Magistère ordinaire vs faux Magistère des hérétiques

Dieu réclame et exige l’obéissance à la foi – dans le Sauveur à venir avant la loi nouvelle, encore plus après la loi nouvelle, et spécialement en ces derniers temps où l’obéissance à la foi est insultée.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 3, ch. 3, 1870, ex cathedra : « … nous sommes tenus de présenter par la foi à Dieu qui se révèle la soumission plénière de notre intelligence et de notre volonté. … l’acte de foi est une œuvre salutaire, par laquelle l’homme offre à Dieu lui-même sa libre obéissance en acquiesçant et en coopérant à la grâce à laquelle il pouvait résister ». (Décrets 807)

Pape St Pie X, Ad diem illum laetissimum, 2 fév. 1904 : «… c’est une perversité commune aux ennemis de la foide répudiertout respect et toute obéissance à l’égard de l’autorité de l’Église l’obligation qu’il [le dogme] impose de reconnaître à l’Église un pouvoir, devant lequel non seulement la volonté ait à plier, mais encore l’esprit».

St Luc 18, 8 : «Quand le Fils de l’homme viendra, pensez-vous qu’il trouve de la foi sur la terre ?». 

En ces temps de la fin, le Christ et Son Église sont insultés par la plupart. À cause du brouillard spirituel actuel, causé par toutes les hérésies répandues partout en ces temps de la grande apostasie et de la fin des temps, beaucoup ne comprennent pas ou comprennent mal ce qu’est le Magistère ordinaire, et d’autres ne veulent pas comprendre. Espérons que cette page ôtera le voile de brouillard spirituel actuel et de ténèbres, et que ceux qui liront ce qui suit se soumettront au Magistère de l’Église. Pour les autres qui, devant l’enseignement de l’Église, s’obstinent à ne pas vouloir se soumettre au Magistère et continuent à se fabriquer leur propre Magistère ordinaire, ce sont d’odieux hérétiques blasphémateurs de la sainteté de l’Église et insulteurs du Christ, excommuniés automatiquement de l’Église catholique et du salut, en état de damnation et sur le chemin de l’enfer éternel avec tous les antichrists.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 3, ch. 3, 1870, ex cathedra : « … la condition de ceux qui ont adhéré à la vérité catholique grâce au don céleste de la foi n’est en rien semblable à ceux qui, guidés par des opinions humaines, suivent une fausse religion ; … ceux qui ont reçu la foi sous le Magistère de l’Église ne peuvent jamais avoir un juste motif de changer ou de remettre en question cette foi [canon 6]». (Décrets 808)

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «… le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9, 6 janv. 1928 (Magistère) : «un bon nombre d’entre eux nient que l’Église … doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer une seule et même doctrine sous un seul magistère et un seul gouvernementcette unité ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance des chrétiens [catholiques]».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps [excommuniés de fait] ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Le Magistère est l’autorité enseignante de l’Église. Tout enseignement d’autorité universel et constant de l’Église en matière de foi et de morale est le Magistère. Le Magistère est infaillible. Dieu est infaillible et Il a constitué Sa sainte Église la gardienne du dépôt de la foi et lui a pour cela donné part à Son autorité infaillible d’enseignement à travers Pierre et ses successeurs (vrais papes).

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 3, ch. 3, 1870, ex cathedra : « … pour que nous puissions satisfaire au devoir d’embrasser la vraie foi et de persévérer constamment en elle, Dieu, par son Fils unique, a institué l’Église et l’a pourvue de marques évidentes de son institution afin qu’elle puisse être reconnue par tous comme la gardienne et la maîtresse de la parole révélée». (Décrets 807)

  Les Clefs de St Pierre et sa foi indéfectible

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 4ème sess. ch. 4, 1870 ex cathedra : «… car la religion catholique a toujours été gardée sans tache auprès du Siège apostolique et la doctrine catholique toujours professée dans sa sainteté».

Le Magistère est exempt d’erreur

 

Le Magistère ordinaire est l’enseignement faisant partie de la Révélation, et/ou condamné contraire à la révélation. RÉPÉTONS-LE : MAGISTÈRE ORDINAIRE = ENSEIGNEMENT FAISANT PARTIE DE LA RÉVÉLATION.

Tout catholique doit croire tout ce que l’Église catholique enseigne comme divinement révélé par son Magistère ordinaire et universel.

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Le magistère est la révélation divine écrite (Écritures interprétées par l’Église) ou transmise par Tradition orale (non-écrite ) enseignée par l’autorité enseignante de la sainte Église catholique apostolique. Le Magistère ordinaire est constitué des vérités de foi ou vérité révélées ou faisant partie de la révélation ou enseignement universel et constant de l’Église ; Le Magistère ordinaire ne peut absolument pas contredire le Magistère extraordinaire ou solennel (ex cathedra), donc, tous ceux qui continuent obstinément à croire en un faux magistère ordinaire, malgré que leur est présenté le Magistère, contredisent le Magistère et donc les dogmes, et par conséquent sont hérétiques. Point final.

