, Dieu, lui, la voit comme  une “obscénité” et une “puanteur”:

Le Fils de Dieu parle à Sainte Brigitte, disant,Le diable remplit et excite ceux-là à la délectation de la chair, dans laquelle il n’y a que puanteur, mais ceux-ci sont remplis de mon Esprit, et sont enflammés du feu de l’amour divin, qui ne s’éteint jamais en eux.” (Les Révélations de Sainte Brigitte, Livre 1, Chapitre 26).

Dans une autre partie du même livre, le Christ explique que “la volupté et la délectation mondaine sont fort à propos , comparées à la montagne de soufre ” du fait de “la puanteur de la concupiscence et l’ardeur de la peine ” que tous ceux qui accomplissent ces actes sexuels illégaux ont avec eux.

En vérité , la volupté et la délectation mondaine sont fort à propos , comparées à la montagne de soufre , d’autant qu’elles mènent avec soi la vanité de l’esprit , la puanteur de la concupiscence et l’ardeur de la peine ” (Les Révélations de Sainte Brigitte, Livre 5, Interrogation 11)

Donc,

“… quand il est [l’acte sexuel] issu de la concupiscence ou de la recherche de plaisir, alors le coït est un péché mortel et l’homme pèche mortellement. … Et ces déclarations supposent que l’homme et sa femme aient des rapports sexuels dans l’ordre de la nature, car quiconque va contre la nature pèche toujours mortellement et ce encore plus quand c’est avec sa femme qu’avec qui que ce soit d’autre et il devrait être puni encore plus sérieusement … Notez la différence entre les deux cas de rapports conjugaux entre un époux et sa femme, pour l’incontinence et pour le plaisir et la concupiscence… Dans le second cas, il cherche à procurer du plaisir avec les mains ou la pensée ou des pratiques passionnées et des incitations pour ainsi faire plus que d’avoir de simples rapports sexuels avec sa femme… [donc il pèche mortellement] parce qu’il agit comme un adultère quand il brûle de désir comme un adultère même avec sa propre femme”. (Gratien, Décret de Gratien, Dictum Post C. 32. 2. 2)

C’est pourquoi il est de la plus grande importance qu’un couple marié apprenne à contrôler sa concupiscence. Risquer la damnation éternelle et d’insupportables, d’indescriptibles tourments dans les feux de l’enfer pour un plaisir ou un péché momentané, bref, n’en vaut pas la peine, et est un choix horriblement mauvais à faire.

Jésus-Christ parle à Sainte Brigitte, disant : “C’est pourquoi, que deux portes lui soient ouvertes : par l’une en toute peine et toute douleur, infligées pour le plus petit péché jusques au plus grand, attendu qu’il a vendu son Créateur pour sa volupté propre. Par la seconde entrent en lui toute sorte de labeurs et confusion, et jamais n’entreront en lui; ni consolation ni amour divin, car il s’est aime au lieu d’aimer son Créateur. Partant, sa peine durera sans fin et vivra sans jamais mourir, d’autant que tous les Saints lui détourneront leur face. Voilà, ô mon épouse combien misérables seront ceux qui me méprisent, et quelles peines et quelles douleurs ils achètent et souffrent pour une petite et passagère volupté”. (Révélations de Sainte Brigitte, Livre 2, Chapitre 9)

Plus une personne recherche le plaisir et la satisfaction sensuelle qui dérive de l’acte sexuel, plus le pouvoir qu’a le diable sur elle augmentera, et plus le péché augmente (avec une intention de persévérer) plus le pouvoir du diable augmente aussi, jusqu’à ce que, ce qui était un péché véniel et pardonnable, devienne une péché mortel cause de damnation. Par conséquent, si une personne comprend qu’elle est peut-être entrain de vivre dans le péché véniel ou mortel par égard pour le plaisir sexuel, il ou elle doit immédiatement apprendre à contrôler sa concupiscence, la gardant dans les limites de ce qui est licite et permis (c-à-d. qui n’est pas le péché) au sein du mariage, et ne plus aller au-delà.

Le Catéchisme du Concile de Trente :Enfin il nous reste à parler de l’usage du Mariage. En traitant cet article, les Pasteurs prendront bien garde de ne laisser tomber de leurs lèvres aucune parole indigne d’un auditoire chrétien, capable de blesser les âmes pures, ou d’exciter le rire. De même que les paroles du Seigneur sont des paroles chastes (Psaumes 6, 7) , de même aussi il convient que celui qui est chargé d’instruire le peuple chrétien ne tienne que des discours qui montrent une gravité d’esprit et une pureté de cœur toutes particulières. Voici donc sur ce sujet la double recommandation à faire aux Fidèles D’abord, ils ne doivent point user de leurs droits pour leur seule satisfaction ; mais suivant les fins que Dieu Lui-même a prescrites, ainsi que nous l’avons dit plus haut. Ils ne doivent pas non plus oublier cette exhortation de Saint Paul: « Que ceux qui ont des épouses, soient comme n’en ayant point. » (1 Cor. 7, 29) « L’homme sage, dit Saint Jérôme, aimera son épouse par raison, et non par passion ; il maîtrisera les entraînements de la nature, et ne se laissera point emporter par un aveuglement coupable ; car il n’y a rien de plus honorable que d’aimer son épouse d’un amour toujours digne».

 

Les études récentes prouvent que 75% des hommes qui meurent durant des relations sexuelles commettaient l’adultère

 

Les études récentes ont prouvées que le démon Asmodée est toujours très actif de nos jours et qu’il tue un nombre considérable de personnes qui commettent différentes sortes de péchés sexuels. Selon ces études, le risque d’attaque cardiaque est 2,7 fois plus grand lorsqu’on le compare avec ceux qui n’ont pas de rapports sexuels. Parmi ceux qui meurent durant des rapports sexuels, 82-93% étaient des hommes dont 75% commettaient un adultère, le plus fréquemment avec une jeune partenaire, dans un lieu non-familier et après un abus de nourriture et d’alcool! Faites attention! Le fait que 75% des personnes mourant durant des rapports sexuels sont des adultères et qu’ils commettaient l’adultère au moment de leur mort est une preuve stupéfiante et indéniable du fait que le démon de la luxure, Asmodée, continue de tuer les personnes impies, pécheresses et concupiscentes même de nos jours. Tous ces adultères impénitents que le démon a tué sont, à l’heure où nous parlons, entrain de brûler en Enfer, et rien qu’ils puissent dire ou faire ne changera ce fait de peu importe combien ils pleurent et supplient dans leur éternelle demeure de feu épouvantable.

Peu importe combien cela peut sembler dur à certaines personnes, spécialement les non-croyants, un nombre considérable de personnes meurent vraiment d’attaques cardiaques ou d’arrêts cardiaques soudains pendant leurs relations sexuelles. Et quasiment tous ceux qui meurent sont des hommes mariés d’un âge mûr trompant leurs femmes avec de plus jeunes femmes dans des lieux non-familiers. Je suis tombé sur cette information en lisant cet article : “Cœur 411 : Le Seul Guide de Santé Cardiaque Dont Vous Aurez Jamais Besoin, de Marc Gillinov et Steven Nissen, tous deux d’éminents cardiologues à la Clinique de Cleveland.

Ils ont écrit : “Les hommes avec des maladies coronariennes ont besoin de suivre les règles. Lorsque des attaques cardiaques ont lieu pendant ou après des rapports sexuels, ils impliquent presque toujours des hommes matures dans des affaires extraconjugales avec de jeunes femmes. Pour ces hommes, il aurait été plus prudent de reste chez eux et de dépenser leur excès d’énergie sur le tapis de course du sous-sol”.

J’ai écrit à Steven Nissen, et je lui ai demandé d’appuyer cette déclaration avec quelques informations supplémentaires. Il m’a presque instantanément envoyé deux articles scientifiques, dont le premier était “Du lien entre sexe et incidents cardiaques”, et le second était un article scientifique issue de “Association Cardiaque Américaine sur l’activité sexuelles et les maladies cardiovasculaires”. Cette dernière déclare : “Parmi les sujets qui sont morts durant un coït, 82% à 93% étaient des hommes, et la majorité (75%) avaient une activité sexuelle extra-conjugale, dans la plupart des cas avec une partenaire plus jeune dans un lieu non-familier et/ou après une consommation excessive de nourriture et d’alcool”.

Le niveau ahurissant de personnes qui meurent pendant des rapports sexuels en commettant l’adultère (75%) comparé à ceux du reste de l’humanité qui meurent durant des rapports sexuels (25%) est une preuve irréfutable de la Sainte indignation de Dieu et de sa colère envers le péché sexuel, et spécialement l’adultère (que même la plupart des gens voit avec dégoût et horreur). Il est raisonnable de dire que les hommes mariés ont bien plus de rapports sexuels avec leurs épouses qu’avec d’autres femmes, et pourtant 75% des personnes qui meurent durant des rapports sexuels décèdent en commettant l’adultère. Ceci nous donne une solide preuve statistique que l’adultère et la concupiscence sexuelle peccamineuse tuent vraiment des gens.

 

Vous qui lisez ce document n’êtes peut-être pas entrain de commettre le péché d’adultère, mais la plupart d’entre vous commet certainement certaines formes de péchés sexuels conjugaux dans la mesure où c’est ce qui vous a été enseigné par les médias, le monde, et même par les pseudos “théologiens moraux”, faux prêtres et évêques hérétiques. En effet, un pourcentage incroyable de 25% des personnes mourant durant leurs activités sexuelles accomplissent certaines formes d’activité sexuelle autres que l’adultère. Ce n’est pas un nombre insignifiant, mais bien une personne sur quatre. Donc l’affirmation scientifique à propos de l’activité sexuelle conjugale et extra-conjugale est particulièrement vraie et est juste une autre preuve de la manière dont Dieu autorise les démons à tuer et damner les personnes qui pèchent sexuellement.

Donc, il est juste de dire que :

“L’amour désordonné de la chair est une cruauté, parce que sous l’apparence de la satisfaction du corps nous tuons l’âme”. (Saint Bernard de Clairvaux, 1090-1153)

Tout le monde devrait sérieusement penser et méditer sur ce que cela signifie vraiment de se donner au diable ou au démon comme la Bible décrit que cela arrive avec ceux qui commettent le péché sexuel. Ce qu’impliquent les conséquences de se donner aux diables et aux démons sont interminables, mais quelques exemples évidents sont le meurtre, le divorce, l’inceste, le viol, les disputes, l’adultère, les fornications, les violences, l’orgueil, et la drogue et l’abus d’alcool. Cette liste pourrait évidemment continuer sur des pages et des pages. Même un couple mondain apprécierait la valeur inestimable d’un foyer paisible libre de tout trouble et conflit, mais la plupart des gens, néanmoins, vivent comme s’ils ne se souciaient pas de telles choses. Il est juste de dire qu’une majeure partie des viols ou des autres problèmes que les gens subissent dans ce monde est un résultat de la pratique par des personnes mariées et célibataires d’actes sexuels illégaux (comme les baisers et les étreintes pour plaisir charnel)  qui ne sont pas procréatifs en soi. Quand un homme et une femme violent l’acte sexuel par la pratique d’actes sexuels contre nature, ils cessent de se voir comme des personnes créées à l’image de Dieu, et commencent à se voir comme des objets servant à les satisfaire.

Dans la mesure où ils n’usent pas de l’acte conjugal dans la juste intention de procréer mais en abusent dans le but de tirer plus de plaisir que Dieu et la nature ne les autorisent à avoir, ils pèchent mortellement en commettant un péché qui est égoïste par nature, et cet égoïsme entachera toutes leurs conversations et leurs relations. Il est simple de comprendre qu’une personne qui est vue comme un objet sera bien plus facile à maltraiter ou abuser que quelqu’un qui est vu comme une personne. En effet, tout le monde peut saisir ce fait à la lumière de la raison naturelle, puisque l’égoïsme est la cause de l’abus, et les actes sexuels inutiles ou non-procréatifs sont à l’origine de tout égoïsme, comme nous l’avons montré. Cela nous montre que la raison elle-même confirme que les actes sexuels non-procréatifs ou inutiles sont la principale cause d’abus ou d’autres problèmes dans le mariage et dans le monde.

En effet, de nos jours une des causes fondamentales de l’échec de tant de mariages, est le fait qu’environ 2/3 des hommes regardent de la pornographie. Fondamentalement, la pornographie réduit la personne humaine au niveau d’objets ou d’animaux, provoque en l’homme du mépris ou de l’indifférence pour le bien être de son prochain. Une fois que vous réduisez l’être humain au niveau d’un objet, il n’y a plus de limite aux maux qui vont s’ensuivre. Ce filet du mal de la pornographie est imbriqué dans tellement de maux de notre époque, parce que quand des époux utilisent la contraception ou des actes sexuels non-procréatifs, ils réduisent leur conjoint au niveau d’un objet sexuel. L’avortement est l’exemple ultime d’un enfant étant un simple objet dont nous pouvons disposer pour nos propres intentions égoïstes. C’est un acte d’égoïsme absolu que de dire qu’un enfant doit mourir pour que vous puissiez vivre un peu plus confortablement comme vous le souhaitez. Combinez les deux faits de réduire les humains au niveau d’objets et supprimer la vie de l’acte conjugal, et vous obtenez la tempête parfaite que nous voyons à présent dans notre monde. Ce n’est pas un hasard si la pornographie est devenu un des fondements de la société au même moment où l’avortement est devenu légal, en plus du fait que le porno a commencé à devenir à ce moment vraiment “hard core”. Il est impossible que ce soit un accident de l’histoire. Le porno est vraiment entrain de détruire des familles. “L’Académie Américaine des Avocats Conjugaux” rapporte que 56% des cas de divorce implique un parti ayant “un intérêt obsessif pour les sites pornographiques”. Selon de nombreuses études, une exposition prolongée à la pornographie mène à :

  • une baisse de confiance au sein du couple
  • la croyance que la promiscuité est l’état naturel
  • du cynisme à propose de l’amour ou du besoin d’affection entre les partenaires sexuels
  • la croyance que le mariage est du confinement sexuel
  • un manque d’attrait pour la famille et l’éducation des enfants

Triste à dire, 64% des hommes “chrétiens” et 15% des femmes “chrétiennes” disent regarder de la pornographie au moins une fois par mois, et à moins qu’un drame n’arrive, les familles continueront à être brisées du fait du problème inhérent du porno qui produit un asservissement des hommes. Il n’est pas à douter que le porno et les actes sexuels non-procréatifs au sein du mariage sont intimement et directement connectés, et les parents de même que tout le monde, doivent faire tout leur possible pour avertir et encourager leur famille à s’abstenir de la pornographie, en rendant clair les effets néfastes qui s’ensuivront si ils choisissent de s’adonner à la pornographie.

