« Orthodoxie » orientale schismatique

Sommaire

  • Avant-propos
    • 1 – Les « orthodoxes » orientaux rejettent les dogmes de la primauté et de l’infaillibilité papale
    • 2 – Les « orthodoxes » orientaux nient les dogmes de la procession du Saint-Esprit par le Fils, appelé aussi Filioque ou l’Esprit-Saint qui procède (du Père et) du Fils
    • 3 – Les « orthodoxes » orientaux refusent les dogmes du Purgatoire
    • 4 – Les « orthodoxes » orientaux doutent du dogme de l’Immaculée-Conception
    • 5 – Les « orthodoxes » orientaux sont gravement erronés sur l’Eucharistie et la Confirmation
    • 6 – Les « orthodoxes » orientaux rejettent la chasteté sacerdotale
    • Les « orthodoxes » orientaux sont des schismatiques (et hérétiques) hors de l’Eglise catholique et du salut
  • Introduction
  • Illogisme au cœur «l’orthodoxie» orientale
    • Annexe
  • Les Pères de l’Église sur la primauté de l’Eglise catholique romaine
    • Plus de citations sur le même sujet
  • L’enseignement catholique spécifique contre les sectes protestantes et schismatiques
  • Orthodoxie et orthodoxes – histoire et signification
    • « Église » orthodoxe

Avant-propos

Orthodoxe veut dire droite doctrine catholique. La foi orthodoxe est la foi droite, c’est-à-dire catholique. La foi divine est uniquement la vraie foi catholique.

Les « orthodoxes » orientaux se disent « orthodoxes » (c’-à-d. ayant une foi droite, ce qui est sacrilège) alors qu’ils rejettent les treize derniers conciles œcuméniques (de Constantinople IV en 872 à Vatican I en 1870 inclus) : Ils rejettent la foi et l’Église catholique (et le salut) depuis le neuvième siècle.

1 – Les « orthodoxes » orientaux rejettent les dogmes de la primauté et de l’infaillibilité papale :

Pape saint Gélase Ier, lettre 42, ou décrétale de recipiendis et non recipiendis libris, 495 ex cathedra : «… pour autant la sainte Église romaine n’est pas placée devant les autres Églises par des édits de synodes, mais elle a reçu la primauté de par la parole évangélique du Seigneur et Sauveur disant : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle, et je te donnerai les clés du Royaume des cieux, et tout ce que tu auras lié sur terre sera lié aussi au ciel, et tout ce que tu auras délié sur terre sera délié aussi au ciel [Mt 16, 18 s].

«À cela s’est ajouté également la compagnie du très bienheureux Apôtre Paul, le vase d’élection : ce n’est pas à un autre moment, comme le disent sottement les hérétiques, mais au même moment, le même jour, par une mort glorieuse avec Pierre, qu’il a été couronné en combattant, dans la ville de Rome, sous l’empereur Néron ; et de la même manière ils ont consacré au Christ l’Église romaine susdite, et par leur présence et leur triomphe vénérable ils l’ont placée avant toutes les autres villes dans le monde entier. En conséquence, le Siège de Pierre, l’apôtre de l’Église de Rome, est le premier, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de ce genre (Eph. 5, 27)».

Pape Vigile, Dum in sanctae à l’ensemble du peuple de Dieu, 5 fév. 552 : «Que tous sachent par conséquent que nous prêchons, tenons et proclamons cette foi qui a été transmise par les apôtres et gardée inviolée par leurs successeurs, que le vénérable synode des 318 pères de Nicée [Nicée I] a reçu avec la lumière du Saint-Esprit et à laquelle il a donné la forme d’un symbole, et qu’ont publiée ensuite les trois autres saints synodes, à savoir ceux de Constantinople… d’Éphèse… de Chalcédoine. C’est ainsi que notre Seigneur, contre la sauvagerie des erreurs de cette sorte, a équipé du haut du ciel le ministère pastoral qu’il a confié au bienheureux apôtre Pierre… ».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Profession de foi catholiqueBulle Iniunctum nobis, 13 novembre 1564 ex cathedra : «Je reconnais la sainte, catholique et apostolique Eglise romaine comme la Mère et la maîtresse de toutes les Églises. Je promets et je jure vraie obéissance au pontife romain, successeur du bienheureux Pierre, chef des apôtres, et vicaire de Jésus Christ».

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Sess. 4, chap. 3, ex-cathedra : «…tous les fidèles du Christ doivent croire que le Siège apostolique et le Pontife détient la primauté romaine dans le monde entier, et le pontife de Rome lui-même est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des apôtres, et est le vrai vicaire du Christ et la tête de toute l’Eglise … En outre, nous enseignons et déclarons que l’Église romaine, par la disposition du Seigneur, détient la souveraineté du pouvoir ordinaire sur toutes les autres … C’est la doctrine de la vérité catholique dont personne ne peut s’écarter et garder sa foi et le salut».

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, ex-cathedra : « … ce don de la vérité et la foi intarissable a été divinement conféré à Pierre et à ses successeurs sur ce Siège … »

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, ex-cathedra : «…le Siège de Saint-Pierre reste toujours intact de toute erreur, selon la promesse divine de notre Seigneur que le Sauveur a fait le chef de ses disciples : « J’ai prié pour toi [Pierre], afin que ta foi ne défaille pas…»

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Session 4, chap. 4 ex cathedra : «Le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra [de la chaire de Pierre], est, dans l’exercice du devoir de pasteur et docteur de tous les chrétiens en accord avec sa suprême autorité apostolique, quand il explique une doctrine de la foi ou de la morale qui doit être tenue par l’Eglise universelle … jouit de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a souhaité que son Église soit chargée pour définir la doctrine de la foi et de la morale ; et ainsi de telles définitions du Pontife Romain sont immuables par elles-mêmes, et non par le consensus de l’Église ».

Pape St Pie X, « Ex quo, nono », erreurs (condamnées) des Orientaux, 26 décembre 1910 : «… au sujet de la constitution de l’Eglise… est renouvelée tout d’abord l’erreur condamnée depuis longtemps par notre prédécesseur Innocent X, et qui insinue que Saint Paul doit être considéré comme un frère égal en tout à Saint Pierre ; ensuite avec non moins de fausseté est manifestée la conviction selon laquelle l’Eglise catholique n’était pas, aux premiers siècles, le gouvernement d’un seul, c’est-à-dire une monarchie ; ou que la primauté de l’Eglise romaine ne s’appuie pas sur les arguments valides».

2 – Les « orthodoxes » orientaux nient les dogmes de la procession du Saint-Esprit par le Fils, appelé aussi Filioque ou l’Esprit-Saint qui procède aussi du Fils :

Concile de Constantinople, Profession de foi, 381  ex cathedra : l’Esprit-Saint qui procède du Père et du Fils…».

Concile de Tolède, Profession de foi, (400) ex cathedra (déclaration du siège de Pierre obligatoire sous peine d’hérésie): «Et l’Esprit est le Paraclet, qui n’est ni le Père lui-même ni le Fils, mais qui procède du Père (et du Fils). Le Père est donc non engendré, le Fils est engendré, le Paraclet n’est pas engendré mais procède du Père (et du Fils)».

Pape Pélage II, 3ème Concile de Tolède, 589 : «nous devons confesser et prêcher que l’Esprit procède du Père et du Fils [Latin : est a Patre et a Filio procedere], …».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra (déclaration du siège de Pierre obligatoire sous peine d’hérésie) : « Nous présentons … cette règle de foi énoncée par le très bienheureux Athanase [symbole d’Athanase ou Quicumque] … : «Quiconque veut être sauvé doit, avant tout, tenir la foi catholique : s’il ne la garde pas entière et pure, il périra sans aucun doute pour l’éternité. […] Le Père n’a été fait par personne et il n’est ni créé ni engendré ; le Fils n’est issu que du Père, il n’est ni fait, ni créé, mais engendré ; le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, il n’est ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. … Qui donc veut être sauvé, qu’il croie cela de la Trinité. […] Telle est la foi catholique : si quelqu’un n’y croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé.

«… vous enseignez à notre peuple des arméniens le saint symbole de Constantinople avec cette addition Filioque ainsi qu’il devrait être chanté ou lu dans nos églises…

«… le décret de l’union conclue avec les grecs dans ce sacré concile, récemment promulgué, contenant de quelle manière le Saint-Esprit procède éternellement du Père et du Fils, et que cette addition Filioque fut faite licitement et raisonnablement à ce symbole de Constantinople».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 11, 4 fév. 1442 ex cathedra (déclaration du siège de Pierre obligatoire sous peine d’hérésie) : «… la très sainte Église romaine, fondée par la voix de notre Seigneur et Sauveur, croit fermement, professe et prêche … le Saint-Esprit procédant du Père et du Fils. … Le Saint-Esprit seul procède à la fois du Père et du Fils [Cf. Fulgence, De fide 4 ; PL 65, 674 ; CCL 91]».

