Suppléments sur le « baptême de désir »

Sommaire

  • Signification de Sess. 6, Chap. 4, du concile de Trente sur la nécessité du sacrement de baptême
  • Le saint curé d’Ars rejetait le baptême de désir et le salut de l’ignorant invincible
  • Erreur flagrante de saint Alphonse sur le baptême de désir
  • Le pape saint Léon le Grand contredit directement le « baptême de sang » et le « baptême de désir »
  • Les partisans du « baptême du sang » mentent sur le pape Léon le Grand

 

Signification de Sess. 6, Chap. 4, du concile de Trente sur la nécessité du sacrement de baptême

L’infaillibilité concerne le latin et non la traduction

Conc. (oecum. XIX) de Trente, Sess. 6, Cap. 4. : Quibus verbis iustificationis impii descriptio insinuatur, ut sit translatio ab eo statu, in quo homo nascitur filius primi Adae, in statum gratiae et ‘adoptionis filiorum’ (Rom 8,15) Dei, per secundum Adam Iesum Christum Salvatorem nostrum ; quae quidem translatio post Evangelium promulgatum sine lavacro regenerationis (can. 5 de bapt.) aut eius voto fieri non potest, sicut scriptum est : ‘Nisi quis renatus fuerit ex aqua et Spiritu Sancto, non potest introire in regnum Dei’ (Jo 3,5).

« aut » ci-dessus veut dire « et » : c’est un « ou » qui signifie « et ».

La phrase latine «… sine lavacro regenerationis (can. 5 de bapt.) aut eius voto fieri non potest» signifie : «ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptêmeni sans le désir de celui-ci» ou aussi «ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptêmeni non plus sans le désir de celui-ci»

Dans ce contexte littéral-ci, aut traduit par « ou » est une mauvaise traduction d’une mauvaise compréhension dont se servent les partisans du baptême de désir disant ainsi quelque chose comme «le baptême ou le désir du baptême ouvre au salut», ce qui est soit une erreur, une mauvaise compréhension, une mauvaise interprétation ou une ignorance (hérésie matérielle qui n’est pas une véritable hérésie excluant ipso facto de l’Église), ou soit alors une hérésie (négation obstinée du dogme excluant ipso facto de l’Église). En effet, le canon 5 sur le baptême et Jn 3, 5 ci-dessous auxquels fait référence le ch.4, Sess. 6 obligent infailliblement à recevoir le baptême d’eau (sacrement reçu avec le désir et non sans) pour le salut.

Le mot latin aut peut se traduire selon la phrase soit par le mot « ou » voulant dire « ou », soit par le mot ou voulant dire « et ». Les latinistes compétents ou experts conviennent que aut est un ou qui signifie « et », et non pas un ou qui signifie « ou » dans le contexte ci-dessus. En plus, après une négation, aut signifie « et » (Dictionnaire latin-français F. Gaffiot, 1934, ed. Hachette, p. 195) : « sine » est avant « aut », ce qui est une négation avant « aut ».

Dans la phrase en français, «… ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptême] ou sans le désir de celui-ci…», c’est le mot le mot « sans » qui donne son sens au « ou » qui le suit. Le sens du mot « ou » est dépendant et directement déterminé par le sens du mot « sans » le précédant. Le mot « sans » est une négation qui précède le mot « ou », lui-même est donc une négation qui signifie « ni sans », « ni non plus ».

Signification correcte de la traduction :

Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4 : «Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu [Rm 8, 15], par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptêmeou sans [c’est-à-dire ni sans] le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jn 3, 5].»

[canon 5 sur le baptême] : Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c’est-à-dire n’est pas nécessaire pour le salut : qu’il soit anathème.

[Jn 3, 5] : Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un ne renait de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».

Ce texte signifie que le transfert ne peut pas se faire sans le bain de régénération (sacrement du baptême ) ni non plus aussi sans le désir du baptême, c’est-à-dire que le baptême doit être reçu avec le désir et non sans désir ou contraint. De plus, le désir du baptême n’est pas une régénération (ce que confirme St Thomas) comme le sacrement de baptême, et la régénération est une nécessité absolue pour entrer au ciel selon la loi divine immuable, comme l’enseigne infailliblement le concile de Florence ci-dessous.

Le chapitre 4, Session 6 du Concile de Trente confirme simplement le Concile de Florence (17ème œcuménique) avec les mêmes références concernant le baptême : Jean 3, 5 (ci-dessus).

Pape Eugène IV, Bulle Exultate Deo, Concile de Florence, 22 novembre 1439 : La première place de tous les sacrements est tenue par le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle ; par lui nous devenons membres du Christ et du corps de l’Église. Et comme par le premier homme la mort est entrée en tous Rm 5,12si nous ne renaissons pas par l’eau et l’esprit nous ne pouvons, comme dit la Vérité, entrer dans le Royaume des cieux [Jn 3, 5].

C’est un dogme qu’on doit renaître par l’eau et l’esprit sinon on ne peut pas entrer au ciel (pas de salut). Le dogme est infaillible et ne peut jamais se contredire : penser le contraire est hérétique.

 

Le saint curé d’Ars rejetait le « baptême de désir » et le salut pour ignorance invincible

Saint curé d’Ars, sermon 6ème dimanche après la Pentecôte Sur la Communion : «Dans celui [sacrement] du Baptême nous recevons, il est vrai, la qualité d’enfants de Dieu et, par conséquent, nous avons part à son royaume éternel».

Saint curé d’Ars, sermon 8ème dimanche après la Pentecôte Sur le jugement particulier : «Venons à présent, mes frères, à un autre rendement de compte qui sera bien plus terrible, c’est celui de la grâce. Le bon Dieu commencera à nous faire voir les bienfaits qu’il nous a accordés : 1° en nous faisant naître dans le sein de l’Église catholique, tandis que tant d’autres sont nés et morts hors de son sein. Il nous fera voir que, même parmi les chrétiens, un nombre infini sont morts sans avoir reçu la grâce du saint Baptême».

Voir aussi : Le saint Curé d’Ars rejetait l’ «ignorance invincible»

Erreur flagrante de saint Alphonse sur le baptême de désir

https://www.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/st-alphonsus-blatant-error-on-baptism-of-desire/

Traduction foicatholique.me

Frère Peter Dimond

Les partisans du «baptême de désir» aiment citer l’opinion de saint Alphonse sur la question. Dans notre vidéo, Le Baptême de Désir enterré (liée ci-dessous), nous en discutons attentivement. Nous ne démontrons pas seulement que l’explication de Saint Alphonse sur le BDD (c’est-à-dire le «baptême de désir») est truffée de problèmes, mais qu’elle devrait être rejetée même par les partisans du «baptême de désir». Beaucoup de partisans du «BDD», cependant, n’ont pas semblé remarquer ou saisir la signification du point soulevé dans la vidéo sur ce sujet particulier. (Au fait, ce n’était qu’un point parmi d’autres couverts par la vidéo). Les défenseurs du BDD refusent souvent d’examiner attentivement les faits qui contredisent leur position et leurs arguments. En conséquence, ils restent inconscients de la vérité.

Je souhaite donc réitérer un point crucial. Dans le processus, nous espérons que certains de ceux qui n’avaient pas déjà prêté attention commencent à le faire. J’aborderai aussi une fausse affirmation récemment avancée par un défenseur du BDD : que saint Alphonse n’a pas réellement cité le Concile de Trente dans son explication du BDD.

