Hérésies actuelles

Sommaire

  • Conditions d’appartenance à l’Église
  • Aujourd’hui, dans les derniers temps actuels la plupart ont abandonné la foi, le Christ, l’Église et leur salut
  • Hérésies courantes principales en ces temps actuels de grande apostasie générale de la foi
    • Hérésies de libéralisme, œcuménisme, indifférentisme et liberté religieuse
    • Hérésie du modernisme
    • Hérésie d’interprétation de l’Écriture hors de la Tradition de l’Église
    • Hérésie du salut hors de l’Église catholique
    • Hérésie de l’«âme» de l’Église séparée du corps
    • Hérésie du salut pour l’ignorant invincible des mystères essentiels de la foi
    • Hérésie du baptême de désir
    • Hérésie du baptême de sang
    • Hérésie du pardon des péchés sans la contrition
    • Hérésie qu’un hérétique manifeste est toujours pape et membre de l’Église catholique
    • Hérésie de la Planification familiale naturelle ou contrôle naturel des naissances
    • Hérésie de luxure dans le Mariage
    • Hérésie de faux magistère ou infaillibilité de l’enseignement faillible
    • Hérésie de la participation aux sectes hérétiques
    • Hérésie de réception des sacrements d’hérétiques
    • Hérésie de confection et donner les sacrements aux hérétiques
    • Hérésie de non-jugement « vous ne pouvez pas juger »
    • Hérésie « sauvé à la mort »
    • Hérésies contre la loi naturelle

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «si quelqu’un tient une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Conditions d’appartenance à l’Église

Le sacrement de Baptême et la Foi de l’Église et la profession de la foi traditionnelle ou Tradition de l’Église

Marc 16, 15-16 : « Il leur dit : Allez dans tout l’univers, et prêchez l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé : mais celui qui ne croira pas sera condamné ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Le Magistère est fondé sur la vérité du Christ qui est l’unité catholique, contraire à la division doctrinale (schisme, hérésie, apostasie) qui coupe de l’Église et du salut. Voir L’unité de l’Eglise est fondée par Dieu sur l’unité de la foi

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Saint Irénée de Lyon, père de l’Église, appelle Jésus-Christ «Maître de l’unité», et dit que les hérétiques professent tous les mêmes choses, mais que chacun ne veut pas dire la même chose.

Saint Vincent de Lérins définit l’apostasie (et l’hérésie) comme l’abandon de l’esprit de l’Église et de la foi catholique : quod semper, quod ubique, quod ab omnibus creditur : ce qui a été cru partout, toujours et par tous (Enseignement universel et constant, unanimité des pères et Tradition de l’Eglise).

Saint Vincent de Lerins, Père de l’Église, Comminotorium, 20 (5e siècle): «Celui-là est un catholique véritable et authentique qui chérit la vérité de Dieu, l’Église, corps du Christ, qui ne préfère rien à la religion divine, à la foi catholique, ni l’autorité de n’importe quel homme, ni l’amour ni le génie, ni l’éloquence ni la philosophie, mais qui méprisant tout cela et demeurant ferme et stable dans la foi, déclare ne tenir et ne croire que ce qu’il sait avoir été professé en tout temps et en tout lieu par l’Église catholique».

Saint Jean Damascène, père de l’Église, compare l’hérésie à un choix. Les hérétiques choisissent une partie du Tout qu’est l’Église. L’hérésie est une opinion de choix.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique».

Saint Paul avait découvert des premières hérésies dans les Églises d’Asie avant son dernier voyage à Jérusalem.

Actes 20, 29-30 : « Car moi je sais qu’après mon départ s’introduiront parmi vous des loups ravissants, qui n’épargneront point le troupeau. Et que, d’au milieu de vous-mêmes, s’élèveront des hommes qui enseigneront des choses perverses, afin d’attirer les disciples après eux ».

2 Timothée 1, 15 : « Tu sais que tous ceux qui sont en Asie m’ont abandonné ; de ce nombre sont Phigelle et Hermogène ».

Quatre ans plus tard, il combattait le développement des hérésies, qui étaient émanées des églises :

Colossiens 2, 8 : « Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie, par des raisonnements vains et trompeurs, selon la tradition des hommes, selon les éléments du monde, et non selon le Christ ».

I Corinthiens 11, 19 : «Car il faut qu’il y ait même des hérésies [sectes], afin qu’on découvre ceux d’entre vous qui sont éprouvés». (Note Vulgate : C’est l’orgueil et la perversité du cœur de l’homme qui rendent les hérésies nécessaires ; mon Dieu qui sait toujours tirer le bien du mal, montre en cette circonstance qui sont les bons chrétiens, en rendant leur foi et leur fermeté plus remarquable.)

1 Timothée 1, 19 : « Conservant la foi et la bonne conscience que quelques-uns ont repoussée, et ils ont fait naufrage dans la foi ».

1 Timothée 4, 1-2 : « Or l’Esprit dit manifestement que, dans les derniers temps, quelques-uns [la plupart] abandonneront la foi, s’attachant à des esprits d’erreur, et à des doctrines de démons. Parlant le mensonge avec hypocrisie, et ayant la conscience cautérisée ».

1 Timothée 6, 3-4, 21 : « Si quelqu’un enseigne autrement, et n’acquiesce point aux saines paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ, et à la doctrine qui est selon la piété, c’est un orgueilleux, qui ne sait rien ; mais qui languit sur des questions et des disputes de mots, d’où naissent les jalousies, les contestations, les diffamations, les mauvais soupçons. Dont quelques-uns [la plupart], faisant profession, sont déchus de la foi ».

2 Timothée 2, 17-18 : « Et leur discours gagne comme la gangrène ; de ce nombre sont Hyménée et Philète. Qui sont déchus de la vérité, disant que la résurrection est déjà faite, et ils ont subverti la foi de quelques-uns ».

2 Timothée 23-26 : « Quant aux questions imprudentes et qui n’apprennent rien, évites-les ; sachant qu’elles engendrent des querelles. Reprenant modestement ceux qui résistent à la vérité, dans l’espérance que Dieu leur donnera un jour l’esprit de pénitence, pour qu’ils connaissent la vérité. Et qu’ils se dégagent des filets du diable qui les tient captifs sous sa volonté».

2 Timothée 3, 13 : « Sans affection, implacables, calomniateurs, dissolus, durs, sans bonté ».

Tite 1, 10-11 : « Car il y a beaucoup de rebelles, beaucoup de semeurs de vaines paroles, et de séducteurs ; surtout parmi les circoncis. Il faut leur fermer la bouche, parce qu’ils causent la subversion de toutes les familles, enseignant ce qu’il ne fut pas, pour un gain honteux ».

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et seconde admonition. Sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

1 Timothée 5, 22 : « n’impose légèrement les mains à personne et ne participe en rien aux péchés des autres ».

1 Timothée 6, 20 : « …conserve le dépôt [de la foi], évitant les nouveautés profanes de paroles et les oppositions de la science faussement nommée».

