Principales vérités infaillibles de la vraie foi catholique traditionnelle

Matthieu 18, 17 : «Et s’il n’écoute point l’Église [comme l’hérétique, schismatique, apostat] qu’il te soit comme un païen et un publicain» – Magistère : Pie XII Mystici corporis

Jean 3, 5 : «Si quelqu’un ne renait de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu» – Magistère : Pape Paul III Trente 6e sess.

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…» –  Magistère : Pape Grégoire XVI Mirari vos ; Pape Léon XIII Satis cognitum

Hébreux 11, 6 : «Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu» – Magistère : Pape Paul III Trente 5e sess.

Tite 3, 10 : «Évite [Romps avec] un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement» – Magistère : Pape Vigile Constantinople II

Pape Grégoire XVI, Inter praecipuas, 8 mai 1844 : « Aussi est-il bien établi pour vous que, dès les premiers âges du christianisme, le propre des hérétiques fut de répudier la parole de Dieu transmise par la tradition, et de rejeter l’autorité de l’Église catholique, pour lacérer de leur main les Écritures, ou en corrompre le sens par leur interprétation ».

Concile Vatican I session 3, chap. 3, 1870, ex cathedra : «On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Concile Vatican I session 3, chap. 2, 1870, ex cathedra : «Il n’est permis à personne d’interpréter l’Écriture contrairement au véritable sens que tient l’Église ni au consentement unanime des pères». 

Concile Vatican I session 4, chap. 4, 1870, ex cathedra : «Le pontife romain parle ex cathedra, lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, une doctrine en matière de foi ou de morale qui doit être tenue par toute l’Église jouit de l’infaillibilité».

2 Jean 1, 10-11 : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même salut. Car celui qui lui dit salut [Dieu vous bénisse] communique à ses œuvres mauvaises» – Magistère : Pape Pie XI Mortalium animos 9

Saint Vincent de Lérins († v. 450), père de l’Église, Commonitorium, n° 2 : « abriter cette foi derrière un double rempart : d’abord l’autorité de la loi divine, ensuite la tradition de l’Église catholique. …il est bien nécessaire, en présence de tant d’erreurs aux multiples replis, que la ligne de l’interprétation des livres prophétiques et apostoliques soit dirigée conformément à la règle du sens ecclésiastique et catholique. … Dans l’Église catholique elle-même, il faut veiller soigneusement à s’en tenir à ce qui a été cru partout, toujours, et par tous ».

 

Tous les hérétiques comprennent la révélation divine hors de l’Église et interprètent les Écritures hors de la Tradition de l’Église

Tous les hérétiques avant le protestantisme sont des figures des hérétiques protestants.

Les philosophes détournent de la vérité de la foi et trompent :

Colossiens 2, 8-15 : «Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie, par des raisonnements vains et trompeurs, selon la tradition des hommes, selon les éléments du monde, et non selon le Christ ; car en lui toute la plénitude de la divinité habite corporellement…»

Tous les hérétiques se font leur propre interprétation humaine de Dieu, de sa révélation et de sa création. Les anciens philosophes hérétiques ont toujours été ceux qui ont falsifié la compréhension de la loi naturelle et la vérité sur Dieu par leur propre interprétation erronée. Les hérétiques juifs se sont de même fait leur propre interprétation fausse de l’Écriture et se sont fabriqués leur propre foi en dehors de l’Esprit de Dieu. Les premiers hérétiques des temps apostoliques ont toujours été ceux qui falsifiaient la compréhension de l’Écriture et/ou des vérités révélées par leurs propres interprétations privées, comme le montre Tertullien ci-dessous :

Tertullien (2ème siècle), De praescriptionibus haereticus, XXXVIII, Les hérétiques altèrent les Écritures : « 1. Là où l’on trouve divergence de doctrine, il faut donc supposer que les Écritures et les interprétations ont été falsifiées. 2. Ceux qui voulaient changer l’enseignement ont dû nécessairement disposer autrement les instruments de la doctrine. 3. Ils n’auraient pu donner un autre enseignement sans changer aussi les moyens d’enseignement. Et de même que la falsification de la doctrine n’aurait pu leur réussir sans la falsification des « instruments » de la doctrine, de même, nous, nous n’aurions pu arriver à maintenir l’intégrité de la doctrine sans l’intégrité des moyens qui permettent de l’enseigner [1]. 4. Qu’y a-t-il en effet qui nous soit contraire, dans nos Écritures ? Qu’y avons-nous introduit de notre cru, pour corriger, soit par suppression, soit par addition, soit par altération, tel passage trouvé dans ces livres, mais contraire à nos propres vues ? 5. Ce que nous sommes, les Écritures le sont depuis leur origine. Nous procédons d’elles, « avant qu’il n’y eût rien qui fut différent de nous ; qu’y avait-il en effet, avant qu’elles n’eussent été interpolées par vous » ? 6. Mais toute interpolation devant être jugée postérieure, puisqu’elle vient naturellement d’un motif de rivalité et que la rivalité ne peut être antérieure à ce qu’elle jalouse ni de la même maison, un homme sensé ne pourra donc croire que ce soit nous qui, venus d’elles les premiers, y ayons porté une plume falsificatrice, et non pas plutôt ceux qui sont venus ensuite et qui en sont les ennemis. 7. L’un a de sa main falsifié le texte ; l’autre le sens, par son mode d’interprétation. 8. Valentin a beau paraître garder intégralement l’Écriture, il n’est pas moins perfide que Marcion qui a matériellement attenté à la vérité. 9. Marcion, en effet, s’est servi ouvertement et publiquement non de la plume, mais du fer, et il a massacré les Écritures pour les adapter à son système. 10. Valentin les a épargnées, mais c’est qu’il accommodait, je ne dis pas les Écritures à son système, mais son système aux Écritures ; et cependant il a plus retranché, plus ajouté (que Marcion) en ôtant à chaque mot son sens propre, et en y ajoutant ses combinaisons d’êtres fantastiques ».

[1] L’intégrité des moyens qui permettent de l’enseigner sont le Magistère et la Tradition de l’Église qui sont les deux sources de la Révélation divine : C’est la règle de la foi divine etcatholique (c-à-d qui a pour objet la Révélation et selon la règle de l’Église).

Concile du Vatican, 3ème sess., chap. 3, 1870 ex cathedra : «…on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

La Révélation divine est la Vérité de Jésus-Christ : 1) La Vérité de Jésus-Christ écrite : c’est la sainte Écriture ; 2) La Vérité de Jésus-Christ est comprise uniquement comme l’Église la comprend, car l’Église est la gardienne du dépôt de la foi apostolique : c’est le Magistère ; 3) La Vérité de Jésus-Christ non-écrite et transmise oralement : c’est la Tradition de l’Église ou la foi de tous temps crue par tous.

L’interprétation privée des Écritures en dehors de la règle de la foi catholique a toujours été le fondement des premières hérésies contre l’Église dès le temps des apôtres et était déjà le protestantisme sans le nom des premiers siècles.

Saint Vincent de Lérins († v. 450), père de l’Église, Commonitorium, n° 2, Comment distinguer la vérité de l’erreur ?, p. 25-26 : « Souvent je me suis enquis avec beaucoup de zèle et d’attention, auprès de nombre d’hommes éminents par leur sainteté et leur savoir. Je leur ai posé la question : « Existe-t-il une méthode sûre, générale pour ainsi dire, et constante, au moyen de laquelle je puisse discerner la véritable foi catholique d’avec les mensonges de l’hérésie ? Et de tous j’ai toujours reçu cette réponse : « Que si moi ou tout autre, nous voulions dépister la fourberie des hérétiques, éviter de tomber dans leurs pièges et demeurer dans une foi saine (avec l’aide de Dieu) sains nous-mêmes et inentamés, il nous fallait abriter cette foi derrière un double rempart : d’abord l’autorité de la loi divine, ensuite la tradition de l’Église catholique.

« Quelqu’un dira peut-être ici : « Puisque le Canon des Écritures est parfait et qu’il se suffit amplement et surabondamment pour tous les cas, quel besoin y a-t-il d’y joindre l’interprétation de l’Église ? » Précisément la profondeur de l’Écriture sainte fait que tous ne l’entendent pas dans un seul et même sens. Les mêmes paroles sont interprétées par l’un d’une façon, par l’autre d’une autre, et on pourrait dire : autant il y a de commentateurs, autant d’opinions. Novatien l’explique d’une façon, Sabellius d’une autre façon, Donat d’une autre encore ; Eunome, Arius, Macédonius ont leur opinion ; Photin, Apollinaire, Priscillien ont la leur ; la leur encore Jovinien, Pélage, Célestius ; la [PAGE 26] sienne enfin Nestorius. Et c’est pourquoi il est bien nécessaire, en présence de tant d’erreurs aux multiples replis, que la ligne de l’interprétation des livres prophétiques et apostoliques soit dirigée conformément à la règle du sens ecclésiastique et catholique.