L’acte sexuel et le désir de se satisfaire sexuellement est si puissant à invoquer les puissances des ténèbres et les démons que presque tous les cultes sataniques ont des rituels et des actes sexuels accompagnés de toute sorte de perversions abominables comme un pré-requis à l’invocation du diable et des démons de l’enfer. Ces serviteurs de Satan savent que l’acte sexuel est particulièrement puissant pour rassembler des démons, et donc ils essayent toujours de mettre en scène leurs perversions sexuelles dans le but d’être capable de mieux communier avec leur seigneur et dieu, qui est le Diable.

 

Le livre Malleus Maleficarum, qui signifie “le marteau des sorcières”, et qui était un écrit très influent au 16ème siècle, explique que “Dieu octroie au diable plus de puissance sur les actes charnels, par lequel le péché originel est transmis, que sur toutes les autres actions humaines”, ajoutant que cela arrive, “du fait de leur obscénité naturelle, et parce que c’est par eux que le premier péché a été transmis à la postérité”. En effet, la vérité que le diable a “plus de puissance sur les actes charnels” que sur tous les autres, si l’on y réfléchie bien, est prouvée par le fait que de très nombreux des péchés les plus maléfiques que les hommes commettent sur cette terre sont liés au sexe : Homosexualité, avortement, contraception, pédophilie, viol, et tous les autres actes sexuels illégaux et pervers. Le livre explique aussi que les époux peuvent pécher tous les deux dans leurs rapports sexuels, et que les péchés sexuels dans le mariage et entre les époux rend les conjoints plus vulnérables à l’ensorcellement, ou dans notre langue, la possession ou l’obsession démoniaque. Donc, “même dans l’état conjugal il est possible de commettre le péché d’incontinence de différentes manières. …Celui que aime sa femme à l’excès est un adultère. Et ceux qui aiment de cette manière sont plus vulnérables à l’ensorcellement de la manière dont nous l’avons évoqué”.

Malleus Maleficarum, Partie 2, Chapitre II : “Bien que bien plus de femmes soient des sorcières que les hommes, comme montré dans la Première Partie de nos travaux, les hommes sont cependant plus souvent ensorcelés que les femmes. Et la raison pour cela réside dans le fait que Dieu octroie au diable plus de puissance sur les actes charnels, par lequel le péché originel est transmis, que sur toutes les autres actions humaines. De la même manière Il permet que la sorcellerie soit plus exercée par le moyen des serpents, qui sont plus sujets aux incantations que tous les autres animaux, parce c’était le premier instrument du diable. Et l’acte charnel peut être plus aisément et plus facilement ensorcelé en un homme qu’en une femme, comme il a clairement été montré. Car il y a cinq moyens par lesquels le diable peut entraver l’acte de génération, et ils sont le plus facilement opérés contre des hommes. …

Et l’infirmité que nous sommes entrain d’étudier ne peut être due qu’au péché d’incontinence. Puisque, comme nous l’avons dit, Dieu octroie au diable plus de puissance sur ces actes que sur tous les autres actes des hommes, du fait de leur obscénité naturelle, et parce que c’est par eux que le premier péché a été transmis à la postérité. Par conséquent quand des personnes unies dans le mariage sont pour certains péchés privés de l’aide Divine, Dieu permet qu’ils soient ensorcelés principalement dans leurs fonctions procréatives. Mais si il est demandé de quelle sorte sont ces péchés, il peut être dit, selon Saint Jérôme, que même dans l’état conjugal il est possible de commettre le péché d’incontinence de différentes manières. Voyez le texte “Celui qui aime sa femme à l’excès est un adultère [Contre Jovinien 1.49]. Et ceux qui aiment de cette manière sont plus vulnérables à l’ensorcellement de la manière dont nous l’avons évoqué”.

 

Un autre exemple intéressant qui nous montre que le diable – en tentant les époux concupiscents à commettre des péchés sexuels – est le cerveau derrière pour que les époux accomplissent des actes sexuels non-procréatifs et inutiles, se  trouve dans les grandes Révélations de Sainte Brigitte, où Notre-Seigneur Lui-même révèle que les époux qui accomplissent des actes sexuels contre nature et inutiles avec leur conjoint seront condamnés à souffrir et à être tourmentés pour toute l’éternité dans le feu de l’enfer à moins qu’ils ne se repentent et ne cessent de commettre ces actes:

“Un démon apparut au jugement divin, qui tenait une âme d’un décédé toute tremblante comme un cœur pantelant. Ce démon dit alors au Juge : “Voici de la proie. Ton ange et moi avons suivi cette âme depuis sa naissance jusques à la fin de ses jours, mais lui pour la conserver, et moi pour la ruiner. Tous deux nous la guettions comme des chasseurs ; mais néanmoins, elle est à la fin tombée en mes mains, et pour gagner à moi, je me suis comporté avec toute sorte d’impétuosité, comme un torrent quand la brèche est faite, à qui rien ne résiste, sinon quelque digue, c’est-à-dire, votre justice, laquelle n’est pas encore éprouvée contre cette âme ; c’est pourquoi je ne la possède pas encore assurément. Je la désire aussi avec autant d’ardeur qu’un animal affamé, voire si enragé de faim qu’il mande ses membres. Donc, d’autant que vous êtes juste Juge, rendez un juste jugement contre elle !”
Le Juge [Notre-Seigneur Jésus-Christ] répondit : “pourquoi est-elle plutôt tombée en mes mains qu’en celles de son ange ?”
Le démon répondit : “d’autant que ses péchés sont en plus grand nombre que ses bonnes œuvres”.
Puis le Juge demanda : “Montrez lesquelles”. Le démon répondit : “J’ai un livre tout plein de ses péchés”. Le Juge lui dit : “Quel est le nom de ce livre ?”
Le démon répondit : “Son nom est Désobéissance. En ce livre sont sept livres, et chacun a trois colonnes, et chaque colonne a plus de mille paroles, mais non moins de mille ; quelques-uns en ont plus. … Le septième livre était la Volupté ; il avait aussi trois colonnes : La première : d’autant qu’il était impudique dans ses paroles et dans ses actes. Bien qu’il était marié et et tenu loin de la tache des autres femmes, néanmoins il déversait sa semence de manière excessive du fait des étreintes et des mots indécents et des comportements immodestes. La deuxième : il était trop pétulant en ses paroles impures. Il n’a pas seulement poussé sa femme à des désirs sexuels plus passionnés, ses paroles ont aussi poussées les autres à de nombreuses reprises à écouter et imaginer des choses indécentes. La troisième était qu’il nourrissait trop délicatement son corps, se préparant des superfluités de mets délicats pour contenter sa sensualité et pour être estimé grand. En cette colonne, il y a plus de mille paroles. Il demeurait à table plus longtemps qu’il ne devait, ne considérant pas le temps qu’il y restait, non pour cajoler ni pour recevoir plus que la nature ne requérait mais bien pour prier ou travailler”. (Les Révélations de Sainte Brigitte, Livre 6, Chapitre 39)

 

Dans le Livre 4, Chapitre 52 des Révélations une vision similaire décrit comment un couple marié qui pratiquaient des actes sexuels inutiles ou non-procréatifs a été condamné à des punitions éternelles. Après l’explication d’un ange à Sainte Brigitte à propos de la terrible vision d’un homme et d’une femme et leur signification spirituelle, il dit la chose suivante à propos de la femme :

Or, vous avez vu les mains de cette femme comme une queue de renard, et ses pieds comme des scorpions. Cela est parce qu’elle était déréglée et désordonnée en toutes ses actions, membres et affections ; aussi poignait-elle l’âme de son mari par la légèreté de ses mains, et par sa démarche débordée, qui provoquait sa chair aux voluptés, plus durement et plus cruellement que la morsure du scorpion”.

Cela nous montre que toute sensualité et toute concupiscence illégale en dehors de l’acte conjugal normal, naturel et procréatif tue l’âme. En réalité, aujourd’hui trop de personnes de ce monde vont en enfer du fait de “la légèreté de leurs mains” en se masturbant eux ou leur conjoint, ou en excitant la concupiscence de leur conjoint par leur comportement sensuel et impur, tout comme le fit cette femme dans cet exemple.

Les mots suivants décrivent le châtiment terrible de la femme et de l’homme du fait de leur concupiscence et de leur mondanité :

“Et voici qu’en même instant l’Éthiopien apparut ayant en sa main un trident , et en l’un des pieds comme trois griffes aiguës , et criant et disant : O juge , c’est maintenant mon heure . J’ai attendu, j’ai gardé le silence ; il est temps que j’agisse.
Et soudain, le Juge séant avec une milice innombrable, un homme et une femme nus m’apparurent ; et le Juge leur dit : “Dites tout ce que vous avez fait, bien que je le sache”.
Premièrement , l’homme répondit : “Nous avons ouï parler du décret et de la défense que l’Église fait de tels mariages , mais nous n’en avons pas tenu compte et l’avons méprisé”. Le Juge répondit : “Puisque vous n’avez pas voulu suivre Dieu, la justice veut que vous sentiez les peines des bourreaux”.
Et soudain l’Éthiopien enfonça son ongle dans le cœur de tous deux, et les pressa tellement qu’on aurait dit qu’ils étaient dans une presse.
Et le juge dit : “Ma fille (Brigitte), ceux-là méritent telles choses qui s’éloignent de leur Créateur pour s’approcher de la créature”.
Le Juge dit encore à tous deux : “Je vous ai donné un sac pour les remplir de mes délices. Qu’est-ce que vous m’apportez maintenant ?” La femme répondit : “O Juge , nous n’avons cherché que les délices du ventre , et nous n’emportons que la confusion misérable”. Lors le Juge dit au bourreau : “Rendez ce qui est juste”. Le bourreau, dès l’instant, enfonça son ongle dans le ventre de tous deux , et les blessa si fortement que tous les intestins furent déchirés. Et le Juge dit : “Voilà ce que méritent les violateurs et les infracteurs de mes commandements, et qui au lieu de médecine, désirent le venin”. Et il leur dit encore : “Ou est le trésor que je vous avais prêté pour le faire gagner ?”
Tous deux répondirent : “Nous l’avons foulé aux pieds, car nous avons cherché un trésor terrestre, et non un trésor éternel”. Lors le Juge dit au bourreau : “Donnez ce que vous savez et devez rendre”. Le bourreau enfonça soudain son troisième ongle dans le cœur, dans leur ventre et dans leurs pieds, de sorte qu’ils ressemblaient à un petit globe. Et l’Éthiopien dit : “Où irai-je avec eux ?” Le Juge lui dit : “Ce n’est pas à toi de monter ni de te réjouir”. Ce qu’ayant été dit, soudain l’homme et la femme disparurent, et le Juge dit derechef : “Réjouissez-vous, ma fille, de ce que vous êtes séparée de telles choses”. (Les Révélations de Sainte Brigitte, Livre 4, Chapitre 52)

 

Une autre Révélation de Notre-Seigneur Jésus-Christ confirme, de manière plus horrible, le fait que les actes sexuels non-procréatifs sont absolument haïs de Dieu. Notre-Seigneur nous dit à propos d’une femme qui utilisa ses bras de manière sensuelle, qu’à présent en Enfer “Ses bras et le reste des membres, qu’elle étendait pour embrasser avec douceur les hommes, sont comme deux serpents qui l’environnent, la rongent et le déchirent sans cesse avec désolation continuelle” :

Les Révélations de Sainte Brigitte, Livre 6, Chapitre 16 : “Dites à cette épouse assistante ce que mérite celui qui se soucie plus du monde que de Dieu, qui aime plus la créature que le Créateur, et quel supplice cette femme endure, qui, pendant qu’elle à vécu, a cherché les plaisirs de la chair”. Ce Saint répondit : “Son supplice est très cruel, car pour la superbe qu’elle a eue en tous ses membres, sa tête, ses mains, ses bras et ses pieds, sont allumés comme d’un foudre horrible. Sa poitrine est piquée comme d’une peau de hérisson, les épines duquel percent sa peau comme des épines, et l’affligent sans consolation. Ses bras et le reste des membres, qu’elle étendait pour embrasser avec douceur les hommes, sont comme deux serpents qui l’environnent, la rongent et le déchirent sans cesse avec désolation continuelle ; son ventre est misérablement tourmenté, comme si, avec une grande force, on s’efforçait d’y planter un pal. Ses cuisses et ses genoux sont comme de la glace dure et inflexible, n’ayant point de repos ni de chaleur. Ses pieds aussi, avec lesquels, elle se portait aux délices, avec lesquels elle a attiré les autres à soi, sont comme des rasoirs aigus que la taillent incessamment”.

Cet exemple à en hérisser les cheveux nous montre la misérable fin en enfer de tous ceux qui accomplissent des actes sexuels et touchés illégaux, non-procréatifs et concupiscents, comme le fit cette femme.

En effet, toutes les personnes qui pratiquent ces actes sexuels intrinsèquement honteux, contre nature ou non-procréatifs pour des raisons concupiscentes et égoïstes savent bien sûr par nature et instinct  – tout comme les satanistes le savent – qu’ils pèchent mortellement contre la Loi Naturelle gravée dans leurs cœurs Saint Augustin dans son livre Du Mariage et la Concupiscence, nous explique que la “loi de justice [la loi dans nos cœurs] nous défend d’obéir” à de telles convoitises.