RÉVEILLEZ-VOUS SUPPORTERS DU BDD : ST ALPHONSE ADMET QUE «LE BAPTÊME DE DÉSIR» NE FOURNIT PAS LA GRÂCE DE LA RENAISSANCE SPIRITUELLE / DU BAPTÊME, DONT TRENTE ENSEIGNE QUE TOUS DOIVENT AVOIR POUR ÊTRE JUSTIFIÉS

Comme expliqué dans notre vidéo Baptême du désir enterré, saint Alphonse définit baptismus flaminis («baptême du soufflement/souffle») comme quelque chose qui remet la culpabilité du péché, mais pas la punition temporelle due au péché. Permettez-moi de répéter ceci : saint Alphonse admet que «le baptême de désir» ne supprime pas la punition temporelle due au péché. C’est un problème dévastateur pour le BDD et ses partisans, comme nous le verrons.

Saint Alphonse : « Le baptême de souffle est la conversion parfaite à Dieu par la contrition ou par l’amour de Dieu par-dessus tout, avec le désir explicite ou le désir implicite de la véritable rivière du baptême dont il supplée (iuxta Trid. Sess. 14 , c. 4) en ce qui concerne la remise de la culpabilité, mais pas en ce qui concerne le caractère à imprimer, ni en ce qui concerne la pleine responsabilité de la peine à supprimer : il est appelé de souffle parce qu’il est fait par impulsion du Saint-Esprit, qui s’appelle un souffle » (Saint Alphonse, théologie morale, volume V, livre 6, n. 96)

Latin – «Baptismus flaminis est perfecta conversio ad Deum per contritionem, vel amorem Dei super omnia, cum voto explicito, vel implicito, veri baptismi fluminis, cujus vicem supplet iuxta Trid. Sess. 14, c. 4)   quoad culpae remissionem, non autem quoad characterem imprimendum, nec quoad tollendum omnem reatum poenae: dicitur flaminis, quia fit per impulsum Spiritus Sancti, qui flamen nuncupatur».

Saint Alphonse dit que le BDD («baptême de désir») ne supprime pas la punition temporelle due au péché. Selon ses explications, une personne qui meurt avec un «baptême de désir» peut avoir besoin de passer du temps au purgatoire. C’est en fait un problème fatal pour la «théorie», car l’Église a défini de manière dogmatique que la grâce du baptême n’est pas simplement la rémission de la culpabilité du péché, mais aussi la rémission de toute punition temporelle due au péché.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 : « Le saint baptême qui est la porte de la vie spirituelle… L’effet de ce sacrement est la rémission de toute faute, originelle et actuelle, et aussi de toute punition qui est due pour la faute elle-même. Par conséquent, pour les baptisés, aucune satisfaction ne doit être imposée pour les péchés passés ; mais mourant avant de commettre une faute, ils atteignent immédiatement le royaume des cieux et la vision de Dieu ».

TOUS CEUX « NÉS DE NOUVEAU» ONT TOUTE PEINE REMISE DUE AU PÉCHÉ 

De même, le décret du Conseil de Trente sur le péché originel a défini solennellement que tous ceux qui sont «nés de nouveau» ont toute la culpabilité et toutes les peines dues au péché enlevées. Cette grâce d’être «né de nouveau» rend les récipiendaires «immaculés» et ne leur laisse rien qui puisse retarder leur entrée dans le ciel.

Concile de Trente, Sess. 5, péché originel, n ° 5, ex cathedra : «Si quelqu’un nie que, par la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est conférée par le baptême, la culpabilité du péché originel soit remise ; ou même affirme que la totalité de ce qui a la nature vraie et appropriée du péché n’est pas enlevée ; mais dit qu’il est seulement effacé ou non imputé ; qu’il soit anathème. Car, en ceux qui sont nés de nouveau, il n’y a rien que Dieu déteste ; car il n’y a pas de condamnation pour ceux qui sont vraiment enterrés avec Christ par le baptême dans la mort ; qui ne marchent pas selon la chair, mais repoussant le vieil homme et revêtant le nouveau qui est créé selon Dieu, sont rendus innocents, immaculés, purs, innocents et aimés de Dieu, héritiers de Dieu mais cohéritiers avec le Christ ; de telle manière que rien ne peut les retarder de l’entrée au ciel ».

Comme nous pouvons le voir, c’est un dogme que la grâce du baptême / renaissance spirituelle / être «né de nouveau» fournit non seulement la justification et la rémission de la culpabilité du péché, mais aussi la rémission de toute peine due au péché.

POUR ÊTRE JUSTIFIÉ TOUT LE MONDE DOIT ÊTRE NÉ DE NOUVEAU – UNE GRÂCE QUI COMPREND LA REMISE DE CHAQUE PEINE TEMPORELLE DUE AU PÉCHÉ

De plus, il est de fide definita que si vous NE RECEVEZ LA GRÂCE SPIRITUELLE DE RENAISSANCE / être « né de nouveau » vous ne pouvez jamais être Justifié !

Concile de Trente, Sess. 6, chap. 3 : «Bien qu’il soit mort pour tous, tous ne reçoivent pas le bénéfice de sa mort, mais seulement ceux à qui le mérite de sa passion est communiqué ; parce que les hommes ne seraient pas nés injustes s’ils n’étaient pas nés par la propagation de la semence d’Adam, puisque, par cette propagation, ils se contractent à travers lui, lorsqu’ils sont conçus, l’injustice étant la leur, DONC À MOINS QU’ILS NE SOIENT NÉS DE NOUVEAU DANS LE CHRIST ILS NE SERAIENT JAMAIS JUSTIFIÉS, puisque par cette nouvelle naissance par le mérite de sa passion, la grâce par laquelle ils deviennent justes leur est accordée ».

Est-ce que cela devient clair ?

Aux partisans du «baptême du désir», nous demandons : le problème commence-t-il à tomber ? Commencez-vous à voir l’erreur dans le passage de saint Alphonse ? C’est une erreur qui, aussi souvent que vous citez saint Alphonse sur la question, imprègne nécessairement votre argumentation et toute la théorie de l’homme. Au cas où vous ne perceviez toujours pas le problème, je vous l’expliquerai à nouveau en lettres majuscules :

EXPLICATION DU PROBLÈME SIMPLEMENT POUR LES SUPPORTERS DU ‘BDD’

1) ST ALPHONSE ENSEIGNE QUE LE «BDD» NE FOURNIT PAS LA REMISE DE LA PEINE DUE AU PÉCHÉ.

MAIS…

2) IL EST DÉFINI QUE LA GRÂCE DU BAPTÊME / ÊTRE NÉ DE NOUVEAU / RENAISSANCE SPIRITUELLE FOURNIT NÉCESSAIREMENT LA REMISE TOTALE DE TOUTE PEINE DUE AU PÉCHÉ.

PAR CONSÉQUENT, LE BDD NE FOURNIT PAS LA GRÂCE DU BAPTÊME / RENAISSANCE / ÊTRE NÉ DE NOUVEAU.

ET :

3) TRENTE DÉFINIT QUE TOUT LE MONDE DOIT AVOIR LA GRÂCE D’ÊTRE «NÉ DE NOUVEAU» (QUI FOURNIT À UNE PERSONNE LA REMISE COMPLÈTE DE CHAQUE PEINE DU AU PÉCHÉ) POUR ÊTRE JUSTIFIÉ !

PAR CONSÉQUENT, IL ‘EST CERTAIN QUE  LA PROPRE EXPLICATION DE SAINT ALPHONSE SUR LE «BDD» PROUVE QUE PERSONNE NE PEUT ÊTRE SAUVÉ PAR LE «BDD», MAIS QU’IL NE L’A PAS COMPRIS. OUI, LES SAINTS PEUVENT AVOIR TORT ET NE PAS COMPRENDRE DES CHOSES.

