Sur le second avènement de notre Seigneur Jésus-Christ

Sommaire

  • La Rédemption inclut la Création
  • Le second avènement de Jésus-Christ est un jugement
  • Marie Mère de l’Église
    • Le plan rédempteur de la sainte Trinité en Marie
    • Le second avènement par Marie
      • Notre Dame du Mont Carmel dans les derniers temps, Notre Dame de Fatima, le Cœur immaculé de Marie et le Rosaire
  • L’idolâtrie de la fausse église vatican 2 et la fin des temps
    • La grande apostasie – Hérésies universelles répandues partout
  • Les Écritures et les prophéties annoncent et témoignent de Jésus-Christ
    • Hénoch et Élie
      • Jean-Baptise était Élie en esprit mais pas en personne
  • L’Antéchrist
    • Les apostats du Christ sont les précurseurs qui préparent la venue de l’Antichrist
  • La Vierge Marie, Mère de Dieu, l’ennemie irréconciliable de Satan
    • L’inimitié entre Satan et Marie
    • L’inimitié entre la race de Satan  et la descendance de Marie
    • Les apôtres des derniers temps
  • Conclusion

La Rédemption inclut la Création

La nature créée est faite pour la vie surnaturelle (vie de la grâce, vie de Dieu). Après la chute de la nature qui s’est coupée de l’influx vital de la grâce, Dieu n’a pas mis en place un plan B, mais la chute est inclue dans la Rédemption, afin que l’homme ait une vie glorieuse supérieure avec Dieu.

Le rédempteur récapitule la création. Le Fils de l’homme est le Fils de Dieu fait homme sans cesser d’être Dieu. Son Église inclut le commencement des temps, Adam et Ève.

Ephésiens 1, 9-10 : «…le mystère de sa volonté, selon sa bienveillance, par laquelle il avait résolu en lui-même, selon que sa bonté l’avait prévu dans le Christ : dans dispensation de la plénitude des temps, de restaurer [récapituler] dans le Christ tout ce qui est dans les cieux, et tout ce qui est sur la terre : en lui-même».

Saint Irénée, père de l’Église, Adversus haereses, V, 14, 1 (cf. V, 14, 2 : «Le Christ a récapitulé en lui tout le sang répandu par tous les justes et par tous les prophètes qui ont existé depuis le commencement».

Le second avènement de Jésus-Christ se fera dans son humanité qu’Il tient de sa Sainte Mère, et il se fera par elle.

Matthieu 16, 27 : «Car le Fils de l’homme viendra dans la gloire de son Père avec ses anges ; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres».

Saint Bonaventure (et Origène), Speculum B. M. V., Lect. III, 1, 2° : «Marie a deux fils, un homme Dieu et un homme pur ; du premier elle est mère corporellement, du second spirituellement». (Cité dans Traité de la Vraie Dévotion à la T. S. V., St L.-M. de Montfort n° 141)

Le second avènement de Jésus-Christ est un jugement

 

Il viendra au paroxysme de la tribulation

Matthieu 24, 29, 31 : « Mais aussitôt après la tribulation de ces jours, le soleil s’obscurcira, et la lune ne donnera plus sa lumière ; les étoiles tomberont du ciel et les vertus des cieux seront ébranlées. … Et il enverra les anges, qui, avec une trompette et une voix éclatante, rassembleront ses élus des quatre vents de la terre, du sommet des cieux jusqu’à leurs dernières profondeurs ». (Marc 13, 27)

A suivre

Le Fils de l’homme viendra comme un voleur

Matthieu 24, 43-44 : « Si le père de famille savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait certainement et ne laisserait pas percer sa maison. C’est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts ; car vous ignorez l’heure à laquelle le Fils de l’homme doit venir ».

Apocalypse 16, 15 : « Voici que je viens comme un voleur. Bienheureux celui qui veille et qui garde ses vêtements, de peur qu’il ne marche nu et qu’on ne voie sa honte ».

A suivre

Il séparera les boucs des brebis

Matthieu 25, 31 : «Il dira à ceux qui seront à sa droite, venez les bénis de mon Père. J’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger. Alors les justes lui répondront Quand est-ce que nous vous avons vu avoir faim ? Et le Roi leur répondra : Je vous le dis en vérité, autant de fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait».

Saint Rémi sur Matthieu 25, 31 : «Remarquez que le Seigneur fait ici mention de sept œuvres différentes de miséricorde, et celui qui aura mis tous ses soins à les accomplir, méritera de posséder le royaume qui a été préparé aux élus dès le commencement du monde. … Dans le sens spirituel, ranimer et nourrir du pain de la parole, ou rafraîchir du breuvage de la sagesse ceux qui ont faim et soif de la justice ; recevoir dans le sein de l’Église notre mère, ceux qui s’égarent dans les sentiers de l’hérésie et du péché ; supporter ceux qui sont faibles dans la foi, c’est observer les prescriptions de la vraie charité».

Saint Grégoire, Moral., 24, 26 : «Ceux qui seront placés à la droite et à qui le souverain juge dira : « J’ai eu faim », etc., sont ceux qui ont été admis au nombre des élus et appelés à régner éternellement, ceux qui ont lavé dans leurs larmes les taches de leur vie, qui ont racheté leurs péchés passés par toute la suite de leurs œuvres, et couvert de leurs aumônes, aux yeux du juste juge, toutes les fautes qu’ils avaient commises. Il en est d’autres qui sont appelés à régner sans être soumis au jugement, ce sont ceux qui ont été bien au delà des préceptes de la loi par la perfection de leur vertu».

Saint Jérôme sur Matthieu 25 : Nous étions libres d’entendre que Jésus-Christ était nourri, et que sa soif était étanchée dans la personne de tous les pauvres, et ainsi des autres bonnes œuvres ; mais ces paroles : «Autant de fois que vous avez agi ainsi à l’égard d’un de mes frères», etc., ne me paraissent pas devoir s’appliquer à tous les pauvres indistinctement, mais seulement aux pauvres d’esprit qu’il indiquait de la main en disant : «Mes frères sont ceux qui font la volonté de mon Père qui est dans les cieux» (Matt. 12, 49 ; Mc 13).

Matthieu 25, 31 : «Il dira ensuite à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi maudits, allez au feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges».

Saint Grégoire, Moral., 26, 20 : «Ceux à qui le Sauveur tient ce langage, sont les mauvais chrétiens qui sont jugés avant d’être livrés au supplice, tandis, que les infidèles subissent leur châtiment sans jugement préalable. En effet, on ne discutera pas la cause de ceux qui se présentent devant le tribunal du juge sévère et rigoureux avec la sentence de condamnation que leur a méritée leur infidélité. Ce sont ceux qui ont fait profession de la vraie foi sans en avoir les œuvres, qui auront à subir le jugement avant d’être punis. Ils entendront le souverain juge prononcer leur sentence, parce qu’ils ont au moins conservé la doctrine de la foi, tandis que les infidèles n’entendront même pas la parole du juge éternel prononçant leur condamnation, parce qu’ils n’ont même pas voulu lui rendre hommage par la confession extérieure de sa parole. C’est ainsi qu’un roi de la terre inflige un châtiment différent au citoyen qui se rend coupable dans l’intérieur du royaume, et à l’ennemi qui l’attaque au dehors ; avant de punir le premier, il examine ses droits, tandis qu’il déclare la guerre au second sans s’occuper de ce que la loi renferme sur le châtiment qu’il mérite».

A suivre

 

Marie Mère de l’Église

La sainte Vierge Marie est la Mère du Christ total, c-à-d du Christ et de Son Corps mystique, Elle a conçu le Christ total – son Fils et son corps mystique, c’est -à-dire ses membres – au jour de l’Annonciation, elle l’a porté pendant les trente trois années de la vie terrestre de Jésus-Christ, et elle lui a donné naissance au Calvaire. C’est par elle et en elle que Dieu le Saint-Esprit s’est répandu à la Pentecôte qui est le commencement de l’Église – Corps mystique du Christ – visible.

La Vierge ne laissera pas de poursuivre la lutte qu’elle a engagée dès sa conception

Pape saint Pie X, Ad Illum Laetissimum pour le cinquantenaire du dogme de l’Immaculée Conception, 2 fév. 1904 : «Assurément, il n’y a pas à attendre que les attaques contre l’Église cessent jamais : « car il est nécessaire que des hérésies se produisent, afin que les âmes de foi éprouvée soient manifestées parmi vous » (I Cor. XI, 19). Mais la Vierge ne laissera pas, de son côté, de nous soutenir dans nos épreuves, si dures soient-elles, et de poursuivre la lutte qu’elle a engagée dès sa conception, en sorte que quotidiennement nous pourrons répéter cette parole : « Aujourd’hui a été brisée par elle la tête de l’antique serpent » (Off. Imm. Conc. In II Vesp. ad. Magnif.)».

Marie, en union de Dieu le Père, du Fils et du Saint Esprit, selon la volonté de la sainte Trinité, et en conformité du plan rédempteur, engendre, conçoit, porte, enfante, soutient, nourrit, et sanctifie les membres de Jésus-Christ.

Pape saint Pie X, Ad Illum Laetissimum pour le cinquantenaire du dogme de l’Immaculée Conception, 2 fév. 1904 : «(Apoc. XII, 2). Saint Jean vit donc la très sainte Mère de Dieu au sein de l’éternelle béatitude et toutefois en travail d’un mystérieux enfantement. Quel enfantement ? Le nôtre assurément, à nous qui, retenus encore dans cet exil, avons besoin d’être engendrés au parfait amour de Dieu et à l’éternelle félicité. Quant aux douleurs de l’enfantement, elles marquent l’ardeur et l’amour avec lesquels Marie veille sur nous du haut du ciel, et travaille, par d’infatigables prières, à porter à sa plénitude le nombre des élus».

Saint L.-M. de Montfort, missionnaire apostolique, maître de la médiation universelle de Marie,  Traité de la Vraie Dévotion à la sainte Vierge, n° 33 : «on peut lui [Marie] appliquer plus véritablement que saint Paul ne se les applique, ces paroles : Quos iterum parturio, donec in vobis formetur Christus (Ga 4,19) : J’enfante tous les jours les enfants de Dieu, jusqu’à ce que Jésus-Christ mon Fils ne soit formé en eux dans la plénitude de son âge. Saint Augustin se surpassant soi-même, et tout ce que je viens de dire, dit que tous les prédestinés, pour être conformes à l’image du Fils de Dieu, sont en ce monde cachés dans le sein de la Très Sainte Vierge, où ils sont gardés, nourris, entretenus et agrandis par cette bonne Mère, jusqu’à ce qu’elle ne les enfante à la gloire, après la mort, qui est proprement le jour de leur naissance, comme l’Église appelle la mort des justes».

Le plan rédempteur de la sainte Trinité en Marie

La sainte Trinité a voulu accomplir l’œuvre de la Rédemption par Marie.

Pape saint Pie X, Ad Illum Laetissimum pour le cinquantenaire du dogme de l’Immaculée Conception, 2 fév. 1904 : «… du moment que le Fils de Dieu est l’auteur et le consommateur de notre foi, il est de toute nécessité que Marie soit dite participante des divins mystères et en quelque sorte leur gardienne».

Par conséquent, de même que l’unité de l’Église est l’unité de la foi de loi divine, de même l’unité des membres du Christ (Corps mystique) avec Marie.

Saint L.-M. de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion à la sainte Vierge n° 17-20 : «17. Dieu le Père a communiqué à Marie sa fécondité autant qu’une pure créature en était capable, pour lui donner le pouvoir de produire son Fils et tous les membres de son Corps mystique».

«18. Dieu le Fils est descendu dans son sein virginal, comme le nouvel Adam dans son paradis terrestre, pour y prendre ses complaisances et pour y opérer en cachette des merveilles de grâce. Ce Dieu fait homme a trouvé sa liberté à se voir emprisonné dans son sein; il a fait éclater sa force à se laisser porter par cette petite fille; il a trouvé sa gloire et celle de son Père à cacher ses splendeurs à toutes créatures d’ici-bas, pour ne les révéler qu’à Marie; il a glorifié son indépendance et sa majesté à dépendre de cette aimable Vierge dans sa conception, en sa naissance, en sa présentation au temple, en sa vie cachée de trente ans, jusqu’en sa mort, où elle devait assister, pour ne faire avec elle qu’un même sacrifice, et pour être immolé par son consentement au Père éternel, comme autrefois Isaac par le consentement d’Abraham à la volonté de Dieu. C’est elle qui l’a allaité, nourri, entretenu, élevé et sacrifié pour nous. O admirable et incompréhensible dépendance d’un Dieu que le Saint Esprit n’a pu passer sous silence dans l’Évangile, – quoiqu’il nous ait caché presque toutes les choses admirables que cette Sagesse incarnée a faites dans sa vie cachée -, pour nous en montrer le prix et la gloire infinie. Jésus-Christ a plus donné de gloire à Dieu son Père par la soumission qu’il a eue à sa Mère pendant trente années, qu’il ne lui en eût donné en convertissant toute la terre par l’opération des plus grandes merveilles [note : ceci parce qu’elle porte le Corps mystique]. Oh ! qu’on glorifie hautement Dieu quand on se soumet, pour lui plaire, à Marie, à l’exemple de Jésus-Christ, notre unique modèle !»

«20. Dieu le Saint-Esprit étant stérile en Dieu, c’est-à-dire ne produisant point d’autre personne divine, est devenu fécond par Marie qu’il a épousée [21. …par l’entremise de la Sainte Vierge, dont il veut bien se servir]. C’est avec elle et en elle et d’elle qu’il a produit son chef d’œuvre, qui est un Dieu fait homme, et qu’il produit tous les jours jusqu’à la fin du monde les prédestinés et les membres du corps de ce chef adorable : c’est pourquoi plus il trouve Marie, sa chère et indissoluble Épouse, dans une âme, et plus il devient opérant et puissant pour produire Jésus-Christ en cette âme et cette âme en Jésus-Christ».

