Site hérétique blogdelamesange.wordpress.com

Le site blogdelamesange.wordpress.com prône ouvertement l’hérésie du baptême de désir affirmant «Le « baptême de désir » est un enseignement infaillible !».(.blogdelamesange.wordpress.com/2018/11/19/le-bapteme-de-desir-est-un-enseignement-infaillible/)

Affirmer qu’une hérésie si énorme déjà réfutée maintes et maintes fois, et de tous les angles de vue possibles, « est un enseignement infaillible » est notoirement hérétique au plus haut point et un scandale assassin des âmes.

Cette affirmation que le «baptême de désir est un enseignement infaillible» est un blasphème contre l’inerrance de la sainte Église. Une telle déclaration prouve une déviation et une errance totale dans la foi, sur ce qu’est le Magistère de l’Église et de ce qu’est l’Église catholique.

Ce site hérétique notoire tente misérablement d’appuyer son hérésie avec les arguments frauduleux suivants (captures d’écran) :

Article original (.philosophieduchristianisme.wordpress.com/2018/09/09/le-bapteme-de-desir-est-un-enseignement-infaillible/) :

 

 

Premièrement, il est dit : «Nous ne nommerons pas cette erreur, de peur que nos lecteurs n’aillent s’informer sur elle et ne soit ébranlés dans leur foi par leurs arguments». Ceci est l’aveu qu’ils ne peuvent absolument répondre à aucun argument, c’est parce qu’ils nient l’enseignement infaillible de l’Église et mentent. En outre, une erreur contre la doctrine est une hérésie qui doit être condamnée, donc ils devraient la condamner, mais, non, ils préfèrent ne pas nommer « cette erreur » ; bien sûr parce que ce sont des hérétiques avec des arguments hérétiques. Les catholiques condamnent les hérésies ou font défection de la foi (vérités de la foi).

Deuxièmement, ils citent des documents faillibles, comme font tous les hérétiques qui n’ont aucun argument contre les dogmes infaillibles : l’encyclique Quo graviora de Grégoire XVI qui ne remplit pas les critères d’infaillibilité et le code faillible de droit canon 1917 pour appuyer leur hérésie du baptême de désir qui nie le Magistère infaillible de l’Église, c’est-à-dire qui nie les dogmes et les vérités de foi divine et catholique de loi divine. Un écrit faillible n’a absolument aucun poids devant l’enseignement infaillible, il peut être repris s’il ne contredit pas le Magistère, mais doit être rejeté s’il contredit l’enseignement de l’Église. Les arguments avancés ci-dessus sont intenables.

Troisièmement, le paragraphe ci-dessus dans Quo graviora de Grégoire XVI parle de l’enseignement de l’Église selon lequel «l’Église qui est la colonne et le soutien de la vérité … reçoit sans cesse du saint-Esprit l’enseignement de toute vérité». Il s’agit justement du Magistère de l’Église ou de l’enseignement constant et universel de l’Église qui est infaillible et de loi divine ou de foi, pas de la loi ecclésiastique ni non plus des textes faillibles.

Quatrièmement, la discipline universelle de l’Église est la loi ecclésiastique pas la loi divine. Elle est subordonnée à la loi divine. Le droit canon n’est pas la discipline universelle de l’Église, il  n’est pas universel (pas pour toute l’Église) ni d’infaillibilité négative (beaucoup de canons ne sont pas fondés sur le corps doctrinal de l’enseignement de l’Église ou Magistère, ni même les lois ecclésiastiques des conciles œcuméniques et généraux ou discipline universelle). La discipline universelle est d’infaillibilité négative parce que c’est la loi ecclésiastique contraignante toute l’Église qui applique la loi divine, comme on peut le voir, par exemple, dans le concile Latran V, etc. Donc avancer l’argument de la discipline pour affirmer une hérésie qui nie l’enseignement infaillible de loi divine prouve que ces gens ne connaissent rien de la foi catholique ; en plus ils mentent pour mieux nier les dogmes catholiques ; c’est tout simplement une fraude hérétique complète.