CES FAITS NE PROUVENT PAS SEULEMENT QUE L’EXPLICATION PARTICULIÈRE DE ST ALPHONSE DU BDD EST TOTALEMENT INTENABLE – ET CEUX QUI AVANCENT CELA OBSTINÉMENT DEVANT CES FAITS PÈCHENT GRAVEMENT ET ENSEIGNENT L’HÉRÉSIE –  MAIS CELA DÉMONTRE QUE LE BDD EST UNE FAUSSE THÉORIE ; CAR SELON SA DÉFINITION LA PLUS CÉLÉBRÉE, LE BDD NE DONNE MÊME PAS CE QUE LE CONCILE DE TRENTE DÉCLARE QUE VOUS DEVEZ AVOIR POUR ÊTRE JUSTIFIÉ (EN ÉTAT DE GRÂCE).

Nous avons discuté et prouvé tout cela (entre autres choses) dans notre vidéo, Baptême de Désir enterré.

Le «Baptême de désir» enterré VO ANG.

AVANCER L’EXPLICATION DE SAINT ALPHONSE SUR LE BAPTÊME DE DÉSIR FACE A CES FAITS EST S’EMBROUILLER

Ces faits établissent que l’explication de Saint Alphonse sur le BDD est erronée et indéfendable. Lorsque les partisans du «BDD» en font la promotion face à ces faits, ils ne se contentent pas de contredire le dogme catholique, ils s’embrouillent eux-mêmes car ils avancent une explication de la question qui est manifestement en contradiction avec les principes catholiques et même avec ce que les défenseurs du BDD soutiennent à plusieurs reprises.

Par exemple, au fil des ans, les partisans du baptême de désir ont soutenu que ce qui compte en fin de compte n’est pas le caractère sacramentel du baptême, mais la GRÂCE DU BAPTÊME. La grâce du baptême est la clé, nous ont-ils dit. La grâce du baptême, pas le caractère sacramentel, est ce qui est absolument nécessaire, ont-ils proclamé. La grâce du baptême est ce que Dieu peut fournir en dehors du rite externe du baptême, ont-ils affirmé. Dieu ne sauvera personne qui n’a pas cette «renaissance spirituelle», même s’il doit accorder la renaissance spirituelle sans eau, ont-ils déclaré.

Dans son livre effroyablement malhonnête, Le Feeneyisme est-il catholique ?, le partisan du BDD, Père François Laisney l’a exprimé ainsi :

Fr. Laisney, Le Feeneyisme est-il catholique ?, p. 9 : « Le baptême de désir n’est pas un sacrement ; il n’a pas le signe extérieur requis dans les sacrements. Les théologiens… l’appellent «baptême» uniquement parce qu’il produit la grâce du baptême, la nouvelle naissance … mais il ne produit pas le caractère sacramentel ».

Est-il clair maintenant qu’ils ont un problème ? Si vous avez fait attention, vous savez que nous venons de citer saint Alphonse, qui admet que «le baptême de désir» ne produit pas la grâce du baptême : il ne fournit pas la rémission de la peine due au péché.

Par conséquent, dans le passage ci-dessus, Laisney a contredit le BDD et les sources mêmes sur lesquelles il se base (par exemple l’enseignement de saint Alphonse) en enseignant que personne n’est sauvé sans la grâce de la nouvelle naissance. En effet, Laisney s’appuie fortement sur l’argument selon lequel «la grâce du baptême» (la nouvelle naissance) – qu’il déclare absolument nécessaire – est accordée par le BDD. C’est l’essence de son exégèse de Jean chapitre 3. C’est ainsi que lui et les autres tentent d’expliquer la proclamation solennelle de Jésus sur la nécessité absolue d’être «né de nouveau» (Jean 3, 3), que Jésus définit comme étant « né de l’eau et de l’Esprit » (Jean 3, 5), pour entrer au ciel.

Vous devez être «né de nouveau», proclament Laisney et d’autres, mais pas nécessairement de nouveau de l’eau. La déclaration de Jésus sur la nécessité d’être «né de nouveau» n’admet aucune exception, ils prétendent que le «BDD» fournit cette renaissance indispensable sans eau. En fait, non, comme le prouve le passage de saint Alphonse.

En tombant dans le même piège, l’hérétique John Salza disputait de la même manière. Il a affirmé que la proclamation solennelle de Jésus dans Jean 3 signifie qu’être «né de nouveau» est indispensable, mais que le baptême d’eau ne l’est pas.

John Salza : « L’Église enseigne qu’être « né de nouveau » est une nécessité absolue pour le salut (avec laquelle Dieu ne peut pas se passer) et que le « baptême d’eau » est une nécessité de moyen (que Dieu peut dispenser)… 5. le «à mojns que» agit directement sur «né de nouveau» et seulement indirectement sur «l’eau» et «Saint-Esprit».

Encore faux. Ses propres sources le réfutent. Car si l’Église enseigne qu’être «né de nouveau» est une nécessité absolue avec laquelle Dieu ne peut se passer, alors la définition du BDD, fournie par les autorités mêmes qu’ils citent (par exemple saint Alphonse), est fausse. Comme montré ci-dessus, saint Alphonse enseigne que le «BDD» ne vous donne pas la grâce d’être «né de nouveau».

Ainsi, sans même plonger dans les nombreux autres aspects de l’enseignement dogmatique qui contredisent le «BDD», ces quelques déclarations prouvent très clairement que la théorie est incompatible avec le dogme. La raison pour laquelle les arguments avancés pour elle sont si contradictoires, contradictoires et en constante évolution, est parce que la théorie n’est pas vraie. C’est une fausse théorie de l’homme qui n’a jamais été enseignée par l’Église.

La vérité est que Jésus Christ et le dogme catholique déclarent infailliblement que la grâce de la renaissance spirituelle est inséparable du baptême d’eau.

Pape saint Léon le Grand, lettre dogmatique à Flavien, Concile de Chalcédoine, 451 : «Qu’il prenne garde à ce que prêche le bienheureux apôtre Pierre, que la sanctification par l’Esprit se fasse par l’aspersion du sang du Christ (1 Pierre 1, 2) … Car il y en a trois qui rendent témoignage – Esprit, eau et sang. Et les trois ne font qu’un. (1 Jn 5, 4-8). EN D’AUTRES MOTS, L’ESPRIT DE SANCTIFICATION ET LE SANG DE RACHAT ET L’EAU DU BAPTÊME. CES TROIS SONT UN ET RESTENT INDIVISIBLES. Aucun d’eux n’est séparable de son lien avec les autres». 

C’est pourquoi personne ne peut être sauvé sans le baptême d’eau. Les gens ne renaissent que par «l’ eau et le Saint-Esprit », comme l’a déclaré Jésus :

«En vérité, je vous le dis, à moins qu’un homme naisse de nouveau de l’eau et du Saint-Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu» (Jean 3, 5).

L’Église a défini de manière dogmatique que ces paroles de Jésus-Christ doivent être comprises telles qu’elles sont écrites : c’est-à-dire que personne n’entre dans le ciel sans la renaissance de l’eau et de l’Esprit dans le sacrement du baptême.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 : « Le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, occupe la première place parmi tous les sacrements ; à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, «à moins que nous ne naissions de nouveau de l’eau et de l’Esprit, nous ne pouvons pas, comme dit la vérité, entrer dans le royaume des cieux » (Jean 3, 5). La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle ».

Puisque toute «théorie» qui avance le contraire est fausse, cette théorie (c’est-à-dire le BDD) se trouve nécessairement en proie à des erreurs et à des contradictions, comme nous le voyons dans la tentative d’explication de saint Alphonse.

L’UTILISATION DE ‘IUXTA’ PAR ST ALPHONSE NE PROUVE-T–ELLE PAS QU’IL CITE DE FAÇON ERRONÉE LE CONCILE DE TRENTE ?

En plus de l’erreur démontrable mentionnée ci-dessus dans le passage de saint Alphonse sur le BDD, il y a aussi le fait qu’il cite la mauvaise partie du Concile de Trente en essayant de faire valoir son point. En argumentant que le BDD accorde la rémission de la culpabilité du péché mais pas la punition temporelle due au péché, saint Alphonse a cité la Sess. 14, chap. 4 du concile de Trente.