“Telle est donc cette concupiscence, cette loi du péché habitant dans nos membres, et à laquelle cette loi de justice nous défend d’obéir, ainsi formulée dans le langage de l’Apôtre, « Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, de sorte que vous obéissiez à ses convoitises. Ne livrez pas vos membres au péché pour être des instruments d’iniquité » [Rom. 6, 12-13]. Or, c’est cette concupiscence qui, même après la régénération [Baptême] dans laquelle elle a été expiée, transmet le lien du péché [originel] aux enfants, jusqu’à ce qu’ils y soient eux-mêmes soustraits par la régénération [Baptême]. Disons-le toutefois, dans les chrétiens régénérés [baptisés] cette concupiscence n’est point un péché, quand la volonté se refuse à la suivre dans ses actes illicites, quand l’âme sait rester maîtresse et ne pas livrer les membres du corps.  De cette manière, si le précepte, « Vous ne convoiterez point » [Ex. 20, 17], n’est point toujours accompli, du moins, cet autre précepte trouve son application : « Ne suivez pas votre concupiscence » [Ecclésiastique 18, 30]. Si donc on donne communément à la concupiscence le nom de péché, c’est parce qu’elle est la conséquence du péché [le péché originel et la conséquence de la perte de la grâce d’Adam et d’Eve] et qu’elle porte au péché si elle est victorieuse ; Quant à la souillure qui en est la conséquence, il suffit de naître pour la contracter tout entière; mais par la grâce de Jésus-Christ et par la rémission de tous les péchés, elle est frappée d’impuissance dans tous ceux qui sont régénérés, pourvu qu’ils sachent résister à ses entraînements et à ses séductions”. (Saint Augustin, Du Mariage et de la Concupiscence, Livre 1, Chapitre 23, an 419)

 

L’apaisement licite de la concupiscence vs l’excitation peccamineuse de la concupiscence

 

Selon l’enseignement Catholique, un mari et une femme sont autorisés à apaiser leur concupiscence comme fin secondaire après l’intention première de la procréation. C’est l’enseignement magistériel proclamé par le Pape Pie XI dans son encyclique Casti Connubii. Cela signifie que les époux sont autorisés à éteindre les flammes de la concupiscence et non pas à l’enflammer de manière à pécher. Le but est d’emmener les époux aux Cieux, de glorifier Dieu, de se sanctifier, et non pas de se faire plaisir.

Pape Pie XI, Casti Connubii (# 21), 31 décembre 1930 : “LA FIN PREMIERE DU MARIAGE, C’EST LA PROCREATION DES ENFANTS ET LEUR EDUCATION… Il y à, en effet, tant dans le mariage lui-même que dans l’usage du droit conjugal, des fins secondaires — comme le sont l’aide mutuelle, l’amour réciproque à entretenir, et l’apaisement de la concupiscencequ’il n’est pas du tout interdit aux époux d’avoir en vue, POURVU QU’ELLES SOIENT SUBORDONNEES A LA FIN PREMIERE [C’EST A DIRE, LA PROCREATION DES ENFANTS] et que la nature intrinsèque de l’acte est préservée [nature intrinsèque, seul l’acte conjugal normal, naturel et procréatif est autorisé à être accompli sans qu’il n’y ait de péché par l’Église]”.

La gravité du péché lorsque la concupiscence est enflammée dépend des pensées et des intentions auxquelles un couple consent avant, pendant ou après l’acte sexuel. Néanmoins, bien que des conjoints soient autorisés à calmer leur concupiscence comme une fin secondaire qui doit suivre et être subordonnée à la fin première de la procréation des enfants, il ne sont jamais autorisés à empêcher la conception d’un enfant de quelque manière que ce soit, tant par la contraception, que par le retrait [de l’organe génital], ou par l’utilisation de la PFN (Voir Planification Familiale Naturelle ou péché de contrôle naturel des naissances), dans la mesure où cela est contraire à la fin première du mariage et de l’acte conjugal – la procréation des enfants. C’est l’enseignement infaillible et obligatoire de l’Église Catholique.

 

Maintenant, dans la mesure où de nombreux couples mariés, et spécialement ceux qui s’autoproclament Catholiques et qui devraient vivre comme des anges, enflamment leur concupiscence au maximum tant avant, pendant, qu’après l’acte procréatif tout comme le leur ont appris le monde, l’Église Vatican II et de nombreuses autres sectes “traditionalistes” malfaisantes et perverties, les théologiens malfaisants et sataniques ainsi que les laïcs hérétiques, nous devons condamner cette idée de manière plus détaillée.

Notez les mots du Pape Pie XI ci-dessus, qui disait que “l’apaisement de la concupiscence” est autorisé. Cela signifie éteindre la flamme de la concupiscence et pas l’enflammer de manière illégale ou peccamineuse. Ceux qui commettent donc des actes non nécessaires à l’apaisement de la concupiscence ou à l’achèvement de l’acte conjugal et de la procréation des enfants commettent absolument un péché, dans la mesure où ils enflamment leur chair de manière totalement peccamineuse.

L’excitation de la concupiscence ou le désir sexuel est condamné comme un péché parce que cela subordonne les fins premières ou secondaires du mariage et de l’acte conjugal (la procréation et l’éducation des enfants, et l’apaisement de la concupiscence) aux autres fins, en essayant délibérément d’éviter l’acte sexuel procréatif normal comme leur premier ou seul acte conjugal en ayant des relations sexuelles. L’excitation de la concupiscence inverse par conséquent l’ordre établi par Dieu Lui-même. C’est faire exactement ce que le Pape Pie XI avait solennellement enseigné comme étant illégal. Et ce point écrase tous les arguments élaborés par ceux qui défendent les formes contre nature, illégales et non-procréatives de préliminaires (ou même après l’acte sexuel) en-dehors des rapports conjugaux normaux, parce que tous les arguments élaborés par ceux qui défendent l’excitation de la chair se focalisent sur la concupiscence et le désir au sein du mariage lui-même, et pas sur les fins première ou secondaire des rapports conjugaux légaux (la procréation et l’éducation des enfants, et l’apaisement de la concupiscence).

Pape Pie XI, Casti Connubii (# 47), 31 décembre 1930 : “Puisque l’acte du mariage est, par sa nature même, destiné à la génération des enfants, ceux qui, en l’accomplissant, s’appliquent délibérément à lui enlever sa force et son efficacité, pèchent contre la nature et font une chose honteuse et intrinsèquement vicieuse”.

Par conséquent, tous les actes sexuels contre nature, inutiles et non-procréatifs sont intrinsèquement malfaisant et contre nature parce que l’acte conjugal est par sa nature même destiné à la génération et à la procréation des enfants. Ces personnes (mariées ou non) qui choisissent délibérément de faire des actes sexuels privés de leur force naturelle et de l’intention procréatrice “pèchent contre la nature” et commettent un acte honteux et intrinsèquement mauvais.

En réalité, ce que ces couples concupiscents font quand ils augmentent leur plaisir n’est pas l’unique apaisement de la concupiscence dont parle le Pape Pie XI, mais est en fait l’exact opposé, dans la mesure où ils excitent d’abord leur désir et leur concupiscence avant de les faire sortir. Ils sont alors par conséquent, sans aucun doute, entrain de commettre un péché mortel. Puisque si l’on considère au minimum comme étant un péché véniel pour des conjoints leur union uniquement pour des intentions concupiscentes normales tandis qu’ils accomplissent ce qui est intrinsèquement nécessaire pour arriver à la conception dans l’acte conjugal normal et naturel, que ne doivent pas être alors les actes sexuels dégénérés, contre nature, impies et inutiles que ces couples concupiscents réalisent dans le feu de leur passion honteuse? Ainsi il est absolument clair que tous les actes sexuels où le désir est excité à travers des actes sexuels oraux, anaux, ou manuels au lieu de l’éteindre de manière naturelle est contraire au bien du mariage – le Saint sacrement – et si c’est fait d’intention délibérée, c’est un péché mortel.

Saint Augustin, Contre Julien, Livre 3, Chapitre 14 : “Même la pudeur conjugale a besoin de lutter contre des désirs immodérés dans un usage en soi légitime, contre de coupables convoitises, contre les excès qui blessent la nature, et vous [Julien, le Pélagien hérétique, qui louait le désir et la concupiscence] osez dire: «La concupiscence s’exerce honnêtement dans les époux». Cet appétit est donc toujours honnête dans les époux… ?

Il eût été bien plus sage de dire que c’est par la modération dont les époux font preuve que la concupiscence conjugale reste honnête. Peut-être avez-vous craint qu’on ne jugeât mauvais ce que les époux eux-mêmes doivent enchaîner [le désir] sous le frein de la modération ?”

La vérité que les mariés “ne doivent point user de leurs droits pour leur seule satisfaction [plaisir, désir, sensualité] ; mais suivant les fins que Dieu Lui-même a prescrites, ainsi que nous l’avons dit plus haut” (Catéchisme du Concile de Trente) est une chose que le monde occidental a aujourd’hui complètement rejetée. Cependant, comme nous l’avons vu, il ne pourrait être plus clair que la Sainte Écriture nous enseigne que “Dieu prohibe ou condamne l’excès de la concupiscence”.

“Vous traitez ensuite de la concupiscence dont l’excès vous paraît répréhensible; comme si, dans l’usage modéré qui peut en être fait, on ne devait pas louer le cocher plutôt que le coursier vicieux habilement dirigé par lui. Quelle importance attachez-vous donc à tous ces passages de la Sainte Écriture, dans lesquels nous voyons clairement que Dieu prohibe ou condamne l’excès de la concupiscence ? Nous avons horreur de toutes les turpitudes qui s’accomplissent par la chair ; sachez même que cette concupiscence, à moins qu’elle ne soit enchaînée sévèrement, soulève dans les corps les plus chastes, voire même pendant le sommeil, des mouvements qui nous arrachent des plaintes”. (Saint Augustin, Contre Julien, Livre 3, Chapitre 38)

 

Le “péché véniel devient mortel si l’homme y met son affection et sa délectation avec volonté de persévérer” selon Notre-Seigneur Jésus-Christ

 

Comme nous l’avons déjà vu, l’enseignement officiel de l’Église qui condamne la déclaration selon laquelle “l’acte conjugal [normal, naturel et procréatif] effectué  pour le plaisir seul est entièrement libre de toute faute véniellenous montre que tous les actes sexuels contre nature et non-procréatifs sont des péchés mortels. Cet enseignement du Bienheureux Pape Innocent XI, néanmoins, ne dit pas que c’est seulement un péché véniel d’accomplir l’acte conjugal normal, naturel et procréatif pour le plaisir seul, mais condamne simplement l’opinion hérétique contre nature et égoïste que cet acte infâme “est entièrement libre de toute faute vénielle”. Cet enseignement du Bienheureux Pape Innocent XI ne précise pas si même “l’acte conjugal [normal, naturel et procréatif] effectué  pour le plaisir seulest un péché mortel ou véniel, et donc, il est toujours possible que cet acte puisse être un péché mortel plutôt qu’un péché véniel.

Bienheureux Pape Innocent XI,  Erreurs diverses sur les questions morales # 9, 4 mars 1679 : “L’ACTE CONJUGAL EXERCE POUR LE PLAISIR SEUL EST ENTIÈREMENT LIBRE DE TOUTE FAUTE VENELLE”.  – Déclaration condamnée par le Bienheureux Pape Innocent XI. (Denz. 1159)

Bien qu’un péché véniel ne nous sépare pas de Dieu comme le fait un péché mortel, un péché véniel peut quand même conduire une personne en Enfer, dans la mesure où cela peut la mener à commettre d’autres péchés plus graves, et, parce qu’elle ne s’inquiète pas d’arrêter ce qu’elle sait être un danger pour son âme, mais y trouve même une grande délectation, bien qu’elle sache que cela offensait Dieu. Consentir à des péchés véniels de manière intentionnelle est évidemment très mal. Nous pouvons apprendre cette vérité de Jésus-Christ Lui-même, parce que selon lui : “un péché véniel devient mortel si l’homme y met son affection et sa délectation avec volonté de persévérer”. Cette vérité choquante a été expressément révélée à Sainte Brigitte dans la Révélation suivante, dans laquelle Notre-Seigneur parle, disant :

Au reste, sachez que, comme tous les péchés sont très graves, aussi le péché véniel devient mortel si l’homme y met son affection et sa délectation avec volonté de persévérer”. (Les Révélations de Sainte Brigitte, Livre 7, Chapitre 27)

Selon cette définition faite par Notre-Seigneur Jésus-Christ, si une personne commettait un péché véniel mais ne veut pas ou ne souhaite pas continuer à commettre ce péché à l’avenir, une telle personne ne serait pas en état de damnation à cause de ce péché, même si elle réalisait qu’elle l’avait encore commis par la suite, parce que sa volonté de l’époque n’était pas de continuer à le faire.

Au contraire, si une autre personne avait la “volonté de persévérer” dans un péché véniel et ne se repentait pas avec une ferme résolution ou volonté de ne plus commettre à nouveau ce péché à l’avenir, mais souhaite continuer à le faire et ne s’en repend pas, alors il est en état de damnation.

Les mots de Notre-Seigneur sont claires comme de l’eau de roche : “un péché véniel devient mortel si l’homme y met son affection et sa délectation avec volonté de persévérer”. Donc, le péché véniel qui est accompli “avec volonté de persévérer” et “si l’homme y met son affection et sa délectation” devient mortel, et tous les péchés mortels doivent être effacés par une parfaite contrition et pénitence si l’on veut être sauvé. A moins qu’une personne ne se repente et ne se résolve fermement à changer et à arrêter de commettre le péché véniel dont il avait la “volonté de persévérer”, il sera damné. Donc ne pensez pas que vous êtes en “sécurité” juste parce que vous êtes “seulement” entrain de pécher de manière vénielle. Le fait est que vous êtes en fait en péché mortel et serez condamnés à brûler en Enfer pour toute l’éternité du fait du péché véniel si vous avez l’intention d’y persévérer ! Il est donc clair que “le moindre péché auquel on se délecte, si on ne s’amende pas, est suffisant pour la damnation éternelle”. (Jésus parlant à Sainte Brigitte, Livre 1, Chapitre 32)

Le Docteur Angélique, Saint Thomas d’Aquin, dit la chose intéressante qui suit au sujet de la manière dont un péché véniel peut devenir mortel, et à propos de la mauvaise action de choisir le péché avant de choisir d’aimer Dieu :

“Le fait que quelqu’un choisisse ce qui est contraire à la charité divine, prouve qu’il le préfère à Dieu et par conséquent qu’il l’aime plus que Dieu. Voilà pourquoi, si des péchés sont d’un tel genre qu’ils contredisent de soi la charité, c’est qu’il y a en eux quelque chose qui est aimé au-dessus de Dieu. Et ainsi, ils sont mortels par leur genre même… En revanche, la volonté du pécheur se porte quelquefois à quelque chose qui contient en soi un désordre mais n’est pas cependant contraire à l’amour de Dieu et du prochain, tel que parole oiseuse, rire superflu, etc. ; de tels péchés sont, véniels par leur genre… il est dit dans l’Ecclésiastique (19, 1) : « Celui qui méprise les petites choses, se perd peu à peu». Or celui qui pèche véniellement semble bien mépriser les petites choses. Donc peu à peu il se prépare à tomber tout à fait par le péché mortel”. (Saint Thomas – Quelle importance attachez-vous donc à tous ces passages de la Sainte Écriture, dans lesquels nous voyons clairement que Dieu prohibe ou condamne l’excès de la concupiscence Q. 88, Art. 2 & 3, Réponse à l’Objection 1/En sens contraire)

Et plus loin, il dit :

Que le péché véniel devienne mortel, cela peut s’entendre… La chose est possible lorsque l’on met sa fin dans le péché véniel, ou qu’on le rapporte à un péché mortel comme à une fin, nous l’avons dit (Article 2). [Extrait de l’article 2] … il arrive donc parfois que ce qui est un péché du genre véniel en raison de son objet devient mortel en raison de l’agent. Ou bien parce que celui-ci y met sa fin ultime, ou bien parce qu’il se dispose par là à quelque chose qui est du genre péché mortel, par exemple quand un individu tient des propos oiseux en vue de commettre l’adultère”. (Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Ia-IIae, Q. 88, Art. 4 & 2)

Un bon exemple qui démontre la différence entre un péché véniel et mortel est le péché d’alcoolisme. Par exemple, une personne qui est “un peu pompette” a commis un péché véniel, tandis qu’une personne qui est “saoule” a commis un péché mortel. Cependant, à partir du moment où la personne qui a commis le péché véniel d’être “un peu pompette” a l’intention ou est décidé à persévérer dans son péché véniel d’alcoolisme, c’est-à-dire, qu’elle n’a pas l’intention d’arrêter de commettre ce péché contre Dieu, alors ce péché véniel est devenu mortel et damnable du fait de son mépris et de son dédain délibéré  du tout bon Dieu qu’il est sciemment entrain d’offenser.