Concile de Trente, session III, Réception du symbole de foi catholique, 4 fév. 1546 ex cathedra (déclaration du siège de Pierre obligatoire sous peine d’hérésie) (décrétales 662) : «… il décide et décrète qu’il faut commencer par une confession de foi … ce bouclier contre toutes les hérésies, suivant en cela les exemples des pères. … symbole de foi qu’utilise la sainte Église romaine comme étant le principe dans lequel se retrouvent nécessairement tous ceux qui professent la foi du Christ, et l’unique et ferme fondement contre lequel les portes de l’enfer ne prévaudront jamais [Mat 16, 18], en reprenant les mots avec lesquels il est dit dans toutes les églises : … Je crois en l’Esprit-Saint … ; il procède du Père et du Fils ;»

Pape Pie IV, Profession de foi catholique Tridentine, Bulle Iniunctum nobis, 13 novembre 1564 (Ench. symb.  994-1000 ; 18621870 ) ex cathedra (déclaration du siège de Pierre obligatoire sous peine d’hérésie) : «Moi, N., je crois et je professe d’une foi ferme tous et chacun des articles contenus dans le symbole de foi [de Constantinople I, Ench. symb. 150) dont se sert l’Église romaine, c’est-à-dire : … et en l’Esprit Saint, le Seigneur, qui vivifie ; qui procède du Père et du Fils ;».

Pape St Pie X, « Ex quo, nono », erreurs condamnées des Orientaux, 26 décembre 1910 : «D’une manière non moins téméraire que fausse, on ouvre la porte à l’opinion selon laquelle le dogme de la procession de l’Esprit Saint du Fils ne proviendrait pas des paroles mêmes de l’Évangile, et qu’il ne serait pas confirmé par les Pères anciens ;»

3 – Les « orthodoxes » orientaux refusent les dogmes du Purgatoire :

Le Purgatoire est infailliblement défini par l’Église au Concile de Vienne.

Concile de Vienne, session VI, 6 juil. 1439 (Décrétales 527-528) ex cathedra (déclaration du siège de Pierre obligatoire sous peine d’hérésie) :  » De même, si ceux qui se repentent véritablement meurent dans l’amour de Dieu, avant d’avoir par des fruits dignes de leur repentir réparé leurs fautes commises par actions ou par omission, leurs âmes sont purifiées après leur mort par des peines purgatoires et, pour qu’ils soient relevés de peines de cette sorte, leur sont utiles les suffrages des fidèles vivants, c’est-à-dire : offrandes de messes, prières et aumônes et autres œuvres de piété qui sont accomplies d’ordinaire par des fidèles pour d’autres fidèles, selon les prescription de l’Église.

« Et les âmes de ceux qui après reçu le baptême n’ont été souillées d’absolument aucun péché, celles qui après avoir été souillées par le péché, soit en étant dans leur corps, soit une fois dépouillées de ces mêmes corps, sont purifiées ainsi qu’il a été dit plus haut, elles sont aussitôt reçues au ciel et contemplent clairement Dieu trine et un lui-même, tel qu’il est : toutefois certaines plus parfaitement que d’autres selon la diversité de leurs mérites ».

La foi de l’Église concernant le purgatoire est clairement exprimée dans les décrets infaillibles du Concile de Florence (Mansi, t. XXXI, col. 1031), et du Concile de Trente (Sess. 25) qui définit :

« L’Église catholique, instruite par l’Esprit Saint, à partir de la sainte Écriture et de la tradition ancienne des Pères, a enseigné dans les saints conciles et tout dernièrement dans ce concile œcuménique qu’il y a un purgatoire [1580] et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les suffrages des fidèles, et surtout par le sacrifice de l’autel si agréable à Dieu [1743 ; 1753]. Aussi le saint concile prescrit-il aux évêques de tout faire pour que la saine doctrine du purgatoire, transmise par les saints Pères et les saints conciles, soit l’objet de la foi des fidèles, que ceux-ci la gardent, et qu’elle soit enseignée et proclamée en tous lieux ». (Denzinger, «Enchiridon», 983 / 1820).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, session 8, 22 nov. 1439 ex cathedra (déclaration du siège de Pierre obligatoire sous peine d’hérésie) : «…ce qu’il faut croire sur les peines du purgatoire et de l’enfer et sur la vie bienheureuse et sur les suffrages qui se font pour les défunts».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Profession de foi catholique, Bulle Iniunctum nobis, 13 novembre 1564 ex cathedra (déclaration du siège de Pierre obligatoire sous peine d’hérésie) : «Je tiens sans défaillance qu’il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les intercessions des fidèles. Et également que les saints qui règnent conjointement avec le Christ doivent être vénérés et invoqués ; qu’ils offrent pour nous des prières à Dieu et que leurs reliques doivent être vénérées».

Pape St Pie X, « Ex quo, nono », erreurs (condamnées) des Orientaux, 26 décembre 1910 : « … de même on met en doute de façon très imprudente que les dogmes sacrés concernant le Purgatoire  aient été reconnus par les saints hommes des siècles antérieurs ;»

4 – Les « orthodoxes » orientaux doutent des dogmes de l’Immaculée-Conception :

Pape Pie IX, Constitution apostolique Ineffabilis Deus, 8 décembre 1854, ex cathedra : « Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu’elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles.

«C’est pourquoi, si quelques-uns avaient la présomption, ce qu’à Dieu ne plaise, de penser contrairement à Notre définition, qu’ils apprennent et qu’ils sachent que condamnés par leur propre jugement ils ont fait naufrage dans la foi et cessé d’être dans l’unité de l’Eglise ; et que, de plus, ils encourent par le fait même les peines de droit, s’ils osent exprimer ce qu’ils pensent de vive voix ou par écrit, ou de toute autre manière extérieure que ce soit ».

Pape St Pie X, « Ex quo, nono », erreurs (condamnées) des Orientaux, 26 décembre 1910 : « … de même on met en doute de façon très imprudente que les dogmes sacrés concernant … la Conception immaculée de la bienheureuse Vierge Marie aient été reconnus par les saints hommes des siècles antérieurs ;»

5 – Les « orthodoxes » orientaux sont gravement erronés sur l’Eucharistie et la Confirmation :

Pape St Pie X, « Ex quo, nono », erreurs (condamnées) des Orientaux, 26 décembre 1910 : «Mais… la doctrine catholique au sujet du très saint sacrement de l’eucharistie n’est pas laissée intacte non plus, lorsqu’il est enseigné sans ménagement qu’on pourrait admettre la conception qui tient que chez les Grecs les paroles consécratoires n’ont pas d’effet à moins que soit prononcée cette prière qu’ils appellent épiclèse, alors que pourtant on sait que l’Église n’a aucunement le droit d’innover en quoi que ce soit s’agissant de la substance même des sacrements et il n’est pas moins dissonant qu’ils tiennent pour valide la confirmation conférée par n’importe quel prêtre».

Non seulement les sacrements d’Eucharistie et de Confirmation sont ordinairement invalides chez les « orthodoxes » orientaux (la matière, la forme et l’intention ne sont pas remplies), mais l’Église catholique interdit aussi de recevoir les sacrements même seulement douteux, et en plus interdit la réception des sacrements d’hérétiques (sauf le baptême en cas de nécessité et le mariage seulement quand il est autorisé par l’Église).

6 – Les « orthodoxes » orientaux rejettent la chasteté sacerdotale :

Voir : Fondement biblique et apostolique de la chasteté sacerdotale

7 – Les « orthodoxes » orientaux sont des schismatiques hors de l’Église catholique et du salut :

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra (déclaration de la chaire de Pierre infaillible et obligatoire à tenir sous peine d’hérésie et d’excommunication automatique) : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés … En outre, nous déclarons, disons, définissons et proclamons à toute créature humaine qu’ils ont la nécessité absolue pour le salut d’être entièrement soumis au Pontife romain».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible de la chaire de Pierre) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges » Mt 25, 41, à moins qu’avant la fin de leur vie ils ne lui aient été agrégés ; elle professe aussi que l’unité du corps de l’Église a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité en vue du salut que pour ceux qui demeurent en elle, pour eux seuls jeûnes, aumônes et tous les autres devoirs de la piété et exercices de la milice chrétienne enfantent les récompenses éternelles, et que personne ne peut être sauvé, si grandes que soient ses aumônes, même s’il verse son sang pour le nom du Christ, s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : « … la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Eglise, celui qui tient des points de vue opposés ou contraires ».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Profession de foi catholique, Bulle Iniunctum nobis, 13 novembre 1564 ex cathedra : «Je reçois et je professe sans en douter tout ce qui, par les saints canons et par les conciles œcuméniques, principalement par le saint concile de Trente et par le concile œcuménique du Vatican [Vatican I, 1870], a été transmis, défini et déclaré (spécialement sur le primat du pontife romain et son magistère infaillible). En même temps, je condamne, je rejette et j’anathématise également tout ce qui leur est contraire et toute espèce d’hérésie condamnée, rejetée et anathématisée par l’Église … Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé …».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … St Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, l’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un tient une seule de ces [hérésies] il n’est pas catholique » (S. Augustin, De Haeresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 :  » La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde à partir de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIIISatis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin [jure divino – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Bien entendu, « l’orthodoxie » orientale schismatique ne rejette pas le concile hérétique et apostat de la contre-église Vatican 2. Et cela seul suffirait à prouver que « l’orthodoxie » orientale n’est pas du tout orthodoxe mais complètement hérétique et à fuir (comme tous schismatiques, hérétiques, et apostats).