« Dans l’Église catholique elle-même, il faut veiller soigneusement à s’en tenir à ce qui a été cru partout, toujours, et par tous. Car est véritablement et proprement catholique, comme le montrent la force et l’étymologie du mot lui-même, l’universalité des choses. Et il en sera ainsi si nous suivons l’Universalité, l’Antiquité, le Consentement général. Nous suivrons l’Universalité, si nous confessons comme uniquement vraie la foi que confesse l’Église entière répandue dans l’univers ; l’Antiquité, si nous ne nous écartons en aucun point des sentiments manifestement partagés par nos saints aïeux et par nos pères ; le Consentement enfin si, dans cette antiquité même, nous adoptons les définitions et les doctrines de tous, ou du moins de presque tous les évêques et les docteurs ».

Origène, traité 29 sur S. Matth. : « Ou bien, toutes les fois que les hérétiques citent à l’appui de leurs erreurs des écritures apocryphes et qui ne sont pas reçues dans l’Église, ils semblent dire : «Voici que la parole de vérité est dans la solitude», tandis que lorsqu’ils s’appuient sur les Écritures canoniques, admises par tous les chrétiens, ils paraissent dire : «Voici que la parole de vérité est dans vos demeures». Mais CES PROMESSES NE DOIVENT PAS NOUS FAIRE SORTIR DES PREMIÈRES TRADITIONS REÇUES DANS L’ÉGLISE. Peut-être encore le Seigneur veut-il nous prémunir contre ceux dont la doctrine est tout à fait étrangère à l’Écriture par ces paroles : «Si l’on vous dit : Le voici dans la solitude», ne sortez pas de la règle de la foi ; contre ceux qui se couvrent en apparence de l’autorité des Écritures par ces autres : «Si l’on vous dit : Le voici dans le lieu le plus retiré, ne le croyez pas ». (Catena aurea, St Thomas, Matt. 24, 23-28)

La Parole de Dieu doit être écoutée : 1° dans l’Église, c-à-d dans le Magistère ; 2° dans l’esprit de l’Église, c-à-d dans la Tradition ; 3° dans la foi de l’Église, c-à-d dans la foi divine (ayant pour objet la révélation) et catholique (dans la règle de l’Église).

St Maxime, père de l’Église, sur Luc 8, 16 : «Ou bien encore, c’est lui-même que le Seigneur veut désigner par cette lampe qui brille aux yeux des habitants de la maison, c’est-à-dire, du monde, puisqu’il est Dieu par nature, et qu’il s’est fait chair par une économie toute divine, et c’est ainsi que, semblable à la lumière d’une lampe, il est retenu par l’intermédiaire de son âme dans la terre de sa chair, comme la lumière est retenue par la mèche dans le vase de terre d’une lampe. Le chandelier, c’est l’Église, sur laquelle la parole divine brille de tout son éclat, et la remplit comme une maison des rayons de la vérité. Or il compare le culte matériel de la loi à un vase ou à un lit sous lequel il ne veut point rester caché». (St Thomas, Catena Aurea, Lc 8, 16)

Par conséquent, la Parole divine ne brille et donc n’éclaire que par l’Église. Même si quelqu’un pouvait recevoir la grâce à travers une parole de Dieu dite par un hérétique, c’est par la parole divine qui ne brille que sur l’Église et ne remplit que l’Église qu’il serait éclairé, et non pas par l’instrument hérétique coupé et mort.

Saint Bède, père de l’Église, sur Lc 8, 18 : «Le Seigneur nous presse avec instance d’écouter la divine parole, afin que nous puissions la ruminer continuellement dans notre cœur, et la donner en nourriture aux autres : « Prenez donc garde comme vous écoutez, car on donnera à celui qui a », etc. Comme s’il disait : Appliquez-vous à écouter cette divine parole avec toute l’attention possible, car celui qui aime cette parole, recevra l’intelligence pour comprendre ce qu’il aime, mais pour celui qui n’a point l’amour de cette divine parole, eût-il d’ailleurs du génie, et fût-il versé dans la connaissance des lettres, jamais il ne goûtera la douceur et la joie de la sagesse. Souvent, en effet, celui qui est atteint de paresse spirituelle, reçoit le don de l’Esprit, pour rendre ainsi sa négligence plus coupable, parce qu’il dédaigne de savoir ce qu’il aurait pu apprendre sans aucun travail. Quelquefois au contraire, celui qui est zélé pour s’instruire, souffre de la lenteur de son intelligence, afin de recevoir une récompense d’autant plus grande, qu’il a travaillé avec plus d’efforts pour apprendre ». (St Thomas, Catena Aurea, Lc 8, 18)

Saint Bède, ci-dessus enseigne que celui qui aime la Parole divine recevra l’intelligence pour la comprendre. L’intelligence pour comprendre ne se trouve que dans l’Église et non pas hors de l’Église, comme cela a déjà été dit plus haut, c’est-à-dire dans le Magistère, dans la Tradition, et dans la foi de l’Église gardienne du dépôt de la foi et de la révélation.

Premier exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 9, art. 1 : « 1. Il semble que Dieu ne soit pas absolument immuable. Car tout ce qui se meut est immuable sous un rapport. Or saint Augustin (sup. Gen. Ad litt. lib. VIII, cap. 20) : l’Esprit créateur se meut, bien que ce ne soit ni dans le temps, ni dans le lieu. Donc Dieu est muable de quelque manière. 2. Il est écrit de la sagesse (Sap., VII, 24) qu’elle est plus variable que tout ce qui est changeant. Or, Dieu est la sagesse elle-même. Donc Dieu n’est pas immuable. 3. S’approcher et s’éloigner indiquent un mouvement. Or, il est dit dans l’Écriture (Jac. IV, 8) : Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Donc Dieu n’est pas immuable.

« Mais c’est le contraire. Car il est dit (Mal. III, 6) : Je suis Dieu et je ne change point. …

« Il faut répondre au premier argument, que saint Augustin s’exprime dans ce passage à la manière de Platon, qui disait que le premier moteur se mouvait lui-même, comprenant par le mot mouvement toute espèce d’opération. Ainsi comprendre, vouloir, aimer, sont appelés dans la langue des platoniciens des mouvements. Par là même que Dieu se comprend et s’aime, on peut dire dans ce sens s’il se meut. Mais cela ne signifie pas qu’il y a en lui mouvement et changement dans le sens que nous l’entendons ici, ce qui n’est possible que dans un être existant de quelque manière en puissance.

« Il faut répondre au second, qu’on dit que la sagesse est changeante en raison de sa ressemblance qui est très variable. Ainsi elle s’imprime jusqu’au dernier des êtres, puisque rien ne peut exister qu’il ne procède de la divine sagesse et n’en reproduise une image quelconque. Elle est le premier principe de toutes choses, elle en est la cause efficiente et formelle, et tout doit lui ressembler comme l’œuvre ressemble à la pensée de l’artisan qui l’a conçue et exécutée. Or, cette ressemblance de la divine sagesse s’étendant graduellement des créatures supérieures qui y participent le plus largement, aux créatures inférieures qui y participent le moins, il y a dans cette diffusion une sorte de progression qui ressemble au mouvement de la lumière qui s’échappe du soleil et traverse l’espace pour arriver à la terre. C’est de cette manière que saint Denis comprend que toute émanation de la divine splendeur nous vient de Dieu le père des lumières (De cæl. Hier. Ch. 4).

« Il faut répondre au troisième, que l’Écriture emploie ces expressions dans un sens métaphorique. Comme on dit que le soleil entre dans une maison ou qu’il en sort pour exprimer la direction de ses rayons, de même on dit que Dieu se rapproche de nous ou qu’il s’en éloigne, suivant que nous recevons ses faveurs ou que nous en sommes privés ».

Deuxième exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 1 : « 1. Il semble qu’aucune intelligence créée ne peut voir Dieu dans son essence. Car saint Chrysostome, expliquant ces paroles de saint Jean (Hom. XIV) : Personne n’a jamais vu Dieu, dit que non seulement les prophètes, mais les anges et les archanges n’ont pas vu ce qu’est Dieu. … Mais c’est le contraire … Il faut répondre au premier argument que saint Chrysostome … parle non de la simple vue de Dieu mais de sa compréhensibilité. … Et saint Chrysostome ajoute : Il s’agit ici d’une vision qui aurait pour objet de comprendre le Père tel que le Père comprend le Fils ».