Saint Alphonse : « Le baptême de souffle est la conversion parfaite à Dieu par la contrition ou par l’amour de Dieu par-dessus tout, avec le désir explicite ou le désir implicite de la véritable rivière du baptême dont il supplée (iuxta Trid. Sess. 14 , c. 4) en ce qui concerne la remise de la culpabilité, mais pas en ce qui concerne le caractère à imprimer, ni en ce qui concerne la pleine responsabilité de la peine à supprimer : il est appelé de souffle parce qu’il est fait par impulsion du Saint-Esprit, qui s’appelle un souffle » (Saint Alphonse, théologie morale, volume V, livre 6, n. 96)

Le problème, cependant, est que la Sess. 14, chap. 4 n’a rien à voir avec le problème. Cela concerne le sacrement de la pénitence, pas le baptême. Il enseigne que pour ceux déjà baptisés, une contrition parfaite et le désir du sacrement de pénitence peuvent pardonner à un homme la culpabilité du péché, mais pas la punition due au péché. Il n’enseigne rien sur le baptême de désir ou la notion que quelqu’un peut être sauvé sans baptême.

Par conséquent, saint Alphonse a complètement déformé et mal appliqué la déclaration de Trente sur la façon dont, pour ceux déjà baptisés, la contrition et le désir parfaits du sacrement de pénitence peuvent pardonner la culpabilité du péché. Trente ne fait pas une telle déclaration sur le baptême. Comme il a mal compris et a mal interprété l’enseignement de Trente, il n’est pas surprenant que l’explication du BDD par St Alphonse, qui affirme que le «BDD» ne supprime pas la peine temporelle due au péché, est entachée d’erreurs.

En fait, il y a un certain nombre d’autres problèmes avec son passage, qui sont discutés dans notre vidéo Le Baptême de Désir enterré. Dans la vidéo, son passage est cité en entier et analysé. Cela inclut son incompréhension de la Sess. 6, chap. 4 de Trente, que les adeptes du BDD aiment citer.

Il convient également de souligner que lorsque saint Alphonse mentionne le désir «implicite» du baptême, il fait référence aux personnes qui croient en la Trinité et à l’Incarnation, mais qui ne sont pas conscientes du baptême d’eau ou n’ont pas exprimé leur désir de baptême d’eau par des mots. De nouveau, le «désir implicite» auquel il se réfère est un désir implicite de baptême d’eau, et non un désir implicite de la foi dans le Christ. Il ne croyait pas que quiconque (ignorant ou non) pouvait être sauvé sans foi dans les mystères essentiels du catholicisme : la Trinité et l’Incarnation. Cependant, il pensait (à tort) que celui qui croyait en la Trinité et l’Incarnation pouvait être sauvé sans baptême d’eau par un désir implicite de baptême d’eau.

Néanmoins, les hérétiques du BDD abusent du passage d’Alphonse (un passage qui contient déjà de nombreuses erreurs). Ils affirment faussement que, par «désir implicite», saint Alphonse a approuvé l’hérésie de «la foi implicite dans le Christ», qui peut sauver les juifs, les musulmans, etc. C’est complètement faux, comme d’autres citations de saint Alphonse dans notre matériel, le montrent.

UTILISATION DE ST ALPHONSE DE ‘IUXTA’

Comme démontré ci-dessus, le passage de saint Alphonse souffre de nombreux défauts majeurs : 1) il avance une position manifestement insoutenable sur les personnes sauvées sans la grâce de la «renaissance» ; et 2) il cite la mauvaise partie du concile de Trente comme base principale de son enseignement sur la nécessité de la renaissance.

Néanmoins, les défenseurs du BDD, ne perdant jamais la foi en l’homme – du moins quand ils pensent qu’un homme avance une opinion selon laquelle vous n’avez pas besoin de l’Église, de Jésus ou du baptême – luttent jusqu’au bout pour défendre l’erreur de saint Alphonse.

La tentative d’un partisan du BDD a récemment attiré notre attention. Selon ce menteur et hérétique vraiment dégoûtant à qui nous ferons référence en tant qu ‘«Amb.», l’affirmation de MHFM selon laquelle saint Alphonse a cité la mauvaise partie de Trente dans son explication du BDD n’est pas vraie. ‘Amb.’ dit qu’il est faux pour nous d’affirmer que st Alphonse a fait référence à la Sess. 14, chap. 4 (la mauvaise partie de Trente) comme base de son concept, car saint Alphonse a utilisé le mot latin «iuxta».

Saint Alphonse a écrit : «… le baptême dont il supplée [le baptême de «souffle»] (iuxta Trid. Sess. 14, c. 4) en ce qui concerne la rémission de la culpabilité, mais pas en ce qui concerne le caractère à imprimer, ni en ce qui concerne la pleine responsabilité de la peine à supprimer ».

‘Amb.’ affirme que le mot latin iuxta ne signifie pas « selon » dans ce passage. Ce n’est pas une citation / référence ; ‘Amb.’ déclare plutôt que iuxta signifie simplement «comme». Selon lui, saint Alphonse n’enseignait pas que le concept qu’il articulait dans cette phrase se trouvait ou était enseigné dans la Sess. 14, chap. 4. Non, pas du tout. Selon Amb., st Alphonse enseignait simplement qu’une même idée ou similaire peut être trouvée dans la Sess. 14, chap. 4 de Trente.

‘Amb.’  a dénoncé notre affirmation selon laquelle saint Alphonse a effectivement mal cité Trente, en tant qu ‘«ignorance ou malhonnêteté». Fait intéressant,  » Amb. » a ensuite procédé à une citation complète de l’enseignement du Conciile de Trente dans la Sess. 6, chap. 4. Il a employé la traduction outrageusement fausse «sauf à travers» au lieu de «sans» qui pervertit totalement le sens du mot latin «sine» et du texte de Trente. Ironiquement, cela démontre aussi puissamment «l’ignorance ou la malhonnêteté» flagrante de M. Amb. Utiliser délibérément la traduction «sauf à travers», après avoir été informé que c’est faux, est un péché mortel.

Avant de répondre plus avant, nous devrions probablement informer l’hérétique « Amb. », que le P. Jean Marc Rulleau et P. François Laisney – prêtres de la Fraternité Saint Pie X, auteurs de livres en faveur du «baptême de désir» – citent tous deux le passage de saint Alphonse. Dans leurs livres, ils rendent tous deux iuxta et l’usage de saint Alphonse à l’égard de la Sess. 14, chap. 4 de Trente avec le même sens que nous lui avons donné. Ils comprennent et citent tous les deux iuxta comme une citation / référence, avec le sens de « selon ». Par exemple :

P. Jean-Marc Rulleau, Baptême du désir, citant saint Alphonse : «… Comme le dit le concile de Trente (Sess. 14, chap. 4), il se substitue à la rémission de la culpabilité, mais n’imprime pas un caractère et n’enlève pas toute la dette de la peine».

Comme on peut le voir, Rulleau traduit «iuxta» avec le sens clair d’une citation/référence. Selon lui, saint Alphonse a écrit : «Comme le dit le concile de Trente (Sess. 14, chap. 4…».

Le rendu de Rulleau n’est pas une traduction littérale du latin, mais il communique avec précision que saint Alphonse citait en effet cette partie de Trente (Sess. 14, chap. 4) pour son concept de ‘BDD’ et sa prétention sur la peine temporelle due au péché vis-à-vis du BDD. Selon Rulleau, saint Alphonse ne dit pas simplement que quelque chose de « même » ou de «similaire» peut être trouvé dans Trente. Non, il faisait référence à cette partie de Trente pour justifier sa réclamation.

François Laisney de la FSSPX rend le passage de la même manière.

