Réfutation de la position schismatique de non-réception de sacrements d’«hérétiques connus» et explication de la position catholique de sacrements d’hérétiques publics et d’hérétiques notoires

Sommaire

  • Avant propos
  • Hérétique public et hérétique notoire
  • L’unité de l’Église et hérétique public / hérétique notoire de fait
  • L’Église a autorité sur la discipline et l’administration des sacrements
  • Conclusion

 

Avant propos

Cette page remplace la page Sur les sacrements d’hérétiques connus – Pas de sacrements d’hérétiques connus, à la lumière de la distinction de la discipline universelle de l’Église catholique entre hérétique public et hérétique notoire. La différence entre hérétiques connus comme étant publics et hérétiques connus comme étant notoires permet la réception de sacrements en ces temps de la fin.

Voir : Sur les sacrements d’hérétiques en ces temps de la grande apostasie

 

Hérétique public et hérétique notoire

Code de Droit Canonique 1917, Canon 2197, 1 : «Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir».

Code de Droit Canonique 1917, canon 2197, § 3 : « Une infraction est notoire par sa notoriété de faitsi elle est publiquement connue et commise dans des circonstances telles qu‘elle ne peut être dissimulée par aucun subterfuge [tergiversation], ni excusée par aucune excuse admise dans la loi ».

La définition de la notoriété définie dans le canon 2197 est directement tirée, entre autres, de Ex omnibus du pape Benoit XIV, comme on peut le voir dans le CIC latin 1917 :

CIC 1917 canon 2197 et références en note 1

Ce que dit Ex omnibus sur la notoriété :

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus Sur la Constitution Apostolique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «4. …les objecteurs [qui ont contesté l’obéissance à la constitution Unigenituspublics et notoires sur le sujet en discussion sont ceux qui ont été déclarés par la sentence d’un juge compétent et qui ont admis leur culpabilité devant les tribunaux [notoires en droit]. Il y a aussi d’autres objecteurs, qui, bien qu’ils n’aient pas été condamnés par un juge et n’ayant pas admis le crime devant les tribunaux, néanmoins, au moment où ils sont sur le point de recevoir le sacré viaticum, confessent [au prêtre] volontairement leur résistance obstinée à la constitution [notoires en droit]. D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement [qui ne peut être caché d’aucune façon] opposé à la vénération et à l’obéissance due à cette constitution [dogme], et d’avoir continué dans cet état ; C’est tellement connu que le scandale public qui en découle n’a pas encore diminué [notoires de fait]. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal ».

Notoire en fait prouvé équivaut une sentence du tribunal : «Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal». Cela signifie que notoire en fait équivaut à la même certitude que notoire en droit pour l’imputabilité de la peine. Cela signifie aussi que notoire non-prouvé (qui pourrait être notoire matériel) n’est pas notoire en fait et que l’imputabilité n’est pas certaine. Et pour un hérétique public et pas notoire de fait, l’imputabilité est incertaine. Il faut la notoriété pour qu’un fait soit pleinement ou officiellement prouvé et imputable.

Encyclopédie catholique, notoriété : « La notoriété est la qualité ou l’état des choses qui sont notoires ; tout ce qui est si pleinement ou officiellement prouvé, qu’il peut et doit être tenu comme certain sans plus d’investigation, est notoire. … . Ordinairement c’est l’équivalent de public, manifeste, évident, connu ; tous ces termes ont quelque chose de commun, ils signifient qu’une chose, loin d’être secrète, peut être facilement connue de beaucoup. La notoriété, en plus de cette idée commune, implique l’idée de la preuve indiscutable, de sorte que ce qui est notoire est tenu comme prouvé et sert de base aux conclusions et aux actes des autorités, en particulier des juges. Pour être aussi précis que possible, « public » signifie ce que quelqu’un peut facilement prouver ou vérifier, ce qui est fait ouvertement ; ce que beaucoup de personnes connaissent et retiennent comme certain est « manifeste » ; ce qu’un plus ou moins grand nombre de personnes ont appris, peu importe comment, est « connu » ; ce qui doit être considéré comme certain et ne plus être mis en question est « notoire ».