Saint L.-M. de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion à la sainte Vierge n° 23-25 : «23. Dieu le Père a fait un assemblage de toutes les eaux, qu’il a nommé la mer ; il a fait un assemblage de toutes ses grâces, qu’il a appelé Marie. Ce grand Dieu a un trésor ou un magasin très riche, où il a renfermé tout ce qu’il a de beau, d’éclatant, de rare et de précieux, jusqu’à son propre Fils ; et ce trésor immense n’est autre que Marie, que les saints appellent le trésor du Seigneur, de la plénitude duquel les hommes sont enrichis».

«24. Dieu le Fils a communiqué à sa Mère tout ce qu’il a acquis par sa vie et sa mort, ses mérites infinis et ses vertus admirables, et il l’a faite trésorière de tout ce que son Père lui a donné en héritage ; c’est par elle qu’il applique ses mérites à ses membres, qu’il communique ses vertus et distribue ses grâces; c’est son canal mystérieux, c’est son aqueduc, par où il fait passer doucement et abondamment ses miséricordes».

«25. Dieu le Saint-Esprit a communiqué à Marie, sa fidèle Épouse, ses dons ineffables, et il l’a choisie pour la dispensatrice de tout ce qu’il possède : en sorte qu’elle distribue à qui elle veut, autant qu’elle veut, comme elle veut et quand elle veut, tous ses dons et ses grâces, et il ne se donne aucun don céleste aux hommes qu’il ne passe par ses mains virginales. Car telle est la volonté de Dieu, qui a voulu que nous ayons tout par Marie : car ainsi sera enrichie, élevée et honorée du Très-Haut celle qui s’est appauvrie, humiliée et cachée jusqu’au fond du néant par sa profonde humilité, pendant toute sa vie».

Saint L.-M. de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion à la sainte Vierge n° 29-34 : «29. Dieu le Père se veut faire des enfants par Marie jusqu’à la consommation du monde, et il lui dit ces paroles : In Jacob inhabita (Eccl. 24, 13) : demeurez en Jacob, c’est-à-dire faites votre demeure et résidence dans mes enfants et prédestinés, figurés par Jacob, et non point dans les enfants du diable et les réprouvés, figurés par Esaü». 30. Comme dans la génération naturelle et corporelle il y a un père et une mère, de même dans la génération surnaturelle et spirituelle il y a un père qui est Dieu et une mère qui est Marie. Tous les vrais enfants de Dieu et prédestinés ont Dieu pour père et Marie pour mère ; et qui n’a pas Marie pour Mère n’a pas Dieu pour Père. C’est pourquoi les réprouvés, comme les hérétiques, schismatiques, etc., qui haïssent ou regardent avec mépris ou indifférence la Très Sainte Vierge, n’ont point Dieu pour père, quoiqu’ils s’en glorifient, parce qu’ils n’ont pas Marie pour mère : car, s’ils l’avaient pour mère, ils l’aimeraient et l’honoreraient comme un vrai et bon enfant aime naturellement et honore sa mère qui lui a donné la vie. Le signe le plus infaillible et le plus indubitable pour distinguer un hérétique, un homme de mauvaise doctrine, un réprouvé, d’avec un prédestiné, c’est que l’hérétique et le réprouvé n’ont que du mépris ou de l’indifférence pour la Très Sainte Vierge, tâchant, par leurs paroles et exemples, d’en diminuer le culte et l’amour, ouvertement ou en cachette, quelquefois sous de beaux prétextes. Hélas! Dieu le Père n’a pas dit à Marie de faire sa demeure en eux, parce qu’ils sont des Esaüs».

«31. Dieu le Fils veut se former et, pour ainsi dire, s’incarner tous les jours, par sa chère Mère, dans ses membres, et il lui dit : In Israel hereditare (Eccl. 24,13): Ayez Israël pour héritage. C’est comme s’il disait : Dieu mon Père m’a donné pour héritage toutes les nations de la terre, tous les hommes bons et mauvais, prédestinés et réprouvés ; je conduirai les uns par la verge d’or et les autres par la verge de fer ; je serai le père et l’avocat des uns, le juste vengeur des autres, et le juge de tous ; mais pour vous, ma chère Mère, vous n’aurez pour votre héritage et possession que les prédestinés figurés par Israël ; et, comme leur bonne mère, vous les enfanterez, nourrirez, élèverez ; et, comme leur souveraine, vous les conduirez, gouvernerez et défendrez».

«34. Dieu le Saint-Esprit veut se former en elle et par elle des élus et il lui dit : In electis meis mitte radices (Si 24,13). Jetez, ma bien-aimée et mon Épouse, les racines de toutes vos vertus dans mes élus, afin qu’ils croissent de vertu en vertu et de grâce en grâce. J’ai pris tant de complaisance en vous, lorsque vous viviez sur la terre dans la pratique  des plus sublimes vertus, que je désire encore vous trouver sur la terre, sans cesser d’être dans le ciel. Reproduisez-vous pour cet effet dans mes élus : que je voie en eux avec complaisance les racines de votre foi invincible, de votre humilité profonde, de votre mortification universelle, de votre oraison sublime, de votre charité ardente, de votre espérance ferme et de toutes vos vertus. Vous êtes toujours mon Épouse aussi fidèle, aussi pure et aussi féconde que jamais: que votre foi me donne des fidèles ; que votre pureté me donne des vierges, que votre fécondité me donne des élus et des temples».

Par conséquent, comme Jésus-Christ est venu la première fois par Marie et que la plan rédempteur se fait par Marie, il est certain que le second avènement de Jésus-Christ doit se faire par Marie, parce que Dieu ne change pas de conduite.

Le second avènement par Marie

Saint L.-M. de Montfort, missionnaire apostolique, maître de la médiation universelle de Marie,  Traité de la Vraie Dévotion à la sainte Vierge, n° 49 : «Marie n’a presque point paru dans le premier avènement de Jésus-Christ… Mais dans le second avènement de Jésus-Christ, Marie doit être connue et révélée par le Saint Esprit, afin de faire par elle, connaître, aimer et servir Jésus-Christ».

Saint L.-M. de Montfort, missionnaire apostolique, maître de la médiation universelle de Marie,  Traité de la Vraie Dévotion à la sainte Vierge, n° 158 : «si [comme] mon aimable Jésus, dans sa gloire, vient [viendra] une seconde fois sur la terre (comme il est certain) pour y régner, il ne choisira point d’autre voie de son voyage que la divine Marie, par laquelle il est si sûrement et parfaitement venu la première fois. La différence qu’il y aura entre sa première et dernière venue, c’est que la première a été secrète et cachée, la seconde sera glorieuse et éclatante ; mais toutes deux parfaites, parce que toutes deux seront par Marie».

Notre Dame du Mont Carmel dans les derniers temps, Notre Dame de Fatima, le Cœur immaculé de Marie et le Rosaire

R. P. Dupraz, missionnaire de la Salette, lettre 1911-1912 : «La dévotion à Notre Dame du Mont Carmel sera la grande dévotion envers la sainte Vierge dans les derniers temps. … C’est sous ce vocable qu’elle veut être honorée en dernier lieu ; Ce sera sous ce titre qu’elle règnera sur le monde converti par les terribles calamités qu’elle a prédites, calamités qui jetteront les hommes dans la terreur ».

Ces calamités sont d’abord d’ordre spirituelles, et ce sont les calamités de la grande apostasie actuelle, d’hérésies universelles et du rejet antichrist de la vraie foi divine et catholique parmi les nations.

Notre Dame de Fatima est Notre Dame du Rosaire ; Notre Dame de Fatima qui donne son Cœur immaculé est la Femme couronnée d’Apocalypse 12 ; La Femme couronnée d’Apocalypse 12 est Notre Dame du Rosaire ; Notre Dame du Rosaire est Notre Dame de la Victoire qui est Notre Dame des Victoires et le Cœur immaculé de Marie refuge des pécheurs. Après être apparue à La Salette en 1846 et à Lourdes en 1858 où elle avait demandé la « pénitence », Notre Dame est apparue à Fatima (Portugal) en 1917 à trois enfants sous le titre de Notre Dame du Rosaire. Pour sauver les âmes Notre-Dame offrait son Cœur Immaculé et le saint Rosaire comme ultime planche de salut face aux châtiments dûs aux péchés car les hommes n’avaient pas fait pénitence. Ces châtiments étaient les hérésies pré-vatican 2 qui ont engendré la grande apostasie vatican 2.

Pendant le miracle de Fatima, en 1917, le soleil a été vu s’accélérant et tombant vers la terre et les gens pensaient que la fin du monde était arrivée. L’importance devrait être évidente : Fatima est un signe apocalyptique, c’était un signe que la fin était proche, que les événements qui précéderont le point culminant du monde et la seconde venue de Jésus-Christ devaient commencer. Les hommes doivent modifier leur vie avant que la fin du monde soit vraiment venue.

Les voyants de Fatima ont signalé que Notre-Dame était revêtue de lumière – elle était plus brillante que le soleil. La preuve est très forte pour que Notre Dame de Fatima soit la femme revêtue du soleil prophétisée dans l’Apocalypse, chapitre 12, 1. En fait, il existe une confirmation étonnante que l’apparition de Notre-Dame de Fatima était l’accomplissement de la prophétie de l’Apocalypse de la femme revêtue du soleil. Voir Le Message de Fatima : un signe céleste qui marque le début de la fin des temps et une prévision de l’apostasie de l’Église (Voir aussi Toute la vérité sur Fatima et le troisième secret)

L’apparition de la sainte Vierge à Fatima au Portugal en 1917 était le début de la fin. Il est à noter que la sainte Vierge «La Dame du Rosaire» a demandé le Rosaire tous les jours et mis fin à la dernière apparition en montrant aux enfants trois tableaux distincts symbolisant l’intégralité du message du Rosaire. La première vision était la Sainte famille représentant les mystères joyeux ; la seconde vision était Notre-Dame des Douleurs représentant les mystères douloureux ; et la troisième vision était Notre-Dame du Mont Carmel représentant les mystères glorieux. Ceci prouve que Notre-Dame du Mont Carmel, le saint Rosaire et le cœur immaculé de Marie représentent une seule dévotion dans les derniers temps actuels.

Litanies à Notre Dame du Mont Carmel

Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Trinité sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous
Sainte Marie, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, Victorieuse de Satan, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, Fille très obéissante, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, Vierge très pure, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, Épouse très dévouée, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, Mère très tendre, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, Modèle parfait de vertu, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, Ancre sûre d’espérance, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, Refuge dans l’affliction, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, Dispensatrice des dons de Dieu, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, Bastion contre nos ennemis, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, notre Aide dans le chagrin, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, Chemin menant à Jésus, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, notre Lumière dans les ténèbres, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, notre Consolation à l’heure de la mort, priez pour nous pécheurs
Notre Dame du Mont Carmel, Avocate des pécheurs les plus abandonnés, priez pour nous pécheurs
Pour ceux qui sont endurcis dans le vice, nous venons à vous avec confiance, ô Notre-Dame du Mont Carmel
Pour ceux qui offensent votre Divin Fils, nous venons à vous avec confiance, ô Notre-Dame du Mont Carmel
Pour ceux qui négligent de prier, nous venons à vous avec confiance, ô Notre-Dame du Mont Carmel
Pour ceux qui sont dans l’agonie, nous venons à vous avec confiance, ô Notre-Dame du Mont Carmel
Pour ceux qui diffèrent leur conversion, nous venons à vous avec confiance, ô Notre-Dame du Mont Carmel
Pour ceux qui souffrent en Purgatoire, nous venons à vous avec confiance, ô Notre-Dame du Mont Carmel
Pour ceux qui ne vous connaissent pas, nous venons à vous avec confiance, ô Notre-Dame du Mont Carmel
Prions. Notre-Dame du Mont Carmel, glorieuse Reine des Anges, Canal de la plus tendre miséricorde de Dieu envers les hommes, Refuge et Avocate des pécheurs, je me prosterne devant Vous avec confiance, vous suppliant de m’obtenir….. En retour, je vous promets solennellement d’avoir toujours recours à Vous dans toutes mes épreuves, mes souffrances, mes tentations, et je ferai tout en mon pouvoir pour engager les autres à Vous aimer, à Vous vénérer, et à Vous invoquer dans tous leurs besoins. Je Vous remercie pour les grâces sans nombre que j’ai reçu de votre miséricorde et de votre puissante intercession. Continuez d’être ma défense dans le danger, mon guide pendant la vie et ma consolation à l’heure de ma mort. Notre-Dame du Mont Carmel, Avocate des pécheurs les plus abandonnés, priez pour l’âme du pécheur le plus abandonné de l’univers (ou pour l’âme de N.). Alors tous les Anges du Ciel se réjouiront et l’enfer se privé de sa proie. Je viens à Vous avec confiance, ô Notre-Dame du Mont Carmel. Amen.

Le scapulaire de Notre Dame du Mont Carmel

Le port du scapulaire de Notre Dame du Carmel  donne de participer aux biens spirituels de toute la famille spirituelle du Carmel (Confrérie), et il est un signe d’appartenance et de consécration à la Sainte Vierge. De nombreux miracles et des faits inouïs sont rapportés à son sujet depuis des siècles.

Promesses de Notre Dame du Mont Carmel – scapulaire 

Pratique

  • Recevoir l’imposition du Scapulaire marron du Mont Carmel (les cordons doivent aussi être bruns/marron) selon le rite de l’Église catholique.
  • Porter le Scapulaire jour et nuit.
  • Conserver la chasteté de son état.
  • Réciter quotidiennement le petit Office de la Sainte Vierge (pouvant être commuer par le Rosaire quotidien) ou si impossibilité, jeûne et abstinence les mercredis et samedis et respect des jeûnes de l’Église.
  • Pour bénéficier de la protection et des promesses de la Sainte Vierge : Intégrité de vie et pureté de mœurs.

Bienfaits

  • Préservation de l’enfer ;
  • Appartenance et bénéfice des grâces, fruits, prières et sacrifices de la famille carmélitaine.
  • Persévérance finale ;
  • Privilège sabbatin : délivrance du purgatoire le samedi suivant la mort (Pape Jean XXII, Bulle Sacratissimo uti culmine, 3 mars 1322).