Ces faits démontrent donc que tous ces gens qui ont une “volonté de persévérer” dans la pratique de l’acte conjugal, même normal, naturel et procréatif, pour la seule recherche de plaisir sont dans un état de damnation, et qu’ils seraient condamnés à l’Enfer pour ce seul péché. Et nous sommes là juste entrain de parler de ceux qui accomplissent l’acte sexuel normal sans aucun autre acte immoral ou peccamineux. Aujourd’hui, il est bien sûr vrai de dire qu’une large partie des hommes et des femmes occidentales n’ont pas seulement une “volonté de persévérer” dans l’accomplissement de l’acte sexuel normal pour la seule recherche de plaisir jusqu’à la mort, ce qui est damnable en soi, mais que presque tous ont une “volonté de persévérer” à commettre toutes les sortes de perversions sexuelles damnables dans l’acte sexuel, comme la masturbation de soi ou du conjoint, les préliminaires, le sexe anal ou oral, et les baisers et touchés sensuels honteux sur différentes parties du corps, etc., qui sont des actes tellement honteux, détestables et diaboliques qu’ils crient vengeance au Ciel! L’Enfer Éternel et des tourments insupportables et indescriptibles seront justement et de bon droit le lot de toutes ces personnes !

Considérant les faits ci-dessus, il est donc très mal pour une personne de vivre délibérément et sciemment dans le péché véniel ou de commettre ne serait-ce qu’un seul péché véniel (même sans intention de persévérer), dans le mesure où ça a toujours été une voie grande ouverte pour commettre des péchés plus graves. De nombreuses personnes, par exemple, n’arrivent pas à voir (ou n’y pense pas) que la plupart des pécheurs mortels (comme les alcooliques et les pervers) n’ont pas commencé leur vie de cette manière. Au début, les gens sont généralement tentés par le Diable à commettre tout d’abord un péché véniel, et alors, progressivement, quand il a prise sur eux et les a trompé et conforté dans leur péché, il leur inspire facilement de commettre des péchés plus graves, comme des péchés mortels. Personne ne commence en étant un violeur ou un pédophile. C’est un processus progressif de l’évolution dans la malfaisance. Par conséquent, il est de la plus grande importance de combattre tous les péchés véniels et de faire une priorité de ne pas y consentir.

Une preuve plus claire de ce fait peut aussi être trouvée dans la révélation suivante des Révélations de Sainte Brigitte :

Le Fils de Dieu éternel parle à son épouse (Sainte Brigitte), lui disant : “Pourquoi vous troublez-vous et êtes-vous en anxiété ?” Elle répondit : “D’autant que je suis grandement assaillie d’un monde de diverses et inutiles pensées, lesquelles je ne puis chasser ; et d’ouïr parler de vos terribles jugements me trouble”.

Le Fils de Dieu répondit : “Celle-ci en est la vraie justice, que, comme vous vous plaisiez auparavant aux affections du monde contre ma volonté, de même maintenant je permets que diverses pensées vous importunent contre votre volonté. Néanmoins, craignez avec discrétion, et confiez-vous fortement en moi, votre Dieu, sachant pour certain que quand la volonté ne prend point plaisir dans les pensées de péché, mais les repousse en les détestant, elles servent à l’âme de purification et de couronne.

Or, si vous vous plaisez à faire quelque petit péché que vous connaissiez être péché, et le faites, vous confiant en l’abstinence et en la présomption de la grâce, n’en faisant point pénitence ni autre satisfaction, sachez qu’il vous dispose au péché mortel. Partant, s’il arrive en votre volonté quelque délectation de péché, quelle que ce soit, considérez soudain à quoi elle tend, et repentez-vous-en

Dieu ne hait rien tant que le péché, et l’endurcissement de ceux qui n’ont soin de le quitter et qui présument de leurs autres actions méritoires, comme si, grâce à elles, Dieu leur pardonnerai leur péché, comme s’il ne pouvait être honoré sans eux ; et partant qu’il vous permettra de faire quelque mal , puisque vous faites plusieurs biens, vu même quand vous en feriez mille pour chaque péché, vous ne sauriez compenser un des moindres maux, ni ne sauriez satisfaire à Dieu, à l’amour qu’il vous a porté et à la bonté qu’il vous a communiquée. Que si vous ne pouvez éviter les pensées, supportez-les pour le moins patiemment, et efforcez-vous d’aller volontairement contre elles, car vous ne serez pas damnée à cause d’elles, bien qu’elles entrent en votre esprit, attendu que vous ne leur pouvez défendre l’entrée, mais bien la délectation.

Craignez aussi, bien que vous n’y consentiez pas, que la superbe ne soit cause de votre chute, car tout homme qui subsiste sans tomber, subsiste en la vertu du seul Dieu. Partant, la crainte est une introduction au ciel, car plusieurs sont tombés dans les précipites et en la mort pour avoir abandonné la crainte, et ont eu honte de confesser là leurs péchés devant les hommes, où ils n’avaient eu vergogne de les commettre devant Dieu : C’est pourquoi ils ne se soucient point de demander pardon pour un petit péché.

Je dédaignerai aussi de relâcher et de pardonner leur péché, et de la sorte, les péchés étant augmentés par les actes, ce qui était rémissible par la contrition et était véniel, est aggravé par le mépris, comme vous pouvez voir en cette âme maintenant jugées.

Car après avoir commis un péché véniel et rémissible, elle l’augmentait par l’habitude, se confiant de quelques siennes bonnes œuvres, ne considérant pas que je jugeais les choses petites ; et ainsi l’âme, étant enveloppée en iceux par l’habitude qu’elle avait aux délectations déréglées, ne les a pas corrigées, ni n’a pas réprimé la volonté du péché, jusqu’à ce qu’elle a vu le jugement aux portes, et que la dernière période de sa vie s’approchait ; c’est pourquoi, la fin s’approchant, sa conscience s’embrouilla soudain misérablement, et était marrie de mourir sitôt, craignant de se séparer de ce peu de temporel qu’elle aimait, car Dieu souffre et attend l’âme jusqu’au dernier point, parce que, par aventure, elle voudrait quitter sa volonté libertine qu’elle a eu l’affection du péché.

Mais d’autant que la volonté ne se corrige point, c’est pourquoi l’âme est tourmentée sans fin. Le diable, sachant en effet qu’un chacun est jugé selon sa conscience et selon la volonté, s’efforce principalement à la fin de donner des illusions à l’âme pour d’écarter de la droite intention, ce que Dieu permet, car l’âme n’a pas voulu veiller sur elle quand elle le devait”. (Les Révélations de Sainte Brigitte de Suède, Livre 3, Chapitre 19)

Encore une fois les mots de Notre-Seigneur sont clairs comme de l’eau de roche: un péché véniel délibéré devient mortel s’il est fait avec la volonté d’y persévérer. Notre-Seigneur a aussi expliqué que même le plus petit péché sans volonté d’y persévérer “dispose au péché mortel” si la personne ne fait “point pénitence ni autre satisfaction” et si elle n’éprouve aucun regret pour son péché. Mais pourquoi? Jésus continue et l’explique aussi, disant que “les péchés étant augmentés par les actes, ce qui était rémissible par la contrition et était véniel, est aggravé par le mépris, comme vous pouvez voir en cette âme maintenant jugées”. Il procède alors à une description de cette personne attristante et condamnée qui vivait tragiquement dans le péché jusqu’à la mort :

“Car après avoir commis un péché véniel et rémissible, elle l’augmentait par l’habitude et ainsi l’âme, étant enveloppée en iceux par l’habitude qu’elle avait aux délectations déréglées, ne les a pas corrigées, ni n’a pas réprimé la volonté du péché, jusqu’à ce qu’elle a vu le jugement aux portes, et que la dernière période de sa vie s’approchait”.

Considérant tout ce que nous avons, que pense donc Dieu des couples mariés qui s’unissent dans l’acte conjugal avec désir et concupiscence peccamineuse et aussi de ceux qui travaillent à exciter leur concupiscence peccamineuse plutôt que de l’apaiser ?

Ils cherchent l’amour qui périra soudain, et aiment la chair que les vers rongeront bientôt … Or, quand les mariés entrent dans la chambre nuptiale, soudain mon Esprit se retire d’eux, et l’esprit d’impureté s’en approche, attendu qu’ils ne s’unissent que pas un mouvement de luxure, et il n’y a que luxure entre eux. … Un tel mariage ne verra jamais ma face, si les mariés ne font pénitence. Certes, il n’y a pas de péché, quelque grand qu’il soit, qui ne soit effacé par la pénitence”. (Jésus-Christ parlant à Sainte Brigitte, dans les Révélations de Sainte Brigitte, Livre 1, Chapitre 26)

Comme nous pouvons le voir, Jésus-Christ voit de tels immondes, impures époux comme décrit ci-dessus comme éternellement damnés. Par conséquent, un couple ne devrait rien faire avant, pendant ou après l’acte procréatif qui soit contre la fin première ou secondaire du mariage: l’engendrement des enfants et l’apaisement de la concupiscence.

Contrairement à la notion moderne et communément admise (même parmi ceux qui osent se nommer Catholiques et qui devraient vivre comme des anges), un mari et une femme ne sont jamais autorisés à “s’aider” de leurs mains ou de faire d’autres choses pour attiser leur désir et par ce fait se rendre “prêts” avant l’acte comme ils l’appellent et le justifie de manière honteuse et peccamineuse. Si un couple croit vraiment en Dieu il devrait prier Dieu avant de s’unir et Dieu entendrait leurs prières et les rendrait prêts sans tout autre besoin de la part du couple d’exciter leur concupiscence de manière peccamineuse. Les lubrifiants sont bien sûr acceptables et sont la voie honorable et sans pécher à emprunter si il y a un problème pour accomplir l’acte conjugal. Cependant, les lubrifiants qui augmentent le plaisir sexuel et qui sont à présent fabriqués et vendus sont bien évidemment totalement inacceptables.

Toutefois, si une femme n’est pas capable d’apaiser sa concupiscence avant que l’acte procréatif ne soit achevé, il est illégal pour elle (ou son époux) de s’aider ensuite. Si le mari et la femme s’engagent dans des activités illégales comme la masturbation, le sexe oral, ou tout autre acte malfaisant, inutile ou non-procréatif, ils commettent toujours un péché mortel. Les couples stériles et les personnes avec des défauts ou des personnes âgées remplissent toujours la fin première du mariage via les rapports conjugaux normaux en étant ouverts à la conception et désirant des enfants et en n’étant pas contre la conception si elle devait arriver. Il est interdit au mari et à la femme de se livrer à des actes sexuels inutiles, c’est-à-dire, de se masturber soi-même ou son conjoint ou de se caresser avec les mains dans des parties du corps impropres et honteuses (comme les parties génitales et la poitrine) et de cette manière augmenter la concupiscence. Pour éviter de tomber en péché mortel, de bons poux doivent apprendre à prier Dieu de soulager leur concupiscence et leur désir. (Le Très Saint Rosaire est aussi la meilleure arme à utiliser pour vaincre les tentations du Diable) Si un couple pieux veut vraiment de l’aide de Dieu, Il les aidera et dissipera d’eux la concupiscence et le désir peccamineux. Il est aussi de nombreuses fois nécessaire d’offrir à Dieu des pénitences comme le jeûne et de manger moins de nourriture délicieuse dans le but d’atteindre ce but. Ces petites pénitences combinées à des lectures spirituelles et à des prières aideront un couple à endiguer leurs inclinations peccamineuses, tant qu’ils évitent les péchés véniels et mortels.

 

Dieu ne permet presque jamais aux pécheurs d’être délivrés de leur attachement au péché à moins qu’ils ne lui offrent d’abord “pénitence [et] autre satisfaction”. Notre-Seigneur est clair comme de l’eau de roche que la pénitence est une grande nécessité pour libérer l’âme de l’esclavage du péché.

Jésus-Christ parlant à Sainte Brigitte : “Or, si vous vous plaisez à faire quelque petit péché que vous connaissiez être péché, et le faites, vous confiant en l’abstinence et en la présomption de la grâce, n’en faisant point pénitence ni autre satisfaction, sachez qu’il vous dispose au péché mortel”. (Les Révélations de Sainte Brigitte de Suède, Livre 3, Chapitre 19)

Il est aussi de la plus grande importance que le mari et la femme ne soient pas influencés par les enseignements maléfiques et démoniaques qui sont répandus dans le monde séculier – même parmi ceux qui osent s’appeler “Catholiques” ou “Catholiques traditionalistes”, ou même pire, “Prêtres” ou “Évêques”. Ces personnes perverties vous diront des choses comme, “presque rien n’est mauvais dans l’acte conjugal tant que la fin première de l’acte a été accomplie à un moment donné. Si tout ce qui arrive avant, pendant ou après, faisait partie de l’acte alors tout est licite et permis”. Cette déclaration, comme nous l’avons vu, est clairement fausse et a été complètement réfutée par l’enseignement du Pape Pie XI qui condamne tous les actes sexuels non-procréatifs, de même que l’enseignement du Bienheureux Pape Innocent XI qui condamne l’idée hérétique selon laquelle l’acte conjugal accompli pour le plaisir seul est libre de toute faute vénielle.

En réalité, tous les hommes et femmes de bonne volonté peuvent à l’évidence voir que les mots de la Sainte Écriture – qui prophétise et décrit explicitement notre époque lamentable et malfaisante où une perversion presque universelle régit toute le société – ont été directement réalisés à la lettre par ceux qui tiennent de telles positions perverties concernant l’acte conjugal.

