Sur les hérésies et les hérétiques en général en ces temps actuels de grande apostasie

Sommaire

  • Les catholiques sont tenus de connaître et de professer la foi

  • Définitions
    • Dogme
    • Magistère
    • Révélation Divine
    • Tradition
    • Hérétique / Hérésie
    • Hérétique matériel (Terme des théologiens)
    • Schismatique
    • Apostat
  • Sur le dogme et les vérités de foi catholique
    • Le dogme est révélé par Dieu
    • Infaillibilité du Magistère 
    • Le dogme est immuable par lui-même
    • Le dogme définit la foi et la morale
    • Tout baptisé est tenu de connaître la foi
    • Ceux qui meurent dans le péché mortel iront en enfer pour toujours
    • Ceux suspect d’hérésie
  • Sur les hérétiques
    • Les hérétiques nient le Magistère et la Tradition de l’Église
    • Les hérétiques sont par définition de mauvaise foi
    • Les hérétiques sont coupables du péché de scandale
    • Les langues des hérétiques sont les portes de l’enfer
    • Tous les hérétiques sont hors de l’Église
      • L’excommunication est ipso facto ou automatique pour hérésie
    • Les catholiques doivent ordinairement éviter les hérétiques
    • Excommunication de ceux qui aident les hérétiques
    • L’hérésie est le pire de tous les péchés
    • Tous les hérétiques sont des trompeurs et des assassins d’âmes qui doivent être jugés et évités conformément à la règle de la foi
    • Législation de l’Église sur l’hérésie
  • Hérésies courantes principales en ces temps actuels de grande apostasie générale de la foi
    • Hérésie du libéralisme / modernisme
    • Hérésie du salut hors de l’Église catholique
    • Hérésie de l’«âme» de l’Église séparée du corps
    • Hérésie du pardon des péchés sans la contrition
    • Hérésie qu’un hérétique manifeste est toujours pape
    • Hérésie de la liberté religieuse et du faux œcuménisme
    • Hérésie du baptême de désir
    • Hérésie du baptême de sang
    • Hérésie du salut pour l’ignorant invincible
    • Hérésie de la Planification familiale naturelle ou contrôle naturel des naissances
    • Hérésie de l’infaillibilité de l’enseignement faillible
    • Hérésie de la participation aux sectes hérétiques
    • Hérésie de donner les sacrements aux hérétiques
    • Hérésie de non-jugement « vous ne pouvez pas juger »

    • Hérésie « sauvé à la mort »
    • Hérésies contre la loi naturelle

I Corinthiens 11, 19 : «Car il faut qu’il y ait même des hérésies [sectes], afin qu’on découvre ceux d’entre vous qui sont éprouvés».

Cette page traite des hérétiques de façon générale. Concernant les hérétiques et hérésies en particulier, voir les liens.

Les catholiques sont tenus de connaître et de professer la foi catholique

Tous ont la nécessité absolue de recevoir le sacrement de baptême pour être sauvé. L’Église catholique enseigne aussi qu’il est absolument nécessaire pour tout le monde – au-dessus de l’âge de raison – de connaître positivement les mystères les plus sacrés pour être sauvé : la Trinité et l’Incarnation, Dieu rémunérateur, en plus de la loi naturelle. C’est le minimum à croire pour le salut s’il est impossible d’en connaître davantage, mais s’il est possible de connaître la foi catholique, c’est un péché mortel de refuser ou de négliger de le faire. L’Église oblige sous peine de péché mortel de connaître la foi et tous les baptisés y sont tenus.

La nécessité de moyens (à croire au minimum pour le salut si impossibilité d’en savoir plus) est la Trinité et l’Incarnation. Tout baptisé est tenu par la nécessité de moyens de sa foi – minimum à croire s’il est impossible de connaître la foi davantage – mais peut être ignorant des autres définitions sans négligence grave de sa part.

Benoît XIV, Cum Religiosi (n ° 4), 26 juin 1754 (Magistère ordinaire infaillible) : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

La nécessité de moyen suffit quand les circonstances rendent impossible de connaître davantage la foi, mais non pas quand cela est possible. La mauvaise volonté pour connaître la sainte foi quand cela est possible ou accessible est une faute grave, un péché mortel qui conduit en enfer.

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « Maintenant, il est évident que celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir. Par conséquent l’ignorance de ces choses est appelée«invincible», parce qu’elle ne peut être surmontée par l’étude. Pour cette raison, l’ignorance, n’étant pas volontaire, il n’est pas en notre pouvoir de s’en débarrasser, n’est pas un péché : c’est pourquoi il est évident que l’ignorance invincible n’est pas un péché. D’autre part, l’ignorance invincible est un péché, si c’est sur des questions qu’on est obligé de savoir, mais ça ne l’est pas, si c’est sur des choses qu’on n’est pas obligé de le savoir ».

Vraiment, on est obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente. Alors – en conformité avec le Docteur angélique – si nous savons que notre prêtre, évêque, etc., est hérétique ou schismatique, mais que nous adhérons à lui de toute façon, alors nous partageons en effet son péché d’hérésie ou de schisme, ce par quoi nous serions alors à œuvrer en dehors de la vraie religion. L’ignorance invincible, d’autre part – l’ignorance qui ne peut être surmontée par un effort humain bien ordonné – est une autre affaire, et est totalement excusable, si nous parlons des mystères essentiels (la Trinité et l’Incarnation) et de la loi naturelle, qui doivent être connus explicitement par tous au-dessus de l’âge de raison pour le salut. Quand les gens enfreignent la loi naturelle, c’est toujours un péché, et cela ne peut être excusé, car cette loi est écrite par Dieu dans le cœur de chaque homme. L’ignorance de la Trinité et de l’Incarnation, cependant, n’est pas un péché en soi, mais Dieu retient cette connaissance des mystères essentiels pour de nombreuses personnes dont Il a connu d’avance qu’ils rejetteraient son offre de salut.

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), le 15 Avril, 1905 (Magistère ordinaire infaillible) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

L’ignorance coupable (qui peut être vaincue) ou la négligence coupable (peu souci des vérités de la foi) de la foi divine et catholique est un péché mortel et le chemin assuré de la damnation. Comment professer sa foi quand on ne la connait pas ? Comment connaître et éviter les hérésies mortelles et garder sa foi pour le salut si on ne la connait pas ? Car il n’y a absolument aucun salut possible sans la vraie foi catholique. Voir Il n’y absolument aucun salut sans la vraie foi catholique et La révélation : l’Écriture, la Tradition et le Magistère

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation implicite de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Définitions

Dogme :

Le dogme est la Vérité révélée par Dieu à Son Église qui constitue l’enseignement infaillible dit dogmatique ou solennel et la loi divine immuable – obligatoire à tenir sous peine d’hérésie. Le dogme est immuable, il définit la foi divine et catholique. Quand un pape définit un dogme, il ne rend pas un dogme vrai à partir de ce fait seul, mais déclare plutôt solennellement sans errer ce qui a toujours été vrai depuis la mort du dernier apôtre. Les dogmes doivent être crus tels que l’Église «les a déclarés, sans aucune récession de cette signification pour arriver à une compréhension plus profonde». Rejeter le dogme c’est l’hérésie.

Magistère de l’Église :

Enseignement de l’autorité enseignante de l’Église universelle. Le Magistère solennel est l’enseignement de l’Église « ex cathedra«  ou extraordinaire ou dogme infaillible.

Le Magistère ordinaire est l’enseignement infaillible non-solennel divinement révélé (ou faisant partie de la Révélation divine) et aussi l’enseignement universel et constant (de foi – Latin : De fide) des théologiens de l’Église catholique ou enseignement unanime des pères, en accord avec les papes, et non défini par un dogme.

Révélation Divine :

La vérité de Jésus-Christ est la Révélation Divine. L’Église Catholique enseigne que les deux sources de la Révélation Divine sont l’Écriture Sainte et la Tradition Sacrée de l’Église catholique : le contenu réel de la Révélation est déterminé par le Magistère de l’Église Catholique. La Révélation divine finit avec la mort du dernier apôtre.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 3, ex-cathedra : «… on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition … « (Denz. 3001 1792)

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 4 La foi et la raison, 1870, ex-cathedra : «En conséquence, le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte Eglise a présenté une fois pour toutes et jamais il n’est loisible de s’en écarter sous le prétexte ou au nom d’une compréhension plus poussée »

Pape Pie IX, Concile Vatican I, sess. 3, chap. 4, Canon 3 : «Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Eglise se voient donner parfois, par suite du progrès de la science, un sens différent de celui que l’Eglise a compris et comprend encore, qu’il soit anathème ».

Tradition de l’Église :

Foi catholique (ou foi orthodoxe=doctrine droite) de tous les temps conforme à l’enseignement du Magistère ou autorité enseignante de l’Église universelle, conforme à tous les dogmes proclamés par les papes, à tous les enseignements qui y sont subordonnés, et aux rites traditionnels de l’Église. La Tradition de l’Église précède l’Écriture et est avec Elle, source de la Révélation.

Hérétique / Hérésie :

Baptisé qui refuse délibérément une autorité doctrinale de l’Église catholique ; il n’est pas catholique et est hors de l’Église ipso facto. L’hérésie est la négation, le refus volontaire ou le doute obstiné par un baptisé, d’un article de foi divine et catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 ex cathedra [Magistère extraordinaire]: « Par conséquent, la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ, qui est l’Église, celui qui tient des opinions opposées ou contraires ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 2 «Toute personne qui après avoir reçu le baptême et tout en conservant le nom de chrétien, nie opiniâtrement quelqu’une des vérités de la foi divine et catholique qui doivent être crues, ou en doute, est hérétique».

Hérétique matériel (Terme des théologiens) :

Baptisé ignorant de bonne foi (qui adhèrerait au dogme dès connaissance), il n’est pas hérétique, mais errant (ou dans l’erreur) sur un ou plusieurs points de la foi. Même des saints ont été hérétiques matériels sur des points de la foi, car on peut pas connaître toutes les lois de l’Église.

Schismatique :

Baptisé qui refuse la communion (ou de se soumettre) avec un vrai pape ou avec les membres de l’Église qui lui sont soumis comme de vrais Catholiques. Les schismatiques sont toujours hérétiques.

Code droit canon 1917, Can. 1325 § 2 : «Toute personne qui après avoir reçu le baptême … si elle refuse de se soumettre au Souverain Pontife et de rester en communion avec les membres de Église qui lui sont soumis, elle est schismatique».

Apostat :

Baptisé qui nie une ou plusieurs vérités de la foi catholique comme l’hérétique, mais qui en plus renonce ou abandonne toute la foi Chrétienne : il encoure aussi l’excommunication automatique comme l’hérétique et le schismatique.

Code droit canon 1917, Can. 1325 § 2 : «Toute personne qui après avoir reçu le baptême … si elle s’éloigne totalement de la foi chrétienne, elle est apostate».

Sur le dogme et les vérités de foi catholique

Le dogme est révélé par Dieu

Dieu a donné à Son Église Sa loi divine par Ses dogmes révélés, c’est-à-dire l’enseignement infaillible de la sainte Mère Église qui est obligatoire de tenir sous peine de péché mortel (de désobéissance, de péché contre la foi ou hérésie, de scandale) et d’excommunication automatique.

Rejeter le dogme c’est rejeter le Christ et Son Église.

Pape Eugène IV, Concile de Florence , «Cantate Domino», 1441 ex cathedra : « Par conséquent, la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : … peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Eglise ? – Sans renier en un acte de balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et en rejeter d’autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi « .

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9) : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir extérieur à la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui s’éloignera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9) : «Ce n’est pas seulement celui qui ne croira pas à toutes ces hérésies, qui peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne sont pas définies dans le présent travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un en tient une seule [hérésie], il n’est pas catholique».

L’Église enseigne que ceux qui tiennent des vues opposées ou contraires à Elle, c’est-à-dire des hérésies, ne sont pas des gens catholiques et sont hors de l’Église et du salut.

Infaillibilité du Magistère 

Le contenu réel de la Révélation divine (Écriture et Tradition) est déterminé par le Magistère de l’Église Catholique, l’Autorité enseignante de l’Église Catholique, exercée par un pape en proclamant un dogme (Magistère solennel) ou une vérité à croire de foi divine (Magistère ordinaire) avec l’autorité de la Papauté. Les déclarations d’un vrai pape ne sont pas toutes un enseignement du Magistère. Un pape parle magistériellement quand il remplit certaines conditions (comme défini par le Concile Vatican I ci-dessous). Ceux qui sont fidèles au Magistère sont fidèles à ce que tous les papes à travers l’histoire ont dogmatiquement enseigné ou ont déterminé, ce à quoi l’Église Catholique a toujours tenu.

Magistère solennel – Ex cathedra – infaillible :

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, Chap. 4 ex cathedra : « … lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Eglise, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Eglise lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Eglise ».

Magistère ordinaire – De foi divine  – infaillible :

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Eglise propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Un pape qui dit ou écrit (ou un décret qu’il approuve) que tel enseignement est conforme ou fait partie ou est contraire à la Révélation, cela doit être cru de foi divine, c’est-à-dire que le « Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée » :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

L’acte de foi divine (soumission obligatoire) est ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé.

Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères ou consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des les théologiens fait partie du Magistère ordinaire infaillible ou appartenant à la foi. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi. Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex-cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu etque tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre leconsentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : «Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum]». (Décrétales 802-803)

Voir plus bas : Hérésie de l’infaillibilité de l’enseignement faillible

Le dogme est immuable par lui-même

Pape Pie IX, premier concile du Concile Vatican de 1870, Session 4, chap. 4 ex cathedra : «Le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra [de la chaire de Pierre], est, dans l’exercice du devoir de pasteur et docteur de tous les chrétiens en accord avec sa suprême autorité apostolique, quand il explique une doctrine de la foi ou de la morale qui doit être tenue par l’Eglise universelle … jouit de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a souhaité que son Église soit chargée pour définir la doctrine de la foi et de la morale ; et ainsi de telles définitions du Pontife Romain sont immuables par elles-mêmes, et non par le consensus de l’Église ».

Le dogme n’a aucune autre compréhension que ce soit :

Pape Pie IX, premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra : « Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

La compréhension des dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés (ci-dessus) et telle que la Sainte Mère l’Église les comprend :

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Session III, canons, part. IV sur la foi et la raison, n° 3 ex cathedra : « Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église, se voient donner parfois, par suite du progrès de la science [connaissance], un sens différent de celui que l’Église a compris et COMPREND encore, qu’il soit anathème ».

Le dogme définit la foi et la morale

Les dogmes sont des définitions de la foi et de la morale révélées par l’Esprit-Saint Lui-même à travers le charisme d’infaillibilité d’un Pape (un vrai pape enseignant ex cathedra, c’est-à-dire dans les conditions d’infaillibilité) et donné à tous les catholiques pour JUGER grâce à cet enseignement dogmatique et ses condamnations infaillibles (loi divine immuable) tous ceux qui refusent d’adhérer et à l’Église et au Christ, c’est-à-dire les hérétiques, les schismatiques et les apostats.

Premier Concile de Constantinople, 381 ex cathedra : «Canon 7. Ceux qui embrassent l’orthodoxie [droite doctrine] et rejoignent le nombre de ceux qui sont sauvés des hérétiques … que Nous recevons […] et anathématisons toute hérésie qui n’est pas du même avis que la Sainte, Catholique et Apostolique Eglise de Dieu».

Concile de Florence, 14ème session, 7 Août 1445 ex cathedra : «Je rejette, anathématise et condamne ce qu’Elle [l’Église] rejette, anathématise et condamne ; à l’avenir je rejetterai, anathématiserai et condamnerai toujours toutes les autres […] hérésies relevant la tête contre cette Église sainte, catholique et apostolique».

Tout baptisé est infailliblement tenu par la loi divine de rejeter, anathématiser et condamner ce que l’Église rejette, anathématise et condamne – sous peine de péché mortel (de désobéissance, de péché contre la foi ou hérésie, de scandale) et d’excommunication automatique.  La foi catholique est la foi divine.

Tout baptisé est tenu de connaître la foi catholique sous peine de péché mortel

La nécessité de moyens (à croire au minimum pour le salut) est la Trinité et l’Incarnation.

Tout baptisé est tenu par la nécessité de moyens de sa foi – minimum à croire s’il est impossible de connaître la foi davantage – mais peut être ignorant des autres définitions sans négligence grave de sa part.

Benoît XIV, Cum Religiosi (n ° 4), 26 juin 1754 : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

La nécessité de moyen suffit quand les circonstances rendent impossible de plus connaître la foi, mais non pas quand cela est possible ; la mauvaise volonté pour connaître la sainte foi quand cela est possible ou accessible est une faute grave, un péché mortel qui conduit en enfer.

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « Maintenant, il est évident que celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir. Par conséquent l’ignorance de ces choses est appelé «invincible», parce qu’il ne peut être surmontée par l’étude. Pour cette raison, l’ignorance, n’étant pas volontaire, il n’est pas en notre pouvoir de s’en débarrasser, n’est pas un péché : c’est pourquoi il est évident que l’ignorance invincible n’est pas un péché. D’autre part, l’ignorance invincible est un péché, si c’est sur des questions qu’on est obligé de savoir, mais ça ne l’est pas, si c’est sur des choses qu’on n’est pas obligé de le savoir ».

Vraiment, on est obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présent. Alors – en conformité avec le Docteur angélique – si nous savons que notre prêtre, évêque, etc… est hérétique ou schismatique, mais que nous adhérons à lui de toute façon, alors nous partageons en effet son péché d’hérésie ou de schisme, par lequel nous serions alors à travailler en dehors de la vraie religion. L’ignorance invincible, d’autre part – l’ignorance qui ne peut être surmontée par un effort humain bien ordonné – est une autre affaire, et est totalement excusable, si nous parlons des mystères essentiels (la Trinité et l’Incarnation), et de la loi naturelle, qui doivent être connus explicitement par tous au-dessus de l’âge de raison pour le salut. Quand les gens enfreignent la loi naturelle, c’est toujours un péché, et cela ne peut être excusé, car cette loi est écrite par Dieu dans le cœur de chaque homme. L’ignorance de la Trinité et de l’Incarnation, cependant, n’est pas un péché en soi, mais Dieu retient cette connaissance des mystères essentiels pour de nombreuses personnes dont Il a connu d’avance qu’ils rejetteraient son offre de salut.

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), le 15 Avril, 1905 : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV, vient de l’écrire : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffre la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus». 

Ceux qui meurent dans le péché mortel iront en enfer pour toujours

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Letentur cœli » , Sess. 6, 6 juillet 1439, ex cathedra : «Nous définissons également que … les âmes de ceux qui partent cette vie dans le péché mortel réel, ou le seul péché originel, vont tout de suite en enfer, mais subissent des peines de différents types».

Les pécheurs mortels descendent en enfer dès leur mort (jugement particulier). Le pécheur mortel n’est pas séparé de l’Église, bien que certains pécheurs mortels puissent être excommuniés par loi ecclésiastique. Pour les hérétiques excommuniés par loi divine qui commettent le pire des péchés mortels contre la foi et le péché mortel de scandale en étant occasion de péché mortel pour d’autres, leur sort éternel est encore pire en enfer.

Ceux suspect d’hérésie

La suspicion d’hérésie peut concerner, par exemple, l’entretien d’une négligence coupable ou volontaire contre la foi, comme l’affirmation d’erreur persistante sur la foi et la morale catholique qui semble obstinée, suivre sciemment des hérétiques, laisser dire l’hérésie, garder le silence sous peine de paraître approuver des doctrines hérétiques, soutenir des hérétiques sans le motif pour de leur conversion, négliger de couper avec une secte hérétique, mauvaise volonté de s’instruire de la vraie foi quand l’apostasie actuelle est présentée, refuser de présumer qu’une hérésie est suivie par la plupart car répandue comme dans la grande apostasie actuelle, etc.

Ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie doivent même être évités selon la loi divine s’ils ne font pas la preuve de leur innocence personnelle

Dans les procès d’hérétiques, l’Église déclare infailliblement que les soupçonnés d’hérésie doivent faire «la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat» sinon et ils seront excommuniés «et tous les éviteront».

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra : «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques».

Avez-vous lu ? «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie … à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront».

Opinion soupçonnée d’hérésie et Ignorance coupable 

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésie : L’opposition à un article de foi peut ne pas être strictement démontrable, mais seulement atteindre un certain degré de probabilité. Dans ce cas, la doctrine est appelée sententia de haeresi suspecta, haeresim sapiens ; qui est une opinion soupçonnée ou savourant l’hérésie.

On peut appliquer cette même règle à ceux qui sont coupablement ignorants contre la foi. L’ignorance est coupable quand elle peut être vaincue et ne l’est pas volontairement.

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésieUn catholique ne peut pas se permettre de dériver dans les tourbillons de la pensée anti-catholique à partir de laquelle aucune autorité doctrinale ne peut le sauver, et où son esprit devient incrusté de ses convictions ou de considérations suffisamment puissantes pour recouvrir sa conscience catholique.

Une personne qui ne veut pas savoir concernant Vatican II ou une autre secte hérétique, ou apprendre la vérité de la foi après avoir eu les faits présentés, doit être considérée comme hérétique si elle persiste [opiniâtreté ou pertinacité] dans sa mauvaise volonté. On ne peut pas juger des intentions ou des cœurs, mais on doit suivre ce qui apparaît. Vouloir rester ignorant de façon coupable sur ces questions, après avoir reçu la présentation expliquée, est un signe de mauvaise volonté. Un catholique a une vraie soif  pour la vérité et ne se dérobe pas à sa découverte, en étudiant et apprenant. Les vraies questions de foi sont importantes, c’est le salut dont il est question.

Pour beaucoup, l’inconvénient à cesser la communion avec leur paroisse, prêtres, famille et amis, sur cette question, est lourd à porter, et ils choisissent donc de l’ignorer et de rester dans l’ignorance coupable de la foi catholique. On peut supposer que le même jugement peut être fait dans ce cas comme avec ceux qui sont sous le soupçon d’hérésie.

Aide à la propagation de l’hérésie, aide des hérétiques, communication dans les choses divines (communicatio in sacris) avec des hérétiques

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les garder dans sa maison ou sur son territoire, ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux. S’ils viennent à mourir dans ce péché, aucun prétexte de privilèges accordés par nous, ne permettra d’offrir de messe pour eux ou de les enterrer parmi les chrétiens. … Les évêques ou les prêtres qui ne s’opposeraient pas avec force à de telles choses, seront punis par la privation de leur office jusqu’à ce qu’ils obtiennent le pardon du Siège apostolique».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (Decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 (Magistère) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques.]».

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé et impose de prouver son innocence. L’Église donne à ceux qui sont «seulement soupçonnés d’hérésie», le temps pour prouver leur innocence, respecter les autorités et professer la vraie foi. Mais s’ils restent obstinés, ils doivent – en ces temps actuels de grande apostasie – être condamnés comme (ou de la même manière que, c’-à-d. selon la règle de la foi ou loi divine) des hérétiques, même s’ils ne sont pas des hérétiques. Puisqu’ils sont obstinés et n’obéissent pas, on doit seulement suivre les signes externes et les condamner.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, c. 9, n° 15 : «Les hommes ne sont pas tenus ou en mesure de lire dans les cœurs. Mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra : «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication [comme soupçonnés d’hérésie pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques».

Ces suspects d’hérésie que le concile du Latran IV ci-dessus visait ont eu une sentence prononcée contre eux (pour suspicion d’hérésie). S’ils n’avaient pas été déclarés par l’Église, nous ne connaîtrions pas l’obligation de les éviter. Car n’être qu’un suspect d’hérésie non déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée.

Même de nombreux saints et pieux laïcs ont eu une suspicion d’hérésie contre eux, mais ils n’étaient pas connus ou obstinés parce qu’ils n’étaient pas hérétiques. Ils n’ont pas eu à éluder ou à se cacher des autorités, parce qu’ils n’étaient pas hérétiques. Et quand ils ont été appelés pour être questionnés par l’Inquisition ou par d’autres juges compétents qui souhaitaient se pencher sur les accusations et savoir s’ils étaient coupables ou non, ils les ont respectés et se sont présentés de la manière appropriée et au moment opportun, prouvant ainsi leur innocence.

Les reines du Sabbat, Partie III, question XIX : «Car le Canon (cap. Excommunicamus [Grégoire IX, 1231]) dit : Ceux qui ont été trouvés reposer sous un soupçon probable … à moins qu’ils soient frappés par l’épée de l’anathème [pour suspicion] … ils doivent prouver leur innocence par une satisfaction appropriée, comme une digne satisfaction à la vue de tous les hommes. Et s’ils continuent à s’obstiner dans leur excommunication [pour suspicion d’hérésie] pour la période d’une année, ils doivent être totalement condamnés comme hérétiques».

Si une personne ne se présentait pas à une enquête pour soupçon d’hérésie, ou si au cours de l’enquête, elle refusait de prouver son innocence par obstination ou fraude, alors seulement la peine «frappés par l’épée de l’anathème, à moins qu’ils prouvent leur innocence par une satisfaction appropriée» suivait. Cette sanction n’est toutefois pas encore une déclaration d’hérésie, mais seulement une phrase déclarée de suspicion d’hérésie, et cette personne n’a pas encore été déclarée comme hérétique car cette personne n’est pas encore connue pour être hérétique.

Le pape Innocent III y fait allusion dans le IVème Concile du Latran, Constitution 3 sur les hérétiques : «S’ils persistent dans l’excommunication [pour suspicion d’hérésie] pendant un an, ils doivent être condamnés comme hérétiques».

Mais si la personne en question était connue comme hérétique avant l’enquête, ou s’il était avéré qu’elle était hérétique obstinée pendant l’interrogatoire, alors elle ne serait pas simplement suspecte, mais serait en fait une véritable hérétique qui ensuite doit être évitée pour des raisons religieuses. Cela serait vrai même si l’hérétique n’avait pas encore été déclaré par l’Église, comme dans le cas de Martin Luther, la reine Elizabeth, et de nombreux autres hérétiques.

Quatrième Concile de Latran : «Ceux qui se trouvent suspects d’hérésie … [Après qu’ils aient été excommuniés pour leur suspicion d’hérésie] Que ces personnes sont à éviter par tous jusqu’à ce qu’elles aient fait la satisfaction adéquate».

Un suspect d’hérésie non déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée. Pour éviter une personne soupçonnée hérétique non-déclarée, il faut avoir la preuve de son hérésie, c’est-à-dire son obstination à nier de quelque façon une vérité de foi. Si ceux qui sont simplement déclarés comme suspects d’hérésie doivent être évités par tout le monde, combien plus doivent être évités tous les hérétiques connus, même non déclarés, en raison de leur excommunication automatique.

Il y a deux points à regarder ici. Le premier point est que ces actions de soutenir, défendre ou de recevoir des hérétiques ne sont pas mauvaises en soi, mais plutôt de bienfaisance si elle sont faites correctement. Le deuxième point est que le croyant peut être de bonne foi concernant les hérétiques. Aider un hérétique ne signifie pas nécessairement que la personne soit d’accord avec l’hérétique ou que lui-même soit un hérétique ou qu’il ne savait même pas qu’il aidait un hérétique. C’est pourquoi le Concile déclare ces personnes comme des « croyants », qui « reçoivent, défendent ou appuient des hérétiques … » Et comme il y a de nombreuses façons de défendre, soutenir et recevoir les hérétiques qui n’impliquent pas nécessairement l’hérésie ou le schisme, on ne peut pas conclure (comme font les hérétiques), que l’on puisse aller à des prêtres hérétiques ou schismatiques non déclarés (excommuniés) pour les sacrements, que l’on connait comme hérétiques ou schismatiques, jusqu’à ce que l’Église ait déclaré Sa condamnation sur eux, comme c’est leur excuse.

Il existe de nombreux exemples qu’on pourrait donner pour montrer qu’un croyant qui reçoit, défend ou même soutient des hérétiques n’est pas hérétique lui-même :

  1. Est-ce qu’un croyant peut recevoir un hérétique dans sa maison dans le but de le convertir ? Bien sûr, il peut !
  2. Est-ce qu’un croyant de bonne foi et par charité peut avoir de la compassion pour un hérétique qui n’a pas les moyens de se soutenir lui-même ou sa famille financièrement ? Absolument ! (Le croyant doit bien entendu, s’il est au courant de l’hérésie de cette personne, souhaiter utiliser cette charité ou ce soutien comme une carotte ou un incitatif pour amener à nouveau l’hérétique, le schismatique ou l’apostat dans l’Église)
  3. Et un croyant peut-il être dans l’hérésie matérielle (un hérétique matériel n’est pas considéré comme un hérétique, mais plutôt comme un ignorant de bonne foi d’un dogme, qui, s’il en avait la connaissance, changerait de suite sa position pour y conformer sa foi) sur la doctrine de l’Église et sans le savoir, défendre la position hérétique d’un hérétique ? Absolument !

Comme nous le voyons, ces mesures prises par les croyants n’étaient ni hérétiques, ni schismatiques mais bienfaisance (si elle est faite de bonne foi). Un croyant peut donc faire le bien envers les autres sans comprendre qu’il pourrait réellement faire du mal ou donner plus de scandale. C’est pourquoi, selon le dit Concile, ils (ceux qui soutiennent) sont à éviter qu’après avoir été signalé par l’Église, et que leurs véritables intentions ont été révélées. Car, tout comme une personne peut faire ces choses sans le savoir et de bonne foi, il se peut aussi qu’une personne fasse ces choses par compassion – non seulement pour l’hérétique – mais aussi pour l’hérésie tenue par lui. Une personne qui a donc compassion d’une hérésie tenue par un hérétique – plutôt que de la compassion pour la personne hérétique – est lui aussi un hérétique parce qu’il est d’accord avec sa position hérétique et le soutient. Et si un croyant prend conscience qu’un partisan d’un hérétique était d’accord avec son hérésie ou le soutenait, alors il doit l’éviter comme hérétique car alors il n’y a pas besoin d’attendre la déclaration de l’Église de révéler l’intention intérieure des «partisans». C’est la raison pour laquelle l’Église ne déclare pas automatiquement ces gens qui « reçoivent, défendent ou appuient les hérétiques » – comme des hérétiques – qui doivent absolument être évités « jusqu’à ce qu’ils aient été mis en évidence par l’Église ».

Quasiment tous les prêtres « traditionalistes » tiennent des hérésies comme le baptême de désir/sang, salut de l’ignorant invincible, planification naturelle des naissances ou contrôle naturel des naissances, luxure dans le mariage, âme de l’Église séparée du corps, pardon des péchés sans contrition, hérésies sur l’infaillibilité papale et du Magistère de l’Église, participation à des sectes hérétiques – plus bas, un hérétique manifeste est pape, etc. Ils doivent de fait être considérés suspects d’hérésie.

Il s’agit d’un commandement, et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église/autorité doctrinale de la foi et de la morale ; Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino» ; Concile de Florence, 14ème session ; Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ; Pape Pie IX, Graves AC diuturnae, # 1-4 s. ; Pape Léon XIII, Satis Cognitum n° 9-10 ; Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi n°22 ; etc.), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur.

Epieikeia ou epikeia, au sens «équité» est le nom du principe canonique que de simples lois de l’Église, les lois ecclésiastiques ou des lois disciplinaires, peuvent cesser d’être tenues pour des cas particuliers qui n’ont pas été envisagés par le législateur. Ce principe ne s’applique pas aux enseignements dogmatiques de la foi ou de la morale, mais aux lois instituées par l’Église pour la gouvernance de ses membres. C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui encore obligés de faire ces jugements sur les prêtres coupables, par notre propre jugement et par notre propre autorité, car il n’y a pas de hiérarchie de l’Église valide. Ainsi, lorsque nous voyons quelqu’un tenir une croyance hérétique, nous devons par notre propre jugement et la raison, le juger d’être hérétique, et l’éviter comme tel. Encore une fois, si nous avons les connaissances et les raisons de savoir ou de repérer l’hérésie, alors nous utiliserons cette connaissance, car agir autrement serait un péché contre la foi.

Nous ne péchons pas en supposant que quelqu’un soit un hérétique (même si la preuve absolue est absente) s’il révèle cette possibilité être vraie par ses œuvres extérieures. Car, lorsque nous faisons une hypothèse, nous ne jugeons pas quelque chose d’une manière concluante. Ce mode de pensée ne doit pas être appliqué à d’autres événements qui peuvent survenir à l’homme à travers la vie (ou même avec une hérésie matérielle en ce qui concerne les fidèles catholiques qui peut-être errent sur certains points délicats de la foi). Nous ne sommes pas obligés d’assumer ou de juger de ces choses sans preuve irréfutable claire, puisque la plupart des événements de la vie ne sont ni hérétiques, ni péché. Mais les signes notoires ou externes de l’hérésie ou du schisme sur des points plus graves, d’autre part, sont mortellement pécheurs et séparent une âme de Dieu. L’hérésie tue les âmes !

Cependant, juger comme hérétique définitif quelqu’un qui croit dans le baptême de désir (par exemple) – serait aller trop loin et le juger à tort, si vous commencez par ommetre de lui demander ce qu’il pensait ou savait. Car il se pourrait très bien qu’il soit un hérétique matériel (si sa version du baptême de désir ne concerne que les personnes ou les catéchumènes qui croient déjà en Jésus-Christ) et non comme des hérétiques croient qu’il s’applique à tout le monde, y compris les païens et les gens qui rejettent le Christ. Une personne devient un hérétique ou schismatique en refusant obstinément d’accepter un dogme qu’il sait être enseigné par l’Église. Ainsi, si il lui a été présentées des preuves fausses ou non infaillibles contre le baptême de désir, et si il est encore incertain, il est possible qu’il soit un «hérétique» matériel (tant qu’il ne nie pas la nécessité de la foi en Jésus-Christ pour le salut). Il peut ne pas avoir pleinement compris ce que l’Église enseigne sur ce sujet, et s’il est incertain et n’est pas obstiné, il peut encore être un hérétique matériel.

Un prêtre, cependant, qui rejette le Christ, par la foi dans le salut universel pour tout le monde, y compris les païens et les gens qui détestent ou même rejettent Christ comme les juifs ou les musulmans – un tel cas serait bien sûr une évidence – car il est de la loi divine que chaque chrétien doit tenir la croyance en Jésus-Christ comme essentielle pour le salut. La même chose vaut pour la doctrine sur la Trinité et l’Incarnation. Le nombre de ces soi-disant prêtres de Satan, qui tiennent la croyance en Jésus-Christ et de son Église comme vide de sens, sont presque innombrables de nos jours. Tous ces soi-disant prêtres doivent bien sûr être totalement évités et condamnés, même si, peut-être, votre très bon «ami» vous dit le contraire. Car vous savez très bien dans votre cœur que cela est vrai.

Aujourd’hui, tout catholique doit demander quelle est la foi du prêtre et en quoi il croit pour savoir s’il tient des hérésies et lui montrer la vraie foi catholique (et s’il reste obstiné, c’est un hérétique à éviter). Un catholique ne peut pas garder un silence coupable sans faire défection de sa foi et sans pécher mortellement. La négligence coupable ou la mauvaise volonté pour connaître l’hérésie supposée, et donc la vraie foi, rend suspect d’hérésie.

Si les gens ne s’instruisent pas de la vraie foi catholique au milieu de la grande apostasie actuelle, ils commenceront d’abord par suivre les hérésies sans savoir que ce sont des hérésies, ensuite ils s’imprègneront des idées hérétiques et puis ils adhèreront aux hérésies sans savoir que ce sont des hérésies, et alors qu’ils seront assez imprégnés des idées hérétiques, ils n’accepteront plus les vérités de la foi catholique, et seront devenus de fait hérétiques.

Sur les hérétiques

Les hérétiques refusent le Magistère et la Tradition de l’Église

Pape Eugène IV, Concile de Florence , «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible de la chaire de Pierre) : « … la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires «.

Concile de Florence, 14ème session, 7 Août 1445, ex cathedra (déclaration infaillible de la chaire de Pierre) : « Je rejette, anathématise et condamne ce qu’Elle [l’Église] rejette, anathématise et condamne ; A l’avenir je rejetterai toujours, anathématiserai et condamnerai toutes les autres […] hérésies élevant la tête contre cette Église sainte, catholique et apostolique«.

Répétons-le : « …la sainte Église condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires [c’-à-d. hérétique, schismatique, apostat] ».

Saint L.M. de Montfort, Secret du Rosaire n° 33 : «…l’orgueil porte à nier presque toutes les histoires bien avérées, sous prétexte qu’elles ne sont point dans l’Écriture sainte. C’est le piège de Satan, où les hérétiques qui nient la tradition sont tombés, et où les critiques du temps tombent insensiblement, ne croyant pas ce qu’ils ne comprennent pas, ou ce qui ne leur revient pas, sans aucune autre raison que l’orgueil et la suffisance de leur propre esprit».

Abbé Bergier (1718-1790), Traité historique et dogmatique de la vraie religion, T. IX,  p. 329 : « …l’hérésie est une opinion de choix ».

L’erreur est humaine, mais l’obstination dans l’erreur est démoniaque.

Saint Irénée, père de l’Église, La prédication des Apôtres ou la foi chrétienne, n° 2 : «Heureux qui ne s’est pas assis dans la chaire de pestilence (Ps 1, 1). Ils répandent la peste les hommes viciés par une doctrine fausse et perverse : non seulement ils se corrompent mais ils corrompent les autres. Le mot chaire signifie école. Tels sont les hérétiques «assis dans la chaire des pestilence», ils distillent le venin de leur doctrine à ceux qui les écoutent».
Psaume 6, 9 : «Retirez-vous de moi vous tous qui opérez l’iniquité».
I Corinthiens 11, 19 : «Car il faut qu’il y ait même des hérésies [sectes], afin qu’on découvre ceux d’entre vous qui sont éprouvés».

St Vincent de Lerins, père de l’Église, Comminotorium, 20 : «I Corinthiens 11, 19 : C’est comme s’il disait : la raison pourquoi Dieu ne déracine pas immédiatement les auteurs d’hérésie, c’est qu’il veut éprouver qui sont les vrais fidèles, qui sont les amis fermes, fidèles, inébranlables de la foi catholique».

Les hérétiques sont par définition de mauvaise foi

Un hérétique, par définition infaillible, est de mauvaise foi et fait tomber sur sa tête le châtiment éternel.

Pape saint Célestin Ier, Concile d’Ephèse, 431 ex cathedra : «… tous les hérétiques corrompent les vraies expressions de l’Esprit Saint avec leurs propres esprits maléfiques et ils attirent sur leurs têtes une flamme inextinguible».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche que tous ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, et non seulement les païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peuvent pas participer à la vie éternelle et iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges, sauf s’ils sont unis à l’Église avant la fin de leur vie … «

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter studio (n° 2), 27 mai 1832 : « Enfin certains de ces gens égarés tentent de se persuader, et d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle« .

Une personne de bonne foi qui erre innocemment sur un dogme (lâchement et improprement appelé un hérétique matériel dans les discussions théologiques) n’est pas un hérétique, mais un catholique qui erre en toute bonne foi. Ainsi, la déclaration dans le Code de 1917 sur les hérétiques et les schismatiques de bonne foi est certainement théologiquement erronée et cela prouve qu’il n’était pas protégé par l’infaillibilité.

Objection : « Un hérétique peut être de bonne foi sur certaines questions théologiques. Un hérétique peut aussi être de bonne foi, à certains égards, car, sinon comment pourrait-il faire le tour de ses erreurs et d’hérétique devenir un catholique ! »

Réponse à l’objection : Non, un hérétique ne peut pas être de bonne foi, tant qu’il reste un hérétique, et tant qu’il rejette obstinément la grâce de Dieu, la conversion à la vraie foi catholique. Au moment où un hérétique cesse d’être hérétique, il est de bonne foi. Il est important de comprendre (car sinon cela pourrait causer de la confusion) qu’un hérétique ou schismatique est une personne baptisée au-dessus de l’âge de raison qui a des connaissances et affirme une croyance en la Trinité et l’Incarnation (les mystères essentiels), mais qui rejette le plein enseignement du Christ et de son Église. Un hérétique n’est donc pas un hérétique matériel (un terme utilisé pour décrire un égaré catholique de bonne foi), un hérétique est par définition une personne qui refuse sciemment et obstinément des parties de la vraie foi. Une personne ne peut rejeter que ce qu’elle a lu, ou entendu parler, et compris (sauf si nous parlons de la Trinité et de l’Incarnation et de la loi naturelle, qui sont tous tenus d’être connus explicitement, sans exception, pour être sauvé) Ainsi, un hérétique est par définition, toujours de mauvaise foi et continuera à l’être aussi longtemps qu’il reste dans son hérésie. C’est vrai qu’un hérétique peut désirer la vraie foi, mais cela ne signifie pas qu’il tient la vraie foi (jusqu’à ce qu’il se soit effectivement converti).

Ceci est encore prouvé par un exemple. Car si vous disiez à un meurtrier et violeur obstiné : «Vous devriez cesser d’assassiner les gens et de violer (rappelez-vous que l’hérésie est meurtrière pour les âmes) !  » Et que l’assassin répondait : « Je considère cela puisque je vois que c’est à tort, je désire changer. Pourtant, je vais continuer à assassiner et à violer un peu plus (il continuera à répandre les hérésies un peu plus)… ». Serait-on être assez fou pour dire qu’il est de bonne foi, même s’il désire cesser de faire le mal ? Bien sûr que non. De même, les hérétiques sont comme des assassins, car ils tuent éternellement leurs propres âmes et celles d’autres personnes. En fait, ils sont pires que des assassins et des violeurs. Et tant qu’ils sont obstinés dans leur hérésie, ils sont de mauvaise foi et continuent d’assassiner les âmes.

Les hérétiques ne sont également pas en mesure d’être de bonne foi sur certaines parties de la foi, car la foi doit être prise dans son ensemble, ou rejetée comme un tout, comme le pape Léon XIII l’enseigne :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère) : « … peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Eglise ? – Sans renier en un acte de balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et en rejeter d’autres … Mais le dissident, même dans une partie de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi.

L’Encyclopédie catholique contient les points suivants au sujet de l’hérésie :

L’Encyclopédie catholique, Vol. 7, «hérésie», la gravité du péché (1910) : « L’hérésie est un péché à cause de sa nature, elle est destructrice de la vertu de la foi chrétienne. Sa méchanceté se mesure donc par l’excellence du bon don dont elle prive l’âme. Or la foi est le bien le plus précieux de l’homme, la racine de sa vie surnaturelle, gage de son salut éternel. La privation de la foi est donc le plus grand mal, et le rejet délibéré de la foi est le plus grand péché. St Thomas (II-II, Q. X, R. 3) arrive à la même conclusion ainsi : «Tout péché est une aversion de Dieu, donc plus un péché est grand et plus il sépare l’homme de Dieu, mais l’infidélité plus que tout autre péché, car l’infidèle (incroyant) est sans vraie connaissance de Dieu : sa fausse connaissance ne lui apporte pas d’aide, pour ce qu’il opine ne pas être Dieu : manifestement, le péché d’incrédulité (infidelitas) est le plus grand péché dans l’ensemble de la perversité». Et il ajoute : «Bien que les païens se trompent sur plus de choses que les Juifs, et bien que les Juifs soient plus éloignés de la vraie foi que les hérétiques, l’incrédulité des Juifs est un péché plus grave que celle des Gentils, parce qu’ils corrompent l’Evangile lui-même après avoir été adoptés et professé la même …. C’est un péché plus grave de ne pas effectuer ce que l’on a promis que de ne pas effectuer ce que l’on n’a pas promis». Il ne peut pas être invoqué d’atténuation de la culpabilité de l’hérésie parce que les hérétiques ne nient pas la foi qui leur semble nécessaire au salut, mais seulement ces articles qu’ils estiment ne pas appartenir au dépôt initial. En réponse, il suffit de remarquer que deux des vérités les plus évidentes du depositum fidei [dépôt de la foi] sont l’unité de l’Eglise et l’institution d’une autorité de l’enseignement [les Papes] pour maintenir cette unité. Cette unité existe dans l’Église catholique, et est préservée par la fonction de son corps enseignant : ce sont deux faits que n’importe qui peut vérifier par lui-même. Dans la constitution de l’Église il n’y a pas de place au jugement privé triant l’essentiel du non-essentiel [c’-à-d. les dogmes importants triés des non-importants] : une telle sélection perturbe l’unité, et remet en question l’autorité divine de l’Église, elle frappe à la source même de la foi. La culpabilité de l’hérésie ne se mesure pas tant par son objet que par son principe formel, qui est le même dans toutes les hérésies : la révolte contre une autorité divinement constituée ».

Les hérétiques sont coupables du péché de scandale

Le scandale est un mot ou un acte qui est cause de la chute dans le péché ou de la ruine de l’âme du prochain. Tous les hérétiques pèchent mortellement contre la foi et sont automatiquement excommuniés, mais sont aussi coupables du péché de scandale pour en entraîner les autres hors de la foi et du salut. Tous ceux qui sont aux autres une cause de scandale, sauf s’ils s’en repentent vraiment et réparent, seront tourmentés éternellement, en plus des autres tourments de l’enfer, par tous ceux pour lesquels ils ont été la cause directe ou indirecte d’avoir péché et de s’être damnés.