 

Introduction

Cette réfutation EXPLIQUE RAPIDEMENT POURQUOI LA POSITION orthodoxe orientale, QUI EST schismatique et hérétique SELON l’enseignement catholique, est complètement illogique et FAUSSE. L’orthodoxie orientale rejette les 13 derniers Conciles de l’Église catholique ; les « orthodoxes » permettent le divorce et le remariage, ETC… BEAUCOUP PLUS peut être sera dit si le temps le permet. CECI EST JUSTE UNE INTRODUCTION RAPIDE que les gens pourraient trouver utile.

Matthieu 16, 18-19 : «Et je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux».

Jésus-Christ a donné les clés du Royaume à Saint-Pierre (Mt 16), et lui a donné compétence sur son troupeau (Jean 21, 15-17). Saint-Pierre était l’évêque de Rome, et ses partisans (ie, les membres de l’Eglise de Rome) ont élu son successeur, ou nommé le propre successeur de l’évêque de Rome et chef de l’Eglise universelle. Ce processus s’est poursuivi à travers les âges, avec le pape qui était en mesure de changer le processus d’élection (par exemple en instituant un collège des cardinaux) s’il en décidait ainsi, car le pape a le pouvoir suprême dans l’Église du Christ (Mt 16). Tous les individus non élus de cette façon (par exemple, celui qui a été élu après que l’évêque de Rome ait déjà été choisi dans la tradition ainsi décrite, ou celui qui a été nommé par une source externe, comme un empereur, après que le pape ait déjà été choisi, ou celui qui a été élu en tant que non-membre de la communauté, comme un hérétique manifeste) ne seraient pas de vrais papes, mais (logiquement) des antipapes. Ce cadre logique vaut pour toute l’histoire, et a permis de voir qui sont les vrais papes et qui ne sont pas – même si certaines des périodes les plus difficiles de l’histoire de l’Église, comme le Grand Schisme d’Occident, établissent l’application correcte de ces principes a été assez difficile et que certaines erreurs ont été commises par certains individus.

J’ai donc décrit le cadre logique cohérent de succession de l’autorité donnée à saint Pierre par Jésus-Christ aux papes à travers les âges. Cela montre que la foi catholique est cohérente. (L’autorité donnée à saint Pierre et à ses successeurs est le soutien des conciles dogmatiques, qui est l’autorité qui frappe d’anathème ceux qui nient l’enseignement des conciles dogmatiques.)

 

Illogisme AU CŒUR de «l’orthodoxie» orientale

D’autre part, « les orthodoxes » orientaux rejettent l’autorité suprême de l’évêque de Rome et considèrent tous les évêques à égalité, mais ils ne peuvent même pas proposer un cadre ou des critères par lesquels on pourrait logiquement distinguer ces conciles qui, selon eux, sont dogmatiques et contraignants, de ceux qui, selon eux, sont faux et hérétiques. Ephèse II (le concile monophysite hérétique en 449) a presque exactement le même nombre d’évêques comme Constantinople I (150 évêques). « L’orthodoxie orientale » dirait qu’il faut accepter Constantinople I, sous peine d’hérésie, alors qu’il faut rejeter Ephèse II ! Mais si nous appliquons les principes de l' »orthodoxie » orientale, les deux conciles sont au même niveau, les deux étant soutenus par l’autorité égale des évêques. Sauf s’il y a un évêque suprême pour rendre un concile contraignant, c’est une farce de dire qu’un concile est certainement dogmatique et que l’autre avec le même nombre d’évêques est certainement hérétique ! Résultats : nombre vs autorité égale, match nul…

En outre, si le Christ a dit qu’il serait avec Son Eglise tous les jours jusqu’à la fin du monde (Mt 28), pourquoi l’Église s’arrêterait soudainement d’avoir des conciles en 787 ? N’est-il pas frappant et comme un peu ridicule que de nombreux autres conciles aient eu lieu après 787, que les «orthodoxes» de l’Est ont arbitrairement rejeté comme «non accepté par l’Église», même si ces conciles qu’ils ont rejeté avaient plus évêques que ceux qu’ils ont accepté ? Qu’en est-il du Concile de Florence (1438-1442), qui a vu le regroupement de l’Est avec l’Église catholique quand le patriarche Joseph de Constantinople accepta Florence, la primauté de l’évêque de Rome, et l’enseignement de Florence contre tous ceux qui leur contesteraient ce droit ? Comment diable peut-on logiquement dire que Florence n’a pas été accepté « par l’Eglise», tandis que d’autres conciles l’étaient ? Quels sont les critères ? J’ai posé cette question à beaucoup « d’orthodoxes » de l’Est et n’ait reçu aucune réponse, simplement parce qu’ils n’en ont pas. Quels sont les critères qu’ils choisissent d’utiliser comme justification d’acceptation d’un concile particulier comme dogmatique, et pour rejetet un autre concile comme non-dogmatique, cela peut être utilisé contre eux pour prouver que, sur cette base même, ils devront accepter les conseils catholiques romains plus tard.

Oui, l’orthodoxie orientale ne peut pas logiquement tenir un concile pour dogmatique et contraignant, comme on le verra si l’on pense sincèrement et profondément à ce sujet. Dans l’Orthodoxie orientale il n’y a rien qui soutient les anathèmes d’Ephèse ou un autre concile autre que la parole des évêques, qui sont égaux aux autres évêques qui, à plusieurs reprises, ont enseigné le contraire. Si « l ‘Eglise » a parlé à Constantinople I parce que 150 évêques y sont venus et se sont prononcés avec autorité sur la foi, alors l’ «Eglise» a parlé à beaucoup d’autres faux conciles dans l’Église primitive qui avaient le même nombre d’évêques ! Il est indéniable, par conséquent, que, selon la position des « orthodoxes » orientaux, l’Eglise du Christ a fait défection (c.-à-d. est officiellement tombée dans l’erreur) de nombreuses fois dans les différents faux conciles. Cela contredit les promesses du Christ selon lesquelles les portes de l’enfer ne prévaudront point et que Dieu est toujours avec son Eglise (Mt 16). L’« Orthodoxie » orientale est une farce illogique, qui rejette l’enseignement clair de l’Ecriture et des Pères sur la primauté du pape, et qui provoque du vent en ne croyant vraiment en aucun dogme du tout. C’est pourquoi le pape Léon XIII dit que ceux qui rejettent un dogme rejetent toute la foi. C’est la raison pour laquelle l’orthodoxie orientale ne fonctionne pas – et ne peut pas vraiment croire en des conciles dogmatiques (comme illustré ci-dessus) C’est pourquoi elle est si attrayante pour autant : elle offre le confort du protestantisme, mais l’appence de la tradition antique, en même temps que la sensation de piété liturgique, avec l’illusion de l’autorité hiérarchique.

Matthieu 16, 17-18 : «Et je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Egliseet les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elleEt je te donnerai les clefs du royaume des cieux et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux ».

Notre Seigneur a fait de Saint-Pierre le premier pape, à qui est confié tout son troupeau et lui a donné autorité suprême sur l’Eglise universelle du Christ.