Cinquièmement, ils s’auto-réfutent. Pour tenter d’appuyer leur hérésie, ils ont le culot de citer le concile de Trente, sess. 7, can. 3, décret sur les sacrements, qui s’applique justement contre eux et les anathématise. Et en plus, c’est un canon sur le sacrement du baptême, pas sur un soit-disant baptême autre que le sacrement. Tout ceci prouve une errance totale de la foi, et est fondamentalement frauduleux. Les auteurs de ces sites sont sur le chemin de l’enfer. 

En conclusion, affirmer que le «baptême de désir est un enseignement infaillible» est affirmer que l’Église enseigne l’erreur et qu’elle se contredit elle-même avec ses dogmes, ce qui fait de Dieu l’auteur de l’erreur. Cette hérésie notoire, est en plus un scandale et un blasphème, et coupe automatiquement son auteur de l’Église catholique par loi divine.

La vraie doctrine de la foi divine et catholique sur le baptême :

Premier concile de Constantinople, Profession de foi, 381 ex cathedra : «Je crois en … une seule sainte Église catholique et apostolique. Je confesse un seul baptême pour la rémission des péchés».

Concile de Trente, Iniunctum nobis, Profession de foi, 13 nov. 1564 ex cathedra : «… je crois et je professe … en une Église sainte, catholique et apostolique. Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés».  (Ench. Symb. Denz. 1000 1870)

La profession de foi de l’Église professe un seul baptême, et réfute le baptême « de désir » (et le baptême « de sang ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439, ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte d’entrée de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes faits membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers du premier homme, à moins que nous soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, nous ne pouvons pas, comme dit la Vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Avez-vous vu ? «… à travers lui [le saint baptême], nous sommes faits membres du Christ et du corps de l’Église» et «à moins que nous soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, nous ne pouvons pas, comme dit la Vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5]». Infailliblement, c’est l’eau du baptême (sacrement) qui fait membre de l’Église, car si nous ne somme pas nés de nouveau (régénération) d’eau et d’Esprit, il n’y a pas de salut : c’est l’enseignement ex cathedra qui détruit les hérésies du baptême « de désir » (et du baptême « de sang » ; le véritable baptême de sang désigne le martyr d’un baptisé).

Voilà, ces hérétiques sont écrasés par la loi divine.

Concile de Trente, canon 2 sur le sacrement du baptême ex cathedra : «Si quelqu’un dit que l’eau vraie et naturelle n’est pas chose nécessaire pour le baptême et si, en conséquence, il détourne au sens d’une métaphore les paroles de notre Seigneur Jésus Christ : « Si l’on ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint» [Jean 3, 5] : qu’il soit anathème».

C’est une condamnation infaillible d’un autre baptême que le baptême d’eau.

Concile de Trente, canon 5 sur le sacrement du baptême  ex cathedra : « Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c’est-à-dire n’est pas nécessaire pour le salut : (cf. Jean 3, 5) : qu’il soit anathème».

Entre parenthèses, ces hérétiques ne citent pas ce canon 5 qui les anathématise aussi.

 

Session 6, chapitre 4 du concile de Trente (De Hors de l’Église il n’ y a absolument aucun salutCh. 16. Objections majeures – 16. 1. Session 6, chapitre 4 du concile de Trente) :

Jean 3, 5 (Vulgate) : Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un ne renaît de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».

« si quelqu’un (c’-à-d. quiconque) ne renaît de l’eau … il ne peut entrer » : Parole de Dieu infaillible et universelle qui s’applique à tout homme sans aucune exception. Dans Jean 3, 5, Notre Seigneur parle sans équivoque de tout homme, et parle universellement.

Voilà pourquoi l’enseignement du Magistère de l’Église catholique, dans tous les cas, a traité avec Jean 3, 5, et l’a pris comme il est écrit (voir Concile de Carthage, Denz. 102 ; Florence, Denz. 696 ; Trente, Sess 5, n° 4, Denz. 791 ; Trente, Sess. 6, Chap. 4 ; Trente, Can. 2 et 5 sur le baptême, Denz. 858 et 861).