Saint Alphonse, le Docteur de la morale, explique très exactement quelle offense à Dieu cause le scandale et le châtiment le plus effroyable que Dieu inflige aux auteurs de scandale :

Saint Alphonse de Liguori, Docteur de l’Eglise, œuvres ascétiques, sur le péché de scandale :  «Les loups les capturent et les dispersent» (Jean 10, 12). Les loups qui capturent et dispersent le troupeau de Jésus-Christ sont les auteurs de scandale, qui, non contents de leur propre destruction, travaillent à détruire les autres. Mais le Seigneur dit : «Malheur à l’homme par qui le scandale arrive» (Matthieu 18, 7). Malheur à celui qui donne scandale, et provoque d’autres à perdre la grâce de Dieu. Origène dit qu’ «une personne qui pousse un autre au péché, pèche plus gravement que l’autre». Frères, s’il y en avait parmi vous qui ait donné scandale, je tâcherai cette journée de le convaincre du mal qu’il a fait, pour qu’il puisse le pleurer et s’en garde à l’avenir. Je vais vous montrer, dans le premier point , le grand dam que le péché de scandale donne à Dieu ; et, dans le second, le grand châtiment que Dieu menace d’infliger aux auteurs de scandale.

Premier Point. Sur grand le dam que le péché de scandale donne à Dieu.

«1. Il est, en premier lieu, nécessaire d’expliquer ce qu’on entend par scandale. Voici comment saint Thomas le définit : « Le scandale est un mot ou un acte qui donne lieu à la ruine de son prochain. » (S. Theol. 2-2, q. 45, art. 1) Le scandale, alors, est un mot ou acte par lequel vous êtes pour votre prochain la cause ou l’occasion de perdre son âme [comme en publiant ou en reliant les âme de manière meurtrière qui va induire les autres à pécher]. Il peut être direct ou indirect. Il est direct lorsque vous tentez ou induisez autrui à commettre un péché directement. Il est indirect lorsque, bien que vous prévoyez que des mots ou des mauvaises actions seront la cause du péché d’un autre, vous ne vous en abstenez pas. Mais le scandale, qu’il soit direct ou indirect, s’il est dans une question de grande importance, est toujours un péché mortel.

«2. Voyons maintenant quel grand dam la destruction de l’âme du prochain donne à Dieu. Pour le comprendre, nous devons considérer la façon dont chaque âme est chère à Dieu. Il a créé les âmes de tous les hommes à son image. « Faisons l’homme à notre image et ressemblance. » (Gen. 1, 26) Les autres créatures, Dieu les a faites par un fiat – par un acte de sa volonté ; mais l’âme de l’homme il l’a créée par son propre souffle. « Et le Seigneur souffla dans ses narines un souffle de vie. » (Genèse 2, 7) L’âme de votre prochain, Dieu l’a aimée pour l’éternité. « Je vous ai aimés d’un amour éternel. » (Jérémie 31, 3) Il a, par ailleurs, créé chaque âme pour être couronnée dans le paradis, et participer à sa sa gloire. « afin de vous rendre ainsi participants de la gloire divine, » (2 Pierre 1, 4) Dans le ciel, il rendra les âmes des saints participantes de sa propre joie. « Entre dans la joie de ton Seigneur. » (Matthieu 25, 21) Pour eux, il est lui-même leur récompense. « Je suis votre récompense extrêmement grande. » (Genèse 15, 1)

«3. Mais rien ne peut montrer la valeur que Dieu met sur les âmes des hommes plus clairement que ce que le Verbe incarné a fait pour leur rédemption du péché et de l’enfer. « Si, » dit saint Eucharius, « vous ne croyez pas votre Créateur, demandez à votre Rédempteur, combien vous êtes précieux. » Parlant des soins que nous devons avoir de nos frères, saint Ambroise dit : « La grande valeur du salut d’un frère est connu par la mort du Christ. » Nous jugeons de la valeur de tout par le prix payé pour cela par un acheteur intelligent. Maintenant, Jésus-Christ a, selon l’Apôtre, acheté les âmes des hommes avec son propre sang. « Vous avez été rachetés à un grand prix. » (1 Cor. 6, 20) Nous pouvons donc dire que l’âme a autant de valeur que le sang d’un Dieu. Tel est, en effet, le language de Saint-Hilaire. « Tam copioso munere redemptio agitur, ut homo Deum valere videatur ». Par conséquent, le Sauveur nous dit que tout le bien ou le mal que nous faisons à l’un de ses frères, nous le faisons à lui-même. « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits de mes frères, c’est à moi que vous me l’avez fait. » (Mt 25, 40)

«4. De tout cela, nous pouvons en déduire quel est le déplaisir donné à Dieu de scandaliser un frère, et de détruire son âme. Il suffit de dire que ceux qui donnent scandale dérobent à Dieu un enfant, et assassinent une âme, pour le salut duquel il a donné son sang et sa vie. Ainsi, saint Léon appelle les auteurs de scandales meurtriers. « Quisquis scandalizat, mortem infert animae proximi ». Ils sont les plus impies des assassins parce qu’ils ne tuent pas le corps, mais l’âme d’un frère, et volent Jésus-Christ de toutes ses larmes, de ses chagrins, et de tout ce qu’il a fait et souffert pour gagner cette âme. D’où l’Apôtre dit : « Maintenant, quand vous péchez ainsi contre les frères, et en blessant leur conscience faible, vous péchez contre le Christ. » (1 Cor 8, 12). Ceux qui scandalisent un frère, pèchent contre le Christ parce que, comme dit saint Ambroise, ils Le privent d’une âme pour laquelle il a passé tant d’années, et s’est soumis à tant de fatigues et de travaux. On raconte que saint Albert le Grand a passé trente ans à la fabrication d’une tête qui ressemblait à une tête humaine qui parlait ; et que saint Thomas, craignant que cela ait été fait par l’agence du diable, avait pris la tête et la cassa. Saint Albert se plaignit de l’acte de Saint Thomas, en disant : « Vous avez brisé le travail de trente ans ». Je ne dis pas que cela est vrai, mais il est certain que, lorsque Jésus-Christ voit une âme détruite par le scandale, il peut reprendre l’auteur de celui-ci, et lui dire : mauvais misérable, qu’avez-vous fait ? Vous m’avez privé de cette âme pour laquelle j’ai travaillé 33 années.

«5. Nous lisons dans les Écritures que les fils de Jacob, après avoir vendu leur frère Joseph à certains marchands, ont dit à son père que les bêtes sauvages l’avaient dévoré. « Fera pessima devoravit eum » (Genèse 37, 20). Pour convaincre leur père de la vérité de ce qu’ils avaient dit, ils plongèrent la tunique de Joseph dans le sang d’une chèvre, et lui ont présentée, en disant : « reconnais si c’est la robe de ton fils, ou non » ( v 32). En réponse, le père affligé dit avec larmes : « C’est la tunique de mon fils : une bête sauvage féroce l’a dévoré » (v. 33). Ainsi, nous pouvons imaginer que, quand une âme est amenée dans le péché par le scandale, les démons présentent à Dieu le vêtement de cette âme trempée dans le sang de l’Agneau immaculé, Jésus-Christ – qui est la grâce perdue par cette âme scandalisée que Jésus-Christ avait acheté de son sang et qu’ils disent au Seigneur : « reconnais si c’est la robe de ton fils, ou non ». Si Dieu était capable de verser des larmes, il pleurerait plus amèrement que Jacob ne l’a fait, à la vue de cette âme perdue – son enfant assassiné – et dirait : « C’est la tunique de mon fils : une bête sauvage féroce l’a dévoré ». Le Seigneur irait à la recherche de cette bête sauvage, en disant : « Où est la bête qui a dévoré mon enfant ? » Quand il trouve la bête, que doit-il faire avec elle ?

«6. « Je fondrai sur eux », dit le Seigneur par son prophète Osée, « comme l’ourse privée de ses petits ». (Osée 13, 8) Lorsque l’ourse vient à son repaire, et ne trouve pas ses petits, elle va dans le bois à la recherche de la personne qui les a emmenés. Quand elle découvre la personne, oh ! avec quelle furie se précipite t-elle sur elle ! C’est donc que le Seigneur fondra sur les auteurs de scandale, qui lui ont volé ses enfants. Ceux qui ont donné scandale diront : Mon prochain est déjà condamné ; Comment puis-je réparer le mal qui a été fait ? Le Seigneur répondra : Depuis que vous avez été la cause de sa perte, vous devez me payer pour la perte de son âme.  » Je redemanderai son sang de ta main » (Ézéchiel 3, 20). Il est écrit dans le Deutéronome : « Ton oeil sera sans pitié : vie pour vie » (19, 21). Vous avez détruit une âme; vous devez en subir la perte. Passons au deuxième point.

Second Point. L’énorme châtiment dont Dieu menace ceux qui donnent scandale.

«7. « Malheur à l’homme par qui le scandale arrive » (Matthieu 18, 7). Si le mécontentement donné à Dieu par le scandale est grand, le châtiment qui attend les auteurs de celui-ci doit être affreux. Voici comment Jésus-Christ parle de ce châtiment : « Mais celui qui scandalise un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’une meule soit pendue à son cou, et qu’il soit noyé au fond de la mer » (Matthieu 18, 6). Si un malfaiteur meurt sur l’échafaud, il excite la compassion des spectateurs, qui au moins prient pour lui, s’ils ne peuvent pas le délivrer de la mort. Mais, s’il était jeté dans les profondeurs de la mer, il n’y aurait pas un de présent pour avoir pitié de son sort. Un certain auteur dit que Jésus-Christ menace la personne qui scandalise un frère avec cette sorte de punition, pour signifier qu’il est si odieux aux anges et aux saints, qu’ils ne veulent pas recommander à Dieu l’homme qui a apporté la perdition à une âme. « Il est déclaré indigne non seulement d’être assisté, mais même d’être vu » (Mansi. ch. 3, n° 4)

«8. Saint Jean Chrysostome dit que le scandale est si abominable aux yeux de Dieu, que s’il permet des péchés très graves, il ne peut pas permettre au péché de scandale d’arriver sans châtiment adéquat. « Tam Deo horribile est scandalum, ut peccata graviora dissimulet non autem peccata ubi frater scandalizatur ». Dieu lui-même dit de même par le prophète Ezéchiel : « Car quiconque de la maison d’Israël … séjournant en Israël …  met devant sa face le scandale qui le fait pécher, …  je le détruirai pour faire de lui un signe et un proverbe ; je le retrancherai du milieu de mon peuple ». (Ézéchiel 14, 7, 8) Et, en réalité, le scandale est l’un des péchés que nous trouvons dans les Écritures sacrées puni par Dieu avec la plus grande rigueur. D’Eli, parce qu’il n’a pas corrigé ses fils qui ont donné scandale en volant la chair offerte en sacrifice (comme pour les parents qui donnent scandale, non seulement en donnant le mauvais exemple, mais aussi en ne corrigeant pas leurs enfants comme ils le devraient), le Seigneur a dit : « Voici que je vais faire dans Israël une chose que personne n’entendra sans que les deux oreilles lui tintent » (1 Sam 3, 11). Et en parlant du scandale donné par les fils d’Eli, l’écrivain inspiré dit : «C’est pourquoi le péché de ces jeunes hommes fut très grand devant le Seigneur » (Ibid. 2, 17). Quelle était ce grand péché ? C’était, dit saint Grégoire, en expliquant ce passage, le dessein de faire pécher les autres. « Quia ad pecandum alios pertrahebant ». Pourquoi Jéroboam a été châtié ? Parce qu’il a scandalisé les gens : il « a péché, et fait pécher Israël » (1 Rois 14, 16). Dans la famille d’Achab, de tous les membres qui étaient les ennemis de Dieu, Jézabel a été le plus sévèrement châtiée. Elle a été jetée d’une fenêtre, et dévorée par des chiens, afin que rien ne restât plus que son « crâne et ses pieds, et les extrémités de ses mains ». Et pourquoi a t-elle été si sévèrement punie ? Parce qu’ « elle a mis Achab dans tous les maux. »

«9. L’enfer a été créé pour le péché de scandale. « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre » (Genèse 1. 1). Mais, quand a t-il créé l’enfer ? C’est quand Lucifer a commencé à séduire les anges dans la rébellion contre Dieu. De peur qu’il doive continuer à pervertir ceux qui sont restés fidèles à Dieu, il a été banni du ciel immédiatement après son péché. Ainsi Jésus-Christ a dit aux Pharisiens, que, par leur mauvais exemple ils scandalisaient les gens, et qu’ils étaient les enfants du diable, qui était depuis le début un meurtrier des âmes. « Vous êtes de votre père, le diable : il a été meurtrier dès le début » (Jean 8, 44). Et quand Saint-Pierre a donné scandale à Jésus-Christ, en lui suggérant de ne pas laisser sa vie être enlevée par les Juifs, et en s’efforçant d’éviter ainsi l’accomplissement de la rédemption, le Rédempteur l’a appelé un diable. « Passe derrière moi, Satan, tu es un scandale pour moi » (Matthieu 16, 23). Et, en réalité, les auteurs de scandale ne font-ils fonction à d’autres, comme celle d’un ministre du diable ? S’il n’étaient pas assistés par de tels ministres impies, il ne réussiraient certainement pas à gagner beaucoup d’âmes. Un compagnon scandaleux fait plus de mal qu’une centaine de démons.

«10. Sur les paroles d’Ézéchias, « voici que mon amertume amère se change en paix ! » (Ésaïe 38, 17), Saint-Bernard, au nom de l’Eglise, dit : « La paix des païens, la paix des hérétiques, mais pas la paix des enfants ». Actuellement l’Église n’est pas persécutée par les idolâtres, ou par les hérétiques, mais elle est persécutée par les chrétiens scandaleux, qui sont ses propres enfants. Pour la capture des oiseaux, nous employons des leurres, certains oiseaux sont aveuglés et liées de telle manière qu’ils ne peuvent pas s’envoler. Ce sont donc les actes du diable. « Quand », dit saint Ephrem, « une âme a été prise, elle devient un piège pour tromper les autres ». Après avoir fait qu’un jeune homme tombe dans le péché, l’ennemi l’aveugle d’abord comme son esclave, puis le rend son leurre pour tromper les autres et les attirer dans le filet du péché,non seulement il le pousse, mais même l’oblige à tromper les autres. « L’ennemi », dit saint Léon, « en a beaucoup qu’il oblige à tromper les autres ». (Sermon de la Nativité)

«11. Misérables ! Les auteurs du scandale doivent souffrir en enfer la punition de tous les péchés qu’ils ont inciter d’autres à commettre. Césaire rapporte (liv. 2, ch. 6) qu’après la mort d’une certaine personne qui avait donné scandale, un saint homme témoin de son jugement et de sa condamnation, a vu qu’à son arrivée à la porte de l’enfer, les âmes qu’elle avait scandalisé vinrent à sa rencontre, et lui dirent : Venez, malheureux maudit, expier tous les péchés dans lesquels vous nous avez fait nous engager [par vos faits et gestes, par des messagesimpudiques de forum, des images et des liens qui contiennent ces images etc]. Ils se précipitèrent alors en lui, et comme des bêtes sauvages, ont commencé à le déchirer. Saint Bernard dit, en parlant d’autres pécheurs, que les Écritures donnent espoir de modification et de pardon ;mais qu’elles parlent de ceux qui donnent scandale comme des personnes séparées de Dieu et de leur salut, pour qui il y a très peu d’espoir. « Loquitur tanquam a Deo separati, unde hisce nulla spes vitae esse poterit ».

«12. Voici, alors, l’état misérable de ceux qui donnent scandale par leur mauvais exemple, qui prononcent des mots impudiques devant leurs compagnons [ou des images ou des vidéos impudiques, ou en font la promotion, ou des liens vers elles], en présence de jeunes femmes, et même d’enfants innocents, qui, à la suite de l’audition de ces mots [ou du regard de ces images dans un article de nouvelles ou un clip vidéo], commettent mille péchés. Considérez la façon dont les anges-gardiens de ces petits pleurent de les voir dans l’état de péché, et comment ils appellent à la vengeance de Dieu contre les réseaux sacrilèges [et] des actions qui les ont scandalisés. Un grand châtiment attend tous ceux qui ridiculisent ceux qui pratiquent la vertu. Car beaucoup, par crainte du mépris et du ridicule des autres, abandonnent la vertu, et se livrent à une mauvaise vie. Quel sera le châtiment de ceux qui envoient des messages pour inciter les autres à pécher ? Ou de ceux qui se vantent de leurs mauvaises actions ? Mon Dieu ! au lieu de pleurer et se repentir d’avoir offensé le Seigneur, ils se réjouissent et se glorifient dans leurs iniquités ! Certains conseillent à d’autres personnes de commettre le péché ; d’autres les incitent vers lui ; et certains, pire que les démons, enseignent aux autres comment pécher. Que dirons-nous des pères et des mères, qui, s’il est en leur pouvoir d’empêcher les péchés de leurs enfants, leur permettent de s’associer avec de mauvais compagnons, ou de fréquenter certaines maisons dangereuses [ou sites Internet, ou leur permettent de regarder la télévision ou d’écouter de la musique profane de péché], et permettent à leurs filles d’avoir des conversations avec de jeunes hommes ? Oh ! avec ces fléaux nous devont voir ces personnes châtiées le jour du jugement !

«13 Peut-être certains père de famille parmi vous diront : Ainsi, je suis perdu parce que j’ai donné scandale ? N’y a t-il aucun espoir de salut pour moi ? Non, je ne dirais pas que vous êtes sans espoir – la miséricorde de Dieu est grande. Il a promis le pardon à tous ceux qui se repentent. Mais, si vous voulez sauver votre âme, vous devez réparer le scandale que vous avez donné. « Laissez », dit Eusèbe Emmissenus, « celui qui a lui-même détruit par la destruction d’un grand nombre, se racheter par l’édification d’un grand nombre » (Hom. 10 ad lun.). Vous avez perdu votre âme, et vous avez détruit les âmes de beaucoup par vos scandales. Vous êtes maintenant tenu de réparer le mal. Comme vous avez jusqu’à présent attiré les autres à pécher, vous êtes tenu de les porter à la vertu par des mots d’édification, par exemple, en évitant les occasions de péché, par la fréquentation des sacrements, en allant souvent à l’église pour prier, et en participant à des sermons.Et à partir de ce jour, d’éviter, comme vous le feriez mort, tout acte et parole qui pourrait scandaliser les autres. « Que leur propre ruine », dit saint Cyprien, « suffira pour ceux qui sont tombés » (Liv. 1, L. 3). Et Saint Thomas de Villanova dit : « Que vos propres péchés sont suffisants pour vous ». Quel mal Jésus-Christ fait vous a fait pour que ce ne soit pas assez pour vous de l’avoir offensé, mais de souhaiter faire que d’autres l’offensent ? C’est un excès de cruauté.

«14. Soyez prudent, alors, de ne plus jamais donner le moindre scandale. Et si vous voulez sauver votre âme, évitez autant que possible ceux qui donnent scandale. Ces diables incarnés seront damnés ; mais, si vous ne les évitez pas, vous allez vous mettre en perdition. « Malheur au monde à cause de scandales », dit le Seigneur (Mt 18, 7), c’est-à-dire, beaucoup sont perdus parce qu’ils ne s’éloignent pas des fauteurs de scandale. Mais vous pouvez dire : Cette personne est mon ami ; Je suis soumis à des obligations envers lui ; Je m’attends à beaucoup de faveurs de lui. Mais Jésus-Christ dit : « Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. C’est mieux pour toi d’avoir un œil, et d’entrer dans la vie, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne de feu » (Matthieu 18, 9). Bien qu’une certaine personne soit votre œil droit, vous devez vous éloigner d’elle pour toujours ; il est préférable pour vous de perdre un œil et de sauver votre âme, que de le préserver et d’être jeté dans la géhenne ». (Saint Alphonse de Liguori, Sermons n. 2-4 des œuvres ascétiques, Volume XVI, Sermons pour tous dimanches de l’année, 1882, p. 152-173)

Les langues des hérétiques sont les portes de l’enfer

Pape Vigile, deuxième Concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous ne perdons pas de vue ce qui a été promis au sujet de la sainte Église, c’est-à-dire les paroles qu’Il a Lui-même prononcées : les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle (ces portes nous apparaissent comme étant les langues délétères des hérétiques) …»

Pape Saint Léon IX, 2 septembre 1053 :  «La sainte Église construite sur un roc, qui est le Christ, et sur Pierre […] parce qu’elle ne sera jamais vaincue par les portes de l’enfer, autrement dit les arguties des hérétiques qui conduisent les âmes vaines à la destruction». (Denzinger n° 351)

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (Magistère ordinaire) : «Et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. Voici la portée de cette divine parole : l’Église, appuyée sur Pierre, quelle que soit la violence, quelle que soit l’habileté que déploient ses ennemis visibles et invisibles, ne pourra jamais succomber ni défaillir en quoi que ce soit».

Saint Thomas d’Aquin, Catena Aurea, Introduction : «La sagesse peut emplir les cœurs des fidèles et faire taire la redoutable folie des hérétiques, qu’on surnomme à juste titre les portes de l’enfer».

Ce que disent et écrivent les hérétiques tuent les âmes. Les hérétiques peuvent dire des vérités de foi tout en en niant d’autres subtilement : ce sont ces négations de la foi qui sont meurtrières, car pour ce qui est des vérités de foi ou de morale, elles ne leurs appartiennent nullement mais appartiennent à l’Église catholique, gardienne du dépôt de la foi (révélation).

Tous les hérétiques sont hors de l’Église catholique

S’il vous plaît regardez attentivement les dogmes suivants de l’Église, et voyez comment les hérétiques sont hors de l’Église du Christ.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche quaucun de ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peut pas partager la vie éternelle et iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges, sauf s’ils sont agrégés à l’Église avant la fin de leur vie …»

Ici, nous pouvons voir que tous les catholiques sont tenus sous peine de péché mortel de croire qu’un hérétique est en dehors de l’Église catholique. Voici quelques autres témoignages du Magistère qui affirment ce fait.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 ex cathedra : « Par conséquent, la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ, qui est l’Église, celui qui tient des opinions opposées ou contraires ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il est pas catholique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église.

L’excommunication est ipso facto ou automatique pour hérésie

La loi divine enseigne que tous les hérétiques sont ipso facto hors de l’Église.

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible)  : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, …»

Pape Innocent III, quatrième concile du Latran, const. 3 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe, … Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue, parce que la vanité les rassemble».

L’hérésie relève de la loi divine et non de la loi ecclésiastique. Par le fait d’être hérétique (ou schismatique, ou apostat, ou juif, ou païen) l’excommunication est automatique sans autre jugement ou sans déclaration de l’Église. L’excommunication ipso facto (par le fait) est automatique et a la force et l’effet réel d’excommunication.

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 47ème proposition condamnée, 28 août 1794 ex cathedra : « De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, soit pour l’excommunication ou pour la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» [par le fait ou automatiquement] n’ont aucune autre force que celle d’une menace sérieuse sans effet réel « – Condamnée comme fausse, téméraire, pernicieuse, nuisible à la puissance de l’Église, erronée ».

L’excommunication ipso facto ou automatique a le même effet que celle déclarée par l’Église.

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Les catholiques doivent éviter les hérétiques

C’est la loi divine que tous les les catholiques doivent éviter les hérétiques dans toute sorte de communion religieuse, même verbale (comme « Dieu vous bénisse », etc.). Ceci est fondé sur l’Écriture, la Tradition de l’Église et le Magistère infaillible de l’Église. Les deux seuls types de relations non-coupables (excusées en droit) avec un hérétique sont : 1) dans le but de le convertir, et 2) le devoir d’état.

Le but de convertir l’hérétique est, par exemple, aider financièrement un hérétique dans le besoin ou faire du sport ou d’autres choses avec un hérétique comme appât pour le convertir, etc., mais non pas être vraiment ami avec un hérétique.

Le devoir d’état est, par exemple, travailler pour un hérétique, habiter chez un hérétique, habiter avec un parent ou époux hérétique, etc.

Matthieu 18, 17 : « Et s’il n’écoute point l’Église [comme l’hérétique, schismatique, apostat] qu’il te soit comme un païen et un publicain ».

Tite 3, 10 : « Évite [Romps avec] un homme hérétique, après une première et un seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

2 Timothée 3, 1-2, 5 : «Or sache qu’à la fin des jours, viendront des temps périlleux. Il y aura des hommes … Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité. Évite encore ceux-là [apostats, hérétiques, schismatiques] ».

II Jean 1, 10-11 : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas [comme l’hérétique, le schismatique, ou l’apostat] dans votre maison, ne lui dites pas même SALUT [Dieu vous bénisse]. Car celui qui lui dit SALUT communique à ses œuvres mauvaises».

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553, 8ème sess., can. 11, ex cathedra : «Quiconque ne condamne pas tous les hérétiques, … qu’il soit anathème». (Ench. Symb. 223 433)

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, (Décrets 110) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Même si un impie [un hérétique] n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)».

Pape saint Agathon Ier (678-681), ex cathedra : Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique [Personne ne peut prier avec les hérétiques et être Catholique]. (Sacrorum Conciliorium, Archevêque John Mansi, Thomas Florentiae, 1759, XI, 635, 12)

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 ex cathedra : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra (Magistère solennel) : C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie. (II – Décrets [n° 26], (Décrets 382), 1312)

Pape Martin V, Concile de Constance, ex cathedra (Magistère solennel) : Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques. (Sess. XV, 6 juil. 1415 ; Décrets 421-422)

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires [hérétiques et schismatiques], l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Concile de Florence, 14ème session, 7 Août 1445, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Je rejette, anathématise et condamne ce qu’Elle [l’Église] rejette, anathématise et condamne ; A l’avenir je rejetterai toujours, anathématiserai et condamnerai toutes les autres […] hérésies élevant la tête contre cette Église sainte, catholique et apostolique ».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605), 19 déc. 1513, ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation et d’anathème]».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625), 5 mai 1514, ex cathedra : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste peine … ».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4, 15 juill. 1563, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clercs et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [ou hérésies]».

Pape Paul V, Bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentumréitération de l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, 22 sept. 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenus plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication [communicatio in sacris] avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous travaillons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez dans les églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme».

Pape Pie VI, Caritas Quae (# 29-31), 13 avril 1791 : «Gardez aussi loin de vous que possible toute intrusion et schisme … Surtout, évitez et condamnez les intrus sacrilèges … Tenez-vous à l’écart de tous les intrus, appelés archevêques, évêques ou curés ; ne tenez pas la communion avec eux en particulier dans le culte divin».

Pape Pie VII, Post tam diuturnas, 29 avril 1814 : « en promettant faveur et appui aux sectes hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs. C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes : « Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai, absurdité si monstrueuse que je ne peux croire qu’une secte la professe réellement » ».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 (Magistère ordinaire infaillible) : «Jérôme disait ainsi : celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVI, Commissum Divinitus (n° 11), 17 mai 1835 (Magistère ordinaire infaillible) : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [lieux de réunion des hérétiques] est impie».

Pape Pie IX, Graves Ac diuturnae (n° 3), 23 mars 1875 (Magistère ordinaire infaillible) : « Nous avons arrêté et déclaré dans notre lettre du 21 novembre 1873 que ces malheureux hommes qui appartiennent, adhérent et soutiennent cette secte [église vieille catholique] doivent être considérés [par tout catholique] comme schismatiques et séparés de la communion avec l’Église ».

Pape Pie IX, Graves Ac diuturnae, 1875, n° 4 (Magistère ordinaire infaillible) : «Vous devez leur rappeler de se méfier de ces ennemis perfides du troupeau du Christ [les nouveaux hérétiques qui se disent vieux catholiques] et leurs aliments empoisonnés. Ils doivent totalement éviter leurs célébrations religieuses, leurs bâtiments et leurs présidences pestilentielles qu’ils entretiennent avec impunité pour transmettre les enseignements sacrés. Ils doivent éviter leurs écrits et tout contact avec eux. Ils ne doivent pas avoir de relations ou de réunions avec les prêtres et les apostats faisant usurpation de la foi qui osent exercer les fonctions d’un ministre ecclésiastique sans posséder une mission légitime ou une juridiction. Ils devraient les éviter comme des étrangers et des voleurs qui ne viennent que pour voler, tuer et détruire. Les enfants de l’Église devraient examiner les mesures qui s’imposent pour préserver le trésor le plus précieux de la foi, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu, ainsi que l’action calculée pour atteindre l’objectif de la foi, c’est le salut de leurs âmes, en suivant le droit chemin de la justice ».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17)».

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique (disciple des Apôtres), Lettre aux Philippiens, VII, 1 (1er-2e s.) : «celui qui détourne les dits [paroles] du Seigneur selon ses propres désirs [comme les hérétiques], et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre III, 1 (2e siècle) : «Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité [hérétiques]. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation [Tite 3, 10] ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre IV, part. 2, 3 : « il faut écouter les presbytres [prêtres] qui sont dans l’Église [pas les hérétiques en dehors] : ils sont les successeurs des apôtres, ainsi que nous l’avons montré, et, avec la succession dans l’épiscopat, ils ont reçu le sûr charisme de la vérité selon le bon plaisir du Père. Quant à tous les autres, qui se séparent de la succession originelle, quelle que soit la façon dont ils tiennent leurs conventicules, il faut les regarder comme suspects : ce sont des hérétiques à l’esprit faussé, ou des schismatiques pleins d’orgueil et de suffisance, ou encore des hypocrites n’agissant que pour le lucre et la vaine gloire. … On doit donc se détourner de tous les hommes de cette espèce…»

Saint Basile le Grand, Père de l’Église, archevêque de Césarée en Cappadoce (4ème siècle) : «Quant à tous ceux qui prétendent confesser une Foi paraissant orthodoxe [comme les «traditionalistes»], mais qu’ils sont en communion avec les personnes qui tiennent une opinion différente [mais qui sont en communion avec des fidèles de Vatican II et des hérétiques manifestes], s’ils sont prévenus et restent toujours têtus [si nous les avons averti une ou deux fois, mais qu’ils restent obstinés dans leur hérésie], vous devez non seulement ne pas être en communion avec eux, mais vous ne devez pas même les appeler frères [alors nous ne devons pas être en communion avec eux, même s’ils se disent «catholiques» ou «traditionalistes»] » (Patrologia Orientalis, Vol. 17, p. 303).

Constitutions apostoliques, Livre II, Section 7, 62 (v. 380) [Tradition de l’Église] : « Prenez donc garde de ne pas adhérer vous-mêmes dans votre culte avec ceux qui périssent … Car il n’y a pas de communion entre Dieu et le diable ;  celui qui se réunit avec ceux qui favorisent les choses du diable, sera estimé l’ un d’entre eux, et héritera d’ un malheur. … Alors qu’il est du devoir d’un croyant d’éviter les assemblées des méchants … et du reste des hérétiques, de peur que nous unir à eux, nous apporte des pièges sur nos propres âmes ; comme nous ne pouvons pas nous joindre à leurs fêtes, qui sont célébrées en l’honneur des démons, nous participerions avec eux à leur impiété ».

Abbé Matoès, père du désert, (4e-5ème siècle), apophtegme 11 : «Un frère demanda à l’abbé Matoès : « Dis-moi une parole ». Il lui dit : « Va, supplie Dieu qu’il donne à ton cœur le deuil et l’humilité ; considère à tout moment tes péchés et ne juge pas les autres, mais mets-toi au-dessous de tous ; n’aie pas d’amitié avec un enfant, ni de relations avec une femme, ni d’ami hérétique ; écarte de toi la désinvolture, maîtrise ta langue et ton ventre et bois peu de vin. Quand quelqu’un parle d’une chose quelconque, ne conteste pas avec lui ; s’il parle bien, acquiesce ; s’il parle mal, dis : « Tu sais comment tu parles ; et ne discute pas avec lui sur les choses dont il a parlé. C’est cela l’humilité».

Abbé Sisoès, père du désert, (4e-5ème siècle), apophtegme 48 : «Un jour l’abbé Sisoès sortit de la montagne de l’abbé Antoine pour gangner la montagne extérieure de la Thébaïde, où il habita. Or il y avait là des méléciens qui demeuraient à Calamon d’Arsinoé. Certains, ayant appris qu’il s’en était allé à la montagne extérieure, eurent le désir de la voir. Mais ils se disaient : « Que faire ? Dans la montagne il y a des méléciens ; nous savons que le vieillard n’a rien à souffrir d’eux ; mais nous, en voulant le rejoindre, n’allons-nous pas tomber dans l’appât de ces hérétiques ? » Aussi, pour ne pas rencontrer les hérétiques, ils n’allèrent pas voir le vieillard».

Abbé Théodore de Phermé, père du désert, (4e-5ème siècle), apophtegme 4 : «Si tu as une amitié avec quelqu’un et qu’il vienne à tomber dans une tentation de luxure, si tu le peux, donne-lui la main et tire-le de là. Mais s’il tombe dans l’hérésie et ne se laisse pas persuader par toi de s’en détourner (cf. Tite 3, 10), retranche-le promptement de toi, de peur que, en tardant, tu ne sois entraîné avec lui dans l’abîme».

Saint Robert Bellarmin (1542-1621), Cardinal et Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Excommunication de ceux qui aident les hérétiques

Non seulement les hérétiques sont frappés par la peine d’excommunication, mais aussi tous ceux qui les aident ou les protègent, séculiers ou clercs.

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les garder dans sa maison ou sur son territoire, ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux. S’ils viennent à mourir dans ce péché, aucun prétexte de privilèges accordés par nous, ne permettra d’offrir de messe pour eux ou de les enterrer parmi les chrétiens. … Les évêques ou les prêtres qui ne s’opposeraient pas avec force à de telles choses, seront punis par la privation de leur office jusqu’à ce qu’ils obtiennent le pardon du Siège apostolique».

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215 : «Si un seigneur temporel, requis et averti par l’Église, néglige de purifier son territoire de cette souillure qu’est l’hérésie, il sera excommunié par l’évêque métropolitain…».

Les fidèles sont tenus de dénoncer les hérétiques et les évêques d’expulser la perversité hérétique.

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215 : «…ceux qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent, et les soutiennent, nous les décrétons frappés d’excommunication, statuant clairement que si l’un de ces hommes, après avoir été frappé d’excommunication, ne s’est pas préoccupé de satisfaire dans l’année, il sera dès lors ipso facto infâme [tristement célèbres (c’-à-d. notés publiquement comme coupables et déshonorés : Enc. Cath. 1907-1913, « Hérésie », sanctions.)]…».

«…si quelqu’un sait qu’il y a là des hérétiques ou des hommes qui tiennent des conventicules secrets, ou qui s’écartent par leur vie et par leurs mœurs de la manière commune de vivre des fidèles, il aura à cœur de les dénoncer à l’évêque. … Si ceux-ci ne se justifient pas de l’accusation portée contre eux ou si, après s’être justifiés, ils retombent dans leur anciennes erreurs contraire à la foi, ils seront puni conformément aux règles canoniques. Mais si certains d’entre eux, repoussant dans une obstination coupable, le lien du serment, en venaient à refuser de prêter serment, ils seront par là-même réputés hérétiques. … Si en effet, un évêque se montre négligent ou indulgent pour expurger de son diocèse les ferments de la perversité hérétique, alors que des indices certains en manifestent la présence, il sera déposé de sa charge épiscopale et un autre sera mis à sa place, voulant et pouvant confondre la perversité hérétique».

L’hérésie est le pire de tous les péchés

L’hérésie est une fausse définition (un mensonge) de la foi qui vient du diable et de ses anges apostats. L’hérésie est présentée à l’esprit humain pour fausser la (seule vraie) foi (catholique) et faire sortir du salut pour damner dans l’enfer éternel. Tous les hérétiques appartiennent au diable, « le père du mensonge ».

Adhérer à l’hérésie directement ou indirectement, par action ou par omission, c’est sortir de la foi, de l’Église et du salut ipso facto (de fait) : c’est le dogme, et tous ceux qui n’admettent pas cela sont infailliblement condamnés :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra [déclaration infaillible de la chaire de Pierre] : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges«  Mt 25,41, à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; elle professe aussi que l’unité du corps de l’Église a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Avez-vu bien lu ? «Aucun de ceux en dehors de l’Église catholique, païens, juifs, hérétiques, schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel …»

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Il y a en effet une Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle personne n’est sauvé, où Jésus-Christ est à la fois le prêtre et le sacrifice».

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra : «Avec la foi qui nous pousse, nous sommes forcés de croire et de tenir une, sainte, catholique et apostolique, nous croyons fermement et confessons simplement cette Eglise en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … En outre, nous déclarons, disons, définissons et proclamons à toute créature humaine qu’ils ont la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife romain ».

Infailliblement l’hérésie met hors de la foi, hors de l’Eglise, hors du salut, et mène au feu éternel.

C’est pour cela que l’hérésie est le pire de tous les péchés, le péché contre la foi, et qui envoie en enfer.

L’Encyclopédie catholique, Vol. 7, «hérésie», la gravité du péché (1910) : « L’hérésie est un péché à cause de sa nature, elle est destructrice de la vertu de la foi chrétienne. Sa méchanceté se mesure donc par l’excellence du bien (don) dont elle prive l’âme. Or la foi est le bien le plus précieux de l’homme, la racine de sa vie surnaturelle, gage de son salut éternel. La privation de la foi est donc le plus grand mal, et le rejet délibéré de la foi est le plus grand péché. St Thomas (IIa-IIæ, Q. 10, r. 3) arrive à la même conclusion ainsi : «Tout péché est une aversion de Dieu, donc plus un péché est grand et plus il sépare l’homme de Dieu, mais l’infidélité plus que tout autre péché, car l’infidèle (incroyant) est sans vraie connaissance de Dieu : sa fausse connaissance ne lui apporte pas d’aide, pour ce qu’il opine ne pas être Dieu : manifestement, le péché d’incrédulité (infidelitas) est le plus grand péché dans l’ensemble de la perversité». Et il ajoute : «Bien que les païens se trompent sur plus de choses que les Juifs, et bien que les Juifs soient plus éloignés de la vraie foi que les hérétiques, l’incrédulité des Juifs est un péché plus grave que celle des Gentils, parce qu’ils corrompent l’Évangile lui-même après avoir été adopté et professé la même …. C’est un péché plus grave de ne pas effectuer ce que l’on a promis que de ne pas effectuer ce que l’on n’a pas promis». Il ne peut pas être invoqué d’atténuation de la culpabilité de l’hérésie parce que les hérétiques ne nient pas la foi qui leur semble nécessaire au salut, mais seulement ces articles qu’ils estiment ne pas appartenir au dépôt initial. En réponse, il suffit de remarquer que deux des vérités les plus évidentes du depositum fidei [dépôt de la foi] sont l’unité de l’Église et l’institution d’une autorité de l’enseignement [les Papes] pour maintenir cette unité. Cette unité existe dans l’Église catholique, et est préservée par la fonction de son corps enseignant : ce sont deux faits que n’importe qui peut vérifier par lui-même. Dans la constitution de l’Église il n’y a pas de place au jugement privé triant l’essentiel du non-essentiel [c’-à-d. tri entre dogmes importants et ceux non-importants] : une telle sélection perturbe l’unité, et remet en question l’autorité divine de l’Église, elle frappe à la source même de la foi. La culpabilité de l’hérésie ne se mesure pas tant par son objet que par son principe formel, qui est le même dans toutes les hérésies : la révolte contre une autorité divinement constituée ».

Les hérétiques sont des trompeurs et des assassins d’âmes qui doivent être jugés et évités conformément à la règle de la foi

Tout baptisé est infailliblement tenu par la loi divine de rejeter, anathématiser et condamner ce que l’Église rejette, anathématise et condamne – sous peine de péché mortel et d’excommunication automatique (Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino» ex cathedra).

Ne pas vouloir inquiéter l’hérétique ou ne pas s’opposer à l’hérésie revient à l’encourager et être complice (Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 ex cathedra).

Comme il a déjà été prouvé, tous les baptisés sont tenus de juger les hérétiques comme le fait l’Église. Il s’agit d’un commandement, et non de quelque chose qu’on peut choisir de faire ou pas. On doit défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait nier la foi ou être d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église/autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont ou seraient obligés de professer la communion avec tout le monde : protestants, musulmans, adorateurs du diable, etc. Prétendre pouvoir juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, c’est pouvoir aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme l’enseignent la parole infaillible de Dieu et le Magistère infaillible de l’Église, suivants :

Matthieu 18, 17 : «Et s’il n’écoute point l’Église [comme l’hérétique et schismatique], qu’il te soit comme un païen et un publicain».

Tite 3, 10 : «Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition».

Pape saint Célestin Ier, Concile d’Éphèse, 431 ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : «… tous les hérétiques corrompent les vraies expressions de l’Esprit Saint avec leurs propres esprits maléfiques et ils attirent sur leurs têtes une flamme inextinguible».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit :  » Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement » (Tite 3, 10) ».

Concile de Constantinople III, 680-681 : «Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] … »

Pape Innocent III, quatrième concile du Latran, const. 3 ex cathedra (déclaration infaillible) :  » Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe, … Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue, parce que la vanité les rassemble ».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible) : « … la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires ».

Concile de Florence, 14ème session, 7 Août 1445 ex cathedra (déclaration infaillible) : «Je rejette, anathématise et condamne ce qu’Elle [l’Eglise] rejette, anathématise et condamne ; à l’avenir je rejetterai, anathématiserai et condamnerai toujours toutes les autres […] hérésies relevant la tête contre cette Eglise sainte, catholique et apostolique».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible) : «Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique au milieu des ténèbres de tant d’erreurs« .

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère infaillible) : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … St Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un tient une seule de ces [hérésies] il n’est pas catholique » (S. Augustin, De Haeresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 :  » La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir hors de la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère infaillible) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Tous les hérétiques mêlent la vérité au mensonge et utilisent l’ambiguïté et la tromperie pour insinuer leurs hérésies et les rendre vraisemblables et pas si mauvaises que cela.  

Le pape Pie VI explique le camouflage des hérésies dans des états ambigus ou d’apparence conservatrice ou contradictoire comme étant la tactique de l’hérétique Nestorius, et il explique que les catholiques ne peuvent pas permettre aux hérétiques de s’en tirer ou de se laisser tromper par eux et doivent tenir ces hérétiques pour leurs hérésies ; il donne des instructions aux catholiques sur la façon de traiter avec une telle tromperie ou ambiguïté dans les écrits des hérétiques :

Pape Pie VI, Bulle «Auctorem fidei», 28 août 1794 : « [Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités … par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle.

«… il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire, sous le prétexte erroné que des affirmations apparemment choquantes à un endroit soient développées le long de lignes orthodoxes dans d’autres endroits, et même encore en d’autres endroits corrigées, comme prévoyant la possibilité soit d’affirmer ou de nier la déclaration … telle a toujours été la méthode frauduleuse et l’audace utilisée par les innovateurs pour établir l’erreur, qui permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser…

«… C’est une technique plus répréhensible pour insinuer des erreurs doctrinales, condamnée depuis longtemps par notre prédécesseur saint Célestin qui a trouvé qu’elle était dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, et qu’il a exposé pour la condamner avec la plus grande gravité possible. Une fois que ces textes ont été examinés attentivement, l’imposteur a été exposé et confondu, car il s’est exprimé dans une pléthore de mots, mélangeant des choses vraies avec d’autres qui étaient obscures ; mélangeant parfois l’une avec l’autre de manière à ce qu’il soit également en mesure de confesser ces choses qui ont été niées alors qu’en même temps il possédait un motif pour nier ces phrases mêmes qu’il confessait.

«Afin d’exposer ces pièges, ce qui est nécessaire à une certaine fréquence dans chaque siècle, aucune autre méthode n’est nécessaire que la suivante : dès qu’il devient nécessaire d’exposer des états qui déguisent une erreur ou un danger suspect sous le voile de l’ambiguïté, NOUS DEVONS DÉNONCER LE SENS PERVERS dans lesquels l’erreur se rapportant aux vérités catholiques est camouflée».

La loi divine du Christ et de Son Église donne à tous les baptisés de juger ceux qui sont coupés de l’Église. C’est un devoir obligatoire sous peine de péché mortel et d’hérésie de condamner l’hérétique ou celui qui hors de l’Église ou de la foi divine car il s’agit du salut.

La loi de l’Église impose de prouver son innocence. L’Église donne à ceux qui sont «seulement soupçonnés d’hérésie», le temps pour prouver leur innocence, respecter les autorités et professer la vraie foi. Mais s’ils restent obstinés, en ces temps actuels de grande apostasie, ils doivent être condamnés comme des hérétiques, même s’ils ne sont pas des hérétiques. Puisqu’ils sont obstinés et n’obéissent pas, on doit seulement suivre les signes externes et les condamner.

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra (déclaration infaillible) : « Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication [comme soupçonnés d’hérésie] pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques ».

Saint Jean Chrysostome, père de l’Église, Homélie XLVI sur Matthieu XIII : «après que le champ a été bien cultivé, et qu’on y a mis de bonne semence, lorsqu’il n’y manque plus rien, c’est alors qu’il y vient sursemer l’ivraie. C’est proprement ce que font les hérétiques, qui en répandant leur poison n’ont point d’autre but que la vaine gloire. Jésus-Christ marque encore mieux par ce qui suit, toutes les intrigues et tous les artifices de ces hommes dangereux. « L’herbe donc ayant poussé et étant si montée en épi, l’ivraie commença aussi à paraître () ». C’est la conduite que gardent les hérétiques. Ils se cachent avec soin au commencement ; mais après qu’ils sont devenus plus hardis, et que quelqu’un les appuie et leur donne du crédit, ils publient alors leurs dogmes impies.