Jean 21, 15-17 : « Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu, il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit encore : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu, il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé, parce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui dit : Seigneur, tu sais toutes choses,  tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes brebis. « 

 

ANNEXE

Il existe de nombreux exemples de papes qui exercent cette primauté dans les premiers siècles. C’est le cas de la sédition à l’Eglise de Corinthe au premier siècle (90-100). L’Eglise de Corinthe a demandé l’aide de l’évêque de Rome, le pape saint Clément. Ils lui demandèrent d’intercéder, même si l’apôtre Jean était encore vivant et proche d’Ephèse. Cela montre la primauté du pape depuis le début. En réponse, le pape Clément a écrit sa célèbre épître aux Corinthiens. Dans cette épître du premier siècle, le pape utilise clairement le language de foi faisant objet de commandement à leurs pasteurs locaux. Voici quelques citations de sa célèbre épître :

«En raison, chers frères, des événements catastrophiques soudains et successifs qui nous ont frappé (à savoir les persécutions de l’empereur Domitien), nous estimons que nous avons quelque peu tardé à tourner notre attention sur les points au sujet desquels vous nous avez consulté, et surtout sur cette sédition honteuse et détestable, absolument odieuse à l’élu de Dieu, que quelques-unes des personnes sûres d’elles ont allumé à un tel degré de frénésie, que votre nom vénérable et illustre, digne d’être universellement aimé, a subi des blessures graves ». (Clement I, chapitre 1)

«Vous, donc, qui avez jeté les bases de cette sédition, soumettez-vous aux prêtres, et recevez la correction de manière à vous repentir, pliez les genoux de vos cœurs. Apprenez à en faire l’objet, en mettant de côté la confiance en soi, la fierté et arrogance de votre language». (Clement, chapitre 57)

« Votre schisme a renversé [la foi] beaucoup, a découragé beaucoup, a donné lieu à des doutes en grand nombre, et a causé un chagrin pour nous tous. Et encore votre sédition  continue.  » (Clement, chapitre 46)

Il est également intéressant de mentionner le cas du pape Victor, vers l’an 190, ordonnant des synodes locaux, de se tenir partout pour régler la date de Pâques. Il y a d’autres exemples, mais ils sont couverts dans de nombreux livres sur la primauté de saint Pierre, je ne vais pas les répéter ici. Je dirai que l’une des raisons pour lesquelles la primauté de la compétence des papes n’a pas été soulignée tout autant dans l’Église primitive comme elle le sera plus tard – même si elle a certainement existé – c’est parce qu’il était évidemment plus difficile à ce moment-là pour les papes d’entrer dans des controverses pour des lieux éloignés. En raison des difficultés de transport et de communication avec les lieux éloignés, existant avant l’invention des moyens modernes de transport et de communication, ce n’était évidemment pas aussi facile pour l’évêque de Rome de régler les controverses dans des pays ou des diocèses lointains. C’est pourquoi des exemples de ce type d’intervention étaient moins fréquents, même s’ils existaient. Pour la même raison, le rôle des évêques locaux et des patriarches de l’Eglise primitive était particulièrement important à cette époque pour poser le problème des hérésies et manipuler des controverses qui surgissaient dans leurs localités. Toutefois, voici une citation de saint Irénée (vers l’an 200) qui exprime la vérité authentique et originale sur cette question : que l’Église de Rome avait une primauté de juridiction (par exemple, ils doivent tous être d’accord avec lui) depuis le début.

Saint Irénée, Contre les hérésies, 203 : «Mais étant donné qu’il serait trop long d’énumérer dans un tel volume les successions de toutes les Eglises, nous allons confondre ceux qui, de quelque manière, que ce soit par l’auto-satisfaction ou la vaine gloire, ou par aveuglement et méchante opinion, s’assemblent autrement que ce qui est approprié, en soulignant ici la succession des évêques de l’Église les plus grands et les plus anciens connus de tous, fondée et constituée à Rome par les deux très glorieux Apôtres Pierre et Paul, cette Église qui a la tradition et la foi qui vient jusqu’à nous après avoir été annoncée aux hommes par les Apôtres. Car avec cette Eglise, en raison de son origine supérieure, toutes les Églises doit l’accepter, c’est-à-dire tous les fidèles du monde entier, et c’est en elle que partout les fidèles ont maintenu la tradition apostolique.  » (Jurgens, La Foi des premiers Pères, presse liturgique, Vol. 1,  210)

En ce qui concerne l’objection selon laquelle l’infaillibilité papale n’a pas été établie jusqu’au Concile de Trente n’est pas exacte. Elle a été définie comme un dogme au Concile Vatican I en 1870, mais la vérité de celui-ci a été crue depuis le début. Nous trouvons la promesse de la foi indéfectible pour Saint-Pierre et ses successeurs visés par le Christ dans Luc 22.

Luc 22, 31-32 : «Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici Satan a demandé à vous avoir tous, afin qu’il puisse vous passer au crible comme le blé: Mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point : et toi, étant une fois converti, affermis tes frères ».

Satan veut passer au crible tous les apôtres (au pluriel) comme le blé, mais Jésus a prié pour Simon Pierre (au singulier), que sa foi ne défaille pas. Jésus dit que Saint-Pierre et ses successeurs (les papes de l’Eglise catholique) ont une foi sans faille pour enseigner avec autorité un point de foi ou de morale devant être tenu par toute l’Église du Christ.

Pape Pie IX, Concile Vatican I de 1870, ex-cathedra : « AINSI, ce don de la vérité et la foi indéfectible a été divinement conféré à Pierre et à ses successeurs dans ce siège … « 

Pape Pie IX, Concile Vatican I de 1870, ex-cathedra : «… le Siège de Saint-Pierre reste toujours intact de toute erreur, selon la promesse divine de notre Seigneur le Sauveur qui l’a fait le chef de ses disciples : « J’ai prié pour toi [Pierre], afin que ta foi ne défaille pas… »

Et cette vérité est tenue depuis les premiers temps de l’Église catholique.

Pape saint Gélase I, lettre 42, ou décrétale de recipiendis et non recipiendis libris, 495 : «En conséquence, le Siège de l’apôtre Pierre est le premier de l’Eglise de Romen’ayant ni tache, ni ride, ni rien de ce genre (Eph. 5, 27). « 

Le mot «infaillible» signifie en fait «ne peut pas échouer» ou «sans faille». Par conséquent, le terme même d’infaillibilité papale provient directement de la promesse du Christ à saint Pierre (et ses successeurs) en Luc 22, c’est-à-dire que Pierre a une foi sans faille. Et cela était cruc aussi dans l’Église primitive, comme nous le voyons ici. Bien que cette vérité était crue depuis le début de l’Eglise, elle a été spécifiquement définie comme un dogme au premier concile du Vatican en 1870.

 

Les Pères de l’Église sur la primauté de l’Eglise catholique romaine

Mis à part l’origine biblique de la papauté, nous avons aussi le témoignage des Pères de l’Église. Ces écrivains plus anciens et les plus éminents de l’Église chrétienne sont appelés les Pères de l’Église et sont reconnus comme tels par les catholiques, les «orthodoxes» et les protestants. Les tout premiers de ces Pères de l’Église sont appelés les Pères apostoliques en raison de leur lien étroit avec les Apôtres. Parmi les Pères apostoliques, saint Ignace tient une place prépondérante. Il a vécu vers 50-117. Il était le troisième évêque d’Antioche et a été enseigné par l’apôtre saint Jean. Il est également mort héroïquement comme un martyr. Les épîtres de saint Ignace d’Antioche sont un aliment de base dans chaque collection des écrits des Pères apostoliques. Il parle à plusieurs reprises de l’autorité et du rôle des évêques dans l’Église. Cela nous montre que, dès le plus jeune âge, qu’il n’y a aucun doute que l’Église du Christ avait une hiérarchie. Saint Ignace est aussi le premier écrivain enregistré à utiliser le terme «Église catholique».

Lettre aux Smyrnéens, 8, 2 (107) : «Là où paraît l’évêque, laissez la congrégation être présente, comme partout où Jésus est le Christ, là est l’Eglise catholique».

En grec, le mot catholique (catholicos) veut dire universel. L’Eglise catholique est le chrétianisme universel, l’unique Eglise universelle du Christ qui a été établie sur Saint-Pierre. Il est intéressant que le premier auteur enregistré à utiliser le terme Eglise catholique était saint Ignace d’Antioche. Actes 11, 26 nous dit aussi que le terme de chrétiens a également été d’abord utilisé à Antioche. Catholiques et chrétiens sont une seule et même chose parce que l’Église catholique est l’Église chrétienne.

Saint Ignace avait aussi quelque chose d’intéressant à dire à propos de saint Pierre et saint Paul à Rome. L’Épître d’Ignace aux Romains écrit vers 110 :

«Je vous ordonne comme Pierre et Paul»,

Nous reviendrons à saint Ignace, mais voici quelques autres citations des Pères de l’Eglise, qui montrent que Saint-Pierre, le chef de l’Eglise chrétienne, est mort à Rome comme son premier évêque.

Tertullien, prescription contre les hérétiques :

«Depuis que vous êtes capable de traverser vers l’Asie, vous obtenez Éphèse. Comme, par ailleurs, vous êtes près de l’Italie, vous avez Rome, d’où il vient, même dans nos propres mains l’autorité même (des apôtres eux-mêmes). Combien son église est heureuse, sur laquelle les apôtres ont déversé toute leur doctrine avec leur sang ! où Pierre endura la passion comme son Seigneur ! « 

Origène, Troisième Commentaire de la Genèse, (232) :

« Pierre … enfin, étant venu à Rome, fut crucifié la tête en bas, car il avait demandé s’il pourrait souffrir de cette façon. »

Saint-Cyprien, le célèbre évêque de Carthage a écrit au sujet de l’évêque de Rome Fabian (Ep. Lv, 24):

«Par le jugement de Dieu et du Christ, par le témoignage de presque tous les membres du clergé, par le vote du peuple alors présent, par le consentement des prêtres âgés et des gens de bien, à un moment où personne n’avait été fait pape avant lui, lorsque le lieu de Fabian, qui est l’endroit de Pierre, la période du siège sacerdotal était vacante».