Le consentement unanime des pères de l’Église fait partie du Magistère ordinaire et non l’inverse comme dans le faux magistère ordinaire hérétique où c’est le consentement unanime qui fait faussement le Magistère ordinaire, bien où c’est l’enseignement « commun » des théologiens qui fait faussement le magistère ordinaire, ou bien où les évêques en collège et en communion avec le pape sont faussement infaillibles, etc.

Le Magistère ordinaire est l’enseignement que l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé, c’est-à-dire qui fait partie de la révélation ou qui est condamné comme contraire à la Révélation.

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «si donc il y a un point évidemment révélé par dieu et que nous refusions de le croire, nous ne croyons absolument rien de la foi divine. ...le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi».

C’est le Magistère ordinaire de l’Église quand les papes reprennent un enseignement dogmatique, ou l’enseignement constant et universel de l’Église, ou disent par exemple que « l’Église a toujours enseigné… » ou « c’est une vérité révélée » ou « c’est l’unanimité des pères », ou « contraire à la révélation », etc.

Exemples d’enseignements du Magistère ordinaire :

Le Pape Pélage II ci-dessous enseigne, en 585, par le Magistère ordinaire, la même vérité de foi que le concile de Florence en 1441 par le Magistère extraordinaire ou solennel :

Pape Pélage II, Lettre Dilectionis vestrae, 585 : « Ils ne peuvent pas demeurer avec Dieu, ceux qui n’ont pas voulu vivre de façon unanime dans l’Église de Dieu ; et même s’ils brûlent dans les flammes, s’ils exposent leur vie au bûcher et aux bêtes, ils n’obtiendront pas la couronne de la foi, mais le châtiment de leur mauvaise foi, ni la gloire finale, mais la mort du désespoir. Un tel homme peut être mis à mort, il ne peut recevoir la couronne… ». (Ench. Symb. Denz. n° 469)

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino», s. 11, 4 fév. 1441, ex cathedra : «… personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique». (Ench. Symb. Denz. n° 1351)

Le Pape Innocent III enseigne la même vérité de foi que le dogme Hors de l’Église pas de salut :

Pape Innocent III, Lettre Eius exemplo à l’archevêque de Tarragone, Profession de foi prescrite aux Vaudois, 18 déc. 1208 : «Nous croyons de notre cœur et confessons de notre bouche une seule Église, non celle des hérétiques, mais la sainte Église romaine, catholique, apostolique, en dehors de laquelle nous croyons que personne n’est sauvé».

Autres exemples :

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 aout 1832 : «L’Apôtre nous en avertit : « Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême » (Ad Ephes. IV, 5) ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au port du salut ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : « qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ » (Lc XI, 23) ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent, « ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération » (Symb. S. Athanas.)». [Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, Décrets 550-551]

Pape Grégoire XVI, 27 mai 1832 : « Enfin, certains de ces égarés tentent de se persuader à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle ». [Concile de Florence Décrets 578]

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [de droit divin – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient [*] pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine». [* Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, Décret. 571]

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église  quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique».

Pape st Pie X, Ad diem illum laetissimum, 2 fév. 1904, pour le cinquantenaire de la définition dogmatique de l’Immaculée Conception : « … c’est une perversité commune aux ennemis de la foi, surtout à notre époque, de répudier, et de proclamer qu’il les faut répudier, tout respect et toute obéissance à l’égard de l’autorité de l’Église, voire même de tout pouvoir humain, dans la pensée qu’il leur sera plus facile ensuite de venir à bout de la foi. C’est ici l’origine de l’anarchisme, doctrine la plus nuisible et la plus pernicieuse qui soit à toute espèce d’ordre, naturel et surnaturel. Or, une telle peste, également fatale à la société et au nom chrétien, trouve sa ruine dans le dogme de l’Immaculée Conception de Marie, par l’obligation qu’il impose de reconnaître à l’Église un pouvoir, devant lequel non seulement la volonté ait à plier, mais encore l’esprit. Car c’est par l’effet d’une soumission de ce genre que le peuple chrétien adresse cette louange à la Vierge : « Vous êtes toute belle, ô Marie, et la tache originelle n’est point en vous » (Grad. Miss. In festo Imm. Concept.). Et par là se trouve justifié une fois de plus ce que l’Église affirme d’elle, que, seule, elle a exterminé les hérésies dans le monde entier».

Ci-dessus, le pape saint Pie X reprend l’enseignement de l’Église condamnant l’anarchisme et les ennemis de la foi contre l’obéissance à l’autorité de l’Église, et l’obligation de la volonté et de l’intelligence de l’homme de plier devant le pouvoir de l’Église exterminant seule les hérésies, en plus de rappeler le dogme de l’Immaculé Conception : c’est le magistère ordinaire.