«2. Ainsi il donne du temps aux hérétiques pour se convertir, et pour rentrer en eux-mêmes. Il n’empêche pas néanmoins qu’on ne réprime les hérétiques, qu’on ne leur interdise toute assemblée, qu’on ne leur ferme la bouche, et qu’on ne leur ôte toute liberté de répandre leurs erreursQue si ces hommes, représentés par l’ivraie, ne font aucun usage de la bonté et de la patience du maître du champ, ils tomberont alors nécessairement dans les mains de l’inévitable justice ».

Législation de l’Église sur l’hérésie

Encyclopédie catholique, Hérésie : St Thomas (II-II, Q. XI, R. 1) définit l’hérésie : «une espèce d’infidélité chez les hommes qui, après avoir professé la foi du Christ, corrompent ses dogmes». La foi chrétienne droite consiste à donner son assentiment volontaire au Christ dans tout ce qui appartient vraiment à son enseignement. Il y a donc deux façons de déviation du christianisme : Celle en refusant de croire dans le Christ Lui-même, qui est la voie de l’infidélité commune aux païens et aux Juifs, l’autre en limitant la croyance à certains points de la doctrine du Christ sélectionnés et façonnés à volonté, qui est la manière des hérétiques. L’objet de la foi et de l’hérésie est, par conséquent, le dépôt de la foi, qui est la somme totale des vérités révélées dans l’Écriture et la tradition comme proposée à notre croyance par l’Église. Le croyant accepte la totalité du dépôt tel que proposé par l’Église ; l’hérétique accepte seulement les parties qu’il se recommande de sa propre approbation. Les principes hérétiques peuvent être liés à des causes involontaires : l’ignorance non coupable de la vraie croyance, le jugement erroné, l’appréhension et la compréhension imparfaite des dogmes : Dans aucun de ceux-ci la volonté ne joue une part appréciable, condition nécessaire de culpabilité pour faire un choix coupable, et une telle hérésie est simplement objective ou matérielle. D’autre part, la volonté peut librement incliner l’intellect à adhérer faussement aux principes déclarés par l’autorité de l’enseignement divin de l’Église. Les motifs qui y poussent sont nombreux : l’orgueil intellectuel ou la confiance exagérée de sa propre vision de l’un d’eux ; les illusions de zèle religieux ; les séductions du pouvoir politique ou ecclésiastique ; les liens d’intérêts matériels et le statut personnel ; et peut-être d’autres plus déshonorants. L’hérésie voulue ainsi est imputable au sujet et porte avec elle des divers niveaux de culpabilité ; elle est appelée formelle, parce qu’à l’erreur matérielle, elle ajoute l’élément informatif  de « librement voulu ».

«L’opiniâtreté qui est l’adhésion obstinée à un précepte particulier est nécessaire pour rendre l’hérésie formelle. Tant que l’on reste disposé à se soumettre à la décision de l’Église, on reste un chrétien catholique de cœur et les croyances erronées ne sont que des erreurs passagères et des opinions éphémères. Considérant que l’intelligence humaine peut consentir seulement à la vérité, réelle ou apparente, l’opiniâtreté [pertinacité] étudiée à la différence de l’opposition délibérée, suppose une conviction subjective ferme qui peut être suffisante pour informer la conscience et pour créer « la bonne foi ». De telles convictions fermes résultent soit de circonstances sur lesquelles l’hérétique n’a aucun contrôle ou de défaillances intellectuelles en elles-mêmes plus ou moins volontaires et imputables. Un homme né et nourri dans un environnement hérétique peut vivre et mourir sans jamais avoir un doute quant à la vérité de sa foi. D’autre part, un catholique ne peut pas se permettre de dériver dans les tourbillons de la pensée anti-catholique à partir de laquelle aucune autorité doctrinale ne peut le sauver, et où son esprit devient incrusté de ses convictions ou de considérations suffisamment puissantes pour recouvrir sa conscience catholique. Ce n’est pas à l’homme, mais à celui qui sonde les reins et le cœur, de porter un jugement sur la culpabilité qui se fixe à une conscience hérétique [L’homme ne peut pas juger l’interne, mais la loi divine donne la règle de la foi aux catholiques pour juger les hérétiques par leurs œuvres externes].

«Degrés d’hérésies. La matière et la forme d’hérésie admettent des degrés qui trouvent leur expression dans les formules techniques suivantes de théologie et de droit canonique. L’adhérence tenace à une doctrine contraire à un point de la foi clairement définie par l’Église est une hérésie pure et simple, l’hérésie au premier degré. Mais si la doctrine en question n’a pas été expressément « définie » ou n’est pas clairement proposée comme un article de foi dans l’enseignement ordinaire, autorisé de l’Église, une opinion qui lui est opposée est de style sententia haeresi proxima, qui est une opinion proche de l’hérésie. Ensuite, une proposition doctrinale, sans contredire directement un dogme reçu, peut encore entraîner des conséquences logiques en désaccord avec la vérité révélée. Une telle proposition n’est pas hérétique, elle est propositio theologice erronea, qui est de théologie erronée. En outre, l’opposition à un article de foi peut ne pas être strictement démontrable, mais seulement atteindre un certain degré de probabilité. Dans ce cas, la doctrine est appelée sententia de haeresi suspecta, haeresim sapiens ; qui est une opinion soupçonnée ou savourant l’hérésie.

«L’hérésie diffère de l’apostasie (QV). L’apostat abandonne entièrement de la foi du Christ soit en embrassant le judaïsme, l’islamisme, le paganisme, ou tout simplement en tombant dans le naturalisme et la négligence complète de la religion ; l’hérétique conserve toujours la foi dans le Christ. L’hérésie diffère également du schisme. Les schismatiques, dit saint Thomas, au sens strict, sont ceux qui de leur propre volonté et intention se séparent de l’unité de l’Église. L’unité de l’Église consiste en la connexion de ses membres avec les autres et de tous les membres avec la tête. Maintenant, cette tête est le Christ dont le représentant de l’Église est le souverain pontife. Et donc le nom de schismatiques est donné à ceux qui ne se soumettent pas au Souverain Pontife, ni communiquent avec les membres de l’Église qui lui sont soumis. Depuis la définition de l’infaillibilité papale, le schisme implique généralement l’hérésie de nier ce dogme. L’hérésie est opposée à la foi ; le schisme à la charité ; de sorte que, bien que tous les hérétiques sont schismatiques parce que la perte de la foi implique la séparation de l’Église, et tous les schismatiques ne sont pas nécessairement hérétiques, car un homme peut, par la colère, l’orgueil, l’ambition, ou de similaires, se séparer de la communion de l’Église et croire encore tout ce que l’Église propose à croire (II-II, Q. XXIX, R. 1). Un tel homme, cependant, serait plus correctement appelé rebelle qu’hérétique». …

«La législation actuelle contre l’hérésie n’a rien perdu de son ancienne sévérité ; mais les sanctions sur les hérétiques sont maintenant seulement d’ordre spirituel ; tous les châtiments qui nécessitent l’intervention du bras séculier sont tombés en désuétude. Même dans les pays où le clivage entre les pouvoirs spirituels et profanes ne s’élève pas à l’hostilité ou n’accomplit pas la séparation, la peine de mort, la confiscation des biens, l’emprisonnement, etc., ne sont plus infligés aux hérétiques. Les sanctions spirituelles sont de deux sortes : latae et ferendae sententiae. Les premières sont engagées par le simple fait de l’hérésie, sans qu’aucune condamnation judiciaire ne soit requise ; les dernières sont infligées après le procès par un tribunal ecclésiastique, ou par un évêque agissant ex informata conscientia, c’est-à-dire, de connaissance certaine, et dispensé selon la procédure habituelle.

«Les sanctions (voir Censure ecclésiastique) latae sententiae sont :

«(1) L’excommunication spécialement réservée au pontife romain, qui est engagée par tous les apostats de la foi catholique, par chacun et tous les hérétiques, de quelque nom qu’ils soient connus et à quelque secte qu’ils appartiennent, et par tous ceux qui croient en eux (credentes), les reçoivent, favorisent, ou de quelque façon les défendent (Const. « Apostolicae Sedis », 1869). Hérétique ici signifie hérétique formel, mais comprend également le douteur positif, c’est-à-dire l’homme qui pose son doute en principe défendable par la raison, mais pas le douteur négatif qui s’abstient simplement de formuler un jugement. Les croyants (credentes) aux hérétiques sont ceux qui, sans examiner les doctrines particulières, donnent un assentiment général aux enseignements de la secte ; les fauteurs [favorisants] (fautores) sont ceux qui, par commission ou omission prêtent un soutien à l’hérésie et donc aident ou lui permettre de se propager ; les récepteurs et les défenseurs sont ceux qui abritent les hérétiques des rigueurs de la loi.

«(2) L’excommunication spécialement réservée au Pontife romain est encourue par chacun et pour tous ceux qui lisent sciemment, sans l’autorisation du Siège Apostolique, des livres d’apostats et d’hérétiques dans lesquels l’hérésie est défendue ; De même, les lecteurs de livres d’un auteur interdit par nom dans les lettres apostoliques, et tous ceux qui en conservent la possession, ou impriment, ou de quelque façon défendent ces livres » (Exhort. Sedis, 1869). Le livre entendu ici est un volume d’une certaine taille et d’unité ; les journaux et manuscrits ne sont pas des livres, mais les publications en série destinées à former un livre une fois rempli, relèvent de cette censure. Lire sciemment (scienter) implique de la part du lecteur la connaissance que le livre est l’œuvre d’un hérétique, qu’il défend l’hérésie, et qu’il est interdit. Les « livres … interdits par nom dans les lettres apostoliques » sont des livres condamnés par des bulles, des brefs, ou Encycliques émanant directement du pape ; les livres interdits par les décrets de Congrégations romaines, même si l’interdiction est approuvée par le pape, ne sont pas inclus. Les « imprimants » de livres hérétiques sont l’éditeur qui donne l’ordre et l’éditeur qui l’exécute, et peut-être le correcteur d’épreuves, mais pas l’ouvrier qui effectue la partie mécanique de l’impression.

«Des sanctions supplémentaires peuvent être décrétées par des peines judiciaires : les apostats et hérétiques sont irréguliers, c’est-à-dire exclus du bénéfice d’ordres cléricaux ou d’exercer légalement les devoirs et les droits qui y sont annexés ; ils sont infâmes [tristement célèbres], c’est-à-dire notés publiquement comme coupables et déshonorés. Cette note d’infamie suit aux enfants et petits-enfants des hérétiques repentis. Les clercs [ecclésiastiques] hérétiques et tous ceux qui les reçoivent, les défendent ou les favorisent sont ipso facto privés de leurs bénéfices, de leurs fonction et de la juridiction ecclésiastique. Le pape lui-même, si notoirement coupable d’hérésie, cesserait d’être pape parce qu’il cesserait d’être un membre de l’Église. Le baptême reçu sans nécessité d’un adulte des mains d’un hérétique déclaré rend le destinataire irrégulier. L’hérésie constitue un obstacle prohibant au mariage avec un catholique (Mixta religio) duquel le pape dispense ou donne le pouvoir aux évêques de dispenser (voir obstacles canoniques).

«La Communicatio in sacris, à savoir la participation active à des fonctions religieuses non-catholiques, est dans l’ensemble illégale, mais elle n’est pas aussi intrinsèquement mauvaise que, dans des circonstances données, elle ne puisse être excusée. Ainsi amis et parents peuvent pour de bonnes raisons accompagner un enterrement, être présents à un mariage ou un baptême, sans provoquer de scandale ou prêter assistance aux rites non-catholiques, à condition qu’aucune part active ne soit prise en eux ; leur motif est l’amitié, ou peut-être la courtoisie, mais elle n’implique nullement l’approbation des rites. Les non-catholiques sont admis à tous les services catholiques, mais non pas les sacrements.

Note sur le paragraphe en rouge ci-dessus : «La Communicatio in sacris … non pas les sacrements» :

Ce paragraphe est scandaleux ! L’encyclopédie catholique, même si elle est une source bonne d’informations catholiques, n’est pas infaillible (comme le code de droit canon de 1917). Ce paragraphe de l’Encyclopédie catholique permet (dans le § ci-dessus en […]) de se rendre et d’assister à une synagogue ou un temple hindou ou un service luthérien, etc, etc, etc., pour le mariage ou des funérailles d’infidèles ou d’hérétiques – aussi longtemps que l’on ne participe pas activement ! C’est ridicule, quelque soit la manière d’être présent à ces services non-catholiques où la fausse adoration est effectuée (par souci d’honorer ou de plaire à la personne qui en sont responsables) est un scandale en soi. C’est pour honorer une personne qui pèche contre le premier commandement. Aller à l’enterrement d’un non-catholique est impliquer qu’il y aurait un peu d’espoir pour lui de salut hors de l’Église, et assister au mariage d’un non-catholique est impliquer que Dieu tolère son mariage en dehors de l’Église. Un catholique ne peut ni prendre part activement à la fausse adoration, ni sortir de son chemin pour se rendre à une fausse adoration ou une cérémonie non catholique pour l’honorer de sa présence « passive ». Avoir une présence passive à des services non-catholiques, est en fait honorer le diable et les démons, car le Psaume 95, 5 dit que «tous les dieux des païens sont des démons». Montrer aux autres que vous assistez dans leurs maisons religieuses, c’est montrer le consentement formel à leur religion et c’est mortellement pécher et complètement inexcusable. Et comme toujours, les hérétiques doivent soit déclarer que l’Église ne peut se contredire sur un sujet qui est lié à la foi ou soit être totalement illogiques. Voici de nouveau la vraie foi infaillible :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible) : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement » (Tite 3, 10) ».

Concile de Constantinople III, 680-681 ex cathedra : «Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] … »

– Fin de note –

«Les principes directeurs dans le traitement des hérétiques de l’Église sont les suivants : la distinction entre les hérétiques formels et matériels s’applique de l’ancien canon, « de tenir le plus fermement et sans aucun cas doute que tout hérétique ou schismatique a part avec le diable et ses anges dans les flammes d’un feu éternel, à moins qu’avant la fin de sa vie il soit incorporé et restauré par l’Église catholique « . Nul n’est obligé d’entrer dans l’Église, mais une fois entré par le baptême, il est tenu de tenir les promesses qu’il fait librement. Pour retenir et ramener ses fils rebelles, l’Église utilise à la fois son propre pouvoir spirituel et le pouvoir séculier à ses ordres. Envers les hérétiques matériels sa conduite est gouvernée par la parole de saint Augustin : «Ils ne sont en aucun cas comptés pour des hérétiques ceux qui ne défendent pas leurs opinions fausses et perverses avec un zèle obstiné (animositas), surtout quand leur erreur n’est pas le fruit de la présomption audacieuse, mais a été communiquée par des parents séduits et périmés, et quand ils sont à la recherche de la vérité avec une sollicitude prudente et prêts à être corrigés  » (PL, XXXIII, ep. XLIII, 160). Pie IX, dans une lettre aux évêques d’Italie (10 août 1863), réaffirme cette doctrine catholique : « Il est connu pour nous et pour vous que ceux qui sont dans l’ignorance invincible concernant notre religion, mais respectent la loi naturelle … et sont prêts à obéir à Dieu et mener une vie honnête et juste, peuvent, avec l’aide de la lumière divine et la grâce, atteindre à la vie éternelle … car Dieu … ne permettra pas d’être éternellement puni celui qui n’est pas volontairement coupable » (Denzinger, Enchir. Symb., n. 1529).

«Le fait d’avoir reçu le baptême valide met les hérétiques matériels sous la juridiction de l’Église, et s’ils sont de bonne foi, ils appartiennent à l’âme de l’Église. Leur séparation matérielle, cependant, les empêche d’utilisation des droits ecclésiastiques, sauf le droit d’être jugé selon le droit ecclésiastique, si, par hasard, ils sont traduits devant un tribunal ecclésiastique. Ils ne sont pas liés par les lois ecclésiastiques édictées pour le bien-être spirituel de ses membres, par exemple par les Six commandements de l’Église.

«Le converti à la foi, avant d’être reçu, devrait être bien instruit dans la doctrine catholique. Le droit de concilier les hérétiques appartient aux évêques, mais est généralement délégué à tous les prêtres ayant charge d’âmes. En Angleterre, une permission spéciale est nécessaire pour chaque réconciliation, sauf dans le cas des enfants de moins de quatorze ans ou de personnes qui meurent, et cette licence est accordée uniquement lorsque le prêtre peut donner une assurance écrite que le candidat est suffisamment instruit et autrement préparé, et qu’il y a une certaine garantie raisonnable de sa persévérance. L’ordre pour procéder à un rapprochement est : D’abord, l’abjuration de l’hérésie ou de la profession de foi ; Deuxièmement, le baptême conditionnel (qui est donné uniquement lorsque le baptême hérétique est douteux) ; Troisièmement, la confession sacramentelle et l’absolution conditionnelle». (Encyclopédie catholique, 1907-1913, « Hérésie »)

Hérésies courantes principales en ces temps actuels de grande apostasie générale de la foi

  • Hérésie du modernisme / libéralisme
  • Hérésie du salut hors de l’Église catholique
  • Hérésie de l’«âme» de l’Église séparée du corps
  • Hérésie du pardon des péchés sans la contrition
  • Hérésie qu’un hérétique manifeste est toujours pape
  • Hérésie de la liberté religieuse et du faux œcuménisme
  • Hérésie du baptême de désir
  • Hérésie du baptême de sang
  • Hérésie du salut pour l’ignorant invincible
  • Hérésie de la Planification familiale naturelle
  • Hérésie de l’infaillibilité de l’enseignement faillible
  • Hérésie de la participation aux sectes hérétiques
  • Hérésies contre la loi naturelle

Hérésie du modernisme (depuis plus d’un siècle) :

Le libéralisme est l’hérésie de la liberté religieuse, issue du protestantisme (doctrine hérétique hors de la Tradition de l’Église). Le libéralisme a engendré l’hérésie du modernisme ou évolution du dogme nécessaire pour adapter l’Église au monde, c’est la secte vatican 2.

L’Église catholique a toujours condamné le libéralisme et le modernisme comme on peut le voir dans cet aperçu ci-dessous.

Pape Célestin Ier (422-432) :

  • Les idolâtres sont sans Dieu, « victimes de toutes sortes d’erreurs », «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les infidèles doivent recevoir la foi, « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les juifs ne luisent pas de la lumière de la vérité, doivent faire disparaître le voile couvrant leur cœur, « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les hérétiques doivent se repentir et accepter la foi catholique, « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les schismatiques doivent faire pénitence, « victimes de toutes sortes d’erreurs », des «vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres» – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les catéchumènes « victimes de toutes sortes d’erreurs »,«vases de colère» qui doivent être «arrachés à la puissance des ténèbres», doivent être conduits au sacrement de la régénération (baptême d’eau) pour le salut – Indiculus (Ench. Symb. 139 246)
  • Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit  – Ephèse, Décrets (ou décrétales) 74

Pape Vigile (537-555) :

  • Ceux qui rejettent la Foi sont “étrangers à l’Église Catholique” – Constantinople II Décrets 113

Pape St Martin Ier (649-655) :

  • Les Catholiques doivent anathématiser tous les hérétiques – Latran (Ench. Symb. 271-272 518 520)

Pape Hadrien Ier (772-795) : 

  • L’Église est pure de toute tâche et de toute offense –  Nicée II Décrets 133
  • Les Juifs sont anathèmes, totalement coupés de la Communion et de l’éclat divins – Nicée II Décrets 145

Pape Grégoire X (1271-1276) :

  • Les Musulmans sont blasphémateurs et sans Foi – Lyon II Décrets 309
  • Toute expression corporelle à la Messe est condamnée – Lyon II Décrets 328

Pape Boniface VIII (1294-1303) :

  • L’autorité civile doit être soumise à l’autorité de l’Église – Unam Sanctam (Ench. Symb. 469 873-875)
  • La tunique du Seigneur [l’Eglise] est sans coutures et ne peut être coupée – Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 871)

Pape Clément V (1305 – 1314) :

  • C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie – Vienne Décrets 382
  • Les fausses religions sont sacrilèges et implantées par le diable – Vienne Décrets 383
  • La vraie liberté ne peut être trouvée que dans l’Église Catholique – Vienne Décrets 383
  • Seul le Pape peut définir le Magistère – Vienne Décrets 360
  • La conduite des Musulmans est obscène et détestable – Vienne Décrets 350
  • La musique païenne est une honte pour les églises – Vienne Décrets 378

Pape Clément VI (1342-1352) :

  • Seule l’Église Romaine est Catholique – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 a 1050)
  • Celui qui rejette la Papauté est en dehors de l’Église – Super Quibusdam (Ench. Symb. 570 b 1051)

Pape Eugène IV (1431-1447) : 

  • L’Islam est une secte abominable – Bâle Décrets 479
  • Les Juifs qui observent la Loi seront damnés – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 712 1348)
  • Les Musulmans qui ne se convertissent pas vont en Enfer – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 714 1351)
  • Tous les Musulmans seront damnés au Jugement dernier – Florence, Cantate Domino (Ench. Symb. 714 1351)
  • L’Église Catholique condamne toutes les opinions contraires – Florence Cantate Domino (Ench. Symb. 705 1332)

Pape Jules II (1503-1513) :

  • Les schismatiques sont les fils de la damnation – Latran V Décrets 597

Pape Léon X (1513-1521) : 

  • Il n’y a absolument aucun Salut en dehors de l’Église – Latran V Décrets 646
  • Les Musulmans attaquent la Croix symbole de Vie – Latran V Décrets 651
  • L’Hindouisme traite avec un mépris complet le chemin qui mène à la véritable Lumière et au Salut – Latran V Décrets 651
  • Les Infidèles sont les ennemis haïssables de Dieu – Latran V Décrets 651
  • Les schismatiques sont privés des prières habituelles de l’Église – Exsurge Domine (Ench. Symb. 763 1473)

Pape Léon XII (1823-1829) :

  • N’est pas notre frère quiconque est hors de l’Église Catholique – Encycliques Papales (Vol. I) 202
  • Un évangile du Démon existe en dehors de l’Église – Encycliques Papales (Vol. I) 202

Pape Paul III (1534 – 1549) :

  • Personne ne peut changer les rituels approuvés par l’Église – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • L’Église est attachée à la coutume des Sacrements – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • C’est hérésie de dédaigner les rituels approuvés par l’Église – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le Sacrement de Confirmation, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le Sacrement de Baptême, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Quiconque change le sacrement de Mariage, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 856 1613)
  • Sans la Foi Catholique, personne n’est jamais justifié – Trente (Ench. Symb. 787. 8011510. 1532)
  • Quiconque rejette la lecture traditionnelle des Écritures, qu’il soit anathème – Trente (Ench. Symb. 784 1504)

Pape Jules III (1550-1555) :

  • L’Extrême-onction ne peut être changée sans péché – Trente (Ench. Symb. 928 1718)

Pape St Pie V (1566 – 1572) :

  • Nous interdisons à perpétuité tout nouveau rituel à la Messe – Quo Primum
  • Quiconque change la Messe encourt la colère Divine – Quo Primum
  • Aucun nouveau rituel ne peut être ajouter à la liturgie – Quo Primum
  • Les adaptations radicales de la liturgie sont condamnées – Quo Primum

Pape Benoit XIV (1740-1748) :

  • Nous prions pour les Juifs sans Foi afin qu’ils sortent de leurs ténèbres – Encycliques Papales (Vol. I) 42

Pape Pie VI  (1775 – 1799) : 

  • Hérésie : La langue vernaculaire devrait être utilisée dans la liturgie.
  • Introduire à la Messe le langage populaire est démoniaque – Auctorem Fidei (Ench. Symb. 15331566. 2633 2666)
  • Le rituel de la Messe devrait être simplifié : condamné – Auctorem fidei (Ench. Symb. 1533 2633) 
  • Cette licence de penser, de dire, d’écrire et même de faire imprimer impunément en matière de religion : droit monstrueux – Quod aliquantum, 10 mars 1791
  • Les droits de l’homme contraires à la religion et à la société – Adeo Nota, 23 avril 1791
  • Seuls les Catholiques sont Chrétiens – Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2593)

Pape Pie VII (1800 – 1823) :

  • La liberté de tous les cultes sans distinction confond la vérité avec l’erreur – Post tam diuturnas, 29 avril 1814

Pape Pie VIII (1829-1830) :

  • La seule véritable religion, c’est l’Église Catholique – Encycliques Papales (Vol. I) 222

Pape Grégoire XVI (1831 – 1846) : 

  • La liberté religieuse traite la révélation avec mépris – Mirari Vos 15
  • Il est absurde et outrageant de dire que l’Église a besoin de renouveau – Mirari Vos 11
  • La liberté de la presse est fatale, monstrueuse et horrible – Mirari Vos 16
  • Seuls les Catholiques adorent Dieu – Summo Iugiter 6
  • Les hérétiques rejettent la tradition du Verbe Divin – Inter praecipuas (Ench. Symb. 16302771)
  • Les méchants pensent que “la Foi quelle qu’elle soit” conduit au ciel – Mirari vos (Ench. Symb. 1613 2730)
  • L’indifférentisme, ce délire : on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience ; erreur des plus contagieuses » – Mirari vos
  • La révélation de Dieu à l’homme n’est donnée que par le Christ – Mirari vos 28
  • Les schismatiques ne sont pas régénérés par le baptême – Mirari Vos 14

Pape Pape Pie IX (1846 – 1878) : 

  • Les Protestants pervertissent l’Écriture Sainte – Qui Pluribus 14
  • Le pluralisme s’oppose à la raison humaine – Qui Pluribus 15
  • Grégoire XVI rejette les bibles protestantes, nous les condamnons de même – Qui Pluribus 14
  • Il faut tenir de foi que personne ne peut être sauvé hors de l’Église catholique apostolique et romaine ; il n’y a qu’un Dieu, qu’une Foi, qu’un Baptême – Singulari Quidem, 9 décembre 1854
  • Nos mêmes Prédécesseurs ont constamment opposé la fermeté Apostolique aux machinations criminelles d’hommes iniques, qui … promettent la liberté, eux, les esclaves de la corruption : ébranler les fondements de la religion catholique et de la société civile – Quanta Cura 2
  • Notre prédécesseur Grégoire XVI qualifiait de délire : « La liberté de conscience et des cultes est un droit propre à chaque homme – Quanta Cura 5
  • L’enseignement de l’Église est le dépôt de la Foi – Vatican I, Dei Filius (Ench. Symb. 18003020)
  • La Doctrine n’a pas été donnée pour être perfectionnée – Vatican I Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • La liberté de religion n’est pas sacrée – Enchiridion Symbolorum 1932
  • Ce qu’exprime l’Église doit être tenu éternellement pour la Vérité – Vatican I Dei Filius (Ench. Symb. 1800 3020)
  • Les hommes ne sont pas libres d’embrasser et de professer n’importe quelle religion qu’il considèrent eux-mêmes pour vraie – Syllabus n° 15 (Denz. 1715 2915)
  • Seuls les Catholiques ont droit à la liberté religieuse – Syllabus n° 77 (Denz. 1777 2977)
  • L’État doit interdire les religions non Catholiques – Syllabus n° 78 (Denz. 1778 2978)
  • La liberté civile de tous les cultes conduit à la corruption des mœurs et des esprits, et propage la peste de l’indifférentisme – Syllabus n° 79 (Denz. 1779 2979)

Pape Léon XIII (1878 – 1903) : 

  • Tous les hérétiques sont hors de la Communion Catholique et hostiles à l’Église – Satis Cognitum 9
  • Quiconque est séparé de l’Église commet un adultère – Satis Cognitum 5
  • Quiconque est séparé de l’Église “ne peut jouir de la Foi du Père et du Fils – Satis Cognitum 5
  • Seul le Pape possède l’autorité suprême – Satis cognitum (Ench. Symb. 1961 3309)
  • Les traditions païennes sont stériles et sans valeur – Satis Cognitum 9
  • Le Magistère ne peut commettre d’erreur – Satis Cognitum 9
  • C’est une erreur gravissime de considérer l’Église comme une institution humaine – Satis Cognitum 3
  • Penser qu’il est indifférent qu’elle ait des formes [religion] disparates et contraires équivaut simplement à n’en vouloir ni choisir, ni suivre aucune. C’est l’athéisme moins le nom – Immortale Dei
  • Nier cette souveraineté de Dieu ou refuser de s’y soumettre, ce n’est pas la liberté, c’est le vice capital du Libéralisme».  Libertas, 20 juin 1888
  • Cette liberté si contraire à la vertu de religion, la liberté des cultes, qu’il est loisible à chacun de professer telle religion qui lui plaît ou même de n’en professer aucune – Libertas, 20 juin 1888La liberté, en s’arrogeant le droit de tout enseigner à sa guise, est en contradiction flagrante avec la raison pour produire un renversement complet dans les esprits – Libertas, 20 juin 1888
  • Accordez à chacun la liberté illimitée de parler et d’écrire, rien ne demeure sacré et inviolable, rien ne sera épargné, pas même ces vérités premières, ces grands prin­cipes naturels – Libertas, 20 juin 1888
  • Cette liberté veut que l’Etat ne rende aucun culte à Dieu ou n’autorise aucun culte public ; que nulle religion soit préférée à l’autre, que toutes soient considérées comme ayant les mêmes droits – Libertas, 20 juin 1888
  • Puisqu’il est donc nécessaire de professer une religion dans la société, il faut professer celle qui est la seule vraie – Libertas, 20 juin 1888

Pape St Pie X (1903 – 1914) :

  • Les Modernistes soutiennent que tout en religion évolue – Pascendi 26
  • L’Évolution est la doctrine des modernistes
  • L’Évolution des Dogmes est une erreur des modernistes
  • L’Église ne peut toucher à la substance des sacrements – Ex quo nono (Ench. Symb. 2147 a 3556)
  • La Révélation n’a pu être autre chose que la conscience acquise par l’homme des rapports existants entre Dieu et lui : Condamné – Lamentabili, n°20
  • La Révélation qui constitue l’objet de la foi catholique n’a pas été complète avec les Apôtres : Condamné – Lamentabili, n°21
  • Les dogmes que l’Église déclare révélés ne sont pas des vérités descendues du ciel, mais une certaine interprétation de faits religieux que l’esprit humain s’est formée par un laborieux effort : Condamné – Lamentabili, n°22
  • La vérité n’est pas plus immuable que l’homme lui-même, car elle évolue avec lui, en lui et par lui : Condamné – Lamentabili, n°58
  • Le Christ n’a pas enseigné un corps déterminé de doctrine, applicable à tous les temps et à tous les hommes, mais il a plutôt inauguré un certain mouvement religieux adapté ou qui doit être adapté à la diversité des temps et des lieux : Condamné – Lamentabili, n°59
  • La doctrine chrétienne fut, en ses origines, judaïque, mais elle est devenue, par évolutions successives, d’abord paulinienne, puis johannique, enfin hellénique et universelle : Condamné – Lamentabili, n°60
  • Les principaux articles du Symbole des Apôtres n’avaient pas pour les chrétiens des premiers siècles la même signification qu’ils ont pour ceux de notre temps : Condamné – Lamentabili, n° 62
  • L’Église se montre incapable de défendre efficacement la morale évangélique, parce qu’elle se tient obstinément attachée à des doctrines immuables qui ne peuvent se concilier avec les progrès actuels : Condamné – Lamentabili, n° 63
  • Le progrès des sciences exige que l’on réforme les concepts de la doctrine chrétienne sur Dieu, sur la Création, sur la Révélation, sur la Personne du Verbe Incarné, sur la Rédemption : Condamné – Lamentabili, n° 64
  • Le catholicisme d’aujourd’hui ne peut se concilier avec la vraie science à moins de se transformer en un certain christianisme non dogmatique, c’est-à-dire en un protestantisme large et libéral : Condamné – Lamentabili, n° 65
  • L’athéisme est stupide – Pascendi (Ench. Symb. 2073 3476)
  • Vouloir concilier la foi avec l’esprit moderne mène à la perte totale de la foi – Pascendi
  • Les Modernistes maintiennent : Toutes les religions ont le sentiment religieux – Pascendi 14
  • Les Modernistes soutiennent que chacun a la secrète intuition de Dieu – Pascendi 14
  • Les Modernistes appliquent l’expérience à la Tradition et ainsi la détruisent – Pascendi 15
  • Les modernistes tiennent pour vraies toutes les religions – Pascendi 16
  • La Conscience est l’autorité chez les Modernistes – Pascendi 23
  • L’Église est une conscience collective : condamné – Pascendi 23
  • L’adoration des Modernistes consiste surtout à s’adapter aux coutumes du monde – Pascendi 26
  • Ils [les modernistes] posent tout d’abord ce principe général que, dans une religion vivante, il n’est rien qui ne soit variable, rien qui ne doive varier. … le point capital de leur système, savoir l’évolution. Des lois de l’évolution, dogme, Eglise, culte, Livres Saints, foi même, tout est tributaire, sous peine de mort. Quant à son application, quant à la mise en acte des lois de l’évolution, voici leur doctrine. Pascendi 32
  • La doctrine des modernistes : rien de stable, rien d’immuable dans l’Église, le progrès humain dans la religion catholique, comme si cette religion n’était pas l’oeuvre de Dieu, mais l’oeuvre des hommes, susceptible de perfectionnements humains – Pascendi 38
  • Le modernisme, rendez-vous de toutes les hérésies, de toutes les erreurs qui furent jamais contre la foi – Pascendi 53
  • Seul le Catholicisme permet d’accéder à une famille universelle – Notre Mandat Apostolique 24
  • Les faux espoirs concernant la dignité humaine sont la racine de bien des erreurs – Notre Mandat Apostolique 25

Pape Pie XI (1922 – 1939) : 

  • L’œcuménisme abandonne la religion divinement révélée – Mortalium Animos 2
  • Encourager l’œcuménisme, c’est rejeter la vraie religion – Mortalium Animos 2
  • L’œcuménisme ne peut en aucune façon être approuvé par les Catholiques – Mortalium Animos 2
  • L’œcuménisme déforme la véritable idée de la religion et de ce fait la rejette – Mortalium Animos 2
  • L’Église Catholique est l’union de tous les Chrétiens – Mortalium Animos 3 15
  • L’Église Catholique a un seul troupeau et un seul berger – Mortalium Animos 7
  • Les modernistes disent : L’Église s’est trompée – Mortalium Animos 8
  • Toute collaboration avec des non-catholiques est interdite –  (Ench. Symb. 2199 – )
  • Les hérétiques soutiennent : l’Évangile peut être modifié pour répondre aux besoins de la vie humaine – Mortalium Animos 12
  • S’ils “rêvent d’unité” qu’ils rentrent dans l’Église – Mortalium Animos 16
  • Dieu nous appelle tous à l’unité Catholique – Mortalium Animos 17
  • L’éducation sexuelle est répugnante – Casti connubii (Ench. Symb. 2214 3697)
  • Il n’est permis en aucun cas aux couples de limiter les naissances – Casti Connubii 28
  • Le contrôle des naissances est un péché grave – Casti Connubii 28-29

Pape Pie XII (1939 – 1958) :

  • Les Chrétiens sont un dans la Foi et le Gouvernement – Mystici corporis (Ench. Symb. 2286 3802)
  • Les hérétiques pensent que la liturgie est une concélébration de la communauté – Mediator Dei 83
  • La révélation de Dieu à l’homme n’est donnée que par le Christ – Mediator Dei 83
  • L’humanisme est dangereux et détourne les esprits – Mediator Dei 203
  •  «La rupture de l’unité chrétienne en Europe, l’athéisme scientifique, le rationalisme, l’illuminisme, le laïcisme, le matérialisme dialectique, la franc-maçonnerie, sont quelques unes des causes de ce lent processus d’égarement intellectuel et moral dont nous voyons aujourd’hui les ultimes conséquences … Les racines de l’apostasie moderne réside dans l’athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, le rationalisme, l’illuminisme, la laïcité et la franc-maçonnerie, qui est la mère de tous». (Lettre du pape Pie XII à s. Exc. Mgr Montini, archevêque de Milan (lettre de s. Exc. Mgr. Dell’Acqua, substitut de la Secrétairerie d’État à l’occasion de la VIIIème semaine d’adaptation pastorale), 23 Mai 1958 ; Doc. Cath., 1958, p. 918)

Davantage sur les hérésies avant vatican 2, voir : Hérésies pré-vatican 2 – Libéralisme et négation du dogme Hors de l’Eglise point de salut.

Hérésie du salut hors de l’Église Catholique

Les déclarations suivantes sur Hors de l’Eglise catholique point de salut, sont de la plus haute autorité de l’enseignement de l’Église catholique. Ce sont des décrets papaux ex cathedra (décrets de la Chaire de Saint Pierre). Par conséquent, ils constituent l’enseignement donné à l’Eglise catholique par Jésus-Christ et les apôtres. Ces enseignements sont immuables et sont classés dans le cadre du magistère solennel (le magistère extraordinaire de l’Eglise catholique).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible de la chaire de Pierre) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Eglise catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges » Mt 25,41, à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; elle professe aussi que l’unité du corps de l’Eglise a un tel pouvoir que les sacrements de l’Eglise n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Eglise catholique».

Comme nous pouvons le voir dans cette déclaration infaillible de la chaire de Pierre, tous ne peuvent être sauvés, sauf s’ils sont unis à l’Église avant la fin de leur vie … Pourtant, beaucoup de gens aujourd’hui qui se disent catholiques et chrétiens, avec audace et obstination affirment le contraire de cette déclaration et disent que les protestants, les hérétiques, les juifs, les schismatiques et même des païens peuvent obtenir la vie éternelle.

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter studio, n° 2, 27 mai 1832 :  «Enfin, certains de ces gens égarés tentent de se persuader et d’autres que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent obtenir la vie éternelle».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité»(Décrets des Conciles œcuméniques, volume 1, p. 550-553 ; Denzinger 39-40).

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Il y a en effet une Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle personne n’est sauvé, où Jésus-Christ est à la fois le prêtre et le sacrifice».

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra : «Avec la foi qui nous pousse, nous sommes forcés de croire et de tenir une, sainte, catholique et apostolique, nous croyons fermement et confessons simplement cette Eglise en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … En outre, nous déclarons, disons, définissons et proclamons à toute créature humaine qu’ils ont la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife romain ».

Ceux qui refusent de croire au dogme Hors de l’Eglise point de salut jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’il y a une justice sont simplement retenus à la source de leur foi dans la révélation du Christ. Ceux qui ont la vraie foi en Jésus-Christ (et de son Église) acceptent son enseignement d’abord et comprennent la vérité en elle (par exemple, pourquoi c’est vrai) ensuite. Un catholique ne retient pas sa croyance en la révélation du Christ jusqu’à ce qu’il puisse la comprendre. C’est la mentalité d’un hérétique infidèle qui possède une fierté insupportable. Saint Anselme résume la véritable perspective catholique sur ce point.

Saint-Anselme, docteur de l’Église, Prosologion, Chap. 1 : « Car je ne cherche pas à comprendre ce que je crois, mais je crois pour comprendre. Pour cela aussi, je crois, que si je ne croyais pas, je ne comprendrais pas».

Hérésie de l’«âme» de l’Église séparée du corps

Les hérétiques affirment – depuis le 19ème siècle – qu’on peut appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps (par le sacrement du baptême), mais l’Église enseigne infailliblement qu’elle est le corps du Christ. L’âme de l’Église est le Saint-Esprit, et pour avoir part à la vie éternelle du Saint-Esprit, il faut infailliblement appartenir au corps.

Le Concile de Florence, ci-dessus, définit infailliblement qu’il n’y a pas de vie éternelle en dehors de l’Église catholique :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible de la chaire de Pierre) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle,…»

Les Conciles de Florence et de Trente définissent infailliblement que l’Église est le corps du Christ :

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 novembre 1551 ex cathedra : «… Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi (Ga 6,10) que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême (1 Co 12, 12-13).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Personne ne peut pas avoir la vie éternelle par l’âme de l’Église sans être dans le corps. L’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Vous ne pouvez pas appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps par le sacrement de baptême, ou alors si vous l’affirmez en sachant cela vous êtes hérétique. Le corps de l’Église ne peut être séparé de l’Esprit-Saint, son âme, ou sinon ce n’est plus l’Église mais une secte.

Comme cela a été prouvé, l’Église catholique est un corps mystique. Ceux qui ne font pas partie du corps n’en font pas partie du tout :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersent : donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ « .

Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, nature des êtres créés, § 72 : « Or l’âme est l’acte du corps organisé, et non pas d’un seul organe seulement. Elle réside dans tout le corps et non dans une partie seulement, puisqu’elle est essentiellement forme du corps».

Hérésie du pardon des péchés sans la contrition

Beaucoup de gens ont beaucoup d’idées fausses sur le sacrement de la confession, la pénitence, l’absolution et la contrition et ce qui est effectivement nécessaire pour obtenir le salut. Le décret du Concile de Trente sur la justification et le sacrement de la Pénitence ne dit jamais que la contrition parfaite est « très dure » ou « impossible » à recevoir de Dieu (pour ceux qui le désirent) comme de nombreux autres fausses et faillibles déclarations le disent. Le Concile de Trente n’a également jamais rien dit à ce sujet comme quoi on peut être sauvé avec seulement la contrition imparfaite avec une absolution. Au contraire, tout ce qu’il dit, c’est que cette attrition (contrition imparfaite) permet de disposer un homme à recevoir le pardon (contrition parfaite) dans le Sacrement de la Confession.

Concile de Trente, sess. 14, chap. 4, sur la contrition, ex cathedra : « La contrition imparfaite [1705], qu’on appelle attritionparce qu’on la conçoit en général ou bien en considérant la laideur du péché ou bien par crainte de l’enfer et des châtiments [mais pas pour Dieu], si elle exclut la volonté de pécher jointe à l’espoir du pardon, le saint concile déclare que non seulement elle ne fait pas de l’homme un hypocrite et un plus grand pécheur [1456], mais qu’elle est aussi un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit Saint qui, n’habitant pas encore le pénitent, mais le mouvant seulement, lui vient en aide, pour qu’il prépare pour lui-même le chemin vers la justice. Et bien que sans le sacrement de la pénitence elle [la contrition imparfaite] ne puisse pas par elle-même conduire le pécheur jusqu’à la justificationcependant elle le dispose à obtenir la grâce de Dieu dans le sacrement de la pénitence ».

Comme nous pouvons le voir, le Concile de Trente définit infailliblement que l’attrition ou la contrition imparfaite « dispose le pénitent à obtenir la grâce de Dieu (contrition parfaite ou pardon de ses péchés) dans le sacrement de la Pénitence« Il [le Concile de Trente] n’a jamais dit qu’il [le sacrement] pardonne une personne sans contrition parfaite dans le sacrement de la Pénitence, comme le montrent clairement les mots ci-dessus.

Selon le Concile de Trente, le sacrement de la Pénitence est constitué de trois parties – « la contritionla confession et la satisfaction » – et tous ceux qui veulent recevoir le pardon de leurs péchés doivent remplir ces trois conditions – au moins dans le désir – afin d’obtenir la justification. Même ceux qui interprètent mal ce passage, en disant que tout ce qu’on a besoin pour recevoir le sacrement est l’attrition, admettent que l’on doit accomplir un acte de confession et la satisfaction pour que celle-ci permette de recevoir une absolution du prêtre – en plus d’être bien disposé – afin d’atteindre la justification, ce qui nous montre combien ils prouvent que leur fausse compréhension de cette phrase signifie que l’on a besoin de rien de plus que seulement l’attrition pour recevoir le sacrement de la Pénitence.

Le Concile de Trente enseigne que la Pénitence, qui est « la contritionla confession et la satisfaction » sont des parties inséparables du sacrement et qu’elles sont même « OBLIGATOIRES » «pour la rémission pleine et parfaite du péché » ! Cela signifie que, pour la contrition imparfaite, ceux qui ne sont pas encore justifiés peuvent devenir justifiés en effectuant la pénitence, les bonnes œuvres et les prières afin de parvenir à cette fin – par exemple en faisant la satisfaction de leurs péchés. Ceci s’explique par le Concile de Trente, sess. 14, chap. 3, de la manière suivante :

Pape Jules III, Concile de Trente, sess. 14, chap. 3, sur les parties et les fruits de ce sacrement : Sont quasi-matière de ce sacrement [de la pénitence] les actes du pénitent lui- même : la contrition, la confession et la satisfaction [1704]. Dans la mesure où ces actes sont requis, parce que D’INSTITUTION DIVINE, CHEZ LE PÉNITENT POUR L’INTÉGRITÉ DU SACREMENT, POUR une PLEINE et PARFAITE rémission des péchésils sont dits pour cette raison PARTIES de la pénitence.

Donc, en faisant pénitence pour ses péchés, en se confessant au prêtre dans la honte, avec le sentiment de tristesse et de honte devant Dieu (que le prêtre représente) et pour avoir offensé Dieu, et par la prière de l’acte de contrition, etc, – toutes ces choses vont faire d’un homme injustifié un justifié – à condition qu’il soit de bonne volonté – et lui donneront la parfaite rémission de ses péchés par Dieu – la rémission de ses péchés qui est une grâce de Dieu (obtenue de Lui et en obéissant à Ses commandements).

Mais nous savons aussi que l’on doit être bien disposé et de bonne volonté pour que les péchés soient pardonnés dans le sacrement car tous ne sont pas absous, même si l’absolution que le prêtre prononce sur le pénitent est valide ou a un effet, les péchés mortels non confessés délibérément sont même un sacrilège dans le sacrement de la Pénitence ; le prêtre peut également refuser une absolution s’il perçoit que le pénitent n’est pas sincère ou non repentant.