2 Timothée 1, 14 : « …conserve le précieux dépôt [de la foi] par l’Esprit-Saint qui habite en nous».

L’apôtre saint Jean mettait déjà en garde contre les hérétiques au temps des Apôtres :

2 Jean 1, 9-10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Saint Cyrille de Jérusalem disait déjà au IVème siècle que l’Église était remplie d’hérétiques.

Saint Cyrille de Jérusalem, Père et Docteur de l’Église, Catéchèse XV, PG 33 (n. 9), 869-916, (4e siècle) : « [2 Thessaloniciens 2, 3-10] c’est maintenant l’apostasie, car les hommes ont apostasié la foi droite. Auparavant les hérétiques se remarquaient, mais maintenant l’Église est remplie d’hérétiques… Car les hommes se sont éloignés de la vérité…. Un discours séducteur ? et tous l’écoutent ravis. Un discours de conversion ? et tous se détournent. Le grand nombre s’est détourné des paroles de vérité… L’apostasie est donc là, et l’ennemi s’apprête à venir ».

Aujourd’hui, dans les derniers temps actuels la plupart ont abandonné la foi, le Christ, l’Église et leur salut

Un hérétique peut se dire catholique, peut sembler suivre la Bible, peut paraître obéir à la papauté, peut sembler dévot à la sainte Vierge, prier le chapelet, etc., etc., mais il ne se soumettra pas au Magistère de l’Église catholique : c’est un non-catholique et une porte de l’enfer.

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… TOUS CEUX QUI PENSENT DES CHOSES OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités [de foi et de morale], sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église, et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [hérétique et apostat], puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

 

Hérésies courantes principales en ces temps actuels de grande apostasie générale de la foi

Les hérésies suivantes doivent absolument, toutes une par une, être totalement abjurées avant de pouvoir adhérer à la vraie foi divine et catholique.

  • Hérésies de libéralisme, œcuménisme, indifférentisme et liberté religieuse
  • Hérésie du modernisme
  • Hérésie d’interprétation de l’Écriture hors de la Tradition de l’Église
  • Hérésie du salut hors de l’Église catholique
  • Hérésie de l’«âme» de l’Église séparée du corps
  • Hérésie du salut pour l’ignorant invincible des mystères essentiels de la foi
  • Hérésie du baptême de désir
  • Hérésie du baptême de sang
  • Hérésie du pardon des péchés sans la contrition
  • Hérésie qu’un hérétique manifeste est toujours pape et membre de l’Église catholique
  • Hérésie de la Planification familiale naturelle ou contrôle naturel des naissances
  • Hérésie de luxure dans le Mariage
  • Hérésie de faux magistère ou infaillibilité de l’enseignement faillible
  • Hérésie de la participation aux sectes hérétiques
  • Hérésie de réception des sacrements d’hérétiques
  • Hérésie de confection et donner les sacrements aux hérétiques
  • Hérésie de non-jugement « vous ne pouvez pas juger »
  • Hérésie « sauvé à la mort »
  • Hérésies contre la loi naturelle

 

Hérésies de libéralisme, œcuménisme, indifférentisme et liberté religieuse

Voir :

 

Hérésie du modernisme

Voir :

 

Hérésie d’interprétation de l’Écriture hors de la Tradition de l’Église

Tous les hérétiques comprennent la révélation hors de l’Église et se font leur propre interprétation humaine de Dieu, de sa révélation et de sa création. Les anciens philosophes hérétiques ont toujours été ceux qui ont falsifié la compréhension de la loi naturelle et la vérité sur Dieu par leur propre interprétation erronée. Les hérétiques juifs se sont de même fait leur propre interprétation fausse de l’Écriture et se sont fabriqués leur propre foi en dehors de l’Esprit de Dieu. Les premiers hérétiques des temps apostoliques ont toujours été ceux qui falsifiaient la compréhension de l’Écriture et/ou des vérités révélées par leurs propres interprétations privées, comme le montre Tertullien ci-dessous :

Tertullien (2ème siècle), De praescriptione haereticorum, XXXVIII, Les hérétiques altèrent les Écritures : « 1. Là où l’on trouve divergence de doctrine, il faut donc supposer que les Écritures et les interprétations ont été falsifiées. 2. Ceux qui voulaient changer l’enseignement ont dû nécessairement disposer autrement les instruments de la doctrine. 3. Ils n’auraient pu donner un autre enseignement sans changer aussi les moyens d’enseignement. Et de même que la falsification de la doctrine n’aurait pu leur réussir sans la falsification des « instruments » de la doctrine, de même, nous, nous n’aurions pu arriver à maintenir l’intégrité de la doctrine sans l’intégrité des moyens qui permettent de l’enseigner [1]. 4. Qu’y a-t-il en effet qui nous soit contraire, dans nos Écritures ? Qu’y avons-nous introduit de notre cru, pour corriger, soit par suppression, soit par addition, soit par altération, tel passage trouvé dans ces livres, mais contraire à nos propres vues ? 5. Ce que nous sommes, les Écritures le sont depuis leur origine. Nous procédons d’elles, « avant qu’il n’y eût rien qui fut différent de nous ; qu’y avait-il en effet, avant qu’elles n’eussent été interpolées par vous » ? 6. Mais toute interpolation devant être jugée postérieure, puisqu’elle vient naturellement d’un motif de rivalité et que la rivalité ne peut être antérieure à ce qu’elle jalouse ni de la même maison, un homme sensé ne pourra donc croire que ce soit nous qui, venus d’elles les premiers, y ayons porté une plume falsificatrice, et non pas plutôt ceux qui sont venus ensuite et qui en sont les ennemis. 7. L’un a de sa main falsifié le texte ; l’autre le sens, par son mode d’interprétation. 8. Valentin a beau paraître garder intégralement l’Écriture, il n’est pas moins perfide que Marcion qui a matériellement attenté à la vérité. 9. Marcion, en effet, s’est servi ouvertement et publiquement non de la plume, mais du fer, et il a massacré les Écritures pour les adapter à son système. 10. Valentin les a épargnées, mais c’est qu’il accommodait, je ne dis pas les Écritures à son système, mais son système aux Écritures ; et cependant il a plus retranché, plus ajouté (que Marcion) en ôtant à chaque mot son sens propre, et en y ajoutant ses combinaisons d’êtres fantastiques ».

[1] Les moyens sont le Magistère et la Tradition de l’Église qui sont les deux sources de la Révélation divine. C’est la règle infaillible de la foi divine (c-à-d qui a pour objet la Révélation) et catholique (c-à-d subordonnée à la règle de l’Église).

Concile du Vatican, 3ème sess., chap. 3, 1870 ex cathedra : «…on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

La Révélation divine est la Vérité de Jésus-Christ : 1° écrite : c’est la sainte Écriture ; 2° comprise uniquement comme l’Église la comprend, car l’Église est la gardienne du dépôt de la foi apostolique : c’est le Magistère ; 3° non-écrite ou orale : c’est la Tradition de l’Église. 