Saint Optat, principal adversaire de l’hérésie donatiste au quatrième siècle et l’évêque de Milevis écrivent, dans le schisme des donatistes 22, en l’an 367 :

« Vous ne pouvez pas nier que vous savez que dans la ville de Rome, Pierre d’abord a présidé comme l’évêque conféré, où était assis le chef de tous les apôtres, Pierre, où il a aussi été appelé Céphas, dans laquelle une unité de siège doit être préservée par tous, de peur que les autres Apôtres tiennent chacun son propre siège, de sorte que maintenant il doit être un schismatique et un pécheur qui devrait mettre en place un autre siège contre celui-ci. Par conséquent, de tous les sièges, le premier de tous, celui de Pierre a la première place, sur lequel réussit Linus [Lin]».

Lactance, au début écrivain ecclésiastique, la mort des persécuteurs, 2, 5 (an 320) :

«Et tandis que Néron régnait, l’apôtre Pierre est venu à Rome, et, par la puissance de Dieu a lutté avec lui, a opéré certains miracles, et, en en convertissant beaucoup à la vraie religion, a construit un temple fidèle et ferme pour le Seigneur».

L’Église primitive a reconnu la primauté de l’Eglise de Rome et de l’évêque de Rome.

 

Nous devons d’abord regarder la rébellion dans l’Eglise de Corinthe au premier siècle. Vers 90-100, l’Église de Corinthe a consulté l’évêque de Rome au sujet des conflits graves qui se déroulaient dans son Eglise. Clément était le troisième évêque de Rome après Saint-Pierre, il était le quatrième pape. L’Eglise de Corinthe a écrit à Clément et lui a demandé d’intercéder pour son problème. Même si l’apôtre saint Jean était encore en vie à l’époque et beaucoup plus proche d’eux à Ephèse.

Le fait que l’Eglise de Corinthe se soit tournée vers Rome loin, pour son problème interne nous montre que la primauté du pape était reconnue au premier siècle. En réponse à leur appel, le pape Clément a écrit sa réponse aux Corinthiens, l’épître de Clément aux Corinthiens 90-100. Cette épître est l’un des plus célèbres documents de l’histoire du christianisme. Dans cette épître, datant de 90-100, le pape utilise clairement un language d’autorité pour commander les chrétiens de Corinthe d’être soumis à leurs pasteurs locaux.

Voici quelques citations de sa célèbre épître :

Clément I aux Corinthiens, chapitre 1 :  » Nous pensons que nous avons quelque peu tardé pour nous tourner vers les points concernés pour lesquels vous nous avez consulté, en particulier à cette sédition honteuse et odieuse. »

Clément I aux Corinthiens, chapitre 57 : «Vous donc qui avez jeté les bases de cette sédition, soumettez-vous aux prêtres et recevez la correction, afin de vous repentir, plier les genoux de votre cœur, apprendre à faire l’objet, à mettre de côté la fierté, la confiance en soi et l’arrogance du language « .

Clément I aux Corinthiens, chapitre 47 : « Votre schisme en a renversé beaucoup, en a découragé beaucoup et a donné lieu à douter à un grand nombre. »

Remarquez le langage autoritaire que le pape Clément utilise en réprimandant ceux qui ont causé la rébellion interne dans l’Eglise de Corinthe. Cela nous montre que dans les toutes premières années, au tout premier siècle, l’Église de Rome était reconnue comme l’autorité supérieure. Elle était reconnue de cette façon précisément parce que son évêque était le successeur de saint Pierre et de ses successeurs.

Dans la citation très intéressante qui suit, nous allons entendre l’érudit orthodoxe Nicholas Afanasiev. Il a été professeur d’histoire de l’Église et de droit canonique à l’Institut de théologie orthodoxe à Paris. En tant que théologien orthodoxe oriental, il n’était pas un catholique et n’a pas accepté l’enseignement catholique sur la papauté ou sur l’évêque de Rome. Mais dans un essai de 1960 La Primauté de Pierre dans l’église orthodoxe, édité par Jean Meyendorff pages 124-126, voici ce que ce savant orthodoxe oriental a admis sur l’épître de Clément aux Corinthiens :

« Tournons-nous vers les faits, nous savons que l’Église de Rome a repris la position d’Eglise lui donnant la priorité à la fin du premier siècle. C’était l’heure à laquelle son étoile montait dans le firmament de l’histoire à sa plus brillante splendeur. Même dès l’épître aux Romains, Rome semble avoir été distinguée entre les Eglises comme très importante. Paul témoigne que la foi des Romains a été proclamée dans le monde entier (Rm 1-8).

« Nous avons un document qui nous donne notre première preuve fiable que l’Eglise de Rome se trouvait dans une situation exceptionnelle d’autorité dans cette période. C’est l’épître de Clément de Rome. Nous savons que Clément était chef de l’Église romaine. L’épître montre clairement que l’Eglise de Rome était consciente de son poids décisif dans l’Eglise, aux yeux de Corinthe qui devait joindre son témoignage sur les événements de Corinthe pour l’Eglise de Rome, celle du premier siècle présente un sens aigu de sa propre priorité. Notez également que l’Eglise de Rome ne se sentait pas obligée de faire un cas pour justifier son jugement autorisé sur ce que nous appellerions aujourd’hui les préoccupations intérieures des autres Eglises. Rien n’est dit sur les raisons de cette priorité. Apparemment, Rome n’avait aucun doute que sa priorité serait acceptée sans argument « .

Ainsi, nous entendons dans cette citation, même les orthodoxes admettre que l’épître de Clément aux Corinthiens montre clairement que Rome a tenu clairement la place de priorité au premier siècle. Et cette priorité incontestable de l’Eglise de Rome n’est rien d’autre que la primauté qui lui revient en raison de son évêque qui est le successeur de saint Pierre.

 

L’exemple suivant nous ramène à saint Ignace d’Antioche.

Saint Ignace d’Antioche est reconnu pour la signification profonde de ses lettres parmi les plus anciens documents les chrétiens. Dans sa célèbre épître aux Romains 1, numéroté 11, saint Ignace d’Antioche écrit à propos de l’Eglise de Rome comme étant éclairée par la volonté Dieu.

«Ignace, qui est aussi appelé Théophore, à l’Église qui a obtenu miséricorde, par la majesté du Très-Haut Père et Jésus-Christ, son Fils unique, l’Eglise qui est aimée et éclairée par la volonté de celui qui veut toutes choses qui sont selon l’amour de Jésus-Christ, notre Dieu, qui préside aussi à l’endroit de la région des Romains, digne de Dieu, digne d’honneur, digne du plus grand bonheur, digne de louange, digne de l’obtention de tous désir, digne d’être considérée comme sainte, et qui préside à l’amour, nommée à partir de Christ et du Père, que je salue aussi au nom de Jésus-Christ, le Fils du Père : à ceux qui sont unis, à la fois selon la chair et l’esprit, à chacun de ses commandements ; qui sont remplis inséparablement avec la grâce de Dieu, et sont purifiés de chaque souillure étrange, [Je souhaite] abondance de bonheur irréprochablement, en Jésus-Christ notre Dieu « .

Les lettres de saint Ignace sont parmi les expressions les plus anciennes du christianisme que nous avons en dehors de la Bible, et elles nous permettent juste de voir que le célèbre évêque d’Antioche attribue à l’évêque (ou l’Église) de Rome une autorité suprême «éclairée par la volonté de celle de Dieu [Simon, Simon, voici que Satan vous a réclamés pour vous passer au crible comme le froment. Mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point ; et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères – Luc 22, 31-32], qui préside entre les Eglises,  » à ceux qui sont unis, à la fois selon la chair et l’esprit, à chacun de ses commandements ; qui sont remplis inséparablement avec la grâce de Dieu, et sont purifiés de chaque souillure étrangère « . Est-ce juste une coïncidence qu’en 110, nous trouvions une primauté attribuée à l’Eglise de Rome, où, comme nous l’avons déjà vu, les Pères nous disent que Saint Pierre a établi un temple à Dieu et fut martyrisé.