Sachez avant tout que, dans les derniers temps, il viendra des moqueurs pleins de raillerie, vivant au gré de leurs convoitises…” (2 Pierre 3, 3)

Mais l’Esprit dit clairement que dans les temps à venir, certains abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines diaboliques; enseignées par d’hypocrites imposteurs qui ont la marque de la flétrissure dans leur propre conscience… (1 Timothée 4, 1-2)

Par conséquent quiconque accepte ou agit en suivant les enseignements de telles personnes inspirées par le diable perdront leurs âmes, dans la mesure où elles rejettent la loi naturelle que Dieu a gravé dans leurs cœurs, qui leur dit que de telles activités sont intrinsèquement mauvaises, malfaisantes, égoïstes, inutiles, et par dessus tout, honteuses.

“Car, ce qu’ils font en secret, on a honte même de le dire”. (Éphésiens 5, 12)

 

Certains plaisirs sont intrinsèquement mauvais et donc toujours interdits

 

La Loi Naturelle et les lois positives de l’Église de Dieu enseignent que certains plaisirs sont intrinsèquement mauvais. Certains péchés donnent un plaisir unique en eux-mêmes et donc sont des plaisirs intrinsèquement mauvais. C’est attesté au verset suivant :

“L’entretien des pécheurs est odieux, et leur rire porte sur les délices du péché” (Ecclésiastique 27, 13).

Par exemple, le plaisir qu’a quelqu’un en tuant un homme est intrinsèquement mauvais. Le plaisir que quelqu’un tire d’humilier et de rabaisser quelqu’un qui n’est pas intelligent ou riche ou physiquement attractif est un plaisir intrinsèquement mauvais. Le plaisir que l’on peut tirer des attroupements est un plaisir intrinsèquement mauvais :

“Ne te plais point dans les assemblées, même les plus petites, parce qu’on y commet sans cesse  le mal” (Ecclésiastique 18, 32).

L’amour de l’argent est un plaisir intrinsèquement mauvais.

“Il n’y a rien de plus injuste que celui qui aime l’argent” (Ecclésiastique 10, 10).

Le plaisir que l’on peut tirer des drogues psychotropes comme le LSD ou la marijuana est un plaisir intrinsèquement mauvais tout comme se rendre saoul. Quand j’essayais de convertir un jeune garçon, il m’a dit que la marijuana est bonne parce que Dieu l’a créée et qu’elle lui fait du bien. Je lui ai dit que Dieu a aussi crée le poison et que certains poisons ont bon goût et peuvent faire se sentir bien pour un moment mais néanmoins qu’ils tueront. Cet exemple s’applique parfaitement au plaisir sexuel parce que pour certains cela les fait se sentir bien pour un moment mais cela tue à coup sûr l’âme si ce n’est pas combattu et contrôlé.

Le Roi Salomon est un bon exemple de ce qui arrive à un homme qui ne combat pas contre les plaisirs coupables et qui se laisse dominer par eux. Aujourd’hui, triste à dire, la plupart des gens agissent précisément de la même manière que le fit le Roi Salomon, car ils ne combattent pas ou ne résistent pas aux tentations dont ils sont tentés, tant légales qu’illégales, mais les commettent sans aucune honte ou scrupule ou mauvais conscience. La tentation charnelle mena Salomon dans des péchés mortels d’immoralité qui le menèrent aux péchés mortels d’idolâtrie et d’apostasie :

Je n’ai rien refusé à mes yeux de tout ce qu’ils ont désiré, et j’ai permis à mon cœur de jouir de tous les plaisirs, et de prendre ses délices dans tout ce que j’avais préparé, et j’ai cru que mon partage était de jouir de mes travaux” (Ecclésiaste 2, 10).

En réalité, le Pape Saint Grégoire le Grand explique dans ses Pensées Morales 7, 7 que :

“Les relations immodérées avec des femmes conduisirent Salomon à l’idolâtrie. Ses relations immodérées et sa dévotion aux femmes menèrent Salomon à un tel état qu’il construisit un temple aux idoles. En effet il était tellement dépendant à la luxure et réduit à une telle infidélité qu’il n’a pas craint de construire un temple aux idoles…” (Gratien, Décret de Gratien, Cause 32, Question IV, Partie 4, C. 13)

 

La Chute et le Péché Originel d’Adam et Eve sont l’origine et la cause des convoitises de la chair et des désirs sexuels

 

D’où vient cette convoitise charnelle, ce plaisir momentané de la chair qui nous trompe et nous tente à commettre des péchés et des excès de diverses sortes? C’est venu après qu’Adam et Eve aient commis le Péché Originel – après leur péché de désobéissance contre Dieu et Sa Loi dans le jardin d’Éden.

La Sainte Bible révèle expressément que le Péché Originel et donc toutes les tentations et défauts que nous connaissons à présent tous et qui nous harcèlent sont entrés dans le monde et sont devenus le lot des enfants d’Adam (et des descendants) à cause du premier péché d’Adam, et que par ce péché la mort a suivi, passant à tous les enfants et à la postérité d’Adam pour toutes les générations à venir :

“C’est pourquoi, comme par un seul homme [Adam] le péché est entré dans ce monde, et par le péché la mort, ainsi la mort a passé dans tous les hommes, par celui en qui tous ont péché” (Romains 5, 12).

La seule chose qui nous sauve de cette mort certaine est le sang de Notre-Seigneur Jésus Christ dans le Sacrement du Baptême qui enlève la tache ou la faute du Péché Originel, mais pas ses effets. En réalité,

“Car, comme beaucoup sont devenus pécheurs par la désobéissance d’un seul homme [Adam], de même beaucoup seront rendus justes par l’obéissance d’un seul [Notre-Seigneur Jésus-Christ]” (Romains 5, 19).

La Sainte Parole de Dieu ne rend pas seulement clair le fait que la mort est entrée dans le monde à cause de la transgression ou premier péché d’Adam, mais elle rend aussi clair le fait que le péché est entré dans le monde à cause de lui – donc passant sur tous les hommes.

L’Église a bien sûr compris dès le commencement que toutes nos convoitises charnelles et nos désirs (qu’ils soient au sein ou hors du mariage), proviennent comme résultat direct et effet malfaisant du péché d’Adam et Eve, et c’est pourquoi le Magistère Papal et les Saints enseignent unanimement cette doctrine de la Foi Chrétienne.

Saint Augustin, La Cité de Dieu, Livre XIV, Chapitre 12 (426) : “… la concupiscence n’était pas encore là pour opposer à la volonté cette résistance, suite et châtiment du crime ; l’injustice qui viole le commandement est d’autant plus coupable que l’observance en était plus facile”.

Saint Jean Chrysostome, (347-407), Homélies sur la Genèse 18, 12 : “Or, Adam connut Eve, son épouse”(Gen. IV, 1). Remarquez la date précise de ce fait. Ce ne ne fut qu’après leur désobéissance et leur exil qu’Adam et Eve eurent commerce ensemble. Auparavant ils vivaient comme des anges, et ils ignoraient les plaisirs de la chair. Comment les eussent-ils connus, puisqu’ils n’étaient point assujettis aux besoins du corps? Ainsi, dans l’ordre des temps, la virginité possède la palme de la priorité ; mais lorsque la faiblesse de l’homme eut introduit la désobéissance et le péché, elle se retira, parce que la terre n’était plus digne de la posséder ; et à sa place s’établit alors la pratique des rapports sexuels”.

Saint Jérôme (347-420) : “Eve dans le paradis était une vierge… comprenez que la virginité est naturelle et que le mariage vient après la Chute”. ( Cité dans Honest to Man ; p. 120 de Margaret Knight)

Saint Jérôme, Contre Jovinien 1, 16, ( 393) : “Et en ce qui concerne Adam et Eve nous devons maintenir qu’avant la chute ils étaient vierges dans le Paradis: mais après qu’ils aient péché, et qu’ils furent chassés du Paradis, ils furent immédiatement mariés”.

Saint Jean Damascène (676-749) : “Adam et Eve furent crées sans sexe; leur péché en Éden mena aux horreurs de la reproduction sexuelle. Si seulement nos premiers géniteurs avaient obéis à Dieu, nous serions à présent entrain de procréer de manière moins peccamineuse”.

Saint Augustin, La Cité de Dieu, Livre 14, Chapitre 26 (426) : “En Éden, il aurait été possible d’engendrer sans cette concupiscence maladive. Les organes sexuels auraient été stimulés en suivant le vœu de la nature par une détermination volontaire uniquement, tout comme la volonté contrôle les autres organes. Ensuite, sans être troublé par l’aiguillon de la passion, le mari aurait pu se reposer sur la poitrine de sa femme avec une complète paix et tranquillité d’esprit et de corps, cette partie de son corps n’aurait pas été stimulée par la passion tumultueuse, mais mise en service par le libre usage du pouvoir quand la nécessité le demanderait, et la virginité de sa femme n’aurait pas souffert de l’envoi de sa semence dans son utérus. Ainsi, dans la conception, le bon plaisir de la volonté, et non l’appétit de la volupté, eût décidé l’union des sexes”.

Saint Jean Chrysostome, (347-407), Homélies sur la Genèse 15, 14 : “… cette union n’exista qu’après la chute de nos premiers parents ; jusqu’à ce moment ils vécurent dans le paradis terrestre d’une vie tout angélique, et ne connurent ni les feux de la concupiscence, ni la révolte des passions. Ils ignorèrent également les maladies, et les divers besoins du corps, car ils avaient été créés incorruptibles, et immortels.

Dieu avait à l’origine crée l’acte sexuel entre l’homme et la femme pour être un parfait acte d’amour pour Dieu à travers une dévotion mutuelle et une union de la chair sans concupiscence honteuse. L’acte n’aurait été pour la chair pas plus plaisant qu’un câlin ou une caresse, et l’enfantement ne devait pas être douloureux. L’accent mis sur la chair, tant le plaisir momentané durant l’acte que la douleur durant l’enfantement, sont les effets néfastes du péché originel d’Adam et Eve. Après qu’Adam et Eve aient commis le péché originel ils couvrirent leurs parties intimes indiquant la honte et qu’une violation non souhaitée par Dieu avait eu lieu dans ce lieu :

“Leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus; et, ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures” (Genèse 3, 7).

Cette étrange sensation que connurent Adam et Eve, ce plaisir charnel momentané, était en même temps très honteux, quelque chose qui leur était étranger, auquel ils sentaient une perte de contrôle sur leurs propres corps.

“Ainsi, il arriva que les souillures qui passèrent dans la nature de l’homme à partir du péché d’Adam, particulièrement l’infirmité de la volonté et les désirs débridés de l’âme, survivent en l’homme”. (Pape Pie XI, Divini illius magistri ; Denzinger 2212)

 

Saint Paul parle aussi et se lamente de cette loi du péché et de la concupiscence qui est inhérente à tous les humains après la chute, tout comme “les souillures qui passèrent dans la nature de l’homme à partir du péché d’Adam” qui nous tente à commettre des péchés sexuels de toute sorte :

“mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de ma raison, et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres”. (Romains 7, 23)

“Dès que l’homme eut transgressé la loi de Dieu, il sentit dans ses membres une autre loi qui se révoltait contre son esprit, et il comprit les suites fâcheuses de sa désobéissance quand il se vit justement en butte à la révolte de sa chair. Le serpent, du reste, pour mieux le séduire, lui avait promis que ses yeux s’ouvriraient [Genèse 3, 5] et qu’il connaîtrait ce qu’il lui eût été plus avantageux d’ignorer toujours. C’est alors que l’homme sentit en lui-même ce qu’il avait fait, et il put distinguer le mal d’avec le bien, non pas en restant étranger au mal, mais en le subissant dans toutes ses conséquences ”. (Saint  Augustin, Du Mariage et de la Concupiscence, Livre 1, Chapitre 6)

Après la chute, l’acte sexuel est devenu honteux et désordonné dans la mesure où la volonté de produire une descendance a eu à concourir avec la volonté de l’autosatisfaction. Ce plaisir rapide, momentané, durant l’acte sexuel a placé l’excitation de la chaire au centre de l’attention au lieu de la vraie cause, qui est l’amour de Dieu et la procréation d’un enfant. Satan promet toujours une sensation rapide alors que la mort se cache en-dessous. La Circoncision qui amène de la douleur là où un plaisir n’a jamais eu sa place est un signe extérieur que Dieu a réclamé en signe de domination sur ceux qui la porte avec foi, pour que le diable ne puisse pas les tenter avec de la luxure.

Le plaisir de l’acte conjugal devait être purement spirituel, la joie de donner naissance à un pieux enfant qui puisse être aimé et qui rende cet amour, qui serait une source de joie, de confort, et d’aide. Toute l’attention durant l’acte conjugal devait être concentrée seulement sur l’amour de Dieu et la joie de donner naissance à un pieux enfant dans sa famille et le monde.

“Ainsi, si l’homme n’avait péché, l’union aurait été comme celle des autres membres du corps et aurait été sans la ferveur et l’envie du plaisir tout comme l’est l’union des autres membres. Ainsi le membre aurait été uni au membre… tout comme une ardoise à une ardoise”. (Gratien, Décret de Gratien 32.2.2)

Depuis la chute d’Adam et Eve, cependant, le but profond, de l’amour spirituel de Dieu et de donner naissance à une âme, à un être humain, doit concourir avec le plaisir de la chair. C’est un plaisir déplacé et désordonné qui détourne du vrai but pour lequel l’acte conjugal devrait être accompli, et il est égoïste par nature, parce que la satisfaction de la chair est entrée dans un domaine auquel elle n’appartient pas. Le but de donner naissance à un enfant doit concourir avec le but de l’autosatisfaction de la chair. Les époux qui autorisent le but d’autosatisfaction (concupiscence charnelle) pour usurper le but de faire plaisir à Dieu et de donner naissance à un enfant, seront infectés par le péché d’amour-propre. Ils ne seront pas capables d’aimer vraiment Dieu, leurs enfants, ou même eux-mêmes.

“Les hommes seront … amis des voluptés plus que de Dieu” (2 Timothée 3 , 1-5).

 

La meilleure preuve que le plaisir sexuel est une punition pour le péché originel d’Adam et Eve, plutôt qu’un “don de Dieu” ou un “bienfait” comme de nombreux pervers le pensent de nos jours, est que l’acte sexuel et le désir sexuel est à la fois un plaisir intoxiquant et honteux, en plus du fait que les parties intimes ne sont plus du tout soumises à la raison. Saint Augustin dit que « l’infection du péché originel apparaît surtout dans le mouvement des organes génitaux, lesquels ne sont pas soumis à la raison ».