Deux conditions pour bénéficier de la promesse du privilège sabbatin :
1 – L’observation de la chasteté de son état : Chasteté complète dans le célibat ; chasteté  conjugale dans le mariage.
2 – La récitation des heures canoniales ou du petit Office de la Sainte Vierge (pouvant être commuer par le Rosaire quotidien) ou, si impossibilité, abstinence les mercredis et samedis et respect des jeûnes de l’Église.

Le privilège sabbatin a été approuvé par les papes Jean XXII en 1322 ; Clément VII en 1530 ; Paul III en 1534 ; Pie IV en 1561 ; Saint Pie V en 1566 ; Paul V en 1613 ; Saint Pie X en 1910 ; Benoît XV en 1916 ; Pie XII en 1950.

Pape Paul V, décret sur l’observance de la confrérie de Notre Dame du Mont-Carmel, 11 fév. 1613 : «Nous permettons aux frères carmes de prêcher que le peuple chrétien peut croire pieusement, pour ce qui est du secours des âmes des Frères et des Confrères de la Confrérie de Notre Dame du Mont-Carmel, décédés en charité, qui auront en leur vie porté l’habit, gardé la chasteté selon leur état, récité le petit office, ou, s’ils ne savent pas lire, auront gardé les jeûnes de l’Église et fait abstinence de chair le mercredi et le samedi, que la très sainte Vierge par ses intercessions continuelles, par ses pieux suffrages et par sa protection spéciale, les aidera quand ils seront partis de ce monde, principalement le jour du samedi, qui est dédié par l’Église à la bienheureuse Vierge Marie». (Traité des Confréries en général et de quelques-unes en particulier, P. Nicolas Colin, Prémontré, éd. 1784, p. 276)

Pape Benoit XIV (règ. 1740-1758), Traité De festis, part. II, art. 73, T. 2, p. 329 : «Au XIIIème siècle mourut le Bienheureux Simon [Stock], homme d’une grande sainteté de vie. Longtemps avant sa mort, la sainte Vierge lui était apparue [dans la nuit du 15 au 16 juillet 1251], et lui avait donné le scapulaire comme une distinction de l’ordre du Carmel et le gage de sa protection spéciale. Cinquante ans après, elle apparue au pape Jean XXII [Elle lui annonça qu’il serait futur pape], et l’avertit de plusieurs grâces d’indulgences qu’elle avait obtenue de son divin Fils pour les confrères et consœurs de son ordre. Le pape Jean XXII en fit la promulgation le 3 mars 1322 par une bulle dite sabbatine [Bulle Sacratissimo uti culmine]. … Le privilège de cette bulle a été confirmé par les souverains pontifes Clément VII [Bulle Ex clementis, 12 août 1530], Pie V [Bulle Superna dispositione, 18 février 1566], Grégoire XIII [Ut Laudes]. … La vision du bienheureux Simon est véritable. Nous pensons que tout  le monde doit la regarder aussi comme véritable».

Saint Jean de la Croix : «comment la Mère de Dieu du Carmel, au jour du samedi, accourait avec son secours et sa faveur au purgatoire, et comment elle sortait de là les âmes des religieux ou des personnes qui avaient porté son saint Scapulaire».

Sainte Thérèse d’Avila, auto-biographie, chap. 38 : «un très bon religieux de notre Ordre étant fort malade, je connus dans un grand recueillement qui me prit en entendant la Messe un samedi, qu’il était mort, et je le vis monter au Ciel sans entrer en purgatoire ; j’ai appris depuis qu’il était mort en effet à la même heure que je l’avais vu… Je fus fort étonnée de ce qu’il n’avait pas passé par le purgatoire, mais il me fut dit que s’il l’avait évité, c’est qu’il avait suivi fidèlement la Règle de sa profession et avait bénéficié de la grâce accordée à l’ordre par les bulles particulières touchant les peines du purgatoire».

Le port du saint Scapulaire du Mont Carmel 

Décret du saint office, Cum sacra (sous le Pape Saint Pie X), 16 décembre 1910 (Acta Apost. Sedis, III, 22 sq.) : «Bien que nous souhaitions ardemment qu’on continue à se servir des scapulaires en étoffe, il sera loisible à tous ceux qui ont déjà reçu une fois le scapulaire en étoffe, de le remplacer par une médaille en métal qui représente d’un côté l’image de Notre-Seigneur et de l’autre, l’image de N-D du Mont Carmel. Tout prêtre qui a déjà reçu le pouvoir de bénir et d’imposer le scapulaire en étoffe peut bénir la médaille qui remplace ce scapulaire».

Encyclopédie catholique, Scapulaire, 1907-1913 : «Depuis 1910 et le règlement du Saint-Office du 16 Décembre de cette année (Acta Apost. Sedis, III, 22 sq.), il est permis de porter, au lieu d’un ou plusieurs des petits scapulaires une seule médaille de métal. Cette médaille doit avoir d’un côté une représentation de Jésus-Christ avec Son Sacré-Cœur et de l’autre une image de la Mère de Dieu. Toutes les personnes qui ont été validement investis avec un saint Scapulaire en laine peuvent le remplacer par cette médaille. La médaille doit être bénie par un prêtre possédant la faculté de bénir et d’imposer le scapulaire duquel la médaille est à remplacer. Les facultés de bénir ces médailles sont soumis aux mêmes conditions et limites que les facultés de bénir et d’imposer les scapulaires correspondants. Si la médaille doit être porté à la place d’un certain nombre de scapulaires, elle doit recevoir la bénédiction qui serait attachée à chacun d’eux, soit autant de bénédictions que le nombre de scapulaires qu’elle remplace. Pour chaque bénédiction un signe de la croix suffit. Cette médaille doit également être portée en permanence, que ce soit autour du cou ou d’une autre manière convenable, et elle peut bénéficier de tous les indulgences et privilèges des petits scapulaires sans exception. Seuls les petits (pas les grands) scapulaires peuvent être validement remplacés par des médailles».

Il est à noter que les petits scapulaires sont ceux des confréries ou archiconfréries de Congrégations, tandis que les grands scapulaires sont ceux des ordres et Congrégations religieuses et leurs tiers-ordres.

L’Église préfère le port du Scapulaire du Carmel en laine ; la concession de la médaille n’est qu’une dispense, c’est-à-dire que la faculté de remplacer le Scapulaire de tissu par une médaille bénite et comportant N-D du Mont Carmel et le Sacré-Cœur n’est valide : 1) qu’après l’imposition du Scapulaire en tissu, et 2) surtout en raison de la rapide corruption de l’étoffe dans les pays chauds et seulement pour ceux qui auraient de graves inconvénients à porter l’étoffe. Il ne s’agit pas de remplacer le port du scapulaire par la médaille pour n’importe quelle raison auquel cas les bénéfices ne seront plus valides.

L’apostat et antipape Jean 23, l’initiateur de l’apostasie vatican 2, a aussi écrit sur la médaille du scapulaire du mont Carmel, c’est invalide et sacrilège car c’est un antipape et un apostat.

 

L’idolâtrie de la fausse église vatican 2 et la fin des temps

assise jean paul 2

JP 2 coupe de démons 1

JP2 Coupe de démons 2

PRAYER FOR PEACE

intentions-prieres-antipape-francois-fausses-religions

Apostasie vatican 2, apostasie d’Assise 1986, Rome 1988, Assise 2002, prière inter-religieuse, idolâtrie, culte de faux dieux, indifférentisme religieux, modernisme, mise à l’honneur des fausses religions, prière avec les hérétiques, etc., etc.

Vatican 2 n’est pas catholique et n’est pas l’Église catholique mais la prostituée de Babylone prophétisée dans l’Apocalypse et la contre-église de la fin des temps

 

Notre Dame de La Salette, 19 sept. 1846 : «Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist … L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation … On croira tout perdu».

Aujourd’hui, la prophétie de Notre-Dame de La Salette est accomplie : Rome/Vatican 2 n’est pas catholique, elle est devenue «le siège de l’antéchrist», l’Église est «éclipsée» par la secte vatican 2, et on croit «tout perdu». Les temps sont courts pour se convertir à la vraie foi et entrer dans le véritable Église qui est le Corps du Christ, afin de pouvoir être sauvé avant que la grande apostasie ait entraîné sans retour tous les esprits dans la perte du salut et la damnation éternelle, et avant le retour de Jésus-Christ.

La grande apostasie – Hérésies universelles répandues partout

A suivre

Les Écritures et les prophéties annoncent et témoignent de Jésus-Christ

L’Écriture et la prophétie forment la Tradition orale et écrite. De même que les Écritures parlent du Christ, de même la prophétie parle du Christ, dans le Christ, dans l’Esprit-Saint, dans la foi divine et catholique. Les Écritures et la Tradition retenues par l’autorité du Magistère de l’Église constituent le dépôt de la foi divine et catholique. L’Écriture témoigne de la transmission orale pour la garder. L’Écriture est dans la Tradition et non la Tradition dans l’Écriture comme pensent les hérétiques. La Tradition orale précède l’Écriture : L’Église précède l’Écriture. L’Écriture est prophétique puisqu’elle est la Tradition orale mise part écrit.

Le sens de l’Écriture et les noms des choses

Saint Augustin, sur le sens spirituel de l’Écriture, sermon LXXIII, 2 : «Vous savez qu’il a été parlé hier de trois endroits où ne profite point la semence ; le chemin, les pierres et les épines. Voilà l’ivraie, c’est dans une autre parabole un autre nom donné à la même chose. Car, lorsqu’il est question de similitudes et non du sens propre, on n’exprime que la ressemblance de la vérité, et non la vérité même. Je n’ignore point que quelques-uns savent cela ; mais nous parlons pour tous. Ainsi donc dans les choses sensibles un chemin est un chemin, un endroit pierreux est un endroit pierreux et des épines sont des épines ; il n’y faut voir que cela, car les mots sont pris ici dans leur sens propre. Mais dans les paraboles et les comparaisons, un même objet peut être désigné par des noms différents, et c’est ce qui m’a permis de vous dire que le chemin dont il est parlé dans l’Évangile, ainsi que l’endroit pierreux et l’endroit couvert d’épines désignent les mauvais chrétiens, désignés aussi par l’ivraie. Le Christ ne porte-t-il pas à la fois les noms d’agneau et de lion ? S’il s’agit de troupeaux et d’animaux sauvages, on ne doit voir dans l’agneau qu’un agneau et dans le lion qu’un lion ; mais le Christ est l’un et l’autre. Dans la première acception, c’est le sens propre : c’est le sens figuré dans celle-ci. Il arrive même que dans ce sens figuré les êtres les plus opposés portent le même nom. Qu’y a-t-il de plus opposé entre eux que le Christ et le démon ? Le Christ et le démon, néanmoins, sont appelés l’un et l’autre lion. Au Christ est donné ce nom : «Le lion de la tribu de Juda a vaincu». Au démon également : «Ne savez-vous que votre ennemi, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant à dévorer». Ce nom désigne ainsi le Christ et le diable : le Christ, à cause de sa force, le diable à cause de sa férocité ; le Christ à cause de ses victoires, le diable à cause de ses ravages. Ce même démon est encore représenté comme un reptile, c’est l’antique serpent : s’ensuit-il que notre Pasteur nous ordonne d’imiter ce serpent quand il nous dit : «Soyez simples comme des colombes et rusés comme des serpents ?»

L’Écriture prophétise car « l’Esprit-Saint … a parlé par les prophètes » (Profession de foi de Nicée-Constantinople ex cathedra). Les prophètes sont les hommes par lesquels l’Esprit-Saint a annoncé et annonce Jésus-Christ, que ce soit dans l’ancienne loi ou la Nouvelle. Comme Jésus est le Verbe de Dieu, et que l’Esprit-Saint est esprit de vie et de vérité, la conséquence est que les divines Écritures sont esprit et vie, elles donnent la vie.

Jean 6, 63 : «Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie».

Jean 14, 26 : «Mais le Paraclet, l’Esprit-Saint que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit».

Les prophètes sont inspirés par l’Esprit-Saint et non par l’homme.

2 P. 1, 19-21 : Et nous avons la parole plus ferme des prophètes, à laquelle vous faites bien d’être attentifs, comme à une lampe qui luit dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour brille, et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs. Sachant avant tout que nulle prophétie de l’Écriture ne s’explique par une interprétation particulière [privée et personnelle]. Car ce n’est pas par la volonté des hommes que la prophétie a jamais été apportée ; mais c’est inspirés par l’Esprit-Saint, qu’on parlé les saints hommes de Dieu».

Saint Irénée, Contre les hérésies, Livre 4, partie 2 : «une prophétie est la prédiction de choses à venir, l’annonce anticipée de réalités ultérieures».

Saint Hippolyte, père de l’Église, Démonstration du Christ et de l’Antéchrist, n° 2 : «Nous prendrons pour guides et pour flambeaux les saints prophètes qui, par leur foi dans le Verbe, ont entrevu les mystères, qui ont raconté le passé, le présent et l’avenir ; c’est par là qu’ils ont été non-seulement les hommes de leur siècle, mais encore les hommes des âges futurs. Remplis de l’esprit de prophétie, inspirés par le Verbe, ils étaient eux-mêmes comme un instrument harmonieux que Dieu faisait résonner, et dont il se servait pour annoncer au monde ses volontés et ses desseins. Et certes, il ne faut point croire que, s’ils parlaient de l’avenir, ce fût de leur propre mouvement ; mais c’était la sagesse même du Verbe qui parlait par leur bouche, et qui, après avoir dévoilé à leur esprit les choses futures, les chargeait de les révéler (II P. 1, 21.). Il faut donc admettre que les choses qu’ils voyaient avec les yeux de la foi, et que Dieu leur manifestait pour les révéler ensuite, étaient des choses cachées au vulgaire. Car pourquoi aurait-on donné le nom de prophète à un prophète, si ce n’est parce qu’animé de l’esprit de Dieu, il possédait le don de prédire l’avenir ? Car le prophète lui-même cesse d’être prophète lorsqu’il parle d’un événement qui est à la connaissance de tous ; mais il est reconnu pour prophète du moment où il annonce les choses futures. C’est pour cela que le nom de prophète signifie, ceux qui voient depuis le principe des choses (I R. 9, 9)».

