Sur les sacrements d’hérétiques connus – Pas de sacrements d’hérétiques non-déclarés connus

Sommaire

  • Introduction
    • Thèse de réception de sacrements de certains hérétiques
    • Nul n’est censé ignorer un fait notoire mais un fait public illicite ne peut pas être transgressé s’il est connu
    • La position des Dimond sur les sacrements d’hérétiques
  • La réception de sacrements d’hérétiques connus est absolument interdite par l’Église
    • Ceux qui ne professent pas la vraie foi, comme les hérétiques et les schismatiques, ne sont pas membres de l’Église
    • Il faut être entièrement soumis au Magistère de l’Église pour être membre de la véritable Église
    • Obéissance à l’Église
    • La loi divine de la règle de la foi donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique
    • L’Église une, sainte, catholique et apostolique
    • Tite 3, 10-11 «Évite un homme hérétique…» est compris par L’Église tel que c’est écrit
    • 2 Jean 10 «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine…» est compris par l’Église tel que c’est écrit
    • Matthieu 18, 17 «s’il refuse d’écouter l’Église…» est compris par l’Église tel que c’est écrit
    • Les hérétiques sont de fait hors de l’Église
    • Les hérétiques sont excommuniés automatiquement par la loi divine
    • Les hérétiques n’ont pas de juridiction
      • Les pères enseignent à l’unanimité que les hérétiques sont automatiquement privés de toute juridiction
      • L’Église enseigne combien est hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église
      • Le sacrement de Pénitence n’est pas au-dessus du dogme
    • Unité de la foi – unité de l’Église – unité de la communion
    • Sur les hérétiques notoires, publics, formels, manifestes, occultes
      • Hérétique notoire de fait = hérétique formel et manifeste publiquement connu
      • Hérétique formel = hérétique certainement obstiné
      • Hérétique manifeste = hérétique obstiné évident, ouvertement ou extérieurement
      • Hérétique public = hérétique connu dans le domaine public et/ou qui adhère ouvertement à une secte hérétique
      • Hérétique occulte = hérétique non public ou privé ou caché ou on ne sait pas ou on ne peut pas savoir
      • Hérétiques négatifs = hérétiques formels affirmant détester l’hérésie pour laquelle ils sont accusés
      • Certitude de culpabilité
      • Pas de communion religieuse avec les hérétiques connus comme notoires, formels, manifestes ou publics
      • Communion religieuse explicite ou implicite avec un hérétique
      • L’Église excommunie aussi bien l’hérétique formel (certainement obstiné)
      • L’Église condamne aussi bien l’hérétique manifeste (extérieurement évident)
      • L’Église condamne aussi bien l’hérétique public
        • Défection publique de la foi
      • L’Église condamne aussi bien l’hérétique occulte
    • L’Église interdit de loi divine et ecclésiastique tous rites non-catholiques
    • Communion eucharistique avec un prêtre hérétique ?
    • L’Église interdit la confession d’un catholique à un schismatique ou un hérétique même en cas de nécessité
    • La participation dans l’adoration schismatique et hérétique est universellement prohibée par la loi naturelle et la loi divine
    • Aucun saint n’a jamais communié chez des schismatiques ou des hérétiques dans toute l’histoire de l’Église
    • La foi avant les sacrements
      • Règle de la foi
      • Hérétiques et excommuniés
    • Les catholiques dans la crise arienne
    • Les Catholiques dans l’Angleterre anglicane schismatique
    • Les Catholiques en France schismatique
  • Principales hérésies dans cette grande apostasie
  • Sacrements en ces temps de grande apostasie
  • Erreurs et contradictions sur les sacrements d’hérétiques avec MHFM / la-foi.fr / .vaticancatholique.com et leurs adeptes
    • Les frères Dimond ont tordu la signification d’hérétiques notoires de fait
      • Constantinople I canon 6 sur les hérétiques notoires ? Constantinople I canon 6 sur la réception de sacrements d’hérétiques ?
      • Contradictions concernant les hérétiques « notoires de fait »
    • Exemple de réception des sacrements d’hérétiques avec la FSSPX (Fraternité Sacerdotale Saint Pie X)
    • Exemple de réception des sacrements d’hérétiques de la CMRI (Congrégation Marie Reine Immaculée)
    • Exemple de réception des sacrements d’hérétiques avec la SSPV (Société Saint Pie V)
    • Question des sacrements d’hérétiques de précepte et non de foi divine ?
    • Satis cognitum, concile de Trente et le sacrement de Pénitence
    • Code de droit canon 1917, hérétiques et excommuniés
    • Contradiction sur l’hérétique occulte
    • Réception de sacrements de ceux qui ne professent pas la vraie foi
    • Contradiction sur la communion avec les hérétiques
    • Contradiction sur les hérétiques à éviter seulement « contraignant » ou « imposant » leurs hérésies
    • Contradiction sur la dissimulation et l’excuse des hérétiques
    • Contradiction sur la participation au culte non catholique
    • Recevoir les sacrements de prêtres hérétiques partisans du baptême de désir/ de sang, et du salut de l’ignorant invincible ?
    • Réception de sacrements d’hérétiques sur le site .vaticancatholique.com
    • Messe d’hérétique sans sermon ?
    • Communier chez des hérétiques sans les soutenir financièrement ?
    • Erreur fatale sur la réception de sacrements d’hérétiques « notoires » dans la nécessité à l’article de la mort
    • La Communion religieuse avec des hérétiques est-elle comparable à des choses profanes ?
    • Prêtre hérétique « non-contraignant » son hérésie ?
    • Jérémy Austin de la-foi.fr
    • Hérésie : Hérétiques occultes et absolutions valides
    • Pour résumer
  • Exemples de cas concrets pour les sacrements
  • L’Église n’a jamais eu aucune société avec les hérétiques
  • L’Église n’enseigne pas la réception de sacrements de certains hérétiques, mais la suspicion d’hérésie
  • Les «soupçonnés d’hérésie»
  • La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé
    • Les hérétiques sont par définition de mauvaise foi
  • La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique
  • La confection de sacrements donnés aux hérétiques est un péché et un sacrilège
  • Conclusion

L’auteur déclare se soumettre d’avance au jugement  de la véritable Église catholique et apostolique, s’il pouvait y en avoir un ultérieurement, au sujet de la réception des sacrements d’hérétiques non-déclarés connus. Si des erreurs existaient sur des points de doctrine au sujet des sacrements d’hérétiques non-déclarés connus, ce serait parce que le jugement de l’Église n’avait pas encore été rendu et que l’enseignement de l’Église n’était pas connu par l’auteur.

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

démon hérétique

Un hérétique peut se dire catholique, peut lire la Bible, peut paraître obéir à la papauté, et peut sembler dévot à la sainte Vierge, même prier le chapelet, etc., mais il ne se soumet obstinément pas au Magistère de la véritable Église catholique : il n’est pas catholique et est une porte de l’enfer

Introduction

Aujourd’hui quasi tous les prêtres sont hérétiques. Les catholiques peuvent-ils aller chez les hérétiques uniquement s’ils sont ne sont pas notoires pour recevoir les sacrements ? Les catholiques peuvent-ils aller chez les hérétiques connus en tant que tels ?

Un hérétique est formel ou certain quand il est obstiné. Un hérétique obstiné est hors de l’Église de loi divine qu’il soit, pas, peu ou beaucoup connu, ou qu’il soit connu d’aucune personne, connu de peu ou de beaucoup de personnes. Un hérétique est connu quand il est manifeste (évident, formel et extérieur, visible, significatif, avéré), que ce soit publiquement ou non. Un catholique n’est pas coupable de communiquer religieusement avec un hérétique quand il ne le connaît pas ou qu’il ne peut pas le connaître et sans faute de sa part, mais il pèche quand il le connaît ou qu’il est dans le péché d’ignorance coupable de connaître la vraie foi. Tout catholique doit connaître la foi pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente, et doit défendre la foi et condamner les hérésies et hérétiques : Il s’agit d’un commandement de Dieu (loi divine de la règle de la foi) et pas d’un choix. Juger comme hérétique définitif quelqu’un qui croit en une hérésie (par exemple le « baptême de désir/sang »), serait aller trop loin et le juger à tort, si on commence par omettre de lui demander ce qu’il pense ou ce qu’il sait. Une personne devient hérétique ou schismatique en refusant obstinément d’accepter un dogme qu’il sait être enseigné par l’Église. Ainsi, si lui ont été présentées des preuves fausses ou non-infaillibles contre le « baptême de désir/sang », et s’il est encore incertain, il est possible qu’il soit un «hérétique matériel» (tant qu’il ne nie pas la nécessité de la foi en Jésus-Christ pour le salut ce que font ceux qui tiennent l’hérésie de salut pour ignorance invincible de la foi minimale). Il peut ne pas avoir pleinement compris ce que l’Église enseigne sur ce sujet, et s’il est incertain et n’est pas obstiné, il peut encore être un hérétique matériel (pas hérétique, mais dans l’erreur de bonne foi ou par ignorance non coupable), seulement après qu’il a eu connaissance du dogme il doit confesser la vraie foi sinon il est au moins coupable d’être suspect d’hérésie et il doit prouver son innocence ou sinon il doit être jugé hérétique.

Thèse de réception de sacrements de certains hérétiques

Les frères Dimond ont remarquablement montré la grande apostasie vatican 2, la fausse sœur Lucie, les hérésies pré-vatican 2 de salut hors de l’Église, l’apostasie vatican 2, etc. Quand on lit les pages de mhfm (most holy family monastery, frères Dimond) – « Où aller à la messe ou confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les sacrements » et « Les catholiques peuvent-ils aller n’importe où pour recevoir les sacrements aujourd’hui ? » et « Où recevoir les sacrements ? » – on peut y voir une possibilité de recevoir les sacrements de Pénitence et d’Eucharistie (et aussi d’extrême-Onction) de certains prêtres que l’on sait être hérétiques obstinés, mais chez lesquels on pourrait quand même aller, à cause de la nécessité et de la grande apostasie actuelle où quasi tous les prêtres sont hérétiques. Mais bien que mhfm ait eu la grâce pour montrer l’apostasie, tout ce qu’ils enseignent est quand même à prendre en compte en vérifiant si c’est l’enseignement de l’Église. Les catholiques doivent se soumettre à l’enseignement de l’Église et non pas à ce que disent des hommes de l’enseignement de l’Église, autrement dit, il faut comprendre ce que comprend l’Église et non pas ce que comprennent des hommes de ce que comprend l’Église.

Au premier abord, leur thèse paraît vraiment valable et être une ouverture théologique sur ce sujet à cause de la situation particulière actuelle des plus difficiles pour recevoir les sacrements, et ce serait une bonne chose si c’était l’enseignement de l’Église. Ce n’est pas parce que l’Église suppose qu’un fait notoire est sensé être connu d’office (puisqu’il ne peut pas être caché par un artifice ni être excusé), qu’Elle autorise un fait public prohibé qui est connu.

Les frères Dimond disent eux-mêmes que Les catholiques ne peuvent pas participer à un culte non-catholique.

Il est évident que cette question est cruciale dans les temps actuelle car il s’agit du salut : soit les catholiques peuvent recevoir des sacrements actuellement de certains prêtres hérétiques notoires et publics même connus, et peuvent avoir un salut ; et ceux qui sont opposés à cette doctrine sont perdus ; soit ceux qui prennent des sacrements d’hérétiques connus (qu’ils connaissent comme hérétiques obstinés) pèchent, et ceux qui ne le font pas peuvent être sauvés. Il est vrai que sur cette question, beaucoup ou la plupart préfèrent ne pas regarder. Certains se défendent disant qu’ils ne sont pas des spécialistes de la doctrine. Le seul vrai spécialiste de la doctrine c’est le Magistère auquel tout baptisé doit être soumis. S’instruire de la doctrine de la foi est obligatoire à tout baptisé en tous temps. Le double problème ici est 1° la définition d’hérétiques notoires de fait (impossibles d’être cachés au public ni excusés), et 2° les hérétiques publics connus comme étant formels (pourraient encore être cachés au public, mais pas excusables et qui doivent être évités par ceux qui les connaissent). Ils disent qu’«il s’agit de prendre les bonnes décisions» (c-à-d quand même aller chez les hérétiques publics formels et connus), mais ce n’est pas vrai parce qu’il s’agit plutôt d’obéir à la règle de la foi. L’hérétique public formel (non matériel) est suspendu ipso facto (par le fait) de son office (compétence) pour lui-même parce qu’il a dévié de la foi, et à l’égard des autres parce qu’il est public (voir plus bas : Défection publique de la foi), et on pèche quand on le sait mais non pas quand on ne le sait pas (excuse en droit). Le degré d’interdiction de l’Église n’est pas déterminé par le fait que la divulgation soit publique (pas encore présumée connue) ou notoire (présumée connue), mais c’est ce qu’on connait qui détermine qu’on soit coupable de faire ce qu’interdit l’Église. Autrement dit la loi suppose qu’on connait un fait notoire parce qu’il est si connu qu’il ne peut plus être caché, et la loi suppose qu’on ne connait pas un fait public parce qu’on peut encore ne pas le connaître ; mais ceci n’est pas valable quand on le connait. Une divulgation publique est présumée non connue et une divulgation notoire est présumée connue, mais une divulgation qu’on connait est une divulgation connue.

Psaume 2, 12 : «Attachez-vous à la doctrine pour que vous ne périssiez pas hors de la voie droite».

Éphésiens 4, 14 : «… afin que nous ne soyons plus comme de petits enfants qui flottent ni emportés çà et là à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur astuce pour induire en erreur».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «afin que nous ne soyons plus comme de petits enfants qui flottent, ni emportés çà et là à tout vent de doctrine, par la méchanceté des hommes, par l’astuce qui entraîne dans le piège de l’erreur» (Éph. 4, 14). Et il enseigne que cette règle doit être observée, non point pour un temps, mais «jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi».

La thèse de réception de sacrements d’hérétiques telle qu’elle est présentée par les frères Dimond dans leur page « Sacraments from Undeclared Heretics” Debate – The Important Quotes » (« Sacrements d’hérétiques non-déclarés » Débat – Les citations importantes) parait orthodoxe (droite doctrine). Mais si on regarde chaque points du débat d’Eli, Sacrements des hérétiques non déclarés – Analyse du débat, on peut voir que pour être valable la thèse des frères Dimond doit tordre l’enseignement de l’Église. C’est cela le problème. Mais malheureusement beaucoup préfèrent ne pas regarder et acquiescent sans vérifier si ce que leur enseignent des hommes est vrai, car il est beaucoup plus facile de ne pas regarder : ceux qui comprennent assez sur la réception de sacrements d’hérétiques et préfèrent de pas regarder l’enseignement de l’Église commettent un péché par omission contre la foi pour ignorance coupable.

Les frères Dimond disent avoir réfuté une fois pour toutes toutes les positions contre leur thèse de réception de sacrements de certains hérétiques non-déclarés « ON TRADITIONAL CATHOLIC ISSUES AND RADICAL SCHISMATICS » (Il est vrai qu’il y a aussi par ailleurs des véritables schismatiques comme Dave Landry, Richard Ibranyi, et Frank, etc., qui sont expliqués dans leur page « Exposing Dave Landry, A False Catholic« ). La plupart des gens s’arrêtent aux arguments sans chercher à vérifier si c’est bien l’enseignement de l’Église et l’esprit de l’Église. Mais pour accepter un enseignement, il se doit d’être certain (et pas seulement sûr), c-à-d si c’est bien ce qu’enseigne la sainte Mère Église. Mais quand on regarde de plus près l’enseignement de l’Église, on s’aperçoit au début qu’il y a une inexactitude, puis après une autre, et ainsi de suite, puis des interprétations qui pourraient être valables au début mais qui tordent en fait l’enseignement de l’Église, et puis même des contradictions concernant le fait de pouvoir recevoir des sacrements de certains hérétiques non-déclarés en ces temps.

Voici un exemple :

« Sacrements d’hérétiques non-déclarés » Débat 9:53-10:10 et 10:55-11:14 : « Ce que nous avons dit, c’est que sans déclaration pour qu’il y ait une obligation positive absolue d’éviter un hérétique non-déclaré, il faudrait qu’il soit un hérétique imposant son hérésie sur vous, ou soit si notoire qu’il ne peut être dissimulé ou excusé de quelque manière que ce soit en droit. … S’ils ne sont pas déclarés ils ont encourus l’excommunication avec une telle notoriété qu’il ne peuvent pas être dissimulés ou excusés de quelque manière que ce soit ; en d’autres termes, il se mettent tellement en avant et sont si ouverts, ils se rendent si notoires qu’ils sont l’équivalent d’un notoire déclaré ».

Michael Dimond, Les catholiques peuvent-ils aller n’importe où pour recevoir les sacrements aujourd’hui : « Alors que nous dirions que le prêtre notoirement hérétique ne peut pas être abordé à la Sainte Communionnous croyons que les prêtres qui sont notoirement hérétiques parce qu’ils aiment l’œcuménisme et prient avec et respectent les autres religions peuvent être approchés dans la confession, si vous ne trouvez pas de meilleures options pour la confession à une distance raisonnable. Si c’est un prêtre notoirement hérétique qui ne pense pas que vous êtes catholique à cause de ce que vous croyez, nous dirions que vous pouvez aller à lui pour la confession en danger de mort ».

Dans le débat « Sacrements d’hérétiques non-déclarés » (10:55-11:14) cité ci-dessus, les frères Dimond disent que l’hérétique notoire de fait est l’équivalent de notoire déclaré, et donc, selon eux, positivement (absolument) interdit par l’Église, mais qu’un catholique peut aller à un hérétique notoire de fait pour la confession sacramentelle, autrement dit, selon eux, l’hérétique notoire de fait a quand même juridiction. De la même manière, selon eux, on ne peut pas recevoir la communion d’un prêtre hérétique notoire quand il enseigne de la chaire mais on le peut (du même) quand il n’enseigne pas de la chaire (Voir : Messe d’hérétique sans sermon ?). Cela est contraire au dogme et au canon 188 (enraciné dans le Magistère) du code de droit canonique 1917 suspendant automatiquement (par le fait) l’office (fonction, autorité, juridiction) d’un clerc pour défection publique de la foi (adhésion publique à l’hérésie).

L’hérétique est condamné automatiquement selon la loi divine en se coupant de l’unité de la foi divine et catholique, comme cela est défini ci-dessous et l’excommunication réelle est sans aucune autre déclaration (loi ecclésiastique) de l’Église et sans examen personnel préalable : C’est la règle de la foi divine et catholique donnée par l’Église à tous les fidèles qui sont donc tenus par loi divine de la suivre. Donc quand vous savez que votre prêtre est hérétique ou qu’après lui avoir fourni le dogme il reste obstiné, vous devez le considérer excommunié et l’éviter.

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 47ème proposition condamnée, 28 août 1794 ex cathedra : « De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, soit pour l’excommunication ou pour la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» [par le fait ou automatiquement] n’ont aucune autre force que celle d’une menace sérieuse sans effet réel » – Condamnée comme fausse, téméraire, pernicieuse, nuisible à la puissance de l’Église, erronée ».

La règle de la foi catholique est d’éviter toute forme de communion religieuse avec les hérétiques non-déclarés : 1° formels (certainement obstinés dans l’hérésie) ; 2° publics (hérésie dans le domaine public, ou par appartenance à une société hérétique publique) quand on les connaît et parce qu’on les connait hérétiques ou obstinés dans leurs hérésies ; 3° manifestes (extérieurement évidents et certains par leurs œuvres externes) ; 4° notoires de fait (publiquement connus et certains),  parce qu’ils ne peuvent pas dissimuler leur obstination hérétique publique (et non parce qu’ils « imposent leur hérésies », une notion nul part enseignée par l’Église).

Nul n’est censé ignorer un fait notoire mais un fait public illicite ne peut pas être transgressé s’il est connu

Code de droit canon 1917, canon 15 : « Les lois, même irritantes ou inhabilitantes, n’obligent pas quand elles sont l’objet d’un doute de droit ; en cas de doute de fait, l’Ordinaire peut en dispenser, pourvu qu’il s’agisse de lois à propos desquelles le pontife romain a coutume d’accorder dispense [ce qui n’est pas le cas pour les sacrements d’hérétiques]».

Code de droit canon 1917, can. 16 : « § 1. Aucune ignorance des lois irritantes [invalidant les actes] ou inhabilitantes [invalidant les personnes] n’excuse de les observer, sauf stipulation contraire ».

« § 2. L’ignorance ou l’erreur portant sur la loi ou sur la peine ou sur le fait propre ou sur le fait d’autrui quand il est notoire n’est généralement pas présumée ; elle est présumée en ce qui concerne le fait d’autrui dépourvu de notoriété, sauf preuve du contraire ».

Le canon 16 § 2 ci-dessus fait référence à la présomption du fait d’autrui et concerne l’ignorance ou le doute possible sur le fait, par exemple une rumeur publique n’est pas une preuve, etc., comme l’enseigne le pape Benoît XIV dans Ex Omnibus sur la notoriété (et fondement du canon 2197 du CIC 1917, voir plus bas : § Sur les hérétiques notoires).

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus, sur la Constitution dogmatique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «3 : la loi universelle qui interdit à un pécheur [hérétique qui conteste l’obéissance à la constitution dogmatique Unigenitus] public connu d’être admis à la communion eucharistique, qu’il le demande en public ou en privé.

«4. Maintenant, les objecteurs [qui ont contesté l’obéissance à la constitution Unigenitus] publics et notoires sur le sujet en discussion sont ceux qui ont été déclarés par la sentence d’un juge compétent et qui ont admis leur culpabilité devant les tribunaux [notoires en droit]. Il y a aussi d’autres objecteurs, qui, bien qu’ils n’aient pas été condamnés par un juge et n’ayant pas admis le crime devant les tribunaux, néanmoins, au moment où ils sont sur le point de recevoir le sacré viaticum, confessent [au prêtre] volontairement leur résistance obstinée à la constitution [notoire en droit]. D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance due à cette constitution [dogme], et d’avoir continué dans cet état ; C’est tellement connu que le scandale public [manifestement opposé et obstiné et public = notoire de fait] qui en découle n’a pas encore diminué. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal.

« 5. [Deux types de notoriété] Dans cette affaire, cependant, une différence doit être maintenue entre la notoriété dans laquelle un certain fait est appréhendé et la culpabilité consiste dans l’action extérieure elle-même, comme la notoriété de l’usurier ou de la personne vivant en concubinage, et un autre type de notoriété dans laquelle le fait extérieur est noté, mais la culpabilité dépend beaucoup de la disposition d’esprit. C’est ce dernier genre de notoriété dont nous discuterons. Le premier doit certainement être établi avec des preuves graves ; Ce dernier doit être prouvé avec des preuves plus sûres et plus sérieuses ».

Ce qu’il faut retenir ici d’Ex Omnibus : 1° la loi divine interdit à un hérétique public connu de recevoir la communion eucharistique (n° 3) ; 2° les objecteurs publics du dogme qui ont fait quelque chose de manifestement opposé et restés obstinés sont hérétiques notoires de fait et sont donc automatiquement certainement coupable (n° 4) ; 3° La notoriété n’est pas toujours liée à la culpabilité (n° 5), c-à-d qu’un hérétique peut être coupable en n’étant pas notoire.

1° Ci-dessus (Ex Omnibus n° 3) le pape dit que la loi universelle interdit la communion eucharistique à un hérétique public connu ; il ne dit pas à un notoire. Notez qu’il s’agit bien d’un hérétique connu, parce que bien évidemment s’il n’est pas connu on ne peut pas le savoir, ce qui prouve bien que c’est quand on connait un hérétique qu’on doit l’éviter et non pas qu’il soit connu de beaucoup de personnes ou pas. Si la loi universelle interdit l’admission à l’eucharistie à un hérétique public connu, combien plus l’interdit-elle à un prêtre hérétique public connu, et donc encore davantage lui interdit-elle de confectionner l’Eucharistie !

2° Ceux publics connus pour avoir fait quelque chose de manifestement (évident ; externe) opposé au dogme et sont restés obstinés sont notoires de fait (Ex Omnibus n° 4). Quelque chose de manifestement opposé au dogme c’est quelque chose de connu, et si ce n’est pas manifeste ce n’est pas connu ou seulement supposé ; si c’est quelque chose en plus d’obstiné, c’est coupable ; si c’est quelque chose en plus dans le domaine public c’est notoire de fait (par le fait même). Quelque chose : une parole, un écrit, une action, une omission ou toute autre sorte de choses.

Un prêtre hérétique public et manifeste et obstiné est notoire de fait et il est donc par le fait (automatiquement) certainement coupable ; un hérétique public n’est pas par le fait (automatiquement) certainement coupable, mais il peut devenir certainement coupable quand on a connaissance qu’il est coupable ou obstiné. Un hérétique est manifeste quand il est évident soit par une parole, un acte, un comportement ou en faisant quelque chose d’autre, comme, par exemple : maintenir son écrit, parole ou acte  hérétique après avoir été instruit du dogme, garder un silence coupable quand on lui demande sa foi, rester dans sa secte hérétique après qu’on lui ait montré le dogme, montrer des signes évidents de connivence coupable quelconque avec une société hérétique ou un hérétique, ne pas condamner une hérésie, refuser d’abjurer une croyance hérétique, participer aux réunions religieuses des hérétiques, aider de quelque manière matérielle ou spirituelle l’hérésie à se propager, etc., etc. L’appartenance obstinée à une société hérétique (même pour une seule hérésie contraire à la vérité de la foi catholique) est certainement coupable aussi.

3° Le pape enseigne (Ex Omnibus n° 5) qu’une sorte de notoriété est liée à la culpabilité et consiste dans l’action extérieure ; et qu’une autre sorte de notoriété peut être distincte de la culpabilité, qui dépend de la disposition d’esprit : Dans la première sorte de notoriété le fait doit être notoirement connu pour être certainement coupable puisque la notoriété est liée à la culpabilité, mais pas dans la deuxième sorte de notoriété où la notoriété du fait est distincte de la culpabilité puisqu’elle dépend de la disposition d’esprit. Si la culpabilité d’un fait peut être distincte de la notoriété de ce fait, ceci est la preuve absolue que la culpabilité ne dépend pas nécessairement (obligatoirement) de la notoriété, c’est-à-dire que ce n’est pas la notoriété, dans ce cas, qui rend certainement coupable, contrairement à ceux qui affirment qu’un fait doit être nécessairement notoire pour être certainement coupable ou que l’Église l’autoriserait quand il n’est pas notoire, ce qui est faux puisque la culpabilité peut ne pas dépendre de la notoriété. Eh bien, quand vous savez qu’un prêtre reste obstiné, vous avez connaissance de sa culpabilité par son obstination ou disposition d’esprit hérétique.

La notoriété a automatiquement valeur de jugement pénal (et juridique) de culpabilité quand la culpabilité consiste dans le fait extérieur mais pas quand la culpabilité dépend de la disposition d’esprit comme dans le cas d’hérésie où c’est l’obstination qui la détermine. Sans la notoriété la valeur de jugement pénal (et juridique) de culpabilité n’est pas automatique, cela ne signifie pas que qu’elle n’existe pas quand elle est connue seulement comme publique ou manifeste ou privée, car c’est l’obstination certaine qui rend la culpabilité certaine. Et la connaissance de l’obstination certaine rend certaine la connaissance de la culpabilité.                        

Quand avez connaissance ou de vraies raisons de supposer qu’un prêtre, dans le domaine public ou privé, est un hérétique, vous devez lui montrer le dogme, et s’il reste obstiné dans son hérésie et/ou dans son appartenance à une secte hérétique, il doit absolument être évité. Quand vous savez qu’un prêtre appartient à une société publique qui reconnait les chefs de la secte vatican 2 pour de vrais papes, vous devez lui montrer le dogme et s’il reste attaché à sa société hérétique, il doit être évité. Quand vous savez qu’un prêtre sédévacantiste (qui ne reconnaît pas à raison les chefs de vatican 2 pour papes, et est coupé à raison de vatican 2) appartient à un groupe qui croit même une seule hérésie et qu’après lui avoir montré le dogme il reste obstiné dans l’appartenance à son groupe hérétique, vous devez l’éviter. Quand vous avez de sérieuses ou vraies raisons de penser qu’un prêtre sédévacantiste est hérétique, et cela parce que vous en avez la connaissance externe, vous devez lui montrer le dogme, et s’il est obstiné, vous devez l’éviter.

Même si ce n’est pas dans le domaine public mais privé que vous avez connaissance ou de vraies et sérieuses raisons de supposer qu’un prêtre est hérétique, vous devez lui montrer le dogme et s’il est obstiné, vous devez l’éviter.

Étant donné que par définition de la loi ecclésiastique il est impossible à un fait notoire d’être caché, nul n’est supposé l’ignorer licitement (c’est illicite de l’ignorer), mais si un fait est public, il est supposé être ignoré licitement parce qu’il pourrait ne pas être certain (doute possible) ou bien pourrait être caché d’une certaine manière au commun (ignorance possible), mais s’il est connu, il n’est pas supposé être ignoré licitement. De même un fait occulte (non-public ou privé) est supposé être ignoré licitement sauf s’il est connu (ceux qui le connaissent ne sont pas excusés par la loi quand ils l’ignorent volontairement alors qu’il est illicite). C’est la raison pour laquelle il est aussi interdit aux fidèles d’aller même chez des hérétiques privés connus (même non-publics, ou privés ou restreints, ou qui n’adhèrent pas ouvertement à une secte hérétique, du moment qu’on en a connaissance, on doit les éviter). La preuve en est que la notoriété n’est pas obligatoirement le critère de culpabilité mais le critère de connaissance de l’hérésie. C’est la loi divine et la règle de la foi qu’un hérétique certainement obstiné n’est pas dans l’unité de la foi ni de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «  … elle [L’Église] a regardé comme des rebelles déclarés [signalés, signifiés, publiés], et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

La notoriété n’est pas le seul critère de culpabilité de l’hérésie (ou du schisme). La notoriété est un critère de connaissance certaine d’office (ou non si dépourvu de notoriété) de l’hérésie (ou du schisme). La notoriété signifie que la connaissance du fait (ici l’hérésie) est considérée par la loi de l’Église comme automatiquement (ou d’office ou de fait) certaine ; sans notoriété, la connaissance du fait n’est pas considérée par l’Église comme automatiquement (ou d’office ou de fait) certaine, ce qui n’empêche pas que la connaissance du fait puisse être certaine sans notoriété par ailleurs. La preuve en est que :

Le canon 2261 § 2-3 est fondé sur Ad Evitanda qui ne parle pas des hérétiques excommuniés automatiquement de loi divine mais des excommuniés de droit ecclésiastiques (Voir plus bas : Hérétiques et excommuniés) ;

Le canon 2197 § 1-4 est fondé sur Ex omnibus du pape Benoît XIV sur la notoriété des hérétiques publics et notoires ou manifestes et obstinés (Voir plus bas : Hérétiques notoires) ;

Le canon 2317 interdit la confession pour enseignement public d’une doctrine condamnée (Voir plus bas : L’Église condamne aussi bien l’hérétique public) ;

Le canon 188 suspend d’office pour défection publique (adhésion publique à l’hérésie), et non pas notoire, de la foi (Voir plus bas : Défection publique de la foi).

Est-ce qu’on doit attendre qu’un hérétique se déclare lui-même avant de l’éviter absolument ? Les hérétiques ne se déclarent pas nécessairement et même agissent en secret, c’est pourquoi on les reconnait par leurs œuvres externes ou manifestes. Cela montre que c’est le fait qu’on les connaisse qui fait qu’on doit les éviter (sauf devoir d’état ou pour les convertir) et non qu’ils soient peu ou beaucoup connus.

Jude 4 : «Car il s’est introduit parmi vous certaines gens …impies».

Commentaire Abbé Calmet, saints pères et exégètes Jude 4« Car il s’est glissé parmi vous certaines gens. Les hérétiques dont on vient de parler, n’avaient garde de se déclarer hautement, ni de découvrir tout d’un coup leur turpitude. Ils se glissaient d’abord secrètement dans les maisons, sous prétexte de pitié et comme sachant bien des mystères qu’ils ne communiquaient pas à tout le monde ; après quoi ils répandaient leur venin avec d’autant plus de liberté, qu’ils avaient premièrement sondé les personnes à qui ils parlaient, et qu’ils s’étaient assurés des dispositions où ils étaient d’écouter leur doctrine impure, et de se livrer à leurs dissolutions, et à leurs débauches. Les Simoniens soutenaient que les bonnes œuvres étaient inutiles au salut, et que la distinction des bonnes actions, et des mauvaises n’avait été établi que par les Anges, pour s’assujettir les hommes. (Cf. 2 Pierre 2, 10-13 et Gal. 5, 13) ».

On doit éviter les sacrements d’un prêtre hérétique connu. Un hérétique public est celui qui adhère publiquement à l’hérésie ou qui adhère ouvertement (qui est connu ou qui peut être connu) à une secte hérétique. C’est l’enseignement de l’Église qu’aucun catholique ne peut communiquer avec un hérétique public dans les choses sacrées. Ainsi nul ne peut aller à un prêtre valide appartenant à la secte vatican 2 parce qu’il reconnait les antipapes pour des vrais papes, ni ne peut aller à un prêtre sédévacantiste (seule position catholique orthodoxe actuelle) qui tient publiquement une ou plusieurs hérésies (ce qui est le cas pour quasiment tous).

Pape Grégoire XVI, Commissum Divinitus, 17 mai 1835 (Magistère) : « quiconque ose quitter l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin. Saint Jérôme ajoute : « Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison est impieCeux qui n’étaient pas dans l’arche de Noé ont péri dans le déluge » ».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati nostrae, 24 mai 1829 (Magistère) : « enseignez aux peuples que la foi catholique est la seule véritable, qu’ainsi que le dit l’Apôtre, Il n’y a qu’un Seigneur, qu’une foi, qu’un baptême : que l’on est profane, suivant la parole de Saint Jérôme, si l’on mange l’agneau hors de cette maison, et que quiconque n’entrera pas dans l’arche de Noé périra dans le déluge ».

Puisque l’hérétique public est celui qui adhère ouvertement (publiquement) à une secte hérétique, recevoir de lui la communion eucharistique c’est tomber sous la condamnation de l’Église, car une secte hérétique (qui tient même une seule hérésie) est hors de l’Église, et c’est y manger l’Agneau hors de l’Église. (Voir : L’Église condamne aussi bien l’hérétique manifeste et L’Église condamne aussi bien l’hérétique public)

La notoriété est une connaissance certainement connue supposée par l’Église. La publicité ou publication n’est pas supposée certainement connue. Mais la publication connue est connue. Dire que l’Église interdit positivement (absolument) un hérétique notoire mais pas absolument un hérétique public n’est pas exact car si un hérétique notoire est sensé être connu, c’est parce qu’il ne peut être caché d’aucune manière, mais un hérétique public est sensé ne pas être connu parce qu’il pourrait encore être caché d’une certaine manière. Mais quand un hérétique public est connu, l’Église ne l »autorise pas pas pour autant à ceux qui le connaissent, de la même façon pour un hérétique manifeste (qui se fait connaître extérieurement) qui n’est pas public mais privé (pas dans le domaine public).

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé

En plus des faits incontestables qui démontrent que les antipapes de Vatican II sont certainement des hérétiques formels, et que la plupart, sinon tous les prêtres et évêques « traditionalistes » sont des hérétiques, la présomption de la loi est encore aussi contre eux :

Code de droit canonique 1917, canon 2200, 2 : « Quand une violation externe de la loi a été commise, la méchanceté est présumée au fort externe jusqu’à preuve du contraire ».

Commentaire sur ce canon, P. Eric F. Mackenzie, AM, STL, JCL : « La commission même de tout acte qui signifie l’hérésie, par exemple, la déclaration de quelque doctrine contraire ou contradictoire à un dogme révélé et défini, donne un motif suffisant pour la présomption juridique de la dépravation hérétique … Les circonstances excusantes doivent être prouvées au for externe, et la charge de la preuve incombe à la personne dont l’action a donné lieu à l’imputation de l’hérésie. En l’absence d’une telle preuve, toutes les excuses sont présumées ne pas exister ».

G. McDevitt, le délit d’hérésie, 48, CU, Droit Canon, études 77 Washington, 1932 : « Si le délinquant faisant cette demande est un clerc, son plaidoyer pour l’atténuation doit être rejetée, soit comme fausse, ou bien comme indiquant l’ignorance dont elle est affectée, ou au moins grossière… Sa formation ecclésiastique au séminaire, avec sa théologie morale et dogmatique, son histoire ecclésiastique, sans parler de son droit canon, tout assure que l’attitude de l’Église envers l’hérésie lui a été conférée ».

Les hérétiques publics seraient-ils pas notoires à cause de leur fausses allégations ou tergiversation (ou fraude intelligente ou artifice) qui les cacherait ?

La réponse est non, cela ne les rendraient pas moins connus, mais s’ils avaient une excuse vraie et valables, cela les rendraient dépourvus de notoriété.

Le pape Pie VI enseigne que la méthode frauduleuse utilisée pour établir l’erreur est celle qui permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser dans des insinuations, où là ils sont déjà coupables et doivent être dénoncés, alors combien plus quand ce sont des affirmations.

Le pape Pie VI explique le camouflage des hérésies dans des états ambigus ou d’apparence conservatrice ou contradictoire comme étant la tactique de l’hérétique Nestorius, et il explique que les catholiques ne peuvent pas permettre aux hérétiques de s’en tirer ou de se laisser tromper par eux et doivent tenir ces hérétiques pour leurs hérésies ; il donne des instructions aux catholiques sur la façon de traiter avec une telle tromperie ou ambiguïté dans les écrits des hérétiques :

Pape Pie VI, Bulle Auctorem fidei, 28 août 1794 : « [Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités … par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle.

«… il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit fairesous le prétexte erroné que des affirmations apparemment choquantes à un endroit soient développées le long de lignes orthodoxes dans d’autres endroits, et même encore en d’autres endroits corrigées, comme prévoyant la possibilité soit d’affirmer ou de nier la déclaration … telle a toujours été la méthode frauduleuse et l’audace utilisée par les innovateurs [dans l’art de la tromperie] pour établir l’erreur, qui permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser

«… C’est une technique plus répréhensible d’insinuer des erreurs doctrinales, condamnée depuis longtemps par notre prédécesseur saint Célestin qui a trouvé qu’elle était dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, et qu’il a exposé pour la condamner avec la plus grande gravité possible. Une fois que ces textes ont été examinés attentivement, l’imposteur a été exposé et confondu, car il s’est exprimé dans une pléthore de mots, mélangeant des choses vraies avec d’autres qui étaient obscures ; mélangeant parfois l’une avec l’autre de manière à ce qu’il soit également en mesure de confesser ces choses qui ont été niées alors qu’en même temps il possédait un motif pour nier ces phrases mêmes qu’il confessait.

«Afin d’exposer ces pièges, ce qui est nécessaire à une certaine fréquence dans chaque siècle, aucune autre méthode n’est nécessaire que la suivantedès qu’il devient nécessaire d’exposer des états qui déguisent une erreur ou un danger suspect sous le voile de l’ambiguïté, nous devons dénoncer le sens pervers dans lesquels l’erreur se rapportant aux vérités catholiques est camouflée».

Le pape Pie VI dit ci-dessus qu’un hérétique « ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire ». Cela prouve que même quand l’obstination est subtile, elle n’a pas d’excuse du moment que c’est manifeste : «aucune autre méthode n’est nécessaire que la suivante : dès qu’il devient nécessaire d’exposer des états qui déguisent une erreur ou un danger suspect sous le voile de l’ambiguïté, nous devons dénoncer le sens pervers».

L’ignorance présumée d’un fait dépourvu de notoriété (can. 16 § 2) signifie qu’on ne pèche pas quand on l’ignore parce qu’on n’était pas obligé, selon la loi, de le connaître, mais cela ne signifie pas qu’on ne pèche pas quand on le connait ou qu’on soit autorisé à violer la loi quand on connait le fait public. On est supposé, par la loi, ne pas connaître un fait public dépourvu de notoriété, mais pas quand on connait un fait public. Ce n’est généralement pas une excuse légale d’ignorer un fait notoire, et c’est une excuse légale d’ignorer un fait public, mais cette excuse n’est légale que quand on ne connaît pas le fait public et non pas quand on le connaît. Quand un fait est notoire, la loi ou la peine du fait sont présumés connus parce que le fait est certainement imputable d’office quand le fait est notoire, c’est-à-dire que comme nul n’est censé ignorer la loi ou la peine quand le fait est notoire, cela signifie que ce cas, ignorer la loi, le fait ou la peine est un péché. Un fait est notoire quand il est publiquement connu, manifeste et certain, autrement dit l’hérétique notoire ne peut pas alléguer quelque chose de faux qui disculperait son obstination, c’est-à-dire qu’il ne peut pas dissimuler par artifice ni avoir d’excuse légale (CIC, can. 2197, 3 : il refuse le dogme de telle manière qu’il n’est certainement pas matériel. Sans notoriété du fait, l’ignorance ou l’erreur de la loi est présumée sauf preuve que le fait est notoire, c-à-d que s’il est prouvé que le fait public est certain et imputable (donc notoire) nul n’est censé ignorer la loi, le fait ou la peine.

Donc, un hérétique notoire est censé obligatoirement d’office être connu. Un hérétique public n’est pas censé obligatoirement d’office être connu, sauf s’il est prouvé notoire. Cependant un hérétique public peut être connu ou ne pas être connu par une personne. On est coupable d’office (ou de fait) de ne pas connaître le fait quand il est notoire et on n’est pas coupable d’office (ou de fait) de ne pas connaître le fait quand il est public. Mais quand le fait est public et qu’on le connaît, on est coupable de le faire quand même quand l’Église l’interdit. C’est pourquoi on doit questionner l’hérétique public afin de savoir s’il est hérétique matériel ou formel. Ce n’est que quand le fait est occulte (caché) et donc qu’on ne peut pas le connaître, qu’on est jamais coupable de faire ce qu’interdit l’Église. Ce n’est pas parce que la loi suppose l’ignorance d’un fait public (parce qu’il est possible qu’il soit caché à certains) qu’un catholique est autorisé à violer la loi d’un fait public quand il le connait. Ni non plus, même en ces temps de la grande apostasie où quasiment tous les prêtres valides sont hérétiques, aucun catholique n’irait à des lieux de réunion d’hérétiques privés (non-publics, hors du domaine public) s’ils sont connus hérétiques et par conséquent encore moins à des lieux de réunion d’hérétiques publics quand ils sont connus.

Par conséquent, comme nul n’est censé ignorer la loi ou la peine d’un fait notoire et que vatican 2 est une secte apostate notoire, tout prêtre (valide) qui reconnaît la secte vatican 2 comme l’Église catholique est excommunié ipso facto sans office et sans juridiction ; Et de même toute secte hérétique publique certainement obstinée dans l’hérésie est censée ne pas être ignorée ; De même tout prêtre « indépendant » publiquement connu et certainement obstiné dans l’hérésie est censé ne pas être ignoré. Cela signifie que tout baptisé est coupable d’entrer en communication religieuse avec de telles sociétés et de tels prêtres. En passant, les prêtres validement ordonnés (et donc âgés) de vatican 2 (chez qui les frères Dimond envoient les gens se confesser) doivent reconnaître des « papes » apostats comme des saints : Les catholiques pourraient quand même allez à eux pour se confesser ?

Quand on sait qu’un prêtre est hérétique, on doit l’éviter, et non pas être quand même en communion avec lui, car on pèche quand on le sait. Un prêtre hérétique est à éviter absolument du moment qu’il fait connaître son hérésie, c-à-d qu’on connaît son obstination dans l’hérésie, qu’il soit offensif ou pas avec son hérésie (l’hérésie est une opinion de choix), ce qui fait qu’un hérétique est notoire c’est qu’il fait connaître dans le domaine public son obstination hérétique comme étant certaine, c’est-à-dire qu’il ne peut plus cacher son obstination hérétique ni n’a d’excuse, par exemple d’être un hérétique matériel parce qu’il connaît le dogme. Un hérétique notoire n’est pas celui qui « impose » ou qui est « contraignant » avec son hérésie. Cela n’est enseigné nul part par l’Église. Un hérétique notoire est celui qui fait connaître son obstination dans l’hérésie comme étant certaine publiquement ou de manière publique ou dans le domaine public. Un hérétique « ouvert » avec son hérésie est celui qu’on peut connaître ou qui fait connaître son hérésie extérieurement (manifeste), sinon il est occulte ou caché (on ne le sait pas ou on ne peut pas le savoir).

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

L’Église comprend Tite 3, 10-11 tel que c’est écrit. Tite 3, 10-11 est à croire de foi divine et catholique (Pape Vigile, Constantinople II ex cathedra). Tite 3, 10 est universel. Par conséquent tout baptisé doit éviter un hérétique public après qu’il ait confirmé son obstination : 1° L’hérétique est public quand il est communément connu ou dans le domaine public ; 2° L’hérétique public devient notoire quand, après l’avoir repris et lui avoir montré les dogmes catholiques, il demeure obstiné à ne pas s’y soumettre. Par exemple un baptisé dit ou écrit une hérésie (une chose opposée à ce qu’enseigne l’Église) dans le domaine public (papiers, télé, internet, etc), il est hérétique public, mais il pourrait être matériel. Mais s’il est demeure obstiné après avoir connu le dogme et refuse de se soumettre à l’Église, il devient notoire. De toute manière la loi ecclésiastique est subordonnée à la loi divine, et, en outre, c’est un fait dogmatique (un fait de loi divine qui s’il ne pouvait exister rendrait un dogme faux) que l’unité de foi est nécessaire de droit divin pour l’unité du Corps des fidèles, l’unité de gouvernement et la communion (Pape Léon XIII, Satis cognitum, n° 10, 29 juin 1896). Autrement dit, sans une même foi, il n’y a pas d’unité d’Église (l’Église une) ni de communion eucharistique ni de juridiction : Voir L’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi

2 Timothée 2, 16-17 : «Fuyez ceux qui tiennent des discours vains et profanes car ils croitront de plus en plus dans l’impiété et leur doctrine comme un cancer gagne peu à peu».

R.P. D. Augustin Calmet, OSB, Commentaire littéral sur tous les livres de l’ancien et Nouveau Testament – Les épîtres de saint Paul, T. II, 1730, sur II Timothée II, v. 16 : « Fuyez ceux qui tiennent des discours vains et profanes. Dans la doctrine de l’Église on doit éviter avec un soin presque égal les nouveautés dans les dogmes et dans les paroles. Souvent une parole inventée et introduite mal à propos dans le langage de la foi, a causé de grands troubles parmi les fidèles. La fausse théologie des premiers hérétiques, était tout remplie de nouvelles manières de parler, inconnues à Jésus-Christ et à ses Apôtres…».

Abbé Augustin Calmet, OSB, Commentaire littéral sur les épîtres de saint Paul, T. II, 1730, sur II Timothée II, v. 17 : « leur doctrine comme un cancer gagne peu à peu. La doctrine des hérétiques ressemble au cancer. Par des commencements presque imperceptibles elle se répand, et gagne insensiblement une infinité de personnes, qui aiment les nouveautés et qui cherchent à se tromper agréablement».

2 Timothée 3, 1-2, 5 : «1. Or sache qu’à la fin des jours, viendront des temps périlleux. 2. Il y aura des hommes … impies… 5. Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité. Évite encore ceux-là ».

Abbé Augustin Calmet, OSB, Commentaire littéral sur les épîtres de saint Paul, T. II, 1730, sur II Timothée III, v. 1 : «Dans les derniers jours, il viendra des temps dangereux. Ne vous troublez point à la vue de tant de maux dont l’Église est affligée. On a vu de tout temps, et des hérésies, et des persécutions, et des séducteurs, et des ennemis de la vérité, et on en verra jusqu’à la fin… Et je vous avertis que dans les temps à venir on verra des gens corrompus et couverts de toutes sortes de vices, qui désoleront l’Église, et feront mille maux aux gens de bien. Le verset 5 fait voir que les derniers jours, dont il parle ici, n’étaient pas forts éloignés de Timothée (Chrysost. Théophyl. Ita. Grot. Est. Men. Vide et Epiphan. Haeres. 16), puisqu’il avertit de fuir ces personnes… »

Abbé Augustin Calmet, OSB, Commentaire littéral sur les épîtres de saint Paul, T. II, 1730, sur II Timothée III, v. 2 : « Il y aura des hommes…  Saint Paul donne ici le caractère des hérétiques et des méchants de tous les siècles. Car il n’y a aucun temps, ni sous l’Ancien ni sous le Nouveau Testament qui en ait été exempt. Du vivant même des Apôtres, on vit des hérésies et des désordres dans l’Église… »

Abbé Augustin Calmet, OSB, Commentaire littéral sur les épîtres de saint Paul, T. II, 1730, sur II Timothée III, v. 5 : « Qui auront une apparence de piété, mais en ruineront la vérité. Fuyez ces personnes. Il ne faut pas croire que les hérétiques se montrent à découvert à ceux qu’ils veulent séduire. Il n’ont garde de faire voir l’orgueil, l’ambition, l’amour de la nouveauté, et du libertinage, qui les fait agir. Cela leur attirerait trop peu de disciples ; mais ils se déguisent et prennent toutes les apparences de la piété et de la Religion ; ils ne parlent que de réformer les abus prétendus de l’Église dont ils veulent se séparer. Ils font parade d’une doctrine plus profonde, ils exagèrent les faiblesses, et les maux qui se rencontrent dans la communion qu’ils abandonnent ; ce sont des loups revêtus de la peau de brebis. … Ceci montre que saint Paul parlait des hérésies de son temps et de celles qui devaient paraître jusqu’à la fin du monde (Chrysost. Théophyl. Est. Grot. Men.)».

On doit même éviter ceux qui sont hérétiques par négligence coupable.

Saint Bède, père de l’Église : « Mais quant à ceux qui, par une négligence coupable ou de dessein prémédité, font mépris de la parole de Dieu, il faut éviter leur société, et en les quittant, secouer la poussière de ses pieds, dans la crainte que les pas de l’âme chaste ne viennent à être souillés par leurs actions pleines de vanité figurées par la poussière ». (St Thomas, Catena aurea, Luc 9, 1-6)

La position des Dimond sur les sacrements d’hérétiques

La théorie de réception de sacrements d’hérétiques « moins notoires » peut paraitre combler le vide théologique apparent dans la situation actuelle de grande apostasie, quand on y connaît pas grand chose à ce sujet, mais après avoir lu la page de MHFM « où recevoir les sacrements aujourd’hui ? », cela pose des problèmes insolubles par rapport à la doctrine catholiques en considérant des cas concrets car des points ne collent pas à la doctrine catholique comme on le voit dans l’analyse suivante du débat : Sacrements des hérétiques non déclarés – Analyse du débat

En outre, les Dimond enseignent que l’Église interdit positivement ou absolument un hérétique notoire, et pas absolument un hérétique public. Mais ils enseignent quand même que les catholiques peuvent aller à un hérétique notoire pour la confession sacramentelle et ils se sont fait leur propre critère de notoriété pour la communion en disant que l’hérétique doit imposer son hérésie (un enseignement qui n’existe pas dans l’Église) ou bien considèrent des fausses excuses non-légitimes en droit de la part des hérétiques (qui ne sont pas des fraudes intelligentes légitimes qui exonèrent de la notoriété ou rendent le fait incertain, comme une tromperie qui rendrait l’hérétique non-formel, ni ne sont des excuses en droit légitimes qui exonèrent de l’imputation de la peine ou rendrait l’hérétique seulement matériel). La loi de l’Église suppose qu’un fait notoire est connu et n’a pas d’excuse de ne pas être connu, et pas le public qui peut être excusé de ne pas être connu. Mais si le public est connu, il est connu ; cela ne signifie pas que l’Église l’autorise. (De même que l’Église n’autorise pas les fidèles de recevoir ses sacrements d’un hérétique formel qui est privé s’il est connu)

Pour fournir la vérité pour les pauvres gens trompés il aurait fallu pouvoir approfondir tous les points de doctrines concernant les sacrements d’hérétiques en ces temps actuels qui sont très mauvais, mais cela n’a jamais pu être possible. On ne peut pas discuter des points posant des sérieux problèmes au regard de la doctrine et de la Tradition catholique, et approfondir point par point avec ces gens de toute façon qui ferment toute discussion d’avance en accusant d’hérétiques ceux qui n’adhèrent pas à leur théorie hérétique de réception des sacrements d’hérétiques « moins notoires » selon eux. Rendez-vous compte, « moins notoires », cela signifie pas notoires mais un petit peu quand même ! C’est-à-dire « notoire » mais pas assez notoire pour ne pas être à éviter absolument (pour désobéir). En effet, quand on regarde bien ce qu’enseigne l’Église, on voit que leurs interprétations tordent l’enseignement de l’Église sur presque tous les points.

C’est un gâchis monumental parce que MHFM a eu la grâce de découvrir et montrer l’apostasie vatican 2 incluant les hérésies pré-vatican 2 de baptême de désir/sang/ignorance invincible (et PNF, etc., et il aurait fallu ouvrir un sérieux forum catholique (selon la règle de la foi) sur ce sujet. Ils restent donc obstinés à tort sur cette question des sacrements d’hérétiques non-déclarés non-notoires. Il aurait fallu pouvoir approfondir chaque point de doctrine précisément et catholiquement ou selon la règle de l’Église, mais eux s’appuient sur leur débat qu’ils considèrent clos et estiment avoir tout réfuté, mais quand leur arguments sont montrés comme non-conforme à l’enseignement et à la Tradition de l’Église, ils deviennent sectaires et vindicatifs. Mais ils disent qu’ils ont raison de toute façon et si vous ne leur êtes pas soumis, ils vous jugent hérétique ou schismatique (ce qui est bien sûr nul et non-avenu).

Bienheureux Jean d’Avila, Audi Filia et Vide, ch. 53, De l’orgueil secret dans lequel tombent plusieurs de ceux qui marchent dans la voie de la perfection, et qui les met en grand danger d’être trompés par les illusions du démon ; ch. 54, combien il est dangereux de ne suivre que son propre jugement : «…Ils n’approuvent que ce qu’ils font. Ils ne peuvent souffrir qu’on les contredise. Ils veulent partout être les maîtres, que tout le monde les croie et ne croire personne.  …

«… comment un homme pourrait-il, par l’inspiration de ce même esprit, avoir une telle estime de soi-même que de se persuader qu’il n’y eût personne dans toute l’Église qui fût capable de juger s’il se trompe ou s’il ne se trompe pas ? Car, comme dit saint Augustin, rien ne pourrait empêcher cet homme de se soumettre au jugement des autres que parce que sa présomption irait jusqu’à s’imaginer que nul autre n’est si capable que lui. Et quand même il serait arrivé jusqu’à un tel orgueil, ne devrait-il pas penser que comme il se peut faire que celui qui a moins de capacité qu’un autre ne laisse pas de pouvoir avoir le don de prophétie, de guérir les maladies, et autres semblables dons qu’un autre n’a pas, il se peut faire aussi que celui sur qui il a ces avantages, le surpasse en ce qu’il a le don de conseil et de discernement des esprits, lequel il n’a pas ? … refuser de prendre conseil est une preuve que ces sentiments ne viennent pas de Dieu, puis, comme dit saint Jacques, que l’une des marques de la sagesse qu’il nous inspire est qu’elle est docile (Jac, III). …

«…celui qui n’est orgueilleux que dans la volonté se soumet quelquefois à l’avis d’autrui, à cause qu’il le trouve meilleur que le sien. Mais rien n’est capable de faire changer d’opinion à celui qui est persuadé que nulle autre n’est si bonne que la sienne, et comment donc se soumettra-t-il à celle qu’il n’approuve pas, si l’entendement, qui est l’œil de l’âme et qui doit lui faire voir son orgueil afin d’y remédier, est lui-même aveugle ? S’il est infecté de ce dangereux poison, quel moyen de le guérir ? Si la lumière se trouve changée en ténèbres, et si la règle, au lieu d’être droite, devient courbe, quelles en seront les suites ? …

«… quand on s’accoutume dans ces petites choses à se défier de ses propres lumières, on se soumet facilement à la volonté de Dieu, à l’avis de ses supérieurs et à ne vouloir juger de personne. C’est pourquoi ainsi que je l’ai dit, comme vous pouvez dans ces petites choses renoncer à votre propre sentiment pour suivre celui d’un autre sans beaucoup examiner de qui il vient, vous devez de même, en ce qui regarde votre conscience, vous défier de vous».

Récapitulation : La situation actuelle (quasi tous les prêtres sont hérétiques) permet-elle aux fidèles de recevoir des sacrements de certains hérétiques qui pourraient être moins hérétiques que d’autres ? Non. Et d’hérétiques moins connus ? Non, car si on le connait on pèche, et si on ne le connait pas on ne pèche pas (Quand on sait que le prêtre est sacrilège on devient participant si on le sait et qu’on le fait quand même, mais pas quand on ne sait pas ou qu’on ne peut pas le savoir, et c’est la raison pourquoi la période avant vatican 2 ne peut pas se comparer avec la période avancée après vatican 2). Est-ce que à cause de la situation, les sacrements peuvent passer avant la foi et la règle de la foi de loi divine ? Bien sûr que non. Est-ce que l’Église oblige les fidèles de ne pas aller recevoir de sacrements de prêtre qu’ils connaissent être hérétique ? Eh bien oui, l’Église interdit de loi divine d’entrer en communication religieuse avec ceux qui ne professent pas la vraie foi, et oblige de reprendre les hérétiques, et de défendre la foi. Et est-ce que l’Église autorise, en cas de nécessité, le mariage devant un hérétique public et connu ? Bien sûr que non, car l’Église interdit sous peine d’excommunication automatique qu’un catholique contracte mariage devant un prêtre hérétique même en cas de nécessité parce qu’il n’est pas ministre de l’Église comme témoin du mariage et pour l’Église (Cependant l’Église peut, sous conditions strictes et dans un cas grave, autoriser un mariage avec un hérétique).

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

St Cyprien de Carthage, Père de l’Église, persécution de Dèce, lettre 33, n° 1 : «Loin de nous que la divine miséricorde et sa puissance invaincue souffrent qu’on dise qu’un groupe d’apostats soit l’Église, alors qu’il est écrit : Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants (Math. 22, 32 ; Luc 20, 38)… Mais si certains après avoir apostasié prétendent être l’Église, si l’Église est avec eux et en eux, que reste t-il sinon que nous allions les supplier de daigner nous recevoir à l’Église ? Il importe donc … Non qu’ils écrivent une lettre au nom de l’Église, sachant bien que c’est plutôt à l’Église qu’ils écrivent ».

Saint Athanase, évêque d’Alexandrie et père de l’Église, Lettre à son troupeau, IVème siècle (Près de 99 % des chrétiens avaient suivi l’hérésie arienne – une situation similaire mais moindre que la grande apostasie actuelle) : «Que Dieu vous console !… Ce qui vous attriste aussi, c’est que les autres ont occupé les églises par violence tandis que vous, pendant ce temps, vous êtes dehors. C’est un fait, ils ont les locaux : mais vous avez la foi apostolique. Eux, ils peuvent occuper nos églises, mais ils sont hors de la vraie Foi catholique. Réfléchissez : qu’est ce qui est le plus important, le lieu ou la Foi ? La vraie foi, c’est évident. Dans cette lutte, qui a perdu, qui a gagné, celui qui garde le lieu ou celui qui garde la foi ? Le lieu, c’est vrai, est bon quand on y prêche la foi apostolique ; il est saint si tout s’y passe saintement… C’est vous qui êtes heureux, vous qui restez dans l’Église par votre foi, vous qui tenez fermement aux fondements de la foi qui vous est parvenue de la sainte Tradition apostolique et si, à maintes reprises, une jalousie exécrable a voulu l’ébranler, elle n’y a pas réussi. C’est ceux qui s’en sont détachés dans la crise présente. Personne, jamais, ne prévaudra sur notre foi, frères bien aimés. Et nous croyons que Dieu nous rendra un jour nos églises. Ainsi donc, plus ils s’acharnent à occuper les lieux de culte, plus ils se séparent de l’Église. Ils prétendent représenter l’Église ; en réalité, ils s’en expulsent eux-mêmes et s’égarent. Les catholiques fidèles à Dieu dans la sainte Tradition, même s’ils sont réduits à une poignée, voilà ceux qui sont la vraie Église de Jésus-Christ».

P. Kroust (†1772) SJ, Méditations sur les vérités de la foi et de la morale, samedi III de carême : «Être de connivence avec le péché, c’est pécher ! Celui qui n’empêche pas le mal quand il le peut participe aux péchés des autres : « Non seulement ceux qui font ces choses sont dignes de mort, mais encore ceux qui donnent leur assentiment à ceux qui s’en rendent coupables » (Rom. 1)».

Voici quelques enseignements de l’Église qui montrent que c’est un péché de continuer la communion avec les hérétiques ou de recevoir les sacrements de leur part.

Concile de Laodicée, IVème siècle : « Personne ne doit prier en commun avec les hérétiques et les schismatiques ».

Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologica, Suppl., Q. 23, art. 3, réponse à l’objection 2 : «Le commandement de l’Église considère les choses spirituelles directement, et les actions légitimes comme conséquence : par conséquent, en communiant dans le culte divin [comme avec un hérétique], on agit contre le commandement et on commet un péché mortel ; ».

Code de Droit Canon 1917, Canon 823 : « La messe ne peut pas être dite dans les églises des hérétiques ou des schismatiques, même si elles étaient dans le passé correctement consacrées ou bénies ».

Code de Droit Canon 1917, Canon 2314 : « Tous les apostats de la foi chrétienne et chaque hérétique ou schismatique : 1) encourent ipso facto [par là même] l’excommunication … »

Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologica, Suppl., Q. 23, Art. 1 : «L’autre est l’excommunication majeure qui prive un homme des sacrements de l’Église et de la communion des fidèles [prières, rassemblements religieux, etc.]. QU’IL N’EST PAS LICITE DE COMMUNIQUER AVEC QUELQU’UN QUI SE TROUVE SOUS UNE TELLE EXCOMMUNICATION ».

Concile de Constantinople III, 680-681 : « Si un ecclésiastique ou un laïc se rend à la synagogue des Juifs ou aux lieux de réunions des hérétiques pour prier avec eux, qu’ils soient dépossédés et privés de communion. Si un évêque, un prêtre ou un diacre se joint à la prière des hérétiques, qu’il soit suspendu de la communion ».

Concile de Carthage : « Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec des hérétiques, et quiconque communiquera avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, clergé ou laïc : qu’il soit excommunié ».

L’Église catholique enseigne ce qui suit concernant la prière en communion avec les hérétiques et les schismatiques et sur l’entrée dans leurs églises et la réception des sacrements de leur part :

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (# 4), 24 mai 1829 : « Jérôme disait ainsi : celui qui mange l’Agneau en dehors de cette maison [aux lieux de réunions des hérétiques] périra comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus (# 11), 17 mai 1835 : « Celui qui mange l’Agneau hors de cette maison [aux lieux de réunions des hérétiques] est impie ».

« Comment un catholique pèche contre la foi ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part à un culte non catholique » (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme attribué au Pape Saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore)

Code de Droit Canon 1917, Canon 1258 § 1 : « Il est illicite pour les fidèles d’assister de manière active ou de prendre part aux services sacrés des non-catholiques ».

Les laïcs assistent activement à la messe et, ce faisant, manifestent leur consentement et leur coopération morale avec le prêtre alors qu’il offre le sacrifice. En effet, l’unité morale avec le prêtre est requise pour remplir l’obligation du dimanche.

En outre, les Pères de l’Église, le pape Innocent III, et même le pape Pie XII lui-même dans l’Encyclique Mediator Deienseignent spécifiquement que les fidèles qui assistent activement à la messe ratifient, consentent et participent aux prières du Canon que le prêtre récite, même s’ils ne récitent pas vocalement ces prières elles-mêmes.

Pape Innocent III (1198-1216), De Sacro Altaris Mysterio, 3. 6 : « Non seulement les prêtres offrent le sacrifice, mais aussi tous les fidèles : car ce que le prêtre fait personnellement en vertu de son ministère, les fidèles le font collectivement par la vertu de leur intention ».

Dans Médiator Dei, sa grande encyclique consacrée à la Sainte Liturgie, Pie XII traite longuement du rôle des laïcs dans l’offrande du Saint Sacrifice.

Pape Pie XII, Médiator Dei (n° 93), 20 nov. 1947 : « Les gens unissent leurs cœurs dans la louange, l’impétration, l’expiation et l’action de grâces avec les prières ou l’intention du prêtre, même du Grand prêtre lui-même, pour que dans la même offrande de la victime et selon un rite sacerdotal visible, ils puissent être présentés à Dieu le Père ».

Pape Pie XII, Médiateur Dei (n° 84), 20 nov. 1947 : « De plus, les rites et les prières du sacrifice eucharistique signifient et montrent non moins clairement que l’oblation de la victime est faite par les prêtres en compagnie du peuple. Non seulement le ministre sacré, après l’offrande du pain et du vin lorsqu’il se tourne vers le peuple, dit la prière significative : «Priez frères, afin que mon sacrifice et le vôtre soient agréables à Dieu le Père tout-puissant. mais aussi les prières par lesquelles la divine Victime est offerte à Dieu sont généralement exprimées au pluriel : et dans celles-ci il est indiqué plus d’une fois que le peuple participe aussi à cet auguste sacrifice en tant qu’offrant le même ».

Il n’y a donc aucun moyen pour le sédévacantiste de l’éviter. La même assistance active à la messe, requise pour accomplir votre obligation du dimanche, vous accompagne inextricablement dans l’action d’un prêtre à l’autel. Ainsi, lorsque le prêtre proclame au cours du Canon qu’il offre le sacrifice « avec votre serviteur François, notre pape» – l’archevêque hérétique et faux pape Bergoglio, la prière du prêtre est votre prière.

Ne vous y trompez pas, «Car il n’y a rien de caché qui ne soit rendu manifeste, ni rien de fait en secret qui ne vienne au grand jour» (Marc 4, 22). Votre principale préoccupation doit être les péchés d’apostasie et d’hérésie, parce qu’ils nient la foi catholique, et les péchés de schisme parce qu’ils sont des révoltes contre l’unité de l’Église. Ces péchés sont aussi manifestes chez quasiment tous les « traditionalistes » sédévacantistes, qui croient et/ou qui n’ont pas abjuré publiquement leurs hérésies actuelles. «Et comme ils n’ont pas montré qu »ils avaient la connaissance de Dieu [dans leur cœur], Dieu les a livrés à un sens réprouvé» (Romains 1, 28). Vous payez en effet un prix élevé pour avoir mis la Messe et les sacrements avant la Foi et le prix est la punition ici sur la terre et la damnation éternelle juste après.

Concile de Trente, session XXIII ex cathedra : «Si quelqu’un dit … que ceux qui n’ont pas été à juste titre ordonnés par le pouvoir ecclésiastique et canonique et n’ont pas été envoyé [de l’Église], mais viennent d’une autre source [comme une source hérétique ou schismatique], sont des ministres légitimes de la parole et des sacrements : qu’il soit anathème». (Denz. Ench. Symb. 967).

Manifestement, aucune nécessité, aucune réclamation d’epikeia ne peut remplacer, même dans une extrême nécessité, une obligation qui est, non pas du droit humain, mais du droit divin infailliblement proposé comme tel par l’Église (comme la loi divine qui interdit aux catholiques de communiquer dans les sacrements avec les non-catholiques). Ordinairement les théologiens ne se servent pas du terme formel pour la distinction des hérétiques, car il se réfère au for interne, mais plutôt des termes manifestes, publics et notoires qui se réfèrent au for externe.

Concernant le sacrement de mariage entre un catholique et un non-catholique, l’Église l’interdit (mais a la puissance de l’autoriser de loi divine) «à cause de la communion dans les choses saintes et à cause du grave danger de la perversion» de la foi :

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati nostrae, 24 mai 1829 (Magistère) : « le mariage n’est pas seulement régi par de lois humaines, mais par la loi divine ; que ce n’est pas une chose terrestre, mais bien une chose sainte et par suite subordonnée entièrement à la puissance de l’Église. Car l’union conjugale qui n’avait d’abord d’autre but que la reproduction et la perpétuité de l’espèce humaine a été élevée par Notre Seigneur Jésus-Christ à la dignité de Sacrement et enrichie des dons célestes. … Il est bien constant en effet que cette union du mariage, dont Dieu est l’auteur, est la figure de l’union intime et éternelle de Notre Seigneur Jésus-Christ avec son Église ; et que cette société étroite du mari et de la femme est un sacrement, c’est à dire un signe sacré de l’amour immortel de Jésus-Christ pour son épouse. Il faut donc instruire les peuples sur ce point, leur expliquer ce qui est ordonné et ce qui est défendu par les lois de l’Église et les décrets des conciles, afin qu’ils se conforment à ce qui est de l’essence du Sacrement et évitent avec soin tout ce que l’Église a condamné ».

