Hérésies actuelles

Cette page traite des hérésies actuelles courantes en cette grande apostasie de la fin des temps.

Sommaire

  • Conditions d’appartenance à l’Église
  • Aujourd’hui, dans les derniers temps actuels la plupart ont abandonné la foi, le Christ, l’Église et leur salut
  • Hérésies courantes principales répandues partout en ces temps actuels de grande apostasie générale de la foi catholique
    • Hérésies de libéralisme, œcuménisme, indifférentisme et liberté religieuse
    • Hérésie du modernisme
    • Hérésie qu’un hérétique manifeste est toujours pape et membre de l’Église catholique
    • Hérésie d’interprétation de l’Écriture hors de la Tradition de l’Église
    • Hérésie du salut hors de l’Église catholique
    • Hérésie de l’«âme» de l’Église séparée du corps
    • Hérésie du salut pour l’ignorant invincible des mystères essentiels de la foi
    • Hérésie du baptême de désir
    • Hérésie du baptême de sang (Idem que contre les quatre hérésies ci-dessus)
    • Hérésie du pardon des péchés sans la contrition
    • Hérésie de la Planification familiale naturelle ou contrôle naturel des naissances
    • Hérésie de luxure admise dans le Mariage
    • Hérésie de faux magistère fabriqué
      • Hérésie d’interprétation du Magistère hors de la Tradition de l’Église
      • Hérésie du faillible infaillible et de l’infaillible faillible
      • Faux magistère ordinaire des hérétiques
      • Hérésie semi-pélagienne de faux magistère ordinaire
    • Hérésie de participation active à des sectes hérétiques
      • Hérésie de réception de sacrements d’hérétiques notoires de fait
    • Hérésie de confection de sacrements aux hérétiques
    • Hérésie d’unité de l’Église hors de l’unité de la foi
    • Hérésie de non-jugement «vous ne pouvez pas juger»
    • Hérésie «sauvé à la mort»
    • Hérésie de naturalisation de la foi divine et catholique
      • Erreur hérétique d’un règne papal et royal catholique à venir
    • Hérésie de Marie corédemptrice
    • Hérésies contre la loi naturelle

 

Quiconque prétend croire en la Bible, doit croire que Jésus-Christ est Dieu – ce qui est la vérité. Mais ne pas croire tout ce qu’Il dit, c’est ne pas croire que Jésus-Christ est Dieu, et c’est nier sa divinité, c’est l’antichrist (cf I Jn 2, 22-23). 

Conditions d’appartenance à l’Église

Le sacrement de Baptême et la Foi de l’Église et la profession de la foi traditionnelle ou Tradition de l’Église

Marc 16, 15-16 : « Il leur dit : Allez dans tout l’univers, et prêchez l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé : mais celui qui ne croira pas sera condamné ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «…si quelqu’un tient une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Le Magistère est fondé sur la vérité du Christ qui est l’unité catholique, contraire à la division doctrinale (schisme, hérésie, apostasie) qui coupe de l’Église et du salut. Voir L’unité de l’Eglise est fondée par Dieu sur l’unité de la foi

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Saint Irénée de Lyon, père de l’Église, appelle Jésus-Christ «Maître de l’unité», et dit que les hérétiques professent tous les mêmes choses, mais que chacun ne veut pas dire la même chose.

Saint Vincent de Lérins définit l’apostasie (et l’hérésie) comme l’abandon de l’esprit de l’Église et de la foi catholique : quod semper, quod ubique, quod ab omnibus creditur : ce qui a été cru partout, toujours et par tous (Enseignement universel et constant, unanimité des pères et Tradition de l’Eglise).

Saint Vincent de Lerins, Père de l’Église, Comminotorium, 20 (5e siècle): «Celui-là est un catholique véritable et authentique qui chérit la vérité de Dieu, l’Église, corps du Christ, qui ne préfère rien à la religion divine, à la foi catholique, ni l’autorité de n’importe quel homme, ni l’amour ni le génie, ni l’éloquence ni la philosophie, mais qui méprisant tout cela et demeurant ferme et stable dans la foi, déclare ne tenir et ne croire que ce qu’il sait avoir été professé en tout temps et en tout lieu par l’Église catholique».

Saint Jean Damascène, père de l’Église, compare l’hérésie à un choix. Les hérétiques choisissent une partie du Tout qu’est l’Église. L’hérésie est une opinion de choix.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique».

Saint Paul avait découvert des premières hérésies dans les Églises d’Asie avant son dernier voyage à Jérusalem.

Actes 20, 29-30 : « Car moi je sais qu’après mon départ s’introduiront parmi vous des loups ravissants, qui n’épargneront point le troupeau. Et que, d’au milieu de vous-mêmes, s’élèveront des hommes qui enseigneront des choses perverses, afin d’attirer les disciples après eux ».

2 Timothée 1, 15 : « Tu sais que tous ceux qui sont en Asie m’ont abandonné ; de ce nombre sont Phigelle et Hermogène ».

Quatre ans plus tard, il combattait le développement des hérésies, qui étaient émanées des églises :

Colossiens 2, 8 : « Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie, par des raisonnements vains et trompeurs, selon la tradition des hommes, selon les éléments du monde, et non selon le Christ ».

I Corinthiens 11, 19 : «Car il faut qu’il y ait même des hérésies [sectes], afin qu’on découvre ceux d’entre vous qui sont éprouvés». (Note Vulgate : C’est l’orgueil et la perversité du cœur de l’homme qui rendent les hérésies nécessaires ; mon Dieu qui sait toujours tirer le bien du mal, montre en cette circonstance qui sont les bons chrétiens, en rendant leur foi et leur fermeté plus remarquable.)

1 Timothée 1, 19 : « Conservant la foi et la bonne conscience que quelques-uns ont repoussée, et ils ont fait naufrage dans la foi ».

1 Timothée 4, 1-2 : « Or l’Esprit dit manifestement que, dans les derniers temps, quelques-uns [la plupart] abandonneront la foi, s’attachant à des esprits d’erreur, et à des doctrines de démons. Parlant le mensonge avec hypocrisie, et ayant la conscience cautérisée ».

1 Timothée 6, 3-4, 21 : « Si quelqu’un enseigne autrement, et n’acquiesce point aux saines paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ, et à la doctrine qui est selon la piété, c’est un orgueilleux, qui ne sait rien ; mais qui languit sur des questions et des disputes de mots, d’où naissent les jalousies, les contestations, les diffamations, les mauvais soupçons. Dont quelques-uns [la plupart], faisant profession, sont déchus de la foi ».

2 Timothée 2, 17-18 : « Et leur discours gagne comme la gangrène ; de ce nombre sont Hyménée et Philète. Qui sont déchus de la vérité, disant que la résurrection est déjà faite, et ils ont subverti la foi de quelques-uns ».

2 Timothée 23-26 : « Quant aux questions imprudentes et qui n’apprennent rien, évites-les ; sachant qu’elles engendrent des querelles. Reprenant modestement ceux qui résistent à la vérité, dans l’espérance que Dieu leur donnera un jour l’esprit de pénitence, pour qu’ils connaissent la vérité. Et qu’ils se dégagent des filets du diable qui les tient captifs sous sa volonté».

2 Timothée 3, 13 : « Sans affection, implacables, calomniateurs, dissolus, durs, sans bonté ».

Tite 1, 10-11 : « Car il y a beaucoup de rebelles, beaucoup de semeurs de vaines paroles, et de séducteurs ; surtout parmi les circoncis. Il faut leur fermer la bouche, parce qu’ils causent la subversion de toutes les familles, enseignant ce qu’il ne fut pas, pour un gain honteux ».

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et seconde admonition. Sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

1 Timothée 5, 22 : « n’impose légèrement les mains à personne et ne participe en rien aux péchés des autres ».

1 Timothée 6, 20 : « …conserve le dépôt [de la foi], évitant les nouveautés profanes de paroles et les oppositions de la science faussement nommée».

2 Timothée 1, 14 : « …conserve le précieux dépôt [de la foi] par l’Esprit-Saint qui habite en nous».

L’apôtre saint Jean mettait déjà en garde contre les hérétiques au temps des Apôtres :

2 Jean 1, 9-10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Saint Cyrille de Jérusalem disait déjà au IVème siècle que l’Église était remplie d’hérétiques.

Saint Cyrille de Jérusalem, Père et Docteur de l’Église, Catéchèse XV, PG 33 (n. 9), 869-916, (4e siècle) : « [2 Thessaloniciens 2, 3-10] c’est maintenant l’apostasie, car les hommes ont apostasié la foi droite. Auparavant les hérétiques se remarquaient, mais maintenant l’Église est remplie d’hérétiques… Car les hommes se sont éloignés de la vérité…. Un discours séducteur ? et tous l’écoutent ravis. Un discours de conversion ? et tous se détournent. Le grand nombre s’est détourné des paroles de vérité… L’apostasie est donc là, et l’ennemi s’apprête à venir ».

Aujourd’hui, dans les derniers temps actuels la plupart ont abandonné la foi, le Christ, l’Église et leur salut

Un hérétique peut se dire catholique, peut sembler suivre la Bible, peut paraître obéir à la papauté, peut sembler dévot à la sainte Vierge, prier le chapelet, etc., etc., mais il ne se soumettra pas au Magistère de l’Église catholique : c’est un non-catholique et une porte de l’enfer.

