Préliminaires, masturbation, stimulation orale et anale intrinsèquement mauvais et contre la loi naturelle

Sommaire

  • Les préliminaires sont intrinsèquement mauvais
  • La stimulation orale et anale est un péché contre la loi naturelle
  • La masturbation n’est pas rendue licite par le mariage ou l’acte conjugal
  • L’apaisement légitime de la concupiscence contre l’embrasement de la concupiscence

 

Les préliminaires sont intrinsèquement mauvais

L’Église catholique enseigne que les préliminaires entre les conjoints sont intrinsèquement mauvais car toute activité sexuelle qui n’est pas pour la fin primaire du Mariage  – qui est la procréation – est intrinsèquement mauvaise et un péché mortel.

Les fins secondaires du mariage doivent infailliblement toujours être subordonnés à la fin première du mariage :

Pape Pie XI, Casti Connubii (n° 17), 31 déc. 1930 (Magistère) : « La fin principale du mariage est la procréation et l’éducation des enfants».

Pape Pie XI, Casti Connubii (n° 59), 31 déc. 1930 : «Pour les liens du mariage, ainsi que dans l’utilisation du droit matrimonial il y a aussi des fins secondaires, telles que l’entraide, la culture de l’amour mutuel et l’apaisement de la concupiscence que le mari et la femme ne sont pas interdits de considérer tant qu’ils sont subordonnés à la fin première et aussi longtemps que la nature intrinsèque de l’acte est préservée « .

Tobie 6, 16-17, 22 ; 8, 9 : «Et maintenant, Seigneur, vous savez que ce n’était pas pour la luxure charnelle que je prends ma sœur pour femme, mais seulement pour l’amour de la postérité [les enfants], dans laquelle votre nom est béni pour les siècles des siècles».

Saint Augustin, dans son traité «sur les biens du mariage», précise la loi morale de l’usage du mariage.

Saint Augustin, sur les biens du mariage, article 11 : «… ni être modifié dans l’usage qui est contre nature, sur laquelle l’Apôtre ne pouvait pas se taire, quand il parle des corruptions excessives des hommes impurs et impies …. en changeant l’usage naturel en celui qui est contre nature, ce qui est plus condamnable quand il est fait dans le cas du mari ou de la femme ».

L’expression «l’usage qui est contre nature » se réfère à des actes contre nature, tels que oral, anal, ou manuel (masturbation). Saint Augustin condamne de tels actes sans équivoque. Il affirme même que ces actes sexuels contre nature sont plus condamnables (péchés mortels aggravés) dans le mariage. Dieu est encore plus offensé par un péché mortel d’impureté dans le sacrement du mariage, puisque ce crime n’est pas seulement contre la loi naturelle, mais aussi contre un Sacrement.

Gratien, loi sur le mariage médiéval : «En outre, Jérôme, [dans Ephésiens 5, 25] c. 14. La procréation des enfants dans le mariage est louable, mais la sensualité d’une prostituée est condamnable dans une épouse. Donc, comme nous l’avons dit, l’acte est reconnu dans le mariage pour le bien des enfants. Mais la sensualité qui se trouve dans les baisers d’une prostituée est condamnable dans une épouse».

Saint Augustin, sur les biens du mariage, article 12 : «Car, alors que l’usage naturel, quand il ne dépasse pas le cadre du mariage, c’est-à-dire au-delà de la nécessité d’engendrement, est admissible dans le cas d’une épouse, est condamnable dans le cas d’une prostituée ; celui qui est contre nature est exécrable lorsqu’il est effectué dans le cas d’une prostituée, mais plus exécrable dans le cas d’une épouse…. Mais, quand l’homme utilise le membre de l’épouse qui n’est pas autorisé à cette fin, l’épouse est plus honteuse, si elle souffre qu’il prenne place dans son propre cas que dans le cas d’une autre femme».

Dans ce passage, Saint Augustin compare d’abord les relations sexuelles naturelles et normales dans le mariage avec les désirs impurs pour les mêmes actes sexuels naturels en dehors du mariage. Il enseigne que d’avoir des relations sexuelles naturelles et normales au sein du mariage, après l’avoir fait pour satisfaire un désir quelque peu impur, est pardonnable, c’est un péché véniel, mais que les relations sexuelles naturelles en dehors du mariage sont condamnables, ce qui signifie un péché mortel. Puis Saint Augustin se penche ensuite sur «celui qui est contre nature», ce sont des actes contre nature qu’il condamne «exécrables» (tout à fait détestables, abominables, odieux), parmi les pires des péchés mortels d’impureté. Il enseigne également que les actes contre nature dans le mariage sont encore pires, les qualifiant « d’autant plus exécrables» que les mêmes actes sexuels contre nature en dehors du mariage. C’est parce que le péché est contre nature et contre le sacrement. Les actes contre nature ne deviennent pas licites dans le mariage, mais sont encore plus coupables dans le mariage parce qu’ils violent à la fois la nature et le Sacrement.

La fin première du Mariage, la procréation, ne se trouve pas dans les préliminaires, puisque les préliminaires en eux-mêmes ne peuvent pas procréer, donc c’est un péché.

Révélations de sainte Brigitte, Livre 1, chapitre 26 : «Ils cherchent une chaleur et une convoitise sexuelle qui va périr et à aimer la chair qui sera mangée par les vers. … Lorsque le couple est au lit, mon esprit les laisse immédiatement et l’esprit d’impureté s’approche plutôt parce qu’ils viennent ensemble seulement pour le bien de la luxure et non pas discuter ou penser à autre chose avec l’autre … Ce couple ne verra jamais mon visage à moins qu’ils ne se repentent».

A suivre