Pape Grégoire XVI, Commissum Divinitus, 17 mai 1835 (Magistère) : « ils s’opposent à la vérité catholique et à la doctrine de l’Église qui interdit les mariages mixtes comme honteux à cause de la communion dans les choses saintes et à cause du grave danger de la perversion du conjoint catholique et de l’éducation perverse des futurs enfants. L’Église n’a jamais non plus accordé le libre pouvoir de contracter un tel mariage, à moins d’y ajouter des conditions qui empêchent les causes de danger et de difformité ».

Concernant le baptême, l’Église enseigne dogmatiquement qu’un hérétique peut validement baptiser sans péché uniquement s’il n’y a personne (ni laïc catholique, ni même un païen) d’autre pour le conférer, sinon le baptême peut être illicite (valide mais engage un péché pour celui qui le reçoit). Et la loi divine (dogme) n’autorise que le sacrement de baptême de la part d’un hérétique parce qu’il est absolument nécessaire au salut, mais elle ne stipule pas les autres sacrements d’un hérétique comme autorisés.

La réception de sacrements d’hérétiques connus est absolument interdite par l’Église

Quasiment tous les prêtres valides « traditionalistes » sédévacantistes dans le monde sont hérétiques parce qu’ils tiennent une ou plusieurs hérésies, c’est-à-dire qu’ils montrent en parole ou en acte qu’ils pensent obstinément le contraire de l’Église ou doutent obstinément en matière de foi et de morale. Quasiment tous tiennent des hérésies : salut pour l’ignorant invincible de la foi minimale, baptême de désir et de sang, salut sans sacrement de baptême, appartenance à l’âme de l’Église hors du Corps ; contrôle naturel des naissances ; faux Magistère inventé ; participation aux sectes hérétiques, réception de sacrements d’hérétiques, confection aux hérétiques, etc. Voir : Hérésies actuelles

L’Église enseigne d’éviter tous les hérétiques, c’est-à-dire ceux qui doutent ou nient obstinément (ou de mauvaise foi) les vérités de la foi et de la morale infailliblement définies par le Magistère de l’Église. Il s’agit bien entendu de ceux qu’on sait être hérétiques car si on les connaît pas, on ne peut pas savoir qu’ils sont à éviter ; et si on ne peut pas les connaître, c’est qu’ils sont des hérétiques occultes (cachés) : C’est l’enseignement infaillible de l’Église catholique qui comprend Tite 3, 10 littéralement :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Est-ce que l’Église enseigne que les catholiques peuvent recevoir les sacrements d’hérétiques (sauf le baptême de loi divine et le Mariage de droit divin) ? Non.

Est-ce que l’Église enseigne que les catholiques peuvent recevoir les sacrements de Pénitence, d’Eucharistie, d’Extrême-onction, d’Ordre ou de Confirmation, de certains hérétiques ? Non, l’Église l’interdit de tous les hérétiques.

Est-ce que la réception de sacrements d’hérétiques n’est qu’une question de loi ecclésiastique ? Non, c’est une question d’abord de foi divine et de loi ecclésiastique.

Est-ce que l’Église enseigne que les catholiques peuvent recevoir des sacrements d’hérétiques publics, manifestes, ou formels, c’est-à-dire connus comme étant obstinés ? Non, absolument pas. Par conséquent tous ceux qui disent obstinément le contraire sont hérétiques.

L’Église interdit absolument à ses ministres de donner les sacrements aux hérétiques et elle interdit de même aux catholiques de recevoir des sacrements de prêtres hérétiques (quand ils peuvent être ou sont connus, bien sûr) parce qu’ils ne sont pas dans l’Église et parce qu’ils ne sont pas ses ministres. L’Église enseigne absolument de loi divine et inviolablement de loi ecclésiastique sous peine d’excommunication de fait d’éviter toute communion religieuse avec des hérétiques (que l’on connaît comme tels) sauf pour le sacrement de baptême nécessaire au salut et en cas d’extrême nécessité et s’il n’y a personne d’autre qu’un hérétique pour l’administrer (et aussi le sacrement de Mariage qui est à part 1° parce que le Mariage est de droit divin ; 2° parce que le prêtre ministre de l’Église n’est pas le ministre du sacrement mais le témoin du sacrement en tant que ministre de l’Église, et l’Église interdit absolument tout mariage devant un prêtre hérétique non-ministre de l’Église ; 3° parce que c’est le consentement mutuel des deux parties contractantes qui fait le Mariage. Voir Mariage : catéchisme, doctrine catholique)

Les baptisés doivent connaître leur foi, qui est la foi de la véritable Église reçue au baptême, c’est-à-dire la foi traditionnelle ou celle de la Tradition apostolique (des Apôtres) de l’Église, la seule foi divine et catholique. Tout baptisé est tenu de connaître sa foi sous peine de péché mortel par omission pour ignorance coupable. Tout prêtre (valide) doit être d’office soupçonné d’hérésie en ces temps de grande apostasie vatican 2 où les hérésies pullulent partout et ont infesté tous les « catholiques traditionalistes ». Un catholique doit questionner la foi du prêtre afin de confirmer ou non s’il est hérétique, ce faisant vous verrez que quasiment tous les prêtres valides dans le monde sont hérétiques ou obstinés. Quand vous savez que votre prêtre est un hérétique, vous devez l’éviter sous peine de péché mortel, peu importe qu’il enseigne publiquement ou non son hérésie ou qu’il impose ou non son hérésie, ou qu’il cache un peu ou affiche son hérésie : à partir du moment où vous le savez être hérétique, vous devez l’éviter. C’est l’enseignement de l’Église, comme on va le voir, et donc quiconque pense sciemment le contraire est hérétique car il nie en connaissance le Magistère de l’Église.

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés automatiquement de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

L’Église enseigne ci-dessus, par la Décrétale ¹ du pape Léon XIII que les sacrements hors de l’unité du Christ ² ne sont plus les sacrements car l’hérétique est hors de l’Église et par ce fait il n’est pas ministre de l’Église (sauf pour le sacrement de baptême reçu validement d’un hérétique en cas de nécessité prévue par la loi divine) ; en outre cela signifie que les sacrements hors de l’Église sont sacrilèges.

¹ Les décrétales sont ordinairement des lettres de réponses sur des questions canoniques ou de préceptes (loi ecclésiastique). (Édition de référence des Décrétales : A.-L. Richter, A. Friedberg, Éd., Corpus Iuris canonici, Graz, 1959, T. 1, T. 2)

² Ce qu’est l’unité du Christ. Pape Pie XII, Mystici corporis Christi (Magistère) : « La doctrine très ancienne et constante des Pères nous enseigne que le divin Rédempteur avec son Corps social constitue une seule personne mystique, ou, comme dit saint Augustin, le Christ total (S. Augustin, Enarr. in Ps. XVII, 51, et XC, II, 1. PL 36, 154 et 37, 1159) ».

Veuillez noter que Exima nos Laetitia parle ci-dessus de sacrements hors de l’unité du Christ et de l’Église : l’unité de l’Église et de la foi c’est la loi divine.

Tout baptisé est absolument tenu d’obéir aux décrétales parce que l’Église condamne magistériellement (infailliblement) l’erreur selon laquelle les chrétiens n’aient pas à obéir aux décrétales (en attente ici de retrouver les références de cette condamnation du Magistère en rapport indirect avec les condamnations de John Wyclif) ou à la discipline :

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la nie est hérétique ; celui qui la reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

En passant, ceux qui croient que parce que l’Église peut autoriser un mariage  entre un catholique et un hérétique, on soit autorisé à recevoir d’autres sacrements d’hérétiques connus se trompent parce que sinon ils doivent croire aussi que le Pape Léon XIII est erroné dans sa Décrétale Exima nos Laetitia ci-dessus, parce que cela impliquerait que le mariage hors de l’unité catholique serait sacrilège (ce qui est bien le cas quand il n’est pas autorisé par l’Église).

Les hérétiques et schismatiques ne sont pas ministres de l’Église dans l’Écriture (de loi divine). Les hérétiques sont prêtres par leur ordination mais ne sont pas ministres de l’Église par leur hérésie, ils ne représentent pas l’Église, et n’ont pas de fonction ni de pouvoir de l’Église ni dans l’Église (ni non plus d’ailleurs hors de l’Église bien entendu).

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

St Alphonse de Liguori, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés, p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés».

L’unité de foi est nécessaire de droit divin (absolu et immuable) pour l’unité du Corps des fidèles pour la communion, comme on peut le voir ci-dessous.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [non-catholique] et un publicain [pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre DANS ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

L’Église enseigne ci-dessus que l’unité de la foi, l’unité du corps, l’unité de gouvernement et l’unité de communion sont de droit divin, et aussi que ceux qui sont divisés pour des raisons de foi sont infailliblement divisés de l’Église, car il n’y a qu’une seule foi et un seul corps du Christ qui est l’Église.

Je vous le demande, est-ce qu’un hérétique a la foi catholique, ou est dans l’unité de l’Église de quelque façon que ce soit ? Bien sûr que non. La réception des sacrements d’hérétiques connus (qu’on connaît) est absolument interdite.

Romains 16, 17-18 : «Je vous prie mes frères d’observer ceux qui sèment des dissensions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et détournez-vous d’eux. Car de tels hommes ne servent point le Christ notre Seigneur, mais leur ventre ; et par de douces paroles et des flatteries, ils séduisent les âmes simples».

2 Timothée 3, 2, 5 : « Or sache qu’à la fin des jours [temps actuels de la grande apostasie], viendront des temps périlleux. Il y aura des hommes … ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité [comme les hérétiques et schismatiques]. Évite encore ceux-là ».

Abbé Bergier (1718-1790), Traité historique et dogmatique de la vraie religion, T. IX, Chaine sur les hérétiques, p. 262 : « 16. … je n’appelle plus église une société qui a fait une fois profession de ne pas garder le dépôt [de la foi] et de changer la doctrine qui lui avait été donnée. … 20. … il est aussi notoire [publiquement certain] que ces sectes n’ont pas conservé aussi fidèlement la doctrine chrétienne [catholique], qu’il est de notoriété publique qu’en se séparant elles ont fait profession ouverte de changer la doctrine qu’elles avaient reçues de leurs pères [c-à-d. : se séparer de l’unité de la foi c’est se séparer de l’unité de l’Église et c’est professer ouvertement une autre doctrine] ».

Il est nécessaire de développer cette question de réception de sacrements d’hérétiques car 1) quasiment tous les prêtres aujourd’hui tiennent (obstinément) des hérésies et sont donc des hérétiques, et 2) on ne peut absolument pas aller à certains hérétiques « moins hérétiques » pour les sacrements. En outre, la thèse de réception de sacrements d’hérétiques est hérétique.

Catholique = ayant pour règle l’enseignement de l’Église. Selon la règle de la foi, les catholiques ne peuvent pas être en communio in divinis/sacris avec des hérétiques connus comme tels qui sont coupés de l’unité de l’Église et de la foi et non-catholiques.

Ceux qui ne professent pas la vraie foi, comme les hérétiques et les schismatiques, ne sont pas membres de l’Église

Le Magistère ordinaire et infaillible de l’Église catholique enseigne, par le pape Pie XII que seuls ceux qui font partie des membres de l’Église sont ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi. Ceux qui ne professent pas la vraie foi, comme les hérétiques et les schismatiques, ne font pas partie des membres de l’Église. C’est la loi divine immuable.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

En passant, cette déclaration confirme aussi la loi divine du sacrement de baptême qui est une régénération infailliblement et absolument nécessaire pour le salut et réfute comme hérétiques tout autre baptême comme le baptême de désir et le baptême de sang, ou l’appartenance à l’Église sans sacrement de baptême comme l’hérésie de l’appartenance à l’âme de l’Église (qui est un Corps) mais pas au Corps, ou le salut pour l’ignorant invincible des mystères essentiels de la foi (la Trinité et l’Incarnation, Dieu rémunérateur, et la loi naturelle) qui est la pire de ces hérésies, niant même de croire en Jésus-Christ pour le salut éternel.

Aucun baptisé ne peut et ne doit pas interpréter toute déclaration du Magistère qui est infaillible, soit solennel ou ordinaire :

Pape Pie XII, Humani generis, n° 21, 12 août 1950 (Magistère) : « Ce dépôt de la foi, ce n’est pas à chacun des fidèles, ni même aux théologiens eux-mêmes que Notre Divin Rédempteur en a confié l’interprétation authentique, mais au seul magistère de l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi ELLE A REGARDÉ COMME DES REBELLES DÉCLARÉS [manifestes], ET CHASSÉ LOIN D’ELLE TOUS CEUX QUI NE PENSAIENT PAS COMME ELLE SUR N’IMPORTE QUEL POINT DE SA DOCTRINE. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié automatiquement par loi divine] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 : « Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous QU’UNE MÊME FOI. Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc TOUTE la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car TELLE EST LA NATURE DE LA FOI QUE RIEN N’EST PLUS IMPOSSIBLE QUE DE CROIRE CECI ET DE REJETER CELA».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 : « L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVÉLÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE [apostasie]. …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie], puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi. CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [religion d’homme] PLUTÔT QU’À DIEU ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Tous ceux qui refusent d’être soumis à cet enseignement ci-dessus sont hérétiques : Hérétiques formels (vrais) s’ils sont obstinés en connaissance de ces vérités et de mauvaise foi ; hérétiques matériels (pas hérétiques) s’ils sont de bonne foi et par méconnaissance. Ceci doit être clair pour tous. En outre, ceux qui gardent le silence sciemment après que leur ont été présentés les dogmes sont coupables aussi. C’est la règle de la foi que ceux qui refusent (volontairement) de se soumettre à l’enseignement du Magistère de l’Église doivent être considérés coupés de fait de l’Église.

Il faut être entièrement soumis au Magistère de l’Église pour être membre de la véritable Église

Quiconque nie ou pense le contraire, ou doute, même seulement d’une seule vérité révélée de foi ou de morale est hérétique et est excommunié par le fait (automatiquement). Celui-là pèche contre la foi car la foi, vertu surnaturelle de croire fermement tout ce que Dieu nous a révélé, et c’est le Magistère (dogmes et vérités révélées) qui définit le contenu de la révélation (Écriture et Tradition orale) car l’Église est la gardienne du dépôt de la foi des Apôtres. Ce qui rend un baptisé hérétique est l’obstination contre le Magistère de l’Église. L’obstination hérétique est révélée simplement quand le dogme est présenté et que le baptisé le nie, le refuse, pense l’opposé, ou en doute sciemment (ou en connaissance de cause ou de mauvaise foi). Mais une personne qui ne connaît pas ou ne comprend pas le dogme sans faute de sa part est supposée de bonne foi et n’est pas hérétique ni coupée de l’Église.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Code de droit canon 1917, can. 1325 : «Si un baptisé refuse opiniâtrement [obstinément] ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique».

L’hérétique, qu’il soit connu (on le sait) ou occulte (on ne le sait pas), est coupé de fait ou automatiquement par la loi divine de l’Église et il n’a aucune juridiction, ni autorité, ni fonction. A partir du moment où on connaît la mauvaise foi hérétique, il doit être absolument évité. Le prêtre validement ordonné qui est hérétique (nie ou doute du Magistère) pèche en confectionnant (même validement) les sacrements (sauf le baptême en cas d’extrême nécessité) et on pèche, quand on le sait, en recevant les sacrements d’un tel prêtre (sauf le baptême en cas de stricte nécessité). On ne pèche pas quand on le sait pas (ou qu’on ne peut pas le savoir) : c’est une excuse en droit (prévue dans la loi).

Alors certains esprits pourraient se dire : C’est mieux de ne pas trop connaître sa foi, comme ça, on ne sait pas et donc on ne pèchera pas en recevant des sacrements d’hérétiques. Ceci est la marque d’un esprit qui n’est pas droit et un calcul pervers, car c’est un péché mortel d’omission pour ignorance coupable de ne pas s’instruire et connaître sa foi quand on le peut.

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « …celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir».

Catéchisme Penny n° 177 : «Quels sont les péchés contre la Foi ? Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église».

Il est de loi divine que tout baptisé doit condamner les hérésies et les hérétiques (et donc qu’il doit vraiment connaître sa foi pour repérer les hérésies) selon les dogmes suivants :

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553, 8ème sess., can. 11, ex cathedra (Magistère solennel) : «Quiconque ne condamne pas tous les hérétiques, … qu’il soit anathème». (Ench. Symb. 223 433)

Pape saint Agathon Ier, (678-681) ex cathedra (Magistère solennel) : Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique [c-à-d. que personne ne peut prier avec les hérétiques et être catholique]. (Sacrorum Conciliorium, Archevêque John Mansi, Thomas Florentiae, 1759, XI, 635, 12)

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra (Magistère solennel) : C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie. (II – Décrets [n° 26], (Décrets 382), 1312)

Pape Martin V, Concile de Constance, ex cathedra (Magistère solennel) : Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques. (Sess. XV, 6 juil. 1415 ; Décret. 421-422)

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605) ex cathedra (Magistère solennel)  : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement [en tous sens] évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique [Ceux qui adhèrent à l’affirmation de toute assertion contraire à la vérité de la foi disséminent l’hérésie]. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

En passant, bien que le concile Latran V contient de nombreux décrets de loi ecclésiastique, la session 8 ci-dessus est dogmatique car elle condamne toute assertion contraire à la vérité de la foi : c’est 1° une condamnation et 2° en matière de foi, c’est-à-dire deux critères de loi divine et repris par le concile vatican I, Dei Filius ex cathedra (Ench. Symb. 1797 3017) en référence du 5ème concile du Latran, (Ench. Symb. 1441) : «Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée». Contrairement à ce que disent les hérétiques, tous les hérétiques doivent être totalement évités de loi divine (sauf le baptême de loi divine, et le Mariage de droit divin et autorisé par l’Église ; Et la loi divine ne peut pas se contredire).

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance [peine] … les constitutions et les décisions de cette sorte que Nous prenons maintenant concernent … la discipline ecclésiastique. … Si quelqu’un y contrevient par une audace téméraire, qu’il encoure par le fait même une peine d’excommunication déjà portée. Que personne donc… Si quelqu’un cependant…».

La session 9 ci-dessus est de loi ecclésiastique inviolable, c’est-à-dire sous peine d’excommunication automatique de droit ecclésiastique. Donc comme non seulement les hérétiques mais ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie doivent être éliminés de l’Église, ceux qui communiquent religieusement et en connaissance avec des hérétiques pèchent d’autant plus mortellement en désobéissant à l’Église. En outre, ceux qui communiquent religieusement chez des prêtres hérétiques (connus ou qu’ils connaissent) pèchent doublement par défection de lafoi parce qu’ils ne condamnent pas les hérésies et les hérétiques et ne professent pas ouvertement leur foi alors qu’ils devraient nécessairement le faire.

Voici d’autres enseignements de l’Église concernant tous les hérétiques :

Pape saint Clément Ier (88-98), Épître aux Corinthiens 42. 46 : Les hérétiques sont les fils du démon.

Pape Célestin Ier (422-432), Concile d’Éphèse, Décrets 74 : Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit.

Pape saint Léon Ier (440-461), De Jejun. Pent. 129. II, 3 : En dehors de l’Église Catholique, il n’existe pas de Sainte Unité.

Pape Vigile (537-555), Constantinople II, Décrets 113 : Ceux qui rejettent la Foi sont “étrangers à l’Église Catholique”.

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, Décrets 113 : Les hérétiques sont les portes de l’Enfer.

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553 : L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même.

Pape saint Grégoire Ier (590-604), Exposition sur le Psaume V : Les sectes hérétiques ne peuvent pas vivre de la vie de l’Église.

Pape Saint Martin Ier (649-655), Concile de Latran (Ench. Symb. 271 522) : Les prédicateurs hérétiques sont le fruit d’une opération diabolique.

Pape Hadrien II (867-872), Constantinople IV, Décrets 178 : Les hérétiques ne sont pas dignes de s’approcher des Sacrements.

Pape Innocent II (1130-1143), Concile de Latran II, Décrets 202 : Nous excluons de l’Église du Christ les hérétiques baptisés.

Pape Innocent III (1198-1216), Concile de Latran IV : Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent.

Pape Innocent III, Eius exemplo (Ench. Symb. 426 796) : Nous démasquons et nous nous dressons contre les hérétiques, adversaires du Christ.

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, Décrets 234 : Les Clercs ne peuvent donner la communion aux hérétiques.

Pape Innocent IV (1243-1254), Concile de Lyon I : Doivent être considérés comme des hérétiques… sont ceux qui, même sur une légère preuve, sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique.

Pape Boniface VIII (1294-1303), Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 870) : Il n’y a pas de salut ni rémission des péchés en dehors de l’Église.

Pape Clément V (1305 – 1314), Concile de Vienne, Décrets 380 : L’adoration des non Catholiques est un déshonneur et est interdite.

Pape Martin V (1417-1431), Concile de Constance, Décrets 428 : Les hérétiques offensent Dieu et scandalisent l’Église.

Pape Jules II (1503-1513), Concile de Latran V, Décrets 597 : Les schismatiques sont les fils de la damnation.

Pape Léon X (1513-1521), Exsurge Domine (Ench. Symb. 763 1473) : Les schismatiques sont privés des prières habituelles de l’Église.

Pape Léon X, Concile de Latran V, Décrets 605-606 : Les Infidèles sapent la foi Catholique.

Pape Léon X, Concile de Latran V, Décrets 651 : Les Infidèles sont les ennemis haïssables de Dieu.

Pape Paul IV (1555-1559), Ad Catholicos Angliae : L’Église Catholique condamne les discours hérétiques.

Pape Pie IV (1560-1565), Concile de Trente s. 23, c. 4 : Que tous [clercs et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [hérésies].

Pape St Pie V (1566-1572), Catéchisme du Concile de Trente 101 : Les hérétiques ne sont pas membres de l’Église Catholique [Déclaration reprenant le Magistère].

Pape Pie VI (1775-1799), Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2592-2597) : Seuls les Catholiques sont Chrétiens.

Pape Léon XII (1823-1829) (Encycliques Papales, Vol. I, 202) : N’est pas notre frère quiconque est hors de l’Église Catholique.

De nombreux autres enseignements de l’Église au sujet des hérétiques sont cités plus bas.

Obéissance à l’Église

L’Église enseigne infailliblement que tout baptisé doit nécessairement obéir à l’Église pour en rester membre. Ceux qui n’obéissent pas à l’Église, en connaissance et obstinément, sont hors de l’Église et du salut de loi divine.

Voici ce qu’enseigne le Magistère à ce sujet :

Matthieu 18, 17 : «s’il n’écoute point l’Église qu’il te soit un païen et un publicain».

Concile de Constance, (décrets 430), Articles de Jean Huss condamnés, 1415 ex cathedra : « 15. L’obéissance ecclésiastique est une obéissance inventée par les prêtres de l’Église, en dehors de l’autorité expresse de l’Écriture ».

On voit ci-dessus qu’est infailliblement condamnée l’idée que l’obéissance à l’Église soit hors de l’Écriture (de loi divine).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le Magistère authentique . … ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Le Magistère enseigne que celui qui refuse de se soumettre son intelligence à la doctrine ou au Magistère n’obéit pas à Dieu.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [c-à-d non-catholique] et un publicain [c-à-d pécheur public¹] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

L’Église comprend Matthieu 18, 17 tel qu’il est écrit de loi divine.

¹ Tout péché public doit être réparé publiquement, comme l’enseigne l’Église de loi divine :

Pape Martin V, Concile de Constance, Inter cunctas, Questionnaire aux wyclifites et hussites, 22 fév. 1418 ex cathedra : « 39. De même s’il croit que les péchés mortels, et en particulier ceux qui sont manifestes, doivent être corrigés et extirpés publiquement ».

La loi divine de la règle de la foi donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique

Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Voir Hérésie de non-jugement «vous ne pouvez pas juger». Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église.

Pape Pélage II, Quod ad dilectionem, 585 : «Si quelqu’un, cependant, suggère ou croit ou prétend enseigner le contraire de cette foi, qu’il sache qu’il est condamné et aussi anathématisé selon l’opinion des Pères [Magistère]».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, 1513, (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]»

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère ordinaire infaillible) : «La pratique de l’Église a toujours été la même comme le montre l’enseignement unanime des Pères qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère de l’Église) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou été exclus par l’autorité légitime pour faute grave [excommuniés]».

Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6. C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. C’est pourquoi si les gens rejettent la foi, on ne peut pas les juger par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais en fonction de leur conformité à la règle de la foi.

Peut-on aller à un prêtre qu’on sait être hérétique pour les sacrements ? Non, car un hérétique est hors de l’Église et est non-catholique.

St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés ».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Beaucoup de gens vont à des prêtres qu’ils savent hérétiques (c-à-d. qu’ils ont connaissance de leur obstination à nier le Magistère), mais se moquent complètement de violer la loi divine de l’unité de l’Église, de l’unité de la foi divine et catholique, de l’unité de gouvernement et de communion du Corps du Christ. Ils s’en fichent parce qu’ils ne sont pas catholiques. Ils se moquent de la loi ecclésiastique et donc pèchent mortellement, mais aussi de la loi divine parce qu’ils ne sont pas catholiques et pèchent contre la foi.

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

L’Écriture enseigne infailliblement qu’il n’y a qu’une seule foi, de même qu’il n’y a qu’un seul Seigneur ou qu’un seul baptême : c’est la loi divine.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne [le corps du Christ qui est l’Église] il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

C’est la loi divine que la vraie communauté chrétienne – l’Église, le corps du Christ ou la réunion des fidèles – n’a qu’une seule foi, sinon ce n’est pas la vraie communauté chrétienne. C’est la loi divine et donc ceux qui, en connaissance de ce dogme, communient religieusement avec des hérétiques (qu’ils savent hérétiques ou obstinés contre la vraie foi divine et catholique) sont hérétiques parce qu’ils nient ce dogme et donc participent au péché de sacrilège du prêtre hérétique profanant le sacrement du Corps de Jésus-Christ. De plus, ils sont coupables du péché mortel par omission de ne pas défendre la vérité, dénoncer l’hérésie, reprendre les pécheurs, instruire les ignorants, quand c’est possible. En outre, tous les baptisés sont tenu de connaître et de s’instruire de la foi catholique quand cela est possible sous peine de péché mortel.

Ce mépris de la règle de la foi divine montre que ces gens qui font passer les sacrements avant la vraie foi, et sacrifient la vraie foi sans laquelle il n’y a aucun salut (De fide). En vérité, ils se fichent de la vraie foi parce qu’ils ne sont pas catholiques. Ils ne sauveront pas leur âme ainsi, mais ajoutent péché sur péché, car on peut être sauvé sans les sacrements (excepté le baptême), mais absolument pas sans la vraie foi catholique (Voir Il n’y aucun salut sans la vraie foi).

Le Magistère de l’Église catholique est le Magistère de Dieu ou l’autorité doctrinale de Dieu. Dieu fait partager Sa propre infaillibilité à Son Église pour qu’Elle garde le dépôt de la Foi. Le dépôt de la foi repose sur les Apôtres dont la primauté est donnée à l’Apôtre Pierre par Jésus-Christ. Le Magistère définit la foi et la morale, définit le contenu du dépôt de la foi et explicite la révélation divine, mais il ne peut jamais y avoir de révélation supplémentaire car elle a été donnée entière en dépôt à l’Église (dépôt de la foi). L’autorité du Magistère garde la foi et la morale de toute erreur pour remplir sa fonction que Dieu lui a donnée de garder le dépôt de la foi apostolique (des Apôtres) entier et intact. Le Magistère infaillible comprend 1) les dogmes (Magistère solennel ou extraordinaire), 2) tout enseignement d’un pape proposé comme faisant partie de la révélation (Magistère ordinaire), et 3) le consentement unanime des pères de l’Église (fait partie du Magistère ordinaire).

Un hérétique est un baptisé qui tient (c-à-d. obstinément, de mauvaise foi) un point de vue contraire à celui du Magistère ou Autorité enseignante infaillible de l’Église. Nier sciemment le Magistère de l’Église comme le font les hérétiques ou schismatiques c’est nier l’autorité doctrinale de Dieu, c’est nier Dieu, c’est nier Jésus-Christ, c’est nier le Saint-Esprit et se couper par le fait même (automatiquement) de l’Église et du salut. Ceci est la fausse foi non-catholique fabriquée par l’homme et non fondée sur la révélation de Dieu. C’est le chemin de la damnation, sauf si l’hérétique abjure l’hérésie et professe la foi catholique afin de réintégrer l’Église. C’est la raison pour laquelle la réception de sacrements d’hérétiques ou la confection de sacrements aux hérétiques sont incompatibles par loi divine avec l’unité de foi du Corps du Christ qui est l’Église.

Un prêtre valide célébrant une messe valide qui tient – obstinément après que lui ait été présentée la vérité – un seul point de vue contraire à l’enseignement de l’Église, est automatiquement, même sur une preuve légère, un hérétique hors de l’Église catholique et qui n’a aucune juridiction et n’est pas ministre de l’Église. Quiconque, en connaissance, communie ou assiste à sa messe (même non una cum) ou ses autres sacrements (sauf le baptême en cas de nécessité) n’en a aucun fruit, commet un péché mortel, et participe à son sacrilège pour sa propre damnation.

L’Église une, sainte, catholique et apostolique

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Église une, sainte, catholique, apostolique».

L’Église une

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Église une…».

Avez-vous entendu ? Je crois l’Église UNE. L’unité de l’Église est la loi divine. Personne ne peut communier avec aucun hérétique connu en tant que tel et qui est coupé par le fait (par le fait d’être hérétique) de l’Église catholique sans pécher mortellement contre la foi.

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Église, PAS des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Avez-vous entendu ? L’unique Église, pas des hérétiques est la loi divine. N’est-ce pas assez clair ?

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés …»

Avez-vous entendu ? Il n’y a pas de salut ni de rémission des péchés en dehors de l’Église catholique. Tous les hérétiques (et apostats et schismatiques) et leurs églises hérétiques sont automatiquement (par le fait) en dehors de l’Église par la loi divine.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Avez-vous entendu ? L’unité de foi, l’unité de gouvernement, et l’unité de communion sont toutes nécessaires par loi divine pour l’unité de l’Église en tant qu’union du Corps des fidèles.

Catéchisme Penny n° 103 : «En quoi les fidèles sur terre sont-ils en communion les uns avec les autres ? Les fidèles sur terre sont en communion les uns avec les autres en professant la même seule foi …»

L’Église sainte

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Église sainte…».

Mais je vous le demande : les églises des hérétiques sont-elles saintes ? Bien sûr que non. C’est ce qu’enseigne l’Église magistériellement :

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

L’Église catholique

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Églisecatholique…».

Avez-vous entendu ? C’est de loi divine de croire en l’Église catholique, pas en l’Église non-catholique. Et les hérétiques sont non-catholiques.

Catéchisme Penny, n° 98 : «L’Église est Catholique ou Universelle car elle subsiste dans tous les âges, enseigne à toutes les nations, et est l’unique Arche du Salut pour tous».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) (Magistère ordinaire) : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela.

A partir du moment où vous savez que votre prêtre est hérétique (que vous connaissez son obstination à nier même un seul dogme), vous ne devez pas rester en communion religieuse avec lui sous peine de péché mortel comme l’enseigne infailliblement la véritable Église catholique.

L’Église apostolique

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Église apostolique».

C’est la loi divine que l’Église est apostolique, c’est-à-dire fondée sur la foi des apôtres, comme Jésus-Christ nous l’enseigne lui-même infailliblement :

Jean 17, 9, 20 : «Je prie pour eux ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que vous m’avez donnés, afin qu’ils soient comme nous ; je ne prie pas pour eux seulement mais encore pour ceux qui croiront par leur parole [des apôtres et leurs disciples]».

On peut voir ici dans Jean 17, 9 et 20 que le Christ prie pour ceux qui croiront selon la foi apostolique, la Foi qu’Il a donné directement lui-même à Ses Apôtres. C’est la foi catholique traditionnelle ou conforme à la Tradition de l’Église ou la foi de tous temps.

Catéchisme Penny n° 99 : «L’Église est Apostolique car elle tient les doctrines et les traditions des Apôtres, et car, à travers la succession intacte de ses Pasteurs, elle tire ses Ordres et sa Mission d’eux».

L’Église apostolique est celle des Apôtres, ou fondée sur la foi des Apôtres directement reçue de Jésus-Christ, c’est-à-dire la Tradition orale de l’Église. Les Apôtres n’ont jamais permis aucune communion religieuse avec aucun hérétique (quand on peut le connaître, bien sûr), déjà même verbalement et encore moins sacramentellement. C’est la Tradition de l’Église et la loi divine :

Tite 3, 10 : « ÉVITE homme hérétique, après un premier et un second avertissement ».

2 Jean 1, 10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Au 2ème siècle, Saint Irénée, disciple de saint Polycarpe de Smyrne (père apostolique) est le premier père de l’Église à parler de la Tradition de l’Église, gardienne du dépôt de la foi des Apôtres.

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 3, 1 : «Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation » [Tite 3, 10].

«Il ne faut donc plus chercher auprès d’autres la vérité qu’il est facile de recevoir de l’Église, car les apôtres, comme en un riche cellier, ont amassé en elle, de la façon la plus plénière, tout ce qui a trait à la vérité, afin que quiconque le désire y puise le breuvage de la vie. C’est elle, en effet, qui est la voie d’accès à la vie ; « tous les autres sont des voleurs et des brigands ». C’est pourquoi il faut les rejeter, mais aimer par contre avec un zèle extrême ce qui est de l’Église et saisir la Tradition de la vérité.

«S’il s’élevait une controverse sur quelque question … ne faudrait-il pas recourir aux Églises les plus anciennes, celles où les apôtres ont vécu, pour recevoir d’elles sur la question en cause la doctrine exacte ? … Ainsi, grâce à l’antique Tradition des apôtres, rejettent-ils jusqu’à la pensée de l’une quelconque des inventions mensongères des hérétiques ».

Saint Irénée enseigne ci-dessus que s’il y avait une controverse sur un point de doctrine (comme pour la réception de sacrements d’hérétiques non-déclarés en ces actuels de grande apostasie où quasi tous les prêtres sont hérétiques), il faudrait recourir aux églises des Apôtres et à l’antique tradition des Apôtres (ce qu’ils ont dis et fait) : Les Apôtres n’ont permis aucune communion religieuse avec aucun hérétique.

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4, 1, 6 : «l’Église seule l’offre [l’oblation] pure au Créateur, en lui offrant avec action de grâces ce qui provient de sa création. Les Juifs ne l’offrent plus : leurs mains sont pleines de sang, car ils n’ont pas reçu le Verbe par qui l’on offre à Dieu. Toutes les assemblées des hérétiques ne l’offrent pas davantage».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4, part. 2, 3 : « il faut écouter les presbytes [prêtres] qui sont dans l’Église [pas les hérétiques en dehors] : ils sont les successeurs des apôtres, ainsi que nous l’avons montré, et, avec la succession dans l’épiscopat, ils ont reçu le sûr charisme de la vérité selon le bon plaisir du Père. Quant à tous les autres, qui se séparent de la succession originelle, quelle que soit la façon dont ils tiennent leurs conventicules, il faut les regarder comme suspects : ce sont des hérétiques à l’esprit faussé, ou des schismatiques pleins d’orgueil et de suffisance, ou encore des hypocrites n’agissant que pour le lucre et la vaine gloire. … On doit donc se détourner de tous les hommes de cette espèce, mais s’attacher au contraire à ceux qui, comme nous venons de le dire, gardent la succession des apôtres et, avec le rang presbytéral, offrent une parole saine et une conduite irréprochable, pour l’exemple et l’amendement d’autrui».

Et là, n’est-ce pas encore assez clair ?

Les Apôtres et leurs successeurs, les pères apostoliques et leurs successeurs, les pères, n’ont jamais permis aucune communication religieuse avec aucun hérétique d’aucune façon,et la vraie foi de la véritable Église catholique est la foi de l’Église apostolique (des Apôtres).

 

Tite 3, 10-11 «Évite un homme hérétique…» est compris par l’Eglise tel que c’est écrit 

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Tite 3, 10-11 est à prendre tel qu’il est écrit (littéralement), c’est-à-dire que Tite 3, 10-11 est universel. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré.

Les enseignement infaillibles du Magistère prouvent ci-dessous que la véritable Église catholique prend et comprend Tite 3, 10-11 littéralement tel qu’il est écrit :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Tite 3, 10 est à croire de foi divine et catholique. Tout catholique est absolument tenu de croire infailliblement toute Écriture enseignée par le Magistère de l’Église, de foi divine, c’est-à-dire ayant pour motif la révélation connue comme telle, mais encore catholique, c’est-à-dire ayant pour règle l’enseignement de l’Église.

Concile du Vatican, 3ème sess., ch. 3, 1870 (Décrets 807) ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine [révélation] et catholique [règle de la foi] tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel». (Ench. Symb. 1792 3011)

Comme on peut le voir, l’Église propose à croire Tite 3, 10 comme divinement révélé, par un jugement solennel, et c’est un dogme défini par le deuxième concile de Constantinople. Par conséquent, Tite 3, 10 est à prendre tel que l’Église le comprend, c’est-à-dire tel que c’est écrit. Donc tous ceux qui refusent sciemment et en connaissance de cause de prendre Tite 3, 10-11 littéralement sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture.

Les pères ont toujours compris Tite 3, 10-11 comme il est écrit.

Saint Irénée (disciple de saint Polycarpe de Smyrne), père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 (2ème siècle) : « Polycarpe… fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque dans l’Église de Smyrne. … il enseigna toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. … il détourna des hérétiques susdits un grand nombre de personnes et les ramena à l’Église de Dieu, en proclamant qu’il n’avait reçu des apôtres qu’une seule et unique vérité, celle-là même qui était transmise par l’Église … Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité [hérétiques]. Comme le dit également Paul [Tite 3, 10] : «L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation ».

C’est aussi la raison pour laquelle Saint Robert Bellarmin prend Tite 3, 10 littéralement concernant les hérétiques manifestes.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; MAIS quand ils voient que QUELQU’UN EST UN HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES EXTÉRIEURES, ILS LE jugent hérétique PURE ET SIMPLE, ET LE DÉNONCENT comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu. L’argument d’autorité est basé sur St Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ ».

Le cardinal Mazella, Préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la bulle Apostolicae Curae condamnant les sacrements anglicans, confirme aussi que l’hérétique public n’est certainement pas dans l’Église d’après Tite 3, 10 :

Cardinal Camillo Mazella, S. J. (De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est certain que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »] ».

2 Jean 10 «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine…» est compris par l’Église tel que c’est écrit 

L’Église interdit de loi divine et pas seulement de précepte, toute communication religieuse avec quiconque ne professe pas la doctrine du Christ et la foi de l’Église (comme les apostats, les hérétiques et les schismatiques).

2 Jean 1, 9-10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine [du Christ, Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement la foi pure et sans tâche, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Jean 2, 10 est à croire de foi divine et catholique. Tout catholique est absolument tenu de croire infailliblement toute Écriture enseignée par le Magistère de l’Église, de foi divine, c’est-à-dire ayant pour motif la révélation connue comme telle, mais encore catholique, c’est-à-dire ayant pour règle l’enseignement de l’Église.

Concile du Vatican, 3ème sess., ch. 3, 1870 (Décrets 807) ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine [révélation] et catholique [règle de la foi] tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel». (Ench. Symb. 1792 3011)

Comme on peut le voir, l’Église propose à croire Tite 3, 10 comme divinement révélé, par son magistère ordinaire et universel : Mortalium Animos.

Donc tous ceux qui refusent sciemment de prendre 2 Jean 10 littéralement sont hérétiques. Ceux qui communiquent religieusement en connaissance de cause avec les apostats, hérétiques ou schismatiques, sont hérétiques parce qu’ils nient en acte la vérité de la foi, désobéissent à la loi divine, et participent donc aux mauvaises œuvres hérétiques.

Les pères ont toujours compris littéralement 2 Jean 10 comme il est écrit et associé à Tite 3, 10-11.

Saint Irénée (disciple de saint Polycarpe de Smyrne), père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 : « Polycarpe… fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque dans l’Église de Smyrne. … il enseigna toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. … il détourna des hérétiques susdits un grand nombre de personnes et les ramena à l’Église de Dieu, en proclamant qu’il n’avait reçu des apôtres qu’une seule et unique vérité, celle-là même qui était transmise par l’Église. … Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles [cf 2 Jean 10], avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité [hérétiques]. Comme le dit également Paul [Tite 3, 10] : «L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation ».

Matthieu 18, 17 «s’il refuse d’écouter l’Église…» est compris par l’Église tel que c’est écrit 

Matthieu 18, 17 : « s’il refuse d’écouter l’Église qu’il te soit comme un païen et un publicain ».

Il est de foi divine que quiconque refuse (quand on peut le savoir) d’obéir au Magistère qui est l’enseignement de l’Église ou d’obéir au jugement de l’Église doit être considéré selon la règle de la foi (loi divine), comme un païen, c’est-à-dire hors de l’Église ou excommunié automatiquement, et un publicain, c’est-à-dire un grave pécheur.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : «… au sens plein de l’expression, seuls font partie des membres de l’Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, qui, d’autre part, ne se sont pas [excommuniés de fait par loi divine] pour leur malheur séparés de l’ensemble du Corps [excommuniés par loi ecclésiastique], ou n’en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l’autorité légitime. Tous, en effet, dit l’Apôtre, nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul Corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres (I Cor. XII, 13). Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu’une seule foi (Cf. Eph. IV, 5) ; et celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (S. Matth. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin. … toute faute, même un péché grave, n’a pas de soi pour résultat – comme le schisme, l’hérésie ou l’apostasie – de séparer l’homme du Corps de l’Église».

Matthieu 18, 17 est à croire de foi divine et catholique. Tout catholique est absolument tenu de croire infailliblement toute Écriture enseignée par le Magistère de l’Église, de foi divine, c’est-à-dire ayant pour motif la révélation connue comme telle, mais encore catholique, c’est-à-dire ayant pour règle l’enseignement de l’Église.

Concile du Vatican, 3ème sess., ch. 3, 1870 (Décrets 807) ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine [révélation] et catholique [règle de la foi] tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel». (Ench. Symb. 1792 3011)

Comme on peut le voir, l’Église propose à croire Matthieu 18, 17 comme divinement révélé, par son magistère ordinaire et universel : Mystici corporis Christi, qui ajoute même que c’est un commandement du Seigneur que les catholiques doivent considérer celui qui refuse d’écouter l’Église comme un païen (non-catholique, excommunié ipso facto) et un publicain (pécheur public).

Les pères ont toujours compris Matthieu 18, 17 dans le même sens.

Saint Jérôme, père de l’Église, sur Matthieu 18, 17 : «En nous disant : « Qu’il soit à votre égard comme un païen et comme un publicain », le Sauveur nous apprend à concevoir plus d’horreur pour celui qui, sous le nom de chrétien, se conduit en infidèle, que pour ceux qui sont ouvertement connus pour païens [c-à-d hors de l’Église] ; ou appelait publicains ceux qui étaient avides d’argent, et qui exigeaient les impôts en recourant au trafic, aux fraudes, au vol et à des parjures horribles».

Saint Augustin, père de l’Église, sur Matthieu 18, 17 : «Ne le comptez plus dès lors au nombre de vos frères [c-à-d étranger à l’Église] ; cependant ne négligez pas son salut ; car si nous ne regardons pas comme nos frères les étrangers, c’est-à-dire les Gentils et les païens, nous ne laissons pas de chercher à les sauver».

Saint Jean Chrysostome, Père de l’Église, sur Matthieu 18, 17 : «Toutefois le Seigneur, à l’égard de ceux qui sont hors de l’Église, ne nous a rien commandé de semblable à ce que nous devons faire pour reprendre et corriger nos frères. Voici ce qu’il nous ordonne de faire à l’égard de ceux qui sont en dehors de l’Église (Matt. 5) : « Si quelqu’un vous frappe sur une joue, présentez-lui l’autre joue », et saint Paul : « Pourquoi voudrais-je juger ceux qui sont hors de l’Église ? ». Mais pour nos frères, il faut les reprendre et les retirer du mal, et, s’ils ne veulent point obéir, les séparer de l’Église [excommunier] pour les couvrir de confusion».

Les hérétiques sont de fait hors de l’Église

Les hérétiques sont automatiquement coupés de l’Église par le fait d’être hérétiques selon la loi divine infaillible et immuable. S’il vous plaît regardez attentivement les dogmes suivants de l’Église, et voyez comment les hérétiques sont hors de l’Église du Christ.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche quaucun de ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peut pas partager la vie éternelle et iront « dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges », sauf s’ils sont agrégés à l’Église avant la fin de leur vie …»

Ici, nous pouvons voir que tous les catholiques sont tenus sous peine de péché mortel de croire qu’un hérétique est en dehors de l’Église catholique. Voici quelques autres témoignages du Magistère qui affirment ce fait.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… TOUS CEUX QUI PENSENT DES CHOSES OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église.

Ceux qui quittent la secte vatican 2 et ses sacrements invalides et ses sectes affiliées « traditionalistes » (FSSPX, etc.) sont tentés de tomber dans l’hérésie de participation aux sacrements d’hérétiques, parce que quasiment tous les prêtres sédévacantistes (« traditionalistes » coupés à raison de la secte vatican 2) sont hérétiques, hors de la foi et de l’Église en ces temps de grande apostasie, et qu’il n’y a absolument aucun salut hors de la vraie foi catholique (traditionnelle).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église, et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi».

L’enseignement infaillible du Magistère de l’Église est immuable et de loi divine. Les catholiques ne peuvent pas recevoir des sacrements d’hérétiques ou communier avec les hérétiques (quand les catholiques pourraient savoir évidemment que ce sont des hérétiques) à cause de la loi divine et de l’unité de la foi et du Corps du Christ qui est l’Église. C’est un fait dogmatique (un fait qui, s’il n’était pas vrai rendrait un dogme faux) et certain (et de foi divine et catholique) – et non pas seulement un droit disciplinaire – que les catholiques ne peuvent être en communion religieuse qu’avec seulement d’autres catholiques et qu’ils ne peuvent jamais adorer avec des hérétiques ou recevoir les sacrements de personnes qui sont hérétiques, schismatiques, ou infidèles.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (# 10) (01/06/1928) [Magistère] : « Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques. L’unité des chrétiens ne peut être procurée que par le retour à la seule véritable Église du Christ de ceux qui dans le passé ont eu le malheur de s’en séparer».

Le terme «non-catholiques» dans Mortalium animos ci-dessus s’applique aux païens et aux juifs non-baptisés, mais aussi aux baptisés apostats, hérétiques (même pour une seule hérésie) et schismatiques, comme le définit le Magistère de l’Église.

Tite 3, 10 : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le ».

2 Jean 1, 9-10 : « Quiconque va au-delà et ne persévère pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu. Celui qui persévère dans la doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) (Magistère de l’Église) : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. … si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique [non-catholique]».

Constitutions apostoliques, Livre II, Section 7, 62 (v. 380) [aperçu de la Tradition de l’Église] : « Prenez donc garde de ne pas adhérer vous-mêmes dans votre culte avec ceux qui périssent … Car il n’y a pas de communion entre Dieu et le diable ;  celui qui se réunit avec ceux qui favorisent les choses du diable, sera estimé l’ un d’entre eux, et héritera d’ un malheur. … Alors qu’il est du devoir d’un croyant d’éviter les assemblées des méchants … et du reste des hérétiques, de peur que nous unir à eux, nous apporte des pièges sur nos propres âmes ; comme nous ne pouvons pas nous joindre à leurs fêtes, qui sont célébrées en l’honneur des démons, nous participerions avec eux à leur impiété ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre III, 1 [Tradition de l’Église] : «Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité [hérétiques]. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation [Tite 3, 10] »… S’il s’élevait une controverse sur quelque question … ne faudrait-il pas recourir aux Églises les plus anciennes, celles où les apôtres ont vécu, pour recevoir d’elles sur la question en cause la doctrine exacte ? … Ainsi, grâce à l’antique Tradition des apôtres, rejettent-ils jusqu’à la pensée de l’une quelconque des inventions mensongères des hérétiques ».

Saint Basile le Grand, Père de l’Église, archevêque de Césarée en Cappadoce [Tradition de l’Église] : «Quant à tous ceux qui prétendent confesser une Foi paraissant orthodoxe [comme les «traditionalistes»], mais qu’ils sont en communion avec les personnes qui tiennent une opinion différente [mais qui sont en communion avec des fidèles de Vatican II et des hérétiques manifestes], s’ils sont prévenus et restent toujours têtus [si nous les avons averti une ou deux fois, mais qu’ils restent obstinés dans leur hérésie], vous devez non seulement ne pas être en communion avec eux, mais vous ne devez pas même les appeler frères [alors nous ne devons pas être en communion avec eux, même s’ils se disent «catholiques» ou «traditionalistes»] » (Patrologia Orientalis, Vol. 17, p. 303).

Saint Optat de Milève, Père de l’Église, Contre le donatiste Parménien [Tradition de l’Église] : «Il n’y a qu’une Église… Elle ne peut être chez les hérétiques et les schismatiques ».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il [l’Apôtre St Paul] veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [l’unité de la foi est nécessairement requise pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION ».

Ci-dessus, le pape Léon XIII enseigne explicitement que «l’unité de la foi» et « L’UNITÉ DE COMMUNION, EST NÉCESSAIRE JURE DIVINO (PAR LA LOI DIVINE)» et «est nécessairement requise pour l’unité de l’Église, dans la mesure où elle est le corps des fidèles», prouvant ainsi à toute personne de bonne volonté que la communion religieuse dans les sacrements est non seulement un droit disciplinaire, mais de foi divine et catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (Magistère solennel) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et proclame … que l’unité de ce corps ecclésiastique (ecclesiastici corporis) a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité pour le salut QUE pour ceux qui demeurent en elle».

Ci-dessus, le Magistère enseigne que l’unité de l’Église (l’unité de foi, l’unité de gouvernement, et l’unité de communion) est tel que les sacrements ne sont utiles qu’aux membres de l’Église (c’-à-d. inutiles pour ceux en dehors de l’Église).

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22), 29 juin 1943 [Magistère ordinaire] : « Ainsi donc, comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, et un seul baptême, il ne peut donc y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’écouter l’Église qu’il soit considéré – comme le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain. Il en résulte que ceux qui sont divisés dans la foi ou le gouvernement ne peuvent pas vivre dans l’unité d’un tel corps, ni ne peuvent vivre de la vie de son seul Esprit Divin ».

Pape Léon XIII, Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … Ils ne sont plus les Sacrements [péché mortel], à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…»

Concile de Trente, 13ème sess., ch. 8, usage du  sacrement de l’eucharistie, 11 oct. 1551 ex cathedra : «… nous lisons dans l’Apôtre ces mots pleins de crainte : « Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ » (1 Co 11, 29). C’est pourquoi il faut rappeler à qui veut communier le commandement : « Que l’homme s’éprouve lui-même » (1 Co 11, 28)».

Cette déclaration infaillible de Trente ci-dessus est de première importance car l‘Eucharistie est  le symbole ¹ de cet unique corps qui est l’Église : unité du corps = unité de la foi, et unité de la foi = unité du corps (Voir L’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi).

Pape Léon XIII, Mirae caritatis, 28 mai 1902 (Magistère) : «les signes en lesquels consiste ce sacrement [l’Eucharistie] sont des encouragements à l’union. Saint Cyprien dit à ce sujet [Lettre 69 à Magnus 5] : « quand le Seigneur appelle son corps le pain fait de la réunion d’un grand nombre de grains, il marque l’unité de notre peuple qu’il portait » … le Docteur angélique dit [Somme, IIIa, q. 79, art. 1], en reprenant un propos d’Augustin : « Notre Seigneur a présenté son corps et son sang dans ces éléments qui, à partir d’une multitude, sont réduits à l’unité » … Tout cela est confirmé par la déclaration du concile de Trente [Ench. Symb. 1635 et 1638] disant que le Christ a laissé à l’Église l’Eucharistie « comme le symbole de cette unité et de cet amour par lesquels il a voulu que tous les chrétiens soient unis … comme le symbole [¹] de cet unique corps dont il est lui-même la tête… ». C’est aussi ce qu’enseigne Paul : « Parce qu’il y a un seul pain, nous sommes tous un seul corps… » [I Cor. 10, 17]».

¹ symbole : signe, figure, marque, caractère, expression, représentation, attribut. Le symbole de cet unique corps qui est l’Église montre l’unité de l’Église et l’unité de la foi.

Pape Eugène IV, Exultate Deo, ex cathedra (Magistère solennel) : «cela convient pour signifier l’effet de ce sacrement [l’Eucharistie] qui est l’union du peuple chrétien au Christ».

On peut voir ici, ci-dessus, que c’est de loi divine que l’Eucharistie est l’union du peuple chrétien au Christ, ce qui exclut tous les hérétiques qui sont hors du peuple chrétien, et que seuls les catholiques sont chrétiens. Mais je vous le demande, un hérétique peut-il être uni au Christ hors de l’Église ? Et celui qui communie religieusement avec un hérétique peut-il être en communion avec le Christ et l’hérétique en même temps ?

Pape Pélage Ier (556-561), Ep. ad Joan. Patr., (P. L. 69, 412) : «Un seul corps du Christ fait qu’il y a une seule Église. Un autel séparé de l’unité [de l’Église] ne peut pas s’assembler au vrai corps du Christ».

Pape saint Léon le Grand (440-461), Père de l’Église, Ep. Ad Anatolium, 80, ch. 2 : «Ailleurs [hors de l’Église], il n’y a ni sacerdoce ni vrais sacrifices qui soient approuvés».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 : «Jérôme disait ainsi : Celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [aux lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVI, commissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835 : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre devrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [aux lieux de réunion des hérétiques] est impie ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. 4, part. I, sect. 6 : «Si quelqu’un tente d’offrir avec une pureté, une rectitude, une exactitude tout apparentes, mais que, dans son âme, il ne partage pas avec rectitude la communion à l’égard du prochain et n’ait pas la crainte de Dieu, il ne trompe pas Dieu en offrant ce sacrifice avec une rectitude tout extérieure alors qu’au dedans de lui il a le péché : ce n’est pas l’oblation qui sera profitable à un tel homme, mais la suppression du mal conçu au dedans de lui, faute de quoi, par cette action simulée, le péché fera de l’homme son propre meurtrier. …l’Église seule l’offre [l’oblation], pure, au Créateur, en lui offrant avec action de grâces ce qui provient de sa création. Les Juifs ne l’offrent plus : leurs mains sont pleines de sang, car ils n’ont pas reçu le Verbe par qui l’on offre à Dieu. Toutes les assemblées des hérétiques ne l’offrent pas davantage ».

Saint Cyprien de Carthage (env. 200-258), Père de l’Église, De Unitate Ecclesiæ, c. 17. P. L. 4, 513 : « Les schismatiques osent monter un autel et profaner la vérité de la Victime divine au moyen de faux sacrifices ».

Saint Cyprien de Carthage, Ep. 72, c. 2. P. L. 3, 1048-1049 : «Il voulait aussi réduire les prêtres schismatiques revenant à l’unité Catholique à l’état laïc, les qualifiant de « ceux qui, contre l’autel unique et divin ont tenté d’offrir à l’extérieur [de l’Église] des sacrifices sacrilèges et faux » ».

Saint Jérôme (347-419), père de l’Église, In Amos, V. 22, P. L. 25, 1033-1034 : «Dieu hait les sacrifices de ces [hérétiques] et les rejette loin de Lui et même s’ils sont offerts au nom du Seigneur, Il abhorre leur puanteur et se bouche le nez…».

Saint Augustin (354-430), Père de l’Église, Prosperum Aquitanum, Sent., sent. 15 P. L. 51, 430 : «Le véritable Sacrifice ne peut se trouver en dehors de l’Église Catholique».

Saint Cyprien de Carthage, lettre 67, n° 9, 2 et 3 : « Ceux qui en s’associant dans une communion illicite à des mauvais, des pécheurs, des gens qui ne font pas pénitence, se souillent au contact des criminels et, joints à eux dans la faute, n’en sont pas non plus séparés dans le châtiment. Par conséquent, frères bien-aimés, nous louons le religieux souci que vous avez de votre intégrité et de votre foi, tout autant que nous l’approuvons, et nous vous encourageons de toutes nos forces par notre lettre à ne pas vous associer dans une communion sacrilège à des évêques profanes et impurs, mais à préserver avec une crainte religieuse la fermeté intacte et sans défaut de votre foi ».

Pape saint Léon le Grand, père de l’Église, Sermon 129 : «C’est pourquoi, depuis l’extérieur de l’Église catholique, il n’est rien de parfait, rien sans tache, l’Apôtre déclarant que « tout ce qui n’est pas de la foi est péché » (Romains 14, 23), nous ne sommes en rien comparés avec ceux qui sont divisés de l’unité du Corps du Christ, nous ne sommes réunis dans aucune communion ».

Saint Jean Damascène, père de l’Église : «De toutes nos forces, par conséquent, nous ne recevons jamais de communion ou l’accordons aux hérétiques ; «Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, dit le Seigneur, ne jetez pas vos perles aux pourceaux, (Matt. 7, 6), de peur que nous devenions participants de leur déshonneur et de leur condamnation». (Patrologie graeca, vol 94, col 1149, 1152, 1153 ; Aussi De Fide Orthodoxa – Exposition de la foi orthodoxe – livre IV, chapitre XIII).

Concile de Laodicée : «Ceux qui sont membres de l’Église ne sont pas autorisés à entrer dans les cimetières de l’un des hérétiques dans le but de prière ou de vénération. S’ils le font, ils doivent être excommuniés ».

Concile de Laodicée, Canon 33 (364) : « Nul ne peut se joindre à la prière avec les hérétiques ou schismatiques ».

Constitutions apostoliques (4e s.), Canon 45 : « Un évêque, prêtre ou un diacre, qui a seulement prié avec les hérétiques, qu’il soit excommunié : mais s’il leur a permis de remplir n’importe quelle fonction cléricale, qu’il soit déposé ».

Constitutions apostoliques, Canon 65 : « Si l’un ou l’autre des membres du clergé ou laïcs, entre dans une synagogue des Juifs ou des hérétiques pour prier, qu’il soit destitué et suspendu ».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 23, Art 2 : « Un excommunié est banni de la communion. Par conséquent, celui qui communique avec lui laisse la communion de l’Église [commet un schisme] ; et, par conséquent, il semble être excommunié ».

La communication des catholiques avec les schismatiques, Rev. Ignatius J. Szal, A.B., J.C.L., 1948 : «Article I – Participation active (Canon 1258, §1) : Si le culte est de forme catholique mais est entrepris sous les auspices d’un corps non catholique (comme dans la célébration de la messe par un Prêtre schismatique), il exprime soit la foi en un faux corps religieux, soit la rébellion contre la vraie Église. [Par conséquent] la participation religieuse active avec les schismatiques est toujours intrinsèquement illicite. Les raisons de cette interdiction absolue du canon 1258, § 1, ont leur origine dans la Loi naturelle et divine positive. Ces raisons sont : 1) L’Église est la seule vraie société religieuse existante de jure dans laquelle il est licite de rendre à Dieu l’adoration qui lui est due ; 2) le don de scandale par sa quasi-approbation d’une secte fausse doit être évité ; et 3) le danger de perversion de la vraie foi doit rester efficacement neutralisé» (P. 42-48).

 

Les hérétiques sont excommuniés automatiquement par la loi divine

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible)  : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie ».

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 47ème proposition condamnée, 28 août 1794 ex cathedra : « De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, soit pour l’excommunication ou pour la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» [par le fait ou automatiquement] n’ont aucune autre force que celle d’une menace sérieuse sans effet réel » – Condamnée comme fausse, téméraire, pernicieuse, nuisible à la puissance de l’Église, erronée ».

L’hérétique est condamné automatiquement selon la loi divine en se coupant de l’unité de la foi divine et catholique, comme cela est défini ci-dessus, l’excommunication réelle est sans aucune autre déclaration (loi ecclésiastique) de l’Église et sans examen personnel préalable : C’est la règle de la foi donnée par l’Église à tous les fidèles qui sont donc tenus de la suivre. Donc quand vous savez que votre prêtre est hérétique ou qu’après lui avoir fourni le dogme il reste obstiné, vous devez le considérer excommunié et l’éviter. Quand un pape déclare un hérétique, il ne fait que confirmer par la loi ecclésiastique l’excommunication de loi divine qui existait déjà, comme l’enseigne infailliblement l’Église dans les dogmes suivants :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges … personne ne peut être sauvé, … s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui soit tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : « La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir À L’EXTÉRIEUR DE LA COMMUNION CATHOLIQUE  ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, QUICONQUE se retirait le moins du monde de tout point de DOCTRINE PROPOSÉ PAR L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 : « 47. De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, soit pour l’excommunication ou pour la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» n’ont aucune autre force que celle d’une menace grave sans aucun effet réel – Fausse, téméraire, pernicieuse, injurieuse à la puissance de l’Église, erronée ».

Comme on le voit dans Auctorem fidei ci-dessus, l’Église enseigne que l’excommunication de fait – ipso facto (loi divine) a l’effet réel de l’excommunication réelle sans aucune autre déclaration (loi ecclésiastique) de l’Église mais aussi sans examen préalable. La loi divine est supérieure (immuable) à la loi ecclésiastique (peut changer). Les hérétiques n’ont pas la juridiction, l’autorité, ni la fonction. Leurs sacrements de Pénitence et d’Extrême-onction et de Confirmation sont invalides et gravement illicites, leurs sacrements de Communion sont gravement illicites et sacrilèges, leurs sacrements de Baptême sont valides uniquement si extrême nécessité (sinon c’est invalide et gravement illicite), leurs sacrements de Mariage sont valides mais gravement illicites, leurs sacrements de l’ordre sont gravement illicites. Illicite signifie illégal et donc mortellement pécheur. Les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église.

Quasiment tous les prêtres valides célébrant une messe valide sont hérétiques en cette grande apostasie et leurs sacrements sont gravement illicites. La communion religieuse – communication in sacris/in divinis – avec les hérétiques (quand on le sait) est une communion à leurs hérésies (et/ou schisme ou apostasie).

Concernant les sacrements invalides et la fausse messe vatican 2, voir :

L’Église enseigne infailliblement que l’église des hérétiques n’est pas l’Église catholique en dehors de laquelle aucun n’est sauvé. L’Église des hérétiques n’est pas le Corps du Christ, c’est pourquoi aucun catholique ne peut communier à un corps qui n’est pas l’Église.

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Les hérétiques n’ont pas de juridiction

La juridiction est nécessaire à la validité de la Pénitence sacramentelle et pour la licéité des autres sacrements. La juridiction n’est pas chez les hérétiques qui sont coupés de l’Église étant excommuniés ipso facto (de fait) par loi divine avant toute excommunication de loi ecclésiastique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église ».

Le dogme ci-dessus défini que les hérétiques connus et mêmes les hérétiques occultes (non-connus) sont hors de l’Église parce qu’ils pensent l’opposé et le contraire, même s’ils ne se font pas connaître.

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas, ex cathedra (Magistère solennel) : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets [Les catholiques ne sont pas des sujets des hérétiques], on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée [la compétence doit être considérée comme sans effet]. … Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieu qu’il n’y a plus aucune réservation à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres [catholiques, pas les hérétiques hors de l’Église] peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservés, s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

Ci-dessus, le Concile de Trente définit infailliblement que «la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets». Les catholiques sont-ils des sujets de prêtres et d’évêques qui rejettent l’Église catholique et la foi, et qui sont hérétiques ou schismatiques ? Bien sûr que non ! Ce fait est bien sûr également soutenu par l’Écriture Sainte et le magistère de l’Église : «M’appartient-il de juger ceux qui sont dehors ? Et ceux qui sont dedans, n’est-ce pas vous qui les jugez ?» (1 Corinthiens 5, 12). Ainsi donc, il est parfaitement clair que ceux qui sont dehors ne commandent pas à l’intérieur, car «il est absurde d’imaginer que celui qui est à l’extérieur puisse commander dans l’Église». (Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 15, 29 juin 1896).

Le Concile de Trente a ordonné à des prêtres (qui étaient parmi tous les prêtres VISÉS) de disposer de l’octroi d’une absolution dans la confession valide que dans la nécessité «à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort]», mais [Hors l’article de la mort] qu’ils «s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution». Mais je vous le demande, depuis quand l’Église catholique cautionne des prêtres hérétiques ou schismatiques, leurs supérieurs ou leurs églises ? Jamais ! Par conséquent, cette déclaration ne peut pas avoir parlé des ministres hérétiques, évidemment.

Les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église de loi divine.

St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés ».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Le Concile de Trente a affirmé que cet enseignement de compétence (juridiction) a toujours été tenu et maintenu par «l’Église de Dieu», et que «ce concile confirme comme le plus vrai», prouvant ainsi à tout le monde qu’il ne s’agit pas simplement de traiter de ce sujet avec les lois ecclésiastiques qui peuvent être changées, mais spécifiquement avec les lois dogmatiques qui ne peuvent pas être changées.

Ces trois points excluent ainsi toujours totalement les hérétiques, les schismatiques, et les apostats d’être en mesure d’accorder une absolution valide dans la confession ou d’être jamais en mesure de recevoir la compétence fournie en cas de nécessité, car ils sont en dehors de l’Église et de sa compétence (de fide).

Les hérétiques ne peuvent pas conférer le sacrement de Pénitence parce qu’ils n’ont pas juridiction. Voir Le Concile de Trente enseigne que les hérétiques ne peuvent pas donner une absolution dans la confession et aussi Sur le sacrement de pénitence et la contrition et quant à recevoir le pardon sans une absolution

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 15), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «il est absurde d’imaginer que celui qui est en dehors peut commander dans l’Église ».

Ci-dessus, l’Église enseigne, par le pape Léon XIII, que celui qui est en dehors de l’Église (comme les hérétiques et schismatiques) ne peut commander (n’a aucune juridiction).

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Secunda secundae, Q. 39, art. 3 : « en revanche, le pouvoir de juridiction … ne reste pas dans les hérétiques et les schismatiques, et par conséquent ils ne peuvent absoudre, ni excommunier, ni concéder de pouvoir, ni rien de la sorte, et s’ils le font, ils sont NULS [invalides]».

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Église, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par ce fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist 6) dit : «Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou un droit» … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), St Augustin (en Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. ad Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle.

«Il n’y a aucune raison que certains qui répondent à ceci : que ces Pères se fondent sur la loi ancienne, alors que de nos jours, par décret du concile de Constance [Ad Evitanda], les seuls qui perdent leur juridiction sont ceux qui sont excommuniés par nom ou qui agressent des clercs. Cet argument, dis-je, n’a pas de valeur du tout, pour les Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, cela n’est cité dans aucune loi humaine, qui par ailleurs peut-être n’existait pas en relation avec le sujet, mais est soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie. Le concile de Constance traite des excommuniés [catholiques], c’est-à-dire ceux qui ont perdu la juridiction de par condamnation de l’Église, tandis que les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Église et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Église sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Saint Robert Bellarmin affirme ci-dessus, avec saint Thomas, que les hérétiques sont automatiquement (par ce fait même d’être hérétiques) privés de toute juridiction car ils «ont été coupés [automatiquement] du corps de l’Église sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

L’Église interdit aux catholiques de se confesser à des schismatiques (et aussi des hérétiques) même en cas de nécessité.

La communication des catholiques avec les schismatiques, révérend Ignatius J. Szal, p. 91 : «Le 15 mai 1709, le Saint-Office a interdit aux catholiques d’entendre la confession de schismatiques ou de se confesser à eux … EN AUCUN CAS, MÊME EN CAS DE NÉCESSITÉ, selon une réponse de la Congrégation sacrée pour la Propagation de la Foi, le 17 février 1761, il n’était permis à un catholique de confesser ses péchés à un prêtre schismatique pour obtenir l’absolution de lui …»

Mais on peut se demander : Avant vatican 2, par exemple dans les années 1950, les catholiques qui se confessaient à un prêtre hérétique occulte (hérétique qu’on ne connaît pas), recevaient-ils l’absolution sacramentelle ?

Non. Un hérétique occulte est hors de l’Église et n’a pas pas juridiction. Mais Dieu pardonnait les péchés par la contrition (ici non-sacramentelle) et le désir de confession (Concile de Trente sur la justification).

Mais ne fallait-il pas recevoir l’absolution sacramentelle pour pouvoir recevoir l’Eucharistie dignement ?

Oui, l’absolution sacramentelle est ordinairement nécessaire pour pouvoir recevoir l’Eucharistie dignement, sauf quand il n’y a pas de prêtre catholique disponible :

Concile de Trente, XIIIème session, ch. 7, 11 oct. 1551 (Ench. 880 1647) : « Ce saint concile a décrété que cela devait être observé toujours par tous les chrétiens [préparation à apporter pour recevoir dignement l’Eucharistie], même par les prêtres qui sont tenus par office de célébrer, du moment qu’ils peuvent avoir recours à un confesseur ».