 

Enfin, Saint-Augustin, une sommité de l’Église primitive qui est cité fréquemment, même par des non-catholiques, a écrit au sujet de la succession des évêques de l’Eglise de Rome :

Lettre de saint Augustin à Generosis, 400 : «Car si la succession en ligne directe des évêques doit être prise en compte, avec combien plus de certitude nous estimons l’Eglise bénéficier en arrière jusqu’à ce que nous atteignions Pierre lui-même, à qui, comme comprenant toute l’Église, le Seigneur dit : «Sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle ! [Matthieu 16, 18] Le successeur de Pierre était Linus et ses successeurs dans la continuité ininterrompue … « 

 

Plus de citations SUR LE MÊME SUJET

Concile d’Ephèse, Session III (431) : « Philippe, prêtre et légat du Siège apostolique, a déclaré : Il ne fait aucun doute, et en fait, il a été connu dans tous les âges, que le saint et le plus bienheureux Pierre, prince et chef des apôtres, pilier de la foi et fondation de l’Eglise catholique, a reçu les clefs du royaume de notre Seigneur Jésus-Christ, le Sauveur et Rédempteur du genre humain, ET QUE LUI A ETE DONNE LE POUVOIR DE LIER ET DELIER … Notre saint et bienheureux pape Célestin est l’évêque en fonction de l’ordre en raison de son successeur et tient sa place …. En conséquence, la décision de toutes les églises est ferme, pour les prêtres des églises orientales et occidentales qui sont présents …. « 

Saint Augustin (400) : « Car ne pas être disposé à donner la primauté à l’Église romaine soit découle de la plus grande impiété ou de l’éruption de l’arrogance . » (Augustin. De Util.. Cred c.17). « L’Eglise romaine, dans laquelle la primauté du Siège Apostolique a toujours été en vigueur » (Augustin. Epist. XLII). « Pierre … tête des Apôtres, portier du ciel et de fondation de l’église. » (Augustin. Ep 36). « Ce même Pierre … portant la figure de l’Eglise … maintenant le chef-lieu de l’Apostolat … » (Augustin. Sermon XXVI)

Saint Jerome (374) : « Je suis pas le leader mais le Christ et me joins en communion avec aucun mais à votre béatitude [le pape Damase I], c’est-à-dire avec la chaire de Pierre. Je sais que c’est la pierre sur laquelle l’Église a été construite. Celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison est profane. Toute personne qui n’est pas dans l’arche de Noé périra quand le déluge l’emportera ». (Lettre de Jérôme au pape Damase, 15,2 J1346). «Celui qui est joint à la chaire de Pierre est acceptée par moi ! » (Ibid., 16,2 J1346a)

Le pape saint Grégoire le Grand (540-604) : « … Je vous jure, sur la douleur de la perte de ma direction, et en vertu du cautionnement d’anathème, et promets à toi, et à travers toi à Saint-Pierre, prince des apôtres, et à son vicaire, le plus béni Grégoire ou ses successeurs, que je ne serai jamais, grâce à la persuasion de quelqu’un ou de quelque autre manière, de retour au schisme, duquel j’ai été délivré par la miséricorde du Rédempteur, mais resterai toujours, à travers toutes choses, dans l’unité de la Sainte Eglise catholique et la communion du Pontife romain « . (Registre des épîtres, Livre XII, Ep.7)

Valentinien III, empereur romain (445) :  » La primauté du Siège Apostolique ayant été établie par le mérite de l’Apôtre Pierre, par la dignité de la ville de Rome, et par l’autorité du Saint-Synode, qui n’a pas prétendu pouvoir s’arroger quelque chose contre l’autorité de ce siège. Car la paix ne peut être universellement conservée que si toute l’Église reconnaît son maître. « 

Pape Hormisdas (519) : « La déclaration de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui a dit :« Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, … Ces mots qui ont été dites, sont prouvés par les effets des actions, parce que dans le Siège apostolique la religion catholique a toujours été conservée sans tache ».

Saint-Prosper d’Aquitaine (450) : « Rome le Siège de Pierre, qui a été fait pour le monde entier la tête de la charge pastorale. »

Le pape Léon le Grand (440-461) : « Qui ne cesse de présider à son siège, qui doutera qu’il règne dans toutes les parties du monde. « 

Concile de Chalcédoine, Session III (451) :  » C’est pourquoi le plus saint et béni Leo, archevêque de la grande et aînée Rome, à travers nous, et à travers ce présent synode très saint avec le trois fois béni et tout glorieux Pierre Apôtre, qui est la roche et le fondement de l’Eglise catholique … « 

 

Citations additionnelles de saint Augustin (354-430) :

« Il y a beaucoup d’autres choses qui me maintiennent à juste titre dans le sein de l’Église catholique. Le consentement des peuples et des nations me garde, son autorité me garde, inaugurée par des miracles, nourrie dans l’espérance, élargie par l’amour, et mise en place par l’âge. La succession des prêtres me garde, depuis le siège même de l’apôtre Pierre (à qui le Seigneur après sa résurrection, avait donné à nourrir ses brebis) jusqu’à notre épiscopat [du pape Siricius] » (saint Augustin, contre la lettre de Mani appelé « La Fondation » 5, 397)

« Enumérez les évêques du Siège de Pierre lui-même. Et dans cet ordre des Pères voyez qui ont réussi. C’est la roche contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront pas. » (Augustin. Psalmus contr. Partem Donati, str. 18)

« Si tous les hommes à travers le monde étaient tels que vous les accusez d’avoir été plus vain, ce que le siège de l’église romaine a fait pour vous, dans lequel Pierre était assis, et dans lequel se trouve Anastase aujourd’hui ? » (Saint Augustin, contre les lettres de Petilani 2, 118, 402)

« Si l’ordre même de la succession épiscopale doit être considéré, combien plus sûrement, en vérité, et faisant en toute sécurité, nous les numérotons de Pierre lui-même, à qui, comme à un représentant de l’ensemble de l’Église, le Seigneur dit : « Sur cette pierre je bâtirai mon église… » [Matt 16, 18] Pierre a été remplacé par Linus, Linus par Clément, Clément par Anaclet, Anaclet par Evaristus….» (Lettres de Contre 53: 1: 2  – 412)

 

Citations additionnelles de Saint-Jérôme (347-420) :

« Pourtant, si votre grandeur me terrifie, votre gentillesse m’attire. Du prêtre je demande la garde de la victime, du berger la protection due à la brebis. Loin de tout ce qui est démesuré laissez l’état de la majesté romaine se retirer. Mes mots sont prononcés pour le successeur du pêcheur, pour le disciple de la croix. Comme je suis pas le chef enregistré du Christ, je ne communique avec aucun mais avec votre béatitude, c’est-à-dire avec la chaire de Pierre. Pour cela, je sais que c’est le rocher sur lequel l’église est construite ! C’est la maison où seul l’agneau pascal peut être consommé à juste titre. C’est l’arche de Noé, et celui qui ne se trouve pas en elle périra quand le déluge l’emportera. Mais puisqu’en raison de mes péchés, je suis allé dans ce désert qui se trouve entre la Syrie et les déchets non civilisés, je ne peux pas, en raison de la grande distance entre nous, demander toujours de votre sainteté la chose sainte du Seigneur. Par conséquent je suis ici les confesseurs égyptiens qui partagent votre foi, et ancre mon frêle esquif à l’ombre de leurs grands navires. Je ne sais rien de Vitalis ; Je rejette Mélèce ; Je n’ai rien à voir avec Paulin. Celui qui ne rassemble pas avec vous disperse ; celui qui n’est pas du Christ est de l’Antéchrist.  » (Lettre de Jérôme au pape Damase, 2, 376)

« Je vous remercie pour votre rappel concernant les canons de l’Eglise. Vraiment,« le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il fouette tout fils qu’il agrée». Cependant, je voudrais vous assurer que rien n’est plus mon but que de préserver les droits des Christ, de respecter les lignes fixées par les pères, et toujours se souvenir de la foi de Rome ; la foi qui est louée par la bouche d’un apôtre, et que l’église d’Alexandrie se targue de partager « . (Lettre de Jérôme au pape Théophile, 2, 397)

« Les hérétiques et les schismatiques apportent anathème sur eux-mêmes car par leur propre choix ils se retirent de l’Église, un retrait qui, depuis qu’ils sont au courant de celui-ci, constitue la damnation. » (Commentaires sur l’épître à Tite, 3,10 J1371a, 376)

« La vérité est que tous ceux qui tiennent la foi catholique, souhaitent longtemps que si l’hérésie est condamnée, les hommes puissent être réformés. Dans tous les cas, s’ils continuent dans l’erreur, ne nous joignez pas la faute à nous qui avons écrit, mais à eux, car ils ont préféré le mensonge à la vérité ». (Contre les pélagiens, livre I-2, 417)

« Cela tue un hérétique qui lui permet d’être un hérétique. Mais quand nous lui faisons des reproches, nous lui donnons la vie ; Vous pouvez mourir à votre hérésie [et schisme], et vivre de la foi catholique. » (Contre les pélagiens, Livre III-17, 417)

 

Concernant Mt 16, 18, parmi les Pères qui enseignent que Pierre est le roc, ce sont :

Tertullien : « …… Pierre, qui est appelé le rocher sur lequel l’Eglise sera construite ».

Origène : « Regardez [Pierre], le grand fondement de l’Eglise, comme le plus solide des rochers,… »

Saint Cyprien : « Sur lui [Pierre] est construite l’Eglise,… »

Saint Cyprien : « Il y a un seul Dieu, un seul Christ, une seule Église, et un siège, fondé sur Pierre par la parole du Seigneur ».