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… TOUS CEUX QUI PENSENT DES CHOSES OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités [de foi et de morale], sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église, et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [hérétique et apostat], puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

 

Hérésies courantes principales répandues partout en ces temps actuels de grande apostasie générale de la foi

Les hérétiques manifestes (évidents, avérés, qui ne peuvent pas se cacher d’aucune manière) et notoires de fait (ouverts, contraignants, impossibles de se dissimuler par aucune tergiversation) constituent de fait des lieux de réunions d’hérétiques ou sectes hérétiques (assemblées opposées à la sainte Église catholique). Les hérétiques publics (obstination hérétique connue publiquement mais peuvent tergiverser et échapper à l’imputabilité d’être hérétiques manifestes et notoires de fait) doivent abjurer publiquement toutes leurs hérésies une par une, et professer la vraie foi divine et catholique et pour réintégrer de fait le sein de l’Église. Les hérétiques (c-à-d ceux obstinés) non-publics (privés) doivent renoncer, se repentir, faire pénitence, et couper leurs hérésies, et professer la vraie foi pour réintégrer de fait le sein de l’Église.

  • Hérésies de libéralisme, œcuménisme, indifférentisme et liberté religieuse
  • Hérésie du modernisme
  • Hérésie qu’un hérétique manifeste est toujours pape et membre de l’Église catholique
  • Hérésie d’interprétation de l’Écriture hors de la Tradition de l’Église
  • Hérésie du salut hors de l’Église catholique
  • Hérésie de l’«âme» de l’Église séparée du corps
  • Hérésie du salut pour l’ignorant invincible des mystères essentiels de la foi
  • Hérésie du baptême de désir
  • Hérésie du baptême de sang (Idem que contre les quatre hérésies ci-dessus)
  • Hérésie du pardon des péchés sans la contrition
  • Hérésie de la Planification familiale naturelle ou contrôle naturel des naissances
  • Hérésie de luxure admise dans le Mariage
  • Hérésie de faux magistère fabriqué
  • Hérésie de la participation aux sectes hérétiques
  • Hérésie de réception des sacrements d’hérétiques
  • Hérésie de confection de sacrements aux hérétiques
  • Hérésie d’unité de l’Église hors de l’unité de la foi
  • Hérésie de non-jugement «vous ne pouvez pas juger»
  • Hérésie «sauvé à la mort»
  • Hérésies contre la loi naturelle

Hérésies de libéralisme, œcuménisme, indifférentisme et liberté religieuse

Voir : 

 

Hérésie du modernisme

Voir : 

Hérésie qu’un hérétique manifeste est toujours pape et membre de l’Église catholique

Voir :

Hérésie d’interprétation de l’Écriture hors de la Tradition de l’Église

Tous les hérétiques comprennent la révélation hors de l’Église et se font leur propre interprétation humaine de Dieu, de sa révélation et de sa création. Les anciens philosophes hérétiques ont toujours été ceux qui ont falsifié la compréhension de la loi naturelle et la vérité sur Dieu par leur propre interprétation erronée. Les hérétiques juifs se sont de même fait leur propre interprétation fausse de l’Écriture et se sont fabriqués leur propre foi en dehors de l’Esprit de Dieu. Les premiers hérétiques des temps apostoliques ont toujours été ceux qui falsifiaient la compréhension de l’Écriture et/ou des vérités révélées par leurs propres interprétations privées, comme le montre Tertullien ci-dessous :

Tertullien (2ème siècle), De praescriptione haereticorum, XXXVIII, Les hérétiques altèrent les Écritures : « 1. Là où l’on trouve divergence de doctrine, il faut donc supposer que les Écritures et les interprétations ont été falsifiées. 2. Ceux qui voulaient changer l’enseignement ont dû nécessairement disposer autrement les instruments de la doctrine. 3. Ils n’auraient pu donner un autre enseignement sans changer aussi les moyens d’enseignement. Et de même que la falsification de la doctrine n’aurait pu leur réussir sans la falsification des « instruments » de la doctrine, de même, nous, nous n’aurions pu arriver à maintenir l’intégrité de la doctrine sans l’intégrité des moyens qui permettent de l’enseigner [1]. 4. Qu’y a-t-il en effet qui nous soit contraire, dans nos Écritures ? Qu’y avons-nous introduit de notre cru, pour corriger, soit par suppression, soit par addition, soit par altération, tel passage trouvé dans ces livres, mais contraire à nos propres vues ? 5. Ce que nous sommes, les Écritures le sont depuis leur origine. Nous procédons d’elles, « avant qu’il n’y eût rien qui fut différent de nous ; qu’y avait-il en effet, avant qu’elles n’eussent été interpolées par vous » ? 6. Mais toute interpolation devant être jugée postérieure, puisqu’elle vient naturellement d’un motif de rivalité et que la rivalité ne peut être antérieure à ce qu’elle jalouse ni de la même maison, un homme sensé ne pourra donc croire que ce soit nous qui, venus d’elles les premiers, y ayons porté une plume falsificatrice, et non pas plutôt ceux qui sont venus ensuite et qui en sont les ennemis. 7. L’un a de sa main falsifié le texte ; l’autre le sens, par son mode d’interprétation. 8. Valentin a beau paraître garder intégralement l’Écriture, il n’est pas moins perfide que Marcion qui a matériellement attenté à la vérité. 9. Marcion, en effet, s’est servi ouvertement et publiquement non de la plume, mais du fer, et il a massacré les Écritures pour les adapter à son système. 10. Valentin les a épargnées, mais c’est qu’il accommodait, je ne dis pas les Écritures à son système, mais son système aux Écritures ; et cependant il a plus retranché, plus ajouté (que Marcion) en ôtant à chaque mot son sens propre, et en y ajoutant ses combinaisons d’êtres fantastiques ».

[1] Les moyens sont le Magistère et la Tradition de l’Église qui sont les deux sources de la Révélation divine. C’est la règle infaillible de la foi divine (c-à-d qui a pour objet la Révélation) et catholique (c-à-d subordonnée à la règle de l’Église).

Concile du Vatican, 3ème sess., chap. 3, 1870 ex cathedra : «…on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

La Révélation divine est la Vérité de Jésus-Christ : 1° écrite : c’est la sainte Écriture ; 2° comprise uniquement comme l’Église la comprend, car l’Église est la gardienne du dépôt de la foi apostolique : c’est le Magistère ; 3° non-écrite ou orale : c’est la Tradition de l’Église. 

La Parole de Dieu doit être écoutée : 1° dans l’Église, c-à-d dans le Magistère ; 2° dans l’esprit de l’Église, c-à-d dans la Tradition ; 3° dans la foi de l’Église, c-à-d dans la foi divine (ayant pour objet la révélation) et catholique (dans la règle de l’Église).

St Maxime, père de l’Église, sur Luc 8, 16 : «Ou bien encore, c’est lui-même que le Seigneur veut désigner par cette lampe qui brille aux yeux des habitants de la maison, c’est-à-dire, du monde, puisqu’il est Dieu par nature, et qu’il s’est fait chair par une économie toute divine, et c’est ainsi que, semblable à la lumière d’une lampe, il est retenu par l’intermédiaire de son âme dans la terre de sa chair, comme la lumière est retenue par la mèche dans le vase de terre d’une lampe. Le chandelier, c’est l’Église, sur laquelle la parole divine brille de tout son éclat, et la remplit comme une maison des rayons de la vérité. Or il compare le culte matériel de la loi à un vase ou à un lit sous lequel il ne veut point rester caché». (St Thomas, Catena Aurea, Lc 8, 16)

Par conséquent, la Parole divine ne brille et donc n’éclaire que par l’Église. Même si quelqu’un pouvait recevoir la grâce à travers une parole de Dieu dite par un hérétique, c’est par la parole divine qui ne brille que sur l’Église et ne remplit que l’Église qu’il serait éclairé, et non pas par l’instrument hérétique coupé et mort.

Saint Bède, père de l’Église, sur Lc 8, 18 : «Le Seigneur nous presse avec instance d’écouter la divine parole, afin que nous puissions la ruminer continuellement dans notre cœur, et la donner en nourriture aux autres : « Prenez donc garde comme vous écoutez, car on donnera à celui qui a », etc. Comme s’il disait : Appliquez-vous à écouter cette divine parole avec toute l’attention possible, car celui qui aime cette parole, recevra l’intelligence pour comprendre ce qu’il aime, mais pour celui qui n’a point l’amour de cette divine parole, eût-il d’ailleurs du génie, et fût-il versé dans la connaissance des lettres, jamais il ne goûtera la douceur et la joie de la sagesse. Souvent, en effet, celui qui est atteint de paresse spirituelle, reçoit le don de l’Esprit, pour rendre ainsi sa négligence plus coupable, parce qu’il dédaigne de savoir ce qu’il aurait pu apprendre sans aucun travail. Quelquefois au contraire, celui qui est zélé pour s’instruire, souffre de la lenteur de son intelligence, afin de recevoir une récompense d’autant plus grande, qu’il a travaillé avec plus d’efforts pour apprendre ». (St Thomas, Catena Aurea, Lc 8, 18)

Saint Bède, ci-dessus enseigne que celui qui aime la Parole divine recevra l’intelligence pour la comprendre. L’intelligence pour comprendre ne se trouve que dans l’Église et non pas hors de l’Église, comme cela a déjà été dit plus haut, c’est-à-dire dans le Magistère, dans la Tradition, et dans la foi de l’Église gardienne du dépôt de la foi et de la révélation.