P. François Laisney, Le Feyeyisme est-il catholique ?,  P. 77 : « Saint Alphonse :… il [le baptême de désir] fournit son pouvoir [du baptême], selon Trente, en ce qui concerne la rémission de la faute, mais pas l’impression du caractère, ni en ce qui concerne l’enlèvement complet de la peine due au péché… ».

Remarquez que François Laisney interprète « iuxta » de st Alphonse comme « selon », ce qui est le sens précis qu’il revêt dans ce passage.

Laisney, cependant, abandonne malhonnêtement la référence de saint Alphonse à la Sess. 14, chap. 4, qui devrait être trouvée immédiatement après le mot «Trente» s’il traduisait honnêtement et correctement. Laisney omet ‘Sess. 14, chap. 4’ parce qu’il se rend compte que la référence de saint Alphonse est complètement inexacte. Comme Laisney avait reconnu cela, comprendre «Sess. 14, chap. 4» dans la citation d’Alphonse, cela irait à l’encontre de l’argument du BDD, il l’omet. Ceci est cohérent avec la malhonnêteté choquante et presque incroyable exposée dans le livre de Laisney. Ceci est exposé en détail dans une section de notre livre, Hors de l’Église catholique il n’y a absolument aucun salut.

Comme nous pouvons le voir, les auteurs pro-BDD citent le passage de saint Alphonse, son utilisation de iuxta et sa référence (inexacte) à la Sess. 14 de Trente avec le même sens essentiel que nous faisons (c.-à-d. dans le sens d’une citation / référence – signifiant «selon»).

Comme « Amb » déclare que traduire  » iuxta  » de saint Alphonse avec la signification de  » selon » est soit une « ignorance ou une malhonnêteté » flagrante, il doit nécessairement critiquer ses collègues partisans du BDD. Ce sont eux qui ont présenté le passage de cette manière. D’ailleurs, ‘Amb.’ se trouve avoir complètement tort.

ST ALPHONSE A UTILISÉ IUXTA POUR ‘SELON’

En plus des faits mentionnés ci-dessus, ce n’est pas une surprise que « Amb. » a en fait complètement faux en ce qui concerne iuxta. Pour confirmer ce point, j’ai consulté Timothy Johnson à ce sujet. Johnson est un expert en latin et en d’autres langues. Il est professeur de latin et a étudié les langues classiques à l’université de Cambridge.

Avec la reconnaissance que iuxta peut signifier «près de», «bordant» et «selon» selon le contexte, je lui ai demandé quel sens avait le mot dans le passage susmentionné de saint Alphonse.

Timothy a répondu en expliquant que :

« Lorsque des lieux ou des entités physiques sont mentionnésiuxta peut signifier «près de» ou «bordant» ; mais dans le latin ecclésiastique, il a toujours le sens de «selon» lorsqu’une autorité (personnelle, textuelle ou autre) est mentionnée ».

J’ai aussi demandé : est-ce que l’utilisation de iuxta dans ce passage d’Alphonse est une citation ? Il a répondu par un « oui ».

Ainsi, en se référant aux autorités textuelles en latin ecclésiastique, iuxta signifie «selon». Saint Alphonse l’a utilisé comme une citation / référence, avec la signification de «selon», exactement comme nous avons présenté la citation. Ainsi, en condamnant (avec arrogance) ce que nous avons présenté, l’hérétique du BDD a prouvé qu’il n’avait aucune idée de ce dont il parlait. Et, comme le prouvent nos discussions sur le passage de saint Alphonse, sa citation de la Sess. 14, chap. 4 était totalement inexacte et démontre encore davantage la fausseté de son argumentation.

De plus, à peu près au même moment où la prétention hérétique du BDD au sujet de iuxta a été portée à mon attention, je consultais le quatrième Concile du Latran en latin. Je suis tombé sur un passage du concile qui utilisait iuxta.

Quatrième Concile du Latran, 1215 :

Haec sancta Trinitas, secundum communem essentiam individua, et secundum personales proprietus discreta, primo selon Moysen et sanctos Prophetas aliosque famulos suos, iuxta ordinatissimam dispositionem temporum, doctrinam humano generi tribuit salutarem.

Ceci est traduit :

Cette Sainte Trinité selon l’essence commune indivise, et selon des propriétés personnelles discrètes, accordait la doctrine salvatrice à la race humaine, d’abord par Moïse et les saints prophètes et Ses autres serviteurs, selon la disposition la plus ordonnée de l’époque.

Le concile dit «iuxta ordinatissimam dispositionem temporum», ce qui signifie « selon la disposition la plus ordonnée de l’époque ».  Iuxta signifie ici «selon». J’ai trouvé quelque peu intéressant que je sois tombé sur ce passage (dans lequel l’Église utilise «iuxta» pour signifier «selon») le jour où (ou approximativement le jour où) les erreurs d’Amb, les hérésies et sa revendication sur iuxta est également venue à mon attention.

J’ai aussi récemment remarqué plus d’utilisations de «iuxta» (encore une fois avec le sens de «selon») en latin du décret du Saint-Office de 1703 sous le pape Clément XI, concernant des vérités à croire explicitement. Dans ces réponses, qui indiquent clairement qu’il est interdit de baptiser un adulte qui ne croit pas en Jésus-Christ et en la Trinité (car aucun adulte ne peut être sauvé sans foi en l’Incarnation et la Trinité), nous trouvons deux utilisations de ‘iuxta’.

Réponses du Saint-Office sous le pape Clément XI, 1703 :

Q. Un pasteur est-il tenu, avant que le baptême soit conféré à un adulte, de lui expliquer tous les mystères de notre foi, surtout s’il est sur le point de mourir, car cela pourrait perturber son esprit. Ou, si cela suffit, si celui qui est sur le point de mourir promettra que, lorsqu’il se remettra de la maladie, il prendra soin de recevoir des instructions afin de mettre en pratique ce qui lui a été commandé.

Rep. Une promesse ne suffit pas, mais un missionnaire est tenu d’expliquer à un adulte, même un mourant qui n’est pas totalement inapte, les mystères de la foi qui sont nécessaires par une nécessité de moyens, comme le sont particulièrement les mystères de la Trinité et de l’ Incarnation.

Q. S’il est possible pour un adulte brut et non éduqué, comme cela peut être le cas avec un barbare, de se faire baptiser, s’il lui a été donné seulement une compréhension de Dieu et de certains de ses attributs, en particulier sa justice en récompensant et en punissant, selon ce passage de l’apôtre «Celui qui vient à Dieu doit croire qu’il est et qu’il est un rétributeur» [Héb. 11, 6], d’où l’on peut déduire qu’un adulte barbare, dans un cas de nécessité urgente, peut être baptisé alors qu’il ne croit pas explicitement en Jésus-Christ.

Rep. Un missionnaire ne doit pas baptiser celui qui ne croit pas explicitement au Seigneur Jésus-Christ, mais doit l’instruire de toutes les questions nécessaires, par des moyens de nécessité, selon la capacité de celui qui doit être baptisé.

Dans la première partie en caractères gras, le latin se lit comme suit: «… iuxta hunc Apostoli locum », ce qui signifie : «selon ce passage de l’apôtre». Iuxta signifie encore «selon» dans la deuxième partie en caractères gras, le latin se lit comme suit : « iuxta captum baptizandi », ce qui signifie «selon la capacité de celui qui doit être baptisé». Iuxta signifie encore «selon».

Ainsi, malgré son attentat écœurant – sans parler de sa mauvaise volonté dégoûtante et de sa haine de la vérité – « Amb. » avait, sans surprise, complètement faux sur iuxta. Même s’il n’avait pas eu tort sur cette question particulière, sa défense de la citation d’Alphonse serait toujours fatale ; car, comme cela a été prouvé ci-dessus, l’explication de Saint Alphonse sur le BDD est intenable, qu’il ait ou non mal cité le Concile de Trente. Le fait que Alphonse ait mal cité Trente ne fait que compléter le fait que son enseignement à ce sujet était erroné.