Les Canons de Trente sur le baptême sont des canons sur le Sacrement (Canones de Sacramento baptismi).  Les paroles de Jean 3, 5 montrent effectivement l’inspiration surnaturelle de la Bible et la nécessité absolue du baptême d’eau pour chaque homme.

Cela signifie que le Can. 5 (voir ci-dessous) condamne quiconque dit que le sacrement du Baptême (le baptême d’eau) n’est pas nécessaire pour le salut.

Pape Paul III, Concile de Trente, canons sur le sacrement du Baptême, Can. 5 : «Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire non nécessaire pour le salut (cf. Jean 3, 5) : qu’il soit anathème».

Il prend également Jean 3, 5 littéralement une fois de plus, comme l’Église l’a toujours fait.

Jean 3, 5, 7 : «Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau de l’eau et l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu … Ne t’étonnes point que je t’aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau».

Jean 3, 5 est universel, Notre Seigneur parle sans équivoque de tout homme, et parle universellement.

Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4 : Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu [Rm 8, 15], par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptêmeou [c’est-à-dire pas sans] le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jn 3,5].

Ce dogme fait en plus référence :

1° – au canon 5  [canon 5 sur le baptême] : Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c’est-à-dire n’est pas nécessaire pour le salut : qu’il soit anathème.

2° – et à Jean 3, 5 [Jn 3, 5] : Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un ne renait de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».

Si la Sess. 6, chap. 4 de Trente enseignait ce que prétendent les défenseurs du baptême de désir (ce qui n’est pas le cas), alors cela signifierait que chaque homme doit recevoir le baptême ou au moins avoir le désir réel/vœu du baptême pour être sauvé. Cela voudrait dire que ce serait une hérésie de dire que toute personne non-baptisée peut être sauvée si elle n’a pas au moins le désir/vœu du baptême d’eau. Mais 99% des personnes qui citent ce passage en faveur du baptême de désir ne croient même pas que l’on doit désirer le baptême pour être sauvé ! Ils croient que les juifs, les bouddhistes, les hindous, les musulmans, etc., peuvent être sauvés s’ils ne désirent pas le baptême d’eau. Ainsi, 99% de ceux qui citent ce passage rejettent même ce qu’ils prétendent qu’il enseigne. Franchement, ce fait montre juste la malhonnêteté et la mauvaise volonté de la plupart des défenseurs du baptême de désir qui tentent de citer ce passage comme s’ils s’étaient consacrés à son enseignement, alors qu’en fait, ils n’y croient pas du tout et sont dans l’hérésie pour enseigner que les non-catholiques peuvent être sauvés s’ils n’ont même pas le désir du baptême d’eau.

Cela étant précisé, ce passage du Concile de Trente n’a pas enseigné que la justification peut se faire par l’eau ou par le désir du baptême. Il dit que la justification de l’impie ne peut avoir lieu SANS l’eau ou le désir du baptême. C’est totalement différent de l’idée selon laquelle la justification peut se faire par l’eau ou le désir du baptême.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4 : «Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu, par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert NE peut se faire sans le bain de la régénération ou le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jn 3, 5]».

Tout d’abord, le lecteur doit noter que ce passage crucial de Trente a été horriblement mal traduit du latin dans la version anglaise et française du populaire Denzinger, les sources du dogme catholique, qui est cité ci-dessus.

L’expression critique, « Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sansle bain de la régénération ou le désir de celui-ci » a été mal traduit comme suit :« Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sauf par la cuve de régénération ou le désir de celui-ci …  » Cette erreur de traduction du mot latin «sine» (sans) – qui se trouve dans l’original latin – pour« sauf par» modifie complètement le sens du passage et favorise l’erreur du baptême de désir. Il est important de le garder à l’esprit parce que cette erreur de traduction est encore utilisée tout le temps par les défenseurs du baptême de désir (souvent volontairement), y compris dans des publications récentes de la FSSPX et la CMRI. Cela étant dit, je vais continuer à discuter de ce que dit le Concile ici.