Concile de Trente, XIIIème session, ch. 7, canons  (Ench. 893 1661) : «pour qu’un si grand sacrement ne soit pas reçu indignement … ce saint concile statue et déclare que ceux dont la conscience est chargée d’un péché mortel, quel que contrit qu’ils se jugent, doivent nécessairement au préalable se confesser sacramentellement, s’ils se trouvent un confesseur ».

Concile de Trente, Session 6, chapitre 14, sur la justification, 1547, ex cathedra : «Aussi faut-il enseigner que la pénitence du chrétien après une chute est très différente de la pénitence baptismale. Elle comprend non seulement l’abandon des péchés et leur détestation, ou « un cœur contrit et humilié » [Ps 50,19], mais aussi la confession sacramentelle de ceux-ci, ou du moins le désir de la faire en temps opportun».

Concile de Trente, session 14, chapitre 4, sur la contrition, 1551, ex cathedra : «il arrive parfois que cette contrition soit rendue parfaite par la charité et réconcilie l’homme avec Dieu avant que ce sacrement ne soit effectivement reçu, il ne faut néanmoins pas attribuer cette réconciliation à cette seule contrition sans le désir du sacrement qui est inclus en elle.

Concile de Trente, Session 6, chapitre 14, sur la justification, 1547, ex cathedra : «… l’absolution par un prêtre, et, de plus, la satisfaction par le jeûne, les aumônes, les prières et autres pieux exercices de la vie spirituelle, non pour remettre la peine éternelle – laquelle est remise en même temps que la faute par le sacrement ou le désir du sacrement -, mais pour remettre la peine temporelle [canon 30 1580] qui, comme l’enseigne l’Écriture sainte, n’est pas toujours totalement remise …».

Quand il n’y a pas de prêtre catholique disponible, les chrétiens sont excusés par le droit (la loi) et ne pèchent pas, mais reçoivent (grâce à l’excuse en droit) et le grâce dans la confession par la contrition et les fruits de la Communion Eucharistique (s’ils sont sans péché mortel conscient par ailleurs). On ne peut pas comparer la situation d’avant vatican 2 avec la situation d’aujourd’hui : Dans la situation d’avant vatican 2, on ne pouvait quasiment pas connaître que le prêtre était hérétique, alors qu’aujourd’hui on peut facilement connaître que le prêtre est hérétique depuis que la grande apostasie est si avancée et si connue.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : « …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [c-à-d est hérétique et apostat]…»

Un prêtre valide appartenant à la secte apostate vatican 2 (un prêtre âgé, ordonné avant le 3 juin 1969) appartient à une société apostate publique, et, depuis 2014, il est tenu de croire que les apostats Jean 23 et Jean-Paul 2 sont saints et leur rendre un culte : il est obligé (sinon il serait schismatique), et est donc tenu de fait pour apostat public. Il pourrait être un apostat matériel qui adhérerait à la vérité catholique en voyant les preuves doctrinales, mais on ne pourrait le savoir qu’en lui demandant sa foi, en le reprenant et en lui présentant les preuves doctrinales (ce que tout baptisé doit faire quand il le peut sous peine de péché), mais alors il quitterait sa secte vatican 2 sinon il est apostat. En outre, un prêtre qui entend la confession doit comprendre la confession pour pouvoir juger (et pour pouvoir juger et imposer une pénitence, il doit avoir juridiction). Un tel prêtre (valide) de vatican 2 ne comprendra pas vraiment le contexte des péchés pour une personne qui aurait appartenu à la secte vatican 2 (sauf si ce prêtre quittait sa secte pour la véritable Église).

Un prêtre (valide) « traditionaliste » appartenant à une société « traditionaliste » hérétique publique en fait partie et doit être tenu pour hérétique public. De la même façon il pourrait être un hérétique matériel qui adhérerait à la vérité catholique en voyant les preuves doctrinales, mais on ne pourrait le savoir qu’en lui demandant sa foi, en le reprenant et en lui présentant les preuves doctrinales (ce que tout baptisé doit faire quand il le peut sous peine de péché), mais alors il quitterait sa secte hérétique sinon il est un hérétique pur et simple. C’est ce qu’on peut constater aujourd’hui en demandant à ces prêtres « traditionalistes » leur foi : il s’avère que quasi tous restent obstinés contre le Magistère de l’Église, ils sont hérétiques et ne peuvent pas être approchés pour les sacrements (sauf le baptême en cas de nécessité et seulement s’il n’y a personne d’autre de loi divine, pas même un païen, pour baptiser). Il ne reste probablement pas un seul prêtre au monde qui ne tienne les hérésies actuelles, et/ou qui les ai toutes abjurées obligatoirement quand cela était public (Voir plus bas : Principales hérésies dans cette grande apostasie).

Tous les catholiques sont tenus sous peine de péché mortel de croire qu’un hérétique est en dehors de l’Église catholique, et donc qu’un hérétique n’a aucune juridiction. Voici quelques autres déclarations du Magistère qui affirment ce fait :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche quaucun de ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peut pas partager la vie éternelle et iront « dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges », sauf s’ils sont agrégés à l’Église avant la fin de leur vie …»

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré [quand on peut le savoir], d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église et avoir juridiction.

Les pères enseignent à l’unanimité que les hérétiques sont automatiquement privés de toute juridiction

Pape Pélage II, Quod ad dilectionem, 585 : «Si quelqu’un, cependant, suggère ou croit ou prétend enseigner le contraire de cette foi, qu’il sache qu’il est condamné et aussi anathématisé selon l’opinion des Pères [Magistère]».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : « Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Église, mais aussi qu’ils sont ipso facto [par là même] privés de toute compétence et dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist 6) dit : « Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou droit » … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), Saint Augustin (In Enchir., Cap 65), Saint Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent de même.

« St Nicholas I (Epist. annonce Michael) répète et confirme de même. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, art. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nul.

« … Ces Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, ne l’ont cité d’aucune loi humaine, qui par ailleurs n’existait peut-être pas en relation avec le sujet, mais ils l’ont soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie. … tandis que les hérétiques déjà avant d’être excommuniés sont hors de l’Église et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), c’est-à-dire qu’ils ont été coupés du corps de l’Église sans [officielle] excommunication, comme saint Jérôme l’affirme ».

L’enseignement unanime des pères fait partie du Magistère ordinaire (infaillible) de l’Église. Par conséquent, tout baptisé est absolument tenu de croire sous peine de péché contre la foi, qu’aucun hérétique quel qu’il soit ne peut absolument pas avoir de juridiction (ou compétence) quelle qu’elle soit.

L’enseignement de l’Église prouve à quel point est hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères [Magistère], qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Ci-dessus ce simple enseignement infaillible de l’Église prouve combien est hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église. Par conséquent, tous ceux qui tiennent obstinément l’idée hérétique qu’un hérétique puisse être dans l’Église de quelque façon que ce soit et/ou exercer quelques fonctions que ce soit dans l’Église, est hérétique s’il persiste malgré la connaissance de cet enseignement du Magistère.

Le sacrement de Pénitence n’est pas au-dessus du dogme

La confession est nécessaire de loi divine mais uniquement quand on peut trouver un prêtre qui a juridiction comme on peut le voir dans les dogmes ci-dessous :

Pape Martin V, Inter cunctas, 22 fév. 1418, ex cathedra : « 20. De même s’il croit qu’un chrétien, est tenu, pour être nécessairement sauvé, en plus de la contrition de son cœur, quand il peut trouver un prêtre qualifié, de se confesser au prêtre seulement et non à un laïc ou à des laïcs, si bons et si pieux qu’ils soient ».

En passant, c’est un péché de se confesser à un laïc alors qu’on peut trouver un prêtre catholique, mais certainement pas quand on ne pas trouver un prêtre catholique, et il est d’ailleurs recommandé (voir vivement conseillé) de se confesser à un laïc catholique de confiance quand on ne peut pas trouver de prêtre catholique, parce que c’est un acte de vertu et une humiliation que Dieu considère pour diminuer la peine et une grande aide pour obtenir la grâce de la contrition des péchés.

Pape Martin V, Inter cunctas, 22 fév. 1418, ex cathedra : « 21. De même s’il croit que le prêtre, dans le cas où il a la juridiction, peut absoudre de ses péchés un pécheur qui les confesse et qui a la contrition, et qu’il peut lui imposer une pénitence ».

Notez que c’est un dogme qu’il est nécessaire de se confesser à un prêtre pour le salut, sauf quand il n’a pas juridiction, comme les hérétiques qui n’ont pas juridiction parce qu’ils ne sont pas ministres de l’Église.

Concile de Trente, XIIIème session, ch. 7, 11 oct. 1551 ex cathedra (Magistère solennel) : « Ce saint concile a décrété que cela devait être observé toujours par tous les chrétiens [préparation à apporter pour recevoir dignement l’Eucharistie], même par les prêtres qui sont tenus par office de célébrer, du moment qu’ils peuvent avoir recours à un confesseur [un prêtre catholique et non-hérétique ayant donc juridiction pour le sacrement de Pénitence] ». (Ench. Symb. 880 1647)

Concile de Trente, XIIIème sess., ch. 7, canons ex cathedra : «pour qu’un si grand sacrement ne soit pas reçu indignement … ce saint concile statue et déclare que ceux dont la conscience est chargée d’un péché mortel, quel que contrit qu’ils se jugent, doivent nécessairement au préalable se confesser sacramentellement [sacrement de Pénitence], s’ils se trouvent un confesseur ». (Ench. Symb. 893 1661)

Concile de Trente, session 14, chapitre 4, sur la contrition, 1551, ex cathedra : «il arrive parfois que cette contrition soit rendue parfaite par la charité et réconcilie l’homme avec Dieu avant que ce sacrement ne soit effectivement reçu, il ne faut néanmoins pas attribuer cette réconciliation à cette seule contrition sans le désir du sacrement qui est inclus en elle.

Concile de Trente, Session 6, chapitre 14, sur la justification, 1547, ex cathedra : «… l’absolution par un prêtre, et, de plus, la satisfaction par le jeûne, les aumônes, les prières et autres pieux exercices de la vie spirituelle, non pour remettre la peine éternelle – laquelle est remise en même temps que la faute par le sacrement ou le désir du sacrement -, mais pour remettre la peine temporelle [canon 30 1580] qui, comme l’enseigne l’Écriture sainte, n’est pas toujours totalement remise …».

Concile de Trente, Session 6, chapitre 14, sur la justification, 1547, ex cathedra : «Aussi faut-il enseigner que la pénitence du chrétien après une chute est très différente de la pénitence baptismale. Elle comprend non seulement l’abandon des péchés et leur détestation, ou « un cœur contrit et humilié » [Ps 50,19], mais aussi la confession sacramentelle de ceux-ci, ou du moins le désir de la faire en temps opportun».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 1, réponse au 2 : «… la confession et l’absolution … dans lesquels la contrition, avec le dessein de se confesser et le désir de l’absolution, suffit pour les délivrer de la mort éternelle …»

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 5, réponse au 4 : «quand même on serait forcé de se confesser, on ne se serait pas confessé inutilement la première fois, parce qu’en se confessant à un plus grand nombre de prêtres, on obtient une plus large remise de la peine, soit par suite de la honte de la confession qui est comptée pour une peine satisfactoire, soit d’après le pouvoir des clés. Ainsi on pourrait se confesser tant de fois qu’on fût délivré de la peine temporelle».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 6, réponse au 3 : «… la force sacramentelle de la Pénitence consiste dans la sanctification du ministre. C’est pour cela que celui qui se confesse à un laïc, bien que de son côté il remplisse ce qui appartient à la confession sacramentelle, cependant il n’obtient pas l’absolution sacramentelle. C’est pourquoi ce qui est produit par le mérite et la peine de la confession lui est compté et diminue d’autant la peine temporelle à laquelle il est tenu, mais il n’obtient pas la diminution de cette peine qui résulte du pouvoir des clefs, et c’est pour ce motif qu’il est tenu de se confesser de nouveau à un prêtre [quand il peut le faire]».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse à la conclusion : «… dans le cas de nécessité, un laïc peut aussi remplacer le prêtre de manière qu’on puisse se confesser à lui ».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 1 : «quand la nécessité presse, le pénitent doit faire ce qui le regarde, c’est-à-dire s’exciter à la contrition et se confesser à qui il peut. Ainsi la confession faite à un laïc à défaut de prêtre est sacramentelle d’une certaine manière, quoique le sacrement ne soit pas parfait, parce qu’il manque de ce qui se rapporte au prêtre».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 2 : «quoiqu’un laïc ne soit pas le juge [juridiction] de celui qui se confesse à lui, cependant, en raison de la nécessité, il reçoit absolument le droit de le juger, selon que celui qui se confesse se soumet à lui à défaut de prêtre».

Révélations de sainte Brigitte, L. 6, ch. 115 : «Un certain homme était venu d’un diocèse à Rome ; ignorant l’idiome et la langue, ne trouvant à Rome pas un qui l’entendit et ne pouvant avoir de confesseur, il se conseilla avec sainte Brigitte afin de savoir ce qu’il ferait. Lors Jésus-Christ lui dit : Cet homme qui vous a consultée pleure d’autant qu’il n’a personne qui l’oie en confession. Dites-lui que la volonté lui suffit, car qu’est-ce qui profita au larron en la croix ? ne fut-ce pas la bonne volonté et les affections déréglées.

«Lucifer n’a-t-il pas été bien créé ? Ou moi, qui suis la bonté et la vertu même, aurais-je créé quelque mal ? non certes, aucun. Mais après que Lucifer eut abusé de sa volonté et la porta au dérèglement, il a été lui-même déréglé et mauvais par sa mauvaise volonté. Partant, que le pauvre homme demeure stable et qu’il ne se retire point de ses bonnes résolutions ; quand il sera en son pays, qu’il cherche et qu’il oie ce qui est salutaire à son âme ; qu’il soumette sa volonté et qu’il obéisse plutôt au conseil des sages et des justes qu’à sa volonté, ou autrement, s’il meurt par le chemin, il en sera comme du bon larron : Vous serez ce jourd’hui en paradis».

Unité de la foi – unité de l’Église – unité de la communion

Concile de Trente, 13ème sess., ch. 8, usage du  sacrement de l’eucharistie, 11 oct. 1551 ex cathedra (Magistère solennel) : «… nous lisons dans l’Apôtre ces mots pleins de crainte : « Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ » (1 Co 11, 29). C’est pourquoi il faut rappeler à qui veut communier le commandement : « Que l’homme s’éprouve lui-même » (1 Co 11, 28) ».

L’Eucharistie est le symbole ¹ de l’unité du corps du Christ qui est l’Église. Celui qui ne discerne pas le corps mange sa condamnation, c’est-à-dire que celui qui ne discerne pas le corps dans son unité de foi, de gouvernement et de communion, mange sa condamnation. Redisons-le : Celui qui ne discerne pas le corps qui est l’Église mange sa condamnation.

Pape Eugène IV, Exultate Deo, ex cathedra (Magistère solennel) : «cela [l’eau mêlée au vin] convient pour signifier l’effet de ce sacrement [l’Eucharistie] qui est l’union du peuple chrétien au Christ ».

Pape Jules III, concile de Trente, 13ème session, ch. 1 et 2, 11 oct. 1551, ex cathedra (Magistère solennel) : « …l’usage et le culte de la sainte Eucharistie, elle que notre Seigneur a laissée DANS SON Église [pas celle des hérétiques] comme le symbole [¹] de cette unité et de cet amour par lesquels il a voulu que tous les chrétiens [pas les hérétiques] soient unisce même concile, transmettant la saine et authentique doctrine concernant ce vénérable et divin sacrement de l’Eucharistie, que l’Église catholique… a toujours gardée et conservera jusqu’à la fin du monde… interdit à tous les chrétiens d’oser croire, enseigner ou prêcher sur la très sainte Eucharistie autre chose que ce qui est expliqué et défini par le présent décret. Il a voulu… que ce soit… un symbole de cet UNIQUE CORPS [l’Église, pas celle des hérétiques] dont il est lui-même la tête, et auquel il a voulu que nous, en tant que SES MEMBRES [pas les hérétiques hors de l’Église], nous soyons attachés par les LIENS étroits DE LA FOI… en sorte que nous disions tous la même chose et qu’il n’y ait pas de divisions parmi nous [c’-à-d. les membres de l’Église] [cf I Cor. 1, 10] ».

Pape Léon XIII, Mirae caritatis, 28 mai 1902 (Magistère) : «les signes en lesquels consiste ce sacrement [l’Eucharistie] sont des encouragements à l’union. Saint Cyprien dit à ce sujet [Lettre 69 à Magnus 5] : « quand le Seigneur appelle son corps le pain fait de la réunion d’un grand nombre de grains, il marque l’unité de notre peuple qu’il portait » … le Docteur angélique dit [Somme, IIIa, q. 79, art. 1], en reprenant un propos d’Augustin : « Notre Seigneur a présenté son corps et son sang dans ces éléments qui, à partir d’une multitude, sont réduits à l’unité » … Tout cela est confirmé par la déclaration du concile de Trente [Ench. Symb. 1635 et 1638] disant que le Christ a laissé à l’Église l’Eucharistie « comme le symbole [¹] de cette unité et de cet amour par lesquels il a voulu que tous les chrétiens soient unis … comme le symbole de cet unique corps dont il est lui-même la tête… ». C’est aussi ce qu’enseigne Paul : « Parce qu’il y a un seul pain, nous sommes tous un seul corps… » [I Cor. 10, 17]».

¹ symbole : signe, figure, marque, caractère, expression, représentation, attribut. Le symbole de cet unique corps qui est l’Église montre l’unité de l’Église et l’unité de la foi.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «Le sacrement de l’Eucharistie, tout en constituant une vive et admirable image de l’unité de l’Église».

On peut voir ici, ci-dessus, que c’est de loi divine que l’Eucharistie est l’union du peuple chrétien, ce qui exclut tous les hérétiques qui sont hors du peuple chrétien.

L’unité de la foi, l’unité de gouvernement, l’unité de communion nécessaire par loi divine requise pour l’unité de l’Église.

Romains 16, 17-18 : «Je vous prie mes frères d’observer ceux qui sèment des dissensions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et détournez-vous d’eux. Car de tels hommes ne servent point le Christ notre Seigneur, mais leur ventre ; et par de douces paroles et des flatteries, ils séduisent les âmes simples».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 10, 29 juin 1896 (Magistère de l’Église) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le Corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [de droit divin ou par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

C’est-à-dire que «l’unité de la foi» et « L’UNITÉ DE COMMUNION ¹ EST NÉCESSAIRE PAR LA LOI DIVINE» et «est nécessairement requise pour l’unité de l’Église, dans la mesure où elle est le corps des fidèles», prouvant ainsi à toute personne de bonne volonté que la communion religieuse dans les sacrements est non seulement un droit disciplinaire, mais de foi divine et catholique. L’unité de l’Église requiert que le prêtre dise la Messe en la personne de l’Église (comme ministre de l’Église), et l’unité de gouvernement requiert que le prêtre soit agent de son évêque, lui-même agent du Pape, lui-même agent du Christ. La Messe du prêtre hérétique ou schismatique (n’est pas ministre de l’Église) dépourvu d’unité de foi ou d’unité de gouvernement avec l’Église catholique, devient une Messe non catholique dépourvue d’unité de communion de l’Église (de loi divine).

¹ L’unité de communion désigne aussi bien l’unité de foi, de gouvernement que l’Eucharistie.

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés automatiquement de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 [Magistère] : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport [communicatio in divinis] avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque LA CHARITÉ A POUR FONDEMENT LA FOI PURE ET SANS TACHE, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère) : « cette unité [de l’Église] ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi ».

Pape Pie XI, Mortalium animos (Magistère) : « … l’unité de foi et de gouvernement – qui est le caractère de l’unique et véritable Église …».

Comme on peut le voir ci-dessus, l’Église enseigne que la charité a pour fondement la vraie foi et  interdit de communier même verbalement (Dieu vous bénisse) avec ceux qui ne professent pas la vraie doctrine du Christ (apostats, hérétiques, schismatiques, hérétiques contre la loi naturelle). Le pape Pie XI explique pourquoi il en est ainsi, c’est parce que «c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ» et que «cette unité [de l’Église] ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi … ceux qui sont divisés dans la foi [comme les hérétiques] ou le gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Le Magistère enseigne par le pape Pie XII ci-dessus que les Chrétiens (seuls vrais catholiques) sont un dans la Foi et le Gouvernement, de loi divine (Mystici corporis Christi : Ench. Symb. 2286 3802), ou autrement dit que dans la communauté non-catholique (hérétique ou schismatique) il n’y a pas le seul corps, le seul esprit, la seule foi de l’Église.

L’union des Chrétiens ne peut pas admettre que les Chrétiens (seuls les vrais catholiques sont Chrétiens) aillent chez des hérétiques, mais plutôt que les hérétiques reviennent dans le sein et l’unité de l’Église en abjurant leurs hérésies et en prouvant leur adhésion à la foi de l’Eglise catholique.

Pape Pie XI, Mortalium animos (n ° 10) : «Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques : L’UNION DES CHRÉTIENS ne peut seulement être encouragée QUE pour favoriser le retour à la seule véritable Eglise du Christ de ceux qui sont séparés d’elle ».

L’union des Chrétiens est la loi divine immuable de l’unité de la foi et de l’unité du corps de l’Église, et c’est la raison pour laquelle les Chrétiens ne peuvent pas être en communion religieuse avec ceux qui sont hors de l’Église comme les païens et coupés de l’Église comme les hérétiques et les schismatiques qui sont non-catholiques, comme l’enseigne le pape Léon XIII ci-dessous :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9) : «Ce n’est pas seulement celui qui ne croira pas à toutes ces hérésies, qui peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne sont pas définies dans le présent travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient une seule d’elles, il n’est pas catholique » .

Dans les Révélations de sainte Brigitte confirmées par les papes Grégoire XI (1370-1378) et Boniface IX (1389-1404) dans la Bulle papale Ab origine mundi, par. 39 (7 oct. 1391) et jugées en conformité avec la foi catholique par les conciles de Constance (1414-1418) et de Bâle (1431-1449), Jésus-Christ parlant à sainte Brigitte, explique cette unité de l’Église et de la foi de droit divin.

Révélations de sainte Brigitte, Livre 7, Chapitre 19 : « Mais néanmoins sachez pour certain que si quelqu’un de vous se veut amender et retourner à moi avec humilité, je lui irai au-devant et lui parlerai avec joie comme un pieux pasteur, le levant sur mes épaules et l’apportant à mon bercail. J’entends par mes épaules que, par le bénéfice de ma passion et de ma mort que j’ai soutenues en mon corps et en mes épaules, celui qui s’amendera sera participant de ma mort, et recevra avec moi au royaume céleste une éternelle consolation. …

«…des âmes innombrables du royaume de Cypre [Chypre] descendent en enfer et sont repoussées du ciel. …je dis les paroles susdites à ceux qui sont sous l’obéissance de l’Église romaine, qui m’ont voué la foi catholique et romaine, et s’en sont retirés par les œuvres contraires [hérétiques et schismatiques comme les «orthodoxes» orientaux dont il est question ici, mais aussi tous les autres hérétiques].

«Mais les Grecs qui savent que tous les chrétiens doivent avoir une même foi et être sujets à une même Église [unité de la foi et unité de l’Église de loi divine], avoir un seul mien vicaire général en tout le monde, savoir, le pontife romain, qui doit être par-dessus tous, et qui néanmoins ne veulent point se soumettre au pasteur de l’Église romaine et à mon vicaire, et subjuguer spirituellement et humblement leur superbe sous lui, soit à raison de la cupidité, soit à raison de la pétulance charnelle, soit pour quelque autre chose qui touche le monde, sont indignes d’obtenir miséricorde et pardon quand ils sont morts. Mais les autres Grecs qui voudraient savoir la foi romaine, mais ne peuvent, mais qui, s’ils la savaient, la tiendraient fidèlement et s’y soumettraient humblement [c-à-d hérétiques et schismatiques matériels], et se contiennent et gardent des péchés en la foi où ils vivent pieusement, à ceux-là, miséricorde leur est due après la mort dans les supplices [Purgatoire], quand ils seront appelés à mon jugement».

À l’époque des révélations de sainte Brigitte, il y avaient des « orthodoxes » grecs schismatiques matériels et Jésus-Christ explique aussi ci-dessus que les hérétiques matériels (pas hérétiques hors de l’Église) sont ignorants invincibles (sans faute de leur part) de la vraie foi, et étant de bonne foi ils se soumettraient à la vérité de la foi catholique s’ils en avaient connaissance, et qu’en outre ils se gardent des péchés.

Le pape Hormisdas enseigne et fait promettre de ne pas citer les noms des hérétiques et schismatiques dans la prière Te Igitur du canon de la messe à cause de cette même unité de la foi et de l’Église.

Pape Hormisdas, Libellus fidei, 18 mars 517, profession de foi au clergé revenant du schisme d’Acace (Ench. Symb. 172 365) : «… Je promets que les noms [dans le Te Igitur] de ceux qui ont été séparés de la communion de l’Église catholique, c’est-à-dire qui ne sont pas d’accord avec le siège apostolique [hérétiques et schismatiques] ne seront pas lus durant les saints mystères. [Mais si je tentais de dévier en quoi que ce soit de ma profession de foi, je confesse que, selon mon propre jugement, je serais un complice de ceux que j’ai condamnés.]».

Aucun de ceux qui prirent part au schisme d’Acace n’est inscrit parmi les saints : les noms d’Euphémius et de Macedonius, évêques de Constantinople, ont été effacés du livre des dyptiques parce qu’ils y maintinrent le nom d’Acace (Nat. Alex, Hist. Eccl, siècle 5, ch. 3, fin art. 16 ; Appendice Pierre Ballerini, § 1, c. 2, Raison de la primauté).

Les Révélations de sainte Brigitte enseignent aussi que le pape et les prêtres pécheurs qui ne sont pas hérétiques ne perdent pas la puissance d’absoudre (juridiction), c’est-à-dire que les hérétiques n’ont pas la juridiction pour les sacrements (excepté le baptême en cas de nécessité extrême par loi divine) :

Les révélations célestes de sainte Brigitte, L. 7, ch. 7 : «… la Mère de Dieu me parlait en oraison, me disant les paroles suivantes : … la vraie foi est que le pape qui est sans hérésie, bien qu’il soit chargé d’une quantité d’autres péchés, pourtant n’est jamais si mauvais à raison de ses péchés ni de ses mauvaises œuvres, qu’il n’ait toujours la pleine puissance et autorité de lier et de délier les âmes, laquelle puissance il a eue par saint Pierre et l’a reçue de Dieu. Certainement, il y a eu des papes, avant Jean, pape, qui sont ensevelis dans l’enfer ; néanmoins, ce qu’ils ont fait avec raison et justement, l’Église l’approuve devant Dieu. Je dis de même que les prêtres sont vrais prêtres, consacrent et font le corps de Jésus-Christ, bien qu’ils soient chargés de péchés, et s’ils ne sont [pas] hérétiques, touchent et traitent vraiment Dieu sur l’autel, et administrent les autres sacrements, bien qu’à raison de leurs péchés, ils soient indignes devant Dieu de la gloire céleste».

Le père Kroust, dans ses Méditations sur les vérités de foi, conformes au Magistère, confirme que les hérétiques ne représentent pas l’Église (ne sont pas ministres de l’Église) pour la même raison qu’ils sont coupés de l’unité de l’Église et de la foi.

P. Kroust, S.J (1694-1772), Méditations sur les vérités de foi, Mardi de quasimodo : « IIème point – 1° Voici les paroles de la promesse : … 4 ° Je suis avec vous dans le sacrement de l’Eucharistie et par là même dans l’Église que vous représentez [les hérétiques sont hors de l’Église et ne représentent pas l’Église] et dans tous ceux qui vous suivront ».

 

Sur les hérétiques notoires, publics, formels, manifestes, occultes

Que l’on doit absolument éviter les hérétiques, cela est fondé sur le faitde connaître ou de na pas connaître qu’un baptisé est hérétique : soit on le sait, soit on ne le sait pas ou on ne peut pas le savoir, c’est aussi simple que cela. Quand un hérétique est connu, c’est qu’il est extérieur ou public, et donc c’est qu’il n’est pas occulte ou caché, parce que quand un hérétique est occulte ou caché, c’est qu’il n’est pas connu extérieurement ou au for externe. Un baptisé est hérétique dès qu’il doute ou pense le contraire et l’opposé de l’Église obstinément, ou qu’il refuse sciemment (volontairement) un dogme ou une vérité de foi ou de morale dont il a la connaissance. C’est simplement quand on connaît – publiquement ou extérieurement ou manifestement – l’obstination ou la mauvaise foi hérétique que l’hérétique est connu et qu’on doit absolument éviter la communion religieuse avec lui sous peine de péché mortel.

La loi de l’Église considère ici ce qui est connu ouvertement (affiché) ou manifestement (évident) ou extérieurement (for externe) ou publiquement (domaine public), et certainement obstiné.

Hérétique notoire de fait = hérétique formel et manifeste publiquement connu

Encyclopédie catholique, Notoriété, notoire, 1911 : «La notoriété est la qualité ou l’état des choses qui sont connus, que ce soit pleinement ou officiellement prouvé, si cela peut et doit être tenu comme certain, sans autre enquête, cela est notoire. … D’ordinaire, cela est équivalent à public, manifeste, évident, connu ; tous ces termes ont quelque chose en commun, ils signifient qu’une chose, loin d’être un secret, peut être facilement connue par beaucoup. La notoriété, en plus de cette commune idée, implique l’idée d’indiscutable preuve, de sorte que ce qui est notoire est tenu comme prouvé et sert de base pour les conclusions et les actes de ceux qui ont autorité, en particulier les juges. Pour être aussi précis que possible, « public » signifie que chacun peut facilement prouver ou vérifier ce qui est fait ouvertement ; ce que beaucoup de personnes connaissent et retiennent comme certain est «manifeste» ; ce qu’un nombre plus ou moins de personnes ont appris, peu importe comment, est «connu» ; ce qui doit être tenu comme certain et ne peut plus être remis en cause est « notoire ». … Les canonistes ont diversement classé les effets juridiques de notoriété, notamment en matière de procédure, mais, en fin de compte, ils peuvent tous être réduits à un seul : le juge, et en général la personne en autorité, tenant ce qui est notoire pour être certain et prouvé, ne nécessite pas de plus amples informations, et donc, à la fois peut et doit s’abstenir de toute procédure judiciaire, enquête, preuve, ou formalités, qui seraient autrement nécessaires. Car ces demandes de renseignements et formalités ayant pour objet d’éclairer le juge, sont inutiles lorsque le fait est notoire».

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 2 : « Un crime estNotoire par la notoriété du droit, [s’il l’est] après une condamnation par un juge compétent qui rend la question une chose jugée, ou après une confession faite en cour par le délinquant en accord avec le Canon 1750 » [Can. 1750 : On appelle aveu judiciaire la reconnaissance d’un fait, par écrit ou verbalement, par une des parties, à l’encontre d’elle-même et en faveur de son adversaire, soit spontanément, soit sur interrogatoire du juge et en sa présence].

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 3 :« Notoire par la notoriété de faits’il est publiquement connu et a été engagé dans de telles circonstances que nulle tergiversation [fraude intelligente, détour, faux-fuyant, échappatoire à l’accusation] n’est possible et ni excuse légale ne pourrait excuser [imputabilité certaine] ;

Un hérétique est notoire de fait (c’-à-d. non-déclaré nominativement par jugement de l’Église) est un baptisé dont l‘hérésie est certaine et publiquement (communément) connue : notoire par le fait même. Un hérétique est notoire de fait (par le fait) dès qu’il se fait connaître publiquement (dans le domaine public : Messe publique, internet, écrit publié, etc.) et manifestement (ou ouvertement, ou extérieurement, ou évident, ou ne peut être caché) et formellement (certainement obstiné). Un hérétique public et obstiné est notoire : Quand un baptisé fait partie d’une société hérétique publique et qu’il montre qu’il reste obstiné contrairement au dogme, même par le silence coupable après que lui ait été présenté le dogme, il est notoire.

 

Ci-dessus, canon 2197 § 1-4 du CIC 1917 et ses références en note 1

Le canon 2197 §1-4 du Code de droit canonique 1917 est tiré, entre autres, de l’encyclique Ex omnibus du pape Benoît XIV sur le saint viatique et qui traite de la notoriété des objecteurs de Unigenitus. Le pape appelle ceux qui n’obéissaient pas à Unigenitus «des objecteurs». Ceux qui refusaient obstinément d’obéir à Unigenitus étaient des hérétiques.

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus, sur la Constitution dogmatique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «3 : la loi universelle qui interdit à un pécheur [hérétique qui conteste l’obéissance à la constitution dogmatique Unigenitus] public connu d’être admis à la communion eucharistique, qu’il le demande en public ou en privé.

«4. Maintenant, les objecteurs [qui ont contesté l’obéissance à la constitution Unigenitus] publics et notoires sur le sujet en discussion sont ceux qui ont été déclarés par la sentence d’un juge compétent et qui ont admis leur culpabilité devant les tribunaux [notoires en droit]. Il y a aussi d’autres objecteurs, qui, bien qu’ils n’aient pas été condamnés par un juge et n’ayant pas admis le crime devant les tribunaux, néanmoins, au moment où ils sont sur le point de recevoir le sacré viaticum, confessent [au prêtre] volontairement leur résistance obstinée à la constitution [notoire en droit]. D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance due à cette constitution [dogme], et d’avoir continué dans cet état ; C’est tellement connu que le scandale public [manifestement opposé et obstiné et public = notoire de fait] qui en découle n’a pas encore diminué. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal.

« 5. [Deux types de notoriété] Dans cette affaire, cependant, une différence doit être maintenue entre la notoriété dans laquelle un certain fait est appréhendé et la culpabilité consiste dans l’action extérieure elle-même, comme la notoriété de l’usurier ou de la personne vivant en concubinage, et un autre type de notoriété dans laquelle le fait extérieur est noté, mais la culpabilité dépend beaucoup de la disposition d’esprit. C’est ce dernier genre de notoriété dont nous discuterons. Le premier doit certainement être établi avec des preuves graves ; Ce dernier doit être prouvé avec des preuves plus sûres et plus sérieuses ».

« 8. …ce sera un argument selon lequel l’homme est sans culpabilité, ou du moins qu’il n’a pas été considéré comme un véritable pécheur public. De là, il s’ensuit qu’il n’est pas possible de le refuser quand il demande publiquement à recevoir le viaticum à la fin de sa vie, à moins que, dans l’intervalle, il ait fait quelque chose pour engager le stigmate d’un pécheur public et notoire en référence à ce qui précède problème.

« 9. …ils lui administreront le sacrement du Corps du Christ, sans autre raison que d’obéir à l’Église, qui s’efforce d’éviter le scandale public et de prévenir l’infamie pour le malade lui-même. Bien qu’elle le considère comme un pécheur à la vue de Dieu, elle ne le reconnaît pas comme un pécheur public et notoire dans son tribunal.

« 10. Vous devez maintenant proposer cette norme de jugement et d’action que nous approuvons à tous ceux qui administrent légitimement les sacrements».

Ce qu’il faut retenir ici d’Ex Omnibus : 1° la loi divine interdit à un hérétique public connu de recevoir la communion eucharistique (n° 3) ; 2° les objecteurs publics du dogme qui ont fait quelque chose de manifestement opposé et restés obstinés sont hérétiques notoires de fait et sont donc automatiquement certainement coupable (n° 4) ; 3° La notoriété n’est pas toujours liée à la culpabilité (n° 5) ; 4° L’Église considère les pécheurs publics aussi comme coupables.

1° Ci-dessus (Ex Omnibus n° 3) le pape dit que la loi universelle interdit la communion eucharistique à un hérétique public connu ; il ne dit pas à un notoire. Notez qu’il s’agit bien d’un hérétique connu, parce que bien évidemment s’il n’est pas connu on ne peut pas le savoir, ce qui prouve bien que c’est quand on connait un hérétique qu’on doit l’éviter et non pas qu’il soit connu de beaucoup de personnes ou pas. Si la loi universelle interdit l’admission à l’eucharistie à un hérétique public connu, combien plus l’interdit-elle à un prêtre hérétique public connu, et donc encore davantage lui interdit-elle de confectionner l’Eucharistie !

2° Ceux publics connus pour avoir fait quelque chose de manifestement (évident ; externe) opposé au dogme et sont restés obstinés sont notoires de fait (Ex Omnibus n° 4). Quelque chose de manifestement opposé au dogme c’est quelque chose de connu, et si ce n’est pas manifeste ce n’est pas connu ou seulement supposé ; si c’est quelque chose en plus d’obstiné, c’est coupable ; si c’est quelque chose en plus dans le domaine public c’est notoire de fait (par le fait même). Quelque chose : une parole, un écrit, une action, une omission ou toute autre sorte de choses.

Un prêtre hérétique public et manifeste et obstiné est notoire de fait et il est donc par le fait (automatiquement) certainement coupable ; un hérétique public n’est pas par le fait (automatiquement) certainement coupable, mais il peut devenir certainement coupable quand on a connaissance qu’il est coupable ou obstiné. Un hérétique est manifeste quand il est évident soit par une parole, un acte, un comportement ou en faisant quelque chose d’autre, comme, par exemple : maintenir son écrit, parole ou acte  hérétique après avoir été instruit du dogme, garder un silence coupable quand on lui demande sa foi, rester dans sa secte hérétique après qu’on lui ait montré le dogme, montrer des signes évidents de connivence coupable quelconque avec une société hérétique ou un hérétique, ne pas condamner une hérésie, refuser d’abjurer une croyance hérétique, participer aux réunions religieuses des hérétiques, aider de quelque manière matérielle ou spirituelle l’hérésie à se propager, etc., etc. L’appartenance obstinée à une société hérétique (même pour une seule hérésie contraire à la vérité de la foi catholique) est certainement coupable aussi.

3° Le pape enseigne (Ex Omnibus n° 5) qu’une sorte de notoriété est liée à la culpabilité et consiste dans l’action extérieure ; et qu’une autre sorte de notoriété peut être distincte de la culpabilité, qui dépend de la disposition d’esprit : Dans la première sorte de notoriété le fait doit être notoirement connu pour être certainement coupable puisque la notoriété est liée à la culpabilité, mais pas dans la deuxième sorte de notoriété où la notoriété du fait est distincte de la culpabilité puisqu’elle dépend de la disposition d’esprit. Si la culpabilité d’un fait peut être distincte de la notoriété de ce fait, ceci est la preuve absolue que la culpabilité ne dépend pas nécessairement (obligatoirement) de la notoriété, c’est-à-dire que ce n’est pas la notoriété, dans ce cas, qui rend certainement coupable, contrairement à ceux qui affirment qu’un fait doit être nécessairement notoire pour être certainement coupable ou que l’Eglise l’autoriserait quand il n’est pas notoire, ce qui est faux puisque la culpabilité peut ne pas dépendre de la notoriété. Eh bien, quand vous savez qu’un prêtre reste obstiné, vous avez connaissance de sa culpabilité par son obstination ou disposition d’esprit hérétique.

La notoriété a automatiquement valeur de jugement pénal (et juridique) de culpabilité quand la culpabilité consiste dans le fait extérieur mais pas quand la culpabilité dépend de la disposition d’esprit comme dans le cas d’hérésie où c’est l’obstination qui la détermine. Sans la notoriété la valeur de jugement pénal (et juridique) de culpabilité n’est pas automatique, cela ne signifie pas que qu’elle n’existe pas quand elle est connue seulement comme publique ou manifeste ou privée, car c’est l’obstination certaine qui rend la culpabilité certaine. Et la connaissance de l’obstination certaine rend certaine la connaissance de la culpabilité.       

La notoriété signifie que la connaissance du fait (ici l’hérésie) est considérée par la loi de l’Église comme automatiquement (ou d’office ou de fait) certaine ; sans notoriété, la connaissance du fait n’est pas considérée par l’Église comme automatiquement (ou d’office ou de fait) certaine, ce qui n’empêche pas que la connaissance du fait puisse être certaine sans notoriété par ailleurs.

Quand avez connaissance ou de vraies raisons de supposer qu’un prêtre, dans le domaine public ou privé, est un hérétique, vous devez lui montrer le dogme, et s’il reste obstiné dans son hérésie et/ou dans son appartenance à une secte hérétique, il doit absolument être évité. Quand vous savez qu’un prêtre appartient à une société publique qui reconnait les chefs de la secte vatican 2 pour de vrais papes, vous devez lui montrer le dogme et s’il reste attaché à sa société hérétique, il doit être évité. Quand vous savez qu’un prêtre sédévacantiste (qui ne reconnaît pas à raison les chefs de vatican 2 pour papes, et est coupé à raison de vatican 2) appartient à un groupe qui croit même une seule hérésie et qu’après lui avoir montré le dogme il reste obstiné dans l’appartenance à son groupe hérétique, vous devez l’éviter. Quand vous avez de sérieuses ou vraies raisons de penser qu’un prêtre sédévacantiste est hérétique, et cela parce que vous en avez la connaissance externe, vous devez lui montrer le dogme, et s’il est obstiné, vous devez l’éviter.

Même si ce n’est pas dans le domaine public mais privé que vous avez connaissance ou de vraies et sérieuses raisons de supposer qu’un prêtre est hérétique, vous devez lui montrer le dogme et s’il est obstiné, vous devez l’éviter.

Étant donné que par définition de la loi ecclésiastique il est impossible à un fait notoire d’être caché, nul n’est supposé l’ignorer licitement (c’est illicite de l’ignorer), mais si un fait est public, il est supposé être ignoré licitement parce qu’il pourrait ne pas être certain (doute possible) ou bien pourrait être caché d’une certaine manière au commun (ignorance possible), mais s’il est connu, il n’est pas supposé être ignoré licitement. De même un fait occulte (non-public ou privé) est supposé être ignoré licitement sauf s’il est connu (ceux qui le connaissent ne sont pas excusés par la loi quand ils l’ignorent volontairement alors qu’il est illicite). C’est la raison pour laquelle il est aussi interdit aux fidèles d’aller même chez des hérétiques privés connus (même non-publics, ou privés ou restreints, ou qui n’adhèrent pas ouvertement à une secte hérétique, du moment qu’on en a connaissance, on doit les éviter). La preuve en est que la notoriété n’est pas obligatoirement le critère de culpabilité mais le critère de connaissance de l’hérésie. C’est la loi divine et la règle de la foi qu’un hérétique certainement obstiné n’est pas dans l’unité de la foi ni de l’Église.

4° Le pape enseigne (Ex Omnibus n° 8) «ce sera un argument selon lequel l’homme est sans culpabilité, ou du moins qu’il n’a pas été considéré comme un véritable pécheur public». Par conséquent l’Église considère coupables aussi les hérétiques publics quand ils sont obstinés. Quand un fait public (ou domaine public) est manifeste et obstiné il est notoire et certainement coupable d’office (automatiquement) car le pape dit «aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal». Quand un fait est public (ou domaine public) il n’est pas d’office (automatiquement) certainement coupable, mais peut l’être s’il est connu comme obstiné. Quand un fait non-public (ou privé) est connu ou manifeste, il n’est pas automatiquement certainement coupable, mais peut l’être s’il est connu comme obstiné.

La tergiversation des hérétiques manifestes ou connus qui essaient de s’en sortir les rend-elle non-notoires ?

La méthode frauduleuse d’insinuations des hérétiques utilisée pour établir l’erreur permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser. Le pape Pie VI explique le camouflage des hérésies dans des états ambigus ou d’apparence conservatrice ou contradictoire comme étant la tactique de l’hérétique Nestorius, et il explique que les catholiques ne peuvent pas permettre aux hérétiques de s’en tirer ou de se laisser tromper par eux et doivent tenir ces hérétiques pour leurs hérésies ; il donne des instructions aux catholiques sur la façon de traiter avec une telle tromperie ou ambiguïté dans les écrits des hérétiques :

Pape Pie VI, Bulle «Auctorem fidei», 28 août 1794 : « [Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités … par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle.

«… il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit fairesous le prétexte erroné que des affirmations apparemment choquantes à un endroit soient développées le long de lignes orthodoxes dans d’autres endroits, et même encore en d’autres endroits corrigées, comme prévoyant la possibilité soit d’affirmer ou de nier la déclaration … telle a toujours été la méthode frauduleuse et l’audace utilisée par les innovateurs [dans l’art de la tromperie] pour établir l’erreur, qui permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser

«… C’est une technique plus répréhensible d’insinuer des erreurs doctrinales, condamnée depuis longtemps par notre prédécesseur saint Célestin qui a trouvé qu’elle était dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, et qu’il a exposé pour la condamner avec la plus grande gravité possible. Une fois que ces textes ont été examinés attentivement, l’imposteur a été exposé et confondu, car il s’est exprimé dans une pléthore de mots, mélangeant des choses vraies avec d’autres qui étaient obscures ; mélangeant parfois l’une avec l’autre de manière à ce qu’il soit également en mesure de confesser ces choses qui ont été niées alors qu’en même temps il possédait un motif pour nier ces phrases mêmes qu’il confessait.

«Afin d’exposer ces pièges, ce qui est nécessaire à une certaine fréquence dans chaque siècle, aucune autre méthode n’est nécessaire que la suivantedès qu’il devient nécessaire d’exposer des états qui déguisent une erreur ou un danger suspect sous le voile de l’ambiguïté, NOUS DEVONS DÉNONCER LE SENS PERVERS dans lesquels l’erreur se rapportant aux vérités catholiques est camouflée».

Le pape Pie VI dit ci-dessus qu’un hérétique « ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire ». Cela prouve que quand l’obstination est subtile, elle n’a pas d’excuse du moment que c’est manifeste. Et en outre, cela prouve que c’est ce qu’on connait de l’obstination hérétique qui importe et non pas le fait qu’un hérétique doit afficher ou déclarer ouvertement son hérésie.

L’Église enseigne que toute assertion [allégation, ou thèse] contraire à la vérité de la foi est perpétuellement condamnée, et que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi] disséminent les hérésies et sont de détestables et abominables hérétiques qui ébranlent la foi catholique.

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, « Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée » (Décrets 605) ex cathedra (Magistère solennel)  : « [Léon … pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement [en tous sens] évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique [Ceux qui adhèrent à l’affirmation de toute assertion contraire à la vérité de la foi]. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases partielles de condamnation] ».

Ceux qui adhèrent – et pas seulement ceux qui affichent leur hérésie – sont de détestables hérétiques disséminant les hérésies et qui doivent être évités. N’est-ce pas assez clair ? Si vous continuez à aller chez les hérétiques quand vous les connaissez publiquement hérétiques, malgré la connaissance de cette condamnation, c’est que vous n’êtes pas catholiques.

L’Église enseigne que les hérétiques dissimulent, alors comment comprendre que le canon 2197 § 3 du Code de droit canonique 1917 dise ce qui suit pour que le fait soit certain : «a été engagé dans de telles circonstances que nulle tergiversation [fraude intelligente, détour, faux-fuyant, échappatoire à l’accusation] n’est possible » ? La réponse est que les hérétiques dissimulent toujours leurs erreurs opposées et contraires au dogme par le camouflage ou l’ambiguïté de sens, etc., mais c’est leur obstination qui les fait hérétiques. C’est quand on connaît l’obstination hérétique qu’on connaît l’hérétique. Quand on ne peut pas connaître l’obstination comme certaine, on ne peut pas imputer la peine d’hérésie. Ce n’est pas parce que l’obstination hérétique est subtile que c’est une excuse légitime. Non. Quand l’hérésie est publique et que l’obstination ou la mauvaise foi est manifeste (évidente ou certaine) ou prouvée, comme quand on voit que l’hérétique reste dans sa position malgré qu’on lui ait fait connaître le dogme, l’hérétique est notoire. Mais de toute façon, il n’a pas nécessairement besoin d’être public pour pouvoir être hérétique car un hérétique peut être formel (certainement obstiné) et manifeste en n’étant pas dans le domaine public (privé).

2 Timothée 3, 2, 5 : « Or sache qu’à la fin des jours [temps actuels de la grande apostasie], viendront des temps périlleux. Il y aura des hommes … ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité [comme les hérétiques et schismatiques]. Évite encore ceux-là ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « l’hérésie professe un dogme corrompu »

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié automatiquement par loi divine] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE.

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, Part 2 § 2 :  « Il [le diable] dissimulait ainsi le mensonge sous le couvert de l’Écriture, ce que font précisément tous les hérétiques ».

Hérétique formel = hérétique certainement obstiné

Un hérétique est formel quand il est obstiné de mauvaise foi contre un dogme qu’il connait, sinon c’est un hérétique matériel (qui n’est pas hérétique mais errant de bonne foi) ou seulement un soupçonné d’hérésie (pas hérétique ou pas encore) parce qu’il aide à propager l’hérésie par action ou par omission (ce qui est le cas de tous les prêtres appartenant à une société publique).

Hérétique manifeste = hérétique obstiné évident, ouvertement ou extérieurement

Un hérétique est manifeste quand il ne peut pas cacher son hérésie, c’est-à-dire qu’il se révèle extérieurement ou au for externe qui relève de la responsabilité de la personne par rapport à l’extérieur. Un hérétique peut se montrer manifeste par ses paroles, actes, ou comportement.

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus Sur la Constitution Apostolique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «4. …les objecteurs publics et notoires sur le sujet en discussion… D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance due à cette constitution, et d’avoir continué dans cet état [public et notoire] ; C’est tellement connu que le scandale public qui en découle n’a pas encore diminué. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal.

Quand l’obstination hérétique est manifeste, elle devient notoire.

Hérétique public = hérétique connu dans le domaine public et/ou qui adhère ouvertement à une secte hérétique

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 1 : «Un crime est public : 1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir».

Un hérétique est public dès qu’il externe son hérésie dans le domaine public même sans témoin, ou qu’il appartient à une secte hérétique connue publiquement, sinon c’est un hérétique occulte (caché ou qu’on ne peut connaître). L’hérésie est publique quand elle est communément connue ou qu’elle peut facilement être connue du public (comme dans le domaine public). L’hérétique public (ou l’hérésie publique) relève du for externe (ce qui relève de la responsabilité visible et apparente de chacun dans la société et l’Église), car il engage sa responsabilité extérieurement (manifeste) et publiquement : Par exemple, un membre d’une société hérétique publique est hérétique public de par son appartenance à cette société. Mais il pourrait être matériel s’il ne connaît pas le dogme.

Hérétique occulte = hérétique non public ou privé ou caché ou on ne sait pas ou on ne peut pas savoir

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 4 : «Un crime est … Occulte, s’il n’est pas public ; matériellement occulte, si le délit est caché ; formellement occulte, si l’imputabilité est cachée [on ne sait pas la culpabilité] ».

L’hérétique relève d’abord de la loi divine avant la loi ecclésiastique qui lui est subordonnée (à la loi divine). Ces distinctions ne sont pas des distinctions de degré d’hérésie mais des distinction théologique de niveau de connaissance de l’hérésie pour autrui qui ne relève que de la loi ecclésiastique, pas de la loi divine. Ces distinctions de degré de connaissance ne servent qu’à savoir à quel point (ou degré) l’hérésie peut être connue, et non pas si l’hérétique est plus ou moins hérétique. On ne peut pas dire qu’une personne est hérétique avant la confirmation de son obstination qui la rend effectivement hérétique. L’hérétique occulte est hérétique sauf qu’on ne peut pas le savoir.

Le fait de placer l’hérésie dans le domaine public relève du for externe qui engage la responsabilité personnelle quand à l’extérieur. Un hérétique matériel public n’est pas un hérétique mais quelqu’un qui place son erreur de bonne foi dans le domaine public.

Quand l’hérésie est notoire de fait, elle est publique et formelle et donc on n’a même pas besoin de questionner l’hérétique pour avoir confirmation de son obstination car la culpabilité est certaine par le fait même.

Hérétiques négatifs = hérétiques formels affirmant détester l’hérésie pour laquelle ils sont accusés

Il existe même des «hérétiques négatifs», c’est-à-dire des hérétiques certains (formels) qui disent qu’ils ont horreur de l’hérésie dont on les accuse et qui font profession du contraire : «Dans le langage de l’Inquisition, celui qui étant convaincu par des preuves incontestables, se tient cependant toujours sur la négative, déclarant qu’il a horreur de la doctrine dont on l’accuse et fait profession de croire les vérités opposées» (Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, T 1, Abbé Glaire, 1868, p. 1012).

L’existence d’hérétiques négatifs prouve qu’on ne doit même pas se baser sur ce que dit un hérétique quand on le questionne sur sa foi, car il est par définition de mauvaise foi. L’excuse en droit est une excuse légitime ou légale – dans la loi, c’est-à-dire prévue par la loi – et non pas ce que déclare l’hérétique qui ment. Car quand on est certain de l’hérésie, ce que dit l’hérétique pour biaiser n’est pas une excuse en droit, ni une «fraude intelligente», mais juste un mensonge qu’on connait et qui rend encore davantage certain de l’obstination ou de l’hérésie.

Pape Pie VII, Post tam diuturnas, 29 avril 1814 (Magistère) : « en promettant faveur et appui aux sectes hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs. C’est IMPLICITEMENT la désastreuse et à jamais déplorable HÉRÉSIE que saint Augustin mentionne en ces termes : « Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai, absurdité si monstrueuse que je ne peux croire qu’une secte la professe réellement ».

Avez-vous entendu ? C’est infailliblement une hérésie implicite de dire que tous les hérétiques disent vrais.

Certitude de culpabilité

Un hérétique notoire de fait est un hérétique public et manifeste et formel en même temps. La notoriété de fait = hérésie dans le domaine public + certitude de culpabilité (=obstination). L’hérétique est excommunié automatiquement (de loi divine) et la loi divine interdit la communion religieuse communicatio in sacris/in divinis.

Même une légère preuve suffit pour la certitude de culpabilité d’hérésie selon la règle de la foi, comme l’enseigne l’Église :

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Ci-dessus, l’Église enseigne infailliblement qu’une légère preuve suffit pour considérer une personne comme hérétique. Une légère preuve suffit parce que l’unité de la foi et l’unité de l’Église sont de loi divine. Qu’une légère preuve suffit est la règle de la foi. Donc ceux qui affirment qu’il faut qu’un hérétique « impose » ou soit « contraignant avec son hérésie » pour être considérer comme un hérétique à éviter, errent, et s’ils sont obstinés de mauvaise foi, ils sont hérétiques.

Concrètement, l’hérétique qui dit (ou écrit ou montre un acte) une hérésie qui peut devenir communément connue, est hérétique public. L’hérétique qui appartient à un société hérétique publique (dont les offices sont publics) est hérétique public. Et quand on a la confirmation de son obstination il est hérétique notoire de fait (par le fait). Sinon il serait un hérétique matériel public, c’est-à-dire non obstiné ou non-hérétique, car il reviendrait de sa position erronée après qu’on lui ait montré le dogme. C’est aussi simple que cela.

Sinon comment sait-on que quelqu’un est hérétique ?

1° Soit on sait qu’il est hérétique ;

2° soit on ne sait pas s’il est hérétique (il est seulement soupçonné d’hérésie et en le questionnant sur sa foi on saura s’il est hérétique ou non) ;

3° soit on sait qu’il n’est pas hérétique (en le questionnant sur sa foi on saura qu’il n’est pas hérétique mais hérétique matériel qui ne connaissait pas le dogme).

Et quand on sait qu’un hérétique dissimule, on a encore davantage la certitude de l’hérésie. Quelqu’un de mauvaise foi face au Magistère est hérétique pur et simple, comme aussi la personne qui reste dans le silence volontaire devant le dogme, ce qui est une autre façon de montrer une mauvaise foi. Quand on sait que la personne est de mauvaise foi, on sait certainement qu’elle est hérétique et on connait l’hérésie : on doit absolument éviter la communion religieuse sous peine de péché mortel.

Par exemple, un prêtre (valide) appartenant à une société hérétique (comme FSSPX, IMBC, CMRI, SSPV, etc.) relève du for externe. Et on ne peut fonder un jugement que sur l’extérieur. Si on lui montre le dogme ou la vérité de foi et qu’il continue à dire ou à se comporter de telle façon qu’on voit bien au for externe qu’il ne change pas de position, il est hérétique notoire. Et personne ne peut communier religieusement (ni même verbalement) avec lui sans pécher mortellement. Nul ne peut communier avec un prêtre appartenant à une société hérétique publique (une société qui place son hérésie dans le domaine public et/ou dont les offices peuvent être publics). Comment savez-vous qu’il est hérétique public et non pas notoire ? Parce que vous ne lui avez pas demandé sa foi : Vous savez qu’il est hérétique mais vous avez besoin de la certitude de son hérésie (obstination), et donc vous devez le questionner. Ceci relève aussi du bon sens ou de la raison, c’est-à-dire la loi naturelle. Vous ne pouvez pas communier avec un tel prêtre sans pécher par omission, car le faire quand même revient à un déni de la foi par le silence alors qu’on sait au for externe que la société dont il fait partie est hérétique et on doit le reprendre. De plus au for externe il affiche (ou ne nie pas) son appartenance à une société hérétique publique, c’est-à-dire qu’il doit être considéré hérétique car il montre qu’il appartient à une société hérétique. Personne ne doit garder quand même le silence avec un tel hérétique pour recevoir ses sacrements sans pécher.

Les hérétiques qui sont dans le domaine public ou qui peuvent facilement devenir connus (=public) – notamment aujourd’hui avec internet qui est le domaine public – et à qui est montré la vérité mais qui ne répondent pas, ou restent silencieux, prouvent par ce fait leur obstination (ils sont hérétiques formels). Il pourrait être possible (mais c’est peu probable) qu’un prêtre appartenant à une société hérétique publique ne soit pas en accord (dans son for interne ou conscience) avec l’hérésie de sa société, dans ce cas il serait hérétique matériel ou soupçonné d’hérésie, mais pour le savoir il faut le questionner, et cela relève non seulement de la loi divine immuable et de la loi ecclésiastique (droit disciplinaire), mais aussi de la loi naturelle (conforme à la raison naturelle).

Ceux qui n’appartiennent pas à une société hérétique, sont aussi publics car ils sont dans le domaine public : leur messe est publique, et la plupart peuvent aussi être connus avec internet (ou d’autres médias).

Ceux dont on ne sait pas s’ils sont hérétiques mais qui sont de mauvaise volonté en ne voulant pas regarder les preuves qui leur sont proposées, doivent être condamnés comme suspects d’hérésie, car ils montrent par ce fait une obstination et mauvaise volonté (sinon ils seraient des hérétiques matériels dans l’erreur et non pas des suspects d’hérésie), et c’est à eux de prouver leur innocence selon la loi de l’Église. S’ils refusent obstinément de prouver leur innocence, ils doivent être condamnés comme des hérétiques.

Un hérétique notoire, public, manifeste, ou formel demeure hérétique tant qu’il n’a pas abjuré publiquement ses hérésies point par point et confessé la vraie foi point par point. Alors seulement il peut réintégrer l’Église catholique. Sinon, il reste un hérétique pur et simple. C’est l’enseignement de l’Église que la foi catholique doit être conservée intègre (entière) et inviolée (intacte) pour le salut.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pas de communion religieuse avec les hérétiques connus comme notoires, formels, manifestes ou publics

Un hérétique est un hérétique : Soit une personne est hérétique, soit elle n’est pas hérétique, et soit on connait l’hérésie, soit on ne connait pas l’hérésie, c’est aussi simple que cela.  Quelqu’un qui nie volontairement le dogme est hérétique. Quelqu’un qui doute sciemment du dogme est hérétique. Quelqu’un de mauvaise foi (et dans le silence volontaire) face au Magistère est hérétique pur et simple. Sinon ce n’est pas un hérétique mais quelqu’un de bonne foi mais dans l’erreur, c’est-à-dire un hérétique matériel qui n’est pas obstiné contre le Magistère et auquel il adhérera.

Aucun baptisé ne doit avoir de communion religieuse avec les hérétiques connus comme notoires, formels, manifestes ou publics, c’est-à-dire avec des gens qu’il peut connaître comme étant hérétiques, c’est-à-dire à partir du moment où on a la confirmation de son obstination à ne pas adhérer au dogme.

On pourrait être en communion religieuse sans pécher avec un prêtre qu’on ne sait pas être hérétique, même s’il y a des personnes présentes qu’on saurait être hérétiques, car dans ce cas c’est le rapport au célébrant des sacrements qui est pris en compte. Le fait qu’on ne sait pas s’applique de la même façon pour un groupe d’hérétiques qu’il y ait un prêtre ou pas, ou même avec un seul hérétique. Bien évidement, on pèche quand on le sait.

Tout baptisé a besoin de connaître l’enseignement de l’Église et d’obéir aux critères de l’Église en l’absence de catholiques au saint-Siège pour nous dire ce qu’il faut faire, et non pas de se fabriquer sa propre opinion théologique de ce qu’on peut faire ou pas, en interprétant l’enseignement de l’Église en fonction de ses désirs. Que doit faire un catholique dans la grande apostasie actuelle si avancée ? Rester passif en attendant que le prêtre hérétique manifeste plus ouvertement encore ou offensivement son hérésie ? Ou lui demander sa foi ? Le catholique doit soupçonner le prêtre comme hérétique en ces temps de grande apostasie et d’hérésies généralisées s’il connaît assez sa foi – et il est tenu de ne pas ignorer sa foi sous peine de péché mortel.

Le dogme ci-dessous définit que les hérétiques connus (qu’on sait être hérétiques) et occultes (non-connus) sont hors de l’Église parce qu’ils pensent l’opposé et le contraire, même s’ils ne font pas connaître leur hérésie. C’est un dogme, c’est la loi divine. Par conséquent, aucun catholique ne doit entrer en communion religieuse avec toute personne qu’il sait être hérétique, et le faire en connaissance de cause c’est être hérétique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT [Latin : sentientes] des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église ».

Il est de foi divine (Magistère), ci-dessous, que tout baptisé qui repousse quelqu’une des vérités se précipite ouvertement dans l’hérésie.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter OUVERTEMENT dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église, et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela ».

Avez-vous entendu ? Celui qui repousse une seule vérité de foi est ouvertement hérétique.

Cardinal Camillo Mazella, S. J. (Préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la bulle Apostolicae Curae), De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est certain que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »] ».

Catéchisme Penny, n° 176 : «Par le premier Commandement, il nous est commandé d’adorer l’unique et vrai Dieu vivant, par la Foi, l’Espérance, la Charité et la Religion ».

Catéchisme Penny, n° 177 : «Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de Foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église ».

Communion religieuse explicite ou implicite avec un hérétique

On peut être explicitement [non sous-entendu] en communion (Communication in sacris/in divinis) avec un hérétique connu quand la preuve dogmatique a été présenté à l’hérétique connu et qu’il demeure obstiné, mais qu’on reste quand même en communion avec lui (ce prêtre valide célébrant une messe latine valide qui nie obstinément le dogme) sachant qu’il est obstiné ou hérétique.

On peut être implicitement (de manière sous-entendue) en communion (Communication in sacris/in divinis) avec un hérétique connu quand il y a une ou plusieurs véritables raisons de soupçonner sérieusement que la personne est hérétique, mais qu’on n’essaye pas de découvrir la vérité ou qu’on n’essaye pas suffisamment sciemment (on est conscient qu’on doit questionner le prêtre sur sa foi point par point mais on néglige de le faire correctement sachant que cela révèlerait l’hérésie). Dans les deux cas, on peut être coupable de péché mortel par omission d’ignorance coupable et être en communion avec celui qu’on sait être hérétique, conformément à l »enseignement de l’Église catholique. C’est un péché mortel d’être en communion avec les hérétiques quand on en a connaissance ou qu’on le suppose aisément et qu’on pourrait très facilement en avoir connaissance. Tout catholique doit demander quelle est la foi du prêtre et en quoi il croit pour savoir s’il tient des hérésies et lui montrer la vraie foi catholique (et s’il reste obstiné, c’est un hérétique à éviter). Un catholique ne peut pas garder un silence coupable sans faire défection de sa foi et sans pécher mortellement. La négligence coupable (volontaire ou quand on le sait et qu’on persiste à ne pas le faire) ou la mauvaise volonté pour connaître l’hérésie supposée (et donc la vraie foi) rend suspect d’hérésie en ces temps actuels de grande apostasie où les hérésies sont généralisées et répandues chez quasi tous les prêtres.

Code de droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi [sous peine de péché mortel] dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [déni] implicite [sous-entendue] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain ».

«Comment pèche-t-on contre la foi catholique ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part au culte non-catholique». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme [attribué au] pape saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore).

Catéchisme Penny n° 329, neufs façons de participation au péché d’autrui : «… 3. Par consentement ; 6. Par dissimulation ; 7. En étant un partenaire dans le péché ; 8. Par mutisme [silence] ; 9. En prenant la défense du mal qui a été fait ».

Jacques 4, 17 : «Pour celui qui connait le bien à faire, et ne le fait pas, pour lui c’est le péché ».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte ».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Saint Justin Martyr, Père de l’Église, Dialogue avec Tryphon, n° 82, 2ème siècle : « … tous ceux qui peuvent dire la vérité et ne la disent pas seront jugés par Dieu, selon que Dieu le témoigne par la bouche d’Ézéchiel lorsqu’il dit : « Je t’ai établi gardien de la maison d’Israël, si le pécheur pèche et que tu ne l’avertisses pas, il sera perdu lui-même par son péché, … mais à toi je te demanderai son sang ; si au contraire tu l’as averti, tu seras innocent » (Ez. 3, 17-19) ».

En outre, les catholiques sont tenus par la loi divine de condamner les hérésies et les hérétiques.

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553, 8ème sess., can. 11, ex cathedra : «Quiconque ne condamne pas tous les hérétiques, … qu’il soit anathème » (Ench. Symb. 223 433).

Pape saint Agathon Ier, (678-681) ex cathedra : Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique [Personne ne peut prier avec les hérétiques et être Catholique] (Sacrorum Conciliorium, Archevêque John Mansi, Thomas Florentiae, 1759, XI, 635, 12).

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra (Magistère solennel) : C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie (II – Décrets [n° 26], (Décrétales 382), 1312).

Pape Martin V, Concile de Constance, ex cathedra (Magistère solennel) : Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques (Sess. XV, 6 juil. 1415 ; Décret. 421-422).

Pape Léon X, Concile de Latran V, sess. VIII, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «Tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée] disséminant de la sorte les hérésies, doivent être totalement évités et punis comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique ».

La loi divine – l’unité de foi et de gouvernement nécessaire à l’unité du Corps qui est l’Église – oblige un catholique d’éviter un hérétique du moment où il est manifeste (on le voit par ses paroles et/ou actes) ou formel (on est certain), dans toute communion religieuse.

Si la prière avec les hérétiques est un péché mortel et même une participation à l’hérésie, combien plus la communion et les sacrements avec un ou des hérétiques est un péché encore plus grave. Les deux exceptions sont le baptême et le Mariage. 1° Le Baptême est une exception de loi divine seulement en cas de nécessité. 2° On ne peut pas se marier sans péché mortel devant un prêtre hérétique parce qu’il n’est pas le ministre de l’Église (en dehors du ministre civil dans le mariage civil qui n’a rien à voir avec le sacrement). Dans le Mariage autorisé par l’Église, le catholique doit absolument œuvrer à la conversion de son époux(se) hérétique, les ministres du sacrement sont les époux et non le ministre de l’Église qui est le témoin.

Un prêtre (valide) appartenant à une église hérétique ou schismatique est un hérétique public au titre même de la société à laquelle il s’affiche appartenir (for externe). Il pourrait peut-être être seulement soupçonné d’hérésie au titre du for interne : On ne peut pas communier avec tel prêtre, sans pécher contre la foi, en sachant certainement qu’il appartient à une société hérétique ou qu’il est issu d’une société hérétique publique. On doit le questionner sur sa foi pour avoir la confirmation (ou non) de son obstination (hérétique) à nier ou douter du dogme. On doit le faire : 1° à cause du bénéfice du doute car il pourrait ne pas connaître ou ne pas comprendre le dogme ; 2° pour ne pas pécher mortellement par le silence, ce qui est déni de la foi ; et 3° pour ne pas pécher par omission de reprendre et d’instruire les pécheurs, c’est-à-dire de condamner l’hérésie et d’instruire du dogme ou vérités révélées de foi et de morale. Si cette personne confirme son obstination ou son doute du dogme par acte (ou silence volontaire) ou par parole, il est notoire (hérétique public et certain).

Par exemple, une société écrit une erreur contre un dogme dans un de ses bulletin (donc dans le domaine public). Que doit-on faire en le voyant ? Demander confirmation de cette erreur afin de savoir si ce n’est qu’une erreur involontaire ou si c’est sciemment, et on ne doit pas faire comme si on ne le savait pas (afin entrer, d’une façon ou d’une autre, en communion religieuse avec cette société). Pour répondre à ceux qui sont en communion avec un (des) hérétique(s) et sont condamnés car ils le savent : 1° Soit vous ne savez pas que le prêtre est hérétique, 2° soit vous le savez être hérétique, 3° soit vous le savez ne pas être hérétique (soit suspect d’hérésie ou soit hérétique matériel). Tous sont tenus sous peine de péché de connaître la foi et de condamner l’hérésie. Dans l’avancée actuelle de l’apostasie, on ne peut pas dire qu’un prêtre n’est pas vraiment hérétique ou pas assez hérétique (ou pas assez notoire) afin de communier à ses sacrements, car cela révèlerait une négligence coupable de connaître la foi et serait un déni de la foi. Comme cela a été déjà vu, ceci relève de la loi divine immuable, du droit ecclésiastique (ou disciplinaire) et aussi de la loi naturelle, en conformité avec la raison, car on sait naturellement ici ce qu’on peut faire et ne pas faire.