Néanmoins, dans l’aveuglement véritablement démoniaque de l’Ambassadeur et sa mauvaise volonté, il a commencé à affirmer que l’explication de saint Alphonse sur le BDD était «brillante» ! Est-ce qu’il croit vraiment que c’est «génial» ? Qu’est-ce qui est génial en particulier à ce sujet ? Rien. ‘Amb.’ le considère comme «brillant» car il pense qu’il fournit des munitions contre la vérité selon laquelle chaque homme doit entrer dans l’Église du Christ pour être sauvé. Les partisans du BDD n’ont aucune dévotion envers les saints qu’ils citent. C’est prouvé quand ils compromettent et nient l’enseignement de ces saints selon lequel tous ceux qui ont dépassé l’âge de raison doivent savoir et croire au Christ et à la Trinité pour être sauvés. Non, ils apprécient seulement l’enseignement d’un saint sur cette question s’ils pensent que cela fournit du carburant pour leur position hérétique selon laquelle les gens peuvent être sauvés en dehors de l’Église. Comme ils sont mauvais, ils sont attirés par tout ce qui, selon eux, favorise le salut en dehors du Christ.

Saint Alphonse a écrit des choses brillantes, surtout sur le plan spirituel ; mais il n’était pas infaillible et son passage sur la question était tout sauf brillant. C’était profondément défectueux et totalement indéfendable. Gardez à l’esprit que saint Augustin, docteur de l’Église, a écrit un livre de rétractations.

Erreurs des jansénistes, n ° 30 : «Quand quelqu’un trouve une doctrine clairement établie chez Augustin, il peut absolument la retenir et l’enseigner, sans tenir compte d’aucune bulle du pape». – Condamné par le pape Alexandre VIII

Bien entendu, le même principe s’applique à saint Alphonse et à tout autre docteur de l’Église.

Pape Benoît XIV,  Apostolica (n° 6), 26 juin 1749 : « Le jugement de l’Église est préférable à celui d’un docteur réputé pour sa sainteté et son enseignement ».

Pape Pie XII, Humani generis (n° 21), 12 août 1950 : « Ce dépôt de foi que notre divin Rédempteur a donné pour une interprétation authentique non à chacun des fidèles, pas même aux théologiens, mais seulement à l’autorité enseignante de l’Église ».

Notre livre Hors de l’Église catholique il n’y a absolument aucun salut, et notre vidéo Le Baptême de désir enterré, fournissent une réfutation détaillée des arguments avancés pour le BDD. Ils couvrent également une série de preuves dogmatiques que le BDD est incompatible avec l’enseignement catholique.

Vidéo VO ANG.

Pape Clément V, Concile de Vienne, 1311-1312, ex cathedra : « D’ailleurs, un seul baptême régénérant tous ceux qui sont baptisés dans le Christ doit être confessé fidèlement par tous comme « un seul Dieu et une seule foi » [Eph. 4, 5], qui ont célébré dans l’eau au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, que nous croyons être le remède parfait pour le salut des adultes et des enfants ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 : « Le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, occupe la première place parmi tous les sacrements ; à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, «à moins que nous ne naissions de nouveau de l’eau et de l’Esprit, nous ne pouvons pas, comme dit la vérité, entrer dans le royaume des cieux » (Jean 3, 5). La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle ».

Pape Paul III, Cconcile de Trente, Can. 5 sur le sacrement du baptême, Sess. 7, 1547 :  «Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire pour le salut : qu’il soit anathème ».

 

Le pape saint Léon le Grand contredit directement le « baptême de sang » et le « baptême de désir »

https://www.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/pope-st-leo-the-great-contradicts-baptism-of-blood-desire/

Frère Peter Dimond

Le Magistère a maintes fois enseigné que le baptême est le seul moyen de salut. En effet, dans sa lettre de 447, il existe un passage extrêmement important dans lequel le pape saint Léon le Grand explique comment une licence est accordée pour baptiser des catéchumènes non-baptisés qui courent un danger, et précise que le baptême est «la seule garantie de vrai salut pour quiconque est au péril de la mort, dans la crise d’un siège, dans la détresse de la persécution, dans la terreur du naufrage». Ceci, bien sûr, contredit directement l’idée de  » baptême de sang », ainsi que le « baptême de désir ». Notez la référence du pape à la détresse de la persécution (in persecutionis angustiis). La détresse de la persécution fait référence à une situation dans laquelle des personnes pourraient être tuées pour la foi de Jésus-Christ. Un catéchumène non-baptisé dans «la détresse de la persécution» (in persecutionis angustiis) constitue le scénario précis dans lequel les partisans du «baptême de sang» prétendent qu’une personne peut être sauvée sans baptême d’eau. Mais le pape saint Léon le Grand enseigne le contraire !

Pape saint Léon le Grand, Lettre 16, 21 octobre 447, n° 6 : «En cas de nécessité, tout moment est autorisé pour le baptême. C’est pourquoi, comme il est bien évident que  ces deux saisons [de Pâques et de Pentecôte] dont nous avons parlé sont les périodes légitimes pour baptiser les élus dans l’Église, nous vous conseillons de ne pas associer d’autres jours à cette célébration. Parce que, bien qu’il y ait aussi d’autres fêtes auxquelles il faut beaucoup de révérence en l’honneur de Dieu, nous devons néanmoins observer une exception rationnelle et mystique pour ce sacrement principal et le plus grand : ne pas toutefois interdire la licence pour secourir ceux qui sont en danger en leur administrant le baptême à n’importe quel moment. Bien que nous remettions les vœux de ceux qui ne sont pas pressés par la maladie et vivons en sécurité pacifique dans ces deux fêtes étroitement liées et apparentées, ne refusons jamais ce qui est la seule garantie d’un vrai salut pour quiconque en péril de mort, dans la crise d’un siège,  dans la détresse de la persécution, dans la terreur du naufrage».

LATIN : «In necessitatis casu omni tempore baptizandum.  Unde quia manifestissime patet baptizandis in ecclesia electis haec duo tempora, de quibus locuti sumus, esse legitima, dilectionem vestram monemus ut nullos alios dies huic observantiae misceatis. Quia [Ed. Cap. VI] etsi sunt alia quoque festa, quibus multa in honorem Dei reverentia debeatur, principalis tamen et maximi sacramenti custodienda nobis est, mystica et rationalis exceptio ; non interdicta licentia, qua in baptismo tribuendo quolibet tempore periclitantibus subvenitur. Ita enim ad has duas festivitates connexas sibimet atque cognatas, incolumium et in pacis securitate degentium libera vota differimus, ut in mortis periculo, in obsidionis discrimine, in persecutionis angustiis, in timore naufragii, nullo tempore, hoc verae salutis singulare praesidium cuiquam denegemus».

Le pape saint Léon le Grand enseigne que pour les catéchumènes non baptisés dans cette situation, dans la détresse de la persécution ou de tout autre danger, – le baptême d’eau est la seule garantie d’un vrai salut (verae salutis singulare praesidium). Ce ne serait pas le cas s’il y avait d’autres formes de baptême ou d’autres manières d’être sauvé. Cette citation contredit directement l’idée de « baptême de sang » et de « baptême de désir » pour les catéchumènes non-baptisés. Ce passage de Léon le Grand réfute également ceux qui prétendent faussement que les pères de l’Église ont été unanimes à enseigner que le «baptême de sang» peut remplacer le baptême d’eau. Non, ils ne l’étaient pas. Puisqu’il était pape et père de l’Église, le passage de Léon, qui contredit directement les idées de «baptême de sang» et de «baptême de désir», l’emporte sur toute citation d’un père ou des pères de l’Église qui ont dit autre chose.

