Mensonges, contradictions et hérésies de Peter et Michael Dimond du monastère de la Très Sainte Famille – Sacrements des hérétiques non déclarés – Analyse du débat

Sommaire

  • Les mensonges de Peter Dimond au sujet du Concile de Carthage
  • Argument pathétique de Peter écrasé sur le terme «coupé»
  • Peter sur le premier Concile de Constantinople
    • Les mensonges de Peter au sujet du Concile de Constantinople
  • Peter a recours au faux argument «imposer ou non / déclaration»
  • Mensonges de Peter au sujet du concile de Constance (Ad Evitanda Scandala)
  • Concile de Bâle, Session 20
  • Le Concile de Trente enseigne que les hérétiques ne peuvent pas donner une absolution dans la confession
  • Saint Thomas enseigne que les hérétiques ne peuvent pas donner une absolution dans la confession
  • Les Saints pères et les Saints enseignent à l’unanimité que les hérétiques et les schismatiques sont de plein droit [par là même] privés de toute juridiction et de dignité ecclésiastique
  • La principale erreur de Peter sur la question de la compétence : il l’accorde aux hérétiques !
  • Mensonges de Peter sur le troisième Concile de Constantinople
  • Concile de Laodicée
  • Les canons apostoliques
  • Quatrième Concile du Latran
    • Peter tient obstinément son erreur sur le quatrième concile du Latran – Frappé avec l’épée de l’anathème
    • Peter sur le quatrième concile du Latran, constitution 3 sur les hérétiques
  • L’Église utilise-t-elle le terme«hérétique» à des niveaux différents ?
  • La malhonnêteté de Peter sur le cinquième Concile du Latran
  • Argument du mariage mixte de Peter totalement anéanti
  • Un hérétique de l’«église novus ordo» ou un hérétique de l’«église catholique traditionnelle» est-il différent des «orthodoxes» orientaux ?
  • Thèse malhonnête schisme / hérésie de Peter écrasée
    • Peter sur la position d’Élias
    • Peter s’obstine dans sa malhonnêteté !
  • Saint Thomas enseigne-t-il vraiment que nous pouvons recevoir les sacrements de prêtres hérétiques excommuniés «indépendants» ?
    • Peter persiste dans sa bévue sur Saint Thomas d’Aquin, Tertia pars, Q. 82, art. 9
    • « suspendus par rapport aux autres »
    • Somme Théologique, Supplémentum, Q. 38, art. 2
    • Peter dit que saint Thomas doit avoir été un hérétique !
  • Concile d’Antioche (341)
  • Les Dimond sur les hérétiques notoires
    • L’hérésie des Dimond «dissimulation» et «excuse en droit» réduite à son principe absurde
  • Les Dimond sur le Code de Droit Canonique de 1917
    • La «preuve» de Peter sur le Code de Droit Canonique de 1917 : Les opinions privées de certains théologiens !
    • Le Code de Droit Canonique de 1917 et le Concile de Constance
    • Le Code de Droit Canonique de 1917 contredit Peter
  • Est-ce toujours un péché mortel de recevoir un sacrement d’un ministre hérétique ?
    • Le Pape saint Pie V et le schisme anglican
    • Mensonges de Peter sur le père Rishton et le bienheureux Edmond Campion
  • Suspect d’hérésie
  • Peter dit que nous sommes des voleurs !
  • On ne peut jamais commettre le mal quoi qu’il arrive
  • Si tout cela n’est pas assez pour vous, considérons la position des Dimond lorsqu’elle est exprimée plus simplement
  • Les Catholiques qui n’avaient pas accès à des prêtres catholiques ont évité les prêtres non-catholiques
  • Ce que nous avons prouvé : le mensonge, l’erreur, l’hérésie ou la contradiction stupéfiante qui peut être trouvée page après page des articles et débats de MHFM par les Dimond sur ce sujet

 

Auteur : .catholic-saints.net

Traduction française personnelle

Les mensonges incroyables, les hérésies et les contradictions de Peter et Michael Dimond du monastère de la Très Sainte Famille

 Sacrements des hérétiques non déclarés – Analyse du débat

L’article suivant sert à examiner et à réfuter les allégations faites principalement par Peter Dimond, quand il prétend avoir un prétexte pour communier dans les sacrements avec les hérétiques. Mais après avoir écouté le débat et l’examen de leurs articles, je peux dire avec une égale certitude que ses arguments ne sont rien de plus que des distorsions classiques, par lesquels les Dimond trompent habituellement leurs disciples.

Pour ne donner qu’un exemple parmi d’autres, certains lecteurs doivent être conscients du fait que les Dimond affirment constamment que saint Thomas d’Aquin est d’accord avec leur position de recevoir les sacrements d’hérétiques non déclarés. Eh bien, ils ne vous ont probablement jamais montré cette citation (parmi beaucoup d’autres, qui seront abordées dans cet article) avant :

Saint Thomas d’Aquin, Somme ThéologiqueSecunda secundae, Q. 39, art. 3 :  » EN REVANCHE, le pouvoir de juridiction … ne reste pas dans les hérétiques et les schismatiques, et par conséquent ils ne peuvent absoudre, ni excommunier, ni concéder de pouvoir, ni rien de la sorte, et s’ils le font, ils sont NULS [invalides]».

Comme nous pouvons le voir ici, l’enseignement de saint Thomas d’Aquin est non seulement en contradiction avec la position des Dimond, mais aussi en parfait accord avec le Concile de Trente (plus bas : le concile de Trente enseigne que les hérétiques ne peuvent pas donner une absolution dans la confession), à savoir que les hérétiques perdent leur compétence, indépendamment de toute déclaration et qu’ils la perdent du simple fait d’être dans l’hérésie. C’est aussi l’enseignement de Saint Robert Bellarmin, Saint-Cyprien, Saint Optat, saint Ambroise, saint Augustin, saint Jérôme, le pape saint Nicolas Ier (plus bas : Les saints pères et les saints enseignent à l’unanimité que les hérétiques et schismatiques sont de plein droit [par le fait même] privés de toute juridiction ecclésiastique et de dignité), et probablement beaucoup d’autres, et, comme nous l’avons vu ci-dessus, saint Thomas d’Aquin. Donc ceci est quelque chose qui doit être le dernier clou sur le cercueil du mythe selon lequel saint Thomas est d’accord avec les Dimond ou qu’il enseigne que nous pouvons légitimement recevoir les sacrements de certains ministres hérétiques « non déclarés ». Et tout cela sans même considérer que le Concile de Trente et les Pères enseignent la même chose ! Nous nous demandons si Peter acceptera cette information, ou si tout simplement il l’ignorera comme d’habitude.

 

Analyse du débat entre l’hérétique et menteur Peter Dimond de MHFM et Markus Eli(as) Talani de prophétieFilm

Peter de MHFM (.mostholyfamilymonastery.com)

Il affirme que tant qu’un membre hérétique du clergé est : 1) non déclaré comme tel par l’autorité légitime de l’Église, 2) utilise une liturgie traditionnelle, 3) est soit assez subtil ou assez secret, ou 4) pervertit trompeusement le droit canon avec l’appui de son hérésie ou son schisme, alors on peut légitimement participer à ses messes et recevoir les sacrements de lui – même si vous êtes certain qu’il est un hérétique (ou schismatique).

La conclusion logique de cette position, comme nous allons le voir, c’est que l’interdiction de l’Église de la communion avec les hérétiques n’est pas absolue, et que l’on peut demander à un homme de commettre un péché mortel et le sacrilège de conférer les sacrements en opposition directe avec les lois de l’Eglise afin d’en «bénéficier» nous-mêmes.

Elias (.catholic-saints.net)

Il croit que si l’on sait qu’un prêtre est un hérétique, il est interdit de lui demander les sacrements. C’est la vraie position.

 

Les mensonges de Peter au sujet du Concile de Carthage 

Vers 3:20 dans le débat [vidéo en anglais sur mhfm «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat]

Elias commence son argumentation en citant le Concile de Carthage contre la position de Peter.

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Eglise, qu’il soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié».

Cependant, Peter nie que ce concile s’applique à lui-même ou aux sectes hérétiques auxquelles lui et ses disciples vont pour assister à la messe et la réception des sacrements.

Il affirme que le Concile ne s’applique pas à lui en citant le premier Concile de Constantinople vers 5:00 min.

Premier Concile de Constantinople (381) Canon 6 : «Et par les hérétiques, nous entendons aussi bien ceux qui ont été jadis bannis et ceux que nous avons nous-mêmes depuis anathémisés, et aussi ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et mettent en place des assemblées opposées [rivales] ».

Voici le commentaire de Peter sur le décret ci-dessus :

Peter Dimond, 5:21-5:45 dans le débat : «En d’autres termes, il s’agit de définir ce qu’ils entendent par hérétiques comme ceux qui sont déclarés par eux ou ceux qui ont mis en place des églises en opposition directe avec les vrais évêques, l’équivalent des « orthodoxes » orientaux ou des protestants, qui sont en fait notoires, qui ne font pas mystère de leur rejet de l’Église catholique. Ils ne se cachent pas, ce sont notoirement des sectes hérétiques ».

Mais comment cette citation, en aucune façon, dit ce que Pierre affirme soi-disant ? Comment cette citation du premier Concile de Constantinople «prouve» ou fait dire que le concile de Carthage ne s’applique pas à lui-même ou aux prêtres et aux églises hérétiques ? Le premier Concile de Constantinople a clairement indiqué que «par les hérétiques, nous entendons aussi bien ceux qui ont été jadis bannis et ceux que nous avons nous-mêmes depuis anathémisé, et aussi ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et ont mis en place des assemblées opposées [rivales]».

Comment comprendre Peter, quand la citation ci-dessus qu’il a utilisé contre nous écrase réellement sa propre position ! Nous supposons que Peter serait d’accord avec nous lorsque nous disons que chaque église Novus Ordo ou prêtre schismatique qu’il va voir en effet ont «mis en place des assemblées opposées [rivales]» à la vraie foi et aux évêques, car ils les attaquent violemment, niant et même s’opposant à la vraie la foi catholique par leurs enseignements hérétiques et scandaleux. Par conséquent, même selon la propre norme de Peter Dimond, il ne peut pas les approcher pour la messe ou recevoir les sacrements d’eux alors qu’ils sont hérétiques notoires et agissent «en opposition» à la vraie Église et à ses enseignements. Mais comme nous le savons tous, Peter aborde ces prêtres pour les sacrements en contradiction directe avec ses propres principes.

Si vous ne nous croyez pas, appelez leur monastère et demandez-leur si leur prêtre, qu’il ont tenté en vain de convertir de nombreuses fois, est un hérétique obstiné ou non.

Peter sait, lui et ses disciples, que les prêtres auxquels ils vont sont des hérétiques et qu’ils rejettent et s’opposent à la vraie foi catholique quand elle leur est présentée, et qu’ils sont apostats pour refuser et s’opposer à la foi chrétienne en accordant le salut aux gens qui ne croient même pas en Jésus-Christ et en la Trinité. En fait, Peter admet expressément ce fait sur son site :

MHFM, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : «Le problème est que presque tous, même les « prêtres traditionalistes » qui offrent les formes (correctes) de la messe traditionnelle tiennent aussi des positions hérétiquesPresque tous les prêtres qui offrent des formes traditionnelles de la messe soit … soutiennent que certaines personnes peuvent être sauvées en dehors de la foi catholique (par « le baptême de désir » / « l’ignorance invincible »). Ceci s’applique malheureusement à presque chaque prêtre «traditionaliste» aujourd’hui. Aucun prêtre qui … estime que les âmes peuvent être sauvées sans le baptême ou la foi catholique (par «le baptême de désir » ou « l’ignorance invincible ») ne peut être pris en compte … Cela signifie que presque chaque prêtre « traditionaliste » aujourd’hui ne peut pas être pris en compte, car il tient une position en contradiction avec la doctrine catholique».

Pas une seule fois Peter ou l’un de ses disciples ne disent (ou ne donnent jamais de telles informations connues publiquement sur leur site web) qu’ils savent pour tout prêtre qu’il n’est pas un hérétique obstiné. Cela en dit un peu sur la situation. Donc, Peter doit être à bout ou complètement délirant quand il dit que le Concile de Carthage ne s’applique pas à lui.

De son propre aveu, alors, il admet ici que les prêtres hérétiques, auxquels il dit aux autres d’aller, ont effectivement «mis en place des assemblées opposées» à la vraie foi et aux fidèles catholiques, car ils attaquent violemment la véritable Église et la foi dans leur obstination et leur mauvaise volonté d’hérétiques.

En outre, si la citation du premier Concile de Constantinople ci-dessus (qui est également prise hors contexte comme nous le verrons bientôt) est tout ce que Peter a, pour en quelque sorte, arriver vraiment à «prouver» que les divers conciles, des papes et des saints que l’on pourrait citer à son encontre ne font pas référence à tous les hérétiques, mais seulement à certains hérétiques et schismatiques comme les «orthodoxes» orientaux (5:33 min.), etc…, comme il le prétend, alors il n’a rien !

Même un enfant peut comprendre que les deux conciles ci-dessous ne s’appliquent pas seulement à certains hérétiques et schismatiques, comme les « orthodoxes » orientaux ou les protestants, mais qu’ils s’appliquent à tous les hérétiques et les schismatiques connus, déclarés ou non.

Concile de Constantinople III Concile de Carthage Peter Dimond
«Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou aux lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] …» «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, que ce soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié». «En d’autres termes, il s’agit de définir ce qu’ils entendent par hérétiques, qui sont ceux qui sont déclarés par eux ou ceux qui ont mis en place des églises en opposition directe avec les vrais évêquessoit l’équivalent des « orthodoxes » orientaux ou les protestants, des gens qui sont connus de fait, qui ne font pas mystère de leur rejet de l’Église catholique. Ils ne se cachent pas, ils sont notoirement des sectes hérétiques».

Ainsi, comme on peut le voir clairement à travers ses paroles ci-dessus, Peter Dimond rejette la véritable signification des deux conciles (et ainsi toutes les autres citations des conciles, comme nous le verrons en avançant dans cet article) et il tient que les hérétiques peuvent être approchés pour les sacrements. Dans la tentative désespérée de défendre sa version hérétique de la réception de Sacrements des hérétiques, Peter Dimond doit changer la compréhension de la formule proclamée par les papes et les conciles. Il nous dit que le «vrai» sens du concile est que seuls ceux qui sont «notoires de fait», l’équivalent des « orthodoxes » orientaux ou des protestants, est ce qui est la définition (excluant donc idéalement les hérétiques que lui-même va voir). Oh vraiment ? Où est cette qualification, jamais mentionnée dans les définitions dogmatiques sur ce sujet ? Nulle part ! Peter est simplement écrasé ici car il sait que ce concile (et d’autres) va contre lui !

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, qu’il soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié».

[Ajout propre :

Peter Dimond dit que le premier Concile de Constantinople (381) Canon 6, 5:21-5:45 dans le débat : «En d’autres termes, il s’agit de définir ce qu’ils entendent par hérétiques…».

Premier Concile de Constantinople (381) Canon 6 : « … Si la plainte portée contre l’évêque a trait à des affaires ecclésiastiques, il faut alors soumettre à l’examen la personne des accusateurs, afin qu’avant tout il ne soit pas possible à des hérétiques de porter contre les évêques orthodoxes des accusations concernant les affaires ecclésiastiques (Nous regardons comme hérétiques … ceux qui prétendent professer la foi saine, mais qui se sont séparés et tiennent des assemblées rivales contre les évêques en communion avec nous). … Mais si des personnes ne sont ni hérétiques ni excommuniées, n’ont pas subi de condamnation ou ne sont pas inculpées…»

Cette partie ci-dessus du canon parle de ne pas admettre les hérétiques (et d’autres comme les excommuniés, et d’autres sous conditions) à accuser des évêques concernant les affaires ecclésiastiques. Ce canon parle du fait que les hérétiques ne sont pas admis à accuser des évêques. Ensuite est défini ce que sont ces hérétiques qui ne sont pas admis à accuser des évêques : ceux qui ont été déclarés et aussi « ceux qui prétendent professer la foi saine, mais qui se sont séparés et tiennent des assemblées rivales contre les évêques en communion avec nous ». Cela signifie que ce sont des hérétiques déclarés ou des églises hérétiques qui se disent catholiques qui ne sont pas admis à accuser des évêques. Ce canon dit que des églises hérétiques non-déclarées qui prétendent être catholiques ne sont pas admises à accuser des évêques catholiques justement parce qu’elles prétendent professer la vraie foi. Pourquoi ? Parce que ce cela concerne les affaires ecclésiastiques. Donc ce canon ne renseigne pas sur comment l’Église voit les hérétiques à éviter parce qu’ils sont en assemblées. Ce canon 6 est la loi ecclésiastique Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs, il n’est pas la loi divine sur les hérétiques, et il ne concerne pas la règle de la foi (loi divine). Par conséquent, c’est faux d’avancer que l’Église aurait légiféré, par ce canon 6, sur les assemblées d’hérétiques pour d’autres cas ou situations autres que des accusations d’évêques.

Fin d’ajout propre]

 Argument pathétique de Peter écrasé sur le terme «coupé» 

De nombreuses fois dans le débat, et sur son site Internet

L’un des principaux arguments de Peter dans le débat est que chaque fois que St Thomas (ou quelqu’un d’autre) utilise le mot «coupé», cela fait nécessairement référence à une excommunication déclarée.

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : «Maintenant, remarquez que dans la citation ci-dessus, saint Thomas dit qu’une personne qui communie dans les sacrements avec un hérétique « qui est coupé » de l’Église pèche nécessairement. Rappelez-vous, ceux qui ont été «coupés» sont ceux qui ont été officiellement déclarés. Il ne fait aucun doute, par conséquent, qu’il enseigne que l’obligation absolue de ne pas communier dans les sacrements avec un hérétique s’applique aux hérétiques qui ont été déclarés comme «ceux qui ont été officiellement retranchés».

Peter a tout à fait tort quand il prétend que cela se réfère nécessairement à «ceux qui ont été officiellement déclarés». Peter ne semble pas comprendre (ou ne veut pas comprendre car cela contredit sa position) que le mot «coupé» a simplement deux significations : 1) Une excommunication automatique, ou 2) une excommunication déclarée – et St Thomas (ou quelqu’un d’autre) aurait pu se référer à l’une des deux dans les passages similaires ci-dessus.

Pour preuve, nous citerons le pape Léon XIII :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … St Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un tient une seule de ces [hérésies] il n’est pas un catholique » (S. Augustin, De Haeresibus, n° 88)».

Donc, le Pape Léon XIII, qui citait saint Augustin, faisait allusion à l’expression «coupé» comme une excommunication automatique : «St Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique».

Ceci enterre l’argument de Peter, selon lequel le terme «coupé» signifie nécessairement une excommunication formelle. Rappelez-vous ceci, pour de nombreuses citations qui condamnent la communion religieuse avec les excommuniés, il suffit d’utiliser les mots «coupé» ou «excommunication» pour désigner leur excommunication automatique.

Pour exposer davantage la distorsion de Peter Dimond sur le premier Concile de Constantinople, nous allons maintenant examiner le Concile et son contexte afin que nous puissions voir s’il disait la vérité ou non lorsqu’il le citait.

 

Peter sur le premier Concile de Constantinople 

Entre 5 -7:16 dans le débat, et sur son site Internet

Peter tente de faire valoir que le canon 6 du premier Concile de Constantinople donne du crédit à sa position sacrilège de recevoir les sacrements des hérétiques et schismatiques non déclarés.

Examinons maintenant le canon 6 pour voir si cela est vrai.

Premier Concile de Constantinople (381), Canon 6 : «Nombreux sont ceux qui sont décidés à confondre et renverser le bon ordre de l’Église et ainsi de fabriquer, par haine et désir de calomnie, des accusations contre certains évêques orthodoxes en charge des églises. Leur intention n’est autre que de noircir la réputation de prêtres et de semer le trouble parmi les laïcs épris de paix».

Bon, au début le canon 6 parle des hommes de mauvais esprit qui s’acharnent à porter de fausses accusations contre les évêques orthodoxes (droits dans la foi) en charge des Églises. Ce canon n’a donc rien à voir avec le fait que l’on puisse approcher les hérétiques pour les sacrements. Le contexte du canon est important, rappelez-vous. Le canon continue :

«Pour cette raison, le Concile d’évêques réunis à Constantinople a décidé de ne pas admettre les accusateurs sans examen préalable, et de ne pas permettre à chacun de porter des accusations contre les administrateurs de l’église – mais sans exclure tout le monde. Donc, si quelqu’un dépose une plainte privée (qui est personnelle) contre l’évêque au motif qu’il a été escroqué ou d’une autre manière injustement traité par lui, dans le cas de ce genre d’accusation, ni le caractère ni la religion de l’accusateur seront soumis à l’examen. Il est tout à fait essentiel à la fois que l’évêque ait une conscience claire et que celui qui prétend avoir été lésé, quelle que puisse être sa religion, puisse obtenir justice.

«Mais si l’accusation portée contre l’évêque est d’un genre ecclésiastique, les caractères de ceux qui le font devraient être examinés, en premier lieu pour arrêter les hérétiques à porter des accusations contre des évêques orthodoxes en matière ecclésiastique».

Ainsi Peter a complètement omis les parties en gras et soulignées du canon ci-dessus.

Maintenant, que voulait définir le Concile ? Il a défini que les hérétiques se verraient refuser de porter des accusations contre les ecclésiastiques, contre les évêques orthodoxes, et c’est pourquoi il a ordonné un examen de la personne qui porte une accusation.

«Mais si l’accusation portée contre l’évêque est d’un genre ecclésiastique, les caractères de ceux qui le font devraient être examinés, en premier lieu pour arrêter les hérétiques à porter des accusations contre des évêques orthodoxes en matière ecclésiastique».

Donc, contrairement à Peter, le Concile ci-dessus commande en fait aux catholiques d’examiner les personnes portant des accusations contre les évêques orthodoxes (ou accusations contre l’Église) afin que nous puissions être en mesure de les exposer et de savoir s’ils sont fiables ou non en tant que témoins. De toute évidence, il n’a pas enseigné que nous pouvions communier dans les sacrements avec les hérétiques.

Ensuite, le Concile définit les hérétiques connus auxquels serait refusé de porter accusation contre les ecclésiastiques, les évêques orthodoxes. C’est la seule partie de l’ensemble du canon cité par Peter.

«Nous entendons par «hérétiques», ceux qui ont déjà été bannis de l’église et aussi ceux anathémisés depuis par nous-mêmes, et en plus ceux qui prétendent confesser une foi saine, mais qui ont fait sécession et tiennent des assemblées en rivalité avec les évêques qui sont en communion avec nous».

Donc, tous ces différents types d’hérétiques décrits ci-dessus se verraient refusés de porter des accusations contre les ecclésiastiques, les évêques orthodoxes. C’est ce que le Concile a déterminé. Il n’a jamais parlé de ces hérétiques aimables avec lesquels nous aurions pu être en communion religieuse ou recevoir les sacrements. Déjà, nous pouvons déduire que Peter est écrasé et sa prise en compte de ce canon hors de son contexte afin de renforcer sa position délirante est sacrilège. Nous allons malheureusement le voir utiliser cette tactique plusieurs fois dans le débat. Il est bien sûr que c’est clairement un péché mortel de prendre sciemment les mots sortis de leur contexte et de changer leur sens, mais Peter ne semble malheureusement avoir aucun problème à faire cela dans le but de renforcer ses faux enseignements.

Il est également intéressant de noter que les soit-disant catholiques qui adhèrent aux antipapes hérétiques correspondent parfaitement à la définition des hérétiques, donnée ci-dessus, en ce sens qu’ils «prétendent confesser une foi saine» et «tiennent des assemblées en rivalité avec les évêques qui sont en communion avec « les vrais Pontifes »». Par exemple, Benoît XVI ne dit-il pas lui-même que Vatican II était un «contre-programme», c’est-à-dire en rivalité contre les condamnations prononcées contre les erreurs modernes par le pape Pie IX ? Oui il l’a dit. Publiquement et ouvertement. Et pourtant, en dépit de la connaissance de cette information, Peter revendique encore et affirme obstinément que l’on peut encore approcher des sacrements d’un prêtre traditionaliste Vatican II (qui est en communion avec Benoît XVI) tant qu’il est validement ordonné et aussi longtemps qu’il utilise la formulation correcte. Il affirme cela même s’il sait que le prêtre est en pleine communion avec l’antipape Benoît XVI, qui a publiquement et ouvertement «tenu des assemblées en opposition avec les évêques qui sont en communion avec  » les vrais Pontifes »». Ainsi, Peter ne croit ou ne suit même pas le Concile qu’il a cité !

Le canon continue :

«En second lieu, les personnes déjà condamnées et expulsées de l’église pour une raison quelconque, ou ceux excommuniés, soit de l’ordre des clercs ou des laïcs, ne doivent pas être autorisés à accuser un évêque jusqu’à ce qu’ils aient purgé leur premier crime».

Plus important encore, le contexte de ce canon est disciplinaire et a à voir avec la prévention, pour des hérétiques, d’accuser les évêques. Cela n’a rien à voir avec la réception des sacrements, et Dimond s’est raccroché à n’importe quoi. Cependant, ceci est un exemple de la façon dont les Dimond trompent les gens et leur mentent sans vergogne. Ils présentent des portions de citations à leurs adversaires qui sonnent superficiellement comme si elles appuyaient leur argument, mais pris dans leur contexte, soit elles ne les appuient pas du tout ou même les contredisent.

ADDITION

Un email de Peter Dimond (07/09/12) en opposition au Premier Concile de Constantinople : «La citation n’avait pas à faire face à la réception des sacrements. Il s’agissait d’une citation sur la façon dont l’Église regardait les assemblées ou les conventicules des hérétiques, les lieux de réunion des hérétiques, etc. Elle n’a pas besoin de se référer à la réception de sacrements, vous êtes démoniaques. C’est la preuve de toute façon. Et pourtant, vous dites que c’est un mensonge, ce qui est un péché mortel. Ce seul exemple montre pourquoi vous êtes une perte de temps».

En réponse à l’objection malhonnête de Peter :

Il s’agissait d’une citation à propos de la façon dont ils considéraient les assemblées des hérétiques dans le contexte des accusations contre l’Église, et comment ils agiraient avec les hérétiques dans ce cas. Le contexte est important. Pourtant, Peter ignore le contexte qui n’a rien à voir avec la communion religieuse avec les hérétiques ou autre chose de ce qu’il prétend.

L’incohérence de Peter ici est que, tout en admettant que l’Église utilise le terme «hérétique» de différentes façons à travers les Conciles œcuméniques, il ignore ce principe et tente de faire valoir son point de vue au sujet de la réception des sacrements avec la citation ci-dessus, qui n’a rien à voir avec la réception des sacrements. Le Concile indique clairement «nous entendons par hérétiques…» et la définition est purement délivrée pour la fin immédiate en cours de discussion dans ce canon, c’est à dire ces hérétiques accusant les évêques de crimes ecclésiastiques.

Ainsi, les Dimond ont tenté de faire une analogie qui n’est tout simplement pas applicable, en effet, à partir d’une citation incompatible avec la question.

Peter a dit : «Cela prouve que lorsque l’Église a fait promulguer des lois sur les lieux de réunions des hérétiques, elle a légiféré avec le même sens que le premier Concile de Constantinople. La citation prouve sur ce point ce que l’Église a voulu dire quand elle a promulgué des lois sur les «assemblées des hérétiques».

Il est tout à fait évident pour toute personne honnête que Peter Dimond est un menteur complet qui pervertit des citations et des Conciles qui parlent clairement sur des sujets tout à fait différents de ce qu’il prétend ! Seul un menteur complet ou une personne délirante pourrait prétendre que la citation du premier Concile de Constantinople en quelque sorte justifie ou donne du crédit à sa position de recevoir les sacrements des hérétiques.

Le pape Pie XI, Mortalium animos, (01/06/1928) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Selon l’hérésie de Peter, ce décret du Pape Pie XI, Mortalium animos (et de nombreux autres qui pourraient être cités) ne signifie pas ce qu’il a réellement dit, et ne faisait référence qu’à certains hérétiques et schismatiques comme les «orthodoxes» orientaux et les protestants, même s’il n’y a pas un seul mot ou une déclaration nulle part prenant en compte cette conclusion … En vérité, tous les menteurs et ceux qui pervertissent et nient les dogmes infaillibles, comme les Dimond de MHFM, auront bientôt leur part dans l’étang de feu et de soufre qui brûle toujours et à jamais, jour et nuit (cf. Apocalypse 21, 8).

De toute façon, de n’importe quelle manière qu’on le regarde, le Concile condamne sa position, car même si (pour les besoins du raisonnement) son interprétation était juste (ce qui n’est pas le cas), cela condamne encore sa position sur les hérétiques, qui ont «mis en place des assemblées [conventicules] rivales [opposées]» à la véritable Église et aux évêques. Ainsi, les hérétiques, comme Peter lui-même, tombent sous la même condamnation précise du Concile, quand il fait la promotion qu’il [le Concile] soutient son hérésie ! Alors Peter a complètement tort et il ne pas sait ce dont il parle. Par conséquent, toutes les autres citations et Conciles (comme avec celui-ci que les Dimond expliquent) les condamnent ainsi, tout comme le consentement unanime des Pères. Peter sait que le consentement unanime des Pères (voir plus bas) condamne la communion religieuse avec les hérétiques et interdit la réception des sacrements de leur part (nous lui avons souligné ce point à plusieurs reprises), et qu’on ne peut pas citer un seul saint ayant reçu les sacrements d’un prêtre hérétique, mais il ne voulait pas s’en préoccuper.

[Ajout propre : Regardez bien attentivement ceci :

Peter Dimond dit ci-dessus que l’Église a défini, par le canon 6 (qui est de loi ecclésiastique), ceux qu’elle entend ou comprend comme étant hérétiques :

Peter Dimond, 5:21-5:45 dans le débat : «En d’autres termes, il s’agit de définir ce qu’ils entendent par hérétiques…».

Mais le canon 6, «Et par les hérétiques, nous entendons … ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et mettent en place des assemblées opposées», parle de ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques, et non pas d’hérétiques que l’Église définit comme assemblées hérétiques pour autre chose. Ci-dessus, on peut voir que le terme utilisé est tronqué pour faire croire qu’il s’agit  de définir des hérétiques en général en tant qu’assemblées d’hérétiques, ce qui n’est pas le cas, puisque les hérétiques sont définis par la règle de la foi ou loi divine et que ce canon défini la loi ecclésiastique pour des cas particuliers d’accusations concernant les affaires ecclésiastiques.

MHFM, Débat « Sacrements d’hérétiques non-déclarés » – Les citations importantes – § Le Premier Concile de Constantinople prouve notre position sur cette question : « Ainsi, nous pouvons voir que les conciles du moyen âge contiennent le même enseignement que le premier concile de Constantinople, canon 6, sur les assemblées d’hérétiques ». (.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/sacraments-from-undeclared-heretics/#.WZ0oJj5JaUk)

MHFM dit ci-dessus que ce canon 6 est sur les assemblées d’hérétiques par l’expression ci-dessus : «… le même enseignement que premier concile de Constantinople, canon 6, sur les assemblées d’hérétiques». Mais ce canon 6 n’est pas «sur les assemblées d’hérétiques», mais Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs. Dans la citation des Dimond ci-dessus, on peut voir que le terme utilisé est tronqué pour faire croire qu’il s’agit des assemblées d’hérétiques en général, ce qui n’est pas l’objet ni le sujet ni même le titre du canon 6.

Le canon VI du Ier concile de Constantinople a pour titre en Latin (Décrets 33) : Quinam ad accusationem contra episcopus vel clericos recipiendi sint : Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs (Décrets34 en Français). Tout le monde peut vérifier cela, ce canon n’est pas «sur les assemblées d’hérétiques», mais Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques.

La déclaration de Constantinople I can. 6, «Et par les hérétiques, nous entendons … ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et mettent en place des assemblées opposées», parle de ne pas admettre des hérétiques déclarés ni des assemblées hérétiques qui se disent catholiques à accuser des évêques concernant les affaires ecclésiastiques.

L’expression de mhfm «sur les assemblées d’hérétiques» laisse paraître que le canon 6 est «sur les assemblées d’hérétiques» alors qu’il concerne « ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques« , c’est-à-dire que la déclaration du canon ci-dessus ne distingue pas entre des hérétiques à éviter par rapport à d’autres hérétiques qui ne seraient pas à éviter, parce que le canon 6 disant « ceux qui mettent en place des assemblées opposées » ne concerne pas des hérétiques à éviter mais des hérétiques non admis à accuser des évêques. Ce canon 6 indique que parmi ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques catholiques, il y a des hérétiques, des excommuniés et d’autres sous d’autres peines : certains sont admis à accuser des évêques catholiques qui auraient pu abuser de leur pouvoir ecclésiastique ou qui auraient été injustes dans leur décision dans des affaires ecclésiastiques, et d’autres ne sont pas admis à accuser des évêques. Les assemblées hérétiques non-déclarées opposées aux évêques catholiques ne sont pas admises à accuser des évêques concernant les «affaires ecclésiastiques».

Fin d’ajout propre]

Les mensonges de Peter au sujet du Concile de Constantinople

«Sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra : «Même si un impie n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)».

Les renseignements suivants au sujet du décret ex cathedra ci-dessus ont été pris à partir de l’article de Peter Dimond « les sacrements des hérétiques non déclarés » Débat – Les citations importantes, et peuvent être trouvés publiquement sur son site.

Peter Dimond : «Ils affirment que cette [citation] prouve que vous devez absolument éviter – ce qui n’a rien à voir – un hérétique qui a été automatiquement condamné par la loi divine (un hérétique non déclaré), même s’il n’a pas été déclaré par l’Eglise. Cet argument est facilement réfuté, et cela ne durerait pas 30 secondes dans un débat. Dans un e-mail à un schismatique radical qui a cité ce passage, j’ai répondu en disant : Est-ce que cette citation de Constantinople II est, à votre avis, que vous devez « rompre [n’avoir rien à faire] » avec un hérétique dans le mariage ? Est-ce que cela veut dire qu’un catholique ne pourrait jamais épouser un hérétique ? Réponse.

«Naturellement, il n’a pas répondu à la question, même s’il a écrit sur d’autres questions. C’est parce qu’il ne peut pas fournir une réponse à la question qui soit conforme à son argument. En répondant à la question, il réfuterait son argumentation. La réponse à la question est non : le passage ne prouve pas qu’un catholique doit « n’avoir rien à voir » avec un hérétique dans le mariage. Cela ne signifie pas qu’un catholique ne peut pas épouser un hérétique, car, comme nous l’avons vu plus haut, les catholiques ont épousé des hérétiques, à l’occasion, avec l’approbation de l’Église. Cela ne prouve pas qu’un catholique ne peut pas communier dans un sacrement avec un hérétique non déclaré. Alors, qu’est-ce que la citation prouve de leur argument ? Rien.

«C’est tout simplement de nouveau la déclaration de Tite 3, 10 et cela signifie que les hérétiques doivent être rejetés à l’extérieur de votre communion et étrangers à votre Eglise et à la foi, une fois qu’il est clair qu’ils ont engagés l’excommunication automatique divine. Bien sûr, nous sommes d’accord : quelqu’un que vous connaissez être un hérétique doit être considéré comme condamné. Il ne doit pas être approuvé, soutenu, ou considéré comme entrant dans votre communion. Toutefois, cela n’aborde pas ou ne se rapporte pas à la question précise de savoir s’il est absolument nécessaire d’éviter un hérétique non déclaré dans tous les cas, en particulier une nécessité. En effet, le contexte du décret cité ci-dessus ne s’adressait pas sur cette question pour tous. Il traitait des hérétiques rejetés comme damnés et séparés de Dieu. Comme nous l’avons déjà vu dans les décrets de l’Eglise qui abordent la question d’éviter les hérétiques dans tous les cas, l’obligation absolue d’éviter ces gens dans tous les cas, débute avec la déclaration de l’Eglise, ou quand il est tellement connu qu’il ne peut pas être caché par la loi». («sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes)

Examinons maintenant ses mensonges et réfutons-les soigneusement.

La première déclaration de Peter Dimond : «Naturellement, il n’a pas répondu à la question, même s’il a écrit sur d’autres questions».

Nous ne savons pas avec certitude si Peter faisait allusion à Elias ici car il aurait pu avoir cette même exacte conversation avec une autre personne. Toutefois, si Peter a fait référence à Elias ici, alors il a menti parce Elias a répondu à la question de Peter, mais Peter n’ai pas aimé sa réponse. Elias a réfuté cet argument en lui disant la vérité, à savoir que l’Église a permis des mariages mixtes dans certaines situations et seulement avec l’approbation de l’Eglise. Évidemment, il ne peut y avoir aucun péché dans ce que l’Église a approuvé de faire. Ainsi, alors que l’Eglise a approuvé des mariages entre des catholiques et des hérétiques dans certaines situations, elle n’a néanmoins jamais permis la réception des sacrements de l’Eucharistie et la Confession d’un prêtre hérétique connu.

De même, l’Église n’a jamais rien enseigné d’autre qu’un hérétique commet toujours un péché mortel alors qu’il célèbre la messe ou la consacre ou administre les sacrements (à l’exclusion du baptême en cas de nécessité). Les Dimond admettent aussi ce fait sur leur site web.

MHFM, échanges électroniques : «Cela est vrai même dans le cas des hérétiques comme Benoît XVI. Ainsi, la présomption, quand il célèbre la messe en latin, c’est qu’elle est valide, même s’il pèche évidemment mortellement en le faisant comme hérétique, et personne ne devrait aller à sa messe en latin parce qu’il est un hérétique notoire».

Lorsque ni le récepteur ni le donneur d’un sacrement ne commet un péché, alors l’Église n’interdit pas qu’il ait lieu mais sanctionne même une nécessité. Mais chaque fois qu’un prêtre donne un sacrement à des personnes contre l’interdiction de l’Eglise, alors à la fois le péché mortel est commis (sauf ignorance excusant le récepteur) et la déclaration du pape Vigile dans le deuxième concile de Constantinople, s’applique à tous les deux. Même Peter est d’accord avec cela, car il admet sur son site Internet que le «péché est causé en communiant avec eux en dépit de (contre) l’interdiction de l’Église … » (« sacrements des hérétiques non déclarés » Débat – Les citations importantes)

Peter, dans sa malhonnêteté, ose effectivement comparer une situation licite dans laquelle une personne participe au sacrement du mariage en pleine conformité avec les lois de l’Église et sans péché commis par la personne, à une situation que l’Église a toujours défendu et pour laquelle elle a condamné tous les hérétiques, schismatiques ou apostats, soit de consacrer ou de recevoir les autres sacrements. Comparer le péché mortel de recevoir un sacrement interdit et illicite (que l’Église n’approuve pas) avec le mariage (qui est pleinement approuvé par l’Église et qui n’a pas de péché en soi), n’est pas seulement démoniaque, mais c’est une preuve directe que nous avons affaire à un individu sombre et répugnant qui ne voit aucune différence entre le licite et l’illicite, entre le péché mortel et non mortel. Combien doit-on être aveugle pour ne pas voir que le prêtre qui consacre et l’hôte qui le sait commettent un péché mortel de sacrilège à ce moment même, et pourtant qui continue à aller vers lui, pour recevoir le fruit de ses sacrilèges, des péchés mortels et des profanations de notre Seigneur ? Peter avoue qu’il comprend que le prêtre hérétique commet un péché mortel quand il confère les sacrements, comme nous l’avons vu ci-dessus, mais il ne voulait pas s’inquiéter du moins des péchés mortels de sacrilège et de profanation de notre Seigneur qui lui ont été montrés en face.

Maintenant que nous avons vu Peter admettre le fait que les hérétiques pèchent et commettent des sacrilèges et des profanations de notre Seigneur quand ils présument consacrer les sacrements, nous allons maintenant examiner son deuxième (ou premier) mensonge :

«Cela ne signifie pas qu’un catholique ne pouvait pas épouser un hérétique, car, comme nous l’avons vu plus haut, les catholiques se marient avec des hérétiques, à l’occasion, avec l’approbation de l’Eglise. Cela ne prouve pas qu’un catholique ne pouvait pas communier dans un sacrement avec un hérétique non déclaré. Alors, qu’est-ce que LA CITATION PROUVE de SON argument ? RIEN».

Qu’est-ce que cela prouve, Peter ? Cela prouve qu’un catholique ne pouvait jamais communier dans un sacrement avec un hérétique à l’exception de ce que l’Église a approuvé ou autorisé dans certaines situations – et c’est le mariage et le baptême.

Jamais aucun pape ou un concile n’a jamais approuvé de recevoir ou échanger tous les autres sacrements avec un hérétique, sauf pour les sacrements du baptême et de mariage.

Pape Eugène IV, Concile de FlorenceExultate Deo, 1439 : « En cas de nécessité, cependant, non seulement un prêtre ou un diacre, mais même un laïc ou une femme, oui, même un païen et un hérétique peut baptiser, tant qu’il préserve la forme de l’Eglise et a l’intention de faire ce que fait l’Église».  (Denz. 696)

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Troisième Partie, Q. 82, art. 7, réponse au premier argument 2 : « Le baptême seul est autorisé à être conféré par les hérétiques et schismatiques, car ils peuvent licitement baptiser en cas de nécessité, mais en aucun cas ils ne consacrent légalement l’Eucharistie, ou ne confèrent les autres sacrements ».

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : « Le péché est causé en communiant avec eux en dépit de (contre) l’interdiction de l’Eglise … »

Par conséquent, le baptême est la seule exception pour laquelle on peut le recevoir d’un ministre hérétique, c’est un péché mortel de recevoir de lui les sacrements de l’Eucharistie et de la Pénitence.

Le pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 : «Jérôme disait ainsi : Celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [aux lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Le pape Grégoire XVI, commissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835 : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre devrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [aux lieux de réunion des hérétiques] est impie».

Donc l’Église condamne clairement Peter pour manger l’agneau à l’extérieur de cette maison (l’Église catholique) aux lieux de réunion des hérétiques.

Peter a également admis que c’est un péché mortel pour les hérétiques de recevoir les sacrements catholiques, dans un débat avec un Novus Ordo (un défenseur de Vatican II). Ils discutaient de savoir si les non-catholiques peuvent recevoir l’Eucharistie licitement (sans péché) dans une église catholique.

Peter Dimond, une réponse à Bob Sungenis – l’hérétique se présentant comme «apologiste catholique» : «Et cela n’aurait même pas d’importance si Vatican II ne mentionnait que «en danger de mort», comme le fait le canon 844. 4 du Nouveau Code (mais pas le canon 844, 3, le Nouveau Catéchisme # 1401 ou le décret de Vatican II), car les gens qui rejettent la foi catholique ne peuvent jamais recevoir la Sainte Communion légalement en danger de mort. Les gens qui rejettent la foi catholique (ou tout dogme) sont dans une position de rejet de Dieu (l’auteur des dogmes), et ne peuvent donc pas recevoir le sacrement de l’Eucharistie dignementL’Église ne peut pas changer la loi divine selon laquelle les hérétiques ne peuvent pas recevoir la communion même en danger de mort, ce que le Concile Vatican II a essayé de changer».