En regardant une traduction correcte, que l’on trouve dans de nombreux livres, le lecteur devrait également remarquer que, dans ce passage, le Concile de Trente enseigne que Jean 3, 5 est à prendre comme il est écrit (latin : sicut scriptum est), ce qui exclut toute possibilité de salut sans être né de nouveau de l’eau dans le sacrement du baptême. Il n’y a aucun moyen pour que le baptême de désir puisse être vrai si Jean 3, 5 est à prendre comme c’est écrit, parce que Jean 3, 5 dit que chaque homme doit être né de nouveau de l’eau et de l’Esprit pour être sauvé, c’est ce que nie la théorie du baptême de désir. La théorie du baptême de désir et une interprétation de Jean 3, 5 comme c’est écrit s’excluent mutuellement (elles ne peuvent pas être vraies en même temps) – et chaque promoteurs du baptême du désir l’admettront. C’est pourquoi ils doivent tous – et faire – opter pour une interprétation littérale de Jean 3, 5.

Mais qu’est-ce que le passage de Trente que nous venons de voir dit : Il dit infailliblement, « selon ce qu’il est écrit, si un homme ne naît de nouveau d’eau et du SAINT-ESPRIT, IL NE PEUT ENTRER DANS LE ROYAUME DE DIEU ».

Mais que dire de la prétention des partisans du baptême de désir : que l’utilisation du mot «ou» (en latin : aut) dans le passage ci-dessus signifie que la justification peut se faire par l’eau ou le désir du baptême. Un regard attentif sur la traduction correcte de ce passage montre que cette affirmation est fausse. Supposons que je dise : «Cette douche ne peut se faire sans eau ou le désir d’en prendre une». Est-ce que cela signifie qu’une douche peut se faire par le désir de prendre une douche ? Non, ce n’est pas le cas. Cela signifie que les deux (l’eau et le désir) sont nécessaires.

Ou supposons que je dise : « Il ne peut se faire de mariage sans une épouse ou un époux ».Est-ce que cela signifie qu’un mariage ne peut avoir lieu avec [concernant] un époux et [concernant] une épouse ? Bien sûr que non. Cela signifie que les deux sont nécessaires pour le mariage. On pourrait citer des centaines d’autres exemples. De même, le passage de Trente ci-dessus qui dit que la justification NE PEUT SE FAIRE SANS l’eau ou le désir, dit, en d’autres termes, que les deux sont nécessaires. Il n’a pas dit que la justification se fera par l’eau ou le désir ! (De Hors de l’Eglise il n’ y a absolument aucun salutChap. 16. Objections majeures – 16. 1. Session 6, chapitre 4 du concile de Trente)

 

L’infaillibilité concerne le latin et non la traduction

Conc. (oecum. XIX) de Trente, Sess. 6, Cap. 4. : Quibus verbis iustificationis impii descriptio insinuatur, ut sit translatio ab eo statu, in quo homo nascitur filius primi Adae, in statum gratiae et ‘adoptionis filiorum’ (Rom 8,15) Dei, per secundum Adam Iesum Christum Salvatorem nostrum ; quae quidem translatio post Evangelium promulgatum sine lavacro regenerationis (can. 5 de bapt.) aut eius voto fieri non potest, sicut scriptum est : ‘Nisi quis renatus fuerit ex aqua et Spiritu Sancto, non potest introire in regnum Dei’ (Jo 3,5).

« aut » ci-dessus veut dire « et » : c’est un « ou » qui signifie « et ».

La phrase latine «… sine lavacro regenerationis (can. 5 de bapt.) aut eius voto fieri non potest» signifie : «ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptêmeni sans le désir de celui-ci» ou aussi «ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptêmeni non plus sans le désir de celui-ci»

Dans ce contexte littéral-ci, aut traduit par « ou » est une mauvaise traduction d’une mauvaise compréhension dont se servent les partisans du baptême de désir disant ainsi quelque chose comme «le baptême ou le désir du baptême ouvre au salut», ce qui est soit une erreur, une mauvaise compréhension, une mauvaise interprétation ou une ignorance (hérésie matérielle qui n’est pas une véritable hérésie excluant ipso facto de l’Église), ou soit alors une hérésie (négation obstinée du dogme excluant ipso facto de l’Église). En effet, le canon 5 sur le baptême et Jn 3, 5 ci-dessous auxquels fait référence le ch.4, Sess. 6 obligent infailliblement à recevoir le baptême d’eau (sacrement reçu avec le désir et non sans) pour le salut.