« Il souffla sur ses disciples, en disant : Recevez le Saint-Esprit, ceux dont vous remettrez les péchés, ils leur seront pardonnés, et ceux dont vous les retiendrez, ils leur seront retenus [Jean 20, 23] ». (Concile de Trente, Session 14 , Chapitre 1)

Ainsi cela prouve absolument que le pardon n’est pas toujours obtenu dans le sacrement – ou lorsque l’on reçoit une absolution (si le pénitent ne les a pas à juste titre éliminés) – une bonne disposition est absolument nécessaire pour être pardonné et sauvé, et si cela fait défaut, on ne peut pas être véritablement réconcilié avec Dieu que l’on a gravement offensé.

On n’est pas pardonné sans contrition parfaite, qui est une douleur qui se pose pour avoir offensé Dieu qui est tout amour et tout bon et qui ne mérite pas d’être offensé, plutôt que seulement avec le sentiment de contrition pour votre propre intérêt ou la crainte des sanctions – comme cela est infailliblement défini par le Conseil de Trente.

Le pape Léon X et le pape Innocent XI ont même directement condamné l’idée hérétique qui dit que l’on peut être pardonné et sauvé avec seulement l’attrition ou la contrition imparfaite.

Innocent XI, erreurs diverses sur les questions morales (# 57) 4 mars 1679 :  » Il est probable que la douleur imparfaite naturelle mais honnête pour les péchés suffit »  déclaration condamnée par le pape Innocent XI.

Pape Léon X, Exsurge Domine (n ° 4), condamnant les erreurs de Martin Luther, 15 juin 1520 :  » Pour quelqu’un sur le point de mourir, la charité imparfaite entraîne nécessairement une grande crainte, qui en soi est seule suffisante pour produire la peine du purgatoire, et empêcher l’entrée dans le royaume.  »  déclaration condamnée par le pape Léon X.

Le sacrement de la Pénitence comprend trois parties – 1) la contrition 2) la confession et 3) la satisfaction – et tous ceux qui veulent recevoir le pardon de leurs péchés doivent remplir ces trois exigences. Chaque fois qu’on ne peut pas aller à la confession pour quelque raison que ce soit ou dans les moments où la Confession sacramentelle n’est pas disponible, le désir de recevoir le sacrement de la Pénitence est toujours nécessaire pour le salut, parce que le dogme qui permet de revenir à un état de grâce ou pour que ses péchés soient remis, sans aller à la confession à un prêtre, exige que l’on doive toujours avoir le désir de la confession sacramentelle avec la contrition.

Hérésie qu’un hérétique manifeste est toujours pape

L’Église catholique enseigne qu’un hérétique cesse d’être pape, et qu’un hérétique ne peut pas être élu validement pape.

L’Encyclopédie catholique, «hérésie», 1914, Vol. 7, p. 261 : « Le pape lui-même, s’il était notoirement coupable d’hérésie, cesserait d’être pape parce qu’il cesserait d’être membre de l’Église ». 1

L’hérésie est la négation ou le doute obstiné, par une personne baptisée, d’un article de foi divine et catholique. En d’autres termes, une personne baptisée qui refuse délibérément une autorité doctrinale de l’Église catholique est un hérétique.

Outre les antipapes régnants à Rome en raison d’élections non canoniques, l’Eglise catholique enseigne que si un pape devenait un hérétique, il perdrait automatiquement sa fonction et cesserait d’être le pape. Tel est l’enseignement de tous les pères et docteurs de l’Eglise qui ont abordé la question :

Saint Robert Bellarmin, cardinal et docteur de l’Église, De Romano Pontifice, II, 30 : « Un pape qui est un hérétique manifeste cesse automatiquement (en soi) d’être pape et la tête, tout comme il cesse automatiquement d’être un chrétien et un membre de l’Eglise. C’est pourquoi, il peut être jugé et puni par l’Eglise. C’est l’enseignement de tous les anciens Pères qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction ».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : « Ce principe est le plus certain qu’un non-chrétien ne peut en aucune façon être pape, comme Cajetan l’admet lui-même (ib. c 26.). La raison de cela est qu’il.. ne peut pas être responsable de ce dont il n’est pas membre ; celui qui n’est pas chrétien n’est pas un membre de l’Église, et un hérétique manifeste n’est pas un chrétien, comme cela est clairement enseigné par saint Cyprien (lib. 4, Epist. .. 2), Saint Athanase (Scr. 2 contre les Ariens), saint Augustin (lib. De grand Christ Cap 20), Saint-Jérôme (contra Lucifer) et d’autres ;…. donc l’hérétique manifeste ne peut pas être pape ».

Saint François de Sales (17e siècle), Docteur de l’Eglise, La Controverse catholique, pp 305-306 : « Maintenant, quand il [le Pape] est explicitement un hérétique, il perd ipso facto sa dignité et est à l’extérieur de l’Eglise … « 

Saint-Antonin (1459) : « Dans le cas où le pape deviendrait un hérétique, il se trouverait, de ce seul fait et sans autre peine, séparé de l’Église. Une tête séparée du corps ne peut pas, aussi longtemps qu’elle reste séparée, être chef d’un même corps dont elle a été coupée. Un pape qui serait séparé de l’Eglise par l’hérésie, donc, cesserait par le fait même lui-même d’être chef de l’Eglise. Il ne peut pas être un hérétique et rester pape, parce que, depuis qu’il est à l’extérieur de l’Eglise, il ne peut pas posséder les clefs de l’Eglise.  » (Somme Théologique, cité dans Actes de Vatican I. V. Fronde pub.)

Qu’un hérétique ne peut pas être un pape est enraciné dans le dogme selon lequel les hérétiques ne sont pas membres de l’Église catholique

Il convient de noter que l’enseignement des saints et des docteurs de l’Église cité ci-dessus – qu’un pape qui est devenu un hérétique cesse automatiquement d’être pape – est enraciné dans le dogme infaillible qu’un hérétique n’est pas membre de l’ Église catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche que tous ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, et non seulement les païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peuvent pas partager dans la vie éternelle et iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges, sauf s’ils sont unis à l’Église avant la fin de leur vie … « 

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui, comme de sa propre nature, amène un homme à rompre du corps de l’Eglise, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie « .

Nous pouvons voir que c’est l’enseignement de l’Eglise catholique que l’homme est séparé de l’Eglise par l’hérésie, le schisme ou l’apostasie.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir le plus à l’extérieur de la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui voudra s’éloigner le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère. « 

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) : «Ce n’est pas celui qui ne croit pas seulement en toutes ces hérésies qui peut pour cette raison se considérer ou même être appelé catholique. Car il peut y avoir ou se poser d’autres hérésies, qui ne sont pas énoncées dans ce travail qui est le nôtre, et, le cas échéant si il s’en tient à une seule d’entre elles, il n’est pas catholique « .

Pape Innocent III, eius exemplo, 18 décembre 1208 : «Par le cœur, nous croyons et nous confessons de bouche non pas une église des hérétiques, mais l’Église Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé. « 

Ainsi, ce n’est pas seulement l’opinion de certains saints et docteurs de l’Église qu’un hérétique cesserait d’être pape, c’est un fait inextricablement lié à un enseignement dogmatique. C’est la vérité inextricablement liée à un dogme qu’on appelle un fait dogmatique. C’est donc un fait dogmatique qu’un hérétique ne peut pas être le pape. Un hérétique ne peut pas être le pape, car celui qui est à l’extérieur ne peut pas diriger ce dont il n’est pas un membre.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 15), 29 juin 1896 : «Personne, donc, sauf en communion avec Pierre peut partager son autorité, car il est absurde d’imaginer que celui qui est à l’extérieur peut commander dans l’Église. « 

Le pape Paul IV a émis une bulle papale déclarant solennellement que l’élection d’un hérétique en tant que pape est nulle et non avenue.

En 1559, le pape Paul IV a publié toute une bulle papale traitant du sujet et la possibilité d’un hérétique d’être élu pape.

Au moment où Paul IV a publié la Bulle (citée ci-dessous), il y avait des rumeurs selon lesquelles l’un des cardinaux était un protestant secret. Afin d’empêcher l’élection d’un tel hérétique à la papauté, le Pape Paul IV a solennellement déclaré que l’hérétique ne peut être validement élu pape. Voici les parties pertinentes de la Bulle Pour l’ensemble de la Bulle :

Pape Paul IV, Bulle Cum ex Apostolatus Officio, 15 février 1559 : «1 … Et, puisque là où le danger s’étend, là aussi il devient plus profond, il faut y veiller avec plus de diligence de telle sorte que des pseudo-prophètes ou des hommes revêtus d’une juridiction séculière ne puissent prendre misérablement dans leurs actes les âmes des gens simples, entraîner avec eux à la perdition et à la damnation éternelle des peuples innombrables soumis à leur soin et à leur autorité, soit spirituelle, soit temporelle. Et, pour que nous puissions ne jamais voir dans le lieu-Saint l’abomination de la désolation prédite par le Prophète Daniel, nous voulons autant que nous le pourrons avec l’aide de Dieu et selon notre charge pastorale, capturer les renards occupés à saccager la vigne du Seigneur et écarter les loups des bergeries, afin de ne pas sembler être comme les chiens muets, impuissants à aboyer, pour ne pas nous perdre avec les mauvais serviteurs et ne pas être assimilé à un mercenaire …

«6. De plus, [par Notre présente Constitution, qui doit rester valide à perpétuité Nous adoptons, déterminons par un décret et définissons que] si jamais un jour il apparaissait qu’un évêque, faisant même fonction d’archevêque, de patriarche ou de primat ; qu’un cardinal de l’Église Romaine, même légat ; qu’un SOUVERAIN PONTIFE LUI-MÊME, avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au souverain pontificat, déviant de la foi catholique, est tombé en quelque hérésie, sa promotion ou élévation, même si elle a eu lieu dans la concorde et avec l’assentiment unanime de tous les cardinaux, est NULLE , SANS VALEUR, NON AVENUE. Son entrée en charge, consécration, gouvernement, administration, tout devra être tenu pour ILLEGITIME.

«S’il s’agit du souverain Pontife, on ne pourra prétendre que son intronisation, adoration (agenouillement devant lui), l’obéissance à lui jurée, le cours d’une durée quelle qu’elle soit (de son règne), que tout cela a convalidé ou peut convalidé son pontificat ; celui-ci ne peut être tenu pour légitime JAMAIS ET EN AUCUN DE SES ACTES.

«De tels hommes, promus évêques, archevêques, patriarches, primats, cardinaux ou SOUVERAIN PONTIFE, ne peuvent être censés avoir reçu ou pouvoir recevoir AUCUN DROIT d’administration, ni dans le domaine spirituel, ni dans le domaine temporel. Tous leurs dits, faits, et gestes, leur administration et tous ses effets, tout est dénué de valeur et ne confère, par conséquent, aucune autorité, aucun droit à personne. Ces hommes ainsi promus seront donc, sans besoin d’aucune déclaration ultérieure, privés de toute dignité, place, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir, même si tous et chacun de ces hommes n’a dévié de la foi catholique, tombant dans le schisme ou l’hérésie, qu’après son élection, soit en suscitant soit en embrassant ces erreurs.

«7. Quand aux personnes assujetties au Pontife, aussi bien clercs séculiers et réguliers que laïcs, cardinaux y compris, qui auraient participé à l’élection du Pontife Romain déjà hors de la foi catholique, par hérésie ou schisme, ou qui y consentiraient de quelque autre manière, qui lui auraient promis obéissance, qui se seraient agenouillées devant lui…etc. de même quiconque se lierait à de telles personnes par hommage, serment ou caution, au lieu de renoncer en tout temps à leur obéir, les servir impunément, de les éviter comme des MAGICIENS, des PAÏENS et des PUBLICAINS et HERESIARQUES , toutes ses personnes assujetties, si elles prétendent néanmoins rester attachées fidèles et obéissantes… toutes ces personnes seront soumises au châtiment des censures et des peines qui frappent les gens qui déchirent la tunique du Seigneur…

«Donné à Rome, près de Saint Pierre en l’an de l’Incarnation du Seigneur 1559, 15 Février dans la quatrième année de notre pontificat.

«+ Moi, Paul, évêque de l’Eglise catholique … »

Avec la plénitude de son autorité pontificale, le pape Paul IV a déclaré que l’élection d’un hérétique n’est pas valide, même si elle a lieu avec le consentement unanime des cardinaux et est acceptée par tous.

Le pape Paul IV a également déclaré qu’il faisait cette déclaration dans le but de lutter contre l’arrivée de l’abomination de la désolation, dont a parlé Daniel, dans le lieu saintC’est étonnant, et il semble indiquer que le Magistère lui-même se connecte avec l’éventuelle arrivée de l’abomination de la désolation dans le lieu saint (Matthieu 24, 15) avec un hérétique se posant comme le pape – peut-être parce que l’hérétique se posant comme le pape nous donnera l’abomination de la désolation dans le lieu saint (la nouvelle messe), comme nous croyons que c’est le cas, ou parce que l’antipape hérétique va constituer l’abomination de la désolation dans le lieu saint.

L’Encyclopédie catholique répète cette vérité déclarée par le pape Paul IV en affirmant que l’élection d’un hérétique en tant que pape serait, bien entendu, complètement nulle et non avenue.

L’Encyclopédie catholique, « élections papales», 1914, Vol. 11, p. 456 : « Bien sûr, l’élection d’un hérétique, schismatique, ou femme [en tant que Pape] serait nulle et non avenue ».

Conformément à la vérité qu’un hérétique ne peut pas être le pape, l’Église enseigne que les hérétiques ne peuvent pas être priés par le canon de la messe

Un pape est prié par Te Igitur, prière du canon de la messe. Mais l’Église enseigne aussi que les hérétiques ne peuvent pas être priés par le canon de la messe. Si un hérétique pouvait être un vrai pape, il y aurait un dilemme insoluble. Mais ce n’est pas vraiment un dilemme, car un hérétique ne peut pas être un pape valide :

Libellus professionis fidei, 2 Avril, 517, profession de foi prescrite par le pape saint Hormisdas : «Et, par conséquent, j’espère que je mérite d’être dans une communion avec vous, que le Siège Apostolique proclame, dans laquelle il y a l’ensemble et le véritable fondement de la religion chrétienne, promettant qu’à l’avenir les noms de ceux qui sont séparés de la communion de l’Église catholique, c’est-à-dire ceux qui n’étaient pas d’accord avec le Siège Apostolique, ne doivent pas être lus pendant les mystères sacrés. Mais si je devait tenter d’aucune façon de dévier de ma profession, je dois avouer que je serais un complice à mon avis avec ceux que j’ai condamné. Cependant, j’ai de ma propre main signé cette profession de la mine, et j’ai réalisé qu’elle est à vous, HORMISDAS, le pape saint et vénérable de la ville de Rome « .

Pape Benoît XIV, Ex Quo Primum (n° 23), 1er Mars 1756 : « En outre les hérétiques et les schismatiques sont soumis à la censure de l’excommunication majeure par la loi du Can. de Ligu. 23, quest. 5, et Can.Nulli, 5, dist. 19Mais les saints canons de l’Eglise interdisent la prière publique pour les excommuniés comme on le voit dans le chap. A nobis, 2, et chap. Sacris sur la sentence d’excommunication. Bien que cela ne veut pas interdire la prière pour leur conversion, encore cette prière ne doit pas prendre la forme d’une proclamation de leurs noms dans la prière solennelle pendant le sacrifice de la messe. « 

Pape Pie IX, Quartus Supra (n° 9), 6 Janvier 1873 : « Pour cette raison, Jean, évêque de Constantinople, a déclaré solennellement – et l’ensemble duhuitième Concile l’a fait plus tard – «que les noms de ceux qui ont été séparés de la communion avec l’Église catholique, qui sont de ceux qui n’étaient pas d’accord sur toutes les questions avec le Siège Apostolique, ne doivent pas être lus pendant les mystères sacrés ».

Le pape Saint Pie V confirma et commanda que ces prescriptions du pape Paul IV soient observées inviolablement :

Pape Saint Pie V, motu proprio Inter multiplices curas, 21 décembre 1566, § 1 : « De notre propre mouvement et de science certaine, et dans la plénitude de notre puissance apostolique […], concernant la constitution de Paul IV, […] donnée en date du 15 février 1559, nous en renouvelons la teneur présentement, et encore nous la confirmons. Et nous voulons et commandons qu’elle soit observée inviolablement et avec le plus grand soin, selon son déroulement et sa teneur ».

INFAILLIBLEMENT, UN HÉRÉTIQUE NE PEUT PAS ÊTRE PAPE.

Hérésie de la liberté religieuse et du faux œcuménisme (hérésie de la secte du « concile » vatican 2 depuis plus cinquante ans)

Unitatis redintegratio – le décret hérétique de Vatican II sur l’œcuménisme.

Unitatis redintegratio a affirmé que tous les baptisés se professent «chrétiens» et sont en communion avec l’Eglise et ont le droit d’avoir le nom chrétien, bien que ne mentionnant rien sur la nécessité pour eux de se convertir à la foi catholique pour le salut.

Vatican II, Unitatis redintegratio n° 3 : « Ceux qui croient au Christ et qui ont reçu validement le baptême sont en communion avec l’Église catholique, même si cette communion est imparfaite. Les différences de degrés qui existent entre eux et l’Eglise, que ce soit dans la doctrine et dans la discipline catholique parfois variable, ou sur la structure de l’Église, constituent nombre d’obstacles, parfois graves, à la pleine communion ecclésiale. Le mouvement œcuménique tend à surmonter ces obstacles. Mais même malgré eux, il reste vrai que tous ceux qui ont été justifiés par la foi dans le baptême sont incorporés au Christ, et ont le droit d’être appelé chrétien, et sont donc correctement reconnus comme des frères par les enfants de l’Eglise catholique. « 7

Notez que Vatican II enseigne que les membres de la secte protestante et schismatique sont en communion avec l’Église catholique (même partielle), et les frères de la même église, avec un droit du nom chrétien. L’Eglise catholique, d’autre part, enseigne qu’ils sont en dehors de la communion de l’Eglise et étrangers à ses fidèles. Cela contredit directement l’enseignement du Concile Vatican II :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir le plus à l’extérieur de la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui voudra s’éloigner le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère »8.

La citation qui suit est tiré d’un article paru dans une publication qui est largement lue et approuvée par la secte Vatican II, Saint- Anthony Messenger. Nous pouvons voir comment cette publication «approuvée» comprend l’enseignement de Vatican II le Décret sur l’œcuménisme.

Rene M. Lareau, «Vatican II pour la génération X, » St. Anthony Messenger, Novembre 2005, p. 25 : « Unitatis redintegratio (Décret sur l’œcuménisme) et Nostra Aetate (Déclaration sur la relation de l’Eglise avec les religions non-chrétiennes) ont montré des changements marqués dans les attitudes de l’Église envers les autres religions. Venant d’une institution insulaire qui avait insisté maintes fois sur le fait qu’il n’y avait pas de salut hors de l’Eglise et que l’Eglise catholique était la seule véritable Eglise du Christ, l’ouverture d’esprit qui caractérise ces enseignements a été remarquable. Unitatis redintegratio a affirmé que l’Eglise comprend tous les chrétiens et n’est pas limité exclusivement à l’Église catholique, tandis que Nostra Aetate a reconnu que la vérité et la sainteté des religions non chrétiennes a été l’œuvre du même seul vrai Dieu »9.

Renee a mal compris Vatican II ? Non, nous avons juste montré que Unitatis redintegratio en effet enseigne cette chose même. Avec ce qui est expliqué, nous citerons le pape Clément VI et le Pape Léon XIII contredire cette terrible hérésie de Vatican II.

Pape Clément VI, super quibusdam, le 20 septembre 1351 : «Nous demandons : En premier lieu, si vous et l’Eglise des Arméniens qui vous obéit, croyez que tous ceux qui par le baptême ont reçu la même foi catholique, après s’être retiré dans l’avenir de la communion de CETTE ÉGLISE ROMAINE même qui est la seule CATHOLIQUE, sont schismatiques et hérétiques, si ils restent obstinément séparés de la foi de l’Église romaine »12.

Vatican II a enseigné que les protestants et les schismatiques n’étaient pas en faute pour avoir quitté l’Eglise catholique, les deux parties n’étaient pas à blâmer. Daley a mal compris Vatican II ? Non, Vatican II enseigne en effet cette chose même par cette déclaration stupéfiante :

Vatican II, Unitatis redintegratio n° 3 : «  Les enfants qui sont nés dans ces communautés et qui vivent de la foi dans le Christ ne peuvent pas être accusés de péché impliqué dans la séparation, et l’Eglise catholique les embrasse comme des frères, avec respect et affection.  » (http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat- ii_decree_19641121_unitatis-redintegratio_en.html)

Il faut étudier attentivement cette déclaration pour comprendre le plein impact de sa malice. Sans aucune clarification ou une qualification donnée, Vatican II émet une déclaration générale et les excuses du péché de séparation (de l’hérésie et de schisme) tous ceux qui sont nés dans les communautés protestantes et schismatiques, grandissent dans leur « foi en Christ. » C’est incroyablement hérétique. Cela voudrait dire que l’on ne poeut accuser tout protestante d’être un hérétique, peu importe comment il est anti-catholique, s’il est né dans une telle secte ! Cela contredit directement l’enseignement catholique, comme nous l’avons vu (Léon XIII). Tous ceux qui rejettent même un dogme de la foi catholique sont des hérétiques et sont coupables de se détacher de la véritable Église.

Ensuite, nous arrivons au n° 3 de Vatican II le Décret sur l’œcuménisme :

Document de Vatican II, Unitatis redintegratio n° 3 :  » En outre, certains, voire la plupart, des éléments et des dotations importantes qui vont ensemble pour construire et donner vie à l’Eglise elle-même, peut exister en dehors des limites visibles de l’Eglise catholique : la Parole de Dieu écrite, la vie de la grâce, la foi, l’espérance et la charité, d’autres dons intérieurs du Saint-Esprit, et les éléments visibles « 15.

Ici, nous découvrons de plus l’hérésie du n° 3 du Décret sur l’œcuménisme. Il affirme que «la vie de la grâce» (la grâce sanctifiante / justification) existe en dehors des limites visibles de l’Eglise catholique. Cela est directement contraire à l’enseignement solennel du pape Boniface VIII dans la Bulle Unam Sanctam.

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302 : «Avec la foi qui nous pousse, nous sommes forcés de croire et de tenir une, sainte, catholique et apostolique, et nous croyons fermement et confessons simplement cette Eglise en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés, l’épouse du Cantique qui proclame : «On est ma colombe, ma parfaite « 16.

Vatican II contredit le dogme selon lequel il n’y a pas de rémission des péchés en dehors de l’Eglise catholique en affirmant que l’on peut posséder la vie de la grâce (qui comprend la rémission des péchés) hors de l’Eglise catholique. Et il y a en plus l’hérésie dans la même section du décret sur l’œcuménisme : Vatican II affirme sans ambages que ces communautés, qu’il décrivait, sont des moyens de salut.

Document de Vatican II, Unitatis redintegratio (n° 3) : «Il s’ensuit que ces Églises et communautés séparées en tant que tels, bien que nous croyons qu’elles soient déficientes à certains égards, ne sont nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut. Car l’Esprit du Christ ne refuse pas de se servir d’elles comme de moyens de salut dont l’efficacité vient de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l’Eglise catholique. « 17

C’est l’une des pires hérésies de Vatican II. Elle constitue un rejet du dogme Hors de l’Eglise catholique, point de salut.

Pape saint Pie X, Editae Saepe (n° 29), 26 mai 1910 : « L’Église seule possède avec son magistère le pouvoir de gouverner et de sanctifier la société humaine. Grâce à ses ministres et serviteurs (chacun dans sa propre place et fonction), elle confère à l’humanité les moyens de salut appropriés et nécessaires »18.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche que tous ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, et non seulement les païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peuvent pas participer à la vie éternelle et iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges, sauf s’ils sont unis à l’Église avant la fin de leur vie … »19

Dans son décret sur l’œcuménisme Vatican II enseigne également que les non-catholiques témoignent du Christ en versant leur sang. Le paragraphe suivant implique qu’il y a des saints et des martyrs pour le Christ dans les églises non catholiques, ce qui est une hérésie.

Document de Vatican II, Unitatis redintegratio n° 4 : «D’autre part, les catholiques reconnaissent avec joie et apprécient les valeurs réellement chrétiennes qui découlent de notre patrimoine commun et qui se trouvent parmi nos frères et sœurs séparés. Il est juste et salutaire de reconnaître les richesses du Christ et les actes vertueux dans la vie des autres qui portent témoignage au Christ, même dans les moments jusqu’à l’effusion de leur sang . « 20

En se fondant sur cet enseignement, Jean-Paul II a répété et étendu cette hérésie de nombreuses fois.

Jean-Paul II, Ut Unum Sint (n° 1), 25 mai 1995 : «Le témoignage courageux de tant de martyrs de notre siècle, y compris les membres des Eglises et des Communautés ecclésiales pas en pleine communion avec l’Église catholique, donne un nouvel élan à l’appel du Conciie et nous rappelle notre devoir d’écouter et mettre en pratique son exhortation »21.

Jean-Paul II, Ut Unum Sint (n° 84), le 25 mai 1995 : « Bien que de manière invisible, la communion entre nos communautés, même si elle est encore incomplète, est réellement et solidement ancrée dans la pleine communion des saints – ceux qui, à la fin d’une vie fidèle à la grâce, sont en communion avec le Christ dans la gloire. Ces saints viennent de toutes les Églises et Communautés ecclésiales qui ont leur entrée dans la communion du salut »22.

L’Eglise catholique enseigne dogmatiquement que hors de l’Eglise il n’y a pas martyrs chrétiens.

Pape Pélage II, lettre* dilectionis vestrae, 585 : «Ceux qui n’étaient pas disposés à être à un accord dans l’Église de Dieu, ne peuvent pas rester avec Dieu, bien que consacrés aux flammes et aux feux, ils brûlent, ou jetés aux bêtes sauvages, ils donnent leur vie, il n’y aura pas pour eux la couronne de la foi, mais la punition de l’infidélité, pas un résultat glorieux (de la vertu religieuse), mais la ruine de désespoir. Une telle personne peut être tué, il ne peut être couronné « 23.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, Session 11, 4 février 1442 : «… personne, quel que soit l’aumône qu’il a pratiqué, même s’il a versé le sang pour le nom du Christ, ne peut être sauvé, à moins qu’il soit resté dans le sein et l’unité de l’Eglise catholique. « 24

Dans son décret sur l’œcuménisme , Vatican II enseigne également que les hérétiques et les schismatiques Orientaux aident l’Eglise à grandir.

Document de Vatican II, Unitatis redintegratio (s # ’13-15) : «Nous tournons maintenant notre attention sur les deux principaux types de division car elles affectent la tunique sans couture du Christ. La première division a eu lieu dans l’est, où les formules dogmatiques de les conciles d’Éphèse et de Chalcédoine ont été contestées, et plus tard, quand la communion ecclésiale entre les patriarcats orientaux et le Siège romain a été dissoute … Tout le monde sait avec quel amour les chrétiens d’Orient célèbrent la sainte liturgie … Ainsi, à travers la célébration de l’Eucharistie dans chacune de ces Églises, l’Église de Dieu s’édifie et grandit, et par la concélébration, leur communion avec l’autre se manifeste. « 25

L’Eglise catholique enseigne que les hérétiques sont les portes de l’enfer.

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 : «Ces questions ayant été traitées avec exactitude minutieuse à vivre, nous gardons à l’esprit ce qui a été promis sur la sainte Eglise et celui qui a dit les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle (par ceux-ci nous comprenons les langues mortifères des hérétiques) … et nous comptons avec le diable, le père du mensonge, les langues incontrôlées des hérétiques et leurs écrits hérétiques, avec les hérétiques eux-mêmes qui ont persisté dans leur hérésie, même à la mort.  » 26

Pape saint Léon IX, in terra pax hominibus, 2 septembre 1053, pour le «père» de l’Eglise orthodoxe orientale, Michael Cerularius, Chap. 7 : «La sainte Eglise construite sur le roc, qui est le Christ, et sur Pierre ou Céphas, le fils de Jean qui le premier a été appelé, par les portes de l’enfer, qui sont les disputes des hérétiques qui conduisent en vain à la destruction, elle ne sera jamais vaincue. « 27

Une autre hérésie qui occupe une place de premier plan dans de Vatican II le Décret sur l’œcuménisme est l’expression constante de respect pour les membres de religions non-catholiques.

Document de Vatican II, Unitatis redintegratio n° 3 : « Mais dans les siècles ultérieurs, beaucoup de plus vastes dissensions ont fait leur apparition et les grandes collectivités en sont venues à être séparées de la pleine communion de l’Église catholique – pour qui, assez souvent, les deux parties étaient à blâmer. Les enfants qui sont nés dans ces communautés et qui grandissent croyant dans le Christ ne peuvent pas être accusés de péché impliqué dans la séparation, et l’Eglise catholique les embrasse comme des frères, d’égard et d’affection. « 28

L’Eglise catholique ne regarde pas les membres de religions non-catholiques avec respect. L’Eglise travaille et espère pour leur conversion, mais dénonce et anathématise les membres de sectes comme hérétiques ceux qui rejettent l’enseignement catholique:

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215, Constitution 3, aux hérétiques : « Nous excommunions et jetons l’anathème sur toute hérésie s’élevant contre cette sainte foi, orthodoxe et catholique que nous avons exposé ci-dessus, nous condamnons tous les hérétiques, quels que soient les noms qu’ils peuvent porter. Ils ont des visages différents, certes, mais leurs queues sont liés entre eux dans la mesure où ils se ressemblent dans leur orgueil. « 29

Pape Pélage II, épître (1) Quod annonce dilectionem, 585 : «Si quelqu’un, cependant, que ce soit suggère ou croit ou prétend enseigner contraire à cette foi, qu’il sache qu’il est condamné et également frappé d’anathème selon l’opinion des mêmes Pères. « 30

Premier Concile de Constantinople, 381, Can. 1 : « Chaque hérésie est anathème et en particulier celle d’eunomiens ou Anomoeans, celle de des ariens ou Eudoxians, celle des semi-ariens ou Pneumatomachi, celle des Sabelliens, celle des Marcellians, celle des Photinians et des Apollinarians »31.

Dignitatis Humanae – Déclaration hérétique de Vatican II sur la liberté religieuse

La Déclaration sur la liberté religieuse de Vatican II était sans aucun doute le plus célèbre de tous les documents de Vatican II. Afin de comprendre pourquoi l’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse est hérétique, il faut comprendre l’enseignement infaillible de l’Église catholique sur la question.

C’est un dogme de l’Église catholique que les États ont le droit et même le devoir, d’empêcher les membres de fausses religions de se propager publiquement et de pratiquer leurs fausses croyances. Les États doivent tout faire pour protéger le bien commun – le bien des âmes – qui est lésé par la diffusion publique du mal. C’est pourquoi l’Église catholique a toujours enseigné que le catholicisme devrait être la seule religion de l’Etat, et que l’État devrait exclure et interdire la population à la profession et la propagation de toute autre.

Nous allons maintenant examiner trois propositions qui ont été condamnées d’autorité par le pape Pie IX dans son Syllabus des erreurs.

Pape Pie IX, Syllabus, 8 décembre 1864, n° 77 : «En cette ère qui est la nôtre, il n’est plus opportun que la religion catholique doive être la seule religion de l’Etat, à l’exclusion de tous les autres cultes que ce soit. » – Condamné. 62

Remarquez, l’idée que la religion catholique ne devrait pas être la seule religion de l’Etat, à l’exclusion des autres religions, est condamné. Cela signifie que la religion catholique devrait être la seule religion de l’Etat et que les autres doivent être exclues du culte public, leur profession, leur pratique et leur propagation. L’Eglise catholique ne force pas les non-croyants à croire en la foi catholique, car la croyance (par définition) est un acte libre de la volonté.

Pape Léon XIII, Immortale Dei (n° 36), 1er novembre 1885 : «Et, en effet, l’Eglise a coutume de prendre sérieusement garde que nul ne peut être contraint à embrasser la foi catholique contre sa volonté, car, comme St . Augustin nous le rappelle à bon escient, «L’homme ne peut pas penser autrement que de sa propre volonté. » 63

Cependant, l’Église enseigne que les Etats doivent interdire la propagation et la profession publique de fausses religions qui mènent les âmes en enfer.

Pape Pie IX, Syllabus, n° 78 : « Ainsi, dans certaines régions de nom catholique, il a été louable de sanctionner par la loi que les hommes ayant immigré peuvent être autorisés à avoir des exercices publics de toute forme de leur propre culte.. « – Condamné. 64

Pape Pie IX, Syllabus, 8 décembre 1864, n° 55 : «LÉglise doit être séparée de l’État, et l’État de l’Église. « – Condamné. 65

Dans Quanta Cura, le pape Pie IX a également condamné l’idée que chaque homme devrait avoir le droit civil à la liberté religieuse.

Pape Pie IX, Quanta Cura (n° 3), 8 décembre 1864 ex cathedra : «…l’idée totalement fausse d’un gouvernement social qu’ils ne craignent pas de favoriser telle l’opinion erronée, la plus fatale dans ses effets sur l’Eglise catholique et le salut des âmes, appelée par Notre prédécesseur, Grégoire XVI, une folie, à savoir que «la liberté de conscience et de culte est un droit personnel pour CHAQUE HOMME, qui devrait être LÉGALEMENT proclamé et affirmé dans toute société bien constituée … « 66

Mais Vatican II enseigne exactement le contraire :

Document de Vatican II, Dignitatis Humanae n° 2 : « Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte par des individus ou par des groupes, ou par aucune puissance humaine, que nul ne devrait être forcé d’agir contre sa conscience en matière religieuse, ni empêché d’agir selon sa conscience, que ce soit en privé ou en public, dans de justes limites … Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse devrait avoir une telle reconnaissance dans la régulation de la société pour devenir un droit civil »67.

Document de Vatican II, Dignitatis Humanae n° 2 : «C’est pourquoi ce droit à la non-ingérence persiste même chez ceux qui ne s’acquittent pas de leurs obligations de chercher la vérité et tenus par elle, et l’exercice de ce droit ne doit pas être réduit, à condition que l’ordre public soit préservé. « 68

Vatican II enseigne que la liberté religieuse doit être un droit civil, ce qui est directement condamnée par le pape Pie IX. Vatican II affirme également que ce droit à la liberté religieuse s’applique à l’expression publique, ainsi que privée, et que nul ne doit être empêché de l’expression publique ou de la pratique de sa religion. L’enseignement de Vatican II est directement une hérésie contre l’enseignement infaillible du Pape Pie IX et une foule d’autres papes. L’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse pourrait littéralement ajouté aux erreurs du Syllabus des erreurs condamnées par le pape Pie IX.

Benoît XVI admet que l’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse est en contradiction avec l’enseignement du Syllabus de Pie IX !

Ce qui est étonnant, c’est que Benoît XVI admet ce que nous venons de prouver au-dessus !

Benoît XVI, Principes de la théologie catholique de 1982, p. 381 : « S’il est souhaitable de proposer un diagnostic du texte [du document Vatican II, Gaudium et Spes] dans son ensemble, on peut dire que (en conjonction avec les textes sur la liberté religieuse et les religions du monde), il s’agit d’une révision du Syllabus de Pie IX , une sorte de contre-programme … En conséquence, l’unilatéralité de la position adoptée par l’Eglise sous Pie IX et Pie X en réponse à la situation créée par la nouvelle phase de l’histoire inaugurée par la Révolution Française, a été, dans une large mesure, corrigée … « 69

Benoît XVI admet ici que l’enseignement de Vatican II (auquel il adhère) est directement contraire à l’enseignement du Syllabus de Pie IX. En d’autres termes, il vient d’admettre que l’enseignement de Vatican II est contraire à l’enseignement du Magistère catholique. On ne peut guère demander plus de confirmation que l’enseignement de Vatican II est hérétique. Dans son livre, Benoît XVI répète encore et encore, en appelant l’enseignement de Vatican II « le contre-syllabus, » et en disant qu’il ne peut y avoir de retour au Syllabus des Erreurs !

Benoît XVI, Principes de la théologie catholique de 1982, p. 385 : «Par une sorte de nécessité intérieure, par conséquent, l’optimisme du contre-syllabus a cédé la place à un nouveau cri qui était beaucoup plus intense et plus spectaculaire que le précédent. « 70

Benoît XVI, Principes de la théologie catholique de 1982, p. 391 : «La tâche n’est pas, par conséquent, de supprimer le Concile, mais de découvrir le Concile réel et d’approfondir sa véritable intention, à la lumière de l’expérience actuelle. Cela signifie qu’il ne peut y avoir de retour au Syllabus, qui pourrait avoir marqué la première étape dans la confrontation avec le libéralisme et une nouvelle conception du marxisme, mais qui ne peut pas être la dernière étape. « 71

L’hérésie de Vatican II est peut-être plus clairement exprimée dans la citation suivante :

Document de Vatican II, Dignitatis Humanae n° 3 : «Alors l’Etat, dont la fin propre est de pourvoir au bien commun temporel, doit certainement reconnaître et promouvoir la vie religieuse de ses citoyens. Avec la même certitude qu’elle dépasse les limites de son autorité, si elle prend sur elle de diriger ou d’empêcher toute activité religieuse »72.

Vatican II affirme que l’État outrepasse ses pouvoirs si il ose prévenir l’activité religieuse. Ceci est totalement hérétique.

Pape Léon XIII, Libertas (# 21-23), 20 juin 1888 :  » la justice interdit donc, et la raison elle-même interdit, l’État d’être impie; ou d’adopter une ligne d’action qui mettrait fin à l’impiété – à savoir, de traiter les différentes religions (comme ils les appellent) semblables, et de conférer à leur promiscuité droits et privilèges égaux. Ensuite, la profession d’une religion est nécessaire dans l’État, la religion qui seule est vraie doit être professée, et peut être reconnue sans difficulté, en particulier dans les États catholiques, parce que les marques de la vérité sont, pour ainsi dire, gravées sur elle … Les hommes ont le droit librement et prudemment de propager dans tout l’État tout ce qui est vrai et honorable, afin que le plus grand nombre possible puisse le posséder, mais la fausse opinion, à laquelle aucune peste mentale n’est plus grande, et les vices qui corrompent le cœur et la vie morale doivent être diligemment réprimées par l’autorité publique, de peur qu’ils travaillent insidieusement à la ruine de l’Etat »73.

Ici, nous voyons le pape Léon XIII (qui réitère simplement l’enseignement constant pape après pape) enseigner que l’Etat non seulement peut mais doit limiter et interdire les droits et privilèges des autres religions à accomplir des actes religieux – exactement le contraire de ce que Vatican II a déclaré. Ces actes publics, ces faux avis et faux enseignements doivent être réprimés par les pouvoirs publics (l’Etat), selon l’enseignement de l’Église catholique, de sorte que les âmes ne soient pas scandalisés ou attirés par eux.

L’hérésie de Vatican II sur cette question est très claire, mais il y a toujours des hérétiques qui tentent de défendre l’indéfendable.

Réfutation des tentatives de défense de l’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse

Certains défenseurs de l’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse affirment que Vatican II a simplement enseigné que nous ne devrions pas forcer les gens à croire.

Patrick Madrid, le pape Fiction, p. 277 : «Remarquez que la déclaration [sur la liberté religieuse] n’approuve pas une liberté générale de croire ce que vous voulez, mais plutôt une liberté d’être contraint à croire quelque chose. Autrement dit, nul ne peut être contraint de se soumettre à la foi catholique »74.

Comme nous l’avons déjà vu, c’est complètement faux. Vatican II n’a pas seulement enseigné que l’Eglise catholique ne doit pas forcer ou contraindre un non-croyant d’être catholique. Au contraire, Vatican II a enseigné que les Etats n’ont pas le droit de déposer l’expression publique et la propagation de la pratique des fausses religions (parce que le droit civil à la liberté religieuse devrait être universellement reconnu). Encore une fois, nous devons comprendre la distinction entre les deux questions différentes que les défenseurs malhonnêtes de Vatican II tentent parfois de confondre :

Première question : l’Eglise catholique ne doit pas forcer ou contraindre un non-croyant à croire, puisque la croyance est gratuite – vrai ;

Deuxième question qui rend Vatican II hérétique : l’Etat ne peut pas réprimer l’expression publique de ces fausses religions – c’est là que Vatican II contredit l’Église catholique sur la liberté religieuse. La deuxième question est la clé.

Pour mieux comprendre cela, nous allons donner un exemple : Si un État permettait, par exemple, avec les musulmans et les juifs, la  tenue de leurs services religieux et célébrations dans un lieu public (même si elles ne troublent pas la paix ou n’empiètent pas sur une propriété privée ou ne perturbernt pas l’ordre public), l’État pourrait et devrait (selon l’enseignement catholique) réprimer ces services et célébrations et envoyer les juifs et les musulmans à la maison (ou ferait arrêter, si la loi était bien établie), car ils scandalisent les autres et pourraient entraîner d’autres à se joindre à ces fausses religions. L’État leur dirait leur obligation d’être catholique devant Dieu et essaierait de les convertir en les orientant vers les prêtres catholiques, mais ne les forcerait pas à le faire. Ceci est un exemple de la distinction entre 1) forcé d’être catholique, ce que l’Eglise condamne, car la croyance est gratuite et 2) le droit et devoir de l’État de réprimer l’activité de fausses religions, ce que l’Église enseigne.

Pape Pie IX, Syllabus, n° 78 : «Ainsi, dans certaines régions de nom catholique, il a été louable de sanctionner par la loi que les hommes ayant immigré peuvent être autorisés à avoir des exercices publics de toute forme de leur propre culte. « – Condamné. 75

Mais Vatican II enseigne exactement le contraire. Le passage cité ci-dessous est la plus claire hérésie de Vatican II sur la liberté religieuse. Nous le citons à nouveau parce que ce passage est tout à fait indéfendable et traverse toutes les tentatives de distorsions, telles que la distorsion de Patrick Madrid ci-dessus.

Le document du Vatican, Dignitatis Humanae n° 3 :  » Donc l’Etat, dont la fin propre est de pourvoir au bien commun temporel, doit certainement reconnaître et promouvoir la vie religieuse de ses citoyens. Avec la même certitude il dépasse les limites de son autorité si il prend sur lui de diriger ou d’empêcher toute activité religieuse.  » 76

Voici que Vatican II affirme que l’État outrepasse ses pouvoirs si il ose diriger ou empêcher l’activité religieuse. Nous avons vu ci-dessus que le Syllabus des erreurs condamne l’idée que l’Etat ne peut pas empêcher l’activité des autres religions. Cela prouve que l’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse est clairement faux et hérétique, et que Vatican II n’a pas seulement enseigné qu’il ne faut pas être contraint de devenir catholique.

Le subterfuge « dans de justes limites » 

Pour tenter de défendre l’enseignement hérétique de Vatican II sur la liberté religieuse par tous les moyens, les défenseurs du Concile Vatican II se livrent à d’énormes distorsions. Ils citent le passage ci-dessous de Vatican II et faussent son enseignement dans l’espoir que le passage puisse (étant ainsi déformé) d’une certaine manière être conforme à l’enseignement traditionnel contre la liberté religieuse. Ils affirment que Vatican II n’a pas permis la liberté inconditionnelle de culte public, mais ont mentionné certaines «limites».

Document de Vatican II, Dignitatis Humanae n° 2 : «Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte par des individus ou par des groupes, ou par aucune puissance humaine, que nul ne devrait être forcé d’agir contre sa conscience en matière religieuse, ni empêché d’agir selon sa conscience, que ce soit en privé ou en public, dans de justes limites … Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse devrait avoir une telle reconnaissance dans la régulation de la société pour devenir un droit civil »77.

« Voyez », disent-ils, « Vatican II a enseigné que les États pourraient imposer des limites à cette expression religieuse, et cela est en conformité avec l’enseignement traditionnel». C’est un argument malhonnête, une telle distorsion du texte, que les catholiques devraient en être outrés. Dans le passage ci-dessus, tout en enseignant qu’une personne (quelle que soit sa religion) ne peut être empêchée d’exprimer sa religion publiquement, Vatican II reste sur ses bases et fait en sorte que cela aille dans le sens de ne pas permettre l’anarchie dans l’État.

Vatican II a dû ajouter la clause «dans de justes limites» de sorte qu’il n’est pas allé dans le sens de soutenir, par exemple, un groupe religieux bloquant la circulation aux heures de pointe ou des services religieux qui se tiennentt au milieu de routes achalandées. Ainsi, il a enseigné que « nul ne doit être empêché … d’agir selon sa conscience, en privé comme en public, dans de justes limites. « Vatican II n’a en aucun cas dit que l’Etat catholique pourrait restreindre le droit de la liberté religieuse des citoyens non-catholiques ; Vatican II enseigne toujours l’indéniable hérésie sur la liberté religieuse : que la liberté religieuse doit être un droit civil et que nul ne peut être empêché par l’État d’agir selon sa conscience en public, mais il a simplement indiqué que l’ordre public ne doi past être violé par ceux qui exercent ce droit.