Le Pape Pie XII enseigne les mêmes constantes vérités de foi enseignées par l’Église universelle au Concile de Florence, Cantate Domino, 4 févr. 1442 (Décrets 575-576), au concile de Trente, ou au concile vatican I (1870), ou que le pape Pie IX ex cathedra, etc. :

1er exemple :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi,  29-30, 29 juin 1943 : «Et tout d’abord, par la mort de notre Rédempteur, le Nouveau Testament a pris la place de l’ancienne loi qui avait été abolie … sur le gibet de sa mort, Jésus a fait l’annulation de la loi avec ses décrets [Eph. 2, 15] … instituant le Nouveau Testament dans son sang versé pour l’humanité tout entière. « À tel point, alors, dit saint Léon le Grand, en parlant de la croix de notre Seigneur, qu’il était opéré un transfert de la Loi à l’Évangile, de la Synagogue à l’Église, de nombreux sacrifices pour une victime, à quand notre Seigneur a expiré, ce voile mystique qui fermait la partie la plus interne du temple et son secret sacré se déchira violemment de haut en bas ». Sur la croix, l’ancienne loi est morte, qui sera bientôt enterrée et sera porteuse de mort …».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 4 févr. 1442 ex cathedra : «Elle [La sainte Église] croit fermement, professe et enseigne que les prescriptions légales de l’Ancien Testament qui se divisent en cérémonies, saints sacrifices, sacrements, parce qu’ils avaient été institués pour signifier quelque chose de futur, bien qu’en ce temps-là, ils aient été adaptés au culte divin, une fois venu notre Seigneur Jésus Christ qui était signifié par eux, ont pris fin et qu’ont commencé les sacrements du Nouveau Testament. Quiconque encore après la Passion met son espoir dans les prescriptions légales et se soumet à elles en les croyant nécessaires au salut, comme si la foi dans le Christ ne pouvait sauver sans elles, a péché mortellement. Elle ne nie pas cependant que, depuis la Passion du Christ jusqu’à la promulgation de l’Évangile, elles ont pu être respectées du moins dans la mesure où on les croyait si peu que ce fût nécessaires au salut. Mais, après la promulgation de l’Évangile, l’Église affirme qu’elles ne peuvent être respectées sans l’anéantissement du salut éternel. Donc elle dénonce comme étrangers à la foi du Christ tous ceux qui depuis ce temps-là observent la circoncision, le sabbat et les autres prescriptions légales, et affirme qu’ils ne peuvent pas du tout avoir part au salut éternel, sauf si un jour ils reviennent de ces erreurs. Donc à tous ceux qui se glorifient du nom de chrétiens, elle prescrit de manière absolue qu’à n’importe quel moment soit avant soit après le baptême il faut renoncer à la circoncision, que l’on place en elle ou non son espoir, elle ne peut être respectée sans anéantissement du salut éternel». (Décrets 575-576)

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625)  : «  Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance [peine] … les constitutions et les décisions de cette sorte que Nous prenons maintenant concernent … la discipline ecclésiastique [Discipline universelle de l’Église]. … Si quelqu’un y contrevient par une audace téméraire, qu’il encoure par le fait même une peine d’excommunication déjà portée [automatique]. Que personne donc… Si quelqu’un cependant…».

Pape Benoît XIV, Ex Quo Primum, n° 59 et 61, 1er mars 1756 (Magistère) : « Ils ne tentent pas cependant d’observer les préceptes de l’ancienne loi qui, comme tous le savent, ont été révoqués par la venue du Christ. …La première considération est que les cérémonies de la loi mosaïque ont été abrogées par la venue du Christ et qu’elles ne peuvent plus être observées sans péché après la promulgation de l’Évangile ».

2ème exemple :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943: «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous [chrétiens, c-à-d catholiques, seuls les vrais catholiques sont chrétiens]…». (Éphésiens 4, 5-6 dans Satis cognitum de Léon XIII ; dans Mystici corporis de Pie XII)

Pape Clément V, concile de Vienne, 3ème session, Constitution « Fidei catholicae », 6 mai 1312 (c. Firmiter, § 1, De Summa Trinitate), ex cathedra (Denz 481 903) : «[L’effet du baptême]. Pour cette raison, tous doivent fidèlement confesser qu’un unique baptême régénère tous ceux qui sont baptisés dans le Christ comme il n’y a qu’un seul Dieu et une seule foi [Ep 4, 5], et que, célébré dans l’eau au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Nous croyons qu’il est un remède parfait pour le salut aussi bien pour les adultes que pour les enfants».

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 nov. 1551 ex cathedra : «… puisque l’Église n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Église par la porte du baptême, « Qu’ai-je à faire en effet, dit l’Apôtre, de juger ceux du dehors ? » [1 Co 5, 12]. Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi [Ga 6,10] que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême [1 Co 12,12-13].