C’est l’obstination de mauvaise foi contre le Magistère de l’Église qui fait être hérétique car la c’est la règle de la foi qu’un baptisé refusant (obstiné et en connaissance) l’enseignement de l’Église doit considéré non-catholique hors de l’Église.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Comme on peut le voir ci-dessus, le Magistère de l’Église enseigne par le pape Pie XII que c’est la loi divine que ceux qui refusent (volontairement) de se soumettre à l’enseignement du Magistère de l’Église doivent être considérés coupés de fait de l’Église.

Tite 3, 10 est universel et absolu, ce qui exclut absolument une catégorie d’hérétiques à éviter par rapport à une autre catégorie d’hérétique à ne pas éviter. L’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit. Tite 3, 10-11 est donc de loi divine à prendre tel qu’il est écrit comme on peut le voir ci-dessous avec le Pape Vigile dans sa déclaration dogmatique. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré.

Tite 3, 10-11 « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Par conséquent tous ceux qui refusent sciemment de prendre Tite 3, 10-11 littéralement et restent en communion religieuse avec des hérétiques connus en tant que notoires, publics, formels , manifestes en sachant qu’ils sont obstinés, sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture. Et s’ils ne reprennent pas les hérétiques qu’ils connaissent, ils désobéissent à la loi divine et sont dans un déni de la foi mortellement pécheur.

La fausse thèse d’éviter absolument les hérétiques notoires de fait mais pas les hérétiques « moins notoires »en se basant sur le code de droit canonique est une façon de faire erronée car c’est la loi divine qui régi d’abord les hérétiques et hérésies. Le Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 1-4 sur la notoriété d’un crime ci-dessus concerne les excommuniés de droit ecclésiastique pas les hérétiques et schismatiques excommuniés automatiquement de droit divin avant toute excommunication ecclésiastique, parce que ce canon 2197 est fondé sur Ad Evitanda Scandala et le Concile de Bâle qui parlent des excommuniés de droit ecclésiastique et pas des hérétiques excommuniés de droit divin, comme l’a confirmé saint Robert Bellarmin.

Selon la loi divine, tout catholique doit éviter tout hérétique car l’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit, du moment qu’il est connu soit notoire (certain et public), public (domaine public), formel (certainement obstiné) ou manifeste (extérieurement) parce qu’un hérétique est obstiné, sinon ce n’est pas un hérétique. C’est pourquoi on doit éviter un hérétique après qu’on connaisse son obstination qui est la confirmation que c’est un hérétique.

L’Église enseigne que ce n’est pas uniquement celui qui « impose » son hérésie qui est considéré hérétique coupé

Pape Pélage II, Quod ad dilectionem, 585 : «»Si quelqu’un, cependant, suggère ou croit ou prétend enseigner le contraire de cette foi, qu’il sache qu’il est condamné et aussi anathématisé selon l’opinion des Pères [Magistère].

Ci dessus, on peut voir que l’Église enseigne bien que si «Si quelqu’un, cependant, suggère ou croit ou prétend enseigner le contraire de cette foi, qu’il sache qu’il est condamné et aussi anathématisé selon l’opinion des Pères [Magistère ordinaire]», donc ce n’est pas seulement ceux qui « imposent » leurs hérésies, mais même ceux qui les suggèrent ou les croient qui sont anathèmes de loi divine.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Ci dessus, on peut voir que tous ceux qui ne pensent des choses opposées et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ : Le Magistère dit bien ceux pensent des choses opposées et contraires, non pas ceux qui « imposent » leur hérésie.

Pape Léon X, Concile de Latran V, sess. VIII, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «… est fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée [Vatican I, Dei Filius, Ench. Symb. 1797 3017]. Tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi] disséminant de la sorte les hérésies, doivent être totalement évités et punis comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique ».

Ci-dessus, l’Église enseigne bien que ceux qui adhèrent à l’affirmation de toute assertion contraire à la foi disséminent les hérésies et sont hérétiques à éviter : Ceci prouve bien que ce ne sont pas que ceux qui « imposent » leur hérésie qui sont considérés hérétiques à éviter par l’Église.

Le pape Pie VI explique que les hérétiques camouflent les hérésies par des états ambigus ou d’apparence conservatrice ou contradictoire, et il explique que les catholiques ne peuvent pas permettre aux hérétiques de s’en tirer ni se laisser tromper par eux et doivent tenir ces hérétiques pour leurs hérésies ; il donne des instructions aux catholiques sur la façon de traiter avec une telle tromperie ou ambiguïté dans les écrits des hérétiques :

Pape Pie VI, Bulle «Auctorem fidei», 28 août 1794 : « [Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités … par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle.

«… il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire, sous le prétexte erroné que des affirmations apparemment choquantes à un endroit soient développées le long de lignes orthodoxes dans d’autres endroits, et même encore en d’autres endroits corrigées, comme prévoyant la possibilité soit d’affirmer ou de nier la déclaration … telle a toujours été la méthode frauduleuse et l’audace utilisée par les innovateurs pour établir l’erreur, qui permet à la fois la POSSIBILITÉ DE PROMOUVOIR ET L’ERREUR ET DE L’EXCUSER

«… C’est une technique plus répréhensible d’insinuer des erreurs doctrinales, condamnée depuis longtemps par notre prédécesseur saint Célestin qui a trouvé qu’elle était dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, et qu’il a exposé pour la condamner avec la plus grande gravité possible. Une fois que ces textes ont été examinés attentivement, l’imposteur a été exposé et confondu, car il s’est exprimé dans une pléthore de mots, mélangeant des choses vraies avec d’autres qui étaient obscures ; mélangeant parfois l’une avec l’autre de manière à ce qu’il soit également en mesure de confesser ces choses qui ont été niées alors qu’en même temps il possédait un motif pour nier ces phrases mêmes qu’il confessait.

«Afin d’exposer ces pièges, ce qui est nécessaire à une certaine fréquence dans chaque siècle, aucune autre méthode n’est nécessaire que la suivantedès qu’il devient nécessaire d’exposer des états qui déguisent une ERREUR ou UN DANGER SUSPECT sous le voile de l’ambiguïté, NOUS DEVONS DÉNONCER LE SENS PERVERS dans lesquels l’erreur se rapportant aux vérités catholiques est camouflée».

Le pape Pie VI dit ci-dessus qu’un hérétique « ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire » : Cela prouve que quand l’obstination est subtile, elle n’a pas d’excuse. Et en outre, cela prouve que c’est ce qu’on connait de l’obstination hérétique qui importe et non pas qu’un hérétique « impose » son hérésie.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : « L’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Ci dessus, on peut voir que tous ceux qui ne pensent pas comme Elle, l’Église les regarde comme des rebelles déclarés : Le Magistère dit bien ceux qui ne pensent pas, non pas ceux qui « imposent » leur hérésie.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique.

Ci dessus, le pape précise bien que les hérétiques corrompent la foi par un seul mot : Donc ceci montre bien que c’est la subtilité qui rend hérétique et que ce ne sont pas seulement ceux qui « imposent » leurs idées hérétiques qui sont considérés hérétiques et coupés de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «La pratique de l’Église a toujours été la même comme le montre l’enseignement unanime des Pères qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Ci dessus,, le pape enseigne que s’écarter ou s’éloigner de n’importe quel point de doctrine suffit pour être hérétique : Encore une fois, ceux qui s’écartent de la doctrine de la foi, ce ne sont pas seulement ceux qui « imposent » leur hérésie.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Ci dessus, le pape enseigne infailliblement que celui donne son assentiment à l’hérésie est suffisant pour être hérétique et coupé de l’Église : Donc encore une fois, le terme « donne son assentiment » prouve bien que ce ne sont pas ceux qui « imposent » leur hérésie qui sont considérés par l’Église et infailliblement comme étant hérétiques et coupés de fait de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère ordinaire infaillible) : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [religion d’homme] PLUTÔT QU’À DIEU ».

On peut voir ci-dessus que s’appuyer sur son propre jugement, en refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ », signifie refuser de se soumettre au Magistère : C’est ce refus qui fait l’obstination et rend hérétique, et non pas uniquement d’ « imposer » son hérésie aux autres.

Dire qu’uniquement ceux qui « imposent » leurs hérésie(s) sont des hérétiques coupés de fait de l’Église est contraire au Magistère de l’Église, et l’affirmation de cette erreur ou l’obstination dans cette erreur est hérétique.

L’Église excommunie aussi bien l’hérétique formel (certainement obstiné)

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) (Magistère de l’Église) : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. … si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique [non-catholique]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se SÉPARE de l’unité catholique ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostasie] ? »

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie]».

L’Église condamne aussi bien l’hérétique manifeste (extérieurement évident)

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 ex cathedra : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Concile de Constance, sess. XV, (décrets 428), 1415, Condamnation de Jean Huss disciple de John Wyclif, ex cathedra (Magistère solennel) : « … ce très saint synode de Constance … déclare  … que le dit Jean Huss a été et est vraiment et manifestement hérétique [verum et manifestum* hereticum], qu’il a enseigné et prêché publiquement des erreurs et des hérésies déjà condamnées par l’Église … ce très saint synode a constaté que le même Jean Huss était obstiné et incorrigible au point qu’il ne désirait pas revenir dans le sein de la sainte mère Église et qu’il ne voulait pas abjurer les hérésies et les erreurs prêchées publiquement par lui ». (ratifié par le pape Martin V en 1418)

[*] Manifestum (manifestus) : manifestement (montrer, découvrir, révéler, manifeste, évident, laissant paraître, laissant voir). (Dict. Latin-Français Félix Gaffiot, éd. 1934, p. 946).

Pape Martin V, Concile de Constance, Inter cunctas, Questionnaire aux wyclifites et hussites, 22 fév. 1418 ex cathedra : « 39. De même s’il croit que les péchés mortels, et en particulier ceux qui sont manifestes, doivent être corrigés et extirpés publiquement ».

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus Sur la Constitution Apostolique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «4. …les objecteurs publics et notoires sur le sujet en discussion… D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance due à cette constitution, et d’avoir continué dans cet état [public et notoire] ; C’est tellement connu que le scandale public qui en découle n’a pas encore diminué. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal.

Quand un fait manifeste devient obstiné, il est notoire. Quand l’obstination hérétique est manifeste, elle devient notoire.

Saint Thomas, Somme théol., Tertia, Q. 64, art. 9, rép au 2 : «D’autres [hérétiques] observent la forme de l’Église, et ceux-là confèrent le sacrement mais non la chose du sacrement [grâce sanctifiante et rémission des péchés]. Et je parle ainsi s’ils sont manifestement séparés de l’Église [Texte latin : si sunt manifestè ab Ecclesia præcisi], parce que par là même qu’on reçoit d’eux les sacrements on pèche. Et c’est là ce qui empêche de recevoir l’effet du sacrement».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; MAIS quand ils voient que QUELQU’UN EST UN HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES EXTÉRIEURES, ILS LE jugent hérétique PUR ET SIMPLE, ET LE DÉNONCENT comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu. L’argument d’autorité est basé sur Saint Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ ».

L’Église condamne aussi bien l’hérétique public

L’hérétique public est à éviter car 1° le fait est non-caché (peut être connu) ; et/ou 2° on peut connaître l’hérésie dans le domaine public ; et/ou 3° l’hérétique appartient à une société hérétique publique.

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus Sur la Constitution Apostolique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «4. …les objecteurs publics et notoires sur le sujet… D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance au motif de cette constitution, et d’avoir continué [obstination] dans cet état [public et notoire] ; C’est tellement connu que le scandale public qui en découle n’a pas encore diminué. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal.

« 5. [Deux types de notoriété] Dans cette affaire, cependant, une différence doit être maintenue entre la notoriété dans laquelle un certain fait est appréhendé et la culpabilité consiste dans l’action extérieure elle-même, comme la notoriété de l’usurier ou de la personne vivant en concubinage, et un autre type de notoriété dans laquelle le fait extérieur est noté, mais la culpabilité dépend beaucoup de la disposition d’esprit. C’est ce dernier genre de notoriété dont nous discuterons. Le premier doit certainement être établi avec des preuves graves ; Ce dernier doit être prouvé avec des preuves plus sûres et plus sérieuses.

« 8. …ce sera un argument selon lequel l’homme est sans culpabilité, ou du moins qu’il n’a pas été considéré comme un véritable pécheur public. De là, il s’ensuit qu’il n’est pas possible de le refuser quand il demande publiquement à recevoir le viaticum à la fin de sa vie, à moins que, dans l’intervalle, il ait fait quelque chose pour engager le stigmate d’un pécheur public et notoire en référence à ce qui précède.

« 9. …Bien qu’elle [l’Église] le considère comme un pécheur à la vue de Dieu, elle ne le reconnaît pas comme un pécheur public et notoire dans son tribunal.

Comme on peut le voir ci-dessus, l’Église considère comme véritable pécheur public, celui qui est public et notoire, c’est-à-dire manifestement (ou extérieurement, ou évidement) opposé et obstiné. Cela signifie qu’on a connaisse de l’obstination sans que l’hérétique ne l’ait confessé ou avoué franchement par lui-même (comme par le comportement, silence coupable, etc). Pour pouvoir avoir connaissance de l’hérésie publique, il faut bien qu’elle soit extériorisée et/ou dans le domaine public de quelque manière, sinon l’hérétique et/ou l’hérésie restent occultes.

En passant, s’il est public et notoire, et donc coupable, sans même avouer de lui-même, mais seulement manifestement ou extérieurement, ou de manière évidente, (c-à-d que par le comportement, le silence, etc., l’obstination peut être révélée comme certaine) il est aussi certain qu’un hérétique n’est pas obligé « d’imposer » son hérésie, comme disent à tort certains, pour être certainement coupable et à éviter, selon l’esprit de l’Eglise.

Code de droit canon 1917, can. 2317 : «Ceux qui enseignent obstinément, en public ou en particulier, une doctrine condamnée par le Siège apostolique ou par un concile général, mais non comme formellement hérétique [public et pas notoire], doivent être écartés du ministère de la prédication et des confessions, et de toute fonction d’enseignement…».

Ci-dessus, canon 2317 du code de droit canon 1917 référencé dans le Magistère en note n° 4 (sur les deux pages)

Comme on peut le voir ci-dessus, celui qui enseigne une hérésie en public n’est pas obligatoirement ou pas formellement hérétique, mais il doit quand même être écarté des confessions, c’est-à-dire qu’il n’a pas la juridiction pour juger et imposer une pénitence de satisfaction, ce qui rend son absolution invalide (Et même s’il n’enseigne pas en public mais en particulier ou en privé, il doit être écarté des confessions). En plus, il doit être écarté de la prédication et de toute fonction d’enseignement. Et en plus, doivent être pareillement écartés ceux qui enseignent une doctrine condamnée par un concile général en plus de celles condamnées par le Saint Siège.

L’hérétique public n’est pas membre de l’Église comme l’enseigne le cardinal Mazella, préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, et président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la bulle Apostolicae Curae condamnant les sacrements anglicans :

Cardinal Camillo Mazella, S. J. (De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est certain que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »] ».

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, Section Excommunication latae sententiae maintenant en vigueur, § Excommunications de la constitution « Apostolicæ Sedis » [Pape Pie IX, 12 oct. 1869], s/§ Excommunications spécialement réservés au pape : « (1) …Vient ensuite l’hérétique qui appartient à une association hérétique ; pour une telle personne son adhésion hérétique seule est suffisante pour l’amener sous la peine d’excommunication. Dans son cas, la peine est encourue par l’adhésion à l’hérésie, notamment par la participation volontaire et active in sacris (ie dans le culte public) avec les hérétiques ;».

Avez-vous lu ? «l’hérétique qui appartient à une association hérétique … son adhésion hérétique seule est suffisante pour l’amener sous la peine d’excommunication».

Il s’agit ici de l’excommunication automatique par le fait même (ipso facto) :

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, section Types d’excommunication, § Excommunication latae sententiae : « L’excommunication latae sententiae est encourue dès que l’infraction est commise et en raison de l’infraction elle-même (eo ipso) sans intervention d’un juge ecclésiastique ; elle est reconnue dans les termes utilisés par le législateur, par exemple : «le coupable sera excommunié à la fois, par le fait même [ipso facto] …»

Ce que confirme le Magistère de l’Église catholique :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

Défection publique de la foi

Le canon 188 est enraciné dans le Magistère, il ne figure pas au livre V des Peines du code de droit canonique 1917 car il n’est pas une simple peine ecclésiastique, mais une peine inviolable automatique ou par le fait même.

Can. 2217 § 1 : «La peine est dite… 2° Latae sententiae si elle est déterminée par la loi ou le précepte de façon à être encourue par le fait qu’on commet un délit… 3° A jure la peine déterminée par la loi…»

«§ 2 La peine est toujours comprise comme ferendae sententiae à moins qu’il ne soit dit expressément qu’elle est latae sententiae, qu’elle est contractée ipso facto ou ipso jure ou que ne soient employés d’autres termes de même nature».

Le canon 188 § 4 n’utilise pas le terme défection notoire mais défection publique, parce qu’il désigne celui qui au for externe (extérieurement et/ou publiquement) ne professe plus la foi en totalité ou partiellement même sur un seul point de vérité révélée. Cela montre que l’Église condamne automatiquement l’hérétique public.

Code de droit canon 1917, can. 188 : «En vertu de la renonciation tacite admise ipso jure [de droit], sont vacants ipso facto et sans aucune déclaration, quelque office que ce soit si le clerc : « …4° fait une défection [abandonne, apostasie, dévie, s’écarte] publique de la foi catholique [Latin : A fide catholica publice defecerit] ».

Ci-dessus, on voit que le canon 188 du CIC 1917, est enraciné dans le Magistère de l’Église (note n° 2).

Défection de la foi :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : « L’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine.

Comme l’enseigne l’Église ci-dessus, ceux qui ne pensent pas comme l’Église font défection de la foi.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique.

Comme l’enseigne l’Église ci-dessus, ceux qui corrompent la foi même, par un seul mot, font défection de la foi.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère ordinaire infaillible) : «La pratique de l’Église a toujours été la même comme le montre l’enseignement unanime des Pères qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Comme l’enseigne l’Église ci-dessus, celui qui s’écarte le moins du monde d’un point de doctrine du Magistère fait défection de la foi.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Comme l’enseigne l’Église ci-dessus, celui qui donne son assentiment (consentement) à une seule hérésie fait défection de la foi.

Qu’est-ce qu’une défection publique de la foi ?

Un prêtre qui a fait défection publique de la foi catholique est dans le domaine public, il n’a plus d’office ni de juridiction par le fait (automatiquement).

Code de droit canonique 1917, canon 2197, 1 : « Un crime est public s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir … ».

Quand les critères de défection du canon Can. 1325 § 1 ci-dessous sont publiques, la défection est publique. La défection publique peut être partielle pour hérésie ou totale pour apostasie, mais même partielle c’est une défection. La défection consiste à ne pas professer ouvertement la foi quand les circonstances où le silence, l’hésitation ou l’attitude impliquent une négation même implicite de la foi, ou un mépris de la religion, ou une injure à Dieu, ou un scandale pour le prochain :

Code droit canon 1917, Can. 1325, § 1 : «Les fidèles du Christ sont tenus [sous peine de péché mortel] de professer ouvertement leur foi dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [ou déni] implicite [sous-entendue] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Le silence, l’hésitation ou l’attitude publique qui signifierait une négation même implicite de la foi est une défection publique. C’est aussi une défection publique de la foi de ne pas professer ouvertement la foi quand l’attitude peut manifester, publiquement ou dans le domaine public, que la personne pense le contraire du dogme (négation implicite), ou que la personne ne se soumet pas au Magistère ou ne donne pas son assentiment à la foi divine (mépris de la religion), comme par exemple quand on demande sa foi à un suspect hérétique (supposé) et qu’il montre qu’il reste obstiné ou n’adhère pas à la vraie foi par son silence ou par son hésitation ou par son attitude.

La défection publique de la foi est de fait notoire

La défection publique de la foi comprend 1° commettre publiquement l’hérésie et 2° d’y adhérer publiquement.

Un baptisé commet l’hérésie publiquement en disant (ou écrivant) une hérésie ou en faisant un acte d’hérésie dans le domaine public, mais il se peut qu’il n’adhère pas à l’hérésie (parce qu’il ne connaît pas ou ne comprend pas le dogme) et il doit prouver son innocence. L’adhésion publique à l’hérésie est engagée quand un baptisé a connaissance du dogme et devient obstiné (dans le domaine public) à ne pas condamner l’hérésie et ne pas professer la vraie foi divine et catholique.

Pour adhésion publique à l’hérésie, le canon 188 s’applique de fait (automatiquement) et sans aucune monition à  un clerc qui perd ainsi de fait (automatiquement) son office (fonction, autorité, juridiction, pouvoir). Pour adhésion à l’hérésie non-publique (c-à-d. restreinte ou privée de telle sorte qu’on ne pense pas qu’elle puisse facilement devenir connue communément dans le domaine public), la perte d’office n’est effectuée que par sentence du juge (ferendae sententia) et monitions canoniques qui sont des remèdes pénaux.

Différence entre commettre publiquement l’hérésie et adhérer publiquement à l’hérésie :

Par exemple, l’Église a déjà condamné des écrits comme hérétiques en relaxant l’auteur qui avait précisé avant se soumettre d’avance au jugement de l’Eglise, c’est-à-dire que les écrits étaient hérétiques mais pas l’auteur.

Pour celui qui commet publiquement l’hérésie, l’adhésion à l’hérésie n’est pas encore déterminée mais il est tenu pour être excommunié au for externe car la loi de l’Eglise suppose l’obstination dans l’hérésie et que c’est à l’accusé de prouver son innocence en condamnant l’hérésie et en professant la vraie foi.

Si c’est un clerc qui commet publiquement l’hérésie, l’autorité compétente intervient par monitions canoniques, et s’il ne s’amende pas, c’est la sentence du juge compétent qui impose la perte d’office (ferendae sententiae). Quand il n’y a pas d’autorité compétente pour envoyer des monitions canoniques à un clerc qui commet publiquement l’hérésie, le canon 188 s’applique de fait (perte d’office automatique) dès que le clerc manifeste publiquement son adhésion à l’hérésie, autrement dit : S’il commet publiquement l’hérésie, il est tenu pour être excommunié au for externe car la loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie et que c’est à lui de prouver son innocence en condamnant l’hérésie et en professant la vraie foi, et que s’il ne le fait pas il perd de fait son office.

Par conséquent, on peut savoir qu’un clerc adhère à une hérésie publiquement (et perd de fait son office), soit s’il manifeste son adhésion publiquement à l’hérésie de son propre fait, soit par sa réponse quand on le lui demande.

Un prêtre qui ne professe pas au for externe (extérieurement) la foi quand les circonstances l’exigent fait défection de la foi non-catholique, car seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui professent (for externe) la vraie foi, comme l’enseigne le pape XII :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

Un prêtre qui ne professe pas extérieurement la foi, mais la tient intérieurement (for interne), ne peut pas non plus tenir un office (fonction) dans l’Église ni exercer une juridiction au for externe parce qu’il ne professe pas au for externe la foi catholique (contrairement à la conception schismatique de la FSSPX).

L’Église condamne aussi bien l’hérétique occulte

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino », 1441 (Décrets 571), ex cathedra (Magistère solennel) : «… tous ceux qui pensent [mêmes occultes] des choses opposées et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « elle [l’Église] a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

L’hérétique occulte est hérétique mais il n’est pas connu, bien entendu, donc on ne peut pas l’éviter puisqu’on ne sait pas ou qu’on ne peut pas le savoir. C’est quand on a ou qu’on peut avoir connaissance de l’hérésie que la loi de l’Église peut s’appliquer, sinon c’est une excuse en droit.

Le Magistère est infaillible et parle de tous hérétiques.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [hérétiques] ou de gouvernement [schismatiques] ne peuvent vivre DANS ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Avez-vous entendu ? Ceux qui refusent (volontairement) d’être soumis à cet enseignement de foi de l’Église doit être considérés (règle de la foi) non-catholiques.

Récapitulation hérétique connu, notoire, public, formel, manifeste, occulte

Il faut être clair sur ce point. Tout catholique doit éviter tout hérétique connu, notoire, public, formel, ou manifeste, selon la loi divine, du moment qu’il est connu comme étant obstiné et dans le domaine public (commun), car l’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit. L’hérétique public (domaine public) devient notoire quand il ne peut être caché ni excusé. Un hérétique public qui fait connaître son obstination devient notoire. La différence c’est qu’on a même pas à reprendre un hérétique notoire pour l’éviter absolument, alors qu’on a à reprendre un hérétique public avant de l’éviter absolument (car il pourrait ne pas connaître ou ne pas comprendre le dogme et n’être qu’hérétique matériel).

L’Église interdit de loi divine et ecclésiastique tous rites non-catholiques

Pape Pie XI, Mortalium animos (Magistère ordinaire infaillible) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques [païens, juifs, apostats, hérétiques, schismatiques]».

L’Église catholique interdit formellement sous peine d’excommunication à ses membres d’assister à des rites et cérémonies non-catholiques ou faites par des hérétiques (qu’on connaît bien sûr), combien plus gravement, la sainte Église interdit de recevoir d’eux leurs sacrements. En vérité si vous connaissez votre foi – et vous devriez – vous ne pouvez pas assister à des cérémonies et rites non-catholiques interdits par l’Église, si vous le savez, sans pécher.

Pape Paul V, Bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum : Le Pontife romain, contre l’Allégeanceréitération de l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, 22 sept. 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenus plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication [communicatio in sacris] avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous travaillons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez dans les églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme».

Si en tant que catholique vous ne pouvez pas assister à un mariage ou à un enterrement non-catholique avec un prêtre que vous savez être hérétique (ou schismatique), ou si vous ne pouvez même pas vous marier devant un prêtre que vous connaissez être hérétique quand il n’est que témoin et non le ministre du sacrement, combien plus alors vous ne pouvez pas recevoir des sacrements de prêtres connus comme étant hérétiques qui ne sont pas ministres de l’Église. Vous ne pouvez déjà pas assister à un rite non-catholique sans pécher si vous le savez et sans désobéir à l’Église, alors comment pourriez-vous recevoir des sacrements de non-catholiques, en le sachant, sans pécher ?

« Comment pèche-t-on contre la foi catholique ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part au culte non catholique ». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme [attribué au] pape saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore)

Code de Droit Canonique 1917, Canon 1325, 1 : « Obligation de professer la foi – Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois que les circonstances, le silence, la fraude, ou leur manière d’agir autrement constituerait implicitement [de façon sous-entendue] un déni de la foi, ou impliquerait le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale de leur prochain ».

Recevoir des sacrements d’hérétiques connus ou en connaissance constitue implicitement un déni de la foi et implique le mépris de la religion catholique et la désobéissance à l’Église, une offense à Dieu, et le scandale du prochain.

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, Section Excommunication latae sententiae maintenant en vigueur, § Excommunications de la constitution « Apostolicæ Sedis » [Pape Pie IX, 12 oct. 1869], s/§ Excommunications spécialement réservés au pape : « (1) …Vient ensuite l’hérétique qui appartient à une association hérétique ; pour une telle personne son adhésion hérétique seule est suffisante pour l’amener sous la peine d’excommunication. Dans son cas, la peine est encourue par l’adhésion à l’hérésie, notamment par la participation volontaire et active in sacris (ie dans le culte public) avec les hérétiques ; d’où l’excommunication de ceux qui contractent un mariage mixte devant un hérétique ministre en tant que tel (Saint Office, 28 août 1888). Enfin, la peine s’étend à ceux qui croient aux hérétiques (credentes) et rejoignent leurs rangs ; à ceux qui les reçoivent, qui leur donnent refuge dans leurs maisons afin de les protéger contre la poursuite de l’autorité ; et à ceux qui approuvent ou les défendent comme hérétiques et compte tenu de l’hérésie, à condition que ce soit une aide positive et efficace».

L’excommunication dont il s’agit est automatique ou par le fait même (ipso facto).

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, section Types d’excommunication, § Excommunication latae sententiae : « L’excommunication latae sententiae est encourue dès que l’infraction est commise et en raison de l’infraction elle-même (eo ipso) sans intervention d’un juge ecclésiastique ; elle est reconnue dans les termes utilisés par le législateur, par exemple : «le coupable sera excommunié à la fois, par le fait même [ipso facto] …»

Code de Droit Canonique 1917, Canon 1258 § 1 : «Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques».

Mais le Magistère de l’Église, par le Pape Pie XI dans Mortalium animos ne distingue pas une participation « active » d’une « passive » : La participation est la participation. Et le Magistère ordinaire est de foi divine et infaillible, ce qui n’est pas le cas du Code de Droit Canonique (Voir Au sujet du Code de Droit Canonique de 1917) qui n’a aucun poids devant le Magistère, et cela clos le débat.

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janvier 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques [païens, juifs, apostats, hérétiques, schismatiques]».

Le père Szal explique le Canon 1258, §1 comme suit :

Rev. Ignatius J. Szal, A.B., J.C.L., La communication des catholiques avec les schismatiques, 1948, p. 42-48 : «Article I – Participation active (Canon 1258, §1) : Si le culte est de forme catholique mais est entrepris sous les auspices d’un corps non catholique (comme dans la célébration de la messe par un prêtre hérétique ou schismatique), il exprime soit la foi en un faux corps religieux, soit la rébellion contre la vraie Église. [Par conséquent] la participation religieuse active avec les schismatiques est toujours intrinsèquement illicite. Les raisons de cette interdiction absolue du canon 1258, § 1, ont leur origine dans la Loi naturelle et divine positive. Ces raisons sont : 1) L’Église est la seule vraie société religieuse existante de jure [de droit divin] dans laquelle il est licite de rendre à Dieu l’adoration qui lui est due ; 2) le don de scandale par sa quasi-approbation d’une secte fausse doit être évité ; et 3) le danger de perversion de la vraie foi doit rester efficacement neutralisé».

Le § 2 du canon 1258 du Code de Droit Canonique 1917 est erroné et basé sur l’erreur de l’Encyclopédie catholique sur la participation « passive ».

Code de Droit Canonique 1917, Canon 1258 § 2 : «La présence passive ou simplement matérielle aux cérémonies d’un culte hétérodoxe peut être tolérée pour un motif d’honneur à rendre ou d’obligation de politesse. Ce motif doit être sérieux et, en cas de doute, soumis à l’appréciation de l’Ordinaire. Il est ainsi permis de prendre part aux funérailles et au mariage des non-catholiques, ainsi qu’aux solennités analogues, mais pourvu que tout danger de perversion et de scandale soit écarté».

Encyclopédie catholique, 1913, Hérésie : «La Communicatio in sacris, à savoir la participation active à des fonctions religieuses non-catholiques, est dans l’ensemble illicite [illégale], mais elle n’est pas aussi intrinsèquement mauvaise que, dans des circonstances données, elle ne puisse être excusée. Ainsi amis et parents peuvent pour de bonnes raisons accompagner un enterrement, être présents à un mariage ou un baptême, sans provoquer de scandale ou prêter assistance aux rites non-catholiques, à condition qu’aucune part active ne soit prise en eux ; leur motif est l’amitié, ou peut-être la courtoisie, mais elle n’implique nullement l’approbation des rites. Les non-catholiques sont admis à tous les services catholiques, mais non pas les sacrements.

Ce paragraphe de l’Encyclopédie catholique sur la participation passive ci-dessus, sur lequel est basé le Canon 1258 § 2 ci-dessus, est scandaleux ! L’encyclopédie catholique, même si elle est une source bonne d’informations catholiques, n’est pas infaillible mais faillible (comme le code de droit canon de 1917). Ce paragraphe de l’Encyclopédie catholique permet de se rendre et d’assister à une synagogue ou un temple hindou ou un service luthérien, etc, etc, etc., pour le mariage ou des funérailles d’infidèles ou d’hérétiques – aussi longtemps que l’on ne participe pas activement ! C’est ridicule, quelque soit la manière d’être présent à ces services non-catholiques où la fausse adoration est effectuée (par souci d’honorer ou de plaire à la personne qui en sont responsables) est un scandale en soi. C’est pour honorer une personne qui pèche contre le premier commandement. Aller à l’enterrement d’un non-catholique est impliquer qu’il y aurait un peu d’espoir pour lui de salut hors de l’Église, et assister au mariage d’un non-catholique est impliquer que Dieu tolère son mariage en dehors de l’Église. Un catholique ne peut ni prendre part activement à la fausse adoration, ni sortir de son chemin pour se rendre à une fausse adoration ou une cérémonie non catholique pour l’honorer de sa présence « passive ». Avoir une présence passive à des services non-catholiques, est en fait honorer le diable et les démons, car le Psaume 95, 5 dit que «tous les dieux des païens sont des démons». Montrer aux autres que vous assistez dans leurs maisons religieuses, c’est montrer le consentement formel à leur religion et c’est mortellement pécher et complètement inexcusable. Et comme toujours, les hérétiques doivent soit déclarer que l’Église ne peut se contredire sur un sujet qui est lié à la foi ou soit être totalement illogiques. Voici de nouveau la vraie foi infaillible :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible) : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement » (Tite 3, 10) ».

Concile de Constantinople III, 680-681 ex cathedra : «Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés]…».

Communion eucharistique avec un prêtre hérétique ?

Quand le prêtre qui est connu en tant qu’hérétique élève l’Hostie consacrée, puis ensuite lève le Calice consacré à l’adoration pendant la Messe catholique, que font donc les participants à la Messe ? Ils adorent en union avec un prêtre qu’il savent être hérétique : ils adorent avec un hérétique connu. Savoir que le prêtre est hérétique et participer à sa Messe, et donc adorer avec lui, engage le péché mortel et le sacrilège (Pas quand on ne le sait pas). Comme participer à la Messe sans adorer le Corps du Christ n’est pas possible sans pécher, c’est la communio in sacris avec un hérétique et la fornication spirituelle.

Le prêtre hérétique « adore » devant l’assemblée (l’Église), élève et montre l’Hostie consacrée – le Corps du Christ – au peuple qui L’adore ; puis lève et montre le Calice consacré – Sang du Christ – au peuple qui L’adore. L’Église concède même une indulgence importante pour cette adoration eucharistique.

Extrait du Canon de la Messe, Messe des fidèles (Missel 1957) :

Tenant des deux mains l’hostie … il [le prêtre] prononce … les paroles de la consécration sur l’hostie… :

«Hoc est enim Corpus meum [Car ceci est mon Corps]».

Aussitôt, il [le prêtre] fléchit le genou et adore l’Hostie consacrée ; il se relève, La montre au peuple [Regardez la sainte Hostie avec une foi vive et adorez Jésus en disant : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » – Indulgence de 7 ans chaque fois – Plénière une fois par semaine, cond. ord. Pen. 26 janv. 1937] …

… Il [le prêtre] prononce … les paroles de la consécration sur le calice, qu’il soulève… :

«Hic est enim Calix Sanguinis mei, novi et æterni Testamenti : Mysterium Fidei : qui pro vobis et pro multis effundétur in remissionem peccatorum [Car ceci est le Calice de mon Sang, le Sang du nouveau et éternel Testament : Mystère de Foi : Sang qui sera répandu pour vous et pour un grand nombre en rémission des péchés]».

… Il [le prêtre] fléchit le genou, adore le Saint Sang, se redresse, montre le Calice à l’assemblée.

Par conséquent, participer à la Messe d’un hérétique – quand on le sait – est toujours un péché mortel parce qu’on adore avec lui (Communion : communication in sacris/in divinis).

Tite 3, 10 : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le ».

Le peuple participe à l’offrande eucharistique avec le prêtre, comme on peut le voir ci-dessous :

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «Là [le Sacrifice eucharistique], en effet, les ministres sacrés ne tiennent pas seulement la place de notre Sauveur, mais de tout le Corps mystique et de chacun des fidèles ; là encore, les fidèles eux-mêmes, unis au prêtre par des vœux et des prières unanimes, offrent au Père Eternel l’Agneau immaculé, rendu présent sur l’autel uniquement par la voix du prêtre ; ils le lui offrent par les mains du même prêtre, comme une victime très agréable de louange et de propitiation, pour les nécessités de toute l’Église».

Pape Pie XII, Mediator Dei, 20 nov. 1957 (Magistère) : « Les rites et les prières du sacrifice eucharistique n’expriment et ne manifestent pas moins clairement que l’oblation de la victime est faite par les prêtres en même temps que par le peuple. … cette oblation au sens restreint, les chrétiens y prennent part à leur manière et d’une double façon, non seulement parce qu’ils offrent le sacrifice par les mains du prêtre, mais aussi parce qu’ils l’offrent avec lui en quelque sorte, et cette participation fait que l’offrande du peuple se rattache au culte liturgique lui-même ». [Ench. Symb. 3851-3852]

En outre, la Messe d’un prêtre hérétique n’est pas l’Église car il n’est pas le ministre de l’Église.

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Église, PAS des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé ».

Avez-vous entendu ? L’unique Église, pas l’Église (ou les églises) des hérétiques, est la loi divine. N’est-ce pas assez clair ?

St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques [5, 14-15] parle de ces prêtres qui remettent les péchés».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

L’Écriture enseigne que seuls les prêtres de l’Église sont ses ministres fondée sur Jacques 5, 14-15 ci-dessus : les prêtres hérétiques ne sont pas ministres de l’Église de loi divine.

Concile de Trente, 13ème sess., ch. 8, usage du  sacrement de l’eucharistie, 11 oct. 1551 ex cathedra : «… nous lisons dans l’Apôtre ces mots pleins de crainte : « Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ » (1 Co 11, 29). C’est pourquoi il faut rappeler à qui veut communier le commandement : « Que l’homme s’éprouve lui-même » (1 Co 11, 28) ».

Cette déclaration infaillible de Trente ci-dessus prouve qu’il faut discerner le corps du Christ. L’Eucharistie est le corps du Christ tout entier et le symbole de l’unité du corps qui est l’Église, du corps du Christ qui est l’Église. Répétons-le : Le Corps du Christ qui est l’Église. Celui qui communie d’un hérétique (quand il le sait) mange sa condamnation parce qu’il ne discerne pas le Corps du Christ. Il peut discerner, dans la foi, la transsubstantiation du corps du Christ sans discerner le corps du Christ qui est l’Église. Est-ce assez clair ?

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne [le corps du Christ qui est l’Église] il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi ».

Comme on peut le voir ci-dessus, la vraie communauté chrétienne – l’Église qui est le corps du Christ ou la réunion des fidèles – n’a qu’une seule foi, sinon ce n’est pas la vraie communauté chrétienne. C’est la loi divine et donc ceux qui, en connaissance de ce dogme, communient religieusement avec des hérétiques (qu’ils savent hérétiques ou obstinés contre la vraie foi divine et catholique) sont hérétiques parce qu’ils nient ce dogme et donc participent au péché de sacrilège du prêtre hérétique profanant le sacrement du Corps de Jésus-Christ. De plus, ils sont coupables du péché mortel par omission de ne pas défendre la vérité, dénoncer l’hérésie, reprendre les pécheurs, instruire les ignorants, quand c’est possible. En outre, tous les baptisés sont tenu de connaître et de s’instruire de la foi catholique quand cela est possible sous peine de péché mortel.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «Par l’Ordre, se trouvent consacrés au service de Dieu des hommes chargés d’immoler l’Hostie eucharistique, de nourrir le troupeau des fidèles du Pain des Anges et de l’aliment de la doctrine [Magistère]

L’Église enseigne infailliblement ci-dessus que le prêtre est en plus chargé par loi divine de nourrir le troupeau de la doctrine catholique. Mais je vous le demande, un prêtre hérétique nourrit-il le troupeau de la doctrine catholique ? Bien sur que non, un prêtre hérétique ne nourrit pas le troupeau de la doctrine catholique.

P. Kroust, S. J. (1694-1772), Méditations sur les vérités de la foi, vendredi dans l’octave de la Fête-Dieu : « Les infidèles et les hérétiques puisent dans le sacrement où le Sauveur nous donne son corps et son sang une nouvelle occasion de lui faire injure, crucifiant de nouveau Jésus-Christ et en faisant l’objet de leur mépris (Hébreux 6, 6). Le prophète s’en plaint en disant : « Les nations sont venues dans votre héritage, elles ont souillé votre temple sacré. Que n’a pas imaginé l’ennemi contre le Saint des saints ! Ils ont brûlé votre sanctuaire, ils ont souillé sur la terre le tabernacle de votre saint nom (Psaumes 78, 1 et 73, 7) ». Ils ont répandu le sang autour du tabernacle, le sang même du Rédempteur ; la victime sainte fut plus d’une fois percée par le poignard des hommes sacrilèges et signa leur crime de son sang ».

 

L’Église interdit la confession d’un catholique à un schismatique ou un hérétique même en cas de nécessité

La communication des catholiques avec les schismatiques, révérend Ignatius J. Szal, p. 91 : «Le 15 mai 1709, le Saint-Office a interdit aux catholiques d’entendre la confession de schismatiques ou de se confesser à eux … En aucun cas, MÊME DANS LE CAS DE NÉCESSITÉ, selon une réponse de la Congrégation sacrée pour la Propagation de la Foi, le 17 février 1761, il N’était permis à un catholique de confesser ses péchés à un prêtre schismatique pour obtenir l’absolution de lui …»

 

La participation dans l’adoration schismatique et hérétique est universellement prohibée par la loi naturelle et la loi divine

La suprême Congrégation a statué en 1729 que la participation dans l’adoration schismatique et hérétique est « universellement prohibée par la loi naturelle ET DIVINE… personne n’a le pouvoir de dispenser … et aucune excuse [ni avoir de respect pour cette participation]» (Col., vol. I, p. 100, n. 311, 1729 : Collectanae S. Congregationis de Propaganda Fidei seu Decreta instructiones Recsripta pro Apostolicis Missionibus – Ex Typographia Polyglotta, Roma, 1907). Voir Communicatio in sacris

 

Aucun saint n’a jamais communié chez des schismatiques ou des hérétiques dans toute l’histoire de l’Église

Par exemple, Saint Herménegilde (fête 13 avril), subit le martyr pour avoir refuser le sacrement sacrilège d’un hérétique (l’évêque arien était hérétique mais valide et le sacrement d’Eucharistie était valide mais sacrilège).

St Hermenegilde, Martyrologe Romain, 13 avril : «À Séville, en Espagne, saint Hermenegilde, fils de Léovigilde, roi arien des Visigoths. Jeté en prison pour avoir confessé la Foi catholique, il refusa, aux solennités de Pâques, de recevoir la communion des mains d’un évêque arien et, par ordre d’un père perfide, il eut la tête fendue d’un coup de hache. Ainsi en perdant une couronne terrestre, il obtint, roi et martyr, le royaume des Cieux».

Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, T 13, pères Richard et Giraud, 1824 : «Des soldats lui fendirent la tête de pour n’avoir point voulu recevoir la communion de la main d’un évêque arien. Cela arriva  le 13 avril 586».

Pape saint Grégoire Ier, Dialogues (Incipiunt capitula libri tertii), Livre III, XXXI (594) : « 1. De nombreux visiteurs venus des Espagnes nous ont appris que récemment le roi Herménegilde, fils de Léovigilde, roi des Wisigoths, se convertit de l’hérésie arienne à la Foi catholique, instruit par le très révérend Léandre, Évêque de Séville, avec qui je suis lié depuis longtemps en intime amitié.

« 2. Son père arien entreprit de le faire revenir à cette hérésie, avec des avantages pour le persuader et des menaces pour l’effrayer. Comme il répondit très fermement qu’il n’abandonnerait jamais la vraie Foi maintenant qu’il la connaissait, son père, irrité, le destitua de la royauté et le dépouilla de tous ses biens. Même après cela, comme il n’arrivait pas à ébranler sa force d’âme, il l’enferma dans un cachot étroit avec des fers au cou et aux poignets. Le jeune roi Herménegilde méprisait le royaume terrestre, cherchant le Céleste d’un puissant désir. Il gisait, enchaîné, vêtu d’un cilice, à prier avec effusion le Dieu tout-puissant de lui donner du cœur. Il dédaignait avec d’autant plus de grandeur la gloire de ce monde transitoire, que, chargé de chaînes, il connaissait le néant des biens susceptibles d’être confisqués.

« 3. Quand vint la fête de Pâques, dans le silence au cœur de la nuit, son mécréant de père lui envoya un évêque arien pour recevoir de sa main une communion consacrée de façon sacrilège. De cette manière, il mériterait de rentrer en grâce auprès de son père. Mais l’homme tout donné à Dieu fit à l’évêque arien venu à lui les remontrances qu’il lui devait. Il repoussa sa mécréance avec les reproches qui convenaient, car si extérieurement il gisait enchaîné, en son for intérieur, à la haute altitude de son âme, il se dressait en sécurité.

« 4. Au retour de l’évêque, le père arien frémit de rage, et aussitôt il dépêcha ses appariteurs avec ordre de mettre à mort l’inébranlable confesseur de Dieu là où il gisait. Ce qu’ils firent. À peine entrés, ils lui fichèrent une hache dans le crâne, lui ôtant ainsi la vie corporelle. Ils réussirent à massacrer en lui ce que cet homme mourant avait lui-même, de toute évidence, méprisé.

« 5. Mais pour révéler sa véritable gloire, les signes d’en-haut ne manquèrent pas. On entendit dans le silence nocturne le chant d’une psalmodie auprès du corps de ce roi et martyr : oui, il fut vraiment roi parce qu’il fut aussi martyr. Certains rapportent aussi que là, pendant la nuit, des lampes allumées apparaissaient. Il s’ensuivit que son corps fut à juste titre, comme celui d’un Martyr, vénéré par tous les fidèles.

« 6. Son père hérétique et parricide (meurtre de parents) fut secoué d’un sentiment de pénitence. Il se repentit de son action, mais n’alla pas jusqu’à obtenir le salut, car il reconnut que la Foi catholique est la vraie, mais arrêté par la crainte des réactions de son peuple, il ne mérita pas d’y accéder. Tombé malade, arrivé à toute extrémité, il eut soin de recommander à l’Évêque Léandre, que naguère il avait vivement persécuté, son fils le roi Récarède, qu’il laissait dans son hérésie : que l’Évêque fît avec lui, par ses instructions, comme pour son frère Herménegilde. Cette recommandation faite, il mourut.

« 7. Après sa mort, le roi Récarède ne suivit pas son père hérétique mais son frère Martyr. Il se convertit de la mauvaise hérésie arienne et conduisit à la vraie Foi toute la nation des Wisigoths : il ne permit à personne d’être employé au service de son royaume, s’il osait être hostile au royaume de Dieu par la mécréance hérétique.

« 8. Ne nous étonnons pas qu’il soit devenu héraut de la vraie Foi, ce frère d’un Martyr. Celui-ci, par ses mérites, aide Récarède à ramener tant d’hommes dans le sein de Dieu tout-puissant. Dans ce retournement, il nous faut bien voir que tout cela n’aurait pas pu se produire si le roi Herménegilde n’était pas mort pour la vérité. Car comme il est écrit : « Si le grain de froment tombant en terre ne meurt, il demeure seul ; s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn, XII, 24), nous voyons s’accomplir dans les membres ce qui s’est accompli, nous le savons, dans la tête. En effet, dans la nation des Wisigoths, un seul est mort pour que beaucoup aient la vie, et quand un seul grain est tombé dans sa fidélité pour garder la Foi, une grande moisson d’âmes s’est levée ».

Un deuxième exemple, le bienheureux Edmond Campion, prêtre jésuite anglais, martyr en 1581 sous la reine Élisabeth Ière, qui prêcha contre le fait d’avoir quelque chose à faire, religieusement parlant, avec ces hérétiques, les schismatiques, les anglicans et les apostats de la foi.

Wings of Eagles, Corley et Williams, p. 40 : «Avant que Campion et ses associés aient commencé à prêcher, les catholiques ont été souvent compromis avec le protestantisme dans la mesure où ils assistaient aux services religieux officiels. Mais Campion a prêché l’indocilité, audacieux et sans compromis. Les catholiques ne pouvaient pas assister aux offices protestants et conserver leur foi».

Un troisième exemple, la Bienheureuse Marguerite Clitherow martyre en 1586, pour avoir refusé la communication religieuse avec des schismatiques anglicans sous la Reine Elisabeth Ière en n’assistant pas aux services anglicans. Enceinte de son quatrième enfant, elle fut écrasée et mit quinze minutes à mourir sous une porte de chêne sur laquelle avaient été placés des poids.

Bienheureuse Marguerite Clitherow : « Je ne prierai pas avec vous, ni vous ne prierez avec moi, ni je ne dirai vos prières, ni vous ne m’exploiterez [me forcerez]. Amen ».

La foi avant les sacrements

On peut être sauvé sans les sacrements, excepté le baptême absolument nécessaire au salut. On ne peut absolument pas être sauvé sans la vraie foi catholique ou foi traditionnelle.

Un catholique ne peut pas recevoir les sacrements d’hérétiques, c’est-à-dire de prêtres dont il sait qu’ils sont hérétiques. Mais tout baptisé est tenu de connaître sa foi (sous peine de péché, sauf impossibilité, en dehors des mystères essentiels de la foi : La Trinité et l’Incarnation et la loi naturelle). Et c’est en connaissant la foi, qu’on peut connaître les hérésies. En ces temps de grande apostasie de la foi quasiment tous les prêtres sont hérétiques. On est vraiment obligé de connaître sa foi pour ne pas œuvrer hors de l’Église et du salut.

Règle de la foi

La règle de la foi est de loi divine. Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6. C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. C’est pourquoi si les gens rejettent la foi, on ne peut pas les juger par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais en fonction de leur conformité à la règle de la foi.

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique. Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie.

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation implicite de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain.

Le canon ci-dessus montre les péchés mortels d’omission de la profession ouverte de la foi : 1) Le silence quand on doit professer la foi ; 2) l’hésitation à professer ouvertement la foi quand on doit le faire ; 3) l’attitude qui montre au-dehors aux autres un déni de la foi, un mépris de la religion catholique, une injure à Dieu, un scandale.

« Comment pèche-t-on contre la foi catholique ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part au culte non catholique ». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme [attribué au] pape saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore)

Catéchisme Penny n° 329, neufs façons de participation au péché d’autrui : 1. Par conseil ; 2. Sur ordre ; 3. Par consentement ; 4. Par provocation ; 5. Par louange ou flatterie ; 6. Par dissimulation ; 7. En étant un partenaire dans le péché ; 8. Par mutisme [silence] ; 9. En prenant la défense du mal qui a été fait.

Pape Hormisdas, Libellus fidei, 18 mars 517 ex cthedra : « Nous anathématisons Acace, …et ceux qui sont restés en communion avec eux [les schismatiques] ; s’étant joint à leur communion, il mérite d’être englobé dans la même réprobation. …». (Ench. Symb. 171 364)

Dans l’exemple ci-dessus, le pape Hormisdas déclare comme schismatique Acace qui était déjà condamné ipso facto (par la fait) comme schismatique par loi divine parce qu’il s’était joint à la communion schismatique, ce qui est le signe externe de son obstination.

Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église suivant :

2 Jean 1, 9 : « Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils ».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 ex cathedra : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clercs et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [et hérésies]».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 [Magistère] : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque LA CHARITÉ A POUR FONDEMENT LA FOI PURE ET SANS TACHE, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ».

Comme on peut le voir ci-dessus, l’Église enseigne que la charité a pour fondement la vraie foi et qu’elle interdit de communier même verbalement (le salut=Dieu vous bénisse) avec ceux qui ne professent pas la vraie doctrine du Christ (apostats, hérétiques, schismatiques, hérétiques contre la loi naturelle). Le pape Pie XI explique pourquoi il en est ainsi :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (01/06/1928) [Magistère] : « cette unité [de l’Église] ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance des chrétiens».

L’unité de l’Église, l’unité de foi, l’unité de gouvernement et l’unité de communion sont de loi divine.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (01/06/1928) [Magistère] : « l’Église … visible et décelable extérieurement, en ce sens, du moins, qu’elle doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer une seule et même doctrine sous un seul magistère et un seul gouvernement».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [l’unité de la foi est nécessairement requise pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère de l’Église) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Un catholique ne doit pas mettre l’enseignement faillible avant l’infaillible, ni la loi ecclésiastique avant la loi divine. Mais peu font ainsi, peu obéissent à Dieu et beaucoup lui désobéissent en mettant les sacrements avant la foi, en mettant les choses matérielles avant les choses spirituelles ou en mettant la loi ecclésiastique avant la loi divine, ou en mettant les enseignements de théologiens (bons ou mauvais) faillibles avant l’enseignement infaillible.

La communion religieuse avec les hérétiques – en connaissance ou en conscience, c’est la fornication spirituelle. Par conséquent, en ces temps d’apostasie, un baptisé doit demander sa foi au prêtre qui lui confère les sacrements, point par point (voir Principales hérésies en ces temps d’apostasie ci-dessous), afin de vérifier s’il est hérétique. Mais comment demander si on ne connait soi-même sa foi qu’on est tenu de connaitre ?

La communion religieuse est explicite quand on connait l’hérésie et qu’on communie quand même, et la communion religieuse est implicite quand on a de sérieuses raisons externes de penser que le prêtre est hérétique et qu’on communie quand même sans demander sa foi au prêtre, ce qui est pour un catholique, un déni de la foi et un péché mortel d’omission d’instruire les ignorants et de reprendre les pécheurs, et de dénoncer l’hérésie.

Pape saint Clément I, 1er siècle : « Si quelqu’un est amical pour ceux avec lesquels le Pontife Romain n’est pas en communion, il est en complicité avec ceux qui veulent détruire l’Église de Dieu, et, bien qu’il puisse sembler être avec nous dans le corps, il est contre nous pour l’esprit, et l’esprit et est un ennemi bien plus dangereux que ceux qui sont à l’extérieur et sont nos ennemis déclarés».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi (Décrets 605) ex cathedra : «[Pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [c’-à-d. toute assertion contraire à la vérité de la foi], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités [c’-à-d. aucune communicatio in sacris/in divinis] et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Si quelqu’un… [suite manquante de la condamnation ou anathème]».

Pape Pie IX, Const. Dogm. Dei Filius sur la foi catholique, Concile du Vatican, 24 avr. 1870, 3ème session, ch. 4 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée» (5ème concile du Latran 1441).

Pape Paul V, Bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum (Le Pontife romain, contre l’Allégeance) – réitération de l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, 22 Septembre 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenues plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous œuvrons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez aux Églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme ». (Cité dans Bp., George Hay  « Le chrétien sincère »)

« Comment pèche-t-on contre la foi catholique ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part au culte non catholique ». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme [attribué au] pape saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore)

Code de Droit Canonique 1917, Canon 1325, 1 : « Obligation de professer la foi – Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois que les circonstances, le silence, la fraude, ou leur manière d’agir autrement constituerait implicitement un déni de la foi, ou impliquerait le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale de leur prochain ».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplément, Q. 23, Art. 3, réponse au 2 : « Le commandement de l’Église considère des matières spirituelles directement et des actions légitimes en conséquence : d’où en tenant la communion dans le culte divin [comme avec un hérétique], on agit contre le commandement, et on engage un péché mortel ».

De la vie de saint Jean l’Aumônier – remontrance contre la communion des hérétiques : «[ne jamais en toute occasion que ce soit, s’associer avec les hérétiques et, surtout, de ne jamais prendre la sainte communion avec eux] même si vous restez sans communier toute votre vie, si par le stress de la situation vous ne pouvez pas trouver une communauté de l’Église catholique. Car si, après avoir été marié à une femme dans ce monde de la chair, nous est interdit par Dieu et par les lois de l’abandonner et d’être unis à une autre femme, même si nous devons passer beaucoup de temps séparée d’elle dans un pays lointain, et encourons de la peine, si nous violons nos vœux, comment allons-nous rejoindre Dieu par la foi orthodoxe et l’Église catholique, comme l’apôtre dit : «Je vous ai fiancé à un seul époux pour que je vous présente comme un vierge pure au Christ » (2 Cor. 11, 2) – comment échapperons-nous à partager ce châtiment des hérétiques dans le monde à venir qui nous attend, si nous souillons la sainte et orthodoxe foi par la communion avec les hérétiques adultères ?  » La communion, dit-il, « a été appelée ainsi parce celui qui a la «communion» a des choses en commun et en accord avec ceux avec qui il a la «communion». C’est pourquoi je vous supplie instamment, les enfants, de ne jamais vous approcher des oratoires des hérétiques afin d’y communier ». (Trois Saints byzantins, « La vie de saint Jean l’Aumônier », Traducteurs : Elizabeth Dawes et Norman H. Baynes, St Séminaire de presse de Vladimir, Crestwood ; 1977, p 251)

Hérétiques et excommuniés

Saint Thomas enseigne que celui qui participe au crime de l’excommunié [de droit ecclésiastique] ou qui a des rapports avec lui pour les choses saintes ou par mépris pour l’Église pèche mortellement.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplément, Q. 23, Art. 3, réponse au 2 : « Le commandement de l’Église considère directement des matières spirituelles et en conséquence aux actions légitimes : c’est pourquoi celui qui a des relations pour les choses divines [communicatio in sacris/in divinis] avec un excommunié agit contre le commandement et pèche mortellement ».

Mais depuis Ad Evitanda Scandala, et ensuite le concile de Bâle, la communion et les sacrements par des excommuniés de droit ecclésiastique non-déclarés sont autorisés SAUF « si, de notoriété publique, il est assuré que la sentence [ecclésiastique] d’excommunication [automatique] a frappé quelqu’un de telle sorte qu’elle ne puisse être cachée par aucun détour ou être excusée de manière quelconque par un jugement de droit ». Les hérétiques et schismatiques ne sont pas concernés par ces deux déclarations (ci-dessous) vu que leur excommunication ne relève pas de la loi ecclésiastique mais qu’ils sont excommuniés automatiquement par la loi divine pour hérésie ou schisme, ce qu’explique saint Robert Bellarmin.

Ad Evitanda Scandala, pape Martin V, 1418 : « Pour éviter les scandales et les nombreux dangers et soulager les consciences timorées, nous accordons heureusement pour tous les fidèles du Christ, par la teneur de ces présentes, que désormais nul désormais n’est tenu de s’abstenir de communion avec quiconque dans l’administration ou la réception des sacrements ou de toute autre acte de religion ou non-religieux que ce soit, ni pour éviter que quelqu’un ne respecte pas l’interdit ecclésiastique, sous prétexte d’une peine ecclésiastique ou censure promulguée par qui que ce soit par la loi ou par une personne ; à moins que la sentence [comme une excommunication de droit ecclésiastique] ou censure en question ait été spécifiquement et expressément publiée ou dénoncée par le juge ou contre une certaine personne, collège, université, église, collectivité ou lieu. Nonobstant [malgré] les constitutions apostoliques ou d’autres à l’effet contraire, sauf le cas de quelqu’un dont il sera connu notoirement qu’il a encouru la peine prononcée par le canon pour l’imposition des mains sacrilèges sur un clerc, que le fait ne peut pas être caché par une tergiversation, ni dispensé par tout moyen de défense juridique. Nous nous abstiendrons de la communion avec un tel homme, en conformité avec les sanctions canoniques, quoiqu’il ne soit pas dénoncé (Fontes I, 45) ».

Le Concile de Bâle (dont seules les 25 première sessions sont considérées œcuméniques) a repris Ad Evitanda Scandala en modifiant pour toute peine ecclésiastique.

Concile de Bâle, Session 20, 22 janvier 1435 [De ne pas éviter les excommuniés qui ne sont pas nommément désignés, Décrets 487] : «Pour éviter les scandales et beaucoup de périls et pour venir en aide aux consciences timorées, il [ce saint Synode] statue aussi que personne désormais ne soit tenu de s’écarter de la communion de qui que ce soit dans l’administration ou la réception de sacrements, ou dans d’autres services divins ou en dehors, sous prétexte d’une quelconque sentence ou censure ecclésiastique, d’une suspension ou d’une interdiction, promulguée par un homme ou de façon générale par le droit, ou bien d’éviter quelqu’un ou d’observer un interdit ecclésiastique, à moins que la sentence, interdiction, suspension ou censure de cette sorte n’ait été publiée ou annoncée spécialement ou expressément par un juge envers ou contre une personne, un collège, une université, une église ou un lieu déterminés, ou bien si, de notoriété publique, il est assuré que la sentence d’excommunication a frappé quelqu’un de telle sorte qu’elle ne puisse être cachée par aucun détour ou être excusée de manière quelconque par un jugement de droit. Car elle veut que l’on s’abstienne de la communion avec lui selon les sanctions canoniques. Par ce décret cependant le synode n’entend nullement innocenter de tels excommuniés, suspens, interdits ou prohibés ni le moins du monde les approuver».

Saint Robert montre que Ad Evitanda Scandala concerne les excommuniés et pas les hérétiques.

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Eglise, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par ce fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist 6) dit : «Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou un droit» … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), St Augustin (en Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. ad Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle.

«Il n’y a aucune raison que certains qui répondent à ceci : que ces Pères se fondent sur la loi ancienne, alors que de nos jours, par décret du concile de Constance [Ad Evitanda], les seuls qui perdent leur juridiction sont ceux qui sont excommuniés par nom ou qui agressent des clercsCet argument, dis-je, n’a pas de valeur du tout, pour les Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, cela n’est cité dans aucune loi humaine, qui par ailleurs peut-être n’existait pas en relation avec le sujet, mais est soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie. Le concile de Constance traite des excommuniés [catholiques], c’est-à-dire ceux qui ont perdu la juridiction de par condamnation de l’Eglise, tandis que les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Eglise et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Eglise sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Le code de droit canonique (CIC) fait référence aux excommuniés par loi ecclésiastique [catholiques], d’après les conciles de Constance (Ad Evitanda) et de Bâle qui font référence aux excommuniés pas aux hérétiques déjà excommuniés automatiquement avant par loi divine. Le code de droit canon ne se réfère pas ici aux hérétiques et schismatiques coupés de l’Eglise par loi divine qui sont non-catholiques :

Code de droit canon 1917, Can. 2261 : «§ 1 Il est défendu à l’excommunié de produire et d’administrer les sacrements et les sacramentaux sauf les exceptions suivantes.

«§ 2 Les fidèles en tenant compte du Par.3, peuvent, pour toute juste cause, demander à un excommunié les sacrements et les sacramentaux, surtout si les autres ministres font défaut, et alors cet excommunié peut les administrer sans être tenu de s’informer de la cause de la demande.

«§ 3 Mais quant aux excommuniés ‘à éviter’ ou aux autres excommuniés qui ont été l’objet d’une sentence condamnatoire ou déclaratoire, les fidèles ne peuvent qu’en danger de mort leur demander soit l’absolution sacramentelle, conformément aux Can. 882 ; Can. 2252 soit même, en l’absence d’autres ministres les autres sacrements et les sacramentaux».

Ci-dessus, éd. 1918 du CIC 1917, montrant le can. 2261 § 2 et § 3 relatifs à Ad evitanda (notes 2 et 3).

On a vu que le CIC concerne les excommuniés de loi (ou droit) ecclésiastique, ce qui est confirmé encore par la référence à des prêtres de l’Église :

Can. 882 : En péril de mort, tous les prêtres [même excommuniés, pas les hérétiques non-ministres de l’Église], quoique non approuvés pour les confessions, absolvent validement et licitement n’importe quels pénitents de tous péchés ou censures, quoique réservés ou notoires, même si un prêtre approuvé est présent, les prescriptions des Can. 884 ; Can. 2252 demeurant sauves.

Can. 2252 : Ceux qui se trouvant en danger de mort, ont reçu d’un prêtre [pas les hérétiques non-ministres de l’Église] sans pouvoir spécial l’absolution d’une censure ‘ab homine’ ou très spécialement réservée au Saint-Siège, sont tenus, une fois revenus à la santé, de recourir, sous peine de réincidence, à celui qui a porté la censure, s’il s’agit d’une censure ‘ab homine’ ; à la S. Pénitencerie, à l’évêque ou à un clerc muni du pouvoir nécessaire, conformément au Can. 2254 § 1, s’il s’agit d’une censure ‘a jure’, et d’obéir à leurs prescriptions.

« Prêtre » signifie ministre de l’Église selon l’Écriture et donc de loi divine. Les hérétiques et les schismatiques ne sont pas ministres de l’Église, ni dans l’Église, mais coupés automatiquement et hors de l’Église par loi divine.

«Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés». (Œuvres complètes de St Alphonse de Liguori, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés, p. 468)

Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Can. 2254 : § 1 Dans les cas les plus urgents, c’est-à-dire si les censures ‘latae sententiae’ [excommunication majeure de loi ecclésiastique] ne peuvent être observées extérieurement sans danger de grave scandale ou d’infamie, ou s’il est dur au pénitent de rester en état de péché mortel pendant le temps nécessaire pour que le pouvoir supérieur pourvoie à la situation, alors tout confesseur peut absoudre au for sacramentel des mêmes censures, de quelque manière qu’elles soient réservées ; toutefois le confesseur doit imposer à son pénitent sous peine de réincidence, l’obligation de recourir dans le mois, au moins par lettre et par le confesseur, si cela se peut sans grave inconvénient, et sous un nom fictif, à la S. Pénitencerie ou à l’évêque ou à un autre supérieur muni du pouvoir nécessaire, et d’obéir à ses ordres.

Les hérétiques et les schismatiques n’ont pas juridiction car ils ne sont pas ministres de l’Église puisqu’ils sont coupés automatique de l’Église par loi divine :

Code de droit canon 1917, Can. 201 § 1 : « Le pouvoir de juridiction ne peut s’exercer directement que sur les sujets ».

Code de droit canon 1917, Can. 202 § 1 : «Les actes du pouvoir de juridiction ordinaire ou délégué, conféré pour le for externe, valent aussi pour le for interne ; mais la solution inverse n’est pas admise».

«§ 2 Le pouvoir de juridiction donné pour le for interne peut être aussi exercé dans le for interne extra-sacramentel, à moins que son exercice au for sacramentel ne soit exigé».

«§ 3 Si le for pour lequel le pouvoir a été donné n’a pas été exprimé, le pouvoir est censé avoir été donné pour les deux fors, à moins que le contraire ne ressorte de la nature des choses».

Code de droit canon 1917, Can. 209 : « En cas d’erreur commune ou de doute positif [certain] et probable [fondé sur des raisons sérieuses mais non certaines], sur un point de droit ou de fait, l’Église supplée la juridiction pour le for tant externe qu’interne ».

Les hérétiques sont automatiquement hors de l’Église et privés de juridiction avant toute excommunication.

St Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : « les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Eglise et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Eglise sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Le CIC (Code de droit canon 1917) fait référence aux conciles de Constance (Ad Evitanda) et de Bâle qui concernent les excommuniés de loi ecclésiastique, pas les hérétiques et schismatiques qui dépendent d’abord obligatoirement de la loi divine suivante selon la règle de la foi :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette profession de foi solennelle ci-dessus montre combien est étrangère à la foi catholique ou hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église.

Pape Innocent III, quatrième concile du Latran, const. 3 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe, … Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue, parce que la vanité les rassemble».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques… »

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [parties manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ?

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère) : « La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir À L’EXTÉRIEUR DE LA COMMUNION CATHOLIQUE  ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, QUICONQUE s’éloignait le moins du monde de tout point de DOCTRINE PROPOSÉ PAR L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

2 Jean 1, 10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine [du Christ, Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement la foi pure et sans tâche, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui soit tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

En passant, on voit bien ci-dessus que l’Église distingue clairement entre l’excommunication de loi ecclésiastique pour péché grave, comme frapper un clerc ou un prêtre en concubinage, etc., d’avec l’excommunication automatique par loi divine pour hérésie, contrairement à ce que disent ou insinuent les hérétiques disant que les excommuniés sont les mêmes que les hérétiques. Les deux sont excommuniés certes, mais ils ne sont pas les mêmes car pas sous la même loi, les excommuniés de droit ecclésiastique ne sont pas les excommuniés de droit divin (bien qu’un hérétique déclaré devient excommunié par les deux lois).