Troisième exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 2 : « 1. Il semble que l’intellect créé voie l’essence de Dieu par des images ou des ressemblances. Car il est dit dans saint Jean (I Jean III, 2) : nous savons que quand il se montrera, nous serons semblables à lui et nous le verrons tel qu’il est. 2. Saint Augustin dit (De Trin. Lib. IX, cap. 11) : Quand nous connaissons Dieu, il se forme de lui en nous une ressemblance. … Mais c’est le contraire … Il faut répondre au premier argument que saint Jean parle de la ressemblance que la lumière de la gloire imprimera en nous. Il faut répondre au second que saint Augustin ne parle dans ce passage que de la connaissance de Dieu, telle que nous l’avons sur cette terre ».

Quatrième exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 3 : « 1. Il semble qu’on puisse voir l’essence de Dieu des yeux du corps, car il est dit dans Job (Job XIX, 26 et XLII, 5) : Je verrai Dieu dans ma chair… je vous ai entendu de mes oreilles, et maintenant mon œil.  vous voit. Mais c’est le contraire… Il faut répondre au premier argument que quand Job dit : Je verrai dans ma chair Dieu mon Seigneur, cela ne signifie pas qu’il le verra des yeux de son corps, mais qu’il le verra après la résurrection, bien que son corps soit réuni à son âme. De même quand saint Paul dit : Maintenant mon œil vous voit, il entend parler de l’œil de l’esprit. C’est ainsi qu’il dit aux Éphésiens (Éph. I,17) : Que Dieu vous donne l’esprit de sagesse et de révélation pour le connaître de plus en plus, qu’il éclaire les yeux de votre cœur ».

Foi divine et catholique

Concile du Vatican, 3ème sess., chap. 3, 1870 ex cathedra (Magistère solennel) : «…on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Premier exemple d’Écriture à croire de foi divine et catholique : Tite 3, 10-11

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Deuxième exemple d’Écriture à croire de foi divine et catholique : II Jean 10

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (II Jean 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement la foi pure et sans tâche, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Troisième exemple d’Écriture à croire de foi divine et catholique : Matthieu 18, 17

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : «… au sens plein de l’expressionseuls font partie des membres de l’Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, qui, d’autre part, ne se sont pas [excommuniés de fait par loi divine] pour leur malheur séparés de l’ensemble du Corps [excommuniés par loi ecclésiastique], ou n’en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l’autorité légitime. Tous, en effet, dit l’Apôtre, nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul Corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres (I Cor. XII, 13). Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu’une seule foi (Cf. Eph. IV, 5) ; et celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (S. Matth. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin. … toute faute, même un péché grave, n’a pas de soi pour résultat – comme le schisme, l’hérésie ou l’apostasie – de séparer l’homme du Corps de l’Église».

Ces exemples montrent que l’Écriture canonique définie par le Magistère (La Vulgate) est infaillible, mais que son interprétation peut avoir un sens différent ou s’appliquer d’une manière différente de celle interprétée humainement. Le protestantisme du 16ème siècle n’est que la pleine manifestation de cette même hérésie d’interprétation humaine des Écritures qui a existé déjà au temps des Apôtres :

Jude 3 : «Mes bien-aimés, ayant toujours souhaité avec grande ardeur de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, pour vous exhorter à combattre pour la Foi qui a été une fois laissée par tradition aux Saints».

Commentaire Abbé Calmet, saints et pères et exégètes Jude 3 : «Ayant toujours souhaité de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, à cause des circonstances dangereuses où vous vous trouvez, exposés aux hérétiques, qui combattent la foi que vous avez reçue. Il en veut principalement aux Simoniens, aux Gnostiques, aux Nicolaïtes, et autres pestes de la Religion Chrétienne, qui corrompaient la doctrine des Apôtres, enseignant que la foi seule sans les œuvres, suffit pour le salut. Saint Pierre dans sa seconde épitre, avait déjà écrit contre les mêmes erreurs».

Comme on le voit ci-dessus, dès les temps apostoliques, la théologie protestante hérétique « une fois sauvé, toujours sauvé » était en vigueur (Voir : La Bible réfute le salut par la foi seule sans les œuvres, et par l’Écriture seule sans la Tradition). C’est la même ancienne et toujours actuelle hérésie prenant différentes formes (≈ 30 000 sectes protestantes, libéralisme, modernisme, vatican 2, etc.) : l’interprétation privée de la révélation divine (qui est la Vérité de Jésus-Christ) en dehors de la foi divine (révélation) et catholique (règle de l’Église), c’est-à-dire hors du Magistère et de la Tradition de l’Église. Autrement dit c’est la fabrication de sa propre foi ou une foi de l’homme, c’est-à-dire une religion de l’homme, fabriquée par l’homme. Ainsi, les gens lisent la bible et comprennent ce qu’ils veulent et comme ils le veulent ou plutôt comme cela les arrange, mais refusent de soumettre leur intelligence à Dieu, Son Christ et Son Église.

Jérémie 17, 5 : «Maudit l’homme qui se confie dans l’homme, qui se fait un bras de chair, et dont le cœur se retire du Seigneur».

Pape Célestin Ier (422-432), Concile d’Éphèse, Décrets 74 ex cathedra : Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra (Magistère solennel infaillible) : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrets 664)

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion de l’homme] plutôt qu’à Dieu ».

S’appuyer sur son propre jugement, en « refusant de réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ (II Corinth. 10, 5) », signifie refuser de se soumettre au Magistère : C’est ce refus qui rend hérétique quand il est obstiné.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « l’hérésie professe un dogme corrompu ».

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, Lettre aux Philippiens, VII, 1 : « celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan ».

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, Part 2 § 2 :  « … l’Église a été plantée comme un paradis dans le monde. « Tu mangeras donc du fruit de tous les arbres du paradis », dit l’Esprit de Dieu. Ce qui veut dire : Mange de toute Écriture du Seigneur, mais ne goûte pas à l’orgueil et n’ai nul contact avec la dissension des hérétiques. Car eux-mêmes avouent posséder la connaissance du bien et du mal, et ils lancent leurs pensées au-dessus du Dieu qui les a créés. Ils élèvent ainsi leurs pensées au delà de la mesure permise. C’est pourquoi l’Apôtre dit : « N’ayez pas des pensées plus élevées qu’il ne convient, mais que vos pensées soient empreintes de modération », de peur que, goûtant à leur gnose orgueilleuse, nous ne soyons expulsés du paradis de la vie. Il [le diable] dissimulait ainsi le mensonge sous le couvert de l’Écriture, ce que font précisément tous les hérétiques ».

La véritable Église catholique et apostolique considère en dehors d’Elle tous les hérétiques ou ceux qui ne pensent pas comme Elle, c’est-à-dire tous ceux qui ne pensent pas selon son esprit.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino », 1441 ex cathedra (Magistère solennel) : « Tous ceux qui pensent [sentientes] des choses opposées et [ou]contraires, la sainte Église romaine les condamne, les réprouve, les anathématise et les déclare étrangers [en dehors] au Corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, Condamnation dtoute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605) ex cathedra (Magistère solennel)  : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons [Magistère] donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur [Discipline universelle] de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, devront être totalement [en tous sens] évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique [Ceux qui adhèrent à l’affirmation de toute assertion contraire à la vérité de la foi disséminent l’hérésie]. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance [peine] … les constitutions et les décisions de cette sorte que Nous prenons maintenant concernent … la discipline ecclésiastique. … Si quelqu’un y contrevient par une audace téméraire, qu’il encoure par le fait même une peine d’excommunication déjà portée. Que personne donc… Si quelqu’un cependant…».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « L’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière et intacte]C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Tous les hérétiques se rejoignent dans le protestantisme (philosophes, gnostiques, naturalistes, modernistes, vatican 2, faux traditionalistes, faux sédévacantistes et autres  hérétiques même sédévacantistes, etc.) et procèdent toujours pareillement : interpréter selon leur propre pensée la Vérité de Dieu : Jésus-Christ (Jn 14, 6).

L’Église enseigne infailliblement que tout baptisé doit nécessairement obéir à l’Église pour en rester membre. Ceux qui n’obéissent pas à l’Église, en connaissance et obstinément, sont hors de l’Église et du salut de loi divine. Voici ce qu’enseigne le Magistère à ce sujet :

Matthieu 18, 17 : «s’il n’écoute point l’Église qu’il te soit un païen et un publicain».