Tout a été dit par Jésus-Christ, Dieu a tout révélé par Son Fils, car en lui «toute la plénitude de la Divinité habite corporellement» (Colossiens 2, 9), cependant il existe des paroles inspirées du Saint-Esprit qui annonce Jésus et qui rappelle Sa Parole, car Jésus est le Principe. L’enseignement de l’Eglise (doctrine magistérielle) n’est pas la prophétie, c’est la Révélation, c’est-à-dire les vérités révélées qui font déjà partie de la Révélation divine et qui sont dévoilées à l’homme.

Jean 1, 45 : «Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et ensuite les prophètes, Jésus, fils de Joseph de Nazareth».

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi».

Jésus vrai Dieu vrai homme – Jésus est la voie, la vérité, la résurrection et la vie

Exode 3, 14 : «Dieu dit à Moïse : JE SUIS CELUI QUI SUIS. Il ajouta : Tu diras ainsi aux enfants d’Israël : CELUI QUI EST m’a envoyé vers vous».

Commentaire Bible catholique Vulgate Ex. 3, 14 : Je suis celui qui suis. Cette définition parfaite, dit saint Hilaire [de Poitiers, Père et Docteur de l’Église], rend la notion de nature divine par l’expression la mieux appropriée à l’intelligence des hommes. En effet, rien ne se conçoit comme plus essentiel à Dieu que d’être, parce que celui qui est l’existence même ne peut avoir ni fin ni commencement, et que dans la continuité d’une béatitude inaltérable, même ne peut avoir ni fin ni commencement, et que dans la continuité d’une béatitude inaltérable, il n’a pu et ne pourra jamais ne pas être.

Jésus dit qu’Il est Celui qui est, Je suis, dont quelques exemples de citations parmi de nombreuses autres :

Jean 8, 24 : «Je vous ai donc dit que vous mourriez dans vos péchés, car si vous ne me croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans votre péché».

Jean 8, 25 : «Qui est-tu ? Jésus leur dit : Le principe, moi-même qui vous parle».

Jean 8, 58 : «Jésus leur dit : En vérité, en vérité, avant qu’Abraham eût été fait, je suis».

Jean 11, 25 : «Jésus lui dit : C’est moi qui suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, quand même il serait mort, vivra ; Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais».

Jean 14, 6 : «Moi je suis la voie, la vérité et la vie. Personne ne vient à mon Père que par moi».

Jean 5, 39 : «Scrutez les Écritures, puisque vous pensez avoir en elles la vie éternelle, car ce sont elles qui rendent témoignage de moi ; Mais vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie».

Le vrai temple de Dieu est Jésus-Christ

Apocalypse (Révélation) 11, 1-2 : «… et il me fut dit : Lève-toi et mesure le temple de Dieu, et l’autel, et ceux qui y adorent. Mais le parvis qui est hors du temple, laisse-le, et ne le mesure pas, parce qu’il a été abandonné aux gentils [païens], et ils fouleront aux pieds la cité sainte pendant quarante-deux mois».

Le vrai temple de Dieu est Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme. Ceux qui adorent Dieu «doivent l’adorer en esprit et en vérité (Jean 4, 24)», c’est-à-dire dans le Christ Jésus, dans son Corps mystique qui est l’Église catholique véritable. Hors du temple il n’y a pas de salut, il n’y a aucun salut hors du Christ, il n’y a nul salut hors de la véritable Église. De même que Jésus-Christ annonce la résurrection de son corps en trois jours, il annonce la résurrection de son Corps mystique qui est l’Église.

Jean 2, 19 : «Jésus répondit et leur dit : Détruisez ce temple et je le relèverai en trois jours».

De même que Jésus est mort le Vendredi Saint et ressuscité le dimanche de Pâques avant l’aurore, de même l’Église Son Épouse est éclipsée et lui est conformée dans l’Espérance du samedi Saint. Mais pour ressusciter, il faut mourir dans le Christ, par le baptême de régénération et toute sa vie par la mort du vieil homme.

Hénoch et Élie

Hénoch

Hénoch (s’écrit aussi Énoch) et Élie sont les deux témoins de l’Apocalypse, la dernière révélation. Ils ont tous les deux été enlevés de la terre avec leur corps et réservés par Dieu pour le temps apocalyptique.

Apocalypse (Révélation) 11, 3-4 : «Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser pendant mille deux cent soixante jours, revêtus de sac [pénitence]. Ce sont les deux oliviers et les deux chandeliers dressés devant le Seigneur de la terre».

L’Écriture enseigne que «Hénoch marcha avec Dieu» (Gn 5, 24), «fut agréable à Dieu» (Eccli 44, 16), «plu à Dieu» (Hé 11, 5).

Genèse 5, 23-24 : «tous les jours d’Hénoch furent de trois cent soixante-cinq ans. Il marcha donc avec Dieu, et il ne parut plus, parce que Dieu l’enleva».

Jérémie 7, 6-7 : «Et si vous ne marchez pas à la suite des dieux étrangers pour votre  propre malheur : j’habiterai avec vous…».

Marcher avec Dieu c’est être parfait en présence de Dieu. L’homme marche avec Dieu en Jésus-Christ par le Saint-Esprit dans l’Église et la vraie foi. La fausse foi de l’homme est de l’idolâtrie. Marcher avec Dieu est détruire les idoles. L’idolâtrie est le péché de rendre un culte d’adoration à ce qui n’est pas Dieu.

L’Épitre de saint Jude nous apprend qu’Hénoch a prophétisé (Jude 14) contre ceux qui «souillent leur chair» (Jude 8), «blasphèment tout ce qu’ils ignorent, et dans tout ce qu’ils connaissent naturellement [loi naturelle] comme les animaux muets ils se corrompent» (Jude 10) ; «ils sont entrés dans la voie de Caïn, et s’égarant comme Balaam, et se sont perdus dans la rébellion de Coré» (Jude 11).

Saint Jude 8 fait référence aux abominations et souillures charnelles de la luxure, luxe, amour des richesses, etc.

Saint Jude 10 fait  référence à ceux qui sont se donnent à leur convoitise lubrique, comme le cheval et le mulet, sur qui le diable a le pouvoir, que décrit l’Archange Raphaël à Tobie.

Tobie 6, 16-17 : « Alors l’ange Raphaël lui dit [Tobie] : Écoute-moi, et je te montrerais qui ils sont, ceux sur lesquels le diable peut prévaloir. Ceux qui bénéficient du mariage de manière à exclure Dieu d’eux-mêmes et de leur esprit, et de se donner à leur convoitise, comme le cheval et le mulet, qui n’ont pas la compréhension, sur eux le diable a le pouvoir».

Saint Jude 11 fait référence à l’iniquité de Caïn : Dieu lit dans le cœur de l’homme et agrée l’offrande du juste mais réprouve celle de l’inique plein de jalousie, de colère, de haine, et meurtrier du juste (Genèse 4) ; à l’égarement et la dureté de cœur de Balaam, devin (une abomination devant Dieu) que Dieu a fait prophétisé malgré lui (Nombres 22-24) ; à la rébellion de Coré, Lévite, contre l’autorité de Moïse et d’Aaron, pendant la traversée du Désert (Nombres 16 ; 26) où Coré fit une offrande d’encens réprouvée par Dieu (qui agrée celle de Moïse), et lui-même et ses partisans ont été engloutis par la terre.

Jude 14 : «C’est d’eux qu’Hénoch, le septième après Adam, a prophétisé, disant : Voici venir le Seigneur avec ses milliers de saints, pour exercer son jugement contre tous les hommes, et convaincre tous les impies touchant toutes les œuvres d’impiété qu’ils ont faites, et toutes les paroles dures qu’ont proférées contre Dieu [blasphèmes] ces pécheurs impies. Ce sont des murmurateurs, se plaignant sans cesse, marchant selon leurs désirs ; leur bouche profère des paroles d’orgueil, et ils admirent les personnes en vue d’un profit ».

Hénoch prêche et prophétise contre les impies qui marchent sans Dieu. Les impies sont les prévaricateurs de la loi naturelle non-écrite mais écrite par Dieu dans le cœur de tous les hommes qui est la conscience morale ou connaissance naturelle du bien et du mal. Hénoch survit au déluge.

Ecclésiastique 44, 16 : « Hénoch fut agréable à Dieu, et il fut transporté dans le paradis, afin de prêcher la pénitence aux nations ».

Hébreux 11, 5 : « C’’est par la foi qu’’Hénoch fut enlevé, pour qu’’il ne vît point la mort, et on ne le trouva plus parce que Dieu l’’avait transporté ; car avant son enlèvement il reçut le témoignage d’’avoir plu à Dieu ».

Hénoch est un adorateur fidèle de Dieu antédiluvien où il n’y avait pas encore la loi écrite, dans la foi du Christ à venir transmise par tradition selon la promesse du protoévangile, car la Rédemption inclut la création et non l’inverse. De même, par exemple, plus tard, Joseph d’Égypte, dans la foi du Christ à venir, se refusait au crime avec la femme de Potiphar qui l’importunait chaque jour et lui  disant : «Comment pourrais-je faire ce mal, et pêcher contre mon Dieu ?» (Gen. 39, 9-10). Hénoch connait la promesse divine de Gn 3, 15 de la venue du Messie. Il a la foi (Héb. 11, 5), sans laquelle «il est impossible de plaire à Dieu» (Héb 11, 6).

Dictionnaire historique de la Bible, Calmet/Migne, « Hénoch » : «Saint Paul, dans l’Épitre aux Hébreux, marque assez clairement qu’Hénoch n’est point mort (He 11, 5). C’est par la foi qu’Hénoch fut enlevé afin qu’il ne vît point la Mort et on ne le vit plus parce que le Seigneur le transporta ailleurs. Et Jésus, fils de Sirach (Eccli 44, 16) selon la Vulgate, dit qu’il fut transporté au paradis ce qu’il faut entendre du paradis terrestre (Irenée l. 4 c. 38 ; Augustin l. 6 Oper. Imperfecti contra Julium c. 30). Le Grec ne lit pas le paradis. Saint Jérôme l’entend du ciel (Hieron. in Amos 8) : Enoch et Elias rapti sunt cum corporibus in coelum». (Auteur du texte Calmet, Augustin (1672-1757). (Dictionnaire historique, archéologique, philologique, chronologique, géographique et littéral de la Bible)

Hénoch fut enlevé au ciel de la manière dont saint Paul le fut au troisième ciel (2 Corinthiens 12, 2-4). Le Livre d’Hénoch n’est pas l’Écriture, il est apocryphe et condamné par l’Église.

Saint Élie

L’Écriture enseigne qu’Élie était en la présence de Dieu et brûlait d’un grand zèle pour Dieu.

III Rois 17, 1 : «Il vit le Seigneur Dieu d’Israël, en la présence duquel je suis !»

III Rois 19, 14 : «Je brûle d’un grand zèle pour vous, Seigneur Dieu des armées[Vertus], parce que les enfants d’Israël ont abandonné votre alliance ; ils ont détruit vos autels, ils ont tué vos prophètes par le glaive, et je suis resté moi seul, et ils cherchent mon âme pour la détruire».

Le prophète Élie brûle d’un grand zèle pour Dieu car 1) les enfants d’Israël ont abandonné son Alliance ; 2) ils ont détruit les autels de Dieu ; 3) ils ont tué les prophètes. Et aujourd’hui n’en est-il pas de même et même pire ?

Exode 20, 4-5 : «Tu n’auras point de dieux étrangers devant moi. Tu ne te feras point d’image taillée au ciseau, ni aucune représentation de ce qui est en haut dans le Ciel, et de ce qui est en bas sur la terre, ni de ce qui est dans les eaux sous la terre. Tu ne les adoreras point ni ne les honoreras : car c’est moi qui suis le Seigneur ton Dieu fort, jaloux, visitant l’iniquité des pères dans les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent».

Le premier Commandement ci-dessus n’interdit pas de faire des images, mais de faire des idoles ; c’est-à-dire qu’il interdit de faire des images que l’on adore ou honore comme des dieux. Le premier Commandement interdit tout commerce avec le démon et les pratiques superstitieuses, comme de consulter les spiritualistes et les diseuses de bonne aventure, et se confier à la magie, aux présages, aux rêves et autres pitreries. Tous les péchés de sacrilège et simonie sont également interdits par le premier Commandement.

Il est interdit d’honorer ou adorer divinement les Anges et les Saints, car cela appartient à Dieu seul. Nous devrions rendre aux Anges et aux Saints un honneur, ou adoration, inférieur en tant que servants et amis spéciaux de Dieu. Nous devrions rendre aux reliques, crucifix et saintes images un honneur relatif, puisqu’ils se rapportent au Christ et Ses Saints, et sont des mémoriaux de ceux-ci. Nous ne prions les reliques ou les images, qui ne peuvent ni nous voir, ni nous entendre, ni nous aider. (Catéchisme Penny)

Psaume 95, 5 : «Tous les dieux des nations sont des démons».

1 Chron. 16, 26 : «Car tous les dieux des peuples sont des idoles ; mais le Seigneur a fait les cieux».

Voir Idolâtrie : Enseignements de la Bible sur le culte des saints, des anges, des images, des statues et des reliques

Jean-Baptise était Élie en esprit mais pas en personne

Luc 1, 17 : Et il [Jean-Baptiste] marchera devant lui [Jésus-Christ] dans l’esprit et la vertu d’Élie».

Jean 1, 20-21 : «il [Jean-Baptiste] confessa : Ce n’est pas moi qui suis le Christ. Et ils lui  demandèrent : Es-tu Élie ? Et il dit : Non. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non».

