Sacré-Cœur de Jésus-Christ-Roi

Sommaire

  • Dévotion au Sacré-Cœur
  • Promesses du Sacré-Cœur
  • Pratique de la dévotion au Sacré-Cœur
  • Prières au Sacré-Cœur
    • Oraison du Sacré-Cœur
    • Acte de consécration au Sacré-Cœur
    • Acte de réparation au Sacré-Cœur
    • Consécration du genre humain au Christ Rédempteur et Roi
    • Litanies du Sacré Cœur
  • Heure sainte
    • Heure Sainte – Indulgences
    • Méditation pour l’Heure Sainte (Missel 1957)
    • Heure Sainte pour l’adoration nocturne au foyer (de 22 h à 5 h, une heure par personne du foyer)
    • Heure Sainte en Hommage au Christ-Roi
      • Prière au Christ, roi universel
  • Offices du Sacré-Cœur
    • I – Le promoteur (Médiateur). Avec le Chœur des Trônes
    • II – Le réparateur. Avec le Chœur des Puissances
    • III – L’adorateur. Avec le Chœur des Dominations
    • IV – L’aimant. Avec le Chœur des Séraphins
    • V – Le disciple. Avec le Chœur des Chérubins
    • VI – Victime. Avec le Chœur des Vertus
    • VII – Esclave (Serviteur). Avec le Chœur des Archanges
    • VIII – Le suppliant. Avec le Chœur des Anges
    • IX – Le zélateur. Avec les Neufs Chœurs des Anges et les Principautés
  • Intronisation du Sacré-Cœur
  • Scapulaire du Sacré-Cœur
  • Le Christ est Roi par nature par sa divinité et par conquête par sa rédemption
    • Règne du Christ-Roi, règne social du Sacré-Cœur de Jésus
    • La Sainte Vierge est Reine par grâce
    • Saint Joseph, intendant de la royauté du Christ
    • Saint Michel Archange, premier défenseur de la Royauté du Christ
    • Sainte Jeanne d’Arc et le respect des droits de la Royauté du Christ
  • Annexes :
    • Quas Primas, Pape Pie XI, L’institution d’une fête du Christ-Roi
    • Annum Sacrum, pape Léon XIII, Sur la consécration du genre humain au Sacré-Cœur de Jésus
    • Un Appel à l’amour, Message du Sacré-Cœur à Sœur Josepha

 «Il est digne l’Agneau qui a été immolé de recevoir la puissance [vertu], la divinité, la sagesse, la force et l’honneur, la gloire et la bénédiction. À celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau, bénédiction, honneur, gloire et puissance, dans les siècles des siècles !» Apocalypse 5, 12-13

«Amen ; la bénédiction, la gloire, la sagesse, l’action de grâce, l’honneur, la puissance et la force à notre Dieu dans les siècles des siècles. Amen» Apocalypse 7, 12 

Je ne suis heureux que dans votre Cœur ô mon Seigneur, et je ne puis être dans votre Cœur que dans la vraie foi divine et catholique.

Dévotion au Sacré-Cœur

Jésus-Christ a révélé son Sacré-Cœur le 27 décembre 1673 à sainte Marguerite-Marie, religieuse du monastère de la Visitation de Paray-le-Monial et Il lui a demandé l’institution de la fête de son Sacré-Cœur en juin 1675.

«Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes, et pour toi en particulier que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu’il les répande par ton moyen, et qu’il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre…» (1673)

« Je te demande que le premier vendredi après l’octave du saint sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon cœur… » (1675)

« Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’Il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois, de la plupart, que des ingratitudes par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour.

« Vois, ma fille, mon cœur entouré d’épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi du moins, cherche à me consoler ».

Saint Augustin (354-430), saint Bernard (v. 1090-1153), saintes Mechtilde (1241 -1298) et Gertrude (1256-1301), saint François de Sales (1567-1622), saint Jean Eudes (1601-1680) furent les précurseurs de cette dévotion. Ste Catherine de Sienne fit le don total de son cœur à Son Divin Epoux et obtint en échange le Cœur de Jésus. Saint François d’Assise, St Bonaventure, Saint Thomas, Ste Thérèse d’Avila, St Ignace de Loyola, St François-Xavier, St Philippe de Néri, St Louis de Gonzague ont aimé à un degré extraordinaire cette dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.

L’ont perpétuée les papes Innocent XII (règ. 1691-1700), Benoît XIII (règ. 1724-1730), Clément XIII (règ. 1758-1769), Pie VI (règ. 1775-1799), Pie VII (règ. 1800-1823), Pie IX (règ. 1846-1878), Léon XIII (règ. 1878-1903) Annum Sacrum (Sur la consécration du genre humain au Sacré-Cœur de Jésus, 25 mai 1899), saint Pie X (règ. 1903-1914) fait de l’Intronisation au Sacré-Cœur une œuvre d’Église, Pie XI (règ. 1922-1939), Quas Primas (Institution de la fête du Christ-Roi, 11 déc. 1925) et Miserentissimus Redemptor (Sur notre devoir de réparation envers le Sacré-Cœur de Jésus, 8 mai 1928), et Pie XII (règ. 1939-1958), Haurietis Aquas (Sur le Culte du Sacré Cœur de Jésus, 15 mai 1956).

Pape Pie XII, Haurietis Aquas, 15 mai 1956, n° 27 : « C’est à bon droit, par conséquent, que le Cœur du Verbe incarné est considéré comme le signe et le principal symbole de ce triple amour dont le divin Rédempteur aime et continue d’aimer son Père éternel et tous les hommes, car il est le symbole de cet amour divin qu’il partage avec le Père et l’Esprit-Saint, mais qui pourtant, en lui seul, en tant que Verbe fait chair se manifeste à nous par son corps humain périssable et fragile, puisque « c’est en lui qu’habite corporellement toute la plénitude de la divinité ».

Pape Pie XII, Haurietis Aquas, 15 mai 1956, n° 9 : «Pie XI, déclarait également ce culte non moins recommandable et non moins apte à nourrir la piété chrétienne quand il écrivait dans son Encyclique : « Dans cette… forme de la dévotion, n’y a-t-il pas la synthèse de toute la religion et plus encore la norme d’une vie plus parfaite, capable d’acheminer les âmes à connaître plus profondément et plus rapidement le Christ Seigneur, à l’aimer plus ardemment, à l’imiter avec plus d’application et plus d’efficacité ? »

 

Promesses du Sacré-Cœur de Jésus

Promesses faites par Notre-Seigneur Jésus-Christ à Sainte Marguerite-Marie en faveur des personnes qui pratiquent la dévotion à son Sacré-Cœur :

  1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état.
  2. Je mettrai la paix dans la famille.
  3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
  4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
  5. Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
  6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.
  7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
  8. Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.
  9. Je bénirai moi-même les maisons où l’image de mon Sacré-Cœur sera exposé et honoré.
  10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis
  11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, d’où il ne sera jamais effacé.
  12. Je te promets, dans l’excessive miséricorde de mon Cœur, que son amour tout-puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis du mois, neuf mois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les Sacrements, et que mon divin Cœur se rendra leur asile assuré aux derniers moments.

 

Pratique de la dévotion au Sacré-Cœur

1 – Célébrer avec piété la fête du Sacré-Cœur et faire l’acte de réparation solennelle au Sacré-Cœur (ci-dessous).

2 – Assister à la Messe le 1er vendredi du mois consacré au Sacré-Cœur de Jésus et faire une communion réparatrice, s’il y a une Messe / prêtre disponible et non-hérétique, sinon marquer cette fête de façon spéciale.

3 – Faire, si possible, une heure d’adoration appelée « Heure Sainte » le soir ou la nuit du Jeudi au Vendredi, en esprit de réparation, en se servant du livre « Heure Sainte – Vingt méthodes distinctes pour la veille de tous les premiers vendredis et pour les principales fêtes de l’année » du Père MATEO CRAWLEY-BOEVEY des Sacrés-Cœurs (SS. CC.) de Picpus. (Voir aussi ci-dessous les trois méditations supplémentaires de l’Heure sainte : Méditation de l’Heure sainte du Missel de 1957 ; Heure sainte nocturne au foyer ; Heure sainte en l’honneur du Christ-Roi)

4 – Se servir des « Offices du Sacré-Cœur » révélés à Sainte-Marguerite-Marie.

5 – Faire la consécration et l’Intronisation du Sacré-Cœur dans les familles ; prier et se consacrer au Sacré-Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie.

 

Prières au Sacré-Cœur

Oraison du Sacré-Cœur

O Dieu, qui, dans le Cœur de votre Fils, blessé par nos péchés, daignez miséricordieusement nous prodiguer les trésors infinis de son amour ; faites, nous vous en prions, qu’en Lui rendant le fervent hommage de notre piété, nous remplissions aussi le devoir d’une juste réparation. Par le même notre Seigneur Jésus-Christ qui étant Dieu vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Amen. (Collecte, Messe du Sacré-Cœur, Missel 1967 ; Ind. 5 ans – Plén. cond. ord. ; Pén. 18 avril 1936)

 

Acte de consécration au Sacré-Cœur (Sainte Marguerite-Marie)

Je [N.] me donne et consacre au Sacré-Cœur de notre Seigneur Jésus-Christ, en ma personne et ma vie, mes actions, peines et souffrances, pour ne plus vouloir me servir d’aucune partie de mon être que pour l’honorer, aimer et glorifier.

C’est ici ma volonté irrévocable que d’être tout à lui et de faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon cœur à tout ce qui pourrait déplaire.

Je vous prends donc, ô Sacré-Cœur, pour l’unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l’assurance de mon salut, le remède de ma fragilité et de mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie, et mon asile assuré à l’heure de ma mort.

Soyez donc, ô Cœur de bonté, ma justification envers Dieu votre Père, et détournez de moi les traits de sa juste colère. O Cœur d’amour, je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma malice et de ma faiblesse, mais j’espère tout de votre bonté.

Consommez donc en moi tout ce qui vous peut déplaire ou résister, que votre pur amour vous imprime si avant dans mon cœur que jamais je ne vous puisse oublier, ni être séparé de vous, que je conjure, par toutes vos bontés, que mon nom soit écrit en vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur et toute ma gloire à vivre et à mourir en qualité de votre esclave. (Ind. 3 ans, cond. ord. – Plén. une fois le mois, récitation quotidienne. Pén. 25 févr. 1934).

 

Acte de réparation au Sacré-Cœur (Texte Acta Apostolica Sedis, juin 1928)

Très doux Jésus, Vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n’y répond que par l’oubli, le délaissement, le mépris. Nous voici donc prosternés devant votre autel, animés du désir de réparer, par un hommage spécial, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Cœur très aimant.

Cependant, nous souvenant que nous-mêmes, nous nous sommes, dans le passé, rendus coupables d’une si indigne conduite, et pénétrés d’une profonde douleur, nous implorons d’abord pour nous-mêmes votre miséricorde. Nous sommes prêts à réparer, par une expiation volontaire, les fautes que nous avons commises, tout prêts aussi à expier pour ceux qui, égarés hors de la voie du salut, s’obstinent dans leur infidélité, refusant de Vous suivre, Vous, leur Pasteur et leur Chef, ou secouant le joug si doux de votre Loi, foulent aux pieds les promesses de leur baptême.

Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer pour chacune d’elles : désordre de la conduite, indécence des modes, scandales corrupteurs des âmes innocentes, profanation des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre Vous et contre vos Saints, insultes à votre Vicaire et à vos prêtres, abandon et violations odieusement sacrilèges du divin Sacrement de votre amour, péchés publics enfin des nations qui se révoltent contre les droits et l’autorité de votre Église.

Que ne pouvons-nous effacer de notre propre sang tant d’offenses ! Au moins, pour réparer votre honneur outragé, nous Vous présentons cette même satisfaction que Vous avez offerte à votre Père sur la Croix et dont Vous renouvelez l’offrande, chaque jour, sur l’autel ; nous Vous la présentons, accompagnée de toutes les satisfactions de la Très Sainte Vierge votre Mère, des Saints, des chrétiens fidèles. Nous vous promettons, de tout notre cœur, autant qu’il dépend de nous et avec le secours de votre grâce, de réparer nos fautes passées, celles de notre prochain, l’indifférence à l’égard d’un si grand amour, par la fermeté de notre foi, la pureté de notre vie, la docilité parfaite aux préceptes de l’Évangile, à celui surtout de la charité. Nous Vous promettons aussi de faire tous nos efforts pour Vous épargner de nouvelles offenses et pour entrainer à votre suite le plus d’âmes possible.

Agréez, nous Vous en supplions, ô très bon Jésus, par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage spontané d’expiation ; gardez-nous, jusqu’à la mort, inébranlablement fidèles à notre devoir et à votre service, accordez-nous ce don précieux de la persévérance qui nous conduise tous enfin à la patrie où, avec le Père et le Saint-Esprit, Vous régnez, Dieu, dans les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.

 (Ind. 5 ans ; Ind. plén. mois rec. quot., moyennant confession, communion et visite d’une église. À la fête du Sacré-Cœur, en récitation publique précédée des litanies du Sacré-Cœur, ind. 7 ans ; Ind. plén. moyennant confession et communion. S. Pén. 1er juin 1928, 18 mars 1932).

 

Consécration du genre humain au Christ Rédempteur et Roi ou Consécration du Genre Humain au Sacré-Cœur de Jésus

Cette prière est en complément de l’Encyclique Annum Sacrum du 25 mai 1899 du pape Léon XIII prescrivant cette consécration dans toutes les églises lors de la fête du Sacré-Cœur de Jésus, en juin 1899. Le pape Pie XI dans Quas Primas du 11 décembre 1925 instituant la fête du Christ-Roi, prescriva : « Nous prescrivons également que chaque année, en ce même jour, on renouvelle la consécration du genre humain au Sacré Cœur de Jésus, consécration dont Notre Prédécesseur Pie X, de sainte mémoire, avait déjà ordonné le renouvellement annuel ».

(Texte Acta Apostolica Sedis, 5 nov. 1925)

Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous, qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à Vous, nous voulons être à Vous, et, afin de Vous être plus étroitement unis, voici que, en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à Votre Sacré-Cœur.
Beaucoup ne Vous ont jamais connu ; beaucoup ont méprisé vos commandements et Vous ont renié, Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres, et ramenez-les tous à votre Sacré-Cœur.

Seigneur, soyez le Roi non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de Vous, mais aussi des enfants prodigues qui Vous ont abandonné [apostats] ; faites qu’ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu’ils ne périssent pas de misère et de faim.

Soyez le Roi de ceux qui vivent dans l’erreur [hérétiques] ou que la discorde a séparés de Vous [schismatiques] ; ramenez-les au port de la vérité et à l’unité de la foi, afin que bientôt il n’y ait plus qu’un seul troupeau et un seul pasteur.

Soyez le Roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l’idolâtrie [païens] ou de l’islamisme [musulmans], et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre royaume.

Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré [juifs] ; que sur eux aussi descende, mais aujourd’hui en baptême de vie et de rédemption, le sang qu’autrefois ils appelaient sur leurs têtes.

Accordez, Seigneur, à votre Église une liberté sûre et sans entraves ; accordez à tous les peuples l’ordre et la paix ; faites que, d’un pôle du monde à l’autre, une seule voix retentisse : Loué soit le Divin Cœur qui nous a acquis le salut, à Lui honneur et gloire dans tous les siècles ! Ainsi soit-il.

Indulgences :

  1. – a) 5 ans, chaque fois ; b) plénière, une fois le mois, aux conditions ordinaires, pour la récitation quotidienne.
  2. – a) 7 ans ; b) plénière, moyennant la confession et la communion, à tous les fidèles, qui, en la fête du Christ-Roi, dans une église ou même dans un oratoire semi-public assistent à cette consécration, précédée ou suivie des Litanies du Sacré-Cœur, avec exposition solennelle du Très Saint Sacrement.

 

Litanies du Sacré Cœur

Seigneur, ayez pitié de nous.
O Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus, Fils du Père éternel, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, formé par le Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Mère, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, uni substantiellement au Verbe de Dieu, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, d’une infinie majesté, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, temple saint de Dieu, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, tabernacle du Très-Haut, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, maison de Dieu et porte du ciel, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, fournaise ardente de charité, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, sanctuaire de la justice et de l’amour, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, plein d’amour et de bonté, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, abîme de toutes les vertus, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, très digne de toutes louanges, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, roi et centre de tous les cœurs, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, en qui se trouvent tous les trésors de la sagesse et de la science, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, en qui réside toute la plénitude de la Divinité, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, objet des complaisances du Père, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, dont la plénitude se répand sur nous tous, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, le désiré des collines éternelles, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, patient et très miséricordieux, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, libéral pour tous ceux qui vous invoquent, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, source de vie et de sainteté, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, propitiation pour nos péchés, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, rassasié d’opprobres, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, broyé à cause de nos crimes, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, obéissant jusqu’à la mort, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, percé par la lance, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, source de toute consolation, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, notre vie et notre résurrection, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, notre paix et notre réconciliation, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, victime des pécheurs, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, salut de ceux qui espèrent en vous, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, espérance de ceux qui meurent en vous, ayez pitié de nous.
Cœur de Jésus, délices de tous les saints, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Jésus, doux et humble de cœur,
Rendez notre cœur semblable au vôtre.

Prions. Dieu tout-puissant et éternel, considérez le Cœur de votre Fils bien-aimé ainsi que les louanges et les satisfactions qu’il vous a offertes au nom des pécheurs : à ceux qui implorent votre miséricorde, accordez avec bienveillance le pardon au nom de ce même Jésus-Christ, votre Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec vous, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

Latin

Approuvé par le pape Léon XIII.

Kyrie, eléison.
Christe, eléison.
Kyrie, eléison.
Christe, audi nos.
Christe, exáudi nos.

Pater de caelis, Deus, miserére nobis.
Fili, Redémptor mundi, miserére nobis.
Deus, Spiritus Sancte, miserére nobis.
Deus, Sancta Trinitas, unus Deus, miserére nobis.

Cor Jesu, Filii Patris aetérni, miserére nobis.
Cor Jesu, in sinu Virginis Matris a Spiritu Sancto formátum, miserére nobis.
Cor Jesu, Verbo Dei substantiáliter unitum, miserére nobis.
Cor Jesu, majestátis infinitae, miserére nobis.
Cor Jesu, templum Dei sanctum, miserére nobis.
Cor Jesu, tabernáculum Altissimi, miserére nobis.
Cor Jesu, domus Dei et porta caeli, miserére nobis.
Cor Jesu, fornax ardens caritátis, miserére nobis.
Cor Jesu, justitiae et amóris receptáculum, miserére nobis.
Cor Jesu, bonitáte et amóre plenum, miserére nobis.
Cor Jesu, virtútum órnium abyssus, miserére nobis.
Cor Jesu, omni laude dignissimum, miserére nobis.
Cor Jesu, rex et centrum ómnium córdium, miserére nobis.
Cor Jesu, in quo sunt omnes thesáuri sapiántiae et sciéntiae, miserére nobis.
Cor Jesu, in quo hábitat omnis plenitúdo divinitátis, miserére nobis.
Cor Jesu, in quo Pater sibi bene complácuit, miserére nobis.
Cor Jesu, de cujus plenitúdine omnes nos accépimus, miserére nobis.
Cor Jesu, desidérium cóllium aeternórum, miserére nobis.
Cor Jesu, pátiens et multae misericórdiae, miserére nobis.
Cor Jesu, dives in omnes qui invocant te, miserére nobis.
Cor Jesu, fons vitae et sanctitótis, miserére nobis.
Cor Jesu, propitiátio pro peccátis nostris, miserére nobis.
Cor Jesu, saturótum oppróbriis, miserére nobis.
Cor Jesu, attritum propter scélera nostra, miserére nobis.
Cor Jesu, usque ad mortem obédiens factum, miserére nobis.
Cor Jesu, láncea perforátum, miserére nobis.
Cor Jesu, fons tortius consolatiónis, miserére nobis.
Cor Jesu, vita et resurréctio nostra, miserére nobis.
Cor Jesu, pax et reconciliátio nostra, miserére nobis.
Cor Jesu, victima pecctórum, miserére nobis.
Cor Jesu, salus in te sperántium, miserére nobis.
Cor Jesu, spes in te moriéntium, miserére nobis.
Cor Jesu, deliciae Sanctórum ómnium,

miserére nobis.Agnus Dei, qui tollis pecccáta mundi, parce nobis, Dómine.
Agnus Dei, qui tollis pecccáta mundi, exáudi nos, Dómine.
Agnus Dei, qui tollis pecccáta mundi, miserére nobis.

  1. Jesu, mitis et húmilis corde.
    R. Fac cor nostrum secúndum Cor tuum.

Orémus. Omnipotens sempitérne Deus, réspice in Cor dilectissimi Filii tui et in laudes et satisfactiónes, quas in nómine peccatórum tibi persólvit, iisque misericórdiam tuam petértibus, tu véniam concéde placátus in nómine ejúsdem Filii tui Jesu Christi: Qui tecum vivit et regnat in saecula saeculórum.
R. Amen.

 

L’Heure Sainte

Jésus à sainte Marguerite-Marie : « Toutes les nuits du jeudi au vendredi, je te ferai participer à cette mortelle tristesse que j’ai bien voulu sentir au jardin des oliviers… Et pour m’accompagner dans cette humble prière que je présentai alors à mon Père, tu te lèveras entre onze heures et minuit, et te prosterneras la face contre terre, tant pour apaiser la colère divine, demandant grâce pour les pécheurs, que pour adoucir, en quelque façon, l’amertume que je sentis de l’abandon de mes apôtres, qui m’obligea à leur reprocher de n’avoir pu veiller une heure avec moi ».

Lettre du pape Benoît XV au Père Mateo, 27 avril 1915 : « Rien, en effet, n’a plus d’opportunité dans les temps présents que votre entreprise. Pervertir dans la vie privée comme dans la vie publique le tempérament moral engendré et affiné par l’Église, et après en avoir effacé presque tout vestige de sagesse et d’honnêteté chrétienne, ramener la société humaine aux misérables conceptions du paganisme, voilà ce que trop d’hommes, hélas ! rêvent aujourd’hui et s’efforcent de réaliser, et plût à Dieu que ce fût sans effet. … Vous faites donc bien, cher fils, en prenant en main la cause de la société humaine, d’exciter avant tout et de propager l’esprit chrétien dans les foyers domestiques, en établissant au sein de nos familles la charité de Jésus-Christ pour qu’elle en soit comme la reine. En agissant ainsi, vous obéissez à Jésus-Christ lui-même, qui a promis de répandre ses bienfaits sur les maisons où l’image de son Cœur serait exposée et honorée.
Accorder à notre très aimable Rédempteur le culte et l’honneur en question, est donc faire œuvre sainte et salutaire ; mais tout n’est pas là. Il importe aussi grandement de connaître le Christ ; de connaître sa doctrine, sa vie, sa passion, sa gloire : le suivre n’est pas se laisser guider par un sentiment superficiel de religiosité qui émeut facilement les cœurs tendres et mous et tire des larmes faciles, mais laisse les vices intacts ; le suivre, c’est l’entourer d’une foi vivace et constante, qui influe tout à la fois sur l’esprit et le cœur, qui dirige et règle les mœurs. … Continuez donc, cher fils, vos efforts et votre apostolat, afin de susciter à travers les foyers catholiques les flammes d’amour à l’égard du Cœur Sacré de Jésus. Mais efforcez-vous et faites auparavant – c’est Notre volonté – que cet amour, dans toutes les maisons que vous visiterez, suive, jusqu’à son degré le plus grand et le plus élevé, la connaissance de Jésus-Christ et la connaissance apportée par lui-même de sa vérité et de sa loi » (Vers le Roi d’Amour, Recueil des Prédications du R.P. Mateo, Lyon, Œuvre de Propagande du Sacré-Cœur, 1920).

Père Mateo au Pape Benoît XV, mai 1917 : « Je ne vous apporte pas une lampe de plus, à vous qui en avez douze ou vingt-quatre. Mais je vous apporte de l’huile pour toutes les lampes que vous possédez déjà ».

Lettre du pape Pie XII au Père Mateo, 11 juillet 1948 : « Pour Nous aussi, comme pour Nos prédécesseurs, l’Intronisation répond à Nos plus chers désirs. Nous souhaitons ardemment que la charité de Jésus-Christ, jaillissant de son Cœur, reprenne possession de la vie privée des hommes et de la vie publique des peuples. Mais il est une chose que Nous désirons tout spécialement et qui est d’ailleurs le principal dans l’œuvre que vous avez propagée depuis si longtemps et avec tant de diligence : c’est que les familles chrétiennes se consacrent au Cœur de Jésus. Mais de telle façon que, son image étant installée dans l’endroit le plus noble de la maison comme sur un trône, Jésus-Christ Notre Seigneur règne visiblement dans les foyers catholiques. Cette consécration n’est pas une cérémonie vaine et vide de sens, mais demande à tous et à chacun que leur vie soit conforme aux préceptes chrétiens, qu’ils brûlent d’un amour plus fervent envers la très sainte Eucharistie et qu’ils prennent part, le plus souvent possible, au banquet céleste, qu’ils s’efforcent par des supplications adressées à Dieu et par les œuvres d’une sainte pénitence, de pourvoir non seulement à leur propre salut, mais encore à celui des autres »  (in P. Marcel Bocquet, Père Mateo apôtre mondial du Sacré-Cœur, Paris, Téqui, 1963).

1 – L’Heure Sainte se fait seulement le jeudi, pendant une heure entière consécutive, (sinon il n’y aurait pas Heure Sainte mais simplement Adoration), de préférence entre 23 h. et minuit. Dans l’impossibilité de la faire à ce moment, on peut la commencer à partir de 14 h (Pape Grégoire XVI).

2 – On peut faire l’Heure Sainte, soit devant le Très Saint Sacrement, soit en sa demeure, en se transportant en esprit au pied du Tabernacle. Il convient de méditer, pendant ce temps, sur la douloureuse agonie du Christ, ses profondes humiliations et de déplorer nos péchés et tous les outrages faits par les pécheurs à la divine Majesté.

 

Heure Sainte – Indulgences (Décret du 21 mars 1933)

Une indulgence plénière est accordée aux fidèles qui prennent part dans une église ou un oratoire public ou même semi-public (pour ceux qui s’y réunissent légitimement), au pieux exercice de l’Heure Sainte pendant une heure entière, et y prient aux intentions du Souverain Pontife. La confession et la communion sont requises. Ceux qui feront le même exercice, publiquement ou en privé, au moins d’un cœur contrit (c’est-à-dire sans remplir les conditions de la confession et de la communion), peuvent gagner une indulgence de 10 années.

Méditation pour l’Heure Sainte (Missel 1957)

Premier point
V. Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.
R/ Quia per sanctam agoniam et Passionnem tuam redemisti mundum.

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.
R/ Parce que vous avez sauvé le monde par votre agonie et votre Passion.

Première agonie de Jésus
Et progréssus pusillum, procidit in faciem suam orans.
Il s’éloigna un peu et se prosterna la face contre terre pour prier. (Matth. 26, 39).

Le moment est venu où Dieu le Père va, selon la parole du Prophète, mettre sur ce Fils les iniquités de nous tous. Le Fils se dévoue volontairement pour nous, et le Père consent pour notre salut à poursuivre sur son propre Fils les droits de sa justice.

Il aime tant le monde qu’il livre Jésus pour nous sauver, et non seulement il le livre, mais il le frappe lui-même, à cause des iniquités de son peuple.
Il fait plus encore, car pour rendre son sacrifice plus méritoire, il le lui fait accomplir dans l’infirmité de la nature humaine en lui retirant, en quelque sorte, sa divinité, pour laisser son âme et son corps aux prises avec les infirmités de la chair, en face des iniquités du monde et des souffrances de sa Passion. Dominus voluit conterere eum in infirmitate (Isaie 53, 10). Le Seigneur a voulu le broyer dans la faiblesse, a dit le prophète Isaie ; puis il le délaisse lui-même, car il ajoute encore par la bouche de son prophète : In momento indignationis abscondi faciem meam parumper a te (Isaie 56, 8). Au jour de ma colère je lui ai momentanément caché ma face. A genoux et le front penché jusqu’à terre, Jésus s’offre donc comme victime pour les péchés du monde. Mais la justice demandait pour pouvoir frapper, que cette victime innocente assumât volontairement sur elle-même les iniquités à expier, et qu’il fallait offrir. C’est alors que se présentent devant lui tous les crimes de l’humanité, depuis le péché d’Adam jusqu’aux dernières iniquités qui seront commises jusqu’à la fin du monde. Elles se présentent toutes comme pour entrer en lui, pour devenir lui-même, à mesure qu’il consent à les assumer. Il se voit peu à peu chargé, revêtu de toutes les abominations de la terre, les impiétés, les blasphèmes, les sacrilèges, les injustices, les turpitudes, les apostasies, les haines, les jalousies, les parricides. Tout cela fond sur lui et l’envahit ; bientôt il est comme noyé dans une mer immense dont son regard divin peut à peine sonder la profondeur et l’étendue.
L’humanité en lui se revêt de tous ces crimes, et la divinité, devant laquelle les Anges saints eux-mêmes se voilent la face de leurs ailes, veut fuir cette abominable corruption, qui s’approche, qui semble l’atteindre. Son âme toute sainte tend à suivre la Divinité qui s’enfuit ; c’est une lutte suprême, une agonie terrible, qui fait frissonner tout son corps ; une sueur abondante s’échappe de tous ses membres et coule jusqu’à terre.
Maudit de son Père, sans cesser d’être son Fils ; délaissé de sa divinité, sans cesser d’être Dieu, il se tord comme un ver sous le poids de cette malédiction vengeresse du péché qu’il assume. Ne va-t-il pas mourir dans cette agonie terrible, et son Cœur brisé pourra-t-il supporter une aussi violente douleur ? Non, un miracle de sa Toute-Puissance retient son âme captive dans son corps ; ce n’est que le premier pas ; il prend sur lui les iniquités de nous tous, et c’est Dieu le Père qui, pour nous sauver, les impute à son Fils ; il poursuit le péché sur celui qui ne l’avait point connu.

Cependant après une heure d’accablement, le Sauveur se relève et va vers ses Apôtres.
Et venit ad discipulos suos et invenit eos dormientes (Matth 16, 40).

Il vint auprès de ses disciples et les trouva endormis. Voyons ici notre divin Sauveur, tout accablé de tristesse et d’horreur, défiguré, chancelant et presque incapable de se soutenir. On dirait qu’il va voir s’il trouvera un ami qui écoute le récit de ses douleurs, une âme qui compatisse à ses tristesses. Il cherche un épanchement d’amitié ; Il semble pressé d’aller trouver ceux qu’il a appelés, non ses serviteurs, mais ses amis ; il se hâte vers ses Apôtres pour demander consolation et assistance. Son regard se porte vers eux, mais, hélas ! il se voit bien seul, car ils dorment tous les trois. Il les réveille ; ils ont peur de lui, ils ont peine à le reconnaître, tant sa démarche est incertaine, tant sa figure est contractée par la douleur et l’abattement.
Ils ne savent trouver un mot pour le consoler. Il faut, au contraire, qu’il les ranime lui-même ? Et après leur avoir fait un amical reproche de ce qu’ils n’ont pu veiller avec lui, il les quitte en leur disant encore : « Veillez et priez, afin que vous n’entriez point en tentation, car l’esprit est prompt, mais la chair est faible ».

Prière
O Jésus, notre adorable Sauveur, vous voilà donc chargé de toutes nos iniquités ; ce n’est plus à nous que votre Père céleste les attribue ; il vient de vous en charger, vous, son Fils bien-aimé. O amour de Dieu le Père, que vous êtes grand ! Vous livrez ce bon Jésus ; ce Fils chéri, vous le maudissez en quelque sorte, vous l’immolez inexorablement pour des ingrats, pour des coupables comme nous.

Et vous, ô Jésus, qui vous offrez à votre Père comme victime pour satisfaire à la justice, vous voilà écrasé, broyé sous le poids de nos iniquités. Que nos cœurs se brisent de douleur d’avoir contribué à l’immolation de l’adorable Victime, qu’ils se pénètrent d’une horreur bien grande pour le péché et d’une reconnaissance bien vive pour un si grand amour. Mettez, ô Jésus, mettez ces dispositions en nos cœurs, nous vous le demandons par les mérites de cette grande douleur que vous a causée la vue de toutes nos iniquités.
Comme vos Apôtres, nous nous sommes endormis, nous n’avons pas songé à votre délaissement dans le sacrement de votre amour. Pardon, ô Jésus, de notre insensibilité, pardon d’avoir été si infidèles. Donnez-nous de pouvoir désormais veiller, gémir et prier avec vous, d’être fidèles et dévoués. Nous vous en supplions par les mérites de la douleur poignante que vous avez éprouvée en vous voyant délaissé par vos Apôtres.

Deuxième point
v. Adoramus te, Christe, et benedcimus tibi.
R/ Quia per sanctam agoniam et Passionnem tuam redemisti mundum.

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.
R/ Parce que vous avez sauvé le monde par votre agonie et votre Passion.

Deuxième agonie de Jésus
Iterum secoudo ablit et oravit.
Il s’en alla de nouveau et pria (Matth. 26, 42).