Pour prouver que tel est le sens – ce qui, bien sûr, est évident pour tout évaluateur honnête sur cette question – nous pouvons simplement citer le même n° 2 dans cette déclaration :

Document de Vatican II, Dignitatis Humanae n° 2 : «C’est pourquoi ce droit à la non-ingérence persiste même chez ceux qui ne s’acquittent pas de leurs obligations de chercher la vérité et tenus par elle, et l’exercice de ce droit ne doit pas être réduit, à condition que l’ordre public soit préservé. « 78

Nous pouvons voir que «dans de justes limites» signifie simplement « aussi longtemps que l’ordre public est préservé ». Ainsi, selon Vatican II, tout homme a droit à la liberté religieuse, y compris l’expression publique et la pratique de sa religion, que l’État ne peut restreindre, pour autant que l’ordre public soit préservé. Ceci est hérétique. Vatican II n’était pas conforme à l’enseignement traditionnel, peu importe comment les hérétiques durs tels que « Fr ». Brian Harrison malhonnête, tentent d’utiliser cette clause pour faire valoir. Vatican II a enseigné que l’Etat ne peut pas empêcher l’expression publique des religions fausses, comme on le voit très clairement dans cette citation que nous avons déjà vu.

Le document du Vatican, Dignitatis Humanae n° 3 :  » Donc l’Etat, dont la fin propre est de pourvoir au bien commun temporel, doit certainement reconnaître et promouvoir la vie religieuse de ses citoyens. Avec la même certitude qu’il dépasse les limites de son autorité si il prend sur lui de diriger ou d’empêcher toute activité religieuse »79.

Il n’est pas possible du tout de défendre l’enseignement hérétique inexcusable de Vatican II sur la liberté religieuse.

Objection : « L’enseignement sur la liberté religieuse n’est pas un dogme » 

Compte tenu de la contradiction évidente entre l’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse et l’enseignement traditionnel, d’autres défenseurs de l’apostasie post-Vatican II ont insisté sur le fait que, malgré la contradiction, l’enseignement de Vatican II n’implique pas l’hérésie parce que l’enseignement traditionnel sur la liberté religieuse n’a pas été infailliblement enseigné comme un dogme.

Chris Ferrara, Catholic Family Nouvelles, « S’opposer à l’entreprise sédévacantiste, Partie II, » octobre 2005, pp 24-25 : «Le [sédévacantiste] affirme qu’il y a une contradiction directe entre le document DH [Vatican II Dignitatis Humanae sur la liberté religieuse] et l’enseignement traditionnel : DH affirme un droit naturel [sic] de liberté religieuse dans les manifestations publiques de fausses religions par des membres de sectes non-catholiques, tandis que l’enseignement traditionnel condamne cette notion … Mais supposons pour la commodité du raisonnement que la contradiction directe existe entre DH [ Dignitatis Humanae ] et l’enseignement de tradition, et que cette contradiction est manifeste, aucune explication n’est nécessaire pour démontrer que même ainsi, la contradiction ne serait pas hérésie manifeste comme telle, puisque l’enseignement traditionnel de l’Église sur le droit et le devoir de l’Etat de réprimer les violations extérieures de la religion catholique n’est pas un dogme défini de la foi catholique, ni l’enseignement qu’il n’y a pas de droit en tant que tel publiquement de manifester publiquement une fausse religion catholique dans les États »80.

Ceci est complètement faux et facilement réfuté. L’idée qu’a enseigné le Concile Vatican II, est que chaque homme devrait avoir le droit civil à la liberté religieuse, de sorte qu’il est garanti par la loi le droit pour pratiquer publiquement et diffuser sa fausse religion, était dogmatiquement, solennellement et infailliblement condamnée par le pape Pie IX dans Quanta Cura. Le language que Pie IX utilise satisfait plus qu’aux exigences d’une définition dogmatique. S’il vous plaît noter en particulier les parties en gras et soulignées.

Pape Pie IX, Quanta Cura (s # 3-6), 8 décembre 1864, ex cathedra : «De même totalement fausse est l’idée qu’un gouvernement social ne craigne pas de favoriser cette opinion erronée, la plus fatale dans ses effets sur l’Église catholique et le salut des âmes, appelée par Notre prédécesseur, Grégoire XVI, une folie, à savoir que «la liberté de conscience et de culte est un droit personnel de CHAQUE HOMME, qui devrait être LÉGALEMENT proclamé et affirmé dans toute société bien constituée, et que ce droit réside pour les citoyens à une liberté absolue, qui ne doit être retenu par aucune autorité ecclésiastique ou civile, par lequel ils peuvent être en mesure ouvertement et publiquement de manifester et de déclarer QUOI QUE CE SOIT de leurs idées, de bouche à oreille, par la presse, OU DE TOUTE AUTRE MANIERE. Mais alors qu’ils affirment imprudemment, ils ne comprennent pas qu’ils prêchent la liberté de perdition … Par conséquent, PAR NOTRE autorité apostolique, NOUS réprouvons, proscrivons, et nous condamnons toutes les opinions et DOCTRINES singulières et MAUVAISES spécialement mentionnées dans cette lettre et ET NOUS COMMANDONS qu’elles soient rigoureusement tenues par tous les fils de l’Église catholique, réprouvées, proscrites et condamnées. « 81

Le pape Pie IX condamne solennellement, réprouvé et proscrit (interdit) cette opinion mauvaise par son autorité apostolique, et déclare solennellement que tous les fils de l’Église catholique doivent tenir cette opinion mauvaise comme condamnée. C’est un langage solennel et de l’ordre de l’enseignement infaillible. Il ne fait aucun doute que Quanta Cura constitue une condamnation dogmatique de l’idée selon laquelle la liberté religieuse doit être un droit civil donné à chaque homme. L’enseignement de Vatican II était donc directement une hérésie contre l’enseignement infaillible dogmatique sur la question.

L’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse rejette toute l’histoire de la chrétienté et détruit la Société catholique 

Nous avons montré que l’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse est hérétique. Beaucoup d’autres exemples pourraient être donnés pour illustrer que l’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse est faux, mal et non catholique. Par exemple, le concile dogmatique de Vienne  enjointspécifiquement aux dirigeants des États catholiques qu’ils doivent contrôler publiquement (supprimer publiquement) la pratique publique du culte islamique. Le pape Clément V rappela à l’État son devoir d’interdire la profession publique de fausses religions.

Pape Clément V, concile de Vienne, 1311-1312 :  » C’est une insulte au saint nom et une honte pour la foi chrétienne que dans certaines régions du monde soumises à des princes chrétiens où les Sarrasins [les adeptes de l’islam, aussi appelés les musulmans] en direct, parfois en dehors, sont parfois mêlés à des chrétiens, les prêtres sarrasins, communément appelés Zabazala, dans leurs temples ou mosquées où les Sarrasins se réunissent pour adorer l’infidèle Mahomet, invoquent et exaltent son nom tous les jours à certaines heures d’un haut lieu … Cela jette le discrédit sur notre foi et est un grand scandale pour les fidèles. Ces pratiques ne peuvent être tolérées sans déplaire à la majesté divine. Nous avons donc, avec l’approbation du concile sacré, défendu aussi strictement ces pratiques désormais dans les terres chrétiennes. Nous enjoignons les princes catholiques, tous et chacun … Ils doivent interdire expressément l’invocation publique du nom sacrilège de Mahomet … Ceux qui prétendent agir autrement doivent être ainsi châtiés par les princes pour leur irrévérence, pour que d’autres puissent être dissuadés d’une telle audace. « 82

Selon Vatican II, cet enseignement du Concile de Vienne est erroné. Il a aussi eu tort, selon l’enseignement du Concile Vatican II, de dire que la religion chrétienne a été déclaré la religion de l’Empire romain par Théodose en 392 après J-C et tous les temples païens qui ont été fermés .83 Cela nous montre à nouveau que l’enseignement de Vatican II sur la liberté religieuse était mal et hérétique.

L’enseignement hérétique de Vatican II sur la liberté religieuse est précisément la raison pour laquelle, après Vatican II, un certain nombre de nations catholiques ont changé leurs constitutions catholiques en faveur des laïques ! Les constitutions catholiques d’Espagne et la de Colombie ont été effectivement supprimées à la demande expresse du Vatican, et les lois de ces pays ont été changées pour permettre la pratique publique des religions non-catholiques.

Les modifications apportées à la loi catholique espagnole à la suite de l’enseignement de Vatican II

Le « Fuero de los Españoles, » la loi fondamentale de l’Etat espagnol a adopté le 17 Juillet 1945, a interdit toutes les activités de propagande de la part des fausses religions.

Article 6, 1 : «La profession et la pratique de la religion catholique, qui est celle de l’État espagnol, bénéficie d’une protection officielle. »

Article 6, 2 : «… les seules cérémonies et autres manifestations ouvertes de religion permises seront catholiques. « 

Nous pouvons voir que, en conformité avec la doctrine catholique traditionnelle, le droit espagnol a décrété que les seules cérémonies et manifestations publiques de la religion seraient catholiquesAprès Vatican II, cependant, la « Ley Organica del Estado» (10 janvier 1967) a remplacé ce deuxième alinéa de l’article 6 par ce qui suit :

 » L’Etat prendra en charge la protection de la liberté religieuse qui sera sous la protection de la magistrature chargée de protéger la moralité et l’ordre public. « 

En outre, le préambule de la Constitution de l’Espagne, modifié par cette même « Ley Organica del Estado » après le Concile Vatican II, a explicitement déclaré :

« … Compte tenu de la modification introduite à l’article 6 de la Ley Organica « del Estado », ratifiée par référendum de la nation, afin d’adapter le texte de la Déclaration conciliaire sur la liberté religieuse promulguée le 7 décembre 1965 [par le Concile Vatican II ], qui exige la reconnaissance explicite de ce droit [la liberté religieuse], et se conforme par ailleurs au deuxième principe fondamental du Mouvement selon lequel l’enseignement de l’Église doit inspirer nos lois … « 

Nous pouvons voir que le deuxième alinéa de l’article 6 de la Constitution de 1945 a été remplacé par celui de 1967, précisément pour mettre les lois de l’Espagne en accord avec la déclaration de Vatican II ! Peut-être que cette révision des lois catholique dans un pays catholique, qui a été faite dans le but de se conformer à la nouvelle religion de Vatican II, illustre plus que tout autre les forces à l’œuvre ici. L’Espagne est passée d’une nation catholique à une athée, qui maintenant donne une protection juridique pour le divorce, la sodomie, la pornographie et la contraception, tout cela grâce à Vatican II.

Pape saint Pie X, Vehementer, 11 février 1906 : «Nous avons, en accord avec l’autorité suprême que nous détenons de Dieu, désapprouvé et condamné la loi établie qui sépare l’Etat français de l’Église, pour les raisons que nous avons ont mises en avant : car elle inflige le plus grand tort à Dieu le rejettant solennellement, en déclarant au début que l’État est dénué de tout culte religieux … « 84

Pape Grégoire XVI, Inter Praecipuas (n° 14), 8 mai 1844 : « L’expérience montre qu’il n’y a pas de moyen plus direct pour aliéner la population de la fidélité et de l’obéissance à ses dirigeants que par l’indifférence à la religion propagée par les membres de la secte dans le cadre du nom de liberté religieuse »85.

En accord avec son enseignement hérétique sur la liberté religieuse, le Concile Vatican II enseigne l’hérésie selon laquelle toutes les religions ont la liberté de parole et la liberté de la presse.

Document de Vatican II, Dignitatis Humanae n° 4 : « En outre, les communautés religieuses ont le droit d’enseigner et de témoigner publiquement de leur foi, par la parole et l’écriture sans entrave. « 86

L’idée que tout le monde a le droit à la liberté d’expression et de la presse a été condamnée par de nombreux papes. Nous allons seulement citer le pape Grégoire XVI et le Pape Léon XIII. Notez que le pape Grégoire XVI a appelé cette idée (la chose enseignée par le Concile Vatican II) nuisible et «jamais suffisamment dénoncée. »

Pape Grégoire XVI, Mirari Vos (n° 15), 15 août 1832 : «Ici, nous devons comprendre que la liberté nuisible et jamais suffisamment dénoncée à publier des écrits quels qu’ils soient et de les diffuser à la population, que certains osent réclamer de promouvoir et avec tant grande clameur. Nous sommes horrifiés de voir ces monstrueuses doctrines et ces erreurs prodigieuses diffusées un peu partout dans d’innombrables livres, brochures et autres écrits qui, bien que petits en poids, sont très grands dans la méchanceté. « 87

Pape Léon XIII, Libertas (n° 42), 20 juin 1888 : « De ce qui a été dit il s’ensuit qu’il est tout à fait illégal d’exiger, de défendre ou d’accorder la liberté inconditionnelle de la pensée, de la parole ou de l’écriture, ou de l’adoration, comme si celles-ci étaient de si nombreux droits accordés par la nature à l’homme »88.

Pape Léon XIII, Immortale Dei (n° 34), 1er novembre 1885 : « Ainsi, Grégoire XVI dans sa lettre encyclique Mirari Vos, en date du 15 Août 1832, a invectivé par des paroles lourdes contre les sophismes qui, même à son époque étaient publiquement inculqués – à savoirqu’aucune préférence ne doit être indiquée pour une forme particulière d’adoration ; qu’il est bon pour les individus de former leurs propres jugements personnels sur la religion, que la conscience de chaque homme est son seul guide et suffit à tout, et qu’il est licite pour chaque homme de publier ses propres opinions, quelles qu’elles soient, et même de complot contre l’État »89.

Tout cela prouve que l’enseignement catholique contredit directement l’enseignement hérétique de Vatican II.

Nostra Aetate – le décret hérétique de Vatican 2 sur les religions non-chrétiennes

Document de Vatican II, Nostra Aetate n° 3 : «L’Église regarde aussi les musulmans avec respect. Ils adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes et aux décrets duquel, même s’ils sont cachés, ils s’efforcent de se soumettre sans réserve, tout comme Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers, soumise à Dieu … C’est pourquoi ils tiennent compte de la vie morale et adorent Dieu dans la prière, l’aumône et le jeûne. « 95

Ici nous trouvons l’enseignement de Vatican II selon lequel les musulmans adorent le Dieu unique, le Créateur du Ciel et de la Terre. Ceci est similaire, mais légèrement différent de l’hérésie que nous avons déjà exposé dans Lumen Gentium. Le faux dieu des musulmans (qui n’est pas la Trinité) n’a pas créé le ciel et la terre. La Très Sainte Trinité a créé le Ciel et la Terre.

Pape saint Léon IX, Congratulamur Vehementer, 13 Avril 1053 :  » Car je crois fermement que la Sainte Trinité, du Père et du Fils et du Saint-Esprit, est un seul Dieu tout-puissant, et dans la Trinité toute Divinité est co-essentielle et consubstantielle, co-éternelle et co-puissante, et d’une volonté, une puissance, une majesté, le créateur de toute la création, à partir de qui toutes choses, par qui sont toutes choses, en qui toutes choses, visibles ou invisibles, sont dans les cieux et sur la terre. De même, je crois que chaque personne dans la Sainte Trinité est le seul vrai Dieu, complet et parfait. « 96

Comparaison intéressante du language entre Vatican II et le Concile de Florence

Document Vatican II, Nostra Aetate n° 3 : «L’Église regarde aussi les musulmans avec respect. Ils adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes et aux décrets duquel, même s’ils sont cachés, ils s’efforcent de se soumettre sans réserve, tout comme Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers, soumise à Dieu … C’est pourquoi ils tiennent compte de la vie morale et adorent Dieu dans la prière, l’aumône et le jeûne « . Pape Eugène IV, Concile de Florence, 1441, ex cathedra : «Elle [la sainte Église] croit fermement, professe et prêche qu' »aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Eglise catholique, non seulement païens mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront  » dans le feu éternel qui est préparé par le diable et ses anges » Mt 25,41 à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; elle professe aussi que l’unité du corps de l’Eglise a un tel pouvoir que les sacrements de l’Eglise n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Eglise catholique. »

Veuillez noter que le Concile de Florence a défini dogmatiquement la nécessité de la foi catholique pour le salut, il a souligné les prières, l’aumône et le jeûne de ceux à l’intérieur du giron de l’Eglise. Il a déclaré que cette aumône ne profitera pas à celui qui est en dehors de l’Eglise. Il est intéressant que le Concile Vatican II, en louant les musulmans et leur religion fausse, utilise presque exactement le même langage que le Conseil de Florence, mais encore une fois avec un sens contraire : Vatican II salue les jeûnes, l’aumône et la prière des membres d’une fausse religion non-catholique.

Nostra Aetate 3 dit aussi que l’Eglise catholique regarde avec estime les musulmans, qui cherchent à se soumettre à Dieu sans réserve, tout comme Abraham l’a fait. Mais l’admiration de Vatican II pour les musulmans infidèles n’est pas partagé par l’Eglise catholique. L’Eglise désire la conversion et le bonheur éternel de tous les musulmans, mais elle reconnaît que l’islam est une religion horrible et fausse. Elle ne prétend pas qu’ils se soumettent à Dieu. Elle sait qu’ils appartiennent à une fausse religion.

Pape Eugène IV, Concile de Bâle, Session 19, 7 septembre 1434 : «… il y a de l’espoir qu’un très grand nombre de la secte abominable de Mahomet seront convertis à la foi catholique »97.

Pape Benoît XIV a strictement interdit aux catholiques de même donner des noms musulmans à leurs enfants sous peine de damnation.

Pape Benoît XIV, Quod Provinciale, 1er août 1754 : « Le Concile provincial de votre province de l’Albanie … a décrété solennellement dans son troisième canon, entre autres questions, comme vous le savez, que des noms turcs ou musulmans ne doivent pas être administrés à des enfants ou adultes dans le baptême … Cela ne devrait pas être difficile pour l’un de vous, Vénérables Frères, qu’aucun des schismatiques et hérétiques ont été assez téméraires pour prendre un nom musulman, et à moins que votre justice abonde plus que la leur, vous ne saisissiez le royaume de Dieu »98.

Nostra Aetate n° 4 enseigne l’hérésie selon laquelle les Juifs ne devraient pas être considérés comme rejetés par Dieu. Nous ne le répéterons pas ici.

Nostra Aetate a également veillé à rappeler au monde à quel niveau est le bouddhisme et comment cette fausse religion mène à la plus haute illumination.

Document de Vatican II, Nostra Aetate n° 2 : « Dans le bouddhisme, selon ses diverses formes, l’insuffisance radicale de ce monde changeant est reconnue et une façon est enseignée par laquelle ceux qui ont un esprit dévot et confiant peuvent être en mesure d’atteindre soit un état de parfaite liberté ou, en s’appuyant sur leurs propres efforts ou l’aide d’une source supérieure, la plus haute illumination.  » 99

Vatican II dit que dans le bouddhisme «une façon est enseignée» par laquelle les hommes peuvent atteindre la plus haute illumination ! Il s’agit d’apostasie. C’est l’une des pires hérésies de Vatican II. En outre, on peut lire comment Paul VI (l’homme qui a solennellement promulgué Vatican II) a compris son enseignement sur le bouddhisme.

Paul 6, Audience générale pour les bouddhistes japonais, le 5 septembre 1973 : « C’est un grand plaisir pour nous d’accueillir les membres bouddhistes du Europe Tour japonais, les adeptes d’honneur de la secte Soto-shu du bouddhisme … Au Concile Vatican II, l’Eglise catholique a exhorté ses fils et filles pour étudier et évaluer les traditions religieuses de l’humanité et à «apprendre par le dialogue sincère et patient, quelles richesses Dieu bienfaisant a distribué parmi les nations de la terre» ( Ad Gentes, 11) … Le bouddhisme est une des richesses de l’Asie … « 100

Se basant sur Vatican II (qu’il a solennellement promulgué), Paul VI affirme que cette fausse religion païenne est l’une des «richesses de l’Asie» !

Vatican II salue également la fausse religion de l’hindouisme pour sa richesse inépuisable d’«investigations philosophiques pénétrantes», ainsi que sa durée de vie ascétique et la méditation profonde.

Document de Vatican II, Nostra Aetate n° 2 : « Ainsi, dans l’hindouisme le mystère divin est exploré et défendu avec une richesse inépuisable des mythes et desinvestigations philosophiques pénétrantes, et la libération des angoisses de notre état est demandée soit à travers différentes formes de la vie ascétique ou la profonde méditation ou en prenant refuge en Dieu avec confiance amour. « 101

Remarquez comment précisément l’éloge de Vatican II pour la fausse religion de l’hindouisme est contredite par le pape Léon XII :

Pape Léon XIII, Extremas (n° 1), 24 juin 1893 : «Nos pensées se tournent tout d’abord vers le bienheureux apôtre Thomas qui est appelé à juste titre le fondateur de la prédication de l’Evangile aux hindous. Ensuite, il y a François Xavier … Grâce à sa persévérance extraordinaire, il a converti des centaines de milliers d’hindous des mythes et des superstitions infâmes des brahmanes à la vraie religion. Sur les traces de ce saint homme ont suivi de nombreux prêtres … Ils poursuivent ces nobles efforts, toutefois, dans les vastes étendues de la Terre, beaucoup sont encore privés de la vérité, misérablement emprisonnés dans les ténèbres de la superstition. « 102

Ce sont vraiment deux religions différentes

Le pape Léon XIII, Extremas (n° 1), 24 juin 1893 : « … Grâce à sa persévérance extraordinaire, il a converti des centaines de milliers d’hindous des mythes et des superstitions infâmes des brahmanes à la vraie religion. Sur les traces de ce saint homme, ont suivi de nombreux prêtres … Ils poursuivent ces nobles efforts, toutefois, dans les vastes étendues de la terre, beaucoup sont encore privés de la vérité, misérablement emprisonnés dans les ténèbres de la superstition « . Document Vatican II, Nostra Aetate (n° 2) : « Ainsi, dans l’hindouisme, le mystère divin est exploré et défendu avec une richesse inépuisable des mythes et des investigations philosophiques pénétrantes, et la libération est des angoisses de notre Etat est demandée soit à travers différentes formes de la vie ascétique ou la méditation profonde ou le refuge en Dieu avec confiance et amour . « 

Au milieu de tout cela Vatican II blasphème, aucune mention n’est faite comme quoi ces infidèles doivent être convertis au Christ, aucune prière n’est faite pour que la foi puisse leur être accordée et aucune mise en garde comme quoi ces idolâtres doivent être délivrés de leur impiété et l’obscurité de leurs superstitions. Ce que nous voyons est la louange et l’estime envers ces religions du diable. Ce que nous voyons est un syncrétisme sans équivoque, qui traite toutes les religions comme si elles étaient des chemins vers Dieu.

Pape Pie XI, Mortalium Animos (n° 2), 6 janvier 1928 : «… cette fausse opinion qui considère que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, … Non seulement ceux qui soutiennent cette opinion sont dans l’erreur et trompés, mais de plus, en pervertissant l’idée de la vraie religion ils la rejettent … « 103

Pape Pie IX, Qui Pluribus (n° 15), 9 novembre 1846 : «Aussi perverse est la théorie choquante selon laquelle cela ne fait aucune différence à quellereligion on appartient, une théorie fortement en contradiction même avec la raison. Par le biais de cette théorie, ces hommes rusés suppriment toute distinction entre la vertu et le vice, la vérité et l’erreur, l’action honorable et la vile. Ils prétendent que les hommes peuvent obtenir le salut éternel par la pratique de toute religion, comme si il pouvait jamais y avoir de partage entre la justice et l’iniquité, toute collaboration entre la lumière et les ténèbres, ou tout accord entre Christ et Bélial. « 104

Hérésie du baptême de désir

Le sacrement du baptême est nécessaire au salut

Pour montrer en outre que le sacrement du baptême est nécessaire au salut, voici de nombreuses déclarations infaillibles de la Chaire de saint Pierre.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 7, Can. 5 sur le Sacrement du Baptême, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire pas nécessaire pour le salut (cf. Jn 3,5) : qu’il soit anathème». 

Cette définition dogmatique infaillible de la Chaire de saint Pierre (ex cathedra) condamne ceux qui disent que le sacrement de baptême n’est pas nécessaire au salut. Le sacrement du Baptême est nécessaire pour tous pour le salut, tout d’abord, parce que, comme le Concile de Trente le définit, tous les hommes (sauf la Bienheureuse Vierge Marie) ont été conçus dans un état de péché originel à la suite du péché d’Adam, le premier homme. Le sacrement du Baptême est également nécessaire pour tous pour le salut, car c’est le moyen par lequel on est marqué en tant que membre de Jésus-Christ et incorporé dans son Corps mystique. Et dans la définition de la vérité selon laquelle tous les hommes ont été conçus dans l’état de péché originel, le Concile de Trente a spécifiquement déclaré que la Vierge Marie était une exception à son décret sur le péché originel. Mais dans la définition de la vérité selon laquelle le sacrement du baptême est nécessaire au salut, le Concile de Trente n’a fait exception de personne.

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 novembre 1551 ex cathedra : «… puisque l’Eglise n’exerce de jugement sur personne qui ne soit d’abord entré dans l’Eglise par la porte du baptême. « Qu’ai-je à faire en effet (dit l’Apôtre) de juger ceux du dehors ? 1 Co 5, 12. Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi Ga 6,10 que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême 1 Co 12,12-13.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Eglise. Et puisque la mort est entrée dans l’univers par le premier homme, à moins que nous ne soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, « nous ne pouvons pas », comme dit la Vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle».

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : « Mais le sacrement du baptême est consacré dans l’eau à l’invocation de l’indivisible Trinité – à savoir, Père, Fils et Saint-Esprit – et apporte le salut aux enfants et aux adultes quand il est correctement effectué par n’importe qui dans la forme prévue par l’Eglise ».

Pape Pie XI, Quas Primas, n° 15, 11 décembre 1925 : «En effet, ce royaume est présenté dans les Evangiles comme tel, dans lequel les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence, d’ailleurs, ils ne peuvent entrer que par la foi et le baptême, qui, bien qu‘un rite extérieur, signifie et opère une régénération intérieure ».

Nous voyons ici que l’on ne peut pas entrer dans le royaume des cieux sans la foi et le rite du baptême externe (par exemple, le sacrement du baptême). Les gens ignorants contredisent aujourd’hui ce fait selon lequel les gens peuvent atteindre le ciel sans un vrai et réel baptême d’eau. On peut facilement comprendre qu’une personne soit ignorante de ces faits et croit qu’une personne ou un enfant puisse être sauvé sans le sacrement du baptême car beaucoup ont eu tort sur ce point, même les Saints. Mais quand on a vu ces infaillibles déclarations dogmatiques des Papes, et que l’on s’obstine à tenir la position selon laquelle les personnes ou les enfants peuvent être sauvés sans le baptême d’eau réel et actuel, on est un hérétique. Un hérétique est une personne qui obstinément, volontairement et sciemment a une opinion qu’il sait être en opposition avec ce que l’Église enseigne.

Pape Paul III, Concile de Trente, Can. 2 sur le sacrement du Baptême, Sess. 7, 1547, ex cathedra : « Si quelqu’un dit que l’eau réelle et naturelle n’est pas nécessaire pour le baptême, et qu’à ce titre les paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ : «Si un homme ne naît de nouveau de l’eau et de l’Esprit Saint» [Jean 3:5], sont déformées dans une sorte de métaphore : qu’il soit anathème ».

Pape Benoît XIV, Nuper ad nos, 16 mars 1743, la profession de foi : « De même (je professe) que le baptême est nécessaire au salut, et par conséquent, s’il y a danger imminent de mort, il devrait être conféré à la fois et sans délai , et qu’il est valide s’il est conféré droitement en matière, forme, et intention, par quiconque, et à tout moment».

Catéchisme du Concile de Trente, baptême rendu obligatoire après la résurrection du Christ, p. 171 : « les écrivains sacrés sont unanimes à dire qu’après la résurrection de notre Seigneur, quand Il a donné à ses apôtres le commandement d’aller enseigner toutes les nations, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Espritla loi du Baptême est devenue obligatoire pour tous ceux qui devaient être sauvés ».

Une personne affirmant que le salut peut être obtenu invinciblement ou par ignorance, par les juifs, les païens, les hérétiques ou schismatiques sans le baptême ou la foi catholique, est vraiment le plus mauvais dans la doctrine, car il fait perdre le sens de la foi en Jésus-Christ et de la vraie foi catholique. Selon cette vision erronée, celui qui est «bon» peut atteindre la vie éternelle.

L’Esprit-Saint, le sang et l’eau sont infailliblement inséparables :

Pape Saint Léon le Grand, Concile de Chalcédoine, 451 ex cathedra : «Qu’il y en a trois qui rendent témoignage – l’Esprit, le Sang et l’eau – Les Trois ne sont qu’en d’autres termes, l’Esprit de sanctification, le Sang de la Rédemption et l’eau du baptêmeCes trois sont Un seul et restent indivisibles. Aucun d’entre eux ne sont séparables et n’ont de privilège avec les autres».

On ne peut pas séparer le baptême de l’eau sans être hérétique.

Beaucoup de gens aiment s’opposer contre ces vérités comme «charitables». Mais ce n’est pas vrai. La «fondation de la charité est la foi pure et sans tache» (Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 9). Certains diront aussi qu’ils ne peuvent pas comprendre la justice derrière ces déclarations infaillibles de Dieu à travers des Papes. Mais ce n’est pas de notre devoir de remettre en question les lois de Dieu et les décrets. Notre travail consiste à croire en premier et deuxièmement à comprendre. Pourtant, si l’on regarde cette situation clairement, on peut comprendre la justice derrière. Adam et Eve ont apporté la mort et le péché originel sur chaque être par leur péché en mangeant le fruit défendu. Sont-ils tombés juste pour désirer le fruit ? NON ! Ils sont tombés après avoir mangé un fruit réel physique. Si vous ne pouvez pas accepter que l’humanité tout entière doive être baptisée au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, comment pouvez-vous accepter que toute l’humanité soit tombée dans le péché à cause d’Adam et Ève qui ont mangé un fruit physique ?

Voici quelques citations très pertinentes dans les Révélations de sainte Brigitte (Les Révélations de sainte Brigitte, Livre 4, Chapitre 74) qui décrivent la puissance d’un véritable baptême et comment l’eau réelle doit être jointe au sacrement du baptême pour être efficace :

« Derechef la Mère de Dieu apparut, disant : Il vous faut encore, ô mon fils, un cheval sellé. Par le cheval est entendu spirituellement le baptême : car comme le cheval porte et avance l’homme pour faire chemin en peu de temps avec quatre pieds , de même le baptême , qui est entendu par le cheval, porte l’homme devant le respect et présence de Dieu , ayant quatre principaux effets spirituels : le premier est que les baptisés sont affranchis et délivrés des griffes de Satan , et s’obligent aux commandements de Dieu et à le servir ; le deuxième , ils sont purifiés du péché originel ; le troisième , ils sont faits enfants de Dieu et ses cohéritiers ; le quatrième , le ciel leur est ouvert.

« Mais hélas ! il y en a plusieurs qui, étant arrivés aux ans de discrétion, mettent un mors à ce cheval et le détourne de la vraie voie, le conduisant par la fausse, car lors la voie du baptême est droite et est tenu à droit fil, quand l’homme est instruit avant l’âge de discrétion, et est conservé en bonnes mœurs ; et quand l’homme est parvenu à l’âge de discrétion et considère sérieusement qu’est-ce qu’il a promis aux fonts du baptême , garde la foi inviolable et la charité divine, lors le cheval est bien conduit ; mais lors il le fourvoie et l’écarte du droit chemin et lui met un mauvais frein, quand il préfère à Dieu le monde et la chair. La selle du cheval, c’est-à-dire, du baptême, c’est l’effet de la passion très amère et de la mort horrible de Jésus-Christ, par laquelle le baptême a obtenu son effet, car qu’est-ce que l’eau, sinon un élément ? Mais après avoir été fait sang de Dieu , il vient à l’élément du Verbe divin et à la vertu du sang épandu de Dieu , et de la sorte, l’eau du baptême , par la parole divin , a été la réconciliation de l’homme et de Dieu , la porte de miséricorde et la chasse des démons infernaux , la voie du ciel et le pardon des péchés.

« Que celui qui voudra donc se glorifier en la vertu du baptême, considère, en premier lieu, l’amertume de l’effet de l’institution baptismale, afin que, quand l’esprit humain s’enflera contre Dieu, il considère mûrement avec combien d’amertume Dieu mourant l’a racheté, et qu’il pèse aussi combien de fois il a enfreint le vœu du baptême, qu’est-ce qu’il mérite pour de si horribles chutes».

Comme nous pouvons le lire à partir de ce splendide enseignement par notre Sainte Mère, l’eau a reçu le sang de notre Seigneur quand il est mort pour nos péchés, et c’est pourquoi l’eau peut avoir une si grande efficacité, qu’elle peut même laver le péché originel quand elle est utilisée par l’invocation du nom de la Sainte Trinité. Voici un autre bon exemple des révélations de sainte Brigitte sur l’efficacité du baptême :

Le Christ décrit pourquoi un garçon de trois ans est tourmenté par un démon :

«Et même si l’enfant est né par la semence du père et de la mère, le diable a toujours le plus grand pouvoir sur lui, car il n’est pas rené à travers le vrai baptême, mais est baptisé seulement dans la façon dont les femmes sont habitués à baptiser, qui ne connaissent pas les paroles de la Sainte Trinité. C’est pourquoi le garçon peut être baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, puis il sera guéri».

La Profession de foi tridentine est simple et claire :

Bulle Iniunctum nobis Pie IV, Profession de foi tridentine, 13 novembre 1564 : «… Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés,… [Texte latin infaillible : Confiteor unum baptisma in remissionem peccatorum,…

«un baptême» = unique baptême (et non un vague genre de baptême de plusieurs sortes). Nier en connaissance, volontairement ou obstinément, la nécessité du baptême pour le salut c’est nier la profession de foi, c’est une hérésie.

La théorie du baptême de désir, une tradition de l’homme

Ceux qui ont été endoctrinés par les apologistes de la théorie du baptême de désir seront peut-être surpris d’apprendre que de tous les Pères de l’Église, seulement 1 peut être présenté par les défenseurs du baptême de désir comme ayant enseigné le concept. C’est exact, seulement un, saint Augustin. Les  défenseurs du baptême de désir font une faible tentative de présenter un second père, saint Ambroise, comme nous allons le voir, mais même si c’était vrai, que seraient seulement deux pères de centaines de personnes qui peuvent être proposés comme jamais avoir spéculé sur la notion de baptême de désir. Alors, que peut-on dire sur les déclarations suivantes des prêtres de la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX), qui ont écrit trois livres distincts sur «le baptême de désir» ?

Père Jean-Marc Rulleau (FSSPX), baptême de désir, p. 63 : «Ce baptême de désir compense le manque de baptême sacramentel … L’existence de ce mode de salut est une vérité enseignée par le Magistère de l’Eglise et a été tenu dès les premiers siècles par tous les PèresAucun théologien catholique ne l’a contesté ».

Père François Laisney (FSSPX), Qu’est-ce que le Feeneyisme catholique ?, p. 79, sur le baptême de désir : « Ce n’est pas seulement l’enseignement commun, mais l’enseignement unanime, ce n’est pas seulement depuis le début de ce millénaire, mais depuis le début de l’Eglise … « 

Ces déclarations sont totalement fausses et des graves mensonges qui dénaturent complètement l’enseignement de la Tradition et de la foi des gens corrompus, comme nous l’avons déjà vu. Les pères sont à l’unanimité contre l’idée que quiconque (y compris un catéchumène) pouvait être sauvé sans le baptême d’eau. Mais examinons l’enseignement d’un père, saint Augustin, qui a fait croire (au moins parfois) en l’idée qu’un catéchumène peut être sauvé sans le sacrement du baptême par son désir pour celui-ci.

Saint Augustin (354-430)

Saint Augustin est cité en faveur de la notion de baptême de désir, mais il est vraiment en lutte avec la question, parfois opposé clairement à l’idée que les non baptisés catéchumènes pouvaient atteindre le salut, et d’autres fois il la soutient.

Saint-Augustin, 400 : «Que le lieu du baptême est parfois fournie par la souffrance est prise en charge par un argument de poids que le même bienheureux Cyprien dessine … Compte tenu de cela maintes et maintes fois, je trouve que non seulement la souffrance pour le nom du Christ peut fournir ce qui manque au moyen du baptême, mais même la foi et la conversion du cœur, si … le recours ne peut pas être fait à la célébration du mystère du Baptême ».

Il y a deux points intéressants à propos de ce passage. Le premier concerne le baptême de sang : l’avis que saint Augustin dit avoir de sa foi dans le baptême de sang est prise en charge par une déduction ou un argument que fait saint Cyprien, rien d’enraciné dans la tradition des Apôtres ou les Pontifes romains.

Saint-Cyprien, à Jubaianus (254) : «… en ce qui concerne ce que je pourrais penser de la question du baptême des hérétiques … Ce baptême nous ne pouvons pas le compter comme valide … « 

Comme nous l’avons déjà vu, la plupart des inférences de Saint-Cyprien se sont montrées avoir tout à fait tort, pour le dire gentiment, comme son « inférence » qu’il était de «Tradition apostolique» que les hérétiques ne peuvent conférer le baptême, ce qui est faux, puisque même les hérétiques peuvent baptiser validement. Ainsi, cette déclaration de saint Augustin est révélatrice d’un point très important : sa croyance, même dans le baptême de sang est enracinée dans la spéculation humaine faillible, pas dans la révélation divine ou la Tradition infaillible. Il admet qu’il pourrait se tromper et, en fait, il a tort.

Deuxièmement, lorsque Augustin conclut qu’il croit aussi que la foi (c’est la foi dans le catholicisme) et un désir pour le baptême pourraient avoir le même effet que le martyre, il dit : « Compte tenu de cela maintes et maintes fois … ». En disant qu’il considérait cela maintes et maintes fois, saint Augustin admet que son opinion sur le baptême de désir est aussi quelque chose qu’il a rejoint à partir de son propre compte, et non par la tradition ou l’enseignement infaillible. C’est quelque chose avec lequel il a certes lutté avec et sur lequel il se contredit. Tout cela sert à prouver encore une fois que le baptême de désir, comme le baptême de sang, est une tradition de l’homme, né dans la spéculation humaine erronée et faillible (certes de quelques grands hommes), et non pas enracinée dans ou provenant de toute la Tradition des Apôtres ou des papes.

Sur les centaines de pères de l’Eglise, le seul autre père préconisant le baptême de désir que ses défenseurs essaient de citer est saint Ambroise. Ils pensent que, dans son discours funèbre pour son ami (l’empereur Valentinien), il a enseigné que l’empereur (qui n’était qu’un catéchumène) a été sauvé par son désir pour le baptême. Mais l’oraison funèbre de saint Ambroise de Valentinien est extrêmement ambiguë et peut être interprétée de diverses manières. Il est donc gratuit pour eux d’affirmer qu’il enseigne clairement l’idée de « baptême de désir. »

Objection : Session 6, chapitre 4 du Concile de Trente

Dans la Session 6, chapitre 4 de son décret sur la justification, le Concile de Trente enseigne que la justification peut se faire par l’eau du baptême ou le désir de celui-ci ! Alors là !

RÉPONSE – [Note préliminaire : Si la Sess. 6, chap. 4 de Trente enseignait ce que prétendent les défenseurs du baptême de désir (ce qui n’est pas le cas), alors cela signifierait que chaque homme doit recevoir le baptême ou au moins avoir le désir réel/vœu du baptême pour être sauvé. Cela voudrait dire que ce serait une hérésie de dire que toute personne non-baptisée peut être sauvée si elle n’a pas au moins le désir/vœu du baptême d’eau. Mais 99% des personnes qui citent ce passage en faveur du baptême de désir ne croient même pas que l’on doit désirer le baptême pour être sauvé ! Ils croient que les juifs, les bouddhistes, les hindous, les musulmans, etc., peuvent être sauvés s’ils ne désirent pas le baptême d’eau. Ainsi, 99% de ceux qui citent ce passage rejettent même ce qu’ils prétendent qu’il enseigne. Franchement, ce fait montre juste la malhonnêteté et la mauvaise volonté de la plupart des défenseurs du baptême de désir qui tentent de citer ce passage comme s’ils s’étaient consacrés à son enseignement, alors qu’en fait, ils n’y croient pas du tout et sont dans l’hérésie pour enseigner que les non-catholiques peuvent être sauvés s’ils n’ont même pas le désir du baptême d’eau.

Cela étant précisé, ce passage du Concile de Trente n’a pas enseigné que la justification peut se faire par l’eau ou par le désir du baptême. Il dit que la justification de l’impie ne peut avoir lieu SANS l’eau ou le désir du baptême. C’est totalement différent de l’idée selon laquelle la justification peut se faire par l’eau ou le désir du baptême.

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4 : «Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu, par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert NE peut se faire sans le bain de la régénération ou le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jn 3, 5]».

Tout d’abord, le lecteur doit noter que ce passage crucial de Trente a été horriblement mal traduit du latin dans la version anglaise et française du populaire Denzinger, les sources du dogme catholique, qui est cité ci-dessus.

L’expression critique, « Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération ou le désir de celui-ci » a été mal traduit comme suit : « Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sauf par la cuve de régénération ou le désir de celui-ci …  » Cette erreur de traduction du mot latin «sine» (sans) – qui se trouve dans l’original latin – pour« sauf par» modifie complètement le sens du passage et favorise l’erreur du baptême de désir. Il est important de le garder à l’esprit parce que cette erreur de traduction est encore utilisée tout le temps par les défenseurs du baptême de désir (souvent volontairement), y compris dans des publications récentes de la FSSPX et la CMRI. Cela étant dit, je vais continuer à discuter de ce que dit le Concile ici.

En regardant une traduction correcte, que l’on trouve dans de nombreux livres, le lecteur devrait également remarquer que, dans ce passage, le Concile de Trente enseigne que Jean 3, 5 est à prendre comme il est écrit (latin : sicut scriptum est), ce qui exclut toute possibilité de salut sans être né de nouveau de l’eau dans le sacrement du baptême. Il n’y a aucun moyen pour que le baptême de désir puisse être vrai si Jean 3, 5 est à prendre comme c’est écrit, parce que Jean 3, 5 dit que chaque homme doit être né de nouveau de l’eau et de l’Esprit pour être sauvé, c’est ce que nie la théorie du baptême de désir. La théorie du baptême de désir et une interprétation de Jean 3, 5 comme c’est écrit s’excluent mutuellement (elles ne peuvent pas être vraies en même temps) – et chaque promoteurs du baptême du désir l’admettront. C’est pourquoi ils doivent tous – et faire – opter pour une interprétation littérale de Jean 3, 5.

Mais qu’est-ce que le passage de Trente que nous venons de voir dit : Il dit infailliblement, « selon ce qu’il est écritsi un homme ne naît de nouveau d’eau et du SAINT-ESPRIT, IL NE PEUT ENTRER DANS LE ROYAUME DE DIEU ».

Mais que dire de la prétention des partisans du baptême de désir : que l’utilisation du mot «ou» (en latin : aut) dans le passage ci-dessus signifie que la justification peut se faire par l’eau ou le désir du baptême. Un regard attentif sur la traduction correcte de ce passage montre que cette affirmation est fausse. Supposons que je dise : «Cette douche ne peut se faire sans eau ou le désir d’en prendre une». Est-ce que cela signifie qu’une douche peut se faire par le désir de prendre une douche ? Non, ce n’est pas le cas. Cela signifie que les deux (l’eau et le désir) sont nécessaires.

Ou supposons que je dise : « Il ne peut se faire de mariage sans une épouse ou un époux ». Est-ce que cela signifie qu’un mariage ne peut avoir lieu avec [concernant] un époux et [concernant] une épouse ? Bien sûr que non. Cela signifie que les deux sont nécessaires pour le mariage. On pourrait citer des centaines d’autres exemples. De même, le passage de Trente ci-dessus qui dit que la justification NE PEUT SE FAIRE SANS l’eau ou le désir, dit, en d’autres termes, que les deux sont nécessaires. Il n’a pas dit que la justification se fera par l’eau ou le désir !

L’infaillibilité concerne le latin et non la traduction :

Conc. (oecum. XIX) de Trente, Sess. 6, Cap. 4. : Quibus verbis iustificationis impii descriptio insinuatur, ut sit translatio ab eo statu, in quo homo nascitur filius primi Adae, in statum gratiae et ‘adoptionis filiorum’ (Rom 8,15) Dei, per secundum Adam Iesum Christum Salvatorem nostrum ; quae quidem translatio post Evangelium promulgatum sine lavacro regenerationis (can. 5 de bapt.) aut eius voto fieri non potest, sicut scriptum est : ‘Nisi quis renatus fuerit ex aqua et Spiritu Sancto, non potest introire in regnum Dei’ (Jo 3,5).

« aut » ci-dessus veut dire « et » : c’est un « ou » qui signifie « et ».

La phrase latine «… sine lavacro regenerationis (can. 5 de bapt.) aut eius voto fieri non potest» signifie : «ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptême] ni sans le désir de celui-ci» ou aussi «ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptême] ni non plus sans le désir de celui-ci»

Dans ce contexte littéral-ci, aut traduit par « ou » est une mauvaise traduction d’une mauvaise compréhension dont se servent les partisans du baptême de désir disant ainsi quelque chose comme «le baptême ou le désir du baptême ouvre au salut», ce qui est soit une erreur, une mauvaise compréhension, une mauvaise interprétation ou une ignorance (hérésie matérielle qui n’est pas une véritable hérésie excluant ipso facto de l’Eglise), ou soit alors une hérésie (négation obstinée du dogme excluant ipso facto de l’Eglise). En effet, le canon 5 sur le baptême et Jn 3, 5 ci-dessous auxquels fait référence le ch.4, Sess. 6 obligent infailliblement à recevoir le baptême d’eau (sacrement reçu avec le désir et non sans) pour le salut.

Le mot latin aut peut se traduire selon la phrase soit par le mot ou voulant dire « ou », soit par le mot ou voulant dire « et ». Les latinistes compétents ou experts conviennent que aut est un ou qui signifie « et », et non pas un ou qui signifie « ou » dans le contexte ci-dessus. En plus, après une négation, aut signifie « et » (Dictionnaire latin-français F. Gaffiot, 1934, ed. Hachette, p. 195) : « sine » est avant « aut », ce qui est une négation avant « aut ».