Concile de Constance, (décrets 430), Articles de Jean Huss condamnés, 1415 ex cathedra : « 15. L’obéissance ecclésiastique est une obéissance inventée par les prêtres de l’Église, en dehors de l’autorité expresse de l’Écriture » – condamné

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le Magistère authentique. … ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [c-à-d non-catholique] et un publicain [c-à-d pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

 

Tous les apostats, hérétiques et schismatiques interprètent le Magistère, et comprennent la règle de l’Église et la règle de la foi hors de la Tradition de l’Église

L’Église est la gardienne du dépôt de la foi. Les dogmes définissent la foi (et la morale). La foi c’est posséder ce qu’on ne voit pas. La vraie foi c’est posséder vraiment ce qu’on ne voit pas. La vraie foi est la croyance ferme et obéissance absolue en tous les dogmes révélés par Dieu (ceux qu’on connaît déjà et ceux qu’on pourra connaître) et les autres vérités de foi enseignées par le Magistère (Autorité enseignante de l’Église) et les autres enseignements universels et constants transmis par la Tradition de l’Église. Un enseignement non défini par l’Église n’est universel et constant que quand il est fondé sur l’unanimité des Pères de l’Église.

Les dogmes sont immuables et doivent être pris selon leurs mots mêmes tels que l’Église les a défini une fois pour toutes : C’est cela le sel de l’intégrité de la doctrine de la foi. Le sel conserve et empêche de pourrir, désinfecte et cautérise, et pique la purulence.

Matthieu 5, 13 : «Le sel est bon. Mais si le sel [l’intégrité de la doctrine] perd sa vertu, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? Il n’est plus propre ni pour la terre, ni pour le fumier, mais il sera jeté dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende».

Les hérésies du Pélagianisme (faux rôle de l’homme par rapport à la grâce) et semi-pélagianisme (faux rôle de l’homme par rapport au début de la grâce) consistent à accorder un rôle à l’homme qu’il n’a pas dans la grâce : C’est cette hérésie à la base des hérésies actuelles des hérétiques faux traditionalistes qui servent le diable et tentent de poser une certaine égalité entre des enseignements faillibles de l’homme et ceux infaillibles de Dieu ou masquer des enseignements infaillibles par des faillibles (ou à tenter de faire carrément passer subtilement, tel le serpent, les enseignements infaillibles après les faillibles), quand tout ce qui est faillible n’a absolument aucun poids devant l’infaillible sur quoi repose la vraie foi.

Bien que les apostats, hérétiques et schismatiques paraissent connaître le Magistère de l’Église, ils interprètent les Écritures et le Magistère en dehors de l’Église : en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle de l’Eglise (loi ecclésiastique appliquant la loi divine). Ils font cela parce qu’ils ne sont pas catholiques et ne comprennent donc pas la foi catholique. Tous interprètent les Écritures hors de l’Église (comme le font les protestants) et le Magistère de l’Église, en dehors de l’Église, en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle. C’est une abomination car l’Église catholique est infailliblement conduite par le Saint-Esprit dans son Magistère.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « l’hérésie professe un dogme corrompu ».

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, Lettre aux Philippiens, VII, 1 : « celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan ».

La discipline universelle de l’Église applique la loi divine par l’Église, dans l’Église, pour l’Église

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la [Foi] nie est hérétique ; celui qui la [discipline] reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

Comme on peut le voir dans Quanta Cura ci-dessus, nier la discipline universelle de l’Église catholique rend non-catholique :

  • 1° c’est un dogme que tout catholique est tenu d’obéir en plus du dogme aussi à la discipline universelle de l’Église ;
  • 2° penser qu’un catholique peut cesser d’obéir à la discipline universelle de l’Église tout en professant la foi catholique est contraire au dogme.

La discipline universelle de l’Église est l’application de la loi divine par la loi ecclésiastique. La loi divine est immuable, la loi ecclésiastique peut changer, mais la discipline universelle de l’Église est inviolable et contraint tous les catholiques sous peine de péché dans certains cas et dans d’autres cas d’excommunication automatique (certains théologiens disent que la discipline universelle est pourvue de l’infaillibilité).

Les apostats, hérétiques et schismatiques interprètent non seulement l’Écriture en dehors de la Tradition de l’Église, mais ils interprètent aussi le Magistère en dehors de la Tradition de l’Église. «celui qui la [discipline de l’Église] reconnaît et qui refuse opiniâtrement [obstinément] de lui obéir est digne d’anathème».

Il n’est pas anathème (maudit ou damné), il en est digne, c’est-à-dire qu’il mérite d’être damné pour cela, et que sans la grâce d’une conversion radicale, il le sera. Cela dépendra de ses dispositions et de l’économie du salut que Dieu veut appliquer pour lui.

Tout catholique doit obéir à la discipline universelle de l’Église qui applique la loi divine par la loi ecclésiastique. En dehors de la foi catholique, la règle de l’Église (règle de la foi divine, Magistère, Tradition et discipline universelle) demeure interprétée selon les passions de chacun qui en prend ce qu’il veut.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion de l’homme] plutôt qu’à Dieu ».

 

Pape saint Clément Ier (88-98)

  • Les hérétiques sont les fils du démon – Épître aux Corinthiens 42. 46

Pape Damase Ier (366-384)

  • Jésus Christ viendra juger les vivants et les morts – Rome Tomus Damasi (Ench. Symb. 73 167)

Pape saint Zosime Ier (417-418)

  • Le Baptême est nécessaire au Salut des enfants – (Ench. Symb. 102 223)

Pape Célestin Ier (422-432)

  • Jésus Christ est la Vérité – Éphèse Décrets 57
  • Les idolâtres [païens, musulmans, bouddhistes, hindouistes, etc.] sont sans Dieu, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les infidèles [athées, panthéistes, new-âgers, etc.] doivent recevoir la foi, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les juifs ne luisent pas de la lumière de la vérité, ils doivent faire disparaître le voile couvrant leur cœur, « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les hérétiques doivent se repentir et accepter la foi catholique, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les schismatiques doivent faire pénitence, « victimes de toutes sortes d’erreurs, vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les catéchumènes sont « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres», et doivent être conduits au sacrement de la régénération (baptême d’eau) pour le salut – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit  – Ephèse Décrets (ou décrétales) 74
  • Les hérétiques attirent sur leurs têtes un feu inextinguible – Ephèse Décrets 74

Pape saint Léon Ier (440-461)

  • En dehors de l’Église Catholique, il n’existe pas de Sainte Unité – De Jejun. Pent. 129. II. 3

Pape Vigile (537-555)

  • Ceux qui rejettent la Foi sont “étrangers à l’Église Catholique” – Constantinople II Décrets 113
  • Les hérétiques sont les portes de l’Enfer – Constantinople II Décrets 113
  • L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même – Constantinople II, 553
  • Quiconque ne condamne pas les hérétiques, qu’il soit anathème – (Ench. Symb. 223 433)

Pape Pélage Ier (556-561)

  • L’Église est spécialement préparée pour répondre aux questions de chacun – Humani generis (Ench. Symb. 228 a 443)

Pape Pélage II (579-590)

  • Il n’y a pas de martyrs chrétiens en dehors de l’Église – Dilectionis vestrae (Ench. Symb. 247 468)
  • Quiconque n’est pas Catholique ne possède pas le Père – (Ench. Symb. 246 – )

Pape saint Grégoire Ier (590-604)

  • Les sectes hérétiques ne peuvent pas vivre de la vie de l’Église – Exposition sur le Psaume V
  • Les Juifs apostats n’ont pas foi dans le Salut – Epître à Cledonius

Pape Saint Martin Ier (649-655)

  • Les Catholiques doivent anathématiser tous les hérétiques – Latran (Ench. Symb. 271-272 518-520)
  • Les prédicateurs hérétiques sont le fruit d’une opération diabolique – Latran (Ench. Symb. 271 522)

Pape saint Agathon Ier (678-681)

  • Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique – Sacrorum Conciliorium XI, 635
  • Personne ne peut prier avec les hérétiques et être Catholique – Sacrorum Conciliorium XI, 635. 12

Pape Hadrien Ier (772-795)

  • L’Église est pure de toute tâche et de toute offense –  Nicée II Décrets 133
  • Les Juifs sont anathèmes, totalement coupés de la Communion et de l’éclat divins – Nicée II Décrets 145
  • Qui ne vénère pas les images de Marie est maudit du Père, du Fils et du Saint Esprit – Constantinople IV Décrets 168

Pape Hadrien II (867-872)