Après cet entretien, Jésus retourne à sa grotte. Encore tout pénétré de l’horreur des premières visions, il est promptement saisi de frayeur à l’aspect de celles qu’il voit s’avancer maintenant. Sa nature frémit et s’épouvante, il se prosterne encore la face contre terre et considère la beauté primitive de l’âme humaine avant le péché d’Adam, et le triste état où son iniquité l’a réduite. Il voit le tort qu’elle s’est fait à elle-même et l’injure qu’elle a faite à Dieu, il s’offre pour opérer la réconciliation ; Victime pure, sans tache, il souffrira tout ce que réclame la justice divine, tout ce que demande le malheur de cette âme souillée.

Mais, ô angoisse ! ô amertume ! à quoi servira son sacrifice ? Ne voit-il pas le plus grand nombre de ces âmes qu’il veut sauver, se laisser encore entraîner ver le mal, comme par un penchant irrésistible, malgré le secours, les mérites de son Sang répandu ? Il ne peut les arracher à la damnation. Et cette Eglise, dont il a déjà jeté les fondements, il la voit, à travers les siècles, constamment en butte aux persécutions et aux hérésies, souffrant, de la part de ses propres enfants, des déchirements plus dangereux et plus lamentables que les persécutions.
Lui-même, il se voit, à travers les siècles, prisonnier nuit et jour dans mille et mille sanctuaires, bien peu aimé et souvent outragé, méprisé dans le sacrement de son amour. Que d’enfants ingrats qui le méconnaîtront, que de prêtres indignes ou peu pénétrés de la grandeur des saints mystères ! Que de communions faites par routine et sans préparation comme sans fruit ! Toutes ces pensées oppressent et déchirent son Cœur aimant. Lui, qui aime tant, se voir si peu aimé !
Lui, qui veut nous sauver, compter tant de déceptions. Une abondante sueur de sang ruisselle de tout son corps ; par intervalles un sanglot monte de sa poitrine, oppressée, il répète sa prière : « Mon Père, s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi… cependant que votre volonté se fasse et non la mienne ».

Au milieu de cette angoisse inexprimable, Jésus se relève tout pâle, tout défait. Semblable à un homme qui ne pourrait supporter plus longtemps la vue d’un spectacle déchirant, il se dirige encore une fois vers ses Apôtres, qui, accablés par la tristesse, désolés de savoir leur maître dans un état si lamentable, cherchent le sommeil pour faire trêve à leur affliction.
Les soupirs douloureux de Jésus, qui s’approche, attirent leur attention, mais il est si défiguré qu’ils croient voir un fantôme. Ils se lèvent promptement pour le soutenir. Il leur parle alors de la trahison de Judas, des souffrances horribles qu’il doit endurer le
lendemain, avant de mourir et d’être enseveli. Il leur recommande sa Mère, les saintes femmes, et, comme à la dernière Cène, il leur dit d’être bien unis entre eux.
Tout cela a quelque chose de bien triste et de bien solennel à la fois, en un tel lieu, à une pareille heure, avec un tel accent. C’est un père mourant qui donne ses avis, fait ses recommandations dernières à ses enfants, mais à des enfants qui ne le comprennent pas, à cause de leur trouble. Il était si divinement beau, il y a quelques heures au banquet eucharistique et maintenant il est si misérablement changé.
Qu’est-il arrivé et d’où provient cette tristesse ? Que deviendront-ils s’il vient à leur manquer ? Se seraient-ils égarés en se déclarant ses disciples ?

Le divin Sauveur voit bien tout ce que ces cœurs renferment de préoccupations terrestres, il connaît la cause vraie de leur frayeur, de leur tristesse, et combien peu ils ont ce véritable amour, cet amour désintéressé qui s’appuie sur la foi, la confiance entière, et qui exclut l’intérêt personnel. Mais non, il ne peut avoir à cette heure aucune consolation, et, tandis que son Père se montre inexorable et lui présente le calice d’amertume, ses Apôtres lui présentent l’image vivante de tant de chrétiens qui ne l’aimeront que dans la consolation et le succès, et qui se montreront effrayés hésitants, lorsqu’il se présentera à eux sous les traits austères du devoir ou de l’épreuve. Aussi, l’abattement et la douleur pénètrent de plus en plus dans son âme, il veut retourner à la grotte pour se résigner dans la prière, mais il est incapable de se soutenir ; ses Apôtres l’accompagnent et le laissent sans avoir pu lui dire une parole de consolation ; l’effroi les gagne de plus en plus, et Jésus se met à prier.

Prière
O Jésus, notre aimable Sauveur, pourrions-nous rester insensibles à cette lutte qui vous a réduit à un tel état d’inexprimable douleur ? Rendez nos cœurs sensibles au souvenir de tant de souffrances. Que nos yeux versent jour et nuit des larmes abondantes sur nos propres ingratitudes et sur celles qui vous sont si pénibles, parce qu’elles vous viennent de vos enfants privilégiés. Qu’il nous soit donné malgré notre misère, de nous immoler pour vous, comme vous vous êtes immolé pour nous ; et que nous puissions dédommager votre Cœur adorable de tant de poignantes ingratitudes, par l’amour, la fidélité et la générosité à votre service. Nous vous demandons cette grâce, ô Jésus, par les mérites de cette sueur de sang que vous a causée la vue de l’ingratitude des âmes.

Quelle douleur a dû vous saisir dans votre seconde visite à vos Apôtres ! Vous voilà encore obligé de vous retirer, sans avoir pu recevoir d’eux une parole de consolation, ni leur faire comprendre votre affliction. Que de fois aussi n’êtes-vous pas sorti de votre tabernacle pour venir nous dire votre délaissement, vos douleurs et vos tristesses dans la divine Eucharistie ! Mais, hélas ! Nos cœurs lâches et tièdes ne vous ont pas compris ou n’ont pas voulu vous écouter. Pardon, oui, pardon d’avoir été sourds à votre voix ; faites qu’à l’avenir nous soyons plus généreux, plus fidèles, plus dévoués, vous écoutant dans la tristesse comme dans la joie, vous aimant uniquement pour vous et non pour vos faveurs. Ainsi soit-il.

Troisième point
V. Adoramus te, Christe, et benedcimus tibi.
R/ Quia per sanctam agoniam et Passionnem tuam redemisti mundum.

V. Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.
R/ Parce que vous avez sauvé le monde par votre agonie et votre Passion.

Troisième agonie de Jésus
Et relictis illis, iterum abiit et oravit tertio.
Les ayant laissés, il s’en alla de nouveau et pria pour la troisième fois (Matth. 26, 44).

L’angoisse et l’affliction grandissent dans le Cœur de Jésus, à mesure que le temps avance. Tout ce qu’il doit souffrir se présente en ce moment devant ses yeux et sa pensée. Il voit par avance sa Passion dans toute son horreur ; toutes ses souffrances, toutes ses douleurs, depuis le baiser de Judas jusqu’à son dernier soupir, se montrent, se pressent, s’approchent comme si elles le saisissaient déjà. Il en est effrayé, il frémit, il soupire, il lutte. Une nouvelle sueur de sang couvre son Corps et coule jusqu’à terre en larges gouttes. Ah ! quelle lutte ! quel combat entre sa nature qui fléchit et son amour pour les âmes qui périssent ! « Mon Père », s’écrie-t-il, « s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi ».
Mais ne voit-il pas de son regard divin les Limbes s’ouvrir devant ses yeux, et toutes les âmes qui s’y trouvent renfermées se présenter comme pour le supplier de ne pas reculer devant le sacrifice, de ne pas les laisser plus longtemps captives loin de Dieu, dans cette prison où elles languissent ? Ne voit-il pas ensuite tous les Martyrs, les Confesseurs, les Vierges, en un mot tous les Saints, qui doivent un jour sanctifier leurs œuvres avec les mérites de sa Passion, paraître devant ses yeux avec une beauté admirable, chacun selon son rang et ses mérites ? Ce magnifique spectacle se déroule devant lui, et son âme est toute transportée, car il aime les âmes, et s’il le fallait, il souffrirait pour une seule tout ce qu’il doit souffrir.

Mais le calice est bien amer, et son Père le lui présente toujours. Il faut qu’il l’accepte pour le boire jusqu’à la lie, sans qu’il en puisse laisser perdre une goutte, et il s’écrie : « Mon Père, que votre volonté soit faite et non pas la mienne ».
Au même instant, un Ange lui apparaît venant du ciel pour le réconforter. Sa figure aussitôt rayonne et paraît tout illuminée. Qu’est devenue cette sueur de sang qui le couvrait tout à l’heure ? Quelle est la cause de ce courage tranquille et serein qui paraît maintenant dans toute sa personne ? C’est qu’il a accepté le calice, après en avoir senti toutes les amertumes, compris par avance toutes les ignominies ; c’est qu’il a remporté la victoire sur les défaillances de sa nature humaine ; c’est que ce désir, cette soif qu’il a de racheter, de sauver les âmes va être satisfaite. Bientôt, son sacrifice sera consommé. Encore quelques instants, et le jour tant désiré va paraître ; encore quelques heures, et des mérites infinis nous seront acquis par son Sang, nos âmes seront rachetées.

Une dernière fois, Jésus quitte la grotte ; il ne chancelle pas, son pas est assuré. Ses Apôtres sont endormis, il les réveille. Il leur parle avec bonté, et il leur dit : « Levez-vous, allons au-devant de ceux qui viennent pour me prendre ». Ses Apôtres le suivent, ils vont au-devant du traître qui s’avance avec une audace infernale. Jésus l’attend avec un calme si grand qu’on dirait qu’il attend un bienfaiteur et non un traître, un ami et non un ennemi. Il l’avait bien choisi pour être du nombre de ses amis, mais le misérable a abusé des bontés de son Maître, ses bienfaits n’ont servi qu’à le jeter dans l’abîme. Misérable ! Que vas-tu faire, ou plutôt qu’as-tu fait ? Tu as vendu ton Maître, et tu vas le trahir par un baiser !
Jésus est debout sur le bord du chemin. En voyant s’avancer le traître et sa troupe : « Qui cherchez-vous ? Leur dit-il. – Jésus de Nazareth – C’est moi ». A ces mots, les malheureux tombent les visages contre terre. « « Qui cherchez-vous ? Leur dit-il encore – Jésus de Nazareth – C’est moi, je vous l’ai dit ». A ce nom qui abat et qui relève, qui condamne et qui sauve, ils se relèvent, et Judas le réprouvé s’approche de Jésus : « Je vous salue, Maître », et il lui donne un baiser. Jésus reçoit ce baiser déicide et lui dit « Mon ami, qu’êtes-vous venu faire ici ? C’est donc par un baiser que vous livrez le Fils de l’homme ! » L’accent de cette parole eut ému les cœurs les plus durs, tant il renfermait de tendresse et de miséricorde ; et cependant Jésus voyait et embrassait dans la personne de Judas tous les sacrilèges profanateurs du Sacrement de son amour, qui le livreront comme lui, par le baiser de l’Eucharistie, à Satan et à leurs passions déréglées. Le traître demeure insensible et il regarde faire les soldats qui, au signal convenu, se jettent sur son Maître, le saisissent, et le garottent, l’entraînent, et commencent cette longue série d’outrages, de brutalités, d’indignes traitements et de supplices dont se compose la Passion du Sauveur.
L’Agneau de Dieu est aux mains de ses barbares ennemis, livré par Judas au peuple déicide des pécheurs qui va concentrer sur lui toutes les haines, toutes les cruautés. Le sacrifice venait d’être consenti par le Fils, accepté par le Père ; il commence maintenant à Gethsémani et se terminera demain au Golgotha.

Prière
O Jésus, notre divin Sauveur, voilà donc votre sacrifice accepté ; l’amour que vous avez pour nous est trop grand pour reculer devant aucune douleur. Pourrions-nous ne pas marcher à grands pas dans la voie des sacrifices, pour consoler votre divin Cœur en vous montrant en nos âmes l’efficacité de votre rédemption ?
Accordez-vous de suivre de près vos traces dans le chemin de l’immolation et des sacrifices, afin qu’après vous avoir aimé, imité et suivi sur la terre, nous ayons le bonheur de jouir éternellement avec vous des mérites que vous nous avez procurés, en venant ici-bas vivre, souffrir et mourir pour nous sauver.
Ainsi soit-il.

A la fin de l’Heure Sainte, après le Tantum ergo [1], et l’Oraison [2] Deus, qui nobis…, on donne la bénédiction avec le très-Saint Sacrement ; puis on chante ou on récite trois fois :

Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple : ne soyez pas éternellement irrité contre nous.
Parce, Domine, parce populo tuo : ne in aeternum irascaris nobis.

[1] Tantum ergo Sacramentum

Veneremur cernui:

Et antiquum documentum

Novo cedat ritui:

Praestet fides supplementum

Sensuum defectui.

 

Genitori, Genitoque

Laus et Jubilatio,

Salus, honor, virtus quoque

Sit et benedictio:

Procedenti ab utroque

Compar sit laudatio.

Amen.

 

Il est si grand, ce sacrement !

Adorons‐le, prosternés.

Que s’effacent les anciens rites

Devant le culte nouveau!

Que la foi vienne suppléer

Aux faiblesses de nos sens !

 

Au Père et au Fils qu’il engendre

Louange et joie débordante,

Salut, honneur, toute‐puissance

Et toujours bénédiction !

À l’Esprit qui des deux procède

soit rendue même louange. Amen.

 

[2] Oremus : Deus, qui nobis sub sacramento mirabili, passionis tuae memoriamreliquisti: tribue, quaesumus, ita nos corporis et sanguinis tui sacramysteria venerari, ut redemptionis tuae fructum in nobis iugiter sentiamus. Qui vivis et regnas in sæcula sæculorum. R. Amen.

Prions : Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, vous nous avez laissé le mémorial de votre passion ; donnez-nous de vénérer d’un si grand amour les mystères de votre corps et de votre sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de la rédemption. Vous qui vivez et régnez pour les siècles des siècles. R. Ainsi-soit-il.

 

Heure Sainte pour l’adoration nocturne au foyer

par le R.P. Mateo Crawley-Bœvey (1875-1960) des SS.CC. (Picpus)

 

CONSIDÉRATIONS ET PRIÈRES

Un matin, à la méditation, sainte Marguerite-Marie entend un appel pressant, angoissé, déchirant… C’est Jésus qui pleure et frappe à coups redoublés, lui demandant d’ouvrir la porte de son cœur, de Lui donner sans retard un abri, parce qu’on vient de L’outrager, de Le profaner…
Couvert de sang. Il la presse. Il demande un réconfort… Il veut se reposer dans un cœur fidèle, s’épancher dans celui de sa servante… et quand la Sainte, tout émue et pleine d’exquise tendresse, Lui offre à la Table Sainte son amour en réparation, elle sent que Jésus se précipite en son cœur compatissant. Oh ! Céleste bonheur ! Elle L’entend exhaler un soupir de soulagement et S’abandonner, reconnaissant, comme le blessé à qui on a retiré le glaive et qui s’endort d’un doux sommeil réparateur.
Âme adoratrice, tu es ce soir à la place de l’heureuse confidente de Paray-le-Monial… la gloire du Roi a grandi depuis lors, oh, oui ! Mais, voici la revanche furieuse de Satan qui ne Lui pardonne pas la victoire de Son règne Social !…
L’ennemi a déchainé le monde contre Jésus… il a même réussi à pénétrer bien avant dans les lignes chrétiennes et il soufflette avec fureur, et il flagelle cruellement, depuis quelques années surtout, le Maître adorable… De la tête aux pieds, le Sauveur n’est qu’une plaie saignante.
Le voici à la porte de ton âme, heureuse Adoratrice… Il a froid, Il a faim, Il a les yeux pleins de larmes, la tunique en lambeaux, et la blessure du Cœur rouverte, par des amis ingrats !… II frappe, demandant pitié, réparation pour les coupables, II mendie pour Lui un immense amour qu’il n’a pas trouvé ailleurs.
Il devrait, en toute justice, châtier, ensevelir sous les flammes vengeresses l’immense caravane de ses fils dénaturés qui profanent leur baptême, brisent sa Loi et piétinent son sang.
Mais Il est Jésus ! Il est surtout Sauveur… Son cœur veut régner et triompher en pardonnant… Mais ce pardon suppose une justice divine satisfaite par la Réparation… Et c’est cette Réparation qu’Il vient réclamer, cette nuit, pour pouvoir ensuite épargner à des milliers de coupables un terrible châtiment, et leur offrir son infinie miséricorde…
Quel bonheur pour toi, âme adoratrice, car tu peux, en achevant la réparation du Calvaire et de l’Autel, tu peux et tu dois sauver des âmes qui, si elles mouraient avant ton hommage réparateur, seraient peut-être éternellement maudites !… Quelle merveilleuse couronne pour Jésus ! Tu lui donnes ces âmes en échange du diadème d’épines… et tu les Lui donnes pour l’éternité !
Et cette couronne immortelle sera aussi la tienne, âme fidèle, sœur, par vocation, de sainte Marguerite-Marie…
(Et maintenant, dans un instant de recueillement demandez à l’Esprit-Saint en récitant le Veni Sancte, la grâce d’écouter et de saisir la Voix du Maître agonisant.)

Jésus suppliant. — «Âme bien-aimée, merci de cette heure prise à ton repos et offerte à mon amour délaissé ! Je te bénis ! Merci, merci ! Mon Cœur est plein d’amertume, jusqu’aux bords ; mais ta présence me soulage et sentant la loyauté de ton cœur, Je veux te payer en épanchant le mien dans une confidence intime… Rappelle-toi que c’est un Dieu qui te parle : adore-Moi ! Mais Je suis le Dieu Sauveur, le Fils de Marie, Je m’appelle Jésus… Écoute, âme fidèle… tu viens surtout, je le sais, pour réparer un péché, le plus cruel… le péché de mes amis ingrats qui sont les plus coupables, parce que les plus conscients…, et parce qu’ils sont les comblés de mon amour ! Mais dis-Moi avant tout un mot en faveur de ceux qui, en apparence au moins, sont les grands criminels… les impies qui Me blasphèment…, les renégats qui Me vendent… Pense un instant à ces grands malheureux, les seuls malheureux, sans foi, sans espérance, sans amour…
Il me tarde de te parler d’une autre douleur bien plus cuisante, d’une autre agonie bien plus poignante…, mais J’attends d’abord une courte prière réparatrice pour ceux qui, déjà au fond d’un abîme, n’ont presque personne qui leur tende la main… Fais cet acte de charité envers eux et envers Moi… Mon Cœur t’écoute… »

L’ Âme Adoratrice. — « Cœur de Jésus, moi, Vous consoler et Vous faire sourire à travers Vos larmes ?… Moi, adoucir, seule, Vous immense amertume, mettre du baume dans Tes blessures… et… arrachant Vos épines, les remplacer par des âmes ?… Oh ! Quelle délicieuse vocation, que je n’ai jamais méritée !… Merci, Roi d’Amour et de Miséricorde ! Merci !
Et voici, enrichie de Votre sang et des larmes de Marie, en faveur des bourreaux de Votre calvaire et de Votre Église, la prière que Vous daignez solliciter…
Cœur de Jésus, triste jusqu’à la mort en recevant le baiser de Judas le perfide, pitié et miséricorde pour tant d’autres misérables qui, de nouveau, Vous ont renié, trahi, vendu pour une créature, pour une situation, pour une vile monnaie !… Par les larmes et les tendresses de Marie, ô Roi d’Amour ramenez-les, repentants, au bercail !… Parce Domine !
Cœur de Jésus, triste jusqu’à la mort et couvert d’opprobres devant la Cour d’Hérode, et trainé avec ignominie devant des tribunaux iniques, pitié pour tant de savants orgueilleux de la terre qui s’attribuent encore, de nos jours, le droit de Vous juger et de Vous condamner pour défendre leurs licences et justifier leur superbe !… Par les larmes et les tendresses de Marie, ô Roi d’Amour, ramenez-les, repentants, au bercail !… Parce Domine !
Cœur de Jésus triste jusqu’à la mort, cloué sur un gibet infâme entre deux criminels, mourant abandonné des bons et maudit de ceux-là mêmes que Vous rachetiez, pitié pour tant de grands scélérats qui, comblés des honneurs de ce monde, ne sont que des scandaleux trafiquant avec le péché… eux, dont la puissance et la gloire sont souvent le prix de Votre Sang !… Par les larmes et les tendresses de Marie, ô Roi d’Amour, ramenez-les, repentants, au bercail !… Parce Domine !
Jésus, bon Jésus, je prie, en union avec Votre Auguste Vicaire, pour tous ceux qui ne Vous ont jamais connu… ou qui Vous ont si peu et si mal connu, et qui, malgré cette ignorance volontaire, sont devenus Voss ennemis acharnés ! Miserere !
Jésus, bon Jésus, je prie pour tant de peuples pervertis, prévenus contre Votre Personne Adorable, en révolte contre Votre Sainte Église qu’ils voudraient détruire pour Vous ensevelir sous ses ruines !… Miserere !
Jésus, bon Jésus, je prie pour tant de sectaires conscients, intéressés, ambitieux, qui vivent de haine, maudissent Votre Croix, maudissent aussi Votre Loi qui les condamne, et complotent cyniquement pour Vous détrôner des consciences et de l’autel… Miserere !
Jésus, bon Jésus, je prie pour tous ceux que Voss yeux, voilés de larmes, ont vus du Calvaire ; pour tous ceux auxquels Vous avez offert une infinie miséricorde et le pardon, quand Vous avez dit en mourant : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ».
Jésus, bon Jésus, j’ajoute ici, devinant un désir de Votre cœur compatissant, une prière spéciale, ardente, pleine de confiance, pour ma famille si chère… pour tous ceux que Vous m’avez donnés et que je dois aimer en Vous et pour Vous… Oui, pour Vous, Roi et ami de Béthanie ! Vous les connaissez tous. Vous lisez au fond des cœurs et Vous savez qu’il y a dans mon foyer de grandes misères et de grandes douleurs…
Pitié pour eux, Ami divin de Béthanie !… Cette adoration doit être, oh ! oui, une réparation pour eux et pour moi… Je confie à Votre Cœur tout ce qui est triste, tout ce qui est pauvre, tout ce qui est souillé, tout ce qui est amer dans ma famille. Les miens ne sont pas encore, oh ! non, tout à fait Votre, comme Vous le désirez, comme Vous avez le droit de l’exiger… Pitié pour eux, Ami divin de Béthanie !…
Convertissez, guérissez… ressuscitez même, Cœur de Jésus, tous ceux qui languissent autour de moi, et que je Vous consacre de toute mon âme !… Illuminez, fortifiez, guidez, Vous, la Lumière, Vous, la Force, Vous, l’Amour ! Sauvez et sanctifiez la famille où Vous avez choisi cette lampe adoratrice, bien pauvre, certes, mais qui désire tant Vous voir connu, adoré et aimé dans ce Foyer ! Pitié pour nous tous, Ami divin de Béthanie !… QUE VOTRE RÈGNE ARRIVE DANS CETTE MAISON !… »

(En toute confiance, exposez un instant les besoins du foyer : conversions à obtenir, grâces de ferveur, de lumière, de consolation chrétienne dans les souffrances, en un mot le véritable Règne du Cœur de Jésus dans la famille. Et puis, récitez, les bras en croix, 5 Pater, Ave et Gloria en réparation de tous les péchés de votre famille, et demandez pour elle toutes les grâces promises par le Sacré Cœur aux Foyers qui L’honorent et qui L’aiment d’un amour vécu.)

Jésus suppliant. — « Tu as bien fait de devancer mon Cœur en me parlant de ceux que j’aime tant, parce que toi, ma consolatrice, tu les aimes ; ta famille est aussi la mienne, malgré ses misères et ses lacunes… Je la bénis, Je veillerai sur elle, Je la comblerai parce que cette veillée d’amour pénitent provoquera mes miracles de miséricorde… Tu sauras un jour ce que tu as préparé, pour l’éternité, aux êtres chéris du foyer en veillant avec Moi, la nuit, aux heures de solitude, de ténèbres et de péché… Confie-Moi tes soucis de famille, et reste en paix, en grande paix !… Mais n’oublie pas aussi d’offrir cette veillée réparatrice pour les crimes de tant de foyers d’où Je suis banni par le péché… Quel crime que celui du foyer !…
Quel crime que la profanation du premier de mes tabernacles, dont l’autel est le Cœur de ma Mère Immaculée, et que J’ai sanctifié à Nazareth !… Oh ! Les ravages, la désolation, la ruine morale de tant de familles qui ne méritent pas ce nom sacré…
Au nom du progrès et de la civilisation, on a sapé les fondements du sanctuaire familial…, on a profané et même brisé sacrilègement les liens du mariage chrétien… on a rabaissé ses charmes et ses grandeurs, on a « humanisé » affreusement ce que, Moi, J’avais rendu divin : l’amour et la fécondité !… Et comme si tant de ruines ne suffisaient pas, voici que la renaissance païenne de cette époque…, la dissolution des mœurs…, la licence des jeunes…, la frivolité inouïe des chrétiennes…, le manque absolu de pudeur, menacent d’engloutir, sous une avalanche d’ignominie, les vestiges de noblesse chrétienne qui persistaient encore. Répare, afin que ma Justice miséricordieuse continue d’épargner les familles, en considération des âmes qui aiment, qui prient et qui s’immolent comme toi.
Âme bien-aimée, à cette heure noire de péché, appelle au secours la Reine de Nazareth qui partage mes immenses douleurs qu’Elle t’aide, en arrêtant le flot d’immoralité croissante, à désarmer mon bras et la foudre de ma juste colère… Appelle, en faveur du foyer, la grande Réparatrice, la divine Nazaréenne… »

L’ Âme Adoratrice. – « Marie, Étoile de la mer, venez à notre secours, sauvez l’œuvre et l’héritage de votre Jésus, car Nazareth, la famille, est en grand danger !… Mère divine, sauvez-nous !
Il s’agit, Mère et Reine, du trône même du Sauveur… Hélas ! Les mères à l’âme chrétienne trempée font grand défaut : le foyer est menacé de mort… Mère divine, sauvez-nous !
Le foyer, bientôt, ne sera plus une source de vie humaine, ni divine, car nombreuses sont les épouses qui dédaignent l’honneur de la fécondité… Mère divine, sauvez-nous !
Hélas ! Et les jeunes qui devraient être un avenir en fleurs… ne sont presque plus des fleurs : la sève de vertu, de pureté, semble s’épuiser… Mère divine, sauvez-nous !
Et ces petits qui s’épanouissent à la chaleur de tant de passions, ce ne sont plus — oh ! Douleur ! — des enfants !… Mère divine, sauvez-nous!
Reine des Martyrs et Mère des Douleurs, vous connaissez encore des profondeurs cachées de ce mal que, seuls, Jésus et Vous pouvez mesurer… Par vos larmes, par les Sept glaives qui transpercèrent votre âme au Calvaire, par les baisers et les soupirs de Jésus…, par Son agonie et la vôtre, venez vite, Médiatrice de Miséricorde, sauvez la famille, pierre angulaire du Règne du divin Roi !…
Redevenez la Reine des foyers ; pénétrez-les du parfum de vos vertus ; embaumez-les, Vous, Lis du Paradis, du parfum de chasteté ; refaites Nazareth et Béthanie ; soyez encore une fois, ô Marie Réparatrice, « vita, dulcedo, spes nostra », notre vie, notre douceur, notre espérance. Marie, sauvez la famille pour Jésus !… Jésus, sauvez le foyer par Marie !…
(Un Salve Regina demandant le Règne du Cœur de Jésus dans les Familles.)

Jésus suppliant. — « Âme réparatrice, écoute-Moi avec toute la foi de ton âme, car J’ai quelque chose de grand à te confier, et que les chrétiens superficiels ne saisissent pas…
Invoque, avant tout, ma Mère ; dis avec ferveur un Ave pour que mes paroles pénètrent ton esprit. (Ave Maria.)
Dis-moi, âme adoratrice, est-ce que tu aimes et vénères d’une très grande dévotion mon Auguste Vicaire de Rome, le Pape ?… As-tu pensé que, après Marie, le Pape [1], c’est le don de ma Tendresse et de mon cœur ?…
Par ma Mère Immaculée, Je me suis donné au monde ; par le Pape, Je dicte au monde mes
volontés…
Il est un argument miraculeux de mon amour !
Il est ma voix, mon oracle…
Il est mon bras, ma puissance sur terre « jusqu’à la consommation des siècles ».
Il garde en dépôt dans son Cœur, Mon Cœur… Il est Père et Pontife.
L’Esprit de Dieu plane sur Lui et, comme au Cénacle, ma divine Mère a une mission toute spéciale à remplir près de mon Premier Ministre.
Et si je me tais au Tabernacle, Je parle au Vatican: c’est toujours Moi, Seigneur et Roi !
Oh ! Douleur ! Nombreux sont les enfants de mon Église qui, hélas ! M’offensent en l’offensant…
C’est Moi qu’on touche, par la critique insensée et audacieuse…
Davantage encore : c’est Moi qu’on outrage, quand on se permet de désobéir à ses directives ; car s’il est la langue, Je suis la Voix !… Hélas ! Il y a plus : il y a l’outrage sacrilège, l’attaque à sa personne qui est la Mienne. Mon cœur saigne quand Je vois l’enfant devenir un valet souffletant ma Face qui est le Pontife !…Oh ! Que d’âmes à la dérive ! D’hommes et femmes, tourbillon nombreux qu’emporte l’ouragan d’enfer et qui se damnent… oui, pour l’éternité… parce qu’elles désobéissent à Celui que J’ai mis pour lier et délier ; pour guider et gouverner ; pour prescrire et défendre. Tout pouvoir lui a été donné ; et personne ne franchit le seuil de l’éternité bienheureuse s’il ne porte au front l’empreinte de ses bénédictions…
Âme adoratrice, que d’âmes sont sur le chemin de l’abîme parce qu’elles désobéissent à Pierre !
Les voilà, ces femmes, dont la mise fut maintes fois condamnée par mon Vicaire, et qui, s’appelant catholiques, pèchent par leur impudicité scandaleuse en même temps que par leur révolte… Faudra-t-il les maudire ?
Les voilà, ces hommes pleins d’eux-mêmes, érigés en maîtres, grisés d’un orgueil insensé, et qui s’attribuent un pouvoir que Je n’ai jamais donné, jamais, qu’au Pontife suprême… Faudra-t-il les maudire ?
Et tant de croyants qui, sans aller si loin, ne prennent, des paroles du Pape, que ce qui leur plait… qui interprètent à leur guise une direction d’ailleurs forte et nette… qui échappent tant qu’ils le peuvent à l’esprit d’obéissance… Comme toute cette attitude peu filiale et point catholique Me navre et Me blesse !…
Ah ! Si tu savais, Âme adoratrice, que de coups et que d’amertumes Me viennent de ce côté !…
Âme bien-aimée, arrête les âmes en péril sur cette pente, la plus dangereuse de toutes ; donne-Moi, par ta réparation pleine d’amour, la joie et la gloire de voir mon Auguste Vicaire aimé, profondément aimé et respecté, filialement obéi et vénéré. Qui l’honore et qui l’aime, M’honore, Moi, et ravit Mon cœur ! »

[Note propre. 1. Un vrai Pape et non pas un antipape, comme le sont tous les chefs de la secte vatican 2 depuis l’antipape et apostat Jean 23 jusqu’à l’antipape et apostat François.]

L’Âme Adoratrice. — « Merci, Seigneur, de la grave et belle leçon que Vous venez de me donner…
Merci de la confidence précieuse que Vous me faites au Sujet de Celui qui Vous représente sur terre!… Laissez-moi d’abord Vous dire, ô Roi d’Amour, que, si je Vous ai blessé en quoi que ce soit, en n’aimant pas assez, en ne vénérant pas assez Votre Auguste Vicaire, en ne lui obéissant pas aussi parfaitement que je l’aurais dû, je Vous en demande, à genoux, mille fois pardon !…Et, afin de mettre un baume exquis sur cette blessure… afin d’essuyer Vos larmes et la fange jetée contre Votre Sainte Face qu’est le Pontife, je veux, Jésus, du fond du cœur, être une parcelle d’hostie, offerte toute à Votre gloire, pour la personne auguste de Votre Vicaire !
Reine Immaculée de l’Eglise et du Cénacle, à travers votre cœur maternel, j’offre au cœur de Jésus toutes mes souffrances de l’esprit, du cœur et du corps, en réparation de la désobéissance formelle du péché de révolte contre Notre Saint-Père le Pape, Pardon pour cette faute…, et pour les coupables, lumière et divine miséricorde !
Reine Immaculée de l’Église et du Cénacle, à travers votre cœur maternel, j’offre mes Messes, le Sacrifice de l’Autel, en réparation de tout le manque d’attachement filial au Vicaire de Jésus-Christ… Pardon pour cette faute… et pour les coupables, lumière et divine miséricorde !
Reine Immaculée de l’Église et du Cénacle, à travers votre cœur maternel, j’offre mes Communions, que je désire très ferventes, en réparation des critiques et des méfiances à l’égard du souverain Pontife… Pardon pour ces fautes…, et pour les coupables, lumière et divine miséricorde !
Merci, Cœur de Jésus, du don qu’est pour nous Notre Saint-Père le Pape, dans lequel mieux encore que dans les reliques du Saint-Suaire, Vous nous avez laissé l’empreinte vivante de votre Personne adorable…
Au nom des âmes qui Vous sont fidèles, au nom aussi de tant d’autres qui ignorent ou méconnaissent cet incomparable bienfait, je Vous bénis, je Vous rends grâces, je Vous loue avec tous les Martyrs de la foi catholique…, avec tous les Confesseurs et Apôtres qui luttèrent et vainquirent à l’ombre de la Croix, sous l’obéissance du Pontife Romain.
Et très spécialement vous, Sainte petite Thérèse qui, avez tant aimé l’Église et le Pape, vous qui vous êtes offerte comme victime d’amour pour l’exaltation de Notre Mère l’Église, et dont la Mission apostolique a été confirmée par le Vicaire de Jésus-Christ, ramenez-Lui tant d’égarés ; il est leur Père et leur Pasteur ; il est le « doux Christ visible sur terre… »
Sainte petite Thérèse, hâtez le triomphe de la Sainte Église, et déversez sur le Souverain Pontife votre pluie de roses…
(Un Salve Regina pour le Saint-Père. Promettez de prier toujours pour lui, de l’aimer et de lui obéir filialement, car le cœur du Pape est bien le Cœur du Christ.)
Lisez très lentement, en savourant les paroles, comme si vous les entendiez sortir, entre des sanglots, de la bouche même de Jésus.