Le mot latin aut peut se traduire selon la phrase soit par le mot « ou » voulant dire « ou », soit par le mot ou voulant dire « et ». Les latinistes compétents ou experts conviennent que aut est un ou qui signifie « et », et non pas un ou qui signifie « ou » dans le contexte ci-dessus. En plus, après une négation, aut signifie « et » (Dictionnaire latin-français F. Gaffiot, 1934, ed. Hachette, p. 195) : « sine » est avant « aut », ce qui est une négation avant « aut ».

Dans la phrase en français, «… ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptême] ou sans le désir de celui-ci…», c’est le mot le mot « sans » qui donne son sens au « ou » qui le suit. Le sens du mot « ou » est dépendant et directement déterminé par le sens du mot « sans » le précédant. Le mot « sans » est une négation qui précède le mot « ou », lui-même est donc une négation qui signifie « ni sans », « ni non plus ».

Signification correcte de la traduction :

Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4 : «Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu [Rm 8, 15], par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptêmeou sans [c’est-à-dire ni sans] le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jn 3, 5].»

[canon 5 sur le baptême] : Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c’est-à-dire n’est pas nécessaire pour le salut : qu’il soit anathème.

[Jn 3, 5] : Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un ne renait de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».

Ce texte signifie que le transfert ne peut pas se faire sans le bain de régénération (sacrement du baptême ) ni non plus aussi sans le désir du baptême, c’est-à-dire que le baptême doit être reçu avec le désir et non sans désir ou contraint. De plus, le désir du baptême n’est pas une régénération (ce que confirme St Thomas) comme le sacrement de baptême, et la régénération est une nécessité absolue pour entrer au ciel selon la loi divine immuable, comme l’enseigne infailliblement le concile de Florence ci-dessous.

https://videopress.com/embed/ZNEbL4FN?hd=0&autoPlay=0&permalink=0&loop=0

https://videopress.com/embed/e6q5zfsx?hd=0&autoPlay=0&permalink=0&loop=0

Le chapitre 4, Session 6 du Concile de Trente confirme simplement le Concile de Florence (17ème œcuménique) avec les mêmes références concernant le baptême : Jean 3, 5 (ci-dessus).

Pape Eugène IV, Bulle Exultate Deo, Concile de Florence, 22 novembre 1439 : La première place de tous les sacrements est tenue par le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle ; par lui nous devenons membres du Christ et du corps de l’Église. Et comme par le premier homme la mort est entrée en tous Rm 5,12si nous ne renaissons pas par l’eau et l’esprit nous ne pouvons, comme dit la Vérité, entrer dans le Royaume des cieux [Jn 3, 5].

C’est un dogme qu’on doit renaître par l’eau et l’esprit sinon on ne peut pas entrer au ciel (pas de salut). Le dogme est infaillible et ne peut jamais se contredire : penser le contraire est hérétique.

L’Esprit, le Sang et l’Eau sont inséparables

Pape Saint Léon le Grand, Lettre dogmatique à Flavien (449) lue au Concile de Chalcédoine, 451 ex cathedra : «Qu’il y en a trois qui rendent témoignage – l’Esprit, le Sang et l’eau – Les Trois ne sont qu’en d’autres termes, l’Esprit de sanctification, le Sang de la Rédemption et l’eau du baptêmeCes trois sont Un seul et restent indivisibles. Aucun d’entre eux ne sont séparables et n’ont de privilège avec les autres».

On ne peut donc pas séparer le baptême et l’eau sans être hérétique.

Sur les détails réfutant les hérésies du salut hors de l’Église catholique, du baptême « de désir » et « de sang », du salut de l’ignorant invincible de la foi, de l’âme de l’Eglise hors du corps, etc., voir :

 Hors de l’Église Catholique il n’y a absolument pas de salutFr. Peter Dimond O.S.B., Monastère de la Très Sainte Famille

Suppléments sur le « baptême de désir »