Premier exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 9, art. 1 : « 1. Il semble que Dieu ne soit pas absolument immuable. Car tout ce qui se meut est immuable sous un rapport. Or saint Augustin (sup. Gen. Ad litt. lib. VIII, cap. 20) : l’Esprit créateur se meut, bien que ce ne soit ni dans le temps, ni dans le lieu. Donc Dieu est muable de quelque manière. 2. Il est écrit de la sagesse (Sap., VII, 24) qu’elle est plus variable que tout ce qui est changeant. Or, Dieu est la sagesse elle-même. Donc Dieu n’est pas immuable. 3. S’approcher et s’éloigner indiquent un mouvement. Or, il est dit dans l’Écriture (Jac. IV, 8) : Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Donc Dieu n’est pas immuable.

« Mais c’est le contraire. Car il est dit (Mal. III, 6) : Je suis Dieu et je ne change point. …

« Il faut répondre au premier argument, que saint Augustin s’exprime dans ce passage à la manière de Platon, qui disait que le premier moteur se mouvait lui-même, comprenant par le mot mouvement toute espèce d’opération. Ainsi comprendre, vouloir, aimer, sont appelés dans la langue des platoniciens des mouvements. Par là même que Dieu se comprend et s’aime, on peut dire dans ce sens s’il se meut. Mais cela ne signifie pas qu’il y a en lui mouvement et changement dans le sens que nous l’entendons ici, ce qui n’est possible que dans un être existant de quelque manière en puissance.

« Il faut répondre au second, qu’on dit que la sagesse est changeante en raison de sa ressemblance qui est très variable. Ainsi elle s’imprime jusqu’au dernier des êtres, puisque rien ne peut exister qu’il ne procède de la divine sagesse et n’en reproduise une image quelconque. Elle est le premier principe de toutes choses, elle en est la cause efficiente et formelle, et tout doit lui ressembler comme l’œuvre ressemble à la pensée de l’artisan qui l’a conçue et exécutée. Or, cette ressemblance de la divine sagesse s’étendant graduellement des créatures supérieures qui y participent le plus largement, aux créatures inférieures qui y participent le moins, il y a dans cette diffusion une sorte de progression qui ressemble au mouvement de la lumière qui s’échappe du soleil et traverse l’espace pour arriver à la terre. C’est de cette manière que saint Denis comprend que toute émanation de la divine splendeur nous vient de Dieu le père des lumières (De cæl. Hier. Ch. 4).

« Il faut répondre au troisième, que l’Écriture emploie ces expressions dans un sens métaphorique. Comme on dit que le soleil entre dans une maison ou qu’il en sort pour exprimer la direction de ses rayons, de même on dit que Dieu se rapproche de nous ou qu’il s’en éloigne, suivant que nous recevons ses faveurs ou que nous en sommes privés ».

Deuxième exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 1 : « 1. Il semble qu’aucune intelligence créée ne peut voir Dieu dans son essence. Car saint Chrysostome, expliquant ces paroles de saint Jean (Hom. XIV) : Personne n’a jamais vu Dieu, dit que non seulement les prophètes, mais les anges et les archanges n’ont pas vu ce qu’est Dieu. … Mais c’est le contraireIl faut répondre au premier argument que saint Chrysostome … parle non de la simple vue de Dieu mais de sa compréhensibilité. … Et saint Chrysostome ajoute : Il s’agit ici d’une vision qui aurait pour objet de comprendre le Père tel que le Père comprend le Fils ».

Troisième exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 2 : « 1. Il semble que l’intellect créé voie l’essence de Dieu par des images ou des ressemblances. Car il est dit dans saint Jean (I Jean III, 2) : nous savons que quand il se montrera, nous serons semblables à lui et nous le verrons tel qu’il est. 2. Saint Augustin dit (De Trin. Lib. IX, cap. 11) : Quand nous connaissons Dieu, il se forme de lui en nous une ressemblance. … Mais c’est le contraire … Il faut répondre au premier argument que saint Jean parle de la ressemblance que la lumière de la gloire imprimera en nous. Il faut répondre au second que saint Augustin ne parle dans ce passage que de la connaissance de Dieu, telle que nous l’avons sur cette terre ».

Quatrième exemple d’interprétation privée erronée sur des enseignements de pères ou de l’Écriture :

Saint Thomas, Somme théologique, Prima, Q. 12, art. 3 : « 1. Il semble qu’on puisse voir l’essence de Dieu des yeux du corps, car il est dit dans Job (Job XIX, 26 et XLII, 5) : Je verrai Dieu dans ma chair… je vous ai entendu de mes oreilles, et maintenant mon œil.  vous voit. Mais c’est le contraire… Il faut répondre au premier argument que quand Job dit : Je verrai dans ma chair Dieu mon Seigneur, cela ne signifie pas qu’il le verra des yeux de son corps, mais qu’il le verra après la résurrection, bien que son corps soit réuni à son âme. De même quand saint Paul dit : Maintenant mon œil vous voit, il entend parler de l’œil de l’esprit. C’est ainsi qu’il dit aux Éphésiens (Éph. I, 17) : Que Dieu vous donne l’esprit de sagesse et de révélation pour le connaître de plus en plus, qu’il éclaire les yeux de votre cœur ».

L’Écriture canonique est définie par le Magistère (Vulgate) et est infaillible, mais son interprétation peut avoir un sens différent ou s’appliquer d’une manière différente de celle interprétée humainement.

Le protestantisme du 16ème siècle n’est que la pleine manifestation de cette même hérésie d’interprétation humaine des Écritures qui a existé déjà au temps des Apôtres :

Jude 3 : «Mes bien-aimés, ayant toujours souhaité avec grande ardeur de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, pour vous exhorter à combattre pour la Foi qui a été une fois laissée par tradition aux Saints».

Commentaire Abbé Calmet, saints et pères et exégètes Jude 3 : «Ayant toujours souhaité de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, à cause des circonstances dangereuses où vous vous trouvez, exposés aux hérétiques, qui combattent la foi que vous avez reçue. Il en veut principalement aux Simoniens, aux Gnostiques, aux Nicolaïtes, et autres pestes de la Religion Chrétienne, qui corrompaient la doctrine des Apôtres, enseignant que la foi seule sans les œuvres, suffit pour le salut. Saint Pierre dans sa seconde épitre, avait déjà écrit contre les mêmes erreurs».

Comme on le voit ci-dessus, dès les temps apostoliques, la théologie protestante hérétique « une fois sauvé, toujours sauvé » était en vigueur (Voir : La Bible réfute le salut par la foi seule sans les œuvres, et par l’Écriture seule sans la Tradition). C’est la même ancienne et toujours actuelle hérésie prenant différentes formes (≈ 30 000 sectes protestantes, libéralisme, modernisme, vatican 2, etc.) : l’interprétation privée de la révélation divine (qui est la Vérité de Jésus-Christ) en dehors de la foi divine (révélation) et catholique (règle de l’Église), c’est-à-dire hors du Magistère et de la Tradition de l’Église. Autrement dit c’est la fabrication de sa propre foi ou une foi de l’homme, c’est-à-dire une religion de l’homme, fabriquée par l’homme. Ainsi, les gens lisent la bible et comprennent ce qu’ils veulent et comme ils le veulent ou plutôt comme cela les arrange, mais refusent de soumettre leur intelligence à Dieu, Son Christ et Son Église.

Jérémie 17, 5 : «Maudit l’homme qui se confie dans l’homme, qui se fait un bras de chair, et dont le cœur se retire du Seigneur».

Pape Célestin Ier (422-432), Concile d’Éphèse, Décrets 74 ex cathedra : Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra (Magistère solennel infaillible) : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrets 664)

Concile du Vatican, 3ème sess., chap. 3, 1870 ex cathedra (Magistère solennel) : «…on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion de l’homme] plutôt qu’à Dieu ».

S’appuyer sur son propre jugement, en « refusant de réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), signifie refuser de se soumettre au Magistère : Ce refus rend hérétique quand il est obstiné.

Saint Polycarpe de Smyrne, père apostolique, Lettre aux Philippiens, VII, 1 : « celui qui détourne les dits du Seigneur selon ses propres désirs, et qui nie la résurrection et le jugement, est le premier-né de Satan ».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605) ex cathedra (Magistère solennel)  : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, devront être totalement [en tous sens] évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique [Ceux qui adhèrent à l’affirmation de toute assertion contraire à la vérité de la foi disséminent l’hérésie]. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance [peine] … les constitutions et les décisions de cette sorte que Nous prenons maintenant concernent … la discipline ecclésiastique. … Si quelqu’un y contrevient par une audace téméraire, qu’il encoure par le fait même une peine d’excommunication déjà portée. Que personne donc… Si quelqu’un cependant…».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « L’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Tous les hérétiques se rejoignent dans le protestantisme (philosophes, gnostiques, naturalistes, modernistes, vatican 2, faux traditionalistes, faux sédévacantistes, etc.) ou interprétation selon leur propre pensée de la Vérité scripturaire (Écriture) et doctrinale (Magistère) de Dieu.