[Note propre. Dans la grande apostasie actuelle en cette fin des temps, la secte vatican 2 occupe le Vatican : la seule vraie position catholique est que le Saint-Siège est vacant. Mais quelle douleur ! Il faut encore y ajouter les sectes hérétiques traditionalistes même sédévacantistes – tenant la vraie position mais – qui tiennent des hérésies : aujourd’hui quasiment tous les prêtres validement ordonnés au monde tiennent obstinément des hérésies et sont hérétiques : La douleur du Cœur de Jésus est aujourd’hui sans équivalent. Pour commencer à faire réparation aujourd’hui, les âmes doivent revenir dans la vraie foi pour revenir dans l’Église, et se couper de leurs fausses églises non-catholiques en se convertissant à la seule vraie foi catholique traditionnelle.]

Jésus suppliant. — « Âme bien-aimée, ce n’est pas seulement Pilate et le Sanhedrin qui M’ont crucifié. C’est encore le monde aussi coupable qu’eux et souvent davantage… Voilà pourquoi J’ai dit : « Je ne prie pas pour le monde. » Oh ! Oui, Je l’ai maudit !…
Ah ! Si tu savais comme Je souffre de voir une foule innombrable de mes enfants, gâtés et comblés, hélas ! Aujourd’hui « mondanisés ».
Je te le dis : plus cruel que l’insulte de l’impie, Je sens au Cœur l’outrage sanglant de ceux que J’ai tant aimés, qui me ravissent leur cœur en voulant le partager, et pactisant avec un monde coupable…
Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Cœur de Jésus, miséricorde !… Je Vous aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats ; et, en réparation, je jure fidélité à Votre Loi… Que Votre Règne arrive ! »

Jésus. — « Âme réparatrice, entends mes gémissements, laisse-moi te confier Mon épouvantable agonie… J’ai besoin de soulager mon cœur, en l’épanchant dans le tien…Vois-tu, à distance, le tourbillon des frivoles ?… Entends-tu leurs rires et leurs chants de fausse allégresse ?… C’est encore le banquet de Balthasar, l’ivresse folie d’une heure de vertige qui précède, souvent de près une éternité de malheurs…Oh, toi du moins, pleure avec Moi leur folie, et répare !
Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Cœur de Jésus ! Miséricorde !… Je Vous aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats ; et, en réparation, je jure fidélité à Votre Loi… Que Votre Règne arrive ! »

Jésus. — « Regarde, l’armée des mondains qui se disent chrétiens, cherchant, fiévreux, eux mes prétendus amis, les divertissements coupables… lls ont profané leurs sens après que leurs
corps furent consacrés par le Baptême et l’Eucharistie… Vois avec quelle cruauté ils rouvrent toutes mes plaies… Toi du moins, âme réparatrice, pleure avec Moi leur folie, et répare !
Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Cœur de miséricorde !… Je Vous aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats ; et, en réparation, je jure fidélité à Votre Loi… Que Votre Règne arrive ! »

Jésus. — « Regarde, mais de loin, à travers le voile de tes larmes, pour ne pas te souiller, ces théâtres et ces salles modernes… Rome païenne M’avait déjà, abreuvé de fiel, mais ceux et celles que tu vois, qui paient ces spectacles, et qui disent que c’est une nécessité de l’époque, ont communié peut-être souvent, ce sont des Miens !…
Quelles scènes maudites où le péché impur est étalé avec un luxe et un raffinement qui fouette ma Face et déchire mon Cœur… Toi, du moins, pleure avec Moi leur folie, et répare.
Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Cœur de Jésus, miséricorde !… Je Vous aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats ; et, en réparation, je jure fidélité à Votre Loi… Que Votre Règne arrive ! »

Jésus. — « Ma douleur est à son comble ! Regarde ces femmes baptisées que ma Mère Immaculée avait tirées de l’abime d’esclavage et de fange, qu’Elle avait adoptées pour les rendre plus belles étant chastes, riches de pureté et de vertu chrétienne… Elles ont oublié et piétiné toutes les lois de la pudeur, toute délicatesse féminine ; elles ont défiguré et souillé la beauté de leur sexe… Ferme les yeux, âme adoratrice, pour ne pas les voir, elles, ces semeuses de péchés, dans les rues et même dans les églises…, semeuses de scandales, par une mode impudique, infâme, qui Me flagelle jusqu’au sang…
C’est Vénus qui triomphe et Moi qui suis bafoué, outragé parce que des « chrétiennes » ont préféré un chiffon et une vanité à ma Personne et à ma Loi…
Pitié, pitié pour Moi, car, au théâtre comme sur les plages et dans les rues, mon Sang ruisselle sous les coups redoublés de ces « chrétiennes » aux mains délicates, qui sourient, pendant que, par leur impudicité, ma chair vole en lambeaux… Toi, âme consolatrice, éloigne de Moi ce calice plus amer que la mort ; toi du moins, pleure avec Moi leur folie, et répare !
Je suis triste, d’une tristesse qui est une agonie, plus cruelle que les tourments de ma Passion.
Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Cœur de Jésus, miséricorde !… Je Vous aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats ; et en réparation, je jure fidélité à Votre Loi… Que Votre Règne arrive !
Pauvre Jésus, flagellé et conspué sans pitié par le libertinage parfumé, élégant, d’un paganisme qui triomphe, grâce aux chrétiens et chrétiennes à la moderne !…
La jeunesse grandit, languissante, sur un tombeau. Et la femme baptisée et « dévote » mais pas chrétienne du tout, se fane et s’étiole au son d’une valse qui, pour son âme, est un glas funèbre…
Hélas ! La famille, le foyer de chaleur, de fécondité et de paix qu’elle devait former menace de disparaître… Pauvre Jésus ! Et Il a bâti Nazareth ; et Il a réhabilité et ennobli la femme en Marie ; et Il a versé Son Sang pour nous civiliser en nous christianisant…
Pauvre Jésus, ses combles, mille fois ingrats, mondanisés, ruinent toute son Œuvre, et L’abreuvent de fiel et de vinaigre… et cependant, malgré tous ces forfaits, Son Cœur patiente et nous attend encore !

L’Ame Adoratrice. — « Mon Dieu et mon Tout Jésus, vie de ma vie, Mon Dieu, mon Sauveur et mon Roi, je baise avec tendresse et tristesse les fouets des bourreaux pour réparer la flagellation que Vous font subir les impures et les vaniteuses de nos jours. Je Vous aime à la Folie, Jésus, parce que Vous êtes Jésus !
Je baise avec tendresse et tristesse les clous qui transpercèrent Vos pieds et Vos mains, déchirant Votre chair divine, pour réparer tant de scandales payés, fomentés et applaudis par des catholiques sans amour, séduits par un monde révolté et emporté dans un paroxysme sensuel. Je Vous aime à la folie, Jésus, parce que Vous êtes Jésus !
Je baise avec tendresse et tristesse la Croix, Votre trône sanglant, d’où Vous avez vu, en pleine agonie, ce qui se passe de nos jours sous le couvert de la civilisation et du progrès, et qui n’est que dégradation et avilissement de la femme vaniteuse et frivole, et révolte de l’homme orgueilleux… De cette Croix, Vous jugerez et Vous maudirez un jour les « mondains », et Vous leur ferez justice rigoureuse parce qu’ils n’acceptent pas Votre loi de salut et de miséricorde.
Pitié, Législateur et Roi ! Pardon, Seigneur divin ! Je Vous aime à la folie, Jésus, parce que Vous êtes Jésus !… »
(Cinq fois de grand cœur : Je Vous aime, etc.)

Réflexion. — Faites un bref examen de conscience… N’avez-vous pas cédé parfois aux exigences outrées, illégitimes, dangereuses du monde ?… En fait de divertissements et de lectures, en fait de spectacles et de danses…, de modes et de plages mondaines…, n’avez-vous rien à vous reprocher ?… Pensez-y devant le tribunal du Juge qui vous offre pitié et pardon, mais à la condition de redresser ces torts graves, tout de suite… Autrement, un jour, trop tard, vous subirez sa justice implacable. S’il a maudit le monde et ses maximes, et si le monde L’a crucifié, les chrétiens de cœur et d’esprit ne peuvent pas, ne doivent pas aimer ce monde d’orgueil, de vanité et de luxure, négation de l’Évangile et de la Loi chrétienne.

Faites un acte de contrition, comme à l’heure de l’agonie.

Et en esprit, posez maintenant votre tête comme saint Jean, sur le Cœur de Jésus, pour écouter et recueillir avec attendrissement Ses suprêmes confidences de douleur…, et aussi Ses demandes d’amour.

Jésus suppliant. — « Âme réparatrice, ta vocation c’est l’Amour !… Aime-Moi de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit, aime-Moi de toutes tes forces, car Je t’ai créée pour M’aimer pour vivre d’amour dans le temps et dans l’éternité.
Sitio !… J’ai une soif brûlante de l’Amour des Miens, et les Miens m’ont refusé leurs cœurs… Ils aiment tout ce qui est noble : famille…, amis…, bienfaiteurs…, patrie…, mais dans cette distribution d’amour ils M’ont oublié, Moi, le Dieu d’Amour…Que dois-Je faire encore pour les gagner et les attirer à Mon cœur qui s’est épuise en se donnant Lui-même ? Un Dieu qui se donne, peut-on donner davantage, même au ciel ?… Et en retour, que reçoit-Il ? Froideur, indifférence, oubli, et souvent ingratitude et perfidie.
Sitio !… Sitio !… J’ai soif d’être des Miens !… Si, après tout ce que Je t’ai confié, âme consolatrice, sur les crimes des chrétiens mondains qui renouvellent ma Passion…, si, après les fouets des scandales…, les outrages des spectacles, des modes et des plages…, si, après tout cet étalage de vanité, d’impureté et d’orgueil qui renouvelle tous les jours pour Moi la Voie Douloureuse, Je trouvais du moins compensation et réparation dans une multitude de cœurs, comme le tien !
Hélas, il n’en est rien, trop souvent… Des Cœurs dévoués, se donnant tout à Moi, et protestant de leur fidélité… J’en trouve si peu ! Sans une véritable méchanceté, combien gardent au fond de leur âme une glace, un manque d’amour qui Me blesse… Ils ne sont pas sincèrement à Moi… Ils ne M’aiment pas !
Adoucis ma peine en mettant tes lèvres et ton cœur dans la plaie de Mon Côté et dis-moi que, toi du moins, tu M’aimes… »

Baisez la blessure du Côté de votre Crucifix, d’un baiser qui donne a Notre-Seigneur toute votre âme, et dites-Lui cinq fois :
J’aime l’Amour qui n’est pas aimé ! Embrasez, consumez mon cœur, ô Jésus!

Jésus. — « Merci, tu soulages Mon cœur. Merci, tu apaises Ma soif… Que ta vie, comme ce baiser, sois toute d’amour.
Parlant avec tristesse à sainte Marguerite-Marie, Je lui ai demandé l’amour eucharistique comme hommage d’amour réparateur… Et depuis lors, une phalange d’âmes choisies a bien saisi le don de Mon cœur dans le Saint-Sacrement… Mais cette phalange est encore trop restreinte…
Qu’elles sont peu nombreuses, les âmes, même consacrées, qui, après avoir entrevu mes
merveilles de charité et de miséricorde dans le don prodigieux de la Messe…, dans la folie de la Communion…, comprennent qu’elles gâtent en partie ces richesses par leur manque d’amour vrai.
Car, entendre la Messe sans un grand amour, c’est méconnaitre de fait l’amour qui vous donne le miracle quotidien qu’est la Messe… Et communier sans un véritable amour, c’est gaspiller le banquet eucharistique, faute de cette faim divine et brûlante qui le rend efficace pour vous, et fécond pour les âmes.
De même que Mon amour préluda au mystère de l’autel et le réalisa, ainsi l’amour du chrétien rend ce mystère transformant et rayonnant, pour son bien et pour Ma gloire…Tu comprends, à cette heure d’intimité, ces choses divines que tant d’autres ne saisissent pas, parce qu’ils n’aiment pas… Ce manque d’amour explique l’abandon, la solitude de mes Tabernacles… On trouve la foule partout, même là où l’on vend et où l’on paie le péché… et Moi, Je reste solitaire, délaissé dans le Sacrement de mon amour… par manque d’amour… Que d’amis dont l’attitude est toute de formalité et d’étiquette, amis cérémonieux dont le cœur est loin de Moi !…
Amis que J’ai cherchés…, mais qui ne Me cherchent point… Amis auxquels Je me suis livré, mais… qui ne se livrent point…
Amis souvent très dévoués pour leurs amis, mais non pour leur Sauveur et Roi…
Amis qui ont l’imprudence de se fier et de se donner avec une confiance aveugle à des créatures…, et qui n’ont pour Moi que crainte et méfiance…
Amis qui savent se prodiguer et même s’oublier pour une créature, dans un geste de noblesse tout humaine…, mais qui ne trouvent jamais le courage ni l’occasion de se dévouer à mon service… Ils craignent toujours d’exagérer quand il s’agit de Moi…
Amis sans zèle pour ma gloire… Amis quand ils ont besoin de mes miracles, jamais quand j’ai besoin de leur temps et de leurs sacrifices.
Et que dire de l’aberration inouïe de ces amis et de ces pieuses, et la moderne qui s’approchent matériellement de l’autel, oui, mais dont la tenue immodeste, révoltante même, la vanité manifeste, le cœur frivole et plein du monde, creusent un immense abîme entre elles et Moi !…
Oh ! Douleur, la dévotion facile, un mélange de crainte et de routine ne manque pas ; mais cette dévotion mondaine, cette piété d’épiderme et de rituel, ces pratiques et formules accommodatrices, en alliance avec tant de péchés intimes que Je connais, ne sont pas — mille fois non ! — l’adoration et l’amour que Je réclame… Je les rejette !…
J’ai faim de cœurs aimants, et non pas de protestations vaines, ni de cantiques ou de fleurs…
J’ai soif d’amour confiant, d’amour zélé. J’ai soif de sacrifice… J’ai soif de vrais amis, et non de ce mélange hybride de ciel et de fange, de neuvaines et de mondanité qui m’outrage…Âme consolatrice, donne-Moi à boire. J’ai soif…, désaltère ton Sauveur descendu des cieux, qui veut boire à grands traits l’amour de sa créature… Hélas ! Celle-ci est devenue souvent une citerne desséchée ! Toi, au moins, dis-Moi que tu M’aimes vraiment et aime-moi de tout ton être… Sitio !… J’ai soif… »

(Lentement… et parlez avec tout votre cœur.)

L’ Âme Adoratrice. — « Si, au Calvaire, ce cri déchirant du Sitio eut, comme réponse, du fiel et du vinaigre pour Vos lèvres divines…, cher Roi agonisant, Vous aurez le miel et le nectar que mon pauvre cœur peut Vous offrir… Écoutez-moi, Jésus ! »
Amour infini qui n’est pas aimé, je Vous aime, et je veux Vous faire aimer en réparation pour tous ceux, si nombreux, qui méconnaissent pratiquement le prodige d’amour qu’est Votre Incarnation merveilleuse… Jésus Enfant, Jésus Adolescent, Jésus Ouvrier, je Vous adore de l’adoration du cœur, mais embrasez-le, ce cœur, des flammes de Votre charité… Oh ! Je veux Vous aimer comme Vous ne l’avez jamais été. Oui, donnez-moi Votre cœur et Votre Amour ; car, moi aussi, j’ai soif… soif de Vous… Sitio !

Amour infini qui n’est pas aimé, je Vous aime, et je veux Vous faire aimer en réparation pour tous ceux qui méconnaissent, dans leur vie, l’excès d’amour qu’est Votre Rédemption par la Croix… Jésus Crucifié, Jésus mourant, Jésus enseveli au tombeau, je Vous adore de l’adoration du cœur, mais embrasez-le, ce cœur, des flammes de Votre charité… Oh ! Je veux Vous aimer comme Vous ne l’avez jamais été. Oui, donnez-moi Votre cœur et Votre Amour ; car, moi aussi, j’ai soif… soif de Vous… Sitio !

Amour infini qui n’est pas aimé, je Vous aime, et je veux Vous aimer en réparation pour tous ceux, si nombreux, qui méconnaissent dans leur vie l’amour de divine folie qu’est le don incompréhensible du Saint-Sacrement de l’autel !… Jésus-Prêtre, Jésus-Hostie, Jésus-Eucharistie, je Vous adore de l’adoration du cœur, mais embrasez-le, ce cœur, des flammes de Votre charité… Oh ! Je veux Vous aimer comme Vous ne l’avez jamais été. Oui, donnez-moi Votre Cœur et Votre Amour ; car, moi aussi, j’ai soif… soif de Vous… Sitio!
Que je Vous aime, Jésus, Amour qui n’est pas aimé, dans ma vie personnelle, intime, par la fidélité à la grâce !… Que je me sanctifie par amour!
Que je Vous aime Jésus, Amour qui n’est pas aimé, dans ma vie de famille, par l’accomplissement des devoirs quotidiens, par l’acceptation des croix providentielles !… Que je me sanctifie par amour !
Que je Vous aime, Jésus, Amour qui n’es pas aimé, dans les âmes qui m’entourent, dans celles des égarés et des pécheurs, par l’apostolat pour Votre gloire… Et pour être fécond, que je me sanctifie par amour !
Que je Vous aime, Jésus, Amour qui n’est pas aimé, dans le don ineffable qu’est le cœur de Marie! Qu’à son école je sois simple, bien humble et très chaste !… que, guidée par Elle je me sanctifie par amour !
Oh ! Que je voudrais, cœur, de Jésus, que ma vie fût une perpétuelle louange à Votre Amour méconnu…, une amende honorable ininterrompue à Votre Amour offensé…, un holocauste constant à Votre Amour profané !… Mais Vous, qui lisez au fond des cœurs, Vous qui me connaissez dans mes immenses désirs, Vous qui sondez les consciences et qui savez tout, Vous savez que, malgré ma très grande misère, je veux vivre et mourir en Vous disant et Vous prouvant que je Vous aime au-dessus de tous les trésors du ciel et de la terre ! »

ACTE DE RÉPARATION AU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS
DE S. S. PIE XI
(Texte Acta Apostolica Sedis, juin 1928)

Très doux Jésus, Vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n’y répond que par l’oubli, le délaissement, le mépris. Nous voici donc prosternés devant votre autel, animés du désir de réparer, par un hommage spécial, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Cœur très aimant.

Cependant, nous souvenant que nous-mêmes, nous nous sommes, dans le passé, rendus coupables d’une si indigne conduite, et pénétrés d’une profonde douleur, nous implorons d’abord pour nous-mêmes votre miséricorde. Nous sommes prêts à réparer, par une expiation volontaire, les fautes que nous avons commises, tout prêts aussi à expier pour ceux qui, égarés hors de la voie du salut, s’obstinent dans leur infidélité, refusant de Vous suivre, Vous, leur Pasteur et leur Chef, ou secouant le joug si doux de votre Loi, foulent aux pieds les promesses de leur baptême.

Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer pour chacune d’elles : désordre de la conduite, indécence des modes, scandales corrupteurs des âmes innocentes, profanation des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre Vous et contre vos Saints, insultes à votre Vicaire et à vos prêtres, abandon et violations odieusement sacrilèges du divin Sacrement de votre amour, péchés publics enfin des nations qui se révoltent contre les droits et l’autorité de votre Église.

Que ne pouvons-nous effacer de notre propre sang tant d’offenses ! Au moins, pour réparer votre honneur outragé, nous Vous présentons cette même satisfaction que Vous avez offerte à votre Père sur la Croix et dont Vous renouvelez l’offrande, chaque jour, sur l’autel ; nous Vous la présentons, accompagnée de toutes les satisfactions de la Très Sainte Vierge votre Mère, des Saints, des chrétiens fidèles. Nous vous promettons, de tout notre cœur, autant qu’il dépend de nous et avec le secours de votre grâce, de réparer nos fautes passées, celles de notre prochain, l’indifférence à l’égard d’un si grand amour, par la fermeté de notre foi, la pureté de notre vie, la docilité parfaite aux préceptes de l’Évangile, à celui surtout de la charité. Nous Vous promettons aussi de faire tous nos efforts pour Vous épargner de nouvelles offenses et pour entrainer à votre suite le plus d’âmes possible.

Agréez, nous Vous en supplions, ô très bon Jésus, par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage spontané d’expiation ; gardez-nous, jusqu’à la mort, inébranlablement fidèles à notre devoir et à votre service, accordez-nous ce don précieux de la persévérance qui nous conduise tous enfin à la patrie où, avec le Père et le Saint-Esprit, Vous régnez, Dieu, dans les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.

Prenez, âme adoratrice, votre Crucifix, et, avant de terminer votre Adoration, baisez les saintes Plaies en disant a chacune, de tonte l’ardeur de votre âme :

Je Vous aime, Jésus, parce que Vous êtes Jésus : que Votre Règne arrive !

Baisez le Côté Sacré de Jésus aux intentions du Pape, et dites :

Je Vous aime, Jésus, parce que Vous êtes Jésus : que Votre Règne arrive !

Baisez la Main droite du Divin Crucifié aux intentions des Évêques, pour les Prêtres et les
Séminaires, et dites :

Je Vous aime, Jésus, parce que Vous êtes Jésus : que Votre Règne arrive !

Baisez la Main gauche du Divin Crucifié, priant pour vos intentions personnelles et pour celles de votre famille, et dites :

Je Vous aime, Jésus, parce que Vous êtes Jésus : que Votre Règne arrive !

Baisez le Pied droit du Divin Crucifié dans une pensée d’apostolat pour hâter le Règne du Cœur de Jésus, pour procurer Sa gloire, et dites :

Je Vous aime, Jésus, parce que Vous êtes Jésus : que Votre Règne arrive !

Baisez le Pied gauche du Divin Crucifié, priant pour la conversion des égarés et des pécheurs, et dites :

Je Vous aime, Jésus, parce que Vous êtes Jésus : que Votre Règne arrive !

L’ Âme Adoratrice. — « Et, comme adieu, Roi d’Amour, cœur de mon Dieu et Dieu de mon cœur, je pénètre avec confiance par la blessure que mes péchés ont ouverte, j’entre dans l’Arche bénie des tendresses divines qu’est Votre Cœur…, et j’y demeure, en Vous disant, dans le temps, que je Vous aime et que je veux Vous faire aimer ; en demandant Votre Règne d’Amour, et en me préparant ainsi à chanter éternellement Vos infinies miséricordes ».

ACTE DE CONSÉCRATION DU GENRE HUMAIN
AU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS

(Texte Acta Apostolica Sedis, 5 novembre 1925)

Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous, qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à Vous, nous voulons être à Vous, et, afin de Vous être plus étroitement unis, voici que, en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à Votre Sacré-Cœur.
Beaucoup ne Vous ont jamais connu ; beaucoup ont méprisé vos commandements et Vous ont renié, Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres, et ramenez-les tous à votre Sacré-Cœur.

Seigneur, soyez le Roi non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de Vous, mais aussi des enfants prodigues qui Vous ont abandonné ; faites qu’ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu’ils ne périssent pas de misère et de faim.

Soyez le Roi de ceux qui vivent dans l’erreur ou que la discorde a séparés de Vous ; ramenez-les au port de la vérité et à l’unité de la foi, afin que bientôt il n’y ait plus qu’un seul troupeau et un seul pasteur.

Soyez le Roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l’idolâtrie ou de l’islamisme, et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre royaume.

Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré ; que sur eux aussi descende, mais aujourd’hui en baptême de vie et de rédemption, le sang qu’autrefois ils appelaient sur leurs têtes.
Accordez, Seigneur, à votre Église une liberté sûre et sans entraves ; accordez à tous les peuples l’ordre et la paix ; faites que, d’un pôle du monde à l’autre, une seule voix retentisse : Loué soit le Divin Cœur qui nous a acquis le salut, à Lui honneur et gloire dans tous les siècles ! Ainsi soit-il.

Dites cinq fois, en union de pensée avec Notre Saint-Père le Pape :
« CŒUR SACRÉ DE JÉSUS QUE VOTRE RÈGNE ARRIVE ! »

Fin de l’Heure sainte de l’Adoration Nocturne au Foyer

Indications pratiques pour l’Organisation de l’Adoration Nocturne au Foyer

Milan 1929.

  1. Nous nous trouvons en face de deux catégories d’adorateurs :

1° Les familles suffisamment nombreuses (parents, enfants, serviteurs) pour assurer une nuit mensuelle d’adoration, se relevant les uns après les autres d’heure en heure, de 10 heures du soir à 5 heures du matin. Par conséquent une famille d’au moins 7 personnes. (Pour les personnes malades ou fatiguées, et pour les enfants, on admet aussi l’heure de 9 à 10 le soir, et de 5 à 6 le matin ; mais pas au-delà de ces limites.)

2° Les personnes isolées, soit parce que vivant seules, ou vivant isolées par leur croyance au milieu d’une famille moins fervente, et qui veulent faire leur heure d’Adoration mensuelle, justement pour réparer le manque de foi ou l’indifférence d’êtres chers. Cette catégorie est bien nombreuse. Combien de cœurs fervents sont ainsi dans des foyers indifférents ou hostiles !

  1. Pour assurer avec ordre la perpétuité de l’Adoration Nocturne au Foyer, il est très à conseillé que la date et l’heure d’adoration soient fixées par le R. P. Directeur de l’Œuvre. Et quand, pour des raisons spéciales qui seront volontiers respectées, la personne qui s’inscrit désire choisir son heure et la date, que sa lettre le dise de façon précise.

III. Cette promesse n’engage pas sous peine de péché. Elle est un contrat d’amour généreux et n’entraine aucune obligation de conscience. Nous ne doutons pas cependant qu’un amour fort comme la mort donnera la force de la fidélité aux milliers de ces heureux adorateurs.

  1. Les adhésions peuvent être adressées au Secrétariat international de l’Intronisation, 35, rue de Picpus, Paris (XIIe) ; une Image signée du R. P. Mateo sera adressée à chaque personne pour lui rappeler la date et l’heure de sa veillée de nuit près du Roi Jésus méconnu et outragé.

INDULGENCES
La Confraternité de la Réparation Nocturne qui existait en Italie, dirigée par les RR. PP. Franciscains, avait obtenu des avantages spirituels. L’Œuvre de l’Adoration Nocturne au Foyer y a été affiliée, ce qui donne à ses Membres la faculté de gagner les indulgences suivantes :

1° Une indulgence plénière, aux conditions ordinaires (confessions, communion, visite d’une église ou d’un oratoire public, prières aux intentions du Pape),
a) Le jour de l’inscription dans l’Œuvre de l’Adoration Nocturne au Foyer ;
b) Chaque fois que ses membres font l’heure de garde nocturne qui leur a été assignée.

2° Une indulgence plénière à l’article de la mort, si, après s’être confessés et avoir communié, ses membres invoquent le T. S. Nom de Jésus, de bouche, ou du moins d’un cœur contrit, et acceptent patiemment la mort de la main du Seigneur comme la Solde du péché.
3° Une indulgence partielle de 7 ans et 7 quarantaines, pour chaque heure d’adoration supplémentaire que les membres feront d’un Cœur contrit et compatissant.
4° Les membres jouissent en outre de la participation aux mérites de l’Ordre franciscain.

C. J. S.
SECRÉTARIAT INTERNATIONAL DE L’INTRONISATION DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS DANS LES FOYERS 35, RUE DE PICPUS PARIS – XIIe — Nihil obstat : Flavien Prat, ss.cc. Supr. G. – Imprimatur : Parisiis, 28 Aprilis 1929 + Emmanuel, Ep. Isiondensis vic. gén.

SECRETARIA DI STATO
DI SUA SANTITÀ
N° 78707

Du Vatican, le 4 avril 1929.

Très Rév. Père MATEO, Picputien, Rue Picpus, PARIS

Mon très Révérend Père,

Le Souverain Pontife a vivement agréé l’hommage que vous Lui avez fait à l’occasion de Son Jubilé et au nom de tous les Adorateurs Nocturnes du Foyer, des lettres-réponses provoquées par cet apostolat de la part de l’Épiscopat.
Sa Sainteté vous remercie de cœur de ce nouveau témoignage de vénération envers Son Auguste Personne, dans lequel Elle voit, une fois de plus, quel zèle vous anime pour la sanctification des âmes et pour le grand devoir social de la réparation de tant d’outrages faits à l’Amour qui n’est pas aimé.
Constatant avec bonheur le bien qui résulte de cet apostolat, le Souverain Pontife le bénit de cœur, et, ne doutant pas qu’il ne contribue à faire vivre de l’Évangile un toujours plus grand nombre d’âmes, Il vous envoie, comme gage de Sa paternelle bienveillance, à vous-même et à tous les Adorateurs Noctures du Foyer, une spéciale Bénédiction Apostolique.
Veuillez agréer, mon très Rév. Père, l’assurance de mon religieux dévouement.

[Signé] Card. Gasparri.

SECRÉTAIRERIE D’ÉTAT DE SA SAINTETÉ

Du Vatican, le 25 octobre 1930.

Mon Révérend Père,

Sa Sainteté me donne l’agréable mission de remercier, par votre intermédiaire, les « Adorateurs Nocturnes au Foyer » de l’hommage filial qu’ils ont bien voulu lui présenter à l’occasion de Son Jubilé Sacerdotal, par un si riche trésor de « nuits de prières ».
Le Saint-Père est heureux de former Ses meilleurs vœux pour une œuvre de réparation dont les fruits seront certainement précieux, et envoie de cœur à tous les associés, comme gage de Sa bienveillance paternelle, la Bénédiction Apostolique.
Veuillez agréer, mon Révérend Père, l’assurance de mes sentiments tout dévoués en Notre-Seigneur.

[Signé] E. Card. Pacelli. [Futur pape Pie XII]

 

HEURE SAINTE Hommage au Christ-Roi

(Par le père Matéo Crawley SS. CC.)

(Pour la fête de la Royauté, le dernier dimanche d’octobre – et aussi à l’occasion de certains évènements, crises sociales, menaces ou attaques publiques contre la royauté divine de notre Seigneur Jésus-Christ, etc. [et en ces temps de la grande apostasie])

[Institution de la fête du Christ-Roi faite par le Pape Pie XI, Quas Primas, 11 déc. 1925 ; et à la suite de Ubi arcano, 23 déc. 1922, sur la cause intime des calamités]

Nihil obstat

FLAVIEN PRAT, Sup. Gén. ss. cc.

2 Mars 1927.

Imprimatur:

Mechliniæ. 30 Juun 1927.

THYS, can., lib. cens.

 

Quelle réparation providentielle, sublime, que la nouvelle fête de la Royauté divine de Jésus !… Voilà vingt siècles qu’un Gouvernant inique, la peur dans l’âme, l’ironie dans le geste, dit, parlant à la foule de Jérusalem qui hurlait devant son tribunal : « Voilà votre Roi », présentant, à leurs outrages et colères, le Christ-Roi.

Et voici que, vingt siècles plus tard, le Pontife du Nouvel Israël, s’adressant au monde catholique, redit à son tour, mais d’un ton de victoire, d’adoration et d’amour : « Ecce Rex vester – Voilà votre Roi », nous montrant le Fils du Dieu vivant : Jésus-Christ !

Et nous tous, Seigneur Jésus, Vos vassaux fidèles et Vos enfants, l’émotion et la joie dans l’âme, l’adoration dans nos cœurs, nous unissant à deux cent millions et plus de nos frères catholiques, nous répondons au vénéré Pontife, de l’intime de notre âme :

AVE REX ! Vous êtes vraiment le Roi de Gloire, ô Christ-Jésus !

 

(Tous reprennent à haute voix chacune de ces acclamations)

AVE REX ! Vous êtes le seul Libérateur, ô Christ-Jésus !

“AVE REX !” Vous êtes l’oint du Père des Cieux, ô Christ-Jésus !

“AVE REX !” Vous avez reçu en héritage la terre rebelle, ô Christ-Jésus !

“AVE REX !” Votre trône, ce sont les Cieux, ô Christ-Jésus !

“AVE REX !” Votre couronne, ce sont les âmes, ô Christ-Jésus !

“AVE REX !” Votre sceptre, c’est la miséricorde, ô Christ-Jésus !

“AVE REX !”Votre pourpre royale, c’est votre sang, ô Christ-Jésus !

“AVE REX !” Vous régnerez dans les siècles des siècles, ô Christ-Jésus !