Précisément parce que c’est une loi divine selon laquelle les hérétiques ne peuvent pas recevoir les sacrements sans commettre un péché mortel, le pape Pie IX enseigne que les hérétiques profanent le sacrement tout en le recevant comme [en tant que] non-catholiques :

Pape Pie IX, Amantissimus (n° 3), 8 avril 1862 : «… celui qui mange l’agneau et n’est pas un membre de l’Eglise, a profané».

Par conséquent, l’Église catholique condamne également Peter pour son approbation extérieure de la réception sacrilège des sacrements des hérétiques à l’église hérétique où il assiste.

Même si Peter comprend que les non-catholiques pèchent mortellement chaque fois qu’ils reçoivent, administrent ou consacrent des sacrements, il n’a aucun problème avec la réception des fruits de leur péché. Il est donc complice de tous les péchés mortels qui se sont engagés face à lui, étant à la fois coupable pour être présent à la messe quand les non-catholiques reçoivent les sacrements illicitement malgré l’interdiction de l’Église, et pour approuver les hérétiques de consacrer les sacrements pour lui illicites, blasphématoires, et en état de péché mortel, malgré l’interdiction de l’Église.

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 [decret. 300], 1245 : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape saint Félix III (483-492) : « ne pas s’opposer à l’erreur, c’est l’approuver, et même négliger de confondre les méchants, quand nous pouvons le faire, n’est pas moins un péché que de les encourager ».

Code de Droit Canon de 1917, Canon 1325 § 1, Obligation de professer la foi : « Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois dans des circonstances de fraude ou que leur manière d’agir autrement impliquerait un déni de la foi, ou impliquerait le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou un scandale pour le voisin ».

Catéchisme question : «De combien de façons peut-on soit provoquer ou participer à la culpabilité du péché de l’autre ?» Réponse : « Nous pouvons soit faire ou partager la culpabilité du péché de l’autre de neuf façons : … 6. Par la dissimulation ; 7. en étant complice dans le péché ; 8. Par le silence ».

Peter agit comme un homme qui voit un autre homme commettre la pédophilie face à lui, mais qui ne fait rien à ce sujet. Les prêtres assassinent de nouveau le Christ en Le crucifiant par leurs hérésies et leurs péchés – pour lesquels le Christ est mort et a souffert cruellement – et les Dimond ne font rien encore pour l’empêcher ! Au lieu d’aider ou de conseiller le prêtre de cesser de commettre le péché mortel et le sacrilège, les Dimond et leurs partisans encouragent, approuvent et augmentent, en fait, le péché mortel, la culpabilité et la punition éternelle du prêtre quand ils reçoivent, coupables et illicitement, le sacrement sacrilège, faisant ainsi eux-mêmes partie de son péché ! Il s’agit d’une sorte de mal à voir à couper le souffle !

Nous allons maintenant voir une vérité que Peter a dite, mais qu’il ne fait malheureusement pas.

«C’est tout simplement de nouveau la déclaration de Tite 3, 10 et cela signifie que les hérétiques doivent être rejetés comme à l’extérieur de votre communion et étrangers à votre Église et la foi, une fois qu’il est clair qu’ils ont engagés l’excommunication automatique divine. Nous sommes bien sûr d’accord : quelqu’un que vous connaissez être un hérétique doit être considéré comme condamné. Il ne doit pas être approuvé, soutenu, ou considéré comme entrant dans votre communion».

Ses innombrables hérésies et nombreuses réceptions mortellement pécheresses illicites, blasphématoires et sacrilèges de sacrements reçus des mains des prêtres apostats, hérétiques et schismatiques connus l’ont malheureusement rendu aveugle. C’est pourquoi il ne peut pas voir qu’il se contredit. Même si Peter affirme qu’il est d’accord avec les parties en gras ci-dessus, le fait est qu’il ne le fait pas !

Maintenant, nous allons regarder où se trouve le troisième (ou deuxième) mensonge de Peter :

« Le débat portait s’il est légitime de recevoir les sacrements de certains hérétiques non déclarés au cours de cette crise de l’apostasie … Il convient également de noter que, même si nous soulignons que les catholiques peuvent recevoir les sacrements de certains prêtres qui sont hérétiques non déclarés à ce jour, aucun catholique ne peut convenir avec eux ou soutenir un tel prêtre en aucune façon … CEPENDANT, IL [Décret pape Vigile] n’aborde ni ne RELÈVE DE LA QUESTION PRÉCISE DE SAVOIR S’IL est absolument nécessaire d’éviter un HÉRÉTIQUE NON DÉCLARÉ [prêtre] DANS TOUS LES CAS, SURTOUT UNE NÉCESSITÉ … Dans un e-mail à un schismatique radical qui a cité ce passage, j’ai répondu en disant : Est-ce que cette citation de Constantinople II dit, à votre avis, que vous devez « n’avoir rien à voir » avec un hérétique dans le mariage ? Est-ce que cela veut dire qu’un catholique ne pourrait jamais épouser un hérétique ? Réponse. »

Tout d’abord, Peter se trouve en tort quand il dit que le décret du pape Vigile ne se rapporte pas à la question précise de savoir s’il est absolument nécessaire d’éviter un hérétique obstiné connu pour les sacrements.

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra : «Même si un impie n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)».

Comme tout le monde peut voir par lui-même, le pape définit infailliblement explicitement que nous devons «rompre [n’avoir plus rien à faire avec l’hérétique]», en contradiction directe à la déclaration de Peter. Cela inclut évidemment la communion religieuse avec lui.

Mais pour prouver que les Dimond sont des menteurs avec leurs propres mots, nous nous pencherons sur trois citations de leur site web.

Première citation :

Peter et Michael Dimond, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : «Mais pour les autres prêtres «traditionalistes» [hérétiques], vous pouvez aller à eux pour la confession et la communion s’ils sont validement ordonnés et ne sont PAS NOTOIRES ou imposent leurs fausses positions et si on ne les soutient pas ».

Note : Leur position dans la première citation, c’est que nous pouvons recevoir les sacrements des prêtres hérétiques, tant qu’ils ne sont pas notoires.

Deuxième citation :

MHFM, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : « Le problème, c’est que même presque tous les « prêtres traditionalistes » qui offrent les formes (correctes) de la messe traditionnelle tiennent aussi des positions hérétiques. Presque tous les prêtres qui offrent des formes traditionnelles de la messe soit … soutiennent que certaines personnes peuvent être sauvées en dehors de la foi catholique (par « le baptême de désir » / « l’ignorance invincible »). Ceci s’applique malheureusement à presque chaque « prêtre traditionaliste » aujourd’hui …. , MAIS PEUT-ON S’ADRESSER A UN TEL PRÊTRE POUR LA COMMUNION, POURVU QUE LE PRÊTRE SOIT VALIDEMENT ORDONNÉ DANS LE RITE TRADITIONNEL D’ORDINATION ET SI ON NE LE SOUTIENT PAS ? OUI, ON PEUT ALLER CERTAINS DE CES PRÊTRES « TRADITIONALISTES » S’ILS REMPLISSENT CERTAINES CONDITIONS ».

Note : Leur position dans la deuxième citation, c’est que nous pouvons aller à un prêtre notoirement hérétique qui a admis ou fait connaître son hérésie de nier la nécessité de croire en Jésus-Christ pour le salut tant qu’on ne le soutient pas. (Les Dimond soutiennent en fait que ce prêtre n’est pas un hérétique notoire, même s’il a admis son hérésie et qu’il est obstiné dedans !)

Troisième citation :

Michael Dimond, Les catholiques peuvent-ils aller n’importe où pour recevoir les sacrements aujourd’hui : «Alors que nous dirions que le prêtre notoirement hérétique ne peut pas être abordé à la Sainte Communionnous croyons que les prêtres qui sont notoirement hérétiques parce qu’ils aiment l’œcuménisme et prient avec et respectent les autres religions peuvent être approchés dans la confession, si vous ne trouvez pas de meilleures options pour la confession à une distance raisonnable. Si c’est un prêtre notoirement hérétique qui ne pense pas que vous êtes catholique à cause de ce que vous croyez, NOUS DIRIONS QUE VOUS POUVEZ ALLER À LUI POUR LA CONFESSION EN DANGER DE MORT».

Note : Leur position dans la troisième citation est que nous pouvons aller à eux, même si ils sont notoirement hérétiques. (En passant, les Dimond affirment que seulement les prêtres qu’ils jugent notoires sont notoires ! Tout autre prêtre, comme le prêtre mentionné ci-dessus qui a refusé la nécessité de croire en Jésus-Christ pour le salut, selon eux, n’est pas notoire).

Ainsi, selon les Dimond, on peut aller vers eux pour les sacrements s’ils ne sont pas notoires et on peut aller vers eux pour les sacrements s’ils sont notoires et ont admis leurs hérésies. Auxquels, selon les Dimond, pouvons-nous ou ne pouvons-nous pas aller s’ils sont notoires, des hérétiques connus ?

Alors qu’ils se plaisent à dire (ou plutôt apparaissent seulement extérieurement conformes à leur opinion) que l’on ne peut pas du tout s’approcher d’un prêtre notoirement hérétique pour les sacrements, pourtant, comme nous avons pu le voir ci-dessus, ils ne croient pas vraiment que c’est vrai – du moins pas en ce qui concerne la confession ou d’autres hérésies qu’ils excluent de la catégorie notoire – et, ce faisant, ils se réfutent, se montrant être des menteurs complets par leurs propres mots.

Mais on peut se demander alors, pourquoi est-ce que Peter affirme même que l’on doit éviter « tous les hérétiques notoires absolument », quand il ne croit même pas que cela soit vrai ?

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : «Les hérétiques» clairement non-catholiques et « lieux de réunion des hérétiques », QUI DOIVENT ÊTRE ÉVITÉS ABSOLUMENT, sont les suivants : 1) ceux qui ont été déclarés ou 2) CEUX QUI REJETTENT NOTOIREMENT L’ÉGLISE CATHOLIQUE [OU LA FOI] SANS « DISSIMULATION » – NOTOIRES EN DROIT OU NOTOIRES EN FAIT».

Est-ce qu’ils se contredisent ? Bien sûr, ils le font. Tous les hérétiques se contredisent et sont confus, et les Dimond ne font pas exception.

Par charité, s’il vous plaît, signalez au Dimond leur contradiction embarrassante. Peut-être qu’ils seront convertis par votre email ? Voici leur adresse e-mail : mhfm1@aol.com

 

Deuxièmement, tout l’article, le débat et les arguments de Peter tentent de prouver comment nous pouvons recevoir les sacrements de l’Eucharistie et de la Pénitence des mains d’un ministre hérétique dans une nécessité. Ce n’est pas d’essayer de prouver que nous pouvons recevoir (ou échanger) certains sacrements légitimes, tels que le sacrement du baptême ou le sacrement de mariage avec / par un hérétique. Par conséquent, lorsque Peter mentionne le sacrement du mariage (qui soit dit en passant n’est pas reçu d’un prêtre, mais est échangé entre les parties contractantes elles-mêmes) et qu’il compare cela aux autres sacrements (qui sont reçus d’un ministre), sachez que c’est seulement un écran de fumée pour tromper ses lecteurs et auditeurs qui pourraient ne pas comprendre cette distinction.

Peter, évidemment, est au courant de cette distinction et qu’il est interdit de s’approcher d’un prêtre hérétique pour le mariage, mais il n’a pas de problème avec l’utilisation de cet argument en faveur de la réception des autres sacrements de leur part.

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : «Dans le débat, Eli a suggéré et a fait valoir que l’Église n’a jamais approuvé d’aller à un ministre hérétique pour le mariageC’est bien sûr VRAI mais complètement hors de propos. Cela n’a rien à voir avec la question. Nous reconnaissons que l’Église n’a pas approuvé d’entrer dans une église non-catholique ou de chercher un ministre non catholique pour assister au mariage».

Il poursuit :

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : «Le fait est que dans le mariage les deux personnes ÉCHANGENT LE SACREMENT ENTRE ELLES, et donc, dans un mariage mixte, l’Église catholique échange le sacrement avec un hérétique».

Toutefois, si un couple catholique ne peut même pas échanger le sacrement du mariage entre eux devant un ministre hérétique sans commettre de péché mortel, combien plus ne faut-il pas que le catholique commette un péché mortel si réellement il recevait un sacrement défendu des propres mains d’un prêtre hérétique ?

Saint Thomas d’Aquin répond à cette question pour nous :

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Suppl. Partie, Q. 23, art. 3, réponse au premier argument 2 : «Le commandement de l’Eglise concerne directement les questions spirituelles, et les actions légitimes en conséquence : par conséquent, en tenant communion dans le culte divin [avec celui qui est excommunié], on agit contre le commandement, et on commet un péché mortel ».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Suppl. Partie, Q. 19, art. 5, réponse au 3 : «Nous pourrions aussi répondre que par « membres de la colombe », il [St Augustin] signifie tous ceux qui sont pas coupés de l’Eglise, ceux qui reçoivent les sacrements de leur part, reçoivent la grâce, tandis que ceux qui reçoivent les sacrements de ceux qui [qu’ILS SAVENT] sont coupés de l’Église [d’office ou formellement], ne reçoivent pas la grâcePARCE QU’ILS pèchent CE FAISANTsauf dans le cas du baptême, qui, en cas de nécessité, peut être reçu même de celui qui est excommunié».

Ainsi, même si Peter admet que dans le mariage catholique on ne reçoit pas le sacrement des mains d’un ministre hérétique, mais plutôt sa réception par l’autre partie contractante, il utilise toujours cet argument (de recevoir un sacrement d’un profane !) afin de «prouver» sa position sur la réception des autres sacrements d’un ministre hérétique schismatique même si cet argument ne supporte pas cette notion.

Pape Pie XI : « Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

De cette façon, Peter réussit à tromper ses lecteurs qui sont enclins à mettre les sacrements avant la foi en leur faisant croire que recevoir le sacrement de l’Eucharistie, ou de la Pénitence, d’un ministre hérétique, est similaire à chaque couple qui échangent le sacrement du mariage entre eux ! C’est ainsi que sa magie noire fonctionne et comment il trompe les gens.

Par ailleurs, un catholique ne peut même pas épouser un hérétique, sauf avec l’approbation explicite de l’Église, mais Peter compare cette situation avec les autres sacrements, où aucune autorisation n’a jamais été donnée. L’Église a pris le temps de dire clairement que nous pouvons recevoir le sacrement du baptême des ministres hérétiques dans une nécessité, mais Elle n’a jamais fait aucune mention des autres sacrements. Pourquoi ? Parce que ces autres sacrements ne sont pas nécessaires pour le salut de la même façon que l’est le baptême. En l’absence de prêtre non-hérétique disponible, on peut être sauvé sans les autres sacrements, mais on ne peut pas être sauvé sans le baptême.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Troisième Partie, Q. 64, art. 6 : «Toutefois, en cas de nécessité même un laïc peut baptiser, il ne pèche pas en baptisant. Car il est clair qu’alors il n’exerce pas le ministère de l’Église, mais vient au secours de celui qui est dans le besoin de ses services. Il n’en n’est pas ainsi avec les autres sacrements, qui ne sont pas si nécessaires que le baptême, comme nous le verrons plus loin (65, 3, 4 ; 62, 3)».

[Ajout propre :

Le prêtre qui est ministre de l’Église [un hérétique n’est pas ministre de l’Église] est témoin du mariage, mais il n’est pas ministre du Mariage. Ce sont les parties contractantes qui sont les ministres du Mariage parce que le Mariage est de droit divin (Pape Léon XIII, Arcanum). Les parties contractantes du mariage ne sont pas ministres de l’Église.

L’Église interdit sous peine de péché que les gens contractent mariage devant un prêtre hérétique parce qu’il n’est pas ministre de l’Église en tant que témoin du mariage. Combien plus l’Église interdit les sacrements d’un prêtre hérétique qui n’est pas ministre de l’Église pour confectionner les sacrements, c’-à-d. pour la fonction de ministre des sacrements [que l’hérétique n’a pas] qui est une fonction bien plus grande que la fonction de témoin d’un sacrement (Mariage). Si l’Église interdit le Mariage devant un hérétique non-ministre de l’Église en tant que témoin du sacrement de Mariage, combien plus, même en cas de nécessité (sauf baptême), d’un hérétique non-ministre en tant que ministre des sacrements.

Par conséquent, dans le cas d’un Mariage entre deux baptisés dont un est hérétique, les deux parties contractantes sont ministres du Mariage. Comment l’hérétique peut-il être ministre du Mariage ? L’hérétique contractant mariage reste coupé de l’Église tant qu’il reste hérétique, mais il est cependant un des deux ministres du sacrement de Mariage car ce sont les parties contractantes qui sont ministres du Mariage parce que le Mariage est de droit divin, et le ministre de l’Église (prêtre non hérétique) est seulement le témoin.

Le prêtre ne remplit pas la même fonction dans le sacrement du Mariage comme dans les autres sacrements. Il doit être ministre de l’Église comme ministre des sacrements, mais dans le Mariage le prêtre ou ministre de l’Église n’a pas la fonction de ministre du sacrement.

Dans le cas de nécessité de sacrement de Mariage, les parties contractantes doivent se passer de témoin non-ministre de l’Église. Dans les autres sacrements (sauf le baptême) encore plus doit-on se passer d’un ministre des sacrements non-ministre de l’Église.

Les hérétiques ne peuvent pas recevoir le sacrement d’Eucharistie de loi divine et pourtant peuvent recevoir le sacrement de Mariage. Que les hérétiques reçoivent certains sacrements et pas d’autres prouve, concernant la réception des sacrements, que cela dépend bien de ce que l’Église autorise ou interdit.

Peter Dimond, Réponse à Bob Sungenis – l’hérétique se présentant comme « Apologiste catholique«  : «… les gens qui rejettent la foi catholique ne peuvent jamais recevoir la sainte communion licitement en danger de mort. Les gens qui rejettent la foi catholique (ou tout dogme) sont dans une position de rejet de Dieu (l’auteur des dogmes), et ne peuvent donc pas recevoir le sacrement de l’Eucharistie dignement. L’Église ne peut pas changer la loi divine selon laquelle les hérétiques ne peuvent pas recevoir la communion même en danger de mort… ».

On voit ci-dessus que Peter Dimond dit (à raison) que les hérétiques ne peuvent pas recevoir le sacrement d’Eucharistie. Mais comment alors un hérétique peut-il recevoir le sacrement de Mariage ? Parce que le Mariage est à part de droit divin, et l’époux hérétique est même en plus un des deux ministre du sacrement de Mariage.

L’Encyclopédie Catholique, Vol. 13, « Sacrements » (1912) : «Il est maintenant tenu pour certain que dans le Mariage, les parties contractantes sont les ministres du sacrement, parce qu’ils font le contrat et le sacrement est un contrat élevé par le Christ à la dignité de sacrement (cf. Léon XIII, Encyclique « Arcanum », 10 févr. 1880)».

Fin d’ajout propre]

Peter a recours au faux argument «imposer ou non / déclaration»  

Entre 9:30-10:23 dans le débat

Peter Dimond : «Et ce que nous avons souligné dans notre site Web, nous n’avons pas dit que si quelqu’un est imposant, il peut être considéré comme un hérétique. Ce que nous avons dit, c’est que sans une déclaration, pour qu’il y ait une obligation absolue positive d’éviter un hérétique non déclaré, il devra être soit un hérétique imposant, imposer ses fausses vues sur vous, ou soit si notoire qu’il ne peut pas être caché ou excusé de toute façon par la loi».

Peter a dit que vous pouvez reconnaître quelqu’un comme hérétique sans déclaration, mais il pense qu’il n’y a pas d’obligation pour les non déclarés. Il fait valoir que le canon tel que Ad Evitanda Scandala, du pape Martin V au concile de Constance signifie qu’un hérétique, qui on le sait est un hérétique, peut néanmoins être accepté pour la communion s’il n’a pas été déclaré tant qu’il peut «cacher» ou «excuser» son hérésie par la loi, etc… Mais qu’est-ce dit le dogme infaillible catholique ?

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra : «Même si un impie n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)».

Remarque : «romps [ne plus rien avoir à faire]» avec un hérétique obstiné connu, comprend évidemment la communion religieuse avec lui.

Notez également comment le Pape a rappelé que les hérétiques qui n’ont «pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale [même s’il n’ont pas encore été condamnés officiellement par toute personne (n’ont pas encore été déclarés)]», doivent encore être évités, sauf dans le but de les admonester une ou deux fois.

Le pape Vigile a clairement indiqué que cela dépend de ce que vous pouvez connaître de la personne hérétique en question pour qu’il doive être évité, et non sur ce que les autres savent ou ne savent pas à propos de lui, ou s’il est notoire ou public au sujet de son hérésie pour beaucoup de gens, ou s’il dissimule, etc…, comme la position des Dimond. En effet, si une personne devait éviter un hérétique en se basant sur la notoriété pour de nombreuses personnes, ou s’il impose ses hérésies sur les autres, la déclaration ci-dessus n’aurait littéralement pas de sens parce qu’elle parle d’éviter tous les hérétiques, et pas seulement les « imposants » ou « ceux notoires » comme le disent les Dimond.

Saint Thomas d’Aquin enseigne en plein accord avec les déclarations infaillibles de l’Église quand il nous dit d’éviter les hérétiques en se basant sur ce que nous pouvons connaître ou comprendre à leur sujet.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Troisième Partie, Q. 64, art. 9 Réponse à l’objection 2 : «Certains hérétiques conférant des sacrements ne respectent pas la forme prescrite par l’Eglise et ne confèrent ni le sacrement, ni la réalité du sacrement. Mais certains observent les formes prescrites par l’Eglise et les confèrent en effet, le sacrement, mais pas la réalitéJe dis cela dans l’hypothèse où ils sont à l’extérieur [Latin : manifeste, manifestement, évidemment ou clairement] coupés de l’Eglise [automatiquement ou formellement], parce que, du seul fait de recevoir les sacrements de leur part, il pèchent, et par conséquent sont empêchés de recevoir l’effet du sacrement».

Il est vraiment triste que nous ne connaissions pas ces citations condamnant la fausse position de Peter du début jusqu’à la fin du débat. Non pas qu’Elias n’ait pas cité d’autres dogmes infaillibles contre la position de Peter dans le débat, cependant, mais Peter a malhonnêtement essayé de les expliquer.

Il n’y a qu’une seule façon de croire le dogme : comme la sainte mère l’Église l’a une fois déclaré :

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Sess. 3, chap. 2 sur la Révélation, 1870, ex cathedra : « Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, tel que la Sainte Mère l’Église l’a une fois déclaré, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde ».

Question : Est-ce que cela signifie que je ne peux pas vivre avec mes parents hérétiques, même si j’ai essayé de les convertir ?

Réponse : Bien sûr que non. Cela signifie tout simplement que vous ne pouvez pas vous unir avec les hérétiques exprès (en dehors de ce que l’Église approuve), ou être amis avec eux, ou être en communion religieuse avec eux. C’est ce qui est condamné ici.

Le Pape n’a pas condamné ceux qui, dans une nécessité, vivent avec un hérétique, qui sont mariés avec un hérétique (tant que l’Église a approuvé celui-ci), ou qui travaillent avec un hérétique, etc.

 

Mensonges de Peter au sujet du concile de Constance (Ad Evitanda Scandala

Entre 10:33-12:17 dans le débat, et sur son site Internet

Peter tente de faire valoir que le décret du Concile de Constance Ad Evitanda Scandala donne du crédit à sa position sacrilège de recevoir les sacrements des hérétiques et schismatiques non déclarés. Mais Peter est malhonnête à propos de ce décret parce que le décret ne parle même pas des hérétiques et partout ne mentionne même pas le mot hérésie. Ainsi, Ad Evitanda Scandala ne fait pas allusion aux hérétiques, mais plus particulièrement aux pécheurs de toutes sortes. Ainsi ce décret porte sur les catholiques et non sur les non-catholiques ou hérétiques automatiquement excommuniés.

Pape Martin V, Ad Evitanda Scandala, (1418) : «Pour éviter les scandales et les nombreux dangers et soulager les consciences timorées, par la teneur de ces présentes, nous accordons miséricorde à tous les fidèles du Christ pour que désormais nul ne soit tenu de s’abstenir de communion avec quiconque dans l’administration ou la réception des sacrements ou dans d’autres actes religieux ou non-religieux que ce soit, ni d’éviter quelqu’un qui ne respecte pas l’interdit ecclésiastique, sous prétexte d’une peine ecclésiastique ou censure que ce soit globalement promulguée par la loi ou par un individu, à moins que la sentence ou censure en question ait été spécifiquement et explicitement publiée ou dénoncée par le juge ou contre une personne déterminée, collège, université, église, collectivité ou lieu. Nonobstant toutes les constitutions apostoliques ou autres à l’effet contraire, sauf le cas de quelqu’un dont on saura si notoirement il a encouru la peine prononcée par le canon de l’imposition des mains sacrilèges sur un clerc qui fait qu’il ne peut pas être caché par une tergiversation ni excusé par tout moyen de défense juridique. Nous nous abstiendrons de communion avec un tel homme, en conformité avec les sanctions canoniques, même s’il n’est pas dénoncé». (Fontes I, 45.)

Voici le commentaire de Peter sur le concile de Constance (Ad Evitanda Scandala) :

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés Débat – Les citations importantes : «Dans ce décret, nous voyons qu’il faut éviter : 1) ceux qui ont été déclarés (notoires en droit) ou 2) ceux qui n’ont pas été déclarés, mais qui ont frappés un clerc et que la preuve de cela ne peut pas être « cachée par une tergiversation ». Tergiverser signifie «équivoque» ou «mensonge». En d’autres termes, il doit être clair qu’il ne peut pas être caché, même par une argumentation malhonnête. Ceci est un autre exemple de l’observation faite ci-dessus concernant les « orthodoxes » orientaux qui ne cachent pas et ne peuvent pas cacher leur rejet de la papauté ».

Tout d’abord, frapper un clerc ne place même pas une personne en dehors de l’église comme pour l’hérétique, le schismatique ou l’apostat. Mais selon la perversion que Peter fait des lois de l’Église, frapper un prêtre devient un péché plus grave avec des sanctions plus lourdes s’y rattachant que de devenir un hérétique meurtrier de l’âme, parce que, selon Peter, l’hérétique non-catholique peut rester à l’intérieur de la communion de l’Eglise et administrer les sacrements, tandis que le pécheur (qui est encore catholique) qui frappe un prêtre ne le peut pas ! Tous ceux qui ne sont pas des menteurs complets dans leurs cœurs reconnaîtront que si l’Église interdit à de simples pécheurs notoires (qui n’ont pas encore été formellement excommuniés par déclaration) de recevoir ou d’administrer les sacrements, l’Église interdit également à tous les hérétiques, les schismatiques et les apostats de faire de même !

Ainsi, le décret ci-dessus n’a absolument rien à voir avec les hérétiques ou la communion sacramentelle avec les hérétiques.

 

Deuxièmement. Tout simplement parce que Ad Evitanda n’a pas précisé s’il s’agissait des catholiques ou des hérétiques, on ne peut pas en conclure qu’il faisait allusion, (comme le fait Peter), qu’il a compris ou qu’il se référait à des hérétiques, ou qu’il soit licite de communier avec eux. Peter dit : «Ceci est un autre exemple de l’observation faite ci-dessus concernant les «orthodoxes» orientaux, les décrets ne doivent pas préciser s’ils se réfèrent à des catholiques ou à des hérétiques dans chaque cas «qui ne cachent pas et ne peuvent pas cacher leur rejet de la papauté», et Peter accepte cela normalement .

Si Peter était en accord avec son propre enseignement, il faudrait conclure que les papes saint Pie X et Pie XII ont compris ou se référaient à des hérétiques dans les deux énoncés suivants, car ils ne faisaient pas de distinction.

Pape saint Pie X : « Aucun des cardinaux ne peuvent être en aucun cas exclus de l’élection active ou passive du Souverain Pontife sous prétexte ou en raison de toute excommunication, suspension, interdiction ou autre empêchement ecclésiastique » (Vacante Sede Apostolica 1904).

Pape Pie XII : « Aucun des Cardinaux ne peut, par prétexte ou en raison d’une excommunication, suspension ou interdiction que ce soit, ou de tout autre empêchement ecclésiastique, être exclu de la participation active et passive à l’élection du Souverain Pontife ». (Vacantis Apostolicae Sedis 1945).

Mais je me demande si Peter oserait jamais confesser un tel enseignement comme étant outrageusement hérétique. En fait, il l’a fait, prouvant ainsi sa malhonnêteté.

Peter Dimond, les arguments de John Salza contre le sédévacantisme, écrasés : «Les hérétiques ne sont pas exclus de la papauté par des obstacles purement ecclésiastiques, MAIS PAR DES OBSTACLES découlant de la loi divineLA LÉGISLATION DE PIE XII ne s’applique pas aux HERESIES … Ainsi, son projet de loi ne montre pas que les hérétiques peuvent être élus et restent papes, c’est pourquoi IL N’A PAS FAIT MENTION DES HÉRÉTIQUES».

Ainsi la propre réponse que Peter a donné à John Salza écrase réellement sa propre position sur Ad Evitanda. Peter ne veut tout simplement pas comprendre sa propre logique ici car cela réfute et condamne sa propre position et son argumentation. Mais à chaque fois que la même argumentation est utilisée contre lui, il souligne promptement que le décret n’a pas à faire la distinction entre les catholiques et les hérétiques, et qu’il n’a pas besoin de mentionner le mot «hérésie» ou «hérétiques» pour exclure les hérétiques et qu’ils sont tout simplement exclus de toute façon, comme il le dit, «par la loi divine». Donc, c’est un exemple parfait de la façon dont l’expression «toute excommunication» peut être utilisée sans inclure les hérétiques, et Peter accepte cela, comme nous l’avons vu.

 

Troisièmement. Quand Peter a dit à 12:06 : «le fait qu’ils tentent de dissimuler leur hérésie dans la loi les rend moins notoires», il a perverti le sens du décret Ad Evitanda, qui a déclaré :

«… sauf le cas de quelqu’un dont on saura si notoirement il a encouru la peine prononcée par le canon de l’imposition des mains sacrilèges sur un clerc qui fait qu’il ne peut pas être caché par une tergiversation ni excusé par tout moyen de défense juridique».

Maintenant, pensez à ce décret. Que dit-il ? Il dit qu’il n’y a pas obligation d’éviter de tels gens s’ils ne peuvent pas être épinglés pour le crime pour lequel ils seraient excommuniés (surtout pour frapper un clerc), car ils sont habilement évasifs, ou si leur action était excusable en droit.

Comment peut-on être dispensé de l’excommunication pour avoir frappé un clerc ? Demandons à saint Thomas d’Aquin :

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 60, art. 1, réponse au 3 : 3. «Le mari a plus de pouvoir sur sa femme adultère que sur le complice de celle-ci. Si ce complice est un clerc et que l’époux le frappe, il n’y a pas d’excommunication. […] 3. La raison donnée ne prouve pas la licéité du meurtre, mais l’exemption de cette peine qu’est l’excommunication».

Encore une fois, Ad Evitanda Scandala se réfère à une défense légitime et légale, non pas à de faux arguments comme «Je ne peux pas juger le pape» (11:57 !), ou «Vatican I nécessite des successeurs perpétuels» (12:00 !) que Peter mentionne. Peter sait que ces deux là sont de faux arguments et ne constituent pas des dissimulations ou des excuses en droit, mais il les rejette quand même, comme si l’Église avait institué la permission de communier avec les criminels qui pervertissent les lois et la doctrine de l’Eglise.

Arius a affirmé qu’il avait une «excuse en droit» de croire et d’enseigner que Jésus-Christ n’était pas Dieu. Alors, était-il permis de communier avec eux, alors qu’ils pouvaient pervertir et déformer les décrets en fonction de leur hérésie ? Non. La loi ne permet JAMAIS l’hérésie. Par conséquent Arius ne pouvait pas avoir de défense juridique de ses divagations, et donc un décret comme Ad Evitanda n’a aucun rapport avec la communion avec les hérétiques dans les sacrements.

 

Quatrièmement. Peter donne un bon exemple d’hérétiques mettant en avant et ouverts sur leurs hérésies comme les « orthodoxes » orientaux. Le fait est que toute secte qui enseigne l’hérésie dans sa documentation publique ou au public, qui prétend être en communion avec les antipapes, serait considérée comme « mettant en avant et ouverte ».

Peter dit à 11:40 qu’il y a une distinction entre les hérétiques qui sont sous Benoît XVI et les « orthodoxes » orientaux, comme si la religion Vatican II était en quelque sorte moins blasphématoire que les « orthodoxes » orientaux. Le fait est que la religion Vatican II est (si c’était possible) PLUS blasphématoire ! Je n’ai pas encore entendu parler d’un enseignement «orthodoxe» selon lequel ils partagent le même Dieu avec les musulmans, et vous ?

Donc, l’argument de Peter, selon lequel il y aurait une différence de degré pour «mettre en avant et ouverts» sur leur hérésie, échoue de façon spectaculaire.

 

Cinquièmement. Même si le décret Ad Evitanda faisait allusion aux hérétiques (ce qui n’est pas le cas), cela signifierait encore que le décret aurait d’abord du entrer en vigueur en l’an 1418 car c’est l’année où le pape l’a d’abord promulgué et qu’il rend obligatoire d’éviter ceux qui ont été condamnés formellement par leur nom. Cela signifierait alors qu’avant 1418, il aurait été interdit aux catholiques de parler ou d’avoir une communion religieuse avec une personne excommuniée (déclarée ou non), quand elles étaient connues comme telles. L’Encyclopédie catholique se réfère expressément à cela à cet effet :

L’Encyclopédie catholique, vol. 5, «excommunication», (1909) : «Tous les autres excommuniés, même s’ils sont connus, sont tolerati, à savoir la loi ne fait pas obligation aux fidèles de s’abstenir de rapports avec eux, même dans le domaine religieux. Cette distinction remonte à la Constitution susmentionnée « Ad evitanda scandala », publiée par Martin V au concile de Constance en 1418jusque-là, il fallait éviter la communion avec tous les excommuniés, une fois qu’ils ont été connus en tant que tels».

Donc, c’est un bon argument, et cela démolit totalement les deux principaux arguments de Peter dans le débat, à savoir : 1) qu’une phrase déclarative est toujours nécessaire pour éviter certains hérétiques « non déclarés », et 2) que cela a toujours été la position tenue par l’Église.

Peter Dimond, 10:12-10:23 dans le débat : «c’est en fait le langage que nous voyons à travers l’histoire de l’Église dans les décrets ecclésiastiques qui régissent l’obligation des catholiques d’éviter les hérétiques non déclarés».

Peter Dimond, «sacrements des  hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : «Cela signifie que l’obligation absolue d’éviter un hérétique dans tous les cas est : 1) s’il a été déclaré, ou, à défaut d’une telle déclaration, 2) s’il est tellement célèbre qu’il ne peut pas cacher ou excuser son crime en droit. On retrouve cette distinction à travers l’histoire de l’Église»

Peter soit : 1) se trouve sur la touche, ou 2) ne sait pas de quoi il parle. Examinons maintenant l’histoire de l’Église à laquelle Peter se réfère, au point que nous puissions voir si elle est en accord avec lui ou non.

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Eglise, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par ce fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist 6) dit : «Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou un droit» … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), St Augustin (en Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. ad Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle.

«Il n’y a aucune raison que certains qui répondent à ceci : que ces Pères se fondent sur la loi ancienne, alors que de nos jours, par décret du concile de Constance [Ad Evitanda], les seuls qui perdent leur juridiction sont ceux qui sont excommuniés par nom ou qui agressent des clercsCet argument, dis-je, n’a pas de valeur du tout, pour les Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, cela n’est cité dans aucune loi humaine, qui par ailleurs peut-être n’existait pas en relation avec le sujet, mais est soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie. Le concile de Constance traite des excommuniés [catholiques], c’est-à-dire ceux qui ont perdu la juridiction de par condamnation de l’Eglise, tandis que les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Eglise et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Eglise sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

C’est assez étrange que Peter cite souvent plusieurs citations du même livre (de la même page !) et que les citations ci-dessus n’en aient pas été prises. Nous espérons que Peter était tout simplement ignorant à ce sujet, et sur St Thomas (duquel il sort souvent des citations), et qu’il n’a pas écarté simplement ces éléments de preuve contre lui-même. Comment savoir si un homme avec une bonne conscience puisse lire ces déclarations comme elles sont citées plus haut, et s’obstiner ou affirmer toujours qu’Ad EvitandaSaint Thomas d’Aquin ou la Tradition de l’Église sont d’accord avec lui ? C’est seulement dans la vallée de Josaphat au jour du jugement que nous saurons vraiment si Peter ignorait ces citations qui réfutent clairement sa position.

Ainsi, non seulement saint Robert Bellarmin réfute l’argument pathétique de Peter sur le concile de Constance, mais il affirme même le point que nous avons essayé de préciser dans cet article, à savoir que les hérétiques «ont été coupés [automatiquement] du corps de l’Eglise sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Vraiment, il faut se poser la question : si les catholiques devaient éviter un hérétique non déclaré à des fins religieuses avant 1418, quand il était connu en tant que tel, alors pourquoi l’Église ferait une loi qui dit contraire par la suite ? Elle ne le ferait pas ! La seule réponse à cette question est que l’Eglise n’a pas fait de telles lois dangereuses ou ridicules comme Peter voudrait nous le faire croire, et cela n’aurait pas de sens si elle l’avait fait, parce que l’Église serait alors en contradiction avec ses propres décrets infaillibles qui nous apprennent à rester loin des hérétiques et des schismatiques, et surtout de leur communion.

Pape Pie VI, Caritas Quae, 13 avril 1791 : 31 … « Tenez-vous à l’écart de tous les intrus, qu’ils soient appelés archevêques, évêques, ou curés, ne tenez pas de communion avec eux, surtout dans le culte divin».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir en dehors de la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui voudra s’éloigner le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par son l’autorité de son Magistère».

Pape Vigiledeuxième concile de Constantinople, 553, [Décrét. 110] ex cathedra : «Même si un impie [hérétique] n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale [officiellement], il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété [hérésie]. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps [ne plus rien à voir] avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)».

Comme nous pouvons le voir ici, la vérité d’éviter les hérétiques et les schismatiques connus et leur communion religieuse, a été enseignée longtemps avant et longtemps après qu’Ad Evitanda ait été promulguée, prouvant ainsi à toute personne de bonne volonté qu’Ad Evitanda n’a jamais traité d’hérésie ou d’hérétiques s’agissant de la communion catholique.

Une loi divine ne peut pas être changée, même un pape ne pourrait jamais faire une loi qui contredirait ou modifierait un dogme catholique infaillible, comme le dogme qui interdit les hérétiques de la communion catholique, et ainsi permettre aux diables et aux démons (les hérétiques et les schismatiques) d’être en communion religieuse avec les fidèles sur la terre et dans le ciel.

La loi divine dit que tous les hérétiques sont hors de l’Eglise de Dieu et qu’ils n’ont pas besoin d’être excommuniés officiellement pour en en être expulsés. Les pécheurs, d’autre part, ont souvent besoin d’une excommunication formelle (une peine ecclésiastique) pour être expulsés, et évités. Les lois ecclésiastiques peuvent être modifiées pour que l’Eglise puisse mieux faire face à différents problèmes qui peuvent survenir dans des situations futures. Mais la loi divine que Dieu a établi de toute éternité, ne peut jamais être révoquée, modifiée ou remplacée.

Peter Dimond : « L’Eglise ne peut pas changer la loi divine selon laquelle les hérétiques ne peuvent pas recevoir la communion même en danger de mort, ce que le Concile Vatican II a essayé de changer». (Réponse à Bob Sungenis – l’hérétique se présentant comme «apologiste catholique»)

 

Sixièmement. Même si la fausse interprétation de Peter sur Ad Evitanda était correcte (ce qui n’est pas le cas), il pourrait toujours dire qu’il aurait été abrogé par le pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) qui vient d’être cité ci-dessus, et le cinquième concile infaillible de Latran suivant. Ainsi, selon la façon dont vous la regardez, la position de Peter est totalement réfutée.

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 et 9, ex cathedra : «[Léon, pour mémoire perpétuelle] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur, en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [fragments de déclaration de condamnation]

«[…] Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur Etat ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance … »

Et vraiment, les hérétiques pensent que l’Eglise catholique peut se contredire ? Ils doivent tenir à cela, ou être totalement illogiques.

 

Concile de Bâle, Session 20 

Autour de 10:50 dans le débat, et de son article

Dix-sept ans seulement après Ad Evitanda Scandala, le concile de Bâle [seules les 25 premières sessions sont considérées comme œcuméniques] en 1435 met fin à toute confusion qui a pu exister à cause de certains théologiens qui ont tenté d’appliquer Ad Evitanda Scandala mal formulée aux hérétiques non déclarés.

Concile de Bâle, Session 20, 22 janvier 1435 [De ne pas éviter les excommuniés qui ne sont pas nommément désignés, Décrétales 487] : «Pour éviter les scandales et beaucoup de périls et pour pour venir en aide aux consciences timorées, il [ce saint Synode] statue aussi que personne désormais ne soit tenu de s’écarter de la communion de qui que ce soit dans l’administration ou la réception de sacrements, ou dans d’autres services divins ou en dehors, sous prétexte d’une quelconque sentence ou censure ecclésiastique, d’une suspension ou d’une interdiction, promulguée par un homme ou de façon générale par le droit, ou bien d’éviter quelqu’un ou d’observer un interdit ecclésiastique, à moins que la sentence, interdiction, suspension ou censure de cette sorte n’ait été publiée ou annoncée spécialement ou expressément par un juge envers ou contre une personne, un collège, une université, une église ou un lieu déterminés, ou bien si, de notoriété publique, il est assuré que la sentence d’excommunication a frappé quelqu’un de telle sorte qu’elle ne puisse être cachée par aucun détour ou être excusée de manière quelconque par un jugement de droit. Car elle veut que l’on s’abstienne de la communion avec lui selon les sanctions canoniques. Par ce décret cependant le synode n’entend nullement innocenter de tels excommuniés, suspens, interdits ou prohibés ni le moins du monde les approuver».

Voici le commentaire de Peter sur concile de Bâle :

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : «Dans ce décret, nous voyons aussi que ceux qui doivent être évités sont : 1) ceux qui ont été déclarés (notoire en droit), ou 2) ceux qui, sans déclaration, ont notoirement encouru l’excommunication tel qu’ils ne peuvent pas être «cachés» ou «excusés» en droit (notoire en fait). Notez qu’il y a une distinction entre sa capacité à dissimuler un crime et sa capacité à excuser. … Ainsi, nous pouvons voir que les conciles du Moyen-Âge contiennent le même enseignement que le premier Concile de Constantinople, canon 6, sur les assemblées des hérétiques».