« Les autorités font la distinction entre la notoriété des faits, la notoriété de la loi et la notoriété présomptive, bien que la dernière soit souvent considérée comme une subdivision de la seconde [notoire en fait équivaut au même rang que notoire en droit pour la certitude d’imputabilité]. Tout ce qui est facile à montrer et connu par un nombre suffisant de personnes pour être à l’abri de tout doute raisonnable est notoire en fait. …. Tout ce qui a été judiciairement constaté, à savoir, admissions judiciaires, une affaire entièrement prouvée, et le jugement rendu dans un procès, est notoire en droit ; le juge accepte le fait comme certain sans enquête ; il ne permettra pas non plus, sauf dans certains cas bien précis, que la question soit mise en cause. « Notoire » est alors utilisé comme plus ou moins synonyme de « officiel ». Tels sont aussi les faits consignés dans les documents officiels, comme les registres civils ou ecclésiastiques des naissances, des décès ou des mariages , les actes notariés. Enfin, tout ce qui résulte d’une règle de droit fondée sur une présomption «violente», par exemple la paternité et la filiation en cas de mariage légitime, est présumé notoire. … Lorsqu’un fait est reconnu comme notoire par le juge, et en général par une autorité compétente, aucune preuve en est requise, mais il est souvent nécessaire de montrer qu’il est notoire, car le juge n’est pas censé connaître tous les faits notoires. La notoriété doit être prouvée, comme tout autre fait allégué dans un procès, par des témoins ou des « instruments », c’est-à-dire des documents écrits ».

Celui qui tergiverse n’a pas d’excuse pour ne pas être obstiné et est donc hérétique formel et excommunié pour lui-même, mais comme il peut encore tergiverser, il n’est pas hérétique notoire de fait, et donc il n’est pas excommunié par rapport aux autres. Il devient excommunié par rapport aux autres que quand il lui est impossible de tergiverser.

Et quand est-ce qu’un hérétique ne peut plus tergiverser ? Quand il est tellement connu pour mettre en avant son obstination hérétique qu’il ne peut pas être dissimulé d’aucune manières. Et quand est-ce qu’il ne peut pas être dissimulé d’aucune manière ? Quand il est contraignant avec son hérésie, ou qu’il s’affiche franchement en public se mettant en avant de telle façon qu’il s’impose de lui-même, ou qu’il se déclare lui-même, ou qu’il déclare sans ambage une chose qui empêche qu’il puisse tergiverser, etc. Il n’est pas hérétique notoire en droit (c-à-d ayant avoué à un tribunal compétent) mais il avoue par le fait ; il n’est pas déclaré par l’Église mais il se déclare lui-même par le fait.

Un hérétique devient notoire :

  • S’il affiche franchement et clairement publiquement qu’il nie ou refuse l’obligation absolue du baptême d’eau, de la foi et de l’appartenance à l’Église pour le salut de quelque façon que ce soit ;
  • S’il affiche ou affirme que vous n’êtes pas catholique si vous refusez de croire qu’on peut appartenir à l’Église et être sauvé sans être soumis au pontife romain ;
  • S’il dit que vous n’êtes pas catholique de refuser le baptême de désir/sang, le salut pour ignorance invincible des mystères essentiels de la foi catholique, l’appartenance à l’âme de l’Église hors du Corps, la Planification Familiale Naturelle ou contrôle naturel des naissances, etc. ;
  • S’il dit que c’est une hérésie formelle de ne pas croire au baptême de désir/sang, âme de l’Église, ignorance invincible, Planification Familiale Naturelle, etc.
  • S’il dit que vous n’êtes pas catholique de refuser que les évêques sont infaillibles (faux magistère ordinaire) ;
  • S’il dit que les schismatiques « orthodoxes » orientaux, ou les juifs, ou d’autres membres de fausses religions n’ont pas besoin de se convertir pour le salut ;
  • S’il refuse de vous donner les sacrements parce que vous croyez que vatican 2 est une secte, que les chefs de vatican 2 sont des apostats et des antipapes ;
  • S’il refuse de vous donner les sacrements parce que vous croyez que l’excommunication du père Feeney est une fraude ou vous taxe de feeneyi(s)te ;
  • S’il condamne votre croyance catholique orthodoxe (droite doctrine catholique) ;
  • S’il est partisan ou défenseur de n’importe quelle manière de « saint » Jean-Paul 2 ou « saint » Jean 23 ;
  • S’il met en avant ouvertement son parti pris pour n’importe quelle hérésie contre la loi naturelle (pro avortement, pro homosexuels ou « mariage » homosexuel, pro naturalisme, pro paganisme, pro indifférentisme religieux, pro athéisme, pro relativisme, pro yoga, pro islam, etc.)
  • S’il ne cache pas qu’il ne condamne pas n’importe quel défenseur de n’importe quelle hérésie contre la loi naturelle ;
  • Et d’autres choses de même ordre, c’est-à-dire qu’il est partisan notoire (se met tellement en avant qu’il ne peut absolument plus se cacher derrière n’importe quelle fraude, même par omission) d’une hérésie (Voir Hérésies actuelles).