« Ces organes sont précisément au service de la puissance d’engendrer, et celle-ci s’exerce dans l’union des sexes, où le plaisir du toucher excite extrêmement la convoitise. Donc l’infection de la faute originelle s’attache surtout à ces trois choses : la puissance d’engendrer, l’appétit concupiscible et le sens du toucher”. (Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Ia-IIae, Q. 83, Art. 4)

En effet, la honte qui est inhérente à tous les actes sexuels est une preuve éclatante que la luxure et la concupiscence sont une maladie et un mal :

“Si les époux, quand ils se connaissent, croient devoir se cacher aux yeux mêmes de leurs enfants, n’est-ce point parce que la concupiscence se mêle toujours à leurs relations les plus légitimes ? N’est-ce pas elle qui a fait rougir nos premiers parents [Adam et Eve], de ce qui, avant le péché, se confondait pour eux dans les œuvres admirables de la création ? Ils se couvrirent de feuillage quand la honte les saisit [Genèse 3, 7] ; et la honte les saisit quand, après avoir désobéi à Dieu, ils sentirent leurs membres en révolte”. (Saint Augustin, Du Mariage et de la Concupiscence, Livre II, Chapitre 14)

En réalité, rien ne pourrait être plus évident que le fait qu’il y a une condition maladive qui concerne la concupiscence et le désir sexuel :

“Contentons-nous de répéter que cette honteuse passion qui communique sa honte à tous les membres où elle siège, n’existait pas avant le péché, dans le paradis terrestre ; ce n’est qu’après avoir désobéi à son Créateur, que l’homme a ressenti la révolte de ses membres. Quant à la génération, elle aurait pu s’opérer sans aucune rébellion des sens, comme beaucoup d’œuvres s’opèrent dans le calme complet des membres, dirigés par l’impulsion de la volonté, et complètement étrangers aux ardeurs de la passion”. (Saint Augustin, Du Mariage et de la Concupiscence, Livre II, Chapitre 26)

On peut précisément décrire le désir sexuel et la concupiscence comme un cancer et une maladie qui a commencé à croître dans le genre humain au moment où le péché est entré dans la création. En effet, on peut même comprendre ce fait par la raison seule et Saint Thomas d’Aquin confirme aussi ce fait, enseignant que :

“La délectation sensuelle est si véhémente que la raison absorbée par le plaisir ne peut plus comprendre quoi que ce soit, [comme en cas de prise de drogues]… si on ne se propose donc pas les biens du mariage, on commettra toujours un péché en accomplissant l’acte conjugal”. (Somme Théologique, Supplément, Q. 49, Art. 1, 5).

Seule une personne profondément trompée et mauvaise croirait qu’être intoxiqué est une bonne chose, ou que cet acte intrinsèquement mauvais n’a pas besoin d’être excusé du fait de sa nature intrinsèquement défaillante.

 

Pourtant de nombreuses âmes trompées et pleines de concupiscence qui vivent de nos jours se sont dupées elles-mêmes, et les autres, en croyant que la convoitise sexuelle au sein du mariage est une chose bonne et louable, au lieu de quelque chose de dangereux et d’anormal – dangereux dans la mesure où cela nous tente à commettre des péchés de la chair – anormal dans la mesure où c’est un résultat malfaisant du péché originel. Ces personnes disent que l’un des buts du mariage est qu’ainsi elles puissent avoir des relations sexuelles dans le but d’exciter leur concupiscence charnelle et que les relations conjugales sont un signe du vrai amour entre l’homme et la femme (comme si rester chaste était un signe de ne pas s’aimer l’un l’autre) et que les conjoints sont autorisés à prendre autant de plaisir sexuel qu’ils le peuvent quand ils ont des relations conjugales tant qu’ils n’entravent pas la conception. Ils vont même jusqu’à dire qu’exciter la chair par les préliminaires, la masturbation ou les caresses avec les mains dans des parties impropres du corps est conforme à la volonté de Dieu. Ils pensent que le plaisir sexuel ou que la concupiscence est un don de Dieu dans le but de les satisfaire, alors qu’en fait c’est un résultat néfaste de la chute. Les relations conjugales, néanmoins, sont à utiliser pour l’amour, l’honneur et la gloire de Dieu en donnant naissance à de pieux enfants.

Donc,

“L’homme, bel ouvrage de Dieu, naît de et avec cette concupiscence, mais pas sans le mal que l’acte de génération contracte et que la grâce régénératrice soigne”. (Saint Augustin, Contre Julien, 3.21.46)

 

La sexualité n’a jamais été prévue par Dieu pour satisfaire ou conforter la concupiscence du genre humain dans la mesure où Il voulait que les conjoints accomplissent l’acte seulement avec l’intention d’élever de pieux enfants pour l’amour et l’honneur de Son saint nom, et les tentations sexuelles et la concupiscence sexuelle n’existait pas avant la chute d’Adam et Eve. Après la chute cependant, et du fait de la faiblesse et fragilité de la chair, les conjoints n’ont pas l’interdiction de considérer les fins secondaires du mariage (comme l’apaisement de la concupiscence) “pourvu qu’elles soient subordonnées à la fin première [C’EST-À-DIRE, LA PROCRÉATION DES ENFANTS] et que la nature intrinsèque de l’acte soit préservéemais seulement en vu de prévenir quelque chose de pire.

Saint Jérôme l’explique bien: “Donc cela doit être mauvais de toucher un femme. Si l’indulgence (=être indulgent, tolérance) est néanmoins garantie à l’acte conjugal, c’est seulement pour éviter quelque chose de pire. Mais quelle valeur peut être reconnue dans un bien qui est seulement autorisé en vu de prévenir quelque chose de pire ?”

La Sainte Bible elle-même ne pourrait être plus clair sur le fait que Dieu veut que nous accomplissions l’acte conjugal “pour le seul désir d’une postérité” et l’engendrement des enfants :

Et maintenant, Seigneur, vous savez, vous, que ce n’est point pour cause de passion que je prends ma sœur pour épouse, mais par le seul désir d’une postérité [enfants] dans laquelle soit béni votre nom dans les siècles des siècles” (La Sainte Bible, Tobie 8, 9)

L’enseignement de l’Église est tout aussi clair sur ce point, enseignant que : l’acte du mariage est, par sa nature même, destiné à la génération des enfants” (Pape Pie XI, Casti Connubii, #47) et que c’est pourquoi la fin ou but secondaire de l’apaisement de la concupiscence doit toujours être subordonné à la fin première de la procréation.

“Quant aux justes, ce qu’ils cherchent dans le mariage, ce n’est point l’agitation des sens, mais la propagation des enfants ; cette agitation, du reste, n’existe aujourd’hui que par suite de la corruption de nature, et eût été inconnue dans une nature innocente et saine”. (Saint Augustin, Du Mariage et de la Concupiscence, Livre II, Chapitre 25)

 

Dans Les Révélations de Sainte Brigitte de Suède, Notre-Seigneur Jésus-Christ a révélé à la sainte la manière dont Il avait prévu l’accomplissement de l’acte conjugal par de bons et pieux conjoints avant la chute.

Le Fils de Dieu parle : “Mais vous, maintenant, ô mon épouse! pour l’amour de laquelle se font toutes ces choses, vous pouvez considérer et demander quels enfants seraient nés d’eux, s’ils n’avaient pas péché.

Je vous dis qu’ils seraient nés de la divine charité et de la mutuelle dilection d’Adam et d’Ève, et de leurs descendants qui se seraient unis ; le sang, dans le corps de la femme, serait devenu fécond par l’amour sans aucune sale volupté, et de la sorte la femme se serait rendue plus fructueuse. Ensuite, l’enfant étant conçu sans péché, sans aucun plaisir immonde, j’aurais versé de ma Divinité une âme en lui, et la femme l’aurait ainsi porté et enfanté sans douleur. L’enfant aurait été, dès sa naissance, parfait comme Adam. L’homme a méprisé cet honneur, quand il a obéi au démon, et a désiré plus d’honneur que je ne lui en avais donné.

Or, la rébellion étant faite, mon ange vint à eux. Ils eurent honte de leur nudité, et soudain ils sentirent la concupiscence de la chair et endurèrent la faim et la soif. Alors ils ne me possédèrent plus, car quand ils me possédaient, ils ne ressentaient ni faim, ni soif, ni délectation sensuelle, ni honte, mais moi seul, j’étais tout leur bien, toute leur douceur et tout leur plaisir et le diable se réjouissait de leur perte malheureuse et de leur funeste ruine.

Moi, ému de pitié sur eux, je ne les ai point laissés, mais je leur ai découvert une triple miséricorde ; car ils étaient nus, je les ai vêtus, et la terre leur a donné du pain. Pour la luxure que le démon avait excitée en eux par l’accroissement de la rébellion, ma Divinité leur a donné pour leur semence des âmes ; et tout ce que le diable leur suggérait de mal, je le changeai heureusement en bien. Je leur ai montré ensuite la manière de bien vivre et de m’honorer, et leur ai permis de se marier et d’engendrer ; car avant que je leur eusse indiqué et permis le mariage, saisis de crainte et d’effroi, ils n’osaient pas se marier.
De même, après qu’Abel eut été tué, Adam et Ève l’ayant pleuré longtemps et s’étant abstenus de l’usage du mariage, ému de compassion envers eux, je les ai consolés. Et alors, ayant connu ma volonté, ils commencèrent de nouveau d’engendrer des enfants, de la postérité desquels moi, leur Créateur, je leur promis de naître, selon les desseins éternels de la Divinité.

Mais la malice des enfants d’Adam croissant de plus en plus, je manifestai aux pécheurs les rigueurs épouvantables de ma justice, et aux élus, les trésors infinis de ma miséricorde. En effet, étant apaisés, je les ai sauvés de la perdition et je les ai exaltés, parce qu’ils gardaient mes commandements et croyaient à mes promesses”. (Les Révélations de Sainte Brigitte, Livre 1, Chapitre 26)

Ici nous voyons Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même déclarant qu’avant la chute, l’acte sexuel aurait toujours été accompli, par “la divine charité et de la mutuelle dilection” mais  sans aucune sale volupté et  sans péché, sans aucun plaisir immonde”, réfutant donc directement ceux qui osent proclamer que les convoitises et désirs sexuels sont donnés à l’homme comme un bon don de Dieu.

“Si le péché n’était point survenu, la génération se serait faite également par l’union des époux; mais cette union n’aurait connu ni honte ni confusion. Au lieu de cette honteuse concupiscence de la chair, les membres seraient restés dans une tranquille et parfaite obéissance. J’en conclus la bonté intrinsèque du mariage, comme principe légitime de la naissance de l’homme ; j’en conclus également la bonté intrinsèque du fruit du mariage, car ce fruit n’est autre que l’homme lui-même. Mais ce qui est un mal, c’est le péché avec lequel tout homme prend naissance. Dieu sans doute a été et est toujours le créateur de l’homme, mais le péché est entré dans le monde par un seul homme, et la mort par le péché; et c’est ainsi que la mort est passée dans tous les hommes, par celui en qui tous ont péché [Romains 5, 12]”. (Saint Augustin, Du Mariage et de la Concupiscence, Livre II, Chapitre 37)

Saint Paul avertit ceux qui se marieraient en opposition à ceux qui resteraient vierges que les conjoints “auront les tribulations de la chair” :

Cependant, si tu prends une femme, tu ne pèches pas ; et si une vierge se marie, elle ne pèche pas. Toutefois ces personnes auront les tribulations de la chair. Pour moi, je vous pardonne” (1 Corinthiens 7, 28).

Il est certain que Saint Paul ne se réfère pas au désir de procréer comme étant une tribulation de la chair. En conséquence, il ne peut se référer qu’à une seule chose —le plaisir sexuel. En effet, le plaisir sexuel est une tribulation de la chair qui doit donc être combattue en pensée et en acte ou le Diable réussira en tentant un époux de tomber en péché mortel d’impureté soit avec son conjoint, soit tout seul ou bien avec quelqu’un d’autre que son conjoint. Il n’y a pas de terrain neutre avec le plaisir sexuel – ou bien on cherche à en jouir et ainsi on l’enflamme par des préliminaires et d’autres viles pratiques ou alors on cherche à l’éteindre et ainsi éteindre le feu de la concupiscence.

 

Dans ce contexte, Halitgar, un évêque du neuvième siècle qui était connu comme L’Apôtre des Danois, déclara que :

“Dieu n’a pas créé les hommes et les femmes pour qu’ils puissent jouir du désir charnel ou vivre dans les délices de la chair”, ajoutant que : “s’il n’y avait pas eu de transgression au commandement de Dieu [dans le jardin d’Éden par Adam et Eve], personne n’aurait connu le plaisir charnel dans les rapports conjugaux”.

En parfait accord avec 2000 ans de tradition de l’Église, L’Apôtre des Danois a résumé son enseignement sur le Péché Originel de la manière suivante :

“Le plaisir charnel est une impureté du corps qui provient d’une concupiscence incontrôlée et de la faiblesse de l’âme qui s’adonne au péché de la chair”. (Halitgar, De Vitiis et Virtutibus et de Ordine Poenitentiarum Libri Quinque)

 

Saint Thomas d’Aquin dans son grand travail de La Somme Théologique s’accorde aussi sur le fait que “l’infection du péché originel apparaît surtout dans le mouvement des organes génitaux, lesquels ne sont pas soumis à la raison.” Il enseigna aussi que le manque de contrôle rationnel de l’homme sur son excitation et son orgasme est le résultat de “l’infection du péché originel”. Bien que tous les aspects de l’âme humaine sont vu comme “corrompus par le péché originel,” selon Saint Thomas, les trois aspects relatifs à la sensibilité sexuelle humaine ont été le plus profondément infectés, à savoir, “ la puissance d’engendrer, l’appétit concupiscible et le sens du toucher”. Le sens du toucher était “la plus puissante motivation à la concupiscence”.