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, «nous ne pouvons pas», comme dit la Vérité, «entrer dans le royaume des cieux» [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Pie IV, Concile de Trente, «Iniunctum nobis», 13 nov. 1564, ex cathedra : « Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement… ». (Ench. Symb.Denz. 1000 1870)

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter Studio, n° 5, 27 mai 1832  : «Vous savez avec quelle ardeur Nos prédécesseurs ont enseigné cet article de foi…, à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut …».

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Sess. 2, Profession de Foi, 1870, ex cathedra : « Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement… ». (Décrets 803)

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3ème sess. ch. 3, 1870, ex cathedra : «Parce que « sans la foi il est impossible de plaire à Dieu » [He 11, 6] et d’arriver à partager la condition de ses fils, personne jamais ne se trouve justifié sans elle, et personne, à moins qu’il n’ait « persévéré en elle jusqu’à la fin » [Matt. 10, 22 ; 24, 13] n’obtiendra la vie éternelle. Mais pour que nous puissions satisfaire au devoir d’embrasser la vraie foi et de persévérer constamment en elle, Dieu, par son Fils unique, a institué l’Église et l’a pourvue … la gardienne et la maîtresse de la parole révélée. … la condition de ceux qui ont adhéré à la vérité catholique grâce au don céleste de la foi n’est en rien semblable à ceux qui, guidés par des opinions humaines, suivent une fausse religion ; … ceux qui ont reçu cette foi sous le Magistère de l’Église ne peuvent jamais avoir un juste motif de changer ou de remettre en question cette foi [canon 6]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «… le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir en dehors de la communion catholique, et étranger à l’Églisecelui qui s’éloignera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

3ème exemple : 

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « …celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17)».

Pape Eugène IV, Concile de Florence , «Cantate Domino», 1441 ex cathedra (Magistère solennel) : « tous ceux qui pensent des choses opposés et [ou] contraires, la sainte Église romaine les condamne, les réprouve, les anathématise et les déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la [Foi] nie est hérétique ; celui qui la [discipline] reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

Pape Pie IX, Syllabus des erreurs condamnées, n° 22 (1864) : «L’obligation qui concerne les maîtres et les écrivains catholiques, se borne aux choses qui ont été définies par le jugement infaillible de l’Église, comme des dogmes de foi qui doivent être crus par tous (Pape Pie IX, Lettre apostolique Tuas libenter à l’archevêque de Munich-Frisingue, 21 déc. 1863)». – condamné

L’erreur condamnée n°22 ci-dessus dans le syllabus du pape Pie IX enseigne infailliblement (Magistère ordinaire) que les membres de l’Église ne sont pas obligatoirement tenus uniquement par les dogmes ni même aussi par le Magistère ordinaire seulement, mais même aussi aux enseignements mêmes non-infaillibles qui ne sont pas en désaccord avec le Magistère.

Ce qu’est le vrai Magistère ordinaire :

Du livre Hors de l’Église catholique il n’y a absolument pas de salut, Chapitre 4

En plus des proclamations des papes faites depuis la Chaire de Pierre — les ex cathedra — un
catholique doit aussi croire ce qui est enseigné comme divinement révélé par l’Église catholique
dans son Magistère Ordinaire et Universel (Magistère = autorité enseignante de l’Église).

Pape Pie IX, Vatican I, Srss. 3, ch. 3, ex cathedra : « Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel ». [22]

L’enseignement du Magistère Ordinaire et Universel se compose des doctrines que les papes,
dans leur enseignement commun et universel, proposent de croire comme divinement révélées.
Par exemple, dans leur enseignement commun et universel, près de dix papes ont dénoncé le
concept hérétique de la liberté de conscience et de culte comme contraire à la révélation. Un
ca-tholique ne peut pas rejeter cet enseignement. Bien sûr, l’enseignement du Magistère
Ordinaire et Universel ne peut jamais contredire l’enseignement de la Chaire de Pierre (les
définitions dog-matiques), puisque les deux sont infaillibles. Donc, le Magistère Ordinaire et
Universel n’a pas vraiment besoin d’être pris en compte en ce qui concerne Hors de l’Église pas
de salut, parce que ce dogme a été défini depuis la Chaire de Pierre et que rien dans le
Magistère Ordinaire et Uni-versel ne peut contredire la Chaire de Pierre. Donc, faites
attention à ces hérétiques qui tentent de trouver des moyens pour nier l’enseignement
dogmatique de l’Église sur Hors de l’Église pas de salut, en disant que des déclarations
faillibles et non-magistérielles contredisant ce dogme font partie du « Magistère ordinaire et
universel ; » alors que non. C’est un stratagème malicieux employé par les hérétiques.

Mais, comme vous allez le voir, les citations suivantes de nombreux papes sont des réaffirmations du dogme Hors de l’Église pas de salut. Ces enseignements des papes font partie du Magistère Ordinaire et Universel — et sont par conséquent infaillibles — car ils réitèrent l’enseignement universel de la Chaire de saint Pierre sur le dogme catholique Hors de l’Église pas de salut.