Code de droit canon 1917, canon 1324 «Il ne suffit pas d’éviter la dépravation hérétique, mais il faut également fuir avec empressement ces erreurs qui en approchent plus ou moins. C’est pourquoi tous doivent, en effet, suivre les constitutions et décrets par lesquels ces opinions sont proscrites et interdites par le Saint-Siège».

Tous les baptisés doivent croire tout ce qu’enseigne l’Église  et sont censés connaître le principal du Magistère et sont tenus d’éviter les hérésies et les erreurs proches de l’hérésie : le relativisme, le protestantisme, le libéralisme, le modernisme, l’œcuménisme, l’indifférentisme, etc. (Concile Vatican I Dei Filius ; Léon XIII Satis cognitum ; S. Thomas Somme théologique, Ia, q. 32, a. 4 ; CIC 1917, can. 1323, 1 ; etc.)

Tant qu’un hérétique peut tergiverser de quelque façon, il n’est pas notoire en fait, et peut être abordé pour les sacrements mais uniquement quand il n’y a aucun autre prêtre catholique possible. Un catholique ne peut pas approcher un hérétique notoire de fait pour la communion eucharistique ni même l’assistance à sa Messe sans pécher mortellement et participer au sacrilège du prêtre hérétique. Par contre un catholique peut approcher un prêtre hérétique public non-notoire pour la communion eucharistique quand il n’y a aucune autre possibilité, parce que l’Église établit sa discipline pour le bien des fidèles. 

Un catholique peut approcher un prêtre hérétique public pour la Confession et l’absolution sacramentelle quand il n’y a aucune autre possibilité. Et même un prêtre notoirement hérétique ou notoire matériel, uniquement pour la Confession, tant qu’il n’est pas hérétique notoire de fait prouvé (1° Impossible de tergiverser, 2° ni d’excuse en droit). C’est seulement à l’article de la mort qu’un hérétique notoire de fait peut être approché pour les sacrements.

C’est la discipline universelle de l’Église qu’un hérétique obstiné qui peut encore tergiverser n’est pas certain quand à l’imputabilité de la peine par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire en fait. L’obstination hérétique ou schismatique détermine l’excommunication ipso facto pour l’individu, et c’est la notoriété qui est le critère juridique d’application de la loi qui détermine l’excommunication automatique par rapport aux autres. 

C’est l’obstination dans une hérésie (ou schisme) qui fait la culpabilité et l’imputabilité (la peine applicable selon le droit) par rapport aux autres est déterminé par la notoriété selon la discipline universelle de l’Église parce que l’Église a la puissance sur la discipline des sacrements et d’abord parce que la discipline est toujours pour le bien des fidèles.

D’ailleurs un fait non-notoire est présumé en droit être ignoré  pour cette même raison.

CIC 1917 Can. 16 § 2 : «L’ignorance ou l’erreur portant sur la loi ou sur la peine ou sur le fait propre ou sur le fait d’autrui quand il est notoire n’est généralement pas présumée ; elle est présumée en ce qui concerne le fait d’autrui dépourvu de notoriété, sauf preuve du contraire».

La loi ne tient pas compte juridiquement parlant (par exemple dans le cadre d’un jugement) qu’un fait pas notoire soit ignoré, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de culpabilité de l’ignorer (dans le cadre prévu par la loi). Cela signifie qu’il n’y a pas de culpabilité d’ignorer un fait public dans ce que la loi prévoit.

C’est exactement le sujet concernant les hérétiques. Sans la notoriété de fait, il n’y a pas de certitude d’imputabilité de la peine d’excommunication par rapport aux autres, le fait peut être ignoré dans le cadre prévu par la loi : Cela signifie qu’il est licite de recevoir des sacrements d’hérétiques non-notoires tant qu’il n’y a aucune autre possibilité meilleure en cas de nécessité.

 

L’unité de l’Église et hérétique public / hérétique notoire de fait

Pape Léon XIII, Exima nos Laetitia, 1903 : «Les Sacrements en dehors de l’unité du Christ ne sont plus les Sacrements, à l’exception du baptême qu’ils confèrent».

Un hérétique public est en dehors de l’unité de l’Église pour lui-même parce qu’il est en dehors de l’unité de la foi, mais pas par rapport aux autres tant qu’il n’est pas hérétique notoire de fait.