Premièrement, nous devons garder à l’esprit que ce décret n’a jamais fait référence à l’hérésie ou aux hérétiques. D’où vient donc que Peter donne du crédit à son idée sacrilège de communier avec les hérétiques obstinés qui tentent de «cacher» leur hérésie dans la loi ? Rejeter ou contredire, même un seul article de la foi catholique, sans tentative réussie de cacher le rejet ou la contradiction, fait qu’un hérétique est notoire selon l’aveu même de Dimond. Et c’est là le nœud du problème, et cela l’a été depuis le début. Si vous savez que le prêtre est un hérétique parce qu’il contredit publiquement  la foi catholique en quelque façon, alors vous devez l’éviter sous peine de schisme, parce que son crime n’est pas caché ! Il est notoire en fait ! Si son crime était caché vous ne sauriez pas qu’il occupe une position hérétique ! Par conséquent, si un prêtre professe publiquement, même une hérésie, même si elle est contraire aux dogmes moins bien connus, c’est encore assez pour lier tous ceux qui le voient à l’admonester, et éviter la communion avec lui.

Le pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9),  29 juin 1896 : «… peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier par un balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et de rejeter les autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

En effet, le roman de Peter dacceptation des hérétiques ou des hérésies en en rejetant d’autres est vraiment étranger aux enseignements de l’Église et totalement absurde, comme nous pouvons le voir ci-dessus.

 

Deuxièmement, le Concile de Bâle décrète que tous les excommuniés notoires (déclarés ou non) sont interdits de toute sorte de communion religieuse avec les catholiques quand ils sont connus en tant que tels (comme après avoir parlé avec le prêtre et avoir connu son hérésie). Le Concile de Bâle de la révision sur Ad Evitanda Scandala mal formulé ajoute les mots «ou bien si, de notoriété publique, il est assuré que la sentence d’excommunication a frappé quelqu’un de telle sorte qu’elle ne puisse être cachée par aucun détour ou être excusée de manière quelconque par un jugement de droit» et «Car elle [la sentence d’excommunication] veut que l’on s’abstienne de la communion avec lui selon les sanctions canoniques» est une preuve de plus que ce n’était pas l’intention du pape Martin qu’Ad Evitanda s’applique aux hérétiques non déclarés excommuniés parce que le concile de Bâle a décrété que tous les excommuniés notoires connus doivent être évités, y compris les hérétiques car ils sont automatiquement excommuniés.

 

Le Concile de Trente enseigne que les hérétiques ne peuvent pas donner une absolution dans la confession

L’information qui suit sera très dévastatrice pour la position hérétique des Dimond sur la réception du sacrement de la Pénitence de ministres hérétiques. Même si le Concile de Trente, saint Thomas d’Aquin, saint Robert Bellarmin et bien d’autres (comme nous le verrons) enseignent clairement que les hérétiques ne peuvent pas donner une absolution dans la confession ou avoir toute juridiction que ce soit, Peter a toujours refusé d’accepter cette position. Je me demande pourquoi.

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets, on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée [la compétence doit être considérée comme sans effet]. … Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieu qu’il n’y a plus aucune réservation à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservéss’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficer de l’absolution».

Maintenant, on pourrait arguer que cette citation n’a jamais mentionné le mot «catholique» et qu’elle mentionne explicitement tous les prêtres, et donc que comme une nécessité, elle doit avoir inclus les hérétiques. Certes, le Concile n’a jamais mentionné le mot «catholique», mais il ne l’a pas fait pour trois raisons.

Tout d’abord, le Concile de Trente définit infailliblement que «la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets». Maintenant, je vous le demande, les catholiques sont-ils des sujets de prêtres et d’évêques qui rejettent l’Église catholique et la foi, et qui sont hérétiques ou schismatiques ? Bien sûr que non ! Ce fait est bien sûr également soutenu par l’Écriture Sainte et le magistère de l’Eglise : «M’appartient-il de juger ceux qui sont dehors ? Et ceux qui sont dedans, n’est-ce pas vous qui les jugez ?» (1 Corinthiens 5, 12). Ainsi donc, il est parfaitement clair que ceux qui sont dehors ne commandent pas à l’intérieur, car «il est absurde d’imaginer que celui qui est à l’extérieur puisse commander dans l’Église». (Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 15, 29 juin 1896).

Il y a trois parties contenues dans le sacrement de la Pénitence, soit 1) la contrition, 2) la confession, et 3) la satisfaction (cf. Concile de Trente, Sess. 14, chap. 3). Chaque fois que le prêtre dit à une personne le genre de satisfaction qu’il doit faire pour être absous de ses péchés, le prêtre dit une phrase (ou commandement) sur lui qui exige une satisfaction (ou pénitence) de la part du pénitent. Toutefois, le Concile de Trente a infailliblement défini que «la nature d’un jugement exige que la sentence soit portée sur des sujets», et le pape Léon XIII : «il est absurde d’imaginer que celui qui est à l’extérieur puisse commander dans l’Eglise».

Maintenant, si un catholique avait été un schismatique (« orthodoxe ») d’orient et avouait son ancienne hérésie ou son schisme à un prêtre schismatique d’orient, le prêtre lui dirait qu’il n’avait pas de péché du tout quand il était schismatique d’orient, et qu’il ne recevrait pas l’absolution à moins qu’il se repente de son péché pour se séparer de l’église schismatique d’orient. Et c’est pourquoi aucun prêtre non-catholique ne peut absoudre un catholique parce que l’Église catholique ne pourrait jamais permettre à un prêtre non-catholique de dire une phrase ou un jugement sur les autres catholiques quand il ne peut même pas savoir lui-même le bien du mal. Cela ne veut pas dire que les hérétiques ne peuvent pas connaître le vrai du faux dans de nombreux cas, pour ce qu’ils font. Cela signifie plutôt que tant qu’ils restent en dehors de l’Église du Christ et n’ont pas la foi catholique, ils ne peuvent pas avoir compétence sur les catholiques ou les commander de faire quelque chose qui a à voir avec la réception du pardon dans le sacrement catholique de Pénitence.

En second lieu, le Concile de Trente a ordonné à des prêtres (qui étaient parmi tous les prêtres VISÉS) de disposer de l’octroi d’une absolution dans la confession valide qu’en cette nécessité «à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort]», mais [Hors l’article de la mort] qu’ils «s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficer de l’absolution». Mais je vous le demande, depuis quand l’Église catholique cautionne des prêtres hérétiques ou schismatiques, leurs supérieurs ou leurs églises ? Jamais ! Par conséquent, cette déclaration ne peut pas avoir parlé des ministres hérétiques, évidemment.

Troisièmement. Le Concile de Trente a affirmé que cet enseignement de compétence a toujours été tenu et maintenu par «l’Église de Dieu», et que «ce concile confirme comme le plus vrai», prouvant ainsi à tout le monde qu’il ne s’agit pas simplement de traiter cela avec les lois ecclésiastiques qui peuvent être changées, mais spécifiquement avec les lois dogmatiques qui ne peuvent pas être changées.

Conclusion :

Ces trois points excluent ainsi toujours totalement les hérétiques, les schismatiques, et les apostats d’être en mesure d’accorder une absolution valide dans la confession ou d’être jamais en mesure de recevoir la compétence fournie en cas de nécessité, car ils sont en dehors de l’Église et de sa compétence (de fide).

 

Saint Thomas enseigne que les hérétiques ne peuvent pas donner une absolution dans la confession

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : «Quelques schismatiques citent saint Thomas, Somme Théologique, supplément Pt, Q. 38, R. 2, Obj. 1, dans lequel l’objection (pas nécessairement St Thomas) dit qu’un hérétique ne peut pas absoudre. Toutefois, les schismatiques ne citent pas la réponse de St Thomas à l’objection, dans laquelle il déclare qu’il fait référence à ceux qui sont « coupés « , les hérétiques qui ont été officiellement « coupés » ou «suspendus en ce qui concerne les autres» par une déclaration, ne peuvent pas avoir la compétence, et ne peuvent donc pas absoudre».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Suppl. Partie, Q. 38, art. 2, réponse au 1 : «L’effet de l’absolution n’est rien d’autre que le pardon des péchés qui résulte de la grâce, et par conséquent un hérétique ne peut pas absoudre, ni ne peut conférer la grâce dans les sacrementsPar ailleurs, afin de donner l’absolution, il est nécessaire d’avoir juridiction, que celui qui est coupé de l’Église n’a pas. « 

Pour réfuter l’argument de Peter, nous allons simplement citer un autre passage de saint Thomas qu’il ne peut tout simplement pas expliquer ou refuser.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, deuxième partie de la deuxième partie, Q. 39, art. 3 :  » EN REVANCHE, le pouvoir de juridiction … ne reste pas dans les hérétiques et les schismatiques, et par conséquent, ils ne peuvent absoudre OU excommunier, ni concéder de d’indulgence, pas plus que rien de la sorte, et s’ils le font, c’est INVALIDE ».

Comme nous pouvons le voir ici, St Thomas enseigne clairement que les hérétiques perdent leur compétence, indépendamment de toute déclaration et qu’ils la perdent du simple fait d’être dans l’hérésie. Ceci est le dernier clou sur le cercueil du mythe selon lequel saint Thomas serait d’accord avec les Dimond ou qu’il enseigne que nous pouvons recevoir les sacrements de certains ministres hérétiques « non déclarés ». Nous nous demandons si Peter acceptera cette information, ou si tout simplement il l’ignorera comme d’habitude.

Note supplémentaire.

Peter est d’accord avec l’énoncé ci-dessus, au moins en ce qui concerne l’excommunication, car Peter admet sur son site Internet que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas excommunier et que leur excommunication serait sans valeur, invalide et sans effet (une excommunication nécessite une juridiction) ! Néanmoins, même s’il prétend qu’ils ne peuvent pas excommunier, il affirme néanmoins qu’ils peuvent absoudre. Sa position est vraiment une contradiction du début à la fin.

Question : Mais alors, qu’est-ce que St Thomas veut dire quand il se réfère à eux comme « coupés » ?

Réponse : Lorsque saint Thomas se réfère à des hérétiques ou des schismatiques « coupés », il fait simplement allusion à eux comme excommuniés automatiquement. Pour ce que nous pouvons voir ci-dessus, St Thomas ne considère pas les hérétiques comme ayant une juridiction, indépendamment de toute excommunication formelle. Saint-Thomas fonde ainsi sa conclusion sur la loi divine, et non sur une excommunication formelle, comme cela est expliqué par saint Robert Bellarmin :

 

Les Saints pères et les Saints enseignent à l’unanimité que les hérétiques et les schismatiques sont de plein droit privés de toute juridiction et de dignité ecclésiastique

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Église, mais aussi qu’ils sont ipso facto [par là même] privés de toute compétence et dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist 6) dit : « Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou droit « … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), Saint Augustin (In Enchir., Cap 65), Saint Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent de même.

«St Nicholas I (Epist. annonce Michael) répète et confirme de même. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nul.

«… Ces Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, n’ont cité aucune loi humaine, qui par ailleurs peut-être n’existait pas en relation avec le sujet, mais ils l’ont soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie. … tandis que les hérétiques déjà avant d’être excommuniés sont hors de l’Eglise et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), c’est-à-dire qu’ils ont été coupés du corps de l’Eglise sans [officielle] excommunication, comme saint Jérôme l’affirme». (Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30)

Ainsi, alors que Peter enseigne à ses disciples qu’ils ont raison de demander une absolution d’un ministre hérétique, St Thomas enseigne que nous péchons si nous cherchons sciemment une absolution de leur part.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Part. Suppl., Q. 19, art. 6 : Que ceux qui sont schismatiques, hérétiques, excommuniés, suspendus ou dégradés ont l’utilisation des clés : «Au contraire, Augustin dit que la «charité des églises pardonne les péchés». (Tract. CXXI à Joan.). Maintenant, c’est la charité de l’Église qui unit ses membres. Ainsi donc ils sont désunis de l’Église, il semble qu’ils n’aient pas l’utilisation des clés pour remettre les péchésPar ailleurs, aucun homme n’est absous du péché par le péchéMaintenant, de ce qui précède, c’est un péché pour quiconque de demander l’absolution de ses péchés, car il désobéit à l’Église en le faisant. Par conséquent, il ne peut être délié PAR EUX : et c’est la même conclusion».

Par conséquent, lorsque saint Thomas se réfère à des hérétiques ou des schismatiques comme «coupés», «excommuniés» ou «séparés», etc. dans le contexte de réception d’un sacrement illicite, il ne se réfère à eux pour d’autres fins que pour indiquer leur excommunication automatique.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Troisième Partie, Q. 82, art. 7 : «En conséquence, étant à l’intérieur de l’Église, ils ont reçu le pouvoir de consacrer l’Eucharistie à travers l’ordination à la prêtrise, un tel pouvoir à juste titre, en effet, mais ils l’utilisent incorrectement si par la suite ils sont séparés de l’église par l’hérésie, le schisme ou l’excommunication. Et ainsi la consécration de l’Eucharistie est un acte qui suit le pouvoir d’ordre, ces personnes comme ceux qui sont séparés de l’Église par l’hérésie, le schisme, ou l’excommunication, peuvent en effet consacrer l’Eucharistie, qui, étant consacrée par eux, contient le vrai corps et sang du Christ, mais ils agissent mal et ont péché en agissant ainsi, et en conséquence ils ne reçoivent pas le fruit du sacrifice, qui est un sacrifice spirituel».

 

La principale erreur de Peter sur la question de la compétence : il l’accorde aux hérétiques !

Cette compétence requise pour l’absolution dans la confession valide a inévitablement donné aux Dimond certains problèmes théologiques pour justifier leur doctrine hérétique. Mais quelle est leur solution à cette question ? Eh bien, la réponse est simple : ils la leur donnent juste automatiquement !

Peter Dimond, faits qui démolissent la Position «le prêtre indépendant aujourd’hui n’a pas compétence» : «Maintenant, nous allons voir que le prêtre qui n’a pas de juridiction pour les confessions d’une certaine manière peut absoudre quelqu’un en danger de mort. Citons le Code de droit canonique de 1917 (la collection la plus récente de lois ecclésiastiques) pour prouver le point».

Canon 872, Code de droit canonique de 1917 : «Pour que l’absolution des péchés soit valide, le ministre exige, en plus de la puissance de l’Ordre, soit le pouvoir ordinaire ou délégué de la compétence sur le pénitent».

Canon 879, 1, Code de droit canonique de 1917 : « Pour entendre les confessions validement, la compétence doit être expressément attribuée, oralement ou par écrit».

Peter Dimond : «Ici, nous voyons que le Code de Droit Canonique prévoit que cette compétence est nécessaire pour l’absolution, et que la juridiction (si elle n’est pas dans le cadre d’une fonction) est déléguée oralement ou par écrit. Mais attendez une seconde … regardez ceci» :

Canon 882, Code de droit canonique de 1917 : « en danger de mort tous les prêtres et les évêques, même ceux qui n’ont pas été approuvés pour les confessions, validement et licitement, peuvent absoudre tous les pénitents que ce soit de tous les péchés et les censures que ce soit, peu importe combien réservés ou notoires …»

Peter Dimond : «Nous voyons que le canon 882 enseigne que les prêtres qui n’ont jamais été approuvés pour les confessions (ie : jamais reçu compétence par le canal normal) peuvent validement absoudre quiconque en danger de mort».

Il est tout à fait exact que la juridiction est accordée aux prêtres catholiques en cas de nécessité pour donner une absolution (comme c’est infailliblement défini par le Concile de Trente). Mais alors comment est-il arrivé que Peter cautionne la compétence pour les hérétiques, les schismatiques et les prêtres apostats comme étant bien ?

Sans surprise, Peter interprète le Code faillible de droit canonique de 1917 pour appuyer sa doctrine hérétique. Selon Peter, si le Code de droit canonique de 1917 ne fait pas de distinction disant clairement qu’il faisait allusion aux catholiques ou aux hérétiques, il faisait allusion aux deux à la fois.

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : «Ce canon [Canon 2261, 2 à 3] réfute également la position des schismatiques radicaux. Il enseigne clairement que le fidèle peut recevoir les sacrements des excommuniés, surtout s’il n’y en a pas d’autres pour lui donner les sacrements. En réponse, les schismatiques sont obligés d’exclure arbitrairement les hérétiques « excommuniés », même s’il n’y a rien pour soutenir une telle exclusion».

Si Peter était en accord avec son propre enseignement, il faudrait conclure que le pape saint Pie X et Pie XII ont ainsi compris les hérétiques dans leurs déclarations, puisqu’elles ne faisaient pas de distinction. Mais comme nous l’avons déjà vu, Peter n’enseigne pas qu’ils y aient compris les hérétiques !

Peter Dimond, les arguments de John Salza contre le sédévacantisme, écrasés : «A notre avis, les hérétiques ne sont pas exclus de la papauté par des obstacles purement ecclésiastiques, MAIS DES OBSTACLES découlant de la loi divineLA LÉGISLATION DE PIE XII ne s’applique pas aux HERESIES … Ainsi, son projet de loi ne montre pas que les hérétiques peuvent être élus et restent papes, c’est pourquoi IL N’Y A PAS MENTION DES HÉRÉTIQUES».

Le pape Pie XII : «Aucun des Cardinaux ne peut, par prétexte ou en raison d’une excommunication, suspension ou interdit que ce soit, ou de tout autre empêchement ecclésiastique, être exclu de la participation active et passive à l’élection du Souverain Pontife». (Vacantis Apostolicae Sedis 1945).

Cela doit être clair, le Code de droit canonique de 1917 doit clairement être interprété en accord avec le Concile de Trente, saint Thomas d’Aquin, et d’autres proclamations infaillibles, et non pas avec les enseignements hérétiques de Peter Dimond !

Peter ne peut pas évoquer l’epikeia en faveur des hérétiques. Toutefois, nous convenons que l’epikeia donnerait à tous les prêtres catholiques juridiction dans la situation d’aujourd’hui. Mais l’appliquer à des prêtres hérétiques, comme Peter le fait, c’est de la folie gratuite et hérétique (Concile de Trente).

Si Peter apportait l’argument Saint Vincent Ferrier pour prouver sa position hérétique, alors je lui dirais qu’il est illogique. Il est illogique, parce que saint Vincent Ferrier n’a jamais été un hérétique ou un schismatique. Et Saint Vincent Ferrier (comme fut Moïse) a également été choisi par Dieu, et, il peut très bien avoir reçu compétence directement de Dieu lui-même de manière à confesser et à prêcher.

Peter Dimond, faits qui démolissent la position «le prêtre indépendant aujourd’hui n’a pas compétence» : «Alors, afin de détruire complètement la position, nous devons examiner s’il y a une preuve qu’un prêtre indépendant, qui n’a pas été approuvé pour les confessions, ou même n’avait pas son ordination approuvée par une véritable autorité ecclésiastique, puisse avoir compétence pour entendre les confessions et réaliser un apostolat béni par Dieu au jour le jour et PAS SEULEMENT pour les âmes en danger de mort ? Si nous pouvons démontrer cela, alors il n’y a rien de plus qu’un avocat de la position pourrait raisonnablement exiger pour voir que son poste a été torpillé, complètement détruit, et coulé au fond de l’océan. L’affaire du grand Saint Vincent Ferrier nous donne juste cette preuve».

L’argument de Peter est vraiment pathétique. On pourrait se demander pourquoi il apporte même l’argument Saint-Vincent Ferrier afin de prouver sa position hérétique quand il sait et admet même que saint Vincent Ferrer n’a jamais été hérétique ou schismatique !

Selon Peter, un des plus grands saints qui ait vécu et qui a été béni par Dieu doit être pris en compte de la même manière qu’une mauvaise volonté d’hérétique ou schismatique qui est maudit et détesté par Dieu. Selon le raisonnement de Peter, aux deux doit être attribuée la compétence. Mais c’est bien sûr impossible, parce que, comme nous l’avons vu, seuls les prêtres catholiques peuvent avoir juridiction dans l’Église de Dieu (De Fide, du Concile de Trente). Cela signifie donc que même si Peter ne croit pas enseigner expressément aux autres que les hérétiques sont à l’intérieur de l’Église de Dieu, il fait encore valoir qu’ils le sont, car il leur donne la juridiction que seuls les prêtres catholiques peuvent avoir !

Mais même si Saint Vincent Ferrier n’avait pas reçu la compétence de Dieu ou de l’Église afin d’entendre les confessions et donner les absolutions, cela ne ferait aucune différence parce que l’absolution d’un prêtre n’est pas nécessaire pour obtenir le pardon sans le sacrement de la Confession (si aucun prêtre non-hérétique validement ordonné n’est disponible, bien sûr) depuis que la contrition [avec le désir de confession] parfaite absout une personne de ses péchés de toute façon. Et Dieu, bien sûr, veillera toujours à ce qu’une personne qui est de bonne et sincère volonté reçoive le pardon et la contrition avant sa mort.

Cela signifie donc que toutes les personnes qui ne se sont pas confessées à saint Vincent Ferrier – même s’il n’avait pas compétence – sont pardonnées de leurs péchés tant qu’elles ont eu une véritable douleur de leurs péchés. Dieu lui-même pardonne les péchés du pécheur s’il ne parvient pas à recevoir une absolution valide d’un prêtre et cela est vrai indépendamment du fait que Saint Vincent Ferrier ait eu compétence ou non.

Conclusion.

Tous les prêtres non catholiques (Novus Ordo, FSSPX, CMRI, SSPV, les églises de rite oriental, les prêtres indépendants, etc) qui ont été nommés, conformément aux décrets, schismatiques et hérétiques, doivent être considérés par nous comme schismatiques et hérétiques à qui manque toute juridiction ecclésiastique pour la conduite des âmes, et leur absolution doit être considérée comme invalide, ou comme «sans effet» (Cf. pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7) et «les hérétiques et schismatiques ne peuvent … ni absoudre … ni faire quoi que ce soit de ce genre, et s’ils le font, c’est invalide». (Cf. Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, deuxième partie de la deuxième partie, Q. 39, art. 3).

 

Question : Pourquoi les hérétiques peuvent validement (quoique illicitement) conférer les autres sacrements, comme le baptême et le rite eucharistique, mais pas les sacrements de la Pénitence (Extrême-onction et Pénitence) ?

Réponse : Demandons pourquoi à saint Thomas d’Aquin :

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 4 : « Il faut répondre que les autres sacrements [comme l’Eucharistie] ne consistent pas en ce que fait celui qui s’approche du sacrement, mais seulement en ce qu’il reçoit, comme on le voit évident pour le baptême et les autres sacrements. Seulement on requiert un acte de la part de celui qui reçoit un sacrement pour que celui qui est maître de sa volonté en retire de l’avantage, en écartant ce qui peut faire obstacle, c’est-à-dire la fiction [mauvaise foi]. Dans la pénitence, l’acte de celui qui s’approche du sacrement est de la substance du sacrement [est essentielle pour le sacrement], parce que la contrition, la confession et la satisfaction sont des parties de la pénitence et sont des actes du pénitent. Or, nos actes ayant en nous leur principe, ne peuvent nous être ordonnés par les autres qu’au moyen du commandement. Il faut donc que celui qui est le dispensateur de ce sacrement soit en position de pouvoir commander quelque action. Et comme on ne peut commander quelque chose à un autre qu’autant qu’on a juridiction sur lui, il s’ensuit qu’il est nécessaire à ce sacrement, non seulement que le ministre ait l’ordre, comme dans les autres sacrements, mais encore qu’il ait la juridiction. C’est pourquoi, comme celui qui n’est pas prêtre ne peut conférer ce sacrement, de même celui qui n’a pas juridiction ne le peut pas non plus. C’est pour cela que comme il faut se confesser à un prêtre, de même il faut que ce soit à son propre prêtre. Car puisque le prêtre n’absout qu’en obligeant à faire quelque chose, il n’y a que celui qui peut par son autorité obliger à une chose qui ait le pouvoir d’absoudre [les hérétiques, bien sûr, ne peuvent pas lier légalement quiconque à faire quoi que ce soit à l’égard des devoirs religieux] ».

Le sacrement de la Pénitence, se compose de trois choses : la contrition, la confession et la satisfaction. Toutes ces trois conditions (quand un prêtre est disponible) doivent être remplies avant que l’on soit capable de recevoir une absolution valide, dans le sacrement de Pénitence.

Pape Jules III, Concile de Trente, sess. 14, chap. 3, sur les parties et les fruits de ce sacrement : «Sont quasi-matière de ce sacrement [de la pénitence] les actes du pénitent lui- même : la contrition, la confession et la satisfaction [1704]. Dans la mesure où CES ACTES SONT REQUIS, parce que D’INSTITUTION DIVINE, CHEZ LE PÉNITENT POUR L’INTÉGRITÉ DU SACREMENT, POUR une PLEINE et PARFAITE rémission des péchésils sont dits pour cette raison PARTIES de la pénitence».

Quand le prêtre ordonne au pénitent de faire quelque chose (comme ce genre de satisfaction qu’il doit faire pour être absous de ses péchés), le prêtre exerce sa juridiction sur lui. Seul un catholique peut commander un autre catholique de faire quelque chose dans l’église de Dieu qui a trait à son salut. Seul un catholique peut être sous l’autorité spirituelle d’un autre catholique, d’où «il est absurde d’imaginer que celui qui est en dehors [celui qui est hérétique] puisse commander dans l’Église» (Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 15, 29 juin 1896)

 

Question : Est-ce à dire que tous mes anciens aveux aux prêtres hérétiques étaient invalides ? Et dois-je reconfesser tous mes péchés mortels à un nouveau prêtre non-hérétique quand il est disponible ?

Réponse : Oui, vos anciens aveux étaient en effet invalides et doivent être refaits à chaque fois qu’un prêtre catholique est entièrement à votre disposition. Cependant, même si vos anciens aveux n’étaient pas valides, ils ne furent pas inutiles, comme cela est expliqué par saint Thomas d’Aquin :

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 5, réponse au 4 : «quand même on serait forcé de se confesser, on ne se serait pas confessé inutilement la première fois, parce qu’en se confessant à un plus grand nombre de prêtres, on obtient une plus large remise de la peine, soit par suite de la honte de la confession qui est comptée pour une peine satisfactoire, soit d’après le pouvoir des clés. Ainsi on pourrait se confesser tant de fois qu’on fût délivré de la peine temporelle».

Et ne désespérez pas, aussi longtemps que vous êtes vraiment désolé pour vos péchés et avez le désir de vous confesser, vos péchés seront pardonnés.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 1, réponse au 2 : «… la confession et l’absolution … dans lesquels la contrition, avec le dessein de se confesser et le désir de l’absolution, suffit pour les délivrer de la mort éternelle …»

L’absolution n’est pas une formule magique qui vous enlève le péché mortel, si vous n’avez pas encore été désolé [désolation spirituelle] d’avoir offensé Dieu. Si vous avez fait un acte de contrition parfaite et avez été vraiment désolé pour votre péché (même si votre cœur se sent froid), alors vous êtes pardonné ! C’est quelque chose que vous devez croire (que Dieu vous pardonnera) parce que Dieu promet de nous pardonner nos offenses, chaque fois que nous voulons nous modifier pour ne plus pécher. Et si une personne n’a pas cette volonté d’arrêter de pécher, alors la confession et la contrition ne seront d’aucune utilité parce que Dieu ne pardonne pas le péché du pécheur qui ne souhaite même pas arrêter de pécher et d’offenser Dieu. Ceci n’est pas à confondre avec le fait de retomber à nouveau dans les anciens péchés, ce que tous les gens peuvent faire. Une âme vraiment repentante cependant ne retombera pas à nouveau dans les anciens péchés (du moins pas les péchés mortels), mais si une personne retombe encore et encore pour le péché d’impureté, par exemple, c’est une indication qu’elle vit une mauvaise vie et qu’elle n’est pas cohérente dans sa vie spirituelle. (Lire cette aide en ce qui concerne ces questions : Information spirituelle que vous devez savoir pour être sauvé). Si nous n’avons pas confiance dans le pardon de Dieu ou qu’Il nous pardonne, alors nous n’avons pas foi en lui ! Si nous agissons de cette façon incrédule, alors nous montrons à Dieu par notre façon d’agir que nous n’avons pas confiance en lui, et c’est une chose très méchante à faire. Donc, ne tombez pas dans ce piège de la méfiance et du désespoir, mais ayez une foi totale en Dieu et en sa miséricorde et croyez fermement qu’il vous pardonne – et progressez.

 

Question : Que dois-je faire si je ne peux pas trouver un prêtre non-hérétique pour confesser ? Puis-je confesser mes péchés à un laïc catholique comme une pénitence pour mon péché, mais il ne peut pas me donner une absolution ?

Réponse : Oui. En manque de prêtres pour confesser, vous pouvez toujours choisir de vous confesser à un profane de confiance et non-hérétique. (Si vous ne connaissez pas de catholiques dans votre région, vous pouvez alors vous avouer le bon désir). Cela aussi vous sera utile pour le salut, comme l’explique saint Thomas d’Aquin :

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 6, réponse au 3 : «… la force sacramentelle de la Pénitence consiste dans la sanctification du ministre. C’est pour cela que celui qui se confesse à un laïc, bien que de son côté il remplisse ce qui appartient à la confession sacramentelle, cependant il n’obtient pas l’absolution sacramentelleC’est pourquoi ce qui est produit par le mérite et la peine de la confession lui est compté et diminue d’autant la peine temporelle à laquelle il est tenu, mais il n’obtient pas la diminution de cette peine qui résulte du pouvoir des clefs, et c’est pour ce motif qu’il est tenu de se confesser de nouveau à un prêtre [quand il peut le faire]».

Ajout propre : 

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2 : «… dans le cas de nécessité, un laïc peut aussi remplacer le prêtre de manière qu’on puisse se confesser à lui».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 1 : «quand la nécessité presse, le pénitent doit faire ce qui le regarde, c’est-à-dire s’exciter à la contrition et se confesser à qui il peut. Ainsi la confession faite à un laïc à défaut de prêtre est sacramentelle d’une certaine manière, quoique le sacrement ne soit pas parfait, parce qu’il manque de ce qui se rapporte au prêtre».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 2 : «quoiqu’un laïc ne soit pas le juge de celui qui se confesse à lui, cependant, en raison de la nécessité, il reçoit absolument le droit de le juger, selon que celui qui se confesse se soumet à lui à défaut de prêtre». Fin d’ajout propre

Mensonges de Peter sur le troisième Concile de Constantinople

Entre 16:12-16:41 dans le débat, et sur son site Internet

Concile de Constantinople III : «Si un ecclésiastique ou un laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou dans des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient destitués et privés de communion [excommuniés]. Si un évêque, un prêtre ou un diacre doit s’unir à la prière avec les hérétiques, qu’il soit suspendu de la communion».

Ce qui suit est un incroyable commentaire de Peter sur le troisième concile de Constantinople :

Peter Dimond, 16:12-16:41 dans le débat : «Celui-ci parle d’églises qui sont notoires dans la loi, ceux qui ont été déclarés par leur nom, ou ceux qui sont connus en fait [notoires de fait]. Ceux qui sont si évidents comme les « orthodoxes » orientaux. C’est ce dont il parle [que ceux-ci doivent être évités]. Il ne parle pas des individus non déclarés qui prétendent être catholiques qui se trouvent être des hérétiques, mais ne sont pas aussi notoires. Donc, c’est tout à côté du point».

Maintenant, quelqu’un peut-il s’il vous plaît nous expliquer où le troisième Concile de Constantinople a mentionné qu’il ne faisait référence qu’à ces groupes de personnes dont Peter vient de parler ? Peter s’est tut simplement ici car il savait que ce dogme va contre lui ! Si Peter ne l’a pas soutenu, comme il le fait, c’est qu’il devrait avouer que ce même décret condamne sa position hérétique d’aller aux «lieux de réunion des hérétiques» ! (Troisième concile de Constantinople).

Par ailleurs, Peter a même admis que son propre prêtre notoirement hérétique de qui il reçoit les sacrements a rejeté les éléments de preuve (le matériel de MHFM) quand ils lui ont été présentés. Peter a même tenté de convertir son prêtre à plusieurs reprises, mais il a refusé d’écouter. Alors, quelle excuse y a-t-il là pour son prêtre ? Aucune. Le prêtre est un hérétique notoire, même selon les propres normes des Dimond. Pourtant, Peter et Michael Dimond continuent encore probablement d’aller à ce prêtre pour la messe et les sacrements.

Selon Peter, cela n’a pas d’importance combien de fois son prêtre rejette les preuves ou les dogmes de l’Eglise ou même combien de fois il excuse les hérésies de «l’Eglise» de Vatican 2 et de ses antipapes. Tant que le prêtre reste moins «notoire» ou moins hérétique, alors, selon le propre standard hérétique composé par les Dimond, le prêtre peut être abordé et les Dimond peuvent éviter d’être condamnés par leurs propres normes ou par la condamnation du troisième Concile de Constantinople.

Cependant, comme toute personne de bonne volonté peut le voir par elle-même, le troisième concile de Constantinople n’a jamais fait de distinction entre les hérétiques déclarés ou non, entre les hérétiques notoires moins célèbres ou plus célèbres, entre les personnes hérétiques les plus évidentes ou moins évidentes, etc. Peter a réellement l’audace de prétendre le contraire, et la seule façon d’interpréter ce dogme est de l’interpréter pour ce qu’il dit vraiment, c’est-à-dire d’inclure tous les hérétiques connus, déclarés ou non, moins connus ou plus notoires, moins évidents ou plus évidents sur leur hérésies etc. Tant que nous pouvons savoir par un fait certain que quelqu’un en particulier est hérétique obstiné, alors nous devons le condamner en tant que tel et on ne peut pas s’approcher de lui pour des raisons religieuses tout comme le troisième concile de Constantinople et d’autres décrets le disent clairement.

Il n’y a qu’une seule façon de croire le dogme : comme la sainte mère l’Église l’a une fois déclaré :

Pape Pie IX, premier concile du Vatican, Sess. 3, chap. 2 sur la Révélation, 1870, ex cathedra : «Ainsi, également, comme la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue comme la Sainte Mère l’Église l’a une fois déclaré, il ne doit jamais y avoir de récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

Lorsque Peter échappe obstinément aux décrets papaux, aux canons, aux conciles et aux dogmes qui sont déjà si clairs et faciles à comprendre qu’aucune autre explication n’est nécessaire ou nécessaire pour les comprendre, alors il agit malhonnêtement. Tous les dogmes ne sont pas aussi clairs ou faciles à comprendre que d’autres, bien sûr, ainsi certains saints ont mal compris, par exemple, le Concile de Trente, Session 7, Can. 4, croyant que le baptême de désir était vrai. Et des autres dogmes pourraient être plus faciles à comprendre en regard d’autres dogmes, etc. Mais chaque fois qu’un dogme interdit clairement aux catholiques d’avoir une communion religieuse avec les hérétiques et les schismatiques connus, aucune autre explication ou quoi que ce soit n’est plus nécessaire à être ajouté pour comprendre le sens du dogme, parce qu’il est déjà clair par les mots, par lui-même, que tous les hérétiques obstinés connus doivent être évités, comme nous l’avons vu. (Ces dogmes condamnent l’association avec les hérétiques en opposition directe avec les lois de l’Église et non tout type d’association comme l’achat d’aliments d’eux, etc.)

Le pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ETRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposé par l’autorité de son Magistère».

 

Concile de Laodicée

Entre 15:07-16:00 dans le débat

Elias a, sur ce point, mal fait valoir que le Concile de Laodicée était infaillible [en fait, il n’est pas infaillible]. Cependant, Peter lui fit correctement remarquer que le Concile de Laodicée n’est pas infaillible. Cela ne prouve toutefois pas que le canon cité par Elias était faillible en soi puisque tout canon spécifique (même pour sa propre autorité faillible) devient infaillible s’il est corroboré par une autre déclaration infaillible qui enseigne la même chose (comme Elias l’a également souligné dans le débat). Pour le prouver, je vais citer le Concile de Latran :

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, 1512-1517, Séance 8 et 9, ex cathedra : ««Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur, en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique.

«… Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur Etat ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance … »

L’objection de Peter sur le Concile de Latran sera bien sûr traitée plus tard dans cet article.

Maintenant, évidemment, à moins qu’un catholique quitte ce monde ou devienne un moine ermite, alors il ne peut pas complètement éviter les «hérétiques et infidèles abominables». Tout de même, aucun catholique n’est autorisé à participer à des actes religieux avec ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, ou à se joindre à eux par amitié. Nous ne devons pas entrer dans leurs lieux de culte pour adorer avec eux, nous ne devons pas assister à leurs services religieux (qu’il soit tenu dans une « église » officielle, une maison privée ou un espace public commun), participer à une cérémonie religieuse avec eux, nous ne devons pas suivre les prières d’un hérétique qui les mène dans ces prières, et ainsi de suite et ainsi de suite. Au contraire, il nous est strictement interdit de faire de telles choses, car elles sont odieuses à Dieu, préjudiciables aux âmes et violent nos vœux de baptême.

Peter a également tort de dire que le Concile de Laodicée a définitivement supprimé le livre de l’Apocalypse. Ce canon spécifique omettant le livre de l’Apocalypse a probablement été ajouté beaucoup plus tard par les chanoines du Concile, et il peut même ne pas être un canon d’origine provenant de ce Concile, d’où que ce canon 60, le dernier canon de ce Concile, est absent dans de nombreux manuscrits anciens. Quand un canon n’est même pas considéré comme authentique alors il ne faut pas agir ou parler comme s’il s’agissait d’un canon d’origine ou comme s’il provenait en fait de ce Concile, quand il peut ne pas en être ainsi. Ceci, tout en sachant cette information, serait être malhonnête. Peter pourrait être excusé de péché dans ce cas s’il ne savait pas lui-même cette information. Mais s’il savait à ce sujet et que pourtant il n’a rien dit et a agi comme si c’était vrai, ainsi cela ferait bien sûr de lui un pécheur mortel et un menteur en plus d’un hérétique malhonnête.

Sources :

http://www.bible-researcher.com/laodicea.html

http://www.newadvent.org/fathers/3806.htm

http://en.wikipedia.org/wiki/Council_of_Laodicea # Biblical_Canon

 

Les canons apostoliques

Entre 16:41-17:02 dans le débat

Peter soutient que le décret du troisième concile de Constantinople pourrait ne pas être exact, et qu’il pourrait effectivement provenir des Canons apostoliques. Il n’y a aucune preuve qui ait été portée à notre connaissance qui prouve cette affirmation de Peter. Cependant, ce canon des Canons des Apôtres est très similaire :

Les canons des Saints Apôtres, Canon # 64 : «Si un membre du clergé ou un laïc entrent dans une synagogue des juifs ou des hérétiques pour prier, que ce dernier soit déposé et qu’il soit excommunié».

Nous avons eu des problèmes pour vérifier que la citation que nous avons utilisé à partir du troisième concile de Constantinople, provient en fait de ce Concile. Beaucoup de gens utilisent Internet qui répertorie tous les décrets à partir du troisième ou deuxième concile de Constantinople et leur source quelle qu’elle soit. Nous ne pouvons pas confirmer si c’est un avis précis puisque nous n’avons pas accès aux documents latins originaux. Donc, nous ne pouvons pas dire quoi que ce soit de concluant ici. Peter le paraît, car il dit (à 16:58) que «la citation n’est peut-être même pas précise». Peter n’est pas sûr non plus comme il y paraît. Bien que similaires, ces canons ne sont pas les mêmes et personne ne peut prétendre qu’ils le soient. Ces deux canons sont issus directement de la Bible.

Saint-Jean : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même SALUT [«Dieu vous bénisse»]. Car celui qui lui dit SALUT [«Que Dieu vous bénisse»], participe à ses œuvres mauvaises». (2 Jean 1, 11)

Saint-Paul : «Que si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous ordonnons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de commerce avec lui, afin qu’il en ait de la confusion ». (2 Thessaloniciens 3, 14)

 

Quatrième Concile du Latran

Entre 18:27-19:46 dans le débat, et sur son site Internet

Pour mieux comprendre le sens de cette partie du débat, nous devons d’abord regarder comment les Dimond présentent cette citation sur leur site web.

Le décret est sorti du contexte et leur commentaire le pervertit du contexte, tels que présentés par les hérétiques trompeurs Peter et Michael Dimond :

«Le pape Innocent III, Concile de Latran IV, Constitution 3, À propos des hérétiques, 1215 : «De plus, nous déterminons de soumettre à l’excommunication les croyants qui reçoivent, défendent ou soutiennent les hérétiques […] Si, toutefois, il s’agit d’un clerc, qu’il soit déposé à partir de chaque office et bénéfice, de sorte que plus est la faute plus est la peine. Si chacun refuse d’éviter de telles personnes après qu’elles ont été déclarées par L’ÉGLISE [Postquam ab Ecclesia denotati fuerint], qu’ils soient punis avec la sentence d’excommunication jusqu’à ce qu’ils fassent la satisfaction appropriée. Les prêtres ne doivent pas, bien sûr, donner les sacrements de l’Église à ces personnes pestilentielles, ni leur donner une sépulture chrétienne …» (La question de savoir si l’on peut recevoir des sacrements en ces temps difficiles)

Le décret ci-dessus, de la façon dont Peter le présente, avec son commentaire erroné, dit à ses lecteurs qu’ils peuvent approcher un hérétique non déclaré jusqu’à ce que l’Eglise l’ait déclaré.

Peter Dimond, la question de savoir si l’on peut recevoir des sacrements dans ces moments difficiles : «Bien sûr, nous tenons à souligner, une fois encore, qu’aucun de ces points ne sont destinés à suggérer que l’on peut assister à la messe ou recevoir la communion de chaque hérétique non déclaré. Comme nous le soulignons, cela dépend de l’hérétique non déclaré. Il doit répondre à certaines conditions : il doit être validement ordonné en utilisant un rite traditionnel, il ne peut pas imposer, être notoire, etc. Mais cela réfute la position schismatique de ceux qui disent que c’est hérétique et mortellement coupable d’enseigner que l’on peut recevoir la communion ou assister à la messe de tout prêtre que l’on connaît être un hérétique « .