Dans la phrase en français, «… ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptême] ou sans le désir de celui-ci…», c’est le mot le mot « sans » qui donne son sens au « ou » qui le suit. Le sens du mot « ou » est dépendant et directement déterminé par le sens du mot « sans » le précédant. Le mot « sans » est une négation qui précède le mot « ou », lui-même est donc une négation qui signifie « ni sans », « ni non plus ».

Signification correcte de la traduction :

Concile de Trente, Sess. 6, chap. 4 : «Ces mots esquissent une description de la justification de l’impie, comme étant un transfert de l’état dans lequel l’homme naît du premier Adam à l’état de grâce et d’adoption des fils de Dieu [Rm 8, 15], par le second Adam, Jésus Christ, notre Sauveur. Après la promulgation de l’Évangile, ce transfert ne peut se faire sans le bain de la régénération [canon 5 sur le baptême] ou [c’est-à-dire ni sans] le désir de celui-ci, selon ce qui est écrit : « Nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu s’il ne renaît pas de l’eau et de l’Esprit Saint » [Jn 3, 5].»

[canon 5 sur le baptême] : Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c’est-à-dire n’est pas nécessaire pour le salut : qu’il soit anathème.

[Jn 3, 5] : Jésus répondit : « En verité, en vérité, je te le dis, si quelqu’un ne renait de l’eau et de l’Esprit-Saint, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu ».

Ce texte signifie que le transfert ne peut pas se faire sans le bain de régénération (sacrement du baptême ) ni non plus aussi sans le désir du baptême, c’est-à-dire que le baptême doit être reçu avec le désir et non sans désir ou contraint. De plus, le désir du baptême n’est pas une régénération (ce que confirme St Thomas) comme le sacrement de baptême, et la régénération est une nécessité absolue pour entrer au ciel selon la loi divine immuable, comme l’enseigne infailliblement le concile de Florence ci-dessous.

Le chapitre 4, Session 6 du Concile de Trente confirme simplement le Concile de Florence (17ème œcuménique) avec les mêmes références concernant le baptême : Jean 3, 5 (ci-dessus).

Pape Eugène IV, Bulle Exultate Deo, Concile de Florence, 22 novembre 1439 : La première place de tous les sacrements est tenue par le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle ; par lui nous devenons membres du Christ et du corps de l’Eglise. Et comme par le premier homme la mort est entrée en tous Rm 5,12si nous ne renaissons pas par l’eau et l’esprit nous ne pouvons, comme dit la Vérité, entrer dans le Royaume des cieux [Jn 3, 5].

Le dogme est infaillible et ne peut jamais se contredire : penser le contraire est hérétique.

Même les membres de l’abominable secte des témoins de Jéhovah effectuent sytématiquement le baptême d’eau, ils font mieux que tous ces hérétiques partisans du baptême de désir.

Hérésie du baptême de sang

La théorie du baptême de sang, une tradition de l’homme

Un petit nombre de pères – environ 8 sur un total de cent – sont cités en faveur de ce qui est appelé «baptême de sang», l’idée qu’un catéchumène (en préparation pour recevoir le baptême catholique) qui a versé son sang pour le Christ pouvait être sauvé sans avoir reçu le baptême. Il est crucial de noter au départ que si aucun des pères n’avaient considéré n’importe qui, et non pas seulement un catéchumène comme une exception possible de réception du sacrement du Baptême, ils seraient tous condamnés et rejetés comme hérétiques et étrangers à l’enseignement du Christ selon l’hérésie moderne de «l’ignorance invincible» par laquelle sont sauvés ceux qui meurent non-catholiques. Ainsi, sur les pères, environ 8 sont cités en faveur du baptême de sang pour les catéchumènes. Et, seulement 1 père parmi cent, saint Augustin, peut être cité pour l’enseignement de ce qu’on appelle clairement aujourd’hui «le baptême de désir» : l’idée qu’un catéchumène pourrait être sauvé par son désir explicite pour le baptême d’eau. Cela signifie qu’à l’exception de Saint-Augustin, tous ces pères qui croyaient au baptême de sang ont effectivement rejeté la notion de baptême de désir. Prenez saint Cyrille de Jérusalem, par exemple.

Saint Cyrille de Jérusalem, 350 après J-C : « Si quelqu’un ne reçoit pas le baptême, il ne reçoit pas de salut. La seule exception sont les martyrs … « 

Ici nous voyons que saint Cyrille de Jérusalem croyait au baptême de sang, mais avait rejeté le baptême de désir. Saint-Fulgence a exprimé la même chose.

Saint-Fulgence, 523 : «A partir de ce moment où Notre Sauveur a dit : « Si quelqu’un n’est pas rené d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume des cieux », nul ne le peut, sans le sacrement du baptême, sauf ceux qui, dans l’Église catholique, sans baptême, versent leur sang pour le Christ … »

Ici, nous voyons que saint Fulgence croyait au baptême de sang, mais avait rejeté l’idée du baptême de désir. Et ce qui est ironique et particulièrement malhonnête, c’est que les défenseurs du baptême de désir (comme les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X) vont citer ces textes patristiques (comme les deux ci-dessus) dans des livres écrits pour prouver le baptême de désir, sans dire à leurs lecteurs que ces passages nient réellement le baptême de désir ; car nous pouvons voir que Saint-Fulgence, tout en exprimant sa croyance au baptême de sang, rejette le baptême de désir, ne permettant que les martyrs comme une exception possible de réception du baptême. (Qu’est-ce que Saint-Fulgence dirait au sujet de la version moderne de l’hérésie du baptême de désir, enseignée par des prêtres de la FSSPX, SSPV, CMRI, etc., selon laquelle les juifs, les musulmans, les hindous et les païens peuvent être sauvés sans baptême ?)

Il est également important de souligner que certains des pères utilisent le terme «baptême de sang» pour décrire le martyre catholique de celui qui est déjà baptisé, et non pas comme un remplacement possible du baptême d’eau. C’est la seule utilisation légitime du terme.

Saint Jean Chrysostome, Panégyrique de Sainte Lucie, 4ème siècle après J-C : «Ne soyez pas surpris que j’appelle le martyre d’un baptême, car là aussi, l’Esprit vient en grande hâte et il y a une prise de nos péchés et une belle et merveilleuse purification de l’âme, et comme ceux qui sont baptisés sont lavés dans l’eau, donc aussi ceux qui sont martyrisés sont lavés dans leur propre sang».

Saint Jean décrit ici le martyre du prêtre de Sainte Lucie, une personne déjà baptisée. Il ne dit pas que le martyre remplace le baptême. Saint Jean Damascène le décrit de la même façon :

Saint Jean Damascène : «Ces choses ont été bien comprises par nos saints Pères et inspirées – donc ils luttaient, après le saint baptême, pour se garder … impeccables et sans tache. D’où certains d’entre eux pensaient aussi être aptes à recevoir un autre baptême : je veux dire celui qui est par le sang et le martyre».

Ceci est important car de nombreux chercheurs malhonnêtes aujourd’hui (comme les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X) vont fausser l’enseignement sur ce point, ils vont citer un passage sur le baptême de sang où saint Jean parle simplement de baptême de sang comme un martyre catholique pour une personne déjà baptisée, et ils présenteront cela comme s’il avait été enseigné que le martyre de la personne peut remplacer le baptême – lorsque cela n’est indiqué nulle part.

Certains peuvent se demander pourquoi le terme baptême de sang a été utilisé. Une raison pour laquelle le terme «baptême de sang» a été utilisé par certains des pères, était parce que Notre Seigneur a décrit sa passion à venir comme un baptême dans Marc 10, 38-39.

«Et Jésus leur dit : Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, ou être baptisés du baptême dont je dois être baptisé ? Mais ils lui dirent : Nous le pouvons. Et Jésus leur dit : Vous boirez le calice que je vais boire, et avec le baptême dont je dois être baptisé, vous serez baptisés».

Nous voyons dans le passage sus-mentionné que Notre-Seigneur, bien que déjà baptisé par saint Jean dans le Jourdain, se réfère à un autre baptême qu’il doit recevoir. C’est son martyre sur la croix, pas un substitut du baptême d’eau. C’est son «second baptême», si vous voulez, pas son premier. Ainsi, le baptême de sang est décrit par Notre-Seigneur de la même façon que saint Jean Damascène, cela ne veut pas dire un baptême de substitution pour une personne non baptisée, mais plutôt un martyre catholique qui remet la faute et le châtiment dû au péché.

Le terme baptême est utilisé dans une variété de façons dans les Écritures et par les Pères de l’Église. Les baptêmes d’eau, de sang, de l’esprit, de Moïse et de feu sont tous des termes qui ont été mis en œuvre par les pères de l’Église pour caractériser certaines choses, mais pas nécessairement pour décrire qu’un martyr non baptisé puisse obtenir le salut. Lisez le verset de l’Écriture dans lequel le terme baptême est utilisé par les pères de l’Ancien Testament est :

1 Cor. 10, 2-4 : « Car je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous traversé la mer, et qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ; qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher était le Christ».

Cela explique pourquoi un certain nombre de pères ont commis une erreur en croyant que le baptême de sang faisait lieu de baptême d’eau. Ils ont reconnu que Notre Seigneur a fait référence à son propre martyre comme un baptême, et ils ont conclu à tort que le martyre pour la vraie foi peut servir de substitut pour être né de nouveau de l’eau et du Saint-Esprit. Mais la réalité est qu’il n’y a pas d’exceptions dans les paroles de notre Seigneur dans Jean 3, 5, comme l’enseignement infaillible de l’Église catholique le confirme. Quelqu’un de bonne volonté qui est prêt à verser son sang pour la vraie foi ne sera pas sauvé sans eau. Ce n’est pas notre sang, mais le sang du Christ sur la croix, communiqué dans le sacrement du Baptême, qui nous libère de l’état de péché et nous permet l’entrée dans le royaume des cieux.

Pape Eugène IV, Cantate Domino, Concile de Florenceex cathedra : «Personne, quel que soit l’aumône qu’il a pratiqué, même s’il a versé le sang pour le nom du Christ, ne peut être sauvé, à moins qu’il ait persévéré dans le sein et l’unité de l’Eglise catholique».

Résumé des faits sur le baptême de sang

Comme cela a été déjà indiqué, la théorie du baptême de sang n’a jamais été enseignée par un pape, un concile ou par toute encyclique papale. Au moins 5 conciles dogmatiques de l’Eglise catholique ont publié des définitions détaillées sur le baptême, et n’ont jamais mentionné le concept ou le terme baptême de sang. Le concile de Trente contient 14 canons sur le baptême, et le baptême de sang n’est mentionné nulle part. Et, en effet, diverses déclarations infaillibles des papes et des conciles en excluent l’idée.

Pape Eugène IV, «Cantate Domino», Concile de Florenceex cathedra : «Personne, quel que soit l’aumône qu’il a pratiqué, même s’il a versé le sang pour le nom du Christ, ne peut être sauvé, à moins qu’il ait persévéré dans le sein et l’unité de l’Eglise catholique».

Le Pape Eugène IV exclut explicitement le salut, même pour ceux qui ont «versé le sang pour le nom du Christ», à moins qu’ils vivent dans le sein et l’unité de l’Eglise ! Et, comme cela a été déjà prouvé, les non baptisés ne vivent pas dans le sein et l’unité de l’Église (de fide) ! Les non-baptisés ne sont pas sujets de l’Église catholique (de fide, Concile de Trente, Sess 14, Chap 2), les non-baptisés ne sont pas membres de l’Église catholique (de fide, Pie XIIMystici Corporis n° 22), et les non baptisés n’ont pas la marque des chrétiens (de fide, Pie XIIMediator Dei n° 43).

Si le «baptême de sang» servait vraiment de substitut pour le sacrement du Baptême, Dieu n’aurait jamais permis à l’Eglise catholique de comprendre Jean 3, 5 comme c’est écrit dans son infaillible décret, comme elle l’a dit (pape Eugène IV, Conseil de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439, etc.). Ce qui est certain, c’est que la compréhension officielle de l’Eglise des Écritures ne peut se tromper.

En outre, Dieu n’aurait jamais permis au Concile infaillible de Trente de passer complètement outre de toute mention sur cette «exception» dans ses canons sur le baptême et ses chapitres sur la justification comme un autre moyen d’atteindre l’état de grâce. Il n’aurait jamais permis à l’ensemble des définitions infaillibles des papes sur un seul baptême d’éviter toute mention du «baptême de sang».

Et Dieu n’aurait pas permis que le pape Eugène IV définisse que personne, même s’il verse son sang au nom du Christ, ne peut être sauvé sauf s’il est demeuré dans le sein et l’unité de l’Eglise catholique, sans mentionner l’exception du «baptême de sang». Dieu n’a jamais permis à la théorie du baptême de sang d’être enseignée dans un concile, par un pape, ou dans un décret infaillible, mais seulement par les théologiens faillibles et les Pères de l’Église faillibles. Tout cela parce que le baptême de sang n’est pas un enseignement de l’Église catholique, mais la spéculation erronée de certains pères qui ont également souvent erré dans les mêmes documents. D’ailleurs, il n’y aurait pas besoin de Dieu pour sauver qui que ce soit avec le baptême de sang (ou le «baptême de désir»), alors qu’Il peut conserver les âmes sincères en vie jusqu’à ce qu’elles soient baptisées.

Hérésie du salut pour l’ignorance invincible

Une personne qui ne sait pas ce qu’il ou elle a besoin de savoir – c’est à dire les mystères essentiels de l’Incarnation et la Trinité – ne peut être sauvée, c’est le dogme catholique. Les citations ci-dessous expriment bien la vérité. Une telle personne ne serait pas hérétique, mais païenne, elle est laissée dans l’ignorance parce qu’il ou elle ne était pas parmi les élus. Tous les élus viendront à connaître le Christ, à recevoir le baptême et entrer en Son Église.

2 Corinthiens 4, 3 : « Et si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, dont le dieu de ce monde [Satan] a aveuglé l’intelligence des incrédules, que la lumière de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu, ne doit pas briller sur eux».

Pape Paul III, Concile de Trente, Sess. 6 sur la justification, chap. 15 : «… il faut affirmer que la grâce de la justification, qui a été reçue, se perd non seulement par l’infidélité, par laquelle se perd aussi la foi elle-même, mais aussi par n’importe quel péché mortel, bien qu’alors ne se perde pas la foi.Nous défendons ainsi la doctrine de la Loi divine qui exclut du Royaume de Dieu non seulement les infidèles, mais aussi les fidèles fornicateurs, adultères, efféminés, sodomites, voleurs, avares, ivrognes, médisants, rapaces [1 Co 6, 9-10] et tous les autres qui commettent des péchés mortels…»

Le dogme Hors de l’Eglise catholique, point de salut a été solennellement défini au moins sept fois par les papes parlant de la Chaire de saint Pierre. Pas une seule fois il n’y a eu des exceptions mentionnées à ce propos. En fait, «l’Ignorance invincible» c’est tout le contraire : toutes les exceptions sont toujours exclues.

Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 1, 1215, ex cathedra : «Il y a en effet une Église universelle des fidèles, en dehors de laquelle personne du tout n’est sauvé, où Jésus-Christ est à la fois le prêtre et le sacrifice « 

Ainsi, l’idée qu’un non-catholique qui est ignorant de la foi peut être sauvé est hérétique, c’est contraire au dogme selon lequel « nul » (Pape Pie IV, Benoît XIV, Pie IX), « personne du tout «  (Innocent III), « personnemême s’il a versé son sang au nom du Christ » (Eugène IV), ne peut être sauvé comme non-catholique. C’est une négation du dogme selon lequel «toute créature humaine» (Boniface VIII) doit être catholique, et que «seuls ceux» (Eugène IV) à l’intérieur du sein et de l’unité de l’Eglise peuvent obtenir le salut.

Ceux qui insistent pour que «l’ignorance invincible» puisse éventuellement sauver une personne qui meurt comme non-catholique s’écartent simplement et nient l’enseignement dogmatique de l’Église catholique.

Le père Francisco de Vitoria, OP, un célèbre théologien dominicain du 16ème siècle, résumait très bien la doctrine traditionnelle de l’Église catholique sur ce sujet. Voici ce qu’il a dit :

« Lorsque nous postulons l’ignorance invincible sur le sujet du baptême ou de la foi chrétienne, il ne s’ensuit pas qu’une personne peut être sauvée sans le baptême ou la foi chrétienne. Les aborigènes pour lesquels aucune prédication de la foi ou de la religion chrétienne n’est venue seront damnés pour les péchés mortels ou l’idolâtrie, mais pas pour le péché d’incrédulité. Comme le dit saint Thomas, cependant, s’ils font ce qui se trouve en eux [en leur pouvoir], accompagné d’une bonne vie selon la loi de la nature, il est compatible avec la providence de Dieu qu’Il les éclairera sur le nom du Christ».

Père Michael Muller, C.SS.R., Le dogme catholique, p. 217-218, 1888 : « lignorance invincible ou non coupable n’a jamais été et ne sera jamais un moyen de salut. Pour être sauvé, il est nécessaire d’être justifié, ou d’être en état de grâce. Afin d’obtenir la grâce sanctifiante, il est nécessaire d’avoir les dispositions requises pour la justification, c’est-à-dire la vraie foi divine en au moins les vérités nécessaires du salut, l’espoir confiant dans le divin Sauveur, le chagrin sincère pour le péché, avec la ferme intention de faire tout ce que Dieu a commandé, etc. Ainsi, ces actes surnaturels de foi, d’espérance, de charité, de contrition, etc., qui préparent l’âme pour recevoir la grâce sanctifiante, ne peuvent jamais être fournis par l’ignorance invincible, et si l’ignorance invincible ne peut pas fournir la préparation pour recevoir la grâce sanctifiante, encore moins peut elle accorder la grâce sanctifiante elle-même. « L’ignorance invincible », dit saint Thomas, « est un châtiment pour le péché « . »(De, INFID. Q. x., art. 1).

Tous les gens qui meurent dans les cultures et qui n’ont jamais été pénétrés par l’Evangile vont en enfer pour les péchés contre la loi naturelle et les autres péchés graves qu’ils commettent – la mauvaise volonté et l’incapacité à coopérer avec la grâce de Dieu est la raison pour laquelle Il ne leur révèle pas l’Evangile. Le premier concile du Vatican a défini infailliblement, basé sur Romains 1, que le seul vrai Dieu peut être connu avec certitude par les choses qui ont été faites, et par la lumière naturelle de la raison humaine.

Saint Paul, Romains 1, 18-20 : «Car la colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui tiennent la vérité de Dieu dans l’injustice : car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux. Car Dieu leur a manifesté. Les perfections invisibles de Dieu, de la création du monde, sont clairement visibles, étant entendu par les choses qui sont faites, son éternelle puissance et divinité : de sorte qu’ils sont inexcusables ».

Tout le monde peut savoir avec certitude qu’il y a un être suprême spirituel, qui est le Seul Vrai Dieu et le Créateur du monde et tout ce qu’il contient. Tous savent que Dieu n’est pas quelque chose qu’ils ont sculpté en bois ou en jade ou en pierre. Ils savent que Dieu n’est pas l’arbre qu’ils adorent ou la rivière, ou la roche ou le serpent ou la grenouille ou l’arbre sacré. Ils savent que ces choses ne sont pas le Créateur de l’univers. Chaque personne sait qu’elle adore une créature au lieu du Créateur. Ils sont, comme saint Paul dit au verset 20, sans excuse. Saint Augustin l’explique ainsi en faisant référence à des personnes qui sont mortes ignorantes de la foi et sans baptême.

Saint Augustin (428) : «… Dieu savait d’avance que s’ils avaient vécu et que l’Evangile leurs avait été prêché, ils auraient entendu sans conviction».

Saint Thomas d’Aquin, De Veritate, 14, A. 11, ad 1 : Objection.« Il est possible que quelqu’un puisse être élevé dans la forêt ou au milieu des loups, un tel homme ne peut rien connaître explicitement sur la foi. Saint Thomas répond : C’est la caractéristique de la Divine Providence de donner à chaque homme ce qui est nécessaire pour le salut … à condition que de sa part il n’y ait aucune entrave. Dans le cas d’un homme qui cherche le bien et évite le mal, par la direction de la raison naturelle, soit Dieu lui révèlerait à travers l’inspiration interne ce qui doit être cru, ou lui enverrait quelque prédicateur de la foi …»

Saint Thomas d’Aquin, Sent. II, 28, Q. 1, A. 4, ad 4 : «Si un homme né parmi les nations barbares, fait ce qu’il peut, Dieu lui-même lui montrera ce qui est nécessaire pour le salut, que ce soit par l’inspiration ou l’envoi d’un enseignant».

Saint Thomas d’Aquin, Sent. III, 25, Q. 2, A. 2, solut. 2 : « Si un homme ne devait avoir personne pour l’instruire, Dieu lui montrera, à moins qu’il ne souhaite rester coupable où il est».

Dans ses lettres encycliques, datées du 8 décembre 1849 ; 8 décembre 1864, et 10 août 1863, et dans son allocution, le 9 décembre 1854 le Pape Pie IX dit :

«Ce n’est pas sans tristesse que nous avons appris une autre non moins pernicieuse erreur, qui a été répandu dans plusieurs régions du pays catholique, et a été imbibée par beaucoup de catholiques, qui sont d’avis que tous ceux qui ne sont pas les membres de la véritable Eglise du Christ, peuvent être sauvés : donc ils discutent souvent la question concernant l’avenir et l’état de ceux qui meurent sans avoir professé la foi catholique, et donnent les raisons les plus futiles à l’appui de leur opinion méchante ….

«Nous devons parler et condamner encore une fois que l’erreur la plus pernicieuse, qui a été imbibé par certains catholiques, qui sont d’avis que les personnes qui vivent dans l’erreur et n’ont pas la vraie foi, et sont séparées de l’unité catholique, peuvent obtenir la vie éternelle. Maintenant, cette opinion est la plus contraire à la foi catholique, comme il ressort des termes mêmes de notre Seigneur (Matthieu 18, 17; Marc16, 16; Luc 10, 16; Jean 3, 18) également des paroles de Saint-Paul, (II Tim. 3, 11) et de Saint-Pierre (II Pierre 2, 1). De répandre les opinions contraires à cette foi catholique est être un impie.

«Nous avons donc encore réprouvé, proscrit, et condamné toutes et chacune de ces opinions et doctrines perverses, et c’est notre volonté absolue et commande que tous les fils de l’Église catholique de les détenir comme réprouvé, proscrit et condamné. Il appartient à notre charge apostolique de réveiller votre zèle épiscopal et la vigilance de faire tout en votre pouvoir pour bannir de l’esprit des gens de telles opinions impies et perverses, qui conduisent à l’indifférence de la religion, dont nous contemplons de plus en plus la diffusion, à la ruine des âmes. S’opposer de toute votre énergie et zèle à ces erreurs et employer des prêtres zélés pour attaquer et anéantir, et impressionner profondément sur les esprits et les cœurs des fidèles le grand dogme de notre très sainte religion, que le salut peut être obtenu que dans le la foi catholique. Souvent exhorter le clergé et les fidèles à rendre grâce à Dieu pour le grand don de la foi catholique ».

Saint Augustin, Tractate 89, sur Jean 15, 22-23 : « Qu’est-ce donc, veux-Il [Jésus] dire par ces mots : Si je n’étais pas venu et ne leur eusse point parlé, ils n’auraient pas de péché ? [Jean 15, 22]. Est-ce que les Juifs étaient sans péché devant le Christ qui est venu dans la chair ? Qui, s’il était le plus fou, le dirait ? … Mais quand Il a poursuivi en disant, mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché, certains peuvent être déplacés de se demander si ceux à qui le Christ est venu parler, ont une excuse de leur péché. Car s’ils n’en ont pas, pourquoi est-il dit ici qu’ils n’avaient aucune, sur le terrain même où il est venu et leur a parlé ? Et si ils en ont, en ont-ils à la mesure de ce qui est interdit de punition ou de la recevoir à un degré plus doux ? Pour ces enquêtes, avec l’aide du Seigneur, et au meilleur de mes capacités, je réponds que tels, ont une excuse, pas pour tout le monde de ses péchés, mais pour ce péché de ne pas croire en Christ, dans la mesure où il n’est pas venu et ne leur a pas parlé».

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter studio, 27 mai 1832, point de salut hors de l’Eglise : «Enfin, certains de ces gens égarés tentent de se persuader et d’autres que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholiquemais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle … Vous savez avec quel zèle Nos prédécesseurs ont enseigné que l’article de foi que ceux-ci osent nier, à savoir la nécessité de la foi catholique et de l’unité pour le salut … Par la citation d’autres passages appropriés qui sont presque innombrables dans les écrits des Pères, Nous donnerons louange à saint Grégoire le Grand qui témoigne expressément. C’est en effet l’ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE. Il dit : « La sainte Eglise universelle enseigne qu’il n’est pas possible d’adorer Dieu selon la vérité, sauf en elle et affirme que tous ceux qui sont en dehors de son sein ne seront pas sauvegardés».

OBJECTION – le pape Pie IX ET l’ignorance invincible : Qu’en est-il du Pape Pie IX ? N’est-il pas vrai qu’il a enseigné que par l’ignorance invincible on pourrait être sauvé dans deux documents ? Qu’en est-il de Singulari Quadem et Quanto Conficiamur Moerore?

RÉPONSE : La confusion sur ce sujet a augmenté à la suite de quelques déclarations incomprises du pape Pie IX. Comme nous l’analysons ces déclarations, il est impératif de garder à l’esprit que, même si le pape Pie IX avait enseigné que l’ignorant invincible pourrait être sauvé sur ces deux occasions, cela ne signifierait pas qu’une telle position est vrai, parce qu’ils étaient des documents faillibles qui auraient pu contenir une erreur. Aucun pape ne peut modifier ou contredire le dogme. Le pape Honorius, qui régna au le 7ème siècle, était, en fait, plus tard condamné pour propager l’hérésie, mais pas dans son enseignement solennel de l’Eglise universelle, ce qui prouve encore que même un pape peut se tromper ou enseigner l’hérésie dans son enseignement faillible. Ainsi, personne, pas même un pape, ne peut changer le dogme selon lequel une personne qui meurt hors de l’Eglise catholique, ignorant ou non, peut être sauvée. Voici quelques autres citations sur l’ignorance.

Pape Benoît XV, Humani Generis Redemptionem, n° 14, 15 juin 1917 : «… « L’ignorance est la mère de toutes les erreurs », comme le Concile de Latran IV l’observe si honnêtement».

Les erreurs de Pierre Abélard, condamné par Innocent II, 1 juillet 1140 : 9. Ceux-là n’ont pas péché qui ont crucifié le Christ sans le savoir. 10. Ce qui est fait par ignorance ne doit pas être imputé à faute. – Condamné.

Le premier de ces documents du pape Pie IX, souvent cité par ceux qui croient au salut hors de l’Eglise, est Singulari Quadam, une allocution (un discours aux cardinaux) donné le 9 Décembre 1854 :

«…. ceux qui sont touchés par l’ignorance de la vraie religion, si c’est l’ignorance invincible, ne sont pas soumis à une quelconque culpabilité dans cette affaire devant les yeux du Seigneur».

Tout d’abord, il s’agit d’un discours du pape Pie IX aux cardinaux. Ce n’est pas une déclaration dogmatique, pas même une encyclique, ni même une encyclique adressée à toute l’Église.

Mais est-ce le pape Pie IX dit que par l’ignorance invincible ils peuvent être justifiés et sauvés dans leur état ? Non. Au contraire, il indique que «les ignorants invincibles» ne seront pas tenus responsables pour le péché d’infidélité, mais ils iront toujours en enfer. Lisez attentivement la dernière partie de la phrase, « ne sont pas soumis à une quelconque culpabilité EN LA MATIERE », ce qui est, dans l’affaire de l’infidélité. Saint Thomas d’Aquin explique que les incroyants qui n’ont jamais entendu parler de l’Évangile sont damnés pour leurs autres péchés, qui ne peuvent être remis sans la foi, non pas à cause du péché d’infidélité (ou l’incrédulité dans l’Evangile). Ces autres péchés des croyants servent de raison pour laquelle Dieu ne leur révèle pas l’Evangile et les exclut finalement du salut. Si l’un d’entre eux, cependant, était vraiment sincère et de bonne volonté, et en coopérant avec la loi naturelle, alors Dieu lui enverrait un prédicateur (même miraculeusement si nécessaire) pour qu’il reçoive la foi catholique et le baptême. Le pape Pie IX continue à parler, dans la même allocution, concernant une personne de bonne volonté qui est invinciblement ignorante :

« les dons de la grâce céleste ne seront assurément pas refusés à ceux qui veulent sincèrement et prient pour être rafraîchis par la lumière divine …»

Saint Thomas d’Aquin, Sent. III, 25, Q. 2, A. 2, solut. 2 : « Si un homme ne devait avoir personne pour l’instruire, Dieu lui montrerait, à moins qu’il ne souhaite rester coupable où il est«.

Saint Augustin, Tractate 89, sur Jean 15, 22-23 : « Qu’est-ce donc, veux-Il [Jésus] dire par ces mots : Si je n’étais pas venu et leur eusse point parlé, ils n’auraient pas de péché ? [Jean 15, 22] Est-ce que les Juifs étaient sans péché devant le Christ qui est venu dans la chair ? Qui, s’il était le plus fou, le dirait ? … Mais quand Il a poursuivi en disant, mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché, certains peuvent être déplacés de se demander si ceux à qui le Christ est venu parler, ont une excuse de leur péché. Car s’ils n’en ont pas, pourquoi est-il dit ici qu’ils n’avaient aucune, sur le terrain même où il est venu et leur a parlé ? Et si ils en ont, en ont-ils à la mesure de ce qui est interdit de punition ou de la recevoir à un degré plus doux ? Pour ces enquêtes, avec l’aide du Seigneur, et au meilleur de mes capacités, je réponds que tels, ont une excuse, pas pour tout le monde de ses péchés, mais pour ce péché de ne pas croire en Christ, dans la mesure où il n’est pas venu et ne leur a pas parlé. « 

Ainsi, le pape Pie IX n’enseignait pas que les gens qui sont ignorants de la foi catholique peuvent être sauvés, il indiquait plutôt que ces mécréants ne sont pas condamnés pour la question de l’infidélité. Le fait que tous ceux qui meurent comme non-catholiques ignorants ne sont pas sauvés, c’est l’affirmation de l’ensemble de la Tradition catholique et tous les saints, en plus d’être l’enseignement dogmatique de l’Église catholique.

En 1856, Pie IX parle de l’ignorance invincible dans Singulari Quidem. Les tenants de «l’ignorance invincible» pour le salut (hors de l’Eglise) citent facilement Singulari Quidem comme infaillible.

Pie IX, Singulari Quidem, 17 mars 1856, § 7 : «L’Église déclare ouvertement que l’unique espérance de salut pour l’homme est placée dans la foi chrétienne, qui enseigne la vérité, dissipe les ténèbres de l’ignorance par l’éclat de sa lumière et opère par la charité, et que cette espérance est placée dans l’Église catholique, qui, en maintenant le vrai culte, est le solide asile de cette foi et le temple de Dieu, hors duquel personne, à moins d’avoir l’excuse d’une ignorance invincible, ne peut avoir l’espoir de la vie et du salut».

Singulari Quidem ne remplit pas les conditions d’infaillibilité et n’est pas infaillible (le dogme ne peut jamais se contredire), mais faillible, et n’est même pas adressée à toute l’Église, mais aux «cardinaux, à nos vénérables frères les archevêques et évêques de tous les États impériaux et royaux d’Autriche».

Ce paragraphe ci-dessus n’enseigne pas que les infidèles peuvent être sauvés, mais seulement que certains infidèles peuvent avoir un espoir de salut, s’ils suivent la loi naturelle en tout : cela signifie que ceux qui suivent la loi naturelle auront un espoir d’être sauvés car Dieu leur révélera la vraie foi pour les faire catholiques avant de mourir.

Le pape Pie IX a parlé de l’ignorance invincible à nouveau sept ans plus tard dans son encyclique Quanto Conficiamur Moerore, le 10 Août 1863. Quanto Conficiamur Moerore ne répond pas aux exigences de l’infaillibilité, mais s’adresse uniquement aux cardinaux et aux évêques d’Italie.

Pape Pie IX, Quanto Conficiamur Moerore : «Et voici, chers Fils et Vénérables Frères, il convient de mentionner à nouveau et censurer une très grave erreur dans laquelle certains catholiques sont malheureusement engagés, qui croient que les hommes qui vivent dans l’erreur, et séparés de la vraie foi et de l’unité catholique, peuvent atteindre la vie éternelle. En effet, ce n’est certainement pas tout à fait contraire à l’enseignement catholique. Il est connu pour nous et pour vous que ceux qui travaillent dans l’ignorance invincible de notre religion la plus sainte et ONT TENUS avec zèle la loi naturelle et ses préceptes gravés dans le cœur de tous par Dieu, et sont prêts à obéir à Dieu, à vivre une HONNÊTE et droite vie, peuvent, par la puissance de Dieu, la lumière divine et la grâce, atteindre la vie éternelle, puisque Dieu … ne saurait en aucun cas souffrir que quelqu’un soit puni d’un tourment éternel qui n’a pas la culpabilité du péché délibéré ».

Premièrement, notez que le pape Pie IX condamne expressément l’idée que les hommes «vivants dans l’erreur et séparés de la vraie foi» puissent être sauvés. Puis-je vous demander, est-ce l’idée de salut pour «l’ignorant invincible» ? C’est l’idée, bien sûr, qu’un homme vivant dans l’erreur et séparé de la vraie foi ne peut pas être sauvé. Ainsi, le concept même de salut pour «l’ignorant invincible» est condamné comme tout à fait contraire à l’enseignement catholique dans ce document du pape Pie IX.

Deuxièmement, notez encore que le pape Pie IX ne dit nul part que les ignorants invincibles peuvent être sauvés où ils sont. Au contraire, il réitère que les ignorants, s’ils coopèrent avec la grâce de Dieu, gardent la loi naturelle et répondent à l’appel de Dieu, peuvent par «la puissance de Dieu, de la lumière divine et la grâce» [être éclairés par la vérité de l’Évangile] atteindre la vie éternelle, car Dieu va certainement amener tous ses élus à la connaissance de la vérité et dans l’Église par le baptême. Selon la définition précise de l’Ecriture Sainte, la «lumière divine» est la vérité de l’Évangile de Jésus-Christ (la foi catholique) qui supprime les ignorants de l’obscurité.

Ephésiens 5, 8 : «Car vous étiez jusqu’ici ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez ensuite comme des enfants de la lumière ».

1 Thess. 5, 4-5 : « Mais vous, frères [les croyants], vous n’êtes pas dans les ténèbres … Tous, vous êtes les enfants de la lumière ».

Donc, nous ne devons pas interpréter les paroles de Pie IX dans Quanto Conficiamur Moerore, sur les ignorants de bonne volonté comme étant sauvés en recevant «la lumière divine et la grâce», contrairement au sens clair biblique et traditionnel, c’est parce que la lumière divine et la grâce sont reçues par l’écoute de l’Evangile, en croyant et en étant baptisé. Ainsi, dans Quanto Conficiamur Moerore, Pie IX dit que la bonne volonté, la personne sincère qui est ignorante de la foi sera «illuminée» en recevant la «lumière divine» (entendre l’Evangile) et entrera dans l’Église catholique afin d’être sauvée.

On se rend compte que le pape Pie IX n’était pas aussi clair qu’il aurait pu l’être dans la seconde moitié de Quanto Conficiamur Moerore. Les hérétiques ont eu là une occasion de terrain avec lui, parce qu’ils pensent qu’ils peuvent exploiter son libellé pour favoriser leur hérésie de salut en dehors de l’Eglise. Si le pape Pie IX avait répété d’une manière forte les définitions précédentes des papes, sans langage ambigu, il aurait évité le danger des modernistes de mal interpréter ses paroles. C’est une honte pour eux parce que la quasi-totalité de ses déclarations sur ce sujet ne font très clairement qu’affirmer le dogme de l’Eglise sans aucune ambiguïté sur lesquelles les hérétiques ne peuvent pas se jeter.

Pape Pie IX, Nostis et Nobiscum, n° 10, 8 décembre 1849 : «En particulier, veiller à ce que les fidèles soient profondément et complètement convaincu de la vérité de la doctrine selon laquelle la foi catholique est nécessaire pour atteindre le salut. (Cette doctrine, reçue du Christ et soulignée par les Pères et des Conciles, est également contenue dans les formules de la profession de foi utilisée par les catholiques latins, grecs et orientaux)».

Pape Pie IX, Ubi primum, n° 10, 17 juin 1847 : « Il y a une Église universelle hors de laquelle nul du tout n’est sauvé, qui contient prélats séculiers et réguliers ainsi que ceux relevant de leur juridiction, qui tous professent un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême ».

Pape Pie IX, Syllabus, Proposition 16, 8 décembre 1854 : «L’homme peut, dans le respect d’une religion que ce soit, trouver la voie du salut éternel, et arriver au salut éternel».- Condamné.

Notez encore que la notion de salut pour «l’ignorant invincible» est condamnée ici. L’idée de salut pour «l’ignorant invincible», comme elle est tenue par presque tout le monde qui la tient aujourd’hui, c’est que certains hommes – y compris ceux qui observent les religions non-catholiques – peuvent trouver et arrivent au salut dans ces religions parce qu’ils sont «sans faute de leur part», mais c’est hérétique et condamné par le propre Syllabus des Erreurs de Pie IX ci-dessus.

Le Salut pour l’«ignorant invincible» réduit à son plus absurde principe

L’ignorance invincible devient une hérésie destructrice, oblitérant la nécessité de la foi catholique dans le monde entier. La théorie selon laquelle «l’ignorance invincible» sauve peut également être réfutée en la réduisant à son principe absurde, qui est le suivant : si l’ignorant du Sauveur pouvait se rendre digne du salut, les catholiques rendent effectivement aux non-chrétiens un mauvais service par la prédication de Jésus-Christ. Saint Paul, Saint Vincent Ferrier, Saint François Xavier, le père Pierre De Smet, les Martyrs d’Amérique du Nord et les autres missionnaires héroïques innombrables dans l’histoire de l’Église, qui ont subi des épreuves ahurissantes en prêchant l’Evangile aux païens ignorants, ont simplement rendu ces gens plus coupables devant Dieu, selon l’hérésie moderne de salut pour «ignorance invincible».

Si les missionnaires avaient enseigné récemment, selon l’hérésie d’ignorance invincible, les païens sincères aurait pu être sauvés pour n’avoir jamais entendu parler du Christ par le fait qu’il n’y ait aucune faute de leur part. Mais en faisant l’effort de leur prêcher le Christ, comme les missionnaires le faisaient, ils rendraient – selon l’hérésie d’ignorance invincible – ces personnes sans excuse s’ils ne parvenaient pas à respecter les obligations de l’Evangile ou les rejetaient purement et simplement. Ainsi, la prédication de l’Evangile aux non-chrétiens, selon la théorie hérétique de «l’ignorance invincible», met les païens dans une situation dans laquelle il est plus probable qu’ils seront damnés. Ainsi, l’hérésie moderne du salut pour «l’ignorant invincible» fait réellement prêcher aux païens contre le salut des âmes. Mais une telle idée est absurde, bien sûr, et prouve le caractère illogique et faux de l’hérésie d’ignorance invincible.

En fait, l’hérésie est devenue si mauvaise aujourd’hui, dans ce temps de la grande apostasie dans lequel nous vivons, que la plupart des «catholiques» aujourd’hui professent volontiers que les païens, juifs, bouddhistes, etc. qui connaissent l’Evangile et le rejettent peuvent également être sauvés par «l’ignorance invincible». Mais ce n’est que le résultat nécessaire de l’hérésie d’ignorance invincible, car si les païens qui n’ont jamais entendu parler du Christ peuvent être sauvés «de bonne foi», les païens qui rejettent le Christ pourraient aussi être de bonne foi, combien de temps doit-on entendre pour la perte de leur «ignorance invincible» ? Une fois qu’on s’écarte du principe – c’est-à-dire, une fois que l’on rejette la vérité divinement révélée – selon laquelle tous ceux qui meurent comme des païens sont irrémédiablement perdus, sans exception (Pape Eugène IV, de fide), les lignes de démarcation claires sont rejetées, et une zone trouble prend nécessairement place, une zone trouble dans laquelle on ne peut pas savoir ou fixer des limites sur qui est peut-être de bonne foi et qui ne l’est pas.

Pape Grégoire XVI, Mirari Vos, n° 13, 15 août 1832 : «Avec l’exhortation de l’apôtre selon laquelle « il y a un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême » (Éphésiens 4, 5), on peut craindre ceux qui s’ingénient à l’idée que le port du salut est ouvert aux personnes de toute religion. Ils doivent considérer le témoignage du Christ lui-même selon lequel « ceux qui ne sont pas avec le Christ sont contre lui », (Lc 11, 23) et qu’ils dispersent, ceux qui malheureusement n’amassent pas avec lui. Par conséquent, « sans aucun doute, ils périront à jamais, à moins qu’ils gardent la foi catholique entière et inviolée » (Athanase)».

Hérésie de la Planification familiale naturelle – contrôle naturel des naissances

La procréation est le but premier du mariage

C’est une loi divine, un dogme de la foi (de fide ), que la fin première du mariage est la procréation (avoir des enfants) et l’éducation des enfants. Le pape Pie XI a décrété qu’il «est au-delà de la puissance de toute loi humaine» pour l’enseigner autrement.

Pape Pie XI, Casti Connubii, 31 décembre 1930 : « Pour emporter de l’homme le droit naturel et originel du mariage, de circonscrire en aucune façon les principales extrémités du mariage prévues au début par Dieu Lui-même à l’augmentation de l’expression et multiplier, «est au-delà de la puissance de toute loi humaine. … Ceci est aussi exprimé succinctement dans le Code de Droit Canonique «La fin première du mariage est la procréation et l’éducation des enfants. « 

Code de Droit canonique de 1917, can 1013 : «Le but premier du mariage est la procréation et l’éducation des enfants. »

Commentaire sur le Canon 1013 : « Il ne peut y avoir aucun doute sur l’objet principal de mariage. La perpétuation de la race humaine est voulue par le Créateur, qui, depuis la création de l’humanité a nommé les moyens à cet effet, … Le Saint-Office a condamné l’opinion défendue par certains auteurs récents qui nient que la procréation des enfants est la fin première du mariage et considèrent ses fins secondaires non subordonnées à sa fin primaire, mais indépendante de celle-ci »(1 Avril 1944;. . Acta Ap. Sedis ., XXXVI, 103)

Par conséquent, c’est une hérésie d’enseigner que la procréation et l’éducation des enfants n’est pas la seule fin première du mariage. Tout plan délibéré de l’homme à l’encontre de l’acte conjugal en essayant de rendre la conception impossible est un péché grave contre cette fin première du mariage.

Code de Droit canonique de 1917, can 1081 : «Le consentement matrimonial est un acte de volonté par laquelle chaque partie donne et accepte le droit perpétuel et exclusif du corps pour l’exécution des actions qui par leur nature ont trait à la procréation des enfants. »

Commentaire sur le Canon 1081 : «Le Canon, en précisant la raison de droit d’échange des corps, indique aussi ce qui est licite et ce qui est illégal dans cette affaire pour les personnes mariées. Que ce soit de contribuer à la procréation des enfants est licite, alors que toute utilisation du corps de l’autre qui empêche la procréation est illicite. « 

Tout plan des conjoints pour prévenir la conception quand ils s’engagent dans l’acte conjugal est illicite. Comme il empêche la procréation, il ne contribue pas à la procréation des enfants, mais travaille contre elle.

Décret du Saint-Office, 29 mars (1er avril) 1944.

Les fins du mariage (Denz. 3838)

Exposé : (Dans certains écrits il est affirmé) que la fin primaire du mariage n’est pas de procréer des enfants, ou que les fins secondaires ne sont pas subordonnées à la fin primaire mais en sont indépendantes.
Dans ces élucubrations la fin primaire est désignée diversement par les divers auteurs, par exemple l’accomplissement et la perfection personnelle des époux par une communauté complète de vie et d’action ; l’amour mutuel des conjoints à favoriser et à accomplir par le don psychique et corporel de sa propre personne, et d’autres semblables.
Dans ces mêmes écrits on donne parfois aux mots employés dans les documents de l’Eglise (comme fin primaire ou secondaire) un sens qui ne correspond pas à celui qu’ont ces concepts selon l’usage commun des théologiens.

Question : Peut-on admettre l’opinion de certains modernes qui soit nient que la fin primaire du mariage est de procréer et d’éduquer des enfants, soit enseignent que les fins secondaires ne sont pas essentiellement subordonnées à la fin primaire, mais sont également principales et indépendantes ?

Réponse (confirmée par le souverain pontife le 30 mars) : Non.

L’enseignement du Magistère solennel et infaillible

Un pape peut enseigner de façon infaillible, et pas seulement en matière de foi, mais aussi en matière de morale.