  • Les hérétiques ne sont pas dignes de s’approcher des Sacrements – Constantinople IV Décrets 178

Pape saint Léon IX (1049-1054)

  • Le Père, le Fils et le Saint Esprit sont les créateurs de toutes choses – Congratulamur vehementer (Ench. Symb. 343 680)

Pape Innocent II (1130-1143)

  • Aucun laïc ne peut exercer de ministère pastoral – Latran II Décret 199
  • Nous excluons de l’Église du Christ les hérétiques baptisés – Latran II Décrets 202

Pape Innocent III (1198-1216)

  • Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent – Latran IV
  • Nous confessons l’unique Église, pas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé – Eius exemplo, 18 déc. 1208
  • Nous démasquons et nous nous dressons contre les hérétiques, adversaires du Christ – ius exemplo (Ench. Symb. 426 796)
  • Les Clercs ne peuvent donner la communion aux hérétiques – Latran IV Décrets 234
  • L’Église Catholique est l’Église Universelle – Latran IV (Ench. Symb. 430 802)
  • Quiconque protège les hérétiques est un hérétique – Lectures dans l’histoire de l’Église I, 441

Pape Innocent IV (1243-1254)

  • Doivent être considérés comme des hérétiques… sont ceux qui, même sur une légère preuve, sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique – Lyon I

Pape Grégoire X (1271-1276)

  • Les Musulmans sont blasphémateurs et sans Foi – Lyon II Décrets 309
  • Toute expression corporelle à la Messe est condamnée – Lyon II Décrets 328
  • Les défunts vraiment pénitents, morts dans la charité, avant d’avoir satisfait pour les péchés qu’il ont commis ou omis, sont purifiées après la mort par des peines purgatoires – Lyon II (Ench. Symb. 464 856)

Pape Boniface VIII (1294-1303)

  • L’autorité civile doit être soumise à l’autorité de l’Église – Unam Sanctam (Ench. Symb. 469 873-875) 18 nov. 1302
  • La tunique du Seigneur [l’Église] est sans coutures et ne peut être coupée – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 871)
  • Il n’y a pas de salut ni rémission des péchés en dehors de l’Église – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 870)
  • On ne trouve seulement le Salut que dans l’Église Catholique – (Ench. Symb. 468. 469 870-872)
  • Les péchés ne sont pas remis en dehors de l’Église – Unam sanctam (Ench. Symb. 468 870)
  • L’Église Catholique est le parfait moyen de Salut – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468870)
  • Nous déclarons la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife romain – Unam Sanctam

Pape Clément V (1305 – 1314)

  • C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie – Vienne Décrets 382
  • Les fausses religions sont sacrilèges et implantées par le diable – Vienne Décrets 383
  • La vraie liberté ne peut être trouvée que dans l’Église Catholique – Vienne Décrets 383
  • Seul le Pape peut définir le Magistère – Vienne Décrets 360
  • Nous ne pouvons construire que sur la base de la Foi Catholique – Vienne Décrets 360
  • La conduite des Musulmans est obscène et détestable – Vienne Décrets 350
  • La musique païenne est une honte pour les églises – Vienne Décrets 378
  • L’adoration des non Catholiques est un déshonneur et est interdite – Vienne Décrets 380

Pape Benoit XII (1335-1342)

  • Ceux qui meurent en état de péché mortel vont en Enfer – Benedictus Deus (Ench. Symb. 531 1002)

Pape Clément VI (1342-1352)

  • Seule l’Église Romaine est Catholique – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 a 1050)
  • Celui qui rejette la Papauté est en dehors de l’Église – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 b 1051)
  • Personne ne peur être sauvé en dehors de l’Église Catholique – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 b 1051)

Pape Martin V (1417-1431)

  • Les hérétiques offensent Dieu et scandalisent l’Église – Constance Décrets 428
  • Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques – Constance Décrets 421-422

Pape Eugène IV (1431-1447)

  • L’Islam est une secte abominable – Bâle Décrets 479
  • Les Juifs qui observent la Loi seront damnés – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 712 1348)
  • L’Ancien Testament été remplacé par le Nouveau Testament – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 712 1348)
  • Les hérétiques, schismatiques, juifs, païens (idolâtres, musulmans, hindous, bouddhistes, etc.) vont en Enfer – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 714 1351)
  • Les hérétiques sont totalement séparés du Corps de Christ – Cantate Domino (Ench. Symb. 705 1332 1339 1351)
  • Les fausses religions sont séparées de l’Église – (Ench. Symb. 705 1332)
  • Hors de l’Église Catholique il n’y a point de Salut – (Ench. Symb. 714 1351)
  • Personne ne peut être sauvé, même s’il verse son sang pour le Christ, s’il n’est pas dans le sein et l’unité de l’Église catholique – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 714 1351)
  •  On devient membre du Christ et du Corps de l’Église par le sacrement de baptême – Florence, Exsultate Deo (Ench. Symb. 696 1314)
  • Si nous ne renaissons pas par l’eau et l’esprit, nous ne pouvons pas entrer dans le royaume des cieux [Jn 3, 5] (Ench. Symb. 696 1314)
  • L’Église Catholique condamne et anathématise tous ceux qui tiennent un point de vue opposé ou contraire – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 705 1332)
  • Celui qui veut être sauvé doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité – Florence s. 8, 22
  • Ceux qui se repentent véritablement meurent dans l’amour de Dieu, avant réparé leurs fautes commises par actions ou par omission, sont purifiées après leur mort par des peines purgatoires – Florence s. 6 (Décrét. 527-528)

Pape Pie II (1458-1464)

  • Les Conciles Œcuméniques doivent défendre la Vérité – (Ench. Symb. 717 1375)

Pape Jules II (1503-1513)

  • Les schismatiques sont les fils de la damnation – Latran V Décrets 597

Pape Léon X (1513-1521)

  • Il n’y a absolument aucun Salut en dehors de l’Église – Latran V Décrets 646
  • Les Musulmans attaquent la Croix symbole de Vie – Latran V Décrets 651
  • Les infidèles de l’orient (Turcs, musulmans, hindouistes, etc.) traitent avec un mépris complet le chemin qui mène à la véritable Lumière et au Salut – Latran V Décrets 651
  • Les Infidèles sont les ennemis haïssables de Dieu – Latran V Décrets 651
  • Les schismatiques sont privés des prières habituelles de l’Église – Exsurge Domine (Ench. Symb. 763 1473)
  • Tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée] doivent être totalement évités et punis – Latran V Décrét. 605
  • Les faux chrétiens, ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, doivent être complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ – Latran V Décrét. 625
  • La philosophie ne peut [ne doit] dévier de la Foi Catholique – Latran V Décrets 605 606
  • Les Infidèles sapent la foi Catholique – Latran V Décrets 605 606
  • Brûler les hérétiques n’est pas contraire à la volonté de Dieu – Exsurge Domine (Ench. Symb. 773 1483)
  • Aucun pape ne peut infirmer l’autorité des Conciles, contredire leurs actes, juger leurs lois – Exsurge Domine, n° 29

Pape Paul III (1534 – 1549)

  • Sans la Foi Catholique, il est impossible de plaire à Dieu – (Ench. Symb. 787 1510)
  • Personne, dans les choses de la foi ou de la morale ne doit oser interpréter l’Écriture sainte contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église – Trente s. 4
  • Par le Christ nos devenons un nouvel homme qui est crée à l’image de Dieu – Trente (Ench. Symb. 792 1515)
  • Le Père envoya Jésus Christ comme la seule offrande possible – Trente (Ench. Symb. 794 1522)
  • Personne ne peut changer les rituels approuvés par l’Église – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • L’Église est attachée à la coutume des Sacrements – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • C’est hérésie de dédaigner les rituels approuvés par l’Église – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le Sacrement de Baptême, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Les êtres renaissent par le Baptême – Trente (Ench. Symb. 799 1528-1529)
  • Si quelqu’un dit que le [sacrement de] baptême … n’est pas nécessaire pour le salut, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 1618)
  • Par le baptême, l’homme est justifié instantanément – Trente Décrets 673
  • Les non baptisés ne sont pas membres de l’Église – Trente s. 14 c. 2 (Ench. Symb. 895 1671-1672)
  • Quiconque change le Sacrement de Confirmation, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le sacrement de Mariage, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque dit que celui qui est justifié ne peut perdre la grâce, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 833 1573)
  • Sans la Foi Catholique, personne n’est jamais justifié – Trente (Ench. Symb. 787. 801 1510. 1532)
  • Quiconque rejette la liste des livres saints des Écritures, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 784 1504)
  • Il revient à l’Église de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures – Trente s. 4
  • Personne, dans les choses de la foi ou de la morale ne doit oser interpréter l’Écriture contre le consentement unanime des pères – Trente s. 4