 

Oui, par Vous, ô Christ-Jésus, règnent les rois ; et les gouvernants administrent aux peuples la justice, rien que par Vous, ô Christ-Roi !

Par Vous, l’autorité devient légitime et le législateur peut imposer aux sociétés la loi, rien que par Vous, ô Christ-Roi !

Par Vous, et en votre vasselage, il est noble d’obéir, de se soumettre, mais rien que par Vous, ô Christ-Roi !

Donc en union parfaite de foi et d’amour avec le Pontife Romain, nous Vous acclamons, ô Roi des rois; nous Vous bénissons, nous Vous louons, nous Vous aimons, Jésus… Et, à genoux, nous Vous conjurons, faisant appel à votre infinie bonté, de nous faire sentir, après cette splendide fête, que Vous êtes réellement le Monarque absolu devant qui « doivent fléchir le genou : les cieux, la terre et les enfers ».

 

(TOUS, à haute voix, cinq fois) :

 

CHRISTUS VINCIT, CHRISTUS REGNAT, CHRISTUS IMPERAT !

 

Oh oui ! Qu’Il règne dans les âmes, les familles, les sociétés, les nations, dans toute la puissance victorieuse de Son Cœur !

Vu l’acharnement mis par les ennemis de toute sorte, grands et petits, coalisés contre le Christ-Roi, et travaillant, avec haine et habileté sataniques, à Le détrôner, cette fête était devenue indispensable… D’un côté, la bande qui obéit au Sanhédrin impie et maçonnique ; hélas ! De l’autre, l’armée innombrable des catholiques trop prudents, de ceux dont la timidité et le désir de temporiser l’emporte de loin sur leur foi. L’attaque de la gauche et… l’apathie de la droite, commencent à provoquer partout un terrible cataclysme social qui, au fond, n’est que le châtiment de justice trop bien mérité pour le déicide des uns, l’abstention et le silence complaisant des autres…

Cataclysme, ai-je dit. Oh oui ! Regardez autour de vous ; on dirait vraiment que le phénomène physique, survenu le Vendredi-Saint, à la mort du Roi divin, se renouvelle dans le sens moral, un peu partout chez ces grandes nations apostâtes, qui, croyant devenir riches, libres et glorieuses, ont décrété le bannissement du Seigneur Jésus, sa mort légale, sa disparition de la vie nationale.

Et voyez ! Comme à l’instant, le soleil de la vérité s’est obscurci pour elles ; voyez comme le brouillard épais, étouffant du mensonge et des erreurs, les enveloppes comme un suaire… Ne sentez-vous point, sous vos pas, la terre qui tremble, et ne voyez-vous pas que les peuples, déchaînés dans leurs passions et leur turpitude, menacent ces nations mêmes qui brisèrent les Tables de la Loi ? C’est un volcan de haine qui éclate, inondant la terre du feu infernal de la discorde, de la révolte et de l’anarchie.

 

Ah ! Ces infâmes déicides n’ont pas même goûté le banquet d’orgie qu’ils s’étaient préparé pour célébrer les funérailles du Christ… Voyez ! Le soleil artificiel de leurs idéals terrestres, le soleil de leurs jouissances impures, le soleil de leurs grandeurs factices, de leurs libertés licencieuses, se couvre déjà d’un voile de sang fratricide, le premier fruit très légitime de leur forfait, de leur apostasie nationale…

Ils Vous ont abandonné, Jésus ; ils ont renié Votre saint Nom et Votre Évangile ; ils ont méconnu Vos droits souverains, et les voilà témoins effarés de l’éclipse de toute paix, de toute vraie grandeur, de toute liberté, car, ceux qui tressent pour Votre tête divine un diadème d’épines, tressent aussi pour eux un diadème de malheur… Le seul Roi de paix, de vérité, de justice, c’est Vous, Roi d’amour, Vous, Jésus !

Comme le dit le Pontife Romain, nous voyons, dans cette fête, le coup mortel porté à l’hérésie maudite qui prétend, Seigneur, que Vous n’êtes Roi que dans le secret des consciences, ou, tout au plus dans l’intimité des familles, dans le cœur à cœur du Tabernacle, jamais au delà… Qu’ils sont aveugles, criminels même, ceux qui veulent faire de Vous, Jésus, un Roi de silence et de dérision… On dit que Vous n’avez pas à Vous immiscer dans la vie sociale et, moins encore, dans la vie nationale… Que si Vous l’exigez, oh ! Alors on défendra aux consciences de prier, on fermera Vos églises, puisque Vous troublez l’ordre, Vous mêlant des affaires de la rue et des parlements… Vous n’êtes pas de ce monde, clament-ils, laissez nous vivre notre vie sociale et publique, comme nous l’entendons… Et si Vous n’acceptez pas ces conditions de paix, ô Roi-Jésus, « tolle », qu’on Vous chasse, qu’on Vous exile avec fureur et ignominie : retournez à Votre Paradis !

Quant à nous, o Roi des rois, nous disons avec Votre Vicaire : « Anathème à ceux qui croient qu’on peut avoir la paix dans les consciences, la paix dans les familles, la paix dans les sociétés et les nations, hors de Vous, Prince de paix; loin de Vous, Roi de justice ; contre Vous Roi d’amour et de vérité ! »

Le seul Roi, d’un droit personnel, inné, absolu, c’est Vous, Jésus !

Voilà pourquoi, en union avec le Pape, à l’unisson avec l’Église, en esprit d’amoureuse et solennelle réparation sociale, nous vous disons, Seigneur :

— Il est urgent, nous voulons que Vous régniez, ô Jésus !

TOUS : Il est urgent, nous voulons que Vous régniez, ô Jésus !

Ils sont nombreux, Jésus, les Présidents, les Princes, les Rois qui ont fait alliance ténébreuse contre Votre trône et Votre Évangile ; ils sont nombreux les gouvernants iniques qui ont retiré, de l’édifice national, la pierre angulaire de Votre Personne adorable et la base de Votre législation divine… Ô Roi de mansuétude, arrêtez Votre main ; retardez la sentence de justice méritée, et par les amis de Votre Cœur et par les apôtres de Votre Royauté, faites miséricorde et prenez une revanche d’amour, étendant à tous ces malheureux le bienfait de Votre règne social : régnez, triomphez, dominez, ô Christ-Roi !

TOUS : Il est urgent, nous voulons que Vous régniez, ô Jésus !

 

Quelle triste, quelle désolante histoire, Seigneur, que celle des peuples prédestinés, rachetés de Votre sang !… Ceux qui se disent leurs représentants légaux, les parlements, ont rayé Votre nom de toute manifestation publique ; et Votre Évangile qui était considéré partout comme la Charte de noblesse, de civilisation et de liberté chrétienne, n’est plus, disent-ils, qu’un parchemin de bibliothèque… Ils ont inventé ce qu’ils appellent la légalité moderne, pour arracher de la conscience nationale la trace de Vos bienfaits et de Votre intervention divine à travers l’Église… Ô Roi de mansuétude, arrêtez Votre main ; retardez la sentence de justice méritée : et par les amis de Votre Cœur, par les apôtres de votre Royauté, faites miséricorde et prenez une revanche d’amour, étendant à tous ces malheureux le bienfait de Votre règne social régnez, triomphe, dominez, ô Christ-Roi !

TOUS : Il est urgent, nous voulons que Vous régniez, ô Jésus !

 

Le seul législateur, dont le droit est absolu, c’est Vous, Jésus… Hélas ! on ne le reconnaît plus, on est trop civilisé, trop moderne pour l’admettre. Et voici que ceux-là même que Vous aviez chargés de commenter Votre loi divine par des lois justes, sages, chrétiennes ; ceux qui se disent législateurs ont légiféré contre Vous, ont déclaré que Vous n’êtes pas, que Votre Évangile est un mythe, et Votre Église une insupportable tyrannie pour les consciences modernes. Et alors, oh! Blasphème !… Oh ! Cynisme d’hypocrisie !… pour affranchir les peuples, pour les rendre libres, heureux, au nom du bien-être national, on a méconnu tous Vos droits et profané toutes Vos lois ! Ô Roi de mansuétude, arrêtez Votre main, retardez la sentence de justice méritée ; et par les amis de Votre Cœur, par les apôtres de Votre Royauté, faites miséricorde et prenez une revanche d’amour, étendant à tous ces malheureux le bienfait de votre règne social : régnez, triomphez, dominez, ô Christ-Roi !

TOUS : Il est urgent, nous voulons que Vous régniez, ô Jésus !

 

Cette caste d’orgueilleux qui Vous condamna, Seigneur, dès Vos premiers pas, craignant la débâcle que provoquerait Votre anathème, s’est retranchée dans bien des centres intellectuels, et sous le titre de philosophie, sciences et droit, Vous écarte systématiquement, Vous refuse le droit d’être Vérité et Lumière, et prétend même que Votre esprit est l’opposé de toute vraie et haute culture, que Vous entravez l’essor de la pensée, que notre foi est la négation absurde de notre raison… Voilà pourquoi ils Vous ont banni de l’école, Vous insultent et maudissent dans bien des chaires de l’enseignement supérieur et universitaire ; voilà pourquoi ils liguent la jeunesse, et l’organisent en une armée d’impiété qu’ils lanceront contre Vous… Ô Roi de mansuétude, arrêtez Votre main ; retardez la sentence de justice méritée ; et par les amis de Votre Cœur, par les apôtres de Votre Royauté, faites miséricorde et prenez une revanche d’amour, étendant à tous ces malheureux le bienfait de Votre règne social : régnez, triomphez, dominez, ô Christ-Roi !

TOUS : Il est urgent, nous voulons que Vous régniez, ô Jésus !

 

La société moderne, surtout celle qui, par situation ou fortune, devrait donner l’exemple et entraîner sur Vos traces les petits et les pauvres, a brisé tous les liens sacrés qui l’unissaient à Vous, ô Jésus… Hélas ! Prise d’une fièvre de plaisir, d’un vertige de frivolité, elle gaspille temps, jeunesse, argent, tout, en fantaisies, vanités et théâtres souvent plus que coupables, scandaleux… Et, par une aberration inouïe, elle prétend légitimer sa vie de péché, elle ne veut pas reconnaître qu’elle s’égare, qu’elle s’expose… Mais, par ailleurs, ô comble d’ironie ! Elle dit ne vouloir pas Vous offenser, Jésus, elle voudrait Vous Voir tout au moins tolérer, par Votre silence, la voie de paganisme, de sensualisme dans lequel on vit, on se vautre… Ô Roi de mansuétude, arrêtez Votre main ; retardez la sentence de justice méritée ; et par les amis de Votre Cœur, par les apôtres de Votre Royauté, faites miséricorde et prenez une revanche d’amour, étendant à tous ces malheureux le bienfait de Votre règne social : régnez, triomphez, dominez, ô Christ-Roi !

TOUS : Il est urgent, nous voulons que Vous régniez, ô Jésus !

 

La race des juges qui Vous condamna, Seigneur, n’est pas éteinte, elle se perpétue dans les sanhédrins modernes des Loges Maçonniques et autres antres de ténèbres et de révolution ; elle complote, jour et nuit, avec une férocité satanique, contre Votre Personne adorable… Ah ! Comme ils sont habiles et unis pour Vous détrôner, comme ils sont habiles, riches et puissants, quand il s’agit de tirer au sort Votre tunique, Votre sceptre et Votre couronne… Et plus encore, que de fois ces juges d’iniquité sont soutenus, encouragés officiellement par les pouvoirs publics, et même, oh Jésus ! ils reçoivent comme Judas leurs trente deniers pour assurer la trahison et l’attaque… Ô Roi de mansuétude, arrêtez Votre main ; retardez la sentence de justice méritée ; et par les amis de Votre Cœur, par les apôtres de Votre Royauté, faîtes miséricorde et prenez une revanche d’amour, étendant à tous ces malheureux le bienfait de Votre règne social : régnez, triomphez, dominez, ô Christ-Roi !

TOUS : Il est urgent, nous voulons que Vous régniez, ô Jésus !

 

Il y a quelque chose de plus triste encore : nous lisons une histoire plus navrante, Seigneur, dans les gestes de l’ingratitude humaine… c’est la révolte, c’est le cri d’insulte, c’est l’outrage de colère jeté à votre Face adorable par les foules qui Vous suivirent sur la montagne et dans le désert et pour lesquelles Vous le miracle de la multiplication des pains… Ces foules ne sont pas toujours perverses, mais on les mène, on les trompe, on les détourne de Votre voie, on veut les pervertir, les arracher à Votre étreinte, à Votre loi !… Hélas ! Ils réussissent trop souvent, et Vous voilà, Jésus, chassé avec haine de bien des pauvres foyers, des faubourgs, des quartiers ouvriers ; toute cette armée qui lutte, qui travaille, ne veut plus de Vous, ô Roi de Nazareth, le grand, le seul Ami des petits et des pauvres, le seul Libérateur du peuple… Ô Roi de mansuétude, arrêtez Votre main ; retardez la sentence de justice méritée ; et par les amis de Votre Cœur, par les apôtres de Votre Royauté, faites miséricorde et prenez une revanche d’amour, étendant à tous ces malheureux le bienfait de Votre règne social : régnez, triomphez, dominez, ô Christ-Roi !

TOUS : Il est urgent, nous voulons que Vous régniez, ô Jésus !

 

Un instant de prière silencieuse, fervente, pour les bourreaux, persécuteurs et pour l’Église toujours persécutée dans ses prêtres, ses fideles et ses œuvres.

 

Si la terre ingrate voulait nous écouter un seul instant pénétrée de repentir… Oh ! Si, d’un pôle à l’autre, elle s’unissait à vos acclamations ! Hélas ! Elle ne veut pas du Roi d’amour, mais nous la sauverons malgré elle. En attendant, il nous de savoir que, là-haut, nos voix trouvent un écho de complaisance qui nous dédommage de la froideur de nos frères… Le Père des Cieux qui nous a envoyé son Fils, le Roi que nous acclamons, et le Paraclet qui L’a sacré Monarque pour l’éternité, nous écoutent et nous bénissent… Et surtout, Son Cœur sacré répond par des tressaillements de joie et de reconnaissance à nos acclamations… Il sait que nous mourrions volontiers pour ajouter à son diadème royal le joyau précieux d’une âme de plus, rachetée par notre zèle et nos sacrifices… Écoutez-le maintenant, car ce Roi d’amour veut parler à Sa garde d’honneur.

 

Voix de Jésus. « Filioli », mes tout-petits, vous savez bien que Je suis Roi, que pour Me montrer tel, et Roi d’Amour, Je suis né parmi vous… Je suis descendu exprès pour reconquérir cette terre, héritage de Ma gloire… Mais celle-ci n’a pas voulu reconnaître Mes droits ; elle M’accepterait peut-être, si Je bornais Mon autorité divine au sanctuaire intime des âmes… Voilà pourquoi, en vous entendant, avec votre foi ardente, audacieuse même, acclamer Ma Royauté sociale, Je me suis senti consolé et conquis par vos cœurs… Je reconnais Mes enfants à leur voix, ils parlent Mon langage, à l’unisson de Mon Vicaire, oh! alors, Je sais que vous êtes miens, que Je puis maintenant compter sur vous.

Voilà pourquoi Je tiens à réclamer, ce soir une promesse de votre part ; Je Vous la demande parce que Je me fie à vous, Ma garde d’honneur. Écoutez donc votre Roi… Dites-Moi, en toute sincérité : cette belle, cette splendide fête, serrât-elle une solennité d’un jour sans lendemain, ou sera-t-elle plutôt un hommage vivant à Ma Royauté, le point de départ d’un renouveau d’esprit catholique ? Vais-je être, dorénavant, plus Roi, plus Maître qu’hier, un Maître mieux écouté, un Législateur mieux obéi ? Après cette grande fête, pourrai-Je compter plus sérieusement, plus pratiquement sur votre fidélité ? Est-ce un accord, un rapprochement, une promesse de vie d’amour entre votre Roi et vous, mes vassaux et mes enfants ?… La reconnaissance si opportune de ma Royauté va-t-elle les tourner vers Ma loi et Mon Cœur ?

Voilà pourquoi, Moi, votre Roi, Je demande : Reconnaîtrez-vous ma divine Royauté, quand la conscience et l’Église vous défendront, en Mon nom, les spectacles paganisant et profanes, les théâtres malsains, où, trop souvent, par leur présence et leur attitude, Mes amis me flagellent ? Oh ! Répondez-Moi !

TOUS : Nous renonçons aux vanités mondaines, Vous régnerez, ô Christ-Roi !

 

Reconnaîtrez-vous Ma divine Royauté, quand la conscience et l’Église, en Mon nom, vous défendront des modes sans pudeur, immodestes, et vous soumettrez-vous, méprisant avec vaillance chrétienne les critiques des frivoles et des mondains ? Répondez-Moi !

TOUS : Nous renonçons aux vanités mondaines, Vous régnerez, ô Christ-Roi !

 

Reconnaîtrez-vous Ma divine Royauté, quand la conscience et l’Église, en Mon nom, Vous défendront des manifestations sociales, et des réjouissances ou plaisirs pleins de danger, et côtoyant un abîme couvert de fleurs ?… Obéirez-vous alors, quand des voix autorisées Vous avertiront que votre pureté est en danger, que votre cœur peut être perverti ? Répondez-Moi !

TOUS : Nous renonçons aux vanités mondaines, Vous régnerez, ô Christ-Roi !

 

Reconnaîtrez-vous Ma divine Royauté, quand la conscience et l’Église, en Mon nom, Vous défendront l’orgueil de la vie, ce luxe effréné, ce désir d’appeler l’attention, de dépasser les autres, qui fomentent la haine des classes et la sensualité ? Obéirez-vous alors ? Répondez-Moi !

TOUS : Nous renonçons aux vanités mondaines, Vous régnerez, ô Christ-Roi !

 

Oh ! oui, Jésus bien-aimé, mettant nos mains sur l’autel du Sacrifice, nous faisons la promesse loyale, solennelle, d’observer Vos Commandements… Nous ne voulons pas, oh ! non, acclamer aujourd’hui Votre Royauté et L’outrager demain, la méconnaître dans le scandale d’une vie tout au moins légère et frivole… Nous ne voudrions pas la honte de cette contradiction : proclamer ici, à l’église, que Vous êtes notre Roi, et le démentir quelques heures après, dans la rue par nos modes, au foyer par nos raisonnements, et dans la société par notre mondanité. Nous Vous acclamons Roi, mais sans tresser, pour Votre tête divine, un diadème d’ingratitude et de déloyauté.

Faites ici, bien sincèrement, une promesse : celle d’éliminer de votre vie sociale tout, absolument tout ce qui est contraire à la Loi divine, aux droits du Roi que nous venons de reconnaître… Ou Lui, ou Barabbas : on ne peut pas s’habiller immodestement, aller à n’importe quel spectacle, lire n’importe quelle littérature, quand on est catholique.

Promettons d’être plus logiques que jamais, mettons en accord nos convictions et notre conduite. Le seul Maître et le seul Juge est Jésus-Christ !

 

Le Ciel s’incline toujours pour prendre part à nos fêtes, il entoure de ses adorations nos autels, il chante nos joies chrétiennes. Peut-être comme à aucune autre fête, la Jérusalem céleste va s’unir aujourd’hui à nous, dans cet hommage de l’Église militante au Roi de gloire… Eh bien ! Que le ciel s’entrouvre, que les nuages se déchirent et laissent passer triomphalement les neuf chœurs des Anges… Qu’elles viennent aussi, les légions des saints, des martyrs, des confesseurs et des vierges !… Qu’ils descendent, les apôtres et les évangélistes !… Ah ! Qu’Elle descende surtout, Elle, la Reine du Bel Amour, dont le Cœur fut le premier trône du Roi-Jésus… Et, ainsi, en présence de toute la Cour céleste, pendant qu’ils adoreront prosternés, nous dirons devant le trône eucharistique : Cieux, inclinez-vous, la terre vous invite à rendre avec elle un hommage d’adoration au Christ-Roi ; Anges du Paradis, exultez, chantez Sa divine Royauté !

TOUS : Chantez à votre Dieu et notre Dieu, chantez au Christ-Roi !

 

Cieux, inclinez-vous, la terre vous invite à rendre avec elle un hommage d’adoration au Christ-Roi ; Archanges du Paradis, exultez, chantez Sa divine Royauté !

TOUS : Chantez à votre Dieu et notre Dieu, chantez au Christ-Roi !

 

Cieux, inclinez-vous, la terre vous invite à rendre avec elle un hommage d’adoration au Principautés du Paradis, exultez, chantez Sa divine Royauté !

TOUS : Chantez à votre Dieu et notre Dieu, chantez au Christ-Roi !

 

Cieux, inclinez-vous, la terre vous invite à rendre avec elle un hommage d’adoration au Christ-Roi ; Vertus du Paradis, exultez, chantez Sa divine Royauté !

TOUS : Chantez à votre Dieu et notre Dieu, chantez au Christ-Roi !

 

Cieux, inclinez-vous, la terre vous invite à rendre avec elle un hommage d’adoration au Christ-Roi ; Puissances du Paradis, exultez, chantez Sa divine Royauté !

TOUS : Chantez à votre Dieu et. Notre Dieu, chantez au Christ-Roi !

 

Cieux, inclinez-vous, la terre vous invite à rendre avec elle un hommage d’adoration au Christ-Roi ; Dominations du Paradis, exultez, chantez Sa divine Royauté !

TOUS : Chantez à votre Dieu et notre Dieu, chantez au Christ-Roi !

 

Cieux, inclinez-vous, la terre vous invite à rendre avec elle un hommage d’adoration au Christ-Roi ; Trônes du Paradis, exultez, chantez Sa divine Royauté !

TOUS : Chantez à votre Dieu et notre Dieu, chantez au Christ-Roi !

 

Cieux, inclinez-vous, la terre vous invite à rendre avec elle un hommage d’adoration au Christ-Roi ; Chérubins du Paradis, exultez, chantez Sa divine Royauté !

TOUS : Chantez à votre bien et notre Dieu, chantez au Christ-Roi !

 

Cieux, inclinez-vous, la terre vous invite à rendre avec elle un hommage d’adoration au Christ-Roi ; Séraphins du Paradis, exultez, chantez Sa divine Royauté !

TOUS : Chantez à votre Dieu et notre Dieu, chantez au Christ-Roi !

 

Cieux, inclinez-vous, la terre vous invite à rendre avec elle un hommage d’adoration au Christ-Roi ; Apôtres et Évangélistes du Paradis, exultez, chantez Sa divine Royauté !

TOUS : Chantez à votre Dieu et notre Dieu, chantez au Christ-Roi !

 

Cieux, inclinez-Vous, la terre vous invite à rendre avec elle un hommage d’adoration au Christ-Roi ; Confesseurs, Vierges et Martyrs du Paradis, exultez, chantez Sa divine Royauté !

TOUS : Chantez à votre Dieu et notre Dieu, chantez au Christ-Roi !

 

Cieux, inclinez-vous, la terre vous invite à, rendre avec elle un hommage d’adoration au Christ-Roi ; Mère Immaculée, Impératrice du Paradis, exultez, chantez Sa divine Royauté !

TOUS : Chantez à votre Dieu et notre Dieu, chantez au Christ-Roi !

 

En vérité « I’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la divinité, la sagesse, la force et l’honneur, la gloire et la bénédiction [Ap. 5, 12] ». À Lui la gloire et l’empire, pour les siècles des siècles !

TOUS : Amen, Hosanna, Adveniat !

 

« À Lui seul la gloire et l’empire pour les siècles des siècles ! »

TOUS : Amen, Hosanna, Adveniat !

 

« À Lui seul la gloire et l’empire pour les siècles des siècles ! »

TOUS : Amen, Hosanna, Adveniat !

 

Demandez au Roi d’Amour, dans une courte prière bien fervente, la grâce d’un détachement total des biens et des vanités de la terre, pour mériter un jour la grâce de renouveler ces acclamations au Roi de gloire, dans Son Paradis, en union avec la cour céleste.

(Pause et silence)

Sans l’avoir mérité, bien plus, contre tout mérite, après la rébellion du péché, le ciel s’entrouvrit et le Verbe descendit pour prendre possession de cette terre, en faire l’escabeau de Son trône, après l’avoir conquise par Son sang. Et, une fois élevé sur l’arbre de la Croix, couvert de la pourpre de Son sang, couronné du diadème de douleur, Il proclame Son droit de conquête et Il se dit Seigneur et Roi par Sa miséricorde… Toute puissance Lui fut donnée dans le ciel et sur la terre.

 

Voix des âmes. – Roi d’Amour, nous voici à Vos pieds, Vous apportant, dans notre baiser d’amour, le tribut de notre adoration et de nos hommages en union avec la Sainte Église du ciel et de la terre… Nous devrions Vous louer et Vous aimer mieux que les anges, ô Jésus, puisque nous devons notre délivrance et notre immortalité de gloire à votre Calvaire. Ah ! Nous Vous appelons Roi d’Amour, car Vous avez vaincu par Votre amour et Votre miséricorde, mais Vous n’avez pas été encore véritablement le Roi d’Amour, c’est à-dire, le Roi bien-aimé que Vous auriez dû être, parce que nous ne Vous avons pas aimé comme Vous en avez le désir et le droit.

Pardon, pour la nonchalance et la froideur de notre cœur !…

Pardon aussi, pour l’excès de tendresse donnée aux créatures…

Oubliez, ô Roi crucifié, pardonnez nos oublis !… Oubliez nos attaches à de frêles créatures !

Pardonnez la parcimonie de notre amour pour Vous !…

Pardonnez aussi notre prodigalité envers les créatures !…

Jésus, soyez le Roi, non seulement des fidèles qui ne Vous ont jamais abandonné — mais aussi des enfants prodigues qui Vous ont quitté… Regardez-les avec des yeux pleins de larmes miséricordieuses, surtout ces prodigues qui nous sont particulièrement chers, fibres de nos cœurs : enfants, êtres chéris de nos familles, qui méconnaissent, ô Roi, Votre sceptre d’or, et qui vivent entre deux abîmes béante, celui de leur faiblesse et celui-de leur éternité… Faites, Jésus, oh ! Faites qu’ils rentrent au plus tôt à la maison paternelle, afin qu’ils ne périssent pas de misère et de faim…

Prouvez une fois de plus, que Vous êtes tout puissant, ô Roi d’Amour, touchez-les de Votre sceptre de miséricorde !

 

(Disons trois fois, à haute voix, pour leur conversion)

Nous Vous aimons, Jésus, parce que Vous êtes Jésus !

Jésus, soyez le Roi de ceux que des opinions erronées ont trompés ou qu’un désaccord a séparés de l’Église… Les malheureux ! Ce sont des brebis sans Pasteur, des nacelles voguant à la dérive, ayez pitié d’eux, ayez une grande pitié !

Beaucoup sont honnêtes au fond, et plus ignorants que méchants, ils ont été emportés par les vents orageux des fausses doctrines… Ramenez-les au port de la vérité et à l’unité de la foi, afin qu’il n’y ait bientôt plus qu’un seul troupeau et qu’un seul Pasteur… Prouvez une fois de plus, que Vous êtes tout-puissant, ô Roi d’Amour, touchez-les de Votre sceptre de miséricorde !

TOUS : Nous Vous aimons, Jésus, parce que Vous êtes Jésus !

 

Jésus, soyez le Roi de tous ceux qui sont encore plongés dans les ténèbres de l’idolâtrie et de l’islamisme ; Seigneur, ils sont nombreux comme les sables du désert ; rappelez-Vous que tous, oh ! tous sont Vos créatures et Vos enfants ; tous devraient donc être Vos sujets… Ne refusez pas de les arracher aux ténèbres pour les ramener dans la lumière de Votre Royaume… Prouvez une fois de plus, que Vous êtes tout puissant, ô Roi d’Amour, touchez-les de Votre sceptre de miséricorde !

TOUS : Nous Vous aimons, Jésus, parce que Vous êtes Jésus !

 

Jésus de Nazareth, soyez le Roi de ce peuple qui, jadis, fut le peuple de Votre prédilection ; —faites que descende sur lui, comme un baptême de rédemption, le sang qu’il réclama un jour contre lui-même…. Vous avez pardonné sur le Calvaire à ceux qui Vous crucifiaient, disant en leur faveur : « Ils ne savent pas ce qu’ils font » ; pardonnez à d’autres bourreaux, bien autrement coupables, qui ont fait leur Première Communion, qui savent leur Catéchisme, que Vous avez comblés dans leur enfance et leur première jeunesse… Seigneur, et ils ne Vous reconnaissent plus ; ils Vous ont trahi pour une créature, pour une question d’honneur ou d’argent. Regardez ces malheureux; regardez-les du regard pénétrant, victorieux et compatissant qui bouleversa Pierre… Prouvez une fois de plus, que Vous êtes tout-puissant, o Roi d’Amour, touchez-les de Votre sceptre de miséricorde !

TOUS : Nous Vous aimons, Jésus, parce que Vous êtes Jésus !

 

Du haut de la Croix, trône d’infinie miséricorde, Jésus crucifié répète encore en faveur de toutes ces catégories de coupables : « Pardonnez leur, Père, ils ne savent ce qu’ils font ! »

TOUS : Pardonnez-leur, Père, ils ne savent ce qu’ils font !

 

AVE REX NOSTER !… Nous Vous saluons, nous Vous acclamons, nous Vous adorons, Roi crucifié par amour… Nous baisons avec une immense tendresse l’arbre de Votre Croix, d’où Vous attirez tout et tous par Votre Cœur conquérant. — Salut, Roi d’Amour !

AVE REX NOSTER !… Nous Vous saluons, nous Vous acclamons, nous Vous adorons, Roi crucifié par amour… Nous baisons avec une immense tendresse Votre diadème sanglant que nous voudrions rendre mille fois plus glorieux, mettant, à la place de chaque épine, des milliers d’âmes converties par Votre cœur conquérant. — Salut, Roi d’amour !

AVE REX NOSTER !… Nous Vous saluons, nous Vous acclamons, nous Vous adorons, Roi crucifié par amour… Nous baisons avec une immense tendresse la pourpre de Votre sang, ce manteau royal qui couvre Vos épaules et tout Votre corps, devenu une plaie vivante pour guérir la lèpre de nos péchés, pour les laver dans la piscine de Votre Cœur conquérant ! — Salut, Roi d’Amour !

Seigneur Jésus, ni les Anges vêtus d’une lumière de gloire, ni Salomon, dans toute la splendeur d’une majesté terrestre, ne furent jamais, oh ! jamais, plus beaux, plus magnifiques, plus conquérants en grâce et en beauté que Vous, Jésus, Roi crucifié et Dominateur des Nations… Vous ravissez les âmes, Vous enchaînez le monde et le bouleversez avec la splendeur suave et irrésistible des cinq soleils que sont, ô Roi des rois, Vos cinq Plaies adorables… Et elles seront le banquet d’ivresse, de lumière et de beauté céleste que, Vous-même, Vous nous réservez, à Vos amis et Vos apôtres, dans ce Règne d’éternité, qui n’aura pas de fin. — Salut, Roi d’amour !…

AVE, REX NOSTER !

 

(Bref silence, prière intime)

 

Jésus se proclame « Roi des âmes » sur le Calvaire, et en prenant possession du monde racheté, le Vendredi-Saint, Il déclarait ouverte une nouvelle étape, toute divine : celle de Son Règne. Son ascension dans les cieux ne nous laissa pas orphelins, car, avant de mourir, Il avait déjà bâti, le soir du Jeudi-Saint, le palais d’ou Il pensait gouverner les sociétés chrétiennes. Et ce palais était, par nature, indestructible : ce fut le Tabernacle eucharistique ! De cette demeure de Nazareth, demeure de silence et de pauvreté, Jésus-Hostie gouverne le monde et l’attire à lui. Pour le transformer sous Son sceptre de charité, ce Roi ne demande qu’amour, beaucoup plus d’amour, et Son interprète légitime, l’Église, demande surtout plus d’Eucharistie, beaucoup de ferveur eucharistique à la Table sainte, dans la vie de famille, dans l’éducation de l’école catholique, et partout… L’audience est toujours accordée ; le Roi nous attend, le Cœur assoiffé, les bras étendus, haletant, et tous Ses enfants sont invités, tous… Hélas, les conviés sont bien nombreux, mais les affamés de Jésus-Eucharistie sont comptés !

 

Parlez Vous-même, Roi-Prisonnier, parlez !

Voix de Jésus. — Mon diadème et Ma gloire, beaucoup plus que les soleils et les étoiles, c’est vous mes enfants, vous mes petits et Mes amis… Mon trône par excellence, mieux que les ailes des anges et des chérubins, ce sont vos cœurs… Et mon palais, beaucoup plus que l’immensité de l’espace, ce sont vos âmes, empourprées de Mon sang !

Et, malgré cela, vous ne venez pas !… Si vous saviez combien Mon Cœur souffre profondément quand, regardant autour de Moi, Je compte facilement les quelques amis, fervents, fidèles : et que, portant ensuite mes regards dans les rues ou les bureaux d’affaires, les centres de commerce ou de plaisir… et de péché, Je trouve partout la foule, la grande foule, fiévreuse, empressée pour tout, absolument pour tout, excepté pour Ma personne adorable ; on a du temps et des préoccupations pour tout, excepté pour, la gloire du Roi solitaire et délaissé que Je suis au Tabernacle.