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 4, chapitre 4, définition de l’infaillibilité : «… nous enseignons et définissons comme un dogme divinement révélé que lorsque le pontife romain parle ex cathedra,  quand, 1. dans l’exercice de ses fonctions de pasteur et professeur de tous les chrétiens, 2. en vertu de sa suprême autorité apostolique, 3. il définit une doctrine concernant la foi ou la morale doit être tenue par l’ Église tout entière, il possède, par l’assistance divine promise au bienheureux Pierre, l’infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que son église soit dotée pour la définition de la doctrine concernant la foi ou la morale. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables d’elles-mêmes, et non par le consentement de l’église. Alors, si quelqu’un, à Dieu ne plaise, avait la témérité de rejeter cette définition qui est la nôtre : qu’il soit anathème ».

Une doctrine de la foi ou de la morale devient partie intégrante du magistère solennel (extraordinaire) quand un pape infaillible définit et donc en fait un dogme de foi ou de morale. Non seulement le magistère ordinaire (doctrines non-infailliblement définies), mais aussi le magistère solennel (dogmes de la foi), par une définition infaillible de l’encyclique de Pie XI Casti Connubii en 1930, dénonce l’intention de contraception et, partant, toute méthode utilisée pour mener à bien cette intention (ce qui inclut les nouvelles méthodes que la science et la médecine n’avaient pas encore inventés, tels que les pilules de contrôle des naissances qui ont été présentées au public au début des années 1960).

Casti Connubii est une encyclique adressée à l’Eglise tout entière. Dans cette encyclique, Pie XI déclare clairement ce qu’est la foi de l’Église sur le mariage chrétien. Quand un pape affirme clairement et avec autorité que la foi de l’Église est dans une encyclique pour l’Eglise tout entière, c’est qu’il représente l’enseignement (infaillible) du Magistère ordinaire et universel, auquel un catholique est tenu. Son enseignement montre que toutes les formes de prévention des naissances sont le mal. (Nous citons ci-dessous un long extrait de son encyclique qui résume la question). En outre, il y a le langage solennel utilisé par le Pape Pie XI dans Casti Connubii qui constitue une déclaration solennelle et infaillible (ex cathedra). Notez les parties en gras et soulignées.

Pape Pie XI, Casti Connubii (# s 53-56), 31 décembre 1930 : «Et maintenant, Vénérables Frères, nous allons expliquer en détail les maux opposés à chacun des avantages du mariage. La première considération est due à la descendance, que beaucoup ont l’audace d’appeler le fardeau désagréable du mariage et disent qu’il doit être soigneusement évité par les personnes mariées non par la continence vertueuse (que permet la loi chrétienne dans le mariage lorsque les deux parties y consentent), mais par frustration de l’acte de mariage. Certains justifient cette violence criminelle au motif qu’ils sont fatigués des enfants et qu’ils veulent assouvir leurs désirs sans leur charge conséquente. D’autres disent qu’ils ne peuvent pas, d’une part rester continent ni de l’autre qu’ils peuvent avoir des enfants à cause des difficultés que ce soit de la part de la mère ou de la part de la situation familiale.

« Mais aucune raison, si grave, peut être mise en avant par laquelle rien d’intrinsèquement contre nature ne peut devenir conforme à la nature et moralement bon. Depuis, donc, l’acte conjugal est destiné principalement par la nature pour la génération des enfants, ceux qui dans son exercice, délibérément frustrent ses pouvoirs et fins naturels commettent le péché contre la nature et un acte qui est honteux et intrinsèquement vicieux.

« Rien d’étonnant, donc, si l’Écriture sainte atteste que, la divine Majesté considère avec la plus grande détestation ce crime horrible et parfois l’a puni de mort. Comme le note saint Augustin, « Les rapports sexuels, même avec l’épouse légitime sont illégaux et méchants où la conception de la progéniture est empêché. Onan, fils de Juda, l’a fait, et le Seigneur l’a tué pour cela (Gen. 38, 8-10).

« Comme depuis le début, donc, c’est ouvertement la tradition chrétienne ininterrompue et que certains ont récemment jugé possible de déclarer solennellement une autre doctrine sur cette question, l’Église catholique, à qui Dieu a confié la défense de l’intégrité et la pureté des mœurs, debout au milieu de la ruine morale qui l’entoure, afin qu’elle puisse préserver la chasteté de l’union nuptiale d’être souillée par cette tache, élève la voix en signe de sa fonction d’ambassadrice divine et par notre bouche proclame à nouveau : un usage quelconque DU MARIAGE exercé de façon à frustrer VOLONTAIREMENT l’action de sa puissance naturelle de procréer LA VIE EST UNE infraction à la loi de Dieu et de la NATURE, ET ceux qui s’adonnent à pareils actes se sont souillés avec la culpabilité d’un péché GRAVE « .

Ces phrases remplissent les conditions d’un enseignement infaillible en ce qui concerne la doctrine de la morale. Le pape s’adresse à l’Eglise universelle, « l’Eglise catholique. » Il a dit clairement qu’il proclame une vérité : «Notre bouche proclame». Le sujet traite de la morale, «l’Église catholique, à qui Dieu a confié la défense de l’intégrité et la pureté des mœurs ». Et enfin, il unit les catholiques à cet enseignement sous peine de péché grave, « ceux qui se livrent à pareils actes se sont souillés avec la culpabilité d’un péché grave. » C’est un langage infaillible, ex cathedra ; quiconque le nie ne sait tout simplement pas ce dont il parle. Cela sert aussi à réfuter ces nombreuses voix aujourd’hui qui disent des choses comme : «il n’y a eu que deux déclarations infaillibles dans l’histoire de l’Eglise, l’Assomption et l’Immaculée Conception». C’est complètement absurde, bien sûr, mais on l’entend assez souvent.

On peut voir que le Pape Pie XI condamne toutes les formes de contraception comme un péché mortel, car elles compromettent l’acte de mariage. Est-ce condamner la PFN ? Oui c’est le cas, mais les défenseurs de la planification familiale naturelle disent «non». Ils font valoir que l’utilisation de la planification familiale naturelle pour éviter la conception ne frustre pas délibérément l’acte du mariage ou à dessein le prive de ses ressources naturelles du pouvoir de procréer la vie, comme on le fait avec les contraceptifs artificiels. Ils font valoir que la PFN est «naturelle».

Le bon sens devrait dire à ceux qui considèrent profondément ce sujet que ces arguments sont spécieux, car la PFN a dans l’ensemble pour but d’éviter la conception. Toutefois, la tentative de justification de la PFN – l’affirmation selon laquelle elle n’interfère pas avec la Loi sur le mariage lui-même et est donc admissible – doit être spécifiquement réfutée. Cette affirmation est particulièrement réfutée par un regard attentif sur l’enseignement de l’Eglise catholique sur le mariage et son objectif principal. C’est l’enseignement de l’Eglise catholique sur le principal but du mariage (et l’acte de mariage) qui condamne la PFN.

Le dogme catholique nous enseigne que le but premier du mariage (et l’acte conjugal) est la procréation et l’éducation des enfants.

Pape Pie XI, Casti Connubii (n° 17), 31 décembre 1930 : « La fin principale du mariage est la procréation et l’éducation des enfants. « 

Pape Pie XI, Casti Connubii (n° 54), 31 décembre 1930 : « Ainsi donc, puisque l’acte conjugal est destiné principalement par la nature pour l’engendrement des enfants, ceux qui l’exerce pour empêcher délibérément ses pouvoirs et fins naturels commettent un péché contre nature et un acte qui est honteux et intrinsèquement vicieux ».

Outre ce but principal, il y a aussi des objectifs secondaires pour le mariage, comme l’aide mutuelle, l’apaisement de la concupiscence et la culture de l’amour mutuel. Mais ces objectifs secondaires doivent toujours rester subordonnés à l’objectif principal du mariage (la procréation et l’éducation des enfants). C’est le point essentiel à retenir dans la discussion sur la PFN.

Pape Pie XI, Casti Connubii (n° 59), 31 décembre 1930 : «Pour les liens du mariage, ainsi que dans l’utilisation du droit matrimonial il y a aussi des fins secondaires, telles que l’entraide, la culture de l’amour mutuel et l’apaisement de la concupiscence que le mari et la femme ne sont pas interdits de considérer tant qu’ils sont subordonnés à la fin première et aussi longtemps que la nature intrinsèque de l’acte est préservée « .

Par conséquent, même si la PFN n’interfère pas directement avec l’acte du mariage lui-même, comme ses défenseurs aiment à dire, cela ne fait aucune différence. La PFN est condamnée parce qu’elle subordonne la principale fin (ou fin) du mariage et l’acte de mariage (la procréation et l’éducation des enfants) aux fins secondaires.

La PFN subordonne la fin première du mariage à d’autres choses, en essayant délibérément d’éviter que les enfants (p. ex, pour éviter la fin primaire) tout en ayant des relations conjugales. La PFN inverse donc l’ordre établi par Dieu Lui-même. Elle fait la chose même que le pape Pie XI enseigne solennellement qui ne peut pas légalement être faite. Et ce point écrase tous les arguments avancés par ceux qui défendent la PFN; parce que tous les arguments avancés par ceux qui la défendent disent que la PFN n’agit pas sur l’acte du mariage lui-même, alors qu’ils ignorent aveuglément le fait que cela ne fait aucune différence si un couple ne gêne pas l’acte lui-même s’il subordonne et contrecarre le but premier du mariage.

Pour résumer, la seule différence entre la contraception artificielle et la PFN est que la contraception artificielle frustre la puissance de l’acte du mariage elle-même, tandis que la PFN frustre son objectif principal (en subordonnant la procréation des enfants à d’autres choses).

Hérésie de l’infaillibilité de l’enseignement faillible

Les hérétiques arrangent les conditions de l’infaillibilité. Beaucoup sont hérétiques sur le dogme de l’infaillibilité papale, en considérant obstinément qu’un Pape ne peut pas errer du tout ou qu’il est infaillible tout le temps en matière de foi et de morale : ils déforment l’infaillibilité du Magistère ordinaire avec ce qui est de foi divine et avec le dogme de l’infaillibilité papale.

Un (vrai) Pape est infaillible quand il en remplit les conditions définies par le Concile du Vatican en 1870 : s’il était infaillible tout le temps, il n’y aurait pas eu de nécessité qu’un Concile en définisse les conditions.

Cette erreur (de bonne foi et dans l’ignorance au-moins partielle) ou hérésie (quand c’est en connaissance et obstinément) tord les propos, par exemple, de saint Robert Bellarmin, cardinal docteur de l’Eglise, qui dit qu’un pape hérétique ne peut pas être pape. Cela est vrai car un hérétique est ipso facto hors de l’Eglise, et donc il dit qu’un pape peut être hérétique, non pas qu’un hérétique n’a pas été vrai pape avant d’être hérétique, et donc que même un pape peut au-moins être dans l’erreur (sauf bien sûr s’il remplit les conditions de l’infaillibilité).

Concile du vatican, 4ème session, chapitre 4, 18 juillet 1870 ex cathedra :  » lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Eglise, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Eglise lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles- mêmes et non en vertu du consentement de l’Eglise « .

[Canon] Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition qu’il soit anathème.

Le Concile du vatican donne infailliblement les conditions d’infaillibilité :

  • «remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens» : Le Pape doit s’adresser à toute l’Église et non à une église particulière.
  • «il définit» : Le pape doit définir, par exemple dire : « nous définissons que… » ou, « nous enseignons que c’est une chose révélé par Dieu… », ou « L’Église professe… », ou « L’Église élève sa voix… », ou « L’Église condamne, anathématise, etc… », etc.
  • «en vertu de sa suprême autorité apostolique» : Le pape doit utiliser cette expression ou une autre semblable, ou exercer sa suprême autorité apostolique en ratifiant un concile, par exemple.
  • «une doctrine en matière de foi ou de morale» : La définition doit concerner la foi ou la morale et non un autre domaine, pour être infaillible.
  • «doit être tenue par toute l’Église» : Cette définition, pour être infaillible, doit enseigner que toute l’Église entière y est tenue.

Un pape exerce sa foi indéfectible et enseigne de façon infaillible de la Chaire de saint Pierre quand il enseigne en utilisant un langage ou une manière comme le Concile Vatican I en a défini les exigences qui doivent être remplies :

1) quand le pape effectue son devoir en tant que pasteur et docteur de tous les chrétiens en accord avec sa suprême autorité apostolique ;

2) quand il explique une doctrine sur la foi ou la morale, qui doit être tenue par toute l’Église du Christ.

Un pape peut remplir ces deux conditions en une seule ligne, par anathème d’une fausse opinion (comme dans de nombreux conciles dogmatiques) ou en disant : «Par notre autorité apostolique, nous déclarons …» ; ou en disant : «Nous croyons, professons et enseignons» ; ou en utilisant des mots de même importance et signification, qui indiquent que le pape enseigne toute l’Église sur la foi d’une manière définitive et obligatoire.

Donc, quand un pape enseigne de la Chaire de Pierre de la manière prévue ci-dessus, cela ne peut pas être faux. S’il pouvait avoir tort, alors l’Église du Christ pourrait être amenée officiellement dans l’erreur, et la promesse du Christ à saint Pierre et à son Eglise serait un échec (ce qui est impossible). Ce qui est enseigné à partir de la Chaire de saint Pierre par le pape de l’Église catholique est l’enseignement de Jésus-Christ Lui-même. Rejeter ce qui est enseigné par les papes de la Chaire de Pierre, c’est tout simplement mépriser Jésus-Christ Lui-même.

Luc 10, 16 : «Celui qui vous écoute, m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette …»

Matthieu 18, 17 : «Et s’il ne veut pas écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 1896 : «… le Christ a institué une autorité et un Magistère permanent … S’il pouvait d’aucune manière être faux, une contradiction évidente suivrait, car alors Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur chez l’homme».

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra :  » Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église a une fois déclaré, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde. « 

Concile du vatican, 4ème session, chapitre 4, 18 juillet 1870 ex cathedra : « ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Eglise« .

[Canon] Si quelqu’un, ce qu’à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu’il soit anathème.

Cette hérésie est fallacieuse sur l’enseignement de foi divine défini par le Concile du Vatican (1870).

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, ex cathedra : « Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Eglise propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel ».

Latin :  » Porro fide divina et catholica ea omnia credenda sunt, quae in verbo Dei scripto vel tradito continentur et ab Ecclesia sive solemni judicio sive ordinario et universali magisterio tamquam divinitus revelata credenda proponuntur ». (Denz. 1792 3011)

Ce qui est de foi divine (infaillible) est :

  •  « tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu écrite ou transmise par la Tradition »
  • « que l’Eglise propose à croire comme divinement révélé » = un contenu divinement révélé (ou conforme ou faisant partie de la Révélation) ou nommé contraire à la Révélation – et non pas n’importe quel enseignement.
  • « soit par un jugement solennel » = ex cathedra
  • « soit par son magistère ordinaire et universel » = De toute l’Eglise et non pas d’une église particulière.

Pape Léon XIII, Encyclique Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

C’est de foi divine quand le « Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée« .

Pape Pie IX, Lettre « Tuas libenter » Soumission au magistère de l’Eglise, à l’archevêque de Munich-Freising, 21 décembre 1863 : « Nous voulons Nous persuader qu’ils n’ont pas voulu que l’obligation à laquelle sont totalement soumis les maîtres et écrivains catholiques soit uniquement restreinte aux sujets que le jugement infaillible de l’Eglise propose à tous de croire comme des dogmes de foi [2922] . … Car, même s’il s’agissait de cette soumission qui doit se manifester par l’acte de foi divine, elle ne saurait être limitée à ce qui a été défini par les décrets exprès des conciles œcuméniques ou des pontifes romains de ce Siège apostolique, mais elle doit aussi s’étendre à ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus [accord] universel et constant [latin : universali et constanti consensu] par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi. » (Denz. 2879)

L’acte de foi divine (soumission obligatoire) est ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé,

Par exemple, un pape qui dit /écrit (ou un décret qu’il approuve) que tel enseignement est conforme (ou fait partie) ou est contraire à la Révélation, cela doit être cru de foi divine.

Cette hérésie est également fallacieuse sur l’enseignement de foi – de fide.

Dfoi (Latin : De fide) = Enseignement universel et constant des théologiens catholiques de l’Église, en accord avec les papes, non défini par un dogme.

N’est de foi ou De fide – et doit donc être obligatoirement tenu –  que l’enseignement universel et constant des pères et des théologiens de l’Église catholique, ce qui est retenu d’un consensus universel et constant (Latin : universali et constanti consensu) par les théologiens comme appartenant à la foi.

Les hérétiques emploient le terme « enseignement commun des théologiens » : Le terme « commun » employé par les hérétiques est faux et trompeur car il signifie vaguement majoritaire, alors que le vrai terme est consensus universel et constant.

Une doctrine de la foi ou de la morale qui est enseignée par le consentement unanime des Pères fait partie du Magistère ordinaire infaillible. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi.

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : «Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement unanime des pères». (Décrétales 802-803)

Le Concile de Trente au 16ème siècle a été le premier à définir infailliblement qu’un consensus peut en effet faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire. Et il a été le premier à définir infailliblement que le seul genre de consensus qui peut le faire est le consensus unanime des Pères de l’Église.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex-cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des Pères, même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrétales 664)

Hérésie de la participation aux sectes hérétiques 

Éphésiens. 5, 6-7 : «Que personne ne vous séduise par de vains discours, car c’est pour ces choses que vient la colère de Dieu sur les fils de la défiance. N’ayez donc point de commerce avec eux».

Pape Pie VII, Post tam diuturnas, 29 avril 1814 (Magistère ordinaire) : « en promettant faveur et appui aux sectes hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs. C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes : « Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai, absurdité si monstrueuse que je ne peux croire qu’une secte la professe réellement ».

Participer volontairement aux sectes hérétiques est un refus de condamner les hérétiques et un péché de scandale.

La doctrine selon laquelle les gens ne peuvent jamais prier en communion avec les hérétiques, recevoir les sacrements des hérétiques ou entrer dans leurs églises, est enseignée dès le début de l’Église, et sa fondation est bien sûr la Bible.

Tite 3, 10 : «Un homme qui est un hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le».

La parole infaillible de Dieu nous ordonne d’éviter un hérétique après un premier et un second avertissement.

2 Jean 1, 9-10 : «Quiconque va au-delà et ne persévère pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu. Celui qui persévère dans la doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Avec ce verset de la Bible, il est clair que ceux qui ont des rapports avec les hérétiques ou schismatiques « communiquent avec leurs mauvaises œuvres ». Cela signifie que ceux qui ont des rapports avec les hérétiques ont part et partagent leurs péchés.

Les catholiques sont explicitement interdits de prier sciemment en communion avec les hérétiques ou de recevoir les sacrements d’eux clairement par le pape Léon X et les conciles dogmatiques suivants. Ces citations, bien sûr, condamnent également le faux œcuménisme du Concile de la secte Vatican II, ainsi que leurs réunions de fausses prières ou réunions avec les fausses religions du monde.

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étantcomplètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi chrétienne éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un…»

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrét. 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance … »

Le Pape vient de dire infailliblement que «tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée] doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique». Même si ces paroles du pape Léon X ci-dessus étaient de loi ecclésiastique et non pas de loi divine, cela ne changerait même pas le fait que «totalement évités comme étant de détestables et abominables hérétiques»» relèvent de la loi divine, c’est-à-dire que les fidèles catholiques doivent considérer comme étant de détestables et abominables hérétiques ceux « tous ceux qui adhèrent à affirmation d’une telle erreur » : « toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée ».

Notez que vous ne pouvez savoir que quelqu’un est un hérétique que si vous avez obtenu cette connaissance de la personne en question. Ainsi, si vous connaissez que votre prêtre est un hérétique, vous êtes obligé de totalement l’éviter, et vous ne pouvez pas approcher de lui pour les sacrements. Ce même language d’autorité ex cathedra peut être vu avec le pape Vigile et décret du Concile de Constantinople.

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople , 553, ex cathedra : « L’impie [l’hérétique], même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son impiété [hérésie]. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : Un homme qui est hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois, romps avec lui, sachant qu’une telle personne est perverti et pécheresse, il est auto-condamné (Tite 3, 10)».

Il s’agit de la Communicatio in sacris, à savoir la participation à des choses sacrées non-catholiques.

Pape Léon XIIISatis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin [jure divino – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

L’unité de foi, l’unité de gouvernement et l’unité de communion sont de loi divine, donc infaillible et immuable. Les hérétiques ne professent pas la foi catholique et ne sont pas dans l’unité de foi, de gouvernement et de communion. L’Eucharistie est la communion, le corps du Christ qui est l’Église, et le prêtre hérétique est en dehors.

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Le Siège apostolique de Rome n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques.

Pape Pie XIIMystici Corporis Christi (n ° 22) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’entendre l’Église qu’il soit considéré – comme le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Il s’ensuit que ceux qui sont divisés dans la foi [comme les hérétiques] ou le gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin» .

Le prêtre hérétique est divisé dans la foi et est hors du Corps qui est l’Église et hors de la communion.

Cependant, il y a une exception à cette doctrine de recevoir les sacrements d’hérétiques. Ce canon spécifique à partir du Concile de Florence traite avec le sacrement du baptême. L’Eglise catholique a toujours indiqué clairement quand il y a une exception à une doctrine.

Pape Eugène IVConcile de Florence, «Exultate Deo», 1439 : En cas de nécessité , cependant, pas seulement un prêtre ou un diacre, mais même un laïc ou une femme, oui, même un païen et un hérétique peuvent baptiser, tant qu’il préserve la forme de l’Eglise et a l’intention de faire ce que fait l’Église.  » (Denz. 696)

Cette exception sur le baptême est vraiment nécessaire, car aucun homme ne peut jamais être sauvé ou par tout autre moyen entrer dans le sein et l’unité de l’Eglise sans le sacrement du baptême. Ceci, bien sûr, est une autre preuve de la nécessité explicite pour tous d’être baptisé pour être sauvé.

Pape Paul III, Le Concile de Trente , Can. 5 sur le Sacrement du Baptême, ex cathedra : «Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire pas nécessaire pour le salut (cf. Jn 3,5) : qu’il soit anathème».

Pape Eugène IV, Concile de Florence , «Exultate Deo», 22 novembre 1439, ex cathedra : « le saint baptême, qui est la porte d’entrée de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes faits membres du Christ et du corps de l’Eglise. Et puisque la mort est entrée dans l’univers du premier homme, à moins que nous soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, nous ne pouvons pas, comme dit la Vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle ». 

L’Eglise a fait cette exception spécifique en ce qui concerne les hérétiques puisque tout le monde – les jeunes ainsi que les anciens – doit recevoir l’eau de régénération pour être sauvé. Cependant, les paroles du Pape Eugène IV, dans le Concile de Florence, ne permettent pas à une personne de recevoir le sacrement du baptême d’hérétiques dans tous les cas, mais seulement dans une nécessité extrême. Un exemple serait lorsque le danger de mort est imminent, et que la personne en question risquerait de mourir sans le sacrement du baptême. Cette exception bien sûr est aussi valable si vous n’avez pas de catholiques dans votre région et une nécessité de baptême. Si vous n’avez pas d’amis ou membres de la famille catholiques et que vous avez besoin du baptême vous pouvez être baptisé par un hérétique aussi vite que possible. Voir : Le baptême. Étapes pour se convertir à la foi catholique traditionnelle, les étapes pour ceux qui quittent la Nouvelle Messe, et le baptême sous condition.

Dans une telle situation, tel que décrit ci-dessus, cependant, «non seulement un prêtre ou un diacre, mais même un laïc ou une femme, oui, même un païen et un hérétique peuvent baptiser, tant qu’il conserve la forme de l’Église et a l’intention de faire ce que fait l’Église» [c’est-à-dire l’intention de baptiser, cf. Ench. Symb. 3100-3102 ; 3126]. Et donc, il est clair que Dieu a fait cette exception par le pape. Encore une fois, quand il y a des exceptions, il en sera toujours fait mention clairement.

Le point étant fait, on ne va pas, cependant, trouver des exceptions concernant tout autre sacrement en ce qui concerne les hérétiques ou schismatiques. Selon les enseignements de l’Église, les hérétiques et les schismatiques doivent être évités sous peine de péché mortel. Vous ne pouvez donc pas avoir des relations amicales avec eux, par exemple, faire du sport ensemble, ou faire d’autres activités de ce genre, ou même les rencontrer comme on pourrait rencontrer un véritable ami catholique. La seule exception à ceci serait si vous essayez de convertir un hérétique ou un mécréant.Dans un tel cas, vous pouvez le rencontrer, faire du sport avec lui et parler avec lui. Toutefois, si votre intention est mauvaise et que vous savez que vous gardez le contact avec les athées ou les hérétiques pour les mauvaises raisons, et non dans le but de les convertir vraiment (ou même si votre intention est bonne, mais que le pécheur, hérétique ou schismatique est obstiné et non convertible et refuse d’écouter), ce qui se passe trop souvent avec des membres de familles hérétiques, alors vous devez cesser tout contact avec eux. Faire autrement pourrait être la cause de votre perte éternelle. Combien de personnes n’ont elles pas renoncé à Dieu plus pour plaire d’autres hommes ? Combien n’ont pas perdu Dieu parce qu’ils ont passé trop de temps à essayer d’aider les autres tout en se donnant ? « Méfiez-vous des hommes », avertit Jésus-Christ (Matthieu 10, 17).

Dans le sacrement de mariage entre un catholique et un hérétique, l’Eglise dispense l’empêchement prohibitif strictement pour la même raison de convertir l’hérétique, en plus des autres conditions strictes. C’est parce que la seule relation licite possible avec un hérétique est celle dans le but de le convertir.

Pape Pie XI, Mortalium animos (n ° 10) : « Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques : l’union des chrétiens ne peut seulement être encouragée que pour favoriser le retour à la seule véritable Eglise du Christ de ceux qui sont séparés d’elle, dans le passé, et qu’ils ont malheureusement quitté ».

Les catholiques doivent se rendre compte que quelques-uns sont sauvés, la plupart des catholiques adultes sont damnés. Pas même Jésus-Christ, qui est Dieu, pourrait convertir tous les Juifs endurcis.

Sectes hérétiques actuelles :

Question : Est-ce que cela signifie que je ne peux pas vivre avec mes parents hérétiques, même si j’ai essayé de les convertir ?

Réponse : Bien sûr que non. Cela signifie tout simplement que vous ne pouvez pas vous unir avec les hérétiques exprès (en dehors de ce que l’Église approuve), ou d’être amis avec eux, ou être en communion religieuse avec eux. C’est ce qui est condamné ici. Le Pape ne condamne pas  ceux qui, dans une nécessité, vivent avec un hérétique, qui sont mariés avec un hérétique (tant que l’Église a approuvé elui-ci), qui achètent la nourriture ou font des affaires avec les hérétiques, ou qui travaillent sous un hérétique ou sont commandés par lui, etc…

III ème Concile de Constantinople, 680-681 : « Si un ecclésiastique ou un laïc doit aller dans la synagogue des Juifs, ou les lieux de réunion des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient destitués et privés de communion [excommuniés]. Si un évêque ou un prêtre ou un diacre doit s’unir à la prière avec les hérétiques, qu’il soit suspendu de communion [excommunié]. « 

Le troisième concile de Constantinople vient de définir infailliblement que toute personne qui prie en communion avec les hérétiques doit être excommunié et a condamné la communion de prière avec d’autres hérétiques . Maintenant regardons quelques autres citations :

Pape saint Clément I, 1er siècle : «Si quelqu’un doit être respectueux de ceux avec qui le Pontife romain n’est pas en communion, il est en complicité avec ceux qui veulent détruire l’Église de Dieu, et, bien qu’il puisse sembler être avec nous dans le corps, il est contre nous dans l’esprit et cet esprit est un ennemi bien plus dangereux que ceux qui sont dehors et qui sont nos ennemis déclarés».

Concile de Laodicée, 4ème siècle, (# Canon 6) : « Nul ne peut prier en commun avec les hérétiques et les schismatiques … Il n’est pas permis aux hérétiques d’entrer dans la maison de Dieu, tandis qu’ils continuent dans l’hérésie. « 

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communique avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Eglise, que ce soit le clergé ou laïc : qu’il soit excommunié. »

Pape Pie VI, Caritas Quae , 13 Avril 1791 : « 31 … Tenez-vous à l’écart de tous les intrus, qu’ils soient appelés archevêques, évêques, ou curés, ne tenez pas la communion avec eux, surtout dans le culte divin « .

Pape Pie IX, le 16 septembre 1864, lettre à l’épiscopat anglais (Ch 254): «Que les chrétiens et les ecclésiastiques doivent prier pour l’unité des chrétiens, sous la direction des hérétiques et, ce qui est pire, selon une intention qui est radicalement imprégné et entachée d’hérésie, est absolument impossible à tolérer ! « 

Pape Pie IX, Etsi Multa , n° 26, 21 novembre 1873 : « Par conséquent, par l’autorité de Dieu Tout-Puissant, nous excommunions et maintenons comme anathème Joseph Humbert lui-même et tous ceux qui ont tenté de le choisir, et qui ont aidé dans son sacrilège consécration. De plus, nous excommunions celui qui a adhéré à eux et d’appartenance à leur parti a fourni de l’aide, faveur, aide, ou le consentement. Nous déclarons, proclamons, et commandons qu’ils sont séparés de la communion de l’Église. Ils doivent être considérés parmi ceux avec lesquels tous les fidèles chrétiens sont interdits par l’Apôtre [2 Jean 10-11] de s’associer et avoir échange social à tel point que, comme il le dit clairement, ils ne peuvent pas encore être accueillis».

Pape Pie IX, « Graves Ac Diuturnae », 1875, (n° 4) : « Vous devriez leur rappeler de se méfier de ces ennemis perfides du troupeau du Christ et de leurs nourritures empoisonnées; ils devraient TOTALEMENT FUIR LEURS célébrations religieuses, leurs bâtiments, ET LEURS PRÉSIDENTS de la peste laquelle ils ont impunément mis en place pour transmettre les enseignements sacrés. ILS devraient fuir leurs écrits et tous les contacts avec eux . Ils ne devraient pas avoir affaire ou des réunions avec des prêtres usurpateurs et les apostats de la foi qui osent exercer les fonctions d’un ministre ecclésiastique sans posséder une mission légitime ou n’importe quelle juridiction. Ils doivent éviter des étrangers et des voleurs qui ne viennent que pour voler, égorger et détruire. Les enfants de l’Église doivent envisager les mesures qui s’imposent pour préserver le trésor le plus précieux de la foi, sans lequel il est impossible de plaire à Dieu , ainsi que l’action calculée pour atteindre l’objectif de la foi, qui est le salut de leurs âmes, en suivant le droit chemin de la justice. « 

Pape Pie IX, Graves AC diuturnae (# ‘s 1-4), le 23 Mars, 1875 « : … les nouveaux hérétiques qui s’appellent eux-mêmes «vieux-catholiques» … ces schismatiques et hérétiques … leur secte méchante … ces fils des ténèbres … leur faction méchante … cette secte déplorable … Cette secte renverse les fondements de la religion catholique, rejette sans vergogne les définitions dogmatiques du Concile œcuménique du Vatican , et se consacre à la ruine des âmes de tant de façons. Nous avons décrété et déclaré dans notre lettre du 21 Novembre 1873 que ces malheureux hommes qui appartiennent, adhérent et soutiennent cette secte doivent être considérés comme schismatiques et séparés de la communion avec l’Eglise « .

Code de Droit Canon de 1917, Canon 823 : « La messe ne peut être dite dans les églises des hérétiques ou schismatiques, même si elles étaient dans le passé correctement consacrées ou bénies».

Code de Droit Canon de 1917, Canon 1258,1 : «Il est illégal pour les fidèles d’aider de quelque manière active ou de participer aux services sacrés de non-catholiques».

Pape Pie XI, Mortalium animos (n ° 10) : «Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques : l’union des chrétiens ne peut seulement être encouragée que pour favoriser le retour à la seule véritable Eglise du Christ de ceux qui sont séparés d’elle , dans le passé, et qu’ils ont malheureusement quitté. Pour la seule véritable Eglise du Christ, nous disons, ce qui est visible à tous, et qui doit rester, selon la volonté de son auteur, exactement le même que celui qu’il a instituée».

Des gens ensuite qui prétendent (en dépit de toutes les citations ci-dessus en disant autrement) que l’on peut prier dans les églises d’hérétiques ou recevoir les sacrements de leur part ou qu’une assemblée présidée par des hérétiques ou une assemblée qui prie en communion avec les autres hérétiques, est en quelque sorte l’Église de Dieu ou l’Eglise des catholiques, est tout simplement nier la vérité révélée infaillible de Dieu.

Hérésie de donner les sacrements aux hérétiques

L’Église interdit à des ministres catholiques de confectionner les sacrements pour les hérétiques et de les donner aux hérétiques.

Un prêtre hérétique qui considère comme hérétique un fidèle catholique et lui donne quand même les sacrements fait un acte hérétique.

Bien sûr, aujourd’hui, tous les prêtres valides tiennent des hérésies et un prêtre hérétique considérant à tort comme hérétique un fidèle catholique qui tient la vraie foi fait toujours un acte hérétique, sauf que le fidèle commet un péché mortel en recevant, en connaissance, un sacrement d’un hérétique.

Hérésie de non-jugement « vous ne pouvez pas juger »

L’hérésie « vous ne pouvez pas juger » est souvent rétorqué par des gens – souvent des hérétiques – ou des mauvais catholiques qui prennent les paroles de l’Évangile hors de leur contexte, ce qui est une forme de protestantisme, c’est-à-dire une interprétation privée des Écritures hors de la Tradition de l’Église et des pères.

Ils disent, par exemple : «Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés» (Luc 6, 37), pour signaler que Jésus a dit de ne juger personne. C’est vrai dans le contexte qui est la conscience interne ou for interne de chacun que Dieu seul connaît, mais ce n’est pas vrai en dehors de ce contexte et concernant les œuvres externes, sinon pourquoi l’Esprit-Saint dirait-il aussi, par l’Apôtre : «N’ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu » (1 Jean 4, 1) ? N’est-ce pas juger ? Oui, Dieu donne de juger ceux qui sont en dehors de l’Église afin de ne pas être en communion avec eux et pouvoir les reprendre et instruire. L’Esprit-Saint contredirait Jésus-Christ ? A en croire ces gens égarés, c’est le cas. Cette hérésie sépare le Christ du Saint-Esprit.

Et ceci n’est qu’un exemple. Ces gens ne comprennent pas ni la foi ni les Écritures. En fait ils omettent ce qui les arrange parce qu’ils n’ont pas la vraie foi, parce que que la vérité n’importe pas vraiment pour eux, parce qu’ils qu’ils sont souvent de mauvaise volonté pour s’instruire de la foi, et pour se cacher eux-même devant Dieu pensant se soustraire à son jugement.

L’Église catholique enseigne infailliblement (loi divine) que tous ceux qui meurent hors de l’Église ou de la vraie foi catholique iront dans le feu éternel de l’enfer (Pape Boniface VIII, Pape Eugène IV, Concile de Florence, etc.). Voir Doctrine sur le dogme pour être sauvé

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … »

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges … personne ne peut être sauvé, … s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique. Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église suivant :

2 Jean 1, 9 : « Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils ».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs[ou hérésies]».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « … la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires».

L’hérésie « vous ne pouvez pas juger » (Ch. 17 du livre Hors de l’Église catholique il n’y a absolument pas de salut) – Par Frère Peter Dimond, O.S.B. :

Objection : « Vous ne pouvez pas juger si tous les non-catholiques vont en Enfer. Vous n’êtes pas Dieu. Vous devez Lui laisser de tels jugements »

Réponse : Dieu nous a déjà révélé Son jugement. Dire qu’on ne peut pas être sûr ou qu’ « on ne peut pas juger » si tous ceux qui meurent non-catholiques vont en Enfer, revient à dire que le jugement de Dieu serait possiblement faux, ce qui est hérésie, blasphème et orgueil de la pire espèce. C’est juger de façon scandaleuse comme potentiellement dignes du Ciel ceux que Dieu a explicitement révélé qu’Il ne sauverait pas. Pour le dire simplement : affirmer qu’on ne peut pas juger que tous ceux qui meurent non-catholiques vont en Enfer (alors que Dieu l’a pourtant révélé), c’est juger de la manière la plus gravement coupable — d’une manière directement contraire à la vérité révélée et au jugement révélé de Dieu.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate domino ; » 1441, ex cathedra [déclaration solennelle du Magistère] : « La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés… » (Les Conciles Œcuméniques, Les Décrets, T. II-1, p. 1183. Enchiridion Symbolorum Denzinger, 1351)

L’hérésie « vous ne pouvez pas juger » est incroyablement répandue de nos jours. Le 15 décembre 2003, j’ai eu une conversation avec un « moine traditionaliste » du nom de F. Giardina, du Monastère du Christ-Roy dans l’Alabama. Je lui ai demandé s’il croyait que tous ceux qui meurent non-catholiques ne peuvent pas être sauvés. Il a dit qu’il ne savait pas et ne pouvait pas juger. Je lui demandai alors s’il croyait que c’était possible que des rabbins qui rejettent le Christ pussent être sauvés. Il me répondit que c’était possible parce qu’il ne pouvait pas juger. En refusant d’accepter ce que Dieu a révélé sous le prétexte hérétique « vous ne pouvez pas juger», cette personne est tombée dans un rejet de l’Évangile [des vérités révélées] et de la nécessité du Christ Lui-même. Au contraire, le grand saint François-Xavier montre comment un catholique doit affirmer que tous ceux qui meurent hors de l’Église sont définitivement perdus, comme il le fit à propos d’un corsaire païen avec lequel il voyageait et qui mourut.

St François-Xavier, 5 nov. 1549 : « Le “Pirate” est mort ici, à Kagoshima ; il a été bon envers nous pendant tout le voyage et nous, nous ne pouvons pas être bons envers lui, car il est mort dans son infidélité et nous ne pouvons plus être bons envers lui en le recommandant à Dieu, car son âme doit se trouver en enfer ». (St François Xavier, Correspondance 1535-1552, Lettres et documents, Desclée de Brouwer, Paris, 1987, p. 358. Henry James Coleridge, S.J., The Life and Letters of St. Francis Xavier (publ. ori. : Burns and Oates, Londres, 1874) seconde réimp. Asian Educational Services, New Delhi, 2004, Vol. 2, p. 281. N.d.T. : la traduction de la source en anglais dit : « … le pauvre camarade, par sa propre main, a jeté son âme en Enfer, où il n’y a pas de Rédemption».)

L’hérésie « sauvé à la mort »

Hérésies contre la loi naturelle

Les hérésies contre la loi naturelle sont des croyances qui font obstacle à la conversion de ceux qui ne sont pas catholiques et font d’un baptisé une abomination, comme l’eugénisme (détermination naturaliste de l’existence humaine), l’athéisme (négation coupable de l’existence de Dieu), l’avortement, la contraception artificielle, le contrôle naturel des naissances (frustration de la puissance de l’acte conjugal de procréation), le mariage homosexuel, l’euthanasie, la drogue, etc.

Les hérésies communes contre la loi naturelle sont de nier l’existence de Dieu, ou de considérer que le contrôle des naissances ou la planification familiale naturelle, aussi appelé PFN, que beaucoup de « catholiques » pratiquent pour éviter la conception, (ce qui les rend coupables du péché mortel de contraception) est acceptable, ou si une personne considère que l’avortement est acceptable, ou si une personne constate que la consommation de psychotropes où la conscience est entravée est acceptable. Ces exemples pourraient tous tomber dans la catégorie du péché mortel, car ils rejettent une vérité qu’ils savent être vraie de la loi naturelle, à savoir : 1) que l’existence (pas la nature) de Dieu peut être connue par la raison naturelle, 2) que l’avortement est un assassinat, 3) que la contraception ou PFN frustre délibérément le pouvoir naturel d’engendrer la vie, 4) et que les psychotropes tels que fumer de la marijuana est un péché mortel, tout comme se saouler.

C’est une abomination de nier la nature même des choses, ou la loi naturelle ou morale inscrite par Dieu dans le cœur de tout homme, comme le panthéisme assimilant la création avec Dieu, alors que tout le monde sait que la nature n’est pas Dieu ; ou l’avortement dont tout le monde sait que c’est un assassinat ; ou la théorie de l’évolution dont tout le monde sait que l’homme n’a pas d’ancêtre commun avec le singe ; ou la théorie du gender dont tout le monde sait qu’un homme n’est pas une femme ; ou le « mariage » homosexuel dont tout le monde sait que ce n’est pas le mariage ; ou l’euthanasie dont tout le monde sait que c’est un assassinat ; ou la contraception dont tout le monde sait que c’est une frustration de la puissance procréatrice ; ou la Planification Familiale Naturelle dont tout le monde sait que c’est un contrôle des naissances, etc.

La loi naturelle est inscrite dans le cœur de tous les hommes, de sorte que tous les hommes savent que certaines choses sont contre la loi de Dieu, et que certaines choses sont conformes à la loi naturelle de la charité, etc.

Romains 2, 13-15 : Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi [loi ancienne mosaïque] qui sont justes devant Dieu ; mais ce sont les observateurs de la loi qui seront justifiés [sauvés par la loi nouvelle]. En effet, lorsque les gentils [païens], qui n’ont pas la loi [ancienne et nouvelle], font naturellement [loi naturelle] ce qui est selon la loi ; n’ayant pas la loi, ils sont à eux-mêmes la loi : montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs, leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant et se défendant l’une l’autre ».

Comme le commentaire (Bible Haydock) l’explique correctement sur Romains 2, 14-16 :

« Ces hommes sont une loi pour eux-mêmes, et l’ont écrite dans leurs cœurs, quant à l’existence d’un Dieu, et leur raison leur dit que beaucoup de péchés sont illicites : ils peuvent aussi faire des actions qui sont moralement bonnes, comme l’aumône pour soulager les pauvres, en honorant leurs parents, etc. Non pas que ces actions, moralement bonnes, suffiront d’elles-mêmes pour leur justification, ou leurs méritent une récompense surnaturelle dans le royaume des cieux, mais Dieu, dans sa miséricorde infinie, leur donnera des grâces surnaturelles qui, s’ils continuent de coopérer avec elles, leurs obtiendront plus de grâces et finalement ils seront exposées à la foi catholique, s’ils doivent être sauvés».

Tous les nourrissons baptisés sont catholiques, même s’ils sont baptisés dans une église méthodiste, etc. Il est de foi – de fide – que ces catholiques baptisés, quand ils atteignent l’âge de raison dans une « église » protestante, s’ils tiennent la Trinité et l’Incarnation (qui sont les deux mystères essentiels de la foi catholique) tiennent les mystères absolument essentiels de la foi catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra : «Quiconque veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute dans l’éternité. Mais, la foi catholique est que nous adorons un seul Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’unité. Mais il est nécessaire pour le salut éternel qu’il croit fidèlement aussi à l’incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ … le Fils de Dieu qui est Dieu et homme … Telle est la foi catholique, à moins que chacun la croit fidèlement et fermement, il ne peut pas être sauvé».

S’ils ne connaissent pas les autres dogmes catholiques (autres que la Trinité et l’Incarnation), alors ils ne sont pas hérétiques mais des catholiques [chrétiens], sauf s’ils tiennent une position incompatible avec la foi dans la Trinité et l’Incarnation, ou nient une vérité qu’ils savent être vraie sur Dieu et la loi naturelle ou nient quelque chose qu’ils savent être clairement enseigné dans les Ecritures. Par exemple, si la personne baptisée décrite ci-dessus prétend croire en la Trinité et l’Incarnation, mais considère que toutes les religions sont plus ou moins bonnes, alors c’est un hérétique et il n’a pas la foi catholique (avant même qu’il sache qu’une telle position est condamnée par l’Égliseparce que sa croyance est incompatible avec la vraie foi en la Trinité comme le seul vrai Dieu, croyance qui’il doit tenir selon la foi catholique dans ses composantes les plus simples.

Le pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 2, 6 janvier 1928 : «… cette fausse opinion qui considère que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables …  Non seulement ceux qui soutiennent cette opinion sont dans l’erreur et trompés, mais aussi en pervertissant la notion de la vraie religion ils la rejettent…»

Un autre exemple serait si le baptisé qui croit en la Trinité et l’Incarnation (qui sont les composantes les plus simples de la foi catholique) et qui n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, soutient que l’homme n’a pas le libre arbitre (ce que certains protestants enseignent). Cette personne serait également devenue hérétique avant même qu’elle ait vu sa situation condamnée par l’Eglise et avant qu’elle ait entendu parler d’autres dogmes catholiques (autres que la Trinité et l’Incarnation), car elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, à savoir que l’homme a une volonté libre. Ainsi, elle nie une vérité à savoir sur l’homme de la loi naturelle et est un hérétique.

Un autre exemple serait si le baptisé qui croit en la Trinité et l’Incarnation (la foi catholique dans ses composantes les plus simples) et qui n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, refuse de croire que Dieu est le rémunérateur et vengeur. Cette personne est hérétique, même si elle n’a jamais vu que sa position est condamnée par l’Eglise et qu’elle n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vrai de la loi naturelle, selon laquelle Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions (voir Héb. 11, 6).

Une grande majorité des protestants croient aujourd’hui dans les doctrines de «la foi seule» et la «sécurité éternelle». Ces doctrines sont contraires à là loi naturelle et à la raison qui expliquent que chaque homme doit être récompensé ou puni pour ses actes. Elles contredisent également, mot pour mot, l’enseignement de Jacques 2 dans l’Écriture, qui enseigne que la foi sans les œuvres est morte, et que l’homme n’est pas sauvé par la foi seule. Cette personne qui croit en la foi seule ou la sécurité éternelle est hérétique, même si elle n’a jamais vu que sa position est condamnée par l’Eglise et n’a jamais entendu parler d’autres dogmes catholiques, parce qu’elle rejette une vérité qu’elle sait être vraie de la loi naturelle, selon laquelle Dieu est le rémunérateur et punisseur de nos actions, et que la foi seule ne justifie pas un homme seulement, mais aussi ses actes.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n° 23, 29 juin 1943 : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui, comme de sa propre nature, entraine un homme à rompre du corps de l’Eglise, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie».