Comme nous pouvons le voir, Peter a utilisé le décret ci-dessus qui parlait de suspects d’hérésie pour se référer à quelques hérétiques connus. Un exemple encore plus clair de cela peut être vu dans sa citation suivante :

Peter Dimond, la question de savoir si l’on peut recevoir des sacrements dans ces moments difficiles : «Si, comme les schismatiques radicaux le disent, c’était l’enseignement de la loi divine qu’on ne peut jamais recevoir la communion (ou assister à la messe) de QUELQU’UN que l’on reconnaît être un hérétique, le Concile de Latran IV n’aurait pas légiféré comme il l’a fait. Il aurait voulu que l’on doive éviter de telles personnes et des clercs dès que l’on reconnaît qu’ils reçoivent, défendent ou soutiennent les hérétiques. Il n’aurait pas dit «après qu’elles ont été déclarées par l’Eglise». Ceux qui reçoivent, défendent ou soutiennent les hérétiques sont, dans de nombreux cas, les hérétiques non déclarés. Les gens n’ont pas tendance à «recevoir, défendre ou soutenir les hérétiques», sauf s’ils sont hérétiques eux-mêmes, bien sûr».

Nous allons maintenant examiner le quatrième Concile de Latran pour voir s’il est en accord avec nous ou avec Peter et pour savoir s’il est écrasé là ou pas.

Le pape Innocent III, Concile de Latran IV (Edition Tanner) : «Les catholiques qui prennent la croix et se gardent eux-mêmes des hérétiques jouissent de la même indulgence, renforcé par le même privilège saint, tel qu’il est accordé à ceux qui vont en aide de la Terre Sainte. En outre, nous déterminons de soumettre à l’excommunication les croyants qui reçoivent, défendent ou soutiennent les hérétiques».

Bon, le pape a simplement dit que ces croyants (pas des hérétiques) qui reçoivent défendent ou soutiennent les hérétiques doivent être excommuniés.

Le pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, a poursuivi : «Nous ordonnons strictement à ce que toute personne, après qu’elle ait été désignée comme excommuniée, »

Gardez à l’esprit que nous parlons toujours de croyants non hérétiques.

Le pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, a poursuivi : «Nous ordonnons strictement à ce que toute personne, après qu’elle a été désignée comme excommuniée, qui refuse de rendre la satisfaction d’ici un an, ainsi par la loi elle-même, doit être stigmatisée comme infâme et ne pas être admise aux fonctions publiques ou à des conseils ou pour élire d’autres de même ou pour témoigner. Elle sera intestable, c’est-à-dire qu’elle ne doit pas avoir la liberté de faire un testament, ni obtenir un héritage. D’ailleurs personne ne peut être contraint de répondre d’elle sur tout ce qu’elle a entrepris, mais elle peut être contrainte de répondre pour eux. Si elle est un juge, les peines prononcées par lui sont sans effet et les cas ne peuvent pas être portés devant lui, si c’est un avocat, il ne peut pas être autorisé à défendre qui que ce soit, si c’est un notaire, les documents rédigés par lui sont sans valeur et condamnés avec leur auteur condamné et en semblables matières, nous commandons de même d’être observé. Si toutefois il s’agit d’un clerc, qu’il soit déposé à de chaque office et bénéfice, en sorte que plus grande est la faute plus grande soit la peine. Si certains refusent d’éviter ces personnes après qu’elles ont été signalées par L’ÉGLISE [Postquam ab Ecclesia denotati fuerint], qu’ils soient punis avec la sentence d’excommunication jusqu’à ce qu’ils fassent la satisfaction appropriée. Les prêtres ne doivent pas, bien sûr, donner les sacrements de l’Église à ces personnes pestilentielles, ni leur donner une sépulture chrétienne … »

Lors de la lecture dans son contexte on peut clairement voir que le clerc mentionné n’était pas un hérétique, mais un croyant qui a été excommunié pour en quelque sorte aider un hérétique. Toutefois, Peter et Michael Dimond présentent le décret de la manière suivante sur leur site : «En outre, nous déterminons de soumettre à l’excommunication les croyants qui reçoivent, défendent ou SOUTIENNENT LES HÉRÉTIQUES […] Si, toutefois, c’est un CLERC …»

En coupant les informations ci-dessus, et en affirmant qu’il se réfère aux hérétiques, Peter fait croire aux gens au sujet du clerc dont parle le Concile qu’il est hérétique et que l’obligation d’éviter le prêtre est livré avec une déclaration : « Si chacun refuse d’éviter de telles personnes après QU’ELLES ont été signalées par l’Église, qu’ils soient punis avec la sentence d’excommunication jusqu’à ce qu’ils fassent la satisfaction appropriée ».

Voyez-vous comment clairement les Dimond ont perverti le sens de ce concile ? Les Dimond et les autres hérétiques veulent qu’il parle des hérétiques, car cela convient à leur but d’aller vers d’autres hérétiques pour les sacrements, mais n’importe qui, sauf un menteur, peut voir qu’il ne parle pas d’un hérétique, mais de croyants «qui reçoivent, défendent ou soutiennent les hérétiques».

Ajout propre :

Texte décrets ou décrétales 234, Concile de Latran IV, Constitution 3 Les hérétiques : «Quant à ceux [les croyants] qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent et les soutiennent, nous les décrétons frappés d’excommunication  […] S’il est clerc, il sera déposé de tout office et bénéfice, en sorte qu’une punition plus lourde soit exercée pour celui dont la faute est plus grande. Si certains ne se préoccupaient pas d’éviter de tels hommes après qu’ils ont été dénoncés par L’ÉGLISE, ils seront frappés d’excommunication jusqu’à satisfaction idoine [appropriée]. Les clercs ne donneront pas les sacrements de l’Église à de tels pestiférés ; ni ne leur donneront une sépulture chrétienne …» Fin d’ajout propre

Il y a deux principaux points importants à comprendre ici.

Le premier point est que soutenir, défendre ou accueillir des hérétiques ne sont pas de mauvaises actions en elles-mêmes, mais plutôt de bienfaisance si elles sont faites correctement. Le deuxième point est que le croyant peut être de bonne foi concernant les hérétiques. Aider un hérétique ne signifie pas nécessairement que la personne soit en accord avec l’hérétique ou que lui-même soit un hérétique ou qu’il savait même qu’il aidait un hérétique. C’est pourquoi le Concile déclare ces personnes comme des «croyants», qui «accueillent, défendent ou soutiennent des hérétiques … » De toute évidence, on ne peut pas déclarer quelqu’un hérétique jusqu’à ce qu’on ait la preuve que cela est vrai.

Il existe de nombreux exemples que l’on pourrait donner pour montrer qu’un croyant qui accueilledéfend ou même soutient des hérétiques, n’est pas hérétique lui-même.

  1. Un  croyant peut-il recevoir un hérétique dans sa maison dans le but de le convertir ? Bien sûr, il le peut !
  2. Pour la même chose, un croyant peut-il de bonne foi et par charité avoir de la compassion pour un hérétique qui n’a pas les moyens de se soutenir financièrement lui-même ou sa famille ? Absolument ! (Le croyant doit, bien entendu, s’il est au courant de l’hérésie de cette personne, souhaiter utiliser cette charité ou ce soutien comme une carotte ou incitatif pour amener l’hérétique, le schismatique ou l’apostat de nouveau dans l’église)
  3. Et, un croyant peut-il être dans l’hérésie matérielle sur la doctrine de l’Église et sans le savoir, défendre la position hérétique d’un hérétique ? Absolument !

Comme nous pouvons le voir ici, ces mesures prises par ce croyant ne seraient ni hérétiques, ni schismatiques, mais de bienfaisance si elle sont faites de bonne foi. Un croyant peut donc faire le bien envers les autres sans même comprendre qu’il pourrait effectivement causer des dommages ou donner plus de scandale. C’est pourquoi, selon le dit Concile, ils (ceux qui soutiennent, etc.) ne sont à éviter qu’après avoir été signalés par l’Eglise, et que leur véritable intention a été révélée.

C’est pourquoi il est extrêmement malhonnête que Peter utilise le IVème Concile du Latran comme argument pour recevoir obstinément la communion ou la confession d’un prêtre hérétique, parce que le Concile n’enseigne clairement pas cela. Parce qu’on soutient un hérétique ne veut tout simplement pas dire que l’on soit un hérétique, comme le dit Peter en étant en-dehors. Le Concile ne les a même pas défini comme hérétiques, et pourtant, Peter a le culot de les appeler hérétiques de sa propre autorité ? Il est en effet très triste et révoltant de voir un homme s’élever si haut, écrasé sans aucun problème.

 

Peter tient obstinément son erreur sur le quatrième concile du Latran – Frappé avec l’épée de l’anathème

Entre 19:52-22:40 dans le débat, et encore autour de 55:00

Peter commence son argumentation en citant la déclaration du Concile de Latran IV contre les hérétiques présumés, en disant : «Que ces personnes sont à éviter par tous jusqu’à ce qu’elles aient fait une satisfaction équitable suffisante», dans une tentative de faire valoir que l’obligation d’éviter est enjointe seulement contre ceux qui ont été déclarés. Il dit que le terme «frappé avec l’épée d’anathème» signifie une déclaration formelle, ce qui est vrai dans ce cas, mais il porte alors la question plus loin en disant que la déclaration doit être appliquée aux hérétiques individuels eux-mêmes, avant que le précepte de les éviter s’installe.

Il est vrai que ceux qui ne sont pas hérétiques dans de nombreux cas doivent être déclarés formellement avant que le précepte de les éviter s’installe. Mais Pierre se trompe quand il applique à cette nécessité une déclaration (contre des suspects) pour les hérétiques individuels eux-mêmes parce que les hérétiques n’ont pas besoin de déclaration car ils sont déjà automatiquement excommuniés par la loi divine ! Non seulement cela, mais comme tout le monde peut le voir par soi-même, ce décret se réfère seulement aux hérétiques présumés et non aux individus réellement hérétiques :

Quatrième Concile de Latran : «Ceux qui se trouvent suspects d’hérésie doivent être frappés par l’épée d’anathème, à moins qu’ils prouvent leur innocence par une satisfaction appropriée, eu égard aux motifs de soupçon et au caractère de la personne. Ces personnes sont à éviter par tous jusqu’à ce qu’ils aient fait la satisfaction adéquate».

Le faux argument de Peter est également contraire aux décrets de l’Eglise. Pour commencer, le décret du quatrième Concile de Latran qui s’y réfère (et qui se réfère aux individus qui sont hérétiques) commence de la façon suivante :

«Nous excommunions et anathématisons toute hérésie qui s’élève contre cette sainte foi, orthodoxe et catholique que nous avons exposé ci-dessus. Nous condamnons tous les hérétiques, quels que soient leurs noms».

Deux choses doivent être indiquées ici. La première est que cette solennelle condamnation ex cathedra s’adresse à «tous les hérétiques, quels que soient leurs noms». En d’autres termes, cela comprend à la fois des hérétiques et des hérétiques qui n’ont jamais été poursuivis par la loi, et qui peut-être même ne sont pas encore connus pour l’Église comme formellement condamnés. Deuxièmement, c’est comme une déclaration formelle que vous pouvez toujours réclamer. Ce n’est pas une condamnation d’une personne en particulier, mais c’est en effet une déclaration officielle contre «toute hérésie» et «tous les hérétiques». Par ce décret (et bien d’autres), sans parler de la loi divine, ils ont tous été frappés par l’épée de l’anathème.

Pour de plus amples preuves, nous citons l’autorité de l’Eglise une fois de plus :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, ex cathedra : «L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par toute personne, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : Pour quelqu’un qui est factieux, après l’avoir repris une ou deux fois, ne plus rien avoir à faire avec lui, sachant qu’une telle personne est perverti et pécheresse, il est auto-condamné ».

Ajout propre :

Texte décrétales 110 : Pape Vigiledeuxième concile de Constantinople, 553, (décrétales 110) ex cathedra : «Même si un impie [comme l’hérétique] n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)». Fin d’ajout propre

Dans la citation ci-dessus, il est évident que l’obligation d’éviter les hérétiques n’a absolument rien à voir avec le fait ou non que l’hérétique ait été officiellement condamné, mais tous les hérétiques doit être évités, et le pape se réfère en cela à l’autorité de l’Apôtre. Encore une fois, notez que le pape Vigile stipule explicitement, «même s’il n’a pas été formellement condamné», puis réitère l’enseignement des apôtres d’éviter une telle personne. On ne pouvait pas demander un enseignement plus explicite qui réfute clairement la folie hérétique et schismatique des Dimond.

Pierre dit autour de 22:26-22:36 que «frappé avec l’épée de l’anathème est un terme utilisé pour une peine déclarée au premier concile du Latran, Canon # 20». Si cela est vrai, le premier concile du Latran n’a pas fait allusion à des hérétiques, mais à des pécheurs qui ont fait des violations ou des crimes de toutes sortes. C’est donc une preuve supplémentaire que la personne n’est pas excommuniée par le décret ecclésiastique sauf s’il y a preuve d’hérésie ou de crime.

Premier Concile du Latran (1123), Canon # 20 : «Ayant à l’esprit les exemples des traditions des pères, et pour remplir le devoir de notre charge pastorale, nous décrétons que les églises et ce qui leur appartient, les personnes et les biens, à savoir les clercs, les moines et leurs frères convers, ainsi que ceux qui viennent prier et ce qu’ils apportent avec eux, doivent être sous protection et ne pas être lésés. Si quelqu’un ose agir contrairement à cela et après avoir reconnu sa vilenie, n’a pas correctement fait amende honorable en l’espace de trente jours, qu’il soit banni des limites de l’église et soit frappé par l’épée de l’anathème».

Pierre demanda à Elias à 21:26 min. s’il croyait que le terme «Que ces personnes sont à éviter par tous jusqu’à ce qu’elles aient fait une satisfaction équitable suffisante» traite des individus non déclarés ou des gens déclarés. La réponse d’Elias fut : «On parle évidemment de non déclarés, que ceux-ci devraient être évités » (21:36-21:46). Elias a bien sûr pensé que Pierre parlait des hérétiques et a évidemment répondu par cette prémisse puisque c’était tout le sujet du débat. Cependant c’est Elias qui n’allait pas ici parce que ces suspects d’hérésie que le concile visait ont eu une sentence prononcée contre eux (pour suspicion d’hérésie). S’ils n’avaient pas été déclarés, nous ne connaîtrions pas l’obligation de les éviter. Car n’être qu’un suspect d’hérésie non déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée.

Même de nombreux saints et pieux laïques ont eu une suspicion d’hérésie contre eux-mêmes, mais ils n’étaient pas connus ou obstinés parce qu’ils n’étaient pas hérétiques. Ils n’ont pas eu à éluder ou à se cacher des autorités, parce qu’ils n’étaient pas hérétiques. Et quand ils ont été appelés pour être questionnés par l’inquisition ou par d’autres juges compétents qui souhaitaient se pencher sur les accusations et savoir s’ils étaient coupables ou non, ils les ont respectés et se sont présentés de la manière appropriée et au moment opportun, prouvant ainsi leur innocence.

Les reines du Sabbat, Partie III, question XIX : «Car le Canon (cap. Excommunicamus [Grégoire IX, 1231]) dit : Ceux qui ont été trouvés reposer sous un soupçon probable … à moins qu’ils soient frappés par l’épée de l’anathème [pour suspicion] … ils doivent prouver leur innocence par une satisfaction appropriée, comme une digne satisfaction à la vue de tous les hommes. Et s’ils continuent à s’obstiner dans leur excommunication [pour suspicion d’hérésie] pour la période d’une année, ils doivent être totalement condamnés comme hérétiques».

Si une personne ne se présentait pas à une enquête pour soupçon d’hérésie, ou si au cours de l’enquête, elle refusait de prouver son innocence par obstination ou fraude, alors seulement la peine «frappés par l’épée de l’anathème, à moins qu’ils prouvent leur innocence par une satisfaction appropriée» suivait. Cette sanction n’est toutefois pas encore une déclaration d’hérésie, mais seulement une phrase déclarée de suspicion d’hérésie, et cette personne n’a pas encore été déclarée comme hérétique car cette personne n’est pas encore connue pour être hérétique.

Le pape Innocent III y fait allusion dans le IVème Concile du Latran, Constitution 3 sur les hérétiques :

«S’ils persistent dans l’excommunication [pour suspicion d’hérésie] pendant un an, ils doivent être condamnés comme hérétiques».

Mais si la personne en question était connue comme hérétique avant l’enquête, ou s’il était avéré qu’elle était hérétique obstinée pendant l’interrogatoire, alors elle ne serait pas simplement suspecte, mais serait en fait une véritable hérétique qui ensuite doit être évitée pour des raisons religieuses. Cela serait vrai même si l’hérétique n’avait pas encore été déclaré par l’Église, comme dans le cas de Martin Luther, la reine Elizabeth, et de nombreux autres hérétiques.

Quatrième Concile de Latran : «Ceux qui se trouvent suspects d’hérésie … [Après qu’ils aient été excommuniés pour leur suspicion d’hérésie] Que ces personnes sont à éviter par tous jusqu’à ce qu’elles aient fait la satisfaction adéquate».

Maintenant, si même ceux qui sont simplement déclarés comme suspects d’hérésie doivent être évités par tout le monde, combien plus doivent être évités tous les hérétiques connus, même non déclarés, en raison de leur excommunication automatique ?

 

Peter sur le quatrième Concile du Latran, Constitution 3 sur les hérétiques

Débat «Sacrements des hérétiques non déclarés» – Les citations importantes

Peter Dimond : «Je vais fermer cette partie sur le quatrième Concile de Latran, en soulignant comment les schismatiques radicaux, manquant de toute réponse convaincante aux faits dévastateurs que nous venons de couvrir, sont obligés de multiplier leurs arguments pertinents. Ils re-citent le passage suivant (vrai) à partir du même décret, même si c’est totalement indifférent à la question précise dont nous discutons. Pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 3 sur les hérétiques : «Nous excommunions et jetons l’anathème sur toute hérésie qui s’élève contre cette sainte foi, orthodoxe et catholique que nous avons exposé ci-dessus. Nous condamnons tous les hérétiques, quels que soient les noms qu’ils peuvent prendre». Ils soulignent que cela condamne infailliblement tous les hérétiques automatiquement, sans déclaration, peu importe sous quels noms ils sont. C’est vrai, et complètement hors de propos. Soit ils mentent ou ils n’ont toujours pas compris la distinction entre : 1) le fait que les hérétiques peuvent être rejetés comme non-catholiques sans déclaration, et 2) l’obligation absolue d’éviter un hérétique dans tous les cas dans le droit ecclésiastique de l’Église qui vient avec la «déclaration» de l’Église ou «désignation», ou si l’hérétique est tellement connu qu’il ne peut pas dissimuler son crime en droit. Le # 2 est la question en discussion – pas le n° 1, et, comme les passages ci-dessus le montrent clairement, le quatrième Concile de Latran enseigne clairement que les hérétiques, ainsi que ceux suspects d’hérésie et des croyants qui défendent les hérétiques, sont à éviter en conformité avec la déclaration de l’Eglise, ou si le crime de quelqu’un est tellement connu qu’il ne peut pas être caché dans la loi».

Tout d’abord, le droit ecclésiastique de l’Église que Peter a mentionné ne traite pas des hérétiques en ce qui concerne les devoirs religieux (car cela est décidé par la loi divine), mais traite plutôt spécifiquement des affaires séculières. Ce sont les lois ecclésiastiques de l’Église qui, dans une nécessité, décident à quel moment et dans quelle mesure il est permis de travailler chez un hérétique, suivre les ordres d’un hérétique, ou parler avec les hérétiques, etc. Ce sont les lois ecclésiastiques de l’Eglise qui décident s’il est licite de faire des affaires avec un hérétique, s’il est permis de prendre leur propriété ou non, s’il est juste de les expulser de leurs terres ou non, et s’il est permis de les mettre à mort ou non, etc. Saint Thomas d’Aquin se réfère à ceci :

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, deuxième partie de la deuxième partie, Q. 11, art. 3 : «… après quoi, s’il est encore tenace, l’Église n’espérant plus sa conversion … le remet au tribunal séculier pour être exterminé ainsi du monde par la mort».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, deuxième partie de la deuxième partie, Q. 66, art. 8 : «Je réponds que, la rapine implique une certaine violence et la coercition employée pour prendre injustement à un homme ce qui est sien. Or, dans la société humaine aucun homme ne peut exercer de contrainte que par l’autorité publique, et, par conséquent, si un particulier qui n’a pas l’autorité publique, prend par la violence la propriété de l’autre, il agit illégalement et commet un vol, comme le  font les cambrioleurs. … Il faut répondre au 2. Les incroyants possèdent leurs biens injustement dans la mesure où ils sont commandés par les lois des princes de la terre de confisquer ces biens. C’est pourquoi ceux-ci peuvent leurs être pris violemment, non pas en privémais par l’autorité publique».

Les lois ecclésiastiques ne traitent donc pas de la question précise d’être en communion religieuse avec les hérétiques ou de recevoir les sacrements de leur part parce que les devoirs religieux relèvent d’autres lois, qui sont des lois divines et dogmatiques qui sont immuables. Le pape Léon XIII se réfère à cela sur l’autorité des Pères de l’Église :

Le pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir à l’extérieur de la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui s’éloigne le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

 

Deuxièmement, Peter semble ignorer commodément le fait que le Concile de Latran IV a non seulement condamné tous les hérétiques, mais également tous ceux excommuniés, et a fait une déclaration contre eux tous, précisément pour que nous puissions avoir connaissance de les éviter.

Le pape Innocent III, quatrième Concile de Latran, Constitution 3, sur les hérétiques : « NOUS EXCOMMUNIONS et jetons l’anathème sur toute hérésie qui s’élève contre cette sainte foi, orthodoxe et catholique que nous avons exposé ci-dessus. Nous condamnons tous les hérétiques, quels que soient les noms qu’ils peuvent prendre».

Et oui, ainsi tous les hérétiques connus sont infailliblement excommuniés par le présent décret et mis à l’extérieur de la communion de l’Église, nous péchons si nous entrons sciemment en communion avec eux malgré l’interdiction de l’Église, qui vient d’être exposée ci-dessus.

Une excommunication automatique n’est pas faite seulement pour le spectacle sans que rien ne se passe réellement pour l’individu qui est excommunié. Voici une proposition faite par l’Eglise condamnant juste une telle affirmation :

Le pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 : «47. «De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, soit pour excommunication ou suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» n’ont aucune autre force que celle d’une menace grave sans aucun effet réel – fausse, téméraire, pernicieuse, injurieuse à la puissance de l’Église, erronée».

 

Troisièmement, Peter soutient que le Concile de Latran IV enseigne que les hérétiques ont besoin d’une déclaration, avant qu’ils doivent être évités. Peter fonde cette conclusion sur le fait que les croyants, qui accueillent, défendent ou soutiennent des hérétiques (et qui ne sont pas connus comme des hérétiques), ont besoin d’une déclaration avant d’être évités. Peter prétend que ces gens qui ne sont pas connus comme des hérétiques, en fait, sont des hérétiques, et que le Concile nous a ordonné de rester éloignés de ces «hérétiques» seulement après la déclaration.

Cependant, Peter ne se contente pas simplement de déchirer l’ensemble du Concile du contexte de cette façon, mais il fait également mentir notre position d’une manière qui est tout à fait malhonnête. Notez le gras, l’italique et le soulignement ci-dessous.

Peter Dimond, Débat «sacrements des hérétiques non déclarés» – Les citations importantes : «Leur réponse centrée sur le fait que le passage en question mentionne « les croyants qui accueillent, défendent ou soutiennent des hérétiques ». Ils ont dit que nous avions trompé les gens parce que « les croyants qui accueillent, défendent ou soutiennent des hérétiques » ne sont pas nécessairement les hérétiques. (Soit dit en passant, c’est seulement dans ce cas qu’ils disent que ceux qui «défendent et soutiennent des hérétiques» ne sont pas hérétiques. Dans tous les autres cas, ils dénonceraient rapidement ces personnes comme des hérétiques). Ils ont fait valoir que si le Concile enseigne que les croyants qui accueillent, défendent ou soutiennent des hérétiques ne doivent pas nécessairement être évités jusqu’à ce qu’ « ils ont été déclarés par l’Église », les hérétiques doivent être évités sans une déclaration. Dans une tentative pour renforcer leur position, ils ont souligné dans une autre partie du même décret, ces «suspects d’hérésie».

Donc, non seulement Peter prétend malicieusement et bassement que nous et d’autres aurions certainement dénoncé d’autres personnes comme des hérétiques pour simplement soutenir ou défendre les hérétiques, il va même jusqu’à prétendre que c’est le seul exemple dans lequel nous condamnerions peut-être des personnes innocentes comme des hérétiques sans d’abord acquérir une preuve pour savoir si cette accusation est vraie ou pas !

Peter Dimond prétend qu’ils sont hérétiques Le pape Innocent III dit qu’ils sont croyants
«Si, comme les schismatiques radicaux le disent, c’était l’enseignement de la loi divine que l’on ne peut jamais recevoir la communion (ou être présent à la messe) de QUELQU’UN que l’on connaît être hérétique, le Concile de Latran IV n’aurait pas légiféré comme il l’a fait. Il aurait voulu que l’on doive éviter de telles personnes et des clercs dès que l’on connaît qu’ils accueillent, défendent ou soutiennent les hérétiques. Il n’aurait pas dit «après qu’elles ont été signalées par l’Église» … cela détruit la position schismatique de ceux qui condamnent notre position parfaitement catholiqueCela enfonce un clou dans le cercueil du mythe selon lequel c’est un «dogme» ou le cadre de la «loi divine» qu’un catholique ne peut jamais assister sciemment à la messe, ou recevoir la communion d’un hérétique non déclaré». «De plus, nous déterminons de soumettre à l’excommunication les CROYANTS qui reçoivent, défendent ou soutiennent les hérétiques … Si certains refusent d’éviter ces personnes après qu’elles ont été signalées par l’église [après enquête de l’Eglise], qu’ils soient punis avec la sentence d’excommunication jusqu’à ce qu’ils fassent la satisfaction appropriée».

Comme nous pouvons le voir ici, l’Eglise devrait d’abord faire une enquête sur les actes de la personne soupçonnée ou accusée avant de la condamner comme hérétique, mais Peter ne le ferait pas.

Seules l’obstination, la mauvaise volonté et la fierté peuvent conduire une personne à tomber dans une telle position erronée, contradictoire et peu charitable comme celle dans laquelle Peter Dimond est malheureusement tombé. Sa position démoniaque forcerait effectivement les catholiques à condamner comme hérétiques des personnes qui pourraient même ne pas être des hérétiques ! Qui a jamais entendu parler d’un enseignement aussi idiot avant ? Combien de saints ne seraient pas contraints de condamner Peter comme hérétique (s’il avait effectivement rempli sa fonction hérétique dans toute son étendue), simplement parce qu’ils ont agi charitablement envers les hérétiques car ils voulaient leur faire du bien et qu’ils pourraient être convertis ? Dieu seul le sait. Et puis, il a le culot de dire ceci : «Franchement, cela détruit la position schismatique de ceux qui condamnent notre position parfaitement catholique». La position de Peter, condamnée par un nombre incalculable de saints et d’autres qui sont maintenant dans le ciel, est une position parfaitement hérétique et schismatique.

«Car d’après le jugement selon lequel vous aurez jugé, vous serez jugés, et selon la mesure avec laquelle vous aurez mesuré, mesure vous sera faite. » (Matthieu 7, 2)

Peter n’a vraiment pas peur de Dieu ou du jugement dernier quand il fait ces déclarations scandaleuses.

S’il vous plaît, priez pour la conversion de Peter, et envoyez-lui un e-mail pour lui indiquer les informations ci-dessus, dans l’espoir de sa conversion : mhfm1@aol.com

 

L’Église utilise-t-elle le terme «hérétique» à des niveaux différents ?

Entre 25:00-27:36 dans le débat, et sur son site Internet

La position de Peter est que «hérétique» a deux significations différentes, l’une dans ses décrets dogmatiques et une autre dans ses décrets ecclésiastiques. Il affirme que dans les décrets dogmatiques, cela se réfère à tous les hérétiques, mais seulement contre ceux qui sont déclarés pour les sentences ecclésiastiques.

Peter Dimond, Débat «sacrements des hérétiques non déclarés»  – Les citations importantes : «Un point sur lequel j’ai passé quelque temps dans le débat était la distinction entre la façon dont l’Église utilise le terme «hérétique» dans ses décrets dogmatiques et dans son droit ecclésiastique. Nous savons que, conformément à l’enseignement dogmatique de l’Église, toute dissidence d’une autorité doctrinale de l’Église fait des hérétiques, sans aucune déclaration. Cependant, les lois ecclésiastiques de l’Église ont utilisé le terme dans un sens différent. Le cas de Martin Luther est un excellent exemple. En étudiant les bulles papales relatives à Martin Luther, on découvrira qu’il n’était pas considéré comme un hérétique dans le droit ecclésiastique de l’Église jusqu’à ce qu’il ait été déclaré tel. A ce stade, l’obligation absolue pour lui d’être évité a été imposée».

Ce qui ne va pas avec Peter, c’est que l’Église doive d’abord établir une peine ecclésiastique avant d’autoriser les gens à agir licitement contre quelqu’un qui est un hérétique non déclaré, et pour de bonnes raisons. Si la peine ecclésiastique n’existait pas, les fidèles seraient tentés de prendre la loi par leurs propres mains et de chasser les hérétiques ou d’autres catholiques avec lesquels ils ont une querelle, dans ce cas, ils pourraient dire : «Eh bien, c’est un hérétique !» Alors les prononciations ecclésiastiques ne permettent pas d’agir contre les hérétiques temporellement sauf s’ils ont été marqués par l’Église.

Mais étendre cela et dire que l’on peut prier ou communier avec les hérétiques qui ne sont pas déclarés est de la folie gratuite.

L’argument de Peter est que le pape Léon X, dans Exsurge Domine, a condamné Martin Luther, un hérétique qu’il avait précédemment toléré, et que pour une raison quelconque cela soutient son idée selon laquelle on peut participer à des sacrements avec les hérétiques.

Mais c’est complètement absurde. Ce n’est pas la déclaration de l’Église qui condamne et interdit à un homme qui est hérétique de donner ou de recevoir les sacrements mais la sentence divine d’anathème, comme indiqué dans le deuxième concile de Constantinople :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinopleex cathedra : «L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, après s’être lui-même coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : Comme pour quelqu’un qui est factieux, après l’avoir repris une ou deux fois, ne plus rien avoir à faire avec lui, sachant qu’une telle personne est pervertie et pécheresse, il est auto-condamné».

Ajout propre :

Texte décrétales 110 : Pape Vigiledeuxième concile de Constantinople, 553, (décrétales 110) ex cathedra : «Même si un impie [commme l’hérétique] n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)». Fin d’ajout propre

La tolérance d’erreurs (qui est une période de temps d’inaction au nom de l’autorité de l’Église) n’équivaut pas à une licence pour les fidèles de communier avec les hérétiques, mais c’est seulement une période de grâce pour l’hérétique afin de se convertir avant qu’il ne soit temporellement agi contre lui.

Pape Léon X, Exsurge Domine : «Pourtant, avec les conseils de nos frères, en imitant la miséricorde du Dieu tout-puissant qui ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive, et oublier toutes les blessures infligées à nous et au Siège Apostolique, nous avons décidé d’utiliser toute la compassion dont nous sommes capables. C’est notre espoir, autant qu’il est en nous, qu’il connaîtra un changement de cœur en prenant la route de douceur que nous avons proposé en retour et se détournera de ses erreurs. Nous le recevrons aimablement comme le fils prodigue de revenir à l’étreinte de l’Église».

Pape Léon X, Exsurge Domine : «Pour autant que Martin lui-même est concerné, ô bon Dieu, qu’avons-nous oublié ou pas fait ? Quelle charité paternelle avons-nous omis que nous pourrions lui rappeler de telles erreurs ?»

À ce stade, le pape a décidé d’agir contre Martin Luther de sorte que la force temporelle complète de la chrétienté serait exercée sur lui, alors qu’avant cela, le pape espérait qu’il pourrait gagner sa conversion.

Pape Léon X, Exsurge Domine : «C’est pourquoi nous pouvons, sans autre citation ou retard, procéder contre lui à sa condamnation et damnation».

Mais cela ne signifie pas qu’il aurait été permis aux fidèles de communier avec Luther avant cela. Une telle implication signifierait que les hommes sont autorisés à s’exposer à la damnation. Non, si les hommes savaient eux-mêmes qu’il était un hérétique, ils étaient tenus de dénoncer et d’éviter la communion avec Martin Luther, ou quelqu’un d’autre qu’ils savaient être un hérétique. En effet, voici deux citations qui rapportent ce fait :

Pape Alexandre VII, Décrets du 24 septembre 1665 : «Bien qu’il soit évidemment établi par vous que Pierre est un hérétique, vous n’êtes pas tenu de [le] dénoncer, si vous ne pouvez pas le prouver». – CONDAMNÉ

Saint Jean : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison ni même ne lui dites SALUT. Car celui qui lui dit SALUT communique avec ses mauvaises œuvres». (2 Jean 1, 11)

 

La malhonnêteté de Peter sur le cinquième Concile du Latran 

Entre 29:07-30:14 dans le débat, et sur son site Internet

Peter dit que «le Concile de Latran ne déclare pas que vous devez éviter dans tous les sens [totalement] quelqu’un qui sème une hérésie» et que le latin (avant) signifie quelque chose comme «sont sur le point d’être». Il continue d’exposer ce sujet sur son site internet : «Ainsi, le Concile affirme que ceux qui sèment ces fausses assertions sont sur le point d’être ou seront évités et punis comme hérétiques». Cela est souvent traduit par «sera» et il continue dans le débat : «Et ce qu’il dit, c’est qu’ils vont être envoyés à travers les processus pour être jugés, punis et condamnés comme hérétiques et pour être éviter de cette façon. Et oui, vous avez tort, il ne réfute pas notre position. En fait, il met en évidence notre position et contredit la vôtre. Encore faux».

Pape Léon X, cinquième Concile de Latran, 1512-1517, Séance 8, ex cathedra : «Et puisque la vérité ne peut pas contredire la vérité, nous définissons que chaque déclaration contraire à la vérité de la foi éclairée est totalement fausse et nous interdisons strictement que soit permis un autre enseignement. Nous décrétons que tous ceux qui s’accrochent à des déclarations erronées de ce genre, disséminant ainsi des hérésies qui sont totalement condamnées, devraient être [ou, selon la propre interprétation des Dimond, sont sur le point d’être, qu’aucun traducteur que nous connaissons n’a traduit, ainsiLes Dimond utilisent également une traduction plus correcte qui dit seront] évités dans tous les sens et punis comme des hérétiques et des infidèles détestables et odieux qui minent la foi catholique».

Ajout propre :

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Texte Décrétales 605) ex cathedra : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et  Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur, en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrase incomplète d’anathème ou de condamnation]». Fin d’ajout propre.

Nous ne pouvons évidemment éviter les hérétiques seulement après que nous ayons découvert qu’ils sont hérétiques. Tout simplement parce que certains hérétiques seront évités lorsque nous aurons découvert qu’ils sont hérétiques, cela ne signifie pas que l’on pouvait avoir communiqué avec eux ou reçu les sacrements d’eux si on savait qu’ils étaient coupables. Voici un bon exemple illustrant ce fait : Si je vous disais d’éviter le péché ou que vous éviterez le péché, cela signifierait-il que vous pourriez avoir péché avant ou que vous avez péché avant ? Bien sûr que non. Cela signifie seulement que vous devez rester à l’écart du péché, non pas que vous pourriez avoir péché avant. C’est tout ce que dit la citation.

Il n’y a pas un seul traducteur qui ait jamais traduit le texte par «sont sur le point d’être évités», mais certains traducteurs traduisent par «devraient être évités», «seront évités» ou «doivent être évités», en référence à un événement qui doit se produire dans le futur.

L’Eglise n’a pas même dit une fois dans son histoire de 2000 ans, que l’on doive seulement éviter certains hérétiques en communion religieuse après une déclaration officielle. En fait, elle a toujours affirmé exactement le contraire, comme nous l’avons prouvé. Même Peter admet que les hérétiques notoires doivent être évités pour les choses religieuses, sans aucune déclaration officielle, et que de nombreux hérétiques avant celle-ci pouvaient déjà être évités sans aucune déclaration officielle.

L’individu hérétique sera effectivement évité, puni et a évité lorsque nous avons (aurons) découvert qu’il est un hérétique, mais comme le pape Innocent III l’a officiellement déclaré dans le IVème Concile du Latran :

«Nous excommunions et jetons l’anathème sur toute hérésie qui s’élève contre cette sainte foi catholique et orthodoxe que nous avons exposé ci-dessus. Nous condamnons tous les hérétiques, quels que soient les noms qu’ils peuvent prendre», et le pape Vigile a infailliblement indiqué dans le deuxième concile de Constantinople : « L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par n’importe quel individu … après l’avoir repris une ou deux fois, ne plus rien avoir à faire avec lui».

Tous les hérétiques ont été frappés par l’épée de l’anathème. Dès que vous savez qu’ils sont hérétiques (en les ayant exhortés une ou deux fois), vous devez les éviter.

Donc, même si le Cinquième concile de Latran, devait être interprété comme Peter le fait, cela prouve encore notre position.

Peter continue à élaborer ce sujet sur son site :

Peter Dimond, Débat «sacrements des hérétiques non déclarés» – Les citations importantes : «Sans même entrer dans un examen du latin (qui expose leur erreur), quelqu’un qui a un véritable sens catholique (un attribut que les schismatiques ne possèdent pas) doit avoir détecté la faiblesse de leur affirmation. Comment l’Église peut définir dogmatiquement que quiconque ne souscrit pas à la vérité catholique doivent être évités dans tous les sens ? Les déclarations dogmatiques n’admettent aucune exception. Si c’était un dogme, l’Église n’aurait jamais permis à un hérétique de baptiser, elle n’aurait jamais approuvé les mariages mixtes, elle n’aurait jamais approuvé l’approche d’un hérétique pour la confession dans une nécessité [C’est un mensonge direct. L’Eglise n’a jamais approuvé l’approche d’hérétiques pour le sacrement de la Pénitence, donc Peter ne peut pas citer tout ce qui est d’accord avec lui], il aurait fallu que les catholiques ne communiquent jamais dans les affaires intérieures avec les membres de familles hérétiques, etc. Pour ces raisons, la compréhension de la citation par les schismatiques aurait dû être rejetée d’emblée. S’ils avaient un sens catholique, ils auraient reconnu que le passage ne veut pas dire ce qu’ils aimeraient qu’il signifie».

Peter a tout à fait tort quand il dit que les déclarations dogmatiques n’admettent pas d’exceptions. Tout cela est certainement vrai dans presque tous les cas, il y a parfois des exceptions à des décrets qui ne sont jamais mentionnées. Un exemple illustrant ce fait serait la notion d’«hérésie matérielle». Les déclarations dogmatiques ne mentionnent jamais quoi que ce soit au sujet de l’hérésie matérielle dans ses décrets ou affirment que «si quelqu’un niait sans le savoir ce dogme, il ne serait pas anathématisé». Prenez le dogme suivant sur l’Immaculée conception comme exemple parfait de ceci :

Pape Pie IX, Ineffabilis Deus, 1854 : «Nous déclarons, prononçons et définissons que la doctrine qui tient que la bienheureuse Vierge Marie, dans un premier temps de sa conception, par une grâce et un privilège accordé par Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, le Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel, est une doctrine révélée par Dieu et donc doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles. Par conséquent, si quelqu’un osait – qu’à Dieu ne plaise ! – penser autrement que comme il a été défini par nous, qu’il sache et comprenne qu’il est condamné par son propre jugement ; qu’il a fait naufrage dans la foi, qu’il s’est séparé de l’unité de l’Eglise ; et que, en outre, par sa propre action, il encourt les sanctions prévues par la loi s’il devait oser exprimer par des mots ou par écrit ou par tout autre moyen extérieur les erreurs qu’il pense en son cœur».

Devons-nous croire que ce dogme signifie que les gens peuvent ne pas savoir, et sans le nier, par là même devenir hérétiques … si, comme le dit Peter, les dogmes n’admettent pas d’exceptions ? Bien sûr que non ! Peter sait que même si ce dogme n’a jamais mentionné l’idée d’hérésie matérielle, il est néanmoins vrai que les gens peuvent être dans l’erreur innocemment sur un dogme et rester catholique. Peter admet explicitement ce fait ailleurs sur son site :

Peter Dimond, Pourquoi Jean-Paul II n’était pas le Pape – une présentation complète : «Hérétique matériel est un terme utilisé par les théologiens pour décrire une errance catholique de bonne foi en ce qui concerne certains enseignements de l’Église, qui n’ont pas été niés délibérément. La seule façon dont on peut être un «hérétique matériel», c’est d’être sans savoir que la position qu’on occupe est contraire à l’enseignement de l’Eglise. Une telle personne changerait sa position immédiatement après avoir été informée de l’enseignement de l’Eglise sur la question. Ainsi, un soi-disant «hérétique matériel» n’est pas un hérétique du tout, mais plutôt un catholique confus qui ne nie rien de ce dont il sait que l’Église a enseigné».

Donc, cela montre une fois de plus combien Peter ne croit même pas à l’argument qu’il utilise, car il sait et admet même que certaines exceptions existent, comme l’hérésie matérielle, même si les dogmes n’en ont jamais parlé.

Cependant, Peter a absolument raison quand il dit que nous n’avons pas à éviter un hérétique dans tous les sens [totalement] ou dans toute situation tant que l’Église n’est pas opposée, comme épouser un hérétique (avec l’accord explicite de l’Eglise), ou, dans une nécessité, travailler sous/avec les hérétiques, ou recevoir les commandements laïcs d’hérétiques, ou d’être obligé d’aller à l’école avec les hérétiques, ou d’être obligé de parler avec les hérétiques par nécessité, ou tout simplement vivre avec des membres hérétiques de la famille, etc. Toutes ces pratiques sont autorisées, mais c’est tout.

L’Église ne nous force pas à éviter les hérétiques lorsque ni l’hérétique, ni le récepteur d’un sacrement ne commet un péché, mais seulement quand les hérétiques agissent en opposition aux lois de l’Eglise et commettent le péché en consacrant les sacrements. Pourquoi ? Parce que toute personne qui s’associe avec les hérétiques ou reçoit un sacrement d’un prêtre en opposition directe avec les lois de l’Église, l’aiderait dans son péché (par son association) et, en conséquence de cela, contribuerait à augmenter ce que les personnes devront endurer comme tourment éternellement en enfer ! C’est vraiment maladif et abominable d’être partie prenante de cela pour aider à augmenter le péché et la punition d’une autre personne qu’elle aura à supporter et comptée au jour du jugement pour l’éternité !

Demandez-vous, cher lecteur, est-ce la charité qui est la cause des péchés et sacrilèges mortels de quelqu’un d’autre ? Est-ce la charité la cause réelle de l’éternel tourment que quelqu’un d’autre souffrira pour l’éternité ? Est-ce que votre «nécessité» de vouloir les sacrements justifie que des péchés mortels ou sacrilèges soient produits ? Négatif. Ainsi, non seulement vous agissez peu charitablement envers le prêtre qui commet un péché mortel et le sacrilège en votre nom et avec votre approbation, mais vous acceptez aussi et êtes en accord avec la profanation du prêtre du vrai Corps et Sang de notre Seigneur quand vous êtes là pour le recevoir de lui. Vous êtes donc partie prenante et coupable de ce péché contre notre Seigneur.