Pape Vigile, deuxième Concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème SUR LUI-MÊME, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition » ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement (Tite 3, 10) ».

L’Église comprend «anathème sur lui-même» par son hérésie (obstinée) mais non pas par rapport aux autres sans notoriété de fait (pas la notoriété matérielle qui est celle pouvant encore comporter une excuse). Tant qu’un hérétique n’est pas notoire en fait il n’est pas suspendu de son office par rapport aux autres mais pour lui-même.

Par son obstination l’hérétique est excommunié pour lui-même et pas sa notoriété de fait l’hérétique est excommunié pour lui-même et par rapport aux autres.

Tous ceux qui, comme les schismatiques, nient le dogme et la vérité révélée selon lesquels Tite 3, 10-11 comprend l’hérétique «anathème SUR LUI-MÊME» sont hérétiques. Si ce dogme précise «anathème sur-lui-même» c’est qu’il est anathème sur lui-même. Fin du débat.

On touche ici l’esprit de l’Église : Par son obstination, un hérétique est hors de la foi et hors de l’unité de la foi pour lui-même (La vraie foi fait l’unité de la véritable Église catholique), et par sa notoriété de fait un hérétique est hors de l’unité de l’Église pour lui-même et par rapport aux autres. 

Sans notoriété un prêtre hérétique est hors de l’Église pour lui-même mais pas par rapport aux autres pour l’administration des sacrements : Les catholiques peuvent licitement recevoir des sacrements d’hérétiques non notoires, en cas de nécessité.

 

L‘Église a autorité sur la discipline et l’administration des sacrements

La discipline universelle de l’Église applique inviolablement par loi ecclésiastique contraignante la loi divine de la règle de la foi, en matière de foi et de morale. C’est un dogme que

Pape Pie IV, concile de Trente, 21ème session, ch. 2, 16 juill. 1562 ex cathedra : «Le concile déclare, en outre, que dans l’administration des sacrements il y eut toujours dans l’Église le pouvoir de décider ou de modifier, la substance de ces sacrements étant sauve, ce qu’elle jugerait mieux convenir à l’utilité de ceux qui les reçoivent et au respect des sacrements eux-mêmes, selon la diversité des choses, des temps et des lieux».

C’est un dogme que l’Église a le pouvoir de juger ce qui est le mieux pour l’administration des sacrements pour ceux qui les reçoivent, sans pouvoir toucher à la substance des sacrements : intention, matière et forme (Conc. Trente Ex quo nono, Ench. Symb. 2147 a 3556 ; etc.). C’est pourquoi la discipline universelle de l’Église se fonde sur le critère juridique de notoriété pour interdire absolument la réception de sacrements d’hérétiques par les fidèles en cas de nécessité. Car l’Église préserve d’abord le bien et le besoin des fidèles en cas de nécessité. C’est pourquoi sans notoriété de fait les fidèles catholiques peuvent recevoir des sacrements d’hérétiques seulement s’il n’y a aucune autre possibilité et en cas de nécessité (non pas quand il y a un prêtre catholique disponible ou possible).

Par exemple, la loi divine elle-même interdit aux prêtres de donner la communion à des hérétiques, qu’ils soient notoires ou publics ou privés :

Pape Innocent III, Concile de Latran IV (Décrets 234) ex cathedra : «Les Clercs ne peuvent donner la communion aux hérétiques».

Ce dogme ci-dessus signifie que les hérétiques même « seulement » publics et non-notoires ne peuvent pas recevoir la Communion. Mais, contrairement à ce que disent les hérétiques et schismatiques qui n’ont pas l’esprit de l’Église catholique, cela ne signifie pas que les fidèles ne peuvent pas recevoir la communion eucharistique de prêtres hérétiques publics en cas de nécessité s’il n’y a aucune autre possibilité (aucun prêtre catholique ou non-hérétique), car l’Église administre par sa discipline universelle et autorité les sacrements pour le bien des fidèles, et non pas (évidement) pour le bien des hérétiques. C’est la raison pour laquelle la discipline universelle de l’Église autorise d’autorité la réception de sacrements d’hérétiques qui ne sont pas notoires de fait pour les fidèles en cas de nécessité, c’est-à-dire sans prêtres catholiques disponibles.

 

Conclusion

La règle de la foi (loi divine) est fixé et appliquée par l’obstination et par la notoriété (discipline universelle).

Encyclopédie catholique, notoriété : « ce qui doit être considéré comme certain et ne plus être mis en question est « notoire ».