Pape Jules III (1550-1555)

  • L’Extrême-onction ne peut être changée sans péché – Trente (Ench. Symb. 9281718)
  • L’Église n’exerce de jugement sur personne entré dans l’Église par la porte du baptême – Trente s. 14 c. 2
  • Le Seigneur Christ fait membre de son corps par le bain du baptême – Trente s. 14 c. 2

Pape Paul IV (1555-1559)

  • Un hérétique ne peut pas être pape – Cum ex Apostolatus Officio, 15 fév. 1559
  • L’Église Catholique condamne les discours hérétiques – Ad Catholicos Angliae

Pape Pie IV (1560-1565)

  • Que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [hérésies] – Trente s. 23, c. 4
  • Hors de la vraie Foi catholique, personne ne peut être sauvé – Iniunctum nobis (Ench. Symb. 1000 1869-1870)

Pape St Pie V (1566 – 1572)

  • Nous interdisons à perpétuité tout nouveau rituel à la Messe – Quo Primum
  • Quiconque change la Messe encourt la colère Divine – Quo Primum
  • Aucun nouveau rituel ne peut être ajouté à la liturgie – Quo Primum
  • Les adaptations radicales de la liturgie sont condamnées – Quo Primum
  • Les hérétiques ne sont pas membres de l’Église Catholique – Catéchisme du Concile de Trente 101

Pape Clément XI (1700-1721)

  • La Foi aux mystères essentiels est une nécessité minimum pour le baptême et le salut – (Ench. Symb. 1349 2380-2381)

Pape Benoit XIV (1740-1748)

  • Nous prions pour les Juifs sans Foi afin qu’ils sortent de leurs ténèbres – Encycliques Papales (Vol. I) 42
  • Le seul objectif d’un missionnaire est de délivrer les non Catholiques de leurs erreurs – Encycliques Papales (Vol. I) 57

Pape Pie VI  (1775 – 1799)

  •  La langue vernaculaire devrait être utilisée dans la liturgie : Hérésie – (Ench. Symb. 1566 2666)
  • Introduire à la Messe le langage populaire est démoniaque – Auctorem Fidei (Ench. Symb. 15331566. 2633 2666)
  • Le rituel de la Messe devrait être simplifié : condamné – Auctorem fidei (Ench. Symb. 1533 2633) 
  • Cette licence de penser, de dire, d’écrire et même de faire imprimer impunément en matière de religion : droit monstrueux – Quod aliquantum, 10 mars 1791
  • Les droits de l’homme, contraires à la religion et à la société – Adeo Nota, 23 avril 1791
  • Seuls les Catholiques sont Chrétiens – Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2592-2597)
  • Si nous sommes Chrétiens, nous devons croire en la Papauté – Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2593)
  • L’excommunication ou la suspension, …les peines appelées «ipso facto» [par le fait ou automatiquement] n’ont aucune autre force que celle d’une menace sérieuse sans effet rée– Condamné, Auctorem fidei, 47ème proposition condamnée, 28 août 1794
  • L’Église peut donner une mauvaise discipline : Condamné – Auctorem fidei (Ench. Symb. 1578 2678)
  • Le pouvoir de ministère et de gouvernement dérive de la communauté des fidèles aux pasteurs : hérétique – Auctorem fidei, prop. condamnée n°2
  • Le Pontife Romain reçoit non pas du Christ mais de l’Église, le pouvoir de ministère : hérétique – Auctorem fidei, prop. condamnée n° 3

Pape Pie VII (1800 – 1823)

  • La liberté de tous les cultes sans distinction confond la vérité avec l’erreur – Post tam diuturnas, 29 avril 1814

Pape Léon XII (1823-1829)

  • N’est pas notre frère quiconque est hors de l’Église Catholique – Encycliques Papales (Vol. I) 202
  • Un évangile du Démon existe en dehors de l’Église – Encycliques Papales (Vol. I) 202

Pape Pie VIII (1829-1830)

  • La seule véritable religion, c’est l’Église Catholique – Encycliques Papales (Vol. I) 222
  • Celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche – Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829

Pape Grégoire XVI (1831 – 1846)

  • L’Église a le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur – Commissum divinitus
  • Il n’y a pas de vérité en dehors de l’Église Catholique – (Ench. Symb. 1617 -)
  • Seuls le salut et les principes moraux sont dans l’Église – (Ench. Symb. 1613 2730)
  • La liberté religieuse traite la révélation avec mépris – Mirari Vos 15, 15 août 1832
  • Il est absurde et outrageant de dire que l’Église a besoin de renouveau – Mirari Vos 11
  • La liberté de la presse est fatale, monstrueuse et horrible – Mirari Vos 16
  • Seuls les Catholiques adorent Dieu – Summo Iugiter 6
  • Hérétiques, juifs apostats et païens (musulmans, bouddhistes, hindouistes, etc.) n’adorent pas le seul vrai Dieu – Summo Iugiter
  • Seuls sont sauvés les hommes de religion Catholique – Summo Iugiter 2
  • Les fausses religions adorent le Démon – Summo Iugiter
  • Les hérétiques rejettent la tradition du Verbe Divin – Inter praecipuas (Ench. Symb. 1630 2771)
  • L’indifférentisme [religieux], poison, délire – Mirari vos
  • La liberté de conscience, folie, erreur des plus contagieuses – Mirari vos (Ench. Symb. 1613 2730)
  • Les méchants pensent que ‘la Foi quelle qu’elle soit’ conduit au ciel – Mirari vos
  • Ceux qui s’imaginent que toute religion conduit au salut … ils périront éternellement, sans aucun doute, s’ils ne gardent pas la foi catholique entière et sans altération – Mirari Vos n ° 13
  • Dire que le Salut est offert aux fausses religions (Hérétiques, schismatiques, juifs, païens, etc.) est une hérésie – Mirari Vos 13
  • La révélation de Dieu à l’homme n’est donnée que par le Christ – Mirari vos 28
  • Les schismatiques ne sont pas régénérés par le baptême – Mirari Vos 14
  • Les hérétiques sont les fils de Bélial – Mirari Vos 25
  • Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [lieux de réunion des hérétiques] est impie – Commissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835
  • Il faut dissuader les mariages inter religieux – Summo Iugiter  1-9

Pape Pie IX (1846 – 1878)