Je vous appelle, Je vous conjure de venir, de manger à ma Table, Je Vous garantis en échange de ce Pain, la paix et la vie éternelle… et vous ne venez pas !…

Je vous promets des Consolations, des lumières et des torrents de grâce, pour vous et les vôtres, en échange de votre visite, de votre amour, en échange de vos cœurs… et vous ne venez pas !

Oh ! Veuillez Me dire, que puissé-je faire encore, après le Calvaire et le Tabernacle, que puissé-je faire, quelle invention, quel miracle, pour obtenir que vous soyez beaucoup plus ”miens” dans le Sacrement de Mon amour ?… J’ai épuisé Mes trésors, Mes larmes et Mes tendresses, pour vous prouver, jusqu’à l’évidence, la divine folie de Mon amour et… ils sont bien comptés ceux qui l’ont comprise, cette folie, et plus rares encore, ceux qui se sont laissés entraîner par elle… Tant de fous, pour l’amour du monde et de ses vanités meurtrières… si peu, pour l’amour de Mes autels !

 

Après cette fête de Ma Royauté, après vos cantiques et vos acclamations, venez Me prouver, à la Table-Sainte, que Je suis en réalité votre Roi d’Amour ! Vous invitez le chœur des anges à bénir, à louer, à exalter avec vous Ma Royauté… Mais, soyez convaincus qu’une seule Communion, et surtout une Communion plus fervente, Me glorifiera bien davantage que ce concert céleste… Oh ! Venez, J’ai faim de votre paix… J’ai hâte de vous dévorer, pour être à Mon tour dévoré par vos cœurs… Faites que Je règne par mon Eucharistie !

En effet, si la belle fête de la Royauté ne doit pas augmenter, dans une sensible proportion, la ferveur eucharistique, cette fête sera une ovation passagère, touchante, mais sans un fruit sérieux et durable pour les âmes et les familles. Les acclamations s’éteindront et le lendemain on aura dépouillé le grand Roi de Son sceptre et de Son diadème, lui laissant un trône dérisoire, celui du cachot du Jeudi-Saint… Mais, grâce à Ses apôtres, il n’en sera pas ainsi, oh non ! avec notre Roi d’Amour. Disons-le-Lui de suite, avec le langage du cœur.

 

Voix des âmes. – On Vous appelle couramment, Jésus ! le Roi solitaire et méconnu de Vos Tabernacles… Hélas ! Il y a du vrai, dans ce titre qui nous accuse d’une noire ingratitude… Oui, Vous avez été abandonné, Seigneur ; Vous ne le serez plus dorénavant… Votre seul et vrai titre sera celui de Roi d’Amour, parce que très aimant et aussi très aimé… Veuillez donc écouter, Jésus-Hostie, nos condoléances d’amoureuse réparation et, en même temps, nos promesses de ferveur eucharistique.

Roi solitaire et abandonné des grandes et belles églises artistiques, avec quelle peine, Jésus, Vous voyez défiler la caravane des curieux qui passent et repassent, indifférents à Votre présence sacramentelle, admirant des marbres, des sculptures, des lignes architecturales, remémorant des souvenirs d’histoire, et qui n’adressent même pas un regard, moins encore une prière, au Prisonnier silencieux du Tabernacle… Oh ! comme Vous êtes seul, Jésus, et qu’il doit faire froid autour de Vous, dans ces édifices chefs-d’œuvre d’art… Nous Vous y adorons, nous Vous y acclamons, Roi d’Amour, en réparation pour cet abandon.

TOUS : Pardon, Jésus… que votre Règne arrive !

 

Roi solitaire et abandonné dans tant d’églises de grandes villes, avec quelle tristesse Vous contemplez, de là, les foules qui s’agitent avides autour des magasins de luxe, ces foules consacrent leur matinée aux affaires d’argent, et le soir aux divertissements de mondanité dangereuse, et surtout, hélas ! aux divertissements coupables… Oh ! Comme Vous êtes seul, bien seul, Jésus, et qu’il doit faire froid autour de Vous, dans ces églises, presque vides pendant toute la semaine… Nous Vous y adorons, nous Vous y acclamons, Roi d’Amour, en réparation pour cet abandon !

TOUS : Pardon, Jésus… que votre Règne arrive !

 

Roi solitaire et abandonné, Vous vivez oublié dans les églises de ces villes matérialisées, prises d’assaut par le vertige toujours croissant des négoces ; dans ces églises de grands centres industriels, actifs et très riches. Tandis que, seule, la petite minorité de Vos enfants Vous rend l’hommage de foi que l’Église réclame des catholiques, la grande majorité se laisse, hélas ! absorber et déborder par les intérêts de l’ordre temporel. Oh ! Comme Vous êtes seul, Jésus, et qu’il doit faire froid, bien froid, autour de Vous, dans ces églises où n’est nécessaire ni un grand Tabernacle, ni un grand ciboire, car ils sont comptés ceux qui viennent Vous dire leur amour à la Table-Sainte… Nous Vous y adorons, nous Vous y acclamons, Roi d’Amour, en réparation pour cet abandon !

TOUS : Pardon, Jésus… que votre Règne arrive !

 

Roi solitaire et abandonné dans tant d’églises de ces petites populations éloignées et trop souvent endormies dans la léthargie d’une profonde ignorance religieuse, Vous suivez d’un regard désolé ces âmes qui végètent, bien satisfaites de leur vie terre à terre, vivant dans un calme de mort. L’église est petite et cependant trop grande, même aux jours de solennités. Elle était autrefois centre de vie paroissiale, foyer de chaleur chrétienne ; mais aujourd’hui, elle ne leur dit rien… Oh ! comme Vous êtes seul, bien seul, Jésus, et qu’il doit faire froid autour de Vous, dans ces églises de campagne, où la lampe du sanctuaire, avec sa flamme mourante et triste, est l’image d’une foi qui s’en va, et d’un amour déjà éteint… Nous Vous y adorons, nous Vous y acclamons, Roi d’Amour, en réparation pour cet abandon !

TOUS : Pardon, Jésus… que votre Règne arrive !

 

Roi solitaire et abandonné dans de nombreuses églises de ces populations démoralisées, déchristianisées par l’école laïque, impie, Vous les voyez devenir peu à peu méfiantes, haineuses pour tout ce qui sent la religion. Comme ils y sont comptés, Seigneur, les hommes qui osent timidement entendre la Messe le dimanche et faire leurs Pâques… Hélas ! On y meurt tranquille, sans avoir même l’idée d’appeler le prêtre… Oh ! Comme Vous êtes seul, bien seul, Jésus, et qu’il doit faire froid autour de Vous, dans les églises de ces populations qui vivent et meurent éloignées de Vous et qui paraissent même en vouloir à leur Dieu et Sauveur… pauvres églises où l’administration des Sacrements, — le Baptême aussi bien que le Mariage et la divine Eucharistie, devient de plus en plus rare… Nous Vous y adorons, nous Vous y acclamons, Roi d’Amour, en réparation pour cet abandon !

TOUS : Pardon, Jésus… que votre Règne arrive !

 

Et pour compenser, Seigneur Jésus, pour Vous dédommager un peu du coupable abandon de ceux même qui, Vous reconnaissant encore au fond de leur âme comme leur Roi, Vous offensent et Vous crucifient par la désobéissance à Vos lois, nous tenons à Vous redire, d’un grand élan du cœur, en interprétant les intentions de Votre Vicaire de Rome : Roi de gloire, acclamé publiquement dans les assises solennelles des Congrès eucharistiques internationaux, porté en vainqueur sous les arcs de triomphe, parmi les vivants et les prières ardentes des milliers de Vos sujets, adorés, béni, mille fois loué, dans l’enthousiasme spontané, sincère, de ces grandes manifestations eucharistiques, oh ! avivez, Jésus, la flamme de ces merveilleux Congrès ; et, en les clôturant, quand Vous passerez en triomphateur par les avenues et les places publiques, bénissez les foules et dites-leur que Vous êtes Roi et que Vous tenez à l’être, surtout dans le Sacrement de Votre amour !

TOUS : Hosanna au Roi de l’Hostie, Hosanna du Fils de David !

 

Roi du monde, elles sont déjà très nombreuses, les Œuvres eucharistiques qui, dans une diversité merveilleuse de nuances, et dans une variété providentielle de formes, rayonnent l’amour de Votre Cœur, et répandent la connaissance du don de Dieu par excellence, Votre divine Eucharistie… Merci, oh ! Merci, Jésus-Hostie ; mais, si possible, multipliez encore ces œuvres rédemptrices ; et surtout, faites qu’elles soient vraiment, par leur vitalité divine, le réseau de flamme dans lequel se prendront tant d’âmes qui pourraient Vous aimer et Vous servir davantage… Oh ! dans ces Œuvres eucharistiques, comme dans autant de chars de feu, parcourez la terre ingrate, en répétant partout que Vous êtes Roi et que Vous tenez à l’être, surtout dans le Sacrement de Votre amour !

TOUS : Hosanna au Roi de l’Hostie, Hosanna au Fils de David !

 

Roi du monde, par Votre infinie miséricorde, les Congrégations et instituts religieux voués très particulièrement à la réparation et adoration eucharistiques, sont innombrables. Merci, pour ce bienfait inestimable ! merci ; car ces Instituts sont un roc sur lequel repose Votre trône, ici-bas… Nous Vous demandons maintenant, ô Jésus, que toutes ces Communautés réparatrices soient, par leur vie intime et par leur ferveur, dignes de remplir leur belle mission… que, par une générosité croissante d’amour, elles soient elles-mêmes la plus divine des réparations ; et qu’ensuite, de la surabondance d’un esprit tout amour et tout apostolat, elles Vous fassent aimer à la folie dans Votre adorable Eucharistie… Oh ! par elles, parcourez les Nations, leur disant avec des paroles intimes et conquérantes, que Vous êtes Roi et que Vous tenez à l’être, surtout dans le Sacrement de Votre amour !

TOUS : Hosanna au Roi de l’Hostie, Hosanna au Fils de David !

 

Roi du monde, il faut à tout prix que Votre amour devienne un sang nouveau, une sève de feu qui rajeunisse, pour Votre gloire, la société moderne que nous voulons refondre dans le creuset de Votre Cœur adorable… À cet effet, il nous faut des familles eucharistiques, donnez-les-nous ! Aidez-nous, d’une grâce de miracle s’il le faut ; aidez-nous à conduire les âmes des parents et des enfants vers Votre chair et Votre sang adorables, afin que Vous deveniez, Jésus, leur âme, leur vie, la tradition vivante de ces foyers… Et, Vous le savez, ceci serait infailliblement le secret de votre Règne Social !… Ces familles existent déjà, ici et là, pépinières d’une société nouvelle, toute eucharistique. Oh ! Jésus, veuillez les multiplier ; et, par ces Béthanies, dites et redites, d’un pôle à l’autre de la terre, que Vous êtes Roi et que Vous tenez à l’être, surtout dans le Sacrement de Votre amour !

TOUS : Hosanna au Roi de l’Hostie, Hosanna au Fils de David !

 

Promettez à Jésus-Eucharistie de ne jamais omettre, jamais, une seule Communion par manque d’amour, par votre faute. Et, promettez aussi de faire cette campagne autour de vous, surtout dans les familles du Cœur de Jésus.

Nous venons de le dire, en forme de prière suppliante, la famille conquise d’abord, pénétrée par Lui, par Son esprit, voilà la base du Règne Social du Cœur de Jésus. Au fond c’est le vrai plébiscite des familles, par l’Intronisation du Roi d’Amour au sein du foyer, qui a préparé le monde catholique à cette fête de la Royauté ; car, des milliers de familles l’Intronisant, c’est-à-dire, plaçant effectivement, et avec honneur, le Roi sur le trône vivant qu’est le foyer, cellule de la société et de la nation, L’ont fait acclamer, depuis une vingtaine d’années, dans l’univers entier…

 

Avant donc de terminer cette Heure Sainte, demandons, d’une grande et fervente prière, que les familles du Roi d’Amour soient, de plus en plus, le fondement social de Sa victoire sur la société et sur notre pays.

Voix des âmes. – Roi-Créateur, Roi-Sauveur à Nazareth, Roi-Ami à Béthanie, il faut, il est urgent que Vous régniez, que les familles soient pétries de Votre esprit, qu’elles soient les tabernacles vivants, les tentes sacrées où Vous vivrez avec nous, en plein désert… Et, Vous savez, bon Maître, avec quel empressement et zèle, Vos apôtres se sont dévoués à transformer les foyers, pauvres et riches, en véritables Béthanies de Votre Cœur adorable. Avec Votre grâce, moyennant Votre miséricorde, le grand travail a porté, oui ; — et Vous avez gagné, malgré des résistances, un grand terrain ; — Votre Cœur a tout fait, qu’Il en soit béni et mille fois glorifié.

Et maintenant, écoutez-nous, Roi adorable.

Par les larmes de Marie, la Reine Immaculée, par les angoisses poignantes de cette Mère des Douleurs, par son secret martyr d’amour, régnez, ô Roi d’Amour, dans ces familles, hélas ! si nombreuses, qui, chrétiennes par le Baptême et quelque peu de vie religieuse, vivent surtout de frivolité, de mensonge, et rêvent d’un bonheur en dehors de Votre Cœur… Elles sont malheureuses, profondément malheureuses, ces familles, détournées de Votre esprit, oublieuses de Votre Loi, croyant plus à l’argent et à la vanité qu’à Votre divine fidélité… Arrachez-les au monde ! Et par Marie Immaculée, sauvez-nous dans Votre Cœur adorable !

TOUS : Pour Marie Immaculée, sauvez-nous dans Votre Cœur adorable !

 

Par les larmes de Marie, la Reine Immaculée, par les angoisses poignantes de cette Mère des Douleurs, par son secret martyre d’amour, régnez, ô Roi d’Amour, dans ces familles qui, tout en étant chrétiennes, ont peur de Vous, vous considèrent comme un Maître trop exigeant, et Vous servent plus en esclaves qu’en enfants, tremblent et gémissent sous Votre joug, et ne Vous aiment pas, oh non ! d’un grand amour. On n’y croit pas à Votre Cœur… On considère la piété, la ferveur eucharistique, notre intimité avec Vous, comme des exagérations ou des fantaisies… Seigneur, dans ces familles on ne jouit jamais du soleil de Votre Cœur, oh ! ayez-en pitié, réchauffez-les de la divine chaleur de Votre amour. Et par Marie Immaculée, sauvez-nous dans Votre Cœur adorable !

TOUS : Pour Marie Immaculée, sauvez-nous dans Votre Cœur adorable !

 

Par les larmes de Marie, la Reine Immaculée, par les angoisses poignantes de cette Mère des Douleurs, par son secret martyr d’amour, régnez, ô Roi d’Amour, dans ces foyers où gît un pécheur, âme mourante — ou peut-être morte déjà à Votre grâce. C’est Lazare, mais Lazare qui a peur d’être ressuscité, qui a peur de Votre miséricorde, qui se trouve bien dans son tombeau… Il se dit tranquille, honnête, sans recourir aux Sacrements ; il dit que, sans l’intermédiaire de Vos prêtres, il sait Vous prier en secret, et que, sans eux, il pourra mourir en paix… Jésus, il a besoin d’un grand miracle, et nous Vous conjurons de le faire, dans Votre immense miséricorde. Prouvez une fois de plus que Vous êtes Jésus ! Et par Marie Immaculée, sauvez-nous dans Votre Cœur adorable !

TOUS : Par Marie Immaculée, sauvez-nous dans Votre Cœur adorable !

 

Par les larmes de Marie, la Reine Immaculée, par les poignantes angoisses de cette Mère des Douleurs, par son secret martyr d’amour, régnez, ô Roi d’Amour, dans ces familles spécialement marquées d’une croix, qu’on devrait baiser avec reconnaissance, mais qu’on traîne avec désespérance, sans amour. Ayez pitié, Jésus, bon Jésus, de ces foyers éprouvés par les peines morales, les contradictions et les deuils… Combien souvent, à ces douleurs, viennent s’ajouter la maladie, une situation matérielle précaire, angoissante même ; surtout si la famille est nombreuse, si les enfants ont faim, s’ils souffrent du froid, sans qu’on puisse les soulager… On y pleure en silence… Entrez-y, Maître de tendresse, restez-y avec toute l’exquise suavité de Votre Cœur, avec Vos sourires et Vos paroles de pitié et d’espérance… On Vous y attend, tendez-leur Vos bras… Et par Marie Immaculée, sauvez-nous dans Votre Cœur adorable !

TOUS : Par Marie Immaculée, sauvez-nous dans Votre Cœur adorable !

 

Par les larmes de Marie, la Reine Immaculée, par les angoisses poignantes de cette Mère des Douleurs, par son secret martyre d’amour, régnez, ô Roi d’Amour, dans ces familles entièrement Vôtres et qui ne désirent et ne demandent d’autre gloire que celle de Vous aimer, de Vous servir, de Vous posséder… Qu’elles sont belles pour Vous, Maître, ces familles où Vous Vous reposez, où Vous Vous sentez chez Vous, où chacun des cœurs est une oasis de réparation pour Vous, le Roi exilé de partout… Elles sont Votre diadème, et Vous êtes, malgré les croix qui ne peuvent manquer, leur ciel anticipé… Bénissez encore ces foyers où la seule loi est celle de Vous aimer en faisant, en tout et toujours, Votre sainte volonté ; on a soif de pouvoir Vous offrir des larmes et des âmes… Comblez-les, multipliez ces Béthanies heureuses ; et par Marie Immaculée, sauvez-nous dans Votre Cœur adorable !

TOUS : Par Marie Immaculée, sauvez-nous dans Votre Cœur adorable !

 

Jésus, Roi-Créateur, Roi-Sauveur à Nazareth, Roi-Ami à Béthanie, en Vous intronisant avec honneur et solennité dans nos maisons, nous avons déjà Voté publiquement, socialement en faveur de cette fête de Votre Royauté, la reconnaissant d’une manière éloquente et spontanée ; laissez-nous voter encore pour exiger, par une douce violence, que Vos droits souverains soient reconnus aussi dans la grande patrie, la Nation, qu’est notre pays, comme Vous l’êtes dans les petites patries, les familles. Oh ! Vous êtes, Jésus, le Roi des Nations… Il nous faut donc Vous revoir et Vous sentir Maître et Seigneur, Roi de notre Patrie, conquise par Votre esprit et Votre Cœur…

 

Voilà pourquoi, en présence, ô Jésus, de la Reine Immaculée et des anges qui Vous adorent dans cette Hostie, à la face du Ciel et aussi de la terre ingrate et révoltée… nous Vous reconnaissons, Jésus, le seul Seigneur et Maître, la seule source de toute autorité, de toute Vertu, de toute justice et de toute beauté…

Voilà pourquoi, à deux genoux, et en esprit de réparation sociale, nous Vous disons : Nous ne reconnaissons pas un ordre social sans Dieu ni contre Dieu ; la base de l’ordre social, c’est Vous, Jésus !

TOUS : La base de l’ordre social, c’est Vous, Jésus !

 

Nous ne reconnaissons pas les lois d’un progrès quelconque sans Dieu ni contre Dieu ; la loi du vrai progrès, c’est la Vôtre, Jésus !

TOUS : La loi du vrai progrès, c’est la Vôtre, Jésus !

 

Nous ne reconnaissons pas les utopies d’une civilisation sans Dieu ni contre-Dieu. Le principe de la civilisation, c’est Votre Évangile, Jésus !

TOUS : Le principe de la civilisation, c’est Votre Évangile, Jésus !

 

Nous ne reconnaissons pas de justice sans Dieu ni contre Dieu. La justice intégrale, c’est Vous, Jésus !

TOUS : La justice intégrale, c’est Vous, Jésus !

 

Nous ne reconnaissons pas de fraternité sans Dieu ni contre Dieu. La seule fraternité, c’est la Vôtre, ô Jésus !

TOUS : La seule fraternité, c’est la Vous, Jésus !

 

Nous ne reconnaissons pas de Vérité sans Dieu, ni contre Dieu. La Vérité substantielle, c’est Vous, Jésus !

TOUS : La vérité substantielle, c’est Vous, Jésus !

 

Nous ne reconnaissons pas d’amour sans Dieu ni contre Dieu. L’amour incréé, c’est Vous, Jésus !

TOUS : L’amour incréé, c’est Vous, Jésus ! (3 fois).

Il est indispensable de souligner, d’une manière très forte, l’idée du Pontife romain en établissant la Royauté de Notre Seigneur. Il ne faut pas s’y méprendre ; il ne s’agit pas de dire uniquement ce qu’on avait toujours dit : que Jésus est Roi des âmes et des consciences ; il faut crier partout — plus que jamais aujourd’hui — qu’Il est aussi, qu’on le veuille ou non, le Roi de majesté, le Législateur et le Maître des sociétés, des Gouvernants, quels qu’ils soient. Sans Lui, et contre Lui, il n’y a pas de lois, ni de droit public et national ; — donc toute législation antichrétienne est impie et nulle, car on ne conçoit pas une loi qui contredise l’Auteur de la société, le Maître de toutes les nations.

Le sectarisme des législateurs et des gouvernants n’est que le crime de Pilate, doublé d’une haute trahison, d’un péché de lèse-majesté divine… Mais, disons tout cela, et soulageons nos âmes, d’une manière beaucoup plus belle, en priant pour notre pays.

 

Voix des Âmes. — Seigneur Jésus, en terminant cette Heure-Sainte, hommage solennel à Votre divine Royauté, nous voudrions, ce soir, évoquer par notre foi et nos prières, le nom et la présence de ces grands rois, dont la foi héroïque, en pleine vie de Cour, et sur le trône, prépara assurément, à travers les siècles et de longue date, cette fête liturgique de Votre divine Royauté… Oh ! Faites-les venir ; que ces saints rois entourent ce trône eucharistique ; qu’ici, sur là terre, où ces rois couronnés livrèrent la grande bataille pour la vertu, ils acclament avec nous la puissance de Votre sceptre miséricordieux, la sagesse, la beauté et la fécondité de Votre Règne Social.

Descendez donc du Paradis, saints Rois de l’Europe chrétienne ; accourez de votre trône céleste, apportant, comme les Rois-Mages, au Dieu anéanti dans cette Hostie, l’hommage de vos louanges, de vos adorations et de votre amour.

 

Par Saint Edouard, ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

TOUS REPRENNENT : Ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Saint Casimir,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Saint Canut,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Saint Henry,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Saint Etienne,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Saint Wenceslas,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Saint Herménégilde,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Saint Ferdinand,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Saint Louis,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Sainte Clotilde,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Sainte Radegonde,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Sainte Mathilde,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Sainte Élisabeth,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Sainte Marguerite,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Par Sainte Jehanne d’Arc,

ô Christ, Roi des rois, sauvez notre Patrie !

 

Et Vous, Reine de la terre et Impératrice du ciel, Vierge Immaculée, Vous la Bien-aimée, Vous l’aurore qui précède toujours le midi de gloire et de victoire du Roi des rois, Vierge trois fois sainte, Marie auxiliatrice des chrétiens, préparez pour notre salut, oh ! préparez les voies du Seigneur Jésus !… Que par Vous, Reine Immaculée de Lourdes, Reine très glorieuse et très humble de Lorette, que par Vous, Reine de l’Église, le Soleil de justice et de vérité, qu’est votre Jésus, inspire les institutions publiques et les lois de l’État : et faites, ô Marie, qu’un beau jour, notre pays devienne le piédestal du trône immortel du Christ-Roi !

 

(Tous debout devant l’autel pour la prière finale) :

Les âmes. — Approchez, très doux Maître, et ici au milieu de Vos enfants, recevez de leurs mains le diadème que veulent Vous arracher ceux qui, n’étant que poussière, se disent tout-puissants, parce que dans les abaissements de Votre humilité, ils s’imaginent Vous insulter de plus haut !

Avancez triomphant, dans cette fervente réunion de frères… N’effacez point les blessures de Vos mains et de Vos pieds… N’ornez point, n’embellissez pas Votre tête, déjà si embellie par la pourpre de Votre sang… Ah ! Surtout ne fermez pas… laissez grande ouverte, la profonde et céleste blessure de Votre poitrine… Et ainsi, Roi ensanglanté, ainsi revêtu de cette pourpre d’amour, et de la tunique de tous les opprobres… sans Vous transfigurer, Jésus… mais tel que Vous fûtes pendant la nuit épouvantable du Jeudi-Saint, présentez-Vous aux yeux de notre foi ; Venez, et recevez l’hosanna de cette garde d’honneur, qui veille pour la gloire du Cœur de Jésus, son Roi !

TOUS : Vive le Cœur de Jésus, notre Roi !

 

Les rois et les gouvernants pourront piétiner les tables de Vos lois… mais tandis qu’ils tomberont de leurs trônes dans la tombe de l’oubli, nous, Vos sujets, nous continuerons de Vous acclamer :

TOUS : Vive le Cœur de Jésus, notre Roi !

 

Les législateurs diront que Votre Évangile a vieilli, et que c’est un devoir de l’éliminer en faveur du progrès… mais tandis qu’ils disparaîtront dans la tombe de l’oubli, nous, Vos adorateurs, nous continuerons de Vous acclamer :

TOUS : Vive le Cœur de Jésus, notre Roi !

 

Les orgueilleux, les mauvais riches, les mondains, pourront décréter que Votre morale est pour d’autres temps, que Vos intransigeances tuent la liberté de la conscience… mais tandis qu’ils se confondront dans l’obscurité de la tombe et de l’oubli, nous, Vos enfants, nous continuerons de Vous acclamer :

TOUS : Vive le Cœur de Jésus, notre Roi !

 

Les assoiffés d’honneurs et de richesses, vendant aux nations une fausse grandeur et une liberté trompeuse… se heurteront contre la pierre du Calvaire et de Votre Église… et tandis qu’ils descendront, anéantis, dans la tombe de l’oubli, nous, Vos apôtres, nous continuerons de Vous acclamer :

TOUS : Vive le Cœur de Jésus, notre Roi !

 

Les hérauts d’une civilisation matérialiste, éloignes de Dieu et en opposition avec l’Évangile, mourront un jour, empoisonnés par leurs fausses doctrines… et tandis qu’ils sombreront dans la tombe de l’oubli, maudits par leurs propres enfants, nous, Vos consolateurs, nous continuerons de Vous acclamer :

TOUS. : Vive le Cœur de Jésus, notre Roi !

 

Les pharisiens, les orgueilleux, les impurs auront vieilli, en étudiant la ruine mille fois décrétée de Votre Église… et en se perdant, déroutés, dans la tombe d’un éternel oubli… Nous, Vos rachetés, nous continuerons de vous acclamer :

TOUS : Vive le Cœur de Jésus, notre Roi !

 

Oh oui ! qu’Il vive !… et tandis que, fuyant des foyers, des écoles et des sociétés, Lucifer, l’ange des ténèbres, s’enfoncera éternellement enchaîné dans les abîmes… nous, Vos amis, nous continuerons de Vous acclamer dans les siècles des siècles !

TOUS : Vive le Cœur de Jésus, notre Roi !

 

Qu’Il vive, dans le triomphe de Son Eucharistie et de Son Église… Vive à jamais Votre Sacré-Cœur !

Et, avant de vous faire nos adieux, en ce soir, plus brillant que la plus brillante des aurores, veuillez accepter, ô Roi de gloire, Jésus bien-aimé, la dernière ovation de cette Garde d’honneur :

Salut, couronne royale d’épines de mon Dieu et mon Roi !

Tous : CHRISTUS VINCIT, CHRISTUS REGNAT, CHRISTUS IMPERAT ! VIVE SON SACRÉ-CŒUR !

 

Salut, sceptre de roseau, sceptre de mon Dieu et mon Roi !

Tous : CHRISTUS VINCIT, CHRISTUS REGNAT, CHRISTUS IMPERAT ! VIVE SON SACRÉ-CŒUR !

 

Salut, manteau de pourpre royal, pourpre du sang de mon Dieu et mon Roi !

Tous : CHRISTUS VINCIT, CHRISTUS REGNAT, CHRISTUS IMPERAT ! VIVE SON SACRÉ-CŒUR !

 

Salut, Croix divine, trône sanglant de mon Dieu et de mon Roi !

Tous : CHRISTUS VINCIT, CHRISTUS REGNAT, CHRISTUS IMPERAT! VIVE SON SACRÉ-CŒUR !

 

Disons, au nom et en faveur de notre Patrie, en hommage suprême de réparation d’amour et d’adoration sociale, cinq fois en l’honneur des cinq plaies :

Cœur Sacré de Jésus, que Votre Règne arrive !

Consécration du Genre Humain au Sacré-Cœur de Jésus

(Traduction officielle Acta Apostolica Sedis, 5 novembre 1925)

Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à vous, nous voulons être à vous ; et afin de vous être plus étroitement unis, voici que, en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à votre Sacré-Cœur.

Beaucoup ne vous ont jamais connu; beaucoup ont méprisé vos commandements et Vous ont renié. Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres, et ramenez-les tous à votre Sacré-Cœur.

Seigneur, soyez le Roi non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous, mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné : faites qu’ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu’ils ne périssent pas de misère et de faim.

Soyez le Roi de ceux qui vivent dans l’erreur ou que la discorde a séparés de vous ; ramenez-les au port de la vérité et à l’unité de la foi, afin que bientôt il n’y ait plus qu’un seul troupeau et qu’un seul pasteur. Soyez le Roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l’idolâtrie ou de l’islamisme, et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre royaume.

Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré ; que sur eux aussi descende, mais aujourd’hui en baptême de vie et de rédemption, le sang qu’autrefois ils appelaient sur leurs têtes.

Accordez, Seigneur, à. votre Église une liberté sûre et sans entrave : accordez à tous les peuples l’ordre et la paix, faites que d’un pôle du monde à l’autre, une seule voix retentisse : Loué soit le Divin Cœur qui nous a acquis le salut ; à lui honneur et gloire dans tous les siècles. Ainsi soit-il.

 

Litanies en l’honneur du Christ-Roi

(pour la récitation privée)

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Christ-Roi, Dieu de Dieu et Lumière de Lumière, que Votre Règne arrive.

Christ-Roi, Image du Dieu invisible, que Votre Règne arrive.

Christ-Roi, en qui toutes choses ont été créées, que Votre Règne arrive.

Christ-Roi, pour qui le monde a été fait, que Votre Règne arrive.

Christ-Roi, né de la Vierge, que Votre Règne arrive.

Christ-Roi, vrai Dieu et Vrai Homme, que Votre Règne arrive.

Christ-Roi, adoré des bergers et des Mages, que Votre Règne arrive.

Christ-Roi, Législateur suprême, que Votre Règne arrive.

Christ-Roi, Source et modèle de toute sainteté, que Votre Règne arrive.

Christ-Roi, notre Voie, notre Vérité, notre Vie ! que Votre Règne arrive.

Christ-Roi, à qui tout pouvoir a été donné au ciel et sur la terre, que Votre Règne arrive.

Christ-Roi, Pontife éternel, régnez sur les âmes.

Christ- Roi de l’intelligence, régnez sur les âmes.

Christ-Roi de la volonté, régnez sur les âmes.

Christ-Roi de douleurs couronné d’épines, régnez sur les âmes.

Christ-Roi d’humilité, vêtu de pourpre par dérision, régnez sur les âmes.

Christ-Roi, époux des Vierges, régnez sur les âmes.

Christ-Roi, qui en Marie-Madeleine avez glorifié la vie pénitente, régnez sur les âmes.

Christ-Roi, dont le royaume n’est pas de ce monde, régnez sur les âmes.

Christ-Roi, par le Don royal de votre amour, la sainte Eucharistie, régnez sur les familles.

Christ-Roi, Chef-d’œuvre de la Toute-puissance du Père et de l’amour de l’Esprit-Saint, régnez sur les familles.

Christ-Roi, qui avez élevé le mariage à la dignité d’un sacrement, régnez sur les familles.

Christ-Roi, qui avez opéré votre premier miracle aux noces de Cana, régnez sur les familles.

Christ-Roi, ami très aimable des enfants, régnez sur les familles.

Christ-Roi, qui par votre Vie cachée à Nazareth avez donné un exemple aux parents et aux enfants, régnez sur les familles.

Christ-Roi, qui avez ennobli et sanctifié le travail par l’ouvrage de vos mains, régnez sur les familles.

Christ-Roi, qui avez ressuscité d’entre les morts et rendu à leurs familles le jeune homme de Naïm, la fille de Jaïre et votre ami Lazare, régnez sur les familles.

Christ-Roi, avez pardonné à la femme adultère, régnez sur les familles.

Christ-Roi, par votre amour pour Marie et Joseph, régnez sur les familles.

Christ, Roi des Rois et Seigneur des Seigneurs, régnez sur les nations.

Christ, Roi des siècles, immortel et invisible, régnez sur les nations.

Christ, Roi d’éternelle gloire, régnez sur les nations.

Christ-Roi, qui dirigez les batailles, régnez sur les nations.

Christ-Roi, Prince de la Paix, régnez sur les nations.

Christ-Roi, qui portez sur vos épaules le signe de la principauté, régnez sur les nations.

Christ-Roi, dont le Règne ne finira pas, régnez sur les nations.

Christ-Roi, qui êtes assis au-dessus des chérubins, par l’amour que vous avez de tout temps témoigné aux peuples qui vous sont fidèles, régnez sur les nations.

Christ-Roi, qui renversez les puissants de leur trône, régnez sur vos ennemis.

Christ-Roi, qui brisez les rois au jour de votre colère, régnez sur vos ennemis.