Pape St Grégoire le Grand, Cit. Summo iugiter studio, 590-604 : «La sainte
Église universelle enseigne qu’il n’est pas possible d’adorer vraiment Dieu sauf en
elle, et affirme que tous ceux qui sont en dehors d’elle ne seront pas sauvés».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 déc. 1208 : «Nous croyons de notre cœur et
confessons de notre bouche une seule Église, non celle des hérétiques, mais la sainte
Église romaine, catholique, apostolique, en dehors de laquelle nous croyons que personne n’est sauvé».

Pape Clément VI, Super quibusdam, 20 sep. 1351 : «Nous demandons si vous
croyez, toi et les Arméniens qui t’obéissent, qu’aucun homme dans la condition de
pè-lerin ne peut être sauvé à la fin en dehors de cette Église et l’obéissance aux
pontifes romains».

Pape St. Pie V, Bulle excommuniant la reine hérétique Elizabeth d’Angleterre, 25 fév.
1570 : «La souveraine juridiction de l’Église catholique, une, sainte et apostolique,
en dehors de laquelle il n’y a pas de salut, a été conférée par Lui [Jésus Christ], à
Qui est donné tout pouvoir au ciel et sur terre, le Roi qui règne en haut, à une seule
personne sur terre, à Pierre, prince des Apôtres… Si quelqu’un venait à contrevenir
à Notre décret, Nous le lions au même lien d’anathème».

Pape Léon XII, Ubi primum, 5 mai 1824 : «Il est impossible au Dieu véritable
— la Vérité même, le meilleur, le plus sage Dispensateur, et le Rémunérateur des
hommes bons — d’approuver toutes les sectes qui professent de faux enseignements souvent incompatibles et contradictoires entre eux, et de conférer à leurs membres des récompenses éternelles… par foi divine nous tenons un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême… C’est pourquoi nous professons qu’il n’y a
pas de salut en dehors de l’Église».

Pape Léon XII, Quod hoc ineunte, 24 mai 1824 : «Nous nous adressons à chacun
d’entre vous qui êtes encore séparés de la véritable Église et du chemin du
salut. Dans cette joie universelle, une chose manque : qu’appelés par l’inspiration
de l’Esprit Céleste et qu’ayant brisé tous les pièges décisifs, vous puissiez être
sincère-ment d’accord avec la Mère l’Église, où il n’y a pas de salut en dehors de ses
enseignements».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : «L’Apôtre nous en avertit : “Il n’y a
qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême” (Éph. 4, 5) ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit par une voie facile au port de la félicité ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : “qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ” (Luc 11, 23) ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec lui, et que par conséquent, “ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique et s’ils ne la conservent entière et sans altération” (Credo Athanasien)».

Pape Grégoire XVI, 27 mai 1832 : «Enfin, certains de ces égarés tentent de se
persuader à eux-mêmes ainsi qu’à d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle».

Pape Pie IX, Ubi primum, 17 juin 1847 : «Car “il n’existe en effet qu’une seule
Église universelle incluant réguliers et séculiers, prélats et sujets, exempts et non
exempts, hors de laquelle personne n’est sauvé, et pour tous il n’existe qu’un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême”».

Pape Pie IX, Nostis et nobiscum, 8 déc. 1849 : «Il faut veiller spécialement à ce que
les fidèles eux-mêmes aient profondément gravé dans l’esprit le dogme de notre sainte religion sur la nécessité de la foi catholique pour obtenir le salut [Cette doctrine reçue du Christ et soulignée par les Pères et les Conciles est également contenue dans la formule de la profession de foi utilisée par les catholiques latins, grecs et orientaux]».

Pape Pie IX, Syllabus des Erreurs Modernes, 8 déc. 1864, n° 16 : «Les hommes
peuvent trouver le chemin du salut éternel et obtenir le salut éternel dans
n’importe quelle religion ». Condamné

Pape Léon XIII, Tametsi futura prospicientibus, 1er nov. 1900 : «… si pour l’homme
le Christ est la voie, l’Église l’est aussi… Par conséquent, tous ceux qui veulent
arriver au salut en dehors de l’Église se trompent de route et font de vains efforts».

Pape St Pie X, Jucunda sane, 12 mars 1904 : «En attendant, est-il de Notre devoir de rappeler à tous, grands et petits, comme autrefois le fit le saint Pontife Grégoire, la nécessité absolue où nous sommes de recourir à cette Église pour faire notre salut éternel».

Pape St Pie X, Editae saepe, 26 mai 1910 : «L’Église seule possède avec son magistère le pouvoir de gouverner et de sanctifier la société humaine. À travers ses ministres et serviteurs (chacun dans son poste et sa fonction), elle confère à l’humanité les moyens de salut appropriés et nécessaires».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 jan. 1928 : «Seule… l’Église catholique est celle qui garde le vrai culte. Elle est la source de vérité, la demeure de la foi, le temple de Dieu ; qui n’y entre pas ou qui en sort, se prive de tout espoir de vie et de salut».