  • Le Salut des âmes est pour nous la loi suprême – (Ench. Symbol. 1847 – )
  • Toute prière avec des hérétiques est condamnable – Condamnation de la « Théorie des branches » (Ench. Symb. 1686 2887), Saint Office
  • Les Protestants pervertissent l’Écriture Sainte – Qui Pluribus 14
  • Le pluralisme [religieux] s’oppose à la raison humaine – Qui Pluribus 15
  • Nous condamnons les bibles protestantes – Qui Pluribus 14
  • Il faut tenir de foi que personne ne peut être sauvé hors de l’Église catholique apostolique et romaine ; il n’y a qu’un Dieu, qu’une Foi, qu’un Baptême – Singulari Quidem, 9 déc. 1854, (Ench. Symb. 1717 2917)
  • La vraie Foi ne peut être trouvée en dehors de l’Église – Singulari Quidem
  • Prier avec les hérétiques pour “l’unité” est une hérésie – (Ench. Symb. 1685-1687 2885-2888)
  • Délire : « La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme» – Quanta Cura 5
  • Le droit à la liberté religieuse pour tous est une hérésie – Quanta Cura 5 (Ench. Symb. 1690 1699 2896)
  • C’est contraire au dogme catholique et c’est cesser de professer le catholicisme de refuser l’assentiment et l’obéissance aux jugements et décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline [universelle] qui ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs ; celui qui nie la Foi est hérétique ; celui qui reconnaît la discipline [universelle] et refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème – Quanta Cura
  • Si quelqu’un dit que le seul vrai Dieu notre Créateur et Seigneur, ne peut être connu avec certitude par les choses qui ont été faites, par la lumière naturelle de la raison humaine : qu’il soit anathème – Vatican I s. 3, sur la révélation, c. 1
  • Si quelqu’un doit avoir nié le seul vrai Dieu, Créateur et Seigneur des choses visibles et invisibles : qu’il soit anathème – Vatican I, s. 3, Le Dieu Créateur, c. 1
  • L’enseignement de l’Église est le dépôt de la Foi – Vatican I, Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • La Doctrine n’a pas été donnée pour être perfectionnée – Vatican I Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • Le sens des dogmes doit être conservé à perpétuité comme l’Église l’a présenté une fois pour toutes et il n’est jamais loisible de s’en écarter au nom d’une compréhension plus poussée – Vatican I, sess. 3, chap. 4
  • Je n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement unanime des pères – Vatican I s. 2
  • La révélation est contenue dans les livres écrits et dans les traditions non écrites reçues par les apôtres – Vatican I s. 3, c. 2
  • On doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé – Vatican I s. 3, c. 3
  • Il n’est permis à personne d’interpréter l’Écriture contrairement au véritable sens que tient l’Église ni au consentement unanime des pères – Vatican I, s. 3 c. 2
  • Le pontife romain parle ex cathedra, lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, une doctrine en matière de foi ou de morale qui doit être tenue par toute l’Église jouit de l’infaillibilité – Vatican I, s. 4, c. 4
  • La liberté de religion n’est pas sacrée – (Ench. Symb. 1932 – )
  • Ce qu’exprime l’Église doit être tenu éternellement pour la Vérité – Vatican I Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • Ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques appartient à la foi – Tuas libenter
  • Le Pape est le juge suprême des fidèles – Vatican I, Pastor aeternus (Ench. Symb. 1830 3063)
  • Est complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée (5ème concile du Latran, Ench. Symb 1441). Vatican I, Dei Filius (Ench. Symb. 1797 3017)
  •  Aucun homme n’est libre d’embrasser et de professer la religion qu’il aura réputée vraie d’après la lumière de la raison – Syllabus, 8 déc. 1864, n° 15
  • Les hommes ne peuvent pas trouver le salut éternel dans n’importe quelle religion– Syllabus, n° 16
  • Pas de salut éternel pour tous ceux qui ne vivent pas dans le sein de la véritable Église du Christ – Syllabus, n° 17
  • Le protestantisme est une fausse religion chrétienne, désagréable à Dieu – Syllabus, n° 18
  • Toutes les lois doivent être conformes à la Loi Divine – Syllabus n° 56. 57
  • Seuls les Catholiques ont droit à la liberté religieuse – Quanta Cura 5(Ench. Symb. 1690 1699 2896), Syllabus n° 77
  • L’État doit interdire les religions non Catholiques – Syllabus n° 78
  • La liberté civile de tous les cultes conduit à la corruption des mœurs et des esprits, et propage la peste de l’indifférentisme – Syllabus n° 79
  • Les Maçons sont les fils du Démon – Singulari Quadam
  • La Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception … a été préservée et exempte de toute tache du péché originel – Ineffabilis Deus 8 déc. 1854
  • La Vierge Bienheureuse … la médiatrice la plus puissante de l’univers entier auprès de son Fils unique pour la réconciliation – Ineffabilis Deus

Pape Léon XIII (1878 – 1903)

  • Quand le Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai – Satis Cognitum
  • L’Église est habilitée à proclamer le Salut en Jésus Christ – Satis Cognitum 4 (Ench. Symb. 1955 3303-3304)
  • Le Magistère ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné – Caritatis studium
  • L’unité de l’Église requiert de droit divin l’unité de foi, de gouvernement, de communion, dans la mesure où elle est le corps des fidèles – Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896
  • Tous les hérétiques sont hors de la Communion Catholique et hostiles à l’Église – Satis Cognitum n° 9
  • Les hérétiques ne peuvent recevoir légalement les sacrements – Exima Nos Laetitia
  • Les Sacrements en dehors de l’unité du Christ ne sont plus les Sacrements, à l’exception du baptême, Exima nos Laetitia 1903
  • L’administration des Sacrements par des hérétiques est un sacrilège – Exima Nos Laetitia
  • Quiconque est séparé de l’Église commet un adultère – Satis Cognitum n° 5
  • Les Protestants n’ont ni la Trinité, ni la Vie, ni le Salut – Satis Cognitum n° 5
  • Quiconque est séparé de l’Église “ne peut jouir de la Foi du Père et du Fils – Satis Cognitum n° 5
  • La vie de l’Esprit Saint n’existe plus dans un membre coupé – Satis Cognitum n° 5
  • L’Esprit Saint ne donne pas la vie aux hérétiques – Satis Cognitum n° 18
  • Les hérétiques pèchent quand ils reçoivent l’Eucharistie – Exima Nos Laetitia
  • Seul le Pape possède l’autorité suprême – Satis cognitum (Ench. Symb. 1961 3309)
  • Le Pape est le juge suprême des fidèles – Satis Cognitum n° 15
  • Les traditions païennes sont stériles et sans valeur – Satis Cognitum n° 9
  • Le Magistère ne peut commettre d’erreur – Satis Cognitum n°9
  • L’Église est “indivisible par nature” bien que les hérétiques tentent d’y ouvrir des brèches de toute part – Satis Cognitum 4
  • Le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi – Satis Cognitum n° 9
  • Si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique – Satis Cognitum n° 9
  • L’enseignement unanime des Pères avaient coutume de tenir hors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine du Magistère – Satis Cognitum n° 9
  • Ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent obéissent à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu – Satis Cognitum n° 9
  • Personne n’est enfant de Dieu s’il ne prend l’Église pour mère – Satis Cognitum n° 16
  • Les Catholiques et les hérétiques ne partagent pas l’unité de Foi – Satis Cognitum 18
  • C’est une erreur gravissime de considérer l’Église comme une institution humaine – Satis Cognitum n° 3
  • Évitez toute amitié avec ceux qui persécutent l’Église – Custodi Di 15
  • Il est faux de dire que l’Église est invisible – Satis Cognitum n° 3
  • L’Église Catholique est la seule Mission Apostolique – Satis Cognitum n° 35
  • Des formes disparates et contraires de la religion équivaut simplement à n’en vouloir ni choisir, ni suivre aucune, c’est l’athéisme moins le nom – Immortale Dei
  • Nier cette souveraineté de Dieu ou refuser de s’y soumettre, ce n’est pas la liberté, c’est le vice capital du Libéralisme».  Libertas, 20 juin 1888
  • Cette liberté [Libéralisme] contraire à la vertu de religion, la liberté des cultes, chacun  professe telle religion qui lui plaît ou même aucune – Libertas, 20 juin 1888
  • La liberté [Libéralisme] s’arrogeant le droit de tout enseigner à sa guise, est en contradiction flagrante avec la raison – Libertas, 20 juin 1888
  • Accordez à chacun la liberté [Libéralisme] illimitée de parler et d’écrire, rien ne demeure sacré et inviolable – Libertas, 20 juin 1888
  • Cette liberté [Libéralisme] veut que l’État ne rende aucun culte à Dieu ou n’autorise aucun culte public, que nulle religion soit préférée à l’autre – Libertas, 20 juin 1888
  • Puisqu’il est donc nécessaire de professer une religion dans la société, il faut professer celle qui est la seule vraie – Libertas, 20 juin 1888
  • L’Église ordonne que le droit de propriété demeure intact – Quod apostolici (Ench. Symb. 1851 3133)
  • La mariage est de droit divin – Arcanum divinae 10 fév. 1880

Pape St Pie X (1903 – 1914)