En outre, si le martyre était un moyen d’être justifié en l’absence de baptême, comme le prétendent certains à tort, pourquoi l’Église aurait-elle même baptisé à la hâte des catéchumènes non-baptisés menacés de persécution ? Pourquoi ne pas les laisser continuer leur préparation et recevoir le «baptême de sang», devrait-on en arriver là ? L’enseignement de l’Église selon lequel ces catéchumènes non-baptisés devraient être baptisés à la hâte pendant une persécution, avant qu’ils ne soient baptisés dans une situation normale, prouve que le «baptême de sang» n’était pas une certaine façon de justifier, comme c’était connu pour le baptême d’eau. Cela ne faisait pas partie de la règle de foi. Recevoir le baptême d’eau est le seul moyen d’être sauvé. C’est l’enseignement de l’Église catholique et la véritable règle de la foi. C’est ce que nous trouvons dans toutes les déclarations magistérielles sur la question. Voyez aussi, par exemple, notre vidéo et article sur le pape St Sirice et le décret important sur le baptême [Ch. 17 plus bas].

En fait, dans sa lettre, le pape Léon utilise un langage faisant autorité et mentionne sa position en tant qu’occupant du siège de Pierre. Il déclare :

Pape saint Léon le Grand, Lettre 16, 21 octobre 447, n° 1 : «Par les préceptes de Dieu et les exhortations de l’apôtre, nous sommes incités à surveiller de près l’état de toutes les églises :  et, s’il y a lieu de trouver ce qui doit être réprimandé, de rappeler les hommes avec un soin rapide, soit pour la stupidité de l’ignorance, soit pour de l’indulgence et de la présomption. Car dans la mesure où nous sommes avertis par le commandement du Seigneur lui-même selon lequel le bienheureux apôtre Pierre s’est vu imposer l’injonction mystique trois fois répétée, à savoir que celui qui aime le Christ nourrira les brebis du Christ, nous sommes contraints par la révérence pour ce que cela regarde, par l’abondance de la grâce divine, nous tenons à éviter autant que possible le danger de la paresse : de peur que la confession de l’apôtre en chef par laquelle il a témoigné qu’il aimait Dieu ne soit pas trouvée en nous ; car s’il nourrit négligemment le troupeau si souvent recommandé à lui, il est avéré ne pas aimer le Berger en chef».

Dans la même lettre, le pape (citant Jean 1, 13) identifie ceux qui sont nés du Saint-Esprit dans le sacrement du baptême comme ceux qui sont nés «ni du sang, ni du désir de la chair, ni du désir de l’homme».

Pape saint Léon le Grand, Lettre 16, 21 octobre 447, n° 7 : «… le pouvoir par lequel ils renaissent du Saint-Esprit, de qui il est dit, « qui sont nés, ni du sang, ni du désir de la chair, ni de celui de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1, 13)».

La vérité est que si quelqu’un est de bonne volonté et veut sincèrement le baptême et est prêt à mourir pour le Christ, Dieu s’assurera que cette personne reçoive le baptême d’eau et qu’elle soit amenée dans la véritable Église. Mais personne ne peut être sauvé sans cela, car à moins qu’un homme ne naisse de nouveau d’eau et de l’Esprit dans le sacrement du baptême, il ne peut pas entrer dans le Royaume de Dieu.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 [ex cathedra] : «Le saint baptême, porte d’entrée de la vie spirituelle, occupe la première place parmi tous les sacrements ; à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, « à moins que nous ne naissions à nouveau d’eau et d’Esprit, nous ne pouvons pas », comme le dit la vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est une eau vraie et naturelle».

 

Les partisans du ‘baptême du sang’ mentent sur le pape Léon le Grand

https://www.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/supporters-of-baptism-of-blood-lie-about-pope-leo-the-great/

Frère Peter Dimond

Nous avons souvent souligné que la tromperie et la malhonnêteté caractérisent ceux qui nient l’enseignement catholique sur le salut. Les opposants à la nécessité du baptême et de la foi catholique font souvent des erreurs de propos, omettent des choses et mentent de diverses manières. Un autre exemple de cela se trouve dans leur mauvaise utilisation scandaleuse d’un sermon donné par le pape saint Léon le Grand. Un certain nombre de défenseurs du «baptême de désir» et du «baptême de sang» présentent la citation suivante d’un des sermons du pape Léon, comme si elle enseignait que durant la période de la Nouvelle Alliance, une personne peut être sauvée par le martyre sans baptême d’eau. Les mots suivants sont souvent présentés dans une rubrique intitulée « baptême de sang » ou « baptême de désir », comme si ces paroles prouvaient l’une ou l’autre de ces idées.

Pape saint Léon le Grand, 461 ap. J.-C. : «Ceux que le roi méchant a chassés de ce monde ont été amenés au ciel par le Christ et il a conféré la dignité de martyre à ceux à qui il n’avait pas encore accordé la rédemption de son sang». (In Epiph, 1, 3)

À propos de ces paroles, l’hérétique Paul Leonard Kramer (dont les gaffes embarrassantes sur le salut sont exposées ici) a même déclaré : «[Dans ce passage], le pape saint Léon le Grand… a explicitement enseigné la doctrine du baptême de sang». Comme nous le verrons, divers autres hérétiques présentent les paroles susmentionnées à leurs lecteurs non-avertis et non méfiants, comme si elles prouvaient que le salut est possible sans baptême d’eau dans la période du Nouveau Testament. Cependant, leur prétention est un mensonge et un simulacre.

Quand on lit la citation du sermon 31 de Léon le Grand sur l’Épiphanie (une source qu’ils abrègent habituellement, peut-être parce qu’ils ne veulent pas que les gens la vérifient), on s’aperçoit que les paroles du sermon n’ont rien à voir avec le baptême. ou même avec la justification de la nouvelle alliance. Les paroles du pape saint Léon se rapportent spécifiquement à Hérode et aux Saints Innocents. Voici la citation dans son contexte.

Pape saint Léon le Grand : «Et quand les hommes sages sont rentrés dans leur pays et que Jésus a été emmené en Égypte à la suggestion de Dieu, la folie d’Hérode s’enflamme. Il [Hérode] ordonne l’assassinat de tous les enfants de Bethléem et, ne sachant pas de quel nourrisson craindre, alloue une peine générale contre l’âge qu’il soupçonne. Mais ce que le méchant roi [Hérode] éloigne du monde [c’est-à-dire les saints Innocents], le Christ l’admet au ciel : et sur ceux [c’est-à-dire les saints Innocents] pour lesquels il n’avait pas encore versé son sang rédempteur, il accorde déjà la dignité du martyre ». (Sermon 31, en la fête de l’épiphanie, 1 , 3)

Quiconque lit ceci dans son contexte peut voir que le pape saint Léon le Grand n’enseigne pas qu’il existe une exception au baptême d’eau dans la période de la Nouvelle Alliance. Il n’en parle pas du tout. Il parle plutôt des Saints Innocents qui sont morts avant la Crucifixion, avant l’établissement de la Nouvelle Alliance et avant l’institution et la promulgation du sacrement du baptême. Il exprime son point de vue (dans un sermon) selon lequel les Saints Innocents qui sont morts avant la Crucifixion (lorsque Jésus était un jeune enfant) sont finalement allés au Ciel et qu’ils ont reçu la dignité de martyres parce qu’ils ont été mis à mort pour le Christ. En fait, nous savons que les saints Innocents ne sont pas allés au ciel immédiatement après leur mort, car personne n’est allé au ciel avant l’ascension du Christ. Le point de St Léon est que les Saints Innocents finissent par avoir la victoire sur Hérode. Le passage n’a rien à voir avec l’idée que l’on peut être sauvé sans baptême d’eau dans la période de la Nouvelle Alliance. Outre le fait que le passage de St Léon n’aborde ni n’enseigne ce qu’il prétend, c’est un sermon, pas un enseignement officiel de l’Église universelle.