Donc, Saint Thomas a lié l’attouchement physique des corps, avec les effets du péché originel. Le Docteur Angélique conclue que :

“Quiconque, par conséquent, use de la copulation pour le plaisir qui y réside, sans en référer l’intention à la fin prévue par la nature, agit contre la nature”. (cf. Somme Théologique, Supplément, Q. 49, Art. 5 ; In Sententiarum, 4.33.1.3)

En réalité, tous nos sens ont été souillés par le péché originel après la chute – même nos pensées. Donc, les personnes qui se laissent attacher aux plaisirs et aux sensations de diverses sortes ne seront jamais capables d’avancer très loin dans leur vie spirituelle, et dans leur quête de Dieu, dans la mesure où ils seront toujours entraînés vers les choses terrestres, charnelles et périssables. Nous lisons dans le livre de la Genèse comment Dieu maudit la terre à cause de la transgression d’Adam et Eve :

Genèse 3, 16-19 : “À la femme Il [Dieu] dit :  » je multiplierai tes souffrances, et spécialement celles de ta grossesse ; tu enfanteras des fils dans la douleur; ton désir se portera vers ton mari, et il dominera sur toi. Il dit à l’homme :  » Parce que tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras pas, le sol est maudit à cause de toi. C’est par un travail pénible que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie ; il te produira des épines et des chardons, et tu mangeras l’herbe des champs. C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes à la terre, parce que c’est d’elle que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras en poussière”.

Il y a, c’est triste à dire, trop de choses à énumérer qui proviennent directement du péché originel d’Adam et Eve. La mort, les blessures, la douleur physique et émotionnelle, la douleur de l’enfantement, la fatigue, la faim et la soif, et les désirs et convoitises charnelles n’existaient pas avant la chute de l’humanité dans la mort et le péché, mais ce n’est pas tout, la nature obéissait aussi complètement à la volonté des hommes. Donc, tout était parfait dans la nature, et la matière et les animaux étaient entièrement soumis à la volonté de l’homme. En réalité, si Adam et Eve s’était abstenu du péché, nous serions tous nés et aurions tous vécus une vie de rêve en comparaison de l’état misérable que nous endurons tous maintenant.

“Le mariage a été tout d’abord institué au Paradis pour que la chambre nuptiale puisse être embellie et le mariage honorable, et ainsi que la conception soit sans luxure et l’enfantement sans douleur [cf. Gen. 3, 16]”. (Gratien, Canons sur le Mariage du Décret de Gratien, C. 32, Q. 2, P. 2)

Mais,

“ce qui était sorti bon des mains de Dieu, le démon l’a souillé en jetant l’homme dans les séductions du péché. C’est ainsi que le libre arbitre de nos deux premiers parents a jeté le mal dans le genre humain tout entier. Cette déchéance générale de notre race s’impose de toute part à vos sens dans sa triste réalité… Que vous soyez porté sur le flot de tous les bonheurs humains, j’y consens, mais je n’en affirme pas moins qu’aucun de vos jours n’est exempt de cette guerre intestine… alors voyez les enfants, quels maux ne souffrent-ils pas ? et s’ils grandissent, n’est-ce pas au sein de toutes les vanités, de tous les tourments, de toutes les erreurs et de toutes les craintes ? Les voici à l’âge adulte et capables de servir Dieu ; aussitôt l’erreur les assiège pour les tromper ; le travail ou la douleur pour les briser ; la passion pour les dévorer ; le chagrin pour les accabler ; l’orgueil pour les exalter. Comment dépeindre en quelques traits les maux de toute sorte dont se compose le joug douloureux qui pèse sur les enfants d’Adam? … Mais alors il faut chercher la cause de ces maux que nous souffrons, ou bien dans l’injustice, ou bien dans l’impuissance de Dieu, ou bien dans le châtiment d’un premier et antique péché. Or, Dieu n’est ni injuste, ni impuissant; dès lors, malgré votre obstination, vous êtes contraint d’avouer que la solidarité de la faute originelle est la seule explication possible de ce joug si lourd qui pèse sur les enfants d’Adam depuis le sein de leur mère jusqu’au jour de leur sépulture”. (Saint Augustin, Contre Julien, 4.16.83)

Après la chute de l’homme et sa rébellion et désobéissance à Dieu, toute la nature – pas seulement les animaux, mais aussi le corps humain – a commencé à se rebeller contre la volonté de l’homme en conséquence de ce premier péché, le corps par conséquent n’a plus été subordonné à la volonté humaine comme avant la chute. Ainsi la nature a commencé à se rebeller et à agir contre l’homme et à le blesser, et le corps a commencé à tenter l’homme et à désobéir à sa volonté, spécialement dans les parties intimes « Que la concupiscence charnelle et le plaisir ne soient pas soumis à la maîtrise et à la modération de la raison, est du à la punition pour le premier péché, en effet, la raison rebelle à Dieu a mérité d’éprouver la rébellion de sa chair », comme le dit Saint Augustin (La Cité de Dieu XIII, 13).

« De la convoitise de la chair, fille du péché, mais qui n’est pas imputée à péché aux régénérés, l’enfant naît soumis au péché originel ». (Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, IIa-IIæ, Q. 153, Art. 2, Réponse à l’Objection 2)

“C’est donc de cette désobéissance de la chair qu’ont été frappés nos premiers parents en punition de leur propre révolte, c’est d’elle aussi que nous héritons par voie de naissance et d’origine. S’ils ont rougi de leurs membres, tandis qu’auparavant ils pouvaient s’en glorifier, n’est-ce point parce que la concupiscence, jusque-là docile et soumise, leur fit ressentir des mouvements désordonnés ?” (Saint Augustin, Du Mariage et de la Concupiscence, Livre II, Chapitre 59)

 

Dans Les Révélations de Sainte Brigitte, Livre 5, aussi appelé Le Livre des Questions, et dans l’Interrogation 5, Le Christ Lui-même révèle à Sainte Brigitte dans une révélation surnaturelle que la seule raison pour laquelle la nature et les animaux sont capables de nous blesser est parce que nous consentons au péché. En fait, Le Christ nous dit que “L’infirmité afflige le corps, afin que l’homme prenne garde de conserver en soi, par le châtiment et la retenue de la chair, la modération spirituelle, et la patience, qui est assaillie souvent à raison du vive de l’incontinence et de la superfluité”, nous montrant ainsi très clairement combien le péché de luxure est spécialement actif en ce qui concerne les différentes maladies que nous subissons aujourd’hui.

“Le même religieux apparut, disant : O Juge, pourquoi avez-vous créé les vermisseaux qui peuvent nuire et ne rien profiter ?

Le Juge répondit : “Mon ami, Dieu, Juge, a créé le ciel, la terre, et tout ce qui est compris en leur enceinte, mais il n’a rien créé sans quelque sujet, sans quelque esprit, sans quelque rapport ; car comme les âmes des saints sont semblables aux anges qui sont, en la vie, dans les bonheurs et les félicités, de même les âmes des injustes sont semblables aux démons qui sont ensevelis et plongés dans la mort éternelle. Mais d’autant que vous m’avez demandé pourquoi j’ai créé les vermisseaux, je vous réponds que je les ai créés pour manifester aux hommes les effets de ma sagesse et les pouvoirs de ma bonté, car bien qu’ils puissent nuire, ils ne nuisent pas pourtant, si ce n’est par ma permission et le péché des hommes, l’exigeant de la sorte, afin que l’homme qui méprise de soumettre à Dieu, son souverain supérieur, gémisse de voir qu’il faut être affligé par de petits vermisseaux, et afin que l’homme sache que , sans moi, il n’est rien, et que des choses irraisonnables me servent , et que toutes choses s’arrêtent à mon commandement”.

Question 2 : Pourquoi avez-vous créé les bêtes farouches qui nuisent aussi aux hommes ?

Toutes les choses que j’ai créées, non seulement étaient bonnes, mais étaient grandement bonnes, et sont créées, ou pour l’utilité de l’homme, ou pour la probation, ou pour les commodités des autres créatures, et afin que l’homme servît d’autant plus humblement son Dieu, qui excelle par-dessus tous en félicité. Néanmoins, les bêtes nuisent aux choses temporelles à double sujet : le premier , pour la correction et pour la connaissance de nos malheurs, afin que, par les afflictions, les méchants entendent et comprennent qu’il faut obéir à Dieu, leur souverain supérieur ; le deuxième : elles nuisent aussi aux bons, pour les purifier et les avancer au comble des vertus ; et d’autant que l’homme, en péchant, s’est élevé contre moi, son Dieu, c’est pourquoi toutes se sont élevées contre lui.

Question 3 : Pourquoi permettez-vous que le corps pâtisse ?

L’infirmité afflige le corps, afin que l’homme prenne garde de conserver en soi, par le châtiment et la retenue de la chair, la modération spirituelle, et la patience, qui est assaillie souvent à raison du vive de l’incontinence et de la superfluité…

Question 5 : Pourquoi le corps de l’homme est-il affligé au dernier point de sa vie ?

Le corps souffre de la peine en la mort. Certainement, il est juste que l’homme soit puni par les mêmes choses dont il m’a offensé ; et d’autant que, par sa délectation désordonnée, il m’a offensé, il mérite d’être puni par l’amertume et peine ordonnées, de sorte que celui qui commence ici la mort criminelle, elle lui durera sans fin, et ceux qui meurent en grâce sans une entière purification, se purifieront dans les feux du purgatoire pour passer et commencer une joie éternelle. (Les Révélations de Sainte Brigitte, Livre 5, Interrogation 5)

 

L’Apocalypse de Moïse et La Vie d’Adam et d’Eve (VAE) consacrent aussi une place considérable aux conséquences de la chute. Le jugement de Dieu sur la première transgression humaine a profondément affecté tant l’humanité que le reste de la création. La désobéissance d’Adam et Eve a eu pour conséquence le péché comme part de l’expérience de toute l’humanité (VAE 44.3). Toute la race humaine est sous la colère de Dieu (Apoc. Moïs. 14.2 ; VAE 49.3 ; 50.2) et subira le jugement de Dieu et la destruction (VAE 49.3; 50.2 ; Apoc. Moïs. 14.2). Il y a deux jugements : (1) Le jugement par l’eau qui se réfère sans aucun doute au déluge. (2) Un jugement par le “feu”, qui se réfère à la fin du monde ou au feu éternel de l’enfer pour les impies et les non-repentants.

Bien que le jugement dernier soit attendu, les livres soulignent les changements que la chute a amenés dans la vie de ce monde. Quand Adam et Eve ont péché, ils ont perdu leur gloire originelle et ont été séparés de la gloire de Dieu (Apoc. Moïs. 20.2 ; 21.6). Tout le monde a perdu l’immortalité (Apoc. Moïs. 28.3) et la mort est devenue certaine (VAE 26.2 ; Apoc. Moïs. 14.2). La vie est à présent pleine de souffrances, de labeur, d’inimitiés, de querelles, de maladies, de douleurs, de souffrances et d’autres maux (VAE 44.2-4 ; Apoc. Moïs. 24.2-3 ; 25.1-4 ; 28.3). A cause de la chute, la vie humaine est marquée par le travail futile et l’échec : « nos descendants travailleront, sans être satisfait, mais échouant » (VAE 44.3 ; cf. Apoc. Moïs. 24.3). L’Humanité est bannie du paradis, avec tous ses plaisirs et ses conforts (Apoc. Moïs. 27–29).

Il y a plusieurs aspects physiques issus de la malédiction de Dieu sur la race humaine est réponse à la chute : (1) la mort, (2) la maladie et la douleur du corps, et (3) les douleurs de l’enfantement. Cela affecta non seulement Adam et Eve, mais aussi leurs descendants (VAE 34.2 ; 44.2 [=Apoc. Moïs. 14.2] ; 49.3 ; 50.2).

A cause de la transgression d’Adam et Eve,  non seulement Adam et Eve mais aussi tous leurs descendants meurent (VAE 26.2 ; Apoc. Moïs. 14.2 ; 28.3). Les êtres humains ne seraient pas morts si Adam et Eve n’avaient pas désobéis à Dieu.

Le livre décrit aussi comment la transgression d’Adam et Eve a introduit la maladie et les douleurs du corps. Il y a « soixante-dix plaies » sur le corps (VAE 34.2 [=Apoc. Moïs. 8.2]).

Soixante-dix est probablement un nombre symbolique indiquant que les maux affectent tout le corps. Le péché conduit à l’affliction du corps tout entier, « du sommet de la tête et des yeux et des oreilles jusqu’aux ongles des pieds et dans chaque membre en particulier » (VAE 34.2). C’est une figure de style dans laquelle les membres extrêmes du corps sont mentionnés pour indiquer le corps tout entier. Avant la chute il n’y avait aucune maladie (VAE 34.2). Lorsque Adam est sur son lit de mort, Seth demande, « Qu’est-ce que la douleur et la maladie ? » (Apoc. Moïs. 5.5. [=VAE 30.4] ; VAE 31.5). L’interrogation de Seth suggère que la malédiction de la maladie a été retardée jusqu’à la mort d’Adam, dans la mesure où la maladie était encore inconnue aux enfants d’Adam en ce temps. Romains 5, 12 dit à cet égard : “C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans ce monde, et par le péché la mort, ainsi la mort a passé dans tous les hommes, par celui en qui tous ont péché”. La malédiction physique due à la chute a aussi introduit la douleur dans l’enfantement (Apoc. Moïs. 25.1-3). Ce changement important dans le fonctionnement du monde physique est basé sur Genèse 3, 16.

La Nature a aussi souffert du fait de la désobéissance d’Adam et Eve. Immédiatement après qu’Eve ait mangé le fruit défendu, les plantes proches dans le paradis perdirent leurs feuilles, sauf le figuier (Apoc. Moïs. 20.4). Cela suggère un lien entre l’humanité et le monde de la nature de sorte que quand les êtres humains pèchent, la nature en subit les conséquences. Au contraire, quand Dieu est entré au paradis pour juger les humains originels, les plantes fleurirent et prospérèrent (Apoc. Moïs. 22.3). La gloire et la vertu divine de Dieu ont soigné la nature, mais l’impiété humaine dévaste la nature.

En effet, nous voyons que ce fait est aussi vrai après la chute dans la mesure où l’homme vécu environ 900 ans avant le déluge, et qu’après ce jugement, l’espérance de vie humaine a changée drastiquement, sans aucun doute comme conséquence directe des péchés des hommes. Les actions de l’homme sont donc directement facteurs et causes de la venue de la destruction ou de la guérison de Dieu, et cela nous montre le besoin intrinsèque de tous les hommes de se conformer à la Loi de Dieu.

La chute amena un profond changement dans la vie des plantes. La malédiction de la terre (Apoc. Moïs. 24.1-3), qui est basée sur Genèse 3, 17-19, implique différents aspects.