 

Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères de l’Église fait partie du Magistère ordinaire. L’Église ne peut pas enseigner contre le consentement unanime des pères. Quand un pape enseigne que telle chose est le consentement unanime des pères, c’est le Magistère ordinaire et c’est infaillible. Par contre les fidèles ne peuvent pas savoir par eux-même qu’il y a consentement unanime des pères, car il faudrait tout connaître de tous les pères sans aucune exception, ce qui est quasiment impossible. Le consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des théologiens n’est de foi (de fide) que s’il c’est un enseignement qui a d’abord été un enseignement unanime des Pères. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi. Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex-cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : «Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum]». (Décrétales 802-803)

Seul le Magistère de Dieu est infaillible et Il fait bénéficier Son Église de Son Magistère par le charisme de vérité et de foi qu’il a donné à Pierre et ses successeurs.

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : « … Dieu lui-même a fait l’Église participante de son divin magistère et l’a mise, par privilège divin, à l’abri de l’erreur». (Latin : « … divini magisterii Ecclesiam fecit Deus ipse participem eamdemque divino eius beneficio falli nesciam»)

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : «À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité… » (Latin : « Huic magisterio Christus Dominus erroris immunitatem impertivit…»

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus, 17 mai 1835 : «… l’Église a, par son institution divine, le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur»

Pape Léon XIII, Caritatis studium, 25 juil. 1898 : « Le Magistère “ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné».

Pape St. Pie X, Editae subsaepe, 26 mai 1910 : «… seul un miracle de cette divine puissance pourrait préserver l’Église… de la souillure dans la sainteté de Sa doctrine…»

Pape Pie XI, Quas primas, 11 déc. 1925 : «… la parfaite et perpétuelle immunité de l’Église de l’erreur et l’hérésie».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : «… c’est le comble de l’absurdité et de l’outrage envers elle [l’Église] de prétendre qu’une restauration et qu’une régénération lui sont devenues nécessaires pour assurer son existence et ses progrès, comme si l’on pouvait croire qu’elle aussi fût sujette, soit à la défaillance, soit à l’obscurcissement, soit à toute autre altération de ce genre».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 jan. 1928 : «Car jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : “L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer».

Pape Adrien IerConcile de Nicée II,  (787) : «… le Christ notre Dieu, lorsqu’Il prit pour son Épouse Sa sainte Église catholique, n’ayant aucune tâche ni ride, a promis qu’il la gardera et rassurait ses saints disciples en disant : Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du monde».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Se. 9 ; 23 mars 1440 : «… l’Épouse du Christ est intacte et modeste, ne connaissant qu’une seule demeure, et elle garde la sainteté de leur lit conjugal avec une pudeur chaste».

Pape Saint Sirice, Directa ad decessorem, 10 fév. 385 : «Et pour cette raison il a voulu que la forme de l’Église dont il est l’Époux, brille de la splendeur de la chasteté, de manière qu’il puisse la trouver… “sans tache ni ride” (Éph. 5, 27) au jour du jugement, lorsqu’il viendra à nouveau».

Tout ce que dit un vrai pape n’est pas infaillible, un vrai pape est infaillible uniquement quand il enseigne d’autorité la foi et la morale qui doit être tenue par toute l’Église catholique ou universelle soit par le Magistère solennel soit par le Magistère ordinaire.

Le dogme doit être pris tel qu’il est dit et il clôt tout débat ou théologien faillible. Tout écrit faillible n’a aucun poids devant les définitions dogmatique et devant le Magistère de l’Église. Tout fidèle catholique doit plier devant le dogme révélé. Par exemple, saint Vincent de Lérins était dans l’hérésie matérielle (erreur de bonne foi pas hérétique) sur le semi-pélagianisme ¹ (avant définition dogmatique), saint Thomas d’Aquin était dans l’hérésie matérielle sur l’Immaculée-conception (avant définition dogmatique, voir Somme théologique de saint Thomas d’Aquin), saint Alphonse de Liguori était dans l’hérésie matérielle sur le baptême de désir (par erreur de bonne foi ou mauvaise compréhension du dogme du concile de Trente, sess. 6, ch. 4, voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du baptême de désir).

¹ Le Pélagianisme est l’hérésie de Pélage qui dit que l’homme est considéré l’acteur de son propre salut. Le Semi-pélagianisme qui s’oppose au Pélagianisme, est l’hérésie qui dit que le salut est un don entièrement gratuit de Dieu, mais que le début de la foi est un acte de libre arbitre sans nécessité de la grâce divine et que c’est la progression de la foi qui est l’œuvre de la grâce divine. Mais la foi catholique enseigne que la grâce est la cause du début de la foi.

La Tradition de l’Église est infaillible, elle est la deuxième source de la Révélation divine avec le Magistère. 