Le seul sacrement qui est absolument nécessaire pour le salut est le sacrement du baptême. Et c’est pourquoi l’Église a permis qu’il soit reçu d’hérétiques sans péché. Tous les autres sacrements sont bénéfiques bien sûr, mais personne ne manquera aucunes grâces quand il n’y a pas d’Église non-hérétique pour y assister. Beaucoup de gens se trompent malheureusement avec ce faux argument, affirmant qu’ils ne peuvent pas recevoir autant de grâce s’ils ne reçoivent pas les sacrements, comme si Dieu était impuissant à donner encore plus de grâces sans les sacrements ou quand ils ne sont pas disponibles. Tous les saints qui étaient des ermites ou anachorètes, qui vivaient sans les sacrements pour de longues périodes de temps, bien sûr, réfutent cet argument.

Ajout propre :

Saint Benoît est resté trois ans dans la grotte de Subiaco, et y recevait sa nourriture par une corde. Péchait-il en n’assistant pas à la Messe, et en aurait-il reçu moins de grâce ? Non. Faisait-il ici la volonté de Dieu ? Oui car c’est Dieu qui l’avait appelé à vivre ainsi. Bien sûr, tout chrétien n’est pas appelé par Dieu à vivre ainsi, mais c’est un exemple parmi de nombreux autres qui prouvent que la grâce est donnée par Dieu en dehors des sacrements par état de vie ou par nécessité. Fin d’ajout propre.

 

Argument du mariage mixte de Peter totalement anéanti

Entre 30:23-32:40 dans le débat, et sur son site Internet

Ce n’est que très brièvement dans le débat que Peter a soulevé le sacrement du mariage, les mariages mixtes pour être exact, comme exemple de «permission» par l’Eglise pour communier sacramentellement avec les hérétiques. Peter a également soulevé l’argument du mariage mixte sur son site web, et il est tout à fait confiant en cet argument. Mais comme d’habitude, ses mensonges seront confondus une fois de plus.

Peter Dimond, Débat «sacrements des hérétiques non déclarés» – Les citations importantes : «Dans le débat avec Éli, j’ai évoqué le fait que l’Église a permis les mariages mixtes. Alors que l’Église ne recommande pas les mariages mixtes – elle les décourage activement – c’est un fait que les mariages entre les catholiques et les hérétiques ont été approuvés par les papes à certaines occasions. En plus d’autres points, ce fait est fatal pour l’argumentation des schismatiques radicaux. C’est parce qu’ils estiment que communiquer sciemment dans un sacrement avec un hérétique est nécessairement communiquer avec le péché de l’hérétique. Ils l’assimilent à une maladie contagieuse qui se transmet par contact : Si vous la recevez sciemment de quelqu’un d’infecté, vous obtenez la maladie. Cette ligne d’argumentation, tout en faisant appel aux émotions, est complètement fausse, et elle est réfutée par la réalité des mariages mixtes. C’est pourquoi les schismatiques radicaux deviennent extrêmement mal à l’aise quand ils commencent à discuter des mariages mixtes …

«Les schismatiques radicaux n’ont pas de réponse pour la réalité des mariages mixtes et l’approbation passée de l’Église entre eux. Leur seul recours est de déformer malhonnêtement la question. Dans le débat, Éli a posé le sujet et a fait valoir que l’Eglise n’a jamais approuvé d’aller à un ministre hérétique pour le mariage. C’est bien sûr vrai, mais complètement hors de propos. Cela n’a rien à voir avec la question. Nous reconnaissons que l’Église n’a pas approuvé d’entrer dans une église non-catholique ou de chercher un ministre non catholique pour assister au mariage. Le fait est que dans le mariage les deux personnes échangent le sacrement entre elles, et donc, dans un mariage mixte, le catholique échange le sacrement avec un hérétique».

Remarque : lorsque Peter admet ci-dessus qu’il n’est jamais permis à un catholique d’aller à un ministre hérétique afin qu’il puisse être un témoin du mariage, il enterre sa propre position. Toute l’argumentation de Peter s’écroule simplement dans le néant parce que la position de Peter est que nous pourrions aborder un MINISTRE HÉRÉTIQUE afin d’entendre sa messe et recevoir ses sacrements.

Dans sa malhonnêteté, Peter omet également de souligner la différence majeure entre l’argument du mariage mixte et celui de recevoir les sacrements d’un ministre hérétique. La principale différence entre les deux est que dans l’argument du mariage mixte, non seulement il est permis avoir lieu par l’Eglise, et aucun péché mortel n’est commis par quiconque, ni par le prêtre, ni par les laïcs, tant qu’il est explicitement approuvé par l’Église et aussi longtemps qu’il se déroule devant un ministre catholique. Cependant, chaque fois qu’une personne reçoit un sacrement d’un ministre hérétique en opposition directe aux lois de l’Église, alors il commet un péché mortel, sauf ignorance l’excusant, et le prêtre commet un péché mortel car il est un hérétique administrant le sacrement en opposition directe des lois de l’Église.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 23, art. 3, réponse au premier, argument 2 : «Le commandement de l’Église concerne directement les questions spirituelles, et les actions légitimes en conséquence : par conséquent, en tenant communion dans le culte divin [avec celui qui est excommunié,] on agit contre le commandement, et on commet un péché mortel 

Peter comprend ces différences car il les signale sur son site Internet tout le temps, mais ici il est tout à coup frappé de la maladie d’amnésie et agit comme si un péché mortel et quelque chose d’autorisé par l’Église étaient la même chose. Même si Peter ne veut pas admettre qu’il commet un péché mortel en approchant un prêtre hérétique connu pour les sacrements, il admet volontiers sur son site Internet que le prêtre commet un péché mortel en lui donnant les sacrements.

MHFM, échanges électroniques : «Cela est vrai même dans le cas des hérétiques mauvais, comme Benoît XVI. Ainsi, la présomption, quand il célèbre la messe en latin, c’est qu’il est valide, même si évidemment il pèche mortellement pour le faire en tant qu’hérétique, et personne ne devrait aller à sa messe en latin parce qu’il est un hérétique notoire».

Peter a également admis que les gens qui sont hérétiques ne peuvent pas recevoir la communion catholique et que l’Eglise ne peut pas leur permettre de recevoir la communion catholique, même en danger de mort.

Peter Dimond : «L’Église ne peut pas changer la loi divine selon laquelle les hérétiques ne peuvent pas recevoir la communion même en danger de mort, que le Concile Vatican II a essayé de changer». (Réponse à Bob Sungenis – l’hérétique se présentant comme «apologiste catholique»)

Par conséquent, Peter sait que sa comparaison avec les mariages mixtes échoue lamentablement car ces autres sacrements ne sont pas autorisés par l’Église à être reçu par des hérétiques, mais il essaie de les comparer de toute façon car il n’a rien d’autre à dire.

Dans le mariage, comme Peter l’a également souligné, les parties contractantes sont les ministres du sacrement, et le prêtre agit seulement en tant que témoin du sacrement qui a lieu entre les parties contractantes.

L’Encyclopédie catholique, vol. 13, «sacrements» (1912) : «Il est maintenant tenu pour certain que dans le mariage les parties contractantes sont les ministres du sacrement, parce qu’ils font le contrat et le sacrement est un contrat élevé par le Christ à la dignité de sacrement (cf. Léon XIII, encyclique « Arcanum », 10 févr. 1880)».

Maintenant, si jamais il y avait un tel enseignement permettant aux catholiques de recevoir tout autre sacrement – outre le sacrement du baptême en cas de nécessité – d’un ministre hérétique ou schismatique, assurez-vous qu’il ait été dogmatiquement défini par l’Église à l’occasion selon Peter dans le débat. Toutefois, cela n’a pas été défini par l’Église et aucune telle citation n’a jamais été avançée par Peter dans le débat ou sur son site internet, car il n’a jamais et il ne sera jamais autorisé aux catholiques de s’approcher sciemment d’un ministre hérétique ou schismatique pour entendre sa messe ou recevoir ses sacrements, sauf pour le sacrement du baptême en cas de nécessité.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Troisième Partie, Q. 82, art. 7 Réponse à l’objection 2 : «Le baptême seul est autorisé à être conféré par les hérétiques et les schismatiques, car ils peuvent licitement baptiser en cas de nécessité, mais en aucun cas ils ne peuvent licitement [sans péché] consacrer l’Eucharistie, ou conférer d’autres sacrements».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Troisième Partie, Q. 82, art. 9 : «Je réponds que, comme on l’a dit ci-dessus, les prêtres, hérétiques, schismatiques, excommuniés, ou même un pécheur, même s’ils ont le pouvoir de consacrer l’Eucharistie, ne font pas un bon usage de celui-ci, au contraire, ils pèchent en l’utilisantMais celui qui communique avec un autre qui est dans le péché, devient participant de son péché».

Pape Pie XI, Mortalium animos : « Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Le pape Léon XIII souligne également qu’une sorte de sacrement de mariage (mais pas le sacrement chrétien plénier de mariage entre individus baptisés) existait depuis le commencement du monde, à la fois parmi les fidèles et même parmi les non-croyants.

Pape Léon XIII, Arcanum, n° 19, 10 février 1880 : «Le mariage a Dieu pour auteur, et a été dès le début une sorte de préfiguration de l’Incarnation de son Fils, et par conséquent, il demeure en lui quelque chose de sacré et de religieux ; non pas étranger, mais inné, ne provenant pas des hommes, mais implanté par nature. Innocent III, donc, et Honorius III, nos prédécesseurs, n’ont pas affirmé faussement ni témérairement que le sacrement du mariage existait déjà parmi les fidèles et les infidèles».

Tous les gens, même les hérétiques et les incrédules, depuis le début des temps, ont échangé une sorte de sacrement de mariage entre autre à la fois validement et licitement, parce que, comme le pape Léon XIII le souligne : «Le mariage a Dieu pour auteur», et évidemment, cela ne peut jamais être un péché de faire ce que Dieu a approuvé avoir lieu, à moins bien sûr qu’on agisse sciemment en opposition directe avec les lois de l’Eglise.

 

En outre, un catholique est seulement autorisé à épouser un hérétique dans les plus strictes conditions, et seulement avec l’approbation de l’Église. Les parties contractantes doivent également avoir convenu d’élever et d’éduquer les enfants dans la religion catholique. Alors Peter a tout à fait raison quand il dit que le péché de communication dans les sacrements avec les hérétiques s’engage lorsque vous le faites malgré l’interdiction de l’Église. L’Eglise interdit de recevoir les autres sacrements de ministres hérétiques, donc, c’est un péché mortel de prétendre recevoir ces sacrements de leur part.

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 : «Jérôme disait ainsi : celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [ie, dans les maisons des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche».

Pape Grégoire XVI, commissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835 : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison est impie [ie, celui qui mange l’agneau dans les maisons des hérétiques est impie]».

Par conséquent, pour répondre à sa nouvelle doctrine hérétique, Peter doit comparer le n° 1 du mariage où les parties contractantes sont les ministres du sacrement, et où ni catholique ni hérétique ne commet un péché mortel, avec le n° 2 de l’Eucharistie et de la Confession où le prêtre est le ministre du sacrement, et où même les Dimond admettent que le prêtre commet un péché mortel et un sacrilège quand il consacre ou participe aux sacrements tant qu’il reste un hérétique ou un excommunié. C’est ainsi que sa magie noire fonctionne et comment il trompe les gens.

La position de Peter s’écroule simplement dans le néant quand on l’examine à fond. Elle est facilement réfutée et auto-condamnée parce que Peter ne peut pas prouver avec tout enseignement de l’Église que nous pouvons légitimement recevoir tout sacrement autre que le sacrement du baptême d’un ministre hérétique en cas de nécessité.

Nous terminerons cet article en citant l’Encyclopédie catholique sur les mariages mixtes, ce qui démontre encore les points que nous avons fait.

L’Encyclopédie catholique, vol. 9, «mariage mixte» (1910) : «Quant à un mariage mixte contracté devant un ministre non-catholique, le pape Pie IX a publié une instruction, le 17 février 1864. Il a déclaré que dans les lieux où le prédicateur hérétique a occupé le poste d’un magistrat civil et où les lois des mariages requises du pays étaient conclues avant lui, afin que certains effets juridiques puissent suivre, il est permis à la partie catholique de comparaître devant lui soit avant ou après le mariage qui a eu lieu en présence du curé de la paroisse. Toutefois, si le ministre hérétique se tient pour délivrer un devoir religieux [comme la confection de l’Eucharistie] avec un tel témoin d’un mariage, il est illicite pour un catholique de renouveler son consentement devant lui, ce serait une communion dans les choses sacrées et cédant à l’hérésie implicite».

S’il vous plaît, écrivez un courriel à Peter Dimond pour lui signaler ses erreurs et montrer comment il se trompe afin de le convertir : mhfm1@aol.com

Ajout propre

Dans un mariage entre un catholique et un hérétique, mariage que l’Église catholique a autorisé – c’est-à-dire dispensé de l’empêchement (car l’empêchement est de fait ou d’office) – est-ce que l’hérétique marié est membre de l’Église pour autant ? Absolument pas, il demeure hors de l’Église tant qu’il reste hérétique. Ceci est la preuve que le sacrement du mariage ne met pas en communion l’Église et l’hérétique. Et ceci est la preuve que le mariage est à part de droit divin. Le mariage entre un catholique et un hérétique autorisé par l’Église catholique ne concerne pas le culte divin ou la communion de l’Eglise pour lesquels il faut absolument éviter les hérétiques, mais concerne la conversion de l’hérétique. 

Le sacrement de Mariage est à part et n’a absolument rien à faire avec la réception de sacrements d’hérétiques. Voici la preuve qui coupe la tête au faux argument de Peter Dimond qui compare la réception de sacrements d’hérétiques, comme la Communion, la Pénitence et l’Extrême-onction, avec le sacrement de Mariage : Est-ce que l’Eglise autorise de partager les sacrements d’Eucharistie, de Pénitence d’Extrême-onction, ou même de Confirmation ou de l’Ordre avec un païen ? Bien sur que non, ce serait un acte sacrilège de profanation et d’apostasie, c’est la loi divine, sauf le baptême dans certains cas et le mariage dans certains cas autorisés par l’Eglise.

Effectivement le sacrement de Mariage peut être partagé entre un baptisé et un païen : 1) soit que deux païens se soient mariés validement selon la loi naturelle (bien que ce mariage soit aussi de droit divin) et qu’un des deux se convertisse ensuite et se fasse baptiser pour entrer dans l’Eglise catholique, alors le baptisé reste marié validement et devient automatiquement marié sacramentellement avec un païen ; 2) soit que l’Eglise autorise ce type de mariage entre un païen et un baptisé en dispensant de l’empêchement invalidant un tel mariage qui serait nul d’office ou invalide sans cette dispense de l’Eglise (Avant l’apostasie vatican 2, cependant l’Eglise n’a, dans les faits, quasiment jamais autorisé la dispense d’empêchement pour disparité de culte de ce type de mariage). Voir Mariage

Donc, l’Eglise peut partager effectivement le sacrement de Mariage même avec un païen alors que la loi divine interdit de partager un culte païen ou un autre sacrement avec un païen parce que le mariage est à part (les ministres du sacrement sont les marié eux-mêmes) et régi par l’autorisation de l’Eglise. Ainsi le Mariage est véritablement à part de droit divin par rapport à la réception des autres sacrements d’hérétiques, et donc l’argument, venant de Peter Dimond, du sacrement de Mariage comparé aux autres sacrements en faveur de la réception de sacrements d’hérétiques est complètement infondé et c’est un leurre.

Fin d’ajout propre

 

Un hérétique «église novus ordo» ou un hérétique «église catholique traditionnelle» différent des «orthodoxes» orientaux ? 

Autour de 37:14 dans le débat, et sur son site Internet

Peter affirme qu’une église hérétique se disant elle-même «catholique» qui professe et qui célèbre la liturgie traditionnelle est quelque peu différente d’un lieu notoire de réunion d’hérétiques comme les « orthodoxes » orientaux.

Cette déclaration de Peter est totalement fausse mais néanmoins vraie dans un autre sens. Je m’explique : Elle est vraie dans le sens où une église qui elle-même se professe «catholique» au moins à l’extérieur (peut-être) ne semble pas être hérétique de la même manière qu’une église protestante ou « orthodoxe » ne le semblerait. Par exemple, nous saurions immédiatement, après avoir entendu, que telle ou telle église serait protestante ou « orthodoxe », qu’elle n’est pas catholique et qu’elle doit être présumée hérétique. La même norme ne s’applique pas aux églises qui se disent et se professent «catholiques», bien sûr. Car, quand une église elle-même se professe «catholique», il est naturel de supposer que c’est une église catholique avant que l’on voit la preuve de l’hérésie ou du schisme. Je dis normalement parce qu’aujourd’hui, nous devons supposer que toute «église» qui se professe elle-même «catholique» est hérétique car toutes d’entre elles (autant que nous en sommes conscients) soit nient la nécessité de croire en Jésus-Christ pour le salut ou soit rejettent plusieurs des dogmes.

Maintenant, le problème avec Peter n’est pas qu’il n’est pas au courant du fait que les traditionalistes qu’il approche et dit aux autres d’approcher sont des hérétiques obstinés et connus, mais qu’il est en fait pleinement conscient de cela, et pourtant il considère en quelque sorte leur rupture « moins » hérétique que les «églises» orientales «orthodoxes». Il a totalement tort de faire cette comparaison parce que c’est juste un fait que les «églises» orientales «orthodoxes» sont moins hérétiques que l’église Novus Ordo [vatican 2] ou même que la plupart des églises traditionnelles «catholiques». Donc, si les églises « orthodoxes » orientales, se proclament ainsi catholiques (ce qu’elles font aussi), alors selon la vue déformée et hérétique des Dimond, tant qu’elles ne sont pas déclarées, elles seraient la meilleure option pour nous pour entendre la messe et pour recevoir les sacrements. Mais aller vers ces schismatiques « orthodoxes » serait évidemment illicite et un péché mortel. Mais là encore, la même chose s’applique à tous les autres hérétiques, et qui sont peut-être pires que les hérétiques « orthodoxes » orientaux qui ont été ou sont déjà. En réalité, il n’y a pas de types d’hérétiques qui soient acceptables pour l’Église ou qui peuvent être excusés ou acceptés au sein de la communion, comme nous l’avons vu.

Cependant Peter pense étrangement que pour décider si nous devons éviter des gens, cela est basé sur ce qu’ils proclament eux-mêmes et prétendent professer comme étant la «foi droite».

Peter Dimond Débat « sacrements des hérétiques non déclarés » – Les citations importantes : «Quand les conciles se réfèrent à éviter les «lieux de réunion des hérétiques» et «églises non catholiques», ils se réfèrent, comme ce canon, à des groupes, des bâtiments et des sectes qui sont notoires en droit (déclarées) ou notoires en fait (ouvertement non-catholiques au fort externe). Cela devrait être évident, même pour le sens catholique de toute personne qui considère cette question, car il y a une différence évidente entre un « orthodoxe » oriental [ouvertement non-catholique] … et un hérétique « traditionaliste » [s’appelant lui-même ouvertement « catholique »] comme Benoît XVI … Les décrets concernant l’obligation d’éviter les «lieux de réunion des hérétiques», etc., ne se réfèrent pas à des prêtres ou des groupes qui célèbrent un rite catholique traditionnel et prétendent tenir tous les enseignements catholiques, mais qui sont en fait des hérétiques».

Rappelons à nouveau les déclarations de saint Basile le Grand, du Pape Léon XIII, et de la Sainte Bible qui réfutent clairement Peter :

Saint Basile le Grand, archevêque de Césarée en Cappadoce : « Pour tous ceux qui font semblant de confesser leur orthodoxie [comme les «traditionalistes» visés par Peter ci-dessus], mais qui sont en communion avec des gens qui ont une opinion différente [qui sont en communion avec les fidèles de Vatican II et les hérétiques manifestes], s’ils sont avertis et demeurent obstinés [si nous les avons averti une ou deux fois mais qu’ils restent toujours obstinés dans leur hérésie], vous ne devez non seulement pas être en communion avec eux, mais vous ne devez même pas les appeler frères [nous ne devons pas être en communion avec eux même s’ils se disent «catholiques» ou s’appellent «traditionalistes»] ». (Patrologia Orientalis, Vol. 17, p. 303)

Pape Léon XIII, Satis Cognitum : « Saint Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique ».

Saint Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, étant condamné par son propre jugement».

Ici, nous pouvons voir que la tradition nous apprend à juger les autres (comme hérétiques) en nous basant sur la foi qu’ils croient et PROFESSENT, et non pas sur ce qu’ils prétendent «confesser», comme le préconise l’hérésiarque Peter.

Ceux qui tiennent la position hérétique de Peter doivent aussi comprendre que les églises qu’ils appellent obstinément «églises catholiques non déclarées» en fait ne sont pas des Églises catholiques du tout. Nous sommes trop avancés dans la Grande Apostasie pour tenir obstinément cette position erronée plus longtemps.

Aujourd’hui, une église traditionnelle « catholique » ou une église Novus Ordo [Vatican 2] où la plupart sinon tous les prêtres et laïcs sont des hérétiques ou des schismatiques obstinés connus qui rejettent même la nécessité de croire en Jésus-Christ pour le salut ou refusent plusieurs des dogmes, ne peut en aucune façon être assimilée à une église catholique d’avant la révolution Vatican II lorsque l’apostasie n’était pas encore visible et où de nombreux prêtres et laïcs étaient encore entièrement catholiques. Car rejeter même un seul dogme de la foi c’est en effet rejeter l’ensemble de la foi catholique, comme l’a expliqué le pape Léon XIII :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : «… peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier par un balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et de rejeter les autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

Donc, s’ils ne tiennent même pas la foi catholique, alors on ne peut pas obstinément se référer à eux comme des «catholiques» ou à leurs églises comme des «églises catholiques» ou à leur messe comme une «messe catholique» ou à leurs sacrements comme des «sacrements catholiques» ! Leurs églises sont des églises hérétiques et leurs sacrements sont mortellement pécheurs et/ou des sacrements invalides et leur messe est une messe illicite et mortellement pécheresse, comme cela devrait être tout à fait évident pour toute personne honnête de bonne volonté à la lecture de ce document.

Dieu veut l’obéissance, plutôt que le sacrifice. En d’autres termes, si vous acceptez les hérétiques ou rejetez Ses dogmes, toutes vos œuvres spirituelles seront sans valeur à ses yeux.

1 Rois 15, 22-23 : «Et Samuel dit : «Est-ce le le Seigneur veut des holocaustes et des victimes, et non pas plutôt qu’on obéisse à la voix du Seigneur ? Car l’obéissance est meilleure [vaut mieux] que des victimes, et écouter vaut mieux qu’offrir de la graisse de béliers. Car c’est comme un péché de magie que de résister, et comme un crime d’idolâtrie, que de ne vouloir pas se rendre [refuser d’obéir]Parce que donc que vous avez rejeté la parole du Seigneur, le Seigneur vous a rejeté, afin que vous ne soyez plus roi».

Ajout propre

Un hérétique de l’«église vatican 2» n’est pas vraiment différent non plus d’un hérétique protestant. Un hérétique de vatican 2 croit que le salut est possible hors de l’Église, ou sans baptême ou même sans croire en Jésus-Christ, alors que l’hérétique protestant (qui rejette la papauté, l’Église catholique et la Tradition) croit que le salut n’est possible que dans « son église » et que pour les baptisés et seulement ceux qui croient en Jésus-Christ.

Un hérétique de l’«église catholique traditionnelle (« traditionaliste »)» n’est pas non plus vraiment différent des hérétiques protestants. Un hérétique « traditionaliste » croit que le salut est possible sans baptême et sans être incorporé dans le corps du Christ qui est l’Église, ce que ne croit pas l’hérétique protestant pour « son église ». Fin d’ajout propre.

 

Thèse malhonnête schisme/hérésie de Peter écrasée

Entre 36:30-40:00 dans le débat

Peter Dimond : «Ce que je veux illustrer, c’est que votre position est illogique et qu’elle n’est pas cohérente. Parce que si elles étaient des églises non-catholiques, alors les évêques qui étaient en communion avec les Églises non-catholiques étaient hérétiques, et les papes qui étaient en communion avec les évêques non-catholiques présidant des églises non-catholiques devaient être des antipapes. Donc vous auriez à dire que Pie X, Pie XI Pie XII étaient antipapes, parce qu’ils étaient en communion avec toutes sortes de diocèses non-catholiques. C’est ridicule … »

Comme note de côté : Peter ne croit pas vraiment que ce qu’il a dit ci-dessus soit vrai, et il sait aussi que c’était un faux argument parce que Peter sait que les gens peuvent être en hérésie ou schisme matériel et n’être pas eux-mêmes des hérétiques ou des schismatiques s’ils ne sont pas conscients que les gens autour d’eux sont des hérétiques. Peter vient de faire cet argument stupide car il n’avait rien d’autre à dire.

Réponse d’Élias : «C’est en fait risible [Élias signifiait ridicule par ce mot, ce n’est pas vraiment risible mais triste] votre argumentation, parce que vous dites que les gens dans les églises, comme celles protestantes, Novus Ordo ou schismatiques peuvent être hérétiques matérielles, ce qui signifie que nous ne devrions pas les considérer comme des hérétiques, et tout dépend, comme je le disais, si vous connaissez qu’une personne est hérétique ou non. Et vous avez dit ainsi que le pape en communion avec l’évêque hérétique, Cushing par exemple, fait de lui un hérétique, – vous devez être stupide pour avancer cet argument, parce qu’il [le Pape] est jugé à partir de ce qu’il sait, il ne sera pas être jugé pour un évêque qui est hérétique, par exemple contre la loi naturelle. Si par exemple un évêque hérétique était hérétique contre la loi naturelle et que le pape le savait et le défendait ou … disait qu’il pouvait continuer à rester dans l’Église, le pape serait automatiquement excommunié. Mais vous ne pouvez pas dire que le pape devrait connaître tout le monde sur ses milliers d’évêques ou sur ses millions de sujets et que s’il était en communion avec eux, ou ait pensé qu’ils étaient catholiques [sans savoir que certains soient hérétiques], cela signifie qu’il soit un hérétique ! Ça doit être la plus perverse et stupide déclaration que j’ai entendu depuis longtemps, et cela prouve simplement que vous n’avez rien».

Élias marque beaucoup de points positifs. Le pape, qui est le chef de la religion, ne peut pas être un hérétique ou dans le schisme pour avoir simplement professé extérieurement la communion avec un hérétique, puisque, en tant que chef de la religion, il ne revendique pas de soumission à une hérésie ou accepte l’hérésie d’un hérétique. Toutefois, si le pape savait sans doute qu’une personne était hérétique et poursuivait encore une communion religieuse avec cet hérétique, alors le pape aurait du être considéré comme un schismatique depuis qu’il s’était uni à l’hérésie et aux portes de l’enfer, et ce faisant il serait coupé de la communion avec l’Église catholique.

Donc, si un antipape X revendiquait la soumission à un antipape Z, alors il est schismatique sur ce compte, alors qu’il ne pourrait jamais être appelé schismatique pour avoir professé une communion avec tel ou tel évêque hérétique, pas plus que le pape Léon X aurait pu être appelé schismatique pour avoir retarder d’excommunier Martin Luther.

Si un prêtre est évidemment hérétique, et que ses adeptes restent en communion religieuse avec lui malgré son évidente hérésie, c’est qu’ils sont dans le schisme. Mais là encore, la seule façon pour qu’ils soient réellement coupables du péché est s’ils peuvent savoir et savent que leur supérieur religieux est hérétique.

 

Peter sur la position d’Élias 

Entre 40:30-43:24 dans le débat

Ce qui suit est une incroyable réponse de Peter à Élias sur les déclarations précédentes :

Peter Dimond : «Vous ne comprenez pas … Je vous ai complètement réfuté …vous avez démontré votre non-stupidité, si vous voulez appeler ça comme ça. Vous êtes schismatiquement diaboliquement stupide, c’est ce que vous êtes, non pas par défaut, mais par volonté perverse. Et en ce qui concerne aussi tous ceux qui ont le sens commun, ils peuvent voir que votre position est ridicule …Vous avez l’évêque, il est en communion avec les Églises non-catholiques et les églises catholiques, si c’est le cas … selon votre raisonnement stupide ridicule … l’évêque qui est en communion avec une église non-catholique notoire doit être aussi un non-catholique. Et donc le Pape qui est en communion avec un tel évêque doit être un non-catholique. C’est la façon dont il aurait à être considérer si votre logique était correcte, ce qu’elle n’est pas».

Ainsi, après que Peter ait pathétiquement jeté des insultes à Élias tout à l’heure dans le débat (après avoir été complètement réfuté par lui sur son argument stupide «schisme/hérésie»), il commence maintenant à mentir à nouveau. Nous avons déjà entendu Élias clairement (à plusieurs reprises dans le débat !) que si une personne ne savait pas que l’Église était hérétique et était en communion avec les gens là-bas, elle ne serait pas hérétique. L’ignorance peut excuser d’hérésie ou de péché mortel, comme Peter le sait très bien, mais il refuse tout simplement de le comprendre à cette occasion.

Élias lui a également clairement souligné qu’un pape ou un évêque ne peut en aucune façon être schismatique ou hérétique pour penser inconsciemment à tort que les personnes ou les prêtres catholiques le sont (même s’ils ne le sont pas). Ainsi, pour Peter, répéter une fausse situation déjà réfutée par Élias dans le débat et appliquer cette fausse position à Élias comme si c’était la sienne, quand il ne le dit nul part, est calomnier et mentir sur lui, et c’est bien sûr une culpabilité de péché clairement mortel.

N’importe qui avec une graine de sens catholique devrait savoir que la personne n’est pas automatiquement hérétique pour avoir ignoré certains enseignements de l’Église ou pour aller inconsciemment dans un bâtiment d’église hérétique, etc., et Peter accepte normalement cela, mais pas dans le débat, car il est malhonnête.

 

Peter s’obstine dans sa malhonnêteté !

Entree 43:25-47:36 dans le débat

Ce qui suit est une incroyable réponse de Peter à Élias sur la déclaration précédente :

Peter dit : «[Eli dit] que si vous aviez cette église non-catholique avant le Concile Vatican II où le prêtre est un hérétique – c’est une église non-catholique – mais si la personne ne sait pas que le prêtre est un hérétique, donc il peut être un hérétique matériel dans une église non-catholique ; – et vous essayez encore de condamner notre position en fonction de cela, sur cette question, – et ainsi vous vous contredisez vous-même, car vous ne savez pas de quoi vous parlez».

Remarquez comment Peter, au cours de cette partie du débat, a essayé de faire paraître Élias malhonnête comme s’il s’était contredit. Cependant, le seul qui se contredit est Peter, car il agit en opposition délibérée aux lois de l’Église, tandis que la personne dont Elias parlait (et que Peter a visé ci-dessus), ne l’est pascar elle agit dans l’ignorance. Peter n’ignore pas le fait que ce sont des hérétiques qu’il approche ou que l’Église condamne d’être en communion avec eux. Pourtant, l’ignorant Peter essaie de comparer un hérétique matériel ou une personne ignorante avec sa propre position où il sait positivement que le prêtre et l’église sont hérétiques ! On pourrait se demander si Peter est encore sérieux. Peut-il vraiment être dans ce délire ? Il semble que oui, malheureusement.

Pour Peter, mélanger ces deux positions (comme il l’a fait au cours de cette partie du débat) est vraiment triste à voir, et Élias lui a dit, mais il a persisté dans ses mensonges de toute façon, comme nous l’avons vu.

Saint Jean Damascène : «De toutes nos forces, par conséquent, nous ne recevons jamais de communion ou l’accordons aux hérétiques ; « Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, dit le Seigneur, et ne jetez pas vos perles aux pourceaux, » (Matt. 7, 6), de peur que nous devenions participants de leur déshonneur et condamnation».

Saint Paphnuce : «Je ne peux pas communiquer avec les hérétiques impurs même par un seul mot ! » (Cornelius Lapide)

Pape Pie VI, Caritas Quae : «31 … Tenez-vous à l’écart de tous les intrus, qu’ils soient appelés archevêques, évêques, curés ou autres, ne tenez pas la communion avec eux, surtout dans le culte divin».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n ° 4), 24 mai 1829 : «Jérôme disait ainsi : celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison périra comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche».

Peter ne veut évidemment pas admettre ou accepter les enseignements de l’Église à cet égard, c’est pourquoi il est hérétique. Quand on voit combien ses arguments sont stupides, il est évident qu’une telle stupidité est de nature spirituelle ; car personne avec même une graine de sens catholique ne pourrait faire de telles erreurs scandaleuses ou être obstiné face à elles, sauf si une force spirituelle l’avait obligé à faire comme ces erreurs scandaleuses.

Mais pourquoi Peter parle même comme ça ? Eh bien, comme il n’a pas raison, comme c’est le cas, il aurait à se condamner comme schismatique pour être en communion volontaire avec les hérétiques et schismatiques. Donc, juste pour s’excuser, Peter tient l’argument idiot suivant : si ceux qui sont ignorants peuvent être en communion avec les hérétiques et les schismatiques sans le savoir, sans commettre de péché, pourquoi alors, selon les raisons de Peter, puis-je ne pas l’être en le sachant ? Ses arguments sont tellement stupides que c’est au-delà des mots pour le décrire !

Jusqu’à ce que Peter apprenne la distinction entre l’ignorance et la culpabilité, entre ne pas savoir et connaître, entre le faire dans un but et ne pas le faire dans un but (que d’ailleurs seul un idiot pourrait ne pas comprendre), il restera malheureusement dans ses hérésies, schismes et contradictions.

 

Saint Thomas enseigne-t-il vraiment que nous pouvons recevoir les sacrements de prêtres hérétiques excommuniés «indépendants» ?

Entre 47:37-59:06 dans le débat, et sur son site Internet

Peter Dimond : «St Thomas d’Aquin a t-il enseigné que les non-catholiques – ou excusez-moi, que les hérétiques non-déclarés – pourraient recevoir la communion d’un hérétique ? Que quelqu’un pourrait recevoir la communion d’un hérétique non-déclaré ?»

Tout d’abord, St Thomas n’enseigne pas que les catholiques peuvent recevoir la communion d’hérétiques connus (comme nous le verrons). Deuxièmement, notez comment Peter souligne à juste titre que ce sont les non-catholiques et les hérétiques dont nous parlons ici (47:40 dans le débat !). Peter a dit effectivement incroyablement que les non-catholiques et les hérétiques non-déclarés pourraient recevoir la communion des hérétiques ! Peter Dimond et ses disciples obstinés sont en effet des hérétiques non déclarés non-catholiques. Il est vrai en effet que les hérétiques peuvent recevoir la communion des hérétiques, mais uniquement pour leur propre damnation.

L’Encyclopédie catholique, vol. 13 ; « sacrements » (1912) : «L’administration de tous ces rites sacrés a été donné à l’Église du Christ. Les ministres hérétiques ou schismatiques ne peuvent administrer les sacrements validement que s’ils ont des ordres valides, mais leur ministère est pécheur [illicite] (voir Billot, op. cit., thèse 16). La bonne foi [comme l’ignorance] excuseraient les bénéficiaires du péché».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Tertia Pars, Q. 82, art. 7, réponse au premier argument 2 : «Le baptême est le seul autorisé à être conféré par les hérétiques et schismatiques, car ils peuvent licitement baptiser en cas de nécessité, mais en aucun cas ils peuvent consacrer licitement l’Eucharistie, ou conférer les autres sacrements».

Alors, Saint Thomas enseigne t-il vraiment que nous pouvons recevoir les sacrements des « hérétiques » non-déclarés excommuniés comme Peter le prétend vraiment ? Négatif. En « aucun cas » signifie en réalité en aucun cas, mais Peter qui est volontairement ignorant échoue malheureusement à comprendre cela.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Tertia pars, Q. 64, art. 9, réponse au 2 : «il y a des hérétiques … je parle ainsi s’ils sont manifestement séparés de l’Église, parce que par là même qu’on reçoit d’eux les sacrements, on pèche ; et c’est là ce qui empêche de recevoir l’effet du sacrement».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplementum, Q. 19, art. 5, réponse au 3 : «Nous pourrions aussi répondre que par «membres de la colombe» il [St Augustin] signifie tous ceux qui ne sont PAS COUPÉS de l’Église, car ceux qui reçoivent les sacrements de leur part, reçoivent la grâce, tandis que ceux qui reçoivent les sacrements de ceux qui sont coupés de l’Église, ne reçoivent pas la grâce, parce qu’ils péchent en le faisant, sauf dans le cas du baptême, qui, en cas de nécessité, peut être reçu même de celui qui est excommunié».

Remarquez comment Saint Thomas dit ci-dessus que c’est un péché de recevoir les sacrements de ceux qui ne sont pas «membres de la colombe» (non-membres de l’Église) et de «ceux qui sont coupés de l’Église». Les hérétiques ne sont pas membres de l’Eglise, bien sûr, puisqu’ils sont automatiquement coupés d’Elle. Cela réfute totalement Peter.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplementum, Q. 23, art. 1 : «L’autre est l’excommunication majeure. Elle sépare l’homme des sacrements de l’Église et de la communion des fidèles [prières, rassemblements religieux, etc.]. C’est pour cela qu’il n’est pas permis d’avoir des rapports [de COMMUNIQUER] AVEC CELUI QUI EST FRAPPÉ AVEC CETTE EXCOMMUNICATION».

Je pense que nous avons déjà prouvé que saint Thomas n’est pas d’accord avec Peter. Mais alors qu’il y a certains passages de la Summa de saint Thomas que Peter croit à tort être en accord avec lui, une preuve de plus est nécessaire. Nous allons maintenant examiner ces passages.

 

Peter persiste dans sa bévue sur Saint Thomas d’Aquin, Tertia pars, Q. 82, art. 9 

Débat  «Sacrements des hérétiques non déclarés» – Les citations importantes

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Tertia pars, Q. 82, art. 9 : «Il faut répondre que, comme nous l’avons dit (art. 5, 7), les prêtres s’ils sont hérétiques, ou schismatiques, ou excommuniés, ou même les pécheurs [Ajout : Texte latin : vel etiam peccatores – ou autres pécheurs], quoiqu’ils aient le pouvoir de consacrer l’Eucharistie, ne peuvent cependant pas en user licitement, mais ils pèchent quand ils en usent. Or, quiconque communique avec quelqu’un dans son péché, se rend lui-même participant de ce péché. Cependant il y a une différence à établir entre eux. Car les hérétiques, les schismatiques, et les excommuniés, ont été privés par la sentence de l’Église de l’exercice de leur pouvoir. C’est pourquoi quiconque entend leur messe ou reçoit d’eux les sacrements, pècheMais tous les pécheurs n’ont pas ainsi été privés par une sentence de l’Église de l’usage de leur puissance. Ainsi quoiqu’ils soient suspendus par rapport à eux d’après la sentence divine, ils ne le sont pas néanmoins quant aux autres d’après la sentence de l’Église. C’est pourquoi jusqu’à ce que l’Église ait porté sa sentence, il est permis de recevoir d’eux la communion et d’entendre leur messe».

Voici le commentaire de Peter sur la citation ci-dessus :

Peter Dimond,  Débat «sacrements des hérétiques non déclarés» – Les citations importantes : «Ce passage est dévastateur pour la fausse théologie des schismatiques radicaux. St Thomas s’attaque à savoir si on peut recevoir la communion, ou entendre la messe d’un hérétique, schismatique, excommunié, etc. Il dit : «… en conséquence, jusqu’à ce que la peine de l’Église soit prononcée, il est permis de recevoir la communion de leurs mains, et d’entendre leur messe ». Il précise – en accord avec tous les autres faits que nous avons couvert (IVème Concile du Latran, etc) – l’obligation absolue d’éviter l’hérétique, l’excommunié, etc,  jusqu’à ce que la condamnation de l’Église soit prononcée».

Peter a tout à fait tort quand il prétend que les mots de St Thomas ci-dessus sont attribués aussi bien aux hérétiques et aux schismatiques, car les hérétiques et les schismatiques n’ont pas besoin d’une déclaration car ils sont déjà excommuniés automatiquement (simplement à partir du fait de tomber dans l’hérésie) et mis hors de l’Église catholique et de la communion de l’Église par la loi divine (de fide). Les pécheurs, d’autre part, ne sont généralement pas excommuniés automatiquement sauf par la notoriété en commettant des crimes graves comme le concubinage.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Tertia Pars, Q. 82, art. 9 : «Mais c’est le contraire. Il y a un Canon qui dit (dist. 32, cap. 5 Nullus) : « Que personne n’entende la messe d’un prêtre qu’il sait d’une manière certaine avoir une concubine ».

Maintenant, remarquez comment Saint Thomas dit que celui qui reçoit les sacrements d’un hérétique péche : «Cependant il y a une différence à établir entre eux. Car les hérétiques, les schismatiques, et les excommuniés, ont été privés par la sentence de l’Église de l’exercice de leur pouvoir. C’est pourquoi quiconque entend leur messe ou reçoit d’eux les sacrements, pèche». Il parle ensuite de la dernière catégorie de prêtres, c’est-à-dire les prêtres coupables : «Mais tous les pécheurs n’ont pas ainsi été privés …» et dit que quelques-uns des pécheurs (pas les hérétiques) doivent d’abord être formellement excommuniés avant qu’il faille éviter leurs sacrements.

St Thomas divise clairement les prêtres en quatre catégories différentes quand il parle des « prêtres hérétiques, schismatiques, excommuniés, ou même  ou même les pécheurs », puis il conclut que « Mais tous les pécheurs n’ont pas ainsi été privés par une sentence de l’Église de l’usage de leur puissance ». Il est clair qu’il tente ici de faire la distinction entre les péchés qui interdisent automatiquement les personnes d’utiliser le pouvoir d’accomplir le rite eucharistique, comme pour le concubinage, des autres péchés qui ne l’interdisent pas, en se référant aux crimes moins graves dans lesquels des prêtres catholiques peuvent s’engager sans être automatiquement suspendus ou excommuniés en conséquence de leur péché.