Note Bible catholique Vulgate Jn 1 v. 21 : Es-tu Élie ? Et il dit : Non. Dans un autre endroit (Matt. 11, 13-14), le Seigneur étant questionné par ses disciples sur la venue d’Élie, répondit : Élie est déjà venu, et si vous voulez le savoir, c’est Jean [Baptiste] qui est Élie. Jean interrogé dit au contraire : Je ne suis pas Élie… C’est que Jean était Élie par l’esprit qui l’animait, mais il n’était pas Élie en personne. Ce que le Seigneur dit de l’esprit d’Élie, Jean le nie de la personne». (St Grégoire le Grand)

Pape Saint Grégoire le Grand, Père et Docteur de l’Église, Homélie, Le témoignage de Jean sur le Christ, § 1-2, 17 déc. 590 : « la présente lecture nous remet à l’esprit une autre affirmation de notre Rédempteur, qui, rapprochée des paroles de la lecture de ce jour, soulève une question très embarrassante. En effet, en un autre endroit, le Seigneur, interrogé par ses disciples au sujet de la venue d’Élie, répondit : «Élie est déjà venu, et ils ne l’ont pas reconnu ; mais ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et si vous voulez le savoir, Jean lui-même est Élie» (Mt 17, 12). Or, ayant été interrogé, Jean déclare : «Je ne suis pas Élie». Que veut dire cela, frères très chers ? La Vérité affirme une chose, et le prophète de la Vérité la nie ? Car il y a opposition complète entre ces expressions : «Il l’est» et «Je ne le suis pas». Comment donc Jean est-il le prophète de la Vérité, s’il contredit les paroles de celui qui est la Vérité ? Mais si nous recherchons la vérité avec précision, nous trouverons comment ce qui paraît se contredire ne se contredit pas. L’ange n’avait-il pas annoncé à Zacharie, au sujet de Jean : «Il marchera devant lui dans l’esprit et la puissance d’Élie» (Lc 1, 17). On dit qu’il viendra dans l’esprit et la puissance d’Élie, parce que de même qu’Élie devancera le second avènement du Seigneur, Jean devance le premier. Comme Élie est destiné à venir en précurseur du Juge, ainsi Jean a-t-il été établi précurseur du Rédempteur. Jean était donc Élie en esprit ; il ne l’était pas en personne. Par conséquent, ce que le Seigneur affirme de l’esprit, Jean le nie de la personne. Il convenait en effet que le Seigneur, s’adressant à ses disciples, parlât de Jean selon l’esprit, et que Jean, répondant à la même question devant des foules charnelles, leur parlât, non de son esprit, mais de son corps. Ce que Jean nous fait entendre semble donc contraire à la vérité, mais il ne s’est pourtant pas écarté du chemin de la vérité.

«2. Après avoir déclaré n’être pas un prophète – car il pouvait non seulement prédire le Rédempteur, mais aussi le montrer – Jean explique aussitôt qui il est, en ajoutant : «Je suis la voix de celui qui crie dans le désert».

Hénoch et Élie ont été enlevé par Dieu de la terre en leur corps et ne sont pas morts, mais ils ne sont pas ressuscités pour autant comme le Christ Jésus dans son Ascension ou la Mère de Dieu dans son Assomption. C’est pourquoi ils attendent le moment fixé par Dieu pour revenir confesser Jésus-Christ et verser leur sang en témoignage de la foi catholique. C’est le sentiment (qui semble unanime) des Pères de l’Église.

Pour résumer, Hénoch et Élie prêchent contre les transgresseurs de la loi et prophétisent (annoncent) dans la foi et par l’Esprit-Saint, le Verbe Incarné, rédempteur des hommes, Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme. Ils reviendront en personne conformément aux Écritures, et le Saint-Esprit parle par les vrais catholiques de manière similaire en ces temps de la fin.

La Mère de Dieu a prophétisé, lors de son apparition à La Salette, la grande apostasie vatican 2 et l’éclipse de l’Église (éclipse signifie masquée par un astre ténébreux), et qu’après la venue d’Hénoch et Élie qui prêcheront avec la force de Dieu, seule la foi vivra.

Notre-Dame de La Salette, 19 septembre 1846 : « En l’an 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer ; ils mettront fin à la foi peu à peu, même dans les personnes consacrées à Dieu. Ils les aveugleront de manière que, sauf s’ils ont une grâce particulière, ces personnes prendront l’esprit de ces anges de l’enfer ; plusieurs maisons religieuses perdront toute foi et perdront beaucoup d’âmes … Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist … L’église sera éclipsée … Le monde sera dans la consternation. Mais voilà Hénoch et Élie remplis de l’Esprit de Dieu ; ils prêcheront avec la force de Dieu, et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d’âmes seront consolées ; ils feront de grands progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l’antéchrist. Par le sang, les larmes et les prières des justes, Dieu Se laissera fléchir ; Hénoch et Élie seront mis à mort ; Rome païenne disparaîtra … tout l’univers sera frappé de terreur, et beaucoup se laisseront séduire parce qu’ils n’ont pas adoré le vrai Christ vivant parmi eux. Il est temps ; le soleil s’obscurcit ; la foi seule vivra».

À la fin c’est le souffle de l’Archange Saint Michel qui étouffera totalement le roi des ténèbres (Le souffle de saint Michel est l’Esprit-Saint procession du Père et du Fils).

Notre-Dame de La Salette, 19 septembre 1846 : «Voici le temps ; l’abîme s’ouvre. Voici le roi des rois des ténèbres. Voici la bête avec ses sujets, se disant le « Sauveur » du monde. Il s’élèvera avec orgueil dans les airs pour aller jusqu’au ciel ; il sera étouffé par le souffle de saint Michel Archange. Il tombera, et la terre, qui depuis trois jours sera en de continuelles évolutions, ouvrira son sein plein de feu ; il sera plongé pour jamais avec tous les siens dans les gouffres éternels de l’enfer. Alors l’eau et le feu purifieront la terre et consumeront toutes les œuvres de l’orgueil des hommes, et tout sera renouvelé : Dieu sera servi et glorifié».

 

L’Antéchrist

L’antichrist est tout l’inverse et le contraire de Jésus-Christ mais aussi celui qui le précède de près en le singeant. Un faux temple, une fausse église, une fausse foi.

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L.V, part. 3, 1 : «l’Antéchrist…, récapitulant en lui toute l’apostasie du diable».

La foi de l’homme est antichrist, seule la vraie foi surnaturelle éclaire l’intelligence. Il y a à la fois des antichrists et un antichrist, c’est-à-dire tous les hommes antichrists dont un les récapitulera tous.

I Jean 2, 18 : « Mes petits enfants cette heure-ci est la dernière heure ; et comme vous avez entendu que l’Antéchrist vient, il y a maintenant beaucoup d’Antéchrists : d’où nous savons que c’est la dernière heure ».

I Jean 2, 22 : « Qui est le menteur ? sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’Antéchrist qui nie le Père et le Fils ».

I Jean 4, 3 : « Et tout esprit qui détruit Jésus n’est point de Dieu, et celui-là est l’Antéchrist dont vous avez ouï dire qu’il vient ; or il est déjà dans le monde ».

II Jean 7 : « Car beaucoup d’imposteurs se sont introduits dans le monde, lesquels ne confessent pas que Jésus-Christ soit venu dans la chair ; ceux-là sont les imposteurs et les Antéchrists ».

Saint Paul, 2 Thessaloniciens 2, 4 : «l’homme du péché, le fils de la perdition qui se pose en ennemi et s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu ».

Ceux qui prétendent (et paraissent) être Chrétiens sans l’être vraiment sont des hypocrites antichrists. Ceux qui nient la Parole divine révélée, qui est Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme, Verbe de Dieu fait chair sans cesser d’être Dieu, sont antichrists et s’opposent à son règne. Nier l’Église fondée par Jésus-Christ est antichrist. Nier l’unité, la sainteté, la catholicité, l’apostolicité de l’Église est antichrist. Nier la Tradition orale de l’Église précédant l’Écriture sainte est antichrist. Nier la papauté est antichrist. Quand toutes les négations du Christ Jésus seront accomplies, viendra l’antichrist récapitulant tous ses précurseurs. Aujourd’hui la plupart nient et refusent Jésus-Christ.

Les apostats du Christ sont les précurseurs qui préparent la venue de l’Antichrist

Cette grande apostasie actuelle prépare le règne de l’Antichrist, car là où Dieu est nié, le diable s’installe. La plupart ont effectivement abandonné Dieu et Son Église et sont les responsable de cette situation, eux qui refusent la vraie foi qui sauve.

Matthieu 24, 15, 21 : «Quand donc vous verrez l’abomination [hérésies, sacrilèges, impureté et mondanité des prêtres, etc.] de la désolation [déshonneur du faux ministère apostat sacerdotal], prédite par le prophète Daniel, régnant dans le lieu saint [Saint siège occupé par la secte vatican 2] … Car alors la tribulation sera grande, telle qu’il n’y en a point eu depuis le commencement du monde jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura point».

Marc 13, 19 : «Ces jours seront des tribulations telles qu’il n’y en a point eu depuis le commencement des créatures que Dieu a faites jusqu’à présent, et qu’il n’ y en aura point».

2 Thessaloniciens 2, 3-11 : «Que personne ne vous séduise en aucune manière ; car il ne viendra point, qu’auparavant ne soit venue l’apostasie [¹], et que n’ait paru l’homme du péché, le fils de la perdition. Qui se pose en ennemi et s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu. Ne vous souvient-il pas que, lorsque j’étais encore avec vous, je vous disais ces choses ? Et vous savez ce qui le retient maintenant, afin qu’il paraisse en son temps ; Car déjà s’opère le mystère d’iniquité ; seulement, que celui qui tient maintenant, tienne jusqu’à ce qu’il disparaisse. Et alors apparaîtra cet impie que le Seigneur Jésus tuera par le souffle de sa bouche, et qu’il détruira par l’éclat de son avènement. Il viendra par l’opération de Satan, au milieu de toute sorte de miracles, de signes et de prodiges menteurs. Et avec toute séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité».

[¹] Note Bible catholique Vulgate 2 Thess. 2, 3 : «Cette apostasie est la révolte de toutes les nations contre l’Église catholique, révolte qui a commencé, et qui deviendra plus générale dans les jours de l’Antéchrist, à la fin des temps».

Aujourd’hui, cette grande apostasie a trouvé son accomplissement depuis vatican 2. Pourquoi cela ? Ils «périssent parce qu’ils n’ont pas reçu [voulu] l’amour de la vérité afin d’être sauvés». Pourquoi sont-ils condamnés ? Parce qu’ils «n’ont pas cru à la vérité». Pourquoi n’ont-ils pas cru à la vérité ? Parce qu’ils «ont acquiescé à l’iniquité» (2 Thess. 2, 10-11). Ils ont librement préféré l’iniquité.

2 Timothée 4, 3 : «Car viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine…».

 

La Vierge Marie, Mère de Dieu, l’ennemie irréconciliable de Satan

Apocalypse 12, 17 : «Et le dragon s’irrita contre la femme, et il alla faire la guerre à ses autres enfants qui gardent les commandements de Dieu, et qui ont le témoignage de Jésus-Christ».

Note Vulgate Ap. 12, 17 : qui sont demeurés fermes dans la confession qu’ils ont faite de Jésus-Christ, (v. 11) c’est-à-dire par la confession qu’ils ont faite de leur foi.

Le pied de la sainte Vierge écrase l’antéchrist.

L’INIMITIÉ ENTRE SATAN ET MARIE

I – MARIE, ENTIÈREMENT SOUSTRAITE AU POUVOIR DE SATAN. Adam et Ève, créés dans l’état d’innocence ou de justice originelle, jouissaient de leur bonheur au jardin d’Eden où Dieu les avait placés. Pour éprouver leur fidélité, le Seigneur avait porté une défense ; et nos premiers parents s’y soumettaient docilement.

C’est alors qu’intervint le tentateur, Satan, le Séraphin [Lucifer était le chérubin protecteur dont la fonction était d’éclairer les autres par la lumière de l’ardeur séraphique] déchu, jaloux du bonheur de ces deux êtres fidèles à Dieu, entreprit de s’attaquer à la femme comme à une proie plus facile à saisir. Caché sous la forme d’un serpent, le plus rusé de tous les animaux, il se glissa, ondoyant au milieu des feuillages, à proximité d’Eve, pour lui faire entendre des paroles séductrices et mensongères. La faiblesse d’Eve fut d’engager avec lui la conversation que nous connaissons et qui se termina par une double désobéissance : la sienne d’abord, puis celle d’Adam. Le bonheur du paradis terrestre venait de prendre fin. Nos premiers parents se retrouvaient devant Dieu, tremblant de peur, rougissant de honte, ne cherchant qu’à se cacher.

Dieu interroge les coupables. Adam avoue, mais s’excuse sur la femme. Eve avoue pareillement, et fait retomber une partie de sa responsabilité sur le serpent. « Le Seigneur Dieu dit alors au serpent : parce que tu as fait cela, tu es maudit entre les animaux domestiques et toutes les bêtes des champs ; tu marcheras sur ton ventre et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie. Et je mets une inimitié entre toi et la Femme, entre ta race et sa descendance : celle-ci (la descendance ou la postérité de cette Femme) t’écrasera la tête et tu la mordras au talon. » (Gen. III, 13-15).

Cette sentence divine comprend deux parties bien distinctes. La première énonce une peine afflictive contre le serpent-animal, frappé en lui-même comme instrument de figure du tentateur : « tu es maudit… ». Tu seras cet être rampant qui n’inspire qu’horreur et répulsion.

La seconde expose une peine vindicative contre le Serpent infernal, Satan, l’ennemi de Dieu, qui s’est subordonné le corps d’un serpent réel pour parler à Eve et la faire désobéir à son Créateur et Sanctificateur : « Je mets une inimitié entre toi et la Femme… ».

Parce que tu t’es servi d’Eve pour séduire Adam et essayer de ruiner mon œuvre de grâce, moi aussi je me servirai de la Femme et de sa descendance pour mon plan de revanche. C’est pourquoi j’établis une inimitié entre toi, démon, et la Femme par excellence, d’ores et déjà prédestinée, la Femme bénie entre toutes les femmes, la Vierge Marie. Cette inimitié est mon œuvre, mon œuvre personnelle. Je l’établis et la maintiendrai : elle est sainte, absolue, inconditionnée.