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, section Types d’excommunication, § Excommunication latae sententiae : « L’excommunication latae sententiae est encourue dès que l’infraction est commise et en raison de l’infraction elle-même (eo ipso) sans intervention d’un juge ecclésiastique ; elle est reconnue dans les termes utilisés par le législateur, par exemple : «le coupable sera excommunié à la fois, par le fait même [ipso facto] …»

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, Section Excommunication latae sententiae maintenant en vigueur, § Excommunications de la constitution « Apostolicæ Sedis » [Pape Pie IX, 12 oct. 1869], s/§ Excommunications spécialement réservés au pape [c’-à-d. la plus grave, ancienne excommunication majeure] « (1) …Vient ensuite l’hérétique qui appartient à une association hérétique ; pour une telle personne son adhésion hérétique seule est SUFFISANTE pour l’amener sous la peine d’excommunication. Dans son cas, la peine est encourue par l’adhésion à l’hérésie, notamment par la participation volontaire et active in sacris (ie dans le culte public) avec les hérétiques ; d’où l’excommunication de ceux qui contractent un mariage mixte devant un hérétique ministre en tant que tel (Saint Office, 28 août 1888). Enfin, la peine s’étend à ceux qui croient aux hérétiques (credentes) et rejoignent leurs rangs ; à ceux qui les reçoivent, qui leur donnent refuge dans leurs maisons afin de les protéger contre la poursuite de l’autorité ; et à ceux qui approuvent ou les défendent comme hérétiques et compte tenu de l’hérésie, à condition que ce soit une aide positive et efficace.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « …celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «…seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [par l’apostasie, l’hérésie, le schisme et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou été exclus par l’autorité légitime pour faute grave [excommuniés]».

Premièrement, le droit ecclésiastique est obligatoirement subordonné à la règle de la foi ou loi divine. Deuxièmement, Tite 3, 10-11 est universel car l’Église prend littéralement Tite 3, 10 comme c’est écrit, ce qui ne permet absolument pas la communion religieuse avec certains hérétiques (une sorte) par rapport à d’autres hérétiques (une autre sorte). Troisièmement, 2 Jean 10 est universel car l’Église prend littéralement 2 Jean 10 comme c’est écrit, ce qui ne permet absolument aucune communication religieuse avec certains hérétiques (une sorte) par rapport à d’autres hérétiques (une autre sorte). Quatrièmement, ceux qui nient, refusent, ou doutent sciemment de cela (ce qui précède) désobéissent à la loi divine et à l’Église, rejettent la foi et sont hérétiques.

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 1-4 : «Un crime est public : 1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir ;

2) Notoire par la notoriété du droit, après une condamnation par un juge compétent qui rend la question une chose jugée, ou après une confession  faite en cour par le délinquant [un hérétique ou un schismatique n’est pas un délinquant] en accord avec le Canon 1750 ;

3) Notoire par la notoriété de faits’il est publiquement connu [domaine public] et a été engagé dans de telles circonstances que nulle fraude intelligente n’est possible et ni excuse légale ne pourrait excuser [l’imputabilité est certaine] ;

4) Occulte, si ce n’est pas public ; matériellement occulte, si le délit [l’apostasie, l’hérésie ou le schisme ne sont pas des délits] est caché ; formellement occulte, si l’imputabilité [on ne sait pas] …  ».

Quelle est la règle de la foi de loi divine pour être certain de l’hérésie ?

L’hérésie ou le schisme relève de la loi divine (ou droit divin), c’est ce que l’Église appelle la règle de la foi. La règle de la foi pour être certain que l’excommunication de loi divine est engagée pour hérésie ou schisme, et donc d’avoir à éviter un baptisé hérétique ou schismatique dans toute communion religieuse, c’est quand on sait que la personne baptisée est obstinée de mauvaise foi contre le dogme ou dans le rejet d’une ou plusieurs vérités de la foi ; Tite 3, 10 (« Évite un homme hérétique… ») est universel et absolu.

Si un baptisé ne connaît pas le dogme ou ne le comprend pas bien de bonne foi, c’est une excuse en droit (prévue dans la loi), et c’est un hérétique matériel, qui n’est pas un hérétique, ni hors de l’Église, puisqu’il a adhéré à la foi quand il en a eu connaissance.

Les catholiques dans la crise arienne

Pendant la crise arienne du IVème siècle, presque 99% étaient devenus hérétiques. Saint Athanase enseigne également le dogme selon lequel les catholiques sont interdits d’assister à la messe ou à tout autre service religieux dans les églises non-catholiques, ce qui comprend les églises ariennes même si les Ariens les appelaient encore les églises catholiques. Il enseigne également le dogme selon lequel la foi catholique doit passer avant les églises et d’autres lieux et avant la messe et les sacrements.

Saint Athanase, évêque d’Alexandrie et père de l’Église, Lettre à son troupeau, IVème siècle (Près de 99 % des chrétiens avaient suivi l’hérésie arienne – une situation similaire mais moindre que la grande apostasie actuelle) : «Que Dieu vous console !… Ce qui vous attriste aussi, c’est que les autres ont occupé les églises par violence tandis que vous, pendant ce temps, vous êtes dehors. C’est un fait, ils ont les locaux : mais vous avez la foi apostolique. Eux, ils peuvent occuper nos églises, mais ils sont hors de la vraie Foi catholique. Réfléchissez : qu’est ce qui est le plus important, le lieu ou la Foi ? La vraie foi, c’est évident. Dans cette lutte, qui a perdu, qui a gagné, celui qui garde le lieu ou celui qui garde la foi ? Le lieu, c’est vrai, est bon quand on y prêche la foi apostolique ; il est saint si tout s’y passe saintement… C’est vous qui êtes heureux, vous qui restez dans l’Église par votre foi, vous qui tenez fermement aux fondements de la foi qui vous est parvenue de la sainte Tradition apostolique et si, à maintes reprises, une jalousie exécrable a voulu l’ébranler, elle n’y a pas réussi. C’est ceux qui s’en sont détachés dans la crise présente. Personne, jamais, ne prévaudra sur notre foi, frères bien aimés. Et nous croyons que Dieu nous rendra un jour nos églises. Ainsi donc, plus ils s’acharnent à occuper les lieux de culte, plus ils se séparent de l’Église. Ils prétendent représenter l’Église ; en réalité, ils s’en expulsent eux-mêmes et s’égarent. Les catholiques fidèles à Dieu dans la sainte Tradition, même s’ils sont réduits à une poignée, voilà ceux qui sont la vraie Église de Jésus-Christ». (SS. Eccl. Patrum, Caillau de Coll. et Guillou, Vol. 32, pp 411-412).

St Athanase, archevêque d’Alexandrie, les Solitaires, Deuxième lettre aux Moines, Lettre 53 : « Athanase à ceux qui pratiquent une vie solitaire et sont installés dans la foi en Dieu, la plupart des frères bien-aimés, salut dans le Seigneur. Je remercie le Seigneur qui vous a donné de croire en Lui afin que vous aussi ayez la vie éternelle des saints. Mais parce qu’il y a certaines personnes qui suivent Arius et vont dans les monastères sans aucun autre objet, sauf sous couvert de rendre visite, et de nous retourner, ils peuvent tromper les simples ; ainsi il y en a certains qui, alors qu’ils affirment qu’ils ne suivent pas Arius, eux-mêmes encore se compromettent et pour le culte de son parti ; J’ai été contraint, à la demande de certains frères plus sincères, d’écrire afin de maintenir fidèlement et sans ruse la foi pieuse qui par la grâce de Dieu œuvre en vous, pour que vous ne puissiez pas donner occasion de scandale pour les frères. Car lorsque vous tous, les fidèles dans le Christ, collaborez et communiquez avec ces personnes, [ou adorez avec eux], certainement ils penseront que c’est une question d’indifférence et tomberont dans le bourbier de l’irréligion. De peur, alors, que cela se produise, soyez heureux, bien-aimés, de fuir ceux qui tiennent l’impiété d’Arius, et par ailleurs d’éviter ceux qui, alors qu’ils prétendent ne pas tenir l’impiété d’Arius, adorent avec les impies. Et nous sommes particulièrement tenus de fuir la communion des hommes dont nous avons les opinions en exécration. Si donc tout venant à vous, et, comme dit le bienheureux Jean, apporte avec lui la doctrine juste, dites-lui : Je vous salue, et recevez un tel homme comme un frère. Mais si tout venant semble confesser la foi droite, mais semble communiquer avec les autres [les hérétiques], exhortez-le à s’abstenir de cette communion, et s’il promet de le faire, traitez-le comme un frère, mais s’il persiste dans un esprit polémique [et continue obstinément à la communion religieuse avec les hérétiques], évitez-le. Je pourrais allonger grandement ma lettre, ajoutant des divines Écritures, en contour de cet enseignement. Mais étant sages, vous pourrez anticiper ceux qui écrivent, et étant plutôt attentif à l’abstention, vous serez aptes à instruire aussi les autres, alors j’ai dicté une courte lettre, comme d’un ami affectueux pour les autres, dans la confiance que vivant vous préserviez une foi pure et sincère, et que ces personnes, voyant que vous ne les rejoignez pas [les hérétiques] dans le culte, tireront avantage, craignant d’être comptés comme impies, et pour ceux qui tiennent l’impiété avec eux ».

Les Catholiques dans l’Angleterre anglicane schismatique

Quand les églises catholiques en Angleterre sont devenues des églises anglicanes, les catholiques ont été interdits d’assister à des messes offertes par des prêtres anglicans, qui à cette époque consacraient l’Eucharistie parce qu’ils étaient des prêtres valides. Ainsi, sur une période de temps prolongée, la plupart des catholiques anglais ne pouvaient pas assister à la messe, ni recevoir la Sainte Eucharistie, ni se confesser, etc., parce qu’ils n’avaient pas accès à un prêtre catholique.

En 1580, le Bienheureux Édmond Campion, un converti de la religion anglicane, travailla avec zèle en Angleterre pour convertir les anglicans et pour édifier les catholiques. Il interdit aux catholiques d’assister aux messes des anglicans qui demeuraient dans les églises catholiques. A cette époque de l’Église anglicane, 46 ans après sa création en 1534 par le roi Henry VIII, il y avait encore un sacerdoce valide et ils consacraient donc l’Eucharistie.

Wings of Eagles : «Avant que Campion et ses associés aient commencé à prêcher, les catholiques s’étaient souvent compromis avec le protestantisme dans la mesure où ils assistaient aux services religieux officiels. Mais Campion a prêché l’indocilité, audacieux et sans compromis. Les catholiques ne pouvaient pas assister aux offices protestants et conserver leur foi». (Wings of Eagles, Corley et Williams, p. 40, Imprimatur ; + Moïse E. Kiley 11 janvier 1944, Archiepiscopus Milwvkiensis)

Les Catholiques en France schismatique

Quand la plupart des prêtres catholiques en France sont devenus schismatiques pour avoir rejoint l’Église constitutionnelle française, les catholiques ont été interdits d’assister à des messes offertes par ces prêtres, même s’ils consacraient l’Eucharistie parce qu’ils étaient des prêtres valides. Ainsi, sur une période de temps prolongée, de nombreux catholiques français ne pouvaient pas assister à la messe, ni recevoir la Sainte Eucharistie, ni se confesser, etc.

Le père Demaris, un missionnaire de Saint-Joseph et professeur de théologie à Lyon, en France, est resté fidèle pendant les bouleversements causés par la Révolution française, où de nombreux prêtres avaient apostasié en se joignant à l’Église constitutionnelle française. Bien qu’il n’y avait pas de prêtres catholiques pour la majorité des catholiques français, il y avait beaucoup de prêtres non-catholiques disponibles. En 1801, le père Demaris a écrit une lettre de consolation intitulée «Ils ont enlevé mon Seigneur» adressée aux catholiques qui, obéissant instinctivement aux lois divines qui ne peuvent jamais changer, avaient refusé d’aller dans les églises non-catholiques et d’assister à des messes qui étaient présidées par les ex-prêtres catholiques qui étaient maintenant schismatiques non-catholiques. Il parle aux catholiques de la façon dont Dieu remettra leurs péchés s’ils font une confession sincère à Dieu avec la promesse de se confesser à un prêtre catholique quand cela deviendrait disponible.

Père Demaris parle de faire une bonne confession, comme ils la feraient si un prêtre catholique était disponible.

Père Demaris : « Supprimés des ressources du sanctuaire et privés de tout exercice de la prêtrise, il reste Jésus-Christ comme médiateur pour nous faire économie. C’est à Lui que nous devons aller pour nos besoins. Devant Sa Majesté suprême, nous devons carrément arracher le voile de nos consciences et aller à la recherche du bon et du mauvais, comme nous l’avons fait, le remercier de ses grâces, confesser nos péchés, demander pardon et de nous montrer la direction de sa sainte volonté, ayant dans nos cœurs le désir sincère de nous confesser à son ministre chaque fois que nous serons en mesure de le faire. Là, mes enfants, c’est ce que j’appelle se confesser à Dieu ! Dans un tel aveu bien fait, Dieu lui-même nous absoudra. Il est donc dans toutes les situations douloureuses qui nous privent des sacrements. L’économie de la Croix pour un chrétien est la source de la rémission de nos péchés … Ce que le monde fait pour nous éloigner de Dieu nous en rapproche … Nous réparerons maintenant les défauts qui venaient d’une trop grande confiance dans l’absolution et de ne pas assez bien examiner ses faiblesses. Obligés de se lamenter maintenant devant Dieu, les fidèles doivent tenir compte de toutes leurs difformités … Que cette confession à Dieu soit pour vous une pratique quotidienne courte, mais fervente … Le premier fruit que vous en tirerez en dehors de la rémission de vos péchés, sera d’apprendre à vous connaître et à connaître Dieu, et la deuxième sera d’être toujours prêt à vous présenter à un prêtre si vous êtes en mesure de le faire, enrichis en caractère par la miséricorde du Seigneur.

«… consolez-vous, mes enfants, dans la confiance que vous avez en Dieu. Ce tendre Père répandra sur vous ses grâces, ses bénédictions et ses miséricordes dans ces moments terribles que vous craignez, avec plus d’abondance que si vous étiez aidés par ses ministres, dont vous avez été privés seulement parce que vous ne l’abandonnez pas. L’abandon que nous craignons pour nous-mêmes ressemble à celui du Sauveur sur la Croix, quand il dit à son père : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» … Vos douleurs et votre abandon vous mènent à votre destin glorieux à la fin de votre vie comme Jésus a terminé la sienne ! … Ne soyez pas surpris par le grand nombre qui l’ont quitté ! La Vérité gagne, peu importe combien est petit le nombre de ceux qui l’aiment et restent attachés à Dieu. Dieu veille sur nous, notre espoir est justifié. Il nous dit que la persécution soit s’arrêtera ou soit la persécution sera notre couronne. Dans la variante de l’un ou de l’autre, je vois l’accomplissement de notre destin. Disons à Dieu, que votre volonté soit faite, car de quelque manière que ce soit, il nous livre ses miséricordes éternelles pour les déverser en nous ».

Le père Demaris console les catholiques français qui ont été privés de l’extrême-onction :

« Dieu, qui nous aime et nous protège, veut nous donner son corps à l’approche de la mort, nous enlever notre peur pour ce dernier voyage. Quand vous regardez vers l’avenir et que vous vous voyez vous-même sur votre lit de mort, sans le dernier sacrement, sans l’extrême-onction et sans aucune aide de la part des ministres du Seigneur, vous vous voyez abandonné de la manière la plus triste et terrible. Consolez-vous, mes enfants, dans la confiance que vous avez en Dieu. Ce tendre Père répandra sur vous ses grâces, ses bénédictions et Sa miséricorde, dans ces moments terribles que vous craignez, avec plus d’abondance que si vous étiez aidés par ses ministres dont vous avez été privés seulement parce que vous ne l’abandonnez pas vous-même. L’abandon que nous craignons pour nous-mêmes ressemble à celle du Sauveur sur la Croix, quand il dit à son père : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» (Matthieu 27, 46) Ah ! Combien constructifs et consolants sont ces mots ! Vos douleurs et votre abandon vous mènent à votre destin glorieux à la fin de votre vie comme Jésus a terminé la sienne. Jésus, dans ses souffrances, son abandon et sa mort, était dans l’union la plus intime avec son Père. Dans vos douleurs et à l’abandon, unissez-vous aussi à Lui, et laissez votre dernier soupir être comme le sien, que la Volonté de Dieu soit faite. Étant privé de l’extrême-onction, et dans les mains de personnes, qui non seulement ne contribuent pas mais m’insultent, je serai plus heureux que ma mort puisse être plus conforme à celle de Jésus qui était un spectacle d’opprobre pour tout le monde. Crucifié par la main de ses ennemis, il a été traité comme un voleur et il est mort entre deux voleurs. Il était la Sagesse elle-même et a été pris pour un idiot ; Il était la vérité, et il a été pris pour un tricheur et un menteur. Les pharisiens et les scribes ont triomphé de lui et en sa présence. Ils ont finalement été rassasiés de son sang. Le Christ est mort dans l’infamie la plus honteuse de la torture et des douleurs atroces de la Croix. Chrétiens, si vos derniers moments et la mort sont une occasion pour vos ennemis de vous traiter avec des insultes et la honte, ce sont celles de Jésus ? Je ne suis pas sûr que l’ange qui a été envoyé pour compenser la dureté de cœur et l’insensibilité des hommes n’était pas là pour nous enseigner que, dans des circonstances similaires, nous recevons la consolation du ciel quand celle des hommes est manquante. Ce n’est pas sans un plan spécial de Dieu, que les apôtres qui auraient dû consoler Jésus, restèrent dans un profond sommeil. Ainsi, le fidèle ne doit pas être surpris de se retrouver sans un prêtre dans ses derniers moments. Jésus reproche à ses apôtres de dormir, mais il n’a pas dit qu’ils l’avaient laissé sans consolation, pour nous enseigner que si nous entrons dans le jardin des Oliviers, si nous montons vers le calvaire, si nous mourons seuls et sans aide humaine, Dieu veille sur nous, nous console, et pour nous cela suffit. Fidèles, vous avez peur de ce qui suit l’heure actuelle. Levez les yeux vers Jésus, gardez-les sur lui, contemplez-Le – Il est votre modèle ».

Le père Demaris console les catholiques français qui ont été privés de l’Eucharistie :

« L’Eucharistie comportait pour vous beaucoup de joies et d’avantages lorsque vous étiez en mesure de participer à ce sacrement d’amour, mais maintenant vous êtes privés de celui-ci pour être les défenseurs de la vérité et de la justice… Nous sacrifions notre vie autant qu’il est en nous de le faire, en nous renouvelant chaque jour, chaque fois que nous adorons, dans la soumission à la main de Dieu qui nous pousse loin de ses autels … Il doit avoir avantageusement privé de l’Eucharistie pour élever le niveau de la Croix pour la cause du Christ et la gloire de l’Église … Oui, je n’ai pas peur de le dire. Quand la tempête de la malice des hommes rugit contre la vérité et la justice, il est plus avantageux pour les fidèles de souffrir pour le Christ que de participer à son corps par la communion. Il me semble entendre le Sauveur nous disant «La réparation par cette privation humiliante me glorifie de toutes les communions qui me déshonorent ».

Dans tous ces cas ci-dessus, les catholiques ne pouvaient pas assister à la messe ou recevoir la Sainte Eucharistie ou être confirmés ou se confesser ou recevoir les derniers sacrements (extrême-onction) pendant de longues périodes de temps. Qui oserait dire que ces catholiques ne pouvaient pas sauver leurs âmes, faute d’un prêtre catholique pour célébrer la messe et dispenser les sacrements ? Qui oserait dire que ces catholiques n’ont pas été exemptés de l’obligation d’assister à la messe le dimanche ? Seuls les hérétiques qui mettent la messe et les sacrements avant la foi catholique diraient ou même penseraient une telle chose !

 

Principales hérésies dans cette grande apostasie

Voir aussi :

Sacrements en ces temps de grande apostasie

La foi passe avant les sacrements. En ces temps les gens sont enclins à faire l’inverse sous l’inspiration du diable. Toute consolation spirituelle dans la communio in sacris / communio in divinis avec des non-catholiques est une fausse consolation du diable.

Catéchisme Penny, 250 : «Les sacrements donnent-ils toujours des grâces ? Les sacrements donnent toujours des grâces à ceux qui les reçoivent dignement [c’-à-d. sans péché mortel ou sans interdiction de l’Église]».

Les deux sacrements qui peuvent être donnés et reçus en ces temps où quasiment il n’y a plus un prêtre qui ne soit pas hérétique sont le baptême et le Mariage. Le baptême est l’exception de loi divine et le Mariage est de droit divin dont les ministres du sacrements sont les époux (fiancés) et non le prêtre qui est témoin.

Aucun catholique ne doit assister à un mariage ou un enterrement ou d’autres rites non-catholique sous peine d’apostasie.

Baptême

Le sacrement de baptême est absolument nécessaire pour le salut et doit être reçu avec la foi catholique de base au minimum sous peine d’invalidité. Le baptême ne doit pas être reçu d’un hérétique sauf si on ne peut absolument pas faire autrement. Si on peut faire autrement, on doit faire autrement (par un laïc catholique ou même un païen). Personne ne doit suivre aucun catéchisme (ni rien d’autre par ailleurs) des hérétiques, car leur foi n’est pas catholique – ce n’est pas la foi de l’Église – le baptême serait invalide parce qu’il faut la profession de foi catholique pour être baptisé validement.

En premier un prêtre ou diacre catholique. Ensuite un laïc catholique. Ensuite une femme catholique. Ensuite un païen et seulement en dernier un hérétique si on n’a pas le choix. C’est la loi divine :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Exultate Deo, 1439 ex cathedra :  » En cas de nécessité, cependant, pas seulement un prêtre ou un diacre, mais même un laïc ou une femme, oui, même un païen et un hérétique peuvent baptiser, tant qu’il préserve la forme de l’Église et a l’intention de faire ce que fait l’Église « . (Denz. 696)

Mais on pourrait se demander : comment un païen pourrait avoir l’intention de faire ce que fait l’Église ou même la connaître ? L’Église enseigne que l’intention en ce qui concerne l’intention de faire ce que fait l’Église pour un païen qui baptise est simplement d’avoir l’intention de baptiser comme l’Église baptise, sans autre connaissance, avec de l’eau vraie et naturelle et les paroles de baptême : « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».

Voir Le baptême. Étapes pour se convertir à la foi catholique traditionnelle ; Étapes pour ceux qui quittent la nouvelle messe ; Baptême conditionnel

Mariage

Le Mariage est de «droit divin» (Pie XI, Casti connubii, Magistère, voir ci-dessous : Mariage), c’est-à-dire de loi divine. Toutes les personnes, même les hérétiques et les incrédules depuis le début des temps ont échangé une sorte de sacrement du mariage entre eux validement et licitement, parce que, comme le pape Léon XIII le souligne, «Le mariage a Dieu pour auteur», et, évidemment, cela ne peut jamais être un péché de faire ce que Dieu a approuvé avoir lieu, à moins bien sûr que quelqu’un agisse sciemment en opposition directe avec les lois de l’Église. Le pape Léon XIII souligne également qu’une sorte de sacrement du mariage (mais pas le sacrement complet chrétien du mariage entre individus baptisés) existait depuis le commencement du monde, à la fois parmi les fidèles et même parmi les non-croyants.

Pape Léon XIII, Arcanum, n° 19, 10 février 1880 : « Le mariage a Dieu pour auteur, et a été dès le début une sorte de préfiguration de l’Incarnation de son Fils ; et donc il demeure une chose sainte et religieuse ; pas étrangère, mais innée ; ne provenant pas des hommes, mais implanté par la nature. Innocent III, donc, et Honorius III, nos prédécesseurs, ont affirmé ni faussement ni témérairement que le sacrement du mariage existait toujours parmi les fidèles et les infidèles ».

Dans le mariage l’Église interdit sous peine grave de se marier devant un ministre non-catholique (comme un hérétique, schismatique, apostat, païen) pour remplir l’office de témoin du mariage religieux (pas dans le mariage civil qui n’a pas de valeur religieuse).

Catéchisme Penny, 308 : «Est-ce un sacrilège que de contracter un mariage en état de péché mortel ou en désobéissant aux lois de l’Église ? C’est un sacrilège que de contracter un mariage en état de péché mortel ou en désobéissant aux lois de l’Église. Au lieu de la bénédiction, les parties coupables attirent sur elles-mêmes la colère de Dieu [L’Église interdit le mariage religieux devant un ministre hérétique (témoin du mariage non-ministre de l’Église)]».

Voir Mariage

Confession

L’absolution d’un hérétique (même occulte) est invalide car il n’a pas de  juridiction.

Catéchisme Penny, 295 : «Qu’est-ce que la Confession ? La Confession est de s’accuser soi-même de ses péchés auprès d’un prêtre approuvé par l’évêque [L’hérétique, même occulte, est de fait hors de l’Église de loi divine et il n’est pas approuvé par l’Église : il n’a pas la compétence ou juridiction]».

La confession à un laïc catholique est recommandée et ; cette confession n’est pas sacramentelle, mais elle équivaut à un acte de vertu que Dieu prend en compte, c’est pourquoi elle est utile ou nécessaire pour aider à obtenir la contrition en ces temps d’apostasie ou quasi tous les prêtres valides sont hérétiques. Le concile de Trente enseigne infailliblement que Dieu pardonne les péchés par la contrition incluant le désir de confession à un prêtre catholique (pas un hérétique) au moment opportun (c’-à-d. quand ce sera possible ou quand il y aura un prêtre non-hérétique quelque part, même pour un temps long, même pour toute la vie).

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 6, réponse au 3 : «… la force sacramentelle de la Pénitence consiste dans la sanctification du ministre. C’est pour cela que celui qui se confesse à un laïc, bien que de son côté il remplisse ce qui appartient à la confession sacramentelle, cependant il n’obtient pas l’absolution sacramentelle. C’est pourquoi ce qui est produit par le mérite et la peine de la confession lui est compté et diminue d’autant la peine temporelle à laquelle il est tenu, mais il n’obtient pas la diminution de cette peine qui résulte du pouvoir des clefs, et c’est pour ce motif qu’il est tenu de se confesser de nouveau à un prêtre [quand il peut le faire]».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse à la conclusion : «… dans le cas de nécessité, un laïc peut aussi remplacer le prêtre de manière qu’on puisse se confesser à lui [¹]».

[¹] Note Abbé Drioux, 1854 : Avant saint Thomas et de son temps cet usage était en vigueur. Mais actuellement il n’existe plus… parce que cette espèce de confession n’est nullement de précepte, qu’elle paraîtrait favoriser l’erreur des hérétiques qui prétendent que tout  fidèle est ministre du sacrement.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 1 : «quand la nécessité presse, le pénitent doit faire ce qui le regarde, c’est-à-dire s’exciter à la contrition et se confesser à qui il peut. Ainsi la confession faite à un laïc à défaut de prêtre est sacramentelle d’une certaine manière, quoique le sacrement ne soit pas parfait, parce qu’il manque de ce qui se rapporte au prêtre».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 2 : «quoiqu’un laïc ne soit pas le juge [juridiction] de celui qui se confesse à lui, cependant, en raison de la nécessité, il reçoit absolument le droit de le juger, selon que celui qui se confesse se soumet à lui à défaut de prêtre».

Voir Sur le sacrement de pénitence et la contrition et quant à recevoir le pardon sans une absolution

Communion

L’Église interdit la communion avec des hérétiques excommuniés de loi divine sous peine de partager leur péché comme cela a déjà été expliqué plus haut.

1 Corinthiens 11, 29 : «Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ [L’Eucharistie est le Christ tout entier, le Corps du Christ qui est l’Église]».

Concile de Trente, 13ème sess., ch. 8, usage du  sacrement de l’eucharistie, 11 oct. 1551 ex cathedra : «…que personne en ayant conscience d’un péché mortel, quelque contrit qu’il s’estime, ne s’approche de la sainte eucharistie sans une confession sacramentelle préalable. Ce saint concile a décrété que cela devait être observé toujours par tous les chrétiens, même par les prêtres qui sont tenus par office de célébrer, du moment qu’ils peuvent avoir recours à un confesseur. Que si, en raison d’une nécessité urgente, un prêtre a dû célébrer sans confession préalable qu’il se confesse le plus tôt possible».

Le concile de Trente enseigne infailliblement ici que les Chrétiens peuvent recevoir l’Eucharistie quand ils ne peuvent pas avoir recours à un confesseur (c-à-d. un prêtre non-hérétique). Mais aucun catholique ne peut communier – en connaissance – avec des hérétiques non-catholiques sans pécher mortellement, comme cela a déjà été expliqué plus haut. Aucun catholique n’a accès, aujourd’hui, au sacrement de l’Eucharistie parce que quasiment tous les prêtres valides avec une messe valide sont hérétiques et se fichent totalement du Magistère de l’Église et se sont fabriqués leur propre faux magistère.

Catéchisme Penny, 278 : «La sainte Messe est-elle un seul et même Sacrifice identique au Sacrifice sur la Croix ? La sainte Messe est un seul et même Sacrifice identique au Sacrifice sur la Croix, dans la mesure où le Christ, qui s’offrit à Son Père Céleste, comme victime sanglante sur la Croix, continue de s’offrir d’une manière non- sanglante sur l’autel, à travers le ministère de Ses prêtres [L’hérétique est coupé automatiquement de l’Église par loi divine et il n’a pas ce ministère de l’Église : il est sacrilège]».
Catéchisme Penny, 273 : «Est-ce un grand péché que de recevoir la sainte Communion en état de péché mortel ? C’est un grand péché que de recevoir la sainte Communion en état de péché mortel ; «Car celui qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation» (1 Cor. 11, 29) [comme quand on reçoit l’Eucharistie d’un prêtre valide qu’on sait être hérétique]».

Voir Communion en ces temps d’apostasie – Communion spirituelle

Extrême-onction
Seuls les prêtres sont ministres de l’Église pour conférer l’Extrême-onction. Les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église et leur extrême-onction est invalide.
Catéchisme Penny, 304 : «Quelle autorité y a-t-il dans la sainte Écriture à propos de l’Extrême-onction ? L’autorité dans la sainte Écriture pour le sacrement de l’Extrême-onction se trouve au cinquième chapitre de l’Épître de saint Jacques, où il est dit : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les prêtres de l’Église [L’hérétique est hors de l’Église de droit divin et n’est pas prêtre de l’Église], et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur. Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le soulagera ; et s’il a commis des péchés, ils lui seront remis » (Jac. 5, 14-15)».
St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Tout prêtre [seuls les ministres de l’Église, pas les hérétiques qui ne sont pas ministres de l’Église] administre validement l’Extrême Onction, parce que pour cela il n’est pas besoin du pouvoir de juridiction, mais seulement du pouvoir d’ordination. … Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés».
St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église [les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église], et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».
Comme on peut le voir ci-dessus dans Jacques, les hérétiques ne sont pas des ministres de l’Église selon l’Écriture de loi divine.
Autres sacrements de Confirmation et d’Ordre
Catéchisme Penny, 263 : «Qui est le ministre ordinaire de la Confirmation ? Le ministre ordinaire de la Confirmation est un évêque [Un hérétique n’est pas ministre de l’Église et n’a pas la juridiction pour la validité du sacrement]».
Catéchisme Penny, 305 : «Qu’est-ce que le sacrement du saint Ordre ? Le saint Ordre est le sacrement par lequel les évêques, prêtres et autres ministres de l’Église sont ordonnés, et reçoivent le pouvoir et la grâce d’accomplir leurs devoirs sacrés [les hérétiques gardent l’ordre valide mais perdent automatiquement toute autorité, fonction, pouvoir et compétence]».

Un catholique peut être sauvé sans les sacrements (sauf le baptême), mais absolument personne ne peut être sauvé sans la vraie foi catholique.

Il ne reste probablement pas dans le monde un seul prêtre (valide) qui ne tienne pas d’hérésie, ou qui ait abjuré publiquement toutes ses hérésies.

Quasiment aucun prêtre valide au monde ne peut être approcher pour les sacrements parce qu’ils sont quasiment tous hérétiques (Voir ci-dessus : Principales hérésies actuelles). Il n’ y a que le baptême qui peut être reçu d’un hérétique, mais seulement si on ne peut vraiment pas faire autrement, c’-à-d. qu’on n’a personne d’autre pour baptiser. L’Église préfère – de loi divine – qu’un laïc ou qu’un païen baptise avant un hérétique. Les autres sacrements d’hérétiques sont illicites, ou invalides, et sacrilèges : Leur Confirmation est invalide, leur Eucharistie est illicite et sacrilège, leur Ordre est illicite, leur Extrême-onction est invalide, leur Pénitence est invalide et leur Mariage est illicite. Quiconque reçoit leurs sacrements en sachant que ce sont des hérétiques, commet un péché mortel à chaque fois et participe au sacrilège. Quiconque reçoit les sacrements de prêtres valides soupçonnés d’hérésie (et ils le sont obligatoirement tous en ces temps) doit leur demander leur foi pour confirmer ou non son soupçon d’hérésie car la loi de l’Église présume coupable le soupçonné d’hérésie et l’oblige à prouver son innocence en matière d’hérésie. Ne pas le faire délibérément, c’-à-d. continuer quand même à recevoir leurs sacrements sans les questionner de leur foi, c’est un péché mortel par omission de déni de la foi et de refus de condamner l’hérésie comme l’hérétique.

La loi divine n’excepte que le sacrement de baptême de la part d’hérétiques seulement en cas de nécessité extrême ou s’il n’y a personne d’autre pour l’administrer (Pape Eugène IV, Concile de Florence, Exultate Deo, 1439 ex cathedra – Ench. Symb. Denz. 696) car le baptême est absolument nécessaire pour le salut. Le mariage est de droit divin mais sous la puissance de l’Église, et le mariage avec un hérétique est pécheur et sacrilège hors de l’autorisation de l’Église et sans péché uniquement quand il est autorisé par l’Église sous conditions strictes et ordinairement pour des cas graves.

Erreurs et contradictions sur les sacrements d’hérétiques avec MHFM / la-foi.fr / .vaticancatholique.com

Avec l’enseignement hérétique des Dimond sur la participation aux sacrements d’hérétiques, une autre hérésie supplémentaire s’ajoute à la liste des hérésies de la grande apostasie actuelle : La communicatio in sacris avec les hérétiques notoires appelés faussement non-notoires ou pas assez notoires. La situation difficile devient mortelle à ceux qui font passer les sacrements avant la foi, puisque quasiment tous les prêtres valides sont hérétiques formels à absolument éviter pour la communication dans les choses saintes. Selon la loi divine, tous les hérétiques sont ipso facto hors de l’Église avant toute sentence ecclésiastique et perdent donc toute autorité, fonction, juridiction (compétence). Recevoir les sacrements d’hérétiques en connaissance est un péché mortel et un sacrilège et encoure l’excommunication.

Le site la-foi.fr reprend les mêmes arguments hérétiques réfutés que les frères Dimond, dans sa page : Débat portant sur les «sacrements de la part d’hérétiques non déclarés» – Les citations principales (.la-foi.fr/dogme/faux_tradis/sacrements.aspx)

Le site .vaticancatholique.com (traduction française du site MHFM) fait la même chose dans sa page : Où recevoir les sacrements ? (.vaticancatholique.com/ou-recevoir-les-sacrements/)

Les frères Dimond ont tordu la signification d’hérétiques notoires de fait

Les frères Dimond trompent leurs lecteurs et adeptes en enseignant que les hérétiques notoires de fait sont ceux qui « imposent » leurs hérésies et ceux qui « n’imposent pas » leurs hérésies sont « moins notoires » et peuvent donc être approchés pour les sacrements. Mais si on regarde l’enseignement de l’Église, on voit que les hérétiques notoires de fait sont ceux qui sont certains et dans le domaine public. Les frères Dimond ont façonné une théorie d’homme sur les sacrements d’hérétiques, et ils disent eux-mêmes sur cette question, »nous dirions », ce qui signifie « nous pensons », ce qui montre que c’est une opinion d’homme. Ils ont redéfini la signification d’hérétique notoire de fait disant que cela signifie « imposant » ou « contraignant », et ils ont inventé la réception de sacrements de « certains » hérétiques « non-contraignant » leur hérésie, qui sont « moins notoires », chez lesquels les catholiques peuvent accéder aux sacrements. Mais ce n’est pas conforme à l’enseignement de l’Église.

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 3 : «Un crime estNotoire par la notoriété de faits’il est publiquement connu [¹] et a été engagé dans de telles circonstances que nulle fraude intelligente n’est possible et ni excuse légale ne pourrait excuser [l’imputabilité est certaine] ;

[¹]  « publiquement connu » : connu de manière publique, communément connu, connu par le commun ou pouvant être connu par le commun. Code de droit canonique 1917, Can. 2197, 1: «Un crime est public s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir».

Un hérétique qui essaie de biaiser ou qui donne de fausses excuses est notoire de fait à partir du moment où il place son obstination hérétique dans le domaine public. Quand on peut entendre ou lire ou voir les actes ou le comportement hérétique avec obstination, c’est hérétique notoire de fait : par le fait que l’obstination (hérétique) est publiquement ou communément connue, et c’est publiquement connu parce qu’il n’y a pas de fraude intelligente qui permet de le cacher ou qui fait qu’on ne peut pas le savoir, ni de véritable excuse du droit qui le rend irresponsable. La fraude intelligente est une dissimulation de l’obstination hérétique cachée de manière frauduleuse qui fait qu’on n’arrive pas à la savoir ; l’excuse légale est une vraie condition (pas seulement une circonstance atténuante) prévue par la loi (pas une réponse en biais, ni le silence coupable, etc., qui ne font que confirmer l’obstination) qui lève l’imputabilité (responsabilité, culpabilité, tort de la faute). Quand on sait de quelque façon qu’un prêtre est hérétique, on doit le reprendre avec le dogme et s’il reste obstiné, on doit l’éviter, et non pas être quand même en communion avec lui, car on pèche quand on le sait (Ils reçoivent la communion eucharistique chez les hérétiques qu’ils savent et disent hérétiques et obstinés, mais disent qu’ils ne sont pas vraiment en communion avec eux). Un prêtre hérétique est à éviter absolument du moment qu’il fait connaître son hérésie ou qu’on connaît son obstination hérétique, qu’il soit « contraignant » ou pas avec son hérésie, c’est-à-dire qu’il est manifeste (évident) qu’il est hérétique, comme l’enseigne le cardinal saint Robert Bellarmin :

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, II, 30 : «…les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que QUELQU’UN EST UN HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES EXTÉRIEURES, ILS LE JUGENT HÉRÉTIQUE PUR ET SIMPLE, ET LE DÉNONCENT COMME HÉRÉTIQUE. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu [et coupé]. L’argument d’autorité est basé sur Saint Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ ».

C’est une invention humaine d’affirmer qu’un hérétique est notoire de fait uniquement quand il « impose » son hérésie ou qu »il est « contraignant » avec son hérésie ou qu’il est « ouvert » avec son hérésie, cela n’est enseigné nul part par l’Église car l’hérésie est une opinion de choix. Un hérétique est notoire de fait à partir du moment où il manifeste (extérieurement) son obstination hérétique formellement (certainement obstiné) et dans le domaine public (Messe publique, internet, écrit publié, etc.). Celui qui appartient à une société hérétique publique est hérétique public ; l’hérétique qui n’est pas manifeste ou extérieur est occulte ou caché (on ne le sait pas ou on ne peut pas le savoir). Quand vous avez connaissance de l’obstination dans l’erreur de la part du baptisé, c’est-à-dire qu’il ne se soumet pas au magistère malgré sa connaissance et compréhension du dogme, il est formellement hérétique. Il existe aussi des hérétiques notoires matériels, qui se manifestent publiquement comme obstinés mais pour une hérésie matérielle, c’est-à-dire qu’ils se montrent obstinés publiquement mais parce qu’ils ne connaissent pas ou comprennent mal de manière non-coupable des dogmes. Celui qui est obstiné, dans le domaine public, avec son appartenance à une société hérétique publique est hérétique notoire, et il peut être matériel s’il ne connait pas le dogme que nie sa société (peu probable actuellement). Il y aussi des hérétiques publics matériels, comme celui appartenant à une société hérétique publique, mais qui ne sait pas que sa société est hérétique s’il ne connait pas ou comprend mal (sans faute de sa part) le dogme, et qui abjurerait et des hérésies et de sa société hérétique s’il le connaissait (peu probable actuellement). Le prêtre hérétique doit être évité absolument à partir du moment où vous avez connaissance de son rejet obstiné du dogme, et il devient notoire de fait quand ses offices sont dans le domaine public. Celui qui reste volontairement silencieux après que lui soit montré le dogme est coupable. Celui qui n’est pas formellement hérétique est ou hérétique matériel ou suspect d’hérésie, et dans les deux cas, il doit prouver son adhésion à la vraie foi. La règle de la foi catholique est d’éviter toute forme de communion religieuse avec les hérétiques non-déclarés quand ils sont publics (domaine public, appartenance à une société hérétique publique) et aussi ceux qui sont manifestes (extérieurement évidents) et ceux notoires de fait (publiquement connus comme certains), et non pas uniquement ceux qui seraient notoires de fait seulement (à tort) parce qu’ils « imposent leur hérésies ».

Les frères Dimond se sont fait leur propre définition de notoire de fait afin de recevoir des sacrements d’hérétiques connus (qu’ils savent et disent hérétiques) en opposition aux lois de l’Église. Ils enseignent que les hérétiques notoires de fait (à éviter absolument) sont seulement :

  • ceux qui sont « imposant » ou sont « contraignant » avec leurs hérésies ;
  • ou ceux qui ne donnent pas les sacrements à ceux qui ne pensent pas comme eux de façon hérétique ;
  • ou ceux qui considèrent hérétique ou non-catholique celui qui tient la foi catholique orthodoxe (droite) en affirmant que le salut par le baptême de désir ou de sang, par l’ignorance invincible, par l’âme de l’Église, etc., sont des hérésies et ainsi du reste pour les autres hérésies comme la Planification Familiale Naturelle, le faux Magistère sur l’infaillibilité papale, la participation à des sectes hérétiques, la réception de sacrements d’hérétiques, etc. ;
  • ou ceux qui affirment que le sédévacantisme est une hérésie alors qu’au contraire c’est la seule vraie et position catholique droite actuellement car le saint Siège est vacant, occupé par une secte non-catholique et des chefs apostats qui se font passer faussement pour catholiques.

Tout ceci n’est pas l’enseignement de l’Église catholique. L’Église enseigne le dogme suivant :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino », 1441 (Décrets 571), ex cathedra (Magistère solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposées et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Avez-vous entendu ? Tous ceux qui pensent l’opposé et le contraire de l’Église sont hors de l’Église par loi divine (automatiquement). On sait que quelqu’un est hérétique quand on sait qu’il pense volontairement l’opposé et le contraire du Magistère de l’Église, c’est-à-dire qu’il connaît et comprend le dogme, mais le refuse. Même le doute est hérétique. C’est la différence entre erreur et hérésie : l’erreur est de bonne foi par ignorance ou par incompréhension, alors que l’hérésie est de mauvaise foi. Quelqu’un qui est dans l’erreur se convertira au dogme car il est de bonne foi. Un hérétique ne se convertira pas au dogme car il est de mauvaise foi et reste donc obstiné dans sa mauvaise volonté. L’erreur est humaine mais y persévérer est diabolique.

Les frères Dimond et leurs adeptes enseignent et pratiquent la communion explicite avec les hérétiques en tordant la signification d’hérétique notoire ; ils disent à tort que pour être hérétique notoire il faut être une assemblée ouvertement hérétique (ce qui est faux car la loi divine définit l’hérétique à éviter au singulier, voir plus bas) ou ne pas cacher son hérésie ou imposer son hérésie pour être absolument évité, mais que l’Église n’interdit pas la communion religieuse avec les hérétiques qui seraient moins notoires (qui n’affichent pas franchement et ouvertement leur hérésie). Mais ce qui rend certain qu’une personne est hérétique, c’est de connaître son obstination (hérétique) contre le Magistère de l’Église, pas que l’hérétique s’impose ouvertement sans se cacher, puisque l’Église enseigne infailliblement (Concile de Florence, «Cantate Domino») que tous ceux qui pensent des choses contraires et opposées sont hors de l’Église (penser le contraire, c’est aussi le montrer ouvertement, par exemple en gardant le silence coupable volontairement). Il suffit de connaître que la personne est hérétique pour l’éviter absolument.

Même une légère preuve suffit pour la certitude de culpabilité d’hérésie selon la règle de la foi, comme l’enseigne l’Église :

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 ex cathedra : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Ci-dessus, l’Église enseigne infailliblement qu’une légère preuve suffit pour considérer une personne comme hérétique. Une légère preuve suffit parce que l’unité de la foi et l’unité de l’Église sont de loi divine. Qu’une légère preuve suffit est la règle de la foi. Donc ceux qui affirment qu’il faut qu’un hérétique « impose » ou soit « contraignant avec son hérésie » pour être considérer comme un hérétique à éviter, errent, et s’ils sont obstinés de mauvaise foi, ils sont hérétiques.

Les frères Dimond du Monastère de la très sainte Famille ou MHFM et vaticancatholic.com (ou la-foi.fr et vaticancatholique.com en français) enseignent la réception de sacrements d’hérétiques non-déclarés, selon eux « non-notoires » ou « moins notoires » (c-à-d. pas l’enseignement de l’Église), pour faire admettre leur pratique sacrilège, en contradiction de l’enseignement infaillible de l’Église catholique selon lequel tous les hérétiques sont ipso facto par la loi divine coupés de l’Église et privés de toute juridiction, autorité et pouvoir – même les hérétiques occultes (cachés).

Les frères Dimond disent qu’un prêtre « pourrait être moins notoire » et donc qu’on pourrait communier avec lui.  «moins notoire» ne veut rien dire et ce n’est pas enseigné par l’Église. La vraie question est : est-il hérétique ou n’est-il pas hérétique ? Il est impossible de répondre car la limite n’est pas définie clairement. Ce prêtre selon eux «moins notoire» soit appartient à une secte hérétique ou soit il en est issu, et donc il doit déjà obligatoirement être supposé être hérétique rien que pour cela (et aussi en plus à cause des temps actuels où quasi tous tiennent des hérésies), et celui qui célèbre la Messe una cum (lit le nom des chefs apostats vatican 2 à la prière Te Igitur) fait implicitement profession de foi commune avec vatican 2, mais il pourrait ne pas être hérétique. C’est donc un suspect d’hérésie qu’on doit éviter tant qu’il ne prouve pas son innocence (il doit prouver qu’il tient la vraie foi). Il pourrait aussi être un hérétique matériel – c-à-d qu’il ne serait pas un hérétique – dans l’erreur de bonne foi, mais on ne peut le savoir qu’après lui avoir présenté le dogme ; Mais s’il reste obstiné contre le dogme, c’est un hérétique.

Contrairement à ce qu’enseignent les frères Dimond, l’Église a infailliblement déclaré un hérétique non seulement quand il est notoire (selon les critères de l’Église : publiquement certains, et non ceux des Dimond : « imposant ») mais même aussi manifeste.

Concile de Constance, sess. XV, (décrets 428), 1415, Condamnation de Jean Huss disciple de John Wyclif, ex cathedra (Magistère solennel) : « … ce très saint synode de Constance … déclare  … que le dit Jean Huss a été et est vraiment  et manifestement hérétique [verum et manifestum* hereticum], qu’il a enseigné et prêché publiquement des erreurs et des hérésies déjà condamnées par l’Église … ce très saint synode a constaté que le même Jean Huss était obstiné et incorrigible au point qu’il ne désirait pas revenir dans le sein de la sainte mère Église et qu’il ne voulait pas abjurer les hérésies et les erreurs prêchées publiquement par lui ». (ratifié par le pape Martin V en 1418)

[*] Manifestum, manifestus : manifestement, montrer, découvrir, révéler, manifeste, évident, laissant paraître, laissant voir (Dict. Latin-Français Félix Gaffiot, éd. 1934, p. 946).

Cela signifie que c’est un dogme que les hérétiques manifestes sont aussi à éviter aussi bien que les hérétiques notoires (selon les critères de l’Église). Donc aller recevoir des sacrements chez des hérétiques parce qu’ils n’imposent pas leur hérésie, alors qu’ils restent par ailleurs obstinés contre les dogmes et/ou ne montrent pas de signes extérieurs qu’ils adhèrent sincèrement à la vraie foi, c’est la communication in sacris avec des hérétiques, purement et simplement, et c’est la fornication spirituelle qui vous enverra en enfer, si vous ne vous repentez pas.

MHFM/Frères Dimond ou la-foi.fr/vaticancatholique.com envoient les gens communier chez les hérétiques, selon eux « moins notoires » (un terme inventé), qui sont quand même des partisans du baptême de désir / sang, du salut de l’ignorant invincible, d’appartenance ou membre de l’âme de l’Église hors du Corps, et de nombreuses autres hérésies. Ils envoient les gens recevoir les sacrements d’hérétiques «s’ils n’imposent pas leur hérésie», «si on ne les soutient pas financièrement», «s’ils ne sont pas notoires», ce qui n’est pas l’enseignement de l’Église et est contraire à l’Église, à la loi divine, à la loi ecclésiastique et à la loi naturelle.

1° C’est un péché mortel, en connaissance, de communier, ou de prier avec les hérétiques ou de recevoir les sacrements d’hérétiques, sauf le baptême en cas de nécessité (loi divine) et le mariage (de droit divin) autorisé par l’Église catholique. C’est un sacrilège d’aider, en connaissance et de quelque façon, le sacrilège d’un hérétique.

2° C’est un péché mortel d’aider, en connaissance, la propagation de l’hérésie par quelque action que ce soit, comme la présence active ou passive à un culte hérétique non-catholique, l’aide manuelle ou financière, ou recevoir des cadeaux d’hérétiques, etc. C’est un aussi péché mortel de scandale, cause de chute pour autrui).

3° C’est un péché mortel, en connaissance, d’aider la propagation de l’hérésie par l’omission de ne pas confesser la foi catholique quand on peut ou qu’on doit, ce qui est une défection de la foi ; comme de ne pas instruire les ignorants, de ne pas réprimander les pécheurs. Ceux qui font cela en connaissance sont automatiquement excommuniés et sont de fait suspects d’hérésie. La relation sans péché avec les hérétiques est uniquement dans le but de les convertir.


Constantinople I canon 6 sur les hérétiques notoires ? Constantinople I canon 6 sur la réception de sacrements d’hérétiques ?

Les frères Dimond ont basé leur thèse de réception de sacrements d’hérétiques sur le fait d’éviter uniquement les hérétiques notoires de fait mais pas ceux, d’après eux, « moins notoires ». Mais ils ont fondé leur définition de « notoire » à partir de leur interprétation sur les hérétiques accusant des évêques catholiques dans le Premier Concile de Constantinople ci-dessous. Ils assimilent les hérétiques notoires à éviter absolument comme étant des « assemblées » opposées qui sont ouvertement contre l’Église, comme, selon eux, les « orthodoxes » orientaux schismatiques qui ne cachent pas (ouvertement) leur rejet de la papauté, alors que même un hérétique individuel est aussi à éviter absolument.

Premier Concile de Constantinople (381) Canon 6 : «(Et par les hérétiques, nous entendons aussi bien ceux qui ont été jadis bannis et ceux que nous avons nous-mêmes depuis anathématisés, et aussi ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et mettent en place des assemblées opposées [rivales]) ».

Ce canon du 1er concile de Constantinople ci-dessus parle de ne pas admettre des hérétiques (et d’autres) qui accusent les évêques catholiques (orthodoxes) : «par les hérétiques, nous entendons…», signifie : par les hérétiques qui accusent les évêques catholiques (orthodoxes) , nous entendons…

Regardez bien attentivement ce qui suit :

Par le canon VI de Constantinople I, I‘Église veut exercer le droit contre ceux qui « forgent haineusement et calomnieusement des accusations contre les évêques ». L’Église veut examiner les personnes avant, afin que certains accusateurs soient admis et pas d’autres pour « des accusations concernant les affaires ecclésiastiques ». Et l’Église veut aussi exercer la justice en faveur de celui qui se plaint parce qu’il a « été traité d’une autre manière injuste ».

Constantinople I (381), canon VI, Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs : « …ne plus admettre les accusateurs sans enquête, et de ne pas permettre à tout le monde de porter des accusations contre ceux qui administrent les Églises, ni en vérité de l’interdire à tous. Mais si quelqu’un porte contre l’évêque une plainte personnelle, c’est-à-dire privé, soit qu’il ait été lésé par lui, soit qu’il ait été traité d’une autre manière injuste, on ne doit, devant des accusations de ce genre, examiner ni la personne ni la religion de l’accusateur [¹] ».

[¹] Note : « accusateur. … canon qui distingue nettement deux cas d’accusation : l’accusation pour motifs personnels, à laquelle toute personne a droit, fût-elle hérétique ou païenne ; et l’accusation pour motifs ecclésiastiques, à laquelle n’ont accès que les membres de la grande Eglise qui ne sont eux-mêmes sous le coup d’aucun sanction ».

Puis ensuite le canon dit ce qui suit :

Constantinople I, canon VI, Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs : « … Si la plainte portée contre l’évêque a trait à des affaires ecclésiastiques, il faut alors soumettre à l’examen la personne des accusateurs, afin qu’avant tout il ne soit pas possible à des hérétiques de porter contre les évêques orthodoxes des accusations concernant les affaires ecclésiastiques (Nous regardons comme hérétiques … ceux qui prétendent professer la foi saine, mais qui se sont séparés et tiennent des assemblées rivales contre les évêques en communion avec nous). … Mais si des personnes ne sont ni hérétiques ni excommuniées, n’ont pas subi de condamnation ou ne sont pas inculpées…».

Il s’agit d’admettre des personnes à accuser des évêques sauf les hérétiques, les excommuniés, et d’autres sous conditions. Cette partie ci-dessus du canon parle de ne pas admettre les hérétiques (et d’autres comme les excommuniés, et d’autres sous conditions) à accuser des évêques concernant les affaires ecclésiastiques. Ce canon parle du fait que les hérétiques ne sont pas admis à accuser des évêques. Ensuite est défini ce que sont ces hérétiques qui ne sont pas admis à accuser des évêques : ceux qui ont été déclarés et aussi « ceux qui prétendent professer la foi saine, mais qui se sont séparés et tiennent des assemblées rivales contre les évêques en communion avec nous ». Cela signifie que ce sont des hérétiques déclarés ou des églises hérétiques qui se disent catholiques qui ne sont pas admis à accuser des évêques. Ce canon dit que des églises hérétiques non-déclarées qui prétendent être catholiques ne sont pas admises à accuser des évêques catholiques justement parce qu’elles prétendent professer la vraie foi. Pourquoi ? Parce que ce cela concerne les affaires ecclésiastiques. Le canon 6 parle de ne pas admettre des hérétiques déclarés ni des assemblées hérétiques qui se disent catholiques à accuser des évêques concernant les affaires ecclésiastiques : il indique que parmi ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques catholiques, les assemblées hérétiques non-déclarées ne sont pas admises à accuser des évêques, et c’est 1° parce qu’elles se disent catholiques qu’elles ne sont pas admises, et 2° parce que par ce fait leurs accusations concernent les «affaires ecclésiastiques».

Cela signifie qu’un hérétique individuel pour une plainte personnelle, c-à-d à titre privé, est admis à accuser des évêques orthodoxes parce que à titre privé cela ne concerne pas les affaires ecclésiastiques.

Ce canon 6 inclut aussi les hérétiques publics : Un hérétique public individuel n’est pas admis à accuser des évêques concernant les affaires ecclésiastiques parce qu’un hérétique public appartient à une société hérétique publique ou alors il faudrait que cet hérétique accuse à titre individuel et privé.

Entre parenthèse, ces assemblées sont publiques (puisqu’elles professent tenir la vraie catholique, elles peuvent être soit notoires de fait ou soit publiques), ce qui signifie que même selon les critères erronés des Dimond (que sont des assemblées à éviter par les catholiques concernant les sacrements d’hérétiques), les sociétés publiques hérétiques sont à éviter aussi.

Donc ce canon ne renseigne pas sur comment l’Église voit les hérétiques à éviter parce qu’ils sont en assemblées. Ce canon 6 est la loi ecclésiastique Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs, il n’est pas la loi divine sur les hérétiques, et il ne concerne pas la règle de la foi (loi divine), et la preuve en est que le dogme définit un hérétique au singulier comme on le voit ci-dessous :

 

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’IL n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur LUI-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par SON hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Évite UN homme hérétique, après un premier et un second avertissement, sachant qu’UN tel homme est perverti et qu’IL pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Le dogme doit être compris tel qu’il est déclaré :

Pape Pie IX, Premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, ex cathedra : «… la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

Pape Pie IX, Premier Concile du Vatican, Session III, canons, part. IV sur la foi et la raison, n° 3 ex cathedra : « Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église, se voient donner parfois, par suite du progrès de la science [connaissance], un sens différent de celui que l’Église a compris et COMPREND encore, qu’il soit anathème ».

En passant, on peut voir dans ce canon de 381 que l’Église distingue clairement les hérétiques (excommuniés de loi divine) des excommuniés de loi ecclésiastique, et que tous deux ne sont pas admis à accuser des évêques « concernant les affaires ecclésiastiques ».

Les Dimond disent que le canon 6 de Constantinople I est « sur les assemblées d’hérétiques ».

Peter Dimond, 5:21-5:45 dans le débat : «En d’autres termes, il s’agit de définir ce qu’ils entendent par hérétiques…».

Peter Dimond dit ci-dessus que l’Église définit, par le canon 6, ceux qu’elle entend (comprend) comme étant hérétiques… Mais le canon 6 parle de ceux admis à accuser et non pas de ceux que l’Église définit comme hérétiques pour autre chose. Ci-dessus, on peut voir que le terme utilisé est tronqué pour faire croire qu’il s’agit des hérétiques à définir en général alors que ce n’est pas le sujet du canon.

MHFM, Débat « Sacrements d’hérétiques non-déclarés » – Les citations importantes – § Le Premier Concile de Constantinople prouve notre position sur cette question : « Ainsi, nous pouvons voir que les conciles du moyen âge contiennent le même enseignement que le premier concile de Constantinople, canon 6, sur les assemblées d’hérétiques ». (.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/sacraments-from-undeclared-heretics/#.WZ0oJj5JaUk)

MHFM dit ci-dessus que ce canon 6 est sur les assemblées d’hérétiques par l’expression : «premier concile de Constantinople, canon 6, sur les assemblées d’hérétiques». Mais ce canon 6 n’est pas «sur les assemblées d’hérétiques», mais Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs. Dans la citation des Dimond ci-dessus, on peut voir que le terme utilisé est tronqué pour faire croire qu’il s’agit des assemblées d’hérétiques en général, qui relève de la loi divine, alors que ce n’est pas le sujet du canon 6 qui définit un cadre de droit ecclésiastique pour des cas particuliers.

Le canon VI du Ier concile de Constantinople a pour titre en Latin (Décrets 33) : Quinam ad accusationem contra episcopus vel clericos recipiendi sint : Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs (Décrets34 en Français). Tout le monde peut vérifier cela, ce canon n’est pas «sur les assemblées d’hérétiques», mais sur « ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques ».

La déclaration de Constantinople I can. 6, «(Et par les hérétiques, nous entendons … ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et mettent en place des assemblées opposées)», parle de ne pas admettre les hérétiques à accuser des évêques « concernant les affaires ecclésiastiques ».

L’expression de mhfm «sur les assemblées d’hérétiques» laisse paraître que le canon 6 est «sur les assemblées d’hérétiques» alors qu’il concerne « ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques« , c’est-à-dire que la déclaration du canon ci-dessus n’indique pas qui sont hérétiques à éviter absolument « et mettent en place des assemblées opposées » par rapport à d’autres hérétiques qui ne seraient pas à éviter absolument, mais indique que parmi ceux à admettre, les hérétiques déclarés et ceux en assemblées non-déclarées ne sont pas admis à accuser des évêques « concernant les affaires ecclésiastiques ». Mais les hérétiques sont admis à accuser à titre privé.

Par conséquent, c’est faux d’avancer que l’Église aurait légiféré, par ce canon, sur les assemblées d’hérétiques pour d’autres cas ou situations autres que des accusations d’évêques. C’est la règle de la foi (que l’Église a donnée par loi divine aux fidèles) qui doit être utilisée concernant les hérétiques, c’est-à-dire pour savoir ceux qui sont hors de l’unité de la foi et de l’unité de l’Église.

Le canon 6 de Constantinople I ne parle pas de tous les hérétiques ou de la communion avec les hérétiques ou de la réception de sacrements d’hérétiques pour lesquels il n’est pas besoin d’assemblées opposées pour les éviter. Ces accusations d’hérétiques contre des évêques catholiques, concernent la loi ecclésiastique, tandis que la communicatio in sacris/in divinis (communion religieuse, sacrements, prière, assistance, aide, etc.) avec des hérétiques concerne l’unité de l’Église et l’unité de la foi qui sont de loi divine. Donc, dire ici que cela concerne tous les hérétiques est complètement faux, pour dire le moins. Et deuxièmement ces « assemblées » d’hérétiques ne sont pas du tout entendues pour la communicatio in sacris/in divinis avec les hérétiques.

Il est logique que le concile entende des « assemblées » d’hérétiques dans ce cadre d’accusations d’évêques catholiques, car le canon considère ici les accusations « concernant les affaires ecclésiastiques« , c’est-à-dire des églises non-catholiques accusant des églises catholiques et comment cela se passerait avec les hérétiques dans ce cas.

Ce ne sont pas les hérétiques notoires considérés à tort uniquement en tant qu’ «assemblées opposées» qui sont seulement à éviter, car un hérétique seul (sans assemblée) peut aussi être notoire : cela n’a rien à voir avec les assemblées pour qu’il soit notoire, mais cela a à voir avec l’obstination hérétique certaine publique. En plus, c’est un dogme (loi divine) qu’on doit éviter UN hérétique et non pas uniquement uniquement des assemblées hérétiques, comme on peut le voir ci-dessous, car le dogme et l’Écriture emploient le terme hérétique au singulier ; et le dogme doit être compris tel qu’il est déclaré :

Le Pape Pie IX, Premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, ex cathedra : «… la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

Mais en plus, si l’Église ne considérait que les assemblées d’hérétiques comme étant les hérétiques (Premier Concile de Constantinople, Canon 6 ci-dessus), elle contredirait le dogme ci-dessous où elle enseigne infailliblement que tous ceux qui pensent le contraire (comme les hérétiques) sont condamnés et hors de l’Église. Il est bien sûr impossible que la loi divine se contredise et c’est hérétique de l’affirmer, et ceci est la preuve dogmatique que le Canon 6 du Premier Concile de Constantinople considère des hérétiques dans le cadre de la loi ecclésiastique pour ne pas admettre des accusations d’hérétiques contre des évêques catholiques.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… TOUS ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

En passant, les frères Dimond enseignent que les catholiques peuvent recevoir les sacrements d’hérétiques « notoires », même selon leur propres critères, à l’article de la mort. Mais c’est impossible, car les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église de loi divine (voir détails plus bas : Erreurs et contradictions, Erreur fatale).

Œuvres complètes St Alphonse Tome 19 Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

C’est un dogme qu’on doit éviter aussi UN hérétique et non pas que des assemblées d’hérétiques (à partir du moment où on le sait) :

II Jean 1, 10-11 : «Si quelqu’UN vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison, ne LUI dites pas même SALUT [comme l’hérétique, le schismatique, ou l’apostat]. Car celui qui LUI dit SALUT communique à ses œuvres mauvaises».

Tite 3, 10 : « Évite [Romps avec] UN homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’UN tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’IL est condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’IL n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur LUI-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par SON hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-LE [romps avec lui], sachant qu’UN tel homme est perverti et qu’IL pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… TOUS ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’UN donne son assentiment, IL est par le fait même coupé de l’unité catholique … quelqu’UN tient à une seule hérésie, IL n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «…si quelqu’UN tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, CELUI qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Conclusion : Les Pères et les saints ont toujours prôné la non-discussion avec les hérétiques. De deux choses l’une : Soit les frères Dimond ont pu découvrir une fenêtre théologique permettant de recevoir des sacrements de « certains » hérétiques ; soit ils entraînent les âmes vers l’illusion et la damnation au service du diable en faisant communiquer religieusement les gens baptisés avec les hérétiques avec des sacrements illicites et invalides. Mais l’enseignement de l’Église montre combien est hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église, c’est la règle de la foi ou loi divine :

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Donc maintenant en connaissant cet enseignement la réponse est que « certains » hérétiques sont hérétiques et hors de l’Église de loi divine, c’est à dire universel et absolu. On pourrait se demander : Comment sait-on qu’un hérétique est non notoire ou « moins » notoire puisqu’on sait que c’est un hérétique ?

En outre, Tite 3, 10 est universel et absolu, ce qui exclut absolument une catégorie d’hérétiques à éviter par rapport à une autre catégorie d’hérétique à ne pas éviter. L’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit. Tite 3, 10-11 est donc de loi divine à prendre tel qu’il est écrit comme on peut le voir ci-dessous avec le Pape Vigile dans sa déclaration dogmatique. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré.

Tite 3, 10-11 « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Par conséquent tous ceux qui refusent sciemment de prendre Tite 3, 10-11 littéralement et restent en communion religieuse avec des hérétiques connus en tant que notoires, publics, formels , manifestes en sachant qu’ils sont obstinés, sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture. Et s’ils ne reprennent pas les hérétiques qu’ils connaissent, ils désobéissent à la loi divine et sont dans un déni de la foi mortellement pécheur.

De plus, éviter absolument les hérétiques notoires de fait mais pas les hérétiques « moins notoires  » (par ce qu’ils ne sont pas « notoires ») à partir du droit canonique est erroné car le droit canon est canonique et pas la loi divine, et c’est la loi divine qui doit obligatoirement régir d’abord les hérétiques et hérésies (Voir plus haut : Sur les hérétiques notoires de fait). Le Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 1-4 sur la notoriété d’un crime concerne les excommuniés de droit ecclésiastique pas les hérétiques et schismatiques excommuniés automatiquement de droit divin avant toute excommunication ecclésiastique, parce que ce canon 2197 est fondé sur Ad Evitanda Scandala et le Concile de Bâle qui parlent des excommuniés de droit ecclésiastique et non pas des hérétiques excommuniés de droit divin et hors de l’Église par la loi divine, comme l’a confirmé saint Robert Bellarmin (Voir plus haut : Sur les hérétiques notoires de fait).

C’est pourquoi ce n’est pas uniquement l’hérétique notoire qui est hors de l’Église, comme l’enseigne le cardinal Mazella, Préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la Bulle Apostolicae Curae condamnant les sacrements anglicans, ci-dessous :

Cardinal Camillo Mazella, S. J., De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est CERTAIN que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »] ».

Donc, on voit bien aussi ci-dessus que l’hérétique public (et pas seulement que l’hérétique notoire), est Hors de l’Église parce qu’il prend Tite 3, 10 comme le comprend l’Église, tel qu’il est écrit, c’est-à-dire absolu. Donc les frères Dimond ont complètement faux au sujet de la réception de sacrements de « certains » hérétiques.

MHFM, Où aller à la messe ou la Confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les Sacrements : « …S’il ne s’y oppose pas, mais est en faveur de l’œcuménisme Vatican II, alors il est un hérétique notoire et vous ne devriez pas recevoir la communion de lui. Une autre question à lui poser est de savoir s’il croit que les non-catholiques, tels que les «orthodoxes», doivent être convertis à la foi catholique. S’il ne dit pas «oui», alors il est un hérétique notoire ».

Les Dimond admettent ci-dessus que le prêtre est un hérétique notoire après avoir admis son hérésie, mais ils enseignent néanmoins que certains hérétiques que nous connaissons HÉRÉTIQUES après leur avoir parlé et qu’ils ont admis leurs hérésies, on peut néanmoins communier avec eux tant qu’ils sont PAS NOTOIRES sur leurs hérésies.

Peter et Michael Dimond, Où aller à la messe ou la Confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les Sacrements : «… vous devez appeler le … [hérétique(s)] prêtre et lui poser certaines questions avant de recevoir la communion de lui … tous ces prêtres soutiennent que les âmes peuvent être sauvées sans la foi catholique par le «baptême de désir» et «l’ ignorance invincible». … Vous verrez par ses réponses qu’il estime que les âmes peuvent être sauvées sans la foi catholique et le sacrement du baptême, ce qui est contraire à l’enseignement catholique. … Maisvous pouvez aller vers eux pour la confession et la communion s’ils sont validement ordonnés et NON NOTOIRES ou n’imposent pas leurs fausses positions et si on ne les soutient pas ».

Les Dimond se contredisent-ils ? Bien sûr !

MHFM dit «S’il ne s’y oppose pas» et « S’il ne dit pas «oui» » : cela signifie aussi s’il ne dit rien ou ne répond pas ou garde le silence, et que c’est aussi l’admission de son hérésie et qu’il est hérétique notoire après l’admission de son hérésie, selon leurs propres critères mêmes de « notoire », car le silence est un signe extérieur coupable qui manifeste la volonté hérétique d’une personne. Est-ce qu’on pourrait aller à des prêtres qu’on sait être hérétiques et auxquels on a présenté les preuves doctrinales, mais puisqu’ils gardent le silence, continuer à être en communicatio in sacris avec eux ? Non. Car le silence est ici coupable parce qu’il est un signe externe qu’on peut juger. Mais MHFM dit à la fois que les hérétiques « notoires » ou à éviter absolument sont ceux  «qui ne cachent pas» leur hérésie, et ils disent aussi par ailleurs : « S’il ne s’y oppose pas» et «s’il ne dit pas «oui», alors il est un hérétique notoire ».