La Parole de Dieu doit être écoutée : 1° dans l’Église, c-à-d dans le Magistère ; 2° dans l’esprit de l’Église, c-à-d dans la Tradition ; 3° dans la foi de l’Église, c-à-d dans la foi divine (ayant pour objet la révélation) et catholique (dans la règle de l’Église).

St Maxime, père de l’Église, sur Luc 8, 16 : «Ou bien encore, c’est lui-même que le Seigneur veut désigner par cette lampe qui brille aux yeux des habitants de la maison, c’est-à-dire, du monde, puisqu’il est Dieu par nature, et qu’il s’est fait chair par une économie toute divine, et c’est ainsi que, semblable à la lumière d’une lampe, il est retenu par l’intermédiaire de son âme dans la terre de sa chair, comme la lumière est retenue par la mèche dans le vase de terre d’une lampe. Le chandelier, c’est l’Église, sur laquelle la parole divine brille de tout son éclat, et la remplit comme une maison des rayons de la vérité. Or il compare le culte matériel de la loi à un vase ou à un lit sous lequel il ne veut point rester caché». (St Thomas, Catena Aurea, Lc 8, 16)

Par conséquent, la Parole divine ne brille et donc n’éclaire que par l’Église. Même si quelqu’un pouvait recevoir la grâce à travers une parole de Dieu dite par un hérétique, c’est par la parole divine qui ne brille que sur l’Église et ne remplit que l’Église qu’il serait éclairé, et non pas par l’instrument hérétique coupé et mort.

Saint Bède, père de l’Église, sur Lc 8, 18 : «Le Seigneur nous presse avec instance d’écouter la divine parole, afin que nous puissions la ruminer continuellement dans notre cœur, et la donner en nourriture aux autres : « Prenez donc garde comme vous écoutez, car on donnera à celui qui a », etc. Comme s’il disait : Appliquez-vous à écouter cette divine parole avec toute l’attention possible, car celui qui aime cette parole, recevra l’intelligence pour comprendre ce qu’il aime, mais pour celui qui n’a point l’amour de cette divine parole, eût-il d’ailleurs du génie, et fût-il versé dans la connaissance des lettres, jamais il ne goûtera la douceur et la joie de la sagesse. Souvent, en effet, celui qui est atteint de paresse spirituelle, reçoit le don de l’Esprit, pour rendre ainsi sa négligence plus coupable, parce qu’il dédaigne de savoir ce qu’il aurait pu apprendre sans aucun travail. Quelquefois au contraire, celui qui est zélé pour s’instruire, souffre de la lenteur de son intelligence, afin de recevoir une récompense d’autant plus grande, qu’il a travaillé avec plus d’efforts pour apprendre ». (St Thomas, Catena Aurea, Lc 8, 18)

Saint Bède, ci-dessus enseigne que celui qui aime la Parole divine recevra l’intelligence pour la comprendre. L’intelligence pour comprendre ne se trouve que dans l’Église et non pas hors de l’Église, comme cela a déjà été dit plus haut, c’est-à-dire dans le Magistère, dans la Tradition, et dans la foi de l’Église gardienne du dépôt de la foi et de la révélation.

Premier exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 9, art. 1 : « 1. Il semble que Dieu ne soit pas absolument immuable. Car tout ce qui se meut est immuable sous un rapport. Or saint Augustin (sup. Gen. Ad litt. lib. VIII, cap. 20) : l’Esprit créateur se meut, bien que ce ne soit ni dans le temps, ni dans le lieu. Donc Dieu est muable de quelque manière. 2. Il est écrit de la sagesse (Sap., VII, 24) qu’elle est plus variable que tout ce qui est changeant. Or, Dieu est la sagesse elle-même. Donc Dieu n’est pas immuable. 3. S’approcher et s’éloigner indiquent un mouvement. Or, il est dit dans l’Écriture (Jac. IV, 8) : Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Donc Dieu n’est pas immuable.

« Mais c’est le contraire. Car il est dit (Mal. III, 6) : Je suis Dieu et je ne change point. …

« Il faut répondre au premier argument, que saint Augustin s’exprime dans ce passage à la manière de Platon, qui disait que le premier moteur se mouvait lui-même, comprenant par le mot mouvement toute espèce d’opération. Ainsi comprendre, vouloir, aimer, sont appelés dans la langue des platoniciens des mouvements. Par là même que Dieu se comprend et s’aime, on peut dire dans ce sens s’il se meut. Mais cela ne signifie pas qu’il y a en lui mouvement et changement dans le sens que nous l’entendons ici, ce qui n’est possible que dans un être existant de quelque manière en puissance.

« Il faut répondre au second, qu’on dit que la sagesse est changeante en raison de sa ressemblance qui est très variable. Ainsi elle s’imprime jusqu’au dernier des êtres, puisque rien ne peut exister qu’il ne procède de la divine sagesse et n’en reproduise une image quelconque. Elle est le premier principe de toutes choses, elle en est la cause efficiente et formelle, et tout doit lui ressembler comme l’œuvre ressemble à la pensée de l’artisan qui l’a conçue et exécutée. Or, cette ressemblance de la divine sagesse s’étendant graduellement des créatures supérieures qui y participent le plus largement, aux créatures inférieures qui y participent le moins, il y a dans cette diffusion une sorte de progression qui ressemble au mouvement de la lumière qui s’échappe du soleil et traverse l’espace pour arriver à la terre. C’est de cette manière que saint Denis comprend que toute émanation de la divine splendeur nous vient de Dieu le père des lumières (De cæl. Hier. Ch. 4).

« Il faut répondre au troisième, que l’Écriture emploie ces expressions dans un sens métaphorique. Comme on dit que le soleil entre dans une maison ou qu’il en sort pour exprimer la direction de ses rayons, de même on dit que Dieu se rapproche de nous ou qu’il s’en éloigne, suivant que nous recevons ses faveurs ou que nous en sommes privés ».

Deuxième exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 1 : « 1. Il semble qu’aucune intelligence créée ne peut voir Dieu dans son essence. Car saint Chrysostome, expliquant ces paroles de saint Jean (Hom. XIV) : Personne n’a jamais vu Dieu, dit que non seulement les prophètes, mais les anges et les archanges n’ont pas vu ce qu’est Dieu. … Mais c’est le contraireIl faut répondre au premier argument que saint Chrysostome … parle non de la simple vue de Dieu mais de sa compréhensibilité. … Et saint Chrysostome ajoute : Il s’agit ici d’une vision qui aurait pour objet de comprendre le Père tel que le Père comprend le Fils ».