Un hérétique public (non-notoire) peut encore être mis en question parce qu’il peut tergiverser. On pourrait reprendre tous les points de l’ancienne page sur les sacrements d’hérétiques connus, et aussi bien appliquer les mêmes critère de l’Église pour tous les points, mais cette page est plus courte que celle qu’elle remplace (300 pages) et la résume.

Les schismatiques radicaux interprètent frauduleusement les conciles, par exemple :

La déclaration du deuxième Concile de Constantinople (plus haut) avec le Pape Vigile et Tite 3, 10-11 ;

La déclaration suivante du IIIème concile de Constantinople qu’il disent à tort être ex cathedra, alors que c’est la discipline universelle de l’Église (loi ecclésiastique régissant l’application de règle de la foi et les sacrements d’hérétiques avec la notoriété) :

Concile de Constantinople III, 680-681 «Si un ecclésiastique ou un laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions d’hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés]. Si un évêque, un prêtre ou un diacre doit s’unir à la prière avec les hérétiques, qu’il soit suspendu de la communion».

3° La déclaration suivante du concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, qu’il disent à tort ne pas concerner les hérétiques, alors que rien n’est plus faux vu que la notoriété détermine juridiquement par la discipline des sacrements pour l’étendue de l’excommunication de l’hérétique 1° pour lui-même (sans notoriété) ou 2° pour lui-même et par rapport aux autres (avec notoriété de fait), comme cela a été déjà prouvé :

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas, ex cathedra : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets, on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée. … Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieu qu’il n’y a plus aucune réservation à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservés, s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

Ci-dessus, un hérétique public (non-notoire) qui est donc excommunié pour lui-même mais ne l’est pas par rapport aux autres de par l’autorité de la discipline de l’Église sur les sacrements (discipline universelle de l’Église à laquelle tout baptisé doit obéir pour être catholique) afin que les fidèles puissent licitement recevoir des sacrements en cas de nécessité en l’absence de meilleure possibilité (pas de prêtres catholiques possibles). Par conséquent un prêtre hérétique public (qui n’est pas notoire en fait) a bien juridiction sur les fidèles catholiques dans le sacrements de Pénitence, contrairement à ce qu’affirment les menteurs schismatiques radicaux qui empêchent ainsi par leur tromperie les catholiques de recevoir des sacrements qui sont tout à fait possibles pour empêcher leur salut et parce qu’ils (les schismatiques radicaux) sont gouvernés par le diable.

En outre cette déclaration de Trente ci-dessus concerne la réservation des cas, c’est-à-dire, par exemple, le fait qu’actuellement n’importe quel prêtre hérétique public (non-notoire) puisse délier de tous liens, censure, suspension, etc., et que les hérétiques notoires de fait (pas ceux notoires en droit) le peuvent seulement à la mort.

4° La déclaration suivante du concile Latran V, session 8, qu’il disent à tort être entièrement ex cathedra :

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605) : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons [Magistère] donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur [Discipline universelle] de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons [Discipline universelle] que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur, en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, seront totalement évités et punis [vitandos et puniendos fore decernimus], comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique».

L’emploi du futur en latin prouve que cette session est de l’ordre de la discipline universelle ecclésiastique (application de la loi divine et de règle de foi et par les mêmes critères de publicité et de notoriété) pour sa partie sur les hérétiques à éviter.

Satis cognitum, qui n’est pas un concile mais une encyclique du Magistère ordinaire :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 : «…  C’est pourquoi, de même que L’ÉGLISE pour être UNE en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles REQUIERT nécessairement L’UNITÉ DE FOI, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] L’UNITÉ DE GOUVERNEMENT, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION».

Que l’unité de foi est l’unité de l’Église, c’est dogmatique. Que l’hérétique public est hors de l’unité de la foi, c’est la loi divine. Que l’hérétique est excommunié pour lui-même mais pas par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire, c’est la discipline universelle de l’Église catholique qui applique la règle de la foi. Les hérétiques et schismatiques interprètent frauduleusement le Magistère (Voir Hérétiques).

Les schismatiques n’ont pas l’esprit catholique et ne comprennent pas la foi de l’Église catholique parce qu’ils sont hors de l’Église catholique. En dehors de la foi catholique, la règle de l’Église (règle de la foi divine, Magistère, Tradition et discipline universelle) est interprétée selon les passions de chacun qui en prend ce qu’il veut.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «  ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [religion d’homme] PLUTÔT QU’À DIEU ».