Nous pouvons voir que c’est l’enseignement de l’Eglise catholique que l’homme est séparé de l’Eglise et du salut par l’hérésie, le schisme ou l’apostasie.

Les enfants baptisés qui atteignent l’âge de la raison dans les « églises » protestantes, schismatiques orientales (« orthodoxes »), etc., qui croient en la Trinité et l’Incarnation (les éléments essentiels de la foi catholique) et qui ne rejettent aucun dogme catholique parce qu’ils n’ont pas connu autre chose que la Trinité et l’Incarnation, et qui n’ont pas embrassé toutes les positions comme celles décrites ci-dessus qui sont directement incompatibles avec la foi en Dieu, Jésus-Christ, la Trinité, la loi naturelle ou ce qu’ils savent être clairement enseigné dans les Écritures, seraient catholiques dans une église hérétique.

Participer volontairement ou en connaissance aux sectes hérétiques : excommunication automatique

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui «tient un seul point de vue contraire à celui de l’Église» (Magistère) est de fait anathème (Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino), automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements.

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui «donne son assentiment même à une seule hérésie» (Léon XIII, Satis Cognitum) est automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements.

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui «ne professe pas la vraie foi catholique» (Pie XII, Mystici corporis Christi) est automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements.

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui tient qu’«un hérétique peut être pape» (Paul IV, Cum ex Apostolatus Officio) est un hérétique automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements.

Un prêtre valide (célébrant une messe valide) qui est «un hérétique même sur une preuve légère» (Pape Innocent IV, Concile de Lyon I, 1245) est automatiquement hors de l’Église catholique, et il n’a aucune juridiction et commet un sacrilège en confectionnant les sacrements.

Quiconque, en connaissance, prie avec un hérétique, l’aide, communie ou assiste à sa messe n’en a aucun fruit, commet un péché mortel, un sacrilège, participe à son péché et s’excommunie automatiquement pour sa propre damnation.

La phrase déclarative qui fait suite à une excommunication automatique est simplement une reconnaissance légale de quelque chose qui existe déjà. Si ce n’était pas vrai, l’excommunication automatique n’aurait pas de sens. Le canon 2314 du Code de droit canonique de 1917, bien que n’étant pas infaillible, est parfaitement en ligne avec l’enseignement catholique : «Tous les apostats de la foi chrétienne, chaque hérétique ou schismatique : 1) encourent ipso facto [par là même] l’excommunication …  »

L’epikeia est une interprétation libérale de la loi dans les cas non prévus par la lettre de la loi. Elle suppose la sincérité de vouloir respecter la loi, et interprète l’esprit du législateur dans son intention présumée d’inclure une situation qui n’est pas couverte par la loi. Elle favorise la liberté de l’interprète sans contredire la volonté expresse du législateur. L’epikeia ne peut pas être utilisé pour réclamer l’exemption des lois (divines immuables) qui traitent de la foi (dogme) ou de la morale, comme par exemple la forme, la matière et l’intention des Sacrements. Le principe de l’epikeia permet une exemption des lois de l’Église qui ne traitent pas de la foi ou de la morale dans certaines situations d’urgence. Seuls les catholiques et les catéchumènes peuvent être justifiés par le principe de l’epikeia dans ces situations d’urgence. Les non-catholiques qui ne sont pas en train de se préparer à entrer dans l’Église catholique par le baptême (non catéchumènes) ou par l’abjuration ne peuvent pas être justifiés par l’epikeia. Les hérétiques étant non-catholiques, ne sauraient justifier aucune de leurs actions par l’epikeia.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui, comme de sa propre nature, fait rompre un homme du corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir le plus à l’extérieur de la communion catholique, ÉTRANGER à l’Église, celui qui s’éloignera le moins du monde de tout point de doctrine proposé par l’autorité de son Magistère».

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 : « 47. De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, pour l’excommunication ou la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» n’ont aucune autre force que celle d’une menace grave sans aucun effet réel « – fausse, téméraire, pernicieuse, injurieuse à la puissance de l’Église, erronée. »

La personne hérétique est déjà séparée de l’Église.

Comme il n’y a plus actuellement de prêtres connus qui ne tiennent pas des positions hérétiques, tous les baptisés qui les approchent – en connaissance – pour la communication dans les choses divines, (pour le culte, sacrements, prières, etc.), qui les soutiennent financièrement de manières coupable ou qui les aident d’autres manières coupables encourent l’excommunication automatique.

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les garder dans sa maison ou sur son territoire, ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux. S’ils viennent à mourir dans ce péché, aucun prétexte de privilèges accordés par nous, ne permettra d’offrir de messe pour eux ou de les enterrer parmi les chrétiens. … Les évêques ou les prêtres qui ne s’opposeraient pas avec force à de telles choses, seront punis par la privation de leur office jusqu’à ce qu’ils obtiennent le pardon du Siège apostolique».

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, qu’il soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié».

Concile de Constantinople III, ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) «Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] …»

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, section Types d’excommunication, § Excommunication latae sententiae : « L’excommunication latae sententiae est encourue dès que l’infraction est commise et en raison de l’infraction elle-même (eo ipso) sans intervention d’un juge ecclésiastique ; elle est reconnue dans les termes utilisés par le législateur, par exemple : «le coupable sera excommunié à la fois, par le fait même [ipso facto] …»

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, Section Excommunication latae sententiae maintenant en vigueur, § Excommunications de la constitution « Apostolicæ Sedis » [Pape Pie IX, 12 oct. 1869], s/§ Excommunications spécialement réservés au pape [c’-à-d. la plus grave, ancienne excommunication majeure] « (1) …Vient ensuite l’hérétique qui appartient à une association hérétique ; pour une telle personne son adhésion hérétique seule est suffisante pour l’amener sous la peine d’excommunication. Dans son cas, la peine est encourue par l’adhésion à l’hérésie, notamment par la participation volontaire et active in sacris (ie dans le culte public ) avec les hérétiques ; d’où l’excommunication de ceux qui contractent un mariage mixte devant un hérétique ministre en tant que tel (Saint Office, 28 août 1888). Enfin, la peine s’étend à ceux qui croient aux hérétiques (credentes) et rejoignent leurs rangs ; à ceux qui les reçoivent, qui leur donnent refuge dans leurs maisons afin de les protéger contre la poursuite de l’autorité ; et à ceux qui approuvent ou les défendent comme hérétiques et compte tenu de l’hérésie, à condition que ce soit une aide positive et efficace.

« (2) Tous ceux qui sciemment lisent, sans la permission du Siège Apostolique, les livres de ces mêmes apostats et hérétiques et maintiennent l’hérésie, ainsi que les livres de tous les auteurs de qui que ce soit expressément interdit par les lettres apostoliques, et tous ceux qui gardent, impriment ou de quelque manière que ce soit  défendent ces mêmes livres ».

Comme en ces temps de grande apostasie où les hérésies sont partout répandues, et que quasi tous les prêtres traditionalistes sédévacantistes tiennent des hérésies (Âme de l’Église hors du corps, baptême de désir/sang, salut de l’ignorant invincible, contrôle naturel des naissances, réception de sacrements d’hérétiques, etc.), les gens ne peuvent pas faire comme si de rien n’était, pour aller recevoir d’eux les sacrements.

Toute personne qui envisage d’assister à la messe dans une église a évidemment accès au prêtre. Par conséquent avant d’assister à la messe, tout ce qu’on a à faire est de demander au prêtre ce qu’il croit point par point. Sa réponse confirmera qu’il est un hérétique qu’il faut éviter. La personne a un accès facile au prêtre et peut donc facilement trouver ce que croit le prêtre. Tout ce qu’elle a à faire est d’ouvrir la bouche que Dieu lui a donné et demander au prêtre ce qu’il croit, point par point. De la réponse du prêtre, elle recevra la confirmation que le prêtre est un hérétique qui doit alors être évité.

En ne demandant pas au prêtre ce qu’il croit, la personne pèche par omission en omettant d’accomplir les actes de miséricorde spirituelle d’instruire les pécheurs ignorants et d’admonester et en omettant l’obligation catholique de professer la foi (ce qui est un refus implicite de la foi catholique) :

Code de droit canonique 1917, can.  1325, 1. Obligation de professer la foi : « Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois que le silence des circonstances, la fraude, ou leur façon d’agir autrement constitue implicitement un déni de la foi, ou implique le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale de leur prochain ».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape saint Félix III (483-492) : « Ne pas s’opposer à l’erreur est l’approuver, et même négliger de confondre les méchants, quand nous pouvons le faire, n’en est pas moins un péché que de les encourager ».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Catéchisme Penny, question : «De combien de façons peut-on être la cause ou avoir la part à la culpabilité du péché d’un autre ? » Réponse :  » Nous pouvons être la cause ou partager la culpabilité du péché d’un autre dans neuf façons : … 6. Par la dissimulation ; 7. En étant partenaire dans le péché ; 8. Par le silence».

St Cyprien de Carthage, persécution de Dèce, lettre 34, n° 1 : « Vous avez agi de manière irréprochable et conforme à la discipline … en décidant … d’exclure de la communion le prêtre Gaius de Dida et son diacre qui, en entrant en communion avec des faillis [qui n’ont pas confessé la foi dans la nécessité ou ont fait défection de la foi] et en présentant l’oblation en leur nom, ont vu leur égarement coupable signalé de manières répétées … ont persisté opiniâtrement avec une audace présomptueuse, abusant ainsi certains frères de notre communauté… »

C’est un péché mortel d’être en communion avec les hérétiques quand on en a connaissance ou qu’on le suppose aisément et qu’on pourrait très facilement en avoir connaissance.

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques.]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin [jure divino – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22) (Magistère ordinaire infaillible) : «Ainsi donc, comme dans la vraie communauté chrétienne, il y a un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, et un seul baptême, donc il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

St Cyprien de Carthage, lettre 67, n° 9, 2 et 3 : « Ceux qui en s’associant dans une communion illicite à des mauvais, des pécheurs, des gens qui ne font pas pénitence, se souillent au contact des criminels et, joints à eux dans la faute, n’en sont pas non plus séparés dans le châtiment. Par conséquent, frères bien-aimés, nous louons le religieux souci que vous avez de votre intégrité et de votre foi, tout autant que nous l’approuvons, et nous vous encourageons de toutes nos forces par notre lettre à ne pas vous associer dans une communion sacrilège à des évêques profanes et impurs, mais à préserver avec une crainte religieuse la fermeté intacte et sans défaut de votre foi ».

Pape saint Léon le Grand, Sermon 129 : «C’est pourquoi, depuis l’extérieur de l’Église catholique, il n’est rien de parfait, rien sans tache, l’Apôtre déclarant que « tout ce qui n’est pas de la foi est péché » (Romains 14, 23), nous ne sommes en rien comparés avec ceux qui sont divisés de l’unité du Corps du Christ, nous ne sommes réunis dans aucune communion».

Saint Jean Damascène : «De toutes nos forces, par conséquent, nous ne recevons jamais de communion ou l’accordons aux hérétiques ; «Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, dit le Seigneur, ne jetez pas vos perles aux pourceaux, (Matt. 7, 6), de peur que nous devenions participants de leur déshonneur et de leur condamnation». (Patrologie graeca, vol 94, col 1149, 1152, 1153 ; Aussi De Fide Orthodoxa – Exposition de la foi orthodoxe – livre IV, chapitre XIII).

Concile de Laodicée :  « Ceux qui sont membres de l’Eglise ne sont pas autorisés à entrer dans les cimetières de l’un des hérétiques dans le but de prière ou de vénération. S’ils le font, ils doivent être excommuniés ».

Concile de Laodicée, Canon 33 (364) : «  Nul ne peut se joindre à la prière avec les hérétiques ou schismatiques ».

Constitutions apostoliques, Canon 45 : «  Un évêque, prêtre ou un diacre, qui a seulement prié avec les hérétiques, qu’il soit excommunié : mais s’il leur a permis de remplir n’importe quelle fonction cléricale, qu’il soit déposé ».

Constitutions apostoliques, Canon 65 : «  Si l’un ou l’autre des membres du clergé ou laïcs, entre dans une synagogue des Juifs ou des hérétiques pour prier, qu’il soit destitué et suspendu ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre III, 1 : «Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation [Tite 3, 10] »

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Ia-IIæ, Q. 103, Rép. 4 : « Or, l’homme peut faire la profession de sa foi intérieure, selon des actes aussi bien que selon des paroles : et dans l’une ou l’autre profession, s’il fait une fausse déclaration il pèche mortellement ».

« Comment pèche t-on contre la foi catholique ? On pèche contre la foi catholique par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en participant à des cultes non catholiques ». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme attribué au pape saint Pie X et Catéchisme de Baltimore)

II Paralipomènes (Chroniques) 19, 2 : « Vous aidez les impies, et vous avez rejoint l’amitié avec ceux qui haïssent le Seigneur, et par conséquent, vous avez en effet mérité la colère de l’Éternel ». –

Psaume 140, 4 ; 118, 115 : « Avec des hommes qui opèrent l’iniquité, je n’aurai point de part … Éloignez-vous de moi, méchants »

Saint Matthieu 18, 17 : «Et s’il n’écoute point l’Église, qu’il te soit comme un païen et un publicain».

Tite 3, 10 : «Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition » ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement (Tite 3, 10) ».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [texte original incomplet mais semblable aux condamnations des Conciles oecuméniques, de toute personne pensant contrairement à l’enseignement de l’Eglise]»

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrét. 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance … »

Tous les hérétiques doivent être totalement évités. L’excommunication est automatique pour hérésie ou pour participation dans une secte hérétique.

Pape Paul V (1552-1621), Bref « Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum » – Le Pontife romain, contre l’Allégeance (Réitération de l’interdiction du pape Paul IV, 1476-1559, et de ses prédécesseurs), 22 sept. 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenus plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous travaillons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez aux ÉGLISES des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme. » (Cité dans Bp., George Hay  » Le chrétien sincère « . [le pape Paul V a réitéré l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, le 22 Septembre 1606 par l’ANNONCE dans son bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum – Le Pontife romain, contre l’Allégeance.]

Avez-vous entendu ? « QU’EN AUCUN CAS VOUS ALLIEZ dans les églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme».

Pape Pie IX, « Graves Ac Diuturnae », 1875, (n° 4) : «Vous devez leur rappeler de se méfier de ces ennemis perfides du troupeau du Christ et leurs aliments empoisonnés. ILS DOIVENT TOTALEMENT EVITER leurs célébrations religieuses, leurs BÂTIMENTS ET LEURS PRÉSIDENCES PESTILENCIELLES qu’ils entretiennent avec IMPUNITE pour transmettre les enseignements sacrés. ILS DOIVENT EVITER leurs écrits ET TOUT CONTACT AVEC EUX. Ils ne doivent pas avoir de relations ou de réunions avec les prêtres et les apostats faisant usurpation de la foi qui osent exercer les fonctions d’un ministre ecclésiastique sans posséder une mission légitime ou une juridiction. Ils devraient les éviter comme des étrangers et des voleurs qui ne viennent que pour voler, tuer et détruire. Les enfants de l’Eglise devraient examiner les mesures qui s’imposent pour préserver le trésor le plus précieux de la foi, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu, ainsi que l’action calculée pour atteindre l’objectif de la foi, c’est le salut de leurs âmes, en suivant le droit chemin de la justice ».

Peut-on être plus clair que cela ? Nous «ne devrions pas avoir de relation ou réunions avec les prêtres et les apostats faisant usurpation de la foi qui osent exercer les fonctions d’un ministre ecclésiastique sans posséder une mission légitime ou une juridiction [compétence] …» ; nous «devons les éviter comme des étrangers et des voleurs qui ne viennent que pour voler, tuer et détruire» ; et «DEVONS TOTALEMENT EVITER LEURS célébrations religieuses, leurs bâtiments, et leurs présidences pestilencielles qu’ils entretiennent avec IMPUNITE pour transmettre les enseignements sacrés». Nous «DEVONS EVITER leurs écrits ET TOUT CONTACT AVEC EUX».

 

L’abjuration de l’hérésie publique (renoncement de l’hérésie privée) et l’adhésion prouvée à la vraie foi catholique font sortir de l’hérésie et lèvent l’excommunication automatique.

Le seul et unique moyen de sortir de l’état d’hérésie afin de réintégrer la Sainte Mère Eglise est de renoncer aux hérésies en adhérant à la vraie foi catholique. Les hérésies publiques doivent être abjurer publiquement.

Si les évêques et les prêtres illégaux veulent entrer dans l’Église catholique (et avoir leurs péchés pardonnés), ils doivent abjurer en renonçant à leur crime schismatique et aux hérésies auxquelles ils croient ; et si les crimes étaient publics, l’abjuration spécifique doit également être publique.

L’abjuration est : 1) un rejet et une condamnation de l’hérésie ; 2) une affirmation de l’adhésion au dogme catholique (auparavant nié par l’hérésie), et ceci doit être public pour celui qui a enseigné l’hérésie.

Concile de Constantinople I, part. VII : «Ceux qui passent de l’hérésie à l’orthodoxie [doctrine droite de la foi], nous les recevons dans l’ordre et selon la coutume que voici. … nous les recevons à la condition qu’ils remettent un document anathématisant toute hérésie qui ne pense pas comme pense la sainte Église de Dieu, catholique et apostolique ; »

Ézéchiel, 18, 21, 24 : «Mais si l’impie fait pénitence de tous ses péchés qu’il a commis, et qu’il garde tous mes préceptes, et qu’il accomplisse le jugement et la justice, il vivra de la vie et ne mourra point. … Mais si le juste se détourne de sa justice, et qu’il fasse l’iniquité selon toutes les abominations que l’impie a coutume de commettre, est-ce qu’il vivra ? toutes les œuvres de justice qu’il avait faites seront oubliées, et dans la prévarication par laquelle il a prévariqué, et dans le péché par lequel il a péché, il mourra».

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé et impose de prouver son innocence.

Code de droit canonique 1917, canon 2200, 2 : « Quand une violation externe de la loi a été commise, la méchanceté est présumée au fort externe jusqu’à preuve du contraire ».

Commentaire sur ce canon, P. Eric F. Mackenzie, AM, STL, JCL : « La commission même de tout acte qui signifie l’hérésie, par exemple, la déclaration de quelque doctrine contraire ou contradictoire à un dogme révélé et défini, donne un motif suffisant pour la présomption juridique de la dépravation hérétique … Les circonstances excusantes doivent être prouvées au for externe, et la charge de la preuve incombe à la personne dont l’action a donné lieu à l’imputation de l’hérésie. En l’absence d’une telle preuve, toutes les excuses sont présumées ne pas exister ».

G. McDevitt, le délit d’hérésie, 48, CU, Droit Canon, études 77 Washington, 1932 : « Si le délinquant faisant cette demande est un clerc, son plaidoyer pour l’atténuation doit être rejetée, soit comme fausse, ou bien comme indiquant l’ignorance dont elle est affectée, ou au moins grossière… Sa formation ecclésiastique au séminaire, avec sa théologie morale et dogmatique, son histoire ecclésiastique, sans parler de son droit canon, tout assure que l’attitude de l’Eglise envers l’hérésie lui a été conférée ».

Non seulement les antipapes de Vatican 2 ont fait des centaines de déclarations contraires au dogme révélé et défini, mais ils ont aussi explicitement déclaré eux-mêmes être en communion – dans la même Église – avec les schismatiques et hérétiques. Dans une moindre mesure, la quasi-totalité des prêtres et des évêques «traditionnels» les plus connus tiennent aussi des hérésies similaires de salut pour les païens par un soi-disant baptême de désir ou de sang, etc, ainsi que l’hérésie selon laquelle on peut légalement communier avec des non catholiques ou hérétiques, et cela bien sûr est un péché mortel d’être en communion religieuse avec eux ou de recevoir les sacrements d’eux depuis qu’ils sont hérétiques et hors de l’Eglise et de sa communion. Les antipapes ont, en outre, confirmé ces déclarations par des actes qui manifestent encore leur adhésion à l’hérésie, comme la communicatio in sacris (communication dans les choses sacrées) avec des non-catholiques, des hérétiques et divers autres membres de fausses religions. Ce n’est pas, par conséquent, à la loi ou l’esprit de l’Église d’exonérer quelqu’un crachant publiquement l’hérésie, mais plutôt de le présumer coupable.

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Saint Robert Bellarmin explique pourquoi cela doit être ainsi.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… Car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures, ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Une illustration simple démontre également pourquoi cela doit être ainsi.

Supposons que vous ayez quelques moutons et que vous avez nommé un berger pour veiller sur eux. Supposons qu’un jour, le berger soit devenu un loup et a commence à manger les moutons et à les mettre en pièces. Souhaitez-vous, pour le bien-être de ces moutons, garder le loup à la tête des brebis ? Souhaitez-vous que les autres moutons pas encore mangés soient eux-mêmes soumis au loup, et se mettent ainsi en danger prochain d’être mangés ? Bien sûr, vous ne le voudriez pas, pas plus que Dieu.

Dieu ne pourrait jamais permettre à celui qui promulgue l’hérésie manifeste au fort externe de garder l’autorité dans l’Église ou être en mesure d’exiger la soumission des catholiques, indépendamment de ce que sont ses intentions. Rappelez-vous, l’hérésie tue les âmes. Supposons que le loup dans notre histoire ait simplement faim, ou ait eu une mauvaise journée. Est-ce que cela change le fait que les moutons sont éliminés ? Non.

En outre, ce loup qui tente de tromper les gens se déclare ouvertement lui-même être un non-catholique ou un ennemi de l’Église.

Matthieu 7, 15 : «Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans sont des loups ravisseurs».

Il n’y a pas de moyen plus efficace pour aider un faux prophète que d’insister, en dépit de sa profession publique d’hérésie, pour qu’il conserve son autorité dans l’Église. Le Pape saint Célestin confirme avec autorité le principe selon lequel nous ne pouvons pas considérer un hérétique public comme une personne ayant autorité s’agissant de l’affaire de l’hérétique Nestorius. Nestorius, patriarche de Constantinople, a commencé à prêcher l’hérésie selon laquelle Marie n’était pas la Mère de Dieu. Les fidèles ont réagi en rompant la communion avec lui, après avoir réalisé que depuis que Nestorius prêchait l’hérésie de notoriété publique, il ne pouvait pas avoir l’autorité dans l’Église catholique. La citation suivante du pape saint Célestin se trouve dans De Romano Pontifice, l’œuvre de saint Robert Bellarmin.

Pape saint Célestin : « L’autorité de Notre Siège apostolique a déterminé que l’évêque, le prêtre ou le simple chrétien qui ont été déposés ou excommunié par Nestorius ou ses partisans, après que ce dernier ait commencé à prêcher l’hérésie ne doivent pas être considérés déposés ou excommuniés. Car lui, qui avait abandonné la foi par ces prédications, ne peut déposer ou excommunier qui que ce soit ».

Le Pape Pie IX confirme ce principe en enseignant que l’on est considéré comme un hérétique ou schismatique même si l’on n’a pas encore été déclaré comme tels par le Saint-Siège.

Pape Pie IX, Quartus Supra (n ° 12), 6 janvier 1873 : «Depuis que la faction de l’Arménie est comme cela, ils sont schismatiques, même s’ils n’avaient pas encore été condamnés en tant que tel par l’autorité apostolique».

C’est pourquoi les saints, les théologiens, les docteurs, les canonistes et les papes qui parlent de la question d’un « pape hérétique » évitent les termes d’hérésie «matérielle» et «formelle», car ce sont des termes qui impliquent un jugement du for interne. Au contraire, ils utilisent les mots publics, manifestes, notoires, etc – des conditions correspondant au for externe.

FX Wernz, P. Vidal, 1943 : « Par l’hérésie notoire et ouvertement révélée, le Pontife Romain est réputé être tombé dans l’hérésie, par le fait même il est privé du pouvoir de juridiction avant même tout jugement déclaratoire de l’Eglise … »

Code de droit canonique 1917, canon 192 : «Une personne peut être involontairement privé ou retirée d’une fonction, soit par effet de la loi ou d’un acte du supérieur légitime».

Code de droit canonique 1917, canon 188, 4 : «Il y a certaines causes qui rendent l’effet tacite (en silence) de la démission d’une fonction, la démission qui est acceptée à l’avance par l’effet de la loi, et est donc efficace, sans aucune déclaration. Ces causes sont … (4) s’il a publiquement abandonné la foi.

Qu’est-ce qu’une défection publique de la foi ?

Code de droit canonique 1917, canon 2197, 1 : « Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir … »

Ainsi, il est montré en détail pourquoi il est absolument faux d’affirmer que les prêtres hérétiques «traditionalistes» et les évêques ou les antipapes de Vatican 2 ne sont que des «hérétiques matériels». Ils ne peuvent pas être des hérétiques matériels parce que :

1) ils connaissent très bien les dogmes qu’ils nient car ils ont même été réprimandés pour leurs hérésies – hérésies auxquelles ils adhèrent encore et encore, défendent et maintiennent dans leurs enseignements publics et littérature ;

2) ils sont tenus de connaître la foi catholique comme «évêques», en particulier les dogmes qu’ils nient ;

3) eux, la secte Vatican 2 et les antipapes en particulier, contredisent les mystères essentiels de la foi que l’on doit tenir pour être un catholique.

Lire la suite : Les réponses aux objections les plus courantes contre le sédévacantisme

Si un prêtre valide (validement ordonné par le rite traditionnel) abjure publiquement TOUTES ses hérésies (décrites ci-dessus), il peut à nouveau et ipso facto (par le fait) être approché pour les sacrements. Mais aujourd’hui la fierté des hérétiques est telle qu’il n’y a très probablement plus un prêtre catholique sur la surface de la terre.

Est-ce que Dieu nous donnera un ou des prêtres, malgré Ses châtiments actuels à cause de l’apostasie générale, des péchés et de la fierté de la plupart ? Y a t-il encore un prêtre humble pour avoir la capacité de comprendre ?

L’excommunication est automatique pour tous les hérétiques, les schismatiques et les apostats sans exception

La phrase déclarative qui fait suite à une excommunication automatique est simplement une reconnaissance légale de quelque chose qui existe déjà. Si ce n’était pas vrai, l’excommunication automatique n’aurait pas de sens. Le canon 2314 du Code de droit canonique de 1917, bien que n’étant pas infaillible, est parfaitement en ligne avec l’enseignement catholique : «Tous les apostats de la foi chrétienne, chaque hérétique ou schismatique : 1) encourent ipso facto [par là même] l’excommunication …  »

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui, comme de sa propre nature, fait rompre un homme du corps de l’Eglise, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir le plus à l’extérieur de la communion catholique, ÉTRANGER à l’Eglise, celui qui s’éloignera le moins du monde de tout point de doctrine proposé par l’autorité de son Magistère. «

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 : « 47. De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, pour l’excommunication ou la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» n’ont aucune autre force que celle d’une menace grave sans aucun effet réel « – fausse, téméraire, pernicieuse, injurieuse à la puissance de l’Eglise, erronée. »

La personne hérétique est déjà séparée de l’Eglise. La plupart des hérétiques sont connus pour être des hérétiques sans procès ni jugement déclaratoire, et doivent être dénoncés comme tels. Comme on le voit ici, l’Eglise catholique enseigne que les processus et les décisions formelles ne sont pas nécessaires pour que les excommunications ipso facto (par le fait même) prennent effet. Elles sont très souvent, comme dans le cas de l’hérétique Martin Luther, des reconnaissances officielles de l’excommunication ipso facto qui a déjà eu lieu. Cela devrait être évident pour un catholique.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22) : «Ainsi donc, comme dans la vraie communauté chrétienne il n’ya qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, donc il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’entendre l’Église qu’il soit considéré – comme le commande le Seigneur – comme un païen et un publicain. Il s’ensuit que ceux qui sont divisés dans la foi ou de gouvernement ne peuvent être vivants dans l’unité d’un tel organisme, ils ne peuvent pas vivre la vie de son seul Esprit Divin».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs, mais quand ils voient que quelqu’un est un hérétique par ses œuvres extérieures, ils le jugent être un hérétique PUR ET SIMPLE, et le condamnent comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé avec des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto destitué. L’argument d’autorité est fondée sur St Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, et qui est, après lui avoir montré, manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et c’est ce qu’écrit saint Jérôme, ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques eux-mêmes s’excluent et se séparent de leur propre fait du corps de Christ ».

Comme nous l’avons déjà montré, c’est un dogme que 1) les hérétiques ne sont pas membres de l’Église, et 2) qu’un hérétique est automatiquement excommunié (ipso facto) sans autre déclaration. C’est un fait dogmatique, donc, qu’un hérétique ne peut pas avoir part ou gouverner l’Église, car il n’est pas membre de celle-ci. Dire que les catholiques peuvent être en communion avec un hérétique manifeste avant qu’aucune procédure contre lui n’ait été achevée, est contraire à la doctrine catholique, la tradition catholique et au sens catholique.

La nécessité et l’obligation pour tous de juger et de condamner l’hérésie ou le schisme

Pape Pie IX, Graves AC diuturnae (# 1-4 s.), le 23 mars 1875 : « Nous avons arrêté et déclaré dans notre lettre du 21 Novembre 1873 que ces malheureux hommes qui appartiennent, adhérent et soutiennent cette secte doivent être considérés comme schismatiques et séparés de la communion avec l’Église ».

Ici, nous voyons clairement que le pape Pie IX donne à chaque homme et femme le pouvoir de condamner et de juger les gens qui se sont séparés du sein et de l’unité de l’Eglise catholique. Il s’agit d’un commandement, et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission qui impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Chaque manquement que vous ferez de dénoncer l’hérésie ou les hérétiques vous tourmentera pour l’éternité dans les flammes de l’enfer, ce que l’Église catholique a toujours enseigné.

Pape saint Félix III (5ème siècle) :  » ne pas s’opposer à l’erreur est l’approuver et ne pas défendre la vérité est la supprimer, et, en effet, négliger de confondre les méchants – quand nous pouvons le faire – n’est pas moins un péché que de les encourager « .

Voici une autre citation du Concile de Trente, ce qui prouve que l’on peut et doit décider ce qui est ou n’est pas de la foi catholique, par son propre jugement.

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 : «Ce sont les questions qui, en général, il semblait bon au Concile sacré d’enseigner aux fidèles du Christ en ce qui concerne le sacrement de l’ordre. Il a, toutefois, décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous, faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique au milieu des ténèbres de tant d’erreurs».

Cela prouve que tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non, sinon le canon n’aurait jamais dit «afin que tous, faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique au milieu des ténèbres de tant d’erreurs» sans permettre réellement aux gens de juger ce qui est une hérésie, ou qui est un hérétique. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Eglise, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur.

La nécessité d’étudier et de connaître la foi catholique

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 :«Maintenant, il est évident que celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir. Par conséquent l’ignorance de ces choses est appelée «invincible», parce qu’elle ne peut être surmontée par l’étude. Pour cette raison, l’ignorance, n’étant pas volontaire, il n’est pas en notre pouvoir de s’en débarrasser, n’est pas un péché : c’est pourquoi il est évident que l’ignorance invincible n’est pas un péché. D’autre part, l’ignorance invincible est un péché, si c’est sur des questions qu’on est obligé de savoir, mais ça ne l’est pas, si c’est sur des choses qu’on n’est pas obligé de savoir. «

Vraiment, on est obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente. Alors – en conformité avec le Docteur angélique – si nous savons que notre prêtre, évêque, etc., est hérétique ou schismatique, mais que nous adhérons à lui de toute façon, alors nous partageons en effet son péché d’hérésie ou de schisme, par lequel nous œuvrions alors en dehors de la vraie religion. L’ignorance invincible, d’autre part – l’ignorance qui ne peut pas être surmontée par un effort humain bien ordonné – est une autre affaire, et est totalement excusable, si nous parlons des mystères essentiels (la Trinité et l’Incarnation), et de la loi naturelle, qui doivent être connus explicitement par tous au-dessus de l’âge de raison pour le salut. Quand les gens enfreignent la loi naturelle, c’est toujours un péché, et cela ne peut être excusé, car cette loi est écrite par Dieu dans le cœur de chaque homme. L’ignorance de la Trinité et de l’Incarnation, cependant, n’est pas un péché en soi, mais Dieu retient cette connaissance des mystères essentiels pour de nombreuses personnes dont Il a connu d’avance qu’ils rejetteraient son offre de salut.

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril, 1905 : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV, vient de l’écrire :« Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Pourquoi les gens de mauvaise volonté et pour leur fierté sont abandonnés dans les ténèbres

Beaucoup de gens ne comprennent pas pourquoi tant de «bonnes» personnes sont laissées dans l’hérésie ou le schisme, l’infidélité et l’obscurité, ou pourquoi tant de «bonnes» personnes n’ont jamais entendu parler de Jésus-Christ – et pourquoi ces «bonnes» personnes seraient condamnées et iraient en enfer s’ils mouraient dans cet état, quand ils ne sont pas encore hérétiques ou schismatiques (car ils ne peuvent pas rejeter ce qu’ils ne savent pas encore sur cela) ?
La réponse à ces questions est que Dieu savait à l’avance de ces gens qu’ils rejetteraient la vraie foi, même si elle ne leur a jamais été présentée. Car même si une personne n’a jamais entendu parler de l’Église catholique ou Ses enseignements sur l’Eucharistie, la confession, le baptême, la foi et le salut, les œuvres, etc., pendant toute sa vie, mais que cette personne – tout en lisant sa Bible – rejette les paroles qui indiquent clairement ces enseignements, c’est à dire « Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous», ou « Recevez le Saint-Esprit : Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux dont vous les retiendrez, ils leur seront retenus » ; puis, s’il avait lu comme tel les paroles, mais refusait tout simplement de croire que Jésus ne pouvait vraiment pas dire ce qu’il disait, et qu’il était impossible que ce soit son interprétation personnelle qui n’allait pas, et s’il s’entêtait sur sa position, alors qu’il est un pécheur mortel et orgueilleux, car il a déjà pris sa décision comme quoi son interprétation personnelle est droite, ainsi, si jamais la situation réelle lui avait été présentée, il aurait tout simplement refusé d’y croire, et serait alors devenu un hérétique. Je pense que beaucoup de gens qui ont parlé avec les hérétiques protestants sont au courant de ces faits. Ces hérétiques protestants expriment souvent des opinions telles que : «Je refuse simplement de croire qu’un tel enseignement puisse être vrai», ou «Je refuse simplement de croire l’enseignement catholique sur l’Eucharistie, etc … »

Une âme humble pensera toujours qu’il est possible qu’il ou elle a mal compris certaines choses, et donc se conformera elle-même toujours immédiatement à la vraie foi quand elle lui est présentée. Une personne qui pense toujours qu’elle a raison ou qui ne peut pas accepter les conseils d’autres personnes ou qui a toujours une haute estime de son propre esprit, ne peut jamais, en vérité, être en bonne disposition de recevoir la vraie foi catholique. Elle refuserait tout simplement de croire que la vraie foi lui ait jamais été présentée. C’est vraiment un orgueil et une présomption plus triste et abominable de croire qu’il n’est pas possible que l’on ait mal compris certaines choses, et que l’on ne pourrait pas être corrigé par d’autres personnes. Tous les hérétiques, sans exception, sont tombés dans ce piège de l’orgueil et de la présomption. La même chose doit être dite à propos de toutes les personnes qui meurent comme des hérétiques, des schismatiques, des païens, des infidèles, juifs ou musulmans, etc. Une âme humble ne rejettera pas les paroles de Dieu, parce qu’elle ne peut pas comprendre, mais cherchera plutôt à comprendre, en priant Dieu pour son aide et son orientation (en connaissant la vérité).

Pour une âme humble la simple pensée qu’elle pourrait être dans l’erreur, ses humbles prières à Dieu doublées de l’abstinence de péchés mortels, demandant ardemment son éclaircissement concernant une question spécifique, est souvent suffisant pour sortir une âme d’une hérésie. L’humilité est le meilleur moyen pour le ciel, et il n’y a que l’humble qui y entrera.

«Si les hérésies n’étaient pas embrassées par ceux qui avaient persévéré dans la foi, ils seraient perdus par l’irrégularité de leur vie». St Augustin

Le premier péché dans lequel tombe seul tout hérétique avant de tomber dans l’hérésie est toujours un ou plusieurs des sept péchés mortels, à savoir, l’orgueil, la luxure, la gourmandise, l’envie, l’avarice, la paresse et la colère. En raison de leurs péchés mortels, le diable gagne la possession de leur conscience en justice, et est capable d’influencer leur croyances dans les hérésies. C’est la triste vérité derrière l’hérésie. Une personne qui évite les péchés mortels et suit la loi naturelle, et aussi essaie, autant qu’elle est en mesure, d’éviter les péchés véniels, ne tombera jamais dans l’hérésie, car les saints anges gardiens la protègent dans l’état de grâce.
Nous ne pouvons jamais accepter le moindre péché véniel.

Sainte Thérèse d’Avila dit : «Pour l’amour de Dieu, prenez soin de ne jamais devenir imprudents sur le péché véniel, si petit … Il n’y a rien de petit, si cela va à l’encontre d’un si grand souverain». Le péché véniel délibéré affaiblit les pouvoirs spirituels, réduit notre résistance au mal, et nous pousse à errer dans notre chemin vers la Croix. C’est une maladie de l’âme, mais pas sa mort surnaturelle.

1 Jean 5, 16 : » Il est un péché qui est mortel … Toute iniquité est un péché, mais il est un péché qui n’est pas mortel « .

Quand un péché véniel est accepté avec le plein consentement, le diable gagne une emprise sur l’âme de la personne, d’où il est en mesure de plus influencer l’âme, et en peu de temps, il mène l’âme dans d’innombrables péchés mortels pour ce qui semble être un petit péché véniel, à moins que la pénitence et la modification soient apportées en réparation à la justice de Dieu. Une âme qui continue dans le péché véniel, sans quitter ses occasions de pécher, mérite de tomber dans le péché mortel depuis qu’elle a rejeté les commandements de Dieu. Si l’âme continue de commettre un péché véniel, elle finira toujours dans le péché mortel, il est donc très important de se prémunir contre les péchés mortels et véniels en tout temps. Des milliards de pauvres âmes souffrent aujourd’hui dans les feux de l’enfer, maudissant leurs péchés véniels habituels qui les ont conduits à commettre des péchés mortels. Si vous souhaitez éviter de vous joindre à eux dans les flammes de l’enfer, évitez toute occasion de péché, comme si c’était du vrai poison.
Pouvez-vous imaginer l’horreur de se tenir devant le juge et d’entendre la sentence de mort et la condamnation éternelle prononcée contre vous ? Probablement pas. Mais vous avez ressenti de la culpabilité et de la peur pour votre conduite lorsque la Parole de Dieu vous poignarde avec cette phrase : «Le salaire du péché, c’est la mort». (Romains 6, 23). Pourquoi avons-nous peur et un sentiment de culpabilité ? Parce que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu« (Romains 3, 23).
Tous les hérétiques, et toutes les autres personnes qui meurent hors de l’Eglise et du salut, ne cherchent pas sincèrement [ne courent pas après] la vérité, ni ne prient Dieu avec sincérité pour être éclairées sur la vérité. Ces gens refusent plutôt de croire ou ne croient que dans ce qu’ils pensent être la vraie foi, rejetant tout le reste. C’est l’hérésie ou le péché mortel de tous les protestants ou « orthodoxes » orientaux, etc…, qui révèle en vérité qu’ils (beaucoup d’entre eux) ne comprennent pas pleinement ce que l’Église enseigne (mais qui refusent obstinément de croire à chaque fois que cela leur est présenté) ou refusent d’y croire si jamais cela leur est présenté.
C’est l’exacte raison pour laquelle beaucoup de gens sont laissés dans l’obscurité et le manque de foi, parce que Dieu connaissait à l’avance leur mauvaise volonté et leur refus d’accepter la vraie foi catholique. C’est une vérité de la foi qui est enseigné par de nombreux papes, des saints et des Pères de l’Église.

St Augustin (428) : «… Dieu savait d’avance que s’ils avaient vécu et que l’Évangile leur avait été prêché, ils auraient entendu sans conviction».

Saint Thomas d’Aquin, Sent. III, 25, Q. 2, R. 2, solut. 2 : « Si un homme ne devait avoir personne pour l’instruire, Dieu lui montrerait, à moins qu’il ne souhaite rester coupable où il est».

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905 : « Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV, l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Pape Benoît XIV, Cum Religiosi (n° 4), 26 juin 1754 : «Veillez à ce que chaque ministre effectue soigneusement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

2 Corinthiens 4, 3 : « Et si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, dont le dieu de ce monde [Satan] a aveuglé l’intelligence des incrédules, que la lumière de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu, ne doit pas briller pour eux».

C’est pourquoi chaque docteur de l’Eglise a tenu qu’aucun adulte ne pouvait être sauvé sans la connaissance de la Trinité et de l’Incarnation. C’est pourquoi les docteurs de l’Eglise qui croient dans le baptême de désir (même si ils ont eu tort à ce sujet) ne l’ont étendu qu’aux catéchumènes futurs baptisés qui croient en la Trinité et l’Incarnation.
Cependant, nous ne devrions pas penser que nous sommes bons en aucune façon pour avoir la foi ou penser que nous sommes spéciaux en tout cas pour être introduit dans la foi. C’est un piège dans lequel on pourrait facilement tomber. Et c’est un piège très dangereux, car si une personne croit être spéciale de toute façon, alors elle est probablement déjà perdue. La fierté (à mon avis) conduit le plus d’âmes en enfer. C’est le début et la fin de la damnation. (Vous pouvez bien sûr penser ou vous considérer comme particulièrement mauvais ou pécheur, tels : « que vous êtes la pire personne sur terre » ou « le plus grand pécheur de la terre« , etc., ce qui est bon de penser de soi-même, c’est la façon dont on devrait se considérer : comme le plus grand pécheur du monde et totalement indigne de recevoir toute grâce de Dieu). En vérité, personnellement, je ne comprends pas pourquoi j’ai été élevé dans la foi, et pourquoi tant de païens, juifs ou musulmans, qui sont mieux que moi, ne l’ont pas. Qu’ai-je fait pour mériter cette grâce de la foi, et qu’est-ce qui fait qu’ils n’y parviennent pas ? Pourquoi sont-ils dans l’obscurité, alors que j’ai trouvé la vraie lumière de l’Évangile ? C’est pourquoi, je me pose souvent cette question, sans comprendre pourquoi.

Saint Alphonse, préparation à la mort, (m. 1760) : « Combien devons-nous être reconnaissant à Jésus-Christ pour le don de la foi ! Que serait-il advenu de nous si nous étions nés en Asie, en Afrique, en Amérique, ou au milieu des hérétiques et schismatiques ? Celui qui ne croit pas est perdu. Ce fut donc la première et la plus grande grâce pour nous : notre appel à la vraie foi. O Sauveur du monde, que serait-il advenu de nous si tu ne nous avais pas éclairé ? Nous aurions été comme nos pères d’autrefois, qui adoraient les animaux et les blocs de pierre et de bois, et ainsi nous aurions tous péri».

Saint Alphonse de Liguori, Sermons (1760) : « Combien sont nés parmi les païens, chez les Juifs, chez les Mahométans et les hérétiques, et tous sont perdus».

2 Thess, 2, 3-11 : «Que personne ne vous séduise en aucune manière ; car il ne viendra point, qu’auparavant ne soit venue l’apostasie [1], et que n’ait paru l’homme du péché, le fils de la perdition. Qui se pose en ennemi et s’élève au-dessus de tout ce qui est appelé Dieu, ou qui est adoré, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se faisant passer lui-même pour Dieu. Ne vous souvient-il pas que, lorsque j’étais encore avec vous, je vous disais ces choses ? Et vous savez ce qui le retient maintenant, afin qu’il paraisse en son temps ; Car déjà s’opère le mystère d’iniquité ; seulement, que celui qui tient maintenant, tienne jusqu’à ce qu’il disparaisse. Et alors apparaîtra cet impie que le Seigneur Jésus tuera par le souffle de sa bouche, et qu’il détruira par l’éclat de son avènement. Il viendra par l’opération de Satan, au milieu de toute sorte de miracles, de signes et de prodiges menteurs. Et avec toute séduction d’iniquité pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité afin d’être sauvés. C’est pourquoi Dieu leur enverra une opération d’erreur, de manière qu’ils croiront au mensonge ; en sorte que soient condamnés tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais ont acquiescé à l’iniquité».

[1] Note Vulgate : Cette apostasie est la révolte de toutes les nations contre l’Église catholique, révolte qui a commencé, et qui deviendra plus générale dans les jours de l’Antéchrist, à la fin des temps.

Aujourd’hui, c’est accompli. Il ne reste que très peu de temps pour pouvoir faire son salut. Lecteurs, n’allez pas offenser Dieu en refusant Sa grâce et en négligeant de faire votre salut en cette fin des temps. N’allez pas indigner Dieu, pour votre malheur, par la négligence à connaître la vraie foi catholique ou foi traditionnelle, la foi divine de tous les temps, la foi de la Tradition de l’Eglise, absolument nécessaire pour le salut, car la Tradition a précédé l’Ecriture et est avec Elle, la source de la Révélation.

Sur les hérétiques et hérésies en particulier :