Voir : 

 

Hérésie du salut hors de l’Église catholique

Pape Pie XII, Humani Generis, n° 27, 1950 (Denz. 2319) : «Certains disent qu’ils ne sont pas liés par la doctrine, comme expliqué dans Notre Encyclique d’il y a quelques années, et repose sur les sources de la révélation, qui enseigne que le Corps mystique du Christ et l’Église catholique romaine sont une seule et même choseCertains réduisent à une formule vide de sens la nécessité d’appartenir à la véritable Église pour obtenir le salut éternel».

Voir :

 

Hérésie de l’«âme» de l’Église séparée du corps

L’âme de l’Église est l’Esprit-Saint :

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «Léon XIII, dans sa Lettre encyclique Divinum illud, exprime cette présence et cette opération de l’Esprit de Jésus-Christ par ces paroles concises et nerveuses : « Qu’il suffise d’affirmer que, si le Christ est la Tête de l’Église, le Saint-Esprit en est l’âme » (Léon XIII, Lettre encyclique Divinum illud du 9 mai 1897. ASS XXIX (1897) 650. Cf. SVS n. 11.) ».

Les hérétiques affirment, depuis le milieu du 19ème siècle, qu’on peut appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps (par le sacrement du baptême), mais l’Église enseigne infailliblement qu’elle est le corps du Christ. L’âme de l’Église est le Saint-Esprit, et pour avoir part à la vie éternelle du Saint-Esprit, il faut infailliblement appartenir au corps.

Le Concile de Florence, ci-dessous, définit infailliblement qu’il n’y a pas de vie éternelle en dehors de l’Église catholique :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible de la chaire de Pierre) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle,…»

Les Conciles de Florence et de Trente définissent infailliblement que l’Église est le corps du Christ :

Pape Jules III, Concile de Trente, 14ème session, chap. 2, 25 novembre 1551 ex cathedra : «… Il en va autrement de ceux qui sont de la famille de la foi (Ga 6,10) que le Seigneur Christ a faits une fois pour toutes membres de son corps par le bain du baptême (1 Co 12, 12-13).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 22 novembre 1439 ex cathedra : «le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle, tient la première place parmi tous les sacrements, à travers lui, nous sommes devenus membres du Christ et du corps de l’Église».

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : « Que l’Église soit un corps, la Sainte Écriture le dit à maintes reprises. Le Christ, dit l’Apôtre, est la Tête du Corps qu’est l’Église (Col. I, 18). Si l’Eglise est un corps, il est donc nécessaire qu’elle constitue un organisme un et indivisible, selon les paroles de saint Paul : Bien qu’étant plusieurs, nous ne faisons qu’un seul corps dans le Christ (Rom. XII, 5). Ce n’est pas assez de dire : un et indivisible ; il doit encore être concret et perceptible aux sens, comme l’affirme Notre Prédécesseur d’heureuse mémoire, Léon XIII, dans sa Lettre encyclique Satis cognitum : « C’est parce qu’elle est un corps que l’Église est visible à nos regards » (Léon XIII, Lettre encyclique Satis cognitum du 29 juin 1896. ASS XXVIII (1895-1896) 710. Cf. SVS n. 605). C’est donc s’éloigner de la vérité divine que d’imaginer une Eglise qu’on ne pourrait ni voir ni toucher, qui ne serait que « spirituelle » ( pneumaticum »), dans laquelle les nombreuses communautés chrétiennes, bien que divisées entre elles par la foi, seraient pourtant réunies par un lien invisible ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [non-catholique] et un publicain [pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre DANS ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Personne ne peut pas avoir la vie éternelle par l’âme de l’Église sans être dans le corps. L’Église est un corps dont l’âme est le Saint-Esprit. Vous ne pouvez pas appartenir à l’âme de l’Église sans appartenir au corps par le sacrement de baptême, ou alors si vous l’affirmez vous êtes hérétique. Le corps de l’Église ne peut être séparé de l’Esprit-Saint, son âme, ou sinon ce n’est plus l’Église mais une secte : Croyez-vous que l’Église de Dieu puisse avoir son Âme hors de son Corps ? Le corps séparé de son âme est un corps mort et corrompu. Direz-vous que l’Église du Seigneur puisse être corrompue, bandes d’hérétiques ennemis de l’Église ?

Comme cela a été prouvé, l’Église catholique est un corps mystique. Ceux qui ne font pas partie du corps n’en font pas partie du tout :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni, il est stupide et hors de propos dire que le corps mystique est composé de membres qui sont désunis et se dispersent : donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci , ni est en communion avec sa tête le Christ « .

Saint Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, nature des êtres créés, § 72 : « Or l’âme est l’acte du corps organisé, et non pas d’un seul organe seulement. Elle réside dans tout le corps et non dans une partie seulement, puisqu’elle est essentiellement forme du corps».

Voir :

Hérésie du salut pour l’ignorant invincible des mystères essentiels de la foi

L’hérésie du salut pour l’ignorant des mystères essentiels de la foi est fondée sur l’hérésie précédente d’appartenance à l’âme de l’Église en dehors du Corps. L’Église enseigne infailliblement qu’elle est un corps comme on peut le voir précédemment. Le Corps du Christ ne peut pas être séparé de son âme qui est le Saint-Esprit, sinon c’est un corps mort sans l’Esprit, c’est-à-dire une secte.

L’Église enseigne infailliblement comme dogme que la foi catholique minimale est absolument nécessaire au salut : Les mystères essentiels de la Trinité et de l’Incarnation, ainsi que Dieu rémunérateur et la loi naturelle.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra [Magistère solennel] : « Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase [Symbole de saint Athanase] … : «Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s’il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l’éternité.

«Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance : autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit ; mais une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.

«Comme est le Père, tel est le Fils, tel est aussi le Saint-Esprit : incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit ; infini est le Père, infini le Fils, infini le Saint-Esprit ; éternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit ; et cependant, ils ne sont pas trois éternels, mais un éternel ; tout comme ils ne sont pas trois incréés, ni trois infinis, mais un incréé et un infini. De même, tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint-Esprit ; et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un tout-puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu ; et cependant ils ne sont pas trois Dieux, mais un Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur ; et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais un Seigneur ; car, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu’il y a trois Dieux ou trois Seigneurs.

«Le Père n’a été fait par personne et il n’est ni créé ni engendré ; le Fils n’est issu que du Père, il n’est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n’est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. Il n’y a donc qu’un Père, non pas trois Pères ; un Fils, non pas trois Fils ; un Saint-Esprit, non pas trois Saint-Esprit. Et dans cette Trinité il n’est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales. Si bien qu’en tout, comme on l’a déjà dit plus haut, on doit vénérer, et l’Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l’Unité. Qui donc veut être sauvé, qu’il croie cela de la Trinité.

«Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l’incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, de la substance du Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps ; Dieu parfait, homme parfait composé d’une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l’humanité. Bien qu’il soit Dieu et homme, il n’y a pas cependant deux Christ, mais un Christ ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l’humanité a été assumée en Dieu ; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l’unité de la personne. Car, de même que l’âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l’homme font un Christ. Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d’où il viendra juger les vivants et les morts. À sa venue, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs propres actes : ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, ceux qui ont mal agi, au feu éternel. Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé».

Benoît XIV, Cum Religiosi (n° 4), 26 juin 1754 (Magistère) : «Veillez à ce que chaque ministre effectue attentivement les mesures prévues par le saint concile de Trente … que les confesseurs doivent effectuer cette partie de leur devoir à chaque fois que quelqu’un se tient à leur tribunal qui ne sait pas ce qu’il doit, par nécessité de moyens savoir pour être sauvé …»

Pape saint Pie X, Acerbo Nimis (n° 2), 15 avril 1905 (Magistère) : «Et comme Notre prédécesseur Benoît XIV,  l’a écrit : « Nous déclarons qu’un grand nombre de ceux qui sont condamnés au châtiment éternel souffrent la calamité éternelle à cause de l’ignorance de ces mystères de la foi qui doivent être connus et crus pour être comptés parmi les élus».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Les hérétiques du temps apostoliques qui croyaient au salut avec la foi sans les œuvres étaient déjà condamnés par les Apôtres, combien plus encore devait être condamné le salut sans la foi.

Jude 3-4 : «3. Mes bien-aimés, ayant toujours souhaité avec grande ardeur de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, pour vous exhorter à combattre pour la Foi qui a été une fois laissée par tradition aux Saints. 4. Car il s’est introduit parmi vous certaines gens …impies».

Commentaire Abbé Calmet, saints pères et exégètes Jude 3 : Ayant toujours souhaité de vous écrire touchant le salut qui nous est commun, je m’y trouve maintenant obligé par nécessité, à cause des circonstances dangereuses où vous vous trouvez, exposés aux hérétiques, qui combattent la foi que vous avez reçue. Il en veut principalement aux Simoniens, aux Gnostiques, aux Nicolaïtes, et autres pestes de la Religion Chrétienne, qui corrompaient la doctrine des Apôtres, enseignant que la foi seule sans les œuvres, suffit pour le salut. Saint Pierre dans sa seconde épitre, avait déjà écrit contre les mêmes erreurs.