Premièrement, la Terre devra nécessiter un dur labeur pour les cultures (v. 2-3).  Deuxièmement, la terre ne sera jamais aussi productive qu’elle ne l’était avant la chute (v. 2, ‘elle ne donnera pas ses forces’). Troisièmement, les herbes, les chardons et les épines pousseront abondamment et facilement, mais ces plantes ne seront d’aucune valeur pour se nourrir et rendront la culture agricole plus difficile (v. 2). Après qu’Adam et Eve aient été expulsés du paradis, ils n’eurent plus accès aux nombreuses plantes qui poussaient dans le paradis (VAE 2.2 ; 4.1). Donc les hommes en furent réduits à manger la même nourriture que les animaux (VAE 4.1). Les seules plantes particulières qu’Adam et Eve purent prendre du paradis furent certaines épices aromatiques (VAE 42.4 ; Apoc. Moïs. 29.3-6).

La chute amena aussi des changements au monde animal. Le serpent fut maudit du fait qu’il se laissa utilisé comme un vase pour le diable (Apoc. Moïs. 26.1-4). Le serpent subit des changements fondamentaux dans sa nature physique: Il fut forcé à ramper sur son ventre. Bien que les autres animaux ne subirent pas des changements physiques aussi radicaux, leur comportement changea profondément après la chute. Avant la chute, les animaux étaient assujettis à l’humanité, dans la mesure où l’image de Dieu est dans les hommes (Apoc. Moïs. 10.3). Quand Adam et Eve désobéirent à Dieu, la nature des animaux fut changée et ils commencèrent à se rebeller contre les hommes (Apoc. Moïs. 11.3 ; 24.4). Les animaux prirent un peu de la nature rebelle qui est passée dans tous les descendants d’Adam et Eve.

La révolte des animaux est illustrée par l’attaque d’un animal sauvage qui mord Seth (Apoc. Moïs. 10–12). Dans l’Apoc. Mos., l’attaque est une conséquence du changement fondamental des animaux due à la chute (Apoc. Moïs. 11.2-3 ; cf. 10.2). L’espèce d’animal sauvage n’est pas précisée, dans la mesure où cela représente ce changement de nature radical de tous les animaux. Dans VAE, cependant, l’animal est identifié comme étant un serpent (VAE 37.1 ; 44.1), l’animal que le diable posséda. Pourtant, même dans le passage où l’animal sauvage attaque Seth, la bête obéit à Seth quand il lui commande de se taire et de s’en aller (Apoc. Moïs. 12.1-2). Donc bien que la nature ait été corrompue par la chute, les dégâts ne sont pas étendus de la même manière qu’ils le seront pour les générations futures. Cela suggère encore une fois un lien entre l’humanité et le monde de la nature de sorte que plus les êtres humains pèchent, plus la nature souffre et plus elle se rebelle.

 

C’est en effet une parfaite justice que l’homme, qui refuse d’obéir à Dieu, doive travailler sous la servitude des passions, désirs et créatures inférieurs qui se rebellent contre lui – tout comme l’homme se révolte et s’est révolté contre Dieu – de sorte qu’à travers l’humilité et la connaissance de notre propre inutilité, péché, faiblesse, infirmité et insignifiance, nous puissions encore être capables d’approcher humblement Notre-Seigneur et Dieu “avec l’assistance de la grâce, la pénitence, la résistance et l’effort moral”.

Pape Pie XI, Mit brennender Sorge #25, 14 mars, 1937 : “‘Le Péché Originel’ est la faute héréditaire mais impersonnelle des descendants d’Adam, qui ont péché en lui (Rom. 5, 12). C’est la perte de la grâce, et par conséquent de la vie éternelle, accompagnée d’une inclination au mal, que chacun doit, avec l’assistance de la grâce, la pénitence, la résistance et l’effort moral, réprimer et surmonter”.

Une description ou définition appropriée de l’état actuel de l’existence de l’humanité qui décrit le mieux notre état serait de dire que nous vivons en exil. En réalité, nous exilés de la présence de Notre-Seigneur et de l’Arbre de Vie à cause du péché de nos premiers parents. Très peu de personnes comprennent cette grande vérité qui dit que nous vivons en exil et que nous subissons l’immense châtiment de l’exclusion de la présence de Notre-Seigneur. La conséquence directe de ce manque de connaissance et de compréhension de l’état de notre misérable existence, contribue sans aucun doute énormément à la quantité et à la gravité des péchés que les gens commettent. La principale raison derrière cela est qu’une personne qui sait ou réalise qu’elle est dans un état de châtiment, ou vie sous une malédiction, agira presque toujours plus prudemment et tempérament pour ne pas plus irriter son Seigneur.

Si les gens ouvraient seulement leurs yeux et voyaient dans quelle misérable condition l’homme a été dégradé à travers le péché originel, et que nous sommes tous sous la plus misérable peine, de nombreuses personnes seraient sans aucun doute sauvées. L’Apôtre Saint Paul décrit à juste titre cet exil et ce châtiment, disant :

“mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de ma raison, et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres” et “Malheureux homme que je suis! Qui me délivrera de ce corps de mort ? La grâce de Dieu, par Jésus-Christ Notre-Seigneur” (Romains 7, 24-25).

Quand nous réalisons les faits actuels et notre situation avilie, la crainte de Dieu est sans aucun doute augmentée, ce qui est le commencement du salut selon la Sainte Écriture :

“La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse” (Psaumes 111, 10).

«Si l’homme n’eût pas péché, jamais cette honteuse concupiscence, effrontément louée par ces novateurs téméraires, n’aurait existé; d’un autre côté, lors même que le péché n’aurait pas été commis, le mariage aurait existé… Avant le péché, ce n’était point un corps de mort que l’on voyait dans le paradis terrestre, mais un corps de vie, participant largement à la véritable vie qui y régnait, et pouvant créer des enfants, sans aucune des atteintes ode cette concupiscence charnelle qui préside aujourd’hui à la propagation de ce corps de mort. Pour mieux établir le contraste entre cette misère humaine et l’efficacité de la grâce divine, l’Apôtre avait dit un peu plus haut : « Je vois dans nos membres une autre loi qui répugne à la loi de mon esprit et qui me captive sous la loi du péché qui est dans mes membres ». C’est alors qu’il s’écrie : « Malheureux homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? La grâce de Dieu par Jésus-Christ Notre-Seigneur [Romains 7, 24].

«Or, dans le corps tel qu’il existait avant le péché, on ne trouvait assurément pas dans les membres cette autre loi qui répugne à la loi de notre esprit. Libre à nous, sans doute, de lui refuser le concours de notre volonté, de notre consentement, de nos membres eux-mêmes ; mais toujours est-il que cette loi existe en nous et qu’elle sollicite notre esprit, malgré la résistance qu’il lui oppose. Ce conflit en lui-même n’est pas une cause de damnation, puisque l’iniquité n’est pas commise ; mais il est toujours un malheur, puisqu’il rend toute paix impossible ». (Saint Augustin, Du Mariage et de la Concupiscence, Livre II, Chapitre 6)

 

En fait, le pouvoir du péché originel sur l’humanité est tel que le Pape Eugène IV au Concile de Florence a déclaré infailliblement que tous les enfants naissent sous “la domination du Diable” à travers le péché originel, et que la seule manière de les sauver de ce lamentable état de servitude face à notre ennemi éternel, le Diable, est de leur administrer le sacrement du Baptême, “par lequel ils sont arrachés à la domination du diable [péché originel] et sont adoptés comme enfants de Dieu” (Denzinger 712).

Mais il y a encore une autre vérité très importante à se rappeler. Dès que nous souhaitons parler d’éducation, Notre nature humaine, la nature de chaque homme qui vient au monde depuis le péché originel (sauf Notre-Seigneur Jésus-Christ et la Bienheureuse Vierge Marie) n’est plus une nature intacte ou équilibrée qui est soumise à Dieu. Cette nature humaine que tous les êtres humains ont hérités d’Adam, est une nature blessée, corrompue, déchue, “dont la volonté n’est plus tournée vers Dieu, mais tournée vers elle-même, et par conséquent égoïste ; une nature dont les tendances et les passions ne sont plus adaptées à la raison, mais sont charnelles et obscures, imprégnées par l’égoïsme de la volonté”.

Saint Thomas d’Aquin écrit à ce propos :

“Or, cette justice originelle a été soustraite, comme nous l’avons dit, par le péché du premier père. Et c’est pourquoi toutes les facultés de l’âme demeurent en quelque manière dépouillées de leur ordre propre, qui les porte naturellement à la vertu. Et ce dépouillement est appelé une blessure infligée à la nature. Mais il y a dans l’âme quatre puissances qui peuvent être, comme nous l’avons dit, le sujet des vertus : la raison où réside la prudence, la volonté où réside la justice, l’irascible où se trouve la force, le concupiscible où se trouve la tempérance”.

Saint Thomas ajoute :

« Donc, en tant que la raison est dépouillée de son adaptation au vrai, il y a blessure d’ignorance ; en tant que la volonté est dépouillée de son adaptation au bien, il y a blessure de malice ; en tant que l’irascible est dépouillé de son adaptation à ce qui est ardu, il y a blessure de faiblesse ; en tant que le concupiscible est dépouillé de son adaptation à des plaisirs modérés par la raison, il y a blessure de convoitise. – Ce sont donc bien là les quatre blessures infligées à toute la nature humaine par le péché du premier père. Mais, parce que l’inclination au bien de la vertu est diminuée en chaque homme par le péché actuel, d’après ce que nous avons dit, ces quatre blessures sont en outre consécutives aux autres péchés. C’est-à-dire que par le péché, la raison se trouve hébétée, surtout en matière d’action, et la volonté endurcie à l’égard du bien, cependant que s’accroît la difficulté de bien agir et que la convoitise s’enflamme davantage ». (Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Ia-IIae, Q. 85, Art. 3)

Bien que nous soyons tous nés sous la domination du Diable à travers le péché originel, cette nature “blessée” que nous avons tous hérités d’Adam n’est rien de moins que rachetée par le Christ à travers le Sacrement du Baptême. Donc depuis le péché originel, ne fait pas qu’élever, elle guérit. Nous sommes rachetés en Jésus-Christ, soignés par ses plaies, et appelés à la sainteté par notre conformité au Christ crucifié, offert en sacrifice. Pour résumer, la grâce fait participer notre nature humaine à la Nature Divine, et élève donc; et depuis que notre nature humaine est blessée, elle nous guérit également.

2 Pierre 1, 3-10 : “Puisque Sa divine puissance [de Notre-Seigneur Jésus-Christ] nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, et qu’il nous a donné les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption de la concupiscence qui existe dans le monde, vous aussi, vous apportez tous vos soins pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété ; à la piété l’amour de vos frères, à l’amour de vos frères la charité. Car si ces choses sont en vous, et qu’elles y croissent, elles ne vous laisseront ni stériles ni infructueux dans la connaissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; car celui en qui elles ne sont point est aveugle et marche à tâtons, ayant oublié la purification des ses anciens péchés. C’est pourquoi, mes frères, appliquez-vous davantage à affermir par les bonnes œuvres votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne pécherez jamais”.

 

Depuis que la nature humaine est blessée en chaque homme et femme ainsi que dans tous nos enfants, l’éducation doit servir à soigner, à rectifier, et à purifier les tendances de notre nature déchue, avec la grâce de Jésus-Christ, avec une autorité qui ose commander, et avec l’usage de punition quand ils refusent d’obéir. Aujourd’hui, il y a bien trop de parents qui, en vivant une vie athée et égoïste, refusent de comprendre la faiblesse innée de notre nature humaine, et la malice inhérente au désir sexuel ou concupiscence, de même que son danger inhérent et potentiel de nous tenter à commettre des actes malfaisants, “La grande erreur, ici, est de ne pas vouloir admettre la fragilité native de la nature humaine, de faire abstraction de cette autre loi, dont parle l’Apôtre, qui lutte contre la loi de l’esprit [Rom. 7, 23]”. (Pape Pie XI, Divini illius magistri ; Denzinger 2214)

Le Baptême nous lave du péché originel, mais laisse intact en nous les effets du péché originel, qui sont les quatre plaies de l’ignorance, la malice, la faiblesse, et la convoitise ou concupiscence. La grâce que le baptême nous donne nous fait vraiment enfants de Dieu en Jésus-Christ, et par Jésus-Christ, dans la mesure où sa grâce nous conforme au Christ par Sa Passion et mort, et par conséquent, cela demande de mourir à nous-mêmes et à notre propre volonté sur la croix pour que nous puissions ainsi apprendre à “vivre selon l’Esprit” plutôt que “vivre selon la chair” (Romains 8, 5).

Saint Paul nous dit :

“Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Car nous avons été ensevelis avec lui par le baptême pour mourir… sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit détruit, et que désormais nous ne soyons plus esclaves du péché”.

Ces mots sont très forts : “afin que le corps du péché soit détruit, et que désormais nous ne soyons plus esclaves du péché” (Romains 6, 2-6).

Et aussi : “Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut, où le Christ demeure assis à la droite de Dieu ; affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles de la terre : car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu” (Colossiens 3, 1-3).

Cette mort donc parle Saint Paul dans un grand nombre de ses Épîtres, n’est rien de moins que la plus que nécessaire mortification Chrétienne, la mise à mort de nos mauvaises tendances, de notre orgueil, de notre égoïsme, de notre paresse, et surtout, de notre sensualité. Cette mort n’est rien d’autre que la renonciation quotidienne que Notre-Seigneur demande à tous ceux qui veulent être sauvés : “Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive” (Matthieu 16, 24). Qu’il renonce à lui-même chaque jour, depuis le berceau, la petite enfance, jusqu’à la tombe.

La vie de Saint Philippe Néri, Apôtre de Rome, 1534 : « Depuis que le péché a si fatalement troublé notre nature il y a un sombre et profond mystère dans le plaisir, tout comme dans la douleur… Seul Jésus, qui a éclairci le mystère de la douleur et l’a sanctifié, a amené sa lumière sur le mystère du plaisir et l’a purifié. Il nous a appris que le plaisir n’est plus depuis la Chute lié à la vertu, mais que la compagne ordinaire de la vertu est la souffrance, et qu’ainsi bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice, bienheureux les doux (Matthieu 5, 4, 10). Et donc il s’ensuit que nous devrions approcher du plaisir avec retenu et prévoyance – si ce n’est, avec crainte et tremblement ; car de nombreux plaisirs sont mauvais et impies, et ceux qui sont sauf sûrs sont nobles, spirituels, et restreins [c’est-à-dire, ces seuls plaisirs qui sont sûrs, ne sont ni sensuels ni charnels] ; ceux qui sont, en bref, reliés à des biens spirituels, accompagnés par la charité et sont des croissances de la charité”. (Extrait de « St Philippe Néri », par Alfonso Cardinal Capecelatro, traduit par Thomas Pope, Burns, Oates, & Washbourne, Londres, 1926, pp. 36-37)

A suivre