  • Il est détestable de servir l’homme plutôt que Dieu – E Supremi n° 9
  • Le Christ n’est pas dans tous les hommes – (Ench. Symb. 2103  –)
  • La dignité humaine dans le Christ n’appartient qu’aux Catholiques – Lettre à la Hiérarchie Française
  • La définition de la Franc-maçonnerie c’est : Liberté, Égalité, Fraternité – Lettre à la Hiérarchie Française
  • Tous les Infidèles sont damnés – Porte du Ciel 13
  • Beaucoup sont condamnés au châtiment éternel à cause de l’ignorance des mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus – Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905
  • Les modernistes « rénovateurs » sont les adversaires de la foi et les ennemis de l’Église – Pascendi 2
  • Le Modernisme tente de détruire l’Église – Pascendi 23
  • Le sentiment religieux est le germe de toute religion pour les modernistes – Pascendi 11
  • Pour les modernistes l’homme doit penser sa foi – Pascendi 12
  • Les Modernistes soutiennent que tout en religion évolue – Pascendi 26
  • L’Évolution est la doctrine des modernistes – Pascendi
  • L’Évolution des Dogmes et de la doctrine chrétienne est une erreur condamnable des modernistes – Pascendi 12-27
  • C’est une hérésie de dire que toutes les religions sont vraies – Pascendi 14. 16
  • Pour les modernistes toutes les religions sont vraies mêmes les païennes, mahométane, etc. – Pascendi
  • C’est une hérésie de dire que les païens (Musulmans, Hindous, bouddhistes, animistes, etc.) peuvent rencontrer Dieu – Pascendi 14
  • Les laïcs comme le facteur de progrès de l’Église : Doctrine pernicieuse – Pascendi 27
  • L’Église ne peut toucher à la substance des sacrements – Ex quo nono (Ench. Symb. 2147 a 3556)
  • La Révélation n’a pu être autre chose que la conscience acquise par l’homme : Condamné – Lamentabili, n°20
  • La Révélation n’a pas été complète avec les Apôtres : Condamné – Lamentabili, n°21
  • Les dogmes que l’Église déclare révélés ne sont pas des vérités descendues du ciel : Condamné – Lamentabili, n°22
  • La vérité n’est pas plus immuable que l’homme lui-même : Condamné – Lamentabili, n°58
  • Le Christ n’a pas enseigné un corps déterminé de doctrine, applicable à tous les temps et à tous les hommes : Condamné – Lamentabili, n°59
  • Les principaux articles du Symbole des Apôtres n’avaient pas pour les chrétiens des premiers siècles la même signification : Condamné – Lamentabili, n° 62
  • L’Église est incapable de défendre efficacement la morale évangélique : Condamné – Lamentabili, n° 63
  • Le progrès des sciences exige que l’on réforme les concepts de la doctrine chrétienne sur Dieu, sur la Création, sur la Révélation : Condamné – Lamentabili, n° 64
  • Le catholicisme d’aujourd’hui ne peut se concilier avec la vraie science : Condamné – Lamentabili, n° 65
  • L’athéisme est stupide – Pascendi (Ench. Symb. 2073 3476)
  • Vouloir concilier la foi avec l’esprit moderne mène à la perte totale de la foi – Pascendi
  • Les Modernistes maintiennent : Toutes les religions ont le sentiment religieux – Pascendi 14
  • Les Modernistes soutiennent que chacun a la secrète intuition de Dieu – Pascendi 14
  • Les religions païennes (Islam, Bouddhisme, Hindouisme, etc.) sont fausses – Pascendi 14
  • Les Modernistes appliquent l’expérience à la Tradition et ainsi la détruisent – Pascendi 15
  • Les modernistes tiennent pour vraies toutes les religions – Pascendi 16
  • La Conscience est l’autorité chez les Modernistes – Pascendi 23
  • L’Église est une conscience collective : hérésie – Pascendi 23
  • L’adoration des Modernistes consiste surtout à s’adapter aux coutumes du monde – Pascendi 26
  • Les Modernistes soutiennent que tout en religion évolue – Pascendi 26
  • Le modernisme, rendez-vous de toutes les hérésies, de toutes les erreurs qui furent jamais contre la foi – Pascendi 53
  • Seul le Catholicisme permet d’accéder à une famille universelle – Notre Mandat Apostolique 24
  • Les faux espoirs concernant la dignité humaine sont la racine de bien des erreurs – Notre Mandat Apostolique 25
  • La seule vision du monde, c’est la civilisation Catholique universelle – Notre Mandat Apostolique 24. 36

Pape Benoit XV (1914-1922)

  • Adorer en commun avec les hérétiques est condamné – CIC 1258
  • Si un baptisé refuse opiniâtrement ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique – CIC 1325
  • Quiconque prie avec les hérétiques est lui-même hérétique – CIC 2238, 2

Pape Pie XI (1922 – 1939)

  • Dieu a fait l’Église participante de son divin magistère, à l’abri de l’erreur – Divini illius magistri
  • À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité – Divini illius magistri
  • Ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques – Mortalium Animos, 6 janv. 1928
  • Prier pour la paix avec les fausses religions est une hérésie – Mortalium Animos 1-17
  • Il y a hérésie si nous prions avec les hérétiques – (Ench. Symb. 2199  –)
  • Qui soutient que les religions sont toutes plus ou moins bonnes est apostat – Mortalium Animos
  • De nos jours, les hérétiques ont méprisé la véritable Foi – Mortalium Animos 16
  • Il n’y a pas des matières de Foi “fondamentales” et “non-fondamentales” – Mortalium Animos 13
  • Un vrai Catholique amène les païens au Catholicisme – Mortalium Animos 10. 17
  • Le fondement de la charité est la foi pure et sans tache, la pure foi catholique – Mortalium Animos 9. 11
  • L’œcuménisme abandonne la religion divinement révélée – Mortalium Animos 2
  • Encourager l’œcuménisme, c’est rejeter la vraie religion – Mortalium Animos 2
  • L’œcuménisme ne peut en aucune façon être approuvé par les Catholiques – Mortalium Animos 2
  • L’œcuménisme déforme la véritable idée de la religion et de ce fait la rejette – Mortalium Animos 2
  • Ces “assemblées” pour “l’unité” [œcuménisme] sont condamnées  – Mortalium Animos 15
  • L’Église Catholique est l’union de tous les Chrétiens – Mortalium Animos 3. 15
  • L’unité chrétienne est l’Église Catholique – Mortalium Animos 3.  7. 15
  • L’Église est le suprême tribunal de la paix – Mortalium Animos 1-17
  • Où il y a diversité, l’unité est brisée – Casti Connubii 43
  • L’Église Catholique a un seul troupeau et un seul berger – Mortalium Animos 7
  • Les modernistes disent : L’Église s’est trompée – Mortalium Animos 8
  • Toute collaboration avec des non-catholiques est interdite – (Ench. Symb. 2199 – )
  • Les hérétiques soutiennent : l’Évangile peut être modifié pour répondre aux besoins de la vie humaine – Mortalium Animos 12
  • Les schismatiques rejettent le Christ quand ils nient l’Immaculée Conception – Mortalium Animos 13
  • S’ils “rêvent d’unité” qu’ils rentrent dans l’Église – Mortalium Animos 16
  • Dieu nous appelle tous à l’unité Catholique – Mortalium Animos 17
  • Apostasie : la fraternité universelle, la profession de certaines doctrines comme fondement commun de vie spirituelle – Mortalium Animos 1-2
  • La coéducation est fausse et nuisible à la Chrétienté – Casti connubii (Ench. Symb. 2215 3698)
  • Les femmes doivent être soumises à leurs maris – Casti Connubii 15
  • L’éducation non chrétienne est pleine d’erreurs – Casti connubii (Ench. Symb. 2213 – )
  • L’éducation sexuelle est répugnante – Casti connubii (Ench. Symb. 2214 3697)
  • Il n’est permis en aucun cas aux couples de limiter les naissances – Casti Connubii 28
  • Le contrôle des naissances est un péché grave – Casti Connubii 28-29
  • Aucune méthode scientifique ne peut contrôler les naissances – Casti Connubii 28-29
  • Les institutions humaines, publiques ou privées, doivent servir le Christ – Quas Primas 19
  • Le monde n’est fait que de chair, de concupiscence et d’orgueil de la vie – (Ench. Symb. 2223 -)

Pape Pie XII (1939 – 1958) :

  • Les hérétiques pensent que la liturgie est une concélébration de la communauté – Mediator Dei 83 20 nov. 1947
  • Seul le prêtre offre la Divine Victime à la Messe – Mediator Dei 92
  • A la Messe le prêtre représente le Christ et non les fidèles – Mediator Dei 92
  • Seul le clerc est un ministre de la liturgie – Mediator Dei 93
  • La révélation de Dieu à l’homme n’est donnée que par le Christ – Mediator Dei 83
  • L’humanisme est dangereux et une erreur pernicieuse – Mediator Dei 203
  • Les Papes confient aux évêques la direction des âmes – Mystici Corporis (Ench. Symb. 2287 3804)
  • Le schisme, l’hérésie ou l’apostasie, fait rompre un homme du Corps de l’Église – Mystici Corporis Christi (n° 23) 29 juin 1943
  • Les Chrétiens sont un dans la Foi et le Gouvernement – Mystici corporis Christi (Ench. Symb. 2286 3802)
  • Les hérétiques et schismatiques ne peuvent vivre de la vie de l’Esprit Saint – (Ench. Symb. 2286 3802)
  • Seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi – Mystici corporis Christi 
  • Seule l’Église Catholique est le Corps du Christ – Mystici Corporis 17-18
  • Celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain – Mystici corporis Christi
  • Hérésie : Les Nations ne forment qu’une seule communauté – Mystici Corporis 18
  • L’auguste Mère de Dieu, … généreuse associée du divin Rédempteur … gardée intacte de la corruption du sépulcre, … fût élevée, dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où, Reine, elle resplendit – Munificentissimus Deus 1er nov. 1950