Troisième exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 2 : « 1. Il semble que l’intellect créé voie l’essence de Dieu par des images ou des ressemblances. Car il est dit dans saint Jean (I Jean III, 2) : nous savons que quand il se montrera, nous serons semblables à lui et nous le verrons tel qu’il est. 2. Saint Augustin dit (De Trin. Lib. IX, cap. 11) : Quand nous connaissons Dieu, il se forme de lui en nous une ressemblance. … Mais c’est le contraire … Il faut répondre au premier argument que saint Jean parle de la ressemblance que la lumière de la gloire imprimera en nous. Il faut répondre au second que saint Augustin ne parle dans ce passage que de la connaissance de Dieu, telle que nous l’avons sur cette terre ».

Quatrième exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 3 : « 1. Il semble qu’on puisse voir l’essence de Dieu des yeux du corps, car il est dit dans Job (Job XIX, 26 et XLII, 5) : Je verrai Dieu dans ma chair… je vous ai entendu de mes oreilles, et maintenant mon œil.  vous voit. Mais c’est le contraire… Il faut répondre au premier argument que quand Job dit : Je verrai dans ma chair Dieu mon Seigneur, cela ne signifie pas qu’il le verra des yeux de son corps, mais qu’il le verra après la résurrection, bien que son corps soit réuni à son âme. De même quand saint Paul dit : Maintenant mon œil vous voit, il entend parler de l’œil de l’esprit. C’est ainsi qu’il dit aux Éphésiens (Éph. I, 17) : Que Dieu vous donne l’esprit de sagesse et de révélation pour le connaître de plus en plus, qu’il éclaire les yeux de votre cœur ».

L’Écriture canonique est définie par le Magistère (Vulgate) et est infaillible, mais son interprétation peut avoir un sens différent ou s’appliquer d’une manière différente de celle interprétée humainement.

Le protestantisme du 16ème siècle n’est que la pleine manifestation de cette même hérésie d’interprétation humaine des Écritures qui a existé déjà au temps des Apôtres :

Jude 3 : «Mes bien-aimés, ayant toujours souhaité avec grande ardeur de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, pour vous exhorter à combattre pour la Foi qui a été une fois laissée par tradition aux Saints».

Commentaire Abbé Calmet, saints et pères et exégètes Jude 3 : «Ayant toujours souhaité de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, à cause des circonstances dangereuses où vous vous trouvez, exposés aux hérétiques, qui combattent la foi que vous avez reçue. Il en veut principalement aux Simoniens, aux Gnostiques, aux Nicolaïtes, et autres pestes de la Religion Chrétienne, qui corrompaient la doctrine des Apôtres, enseignant que la foi seule sans les œuvres, suffit pour le salut. Saint Pierre dans sa seconde épitre, avait déjà écrit contre les mêmes erreurs».

Comme on le voit ci-dessus, dès les temps apostoliques, la théologie protestante hérétique « une fois sauvé, toujours sauvé » était en vigueur (Voir : La Bible réfute le salut par la foi seule sans les œuvres, et par l’Écriture seule sans la Tradition). C’est la même ancienne et toujours actuelle hérésie prenant différentes formes (≈ 30 000 sectes protestantes, libéralisme, modernisme, vatican 2, etc.) : l’interprétation privée de la révélation divine (qui est la Vérité de Jésus-Christ) en dehors de la foi divine (révélation) et catholique (règle de l’Église), c’est-à-dire hors du Magistère et de la Tradition de l’Église. Autrement dit c’est la fabrication de sa propre foi ou une foi de l’homme, c’est-à-dire une religion de l’homme, fabriquée par l’homme. Ainsi, les gens lisent la bible et comprennent ce qu’ils veulent et comme ils le veulent ou plutôt comme cela les arrange, mais refusent de soumettre leur intelligence à Dieu, Son Christ et Son Église.

Jérémie 17, 5 : «Maudit l’homme qui se confie dans l’homme, qui se fait un bras de chair, et dont le cœur se retire du Seigneur».

Pape Célestin Ier (422-432), Concile d’Éphèse, Décrets 74 ex cathedra : Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra (Magistère solennel infaillible) : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrets 664)

Concile du Vatican, 3ème sess., chap. 3, 1870 ex cathedra (Magistère solennel) : «…on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion de l’homme] plutôt qu’à Dieu ».

S’appuyer sur son propre jugement, en « refusant de réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), signifie refuser de se soumettre au Magistère : Ce refus rend hérétique quand il est obstiné.

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, Lettre aux Philippiens, VII, 1 : « celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan ».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605) ex cathedra (Magistère solennel)  : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement [en tous sens] évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique [Ceux qui adhèrent à l’affirmation de toute assertion contraire à la vérité de la foi disséminent l’hérésie]. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance [peine] … les constitutions et les décisions de cette sorte que Nous prenons maintenant concernent … la discipline ecclésiastique. … Si quelqu’un y contrevient par une audace téméraire, qu’il encoure par le fait même une peine d’excommunication déjà portée. Que personne donc… Si quelqu’un cependant…».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « L’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Tous les hérétiques se rejoignent dans le protestantisme (philosophes, gnostiques, naturalistes, modernistes, vatican 2, faux traditionalistes, faux sédévacantistes, etc.) ou interprétation selon leur propre pensée de la Vérité scripturaire (Écriture) et doctrinale (Magistère) de Dieu.

Voir :

 

Hérésie du salut hors de l’Église catholique

Pape Pie XII, Humani Generis, n° 27, 1950 (Denz. 2319) : «Certains disent qu’ils ne sont pas liés par la doctrine, comme expliqué dans Notre Encyclique d’il y a quelques années, et repose sur les sources de la révélation, qui enseigne que le Corps mystique du Christ et l’Église catholique romaine sont une seule et même choseCertains réduisent à une formule vide de sens la nécessité d’appartenir à la véritable Église pour obtenir le salut éternel».

Voir : Hors de l’Église catholique, point de salut

 

Hérésie de l’«âme» de l’Église séparée du corps

L’âme de l’Église est l’Esprit-Saint :

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «Léon XIII, dans sa Lettre encyclique Divinum illud, exprime cette présence et cette opération de l’Esprit de Jésus-Christ par ces paroles concises et nerveuses : « Qu’il suffise d’affirmer que, si le Christ est la Tête de l’Église, le Saint-Esprit en est l’âme » (LÉON XIII, Lettre encyclique Divinum illud du 9 mai 1897. ASS XXIX (1897) 650. Cf. SVS n. 11.) ».

Les hérétiques affirment, depuis le milieu du 19ème siècle, qu’on peut appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps (par le sacrement du baptême), mais l’Église enseigne infailliblement qu’elle est le corps du Christ. L’âme de l’Église est le Saint-Esprit, et pour avoir part à la vie éternelle du Saint-Esprit, il faut infailliblement appartenir au corps.