Par conséquent, lorsque saint Thomas disait « C’est pourquoi jusqu’à ce que l’Église ait porté sa sentence, il est permis de recevoir d’eux la communion et d’entendre leur messe», il ne faisait pas allusion aux hérétiques ou schismatiques, mais spécifiquement pour tolérer les prêtres catholiques pécheurs non déclarés. Cela devrait être tout à fait évident pour toute personne honnête de bonne volonté à la lecture de ce document.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Tertia Pars, Q. 82, art. 9 : «Il faut répondre que, comme nous l’avons dit (art. 5, 7), les prêtres s’ils sont hérétiques, ou schismatiques, ou excommuniés, ou même les pécheurs [Latin : vel etiam peccatores], quoiqu’ils aient le pouvoir de consacrer l’Eucharistie, ne peuvent cependant pas en user licitement, mais ils pèchent quand ils en usent. Or, quiconque communique avec quelqu’un dans son péché, se rend lui-même participant de ce péché. D’où il est dit (II Jean 11) : que celui qui aura salué un hérétique à ses œuvres perverses. C’est pourquoi, il n’est pas permis de recevoir la communion des prêtres dont nous venons de perler ou d’entendre la messe. Cependant il y a une différence à établir entre eux. Car les hérétiques, les schismatiques, et les excommuniés, ont été privés par la sentence de l’Église de l’exercice de leur pouvoir. C’est pourquoi quiconque entend leur messe ou reçoit d’eux les sacrements, pècheMais tous les pécheurs n’ont pas ainsi été privés par une sentence de l’Église de l’usage de leur puissance. Ainsi quoiqu’ils soient suspendus par rapport à eux d’après la sentence divine, ils ne le sont pas néanmoins quant aux autres d’après la sentence de l’Église. C’est pourquoi jusqu’à ce que l’Église ait porté sa sentence, il est permis de recevoir d’eux la communion et d’entendre leur messe». C’est ce qui fait dire à la glose tirée de saint Augustin (hom. ult. inter L à med.) sur ces paroles (I Corinthiens 5, 11) : Cum hujusmodi nec cibum sumere [ne pas manger avec un tel homme] : En parlant ainsi, il n’a pas voulu que l’homme fût jugé par l’homme sur un simple soupçon, ou d’après un jugement extraordinaire qui serait usurpé, mais plutôt d’après la loi de Dieu, selon l’ordre de l’Église, soit qu’il avoue de lui-même sa faute, soit qu »il soit accusé et convaincu».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Tertia pars, Q. 64, art. 6 : «Il faut répondre au second, que celui qui s’approche des sacrements les reçoit du ministre de l’Église [un prêtre catholique], considéré comme tel, mais non comme individu [parce qu’il est un ministre de l’Église ; rappelez-vous, les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église]. C’est pourquoi, tant que l’Église le tolère dans son ministère, celui qui reçoit de lui [prêtre catholique pécheur] les sacrements ne communique pas avec son péchémais avec l’Église qui le présente comme son ministreMais si l’Église ne le tolère pas, et qu’elle le dégrade, ou l’excommunie, ou le suspende, celui qui reçoit les sacrements de lui pèche, parce qu’Il communique avec son péché».

Cette citation est essentiellement identique à l’autre que nous avons vu auparavant. Mais la différence dans cette citation et la précédente, c’est qu’ici il n’a rien dit au sujet de prêtres hérétiques ou schismatiques, aidant ainsi les gens (comme Peter) à éviter toute confusion possible sur ce que saint Thomas aurait pu signifier.

Dans la citation ci-dessus, il est évident que saint Thomas n’avait pas l’intention d’inclure les hérétiques dans son autre déclaration ou qu’il soit licite de recevoir les sacrements de leur part parce que saint Thomas a déclaré que « reçoit [les sacrements] du ministre de l’Église tant que l’Église le tolère dans son ministère». Cependant les hérétiques ne sont pas tolérés par l’Église, ni tolérés comme Ses ministres, donc saint Thomas ne pouvait pas les avoir appelés hérétiques comme Peter le prétend.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 15), 29 juin 1896 : «il est absurde d’imaginer que celui qui est en dehors [celui qui est un hérétique] puisse commander dans l’Église [avoir compétence]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9), 29 juin 1896 : « La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir en DEHORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écartera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère ».

Ainsi ces faits démolissent totalement la position de Peter sur Saint-Thomas. Peter n’aurait simplement pas pu avoir plus tort, comme d’habitude.

Ajout propre

Voici cinq autres passages de saint Thomas qui ajoutent à ce qui précède :

1° Saint Thomas dit ci-dessous qu’«on peut licitement la [l’hostie consacrée] recevoir d’un prêtre légitime [c’est-à-dire que recevoir l’hostie est illicite d’un prêtre illégitime comme l’hérétique], mais nous refusons de participer à la faute [c’est-à-dire de communiquer au péché de l’hérétique] de ceux qui administrent les sacrements indignement».

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Tertia Pars, Q. 82, art. 9 : «Il faut répondre au premier argument, qu’en refusant d’entendre la messe de ces prêtres, ou de recevoir d’eux la communion, nous ne refusons pas les sacrements de Dieu, mais nous les vénérons plutôt. Ainsi on doit adorer l’hostie consacrée par ces prêtres, et si elle est réservée dans un lieu, on peut licitement la recevoir d’un prêtre légitime, mais nous refusons de participer à la faute de ceux qui administrent les sacrements indignement».

2° Saint Thomas dit ci-dessous «que l’unité du corps mystique [une seule foi catholique orthodoxe] est le fruit du corps véritable [le corps du Christ ou l’hostie consacrée] que l’on a reçu» et qu’ «on ne doit pas recevoir ce sacrement de la main de ceux qui ne sont pas dans l’unité de l’Église [comme les hérétiques déclarés ou non-déclarés]».

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Tertia Pars, Q. 82, art. 9 : «Il faut répondre au second, que l’unité du corps mystique est le fruit du corps véritable que l’on a reçu. Or, ceux qui le reçoivent ou qui l’administrent indignement sont privés de ce fruit, comme nous l’avons dit (art. 7 ; quest. 80, art. 4). C’est pourquoi on ne doit pas recevoir ce sacrement de la main de ceux qui ne sont pas dans l’unité de l’Église.

3° Saint Thomas dit ci-dessous que «l’Église a interdit [par loi ecclésiastique pour participation au péché mortel du prêtre] d’entendre la messe d’un prêtre concubinaire devenu notoire … par l’évidence du fait [c’est-à-dire qu’on le voit bien]». Si l’Église interdit par loi ecclésiastique (loi qui peut changer) d’entendre la messe d’un prêtre pécheur excommunié qui n’est pas hérétique, alors combien plus l’Église interdit d’entendre la messe d’hérétiques qui sont excommuniés par la loi divine (loi qui ne peut jamais changer).

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Tertia Pars, Q. 82, art. 9 : «Il faut répondre au troisième, que, quoique la fornication ne soit pas plus grave que les autres péchés, les hommes y sont cependant plus enclins à cause de la concupiscence de la chair. C’est pour cela que ce péché a été spécialement défendu par l’Église aux prêtres et qu’elle a interdit d’entendre la messe d’un prêtre concubinaire. Mais ceci doit s’entendre d’un concubinaire devenu notoire, soit par la sentence qu’on a portée contre lui après l’avoir convaincu, soit par l’aveu qu’il a fait juridiquement de sa faute, soit par l’évidence du fait, quand sa faute ne peut être cachée par aucune tergiversation».

4° St Thomas différencie bien les hérétiques et les excommuniés – exemple :

Somme théologique, Supplementum Q. 59, art 1, rep. au cinq : «C’est pour cela que si un fidèle se marie avec une hérétique baptisée, le mariage est véritable, quoiqu’il pèche en le contractant, il sait qu’elle est hérétique ; comme il pécherait s’il se mariait avec une excommuniée».

5° St Thomas dit que les rapports pour les choses saintes avec l’excommunié est pécher mortellement :

Somme théologique, Supplementum Q. 23, art. 3, première réponse : «… il parait pour ce motif … qu’on ne pèche pas toujours mortellement, mais qu’on le fait seulement quand on participe au crime des excommuniés ou qu’on communique avec eux dans les choses divines [1] ou qu’on le fait par mépris de l’Eglise».

[1] Note de la Somme : «Ces choses divines sont celles qui sont spécialement interdites aux excommuniés, comme les sacrements, la sépulture ecclésiastique, les offices que l’on célèbre publiquement dans l’Eglise».

Fin d’ajout propre

 

« suspendus par rapport aux autres« 

Débat  «Sacrements des hérétiques non déclarés» – Les citations importantes

Peter Dimond, Débat  «sacrements des hérétiques non déclarés» – Les citations importantes : «Pour réfuter complètement leur argumentation, il faut remarquer que saint Thomas établit une distinction entre : 1) ceux qui sont suspendus par la sentence divine, et 2) ceux qui sont suspendu par la condamnation de l’Eglise. Il dit que les hérétiques et les excommuniés doivent être évités car ils ont été suspendues par les deux. Il dit aussi que les pécheurs, suspendus par la sentence divine, « n’ont pas été suspendus en ce qui concerne les autres par toute sentence ecclésiastique ». Il a contrasté les pécheurs d’avec les hérétiques, etc, qui ont été « suspendus par rapport aux autres«  par la condamnation de l’Église. Il s’agit d’un point clé. Le péché vient en communiquant avec quelqu’un qui a été « suspendu par rapport aux les autres » par la condamnation de l’Église.

«Est-ce que le langage « suspendus par rapport aux autres  » se réfère à une peine automatique ou à une peine déclarée ? Il se réfère à une peine déclarée, au for externe, qui suspend un prêtre de la vue des autres fidèles. Saint Thomas enseigne que cette suspension « par rapport aux autres » s’est produite dans le cas des hérétiques, excommuniés, etc, qui doivent être évités. Depuis qu’ils ont été « suspendus par rapport aux autres » par la peine déclarée de l’Église, c’est un péché de communiquer avec eux dans les sacrements. Cependant, « jusqu’à ce que l’Église ait porté sa sentence« , cela peut être légitime. Cela confirme également notre point, que le péché de communication dans les sacrements avec un hérétique est déclenché en le faisant contre la déclaration de l’Église, etc.»

Peter fait valoir que puisque Saint Thomas a utilisé les mots «suspendus par rapport aux autres», cela signifie qu’il faisait allusion à une peine déclarée, et il conclut que cela doit nécessairement avoir ainsi inclus les hérétiques. Mais les hérétiques sont automatiquement excommuniés et suspendus par les déclarations infaillibles de l’Église et n’ont donc n’a pas besoin d’une déclaration. Peter a également tort de prétendre que «suspendus par rapport aux autres» signifie nécessairement une pénalité déclarée, comme nous le verrons.

St Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Secunda secundae, Question 100, article 6, PROUVE QUE « SUSPENDUS PAR RAPPORT AUX AUTRES » EST UNE sanction automatique SUBIE PAR COMMUNICATION DANS UN SACREMENT AVEC QUELQU’UN que l’on sait être coupable d’un crime qui aurait rendu cette communion ILLICITE !

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Secunda secundae, Q. 100, art. 6 : «Il faut répondre au second qu’on ne doit pas recevoir les ordres d’un évêque que l’on sait avoir été promu sur son siège par simonie, quand même il l’ordonnerait ou qu’il menacerait de l’excommunication. Si l’on se laisse ordonner, on ne reçoit pas les pouvoirs de remplir les fonctions de son ordre, quand même on ignorerait que ce prélat est simoniaque ; mais on a besoin de dispense. Quelques auteurs disent que si l’on ne peut prouver que l’évêque est simoniaque [vous savez qu’il est coupable, mais ne pouvez pas le prouver], on doit lui obéir en recevant les ordres, mais on ne doit pas exercer sans dispense. Cette décision n’est pas fondée, parce que personne ne doit obéir à quelqu’un pour entrer en communion avec lui pour une chose illicite».

Note : Il est suspendu en ce qui concerne à la fois lui-même et les autres depuis qu’il est coupable et puisque vous savez qu’il est coupable.

St Thomas continue :

«Or, celui qui est suspendu de droit et par rapport à lui, et par rapport aux autres, confère les ordres illicitement. Par conséquent, personne ne doit communiquer avec lui, en les recevant POUR QUELQUE MOTIF que ce soit. Si la simonie n’est pas démontrée, il ne doit pas croire que le prélat est dans ses torts [si vous ne savez pas qu’il est coupable ou n’avez pas de preuve qu’il soit coupable], et par conséquent il doit recevoir de lui les ordres, avec une conscience parfaitement formée. Mais si l’évêque est simoniaque d’une autre manière que par sa promotion qui a été souillée de ce crime, on peut recevoir de lui les ordres, si sa faute est occulte, parce qu’il n’est pas suspendu pour les autres [puisque personne ne sait qu’il est coupable, il n’est pas suspendu pour les autres], et qu’il l’est [suspendu] seulement pour lui-même [étant donné qu’il est coupable], comme nous l’avons dit (in solt. præc..

Donc, St Thomas est une fois de plus d’accord avec nous et confirme le point que nous avons essayé de faire comprendre dans cet article, à savoir : que le caractère illicite et le péché sont déclenchés lors de la communication dans un sacrement avec quelqu’un que l’on sait être coupable d’un crime qui aurait rendu illicite et pécheresse cette communion : «Or, celui qui est suspendu de droit et par rapport à lui, et par rapport aux autres, confère les ordres illicitement. Par conséquent, personne ne doit communiquer avec lui, en les recevant POUR QUELQUE MOTIF que ce soit».

Avez-vous lu cela ? PERSONNE NE DOIT recevoir le sacrement DE LUI POUR QUELQUE MOTIF QUE CE SOIT  ! On ne pouvait pas réclamer un enseignement plus explicite qui réfute clairement les Dimond.

 

Somme Théologique, Supplementum, Q. 38, art. 2

Entre 53:40-55:22 dans le débat, et sur son site Internet

Peter Dimond, Débat «sacrements des hérétiques non déclarés» – Les citations importantes : «Pour réfuter davantage les schismatiques sur Saint Thomas, nous avons besoin d’examiner ce passage, pour lequel ils n’ont pas le moindre semblant de réponse.

Saint Thomas d’Aquin, Somme ThéologiqueSupplementum, Q. 38, R. 2 : «Je réponds que, sur cette question, quatre opinions sont mentionnées dans le texte (Sentences, D, 25). Car certains ont dit que les hérétiques, tant qu’ils sont tolérés par l’Église, conservent le pouvoir d’ordonner, mais pas après qu’ils ont été coupés de l’Église ; ni ceux qui ont été dégradés, etc. C’est la première opinion. Pourtant, cela est impossible, parce que, advienne que pourra, aucun pouvoir donné avec une consécration ne peut être retiré tant que la chose elle-même reste, pas plus que la consécration elle-même peut être annulée, car même un autel ou un chrême une fois consacré reste consacré à jamais. C’est pourquoi, ainsi le pouvoir épiscopal est conféré par la consécration, il doit nécessairement durer éternellement, bien qu’un homme peut pécher ou être coupé de l’Église … C’est pourquoi d’autres ont dit que même ceux qui sont coupés de l’Église peuvent conférer les ordres et les autres sacrements, à condition qu’ils respectent la bonne et due forme et l’intention, en tant que premier effet, qui est la collation du sacrement, et comme ultime effet qui est l’octroi de la grâce. Il s’agit de la deuxième opinion. Mais c’est encore irrecevable, puisque, par le fait même qu’une personne communique dans les sacrements avec un hérétique qui est coupé de l’Église, il pèche, et s’approche ainsi du sacrement de mauvaise foi et ne peut pas obtenir la grâce, à l’exception peut-être du baptême en cas de nécessité. C’est pourquoi d’autres disent qu’ils confèrent validement les sacrements, mais ne confèrent pas la grâce avec eux, non pas que les sacrements soient peu efficaces, mais à cause des péchés de ceux qui reçoivent les sacrements de ces personnes malgré l’interdiction de l’Eglise. Il s’agit de la troisième et de la véritable opinion».

Peter Dimond : «Dans ce passage, St Thomas discute de l’ordination. Ces points ne sont pas pertinents pour notre sujet. Ce qui est extrêmement pertinent pour notre sujet, c’est le fait que cette citation montre que St Thomas (et d’autres auteurs de son temps) distingue entre deux catégories d’hérétiques. Ceux qui sont « tolérés » par l’Église sont ceux qui n’ont pas encore été spécifiquement déclarés par un juge comme des hérétiques et doivent être évités. Ces hérétiques «tolérés» sont automatiquement séparés de l’Église pour nier la foi, mais ils n’ont pas été déclarés. Ceux qui ont été «coupés» sont ceux qui ont été nommés par un juge dans une phrase déclarée.

«Maintenant, remarquez que dans la citation ci-dessus, saint Thomas dit qu’une personne qui communique dans les sacrements avec un hérétique « qui est coupé » de l’Église pèche nécessairement. Rappelez-vous, ceux qui ont été «coupés» sont ceux qui ont été officiellement déclarés. Il ne fait aucun doute, par conséquent, qu’il enseigne que l’obligation absolue de ne pas communiquer dans les sacrements avec un hérétique s’applique aux hérétiques qui ont été déclarés : ceux qui ont été officiellement « coupés ».

«Si saint Thomas avait enseigné ce que disent les schismatiques radicaux, il est évident qu’il n’aurait pas mentionné ceux qui sont «coupés» de l’Église. Certains schismatiques radicaux disent que quiconque communique sciemment dans les sacrements avec tous ceux qu’ils reconnaissent être hérétiques, pèche nécessairement, même s’il n’est pas un hérétique déclaré et répond à certaines conditions. Ce que dit saint Thomas réfute leur position. Il dit que communiquer dans les sacrements avec un hérétique qui a été officiellement « coupé » est un péché, mais il ne le dit pas sur les hérétiques non déclarés. Ce passage de saint Thomas nous confirme plus la citation précédente, dont nous avons discuté. Comme notre débat l’a montré, les schismatiques radicaux n’ont pas de réponse à cet argument ou à la distinction que St Thomas emploie ici. Ils ne peuvent l’ignorer».

Peter cite ces extraits qui lui conviennent dans cette partie supplémentaire, mais comme nous pouvons le voir, cette toute prochaine partie de la Summa réfute sa propre position !

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplementum, Q. 38, art. 2, réponse 1 : «L’effet de l’absolution n’est rien d’autre que le pardon des péchés qui résulte de la grâce, et par conséquent un hérétique ne peut pas absoudre, comme il ne peut conférer la grâce dans les sacrements».

Vraiment, il faut se poser la question : Pourquoi quelqu’un irait aux hérétiques s’ils sont incapables de conférer la grâce ou de donner une absolution valide ? Évidemment, St Thomas n’enseigne pas ce que Peter soi-disant affirme qu’il enseigne, autrement St Thomas n’ enseignerait pas que les hérétiques sont incapables de conférer la grâce ou de donner une absolution valide.

Mais alors quel est l’enseignement de St Thomas dans ce passage ? Allons voir.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplementum, Q. 38, art. 2 : « Je réponds que, sur cette question, quatre opinions sont mentionnées dans le texte (Sentences, D, 25)».

Très bien. Saint Thomas parle ici de quatre opinions qui sont mentionnées par d’autres personnes, ce qui signifie que les opinions suivantes ne sont pas nécessairement la sienne.

St Thomas poursuit : « Car certains ont dit que les hérétiques, tant qu’ils sont tolérés par l’Église, conservent le pouvoir d’ordonner, mais pas après qu’ils ont été coupés de l’Église ; ni ceux qui ont été dégradés, etc. C’est la première opinionPourtant, cela est impossible »,

Ok. Saint-Thomas vient de mentionner le premier avis de certaines personnes qui disaient que les prêtres hérétiques peuvent être tolérés par l’Église. Mais, comme nous pouvons le voir, cela n’a jamais été sa propre opinion, car il dit «certains ont dit» et non pas qu’il tenait cette opinion. Par conséquent, quand Peter dit, autour de 54:00 min dans le débat et sur son site Internet, que « St Thomas distingue entre les hérétiques tolérés par l’Église et les hérétiques coupés« , cela n’est tout simplement pas vrai, car il [St Thomas] ne le dit nul part.

Passons à St Thomas :

«Pourtant, cela est impossible, parce que, advienne que pourra, aucun pouvoir donné avec une consécration ne peut être retiré tant que la chose elle-même reste, pas plus que la consécration elle-même peut être annulée, car même un autel ou un chrême une fois consacré reste consacré à jamais. C’est pourquoi, ainsi comme le pouvoir épiscopal est conféré par la consécration, il doit nécessairement durer éternellement, bien qu’un homme peut pécher ou être coupé de l’Église».

Saint Thomas a fait ici allusion au fait que les prêtres et les évêques hérétiques ou schismatiques conservent leur pouvoir d’ordonner, même après qu’ils ont été coupés de l’Église automatiquement ou de manière formelle. La première opinion ci-dessus avait nié que les hérétiques pouvaient conserver leur pouvoir d’ordonner après qu’ils ont été coupés de l’Église.

C’est cette opinion erronée que saint Thomas a réfuté ici était erronée, car les hérétiques coupés de l’Eglise conservent tout leur pouvoir d’ordonner d’autres prêtres (bien qu’illicitement), donc que les « orthodoxes » orientaux ont un sacerdoce valide.

Donc, St Thomas n’était pas ici en train de discuter si les prêtres hérétiques pourraient jamais être tolérés par l’Église dans la communion religieuse, ni que cela fut jamais son avis.

 

Peter a également dit que lorsque le terme couper est utilisé par saint Thomas, cela signifie nécessairement qu’il se réfère à une excommunication formelle ou déclarée qui aura lieu (54:06 dans le débat, et dans son article). Mais ce n’est pas vrai, puisque, comme nous l’avons vu, les hérétiques, les schismatiques et les apostats sont automatiquement coupés de l’Église catholique et de la Communion et ne le sont en aucune nécessité par une déclaration.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 : «Car ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui comme de sa nature propre, fait rompre [couper] un homme du corps de l’Église, comme le schisme, l’hérésie ou l’apostasie».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum : «St Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et à une seule à laquelle quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un tient à une seule de ces [hérésies] il n’est pas un catholique » (S. Augustin, De Haeresibus, n. 88).

Alors juste parce que saint Thomas a mentionné le fait qu’ils ont été coupés, cela signifierait en tous cas qu’il faisait allusion à une excommunication formelle ou déclarée. Donc, pour Peter, prétendre que cela « confirme » sa position ou que saint Thomas se référait uniquement à ceux qui ont été officiellement déclarés (et même pas à un non-déclaré et excommunié automatiquement), n’est tout simplement pas vrai.

Passons à St Thomas :

«Pour cette raison, d’autres ont dit que ceux qui sont coupés de l’Église après avoir reçu le pouvoir épiscopal dans l’Église, conservent le pouvoir d’ordonner et d’élever les autres, mais que ceux qui sont élevés par eux n’ont pas ce pouvoir. C’est la quatrième opinion.

«Mais c’est encore impossible, car si ceux qui ont été ordonnés dans l’Église conservent le pouvoir qu’ils ont reçu, il est clair que par l’exercice de leur pouvoir, ils consacrent validement, partant, ils confèrent validement quel que soit le pouvoir qui est donné avec cette consécration, et donc ceux qui reçoivent l’ordination ou la promotion de leur part ont le même pouvoir qu’eux.

«C’est pourquoi d’autres ont dit que même ceux qui sont coupés de l’Église peuvent conférer les ordres et les autres sacrements, à condition qu’ils respectent la bonne et due forme et l’intention, en tant que premier effet, qui est la collation du sacrement, et comme ultime effet qui est l’octroi de la grâceIl s’agit de la deuxième opinion».

Remarquez comment la deuxième opinion dit que les hérétiques qui sont coupés de l’Eglise peuvent conférer la grâce dans les sacrements. Ce n’est pas vrai (sauf peut-être dans le baptême), car tant qu’ils restent dans l’hérésie ou le schisme, ils restent en dehors de l’Eglise, de la communion, du salut et de la grâce. C’est ce que saint Thomas réfute dans la suivante :

«Mais ceci est encore irrecevable, puisque, par le fait même qu’une personne [sciemment] communique dans les sacrements avec un hérétique qui est coupé de l’Église, il pèche, et s’approche ainsi du sacrement de mauvaise foi et ne peut pas obtenir la grâce, sauf peut-être dans le Baptême en cas de nécessité ».

Mais comment savons-nous si St Thomas se réfère ici à des personnes qui approchent sciemment de prêtres hérétiques en opposition aux lois de l’Église ? Évidemment, nous savons que cela est vrai parce que nous ne pouvons éventuellement peut-être pas pécher si nous sommes ignorants du fait que c’est mal de s’approcher des hérétiques ou si nous savons que c’est mal mais que nous n’avons aucun moyen de savoir que le prêtre est hérétique ou schismatique et si inconsciemment nous approchons d’un prêtre hérétique ou schismatique pour la messe et les sacrements.

Saint Thomas d’Aquin lui-même y fait allusion dans sa Somme :

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Tertia pars, Q. 64, art. 9, réponse au 3 : «Le pouvoir d’administrer les sacrements appartient à la nature spirituelle qui est indélébile, comme expliqué ci-dessus (63, 3). Par conséquent, si un homme vient à être suspendu par l’Église, ou excommunié [automatiquement et / ou formellement] ou dégradé, il ne perd pas le pouvoir de conférer les sacrements, mais la permission d’utiliser ce pouvoir. C’est pourquoi il confére en effet le sacrement, mais il pèche en le faisant. Il pèche aussi celui qui reçoit un sacrement d’un tel homme : de sorte qu’il ne reçoit pas la réalité du sacrement, SAUF IGNORANCE QUI L’EXCUSE».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplémentum, Q. 19, art. 5, réponse au 3 : «Nous pourrions aussi répondre que par « membres de la colombe » il [St Augustin] signifie tous ceux qui ne sont PAS COUPÉS de l’Église, car ceux qui reçoivent les sacrements de leur part, reçoivent la grâce, tandis que ceux qui reçoivent les sacrements de ceux qui sont coupés de l’Église, ne reçoivent pas de GRÂCE, PARCE QU’ILS PÈCHENT EN LE FAISANT, sauf dans le cas du baptême, qui, en cas de nécessité, peut être reçu même de celui qui est excommunié».

Passons à St Thomas :

«C’est pourquoi d’autres disent qu’ils confèrent validement les sacrements, mais ne confèrent pas la grâce avec eux, non pas que les sacrements soient peu efficaces, mais à cause des péchés de ceux qui reçoivent [sciemment] les sacrements de ces personnes [excommuniées évidemment] malgré l’interdiction de l’ÉgliseIl s’agit de la troisième et de la véritable opinion».

Remarquez comment saint Thomas est d’accord ici avec la troisième opinion jugeant que les hérétiques ne confèrent pas la grâce dans les sacrements si on les reçoit d’un ministre que l’on sait être excommunié. La citation de cet enseignement en cours est ainsi en parfait accord avec d’autres citations de Saint-Thomas.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Secunda Secundae, Q. 100, art. 6, réponse au premier argument 2 : «Mais c’est une déclaration déraisonnable [de recevoir des ordres d’un évêque que l’on sait avoir promu la simonie], parce que personne ne devrait obéir à un homme dans la mesure où il communique avec lui dans une action illicite. Or, celui qui est, en vertu de la loi, suspendu en ce qui concerne à la fois lui-même et les autres, confère [le sacrement d’ordination] illicitement : par conséquent personne ne doit communiquer avec lui, en les recevant POUR QUELQUE MOTIF QUE CE SOIT».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Tertia pars, Q. 82, art. 9 : «Au contraire, le Canon dit (dist. 32) : « Que personne n’entende la messe d’un prêtre qu’il sait sans aucun doute AVOIR une concubine ».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Tertia pars, Q. 64, art. 9, réponse au 2 : « Certains hérétiques … Je dis cela dans l’hypothèse où ils le sont extérieurement [Latin : manifeste, manifestement ou clairement ] coupés de l’Église [automatiquement ou formellement], parce que, du seul fait que quelqu’un reçoit [sciemment] les sacrements de leur part, il pèche ; et par conséquent est empêché de recevoir l’effet du sacrement».

Maintenant, si c’était vraiment la propre opinion de saint Thomas que nous pouvions communiquer sacramentalement avec les hérétiques et approcher les hérétiques pour le culte divin comme le prétend Peter, alors la position de saint Thomas n’aurait littéralement aucun sens parce qu’il dit sur la même page que :

« un hérétique ne peut pas absoudre, comme il ne peut conférer la grâce dans les sacrements [Supplementum, Q. 38, art. 2, réponse 1]» et « mais en aucun cas ils ne peuvent consacrer licitement l’Eucharistie, ou conférer les autres sacrements [Tertia pars, Q. 64, art. 9, réponse au 3 ; Supplementum, Q. 38, R. 2]».

Peter pourrait s’opposer à cela en affirmant que les déclarations de Saint-Thomas ne faisaient référence qu’à ceux qui ont été déclarés par l’Église. Mais c’est une affirmation déraisonnable et contraire à ce qu’il a dit car il dit que nous péchons si nous communiquons dans les sacrements avec une personne que nous connaissons être coupable, excommuniée ou suspendue en ce qui concerne les autres, même si elle est non-déclarée.

Espérons qu’après avoir été au courant de cette information, Peter ne persistera plus obstinément dans ses affirmations selon lesquelles saint Thomas est d’accord avec lui.

 

Peter dit que saint Thomas doit avoir été un hérétique !

Entre 58:50-59:06 dans le débat, et sur son site Internet

Peter fait valoir que si c’est mal de recevoir les sacrements des hérétiques, alors Saint Thomas a dû être un hérétique pour enseigner que c’était légitime.

Peter Dimond : «Ce que vous préconisez, c’est que c’est contraire à la foi apostolique qui remonte au tout début de l’Église – recevoir le sacrement ou la communion d’un hérétique non-déclaré, – et si c’était vrai (ce qui n’est pas le cas), alors St Thomas serait un hérétique. Bon, c’est pour ça que c’est un bon point».

Et comme d’habitude, Peter a complètement tort. St Thomas aurait été dans l’erreur, tout comme le cardinal Jean de Lugo était dans l’erreur. Mais ce n’est pas la question parce que saint Thomas n’a jamais vraiment enseigné ce que Peter affirme qu’il a enseigné, comme nous l’avons prouvé.

Cependant, d’autres ont enseigné cela, mais cela ne les rend pas automatiquement hérétiques. Une personne pourrait ne pas savoir que le prêtre est un hérétique, mais penser avoir besoin des sacrements afin de sauver son âme. Cette personne pourrait être excusée et être sans péché si elle ne connaît pas les lois de l’Église qui interdisent aux gens de recevoir les sacrements des hérétiques. Une personne peut également saisir certains enseignements de l’Église et penser que c’est juste de recevoir les sacrements des  hérétiques non-déclarés, comme le cardinal Jean de Lugo l’a fait quand il a mal interprété Ad Evitanda Scandala et l’a appliquée aux hérétiques, et il était sans péché tant qu’il agissait dans l’ignorance.

 

Concile d’Antioche (341)

Entre 1:20:38 – 1:21:14 dans le débat

Ensuite, Peter donne des citations du concile d’Antioche, Canon 1 pour être exact. Mais Peter ne donne pas le contexte derrière la citation, ni est honnête quand le cite. Il ne cite qu’un petit extrait de l’ensemble du Canon qui peut superficiellement sembler d’accord avec lui. Voyons maintenant ce Canon 1 pour voir ce qu’il en était.

Concile d’Antioche (341), # Canon 1 : «Ceux qui auront l’audace de mettre de côté le décret du saint et grand Synode qui s’est réuni à Nicée en présence du pieux empereur Constantin, bien-aimé de Dieu, au sujet de la sainte et fête de Pâques salutaire, s’ils persistent obstinément à s’opposer dans ce qui était [alors] à juste titre ordonné, qu’ils soient excommuniés et chassés de l’Église, ce qui est dit concernant les laïcs. Mais si l’un de ceux qui président à l’Église, qu’il soit évêque, prêtre, diacre ou présumé, après ce décret, exerce son propre jugement privé pour la subversion du peuple et la perturbation des églises, sur l’observation de Pâques [en même temps] avec les Juifs, le saint Synode décrète qu’il doit dès lors être étranger à l’Église, comme quelqu’un qui non seulement entasse les péchés sur lui-même, mais qui est aussi la cause de la destruction et de la subversion pour beaucoup ; et il dépose non seulement ces personnes elles-mêmes de leur ministère, mais aussi ceux qui, après leur dépôt, présument communiquer avec eux. Et le déchu peut être privé même de cet honneur externe, dont le sacerdoce, le saint Canon et Dieu y participant ».

Maintenant, la partie suivante du Concile est la seule partie que Peter a cité dans le débat. Mais Peter a également ajouté quelques mots (en sus) au Concile sur ce qu’il pensait que le Conseil voulait dire dans le but de tromper ses auditeurs en leur faisant croire qu’il était d’accord avec lui. Nous allons contempler sa magie noire :

Peter Dimond, 1:20:42 à 1:20:53 : «et il dépose non seulement ces personnes elles-mêmes (le sens est, je suppose, les individus hérétiques) de leur ministère, mais aussi ceux qui, après leur dépôt, présument communiquer avec eux».

Le Concile n’a jamais parlé des hérétiques ou des schismatiques que Peter dit être dehors. Il a parlé spécifiquement de prêtres coupables qui oseraient s’opposer à un décret de l’Église sur ce jour pour célébrer Pâques. Ce fut donc à propos des catholiques rebelles et des lois ecclésiastiques, et non sur des hérétiques ou des lois divines que le menteur Peter Dimond dit sciemment être dehors. Car Peter ajoute vraiment ces mots supplémentaires au Concile pour prétendre qu’il fait référence aux hérétiques quand il ne parlait jamais de personnes hérétiques, c’est scandaleux ! Déjà, nous avons vu faire des choses comme ça de nombreuses fois dans le débat, aussi nous ne sommes pas le moins du monde surpris qu’il ait agi de cette façon une fois de plus.

Historiquement, l’Église d’Orient célébrait Pâques à la même date à laquelle les Juifs célébraient Pâques, mais l’Église d’Occident célébrait Pâques à une autre date, et toujours un dimanche. Le conflit a été réglé au concile de Nicée, où il a été décrété que l’Orient et l’Occident devaient célébrer Pâques le même jour et toujours un dimanche, selon les normes occidentales.

Alors le Concile a parlé ici des pécheurs, de prêtres désobéissants qui avaient violé les lois ecclésiastiques, et qui ont été sur le point d’être officiellement excommuniés pour avoir enfreint ces lois. Il n’a pas parlé d’individus hérétiques comme le prétend Peter. Et nous sommes d’accord avec Peter qu’il est légitime d’aborder un prêtre pécheur jusqu’à ce que la peine de l’Église ait été prononcée (sauf dans le cas de concubinage et d’autres crimes graves où une excommunication ou une suspension automatique est connexe). De même, nous sommes d’accord avec le fait que, après que la condamnation de l’Église ait été prononcée contre un souverain sacrificateur comme lui, il n’est plus permis de s’approcher de lui. Alors, quel est le point de Peter ? Il n’avait pas de point vraiment avec ce Concile, sauf pour mentir à ce sujet et le faire apparaître comme appuyant sa doctrine hérétique.

Élias a même confondu Peter sur le Concile et lui a dit que la citation ne disait pas ce qu’il prétend qu’elle dit. Élias a dit à Peter : «Votre citation n’a pas indiqué de toute évidence, que tout le monde pouvait entendre cela … ». Peter a répondu : «Je viens de le citerJe viens de le citer mot pour mot. Je ne sais pas de quoi vous parlez. Je viens de le citer».

Au lieu d’admettre son mensonge et nous dire la vérité, que le Concile n’a jamais fait référence aux hérétiques comme il l’avait d’abord prétendu, il a persisté dans son erreur et son péché mortel pour mentir en affirmant obstinément qu’il l’a cité en vérité. Peter a donc tenu son mensonge, même s’il a été confondu à ce sujet.

 

Les Dimond sur les hérétiques notoires 

Entre 1:00:56 – 1:02:40 dans le débat, et sur leur site Internet

Peter a demandé à Élias s’il maintenait ses propos quand nous disons sur notre site, que selon le droit canon, une hérésie ou un crime est notoire et publique du moment où il a été communiqué aux autres. Élias a déclaré que cela était vrai « pour vous, bien sûr », ce qui signifie que c’est vrai pour la personne qui a découvert le crime ou l’hérésie personnellement – ce qui est la vraie position. Peter n’a toutefois pas été d’accord avec cela.

La malhonnêteté de Peter ici, c’est qu’il excuse les crimes commis par l’hérésie des hérétiques (personnes meurtrières des  bonnes âmes) en prétendant qu’ils ne sont pas connus pour leurs hérésies. Il affirme cela même s’il sait et admet même que les prêtres qu’il approche (et dit aux autres de les approcher) sont des hérétiques obstinés connus notoires. Il a fait cette distorsion hérétique en appliquant mal l’interprétation du Code de Droit Canonique de 1917.

Peter Dimond, Débat «sacrements des hérétiques non-déclarés – Les citations importantes» : «Le Code de droit canonique contient les distinctions entre secteur public, notoire en droit et notoire en fait …

«Pour résumer les définitions :

«Public = communément connu ou peut être communément connu.

«Notoire en droit = déclaré.

«Notoire en fait = public et si notoire qu’il ne peut pas être caché ou excusé.

«Alors que la signification de notoire en droit (déclaré) est évidente, nous devons continuer à mettre l’accent sur notoire en fait. Comme on le voit ci-dessus, le manque de «dissimulation» ou la «fraude» est la clé pour rendre quelque chose notoire en fait. Le crime de la personne qui est notoire en effet ne peut pas être dissimulé. Bien qu’il existe de nombreux exemples que nous pourrions envisager, le rejet de Vatican I par les « orthodoxes » orientaux est excellent. Il n’y a aucune dissimulation : ils n’acceptent pas la papauté. Ils la rejettent ouvertement et sans détour. Ils sont, par conséquent, connus en fait. Ce prêtre est ouvertement non-catholique et doit être évité».

Même si Peter prétend ici que nous devons absolument éviter les « orthodoxes », en fait il ne croit pas que cela soit vrai.

MHFM : « Un hérétique peut absoudre des péchés dans certaines situations, ce qui explique pourquoi le pape et les Saints ont enseigné qu’un catholique pourrait même aller à un grec-orthodoxe en danger de mortQuelqu’un vous a clairement trompé dans ce domaine». (Questions, réponses et commentaires, certaines Q & R à partir de l’été 2004)

Oui, les Dimond, quelqu’un vous a clairement trompé dans ce domaine. Même si les sinistres Dimond disent qu’un pape et les saints ont enseigné cela, pourtant, même jusqu’à ce jour, ils n’ont jamais mentionné une seule déclaration d’un pape ou un saint qui a enseigné cela !

MHFM enseigne que les hérétiques et schismatiques peuvent absoudre sans citer quelque chose … Plusieurs saints et l’enseignement unanime des Pères de l’Église enseignent que les hérétiques et schismatiques ne peuvent absoudre.
MHFM (Questions, réponses et commentaires, certaines Q & R à partir de l’été 2004) : « Un hérétique peut absoudre des péchés dans certaines situations, ce qui explique pourquoi un pape et les Saints ont enseigné qu’un catholique pourrait même aller à un grec-orthodoxe en danger de mort. Quelqu’un vous a clairement trompé dans ce domaine». Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Eglise, mais aussi qu’ils sont ipso facto privés de toute compétence et dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist. 6) dit : « Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou droit » … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), St Augustin (in Enchir., Cap 65), Saint Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. Saint Nicolas I (Epist. ad Michael) répète et confirme la même chose». Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, deuxième partie de la deuxième partie, Q. 39, art. 3 : «D’autre part, le pouvoir de juridiction … ne reste pas dans les hérétiques et les schismatiques, et par conséquent ils ne peuvent ni absoudre, ni excommunier, ni accorder d’indulgence, ni rien faire de ce genre, et s’ils les font, elles sont nulles».

Ainsi, les Dimond ne contredisent pas seulement St Thomas, St Robert Bellarmin et de nombreux autres saints et des papes, mais en fait enseignent L’EXACT CONTRAIRE !

Non seulement Peter se contredit de manière hérétique embarrassante comme ça tout le temps, mais même le Code de droit canonique de 1917 auquel il faisait allusion tout à l’heure, le contredit. Son commentaire, de ce canon au-dessus, était le suivant :

Canon 2197, 1-4, Code de droit canonique 1917 :

« Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement devenir ainsi ;

(2) Notoire par la notoriété de la loi, [s’il est] après une condamnation par un juge compétent qui rend la question d’une chose adjugée, ou après une confession par le délinquant faite devant le tribunal en accord avec le Canon 1750 ;

(3) Notoire par la notoriété de faits’il est connu du public et a été engagé dans de telles circonstances par une personne intelligente que ni de fraude n’est possible, ni d’excuse légale ne peut l’excuser [rappelez-vous, l’hérésie n’a aucune excuse légale]

(4) Occulte, s’il n’est pas public ; matériellement occulte, si le délit est caché ; officiellement occulte, si l’imputabilité [ignoré] … »

Notez soigneusement les parties en gras et soulignées ci-dessus. Le droit canon n° 1 et 3 stipule clairement qu’un crime est public «s’il peut et va facilement devenir ainsi», et notoire «s’il est connu du public».

Canon 2197, 1-4 Code de droit canonique 1917 : « Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement devenir ainsi ; (3) Notoire par la notoriété de fait, s’il est connu du public … »

Ainsi, exactement les mêmes canons du droit canon que Pierre utilise pour «prouver» sa doctrine hérétique condamnent en fait sa propre position ! Quelle ironie.

Presque tout hérétique aujourd’hui peut facilement devenir connu comme hérétique public notoire et connu. En fait, il est si facile aujourd’hui de savoir si un prêtre est hérétique ou non que tout ce qu’on a à faire est simplement de demander au prêtre ce qu’il croit.

C’est précisément parce qu’il est si facile aujourd’hui de savoir si un prêtre est hérétique ou non, que les Dimond racontent à leurs lecteurs d’appeler les prêtres et de leur poser certaines questions avant de se permettre de recevoir les sacrements de leur part.

MHFM, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : «Par exemple, en ce qui concerne un prêtre dans le rite oriental qui accepte l’antipape Benoît XVI comme le pape, voici quelques lignes directrices : vous devez appeler le prêtre de rite oriental et lui poser certaines questions avant de recevoir la communion de lui. Vous devez avoir de confirmer qu’il a été ordonné dans le rite oriental et lui demander ce qu’il pense de la prière avec les membres d’autres religions, «l’œcuménisme», etc. S’il n’y est pas opposé, mais est en faveur de l’œcuménisme Vatican II, alors il est un hérétique notoire et vous ne devriez pas recevoir la communion de luiUne autre question à lui poser est de savoir s’il est d’avis que les non-catholiques, comme les «orthodoxes», doivent être convertis à la foi catholique. S’il ne dit pas «oui», alors il est un hérétique notoireMais s’il répond d’une manière plus prudente, alors vous pouvez aller à lui pour la communion sans le soutenir. Mais quand vous allez à une telle messe afin de recevoir la communion, nous vous recommandons de priez simplement par vous-même … »

Même si Peter n’était pas d’accord avec nous dans le débat lorsque nous avons dit que le prêtre est un hérétique public et notoire simplement par son hérésie opiniâtre que nous connaissons, il l’accepte néanmoins avec nous sur son propre site Internet lorsqu’il s’agit d’autres questions, comme quand il ne serait pas légitime de recevoir les sacrements de certains prêtres hérétiques connus, comme nous l’avons vu ci-dessus. Alors, cher lecteur, Peter et Michael Dimond sont d’accord avec nous … mais seulement quand cela convient à leurs propres fins.