« Marie sera donc l’ennemie-née de Satan. Elle n’existe pas encore et Dieu l’a déjà prédestinée à ce rôle. C’est dire qu’elle commencera à le jouer à l’instant même où elle commencera d’exister. Elle sera l’ennemie de Satan dès le moment de sa conception, qui contrastera ainsi avec celle des autres descendants d’Adam et d’Eve. Eux seront conçus dans le péché. La conception de Marie sera immaculée». La Vierge entrera dans l’existence sous le signe de l’inimitié posée par Dieu.

Conçue immaculée, Marie sera, en outre, confirmée en grâce, c’est-à-dire préservée de tout péché, même véniel, à l’abri de toute défaillance. Elle sera entièrement soustraite aux attaques du démon. Satan ne pourra jamais rien contre elle, pas même l’amener à commettre la plus petite faute, la plus légère désobéissance. Quel contraste avec le pouvoir qu’il eut sur Ève !

Marie sera surtout la Mère de celui qui écrasera la tête du Serpent infernal, la Mère du grand vainqueur de Satan ; « Je mets une inimitié entre toi, Satan, et la Femme à venir ; entre ta race et sa descendance. Celle-ci – la descendance de cette Femme – t’écrasera la tête… », c’est-à-dire qu’elle ruinera ton empire, qu’elle brisera ta puissance de « chef », de Prince de ce monde » (Joan. XII, 31). Ce qui ne peut s’entendre, en tout premier lieu, que du Christ Jésus, le miséricordieux Sauveur du genre humain.

Marie sera donc la Mère du Rédempteur et, avec son Fils, la triomphatrice de Satan. Elle sera sa Mère et sa collaboratrice dans l’œuvre divine de revanche. «Ève avait collaboré activement à notre perte, Marie collaborera non moins activement à notre salut. Mais, de  même que la désobéissance d’Ève ne consomma pas notre perte, l’obéissance de Marie ne parachèvera pas notre salut : toutes deux agissent en second. Au grand responsable que fut Adam, Dieu opposera le grand Répondant, le Christ : ipse conteret caput tuum». C’est Lui qui t’écrasera la tête, qui t’enlèvera de haute lutte le bénéfice de ta victoire su nos premiers parents.

La Vulgate a mis le pronom féminin ipsa, attribuant ainsi la victoire à la Femme elle-même plutôt qu’à sa descendance ; mais, dans le texte hébreu, le pronom est masculin, de même que dans les Septante et la version syriaque. C’est le Christ, le Rejeton par excellence de la Femme, qui sera le grand victorieux de Satan, et Marie sera associée, en qualité de Corédemptrice, à la victoire de Celui qui représentera éminemment sa postérité.

Cette interprétation, d’ailleurs, nous aide à comprendre les derniers mots de la sentence divine. « Le Rejeton de la Femme t’écrasera la tête, et tu le mordras au talon». À la différence de sa Mère, le Sauveur, en effet, sera exposé à la morsure du Serpent infernal, c’est-à-dire aux embûches que lui tendra celui-ci : peu de temps après sa naissance, il devra subir la fuite en Égypte pour échapper au massacre prescrit par Hérode, instrument du démon : dès son entrée dans la vie publique, il sera tenté dans le désert ; tout au long de ses  années d’apostolat, il subira les persécutions des pharisiens, « race de vipères » ; et finalement, à l’heure de la puissance de ténèbres, il souffrira la Passion et la mort sur la croix. C’est ainsi que le Christ a été mordu au talon, dans la partie inférieure de lui-même, dans son humanité, plus exactement dans corps : il a payé sa victoire de ses blessures et de sa vie corporelle.

Par contre, Marie Corédemptrice sera exempte de toute morsure du Serpent infernal : elle ne subira ni les tentations provenant de sa ruse, ni les persécutions des ennemis de son divin Fils. « Nulle part, on ne voit que les hommes se soient attaqués directement à sa personne. Sur le calvaire, ni avant ou après le Cénacle, elle n’est l’objet, semble-t-il, d’aucune raillerie, d’aucun mauvais traitement. Les premières persécutions déchaînées contre l’Église ne l’atteindront pas davantage. Elle vivra paisiblement auprès de saint Jean, comme en un lieu de retraite et de contemplation, comme en un « déserté (Apoc. XII, 6 et 14), à ce point que son nom disparaît complètement des Ecritures depuis la Pentecôte.

S’il faut admettre, en s’appuyant sur la croyance universelle, que Marie ait connu la mort corporelle, cette mort ne pouvait être qu’une extase d’amour, une sortie très douce de l’âme, une dormition paisible suivie d’un prompt réveil ; en un mot, une mort ne comportant aucun caractère pénal, cas unique dans l’histoire du monde. Car non seulement la mort des pécheurs, mais même celle des saints, et surtout celle du Christ, revêtent ce caractère.

Satan n’a donc pu nuire à Marie en aucune manière. Sans doute, la Vierge a souffert tout au long de la vie du Sauveur, et principalement au pied de la croix. Elle a souffert, non pas dans son corps, mais dans son âme, comme le lui avait prédit le saint vieillard Siméon. Elle a souffert avec son Fils et dans son Fils. Aux mérites de la douloureuse « agonie », elle ajoutait ceux de sa Compassion. Ses souffrances, unies à ses prières, ont contribué à notre Rédemption, c’est-à-dire à la défaite de Satan. Elle s’est ainsi montrée son ennemie active, et sans jamais subir la moindre morsure.

Admirons ce triomphe de Dieu dans son plan de revanche. Admirons la nouvelle Eve, entièrement soustraite au pouvoir du tentateur, aux embûches du « Serpent antique, appelé le Diable ou Satan » (Apoc. XII, 9), « par l’envie de qui la mort est entrée dans le monde » (Sap. II, 24). Avec Marie victorieuse, la vie nous a été rendue, et la victoire nous est assurée à nous mêmes, car si le démon ne peut rien contre la Vierge, de son côté la Vierge peut tout contre lui.

II – MARIE, TOUTE-PUISSANTE CONTRE SATAN. Sa toute puissance apparaît dès le Cénacle, berceau de l’Église naissante ; La Mère de Jésus est là, au milieu des apôtres et des disciples ; et elle prie, elle appelle sur eux tous la venue de l’Esprit-Saint. Ce sont eux qui vont commencer la conquête des âmes, entreprendre la conversion du monde païen, l’arracher  province par province à Satan. Et pendant que se livrent leurs premiers combats, pendant qu’ils fondent et multiplient les chrétientés, pendant qu’ils se répandent sur toutes les voies de l’immense empire romain, Marie continue de prier dans la solitude et la retraite. Son divin Fils la laisse un certain nombre d’années sur la terre pour la consolation des premiers baptisés, des premiers persécutés, des premiers martyrs : tous puisent leur force et leur ardeur dans cette prière de Marie qu’ils savent encore présente au milieu d’eux.

L’Église primitive a tellement gardé ce souvenir que, dans les peintures des Catacombes et les fresques de ses premières Basiliques, Marie ne sera pas représentée autrement que comme la grande Orante, les mains toujours levées vers le Ciel. Quelle devait être la rage de Satan contre cette continuelle et toute-puissante intercession de la Vierge, au temps où commençait de crouler son empire terrestre !

Au Ciel de sa triomphante Assomption, Marie demeure bien plus encore cette toute puissance suppliante : omnipotentia supplex. Elle ne cesse de nous obtenir et de nous distribuer toutes les grâces de la Rédemption. Sa mission très précise est de peupler le Paradis des élus, de remplir toutes les places de la Cour céleste. « Dieu lui a donné, écrit Montfort, le pouvoir et la commission de remplir de saints les trônes vides dont les anges apostats sont tombés par orgueil » (V.D., n° 28). Quelle nouvelle et éclatante revanche sur Lucifer ! Elle assure, non pas seulement la simple entrée des élus dans la gloire, mais encore leur placement au sein des hiérarchies angéliques. « Pour récompense de son humilité », Marie est établie Souveraine du Royaume céleste, avec pouvoir et charge de rendre à Dieu la gloire dont les anges rebelles l’ont frustré.

Dans cette mission qui doit durer jusqu’à la fin des siècles, les anges, demeurés fidèles, sont à son service et, plus qu’eux tous, saint Michel, le vainqueur de Lucifer. Ce Chef et Prince de la Milice céleste sera le plus zélé à exécuter ses ordres, soit dans les grands combats de l’Église, où Marie apparaîtra toujours l’exterminatrice des hérésies, soit dans les  luttes intimes que chaque chrétien doit livrer au cours de sa vie contre le démon, et surtout à  l’heure décisive de la mort, où Marie ne demande qu’à justifier son titre consolant de « Porte du Ciel », c’est-à-dire à sauver le plus grand nombre possible d’âmes.

C’est pourquoi sa toute-puissance se manifeste surtout vis-à-vis des pécheurs. Chose merveilleuse : Marie, l’ennemie irréconciliable de Satan, ne sera pas l’ennemie de ceux que Satan possède et détient dans le péché. Elle sera bien plutôt leur Refuge, elle sera même l’Espérance des désespérés, comme l’appelle saint Ephrem. Elle les arrachera à l’enfer, s’ils consentent à l’invoquer et à implorer leur pardon ; car il ne sera jamais dit qu’aucun de ceux qui auront eu recours à sa miséricorde ait été abandonné ou repoussé.

On comprend alors la haine que Satan continue de lui vouer, sa fureur contre ses miraculeuses interventions, contre Lourdes, La Salette, Fatima, contre toutes ses apparitions. Car c’est un fait que celles-ci se manifestent toujours en faveur des pécheurs et suscitent d’innombrables conversions.

Si Notre-Dame de Fatima est allée jusqu’à mettre sous les yeux de ses trois enfants privilégiés une vision de l’enfer, c’est bien le signe qu’elle veut, de toute la force de sa  puissance éviter le malheur de la damnation éternelle à quantité de pauvres âmes où l’enfer – plus déchaîné que jamais – s’acharne à leur perte. Et si elle vient de parcourir en Pèlerine le monde entier – même le monde hindou et musulman – semant partout des bienfaits sur son passage, c’est encore un signe manifeste de sa lutte contre Satan et de son inlassable miséricorde envers ceux que celui-ci croit détenir pour toujours.

On ne peut nier que le communisme ne soit aujourd’hui la plus monstrueuse hérésie qui ait jamais existé. Il est la négation absolue de Dieu et de tous ses commandements. Il est une entreprise d’athéisme universel [Aujourd’hui le communisme se pare du libéralisme pour consommer les âmes]. Par ses adeptes, qui n’admettent que la matière et la seule vie présente, il s’applique à repaganiser la terre. Son succès est foudroyant : un quart de la population du globe est en son pouvoir. Dans l’Encyclique Divini Redemptoris, Pie XI déclarait que la diffusion si rapide des idées communistes, à travers le monde, ne peut s’expliquer que par « une propagande vraiment diabolique ».

Or, voici Marie apparaissant à Fatima et dénonçant la Russie comme le foyer du communisme. En même temps, elle sollicite des prières et des actes pour la conversion de cette malheureuse nation, gouvernée par les Sans-Dieu. Elle promet le triomphe final de son Cœur immaculé, la cessation des guerres et persécutions, si on lui obéit, si on abandonne l’esprit du monde pour revenir à l’esprit de l’Évangile. Nous la voyons donc dressée à nouveau contre Satan et ses légions infernales.

Par la solennelle Définition du dogme de son Assomption corporelle, survenant au moment où Satan croit détenir sa victoire, elle écrase d’un seul coup toutes les erreurs communistes. Elle affirme devant l’Univers la différence entre l’âme et le corps, la survivance de l’âme, l’existence d’une autre vie, la participation du corps au bonheur de l’âme, la personne humaine reconstituée en dignité, la vie éternelle avec Dieu.

Bien plus, pour montrer le lien qu’elle a voulu établir entre cette Définition solennelle et son Message de Fatima, à quatre reprises : les 30, 31 octobre 1950, le 1er novembre, jour de la Définition, et le 8 novembre, jour-octave, elle renouvelle pour Pie XII seul, dans les jardins du Vatican, le grand miracle du soleil, signe de l’authenticité de son Message de 1917.

Comment pouvait-elle nous montrer de façon plus éclatante sa toute-puissance d’Ennemie de Satan ?

Enfin, la Sainte Vierge avait demandé que la Russie soit spécialement consacrée à son cœur Immaculé ; et toute la catholicité a tressailli de joie devant le geste magnifique du Souverain Pontife, le 7 juillet 1952. Par ce geste, Marie atteint le communisme à la tête, car la conversion de la Russie, annoncée par elle, entraînera certainement celle des autres nations qui gémissent sous le joug infernal.

Ce sera son triomphe et son règne de paix. Ainsi voyons-nous se vérifier ce qu’écrivait Montfort en son Traité de la Vraie Dévotion : « Jamais Dieu n’a fait et formé qu’une inimitié, mais irréconciliable, qui durera et augmentera même jusqu’à la fin : c’est entre Marie, sa digne Mère, et le diable ; entre les enfants et les serviteurs de la sainte Vierge, et les enfants et suppôts de Lucifer ; en sorte que la plus terrible des ennemis que Dieu ait faite contre le diable est Marie, sa sainte Mère » (N° 52).

Que cette méditation nous aide à comprendre combien nous aussi devons demeurer toute notre vie, à la suite de la Vierge, les ennemis déclarés de Satan. Il a le pouvoir de nous tenter, certes ; mais il n’a pas celui de nous faire succomber. Nous pouvons lui opposer l’énergie de notre volonté soutenue par la grâce.

Au jour de notre baptême, les prières sacramentelles de l’Eglise ont chassé de notre âme le démon qui s’y trouvait installé en conséquence du péché originel. « Sors de cet enfant, lui a dit le prêtre, et laisse la place à l’Esprit-Saint ». Par la vertu de ce commandement, Satan a dû sortir, et l’Esprit-Saint est entré avec l’intention d’y demeurer toujours.

Si nous nous laissons aller à commettre le péché mortel, nous retournons cette forte parole du prêtre ; c’est nous alors qui disons à l’Esprit-Saint : « Sors de chez moi, et laisse de nouveau la place au démon ». Le démon revient, et il ravage.