Lequel est «notoire» et à éviter absolument ? Celui qui «ne se cache pas» c-à-d. qui s’affiche, ou celui qui «ne s’y oppose pas» et «ne dit pas «oui», c-à-d. garde le silence ? On voit bien que MHFM se sert du critère selon ce qui les arrange : «ne s’y oppose pas» ou «ne dit pas «oui»», c’-à-d. ne dit pas son hérésie, est un critère qui ne rend pas hérétique notoire, mais ailleurs «ne s’y oppose pas» ou «ne dit pas «oui»», c’-à-d. ne pas dire son hérésie, rend hérétique notoire.

Cela laisse penser que l’hérésie « en faveur de l’œcuménisme Vatican II »  ou « que les non-catholiques, tels que les «orthodoxes», [ne] doivent [pas] être convertis à la foi catholique » seraient des hérésies dont l’imputabilité serait plus importante ou seraient des hérésies plus facilement connaissables que l’ « estime que les âmes peuvent être sauvées sans la foi catholique et le sacrement du baptême, ce qui est contraire à l’enseignement catholique ». Cela signifie que l’hérésie d’ »œcuménisme » ou que celle des « orthodoxes » orientaux schismatiques sont des hérésies plus imputables que celles du baptême de désir ou de salut pour l’ignorant invincible de la foi et même de Jésus-Christ ! Rendez-vous compte et réveillez-vous ! C’est une tromperie. Une hérésie est une hérésie, un refus du Magistère, comme les Dimond le disent justement eux-mêmes à raison :

Peter Dimond, Réponse à Bob Sungenis – l’hérétique se présentant comme « Apologiste catholique »  : «…Les gens qui rejettent la foi catholique (ou tout dogme) sont dans une position de rejet de Dieu (l’auteur des dogmes)… ».

Et cela contredit l’enseignement de l’Église suivant :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié] et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

« Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous QU’UNE MÊME FOI. Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc TOUTE la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car TELLE EST LA NATURE DE LA FOI QUE RIEN N’EST PLUS IMPOSSIBLE QUE DE CROIRE CECI ET DE REJETER CELA.

« L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVELÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE [apostasie]».

« …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie], puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi. CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [fausse religion de l’homme] PLUTÔT QU’À DIEU ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [hérétiques] ou de gouvernement [schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Avez-vous entendu ? Ceux qui refusent (volontairement) d’être soumis à cet enseignement de l’Église doit être considérés (règle de la foi) comme des non-catholiques et des pécheurs.

Récapitulons afin d’être clair sur ce point.

La règle de la foi catholique est d’éviter toute forme de communion religieuse avec les hérétiques non-déclarés quand ils sont publics (domaine public, appartenance à une société hérétique publique) et aussi ceux qui sont manifestes (extérieurement évidents) et ceux notoires de fait (publiquement connus comme certains), et non pas uniquement ceux qui seraient notoires de fait seulement (à tort) parce qu’ils « imposent leur hérésies ». Tout catholique doit éviter tout hérétique connu comme notoire de fait, public, formel, et manifeste (ouvertement ou au for externe et évident), selon la loi divine, du moment qu’il est connu en tant qu’hérétique, car l’Église comprend Tite 3, 10 (« Évite un homme hérétique… »), tel qu’il est écrit, c’est-à-dire absolu et universel et Tite 3, 10 est à croire de foi divine et catholique. La différence c’est qu’on a pas à questionner un hérétique notoire de fait pour avoir la certitude de son obstination hérétique et pour avoir à l’éviter car son obstination hérétique est déjà connue comme certaine ; alors qu’on doit éviter absolument un hérétique manifeste, et un hérétique public après l’avoir repris une ou deux fois. Cela ne signifie absolument pas qu’on doive éviter que l’hérétique notoire, ni que l’Église autorise de recevoir les sacrements d’autres hérétiques qui ne sont pas notoires de fait, car cela revient à dire que l’Église autorise de recevoir des sacrements d’hérétiques publics, et manifestes, ce qui est hérétique.

Contradictions concernant les hérétiques « notoires de fait »

Peter Dimond, « Sacrements d’hérétiques non déclarés » Débat – Les Citations importantes : « Les CATHOLIQUES peuvent recevoir les SACREMENTS DE CERTAINS PRÊTRES QUI SONT HÉRÉTIQUES NON DÉCLARÉS en ce moment … »

Peter Dimond, Sacrements d’hérétiques – Débat : « Et ce que nous avons indiqué sur notre site Web, nous n’avons pas dit qu’à moins que si quelqu’un impose, il ne peut pas être considéré comme un hérétique. Non, ce que nous avons dit est que, sans une déclaration pour qu’il y ait une obligation absolue positive d’éviter un hérétique non déclaréil doit être un hérétique imposant, vous imposer ses vues fausses, ou être si notoire qu’il ne peut pas être caché ou excusé de toute façon dans la loi ».

MHFM, Où aller à la messe ou la Confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les Sacrements : « S’il ne s’y oppose pas, mais est en faveur de l’œcuménisme Vatican II, alors il est un hérétique notoire et vous ne devriez pas recevoir la communion de lui. Une autre question à lui poser est de savoir s’il croit que les non-catholiques, tels que les «orthodoxes», doivent être convertis à la foi catholique. S’il ne dit pas «oui», alors il est un hérétique notoire ».

Mais même si les Dimond ont admis ci-dessus que le prêtre est un hérétique notoire après l’admission de son hérésie, ainsi, dans une autre tournure hypocrite, ils enseignent néanmoins que certains hérétiques que nous connaissons HÉRÉTIQUES après leur avoir parlé et qu’ils ont admis leurs hérésies, on peut néanmoins communier avec eux tant qu’ils sont PAS NOTOIRES sur leurs hérésies.

Peter et Michael Dimond, Où aller à la messe ou la Confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les Sacrements : «… vous devez appeler le … [hérétique(s)] prêtre et lui poser certaines questions avant de recevoir la communion de lui … tous ces prêtres soutiennent que les âmes peuvent être sauvées sans la foi catholique par le «baptême de désir» et «l’ ignorance invincible». … Vous verrez par ses réponses qu’il estime que les âmes peuvent être sauvées sans la foi catholique et le sacrement du baptême, ce qui est contraire à l’enseignement catholique. … Mais … vous pouvez aller vers eux pour la confession et la communion s’ils sont validement ordonnés et NON NOTOIRES ou n’imposent pas leurs fausses positions et si on ne les soutient pas ».

Les Dimond se contredisent-ils ? Bien sûr, ils le font. Selon les Dimond, un prêtre peut être à la fois un hérétique notoire et un hérétique non notoire en même temps !

Peter Dimond, La question de savoir si l’on peut recevoir des Sacrements en ces temps difficiles : «Bien sûr, nous voulons souligner, une fois encore, qu’aucun de ces points ne sont destinés à suggérer qu’on peut assister à la messe, ou recevoir la communion de tout hérétique non déclaré. Comme nous le soulignons, cela dépend de l’hérétique non-déclaré. Il doit répondre à certaines conditions : il faut qu’il soit validement ordonné, en utilisant un rite traditionnel, il ne peut pas être imposant, notoire, etc.».

MHFM, Où aller à la messe ou la Confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les Sacrements : «Par exemple, en ce qui concerne un prêtre dans le rite oriental qui accepte l’antipape Benoît XVI comme pape, voici quelques lignes directrices : vous devez appeler le prêtre de rite oriental et lui poser certaines questions avant de recevoir la communion de lui. Vous devez confirmer qu’il a été ordonné dans le rite oriental et lui demander ce qu’il pense de prier avec les membres d’autres religions, «l’œcuménisme», etc. S’il ne s’y oppose pas, mais est en faveur de l’œcuménisme Vatican II, alors il est un hérétique notoire et vous ne devriez pas recevoir la communion de luiUne autre question à lui poser est de savoir s’il croit que les non-catholiques, tels que les «orthodoxes», doivent être convertis à la foi catholique. S’il ne dit pas «oui», il est alors un hérétique notoireMais s’il répond d’une façon plus conservatrice, alors vous pourriez aller à lui pour la communion sans le soutenir. Mais quand vous allez à une telle messe, afin de recevoir la communion, nous vous recommandons de simplement prier par vous-même …»

On peut se demander alors : si le prêtre devient un hérétique notoire pour simplement admettre son hérésie, cela ne signifie-t-il pas que chaque fois que nous avons découvert ses hérésies et s’il est obstiné en elles, qu’il doit être évité pour la communion, même selon le propre standard des Dimond ? Bien sûr, cela le signifie.

Les Dimond ont admis ci-dessus que le prêtre est un hérétique notoire après l’admission de son hérésie, ainsi, dans une autre tournure hypocrite, ils enseignent néanmoins que certains hérétiques que nous connaissons HÉRÉTIQUES après leur avoir parlé et qu’ils ont admis leurs hérésies, on peut néanmoins communier avec eux tant qu’ils sont PAS NOTOIRES sur leurs hérésies.

Peter croit qu’un prêtre qui est un hérétique non déclaré ne peut pas être aussi un hérétique notoire à moins que le prêtre enseigne publiquement son hérésie à ses paroissiens et impose également ses croyances hérétiques sur eux comme une condition pour assister à ses messes ou pour recevoir les sacrements de lui.

Code de Droit Canon 1917, Canon 2197, § 3 : « Une infraction est notoire par la notoriété de fait, si elle est publiquement connue et engagée dans de telles circonstances qu’elle ne peut pas être dissimulée par un subterfuge, ni excusée par aucune excuse admise en droit [le fait de l’infraction et l’imputabilité ou responsabilité pénale doivent être connus, c-à-d. qu’on on doit être certain]».

Selon le Canon qui précède : l’hérésie ou le schisme d’un prêtre devient notoire et public au moment où il a été fait connaître à d’autres.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, QUI AVAIENT L’HABITUDE DE TENIR EN DEHORS DE LA COMMUNION CATHOLIQUE ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, QUICONQUE s’éloignerait le moins du monde de tout POINT DE DOCTRINE PROPOSÉ PAR SON L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 [Magistère] : «Saint Augustin note que « d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même COUPÉ de l’unité catholique [excommunication ipso facto de loi divine]… si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique » (S. Augustin, De Hæresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : « …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi ».

Nous ne sommes pas autorisés à choisir les hérétiques que nous pouvons aborder, mais les Dimond le font, comme si certains hérétiques doivent être tolérés alors que d’autres pas.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ainsi donc, comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, et un seul baptême, il ne peut donc y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’écouter l’Église qu’il soit considéré – comme le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain. Il en résulte que ceux qui sont divisés dans la foi ou le gouvernement ne peuvent pas vivrent dans l’unité d’un tel corps, ni ne peuvent vivre de la vie de son seul Esprit Divin ».

Pape saint Grégoire le Grand, Dialogues (v. 593) : « Tous devraient plutôt se soumettre à la mort, que de recevoir le sacrement de communion de la main d’un hérétique». (Cité par Gratien, Decretum, 42, XXIV, q. 1)

Una cum

Peter Dimond « Sacrements d’hérétiques non déclarés » Débat – Les citations importantes : «Quand les conciles se réfèrent à éviter les «lieux de réunion des hérétiques» et les «Églises non-catholiques», ils se référent, comme ce canon, à des groupes, des bâtiments et des sectes qui sont notoires en droit (déclarées) ou notoires en fait (ouvertement non-catholiques au for externe). Cela devrait être évident, pour le sens catholique même de toute personne qui estime cette question ; car il y a une différence évidente entre un « orthodoxe » oriental [ouvertement non-catholique] … et un « traditionaliste » hérétique [se faisant appeler ouvertement «catholique»] sous Benoît XVI … Les décrets concernant l’obligation pour quelqu’un d’éviter les « lieux de réunion des hérétiques » , etc. ne sont pas en référence à des prêtres ou des groupes qui célèbrent un rite catholique traditionnel et professent de tenir tous les enseignements catholiques, mais sont en fait hérétiques».

Peter prétend qu’une église hérétique qui se prétend «catholique» et qui célèbre la liturgie traditionnelle est quelque peu différente d’un lieu notoire de réunion d’hérétiques comme les «orthodoxes» orientaux.

Peter dit à 11:40 dans le débat qu’il y a une distinction entre les hérétiques qui sont sous Benoît XVI et les « orthodoxes » orientaux, comme si la religion Vatican II était en quelque sorte moins blasphématoire que les « orthodoxes » orientaux. Le fait est que la religion Vatican II est (si c’était possible) PLUS blasphématoire ! Je n’ai pas encore entendu parler d’un enseignement «orthodoxe» selon lequel ils partagent le même Dieu avec les musulmans, et vous ?

Donc, l’argument de Peter, selon lequel il y aurait une différence de degré pour «mettre en avant et ouverts» sur leur hérésie, échoue de façon spectaculaire.

Cette déclaration de Peter est totalement fausse mais néanmoins vrais dans un autre sens. Permettez-moi d’expliquer : Cela est vrai dans le sens où une église qui se prétend «catholique» au moins à extérieur ne semble (peut-être) pas être hérétique de la même manière que le serait une église protestante ou une « orthodoxe ». Par exemple, nous saurions immédiatement après avoir entendu que si telle ou telle église était protestante ou «orthodoxe» que ce n’est pas catholique et qu’elle doit être présumée être hérétique. Les même normes ne sont pas applicables aux églises qui se professent «catholiques», bien sûr. Car, quand une église se professe elle-même «catholique», il est naturel de supposer que c’est une église catholique avant que l’on voit la preuve d’hérésie ou de schisme. Je dis normalement parce qu’aujourd’hui nous devons supposer que toute «Église» qui se prétend «catholique» est hérétique puisque chacune d’entre elles (pour autant que nous sommes conscients) nie soit la nécessité de croire en Jésus-Christ pour le salut ou rejette plusieurs de ses dogmes.

Maintenant, le problème avec Peter n’est pas qu’il n’est pas au courant du fait que les traditionalistes qu’il approche et dit aux autres d’aborder sont obstinés et connus comme hérétiques ou non, mais qu’il est en fait pleinement conscient de cela, et pourtant il les rend en quelque sorte « moins » hérétique que les Églises orientales « orthodoxes ». Il est totalement faux de faire cette comparaison, car c’est juste un fait que les Églises orientales « orthodoxes » sont moins hérétiques que l’église Novus Ordo ou même la plupart des églises traditionnelles «catholiques». Donc , si les «orthodoxes» orientaux se sont ensuite appelés catholiques (ce qu’ils font aussi), alors selon la vue déformée et hérétique de Dimond, tant qu’ils sont non déclarés, ils seraient la meilleure option pour nous pour entendre la messe et recevoir les sacrements. Mais aller à ces schismatiques « orthodoxes » serait évidemment illicite et un péché mortel. Mais là encore, il en va de même pour tous les autres hérétiques et qui sont peut-être des hérétiques pire que les «orthodoxes» orientaux qui sont ou qui ont déjà été. En réalité, il n’y a pas de types d’hérétiques qui soient acceptables pour l’Église ou qui peuvent être excusés ou acceptés dans Sa communion [de l’Église catholique], comme nous l’avons vu. Cependant, comme nous l’ avons vu ci-dessus, Peter pense étrangement que cela est décidé – que nous devions éviter quelqu’un – sur la base de ce qu’ils appellent eux-mêmes et qu’ils prétendent professer comme une « foi saine».

Rappelons les déclarations de saint Basile le Grand, du Pape Léon XIII, et de la Sainte Bible à nouveau qui réfutent clairement Peter :

Saint Basile le Grand, archevêque de Césarée en Cappadoce : «Quant à tous ceux qui prétendent confesser une Foi paraîssant orthodoxe [comme les« traditionalistes » que Peter a mentionné ci-dessus], mais qu’ils sont en communion avec les personnes qui tiennent une opinion différente [mais qui sont en communion avec les fidèles de Vatican II et les hérétiques manifestes], s’ils sont prévenus et restent toujours têtus [si nous les avons averti une ou deux fois, mais qu’ils restent obstinés dans leur hérésie], vous devez non seulement ne pas être en communion avec eux, mais vous ne devez pas même les appeler frères [alors nous ne devons pas être en communion avec eux, même s’ils se disent «catholiques» ou «traditionalistes»] ». (Patrologia Orientalis, Vol. 17, p. 303)

La Tradition nous enseigne à juger les hérétiques sur la base de LA FOI QU’ILS CROIENT ET PROFESSENT, et non pas sur ce qu’ils prétendent professer comme une « foi saine». Ce n’est pas parce qu’un prêtre prétend être catholique qu’il n’est pas hérétique notoire. Un prêtre qui prétend être catholique mais qui ne professe pas la vraie foi, mais le contraire publiquement et formellement, est hérétique notoire.

Maintenant regardez bien ceci :

Premier Concile de Constantinople (381) Canon 6 : «(Et par les hérétiques, nous entendons aussi bien ceux qui ont été jadis bannis et ceux que nous avons nous-mêmes depuis anathématisés, et aussi ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et mettent en place des assemblées opposées [rivales]) ».

Même ceux qui professent tenir la vraie foi (ou qui prétendent être catholiques) sont hérétiques comme le dit le 1er Concile de Constantinople ci-dessus ! Même si ce canon 6 du concile concerne des accusations de droit ecclésiastique, et non la communicatio in sacris/in divinis avec des hérétiques, l’Église réfute bien Peter Dimond car elle condamne comme hérétiques ceux qui prétendent être catholiques et donc, elle nous enseigne à juger les hérétiques sur la base de LA FOI QU’ILS CROIENT ET PROFESSENT, et non pas sur ce qu’ils prétendent professer comme une « foi saine»

Peter Dimond « Sacrements d’hérétiques non déclarés » Débat – Les citations importantes : «… Les décrets concernant l’obligation pour quelqu’un d’éviter les « lieux de réunion des hérétiques », etc. ne sont pas en référence à des prêtres ou des groupes qui célèbrent un rite catholique traditionnel et professent de tenir tous les enseignements catholiques, mais sont en fait hérétiques».

Eh oui, il se contredit. Contrairement à ce qu’il dit, les décrets font aussi bien référence à ceux qui célèbrent un rite catholique traditionnel et professent de tenir tous les enseignements catholiques.

D’un côté, ils disent que les hérétiques perdent l’autorité et sont hors de l’Eglise :

MHFM échanges électroniques sur diverses questions : « Les hérétiques perdent toute l’adhésion et l’autorité dans l’Église catholique automatiquement ».

MHFM échanges électroniques sur diverses questions : « Les catholiques ont l’obligation de juger et de dénoncer les hérétiques quand ils manifestent leur rejet de la vérité catholique par leurs paroles et leurs actions ». (Archives 1)

Puis d’un autre côté ils disent qu’il est permis de recevoir les sacrements d’un hérétique aussi longtemps qu’il est un hérétique « non déclaré », ce qui signifie qu’il n’a pas été officiellement déclaré hérétique par l’Église :

Peter Dimond, « Sacrements d’hérétiques non déclarés » Débat – Les Citations importantes : « Les CATHOLIQUES peuvent recevoir les SACREMENTS DE CERTAINS PRÊTRES QUI SONT HÉRÉTIQUES NON DÉCLARÉS en ce moment … »

Peter Dimond, Sacrements d’hérétiques – Débat : « Et ce que nous avons indiqué sur notre site Web, nous n’avons pas dit qu’à moins que quelqu’un ne soit imposant, il ne peut pas être considéré comme un hérétique. Non, ce que nous avons dit est que, sans une déclaration, pour qu’il y ait une obligation absolue positive d’éviter un hérétique non déclaréil doit être un hérétique imposant, vous imposer ses vues fausses, ou être si notoire qu’il ne peut pas être caché ou excusé de toute façon dans la loi ».

Donc, ils considèrent ci-dessus qu’un hérétique « non-notoire » selon eux n’est pas excommunié ou hors de l’Église, ce qui est hérétique et l’opposé de l’Église, et puis ailleurs ils disent le contraire.

Confession

Ils disent qu’on peut aller à un hérétique notoire et puis qu’on doit éviter un hérétique absolument quand il est notoire.

Michael Dimond, Les catholiques peuvent-ils aller n’importe où pour recevoir les sacrements aujourd’hui : «Alors que nous dirions que le prêtre notoirement hérétique ne peut pas être abordé à la Sainte Communionnous croyons que les prêtres qui sont notoirement hérétiques parce qu’ils aiment l’œcuménisme et prient avec et respectent les autres religions peuvent être approchés dans la confession, si vous ne trouvez pas de meilleures options pour la confession à une distance raisonnable. Si c’est un prêtre notoirement hérétique qui ne pense pas que vous êtes catholique à cause de ce que vous croyez, NOUS DIRIONS QUE VOUS POUVEZ ALLER À LUI POUR LA CONFESSION EN DANGER DE MORT».

Ci-dessus, ils disent qu’on peut aller à un hérétique notoire : « nous croyons que les prêtres qui sont notoirement hérétiques … peuvent être approchés dans la confession … »

Et ci-dessous, ils disent qu’on doit éviter un hérétique absolument quand il est notoire :

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : «Les hérétiques» clairement non-catholiques et « lieux de réunion des hérétiques », QUI DOIVENT ÊTRE ÉVITÉS ABSOLUMENT, sont les suivants : 1) ceux qui ont été déclarés ou 2) CEUX QUI REJETTENT NOTOIREMENT L’ÉGLISE CATHOLIQUE [OU LA FOI] SANS « DISSIMULATION » – NOTOIRES EN DROIT OU NOTOIRES EN FAIT».

Et puis là c’est le contraire :

Peter et Michael Dimond, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : «Mais pour les autres prêtres «traditionalistes» [hérétiques], vous pouvez aller à eux pour la confession et la communion s’ils sont validement ordonnés et ne sont PAS NOTOIRES ou imposent leurs fausses positions et si on ne les soutient pas ».

Est-ce qu’ils se contredisent ? Bien sûr. Tous les hérétiques se contredisent et sont confus, et les Dimond ne font pas exception.

Notoire

Peter Dimond, « Sacrements d’hérétiques non-déclarés » Débat – Les citations importantes : «Par exemple, un prêtre qui offre une liturgie traditionnelle sous Benoît XVI, qui a vu la preuve que Benoît XVI ne peut pas être le pape, ne peut pas « excuser » son adhésion à lui. Il est coupable d’hérésie pour opiniâtrement adhérer à lui. MAIS IL POURRAIT ÊTRE CAPABLE DE « DISSIMULER » SON CRIME ET LE REJET DE L’ ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE SOUS UNE FIDÉLITÉ ALLÉGUÉE À VATICAN I, UNE PRÉTENDUE  FIDÉLITÉ COMME « PERSONNE NE PEUT JUGER LE SAINT-SIÈGE», ETC. TANDIS QUE CETTE « DISSIMULATION » NE L’EXCUSE PAS – IL EST TOUJOURS COUPABLE – CELA POURRAIT LE RENDRE NON NOTOIRE EN FAIT [CE QUI SIGNIFIE ALORS, SELON PETER, QU’ON PEUT COMMUNIER AVEC LUI !]».

Peter sait certainement (hérétique formel et public = notoire) que le prêtre est coupable ! Peter est vraiment l’avocat du diable.

Peter Dimond «les sacrements des hérétiques non déclarés » Débat – Les citations importantes : « Comme nous l’avons déjà vu dans les décrets de l’Eglise qui abordent la question d’éviter les hérétiques dans tous les cas, l’obligation absolue d’éviter ces gens dans tous les cas, débute avec la déclaration de l’Église, ou quand il est tellement connu qu’il ne peut pas être caché par la loi».

Peter Dimond «les sacrements des hérétiques non déclarés » Débat – Les citations importantes : « cela signifie que les hérétiques doivent être rejetés comme à l’extérieur de votre communion et étrangers à votre Église et la foi, une fois qu’il est clair qu’ils ont engagés l’excommunication automatique divine. Nous sommes bien sûr d’accord : quelqu’un que vous connaissez être un hérétique doit être considéré comme condamné. Il ne doit pas être approuvé, soutenu, ou considéré comme entrant dans votre communion ».

Ils disent : «les hérétiques doivent être rejetés comme à l’extérieur de votre communion et étrangers à votre Église et la foi, une fois qu’il est clair qu’ils ont engagés l’excommunication automatique divine», et que : « quelqu’un que vous connaissez être un hérétique doit être considéré comme condamné« , et ailleurs ils disent que les catholiques peuvent recevoir les sacrements d’hérétiques obstinés : Mais comment faire puisqu’ils disent que celui connu hérétique doit être considéré condamné ?

Quand y a t-il une excommunication automatique de loi divine ? Par hérésie selon Tite 3, 10 prit littéralement.

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Quand est-ce qu’un hérétique engage l’excommunication automatique de loi divine ? Dès qu’un baptisé donne son assentiment (consentement, accord, adhésion, complaisance, permission, acceptation, agrément) à l’hérésie, il est coupé de l’Église automatiquement. C’est la loi divine : c’est un dogme catholique et une vérité de foi.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son ASSENTIMENT, il est par le fait même COUPÉ DE L’UNITÉ CATHOLIQUE … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Un hérétique est excommunié automatiquement de loi divine et coupé de l’Église à partir du moment où il pense le contraire du Magistère :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT [latin : sentientes] des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS AU CORPS DU CHRIST qui est l’Église».

L’hérétique qui pense le contraire de la véritable Église catholique, qu’il soit connu extérieurement ou pas, est excommunié ipso facto (par le fait) DE LOI DIVINE et n’est pas ministre de l’Église. Tout catholique doit l’éviter dès qu’il connaît l’obstination hérétique.

Tout hérétique connu doit être évité de loi divine. Un baptisé est un hérétique à éviter absolument quand on a connaissance de son hérésie, c’est-à-dire de son obstination de mauvaise foi (c-à-d. en connaissance ou compréhension du dogme) contraire au Magistère de l’Église. La différence avec un hérétique notoire (pas selon les critères erronés sur l’excuse et la dissimulation de l’hérésie selon les Dimond) c’est juste qu’on a pas à le reprendre s’il est notoire pour ensuite l’éviter car il a déjà montré qu’il est déjà resté obstiné (une et deux fois). On peut voir cette sorte de distinction similaire chez saint Irénée, ci-dessous, entre des hérétiques plus modérés et ceux intraitables :

St Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, Livre II, 5, 1 : «tout ce qui sera dit dans les livres suivants [Livres III, IV et V], c’est contre tous les hérétiques que je le dis. Ceux d’entre eux [hérétiques] qui sont plus modérés et plus humains, tu les détourneras et tu les confondras, afin qu’ils cessent de blasphémer leur Créateur, leur Auteur, leur Nourricier, leur Seigneur, … mais pour ce qui est des sauvages, des intraitables et de ceux qui sont dépourvus de raison, tu les chasseras loin de toi pour n’avoir plus à souffrir leurs vains bavardages».

Le pape Léon XIII enseigne de foi divine que celui qui repousse une vérité de foi est ouvertement hérétique et apostat : 1° Selon Tite 3, 10-11, c’est après avoir repris l’hérétique manifeste (connu extérieurement) et lui avoir montré la vérité de foi que l’on peut être certain qu’il repousse une vérité de foi et donc que c’est un hérétique ; 2° Celui qui repousse une seule vérité de foi est ouvertement hérétique et excommunié ipso facto, et si on en a connaissance, on doit l’éviter.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités [de foi et de morale], sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église, et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela».

On doit absolument (loi divine) éviter un hérétique après l’avoir repris car c’est ainsi qu’on peut être certain de son obstination, mais on a pas besoin de reprendre un hérétique notoire pour l’éviter car son obstination est déjà certainement connue.

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

L’Église, à travers les pères, comprend Tite 3, 10 littéralement :

Saint Irénée (disciple de saint Polycarpe), père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 (2ème siècle) : « Polycarpe… fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque dans l’Église de Smyrne. … il enseigna toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. … il détourna des hérétiques susdits un grand nombre de personnes et les ramena à l’Église de Dieu, en proclamant qu’il n’avait reçu des apôtres qu’une seule et unique vérité, celle-là même qui était transmise par l’Église ».

« Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité [hérétiques]. Comme le dit également Paul [Tite 3, 10] : «L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation ».

C’est pourquoi Saint Robert Bellarmin prend Tite 3, 10 littéralement concernant les hérétiques manifestes :

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; MAIS quand ils voient que QUELQU’UN EST UN HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES EXTÉRIEURES [manifestes], ILS LE jugent hérétique PURE ET SIMPLE, ET LE DÉNONCENT comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu. L’argument d’autorité est basé sur St Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ ».

L’Église, par le pape Vigile, enseigne infailliblement que Tite 3, 10 est à prendre tel que c’est écrit ou littéralement. C’est la loi divine.

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Tite 3, 10-11 est universel. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré. Le dogme ci-dessous prouve que la véritable Église catholique prend et comprend Tite 3, 10-11 littéralement tel qu’il est écrit :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Donc tous ceux qui refusent sciemment et en connaissance de cause de prendre Tite 3, 10-11 littéralement sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture.

Ainsi les Dimond enseignent hérétiquement que les catholiques peuvent être en communion avec des hérétiques obstinés (formels), et c’est hérésie parce que l’unité de foi est de loi divine pour l’unité de l’Église comme cela a déjà été prouvé plus haut.

Peter Dimond, La CMRI hérétique ? (site MHFM) : «Les prêtres de la CMRI sont une des seules sociétés sédévacantiste de prêtres au monde et leurs messes constituent la seule option légitime pour des sacrements valides pour quelques personnes aujourd’hui … Cependant, nous avons indiqué dans nos lettres d’information et magazines le malheureux fait encore indéniable que les prêtres de la CMRI sont des hérétiques (comme nous le montrerons…). Les prêtres de la CMRI sont des hérétiques tout d’abord pour leur déni obstiné du dogme solennellement défini que la Foi Catholique est nécessaire pour le salut. La CMRI a publié deux fois dans leur Magazine Trimestriel un article disant : « Le Salut de ceux en dehors de l’Église ».  L’article indique que ceux qui meurent comme des non-catholiques peuvent être sauvés, ce qui est un rejet flagrant de l’enseignement Catholique. En fait, le titre de l’article : « Le Salut de ceux en dehors de l’Église » est mot pour mot le déni du dogme Catholique : « Hors de l’Église il n’y a aucun salut ». C’est équivalent à publier un article disant : « Le Péché originel de Marie ».

Peter Dimond, La CMRI hérétique ? : «Cette hérésie était si flagrante que j’ai appelé le siège de la CMRI à Washington et ai parlé à un des prêtres au sujet de l’article. Un prêtre du séminaire de la CMRI au Nebraska et une religieuse du couvent de la CMRI à Washington m’ont dit (quand je les ai interrogés par téléphone) que les non-catholiques qui meurent dans leurs fausses religions peuvent être sauvés sans la foi catholique. C’est la réponse de tous les prêtres de la CMRI que j’ai interrogés sur cette question».

Peter dénonce clairement les prêtres de la CMRI comme des hérétiques obstinés (voir plus bas), c’est-à-dire hérétiques formels, mais il enseigne néanmoins que leurs messes constituent «la seule option légitime pour les sacrements valides pour certaines personnes aujourd’hui».

La théorie selon laquelle un hérétique est notoire quand il « impose ou est contraignant avec son hérésie » est fausse, car l’Église enseigne que même le doute obstiné rend hérétique (et à éviter absolument).

Code de droit canon 1917, can. 1325 : «Si un baptisé refuse opiniâtrement [obstinément] ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique».

Ceci est la preuve que c’est l’obstination qui fait l’hérésie, et c’est la connaissance de cette obstination hérétique (ou schismatique) qui fait l’obligation absolue d’éviter l’hérétique, non pas qu’un hérétique soit connu par beaucoup ou peu de personnes.

 

Exemple de communion avec les hérétiques et la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X [FSSPX]

Bien que les Dimond aiment prétendre qu’ils ne prient pas en communion avec les hérétiques ou schismatiques ou aident leur messe (par leur présence) dans l’église hérétique où ils assistent, ils sont néanmoins forcés d’admettre ce fait publiquement sur leur site :

Questions et réponses : – Question 39 – Peut-on servir à l’autel de la FSSPX ?

« Chers frères Dimond, êtes-vous d’accord de participer à la FSSPX [messe] pour obtenir les sacrements tant que le prêtre n’est pas un hérétique notoire, qu’en est-il de servir ou aider à l’autel dans le choeur ? « 

MHFM : « Sans doute on ne doit pas servir à l’autel de la FSSPX. C’est parce que dans le service de l’autel on aide directement le prêtre qui prie en union avec l’antipape Jean-Paul II [maintenant Benoît XVI, aujourd’hui François] et l’évêque apostat Novus Ordo« .

1) Dans leur déclaration ci-dessus, les Dimond signifient à juste titre que c’est un péché mortel contre la foi d’aider un hérétique dans les services faux religieux ou de prier, en connaissance de cause, en communion avec les hérétiques. Ils disent : « Il ne faut certainement pas servir à l’autel de la FSSPX. … Au service de l’autel on aide directement le prêtre qui prie en union avec l’antipape Jean-Paul II et l’évêque apostat Novus Ordo ». Comment alors les Dimond n’échappent-ils pas à la même culpabilité ? Ils ont également assisté sciemment à la messe dans une église non catholique et aident le prêtre et les laïcs hérétiques par leur présence à l’église et l’approbation de la prière en communion avec le prêtre hérétique et les laïcs qui, à leur tour prient en communion avec l’antipape Vatican II et son évêque local. La tentative des Dimond pour échapper à la culpabilité se fait par l’enseignement selon lequel, pendant la messe les laïcs ne prient pas en communion avec le prêtre mais que seulement les enfants de chœur le font.

Quand et où l’Église enseigne t-elle que les enfants de chœur et non pas les laïcs prient en communion avec le prêtre et le pape et l’évêque local ? On se demande si les Dimond pensent bloquer le chemin de l’autel pour la prière des laïcs d’atteindre le prêtre afin que les laïcs ne soient pas en train de prier en communion avec le prêtre ! Qu’est-ce devient, alors, la prière du prêtre offert pour les laïcs présents à la messe (une messe à laquelle les Dimond assistent même sciemment). La balustrade de l’autel bloque-t-elle aussi les prières du prêtre ? Encore une fois les Dimond ont façonné leur propre foi pour répondre à leurs hérésies et d’autres erreurs. Il s’enfonce plus profondément et devient en plus illogique, quand, en raison de la fierté, il n’admet pas qu’il a tort. Nous défions les Dimond de produire un enseignement de l’Église qui dit que pendant la messe soit les laïcs ne prient pas en communion avec le prêtre ou que seulement les garçons d’autel prient en communion avec le prêtre. Si les Dimond admettaient que les laïcs prient en communion avec le prêtre pendant la messe, les Dimond devraient aussi admettre qu’ils prient en communion avec les hérétiques parce que, de leur propre aveu, ils assistent à la messe à une église non-catholique Vatican II (un lieu de réunion des hérétiques) dans laquelle le prêtre est un hérétique qui prie en communion avec l’antipape apostat et l’évêque local. Les Dimond assistent à la messe dans une église de rite oriental qui est en communion avec Vatican 2 et Benoît 16 : Saint-Josaphat, à Rochester, New York.

C’est seulement si une personne entrait sans le savoir dans une église des hérétiques ou schismatiques, que sa prière ne serait pas en communion avec ces hérétiques ou des schismatiques. La même chose doit être dite dans une église entièrement catholique où certains agents pourraient être des hérétiques occultes ; ses prières ne seraient pas en communion avec eux. Un autre exemple serait si une personne avait été contrainte contre sa volonté d’entrer dans une église des hérétiques ou des schismatiques. Si elle prie Dieu dans cette église, sa prière ne serait pas en communion avec ces hérétiques ou schismatiques, car c’était contre sa volonté même d’entrer dans leur bâtiment hérétique pour commencer. Un autre exemple serait si une personne est entrée dans une église hérétique – mais non pas à la messe ou pour recevoir d’eux les sacrements – mais pour la raison de les convertir à la vraie foi. Ses prières ne seraient pas en communion avec ces hérétiques. Mais cela ne peut même pas se dire quand une personne coupable, et volontairement, entre dans les églises des hérétiques ou schismatiques pour le seul motif de la réception des sacrements d’eux, à savoir, la participation à la communion avec eux.

2) Les Dimond croient aussi que certains prêtres de la Fraternité (FSSPX) hérétique (qui sont des prêtres hérétiques) en ces derniers jours de la grande apostasie ne peuvent pas être considérés comme des prêtres hérétiques notoires qui doivent être évités pour la communion. La plupart, sinon tous les prêtres de la Fraternité sont des hérétiques sur plusieurs chefs d’accusation. Je vais énumérer seulement deux chefs d’accusation :

a) Les prêtres de la Fraternité sont des hérétiques notoires parce que leur secte nie le dogme du salut, d’où que tous les prêtres de la Fraternité doivent être présumés nier le dogme. En effet, chaque prêtre de la FSSPX dont j’ai parlé nie le dogme du salut. S’ils ne niaient pas ce dogme, ils seraient expulsés de la FSSPX. S’ils ne niaient pas le dogme mais gardaient leur croyance secrète de façon à rester dans la FSSPX, alors ce serait aussi se rendre coupable d’hérésie, car les catholiques doivent non seulement croire un dogme dans leur cœur, mais aussi le professer quand la situation l’exige. C’est pourquoi les premiers chrétiens qui ont nié la foi quand ils ont été torturés ne relevaient pas de l’Église catholique. Bien qu’ils croyaient dans le Christ dans leur cœur, ils l’ont renié à l’extérieur sous la torture, devenant ainsi coupables d’apostasie avec les péchés mortels supplémentaires d’hypocrisie et de scandale. Ces apostats ont été connus sous le nom de chrétiens non pratiquants (Lapsi) et ont dû abjurer pour réintégrer l’Église catholique. Il est vrai qu’il pourrait y avoir un prêtre qui soit un hérétique matériel quelque part dans ces églises, mais il est également vrai que même les églises protestantes pourraient avoir des gens qui sont hérétiques matériels (tant qu’ils ne rejettent pas les mystères essentiels ou la loi naturelle), mais ces scénarios sont très peu probables. Cependant, nous devons juger sur ce que nous voyons, pas sur autre chose.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, c. 9, n° 15 : «tous les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme un hérétique».

b) La secte FSSPX ne condamne pas les hérésies manifestes et d’autres crimes de « l’église » Vatican II et ne dénonce pas correctement son antipape notoirement hérétique, les évêques et les prêtres. La FSSPX n’a aucune excuse de ne pas remplir ces obligations catholiques parce que les crimes de L’Église Vatican II et de ses membres sont manifestes à tous en ces derniers jours de la grande apostasie. Par conséquent, tous les membres de la FSSPX qui acceptent leurs hérésies et tous ceux qui connaissent les hérésies de la FSSPX et assistent volontairement à la messe ou à l’église de la FSSPX, par péchés d’omission et d’association, ont part à la culpabilité des crimes de la secte FSSPX et donc à la culpabilité des crimes de « l’église » Vatican II et de ses antipapes et évêques apostats.

En outre, toute personne qui envisage d’assister à la messe dans une église de la FSSPX a évidemment accès au prêtre de la FSSPX. Par conséquent avant d’assister à la messe, tout ce qu’on a à faire est de demander au prêtre ce qu’il croit en ce qui concerne les deux points ci-dessus. Sa réponse confirmera qu’il est un hérétique notoire. Ainsi, la déclaration suivante, que tolèrent les Dimond, à la question est illogique et hérétique : «Est-il est bon d’assister à la FSSPX [Messe] pour obtenir les sacrements tant que le prêtre n’est pas un hérétique notoire …? » C’est illogique parce que la personne qui a posé la question a un accès facile au prêtre et peut donc facilement trouver ce que croit le prêtre. Tout ce qu’elle a à faire est d’ouvrir la bouche que Dieu lui a donné et demander au prêtre ce qu’il croit, point par point. De la réponse du prêtre, il recevra la confirmation que le prêtre est un hérétique notoire qui doit alors être évité. La déclaration est aussi hérétique car en ne demandant pas au prêtre ce qu’il croit, cette personne pèche par omission en omettant d’accomplir les actes de miséricorde spirituelle d’instruire les pécheurs ignorants et d’admonester et en omettant l’obligation catholique de professer la foi (ce qui est un refus implicite de la foi catholique) :

Code de droit canonique 1917 -1325 § 1 Obligation de professer la foi :  «Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois que le silence des circonstances, la fraude, ou leur manière d’agir contraire constitue implicitement un déni de la foi, ou implique le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale du prochain ».

Pape saint Félix III (483-492) : « Ne pas s’opposer à l’erreur est l’approuver, et même négliger de confondre les méchants, quand nous pouvons le faire, n’en est pas moins un péché que de les encourager ».

Catéchisme question : «De combien de façons peut-on être la cause ou avoir la part à la culpabilité du péché d’un autre ? » Réponse :  » Nous pouvons être la cause ou partager la culpabilité du péché d’un autre dans neuf façons : … 6. Par la dissimulation ; 7. En étant partenaire dans le péché ; 8. Par le silence».

Peter Dimond, les hérésies de la Fraternité Saint-Pie X : « Ainsi, personne ne peut donner aucune aide financière pour la Fraternité Saint-Pie X, sous peine de péché mortel. Ceux qui continuent à le faire obstinément – tout en étant conscients de cette information – ne sauveront pas leurs âmes. [Mais …] On pourrait assister aux messes de la Fraternité et recevoir d’eux les sacrements, pourvu qu’on ne soit pas d’accord avec eux ou qu’on ne les soutienne, et si le prêtre de la FSSPX ne prêche pas notoirement ou n’impose pas les hérésies de la FSSPX à la chapelle».

Peter Dimond souligne à juste titre que la personne perdra son âme en donnant sciemment un soutien financier à un hérétique. En cela, nous voyons comment les Dimond ont mis les choses charnelles (argent sans valeur) au-dessus des choses spirituelles (l’état de l’âme), parce que selon leur opinion, on peut recevoir les sacrements des hérétiques, prier en communion avec les hérétiques et même entrer dans leurs églises, sans perdre son âme. Mais si l’on devait donner un don aux hérétiques, alors on perdrait certainement son âme. C’est de l’hypocrisie totale, de la mauvaise volonté et de l’aveuglement volontaire du côté des frères Dimond ! C’est un fait certain que vous allez perdre votre âme en faisant ces deux choses, coupable ou sciemment, mais de beaucoup, les Dimond souhaitent éviter cette vérité. Seule la bonne foi pourrait excuser les gens de péché à ce sujet, à savoir, si une personne ne connaissait pas le fait qu’elle entre ou assiste à des maisons d’hérétiques, ou qu’elle serait inconsciente du fait de faire un don d’argent à une organisation hérétique. La bonne foi pourrait également dispenser un croyant qui a fait un don à une personne hérétique pour le bien de sa conversion à la vraie foi catholique ou s’il fait un don de charité (si, par exemple, l’hérétique n’a pas les moyens de se soutenir lui-même financièrement), car donner de l’argent en soi-même est un acte de charité et peut être un moyen d’attirer les hérétiques dans l’Église. Le don ne pourrait pas de toute façon soutenir la propagation de l’hérésie de la personne hérétique bien sûr, mais cela va s’en dire. Mais donner pour soutenir la cause d’un ministère hérétique coupable, ou faire un don à une personne hérétique parce que vous êtes d’accord avec son hérésie ou son schisme, serait l’équivalent pour la loi d’aide de propagation de l’hérésie.

Toutefois, la citation ci-dessus de Peter Dimond prouve qu’ils ne croient pas que ces églises, qu’ils fréquentent ou disent aux autres d’assister, soient des églises catholiques et que ces prêtres soient des prêtres catholiques. Si les Dimond pensaient que ces églises sont des églises catholiques et que ces prêtres sont des prêtres catholiques, les Dimond commettraient un péché mortel en disant que les catholiques ne sont pas obligés de soutenir l’église catholique où ils assistent à la messe et le prêtre catholique qui leur offre son ministère. Ainsi, à partir de cela seulement, les Dimond enseignent que les catholiques sont autorisés d’assister à la messe dans les églises sciemment non-catholiques (lieux de réunion d’hérétiques ou schismatiques) et donc de prier sciemment en communion avec les prêtres non-catholiques (hérétiques obstinés), une pratique que l’Église catholique a infailliblement condamné :

IIIème Concile de Constantinople, 680-681 : « Si n’importe quel fidèle ou ecclésiastique doit aller dans la synagogue des Juifs, ou les lieux de réunion des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient destitués et privés de communion [excommuniés]. Si un évêque ou prêtre ou un diacre doit prier avec des hérétiques, qu’il soit suspendu de la communion ».

En cela, nous voyons comment les Dimond ont placé les choses charnelles au dessus des choses spirituelles. Les Dimond enseignent qu’il est interdit aux catholiques de donner un appui matériel (financier) à des églises non catholiques et prêtres non catholiques, mais qu’ils sont autorisés à leur donner des soutiens en assistant aux messes, en priant en communion avec eux et en recevant les Sacrements de ces prêtres non-catholiques (hérétiques obstinés) dans leurs Églises (lieux de réunion des hérétiques)non-catholiques.

Toutefois, afin de souligner leur enseignement correct selon lequel les catholiques ne sont pas autorisés à apporter un soutien financier à des églises non-catholiques et à des prêtres non-catholiques, les Dimond comparent la secte FSSPX à la secte schismatique grecque :

Peter Dimond, Questions, réponses et commentaires, question 2 : « La ligne de fond est que l’on ne peut pas donner de l’argent à une organisation qui propage les hérésies et conduit les âmes en enfer, comme la FSSPX. Il est vrai qu’ils font de bonnes choses dont peuvent bénéficier les gens, mais il ne faut pas comme pour l’orthodoxe grecqueSi l’on peut donner à la Fraternité Saint Pie X, alors on peut faire un don à l’église grecque orthodoxe ou à un groupe schismatique ou à des prêtres indults qui ont des sacrements valides … »

Peter Dimond souligne à juste titre que ces hérétiques conduisent les âmes en enfer par assassinat spirituel. Pourtant, comme il admet ce fait, il dit aussi à ses lecteurs qu’ils sont parfaitement libres d’y aller et d’assister aux messes de ces hérétiques comme meurtriers des âmes  ! Ainsi, du propre aveu de Peter, alors, les gens qu’ils trompent en allant dans les églises des hérétiques, sont donc mis en danger de damnation éternelle, puisque ces prêtres et laïcs hérétiques des églises auxquelles ils assistent à la messe sont connus pour tromper les gens et comme meurtriers des âmes ! Pourtant, le monastère de la Très Sainte Famille ne semble pas s’en inquiéter, leur seule préoccupation semble être d’obtenir pour ces gens une messe «traditionnelle» présidée par un prêtre hérétique afin qu’ils puissent recevoir de lui des sacrements sacrilèges et illicites et devenir participants de son péché !

Les gens que les Dimond trompent pour entrer dans les églises des hérétiques ou schismatiques, sont aussi pleinement conscients du fait que le prêtre et la plupart des fidèles assistant à cette église sont des hérétiques, et qu’ils assassinent les âmes par leurs hérésies ! Les gens qui y vont sont donc pleinement conscients de ce que la plupart des gens dans cette église se dirigent vers l’enfer, mais ils y vont encore, non pas pour les informer ou les convertir, mais pour participer aux sacrements avec eux ! Le prêtre et le peuple dans ce lieu de réunion des hérétiques où ils assistent à la messe sont donc les ennemis de Jésus-Christ, et ils assassinent leur propres âmes et celles des autres. Ils assassinent les âmes pour lesquelles Jésus-Christ est mort pour les racheter, et pourtant, ils continuent à y aller, évitant leur obligation de dénoncer l’hérésie, et montrant par leur présence à tous ceux qui sont présents qu’ils sont en communion avec les mêmes hérétiques. S’ils avaient vraiment essayé de convertir les hérétiques, ils ne seraient pas autorisés à y aller et seraient jetés. Ces gens sont vraiment ignobles et abominables pour dire le moins ! Nous pouvons comprendre que les gens aient été trompés puisque tous les gens sont enclins à être trompés, mais encore, si l’on y réfléchit bien, il n’y a vraiment aucune excuse pour un tel comportement.

Cependant, Peter n’a pas dit que : « Si l’on est interdit d’assister à la messe à des églises schismatiques grecs et de prier en communion avec eux et recevoir les sacrements des prêtres schismatiques grecs, alors on est également interdit d’assister à la messe des églises schismatiques de la FSSPX et de prier en communion avec eux et recevoir les sacrements des prêtres schismatiques de la Fraternité ». Peter a commodément laissé de côté les enseignements dogmatiques de l’Église catholique selon lesquels les catholiques sont également interdits de donner sciemment un soutien spirituel aux églises schismatiques grecs en assistant à leurs messes et en priant en communion avec les grecs schismatiques :

Concile de Laodicée, 4ème siècle : « Nul ne peut prier en commun avec les hérétiques et les schismatiques ».

Code de droit canonique de 1917, Canon 1258 : «Il n’est pas permis à tous les fidèles d’aider de quelque manière active à ou d’avoir un rôle dans le culte des non-catholiques».

La communication entre les catholiques et schismatiques, Mgr Ignatius J. Szal, AB, JCL, 1948 – Participation active-article I (Canon 1258, § 1) : «Si le culte catholique est dans la forme mais est entrepris sous les auspices d’un corps non-catholique (comme dans la célébration de la messe par un prêtre schismatique), elle exprime la foi soit dans un corps de la fausse religion ou en rébellion contre la véritable Église. [Par conséquent] la participation religieuse active avec les schismatiques est toujours intrinsèquement illicite. Les raisons de cette interdiction absolue du canon 1258, § 1, ont leur origine dans la loi divine naturelle et positive. Ces raisons sont : 1) L’Église est la seule de jure [par la loi] véritable société religieuse existant dans laquelle il est licite de rendre à Dieu le culte qui lui est dû ; 2) donner du scandale par sa quasi-approbation d’une fausse secte doit être évité ; et 3) le risque de perversion de la vraie foi doit rester efficacement neutralisé» (pp. 42-48).

Le Dimond, en effet, sont en train de creuser une fosse profonde pour eux et pour tous ceux qui les suivent. Ils sont des aveugles conduisant des aveugles dans la fosse (Matthieu 15, 14). Par la grâce et l’aide de Dieu, c’est notre espoir et notre prière que se réveillent de la mort spirituelle les gens qui sont en communion religieuse avec les Dimond ou qui sont d’accord avec leurs autres erreurs hérétiques et mortellement pécheresses. Bien sûr, par la grâce et l’aide de Dieu, c’est aussi notre espoir et notre prière que les Dimond se réveillent de la mort spirituelle. Ils n’ont aucun espoir d’être sauvés jusqu’à ce qu’ils se réveillent et abjurent leurs erreurs et entrent dans l’Église catholique.

Exemple de réception des sacrements d’hérétiques de la CMRI (Congrégation Marie Reine Immaculée)

L’Évêque Mark Pivarunas et les prêtres de sa secte hérétique CMRI sont des hérétiques non déclarés qui nient obstinément le Dogme Hors de l’Église il n’ y a pas de Salut. Cependant Peter Dimond enseigne que les Catholiques sont autorisés à assister à la messe des églises de la CMRI, prier en communion avec eux et recevoir les sacrements de prêtres de la CMRI.

Peter Dimond, La CMRI hérétique ? (site MHFM) : «Les prêtres de la CMRI sont une des seules sociétés sédévacantiste de prêtres au monde et leurs messes constituent la seule option légitime pour des sacrements valides pour quelques personnes aujourd’hui … Cependant, nous avons indiqué dans nos lettres d’information et magazines le malheureux fait encore indéniable que les prêtres de la CMRI sont des hérétiques (comme nous le montrerons…). Les prêtres de la CMRI sont des hérétiques tout d’abord pour leur déni obstiné du dogme solennellement défini que la Foi Catholique est nécessaire pour le salut. La CMRI a publié deux fois dans leur Magazine Trimestriel un article disant : « Le Salut de ceux en dehors de l’Église ».  L’article indique que ceux qui meurent comme des non-catholiques peuvent être sauvés, ce qui est un rejet flagrant de l’enseignement Catholique. En fait, le titre de l’article : « Le Salut de ceux en dehors de l’Église » est mot pour mot le déni du dogme Catholique : « Hors de l’Église il n’y a aucun salut ». C’est équivalent à publier un article disant : « Le Péché originel de Marie ».

Peter Dimond, La CMRI hérétique ? : «Cette hérésie était si flagrante que j’ai appelé le siège de la CMRI à Washington et ai parlé à un des prêtres au sujet de l’article. Un prêtre du séminaire de la CMRI au Nebraska et une religieuse du couvent de la CMRI à Washington m’ont dit (quand je les ai interrogés par téléphone) que les non-catholiques qui meurent dans leurs fausses religions peuvent être sauvés sans la foi catholique. C’est la réponse de tous les prêtres de la CMRI que j’ai interrogés sur cette question».

Peter dénonce clairement les prêtres de la CMRI comme des hérétiques obstinés , c’est-à-dire hérétiques formels, mais il enseigne néanmoins que leurs messes constituent «la seule option légitime pour les sacrements valides pour certaines personnes aujourd’hui». Par conséquent, Peter croit que les prêtres CMRI sont des hérétiques obstinés non déclarés, mais il croit aussi qu’ils ne sont pas des hérétiques notoires non déclarés parce que s’ils l’étaient, il ne dirait pas que les catholiques sont autorisés à assister à leurs messes parce qu’il croit à raison qu’il est interdit aux catholiques d’assister aux messes et prier en communion avec des hérétiques notoires. C’est pourquoi Peter nie la définition même d’un hérétique notoire non déclaré. Un hérétique obstiné et non déclaré dont l’hérésie est dans le domaine public est un hérétique notoire (voir ci-dessus : Sur les hérétiques notoires de fait), par la définition même d’un hérétique notoire de fait (par le fait). Selon les Dimond, peu importe combien est certaine la preuve publique contre les prêtres CMRI d’enseigner l’hérésie, ces prêtres ne peuvent pas être des hérétiques notoires à moins qu’ils imposent également leur hérésie à d’autres. C’est pourquoi les Dimond enseignent que les catholiques sont autorisés à assister aux messes des prêtres CMRI (parce qu’ils n’imposent pas leur hérésie) malgré le fait qu’ils les ont dénoncés comme des hérétiques obstinés.

Peter Dimond : «Les prêtres de la CMRI sont l’une des seules sociétés sacerdotales sédévacantistes dans le monde, et leurs messes constituent la seule option légitime pour des sacrements valides pour certains aujourd’hui»

Peter Dimond : «Cependant … les prêtres de la CMRI sont d’abord et avant tout des hérétiques pour leur refus obstiné du dogme solennellement défini selon lequel la foi catholique est nécessaire pour le salut».

Notez que Peter dénonce clairement les prêtres CMRI aussi comme des hérétiques obstinés (sens formel), mais enseigne néanmoins que « leurs messes constituent la seule option légitime pour les sacrements valides pour certaines personnes aujourd’hui ». Par conséquent, alors que Peter croit que les prêtres CMRI sont des hérétiques obstinés non déclarés, il croit également qu’ils ne sont pas  hérétiques non déclarés notoires parce que s’ils l’étaient il ne dirait pas catholiques sont autorisés à assister à leurs messes parce qu’il croit à raison qu’il est interdit aux catholiques sont d’assister aux messes et de prier en communion avec les hérétiques notoires. Ainsi Peter nie la définition même d’un hérétique notoire non déclaré. Un hérétique obstiné non déclaré dont l’hérésie est dans le domaine public est un hérétique notoire, par la définition même d’un hérétique notoire de fait.

Selon les Dimond, peu importe combien est certaine la preuve publique contre la CMRI de l’enseignement de l’hérésie, ces prêtres ne peuvent pas être hérétiques notoires à moins qu’ils imposent aussi leur hérésie aux autres. Voilà pourquoi les Dimond enseignent que les catholiques sont autorisés à assister aux messes des prêtres CMRI en dépit du fait que les Dimond les ont dénoncé comme hérétiques obstinés. Peter dit que «Les prêtres de la CMRI sont une des seules sociétés sacerdotales sédévacantistes au monde, et leurs messes constituent la seule option légitime pour les sacrements valides pour certaines personnes aujourd’hui … Mais … les prêtres de la CMRI sont hérétiques d’abord et avant tout pour leur refus obstiné du dogme solennellement défini selon lequel la foi catholique est nécessaire pour le salut ». Encore une fois, bien que Peter enseigne que ces prêtres sont des hérétiques obstinés, il ne croit pas qu’ils sont des hérétiques notoires.

Peter Dimond, La Société hérétique de Pie V, 2003 : « Quand les prêtres font des annonces publiques qui sont hérétiques, qu’ils imposent leur croyance hérétique sur les personnes présentes à la messe, un catholique ne doit pas assister à la messe ou recevoir la Sainte Communion d’un tel prêtre . … Ce n’est pas le cas avec un hérétique indépendant, CMRI, ou un prêtre FSSPX qui n’a pas fait une annonce comme celle-ci ; en fait, la plupart de la CMRI, des indépendant, de la FSSPX et prêtres byzantins (qui tiennent la même hérésie que la SSPV) sont silencieux sur leurs hérésies (et donc ils ne sont pas hérétiques notoires), et ils ne les imposent pas à quiconque, de telle sorte que la communion d’eux (aussi longtemps qu’on ne les soutient pas ou qu’on est d’accord avec eux) n’est pas un déni ou un compromis de la foi ».

Peter dit que les prêtres CMRI gardent le silence sur leurs hérésies ! Si oui, alors comment sait-il qu’ils enseignent l’hérésie afin qu’il puisse les dénoncer comme hérétiques obstinés ? S’ils étaient vraiment silencieux sur leurs hérésies, alors ils seraient des hérétiques occultes ; et donc pas un seul homme sur terre, et ce qui comprend Peter, ne connaîtrait leurs hérésies.

Mais qu’est-ce que Peter Dimond fait pour contourner le dogme selon lequel les catholiques sont interdits d’assister aux messes, prier en communion et recevoir les sacrements des hérétiques ou schismatiques notoires, tout en ne semblant pas le nier ? Il nie la définition de l’Église d’un hérétique notoire de fait. Peter croit que le prêtre qui est un hérétique non déclaré ne peut pas être aussi un hérétique notoire à moins que le prêtre enseigne publiquement son hérésie à ses paroissiens et leur impose aussi ses croyances hérétiques, comme étant une condition pour assister à ses messes et recevoir les sacrements de lui.

Peter Dimond, La CMRI hérétique : « La CMRI a publié deux fois dans leur magazine trimestriel un article intitulé « Le salut de ceux hors de l’Église». L’article indique que ceux qui meurent comme non-catholiques peuvent être sauvés, ce qui est un rejet flagrant de l’enseignement catholique».

Peter enseigne à raison que ces prêtres CMRI sont des hérétiques publics obstinés, donc notoires, et en même temps, de manière contradictoire, il dit qu’ils ne sont pas des hérétiques notoires à tort (Mais cela pour favoriser son opinion hérétique de recevoir les sacrements de « certains » prêtres notoires où il va en disant faussement qu’ils ne sont pas notoires tant qu’ils « n’imposent pas » leur hérésie). Peter dénonce clairement les prêtres de la CMRI comme des hérétiques obstinés, c’est-à-dire hérétiques formels. Un hérétique non déclaré dont l’hérésie (obstination formelle) est publiquement connue ou dans le domaine public (comme la publication hérétique de la CMRI) est un hérétique notoire (voir ci-dessus : Sur les hérétiques notoires de fait).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : « La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir À L’EXTÉRIEUR DE LA COMMUNION CATHOLIQUE  ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, QUICONQUE se retirait le moins du monde de tout point de DOCTRINE PROPOSÉ PAR L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «…celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie], puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de la foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la Foi ; refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

On voit ci-dessus que la CMRI écrit publiquement qu’elle pense le contraire de l’Église, que sa foi n’est pas celle l’Église, et qu’elle ne professe donc pas la vraie foi, et par conséquent la CMRI n’est pas membre de l’Église.

Peter Dimond, Lettre sans réponse ? Notre «débat» de la lettre avec Mgr McKenna sur le baptême du désir : « Ils soutiennent que les membres de fausses religions peuvent être sauvés sans la foi catholique, et sont des hérétiques complets. C’est un fait démontrable, facilement déterminé, en demandant juste à un de leurs prêtres, que les prêtres de la CMRI adhèrent au Protocole hérétique 122/49 [1] et croient que l’ignorance invincible [2] peut sauver les membres des fausses religions non-catholiques et les personnes qui ne croient pas en Jésus-Christ. Cette hérésie est tenue par presque tous les prêtres d’aujourd’hui ».

[1] Voir : Hérésies pré-vatican 2 et l’affaire frauduleuse du père Feeney

[2] Voir : Doctrine que vous devez connaître sur le dogme catholique pour être sauvé – Infaillibilité papale – Réfutation du « baptême de désir et de sang » et de « l’ignorance invincible »

Mais comment Peter Dimond sait que la CMRI est hérétique obstinée, parce qu’il n’a pas dit avoir montré le dogme à ceux qu’il a interrogé et qui lui ont confirmé leurs hérésies. S’il l’a fait, il aurait dû le dire comme il aurait du le faire, il sait donc qu’ils sont notoires. S’il ne l’a pas fait il a aidé la propagation de l’hérésie parce qu’il a certainement connu leur deux publications hérétiques publiques, et c’est une faute de ne pas condamner l’hérésie comme l’hérétique, alors qu’il est de loi divine et ecclésiastique que tout baptisé doit condamner les hérésies et les hérétiques selon les dogmes et lois suivantes (que Peter Dimond connaît parfaitement) :

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553, 8ème sess., can. 11, ex cathedra : «Quiconque ne condamne pas tous les hérétiques, … qu’il soit anathème». (Ench. Symb. 223 433)

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra (Magistère solennel) : C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie. (II – Décrets [n° 26], (Décréts 382), 1312)

Pape Martin V, Concile de Constance, ex cathedra (Magistère solennel) : Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques. (Sess. XV, 6 juil. 1415 ; Décret. 421-422)

Pape Léon X, Concile de Latran V, sess. VIII, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique».

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « …celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission.

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi [sous peine de péché mortel] dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [déni] implicite [sous-entendu] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie… »

Catéchisme Penny n° 329, neufs manières de participer au péché d’autrui : «8. Par silence ;».

Jacques 4, 17 : «Pour celui qui connait le bien à faire, et ne le fait pas, pour lui c’est le péché».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Saint Justin Martyr, Père de l’Église, Dialogue avec Tryphon, n° 82, 2ème siècle : « … tous ceux qui peuvent dire la vérité et ne la disent pas seront jugés par Dieu, selon que Dieu le témoigne par la bouche d’Ézéchiel lorsqu’il dit : « Je t’ai établi gardien de la maison d’Israël, si le pécheur pèche et que tu ne l’avertisses pas, il sera perdu lui-même par son péché, … mais à toi je te demanderai son sang ; si au contraire tu l’as averti, tu seras innocent » (Ez. 3, 17-19)».

Quand on a connaissance d’une hérésie, on doit demander confirmation de sa foi à la personne en question en lui présentant le dogme, soit pour être certain de l’hérésie et éviter l’hérétique, soit à cause du bénéfice du doute où il serait seulement hérétique matériel.

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

L’ironie ici est que Peter Dimond lui-même notoire la CMRI en publiant leurs hérésies sur son site. En effet il sait que la CMRI est hérétique publique et il questionne les prêtres CMRI qui lui confirment leur hérésie, il publie cela sur son site internet et fait connaître publiquement leur obstination hérétique, mais il dit aux gens d’aller communier chez eux.

Abbé Bergier (1718-1790), Traité historique et dogmatique de la vraie religion, T. IX, Chaine sur les hérétiques, p. 262 : « 16. … je n’appelle plus église une société qui a fait une fois profession de ne pas garder le dépôt [de la foi] et de changer la doctrine qui lui avait été donnée. … 20. … il est aussi notoire que ces sectes n’ont pas conservé aussi fidèlement la doctrine chrétienne [catholique], qu’il est de notoriété publique qu’en se séparant elles ont fait profession ouverte de changer la doctrine qu’elles avaient reçues de leurs pères ».

Rappelez-vous ce qu’enseigne l’Église :

Pape saint Agathon Ier (678-681) ex cathedra : Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique [Personne ne peut prier avec les hérétiques et être Catholique]. (Sacrorum Conciliorium, Archevêque John Mansi, Thomas Florentiae, 1759, XI, 635, 12)

L’Église enseigne ci-dessous, par le pape Léon XIII que les sacrements hors de l’unité de l’Église, ne sont plus les sacrements (car l’hérétique ou le schismatique est hors de l’unité de l’Église et par ce fait n’est pas ministre de l’Église, sauf pour le baptême s’il n’y a personne d’autre).

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés de fait de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

L’Église enseigne ci-dessous que l’unité de foi est nécessaire de loi divine pour la communion.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 10, 29 juin 1896 (Magistère de l’Église) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le Corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [de droit divin ou par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

L’Église entend par prêtres uniquement les ministres de l’Église.

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église [les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église], et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».
Saint Alphonse : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés».
Conclusion : c’est de loi divine qu’on ne peut pas recevoir des sacrements de « certains » hérétiques, même en cas de nécessité, car 1° l’unité de la foi est nécessaire de loi divine pour l’unité du Corps et pour la communion, et que 2° seuls les prêtres catholiques sont ministres de l’Église selon l’Écriture qui est de loi divine, les hérétiques formels ou obstinés (même occultes ou cachés) ne sont pas des ministres de l’Église. Quand ils font connaître leur obstination hérétique on doit les éviter (quand ils ne font pas connaître leur obstination hérétique, ils restent cachés, on ne peut le savoir).

L’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit. Tite 3, 10-11 est donc de loi divine à prendre tel qu’il est écrit comme on peut le voir ci-dessous avec le Pape Vigile dans sa déclaration dogmatique. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré.

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Donc tous ceux qui refusent sciemment de prendre Tite 3, 10-11 littéralement et restent en communion religieuse avec des hérétiques connus en sachant qu’ils sont obstinés, sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture. Et s’ils ne reprennent pas les hérétiques qu’ils connaissent, ils désobéissent à la loi divine et sont dans un déni de la foi mortellement pécheur.

La CMRI professe publiquement le contraire de la vraie foi et ne peut donc pas être membre de l’Église par loi divine :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi non-entière=hors de l’Église]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié] et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

« Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous QU’UNE MÊME FOI. Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc TOUTE la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car TELLE EST LA NATURE DE LA FOI QUE RIEN N’EST PLUS IMPOSSIBLE QUE DE CROIRE CECI ET DE REJETER CELA.

« SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVÉLÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE [apostasie]». …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie]…».

Abbé Bergier (1718-1790), Traité historique et dogmatique de la vraie religion, T. IX, Chaine sur les hérétiques, p. 262 : « 16. … je n’appelle plus église une société qui a fait une fois profession de ne pas garder le dépôt [de la foi] et de changer la doctrine qui lui avait été donnée. … 20. … il est aussi notoire que ces sectes n’ont pas conservé aussi fidèlement la doctrine chrétienne [catholique], qu’il est de notoriété publique qu’en se séparant elles ont fait profession ouverte de changer la doctrine qu’elles avaient reçues de leurs pères ».

La seconde ironie ici est que les frères Dimond se contredisent eux-mêmes avec l’enseignement de l’Église suivant dans leurs pages sur Vatican II, « Les religions non-catholiques sont fausses : il n’y a pas de salut en dehors de l’Église catholique – Les Catholiques ne peuvent pas participer à un culte non-catholique » :

Pape Pélage II, Quod ad dilectionem, 585 : «Si quelqu’un, cependant, suggère ou croit ou prétend enseigner le contraire de cette foi, qu’il sache qu’il est condamné et aussi anathématisé selon l’opinion des Pères [Magistère]».

Ceux qui enseignent le contraire de la foi divine et catholique sont condamnés.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino », 1441 (Décrets 571), ex cathedra (Magistère solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposées et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Avez-vous entendu ce dogme ? Tous ceux qui pensent l’opposé et le contraire de l’Église sont automatiquement hors de l’Église par loi divine. Alors qu’en est-il de la CMRI ? Est-ce qu’ils pensent, et obstinément, ou non l’opposé et le contraire de l’Église ? Bien sûr que oui ; ils sont automatiquement condamnés par ces dogmes.

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Évite un homme hérétique, après un premier et un second avertissement, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

On doit infailliblement éviter un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté dans son obstination.

Et le dogme doit être compris tel qu’il est déclaré par l’Église :

Pape Pie IX, Premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, ex cathedra : «… la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

Pape Pie IX, Premier Concile du Vatican, Session III, canons, part. IV sur la foi et la raison, n° 3 ex cathedra : « Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église, se voient donner parfois, par suite du progrès de la science [connaissance], un sens différent de celui que l’Église a compris et COMPREND encore, qu’il soit anathème ».