En fait, l’enseignement officiel de Léon le Grand contredit le « baptême de désir » et de « sang », comme nous le montrons ici : le pape saint Léon le Grand contredit directement le « baptême de sang » et le « baptême de désir » [En Français, plus bas]. Ce passage important est également discuté ci-dessous. Contrairement au faux discours du sermon de St Léon que nous venons de réfuter, le passage discuté ci-dessous (et dans notre article) est pertinent pour la nécessité du baptême. Cela représente la position officielle de St Léon sur la question.

UN AUTRE MAUVAISE CITATION SCANDALEUSE

Cependant, avant de considérer l’enseignement officiel de St Léon, nous devons envisager un autre énoncé erroné. Certains défenseurs du «baptême de désir» présentent en réalité la citation suivante comme si elle émanait du pape Léon le Grand.

Ils écrivent : «Le pape saint Léon… Le VICAIRE du Christ de l’Église catholique :

C’est pourquoi le pape Léon dit (Epist. XVI): « »Ceux qui sont menacés de mort, de maladie, de siège, de persécution ou de naufrage devraient être baptisés à n’importe quel moment ». Cependant, si un homme est prévenu par la mort de ne pas avoir le temps de recevoir le sacrement, en attendant la période fixée par l’Église, il est sauvé, mais «comme par le feu», comme indiqué ci-dessus (2, ad) ».

Leur citation prétend montrer que le pape saint Léon le Grand a déclaré qu’un homme «prévenu par la mort» avant de se faire baptiser peut être sauvé «par le feu». Mais c’est un mensonge total. En réalité, ils ont combiné les paroles de Léon le Grand sur la nécessité de baptiser les gens avec des paroles de saint Thomas d’Aquin, puis ont présenté le tout comme si cela venait du pape Léon le Grand ! C’est vraiment scandaleux et épouvantable. En réalité, les paroles de Léon le Grand citées dans la citation erronée (tirées de la lettre 16, 21 octobre 447) se terminent par les mots «baptisés à n’importe quel moment». Les paroles de la citation erronée commençant par «Pourtant, si un homme est prévenu par la mort », il « est sauvé », sont en réalité de saint Thomas d’Aquin, pas du pape saint Léon le Grand. On les trouve dans la Summa Theologicae de Saint Thomas, Pt. III, Q. 68, A. 3. Oui, saint Thomas a bien dit que l’on pouvait être sauvé sans baptême d’eau dans certains cas, mais ce n’est pas l’enseignement du pape saint Léon le Grand. Saint Thomas n’était pas infaillible et il avait tort. L’enseignement sur le baptême de Léon le Grand représente l’enseignement officiel du Magistère. Son enseignement contredit le « baptême de désir » et le « baptême de sang » (comme nous le verrons). Mais les partisans malhonnêtes du « baptême de désir » ont présenté les paroles de saint Thomas comme si elles venaient de Léon le Grand dans le but de les faire passer pour un enseignement magistral. C’est diabolique.

Il est également ironique et quelque peu étonnant que les paroles de St Léon qu’ils citent traitent de la nécessité de baptiser immédiatement les catéchumènes non-baptisés qui sont en danger (y compris pendant une persécution). Selon le pape, ces catéchumènes non-baptisés doivent être baptisés immédiatement s’ils courent un risque quelconque, car le baptême d’eau est «la seule garantie du vrai salut» pour eux. Cela contredit directement le « baptême de sang » et le « baptême de désir » (comme nous le verrons plus loin). La raison pour laquelle les partisans du «baptême de désir» citent les choses de manière erronée et s’appuient sur des sources faillibles est que le Magistère ne soutient pas leur fausse position.

LA VRAIE RÈGLE DE FOI SUR LE BAPTÊME

Pape saint Léon le Grand, Lettre 16, 21 octobre 447, n° 6 : «En cas de nécessité, tout moment est autorisé pour le baptême. C’est pourquoi, comme il est bien évident que  ces deux saisons [de Pâques et de Pentecôte] dont nous avons parlé sont les périodes légitimes pour baptiser les élus dans l’Église, nous vous conseillons de ne pas associer d’autres jours à cette célébration. Parce que, bien qu’il y ait aussi d’autres fêtes auxquelles il faut beaucoup de révérence en l’honneur de Dieu, nous devons néanmoins observer une exception rationnelle et mystique pour ce sacrement principal et le plus grand : ne pas toutefois interdire la licence pour secourir ceux qui sont en danger en leur administrant le baptême à n’importe quel moment. Bien que nous remettions les vœux de ceux qui ne sont pas pressés par la maladie et vivons en sécurité pacifique dans ces deux fêtes étroitement liées et apparentées, ne refusons jamais ce qui est la seule garantie d’un vrai salut pour quiconque en péril de mort, dans la crise d’un siège,  dans la détresse de la persécution, dans la terreur du naufrage».

LATIN : «In necessitatis casu omni tempore baptizandum.  Unde quia manifestissime patet baptizandis in ecclesia electis haec duo tempora, de quibus locuti sumus, esse legitima, dilectionem vestram monemus ut nullos alios dies huic observantiae misceatis. Quia [Ed. Cap. VI] etsi sunt alia quoque festa, quibus multa in honorem Dei reverentia debeatur, principalis tamen et maximi sacramenti custodienda nobis est, mystica et rationalis exceptio ; non interdicta licentia, qua in baptismo tribuendo quolibet tempore periclitantibus subvenitur. Ita enim ad has duas festivitates connexas sibimet atque cognatas, incolumium et in pacis securitate degentium libera vota differimus, ut in mortis periculo, in obsidionis discrimine, in persecutionis angustiis, in timore naufragii, nullo tempore, hoc verae salutis singulare praesidium cuiquam denegemus».

Dans son enseignement officiel, le pape saint Léon le Grand déclare que pour les catéchumènes non-baptisés en proie à la persécution ou à tout autre dangerle baptême d’eau est la seule garantie d’un vrai salut (verae salutis singulare praesidium). Un catéchumène non-baptisé dans la détresse de la persécution est celui-là même auquel s’appliquerait le prétendu «baptême de sang», s’il existait déjà. Pourtant, le pape contredit l’idée en enseignant que pour ces personnes (catéchumènes victimes de persécution ou d’un autre danger), la seule (singulare) sauvegarde du salut est le baptême d’eau. Ce ne serait pas le cas s’il y avait d’autres formes de baptême ou d’autres moyens d’être sauvés, comme par le martyre.

Par conséquent, l’enseignement officiel de Léon le Grand contredit directement le « baptême de sang » et le « baptême de désir ». Cela nous donne la règle de foi sur cette question en laquelle nous devons croire et professer. Permettez-moi de répéter cette règle de foi : le baptême d’eau est la seule garantie d’un véritable salut pour les catéchumènes non-baptisés victimes de persécution ou de tout autre danger. Les vrais catholiques adhèrent et défendent cette règle. Beaucoup d’autres la rejettent.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 [ex cathedra] : «Le saint baptême, porte d’entrée de la vie spirituelle, occupe la première place parmi tous les sacrements ; à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, « à moins que nous ne naissions à nouveau d’eau et d’Esprit, nous ne pouvons pas », comme le dit la vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est une eau vraie et naturelle».

Vidéo Le meilleur argument contre le baptême de désir (40 min.)

 

 Chap. 17. Le texte latin du plus ancien décret papal rejette  le « baptême de désir »

St Grégoire de Nazianze rejetait le « baptême de désir » (article) – VO Anglais

Cornelius, Le don des langues & la nécessité du baptême – VO Anglais

 Hors de l’Église Catholique il n’y a absolument pas de salut

 Chapitre 15. Le pape saint Léon le Grand met fin au débat

 Chapitre 20. Exultate Deo met également fin au débat