Le salut avec la foi sans les œuvres (La Bible réfute le salut par la foi seule sans les œuvres) était déjà condamnée par les Apôtres, alors combien plus est condamnée l’hérésie du salut sans la foi minimale (mystères essentiels), ni même la connaissance de Jésus-Christ pour l’ignorant invincible de la foi.

Voir : 

 

Hérésie du baptême de désir

Voir : 

 

Hérésie du baptême de sang

Voir :

 

Hérésie du pardon des péchés sans la contrition

Voir : 

 

Hérésie de la Planification familiale naturelle ou contrôle naturel des naissances

Voir : La planification familiale naturelle (PFN) est un péché de contrôle des naissances

 

Hérésie de luxure admise dans le Mariage

Voir : 

 

Hérésie de faux magistère fabriqué

Un hérétique peut se dire catholique, peut lire la Bible, peut paraître obéir à la papauté, et peut sembler dévot à la sainte Vierge, même prier le chapelet, etc., mais il ne se soumet obstinément pas au Magistère de la véritable Église catholique : il n’est pas catholique.

Seul le Magistère est l’enseignement infaillible de l’autorité enseignante de l’Église universelle. Le Magistère solennel (ou extraordinaire) est l’enseignement de l’Église à travers un pape qui parle ex cathedra ou enseignement dogmatique ou dogme infaillible. Le Magistère ordinaire est l’enseignement infaillible non-solennel (à travers un pape enseignant les vérités de foi et de morale à toute l’Église) que l’Église propose comme divinement révélé (ou faisant partie de la Révélation divine). L’Église, par un vrai pape, ne peut enseigner qu’avec le consentement unanime des Pères de l’Église (et le consentement unanime des Pères fait partie du Magistère ordinaire).

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex cathedra (Magistère solennel) : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrets 664)

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati nostrae, 24 mai 1829 (Magistère) : le saint concile de Trente avait décrété pour comprimer les esprits hardis, que personne dans les matières de foi ou de mœurs qui se rattachent à la doctrine chrétienne, ne s’appuie sur sa propre sagesse, et ne détourne à son sens l’Écriture Sainte, ou ne l’interprète contre le sens consacré par notre sainte mère l’Église, ou contre le sentiment unanime des Pères».

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : «Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères [unanimem consensum patrum]». (Décrets 802-803)

Hérésie d’interprétation du Magistère hors de la Tradition de l’Église

L’hérésie de faux magistère se retrouve chez tous les hérétiques obstinés. Le faux magistère consiste à fabriquer une foi qui vient de l’homme et non de Dieu, à se baser sur les textes faillibles à la place du Magistère infaillible (Un enseignement faillible n’a aucun poids devant l’enseignement infaillible du Magistère solennel ou ordinaire) et à professer un dogme corrompu tordant le Magistère infaillible.

Le dogme est immuable par lui-même et doit être compris tels que les mots le disent et n’a aucune autre compréhension que ce soit :

Pape Pie IX, premier concile du Concile Vatican de 1870, Session 4, chap. 4 ex cathedra : «Le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra [de la chaire de Pierre], est, dans l’exercice du devoir de pasteur et docteur de tous les chrétiens en accord avec sa suprême autorité apostolique, quand il explique une doctrine de la foi ou de la morale qui doit être tenue par l’Église universelle … jouit de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a souhaité que son Église soit chargée pour définir la doctrine de la foi et de la morale ; et ainsi de telles définitions du Pontife Romain sont immuables par elles-mêmes, et non par le consensus de l’Église ».

Pape Pie IX, premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra : « Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

La compréhension des dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés et tous ceux qui tentent de dire que le dogme peut changer, ou qu’il peut dire autre chose que ce qu’il dit, est un hérétique pur et simple.

Pape Eugène IV, Concile de Florence , «Cantate Domino», 1441 ex cathedra (Magistère solennel) : « tous ceux qui pensent des choses opposés et [ou] contraires, la sainte Église romaine les condamne, les réprouve, les anathématise et les déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896, (Magistère) : « l’hérésie professe un dogme corrompu ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : « … peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier en un acte de balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et en rejeter d’autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : « La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir en dehors de la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui s’éloignera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du christ» (II Cor. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu ».

En fondant sa foi sur l’homme et non sur Dieu, l’hérétique préfère sa propre idée au lieu de soumettre son intelligence à la vérité ou dogme de la foi. Ainsi l’homme prétend prendre la place de Dieu et devient antichrist.

Tout ce que l’Église transmet par la Tradition et propose à croire de divinement révélé (ou faisant partie de la révélation ou condamne comme ne faisant pas partie de la révélation) doit être cru de foi divine (révélation connue) et catholique (règle de l’Église).

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 (Décrets 807) ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel». (Ench. Symb. 1792 3011)

L’enseignement appelé de foi (latin : de fide) est l’enseignement universel et constant en accord avec les papes, le consentement unanime des Pères, et non défini par un dogme évidement.

C’est aussi une hérésie de penser qu’un baptisé reste toujours catholique en ne voulant pas obéir à la discipline universelle de l’Église (Tradition de l’Église, loi ecclésiastique inviolable appliquant la loi divine, la règle de la foi, les décrets du St Siège sur la foi et la morale) :

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la nie est hérétique ; celui qui la reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

Hérésie du faillible infaillible et de l’infaillible faillible

Dieu a confié à Son Église l’Autorité d’enseignement par la succession apostolique de Pierre (papauté). Le contenu de la Révélation divine (Écriture et Tradition) est défini par le Magistère de l’Église Catholique, c’est-à-dire l’Autorité enseignante de l’Église Catholique, exercée par un pape en proclamant un dogme (Magistère solennel ou extraordinaire) ou une vérité à croire de foi divine (Magistère ordinaire) avec l’autorité de la Papauté. Les déclarations d’un vrai pape ne sont pas toujours un enseignement du Magistère qui doit remplir certaines conditions (comme défini par le premier Concile du Vatican ci-dessous). Les fidèles sont ceux qui sont soumis au Magistère.

Magistère solennel ou extraordinaire – Ex cathedra – infaillible : Enseignement d’autorité d’un vrai pape en matière de foi ou de morale qui doit être tenu par l’Église universelle

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, Chap. 4 : « … lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Église lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église ».

Magistère ordinaire – De foi divine – infaillible : enseignement faisant partie de la Révélation

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

Un pape qui dit ou écrit (ou un décret qu’il approuve) qu’un enseignement fait partie (ou est condamné contraire à la Révélation), cela doit être cru de foi divine, c’est-à-dire que le « Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée » :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Magistère ordinaire – De foi (De fide) – infaillible : Consentement unanime des Pères

Une doctrine de la foi ou de la morale enseignée par le consentement unanime des Pères de l’Église fait partie du Magistère ordinaire, et donc le consensus universel et constant (universali et constanti consensu) des théologiens n’est de foi (de fide) que si c’est un enseignement qui a d’abord été un enseignement unanime des Pères, car tout enseignement universel et constant dans l’Église a pour fondement le Magistère. L’Église catholique enseigne infailliblement que toutes les doctrines bibliques qui ont été tenues par le consensus unanime des Pères de l’Église sont vraies et lient donc tous les catholiques à y croire aussi. Le Concile de Trente définit infailliblement qu’un consensus unanime des pères peut faire une partie de la doctrine du Magistère ordinaire.

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 4, 1546, ex-cathedra : «En outre, pour contenir les esprits indociles, il décrète que personne, dans les choses de la foi ou des mœurs [la morale] concernant l’édifice de la foi chrétienne, ne doit, en s’appuyant sur son seul jugement, oser interpréter l’Écriture sainte en détournant celle-ci vers son sens personnel allant contre le sens qu’a tenu et que tient notre sainte mère l’Église, elle à qui il revient de juger du sens et de l’interprétation véritables des saintes Écritures, ou allant encore contre le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum], même si des interprétations de ce genre ne devaient jamais être publiées. Les contrevenants seront dénoncés par les Ordinaires et punis des peines prévues par le droit». (Décrets 664)

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Session 2, 6 janvier 1870, ex cathedra : «Moi, Pie, évêque de l’Église catholique, je crois et professe d’une foi ferme … j’accepte l’Écriture sainte suivant le sens qu’a tenu et que tient notre sainte Mère l’Église, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l’interprétation des Saintes Écritures et je n’accepterai ni n’interpréterai jamais l’Écriture que selon le consentement [consensus] unanime des pères [Latin : unanimem consensum patrum]». (Décrets 802-803)

Seul le Magistère de Dieu est infaillible et Il fait bénéficier Son Église de Son Magistère par le charisme de vérité et de foi qu’il a donné à Pierre et ses successeurs.