Exemple de réception des sacrements d’hérétiques de la SSPV

Voici le témoignage de Richard Ibranyi (hérétique dangereux qui a fondé sa secte schismatique Mary’s Little Remnant et qui se prétend faussement prophète), un ancien membre  du Monastère de la très Sainte Famille à ce sujet (RJMI, .johnthebaptist.us, Supplément au Bref contre les Dimond, p. 38 – Le mensonge de Michael Dimond dans cette affaire [SSPV] :

«Maintenant, exposons un mensonge dans cette affaire par Michael Dimond et peut-être par Peter. Avant que Peter soit même entré dans le soi-disant monastère de Michael, Michael savait que la secte SSPV et ses prêtres avaient interdit aux Feeneyites d’assister à leurs messes parce que les Feeneyites croient dans le dogme du salut et la nécessité absolue du baptême d’eau pour le salut. Que Michael ait raconté à Pierre tous les détails de la confrontation avec Pr. Baumberger dont Peter parle au-dessus, je ne sais pas. Si Michael l’a fait, alors Peter est couché dans cette matière aussi. Mentir n’est rien de nouveau avec les Dimond parce que les hérétiques obstinés mentent toujours quand ils sont acculés au lieu d’admettre qu’ils ont tort.

«Vous vous demandez peut-être comment je sais ce qui s’est passé pendant la confrontation entre Michael et Pr. Baumberger. J’ai des preuves de première main. J’étais là ! C’était moi et pas Michael qui a confronté le Père Baumberger. Et c’est moi qui ai parlé, pas Michael. J’étais membre du soi-disant monastère de Michael lorsque Michael et moi avons assisté à la messe du Pr. Baumberger à l’église SSPV à Rochester, New York. Après la messe le Pr. Baumberger a demandé à parler avec nous. Il a d’abord dit que nous étions des hérétiques pour ne pas croire aux «Trois baptêmes». J’ai alors présenté notre opinion qu’il n’y a pas trois baptêmes mais seulement un, le baptême d’eau. Après avoir longuement discuté de la question du baptême, Baumberger a dit que tout catéchumène qu’il baptise est déjà sanctifié par le baptême de désir ; D’où il réduit hérétiquement le sacrement du baptême à un simple rite d’initiation pour ceux qui ont l’utilisation de la raison. J’ai alors confronté le Père Baumberger sur le dogme du salut. Je lui ai dit, – La principale raison pour laquelle les gens attaquent le Père Feeney est parce qu’il croyait au Dogme du Salut. Par conséquent, je soupçonne fortement que vous êtes un hérétique du salut.

«Il a dit non ! Je ne nie pas le dogme Hors de l’Église catholique il n’y a pas de salut. J’ai alors commencé à l’interroger fermement. Je lui ai demandé : – Croyez-vous qu’un bouddhiste peut croire implicitement en Jésus-Christ, posséder la foi catholique et être à l’intérieur de l’Église catholique alors qu’il adore son faux dieu et pratique sa fausse religion et donc est dans le chemin du salut ?  »

«Il a dit sans hésiter, – Absolument ! Il peut et serait dans le chemin du salut et quand il meurt peut être sauvé en tant que tel, comme bouddhiste autoproclamé.

«J’ai alors dit : «Je le savais, je le savais ! Vous êtes un hérétique du salut comme je l’ai soupçonné, et vous êtes une abomination ! » Il a ensuite dit à Michael et moi que nous et tous les Feenyites sommes interdit d’assister aux messes des prêtres SSPV et de recevoir les sacrements parce que nous sommes Feeneyites.

«Maintenant, le point est que Michael savait que les prêtres SSPV avaient interdit aux Feeneyites leurs messes bien avant que Peter Dimond (alors Bob Dimond) n’entre dans le soi-disant monastère. Sachant cela, Michael a permis à Peter d’enseigner que les catholiques sont autorisés à assister aux messes des prêtres SSPV tant que ces prêtres n’imposent pas leur hérésie sur les autres comme une condition pour assister à leurs messes, même si Michael savait il y a longtemps que les prêtres SSPV ont imposé leurs hérésies à d’autres. Michael est coupable de mensonge, péchant par omission et attaquant la vérité connue. Et si Michael avait dit à Peter tous les détails concernant cette confrontation, alors Peter est également coupable de mentir, par péché  ‘omission et imputation de la vérité connue. Ce n’est pas nouveau avec les Dimond, juste un mensonge de plus et un péché d’omission parmi beaucoup».

Le prêtre hérétique de la SSPV cité ci-dessus devient notoire à partir du moment où il fait connaître son obstination contre la foi (ici les hérésies par « baptême de désir, baptême de sang, et salut de l’ignorant invincible, niant le dogme Hors de l’Église point de salut), car la SSPV est publique, et non pas à partir du moment où il refuse la communion à ceux qui ne croient pas en ses hérésies (pernicieusement nommés « Feeneyites »), ce qui est un autre péché.

La SSPV, The Roman Catholic, Fenton article, automne 2003, p. 7 : «Avec l’interprétation littérale stricte de cette doctrine [sur Hors de l’Église pas de salut], cependant, je dois prendre la question, car si je lis et comprend correctement les interprètes stricts, nul part l’allocation n’est faite pour l’ignorance invincible, conscience, ou bonne foi de la part de ceux qui ne sont pas membres réels ou officiels de l’Église au moment de la mort. Il est inconcevable pour moi que, sur tous les milliards de non-catholiques qui sont morts au cours des dernières années et demi siècles, aucun d’entre eux n’étaient de bonne foi dans cette affaire et, s’ils l’étaient, je refuse tout simplement de croire que l’enfer est leur destinée éternelle».

Notez que l’écrivain de la SSPV «refuse tout simplement de croire» le dogme de l’Église selon lequel tous ceux qui meurent comme non-catholiques sont perdus. Ceci est l’enseignement public de la SSPV (et l’ensemble de ces sociétés sacerdotales hérétiques enseignent leurs hérésies publiquement, comme tout le monde peut facilement le voir par soi-même en consultant les propres articles de MHFM sur le sujet !). Pourtant, Peter continue à enseigner que les catholiques sont autorisés à assister aux messes, de prier en communion et de recevoir les sacrements de ces hérétiques obstinés.

Peter Dimond, Mise à jour importante sur la société hérétique Pie V : «… Voilà pourquoi nous avons pris soin de souligner énergiquement à ceux qui assistent aux messes de la SSPV (ou la CMRI, Fraternité Saint-Pie X, églises byzantines, et presque tous les prêtres indépendants «traditionnels», etc. qui croient de la même manière) qu’ils ne peuvent pas leur donner un soutien financier sous peine de péché mortel, car ce serait effectivement constituer un déni de la foi en faisant un don à une organisation hérétique».

Peter Dimond, La Société hérétique de Pie V, 2003 : «Quand les prêtres font des annonces publiques qui sont hérétiques, qu’ils imposent la croyance hérétique sur les personnes assistant à la messe, un catholique ne doit pas assister à la messe ou recevoir la sainte communion d’un tel prêtre. … Ce n’est pas le cas avec un hérétique indépendant, CMRI ou prêtre de la FSSPX qui n’a pas fait une annonce comme celle-ci, en fait, la plupart des prêtres CMRI, indépendants, de la FSSPX et byzantins (qui tiennent la même hérésie que la SSPV) gardent le silence sur leurs hérésies (et par conséquent, ils ne sont pas hérétiques notoires), et ils ne les imposent à personne, de sorte que la communion d’eux (tant que l’on ne les soutient pas ou qu’on est d’accord avec eux) n’est pas un déni ou un compromis de la Foi. Mais la SSPV s’est placé dans une autre catégorie – la catégorie des hérétiques notoires qui imposent leur hérésie sur les personnes participant à leurs Messes – ce qui met leurs messes et leurs sacrements hors limites ».

Vous ne trouverez pas de bon ou mauvais théologien qui enseigne qu’un hérétique non déclaré doit également imposer son hérésie sur les autres pour devenir un hérétique notoire. En outre, la notoriété n’est pas déterminée par le fait de combien d’autres sont réellement conscients que le prêtre soit un hérétique ou par le fait qu’il prêche ses hérésies de la chaire – mais elle est plutôt déterminée à partir de ce que vous pouvez savoir ou comprendre sur la personne hérétique en question :

Code de Droit Canon 1917, canon 2197, § 3 :  » Une infraction est notoire par la notoriété de fait, si elle est connue publiquement et s’engage dans de telles circonstances qu’elle ne peut pas être dissimulée par un subterfuge, ni excusée par aucune excuse admise dans la loi (c.-à-d. qu’à la fois le fait de l’infraction et l’imputabilité ou la responsabilité pénale doivent être connus du public) ».

Selon le canon ci-dessus, l’hérésie ou le crime d’un prêtre devient notoire et public au moment où il a été fait connaître à d’autres.

Mais comment peut-on être excusé ? Demandons à saint Thomas d’Aquin :

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Suppl. Part., Q. 60, art. 1, Réponse à l’opposition 3 : « Maintenant, si le mari frappe un clerc qu’il a trouvé avec sa femme, il n’est pas excommunié. […] Cela ne prouve pas que ce soit licite tout simplement, mais que c’est permis en ce qui concerne l’immunité d’un type particulier de peine [c-à-d. l’accusé ne subit pas ce type de peine à cause des circonstances, par ex. ici l’excommunication], car l’excommunication est aussi une sorte de punition. «

Ainsi, le Code de droit canonique de 1917 fait référence à une défense juridique légitime (du droit), pas un faux argument comme «Je ne peux pas juger le pape», ou «Vatican I nécessite des successeurs perpétuels» que Peter mentionne (voir les Dimond sur les hérétiques notoires) en général. Ces deux là sont de faux arguments et ne constituent pas des réticences ou des excuses dans la loi, mais les hérétiques comme Peter les lancent de toute façon, comme si l’Église avait institué qu’il est permis de communier avec les criminels qui pervertissent les lois et la doctrine de l’Église.

L’hérésie notoire ou publique n’a donc rien à voir avec combien d’autres personnes sont réellement conscientes que le prêtre soit un hérétique ou si le prêtre impose ses hérésies sur les autres pendant la messe. Ainsi, le droit canon de l’Église enseigne clairement que l’hérésie d’un hérétique devient de notoriété publique au moment où elle a été rendue à la connaissance d’autres. Ce fait est bien sûr soutenu par deux saints et des papes de l’Église catholique :

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures, ils le jugent être un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir EN DEHORS de la communion catholique ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’éloigne le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine PROPOSÉE PAR L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

Ainsi l’Église catholique condamne les Dimond et quiconque enseigne qu’un hérétique non déclaré devient un hérétique notoire seulement s’il impose son hérésie sur les autres pendant la messe. En prétendant que les prêtres qui sont hérétiques notoires non déclarés ne sont pas des hérétiques ou des schismatiques notoires mais seulement des hérétiques non déclarés dont l’hérésie ou le schisme sont inférieurs à notoire, les Dimond trompent leurs lecteurs qui sont enclins à mettre la messe avant la Foi. De cette façon, les Dimond, parlant pour le diable, ont trompé leurs lecteurs en les faisant assister en connaissance de cause aux messes, à la prière en communion, et à la réception des sacrements des pires hérétiques notoires qui peuvent jamais avoir vécu ! Ainsi, les Dimond aident le diable rapidement dans le meurtre de ces âmes (qui sont pleinement conscients de ce qu’ils font), leur infligeant péché mortel sur péché mortel : «Malheur à vous, enfants apostats, dit le Seigneur, de ce que vous formez des desseins, et non de moi, et ourdissez une trame, et non par mon esprit, afin d’ajouter péché sur péché ; «  (Ésaïe 30, 1)

Question des sacrements d’hérétiques de précepte et non de foi divine ?

la-foi.fr, « Où recevoir les sacrements ? » : «… la question de savoir s’il est permis de recevoir les sacrements dans cette crise et apostasie sans précédents, n’est pas gouvernée par des décrets dogmatiques. Ce n’est pas une question dogmatique. C’est au contraire une question qui implique de prendre des décisions et de prononcer des jugements avec prudence à propos de la situation actuelle, et d’appliquer les principes catholiques à cette crise».

Tout ce paragraphe est complètement faux car la loi divine condamne et anathématise automatiquement tous les hérétiques non-déclarés. La réception de sacrements d’hérétiques est une question de foi divine. La loi divine ne distingue pas les hérétiques non-déclarés notoires ou pas. Cela implique de prendre la décision de se compromettre avec les sacrements d’hérétiques interdits par l’Église et de prononcer des jugements erronés qui distinguent les hérétiques non-déclarés « assez » notoires et ceux qui sont « moins » notoires, sur des principes hérétiques non-catholiques mortellement pécheurs pour participer – en connaissance – au culte d’hérétiques, prières d’hérétiques et communion avec les hérétiques.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Avez-vous entendu ? L’unité de foi, l’unité de gouvernement, et l’unité de communion sont toutes nécessaires par loi divine pour l’unité de l’Église en tant qu’union du Corps des fidèles. C’est la loi divine que vous devez avoir la même foi pour la communion : unité de foi= unité de l’Eglise et unité du corps de l’Eglise = unité de foi. Si le prêtre n’a pas la même foi, il ne peut pas par loi divine y avoir  d’unité du corps ni d’unité de communion. Si vous le faites en connaissance, vous violez la loi divine.

S’il vous plaît regardez à nouveau attentivement les dogmes suivants de l’Église, et voyez comment les hérétiques sont hors de l’Église du Christ.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche quaucun de ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peut pas partager la vie éternelle et iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges, sauf s’ils sont agrégés à l’Église avant la fin de leur vie …»

Ici, nous pouvons voir que tous les catholiques sont tenus sous peine de péché mortel de croire qu’un hérétique est en dehors de l’Église catholique. Voici quelques enseignements du Magistère qui affirment ce fait.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Innocent III, quatrième concile du Latran, const. 3 ex cathedra : «Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe, … Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue, parce que la vanité les rassemble».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il est pas catholique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église.

Satis cognitum, concile de Trente et le sacrement de Pénitence

L’auteur de la vidéo (écran ci-dessus) semble être adepte de mhfm (frères Dimond). Il tente de réfuter la position qu’il nomme « schismatique » selon laquelle le paragraphe de Satis cognitum (n° 15 ci-dessous) ne s’applique pas à la juridiction du prêtre dans le sacrement de Pénitence parce que la confession est requise dogmatiquement selon le concile de Trente (canon 9 ci-dessous).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 15), 29 juin 1896 : « il est absurde d’imaginer que celui qui est à l’extérieur [de l’Eglise] peut commander dans l’Église ».

Concile de Trente, sess. XIV can. 9 (décrets 712) : « …s’il dit que la confession du pénitent n’est pas requise pour que le prêtre puisse l’absoudre : qu’il soit anathème ».

Comme si le Magistère de l’Église pouvait se contredire ! On ne peut pas opposer Satis Cognitum (Magistère ordinaire) avec le concile de Trente (Magistère extraordinaire). Bien sûr que la confession est requise, et elle même nécessaire mais uniquement si le prêtre a juridiction de loi divine (Le Magistère utilise généralement le mot requis ou requise quand il s’agit de loi ecclésiastique et le mot nécessité ou nécessaire quand il s’agit de loi divine).

Voici le paragraphe entier de Satis cognitum concernant la partie citée ci-dessus :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 15), 29 juin 1896 : « Nul ne peut donc avoir part à l’autorité s’il n’est uni à Pierre, car il serait absurde de prétendre qu’un homme exclu de l’Église a l’autorité [peut commander] dans l’Église. C’est à ce titre qu’Optat de Milève reprenait les donatistes : «C’est contre les portes de l’enfer que Pierre, comme nous le lisons dans l’Evangile, a reçu les clés du salut ; Pierre, c’est-à-dire notre chef, à qui Jésus-Christ a dit : «Je te donnerai les clés du royaume des cieux, et les portes de l’enfer ne triompheront jamais d’elles». Comment donc osez-vous essayer de vous attribuer les clés du royaume des cieux, vous qui combattez contre la chaire de Pierre » (Lib. II, n. 4-5).

Notez ci-dessus, que par la phrase « il serait absurde de prétendre qu’un homme exclu de l’Église a l’autorité dans l’Église », l’Église (Magistère), par le pape, parle bien des clés ou du pouvoir des clés, qui est la juridiction (par Pierre) pour absoudre, juridiction que les hérétiques n’ont pas de fait. Les apostats,  hérétiques et schismatiques n’ont pas la juridiction parce qu’ils sont coupés de fait de l’unité de la foi et de l’unité de l’Eglise (Pierre).

C’est un dogme que le prêtre fait un acte judiciaire de jugement et de commandement dans le sacrement de pénitence :

Concile de Trente, sess. 14, ch. 6, 25 nov. 1551 ex cathedra : « Bien que l’absolution du prêtre soit la dispensation d’un bienfait qui ne lui appartient pas, elle n’est pourtant pas le seul et simple ministère ou d’annoncer l’Evangile ou de déclarer que les péchés sont remis, mais elle est à l’image d’un acte judicaire par où une sentence est prononcée par le prêtre comme par un juge [can. 9] ».

Notez que la juridiction est un dogme et relève de la loi divine.

Concile de Trente, Can. 9 sur le sacrement de Pénitence ex cathedra : « Si quelqu’un dit que l’absolution sacramentelle du prêtre n’est pas un acte judiciaire … : qu’il soit anathème ».

Il faut aussi noter que l’absolution des péchés sans le sacrement mais avec la contrition et le désir du sacrement de Pénitence uniquement valide en cas d’impossibilité de le recevoir d’un prêtre catholique (ou non-hérétique), relève du pouvoir des clés, puisque que c’est un dogme (Trente, justification).

Concile de Trente, sess. 6, ch. 14, 13 janv. 1547 ex cathedra : « Aussi faut-il enseigner que la pénitence du chrétien après une chute est très différente de la pénitence baptismale. Elle comprend non seulement l’abandon des péchés et leur détestation, ou « un cœur contrit et humilié » (Ps 50, 19), mais aussi la confession sacramentelle de ceux-ci, ou du moins le désir de la faire en temps opportun, l’absolution par un prêtre, et, de plus, la satisfaction par le jeûne, les aumônes, les prières et autres pieux exercices de la vie spirituelle, non pour remettre la peine éternelle – laquelle est remise en même temps que la faute par le sacrement, ou le désir du sacrement – mais pour remettre la faute temporelle [can. 30] ».

Notez ci-dessus que le concile Trente répète deux fois le même dogme dans la même phrase, pour bien l’affirmer :

«ou du moins [Latin saltem = à défaut] le désir de la faire en temps opportun» et aussi «ou [Latin vel = ou bien, soit] le désir du sacrement».

La confession est nécessaire de loi divine mais uniquement si le prêtre a juridiction comme on peut le voir dans les dogmes ci-dessous :

Pape Martin V, Inter cunctas, 22 fév. 1418, ex cathedra : « 20. De même s’il croit qu’un chrétien, est tenu, pour être nécessairement sauvé, en plus de la contrition de son cœur, quand il peut trouver un prêtre qualifié, de se confesser au prêtre seulement et non à un laïc ou à des laïcs, si bons et si pieux qu’ils soient ».

Pape Martin V, Inter cunctas, 22 fév. 1418, ex cathedra : « 21. De même s’il croit que le prêtre, dans le cas où il a la juridiction, peut absoudre de ses péchés un pécheur qui les confesse et qui a la contrition, et qu’il peut lui imposer une pénitence ».

Notez que c’est un dogme qu’il est nécessaire de se confesser à un prêtre pour le salut, sauf quand il n’a pas juridiction, comme avec les hérétiques qui n’ont pas juridiction parce qu’ils ne sont pas ministres de l’Eglise.

Par conséquent, il interprète et tord les dogmes et les vérités de foi. La loi divine ne peut pas se contredire !

La compréhension des dogmes sacrés doit être telle que la Sainte Mère l’Église les comprend :

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Session III, canons, part. IV sur la foi et la raison, n° 3 ex cathedra : « Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église, se voient donner parfois, par suite du progrès de la science [connaissance], un sens différent de celui que l’Église A COMPRIS ET COMPREND encore, qu’il soit anathème ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 : « l’hérésie professe un dogme corrompu ».

En outre, l’auteur appelle « schismatiques » ceux qui n’adhèrent pas à la position de réception de sacrements d’hérétiques (et donc qui n’entrent pas dans la communion religieuse avec des hérétiques). Selon eux, la réception de sacrements d’hérétiques n’est qu’une question de loi ecclésiastique et non pas de loi divine : Alors comment peut-on dire que quelqu’un est schismatique, qui relève de la loi divine, si la réception de sacrements d’hérétiques n’est qu’une question de droit ecclésiastique selon eux ? Eh bien la réponse c’est que c’est absurde, parce que si, selon eux, la réception de sacrements d’hérétiques n’est qu’une question de droit ecclésiastique, ceux qui n’adhèrent pas à la réception de sacrements d’hérétiques, ne relèvent pas de la loi divine. Donc, on ne peut pas dire qu’une chose ne relève pas de la loi divine (ou que de la loi ecclésiastique) et l’appliquer en même temps à une chose relevant de la loi divine. Quand un baptisé est schismatique, cela relève de la loi divine, c’est une question de loi divine d’unité de l’Église et d’unité de la foi. Donc la réception de sacrements d’hérétiques doit relever de la loi divine pour dire schismatique celui qui n’y adhère pas. Ainsi, selon leurs critères erronés, la loi divine marche pour une chose mais pas pour une autre en même temps dans cette question de réception de sacrements d’hérétiques.

Code de droit canon 1917, hérétiques et excommuniés

Le même auteur que ci-dessus, affirme, dans une autre vidéo, que le CIC (Code de droit canonique) enseigne que les catholiques peuvent recevoir des sacrements d’hérétiques, en confondant les hérétiques (excommuniés par loi divine) avec les excommuniés par loi ecclésiastique.

Le code de droit canonique (CIC) fait référence aux excommuniés par loi ecclésiastique [catholiques], selon les conciles de Constance (Ad Evitanda) et de Bâle qui parlent des excommuniés de loi ecclésiastique, pas des hérétiques et des schismatiques.

Code de droit canon 1917, Can. 2261 : «§ 1 Il est défendu à l’excommunié de produire et d’administrer les sacrements et les sacramentaux sauf les exceptions suivantes.

«§ 2 Les fidèles en tenant compte du § 3, peuvent, pour toute juste cause, demander à un excommunié les sacrements et les sacramentaux, surtout si les autres ministres font défaut, et alors cet excommunié peut les administrer sans être tenu de s’informer de la cause de la demande.

«§ 3 Mais quant aux excommuniés ‘à éviter’ ou aux autres excommuniés qui ont été l’objet d’une sentence condamnatoire ou déclaratoire, les fidèles ne peuvent qu’en danger de mort leur demander soit l’absolution sacramentelle, conformément aux Can. 882 ; Can. 2252 soit même, en l’absence d’autres ministres les autres sacrements et les sacramentaux».

Il s’agit des excommuniés de droit ecclésiastique que l’Église autorise à donner les sacrements (ce qui n’enlève pas leur excommunication par ce fait). Il faut rappeler ici que le CIC se réfère à Ad evitanda scandala et au concile de Bâle qui parlent des excommuniés de droit ecclésiastique, pas des hérétiques relevant de la loi divine. L’Église lève l’interdiction dans le cas où les ministres font défaut, et pour les excommuniés « à éviter » uniquement en danger de mort. Le code de droit canon ne se réfère pas ici aux hérétiques et schismatiques coupés de l’Église par loi divine qui sont non-catholiques. Autrement cela signifierait que la loi ecclésiastique peut être au-dessus de la loi divine ! C’est hérétique. L’Église distingue clairement entre les excommuniés par l’excommunication de loi ecclésiastique pour péché grave, comme frapper un clerc ou un prêtre en concubinage, etc., d’avec les hérétiques ou schismatiques par l’excommunication automatique par loi divine pour hérésie ou schisme.

Saint Robert montre que Ad Evitanda Scandala concerne les excommuniés et pas les hérétiques.

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Eglise, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par ce fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist 6) dit : «Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou un droit» … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), St Augustin (en Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. ad Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle.

«Il n’y a aucune raison que certains qui répondent à ceci : que ces Pères se fondent sur la loi ancienne, alors que de nos jours, par décret du concile de Constance [Ad Evitanda], les seuls qui perdent leur juridiction sont ceux qui sont excommuniés par nom ou qui agressent des clercsCet argument, dis-je, n’a pas de valeur du tout, pour les Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, cela n’est cité dans aucune loi humaine, qui par ailleurs peut-être n’existait pas en relation avec le sujet, mais est soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie. Le concile de Constance traite des excommuniés [catholiques], c’est-à-dire ceux qui ont perdu la juridiction de par condamnation de l’Eglise, tandis que les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Eglise et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Eglise sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Le code de droit canonique (CIC) fait référence aux excommuniés par loi ecclésiastique [catholiques], d’après les conciles de Constance (Ad Evitanda) et de Bâle qui font référence aux excommuniés pas aux hérétiques déjà excommuniés automatiquement par loi divine avant toute excommunication de loi ecclésiastique. Le code de droit canon ne se réfère pas ici aux hérétiques et schismatiques coupés de l’Eglise par loi divine qui sont non-catholiques.

 

Ci-dessus, éd. 1918 du CIC 1917, montrant le can. 2261 § 2 et § 3 relatifs à Ad evitanda (notes 2 et 3).

On a vu que le CIC de 1917 concerne les excommuniés de loi (ou droit) ecclésiastique, ce qui est confirmé encore par la référence à des prêtres de l’Église :

Code de droit canon 1917, Can. 882 : «En péril de mort, tous les prêtres [même excommuniés, pas les hérétiques non-ministres de l’Église], quoique non approuvés pour les confessions, absolvent validement et licitement n’importe quels pénitents de tous péchés ou censures, quoique réservés ou notoires, même si un prêtre approuvé est présent, les prescriptions des Can. 884 ; Can. 2252 demeurant sauves».

Code de droit canon 1917, Can. 2252 : «Ceux qui se trouvant en danger de mort, ont reçu d’un prêtre [pas les hérétiques non-ministres de l’Église] sans pouvoir spécial l’absolution d’une censure ‘ab homine’ ou très spécialement réservée au Saint-Siège, sont tenus, une fois revenus à la santé, de recourir, sous peine de réincidence, à celui qui a porté la censure, s’il s’agit d’une censure ‘ab homine’ ; à la S. Pénitencerie, à l’évêque ou à un clerc muni du pouvoir nécessaire, conformément au Can. 2254 § 1, s’il s’agit d’une censure ‘a jure’, et d’obéir à leurs prescriptions».

Il s’agit d’une censure de droit ecclésiastique, pas d’une excommunication de fait pour hérésie ou schisme.

« Prêtre » signifie ministre de l’Église selon l’Écriture et donc de loi divine. Les hérétiques et les schismatiques ne sont pas ministres de l’Église, ni dans l’Église, mais coupés automatiquement et hors de l’Église par loi divine.

«Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés». (Œuvres complètes de St Alphonse de Liguori, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés, p. 468)

Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Code de droit canon 1917, Can. 2254 § 1 : «Dans les cas les plus urgents, c’est-à-dire si les censures ‘latae sententiae’ [excommunication majeure de loi ecclésiastique] ne peuvent être observées extérieurement sans danger de grave scandale ou d’infamie, ou s’il est dur au pénitent de rester en état de péché mortel pendant le temps nécessaire pour que le pouvoir supérieur pourvoie à la situation, alors tout confesseur peut absoudre au for sacramentel des mêmes censures, de quelque manière qu’elles soient réservées ; toutefois le confesseur doit imposer à son pénitent sous peine de réincidence, l’obligation de recourir dans le mois, au moins par lettre et par le confesseur, si cela se peut sans grave inconvénient, et sous un nom fictif, à la S. Pénitencerie ou à l’évêque ou à un autre supérieur muni du pouvoir nécessaire, et d’obéir à ses ordres».

Les hérétiques et les schismatiques n’ont pas juridiction car ils ne sont pas ministres de l’Église puisqu’ils sont coupés automatique de l’Église par loi divine :

Code de droit canon 1917, Can. 201 § 1 : « Le pouvoir de juridiction ne peut s’exercer directement que sur les sujets ».

Code de droit canon 1917, Can. 202 § 1 : «Les actes du pouvoir de juridiction ordinaire ou délégué, conféré pour le for externe, valent aussi pour le for interne ; mais la solution inverse n’est pas admise».

«§ 2 Le pouvoir de juridiction donné pour le for interne peut être aussi exercé dans le for interne extra-sacramentel, à moins que son exercice au for sacramentel ne soit exigé».

«§ 3 Si le for pour lequel le pouvoir a été donné n’a pas été exprimé, le pouvoir est censé avoir été donné pour les deux fors, à moins que le contraire ne ressorte de la nature des choses».

Code de droit canon 1917, Can. 209 : « En cas d’erreur commune ou de doute positif [certain] et probable [fondé sur des raisons sérieuses mais non certaines], sur un point de droit ou de fait, l’Église supplée la juridiction pour le for tant externe qu’interne ».

Les hérétiques sont automatiquement hors de l’Église et privés de juridiction avant toute excommunication.

St Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : « les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Église et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Eglise sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Les hérétiques et schismatiques dépendent d’abord obligatoirement de la loi divine suivante selon la règle de la foi :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette profession de foi solennelle ci-dessus montre combien est étrangère à la foi catholique ou hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église.

Pape Innocent III, quatrième concile du Latran, const. 3 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe, … Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue, parce que la vanité les rassemble».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques… »

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [parties manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ?

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère) : « La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir À L’EXTÉRIEUR DE LA COMMUNION CATHOLIQUE  ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, QUICONQUE s’éloignait le moins du monde de tout point de DOCTRINE PROPOSÉ PAR L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

2 Jean 1, 10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine [du Christ, Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement la foi pure et sans tâche, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui soit tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

On voit bien ci-dessus que l’Église distingue clairement entre l’excommunication de loi ecclésiastique pour péché grave, comme frapper un clerc ou un prêtre en concubinage, etc., d’avec l’excommunication automatique par loi divine pour hérésie : les excommuniés ici ne sont pas les hérétiques. Les deux (excommuniés et hérétiques) sont excommuniés, mais ils ne sont pas les mêmes car pas sous la même loi, les excommuniés de droit ecclésiastique ne sont pas les excommuniés de loi divine. Il existe aussi des excommunications de droit ecclésiastique par le fait ou automatique, dont certains sont ad vitandus (à éviter), comme par exemple pour les suspects d’hérésie dans Latran IV, const. 3; ou le concile Latran V sess. IX. Un hérétique déclaré est excommunié d’abord par la loi divine et ensuite la loi ecclésiastique confirme confirme cette excommunication de loi divine pour hérésie qui relève de la loi divine, pas concernant un péché grave qui ne relève pas de la loi divine ; un hérétique non-déclaré est excommunié par loi divine qui est la règle de la foi qui est que Dieu nous a déjà révélé son jugement par la loi divine donnée à tous par le Magistère de l’Église de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique. Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Tout baptisé doit défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait de nier la foi ou d’être d’accord avec l’hérésie.

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi [sous peine de péché mortel] dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [déni] implicite [sous-entendu] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église.

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, section Types d’excommunication, § Excommunication latae sententiae : « L’excommunication latae sententiae [majeure] est encourue dès que l’infraction est commise et en raison de l’infraction elle-même (eo ipso) sans intervention d’un juge ecclésiastique ; elle est reconnue dans les termes utilisés par le législateur, par exemple : «le coupable sera excommunié à la fois, par le fait même [ipso facto] …»

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, Section Excommunication latae sententiae maintenant en vigueur, § Excommunications de la constitution « Apostolicæ Sedis » [Pape Pie IX, 12 oct. 1869], s/§ Excommunications spécialement réservés au pape [c’-à-d. la plus grave, ancienne excommunication majeure] « (1) …Vient ensuite l’hérétique qui appartient à une association hérétique ; pour une telle personne son adhésion hérétique seule est suffisante pour l’amener sous la peine d’excommunication. Dans son cas, la peine est encourue par l’adhésion à l’hérésie, notamment par la participation volontaire et active in sacris (ie dans le culte public) avec les hérétiques ; d’où l’excommunication de ceux qui contractent un mariage mixte devant un hérétique ministre en tant que tel (Saint Office, 28 août 1888). Enfin, la peine s’étend à ceux qui croient aux hérétiques (credentes) et rejoignent leurs rangs ; à ceux qui les reçoivent, qui leur donnent refuge dans leurs maisons afin de les protéger contre la poursuite de l’autorité ; et à ceux qui approuvent ou les défendent comme hérétiques et compte tenu de l’hérésie, à condition que ce soit une aide positive et efficace.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « …celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «…seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [par l’apostasie, l’hérésie, le schisme et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou été exclus par l’autorité légitime pour faute grave [excommuniés]».

Premièrement, le droit ecclésiastique est obligatoirement subordonné à la règle de la foi ou loi divine.

Deuxièmement, Tite 3, 10-11 est universel car l’Église prend littéralement Tite 3, 10 comme c’est écrit, ce qui ne permet absolument pas la communion religieuse avec certains hérétiques (ou une sorte) par rapport à d’autres hérétiques (une autre sorte).

Troisièmement, 2 Jean 10 est universel car l’Église prend littéralement 2 Jean 10 comme c’est écrit, ce qui ne permet absolument aucune communication religieuse avec certains hérétiques (ou une sorte) par rapport à d’autres hérétiques (une autre sorte).

Quatrièmement, ceux qui nient, refusent, ou doutent sciemment de cela (ce qui précède) désobéissent à la loi divine et à l’Église, rejettent la foi et sont hérétiques.

Dans la même vidéo, l’auteur dit – à raison – que prophecyfilm a posté, par le passé, des vidéos montrant des choses mauvaises. C’est vrai, mais ces accusations sont hors des points de doctrine ci-dessus. En outre, une faute publique peut (et doit) être réparée publiquement par l’aveu et le repentir sincère public, qui est une forme d’humiliation et d’humilité. C’est l’humilité qui seule peut éviter l’obstination. De plus, ce n’est pas une preuve que le reste sur la doctrine catholique catholique soit faux ou mauvais. Quand les points sont réfutés, les plus hardis dans la présomption parmi les obstinés adoptent une stratégie de défense par des accusations contre les personnes, sur leur passé et hors sujet, dans le but de les décrédibiliser, ce qui détourne le problème. Cela ne montre pas la vérité contre les points soulevés précisément et en profondeur, et pour cause puisque cela fait appel aux émotions et non à la raison chez ceux qui les écoutent. Faire appel au passé alors qu’il a changé (c’est bien sûr différent quand les choses passées n’ont pas changées) c’est entraîner vers le bas, c’est tirer vers le bas la raison vers les émotions. Cette manière de faire basée sur la peur n’est pas catholique. Quand il y a eu des controverses sur des points de doctrine difficiles (et même des pères se sont accusés !), l’Église a toujours permis la discussion même approfondie avant de trancher dans ces cas quand c’était nécessaire.

Contradiction sur l’hérétique occulte

Ailleurs, dans la vidéo «Comment le « Baptême de Désir » peut-il être contraire au Dogme ?», il est dit (à raison) que : «la position de saint Robert Bellarmin [qu’un hérétique occulte (ou caché) est dans l’Église] est FAUSSE … il avait tort».

Cela est vrai, un hérétique occulte (caché) est HORS de l’Église (coupé de l’Eglise) et tombe ipso facto (automatiquement) sous l’anathème par la loi divine :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 [Magistère] : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Le site la-foi.fr est en contradiction avec sa propre position de recevoir les sacrements de « certains » hérétiques (dans « Où recevoir les sacrements ? ») et avec la position hérétique de réception de sacrements d’hérétiques « moins notoires », car l’hérétique occulte (qu’on ne connaît pas puisqu’il est caché) est hors de l’Église.

L’hérétique occulte est hors de l’Église et n’a pas juridiction puisqu’il est coupé de l’Église automatiquement par loi divine. Un hérétique occulte confère invalidement le sacrement de Pénitence et illicitement tous les autres sacrements, combien plus cela est vrai pour un hérétique connu !

Réception de sacrements de ceux qui ne professent pas la vraie foi

Dans la vidéo «Pourquoi vous ne devez pas considérer François comme le Pape» (traduction de celle des frères Dimond), il est dit à raison à 12:20 : «considérer que quelqu’un qui professe une fausse foi est dans la vraie Église avec ceux qui professent la vraie foi est une hérésie».

Cela est vrai, tous les hérétiques professent une fausse foi, et ne sont donc pas des membres de l’Église et ne peuvent donc pas avoir juridiction pour juger dans le sacrement de pénitence (Confession). C’est une autre contradiction flagrante d’affirmer qu’on peut recevoir d’eux les sacrements.

Pape Léon XIIISatis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère] : « … l’unité de la foi est nécessairement requise pour l’unité de l’Église, dans la mesure où c’est le corps des fidèles, de même pour cette même unité, dans la mesure où l’Église est une société divinement constituée, dont les effets sont l’unité de gouvernement et implique l’unité de la communion, est nécessaire jure divino (PAR LA LOI DIVINE) « .

Pape Léon XIII, Satis Cognitum [Magistère] : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … St Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un tient une seule de ces [hérésies] il n’est pas catholique » (S. Augustin, De Haeresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 [Magistère] : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 [Magistère] : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui … professent [déclarent, confessent] la vraie foi».

Pape Pie XIIMystici Corporis Christi (n ° 22) [Magistère] : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’entendre l’Église qu’il soit considéré – ainsi le Seigneur commande – comme un païen et un publicain. Il s’ensuit que ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

On retrouve aussi ces scandales sur le site « monastère de la très sainte famille » en français : .vaticancatholique.com/ou-recevoir-les-sacrements/#.ViM8vn7hCUk

Est-ce qu’ils se contredisent ? Oui, tous les hérétiques se contredisent. D’un côté, ils disent d’éviter les hérétiques « notoires » mais pas les « non-notoires » ou « moins notoires » ou « pas assez notoires » selon eux (qui seraient ceux publics, ou connus) mais d’un autre côté, selon eux (à raison) les hérétiques même occultes ou cachés sont hors de l’Église (et donc ils ne peuvent pas avoir juridiction).

Tous les hérétiques sont coupés automatiquement de l’Église par la loi divine, tous, sans exception ; il suffit de savoir (au for externe ou manifestement) qu’ils sont hérétiques (c’est-à-dire obstinés contre la foi catholique) pour les éviter. L’hérésie est un crime qui excommunie automatiquement par loi divine avant toute peine par loi ecclésiastique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Concernant les Messes Una cum avec profession de foi commune.

Un sédévacantiste qui sait que Benoit XVI ou Bergoglio, n’est pas un vrai pape, mais participe activement néanmoins à une messe una cum professe la communion avec les hérétiques car la prière Te Igitur n’est pas une  Communicatio in sacris mais une profession de foi en commun. Or l’unité de foi est nécessaire pour la communion de loi divine et il est impossible de faire partie de l’Église sans professer la vraie foi. C’est de foi divine.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi pas entière=hors de l’Église]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié] et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

« Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous QU’UNE MÊME FOI. Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc TOUTE la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car TELLE EST LA NATURE DE LA FOI QUE RIEN N’EST PLUS IMPOSSIBLE QUE DE CROIRE CECI ET DE REJETER CELA.

« SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVÉLÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE [apostasie]. celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie]… ».

Abbé Bergier (1718-1790), Traité historique et dogmatique de la vraie religion, T. IX, Chaine sur les hérétiques, p. 262 : « 16. … je n’appelle plus église une société qui a fait une fois profession de ne pas garder le dépôt [de la foi] et de changer la doctrine qui lui avait été donnée. … 20. … il est aussi notoire que ces sectes n’ont pas conservé aussi fidèlement la doctrine chrétienne [catholique], qu’il est de notoriété publique qu’en se séparant elles ont fait profession ouverte de changer la doctrine qu’elles avaient reçues de leurs pères ».

Par conséquent, les prêtres Una cum (professent la foi en commun avec les antipapes chefs de la secte vatican 2) ne professent pas extérieurement la vraie foi et ne font pas partie de l’Église. Ceux qui assistent aux Messes Una cum – en connaissance – ne professent pas non plus extérieurement la vraie foi et font profession commune. Bien sûr certains prêtres Una cum pourraient ignorer ou ne pas comprendre que les chefs de vatican 2 sont des apostats, et être des hérétiques publics matériels. Cependant ils doivent être suspectés d’hérésie à cause de leur profession de foi extérieure et les baptisés doivent questionner leur foi pour s’assurer qu’ils sont hérétiques matériels ou non car tout baptisé doit condamner les hérésies et les hérétiques de loi divine (et donc on doit vraiment connaître sa foi pour repérer les hérésies) selon les dogmes suivants :

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553, 8ème sess., can. 11, ex cathedra : «Quiconque ne condamne pas tous les hérétiques, … qu’il soit anathème». (Ench. Symb. 223 433)

Pape saint Agathon Ier, (678-681) ex cathedra : Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique [Personne ne peut prier avec les hérétiques et être Catholique]. (Sacrorum Conciliorium, Archevêque John Mansi, Thomas Florentiae, 1759, XI, 635, 12)

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra (Magistère solennel) : C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie. (II – Décrets [n° 26], (Décréts 382), 1312)

Pape Martin V, Concile de Constance, ex cathedra (Magistère solennel) : Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques. (Sess. XV, 6 juil. 1415 ; Décret. 421-422)

Pape Léon X, Concile de Latran V, sess. VIII, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «Tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée] disséminant de la sorte les hérésies, doivent être totalement évités et punis comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique».

Pape Léon X, Concile de Latran V, sess. IX, 4 mai 1515, Réforme de la curie, (Décrét. 625) : «Les faux chrétiens, ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, doivent être complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ».

Contradiction sur la communion avec les hérétiques

MHFM/Frères Dimond ou la-foi.fr/vaticancatholique.com envoient les gens communier chez des hérétiques, mais ils disent d’un autre côté que se forcer à aller à la messe servie par un hérétique c’est de l’idolâtrie.

La-Foi.fr, vidéo Faux tradis 1- Origine et facteurs de la Grande Apostasie (2013), 4 : 50 : « Faire des compromis pour la foi en se forçant à aller à la messe servie par un hérétique c’est de l’idolâtrie ».

Pourtant ils envoient les gens recevoir les sacrements d’hérétiques. Et ils reconnaissent qu’ils sont hérétiques puisqu’ils disent de ne pas les soutenir matériellement ou de les aider sous peine de péché mortel.

Contradiction sur les hérétiques à éviter seulement « contraignant » ou « imposant » leurs hérésies

Ils disent que seul l’hérétique « contraignant » ou « imposant » son hérésie doit être évité, et ils disent (à raison) par ailleurs qu’avoir un doute sur ce que l’Église a défini est hérésie, comme l’enseigne le code de droit canon.

Code droit canon 1917, can. 1325 : «Si un baptisé refuse opiniâtrement ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique».

.vaticancatholique.com, vidéo « Le dernier rempart du catholicisme » (MHFM) : «Avoir un doute sur ce que l’Eglise a défini est hérésie».

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Celui qui doute de ce que l’Église a défini n’est pas « contraignant » ou « imposant » avec son hérésie. Mais celui qui doute (obstinément) est hérétique, ils viennent de le dire. Alors ? Alors un hérétique est un non-catholique hors de l’Église de loi divine (automatiquement et avant toute excommunication de droit ecclésiastique).

La question n’est pas de savoir si l’hérétique est « imposant » ou non, mais de savoir s’il est hérétique ou non. Celui qui doute (coupablement) du Magistère est hérétique parce que le doute (obstiné) est une manière de nier le Magistère. Si vous savez qu’un prêtre doute du Magistère, c’est que son doute révèle simplement son obstination et qu’il doit être évité comme hérétique purement et simplement, car le doute dont vous avez connaissance est une œuvre externe que vous pouvez juger. Ce qui fait qu’on doit éviter un hérétique, ce n’est pas qu’un hérétique soit « contraignant » ou « imposant » avec son hérésie, mais le fait qu’il soit obstiné à nier ou refuser le Magistère, c’est-à-dire « celui qui tient des points de vue opposés ou contraires » comme l’enseigne l’Église infailliblement :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

L’Apôtre Saint Paul enseigne infailliblement d’éviter (relativement aux choses sacrées en premier lieu) l’hérétique après une première et une seconde admonition pour que l’hérésie soit manifeste, c’est-à-dire que l’obstination de l’hérétique déjà condamné par son propre jugement (c’-à-d. «qui tient des points de vue») contraire ou opposé au Magistère de l’Église se manifeste.

Tite 3, 10 : « Évite [Romps avec] un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

Le cardinal saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, le confirme en disant que c’est l’œuvre extérieure (ou manifeste ou publique ou connue) qui permet de juger quelqu’un d’hérétique.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Contradiction sur la dissimulation et l’excuse des hérétiques

La-Foi.fr, Vidéo « Faux tradis 1 – Origine et facteurs de la Grande Apostasie » (2013), 1 : 53 : 29 : «… il y a une différence nette entre un soi-disant orthodoxe oriental qui ne cache pas son rejet de la papauté et un faux traditionaliste hérétique sous Benoit 16 qui dissimule son rejet de l’enseignement catholique sous une fausse déclaration de fidélité à l’enseignement de vatican I sur la papauté. La forme de dissimulation de ce dernier pourrait le rendre moins visible au fort externe même s’il n’a pas d’excuse pour adhérer obstinément à un hérétique ».

Le faux « traditionaliste » cité en exemple ci-dessus est hérétique parce qu’il adhère obstinément à un hérétique et apostat : Benoit 16. Et il est bien dit ici (à raison) que le faux traditionaliste est un hérétique. Après il est dit que ce même hérétique dissimule son hérésie avec une fausse déclaration. Ensuite il est dit que ce même hérétique n’a pas d’excuse pour adhérer à un hérétique, ce qui signifie qu’il n’a pas d’excuse pour être un hérétique. C’est un hérétique public qui adhère ouvertement à une secte hérétique.

Tous les hérétiques dissimulent parce qu’il sont de mauvaise foi et c’est la raison pour laquelle l’Église donne à ses fils d’utiliser la règle de la foi pour les discerner (Voir plus bas : Tous les hérétiques sont de mauvaise foi). Si cet hérétique n’a pas d’excuse pour être hérétique, selon les propres critères des Dimond, il  est un hérétique « notoire » puisqu’il n’a pas d’excuse d’être hérétique, bien que contrairement à ce disent les Dimond, l’hérésie n’a pas d’excuse en droit. Mais ils disent que cet hérétique n’est pas assez notoire parce qu’il peut dissimuler par une fausse déclaration (et donc vous savez qu’il fait une fausse déclaration sinon vous ne pouvez pas savoir que c’est un hérétique) et ils disent en même temps que cet hérétique adhère obstinément à un hérétique. Mais s’il adhère obstinément, après qu’on lui ait montré le dogme, c’est un hérétique pur et simple, un hérétique formel. Alors est-il hérétique ou pas ? Notoire ou public ? Un catholique peut-il recevoir les sacrements d’un hérétique ou pas ?

La réponse est qu’un baptisé est soit hérétique soit il ne l’est pas, et dans ce cas il peut être soit un suspect d’hérésie (on le soupçonne selon l’extérieur) ou soit un hérétique matériel (il n’a pas bien connaissance ou compréhension du dogme). Ce qui fait qu’un homme est hérétique c’est la mauvaise foi. Soit il est obstiné contre le dogme (de mauvaise foi) et est un hérétique, soit il est suspect d’hérésie (proche mais pas contraire au dogme) et n’est pas un hérétique, soit il n’est qu’hérétique matériel (dans l’erreur de bonne foi) et n’est pas un hérétique, comme, par exemple, quand une personne ignorerait le dogme contre lequel elle tient son point de vue, ou qu’elle comprendrait mal un dogme.

Celui dont on sait qu’il dissimule par une fausse déclaration prouve sa mauvaise foi, et donc prouve qu’il est bien un hérétique. Si on ne sait pas qu’il dissimule, on ne pas affirmer qu’il est hérétique, mais qu’il est soit suspect d’hérésie, soit hérétique matériel. On ne peut pas appeler quelqu’un un hérétique et en même temps ne pas connaître qu’il dissimule, parce que si on ne sait pas qu’il dissimule, on ne sait pas qu’il est de mauvaise foi  Si on sait qu’il dissimule, on sait encore plus qu’il est un hérétique ! L’hérétique public (qui adhère obstinément à une secte hérétique) qui dissimule par une fausse déclaration est encore plus coupable ! Le savoir et rester en communion avec lui rend aussi encore plus coupable !

Un véritable hérétique qui dissimule n’est pas connu comme hérétique (puisqu’il dissimule) : il peut être suspecté d’hérésie s’il y a des signes externes, mais on ne doit pas le dire hérétique. Ou si on sait qu’il dissimule, on sait qu’il est hérétique ! L’hérétique est « notoire », selon les Dimond, s’il ne peut pas dissimuler. Mais si on sait qu’il dissimule, on sait qu’il est hérétique, c’est aussi simple que cela. Si on ne sait pas qu’il dissimule, on ne sait pas qu’il est hérétique.

En vérité, l’hérétique formel est un hérétique parce qu’il est obstiné dans sa mauvaise foi ; l’hérétique matériel (terme des théologiens) n’est pas un hérétique mais dans l’erreur sur la foi, c’est-à-dire qu’il est de bonne foi. Donc quand on présente le dogme à un hérétique matériel, il y adhère car il est ignorant de bonne foi ; mais quand on présente le dogme à un hérétique formel, il le nie car il est de mauvaise foi.

Nous ne péchons pas en supposant que quelqu’un soit un hérétique (même si la preuve absolue est absente) s’il révèle cette possibilité être vraie par ses œuvres extérieures. Car, lorsque nous faisons une hypothèse, nous ne jugeons pas quelque chose d’une manière concluante. Cependant, juger comme hérétique définitif ou formel quelqu’un sans avoir commencer par de demander sa foi, ce qu’il pensait ou savait, serait aller trop loin, le juger à tort, et peut être un péché. Car il se pourrait très bien qu’il soit un hérétique matériel (de bonne foi). Pour plus de détails, voir plus bas Les «soupçonnées d’hérésie».

C’est pour cette raison que saint Paul nous dit :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

Latin – Titus 3, 10-11: hereticum hominem post unam et secundam correptionem devita sciens quia subversus est qui eiusmodi est et delinquit proprio iudicio condemnatus.

Ce que confirme l’Église :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, (décrétales 110) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Même si un impie [un hérétique, même un seul] n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)».

On doit éviter un homme hérétique après l’avoir repris une ou deux fois, parce qu’il maintient son point de vue contraire à la preuve dogmatique qui lui a été montrée. L’enseignement infaillible de l’Église dit bien clairement «un hérétique» au singulier – hæreticum hominem (même un seul homme hérétique). Ce ne sont pas uniquement des hérétiques en «assemblées opposées» que doivent éviter obligatoirement les catholiques, comme l’affirment les Dimond interprétant mal le Premier Concile de Constantinople, Canon 6 : «Et par les hérétiques, nous entendons aussi bien ceux qui ont été jadis bannis et ceux que nous avons nous-mêmes depuis anathémisés, et aussi ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et mettent en place des assemblées opposées [rivales] » ; car ce canon ne se réfère qu’aux accusations d’hérétiques pour des questions disciplinaires contre des évêques orthodoxes (droitement catholiques), il ne se réfère pas aux sacrements d’hérétiques.

C’est la loi divine qui oblige d’éviter même un hérétique (après admonition, c’est-à-dire qu’il a fait connaître son obstination). C’est donc la loi divine qui condamne les Dimond et leurs adeptes (ceux de mauvaise foi) pour enseigner que l’Église a aligné sa loi pour les sacrements d’hérétiques afin d’éviter obligatoirement seulement les hérétiques qui ont mis «en place des assemblées opposées».

L’Écriture et l’Église enseignent infailliblement «un homme hérétique» au singulier, c’est-à-dire même un seul homme hérétique à éviter obligatoirement, et non pas uniquement une assemblée d’hérétiques comme l’affirment les partisans de la communion avec des hérétiques.

Tite 3, 10 : « Évite [Romps avec] un homme hérétique [Vulgate latine : hæreticum hominem], après une première et un seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible)  : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie ».

Décrets 110 – Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra : «Même si un impie n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique [latin : hæreticum hominem]après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)».

C’est pour cela aussi que le cardinal Bellarmin dit :

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes ou manifestées], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

C’est aussi pour la même raison ci-dessus – la mauvaise foi des hérétiques – que le pape Pie VI explique le camouflage des hérésies dans des états ambigus ou d’apparence conservatrice ou contradictoire comme étant la tactique de l’hérétique Nestorius, et qu’il explique que les catholiques ne peuvent pas permettre aux hérétiques de s’en tirer ou de se laisser tromper par eux et doivent tenir ces hérétiques pour leurs hérésies ; et qu’il donne des instructions aux catholiques sur la façon de traiter avec une telle tromperie ou ambiguïté dans les écrits des hérétiques :

Pape Pie VI, Bulle «Auctorem fidei», 28 août 1794 : « [Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités … par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle.

«… il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire, sous le prétexte erroné que des affirmations apparemment choquantes à un endroit soient développées le long de lignes orthodoxes dans d’autres endroits, et même encore en d’autres endroits corrigées, comme prévoyant la possibilité soit d’affirmer ou de nier la déclaration … telle a toujours été la méthode frauduleuse et l’audace utilisée par les innovateurs pour établir l’erreur, qui permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser…

«… C’est une technique plus répréhensible pour insinuer des erreurs doctrinales, condamnée depuis longtemps par notre prédécesseur saint Célestin qui a trouvé qu’elle était dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, et qu’il a exposé pour la condamner avec la plus grande gravité possible. Une fois que ces textes ont été examinés attentivement, l’imposteur a été exposé et confondu, car il s’est exprimé dans une pléthore de mots, mélangeant des choses vraies avec d’autres qui étaient obscures ; mélangeant parfois l’une avec l’autre de manière à ce qu’il soit également en mesure de confesser ces choses qui ont été niées alors qu’en même temps il possédait un motif pour nier ces phrases mêmes qu’il confessait.

«Afin d’exposer ces pièges, ce qui est nécessaire à une certaine fréquence dans chaque siècle, aucune autre méthode n’est nécessaire que la suivante : dès qu’il devient nécessaire d’exposer des états qui déguisent une erreur ou un danger suspect sous le voile de l’ambiguïté, NOUS DEVONS DÉNONCER LE SENS PERVERS dans lesquels l’erreur se rapportant aux vérités catholiques est camouflée».

L’Église enseigne que ceux qui tiennent des vues opposées ou contraires à Elle (des hérésies) ne sont pas des gens catholiques et sont hors de l’Église et du salut.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : … peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Eglise ? – Sans renier en un acte de balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et en rejeter d’autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi « .

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9) : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir extérieur à la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui s’éloignera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9) : «Ce n’est pas seulement celui qui ne croira pas à toutes ces hérésies, qui peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne sont pas définies dans le présent travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un en tient une seule [hérésie], il n’est pas catholique».

L’Église excommunie ceux qui défendent ou reçoivent ou gardent chez eux (cachent) ou encouragent ou commercent avec les hérétiques, ou accueillent ou soutiennent les hérétiques :

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les garder dans sa maison ou sur son territoire, ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux. S’ils viennent à mourir dans ce péché, aucun prétexte de privilèges accordés par nous, ne permettra d’offrir de messe pour eux ou de les enterrer parmi les chrétiens. … »

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215 : «…ceux qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent, et les soutiennent, nous les décrétons frappés d’excommunication, statuant clairement que si l’un de ces hommes, après avoir été frappé d’excommunication, ne s’est pas préoccupé de satisfaire dans l’année, il sera dès lors ipso facto infâme [tristement célèbres (c’-à-d. notés publiquement comme coupables et déshonorés : Enc. Cath. 1907-1913, « Hérésie », sanctions.)]…».

Les fidèles sont tenus de dénoncer les hérétiques et les évêques sont tenus d’expulser la perversité hérétique.

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215 : « …si quelqu’un sait qu’il y a là des hérétiques ou des hommes qui tiennent des conventicules secrets, ou qui s’écartent par leur vie et par leurs mœurs de la manière commune de vivre des fidèles, il aura à cœur de les dénoncer à l’évêque. … Si ceux-ci ne se justifient pas de l’accusation portée contre eux ou si, après s’être justifiés, ils retombent dans leur anciennes erreurs contraire à la foi, ils seront puni conformément aux règles canoniques. Mais si certains d’entre eux, repoussant dans une obstination coupable, le lien du serment, en venaient à refuser de prêter serment, ils seront par là-même réputés hérétiques. … Si en effet, un évêque se montre négligent ou indulgent pour expurger de son diocèse les ferments de la perversité hérétique, alors que des indices certains en manifestent la présence, il sera déposé de sa charge épiscopale et un autre sera mis à sa place, voulant et pouvant confondre la perversité hérétique».

Mais selon MHFM (Dimond) et vaticancatholique.com/ La-Foi.fr (tenu par une personne du nom de Jérémy), un catholique peut être en communion avec ces hérétiques connus en tant que tels, c’est-à-dire connus pour leur obstination.

Et la Tradition de l’Église dit le contraire. Que faisaient les Apôtres ? Ce qui suit :

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre III, 1 : «Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation [Tite 3, 10] »… S’il s’élevait une controverse sur quelque question … ne faudrait-il pas recourir aux Églises les plus anciennes, celles où les apôtres ont vécu, pour recevoir d’elles sur la question en cause la doctrine exacte ? … Ainsi, grâce à l’antique Tradition des apôtres, rejettent-ils jusqu’à la pensée de l’une quelconque des inventions mensongères des hérétiques ».

Ce que confirme bien sûr le Magistère :

Pape Pie XI, Mortalium animos, n° 9, 6 janv. 1928 [Magistère ordinaire infaillible] : « Tout le monde connait ce que Jean lui-même, l’apôtre de l’amour, qui semble nous révéler dans son Évangile les secrets du Sacré-Cœur de Jésus, et qui n’a jamais cessé d’impressionner les mémoires de ses disciples du nouveau commandement ‘Aimez-vous les uns les autres’, a en tout [n’importe lesquelles] interdit toutes relations avec ceux qui professaient une forme mutilée et corrompue [hérétique ou schismatique] de l’enseignement du Christ : ‘Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même salut [Dieu vous bénisse]’ (II Jean 10) ».

Contradiction sur la participation au culte non catholique

La-Foi.fr, Vidéo « Faux tradis 1 – Origine et facteurs de la Grande Apostasie » (2013), 1 : 54 : 18 : « ce canon [Canon 2316, contre ce qui est prescrit au canon 1258] ne parle pas de messe catholique mais de cultes et de rites non catholiques ».

Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258».

Can. 1258 § 1 : «Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholique».

§ 2 « La présence passive ou simplement matérielle aux cérémonies d’un culte hétérodoxe peut être tolérée pour un motif d’honneur à rendre ou d’obligation de politesse. Ce motif doit être sérieux et, en cas de doute, soumis à l’appréciation de l’Ordinaire. Il est ainsi permis de prendre part aux funérailles et au mariage des non-catholiques, ainsi qu’aux solennités analogues, mais pourvu que tout danger de perversion et de scandale soit écarté».

Le canon 1258 § 1 interdit la participation active aux rites sacrés non-catholiques, cela ne signifie pas nécessairement qu’il ne parle pas de messes ou de sacrements d’hérétiques ou non catholiques, parce que les sacrements peuvent aussi être appelés rites sacrés, bien qu’il est possible qu’il se borne à parler de ces rites sacrés seulement du § 2 tels que les enterrements, mariages non catholique, et solennités analogues.

Le canon 1258 § 2 est apostat en autorisant aux catholiques d’assister (même passivement) aux enterrements, mariages non catholique, et solennités analogues, non-catholiques : combien plus cela est coupable avec les sacrements, surtout la Communion.

Le canon 2316 dit « Est suspect d’hérésie … contre ce qui est prescrit au canon 1258 », c’est-à-dire contre la participation aux rites sacrés non catholiques : enterrement, mariage non catholique, et solennités analogues.

Eh bien, combien plus la culpabilité est augmentée avec les sacrements parce que assister à la messe non-catholique d’hérétiques est une participation active car le prêtre offre avec le peuple le sacrifice eucharistique :

La participation même passive est une apostasie contrairement à ce que dit le can. 1258 § 2 car le CIC 1917 est faillible et contient des erreurs et des contradictions, et contient des parties conformes de la Tradition de l’Église. Tout catholique est tenu par la loi divine d’utiliser la règle de la foi, et la loi divine prime absolument sur la loi ecclésiastique : 1° toute loi ecclésiastique (décret, précepte, etc.) qui ne contredit pas le dépôt de la foi (Magistère infaillible) doit recevoir l’obéissance sous peine de péché sans circonstances où s’applique l’epikeia ; 2° toute loi ecclésiastique contredisant le dépôt de la foi doit être écartée et n’a aucun poids devant la loi divine.

Contradiction avec la réception de sacrements d’hérétiques

La chaine « Le lys et la croix » est associée au site vaticancatholique.com et ajoute encore une preuve de toutes ces contradictions plus haut. Il est dit à raison que «La moindre hérésie excluerait automatiquement du corps de l’Église» en contradiction avec la réception de sacrements d’hérétiques ou de « certains hérétiques ».

Dans le texte de présentation de la vidéo dont le sujet est à raison « Ces pécheurs qui vivent MAIS sont déjà MORTS », il est écrit : «La catégorie dont il sera question ici concerne ces gens qui affirment professer la foi catholique et croire en tous ses dogmes. Rien ne laisse transparaître qu’ils tiennent la moindre hérésie (ce qui les exclurait automatiquement du corps de l’Église)».

Avez-vous bien vu ? «La moindre hérésie … les excluerait automatiquement du corps de l’Église». Et après cela, ces gens vous enseigneront que vous pouvez recevoir des sacrements d’hérétiques ou de « certains hérétiques », ce qui revient à attribuer la compétence à ceux qui sont coupés de l’Église, ce n’est pas la vraie foi catholique.

En note supplémentaire il faut ajouter qu’en réalité, les pécheurs dont il est question ci-dessus peuvent être des «hérétiques négatifs», c’est-à-dire des hérétiques formels qui disent qu’ils ont horreur de l’hérésie dont on les accuse et qui font profession du contraire (c-à-d. croire aux dogmes) : «Dans le langage de l’Inquisition, celui qui étant convaincu par des preuves incontestables, se tient cependant toujours sur la négative, déclarant qu’il a horreur de la doctrine dont on l’accuse et fait profession de croire les vérités opposées» (Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, T 1, Abbé Glaire, 1868, p. 1012).

Note : Il faut signaler au lecteur que toutes ces contradictions, ci-dessus, n’ont pas été recherchées en aucune façon, mais elles se sont présentées d’elles-mêmes.

 

Recevoir les sacrements de prêtres hérétiques partisans du baptême de désir/ de sang, et du salut de l’ignorant invincible ?

Quasi tous les prêtres sont partisans du baptême de désir/ de sang, et du salut de l’ignorant invincible, et sont hérétiques, hors de l’Église et non-catholiques.

MHFM, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : « Le problème, c’est que même presque tous les « prêtres traditionalistes » qui offrent les formes (correctes) de la messe traditionnelle tiennent aussi des positions hérétiques. Presque tous les prêtres qui offrent des formes traditionnelles de la messe soit … soutiennent que certaines personnes peuvent être sauvées en dehors de la foi catholique (par « le baptême de désir » / « l’ignorance invincible »). Ceci s’applique malheureusement à presque chaque « prêtre traditionaliste » aujourd’hui …. , MAIS PEUT-ON S’ADRESSER A UN TEL PRÊTRE POUR LA COMMUNION, POURVU QUE LE PRÊTRE SOIT VALIDEMENT ORDONNÉ DANS LE RITE TRADITIONNEL D’ORDINATION ET SI ON NE LE SOUTIENT PAS ? OUI, ON PEUT ALLER CERTAINS DE CES PRÊTRES « TRADITIONALISTES » S’ILS REMPLISSENT CERTAINES CONDITIONS ».

MHFM/Frères Dimond ou lafoi.fr/vaticancatholique.com envoient les gens communier chez les partisans du baptême de désir s’ils ne sont pas selon eux « imposants » avec leur hérésie, ou « contraignants » (ou considèrent comme non-catholiques ceux qui tiennent la position catholique selon laquelle le baptême de désir est une hérésie), mais ils disent d’un autre côté que « les partisans du baptême de désir … acceptent comme catholiques les gens qui croient en ces hérésies ».

Si les partisans du baptême de désir croient en ces hérésies, ce sont donc des hérétiques.

L’hérésie est de tenir le point de vue contraire du Magistère de l’Église. En fait, l’hérésie dépend de la règle de la foi (loi divine) plutôt que juridiquement (la loi ecclésiastique qui peut changer) : l’hérésie n’a pas d’excuse en droit. L‘hérésie manifeste est l’erreur ou le doute dans la foi qui ne peut être caché d’aucune manière comme quand un hérétique montre de lui-même ouvertement son point de vue contraire au dogme ; l’hérésie publique est l’adhérence ouverte à une des sectes hérétiques, autrement dit celui qui fait connaître son adhésion à l’hérésie ou qu’on peut connaitre comme hérétique communément ou qu’on peut voir que cela va devenir connu par le commun. L’hérésie occulte est celle cachée, connue de personne d’autre ou que de quelques personnes, très peu ou moins de cinq. En fait, l’hérétique est formel (hérétique vrai définitif) quand il nie une vérité de foi à cause d’une ignorance qu’il peut vaincre ou à cause d’une erreur ou d’un doute de mauvaise foi, ou refuse obstinément un dogme catholique, ce qui est le cas pour «les partisans d’hérésies».

Voici ce qu’ils disent eux-mêmes :

Vidéo MHFM / la foi.fr, « Le meilleur argument contre le « Baptême de Désir », 34 min. 17 s. : « Tous les partisans du baptême de désir, de nos jours, croient, soit à l’hérésie que les âmes peuvent être sauvées dans de fausses religions, soit acceptent comme catholiques les gens qui croient en ces hérésies ».

Ils disent : « Tous les partisans du baptême de désir … acceptent comme catholiques les gens qui croient en ces hérésies ». Ils disent – à juste titre – que les partisans du baptême de désir croient en des hérésies, ce sont donc des hérétiques, mais d’après eux, on peut recevoir d’eux les sacrements s’ils ne sont pas imposants ou contraignants avec leur hérésie (sans les soutenir ou assister à leur sermons en tant qu’hérétiques, ce qui est contradictoire).

Les partisans du baptême de désir ne sont pas catholiques car ils tiennent le point de vue contraire de l’Église qui «les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qu’est l’Église».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Les partisans du baptême de désir ne sont pas catholiques, parce qu’ils tiennent un point de vue opposé ou contraire à celui de l’Eglise, ils sont étrangers de fait au corps du Christ qui est l’Église. Mais, selon MHFM/Frères Dimond ou lafoi.fr/vaticancatholique.com, ils sont catholiques (tant qu’ils n’imposent pas leur hérésie ou sont « contraignant »), puisqu’ils disent qu’on peut recevoir d’eux les sacrements. Les partisans du «baptême de désir» (et du «baptême de sang», et du salut pour l’ignorant invincible) sont des hérétiques desquels un catholique ne doit pas recevoir la communion ni la pénitence sacramentelle, ni l’extrême-onction (seulement le sacrement de baptême en cas de nécessité ou impossibilité de faire autrement).

Les partisans du baptême de désir ne sont pas catholiques car ils ne professent pas la foi de l’Église.

1° Il y a une seule foi et une seule Église des fidèles (loi divine immuable) :

Éphésiens 4, 5-6 :  «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

Pape Innocent III, IV ème Concile de Latran, 1215 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) :  «Il y a une seule Eglise des fidèles [ceux qui tiennent la vraie foi ; du latin fide / fidei : foi]…».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n° 22 [Magistère] : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

2° Ceux qui ne professent pas la vraie foi ne sont pas membres de l’Église et ne sont pas catholiques selon l’enseignement du Magistère infaillible ou loi divine :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 [Magistère] : «Mais SEULS FONT PARTIE DES MEMBRES DE L’ÉGLISE CEUX QUI ont reçu le baptême de régénération et PROFESSENT LA VRAIE FOI».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 [Magistère] : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … Saint Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … SI QUELQU’UN EN TIENT UNE SEULE IL N’EST PAS CATHOLIQUE» (S. Augustin, De Hæresibus, n. 88)».

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 [Magistère] : « Donc, Vénérables Frères, il est clair que CE SIÈGE APOSTOLIQUE N’A JAMAIS PERMIS À SES SUJETS DE PRENDRE PART AUX ASSEMBLÉES DES NON-CATHOLIQUES ».