Le Concile de Florence, ci-dessous, définit infailliblement qu’il n’y a pas de vie éternelle en dehors de l’Église catholique :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible de la chaire de Pierre) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle,…»

Les Conciles de Florence et de Trente définissent infailliblement que l’Église est le corps du Christ :

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 novembre 1551 ex cathedra : «… Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi (Ga 6,10) que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême (1 Co 12, 12-13).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Que l’Église soit un corps, la Sainte Écriture le dit à maintes reprises. Le Christ, dit l’Apôtre, est la Tête du Corps qu’est l’Église (Col. I, 18). Si l’Eglise est un corps, il est donc nécessaire qu’elle constitue un organisme un et indivisible, selon les paroles de saint Paul : Bien qu’étant plusieurs, nous ne faisons qu’un seul corps dans le Christ (Rom. XII, 5). Ce n’est pas assez de dire : un et indivisible ; il doit encore être concret et perceptible aux sens, comme l’affirme Notre Prédécesseur d’heureuse mémoire, Léon XIII, dans sa Lettre encyclique Satis cognitum : « C’est parce qu’elle est un corps que l’Église est visible à nos regards » (Léon XIII, Lettre encyclique Satis cognitum du 29 juin 1896. ASS XXVIII (1895-1896) 710. Cf. SVS n. 605). C’est donc s’éloigner de la vérité divine que d’imaginer une Eglise qu’on ne pourrait ni voir ni toucher, qui ne serait que « spirituelle » ( pneumaticum »), dans laquelle les nombreuses communautés chrétiennes, bien que divisées entre elles par la foi, seraient pourtant réunies par un lien invisible ».

Personne ne peut pas avoir la vie éternelle par l’âme de l’Église sans être dans le corps. L’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Vous ne pouvez pas appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps par le sacrement de baptême, ou alors si vous l’affirmez en sachant cela vous êtes hérétique. Le corps de l’Église ne peut être séparé de l’Esprit-Saint, son âme, ou sinon ce n’est plus l’Église mais une secte.

Comme cela a été prouvé, l’Église catholique est un corps mystique. Ceux qui ne font pas partie du corps n’en font pas partie du tout :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersent : donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ « .

Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, nature des êtres créés, § 72 : « Or l’âme est l’acte du corps organisé, et non pas d’un seul organe seulement. Elle réside dans tout le corps et non dans une partie seulement, puisqu’elle est essentiellement forme du corps».

 

Hérésie du salut pour l’ignorant invincible des mystères essentiels de la foi

L’hérésie du salut pour l’ignorant des mystères essentiels de la foi est fondée sur l’hérésie précédente d’appartenance à l’âme de l’Église en dehors du Corps. L’Église enseigne infailliblement qu’elle est un corps comme on peut le voir précédemment. Le Corps du Christ ne peut pas être séparé de son âme qui est le Saint-Esprit, sinon c’est un corps mort sans l’Esprit, c’est-à-dire une secte.

L’Église enseigne infailliblement comme dogme que la foi catholique minimale est absolument nécessaire au salut : Les mystères essentiels de la Trinité et de l’Incarnation, ainsi que Dieu rémunérateur et la loi naturelle.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra [Magistère solennel] : « Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase [Symbole de saint Athanase] … : «Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s’il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l’éternité.

«Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.

«Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu’il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

«Le Père n’a été fait par personne et il n’est ni créé ni engendré ; le Fils n’est issu que du Père, il n’est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n’est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n’y a donc qu’un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n’est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu’en tout, comme on l’a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l’Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l’Unité. Qui donc veut être sauvé, qu’il croie cela de la Trinité.

«Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l’incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d’une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l’humanité. Bien qu’il soit Dieu et homme, il n’y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l’humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l’unité de la personne. Car, de même que l’âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l’homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d’où il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé».

Benoît XIV, Cum Religiosi (n° 4), 26 juin 1754 (Magistère) : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905 (Magistère) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Les hérétiques du temps apostoliques qui croyaient au salut avec la foi sans les œuvres étaient déjà condamnés par les Apôtres, combien plus encore devait être condamné le salut sans la foi.

Jude 3-4 : «3. Mes bien-aimés, ayant toujours souhaité avec grande ardeur de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, pour vous exhorter à combattre pour la Foi qui a été une fois laissée par tradition aux Saints. 4. Car il s’est introduit parmi vous certaines gens …impies».

Commentaire Abbé Calmet, saints pères et exégètes Jude 3 : Ayant toujours souhaité de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, à cause des circonstances dangereuses où vous vous trouvez, exposés aux hérétiques, qui combattent la foi que vous avez reçue. Il en veut principalement aux Simoniens, aux Gnostiques, aux Nicolaïtes, et autres pestes de la Religion Chrétienne, qui corrompaient la doctrine des Apôtres, enseignant que la foi seule sans les œuvres, suffit pour le salut. Saint Pierre dans sa seconde épitre, avait déjà écrit contre les mêmes erreurs.

Répétons-le : Si l’hérésie du salut avec la foi sans les œuvres était déjà condamnée par les Apôtres, combien plus doit être condamnée l’hérésie du salut sans la foi minimale (mystères essentiels), ni même la connaissance de Jésus-Christ pour l’ignorant invincible de la foi.

Voir :

 

Hérésie du baptême de désir

Voir :

 

Hérésie du baptême de sang

Voir : Doctrine que vous devez connaître sur le dogme catholique pour être sauvé – Infaillibilité papale – Réfutation du « baptême de désir et de sang » et de « l’ignorance invincible »

 

Hérésie du pardon des péchés sans la contrition

Voir :

 

Hérésie qu’un hérétique manifeste est toujours pape et membre de l’Église catholique

Voir : L’Église catholique enseigne qu’un hérétique cesse d’être pape, et qu’un hérétique ne peut pas être élu validement pape

 

Hérésie de la Planification familiale naturelle ou contrôle naturel des naissances

Voir : La planification familiale naturelle (PFN) est un péché de contrôle des naissances

 

Hérésie de luxure dans le Mariage

Voir :

 

Hérésie de faux magistère ou infaillibilité de l’enseignement faillible

Voir :

 

Hérésie de la participation aux sectes hérétiques

Éphésiens. 5, 6-7 : «Que personne ne vous séduise par de vains discours, car c’est pour ces choses que vient la colère de Dieu sur les fils de la défiance. N’ayez donc point de commerce avec eux».

Pape Pie VII, Post tam diuturnas, 29 avril 1814 (Magistère ordinaire) : « en promettant faveur et appui aux sectes hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs. C’est implicitement la désastreuse et à jamais déplorable hérésie que saint Augustin mentionne en ces termes : « Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai, absurdité si monstrueuse que je ne peux croire qu’une secte la professe réellement ».

Participer volontairement aux sectes hérétiques est un refus de condamner les hérétiques et un péché de scandale.

La doctrine selon laquelle les gens ne peuvent jamais prier en communion avec les hérétiques, recevoir les sacrements des hérétiques ou entrer dans leurs églises, est enseignée dès le début de l’Église, et sa fondation est bien sûr la Bible.