On pourrait se demander alors, si (comme on dit) le prêtre devient un hérétique notoire en admettant simplement son hérésie, il n’a pas à le dire chaque fois que nous avons découvert son hérésie et qu’il y est obstiné, faut-il l’éviter pour la communion, même selon les propres normes des Dimond ? Bien sûr que oui.

MHFM : «S’il ne s’y oppose pas, mais est en faveur de l’œcuménisme Vatican II, alors il est un hérétique notoire et vous ne devriez pas recevoir la communion de lui».

Mais même si les Dimond ont admis ci-dessus que le prêtre est un hérétique notoire après l’admission de son hérésie, ils ont néanmoins enseigné encore dans une autre tournure hypocrite que certains hérétiques que nous connaissons sont des hérétiques après leur avoir parlé, et qu’on peut néanmoins communier avec, car ils ne sont PAS NOTOIRES pour leurs hérésies.

Peter Dimond, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : «Mais avec quelques autres « prêtres traditionalistes », vous pouvez aller vers eux pour vous confesser et communier s’ils sont validement ordonnés et non-notoires ou imposant leurs fausses positions [hérétiques] et si on ne les soutient pas».

Peter Dimond, La Société hérétique Pie V, 2003 : «Quand les prêtres font des annonces publiques qui sont hérétiques, qu’ils imposent leur croyance hérétique sur les personnes assistant à la messe, alors un catholique ne doit pas assister à la messe et recevoir la sainte communion d’un tel prêtre. … Ce n’est pas le cas avec un hérétique indépendant, CMRI ou prêtre FSSPX qui n’a pas fait une annonce comme celle-ci, en fait la plupart des CMRI, des prêtres indépendants, de la FSSPX et byzantins (qui tiennent la même hérésie comme la SSPV) gardent le silence sur leurs hérésies (et donc ils ne sont pas hérétiques notoires), et ils ne les imposent pas à quiconque, afin de recevoir la communion d’eux (tant qu’on ne les soutient pas ou qu’on est d’accord avec eux), ce n’est pas une négation ou un compromis de la Foi. Mais la SSPV s’est placée dans une autre catégorie – la catégorie des hérétiques notoires qui imposent leur hérésie sur les personnes qui fréquentent leurs messes – qui met leurs messes et leurs sacrements hors limites».

Les Dimond se contredisent-ils ? Bien sûr, ils se contredisent. Selon les Dimond, un prêtre peut être à la fois un hérétique notoire et un hérétique non-notoire en même temps !

S’il vous plaît, signalez à Peter et Michael Dimond leur contradiction embarrassante. Voici leur adresse e-mail : mhfm1@aol.com

En passant, si jamais vous vous demandez où les Dimond ont eu leur argument « imposant », sachez qu’ils l’ont tout simplement inventé par eux-mêmes. Pour autant que nous le savons, pas un saint, pas un théologien ou même un hérétique n’a jamais fabriqué un tel argument stupide avant Peter et Michael Dimond. Les Dimond ont simplement façonné l’argument ténu pour soutenir leur hérésie de recevoir les sacrements des hérétiques.

C’est comme si les Dimond semblaient effectivement croire que leur propre auto-liste faite de ce qui constitue une hérésie notoire est applicable au reste de l’humanité ! Leur point de vue a réellement l’audace de prétendre que certaines hérésies peuvent être tolérées ou excusées tandis que d’autres ne le peuvent pas. L’Église catholique condamne cependant toutes les hérésies et les hérétiques et fuit la communion avec eux. Comment MHFM décide quelles hérésies peuvent être tolérées ou excusées ou non, c’est bien sûr impossible à comprendre. Comme tous les honnêtes gens peuvent le voir, c’est juste la propre imagination des Dimond qui a composé des allégations sans aucune preuve dogmatique quelle qu’elle soit pour sauvegarder leurs paroles.

Pas même un seul saint ou un docteur de l’Église ne peut jamais être cité ayant reçu un sacrement (sauf peut-être le baptême) d’un hérétique connu, même si de nombreuses personnes ont été dans des situations où les sacrements n’étaient pas disponibles, ils n’ont pas voulu le faire un peu en comparaison des Dimond sataniques.

 

L’hérésie des Dimond «dissimulation» et «excuse en droit» réduite à son principe absurde

Mais pourquoi Peter a dit que nous pouvons aborder certains prêtres que nous savons être hérétiques, quand il dit au sujet d’autres prêtres qui acceptent l’œcuménisme, que nous ne pouvons pas les aborder ?

Ne pouvait-il pas appliquer le principe du droit canonique dissimulation et excuse en droit pour excuser l’hérésie de l’œcuménisme Vatican II, si nous parlons d’après les propres normes des Dimond ? Bien sûr qu’il le pouvait. Tant que l’hérétique pourrait détourner l’attention ailleurs et dire quelque chose comme : «Regardez, l’œcuménisme Vatican II est seulement là pour recruter les fausses religions du monde pour les faire revenir à nouveau dans le giron et l’unité de l’Église, et le Christ veut que tous soient sauvés ! Par conséquent, puisque l’Église est son corps et que la hiérarchie de l’Église approuve ce fait, je dois l’accepter, même si je ne suis pas d’accord avec ou que je ne le comprend pas. Et, nous devons être dans la soumission au Pontife romain et lui obéir, c’est un dogme et comme nous ne pouvons pas le nier, par conséquent, nous devons l’accepter. Nous ne pouvons pas juger le pape ou l’Église, et le Christ a promis que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle ! Et, il doit y avoir des successeurs perpétuels à Saint Pierre et ainsi de suite et ainsi de suite, et c’est pourquoi l’Église ne peut pas se tromper sur ce point, etc.»

Toutes ces excuses mentionnées ci-dessus ne pourraient-elles pas constituer une dissimulation en droit ou une excuse en droit, même selon la propre norme démoniaque et hérétique de Peter Dimond ? Bien sûr qu’elles le pourraient. Mais Peter ne fait que suivre ses propres principes quand cela lui convient.

Peter Dimond, Débat «sacrements des hérétiques non déclarés» – Les citations importantes : «Par exemple, un prêtre qui offre une liturgie traditionnelle sous Benoît XVI, qui a vu la preuve que Benoît XVI ne peut pas être le pape, ne peut pas «excuser» son adhésion à lui. Il est coupable d’hérésie pour adhérer obstinément à lui. Mais il pourrait être capable de «cacher» son crime et son rejet de l’enseignement catholique SOUS UNE FIDELITÉ alléguée au Concile Vatican I, une fidélité présumée à l’enseignement selon lequel « nul ne peut juger le Saint-Siège », etc. Même cette «dissimulation» ne l’excuse pas – il est toujours COUPABLE – cela pourrait le rendre non-notoire en fait [CE QUI SIGNIFIE alors, selon Peter, que l’on peut communier avec lui !]».

Même si Peter fait des revendications ci-dessus selon lesquelles il ne croit pas que le prêtre puisse être «excusé» pour ses hérésies, etc., le fait est qu’il ne vous l’avoue jamais, ou qu’en fait pour lui, il excuse leurs hérésies en les cachant ! Toutefois, un crime obstiné ou une hérésie qui sont connus d’une personne ne peuvent être dissimulés, car ils sont connus. Par conséquent, Peter n’a aucune excuse pour « cacher » l’hérésie d’un prêtre obstiné connu parce que Peter sait certainement que le prêtre est coupable ! Peter est vraiment l’avocat du diable qui, au lieu de plaider des peines coupables pour les criminels qui rejettent et crachent sur les lois de Dieu, est à la recherche de moyens de prononcer leur acquittement par une phrase coupable ! Un criminel pourrait bien sûr essayer de dissimuler sa culpabilité devant un tribunal de droit et être ainsi acquitté de l’accusation si on ne savait pas qu’il était coupable ou si la preuve était absente. Mais pour Peter «cacher» les crimes d’hérésie connue même quand il sait  qu’il est coupable, c’est si incroyablement stupide et mauvais qu’on ne peut être que sidérer devant sa méchanceté.

Peter peut excuser un prêtre qui rejette notre Seigneur Jésus-Christ et la nécessité de croire en lui, mais il ne semble pas excuser ceux qui croient que l’œcuménisme Vatican II est acceptable ? Comment cela fait-il sens ? Qu’est-ce qui est une plus mauvaise hérésie, 1) de rejeter avec obstination et sans dissimulation la nécessité de croire en notre Seigneur Jésus-Christ pour le salut, ou 2) d’accepter obstinément et sans dissimulation l’œcuménisme ? Évidemment le n°1 est un crime coupable bien pire, car alors s’engager à rejeter le Christ est rejeter la foi chrétienne tout entière.

Si Peter n’avait pas excusé certaines des principales croyances hérétiques auxquelles les prêtres hérétiques validement ordonnés croyaient, alors il n’y aurait pratiquement pas de prêtres restant dans le monde entier auxquels lui ou ses partisans pourraient aller pour la messe et les sacrements. Voilà à quel point en est arrivée la situation aujourd’hui, car même les Dimonds sont forcés de l’admettre.

Peter Dimond, Une lettre sans réponse ? Notre lettre «débat» avec Mgr McKenna sur le baptême de désir : « Ils soutiennent que les membres de fausses religions peuvent être sauvés sans la foi catholique et sont des hérétiques complets. C’est un fait démontrable, facile à vérifier en demandant juste à un de leurs prêtres, si les prêtres de la CMRI adhérent au Protocole hérétique 122/49 et croient que l’ignorance invincible peut sauver les membres de fausses religions non-catholiques et des personnes qui ne croient pas en Jésus-Christ. Cette hérésie est tenue par presque tous les prêtres d’aujourd’hui ».

MHFM, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : « Le problème, c’est que presque tous, même les « prêtres traditionalistes » qui offrent les formes (correctes) de la messe traditionnelle tiennent aussi des positions hérétiques. Presque tous les prêtres qui offrent des formes traditionnelles de la messe, soit … soutiennent que certaines personnes peuvent être sauvées en dehors de la foi catholique (par « le baptême de désir »/ »l’ignorance invincible »). Ceci s’applique malheureusement à presque chaque simple « prêtre traditionaliste » aujourd’hui. Aucun prêtre qui … estime que les âmes peuvent être sauvés sans le baptême ou la foi catholique (par « le baptême de désir » ou « l’ignorance invincible ») ne peut être pris en compte … Cela signifie que presque chaque prêtre « traditionaliste » aujourd’hui ne peut pas être pris en compte, car il tient une position en contradiction avec la doctrine catholique».

MHFM, avertissement sur certains prêtres et chapelles hérétiques « traditionalistes » : «Le problème, cependant, c’est que presque tous les prêtres qui célèbrent ces messes traditionnelles et valides s’attachent à une ou plusieurs hérésies. La quasi-totalité d’entre eux, soit … nie le dogme Hors de l’Eglise point de salut dans son vrai sens – à savoir que tous ceux qui meurent comme non-catholiques sont perdus. Beaucoup d’entre eux tiennent ainsi d’autres hérésies».

Si Peter se conformait à son enseignement, il aurait ainsi à justifier le prêtre qui accepte l’œcuménisme Vatican II. Il ne devrait pas seulement excuser le prêtre qui rejette tous les autres dogmes ou même la nécessité de croire en Jésus-Christ pour le salut, mais il devrait en outre excuser l’œcuménisme Vatican II  ou l’hérésie selon laquelle les «orthodoxes» orientaux n’ont pas besoin d’être convertis.

Cependant, au lieu d’excuser ou de dissimuler la mauvaise volonté manifeste obstinée des hérétiques et les hérésies, il faut avertir, dénoncer et condamner comme la parole de Dieu nous ordonne de le faire.

Saint Tite 3, 10-11 : «Un homme qui est hérétique, après une première et une seconde admonition, évite-le : Sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, étant condamné par son propre jugement».

Notez que admonition [avertissement] signifie tenter de convertir les hérétiques et sauver leurs âmes, cela ne veut pas dire, comme les Dimond le font extérieurement, être en communion religieuse avec eux après que vous ayez su qu’ils sont des hérétiques obstinés de mauvaise volonté.

Mais le pire de l’enseignement hypocrite et hérétique des Dimond concernant les hérétiques notoires, c’est qu’ils sont à la tête des gens dans la gueule du diable et de ses ministres hérétiques pour qu’ils puissent être dévorés par eux, un par un. Selon les Dimond, aussi longtemps que les laïcs sont laissés libres quand aux hérésies qui seront enseignées par leur prêtre hérétique et que le prêtre ne leur impose pas sa croyance hérétique, les catholiques peuvent continuer à assister aux messes, prier en communion et recevoir les sacrements de ce prêtre. C’est comme dire qu’un prêtre pédophile devrait être autorisé à avoir des relations sexuelles avec des enfants tant qu’il ne leur impose pas sa perversion, aussi longtemps que les enfants consentent librement ou permettent la perversion du prêtre. Selon la logique de l’hérésie des Dimond, on pourrait dire que ce prêtre est un pédophile obstiné mais pas un pédophile notoire et donc les catholiques seraient autorisés à continuer de le laisser nourrir leurs enfants, et de continuer à assister aux messes de ce prêtre qui sont des actions de péché mortel, et même continuer de lui amener leurs enfants afin qu’ils soient instruits, séduits et dévorés par lui. Les gens sont toujours enclins à croire ceux en position d’autorité, comme un évêque pour un prêtre et un prêtre pour un profane. Plus un profane assistera aux messes d’un prêtre hérétique publiquement, plus grandes seront les chances qu’il enseigne son hérésie pour eux dans quelque forum ou d’une autre manière, et donc plus grand sera le danger pour eux de commencer à croire en son hérésie. Mais le pire, c’est que quand les laïcs assistent aux messes, prient dans la communion et reçoivent les sacrements d’un prêtre qu’ils savent être hérétique, ils commettent des péchés mortels d’omission et d’association, ainsi que d’autres péchés mortels, peu importe s’ils embrassent l’hérésie du prêtre ou non. Les frères Dimond hérétiques «sont aveugles, et des conducteurs d’aveugles. Et si un aveugle conduit un aveugle, tous les deux tombent dans la fosse (Mt 15, 14)».

 

Les Dimond sur le Code de Droit Canonique de 1917

Entre 1:07:12 – 1:14:58 dans le débat, et sur leur site Internet

Canon 2261, 2 à 3, Code de droit canonique de 1917 : «… les fidèles pour une cause juste peuvent demander les sacrements ou les sacramentaux de celui qui est excommunié, surtout s’il n’y a personne d’autre pour leur donner (c. 2261, 2). Mais d’un vitandus1 excommunié ou celui contre lequel il y a une phrase déclarative ou condamnation, le fidèle peut en danger de mort demander l’absolution sacramentelle selon les canons 882, 2252, et aussi les autres sacrements et sacramentaux dans le cas où il n’y a personne d’autre pour les administrer (c. 2261,3)».

  1. vitandus (à éviter) : excommunié qui a été exclu nominativement de la communion des fidèles par le Saint-Siège, soit par le droit lui-même, soit par un décret public où il est nominativement dénoncé comme vitandus (CIC 2241 2247 2258 2343 § 1 n.1).

Voici le commentaire de Peter sur le canon ci-dessus :

Peter Dimond, Débat «sacrements des hérétiques non-déclarés» – Les citations importantes : «Ce canon réfute également la position des schismatiques radicaux. Il enseigne clairement que le fidèle peut recevoir les sacrements d’excommuniés, surtout s’il n’y a personne d’autre pour leur donner les sacrements. En réponse, les schismatiques sont obligés d’exclure arbitrairement les hérétiques des «excommuniés», même si il n’y a rien pour soutenir une telle exclusion. En effet, le Code les contredit en incluant les hérétiques parmi les «excommuniés».

Canon 2314, 1, Code de droit canonique de 1917 : «Tous les apostats de la foi chrétienne et tout hérétique ou schismatique : 1. Encourent de ce fait l’excommunication».

Tout d’abord, nous allons noter que le Code de Droit Canonique de 1917 ne mentionne pas le mot hérétique ou schismatique n’importe où. Il a explicitement mentionné les personnes excommuniées. Ce canon exclut évidemment les hérétiques, les schismatiques et les apostats, car c’est la loi divine qui leur interdit de recevoir ou de consacrer un sacrement. Mais même si ce canon parlait des hérétiques et des schismatiques (ce qui n’est pas le cas), il n’aurait encore aucun poids contre les déclarations infaillibles faites par l’Église parce que le Code de droit canonique de 1917 n’est pas infaillible et contient même plusieurs hérésies que les gens peuvent voir par eux-mêmes : À propos de la réception des sacrements d’hérétiques et de la prière en communion avec les hérétiques : Code de droit canonique de 1917.

Ajout propre :

Les hérétiques sont jugés par la loi divine et non pas par la loi ecclésiastique, parce que les hérétiques (comme les païens, schismatiques, apostats) sont étrangers au corps du Christ qui est l’Eglise, alors que les chrétiens faisant partie du corps du Christ qui est l’Eglise sont jugés d’abord par la loi ecclésiastique et excommuniés par la loi ecclésiastique. Les excommuniés ne sont pas les hérétiques : les excommuniés sont excommuniés par la loi ecclésiastique et les hérétiques sont excommuniés par la loi divine. Ceci illustre bien que la loi divine juge automatiquement ceux qui sont hors de l’Eglise, et qu’il n’y a nullement besoin de la loi ecclésiastique pour cela. La loi ecclésiastique (qui peut changer) est subordonnée à la loi divine immuable et infaillible, et ne peut pas la contredire, sous peine de nullité. Mais dans le cas présent ci-dessus, la loi ecclésiastique (Code de droit canon 1917) traite des crimes jugés par la loi ecclésiastique et des excommuniés par la loi ecclésiastique et non des hérésies ou des hérétiques qui relèvent directement de la loi divine. Fin d’ajout propre.

Deuxièmement, notez également comment la citation même (comme d’habitude) que Peter utilise pour prouver sa position, la réfute :

Canon 2261, 2 à 3, Code de droit canonique 1917 : «Mais d’un vitandus excommunié ou celui contre lequel il y a une phrase déclarative ou de condamnation, les fidèles peuvent SEULEMENT EN DANGER DE MORT demander l’absolution sacramentelle selon les canons 882, 2252 et aussi les autres sacrements et les sacramentaux dans le cas où il n’y a personne pour les administrer (c. 2261, 3)».

Donc, même si ce canon faisait allusion aux prêtres hérétiques (les vitandus ou à éviter), ce qu’il ne fait pas, il dirait toujours qu’ils pourraient être approchés seulement en danger de mort ! Mais Peter n’enseigne pas que les hérétiques peuvent être approchés pour l’Eucharistie ou la Confession seulement en danger de mort, car il enseigne qu’ils peuvent être approchés à chaque fois tant qu’ils ne sont pas notoires.

Peter et Michael Dimond, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : «Mais pour d’autres prêtres [hérétiques] « traditionalistes », vous pouvez aller vers eux pour la CONFESSION et la COMMUNION s’ils sont validement ordonnés et non-notoires ou n’imposent pas leurs fausses positions et si on ne les soutient pas».

Ainsi, le canon même que Peter utilise pour prouver son hérésie démolit sa propre position, car Peter enseigne que l’on peut aller aux hérétiques pour la confession sans aucun danger de mort ! On pourrait se demander pourquoi Peter utilise même ce canon, car évidemment il ne le suit pas de toute façon. C’est la même chose avec presque toutes les propositions qu’il a utilisé. Aucune d’entre elles n’est d’accord avec sa position mais la contredit même, comme nous l’avons vu maintes et maintes fois.

 

Troisièmement, nous allons voir comment Peter aurait répondu à une objection similaire si elle avait été intentée contre sa propre position.

La partie suivante a été écrite par John Salza, un hérétique Vatican II, comme une soi-disant «réfutation» contre la position sédévacantiste.

John Salza, JD, les erreurs du sédévacantisme et le droit ecclésiastique : «Le droit ecclésiastique pose d’autres problèmes pour la thèse sédévacantiste. Les Papes saint Pie X et Pie XII ont légiféré que l’élection d’un cardinal à la papauté est présumée être valide, indépendamment de toutes censures ecclésiastiques qu’il a pu encourir avant son élection.

«Le pape saint Pie X : « Aucun des cardinaux ne peuvent être en aucun cas exclus de l’élection active ou passive du Souverain Pontife sous prétexte ou en raison de toute excommunication, suspension, interdiction ou autre empêchement ecclésiastique » (Vacante Sede Apostolica, 1904).

«Le Pape Pie XII : « Aucun des Cardinaux ne peut, par prétexte ou en raison d’une excommunication, suspension ou interdit que ce soit, ou de tout autre empêchement ecclésiastique, être exclu de la participation active et passive à l’élection du Souverain Pontife » (Vacantis Apostolicae Sedis 1945).»

Comme nous pouvons le voir ci-dessus, ni le pape saint Pie X ni le Pape Pie XII ne font aucune distinction sur les excommuniés. Par conséquent, selon le raisonnement de Peter, cela doit vouloir dire qu’ils avaient l’intention d’inclure les cardinaux hérétiques excommuniés à l’élection possible du Souverain Pontife. C’est ce à quoi le raisonnement de Peter en serait venu si on avait pris sa position hérétique à sa pleine mesure – mais naturellement Peter nie cette notion.

La réfutation suivante contre l’argument de John Salza (et inévitablement contre Peter lui-même) a été prise à partir de l’article de Peter : Les arguments de John Salza contre le sédévacantisme écrasés.

Peter Dimond : «La réfutation est la suivante : Il faut comprendre que l’excommunication ne saurait être engagée pour beaucoup de choses. Historiquement, les excommunications étaient distinguées par les termes majeures et mineures. Les principales excommunications étaient engagées pour hérésie et schisme (péchés contre la foi) et certains autres grands péchés. Ceux qui avaient reçu l’excommunication majeure pour hérésie n’étaient pas membres de l’Église. L’excommunication mineure, cependant , ne séparait pas quelqu’un de l’Église, mais interdisait une participation à la vie sacramentelle de l’Église. Le pape Benoît XIV a fait acte de la distinction.

Le pape Benoît XIV, Ex Quo Primum (n ° 23), 1er mars 1756 : « En outre les hérétiques et les schismatiques sont soumis à la censure d’excommunication majeure par la loi du Can. de Ligu. 23, quest. 5, et Can. Nulli, 5, dist. 19

« L’excommunication mineure, d’autre part, était engagée pour des choses comme violer le secret du Saint-Office, la falsification des reliques (c. 2326), violation d’un cloître (c. 2342), etc., ce sont toutes des peines ecclésiastiques ou de l’Église. Ces actions, bien que gravement pécheresses, ne séparaient pas une personne de l’Église. Et même si les termes d’excommunication majeure et mineure ne sont plus utilisés, cela reste un fait qu’une personne pourrait encourir une excommunication (pour autre chose que l’hérésie) qui ne la sépare pas de l’Église, et elle pourrait encourir une excommunication pour hérésie qui la séparerait de l’Église.

« Par conséquent, un cardinal qui reçoit une excommunication pour hérésie n’est plus un cardinal parce que les hérétiques sont hors de l’Église catholique (de fide, pape Eugène IV). Mais un cardinal qui reçoit une excommunication pour quelque chose d’autre est toujours un cardinal, mais dans un état de péché grave. Ainsi, lorsque le Pape Pie XII affirme que tous les cardinaux, quel que soit l’empêchement ecclésiastique sous lequel ils sont, peuvent voter et être élus dans un conclave papal, cela suppose des cardinaux qui ont reçu une excommunication pour autre chose que l’hérésie, car un cardinal qui a reçu une excommunication pour hérésie n’est pas un cardinal du tout. Le point essentiel à comprendre est que l’hérésie n’est pas seulement un obstacle ecclésiastique, mais un empêchement de droit divin.

Le canoniste Maroto explique : « Les hérétiques et les schismatiques sont exclus de la Cour suprême du pontificat par la loi divine elle-même … » (Institutiones Iuris Canonici, 1921)

«A notre avis, les hérétiques ne sont pas exclus de la papauté par des obstacles purement ecclésiastiques, mais des obstacles découlant de la loi divine. La législation de Pie XII ne s’applique pas à l’hérésie … Ainsi, son projet de loi ne montre pas que les hérétiques peuvent être élus et restent papes, ce qui explique pourquoi il n’a pas mentionné les hérétiques. Le Pape Pie XII faisait référence à des cardinaux catholiques qui pourraient avoir été sous excommunication».

Même si Peter a admis plus haut que les mots «toute excommunication» peuvent être utilisés sans inclure les hérétiques ou contredire la loi divine, il refuse néanmoins de le comprendre [l’inclure] à cette occasion dans le cas du Code de droit canonique de 1917 simplement parce qu’il le contredit.

Ok, donc le Code de Droit Canonique de 1917 hérétique ne fait pas allusion à des hérétiques excommuniés, pour les mêmes raisons évoquées par Peter, qui sont qu’ils sont exclus par la loi divine et que la loi divine ne peut pas être changée.

 

La «preuve» de Peter sur le Code de Droit Canonique de 1917 : Les opinions privées de certains théologiens !

Peter tente également de « soutenir » sa vision déformée du Code de 1917 en se référant à d’autres opinions théologiques faillibles entre 1:07:38 – 1:07:50 dans le débat. Peter n’essaie donc pas de prouver sa position en se basant sur le magistère infaillible de l’Église (comme il devrait le faire), mais sur d’autres théologiens.

Peter Dimond, 1:07:38 – 1:07:50 dans le débat : «Les canonistes de l’époque ont appliqué clairement, pour tous les individus excommuniés, qu’ils n’excluaient pas les hérétiques. Bon, c’est un autre point qui réfute totalement votre position».

Peter fait également valoir entre 1:08:00 – 1:08:15 dans le débat que le Concile de Constance (que le Code de droit canonique de 1917 a, selon les Dimond, soi-disant nommé pour cette information sur la réception des sacrements des hérétiques) n’excluait pas les hérétiques.

Peter Dimond, 1:08:06 – 1:08:15 dans le débat : «Et le concile de Constance, selon de nombreuses autoritésn’a pas exclu les hérétiques. Et ainsi pour vous réfuter».

Alors, il a la preuve, mais n’en cite aucune ? Au lieu de citer la preuve, il a simplement évoqué les «nombreuses autorités» qui soi-disant ont proclamé que c’était ce que le Conseil avait enseigné.

 

Le Code de Droit Canonique de 1917 et le Concile de Constance

Sur son site, Peter donne, comme certaines de ses sources de sa supposée réclamation, que le concile de Constance se réfère aux hérétiques.

Peter Dimond, Débat «sacrements des hérétiques non-déclarés» – Les citations importantes : «En outre, le canon 2262. 2 fait référence au décret du Concile de Constance, Ad evitanda Scandala».

Peter Dimond, la question de savoir si l’on peut recevoir des sacrements dans ces moments difficiles : «Le Code [hérétique] de droit canonique 1917 ne donne rien d’autre que le décret du Concile de Constance Ad evitanda scandala comme seule source du canon 2261, 2 … Par conséquent, les auteurs du Code de Droit Canonique n’ont pas vu Ad evitanda scandala comme quelque chose qui soit en contradiction avec sa réserve du canon 2262. 1, comme vous le prétendez à tort, mais comme la source même de ce qui est autorisé dans le canon 2261, 2 [ie, selon Peter : la source de la réception licite des sacrements sacrilèges des mains des hérétiques connus] ».

C’est soi-disant « la preuve » de Peter selon laquelle le Code de droit canonique de 1917 inclut les hérétiques, que cela fait référence au Concile de Constance. Mais comme nous l’avons vu (Voir plus haut : Mensonges de Peter au sujet du concile de Constance Ad Evitanda) dans cet article, Ad Evitanda Scandala ne se réfère pas aux hérétiques, mais spécifiquement aux pécheurs de toutes sortes qui sont tolérés dans la communion catholique. Alors Peter a complètement tort, comme d’habitude.

 

Le Code de Droit Canonique de 1917 contredit Peter

Alors que Peter prétend que le Code de 1917 suit sa position hérétique, il a tout à fait tort, comme d’habitude.

Code de Droit Canon de 1917, Canon 823 : « La messe ne peut pas être dite dans les églises des hérétiques ou schismatiques, même si elles étaient dans le passé correctement consacrées ou bénies».

Comme nous pouvons le voir ici, même le Code hérétique de Droit Canonique de 1917 condamne et rejette sa position sacrilège d’entendre la messe et de recevoir les sacrements dans les églises non catholiques.

Code de Droit Canon de 1917, Canon 1258, 1 : «Il est illicite pour les fidèles d’aider de quelque manière active ou de participer aux services sacrés de non-catholiques».

Il est vrai que le Code de droit canonique de 1917 contient plusieurs lois qui sont hérétiques et dangereuses. Néanmoins, autrement, le Code de Droit Canonique est une bonne représentation des enseignements et des pratiques catholiques.

Le canon 1258 du Code de droit canonique de 1917 est extrêmement autoritaire, c’est l’âme de l’Église des premiers jours concernant l’association religieuse avec ceux qui ne sont pas catholiques, et le troisième concile de Constantinople, et en particulier le deuxième concile de Constantinople, sont encore plus autoritaires, et ont derrière la pleine puissance de la papauté.

Troisième Concile de Constantinople, 680 : «Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs, ou aux lieux de réunion des hérétiques pour se joindre à la prière avec euxqu’ils soient déposés et privés de communion. Si un évêque ou un prêtre ou diacre doit s’unir à la prière avec les hérétiquesqu’il soit suspendu de communion».

Le pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra : «L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il dit : Pour ce qui est de l’hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois, n’aies plus rien à faire avec lui, sachant qu’une tel homme est perverti et pécheur, il est auto-condamné ».

Ajout propre :

Texte des décrétales : Pape Vigiledeuxième concile de Constantinople, 553, (décrétales 110) ex cathedra : «Même si un impie n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)».

Fin d’ajout propre

 

Est-ce toujours un péché mortel de recevoir un sacrement d’un ministre hérétique ? 

Entre 1:30:53 – 1:33:24 dans le débat

Elias a dit que tous ceux qui reçoivent les sacrements d’un prêtre hérétique ou schismatique dans une église hérétique ou schismatique sont en état de péché mortel pour le faire. Elias bien sûr ne faisait référence qu’à ceux qui sont conscients de l’enseignement de l’Église puisque personne ne peut être en faute pour faire les choses dans l’ignorance à cet égard. Il va sans dire. Mais si certains pourraient être désorientés par sa parole, il a également précisé que certaines personnes pourraient être des hérétiques matériels et dans l’erreur. On peut utiliser les mots «tous», sans dire précisément chaque être unique. Voici un parfait exemple de cela à partir de la Bible : «Catous ont péché et ont besoin de la gloire de Dieu» (Romains 3, 23). Notre Seigneur et Notre-Dame n’ont bien sûr jamais péché, donc c’est un parfait exemple du principe expliqué ci-dessus. C’est exactement la façon dont les déclarations bibliques ou spécifiques doivent être interprétées. L’ensemble de la Bible doit être pris dans son contexte, sans isoler les versets spécifiques.

Elias se répète également et dit autour de 1:31:10 dans le débat (après avoir expliqué que les gens peuvent être dans l’hérésie matérielle) que les personnes qui reçoivent les sacrements d’hérétiques commettent un péché mortel. Cela devrait être compris dans le sens où ceux qui sont des hérétiques ou des pécheurs mortels dans cette église, comme tous ceux qui reçoivent les sacrements dans l’hérésie, le schisme, l’apostasie, ou en état de péché mortel, les reçoivent sacrilèges et illicites. Mais s’il y a un catholique égaré [errant dans la foi, dans l’erreur ou hérétique matériel] dans cette église, il ne commet pas de péché mortel, bien sûr.

Elias a également dit qu’ils sont hérétiques et que Peter va encore sciemment vers eux autour de 1:30:47 – 1:31:15 dans le débat. Il a dit « ils sont » (en parlant de ceux qui sont réellement hérétiques). Cela doit être compris dans le sens où les gens qui pénètrent dans un lieux de réunions des hérétiques et des apostats doivent être présumés hérétiques ou schismatiques, même s’il y a une petite chance que certains d’entre eux soient des hérétiques matériels.

Peter Dimond, 1:33:02 – 01:33:24 dans le débat : « Vous voyez, vous vous contredisez encore parce que vous dites que tout le monde dans ces églises est hérétique, et puis vous dites : bien que certains d’entre eux soient des hérétiques matériels, et c’est juste une contradiction … »

Il serait tout à fait évident pour toute personne honnête ne souffrant pas de mauvaise volonté de comprendre ce qu’Elias essayait de dire ici, d’autant plus qu’il l’a déjà mentionné PLUSIEURS FOIS DANS LE DÉBAT que les gens peuvent être dans l’erreur et ne pas être eux-mêmes des hérétiques ou des pécheurs mortels dans une église hérétique !

Rappelons encore Romains 3, 23 : « Catous ont péché et ont besoin de la gloire de Dieu».

Elias parlait de ces gens qui étaient hérétiques et non des personnes qui sont hérétiques matérielles puisqu’aucune personne qui est dans l’hérésie matérielle ne peut être blâmée ni être jugée comme hérétique.

Cependant, après qu’Elias ait dit que tous étaient pécheurs mortels et hérétiques, il dit clairement ses mots : que certains pourraient être des hérétiques matériels (1:31:01 – 1:31:10), de sorte que personne ne doit se méprendre sur ce qu’il voulait vraiment dire, qu’ils sont présumés hérétiques.

Pourtant, le pécheur mortel et menteur Peter Dimond pense qu’il peut isoler une seule phrase, même après avoir reçu une explication qui réfute ses allégations. La Bible ne donne même pas une explication sur certaines exceptions juste après une déclaration spécifique de la façon dont Elias lui-même l’a expliqué, encore que nous savons que Peter ne prétendrait pas que la Bible elle-même se contredise. Quand on voit comment Peter est volontairement ignorant à dessein, car il n’a rien d’autre à dire, alors on peut comprendre qu’il s’agit d’une maladie spirituelle dont il souffre.

 

Le Pape saint Pie V et le schisme anglican

Entre 1:42:06 – 1:43:23 dans le débat, et sur son site

Peter Dimond, Quelques citations pour obtenir une meilleure perspective sur la question « Una Cum » : «Les conditions extrêmement rigoureuses et totalement catholiques du pape saint Pie V donnaient aux schismatiques Anglicans la réadmission dans l’Église catholique. Ces schismatiques avaient été compromis par une nouvelle fausse « Messe » (comme la nouvelle messe) et les hérésies qui étaient comparables à bien des égards à ce que nous traitons sur la secte Vatican II. La citation sur la montée et la croissance du schisme anglican (ci-dessous) prouve aussi que beaucoup recevaient des sacrements traditionnels de prêtres en Angleterre qui étaient compromis. Ces prêtres étaient compromis au-delà de la lâcheté par leur accord avec la reine hérétique. Ainsi, ils étaient prêts à donner les sacrements aux traditionalistes. Ainsi, face à une telle situation ecclésiastique qui était semblable à la nôtre, qu’est-ce que le pape extrêmement rigoureux exigeait pour leur conversion ? Avait-il exigé d’eux qu’ils ne reçoivent pas la communion d’un tel prêtre qui était compromis ou était hérétique en quelque sorte ? Avait-il donné une telle exigence ? Non. Il leur a dit qu’ils ne devaient pas aller au service protestant ou recevoir l’hostie protestante invalide – en cette période».

Peter soutient que les catholiques recevaient la communion des prêtres hérétiques en Angleterre et que le Pape saint Pie V ne requérait pas des catholiques de s’abstenir de recevoir la communion de ces prêtres qui étaient compromis, et que cela quelque sorte donne du crédit à sa position.

Mais sur quels motifs Peter base cette étrange idée ? Voyons dans ses propres paroles :

« LA CITATION [d’un livre !] sur la montée et la croissance du schisme anglican (ci-dessous) prouve aussi que beaucoup recevaient des sacrements traditionnels de prêtres en Angleterre qui étaient compromis … Avait-il [le pape Pie V] exigé d’eux qu’ils ne reçoivent pas la communion d’un tel prêtre qui était compromis ou était hérétique en quelque sorte ? Avait-il donné une telle exigence ? Non, il leur a dit qu’ils ne devaient pas aller au culte protestant ou recevoir l’hostie protestante invalide – en cette période».

Comme nous pouvons le voir, Peter fonde toute sa conclusion, comme quoi sa position est droite et comme quoi le Pape n’a pas obligé une seule personne à s’abstenir de communion sacrilège, basée sur ce que a été rédigé dans UN LIVRE !

Selon la logique de Peter, alors le baptême de désir doit être vrai et être défini comme une véritable doctrine, car aucun pape ne l’a jamais condamné par son nom ou n’a jamais condamné toute personne répandant ces livres ou condamné l’un des livres dans lesquels cette hérésie a été écrite. Mais Peter n’argumenterait évidemment jamais de cette manière en ce qui concerne le baptême de désir, mais seulement en ce qui concerne les doctrines qui lui conviennent. Je suppose que Peter savait que son argumentation sur saint Pie V a été complètement écrasée car il n’a même pas essayé de donner une réponse. Même si Peter sait que son argument a été totalement écrasé et réfuté dans le débat, à ce jour, il continue d’enseigner cet argument même sur son site comme si c’était vrai !

Si Peter était en accord avec son propre enseignement, il devrait faire valoir que le baptême de désir est vrai puisqu’aucun pape n’a jamais condamné les livres contenant ces hérésies ou condamné toute personne propageant ces livres. Mais Peter n’a pas fait valoir que le baptême de désir est vrai par un argument de silence parce que Peter condamne cette position même sur son site !

L’information qui suit est tirée du livre de Peter Dimond Hors de l’Eglise catholique il n’y a absolument aucun salut, et peut être trouvée publiquement sur son site.

L’argument du silence.

OBJECTION – S’il est vrai qu’il n’y a rien de tel comme le baptême de désir ou le baptême de sang, alors pourquoi aucun pape n’en sort et condamne ces théories puisqu’elles apparaissent dans de nombreux catéchismes dans les années 1800 et suivantes ?

RÉPONSE – le baptême de désir et le baptême de sang présentés de différentes façons sont exclus par le magistère infaillible de l’Église catholique. Le fait qu’aucun pape n’en soit sorti et n’ait explicitement condamné les théories par leur nom ne change pas ce fait. Le fait qu’aucun pape depuis la fin des années 1800 n’ait retiré ces théories de l’inclusion dans les catéchismes ne prouve rien non plus. Il a été enseigné en même temps dans les catéchismes  que l’on peut être sauvé dans une religion non-catholique. A ma connaissance, l’hérésie selon laquelle les âmes peuvent être sauvées dans les religions non-catholiques n’a pas été supprimée par ordre express d’aucun papeEst-ce à dire que ces papes croyaient en l’hérésie que l’on peut être sauvé dans une religion non-catholique ? Est-ce à dire que c’est correct de croire dans l’hérésie selon laquelle on peut être sauvé dans une religion non-catholique ? Absolument pas [EXACTEMENT ! POURQUOI NE SUIVEZ-VOUS PAS votre propre avis schismatique stupide !]. Les Papes sont des gens très occupés – avec des tonnes de responsabilités – ils peuvent être ignorants de ce qui est enseigné du catéchisme au niveau diocésain. Ils s’appuient sur leurs évêques pour conserver la foi dans leurs diocèses respectifs, ce qui malheureusement n’a pas eu lieu au cours des 100 dernières années. Un exemple qui est très intéressant de considérer à cet égard est le fait que jamais aucun pape n’a ordonné que soit retirée l’opinion de saint Thomas d’Aquin sur l’Immaculée Conception de la Somme théologique, même si beaucoup ont été systématiquement recommandées !

Le mot hypocrite désigne une personne qui dénonce, critique ou réfute une autre personne pour une erreur, un argument, ou le péché dans lequel elle s’engage elle-même. Peter commet malheureusement ce péché grave car il raconte que le baptême de désir a des défenseurs juste parce que les papes n’ont pas condamné plusieurs livres contenant cet enseignement hérétique, cela ne veut pas dire qu’ils l’ont approuvé ou défini comme une véritable doctrine.

Peter, dans son hypocrisie abominable, utilise le même exact argument du silence des papes quand cela convient à ses propres caprices qu’il condamne, réfute, ou critique quand d’autres s’en servent. Et puis il a dit à ses lecteurs que, lorsque le pape n’a pas condamné ou parlé de l’erreur spécifique qui se passait en Angleterre pendant le schisme anglican, cela prouve ou donne du crédit à son poste ? Une si grande malhonnêteté peut difficilement être imaginée.

S’il vous plaît montrez à Peter son hypocrisie embarrassante. Peut-être qu’il sera converti par votre e-mail : mhfm1@aol.com

 

Mensonges de Peter sur le père Rishton et le bienheureux Edmond Campion

Entre 1:44:19 – 1:46:15 dans le débat, et sur son site Internet

Peter dit : «Ce père Rishton a été martyrisé avec le bienheureux Edmond Campion. Donc, je pense que la plupart des gens diraient qu’il n’était pas un hérétique. Et il [Père Rishton] décrit les gens qui (en tant que catholiques) qui ont reçu l’hostie valide de ce prêtre faisant plus attention à la foi. Mais qui était ce prêtre duquel ils l’ont reçu ? Un prêtre hérétique qui donnait aussi l’hostie invalide à des gens qui allaient vers le nouveau service. Alors Rishton dit que les catholiques qui ont reçu l’hostie du prêtre qui avait été compromis, étaient eux-mêmes hérétiques ? Non, il ne le dit pas ! Et il montre comment les catholiques à cette époque ne considéraient pas cette situation ou ce problème comme vous le faites, les schismatiques. Vous souhaitez le condamner comme hérétique. Vous souhaitez condamner Saint Edmond Campion comme hérétique – il était son compatriote – et cela vous montre juste que vous avez tort. Ils recevaient, dans la nécessité, la communion d’un prêtre qui avait été compromis».

Peter soutient que si notre position est vraie, nous devons condamner comme hérétiques le père Rishton et le bienheureux Edmond Campion. Mais c’est un mensonge direct et une fausse déclaration démoniaque ! Il est tout à fait écœurant d’avoir à traiter avec de mauvaises volontés hérétiques comme Peter.

Non seulement Peter nous accuse à tort de condamner les catholiques comme des hérétiques, mais notez comment il semble même affirmer que le père Rishton et le bienheureux Edmond Campion ont reçu les sacrements de ministres anglicans hérétiques :

Peter Dimond : «Vous souhaitez le condamner [Père Rishton] comme hérétique. Vous souhaitez condamner Saint Edmond Campion comme hérétique – il était son compatriote – et cela vous montre juste que vous avez tort. Ils recevaient, dans la nécessité, la COMMUNION d’un prêtre qui avait été compromis».