Comme on le voit ci-dessus, c’est l’enseignement infaillible du Magistère ordinaire de l’Église et de la loi divine immuable que ceux qui ne professent pas la vraie foi sont coupés de l’Église (Pie XII) comme ceux qui tiennent une seule hérésie (qui nient obstinément une vérité de foi ou de morale) ne sont pas catholiques (Léon XIII) et aucun ne peut PRENDRE AUX ASSEMBLÉES DES NON CATHOLIQUES (Pie XI).

Cet enseignement infaillible du Magistère ordinaire est bien sûr confirmé par l’enseignement du Magistère extraordinaire (dogme) puisque c’est le même Magistère divin :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Donc aucun vrai catholique ne peut aller – de loi divine – dans les assemblées de ceux qui tiennent un point de vue contraire ou opposé à celui de l’Église – hérétiques et schismatiques – qui sont coupés de l’Église.

Entre parenthèses, les prêtres valides qui tiennent un (ou plus) point de vue contraire ou opposé à celui de l’Église – c’-à-d. hérétique – est coupé de l’Église PAR LOI DIVINE, c’-à-d. excommunié de fait, ils n’ont pas de juridiction pour les sacrements de Pénitence et d’extrême-onction.

Non seulement les partisans du baptême de désir tiennent un point de vue contraire à celui de l’Église et ne professent pas la foi catholique, ce qui fait d’eux des hérétiques et des non-catholiques hors de l’Église, mais en plus ils considèrent ceux qui croient en cette hérésie comme des catholiques, c’est-à-dire qu’ils considèrent comme catholiques des non-catholiques. Comme on peut le voir dans toute l’histoire de l’Église, tous les hérétiques se prétendent toujours catholiques et tiennent pour non-catholiques ceux qui ne pensent pas comme leur hérésie.

Le « baptême de désir » est une hérésie (ainsi que le baptême de sang et le salut pour l’ignorant invincible), par conséquent les catholiques ne doivent pas, recevoir les sacrements (sauf le baptême en cas de nécessité) de la part de partisans (prenant partie) du baptême de désir qui sont des hérétiques et des non-catholiques étrangers à l’Église catholique. Cela est contraire au droit divin à cause de l’unité de la foi et de l’unité du corps du Christ qui est l’Église, et au droit ecclésiastique à cause de la réception illicite (interdite par l’Église sous peine de péché mortel) des sacrements d’hérétiques. Les catholiques ne doivent pas être en communion avec les non-catholiques (païens, schismatiques, hérétiques, apostats) – s’ils en ont connaissance – ni prier avec eux, ni participer aux cérémonies religieuses non-catholiques (enterrement, mariage, etc.), ni communiquer avec eux dans les choses sacrées (communicatio in sacris), ni les aider ni les soutenir d’aucune façon, sous peine de péché mortel, d’excommunication automatique, et de scandale.

On est obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente. Si nous savons que notre prêtre, évêque, etc, est hérétique ou schismatique, mais que nous adhérons à lui de toute façon, alors nous partageons en effet son péché d’hérésie ou de schisme, par lequel nous serions alors à travailler en dehors de la vraie religion. Avec la manifestation externe de la probabilité d’hérésie, on ne peut pas taire la vérité, ce serait une défection de la foi et ce serait encourager l’hérésie, on doit demander au prêtre sa foi et lui montrer l’enseignement de l’Église, et s’il ne professe pas la vraie foi, il n’est pas catholique.

Voici l’enseignement infaillible de l’Église catholique :

Tite 3, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ».

II Jean 1, 10-11 : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [comme l’apostat, l’hérétique, le schismatique], ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même Salut. Car celui qui lui dit Salut communique à ses œuvres mauvaises».

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, qu’il soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié».

Pape St Martin Ier, Concile du Latran, can. 18 , 649, ex cathedra : «Si quelqu’un ne rejette pas et n’anathématise pas …, de son âme et de sa bouche, tous ceux que la sainte Église de Dieu, catholique et apostolique … rejette et anathématise comme hérétiques impies, … qu’un tel homme soit condamné [c’-à-d. que les Catholiques doivent anathématiser tous les hérétiques] ».

Concile de Constantinople III, ex cathedra (déclaration infaillible) «Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] … ».

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 ex cathedra : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les garder dans sa maison ou sur son territoire, ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux».

Pape Innocent IIIConcile de Latran IV, Constitution 3 Les hérétiques (décret. 234), 1215 ex cathedra : «Quant à ceux [les croyants] qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent et les soutiennent, nous les décrétons frappés d’excommunication  […] statuant clairement que si l’un de ces hommes, après avoir été frappé d’excommunication, ne s’est pas préoccupé de satisfaire dans l’année, il sera dès lors ipso facto infâme [c’-à-d. tristement célèbres : « notés publiquement comme coupables et déshonorés » : Enc. Cath. 1907-1913, « Hérésie », sanctions.]. S’il est clerc, il sera déposé de tout office et bénéfice, en sorte qu’une punition plus lourde soit exercée pour celui dont la faute est plus grande. Si certains ne se préoccupaient pas d’éviter de tels hommes après qu’ils ont été dénoncés par l’Église, ils seront frappés d’excommunication jusqu’à satisfaction idoine [appropriée]. Les clercs ne donneront pas les sacrements de l’Église à de tels pestiférés ; ni ne leur donneront une sépulture chrétienne …»

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra [déclaration infaillible] : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Clément V, Concile de Vienne, II 26 (Décret. 382), 1312 ex cathedra : Mais, de même qu’il est très grave de ne pas faire, pour exterminer ladite dépravation [hérésies], ce que son énorme puissance de contagion exige de faire [C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie], de même est-il grave et digne de condamnation d’attribuer à trot cette même dépravation à des innocents;».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [deux parties manquantes de phrases habituelles de condamnation ou anathème]».

Pape Paul V, Bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum – Le Pontife romain, contre l’Allégeance, réitération de l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, 22 sept. 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenus plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous travaillons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez dans les églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme».

Pape Pie VICaritas Quae (# 29-31), 13 avril 1791 [Magistère] : «Gardez aussi loin de vous que possible toute intrusion et schisme … Surtout, évitez et condamnez les intrus sacrilèges … Tenez-vous à l’écart de tous les intrus, appelés archevêques, évêques ou curés ; ne tenez pas la communion avec eux en particulier dans le culte divin».

Pape Pie VIIITraditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 : «Jérôme disait ainsi : celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVIcommissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835 [Magistère] : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [lieux de réunion des hérétiques] est impie».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendreQuiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères [c’-à-d. enseignement infaillible], qui avaient coutume de tenir extérieur à la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui s’éloignera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 [Magistère] : «Ce n’est pas seulement celui qui ne croira pas à toutes ces hérésies, qui peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne sont pas définies dans le présent travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un en tient une seule [hérésie], il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 10 [Magistère] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin (jure divino [par loi divine]) l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 [Magistère] : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Pape Pie XIIMystici Corporis Christi (n ° 22) [Magistère] : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’entendre l’Église qu’il soit considéré – comme le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Il s’ensuit que ceux qui sont divisés dans la foi [comme les hérétiques] ou le gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin» .

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, liv. II, ch. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Église, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par le fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist. 6) dit : « Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou droit » … Saint Optat (Lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., C. 2), St Augustin (In Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. ad Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle. … les Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, ne l’ont cité d’aucune loi humaine, … cela est soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie… les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Église et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), comme ils ont été coupés du corps de l’Église sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’ intérieur de l’Église. Néanmoins, c’est exactement l’idée proposée par des personnes qui affirment que les hérétiques – en quelque sorte – ont le pouvoir d’administrer licitement les sacrements. Et comme c’est un dogme qu’un hérétique ne peut pas être à l’intérieur de l’Église, c’est un fait dogmatique (un fait qui, s’il n’était pas vrai rendrait un dogme faux) qu’un hérétique ne peut avoir aucune autorité dans l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 15), 29 juin 1896 [Magistère] : «il est absurde d’imaginer que celui qui est en dehors peut commander dans l’Église».

Par conséquent, il est certain qu’un hérétique ne peut pas consacrer l’Eucharistie licitement ou administrer le sacrement de la confession validement ou licitement, parce que, comme nous venons de le voir, il est absurde d’imaginer que celui qui est à l’extérieur peut commander dans l’Église.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22), 29 juin 1943 [Magistère] : «En fait, seuls doivent être inclus en tant que MEMBRES DE L’EGLISE CEUX QUI ont été baptisés et PROFESSENT LA VRAIE FOI, et qui n’ont pas été assez malheureux pour se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou ont été exclus par l’autorité légitime pour les fautes graves commises [excommuniés]».

Comme on le voit ci-dessus le Magistère de l’Eglise enseigne que eux qui ne professent pas la vraie foi ne sont pas membres de l’Église. Les prêtres qui ont tenu ces hérésies doivent les abjurer pour prouver leur foi et leur soumission au Magistère sur ces points :

S’ils n’ont pas abjuré ces hérésies alors qu’ils les ont crus, ils ne peuvent pas être approchés pour les sacrements, même en cas de nécessité (et même en danger de mort) parce que ces prêtres, dans ce cas, ne professent pas la vraie foi catholique.

Réception de sacrements d’hérétiques sur le site .vaticancatholique.com

Ci-dessous, MHFM et leurs adeptes répondent à une personne. « À qui se fier ? » (.vaticancatholique.com/vous-pouvez-avoir-confiance-en-notre-site/) :

« J’écris ceci dans l’espoir d’une réponse. Je suis au point dans ma foi où je ne sais vraiment pas à quoi me fier quand il s’agit de lire des choses sur internet. Le fidèle à Jésus ne sait plus où se tourner. J’assiste à une Messe en latin dans ma ville mais j’ai vraiment besoin de direction quant à savoir à qui je peux faire confiance, mais puis-je avoir confiance en votre site ? Suzanne B.»

MTSF [MHFM : Monastère Très Sainte Famille] : «Oui, vous pouvez avoir confiance en notre site. Ce qui vous permet de savoir que notre matériel est véridique est que nous prouvons toutes nos positions théologiques depuis l’enseignement du Magistère (c’est-à-dire, l’enseignement autoritaire de papes), qui ne peut pas se tromper. C’est une règle de foi catholique.

«Nous recommandons que vous priez les 15 dizaines du Rosaire chaque jour et la Salutations Angélique (Ave Maria) fréquemment et que vous continuiez à prendre connaissance de notre matériel. Lorsque vous êtes convaincue, nous pouvons vous aider quant à savoir où vous rendre en confession.

«De plus, il vous faut mettre de côté ce que disent ou pensent les autres. La grande majorité de gens que vous allez rencontrer sont de mauvaise volonté et en route vers l’Enfer. Concentrez-vous sur les faits et sur ce que Dieu exige. Ne vous laissez pas perturber par ce que disent les autres, car c’est ainsi que beaucoup sont conduit loin du chemin que Dieu veut qu’ils suivent : par le respect humain, les considérations humaines, etc.

«Aussi, vous ne pouvez pas juste vous rendre à tout ce qui prétend être une Messe en latin. Beaucoup d’entre elles sont offertes par des « prêtres » ordonnés dans le Nouveau rite d’Ordination invalide ou qui ont d’autres problèmes et l’on ne doit bien sûr jamais assister à la Nouvelle Messe invalide. Vous devriez rester chez vous le dimanche et vous convaincre des différents sujets. Il n’y a pas d’obligation d’assister à la Messe dans cette situation, comme notre matériel l’explique. Ceci était vrai pour beaucoup de catholiques dans l’histoire lorsqu’il n’y avait pas d’option valide dans leur région.

Bon, ils mettent bien en garde contre des messes valides dites par des hérétiques, mais ensuite ils disent quand même en partie le contraire.

«Nous sommes très avancés dans la Grande Apostasie prophétisée. La secte Vatican II n’est pas l’Église catholique, mais la Contre-Église prophétisée de la fin des temps.

«Il est également très important d’être entièrement convaincu de l’enseignement de l’Église qui déclare que tous ceux qui meurent non-catholiques et non-baptisés ne sont pas sauvés. Ceci est couvert en grand détail dans notre matériel. Vous devez continuer à regarder nos informations et devenir convaincue à propos de tous les sujets».

Malgré que MTSF (MHFM) enseigne des vérités de foi et de morale conforment au Magistère de l’Église, ils enseignent l’hérésie de recevoir des sacrements (Pénitence, Eucharistie, extrême-onction) d’hérétiques, messe una cum (ainsi que d’autres erreurs sur Marie co-rédemptrice, l’antéchrist, et d’autres). Ils disent ci-dessous que celui qui s’allie ou s’unit à vatican 2 est ennemi de l’Église, mais envoient encore les gens recevoir les sacrements chez des prêtres en communion publique avec vatican 2 et qui reconnaissent les chefs apostats de la secte vatican 2 comme des vrais papes.

MTSF [MHFM], « La nouvelle messe est l’Abomination de la Désolation – et parallèle avec les antipapes Vatican II » : «Dans la mesure où Rome perd la foi, par définition qui s’y allie [qui s’y unit] lui-même devient ennemi de la véritable Église, il devient coupable du sang des prophètes et des saints mêmes de la véritable Église de tous les temps. Tout comme Notre Seigneur s’est remis aux mains de ses ennemis pendant sa Passion, Notre Seigneur permet aux bâtiments et aux infrastructures de son Église d’être placés aux mains de ses ennemis au cours de sa passion».

Avez-vous bien lu en gras ci-dessus ? Ils disent : «qui s’unit à Rome vatican 2 est ennemi de l’Église». Mais ils disent aussi ailleurs qu’on peut aller à des messes traditionnelles dites par des prêtres en communion avec vatican 2 (una cum). Bien sûr un tel prêtre pourrait être un hérétique matériel qui n’est pas en communion avec vatican 2 dans son for interne parce qu’il ne connait pas ou ne comprend pas bien les vérités de foi auxquelles s’oppose vatican 2, mais cependant il est unit à la secte apostate vatican 2 par la communion ; il doit être soupçonné hérétique par ce fait, et ce sera à lui de prouver (ou non) s’il adhère à la vraie foi.

En ces temps de confusion, il faut absolument montrer au gens ce qu’enseigne l’Église exactement au sujet de la réception de sacrements d’hérétiques afin qu’ils ne se laissent pas tromper sur ce sujet crucial de réception de sacrements d’hérétiques par des mélanges de vrai (sur d’autres sujets et enseignements du Magistère) et de faux (à ce sujet). Bien sûr, c’est plus confortable de tordre l’enseignement de  l’Église pour lui faire dire et permettre de recevoir les sacrements de certains hérétiques, selon eux, mais c’est impossible : l’Église se contredirait car elle enseigne le contraire de foi divine.

Regardons maintenant à nouveau soigneusement ce qui MHFM à propos de recevoir les sacrements d’hérétiques :

MTSF [MHFM] : «Lorsque vous êtes convaincue, nous pouvons vous aider quant à savoir où vous rendre en confession».

Comme cela a été déjà prouvé plus haut, l’Église enseigne infailliblement qu’un hérétique même occulte n’a pas juridiction et donc ne pas pas absoudre validement : Son absolution sacramentelle est nulle (ou non-avenue ou n’ayant jamais existé). Cerlui qui pense l’opposé (on ne le sait pas) est déjà hors de l’Eglise.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

MTSF  [MHFM] : «Aussi, vous ne pouvez pas juste vous rendre à tout ce qui prétend être une Messe en latin».

Une messe latine d’un prêtre invalide est invalide et sacrilège. Une messe latine d’un prêtre valide hérétique est illicite et sacrilège. Si vous savez que le prêtre est hérétique (il nie ou doute même un seul point de la foi) vous engagez le péché mortel en faisant ce qu’interdit l’Église (la communion avec des hérétiques non-catholiques) et vous participez au sacrilège du prêtre, comme cela est aussi expliqué plus haut. C’est-à-dire qu’au lieu de vous sauver, les sacrements vous perdent parce que vous désobéissez à l’Église et violez son unité divine de foi, de gouvernement, de communion.

MTSF [MHFM] : «Ceci était vrai pour beaucoup de catholiques dans l’histoire lorsqu’il n’y avait pas d’option valide dans leur région».

Aucun vrai catholique n’a jamais reçu de sacrements d’hérétiques qu’il connaissait en tant que tel dans toute l’histoire de l’Église. Les catholiques ont préférer subir le martyr plutôt que de communier avec des hérétiques (qu’ils savaient être hérétiques), comme cela est montré plus haut.

Le Monastère de la Très Sainte Famille reçoit les sacrements d’hérétiques connus, publics, manifestes, formels et notoires, et pour appuyer leur pratique et conseiller aux autres de faire la même chose ils inversent la règle de la foi, fonts passer les sacrements avant la foi divine et catholique, avant l’unité de loi divine de l’Église et de la foi ». Ils disent de ne pas donner d’aide matérielle aux hérétiques sous peine de péché mortel, mais disent que vous pouvez communier chez eux sans pécher. Qu’est ce qui est supérieur dans la Communion, l’aspect matériel ou l’aspect spirituel ? Le spiriuel bien sûr. Ainsi, la communion avec les hérétiques est un péché plus grave que de les aider matériellement (qui est déjà un péché mortel), mais eux disent pas de problème ! le prêtre hérétique péche encore plus à chaque messe, mais c’est son problème, nous on s’en fiche s’il pèche plus à chaque fois. C’est ainsi que les baptisés sont facilement enclin à être trompés en faisant passer les sacrements avant la foi.

La règle de la foi de loi divine est : Aucun catholique ne doit jamais entrer en aucune communion religieuse avec aucun hérétique qu’il connaît comme tel sous peine de péché mortel.

Le péché est engagé par la désobéissance à l’interdiction de l’Église.

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : « Le péché est causé en communiant avec eux en dépit de (contre) l’interdiction de l’Église … »

MHFM est d’accord avec cela, mais se contredit.

IIIème Concile de Constantinople, 680-681 : « Si n’importe quel fidèle ou ecclésiastique doit aller dans la synagogue des Juifs, ou les lieux de réunion des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient destitués et privés de communion [excommuniés]. Si un évêque ou prêtre ou un diacre doit prier avec des hérétiques, qu’il soit suspendu de la communion ».

Pape Paul V, Bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum – Le Pontife romain, contre l’Allégeance, réitération de l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, 22 sept. 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenus plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication [communicatio in sacris] avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous travaillons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez dans les églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme».

Messe d’hérétique sans sermon ?

Est-ce qu’on peut assister à certaines Messes d’un prêtre qu’on sait être hérétique ?

Les frères Dimond / la-foi.fr enseignent (et pratiquent) que vous pouvez assister et communier aux messes d’hérétiques s’ils ne font pas de sermons.

Mais cela n’est pas possible, car si vous n’assistez pas à la Messe d’un hérétique parce qu’il fait des sermons, alors comment pouvez-vous aussi assister à la Messe de ce même prêtre que vous savez être hérétique quand il ne fait pas de sermon ? C’est la communio in sacris avec un hérétique (vous le savez hérétique) et la fornication spirituelle.

Quand le prêtre qui est connu en tant qu’hérétique élève l’Hostie consacrée, puis ensuite lève le Calice consacré à l’adoration pendant la Messe catholique, que font donc les participants à la Messe ? Ils adorent en union avec un prêtre qu’il savent être hérétique : ils adorent avec un hérétique connu. Savoir que le prêtre est hérétique et participer à sa Messe, et donc adorer avec lui, engage le péché mortel et le sacrilège (Pas quand on ne le sait pas). Comme participer à la Messe sans adorer le Corps du Christ n’est pas possible sans pécher, c’est la communio in sacris avec un hérétique et la fornication spirituelle.

Le prêtre hérétique « adore » devant l’assemblée (l’Église), élève et montre l’Hostie consacrée – le Corps du Christ – au peuple qui L’adore ; puis lève et montre le Calice consacré – Sang du Christ – au peuple qui L’adore. L’Église concède même une indulgence importante pour cette adoration eucharistique.

Communier chez des hérétiques sans les soutenir financièrement ?

Les frères Dimond enseignent de recevoir les sacrements de prêtres hérétiques, mais sans les soutenir financièrement sous peine de pécher mortellement. L’Église enseigne qu’on ne pas aider financièrement une secte hérétique sans pécher car ce serait aider l’hérésie à se propager.

Donc on pèche mortellement en aidant telle église hérétique. Alors est-ce qu’on pourrait communier aussi chez eux. Pour cela il faudrait prendre en compte qu’ils sont hérétiques pour ne pas les soutenir financièrement, ce qui signifie qu’on ne finance pas leur église parce qu’elle est hérétique, et d’un autre côté il faudrait faire abstraction qu’ils sont hérétiques pour recevoir d’eux la communion eucharistique.

Mais comment faire ? Considérer qu’à cause de la nécessité, on peut quand même recevoir leur communion en sachant que c’est une église hérétique ? Ils seraient suffisamment hérétiques pour qu’on ne les aide pas financièrement (ou autre), mais pas assez hérétiques pour pouvoir y recevoir la communion. Voilà un problème. Car si on sait qu’on ne peut pas les soutenir, c’est qu’on ne doit pas y aller pour assister et communier, car on sait que le prêtre est hérétique, et on l’aiderait d’une certaine façon dans sa mauvaise conviction hérétique (sauf si on y va pas pour communier mais pour le convertir).

Ou alors il ne faudrait prendre en compte que la validité du sacrement et faire abstraction de la personne du prêtre. Mais le problème c’est qu’un prêtre hérétique n’est pas le ministre de l’Église, et que l’unité de foi est nécessaire de loi divine pour la communion en tant que corps des fidèles (qui est l’Église) comme l’enseigne le pape Léon XIII.

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés de fait de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Donc soit on a affaire à un prêtre hérétique et on ne reçoit pas ses sacrements, soit on a affaire à un prêtre suspect d’hérésie qui n’est pas un hérétique, et il faut le questionner afin de connaître sa foi pour savoir s’il est hérétique ou pas (hérétique matériel). On ne peut s’aventurer dans la communion avec des prêtres qu’on sait hérétiques qui refusent de se soumettre au Magistère.

Erreur fatale de réception de sacrements d’hérétiques « notoires » dans la nécessité à l’article de la mort

Les frères Dimond et leurs adeptes enseignent qu’on peut recevoir les sacrements de « certains » hérétiques à cause de la nécessité, mais l’Église interdit la confession d’un catholique à un schismatique ou un hérétique même en cas de nécessité, comme on peut le voir ci-dessous.

La communication des catholiques avec les schismatiques, révérend Ignatius J. Szal, p. 91 : «Le 15 mai 1709, le Saint-Office a interdit aux catholiques d’entendre la confession de schismatiques ou de se confesser à eux … En aucun cas, MÊME DANS LE CAS DE NÉCESSITÉ, selon une réponse de la Congrégation sacrée pour la Propagation de la Foi, le 17 février 1761, il N’était permis à un catholique de confesser ses péchés à un prêtre schismatique pour obtenir l’absolution de lui …»

Mais cela n’est rien encore par rapport à ce qu’enseignent les frères Dimond sur ce sujet en cas de nécessité de danger de mort. Ils disent aux gens qu’ils peuvent recevoir les sacrements d’hérétiques « notoires » à l’article de la mort (selon leur même propres critères faussés, inclut même des « orthodoxes »orientaux schismatiques)

Michael Dimond, Les catholiques peuvent-ils aller n’importe où pour recevoir les sacrements aujourd’hui : «Alors que nous dirions que le prêtre notoirement hérétique ne peut pas être abordé à la Sainte Communion, nous croyons que les prêtres qui sont notoirement hérétiques parce qu’ils aiment l’œcuménisme et prient avec et respectent les autres religions peuvent être approchés dans la confession, si vous ne trouvez pas de meilleures options pour la confession à une distance raisonnable. Si c’est un prêtre notoirement hérétique qui ne pense pas que vous êtes catholique à cause de ce que vous croyez, NOUS DIRIONS QUE VOUS POUVEZ ALLER À LUI POUR LA CONFESSION EN DANGER DE MORT».

Ils disent «nous dirions que vous pouvez aller à lui [un prêtre notoirement hérétique] en danger de mort» : Mais c’est impossible car les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église de loi divine. Veuillez noter aussi, s’il vous plaît, qu’ils disent « nous dirions », ce qui montre que c’est une théorie humaine et pas la Tradition de l’Église.

«Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés». (Œuvres complètes de St Alphonse de Liguori, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés, p. 468)

Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Mais je vous le demande, les hérétiques sont-ils des prêtres de l’Eglise ? Mais eux enseignent que vous pouvez recevoir d’eux les sacrements à l’article de la mort, comme on le voit ci-dessus, ce qui est une contradiction flagrante fatale car l’Ecriture dit infailliblement le contraire.

Le concile de Trente enseigne aussi que les hérétiques ne peuvent pas absoudre même à l’article de la mort.

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas, ex cathedra (Magistère solennel) : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets [Les catholiques ne sont pas des sujets des hérétiques], on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée [la compétence doit être considérée comme sans effet]. … Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieu qu’il n’y a plus aucune réservation à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres [catholiques, pas les hérétiques hors de l’Église] peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservés, s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

Le Concile de Trente a ordonné à des prêtres de disposer de l’octroi d’une absolution dans la confession valide pour tous les cas que dans la nécessité à l’heure de la mort (in articulo mortis, en danger de mort). Le Concile de Trente, comme l’Écriture, entend infailliblement par «prêtres», les seuls prêtres de l’Eglise, les seuls ministres de l’Eglise, pas les hérétiques hors de l’Eglise. C’est donc la loi divine que les «prêtres», dans le concile de Trente ci-dessus, sont les prêtres de l’Eglise et ministres de l’Eglise, ce qui exclut infailliblement et obligatoirement tout hérétique pour les sacrements à l’article de la mort car les hérétiques ne sont pas ministres de l’Eglise de loi divine.

Saint Alphonse, Œuvres complètes, T. 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques : « Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés»

Jacques 5, 14-15 : «… qu’il appelle les prêtres de l’Église … et ses péchés lui seront remis».

La juridiction n’est pas nécessaire, mais être ministre de l’Église est absolument nécessaire pour la validité du sacrement d’Extrême-Onction.

St Alphonse de Ligori, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés (p. 468) : «Tout prêtre administre validement l’Extrême Onction, parce que pour cela il n’est pas besoin du pouvoir de juridiction, mais seulement du pouvoir d’ordination. … Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés [Jac. 5, 14 : «qu’il appelle les prêtres de l’Église».] ».

La Communion religieuse avec des hérétiques est-elle comparable à des choses profanes ?

Dans la vidéo fixée ci-dessous, placée sur la chaine Catholique Bac, l’auteur du site la-foi.fr compare la réception de sacrements d’hérétiques (non-déclarés) avec des achats dans un supermarché.

Selon eux, si on peut aller dans un supermarché pour acheter des choses nécéssaires, alors qu’il contient des mauvaises choses, on peut aussi aller dans des lieux d’hérétiques pour prendre leurs sacrements sans pécher. Comparer la communication in divinis / in sacris avec un supermarché, ce n’est pas catholique.

Est-ce que l’Eglise interdit d’aller dans un supermarché ? Non. Est-ce que l’Eglise interdit de travailler pour un hérétique (devoir d’état) ? Non. Est-ce que l’Eglise interdit de vivre avec des parents hérétisues ? Non. Toutes ces choses ne concernent pas la communicatio in sacris. Elles ne concernent pas la communion religieuse. Mais est-ce que l’Eglise interdit la communicatio in sacris avec des hérétiques ? Oui. Donc on ne peut pas comparer. L’Eglise interdit en ce qui concerne la communion religieuse. Cet un exemple peut induire en erreur ceux qui ne font pas la distinction. Alors mettre au même niveau de comparaison ce que l’Eglise interdit avec ce qu’elle n’interdit pas, ce n’est pas valable.

Peter Dimond dit lui-même qu’on pèche quand on fait ce que l’Eglise interdit.

Site Internet MHFM, « Sacrements des hérétiques non-déclarés » Débat – Les citations importantes : « le péché est causé en communiant avec eux en dépit de (contre) l’interdiction de l’Eglise … ».

Prêtre hérétique « non-contraignant » son hérésie ?

La même vidéo (même adresse) que celle ci-dessus (plus en avant), dont la présentation a été remaniée, présente une tromperie sur ce qu’est un prêtre hérétique avec un dessin montrant un prêtre hérétique « contraignant » ou « imposant » son hérésie, comparé à un autre dessin montrant un prêtre hérétique sensé être « non-contraignant » avec son hérésie, comme suit :

1er dessin d’un prêtre hérétique « contraignant » : Le fidèle dit : « Je refuse le baptême de désir » ; Le prêtre hérétique répond : « C’est une hérésie » : Donc comme il « impose » son hérésie, il ne peut pas être approché pour les sacrements.

2ème dessin ci-dessous d’un prêtre hérétique « non-contraignant » : Le fidèle dit : « Je refuse le baptême de désir ». Le prêtre répond : « Hmm… c’est délicat ». Donc comme il « n’impose pas » son hérésie, il peut être approché pour les sacrements.

 

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé

En plus des faits incontestables qui démontrent que la plupart, sinon tous les prêtres et évêques « traditionalistes » sont des hérétiques, la présomption de la loi est encore aussi contre eux :

Code de droit canonique 1917, canon 2200, 2 : « Quand une violation externe de la loi a été commise, la méchanceté est présumée au fort externe jusqu’à preuve du contraire ».

Commentaire sur ce canon, P. Eric F. Mackenzie, AM, STL, JCL : « La commission même de tout acte qui signifie l’hérésie, par exemple, la déclaration de quelque doctrine contraire ou contradictoire à un dogme révélé et défini, donne un motif suffisant pour la présomption juridique de la dépravation hérétique … Les circonstances excusantes doivent être prouvées au for externe, et la charge de la preuve incombe à la personne dont l’action a donné lieu à l’imputation de l’hérésie. En l’absence d’une telle preuve, toutes les excuses sont présumées ne pas exister ».

G. McDevitt, le délit d’hérésie, 48, CU, Droit Canon, études 77 Washington, 1932 : « Si le délinquant faisant cette demande est un clerc, son plaidoyer pour l’atténuation doit être rejetée, soit comme fausse, ou bien comme indiquant l’ignorance dont elle est affectée, ou au moins grossière… Sa formation ecclésiastique au séminaire, avec sa théologie morale et dogmatique, son histoire ecclésiastique, sans parler de son droit canon, tout assure que l’attitude de l’Église envers l’hérésie lui a été conférée ».

Il dit que le prêtre est un hérétique, qu’il croit à plusieurs hérésies, mais bien que le catholique le sache, il peut communier avec lui ! C’est hérétique.

1°) Un prêtre hérétique « contraignant » (ou « imposant » son hérésie), cela n’existe pas et n’est pas enseigné par la véritable Église catholique : Nul part, ni dans l’Écriture, ni dans la Tradition, ni par aucun Apôtre, ni par aucun Pape, ni par aucun Concile, ni par aucun Père, ni par aucun Docteur, ni par aucun théologien. Un prêtre qui vous dirait que vous tenez une hérésie alors que vous tenez la vraie foi, est un hérétique formel, un point c’est tout. Lui est hors de l’Église et vous dedans.

2°) Un prêtre qui dirait « Hmm… c’est délicat » serait d’abord suspect d’hérésie et selon ses réponses il serait : 1° soit un hérétique parce qu’il doute obstinément de la vérité de la foi divine et catholique (CIC 1917, can. 1325), ou 2° soit serait un hérétique matériel (pas hérétique) de bonne foi parce qu’il ne comprend pas bien ou ne connaît pas le dogme (mais on ne pourrait le savoir qu’en lui montrant les preuves dogmatiques et par ses réponses).

3°) Un prêtre qui répondrait sincèrement « Hmm… c’est délicat », ne serait qu’un soupçonné d’hérésie, pas un hérétique.

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésie : «L’opposition à un article de foi peut ne pas être strictement démontrable, mais seulement atteindre un certain degré de probabilité. Dans ce cas, la doctrine est appelée sententia de haeresi suspecta, haeresim sapiens ; qui est une opinion soupçonnée ou savourant l’hérésie».

Par conséquent, cet exemple de prêtre qui répondrait « sincèrement » : « Hmm… c’est délicat », où il est appelé « un hérétique non-contraignant » est invalide. En plus utiliser le terme « sincèrement » montre qu’il n’est pas hérétique obstiné ou de mauvaise foi, mais suspect. Donc appeler ce prêtre un hérétique est erroné. Mais en plus, dire qu’il croit aux hérésies, cela signifie qu’il est à la fois hérétique et à la fois pas vraiment hérétique puisqu’il est sincère. C’est n’importe quoi, ainsi les simples sont trompés. Cela montre que la théorie des Dimond est fausse. Selon les Dimond et leurs adeptes, ce prêtre ne serait pas assez « notoire » selon leur propre définition tronquée de « notoire » qui n’est pas celle de l’Église, parce que cet « hérétique moins notoire » ne fait pas connaître ouvertement son opposition ou son refus du dogme, et qu’il pourrait, selon eux, être approché pour les sacrements. Mais la question n’est pas qu’il soit un hérétique « moins notoire », la question est qu’il n’est pas hérétique mais seulement soupçonné d’hérésie par le fait à cause de la grande apostasie actuelle où quasi tous les prêtres tiennent des hérésies ou dans des messes una cum traditionnelles dites par des prêtres en communion avec vatican 2. Bien sûr un tel prêtre pourrait être un hérétique matériel qui n’est pas en communion avec vatican 2 dans son for interne parce qu’il ne connait pas ou ne comprend pas bien les vérités de foi auxquelles s’oppose vatican 2, mais cependant il est unit à la secte apostate vatican 2 par la communion ; il doit être soupçonné hérétique par ce fait, et ce sera à lui de prouver (ou non) s’il adhère à la vraie foi. S’il montre qu’il adhère à la vraie foi, il pourra alors être approcher pour les sacrements, sinon non. C’est aussi simple que cela, et c’est ce qui est conforme à l’esprit de prudence de l’Église dans des temps très difficiles comme actuellement.

4°) Un prêtre faisant une telle réponse doit être soupçonné automatiquement à cause des temps actuels de grande apostasie où l’on sait que quasi tous les prêtres valides « traditionnels » tiennent des hérésies. Ce n’est pas un jugement du for interne de soupçonner d’hérésie car ce n’est pas un jugement définitif établi, c’est la loi de l’Église et la règle de la foi. Selon la loi de l’Église, c’est au prêtre soupçonné de prouver son innocence par la profession de la vraie foi ou en vous répondant qu’il adhère à la vraie foi après que vous lui ayez montré les preuves dogmatiques. C’est aussi simple que cela. Un tel prêtre, après qu’il ait prouvé sa foi catholique, en ces temps, peut bien sûr être approché par les catholiques pour recevoir les sacrements puisque qu’il prouve sa foi. Mais à ma connaissance, il n’y en a pas. Si un prêtre avait été hérétique en tenant une ou des hérésies, il aurait dû 1° abjurer toutes ses hérésies point par point ; 2° prouver qu’il adhère à la vraie foi ; 3° professer la vraie foi ; 4° couper avec sa secte hérétique, avant qu’on puisse l’approcher pour les sacrements.

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation implicite [sous-entendue] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

5°) Un prêtre qui dirait « Hmm… c’est délicat » doit absolument être soupçonné hérétique, donc c’est lui qui doit prouver sa foi, car il pourrait dissimuler son doute qui est hérésie ou ne pas vouloir montrer qu’il ne pense pas comme l’Église.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il [l’Apôtre St Paul] veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «Si donc il y a un point évidemment révélé par Dieu et que nous refusons de le croire, nous ne croyons absolument rien de la foi divine [apostasie]».

6°) La foi doit être ferme pour être catholique, c’est la foi (infaillible) de l’Église ci-dessous. Celui qui répond « Hmm… c’est délicat » prouve 1° soit qu’il est hérétique matériel et ignorant de bonne foi (pas hérétique) ou ayant une mauvaise connaissance ou compréhension du dogme (mais on ne le sait qu’en le questionnant et d’après ses réponses) ; 2° soit qu’il est hérétique obstiné qui ne se soumet pas au Magistère ; 3° soit que sa foi n’est pas ferme ou qu’il n’adhère pas vraiment ou doute, et donc il ne professe pas la vraie foi et prend partie par omission pour l’hérésie. Il est coupable, mais il vous est dit que vous n’avez pas à le questionner et qu’il peut être approché pour la communion. C’est hérétique.

Luc 22, 31-32 : «Et le Seigneur dit : Simon, Simon, voici que Satan a demandé à vous avoir tous, afin qu’il puisse vous passer au crible comme le blé ; mais j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point : et toi, étant une fois converti, affermis tes frères ».

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, ex cathedra : « … ce don de la vérité et la foi indéfectible a été divinement conféré à Pierre et à ses successeurs sur ce Siège … »

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, ex cathedra : «…le Siège de Saint-Pierre reste toujours intact de toute erreur, selon la promesse divine de notre Seigneur que le Sauveur a fait le chef de ses disciples : « J’ai prié pour toi [Pierre], afin que ta foi ne défaille pas…»

Concile du Vatican, 3ème sess., ch. 3, 24 avril 1870 ex cathedra : «… ceux qui ont reçu la foi sous le magistère de l’Église ne peuvent jamais avoir un juste motif de changer ou de remettre en question cette foi».

Concile du Vatican, 3ème sess., canon 6, 24 avril 1870 ex cathedra : «: Si quelqu’un dit que … les catholiques pourraient avoir un juste motif, en suspendant leur assentiment, de révoquer en doute la foi qu’ils ont reçue sous le magistère de l’Église jusqu’à ce qu’ils aient terminé la démonstration scientifique de la crédibilité et de la vérité de leur foi, qu’il soit anathème».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai».

Code de droit canon 1917, can. 1325 : «Si un baptisé refuse opiniâtrement [obstinément] ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique».

Catéchisme Penny n° 9 : «Qu’est-ce que la foi ? La foi est un don surnaturel de Dieu qui nous permet de croire, sans douter, tout ce que Dieu nous a révélé».

Catéchisme Penny n° 177 : «Quels sont les péchés contre la Foi ? Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église».

7°) Un prêtre suspect d’hérésie qui répondrait sur les hérésies du salut pour l’ignorance invincible, du baptême de désir, etc. : « Hmm… c’est délicat », ne donne pas son assentiment aux vérités révélées de la foi, ni ne professe la vraie foi catholique, alors qu’il le doit.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : « …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [c-à-d est hérétique et apostat]…».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère de l’Église) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

8°) La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé. Par conséquent, un prêtre hérétique connu qui dirait « Hmm… c’est délicat » concernant le dogme de la foi ne fait pas la preuve de son adhésion à la vraie foi.

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra : «Pour ceux qui sont connus [ou déclarés] comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication [comme soupçonnés d’hérésie] pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «… elle [L‘Église] a regardé [considéré] comme des rebelles déclarés [manifestes], et chassé loin d’elle [excommunié de fait] tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Encyclopédie catholique, 1907-1913, Hérésie :  : «L’adhérence tenace à une doctrine contraire à un point de la foi clairement définie par l’Église est une hérésie pure et simple. … L’opiniâtreté qui est refus obstiné d’adhésion à un précepte particulier est nécessaire pour rendre l’hérésie formelle».

Code de droit canonique 1917, canon 2200, 2 : « Quand une violation externe de la loi a été commise, la méchanceté est présumée au fort externe jusqu’à preuve du contraire ».

P. Eric F. Mackenzie, Commentaire sur ce canon 2200, 2, AM, STL, JCL : « La commission même de tout acte qui signifie l’hérésie, par exemple, la déclaration de quelque doctrine contraire ou contradictoire à un dogme révélé et défini, donne un motif suffisant pour la présomption juridique de la dépravation hérétique … Les circonstances excusantes doivent être prouvées au for externe, et la charge de la preuve incombe à la personne dont l’action a donné lieu à l’imputation de l’hérésie. En l’absence d’une telle preuve, toutes les excuses sont présumées ne pas exister ».

G. McDevitt, le délit d’hérésie, 48, CU, Droit Canon, études 77, Washington, 1932 : « Si le délinquant faisant cette demande est un clerc, son plaidoyer pour l’atténuation doit être rejetée, soit comme fausse, ou bien comme indiquant l’ignorance dont elle est affectée, ou au moins grossière… Sa formation ecclésiastique au séminaire, avec sa théologie morale et dogmatique, son histoire ecclésiastique, sans parler de son droit canon, tout assure que l’attitude de l’Eglise envers l’hérésie lui a été conférée ».

Par conséquent, ce n’est pas à la loi ou l’esprit de l’Église d’exonérer quelqu’un crachant publiquement l’hérésie par action ou par ommission, mais plutôt de le présumer coupable.

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Saint Robert Bellarmin, cardinal et Docteur de l’Église, explique pourquoi cela doit être ainsi.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, Lib. IV, c. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme un hérétique».

9°) L’auteur de la vidéo dit que le prêtre croit au salut sans le sacrement du baptême, à l’ignorance invincible qui sont des hérésies. S’il croit en des hérésies, il n’a pas la foi catholique, il croit le contraire de l’Église, donc – sauf s’il ne comprend pas le dogme de bonne foi – c’est un hérétique pur et simple.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposées et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « C’est pourquoi elle [L‘Église] a regardé comme des rebelles déclarés et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Eglise [excommunié automatiquement par loi divine] quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles [hérésies], par le fait même, il se sépare de l’unité catholique».

10°) Enfin, si ce prêtre hérétique n’était qu’un hérétique matériel (donc pas hérétique), il adhérerait immédiatement au dogme (Magistère de l’Église) qui lui est montré puisqu’il serait dans l’erreur de bonne foi ; mais si après avoir eu connaissance du dogme il disait « Hmm… c’est délicat », cela prouve qu’il n’adhère pas à la vraie foi et qu’il n’est pas un hérétique matériel, mais au moins suspect d’adhérer à l’hérésie ou d’être un hérétique formel par le doute. Le dogme n’est pas « délicat » mais doit recevoir l’adhésion quand il est présenté. Par conséquent, le terme « Hmm… c’est délicat » est ambigu et trompeur parce qu’il signifie une possible adhésion à la vérité de la foi, mais aussi une non-adhésion à la foi.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : « …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [est un hérétique et apostat]…».

Code de droit canon 1917, can. 1325 : «Si un baptisé refuse opiniâtrement [obstinément] ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique».

Encyclopédie catholique, 1907-1913, Hérésie :  : «L’adhérence tenace à une doctrine contraire à un point de la foi clairement définie par l’Église est une hérésie pure et simple. … L’opiniâtreté qui est refus obstiné d’adhésion à un précepte particulier est nécessaire pour rendre l’hérésie formelle».

Alors ? Alors, les frères Dimond ont inventé une théorie sur les hérétiques non-déclarés en ces temps où il n’y a personne au saint Siège pour nous dire quoi faire concernant la réception de sacrements d’hérétiques non-déclarés, qui n’est pas l’enseignement de l’Église catholique ni la Tradition (Parole de Dieu non-écrite) ou ce qu’a fait l’Église des temps apostolique qui n’a jamais permis de sacrements pour tout hérétique et venant de tout hérétique (sauf le baptême par loi divine et le Mariage de droit divin et autorisé par l’Eglise).

Quelqu’un qui est un hérétique est-il un membre de l’Église, même s’il ne prêche pas son hérésie de la chaire ou ne l’impose pas ? Qu’en est-il d’un «pape» qui serait un hérétique, mais n’imposerait pas ses hérésies, le considèreriez-vous comme le pape ou iriez-vous chez lui pour les sacrements ? Selon ces personnes, ce « pape » hérétique doit être un pape valide, ou au moins une personne que l’on peut aborder de manière licite pour les sacrements, tant qu’il n’impose pas ses hérésies … Mais est-ce vraiment le cas ? Qui pourrait prétendre à une telle absurdité ? Non, en vérité, je vous répondrais qu’il ne serait pas un membre de l’Église, ainsi que tous les hérétiques qui sont séparés de l’Église, et qu’il consacrerait les sacrements illicitement. Ainsi, la même logique s’ensuit ici avec des prêtres hérétiques, qu’ils imposent ou non, ou prêchent l’hérésie de la chaire ou non. « Ils sont tous à éviter comme des hérétiques odieux qui nuisent à la foi catholique » (Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, ex cathedra).

Jérémy Austin de la-foi.fr

Dans la même vidéo que celle ci-dessus intitulée « Options pour les sacrements, 2ème partie – Analyse de débats »,  il est parlé un peu plus loin de mon ancien site (2011-fin 2013/début 2014) qui n’existe plus (à cause de l’ancien hébergeur sans souci de la vérité, et pro indifférentisme religieux, qui m’avait obligé à amoindrir des pages suite à des plaintes de musulmans pour « haine religieuse » concernant la pédophilie dans le coran, alors qu’au contraire c’est par charité qu’il faut dire la vérité afin que les égarés puissent sortir de l’erreur et du mensonge).

Il faut noter que la chaine catholique Bac nous a contacté voulant modifier son NB. Puis la chaine catholique Bac a décidé de retirer cette vidéo en août 2017 (pour éventuellement la remettre ultérieurement sans ce passage sur mon ancien site). Cette chaine ne semble avoir annoté publiquement aucune explication publique rectificative de la vérité à ce sujet. En outre, il semble que cette chaîne demeure en accord avec la position hérétique de mhfm (frères Dimond) et la-foi.fr (Jérémy Austin) sur la question des sacrements d’hérétiques non-déclarés.

Mon ancien site comportait des erreurs et des contradictions, à ce moment spécifique et charnière de ma démarche (de mémoire approximativement entre mai et août 2013), mais je croyais alors bien faire (à tort) en laissant des pages contradictoires parce que je les modifiais au fur à mesure de ma recherche et que cela permettait de laisser quand même les bons éléments, mais c’était stupide de faire ainsi car les gens pouvaient être induits dans l’erreur, cependant je ne m’en suis rendu compte que plus tard. Je regrette sincèrement et je demande pardon à tous ceux qui ont pu être gênés ou trompés à cause de cela. Ceci dit, beaucoup avaient compris que je j’avais cherché (même si je n’aurais pas dû laisser des erreurs visibles) et ont pu voir que ces contradictions ont été enlevées. Les gens ne doivent pas se laisser tromper par ce qui est dit dans cette vidéo, car il y est mélangé deux choses distinctes : des erreurs et contradictions, et l’intention. Il y a une explication logique et compréhensible pour des personnes honnêtes, concernant cet ancien site.

Il est vrai que de graves erreurs apparaissaient sur cet ancien site à ce moment là. En effet, je débutais ma recherche sur le « baptême de désir » (j’étais sûr mais pas certain) à cause du fait que l’accusateur dans cette vidéo (site la-foi.fr) ne m’avait pas fournit les réponses suffisamment détaillées sur ce sujet, il m’a mal parlé et accusé d’être perfide, alors que je lui posait seulement des questions précises sur le concile de Trente et les catéchumènes pour arriver à la certitude sur cette question, après vérification de l’enseignement de l’Église. Rendez-vous compte ! Après j’ai trouvé par moi-même autrement les réponses précises (plusieurs mois, notamment sur le latin) qui me confirmèrent bien que le baptême de désir était une hérésie, et ainsi toutes les erreurs contradictoires furent modifiées au fur et à mesure ensuite quelque temps après (environ un ou deux mois le temps de le faire). Il faut savoir aussi que si j’avais pu conserver ce site, il aurait été semblable à celui sur lequel vous lisez actuellement (foicatholique.me). On ne doit pas juger quelqu’un hérétique sans avoir confirmation de sa position (et en plus cet accusateur savait que je cherchais).

Saint Thomas d’Aquin, Commentaire sur toutes les épîtres de St Paul, leçon 2 sur Tite 3, 10-11 : « …s’il n’est pas pertinace [obstiné], mais prêt à corriger son jugement selon ce que détermine l’Église, et ainsi erre non par malice, mais par ignorance, il n’est pas hérétique ».

Saint Thomas, Somme théologique, IIa-IIae, q. Il, a. 2 : «S’il y en a qui défendent leur manière de penser, quoique fausse et perverse, sans y mettre aucune opiniâtre animosité, mais en cherchant la vérité avec soin et avec précaution, étant prêts à se corriger dès qu’ils l’auront trouvée, il ne faut pas du tout les compter au rang des hérétiques (St Augustin, Epist. 43, cap. 3 ; Décrétales, § 24), parce qu’effectivement ils ne choisissent pas d’être en contradiction avec l’enseignement de l’Église ».

Encyclopédie catholique, 1907-1913, Hérésie : « Les principes hérétiques peuvent être liés à des causes involontaires : l’ignorance non coupable de la vraie croyance, le jugement erroné, l’appréhension et la compréhension imparfaite des dogmes : Dans aucun de ceux-ci la volonté ne joue une part appréciable, condition nécessaire de culpabilité pour faire un choix coupable, et une telle hérésie est simplement objective ou matérielle. … Tant que l’on reste disposé à se soumettre à la décision de l’Église, on reste un chrétien catholique de cœur et les croyances erronées ne sont que des erreurs passagères et des opinions éphémères ».

1° On peut se demander pourquoi l’accusateur a utilisé uniquement des images anciennes qu’il a capturées pour accuser sans demander à l’auteur ce qu’il en est.

2° On peut constater que se servir d’éléments passés qui n’existent plus et avaient déjà été modifiés depuis longtemps n’est ni valable ni recevable.

3° On peut voir qu’il y a un jugement public de mes intentions (ou for interne) basé sur des choses inventées.

4° On ne doit pas juger témérairement, ou sans certitude, ce qui n’est pas de mauvaise foi. Il est dit dans cette vidéo que j’ai fait exprès en quelque sorte pour « tromper » et « par haine de MHFM », etc., ce qui un jugement téméraire trompeur et un péché de scandale.

5° Ne pas vérifier si les positions sont toujours actuelles prouve que les intentions de cet accusateur sont malhonnêtes.

6° Accuser publiquement une personne d’être schismatique quand on ne lui a même pas demandé sa position actuelle, quand on sait que celui qu’on accuse et qu’on juge est en cours de recherche et réserve encore sa position dans l’attente de la confirmer conforme à l’enseignement de l’Église, est un jugement téméraire et une faute grave.

7° Beaucoup d’autres accusations qui sont dites dans cette vidéo sont complètement erronées, fausses ou carrément inventées, sur mes intentions.

8° Dire que cet ancien site tenait toujours les mêmes positions, est faux et trompeur, car 1° les positions de l’ancien étaient un instantané, que beaucoup de points étaient en cours, et que certains des points ont été changés assez rapidement par la suite comme c’est expliqué ci-dessus et 2° que l’accusateur n’a pas questionné l’auteur pour connaître ses positions, mais affirme quand même que cet ancien site tenait toujours les mêmes positions.

9° De nombreux autres accusations fausses ne sont pas abordées ici pour ne pas être long ni révéler des péchés.

Comment des gens se disant catholiques peuvent-ils faire confiance au discernement d’une personne qui demeure obstinée dans son jugement erroné. Il faut être envoûté. L’erreur est humaine mais son obstination est diabolique.

Bien sûr il faut réprimander les erreurs pour les éviter aux autres et pour convertir les auteurs, et j’aurais moi-même fait la même chose (reprendre des erreurs publiques) mais c’est un grand mal d’accuser l’intention et publiquement, ce qui peut faussement discréditer quelqu’un et lui nuire, et tromper ceux qui ne savent pas.

La malhonnêteté de Jérémy Austin dans cette vidéo, c’est qu’au moment où a été pris un instantané de mon site il y avait effectivement des choses contraires et contradictoires, mais l’auteur de cette vidéo, même s’il réfute à raison des contradictions de ce moment, se sert de cela pour dire que mon intention était viciée, ce qui est un jugement du for interne : il me dit être « hypocrite », avoir eu l’intention de « tromper » disant à tort que je l’ai fait exprès en quelque sorte pour « tromper » et / ou « par haine de MHFM », ce qui est totalement faux et c’est un jugement téméraire.

Comme il a été dit, il y avait beaucoup d’erreurs sur mon ancien site. Des erreurs, pas des hérésies. Et juger des erreurs pour des hérésies est trompeur. On ne peut pas être jugé hérétique ou schismatique sur un point alors qu’on a pas encore définitivement arrêté son jugement et tant qu’on veut rester soumis à l’enseignement de l’Église qu’on attend de connaître comme certain sur le ou les points en question. Sinon c’est juger témérairement. Le problème c’est que je n’avais  pas spécifié clairement sur mon ancien site à cette époque que je faisais les pages au fur et à mesure de ma délibération et qu’il pouvait y avoir des erreurs. Étant novice, j’avais fait cette erreur qui a été utilisée à des fins accusatrices pour discréditer publiquement sans avoir demandé à l’intéressé ce qu’il en est, ce n’est pas honnête.

Sachant que j’étais en recherche d’éléments (et pouvoir librement adhérer à Dieu), aller dire publiquement que j’ai « fait des alliances avec les apostats », ou « cherche à tromper », est malhonnête. Même s’il est juste de réprimander des erreurs et des contradictions de doctrine, Jérémy présente les choses de manière biaisée. En vérité, j’avais commencé à adopter une position que je venais de découvrir, mais aussi  j’ai pris du recul en même temps concernant un point que je ne comprenais pas totalement encore (j’étais sûr mais pas encore certain que le baptême de désir était une hérésie parce qu’il me manquait deux éléments de preuve : 1) sur le « aut » de Trente et 2) sur certains saints canonisés qui n’auraient pas été baptisés). Lui savait que je venais récemment de voir ces choses et que je lui réclamais des réponses, mais il m’a répondu de manière pas satisfaisante car incomplète sur ces deux points (je pense qu’il n’avait encore ces réponses précises et n’a pas voulu me le dire). D’autres de ses réponses étaient soit carrément arrogante avec « vous venez vous en reprendre » (ce qui m’a rebuté pour dire le moins), soit totalement inadéquate sur la FSSPX qui n’avait rien à voir avec le sujet.

  • Concernant, l’image du Christ de MHFM, ce n’était pas pour dire « MHFM » est « illuminati » ou « en haine de MHFM » que j’avais trouvé d’ailleurs remarquable pour montrer l’apostasie vatican 2 ; cette image montre juste Jésus dessiné avec une sale tête de loin, mais peut-être moins de près. Ceci dit ce fut une grave erreur de ma part car c’était subjectif et pas objectif. Je demande sincèrement pardon pour cette grave erreur. Ceci dit, ce n’est pas pour autant que leur Christ m’inspire confiance (ci-dessous), mais ceci reste personnel, c-à-d que leur Christ n’a pas nécessairement à être considéré non-conforme aux normes de l’Église concernant les images.

   

Ci-dessus, Jésus-Christ, Ascension, site mhfm

  • Concernant Moïse, c’est une grave erreur qui était restée encore à ce moment là, suite à des images prises sur un autre site hérétique .fatimamovement du temps de mes démarches de recherche, site que j’ai réfuté ensuite. On peut voir que le texte de l’image est est anglais, ce n’est pas mon texte, contrairement à ce qui est dit par l’accusateur. Mais si l’accusateur avait demandé pourquoi avant, il aurait su que c’était déjà avant sur mon site et que si c’était visible c’était parce que je ne l’avais pas encore supprimé. Et ainsi du reste pour la plupart des autres accusations.
  • Il est dit que j’ai trop traité du « sujet sur la luxure ». Est-ce qu’enseigner au sujet du péché de luxure est mauvais ? Ce sujet si important et si mal compris ou si mal expliqué, et une cause si grande de damnation ? Mais le scandale de mettre des images immodestes obstinément dans ses vidéos, comme celles des frères Dimond, c’est bien ? C’est ce qu’ils font dans leurs vidéos, et les laissent même quand cela leur est signalé. Vous voyez le genre de personne à qui j’ai eu affaire.
  • Concernant que j’aurais écrit que « ceux qui suivent les dogmes sont hérétiques », comme il est dit, eh bien ce n’est pas ce que j’ai écris. C’est encore une interprétation. J’ai écris cela pour signifier « ne prendre QUE les dogmes EST hérétique », c-à-d., comme l’enseigne l’Église, ne prendre que les dogmes rejetant le reste selon le Syllabus du pape Pie IX, n° 22 ; et cela concernait le point sur le concile de Trente Sess 6, ch. 4 et la traduction, et non pas tout le reste. J’ai compris après que les Dimond étaient bons sur ce point.
  • Concernant le fait que « je suis parti sans rien » (comme pour dire que j’avais tort et à cours d’arguments), c’est inexact et faux. La conversation par mail s’est finie avec un message de La-Foi-fr disant une chose arrogante que je ne transcris pas ici et « je prie la sainte Vierge pour que vous n’écriviez plus » (ou quelque chose comme cela car j’ai un peu oublié). Je crois que ce gars a cru – à tort – que je me laissais balloté dans toutes sortes de courants, alors qu’au contraire, je cherchais droitement pour ma délibération interne, et qu’il ne me répondait pas comme il fallait et sur ce que je souhaitais. Ce que j’ai compris, c’est que son jugement s’est tordu tout seul, et que c’était pas bon signe du tout.
  • Concernant le fait que j’aurais mis sciemment des liens d’autres sites, mais pas ceux de La-Foi.fr, cela est simple à comprendre. Il y avait, déjà quand j’avais mis les pages de La-foi.fr, du vieux et du nouveau sur ce site à ce moment. Mais j’avais commencé à retirer les liens de La-Foi.fr parce je n’étais pas certain (sûr mais pas certain et en recherche d’éléments) encore de leur position, mais j’ai laissé les pages sur vatican 2 car elles étaient super pour montrer l’apostasie. J’avais ajouté d’autres pages (avec des liens qu’on ne peut enlever) qui étaient contradictoires que j’ai retirées ensuite quand j’ai eu ma conviction certaine un ou deux mois après. J’avais ôté les liens des pages La-Foi.fr parce je n’étais pas encore certain de leur position sur le sujet du baptême, et je voulais garder que ce qui serait vrai. J’aurais dû laissé l’adresse du lien vu comment ils réagissent en voulant garder leur pages à eux, alors que les vérités de foi qu’elles contiennent sont à l’Église et ne leur appartiennent pas. Ce qui est diaboliquement étonnant c’est qu’il a pris la capture au moment charnière même juste avant que je ne les ai retirées (peut-être la veille de mémoire).
  • Concernant le fait que j’avais mis un copyright, c’est totalement faux. C’était un site gratuit, et sans domaine, comme on peut le voir avec l’adresse, donc c’est impossible. J’avais inscris de mettre le lien de mes pages car j’avais vu que c’était comme ça qu’on faisait sur d’autres sites, et en fait je croyais que c’était pour ne pas perdre la traçabilité, et j’envisageais alors soit d’enlever toute la page ensuite, soit de replacer le le nom du lien, selon la certitude de la position sur la doctrine. Mais c’était une erreur de faire ainsi avec de tellles personnes. Maintenant, bien sûr, étant donné l’attitude de ces auteurs, chacun de leur texte est annoté de l’auteur au début.
  • Concernant le fait que j’ai fait du « plagiat » de ses pages, c’est purement et simplement faux. Je n’avais pas voulu retirer les contenus afin de faire connaître la vérité sur vatican 2 (même si j’avais commencé à enlever les noms des liens, même si en fait j’aurais pu les laisser, ce dont je me suis rendu compte ensuite). Un plagiat c’est prendre quelque chose pour le faire passer pour soi ou une fraude. Mais me juger avoir fait un « plagiat », c’est un jugement téméraire public.
  • Concernant les photos des antipapes vatican 2, alignées en icônes, ce n’était pas un plagiat pour « imiter » ce qu’avait fait mhfm contrairement à ce qui est affirmé par l’accusation, car les photos n’étaient pas les mêmes et en plus elles étaient des liens des pages correspondantes, ce qui n’était pas le cas sur le site mhfm. C’était juste une question de présentation pratique. Mais ces gens s’attribuent la vérité.
  • Concernant la page du débat sur les sacrements d’hérétiques non-déclarés, la doctrine catholique réfute la position des Dimond. En le lisant on voit bien que la doctrine des Dimond sur les sacrements d’hérétiques a beaucoup de problèmes, mais cet accusateur n’a rien à dire point par point, sinon que « c’est du flan… », « du copié de schismatiques radicaux ». Comme toujours ce sont des réponses biaisées pour éluder le problème mais pas de réponses spécifiques à ces questions doctrinales qui ont besoin d’être approfondies complètement vue la situation actuelle où quasi tous les prêtres valides tiennent des hérésies et sont hérétiques.
  • Dans la présentation de la vidéo, il est écrit que ce site-ci foicatholique.me tient les mêmes positions que l’ancien site. C’est faux et trompeur. Depuis, curieusement cette vidéo a été remaniée et sa présentation a été changée sans aucune explication rectificative de la vérité : voir différence entre les vidéos ci-dessus : « Options pour les sacrements, 2ème partie – analyse de débats », et celles précédentes plus haut, même adresse et même date. Comme il a déjà été expliqué, il faut noter, depuis, que la chaine catholique Bac nous a contacté voulant modifier son NB. Puis cette chaine a décidé de retirer cette vidéo en août 2017 (pour éventuellement la remettre ultérieurement sans ce passage sur mon ancien site). Cette chaine ne semble avoir annoté publiquement aucune explication publique rectificative de la vérité à ce sujet. En outre, il semble que cette chaîne demeure en accord avec la position hérétique de mhfm (frères Dimond) et la-foi.fr (Jérémy Austin) sur la question des sacrements d’hérétiques non-déclarés. J’étais en train de prendre position et je réclamait des éléments pour cela, donc l’ancien site contenait encore des liens et pages que j’ai retiré totalement ensuite quand j’ai compris certainement le baptême de désir /sang et le salut de l’ignorant invincible comme étant des vraies hérésies. Concernant la réception des sacrements d’hérétiques non-déclarés, il est impossible d’aller au fond des choses, mhfm et Jérémy de La-foi.fr ferment d’avance toute position, forçant d’admettre leur position non conforme avec l’Église.
  • Il dit aussi que j’ai dû mettre des vidéos mais pas les liens avec (en fait on ne comprend pas tout ce qu’il dit) par peur d’avoir été contraint de les enlever par les sites d’où elles provenaient. Ceci est une invention totale. Ces vidéos étaient en mosaïque dailymotion qu’on ne peut pas changer (toute la mosaïque ou rien). Certaines vidéos individuelles venaient de youtube, à l’époque en 2013, et n’ont rien à voir avec une quelconque « peur » des sites (dont je crois, j’avais mis aussi des liens que j’avais retiré ensuite quand j’ai compris que ces sites étaient hérétiques) dont il parle. Eh oui, c’est juste inventé.
  • Une autre chose fausse qui est dite c’est que sa série sur les « faux-tradis » aurait dû me conforter. Mais c’est impossible, car il ne l’avait pas encore sortie, puisqu’il m’avait dit lui-même qu’elle allait sortir. La preuve en est qu’il m’avait dit lui-même que « je mériterais qu’il me mette dedans » (rappelez-vous que je cherchais). C’est donc bien que cette série n’était pas encore faite ou sortie. Mais en plus cette série ne répondit pas non plus aux points précis que j’avais demandé (même si elle répond à certains autres points quand même car elle est pas mal pour faire le tour des faux-tradis).

Tous ces point ci-dessus montrent qu’il aurait été préférable et juste de me demander le pourquoi de toutes ces erreurs à ce moment là. Et c’est injuste d’accuser sans l’avoir fait. Ce jugement de l’intention ou conscience, c’est très grave parce que c’est étalé publiquement. Dieu seul est juge de la conscience. Ces accusations de l’intention vont au-delà de ce qui est permis et tentent de diaboliser et décrédibiliser publiquement ceux qui les réfutent, pas selon la doctrine de l’Église et la règle de la foi. Il a gardé des messages mails privés et des captures d’écrans d’un site fermé depuis fin 2013, pour appuyer sa réfutation d’erreurs à raison, mais sans dire ce qui ne l’arrange pas et en même temps y mêler un jugement d’intention. Alors que ça n’existe plus, ne pas demander si les positions ont changées ni se rétracter sur ses sortes d’accusations prouve qu’il y a déjà un grave problème dans son intention, cela montre combien ce genre de personne peut être malhonnête, c’est la même chose avec les frères Dimond qui jugent des intentions des autres : Voir Hérésies des Dimond exposées (Monastère de la très Sainte Famille – MHFM)

On peut se demander pourquoi Jérémy n’a pas pris aussi en compte mon ancien site peu de temps après quand ma position et les pages avaient été changées. Et il ne m’a pas demandé si mes positions avaient changées ou non. Non, il considère à raison des choses contradictoires qui apparaissent, mais aussi il avance des choses qu’il a interprété faussement dans une vidéo méchante. C’est trompeur et un scandale. À cause de cela les gens qui ne comprennent pas bien la règle de la foi peuvent ne pas faire le discernement et être trompés car cela semble discréditer ce site-ci et de plus leur faire croire à tort la thèse des Dimond sur la réception des sacrements de « certains » hérétiques, thèse contraire à l’enseignement de l’Église, c’est-à-dire qu’ils peuvent aller impunément communier chez les hérétiques « non-contraignants » sans s’assurer de leur foi, ni pour les convertir mais pour pécher.

Pensez-vous qu’il m’aurait écrit pour s’assurer de ma position, même (surtout) après ? Non. Il étale son jugement et interprète ce qu’il veut comme il veut, il dit ce qu’il veut et présente les choses à sa façon, mais ce n’est pas la vérité. La charité cherche à comprendre et à couvrir les fautes, mais lui il choisit sciemment d’utiliser ce qu’il sait être des erreurs pour accuser la personne de ses intentions. Il ne semble pas que ce genre de personne puisse s’excuser publiquement d’avoir accusé et jugé publiquement et témérairement la conscience interne d’autrui. C’est ce qu’il font parce qu’ils ne veulent pas aborder en profondeur les points où ils sont réfutés. Être aussi enténébré n’est pas étonnant puisqu’il communie chez les prêtres hérétiques qu’ils savent être obstinés. On peut vraiment se demander qui « est piloté par le diable » comme il dit. Satan est appelé « l’accusateur » dans l’Écriture : On ne doit pas juger témérairement ce qui n’est pas de mauvaise foi.

Jugez, Seigneur, ceux qui me font des iniquités : combattez ceux qui m’attaquent.

Qu’ils soient confondus, et qu’ils soient couverts de honte, ceux qui cherchent mon âme.

Qu’ils retournent en arrière et qu’ils soient confondus, ceux qui forment contre moi de mauvais desseins.

Qu’ils deviennent comme la poussière devant la face du vent ; et qu’un ange du Seigneur les serre de près.

Que leur voie devienne ténébreuse et glissante, et qu’un ange du Seigneur les poursuive.

Parce que sans motif, ils ont caché pour moi la mort dans leur piège ; que gratuitement ils ont outragé mon âme.

Qu’il lui vienne un piège qu’il ignore : et que le rets qu’il a caché le saisisse ; qu’il tombe dans ses propres filets. – Ps. 34, 1, 4-8

L’impie a dit en lui-même qu’il pécherait : la crainte de Dieu n’est pas devant ses yeux.

Parce qu’il a agi astucieusement en sa présence, en sorte que son iniquité est trouvée digne de haine.

Les paroles de sa bouche sont injustice et astuce : il n’a pas voulu s’instruire pour faire le bien. – Ps. 35, 2-4

Ô Dieu, songez à me secourir ; Seigneur, hâtez-vous de me venir en aide.

Qu’ils soient confondus, et qu’ils soient couverts de honte, ceux qui cherchent mon âme.

Qu’ils retournent en arrière et qu’ils rougissent, ceux qui me veulent des maux.

Qu’ils s’en retournent aussitôt en rougissant, ceux qui me disent : Triomphe, triomphe ! – Ps. 69, 2-4

C’est en vous, Seigneur, que j’ai mis mon espérance ; que je ne sois pas confondu éternellement.

Délivrez-moi dans votre justice, et arrachez-moi à la persécution.

Mon Dieu arrachez-moi de la main d’un pécheur, d’un homme agissant contre la loi et inique ;

Parce que c’est vous qui êtes ma patience, Seigneur. – Ps. 70, 1-2a, 4-5

 

Enseignement catholique sur le jugement téméraire :

 

Saint Thomas, Summa, IIa IIae, Q. 60, Du jugement, art. 2, rép. au 1 : «Le Seigneur nous défend le jugement téméraire qui porte sur les intentions du cœur».

Saint Thomas, Summa, IIa IIae, Q. 60, Du jugement, art. 3 : «C’est un péché mortel que de juger et de condamner les autres sur de simples soupçons. Le second degré c’est quand on regarde comme certaine la malice d’autrui d’après des preuves légères. S’il s’agit de quelque chose de grave il y a péché mortel parce qu’on ne fait pas cela sans mépriser le prochain. … Si nous ne pouvons éviter les soupçons parce que nous sommes des hommes, nous devons du moins retenir nos jugements, c’est-à-dire ne pas porter de sentences fermes et définitives».

Saint Thomas, Summa, IIa IIae, Q. 60, Du jugement, art. 3, rép. au 2 : «par là même qu’on a une mauvaise opinion d’un autre sans cause suffisante, on le méprise injustement, et c’est pour ce motif qu’on lui fait injure».

Saint Thomas, Summa, IIa IIae, Q. 60, Du jugement, art. 3, rép. au 3 : «le jugement soupçonne