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Eglise répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : « … Dieu lui-même a fait l’Église participante de son divin magistère et l’a mise, par privilège divin, à l’abri de l’erreur». (Latin : « … divini magisterii Ecclesiam fecit Deus ipse participem eamdemque divino eius beneficio falli nesciam»)

Pape Pie XI, Divini illius magistri, 31 déc. 1929 : «À ce magistère le Christ a conféré l’infaillibilité… » (Latin : « Huic magisterio Christus Dominus erroris immunitatem impertivit…»

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus, 17 mai 1835 : «… l’Église a, par son institution divine, le pouvoir du magistère pour enseigner et définir les questions de foi et de morale, et d’interpréter les Saintes Écritures sans le danger de l’erreur»

Pape Léon XIII, Caritatis studium, 25 juil. 1898 : « Le Magistère “ne pourrait en aucun cas s’engager dans un enseignement erroné».

Pape St. Pie X, Editae subsaepe, 26 mai 1910 : «… seul un miracle de cette divine puissance pourrait préserver l’Église… de la souillure dans la sainteté de Sa doctrine…»

Pape Pie XI, Quas primas, 11 déc. 1925 : «… la parfaite et perpétuelle immunité de l’Église de l’erreur et l’hérésie».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique».

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : «… c’est le comble de l’absurdité et de l’outrage envers elle [l’Église] de prétendre qu’une restauration et qu’une régénération lui sont devenues nécessaires pour assurer son existence et ses progrès, comme si l’on pouvait croire qu’elle aussi fût sujette, soit à la défaillance, soit à l’obscurcissement, soit à toute autre altération de ce genre».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 jan. 1928 : «Car jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : “L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer».

Pape Adrien IerConcile de Nicée II,  (787) : «… le Christ notre Dieu, lorsqu’Il prit pour son Épouse Sa sainte Église catholique, n’ayant aucune tâche ni ride, a promis qu’il la gardera et rassurait ses saints disciples en disant : Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du monde».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Se. 9 ; 23 mars 1440 : «… l’Épouse du Christ est intacte et modeste, ne connaissant qu’une seule demeure, et elle garde la sainteté de leur lit conjugal avec une pudeur chaste».

Pape Saint Sirice, Directa ad decessorem, 10 fév. 385 : «Et pour cette raison il a voulu que la forme de l’Église dont il est l’Époux, brille de la splendeur de la chasteté, de manière qu’il puisse la trouver… “sans tache ni ride” (Éph. 5, 27) au jour du jugement, lorsqu’il viendra à nouveau».

Tout ce que dit un vrai pape n’est pas infaillible, un vrai pape est infaillible uniquement quand il enseigne d’autorité la foi et la morale qui doit être tenue par toute l’Église catholique ou universelle.

Le dogme doit être pris tel qu’il est dit et clos tout débat ou théologien faillible. Tout écrit faillible n’a aucun poids devant les définitions dogmatique et devant le Magistère de l’Église. Tout fidèle catholique doit plier devant le dogme révélé. Par exemple, saint Vincent de Lérins était dans l’hérésie matérielle (errance de bonne foi, pas hérétique) sur le semi-pélagianisme ¹ (avant définition dogmatique), saint Thomas d’Aquin était dans l’hérésie matérielle sur l’Immaculée-conception (avant définition dogmatique, voir Somme théologique de saint Thomas d’Aquin), saint Alphonse de Liguori était dans l’hérésie matérielle sur le baptême de désir (par erreur de bonne foi ou mauvaise compréhension du dogme du concile de Trente, sess. 6, ch. 4, voir : Pas de baptême de désir – Hérésie du baptême de désir).

Faux magistère ordinaire des hérétiques

Hérésie semi-pélagienne de faux magistère ordinaire

¹ Le Pélagianisme est l’hérésie de Pélage qui dit que l’homme est considéré l’acteur de son propre salut. Le Semi-pélagianisme qui s’oppose au Pélagianisme, est l’hérésie qui dit que le salut est un don entièrement gratuit de Dieu, mais que le début de la foi est un acte de libre arbitre sans nécessité de la grâce divine et que c’est la progression de la foi qui est l’œuvre de la grâce divine. Mais la foi catholique enseigne que la grâce est la cause du début de la foi.

Les hérésies du Pélagianisme (faux rôle de l’homme par rapport à la grâce) et semi-pélagianisme (faux rôle de l’homme par rapport au début de la grâce) consistent à accorder un rôle à l’homme qu’il n’a pas dans la grâce : C’est cette hérésie à la base des hérésies actuelles des hérétiques faux traditionalistes qui servent le diable et tentent de poser une certaine égalité entre des enseignements faillibles de l’homme et ceux infaillibles de Dieu ou masquer des enseignements infaillibles par des faillibles (ou à tenter de faire carrément passer subtilement, tel le serpent, les enseignements infaillibles après les faillibles), quand tout ce qui est faillible n’a absolument aucun poids devant l’infaillible sur quoi repose la vraie foi.

Bien que les apostats, hérétiques et schismatiques paraissent connaître le Magistère de l’Église, ils interprètent les Écritures et le Magistère en dehors de l’Église : en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle de l’Eglise (loi ecclésiastique appliquant la loi divine). Ils font cela parce qu’ils ne sont pas catholiques et ne comprennent donc pas la foi catholique. Tous interprètent les Écritures hors de l’Église (comme le font les protestants) et le Magistère de l’Église, en dehors de l’Église, en dehors de la règle de l’Église, de la règle de la foi, de la Tradition de l’Église, et de la discipline universelle. C’est une abomination car l’Église catholique est infailliblement conduite par le Saint-Esprit dans son Magistère.

Le pape est seul infaillible, pas les évêques.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Celui qui a établi Pierre comme fondement de l’Église a aussi “choisi douze de ses disciples auxquels Il a donné le nom d’Apôtres” (Luc 6, 13). De même que l’autorité de Pierre est nécessairement permanente et perpétuelle dans le Pontife romain, ainsi les évêques, en leur qualité de successeurs des Apôtres, sont les héritiers du pouvoir ordinaire des Apôtres, de telle sorte que l’ordre épiscopal fait nécessairement partie de la constitution intime de l’Église. Et quoique l’autorité des évêques ne soit ni pleine, ni universelle, ni souveraine, on ne doit pas cependant les regarder comme de simples vicaires des Pontifes romains, car ils possèdent une autorité qui leur est propre, et ils portent en toute vérité le nom de prélats ordinaires des peuples qu’ils gouvernent. … Mais le pouvoir du souverain pontife est suprême, universel et de plein droit ; celui des évêques en revanche est circonscrit par des limites précises et n’est pas de plein droit ».

Dire que l’infaillibilité dépend du corps entier des évêques est une hérésie semi-pélagienne d’un faux magistère où l’homme ou la nature prend la place de la grâce. Cette hérésie subtile qui nie le dogme de l’infaillibilité connue sous le nom d’hérésie du faux magistère ordinaire de Vacant (Le Magistère ordinaire de l’Église et ses organes, Vacant, Delhomme et Briguet, 1887) fut très répandue au 19ème siècle. On la retrouve chez Mgr F.-L.-M. Maupied (Le Syllabus et l’Encyclique Quanta Cura du 8 décembre 1864 : Commentaire théologique, canonique, historique, philosophique et politique, et réfutation des erreurs qu’il condamne), ainsi que chez Mgr Gaume (Catéchisme du Syllabus), Mgr Luigi Filippi, archevêque d’Aquila (Le Triomphe de l’Eglise au Concile du Vatican), dans les écrits de Mgr de Segur, etc. Au 19ème siècle, beaucoup d’évêques adhéraient déjà à cette hérésie (et d’autres comme l’âme de l’Église sans le Corps, baptême de désir/sang, salut pour l’ignorant invincible, etc.). Cette hérésie du faux magistère ordinaire qui considère le Pape infaillible avec les Évêques ou pas sans les évêques ou les évêques infaillibles eux-mêmes, se retrouve aujourd’hui chez de nombreux hérétiques faux traditionalistes. Cette hérésie est un reliquat, en partie, de l’hérésie du conciliarisme (infaillibilité papale dépendante des conciles) dans le gallicanisme, etc.

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, Chap. 4 : « … lorsque le pontife romain parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue par toute l’Église, il jouit, en vertu de l’assistance divine qui lui a été promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que soit pourvue son Église lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale ; par conséquent, ces définitions du pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l’Église ».

Concile du Vatican, 3ème session, chapitre 3, 1870 : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel».

De qui dépend l’infaillibilité du Magistère ordinaire : De Dieu qui fait les vrais papes. Quand un pape dit ou écrit (ou un décret qu’il approuve) qu’un enseignement fait partie de  la Révélation ou est condamné comme contraire à la Révélation, cela doit être cru de foi divine et catholique, c’est-à-dire que le « Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée » :

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 : « Toutes les fois donc que la parole de ce Magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ».

Pape Pie IX, Tuas libenter, 21 déc. 1863 : « …ce que le magistère ordinaire de toute l’Église répandue dans l’univers transmet comme divinement révélé et, par conséquent, qui est retenu d’un consensus universel et constant par les théologiens catholiques, comme appartenant à la foi ».