Réfléchissons à la peine qu’éprouve la Sainte vierge chaque fois qu’un baptisé pactise ainsi avec le démon. … consentant à redevenir l’esclave de Satan ! (P. Dayet, smm, Exercices préparatoires à la consécration de Saint Louis-Marie de Montfort, 11ème jour, 1957)

 

L’INIMITIÉ ENTRE LA RACE DE SATAN  ET LA DESCENDANCE DE MARIE

Après la chute de nos premiers parents, Dieu ne s’est pas contenté d’établir une inimitié totale, irrémissible entre Satan, le démon tentateur, et Marie, la Femme qui sera intimement associée à l’œuvre de revanche. Il a établi, de façon aussi formelle, la même inimitié entre la race de Satan et la descendance de la Vierge.

La race de Satan est formée de tous les hommes pervers qui imitent sa conduite de révolté. Quant à la descendance de Marie, elle comprend Jésus, son Fils par nature, et tous ses  enfants par grâce, les prédestinés, membres du Corps mystique du Christ.

C’est cette descendance de Marie qui a reçu mission d’écraser la tête du serpent infernal, comme nous l’avons vu dans notre méditation du 11è jour. Jésus, Verbe incarné s’est manifesté, au cours de son existence terrestre, le grand Vainqueur de Satan et des suppôts de Satan. Mais ceux-ci n’ont pas désarmé pour autant. Jusqu’à la fin du monde, ils ne cesseront d’attaquer et de persécuter tous ceux qui appartiennent à la descendance spirituelle de Marie. Les justes auront donc à lutter, eux aussi, et à vaincre.

Nous considérerons d’abord comment le monde est partagé en deux camps adverses.

I – LES DEUX CAMPS ADVERSES. C’est un fait indéniable que le monde se trouve divisé en deux groupes : d’une part, Satan et la race des méchants ; d’autre part, Marie et sa descendance. À la cité du mal, Dieu – par sa sentence du Paradis terrestre – a opposé la cité du bien.

Cette cité du mal existait déjà, en la personne de Lucifer et de ses anges rebelles. On sait que les esprits angéliques, au moment de leur création, furent soumis à une épreuve, afin de mériter l’entrée dans le Ciel de la vision béatifique. Dans un dessein d’amour, Dieu leur révélait le mystère de l’incarnation de son Fils. Ce Fils, prédestiné à être leur Roi, « ne leur était pas présenté dans sa gloire, ni même dans la plénitude de sa vie humaine, mais dans l’humiliation : c’était un enfant, un enfant dans le sein de sa mère » (Apoc. XII, 2) de l’orgueilleux Lucifer, les uns ne veulent pas le reconnaître et se dressent contre lui. Les autres, sous la conduite de Michel, prennent sa défense et l’adorent.

Il y eut un grand combat entre eux, mais le dragon rouge et ses anges ne purent vaincre, et leur place même ne se trouva plus dans le Ciel.

Ainsi, c’est autour de la Vierge-Mère du Verbe incarné que s’est fait l’éternel partage des bons et des mauvais, du bien et du mal, dans la création. L’enfer est né de cette révolte des mauvais anges, transformés aussitôt en démons. On comprend de ce fait leur haine contre la Vierge et contre sa descendance spirituelle.

Au paradis terrestre, le signe marial est de nouveau levé, qui se place cette fois devant l’humanité pécheresse. Il faut choisir entre la Femme corédemptrice et le démon, corrupteur des âmes ; entre Marie ou Satan. Il n’y a pas de milieu. Les hommes se diviseront en deux camps comme les anges : les uns accepteront le miséricordieux plan de la rédemption, les autres rejetteront cette immense grâce qui leur est offerte. Les premiers se rangeront du côté de la Vierge ; les seconds, par orgueil, resteront du côté de Satan, l’ennemi de la Femme et de sa descendance. Il y aura les bons et les mauvais, les dociles et les rebelles, les élus et les réprouvés. Il y aura les esclaves de Marie et les esclaves de Satan.

Entre les uns et les autres, aucune entente ne sera possible. « Dieu a mis, dit Montfort, des inimitiés, des antipathies, des haines secrètes, entre les vrais enfants et serviteurs de la Sainte Vierge et les enfants et esclaves du démon. Ils ne s’aiment point mutuellement, ils n’ont point de correspondance intérieure les uns avec les autres.

« Les enfants de Bélial, les esclaves de Satan, les amis du monde (car c’est la même chose, ont toujours persécuté jusqu’ici et persécuteront plus que jamais ceux et celles qui appartiennent à la Très Sainte Vierge, comme autrefois Caïn persécuta son frère Abel, et Esaü son frère Jacob, qui sont les figures des réprouvés et des prédestinés. Mais l’humble Marie aura toujours la victoire sur cet orgueilleux, et si grande, qu’elle ira jusqu’à lui écraser la tête où réside son orgueil. Elle découvrira toujours sa malice de serpent…» (VD n° 54).

Au temps de l’Incarnation, elle lui a déjà arraché, par son divin Fils, cet empire du monde qu’il détenait sans conteste depuis des millénaires. Au matin de Pentecôte, elle a opposé à sa haine la force irrésistible de conquête de l’Église naissante. La prédication des apôtres, soutenue par la vertu de l’Esprit-Saint, lui a permis d’engendrer des enfants innombrables et de voir surgir des chrétientés magnifiques. Pendant près de quatre siècles, les empereurs païens ont déchaîné persécutions sur persécutions, qui ont fait des milliers de martyrs. Ces persécutions sont les morsures de la race du Serpent contre la descendance spirituelle de Marie, contre « les autres enfants de la Femme », revêtue du soleil et couronnée d’étoiles (Apoc. XII, 17). Satan, par ses suppôts, s’est acharné à meurtrir leurs corps par toutes sortes de tortures, jusqu’à provoquer la mort violente. Comme il a persécuté le Christ, il a persécuté les premiers chrétiens.

Il en a toujours été ainsi dans la vie de l’Église. Sur toutes les plages où les missionnaires sont venus annoncer la Vierge et son divin Fils, ceux-ci ont arraché quantité d’âmes à Satan ; mais Satan n’a pas tardé à susciter contre eux de sanglantes persécutions. Néanmoins, les martyrs ont toujours triomphé de leurs bourreaux, et leur sang versé est devenu une semence de nouvelles chrétientés pour Marie.

Même dans les pays où l’Église affirme depuis des siècles la puissance de la hiérarchie, si Satan ne peut pas toujours déchaîner de persécutions sanglantes, il emploie des armes autrement meurtrières pour les âmes. C’est la laïcisation à outrance, c’est la mensongère et odieuse propagande communiste, c’est la mauvaise presse de plus en plus envahissante par ses livres, brochures et revues aux gravures obscènes, c’est le mauvais cinéma, ce sont toutes les attractions du monde.

Jamais les morsures de la race du Serpent ne furent plus venimeuses et plus cruelles. Jamais la cité du mal ne s’est tant élevée contre la cité eu bien. Dieu a laissé au démon le pouvoir de nuire, afin de donner aux enfants de la Vierge la gloire de combattre et de souffrir pour mériter la couronne éternelle. Ce pouvoir cependant est limité, et ne durera qu’un temps ; c’est pourquoi nous voyons le démon – sachant qu’il lui reste peu de temps – intensifier sa haine et gagner partout à sa cause des multitudes d’hommes pervers, pour combattre plus que jamais les fidèles enfants et esclaves de la Vierge.

Combien nous devons être heureux de vouloir appartenir à Marie comme ses esclaves d’amour, dans cette lutte formidable des derniers temps annoncée par Montfort, et qui se terminera par le triomphe éclatant de Jésus-Christ et son Règne dans les siècles des siècles.

II – LA VICTOIRE DES ESCLAVES DE MARIE SUR LES ESCLAVES DE SATAN . « Mais le pouvoir de Marie sur tous les diables éclatera particulièrement dans les derniers temps, où Satan mettra des embûches à son talon, c’est-à-dire à ses humbles esclaves et à ses pauvres enfants, qu’elle suscitera pour lui faire la guerre.

« Ils sont petits et pauvres selon le monde, et abaissés devant tous comme le talon, foulés et persécutés comme le talon l’est à l’égard des autres membres du corps. Mais, en échange, ils seront riches en grâces de Dieu, que Marie leur distribuera abondamment ; grands et élevés en sainteté devant Dieu, supérieurs à toute créature par leur zèle animé, et si fortement appuyés du secours divin, qu’avec l’humilité de leur talon, en union de Marie, ils écraseront la tête du diable et feront triompher Jésus-Christ » (V.D., n° 54).

Ne nous étonnons donc pas de voir la haine des esclaves de Satan se manifester de façon caractérisée contre les apôtres et esclaves de Marie, c’est-à-dire contre ceux et celles qui, totalement dévoués à sa cause, s’efforcent de promouvoir son Règne dans le monde.

Ce sont les deux esclavages qui s’affrontent, car tous ceux qui se rangent obstinément du côté de Satan sont ses esclaves dès ce monde, et le seront bien plus encore dans l’enfer. Ils sont ici-bas ses esclaves de contrainte : bon gré, mal gré, Satan les entraîne dans sa révolte contre le plan divin, comme il entraîna jadis le tiers des esprits angéliques. Dans l’enfer, ils seront, avec Satan et sous la domination de Satan, les esclaves de contrainte de la justice de  Dieu, subissant un châtiment implacable et sans espoir d’en voir le terme. Ils sauront alors que Dieu est le Maître : Et scient quia ego Dominus.

Contre les esclaves de Satan Marie lève l’armée de ses esclaves d’amour, qu’elle a formés à la ressemblance de son divin Fils. Leur petitesse aux yeux du monde, leur humilité, leur esprit de dépendance, leur pauvreté et leur détachement des biens terrestres, leur manque de considération au point de vue humain et naturel, tout leur extérieur évangélique ne feront qu’attiser la haine de Satan. Plus que les autres, ils subiront ses morsures. « Ils seront foulés et persécutés, comme le talon l’est à l’égard des autres membres du corps ». On les méprisera, on les contredira, on les traitera d’insensés.

Mais Marie leur communiquera une force surnaturelle qui les rendra invincibles. Elle leur distribuera abondamment ses grâces, en sorte que plus ils apparaîtront pauvres aux yeux du monde, plus ils seront riches en vertus et mérites ; plus on les verra petits et méprisés, plus ils seront « grands et élevés en sainteté devant Dieu ».

« Ils seront supérieurs à toute créature par leur zèle animé », ce qui veut dire que leur apostolat ne s’arrêtera ni devant les puissances infernales déchaînées, ni devant les puissances  humaines complices. Et ils se sentiront « si fortement appuyés du secours divin, qu’avec l’humilité de leur talon, en union de Marie, ils écraseront la tête du diable », ils arracheront quantité d’âmes à son esclavage, ils convertiront les pêcheurs, ils reculeront les frontières de ce qui lui reste encore d’empire. « Et ils feront triompher Jésus-Christ », ils établiront son Règne, ce Règne éclatant que toutes les âmes saintes attendent, et pour lequel elles prient et se sacrifient.

Ce sera le beau triomphe de l’Ère mariale. Car « Dieu veut que sa sainte Mère soit à présent plus connue, plus aimée, plus honorée que jamais elle n’a été… » (V.D. n° 55). « C’est par Marie que le salut du monde a commencé, et c’est par Marie qu’il doit être consommé. Marie n’a presque point paru dans le premier avènement de Jésus-Christ… : mais dans le second (c’est-à-dire dans les derniers temps qui précèderont l’apparition du Sauveur dans la gloire de son triomphe), Marie doit être connue et révélée par le Saint-Esprit, afin de faire par elle connaître, aimer et servir Jésus-Christ » (N° 49).

« Marie doit éclater, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce, dans ces derniers temps : en miséricorde, pour ramener et recevoir amoureusement les pauvres pécheurs et dévoyés qui se convertiront et reviendront à l’Église catholique ; en force, contre les ennemis de Dieu… qui se révolteront terriblement pour séduire et faire tomber, par promesses et menaces, tous ceux qui leur seront contraires ; et enfin elle doit éclater en grâce (comme nous l’avons vu), pour animer et soutenir les vaillants soldats et fidèles serviteurs de Jésus-christ qui combattront pour ses intérêts… » (N° 50).

Très visiblement, nous sommes entrés dans cette Ère mariale des grandes luttes de l’Église. . nous voyons l’armée des esclaves de Satan plus organisée et plus décidée que jamais… (P. Dayet, smm, Exercices préparatoires à la consécration de Saint Louis-Marie de Montfort, 12ème jour, 1957)

 

Les apôtres des derniers temps

48. Ces grandes âmes, pleines de grâce et de zèle, seront choisies pour s’opposer aux ennemis de Dieu, qui frémiront de tous côtés, et elles seront singulièrement dévotes à la Très Sainte Vierge, éclairées par sa lumière, nourries de son lait, conduites par son esprit, soutenues par son bras et gardées sous sa protection, en sorte qu’elles combattront d’une main et édifieront de l’autre (cf. 11 Esdras 4, 17). D’une main, elles combattront, renverseront, écraseront les hérétiques avec leurs hérésies, les schismatiques avec leur schismes, les idolâtres avec leur idolâtrie, et les pécheurs avec leurs impiétés; et, de l’autre main, elles édifieront le temple du vrai Salomon et la mystique cité de Dieu, c’est-à-dire la Très Sainte Vierge, appelée par les Saints Pères le temple de Salomon et la cité de Dieu. Ils porteront tout le monde, par leurs paroles et leurs exemples, à sa véritable dévotion, ce qui leur attirera beaucoup d’ennemis, mais aussi beaucoup de victoires et de gloire pour Dieu seul. C’est ce que Dieu a révélé à saint Vincent Ferrier, grand apôtre de son siècle, comme il l’a suffisamment marqué dans un de ses ouvrages.
C’est ce que le Saint-Esprit semble avoir prédit dans le Psaume 59, dont voici les paroles : Et scient quia Dominus dominabitur Jacob et finium terrae ; convertentur ad vesperam, et famem patientur ut canes, et circuibunt civitatem (Ps 59, 14-15) : Le Seigneur règnera dans Jacob et dans toute la terre; ils se convertiront sur le soir, et ils souffriront la faim comme des chiens, et ils iront autour de la ville pour trouver de quoi manger. Cette ville que les hommes tournoieront à la fin du monde pour se convertir, et pour rassasier la faim qu’ils auront de la justice, est la
Très Sainte Vierge qui est appelée par le Saint-Esprit ville et cité de Dieu Ps 86, 3).