Tite 3, 10 : «Un homme qui est un hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le».

La parole infaillible de Dieu nous ordonne d’éviter un hérétique après un premier et un second avertissement.

2 Jean 1, 9-10 : «Quiconque va au-delà et ne persévère pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu. Celui qui persévère dans la doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Avec ce verset de la Bible, il est clair que ceux qui ont des rapports avec les hérétiques ou schismatiques « communiquent avec leurs mauvaises œuvres ». Cela signifie que ceux qui ont des rapports avec les hérétiques ont part et partagent leurs péchés.

Les catholiques sont explicitement interdits de prier sciemment en communion avec les hérétiques ou de recevoir les sacrements d’eux clairement par le pape Léon X et les conciles dogmatiques suivants. Ces citations, bien sûr, condamnent également le faux œcuménisme du Concile de la secte Vatican II, ainsi que leurs réunions de fausses prières ou réunions avec les fausses religions du monde.

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi chrétienne éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un…»

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrét. 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance … »

Le Pape vient de dire infailliblement que «tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée] doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique». Même si ces paroles du pape Léon X ci-dessus étaient de loi ecclésiastique et non pas de loi divine, cela ne changerait même pas le fait que «totalement évités comme étant de détestables et abominables hérétiques»» relèvent de la loi divine, c’est-à-dire que les fidèles catholiques doivent considérer comme étant de détestables et abominables hérétiques ceux « tous ceux qui adhèrent à affirmation d’une telle erreur » : « toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée ».

Notez que vous ne pouvez savoir que quelqu’un est un hérétique que si vous avez obtenu cette connaissance de la personne en question. Ainsi, si vous connaissez que votre prêtre est un hérétique, vous êtes obligé de totalement l’éviter, et vous ne pouvez pas approcher de lui pour les sacrements. Ce même language d’autorité ex cathedra peut être vu avec le pape Vigile et décret du Concile de Constantinople.

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople , 553, ex cathedra : « L’impie [l’hérétique], même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son impiété [hérésie]. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : Un homme qui est hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois, romps avec lui, sachant qu’une telle personne est perverti et pécheresse, il est auto-condamné (Tite 3, 10)».

Il s’agit de la Communicatio in sacris, à savoir la participation à des choses sacrées non-catholiques.

Pape Léon XIIISatis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin [jure divino – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

L’unité de foi, l’unité de gouvernement et l’unité de communion sont de loi divine, donc infaillible et immuable. Les hérétiques ne professent pas la foi catholique et ne sont pas dans l’unité de foi, de gouvernement et de communion. L’Eucharistie est la communion, le corps du Christ qui est l’Église, et le prêtre hérétique est en dehors.

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Le Siège apostolique de Rome n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques.

Pape Pie XIIMystici Corporis Christi (n ° 22) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’entendre l’Église qu’il soit considéré – comme le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Il s’ensuit que ceux qui sont divisés dans la foi [comme les hérétiques] ou le gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin» .

Le prêtre hérétique est divisé dans la foi et est hors du Corps qui est l’Église et hors de la communion.

Cependant, il y a une exception à cette doctrine de recevoir les sacrements d’hérétiques. Ce canon spécifique à partir du Concile de Florence traite avec le sacrement du baptême. L’Eglise catholique a toujours indiqué clairement quand il y a une exception à une doctrine.

Pape Eugène IVConcile de Florence, «Exultate Deo», 1439 : En cas de nécessité , cependant, pas seulement un prêtre ou un diacre, mais même un laïc ou une femme, oui, même un païen et un hérétique peuvent baptiser, tant qu’il préserve la forme de l’Eglise et a l’intention de faire ce que fait l’Église.  » (Denz. 696)

Cette exception sur le baptême est vraiment nécessaire, car aucun homme ne peut jamais être sauvé ou par tout autre moyen entrer dans le sein et l’unité de l’Eglise sans le sacrement du baptême. Ceci, bien sûr, est une autre preuve de la nécessité explicite pour tous d’être baptisé pour être sauvé.

Pape Paul III, Concile de Trente, Can. 5 sur le Sacrement du Baptême, ex cathedra : «Si quelqu’un dit que le baptême [le sacrement] est facultatif, c’est-à-dire pas nécessaire pour le salut (cf. Jn 3, 5) : qu’il soit anathème».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439, ex cathedra : « le saint baptême, qui est la porte d’entrée de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes faits membres du Christ et du corps de l’Eglise. Et puisque la mort est entrée dans l’univers du premier homme, à moins que nous soyons nés de nouveau d’eau et d’Esprit, nous ne pouvons pas, comme dit la Vérité, « entrer dans le royaume des cieux » [Jean 3, 5]. La matière de ce sacrement est l’eau vraie et naturelle ». 

L’Église a fait cette exception spécifique en ce qui concerne les hérétiques puisque tout le monde – les jeunes ainsi que les anciens – doit recevoir l’eau de régénération pour être sauvé. Cependant, les paroles du Pape Eugène IV, dans le Concile de Florence, ne permettent pas à une personne de recevoir le sacrement du baptême d’hérétiques dans tous les cas, mais seulement dans une nécessité extrême. Un exemple serait lorsque le danger de mort est imminent, et que la personne en question risquerait de mourir sans le sacrement du baptême. Cette exception bien sûr est aussi valable si vous n’avez pas de catholiques dans votre région et une nécessité de baptême. Si vous n’avez pas d’amis ou membres de la famille catholiques et que vous avez besoin du baptême vous pouvez être baptisé par un hérétique aussi vite que possible. Voir : Le baptême. Étapes pour se convertir à la foi catholique traditionnelle, les étapes pour ceux qui quittent la Nouvelle Messe, et le baptême sous condition.

Dans une telle situation, tel que décrit ci-dessus, cependant, «non seulement un prêtre ou un diacre, mais même un laïc ou une femme, oui, même un païen et un hérétique peuvent baptiser, tant qu’il conserve la forme de l’Église et a l’intention de faire ce que fait l’Église» [c’est-à-dire l’intention de baptiser, cf. Ench. Symb. 3100-3102 ; 3126]. Et donc, il est clair que Dieu a fait cette exception par le pape. Encore une fois, quand il y a des exceptions, il en sera toujours fait mention clairement.