Un évêque qui reprendrait un dogme ou une vérité révélée (Magistère infaillible) n’est pas infaillible, c’est le dogme ou la vérité de foi qui est infaillible conséquemment à une définition infaillible d’un pape (quand les conditions d’infaillibilité sont réunies) ou conséquemment à l’enseignement universel (tous) et constant (toujours) de l’Église, des papes, des pères d’abord et puis seulement ensuite des théologiens. Le travail de l’évêque est de garder le dépôt de la foi qui lui est infaillible ; l’évêque ne définit rien d’infaillible ou de révélé, seul l’évêque de Rome qui est le Pape a la primauté seul sur tous les évêques du monde et jouit seul de l’infaillibilité dans le Magistère extraordinaire et ordinaire.

Seul le Pape peut définir le Magistère – Concile de Vienne (Décrets 360).

Pape Grégoire XVI, Mirari vos, 15 août 1832 : « Que tous s’en souviennent : le jugement sur la saine doctrine dont on doit nourrir le peuplele gouvernement et l’administration de l’Église entière appartiennent au Pontife romain, « à qui a été confié, par Notre-Seigneur Jésus-Christ », comme l’ont si clairement déclaré les Pères du concile de Florence,  » le plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle » (Conc. Flor. sess. XXV, in definit. apud Labb. tom XVIII, col. 528. edit. Venet.).

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (01/06/1928) [Magistère] : « le magistère de l’Église– lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu’elles soient transmises facilement et sûrement [Tradition] à la connaissance des hommes … cet usage extraordinaire du magistère n’introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l’Église ; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion».

Pape Pie XII, Humani generis, n° 21, 12 août 1950 : «Ce dépôt de la foi dont notre divin Rédempteur a donné une interprétation authentique, non à chacun des fidèles, ni même aux théologiensmais seulement à l’autorité d’enseignement de l’Église [Magistère]».

Hérésies du Pélagianisme et du Rationalisme – Hérésie semi-pélagienne de faux magistère ordinaire

 

Hérésie de participation active à des sectes hérétiques

Voir : 

Hérésie de réception de sacrements d’hérétiques notoires de fait

Hérésie de confection et donner les sacrements aux hérétiques

L’Église interdit de loi divine (dogme) à ses ministres de confectionner le sacrement de la Communion pour les hérétiques, et aussi bien évidemment de donner la Communion Eucharistique aux hérétiques.

Pape Innocent III, Concile de Latran IV (Décrets 234) ex cathedra (Magistère solennel) : «Les Clercs ne peuvent donner la communion aux hérétiques».

Un prêtre hérétique qui considère comme un hérétique un fidèle catholique et lui donne quand même les sacrements fait un acte hérétique.

Un prêtre (valide) qui confectionne l’Eucharistie (valide) pour des hérétiques est un prêtre hérétique, et ce prêtre commet un deuxième sacrilège en le donnant aux hérétiques.

Aujourd’hui, dans la grande apostasie, quasi tous les prêtres valides tiennent des hérésies et ne sont pas des ministres de l’Église ; un prêtre hérétique considérant à tort comme hérétique un fidèle catholique qui tient la vraie foi fait toujours un acte hérétique (Il n’y a aucune part de responsabilité du fidèle catholique avec les sacrements d’un prêtre hérétique, en cas de nécessité, tant que le prêtre n’est pas notoire).

Voir :

 

Hérésie d’unité de l’Église hors de l’unité de la foi

L’unité du corps de l’Église, de gouvernement et de communion, est fondé sur l’unité de la foi.

Voir :

 

Hérésie de non-jugement « vous ne pouvez pas juger »

L’hérésie « vous ne pouvez pas juger » est souvent rétorqué par des gens – souvent des hérétiques – ou des mauvais catholiques qui prennent les paroles de l’Évangile hors de leur contexte, ce qui est une forme de protestantisme, c’est-à-dire une interprétation privée des Écritures hors de la Tradition de l’Église et des pères.

Ils disent, par exemple : «Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés» (Luc 6, 37), pour signaler que Jésus a dit de ne juger personne. C’est vrai dans le contexte qui est la conscience interne ou for interne de chacun que Dieu seul connaît, mais ce n’est pas vrai en dehors de ce contexte et concernant les œuvres externes, sinon pourquoi l’Esprit-Saint dirait-il aussi, par l’Apôtre : «N’ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour savoir s’ils sont de Dieu » (1 Jean 4, 1) ? N’est-ce pas juger ? Oui, Dieu donne de juger ceux qui sont en dehors de l’Église afin de ne pas être en communion avec eux et pouvoir les reprendre et instruire. L’Esprit-Saint contredirait Jésus-Christ ? A en croire ces gens égarés, c’est le cas. Cette hérésie sépare le Christ du Saint-Esprit.

Et ceci n’est qu’un exemple. Ces gens ne comprennent pas ni la foi ni les Écritures. En fait ils omettent ce qui les arrange parce qu’ils n’ont pas la vraie foi, parce que que la vérité n’importe pas vraiment pour eux, parce qu’ils qu’ils sont souvent de mauvaise volonté pour s’instruire de la foi, et pour se cacher eux-même devant Dieu pensant se soustraire à son jugement.

L’Église catholique enseigne infailliblement (loi divine) que tous ceux qui meurent hors de l’Église ou de la vraie foi catholique iront dans le feu éternel de l’enfer (Pape Boniface VIII, Pape Eugène IV, Concile de Florence, etc.). Voir Doctrine sur le dogme pour être sauvé

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … »

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges … personne ne peut être sauvé, … s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique. Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église suivant :

2 Jean 1, 9 : « Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils ».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs[ou hérésies]».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « … la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires».

L’hérésie « vous ne pouvez pas juger » du ch. 17 du livre Hors de l’Église catholique il n’y a absolument pas de salut, par Frère Peter Dimond

Objection : « Vous ne pouvez pas juger si tous les non-catholiques vont en Enfer. Vous n’êtes pas Dieu. Vous devez Lui laisser de tels jugements »

Réponse : Dieu nous a déjà révélé Son jugement. Dire qu’on ne peut pas être sûr ou qu’ « on ne peut pas juger » si tous ceux qui meurent non-catholiques vont en Enfer, revient à dire que le jugement de Dieu serait possiblement faux, ce qui est hérésie, blasphème et orgueil de la pire espèce. C’est juger de façon scandaleuse comme potentiellement dignes du Ciel ceux que Dieu a explicitement révélé qu’Il ne sauverait pas. Pour le dire simplement : affirmer qu’on ne peut pas juger que tous ceux qui meurent non-catholiques vont en Enfer (alors que Dieu l’a pourtant révélé), c’est juger de la manière la plus gravement coupable — d’une manière directement contraire à la vérité révélée et au jugement révélé de Dieu.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate domino ; » 1441, ex cathedra [déclaration solennelle du Magistère] : « La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés… » (Les Conciles Œcuméniques, Les Décrets, T. II-1, p. 1183. Enchiridion Symbolorum Denzinger, 1351)

L’hérésie « vous ne pouvez pas juger » est incroyablement répandue de nos jours. Le 15 décembre 2003, j’ai eu une conversation avec un « moine traditionaliste » du nom de F. Giardina, du Monastère du Christ-Roy dans l’Alabama. Je lui ai demandé s’il croyait que tous ceux qui meurent non-catholiques ne peuvent pas être sauvés. Il a dit qu’il ne savait pas et ne pouvait pas juger. Je lui demandai alors s’il croyait que c’était possible que des rabbins qui rejettent le Christ pussent être sauvés. Il me répondit que c’était possible parce qu’il ne pouvait pas juger. En refusant d’accepter ce que Dieu a révélé sous le prétexte hérétique « vous ne pouvez pas juger», cette personne est tombée dans un rejet de l’Évangile [des vérités révélées] et de la nécessité du Christ Lui-même. Au contraire, le grand saint François-Xavier montre comment un catholique doit affirmer que tous ceux qui meurent hors de l’Église sont définitivement perdus, comme il le fit à propos d’un corsaire païen avec lequel il voyageait et qui mourut.

St François-Xavier, 5 nov. 1549 : « Le “Pirate” est mort ici, à Kagoshima ; il a été bon envers nous pendant tout le voyage et nous, nous ne pouvons pas être bons envers lui, car il est mort dans son infidélité et nous ne pouvons plus être bons envers lui en le recommandant à Dieu, car son âme doit se trouver en enfer ». (St François Xavier, Correspondance 1535-1552, Lettres et documents, Desclée de Brouwer, Paris, 1987, p. 358. Henry James Coleridge, S.J., The Life and Letters of St. Francis Xavier (publ. ori. : Burns and Oates, Londres, 1874) seconde réimp. Asian Educational Services, New Delhi, 2004, Vol. 2, p. 281. N.d.T. : la traduction de la source en anglais dit : « … le pauvre camarade, par sa propre main, a jeté son âme en Enfer, où il n’y a pas de Rédemption».)

 

Hérésie « sauvé à la mort »

 

Hérésie de naturalisation de la foi divine et catholique

La naturalisation de la foi est un châtiment divin de la désobéissance aux dogmes qui définissent infailliblement la vraie foi immuable et protégée par l’Esprit-Saint.

Le naturalisme de la foi divine et catholique détourne la foi de sa fin surnaturelle du salut éternel des âmes pour des fins naturelles. Le naturalisme, racine de l’hérésie et apostasie, est luciférien. Cette apostasie plus subtile consiste à détourner la foi pour des fins naturelles ou politiques ou de combat politique ou de résolution temporelle de la grande apostasie, alors que la cause de grande apostasie actuelle provient de la désobéissance à la vraie foi et aux dogmes de l’Église.