Christ-Roi, qui avez vaincu l’enfer par votre mort sur la croix, régnez sur vos ennemis.

Christ-Roi, qui avez triomphé de la mort par votre Résurrection, régnez sur vos ennemis.

Christ-Roi, qui reviendrez juger les vivants et les morts, régnez sur vos ennemis.

Christ-Roi, au jour de votre force, dans la splendeur de vos Saints, régnez sur vos ennemis.

Christ-Roi, par votre prière pleine d’amour sur la croix : « Père, pardonnez-leur… », régnez sur vos ennemis.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

v/ Son empire s’étendra.

R/ Et la paix sera sans fin.

Prions. Dieu tout-puissant et éternel, qui avez voulu tout renouveler par votre cher Fils, le Roi de l’Univers, accordez dans votre bonté que toutes les familles de peuples, divisées par la blessure du péché, se soumettent à votre autorité très douce. Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur, qui vit et qui règne avec Vous en l’unité du Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

(200 jours indulgence. T J. E. Card. VAN ROEY, 1 oct. 1927. Arch. de Malines.)

 

Prière au Christ, Roi Universel

Ô Christ Jésus, je vous reconnais pour Roi universel. Tout ce qui a été fait a été créé pour vous. Exercez sur moi tous vos droits.

Je renouvelle mes promesses du baptême en renonçant à Satan, à ses pompes [séductions] et à ses œuvres [péchés], et je promets de vivre en bon chrétien [catholique traditionnel]. Et tout particulièrement je m’engage à faire triompher selon mes moyens les droits de Dieu et de votre Église.

Divin Cœur de Jésus, je vous offre mes pauvres actions pour obtenir que tous les cœurs reconnaissent votre Royauté sacrée, et qu’ainsi le règne de votre paix s’établisse dans l’univers entier. Ainsi soit-il.

(Ind. plénière une fois par jour, aux conditions ordinaires. Sacrée Pénitencerie, 21 février 1923).

COR JESU SACRATISSIMUM, ADVENIAT REGNUM TUUM.

Fin de l’Heure sainte en Hommage au Christ-Roi

 

Offices du Sacré-Cœur

Sainte Marguerite-Marie : « Je ne sache pas qu’il n’y ait une dévotion qui soit plus propre à élever en peu de temps une âme à la plus haute perfection ».

6ème promesse du Sacré-Cœur de Jésus : « Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde ».

7ème promesse du Sacré-Cœur de Jésus : « Les âmes tièdes deviendront ferventes ».

8ème promesse du Sacré-Cœur de Jésus : « Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection ».

Chaque Office s’accomplit d’un premier vendredi du mois à l’autre. On le tire au sort, selon le désir du Sacré-Cœur (Pour cela on peut se fabriquer neufs petits papiers qu’on numérote de I à IX). Ces Offices ont pour but de nous maintenir dans l’esprit d’adoration, tout au long de la journée, en union avec le Cœur Immaculé de Marie et les Saints Anges. Les offices du Sacré-Coeur sont au nombre de neufs :

 

I – LE PROMOTEUR (Médiateur). De 12 à 15 heures. Avec le Chœur des Trônes.

Vive Jésus dans tous les cœurs !

But spécial : Promouvoir la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et s’efforcer de devenir, en union avec le Cœur Immaculé de Marie, comme promoteur entre Dieu et les hommes, en vue de l’établissement du Règne universel du Cœur du Christ-Roi.

Promesse particulière faite, comme nous pouvons pieusement le croire, à Sainte Marguerite-Marie pour ceux qui accompliraient cet office : que Jésus serait Lui-même leur Médiateur (d’une manière toute particulière) auprès de son Père Eternel.

Vertu spéciale : Prier et se sacrifier pour implorer les grâces célestes qui feraient régner le Sacré-Cœur dans la Société humaine. Et s’efforcer de gagner les hommes à son amour et imitation.

Maxime : Si entraîner les autres au mal est un grave péché, se dévouer à les amener au bien est d’un grand mérite.

Nota – Rappelez-vous l’état actuel de la société humaine.

 

Pratique de l’office

  1. (1er vendredi du mois) – Offrande de la pratique de l’office pendant tout le mois :

O Seigneur Jésus-Christ, j’offre à votre Divin Cœur, par le Cœur Immaculé de Marie, et associé au Chœur des Trônes, toutes mes prières, activités et souffrances de ce mois, en union avec les intentions pour lesquelles vous vous immolez sans cesse sur les Autels. Je les offre plus particulièrement en suppliant le Père Céleste qu’il illumine les pauvres hommes pour qu’ils connaissent enfin les aspirations, les idéaux, les affections, les délicatesses, et toutes les excellentes et éminentes vertus de votre Cœur, afin de les amener tous à les prendre comme règle de leur conduite vis-à-vis les uns des autres et de toutes leurs relations sociales, politiques et religieuses. Ainsi votre règne arrivera et s’établira pleinement sur la terre.

Je les offre pour le Saint-Esprit enflamme les hommes dans l’amour de votre Divin Cœur et le désir de voir le monde embrasé du feu que vous étiez venu y mettre.

Je les offre, enfin, pour que la Très Sainte Vierge interpose sa puissante médiation afin que le monde entier, surtout ceux qui se confient à votre bonté, éprouvent les puissants et salutaires effets du Règne de votre « Cœur à la Majesté infinie ». Ainsi soit-il.

 

  1. (Tous les jours) – Adoration en esprit (de 12 h à 15 h)

À 12 h se transportant en esprit devant le Saint Tabernacle, on dira :

« Jésus, Roi au Cœur Divin, en union avec le Cœur Immaculé de Marie et le Chœur des Trônes pour suppléer à mon insuffisance, je vous adore en esprit pendant toute la journée et plus particulièrement pendant ces trois heures, dans les Saintes Hosties où Vous demeurez réellement par amour pour moi, et me réfugie avec une ardente affection au plus intime de votre Cœur Sacré.

Que tous les hommes, connaissant ses trésors inépuisables et répudiant les plaisirs et satisfactions mondaines, viennent goûter les délices ineffables que vous réservez dans ce Cœur pour ceux qui vous aiment.

Jaculatoire : Cœur Sacré de Jésus, que votre règne arrive. Vive Jésus dans tous les cœurs !

 

  1. Visite au saint Sacrement – Après un acte de Foi profonde et révérente adoration à Jésus dans le Saint Sacrement, tout en vous efforçant de vous unir aux sentiments de Médiateur qui palpitent dans son Cœur, vous Lui direz :

O Cœur Sacré de Jésus, je vous prie avec de vives instances, m’unissant au Cœur Immaculé de la Très Sainte Vierge et aux esprits célestes du Chœur des Trônes, pour que, par les mérites infinis de votre Cœur, vous daigniez régner comme Maître Suprême en notre Institution et dans le Cœur de chacun de ses enfants, dans toutes les autres Institutions Religieuses, dans la Sainte Eglise Hiérarchique, dans toute la Société humaine, surtout chez tant de millions d’âmes qui ont coûté votre sang, mais ne vous adorent pas, parce qu’elles ne vous connaissent pas. Je vous prie encore de nous accorder la grâce d’accomplir fidèlement l’adoration en esprit et la vertu de l’Office (Rappelez-vous la part une simple pensée).

 

  1. Pratique de la vertu particulière : Au moins cinq fois par jour, se rappelant par exemple les Cinq Plaies de Jésus crucifié, faire quelques actes comme ceux qui suivent :
  2. a) S’exercer à reproduire en nous les aspirations et les vertus de notre Roi.
  3. b) Profiter des occasions pour promouvoir la dévotion au Cœur de Jésus.
  4. c) Répéter la prière ou la Jaculatoire de l’office, ou dire simplement : Cœur Sacré de Jésus, je désire ardemment que tous les hommes vous connaissent et vous adorent de mieux en mieux.
  5. d) Offrir en esprit les Messes qui se célèbrent dans le monde pour que la Vérité, la Justice et la Miséricorde du Cœur de Jésus règnent sur la terre.

 

Salut chrétien

V/ Loué soit Jésus-Christ !

R/ Maintenant et toujours ou ainsi soit-il.

 

II – LE RÉPARATEUR. De 15 à 18 heures. Avec le Chœur des Puissances

J’ai cherché un consolateur et ne l’ai pas trouvé

But spécial : Il est particulièrement chargé de demander pardon des outrages et des offenses des hommes envers la divine Majesté, surtout dans le Sacrement de son Amour.

Promesse particulière : « Celui qui s’emploie à réparer les péchés des autres est si agréable à Notre Seigneur, que, selon sa promesse, il peut humblement avoir confiance qu’il obtiendra lui-même pardon et miséricorde ».

Vertu spéciale : L’exacte observance des règles et autres devoirs d’état ou charges, en vainquant tous les obstacles et tout respect humain qui pourraient nous arrêter.

Maxime : Celui qui s’efforce de dédommager la Divine Majesté des outrages dont Elle est l’objet peut avec raison espérer que le Seigneur lui pardonnera la peine due à ses propres péchés, et qu’il usera envers lui d’une particulière miséricorde.

 

Pratique de l’office

  1. (1er vendredi du mois) – Offrande de la pratique de l’office pendant tout le mois :

Adorable Jésus, par le Cœur Immaculé de Marie et associé au chœur des Puissances, je vous offre toutes mes prières, œuvres et souffrances de ce mois à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez sur les autels. Je vous les offre plus spécialement afin de vous donner une satisfaction, vous offrir une réparation et obtenir de votre miséricorde le pardon pour les outrages et offenses des hommes, surtout pour les fautes envers le Très Saint Sacrement de l’Eucharistie. Ainsi soit-il.

 

  1. (Tous les jours) – Adoration en esprit (de 15 h à 18 h)

A 15 h se transportant en esprit devant le Saint Tabernacle, on dira :

Jésus, Roi au Cœur Divin, m’unissant au Cœur Immaculé de Marie et au Chœur des Puissances pour suppléer à mon insuffisance, je vous adore pendant toute la journée, mais plus particulièrement pendant ces trois heures dans le Saint Sacrement de l’Autel, m’enfermant dans votre Cœur Sacré comme dans une prison d’amour et offrant vos mérites infinis à la Majesté divine offensée et outragée en ce Sacrement adorable.

Jaculatoire : « Mon Dieu, je vous offre les mérites infinis de votre Sacré-Cœur en dédommagement surtout des injures que vous recevez dans le Très Saint Sacrement ».

ou : « Mon Jésus, miséricorde ! ».

 

  1. Visite au saint Sacrement – Après un acte de vive foi et de profonde adoration à Jésus dans les Saintes Hosties du Tabernacle, vous Lui direz de tout cœur :

O Cœur Divin de Jésus, en union avec le Cœur Immaculé de la Très Sainte Vierge et les esprits célestes du Chœur des Puissances, je désire vous faire amende honorable et vous dédommager des Messes mal célébrées, des Communions faites avec tiédeur, surtout par des âmes qui vous sont spécialement consacrées, et des fautes commises dans la Communauté qui ont pu le plus déplaire à votre Divin Cœur. Je vous prie encore de nous accorder la grâce d’accomplir fidèlement l’adoration en esprit et la vertu de l’office (Se la rappeler d’une simple pensée).

Acte de réparation (à lire durant la Visite) :

Je vous adore Jésus, Roi très aimant, pour tous ceux qui ne vous adorent pas, je vous aime pour tous ceux qui ne vous aiment pas, je désire réparer toute l’ingratitude que votre Cœur reçoit des hommes, et, pour vous montrer mon amour, je vous donne mon cœur et me consacre entièrement à Vous, maintenant et pour toute l’éternité. Ainsi soit-il.

Dire, après avoir baisé la terre : « Divin cœur de Jésus, si indignement outragé dans le Très Saint Sacrement de l’Autel, je Vous demande pardon, je Vous adore, et je Vous aime ! » (en privé seulement).

 

  1. Pratique de la vertu particulière : Au moins cinq fois par jour faire quelqu’un des actes proposés ci-dessous en l’honneur des Cinq Plaies de Notre Seigneur :
  2. a) Observer la plus affectueuse et profonde révérence envers le Très Saint Sacrement.
  3. b) Vaincre tout respect humain dans l’accomplissement de quelque devoir.
  4. c) Demander pardon des défaillances et prendre la résolution de les réparer aussitôt.
  5. d) Offrir en esprit de réparation les Saintes Messes qui se célèbrent à chaque moment sur le globe.

 

III – L’ADORATEUR. De 18 à 21 heures. Avec le Chœur des Dominations.

Sanctus, Sanctus, Sanctus

But spécial : En unissant ses humbles louanges à celles que continuellement le Sacré-Cœur rend à la Très Sainte Trinité, l’Adorateur s’efforcera de suppléer par de fréquentes adorations le regrettable et général oubli de Dieu qu’il y a dans le monde.

Promesse particulière : « Le Père cherche de pareils adorateurs… qui adorent Dieu en esprit et en Vérité ». (Paroles de N. S. à la Samaritaine).

Vertu spéciale : Garder la plus profonde révérence dans les églises et chapelles, s’y tenir en vrai recueillement et respectueux silence, surtout parce que Jésus-Christ y habite.

Maxime : On ne pourra vraiment adorer si l’on n’imite ce que l’on adore.

Nota – Se rappeler principalement les malheureux indifférents et mondains.

 

Pratique de l’office

  1. (1er vendredi du mois) – Offrande de la pratique de l’office pendant tout le mois :

Divin Cœur de Jésus, par le Cœur Immaculé de Marie et associé au Chœur des Dominations, je vous offre les prières, les œuvres et souffrances de ce mois à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez sur les autels. Je vous les offre en particulier pour réparer l’oubli de Dieu dans le monde, unissant mes louanges à celles que vous offrez continuellement à la Très Sainte Trinité. Et je vous consacre et dédie, pour votre plus grande gloire, le bien qui se fait sur toute l’étendue de la terre. Ainsi soit-il.

 

  1. (Tous les jours) – Adoration en esprit (de 18 h à 21 h)

A 18 h se transportant en esprit devant le Très Saint Sacrement, on dira :

Divin Cœur de Jésus, je vous adore dans le Très Saint Sacrement, durant tout le jour et spécialement durant ces trois heures, par le Cœur Immaculé de Marie et en union avec le Chœur des Dominations, pour suppléer à mon insuffisance, me délectant intérieurement du cantique qu’entonnent dans le ciel les Bienheureux à la Très Sainte Trinité : « Saint, Saint, Saint est le Seigneur, le Dieu Tout Puissant ».

Jaculatoire : « Jésus, mon Dieu, je vous adore (ici) présent dans le Sacrement de votre amour ».

Adoremus in aeternum, sanctissimum Sacramentum ! Adoré ! Loué ! et béni ! soit à jamais N. S. J. C. dans le Très Saint Sacrement de l’Autel !

Et bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu !

 

  1. Visite au saint Sacrement : Divin Cœur de Jésus, je vous adore de toute mon âme par le Cœur Immaculé de Marie. Par son intercession et en union avec le Chœur des Dominations, je vous supplie d’accorder à chaque membre de cette Communauté au nom de laquelle je fais cette visite, à tous les membres de cette Institution, aux religieux des autres ordres et à tous les prêtres séculiers, l’esprit de ferveur et de zèle pour accomplir les obligations de leur état.

Je vous offre aussi, ô Cœur sacré, vos mérites infinis en réparation du déplorable et général oubli de Dieu dans le monde, Vous suppliant en outre de nous accorder la grâce de garder fidèlement l’adoration en esprit et de remplir la vertu de l’office (se la rappeler par une simple pensée).

O Cœur divin, vrai adorateur et très parfait amant de Divinité, faites-moi miséricorde. (Trois fois en l’honneur de la T. S. Trinité).

Prière de l’office : O mon Jésus, digne adorateur de la Majesté divine, je m’unis de toute mon âme aux continuelles adorations que vous rendez à votre Père Céleste dans le secret de votre Divin Cœur, et je voudrais que de mon âme s’échappent tous les sentiments d’amour que vous communiquez à la Très Sainte Vierge et à vos Saints pour vous honorer et glorifier dignement durant toute l’éternité.

 

  1. Pratique de la vertu particulière :
  2. a) Au moins cinq fois par jour, en l’honneur des cinq Plaies de Notre Seigneur, demander que le plus profond respect soit observé dans les églises et chapelles où habite Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement.
  3. b) Durant ce mois se tenir toujours dans l’attitude la plus recueillie à la chapelle ou dans les églises.
  4. c) En allant faire une visite au Saint-Sacrement, faire l’équivalent de la 2è addition de la 2è semaine, se souvenant de Celui qui attend nos adorations.
  5. d) En sortie, en apercevant un clocher ou une église, saluer le Dieu qui s’y est constitué prisonnier, doux compagnon de notre exil.
  6. e) Et réciter le Sanctus avec les Anges.

 

IV – L’AIMANT. De 21 h à 6 heures. Avec le Chœur des Séraphins.

Ne rien faire passer avant l’amour du Christ – Saint Benoit

But spécial : Réparer l’indifférence et la froideur des cœurs consacrés à Dieu.

Promesse particulière : « Si vous bannissez toute réflexion d’amour propre, tout respect humain, vous goûterez la douceur de ses doux entretiens ». (Sainte Marguerite Marie).

Vertu spéciale : La fidélité de l’épouse qui ravit le cœur de son époux par ses pures et ardentes tendresses. L’exactitude dans les petites choses. Mais tout par amour, et en toutes choses.

Maxime : « Personne ne peut obtenir la possession du ciel, où l’on jouit de la plénitude de l’amour, si ce même amour ne l’accompagne en route ».

 

Pratique de l’office

  1. (1er vendredi du mois) – Offrande de la pratique de l’office pendant tout le mois :

Adorable Jésus, par le Cœur Immaculé de Marie et associé au chœur des Séraphins, je vous offre toutes mes prières, œuvres et souffrances de ce mois, à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez sur les autels. Je vous les offre en particulier pour réparer l’indifférence des cœurs qui vous sont consacrés.

 

  1. (Tous les jours) – Adoration en esprit (de 21 h à 6 h toute la nuit)

A 21 h se transportant en esprit devant le Saint Tabernacle, on dira :

O Cœur de Jésus, présent dans les Saintes Hosties consacrées du Tabernacle, je Vous adore par le Cœur Immaculé de Marie et en union avec le chœur des Séraphins pour suppléer à mon insuffisance, renfermant mon cœur en votre Tabernacle, en votre douce compagnie.

Avant de s’endormir : « Je dormirai, mais mon cœur restera en veille dans celui de mon Bien-Aimé ».

« Doux Cœur de Jésus, faites que je vous aime de plus en plus ».

Avant la prière du matin : « Je vous adore, Cœur Divin de mon adorable Rédempteur, par le Cœur Immaculé de Marie et rendant de ferventes actions de grâces aux esprits célestes qui ont daigné suppléer mon absence devant vous avec leurs ardentes prières, je vous renouvelle, ô Cœur très doux, mes protestations d’amour. Et par le même Cœur très pur de votre Mère et l’intercession du Chœur des Séraphins, je vous supplie de daigner enflammer du feu de votre amour divin les cœurs tièdes et languissants, pour que maintenant et éternellement nous vivions embrasés de vos célestes flammes. De même je vous supplie de nous accorder la grâce de garder fidèlement l’adoration en esprit et de mettre en pratique la vertu de l’office (Se la rappeler).

Jaculatoire : O Cœur très aimable, que notre cœur s’embrase dans le feu du vôtre dans le temps et dans l’éternité.

« Cœur Sacré de Jésus, je crois à votre amour pour moi ». Doux Cœur de Jésus, faites que je Vous aime de plus en plus !

 

  1. Visite au saint Sacrement : Prière de l’office :

O Cœur très aimant de Jésus, fournaise divine où brûle ce feu d’amour que vous êtes venu apporter sur la terre et dont vous voudriez voir enflammés tous nos cœurs, qu’ils s’embrasent tous jusqu’à se consumer dans cette flamme délicieuse. Anges de la Cour céleste, je vous en prie, dites à l’Auteur de ma vie que je voudrais l’aimer jusqu’à défaillir de son très doux amour.

(La dernière fois que l’on va à ma chapelle, le soir avant le repos). Dire après un acte de la plus affectueuse adoration : O Cœur adorable de Jésus, je supplie le Cœur Immaculé de Marie et les esprits célestes du chœur des Séraphins de vous aimer et de vous adorer, à ma place, en mon nom, tout le temps que durera mon repos.

Répéter trois fois la Jaculatoire : O Cœur très aimable que notre cœur s’embrase au feu du vôtre, dans le temps et dans l’éternité.

 

  1. Pratique de la vertu particulière : (Au moins cinq fois par jour en l’honneur des cinq Plaies)
  2. a) Faire place au divin amour en notre cœur en luttant contre l’amour propre, en bannissant toute affection purement naturelle, tout respect humain, toute ambition terrestre, tout désir de consolation humaine.
  3. b) Dans les allées et venues, aimez à réciter le petit Chapelet d’Amour de Dieu
  4. c) Dans toutes nos actions et souffrances avoir à cœur de prouver notre amour à Jésus, d’être « du petit nombre de ses amis » (Sainte Thérèse).
  5. d) Se souvenir que l’Oraison et la Communion sont les deux foyers de l’amour divin. Multiplier, durant la journée, les communions spirituelles.

 

Jésus, Marie, Joseph, je vous donne mon cœur, mon esprit et ma vie.

Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi dans ma dernière agonie.

Jésus, Marie, Joseph, faites que je meure paisiblement en votre sainte compagnie.

 

V – LE DISCIPLE. De 6 h 9h. Avec le Chœur des Chérubins

Apprenez de Moi que je suis doux et humble de cœur

But spécial : L’humilité de cœur, la docilité du bon disciple à ne rien vouloir, savoir ni apprendre aux autres que ce que Jésus nous a appris et à s’y conformer totalement, en particulier pour la douceur. Travailler à devenir plus fidèle aux divines inspirations, surtout à l’oraison, lecture et communion. Prier pour que ceux qui ont charge d’enseigner se servent de la doctrine du Maître, et ne Lui opposer jamais la moindre résistance.

Maxime : « Si vous voulez vous rendre disciple du Sacré-Cœur de Jésus vous devez vous conformer à ses saintes maximes et vous rendre doux et humble comme Lui… »

Vertu spéciale : Recueillement et silence, pour être attentif aux inspirations divines.

Promesse : « Plus il sera silencieux, mieux il sera enseigné et gravera en son cœur l’importante leçon de son adorable Maître : sa douceur et son humilité ».

Nota – Pensons à prier pour les professeurs et les écrivains, et plus particulièrement les professeurs des universités, facultés et séminaires catholiques. N’oublions pas les malheureux protestants, modernistes, athées, etc…

 

Pratique de l’office

  1. (1er vendredi du mois) – Offrande de la pratique de l’office pendant tout le mois :

Adorable Jésus, par le Cœur Immaculé de Marie et associé au Chœur des Chérubins, je vous offre toutes mes prières, œuvres et souffrances de ce mois à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez sur les autels. Je Vous les offre en particulier pour obtenir la grâce d’être docile à vos enseignements et à vos inspirations, surtout dans l’oraison et la Communion, et pour que ceux qui ont charge d’enseigner soient fidèles à votre doctrine et ne s’en écartent jamais. Amen.

 

  1. (Tous les jours) – Adoration en esprit (de 6 h à 9 h)

Le disciple s’efforcera d’entrer souvent dans le Cœur de Jésus comme dans une école divine, où l’on apprend la science du chaste amour de Dieu qui fait oublier la vaine science du monde.

Il s’unira au Chœur des Chérubins afin d’avoir part avec eux aux splendeurs et lumières que le Cœur de Jésus répand autour de Lui.

« Jésus Roi au Cœur divin, m’unissant au Cœur Immaculé de Marie et au Chœur des Chérubins pour suppléer à mon insuffisance, je Vous adore pendant toute la journée, mais plus particulièrement pendant ces trois heures dans le Saint Sacrement de l’Autel, entrant dans votre Cœur Sacré comme en une école divine, où s’apprend la science du chaste amour qui fait oublier les vanités du monde, et désirant mettre en pratique vos leçons pour ma perfection ».

Jaculatoire : « Jésus doux et humble de Cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre ».

 

  1. Visite au saint Sacrement : O Divin Cœur de Jésus dans lequel sont tous les trésors de la Sagesse et de la Science. Oh ! combien ils apprennent et qu’ils apprennent vite, ceux qui parviennent à Vous avoir pour Maître ! Enseignez-moi, ô Cœur très aimable et très condescendant, puisque Vous avez décidé de me recevoir pour votre élève. Rendez mon cœur docile à vos leçons divines. Guidez ceux qui ont charge d’instruire, et attirez à Vous ceux qui résistent à la Vérité.

Veni creator.

 

  1. Pratique de la vertu particulière : Au moins cinq fois par jour, en se rappelant par exemple les Cinq Plaies de Jésus :
  2. a) Tenir compte d’une façon particulière pendant ce mois de toutes les règles du silence et du recueillement.
  3. b) Se mettre à l’école du Sacré-Cœur. Quand on a une décision à prendre Lui dire : « Que voulez-vous que je fasse ? »
  4. c) Durant la prière et les occupations Le voir par la Foi, nous enseignant : « Apprends de moi que je suis doux et humble de cœur ».
  5. d) Exciter en nous un vif désir de connaître davantage le Verbe Incarné pour Le suivre de plus près et Le servir avec plus de fidélité. (exercice n° 130)

 

VI – VICTIME. De 9 h à 12 h. Avec le Chœur des Vertus.

Una Tecum Hostia

But particulier : S’offrir en Victime pour Jésus en union avec son Cœur Sacré pour que ses divins desseins d’apaiser la divine Justice s’accomplissent. Lui offrir notre cœur pour qu’il y fasse reposer son amour souffrant.

Promesse spéciale : A ceux qui accomplissent l’office de Victime pour Lui : Qu’ils ne craignent pas. Il sera leur force.

Vertu particulière : Abnégation soumise et résignée.

Maxime : Quand celui qui sacrifie une victime est l’Amour divin, quelque douloureux que soient les coups, ils semblent suaves.

 

Pratique de l’office

  1. (1er vendredi du mois) – Offrande de la pratique de l’office pendant tout le mois :

 » O Seigneur Jésus-Christ, j’offre à votre Divin Cœur par le Cœur Immaculé de Marie, et associé au chœur des Vertus toutes mes prières, activités et souffrances de ce mois, en union avec les intentions pour lesquelles Vous Vous immolez sur les autels. Je Vous les offre en particulier, m’unissant à votre état de Victime dans le Saint Sacrifice et le Saint Sacrement, désireux, avec votre secours, de participer à votre immolation en réparation des péchés du monde et pour apaiser la colère divine indignée contre les pécheurs et leur obtenir miséricorde ».

 

  1. (Tous les jours) – Adoration en esprit (de 9 h à 12 h)

A 9 h se transportant en esprit devant le Saint Tabernacle :

Jésus, Roi au Cœur Divin, je vous adore pendant toute la journée, mais plus particulièrement durant ces trois heures, m’unissant au Cœur Immaculé de Marie et, pour suppléer mon insuffisance, aux esprits célestes du chœur des Vertus, m’offrant à votre Cœur Divin afin de participer à votre état de VICTIME dans la Sainte Messe et dans le Saint Sacrement de l’Autel.

Me voici Seigneur, soumis totalement à votre volonté pour devenir hostie immolée dans les flammes de votre amour pour la plus grande gloire de votre Père et le salut des pécheurs.

O Père Eternel, puisque Vous avez daigné me choisir pour victime, recevez avec bienveillance mon sacrifice en union avec celui de votre Fils adorable. Ainsi soit-il.

Jaculatoire : (par laquelle on peut renouveler les actes d’adoration en esprit plus brièvement) : « Cœur de Jésus, Victime d’amour, faites que je sois pour vous une hostie vivante, sainte et agréable à Dieu ».

 

  1. Visite au saint Sacrement : Cœur Divin de Jésus, m’unissant au Cœur Immaculé de Marie et au Chœur des Vertus, j’adore prosterné en esprit la Justice divine, remplie de sainte indignation contre la malheureuse humanité stupidement révoltée contre votre Majesté, sa sainte Loi et son Eglise. Je désire m’unir aux sentiments d’ardente charité et de profonde soumission de votre Cœur envers votre Père Eternel, et Le supplier avec les plus affectueuses instances de bien vouloir s’apaiser par vos mérites infinis et d’user de miséricorde envers le monde entier.

Amende honorable (que l’on devrait ajouter si on a le temps)

Prosterné à vos pieds et anxieux de vous prouver mon amour, ô Cœur de Jésus « brisé de douleurs à cause de nos péchés », je vous consacre mon corps et mon âme, toutes mes pensées, désirs, intentions, paroles et actions, je vous offre tous les battements de mon cœur pendant ma vie et à l’heure de ma mort, que j’accepte des mains de votre Père en esprit d’immolation avec toutes ses angoisses, peines et douleurs. Je désire par là vous faire amende honorable pour vous dédommager de toute notre tiédeur et ingratitude, pour vous donner satisfaction de toutes nos offenses, surtout de celles qui ont blessé le plus l’amour que vous avez montré en instituant la sainte Messe et en restant nuit et jour dans le Saint Sacrement ; pour réparer enfin toutes les mauvaises ou scandaleuses impressions par lesquelles, moi ou le pauvre prochain, nous aurions pu nuire à la croyance en votre Présence réelle, empêcher la révérence due à votre Majesté Eucharistique et refroidir l’ardeur à se confier à votre tendresse miséricordieuse.

O Jésus Fils de Dieu, faites par votre Cœur « en qui le Père a mis ses complaisances » que je puisse coopérer, au prix de n’importe quel sacrifice, à vous faire connaître, aimer et glorifier dans le temps et pour toute l’éternité. Ainsi soit-il.

Nota – Que les Prêtres tandis qu’ils célèbrent la Sainte Messe, et tous, dans les saintes communions, renouvellent cette union au Cœur de Jésus en esprit d’immolation.

 

  1. Pratique de la vertu particulière : Au moins cinq fois par jour, se rappelant par exemple les Cinq Plaies de Jésus-Christ, faire quelqu’un des actes ci-dessous proposés :
  2. a) S’unir spirituellement en esprit de Victime à Jésus, offert à chaque instant du jour et de la nuit comme Victime expiatoire et de propitiation.
  3. b) Accepter d’être traité comme Notre Seigneur l’a été, surtout au Calvaire et dans le Saint-Sacrement.
  4. c) Remercier humblement Dieu de nos peines et nos souffrances, nous rappelant les paroles de Jésus dans son agonie, ou celles du psalmiste : Fiat ! Fiat ! … Amen !
  5. d) Faire des actes de mortification soit extérieure soit surtout intérieure.

 

VII – ESCLAVE (Serviteur). Chaque heure du jour. Avec le Chœur des Archanges.

Voici notre esclave et le fils de votre servante (Ps. CXV)

But spécial : Honorer l’anéantissement du Cœur de Jésus au Très Saint Sacrement en travaillant avec ferveur à son service en qualité de serviteur fidèle. Servus Christi (1 Cor. VII 21). Placer toute notre gloire et notre bonheur à porter les chaînes du tendre et généreux amour qui tiennent le Rédempteur captif dans les saintes Hosties.

Promesse particulière : Jésus récompensera vos actions dans son service à la mesure de votre amour.

Vertu spéciale : Chercher à obéir aux préceptes et conseils de Jésus-Christ et aux divines inspirations avec la plus grande promptitude et fidélité.

Maxime : Servir le Cœur de Jésus, c’est régner. Vivre en Lui, c’est un Paradis de douceur. Mourir en Lui, c’est le désir des âmes fidèles et aimantes. « Jugum meum suave est et onus meum leve ». (Mon joug est suave et mon fardeau léger).

Nota – Se rappeler particulièrement les hommes, les chefs, les nations et les états qui se sont si diaboliquement révoltés contre le Maître Divin.

 

Pratique de l’office

  1. (1er vendredi du mois) – Offrande de la pratique de l’office pendant tout le mois :

O notre Roi et Maître Divin, Jésus, par le Cœur de votre Servante Immaculée et uni aux esprits célestes du Chœur des fidèles Archanges, j’offre à votre Cœur « fait obéissant jusqu’à la mort », toutes mes prières, activités et souffrances de ce mois à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez sans cesse sur les Autels. Je les offre plus particulièrement pour que vous daigniez faire comprendre aux hommes l’Amour qui vous a amené à vous rendre leur vrai serviteur, obéissant jusqu’à la mort pour eux, et demeurant dans une incompréhensible soumission aux hommes dans le Saint Sacrement.

Veuillez vaincre, doux Jésus, par l’attrait de votre humilité eucharistique, la résistance à vous servir du monde orgueilleux.

 

  1. (Tous les jours) – Adoration en esprit (à chaque heure du jour). La première fois le matin, aussitôt après le lever, se transportant en esprit devant le Saint Sacrement :

O Cœur de mon Maître Jésus, je vous adore dans les Saintes Hosties en union avec le Cœur Immaculé de Marie et associé au Chœur des Archanges, pour suppléer à mon insuffisance, et renouvelant de tout mon cœur mon esclavage d’amour envers Vous et ma volonté de rester fidèle à votre service jusqu’à la mort. Vous servir Vous, c’est régner !

Jaculatoire : « O Seigneur, je suis votre esclave ! » ou encore « Apprenez-moi à faire votre sainte Volonté puisque Vous êtes mon Dieu ».