Ephraïm : « [Jésus dit:] « Simon, mon disciple, je vous ai fait le fondement de la sainte Église. Je vous ai appelé de bonne heure Pierre, parce que vous aurez en charge l’ensemble de ses bâtiments… »

Optat : « …dans la ville de Rome, le siège épiscopal a été donné en premier à Pierre ; le siège sur lequel Pierre était assis, le même qui était à la tête – c’est pourquoi il est appelé Céphas [« Roc »]… »

Saint Ambroise :  » Ne pourrait-il pas alors renforcer la foi de l’homme à qui,… il a donné le royaume, qu’il appelait le roc, le déclarant ainsi la fondation de l’Eglise « .

Saint Ambroise :  » Où est Pierre, là est l’Église « .

Saint Jérôme :  » Je ne suis pas le chef mais le Christ et me joins en communion avec aucun mais votre béatitude [le pape Damase I], c’est-à-dire avec la chaire de Pierre. Je sais que c’est le rocher sur lequel l’Eglise a été construite « .

Saint Augustin : « Si l’ordre même de la succession épiscopale doit être considéré, combien plus sûrement, vraiment, et en toute sécurité, nous les énumérons [les évêques de Rome] de Pierre lui-même, à qui, comme à un représentant de l’ensemble de l’Église, le Seigneur dit : «Sur cette pierre je bâtirai mon Eglise»,…  » (Les passages ci-dessus sont de courts extraits de l’article de James Akin, in this rock, d’octobre 1999)

 

Il est clair que l’Eglise primitive était soumise aux évêques de l’Église romaine. Les Pères de l’Église précoce étaient catholiques, parce qu’ils savaient qu’il n’y a pas de salut hors de la sainte Église catholique romaine. Rejeter l’unanimité antique de la tradition des Pères et de l’Eglise depuis le début équivaut à rejeter Jésus-Christ et l’Église elle-même.

«Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez apprises, que ce soit par la parole ou par notre lettre.  » (2 Th. 2, 15)

Et :

«Celui qui vous [l’Église et la Tradition] écoute, m’écoute [Jésus], et celui qui vous [l’Église et la Tradition] méprise, me méprise [le Seigneur Jésus], et celui qui me méprise, rejette celui qui m’a [Dieu le Père] a envoyé « . (Luc 10, 16)

L’Église primitive a été clairement soumise aux évêques de l’Église romaine. Les Pères de l’Église étaient catholiques, parce qu’ils savaient qu’il n’y a pas de salut hors de l’Eglise catholique et Romaine.

Si vous n’êtes pas catholique, vous devez vous humilier, apprendre cette foi et vous y convertir, ou vous ne pouvez pas atteindre le salut.

Pour la base biblique de l’enseignement catholique sur la papauté, consultez : La Bible enseigne que Jésus a fait de Saint-Pierre le premier pape.

 

L’enseignement catholique spécifique contre les sectes protestantes et schismatiques

L’Eglise catholique enseigne que les personnes baptisées qui embrassent des sectes hérétiques ou schismatiques vont perdre leurs âmes. Jésus a fondé son Eglise sur Saint-Pierre, et a déclaré que celui qui n’entend pas l’Église doit considéré comme un païen et un publicain (Matthieu 18, 17). Il a également commandé à ses disciples d’observer « toutes les choses que’l a prescrit » (Matthieu 28, 20). Les sectes schismatiques de l’Est (comme les « orthodoxes ») et les sectes protestantes sont des mouvements sécables qui se sont séparés de l’Église catholique. En se séparant de l’unique Église du Christ, ils quittent la voie du salut et entrent dans le chemin de la perdition.

Ces sectes refusent obstinément et opiniâtrement une ou plusieurs des vérités que le Christ a clairement enseigné, telles que la papauté (Matthieu 16 ; Jean 21, etc), la confession (Jean 20, 23), l’Eucharistie (Jean 6, 54), et autres dogmes de la foi catholique. Pour être sauvé, il faut l’assentiment de toutes les choses que l’Eglise catholique, fondée sur l’Écriture et la Tradition, a infailliblement défini comme des dogmes de la foi.

Voici quelques-uns des dogmes infaillibles de la foi catholique qui sont rejetés par les protestants et (dans le cas de la papauté) par les « orthodoxes » l’Est. L’Eglise « anathematise » (une forme grave d’excommunication) tous ceux qui affirment obstinément le contraire de ses définitions dogmatiques.

«Pour comprendre le mot anathème … nous devons d’abord revenir à la vraie signification de herem dont il est l’équivalent. Herem vient du mot haram, de couper, se séparer,  maudire, et indique ce qui est maudit et condamné, coupé ou exterminé, si une personne ou une chose, et en conséquence, l’homme interdit, selon l’usage du sens d’anathème dans le passage suivant de Deut, VII, 26 :.. «Tu n’apporteras pas de choses comme des idoles dans ta maison, de peur que tu ne deviennes anathème comme elle. Tu les détesteras comme du fumier, et tu les auras en abomination comme l’impureté et la saleté, parce que c’est une abomination. « (Encyclopedie Catholique, vol. 1, «Anatheme», 1907)

Ainsi, un protestant ou un « orthodoxe » qui rejette obstinément ces enseignements dogmatiques est frappé d’anathème et est séparé de l’Eglise, en dehors de laquelle il n’y a pas de salut. Il est assez intéressant de noter que, dans l’émission de ces canons dogmatiques, l’Eglise dit : «Si quelqu’un dit …. qu’il soit anathème [sit anathème] » par opposition à « Si quelqu’un dit … il est anathème [EST anathème. Cette qualification «qu’il soit» laisse place à ces catholiques qui ignoreraint peut-être un dogme particulier, et se conformerait à l’enseignement du canon dès qu’il lui serait présenté. La personne qui est obstinée, cependant, et contredit délibérément l’enseignement dogmatique de l’Église reçoit de plein fouet la condamnation automatique.

Le point ici est que si on est capable de rejeter ces dogmes et d’être encore sauvé, alors ces définitions infaillibles et leurs anathèmes les accompagnant n’ont pas de sens, de valeur ou de force. Mais ils ont une signification, une valeur et une force – ils sont des enseignements infaillibles protégés par Jésus-Christ. Ainsi, tous ceux qui rejettent ces dogmes sont anathèmes et sur le chemin de la damnation.

Pape Pie XI, encyclique Rerum omnium perturbationem (n ° 4), le 26 janvier 1923: «Le saint fut pas moins une personne que François de Sales … Il semblait avoir été envoyé par Dieu en particulier à lutter contre les hérésies engendrés par la [protestante ] Réforme . C’est dans ceshérésies que l’on découvre les débuts de l’humanité que l’apostasie de l’Église , les tristes effets désastreux et qui sont déploré, même à l’heure présente, par tout esprit juste. « 

Pape Jules III, Concile de Trente, Session 13, Can. 1 sur l’Eucharistie, ex cathedra : « Si quelqu’un nie que dans le sacrement de la très sainte Eucharistie, il y a vraiment, réellement et substantiellement contenu le Corps et le Sang conjointement avec l’âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, et par conséquent l’ensemble du Christ, mais doit dire qu’il est en elle comme par signe ou figure, ou force, qu’il soit anathème ».

Pape Jules III, Concile de Trente, Session 14, Canon 3 sur le sacrement de la Pénitence : « Si quelqu’un dit que les paroles du Seigneur Sauveur:« Recevez le Saint-Esprit, ceux dont vous remettrez les péchés, ils leur seront pardonnés, et ceux dont vous retiendrez les péchés, ils leur seront retenus » [Jean 20, 22], ne doivent pas être comprises du pouvoir de remettre et de retenir les péchés dans le sacrement de pénitence … qu’il soit anathème. « 

Pape Jules III, Concile de Trente, Session 14, sur l’extrême-onction et de la Pénitence : « Ce sont des choses que ce synode œcuménique sacré professe et enseigne concernant les sacrements de pénitence et de l’extrême-onction, et il les expose à être crues et tenues par tous les fidèles du Christ. Par ailleurs, les canons suivants, dit-il, doit être inviolablement observés, et il condamne et anathematise toujours ceux qui affirment le contraire. « 

Pape Paul III, Concile de Trente, Session 6, Chap. 16, ex cathedra : « D’après cette doctrine catholique de la justification – qui, à moins qu’elle ne soit acceptée fidèlement et fermement, nul ne peut être justifié – il a paru bon au Saint-Synode d’ajouter ces chanoines, de sorte que tous puissent connaître, non seulement ce qu’ils doit tenir et suivre, mais aussi ce qu’ils doivent fuir et éviter ».

Pape Pie IX, Concile Vatican I de 1870, Sess. 4, chap. 3, ex-cathedra : «…tous les fidèles du Christ doivent croire que le Siège apostolique et le Pontife tiennent primauté romaine dans le monde entier, et que le pontife de Rome lui-même est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des apôtres, et est le vrai vicaire du Christ et la tête de toute l’Eglise … En outre, nous enseignons et déclarons que l’Église romaine, par la disposition du Seigneur, détient la souveraineté du pouvoir ordinaire sur toutes les autres … C’est la doctrine de la vérité catholique dont personne ne peut s’écarter et garder sa foi et le salut « .