Le point étant fait, on ne va pas, cependant, trouver des exceptions concernant tout autre sacrement en ce qui concerne les hérétiques ou schismatiques. Selon les enseignements de l’Église, les hérétiques et les schismatiques doivent être évités sous peine de péché mortel. Vous ne pouvez donc pas avoir des relations amicales avec eux, par exemple, faire du sport ensemble, ou faire d’autres activités de ce genre, ou même les rencontrer comme on pourrait rencontrer un véritable ami catholique. La seule exception à ceci serait si vous essayez de convertir un hérétique ou un mécréant.Dans un tel cas, vous pouvez le rencontrer, faire du sport avec lui et parler avec lui. Toutefois, si votre intention est mauvaise et que vous savez que vous gardez le contact avec les athées ou les hérétiques pour les mauvaises raisons, et non dans le but de les convertir vraiment (ou même si votre intention est bonne, mais que le pécheur, hérétique ou schismatique est obstiné et non convertible et refuse d’écouter), ce qui se passe trop souvent avec des membres de familles hérétiques, alors vous devez cesser tout contact avec eux. Faire autrement pourrait être la cause de votre perte éternelle. Combien de personnes n’ont elles pas renoncé à Dieu plus pour plaire d’autres hommes ? Combien n’ont pas perdu Dieu parce qu’ils ont passé trop de temps à essayer d’aider les autres tout en se donnant ? « Méfiez-vous des hommes », avertit Jésus-Christ (Matthieu 10, 17).

Dans le sacrement de mariage entre un catholique et un hérétique, ce sont les parties contractantes du mariage qui en sont les ministres et l’Église interdit de se marier même devant un prêtre hérétique (non-ministre de l’Église) qui ne remplit que la fonction de témoin et non de ministre.

Pape Pie XI, Mortalium animos, n° 10, 6 janv. 1928 (Magistère) : « Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques : l’union des chrétiens ne peut seulement être encouragée que pour favoriser le retour à la seule véritable Église du Christ de ceux qui sont séparés d’elle, dans le passé, et qu’ils ont malheureusement quitté ».

Les catholiques doivent se rendre compte que quelques-uns sont sauvés, la plupart des catholiques adultes sont damnés.

Voir : Les catholiques concernant les religions non-catholiques

 

Hérésie de réception des sacrements d’hérétiques

Voir :

 

Hérésie de confection et donner les sacrements aux hérétiques

L’Église interdit de loi divine à ses ministres (catholiques) de confectionner les sacrements pour les hérétiques ou de les donner aux hérétiques.

Pape Innocent III, Concile de Latran IV (Décrets 234) ex cathedra (Magistère solennel) : «Les Clercs ne peuvent donner la communion aux hérétiques».

Un prêtre hérétique (non ministre de l’Église) qui considère comme un hérétique un fidèle catholique et lui donne quand même les sacrements fait un acte hérétique.

Aujourd’hui, dans la grande apostasie, quasi tous les prêtres valides tiennent des hérésies et ne sont pas des ministres de l’Église ; un prêtre hérétique considérant à tort comme hérétique un fidèle catholique qui tient la vraie foi fait toujours un acte hérétique.

 

Hérésie de non-jugement « vous ne pouvez pas juger »

L’hérésie « vous ne pouvez pas juger » est souvent rétorqué par des gens – souvent des hérétiques – ou des mauvais catholiques qui prennent les paroles de l’Évangile hors de leur contexte, ce qui est une forme de protestantisme, c’est-à-dire une interprétation privée des Écritures hors de la Tradition de l’Église et des pères.

Ils disent, par exemple : «Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés» (Luc 6, 37), pour signaler que Jésus a dit de ne juger personne. C’est vrai dans le contexte qui est la conscience interne ou for interne de chacun que Dieu seul connaît, mais ce n’est pas vrai en dehors de ce contexte et concernant les œuvres externes, sinon pourquoi l’Esprit-Saint dirait-il aussi, par l’Apôtre : «N’ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu » (1 Jean 4, 1) ? N’est-ce pas juger ? Oui, Dieu donne de juger ceux qui sont en dehors de l’Église afin de ne pas être en communion avec eux et pouvoir les reprendre et instruire. L’Esprit-Saint contredirait Jésus-Christ ? A en croire ces gens égarés, c’est le cas. Cette hérésie sépare le Christ du Saint-Esprit.

Et ceci n’est qu’un exemple. Ces gens ne comprennent pas ni la foi ni les Écritures. En fait ils omettent ce qui les arrange parce qu’ils n’ont pas la vraie foi, parce que que la vérité n’importe pas vraiment pour eux, parce qu’ils qu’ils sont souvent de mauvaise volonté pour s’instruire de la foi, et pour se cacher eux-même devant Dieu pensant se soustraire à son jugement.

L’Église catholique enseigne infailliblement (loi divine) que tous ceux qui meurent hors de l’Église ou de la vraie foi catholique iront dans le feu éternel de l’enfer (Pape Boniface VIII, Pape Eugène IV, Concile de Florence, etc.). Voir Doctrine sur le dogme pour être sauvé

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … »

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges … personne ne peut être sauvé, … s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique. Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église suivant :

2 Jean 1, 9 : « Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils ».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs[ou hérésies]».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « … la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires».

L’hérésie « vous ne pouvez pas juger » du ch. 17 du livre Hors de l’Église catholique il n’y a absolument pas de salut, par Frère Peter Dimond

Objection : « Vous ne pouvez pas juger si tous les non-catholiques vont en Enfer. Vous n’êtes pas Dieu. Vous devez Lui laisser de tels jugements »

Réponse : Dieu nous a déjà révélé Son jugement. Dire qu’on ne peut pas être sûr ou qu’ « on ne peut pas juger » si tous ceux qui meurent non-catholiques vont en Enfer, revient à dire que le jugement de Dieu serait possiblement faux, ce qui est hérésie, blasphème et orgueil de la pire espèce. C’est juger de façon scandaleuse comme potentiellement dignes du Ciel ceux que Dieu a explicitement révélé qu’Il ne sauverait pas. Pour le dire simplement : affirmer qu’on ne peut pas juger que tous ceux qui meurent non-catholiques vont en Enfer (alors que Dieu l’a pourtant révélé), c’est juger de la manière la plus gravement coupable — d’une manière directement contraire à la vérité révélée et au jugement révélé de Dieu.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate domino ; » 1441, ex cathedra [déclaration solennelle du Magistère] : « La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés… » (Les Conciles Œcuméniques, Les Décrets, T. II-1, p. 1183. Enchiridion Symbolorum Denzinger, 1351)

L’hérésie « vous ne pouvez pas juger » est incroyablement répandue de nos jours. Le 15 décembre 2003, j’ai eu une conversation avec un « moine traditionaliste » du nom de F. Giardina, du Monastère du Christ-Roy dans l’Alabama. Je lui ai demandé s’il croyait que tous ceux qui meurent non-catholiques ne peuvent pas être sauvés. Il a dit qu’il ne savait pas et ne pouvait pas juger. Je lui demandai alors s’il croyait que c’était possible que des rabbins qui rejettent le Christ pussent être sauvés. Il me répondit que c’était possible parce qu’il ne pouvait pas juger. En refusant d’accepter ce que Dieu a révélé sous le prétexte hérétique « vous ne pouvez pas juger», cette personne est tombée dans un rejet de l’Évangile [des vérités révélées] et de la nécessité du Christ Lui-même. Au contraire, le grand saint François-Xavier montre comment un catholique doit affirmer que tous ceux qui meurent hors de l’Église sont définitivement perdus, comme il le fit à propos d’un corsaire païen avec lequel il voyageait et qui mourut.