Cœur Sacré de Jésus que votre volonté soit faite !

 

  1. Visite au saint Sacrement : Après un acte de vive Foi et de profonde et soumise adoration à Jésus dans les Saintes Hosties du Tabernacle vous lui direz très humblement :

O Cœur Divin de Jésus, qui ayant pris la condition d’esclave, fait comme le dernier de tous, êtes venu en ce monde pour servir et ne faire que la volonté de votre Père, en union avec le Cœur Immaculé de la très Sainte Vierge et les esprits célestes du Chœur des Archanges, je Vous adore ici présent et Vous supplie de m’accorder la grâce de savoir m’employer moi aussi sans réserve à votre service.

Touché profondément de vous voir si étrangement soumis en ce Sacrement à l’arbitre des hommes, je Vous prie d’accepter tous mes actes de soumission de ce jour pour que, au moins, votre servitude eucharistique parvienne à produire dans le monde ses effets salutaires.

Père Céleste, faites que votre Fils Incarné soit dans ce Sacrement mieux honoré, plus fréquemment reçu et offert en sacrifice avec plus de Foi et d’amour. Permettez-moi encore de Vous demander la grâce d’accomplir fidèlement la vertu de l’office et de garder l’adoration en esprit.

Offrande totale :

Prenez, Seigneur, et recevez ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté. Tout ce que j’ai, tout ce que je possède, vous me l’avez donné ; je vous rends tout, disposez-en selon votre bon plaisir – Donnez-moi seulement votre amour avec votre grâce, et je suis dès lors assez riche ; je ne vous demande rien de plus.

 

  1. Pratique de la vertu particulière : Au moins cinq fois par jour, en l’honneur des Cinq Plaies, faire quelques-uns de ces actes :
  2. a) Faire des actes de particulière soumission aux représentants de Dieu.
  3. b) S’exercer à la fidélité dans les moindres choses.
  4. c) Etre fidèle et attentif aux inspirations divines.
  5. d) Prévenir les confrères par quelque humble service.

 

VIII – LE SUPPLIANT. Toute la journée. Avec le Chœur des Anges.

Veillez et priez !

But Spécial : Prier, supplier sans cesse, avec le Cœur de Jésus et par ses mérites infinis, le Père Eternel pour obtenir miséricorde en faveur des pauvres pécheurs. Demandez que leurs péchés n’arrivent pas à leur comble et qu’ils se convertissent. Se rappeler particulièrement ceux qui se trouvent en danger spirituel ou corporel, surtout ceux qui sont sur le point de mourir ; enfin, les âmes du purgatoire.

Promesse particulière : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, Il vous l’accordera ». « Demandez et vous recevrez ».

Vertu spéciale : Persévérer dans la prière. Supplier sans relâche, avec tout son cœur.

Maxime : « Ce Cœur adorable a été ouvert à tous. Entrons-y en toute confiance comme en un sanctuaire de la Divinité, présentant nos prières avec celles de Jésus-Christ et elles ne pourront pas être accueillies avec moins de bonté ».

 

Pratique de l’office

  1. (1er vendredi du mois) – Offrande de la pratique de l’office pendant tout le mois :

Adorable Jésus, par le Cœur Immaculé de Marie et associé au Chœur des Anges, particulièrement aux Anges Gardiens, je vous offre les prières, les œuvres et les souffrances de ce mois, en réparation de toutes nos offenses et à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez sur l’Autel. Je les offre en particulier au Père Eternel, le suppliant de daigner répandre les immenses grâces de votre Divin Cœur sur nous tous, sur ceux qui se trouvent en quelque grave péril spirituel ou temporel et spécialement sur les mourants et les âmes du Purgatoire.

 

  1. (Tous les jours) – Adoration en esprit (à toutes les heures du jour). Dès la première heure du jour, se transportant devant le Saint Tabernacle, on dira :

Jésus, Roi du Cœur Divin, m’unissant au Cœur Immaculé de Marie et associé au Chœur des Anges, particulièrement aux Anges Gardiens pour suppléer à mon insuffisance, je vous adore pendant toute la journée, et vous offre les prières, les œuvres et les souffrances de ce jour, les unissant aux mérites infinis de votre Sacré-Cœur, en réparation de toutes nos offenses et à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez sur l’Autel. Je supplie votre miséricorde de bien vouloir répandre d’abondantes grâces sur la Sainte Eglise, sur notre Institution, sur les retraitants. Je vous prie particulièrement pour tous ceux qui se trouvent en quelque grave danger spirituel ou temporel, pour les mourants et pour les âmes du Purgatoire.

Jaculatoires : Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de nous.

Divin Cœur de Jésus, convertissez les pécheurs, sauvez les moribonds, délivrez les saintes âmes du Purgatoire.

Cœur agonisant de Jésus, ayez pitié des mourants.

 

  1. Visite au Très saint Sacrement : (Après un acte de vive Foi et de profonde adoration à Jésus présent dans les Saintes Hosties du Tabernacle vous lui direz) :

Divin Cœur de Jésus, je Vous adore de toute l’effusion de mon âme par le Cœur Immaculé de Marie. Par son intercession et en union au Chœur des Anges, spécialement des Anges Gardiens, je supplie votre Sacré Cœur de répandre d’abondantes grâces sur nous pour notre sanctification, sur ceux qui se trouvent en quelque grave danger spirituel et corporel, sur ceux qui sont sur le point de mourir. Je Vous supplie, enfin, de bien vouloir délivrer les pauvres âmes du Purgatoire. Pour leur rançon, je vous offre vos saintes Plaies, par le Cœur Immaculé de Marie.

O Cœur très doux, daignez nous accorder, également, de garder fidèlement l’adoration en esprit et d’accomplir la vertu de l’office.

Prière (que l’on peut ajouter si on a le temps) :

Père Saint, je vous offre toutes et chacune des Messes célébrées ou à célébrer aujourd’hui dans toute l’Eglise, afin que, par le sang de Jésus votre Fils, et l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie accablée de douleur au pied de la Croix, vous daigniez accorder aux justes le grand don de la persévérance, aux pécheurs la grâce d’une parfaite conversion et à tous les fidèles du Christ, surtout à moi, à mes frères, au dernier temps de la vie, la réception du saint Viatique, l’onction de l’huile sainte et une mort précieuse à vos yeux. Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Pratique de la vertu particulière :

  1. a) Cinq fois, en l’honneur des Cinq Plaies, dire avec une grande humilité : « O Divin Cœur, par la Plaie de… daignez nous accorder à tous l’esprit de ferveur et la persévérance finale ».
  2. b) Prier pour les 140 000 mourants qui paraissent chaque jour devant Dieu : « Par le Cœur Immaculé de Marie, mon Dieu, je vous offre toutes les messes qui se célèbrent aujourd’hui dans le monde entier pour les pécheurs qui sont en agonie ou qui doivent mourir en ce même jour. Que le sang précieux de Jésus Rédempteur leur obtienne miséricorde ».
  3. c) Aimer et réciter le petit Chapelet des Saintes Plaies.

 

IX – LE ZÉLATEUR. A toute heure. Avec les Neufs Chœurs des Anges et les Principautés.

Je donnerai tout et me donnerai moi-même pour vos âmes – Saint Paul

But spécial : Procurer par tous les moyens en son pouvoir la gloire du Sacré-Cœur veillant attentivement au salut et à la perfection du prochain, spécialement de ses frères. Penser aux missions surtout d’Asie et d’Afrique.

Promesse particulière : « Notre Seigneur réserve à ceux qui exercent cet office d’incalculables trésors de grâce et nous assure que leur nom sera gravé à jamais dans son Cœur « . Sainte Marguerite Marie.

Vertu spéciale : Profiter avec zèle et une prudence discrète de toutes les occasions pour empêcher quelque outrage au Sacré-Cœur, étendre l’amour de ce Cœur adorable et augmenter le nombre de ses adorateurs par l’exemple et la parole.

Maxime : Le Cœur de Jésus désire que nous l’imitions dans ce zèle dont il est dévoré pour la gloire du Père. « Là où il n’y a pas de zèle il n’y a pas d’amour » dit Saint Augustin.

 

Pratique de l’office

  1. (1er vendredi du mois) – Offrande de la pratique de l’office pendant tout le mois :

Adorable Jésus, par le Cœur Immaculé de Marie et associé aux neuf chœurs des Anges et spécialement au Chœur des Principautés, je vous offre toutes mes prières, œuvres et souffrances de ce mois à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez sur les autels. Je les offre en particulier pour que le Sacré-Cœur soit connu et adoré de toute la terre, et loué et glorifié par mes frères et compagnons.

 

  1. (Tous les jours) – Adoration en esprit (à chaque heure du jour). La première fois entre 5 h et 6 h du matin, se transportant en esprit devant le Saint Tabernacle, on dira :

Divin Cœur de Jésus, je Vous adore dans le Très Saint Sacrement durant tout le jour, par le Cœur Immaculé de Marie et en union avec les neuf chœurs des Anges et spécialement celui des Principautés, pour suppléer à mon insuffisance, et Vous offrir un culte d’amour ardent et enflammé.

Jaculatoire : « Cœur trois fois saint, daignez consumer nos fautes avec le feu de votre saint amour ».

Cœur Eucharistique de Jésus donnez la paix au monde !

 

  1. Visite :

Divin Cœur de Jésus, je Vous adore de toute mon âme par le Cœur Immaculé de Marie. Par son intercession et en union avec les neuf Chœur des Anges, spécialement le Chœur des Principautés, je vous demande avec instance que votre Cœur soit connu de toute la terre, que les idolâtres et infidèles qui ne vous connaissent pas, que tous les chrétiens qui ne vivent pas en conformité avec leur Foi soient attirés par votre amour.

Daignez nous accorder la grâce de garder fidèlement l’adoration en esprit et d’accomplir la vertu de l’office. (Se la rappeler et dire neuf Gloria Patri en l’honneur des neuf Chœur des Anges, pour obtenir le règne du Sacré-Cœur).

Prière au Christ Roi.

O Christ Jésus, je vous reconnais pour Roi universel. Tout ce qui a été créé pour vous. Exercez sur moi tous vos droits.

Je renouvelle mes promesses du baptême en renonçant à Satan, à ses pompes et à ses œuvres, et je promets de vivre en bon chrétien. Et tout particulièrement je m’engage à faire triompher selon mes moyens les droits de Dieu et de votre Eglise.

Divin Cœur de Jésus, je vous offre mes pauvres actions pour obtenir que tous les Cœurs reconnaissent votre Royauté sacrée, et qu’ainsi le règne de votre paix s’établisse dans l’univers entier. Ainsi soit-il.

 

  1. Pratique de la vertu particulière :
  2. a) S’ingénier à empêcher l’offense de Dieu dans son entourage.
  3. b) Offrir les Saintes Plaies de Notre Seigneur pour la conversion des pécheurs.
  4. c) Chercher à rendre ferventes les âmes chrétiennes surtout celles de nos confrères en leur communiquant la flamme du vrai zèle.
  5. d) Adresser les demandes au Sacré-Cœur pour qu’il empêche les offenses envers lui et envers son amour.
  6. e) Des prières pour qu’Il veuille augmenter par nos exemples et par nos paroles le nombre de ses vrais adorateurs.

Nota – Intention spéciale pour l’Asie et l’Afrique.

 

 

Intronisation du Sacré-Cœur

 

Intronisation du Sacré-Cœur de Jésus dans la famille

Cérémonial

Le Prêtre, revêtu du surplis et de l’étole, bénit l’image du Sacré-Cœur.

Benedictio Imaginis Sacratissimi Cordis Jesu Christi, Domini Nostri.
V/ Adjutorium nostrum in nomine Domini
R/ Qui fecit coelum et terram
V/ Dominus vobiscum
R/ Et cum spiritu tuo

OREMUS

Omnopotens sempiterne Deus, qui Sanctorum tuorum imagines pingi non reprobas, ut quoties illas oculis corporis, intuemur, toties, eorum actus, et sanstitatem ad imitandum memoriae oculis meditemur hanc, quaesumus Imaginem in honorem et memoriam Sacratissimi Cordis Unigeniti Filii tui Domini nostri Jesu Christi adaptatam bene + dicere et sanctificare, digneris : et praesta ut quicumque coram illa Cor Sacrissimi Unigeniti Filii tui suppliciter colere et honorare studuerit, illius meritis et obtentu, a le gratiam in praesenti, et aeternam gloriam obtineat in futurum. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

(Ultimo aspergeat aqua benedicta.)

Tous réciteront alors à haute voix un Credo, afin de rendre un témoignage explicite de la foi de toute la famille.
Le Prêtre rappelle ce que Notre-Seigneur attend des familles qui lui sont plus particulièrement consacrées, et les bénédictions spéciales et surabondantes dont elles sont l’objet.

Acte de Consécration

(Lu par le Prêtre ou, à défaut, par le père ou la mère)

Seigneur Jésus, daignez visiter cette demeure en compagnie de votre très Sainte Mère, et répandez sur les heureux habitants de ce foyer les grâces que vous avez promises aux familles spécialement consacrées à votre divin Cœur. C’est vous-même, ô Sauveur du monde, qui, en vous révélant à votre servante sainte Marguerite-Marie (religieuse du monastère de la Visitation de Paray-le-Monial, béatifiée le 18 septembre 1864, sera canonisée le 13 mai 1920), avez demandé, dans un but plein de miséricorde, un solennel hommage d’universel amour à votre divin Cœur, qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé ! Cette famille s’empresse de répondre à votre appel, et, en réparation de l’abandon et de l’apostasie de tant d’âmes, elle vient, ô divin Cœur, vous proclamer son aimable Souverain, et vous consacrer sans retour les joies, les labeurs et les tristesses, le présent et l’avenir de ce foyer, qui veut désormais n’appartenir qu’à vous.
Bénissez donc ceux qui sont ici présents ; bénissez aussi ceux que, par la volonté du ciel, la mort nous a enlevés ; bénissez les absents, ô Jésus ! Au nom de la Vierge Marie nous vous en supplions, daignez, ô Cœur plein d’amour, établir dans cette maison le règne de la charité. Répandez dans tous ses membres votre esprit de foi, de sainteté et de pureté. Soyez l’unique maître de ces âmes ; détachez-les du monde et de ses folles vanités. Ouvrez-leur, Seigneur, l’adorable blessure de votre Cœur miséricordieux : et comme dans une Arche de salut, gardez-les y tous, car ils sont à vous jusqu’à la vie éternelle !…
Qu’il vive toujours aimé, béni et glorifié parmi nous, le Cœur triomphant de Jésus ! Ainsi soit-il !

Personne ne devant manquer au foyer en un jour si solennel, à cette heure bénie, évoquons le souvenir et la présence des chers défunts de la famille et récitons pour eux et pour les absents un Pater et un Ave.
Ensuite, le père ou la mère de famille installe l’image du Sacré-Cœur de Jésus à la place d’honneur qui lui a été réservée, et aussitôt tous récitent à genoux la prière suivante :

Prière

(Lue par le Prêtre et toute la famille)

Gloire au Sacré-Cœur de Jésus, pour la miséricorde infinie dont il a usé envers les heureux serviteurs de ce foyer, en le choisissant, entre mille autres, comme un héritage d’amour et un sanctuaire de réparation où on le dédommagera de l’ingratitude des Hommes !
Quelle n’est pas, ô Seigneur Jésus !la confusion de cette portion de votre troupeau fidèle en acceptant l’honneur insigne de vous voir présider notre famille ! Comme elle vous adore en silence et se réjouit de vous voir partager sous le même toit, les fatigues, les soucis et les joies innocentes de vos enfants ! Nous ne sommes pas dignes, il est vrai, que vous entriez sous cet humble toit ; mais vous avez déjà prononcé une parole où s’est peinte la beauté de votre Cœur très saint, et nos âmes qui ont soif de vous, ont trouvé dans la blessure de votre côté, ô bon Jésus, les eaux vives qui jaillissent jusqu’à la vie éternelle.
Aussi donc, contrits et confiants, nous venons nous donner à vous qui êtes la vie immuable. Restez au milieu de nous, ô Cœur trois fois saint, car nous sentons l’irrésistible besoin de vous aimer et de vous faire aimer, vous qui êtes le buisson ardent qui doit embraser le monde, pour le purifier. Oh ! oui ; que cette maison soit pour vous un asile aussi doux que celui de Béthanie, où vous puissiez trouver le repos près des âmes aimantes qui ont choisi la meilleure part dans l’heureuse intimité de votre Cœur ! Qu’elle soit, ô Sauveur aimé, l’humble mais hospitalier refuge de l’Egypte pendant l’exil que vous infligent vos ennemis !
Venez Seigneur Jésus, venez, car ici, comme à Nazareth, on aime d’un tendre amour la Vierge Marie, cette douce Mère que vous-même nous avez donnée. Venez remplir par votre douce présence les vides que le malheur et la mort ont laissé parmi nous. O ami très fidèle, si vous aviez été ici aux tristes heures de la douleur et du deuil, nos larmes auraient été moins amères, nous aurions senti le baume salutaire sur ces secrètes blessures que vous seul connaissez ; venez, car voici que s’approche peut-être pour nous le soir angoissant des chagrins et que décline le jour furtif de notre jeunesse et de nos illusions. Restez avec nous, car déjà il se fait tard, et le monde pervers veut nous envelopper des ombres de ses négations, alors que nous ne voulons nous attacher qu’à vous, parce que seul vous êtes la Voie, la Vérité et la Vie. Laissez entendre, ô Jésus, ces mots des temps passés : « Il faut qu’aujourd’hui vous me donniez l’hospitalité dans cette maison ».
Oui, Seigneur, établissez ici votre séjour, pour que nous vivions de votre amour et dans votre compagnie, nous qui vous proclamons notre Roi, car nous n’en voulons pas d’autre que Vous.
Aimé, béni et glorifié, soit à jamais dans ce foyer, le Cœur triomphant de Jésus ! que son règne arrive ! Ainsi soit-il !

On récite un Salve Regina, comme hommage d’amour au Cœur immaculé de Marie.

Salut, ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur et notre espérance, salut. Enfants d’Eve, exilés, nous élevons vers vous nos cris de détresse. Vers vous nous soupirons dans cette vallée de larmes. De grâce, ô notre Avocate, tournez vers nous les regards si doux de votre miséricorde. Et après cet exil, faites-nous voir Jésus, le fruit béni de vos entrailles. O clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie ! Salve, Regina Mater misericordiae, vita, dulcedo et spes nostra, salve. Ad te clamamus exules, filii Hevae. Ed te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrymarum valle. Eia ergo, advocata nostra, illos tu os misericordes oculos ad nos converte. Et Jesum benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende. O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria.

Cœur Sacré de Jésus, ayez pitié de nous ! (Trois fois)
Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous !
Saint Joseph, priez pour nous !
Bienheureuse Marguerite-Marie, priez pour nous !

Le prêtre, bénissant l’assistance : Benedictio Dei omnipotentis, etc.
Indulgences

1° Indulgence de 7 ans et de 7 quarantaines à tous les membres de la famille qui, au moins contrits de cœur, assisteront pieusement à la cérémonie de l’Intronisation du Sacré-Cœur de Jésus dans leur foyer ;
2° Indulgence plénière aux mêmes, si, étant confessés et ayant communié ce jour-là, ils visitent une église ou un oratoire public et y récitent quelques prières aux intentions du Souverain Pontife ;
3° Indulgence de 300 jours aux mêmes si, le jour anniversaire de l’Intronisation, ils renouvellent leur consécration devant l’image du Sacré-Cœur.

(Catéchisme sur l’Intronisation du Sacré-Cœur et la Consécration des Familles – Lyon, Œuvre du Sacré-Cœur, 1917)

Indulgences

  1. a) A tous les membres de la famille qui, le jour de l’Intronisation, disent l’acte de consécration, devant l’image du Sacré-Cœur : 7 ans – plénière, aux conditions habituelles.
  2. b) Lors de l’anniversaire de l’Intronisation, s’ils disent cet acte devant l’image du Sacré-Cœur : 3 ans – plénière, aux conditions usuelles.

(Pen., 18 mars 1932).

Bénédiction de la maison (ad libitum)

Le prêtre bénit la maison en présence des membres de la famille.

Bénédiction des images ou statues

Adjutorium nostrum in Nomine Domini.

Qui fecit caelum et terram.

Dominus vobiscum.

Et cum spiritu tuo.

Oremus.

 

Bene + dic Domine, Deus omnipotens,

domum istam ; ut sit in ea sanitas,

castitas, victoria, virtus, humilitas,

bonitas, et mansuetudo, plenitudo legis,

et gratiarum actio Deo Patri, et Filio, et

Spiritui Sancto ; et haec benedictio

maneat semper super hanc domum et

super habitantes in ea nunc et in omnia

saecula saeculorum. Amen.

 

O Seigneur Dieu Tout Puissant, bénissez

cette maison. Qu’y règnent la santé, la

chasteté, la victoire sur le péché, la force,

l’humilité, la bonté et la douceur, la

pleine observance de la loi et la

reconnaissance envers Dieu le Père et le

Fils et le Saint-Esprit. Et que cette

bénédiction demeure sur cette maison et

ceux qui l’habitent, maintenant et à

jamais pour les siècles des siècles. Amen.

 

Intronisation des images

Le chef de famille installe les images du Sacré-Cœur de Jésus (et du Cœur immaculé de Marie).

Adjutorium nostrum in Nomine Domini.

Qui fecit caelum et terram.

Dominus vobiscum.

Et cum spiritu tuo.

Oremus.

Omnipotens sempiterne Deus, qui

Sanctorum tuorum imagines sculpi

aut pingi non reprobas, ut quoties illas

oculis corporis intuemur, toties

eorum actus et sanctitatem ad

imitandum memoriae oculis

meditemur, hanc quaesumus,

imaginem (seu sculpturam) in

honorem et memoriam Sacratissimi

Cordis Unigeniti Filii tui Domini

nostri Jesu Christi, adaptam

bene+dicere et sancti+ficare digneris;

et praesta, ut quicumque coram illa

Cor Sacratissimum Unigeniti Filii tui

suppliciter colere et honorare

studuerit, illius meritis et obtentu, a te

gratiam in praesenti, et aeternam

gloriam obtineat in futurum. Per

eundeum Christum Dominum

nostrum. Amen.

(Ultimo aspergat aqua benedicta.)

 

Dieu Tout-Puissant et Eternel, Vous ne

nous avez pas interdit de représenter vos

Saints dans la peinture ou la pierre, afin

que, toutes les fois que nous regardons leur image avec les yeux du corps, nous

méditions avec les yeux de l’âme leur

sainteté et soyons amenés à imiter leurs

actions; nous supplions Votre bonté de

bénir et de sanctifier ces images (ou

statues), destinées à honorer et rappeler le Cœur Très Saint de Votre Fils Unique

Notre-Seigneur Jésus-Christ, et le Cœur

Immaculé de Marie, Sa Très Sainte Mère.

Puissent tous ceux qui, en Leur présence,

s’efforcent humblement de servir et

honorer Votre Fils Unique Notre-Seigneur

Jésus Christ et la Sainte Vierge Marie,

obtenir de Vous, par Leurs mérites et Leur

intercession, la Grâce dans la vie présente

et la gloire éternelle dans la vie future. Par

le Christ Notre Seigneur. Amen.

(Le prêtre asperge les images avec de

l’eau bénite).

 

Quand il n’y a pas de prêtre catholique disponible, que la famille le fasse sans ; l’Église interdit aussi de prier avec un hérétique.

 

Scapulaire du Sacré-Cœur

 ND de Pellevoisin – Scapulaire du Sacré-Cœur, 1902

L’Église a approuvé le scapulaire , mais les messages n’ont pas été reconnus par l’Église. Cela ne veut pas dire nécessairement qu’ils soient faux, mais qu’ils n’ont pas de reconnaissance officielle ni d’autorité en matière de foi. Aucune révélation privée, même approuvée n’est de foi ou à croire obligatoirement (elle peut être ignorée). Pour être obligatoire de foi, il faut que l’Église contraigne les fidèles de croire une révélation (voir à ce sujet : Faux signes et merveilles).

À Pellevoisin la Sainte Vierge a dit «Dans l’Eglise … Il y a quelque chose» et «Et la France ! Que n’ai-je pas fait pour elle ! Que d’avertissements, et pourtant encore elle refuse d’entendre ! Je ne peux plus retenir mon fils. … La France souffrira» (11ème apparition, vendredi 15 septembre 1876, Octave de la nativité de la Sainte Vierge). La Mère de Dieu parle ici de la grande apostasie (suite à son message de La Salette en 1846) à venir et de l’infiltration dans les structures de l’Église ; il y a déjà des francs-maçons et communistes infiltrés et des hérétiques qui les servent, certains sans le savoir. Les uns seront servis par les autres et arriveront au sommet. Le cardinal Rampolla, sataniste occulte, essaiera de se faire élire après la mort du pape Léon XIII en 1903, mais ce sera – grâce à Dieu – le pape saint Pie X qui sera élu. Le franc-maçon et apostat Roncalli sera frauduleusement élu antipape Jean 23 le 28 octobre 1958 et fomentera le faux concile apostat vatican 2 en janvier 1959 ; la secte vatican 2 et ses chefs apostat et antipapes occupent les murs du Vatican, et Rome devenue le siège de l’Antéchrist avec Jean-Paul 2.

Mgr de La Tour d’Auvergne, archevêque de Bourges, autorise la confection du scapulaire le  10-12 décembre 1876. Il érige la confrérie de «Mère toute Miséricordieuse» le 28 juillet 1877. Il remercie publiquement Marie d’avoir à nouveau visité la France et choisi son diocèse, le 11 octobre 1877.

Le pape Léon XIII, accorde des indulgences pour encourager le pèlerinage de Pellevoisin par Motu Proprio du 20 décembre 1892. Il élève à titre honorifique la confrérie de Pellevoisin au rang d’archiconfrérie de Mère toute Miséricordieuse par bref du 8 mai 1894 ; et il accorde des indulgences à l’archiconfrérie par bref du 15 mars 1896. Il reconnait le scapulaire du Sacré-Cœur, de Pellevoisin, par décret du 4 avril 1900, auquel est annexé la formule de bénédiction et d’imposition.

Il est rapporté que le pape Benoît XV reçut le scapulaire de Pellevoisin des mains du Père Hugon o. p. le 17 octobre 1915.

Scapulaire rouge de la Passion

En 1853, le Pape IX donna le pouvoir au supérieur des Lazaristes de communiquer à tout prêtre le pouvoir de bénir et d’imposer le scapulaire de la Passion aux fidèles.

Scapulaire du Sacré-Cœur de Jésus agonisant et du Cœur de Marie, Mère de douleurs

Similaire au scapulaire rouge de la Passion, mais l’étoffe des deux cœurs est blanche. Une formule spéciale de bénédiction et d’imposition a été approuvée en 1900 pour tout prêtre pour imposer ce scapulaire.

 

Le Christ est Roi par nature par sa divinité et par conquête par sa rédemption

Statue de 25 m du Christ-Roi, Les Houches, vallée du Mont Blanc (1933), concrétise Quas Primas du pape Pie XI

Fête du Christ Roi, dernier dimanche d’octobre

C’est pour exciter les fidèles à combattre vaillamment et sans trêve sous la bannière du Christ-Roi, c’est pour protester contre l’apostasie publique, qui prétend indignement ignorer le doux Nom de Notre-Sauveur dans les conférences internationales, comme dans les assemblées législatives, c’est pour proclamer ce Nom adorable d’autant plus haut et affirmer avec d’autant plus de forces ses droits souverains, que S. S Pie XI, par sa magnifique Encyclique Quas Primas du 11 déc.1925, a très opportunément institué la fête du Christ-Roi.

C’est le vœu du Souverain Pontife que cette fête soit célébrée avec l’éclat des grands jours : les Curés organiseront la communion générale des fidèles, la Grand’Messe sera célébrée avec une solennité extraordinaire ; il en sera de même du Salut du Très Saint Sacrement, pendant lequel aura lieu la Consécration du genre humain au Christ, Rédempteur et Roi, suivie des Litanies du Sacré-Cœur (Décret de la Congr. des Rites, 28 avril 1926). Il faut qu’Il règne : Opertet Illum regnare (1 Cor. 15-18).

 

Consécration du genre humain au Christ, Rédempteur et Roi

(ou Consécration du genre humain au Sacré-Cœur)

À réciter à la fête du Christ-Roi

Cette prière est en complément de l’Encyclique Annum Sacrum du 25 mai 1899 du pape Léon XIII prescrivant cette consécration dans toutes les églises lors de la fête du Sacré-Cœur de Jésus, en juin 1899. Le pape Pie XI dans Quas Primas du 11 décembre 1925 instituant la fête du Christ-Roi, prescriva : « Nous prescrivons également que chaque année, en ce même jour, on renouvelle la consécration du genre humain au Sacré Cœur de Jésus, consécration dont Notre Prédécesseur Pie X, de sainte mémoire, avait déjà ordonné le renouvellement annuel ».

(Texte Acta Apostolica Sedis, 5 nov. 1925)

Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous, qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à Vous, nous voulons être à Vous, et, afin de Vous être plus étroitement unis, voici que, en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à Votre Sacré-Cœur.
Beaucoup ne Vous ont jamais connu ; beaucoup ont méprisé vos commandements et Vous ont renié, Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres, et ramenez-les tous à votre Sacré-Cœur.

Seigneur, soyez le Roi non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de Vous, mais aussi des enfants prodigues qui Vous ont abandonné [apostats] ; faites qu’ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu’ils ne périssent pas de misère et de faim.

Soyez le Roi de ceux qui vivent dans l’erreur [hérétiques] ou que la discorde a séparés de Vous [schismatiques] ; ramenez-les au port de la vérité et à l’unité de la foi, afin que bientôt il n’y ait plus qu’un seul troupeau et un seul pasteur.

Soyez le Roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l’idolâtrie [païens] ou de l’islamisme, et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre royaume.

Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré [juifs] ; que sur eux aussi descende, mais aujourd’hui en baptême de vie et de rédemption, le sang qu’autrefois ils appelaient sur leurs têtes.

Accordez, Seigneur, à votre Église une liberté sûre et sans entraves ; accordez à tous les peuples l’ordre et la paix ; faites que, d’un pôle du monde à l’autre, une seule voix retentisse : Loué soit le Divin Cœur qui nous a acquis le salut, à Lui honneur et gloire dans tous les siècles ! Ainsi soit-il.


Règne du Christ-Roi, règne social du Sacré-Cœur de Jésus

« Je ne règnerais pas sans ma Mère ».

« Je règnerais malgré tous mes ennemis et tous ceux qui voudront s’y opposer ».

Le règne de Jésus-Christ est le règne de son Sacré-Cœur.

C’est un roi d’amour, c’est un règne d’amour, c’est un règne par l’Eglise catholique instituée par Jésus-Christ sur Pierre et ses successeurs : règne du Christ en son corps mystique qui est l’Eglise et par elle dans le monde.

Il n’y a aucune séparation entre l’Église et l’État, seulement une distinction de pouvoirs  le spirituel à l’Église et le temporel à l’État. Le règne du Christ vient aussi sûrement que la terre tourne, quelque soient les obstacles de ceux qui s’y opposent. Le  Christ a vaincu, et il appartient à son corps mystique (même avec un petit nombre de fidèles) d’appliquer cette victoire absolue, définitive et éternelle.

L’état, préposé aux affaires temporelles, doit obéir à l’Église.

La religion catholique doit être religion d’état, les lois doivent rendre justice au Christ et à son Épouse, l’Église ; et aucun autre culte non-catholique n’est toléré en public.

  • Racines chrétiennes, c’est-à-dire la fidélité de la France à son baptême.
  • Société chrétienne, c’est-à-dire les lois civiles favorisant la catholicité.
  • Familles chrétiennes, c’est-à-dire les lois civiles les favorisant.

L’état doit gérer les affaires temporelles en faveur du salut qui ne peut être que dans l’Église.

Une monarchie ou une république démocratique pourraient être acceptables, tant que les lois du pays reflètent et respectent les lois de Dieu et de l’Église catholique et si la religion catholique est reconnue comme la seule vraie religion.

Le Pape Léon XIII explique que la forme de gouvernement n’a pas d’importance, pourvu qu’il soit juste et conforme aux lois de Dieu :

Pape Léon XIII, Diuturnum SUR L’ORIGINE DU POUVOIR CIVIL, 29 juin, 1881 : 6. « Il est d’importance, toutefois, de remarquer à cet endroit que ceux qui peuvent être placés sur l’État peuvent, dans certains cas, être choisis par la volonté et la décision de la multitude, sans opposition ou attaquer la doctrine catholique. Et par ce choix, en vérité, la règle est désignée, mais les droits de décision ne sont pas ainsi conférés. Ce n’est pas non plus le pouvoir qui lui est délégué, mais la personne qui l’exerce qui est décidée.

«7. Il n’est pas question ici de respect des formes de gouvernement, car il n’y a aucune raison pour que l’Église n’approuve pas que la principale puissance soit détenue par un homme ou par plusieurs, à condition que ce soit juste, et qu’il tende à l’avantage commun. C’est pourquoi, tant que la justice est respectée, les gens ne sont pas empêchés de choisir pour eux-mêmes cette forme de gouvernement qui s’adapte le mieux, soit de leur propre inclination, ou par les institutions et les coutumes de leurs ancêtres ».