 

Orthodoxie et orthodoxes – histoire et signification

L’orthodoxie (orthodoxeia) signifie la croyance droite ou la pureté de la foi. La croyance droite n’est pas seulement subjective, comme reposant sur une connaissance personnelle et des convictions, mais est en accord avec l’enseignement et la direction d’une autorité extrinsèque absolue. Cette autorité est l’Église fondée par le Christ, et guidée par le Saint-Esprit. En conséquence, est orthodoxe, celui dont la foi coïncide avec les enseignements de l’Église fondée sur Saint-Pierre. Comme une révélation divine constitue le dépôt de la foi confié à l’Église pour le salut de l’homme, elle aussi, avec les vérités clairement déduites, constitue l’objet et le contenu de l’orthodoxie.

Bien que l’orthodoxie ou le terme orthodoxe ne soit pas dans les Ecritures, celle-ci insiste sur sa signification à plusieurs reprises. Ainsi le Christ proclame la nécessité de la foi pour le salut (Marc 16:, 6). Saint-Paul, en insistant sur la même injonction en termes plus précis, enseigne «un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême» (Éphésiens 4, 5-6). Encore une fois, lorsqu’il dirigea Titus [Tite] dans ses travaux ministériels, il l’avertit de parler en accord avec la «saine doctrine» (Tite 2, 1). Et non seulement Saint-Paul met l’accent sur le bien-fondé de la doctrine qui doit être prêchée, mais il dirige également l’attention sur la forme dans laquelle elle doit être livrée : «Gardes le modèle des saines paroles que tu as reçues de moi dans la foi». (2 Timothée 1, 13).

En accord avec les enseignements et les méthodes du Christ et des Apôtres, les Pères soulignent la nécessité de préserver pur et sans tache, le dépôt de la révélation. «Non dans la confusion du paganisme», dit saint Augustin, «Non pas dans la souillure de l’hérésie, ni dans la léthargie du schisme, ni même dans la cécité du judaïsme, la religion doit être recherchée, mais parmi ceux-là seuls qui sont appelés chrétiens catholiques, ou les orthodoxes, c’est-à-dire les gardiens de la saine doctrine et les adeptes de l’enseignement droit». (De Vera Relig., cap. v). Fulgence écrit : «Je me réjouis que, sans souillure de perfidie, vous êtes soucieux de la vraie foi, sans laquelle aucune conversion est de quelque utilité, elle ne peut exister du tout» (De Vera annonce Fide Petrum, Proleg).

L’Église, de même, dans son zèle pour la pureté de la foi et de l’enseignement, a rigoureusement respecté l’exemple donné par les Apôtres et les premiers Pères. Ceci est manifeste dans toute son histoire, mais surtout chez ces champions de la foi comme Athanase, dans les conciles, les condamnations de l’hérésie, et ses définitions de la vérité révélée. Que la foi orthodoxe soit nécessaire pour le salut est une doctrine définie de l’Eglise. «Quiconque veut être sauvé», déclare le symbole d’Athanase, «doit tout d’abord tenir intégrale et inviolable la foi catholique, sans laquelle il sera certainement perdu éternellement». De nombreux conciles et décisions papales ont réitéré ce dogme (cf. Concile de Florence, Denz, 714 ; Prof de foi de Pie IV, Denz, 1000 ; … Condamnation de l’indifférence et du latitudinarisme dans le Syllabus de Pie IX, Denz, 1715, 1718…. Concile du Vatican, « De Fide » peut vi, Denz 1815 ; Condamnation de la position moderniste concernant la nature et l’origine du dogme, Encycl Pascendi Dominici gregis, 1907, Denz, 2079).

Si la vérité doit être intolérante d’erreur (2 Corinthiens 6, 14-15), l’Église ne nie pas la possibilité du salut des personnes sérieuses et sincères à l’extérieur de son bercail, parce que s’il y avait vraiment des gens de sincère et bonne volonté parmi ceux qui n’ont pas encore atteint la foi, et s’ils coopèrent avec la loi naturelle, alors Dieu enverrait un prédicateur (même miraculeusement, si nécessaire) pour que la foi catholique et le baptême lui soient donnés.

Saint Thomas d’Aquin, Sent. III, 25, Q. 2, A. 2, solut. 2 : « Si un homme ne devait avoir personne pour l’instruire, Dieu lui montrererait, à moins qu’il ne souhaite rester coupable où il est».

2 Corinthiens 4, 3 : «Et si notre Évangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, dont le dieu de ce monde [Satan] a aveuglé l’intelligence des incrédules, en sorte que la lumière de l’Évangile de la gloire du Christ, qui est l’image de Dieu, ne doit pas briller pour eux».

Saint Augustin, Tractate 89, sur Jean 15, 22-23 : «Qu’est-ce qu’Il [Jésus] signifie alors par ces mots : Si je n’étais pas venu et ne leur eu point parlé, ils n’auraient pas de péché [Jean 15, 22]. Est-ce que les Juifs étaient sans péché devant le Christ qui est venu dans la chair ? Qui, s’il était le plus fou, le dirais ? … Pour ces enquêtes, avec l’aide du Seigneur, et au meilleur de mes capacités, je réponds que tels, ont une excuse, pas tout le monde de ses péchés, mais pour ce péché de ne pas croire en Christ, dans la mesure où il n’était pas venu et ne leur avait pas parlé ».

 

« Église » orthodoxe

L' »église » orthodoxe est le nom technique pour le corps des soi-disant chrétiens qui utilisent le rite byzantin en plusieurs langues et sont en union avec le patriarche de Constantinople, mais dans le schisme avec le pape de Rome. L’épithète orthodoxe (Orthodoxos), qui signifie «croyant droit», est naturellement revendiqué par des gens de toutes les religions. Il est presque exactement une forme grecque du titre officiel des principaux ennemis des Grecs, c’est-à-dire les musulmans (mu’min, fidelis).Les Arméniens monophysites s’appelaient ughapar, ce qui signifie exactement la même chose.

Comment «orthodoxe» est devenu le nom propre de l’Eglise d’Orient, est difficile à dire. Il a été utilisé dans un premier temps, bien avant le schisme de Photius, en particulier dans l’Est, non pas avec une idée d’opposition contre l’Occident, mais plutôt comme l’antithèse des hérétiques de l’Est – les nestoriens et les monophysites. Peu à peu, même si bien sûr, l’Est et l’Ouest ont toujours affirmé les deux noms, « catholique » est devenu le nom le plus commun pour l’Eglise d’origine occidentale, et «orthodoxe» pour l’Est.

Il serait très difficile de trouver le bon nom pour cette soi-disant Église. «Eglise» hérétique et schismatique est très approprié, cependant. «orientale» est trop vague, les nestoriens et les monophysites sont des Églises orientales ; «schismatique» a le même inconvénient. « Grecque » est vraiment le moins expressif de tous. L’Eglise grecque est une seule, et une très petite, des seize Eglises qui composent cette vaste communion. Les millions de Russes, Bulgares, Roumains, Arabes, et ainsi de suite, qui lui appartiennent ne sont aucunement grecs. Selon leur coutume commune, on peut ajouter le mot «Est» dans le titre et parler de l’Eglise orthodoxe orientale (Orthodoxos anatolike ekklesia).

Les orthodoxes sont donc les «chrétiens» schismatiques de l’Est de l’Europe, en Egypte et en Asie, qui acceptent les conciles d’Ephèse et de Chalcédoine (ils ne sont donc ni nestoriens ni monophysites), mais qui, à la suite des schismes de Photius (neuvième siècle) et Cerularius (XIème siècle), ne sont pas en communion avec l’Église catholique. Il n’y a aucune autorité commune à laquelle tous obéissent, ou plutôt seulement à l’autorité du « Christ et aux sept Conciles œcuméniques » (à partir de Nicée I en 325, jusqu’à Nicée II en 787).

Ces seize soit-disant églises sont :

1) Les quatre patriarcats de l’Est – Constantinople, Alexandrie, Antioche, Jérusalem – et l’Eglise de Chypre, indépendante depuis le Concile d’Ephèse.

2) Depuis le grand schisme onze nouvelles églises ont été ajoutées, toutes sauf une formée au détriment de cellle plus vaste du Patriarcat de Constantinople. Ce sont les six églises nationales de Russie, de Grèce, de Serbie, du Monténégro, de Roumanie et de Bulgarie, quatre églises indépendantes dans la monarchie austro-hongroise, à savoir : Carlovitz, Hermannstadt, Czernowitz, la Bosnie-Herzégovine, et enfin l’Eglise du mont Sinaï, composée d’un monastère séparé de Jérusalem. Une de ces églises, celle de Bulgarie, est en schisme avec Constantinople depuis 1872. Le nombre total des soi-disant chrétiens orthodoxes dans le monde est estimé diversement comme étant de 225 à 300 millions.