La Tradition de l’Église est la transmission orale de la Parole de Dieu non-écrite. On peut voir cela dans l’Écriture, par exemple, dans l’Évangile de saint Jean (ch. 17 ; 20 ; 21) et les lettres de saint Paul (Col. ; 2 Thess. ; 2 Tim.). L’Écriture est infaillible ; les livres canoniques sont déterminés par le Magistère qui est l’autorité définissant infailliblement, selon la Tradition (non pas en dehors), le contenu de la Révélation.

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Comme l’enseigne le concile vatican I ci-dessus, c’est un dogme défini qu’on doit croire de foi divine et catholique le contenu de la Parole de Dieu non écrite transmise par la Tradition orale : « on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu … transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé ». Cela signifie que ce que l’Église propose à croire comme divinement révélé ne peut pas ne pas être transmis par la Tradition de l’Église. La Tradition de l’Église est infaillible et vivante car elle est la deuxième source de la Révélation divine avec le Magistère. Par conséquent, tous ceux qui interprètent l’Écriture ou le Magistère hors de la Tradition de l’Église se placent eux-mêmes hors de l’unité de la foi et de l’unité de l’Église, et sur le chemin de la damnation en se fabriquant leur foi sans les deux sources de la Révélation divine et hors de l’enseignement infaillible de l’unique et véritable Église catholique. Ceux qui continuent ainsi obstinément sont hérétiques. Interpréter le Magistère ordinaire hors de la Tradition de l’Église, c’est aussi ce que font tous les hérétiques qui inventent un faux magistère ordinaire pour faire avaler leurs hérésies.

Ainsi se confirme ce qu’enseigne le pape Léon XIII :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion de l’homme] plutôt qu’à Dieu ».

Hérésie semi pélagienne de faux magistère ordinaire

Hérésie de collégialité

L’hérésie de collégialité (qu’on pourrait appeler Collégialisme) est une hérésie Pélagienne, qui consiste à conférer au collège des évêques un rôle infaillible égal à celui du pape, et où la fonction des évêques (pas infaillibles) est également infaillible en collège avec le pape.

L’hérésie de collégialité des évêques nie indirectement la primauté du pape et directement l’infaillibilité papale. Cette hérésie se retrouve dans le Conciliarisme, le Gallicanisme, etc., et dans la secte vatican 2 aujourd’hui. Cette même hérésie de collégialité, mais en plus subtile, est fréquente chez les faux traditionalistes hérétiques sous forme d’hérésie semi-Pélagienne qu’on pourrait nommer semi-collégialisme, et où le collège des évêques serait seulement en partie infaillible avec le pape.

 

Cette hérésie du Collégialisme et semi-Collégialisme est le fondement de l’hérésie semi-pélagienne de faux magistère ordinaire des hérétiques traditionalistes actuels.

Hérésie semi-pélagienne de faux magistère ordinaire

Tout enseignement universel et constant dans l’Église a pour fondement le Magistère. Seul le Magistère est infaillible, pas les consentements unanimes des hommes : c’est cela l’hérésie subtile semi-pélagienne de faux magistère ordinaire. Cette hérésie inverse les rôles et confond une totalité humaine avec le Saint-Esprit. Qui est comme Dieu ?

C’est le Magistère ordinaire qui, par le Saint-Esprit, est le fondement infaillible du consentement unanime des pères : Le consentement unanime des pères fait partie du Magistère ordinaire et non l’inverse. Le consentement unanime des pères fait partie de l’enseignement universel et constant de l’Église.

Cette hérésie est à la base des hérésies actuelles des hérétiques faux traditionalistes qui servent le diable et tentent de poser une certaine égalité entre des enseignements faillibles de l’homme et ceux infaillibles de Dieu ou masquer des enseignements infaillibles par des faillibles (ou à tenter de faire carrément passer subtilement, tel le serpent, les enseignements infaillibles après les faillibles), quand tout ce qui est faillible n’a absolument aucun poids devant l’infaillible sur quoi repose la vraie foi.

 

Bien que les apostats, hérétiques et schismatiques paraissent connaître le Magistère de l’Église, ils interprètent les Écritures et le Magistère en dehors de l’Église : en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle de l’Église (loi ecclésiastique appliquant la loi divine). Ils font cela parce qu’ils ne sont pas catholiques et ne comprennent donc pas la foi catholique. Tous interprètent les Écritures hors de l’Église (comme le font les protestants) et le Magistère de l’Église, en dehors de l’Église, en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle. C’est une abomination car l’Église catholique est infailliblement conduite par le Saint-Esprit dans son Magistère.

Le pape est seul infaillible (dans les conditions de l’infaillibilité), pas les évêques.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Celui qui a établi Pierre comme fondement de l’Église a aussi “choisi douze de ses disciples auxquels Il a donné le nom d’Apôtres” (Luc 6, 13). De même que l’autorité de Pierre est nécessairement permanente et perpétuelle dans le Pontife romain, ainsi les évêques, en leur qualité de successeurs des Apôtres, sont les héritiers du pouvoir ordinaire des Apôtres, de telle sorte que l’ordre épiscopal fait nécessairement partie de la constitution intime de l’Église. Et quoique l’autorité des évêques ne soit ni pleine, ni universelle, ni souveraine, on ne doit pas cependant les regarder comme de simples vicaires des Pontifes romains, car ils possèdent une autorité qui leur est propre, et ils portent en toute vérité le nom de prélats ordinaires des peuples qu’ils gouvernent. … Mais le pouvoir du souverain pontife est suprême, universel et de plein droit ; celui des évêques en revanche est circonscrit par des limites précises et n’est pas de plein droit ».