 

Le règne du Christ par les moyens qu’Il a donné lui-même à ses Apôtres

Évangéliser et christianiser, baptiser les nations, et en faire des disciples du Christ, telle est la mission de l’Eglise.

Mathieu 28, 19-20 : « Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fil et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous toujours jusqu’à la fin du monde ».

Le Christ est Roi des nations et Il veut régner par son Cœur : les rois des nations doivent donc être des images du Christ-Roi qui règne par son Cœur.

C’est pour faciliter cette image du Christ-Roi que l’Église a institué le sacre du roi de France afin qu’il ait la grâce pour régner à l’image de Jésus sur la nation fille aînée de l’Eglise, pour en faire le modèle et guide des nations.

La France ne remplira la fonction pour laquelle elle est faite que quand elle se repentira de ses œuvres antichrist.

Pape Léon XIII, 21 avril 1903 ; « La France reviendra aux traditions de saint Louis, ou elle périra dans la honte et la ruine ».

 

Saint Remi et le baptême de la France – Testament de Saint Remy

« Que le présent testament que j’ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques, mes frères, soit aussi défendu, protégé partout envers et contre tous par mes très chers fils, les rois de France, consacrés par moi au Seigneur à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ, la grâce de l¹Esprit Saint :

« Qu’en tout et toujours, il garde la perpétuité de sa force et l’inviolabilité de sa durée, mais par égard seulement pour cette race royale, qu’avec tous mes frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j’ai choisi délibérément pour régner jusqu’à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l’honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles.

« Par égard pour cette race que j’ai baptisée, que j’ai reçue dans mes bras ruisselante des eaux du baptême ; cette race que j’ai marquée des sept dons du même, que j’ai ointe de l’onction des rois, par le Saint Chrême du même Esprit-Saint, j’ai ordonné ce qui suit :

I° MALÉDICTIONS
« Si un jour cette race royale que j’ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses églises, les détruisait, les dévastait ; que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims, une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves ; (Ainsi, à l’origine même de notre Histoire, nous trouvons indiquée, comme frontière naturelle de notre pays, la rive gauche du Rhin.) ; une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules. Si à la septième fois, il persiste dans ses crimes, trêve à l’indulgence, place à la menace !

« S’il est rebelle à tout, qu’il soit séparé du corps de l’Eglise par les formules inspirées aux évêques par l’Esprit-Saint ; parce qu’il a persécuté l’indigent, le pauvre, au cœur contrit ; parce qu’il ne s’est point souvenu de la miséricorde ; parce qu’il a aimé la malédiction, elle lui arrivera, et, parce qu¹elle n’a point voulu de la bénédiction, elle s’éloignera.

« Et tout ce que l’Église a l’habitude de chanter de Judas, le traître, et des mauvais évêques, que toutes les églises le chantent de ce roi infidèle.

« Parce que le Seigneur a dit : « Tout ce que vous avez fait au plus petit des miens, c’est à Moi que vous l’avez fait et tout ce que vous ne lui avez pas fait, c’est à Moi que vous ne l’avez pas fait ».

« Qu’à la malédiction finale, on remplace seulement, comme il convient, à la personne, le mot épiscopat par le mot royauté ; que ses jours soient abrégés et qu’un autre reçoive sa royauté.

« Si les archevêques de Reims, mes successeurs, négligent ce devoir que je leur prescrit, qu’ils reçoivent pour eux la malédiction destinée au prince coupable ; que leurs jours soient abrégés et qu’un autre reçoive leur siège.

II° BÉNÉDICTIONS
« Si Notre Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu.

« Qu’aux bénédictions de l’Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale, s’ajoute la plénitude des bénédictions divines !

« Que de cette race sortent des rois et des empereurs, (Comme les Rois de France ont été fidèles ! Le nombre des couronnes que leur race a portées est là pour le prouver, la Race Royale de France a régné en effet en France, en Lorraine, en Allemagne, en Hongrie, en Pologne, en Savoie, en Italie, à Constantinople, en Espagne, à Parme, à Naples, en Sicile, au Portugal, en Autriche, au Brésil, etc…) qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l’avenir suivant la volonté du Seigneur pour l’extension de sa Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s’asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Ainsi soit-il ».

L’authenticité indiscutable de ce document capital pour notre Histoire a été prouvée par l’Abbé Augustin-Léonard Dessailly (1831-1907), Prêtre du Diocèse de Reims (en 1854), puis de Versailles ( jusque vers 1889),  et de Villepinte, membre de l’Académie nationale de Reims, dans un ouvrage fondamental, démonstratif et décisif : « L’authenticité du grand Testament de Saint Rémi » (Texte du testament avec notes historiques et géographiques ; Exposé des preuves de l’authenticité ; Réfutations des objections).

Ce testament de l’évêque saint Rémy fut également signé par six autres Evêques et d’autres Prêtres. Trois de ces Evêques sont réputés pour leur sainteté : Saint Vedast, Evêque d’Arras ; Saint Médard, Evêque de Noyon ; Saint Loup, Evêque de Soissons. Ils le signèrent sous la formule suivante : « X…, Evêque. Celui que mon Père Rémi a maudit, je le maudis, celui qu’il a béni, je le bénis et j’ai signé ».

Cardinal Baronius (1538-1607) : « Malgré les crimes de ses Rois, le Royaume de France n’ai jamais passé sous une domination étrangère et le peuple Français n’a jamais été réduit à servir d’autre Peuples. C’est cela qui a été accordé par une promesse divine, aux prières de Saint Rémi, suivant la parole de David (Ps. 88) : Si mes fils abandonnent ma loi ; s’ils ne marchent point dans la voie de mes Jugements; s’ils profanent mes justices et ne gardent point mes commandements, je visiterai leurs iniquités avec la verge et leurs péchés avec le fouet ; MAIS JE N’ELOIGNERAI JAMAIS DE CE PEUPLE MA MISÉRICORDE ». (Caesar Baronius, Annales Ecclesiastici, tome VI, Bibl. Nation. H. 106, p. 635 et 636) (Migne, t. 135, p. 60 à 68. Flodoard, Historia Remensis Ecclesiae, lib. I. ch. XVIII, Testamentum ab ipso editum)

Aujourd’hui la France est sous la 5ème république maçonnique du diable.

C’est le règne du mensonge : le modernisme laïciste : Liberté sans Dieu, égalité sans Dieu, fraternité sans Dieu.

Bien qu’il y ait une distinction entre l’Église qui concerne les biens éternels et l’État qui concerne les biens temporels, la séparation de l’Église et de l’État est hérétique.

La révolution française et la république sont franc-maçonniques, c’est-à-dire sataniques, et par conséquent elles ne garantissent pas et détruisent la vie de l’Eglise, avec une fausse démocratie (pouvoir par le peuple) laïciste naturellement maçonnique aussi.

Pape Pie XI, Quas Primas, L’institution d’une fête du Christ-Roi, 11 déc. 1925 n° 18 : « C’est ici Notre tour de pourvoir aux nécessités des temps présents, d’apporter un remède efficace à la peste qui a corrompu la société humaine. Nous le faisons en prescrivant à l’univers catholique le culte du Christ-Roi. La peste de notre époque, c’est le laïcisme».

Dieu avait donné le Roi de France pour protéger l’Eglise catholique dans l’ordre temporel, mais il devait être catholique, c’est-à-dire  membre, et non pas être hérétique coupé de l’Eglise pour remplir sa fonction.

L’organisation maçonnique républicaine de la société se fait par des lois injustes et antichrists, dans le but d’éradiquer le christianisme, sous le masque d’une fausse démocratie : les hommes politiques ne sont que des acteurs de théâtre qui jouent le rôle que leur donne la franc-maçonnerie.

Une république avec un chef élu est acceptable seulement dans la mesure où l’État reconnaît la religion catholique comme la seule vraie, sans tolérance publique des fausses religions du diable.

L’économie libérale aussi est fondée sur le principe maçonnique « ordo ab chaos » (l’ordre par le désordre), ce qui engendre le libéralisme individualiste qu’on appelle « la droite » de concert avec le socialisme communautaire qu’on appelle « la gauche », droite et gauche du temple franc-maçon : d’un côté l’économie de marché, et de l’autre côté, l’économie de répartition imposée.

C’est un système instable voulu de manipulation du peuple, un système antichrist pour empêcher le règne du Christ-Roi, le règne social du Cœur de Jésus.

Jésus n’a pas prié pour le monde, donc le monde est l’instrument de Satan.

Jean 17, 9 : « Moi, je prie pour eux : je ne prie point pour le monde, mais pour ceux que vous m’avez donnés, parce qu’ils sont à vous ».

Voir : Déchristianisation, Franc-maçonnerie, Nouvel Ordre Mondial

 

La Sainte Vierge est Reine par grâce

Jésus est Roi par nature divine. Marie est Reine par grâce : elle n’est pas une déesse, mais une simple créature humaine.

Dieu le Père a réunit toutes ses grâces en une personne qu’il a appelé Marie, comme un Père avec sa fille de prédilection.

Dieu le Fils a fait de Marie, sa Mère, la trésorière de tous ses mérites de Rédemption, qu’elle communique comme elle veut.

Dieu le Saint-Esprit fait passer tous ses dons par Marie qu’il a prit comme épouse.

Par son Immaculée conception, Marie est conçue préservée du péché originel d’Adam.

Par sa vie exempte de tout péché elle est demeurée intacte du péché.

Par sa maternité divine, elle est élevée au rang de Mère de Dieu : la mère du Roi est toujours Reine.

Par son Assomption, sa chair est exempte de la corruption et glorifiée.

Par sa glorification, elle devient Reine du Ciel : Reine par grâce et Mère de la grâce.

Dieu fait passer ordinairement toutes ses grâces par les mains de Marie médiatrice de toutes grâces.

Étant donné que la Mère et le Fils ne sauraient être séparés en aucune façon, ils ne le sont pas non plus dans l’œuvre de la Rédemption : Jésus est seul Rédempteur par nature divine et a accompli la rédemption dans sa chair reçue de Marie, qui est aussi son associée par grâce dans l’œuvre de la rédemption parce que par obéissance à Dieu elle a offert son divin Fils au Père, l’a sacrifié pour les pécheurs, s’est associée à ses douleurs et à son sacrifice.

 

Saint Joseph, intendant de la royauté du Christ

Dieu a fait de saint Joseph l’époux de la Vierge immaculée Mère de Dieu et le père putatif et nourricier de Jésus-Christ. C’est ainsi qu’il est l’intendant de tous les biens de la royauté du Christ.

 

Saint Michel Archange, premier défenseur de la Royauté du Christ

C’est Saint Michel qui a le premier défendu la Royauté de Dieu et Son Incarnation rédemptrice face à Lucifer qui voulait s’égaler à Dieu. Saint Michel a combattu et vaincu l’ange qui voulait s’égaler à Dieu, par cette interjection : « Qui est comme Dieu ? » C’est-à-dire qui d’autre peut se prétendre le Roi : seul Dieu est le Roi. C’est en défendant la Royauté de Dieu que Saint Michel a sauvé les deux tiers des anges.

Saint Michel porte l’étendard de la Royauté du Christ depuis le commencement et jusqu’à la fin des temps.

 

Sainte Jeanne d’Arc et le respect des droits de la Royauté du Christ

Elle est la sainte que Dieu a choisi pour faire respecter les droits de la Royauté du Christ. Ces droits sont l’obéissance des nations au Christ-Roi et au règne du Sacré-Cœur de Jésus. Le déclin des nations dans l’apostasie est le châtiment de leur désobéissance aux droits divins du Christ-Roi. Concernant la France, son déclin a commencé avec Louis XIV et sa gloire personnelle devant celle de Dieu et son église gallicane schismatique, puis a continué avec Louis XV et ses frasques et mondanités au lieu de servir Dieu et de protéger l’Église et les âmes, et Louis XVI avec son manque de fermeté, ses trop grandes complaisances et sa naïveté avec les ennemis rusés et acharnés de l’Église. Le déclin fut consommé avec la soi-disant révolution du peuple – de quelques uns, 400, et non pas du peuple – orchestrée par la franc-maçonnerie, dirigée et exécutée par les francs-maçons ennemis de l’Église et de la chrétienté, avec la complaisance, l’intérêt et l’instrument des bourgeois.

 

Annexes

Quas Primas, Pape Pie XI, L’institution d’une fête du Christ-Roi

11 décembre 1925 (extraits § 4, 5, 8, 10, 18, 21)

4. Depuis longtemps, dans le langage courant, on donne au Christ le titre de Roi au sens métaphorique ; il l’est, en effet, par l’éminente et suprême perfection dont il surpasse toutes les créatures. Ainsi, on dit qu’il règne sur les intelligences humaines, à cause de la pénétration de son esprit et de l’étendue de sa science, mais surtout parce qu’il est la Vérité et que c’est de lui que les hommes doivent recevoir la vérité et l’accepter docilement. On dit qu’il règne sur les volontés humaines, parce qu’en lui, à la sainteté de la volonté divine correspond une parfaite rectitude et soumission de la volonté humaine, mais aussi parce que sous ses inspirations et ses impulsions notre volonté libre s’enthousiasme pour les plus nobles causes. On dit enfin qu’il est le Roi des cœurs, à cause de son inconcevable charité qui surpasse toute compréhension humaine (Ephés. III 19) et à cause de sa douceur et de sa bonté qui attirent à lui tous les cœurs : car dans tout le genre humain il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais personne pour être aimé comme le Christ Jésus.

5. Mais, pour entrer plus à fond dans Notre sujet, il est de toute évidence que le nom et la puissance de roi doivent être attribués, au sens propre du mot, au Christ dans son humanité ; car c’est seulement du Christ en tant qu’homme qu’on peut dire : Il a reçu du Père la puissance, l’honneur et la royauté (Daniel VII 13-1) ; comme Verbe de Dieu, consubstantiel au Père, il ne peut pas ne pas avoir tout en commun avec le Père et, par suite, la souveraineté suprême et absolue sur toutes les créatures.

8. Quant au fondement de cette dignité et de cette puissance de Notre-Seigneur, saint Cyrille d’Alexandrie l’indique très bien : «  Pour le dire en un mot, dit-il, la souveraineté que Jésus possède sur toutes les créatures, il ne l’a point ravie par la force, il ne l’a point reçue d’une main étrangère, mais c’est le privilège de son essence et de sa nature » (S. Cyrille d’Alexandrie, In Lucam X, PG LXXII 666). En d’autres termes, son pouvoir royal repose sur cette admirable union qu’on nomme l’union hypostatique. Il en résulte que les anges et les hommes ne doivent pas seulement adorer le Christ comme Dieu, mais aussi obéir et être soumis à l’autorité qu’il possède comme homme ; car, au seul titre de l’union hypostatique, le Christ a pouvoir sur toutes les créatures.

10. II est presque inutile de rappeler qu’elle comporte les trois pouvoirs, sans lesquels on saurait à peine concevoir l’autorité royale. Les textes des Saintes Lettres que Nous avons apportés en témoignage de la souveraineté universelle de notre Rédempteur le prouvent surabondamment. C’est, d’ailleurs, un dogme de foi catholique que le Christ Jésus a été donné aux hommes à la fois comme Rédempteur, de qui ils doivent attendre leur salut, et comme Législateur, à qui ils sont tenus d’obéir (Concile de Trente sess. VI c. 21, Denzinger n. 831). Les évangélistes ne se bornent pas à affirmer que le Christ a légiféré, mais ils nous le montrent dans l’exercice même de son pouvoir législatif.

A tous ceux qui observent ses préceptes, le divin Maître déclare, en diverses occasions et de diverses manières, qu’ils prouveront ainsi leur amour envers lui et qu’ils demeureront en son amour (Cf. S. Jean XIV 15 ; XV 10).

Quant au pouvoir judiciaire, Jésus en personne affirme l’avoir reçu du Père, dans une réponse aux Juifs qui l’accusaient d’avoir violé le Sabbat en guérissant miraculeusement un malade durant ce jour de repos : «  Le Père, leur dit-il, ne juge personne, mais il a donné au Fils tout jugement » (S. Jean V, 22). Dans ce pouvoir judiciaire est également compris – car il en est inséparable – le droit de récompenser ou de châtier les hommes, même durant leur vie.

Il faut encore attribuer au Christ le pouvoir exécutif : car tous inéluctablement doivent être soumis à son empire; personne ne pourra éviter, s’il est rebelle, la condamnation et les supplices que Jésus a annoncés.

18. C’est ici Notre tour de pourvoir aux nécessités des temps présents, d’apporter un remède efficace à la peste qui a corrompu la société humaine. Nous le faisons en prescrivant à l’univers catholique le culte du Christ-Roi. La peste de notre époque, c’est le laïcisme, ainsi qu’on l’appelle, avec ses erreurs et ses entreprises criminelles.

Comme vous le savez, Vénérables Frères, ce fléau n’est pas apparu brusquement ; depuis longtemps, il couvait au sein des États. On commença, en effet, par nier la souveraineté du Christ sur toutes les nations ; on refusa à l’Église le droit – conséquence du droit même du Christ – d’enseigner le genre humain, de porter des lois, de gouverner les peuples en vue de leur béatitude éternelle. Puis, peu à peu, on assimila la religion du Christ aux fausses religions et, sans la moindre honte, on la plaça au même niveau. On la soumit, ensuite, à l’autorité civile et on la livra pour ainsi dire au bon plaisir des princes et des gouvernants. Certains allèrent jusqu’à vouloir substituer à la religion divine une religion naturelle ou un simple sentiment de religiosité. Il se trouva même des États qui crurent pouvoir se passer de Dieu et firent consister leur religion dans l’irréligion et l’oubli conscient et volontaire de Dieu.

Les fruits très amers qu’a portés, si souvent et d’une manière si persistante, cette apostasie des individus et des États désertant le Christ, Nous les avons déplorés dans l’Encyclique Ubi arcano (Pie XI, Lettre encyclique Ubi arcano, 23 déc. 1922, AAS XIV (1922) 673-700, CH pp. 602-629). Nous les déplorons de nouveau aujourd’hui.

21. Les États, à leur tour, apprendront par la célébration annuelle de cette fête que les gouvernants et les magistrats ont l’obligation, aussi bien que les particuliers, de rendre au Christ un culte public et d’obéir à ses lois. Les chefs de la société civile se rappelleront, de leur côté, le dernier jugement, où le Christ accusera ceux qui l’ont expulsé de la vie publique, mais aussi ceux qui l’ont dédaigneusement mis de côté ou ignoré, et punira de pareils outrages par les châtiments les plus terribles ; car sa dignité royale exige que l’État tout entier se règle sur les commandements de Dieu et les principes chrétiens dans l’établissement des lois, dans l’administration de la justice, dans la formation intellectuelle et morale de la jeunesse, qui doit respecter la saine doctrine et la pureté des mœurs.

 

Léon XIII, Encyclique Annum Sacrum

Sur la consécration du genre humain au Sacré-Cœur de Jésus

25 mai 1899

LÉON XIII, PAPE

À nos vénérables frères les archevêques, les évêques et les autres ordinaires de la confédération canadienne en paix et en communion avec le siège apostolique.

Vénérables Frères, Salut et bénédiction apostolique.

Nous avons naguère, comme vous le savez, ordonné par lettres apostoliques qu’un jubilé serait célébré prochainement dans cette ville sainte, suivant la coutume et la règle établies par les anciens. Aujourd’hui, dans l’espoir et dans l’intention d’accroître la piété dont sera empreinte cette solennité religieuse, Nous avons projeté et nous conseillons une manifestation éclatante. Pourvu que tous les fidèles Nous obéissent de cœur et avec une bonne volonté unanime et généreuse, Nous attendons de cet acte, et non sans raison, des résultats précieux et durables, d’abord pour la religion chrétienne et ensuite pour le genre humain tout entier.

Maintes fois, Nous Nous sommes efforcés d’entretenir et de mettre de plus en plus en lumière cette forme excellente de piété, qui consiste à honorer le Très Sacré Cœur de Jésus. Nous suivions en cela l’exemple de nos prédécesseurs Innocent XII, Benoît XIII, Clément XIII, Pie VI, Pie VII et Pie IX. Tel était notamment le but de notre décret publié le 28 juin de l’année 1889, et par lequel Nous avons élevé au rite de première classe la fête du Sacré Cœur.

Mais maintenant Nous songeons à une forme de vénération plus imposante encore, qui puisse être en quelque sorte la plénitude et la perfection de tous les hommages que l’on a coutume de rendre au Cœur très sacré. Nous avons confiance que cette manifestation de piété sera très agréable à Jésus-Christ, rédempteur.

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que le projet dont nous parlons est mis en question. En effet, il y a environ vingt-cinq ans, à l’approche des solennités du deuxième centenaire du jour où la bienheureuse Marguerite-Marie Alacoque avait reçu de Dieu l’ordre de propager le culte du divin Cœur, des lettres pressantes émanant non seulement de particuliers, mais encore d’évêques, furent envoyées en grand nombre et de tous côtés à Pie IX. Elles tendaient à obtenir que le Souverain Pontife voulût bien consacrer au très saint Cœur de Jésus l’ensemble du genre humain. On jugea bon de différer, afin que la décision fût mûrie davantage. En attendant, les villes reçurent l’autorisation de se consacrer séparément si cela leur agréait, et une formule de consécration fut prescrite. Maintenant, de nouveaux motifs étant survenus, Nous pensons que l’heure est arrivée de mener à bien ce projet.

Ce témoignage général et solennel de respect et de piété est bien dû à Jésus-Christ, car Il est le Prince et le Maître suprême. En effet son empire ne s’étend pas seulement aux nations qui professent la foi catholique, ou aux hommes qui ayant reçu régulièrement le saint baptême se rattachent en droit à l’Eglise, quoiqu’ils en soient séparés par des opinions erronées ou par un dissentiment qui les arrache à sa tendresse.

Le règne du Christ embrasse aussi tous les hommes privés de la foi chrétienne de sorte que l’universalité du genre humain est réellement soumise au pouvoir de Jésus. Celui qui est le Fils unique de Dieu le Père, qui a la même substance que Lui et qui « est la splendeur de sa gloire et l’empreinte de sa substance » (Héb. I, 3). Celui-là nécessairement possède tout en commun avec le Père ; il a donc aussi le souverain pouvoir sur toutes choses. C’est pourquoi le Fils de Dieu dit de lui-même par la bouche du prophète : « Pour moi, j’ai été établi roi sur Sion, sa sainte montagne ; le Seigneur m’a dit : Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui. Demande-moi, je te donnerai les nations pour ton héritage et les limites de la terre pour ton patrimoine » (Ps. II, 6-8).

Par ces paroles, Jésus-Christ déclare qu’il a reçu de Dieu la puissance, soit sur toute l’Église qui est figurée par la montagne de Sion, soit sur le reste du monde jusqu’à ses bornes les plus lointaines. Sur quelle base s’appuie ce souverain pouvoir, c’est ce que nous apprennent clairement ces paroles : « Tu es mon fils ». Par cela même, en effet, que Jésus-Christ est le fils du Roi du monde, il hérite de toute sa puissance ; de là ces paroles : « Je te donnerai les nations pour ton héritage ». À ces paroles sont semblables celles de l’apôtre saint Paul : « Son fils qu’il a établi héritier en toutes choses » (Héb. 1, 2).

Mais il faut surtout considérer ce que Jésus-Christ a affirmé concernant son empire, non plus par les Apôtres ou par les prophètes, mais de sa propre bouche. Au gouverneur romain qui lui demandait « Tu es donc roi ? », Il répondit sans aucune hésitation : « Tu le dis, je suis roi » (Joan. XVIII, 37). La grandeur de ce pouvoir et l’immensité infinie de ce royaume sont confirmées clairement par les paroles de Notre-Seigneur aux apôtres : « Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Matth. XVIII, 18). Si toute puissance a été donnée au Christ, il s’ensuit nécessairement que son empire doit être souverain, absolu, indépendant de la volonté de tout être, de sorte qu’aucun pouvoir ne soit égal ni semblable au sien. Et puisque cet empire lui a été donné dans le ciel et sur la terre, il faut qu’il voie le ciel et la terre lui obéir.

Effectivement, il a exercé ce droit extraordinaire et qui lui est propre, lorsqu’il a ordonné aux apôtres de répandre sa doctrine, de réunir les hommes en une seule Église par le Baptême du salut, enfin de leur imposer des lois que personne ne pût méconnaître, sans mettre en péril son salut éternel.

Mais ce n’est pas tout. Jésus-Christ commande non seulement en vertu d’un droit naturel et comme Fils de Dieu, mais encore en vertu d’un droit acquis. Car « il nous a arrachés de la puissance des ténèbres » (Col. I, 13) ; et en outre il « s’est livré lui-même pour la rédemption de tous » (I Tim. II, 6). Non seulement les catholiques et ceux qui ont reçu régulièrement le baptême chrétien, mais tous les hommes et chacun d’eux sont devenus pour Lui « un peuple conquis » (I P. II, 9). Aussi, saint Augustin a-t-il eu raison de dire à ce sujet : « Vous cherchez ce que Jésus-Christ a acheté ? Voyez ce qu’Il a donné et vous saurez ce qu’Il a acheté. Le sang du Christ est le prix de l’achat. Quel objet peut avoir une telle valeur ? Lequel, si ce n’est le monde entier ? Lequel si ce n’est toutes les nations ? C’est pour l’univers entier que le Christ a payé un tel prix » (Tract. 20 in Joan.).

Pourquoi les infidèles eux-mêmes sont-ils soumis au pouvoir de Jésus-Christ ? Saint Thomas nous en expose longuement la raison. En effet, après avoir demandé si le pouvoir judiciaire de Jésus-Christ s’étend à tous les hommes, et avoir affirmé que « l’autorité judiciaire découle de l’autorité royale », il conclut nettement : « Tout est soumis au Christ quant à la puissance, quoique tout ne lui soit pas soumis encore quant à l’exercice même de cette puissance » (3a P., Q. 59, art. 4). Ce pouvoir du Christ et cet empire sur les hommes s’exercent par la vérité, par la justice et surtout par la charité.

Mais à cette double base de sa puissance et de sa domination, Jésus-Christ nous permet dans sa bienveillance d’ajouter, si nous y consentons de notre côté, la consécration volontaire. Dieu et rédempteur à la fois, il possède pleinement, et d’une façon parfaite, tout ce qui existe. Nous, au contraire, nous sommes si pauvres et dénués, que nous n’avons rien qui nous appartienne et dont nous puissions lui faire présent. Cependant, dans sa bonté et sa charité souveraine, il ne refuse nullement que nous lui donnions et que nous lui consacrions ce qui lui appartient, comme si nous en étions les possesseurs. Non seulement il ne refuse pas cette offrande, mais il la désire et il la demande : « Mon fils, donne moi ton cœur ». Nous pouvons donc lui être pleinement agréables par notre bonne volonté et l’affection de notre âme. En nous consacrant à lui, non seulement nous reconnaissons et nous acceptons son empire ouvertement et avec joie, mais encore nous témoignons réellement que si ce que nous donnons nous appartenait, nous l’offririons de tout notre cœur ; nous demandons ainsi à Dieu de vouloir bien recevoir de nous ces objets mêmes qui lui appartiennent absolument.  Telle est l’efficacité de l’acte dont il s’agit, tel est le sens de nos paroles.

Puisque dans le Sacré Cœur réside le symbole et l’image sensible de la charité infinie de Jésus-Christ, charité qui nous pousse à l’aimer en retour, il est convenable de nous consacrer à son Cœur très auguste. Agir ainsi, c’est se donner et se lier à Jésus Christ ; car les hommages, les marques de soumission et de piété que l’on offre au divin Cœur se rapportent réellement et en propre au Christ lui même.

C’est pourquoi Nous engageons et Nous exhortons à accomplir avec ardeur cet acte de piété, tous les fidèles qui connaissent et aiment le divin Cœur. Nous désirerions vivement qu’ils se livrassent à cette manifestation le même jour, afin que les sentiments et les vœux communs de tant de milliers de fidèles fussent portés en même temps au temple céleste.

Mais oublierons-nous une quantité innombrable d’hommes, pour lesquels n’a pas encore brillé la vérité chrétienne ? Nous tenons la place de Celui qui est venu sauver ce qui était perdu et qui a donné son sang pour le salut du genre humain tout entier. Aussi, nous songeons avec assiduité à ramener vers la véritable vie ceux mêmes qui gisent dans les ténèbres de la mort. Nous avons envoyé de tous côtés pour les instruire des messagers du Christ ; et maintenant, déplorant leur sort, Nous les recommandons de toute notre âme et Nous les consacrons, autant qu’il est en Nous, au Cœur très sacré de Jésus.

De cette manière, l`acte de piété que Nous conseillons à tous sera profitable à tous. Après l’avoir accompli, ceux qui connaissent et aiment Jésus-Christ sentiront croître leur foi et leur amour. Ceux qui, connaissant le Christ, négligent cependant sa loi et ses préceptes, pourront puiser dans son Sacré-Cœur la flamme de la charité. Enfin, nous implorerons tous d’un élan unanime le secours céleste pour les infortunés qui souffrent dans les ténèbres de la superstition. Nous demanderons que Jésus-Christ, auquel ils sont soumis « quant à la puissance » les soumette un jour « quant à l’exercice de cette puissance ». Et cela, non seulement « dans un siècle à venir, quand il accomplira sa volonté sur tous les êtres en récompensant les uns et en châtiant les autres » (S. Thomas, loc. cit.), mais encore dès cette vie mortelle, en leur donnant la foi et la sainteté. Puissent-ils honorer Dieu par la pratique de la vertu, comme il convient, et chercher à obtenir la félicité céleste et éternelle.

Une telle consécration apporte aussi aux Etats l’espoir d’une situation meilleure, car cet acte de piété peut établir ou raffermir les liens qui unissent naturellement les affaires publiques à Dieu. Dans ces derniers temps surtout, on a fait en sorte qu’un mur s’élevât, pour ainsi dire, entre l’Eglise et la société civile. Dans la constitution et l’administration des Etats, on compte pour rien l’autorité de la juridiction sacrée et divine, et l’on cherche à obtenir que la religion n’ait aucun rôle dans la vie publique. Cette attitude aboutit presque à enlever au peuple la foi chrétienne ; si c’était possible, on chasserait de la terre Dieu lui même. Les esprits étant en proie à un si insolent orgueil, est-il étonnant que la plus grande partie du genre humain soit livrée à des troubles profonds, et battue par des flots qui ne laissent personne à l’abri de la crainte et du péril ? Il arrive fatalement, que les fondements les plus solides du salut public s’écroulent lorsqu’on laisse de côté la religion. Dieu, pour faire subir à ses ennemis le châtiment qu’ils avaient mérité, les a livrés à leurs penchants, de sorte qu’ils s’abandonnent à leurs passions et s’épuisent dans une licence excessive.

De là, cette abondance de maux qui depuis longtemps sévissent sur le monde, et qui Nous obligent à demander le secours de Celui qui seul peut les écarter. Or, qui est celui-là, sinon Jésus-Christ, fils unique de Dieu ? « car nul autre nom n’a été donné sous le ciel aux hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Act. IV, 12). Il faut donc recourir à Celui qui est « la voie, la vérité et la vie ». L’homme a erré, qu’il revienne dans la route droite ; les ténèbres ont envahi les âmes, que cette obscurité soit dissipée par la lumière de la vérité ; la mort s’est emparée de nous, conquérons la vie. Il nous sera enfin permis de guérir tant de blessures, on verra renaître avec toute justice l’espoir en l’antique autorité, les splendeurs de la foi reparaîtront, les glaives tomberont et les armes s’échapperont des mains lorsque tous les hommes accepteront l’empire du Christ et s’y soumettront avec joie, et quand « toute langue confessera que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père » (Phil. II, 2).

A l’époque où l’Eglise, toute proche encore de ses origines, était accablée sous le joug des Césars, un jeune empereur aperçut dans le ciel une croix qui annonçait et qui préparait une magnifique et prochaine victoire. Aujourd’hui, voici qu’un autre emblème béni et divin s’offre à nos yeux. C’est le cœur très sacré de Jésus, sur lequel se dresse la Croix et qui brille d’un magnifique éclat au milieu des flammes. En lui nous devons placer toutes nos espérances ; nous devons lui demander et attendre de lui le salut des hommes.

Enfin, Nous ne voulons point passer sous silence un motif particulier, il est vrai, mais légitime et sérieux, qui Nous pousse à entreprendre cette manifestation. C’est que Dieu, auteur de tous les biens, Nous a naguère sauvés d’une maladie dangereuse. Nous voulons évoquer le  souvenir d’un tel bienfait et en témoigner publiquement Notre reconnaissance par l’accroissement des hommages rendus au très saint Cœur.

Nous décidons en conséquence que, le 9, le 10 et le 11 du mois de juin prochain, dans l’église de chaque localité et dans l’église principale de chaque ville, des prières déterminées seront dites. Chacun de ces jours-là, les litanies du Sacré-Cœur, approuvées par Notre autorité, seront jointes aux autres invocations. Le dernier jour, on récitera la formule de consécration que Nous vous envoyons, Vénérables Frères, en même temps que ces lettres.

Comme gage des faveurs divines et en témoignage de Notre bienveillance, Nous accordons très affectueusement dans le Seigneur la bénédiction apostolique à vous, à votre clergé et au peuple que vous dirigez.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 25 mai de l’année 1899, de notre pontificat la vingt-deuxième.

Léon XIII, Pape

 

Un Appel à l’amour, Message du Sacré-Cœur à Sœur Josepha