Il est possible que Peter ne parlait pas du père Rishton et d’Edmond Campion quand il parlait de « Ils ». Néanmoins, Peter doit bien sûr comprendre que juste parce que le père Rishton a écrit dans son livre que d’autres personnes ont reçu les sacrements de prêtres compromis en Angleterre, cela ne signifie en aucune façon que le Père Rishton ou le bienheureux Edmond Campion aient jamais reçu les sacrements d’un tel prêtre.

Juste parce qu’ils étaient amis ou martyrisés ensemble ne signifie en aucune façon que l’un d’eux a jamais reçu les sacrements de ces prêtres. En fait, nous pourrions prouver tout le contraire être vrai. C’est juste un fait que pas un seul saint ou bienheureux n’a jamais sciemment reçu les sacrements (sauf peut-être le baptême) des ministres hérétiques ou approuvé cela – et c’est un fait !

Alors pourquoi ne pas regarder ce que le bienheureux Edmond Campion avait à dire pour lui-même à ce sujet :

«Avant que Campion et ses associés aient commencé à prêcher, les catholiques ont été souvent compromis avec le protestantisme dans la mesure où ils assistaient aux services religieux officiels. Mais Campion a prêché l’indocilité, audacieux et sans compromis. Les catholiques ne pouvaient pas assister aux offices protestants et conserver leur foi». (Wings of Eagles, Corley et Williams, p. 40)

Comme nous pouvons le voir ici, le bienheureux Edmond Campion a prêché contre le fait d’avoir quelque chose à faire, religieusement parlant, avec ces hérétiques, les schismatiques, les anglicans et les apostats de la foi !

Je pense qu’il est important pour nous de comprendre ce fait : pas un saint n’a jamais approuvé ce nouvel enseignement que Peter essaie d’enseigner. Si cela ne nous dit pas que la position est juste, alors est-ce que cela le sera (hors dogme bien sûr) ? Ce fait nous dit aussi qu’il n’est pas naturel d’être en communion avec les hérétiques qui sont des ennemis de Jésus-Christ et de son Église.

 

Suspect d’hérésie

Entre 1:48:24 – 1:49:55 dans le débat

Lorsque Peter ne pouvait pas sortir ses arguments d’homme de paille et de fausses affirmations sur le schisme anglican (ainsi qu’Élias les a réfuté), Peter changea de sujet sur «suspect d’hérésie» et ce que signifie ce terme. Maintenant Élias répondait à tort à la question de Peter, mais seulement parce que Peter n’avait pas posé sa question correctement. Il faut savoir que Peter a oublié de mentionner le fait très important à l’avance à Elias «après avoir été frappé d’anathème», et il lui était donc impossible de savoir de quoi parlait Peter ou ce qu’il essayait de dire. Les mots suivants sont la seule chose que Peter a mentionné avant d’exiger une réponse :

Peter Dimond : «Très bien, pour illustrer ce qu’est un menteur comme vous l’êtes, je pense que c’est important de vous poser une question. Lorsque les conciles utilisent le terme suspect d’hérésie, dans leur décrets ecclésiastiques – quatrième concile du Latran et les conciles de cette période, font-ils référence aux déclarés ou non ? »

Réponse d’Élias : que c’était sur les non-déclarés.

Toutefois, si Élie avait été télépathe et avait su qu’il voulait dire « après qu’ils ont été frappés par l’épée d’anathème », il aurait pu donner une réponse, à savoir : que chaque personne qui a été soupçonnée de quelque hérésie, a été déclarée comme suspecte d’hérésie. On ne peut évidemment pas répondre à une question avant que l’on comprenne le contexte de celle-ci.

Et donc quand Elias a répondu que c’était un individu non-déclaré, il n’y avait rien d’étrange du tout à sa réponse parce que Peter n’avait pas posé sa question correctement. D’après les renseignements que Peter donna avant d’exiger une réponse, la réponse d’Elias n’était pas mal, mais seulement logique. Mais dans le contexte auquel Peter faisait allusion, ces suspects ont été déclarés depuis qu’ils ont été frappés par l’épée de l’anathème (une phrase déclarée).

Peter a raison sur le fait que ceux qui sont soupçonnés d’hérésie et «qui ont été frappés par l’épée d’anathème» s’inscrivent dans une phrase déclarée et qu’ils doivent donc être évités. Mais ce n’est pas la question et cela ne prouve rien quand à la position de Peter parce que ces suspects ne sont pas encore connus comme des hérétiques et pourraient ainsi être catholiques, même s’ils sont suspects.

Alors pourquoi Peter essaie encore et encore de prouver un point qui n’a même pas prouvé sa propre position ? Que nous n’avons pas à éviter une personne que nous ne connaissons même pas être hérétique, cela est évident, et nous sommes d’accord avec cela. Nous sommes également d’accord avec le fait que les gens que nous ne connaissons pas être des hérétiques doivent être évités dès la première fois qu’ils ont été mis en évidence par l’Église. Alors, qu’est-ce que Peter essaie de prouver ici ? Rien. Et les conciles ci-dessus ne prouvent rien pour Peter, même un peu, mais il les répète encore et encore.

 

Peter dit que nous sommes des voleurs !

Entre 1:51:12 – 1:51:20 dans le débat

Pour répondre à cette objection de Peter, nous allons citer notre article sur les mensonges incroyables et les contradictions des frères Michael et Peter Dimond du monastère de la Très Sainte Famille.

Peter Dimond, un e-mail : «Vous seriez démoli dans un débat … Vous ne savez rien à propos de la foi catholique … Vous êtes trop stupide et incapable de produire quoi que ce soit … C’est pourquoi vous devez voler tout de nous et des autres, vous, non-catholique criminel, en direction de l’enfer … La seule raison pour laquelle nous ne débatterions pas avec vous est parce que vous voulez faire la promotion de votre opération criminelle … Vous voulez nous utiliser pour promouvoir licite votre position et votre site … et nous ne laissons pas plagier et utiliser notre forum pour diffuser votre matériel volé … Vous n’avez même pas mis votre nom, mais nous connaissons votre adresse … Ne nous faites plus perdre notre temps, vous schismatique, stupide, démoniaque, perdant la tête pour l’enfer … Par ailleurs, vous ne pourriez pas me traiter de poule mouillée en face, vous le punk …» Frère Peter Dimond.

Il n’y a qu’un seul mot pour un tel comportement infantile : honteux. Me démolir dans un débat, mais refuser de débattre avec moi ? Bien sûr, il n’utilise jamais ce ton dans son propre échange d’e-mail, on peut se demander pourquoi ? Notez également que Peter Dimond nous a jugé de nombreuses fois, et ils nous ont appelés des voleurs. Et pour quelle raison nous appeler des voleurs ? Il nous a appelé voleurs parce que nous utilisons et faisons la promotion de leur propre matériel, de leurs films et de leurs articles, tous pour le salut des âmes ! Ces personnes revendiquent donc la propriété de la vérité de Dieu (dans les choses qu’ils enseignent à juste titre), ce qui est vraiment une chose abominable à faire puisque personne ne peut revendiquer la propriété particulière des vérités révélées par Dieu. Notez également comment il a jugé plusieurs fois nos intentions (dont il peut éventuellement ne pas avoir connaissance), comme purement mauvaises et seulement pour de mauvais motifs (comme si la diffusion de leur matériel était un crime selon les Dimond). C’est un péché mortel clair pour les Dimond de présumer savoir pourquoi nous faisons quelque chose. Quand une personne aime trop ses propres opinions ou ses interprétations, il n’y a vraiment pas grand-chose qu’on pourrait lui dire que ce soit pour lui faire changer sa position. Nous leur avons dit de nombreuses fois que notre intention lors de l’utilisation de leur matériel est d’aider les âmes à connaître la vérité à propos de Vatican II, et bien sûr, pour sauver les âmes. Toutefois, ils ont refusé d’accepter cette explication de nous et affirment encore et tiennent comme opinion (comme si c’était la vérité) que notre seule intention est le vol, le plagiat, la multiplication de matériels volés et la promotion de notre position licite et de notre site, obstinément. Seigneur Dieu, aide-nous à surmonter une telle fierté ! Nous voulons toujours diffuser leur matériel (la matière qui ne comporte aucune erreur et corrigée par nous) pour le salut des âmes. Ils peuvent continuer à nous juger à tort et nous appeler des voleurs, aussi longtemps que Dieu aura de la patience avec la fierté totale et méprisable et la mauvaise volonté, mais la vérité est, et Dieu le sait, que nos intentions sont bonnes.

Seul un imbécile pourrait prétendre (après que lui ait été présentée cette preuve) que la loi du monde vient avant la loi spirituelle ou que de copier du matériel de quelqu’un d’autre serait l’équivalent de « voler ». Peter n’a jamais perdu ses articles, films ou matériel pour commencer, alors comment peut-il paler le vol ? La définition du vol est de «prendre la propriété d’une autre personne sans autorisation ou de droit légal et sans intention de la rendre». Cela signifie donc que la personne a perdu la chose qui lui a été prise. Mais la copie ne vole pas ou prend à l’autre, parce que la copie se reproduit, et cela gratuitement. Dès lors, prétendre qu’il ne faut pas diffuser ou copier de données de l’économie des âmes [économie du salut], car ce serait classé comme « voler » la « copie » de matériel de quelqu’un d’autre – est tout simplement stupide. Si nous pouvions copier la nourriture de quelqu’un d’autre et donner cette nourriture à des gens qui meurent de faim, cela serait-il également considéré comme « vol » selon ces gens ? Nous leur avons posé cette question, et ils n’ont jamais répondu. Copier n’est pas voler. En cette période ! Nul ne peut entraver la propagation des vérités de Dieu. En cette période ! Un homme ne peut notamment devenir propriétaire des vérités de Dieu comme le fait Peter. En cette période ! Il s’agit bien sûr d’une loi divine et naturelle !

Que les Dimond pleurnichent à propos du fait que nous répandons leur matériel nous montre une chose : ils sont de satan. Lorsque nous voyons des gens diffuser notre matériel, nous ne nous lamentons pas dessus ou les menaçons d’action en justice, mais nous sommes réellement heureux de voir des gens répandre la vérité. Toute personne de bonne volonté sera bien sûr heureuse de voir la vérité se propager et n’essaiera pas d’empêcher cela en tout cas. Mais Peter agit cependant de la façon exactement inverse. Nous n’avons non-seulement fait aucun profit sur leur matériel, mais nous avons encore dépensé toutes nos économies sur les publicités qui tentent de promouvoir notre propre matériel et le leur sur notre site Web, tout cela pour le salut des âmes, de sorte que nous avons maintenant été obligés d’aller à l’aide sociale à cause de cela.

 

On ne peut jamais commettre le mal quoi qu’il arrive

Romains 3, 7-8 : «Car si, par mon infidélité, la vérité de Dieu a éclaté davantage pour sa gloire, pourquoi suis-je encore jugé comme pécheur ? Et pourquoi ne ferons-nous pas le mal pour qu’il en arrive du bien (conformément au blasphème qu’on nous impute, et à ce que quelques-uns nous font dire) ? La condamnation de ceux-là est juste !»

St Augustin, Pour Consentius, contre le mensonge : « Faire le mal pour qu’il en arrive du bien ? Une chose dont vous voyez combien l’apôtre la déteste».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, première partie de la seconde partie, Q. 84, art. 4, réponse au 5 : «Quand on pèche par suite d’une bonne intention, il semble que cette faute revienne à l’ignorance, parce qu’on ignore alors qu’on ne doit pas faire le mal, pour qu’il en arrive du bien».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, deuxième partie de la seconde partie, Q. 64, art. 5, réponse au 3 : «Enfin il n’est permis à personne de se tuer à cause de la crainte qu’il y a de consentir au péché, car on «ne doit pas faire le mal pour qu’il en arrive du bien » (Romains 3, 8) ou pour éviter des maux, surtout des maux qui sont moindres et plus incertains, car on ne sait si on consentira au péché à l’avenir, puisque Dieu peut délivrer l’homme du péché quelle que soit la tentation qui vienne l’assaillir».

Maintenant, ceux qui croient qu’il est permis de demander les sacrements d’hérétiques sont évidemment aveugles à cette vérité catholique, car assurément, ils demandent à un autre homme de pécher mortellement. C’est un péché pour tous les hérétiques de consacrer et conférer tout sacrement, sauf pour le baptême en cas de nécessité :

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Troisième Partie, Q. 82, art. 7, réponsee au premier argument 2 : « Le baptême est seul autorisé à être conféré par les hérétiques et schismatiques, car ils peuvent légalement baptiser en cas de nécessité, mais en aucun cas ils ne consacrent licitement l’Eucharistie, ou confèrent les autres sacrements».

«En aucun cas» signifie même pas lorsqu’il lui est demandé par un laïc qui ne peut pas trouver un prêtre non-hérétique. Cela signifie que même lorsqu’on lui a demandé, par exemple, l’hérétique commettrait encore un péché en le faisant. Et sûrement toutes les personnes de bonne volonté seront d’accord avec la citation suivante du Concile œcuménique de Lyon :

Le pape Innocent IV, premier concile de Lyon, 1245 : «Ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Et ceci :

Le pape saint Félix III (483-492) : « Ne pas s’opposer à l’erreur est l’approuver, et négliger même de confondre les méchants, quand nous pouvons le faire, n’en est pas moins un péché que de les encourager».

Maintenant, comment quelqu’un évitera la culpabilité décrite par le pape Innocent IV et le pape Félix III, s’il va vers un hérétique et demande les sacrements ? Réponse : Il n’évitera pas la culpabilité du tout. S’il s’oppose véritablement au crime manifeste d’un hérétique qui consacre ou confère les sacrements, il ne les recevrait très certainement pas de ses mains, et encore moins ne lui demanderait l’absolution, que le prêtre, comme nous l’avons vu, est incapable de conférer.

 

Si tout cela n’est pas assez pour vous, considérons la position de Dimond lorsqu’elle est exprimée plus simplement

La position de Peter Dimond sur la notoriété et la non-nécessité d’éviter les hérétiques non-déclarés est la suivante : La plus subtile et sournoise des hérésies, la plus admissible, c’est d’aller vers eux et de leur demander de commettre le péché mortel pour consacrer et donner les sacrements.

Je lui répond ceci et à tous ses disciples dans ce compromis perverse contre la foi : Savez-vous qu’il est hérétique ? Alors éloignez-vous de lui pour l’amour de Dieu et de votre âme ! Vous demandez à être trompé et damné !

 

Les catholiques qui n’avaient pas accès à des prêtres catholiques ont évité les prêtres non-catholiques

Il y a des périodes dans l’histoire de l’Église où les catholiques ne pouvaient pas assister à la messe ou recevoir les autres sacrements sur de longues périodes de temps, car aucun des prêtres catholiques n’étaient à leur disposition. Dans le cas où seuls les prêtres non-catholiques étaient disponibles, les catholiques ont néanmoins été dogmatiquement interdits de toute communion religieuse avec eux. Ainsi, dans l’histoire de l’Église catholique, il y a eut de longues périodes de temps où les catholiques ont été privés de la Sainte Messe et des sacrements d’Eucharistie, de la pénitence, de l’extrême-onction, de la confirmation et des ordres. Ceci est la preuve empirique que la foi catholique passe avant la messe et les sacrements, et que les catholiques peuvent être sauvés sans être en mesure d’assister à la messe ou de recevoir les sacrements d’Eucharistie, la pénitence, l’extrême-onction, la confirmation et les ordres. Ainsi, un homme peut être sauvé sans ces bonnes choses, mais il ne peut pas être sauvé sans la foi catholique.

Il y a seulement un sacrement qui est absolument nécessaire pour tous afin de recevoir le salut, et c’est le sacrement du baptême.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Troisième partie, Q. 64, art. 6 : «Toutefois, en cas de nécessité même un laïc peut baptiser, il ne pécherait pas en baptisant. Car il est clair qu’alors il n’exerce pas le ministère de l’Église, mais vient au secours de celui qui est dans le besoin de ses services. Ce n’est pas comme avec les autres sacrements, qui ne sont pas si nécessaires que le baptême, comme nous le verrons plus loin (65, 3,4, 62, 3).»

Maintenant, nous voudrions présenter des histoires remarquables de saints et de gens ordinaires qui ont vécu sans les sacrements sur de longues périodes de temps à travers l’histoire de l’Église, afin de montrer aux gens que de nombreux catholiques qui avaient été de même privés des sacrements, ont réussi à suivre leur vie spirituelle, et certains ont même atteint la perfection.

 

Saint Paul l’Ermite

Pendant la persécution des chrétiens de Dèce, saint Paul l’Ermite s’enfuit dans le désert, quand il avait 16 ans. Il a ensuite vécu seul dans le désert près de 100 ans sans une messe et les sacrements d’Eucharistie, de pénitence et d’extrême-onction. Pourtant, quand il est mort, Saint Antoine le Grand, a vu l’âme de Saint-Paul voler directement au ciel.

L’Encyclopédie catholique, saint Paul l’Ermite : «Un jeune homme de seize ans, Paul, s’enfuit dans le désert de la Thébaïde lors de la persécution de Dèce. Il vécu dans une grotte dans le flanc de la montagne jusqu’à ce qu’il ait cent treize ans. La montagne, ajoute Saint Jérôme, était criblée de grottes».

La vie de Paulus le premier ermite, saint Jérôme, 374 ou 375 : «2. Pendant les persécutions de Dèce et Valérien, quand Cornelius à Rome et Cyprien de Carthage ont versé leur sang dans le bienheureux martyr, de nombreuses églises en Égypte et de la Thébaïde ont été dévastées par la fureur de la tempête … 4. Bien que de telles énormités aient été perpétrées dans la partie inférieure de la Thébaïde, Paul et sa sœur ont été nouvellement en deuil de leurs deux parents, il avait environ seize ans. Il était l’héritier d’un riche héritage, hautement qualifié en grec et en apprentissage égyptien, doué d’un caractère doux et d’un amour profond pour Dieu. Au milieu des foudres de la persécution, il s’enfuit … dans la nature sauvage de la montagne pour attendre la fin de la persécution. Il a commencé avec des étapes faciles, et des haltes répétées, à avancer dans le désert. Enfin, il a trouvé une montagne rocheuse, au pied de laquelle, fermée par une pierre, était une grotte sans grande taille … 6. En conséquence, le concernant comme sa demeure comme un don de Dieu , il est tombé amoureux d’elle, et dans la prière et la solitude y a passé tout le reste de sa vie … 7 …. Le bienheureux Paul avait déjà vécu sur terre la vie du ciel cent treize ans, et Antoine à l’âge de quatre-vingt ans a été habiter dans un autre lieu de solitude (comme il avait lui-même coutume de le déclarer), quand il vint à ce dernier, et que nul moine plus parfait que lui-même s’était installé dans le désert. Toutefois, dans le silence de la nuit, il lui a été révélé qu’il y avait plus loin dans le désert un bien meilleur homme que lui, et qu’il devait aller lui rendre visite … 14 …. Et maintenant qu’un autre jour s’était levé [pour lui de lui rendre visite] et il restait trois heures de voyage, quand il a vu Paul en robe longue blanche comme neige montant sur les hauteurs parmi les phalanges des anges, et les chœurs des prophètes et des apôtres… »

 

Saint Benoît

Lorsque saint Benoît était âgé de 14 ou 15 ans, il s’enfuit du monde pour vivre dans une grotte. Il y vécut pendant trois ans, et un prêtre ne lui rendit visite qu’une seule fois pendant cette période. Les Vies de Saints, de Butler, ne mentionne pas que le prêtre lui ait offert la messe ou la Sainte Eucharistie ; donc, tout au plus, saint Benoît avait assisté à la Messe et à l’Eucharistie une fois sur les trois ans.

 

Sainte Marie d’Égypte

Sainte Marie d’Égypte a fui dans le désert pour faire pénitence et a vécu dans un isolement total pendant près de 47 ans jusqu’à ce que l’abbé Zosime ait croisé son chemin. Zosime lui demanda combien de temps elle avait vécu dans ce désert. «Depuis quarante-sept ans, dit-elle, autant que je puisse en juger». (Vies de Saints, de Butler, Husenbeth édition, vje, 9 avril, Sainte Marie d’Egypte, p. 436)

Au cours de ces 47 années Sainte Marie n’a pas assisté à la messe, ni reçu la Sainte Eucharistie, ou reçu le sacrement de pénitence. Pourtant, Dieu était si heureux avec elle qu’il lui a donné le don de prophétie et des miracles au cours de son exil auto-imposé.

 

Les Catholiques pendant la crise arienne

Hérésie arienne (d’Arius) : le Père, le Fils et le Saint-Esprit ne sont pas d’une seule et même nature, d’une seule et même substance, ou n’ont pas la même essence ; le Fils est une créature, et le Saint-Esprit est une créature de créature, c’est-à-dire formée par le Fils. En s’incarnant, le Christ a pris seulement un corps, sans s’unir en même temps à une âme (St Augustin).

Au cours de la crise arienne au 4ème siècle, les hérétiques ariens ont repris de nombreuses églises catholiques. Les catholiques ont été interdits d’assister à des messes offertes par des prêtres ariens ou de recevoir tout sacrement d’eux ou tout autre type de communion religieuse avec les ariens ; et donc sur une longue période de temps, beaucoup de catholiques ne pouvaient pas assister à la messe, ni recevoir la Sainte Eucharistie, ni se confesser, etc. Saint Herménégilde était l’un de ces fidèles catholiques.

Saint Herménégilde, martyr : «Le soir de Pâques, un évêque arien hérétique lui fut envoyé pour la Sainte Communion, mais il refusa de recevoir la même communion pascale des mains d’un hérétique, et alors son père le mis à mort». (Le Nouveau Missel romain, père Lasance 1945, 13 avril, p. 1687)

Nous lisons que Saint Antoine le Grand n’avait rien à voir avec les hérétiques ariens et autres schismatiques mélétiens, sauf pour les avertir et essayer de les convertir.

Saint Athanase, Vie d’Antoine : «68. Et il [Saint Antoine] était tout à fait merveilleux dans la foi et religieux, car il n’a jamais tenu communion avec les schismatiques mélétiens, connaissant leur méchanceté et l’apostasie depuis le début ; et il n’avait pas de relations amicales avec les manichéens ou d’autres hérétiques ; ou, s’il en avait, c’était seulement en ce qui concerne les conseils selon lesquels ils devraient changer leur piété. Car il pensait et a affirmé que les relations avec eux étaient nocives et destructrices pour l’âme. De la même manière aussi, il détestait l’hérésie des Ariens, et les a tous exhorté, de ne pas les approcher, ni de tenir leur croyance erronée. Et une fois, lorsque certains fous ariens vinrent à lui, quand il les eut interrogé et appris leur impiété, il les chassa de la montagne, en disant que leurs paroles étaient pires que le venin des serpents … 69 …. C’est pourquoi il n’y a rien de commun avec les plus impies ariens. Car il n’y a pas de communion entre la lumière et l’obscurité». (Vie d’Antoine [Vita St Antoni], par saint Athanase, n. 68, 69)

Saint Athanase enseigne également le dogme selon lequel les catholiques sont interdits d’assister à la messe ou à tout autre service religieux dans les églises non-catholiques, ce qui comprend les églises ariennes même si les Ariens les appelaient encore les églises catholiques. Il enseigne également le dogme selon lequel la foi catholique doit passer avant les églises et d’autres lieux et avant la messe et les sacrements.

Lettre de Saint Athanase, évêque d’Alexandrie, à son troupeau : « Que Dieu vous console ! Que triste est le fait que d’autres ont occupé les églises [églises catholiques qui sont devenues des églises ariennes ; une situation similaire à ce qui s’est passé aujourd’hui] par la violence, alors que pendant ce temps, vous êtes à l’extérieur. Il est un fait qu’ils ont les locaux, mais vous avez la foi apostolique. Ils peuvent occuper nos églises, mais ils sont en dehors de la vraie foi. Vous restez en dehors des lieux de culte, mais la foi habite en vous. Voyons ce qui est plus important, le lieu ou la foi ? – La vraie foi, évidemment. Qui a perdu et qui a gagné dans cette lutte, celui qui garde les lieux ou celui qui garde la foi ? Certes, les lieux sont bons quand la foi apostolique y est prêchée ; ils sont saints si tout s’y déroule d’une manière sainte … Vous êtes ceux qui êtes heureux : vous qui restez dans l’Église par la foi, qui vous tenez fermement aux fondements de la foi qui est vous est parvenue de la Tradition apostolique. Et si une jalousie exécrable a essayé de la secouer à un certain nombre de reprises, elle n’a pas réussi. Ce sont eux qui ont rompu avec elle dans la crise actuelle. Personne, jamais, ne prévaudra point contre votre foi, frères bien-aimés. Et nous croyons que Dieu va nous donner de revenir un jour dans nos églises. Ainsi, plus violemment ils tentent d’occuper les lieux de culte, plus ils se séparent de l’Église. Ils prétendent qu’ils représentent l’Église ; mais en réalité, ce sont eux qui se sont eux-mêmes expulsés d’elle et s’égarent. Même si les catholiques fidèles à la Tradition sont réduits à une poignée, ce sont eux qui sont la véritable Église de Jésus-Christ». (SS. Eccl. Patrum, Caillau de Coll. et Guillou, Vol. 32, pp 411-412)

St Athanase, archevêque d’Alexandrie, les Solitaires, Deuxième lettre aux Moines, Lettre 53 : « Athanase à ceux qui pratiquent une vie solitaire et sont installés dans la foi en Dieu, la plupart des frères bien-aimés, salut dans le Seigneur. Je remercie le Seigneur qui vous a donné de croire en Lui afin que vous aussi ayez la vie éternelle des saints. Mais parce qu’il y a certaines personnes qui suivent Arius et vont dans les monastères sans aucun autre objet, sauf sous couvert de rendre visite, et de nous retourner, ils peuvent tromper les simples ; ainsi il y en a certains qui, alors qu’ils affirment qu’ils ne suivent pas Arius, eux-mêmes encore se compromettent et pour le culte de son parti ; J’ai été contraint, à la demande de certains frères plus sincères, d’écrire afin de maintenir fidèlement et sans ruse la foi pieuse qui par la grâce de Dieu œuvre en vous, pour que vous ne puissiez pas donner occasion de scandale pour les frères. Car lorsque vous tous, les fidèles dans le Christ, collaborez et communiquez avec ces personnes, [ou adorez avec eux], certainement ils penseront que c’est une question d’indifférence et tomberont dans le bourbier de l’irréligion. De peur, alors, que cela se produise, soyez heureux, bien-aimés, de fuir ceux qui tiennent l’impiété d’Arius, et par ailleurs d’éviter ceux qui, alors qu’ils prétendent ne pas tenir l’impiété d’Arius, adorent avec les impies. Et nous sommes particulièrement tenus de fuir la communion des hommes dont nous avons les opinions en exécration. Si donc tout venant à vous, et, comme dit le bienheureux Jean, apporte avec lui la doctrine juste, dites-lui : Je vous salue, et recevez un tel homme comme un frère. Mais si tout venant semble confesser la foi droite, mais semble communiquer avec les autres [les hérétiques], exhortez-le à s’abstenir de cette communion, et s’il promet de le faire, traitez-le comme un frère, mais s’il persiste dans un esprit polémique [et continue obstinément à la communion religieuse avec les hérétiques], évitez-le. Je pourrais allonger grandement ma lettre, ajoutant des divines Écritures, en contour de cet enseignement. Mais étant sages, vous pourrez anticiper ceux qui écrivent, et étant plutôt attentif à l’abstention, vous serez aptes à instruire aussi les autres, alors j’ai dicté une courte lettre, comme d’un ami affectueux pour les autres, dans la confiance que vivant vous préserviez une foi pure et sincère, et que ces personnes, voyant que vous ne les rejoignez pas [les hérétiques] dans le culte, tireront avantage, craignant d’être comptés comme impies, et pour ceux qui tiennent l’impiété avec eux ».

 

Les Catholiques dans l’Angleterre anglicane

Quand les églises catholiques en Angleterre sont devenues des églises anglicanes, les catholiques ont été interdits d’assister à des messes offertes par des prêtres anglicans, qui à cette époque consacraient l’Eucharistie parce qu’ils étaient des prêtres valides. Ainsi, sur une période de temps prolongée, la plupart des catholiques anglais ne pouvaient pas assister à la messe, ni recevoir la Sainte Eucharistie, ni se confesser, etc., parce qu’ils n’avaient pas accès à un prêtre catholique.

En 1580, le Bienheureux Édmond Campion, un converti de la religion anglicane, travailla avec zèle en Angleterre pour convertir les anglicans et pour édifier les catholiques. Il interdit aux catholiques d’assister aux messes des anglicans qui demeuraient dans les églises catholiques. A cette époque de l’Église anglicane, 46 ans après sa création en 1534 par le roi Henry VIII, il y avait encore un sacerdoce valide et ils consacraient donc l’Eucharistie.

Wings of Eagles : «Avant que Campion et ses associés aient commencé à prêcher, les catholiques s’étaient souvent compromis avec le protestantisme dans la mesure où ils assistaient aux services religieux officiels. Mais Campion a prêché l’indocilité, audacieux et sans compromis. Les catholiques ne pouvaient pas assister aux offices protestants et conserver leur foi». (Wings of Eagles, Corley et Williams, p. 40, Imprimatur ; + Moïse E. Kiley 11 janvier 1944, Archiepiscopus Milwvkiensis)

 

Les Catholiques en France schismatique

Quand la plupart des prêtres catholiques en France sont devenus schismatiques pour avoir rejoint l’Église constitutionnelle française, les catholiques ont été interdits d’assister à des messes offertes par ces prêtres, même s’ils consacraient l’Eucharistie parce qu’ils étaient des prêtres valides. Ainsi, sur une période de temps prolongée, de nombreux catholiques français ne pouvaient pas assister à la messe, ni recevoir la Sainte Eucharistie, ni se confesser, etc.

Le père Demaris, un missionnaire de Saint-Joseph et professeur de théologie à Lyon, en France, est resté fidèle pendant les bouleversements causés par la Révolution française, où de nombreux prêtres avaient apostasié en se joignant à l’Église constitutionnelle française. Bien qu’il n’y avait pas de prêtres catholiques pour la majorité des catholiques français, il y avait beaucoup de prêtres non-catholiques disponibles. En 1801, le père Demaris a écrit une lettre de consolation intitulée «Ils ont enlevé mon Seigneur» adressée aux catholiques qui, obéissant instinctivement aux lois divines qui ne peuvent jamais changer, avaient refusé d’aller dans les églises non-catholiques et d’assister à des messes qui étaient présidées par les ex-prêtres catholiques qui étaient maintenant schismatiques non-catholiques. Il parle aux catholiques de la façon dont Dieu remettra leurs péchés s’ils font une confession sincère à Dieu avec la promesse de se confesser à un prêtre catholique quand il deviendrait disponible. Il parle de faire une bonne confession, comme ils la feraient si un prêtre catholique était disponible.

Père Demaris : « Supprimés des ressources du sanctuaire et privés de tout exercice de la prêtrise, il reste Jésus-Christ comme médiateur pour nous faire économie. C’est à Lui que nous devons aller pour nos besoins. Devant Sa Majesté suprême, nous devons carrément arracher le voile de nos consciences et aller à la recherche du bon et du mauvais, comme nous l’avons fait, le remercier de ses grâces, confesser nos péchés, demander pardon et de nous montrer la direction de sa sainte volonté, ayant dans nos cœurs le désir sincère de nous confesser à son ministre chaque fois que nous serons en mesure de le faire. Là, mes enfants, c’est ce que j’appelle se confesser à Dieu ! Dans un tel aveu bien fait, Dieu lui-même nous absoudra. Il est donc dans toutes les situations douloureuses qui nous privent des sacrements. L’économie de la Croix pour un chrétien est la source de la rémission de nos péchés … Ce que le monde fait pour nous éloigner de Dieu nous en rapproche … Nous réparerons maintenant les défauts qui venaient d’une trop grande confiance dans l’absolution et de ne pas assez bien examiner ses faiblesses. Obligés de se lamenter maintenant devant Dieu, les fidèles doivent tenir compte de toutes leurs difformités … Que cette confession à Dieu soit pour vous une pratique quotidienne courte, mais fervente … Le premier fruit que vous en tirerez en dehors de la rémission de vos péchés, sera d’apprendre à vous connaître et à connaître Dieu, et la deuxième sera d’être toujours prêt à vous présenter à un prêtre si vous êtes en mesure de le faire, enrichis en caractère par la miséricorde du Seigneur.

«… consolez-vous, mes enfants, dans la confiance que vous avez en Dieu. Ce tendre Père répandra sur vous ses grâces, ses bénédictions et ses miséricordes dans ces moments terribles que vous craignez, avec plus d’abondance que si vous étiez aidés par ses ministres, dont vous avez été privés seulement parce que vous ne l’abandonnez pas. L’abandon que nous craignons pour nous-mêmes ressemble à celui du Sauveur sur la Croix, quand il dit à son père : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» … Vos douleurs et votre abandon vous mènent à votre destin glorieux à la fin de votre vie comme Jésus a terminé la sienne ! … Ne soyez pas surpris par le grand nombre qui l’ont quitté ! La Vérité gagne, peu importe combien est petit le nombre de ceux qui l’aiment et restent attachés à Dieu. Dieu veille sur nous, notre espoir est justifié. Il nous dit que la persécution soit s’arrêtera ou soit la persécution sera notre couronne. Dans la variante de l’un ou de l’autre, je vois l’accomplissement de notre destin. Disons à Dieu, que votre volonté soit faite, car de quelque manière que ce soit, il nous livre ses miséricordes éternelles pour les déverser en nous ».

Le père Demaris console les catholiques français qui ont été privés de l’extrême-onction :

Père Demaris : « Dieu, qui nous aime et nous protège, veut nous donner son corps à l’approche de la mort, nous enlever notre peur pour ce dernier voyage. Quand vous regardez vers l’avenir et que vous vous voyez vous-même sur votre lit de mort, sans le dernier sacrement, sans l’extrême-onction et sans aucune aide de la part des ministres du Seigneur, vous vous voyez abandonné de la manière la plus triste et terrible. Consolez-vous, mes enfants, dans la confiance que vous avez en Dieu. Ce tendre Père répandra sur vous ses grâces, ses bénédictions et Sa miséricorde, dans ces moments terribles que vous craignez, avec plus d’abondance que si vous étiez aidés par ses ministres dont vous avez été privés seulement parce que vous ne l’abandonnez pas vous-même. L’abandon que nous craignons pour nous-mêmes ressemble à celle du Sauveur sur la Croix, quand il dit à son père : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» (Matthieu 27, 46) Ah ! Combien constructifs et consolants sont ces mots ! Vos douleurs et votre abandon vous mènent à votre destin glorieux à la fin de votre vie comme Jésus a terminé la sienne. Jésus, dans ses souffrances, son abandon et sa mort, était dans l’union la plus intime avec son Père. Dans vos douleurs et à l’abandon, unissez-vous aussi à Lui, et laissez votre dernier soupir être comme le sien, que la Volonté de Dieu soit faite. Étant privé de l’extrême-onction, et dans les mains de personnes, qui non seulement ne contribuent pas mais m’insultent, je serai plus heureux que ma mort puisse être plus conforme à celle de Jésus qui était un spectacle d’opprobre pour tout le monde. Crucifié par la main de ses ennemis, il a été traité comme un voleur et il est mort entre deux voleurs. Il était la Sagesse elle-même et a été pris pour un idiot ; Il était la vérité, et il a été pris pour un tricheur et un menteur. Les pharisiens et les scribes ont triomphé de lui et en sa présence. Ils ont finalement été rassasiés de son sang. Le Christ est mort dans l’infamie la plus honteuse de la torture et des douleurs atroces de la Croix. Chrétiens, si vos derniers moments et la mort sont une occasion pour vos ennemis de vous traiter avec des insultes et la honte, ce sont celles de Jésus ? Je ne suis pas sûr que l’ange qui a été envoyé pour compenser la dureté de cœur et l’insensibilité des hommes n’était pas là pour nous enseigner que, dans des circonstances similaires, nous recevons la consolation du ciel quand celle des hommes est manquante. Ce n’est pas sans un plan spécial de Dieu, que les apôtres qui auraient dû consoler Jésus, restèrent dans un profond sommeil. Ainsi, le fidèle ne doit pas être surpris de se retrouver sans un prêtre dans ses derniers moments. Jésus reproche à ses apôtres de dormir, mais il n’a pas dit qu’ils l’avaient laissé sans consolation, pour nous enseigner que si nous entrons dans le jardin des Oliviers, si nous montons vers le calvaire, si nous mourons seuls et sans aide humaine, Dieu veille sur nous, nous console, et pour nous cela suffit. Fidèles, vous avez peur de ce qui suit l’heure actuelle. Levez les yeux vers Jésus, gardez-les sur lui, contemplez-Le – Il est votre modèle ».

Le père Demaris console les catholiques français qui ont été privés de l’Eucharistie :

Père Demaris : « L’Eucharistie comportait pour vous beaucoup de joies et d’avantages lorsque vous étiez en mesure de participer à ce sacrement d’amour, mais maintenant vous êtes privés de celui-ci pour être les défenseurs de la vérité et de la justice… Nous sacrifions notre vie autant qu’il est en nous de le faire, en nous renouvelant chaque jour, chaque fois que nous adorons, dans la soumission à la main de Dieu qui nous pousse loin de ses autels … Il doit avoir avantageusement privé de l’Eucharistie pour élever le niveau de la Croix pour la cause du Christ et la gloire de l’Église … Oui, je n’ai pas peur de le dire. Quand la tempête de la malice des hommes rugit contre la vérité et la justice, il est plus avantageux pour les fidèles de souffrir pour le Christ que de participer à son corps par la communion. Il me semble entendre le Sauveur nous disant «La réparation par cette privation humiliante me glorifie de toutes les communions qui me déshonorent ».

Dans tous ces cas ci-dessus, les catholiques ne pouvaient pas assister à la messe ou recevoir la Sainte Eucharistie ou être confirmés ou se confesser ou recevoir les derniers sacrements (extrême-onction) pendant de longues périodes de temps. Qui oserait dire que ces catholiques ne pouvaient pas sauver leurs âmes, faute d’un prêtre catholique pour célébrer la messe et dispenser les sacrements ? Qui oserait dire que ces catholiques n’ont pas été exemptés de l’obligation d’assister à la messe le dimanche ? Seuls les hérétiques qui mettent la messe et les sacrements avant la foi catholique diraient ou même penseraient une telle chose !

(Cet article sera mis à jour à l’avenir avec plus de points, d’objections et d’arguments réfutés. S’il vous plaît contactez-nous si vous avez des questions ou que vous vous interrogez sur un argument qui n’est pas encore couvert dans cet article.)

 

Ce que nous avons prouvé : le mensonge, l’erreur, l’hérésie ou la contradiction stupéfiante qui peut être trouvée page après page des articles et débats de MHFM par les Dimond sur ce sujet

Vous venez de lire un exposé des débats des Dimond et certains de leurs articles sur ce sujet. Nous avons réfuté toutes les objections importantes de leurs articles et prouvé qu’il y a des mensonges, des erreurs, des hérésies et des contradictions stupéfiantes. Non seulement leurs positions ont été prouvées comme mauvaises, mais elles ont été prouvées mauvaises avec leurs propres mots ! Il devrait être clair maintenant que les Dimond sont malheureusement menteurs, des sombres hérétiques et prouvés des séducteurs spirituels.

Voici un résumé rapide de ce que nous avons vu dans cet article, concernant leurs contradictions embarrassantes : Frères Dimond – Monastère de la Très Sainte Famille.

Matthieu 18, 17 : «Et s’il n’écoute point l’Église, qu’il te soit comme un païen et un publicain».

Tite 3, 10 : «Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition».

Pape Vigiledeuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra : « L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il dit : « Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement (Tite 3, 10) ».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 et 9, ex cathedra : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur, en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. […] Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complétement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance … »

Infailliblement tous les hérétiques doivent être totalement évités.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Bulle Cantate Domino, 1442, ex cathedra : «…tous ceux qui pensent des choses opposées ou contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qu’est l’Église».

« Tous ceux qui pensent des choses opposées ou contraires » à l’Eglise sont « étrangers au corps du Christ qu’est l’Église ».

Pape Paul V (1552-1621), répétant l’interdit de ses prédécesseurs [du pape Paul IV, 1476-1559] : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités que vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenus plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subir des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous travaillons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, QU’EN AUCUN CAS VOUS ALLIEZ DANS LES ÉGLISES DES HÉRÉTIQUES, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme ». (Cité dans Bp., George Hay « Le chrétien sincère »). [Le pape Paul V a réitéré l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, le 22 Septembre 1606 dans son bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum – Le Pontife romain, contre l’Allégeance]

Avez-vous entendu ? « QU’EN AUCUN CAS VOUS ALLIEZ DANS LES ÉGLISES DES HÉRÉTIQUES, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme»;

Pape Pie IX, « Graves Ac Diuturnae« ? 1875, (n° 4) : «Vous devez leur rappeler de se méfier de ces ennemis perfides du troupeau du Christ et leurs aliments empoisonnés. ILS DOIVENT TOTALEMENT ÉVITER leurs célébrations religieuses, leurs BÂTIMENTS ET LEURS PRÉSIDENCES PESTILENTIELLES qu’ils entretiennent avec IMPUNITÉ pour transmettre les enseignements sacrés. ILS DOIVENT ÉVITER leurs écrits ET TOUT CONTACT AVEC EUX. Ils ne doivent pas avoir de relations ou de réunions avec les prêtres et les apostats faisant usurpation de la foi qui osent exercer les fonctions d’un ministre ecclésiastique sans posséder une mission légitime ou une juridiction. Ils devraient les éviter comme des étrangers et des voleurs qui ne viennent que pour voler, tuer et détruire. Les enfants de l’Église devraient examiner les mesures qui s’imposent pour préserver le trésor le plus précieux de la foi, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu, ainsi que l’action calculée pour atteindre l’objectif de la foi, qui est le salut de leurs âmes, en suivant le droit chemin de la justice ».

Peut-on être plus clair que cela ? Nous «ne devrions pas avoir de relations ou de réunions avec les prêtres et les apostats faisant usurpation de la foi qui osent exercer les fonctions d’un ministre ecclésiastique sans posséder une mission légitime ou une juridiction … » ; Nous «devons les éviter comme des étrangers et des voleurs qui ne viennent que pour voler, tuer et détruire» et nous «DEVONS TOTALEMENT ÉVITER LEURS célébrations religieuses, leurs bâtiments, et leurs présidences pestilentielles qu’ils entretiennent avec IMPUNITÉ pour transmettre les enseignements sacrés». Nous «DEVONS ÉVITER leurs écrits ET TOUT CONTACT AVEC EUX».