Par cette apostasie de naturalisation de la finalité de la foi divine et catholique le temporel devient égal ou plus important que la vraie foi et sa fin surnaturelle, alors que toute action temporelle doit être subordonnée à la foi vraie catholique qui doit toujours être sauvegardée et intègre.

Cette naturalisation de la foi est ce que font globalement tous les faux catholiques « traditionalistes » : Voir Vidéos – Autres hérétiques et sectes hérétiques – faux tradis

Erreur hérétique d’un règne papal et royal catholique à venir

Cette erreur hérétique (qui peut ou pourrait être une hérésie) est la négation de la situation actuelle de la fin des temps prédite par Dieu et  prouvée par les faits et s’appuyant sur l’enseignement dogmatique et infaillible de l’Église.

Ceux qui n’obéissent pas aux dogmes catholiques attendent et espèrent un nouveau vrai pape envoyé par Dieu ainsi qu’un monarque catholique rétablissant la France catholique et aussi le monde catholique. Cette utopie est fondée sur une naturalisation de la foi et c’est un châtiment de la désobéissance aux dogmes. Tous les défenseurs et partisans d’un retour d’un vrai pape et d’un roi catholique sont tombés dans le naturalisme de la foi divine et catholique, c’est-à-dire que la foi a pour fin la nature. Le naturalisme est luciférien.

C’est ainsi que la foi est détournée à des fins naturelles politiques ou de combat politique ou de résolution temporelle de la grande apostasie, alors que la grande apostasie ne vient que de la désobéissance à la vraie foi et aux dogmes de l’Église, et quand elle est l’accomplissement des Écritures, prouvé par les faits, prouvé par la bonne compréhension de Fatima, de l’antéchrist Jean-Paul 2, etc. Voir : Vidéos – Fatima et secte vatican 2

Ceux qui croient en cette hérésie (car c’est bien une hérésie subtile luciférienne de détournement de la finalité de la foi divine) trompent les gens peu instruits et les détournent de la vraie foi, des dogmes, de la véritable Église, et du salut, pour faire adhérer à leurs thèses fondées sur des textes faillibles et une interprétation enténébrée des faits, au lieu que les gens se convertissent à la vraie foi, reviennent dans la véritable Église qui est un reste aujourd’hui, et puissent faire leur salut par le saint Rosaire et la fidélité à la foi catholique dans l’attente du second avènement de notre Seigneur Jésus-Christ qui viendra juger les vivants et les morts.

Voir aussi : Vidéos – Autres hérétiques et sectes hérétiques

 

Hérésie de Marie corédemptrice

Voir : Marie et le titre corédemptrice – Marie est médiatrice et associée du divin Rédempteur, pas corédemptrice

 

Hérésies contre la loi naturelle

La loi naturelle est un reflet de la loi éternelle dans le cœur de tout homme. Une hérésie contre la loi naturelle n’est pas une hérésie contre une ou des vérités de foi divine et catholique, mais contre une ou des vérités naturelles. L’hérésie contre la loi naturelle est un rejet ou une négation de la vérité naturelle que tout le monde peut savoir simplement, quelque chose qu’on sait être vrai, comme, par exemple, l’homme a deux yeux, ou n’a pas d’ailes, ou les enfants sont conçus par deux parents de sexe différent, ou l’avortement est un assassinat (double : mère et enfant), etc. Un hérétique contre la loi naturelle rejette sa propre conscience morale et ne peut donc plus revenir vers la vérité, vers le bien et vers son salut. La conversion d’un tel hérétique est extrêmement difficile parce que l’hérétique contre la loi naturelle ne peut pas suivre la loi naturelle de sa conscience et se convertir car pour lui il n’a pas besoin de conscience morale. Les hérésies contre la loi naturelle sont des croyances qui font obstacle à la conversion. C’est une abomination de nier la nature même des choses, ou la loi naturelle ou morale inscrite par Dieu dans le cœur de tout homme. Toute violation de la loi naturelle est un péché pour tout homme.

Les hérétiques contre la loi naturelle sont condamnés car ils ne veulent pas entendre parler de jugement moral, de culpabilité et de péché, ils rejettent devoir être jugés par leur Créateur, ils veulent être leur propre dieu.

Ces exemples d’hérésies communes contre la loi naturelle peuvent tous tomber dans la catégorie du péché mortel, car ils rejettent une vérité qu’ils savent être vraie de la loi naturelle, à savoir :

  • nier l’existence de Dieu ; l’existence de Dieu peut être connue par la raison naturelle ; nier l’existence de Dieu (athéisme) est une hérésie contre la loi naturelle car tous savent que c’est un mensonge de croire qu’il n’y a pas une seule vérité mais plusieurs.
  • considérer que la nature est Dieu ; la nature n’est pas Dieu ; le panthéisme assimile la création avec Dieu, alors que tout le monde sait que la nature n’est pas Dieu.
  • considérer que la masturbation, sexe oral ou la sodomie ne sont pas un péché ; la masturbation, le sexe oral ou la sodomie sont contre nature et contre la procréation ;
  • considérer que le contrôle des naissances ou la planification familiale naturelle, aussi appelée PFN, que beaucoup de « catholiques » pratiquent pour éviter la conception, (ce qui les rend coupables du péché mortel de contraception) est acceptable ; la contraception ou la Planification des naissances frustre délibérément le pouvoir naturel d’engendrer la vie ;
  • si une personne considère que l’avortement est acceptable ; l’avortement est un assassinat non seulement physique mais spirituel d’un innocent ;
  • si une personne considère que la consommation de drogues où la conscience est entravée est acceptable ; les psychotropes, tels que fumer de la marijuana, est un péché mortel, tout comme se saouler, car la raison est altérée artificiellement volontairement et sans nécessité.
  • si une personne approuve l’homosexualité ; approuver l’homosexualité ou le mariage homosexuel sont des hérésies contre la loi naturelle, car tout le monde sait naturellement que la fin de la sexualité est la procréation et non l’assouvissement de la passion et de la concupiscence, le plaisir désordonné, le vice de l’impureté, l’idolâtrie du corps, ou que la fin du mariage est la procréation et l’éducation des enfants.
  • si une personne approuve l’indifférentisme religieux ou que toutes religions se valent.

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 (Magistère) : «En effet, cette idée mortelle concernant l’absence de différence entre les religions est réfutée même à la lumière de la raison naturelle [hérésie contre la loi naturelle]. Nous sommes assurés de cela parce que les différentes religions ne sont pas souvent d’accord entre elles. Si l’une est vraie, l’autre doit être fausse ; il ne peut y avoir de société entre l’obscurité et la lumière. Face à ces sophistes expérimentés les gens doivent apprendre que la profession de la foi catholique est particulièrement vraie, comme l’apôtre le proclame : un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ».

L’indifférentisme religieux et le relativisme religieux (vatican 2) sont des hérésies contre la loi naturelle car tous peuvent savoir naturellement la vérité selon laquelle il ne peut y avoir qu’une seule Vérité, car s’il y a deux vérités, une est la vérité et l’autre un mensonge. Tout le monde peut savoir cela par sa nature sans rien connaître des vérités de la foi et du salut.

  • si une personne considère approuve l’évolution ; L’évolutionnisme est une autre hérésie contre la loi naturelle, car tous savent que l’homme n’a pas d’ancêtre commun avec les animaux. Pourquoi l’homme n’a pas trois yeux, ou des ailes ? Pourquoi donc les organes ? Etc.

La loi naturelle est inscrite dans le cœur de tous les hommes, de sorte que tous les hommes savent que certaines choses sont contre la loi de Dieu, et que certaines choses sont conformes à la loi naturelle de la charité, etc.

Romains 2, 13-15 : « Car ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi [loi ancienne mosaïque] qui sont justes devant Dieu ; mais ce sont les observateurs de la loi qui seront justifiés [sauvés par la loi nouvelle]. En effet, lorsque les gentils [païens], qui n’ont pas la loi [ancienne et nouvelle], font naturellement [loi naturelle] ce qui est selon la loi ; n’ayant pas la loi, ils sont à eux-mêmes la loi : montrant ainsi l’œuvre de la loi écrite en leurs cœurs, leur conscience leur rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant et se défendant l’une l’autre ».

Comme le commentaire (Bible Haydock) l’explique correctement sur Romains 2, 14-16 :

« Ces hommes sont une loi pour eux-mêmes, et l’ont écrite dans leurs cœurs, quant à l’existence d’un Dieu, et leur raison leur dit que beaucoup de péchés sont illicites : ils peuvent aussi faire des actions qui sont moralement bonnes, comme l’aumône pour soulager les pauvres, en honorant leurs parents, etc. Non pas que ces actions, moralement bonnes, suffiront d’elles-mêmes pour leur justification, ou leurs méritent une récompense surnaturelle dans le royaume des cieux, mais Dieu, dans sa miséricorde infinie, leur donnera des grâces surnaturelles qui, s’ils continuent de coopérer avec elles, leurs obtiendront plus de grâces et finalement ils seront exposées à la foi catholique, s’ils doivent être sauvés».

Voir :