St François-Xavier, 5 nov. 1549 : « Le “Pirate” est mort ici, à Kagoshima ; il a été bon envers nous pendant tout le voyage et nous, nous ne pouvons pas être bons envers lui, car il est mort dans son infidélité et nous ne pouvons plus être bons envers lui en le recommandant à Dieu, car son âme doit se trouver en enfer ». (St François Xavier, Correspondance 1535-1552, Lettres et documents, Desclée de Brouwer, Paris, 1987, p. 358. Henry James Coleridge, S.J., The Life and Letters of St. Francis Xavier (publ. ori. : Burns and Oates, Londres, 1874) seconde réimp. Asian Educational Services, New Delhi, 2004, Vol. 2, p. 281. N.d.T. : la traduction de la source en anglais dit : « … le pauvre camarade, par sa propre main, a jeté son âme en Enfer, où il n’y a pas de Rédemption».)

 

Hérésie « sauvé à la mort »

 

Hérésies contre la loi naturelle

La loi naturelle est un reflet de la loi éternelle dans le cœur de tout homme. Une hérésie contre la loi naturelle n’est pas une hérésie contre une ou des vérités de foi divine et catholique, mais contre une ou des vérités naturelles. L’hérésie contre la loi naturelle est un rejet ou une négation de la vérité naturelle que tout le monde peut savoir simplement, quelque chose qu’on sait être vrai, comme, par exemple, l’homme a deux yeux, ou n’a pas d’ailes, ou les enfants sont conçus par deux parents de sexe différent, ou l’avortement est un assassinat (double : mère et enfant), etc. Un hérétique contre la loi naturelle rejette sa propre conscience morale et ne peut donc plus revenir vers la vérité, vers le bien et vers son salut. La conversion d’un tel hérétique est extrêmement difficile parce que l’hérétique contre la loi naturelle ne peut pas suivre la loi naturelle de sa conscience et se convertir car pour lui il n’a pas besoin de conscience morale. Les hérésies contre la loi naturelle sont des croyances qui font obstacle à la conversion. C’est une abomination de nier la nature même des choses, ou la loi naturelle ou morale inscrite par Dieu dans le cœur de tout homme. Toute violation de la loi naturelle est un péché pour tout homme.

Les hérétiques contre la loi naturelle sont condamnés car ils ne veulent pas entendre parler de jugement moral, de culpabilité et de péché, ils rejettent devoir être jugés par leur Créateur, ils veulent être leur propre dieu.

Ces exemples d’hérésies communes contre la loi naturelle peuvent tous tomber dans la catégorie du péché mortel, car ils rejettent une vérité qu’ils savent être vraie de la loi naturelle, à savoir :

  • nier l’existence de Dieu ; l’existence de Dieu peut être connue par la raison naturelle ; nier l’existence de Dieu (athéisme) est une hérésie contre la loi naturelle car tous savent que c’est un mensonge de croire qu’il n’y a pas une seule vérité mais plusieurs.
  • considérer que la nature est Dieu ; la nature n’est pas Dieu ; le panthéisme assimile la création avec Dieu, alors que tout le monde sait que la nature n’est pas Dieu.
  • considérer que la masturbation, sexe oral ou la sodomie ne sont pas un péché ; la masturbation, le sexe oral ou la sodomie sont contre nature et contre la procréation ;
  • considérer que le contrôle des naissances ou la planification familiale naturelle, aussi appelée PFN, que beaucoup de « catholiques » pratiquent pour éviter la conception, (ce qui les rend coupables du péché mortel de contraception) est acceptable ; la contraception ou la Planification des naissances frustre délibérément le pouvoir naturel d’engendrer la vie ;
  • si une personne considère que l’avortement est acceptable ; l’avortement est un assassinat non seulement physique mais spirituel d’un innocent ;
  • si une personne considère que la consommation de drogues où la conscience est entravée est acceptable ; les psychotropes, tels que fumer de la marijuana, est un péché mortel, tout comme se saouler, car la raison est altérée artificiellement volontairement et sans nécessité.
  • si une personne approuve l’homosexualité ; approuver l’homosexualité ou le mariage homosexuel sont des hérésies contre la loi naturelle, car tout le monde sait naturellement que la fin de la sexualité est la procréation et non l’assouvissement de la passion et de la concupiscence, le plaisir désordonné, le vice de l’impureté, l’idolâtrie du corps, ou que la fin du mariage est la procréation et l’éducation des enfants.
  • si une personne approuve l’indifférentisme religieux ou que toutes religions se valent ; l’indifférentisme religieux et le relativisme religieux sont aussi des hérésies contre la loi naturelle car tous peuvent savoir naturellement la vérité selon laquelle il ne peut y avoir qu’une seule Vérité, car s’il y a deux vérités, une est la vérité et l’autre un mensonge. Tout le monde peut savoir cela par sa nature sans rien connaître des vérités de la foi et du salut.
  • si une personne considère approuve l’évolution ; L’évolutionnisme est une autre hérésie contre la loi naturelle, car tous savent que l’homme n’a pas d’ancêtre commun avec les animaux. Pourquoi l’homme n’a pas trois yeux, ou des ailes ? Pourquoi donc les organes ? Etc.

La loi naturelle est inscrite dans le cœur de tous les hommes, de sorte que tous les hommes savent que certaines choses sont contre la loi de Dieu, et que certaines choses sont conformes à la loi naturelle de la charité, etc.

Romains 2, 13-15 : « Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi [loi ancienne mosaïque] qui sont justes devant Dieu ; mais ce sont les observateurs de la loi qui seront justifiés [sauvés par la loi nouvelle]. En effet, lorsque les gentils [païens], qui n’ont pas la loi [ancienne et nouvelle], font naturellement [loi naturelle] ce qui est selon la loi ; n’ayant pas la loi, ils sont à eux-mêmes la loi : montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs, leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant et se défendant l’une l’autre ».

Comme le commentaire (Bible Haydock) l’explique correctement sur Romains 2, 14-16 :

« Ces hommes sont une loi pour eux-mêmes, et l’ont écrite dans leurs cœurs, quant à l’existence d’un Dieu, et leur raison leur dit que beaucoup de péchés sont illicites : ils peuvent aussi faire des actions qui sont moralement bonnes, comme l’aumône pour soulager les pauvres, en honorant leurs parents, etc. Non pas que ces actions, moralement bonnes, suffiront d’elles-mêmes pour leur justification, ou leurs méritent une récompense surnaturelle dans le royaume des cieux, mais Dieu, dans sa miséricorde infinie, leur donnera des grâces surnaturelles qui, s’ils continuent de coopérer avec elles, leurs obtiendront plus de grâces et finalement ils seront exposées à la foi catholique, s’ils doivent être sauvés».

Voir :