Dire que l’infaillibilité dépend du corps entier des évêques est une hérésie semi-pélagienne d’un faux magistère où l’homme ou la nature prend la place de la grâce. Cette hérésie subtile qui nie le dogme de l’infaillibilité connue sous le nom d’hérésie du faux magistère ordinaire de Vacant (Le Magistère ordinaire de l’Église et ses organes, Vacant, Delhomme et Briguet, 1887) fut très répandue au 19ème siècle. On la retrouve chez Mgr F.-L.-M. Maupied (Le Syllabus et l’Encyclique Quanta Cura du 8 décembre 1864 : Commentaire théologique, canonique, historique, philosophique et politique, et réfutation des erreurs qu’il condamne), ainsi que chez Mgr Gaume (Catéchisme du Syllabus), Mgr Luigi Filippi, archevêque d’Aquila (Le Triomphe de l’Eglise au Concile du Vatican), dans les écrits de Mgr de Segur, etc.

Au 19ème siècle, beaucoup d’évêques adhéraient déjà à cette hérésie (et d’autres comme l’âme de l’Église sans le Corps, baptême de désir/sang, salut pour l’ignorant invincible, etc.). Cette hérésie du faux magistère ordinaire qui considère le Pape infaillible avec les Évêques ou pas sans les évêques ou les évêques infaillibles eux-mêmes, se retrouve aujourd’hui chez de nombreux hérétiques faux traditionalistes. Cette hérésie est un reliquat, en partie, de l’hérésie du conciliarisme (infaillibilité papale dépendante des conciles) dans le gallicanisme, etc.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, Chap. 4 : « … lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Église lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église ».

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

De qui dépend l’infaillibilité du Magistère ordinaire : De Dieu qui fait les vrais papes. Quand un pape dit ou écrit (ou un décret qu’il approuve) qu’un enseignement fait partie de  la Révélation ou est condamné comme contraire à la Révélation, cela doit être cru de foi divine et catholique, c’est-à-dire que le « Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée » :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Un évêque qui reprendrait un dogme ou une vérité révélée (Magistère infaillible) n’est pas infaillible, c’est le dogme ou la vérité de foi qui est infaillible conséquemment à une définition infaillible d’un pape (quand les conditions d’infaillibilité sont réunies) ou conséquemment à l’enseignement universel (tous) et constant (toujours) de l’Église, des papes, des pères d’abord et puis seulement ensuite des théologiens. Le travail de l’évêque est de garder le dépôt de la foi qui lui est infaillible ; l’évêque ne définit rien d’infaillible ou de révélé, seul l’évêque de Rome qui est le Pape a la primauté seul sur tous les évêques du monde et jouit seul de l’infaillibilité dans le Magistère extraordinaire et ordinaire.

L’Église enseigne infailliblement que seul le Pape peut définir le Magistère :

Concile de Vienne, II. Décrets [1], 1312 (Décrets 360) ex cathedra : «l’observation apostolique, à qui seule il appartient de déclarer de telles choses [vérités révélées]».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : « Que tous s’en souviennent : le jugement sur la saine doctrine dont on doit nourrir le peuplele gouvernement et l’administration de l’Église entière appartiennent au Pontife romain, « à qui a été confié, par Notre-Seigneur Jésus-Christ », comme l’ont si clairement déclaré les Pères du concile de Florence,  » le plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle » (Conc. Flor. sess. XXV, in definit. apud Labb. tom XVIII, col. 528. edit. Venet.).

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (01/06/1928) [Magistère] : « le magistère de l’Église– lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu’elles soient transmises facilement et sûrement [Tradition] à la connaissance des hommes … cet usage extraordinaire du magistère n’introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l’Église ; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion».

Pape Pie XII, Humani generis, n° 21, 12 août 1950 : «Ce dépôt de la foi dont notre divin Rédempteur a donné une interprétation authentique, non à chacun des fidèles, ni même aux théologiensmais seulement à l’autorité d’enseignement de l’Église [Magistère]».

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En résumé, l’hérésie semi-pélagienne de faux magistère ordinaire dit que le faillible est infaillible.

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La révélation divine : l’Écriture, la Tradition orale et le Magistère infaillible de l’Église catholique

Le Magistère est exempt d’erreur

Tous les hérétiques interprètent la révélation hors de l’Église – Faux magistère des hérétiques

Hérésies du Pélagianisme et du Rationalisme – Hérésie semi-pélagienne de faux magistère ordinaire

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