49. C’est par Marie que le salut du monde a commencé, et c’est par Marie qu’il doit être consommé. Marie n’a presque point paru dans le premier avènement de Jésus-Christ, afin que les hommes, encore peu instruits et éclairés sur la personne de son Fils, ne s’éloignassent de la vérité, en s’attachant trop fortement et trop grossièrement à elle, ce qui apparemment serait arrivé si elle avait été connue, à cause des charmes admirables que le Très-Haut avait mis même en son extérieur; ce qui est si vrai que saint Denis l’Aréopagite nous a laissé par écrit que, quand il la vit, il l’aurait prise pour une divinité, à cause de ses charmes secrets et de sa beauté incomparable, si la foi, dans laquelle il était bien confirmé, ne lui avait appris le contraire. Mais, dans le second avènement de Jésus-Christ, Marie doit être connue et révélée par le Saint-Esprit afin de faire par elle connaître, aimer et servir Jésus-Christ, les raisons qui ont porté le Saint-Esprit à cacher son Épouse pendant sa vie, et à ne la révéler que bien peu depuis la prédication de l’Évangile, ne subsistant plus.

50. Dieu veut donc révéler et découvrir Marie, le chef-d’œuvre de ses mains, dans ces derniers temps :
1º Parce qu’elle s’est cachée dans ce monde et s’est mise plus bas que la poussière par sa profonde humilité, ayant obtenu de Dieu, de ses Apôtres et Évangélistes qu’elle ne fût point manifestée.
2º Parce qu’étant le chef-d’œuvre des mains de Dieu, aussi bien ici-bas par la grâce que dans le ciel par la gloire, il veut en être glorifié et loué sur la terre par les vivants.
3º Comme elle est l’aurore qui précède et découvre le Soleil de justice, qui est Jésus-Christ, elle doit être connue et aperçue, afin que Jésus-Christ le soit.
4º Étant la voie par laquelle Jésus-Christ est venu à nous la première fois, elle le sera encore lorsqu’il viendra la seconde, quoique non pas de la même manière.
5º Étant le moyen sûr et la voie droite et immaculée pour aller à Jésus-Christ et le trouver
parfaitement, c’est par elle que les saintes âmes qui doivent éclater en sainteté doivent le trouver. Celui qui trouvera Marie trouvera la vie (cf. Prov. 8, 35), c’est-à-dire Jésus-Christ, qui
est la voie, la vérité et la vie (Jean 14, 6). Mais on ne peut trouver Marie qu’on ne la cherche ; on ne peut la chercher qu’on ne la connaisse : car on ne cherche ni ne désire un objet inconnu. Il faut donc que Marie soit plus connue que jamais, à la plus grande connaissance et gloire
de la Très Sainte Trinité.
6º Marie doit éclater, plus que jamais, en miséricorde, en force et en grâce dans ces derniers temps: en miséricorde, pour ramener et recevoir amoureusement les pauvres pécheurs et dévoyés qui se convertiront et reviendront à l’Église catholique ; en force contre les ennemis de Dieu, les idolâtres, schismatiques, mahométans, juifs et impies endurcis, qui se révolteront terriblement pour séduire et faire tomber, par promesses et menaces, tous ceux qui leur seront contraires; et enfin elle doit éclater en grâce, pour animer et soutenir les vaillants soldats et fidèles serviteurs de Jésus-Christ qui combattront pour ses intérêts.
7º Enfin Marie doit être terrible au diable et à ses suppôts comme une armée rangée en bataille, principalement dans ces derniers temps (Il est à remarquer que notre époque, qui voit le démon redoubler ses efforts, organiser et hiérarchiser une véritable armée, voit aussi s’accroître extrêmement la dévotion envers la sainte Vierge), parce que le diable, sachant bien qu’il a peu de temps, et beaucoup moins que jamais, pour perdre les âmes, il redouble tous les jours ses efforts et ses combats ; il suscitera bientôt de cruelles persécutions, et mettra de terribles embûches aux serviteurs fidèles et aux vrais enfants de Marie, qu’il a plus de peine à surmonter que les autres.

51. C’est principalement de ces dernières et cruelles persécutions du diable qui augmenteront tous les jours jusqu’au règne de l’Antéchrist, qu’on doit entendre cette première et célèbre prédiction et malédiction de Dieu, portée dans le paradis terrestre contre le serpent.

55. Enfin, Dieu veut que sa sainte Mère soit à présent plus connue, plus aimée, plus honorée que jamais elle n’a été : ce qui arrivera sans doute, si les prédestinés entrent, avec la grâce et lumière du Saint-Esprit, dans la pratique intérieure et parfaite que je leur découvrirai dans la suite. Pour
lors, ils verront clairement, autant que la foi le permet, cette belle étoile de la mer, et ils arriveront à bon port, malgré les tempêtes et les pirates, en suivant sa conduite ; ils connaîtront les grandeurs de cette souveraine, et ils se consacreront entièrement à son service, comme ses sujets et ses esclaves d’amour ; ils éprouveront ses douceurs et ses bontés maternelles, et ils l’aimeront tendrement comme ses enfants bien-aimés ; ils connaîtront les miséricordes dont elle est pleine et les besoins où ils sont de son secours, et ils auront recours à elle en toutes choses comme à leur chère avocate et médiatrice auprès de Jésus-Christ ; ils sauront qu’elle est le moyen le plus assuré, le plus aisé, le plus court et le plus parfait pour aller à Jésus-Christ, et ils se livreront à elle corps et âme, sans partage, pour être à Jésus-Christ de même.

56. Mais qui seront ces serviteurs, esclaves et enfants de Marie ? Ce seront un feu brûlant, ministres du Seigneur qui mettront le feu de l’amour divin partout. Ce seront sicut sagittae in manu potentis (Ps. 126, 4), des flèches aiguës dans la main de la puissante Marie pour percer ses ennemis. Ce seront des enfants de Lévi, bien purifiés par le feu de grandes tribulations et bien collés à Dieu (c’est la traduction énergique du mot de Saint Paul. Qui adhaeret Domino (1 Cor. 6, 17) , qui porteront l’or de l’amour dans le cœur, l’encens de l’oraison dans l’esprit et la myrrhe de la mortification dans le corps, et qui seront partout la bonne odeur de Jésus-Christ aux pauvres et aux petits, tandis qu’ils seront une odeur de mort aux grands, aux riches et orgueilleux mondains.

57. Ce seront des nues tonnantes et volantes par les airs au moindre souffle du Saint-Esprit, qui, sans s’attacher à rien, ni s’étonner de rien, ni se mettre en peine de rien, répandront la pluie de la parole de Dieu et de la vie éternelle ; ils tonneront contre le péché, ils gronderont contre le monde, ils frapperont le diable et ses suppôts, et ils perceront d’outre en outre, pour la vie ou pour la mort, avec leur glaive à deux tranchants de la parole de Dieu (cf Eph. 6, 17), tous ceux auxquels ils seront envoyés de la part du Très-Haut.

58. Ce seront des apôtres véritables des derniers temps, à qui le Seigneur des vertus donnera la parole et la force pour opérer des merveilles et remporter des dépouilles glorieuses sur ses ennemis ; ils dormiront sans or ni argent et, qui plus est, sans soin, au milieu des autres prêtres, et ecclésiastiques et clercs, inter medios cleros (Ps. 67, 14) ; et cependant auront les ailes argentées de la colombe, pour aller avec la pure intention de la gloire de Dieu et du salut des âmes, où le Saint-Esprit les appellera, et ils ne laisseront après eux, dans les lieux où ils auront prêché, que l’or de la charité qui est l’accomplissement de toute la loi (Rom. 13, 10).

59. Enfin, nous savons que ce seront de vrais disciples de Jésus-Christ, qui marchant sur les traces de sa pauvreté, humilité, mépris du monde et charité, enseignant la voie étroite de Dieu dans la pure vérité, selon le saint Évangile, et non selon les maximes du monde, sans se mettre en peine ni faire acception de personne, sans épargner, écouter ni craindre aucun mortel, quelque puissant qu’ils soit. Ils auront dans leur bouche le glaive à deux tranchants de la parole de Dieu; ils porteront sur leurs épaules l’étendard ensanglanté de la Croix, le crucifix dans la main droite,le chapelet dans la gauche, les sacrés noms de Jésus et de Marie sur leur cœur, et la modestie et mortification de Jésus-Christ dans toute leur conduite (Cette description des apôtres de Marie rappelle celle de la prière de Montfort demandant à Dieu des missionnaires pour sa Compagnie de Marie).
Voilà de grands hommes qui viendront, mais que Marie fera par ordre du Très-Haut, pour étendre son empire sur celui des impies, idolâtres et mahométans. Mais quand et comment cela sera-t-il ?… Dieu seul le sait (Ces derniers mots montrent que, pour Montfort lui-même qui l’a
formulée, cette prophétie ne manque pas d’obscurité) : c’est à nous de nous taire, de prier, soupirer et attendre : Exspectans exspectavi (Ps 39,2). (Saint L.-Marie de Montfort, Traité de la vraie Dévotion à la sainte Vierge, n° 48-51, 55-59).

Conclusion

C’est l’esprit séraphique d’Élie et du Carmel qui doit prévaloir dans les derniers temps précurseurs de l’avènement de Jésus-Christ. Saint Élie est le fondateur du Carmel et Notre Dame du mont Carmel est la Vierge des derniers temps.

Malachie 4, 5 : « Voici que je vous enverrai le prophète Élie, avant que ne vienne le jour du Seigneur, le grand et terrible jour ».

Matthieu 17, 11 : « Élie reviendra et il rétablira toutes choses ».

Luc 1, 17 : Et il [Jean-Baptiste] marchera devant lui [Jésus-Christ] dans l’esprit et la vertu d’Élie».

Matthieu 25, 31-32 : «quand le Fils de l’homme viendra dans sa majesté, et tous les anges avec lui, il s’assiéra sur le trône de sa majesté. Et toutes les nations seront rassemblées devant lui, et il les séparera les uns d’avec les autres, comme le pasteur sépare les brebis d’avec les boucs».

Matthieu 26, 64 : je vous le déclare, vous verrez un jour le Fils de l’homme assis à la droite de la majesté de Dieu, et venant sur les nuées du ciel».

Marc 14, 61-62 : « Est tu le Christ, le Fils du Dieu béni. Et Jésus lui dit : Je le suis ; et vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la majesté de Dieu, et venant sur les nuées du ciel».

« Je règnerai malgré tous mes ennemis et tous ceux qui voudront s’y opposer ». (Sacré-cœur de Jésus à Ste Marguerite-Marie)

Marie est l’étoile de l’aurore comme Jésus-Christ le soleil de Justice et la lumière du monde.

« Je ne règnerai pas sans ma Mère ». (Sacré-cœur de Jésus à Ste Marguerite-Marie)

St L.-M. de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion à la T. S. Vierge, n° 217 : «Comme [Pour que] votre règne arrive Seigneur que le règne de Marie arrive».

Beaucoup cherchent à connaître quel sera le second avènement du Christ, alors que c’est un mystère. Le pire, c’est que beaucoup attendent soit sans rien faire soit en faisant un peu et sauvegardant leur vie soit en prenant ce qu’ils veulent.

Luc 14, 26 : « si quelqu’un ne hait pas sa propre âme, il ne peut être mon disciple».

Apocalypse 3, 16 : « Parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni chaud, je suis prêt de te vomir de ma bouche».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : « … peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela  ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [religion d’homme] PLUTÔT QU’À DIEU ».

Peu importe l’état de vie, qu’il soit sacerdotal, religieux, marié, etc., chacun sait ce qu’il a à faire, malheureusement bien peu le feront : vivre pour Jésus en Marie, détruire l’idolâtrie actuelle de la fausse foi de l’homme, les hérésies répandues partout en ces temps de l’apostasie de la fin des temps, lutter par la foi contre les antichrists précurseurs de l’Antéchrist, faire triompher le règne de Jésus par Marie, préparer le second avènement de Jésus. C’est parce que la plupart ne répondent pas que peut arriver l’Antéchrist, parce que la plupart sont à côté de la plaque, n’écoutent que leur idée, ne comprennent rien, et refusent la vérité quand elle leur est présentée à cause du fait qu’ils ont adhéré aux idées hérétiques et parce qu’ils sont coupables d’être restés trop longtemps dans leur négligence. Mais quelques-uns reviendront. La Sainte Vierge est la terre vierge du nouvel Adam.

Saint Bernard de Clairvaux, Gémissements au nom du Sauveur : « J’ai pris suffisamment patience, et plus que suffisamment, mon fils, vous pour qui la mort m’est aussi douce que la vie et sans qui la vie est pour moi la mort ; je ne vous demande pas pourquoi vous vous êtes retiré, mais pourquoi vous ne revenez pas ; venez seulement et nous aurons la paix ; revenez et tout est fait ».

Chemin de la croix, 12ème station : «O PÉCHEURS, n’y aura-t-il que vous qui demeurerez insensibles à ce spectacle si attendrissant ? Jetez un regard sur votre Sauveur, voyez l’état affreux où vos crimes l’ont réduit. Il vous pardonne cependant si votre repentir est sincère ; il a ses pieds attachés pour vous attendre, ses bras étendus pour vous recevoir, son côté ouvert et son cœur blessé pour répandre sur vous toutes ses grâces, sa tête penchée pour vous donner le baiser de paix et de réconciliation. Accourons donc tous auprès de la Croix, et mourons pour lui, puisqu’il est mort pour nous».

Matthieu 22,  14 : «Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus».