Sur les sacrements d’hérétiques connus – Pourquoi il ne faut pas recevoir de sacrements d’hérétiques connus, Hérésie de réception de sacrements d’hérétiques connus

démon hérétique

Un hérétique peut se dire catholique, peut sembler suivre la Bible, peut paraître obéir à la papauté, peut sembler dévot à la sainte Vierge, prier le chapelet, etc., etc., mais il ne se soumettra pas au Magistère de l’Église catholique : c’est un non-catholique et une porte de l’enfer

Sommaire

  • La réception de sacrements d’hérétiques connus est interdite par l’Église par loi divine
    • Ceux qui ne professent pas la vraie foi, comme les hérétiques et les schismatiques, ne sont pas membres de l’Église
    • Il faut être entièrement soumis au Magistère de l’Église pour être membre de la véritable Église
    • La loi divine de la règle de la foi donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique
    • L’Église une, sainte, catholique et apostolique
    • L’Église comprend Tite 3, 10-11 littéralement comme c’est écrit
    • L’Église comprend 2 Jean 10 littéralement comme c’est écrit
    • L’Église comprend Matthieu 18, 17 littéralement comme c’est écrit
    • Les hérétiques sont de fait hors de l’Église
    • Les hérétiques sont excommuniés automatiquement par la loi divine
    • Les hérétiques n’ont pas de juridiction
    • Unité de la foi – unité de l’Église – unité de la communion
    • Sur les hérétiques notoires, publics, formels, manifestes, ou occultes
    • Communion eucharistique avec un prêtre hérétique ?
    • L’Église interdit la confession d’un catholique à un schismatique ou un hérétique même en cas de nécessité
    • La participation dans l’adoration schismatique et hérétique est universellement prohibée par la loi naturelle et la loi divine
    • Aucun saint n’a jamais communié chez des schismatiques ou des hérétiques dans toute l’histoire de l’Église
    • La foi avant les sacrements
      • Règle de la foi
      • Hérétiques et excommuniés
    • Les catholiques dans la crise arienne
    • Les Catholiques dans l’Angleterre anglicane schismatique
    • Les Catholiques en France schismatique
  • Principales hérésies dans cette grande apostasie
  • Sacrements en ces temps de grande apostasie
  • Erreurs et contradictions sur les sacrements d’hérétiques avec MHFM / la-foi.fr / .vaticancatholique.com
    • Les frères Dimond ont tordu la signification d’hérétiques notoires de fait
    • Contradictions concernant les hérétiques « notoires de fait »
    • Exemple de réception des sacrements d’hérétiques avec la FSSPX (Fraternité Sacerdotale Saint Pie X)
    • Exemple de réception des sacrements d’hérétiques de la CMRI (Congrégation Marie Reine Immaculée)
    • Exemple de réception des sacrements d’hérétiques avec la SSPV (Société Saint Pie V)
    • Question des sacrements d’hérétiques de précepte et non de foi divine ?
    • Contradiction sur l’hérétique occulte
    • Réception de sacrements de ceux qui ne professent pas la vraie foi
    • Contradiction sur la communion avec les hérétiques
    • Contradiction sur les hérétiques à éviter seulement « contraignant » ou « imposant » leurs hérésies
    • Contradiction sur la dissimulation et l’excuse des hérétiques
    • Contradiction sur la participation au culte non catholique
    • Recevoir les sacrements de prêtres hérétiques partisans du baptême de désir/ de sang, et du salut de l’ignorant invincible ?
    • Réception de sacrements d’hérétiques sur le site .vaticancatholique.com
    • Messe d’hérétique sans sermon ?
    • Communier chez des hérétiques sans les soutenir financièrement ?
    • Erreur fatale sur la réception de sacrements d’hérétiques « notoires » dans la nécessité à l’article de la mort
    • La Communion religieuse avec des hérétiques est-elle comparable à des choses profanes ?
    • Prêtre hérétique « non-contraignant » son hérésie ?
    • Accusations fausses et trompeuses, jugements téméraires et calomnies de Jérémy Austin de la-foi.fr / vaticancatholique.com
    • Hérésie : Hérétiques pas excommuniés et valides pour la confession
    • Pour résumer
  • Exemples de cas concrets pour les sacrements
  • L’Église n’a jamais eu aucune société avec les hérétiques
  • L’Église n’enseigne pas la réception de sacrements de certains hérétiques, mais la suspicion d’hérésie
  • Les «soupçonnés d’hérésie»
  • La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé
    • Les hérétiques sont par définition de mauvaise foi
  • La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique
  • La confection de sacrements donnés aux hérétiques est un péché et un sacrilège
  • Conclusion

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

La réception de sacrements d’hérétiques connus est interdite par l’Église par loi divine

Quasiment tous les prêtres valides « traditionalistes » sédévacantistes dans le monde sont hérétiques parce qu’ils tiennent une ou plusieurs hérésies, c’est-à-dire qu’ils montrent en parole ou en acte qu’ils pensent obstinément le contraire de l’Église ou doutent obstinément en matière de foi et de morale. Quasiment tous tiennent les hérésies suivantes :

Voir Hérésies actuelles

L’Église enseigne d’éviter tous les hérétiques qu’on sait être hérétiques, c’est-à-dire ceux qui doutent ou qui nient obstinément (ou de mauvaise foi) le Magistère de l’Église. Si on les connaît pas, on ne sait pas qu’ils sont à éviter ; et si on ne peut pas les connaître, c’est qu’ils sont des hérétiques occultes (cachés) : C’est l’enseignement de l’unique et sainte Église catholique et apostolique.

Est-ce que l’Église enseigne que les catholiques peuvent recevoir les sacrements d’hérétiques (sauf le baptême de loi divine et le Mariage de droit divin) ? Non.

Est-ce que l’Église enseigne que les catholiques peuvent recevoir les sacrements de Pénitence, d’Eucharistie, d’Extrême-onction, d’Ordre ou de Confirmation, de certains hérétiques ? Non, l’Église l’interdit de tous les hérétiques.

Est-ce que la réception de sacrements d’hérétiques n’est qu’une question de loi ecclésiastique ? Non, c’est d’abord une question de loi divine, de foi divine et de loi ecclésiastique.

Est-ce que l’Église enseigne que les catholiques peuvent recevoir des sacrements d’hérétiques publics, manifestes, ou formels, c’est-à-dire connus comme obstinés ? Non, absolument pas, l’Église interdit de loi divine et ecclésiastique aux clercs de donner les sacrements aux hérétiques et elle interdit aux catholiques de recevoir des sacrements de prêtres hérétiques (quand ils peuvent être connus bien sûr). L’Église enseigne absolument de loi divine et inviolablement de loi ecclésiastique sous peine d’excommunication de fait d’éviter toute communion religieuse avec des hérétiques (que l’on connaît comme tels) sauf pour :

1) le sacrement de baptême de loi divine nécessaire au salut et en cas d’extrême nécessité où il n’y a personne d’autre qu’un hérétique pour l’administrer ;

2) le sacrement de Mariage avec un hérétique qui est un sacrement à part 1° parce que le Mariage est depuis toujours de droit divin (Pape Léon XIII, Arcanum, pape Pie XI, Casti connubii), même entre païens ; 2° parce que le prêtre qui est ministre de l’Église n’est pas le ministre du sacrement mais seulement le témoin (et l’Église interdit même absolument tout mariage devant un prêtre témoin hérétique et non-ministre de l’Église) ; 3° parce que c’est le consentement mutuel des deux parties contractantes qui fait le Mariage selon les lois de l’Église. (Voir Mariage, catéchisme, doctrine catholique)

Les baptisés doivent connaître leur foi, qui est la foi de la véritable Église reçue au baptême, c’est-à-dire la foi traditionnelle ou celle de la Tradition apostolique (des Apôtres) de l’Église, la seule foi divine et catholique. Tout baptisé est tenu de connaître sa foi sous peine de péché mortel par omission pour ignorance coupable. Tout prêtre (valide) doit être d’office soupçonné d’hérésie en ces temps de grande apostasie vatican 2 où les hérésies pullulent partout et ont infesté tous les « catholiques traditionalistes ». Un catholique doit questionner la foi du prêtre afin de confirmer ou non s’il est hérétique, ce faisant vous verrez que quasiment tous les prêtres valides dans le monde sont hérétiques ou obstinés. Quand vous savez que votre prêtre est un hérétique, vous devez l’éviter sous peine de péché mortel, peu importe qu’il enseigne publiquement ou non son hérésie ou qu’il impose ou non son hérésie, ou qu’il cache un peu ou affiche son hérésie : à partir du moment où vous le savez être hérétique, vous devez l’éviter. C’est l’enseignement de l’Église, comme on va le voir, et donc quiconque pense sciemment le contraire est hérétique car il nie en connaissance le Magistère de l’Église.

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés de fait de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

L’Église enseigne ci-dessus, par la Décrétale [*] du pape Léon XIII que les sacrements hors de l’unité de l’Église ne sont plus les sacrements car l’hérétique est hors de l’unité de l’Église et par ce fait il n’est pas ministre de l’Église (sauf le baptême reçu validement d’un hérétique en cas de nécessité prévue par la loi divine). Les décrétales doivent recevoir l’obéissance parce qu’elles sont pour toute l’Église.

[*] Les décrétales sont ordinairement des lettres de réponses sur des questions canoniques ou de préceptes (loi ecclésiastique), mais Exima nos Laetitia parle de sacrements hors l’unité de la véritable Église et de l’unité de la foi catholique qui sont de loi divine.
(Édition de référence des Décrétales : A.-L. Richter, A. Friedberg, Éd., Corpus Iuris canonici, Graz, 1959, T. 1, T. 2)

Les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église, c’est l’Écriture et la loi divine.

St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

L’unité de foi est nécessaire de droit divin (absolu et immuable) pour l’unité du Corps des fidèles pour la communion, comme on peut le voir ci-dessous.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Je vous le demande, est-ce qu’un hérétique a la foi catholique, ou est dans l’unité de l’Eglise ? Bien sur que non. Voilà, il est prouvé que la réception des sacrements d’hérétiques connus est interdite de droit divin et donc absolument et de loi ecclésiastique, et que la thèse de réception de sacrements d’hérétiques est hérétique. Mais il est nécessaire de développer cette question de réception de sacrements d’hérétiques car 1) quasiment tous les prêtres aujourd’hui tiennent des hérésies et sont donc des hérétiques, et 2) on ne peut pas aller à des hérétiques ni à certains hérétiques pour les sacrements.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : « …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [est un hérétique et apostat]…».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «…si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Abbé Bergier (1718-1790), Traité historique et dogmatique de la vraie religion, T. IX, Chaine sur les hérétiques, p. 262 : « 16. … je n’appelle plus église une société qui a fait une fois profession de ne pas garder le dépôt [de la foi] et de changer la doctrine qui lui avait été donnée. … 20. … il est aussi notoire [publiquement connu] que ces sectes n’ont pas conservé aussi fidèlement la doctrine chrétienne [catholique], qu’il est de notoriété publique qu’en se séparant elles ont fait profession ouverte de changer la doctrine qu’elles avaient reçues de leurs pères ».

Ceux qui ne professent pas la vraie foi, comme les hérétiques et les schismatiques, ne sont pas membres de l’Église

Le Magistère ordinaire et infaillible de l’Église catholique enseigne, par le pape Pie XII que seuls ceux qui font partie des membres de l’Église sont ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi. Ceux qui ne professent pas la vraie foi, comme les hérétiques et les schismatiques, ne font pas partie des membres de l’Église. C’est la loi divine immuable.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

En passant, cette déclaration confirme aussi la loi divine du sacrement de baptême (régénération) infailliblement et absolument nécessaire pour le salut et réfute comme hérétiques tout autre baptême comme le baptême de désir et le baptême de sang, ou l’appartenance à l’Église sans sacrement de baptême comme l’hérésie de l’appartenance à l’âme de l’Église (qui est un Corps) mais pas au Corps, ou le salut pour l’ignorant invincible des mystères essentiels de la foi (la Trinité et l’Incarnation, Dieu rémunérateur, et la loi naturelle) qui est la pire de ces hérésies, niant même de croire en Jésus-Christ pour le salut éternel.

Aucun baptisé ne peut et ne doit pas interpréter toute déclaration du Magistère qui est infaillible, soit solennel ou ordinaire :

Pape Pie XII, Humani generis, n° 21, 12 août 1950 (Magistère) : « Ce dépôt de la foi, ce n’est pas à chacun des fidèles, ni même aux théologiens eux-mêmes que Notre Divin Rédempteur en a confié l’interprétation authentique, mais au seul magistère de l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié] et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

« Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous QU’UNE MÊME FOI. Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc TOUTE la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car TELLE EST LA NATURE DE LA FOI QUE RIEN N’EST PLUS IMPOSSIBLE QUE DE CROIRE CECI ET DE REJETER CELA.

« L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVELÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE [apostasie]».

« …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie], puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi. CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [fausse religion de l’homme] PLUTÔT QU’À DIEU ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Tous ceux qui refusent d’être soumis à cet enseignement ci-dessus sont hérétiques : Hérétiques formels (vrais) s’ils sont obstinés en connaissance de ces vérités et de mauvaise foi ; hérétiques matériels (pas hérétiques) s’ils sont de bonne foi et par méconnaissance. Ceci doit être clair pour tous. En outre, ceux qui gardent le silence sciemment après que leur ont été présentés les dogmes sont coupables aussi. C’est la règle de la foi que ceux qui refusent (volontairement) de se soumettre à l’enseignement du Magistère de l’Église doivent être considérés coupés de fait de l’Église.

Il faut être entièrement soumis au Magistère de l’Église pour être membre de la véritable Église

Quiconque nie ou pense le contraire, ou doute, même seulement d’une seule vérité révélée de foi ou de morale est hérétique et est excommunié par le fait (automatiquement). Celui-là pèche contre la foi car la foi, vertu surnaturelle de croire fermement tout ce que Dieu nous a révélé, et c’est le Magistère (dogmes et vérités révélées) qui définit le contenu de la révélation (Écriture et Tradition orale) car l’Église est la gardienne du dépôt de la foi des Apôtres. Ce qui rend un baptisé hérétique est l’obstination contre le Magistère de l’Église. L’obstination hérétique est révélée simplement quand le dogme est présenté et que le baptisé le nie, le refuse, pense l’opposé, ou en doute sciemment (ou en connaissance de cause ou de mauvaise foi). Mais une personne qui ne connaît pas ou ne comprend pas le dogme sans faute de sa part est supposée de bonne foi et n’est pas hérétique ni coupée de l’Église.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Code de droit canon 1917, can. 1325 : «Si un baptisé refuse opiniâtrement [obstinément] ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique».

L’hérétique, qu’il soit connu (on le sait) ou occulte (on ne le sait pas), est coupé de fait ou automatiquement par la loi divine de l’Église et il n’a aucune juridiction, ni autorité, ni fonction. A partir du moment où on connaît la mauvaise foi hérétique, il doit être absolument évité. Le prêtre validement ordonné qui est hérétique (nie ou doute du Magistère) pèche en confectionnant (même validement) les sacrements (sauf le baptême en cas d’extrême nécessité) et on pèche, quand on le sait, en recevant les sacrements d’un tel prêtre (sauf le baptême en cas de stricte nécessité). On ne pèche pas quand on le sait pas (ou qu’on ne peut pas le savoir) : c’est une excuse en droit (prévue dans la loi).

Alors certains esprits pourraient se dire : C’est mieux de ne pas trop connaître sa foi, comme ça, on ne sait pas et donc on ne pèchera pas en recevant des sacrements d’hérétiques. Ceci est la marque d’un esprit qui n’est pas droit et un calcul pervers, car c’est un péché mortel d’omission pour ignorance coupable de ne pas s’instruire et connaître sa foi quand on le peut.

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « …celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir».

Catéchisme Penny n° 177 : «Quels sont les péchés contre la Foi ? Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église».

Il est de loi divine que tout baptisé doit condamner les hérésies et les hérétiques (et donc qu’il doit vraiment connaître sa foi pour repérer les hérésies) selon les dogmes suivants :

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553, 8ème sess., can. 11, ex cathedra (Magistère solennel) : «Quiconque ne condamne pas tous les hérétiques, … qu’il soit anathème». (Ench. Symb. 223 433)

Pape saint Agathon Ier, (678-681) ex cathedra (Magistère solennel) : Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique [c-à-d. que personne ne peut prier avec les hérétiques et être catholique]. (Sacrorum Conciliorium, Archevêque John Mansi, Thomas Florentiae, 1759, XI, 635, 12)

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra (Magistère solennel) : C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie. (II – Décrets [n° 26], (Décrets 382), 1312)

Pape Martin V, Concile de Constance, ex cathedra (Magistère solennel) : Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques. (Sess. XV, 6 juil. 1415 ; Décret. 421-422)

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605) ex cathedra (Magistère solennel)  : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement [en tous sens] évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique [Ceux qui adhèrent à l’affirmation de toute assertion contraire à la vérité de la foi disséminent l’hérésie]. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

En passant, bien que le concile Latran V contient de nombreux décrets de loi ecclésiastique, la session 8 ci-dessus est dogmatique car elle condamne toute assertion contraire à la vérité de la foi : c’est une condamnation en matière de foi, c’est-à-dire deux critères de loi divine. Le même terme exact est même repris  par le concile vatican I, Dei Filius ex cathedra (Ench. Symb. 1797 3017) en référence du 5ème concile du Latran, (Ench. Symb. 1441) : «Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée». Contrairement à ce que disent les hérétiques, tous les hérétiques doivent être évités de loi divine dans toute communion religieuse et sacramentelle (sauf le baptême nécessaire au salut par loi divine, et le Mariage qui est à part de droit divin et s’il est autorisé par l’Église).

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance [peine] … les constitutions et les décisions de cette sorte que Nous prenons maintenant concernent … la discipline ecclésiastique. … Si quelqu’un y contrevient par une audace téméraire, qu’il encoure par le fait même une peine d’excommunication déjà portée. Que personne donc… Si quelqu’un cependant…».

La session 9 ci-dessus est de discipline ou de droit ecclésiastique sous peine d’excommunication automatique (de loi ecclésiastique inviolable). Donc comme même ceux entachés d’hérésie doivent être éliminés de l’Église, ceux qui communiquent religieusement avec des hérétiques pèchent d’autant plus mortellement en désobéissant à l’Église. Voici d’autres enseignements de l’Église concernant tous les hérétiques :

Pape saint Clément Ier (88-98), Épître aux Corinthiens 42. 46 : Les hérétiques sont les fils du démon.

Pape Célestin Ier (422-432), Concile d’Éphèse, Décrets 74 : Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit.

Pape saint Léon Ier (440-461), De Jejun. Pent. 129. II, 3 : En dehors de l’Église Catholique, il n’existe pas de Sainte Unité.

Pape Vigile (537-555), Constantinople II, Décrets 113 : Ceux qui rejettent la Foi sont “étrangers à l’Église Catholique”.

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, Décrets 113 : Les hérétiques sont les portes de l’Enfer.

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553 : L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même.

Pape saint Grégoire Ier (590-604), Exposition sur le Psaume V : Les sectes hérétiques ne peuvent pas vivre de la vie de l’Église.

Pape Saint Martin Ier (649-655), Concile de Latran (Ench. Symb. 271 522) : Les prédicateurs hérétiques sont le fruit d’une opération diabolique.

Pape Hadrien II (867-872), Constantinople IV, Décrets 178 : Les hérétiques ne sont pas dignes de s’approcher des Sacrements.

Pape Innocent II (1130-1143), Concile de Latran II, Décrets 202 : Nous excluons de l’Église du Christ les hérétiques baptisés.

Pape Innocent III (1198-1216), Concile de Latran IV : Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent.

Pape Innocent III, Eius exemplo (Ench. Symb. 426 796) : Nous démasquons et nous nous dressons contre les hérétiques, adversaires du Christ.

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, Décrets 234 : Les Clercs ne peuvent donner la communion aux hérétiques.

Pape Innocent IV (1243-1254), Concile de Lyon I : Doivent être considérés comme des hérétiques… sont ceux qui, même sur une légère preuve, sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique.

Pape Boniface VIII (1294-1303), Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 870) : Il n’y a pas de salut ni rémission des péchés en dehors de l’Église.

Pape Clément V (1305 – 1314), Concile de Vienne, Décrets 380 : L’adoration des non Catholiques est un déshonneur et est interdite.

Pape Martin V (1417-1431), Concile de Constance, Décrets 428 : Les hérétiques offensent Dieu et scandalisent l’Église.

Pape Jules II (1503-1513), Concile de Latran V, Décrets 597 : Les schismatiques sont les fils de la damnation.

Pape Léon X (1513-1521), Exsurge Domine (Ench. Symb. 763 1473) : Les schismatiques sont privés des prières habituelles de l’Église.

Pape Léon X, Concile de Latran V, Décrets 605-606 : Les Infidèles sapent la foi Catholique.

Pape Léon X, Concile de Latran V, Décrets 651 : Les Infidèles sont les ennemis haïssables de Dieu.

Pape Paul IV (1555-1559), Ad Catholicos Angliae : L’Église Catholique condamne les discours hérétiques.

Pape Pie IV (1560-1565), Concile de Trente s. 23, c. 4 : Que tous [clercs et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [hérésies].

Pape St Pie V (1566-1572), Catéchisme du Concile de Trente 101 : Les hérétiques ne sont pas membres de l’Église Catholique [Déclaration reprenant le Magistère].

Pape Pie VI (1775-1799), Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2592-2597) : Seuls les Catholiques sont Chrétiens.

Pape Léon XII (1823-1829) (Encycliques Papales, Vol. I, 202) : N’est pas notre frère quiconque est hors de l’Église Catholique.

De nombreux autres enseignements de l’Église au sujet des hérétiques sont cités plus bas.

La loi divine de la règle de la foi donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique

Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Voir Hérésie de non-jugement «vous ne pouvez pas juger». Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, 1513, (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]»

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère ordinaire infaillible) : «La pratique de l’Église a toujours été la même comme le montre l’enseignement unanime des Pères qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère de l’Église) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou été exclus par l’autorité légitime pour faute grave [excommuniés]».

Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6. C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. C’est pourquoi si les gens rejettent la foi, on ne peut pas les juger par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais en fonction de leur conformité à la règle de la foi.

Peut-on aller à un prêtre qu’on sait être hérétique pour les sacrements ? Non, car un hérétique est hors de l’Église et est non-catholique.

St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés ».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Beaucoup de gens vont à des prêtres qu’ils savent hérétiques (c-à-d. qu’ils ont connaissance de leur obstination à nier le Magistère), mais se moquent complètement de violer la loi divine de l’unité de l’Église, de l’unité de la foi divine et catholique, de l’unité de gouvernement et de communion du Corps du Christ. Ils s’en fichent parce qu’ils ne sont pas catholiques. Ils se moquent de la loi ecclésiastique et donc pèchent mortellement, mais aussi de la loi divine parce qu’ils ne sont pas catholiques et pèchent contre la foi.

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

L’Écriture enseigne infailliblement qu’il n’y a qu’une seule foi, de même qu’il n’y a qu’un seul Seigneur ou qu’un seul baptême : c’est la loi divine.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne [le corps du Christ qui est l’Église] il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

C’est la loi divine que la vraie communauté chrétienne – l’Église, le corps du Christ ou la réunion des fidèles – n’a qu’une seule foi, sinon ce n’est pas la vraie communauté chrétienne. C’est la loi divine et donc ceux qui, en connaissance de ce dogme, communient religieusement avec des hérétiques (qu’ils savent hérétiques ou obstinés contre la vraie foi divine et catholique) sont hérétiques parce qu’ils nient ce dogme et donc participent au péché de sacrilège du prêtre hérétique profanant le sacrement du Corps de Jésus-Christ. De plus, ils sont coupables du péché mortel par omission de ne pas défendre la vérité, dénoncer l’hérésie, reprendre les pécheurs, instruire les ignorants, quand c’est possible. En outre, tous les baptisés sont tenu de connaître et de s’instruire de la foi catholique quand cela est possible sous peine de péché mortel.

Ce mépris de la règle de la foi divine montre que ces gens qui font passer les sacrements avant la vraie foi, et sacrifient la vraie foi sans laquelle il n’y a aucun salut (De fide). En vérité, ils se fichent de la vraie foi parce qu’ils ne sont pas de vrais catholiques. Ils ne sauveront pas leur âme ainsi, mais ajoutent péché sur péché, car on peut être sauvé sans les sacrements (excepté le baptême), mais absolument pas sans la vraie foi catholique (Voir Il n’y aucun salut sans la vraie foi).

Le Magistère de l’Église catholique est le Magistère de Dieu ou l’autorité doctrinale de Dieu. Dieu fait partager Sa propre infaillibilité à Son Église pour qu’Elle garde le dépôt de la Foi. Le dépôt de la foi repose sur les Apôtres dont la primauté est donnée à l’Apôtre Pierre par Jésus-Christ. Le Magistère définit la foi et la morale, définit le contenu du dépôt de la foi et explicite la révélation divine, mais il ne peut jamais y avoir de révélation supplémentaire car elle a été donnée entière en dépôt à l’Église (dépôt de la foi). L’autorité du Magistère garde la foi et la morale de toute erreur pour remplir sa fonction que Dieu lui a donnée de garder le dépôt de la foi apostolique (des Apôtres) entier et intact. Le Magistère infaillible comprend 1) les dogmes (Magistère solennel ou extraordinaire), 2) tout enseignement d’un pape proposé comme faisant partie de la révélation (Magistère ordinaire), et 3) le consentement unanime des pères de l’Église (fait partie du Magistère ordinaire).

Un hérétique est un baptisé qui tient (c-à-d. obstinément, de mauvaise foi) un point de vue contraire à celui du Magistère ou Autorité enseignante infaillible de l’Église. Nier sciemment le Magistère de l’Église comme le font les hérétiques ou schismatiques c’est nier l’autorité doctrinale de Dieu, c’est nier Dieu, c’est nier Jésus-Christ, c’est nier le Saint-Esprit et se couper par le fait même (automatiquement) de l’Église et du salut. Ceci est la fausse foi non-catholique fabriquée par l’homme et non fondée sur la révélation de Dieu. C’est le chemin de la damnation, sauf si l’hérétique abjure l’hérésie et professe la foi catholique afin de réintégrer l’Église. C’est la raison pour laquelle la réception de sacrements d’hérétiques ou la confection de sacrements aux hérétiques sont incompatibles par loi divine avec l’unité de foi du Corps du Christ qui est l’Église.

Un prêtre valide célébrant une messe valide qui tient – obstinément après que lui ait été présentée la vérité – un seul point de vue contraire à l’enseignement de l’Église, est automatiquement, même sur une preuve légère, un hérétique hors de l’Église catholique et qui n’a aucune juridiction et n’est pas ministre de l’Église. Quiconque, en connaissance, communie ou assiste à sa messe (même non una cum) ou ses autres sacrements (sauf le baptême en cas de nécessité) n’en a aucun fruit, commet un péché mortel, et participe à son sacrilège pour sa propre damnation.

L’Église une, sainte, catholique et apostolique

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Église une, sainte, catholique, apostolique».

L’Église une

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Église une…».

Avez-vous entendu ? Je crois l’Église UNE. L’unité de l’Église est la loi divine. Personne ne peut communier avec aucun hérétique connu en tant que tel et qui est coupé par le fait (par le fait d’être hérétique) de l’Église catholique sans pécher mortellement contre la foi.

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Église, PAS des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Avez-vous entendu ? L’unique Église, pas des hérétiques est la loi divine. N’est-ce pas assez clair ?

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés …»

Avez-vous entendu ? Il n’y a pas de salut ni de rémission des péchés en dehors de l’Église catholique. Tous les hérétiques (et apostats et schismatiques) et leurs églises hérétiques sont automatiquement (par le fait) en dehors de l’Église par la loi divine.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Avez-vous entendu ? L’unité de foi, l’unité de gouvernement, et l’unité de communion sont toutes nécessaires par loi divine pour l’unité de l’Église en tant qu’union du Corps des fidèles.

Catéchisme Penny n° 103 : «En quoi les fidèles sur terre sont-ils en communion les uns avec les autres ? Les fidèles sur terre sont en communion les uns avec les autres en professant la même seule foi …»

L’Église sainte

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Église sainte…».

Mais je vous le demande : les églises des hérétiques sont-elles saintes ? Bien sûr que non. C’est ce qu’enseigne l’Église magistériellement :

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

L’Église catholique

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Églisecatholique…».

Avez-vous entendu ? C’est de loi divine de croire en l’Église catholique, pas en l’Église non-catholique. Et les hérétiques sont non-catholiques.

Catéchisme Penny, n° 98 : «L’Église est Catholique ou Universelle car elle subsiste dans tous les âges, enseigne à toutes les nations, et est l’unique Arche du Salut pour tous».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) (Magistère ordinaire) : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela.

A partir du moment où vous savez que votre prêtre est hérétique (que vous connaissez son obstination à nier même un seul dogme), vous ne devez pas rester en communion religieuse avec lui sous peine de péché mortel comme l’enseigne infailliblement la véritable Église catholique.

L’Église apostolique

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Église apostolique».

C’est la loi divine que l’Église est apostolique, c’est-à-dire fondée sur la foi des apôtres, comme Jésus-Christ nous l’enseigne lui-même infailliblement :

Jean 17, 9, 20 : «Je prie pour eux ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que vous m’avez donnés, afin qu’ils soient comme nous ; je ne prie pas pour eux seulement mais encore pour ceux qui croiront par leur parole [des apôtres et leurs disciples]».

On peut voir ici dans Jean 17, 9 et 20 que le Christ prie pour ceux qui croiront selon la foi apostolique, la Foi qu’Il a donné directement lui-même à Ses Apôtres. C’est la foi catholique traditionnelle ou conforme à la Tradition de l’Église ou la foi de tous temps.

Catéchisme Penny n° 99 : «L’Église est Apostolique car elle tient les doctrines et les traditions des Apôtres, et car, à travers la succession intacte de ses Pasteurs, elle tire ses Ordres et sa Mission d’eux».

L’Église apostolique est celle des Apôtres, ou fondée sur la foi des Apôtres directement reçue de Jésus-Christ, c’est-à-dire la Tradition orale de l’Église. Les Apôtres n’ont jamais permis aucune communion religieuse avec aucun hérétique (quand on peut le connaître, bien sûr), déjà même verbalement et encore moins sacramentellement. C’est la Tradition de l’Église et la loi divine :

Tite 3, 10 : « ÉVITE homme hérétique, après un premier et un second avertissement ».

2 Jean 1, 10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Au 2ème siècle, Saint Irénée, disciple de saint Polycarpe de Smyrne (père apostolique) est le premier père de l’Église à parler de la Tradition de l’Église, gardienne du dépôt de la foi des Apôtres.

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 3, 1 : «Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation » [Tite 3, 10].

«Il ne faut donc plus chercher auprès d’autres la vérité qu’il est facile de recevoir de l’Église, car les apôtres, comme en un riche cellier, ont amassé en elle, de la façon la plus plénière, tout ce qui a trait à la vérité, afin que quiconque le désire y puise le breuvage de la vie. C’est elle, en effet, qui est la voie d’accès à la vie ; « tous les autres sont des voleurs et des brigands ». C’est pourquoi il faut les rejeter, mais aimer par contre avec un zèle extrême ce qui est de l’Église et saisir la Tradition de la vérité.

«S’il s’élevait une controverse sur quelque question … ne faudrait-il pas recourir aux Églises les plus anciennes, celles où les apôtres ont vécu, pour recevoir d’elles sur la question en cause la doctrine exacte ? … Ainsi, grâce à l’antique Tradition des apôtres, rejettent-ils jusqu’à la pensée de l’une quelconque des inventions mensongères des hérétiques ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4, 1, 6 : «l’Église seule l’offre [l’oblation] pure au Créateur, en lui offrant avec action de grâces ce qui provient de sa création. Les Juifs ne l’offrent plus : leurs mains sont pleines de sang, car ils n’ont pas reçu le Verbe par qui l’on offre à Dieu. Toutes les assemblées des hérétiques ne l’offrent pas davantage».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4, part. 2, 3 : « il faut écouter les presbytres [prêtres] qui sont dans l’Église [pas les hérétiques en dehors] : ils sont les successeurs des apôtres, ainsi que nous l’avons montré, et, avec la succession dans l’épiscopat, ils ont reçu le sûr charisme de la vérité selon le bon plaisir du Père. Quant à tous les autres, qui se séparent de la succession originelle, quelle que soit la façon dont ils tiennent leurs conventicules, il faut les regarder comme suspects : ce sont des hérétiques à l’esprit faussé, ou des schismatiques pleins d’orgueil et de suffisance, ou encore des hypocrites n’agissant que pour le lucre et la vaine gloire. … On doit donc se détourner de tous les hommes de cette espèce, mais s’attacher au contraire à ceux qui, comme nous venons de le dire, gardent la succession des apôtres et, avec le rang presbytéral, offrent une parole saine et une conduite irréprochable, pour l’exemple et l’amendement d’autrui».

N’est-ce pas assez clair ? Les Apôtres et les pères n’ont jamais permis aucune communion religieuse avec aucun hérétique d’aucune façon. La vraie foi de la véritable Église catholique est la foi apostolique (des Apôtres).

L’Église comprend Tite 3, 10-11 littéralement comme c’est écrit

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Tite 3, 10-11 est à prendre tel qu’il est écrit, c’est-à-dire que Tite 3, 10-11 est universel. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré.

Les enseignement infaillibles du Magistère prouvent ci-dessous que la véritable Église catholique prend et comprend Tite 3, 10-11 littéralement tel qu’il est écrit :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Donc tous ceux qui refusent sciemment et en connaissance de cause de prendre Tite 3, 10-11 littéralement sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture.

Les pères ont toujours compris Tite 3, 10-11 comme il est écrit.

Saint Irénée (disciple de saint Polycarpe), père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 (2ème siècle) : « Polycarpe… fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque dans l’Église de Smyrne. … il enseigna toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. … il détourna des hérétiques susdits un grand nombre de personnes et les ramena à l’Église de Dieu, en proclamant qu’il n’avait reçu des apôtres qu’une seule et unique vérité, celle-là même qui était transmise par l’Église ».

« Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité [hérétiques]. Comme le dit également Paul [Tite 3, 10] : «L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation ».

C’est aussi la raison pour laquelle Saint Robert Bellarmin prend Tite 3, 10 littéralement concernant les hérétiques manifestes.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; MAIS quand ils voient que QUELQU’UN EST UN HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES EXTÉRIEURES, ILS LE jugent hérétique PURE ET SIMPLE, ET LE DÉNONCENT comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu. L’argument d’autorité est basé sur St Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ ».

Le cardinal Mazella, Préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la bulle Apostolicae Curae condamnant les sacrements anglicans, confirme aussi que l’hérétique public n’est certainement pas dans l’Église d’après Tite 3, 10 :

Cardinal Camillo Mazella, S. J. (De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est certain que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »] ».

L’Église comprend littéralement 2 Jean 10

L’Église interdit de loi divine et pas seulement de précepte, toute communication religieuse avec quiconque ne professe pas la doctrine du Christ et la foi de l’Église (comme les apostats, les hérétiques et les schismatiques).

2 Jean 1, 9-10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine [du Christ, Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement la foi pure et sans tâche, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Donc tous ceux qui refusent sciemment de prendre 2 Jean 10 littéralement sont hérétiques. Ceux qui communiquent religieusement en connaissance de cause avec les apostats, hérétiques ou schismatiques, sont hérétiques parce qu’ils nient en acte la vérité de la foi, désobéissent à la loi divine, et participent donc aux mauvaises œuvres hérétiques.

Les pères ont toujours compris littéralement 2 Jean 10 comme il est écrit et associé à Tite 3, 10-11.

Saint Irénée (disciple de saint Polycarpe), père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 : « Polycarpe… fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque dans l’Église de Smyrne. … il enseigna toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. … il détourna des hérétiques susdits un grand nombre de personnes et les ramena à l’Église de Dieu, en proclamant qu’il n’avait reçu des apôtres qu’une seule et unique vérité, celle-là même qui était transmise par l’Église.

« Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles [cf 2 Jean 10], avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité [hérétiques]. Comme le dit également Paul [Tite 3, 10] : «L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation ».

L’Église comprend Matthieu 18, 17 tel qu’il est écrit

Il est de foi divine que quiconque refuse (quand on peut le savoir) d’obéir au Magistère qui est l’enseignement de l’Église ou d’obéir au jugement de l’Église doit être considéré selon la règle de la foi (loi divine), comme un païen, c’est-à-dire hors de l’Église ou excommunié automatiquement, et un publicain, c’est-à-dire un grave pécheur.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Le pape Pie XII ci-dessus ajoute même que c’est un commandement du Seigneur de considérer celui qui refuse d’écouter l’Église comme excommunié.

Les pères ont toujours compris Matthieu 18, 17 dans le même sens.

Saint Jérôme, père de l’Église, sur Matthieu 18, 17 : «En nous disant : « Qu’il soit à votre égard comme un païen et comme un publicain », le Sauveur nous apprend à concevoir plus d’horreur pour celui qui, sous le nom de chrétien, se conduit en infidèle, que pour ceux qui sont ouvertement connus pour païens [c-à-d hors de l’Église] ; ou appelait publicains ceux qui étaient avides d’argent, et qui exigeaient les impôts en recourant au trafic, aux fraudes, au vol et à des parjures horribles».

Saint Augustin, père de l’Église, sur Matthieu 18, 17 : «Ne le comptez plus dès lors au nombre de vos frères [c-à-d étranger à l’Église] ; cependant ne négligez pas son salut ; car si nous ne regardons pas comme nos frères les étrangers, c’est-à-dire les Gentils et les païens, nous ne laissons pas de chercher à les sauver».

Saint Jean Chrysostôme, père de l’Église, sur Matthieu 18, 17 : «Toutefois le Seigneur, à l’égard de ceux qui sont hors de l’Église, ne nous a rien commandé de semblable à ce que nous devons faire pour reprendre et corriger nos frères. Voici ce qu’il nous ordonne de faire à l’égard de ceux qui sont en dehors de l’Église (Matt. 5) : « Si quelqu’un vous frappe sur une joue, présentez-lui l’autre joue », et saint Paul : « Pourquoi voudrais-je juger ceux qui sont hors de l’Église ? ». Mais pour nos frères, il faut les reprendre et les retirer du mal, et, s’ils ne veulent point obéir, les séparer de l’Église [excommunier] pour les couvrir de confusion».

Les hérétiques sont de fait hors de l’Église

Les hérétiques sont automatiquement coupés de l’Église par le fait d’être hérétiques selon la loi divine infaillible et immuable. S’il vous plaît regardez attentivement les dogmes suivants de l’Église, et voyez comment les hérétiques sont hors de l’Église du Christ.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche quaucun de ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peut pas partager la vie éternelle et iront « dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges », sauf s’ils sont agrégés à l’Église avant la fin de leur vie …»

Ici, nous pouvons voir que tous les catholiques sont tenus sous peine de péché mortel de croire qu’un hérétique est en dehors de l’Église catholique. Voici quelques autres témoignages du Magistère qui affirment ce fait.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… TOUS CEUX QUI PENSENT DES CHOSES OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église.

Ceux qui quittent la secte vatican 2 et ses sacrements invalides et ses sectes affiliées « traditionalistes » (FSSPX, etc.) sont tentés de tomber dans l’hérésie de participation aux sacrements d’hérétiques, parce que quasiment tous les prêtres sédévacantistes (« traditionalistes » coupés à raison de la secte vatican 2) sont hérétiques, hors de la foi et de l’Église en ces temps de grande apostasie, et qu’il n’y a absolument aucun salut hors de la vraie foi catholique (traditionnelle).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église, et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi».

L’enseignement infaillible du Magistère de l’Église est immuable et de loi divine. Les catholiques ne peuvent pas recevoir des sacrements d’hérétiques ou communier avec les hérétiques (quand les catholiques pourraient savoir évidemment que ce sont des hérétiques) à cause de la loi divine et de l’unité de la foi et du Corps du Christ qui est l’Église. C’est un fait dogmatique (un fait qui, s’il n’était pas vrai rendrait un dogme faux) et certain (et de foi divine et catholique) – et non pas seulement un droit disciplinaire – que les catholiques ne peuvent être en communion religieuse qu’avec seulement d’autres catholiques et qu’ils ne peuvent jamais adorer avec des hérétiques ou recevoir les sacrements de personnes qui sont hérétiques, schismatiques, ou infidèles.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (# 10) (01/06/1928) [Magistère] : « Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques. L’unité des chrétiens ne peut être procurée que par le retour à la seule véritable Église du Christ de ceux qui dans le passé ont eu le malheur de s’en séparer».

Le terme «non-catholiques» dans Mortalium animos ci-dessus s’applique aux païens et aux juifs non-baptisés, mais aussi aux baptisés apostats, hérétiques (même pour une seule hérésie) et schismatiques, comme le définit le Magistère de l’Église.

Tite 3, 10 : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le ».

2 Jean 1, 9-10 : « Quiconque va au-delà et ne persévère pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu. Celui qui persévère dans la doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) (Magistère de l’Église) : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. … si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique [non-catholique]».

Constitutions apostoliques, Livre II, Section 7, 62 (v. 380) [Tradition de l’Église] : « Prenez donc garde de ne pas adhérer vous-mêmes dans votre culte avec ceux qui périssent … Car il n’y a pas de communion entre Dieu et le diable ;  celui qui se réunit avec ceux qui favorisent les choses du diable, sera estimé l’ un d’entre eux, et héritera d’ un malheur. … Alors qu’il est du devoir d’un croyant d’éviter les assemblées des méchants … et du reste des hérétiques, de peur que nous unir à eux, nous apporte des pièges sur nos propres âmes ; comme nous ne pouvons pas nous joindre à leurs fêtes, qui sont célébrées en l’honneur des démons, nous participerions avec eux à leur impiété ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre III, 1 [Tradition de l’Église] : «Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité [hérétiques]. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation [Tite 3, 10] »… S’il s’élevait une controverse sur quelque question … ne faudrait-il pas recourir aux Églises les plus anciennes, celles où les apôtres ont vécu, pour recevoir d’elles sur la question en cause la doctrine exacte ? … Ainsi, grâce à l’antique Tradition des apôtres, rejettent-ils jusqu’à la pensée de l’une quelconque des inventions mensongères des hérétiques ».

Saint Basile le Grand, Père de l’Église, archevêque de Césarée en Cappadoce [Tradition de l’Église] : «Quant à tous ceux qui prétendent confesser une Foi paraissant orthodoxe [comme les «traditionalistes»], mais qu’ils sont en communion avec les personnes qui tiennent une opinion différente [mais qui sont en communion avec des fidèles de Vatican II et des hérétiques manifestes], s’ils sont prévenus et restent toujours têtus [si nous les avons averti une ou deux fois, mais qu’ils restent obstinés dans leur hérésie], vous devez non seulement ne pas être en communion avec eux, mais vous ne devez pas même les appeler frères [alors nous ne devons pas être en communion avec eux, même s’ils se disent «catholiques» ou «traditionalistes»] » (Patrologia Orientalis, Vol. 17, p. 303).

Saint Optat de Milève, Père de l’Église, Contre le donatiste Parménien [Tradition de l’Église] : «Il n’y a qu’une Église… Elle ne peut être chez les hérétiques et les schismatiques ».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il [l’Apôtre St Paul] veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [l’unité de la foi est nécessairement requise pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION ».

Ci-dessus, le pape Léon XIII enseigne explicitement que «l’unité de la foi» et « L’UNITÉ DE COMMUNION, EST NÉCESSAIRE JURE DIVINO (PAR LA LOI DIVINE)» et «est nécessairement requise pour l’unité de l’Église, dans la mesure où elle est le corps des fidèles», prouvant ainsi à toute personne de bonne volonté que la communion religieuse dans les sacrements est non seulement un droit disciplinaire, mais de foi divine et catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (Magistère solennel) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et proclame … que l’unité de ce corps ecclésiastique (ecclesiastici corporis) a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité pour le salut QUE pour ceux qui demeurent en elle».

Ci-dessus, le Magistère enseigne que l’unité de l’Église (l’unité de foi, l’unité de gouvernement, et l’unité de communion) est tel que les sacrements ne sont utiles qu’aux membres de l’Église (c’-à-d. inutiles pour ceux en dehors de l’Église).

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22), 29 juin 1943 [Magistère ordinaire] : « Ainsi donc, comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, et un seul baptême, il ne peut donc y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’écouter l’Église qu’il soit considéré – comme le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain. Il en résulte que ceux qui sont divisés dans la foi ou le gouvernement ne peuvent pas vivre dans l’unité d’un tel corps, ni ne peuvent vivre de la vie de son seul Esprit Divin ».

Pape Léon XIII, Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … Ils ne sont plus les Sacrements [péché mortel], à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…»

Concile de Trente, 13ème sess., ch. 8, usage du  sacrement de l’eucharistie, 11 oct. 1551 ex cathedra : «… nous lisons dans l’Apôtre ces mots pleins de crainte : « Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ » (1 Co 11, 29) [L’Eucharistie est le corps du Christ tout entier et le corps du Christ est l’Église]. C’est pourquoi il faut rappeler à qui veut communier le commandement : « Que l’homme s’éprouve lui-même » (1 Co 11, 28)».

Cette déclaration infaillible de Trente ci-dessus est de première importance car l’Eucharistie est le corps du Christ, qui est l’Église :

Pape Léon XIII, Mirae caritatis, 28 mai 1902 (Magistère) : «les signes en lesquels consiste ce sacrement [l’Eucharistie] sont des encouragements à l’union. Saint Cyprien dit à ce sujet [Lettre 69 à Magnus 5] : « quand le Seigneur appelle son corps le pain fait de la réunion d’un grand nombre de grains, il marque l’unité de notre peuple qu’il portait » … le Docteur angélique dit [Somme, IIIa, q. 79, art. 1], en reprenant un propos d’Augustin : « Notre Seigneur a présenté son corps et son sang dans ces éléments qui, à partir d’une multitude, sont réduits à l’unité » … Tout cela est confirmé par la déclaration du concile de Trente [Ench. Symb. 1635 et 1638] disant que le Christ a laissé à l’Église l’Eucharistie « comme le symbole de cette unité et de cet amour par lesquels il a voulu que tous les chrétiens soient unis … comme le symbole de cet unique corps dont il est lui-même la tête… ». C’est aussi ce qu’enseigne Paul : « Parce qu’il y a un seul pain, nous sommes tous un seul corps… » [I Cor. 10, 17]».

Pape Eugène IV, Exultate Deo, ex cathedra (Magistère solennel) : «cela convient pour signifier l’effet de ce sacrement [l’Eucharistie] qui est l’union du peuple chrétien au Christ».

On peut voir ici, ci-dessus, que c’est de loi divine que l’Eucharistie est l’union du peuple chrétien au Christ, ce qui exclut tous les hérétiques qui sont hors du peuple chrétien, et que seuls les catholiques sont chrétiens. Mais je vous le demande, un hérétique peut-il être uni au Christ hors de l’Église ? Et celui qui communie religieusement avec un hérétique peut-il être en communion avec le Christ et l’hérétique en même temps ?

Pape Pélage Ier (556-561), Ep. ad Joan. Patr., (P. L. 69, 412) : «Un seul corps du Christ fait qu’il y a une seule Église. Un autel séparé de l’unité [de l’Église] ne peut pas s’assembler au vrai corps du Christ».

Pape saint Léon le Grand (440-461), Père de l’Église, Ep. Ad Anatolium, 80, ch. 2 : «Ailleurs [hors de l’Église], il n’y a ni sacerdoce ni vrais sacrifices qui soient approuvés».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 : «Jérôme disait ainsi : Celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [aux lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVI, commissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835 : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre devrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [aux lieux de réunion des hérétiques] est impie ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. 4, part. I, sect. 6 : «Si quelqu’un tente d’offrir avec une pureté, une rectitude, une exactitude tout apparentes, mais que, dans son âme, il ne partage pas avec rectitude la communion à l’égard du prochain et n’ait pas la crainte de Dieu, il ne trompe pas Dieu en offrant ce sacrifice avec une rectitude tout extérieure alors qu’au dedans de lui il a le péché : ce n’est pas l’oblation qui sera profitable à un tel homme, mais la suppression du mal conçu au dedans de lui, faute de quoi, par cette action simulée, le péché fera de l’homme son propre meurtrier. …l’Église seule l’offre [l’oblation], pure, au Créateur, en lui offrant avec action de grâces ce qui provient de sa création. Les Juifs ne l’offrent plus : leurs mains sont pleines de sang, car ils n’ont pas reçu le Verbe par qui l’on offre à Dieu. Toutes les assemblées des hérétiques ne l’offrent pas davantage ».

Saint Cyprien de Carthage (env. 200-258), Père de l’Église, De Unitate Ecclesiæ, c. 17. P. L. 4, 513 : « Les schismatiques osent monter un autel et profaner la vérité de la Victime divine au moyen de faux sacrifices ».

Saint Cyprien de Carthage, Ep. 72, c. 2. P. L. 3, 1048-1049 : «Il voulait aussi réduire les prêtres schismatiques revenant à l’unité Catholique à l’état laïc, les qualifiant de « ceux qui, contre l’autel unique et divin ont tenté d’offrir à l’extérieur [de l’Église] des sacrifices sacrilèges et faux » ».

Saint Jérôme (347-419), père de l’Église, In Amos, V. 22, P. L. 25, 1033-1034 : «Dieu hait les sacrifices de ces [hérétiques] et les rejette loin de Lui et même s’ils sont offerts au nom du Seigneur, Il abhorre leur puanteur et se bouche le nez…».

Saint Augustin (354-430), Père de l’Église, Prosperum Aquitanum, Sent., sent. 15 P. L. 51, 430 : «Le véritable Sacrifice ne peut se trouver en dehors de l’Église Catholique».

Saint Cyprien de Carthage, lettre 67, n° 9, 2 et 3 : « Ceux qui en s’associant dans une communion illicite à des mauvais, des pécheurs, des gens qui ne font pas pénitence, se souillent au contact des criminels et, joints à eux dans la faute, n’en sont pas non plus séparés dans le châtiment. Par conséquent, frères bien-aimés, nous louons le religieux souci que vous avez de votre intégrité et de votre foi, tout autant que nous l’approuvons, et nous vous encourageons de toutes nos forces par notre lettre à ne pas vous associer dans une communion sacrilège à des évêques profanes et impurs, mais à préserver avec une crainte religieuse la fermeté intacte et sans défaut de votre foi ».

Pape saint Léon le Grand, père de l’Église, Sermon 129 : «C’est pourquoi, depuis l’extérieur de l’Église catholique, il n’est rien de parfait, rien sans tache, l’Apôtre déclarant que « tout ce qui n’est pas de la foi est péché » (Romains 14, 23), nous ne sommes en rien comparés avec ceux qui sont divisés de l’unité du Corps du Christ, nous ne sommes réunis dans aucune communion ».

Saint Jean Damascène, père de l’Église : «De toutes nos forces, par conséquent, nous ne recevons jamais de communion ou l’accordons aux hérétiques ; «Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, dit le Seigneur, ne jetez pas vos perles aux pourceaux, (Matt. 7, 6), de peur que nous devenions participants de leur déshonneur et de leur condamnation». (Patrologie graeca, vol 94, col 1149, 1152, 1153 ; Aussi De Fide Orthodoxa – Exposition de la foi orthodoxe – livre IV, chapitre XIII).

Concile de Laodicée : «Ceux qui sont membres de l’Église ne sont pas autorisés à entrer dans les cimetières de l’un des hérétiques dans le but de prière ou de vénération. S’ils le font, ils doivent être excommuniés ».

Concile de Laodicée, Canon 33 (364) : «Nul ne peut se joindre à la prière avec les hérétiques ou schismatiques ».

Constitutions apostoliques, Canon 45 : «Un évêque, prêtre ou un diacre, qui a seulement prié avec les hérétiques, qu’il soit excommunié : mais s’il leur a permis de remplir n’importe quelle fonction cléricale, qu’il soit déposé ».

Constitutions apostoliques, Canon 65 : «  Si l’un ou l’autre des membres du clergé ou laïcs, entre dans une synagogue des Juifs ou des hérétiques pour prier, qu’il soit destitué et suspendu ».

L’Église oblige à l’obéissance aux Constitutions apostoliques, comme on peut le voir, par exemple, à travers le pape Pie VI dans Auctorem Fidei avec l’erreur condamnée n° 11 : «…dérogeant à l’obéissance due aux constitutions apostoliques… favorisent le schisme et l’hérésie», et l’erreur condamnée n° 12 : «…dérogent à l’obéissance due aux constitutions apostoliques… sont schismatiques…».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 23, Art 2 : « Un excommunié est banni de la communion. Par conséquent, celui qui communique avec lui laisse la communion de l’Église [commet un schisme] ; et, par conséquent, il semble être excommunié ».

La communication des catholiques avec les schismatiques, Rev. Ignatius J. Szal, A.B., J.C.L., 1948 : «Article I – Participation active (Canon 1258, §1) : Si le culte est de forme catholique mais est entrepris sous les auspices d’un corps non catholique (comme dans la célébration de la messe par un Prêtre schismatique), il exprime soit la foi en un faux corps religieux, soit la rébellion contre la vraie Église. [Par conséquent] la participation religieuse active avec les schismatiques est toujours intrinsèquement illicite. Les raisons de cette interdiction absolue du canon 1258, § 1, ont leur origine dans la Loi naturelle et divine positive. Ces raisons sont : 1) L’Église est la seule vraie société religieuse existante de jure dans laquelle il est licite de rendre à Dieu l’adoration qui lui est due ; 2) le don de scandale par sa quasi-approbation d’une secte fausse doit être évité ; et 3) le danger de perversion de la vraie foi doit rester efficacement neutralisé» (P. 42-48).

Les hérétiques sont excommuniés automatiquement par la loi divine

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible)  : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie ».

L’hérétique est condamné automatiquement selon la loi divine en se coupant de l’unité de la foi divine et catholique, comme cela est défini ci-dessus. Quand un pape déclare un hérétique, il ne fait que confirmer par la loi ecclésiastique l’excommunication de loi divine qui existait déjà, comme l’enseigne infailliblement l’Église dans les dogmes suivants :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges … personne ne peut être sauvé, … s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui soit tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : « La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir À L’EXTÉRIEUR DE LA COMMUNION CATHOLIQUE  ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, QUICONQUE se retirait le moins du monde de tout point de DOCTRINE PROPOSÉ PAR L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 : « 47. De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, soit pour l’excommunication ou pour la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» n’ont aucune autre force que celle d’une menace grave sans aucun effet réel – Fausse, téméraire, pernicieuse, injurieuse à la puissance de l’Église, erronée ».

Comme on le voit dans Auctorem fidei ci-dessus, l’Église enseigne que l’excommunication de fait – ipso facto (loi divine) a l’effet réel de l’excommunication réelle sans aucune autre déclaration (loi ecclésiastique) de l’Église. La loi divine est supérieure (immuable) à la loi ecclésiastique (peut changer). Les hérétiques n’ont pas la juridiction, l’autorité, ni la fonction. Leurs sacrements de Pénitence et d’Extrême-onction et de Confirmation sont invalides et gravement illicites, leurs sacrements de Communion sont gravement illicites et sacrilèges, leurs sacrements de Baptême sont valides uniquement si extrême nécessité (sinon c’est invalide et gravement illicite), leurs sacrements de Mariage sont valides mais gravement illicites, leurs sacrements de l’ordre sont gravement illicites. Illicite signifie illégal et donc mortellement pécheur. Les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église.

Quasiment tous les prêtres valides célébrant une messe valide sont hérétiques en cette grande apostasie et leurs sacrements sont gravement illicites. La communion religieuse – communication in sacris/in divinis – avec les hérétiques (quand on le sait) est une communion à leurs hérésies (et/ou schisme ou apostasie).

Concernant les sacrements invalides et la fausse messe vatican 2, voir :

L’Église enseigne infailliblement que l’église des hérétiques n’est pas l’Église catholique en dehors de laquelle aucun n’est sauvé. L’Église des hérétiques n’est pas le Corps du Christ, c’est pourquoi aucun catholique ne peut communier à un corps qui n’est pas l’Église.

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Les hérétiques n’ont pas de juridiction

La juridiction est nécessaire à la validité de la Pénitence sacramentelle et pour la licéité des autres sacrements. La juridiction n’est pas chez les hérétiques qui sont coupés de l’Église étant excommuniés ipso facto (de fait) par loi divine avant toute excommunication de loi ecclésiastique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église ».

Le dogme ci-dessus défini que les hérétiques connus et mêmes les hérétiques occultes (non-connus) sont hors de l’Église parce qu’ils pensent l’opposé et le contraire, même s’ils ne se font pas connaître.

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas, ex cathedra (Magistère solennel) : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets [Les catholiques ne sont pas des sujets des hérétiques], on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée [la compétence doit être considérée comme sans effet]. … Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieu qu’il n’y a plus aucune réservation à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres [catholiques, pas les hérétiques hors de l’Église] peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservés, s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

Ci-dessus, le Concile de Trente définit infailliblement que «la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets». Les catholiques sont-ils des sujets de prêtres et d’évêques qui rejettent l’Église catholique et la foi, et qui sont hérétiques ou schismatiques ? Bien sûr que non ! Ce fait est bien sûr également soutenu par l’Écriture Sainte et le magistère de l’Église : «M’appartient-il de juger ceux qui sont dehors ? Et ceux qui sont dedans, n’est-ce pas vous qui les jugez ?» (1 Corinthiens 5, 12). Ainsi donc, il est parfaitement clair que ceux qui sont dehors ne commandent pas à l’intérieur, car «il est absurde d’imaginer que celui qui est à l’extérieur puisse commander dans l’Église». (Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 15, 29 juin 1896).

Le Concile de Trente a ordonné à des prêtres (qui étaient parmi tous les prêtres VISÉS) de disposer de l’octroi d’une absolution dans la confession valide que dans la nécessité «à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort]», mais [Hors l’article de la mort] qu’ils «s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution». Mais je vous le demande, depuis quand l’Église catholique cautionne des prêtres hérétiques ou schismatiques, leurs supérieurs ou leurs églises ? Jamais ! Par conséquent, cette déclaration ne peut pas avoir parlé des ministres hérétiques, évidemment.

Les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église de loi divine.

St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés ».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Le Concile de Trente a affirmé que cet enseignement de compétence (juridiction) a toujours été tenu et maintenu par «l’Église de Dieu», et que «ce concile confirme comme le plus vrai», prouvant ainsi à tout le monde qu’il ne s’agit pas simplement de traiter de ce sujet avec les lois ecclésiastiques qui peuvent être changées, mais spécifiquement avec les lois dogmatiques qui ne peuvent pas être changées.

Ces trois points excluent ainsi toujours totalement les hérétiques, les schismatiques, et les apostats d’être en mesure d’accorder une absolution valide dans la confession ou d’être jamais en mesure de recevoir la compétence fournie en cas de nécessité, car ils sont en dehors de l’Église et de sa compétence (de fide).

Les hérétiques ne peuvent pas conférer le sacrement de Pénitence parce qu’ils n’ont pas juridiction. Voir Le Concile de Trente enseigne que les hérétiques ne peuvent pas donner une absolution dans la confession et aussi Sur le sacrement de pénitence et la contrition et quant à recevoir le pardon sans une absolution

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 15), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «il est absurde d’imaginer que celui qui est en dehors peut commander dans l’Église ».

Ci-dessus, l’Église enseigne, par le pape Léon XIII, que celui qui est en dehors de l’Église (comme les hérétiques et schismatiques) ne peut commander (n’a aucune juridiction).

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Secunda secundae, Q. 39, art. 3 : « en revanche, le pouvoir de juridiction … ne reste pas dans les hérétiques et les schismatiques, et par conséquent ils ne peuvent absoudre, ni excommunier, ni concéder de pouvoir, ni rien de la sorte, et s’ils le font, ils sont NULS [invalides]».

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Église, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par ce fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist 6) dit : «Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou un droit» … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), St Augustin (en Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. ad Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle.

«Il n’y a aucune raison que certains qui répondent à ceci : que ces Pères se fondent sur la loi ancienne, alors que de nos jours, par décret du concile de Constance [Ad Evitanda], les seuls qui perdent leur juridiction sont ceux qui sont excommuniés par nom ou qui agressent des clercs. Cet argument, dis-je, n’a pas de valeur du tout, pour les Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, cela n’est cité dans aucune loi humaine, qui par ailleurs peut-être n’existait pas en relation avec le sujet, mais est soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie. Le concile de Constance traite des excommuniés [catholiques], c’est-à-dire ceux qui ont perdu la juridiction de par condamnation de l’Église, tandis que les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Église et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Église sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Saint Robert Bellarmin affirme ci-dessus, avec saint Thomas, que les hérétiques sont automatiquement (par ce fait même d’être hérétiques) privés de toute juridiction car ils «ont été coupés [automatiquement] du corps de l’Église sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

L’Église interdit aux catholiques de se confesser à des schismatiques (et aussi des hérétiques) même en cas de nécessité.

La communication des catholiques avec les schismatiques, révérend Ignatius J. Szal, p. 91 : «Le 15 mai 1709, le Saint-Office a interdit aux catholiques d’entendre la confession de schismatiques ou de se confesser à eux … En aucun cas, même dans le cas de nécessité, selon une réponse de la Congrégation sacrée pour la Propagation de la Foi, le 17 février 1761, il n’était permis à un catholique de confesser ses péchés à un prêtre schismatique pour obtenir l’absolution de lui …»

Mais on peut se demander : Avant vatican 2, par exemple dans les années 1950, les catholiques qui se confessaient à un prêtre hérétique occulte (hérétique qu’on ne connaît pas), recevaient-ils l’absolution sacramentelle ?

Non. Un hérétique occulte est hors de l’Église et n’a pas plus juridiction. Mais Dieu pardonnait les péchés par la contrition (non-sacramentelle) et le désir de confession (Concile de Trente sur la justification).

Mais ne fallait-il pas recevoir l’absolution sacramentelle pour pouvoir recevoir l’Eucharistie dignement ?

Oui, ordinairement, mais pas quand il n’y a pas de prêtre catholique disponible (Concile de Trente, sur l’Eucharistie) ; Dans ce cas ils étaient excusés par le droit (la loi) et ainsi ne péchaient pas et donc recevaient (grâce à l’excuse en droit) les fruits de la Communion Eucharistique (s’ils étaient sans péché mortel conscient par ailleurs). Dans la situation d’avant vatican 2, on ne pouvait quasiment pas connaître que le prêtre était hérétique, alors qu’aujourd’hui on peut facilement connaître que le prêtre est hérétique depuis que la grande apostasie est si avancée et connue.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : « …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [c-à-d est hérétique et apostat]…»

Un prêtre valide appartenant à la secte apostate vatican 2 (un prêtre âgé, ordonné avant le 3 juin 1969) appartient à une société apostate publique, et, depuis 2014, il est tenu de croire que les apostats Jean 23 et Jean-Paul 2 sont saints et leur rendre un culte : il est obligé (sinon il serait schismatique), et est donc tenu de fait pour apostat public. Il pourrait être un apostat matériel qui adhérerait à la vérité catholique en voyant les preuves doctrinales, mais on ne pourrait le savoir qu’en lui demandant sa foi, en le reprenant et en lui présentant les preuves doctrinales (ce que tout baptisé doit faire quand il le peut sous peine de péché), mais alors il quitterait sa secte vatican 2 sinon il est apostat. En outre, un prêtre qui entend la confession doit comprendre la confession pour pouvoir juger (et pour pouvoir juger et imposer une pénitence, il doit avoir juridiction). Un tel prêtre (valide) de vatican 2 ne comprendra pas vraiment le contexte des péchés pour une personne qui aurait appartenu à la secte vatican 2 (sauf si ce prêtre quittait sa secte pour la véritable Église).

Un prêtre (valide) « traditionaliste » appartenant à une société « traditionaliste » hérétique publique en fait partie et doit être tenu pour hérétique public. De la même façon il pourrait être un hérétique matériel qui adhérerait à la vérité catholique en voyant les preuves doctrinales, mais on ne pourrait le savoir qu’en lui demandant sa foi, en le reprenant et en lui présentant les preuves doctrinales (ce que tout baptisé doit faire quand il le peut sous peine de péché), mais alors il quitterait sa secte hérétique sinon il est un hérétique pur et simple. C’est ce qu’on peut constater aujourd’hui en demandant à ces prêtres « traditionalistes » leur foi : il s’avère que quasi tous restent obstinés contre le Magistère de l’Église, ils sont hérétiques et ne peuvent pas être approchés pour les sacrements (sauf le baptême en cas de nécessité et seulement s’il n’y a personne d’autre de loi divine, pas même un païen, pour baptiser). Il ne reste probablement pas un seul prêtre au monde qui ne tienne les hérésies actuelles, et/ou qui les ai toutes abjurées obligatoirement quand cela était public (Voir plus bas : Principales hérésies dans cette grande apostasie).

Tous les catholiques sont tenus sous peine de péché mortel de croire qu’un hérétique est en dehors de l’Église catholique, et donc qu’un hérétique n’a aucune juridiction. Voici quelques autres déclarations du Magistère qui affirment ce fait :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche quaucun de ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peut pas partager la vie éternelle et iront « dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges », sauf s’ils sont agrégés à l’Église avant la fin de leur vie …»

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré [quand on peut le savoir], d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église et avoir juridiction.

Unité de la foi – unité de l’Église – unité de la communion

Concile de Trente, 13ème sess., ch. 8, usage du  sacrement de l’eucharistie, 11 oct. 1551 ex cathedra (Magistère solennel) : «… nous lisons dans l’Apôtre ces mots pleins de crainte : « Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ » (1 Co 11, 29) [L’Eucharistie est le corps du Christ tout entier et le corps du Christ est l’Église]. C’est pourquoi il faut rappeler à qui veut communier le commandement : « Que l’homme s’éprouve lui-même » (1 Co 11, 28) ».

L’Eucharistie est le corps du Christ qui est l’Église. Celui qui ne discerne pas le corps mange sa condamnation, c’est-à-dire que celui qui ne discerne pas le corps (Le Corps eucharistique est le corps mystique du Christ qui est l’Église) dans son unité de foi, de gouvernement et de communion, mange sa condamnation. Redisons-le : Celui qui ne discerne pas le corps mange sa condamnation.

Pape Eugène IV, Exultate Deo, ex cathedra (Magistère solennel) : «cela [l’eau mêlée au vin] convient pour signifier l’effet de ce sacrement [l’Eucharistie] qui est l’union du peuple chrétien au Christ ».

Pape Jules III, concile de Trente, 13ème session, ch. 1 et 2, 11 oct. 1551, ex cathedra (Magistère solennel) : « …l’usage et le culte de la sainte Eucharistie, elle que notre Seigneur a laissée DANS SON Église [pas celle des hérétiques] comme le symbole de cette unité et de cet amour par lesquels il a voulu que tous les chrétiens [pas les hérétiques] soient unisce même concile, transmettant la saine et authentique doctrine concernant ce vénérable et divin sacrement de l’Eucharistie, que l’Église catholique… a toujours gardée et conservera jusqu’à la fin du monde… interdit à tous les chrétiens d’oser croire, enseigner ou prêcher sur la très sainte Eucharistie autre chose que ce qui est expliqué et défini par le présent décret. Il a voulu… que ce soit… un symbole de cet UNIQUE CORPS [l’Église, pas celle des hérétiques] dont il est lui-même la tête, et auquel il a voulu que nous, en tant que SES MEMBRES [pas les hérétiques hors de l’Église], nous soyons attachés par les LIENS étroits DE LA FOI… en sorte que nous disions tous la même chose et qu’il n’y ait pas de divisions parmi nous [c’-à-d. les membres de l’Église] [cf I Cor. 1, 10] ».

On peut voir ici, ci-dessus, que c’est de loi divine que l’Eucharistie est l’union du peuple chrétien, ce qui exclut tous les hérétiques qui sont hors du peuple chrétien.

L’unité de la foi, l’unité de gouvernement, l’unité de communion nécessaire par loi divine et requise pour l’unité de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 10, 29 juin 1896 (Magistère de l’Église) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le Corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [de droit divin ou par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

C’est-à-dire que «l’unité de la foi» et « L’UNITÉ DE COMMUNION EST NÉCESSAIRE PAR LA LOI DIVINE» et «est nécessairement requise pour l’unité de l’Église, dans la mesure où elle est le corps des fidèles», prouvant ainsi à toute personne de bonne volonté que la communion religieuse dans les sacrements est non seulement un droit disciplinaire, mais de foi divine et catholique. L’unité de l’Église requiert que le prêtre dise la Messe en la personne de l’Église (comme ministre de l’Église), et l’unité de gouvernement requiert que le prêtre soit agent de son évêque, lui-même agent du Pape, lui-même agent du Christ. La Messe du prêtre hérétique ou schismatique (n’est pas ministre de l’Église) dépourvu d’unité de foi ou d’unité de gouvernement avec l’Église catholique, devient une Messe non catholique dépourvue d’unité de communion de l’Église (de loi divine).

Pape Léon XIII, Mirae caritatis, 28 mai 1902 (Magistère) : «les signes en lesquels consiste ce sacrement [l’Eucharistie] sont des encouragements à l’union. Saint Cyprien dit à ce sujet [Lettre 69 à Magnus 5] : « quand le Seigneur appelle son corps le pain fait de la réunion d’un grand nombre de grains, il marque l’unité de notre peuple qu’il portait » … le Docteur angélique dit [Somme, IIIa, q. 79, art. 1], en reprenant un propos d’Augustin : « Notre Seigneur a présenté son corps et son sang dans ces éléments qui, à partir d’une multitude, sont réduits à l’unité » … Tout cela est confirmé par la déclaration du concile de Trente [Ench. Symb. 1635 et 1638] disant que le Christ a laissé à l’Église l’Eucharistie « comme le symbole de cette unité et de cet amour par lesquels il a voulu que tous les chrétiens soient unis … comme le symbole de cet unique corps dont il est lui-même la tête… ». C’est aussi ce qu’enseigne Paul : « Parce qu’il y a un seul pain, nous sommes tous un seul corps… » [I Cor. 10, 17]».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 [Magistère] : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque LA CHARITÉ A POUR FONDEMENT LA FOI PURE ET SANS TACHE, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère) : « cette unité [de l’Église] ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi ».

Pape Pie XI, Mortalium animos (Magistère) : « … l’unité de foi et de gouvernement – qui est le caractère de l’unique et véritable Église …».

Comme on peut le voir ci-dessus, l’Église enseigne que la charité a pour fondement la vraie foi et  interdit de communier même verbalement (Dieu vous bénisse) avec ceux qui ne professent pas la vraie doctrine du Christ (apostats, hérétiques, schismatiques, hérétiques contre la loi naturelle). Le pape Pie XI explique pourquoi il en est ainsi, c’est parce que «c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ» et que «cette unité [de l’Église] ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi … ceux qui sont divisés dans la foi [comme les hérétiques] ou le gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Le Magistère enseigne par le pape Pie XII ci-dessus que les Chrétiens (seuls vrais catholiques) sont un dans la Foi et le Gouvernement, de loi divine (Mystici corporis Christi : Ench. Symb. 2286 3802), ou autrement dit que dans la communauté non-catholique (hérétique ou schismatique) il n’y a pas le seul corps, le seul esprit, la seule foi de l’Église.

L’union des Chrétiens ne peut pas admettre que les Chrétiens (seuls les vrais catholiques sont Chrétiens) aillent chez des hérétiques, mais plutôt que les hérétiques reviennent dans le sein et l’unité de l’Église en abjurant leurs hérésies et en prouvant leur adhésion à la foi de l’Eglise catholique.

Pape Pie XI, Mortalium animos (n ° 10) : «Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques : L’UNION DES CHRÉTIENS ne peut seulement être encouragée QUE pour favoriser le retour à la seule véritable Eglise du Christ de ceux qui sont séparés d’elle ».

L’union des Chrétiens est la loi divine immuable de l’unité de la foi et de l’unité du corps de l’Église, et c’est la raison pour laquelle les Chrétiens ne peuvent pas être en communion religieuse avec ceux qui sont hors de l’Église comme les païens et coupés de l’Église comme les hérétiques et les schismatiques qui sont non-catholiques, comme l’enseigne le pape Léon XIII ci-dessous :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9) : «Ce n’est pas seulement celui qui ne croira pas à toutes ces hérésies, qui peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne sont pas définies dans le présent travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient une seule d’elles, il n’est pas catholique » .

Dans les Révélations de sainte Brigitte confirmées par les papes Grégoire XI (1370-1378) et Boniface IX (1389-1404) dans la Bulle papale Ab origine mundi, par. 39 (7 oct. 1391) et jugées en conformité avec la foi catholique par les conciles de Constance (1414-1418) et de Bâle (1431-1449), Jésus-Christ parlant à sainte Brigitte, explique cette unité de l’Église et de la foi de droit divin.

Révélations de sainte Brigitte, Livre 7, Chapitre 19 : « Mais néanmoins sachez pour certain que si quelqu’un de vous se veut amender et retourner à moi avec humilité, je lui irai au-devant et lui parlerai avec joie comme un pieux pasteur, le levant sur mes épaules et l’apportant à mon bercail. J’entends par mes épaules que, par le bénéfice de ma passion et de ma mort que j’ai soutenues en mon corps et en mes épaules, celui qui s’amendera sera participant de ma mort, et recevra avec moi au royaume céleste une éternelle consolation. …

«…des âmes innombrables du royaume de Cypre [Chypre] descendent en enfer et sont repoussées du ciel. …je dis les paroles susdites à ceux qui sont sous l’obéissance de l’Église romaine, qui m’ont voué la foi catholique et romaine, et s’en sont retirés par les œuvres contraires [hérétiques et schismatiques comme les «orthodoxes» orientaux].

«Mais les Grecs qui savent que tous les chrétiens doivent avoir une même foi et être sujets à une même Église [unité de la foi et unité de l’Eglise de loi divine], avoir un seul mien vicaire général en tout le monde, savoir, le pontife romain, qui doit être par-dessus tous, et qui néanmoins ne veulent point se soumettre au pasteur de l’Église romaine et à mon vicaire, et subjuguer spirituellement et humblement leur superbe sous lui, soit à raison de la cupidité, soit à raison de la pétulance charnelle, soit pour quelque autre chose qui touche le monde, sont indignes d’obtenir miséricorde et pardon quand ils sont morts. Mais les autres Grecs qui voudraient savoir la foi romaine, mais ne peuvent, mais qui, s’ils la savaient, la tiendraient fidèlement et s’y soumettraient humblement [c-à-d hérétiques et schismatiques matériels], et se contiennent et gardent des péchés en la foi où ils vivent pieusement, à ceux-là, miséricorde leur est due après la mort dans les supplices [Purgatoire], quand ils seront appelés à mon jugement».

À l’époque des révélations de sainte Brigitte, il y avaient des « orthodoxes » grecs schismatiques matériels et Jésus-Christ explique aussi ci-dessus que les hérétiques matériels (pas hérétiques hors de l’Église) sont ignorants invincibles (sans faute de leur part) de la vraie foi, et étant de bonne foi ils se soumettraient à la vérité de la foi catholique s’ils en avaient connaissance, et qu’en outre ils se gardent des péchés.

Le pape Hormisdas enseigne et fait promettre de ne pas citer les noms des hérétiques et schismatiques dans la prière Te Igitur du canon de la messe à cause de cette même unité de la foi et de l’Église.

Pape Hormisdas, Libellus fidei, 18 mars 517, profession de foi au clergé revenant du schisme d’Acace (Ench. Symb. 172 365) : «… Je promets que les noms [dans le Te Igitur] de ceux qui ont été séparés de la communion de l’Église catholique, c’est-à-dire qui ne sont pas d’accord avec le siège apostolique [hérétiques et schismatiques] ne seront pas lus durant les saints mystères. [Mais si je tentais de dévier en quoi que ce soit de ma profession de foi, je confesse que, selon mon propre jugement, je serais un complice de ceux que j’ai condamnés.]».

Les Révélations de sainte Brigitte enseignent aussi que le pape et les prêtres pécheurs qui ne sont pas hérétiques ne perdent pas la puissance d’absoudre (juridiction), c’est-à-dire que les hérétiques n’ont pas la juridiction pour les sacrements (excepté le baptême en cas de nécessité extrême par loi divine) :

Les révélations célestes de sainte Brigitte, L. 7, ch. 7 : «… la Mère de Dieu me parlait en oraison, me disant les paroles suivantes : … la vraie foi est que le pape qui est sans hérésie, bien qu’il soit chargé d’une quantité d’autres péchés, pourtant n’est jamais si mauvais à raison de ses péchés ni de ses mauvaises œuvres, qu’il n’ait toujours la pleine puissance et autorité de lier et de délier les âmes, laquelle puissance il a eue par saint Pierre et l’a reçue de Dieu. Certainement, il y a eu des papes, avant Jean, pape, qui sont ensevelis dans l’enfer ; néanmoins, ce qu’ils ont fait avec raison et justement, l’Église l’approuve devant Dieu. Je dis de même que les prêtres sont vrais prêtres, consacrent et font le corps de Jésus-Christ, bien qu’ils soient chargés de péchés, et s’ils ne sont [pas] hérétiques, touchent et traitent vraiment Dieu sur l’autel, et administrent les autres sacrements, bien qu’à raison de leurs péchés, ils soient indignes devant Dieu de la gloire céleste».

Le père Kroust, dans ses Méditations sur les vérités de foi, conformes au Magistère, confirme que les hérétiques ne représentent pas l’Église (ne sont pas ministres de l’Église) pour la même raison qu’ils sont coupés de l’unité de l’Église et de la foi.

P. Kroust, S.J (1694-1772), Méditations sur les vérités de foi, Mardi de quasimodo : « IIème point – 1° Voici les paroles de la promesse : … 4 ° Je suis avec vous dans le sacrement de l’Eucharistie et par là même dans l’Église que vous représentez [les hérétiques sont hors de l’Église et ne représentent pas l’Église] et dans tous ceux qui vous suivront ».

 

Sur les hérétiques notoires, publics, formels, manifestes, occultes

Que l’on doit absolument éviter les hérétiques notoires est fondé sur le fait que soit on sait qu’un baptisé est hérétique soit on ne le sait pas, c’est aussi simple que cela. C’est simplement quand on connaît l’obstination ou la mauvaise foi hérétique qu’on connait l’hérésie et qu’on doit absolument éviter la communion religieuse sous peine de péché mortel.

Encyclopédie catholique, Notoriété, notoire, 1911 : «La notoriété est la qualité ou l’état des choses qui sont connus, que ce soit pleinement ou officiellement prouvé, si cela peut et doit être tenu comme certain, sans autre enquête, cela est notoire. … D’ordinaire, cela est équivalent à public, manifeste, évident, connu ; tous ces termes ont quelque chose en commun, ils signifient qu’une chose, loin d’être un secret, peut être facilement connue par beaucoup. La notoriété, en plus de cette commune idée, implique l’idée d’indiscutable preuve, de sorte que ce qui est notoire est tenu comme prouvé et sert de base pour les conclusions et les actes de ceux qui ont autorité, en particulier les juges. Pour être aussi précis que possible, « public » signifie que chacun peut facilement prouver ou vérifier ce qui est fait ouvertement ; ce que beaucoup de personnes connaissent et retiennent comme certain est «manifeste» ; ce qu’un nombre plus ou moins de personnes ont appris, peu importe comment, est «connu» ; ce qui doit être tenu comme certain et ne peut plus être remis en cause est « notoire ». … Les canonistes ont diversement classé les effets juridiques de notoriété, notamment en matière de procédure, mais, en fin de compte, ils peuvent tous être réduits à un seul : le juge, et en général la personne en autorité, tenant ce qui est notoire pour être certain et prouvé, ne nécessite pas de plus amples informations, et donc, à la fois peut et doit s’abstenir de toute procédure judiciaire, enquête, preuve, ou formalités, qui seraient autrement nécessaires. Car ces demandes de renseignements et formalités ayant pour objet d’éclairer le juge, sont inutiles lorsque le fait est notoire».

Un baptisé est hérétique dès qu’il doute ou pense le contraire et l’opposé de l’Église obstinément, ou refuse sciemment le dogme ou la vérité de foi ou de morale dont il a connaissance et compréhension.

Hérétique notoire de fait = hérésie formelle publiquement connue.

Un hérétique est notoire de fait (c’-à-d. non-déclaré nominativement par jugement de l’Église) est un baptisé dont l‘hérésie est certaine et dans le domaine public : notoire par le fait même. Un hérétique est notoire de fait (par le fait) : 1° dès qu’il fait connaître son hérésie extérieurement ou ouvertement (manifeste) et qu’il est formel (certainement obstiné) et dans le domaine public (Messe publique, internet, écrit publié, etc.).

Hérétique formel = obstination hérétique certaine.

Un hérétique est formel quand il est obstiné de mauvaise foi contre un dogme qu’il connait, sinon c’est un hérétique matériel (qui n’est pas hérétique mais errant de bonne foi) ou seulement un soupçonné d’hérésie (pas hérétique ou pas encore) parce qu’il aide à propager l’hérésie par action ou par omission (ce qui est le cas de tous les prêtres appartenant à une société publique).

Hérétique manifeste = hérésie ouverte ou extérieure.

Un hérétique est manifeste quand il ne peut pas cacher son hérésie, c’est-à-dire qu’il se révèle extérieurement ou au for externe qui relève de la responsabilité de la personne par rapport à l’extérieur.

Hérétique public = hérésie dans le domaine public.

Un hérétique est public dès qu’il place son hérésie publiquement (c’-à-d. dans le domaine public) même si personne ne le sait encore, ou qu’il appartient à une secte hérétique connue publiquement, sinon c’est un hérétique occulte (caché ou qu’on ne peut connaître). L’hérésie est publique quand elle est communément connue ou qu’elle peut facilement être connue du public (comme dans le domaine public). L’hérétique public (ou l’hérésie publique) relève du for externe (ce qui relève de la responsabilité visible et apparente de chacun dans la société et l’Église), car il engage sa responsabilité extérieurement (manifeste) et publiquement : Par exemple, un membre d’une société hérétique publique est hérétique public de par son appartenance à cette société.

Hérétique occulte = hérésie non publique ou cachée ou on ne sait pas.

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 1-4 : «Un crime est public : 1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir

2) Notoire par la notoriété du droit, [si il l’est] après une condamnation par un juge compétent qui rend la question une chose jugée, ou après une confession  faite en cour par le délinquant en accord avec le Canon 1750 ;

3) Notoire par la notoriété de faits’il est publiquement connu [domaine public] et a été engagé dans de telles circonstances que nulle fraude intelligente n’est possible et ni excuse légale ne pourrait excuser [l’imputabilité est certaine] ;

4) Occulte, si ce n’est pas public ; matériellement occulte, si le délit est caché ; formellement occulte, si l’imputabilité [on ne sait pas] …  »

Que les hérétiques soient distingués par les termes notoires, publics, formels, manifestes, ou occultes, ce sont des hérétiques. L’hérétique relève d’abord de la loi divine, non de la loi ecclésiastique. Ces distinctions ne sont pas des distinctions de degré d’hérésie mais des distinction théologique de niveau de connaissance de l’hérésie pour autrui qui ne relève que de la loi ecclésiastique, pas de la loi divine. Ces distinctions de degré de connaissance ne servent qu’à savoir à quel point (ou degré) l’hérésie peut être connue, et non pas si l’hérétique est plus ou moins hérétique. On ne peut pas dire qu’une personne est hérétique avant la confirmation de son obstination qui la rend effectivement hérétique. L’hérétique occulte est hérétique sauf qu’on ne peut pas le savoir.

Le fait de placer l’hérésie dans le domaine public relève du for externe qui engage la responsabilité personnelle quand à l’extérieur. Un hérétique matériel public n’est pas un hérétique mais quelqu’un qui place son erreur de bonne foi dans le domaine public.

Quand l’hérésie est notoire de fait, elle est publique et formelle et donc on n’a même pas besoin de questionner l’hérétique pour avoir confirmation de son obstination car la culpabilité est certaine par le fait.

Hérétiques négatifs

Il existe même des «hérétiques négatifs», c’est-à-dire des hérétiques certains (formels) qui disent qu’ils ont horreur de l’hérésie dont on les accuse et qui font profession du contraire : «Dans le langage de l’Inquisition, celui qui étant convaincu par des preuves incontestables, se tient cependant toujours sur la négative, déclarant qu’il a horreur de la doctrine dont on l’accuse et fait profession de croire les vérités opposées» (Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, T 1, Abbé Glaire, 1868, p. 1012).

L’existence d’hérétiques négatifs prouve qu’on ne doit même pas se baser sur ce que dit un hérétique quand on le questionne sur sa foi, car il est par définition de mauvaise foi. L’excuse en droit est une excuse légitime ou légale – dans la loi, c’est-à-dire prévue par la loi – et non pas ce que déclare l’hérétique qui ment. Car quand on est certain de l’hérésie, ce que dit l’hérétique pour biaiser n’est pas une excuse en droit, ni une «fraude intelligente», mais juste un mensonge qu’on connait et qui rend encore davantage certain de l’obstination ou de l’hérésie.

Pape Pie VII, Post tam diuturnas, 29 avril 1814 (Magistère) : « en promettant faveur et appui aux sectes hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs. C’est IMPLICITEMENT la désastreuse et à jamais déplorable HÉRÉSIE que saint Augustin mentionne en ces termes : « Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai, absurdité si monstrueuse que je ne peux croire qu’une secte la professe réellement ».

Avez-vous entendu ? C’est infailliblement une hérésie implicite de dire que tous les hérétiques disent vrais.

Certitude de culpabilité

Un hérétique notoire de fait est un hérétique public et manifeste ou formel  en même temps. La notoriété de fait = hérésie dans le domaine public + certitude de culpabilité (=obstination). L’hérétique est excommunié automatiquement (de loi divine) et la loi divine interdit la communion religieuse communicatio in sacris/in divinis.

Concrètement, l’hérétique qui dit (ou écrit ou montre un acte) une hérésie qui peut devenir communément connue, est hérétique public. L’hérétique qui appartient à un société hérétique publique (dont les offices sont publics) est hérétique public. Et quand on a la confirmation de son obstination il est hérétique notoire de fait (par le fait). Sinon il serait un hérétique matériel public, c’est-à-dire non obstiné ou non-hérétique, car il reviendrait de sa position erronée après qu’on lui ait montré le dogme. C’est aussi simple que cela.

Sinon comment sait-on que quelqu’un est hérétique ? Soit on sait qu’il est hérétique ; soit on ne sait pas s’il est hérétique (il est seulement soupçonné d’hérésie et en le questionnant sur sa foi on saura s’il est hérétique ou non) ; soit on sait qu’il n’est pas hérétique (en le questionnant sur sa foi on saura qu’il n’est pas hérétique mais hérétique matériel qui ne connaissait pas le dogme). Et quand on sait qu’un hérétique dissimule, on a encore davantage la certitude de l’hérésie. Quelqu’un de mauvaise foi face au Magistère est hérétique pur et simple, comme aussi la personne qui reste dans le silence volontaire devant le dogme, ce qui est une autre façon de montrer une mauvaise foi. Quand on sait que la personne est de mauvaise foi, on sait certainement qu’elle est hérétique et on connait l’hérésie : on doit absolument éviter la communion religieuse sous peine de péché mortel.

Par exemple, un prêtre (valide) appartenant à une société hérétique (comme FSSPX, IMBC, CMRI, SSPV, etc.) relève du for externe. Et on ne peut fonder un jugement que sur l’extérieur. Si on lui montre le dogme ou la vérité de foi et qu’il continue à dire ou à se comporter de telle façon qu’on voit bien au for externe qu’il ne change pas de position, il est hérétique notoire. Et personne ne peut communier religieusement (ni même verbalement) avec lui sans pécher mortellement. Nul ne peut communier avec un prêtre appartenant à une société hérétique publique (une société qui place son hérésie dans le domaine public et/ou dont les offices peuvent être publics). Comment savez-vous qu’il est hérétique public et non pas notoire ? Parce que vous ne lui avez pas demandé sa foi : Vous savez qu’il est hérétique mais vous avez besoin de la certitude de son hérésie (obstination), et donc vous devez le questionner. Ceci relève aussi du bon sens ou de la raison, c’est-à-dire la loi naturelle. Vous ne pouvez pas communier avec un tel prêtre sans pécher par omission, car le faire quand même revient à un déni de la foi par le silence alors qu’on sait au for externe que la société dont il fait partie est hérétique et on doit le reprendre. De plus au for externe il affiche (ou ne nie pas) son appartenance à une société hérétique publique, c’est-à-dire qu’il doit être considéré hérétique car il montre qu’il appartient à une société hérétique. Personne ne doit garder quand même le silence avec un tel hérétique pour recevoir ses sacrements sans pécher.

Les hérétiques qui sont dans le domaine public ou qui peuvent facilement devenir connus (=public) – notamment aujourd’hui avec internet qui est le domaine public – et à qui est montré la vérité mais qui ne répondent pas, ou restent silencieux, prouvent par ce fait leur obstination (ils sont hérétiques formels). Il pourrait être possible (mais c’est peu probable) qu’un prêtre appartenant à une société hérétique publique ne soit pas en accord (dans son for interne ou conscience) avec l’hérésie de sa société, dans ce cas il serait hérétique matériel ou soupçonné d’hérésie, mais pour le savoir il faut le questionner, et cela relève non seulement de la loi divine immuable et de la loi ecclésiastique (droit disciplinaire), mais aussi de la loi naturelle (conforme à la raison naturelle).

Ceux qui n’appartiennent pas à une société hérétique, sont aussi publics car ils sont dans le domaine public : leur messe est publique, et la plupart peuvent aussi être connus avec internet (ou d’autres médias).

Ceux dont on ne sait pas s’ils sont hérétiques mais qui sont de mauvaise volonté en ne voulant pas regarder les preuves qui leur sont proposées, doivent être condamnés comme suspects d’hérésie, car ils montrent par ce fait une obstination et mauvaise volonté (sinon ils seraient des hérétiques matériels dans l’erreur et non pas des suspects d’hérésie), et c’est à eux de prouver leur innocence selon la loi de l’Église. S’ils refusent obstinément de prouver leur innocence, ils doivent être condamnés comme des hérétiques.

Un hérétique notoire, public, manifeste, ou formel demeure hérétique tant qu’il n’a pas abjuré publiquement ses hérésies point par point et confessé la vraie foi point par point. Alors seulement il peut réintégrer l’Église catholique. Sinon, il reste un hérétique pur et simple. C’est l’enseignement de l’Église que la foi catholique doit être conservée intègre (entière) et inviolée (intacte) pour le salut.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pas de communion religieuse avec les hérétiques connus comme notoires, formels, manifestes ou publics

Un hérétique est un hérétique : Soit on connait l’hérésie, soit on ne connait pas l’hérésie, c’est aussi simple que cela. Soit une personne est hérétique, soit elle n’est pas hérétique. Quelqu’un qui nie volontairement le dogme est hérétique. Quelqu’un qui doute sciemment du dogme est hérétique. Quelqu’un de mauvaise foi (et dans le silence volontaire) face au Magistère est hérétique pur et simple. Sinon ce n’est pas un hérétique mais quelqu’un de bonne foi mais dans l’erreur, c’est-à-dire un hérétique matériel qui n’est pas obstiné contre le Magistère et auquel il adhérera.

Aucun baptisé ne doit avoir de communion religieuse avec les hérétiques connus comme notoires, formels, manifestes ou publics, c’est-à-dire avec des gens qu’il peut connaître comme étant hérétiques.

Tout baptisé a besoin de connaître l’enseignement de l’Église et d’obéir aux critères de l’Église en l’absence de catholiques au saint-Siège pour nous dire ce qu’il faut faire, et non pas de se fabriquer sa propre opinion théologique de ce qu’on peut faire ou pas, en interprétant l’enseignement de l’Église en fonction de ses désirs. Que doit faire un catholique dans la grande apostasie actuelle si avancée ? Rester passif en attendant que le prêtre hérétique manifeste plus ouvertement encore ou offensivement son hérésie ? Ou lui demander sa foi ? Le catholique doit soupçonner le prêtre comme hérétique en ces temps de grande apostasie et d’hérésies généralisées s’il connaît assez sa foi – et il est tenu de ne pas ignorer sa foi sous peine de péché mortel.

Le dogme ci-dessous définit que les hérétiques connus (qu’on sait être hérétiques) et occultes (non-connus) sont hors de l’Église parce qu’ils pensent l’opposé et le contraire, même s’ils ne font pas connaître leur hérésie. C’est un dogme, c’est la loi divine. Par conséquent, aucun catholique ne doit entrer en communion religieuse avec toute personne qu’il sait être hérétique, et le faire en connaissance de cause c’est être hérétique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT [Latin : sentientes] des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église ».

Il est de foi divine (Magistère), ci-dessous, que tout baptisé qui repousse quelqu’une des vérités se précipite ouvertement dans l’hérésie.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter OUVERTEMENT dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église, et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela ».

Avez-vous entendu ? Celui qui repousse une seule vérité de foi est ouvertement hérétique.

Cardinal Camillo Mazella, S. J. (Préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la bulle Apostolicae Curae), De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est certain que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »] ».

Catéchisme Penny, n° 176 : «Par le premier Commandement, il nous est commandé d’adorer l’unique et vrai Dieu vivant, par la Foi, l’Espérance, la Charité et la Religion ».

Catéchisme Penny, n° 177 : «Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de Foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église ».

Communion religieuse explicite avec un hérétique

On peut être explicitement [non sous-entendu] en communion (Communication in sacris/in divinis) avec un hérétique connu quand la preuve dogmatique a été présenté à l’hérétique (qui demeure obstiné), mais qu’on reste quand même en communion avec lui (ce prêtre valide célébrant une messe latine valide qui nie obstinément le dogme) sachant qu’il est obstiné ou hérétique.

Communion religieuse implicite avec un hérétique

On peut être implicitement (de manière sous-entendue) en communion (Communication in sacris/in divinis) avec un hérétique connu quand il y a une véritable raison de soupçonner que la personne est hérétique, mais qu’on n’essaye pas de découvrir la vérité ou qu’on n’essaye pas suffisamment sciemment (on est conscient qu’on doit questionner le prêtre sur sa foi point par point mais on néglige de le faire correctement sachant que cela révèlerait l’hérésie). Dans les deux cas, on peut être coupable de péché mortel par omission d’ignorance coupable et être en communion avec celui qu’on sait être hérétique, conformément à l »enseignement de l’Église catholique. C’est un péché mortel d’être en communion avec les hérétiques quand on en a connaissance ou qu’on le suppose aisément et qu’on pourrait très facilement en avoir connaissance. Tout catholique doit demander quelle est la foi du prêtre et en quoi il croit pour savoir s’il tient des hérésies et lui montrer la vraie foi catholique (et s’il reste obstiné, c’est un hérétique à éviter). Un catholique ne peut pas garder un silence coupable sans faire défection de sa foi et sans pécher mortellement. La négligence coupable (volontaire ou quand on le sait et qu’on persiste à ne pas le faire) ou la mauvaise volonté pour connaître l’hérésie supposée (et donc la vraie foi) rend suspect d’hérésie en ces temps actuels de grande apostasie où les hérésies sont généralisées et répandues chez quasi tous les prêtres.

Code de droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi [sous peine de péché mortel] dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [déni] implicite [sous-entendue] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain ».

«Comment pèche-t-on contre la foi catholique ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part au culte non-catholique». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme [attribué au] pape saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore).

Catéchisme Penny n° 329, neufs façons de participation au péché d’autrui : «… 3. Par consentement ; 6. Par dissimulation ; 7. En étant un partenaire dans le péché ; 8. Par mutisme [silence] ; 9. En prenant la défense du mal qui a été fait ».

Jacques 4, 17 : «Pour celui qui connait le bien à faire, et ne le fait pas, pour lui c’est le péché ».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte ».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Saint Justin Martyr, Père de l’Église, Dialogue avec Tryphon, n° 82, 2ème siècle : « … tous ceux qui peuvent dire la vérité et ne la disent pas seront jugés par Dieu, selon que Dieu le témoigne par la bouche d’Ézéchiel lorsqu’il dit : « Je t’ai établi gardien de la maison d’Israël, si le pécheur pèche et que tu ne l’avertisses pas, il sera perdu lui-même par son péché, … mais à toi je te demanderai son sang ; si au contraire tu l’as averti, tu seras innocent » (Ez. 3, 17-19) ».

En outre, les catholiques sont tenus par la loi divine de condamner les hérésies et les hérétiques.

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553, 8ème sess., can. 11, ex cathedra : «Quiconque ne condamne pas tous les hérétiques, … qu’il soit anathème » (Ench. Symb. 223 433).

Pape saint Agathon Ier, (678-681) ex cathedra : Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique [Personne ne peut prier avec les hérétiques et être Catholique] (Sacrorum Conciliorium, Archevêque John Mansi, Thomas Florentiae, 1759, XI, 635, 12).

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra (Magistère solennel) : C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie (II – Décrets [n° 26], (Décrétales 382), 1312).

Pape Martin V, Concile de Constance, ex cathedra (Magistère solennel) : Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques (Sess. XV, 6 juil. 1415 ; Décret. 421-422).

Pape Léon X, Concile de Latran V, sess. VIII, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «Tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée] disséminant de la sorte les hérésies, doivent être totalement évités et punis comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique ».

La loi divine – l’unité de foi et de gouvernement nécessaire à l’unité du Corps qui est l’Église – oblige un catholique d’éviter un hérétique du moment où il est manifeste (on le voit par ses paroles et/ou actes) ou formel (on est certain), dans toute communion religieuse.

Si la prière avec les hérétiques est un péché mortel et même une participation à l’hérésie, combien plus la communion et les sacrements avec un ou des hérétiques est un péché encore plus grave. Les deux exceptions sont le baptême et le Mariage. 1° Le Baptême est une exception de loi divine seulement en cas de nécessité. 2° On ne peut pas se marier sans péché mortel devant un prêtre hérétique parce qu’il n’est pas le ministre de l’Église (en dehors du ministre civil dans le mariage civil qui n’a rien à voir avec le sacrement). Dans le Mariage autorisé par l’Église, le catholique doit absolument œuvrer à la conversion de son époux(se) hérétique, les ministres du sacrement sont les époux et non le ministre de l’Église qui est le témoin.

Un prêtre (valide) appartenant à une église hérétique ou schismatique est un hérétique public au titre même de la société à laquelle il s’affiche appartenir (for externe). Il pourrait peut-être être seulement soupçonné d’hérésie au titre du for interne : On ne peut pas communier avec tel prêtre, sans pécher contre la foi, en sachant certainement qu’il appartient à une société hérétique ou qu’il est issu d’une société hérétique publique. On doit le questionner sur sa foi pour avoir la confirmation (ou non) de son obstination (hérétique) à nier ou douter du dogme. On doit le faire : 1° à cause du bénéfice du doute car il pourrait ne pas connaître ou ne pas comprendre le dogme ; 2° pour ne pas pécher mortellement par le silence, ce qui est déni de la foi ; et 3° pour ne pas pécher par omission de reprendre et d’instruire les pécheurs, c’est-à-dire de condamner l’hérésie et d’instruire du dogme ou vérités révélées de foi et de morale. Si cette personne confirme son obstination ou son doute du dogme par acte (ou silence volontaire) ou par parole, il est notoire (hérétique public et certain).

Par exemple, une société écrit une erreur contre un dogme dans un de ses bulletin (donc dans le domaine public). Que doit-on faire en le voyant ? Demander confirmation de cette erreur afin de savoir si ce n’est qu’une erreur involontaire ou si c’est sciemment, et on ne doit pas faire comme si on ne le savait pas (afin entrer, d’une façon ou d’une autre, en communion religieuse avec cette société). Pour répondre à ceux qui sont en communion avec un (des) hérétique(s) et sont condamnés car ils le savent : 1° Soit vous ne savez pas que le prêtre est hérétique, 2° soit vous le savez être hérétique, 3° soit vous le savez ne pas être hérétique (soit suspect d’hérésie ou soit hérétique matériel). Tous sont tenus sous peine de péché de connaître la foi et de condamner l’hérésie. Dans l’avancée actuelle de l’apostasie, on ne peut pas dire qu’un prêtre n’est pas vraiment hérétique ou pas assez hérétique (ou pas assez notoire) afin de communier à ses sacrements, car cela révèlerait une négligence coupable de connaître la foi et serait un déni de la foi. Comme cela a été déjà vu, ceci relève de la loi divine immuable, du droit ecclésiastique (ou disciplinaire) et aussi de la loi naturelle, en conformité avec la raison, car on sait naturellement ici ce qu’on peut faire et ne pas faire.

C’est l’obstination de mauvaise foi contre le Magistère de l’Église qui fait être hérétique car la c’est la règle de la foi qu’un baptisé refusant (obstiné et en connaissance) l’enseignement de l’Église doit considéré non-catholique hors de l’Église.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Comme on peut le voir ci-dessus, le Magistère de l’Église enseigne par le pape Pie XII que c’est la loi divine que ceux qui refusent (volontairement) de se soumettre à l’enseignement du Magistère de l’Église doivent être considérés coupés de fait de l’Église.

Tite 3, 10 est universel et absolu, ce qui exclut absolument une catégorie d’hérétiques à éviter par rapport à une autre catégorie d’hérétique à ne pas éviter. L’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit. Tite 3, 10-11 est donc de loi divine à prendre tel qu’il est écrit comme on peut le voir ci-dessous avec le Pape Vigile dans sa déclaration dogmatique. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré.

Tite 3, 10-11 « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Par conséquent tous ceux qui refusent sciemment de prendre Tite 3, 10-11 littéralement et restent en communion religieuse avec des hérétiques connus en tant que notoires, publics, formels , manifestes en sachant qu’ils sont obstinés, sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture. Et s’ils ne reprennent pas les hérétiques qu’ils connaissent, ils désobéissent à la loi divine et sont dans un déni de la foi mortellement pécheur.

La fausse thèse d’éviter absolument les hérétiques notoires de fait mais pas les hérétiques « moins notoires »en se basant sur le code de droit canonique est une façon de faire erronée car c’est la loi divine qui régi d’abord les hérétiques et hérésies. Le Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 1-4 sur la notoriété d’un crime ci-dessus concerne les excommuniés de droit ecclésiastique pas les hérétiques et schismatiques excommuniés automatiquement de droit divin avant toute excommunication ecclésiastique, parce que ce canon 2197 est fondé sur Ad Evitanda Scandala et le Concile de Bâle qui parlent des excommuniés de droit ecclésiastique et pas des hérétiques excommuniés de droit divin, comme l’a confirmé saint Robert Bellarmin.

Selon la loi divine, tout catholique doit éviter tout hérétique car l’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit, du moment qu’il est connu soit notoire (certain et public), public (domaine public), formel (certainement obstiné) ou manifeste (extérieurement) parce qu’un hérétique est obstiné, sinon ce n’est pas un hérétique. C’est pourquoi on doit éviter un hérétique après qu’on connaisse son obstination qui est la confirmation que c’est un hérétique.

C’est pourquoi ce n’est pas uniquement l’hérétique notoire mais même public (c’-à-d non caché ou non occulte ou dont peut connaître l’hérésie dans le domaine public ou qui appartient à une société hérétique) qui est hors de l’Église et à éviter, comme l’enseigne le cardinal Mazella, Préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la bulle Apostolicae Curae condamnant les sacrements anglicans, ci-dessous :

Cardinal Camillo Mazella, S. J. (De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est certain que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »] ».

Ce cardinal utilise ces termes précisément. Ce que confirme le Magistère de l’Église catholique :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié] et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

« Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous QU’UNE MÊME FOI.  …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc TOUTE la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car TELLE EST LA NATURE DE LA FOI QUE RIEN N’EST PLUS IMPOSSIBLE QUE DE CROIRE CECI ET DE REJETER CELA.

« L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVELÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE [apostasie].celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie], puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi».

Le Magistère ordinaire, par le pape Léon XIII, ci-dessus, réfute l’idée que seul un hérétique notoire serait hors de l’Église.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [hérétiques] ou de gouvernement [schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Avez-vous entendu ? Ceux qui refusent (volontairement) d’être soumis à cet enseignement de l’Église doit être considérés (règle de la foi) non-catholiques.

Récapitulation

Il faut être clair sur ce point. Tout catholique doit éviter tout hérétique connu, notoire, public, formel, ou manifeste, selon la loi divine, du moment qu’il est connu, car l’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit. La différence c’est qu’on a même pas à reprendre un hérétique notoire pour l’éviter absolument, alors qu’on a à reprendre un hérétique public (domaine public) avant de l’éviter absolument. Cela ne signifie absolument pas qu’on doit éviter que l’hérétique notoire.

Communion eucharistique avec un prêtre hérétique ?

Quand le prêtre qui est connu en tant qu’hérétique élève l’Hostie consacrée, puis ensuite lève le Calice consacré à l’adoration pendant la Messe catholique, que font donc les participants à la Messe ? Ils adorent en union avec un prêtre qu’il savent être hérétique : ils adorent avec un hérétique connu. Savoir que le prêtre est hérétique et participer à sa Messe, et donc adorer avec lui, engage le péché mortel et le sacrilège (Pas quand on ne le sait pas). Comme participer à la Messe sans adorer le Corps du Christ n’est pas possible sans pécher, c’est la communio in sacris avec un hérétique et la fornication spirituelle.

Le prêtre hérétique « adore » devant l’assemblée (l’Église), élève et montre l’Hostie consacrée – le Corps du Christ – au peuple qui L’adore ; puis lève et montre le Calice consacré – Sang du Christ – au peuple qui L’adore. L’Église concède même une indulgence importante pour cette adoration eucharistique.

Canon de la Messe, Messe des fidèles (Missel 1957) :

Tenant des deux mains l’hostie … il [le prêtre] prononce … les paroles de la consécration sur l’hostie… :

«Hoc est enim Corpus meum [Car ceci est mon Corps]».

Aussitôt, il [le prêtre] fléchit le genou et adore l’Hostie consacrée ; il se relève, La montre au peuple (1)...

… Il [le prêtre] prononce … les paroles de la consécration sur le calice, qu’il soulève… :

«Hic est enim Calix Sanguinis mei, novi et æterni Testamenti : Mysterium Fidei : qui pro vobis et pro multis effundétur in remissionem peccatorum [Car ceci est le Calice de mon Sang, le Sang du nouveau et éternel Testament : Mystère de Foi : Sang qui sera répandu pour vous et pour un grand nombre en rémission des péchés]».

… Il [le prêtre] fléchit le genou, adore le Saint Sang, se redresse, montre le Calice à l’assemblée.

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(1) Regardez la sainte Hostie avec une foi vive et adorez Jésus en disant : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » – Indulgence de 7 ans chaque fois – Plénière une fois par semaine, cond. ord. Pen. 26 janv. 1937.

Par conséquent, participer à la Messe d’un hérétique – quand on le sait – est toujours un péché mortel parce qu’on adore avec lui (Communion : communication in sacris/in divinis).

Tite 3, 10 : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le ».

En outre, la Messe d’un prêtre hérétique n’est pas l’Église.

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Église, PAS des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé ».

Avez-vous entendu ? L’unique Église, pas l’Église (ou les églises) des hérétiques, est la loi divine. N’est-ce pas assez clair ?

Concile de Trente, 13ème sess., ch. 8, usage du  sacrement de l’eucharistie, 11 oct. 1551 ex cathedra : «… nous lisons dans l’Apôtre ces mots pleins de crainte : « Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ » (1 Co 11, 29) [L’Eucharistie est le corps du Christ tout entier et le corps du Christ est l’Église]. C’est pourquoi il faut rappeler à qui veut communier le commandement : « Que l’homme s’éprouve lui-même » (1 Co 11, 28) ».

Cette déclaration infaillible de Trente ci-dessus prouve qu’il faut discerner l’Eucharistie. Mais l’Eucharistie est le corps du Christ qui est l’Église. Répétons-le : L’Hostie consacrée (et le Calice) est le Corps du Christ qui est l’Église. Celui qui communie d’un hérétique (quand il le sait) mange sa condamnation parce qu’il ne discerne pas le Corps du Christ. Est-ce assez clair ?

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne [le corps du Christ qui est l’Église] il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi ».

Comme on peut le voir ci-dessus, la vraie communauté chrétienne – l’Église qui est le corps du Christ ou la réunion des fidèles – n’a qu’une seule foi, sinon ce n’est pas la vraie communauté chrétienne. C’est la loi divine et donc ceux qui, en connaissance de ce dogme, communient religieusement avec des hérétiques (qu’ils savent hérétiques ou obstinés contre la vraie foi divine et catholique) sont hérétiques parce qu’ils nient ce dogme et donc participent au péché de sacrilège du prêtre hérétique profanant le sacrement du Corps de Jésus-Christ. De plus, ils sont coupables du péché mortel par omission de ne pas défendre la vérité, dénoncer l’hérésie, reprendre les pécheurs, instruire les ignorants, quand c’est possible. En outre, tous les baptisés sont tenu de connaître et de s’instruire de la foi catholique quand cela est possible sous peine de péché mortel.

P. Kroust, S. J. (1694-1772), Méditations sur les vérités de la foi, vendredi dans l’octave de la Fête-Dieu : « Les infidèles et les hérétiques puisent dans le sacrement où le Sauveur nous donne son corps et son sang une nouvelle occasion de lui faire injure, crucifiant de nouveau Jésus-Christ et en faisant l’objet de leur mépris (Hébreux 6, 6). Le prophète s’en plaint en disant : « Les nations sont venues dans votre héritage, elles ont souillé votre temple sacré. Que n’a pas imaginé l’ennemi contre le Saint des saints ! Ils ont brûlé votre sanctuaire, ils ont souillé sur la terre le tabernacle de votre saint nom (Psaumes 78, 1 et 73, 7) ». Ils ont répandu le sang autour du tabernacle, le sang même du Rédempteur ; la victime sainte fut plus d’une fois percée par le poignard des hommes sacrilèges et signa leur crime de son sang ».

L’Église interdit la confession d’un catholique à un schismatique ou un hérétique même en cas de nécessité

La communication des catholiques avec les schismatiques, révérend Ignatius J. Szal, p. 91 : «Le 15 mai 1709, le Saint-Office a interdit aux catholiques d’entendre la confession de schismatiques ou de se confesser à eux … En aucun cas, MÊME DANS LE CAS DE NÉCESSITÉ, selon une réponse de la Congrégation sacrée pour la Propagation de la Foi, le 17 février 1761, il N’était permis à un catholique de confesser ses péchés à un prêtre schismatique pour obtenir l’absolution de lui …»

 

La participation dans l’adoration schismatique et hérétique est universellement prohibée par la loi naturelle et la loi divine

La suprême Congrégation a statué en 1729 que la participation dans l’adoration schismatique et hérétique est « universellement prohibée par la loi naturelle ET DIVINE… personne n’a le pouvoir de dispenser … et aucune excuse [ni avoir de respect pour cette participation]» (Col., vol. I, p. 100, n. 311, 1729 : Collectanae S. Congregationis de Propaganda Fidei seu Decreta instructiones Recsripta pro Apostolicis Missionibus – Ex Typographia Polyglotta, Roma, 1907). Voir Communicatio in sacris

Aucun saint n’a jamais communié chez des schismatiques ou des hérétiques dans toute l’histoire de l’Église

Par exemple, Saint Herménegilde (fête 13 avril), subit le martyr pour avoir refuser le sacrement sacrilège d’un hérétique (l’évêque arien était hérétique mais valide et le sacrement d’Eucharistie était valide mais sacrilège).

St Hermenegilde, Martyrologe Romain, 13 avril : «À Séville, en Espagne, saint Hermenegilde, fils de Léovigilde, roi arien des Visigoths. Jeté en prison pour avoir confessé la Foi catholique, il refusa, aux solennités de Pâques, de recevoir la communion des mains d’un évêque arien et, par ordre d’un père perfide, il eut la tête fendue d’un coup de hache. Ainsi en perdant une couronne terrestre, il obtint, roi et martyr, le royaume des Cieux».

Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, T 13, pères Richard et Giraud, 1824 : «Des soldats lui fendirent la tête de pour n’avoir point voulu recevoir la communion de la main d’un évêque arien. Cela arriva  le 13 avril 586».

Pape saint Grégoire Ier, Dialogues (Incipiunt capitula libri tertii), Livre III, XXXI (594) : « 1. De nombreux visiteurs venus des Espagnes nous ont appris que récemment le roi Herménegilde, fils de Léovigilde, roi des Wisigoths, se convertit de l’hérésie arienne à la Foi catholique, instruit par le très révérend Léandre, Évêque de Séville, avec qui je suis lié depuis longtemps en intime amitié.

« 2. Son père arien entreprit de le faire revenir à cette hérésie, avec des avantages pour le persuader et des menaces pour l’effrayer. Comme il répondit très fermement qu’il n’abandonnerait jamais la vraie Foi maintenant qu’il la connaissait, son père, irrité, le destitua de la royauté et le dépouilla de tous ses biens. Même après cela, comme il n’arrivait pas à ébranler sa force d’âme, il l’enferma dans un cachot étroit avec des fers au cou et aux poignets. Le jeune roi Herménegilde méprisait le royaume terrestre, cherchant le Céleste d’un puissant désir. Il gisait, enchaîné, vêtu d’un cilice, à prier avec effusion le Dieu tout-puissant de lui donner du cœur. Il dédaignait avec d’autant plus de grandeur la gloire de ce monde transitoire, que, chargé de chaînes, il connaissait le néant des biens susceptibles d’être confisqués.

« 3. Quand vint la fête de Pâques, dans le silence au cœur de la nuit, son mécréant de père lui envoya un évêque arien pour recevoir de sa main une communion consacrée de façon sacrilège. De cette manière, il mériterait de rentrer en grâce auprès de son père. Mais l’homme tout donné à Dieu fit à l’évêque arien venu à lui les remontrances qu’il lui devait. Il repoussa sa mécréance avec les reproches qui convenaient, car si extérieurement il gisait enchaîné, en son for intérieur, à la haute altitude de son âme, il se dressait en sécurité.

« 4. Au retour de l’évêque, le père arien frémit de rage, et aussitôt il dépêcha ses appariteurs avec ordre de mettre à mort l’inébranlable confesseur de Dieu là où il gisait. Ce qu’ils firent. À peine entrés, ils lui fichèrent une hache dans le crâne, lui ôtant ainsi la vie corporelle. Ils réussirent à massacrer en lui ce que cet homme mourant avait lui-même, de toute évidence, méprisé.

« 5. Mais pour révéler sa véritable gloire, les signes d’en-haut ne manquèrent pas. On entendit dans le silence nocturne le chant d’une psalmodie auprès du corps de ce roi et martyr : oui, il fut vraiment roi parce qu’il fut aussi martyr. Certains rapportent aussi que là, pendant la nuit, des lampes allumées apparaissaient. Il s’ensuivit que son corps fut à juste titre, comme celui d’un Martyr, vénéré par tous les fidèles.

« 6. Son père hérétique et parricide (meurtre de parents) fut secoué d’un sentiment de pénitence. Il se repentit de son action, mais n’alla pas jusqu’à obtenir le salut, car il reconnut que la Foi catholique est la vraie, mais arrêté par la crainte des réactions de son peuple, il ne mérita pas d’y accéder. Tombé malade, arrivé à toute extrémité, il eut soin de recommander à l’Évêque Léandre, que naguère il avait vivement persécuté, son fils le roi Récarède, qu’il laissait dans son hérésie : que l’Évêque fît avec lui, par ses instructions, comme pour son frère Herménegilde. Cette recommandation faite, il mourut.

« 7. Après sa mort, le roi Récarède ne suivit pas son père hérétique mais son frère Martyr. Il se convertit de la mauvaise hérésie arienne et conduisit à la vraie Foi toute la nation des Wisigoths : il ne permit à personne d’être employé au service de son royaume, s’il osait être hostile au royaume de Dieu par la mécréance hérétique.

« 8. Ne nous étonnons pas qu’il soit devenu héraut de la vraie Foi, ce frère d’un Martyr. Celui-ci, par ses mérites, aide Récarède à ramener tant d’hommes dans le sein de Dieu tout-puissant. Dans ce retournement, il nous faut bien voir que tout cela n’aurait pas pu se produire si le roi Herménegilde n’était pas mort pour la vérité. Car comme il est écrit : « Si le grain de froment tombant en terre ne meurt, il demeure seul ; s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn, XII, 24), nous voyons s’accomplir dans les membres ce qui s’est accompli, nous le savons, dans la tête. En effet, dans la nation des Wisigoths, un seul est mort pour que beaucoup aient la vie, et quand un seul grain est tombé dans sa fidélité pour garder la Foi, une grande moisson d’âmes s’est levée ».

Un deuxième exemple, le bienheureux Edmond Campion, prêtre jésuite anglais, martyr en 1581 sous la reine Élisabeth Ière, qui prêcha contre le fait d’avoir quelque chose à faire, religieusement parlant, avec ces hérétiques, les schismatiques, les anglicans et les apostats de la foi.

Wings of Eagles, Corley et Williams, p. 40 : «Avant que Campion et ses associés aient commencé à prêcher, les catholiques ont été souvent compromis avec le protestantisme dans la mesure où ils assistaient aux services religieux officiels. Mais Campion a prêché l’indocilité, audacieux et sans compromis. Les catholiques ne pouvaient pas assister aux offices protestants et conserver leur foi».

Un troisième exemple, la Bienheureuse Marguerite Clitherow martyre en 1586, pour avoir refusé la communication religieuse avec des schismatiques anglicans sous la Reine Elisabeth Ière en n’assistant pas aux services anglicans. Enceinte de son quatrième enfant, elle fut écrasée et mit quinze minutes à mourir sous une porte de chêne sur laquelle avaient été placés des poids.

Bienheureuse Marguerite Clitherow : « Je ne prierai pas avec vous, ni vous ne prierez avec moi, ni je ne dirai vos prières, ni vous ne m’exploiterez [me forcerez]. Amen ».

La foi avant les sacrements

On peut être sauvé sans les sacrements, excepté le baptême absolument nécessaire au salut. On ne peut absolument pas être sauvé sans la vraie foi catholique ou foi traditionnelle.

Un catholique ne peut pas recevoir les sacrements d’hérétiques, c’est-à-dire de prêtres dont il sait qu’ils sont hérétiques. Mais tout baptisé est tenu de connaître sa foi (sous peine de péché, sauf impossibilité, en dehors des mystères essentiels de la foi : La Trinité et l’Incarnation et la loi naturelle). Et c’est en connaissant la foi, qu’on peut connaître les hérésies. En ces temps de grande apostasie de la foi quasiment tous les prêtres sont hérétiques. On est vraiment obligé de connaître sa foi pour ne pas œuvrer hors de l’Église et du salut.

Règle de la foi

La règle de la foi est de loi divine. Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6. C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. C’est pourquoi si les gens rejettent la foi, on ne peut pas les juger par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais en fonction de leur conformité à la règle de la foi.

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique. Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie.

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation implicite de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain.

Le canon ci-dessus montre les péchés mortels d’omission de la profession ouverte de la foi : 1) Le silence quand on doit professer la foi ; 2) l’hésitation à professer ouvertement la foi quand on doit le faire ; 3) l’attitude qui montre au-dehors aux autres un déni de la foi, un mépris de la religion catholique, une injure à Dieu, un scandale.

« Comment pèche-t-on contre la foi catholique ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part au culte non catholique ». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme [attribué au] pape saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore)

Catéchisme Penny n° 329, neufs façons de participation au péché d’autrui : 1. Par conseil ; 2. Sur ordre ; 3. Par consentement ; 4. Par provocation ; 5. Par louange ou flatterie ; 6. Par dissimulation ; 7. En étant un partenaire dans le péché ; 8. Par mutisme [silence] ; 9. En prenant la défense du mal qui a été fait.

Pape Hormisdas, Libellus fidei, 18 mars 517 ex cthedra : « Nous anathématisons Acace, …et ceux qui sont restés en communion avec eux [les schismatiques] ; s’étant joint à leur communion, il mérite d’être englobé dans la même réprobation. …». (Ench. Symb. 171 364)

Dans l’exemple ci-dessus, le pape Hormisdas déclare comme schismatique Acace qui était déjà condamné ipso facto (par la fait) comme schismatique par loi divine parce qu’il s’était joint à la communion schismatique, ce qui est le signe externe de son obstination.

Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église suivant :

2 Jean 1, 9 : « Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils ».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 ex cathedra : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clercs et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [et hérésies]».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 [Magistère] : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque LA CHARITÉ A POUR FONDEMENT LA FOI PURE ET SANS TACHE, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ».

Comme on peut le voir ci-dessus, l’Église enseigne que la charité a pour fondement la vraie foi et qu’elle interdit de communier même verbalement (le salut=Dieu vous bénisse) avec ceux qui ne professent pas la vraie doctrine du Christ (apostats, hérétiques, schismatiques, hérétiques contre la loi naturelle). Le pape Pie XI explique pourquoi il en est ainsi :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (01/06/1928) [Magistère] : « cette unité [de l’Église] ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance des chrétiens».

L’unité de l’Église, l’unité de foi, l’unité de gouvernement et l’unité de communion sont de loi divine.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (01/06/1928) [Magistère] : « l’Église … visible et décelable extérieurement, en ce sens, du moins, qu’elle doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer une seule et même doctrine sous un seul magistère et un seul gouvernement».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [l’unité de la foi est nécessairement requise pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère de l’Église) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Un catholique ne doit pas mettre l’enseignement faillible avant l’infaillible, ni la loi ecclésiastique avant la loi divine. Mais peu font ainsi, peu obéissent à Dieu et beaucoup lui désobéissent en mettant les sacrements avant la foi, en mettant les choses matérielles avant les choses spirituelles ou en mettant la loi ecclésiastique avant la loi divine, ou en mettant les enseignements de théologiens (bons ou mauvais) faillibles avant l’enseignement infaillible.

La communion religieuse avec les hérétiques – en connaissance ou en conscience, c’est la fornication spirituelle. Par conséquent, en ces temps d’apostasie, un baptisé doit demander sa foi au prêtre qui lui confère les sacrements, point par point (voir Principales hérésies en ces temps d’apostasie ci-dessous), afin de vérifier s’il est hérétique. Mais comment demander si on ne connait soi-même sa foi qu’on est tenu de connaitre ?

La communion religieuse est explicite quand on connait l’hérésie et qu’on communie quand même, et la communion religieuse est implicite quand on a de sérieuses raisons externes de penser que le prêtre est hérétique et qu’on communie quand même sans demander sa foi au prêtre, ce qui est pour un catholique, un déni de la foi et un péché mortel d’omission d’instruire les ignorants et de reprendre les pécheurs, et de dénoncer l’hérésie.

Pape saint Clément I, 1er siècle : « Si quelqu’un est amical pour ceux avec lesquels le Pontife Romain n’est pas en communion, il est en complicité avec ceux qui veulent détruire l’Église de Dieu, et, bien qu’il puisse sembler être avec nous dans le corps, il est contre nous pour l’esprit, et l’esprit et est un ennemi bien plus dangereux que ceux qui sont à l’extérieur et sont nos ennemis déclarés».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi ex cathedra : «[Pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [c’-à-d. toute assertion contraire à la vérité de la foi], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités [c’-à-d. aucune communicatio in sacris/in divinis] et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Si quelqu’un… [suite manquante de la condamnation ou anathème]».

Pape Pie IX, Const. Dogm. Dei Filius sur la foi catholique, Concile du Vatican, 24 avr. 1870, 3ème session, ch. 4 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée» (5ème concile du Latran 1441).

Pape Paul V, Bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum (Le Pontife romain, contre l’Allégeance) – réitération de l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, 22 Septembre 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenues plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous œuvrons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez aux ÉGLISES des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme ». (Cité dans Bp., George Hay  « Le chrétien sincère »)

« Comment pèche-t-on contre la foi catholique ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part au culte non catholique ». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme [attribué au] pape saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore)

Code de Droit Canonique 1917, Canon 1325, 1 : « Obligation de professer la foi – Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois que les circonstances, le silence, la fraude, ou leur manière d’agir autrement constituerait implicitement un déni de la foi, ou impliquerait le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale de leur prochain ».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplément, Q. 23, Art. 3, réponse au 2 : « Le commandement de l’Église considère des matières spirituelles directement et des actions légitimes en conséquence : d’où en tenant la communion dans le culte divin [comme avec un hérétique], on agit contre le commandement, et on engage un péché mortel ».

De la vie de saint Jean l’Aumônier – remontrance contre la communion des hérétiques : «[ne jamais en toute occasion que ce soit, s’associer avec les hérétiques et, surtout, de ne jamais prendre la sainte communion avec eux] même si vous restez sans communier toute votre vie, si par le stress de la situation vous ne pouvez pas trouver une communauté de l’Église catholique. Car si, après avoir été marié à une femme dans ce monde de la chair, nous est interdit par Dieu et par les lois de l’abandonner et d’être unis à une autre femme, même si nous devons passer beaucoup de temps séparée d’elle dans un pays lointain, et encourons de la peine, si nous violons nos vœux, comment allons-nous rejoindre Dieu par la foi orthodoxe et l’Église catholique, comme l’apôtre dit : «Je vous ai fiancé à un seul époux pour que je vous présente comme un vierge pure au Christ » (2 Cor. 11, 2) – comment échapperons-nous à partager ce châtiment des hérétiques dans le monde à venir qui nous attend, si nous souillons la sainte et orthodoxe foi par la communion avec les hérétiques adultères ?  » La communion, dit-il, « a été appelée ainsi parce celui qui a la «communion» a des choses en commun et en accord avec ceux avec qui il a la «communion». C’est pourquoi je vous supplie instamment, les enfants, de ne jamais vous approcher des oratoires des hérétiques afin d’y communier ». (Trois Saints byzantins, « La vie de saint Jean l’Aumônier », Traducteurs : Elizabeth Dawes et Norman H. Baynes, St Séminaire de presse de Vladimir, Crestwood ; 1977, p 251)

Hérétiques et excommuniés

Saint Thomas enseigne que celui qui participe au crime de l’excommunié [de droit ecclésiastique] ou qui a des rapports avec lui pour les choses saintes ou par mépris pour l’Église pèche mortellement.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplément, Q. 23, Art. 3, réponse au 2 : « Le commandement de l’Église considère directement des matières spirituelles et en conséquence aux actions légitimes : c’est pourquoi celui qui a des relations pour les choses divines [communicatio in sacris/in divinis] avec un excommunié agit contre le commandement et pèche mortellement ».

Mais depuis Ad Evitanda Scandala, et ensuite le concile de Bâle, la communion et les sacrements par des excommuniés de droit ecclésiastique non-déclarés sont autorisés SAUF « si, de notoriété publique, il est assuré que la sentence [ecclésiastique] d’excommunication [automatique] a frappé quelqu’un de telle sorte qu’elle ne puisse être cachée par aucun détour ou être excusée de manière quelconque par un jugement de droit ». Les hérétiques et schismatiques ne sont pas concernés par ces deux déclarations (ci-dessous) vu que leur excommunication ne relève pas de la loi ecclésiastique mais qu’ils sont excommuniés automatiquement par la loi divine pour hérésie ou schisme, ce qu’explique saint Robert Bellarmin.

Ad Evitanda Scandala, pape Martin V, 1418 : « Pour éviter les scandales et les nombreux dangers et soulager les consciences timorées, nous accordons heureusement pour tous les fidèles du Christ, par la teneur de ces présentes, que désormais nul désormais n’est tenu de s’abstenir de communion avec quiconque dans l’administration ou la réception des sacrements ou de toute autre acte de religion ou non-religieux que ce soit, ni pour éviter que quelqu’un ne respecte pas l’interdit ecclésiastique, sous prétexte d’une peine ecclésiastique ou censure promulguée par qui que ce soit par la loi ou par une personne ; à moins que la sentence [comme une excommunication de droit ecclésiastique] ou censure en question ait été spécifiquement et expressément publiée ou dénoncée par le juge ou contre une certaine personne, collège, université, église, collectivité ou lieu. Nonobstant [malgré] les constitutions apostoliques ou d’autres à l’effet contraire, sauf le cas de quelqu’un dont il sera connu notoirement qu’il a encouru la peine prononcée par le canon pour l’imposition des mains sacrilèges sur un clerc, que le fait ne peut pas être caché par une tergiversation, ni dispensé par tout moyen de défense juridique. Nous nous abstiendrons de la communion avec un tel homme, en conformité avec les sanctions canoniques, quoiqu’il ne soit pas dénoncé (Fontes I, 45) ».

Le Concile de Bâle (dont seules les 25 première sessions sont considérées œcuméniques) a repris Ad Evitanda Scandala en modifiant pour toute peine ecclésiastique.

Concile de Bâle, Session 20, 22 janvier 1435 [De ne pas éviter les excommuniés qui ne sont pas nommément désignés, Décrets 487] : «Pour éviter les scandales et beaucoup de périls et pour venir en aide aux consciences timorées, il [ce saint Synode] statue aussi que personne désormais ne soit tenu de s’écarter de la communion de qui que ce soit dans l’administration ou la réception de sacrements, ou dans d’autres services divins ou en dehors, sous prétexte d’une quelconque sentence ou censure ecclésiastique, d’une suspension ou d’une interdiction, promulguée par un homme ou de façon générale par le droit, ou bien d’éviter quelqu’un ou d’observer un interdit ecclésiastique, à moins que la sentence, interdiction, suspension ou censure de cette sorte n’ait été publiée ou annoncée spécialement ou expressément par un juge envers ou contre une personne, un collège, une université, une église ou un lieu déterminés, ou bien si, de notoriété publique, il est assuré que la sentence d’excommunication a frappé quelqu’un de telle sorte qu’elle ne puisse être cachée par aucun détour ou être excusée de manière quelconque par un jugement de droit. Car elle veut que l’on s’abstienne de la communion avec lui selon les sanctions canoniques. Par ce décret cependant le synode n’entend nullement innocenter de tels excommuniés, suspens, interdits ou prohibés ni le moins du monde les approuver».

Saint Robert montre que Ad Evitanda Scandala concerne les excommuniés et pas les hérétiques.

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Eglise, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par ce fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist 6) dit : «Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou un droit» … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), St Augustin (en Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. ad Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle.

«Il n’y a aucune raison que certains qui répondent à ceci : que ces Pères se fondent sur la loi ancienne, alors que de nos jours, par décret du concile de Constance [Ad Evitanda], les seuls qui perdent leur juridiction sont ceux qui sont excommuniés par nom ou qui agressent des clercsCet argument, dis-je, n’a pas de valeur du tout, pour les Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, cela n’est cité dans aucune loi humaine, qui par ailleurs peut-être n’existait pas en relation avec le sujet, mais est soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie. Le concile de Constance traite des excommuniés [catholiques], c’est-à-dire ceux qui ont perdu la juridiction de par condamnation de l’Eglise, tandis que les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Eglise et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Eglise sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Le code de droit canonique (CIC) fait référence aux excommuniés par loi ecclésiastique [catholiques], d’après les conciles de Constance (Ad Evitanda) et de Bâle, déclarés ou non-déclarés excommuniés de fait. Le code de droit canon ne se réfère pas ici aux hérétiques et schismatiques coupés de l’Eglise par loi divine qui sont non-catholiques :

Code de droit canon 1917, Can. 2261 : «§ 1 Il est défendu à l’excommunié de produire et d’administrer les sacrements et les sacramentaux sauf les exceptions suivantes.

«§ 2 Les fidèles en tenant compte du Par.3, peuvent, pour toute juste cause, demander à un excommunié les sacrements et les sacramentaux, surtout si les autres ministres font défaut, et alors cet excommunié peut les administrer sans être tenu de s’informer de la cause de la demande.

«§ 3 Mais quant aux excommuniés ‘à éviter’ ou aux autres excommuniés qui ont été l’objet d’une sentence condamnatoire ou déclaratoire, les fidèles ne peuvent qu’en danger de mort leur demander soit l’absolution sacramentelle, conformément aux Can. 882 ; Can. 2252 soit même, en l’absence d’autres ministres les autres sacrements et les sacramentaux».

On a vu que le CIC concerne les excommuniés de loi (ou droit) ecclésiastique, ce qui est confirmé encore par la référence à des prêtres de l’Église :

Can. 882 : En péril de mort, tous les prêtres [même excommuniés, pas les hérétiques non-ministres de l’Église], quoique non approuvés pour les confessions, absolvent validement et licitement n’importe quels pénitents de tous péchés ou censures, quoique réservés ou notoires, même si un prêtre approuvé est présent, les prescriptions des Can. 884 ; Can. 2252 demeurant sauves.

Can. 2252 : Ceux qui se trouvant en danger de mort, ont reçu d’un prêtre [pas les hérétiques non-ministres de l’Église] sans pouvoir spécial l’absolution d’une censure ‘ab homine’ ou très spécialement réservée au Saint-Siège, sont tenus, une fois revenus à la santé, de recourir, sous peine de réincidence, à celui qui a porté la censure, s’il s’agit d’une censure ‘ab homine’ ; à la S. Pénitencerie, à l’évêque ou à un clerc muni du pouvoir nécessaire, conformément au Can. 2254 § 1, s’il s’agit d’une censure ‘a jure’, et d’obéir à leurs prescriptions.

« Prêtre » signifie ministre de l’Église selon l’Écriture et donc de loi divine. Les hérétiques et les schismatiques ne sont pas ministres de l’Église, ni dans l’Église, mais coupés automatiquement et hors de l’Église par loi divine.

«Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés». (Œuvres complètes de St Alphonse de Liguori, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés, p. 468)

Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Can. 2254 : § 1 Dans les cas les plus urgents, c’est-à-dire si les censures ‘latae sententiae’ [excommunication majeure de loi ecclésiastique] ne peuvent être observées extérieurement sans danger de grave scandale ou d’infamie, ou s’il est dur au pénitent de rester en état de péché mortel pendant le temps nécessaire pour que le pouvoir supérieur pourvoie à la situation, alors tout confesseur peut absoudre au for sacramentel des mêmes censures, de quelque manière qu’elles soient réservées ; toutefois le confesseur doit imposer à son pénitent sous peine de réincidence, l’obligation de recourir dans le mois, au moins par lettre et par le confesseur, si cela se peut sans grave inconvénient, et sous un nom fictif, à la S. Pénitencerie ou à l’évêque ou à un autre supérieur muni du pouvoir nécessaire, et d’obéir à ses ordres.

Les hérétiques et les schismatiques n’ont pas juridiction car ils ne sont pas ministres de l’Église puisqu’ils sont coupés automatique de l’Église par loi divine :

Code de droit canon 1917, Can. 201 § 1 : « Le pouvoir de juridiction ne peut s’exercer directement que sur les sujets ».

Code de droit canon 1917, Can. 202 § 1 : «Les actes du pouvoir de juridiction ordinaire ou délégué, conféré pour le for externe, valent aussi pour le for interne ; mais la solution inverse n’est pas admise».

«§ 2 Le pouvoir de juridiction donné pour le for interne peut être aussi exercé dans le for interne extra-sacramentel, à moins que son exercice au for sacramentel ne soit exigé».

«§ 3 Si le for pour lequel le pouvoir a été donné n’a pas été exprimé, le pouvoir est censé avoir été donné pour les deux fors, à moins que le contraire ne ressorte de la nature des choses».

Code de droit canon 1917, Can. 209 : « En cas d’erreur commune ou de doute positif [certain] et probable [fondé sur des raisons sérieuses mais non certaines], sur un point de droit ou de fait, l’Église supplée la juridiction pour le for tant externe qu’interne ».

Les hérétiques sont automatiquement hors de l’Église et privés de juridiction avant toute excommunication.

St Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : « les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Eglise et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Eglise sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Le CIC fait référence à la notoriété d’après les conciles de Constance (Ad Evitanda) et de Bâle qui ne parlent que des excommuniés de loi ecclésiastique, pas des hérétiques et schismatiques qui dépendent d’abord obligatoirement de la loi divine suivante selon la règle de la foi :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette profession de foi solennelle ci-dessus montre combien est étrangère à la foi catholique ou hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église.

Pape Innocent III, quatrième concile du Latran, const. 3 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe, … Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue, parce que la vanité les rassemble».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques… »

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [parties manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ?

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère) : « La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir À L’EXTÉRIEUR DE LA COMMUNION CATHOLIQUE  ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, QUICONQUE s’éloignait le moins du monde de tout point de DOCTRINE PROPOSÉ PAR L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

2 Jean 1, 10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine [du Christ, Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement la foi pure et sans tâche, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui soit tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

En passant, on voit bien ci-dessus que l’Église distingue clairement entre l’excommunication de loi ecclésiastique pour péché grave, comme frapper un clerc ou un prêtre en concubinage, etc., d’avec l’excommunication automatique par loi divine pour hérésie, contrairement à ce que disent ou insinuent les hérétiques disant que les excommuniés sont les mêmes que les hérétiques. Les deux sont excommuniés certes, mais ils ne sont pas les mêmes car pas sous la même loi, les excommuniés de droit ecclésiastique ne sont pas les excommuniés de droit divin (bien qu’un hérétique déclaré devient excommunié par les deux lois).

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « …celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «…seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [par l’apostasie, l’hérésie, le schisme et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou été exclus par l’autorité légitime pour faute grave [excommuniés]».

Premièrement, le droit ecclésiastique est obligatoirement subordonné à la règle de la foi ou loi divine. Deuxièmement, Tite 3, 10-11 est universel car l’Église prend littéralement Tite 3, 10 comme c’est écrit, ce qui ne permet absolument pas la communion religieuse avec certains hérétiques (une sorte) par rapport à d’autres hérétiques (une autre sorte). Troisièmement, 2 Jean 10 est universel car l’Église prend littéralement 2 Jean 10 comme c’est écrit, ce qui ne permet absolument aucune communication religieuse avec certains hérétiques (une sorte) par rapport à d’autres hérétiques (une autre sorte). Quatrièmement, ceux qui nient, refusent, ou doutent sciemment de cela (ce qui précède) désobéissent à la loi divine et à l’Église, rejettent la foi et sont hérétiques.

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 1-4 : «Un crime est public : 1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir ;

2) Notoire par la notoriété du droit, après une condamnation par un juge compétent qui rend la question une chose jugée, ou après une confession  faite en cour par le délinquant [un hérétique ou un schismatique n’est pas un délinquant] en accord avec le Canon 1750 ;

3) Notoire par la notoriété de faits’il est publiquement connu [domaine public] et a été engagé dans de telles circonstances que nulle fraude intelligente n’est possible et ni excuse légale ne pourrait excuser [l’imputabilité est certaine] ;

4) Occulte, si ce n’est pas public ; matériellement occulte, si le délit [l’apostasie, l’hérésie ou le schisme ne sont pas des délits] est caché ; formellement occulte, si l’imputabilité [on ne sait pas] …  ».

Quelle est la règle de la foi de loi divine pour être certain de l’hérésie ?

L’hérésie ou le schisme relève de la loi divine (ou droit divin), c’est ce que l’Église appelle la règle de la foi. La règle de la foi pour être certain que l’excommunication de loi divine est engagée pour hérésie ou schisme, et donc d’avoir à éviter un baptisé hérétique ou schismatique dans toute communion religieuse, c’est quand on sait que la personne baptisée est obstinée de mauvaise foi contre le dogme ou dans le rejet d’une ou plusieurs vérités de la foi ; Tite 3, 10 (« Évite un homme hérétique… ») est universel et absolu.

Si un baptisé ne connaît pas le dogme ou ne le comprend pas bien de bonne foi, c’est une excuse en droit (prévue dans la loi), et c’est un hérétique matériel, qui n’est pas un hérétique, ni hors de l’Église, puisqu’il a adhéré à la foi quand il en a eu connaissance.

Les catholiques dans la crise arienne

Pendant la crise arienne du IVème siècle, presque 99% étaient devenus hérétiques. Saint Athanase enseigne également le dogme selon lequel les catholiques sont interdits d’assister à la messe ou à tout autre service religieux dans les églises non-catholiques, ce qui comprend les églises ariennes même si les Ariens les appelaient encore les églises catholiques. Il enseigne également le dogme selon lequel la foi catholique doit passer avant les églises et d’autres lieux et avant la messe et les sacrements.

Saint Athanase, évêque d’Alexandrie et père de l’Église, Lettre à son troupeau, IVème siècle (Près de 99 % des chrétiens avaient suivi l’hérésie arienne – une situation similaire mais moindre que la grande apostasie actuelle) : «Que Dieu vous console !… Ce qui vous attriste aussi, c’est que les autres ont occupé les églises par violence tandis que vous, pendant ce temps, vous êtes dehors. C’est un fait, ils ont les locaux : mais vous avez la foi apostolique. Eux, ils peuvent occuper nos églises, mais ils sont hors de la vraie Foi catholique. Réfléchissez : qu’est ce qui est le plus important, le lieu ou la Foi ? La vraie foi, c’est évident. Dans cette lutte, qui a perdu, qui a gagné, celui qui garde le lieu ou celui qui garde la foi ? Le lieu, c’est vrai, est bon quand on y prêche la foi apostolique ; il est saint si tout s’y passe saintement… C’est vous qui êtes heureux, vous qui restez dans l’Église par votre foi, vous qui tenez fermement aux fondements de la foi qui vous est parvenue de la sainte Tradition apostolique et si, à maintes reprises, une jalousie exécrable a voulu l’ébranler, elle n’y a pas réussi. C’est ceux qui s’en sont détachés dans la crise présente. Personne, jamais, ne prévaudra sur notre foi, frères bien aimés. Et nous croyons que Dieu nous rendra un jour nos églises. Ainsi donc, plus ils s’acharnent à occuper les lieux de culte, plus ils se séparent de l’Église. Ils prétendent représenter l’Église ; en réalité, ils s’en expulsent eux-mêmes et s’égarent. Les catholiques fidèles à Dieu dans la sainte Tradition, même s’ils sont réduits à une poignée, voilà ceux qui sont la vraie Église de Jésus-Christ». (SS. Eccl. Patrum, Caillau de Coll. et Guillou, Vol. 32, pp 411-412).

St Athanase, archevêque d’Alexandrie, les Solitaires, Deuxième lettre aux Moines, Lettre 53 : « Athanase à ceux qui pratiquent une vie solitaire et sont installés dans la foi en Dieu, la plupart des frères bien-aimés, salut dans le Seigneur. Je remercie le Seigneur qui vous a donné de croire en Lui afin que vous aussi ayez la vie éternelle des saints. Mais parce qu’il y a certaines personnes qui suivent Arius et vont dans les monastères sans aucun autre objet, sauf sous couvert de rendre visite, et de nous retourner, ils peuvent tromper les simples ; ainsi il y en a certains qui, alors qu’ils affirment qu’ils ne suivent pas Arius, eux-mêmes encore se compromettent et pour le culte de son parti ; J’ai été contraint, à la demande de certains frères plus sincères, d’écrire afin de maintenir fidèlement et sans ruse la foi pieuse qui par la grâce de Dieu œuvre en vous, pour que vous ne puissiez pas donner occasion de scandale pour les frères. Car lorsque vous tous, les fidèles dans le Christ, collaborez et communiquez avec ces personnes, [ou adorez avec eux], certainement ils penseront que c’est une question d’indifférence et tomberont dans le bourbier de l’irréligion. De peur, alors, que cela se produise, soyez heureux, bien-aimés, de fuir ceux qui tiennent l’impiété d’Arius, et par ailleurs d’éviter ceux qui, alors qu’ils prétendent ne pas tenir l’impiété d’Arius, adorent avec les impies. Et nous sommes particulièrement tenus de fuir la communion des hommes dont nous avons les opinions en exécration. Si donc tout venant à vous, et, comme dit le bienheureux Jean, apporte avec lui la doctrine juste, dites-lui : Je vous salue, et recevez un tel homme comme un frère. Mais si tout venant semble confesser la foi droite, mais semble communiquer avec les autres [les hérétiques], exhortez-le à s’abstenir de cette communion, et s’il promet de le faire, traitez-le comme un frère, mais s’il persiste dans un esprit polémique [et continue obstinément à la communion religieuse avec les hérétiques], évitez-le. Je pourrais allonger grandement ma lettre, ajoutant des divines Écritures, en contour de cet enseignement. Mais étant sages, vous pourrez anticiper ceux qui écrivent, et étant plutôt attentif à l’abstention, vous serez aptes à instruire aussi les autres, alors j’ai dicté une courte lettre, comme d’un ami affectueux pour les autres, dans la confiance que vivant vous préserviez une foi pure et sincère, et que ces personnes, voyant que vous ne les rejoignez pas [les hérétiques] dans le culte, tireront avantage, craignant d’être comptés comme impies, et pour ceux qui tiennent l’impiété avec eux ».

Les Catholiques dans l’Angleterre anglicane schismatique

Quand les églises catholiques en Angleterre sont devenues des églises anglicanes, les catholiques ont été interdits d’assister à des messes offertes par des prêtres anglicans, qui à cette époque consacraient l’Eucharistie parce qu’ils étaient des prêtres valides. Ainsi, sur une période de temps prolongée, la plupart des catholiques anglais ne pouvaient pas assister à la messe, ni recevoir la Sainte Eucharistie, ni se confesser, etc., parce qu’ils n’avaient pas accès à un prêtre catholique.

En 1580, le Bienheureux Édmond Campion, un converti de la religion anglicane, travailla avec zèle en Angleterre pour convertir les anglicans et pour édifier les catholiques. Il interdit aux catholiques d’assister aux messes des anglicans qui demeuraient dans les églises catholiques. A cette époque de l’Église anglicane, 46 ans après sa création en 1534 par le roi Henry VIII, il y avait encore un sacerdoce valide et ils consacraient donc l’Eucharistie.

Wings of Eagles : «Avant que Campion et ses associés aient commencé à prêcher, les catholiques s’étaient souvent compromis avec le protestantisme dans la mesure où ils assistaient aux services religieux officiels. Mais Campion a prêché l’indocilité, audacieux et sans compromis. Les catholiques ne pouvaient pas assister aux offices protestants et conserver leur foi». (Wings of Eagles, Corley et Williams, p. 40, Imprimatur ; + Moïse E. Kiley 11 janvier 1944, Archiepiscopus Milwvkiensis)

Les Catholiques en France schismatique

Quand la plupart des prêtres catholiques en France sont devenus schismatiques pour avoir rejoint l’Église constitutionnelle française, les catholiques ont été interdits d’assister à des messes offertes par ces prêtres, même s’ils consacraient l’Eucharistie parce qu’ils étaient des prêtres valides. Ainsi, sur une période de temps prolongée, de nombreux catholiques français ne pouvaient pas assister à la messe, ni recevoir la Sainte Eucharistie, ni se confesser, etc.

Le père Demaris, un missionnaire de Saint-Joseph et professeur de théologie à Lyon, en France, est resté fidèle pendant les bouleversements causés par la Révolution française, où de nombreux prêtres avaient apostasié en se joignant à l’Église constitutionnelle française. Bien qu’il n’y avait pas de prêtres catholiques pour la majorité des catholiques français, il y avait beaucoup de prêtres non-catholiques disponibles. En 1801, le père Demaris a écrit une lettre de consolation intitulée «Ils ont enlevé mon Seigneur» adressée aux catholiques qui, obéissant instinctivement aux lois divines qui ne peuvent jamais changer, avaient refusé d’aller dans les églises non-catholiques et d’assister à des messes qui étaient présidées par les ex-prêtres catholiques qui étaient maintenant schismatiques non-catholiques. Il parle aux catholiques de la façon dont Dieu remettra leurs péchés s’ils font une confession sincère à Dieu avec la promesse de se confesser à un prêtre catholique quand cela deviendrait disponible.

Père Demaris parle de faire une bonne confession, comme ils la feraient si un prêtre catholique était disponible.

Père Demaris : « Supprimés des ressources du sanctuaire et privés de tout exercice de la prêtrise, il reste Jésus-Christ comme médiateur pour nous faire économie. C’est à Lui que nous devons aller pour nos besoins. Devant Sa Majesté suprême, nous devons carrément arracher le voile de nos consciences et aller à la recherche du bon et du mauvais, comme nous l’avons fait, le remercier de ses grâces, confesser nos péchés, demander pardon et de nous montrer la direction de sa sainte volonté, ayant dans nos cœurs le désir sincère de nous confesser à son ministre chaque fois que nous serons en mesure de le faire. Là, mes enfants, c’est ce que j’appelle se confesser à Dieu ! Dans un tel aveu bien fait, Dieu lui-même nous absoudra. Il est donc dans toutes les situations douloureuses qui nous privent des sacrements. L’économie de la Croix pour un chrétien est la source de la rémission de nos péchés … Ce que le monde fait pour nous éloigner de Dieu nous en rapproche … Nous réparerons maintenant les défauts qui venaient d’une trop grande confiance dans l’absolution et de ne pas assez bien examiner ses faiblesses. Obligés de se lamenter maintenant devant Dieu, les fidèles doivent tenir compte de toutes leurs difformités … Que cette confession à Dieu soit pour vous une pratique quotidienne courte, mais fervente … Le premier fruit que vous en tirerez en dehors de la rémission de vos péchés, sera d’apprendre à vous connaître et à connaître Dieu, et la deuxième sera d’être toujours prêt à vous présenter à un prêtre si vous êtes en mesure de le faire, enrichis en caractère par la miséricorde du Seigneur.

«… consolez-vous, mes enfants, dans la confiance que vous avez en Dieu. Ce tendre Père répandra sur vous ses grâces, ses bénédictions et ses miséricordes dans ces moments terribles que vous craignez, avec plus d’abondance que si vous étiez aidés par ses ministres, dont vous avez été privés seulement parce que vous ne l’abandonnez pas. L’abandon que nous craignons pour nous-mêmes ressemble à celui du Sauveur sur la Croix, quand il dit à son père : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» … Vos douleurs et votre abandon vous mènent à votre destin glorieux à la fin de votre vie comme Jésus a terminé la sienne ! … Ne soyez pas surpris par le grand nombre qui l’ont quitté ! La Vérité gagne, peu importe combien est petit le nombre de ceux qui l’aiment et restent attachés à Dieu. Dieu veille sur nous, notre espoir est justifié. Il nous dit que la persécution soit s’arrêtera ou soit la persécution sera notre couronne. Dans la variante de l’un ou de l’autre, je vois l’accomplissement de notre destin. Disons à Dieu, que votre volonté soit faite, car de quelque manière que ce soit, il nous livre ses miséricordes éternelles pour les déverser en nous ».

Le père Demaris console les catholiques français qui ont été privés de l’extrême-onction :

« Dieu, qui nous aime et nous protège, veut nous donner son corps à l’approche de la mort, nous enlever notre peur pour ce dernier voyage. Quand vous regardez vers l’avenir et que vous vous voyez vous-même sur votre lit de mort, sans le dernier sacrement, sans l’extrême-onction et sans aucune aide de la part des ministres du Seigneur, vous vous voyez abandonné de la manière la plus triste et terrible. Consolez-vous, mes enfants, dans la confiance que vous avez en Dieu. Ce tendre Père répandra sur vous ses grâces, ses bénédictions et Sa miséricorde, dans ces moments terribles que vous craignez, avec plus d’abondance que si vous étiez aidés par ses ministres dont vous avez été privés seulement parce que vous ne l’abandonnez pas vous-même. L’abandon que nous craignons pour nous-mêmes ressemble à celle du Sauveur sur la Croix, quand il dit à son père : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» (Matthieu 27, 46) Ah ! Combien constructifs et consolants sont ces mots ! Vos douleurs et votre abandon vous mènent à votre destin glorieux à la fin de votre vie comme Jésus a terminé la sienne. Jésus, dans ses souffrances, son abandon et sa mort, était dans l’union la plus intime avec son Père. Dans vos douleurs et à l’abandon, unissez-vous aussi à Lui, et laissez votre dernier soupir être comme le sien, que la Volonté de Dieu soit faite. Étant privé de l’extrême-onction, et dans les mains de personnes, qui non seulement ne contribuent pas mais m’insultent, je serai plus heureux que ma mort puisse être plus conforme à celle de Jésus qui était un spectacle d’opprobre pour tout le monde. Crucifié par la main de ses ennemis, il a été traité comme un voleur et il est mort entre deux voleurs. Il était la Sagesse elle-même et a été pris pour un idiot ; Il était la vérité, et il a été pris pour un tricheur et un menteur. Les pharisiens et les scribes ont triomphé de lui et en sa présence. Ils ont finalement été rassasiés de son sang. Le Christ est mort dans l’infamie la plus honteuse de la torture et des douleurs atroces de la Croix. Chrétiens, si vos derniers moments et la mort sont une occasion pour vos ennemis de vous traiter avec des insultes et la honte, ce sont celles de Jésus ? Je ne suis pas sûr que l’ange qui a été envoyé pour compenser la dureté de cœur et l’insensibilité des hommes n’était pas là pour nous enseigner que, dans des circonstances similaires, nous recevons la consolation du ciel quand celle des hommes est manquante. Ce n’est pas sans un plan spécial de Dieu, que les apôtres qui auraient dû consoler Jésus, restèrent dans un profond sommeil. Ainsi, le fidèle ne doit pas être surpris de se retrouver sans un prêtre dans ses derniers moments. Jésus reproche à ses apôtres de dormir, mais il n’a pas dit qu’ils l’avaient laissé sans consolation, pour nous enseigner que si nous entrons dans le jardin des Oliviers, si nous montons vers le calvaire, si nous mourons seuls et sans aide humaine, Dieu veille sur nous, nous console, et pour nous cela suffit. Fidèles, vous avez peur de ce qui suit l’heure actuelle. Levez les yeux vers Jésus, gardez-les sur lui, contemplez-Le – Il est votre modèle ».

Le père Demaris console les catholiques français qui ont été privés de l’Eucharistie :

« L’Eucharistie comportait pour vous beaucoup de joies et d’avantages lorsque vous étiez en mesure de participer à ce sacrement d’amour, mais maintenant vous êtes privés de celui-ci pour être les défenseurs de la vérité et de la justice… Nous sacrifions notre vie autant qu’il est en nous de le faire, en nous renouvelant chaque jour, chaque fois que nous adorons, dans la soumission à la main de Dieu qui nous pousse loin de ses autels … Il doit avoir avantageusement privé de l’Eucharistie pour élever le niveau de la Croix pour la cause du Christ et la gloire de l’Église … Oui, je n’ai pas peur de le dire. Quand la tempête de la malice des hommes rugit contre la vérité et la justice, il est plus avantageux pour les fidèles de souffrir pour le Christ que de participer à son corps par la communion. Il me semble entendre le Sauveur nous disant «La réparation par cette privation humiliante me glorifie de toutes les communions qui me déshonorent ».

Dans tous ces cas ci-dessus, les catholiques ne pouvaient pas assister à la messe ou recevoir la Sainte Eucharistie ou être confirmés ou se confesser ou recevoir les derniers sacrements (extrême-onction) pendant de longues périodes de temps. Qui oserait dire que ces catholiques ne pouvaient pas sauver leurs âmes, faute d’un prêtre catholique pour célébrer la messe et dispenser les sacrements ? Qui oserait dire que ces catholiques n’ont pas été exemptés de l’obligation d’assister à la messe le dimanche ? Seuls les hérétiques qui mettent la messe et les sacrements avant la foi catholique diraient ou même penseraient une telle chose !

 

Principales hérésies dans cette grande apostasie

Voir aussi :

Sacrements en ces temps de grande apostasie

La foi passe avant les sacrements. En ces temps les gens sont enclins à faire l’inverse sous l’inspiration du diable. Toute consolation spirituelle dans la communio in sacris / communio in divinis avec des non-catholiques est une fausse consolation du diable.

Catéchisme Penny, 250 : «Les sacrements donnent-ils toujours des grâces ? Les sacrements donnent toujours des grâces à ceux qui les reçoivent dignement [c’-à-d. sans péché mortel ou sans interdiction de l’Église]».

Les deux sacrements qui peuvent être donnés et reçus en ces temps où quasiment il n’y a plus un prêtre qui ne soit pas hérétique sont le baptême et le Mariage. Le baptême est l’exception de loi divine et le Mariage est de droit divin dont les ministres du sacrements sont les époux (fiancés) et non le prêtre qui est témoin.

Aucun catholique ne doit assister à un mariage ou un enterrement ou d’autres rites non-catholique sous peine d’apostasie.

Baptême

Le sacrement de baptême est absolument nécessaire pour le salut et doit être reçu avec la foi catholique de base au minimum sous peine d’invalidité. Le baptême ne doit pas être reçu d’un hérétique sauf si on ne peut absolument pas faire autrement. Si on peut faire autrement, on doit faire autrement (par un laïc catholique ou même un païen). Personne ne doit suivre aucun catéchisme (ni rien d’autre par ailleurs) des hérétiques, car leur foi n’est pas catholique – ce n’est pas la foi de l’Église – le baptême serait invalide parce qu’il faut la profession de foi catholique pour être baptisé validement.

En premier un prêtre ou diacre catholique. Ensuite un laïc catholique. Ensuite une femme catholique. Ensuite un païen et seulement en dernier un hérétique si on n’a pas le choix. C’est la loi divine :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Exultate Deo, 1439 ex cathedra :  » En cas de nécessité, cependant, pas seulement un prêtre ou un diacre, mais même un laïc ou une femme, oui, même un païen et un hérétique peuvent baptiser, tant qu’il préserve la forme de l’Église et a l’intention de faire ce que fait l’Église « . (Denz. 696)

Mais on pourrait se demander : comment un païen pourrait avoir l’intention de faire ce que fait l’Église ou même la connaître ? L’Église enseigne que l’intention en ce qui concerne l’intention de faire ce que fait l’Église pour un païen qui baptise est simplement d’avoir l’intention de baptiser comme l’Église baptise, sans autre connaissance, avec de l’eau vraie et naturelle et les paroles de baptême : « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».

Voir Le baptême. Étapes pour se convertir à la foi catholique traditionnelle ; Étapes pour ceux qui quittent la nouvelle messe ; Baptême conditionnel

Mariage

Le Mariage est de «droit divin» (Pie XI, Casti connubii, Magistère, voir ci-dessous : Mariage), c’est-à-dire de loi divine. Toutes les personnes, même les hérétiques et les incrédules depuis le début des temps ont échangé une sorte de sacrement du mariage entre eux validement et licitement, parce que, comme le pape Léon XIII le souligne, «Le mariage a Dieu pour auteur», et, évidemment, cela ne peut jamais être un péché de faire ce que Dieu a approuvé avoir lieu, à moins bien sûr que quelqu’un agisse sciemment en opposition directe avec les lois de l’Église. Le pape Léon XIII souligne également qu’une sorte de sacrement du mariage (mais pas le sacrement complet chrétien du mariage entre individus baptisés) existait depuis le commencement du monde, à la fois parmi les fidèles et même parmi les non-croyants.

Pape Léon XIII, Arcanum, n° 19, 10 février 1880 : « Le mariage a Dieu pour auteur, et a été dès le début une sorte de préfiguration de l’Incarnation de son Fils ; et donc il demeure une chose sainte et religieuse ; pas étrangère, mais innée ; ne provenant pas des hommes, mais implanté par la nature. Innocent III, donc, et Honorius III, nos prédécesseurs, ont affirmé ni faussement ni témérairement que le sacrement du mariage existait toujours parmi les fidèles et les infidèles ».

Dans le mariage l’Église interdit sous peine grave de se marier devant un ministre non-catholique (comme un hérétique, schismatique, apostat, païen) pour remplir l’office de témoin du mariage religieux (pas dans le mariage civil qui n’a pas de valeur religieuse).

Catéchisme Penny, 308 : «Est-ce un sacrilège que de contracter un mariage en état de péché mortel ou en désobéissant aux lois de l’Église ? C’est un sacrilège que de contracter un mariage en état de péché mortel ou en désobéissant aux lois de l’Église. Au lieu de la bénédiction, les parties coupables attirent sur elles-mêmes la colère de Dieu [L’Église interdit le mariage religieux devant un ministre hérétique (témoin du mariage non-ministre de l’Église)]».

Voir Mariage

Confession

L’absolution d’un hérétique (même occulte) est invalide car il n’a pas de  juridiction.

Catéchisme Penny, 295 : «Qu’est-ce que la Confession ? La Confession est de s’accuser soi-même de ses péchés auprès d’un prêtre approuvé par l’évêque [L’hérétique, même occulte, est de fait hors de l’Église de loi divine et il n’est pas approuvé par l’Église : il n’a pas la compétence ou juridiction]».

La confession à un laïc catholique est recommandée et ; cette confession n’est pas sacramentelle, mais elle équivaut à un acte de vertu que Dieu prend en compte, c’est pourquoi elle est utile ou nécessaire pour aider à obtenir la contrition en ces temps d’apostasie ou quasi tous les prêtres valides sont hérétiques. Le concile de Trente enseigne infailliblement que Dieu pardonne les péchés par la contrition incluant le désir de confession à un prêtre catholique (pas un hérétique) au moment opportun (c’-à-d. quand ce sera possible ou quand il y aura un prêtre non-hérétique quelque part, même pour un temps long, même pour toute la vie).

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 6, réponse au 3 : «… la force sacramentelle de la Pénitence consiste dans la sanctification du ministre. C’est pour cela que celui qui se confesse à un laïc, bien que de son côté il remplisse ce qui appartient à la confession sacramentelle, cependant il n’obtient pas l’absolution sacramentelle. C’est pourquoi ce qui est produit par le mérite et la peine de la confession lui est compté et diminue d’autant la peine temporelle à laquelle il est tenu, mais il n’obtient pas la diminution de cette peine qui résulte du pouvoir des clefs, et c’est pour ce motif qu’il est tenu de se confesser de nouveau à un prêtre [quand il peut le faire]».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse à la conclusion : «… dans le cas de nécessité, un laïc peut aussi remplacer le prêtre de manière qu’on puisse se confesser à lui [¹]».

[¹] Note Abbé Drioux, 1854 : Avant saint Thomas et de son temps cet usage était en vigueur. Mais actuellement il n’existe plus… parce que cette espèce de confession n’est nullement de précepte, qu’elle paraîtrait favoriser l’erreur des hérétiques qui prétendent que tout  fidèle est ministre du sacrement.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 1 : «quand la nécessité presse, le pénitent doit faire ce qui le regarde, c’est-à-dire s’exciter à la contrition et se confesser à qui il peut. Ainsi la confession faite à un laïc à défaut de prêtre est sacramentelle d’une certaine manière, quoique le sacrement ne soit pas parfait, parce qu’il manque de ce qui se rapporte au prêtre».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 2 : «quoiqu’un laïc ne soit pas le juge [juridiction] de celui qui se confesse à lui, cependant, en raison de la nécessité, il reçoit absolument le droit de le juger, selon que celui qui se confesse se soumet à lui à défaut de prêtre».

Voir Sur le sacrement de pénitence et la contrition et quant à recevoir le pardon sans une absolution

Communion

L’Église interdit la communion avec des hérétiques excommuniés de loi divine sous peine de partager leur péché comme cela a déjà été expliqué plus haut.

1 Corinthiens 11, 29 : «Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ [L’Eucharistie est le Christ tout entier, le Corps du Christ qui est l’Église]».

Concile de Trente, 13ème sess., ch. 8, usage du  sacrement de l’eucharistie, 11 oct. 1551 ex cathedra : «…que personne en ayant conscience d’un péché mortel, quelque contrit qu’il s’estime, ne s’approche de la sainte eucharistie sans une confession sacramentelle préalable. Ce saint concile a décrété que cela devait être observé toujours par tous les chrétiens, même par les prêtres qui sont tenus par office de célébrer, du moment qu’ils peuvent avoir recours à un confesseur. Que si, en raison d’une nécessité urgente, un prêtre a dû célébrer sans confession préalable qu’il se confesse le plus tôt possible».

Le concile de Trente enseigne infailliblement ici que les Chrétiens peuvent recevoir l’Eucharistie quand ils ne peuvent pas avoir recours à un confesseur (c-à-d. un prêtre non-hérétique). Mais aucun catholique ne peut communier – en connaissance – avec des hérétiques non-catholiques sans pécher mortellement, comme cela a déjà été expliqué plus haut. Aucun catholique n’a accès, aujourd’hui, au sacrement de l’Eucharistie parce que quasiment tous les prêtres valides avec une messe valide sont hérétiques et se fichent totalement du Magistère de l’Église et se sont fabriqués leur propre faux magistère.

Catéchisme Penny, 278 : «La sainte Messe est-elle un seul et même Sacrifice identique au Sacrifice sur la Croix ? La sainte Messe est un seul et même Sacrifice identique au Sacrifice sur la Croix, dans la mesure où le Christ, qui s’offrit à Son Père Céleste, comme victime sanglante sur la Croix, continue de s’offrir d’une manière non- sanglante sur l’autel, à travers le ministère de Ses prêtres [L’hérétique est coupé automatiquement de l’Église par loi divine et il n’a pas ce ministère de l’Église : il est sacrilège]».
Catéchisme Penny, 273 : «Est-ce un grand péché que de recevoir la sainte Communion en état de péché mortel ? C’est un grand péché que de recevoir la sainte Communion en état de péché mortel ; «Car celui qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation» (1 Cor. 11, 29) [comme quand on reçoit l’Eucharistie d’un prêtre valide qu’on sait être hérétique]».

Voir Communion en ces temps d’apostasie – Communion spirituelle

Extrême-onction
Seuls les prêtres sont ministres de l’Église pour conférer l’Extrême-onction. Les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église et leur extrême-onction est invalide.
Catéchisme Penny, 304 : «Quelle autorité y a-t-il dans la sainte Écriture à propos de l’Extrême-onction ? L’autorité dans la sainte Écriture pour le sacrement de l’Extrême-onction se trouve au cinquième chapitre de l’Épître de saint Jacques, où il est dit : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les prêtres de l’Église [L’hérétique est hors de l’Église de droit divin et n’est pas prêtre de l’Église], et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur. Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le soulagera ; et s’il a commis des péchés, ils lui seront remis » (Jac. 5, 14-15)».
St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Tout prêtre [seuls les ministres de l’Église, pas les hérétiques qui ne sont pas ministres de l’Église] administre validement l’Extrême Onction, parce que pour cela il n’est pas besoin du pouvoir de juridiction, mais seulement du pouvoir d’ordination. … Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés».
St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église [les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église], et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».
Comme on peut le voir ci-dessus dans Jacques, les hérétiques ne sont pas des ministres de l’Église selon l’Écriture de loi divine.
Autres sacrements de Confirmation et d’Ordre
Catéchisme Penny, 263 : «Qui est le ministre ordinaire de la Confirmation ? Le ministre ordinaire de la Confirmation est un évêque [Un hérétique n’est pas ministre de l’Église et n’a pas la juridiction pour la validité du sacrement]».
Catéchisme Penny, 305 : «Qu’est-ce que le sacrement du saint Ordre ? Le saint Ordre est le sacrement par lequel les évêques, prêtres et autres ministres de l’Église sont ordonnés, et reçoivent le pouvoir et la grâce d’accomplir leurs devoirs sacrés [les hérétiques gardent l’ordre valide mais perdent automatiquement toute autorité, fonction, pouvoir et compétence]».

Un catholique peut être sauvé sans les sacrements (sauf le baptême), mais absolument personne ne peut être sauvé sans la vraie foi catholique.

Il ne reste probablement pas dans le monde un seul prêtre (valide) qui ne tienne pas d’hérésie, ou qui ait abjuré publiquement toutes ses hérésies.

Quasiment aucun prêtre valide au monde ne peut être approcher pour les sacrements parce qu’ils sont quasiment tous hérétiques (Voir ci-dessus : Principales hérésies actuelles). Il n’ y a que le baptême qui peut être reçu d’un hérétique, mais seulement si on ne peut vraiment pas faire autrement, c’-à-d. qu’on n’a personne d’autre pour baptiser. L’Église préfère – de loi divine – qu’un laïc ou qu’un païen baptise avant un hérétique. Les autres sacrements d’hérétiques sont illicites, ou invalides, et sacrilèges : Leur Confirmation est invalide, leur Eucharistie est illicite et sacrilège, leur Ordre est illicite, leur Extrême-onction est invalide, leur Pénitence est invalide et leur Mariage est illicite. Quiconque reçoit leurs sacrements en sachant que ce sont des hérétiques, commet un péché mortel à chaque fois et participe au sacrilège. Quiconque reçoit les sacrements de prêtres valides soupçonnés d’hérésie (et ils le sont obligatoirement tous en ces temps) doit leur demander leur foi pour confirmer ou non son soupçon d’hérésie car la loi de l’Église présume coupable le soupçonné d’hérésie et l’oblige à prouver son innocence en matière d’hérésie. Ne pas le faire délibérément, c’-à-d. continuer quand même à recevoir leurs sacrements sans les questionner de leur foi, c’est un péché mortel par omission de déni de la foi et de refus de condamner l’hérésie comme l’hérétique.

C’est de loi divine qu’on ne peut pas recevoir des sacrements de certains « hérétiques », même en cas de nécessité, sauf le baptême.

Erreurs et contradictions sur les sacrements d’hérétiques avec MHFM / la-foi.fr / .vaticancatholique.com

Avec l’enseignement hérétique des Dimond sur la participation aux sacrements d’hérétiques, une autre hérésie supplémentaire s’ajoute à la liste des hérésies de la grande apostasie actuelle : La communicatio in sacris avec les hérétiques notoires appelés faussement non-notoires ou pas assez notoires. La situation difficile devient mortelle à ceux qui font passer les sacrements avant la foi, puisque quasiment tous les prêtres valides sont hérétiques formels à absolument éviter pour la communication dans les choses saintes. Selon la loi divine, tous les hérétiques sont ipso facto hors de l’Église avant toute sentence ecclésiastique et perdent donc toute autorité, fonction, juridiction (compétence). Recevoir les sacrements d’hérétiques en connaissance est un péché mortel et un sacrilège et encoure l’excommunication.

Le site la-foi.fr reprend les mêmes arguments hérétiques réfutés que les frères Dimond, dans sa page : Débat portant sur les «sacrements de la part d’hérétiques non déclarés» – Les citations principales (.la-foi.fr/dogme/faux_tradis/sacrements.aspx)

Le site .vaticancatholique.com (traduction française du site MHFM) fait la même chose dans sa page : Où recevoir les sacrements ? (.vaticancatholique.com/ou-recevoir-les-sacrements/)

Les frères Dimond ont tordu la signification d’hérétiques notoires de fait

Les frères Dimond ont façonné une théorie d’homme sur les sacrements d’hérétiques ils disent eux-mêmes sur cette question « nous pensons » ou « nous dirions »). Ils ont redéfini la signification d’hérétique notoire de fait disant que cela signifie « imposant » ou « contraignant », et ils ont inventé la réception de sacrements de « certains » hérétiques « moins notoires », qui n’est pas conforme à l’enseignement de l’Église.

Quand on sait qu’un prêtre est hérétique, on doit l’éviter, et non pas être quand même en communion avec lui, car on pèche quand on le sait. Un prêtre hérétique est à éviter absolument du moment qu’il fait connaître son hérésie ou qu’on connaît son obstination, qu’il soit offensif ou pas avec son hérésie car l’hérésie est une opinion de choix. Un hérétique notoire n’est pas celui qui « impose » ou qui est « contraignant » avec son hérésie, car cela n’est enseigné nul part par l’Église. Un hérétique notoire fait connaître comme certaine son obstination hérétique dans le domaine public. Un hérétique « ouvert » avec son hérésie est celui qu’on peut connaître ou qui fait connaître son hérésie extérieurement (manifeste) ou plus largement dans le domaine public (public), sinon il est occulte ou caché (on ne le sait pas ou on ne peut pas le savoir).

Les frères Dimond se sont fait leur propre définition de notoire de fait afin de recevoir les sacrements d’hérétiques connus (qu’ils savent hérétiques) en opposition aux lois de l’Église. Ils enseignent que les hérétiques notoires de fait (à éviter absolument) sont seulement :

  • ceux qui sont « imposant » ou sont « contraignant » avec leurs hérésies ;
  • ou ceux qui ne donnent pas les sacrements à ceux qui ne pensent pas comme eux de façon hérétique ;
  • ou ceux qui considèrent hérétique ou non-catholique celui qui tient la foi catholique orthodoxe (droite) en affirmant que le salut par le baptême de désir ou de sang, par l’ignorance invincible, par l’âme de l’Église, etc., sont des hérésies et ainsi du reste pour les autres hérésies comme la Planification Familiale Naturelle, le faux Magistère sur l’infaillibilité papale, la participation à des sectes hérétiques, la réception de sacrements d’hérétiques, etc. ;
  • ou ceux qui affirment que le sédévacantisme est une hérésie alors qu’au contraire c’est la seule vraie et position catholique droite actuellement car le saint Siège est vacant, occupé par une secte non-catholique et des chefs apostats qui se font passer faussement pour catholiques.

Tout ceci n’est pas l’enseignement de l’Église catholique. L’Église enseigne le dogme suivant :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino », 1441 (Décrets 571), ex cathedra (Magistère solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposées et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Avez-vous entendu ? Ceux qui pensent l’opposé ou le contraire de l’Église sont hors de l’Église par loi divine (automatiquement). On sait que quelqu’un est hérétique quand on sait qu’il pense volontairement l’opposé et le contraire du Magistère de l’Église, c’est-à-dire qu’il connaît et comprend le dogme, mais le refuse. C’est la différence entre erreur et hérésie : l’erreur est de bonne foi par ignorance ou par incompréhension, alors que l’hérésie est de mauvaise foi. Quelqu’un qui est dans l’erreur se convertira au dogme car il est de bonne foi. Un hérétique ne se convertira pas au dogme car il est de mauvaise foi et reste donc obstiné dans sa mauvaise volonté. L’erreur est humaine mais y persévérer est diabolique.

Les frères Dimond et leurs adeptes enseignent et pratiquent la communion explicite avec les hérétiques en tordant la signification d’hérétique notoire ; ils disent à tort que pour être hérétique notoire il faut être une assemblée ouvertement hérétique (ce qui est faux car la loi divine définit l’hérétique à éviter au singulier, voir plus bas) ou ne pas cacher son hérésie ou imposer son hérésie pour être absolument évité, mais que l’Église n’interdit pas la communion religieuse avec les hérétiques qui seraient moins notoires (qui n’affichent pas franchement et ouvertement leur hérésie). Mais ce qui rend certain qu’une personne est hérétique, c’est de connaître son obstination (hérétique) contre le Magistère de l’Église, pas que l’hérétique s’impose ouvertement sans se cacher, puisque l’Église enseigne infailliblement (Concile de Florence, «Cantate Domino») que tous ceux qui pensent des choses contraires et opposées sont hors de l’Église (penser le contraire, c’est aussi le montrer ouvertement, par exemple en gardant le silence coupable volontairement). Il suffit de connaître que la personne est hérétique pour l’éviter absolument.

Les frères Dimond du Monastère de la très sainte Famille ou MHFM et vaticancatholic.com (ou la-foi.fr et vaticancatholique.com en français) enseignent la réception de sacrements d’hérétiques non-déclarés, selon eux « non-notoires » ou « pas assez notoires » (c-à-d. pas l’enseignement de l’Église), pour faire admettre leur pratique sacrilège, en contradiction de l’enseignement infaillible de l’Église catholique selon lequel tous les hérétiques sont ipso facto par la loi divine coupés de l’Église et privés de toute juridiction, autorité et pouvoir – même les hérétiques occultes.

Les frères Dimond disent qu’un prêtre « pourrait être moins notoire » et donc qu’on pourrait communier avec lui.  «moins notoire» ne veut rien dire et ce n’est pas enseigné par l’Église. La vraie question est : est-il hérétique ou n’est-il pas hérétique ? Il est impossible de répondre car la limite n’est pas définie clairement. Ce prêtre selon eux «moins notoire» soit appartient à une secte hérétique ou soit il en est issu, et donc il doit déjà obligatoirement être supposé être hérétique rien que pour cela (et aussi en plus à cause des temps actuels où quasi tous tiennent des hérésies), et celui qui célèbre la Messe una cum (lit le nom des chefs apostats vatican 2 à la prière Te Igitur) fait implicitement profession de foi commune avec vatican 2, mais il pourrait ne pas être hérétique. C’est donc un suspect d’hérésie qu’on doit éviter tant qu’il ne prouve pas son innocence (il doit prouver qu’il tient la vraie foi). Il pourrait aussi être un hérétique matériel – c-à-d qu’il ne serait pas un hérétique – dans l’erreur de bonne foi, mais on ne peut le savoir qu’après lui avoir présenté le dogme ; Mais s’il reste obstiné contre le dogme, c’est un hérétique.

Donc aller recevoir des sacrements chez des hérétiques parce qu’ils n’affichent pas ouvertement leur hérésie suffisamment fortement, alors qu’ils restent par ailleurs obstinés contre les dogmes et/ou ne montrent pas de signes extérieurs qu’ils adhèrent sincèrement à la vraie foi, c’est la communication in sacris avec des hérétiques, purement et simplement, et c’est la fornication spirituelle qui vous enverra en enfer, si vous ne vous repentez pas.

MHFM/Frères Dimond ou la-foi.fr/vaticancatholique.com envoient les gens communier chez les hérétiques, selon eux non-notoires, qui sont quand même des partisans du baptême de désir / sang, du salut de l’ignorant invincible, d’appartenance ou membre de l’âme de l’Église hors du Corps, et de nombreuses autres hérésies. Ils envoient les gens recevoir les sacrements d’hérétiques «s’ils n’imposent pas leur hérésie», «si on ne les soutient pas financièrement», «s’ils ne sont pas notoires», ce qui n’est pas l’enseignement de l’Église et est contraire à l’Église, à la loi divine, à la loi ecclésiastique et à la loi naturelle.

1° C’est un péché mortel, en connaissance, de communier, ou de prier avec les hérétiques ou de recevoir les sacrements d’hérétiques, sauf le baptême en cas de nécessité (loi divine) et le mariage (de droit divin) autorisé par l’Église catholique. C’est un sacrilège d’aider, en connaissance et de quelque façon, le sacrilège d’un hérétique.

2° C’est un péché mortel d’aider, en connaissance, la propagation de l’hérésie par quelque action que ce soit, comme la présence active ou passive à un culte hérétique non-catholique, l’aide manuelle ou financière, ou recevoir des cadeaux d’hérétiques, etc. C’est un aussi péché mortel de scandale, cause de chute pour autrui).

3° C’est un péché mortel, en connaissance, d’aider la propagation de l’hérésie par l’omission de ne pas confesser la foi catholique quand on peut ou qu’on doit, ce qui est une défection de la foi ; comme de ne pas instruire les ignorants, de ne pas réprimander les pécheurs. Ceux qui font cela en connaissance sont automatiquement excommuniés et sont de fait suspects d’hérésie. La relation sans péché avec les hérétiques est uniquement dans le but de les convertir.

Un hérétique est notoire de fait à partir du moment où il fait connaître son hérésie à l’extérieur ou ouvertement (manifeste à d’autres) et formellement (certainement obstiné) et dans le domaine public (Messe publique, internet, écrit publié, etc.).

Les frères Dimond ont basé leur thèse de réception de sacrements d’hérétiques sur le fait d’éviter que les hérétiques notoires de fait mais pas ceux, d’après eux, « moins notoires ». Mais ils ont fondé leur définition de « notoire » à partir de leur interprétation sur les hérétiques accusant des évêques catholiques dans le Premier Concile de Constantinople ci-dessous. Ils assimilent les hérétiques notoires à éviter comme étant des « assemblées » opposées qui sont ouvertement contre l’Église, comme, selon eux, les « orthodoxes » orientaux schismatiques qui ne cachent pas (ouvertement) leur rejet de la papauté.

Premier Concile de Constantinople (381) Canon 6 : «(Et par les hérétiques, nous entendons aussi bien ceux qui ont été jadis bannis et ceux que nous avons nous-mêmes depuis anathématisés, et aussi ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et mettent en place des assemblées opposées [rivales]) ».

Ce canon du 1er concile de Constantinople ci-dessus parle des hérétiques qui accusent les évêques catholiques (orthodoxes) : «par les hérétiques, nous entendons…», signifie : par les hérétiques qui accusent les évêques catholiques (orthodoxes). Il ne parle pas de tous les hérétiques ou de la communion avec les hérétiques ou de la réception de sacrements d’hérétiques pour lesquels il n’est pas besoin d’assemblées opposées pour les éviter. Ces accusations d’hérétiques contre des évêques catholiques, concernent la loi ecclésiastique, tandis que la communicatio in sacris/in divinis (communion religieuse, sacrements, prière, assistance, aide, etc.) avec des hérétiques concerne l’unité de l’Église et l’unité de la foi qui sont de loi divine. Donc, dire ici que cela concerne tous les hérétiques est complètement faux, pour dire le moins. Et deuxièmement ces « assemblées » d’hérétiques ne sont pas du tout entendues pour la communicatio in sacris/in divinis avec les hérétiques.

Il est logique que le pape entende des « assemblées » d’hérétiques dans ce cadre d’accusations d’évêques catholiques, car le droit ecclésiastique considère ici des églises non-catholiques accusant des évêques catholiques (églises catholiques) et comment cela se passerait avec les hérétiques dans ce cas.

Ce ne sont pas les hérétiques notoires considérés à tort uniquement en tant qu’ «assemblées opposées» qui sont seulement à éviter, car un hérétique seul (sans assemblée) peut aussi être notoire, c’est-à-dire public et certain. Comme on peut le voir ci-dessous, c’est la loi divine qu’on doit même éviter un hérétique SEUL et pas seulement des assemblées d’hérétiques, car le dogme comme l’Écriture emploie le terme hérétique au singulier. Le dogme doit être compris tel qu’il est déclaré comme l’enseigne infailliblement le Pape Pie IX, «… la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde» (Premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, ex cathedra).

En passant, les frères Dimond enseignent que les catholiques peuvent recevoir les sacrements d’hérétiques « notoires », même selon leur propres critères, à l’article de la mort. Mais c’est impossible, car les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église de loi divine (voir détails plus bas : Erreurs et contradictions, Erreur fatale).

Œuvres complètes St Alphonse Tome 19 Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

C’est un dogme qu’on doit éviter UN hérétique et pas des hérétiques (à partir du moment où on le sait).

II Jean 1, 10-11 : «Si quelqu’UN vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison, ne LUI dites pas même SALUT [comme l’hérétique, le schismatique, ou l’apostat]. Car celui qui LUI dit SALUT communique à ses œuvres mauvaises».

Tite 3, 10 : « Évite [Romps avec] UN homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’UN tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’IL est condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … quelqu’UN tient à une seule hérésie, IL n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «…si quelqu’UN tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, CELUI qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Conclusion : Les Pères et les saints ont toujours prôné la non-discussion avec les hérétiques. De deux choses l’une : Soit les frères Dimond ont pu découvrir une fenêtre théologique permettant de recevoir des sacrements de « certains » hérétiques ; soit ils entraînent les âmes vers l’illusion et la damnation au service du diable en faisant communiquer religieusement les gens baptisés avec les hérétiques avec des sacrements illicites et invalides. Mais l’enseignement de l’Église montre combien est hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église, c’est la règle de la foi ou loi divine :

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Donc maintenant en connaissant cet enseignement la réponse est que « certains » hérétiques sont hérétiques et hors de l’Église de loi divine, c’est à dire universel et absolu. On pourrait se demander : Comment sait-on qu’un hérétique est non notoire ou « moins » notoire puisqu’on sait que c’est un hérétique ?

En outre, Tite 3, 10 est universel et absolu, ce qui exclut absolument une catégorie d’hérétiques à éviter par rapport à une autre catégorie d’hérétique à ne pas éviter. L’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit. Tite 3, 10-11 est donc de loi divine à prendre tel qu’il est écrit comme on peut le voir ci-dessous avec le Pape Vigile dans sa déclaration dogmatique. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré.

Tite 3, 10-11 « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Par conséquent tous ceux qui refusent sciemment de prendre Tite 3, 10-11 littéralement et restent en communion religieuse avec des hérétiques connus en tant que notoires, publics, formels , manifestes en sachant qu’ils sont obstinés, sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture. Et s’ils ne reprennent pas les hérétiques qu’ils connaissent, ils désobéissent à la loi divine et sont dans un déni de la foi mortellement pécheur.

De plus, éviter absolument les hérétiques notoires de fait mais pas les hérétiques « non-notoires » ou « moins notoires  » (par ce qu’ils ne sont pas « notoires ») à partir du droit canonique est erroné car le droit canon est canonique et pas la loi divine, et c’est la loi divine qui doit obligatoirement régir d’abord les hérétiques et hérésies (Voir plus haut : Sur les hérétiques notoires de fait). Le Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 1-4 sur la notoriété d’un crime concerne les excommuniés de droit ecclésiastique pas les hérétiques et schismatiques excommuniés automatiquement de droit divin avant toute excommunication ecclésiastique, parce que ce canon 2197 est fondé sur Ad Evitanda Scandala et le Concile de Bâle qui parlent des excommuniés de droit ecclésiastique et non pas des hérétiques excommuniés de droit divin et hors de l’Église par la loi divine, comme l’a confirmé saint Robert Bellarmin (Voir plus haut : Sur les hérétiques notoires de fait).

C’est pourquoi ce n’est pas uniquement l’hérétique notoire qui est hors de l’Église, comme l’enseigne le cardinal Mazella, Préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la bulle Apostolicae Curae condamnant les sacrements anglicans, ci-dessous :

Cardinal Camillo Mazella, S. J. (, De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est CERTAIN que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »] ».

Donc, on voit bien aussi ici que le cardinal Mazella dit que l’hérétique public (et pas seulement l’hérétique notoire), est Hors de l’Église parce qu’il prend Tite 3, 10 comme le comprend l’Église, tel qu’il est écrit, c’est-à-dire absolu. Donc les frères Dimond ont complètement faux au sujet de la réception de sacrements de « certains » hérétiques.

MHFM, Où aller à la messe ou la Confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les Sacrements : « …S’il ne s’y oppose pas, mais est en faveur de l’œcuménisme Vatican II, alors il est un hérétique notoire et vous ne devriez pas recevoir la communion de lui. Une autre question à lui poser est de savoir s’il croit que les non-catholiques, tels que les «orthodoxes», doivent être convertis à la foi catholique. S’il ne dit pas «oui», alors il est un hérétique notoire ».

Les Dimond admettent ci-dessus que le prêtre est un hérétique notoire après avoir admis son hérésie, mais ils enseignent néanmoins que certains hérétiques que nous connaissons HÉRÉTIQUES après leur avoir parlé et qu’ils ont admis leurs hérésies, on peut néanmoins communier avec eux tant qu’ils sont PAS NOTOIRES sur leurs hérésies.

Peter et Michael Dimond, Où aller à la messe ou la Confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les Sacrements : «… vous devez appeler le … [hérétique(s)] prêtre et lui poser certaines questions avant de recevoir la communion de lui … tous ces prêtres soutiennent que les âmes peuvent être sauvées sans la foi catholique par le «baptême de désir» et «l’ ignorance invincible». … Vous verrez par ses réponses qu’il estime que les âmes peuvent être sauvées sans la foi catholique et le sacrement du baptême, ce qui est contraire à l’enseignement catholique. … Maisvous pouvez aller vers eux pour la confession et la communion s’ils sont validement ordonnés et NON NOTOIRES ou n’imposent pas leurs fausses positions et si on ne les soutient pas ».

Les Dimond se contredisent-ils ? Bien sûr !

MHFM dit «S’il ne s’y oppose pas» et « S’il ne dit pas «oui» » : cela signifie aussi s’il ne dit rien ou ne répond pas ou garde le silence, et que c’est aussi l’admission de son hérésie et qu’il est hérétique notoire après l’admission de son hérésie, selon leurs propres critères mêmes de « notoire », car le silence est un signe extérieur coupable qui manifeste la volonté hérétique d’une personne. Est-ce qu’on pourrait aller à des prêtres qu’on sait être hérétiques et auxquels on a présenté les preuves doctrinales, mais puisqu’ils gardent le silence, continuer à être en communicatio in sacris avec eux ? Non. Car le silence est ici coupable parce qu’il est un signe externe qu’on peut juger. Mais MHFM dit à la fois que les hérétiques « notoires » ou à éviter absolument sont ceux  «qui ne cachent pas» leur hérésie, et ils disent aussi par ailleurs : « S’il ne s’y oppose pas» et «s’il ne dit pas «oui», alors il est un hérétique notoire ».

Lequel est «notoire» et à éviter absolument ? Celui qui «ne se cache pas» c-à-d. qui s’affiche, ou celui qui «ne s’y oppose pas» et «ne dit pas «oui», c-à-d. garde le silence ? On voit bien que MHFM se sert du critère selon ce qui les arrange : «ne s’y oppose pas» ou «ne dit pas «oui»», c’-à-d. ne dit pas son hérésie, est un critère qui ne rend pas hérétique notoire, mais ailleurs «ne s’y oppose pas» ou «ne dit pas «oui»», c’-à-d. ne pas dire son hérésie, rend hérétique notoire.

Cela laisse penser que l’hérésie « en faveur de l’œcuménisme Vatican II »  ou « que les non-catholiques, tels que les «orthodoxes», [ne] doivent [pas] être convertis à la foi catholique » seraient des hérésies dont l’imputabilité serait plus importante ou seraient des hérésies plus facilement connaissables que l’ « estime que les âmes peuvent être sauvées sans la foi catholique et le sacrement du baptême, ce qui est contraire à l’enseignement catholique ». Cela signifie que l’hérésie d’ »œcuménisme » ou que celle des « orthodoxes » orientaux schismatiques sont des hérésies plus imputables que celles du baptême de désir ou de salut pour l’ignorant invincible de la foi et même de Jésus-Christ ! Rendez-vous compte et réveillez-vous ! C’est une tromperie. Une hérésie est une hérésie, un refus du Magistère, comme les Dimond le disent justement eux-mêmes à raison :

Peter Dimond, Réponse à Bob Sungenis – l’hérétique se présentant comme « Apologiste catholique »  : «…Les gens qui rejettent la foi catholique (ou tout dogme) sont dans une position de rejet de Dieu (l’auteur des dogmes)… ».

Et cela contredit l’enseignement de l’Église suivant :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié] et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

« Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous QU’UNE MÊME FOI. Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc TOUTE la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car TELLE EST LA NATURE DE LA FOI QUE RIEN N’EST PLUS IMPOSSIBLE QUE DE CROIRE CECI ET DE REJETER CELA.

« L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVELÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE [apostasie]».

« …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie], puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi. CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [fausse religion de l’homme] PLUTÔT QU’À DIEU ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [hérétiques] ou de gouvernement [schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Avez-vous entendu ? Ceux qui refusent (volontairement) d’être soumis à cet enseignement de l’Église doit être considérés (règle de la foi) comme des non-catholiques et des pécheurs.

Récapitulons afin d’être clair sur ce point. Tout catholique doit éviter tout hérétique connu, notoire, public, formel, ou manifeste (ouvertement ou au for externe), selon la loi divine, du moment qu’il est connu en tant qu’hérétique, car l’Église comprend Tite 3, 10 (« Évite un homme hérétique… »), tel qu’il est écrit, c’est-à-dire absolu et universel. La différence c’est qu’on a pas à reprendre un hérétique notoire  de fait pour avoir à l’éviter car son obstination hérétique est connue comme certaine ni sans avoir besoin de le questionner pour avoir la confirmation (certitude) de son obstination hérétique ; alors qu’on doit éviter absolument un hérétique public après l’avoir repris une ou deux fois. Cela ne signifie absolument pas qu’on doive éviter que l’hérétique notoire, ni que l’Église autorise de recevoir les sacrements d’autres hérétiques qui ne sont pas notoires, car cela revient à dire que l’Église autorise de recevoir des sacrements d’hérétiques publics ou formels ou manifestes, ce qui est hérétique.

Contradictions concernant les hérétiques « notoires de fait »

Peter Dimond, « Sacrements d’hérétiques non déclarés » Débat – Les Citations importantes : « Les CATHOLIQUES peuvent recevoir les SACREMENTS DE CERTAINS PRÊTRES QUI SONT HÉRÉTIQUES NON DÉCLARÉS en ce moment … »

Peter Dimond, Sacrements d’hérétiques – Débat : « Et ce que nous avons indiqué sur notre site Web, nous n’avons pas dit qu’à moins que si quelqu’un impose, il ne peut pas être considéré comme un hérétique. Non, ce que nous avons dit est que, sans une déclaration pour qu’il y ait une obligation absolue positive d’éviter un hérétique non déclaréil doit être un hérétique imposant, vous imposer ses vues fausses, ou être si notoire qu’il ne peut pas être caché ou excusé de toute façon dans la loi ».

MHFM, Où aller à la messe ou la Confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les Sacrements : « S’il ne s’y oppose pas, mais est en faveur de l’œcuménisme Vatican II, alors il est un hérétique notoire et vous ne devriez pas recevoir la communion de lui. Une autre question à lui poser est de savoir s’il croit que les non-catholiques, tels que les «orthodoxes», doivent être convertis à la foi catholique. S’il ne dit pas «oui», alors il est un hérétique notoire ».

Mais même si les Dimond ont admis ci-dessus que le prêtre est un hérétique notoire après l’admission de son hérésie, ainsi, dans une autre tournure hypocrite, ils enseignent néanmoins que certains hérétiques que nous connaissons HÉRÉTIQUES après leur avoir parlé et qu’ils ont admis leurs hérésies, on peut néanmoins communier avec eux tant qu’ils sont PAS NOTOIRES sur leurs hérésies.

Peter et Michael Dimond, Où aller à la messe ou la Confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les Sacrements : «… vous devez appeler le … [hérétique(s)] prêtre et lui poser certaines questions avant de recevoir la communion de lui … tous ces prêtres soutiennent que les âmes peuvent être sauvées sans la foi catholique par le «baptême de désir» et «l’ ignorance invincible». … Vous verrez par ses réponses qu’il estime que les âmes peuvent être sauvées sans la foi catholique et le sacrement du baptême, ce qui est contraire à l’enseignement catholique. … Mais … vous pouvez aller vers eux pour la confession et la communion s’ils sont validement ordonnés et NON NOTOIRES ou n’imposent pas leurs fausses positions et si on ne les soutient pas ».

Les Dimond se contredisent-ils ? Bien sûr, ils le font. Selon les Dimond, un prêtre peut être à la fois un hérétique notoire et un hérétique non notoire en même temps !

Peter Dimond, La question de savoir si l’on peut recevoir des Sacrements en ces temps difficiles : «Bien sûr, nous voulons souligner, une fois encore, qu’aucun de ces points ne sont destinés à suggérer qu’on peut assister à la messe, ou recevoir la communion de tout hérétique non déclaré. Comme nous le soulignons, cela dépend de l’hérétique non-déclaré. Il doit répondre à certaines conditions : il faut qu’il soit validement ordonné, en utilisant un rite traditionnel, il ne peut pas être imposant, notoire, etc.».

MHFM, Où aller à la messe ou la Confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les Sacrements : «Par exemple, en ce qui concerne un prêtre dans le rite oriental qui accepte l’antipape Benoît XVI comme pape, voici quelques lignes directrices : vous devez appeler le prêtre de rite oriental et lui poser certaines questions avant de recevoir la communion de lui. Vous devez confirmer qu’il a été ordonné dans le rite oriental et lui demander ce qu’il pense de prier avec les membres d’autres religions, «l’œcuménisme», etc. S’il ne s’y oppose pas, mais est en faveur de l’œcuménisme Vatican II, alors il est un hérétique notoire et vous ne devriez pas recevoir la communion de luiUne autre question à lui poser est de savoir s’il croit que les non-catholiques, tels que les «orthodoxes», doivent être convertis à la foi catholique. S’il ne dit pas «oui», il est alors un hérétique notoireMais s’il répond d’une façon plus conservatrice, alors vous pourriez aller à lui pour la communion sans le soutenir. Mais quand vous allez à une telle messe, afin de recevoir la communion, nous vous recommandons de simplement prier par vous-même …»

On peut se demander alors : si le prêtre devient un hérétique notoire pour simplement admettre son hérésie, cela ne signifie-t-il pas que chaque fois que nous avons découvert ses hérésies et s’il est obstiné en elles, qu’il doit être évité pour la communion, même selon le propre standard des Dimond ? Bien sûr, cela le signifie.

Les Dimond ont admis ci-dessus que le prêtre est un hérétique notoire après l’admission de son hérésie, ainsi, dans une autre tournure hypocrite, ils enseignent néanmoins que certains hérétiques que nous connaissons HÉRÉTIQUES après leur avoir parlé et qu’ils ont admis leurs hérésies, on peut néanmoins communier avec eux tant qu’ils sont PAS NOTOIRES sur leurs hérésies.

Peter croit qu’un prêtre qui est un hérétique non déclaré ne peut pas être aussi un hérétique notoire à moins que le prêtre enseigne publiquement son hérésie à ses paroissiens et impose également ses croyances hérétiques sur eux comme une condition pour assister à ses messes ou pour recevoir les sacrements de lui.

Code de Droit Canon 1917, Canon 2197, § 3 : « Une infraction est notoire par la notoriété de fait, si elle est publiquement connue et engagée dans de telles circonstances qu’elle ne peut pas être dissimulée par un subterfuge, ni excusée par aucune excuse admise en droit [le fait de l’infraction et l’imputabilité ou responsabilité pénale doivent être connus, c-à-d. qu’on on doit être certain]».

Selon le Canon qui précède : l’hérésie ou le schisme d’un prêtre devient notoire et public au moment où il a été fait connaître à d’autres.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, QUI AVAIENT L’HABITUDE DE TENIR EN DEHORS DE LA COMMUNION CATHOLIQUE ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, QUICONQUE s’éloignerait le moins du monde de tout POINT DE DOCTRINE PROPOSÉ PAR SON L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 [Magistère] : «Saint Augustin note que « d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même COUPÉ de l’unité catholique [excommunication ipso facto de loi divine]… si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique » (S. Augustin, De Hæresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : « …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi ».

Nous ne sommes pas autorisés à choisir les hérétiques que nous pouvons aborder, mais les Dimond le font, comme si certains hérétiques doivent être tolérés alors que d’autres pas.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ainsi donc, comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, et un seul baptême, il ne peut donc y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’écouter l’Église qu’il soit considéré – comme le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain. Il en résulte que ceux qui sont divisés dans la foi ou le gouvernement ne peuvent pas vivrent dans l’unité d’un tel corps, ni ne peuvent vivre de la vie de son seul Esprit Divin ».

Pape saint Grégoire le Grand, Dialogues (v. 593) : « Tous devraient plutôt se soumettre à la mort, que de recevoir le sacrement de communion de la main d’un hérétique». (Cité par Gratien, Decretum, 42, XXIV, q. 1)

Una cum

Peter Dimond « Sacrements d’hérétiques non déclarés » Débat – Les citations importantes : «Quand les conciles se réfèrent à éviter les «lieux de réunion des hérétiques» et les «Églises non-catholiques», ils se référent, comme ce canon, à des groupes, des bâtiments et des sectes qui sont notoires en droit (déclarées) ou notoires en fait (ouvertement non-catholiques au for externe). Cela devrait être évident, pour le sens catholique même de toute personne qui estime cette question ; car il y a une différence évidente entre un « orthodoxe » oriental [ouvertement non-catholique] … et un « traditionaliste » hérétique [se faisant appeler ouvertement «catholique»] sous Benoît XVI … Les décrets concernant l’obligation pour quelqu’un d’éviter les « lieux de réunion des hérétiques » , etc. ne sont pas en référence à des prêtres ou des groupes qui célèbrent un rite catholique traditionnel et professent de tenir tous les enseignements catholiques, mais sont en fait hérétiques».

Peter prétend qu’une église hérétique qui se prétend «catholique» et qui célèbre la liturgie traditionnelle est quelque peu différente d’un lieu notoire de réunion d’hérétiques comme les «orthodoxes» orientaux.

Peter dit à 11:40 dans le débat qu’il y a une distinction entre les hérétiques qui sont sous Benoît XVI et les « orthodoxes » orientaux, comme si la religion Vatican II était en quelque sorte moins blasphématoire que les « orthodoxes » orientaux. Le fait est que la religion Vatican II est (si c’était possible) PLUS blasphématoire ! Je n’ai pas encore entendu parler d’un enseignement «orthodoxe» selon lequel ils partagent le même Dieu avec les musulmans, et vous ?

Donc, l’argument de Peter, selon lequel il y aurait une différence de degré pour «mettre en avant et ouverts» sur leur hérésie, échoue de façon spectaculaire.

Cette déclaration de Peter est totalement fausse mais néanmoins vrais dans un autre sens. Permettez-moi d’expliquer : Cela est vrai dans le sens où une église qui se prétend «catholique» au moins à extérieur ne semble (peut-être) pas être hérétique de la même manière que le serait une église protestante ou une « orthodoxe ». Par exemple, nous saurions immédiatement après avoir entendu que si telle ou telle église était protestante ou «orthodoxe» que ce n’est pas catholique et qu’elle doit être présumée être hérétique. Les même normes ne sont pas applicables aux églises qui se professent «catholiques», bien sûr. Car, quand une église se professe elle-même «catholique», il est naturel de supposer que c’est une église catholique avant que l’on voit la preuve d’hérésie ou de schisme. Je dis normalement parce qu’aujourd’hui nous devons supposer que toute «Église» qui se prétend «catholique» est hérétique puisque chacune d’entre elles (pour autant que nous sommes conscients) nie soit la nécessité de croire en Jésus-Christ pour le salut ou rejette plusieurs de ses dogmes.

Maintenant, le problème avec Peter n’est pas qu’il n’est pas au courant du fait que les traditionalistes qu’il approche et dit aux autres d’aborder sont obstinés et connus comme hérétiques ou non, mais qu’il est en fait pleinement conscient de cela, et pourtant il les rend en quelque sorte « moins » hérétique que les Églises orientales « orthodoxes ». Il est totalement faux de faire cette comparaison, car c’est juste un fait que les Églises orientales « orthodoxes » sont moins hérétiques que l’église Novus Ordo ou même la plupart des églises traditionnelles «catholiques». Donc , si les «orthodoxes» orientaux se sont ensuite appelés catholiques (ce qu’ils font aussi), alors selon la vue déformée et hérétique de Dimond, tant qu’ils sont non déclarés, ils seraient la meilleure option pour nous pour entendre la messe et recevoir les sacrements. Mais aller à ces schismatiques « orthodoxes » serait évidemment illicite et un péché mortel. Mais là encore, il en va de même pour tous les autres hérétiques et qui sont peut-être des hérétiques pire que les «orthodoxes» orientaux qui sont ou qui ont déjà été. En réalité, il n’y a pas de types d’hérétiques qui soient acceptables pour l’Église ou qui peuvent être excusés ou acceptés dans Sa communion [de l’Église catholique], comme nous l’avons vu. Cependant, comme nous l’ avons vu ci-dessus, Peter pense étrangement que cela est décidé – que nous devions éviter quelqu’un – sur la base de ce qu’ils appellent eux-mêmes et qu’ils prétendent professer comme une « foi saine».

Rappelons les déclarations de saint Basile le Grand, du Pape Léon XIII, et de la Sainte Bible à nouveau qui réfutent clairement Peter :

Saint Basile le Grand, archevêque de Césarée en Cappadoce : «Quant à tous ceux qui prétendent confesser une Foi paraîssant orthodoxe [comme les« traditionalistes » que Peter a mentionné ci-dessus], mais qu’ils sont en communion avec les personnes qui tiennent une opinion différente [mais qui sont en communion avec les fidèles de Vatican II et les hérétiques manifestes], s’ils sont prévenus et restent toujours têtus [si nous les avons averti une ou deux fois, mais qu’ils restent obstinés dans leur hérésie], vous devez non seulement ne pas être en communion avec eux, mais vous ne devez pas même les appeler frères [alors nous ne devons pas être en communion avec eux, même s’ils se disent «catholiques» ou «traditionalistes»] ». (Patrologia Orientalis, Vol. 17, p. 303)

La Tradition nous enseigne à juger les hérétiques sur la base de LA FOI QU’ILS CROIENT ET PROFESSENT, et non pas sur ce qu’ils prétendent professer comme une « foi saine». Ce n’est pas parce qu’un prêtre prétend être catholique qu’il n’est pas hérétique notoire. Un prêtre qui prétend être catholique mais qui ne professe pas la vraie foi, mais le contraire publiquement et formellement, est hérétique notoire.

Maintenant regardez bien ceci :

Premier Concile de Constantinople (381) Canon 6 : «(Et par les hérétiques, nous entendons aussi bien ceux qui ont été jadis bannis et ceux que nous avons nous-mêmes depuis anathématisés, et aussi ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et mettent en place des assemblées opposées [rivales]) ».

Même ceux qui professent tenir la vraie foi (ou qui prétendent être catholiques) sont hérétiques comme le dit le 1er Concile de Constantinople ci-dessus ! Même si ce canon 6 du concile concerne des accusations de droit ecclésiastique, et non la communicatio in sacris/in divinis avec des hérétiques, l’Église réfute bien Peter Dimond car elle comprend comme étant hérétiques ceux qui prétendent être catholiques.

Peter Dimond « Sacrements d’hérétiques non déclarés » Débat – Les citations importantes : «… Les décrets concernant l’obligation pour quelqu’un d’éviter les « lieux de réunion des hérétiques », etc. ne sont pas en référence à des prêtres ou des groupes qui célèbrent un rite catholique traditionnel et professent de tenir tous les enseignements catholiques, mais sont en fait hérétiques».

Eh oui, il se contredit. Contrairement à ce qu’il dit, les décrets font aussi bien référence à ceux qui célèbrent un rite catholique traditionnel et professent de tenir tous les enseignements catholiques.

D’un côté, ils disent que les hérétiques perdent l’autorité et sont hors de l’Eglise :

MHFM échanges électroniques sur diverses questions : « Les hérétiques perdent toute l’adhésion et l’autorité dans l’Église catholique automatiquement ».

MHFM échanges électroniques sur diverses questions : « Les catholiques ont l’obligation de juger et de dénoncer les hérétiques quand ils manifestent leur rejet de la vérité catholique par leurs paroles et leurs actions ». (Archives 1)

Puis d’un autre côté ils disent qu’il est permis de recevoir les sacrements d’un hérétique aussi longtemps qu’il est un hérétique « non déclaré », ce qui signifie qu’il n’a pas été officiellement déclaré hérétique par l’Église :

Peter Dimond, « Sacrements d’hérétiques non déclarés » Débat – Les Citations importantes : « Les CATHOLIQUES peuvent recevoir les SACREMENTS DE CERTAINS PRÊTRES QUI SONT HÉRÉTIQUES NON DÉCLARÉS en ce moment … »

Peter Dimond, Sacrements d’hérétiques – Débat : « Et ce que nous avons indiqué sur notre site Web, nous n’avons pas dit qu’à moins que quelqu’un ne soit imposant, il ne peut pas être considéré comme un hérétique. Non, ce que nous avons dit est que, sans une déclaration, pour qu’il y ait une obligation absolue positive d’éviter un hérétique non déclaréil doit être un hérétique imposant, vous imposer ses vues fausses, ou être si notoire qu’il ne peut pas être caché ou excusé de toute façon dans la loi ».

Donc, ils considèrent ci-dessus qu’un hérétique « non-notoire » selon eux n’est pas excommunié ou hors de l’Église, ce qui est hérétique et l’opposé de l’Église, et puis ailleurs ils disent le contraire.

Confession

Ils disent qu’on peut aller à un hérétique notoire et puis qu’on doit éviter un hérétique absolument quand il est notoire.

Michael Dimond, Les catholiques peuvent-ils aller n’importe où pour recevoir les sacrements aujourd’hui : «Alors que nous dirions que le prêtre notoirement hérétique ne peut pas être abordé à la Sainte Communionnous croyons que les prêtres qui sont notoirement hérétiques parce qu’ils aiment l’œcuménisme et prient avec et respectent les autres religions peuvent être approchés dans la confession, si vous ne trouvez pas de meilleures options pour la confession à une distance raisonnable. Si c’est un prêtre notoirement hérétique qui ne pense pas que vous êtes catholique à cause de ce que vous croyez, NOUS DIRIONS QUE VOUS POUVEZ ALLER À LUI POUR LA CONFESSION EN DANGER DE MORT».

Ci-dessus, ils disent qu’on peut aller à un hérétique notoire : « nous croyons que les prêtres qui sont notoirement hérétiques … peuvent être approchés dans la confession … »

Et ci-dessous, ils disent qu’on doit éviter un hérétique absolument quand il est notoire :

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : «Les hérétiques» clairement non-catholiques et « lieux de réunion des hérétiques », QUI DOIVENT ÊTRE ÉVITÉS ABSOLUMENT, sont les suivants : 1) ceux qui ont été déclarés ou 2) CEUX QUI REJETTENT NOTOIREMENT L’ÉGLISE CATHOLIQUE [OU LA FOI] SANS « DISSIMULATION » – NOTOIRES EN DROIT OU NOTOIRES EN FAIT».

Et puis là c’est le contraire :

Peter et Michael Dimond, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : «Mais pour les autres prêtres «traditionalistes» [hérétiques], vous pouvez aller à eux pour la confession et la communion s’ils sont validement ordonnés et ne sont PAS NOTOIRES ou imposent leurs fausses positions et si on ne les soutient pas ».

Est-ce qu’ils se contredisent ? Bien sûr. Tous les hérétiques se contredisent et sont confus, et les Dimond ne font pas exception.

Notoire

Peter Dimond, « Sacrements d’hérétiques non-déclarés » Débat – Les citations importantes : «Par exemple, un prêtre qui offre une liturgie traditionnelle sous Benoît XVI, qui a vu la preuve que Benoît XVI ne peut pas être le pape, ne peut pas « excuser » son adhésion à lui. Il est coupable d’hérésie pour opiniâtrement adhérer à lui. MAIS IL POURRAIT ÊTRE CAPABLE DE « DISSIMULER » SON CRIME ET LE REJET DE L’ ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE SOUS UNE FIDÉLITÉ ALLÉGUÉE À VATICAN I, UNE PRÉTENDUE  FIDÉLITÉ COMME « PERSONNE NE PEUT JUGER LE SAINT-SIÈGE», ETC. TANDIS QUE CETTE « DISSIMULATION » NE L’EXCUSE PAS – IL EST TOUJOURS COUPABLE – CELA POURRAIT LE RENDRE NON NOTOIRE EN FAIT [CE QUI SIGNIFIE ALORS, SELON PETER, QU’ON PEUT COMMUNIER AVEC LUI !]».

Peter sait certainement (hérétique formel et public = notoire) que le prêtre est coupable ! Peter est vraiment l’avocat du diable.

Peter Dimond «les sacrements des hérétiques non déclarés » Débat – Les citations importantes : « Comme nous l’avons déjà vu dans les décrets de l’Eglise qui abordent la question d’éviter les hérétiques dans tous les cas, l’obligation absolue d’éviter ces gens dans tous les cas, débute avec la déclaration de l’Église, ou quand il est tellement connu qu’il ne peut pas être caché par la loi».

Peter Dimond «les sacrements des hérétiques non déclarés » Débat – Les citations importantes : « cela signifie que les hérétiques doivent être rejetés comme à l’extérieur de votre communion et étrangers à votre Église et la foi, une fois qu’il est clair qu’ils ont engagés l’excommunication automatique divine. Nous sommes bien sûr d’accord : quelqu’un que vous connaissez être un hérétique doit être considéré comme condamné. Il ne doit pas être approuvé, soutenu, ou considéré comme entrant dans votre communion ».

Ils disent : «les hérétiques doivent être rejetés comme à l’extérieur de votre communion et étrangers à votre Église et la foi, une fois qu’il est clair qu’ils ont engagés l’excommunication automatique divine», et que : « quelqu’un que vous connaissez être un hérétique doit être considéré comme condamné« , et ailleurs ils disent que les catholiques peuvent recevoir les sacrements d’hérétiques obstinés : Mais comment faire puisqu’ils disent que celui connu hérétique doit être considéré condamné ?

Quand y a t-il une excommunication automatique de loi divine ? Par hérésie selon Tite 3, 10 prit littéralement.

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Quand est-ce qu’un hérétique engage l’excommunication automatique de loi divine ? Dès qu’un baptisé donne son assentiment (consentement, accord, adhésion, complaisance, permission, acceptation, agrément) à l’hérésie, il est coupé de l’Église automatiquement. C’est la loi divine : c’est un dogme catholique et une vérité de foi.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son ASSENTIMENT, il est par le fait même COUPÉ DE L’UNITÉ CATHOLIQUE … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Un hérétique est excommunié automatiquement de loi divine et coupé de l’Église à partir du moment où il pense le contraire du Magistère :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT [latin : sentientes] des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS AU CORPS DU CHRIST qui est l’Église».

L’hérétique qui pense le contraire de la véritable Église catholique, qu’il soit connu extérieurement ou pas, est excommunié ipso facto (par le fait) DE LOI DIVINE et n’est pas ministre de l’Église. Tout catholique doit l’éviter dès qu’il connaît l’obstination hérétique.

Tout hérétique connu doit être évité de loi divine. Un baptisé est un hérétique à éviter absolument quand on a connaissance de son hérésie, c’est-à-dire de son obstination de mauvaise foi (c-à-d. en connaissance ou compréhension du dogme) contraire au Magistère de l’Église. La différence avec un hérétique notoire (pas selon les critères erronés sur l’excuse et la dissimulation de l’hérésie selon les Dimond) c’est juste qu’on a pas à le reprendre s’il est notoire pour ensuite l’éviter car il a déjà montré qu’il est déjà resté obstiné (une et deux fois). On peut voir cette sorte de distinction similaire chez saint Irénée, ci-dessous, entre des hérétiques plus modérés et ceux intraitables :

St Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, Livre II, 5, 1 : «tout ce qui sera dit dans les livres suivants [Livres III, IV et V], c’est contre tous les hérétiques que je le dis. Ceux d’entre eux [hérétiques] qui sont plus modérés et plus humains, tu les détourneras et tu les confondras, afin qu’ils cessent de blasphémer leur Créateur, leur Auteur, leur Nourricier, leur Seigneur, … mais pour ce qui est des sauvages, des intraitables et de ceux qui sont dépourvus de raison, tu les chasseras loin de toi pour n’avoir plus à souffrir leurs vains bavardages».

Le pape Léon XIII enseigne de foi divine que celui qui repousse une vérité de foi est ouvertement hérétique et apostat : 1° Selon Tite 3, 10-11, c’est après avoir repris l’hérétique manifeste (connu extérieurement) et lui avoir montré la vérité de foi que l’on peut être certain qu’il repousse une vérité de foi et donc que c’est un hérétique ; 2° Celui qui repousse une seule vérité de foi est ouvertement hérétique et excommunié ipso facto, et si on en a connaissance, on doit l’éviter.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités [de foi et de morale], sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église, et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela».

On doit absolument (loi divine) éviter un hérétique après l’avoir repris car c’est ainsi qu’on peut être certain de son obstination, mais on a pas besoin de reprendre un hérétique notoire pour l’éviter car son obstination est déjà certainement connue.

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

L’Église, à travers les pères, comprend Tite 3, 10 littéralement :

Saint Irénée (disciple de saint Polycarpe), père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 (2ème siècle) : « Polycarpe… fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque dans l’Église de Smyrne. … il enseigna toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. … il détourna des hérétiques susdits un grand nombre de personnes et les ramena à l’Église de Dieu, en proclamant qu’il n’avait reçu des apôtres qu’une seule et unique vérité, celle-là même qui était transmise par l’Église ».

« Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité [hérétiques]. Comme le dit également Paul [Tite 3, 10] : «L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation ».

C’est pourquoi Saint Robert Bellarmin prend Tite 3, 10 littéralement concernant les hérétiques manifestes :

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; MAIS quand ils voient que QUELQU’UN EST UN HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES EXTÉRIEURES [manifestes], ILS LE jugent hérétique PURE ET SIMPLE, ET LE DÉNONCENT comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu. L’argument d’autorité est basé sur St Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ ».

L’Église, par le pape Vigile, enseigne infailliblement que Tite 3, 10 est à prendre tel que c’est écrit ou littéralement. C’est la loi divine.

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Tite 3, 10-11 est universel. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré. Le dogme ci-dessous prouve que la véritable Église catholique prend et comprend Tite 3, 10-11 littéralement tel qu’il est écrit :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Donc tous ceux qui refusent sciemment et en connaissance de cause de prendre Tite 3, 10-11 littéralement sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture.

Ainsi les Dimond enseignent hérétiquement que les catholiques peuvent être en communion avec des hérétiques obstinés (formels), et c’est hérésie parce que l’unité de foi est de loi divine pour l’unité de l’Église comme cela a déjà été prouvé plus haut.

Peter Dimond, La CMRI hérétique ? (site MHFM) : «Les prêtres de la CMRI sont une des seules sociétés sédévacantiste de prêtres au monde et leurs messes constituent la seule option légitime pour des sacrements valides pour quelques personnes aujourd’hui … Cependant, nous avons indiqué dans nos lettres d’information et magazines le malheureux fait encore indéniable que les prêtres de la CMRI sont des hérétiques (comme nous le montrerons…). Les prêtres de la CMRI sont des hérétiques tout d’abord pour leur déni obstiné du dogme solennellement défini que la Foi Catholique est nécessaire pour le salut. La CMRI a publié deux fois dans leur Magazine Trimestriel un article disant : « Le Salut de ceux en dehors de l’Église ».  L’article indique que ceux qui meurent comme des non-catholiques peuvent être sauvés, ce qui est un rejet flagrant de l’enseignement Catholique. En fait, le titre de l’article : « Le Salut de ceux en dehors de l’Église » est mot pour mot le déni du dogme Catholique : « Hors de l’Église il n’y a aucun salut ». C’est équivalent à publier un article disant : « Le Péché originel de Marie ».

Peter Dimond, La CMRI hérétique ? : «Cette hérésie était si flagrante que j’ai appelé le siège de la CMRI à Washington et ai parlé à un des prêtres au sujet de l’article. Un prêtre du séminaire de la CMRI au Nebraska et une religieuse du couvent de la CMRI à Washington m’ont dit (quand je les ai interrogés par téléphone) que les non-catholiques qui meurent dans leurs fausses religions peuvent être sauvés sans la foi catholique. C’est la réponse de tous les prêtres de la CMRI que j’ai interrogés sur cette question».

Peter dénonce clairement les prêtres de la CMRI comme des hérétiques obstinés, c’est-à-dire hérétiques formels, mais il enseigne néanmoins que leurs messes constituent «la seule option légitime pour les sacrements valides pour certaines personnes aujourd’hui».

La théorie selon laquelle un hérétique est notoire quand il « impose ou est contraignant avec son hérésie » est fausse, car l’Église enseigne que même le doute obstiné rend hérétique (et à éviter absolument).

Code de droit canon 1917, can. 1325 : «Si un baptisé refuse opiniâtrement [obstinément] ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique».

Ceci est la preuve que c’est l’obstination qui fait l’hérésie, et c’est la connaissance de cette obstination hérétique (ou schismatique) qui fait l’obligation absolue d’éviter l’hérétique, non pas qu’un hérétique soit connu par beaucoup ou peu de personnes.

 

Exemple de communion avec les hérétiques et la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X [FSSPX]

Bien que les Dimond aiment prétendre qu’ils ne prient pas en communion avec les hérétiques ou schismatiques ou aident leur messe (par leur présence) dans l’église hérétique où ils assistent, ils sont néanmoins forcés d’admettre ce fait publiquement sur leur site :

Questions et réponses : – Question 39 – Peut-on servir à l’autel de la FSSPX ?

« Chers frères Dimond, êtes-vous d’accord de participer à la FSSPX [messe] pour obtenir les sacrements tant que le prêtre n’est pas un hérétique notoire, qu’en est-il de servir ou aider à l’autel dans le choeur ? « 

MHFM : « Sans doute on ne doit pas servir à l’autel de la FSSPX. C’est parce que dans le service de l’autel on aide directement le prêtre qui prie en union avec l’antipape Jean-Paul II [maintenant Benoît XVI, aujourd’hui François] et l’évêque apostat Novus Ordo« .

1) Dans leur déclaration ci-dessus, les Dimond signifient à juste titre que c’est un péché mortel contre la foi d’aider un hérétique dans les services faux religieux ou de prier, en connaissance de cause, en communion avec les hérétiques. Ils disent : « Il ne faut certainement pas servir à l’autel de la FSSPX. … Au service de l’autel on aide directement le prêtre qui prie en union avec l’antipape Jean-Paul II et l’évêque apostat Novus Ordo ». Comment alors les Dimond n’échappent-ils pas à la même culpabilité ? Ils ont également assisté sciemment à la messe dans une église non catholique et aident le prêtre et les laïcs hérétiques par leur présence à l’église et l’approbation de la prière en communion avec le prêtre hérétique et les laïcs qui, à leur tour prient en communion avec l’antipape Vatican II et son évêque local. La tentative des Dimond pour échapper à la culpabilité se fait par l’enseignement selon lequel, pendant la messe les laïcs ne prient pas en communion avec le prêtre mais que seulement les enfants de chœur le font.

Quand et où l’Église enseigne t-elle que les enfants de chœur et non pas les laïcs prient en communion avec le prêtre et le pape et l’évêque local ? On se demande si les Dimond pensent bloquer le chemin de l’autel pour la prière des laïcs d’atteindre le prêtre afin que les laïcs ne soient pas en train de prier en communion avec le prêtre ! Qu’est-ce devient, alors, la prière du prêtre offert pour les laïcs présents à la messe (une messe à laquelle les Dimond assistent même sciemment). La balustrade de l’autel bloque-t-elle aussi les prières du prêtre ? Encore une fois les Dimond ont façonné leur propre foi pour répondre à leurs hérésies et d’autres erreurs. Il s’enfonce plus profondément et devient en plus illogique, quand, en raison de la fierté, il n’admet pas qu’il a tort. Nous défions les Dimond de produire un enseignement de l’Église qui dit que pendant la messe soit les laïcs ne prient pas en communion avec le prêtre ou que seulement les garçons d’autel prient en communion avec le prêtre. Si les Dimond admettaient que les laïcs prient en communion avec le prêtre pendant la messe, les Dimond devraient aussi admettre qu’ils prient en communion avec les hérétiques parce que, de leur propre aveu, ils assistent à la messe à une église non-catholique Vatican II (un lieu de réunion des hérétiques) dans laquelle le prêtre est un hérétique qui prie en communion avec l’antipape apostat et l’évêque local. Les Dimond assistent à la messe dans une église de rite oriental qui est en communion avec Vatican 2 et Benoît 16 : Saint-Josaphat, à Rochester, New York.

C’est seulement si une personne entrait sans le savoir dans une église des hérétiques ou schismatiques, que sa prière ne serait pas en communion avec ces hérétiques ou des schismatiques. La même chose doit être dite dans une église entièrement catholique où certains agents pourraient être des hérétiques occultes ; ses prières ne seraient pas en communion avec eux. Un autre exemple serait si une personne avait été contrainte contre sa volonté d’entrer dans une église des hérétiques ou des schismatiques. Si elle prie Dieu dans cette église, sa prière ne serait pas en communion avec ces hérétiques ou schismatiques, car c’était contre sa volonté même d’entrer dans leur bâtiment hérétique pour commencer. Un autre exemple serait si une personne est entrée dans une église hérétique – mais non pas à la messe ou pour recevoir d’eux les sacrements – mais pour la raison de les convertir à la vraie foi. Ses prières ne seraient pas en communion avec ces hérétiques. Mais cela ne peut même pas se dire quand une personne coupable, et volontairement, entre dans les églises des hérétiques ou schismatiques pour le seul motif de la réception des sacrements d’eux, à savoir, la participation à la communion avec eux.

2) Les Dimond croient aussi que certains prêtres de la Fraternité (FSSPX) hérétique (qui sont des prêtres hérétiques) en ces derniers jours de la grande apostasie ne peuvent pas être considérés comme des prêtres hérétiques notoires qui doivent être évités pour la communion. La plupart, sinon tous les prêtres de la Fraternité sont des hérétiques sur plusieurs chefs d’accusation. Je vais énumérer seulement deux chefs d’accusation :

a) Les prêtres de la Fraternité sont des hérétiques notoires parce que leur secte nie le dogme du salut, d’où que tous les prêtres de la Fraternité doivent être présumés nier le dogme. En effet, chaque prêtre de la FSSPX dont j’ai parlé nie le dogme du salut. S’ils ne niaient pas ce dogme, ils seraient expulsés de la FSSPX. S’ils ne niaient pas le dogme mais gardaient leur croyance secrète de façon à rester dans la FSSPX, alors ce serait aussi se rendre coupable d’hérésie, car les catholiques doivent non seulement croire un dogme dans leur cœur, mais aussi le professer quand la situation l’exige. C’est pourquoi les premiers chrétiens qui ont nié la foi quand ils ont été torturés ne relevaient pas de l’Église catholique. Bien qu’ils croyaient dans le Christ dans leur cœur, ils l’ont renié à l’extérieur sous la torture, devenant ainsi coupables d’apostasie avec les péchés mortels supplémentaires d’hypocrisie et de scandale. Ces apostats ont été connus sous le nom de chrétiens non pratiquants (Lapsi) et ont dû abjurer pour réintégrer l’Église catholique. Il est vrai qu’il pourrait y avoir un prêtre qui soit un hérétique matériel quelque part dans ces églises, mais il est également vrai que même les églises protestantes pourraient avoir des gens qui sont hérétiques matériels (tant qu’ils ne rejettent pas les mystères essentiels ou la loi naturelle), mais ces scénarios sont très peu probables. Cependant, nous devons juger sur ce que nous voyons, pas sur autre chose.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, c. 9, n° 15 : «tous les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme un hérétique».

b) La secte FSSPX ne condamne pas les hérésies manifestes et d’autres crimes de « l’église » Vatican II et ne dénonce pas correctement son antipape notoirement hérétique, les évêques et les prêtres. La FSSPX n’a aucune excuse de ne pas remplir ces obligations catholiques parce que les crimes de L’Église Vatican II et de ses membres sont manifestes à tous en ces derniers jours de la grande apostasie. Par conséquent, tous les membres de la FSSPX qui acceptent leurs hérésies et tous ceux qui connaissent les hérésies de la FSSPX et assistent volontairement à la messe ou à l’église de la FSSPX, par péchés d’omission et d’association, ont part à la culpabilité des crimes de la secte FSSPX et donc à la culpabilité des crimes de « l’église » Vatican II et de ses antipapes et évêques apostats.

En outre, toute personne qui envisage d’assister à la messe dans une église de la FSSPX a évidemment accès au prêtre de la FSSPX. Par conséquent avant d’assister à la messe, tout ce qu’on a à faire est de demander au prêtre ce qu’il croit en ce qui concerne les deux points ci-dessus. Sa réponse confirmera qu’il est un hérétique notoire. Ainsi, la déclaration suivante, que tolèrent les Dimond, à la question est illogique et hérétique : «Est-il est bon d’assister à la FSSPX [Messe] pour obtenir les sacrements tant que le prêtre n’est pas un hérétique notoire …? » C’est illogique parce que la personne qui a posé la question a un accès facile au prêtre et peut donc facilement trouver ce que croit le prêtre. Tout ce qu’elle a à faire est d’ouvrir la bouche que Dieu lui a donné et demander au prêtre ce qu’il croit, point par point. De la réponse du prêtre, il recevra la confirmation que le prêtre est un hérétique notoire qui doit alors être évité. La déclaration est aussi hérétique car en ne demandant pas au prêtre ce qu’il croit, cette personne pèche par omission en omettant d’accomplir les actes de miséricorde spirituelle d’instruire les pécheurs ignorants et d’admonester et en omettant l’obligation catholique de professer la foi (ce qui est un refus implicite de la foi catholique) :

Code de droit canonique 1917 -1325 § 1 Obligation de professer la foi :  «Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois que le silence des circonstances, la fraude, ou leur manière d’agir contraire constitue implicitement un déni de la foi, ou implique le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale du prochain ».

Pape saint Félix III (483-492) : « Ne pas s’opposer à l’erreur est l’approuver, et même négliger de confondre les méchants, quand nous pouvons le faire, n’en est pas moins un péché que de les encourager ».

Catéchisme question : «De combien de façons peut-on être la cause ou avoir la part à la culpabilité du péché d’un autre ? » Réponse :  » Nous pouvons être la cause ou partager la culpabilité du péché d’un autre dans neuf façons : … 6. Par la dissimulation ; 7. En étant partenaire dans le péché ; 8. Par le silence».

Peter Dimond, les hérésies de la Fraternité Saint-Pie X : « Ainsi, personne ne peut donner aucune aide financière pour la Fraternité Saint-Pie X, sous peine de péché mortel. Ceux qui continuent à le faire obstinément – tout en étant conscients de cette information – ne sauveront pas leurs âmes. [Mais …] On pourrait assister aux messes de la Fraternité et recevoir d’eux les sacrements, pourvu qu’on ne soit pas d’accord avec eux ou qu’on ne les soutienne, et si le prêtre de la FSSPX ne prêche pas notoirement ou n’impose pas les hérésies de la FSSPX à la chapelle».

Peter Dimond souligne à juste titre que la personne perdra son âme en donnant sciemment un soutien financier à un hérétique. En cela, nous voyons comment les Dimond ont mis les choses charnelles (argent sans valeur) au-dessus des choses spirituelles (l’état de l’âme), parce que selon leur opinion, on peut recevoir les sacrements des hérétiques, prier en communion avec les hérétiques et même entrer dans leurs églises, sans perdre son âme. Mais si l’on devait donner un don aux hérétiques, alors on perdrait certainement son âme. C’est de l’hypocrisie totale, de la mauvaise volonté et de l’aveuglement volontaire du côté des frères Dimond ! C’est un fait certain que vous allez perdre votre âme en faisant ces deux choses, coupable ou sciemment, mais de beaucoup, les Dimond souhaitent éviter cette vérité. Seule la bonne foi pourrait excuser les gens de péché à ce sujet, à savoir, si une personne ne connaissait pas le fait qu’elle entre ou assiste à des maisons d’hérétiques, ou qu’elle serait inconsciente du fait de faire un don d’argent à une organisation hérétique. La bonne foi pourrait également dispenser un croyant qui a fait un don à une personne hérétique pour le bien de sa conversion à la vraie foi catholique ou s’il fait un don de charité (si, par exemple, l’hérétique n’a pas les moyens de se soutenir lui-même financièrement), car donner de l’argent en soi-même est un acte de charité et peut être un moyen d’attirer les hérétiques dans l’Église. Le don ne pourrait pas de toute façon soutenir la propagation de l’hérésie de la personne hérétique bien sûr, mais cela va s’en dire. Mais donner pour soutenir la cause d’un ministère hérétique coupable, ou faire un don à une personne hérétique parce que vous êtes d’accord avec son hérésie ou son schisme, serait l’équivalent pour la loi d’aide de propagation de l’hérésie.

Toutefois, la citation ci-dessus de Peter Dimond prouve qu’ils ne croient pas que ces églises, qu’ils fréquentent ou disent aux autres d’assister, soient des églises catholiques et que ces prêtres soient des prêtres catholiques. Si les Dimond pensaient que ces églises sont des églises catholiques et que ces prêtres sont des prêtres catholiques, les Dimond commettraient un péché mortel en disant que les catholiques ne sont pas obligés de soutenir l’église catholique où ils assistent à la messe et le prêtre catholique qui leur offre son ministère. Ainsi, à partir de cela seulement, les Dimond enseignent que les catholiques sont autorisés d’assister à la messe dans les églises sciemment non-catholiques (lieux de réunion d’hérétiques ou schismatiques) et donc de prier sciemment en communion avec les prêtres non-catholiques (hérétiques obstinés), une pratique que l’Église catholique a infailliblement condamné :

IIIème Concile de Constantinople, 680-681 : « Si n’importe quel fidèle ou ecclésiastique doit aller dans la synagogue des Juifs, ou les lieux de réunion des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient destitués et privés de communion [excommuniés]. Si un évêque ou prêtre ou un diacre doit prier avec des hérétiques, qu’il soit suspendu de la communion ».

En cela, nous voyons comment les Dimond ont placé les choses charnelles au dessus des choses spirituelles. Les Dimond enseignent qu’il est interdit aux catholiques de donner un appui matériel (financier) à des églises non catholiques et prêtres non catholiques, mais qu’ils sont autorisés à leur donner des soutiens en assistant aux messes, en priant en communion avec eux et en recevant les Sacrements de ces prêtres non-catholiques (hérétiques obstinés) dans leurs Églises (lieux de réunion des hérétiques)non-catholiques.

Toutefois, afin de souligner leur enseignement correct selon lequel les catholiques ne sont pas autorisés à apporter un soutien financier à des églises non-catholiques et à des prêtres non-catholiques, les Dimond comparent la secte FSSPX à la secte schismatique grecque :

Peter Dimond, Questions, réponses et commentaires, question 2 : « La ligne de fond est que l’on ne peut pas donner de l’argent à une organisation qui propage les hérésies et conduit les âmes en enfer, comme la FSSPX. Il est vrai qu’ils font de bonnes choses dont peuvent bénéficier les gens, mais il ne faut pas comme pour l’orthodoxe grecqueSi l’on peut donner à la Fraternité Saint Pie X, alors on peut faire un don à l’église grecque orthodoxe ou à un groupe schismatique ou à des prêtres indults qui ont des sacrements valides … »

Peter Dimond souligne à juste titre que ces hérétiques conduisent les âmes en enfer par assassinat spirituel. Pourtant, comme il admet ce fait, il dit aussi à ses lecteurs qu’ils sont parfaitement libres d’y aller et d’assister aux messes de ces hérétiques comme meurtriers des âmes  ! Ainsi, du propre aveu de Peter, alors, les gens qu’ils trompent en allant dans les églises des hérétiques, sont donc mis en danger de damnation éternelle, puisque ces prêtres et laïcs hérétiques des églises auxquelles ils assistent à la messe sont connus pour tromper les gens et comme meurtriers des âmes ! Pourtant, le monastère de la Très Sainte Famille ne semble pas s’en inquiéter, leur seule préoccupation semble être d’obtenir pour ces gens une messe «traditionnelle» présidée par un prêtre hérétique afin qu’ils puissent recevoir de lui des sacrements sacrilèges et illicites et devenir participants de son péché !

Les gens que les Dimond trompent pour entrer dans les églises des hérétiques ou schismatiques, sont aussi pleinement conscients du fait que le prêtre et la plupart des fidèles assistant à cette église sont des hérétiques, et qu’ils assassinent les âmes par leurs hérésies ! Les gens qui y vont sont donc pleinement conscients de ce que la plupart des gens dans cette église se dirigent vers l’enfer, mais ils y vont encore, non pas pour les informer ou les convertir, mais pour participer aux sacrements avec eux ! Le prêtre et le peuple dans ce lieu de réunion des hérétiques où ils assistent à la messe sont donc les ennemis de Jésus-Christ, et ils assassinent leur propres âmes et celles des autres. Ils assassinent les âmes pour lesquelles Jésus-Christ est mort pour les racheter, et pourtant, ils continuent à y aller, évitant leur obligation de dénoncer l’hérésie, et montrant par leur présence à tous ceux qui sont présents qu’ils sont en communion avec les mêmes hérétiques. S’ils avaient vraiment essayé de convertir les hérétiques, ils ne seraient pas autorisés à y aller et seraient jetés. Ces gens sont vraiment ignobles et abominables pour dire le moins ! Nous pouvons comprendre que les gens aient été trompés puisque tous les gens sont enclins à être trompés, mais encore, si l’on y réfléchit bien, il n’y a vraiment aucune excuse pour un tel comportement.

Cependant, Peter n’a pas dit que : « Si l’on est interdit d’assister à la messe à des églises schismatiques grecs et de prier en communion avec eux et recevoir les sacrements des prêtres schismatiques grecs, alors on est également interdit d’assister à la messe des églises schismatiques de la FSSPX et de prier en communion avec eux et recevoir les sacrements des prêtres schismatiques de la Fraternité ». Peter a commodément laissé de côté les enseignements dogmatiques de l’Église catholique selon lesquels les catholiques sont également interdits de donner sciemment un soutien spirituel aux églises schismatiques grecs en assistant à leurs messes et en priant en communion avec les grecs schismatiques :

Concile de Laodicée, 4ème siècle : « Nul ne peut prier en commun avec les hérétiques et les schismatiques ».

Code de droit canonique de 1917, Canon 1258 : «Il n’est pas permis à tous les fidèles d’aider de quelque manière active à ou d’avoir un rôle dans le culte des non-catholiques».

La communication entre les catholiques et schismatiques, Mgr Ignatius J. Szal, AB, JCL, 1948 – Participation active-article I (Canon 1258, § 1) : «Si le culte catholique est dans la forme mais est entrepris sous les auspices d’un corps non-catholique (comme dans la célébration de la messe par un prêtre schismatique), elle exprime la foi soit dans un corps de la fausse religion ou en rébellion contre la véritable Église. [Par conséquent] la participation religieuse active avec les schismatiques est toujours intrinsèquement illicite. Les raisons de cette interdiction absolue du canon 1258, § 1, ont leur origine dans la loi divine naturelle et positive. Ces raisons sont : 1) L’Église est la seule de jure [par la loi] véritable société religieuse existant dans laquelle il est licite de rendre à Dieu le culte qui lui est dû ; 2) donner du scandale par sa quasi-approbation d’une fausse secte doit être évité ; et 3) le risque de perversion de la vraie foi doit rester efficacement neutralisé» (pp. 42-48).

Le Dimond, en effet, sont en train de creuser une fosse profonde pour eux et pour tous ceux qui les suivent. Ils sont des aveugles conduisant des aveugles dans la fosse (Matthieu 15, 14). Par la grâce et l’aide de Dieu, c’est notre espoir et notre prière que se réveillent de la mort spirituelle les gens qui sont en communion religieuse avec les Dimond ou qui sont d’accord avec leurs autres erreurs hérétiques et mortellement pécheresses. Bien sûr, par la grâce et l’aide de Dieu, c’est aussi notre espoir et notre prière que les Dimond se réveillent de la mort spirituelle. Ils n’ont aucun espoir d’être sauvés jusqu’à ce qu’ils se réveillent et abjurent leurs erreurs et entrent dans l’Église catholique.

Exemple de réception des sacrements d’hérétiques de la CMRI (Congrégation Marie Reine Immaculée)

L’Évêque Mark Pivarunas et les prêtres de sa secte hérétique CMRI sont des hérétiques non déclarés qui nient obstinément le Dogme Hors de l’Église il n’ y a pas de Salut. Cependant Peter Dimond enseigne que les Catholiques sont autorisés à assister à la messe des églises de la CMRI, prier en communion avec eux et recevoir les sacrements de prêtres de la CMRI.

Peter Dimond, La CMRI hérétique ? (site MHFM) : «Les prêtres de la CMRI sont une des seules sociétés sédévacantiste de prêtres au monde et leurs messes constituent la seule option légitime pour des sacrements valides pour quelques personnes aujourd’hui … Cependant, nous avons indiqué dans nos lettres d’information et magazines le malheureux fait encore indéniable que les prêtres de la CMRI sont des hérétiques (comme nous le montrerons…). Les prêtres de la CMRI sont des hérétiques tout d’abord pour leur déni obstiné du dogme solennellement défini que la Foi Catholique est nécessaire pour le salut. La CMRI a publié deux fois dans leur Magazine Trimestriel un article disant : « Le Salut de ceux en dehors de l’Église ».  L’article indique que ceux qui meurent comme des non-catholiques peuvent être sauvés, ce qui est un rejet flagrant de l’enseignement Catholique. En fait, le titre de l’article : « Le Salut de ceux en dehors de l’Église » est mot pour mot le déni du dogme Catholique : « Hors de l’Église il n’y a aucun salut ». C’est équivalent à publier un article disant : « Le Péché originel de Marie ».

Peter Dimond, La CMRI hérétique ? : «Cette hérésie était si flagrante que j’ai appelé le siège de la CMRI à Washington et ai parlé à un des prêtres au sujet de l’article. Un prêtre du séminaire de la CMRI au Nebraska et une religieuse du couvent de la CMRI à Washington m’ont dit (quand je les ai interrogés par téléphone) que les non-catholiques qui meurent dans leurs fausses religions peuvent être sauvés sans la foi catholique. C’est la réponse de tous les prêtres de la CMRI que j’ai interrogés sur cette question».

Peter dénonce clairement les prêtres de la CMRI comme des hérétiques obstinés , c’est-à-dire hérétiques formels, mais il enseigne néanmoins que leurs messes constituent «la seule option légitime pour les sacrements valides pour certaines personnes aujourd’hui». Par conséquent, Peter croit que les prêtres CMRI sont des hérétiques obstinés non déclarés, mais il croit aussi qu’ils ne sont pas des hérétiques notoires non déclarés parce que s’ils l’étaient, il ne dirait pas que les catholiques sont autorisés à assister à leurs messes parce qu’il croit à raison qu’il est interdit aux catholiques d’assister aux messes et prier en communion avec des hérétiques notoires. C’est pourquoi Peter nie la définition même d’un hérétique notoire non déclaré. Un hérétique obstiné et non déclaré dont l’hérésie est dans le domaine public est un hérétique notoire (voir ci-dessus : Sur les hérétiques notoires de fait), par la définition même d’un hérétique notoire de fait (par le fait). Selon les Dimond, peu importe combien est certaine la preuve publique contre les prêtres CMRI d’enseigner l’hérésie, ces prêtres ne peuvent pas être des hérétiques notoires à moins qu’ils imposent également leur hérésie à d’autres. C’est pourquoi les Dimond enseignent que les catholiques sont autorisés à assister aux messes des prêtres CMRI (parce qu’ils n’imposent pas leur hérésie) malgré le fait qu’ils les ont dénoncés comme des hérétiques obstinés.

Peter Dimond : «Les prêtres de la CMRI sont l’une des seules sociétés sacerdotales sédévacantistes dans le monde, et leurs messes constituent la seule option légitime pour des sacrements valides pour certains aujourd’hui»

Peter Dimond : «Cependant … les prêtres de la CMRI sont d’abord et avant tout des hérétiques pour leur refus obstiné du dogme solennellement défini selon lequel la foi catholique est nécessaire pour le salut».

Notez que Peter dénonce clairement les prêtres CMRI aussi comme des hérétiques obstinés (sens formel), mais enseigne néanmoins que « leurs messes constituent la seule option légitime pour les sacrements valides pour certaines personnes aujourd’hui ». Par conséquent, alors que Peter croit que les prêtres CMRI sont des hérétiques obstinés non déclarés, il croit également qu’ils ne sont pas  hérétiques non déclarés notoires parce que s’ils l’étaient il ne dirait pas catholiques sont autorisés à assister à leurs messes parce qu’il croit à raison qu’il est interdit aux catholiques sont d’assister aux messes et de prier en communion avec les hérétiques notoires. Ainsi Peter nie la définition même d’un hérétique notoire non déclaré. Un hérétique obstiné non déclaré dont l’hérésie est dans le domaine public est un hérétique notoire, par la définition même d’un hérétique notoire de fait.

Selon les Dimond, peu importe combien est certaine la preuve publique contre la CMRI de l’enseignement de l’hérésie, ces prêtres ne peuvent pas être hérétiques notoires à moins qu’ils imposent aussi leur hérésie aux autres. Voilà pourquoi les Dimond enseignent que les catholiques sont autorisés à assister aux messes des prêtres CMRI en dépit du fait que les Dimond les ont dénoncé comme hérétiques obstinés. Peter dit que «Les prêtres de la CMRI sont une des seules sociétés sacerdotales sédévacantistes au monde, et leurs messes constituent la seule option légitime pour les sacrements valides pour certaines personnes aujourd’hui … Mais … les prêtres de la CMRI sont hérétiques d’abord et avant tout pour leur refus obstiné du dogme solennellement défini selon lequel la foi catholique est nécessaire pour le salut ». Encore une fois, bien que Peter enseigne que ces prêtres sont des hérétiques obstinés, il ne croit pas qu’ils sont des hérétiques notoires.

Peter Dimond, La Société hérétique de Pie V, 2003 : « Quand les prêtres font des annonces publiques qui sont hérétiques, qu’ils imposent leur croyance hérétique sur les personnes présentes à la messe, un catholique ne doit pas assister à la messe ou recevoir la Sainte Communion d’un tel prêtre . … Ce n’est pas le cas avec un hérétique indépendant, CMRI, ou un prêtre FSSPX qui n’a pas fait une annonce comme celle-ci ; en fait, la plupart de la CMRI, des indépendant, de la FSSPX et prêtres byzantins (qui tiennent la même hérésie que la SSPV) sont silencieux sur leurs hérésies (et donc ils ne sont pas hérétiques notoires), et ils ne les imposent pas à quiconque, de telle sorte que la communion d’eux (aussi longtemps qu’on ne les soutient pas ou qu’on est d’accord avec eux) n’est pas un déni ou un compromis de la foi ».

Peter dit que les prêtres CMRI gardent le silence sur leurs hérésies ! Si oui, alors comment sait-il qu’ils enseignent l’hérésie afin qu’il puisse les dénoncer comme hérétiques obstinés ? S’ils étaient vraiment silencieux sur leurs hérésies, alors ils seraient des hérétiques occultes ; et donc pas un seul homme sur terre, et ce qui comprend Peter, ne connaîtrait leurs hérésies.

Mais qu’est-ce que Peter Dimond fait pour contourner le dogme selon lequel les catholiques sont interdits d’assister aux messes, prier en communion et recevoir les sacrements des hérétiques ou schismatiques notoires, tout en ne semblant pas le nier ? Il nie la définition de l’Église d’un hérétique notoire de fait. Peter croit que le prêtre qui est un hérétique non déclaré ne peut pas être aussi un hérétique notoire à moins que le prêtre enseigne publiquement son hérésie à ses paroissiens et leur impose aussi ses croyances hérétiques, comme étant une condition pour assister à ses messes et recevoir les sacrements de lui.

Peter Dimond, La CMRI hérétique : « La CMRI a publié deux fois dans leur magazine trimestriel un article intitulé « Le salut de ceux hors de l’Église». L’article indique que ceux qui meurent comme non-catholiques peuvent être sauvés, ce qui est un rejet flagrant de l’enseignement catholique».

Peter enseigne à raison que ces prêtres CMRI sont des hérétiques publics obstinés, donc notoires, et en même temps, de manière contradictoire, il dit qu’ils ne sont pas des hérétiques notoires à tort (Mais cela pour favoriser son opinion hérétique de recevoir les sacrements de « certains » prêtres notoires où il va en disant faussement qu’ils ne sont pas notoires tant qu’ils « n’imposent pas » leur hérésie). Peter dénonce clairement les prêtres de la CMRI comme des hérétiques obstinés, c’est-à-dire hérétiques formels. Un hérétique non déclaré dont l’hérésie (obstination formelle) est publiquement connue ou dans le domaine public (comme la publication hérétique de la CMRI) est un hérétique notoire (voir ci-dessus : Sur les hérétiques notoires de fait).

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : « La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir À L’EXTÉRIEUR DE LA COMMUNION CATHOLIQUE  ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, QUICONQUE se retirait le moins du monde de tout point de DOCTRINE PROPOSÉ PAR L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «…celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie], puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de la foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la Foi ; refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

On voit ci-dessus que la CMRI écrit publiquement qu’elle pense le contraire de l’Église, que sa foi n’est pas celle l’Église, et qu’elle ne professe donc pas la vraie foi, et par conséquent la CMRI n’est pas membre de l’Église.

Peter Dimond, Lettre sans réponse ? Notre «débat» de la lettre avec Mgr McKenna sur le baptême du désir : « Ils soutiennent que les membres de fausses religions peuvent être sauvés sans la foi catholique, et sont des hérétiques complets. C’est un fait démontrable, facilement déterminé, en demandant juste à un de leurs prêtres, que les prêtres de la CMRI adhèrent au Protocole hérétique 122/49 [1] et croient que l’ignorance invincible [2] peut sauver les membres des fausses religions non-catholiques et les personnes qui ne croient pas en Jésus-Christ. Cette hérésie est tenue par presque tous les prêtres d’aujourd’hui ».

[1] Voir : Hérésies pré-vatican 2 et l’affaire frauduleuse du père Feeney

[2] Voir : Doctrine que vous devez connaître sur le dogme catholique pour être sauvé – Infaillibilité papale – Réfutation du « baptême de désir et de sang » et de « l’ignorance invincible »

Mais comment Peter Dimond sait que la CMRI est hérétique obstinée, parce qu’il n’a pas dit avoir montré le dogme à ceux qu’il a interrogé et qui lui ont confirmé leurs hérésies. S’il l’a fait, il aurait dû le dire comme il aurait du le faire, il sait donc qu’ils sont notoires. S’il ne l’a pas fait il a aidé la propagation de l’hérésie parce qu’il a certainement connu leur deux publications hérétiques publiques, et c’est une faute de ne pas condamner l’hérésie comme l’hérétique, alors qu’il est de loi divine et ecclésiastique que tout baptisé doit condamner les hérésies et les hérétiques selon les dogmes et lois suivantes (que Peter Dimond connaît parfaitement) :

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553, 8ème sess., can. 11, ex cathedra : «Quiconque ne condamne pas tous les hérétiques, … qu’il soit anathème». (Ench. Symb. 223 433)

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra (Magistère solennel) : C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie. (II – Décrets [n° 26], (Décréts 382), 1312)

Pape Martin V, Concile de Constance, ex cathedra (Magistère solennel) : Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques. (Sess. XV, 6 juil. 1415 ; Décret. 421-422)

Pape Léon X, Concile de Latran V, sess. VIII, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique».

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « …celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission.

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi [sous peine de péché mortel] dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [déni] implicite [sous-entendu] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie… »

Catéchisme Penny n° 329, neufs manières de participer au péché d’autrui : «8. Par silence ;».

Jacques 4, 17 : «Pour celui qui connait le bien à faire, et ne le fait pas, pour lui c’est le péché».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Saint Justin Martyr, Père de l’Église, Dialogue avec Tryphon, n° 82, 2ème siècle : « … tous ceux qui peuvent dire la vérité et ne la disent pas seront jugés par Dieu, selon que Dieu le témoigne par la bouche d’Ézéchiel lorsqu’il dit : « Je t’ai établi gardien de la maison d’Israël, si le pécheur pèche et que tu ne l’avertisses pas, il sera perdu lui-même par son péché, … mais à toi je te demanderai son sang ; si au contraire tu l’as averti, tu seras innocent » (Ez. 3, 17-19)».

Quand on a connaissance d’une hérésie, on doit demander confirmation de sa foi à la personne en question en lui présentant le dogme, soit pour être certain de l’hérésie et éviter l’hérétique, soit à cause du bénéfice du doute où il serait seulement hérétique matériel.

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

L’ironie ici est que Peter Dimond lui-même notoire la CMRI en publiant leurs hérésies sur son site. En effet il sait que la CMRI est hérétique publique et il questionne les prêtres CMRI qui lui confirment leur hérésie, il publie cela sur son site internet et fait connaître publiquement leur obstination hérétique, mais il dit aux gens d’aller communier chez eux.

Abbé Bergier (1718-1790), Traité historique et dogmatique de la vraie religion, T. IX, Chaine sur les hérétiques, p. 262 : « 16. … je n’appelle plus église une société qui a fait une fois profession de ne pas garder le dépôt [de la foi] et de changer la doctrine qui lui avait été donnée. … 20. … il est aussi notoire que ces sectes n’ont pas conservé aussi fidèlement la doctrine chrétienne [catholique], qu’il est de notoriété publique qu’en se séparant elles ont fait profession ouverte de changer la doctrine qu’elles avaient reçues de leurs pères ».

Rappelez-vous ce qu’enseigne l’Église :

Pape saint Agathon Ier (678-681) ex cathedra : Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique [Personne ne peut prier avec les hérétiques et être Catholique]. (Sacrorum Conciliorium, Archevêque John Mansi, Thomas Florentiae, 1759, XI, 635, 12)

L’Église enseigne ci-dessous, par le pape Léon XIII que les sacrements hors de l’unité de l’Église, ne sont plus les sacrements (car l’hérétique ou le schismatique est hors de l’unité de l’Église et par ce fait n’est pas ministre de l’Église, sauf pour le baptême s’il n’y a personne d’autre).

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés de fait de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

L’Église enseigne ci-dessous que l’unité de foi est nécessaire de loi divine pour la communion.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 10, 29 juin 1896 (Magistère de l’Église) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le Corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [de droit divin ou par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

L’Église entend par prêtres uniquement les ministres de l’Église.

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église [les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église], et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».
Saint Alphonse : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés».
Conclusion : c’est de loi divine qu’on ne peut pas recevoir des sacrements de « certains » hérétiques, même en cas de nécessité, car 1° l’unité de la foi est nécessaire de loi divine pour l’unité du Corps et pour la communion, et que 2° seuls les prêtres catholiques sont ministres de l’Église selon l’Écriture qui est de loi divine, les hérétiques formels ou obstinés (même occultes ou cachés) ne sont pas des ministres de l’Église. Quand ils font connaître leur obstination hérétique on doit les éviter (quand ils ne font pas connaître leur obstination hérétique, ils restent cachés, on ne peut le savoir).

L’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit. Tite 3, 10-11 est donc de loi divine à prendre tel qu’il est écrit comme on peut le voir ci-dessous avec le Pape Vigile dans sa déclaration dogmatique. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré.

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Donc tous ceux qui refusent sciemment de prendre Tite 3, 10-11 littéralement et restent en communion religieuse avec des hérétiques connus en sachant qu’ils sont obstinés, sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture. Et s’ils ne reprennent pas les hérétiques qu’ils connaissent, ils désobéissent à la loi divine et sont dans un déni de la foi mortellement pécheur.

La CMRI professe publiquement le contraire de la vraie foi et ne peut donc pas être membre de l’Église par loi divine :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi non-entière=hors de l’Église]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié] et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

« Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous QU’UNE MÊME FOI. Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc TOUTE la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car TELLE EST LA NATURE DE LA FOI QUE RIEN N’EST PLUS IMPOSSIBLE QUE DE CROIRE CECI ET DE REJETER CELA.

« SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVÉLÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE [apostasie]». …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie]…».

Abbé Bergier (1718-1790), Traité historique et dogmatique de la vraie religion, T. IX, Chaine sur les hérétiques, p. 262 : « 16. … je n’appelle plus église une société qui a fait une fois profession de ne pas garder le dépôt [de la foi] et de changer la doctrine qui lui avait été donnée. … 20. … il est aussi notoire que ces sectes n’ont pas conservé aussi fidèlement la doctrine chrétienne [catholique], qu’il est de notoriété publique qu’en se séparant elles ont fait profession ouverte de changer la doctrine qu’elles avaient reçues de leurs pères ».

La seconde ironie ici est que les frères Dimond se contredisent eux-mêmes avec l’enseignement de l’Église suivant dans leurs pages sur Vatican II, « Les religions non-catholiques sont fausses : il n’y a pas de salut en dehors de l’Église catholique – Les Catholiques ne peuvent pas participer à un culte non-catholique » :

Pape Pélage II, Quod ad dilectionem, 585 : «Si quelqu’un, cependant, suggère ou croit ou prétend enseigner le contraire de cette foi, qu’il sache qu’il est condamné et aussi anathématisé selon l’opinion des Pères».

Ceux qui enseignent le contraire de la foi divine et catholique sont condamnés.

Exemple de réception des sacrements d’hérétiques de la SSPV

Voici le témoignage de Richard Ibranyi (fondateur de sa secte schismatique Mary’s Little Remnant et se prétendant faussement prophète), un ancien membre  du Monastère de la très Sainte Famille à ce sujet (RJMI, .johnthebaptist.us, Supplément au Bref contre les Dimond, p. 38 – Le mensonge de Michael Dimond dans cette affaire [SSPV] :

«Maintenant, exposons un mensonge dans cette affaire par Michael Dimond et peut-être par Peter. Avant que Peter soit même entré dans le soi-disant monastère de Michael, Michael savait que la secte SSPV et ses prêtres avaient interdit aux Feeneyites d’assister à leurs messes parce que les Feeneyites croient dans le dogme du salut et la nécessité absolue du baptême d’eau pour le salut. Que Michael ait raconté à Pierre tous les détails de la confrontation avec Pr. Baumberger dont Peter parle au-dessus, je ne sais pas. Si Michael l’a fait, alors Peter est couché dans cette matière aussi. Mentir n’est rien de nouveau avec les Dimond parce que les hérétiques obstinés mentent toujours quand ils sont acculés au lieu d’admettre qu’ils ont tort.

«Vous vous demandez peut-être comment je sais ce qui s’est passé pendant la confrontation entre Michael et Pr. Baumberger. J’ai des preuves de première main. J’étais là ! C’était moi et pas Michael qui a confronté le Père Baumberger. Et c’est moi qui ai parlé, pas Michael. J’étais membre du soi-disant monastère de Michael lorsque Michael et moi avons assisté à la messe du Pr. Baumberger à l’église SSPV à Rochester, New York. Après la messe le Pr. Baumberger a demandé à parler avec nous. Il a d’abord dit que nous étions des hérétiques pour ne pas croire aux «Trois baptêmes». J’ai alors présenté notre opinion qu’il n’y a pas trois baptêmes mais seulement un, le baptême d’eau. Après avoir longuement discuté de la question du baptême, Baumberger a dit que tout catéchumène qu’il baptise est déjà sanctifié par le baptême de désir ; D’où il réduit hérétiquement le sacrement du baptême à un simple rite d’initiation pour ceux qui ont l’utilisation de la raison. J’ai alors confronté le Père Baumberger sur le dogme du salut. Je lui ai dit, – La principale raison pour laquelle les gens attaquent le Père Feeney est parce qu’il croyait au Dogme du Salut. Par conséquent, je soupçonne fortement que vous êtes un hérétique du salut.

«Il a dit non ! Je ne nie pas le dogme Hors de l’Église catholique il n’y a pas de salut. J’ai alors commencé à l’interroger fermement. Je lui ai demandé : – Croyez-vous qu’un bouddhiste peut croire implicitement en Jésus-Christ, posséder la foi catholique et être à l’intérieur de l’Église catholique alors qu’il adore son faux dieu et pratique sa fausse religion et donc est dans le chemin du salut ?  »

«Il a dit sans hésiter, – Absolument ! Il peut et serait dans le chemin du salut et quand il meurt peut être sauvé en tant que tel, comme bouddhiste autoproclamé.

«J’ai alors dit : «Je le savais, je le savais ! Vous êtes un hérétique du salut comme je l’ai soupçonné, et vous êtes une abomination ! » Il a ensuite dit à Michael et moi que nous et tous les Feenyites sommes interdit d’assister aux messes des prêtres SSPV et de recevoir les sacrements parce que nous sommes Feeneyites.

«Maintenant, le point est que Michael savait que les prêtres SSPV avaient interdit aux Feeneyites leurs messes bien avant que Peter Dimond (alors Bob Dimond) n’entre dans le soi-disant monastère. Sachant cela, Michael a permis à Peter d’enseigner que les catholiques sont autorisés à assister aux messes des prêtres SSPV tant que ces prêtres n’imposent pas leur hérésie sur les autres comme une condition pour assister à leurs messes, même si Michael savait il y a longtemps que les prêtres SSPV ont imposé leurs hérésies à d’autres. Michael est coupable de mensonge, péchant par omission et attaquant la vérité connue. Et si Michael avait dit à Peter tous les détails concernant cette confrontation, alors Peter est également coupable de mentir, par péché  ‘omission et imputation de la vérité connue. Ce n’est pas nouveau avec les Dimond, juste un mensonge de plus et un péché d’omission parmi beaucoup».

Le prêtre hérétique de la SSPV cité ci-dessus devient notoire à partir du moment où il fait connaître son obstination contre la foi (ici les hérésies par « baptême de désir, baptême de sang, et salut de l’ignorant invincible, niant le dogme Hors de l’Église point de salut), car la SSPV est publique, et non pas à partir du moment où il refuse la communion à ceux qui ne croient pas en ses hérésies (pernicieusement nommés « Feeneyites »), ce qui est un autre péché.

La SSPV, The Roman Catholic, Fenton article, automne 2003, p. 7 : «Avec l’interprétation littérale stricte de cette doctrine [sur Hors de l’Église pas de salut], cependant, je dois prendre la question, car si je lis et comprend correctement les interprètes stricts, nul part l’allocation n’est faite pour l’ignorance invincible, conscience, ou bonne foi de la part de ceux qui ne sont pas membres réels ou officiels de l’Église au moment de la mort. Il est inconcevable pour moi que, sur tous les milliards de non-catholiques qui sont morts au cours des dernières années et demi siècles, aucun d’entre eux n’étaient de bonne foi dans cette affaire et, s’ils l’étaient, je refuse tout simplement de croire que l’enfer est leur destinée éternelle».

Notez que l’écrivain de la SSPV «refuse tout simplement de croire» le dogme de l’Église selon lequel tous ceux qui meurent comme non-catholiques sont perdus. Ceci est l’enseignement public de la SSPV (et l’ensemble de ces sociétés sacerdotales hérétiques enseignent leurs hérésies publiquement, comme tout le monde peut facilement le voir par soi-même en consultant les propres articles de MHFM sur le sujet !). Pourtant, Peter continue à enseigner que les catholiques sont autorisés à assister aux messes, de prier en communion et de recevoir les sacrements de ces hérétiques obstinés.

Peter Dimond, Mise à jour importante sur la société hérétique Pie V : «… Voilà pourquoi nous avons pris soin de souligner énergiquement à ceux qui assistent aux messes de la SSPV (ou la CMRI, Fraternité Saint-Pie X, églises byzantines, et presque tous les prêtres indépendants «traditionnels», etc. qui croient de la même manière) qu’ils ne peuvent pas leur donner un soutien financier sous peine de péché mortel, car ce serait effectivement constituer un déni de la foi en faisant un don à une organisation hérétique».

Peter Dimond, La Société hérétique de Pie V, 2003 : «Quand les prêtres font des annonces publiques qui sont hérétiques, qu’ils imposent la croyance hérétique sur les personnes assistant à la messe, un catholique ne doit pas assister à la messe ou recevoir la sainte communion d’un tel prêtre. … Ce n’est pas le cas avec un hérétique indépendant, CMRI ou prêtre de la FSSPX qui n’a pas fait une annonce comme celle-ci, en fait, la plupart des prêtres CMRI, indépendants, de la FSSPX et byzantins (qui tiennent la même hérésie que la SSPV) gardent le silence sur leurs hérésies (et par conséquent, ils ne sont pas hérétiques notoires), et ils ne les imposent à personne, de sorte que la communion d’eux (tant que l’on ne les soutient pas ou qu’on est d’accord avec eux) n’est pas un déni ou un compromis de la Foi. Mais la SSPV s’est placé dans une autre catégorie – la catégorie des hérétiques notoires qui imposent leur hérésie sur les personnes participant à leurs Messes – ce qui met leurs messes et leurs sacrements hors limites ».

Vous ne trouverez pas de bon ou mauvais théologien qui enseigne qu’un hérétique non déclaré doit également imposer son hérésie sur les autres pour devenir un hérétique notoire. En outre, la notoriété n’est pas déterminée par le fait de combien d’autres sont réellement conscients que le prêtre soit un hérétique ou par le fait qu’il prêche ses hérésies de la chaire – mais elle est plutôt déterminée à partir de ce que vous pouvez savoir ou comprendre sur la personne hérétique en question :

Code de Droit Canon 1917, canon 2197, § 3 :  » Une infraction est notoire par la notoriété de fait, si elle est connue publiquement et s’engage dans de telles circonstances qu’elle ne peut pas être dissimulée par un subterfuge, ni excusée par aucune excuse admise dans la loi (c.-à-d. qu’à la fois le fait de l’infraction et l’imputabilité ou la responsabilité pénale doivent être connus du public) ».

Selon le canon ci-dessus, l’hérésie ou le crime d’un prêtre devient notoire et public au moment où il a été fait connaître à d’autres.

Mais comment peut-on être excusé ? Demandons à saint Thomas d’Aquin :

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Suppl. Part., Q. 60, art. 1, Réponse à l’opposition 3 : « Maintenant, si le mari frappe un clerc qu’il a trouvé avec sa femme, il n’est pas excommunié. […] Cela ne prouve pas que ce soit licite tout simplement, mais que c’est permis en ce qui concerne l’immunité d’un type particulier de peine [c-à-d. l’accusé ne subit pas ce type de peine à cause des circonstances, par ex. ici l’excommunication], car l’excommunication est aussi une sorte de punition. «

Ainsi, le Code de droit canonique de 1917 fait référence à une défense juridique légitime (du droit), pas un faux argument comme «Je ne peux pas juger le pape», ou «Vatican I nécessite des successeurs perpétuels» que Peter mentionne (voir les Dimond sur les hérétiques notoires) en général. Ces deux là sont de faux arguments et ne constituent pas des réticences ou des excuses dans la loi, mais les hérétiques comme Peter les lancent de toute façon, comme si l’Église avait institué qu’il est permis de communier avec les criminels qui pervertissent les lois et la doctrine de l’Église.

L’hérésie notoire ou publique n’a donc rien à voir avec combien d’autres personnes sont réellement conscientes que le prêtre soit un hérétique ou si le prêtre impose ses hérésies sur les autres pendant la messe. Ainsi, le droit canon de l’Église enseigne clairement que l’hérésie d’un hérétique devient de notoriété publique au moment où elle a été rendue à la connaissance d’autres. Ce fait est bien sûr soutenu par deux saints et des papes de l’Église catholique :

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures, ils le jugent être un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir EN DEHORS de la communion catholique ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’éloigne le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine PROPOSÉE PAR L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

Ainsi l’Église catholique condamne les Dimond et quiconque enseigne qu’un hérétique non déclaré devient un hérétique notoire seulement s’il impose son hérésie sur les autres pendant la messe. En prétendant que les prêtres qui sont hérétiques notoires non déclarés ne sont pas des hérétiques ou des schismatiques notoires mais seulement des hérétiques non déclarés dont l’hérésie ou le schisme sont inférieurs à notoire, les Dimond trompent leurs lecteurs qui sont enclins à mettre la messe avant la Foi. De cette façon, les Dimond, parlant pour le diable, ont trompé leurs lecteurs en les faisant assister en connaissance de cause aux messes, à la prière en communion, et à la réception des sacrements des pires hérétiques notoires qui peuvent jamais avoir vécu ! Ainsi, les Dimond aident le diable rapidement dans le meurtre de ces âmes (qui sont pleinement conscients de ce qu’ils font), leur infligeant péché mortel sur péché mortel : «Malheur à vous, enfants apostats, dit le Seigneur, de ce que vous formez des desseins, et non de moi, et ourdissez une trame, et non par mon esprit, afin d’ajouter péché sur péché ; «  (Ésaïe 30, 1)

Question des sacrements d’hérétiques de précepte et non de foi divine ?

la-foi.fr, « Où recevoir les sacrements ? » : «… la question de savoir s’il est permis de recevoir les sacrements dans cette crise et apostasie sans précédents, n’est pas gouvernée par des décrets dogmatiques. Ce n’est pas une question dogmatique. C’est au contraire une question qui implique de prendre des décisions et de prononcer des jugements avec prudence à propos de la situation actuelle, et d’appliquer les principes catholiques à cette crise».

Tout ce paragraphe est complètement faux car la loi divine condamne et anathématise automatiquement tous les hérétiques non-déclarés. La réception de sacrements d’hérétiques est une question de foi divine. La loi divine ne distingue pas les hérétiques non-déclarés notoires ou pas. Cela implique de prendre la décision de se compromettre avec les sacrements d’hérétiques interdits par l’Église et de prononcer des jugements erronés qui distinguent les hérétiques non-déclarés « assez » notoires et ceux qui sont « moins » notoires, sur des principes hérétiques non-catholiques mortellement pécheurs pour participer – en connaissance – au culte d’hérétiques, prières d’hérétiques et communion avec les hérétiques.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Avez-vous entendu ? L’unité de foi, l’unité de gouvernement, et l’unité de communion sont toutes nécessaires par loi divine pour l’unité de l’Église en tant qu’union du Corps des fidèles. C’est la loi divine que vous devez avoir la même foi pour la communion : unité de foi= unité de l’Eglise et unité du corps de l’Eglise = unité de foi. Si le prêtre n’a pas la même foi, il ne peut pas par loi divine y avoir  d’unité du corps ni d’unité de communion. Si vous le faites en connaissance, vous violez la loi divine.

S’il vous plaît regardez à nouveau attentivement les dogmes suivants de l’Église, et voyez comment les hérétiques sont hors de l’Église du Christ.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche quaucun de ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peut pas partager la vie éternelle et iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges, sauf s’ils sont agrégés à l’Église avant la fin de leur vie …»

Ici, nous pouvons voir que tous les catholiques sont tenus sous peine de péché mortel de croire qu’un hérétique est en dehors de l’Église catholique. Voici quelques enseignements du Magistère qui affirment ce fait.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Innocent III, quatrième concile du Latran, const. 3 ex cathedra : «Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe, … Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue, parce que la vanité les rassemble».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il est pas catholique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église.

Contradiction sur l’hérétique occulte

Ailleurs, dans la vidéo «Comment le « Baptême de Désir » peut-il être contraire au Dogme ?», il est dit (à raison) que : «la position de saint Robert Bellarmin [qu’un hérétique occulte (ou caché) est dans l’Église] est FAUSSE … il avait tort».

Cela est vrai, un hérétique occulte (caché) est HORS de l’Église (coupé de l’Eglise) et tombe ipso facto (automatiquement) sous l’anathème par la loi divine :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 [Magistère] : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Le site la-foi.fr est en contradiction avec sa propre position (recevoir les sacrements d’hérétiques, ci-dessus dans « Où recevoir les sacrements ? ») et avec la position hérétique des frères Dimond (ci-dessus, de réception des sacrements d’hérétiques notoires ou non-notoires, ou « moins notoires » ou « pas assez notoires » comme ils disent), car, selon eux (à raison), même l’hérétique occulte (qu’on ne connaît pas puisqu’il est caché) est hors de l’Église.

L’hérétique occulte est hors de l’Église et n’a pas juridiction puisqu’il est coupé de l’Église automatiquement par loi divine.

Réception de sacrements de ceux qui ne professent pas la vraie foi

Dans la vidéo «Pourquoi vous ne devez pas considérer François comme le Pape» (traduction de celle des frères Dimond), il est dit à raison à 12:20 : «considérer que quelqu’un qui professe une fausse foi est dans la vraie Église avec ceux qui professent la vraie foi est une hérésie».

Cela est vrai, tous les hérétiques professent une fausse foi, et ne sont donc pas des membres de l’Église et ne peuvent donc pas avoir juridiction pour juger dans le sacrement de pénitence (Confession). C’est une autre contradiction flagrante d’affirmer qu’on peut recevoir d’eux les sacrements.

Pape Léon XIIISatis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère] : « … l’unité de la foi est nécessairement requise pour l’unité de l’Église, dans la mesure où c’est le corps des fidèles, de même pour cette même unité, dans la mesure où l’Église est une société divinement constituée, dont les effets sont l’unité de gouvernement et implique l’unité de la communion, est nécessaire jure divino (PAR LA LOI DIVINE) « .

Pape Léon XIII, Satis Cognitum [Magistère] : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … St Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un tient une seule de ces [hérésies] il n’est pas catholique » (S. Augustin, De Haeresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 [Magistère] : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 [Magistère] : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui … professent [déclarent, confessent] la vraie foi».

Pape Pie XIIMystici Corporis Christi (n ° 22) [Magistère] : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’entendre l’Église qu’il soit considéré – ainsi le Seigneur commande – comme un païen et un publicain. Il s’ensuit que ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

On retrouve aussi ces scandales sur le site « monastère de la très sainte famille » en français : .vaticancatholique.com/ou-recevoir-les-sacrements/#.ViM8vn7hCUk

Est-ce qu’ils se contredisent ? Oui, tous les hérétiques se contredisent. D’un côté, ils disent d’éviter les hérétiques « notoires » mais pas les « non-notoires » ou « moins notoires » ou « pas assez notoires » selon eux (qui seraient ceux publics, ou connus) mais d’un autre côté, selon eux (à raison) les hérétiques même occultes ou cachés sont hors de l’Église (et donc ils ne peuvent pas avoir juridiction).

Tous les hérétiques sont coupés automatiquement de l’Église par la loi divine, tous, sans exception ; il suffit de savoir (au for externe ou manifestement) qu’ils sont hérétiques (c’est-à-dire obstinés contre la foi catholique) pour les éviter. L’hérésie est un crime qui excommunie automatiquement par loi divine avant toute peine par loi ecclésiastique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Concernant les Messes Una cum avec profession de foi commune.

Un sédévacantiste qui sait que Benoit XVI ou Bergoglio, n’est pas un vrai pape, mais participe activement néanmoins à une messe una cum professe la communion avec les hérétiques car la prière Te Igitur n’est pas une  Communicatio in sacris mais une profession de foi en commun. Or l’unité de foi est nécessaire pour la communion de loi divine et il est impossible de faire partie de l’Église sans professer la vraie foi. C’est de foi divine.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi pas entière=hors de l’Église]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique [excommunié] et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine et hors du salut] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88).

« Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous QU’UNE MÊME FOI. Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc TOUTE la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car TELLE EST LA NATURE DE LA FOI QUE RIEN N’EST PLUS IMPOSSIBLE QUE DE CROIRE CECI ET DE REJETER CELA.

« SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVÉLÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE [apostasie]. celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie]… ».

Abbé Bergier (1718-1790), Traité historique et dogmatique de la vraie religion, T. IX, Chaine sur les hérétiques, p. 262 : « 16. … je n’appelle plus église une société qui a fait une fois profession de ne pas garder le dépôt [de la foi] et de changer la doctrine qui lui avait été donnée. … 20. … il est aussi notoire que ces sectes n’ont pas conservé aussi fidèlement la doctrine chrétienne [catholique], qu’il est de notoriété publique qu’en se séparant elles ont fait profession ouverte de changer la doctrine qu’elles avaient reçues de leurs pères ».

Par conséquent, les prêtres Una cum (professent la foi en commun avec les antipapes chefs de la secte vatican 2) ne professent pas extérieurement la vraie foi et ne font pas partie de l’Église. Ceux qui assistent aux Messes Una cum – en connaissance – ne professent pas non plus extérieurement la vraie foi et font profession commune. Bien sûr certains prêtres Una cum pourraient ignorer ou ne pas comprendre que les chefs de vatican 2 sont des apostats, et être des hérétiques publics matériels. Cependant ils doivent être suspectés d’hérésie à cause de leur profession de foi extérieure et les baptisés doivent questionner leur foi pour s’assurer qu’ils sont hérétiques matériels ou non car tout baptisé doit condamner les hérésies et les hérétiques de loi divine (et donc on doit vraiment connaître sa foi pour repérer les hérésies) selon les dogmes suivants :

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553, 8ème sess., can. 11, ex cathedra : «Quiconque ne condamne pas tous les hérétiques, … qu’il soit anathème». (Ench. Symb. 223 433)

Pape saint Agathon Ier, (678-681) ex cathedra : Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique [Personne ne peut prier avec les hérétiques et être Catholique]. (Sacrorum Conciliorium, Archevêque John Mansi, Thomas Florentiae, 1759, XI, 635, 12)

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra (Magistère solennel) : C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie. (II – Décrets [n° 26], (Décréts 382), 1312)

Pape Martin V, Concile de Constance, ex cathedra (Magistère solennel) : Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques. (Sess. XV, 6 juil. 1415 ; Décret. 421-422)

Pape Léon X, Concile de Latran V, sess. VIII, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «Tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée] disséminant de la sorte les hérésies, doivent être totalement évités et punis comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique».

Pape Léon X, Concile de Latran V, sess. IX, 4 mai 1515, Réforme de la curie, (Décrét. 625) : «Les faux chrétiens, ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, doivent être complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ».

Contradiction sur la communion avec les hérétiques

MHFM/Frères Dimond ou la-foi.fr/vaticancatholique.com envoient les gens communier chez des hérétiques, mais ils disent d’un autre côté que se forcer à aller à la messe servie par un hérétique c’est de l’idolâtrie.

La-Foi.fr, vidéo Faux tradis 1- Origine et facteurs de la Grande Apostasie (2013), 4 : 50 : « Faire des compromis pour la foi en se forçant à aller à la messe servie par un hérétique c’est de l’idolâtrie ».

Pourtant ils envoient les gens recevoir les sacrements d’hérétiques. Et ils reconnaissent qu’ils sont hérétiques puisqu’ils disent de ne pas les soutenir matériellement ou de les aider sous peine de péché mortel.

Contradiction sur les hérétiques à éviter seulement « contraignant » ou « imposant » leurs hérésies

Ils disent que seul l’hérétique « contraignant » ou « imposant » son hérésie doit être évité, et ils disent (à raison) par ailleurs qu’avoir un doute sur ce que l’Église a défini est hérésie, comme l’enseigne le code de droit canon.

Code droit canon 1917, can. 1325 : «Si un baptisé refuse opiniâtrement ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique».

.vaticancatholique.com, vidéo « Le dernier rempart du catholicisme » (MHFM) : «Avoir un doute sur ce que l’Eglise a défini est hérésie».

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Celui qui doute de ce que l’Église a défini n’est pas « contraignant » ou « imposant » avec son hérésie. Mais celui qui doute (obstinément) est hérétique, ils viennent de le dire. Alors ? Alors un hérétique est un non-catholique hors de l’Église de loi divine (automatiquement et avant toute excommunication de droit ecclésiastique).

La question n’est pas de savoir si l’hérétique est « imposant » ou non, mais de savoir s’il est hérétique ou non. Celui qui doute (coupablement) du Magistère est hérétique parce que le doute (obstiné) est une manière de nier le Magistère. Si vous savez qu’un prêtre doute du Magistère, c’est que son doute révèle simplement son obstination et qu’il doit être évité comme hérétique purement et simplement, car le doute dont vous avez connaissance est une œuvre externe que vous pouvez juger. Ce qui fait qu’on doit éviter un hérétique, ce n’est pas qu’un hérétique soit « contraignant » ou « imposant » avec son hérésie, mais le fait qu’il soit obstiné à nier ou refuser le Magistère, c’est-à-dire « celui qui tient des points de vue opposés ou contraires » comme l’enseigne l’Église infailliblement :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

L’Apôtre Saint Paul enseigne infailliblement d’éviter (relativement aux choses sacrées en premier lieu) l’hérétique après une première et une seconde admonition pour que l’hérésie soit manifeste, c’est-à-dire que l’obstination de l’hérétique déjà condamné par son propre jugement (c’-à-d. «qui tient des points de vue») contraire ou opposé au Magistère de l’Église se manifeste.

Tite 3, 10 : « Évite [Romps avec] un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

Le cardinal saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, le confirme en disant que c’est l’œuvre extérieure (ou manifeste ou publique ou connue) qui permet de juger quelqu’un d’hérétique.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Contradiction sur la dissimulation et l’excuse des hérétiques

La-Foi.fr, Vidéo « Faux tradis 1 – Origine et facteurs de la Grande Apostasie » (2013), 1 : 53 : 29 : «… il y a une différence nette entre un soi-disant orthodoxe oriental qui ne cache pas son rejet de la papauté et un faux traditionaliste hérétique sous Benoit 16 qui dissimule son rejet de l’enseignement catholique sous une fausse déclaration de fidélité à l’enseignement de vatican I sur la papauté. La forme de dissimulation de ce dernier pourrait le rendre moins visible au fort externe même s’il n’a pas d’excuse pour adhérer obstinément à un hérétique ».

Le faux « traditionaliste » cité en exemple ci-dessus est hérétique parce qu’il adhère obstinément à un hérétique et apostat : Benoit 16. Et il est bien dit ici (à raison) que le faux traditionaliste est un hérétique. Après il est dit que ce même hérétique dissimule son hérésie avec une fausse déclaration. Ensuite il est dit que ce même hérétique n’a pas d’excuse pour adhérer à un hérétique, ce qui signifie qu’il n’a pas d’excuse pour être un hérétique. C’est un hérétique public qui adhère ouvertement à une secte hérétique.

Tous les hérétiques dissimulent parce qu’il sont de mauvaise foi et c’est la raison pour laquelle l’Église donne à ses fils d’utiliser la règle de la foi pour les discerner (Voir plus bas : Tous les hérétiques sont de mauvaise foi). Si cet hérétique n’a pas d’excuse pour être hérétique, selon les propres critères des Dimond, il  est un hérétique « notoire » puisqu’il n’a pas d’excuse d’être hérétique, bien que contrairement à ce disent les Dimond, l’hérésie n’a pas d’excuse en droit. Mais ils disent que cet hérétique n’est pas assez notoire parce qu’il peut dissimuler par une fausse déclaration (et donc vous savez qu’il fait une fausse déclaration sinon vous ne pouvez pas savoir que c’est un hérétique) et ils disent en même temps que cet hérétique adhère obstinément à un hérétique. Mais s’il adhère obstinément, après qu’on lui ait montré le dogme, c’est un hérétique pur et simple, un hérétique formel. Alors est-il hérétique ou pas ? Notoire ou public ? Un catholique peut-il recevoir les sacrements d’un hérétique ou pas ?

La réponse est qu’un baptisé est soit hérétique soit il ne l’est pas, et dans ce cas il peut être soit un suspect d’hérésie (on le soupçonne selon l’extérieur) ou soit un hérétique matériel (il n’a pas bien connaissance ou compréhension du dogme). Ce qui fait qu’un homme est hérétique c’est la mauvaise foi. Soit il est obstiné contre le dogme (de mauvaise foi) et est un hérétique, soit il est suspect d’hérésie (proche mais pas contraire au dogme) et n’est pas un hérétique, soit il n’est qu’hérétique matériel (dans l’erreur de bonne foi) et n’est pas un hérétique, comme, par exemple, quand une personne ignorerait le dogme contre lequel elle tient son point de vue, ou qu’elle comprendrait mal un dogme.

Celui dont on sait qu’il dissimule par une fausse déclaration prouve sa mauvaise foi, et donc prouve qu’il est bien un hérétique. Si on ne sait pas qu’il dissimule, on ne pas affirmer qu’il est hérétique, mais qu’il est soit suspect d’hérésie, soit hérétique matériel. On ne peut pas appeler quelqu’un un hérétique et en même temps ne pas connaître qu’il dissimule, parce que si on ne sait pas qu’il dissimule, on ne sait pas qu’il est de mauvaise foi  Si on sait qu’il dissimule, on sait encore plus qu’il est un hérétique ! L’hérétique public (qui adhère obstinément à une secte hérétique) qui dissimule par une fausse déclaration est encore plus coupable ! Le savoir et rester en communion avec lui rend aussi encore plus coupable !

Un véritable hérétique qui dissimule n’est pas connu comme hérétique (puisqu’il dissimule) : il peut être suspecté d’hérésie s’il y a des signes externes, mais on ne doit pas le dire hérétique. Ou si on sait qu’il dissimule, on sait qu’il est hérétique ! L’hérétique est « notoire », selon les Dimond, s’il ne peut pas dissimuler. Mais si on sait qu’il dissimule, on sait qu’il est hérétique, c’est aussi simple que cela. Si on ne sait pas qu’il dissimule, on ne sait pas qu’il est hérétique.

En vérité, l’hérétique formel est un hérétique parce qu’il est obstiné dans sa mauvaise foi ; l’hérétique matériel (terme des théologiens) n’est pas un hérétique mais dans l’erreur sur la foi, c’est-à-dire qu’il est de bonne foi. Donc quand on présente le dogme à un hérétique matériel, il y adhère car il est ignorant de bonne foi ; mais quand on présente le dogme à un hérétique formel, il le nie car il est de mauvaise foi.

Nous ne péchons pas en supposant que quelqu’un soit un hérétique (même si la preuve absolue est absente) s’il révèle cette possibilité être vraie par ses œuvres extérieures. Car, lorsque nous faisons une hypothèse, nous ne jugeons pas quelque chose d’une manière concluante. Cependant, juger comme hérétique définitif ou formel quelqu’un sans avoir commencer par de demander sa foi, ce qu’il pensait ou savait, serait aller trop loin, le juger à tort, et peut être un péché. Car il se pourrait très bien qu’il soit un hérétique matériel (de bonne foi). Pour plus de détails, voir plus bas Les «soupçonnées d’hérésie».

C’est pour cette raison que saint Paul nous dit :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

Latin – Titus 3, 10-11: hereticum hominem post unam et secundam correptionem devita sciens quia subversus est qui eiusmodi est et delinquit proprio iudicio condemnatus.

Ce que confirme l’Église :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, (décrétales 110) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Même si un impie [un hérétique, même un seul] n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)».

On doit éviter un homme hérétique après l’avoir repris une ou deux fois, parce qu’il maintient son point de vue contraire à la preuve dogmatique qui lui a été montrée. L’enseignement infaillible de l’Église dit bien clairement «un hérétique» au singulier – hæreticum hominem (même un seul homme hérétique). Ce ne sont pas uniquement des hérétiques en «assemblées opposées» que doivent éviter obligatoirement les catholiques, comme l’affirment les Dimond interprétant mal le Premier Concile de Constantinople, Canon 6 : «Et par les hérétiques, nous entendons aussi bien ceux qui ont été jadis bannis et ceux que nous avons nous-mêmes depuis anathémisés, et aussi ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et mettent en place des assemblées opposées [rivales] » ; car ce canon ne se réfère qu’aux accusations d’hérétiques pour des questions disciplinaires contre des évêques orthodoxes (droitement catholiques), il ne se réfère pas aux sacrements d’hérétiques.

C’est la loi divine qui oblige d’éviter même un hérétique (après admonition, c’est-à-dire qu’il a fait connaître son obstination). C’est donc la loi divine qui condamne les Dimond et leurs adeptes (ceux de mauvaise foi) pour enseigner que l’Église a aligné sa loi pour les sacrements d’hérétiques afin d’éviter obligatoirement seulement les hérétiques qui ont mis «en place des assemblées opposées».

L’Écriture et l’Église enseignent infailliblement «un homme hérétique» au singulier, c’est-à-dire même un seul homme hérétique à éviter obligatoirement, et non pas uniquement une assemblée d’hérétiques comme l’affirment les partisans de la communion avec des hérétiques.

Tite 3, 10 : « Évite [Romps avec] un homme hérétique [Vulgate latine : hæreticum hominem], après une première et un seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible)  : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie ».

Décrets 110 – Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra : «Même si un impie n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique [latin : hæreticum hominem]après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)».

C’est pour cela aussi que le cardinal Bellarmin dit :

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes ou manifestées], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

C’est aussi pour la même raison ci-dessus – la mauvaise foi des hérétiques – que le pape Pie VI explique le camouflage des hérésies dans des états ambigus ou d’apparence conservatrice ou contradictoire comme étant la tactique de l’hérétique Nestorius, et qu’il explique que les catholiques ne peuvent pas permettre aux hérétiques de s’en tirer ou de se laisser tromper par eux et doivent tenir ces hérétiques pour leurs hérésies ; et qu’il donne des instructions aux catholiques sur la façon de traiter avec une telle tromperie ou ambiguïté dans les écrits des hérétiques :

Pape Pie VI, Bulle «Auctorem fidei», 28 août 1794 : « [Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités … par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle.

«… il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire, sous le prétexte erroné que des affirmations apparemment choquantes à un endroit soient développées le long de lignes orthodoxes dans d’autres endroits, et même encore en d’autres endroits corrigées, comme prévoyant la possibilité soit d’affirmer ou de nier la déclaration … telle a toujours été la méthode frauduleuse et l’audace utilisée par les innovateurs pour établir l’erreur, qui permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser…

«… C’est une technique plus répréhensible pour insinuer des erreurs doctrinales, condamnée depuis longtemps par notre prédécesseur saint Célestin qui a trouvé qu’elle était dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, et qu’il a exposé pour la condamner avec la plus grande gravité possible. Une fois que ces textes ont été examinés attentivement, l’imposteur a été exposé et confondu, car il s’est exprimé dans une pléthore de mots, mélangeant des choses vraies avec d’autres qui étaient obscures ; mélangeant parfois l’une avec l’autre de manière à ce qu’il soit également en mesure de confesser ces choses qui ont été niées alors qu’en même temps il possédait un motif pour nier ces phrases mêmes qu’il confessait.

«Afin d’exposer ces pièges, ce qui est nécessaire à une certaine fréquence dans chaque siècle, aucune autre méthode n’est nécessaire que la suivante : dès qu’il devient nécessaire d’exposer des états qui déguisent une erreur ou un danger suspect sous le voile de l’ambiguïté, NOUS DEVONS DÉNONCER LE SENS PERVERS dans lesquels l’erreur se rapportant aux vérités catholiques est camouflée».

L’Église enseigne que ceux qui tiennent des vues opposées ou contraires à Elle (des hérésies) ne sont pas des gens catholiques et sont hors de l’Église et du salut.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : … peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Eglise ? – Sans renier en un acte de balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et en rejeter d’autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi « .

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9) : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir extérieur à la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui s’éloignera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9) : «Ce n’est pas seulement celui qui ne croira pas à toutes ces hérésies, qui peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne sont pas définies dans le présent travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un en tient une seule [hérésie], il n’est pas catholique».

L’Église excommunie ceux qui défendent ou reçoivent ou gardent chez eux (cachent) ou encouragent ou commercent avec les hérétiques, ou accueillent ou soutiennent les hérétiques :

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les garder dans sa maison ou sur son territoire, ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux. S’ils viennent à mourir dans ce péché, aucun prétexte de privilèges accordés par nous, ne permettra d’offrir de messe pour eux ou de les enterrer parmi les chrétiens. … »

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215 : «…ceux qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent, et les soutiennent, nous les décrétons frappés d’excommunication, statuant clairement que si l’un de ces hommes, après avoir été frappé d’excommunication, ne s’est pas préoccupé de satisfaire dans l’année, il sera dès lors ipso facto infâme [tristement célèbres (c’-à-d. notés publiquement comme coupables et déshonorés : Enc. Cath. 1907-1913, « Hérésie », sanctions.)]…».

Les fidèles sont tenus de dénoncer les hérétiques et les évêques sont tenus d’expulser la perversité hérétique.

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215 : « …si quelqu’un sait qu’il y a là des hérétiques ou des hommes qui tiennent des conventicules secrets, ou qui s’écartent par leur vie et par leurs mœurs de la manière commune de vivre des fidèles, il aura à cœur de les dénoncer à l’évêque. … Si ceux-ci ne se justifient pas de l’accusation portée contre eux ou si, après s’être justifiés, ils retombent dans leur anciennes erreurs contraire à la foi, ils seront puni conformément aux règles canoniques. Mais si certains d’entre eux, repoussant dans une obstination coupable, le lien du serment, en venaient à refuser de prêter serment, ils seront par là-même réputés hérétiques. … Si en effet, un évêque se montre négligent ou indulgent pour expurger de son diocèse les ferments de la perversité hérétique, alors que des indices certains en manifestent la présence, il sera déposé de sa charge épiscopale et un autre sera mis à sa place, voulant et pouvant confondre la perversité hérétique».

Mais selon MHFM (Dimond) et vaticancatholique.com/ La-Foi.fr (tenu par une personne du nom de Jérémy), un catholique peut être en communion avec ces hérétiques connus en tant que tels, c’est-à-dire connus pour leur obstination.

Et la Tradition de l’Église dit le contraire. Que faisaient les Apôtres ? Ce qui suit :

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre III, 1 : «Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation [Tite 3, 10] »… S’il s’élevait une controverse sur quelque question … ne faudrait-il pas recourir aux Églises les plus anciennes, celles où les apôtres ont vécu, pour recevoir d’elles sur la question en cause la doctrine exacte ? … Ainsi, grâce à l’antique Tradition des apôtres, rejettent-ils jusqu’à la pensée de l’une quelconque des inventions mensongères des hérétiques ».

Ce que confirme bien sûr le Magistère :

Pape Pie XI, Mortalium animos, n° 9, 6 janv. 1928 [Magistère ordinaire infaillible] : « Tout le monde connait ce que Jean lui-même, l’apôtre de l’amour, qui semble nous révéler dans son Évangile les secrets du Sacré-Cœur de Jésus, et qui n’a jamais cessé d’impressionner les mémoires de ses disciples du nouveau commandement ‘Aimez-vous les uns les autres’, a en tout [n’importe lesquelles] interdit toutes relations avec ceux qui professaient une forme mutilée et corrompue [hérétique ou schismatique] de l’enseignement du Christ : ‘Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même salut [Dieu vous bénisse]’ (II Jean 10) ».

Contradiction sur la participation au culte non catholique

La-Foi.fr, Vidéo « Faux tradis 1 – Origine et facteurs de la Grande Apostasie » (2013), 1 : 54 : 18 : « ce canon [Canon 2316, contre ce qui est prescrit au canon 1258] ne parle pas de messe catholique mais de cultes et de rites non catholiques ».

Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258».

Can. 1258 § 1 : «Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholique».

§ 2 « La présence passive ou simplement matérielle aux cérémonies d’un culte hétérodoxe peut être tolérée pour un motif d’honneur à rendre ou d’obligation de politesse. Ce motif doit être sérieux et, en cas de doute, soumis à l’appréciation de l’Ordinaire. Il est ainsi permis de prendre part aux funérailles et au mariage des non-catholiques, ainsi qu’aux solennités analogues, mais pourvu que tout danger de perversion et de scandale soit écarté».

Le canon 1258 § 1 interdit la participation active aux rites sacrés non-catholiques, cela ne signifie pas nécessairement qu’il ne parle pas de messes ou de sacrements d’hérétiques ou non catholiques, parce que les sacrements peuvent aussi être appelés rites sacrés, bien qu’il est possible qu’il se borne à parler de ces rites sacrés seulement du § 2 tels que les enterrements, mariages non catholique, et solennités analogues.

Le canon 1258 § 2 est apostat en autorisant aux catholiques d’assister (même passivement) aux enterrements, mariages non catholique, et solennités analogues, non-catholiques : combien plus cela est coupable avec les sacrements, surtout la Communion.

Le canon 2316 dit « Est suspect d’hérésie … contre ce qui est prescrit au canon 1258 », c’est-à-dire contre la participation aux rites sacrés non catholiques : enterrement, mariage non catholique, et solennités analogues.

Eh bien, combien plus la culpabilité est augmentée avec les sacrements parce que assister à la messe non-catholique d’hérétiques est une participation active car le prêtre offre avec le peuple le sacrifice eucharistique :

La participation même passive est une apostasie contrairement à ce que dit le can. 1258 § 2 car le CIC 1917 est faillible et contient des erreurs et des contradictions, et contient des parties conformes de la Tradition de l’Église. Tout catholique est tenu par la loi divine d’utiliser la règle de la foi, et la loi divine prime absolument sur la loi ecclésiastique : 1° toute loi ecclésiastique (décret, précepte, etc.) qui ne contredit pas le dépôt de la foi (Magistère infaillible) doit recevoir l’obéissance sous peine de péché sans circonstances où s’applique l’epikeia ; 2° toute loi ecclésiastique contredisant le dépôt de la foi doit être écartée et n’a aucun poids devant la loi divine.

Contradiction avec la réception de sacrements d’hérétiques

La chaine « Le lys et la croix » est associée au site vaticancatholique.com et ajoute encore une preuve de toutes ces contradictions plus haut. Il est dit à raison que «La moindre hérésie excluerait automatiquement du corps de l’Église» en contradiction avec la réception de sacrements d’hérétiques ou de « certains hérétiques ».

Dans le texte de présentation de la vidéo dont le sujet est à raison « Ces pécheurs qui vivent MAIS sont déjà MORTS », il est écrit : «La catégorie dont il sera question ici concerne ces gens qui affirment professer la foi catholique et croire en tous ses dogmes. Rien ne laisse transparaître qu’ils tiennent la moindre hérésie (ce qui les exclurait automatiquement du corps de l’Église)».

Avez-vous bien vu ? «La moindre hérésie … les excluerait automatiquement du corps de l’Église». Et après cela, ces gens vous enseigneront que vous pouvez recevoir des sacrements d’hérétiques ou de « certains hérétiques », ce qui revient à attribuer la compétence à ceux qui sont coupés de l’Église, ce n’est pas la vraie foi catholique.

En note supplémentaire il faut ajouter qu’en réalité, les pécheurs dont il est question ci-dessus peuvent être des «hérétiques négatifs», c’est-à-dire des hérétiques formels qui disent qu’ils ont horreur de l’hérésie dont on les accuse et qui font profession du contraire (c-à-d. croire aux dogmes) : «Dans le langage de l’Inquisition, celui qui étant convaincu par des preuves incontestables, se tient cependant toujours sur la négative, déclarant qu’il a horreur de la doctrine dont on l’accuse et fait profession de croire les vérités opposées» (Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, T 1, Abbé Glaire, 1868, p. 1012).

Note : Il faut signaler au lecteur que toutes ces contradictions, ci-dessus, n’ont pas été recherchées en aucune façon, mais elles se sont présentées d’elles-mêmes.

 

Recevoir les sacrements de prêtres hérétiques partisans du baptême de désir/ de sang, et du salut de l’ignorant invincible ?

Quasi tous les prêtres sont partisans du baptême de désir/ de sang, et du salut de l’ignorant invincible, et sont hérétiques, hors de l’Église et non-catholiques.

MHFM, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : « Le problème, c’est que même presque tous les « prêtres traditionalistes » qui offrent les formes (correctes) de la messe traditionnelle tiennent aussi des positions hérétiques. Presque tous les prêtres qui offrent des formes traditionnelles de la messe soit … soutiennent que certaines personnes peuvent être sauvées en dehors de la foi catholique (par « le baptême de désir » / « l’ignorance invincible »). Ceci s’applique malheureusement à presque chaque « prêtre traditionaliste » aujourd’hui …. , MAIS PEUT-ON S’ADRESSER A UN TEL PRÊTRE POUR LA COMMUNION, POURVU QUE LE PRÊTRE SOIT VALIDEMENT ORDONNÉ DANS LE RITE TRADITIONNEL D’ORDINATION ET SI ON NE LE SOUTIENT PAS ? OUI, ON PEUT ALLER CERTAINS DE CES PRÊTRES « TRADITIONALISTES » S’ILS REMPLISSENT CERTAINES CONDITIONS ».

MHFM/Frères Dimond ou lafoi.fr/vaticancatholique.com envoient les gens communier chez les partisans du baptême de désir s’ils ne sont pas selon eux « imposants » avec leur hérésie, ou « contraignants » (ou considèrent comme non-catholiques ceux qui tiennent la position catholique selon laquelle le baptême de désir est une hérésie), mais ils disent d’un autre côté que « les partisans du baptême de désir … acceptent comme catholiques les gens qui croient en ces hérésies ».

Si les partisans du baptême de désir croient en ces hérésies, ce sont donc des hérétiques.

L’hérésie est de tenir le point de vue contraire du Magistère de l’Église. En fait, l’hérésie dépend de la règle de la foi (loi divine) plutôt que juridiquement (la loi ecclésiastique qui peut changer) : l’hérésie n’a pas d’excuse en droit. L‘hérésie manifeste est l’erreur ou le doute dans la foi qui ne peut être caché d’aucune manière comme quand un hérétique montre de lui-même ouvertement son point de vue contraire au dogme ; l’hérésie publique est l’adhérence ouverte à une des sectes hérétiques, autrement dit celui qui fait connaître son adhésion à l’hérésie ou qu’on peut connaitre comme hérétique communément ou qu’on peut voir que cela va devenir connu par le commun. L’hérésie occulte est celle cachée, connue de personne d’autre ou que de quelques personnes, très peu ou moins de cinq. En fait, l’hérétique est formel (hérétique vrai définitif) quand il nie une vérité de foi à cause d’une ignorance qu’il peut vaincre ou à cause d’une erreur ou d’un doute de mauvaise foi, ou refuse obstinément un dogme catholique, ce qui est le cas pour «les partisans d’hérésies».

Voici ce qu’ils disent eux-mêmes :

Vidéo MHFM / la foi.fr, « Le meilleur argument contre le « Baptême de Désir », 34 min. 17 s. : « Tous les partisans du baptême de désir, de nos jours, croient, soit à l’hérésie que les âmes peuvent être sauvées dans de fausses religions, soit acceptent comme catholiques les gens qui croient en ces hérésies ».

Ils disent : « Tous les partisans du baptême de désir … acceptent comme catholiques les gens qui croient en ces hérésies ». Ils disent – à juste titre – que les partisans du baptême de désir croient en des hérésies, ce sont donc des hérétiques, mais d’après eux, on peut recevoir d’eux les sacrements s’ils ne sont pas imposants ou contraignants avec leur hérésie (sans les soutenir ou assister à leur sermons en tant qu’hérétiques, ce qui est contradictoire).

Les partisans du baptême de désir ne sont pas catholiques car ils tiennent le point de vue contraire de l’Église qui «les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qu’est l’Église».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Les partisans du baptême de désir ne sont pas catholiques, parce qu’ils tiennent un point de vue opposé ou contraire à celui de l’Eglise, ils sont étrangers de fait au corps du Christ qui est l’Église. Mais, selon MHFM/Frères Dimond ou lafoi.fr/vaticancatholique.com, ils sont catholiques (tant qu’ils n’imposent pas leur hérésie ou sont « contraignant »), puisqu’ils disent qu’on peut recevoir d’eux les sacrements. Les partisans du «baptême de désir» (et du «baptême de sang», et du salut pour l’ignorant invincible) sont des hérétiques desquels un catholique ne doit pas recevoir la communion ni la pénitence sacramentelle, ni l’extrême-onction (seulement le sacrement de baptême en cas de nécessité ou impossibilité de faire autrement).

Les partisans du baptême de désir ne sont pas catholiques car ils ne professent pas la foi de l’Église.

1° Il y a une seule foi et une seule Église des fidèles (loi divine immuable) :

Éphésiens 4, 5-6 :  «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

Pape Innocent III, IV ème Concile de Latran, 1215 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) :  «Il y a une seule Eglise des fidèles [ceux qui tiennent la vraie foi ; du latin fide / fidei : foi]…».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n° 22 [Magistère] : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

2° Ceux qui ne professent pas la vraie foi ne sont pas membres de l’Église et ne sont pas catholiques selon l’enseignement du Magistère infaillible ou loi divine :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 [Magistère] : «Mais SEULS FONT PARTIE DES MEMBRES DE L’ÉGLISE CEUX QUI ont reçu le baptême de régénération et PROFESSENT LA VRAIE FOI».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 [Magistère] : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … Saint Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … SI QUELQU’UN EN TIENT UNE SEULE IL N’EST PAS CATHOLIQUE» (S. Augustin, De Hæresibus, n. 88)».

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 [Magistère] : « Donc, Vénérables Frères, il est clair que CE SIÈGE APOSTOLIQUE N’A JAMAIS PERMIS À SES SUJETS DE PRENDRE PART AUX ASSEMBLÉES DES NON-CATHOLIQUES ».

Comme on le voit ci-dessus, c’est l’enseignement infaillible du Magistère ordinaire de l’Église et de la loi divine immuable que ceux qui ne professent pas la vraie foi sont coupés de l’Église (Pie XII) comme ceux qui tiennent une seule hérésie (qui nient obstinément une vérité de foi ou de morale) ne sont pas catholiques (Léon XIII) et aucun ne peut PRENDRE AUX ASSEMBLÉES DES NON CATHOLIQUES (Pie XI).

Cet enseignement infaillible du Magistère ordinaire est bien sûr confirmé par l’enseignement du Magistère extraordinaire (dogme) puisque c’est le même Magistère divin :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Donc aucun vrai catholique ne peut aller – de loi divine – dans les assemblées de ceux qui tiennent un point de vue contraire ou opposé à celui de l’Église – hérétiques et schismatiques – qui sont coupés de l’Église.

Entre parenthèses, les prêtres valides qui tiennent un (ou plus) point de vue contraire ou opposé à celui de l’Église – c’-à-d. hérétique – est coupé de l’Église PAR LOI DIVINE, c’-à-d. excommunié de fait, ils n’ont pas de juridiction pour les sacrements de Pénitence et d’extrême-onction.

Non seulement les partisans du baptême de désir tiennent un point de vue contraire à celui de l’Église et ne professent pas la foi catholique, ce qui fait d’eux des hérétiques et des non-catholiques hors de l’Église, mais en plus ils considèrent ceux qui croient en cette hérésie comme des catholiques, c’est-à-dire qu’ils considèrent comme catholiques des non-catholiques. Comme on peut le voir dans toute l’histoire de l’Église, tous les hérétiques se prétendent toujours catholiques et tiennent pour non-catholiques ceux qui ne pensent pas comme leur hérésie.

Le « baptême de désir » est une hérésie (ainsi que le baptême de sang et le salut pour l’ignorant invincible), par conséquent les catholiques ne doivent pas, recevoir les sacrements (sauf le baptême en cas de nécessité) de la part de partisans (prenant partie) du baptême de désir qui sont des hérétiques et des non-catholiques étrangers à l’Église catholique. Cela est contraire au droit divin à cause de l’unité de la foi et de l’unité du corps du Christ qui est l’Église, et au droit ecclésiastique à cause de la réception illicite (interdite par l’Église sous peine de péché mortel) des sacrements d’hérétiques. Les catholiques ne doivent pas être en communion avec les non-catholiques (païens, schismatiques, hérétiques, apostats) – s’ils en ont connaissance – ni prier avec eux, ni participer aux cérémonies religieuses non-catholiques (enterrement, mariage, etc.), ni communiquer avec eux dans les choses sacrées (communicatio in sacris), ni les aider ni les soutenir d’aucune façon, sous peine de péché mortel, d’excommunication automatique, et de scandale.

On est obligé de connaître la foi catholique assez bien pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente. Si nous savons que notre prêtre, évêque, etc, est hérétique ou schismatique, mais que nous adhérons à lui de toute façon, alors nous partageons en effet son péché d’hérésie ou de schisme, par lequel nous serions alors à travailler en dehors de la vraie religion. Avec la manifestation externe de la probabilité d’hérésie, on ne peut pas taire la vérité, ce serait une défection de la foi et ce serait encourager l’hérésie, on doit demander au prêtre sa foi et lui montrer l’enseignement de l’Église, et s’il ne professe pas la vraie foi, il n’est pas catholique.

Voici l’enseignement infaillible de l’Église catholique :

Tite 3, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ».

II Jean 1, 10-11 : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [comme l’apostat, l’hérétique, le schismatique], ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même Salut. Car celui qui lui dit Salut communique à ses œuvres mauvaises».

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, qu’il soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié».

Pape St Martin Ier, Concile du Latran, can. 18 , 649, ex cathedra : «Si quelqu’un ne rejette pas et n’anathématise pas …, de son âme et de sa bouche, tous ceux que la sainte Église de Dieu, catholique et apostolique … rejette et anathématise comme hérétiques impies, … qu’un tel homme soit condamné [c’-à-d. que les Catholiques doivent anathématiser tous les hérétiques] ».

Concile de Constantinople III, ex cathedra (déclaration infaillible) «Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] … ».

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 ex cathedra : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les garder dans sa maison ou sur son territoire, ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux».

Pape Innocent IIIConcile de Latran IV, Constitution 3 Les hérétiques (décret. 234), 1215 ex cathedra : «Quant à ceux [les croyants] qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent et les soutiennent, nous les décrétons frappés d’excommunication  […] statuant clairement que si l’un de ces hommes, après avoir été frappé d’excommunication, ne s’est pas préoccupé de satisfaire dans l’année, il sera dès lors ipso facto infâme [c’-à-d. tristement célèbres : « notés publiquement comme coupables et déshonorés » : Enc. Cath. 1907-1913, « Hérésie », sanctions.]. S’il est clerc, il sera déposé de tout office et bénéfice, en sorte qu’une punition plus lourde soit exercée pour celui dont la faute est plus grande. Si certains ne se préoccupaient pas d’éviter de tels hommes après qu’ils ont été dénoncés par l’Église, ils seront frappés d’excommunication jusqu’à satisfaction idoine [appropriée]. Les clercs ne donneront pas les sacrements de l’Église à de tels pestiférés ; ni ne leur donneront une sépulture chrétienne …»

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra [déclaration infaillible] : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Clément V, Concile de Vienne, II 26 (Décret. 382), 1312 ex cathedra : Mais, de même qu’il est très grave de ne pas faire, pour exterminer ladite dépravation [hérésies], ce que son énorme puissance de contagion exige de faire [C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie], de même est-il grave et digne de condamnation d’attribuer à trot cette même dépravation à des innocents;».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [deux parties manquantes de phrases habituelles de condamnation ou anathème]».

Pape Paul V, Bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum – Le Pontife romain, contre l’Allégeance, réitération de l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, 22 sept. 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenus plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous travaillons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez dans les églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme».

Pape Pie VICaritas Quae (# 29-31), 13 avril 1791 [Magistère] : «Gardez aussi loin de vous que possible toute intrusion et schisme … Surtout, évitez et condamnez les intrus sacrilèges … Tenez-vous à l’écart de tous les intrus, appelés archevêques, évêques ou curés ; ne tenez pas la communion avec eux en particulier dans le culte divin».

Pape Pie VIIITraditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 : «Jérôme disait ainsi : celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVIcommissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835 [Magistère] : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [lieux de réunion des hérétiques] est impie».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendreQuiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères [c’-à-d. enseignement infaillible], qui avaient coutume de tenir extérieur à la communion catholique, et étranger à l’Église, celui qui s’éloignera le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 [Magistère] : «Ce n’est pas seulement celui qui ne croira pas à toutes ces hérésies, qui peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne sont pas définies dans le présent travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un en tient une seule [hérésie], il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 10 [Magistère] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin (jure divino [par loi divine]) l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 [Magistère] : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Pape Pie XIIMystici Corporis Christi (n ° 22) [Magistère] : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’entendre l’Église qu’il soit considéré – comme le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Il s’ensuit que ceux qui sont divisés dans la foi [comme les hérétiques] ou le gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin» .

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, liv. II, ch. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Église, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par le fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist. 6) dit : « Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou droit » … Saint Optat (Lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., C. 2), St Augustin (In Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. ad Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle. … les Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, ne l’ont cité d’aucune loi humaine, … cela est soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie… les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Église et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), comme ils ont été coupés du corps de l’Église sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’ intérieur de l’Église. Néanmoins, c’est exactement l’idée proposée par des personnes qui affirment que les hérétiques – en quelque sorte – ont le pouvoir d’administrer licitement les sacrements. Et comme c’est un dogme qu’un hérétique ne peut pas être à l’intérieur de l’Église, c’est un fait dogmatique (un fait qui, s’il n’était pas vrai rendrait un dogme faux) qu’un hérétique ne peut avoir aucune autorité dans l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 15), 29 juin 1896 [Magistère] : «il est absurde d’imaginer que celui qui est en dehors peut commander dans l’Église».

Par conséquent, il est certain qu’un hérétique ne peut pas consacrer l’Eucharistie licitement ou administrer le sacrement de la confession validement ou licitement, parce que, comme nous venons de le voir, il est absurde d’imaginer que celui qui est à l’extérieur peut commander dans l’Église.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22), 29 juin 1943 [Magistère] : «En fait, seuls doivent être inclus en tant que MEMBRES DE L’EGLISE CEUX QUI ont été baptisés et PROFESSENT LA VRAIE FOI, et qui n’ont pas été assez malheureux pour se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou ont été exclus par l’autorité légitime pour les fautes graves commises [excommuniés]».

Comme on le voit ci-dessus le Magistère de l’Eglise enseigne que eux qui ne professent pas la vraie foi ne sont pas membres de l’Église. Les prêtres qui ont tenu ces hérésies doivent les abjurer pour prouver leur foi et leur soumission au Magistère sur ces points :

S’ils n’ont pas abjuré ces hérésies alors qu’ils les ont crus, ils ne peuvent pas être approchés pour les sacrements, même en cas de nécessité (et même en danger de mort) parce que ces prêtres, dans ce cas, ne professent pas la vraie foi catholique.

Réception de sacrements d’hérétiques sur le site .vaticancatholique.com

Ci-dessous, MHFM et leurs adeptes répondent à une personne. « À qui se fier ? » (.vaticancatholique.com/vous-pouvez-avoir-confiance-en-notre-site/) :

« J’écris ceci dans l’espoir d’une réponse. Je suis au point dans ma foi où je ne sais vraiment pas à quoi me fier quand il s’agit de lire des choses sur internet. Le fidèle à Jésus ne sait plus où se tourner. J’assiste à une Messe en latin dans ma ville mais j’ai vraiment besoin de direction quant à savoir à qui je peux faire confiance, mais puis-je avoir confiance en votre site ? Suzanne B.»

MTSF [MHFM : Monastère Très Sainte Famille] : «Oui, vous pouvez avoir confiance en notre site. Ce qui vous permet de savoir que notre matériel est véridique est que nous prouvons toutes nos positions théologiques depuis l’enseignement du Magistère (c’est-à-dire, l’enseignement autoritaire de papes), qui ne peut pas se tromper. C’est une règle de foi catholique.

«Nous recommandons que vous priez les 15 dizaines du Rosaire chaque jour et la Salutations Angélique (Ave Maria) fréquemment et que vous continuiez à prendre connaissance de notre matériel. Lorsque vous êtes convaincue, nous pouvons vous aider quant à savoir où vous rendre en confession.

«De plus, il vous faut mettre de côté ce que disent ou pensent les autres. La grande majorité de gens que vous allez rencontrer sont de mauvaise volonté et en route vers l’Enfer. Concentrez-vous sur les faits et sur ce que Dieu exige. Ne vous laissez pas perturber par ce que disent les autres, car c’est ainsi que beaucoup sont conduit loin du chemin que Dieu veut qu’ils suivent : par le respect humain, les considérations humaines, etc.

«Aussi, vous ne pouvez pas juste vous rendre à tout ce qui prétend être une Messe en latin. Beaucoup d’entre elles sont offertes par des « prêtres » ordonnés dans le Nouveau rite d’Ordination invalide ou qui ont d’autres problèmes et l’on ne doit bien sûr jamais assister à la Nouvelle Messe invalide. Vous devriez rester chez vous le dimanche et vous convaincre des différents sujets. Il n’y a pas d’obligation d’assister à la Messe dans cette situation, comme notre matériel l’explique. Ceci était vrai pour beaucoup de catholiques dans l’histoire lorsqu’il n’y avait pas d’option valide dans leur région.

Bon, ils mettent bien en garde contre des messes valides dites par des hérétiques, mais ensuite ils disent quand même en partie le contraire.

«Nous sommes très avancés dans la Grande Apostasie prophétisée. La secte Vatican II n’est pas l’Église catholique, mais la Contre-Église prophétisée de la fin des temps.

«Il est également très important d’être entièrement convaincu de l’enseignement de l’Église qui déclare que tous ceux qui meurent non-catholiques et non-baptisés ne sont pas sauvés. Ceci est couvert en grand détail dans notre matériel. Vous devez continuer à regarder nos informations et devenir convaincue à propos de tous les sujets».

Malgré que MTSF (MHFM) enseigne des vérités de foi et de morale conforment au Magistère de l’Église, ils enseignent l’hérésie de recevoir des sacrements (Pénitence, Eucharistie, extrême-onction) d’hérétiques, messe una cum (ainsi que d’autres erreurs sur Marie co-rédemptrice, l’antéchrist, et d’autres). Ils disent ci-dessous que celui qui s’allie ou s’unit à vatican 2 est ennemi de l’Église, mais envoient encore les gens recevoir les sacrements chez des prêtres en communion publique avec vatican 2 et qui reconnaissent les chefs apostats de la secte vatican 2 comme des vrais papes.

MTSF [MHFM], « La nouvelle messe est l’Abomination de la Désolation – et parallèle avec les antipapes Vatican II » : «Dans la mesure où Rome perd la foi, par définition qui s’y allie [qui s’y unit] lui-même devient ennemi de la véritable Église, il devient coupable du sang des prophètes et des saints mêmes de la véritable Église de tous les temps. Tout comme Notre Seigneur s’est remis aux mains de ses ennemis pendant sa Passion, Notre Seigneur permet aux bâtiments et aux infrastructures de son Église d’être placés aux mains de ses ennemis au cours de sa passion».

Avez-vous bien lu en gras ci-dessus ? Ils disent : «qui s’unit à Rome vatican 2 est ennemi de l’Église». Mais ils disent aussi ailleurs qu’on peut aller à des messes traditionnelles dites par des prêtres en communion avec vatican 2 (una cum). Bien sûr un tel prêtre pourrait être un hérétique matériel qui n’est pas en communion avec vatican 2 dans son for interne parce qu’il ne connait pas ou ne comprend pas bien les vérités de foi auxquelles s’oppose vatican 2, mais cependant il est unit à la secte apostate vatican 2 par la communion ; il doit être soupçonné hérétique par ce fait, et ce sera à lui de prouver (ou non) s’il adhère à la vraie foi.

En ces temps de confusion, il faut absolument montrer au gens ce qu’enseigne l’Église exactement au sujet de la réception de sacrements d’hérétiques afin qu’ils ne se laissent pas tromper sur ce sujet crucial de réception de sacrements d’hérétiques par des mélanges de vrai (sur d’autres sujets et enseignements du Magistère) et de faux (à ce sujet). Bien sûr, c’est plus confortable de tordre l’enseignement de  l’Église pour lui faire dire et permettre de recevoir les sacrements de certains hérétiques, selon eux, mais c’est impossible : l’Église se contredirait car elle enseigne le contraire de foi divine.

Regardons maintenant à nouveau soigneusement ce qui MHFM à propos de recevoir les sacrements d’hérétiques :

MTSF [MHFM] : «Lorsque vous êtes convaincue, nous pouvons vous aider quant à savoir où vous rendre en confession».

Comme cela a été déjà prouvé plus haut, l’Église enseigne infailliblement qu’un hérétique même occulte n’a pas juridiction et donc ne pas pas absoudre validement : Son absolution sacramentelle est nulle (ou non-avenue ou n’ayant jamais existé). Cerlui qui pense l’opposé (on ne le sait pas) est déjà hors de l’Eglise.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

MTSF  [MHFM] : «Aussi, vous ne pouvez pas juste vous rendre à tout ce qui prétend être une Messe en latin».

Une messe latine d’un prêtre invalide est invalide et sacrilège. Une messe latine d’un prêtre valide hérétique est illicite et sacrilège. Si vous savez que le prêtre est hérétique (il nie ou doute même un seul point de la foi) vous engagez le péché mortel en faisant ce qu’interdit l’Église (la communion avec des hérétiques non-catholiques) et vous participez au sacrilège du prêtre, comme cela est aussi expliqué plus haut. C’est-à-dire qu’au lieu de vous sauver, les sacrements vous perdent parce que vous désobéissez à l’Église et violez son unité divine de foi, de gouvernement, de communion.

MTSF [MHFM] : «Ceci était vrai pour beaucoup de catholiques dans l’histoire lorsqu’il n’y avait pas d’option valide dans leur région».

Aucun vrai catholique n’a jamais reçu de sacrements d’hérétiques qu’il connaissait en tant que tel dans toute l’histoire de l’Église. Les catholiques ont préférer subir le martyr plutôt que de communier avec des hérétiques (qu’ils savaient être hérétiques), comme cela est montré plus haut.

Le Monastère de la Très Sainte Famille reçoit les sacrements d’hérétiques connus, publics, manifestes, formels et notoires, et pour appuyer leur pratique et conseiller aux autres de faire la même chose ils inversent la règle de la foi, fonts passer les sacrements avant la foi divine et catholique, avant l’unité de loi divine de l’Église et de la foi ». Ils disent de ne pas donner d’aide matérielle aux hérétiques sous peine de péché mortel, mais disent que vous pouvez communier chez eux sans pécher. Qu’est ce qui est supérieur dans la Communion, l’aspect matériel ou l’aspect spirituel ? Le spiriuel bien sûr. Ainsi, la communion avec les hérétiques est un péché plus grave que de les aider matériellement (qui est déjà un péché mortel), mais eux disent pas de problème ! le prêtre hérétique péche encore plus à chaque messe, mais c’est son problème, nous on s’en fiche s’il pèche plus à chaque fois. C’est ainsi que les baptisés sont facilement enclin à être trompés en faisant passer les sacrements avant la foi.

La règle de la foi de loi divine est : Aucun catholique ne doit jamais entrer en aucune communion religieuse avec aucun hérétique qu’il connaît comme tel sous peine de péché mortel.

Le péché est engagé par la désobéissance à l’interdiction de l’Église.

Peter Dimond, «sacrements des hérétiques non déclarés» Débat – Les citations importantes : « Le péché est causé en communiant avec eux en dépit de (contre) l’interdiction de l’Église … »

MHFM est d’accord avec cela, mais se contredit.

IIIème Concile de Constantinople, 680-681 : « Si n’importe quel fidèle ou ecclésiastique doit aller dans la synagogue des Juifs, ou les lieux de réunion des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient destitués et privés de communion [excommuniés]. Si un évêque ou prêtre ou un diacre doit prier avec des hérétiques, qu’il soit suspendu de la communion ».

Pape Paul V, Bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum – Le Pontife romain, contre l’Allégeance, réitération de l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, 22 sept. 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenus plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication [communicatio in sacris] avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous travaillons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez dans les églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme».

Messe d’hérétique sans sermon ?

Est-ce qu’on peut assister à certaines Messes d’un prêtre qu’on sait être hérétique ?

Les frères Dimond / la-foi.fr enseignent (et pratiquent) que vous pouvez assister et communier aux messes d’hérétiques s’ils ne font pas de sermons.

Mais cela n’est pas possible, car si vous n’assistez pas à la Messe d’un hérétique parce qu’il fait des sermons, alors comment pouvez-vous aussi assister à la Messe de ce même prêtre que vous savez être hérétique quand il ne fait pas de sermon ? C’est la communio in sacris avec un hérétique (vous le savez hérétique) et la fornication spirituelle.

Quand le prêtre qui est connu en tant qu’hérétique élève l’Hostie consacrée, puis ensuite lève le Calice consacré à l’adoration pendant la Messe catholique, que font donc les participants à la Messe ? Ils adorent en union avec un prêtre qu’il savent être hérétique : ils adorent avec un hérétique connu. Savoir que le prêtre est hérétique et participer à sa Messe, et donc adorer avec lui, engage le péché mortel et le sacrilège (Pas quand on ne le sait pas). Comme participer à la Messe sans adorer le Corps du Christ n’est pas possible sans pécher, c’est la communio in sacris avec un hérétique et la fornication spirituelle.

Le prêtre hérétique « adore » devant l’assemblée (l’Église), élève et montre l’Hostie consacrée – le Corps du Christ – au peuple qui L’adore ; puis lève et montre le Calice consacré – Sang du Christ – au peuple qui L’adore. L’Église concède même une indulgence importante pour cette adoration eucharistique.

Communier chez des hérétiques sans les soutenir financièrement ?

Les frères Dimond enseignent de recevoir les sacrements de prêtres hérétiques, mais sans les soutenir financièrement sous peine de pécher mortellement. L’Église enseigne qu’on ne pas aider financièrement une secte hérétique sans pécher car ce serait aider l’hérésie à se propager.

Donc on pèche mortellement en aidant telle église hérétique. Alors est-ce qu’on pourrait communier aussi chez eux. Pour cela il faudrait prendre en compte qu’ils sont hérétiques pour ne pas les soutenir financièrement, ce qui signifie qu’on ne finance pas leur église parce qu’elle est hérétique, et d’un autre côté il faudrait faire abstraction qu’ils sont hérétiques pour recevoir d’eux la communion eucharistique.

Mais comment faire ? Considérer qu’à cause de la nécessité, on peut quand même recevoir leur communion en sachant que c’est une église hérétique ? Ils seraient suffisamment hérétiques pour qu’on ne les aide pas financièrement (ou autre), mais pas assez hérétiques pour pouvoir y recevoir la communion. Voilà un problème. Car si on sait qu’on ne peut pas les soutenir, c’est qu’on ne doit pas y aller pour assister et communier, car on sait que le prêtre est hérétique, et on l’aiderait d’une certaine façon dans sa mauvaise conviction hérétique (sauf si on y va pas pour communier mais pour le convertir).

Ou alors il ne faudrait prendre en compte que la validité du sacrement et faire abstraction de la personne du prêtre. Mais le problème c’est qu’un prêtre hérétique n’est pas le ministre de l’Église, et que l’unité de foi est nécessaire de loi divine pour la communion en tant que corps des fidèles (qui est l’Église) comme l’enseigne le pape Léon XIII.

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés de fait de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Donc soit on a affaire à un prêtre hérétique et on ne reçoit pas ses sacrements, soit on a affaire à un prêtre suspect d’hérésie qui n’est pas un hérétique, et il faut le questionner afin de connaître sa foi pour savoir s’il est hérétique ou pas (hérétique matériel). On ne peut s’aventurer dans la communion avec des prêtres qu’on sait hérétiques qui refusent de se soumettre au Magistère.

Erreur fatale de réception de sacrements d’hérétiques « notoires » dans la nécessité à l’article de la mort

Les frères Dimond et leurs adeptes enseignent qu’on peut recevoir les sacrements de « certains » hérétiques à cause de la nécessité, mais l’Église interdit la confession d’un catholique à un schismatique ou un hérétique même en cas de nécessité, comme on peut le voir ci-dessous.

La communication des catholiques avec les schismatiques, révérend Ignatius J. Szal, p. 91 : «Le 15 mai 1709, le Saint-Office a interdit aux catholiques d’entendre la confession de schismatiques ou de se confesser à eux … En aucun cas, MÊME DANS LE CAS DE NÉCESSITÉ, selon une réponse de la Congrégation sacrée pour la Propagation de la Foi, le 17 février 1761, il N’était permis à un catholique de confesser ses péchés à un prêtre schismatique pour obtenir l’absolution de lui …»

Mais cela n’est rien encore par rapport à ce qu’enseignent les frères Dimond sur ce sujet en cas de nécessité de danger de mort. Ils disent aux gens qu’ils peuvent recevoir les sacrements d’hérétiques « notoires » à l’article de la mort (selon leur même propres critères faussés, inclut même des « orthodoxes »orientaux schismatiques)

Michael Dimond, Les catholiques peuvent-ils aller n’importe où pour recevoir les sacrements aujourd’hui : «Alors que nous dirions que le prêtre notoirement hérétique ne peut pas être abordé à la Sainte Communion, nous croyons que les prêtres qui sont notoirement hérétiques parce qu’ils aiment l’œcuménisme et prient avec et respectent les autres religions peuvent être approchés dans la confession, si vous ne trouvez pas de meilleures options pour la confession à une distance raisonnable. Si c’est un prêtre notoirement hérétique qui ne pense pas que vous êtes catholique à cause de ce que vous croyez, NOUS DIRIONS QUE VOUS POUVEZ ALLER À LUI POUR LA CONFESSION EN DANGER DE MORT».

Ils disent «nous dirions que vous pouvez aller à lui [un prêtre notoirement hérétique] en danger de mort» : Mais c’est impossible car les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église de loi divine. Veuillez noter aussi, s’il vous plaît, qu’ils disent « nous dirions », ce qui montre que c’est une théorie humaine et pas la Tradition de l’Église.

«Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés». (Œuvres complètes de St Alphonse de Liguori, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés, p. 468)

Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Mais je vous le demande, les hérétiques sont-ils des prêtres de l’Eglise ? Mais eux enseignent que vous pouvez recevoir d’eux les sacrements à l’article de la mort, comme on le voit ci-dessus, ce qui est une contradiction flagrante fatale car l’Ecriture dit infailliblement le contraire.

Le concile de Trente enseigne aussi que les hérétiques ne peuvent pas absoudre même à l’article de la mort.

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas, ex cathedra (Magistère solennel) : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets [Les catholiques ne sont pas des sujets des hérétiques], on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée [la compétence doit être considérée comme sans effet]. … Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieu qu’il n’y a plus aucune réservation à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres [catholiques, pas les hérétiques hors de l’Église] peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservés, s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

Le Concile de Trente a ordonné à des prêtres de disposer de l’octroi d’une absolution dans la confession valide pour tous les cas que dans la nécessité à l’heure de la mort (in articulo mortis, en danger de mort). Le Concile de Trente, comme l’Écriture, entend infailliblement par «prêtres», les seuls prêtres de l’Eglise, les seuls ministres de l’Eglise, pas les hérétiques hors de l’Eglise. C’est donc la loi divine que les «prêtres», dans le concile de Trente ci-dessus, sont les prêtres de l’Eglise et ministres de l’Eglise, ce qui exclut infailliblement et obligatoirement tout hérétique pour les sacrements à l’article de la mort car les hérétiques ne sont pas ministres de l’Eglise de loi divine.

Saint Alphonse, Œuvres complètes, T. 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques : « Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés»

Jacques 5, 14-15 : «… qu’il appelle les prêtres de l’Église … et ses péchés lui seront remis».

La juridiction n’est pas nécessaire, mais être ministre de l’Église est absolument nécessaire pour la validité du sacrement d’Extrême-Onction.

St Alphonse de Ligori, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés (p. 468) : «Tout prêtre administre validement l’Extrême Onction, parce que pour cela il n’est pas besoin du pouvoir de juridiction, mais seulement du pouvoir d’ordination. … Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés [Jac. 5, 14 : «qu’il appelle les prêtres de l’Église».] ».

La Communion religieuse avec des hérétiques est-elle comparable à des choses profanes ?

Dans la vidéo fixée ci-dessous, l’auteur du site la-foi.fr compare la réception de sacrements d’hérétiques (non-déclarés) avec des achats dans un supermarché.

Selon eux, si on peut aller dans un supermarché pour acheter des choses nécéssaires, alors qu’il contient des mauvaises choses, on peut aussi aller dans des lieux d’hérétiques pour prendre leurs sacrements sans pécher. Comparer la communication in divinis / in sacris avec un supermarché, ce n’est pas catholique.

Est-ce que l’Eglise interdit d’aller dans un supermarché ? Non. Est-ce que l’Eglise interdit de travailler pour un hérétique (devoir d’état) ? Non. Est-ce que l’Eglise interdit de vivre avec des parents hérétisues ? Non. Toutes ces choses ne concernent pas la communicatio in sacris. Elles ne concernent pas la communion religieuse. Mais est-ce que l’Eglise interdit la communicatio in sacris avec des hérétiques ? Oui. Donc on ne peut pas comparer. L’Eglise interdit en ce qui concerne la communion religieuse. Cet un exemple peut induire en erreur ceux qui ne font pas la distinction. Alors mettre au même niveau de comparaison ce que l’Eglise interdit avec ce qu’elle n’interdit pas, ce n’est pas valable.

Peter Dimond dit lui-même qu’on pèche quand on fait ce que l’Eglise interdit.

Site Internet MHFM, « Sacrements des hérétiques non-déclarés » Débat – Les citations importantes : « le péché est causé en communiant avec eux en dépit de (contre) l’interdiction de l’Eglise … ».

Prêtre hérétique « non-contraignant » son hérésie ?

La même vidéo ci-dessus (plus en avant) présente une tromperie sur ce qu’est un prêtre hérétique avec un dessin montrant un prêtre hérétique sensé « contraignant » ou « imposant » son hérésie, en comparaison d’un autre dessin montrant un prêtre hérétique sensé « non-contraignant » son hérésie, comme suit :

1er dessin d’un prêtre sensé hérétique « contraignant » : Le fidèle dit : « Je refuse le baptême de désir ». L’hérétique répond : « C’est une hérésie ».

2ème dessin d’un prêtre sensé hérétique « non-contraignant » : Le fidèle dit : « Je refuse le baptême de désir ». Le prêtre répond : « Hum… cela se discute ».

Premièrement, un prêtre hérétique « contraignant » (ou « imposant » son hérésie), cela n’existe pas et n’est pas enseigné par la véritable Église catholique : Nul part, ni dans l’Écriture, ni dans la Tradition, ni par aucun Apôtre, ni par aucun Pape, ni par aucun Concile, ni par aucun Père, ni par aucun Docteur, ni par aucun théologien. Un prêtre qui vous dirait que vous tenez une hérésie alors que vous tenez la vraie foi, est un hérétique formel, un point c’est tout. Lui est hors de l’Église et vous dedans.

Deuxièmement,  un prêtre hérétique « non-contraignant », cela n’existe pas et n’est pas non plus enseigné par la véritable Église catholique : Nul part, ni dans l’Écriture, ni dans la Tradition, ni par aucun Apôtre, ni par aucun Pape, ni par aucun Concile, ni par aucun Père, ni par aucun Docteur, ni par aucun théologien. Un prêtre qui dirait « ça se discute » serait 1° soit un hérétique parce qu’il doute de la vérité de la foi divine et catholique (CIC 1917, can. 1325), ou 2° soit serait un hérétique matériel (pas hérétique) de bonne foi parce qu’il ne comprend pas bien ou ne connaît pas le dogme (mais on ne pourrait le savoir qu’en lui montrant les preuves dogmatiques).

Un prêtre qui répondrait sincèrement : « Hum… cela se discute », ne serait qu’un soupçonné d’hérésie, pas un hérétique ; donc l’exemple n’est ni valable ni adéquat. Bien sur, on peut comprendre que ce que veulent dire les Dimond, c’est que ce prêtre ne serait pas assez « notoire » selon leur propre définition truquée de « notoire », qui n’est pas celle de l’Église, parce que cet « hérétique moins notoire » ne fait pas connaître ouvertement son opposition ou refus du dogme, et qu’il pourrait, selon eux, être approché pour les sacrements. Mais le problème n’est pas qu’il soit un hérétique « moins notoire », le problème est qu’il n’est pas hérétique mais seulement soupçonné d’hérésie (par le fait même de la grande apostasie actuelle où quasi tous les prêtres tiennent des hérésies ou dans des messes una cum traditionnelles dites par des prêtres en communion avec vatican 2. Bien sûr un tel prêtre pourrait être un hérétique matériel qui n’est pas en communion avec vatican 2 dans son for interne parce qu’il ne connait pas ou ne comprend pas bien les vérités de foi auxquelles s’oppose vatican 2, mais cependant il est unit à la secte apostate vatican 2 par la communion ; il doit être soupçonné hérétique par ce fait, et ce sera à lui de prouver (ou non) s’il adhère à la vraie foi. S’il montre qu’il adhère à la vraie foi, il pourra alors être approcher pour les sacrements, sinon non. C’est aussi simple que cela, et c’est ce qui est conforme à l’esprit de prudence de l’Église dans des temps très difficiles comme actuellement.

Concernant ce cas concret du deuxième exemple du prêtre soupçonné d’hérésie, dans cette situation vous le soupçonnez automatiquement à cause des temps actuels de grande apostasie où l’on sait que quasi tous les prêtres valides « traditionnels » tiennent des hérésies. Ce n’est pas un jugement du for interne de soupçonner d’hérésie car ce n’est pas un jugement définitif établi, c’est de la prudence. Ensuite, selon la loi de l’Église, c’est au prêtre en question de prouver ainsi son innocence, soit par la profession de la vraie foi ou en vous répondant qu’il adhère à la vraie foi après que vous lui ayez montré les preuves dogmatiques. C’est aussi simple que cela. D’un un tel prêtre, et actuellement en ces temps, vous pourriez bien sûr recevoir les sacrements, puisque qu’il prouve sa foi. Mais à ma connaissance, il n’y en a pas. Si un prêtre avait été hérétique en tenant une ou des hérésies, il aurait dû les abjurer toutes point par point et prouver adhérer à la vraie foi en la professant, avant qu’on puisse l’approcher pour les sacrements.

Alors ? Alors, les frères Dimond ont inventé une théorie qui aurait pu fonctionner pour remplir le vide sur ce sujet et en ces temps où il n’y a personne au saint Siège pour nous dire quoi faire concernant la réception de sacrements d’hérétiques non-déclarés, mais le problème est que ce n’est pas l’enseignement de l’Église catholique ni la Tradition (Parole de Dieu non-écrite) ou ce qu’a fait l’Église apostolique à ce sujet, qui n’a jamais permis de sacrements pour tout hérétique et venant de tout hérétique (sauf le baptême).

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, Lib. IV, c. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme un hérétique».

Quelqu’un qui est un hérétique est-il un membre de l’Église, même s’il ne prêche pas son hérésie de la chaire ou ne l’impose pas ? Qu’en est-il d’un «pape» qui serait un hérétique, mais n’imposerait pas ses hérésies, le considèreriez-vous comme le pape ou iriez-vous chez lui pour les sacrements ? Selon ces personnes, ce « pape » hérétique doit être un pape valide, ou au moins une personne que l’on peut aborder de manière licite pour les sacrements, tant qu’il n’impose pas ses hérésies … Mais est-ce vraiment le cas ? Qui pourrait prétendre à une telle absurdité ? Non, en vérité, je vous répondrais qu’il ne serait pas un membre de l’Église, ainsi que tous les hérétiques qui sont séparés de l’Église, et qu’il consacrerait les sacrements illicitement. Ainsi, la même logique s’ensuit ici avec des prêtres hérétiques, qu’ils imposent ou non, ou prêchent l’hérésie de la chaire ou non. Ils sont tous à éviter comme des hérétiques odieux qui nuisent à la foi catholique (Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, ex cathedra).

Accusations fausses et trompeuses, jugements téméraires et calomnies de Jérémy Austin de la-foi.fr / vaticancatholique.com

Ordinairement un catholique jugé à tort ou témérairement doit rendre grâce à Dieu d’être mal jugé, rester patient, ne rien répondre et ne pas révéler les péchés d’autrui, sauf quand il est nécessaire de préserver les autres de la tromperie et de réprimander les pécheurs pour leur conversion.

Dans la même vidéo ci-dessus « Options pour les sacrements, 2ème partie – Analyse de débats »,  il est parlé un peu plus loin de mon ancien site (2011-2013) qui n’existe plus depuis des années (à cause de l’ancien hébergeur apostat pro indifférentisme religieux qui m’avait obligé à amoindrir des pages pour « haine religieuse » !). Ce site comportait des erreurs et des contradictions, mais je croyais bien faire (à tort) en laissant des pages contradictoires parce que je les modifiais au fur à mesure de ma recherche et que cela permettait de laisser quand même des bons éléments ; Mais je me suis rendu compte que plus tard que les gens pouvaient être induits dans l’erreur. Cette erreur a été utilisée à des fins trompeuses par ces gens tordus comme Jérémy Austin adepte des hérétiques frères Dimond qui communient chez les hérétiques. En effet, je débutais ma recherche sur le « baptême de désir » à cause du fait que l’accusateur de cette même vidéo (site la-foi.fr) ne m’avait pas fournit les réponses suffisamment détaillées à ce sujet. Après avoir trouvé par ailleurs les réponses précises qui me confirmèrent bien que le baptême de désir était une hérésie, toutes les erreurs contradictoires furent modifiées ensuite quelque temps après (environ un ou deux mois).

1° On peut se demander pourquoi cet accusateur malhonnête a utilisé uniquement des images anciennes qu’il a capturées, d’un site qui n’existe plus pour accuser des années après.

2° On peut constater que se servir d’éléments passés qui n’existent plus et avaient déjà été modifiés depuis longtemps n’est ni valable ni recevable.

3° On peut voir que c’est un jugement public sur mes intentions (ou for interne) et basé sur des choses inventées.

4° On ne doit pas juger témérairement, ou sans certitude, ce qui n’est pas de mauvaise foi. Il est dit dans cette vidéo que j’ai fait exprès en quelque sorte pour « tromper » et « par haine de MHFM », etc., ce qui un jugement téméraire trompeur et un péché de scandale.

5° Ne pas vérifier si les positions sont toujours actuelles prouve que les intentions de cet accusateur sont malhonnêtes.

6° Accuser publiquement une personne d’être schismatique quand on ne lui a même pas demandé sa position actuelle, quand on sait que celui qu’on accuse et qu’on juge est en cours de recherche et réserve encore sa position dans l’attente de la confirmer conforme à l’enseignement de l’Église, est un jugement téméraire et une faute grave.

7° Beaucoup d’autres accusations qui sont dites dans cette vidéo sont complètement erronées, tordues, fausses ou carrément inventées, sur mes intentions.

8° Dire que ce site-ci, foicatholique.me, tient les mêmes positions, est faux et trompeur, car 1° les positions de l’ancien site avaient déjà été changées depuis longtemps comme c’est expliqué ci-dessus et 2° que ce site n’a plus grand chose à voir avec les positions de cet ancien site dont il est parlé (sauf peut-être sur les sacrements d’hérétiques).

9° De nombreux autres accusations fausses ne sont pas abordées ici pour ne pas être long ni révéler des péchés.

Nous avons affaire, dans cette vidéo, à un personnage ténébreux qui utilise la méthode psychologique classique en dix points de la diabolisation utilisée par les gens du monde, par les médias et dans la politique :

  1. Ne pas donner la parole à l’accusé : Le diaboliseur ne vérifie jamais auprès de « l’accusé » l’exactitude des faits reprochés, ni s’il existe une explication différente de ces faits ou si l’accusé aurait éventuellement changé d’avis. Tout se passe comme si connaître la vérité ne l’intéresse pas.
  1. Cacher les textes qui le contredisent : Le diaboliseur ne fournit pas de preuves. Même quand « l’accusé » a écrit exactement le contraire de ce qu’on lui reproche, le diaboliseur cache soigneusement ces textes à son public.
  1. Cacher ses motivations : Le diaboliseur fait semblant de s’attaquer à une seule cible, qui serait dangereuse mais isolée.  En fait, on diabolise ainsi tous ceux qui les critiquent.
  1. Réutiliser les positions et arguments : Si l’accusé le met en doute, c’est la preuve de sa mauvaise foi. Le diaboliseur ne se gêne pas pour réutiliser les positions et arguments.
  1. Faire semblant de ne pas comprendre : Le diaboliseur supprime toute nuance dans le discours de sa cible même si vous avez écrit exactement le contraire. La confusion est systématiquement créée et le diaboliseur fait semblant de ne pas comprendre la différence. Son vrai but est de manipuler l’émotion et d’empêcher de raisonner.
  1. Empêcher le débat sur ses propres opinions : Ce n’est pas le débat qui intéresse le diaboliseur, mais d’exclure du débat.
  1. Coller des étiquettes : Pour discréditer, le diaboliseur cache la véritable position et les arguments du diabolisé. Il se contente de lui coller des étiquettes ou des termes flous sans valeur objective. La véritable position du diabolisé est ainsi caricaturée.
  1. Insinuer plutôt que d’expliquer : Le diaboliseur remplace souvent l’accusation claire et nette par une insinuation indirecte. Il crée une impression générale de suspicion pour refuser la discussion franche.
  1. Pratiquer l’amalgame pour noircir : Étant vide d’arguments pour critiquer la cible, le diaboliseur pratique l’amalgame. Il associe sa cible – sans aucune logique – à d’autres personnes ou mouvements, le but est de noircir à tout prix.
  1. Frapper et fuir : Le diaboliseur applique à sa manière un principe de la guérilla : «Frappe et fuis». Il refuse soigneusement tout débat contradictoire. Il consacre de longs textes à dénigrer en prenant soin que le diabolisé ne puisse se défendre. Le diaboliseur censure les questions et les droits de réponse car toute discussion franche les démasquerait.

Cet individu cherche à discréditer malhonnêtement les personnes avec des éléments complètement erronés, et aveuglé, croit peut-être même agir pour la vérité. Donc les gens ne doivent pas se laisser tromper par ce qui est dit dans cette vidéo. Il faut juste savoir qu’elle est une tromperie. Il y a une explication tout à fait logique et compréhensible pour des personnes honnêtes, concernant cet ancien site.

La malhonnêteté de Jérémy Austin dans cette vidéo, c’est qu’au moment où a été pris un instantané de mon site (en 2013) il y avait effectivement des choses contraires, mais l’auteur de cette vidéo se sert de cela pour dire que mon intention était viciée, ce qui est calomnieux et un jugement téméraire du for interne. Ce qui est absolument ici malhonnête est qu’il me dit être « hypocrite », avoir eu l’intention de « tromper » disant à tort que je l’ai fait exprès en quelque sorte pour « tromper » et / ou « par haine de MHFM », ce qui est totalement faux. C’est un jugement téméraire, un scandale, et malhonnête.

Comme il a été dit, il y avait beaucoup d’erreurs sur mon ancien site. Des erreurs, pas des hérésies. Et juger des erreurs pour des hérésies est trompeur. On ne peut pas être jugé hérétique ou schismatique sur un point qu’on a pas encore définitivement arrêté tant qu’on veut rester soumis à l’enseignement de l’Église qu’on attend de connaître sûr et certain sur le ou les points en question afin de délibérer. Sinon c’est juger témérairement. Le problème c’est que je n’avais  pas spécifié clairement sur mon ancien site à cette époque que je faisais les pages au fur et à mesure de ma délibération. Mais se servir de cette erreur et faille pour l’utiliser à des fins accusatrices pour discréditer publiquement sans avoir demandé à l’intéressé ce qu’il en est, c’est la preuve que c’est vraiment malhonnête.

Aller dire publiquement que quelqu’un, qu’il savait très bien que j’étais en recherche d’éléments pour façonner librement ma conviction (et pouvoir librement adhérer à Dieu), a « fait des alliances avec les apostats », ou « cherche à tromper », est malhonnête. Ce gars présente les choses de manière biaisée. En vérité, j’avais commencé à adopter une position que je venais de découvrir, mais aussi  j’ai pris du recul en même temps concernant un point que je ne comprenais pas totalement encore (j’étais sûr mais pas encore certain que le baptême de désir était une hérésie parce qu’il me manquait deux éléments de preuve : 1) sur le « aut » de Trente et 2) sur certains saints canonisés qui n’auraient pas été baptisés). Lui savait que je venais récemment de voir ces choses et que je lui réclamais des réponses, mais il m’a répondu de manière pas satisfaisante car incomplète sur ces deux points (je pense qu’il n’avait encore ces réponses précises et n’a pas voulu me le dire). D’autres de ses réponses étaient soit carrément arrogante avec « vous venez vous en reprendre » (ce qui m’a rebuté), soit totalement inadéquate avec un exemple de la FSSPX qui n’avait rien à voir avec le sujet. Donc soit il a tout mélangé pour des raisons qui m’échappent, soit il ment habilement, soit les deux.

  • Concernant, l’image du Christ de MHFM, ce n’était pas pour dire « MHFM » est « illuminati » ou « en haine de MHFM » que j’avais trouvé remarquable pour montrer l’apostasie vatican 2 ; cette image montre juste que leur Jésus dessiné a une sale tête patibulaire (en plus de sa main), ce que je trouvais anormal.
  • Concernant Moïse, c’est une grave erreur qui était restée, suite à des images prises sur un autre site hérétique .fatimamovement du temps de mes démarches de recherche, que j’ai réfuté ensuite. D’ailleurs on peut voir que le texte de l’image est est anglais, ce n’est pas mon texte, contrairement à ce qu’il insinue.
  • Il est dit que j’ai trop traité du « sujet sur la luxure ». Est-ce qu’enseigner au sujet du péché de luxure est mauvais ? Ce sujet si important et si mal compris ou si mal expliqué, et une cause si grande de damnation. Peut-être est-il gêné ? Par orgueil ? Ou par envie ? Mais le scandale de mettre des images immodestes obstinément dans ses vidéos, comme celles des frères Dimond, c’est bien ? C’est ce qu’ils font subtilement. Vous voyez le genre de personne à qui j’ai eu affaire.
  • Concernant que j’aurais écrit que « ceux qui suivent les dogmes sont hérétiques », comme il est dit, c’est faux, ce n’est pas ce que j’ai écris. C’est encore une interprétation. J’ai écris cela pour signifier « ne prendre QUE les dogmes est hérétique », c-à-d., comme l’enseigne l’Église, ne prendre que les dogmes rejetant le reste selon le Syllabus du pape Pie IX, n° 22. En plus cela concernait le point sur le concile de Trente Sess 6, ch. 4 et la traduction, et non pas tout le reste. J’ai pu savoir après que les Dimond étaient bon sur ce point.
  • Concernant le fait que « je suis parti sans rien » (comme pourdire que j’avais tort et à cours d’arguments), c’est inexact et faux. La conversation par mail s’est finie avec un message de La-Foi-fr disant une chose arrogante que je ne transcris pas icic et « je prie la sainte Vierge pour que vous n’écriviez plus » (ou quelque chose comme cela car j’ai un peu oublié). Je crois que ce gars a cru – à tort – que je me laissais balloté dans toutes sortes de courants, alors qu’au contraire, je cherchais droitement pour ma délibération interne, et qu’il ne me répondait pas comme il fallait et sur ce que je souhaitais. Ce que j’ai compris, c’est que son jugement s’est tordu tout seul, et que je me suis dis que c’était pas bon signe du tout.
  • Concernant le fait que j’aurais mis sciemment des liens d’autres sites, mais pas ceux de La-Foi.fr, cela est simple à comprendre. Il y avait encore du vieux et du nouveau sur ce site à ce moment. J’avais commencé à retirer les liens de La-Foi.fr parce je n’étais pas certain encore de leur position, mais j’ai laissé les pages sur vatican 2 car elles étaient super pour montrer l’apostasie. J’avais ajouté d’autres pages (avec des liens qu’on ne peut enlever) qui étaient contradictoires que j’ai retirées ensuite quand j’ai eu ma conviction certaine un ou deux mois après. J’avais ôté les liens des pages La-Foi.fr parce je n’étais pas encore certain de leur position sur le sujet du baptême, et je voulais garder que ce qui serait vrai. J’aurais dû laissé l’adresse du lien vu comment ils réagissent en voulant garder leur pages à eux, alors que les vérités de foi qu’elles contiennent sont à l’Église et ne leur appartiennent pas. Ce qui est diaboliquement étonnant c’est qu’il a pris la capture au moment charnière même juste avant que je ne les ai retirées (peut-être la veille de mémoire).
  • Concernant le fait que j’ai mis un copyright, c’est totalement faux. C’était un site gratuit, sans domaine, comme on peut le voir avec l’adresse, donc c’est impossible. J’avais inscris de mettre le lien de mes pages car j’avais vu que c’était comme ça qu’on faisait sur d’autres sites, et c’était pour ne pas perdre la traçabilité.
  • Concernant le fait que j’ai fait du « plagiat » de ses pages, c’est purement et simplement faux. Je n’avais pas voulu retirer les contenus pour faire connaître la vérité sur vatican 2 (même si j’avais commencé à enlever les noms des liens, même si en fait j’aurais pu les laisser, ce dont je me suis rendu compte ensuite). Un plagiat c’est prendre quelque chose pour le faire passer pour soi ou une fraude. Mais me juger avoir fait un « plagiat », c’est un jugement téméraire et un péché public.
  • Concernant l’explication du débat sur les sacrements d’hérétiques non-déclarés, la doctrine catholique réfute la position des Dimond. En le lisant on voit bien que la doctrine des Dimond sur les sacrements d’hérétiques a beaucoup de problèmes, mais ce gars n’a rien à dire point par point, seulement que « c’est du flan… », « du copié de schismatiques radicaux ». Comme toujours ce sont des réponses biaisées pour éluder le problème mais pas de réponses spécifiques à ces questions doctrinales qui ont besoin d’être approfondies complètement vue la situation actuelle où quasi tous les prêtres valides tiennent des hérésies.
  • Dans leur présentation, il est écrit que ce site-ci foicatholique.me tient les mêmes positions que l’ancien site. C’est faux et trompeur. J’étais en train de prendre position et je réclamait des éléments pour cela, donc l’ancien site contenait encore des liens et pages que j’ai rétiré totalement ensuite quand j’ai compris certainement le baptême de désir /sang et le salut de l’ignorant invincible comme des hérésies. Par contre sur la réception des sacrements d’hérétiques non-déclarés, il est impossible d’aller au fond des choses, ils ferment d’avance toute position, forçant d’admettre leur position en désaccord avec l’Église.
  • Il dit aussi que j’ai du mettre des vidéos mais pas les liens avec (en fait on ne comprend pas tout ce qu’il dit) par peur d’avoir été contraint de les enlever par les sites d’où elles venaient. Ceci est une invention totale. Ces vidéos étaient en mosaïque dailymotion qu’on ne peut pas changer (toute la mosaïque ou rien). Certaines vidéos individuelles venaient de youtube, à l’époque en 2013, et n’ont rien à voir avec une quelconque « peur » des sites (dont je crois, j’avais mis aussi des liens) dont il parle. Eh oui, c’est juste inventé.
  • Une autre chose qui est fausse est qu’il est dit que sa série sur les « faux-tradis » aurait dû me conforter. Mais c’est impossible, car il ne l’avait pas encore sortie, puisqu’il m’avait dit lui-même qu’elle allait sortir (ça a mis plus de six mois, je crois). La preuve en est qu’il m’avait dit lui-même que « je mériterais qu’il me mette dedans » (rappelez-vous que j’étais cherchant et non affirmant des choses). C’est donc bien que cette série n’était pas encore faite ou sortie. Mais en plus cette série ne répondait pas non plus aux points précis que j’avais demandé (même si elle répond à certains autres points quand même car elle est pas mal pour faire le tour des faux-tradis).

Tout ceci montre que cette personne fait un jugement du for interne et c’est très grave parce que c’est étalé trompeusement et publiquement. La stratégie ici est que ses accusations tordues et mensongères, tentent de diaboliser et décrédibiliser publiquement ceux qui les réfutent, pas selon la doctrine de l’Église et la règle de la foi, mais par des mensonges. Ce gars a gardé exprès des messages mails privés et captures d’écrans d’un site fermé depuis fin 2013, pour le ressortir des années après, alors que ça n’existe plus, ce qui prouve qu’il y a déjà un grave problème dans son intention ; mais en plus avec une présentation malhonnête, cela montre combien ce genre de personne peut être malhonnête, c’est la même chose avec les Dimond qui jugent des intentions des autres : Voir Hérésies des Dimond exposées (Monastère de la très Sainte Famille – MHFM)

J’aurais vraiment voulu pouvoir approfondir tous les points de doctrines concernant les sacrements d’hérétiques en ces temps actuels qui sont très mauvais (pour fournir la vérité pour les pauvres gens trompés), mais cela n’a jamais pu être possible, car sa compréhension était déjà tordue quand à mes intentions (mes questions étant perfides selon ses dires). On ne peut pas discuter des points posant des sérieux problèmes au regard de la doctrine et de la Tradition catholique, et approfondir point par point avec ces gens de toute façon qui ferment toute discussion d’avance en accusant d’hérétiques ceux qui n’adhèrent pas à leur théorie de réception des sacrements d’hérétiques. C’est un gachis monumental parce que MHFM a eu la grâce de découvrir et montrer l’apostasie vatican 2 incluant les hérésies pré-vatican 2 de baptême de désir/sang/ignorance invincible (et PNF, etc.), mais ils ont fait leur propre théorie humaine sur les sacrements d’hérétiques non-conforme avec la doctrine de l’Église et qui trompe les gens. Ils disent à ce sujet « nous pensons » ou « nous dirions » (ils reconnaissent ainsi implicitement que c’est leur théorie d’hommes), mais d’un autre côté ils sont sectaires quand il est montré des réfutations à leur théorie avec l’enseignement de l’Église : c’est contradictoire. Ils restent donc obstinés à tort sur cette question des sacrements d’hérétiques (même s’il y a aussi hélas par ailleurs d’autres hérétiques ou schismatiques malveillants contre cette position pour d’autres motifs non valides).

Bienheureux Jean d’Avila, Audi Filia et Vide, ch. 53, De l’orgueil secret dans lequel tombent plusieurs de ceux qui marchent dans la voie de la perfection, et qui les met en grand danger d’être trompés par les illusions du démon ; ch. 54, combien il est dangereux de ne suivre que son propre jugement : «…Ils n’approuvent que ce qu’ils font. Ils ne peuvent souffrir qu’on les contredise. Ils veulent partout être les maîtres, que tout le monde les croie et ne croire personne.  …

«… comment un homme pourrait-il, par l’inspiration de ce même esprit, avoir une telle estime de soi-même que de se persuader qu’il n’y eût personne dans toute l’Église qui fût capable de juger s’il se trompe ou s’il ne se trompe pas ? Car, comme dit saint Augustin, rien ne pourrait empêcher cet homme de se soumettre au jugement des autres que parce que sa présomption irait jusqu’à s’imaginer que nul autre n’est si capable que lui. Et quand même il serait arrivé jusqu’à un tel orgueil, ne devrait-il pas penser que comme il se peut faire que celui qui a moins de capacité qu’un autre ne laisse pas de pouvoir avoir le don de prophétie, de guérir les maladies, et autres semblables dons qu’un autre n’a pas, il se peut faire aussi que celui sur qui il a ces avantages, le surpasse en ce qu’il a le don de conseil et de discernement des esprits, lequel il n’a pas ? … refuser de prendre conseil est une preuve que ces sentiments ne viennent pas de Dieu, puis, comme dit saint Jacques, que l’une des marques de la sagesse qu’il nous inspire est qu’elle est docile (Jac, III). …

«…celui qui n’est orgueilleux que dans la volonté se soumet quelquefois à l’avis d’autrui, à cause qu’il le trouve meilleur que le sien. Mais rien n’est capable de faire changer d’opinion à celui qui est persuadé que nulle autre n’est si bonne que la sienne, et comment donc se soumettra-t-il à celle qu’il n’approuve pas, si l’entendement, qui est l’œil de l’âme et qui doit lui faire voir son orgueil afin d’y remédier, est lui-même aveugle ? S’il est infecté de ce dangereux poison, quel moyen de le guérir ? Si la lumière se trouve changée en ténèbres, et si la règle, au lieu d’être droite, devient courbe, quelles en seront les suites ? …

«… quand on s’accoutume dans ces petites choses à se défier de ses propres lumières, on se soumet facilement à la volonté de Dieu, à l’avis de ses supérieurs et à ne vouloir juger de personne. C’est pourquoi ainsi que je l’ai dit, comme vous pouvez dans ces petites choses renoncer à votre propre sentiment pour suivre celui d’un autre sans beaucoup examiner de qui il vient, vous devez de même, en ce qui regarde votre conscience, vous défier de vous».

Leur théorie de réception de sacrements d’hérétiques notoires est séduisante et peut paraitre combler le vide théologique à ce sujet dans la situation actuelle de grande apostasie, mais après avoir lu la page de MHFM « où recevoir les sacrements aujourd’hui ? », on comprend que leur conclusion est auto-contradictoire et pose des problèmes insolubles par rapport à la doctrine catholiques en considérant des cas concrets. On doit bien délibérer dans son propre for interne pour se forger sa conviction, mais selon eux, vous êtes déjà hérétique alors que vous chercher à confirmer leur théorie par la doctrine de l’Église, et si vous voyez des points qui ne vont pas, ils ne cherchent pas à comprendre pourquoi, mais ils jugent à tort de l’intention (jugement téméraire). Selon eux, on ne doit pas vérifier, et si vous trouvez que ça colle pas, vous ne pouvez pas exercer votre libre arbitre pour pouvoir délibérer intérieurement (La délibération se fait dans la volonté et non dans l’intelligence). Ces gens savent ce qu’ils font, ils n’approfondissent pas les points qui leur posent problèmes, mais ils deviennent sectaires ; quand ils répondent, ils anticipent l’attaque en tentant d’impressionner et de dominer d’emblée leur adversaire avec un zèle et une assurance de façade, c’est pour biaiser les réponses précises devant l’enseignement de l’Église, parce qu’ils n’ont pas les réponses (et pour cause car ils ont tort), c’est parce qu’ils sont réfutés par l’Église. C’est leur tactique à chaque fois, comme on peut le voir en détail ici :

Ce qu’il faut retenir dans cette affaire, c’est qu’il faut demander leur position aux personnes avant de les accuser, sinon les juger et les condamner est un jugement téméraire et c’est commettre un péché mortel, en plus du mépris et de l’injure faite à la personne ; si c’est public et/ou sur des matières graves, c’est toujours un péché mortel comme le dit Saint Thomas ci-dessous. C’est pourquoi il faut demander leur position, avant de recevoir des sacrements de prêtres aujourd’hui. On peut se demander pourquoi ce gars n’a pas pris aussi en compte mon ancien même site, disons un ou deux mois après quand ma position et les pages avaient été changées. On peut se demander si ce gars m’a demandé si mes positions avaient changées ou non. Non, il avance des choses qu’il a interprété faussement dans une vidéo méchante. C’est trompeur et un scandale. Cela peut sembler discréditer ce site-ci et faire penser aux gens qui ne comprennent pas bien la règle de la foi et des sacrements dans la situation actuelle, qu’ils peuvent aller impunément communier chez les hérétiques « non-contraignants » sans s’assurer de leur foi, ni pour les convertir mais pour pécher.

Leur position sur les sacrements d’hérétiques est une théorie d’homme et les Dimond disent d’ailleurs eux-mêmes sur cette question « nous dirions », c’est-à-dire « nous pensons ». Ils ont redéfini la signification d’hérétique notoire de fait disant que cela signifie « imposant » ou « contraignant », et ils ont inventé la réception de sacrements de « certains » hérétiques « moins notoires », qui pose des problèmes insolubles avec la doctrine catholique sur plusieurs points. Quand on sait qu’un prêtre est hérétique, on doit l’éviter, et non pas être quand même en communion avec lui, car on pèche quand on le sait. Un prêtre hérétique est à éviter absolument du moment qu’il fait connaître son hérésie ou qu’on connaît son obstination, qu’il soit offensif offensif ou pas avec son hérésie (l’hérésie est une opinion de choix). Un hérétique notoire n’est pas celui qui « impose » ou qui est « contraignant » avec son hérésie, car cela n’est enseigné nul part par l’Église. Un hérétique notoire est celui qui fait connaître son hérésie dans le domaine public. Un hérétique « ouvert » avec son hérésie est celui qu’on peut connaître ou qui fait connaître son hérésie extérieurement (manifeste), sinon il est occulte ou caché (on ne le sait pas ou on ne peut pas le savoir). Il aurait fallu pouvoir approfondir, mais eux s’appuient sur leur débat qu’ils considèrent clos (ils disent avoir tout réfuté, mais leur débat n’est pas clos du tout, et ils ont même tort sur plusieurs points), et disent que c’est du « flan », et se défilent en disant « nous avons raison, vous avez tort », parce qu’ils interprètent les dogmes comme cela arrange leur pratique de réception de sacrements d’hérétiques. Point final. Ces gens avancent leur théorie d’homme sur les sacrements d’hérétiques, et quand elle est montrée non-conforme à l’enseignement et à la Tradition de l’Église, ils deviennent sectaires et vindicatifs. Mais ils disent qu’ils ont raison de toute façon et si vous ne leur êtes pas soumis, ils vous jugent hérétique ou schismatique (ce qui est bien sûr nul et non-avenu). C’est pour cela que sur ce site-ci j’ai mis les pages des suédois de .catholicsaints sur ce sujet des sacrements d’hérétiques, qui soulèvent aussi des points contradictoires, et afin que les gens puissent voir ce problème. Voir :

Pensez-vous que ce gars m’aurait écrit avant pour s’assurer de ma position ancienne par rapport à aujourd’hui ? Non. Mais il prend quand même en compte ce qui n’existe plus pour matière aujourd’hui (ce qui insinue qu’aujourd’hui c’est pareil ou même pire), ce qui montre que son intention est malhonnête. Il étale son jugement et interprète ce qu’il veut comme il veut, il dit ce qu’il veut et présente les choses à sa façon, mais ce n’est pas la vérité. La charité cherche à comprendre et à couvrir les fautes, mais lui il choisit sciemment d’utiliser ce qui ancien et qui n’existe plus (qu’il a soigneusement conservé pour cela) et affirme ce qu’il veut. Il ne semble pas que ce genre de personne puisse s’excuser publiquement d’avoir accusé et jugé publiquement et témérairement la conscience interne d’autrui. C’est ce qu’il font parce qu’ils ne veulent pas aborder en profondeur les points où ils sont réfutés. Utiliser ces choses anciennes n’existant plus et les utiliser quand même pour aujourd’hui, c’est la preuve de la malhonnêteté extrême de ce gars et de sa mauvaise foi. Être aussi enténébré n’est pas étonnant puisqu’il communie chez les prêtres hérétiques. On peut vraiment se demander qui « est piloté par le diable » comme il dit. Satan est appelé « l’accusateur » dans l’Écriture : On ne doit pas juger témérairement (ou sans certitude) ce qui n’est pas de mauvaise foi.

Voici l’enseignement catholique sur le jugement téméraire :

Saint Thomas, Summa, IIa IIae, Q. 60, Du jugement, art. 2, rép. au 1 : «Le Seigneur nous défend le jugement téméraire qui porte sur les intentions du cœur».

Saint Thomas, Summa, IIa IIae, Q. 60, Du jugement, art. 3 : «C’est un péché mortel que de juger et de condamner les autres sur de simples soupçons. Le second degré c’est quand on regarde comme certaine la malice d’autrui d’après des preuves légères. S’il s’agit de quelque chose de grave il y a péché mortel parce qu’on ne fait pas cela sans mépriser le prochain. … Si nous ne pouvons éviter les soupçons parce que nous sommes des hommes, nous devons du moins retenir nos jugements, c’est-à-dire ne pas porter de sentences fermes et définitives».

Saint Thomas, Summa, IIa IIae, Q. 60, Du jugement, art. 3, rép. au 2 : «par là même qu’on a une mauvaise opinion d’un autre sans cause suffisante, on le méprise injustement, et c’est pour ce motif qu’on lui fait injure».

Saint Thomas, Summa, IIa IIae, Q. 60, Du jugement, art. 3, rép. au 3 : «le jugement soupçonneux appartient directement à l’injustice quand il en vient à l’acte extérieur, et dans ce cas il est un péché mortel».

Saint Thomas, Summa, IIa IIae, Q. 60, Du jugement, art. 4 : «dès que nous n’avons pas de preuves évidentes de la malice de quelqu’un, nous devons le considérer comme bon, en interprétant dans le meilleur sens ce qui est douteux (note Somme : …considérer au mieux, pas juger au pire, ce serait tomber dans le jugement téméraire)».

Père Kroust (1694-1772), S.J., Méditations sur les vérités de la foi, 5e jeudi ap. Pâques, Du jugement téméraire : « IIème point – … Ne jugez pas avant le temps où le Seigneur doit venir ; c’est lui qui fera connaître les secrets des cœurs (1 Cor 5). Dieu seul les connaît ; c’est pourquoi l’Église elle-même ne juge pas des choses intérieures ; et l’homme juge son semblable, quoiqu’il ne voie que le dehors ! Les moindres indices lui suffisent pour soupçonner, il examine l’intérieur, il commence à douter de l’intention et de la fin d’une action ; il se fait une telle illusion, que son imagination venant à s’enflammer, il change sa conjecture en jugement et son soupçon en persuasion ; il pèse tout à sa balance, il est vrai, et juge les autres d’après la malice de son propre cœur. Le jeune impudique est étouffé par la jalousie, et dès qu’il voit le moindre rapprochement entre les deux sexes, il se figure des amours criminelles ; l’avare craint, de la part de son voisin, la laideur de sa propre avarice ; le menteur et le parjure ne croient à personne ; l’ambitieux, pour n’être pas supplanté, supplante son ami. « Ils ont cherché l’iniquité, ils se sont lassés à force de scruter les autres ; la vérité diminue parmi les hommes ». Il n’y en a pas qui jugent avec droiture, mais « comme à travers un nuage ; ils blasphèment ce qu’ils ignorent (Ps 63) ».

« IIIème Point – Ne jugez pas selon l’apparence, mais soyez juste dans votre jugement (Jean 7). … Gardez-vous donc d’examiner avec curiosité la conduite d’autrui, et ne devenez pas un juge téméraire ; excusez l’intention si vous ne pouvez excuser l’action ; pensez qu’il y a ignorance, surprise, accident, dit saint Bernard. Que si l’évidence de la chose exclut toute interprétation, dites en vous-même : la tentation a été trop violente, qu’en serait-il de moi si elle eût pris sur moi un empire semblable ? La justice exige que vous vous compariez au prochain, et que vous portiez la même sentence sur lui et sur vous.

« 2° Mais le contraire arrive parce que vous vous jugez selon la chair et l’amour-propre, avec certain privilège et certaine exception.Qu’y-a-t-il de plus injuste que de juger sévèrement les autres, et, dans le même cas, de vous juger avec beaucoup d’indulgence ; de vous absoudre tandis que vous condamnez les autres ; de reprendre les actions d’autrui, de vanter et d’exalter les vôtres ? « Vous êtes inexcusable, ô homme qui vous permettez de juger, car, en jugeant les autres, vous vous jugez vous-même (Rom 2) ». Êtes-vous un juge si sévère envers les autres, afin de passer pour juste et de montrer que vous n’êtes pas comme les autres ? Mais le juste s’accuse en premier lieu (Prov 18). Cette sentence de Jésus-Christ ne tombe-t-elle pas sur vous : Médecin, guérissez-vous vous-même (Luc 4) ? et celle-ci : Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre (Jean 8) ? et celle-ci du Sage : Lorsque l’impie maudit le démon, il maudit son âme (Eccl 21) ?

« Considérez-vous vous-même, et prenez garde de ne point juger les actions des autres, dit l’auteur de l’Imitation. Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés par le Seigneur, dit saint Paul (1 Cor 11) ; celui qui juge [témérairement] les autres se condamne lui-même. Mais le penchant de cette passion coupable a tellement pénétré dans le cœur des hommes, que ceux-mêmes qui ont rompu avec tous les autres vices tombent encore dans celui-ci comme dans le dernier filet du démon ; il importe donc d’étouffer ce malheureux vice et de l’éloigner courageusement, dit saint Jérôme, si l’on veut mener une vie sainte et s’établir dans la vertu ».

Hérésie : Hérétiques pas excommuniés et valides pour la confession

Ci dessus, sur le site « Le lys et la Croix » associé à .vaticancatholique.com, une réponse dans une vidéo du même auteur (.La-foi.fr) que celle ci-dessus, nie directement et en connaissance (hérésie flagrante) le dogme selon lequel un hérétique occulte (ou caché) soit excommunié automatiquement de loi divine et coupé de l’Église. Lisez ce qu’il écrit dans l’image de sa vidéo ci-dessus et puis regardez bien le dogme ci-dessous et voyez par vous-mêmes :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT [lat. sentientes] des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS AU CORPS DU CHRIST qui est l’Église».

L’hérétique pense le contraire de la véritable Église catholique, qu’il soit connu extérieurement ou pas il est excommunié ipso facto (par le fait) DE LOI DIVINE et n’est pas ministre de l’Église. Son sacrement de Confession est invalide et sacrilège, mais comme il est caché, on ne peux pas le savoir, donc celui qui reçoit d’un tel hérétique le sacrement de Pénitence, non seulement ne pèche pas, mais, comme cela a déjà été expliqué, Dieu lui remet ses péchés avec la contrition. Ce qui compte dans cette histoire est ce qu’on connaît de l’hérétique, c’est-à-dire de ce qu’on peut savoir ou pas de l’obstination hérétique.

Dès qu’un baptisé donne son consentement, son accord, son adhésion, sa complaisance, sa permission, son acceptation ou son agrément à l’hérésie, il est coupé de l’Église automatiquement. C’est une vérité de foi divin et catholique comme l’enseigne l’Église par le pape Léon XIII ci-dessous :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son ASSENTIMENT, il est par le fait même COUPÉ DE L’UNITÉ CATHOLIQUE … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Réfutation

Avant vatican 2, par exemple dans les années 1950, les catholiques qui se confessaient à un prêtre hérétique occulte (hérétique qu’on ne connaît pas), recevaient-ils l’absolution sacramentelle ?

Non. Un hérétique occulte est hors de l’Église et n’a pas plus juridiction. Mais Dieu pardonnait les péchés par la contrition (hors du sacrement qui lui reste invalide) et par le désir de confession (qu’ils avaient forcément puisqu’ils allaient se confesser) selon l’enseignement dogmatique infaillible du Concile de Trente sur la justification.

Mais ne fallait-il pas recevoir l’absolution sacramentelle pour pouvoir recevoir l’Eucharistie dignement ?

Oui, ordinairement, on doit recevoir l’absolution sacramentelle pour pouvoir recevoir l’Eucharistie sauf quand il n’y a pas de prêtre catholique disponible selon l’enseignement dogmatique infaillible du Concile de Trente sur l’Eucharistie. Dans ce cas ils étaient excusés par le droit (la loi) et ainsi ne péchaient absolument pas et donc recevaient (grâce à l’excuse en droit) les fruits de la Communion Eucharistique (s’ils étaient sans péché mortel par ailleurs). Dans la situation d’avant vatican 2, on ne pouvait quasiment pas connaître que le prêtre était hérétique et le nombre de prêtres hérétiques était incomparablement restreint par rapport à aujourd’hui où quasi tous les prêtres valides sont hérétiques et qu’on peut très facilement connaître que le prêtre est hérétique depuis que la grande apostasie est si avancée et connue.

Peut-on aller à un prêtre qu’on sait être hérétique pour les sacrements ? Non, car un hérétique est hors de l’Église, est non-catholique, n’est pas ministre de l’Église et n’a pas la juridiction nécessaire pour rendre le sacrement de Pénitence valide car la Pénitence imposée fait partie du sacrement (Concile de Trente, Denz. 1673, 1704 ; Auctorem Fidei, Denz. 2635) et nécessite un jugement et donc la juridiction, ce qui n’est pas le cas des ordinations faites par un évêque hérétique occulte qui ordonne illicitement et non pas invalidement.

L’Écriture et l’Église catholique entend par prêtres ses ministres, pas les hérétiques.

St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés ».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Beaucoup de gens vont à des prêtres qu’ils savent hérétiques (c-à-d. qu’ils ont connaissance de leur obstination à nier le Magistère), mais se moquent complètement de violer la loi divine de l’unité de l’Église, de l’unité de la foi divine et catholique, de l’unité de gouvernement et de communion du Corps du Christ. Ils s’en fichent parce qu’ils ne sont pas catholiques. Ils se moquent de la loi ecclésiastique et donc pèchent mortellement, mais aussi de la loi divine parce qu’ils ne sont pas catholiques et pèchent contre la foi.

Tous les catholiques sont tenus sous peine de péché mortel de croire qu’un hérétique est en dehors de l’Église catholique. Voici quelques autres déclarations du Magistère qui affirment ce fait :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche quaucun de ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peut pas partager la vie éternelle et iront « dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges », sauf s’ils sont agrégés à l’Église avant la fin de leur vie …»

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré [quand on peut le savoir], d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église. Par conséquent attribuer la compétence ou juridiction aux hérétiques est hérétique.

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

L’Église catholique prend et comprend Tite 3, 10-11 littéralement tel qu’il est écrit. Tite 3, 10-11 est à prendre tel qu’il est écrit, c’est-à-dire que Tite 3, 10-11 est universel et absolu. C’est un dogme :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique (quand il peut le savoir bien sûr) après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré.

St Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, Livre II, 5, 1 : «tout ce qui sera dit dans les livres suivants [Livres III, IV et V], c’est contre tous les hérétiques que je le dis. Ceux d’entre eux qui sont plus modérés et plus humains, tu les détourneras et tu les confondras, afin qu’ils cessent de blasphémer leur Créateur, leur Auteur, leur Nourricier, leur Seigneur, … mais pour ce qui est des sauvages, des intraitables et de ceux qui sont dépourvus de raison, tu les chasseras loin de toi pour n’avoir plus à souffrir leurs vains bavardages».
Donc tous ceux qui refusent sciemment et en connaissance de cause de prendre Tite 3, 10-11 littéralement sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture.
C’est aussi la raison pour laquelle Saint Robert Bellarmin prend Tite 3, 10 littéralement concernant les hérétiques manifestes.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; MAIS quand ils voient que QUELQU’UN EST UN HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES EXTÉRIEURES, ILS LE jugent hérétique PUR ET SIMPLE, ET LE DÉNONCENT comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu. L’argument d’autorité est basé sur St Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ ».

Pour résumer

1° Les frères Dimond ont eu la grâce de comprendre et de montrer la grande apostasie vatican 2 incluant les hérésies de baptême de désir / de sang, d’ignorance invincible, de contrôle naturel des naissances, et d’autres, qui toutes ont préparé la fausse église vatican 2.

2° Mais ensuite il ont fait leur propre théorie de réception de sacrements d’hérétiques qui n’est malheureusement pas conforme à l’enseignement et à Tradition de l’Église catholique, et dans laquelle ils demeurent obstinés malgré leurs contradictions et leurs erreurs graves ; Ayant peur de ne pas pouvoir être sauvés sans les sacrements de Pénitence, d’Eucharistie, et d’Extrême-onction, ils ont préféré faire passer les sacrements avant la foi et recevoir des sacrements de prêtres qu’ils savent hérétiques (qu’on ne doit plus nommer prêtres car ils ne sont plus ministres de l’Église), ce qui implique la communion religieuse avec des hérétiques et la fornication spirituelle.

3° Ce qui importe c’est l’enseignement de l’Église et donc de bien regarder si ce que dit quelqu’un est conforme à cet enseignement, car c’est l’enseignement de l’Église qu’il faut croire, pas celui des hommes.

4° On pourrait se dire que les frères Dimond auraient pu découvrir une fenêtre théologique permettant de recevoir des sacrements de « certains » hérétiques, mais ce n’est malheureusement pas le cas, ils entraînent les âmes dans la communicatio in sacris / in divinis (communion religieuse) avec les hérétiques avec des sacrements illicites et invalides contre l’interdiction de l’Église. L’enseignement de l’Église montre combien est hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église, c’est la règle de la foi. Comment sait-on qu’un hérétique est non notoire ou « moins » notoire ? On sait que c’est un hérétique quand on sait qu’il est obstiné.

Les frères Dimond ont reçu la grâce pour montrer l’apostasie incluant la secte vatican et ses antipapes et les hérésies pré-vatican 2 contre le dogme du salut (hérésies d’ignorance invincible, baptême de désir et de sang, PNF, etc.), mais ils se sont enorgueilli et se sont approprié la grâce reçue pour faire valoir leur pratique sacrilège de recevoir des sacrements d’hérétiques (obstinés) connus en façonnant une théorie d’homme (ils disent eux-mêmes sur cette question « nous pensons » ou « nous dirions ») de réception de sacrements d’hérétiques. Ils ont redéfini la signification d’hérétique notoire de fait disant que cela signifie « imposant » ou « contraignant », et ils ont inventé la réception de sacrements de « certains » hérétiques « moins notoires », qui n’est pas l’enseignement de l’Église. Quand on sait qu’un prêtre est hérétique, on doit l’éviter, et non pas être quand même en communion avec lui, car on pèche quand on le sait. Un prêtre hérétique est à éviter absolument du moment qu’il fait connaître son hérésie ou qu’on connaît son obstination, qu’il soit offensif ou pas avec son hérésie car l’hérésie est une opinion de choix. Un hérétique notoire n’est pas celui qui « impose » ou qui est « contraignant » avec son hérésie, cela n’est enseigné nul part par l’Église. Un hérétique notoire est celui qui fait connaître son hérésie (obstination) dans le domaine public. Un hérétique « ouvert » avec son hérésie est celui qu’on peut connaître ou qui fait connaître son hérésie extérieurement (manifeste), sinon il est occulte ou caché (on ne le sait pas ou on ne peut pas le savoir).

Les frères Dimond et leurs adeptes attribuent hérétiquement la compétence ou juridiction aux hérétiques, ce qui oblige à considérer les hérétiques dans l’Église catholique.

Tous les catholiques sont tenus sous peine de péché mortel de croire qu’un hérétique est en dehors de l’Église catholique, et donc qu’un hérétique n’a aucune juridiction. Voici quelques autres déclarations du Magistère qui l’affirment :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche quaucun de ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peut pas partager la vie éternelle et iront « dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges », sauf s’ils sont agrégés à l’Église avant la fin de leur vie …»

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré [quand on peut le savoir], d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra [Magistère solennel] : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire combien hérétique est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église et avoir juridiction. La juridiction est nécessaire pour la validité du sacrement de Pénitence ou Confession, parce que la Pénitence imposée est une partie du sacrement (Concile de Trente, Denz. 1673, 1704 ; Auctorem Fidei, Denz. 2635) et qu’elle nécessite un jugement.

Prions pour la repentance et la conversion des frères Dimond et leurs adeptes partisans de la réception de sacrements d’hérétiques.

Exemples de cas concrets pour les sacrements

Quand l’abbé Le Gall (IMBC) m’a répondu que le baptême de désir est l’enseignement de l’Église, et (publiquement) que ceux qui nient le baptême de désir font un excès de zèle pour défendre l’Église, il a ainsi affirmer nier le Magistère (même si à l’époque, je n’avais pas encore toutes les preuves à lui proposer selon ma propre compréhension).

Quand j’ai réécrit à l’abbé Lafite qui m’a affirmé que nier le baptême de désir « est une hérésie formelle », il a montré extérieurement qu’il était hérétique, prouvant qu’il niait le Magistère qui dit le contraire.

Quand j’ai écris à la mission sainte Agnès (groupe de sédévacantistes indépendants) qui m’ont répondu de manière similaire, ils ont montré extérieurement qu’ils refusaient le Magistère en gardant le silence volontairement quand aux preuves que je leur avais proposées (ils ont montré qu’ils ne voulaient même pas les regarder, et donc ont montré qu’ils préféraient leur position propre sans vouloir regarder l’enseignement de l’Église).

Sacrement de Confession

Concernant le fait de recevoir le sacrement de Pénitence (confession) d’un prêtre valide mais appartenant à l’église vatican 2, voici un cas concret pour aider ceux qui liront ceci à comprendre la situation.

J’ai connu, il y a de nombreuses années, un prêtre (ordonné en 1955) valide âgé qui m’avait fait faire les trente jours d’exercices de saint Ignace. Il avait accueilli le concile vatican 2 comme une « grande ouverture » (au sens large sans précisions). Il m’avait aussi dit qu’avant (vatican 2), l’Église était plus difficilement accessible si on n’était pas à un parti politique de droite. Il m’avait aussi dit que les « orthodoxes » orientaux (qui sont des schismatiques) avaient « la même foi que nous », et que les discordes portaient sur des détails secondaires sans vraiment d’importance comme le filioque (Le Saint-Esprit procède du Fils). En outre, il m’avait dit que je pouvais prier avec une personne musulmane, moi priant Jésus et elle son Dieu (Cela a un nom, je laisse le lecteur savoir comment cela se nomme).

Plus tard je lui a laissé un message sur son répondeur pour lui signaler la grande apostasie de la secte vatican 2, et il n’a jamais répondu.

Ceci est réel. Alors ? Alors iriez-vous vous confesser ou pas à un tel prêtre ?

Sacrement de Communion

Vous allez voir un prêtre qui appartient à une société dont vous savez que la société à laquelle il appartient publiquement tient des positions opposées au dogme (Si vous ne le saviez pas, à cause des temps mauvais actuels, vous devriez le soupçonner afin de le vérifier).

Vous allez voir un prêtre qui appartient à une société dont vous savez que la société de laquelle il est issu tient des positions opposées au dogme, mais avec laquelle il a rompu mais sans condamner toutes ses anciennes positions.

Que faites-vous ? Vous prenez les sacrements sans rien demander, ou vous demandez d’abord au prêtre sa ou ses positions pour vérifier (ou non) s’il tient la vraie foi ?

Et s’il ne vous répond pas, ou garde le silence, ou laisse traîner ? Alors que ferez-vous ?

Extrême-onction

En danger de mort, recevriez-vous l’extrême-onction d’un prêtre appartenant à une société que vous savez tenir une ou plusieurs hérésies sans autre considération ? Ou même d’un prêtre seulement issu d’une société qui tenait des hérésies ?

Ou alors demanderiez-vous avant sa foi au prêtre ?

Conclusion

Quand l’Apôtre saint Paul dit infailliblement ci-dessous «Évite un homme hérétique … après une première et une seconde admonition», est-ce que cela signifie « Évite un homme que tu sais être hérétique » ? Ou bien est-ce que cela signifie « Évite un homme uniquement quand il affiche ou annonce ouvertement son hérésie » ?

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition [réprimande] ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement».

Quand on regarde les paroles de l’Apôtre saint Paul, «Évite un homme hérétique … après une première et une seconde admonition», on peut voir qu’il dit d’éviter un homme qu’on sait être hérétique parce qu’on l’a admonesté et qu’il reste obstiné (sinon, s’il était revenu de son erreur après l’admonition, il ne serait pas un hérétique, mais un hérétique matériel errant dans la foi de bonne foi). Cela signifie aussi qu’on doit absolument (de loi divine) l’éviter après qu’on connaisse son obstination hérétique : Donc même avant il était déjà considéré comme hérétique ou au minimum supposé être hérétique, parce qu’on avait des signes extérieurs sérieux nous le montrant hérétique ou nous permettant de le suspecter hérétique.

Encyclopédie catholique : répertoire universel et raisonné des sciences, des lettres, des arts et des métiers, Abbé Glaire , T. 12, 1847, « Hérésies, hérétiques », p. 710 : «… puisque saint Paul ordonne à Tite d’éviter un hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois, (ch. 3, v. 10), il suppose que l’on peut connaître si un homme est hérétique ou s’il ne l’est pas, si son erreur est innocente ou volontaire, pardonnable ou digne de censure».

L’hérétique est déjà condamné par son propre jugement : Questionner la foi du prêtre sert à connaître s’il est hérétique formel ou s’il est hérétique matériel, un point c’est tout, c’est-à-dire pouvoir voir son «propre jugement» condamné.

Selon que les prêtres montrent leur adhésion ou non à la vraie foi, vous saurez si vous pouvez recevoir d’eux des sacrements ou non. Personnellement je n’en connais pas qui ne tiennent pas d’hérésies ou qui aient abjuré toutes celles qui avaient tenues. Pour la Confession et l’extrême-onction, un hérétique n’a pas juridiction de loi divine, ce qui rend le sacrement invalide (l’Église interdit les sacrements même douteux). Pour la communion il faut la juridiction pour le pouvoir de célébrer la sainte Messe et confectionner l’Eucharistie, et il faut l’unité de foi pour constituer le corps de l’Église et pour la communion de foi divine.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur N’IMPORTE QUEL POINT de sa doctrine».

Le pape Léon XIII dit ci-dessus que l’Église regarde comme des rebelles déclarés ceux qui ne pensent pas comme elle. Tout baptisé doit donc considérer ceux qui ne pensent pas comme l’Église (même sur un seul point) comme des rebelles déclarés. Par conséquent si vous savez que votre prêtre ne pense pas comme l’Église, vous devez le regarder comme rebelle déclaré ; il n’a pas besoin d’être ouvertement hérétique comme en se manifestant de lui-même sans se cacher ou d’être « contraignant » : L’Église regarde déjà déclaré extérieurement celui qui pense le contraire. C’est le Magistère infaillible.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère ordinaire infaillible) : «La pratique de l’Église a toujours été la même comme le montre l’enseignement unanime des Pères qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [c-à-d apostasie] ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela.

Un prêtre qui repousse une vérité de foi ou de morale qu’on lui a présenté est hérétique (et son silence volontaire pour prendre en compte les preuves proposées est coupable s’il est obstiné). À partir du moment où vous savez que votre prêtre est hérétique (que vous connaissez son obstination à nier même une seule vérité de foi et de morale catholique), vous ne devez pas rester en communion religieuse avec lui sous peine de péché mortel comme l’enseigne infailliblement la véritable Église catholique. C’est la raison pour laquelle le cardinal saint Robert Bellarmin a expliqué et résumé cela en disant :

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, Lib. IV, c. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme un hérétique».

L’Église n’a jamais eu aucune société avec les hérétiques

Dictionnaire universel sciences ecclésiastiques – Théologiques, p. 1153 « Hérétiques » : « Puisque les Apôtres ont défendu aux simples fidèles, d’écouter les discours des hérétiques, de les fréquenter, et d’avoir aucune société avec eux, II Tim. chap. 2 vers. 16, III, 5, II Jean vers. 10, etc. [et Matt. 18, 17 ; Tite III, 10 ; etc.] ; à plus forte raison auraient-ils condamnés la témérité de ceux qui lisent leur livres ».

II Timothée 2, 16 : « Évite les entretiens profanes et vains, car ils profitent beaucoup à l’impiété [hérésie]. Et leur discours gagne comme la gangrène… »

II Timothée 3, 5 : « Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité [comme les hérétiques]. Évite encore ceux-là ».

II Jean 10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [comme les hérétiques], ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même salut [communion religieuse verbale]. Car celui qui lui dit salut communique à ses œuvres mauvaises ».

Matthieu 18, 17 : «  S’il ne veut écouter [obéir à] l’Église [comme les hérétiques], qu’il te soit comme un païen et un publicain ».

Tite III, 10-11 : « Évite un homme hérétique après une et deux admonitions, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche puisqu’il est condamné par son propre jugement».

Encyclopédie catholique : répertoire universel et raisonné des sciences, des lettres, des arts et des métiers, Abbé Glaire , T. 12, 1847, « Hérésies, hérétiques », p. 710 : «… Puisque les apôtres ont défendu aux simples fidèles d’écouter tes discours des hérétiques, de les fréquenter et d’avoir aucune société avec eux, (…) ; à plus forte raison auraient-ils condamné la témérité de ceux qui auraient lu leurs livres. …

«Y a-t-il rien [quelque chose] de commun entre les vrais fidèles et les ennemis de l’Église ? … L’hérésie, et dans son principe subversif et par toutes ses funestes conséquences, est un crime envers Dieu et l’humanité. Ceux qui veulent excuser ce crime demandent comment on peut juger si une erreur est volontaire ou involontaire, criminelle ou innocente, vient d’une passion vicieuse plutôt que d’un défaut de lumière. Nous répondons «que comme la doctrine chrétienne est révélée de Dieu, c’est déjà un crime de vouloir la connaître par nous-mêmes, et non par l’organe de ceux que Dieu a établis pour l’enseigner que vouloir choisir une opinion pour l’ériger en dogme, c’est déjà se révolter contre l’autorité de Dieu  ; 2° puisque Dieu a établi l’Église ou le corps des pasteurs, pour enseigner les fidèles, lorsque l’Église a parlé, c’est de notre part, un orgueil opiniâtre de résister à sa décision, et de préférer nos lumières aux siennes ; 3° la passion qui a conduit les chefs de secte et leurs partisans s’est montrée par leur conduite et par les moyens qu’ils ont employés pour établir leurs opinions. Nous avons vu que Bayle, en définissant un hérésiarque, suppose que l’on peut embrasser une opinion fausse par orgueil, par ambition d’être chef de parti, par jalousie et par haine contre un antagoniste, etc., et il l’a prouvé par les paroles de saint Paul. Une erreur soutenue par de tels motifs est certainement volontaire et criminelle….

«Mais, puisque saint Paul ordonne à Tite d’éviter un hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois, (ch. 3, v. 10), il suppose que l’on peut connaître si un homme est hérétique ou s’il ne l’est pas, si son erreur est innocente ou volontaire, pardonnable ou digne de censure. Ceux qui ont prétendu que l’on ne doit regarder comme hérésies que les erreurs contraires aux articles fondamentaux du christianisme, n’ont rien gagné, puisqu’il n’y a aucune règle certaine pour juger si un article est ou n’est pas fondamental. Un homme peut se tromper d’abord de bonne foi mais dès qu’il résiste à la censure de l’Église, qu’il cherche à faire des prosélytes, à former un parti, à cabaler, à faire du bruit, ce n’est plus la bonne foi qui le fait agir, c’est l’orgueil et l’ambition. Celui qui a eu le malheur de naitre et d’être élevé dans le sein de l’hérésie, de sucer l’erreur dès l’enfance, est sans doute beaucoup moins coupable ; mais on ne peut pas en conclure qu’il est absolument innocent, surtout lorsqu’il est à portée de connaître l’Église catholique, et les caractères qui la distinguent d’avec les différentes sectes hérétiques.

«Excuser tous les hérétiques, c’est condamner les apôtres, qui les ont peints comme des hommes pervers.

«Saint Paul dit « Évitez un hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois ; sachant qu’un tel homme est pervers, qu’il pèche et qu’il est condamné par son propre jugement. Quant à ceux qui défendent un sentiment faux et mauvais, sans aucune opiniâtreté, surtout s’ils ne l’ont pas inventé par une audacieuse présomption, mais s’ils l’ont reçu de leurs parents séduits et tombés dans l’erreur, et s’ils cherchent la vérité avec soin, et prêts à se corriger lorsqu’ils l’auront trouvée, on ne doit pas les ranger parmi les hérétiques» (Lib. 1, de . contra Donat., c. 4, n. 5.).

« Ceux qui tombent chez les hérétiques sans le savoir, et en croyant que c’est là l’Église de Jésus-Christ, sont dans un cas différent de ceux qui savent que l’Église catholique est celle qui est répandue par tout le monde » (L. 4, c. 1, n. ). « L’Église de Jésus-Christ, par la puissance de son époux, peut avoir des enfants de ses servantes ; s’ils ne s’enorgueillissent point, ils auront part à l’héritage ; s’ils sont orgueilleux, ils demeureront dehors» (Ibid.,c. 16, n. 23.

«Tous ceux qui n’ont point participé, par leur volonté et avec connaissance de cause, au schisme et à l’hérésie, font partie de la véritable Église». Aussi les théologiens distinguent entre l’hérésie matérielle et l’hérésie formelle. La première consiste à soutenir une proposition contraire à la foi, sans savoir qu’elle y est contraire, par conséquent sans opiniâtreté [obstination], et dans la disposition sincère de se soumettre au jugement de l’Église. La seconde a tous les caractères opposés, et c’est toujours un crime qui suffit pour exclure un homme du salut. Tel est le sens de la maxime [dogme] « Hors de l’Église point de salut».

Répétons-le, «puisque saint Paul ordonne à Tite d’éviter un hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois, (ch. 3, v. 10), il suppose que l’on peut connaître si un homme est hérétique ou s’il ne l’est pas, si son erreur est innocente ou volontaire, pardonnable ou digne de censure» : Ceci est bien la preuve qu’on doit demander sa croyance au prêtre qu’on pense ou qu’on croit sérieusement être hérétique sur des critères externes afin d’avoir de lui la confirmation de son hérésie formelle ou matérielle, et non pas qu’on peut communier religieusement avec certains hérétiques. L’hérétique est déjà condamné par son propre jugement : Questionner la foi du prêtre sert à connaître s’il est hérétique formel ou s’il est hérétique matériel, un point c’est tout, c’est-à-dire pouvoir voir son «propre jugement» condamné.

L’Église n’enseigne pas la réception de sacrements de certains hérétiques, mais la suspicion d’hérésie

La réception de sacrements de « certains » hérétiques n’est pas enseignée par l’Église et ne colle pas avec l’enseignement de l’Église sur l’unité de l’Église et l’unité la foi, ni avec la définition de l’Église de ce qu’est un hérétique.. Ceux qui ne cachent pas (ou mettent en avant) leur hérésie ne sont pas obligatoirement plus hérétiques (c-à-d plus obstinés) même s’ils pourraient sembler l’être, que ceux qui ne mettent pas en avant leur hérésie, car l’Église enseigne que ceux qui pensent le contraire d’elle sont condamnés automatiquement.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décrets 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Dire que l’hérétique doit être ouvert avec son hérésie pour être obligé de l’éviter dans la communion religieuse n’est pas exactement l’enseignement de l’Église sur ce point. Bien sur, l’hérétique doit être ouvert parce que s’il n’est pas ouvert avec son hérésie, il est simplement occulte ou caché et on ne le sait pas hérétique, tandis que c’est l’hérétique manifeste qui fait connaître extérieurement d’une façon ou d’une autre son obstination contre la foi (Magistère).

L’hérésie réside dans l’obstination ou mauvaise volonté (ou mauvaise foi) à ne pas se soumettre au Magistère de bonne foi, elle n’est pas dans le fait qu’on puisse la voir extérieurement facilement ou non. C’est juste que plus elle est manifestée extérieurement, plus il est facile d’en être certain. Mais ce n’est pas parce qu’elle est montrée sans complexe, que l’obstination hérétique est plus forte (ou le degré d’hérésie plus grand). Tous les hérétiques s’opposent obstinément à l’enseignement du Magistère de l’Église, et on peut connaître l’obstination de différentes façons.

Un prêtre dont on aurait de forts indices qu’il pourrait sûrement être hérétique est seulement suspect d’hérésie, pas hérétique (sinon ce serait un jugement téméraire et un péché mortel), et la loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé : c’est-à-dire qu’il doit prouver son innocence et prouver qu’il adhère à la vraie foi ou se soumet au Magistère de la véritable Église catholique. Et on doit éviter la communion religieuse avec un tel prêtre tant qu’il n’a pas prouvé son innocence.

Supposer l’hérésie n’est pas un jugement définitif (suspect d’hérésie) mais une supposition avec de sérieux indices comme la réalité actuelle selon laquelle quasi tous les prêtres tiennent des hérésies et doivent être supposés hérétiques par le fait. L’esprit de l’Église est la prudence qui nécessite de se réfugier sous la loi de l’Église permettant de supposer l’hérésie sauf si le contraire est prouvé à partir du moment où on dispose d’éléments extérieurs l’autorisant. Dans une telle situation actuelle d’apostasie généralisée, vous devez vous servir de cette loi de l’Église, c’est même une obligation car les prêtres « traditionalistes » prient publiquement avec vatican 2 (una cum) et les sédévacantistes (non una cum) sont issus de sociétés publiques qui tiennent des hérésies et supposés tels. La suspicion d’hérésie s’applique aussi bien aux non-déclarés à cause des temps actuels où la plupart des prêtres tiennent des hérésies, sinon il y a risque de d’entrer en communion religieuse avec des hérétiques et les baptisés sont tenus de dénoncer les hérétiques.

Pape saint Clément I, 1er siècle : « Si quelqu’un est amical pour ceux avec lesquels le Pontife Romain n’est pas en communion, il est en complicité avec ceux qui veulent détruire l’Église de Dieu, et, bien qu’il puisse sembler être avec nous dans le corps, il est contre nous pour l’esprit, et l’esprit et est un ennemi bien plus dangereux que ceux qui sont à l’extérieur et sont nos ennemis déclarés».

Le pape dit ci-dessus que quelqu’un amical avec les ceux qui sont coupés de l’Église est plus dangereux que les ennemis déclarés de l’Église comme les apostats, hérétiques, schismatiques et hérétiques contre la loi naturelle. Il est suspect d’hérésie parce qu’il aide et défend implicitement des hérétiques en n’étant pas opposé à eux pour défendre le pape, mais il est plus dangereux que les ennemis déclarés comme les apostats, hérétiques, schismatiques. Avez-vous bien entendu ? Il est plus dangereux. Voilà pourquoi on doit être prudent et suspecter d’hérésie tout prêtre – à cause des temps actuels de grande apostasie où quasi tous les prêtres sont connus pour tenir des hérésies – et l’éviter tant qu’il ne prouve pas qu’il tient la vraie foi.

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215 : «…ceux qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent, et les soutiennent, nous les décrétons frappés d’excommunication, statuant clairement que si l’un de ces hommes, après avoir été frappé d’excommunication, ne s’est pas préoccupé de satisfaire dans l’année, il sera dès lors ipso facto infâme [tristement célèbres (c’-à-d. notés publiquement comme coupables et déshonorés : Enc. Cath. 1907-1913, « Hérésie », sanctions.)]…».

«…si quelqu’un sait qu’il y a là des hérétiques ou des hommes qui tiennent des conventicules secrets, ou qui s’écartent par leur vie et par leurs mœurs de la manière commune de vivre des fidèles, il aura à cœur de les dénoncer à l’évêque. … Si ceux-ci ne se justifient pas de l’accusation portée contre eux ou si, après s’être justifiés, ils retombent dans leur anciennes erreurs contraire à la foi, ils seront puni conformément aux règles canoniques. Mais si certains d’entre eux, repoussant dans une obstination coupable, le lien du serment, en venaient à refuser de prêter serment, ils seront par là-même réputés hérétiques. … Si en effet, un évêque se montre négligent ou indulgent pour expurger de son diocèse les ferments de la perversité hérétique, alors que des indices certains en manifestent la présence, il sera déposé de sa charge épiscopale et un autre sera mis à sa place, voulant et pouvant confondre la perversité hérétique».

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques. § 2. La présence matérielle ou passive peut simplement être tolérée pour le bien de l’honneur ou de l’office civil, pour motif grave approuvé par l’évêque en cas de doute, les funérailles, les mariages et les solennités analogues de non-catholiques, à condition de l’absence de danger de scandale.]

Note : ce canon 1258 § 2 en rouge ci-dessus parle des cultes et rites non-catholiques ou non-chrétiens (ou faux). C’est scandaleux ! Ce canon permet de se rendre et d’assister à une synagogue ou un temple hindou ou un service luthérien, etc, etc, etc., pour le mariage ou des funérailles d’infidèles ou hérétiques – aussi longtemps que l’on ne participe pas activement ! C’est ridicule, quelque soit la manière d’être présent à ces services non-catholiques où la fausse adoration est effectuée (par souci d’honorer ou de plaire à la personne qui en sont responsables) est un scandale en soi. C’est pour honorer une personne qui pèche contre le premier commandement. Aller à l’enterrement d’un non-catholique est impliquer qu’il y aurait un peu d’espoir pour lui de salut hors de l’Église, et assister au mariage d’un non-catholique est impliquer que Dieu tolère son mariage en dehors de l’Église. Un catholique ne peut ni prendre part activement à la fausse adoration, ni sortir de son chemin pour se rendre à une fausse adoration ou une cérémonie non catholique pour l’honorer de sa présence « passive ». Avoir une présence passive à des services non-catholiques, est en fait honorer le diable et les démons, car le Psaume 95, 5 dit que «tous les dieux des païens sont des démons». Montrer aux autres que vous assistez dans leurs maisons religieuses, c’est montrer le consentement formel à leur religion et c’est mortellement pécher et complètement inexcusable. Et comme toujours, les hérétiques doivent soit déclarer que l’Église ne peut se contredire sur un sujet qui est lié à la foi ou soit être totalement illogiques. Voici de nouveau la vraie foi infaillible :

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]»

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrét. 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance … »

«Doivent être totalement évités», n’est-ce pas juste assez clair pour les hérétiques ? Par conséquent, ce canon prouve également que ce code n’est pas infaillible.

Par conséquent un prêtre hérétique est à éviter absolument, qu’il soit offensif ou pas avec son hérésie du moment qu’il fait connaître son hérésie ou qu’on connaît son obstination.

Un hérétique notoire n’est pas celui qui « impose » ou qui  est « contraignant » avec son hérésie, car cela n’est pas enseigné par l’Église. Un hérétique notoire est celui qui fait connaître son hérésie. Quand un prêtre hérétique n’est pas « ouvert » avec son hérésie, il ne fait pas connaître son hérésie (pas manifeste) extérieurement : il est occulte ou caché (on ne le sait pas ou on ne peut pas le savoir).

Quand on n’est pas certain que quelqu’un est hérétique, mais qu’on en a des signes on doit au moins le supposer hérétique (suspect d’hérésie) à cause de la grande apostasie actuelle, et c’est lui qui doit prouver son innocence. Comme la loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé, on ne peut pas entrer en communion religieuse avec un tel prêtre avant qu’il ait prouvé son innocence en adhérant à la vraie foi catholique ou du moins en montrant des signes sérieux (relatifs à sa délibération où il montrerait qu’il penche plus vers ce que dit l’Église) qu’il est sur le chemin de la vraie foi ; s’il refuse de lire les preuves il reste coupable d’être suspect et montrerait plutôt qu’il n’est pas sur le chemin et tend à être hérétique ; s’il refuse obstinément de lire les preuves il doit être condamné pour sa mauvaise volonté à obéir à l’Église et s’instruire de la foi (qui est un péché mortel par omission d’ignorance coupable) ; s’il garde le silence, il reste coupable d’être suspect et montrerait plutôt qu’il n’est pas sur le bon chemin mais tendrait à être hérétique ; s’il garde le silence obstinément, il doit être condamné pour sa mauvaise volonté à obéir à l’Église et s’instruire de la foi (qui est un péché mortel par omission d’ignorance coupable).

Donc on n’a pas à attendre des années de discussions stériles (et dans le but inavoué de s’autoriser, pendant ce temps-là , la réception de sacrements d’hérétiques) avant d’éviter un prêtre qu’on sait être hérétique (obstiné), mais conformément à l’Écriture et à la loi divine, on doit l’éviter absolument après lui avoir montré la preuve dogmatique et qu’il reste obstiné :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique [Vulg. Clem. : Hæreticum hominem], après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : Quelqu’un qui est hérétique, après l’avoir admonesté une ou deux fois, romps  avec lui, sachant qu’il est perverti et pécheur ; il est auto-condamné ».

Comme on peut le voir ci-dessus avec le pape Vigile au deuxième Concile de Constantinople, l’Église comprend infailliblement Tite 3, 10-11 tel qu’il est écrit, et les dogmes de l’Église sont à prendre comme ils sont dis par l’Église.

Cardinal Camillo Mazella, S. J. (Préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la bulle Apostolicae Curae), De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est certain que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »]».

L’Écriture et l’Église enseignent infailliblement que : 1) on connaît quelqu’un être hérétique selon les signes extérieurs (ou suspecté ou montrant des signes externes) 2) on le reprend une ou deux fois, et 3) s’il refuse la preuve dogmatique de la vraie foi on doit absolument l’éviter. Donc on ne doit absolument pas recevoir des sacrements de « certains » prêtres que l’on sait déjà hérétiques sans obligatoirement les reprendre ou réprimander sous peine de pécher. C’est la loi divine. Et c’est après que l’on est certain de leur obstination hérétique ou non.

Encyclopédie catholique : répertoire universel et raisonné des sciences, des lettres, des arts et des métiers, Abbé Glaire , T. 12, 1847, « Hérésies, hérétiques », p. 710 : «…«Mais, puisque saint Paul ordonne à Tite d’éviter un hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois, (ch. 3, v. 10), il suppose que l’on peut connaître si un homme est hérétique ou s’il ne l’est pas, si son erreur est innocente ou volontaire, pardonnable ou digne de censure. Ceux qui ont prétendu que l’on ne doit regarder comme hérésies que les erreurs contraires aux articles fondamentaux du christianisme, n’ont rien gagné, puisqu’il n’y a aucune règle certaine pour juger si un article est ou n’est pas fondamental. Un homme peut se tromper d’abord de bonne foi mais dès qu’il résiste à la censure de l’Église, qu’il cherche à faire des prosélytes, à former un parti, à cabaler, à faire du bruit, ce n’est plus la bonne foi qui le fait agir, c’est l’orgueil et l’ambition».

Certains peuvent paraître obstinés mais ils peuvent être beaucoup moins obstinés que quelqu’un qui peut dire qu’il adhère au dogme, mais faussement (et même sans bien connaître la mesure de ce qu’il dit), et ensuite ses actes le prouveront comme hérétique. Il a même existé, sous l’Inquisition, des hérétiques appelés « négatifs », qui disaient se soumettre au dogme et avoir l’hérésie en horreur et ont après été condamnés hérétiques, car leur comportement a ensuite prouvé le contraire. Donc on ne peut même pas être certain qu’un hérétique qui ne cache pas son hérésie soit même plus hérétique qu’un autre moins ouvertement hérétique.

L’unité de la foi est de loi divine pour l’unité de l’Église. En ces temps actuels de grande apostasie, quasi tous les prêtres valides doivent être supposés tenir des hérésies. N’être qu’un suspect d’hérésie non-déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée. Pour éviter une personne soupçonnée hérétique non-déclarée, il faut avoir la preuve de son hérésie, c’est-à-dire son obstination à nier de quelque façon une vérité de foi.

Tout suspect d’hérésie doit prouver sa bonne foi et comme la loi de l’Église suppose l’obstination, c’est au suspect d’hérésie de prouver son innocence. Ceux qui refusent de prouver leur innocence ou leur adhésion à la vraie foi ou leur soumission au Magistère doivent être condamnés comme des hérétiques et doivent donc être évités même s’ils ne sont pas hérétiques ou obstinés à nier un dogme, car comme c’est à eux de prouver leur bonne foi et qu’ils sont déjà supposés être de mauvaise foi, s’ils refusent d’obéir à l’Église ils prouvent ainsi leur mauvaise volonté obstinée pour obéir à l’Église.

C’est un péché mortel d’être en communion avec les hérétiques quand on en a connaissance ou qu’on le suppose aisément et qu’on pourrait très facilement en avoir connaissance. Tout catholique doit demander quelle est la foi du prêtre et en quoi il croit pour savoir s’il tient des hérésies et lui montrer la vraie foi catholique (et s’il reste obstiné, c’est un hérétique à éviter). Un catholique ne peut pas garder un silence coupable sans faire défection de sa foi et sans pécher mortellement. La négligence coupable (volontaire ou quand on le sait et qu’on persiste à ne pas le faire) ou la mauvaise volonté pour connaître l’hérésie supposée, et donc la vraie foi, rend suspect d’hérésie.

Le très grand danger si les gens ne s’instruisent pas de la vraie foi catholique au milieu de la grande apostasie actuelle, est qu’ils commenceront d’abord par suivre les idées hérétiques sans savoir que ce sont des hérésies, ensuite ils s’imprègneront des idées hérétiques et puis ils adhèreront aux hérésies sans savoir que ce sont des hérésies (sans savoir qu’ils nient des dogmes), et alors qu’ils seront assez imprégnés des idées hérétiques, ils refuseront les dogmes et les vérités de la foi divine et de la morale catholique quand ils leurs seront présentés, et seront donc devenus hérétiques.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «…seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [par l’apostasie, l’hérésie, le schisme et l’excommunication]».

Que ferait la Mère de Dieu ?

Est-ce que la sainte Vierge recevrait des sacrements de « certains » hérétiques « moins notoires » ? Et dans une telle situation quand quasi tous les prêtres sont au-moins supposés hérétiques, s’ils n’affichent pas ouvertement leurs hérésies au point de la proclamer ou rejeter ceux qui pensent autrement, aurait-Elle quand même reçu leurs sacrements ? Vous connaissez surement la réponse, et si c’est le cas, vous savez quoi faire ou pas.

Qu’ont fait les pères ?

Les Pères de l’Église ne furent pas favorables à la communion religieuse avec « certains » prêtres hérétiques même s’ils ne s’affichaient pas au point de proclamer ouvertement leur hérésie. Si même un seul Père n’a montré de désaccord sur ce point, cela revient (si cela est confirmé) à l’unanimité des Pères sur cette question, et c’est donc le Magistère ordinaire infaillible.

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies : « Fuis tout hérétique ! »

St Irénée, Contre les hérésies, L. III : «Et Polycarpe [de Smyrne] lui-même, à Marcion qui l’abordait un jour et lui disait : Reconnais-nous. Je te reconnais, répondit-il, pour le premier-né de Satan. … Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation ».

«C’est pourquoi il faut les rejeter, mais aimer par contre avec un zèle extrême ce qui est de l’Église et saisir la Tradition de la vérité. Eh quoi ! S’il s’élevait une controverse sur quelque question de minime importance, ne faudrait-il pas recourir aux Églises les plus anciennes, celles où les apôtres ont vécu, pour recevoir d’elles sur la question en cause la doctrine exacte ? Et à supposer même que les apôtres ne nous eussent pas laissé d’Écritures, ne faudrait-il pas alors suivre l’ordre de la Tradition qu’ils ont transmise à ceux à qui ils confiaient ces Églises ? Telle étant la force de ces preuves, il ne faut donc plus chercher auprès d’autres la vérité qu’il est facile de recevoir de l’Église, car les apôtres, comme en un riche cellier, ont amassé en elle, de la façon la plus plénière, tout ce qui a trait à la vérité, afin que quiconque le désire y puise le breuvage de la vie. C’est elle, en effet, qui est la voie d’accès à la vie ; tous les autres sont des voleurs et des brigands. C’est à cet ordre que donnent leur assentiment beaucoup de peuples barbares qui croient au Christ : ils possèdent le salut, écrit sans papier ni encre par l’Esprit dans leurs cœurs, et ils gardent scrupuleusement l’antique Tradition … ; mais, pour ce qui est des pensées, des usages, de la manière de vivre, ils sont, grâce à leur foi, suprêmement sages et ils plaisent à Dieu, vivant en toute justice, pureté et sagesse. Et s’il arrivait que quelqu’un leur annonçât les inventions des hérétiques en s’adressant à eux dans leur propre langue, aussitôt ils se boucheraient les oreilles et s’enfuiraient au plus loin, sans même consentir à entendre ces discours blasphématoires. … Ainsi, grâce à l’antique Tradition des apôtres, rejettent-ils jusqu’à la pensée de l’une quelconque des inventions mensongères des hérétiques ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4, 1, 6 : «l’Église seule l’offre [l’oblation] pure au Créateur, en lui offrant avec action de grâces ce qui provient de sa création. Les Juifs ne l’offrent plus : leurs mains sont pleines de sang, car ils n’ont pas reçu le Verbe par qui l’on offre à Dieu. Toutes les assemblées des hérétiques ne l’offrent pas davantage».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4, part. 2, 3 : « il faut écouter les presbytres [prêtres] qui sont dans l’Église [pas les hérétiques en dehors] : ils sont les successeurs des apôtres, ainsi que nous l’avons montré, et, avec la succession dans l’épiscopat, ils ont reçu le sûr charisme de la vérité selon le bon plaisir du Père. Quant à tous les autres, qui se séparent de la succession originelle, quelle que soit la façon dont ils tiennent leurs conventicules, il faut les regarder comme suspects : ce sont des hérétiques à l’esprit faussé, ou des schismatiques pleins d’orgueil et de suffisance, ou encore des hypocrites n’agissant que pour le lucre et la vaine gloire. … On doit donc se détourner de tous les hommes de cette espèce, mais s’attacher au contraire à ceux qui, comme nous venons de le dire, gardent la succession des apôtres et, avec le rang presbytéral, offrent une parole saine et une conduite irréprochable, pour l’exemple et l’amendement d’autrui».

Saint Basile le Grand, Père de l’Église, archevêque de Césarée en Cappadoce : «Quant à tous ceux qui prétendent confesser une Foi paraissant orthodoxe [comme les «traditionalistes»], mais qu’ils sont en communion avec les personnes qui tiennent une opinion différente [mais qui sont en communion avec des fidèles de Vatican II et des hérétiques manifestes], s’ils sont prévenus et restent toujours têtus [si nous les avons averti une ou deux fois, mais qu’ils restent obstinés dans leur hérésie], vous devez non seulement ne pas être en communion avec eux, mais vous ne devez pas même les appeler frères [alors nous ne devons pas être en communion avec eux, même s’ils se disent «catholiques» ou «traditionalistes»] » (Patrologia Orientalis, Vol. 17, p. 303).

Saint Cyprien de Carthage (env. 200-258), Père de l’Église, De Unitate Ecclesiæ, c. 17. P. L. 4, 513 : « Les schismatiques osent monter un autel et profaner la vérité de la Victime divine au moyen de faux sacrifices».

Saint Cyprien de Carthage, Ep. 72, c. 2. P. L. 3, 1048-1049 : «Il voulait aussi réduire les prêtres schismatiques revenant à l’unité Catholique à l’état laïc, les qualifiant de « ceux qui, contre l’autel unique et divin ont tenté d’offrir à l’extérieur [de l’Église] des sacrifices sacrilèges et faux »».

Saint Cyprien de Carthage, lettre 67, n° 9, 2 et 3 : « Ceux qui en s’associant dans une communion illicite à des mauvais, des pécheurs, des gens qui ne font pas pénitence, se souillent au contact des criminels et, joints à eux dans la faute, n’en sont pas non plus séparés dans le châtiment. Par conséquent, frères bien-aimés, nous louons le religieux souci que vous avez de votre intégrité et de votre foi, tout autant que nous l’approuvons, et nous vous encourageons de toutes nos forces par notre lettre à ne pas vous associer dans une communion sacrilège à des évêques profanes et impurs, mais à préserver avec une crainte religieuse la fermeté intacte et sans défaut de votre foi ».

Saint Jérôme (347-419), père de l’Église, In Amos, V. 22, P. L. 25, 1033-1034 : «Dieu hait les sacrifices de ces [hérétiques] et les rejette loin de Lui et même s’ils sont offerts au nom du Seigneur, Il abhorre leur puanteur et se bouche le nez…».

Saint Augustin (354-430), Père de l’Église, Prosperum Aquitanum, Sent., sent. 15 P. L. 51, 430 : «Le véritable Sacrifice ne peut se trouver en dehors de l’Église Catholique».

Pape saint Léon le Grand, père de l’Église, Sermon 129 : «C’est pourquoi, depuis l’extérieur de l’Église catholique, il n’est rien de parfait, rien sans tache, l’Apôtre déclarant que « tout ce qui n’est pas de la foi est péché » (Romains 14, 23), nous ne sommes en rien comparés avec ceux qui sont divisés de l’unité du Corps du Christ, nous ne sommes réunis dans aucune communion».

Saint Jean Damascène, père de l’Église : «De toutes nos forces, par conséquent, nous ne recevons jamais de communion ou l’accordons aux hérétiques ; «Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, dit le Seigneur, ne jetez pas vos perles aux pourceaux, (Matt. 7, 6), de peur que nous devenions participants de leur déshonneur et de leur condamnation». (Patrologie graeca, vol 94, col 1149, 1152, 1153 ; Aussi De Fide Orthodoxa – Exposition de la foi orthodoxe – livre IV, chapitre XIII).

St Ignace d’Antioche, père de l’Église : « Fuyez les hérétiques, ce sont des successeurs du diable qui a réussi à séduire la première femme ».

Saint Ignace d’Antioche, épître aux Smyrniens p. 209 : «[A propos des hérétiques :] Ce que je vous dit, mes chers frères, non que je doute que vous ayez là-dessus une autre foi que la mienne, mais pour vous avertir de prendre garde à ces bêtes cruelles qui n’ont de l’homme que la figure extérieure. Vous devez non seulement ne leur pas donner entrée chez vous mais les fuir et les éviter pour ne pas même les rencontrer s’il est possible. Il ne vous reste qu’à prier pour eux, quoique leur conversion et leur pénitence soient fort difficiles. Mais Jésus-Christ, notre véritable vie peut aisément changer leur cœur. »

St Antoine, père du désert : « Fuyez le venin des hérétiques ! »

St Éphrem le Syrien, père de l’Église : « Ne t’assied pas avec des hérétiques ! ».

St Vincent de Lérins, père de l’Église : « L’Apôtre commande cette intransigeance à toutes les générations : il faudra toujours anathématiser ceux qui ont une doctrine contraire à celle reçue ».

Tertullien, De præscriptione hæreticorum : «V. … mais il voulait les avertir, par la perspective de tentations plus graves encore, de ne pas s’étonner de celles-là [les hérésies] qui aboutissaient, disait-il, à faire reconnaître les âmes éprouvées, c’est-à-dire les âmes qui y demeuraient rebelles [4]. Enfin, si l’esprit de tout le chapitre tend à maintenir l’unité et à réprimer les dissidences et que les hérésies ne rompent pas moins l’unité que les schismes et les dissensions, il a donc enveloppé les hérésies ’de la même réprobation’ que les schismes et les dissensions [5]. Et, par suite, il ne présente pas comme ’gens éprouvés’ ceux qui se détournent vers les hérésies, puisqu’il exhorte avec force à s’en éloigner et qu’il recommande de parler et de penser tous de même ; or c’est justement ce que l’hérésie ne permet point.

«VI. Inutile de nous appesantir sur ce point, si c’est le même Paul qui, ailleurs, dans son Épître aux Galates compte les hérésies parmi les crimes de la chair, et qui conseille à Tite de rejeter un hérétique après une première admonition, parce qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, étant condamné par son propre jugement [2]. Dans presque toutes ses lettres Paul insiste sur le devoir de fuir les fausses doctrines et par là même il blâme les ‘sectes hérétiques’ dont ces fausses doctrines sont l’œuvre ; les « hérésies » sont ainsi appelées en grec dans le sens de choix, le choix par où l’on se met à les enseigner ou à les apprendre avec ‘toutes leurs conséquences’ [3]. Voilà pourquoi il dit que l’hérétique porte condamnation contre soi-même…»

St Thomas, Catena aurea, commentaire sur Matthieu 16, 13-19 : «Le concile de Constantinople explique à propos de l’anathème : Ignorent-ils donc que la sentence d’anathème n’est autre chose qu’une sentence de séparation ? On doit toujours éviter tout commerce avec ceux qui sont esclaves de crimes énormes, qu’ils soient du nombre des vivants ou parmi les morts, car on doit toujours se séparer de ce qui est coupable et nuisible. D’ailleurs nous avons d’Augustin, de pieuse mémoire, et qui jeta un si vif éclat parmi les évêques d’Afrique, plusieurs lettres où il enseigne qu’il faut anathématiser les hérétiques même après leur mort. Les autres évêques d’Afrique ont conservé cette tradition ecclésiastique, et la sainte Église romaine elle-même a anathématisé aussi quelques évêques après leur mort, quoique leur foi n’eût pas été incriminée pendant leur vie».

 

L’esprit de l’Église

L’Église, à travers le pape Léon XIII, enseigne même que celui qui « donne son assentiment » à une seule hérésie est « par le fait même coupé de l’unité catholique », il ne dit pas celui qui ne se cache pas ou est si ouvert avec son hérésie (s’il n’était pas ouvert il serait occulte ou caché et on ne pourrait pas le savoir) est hérétique coupé de l’Église. Satis cognitum est le Magistère infaillible ordinaire de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique. Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés de fait de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

Ceux qui ne veulent pas penser comme l’Église, l’Église les condamne. Ce qui compte c’est de connaître ce que pense vraiment la personne. Mais l’esprit de l’Église st un esprit de prudence.

Y a-t-il une limite sous laquelle on peut être en communion religieuse avec un hérétique, et une limite au-dessus de laquelle on doit obligatoirement l’éviter ? L’Église n’enseigne pas cela. L’Église enseigne que soit un hérétique est coupé, soit il n’est pas hérétique mais un suspect d’hérésie ou un hérétique matériel qui est dans l’erreur de bonne foi.

Le pape Pie VI enseigne que les hérétiques cherchent « à cacher les subtilités », et « ne pas choquer les oreilles des catholiques », donc ce ne sont pas ceux qui s’affichent le plus ouvertement qui sont obligatoirement les plus obstinés contre l’Église, mais que ceux sont les plus rusés qui sont les pires qui sont « apparemment inoffensifs » et « de la manière la plus douce ».

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 (Magistère ordinaire infaillible) : «[Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle».

Donc, si les hérétiques formels (certains) cherchent « à cacher les subtilités », et « ne pas choquer les oreilles des catholiques », sont « apparemment inoffensifs », et le font « de la manière la plus douce », c’est qu’ils ne sont pas aussi affichés ouvertement ou si grossièrement  que cela (peut-être certains les plus grossiers, mais certainement pas tous).

Ce n’est pas en faisant du bruit que le serpent est en train ramper. C’est en faisant le moins de bruit que rampe le serpent.

Les hérétiques disent des vérités

Les hérésies sont des erreurs obstinées de mauvaise foi qui n’appartiennent qu’aux hérétiques.

Il faut bien comprendre simplement que les vérités de foi et de morale n’appartiennent qu’au Magistère infaillible de l’Église et que les hérésies (erreurs obstinées de mauvaise foi) n’appartiennent qu’aux hérétiques : Donc prendre en compte les vérités de foi qui sont dites par les hérétiques c’est la foi de l’Église, c’est prendre que ce qui est à l’Église ; et rejeter les erreurs obstinées des hérétiques c’est rejeter ce qui est contraire à la foi. Ceci étant dit on ne peut pas utiliser une situation profane pour appuyer une situation de foi.

L’Église enseigne notamment par les papes saint Célestin, Pie VI et Léon XIII, que les hérétiques corrompent la vérité avec un mélange pour faire admettre leur tromperie.

Pape saint Célestin Ier, Concile d’Éphèse, 431 ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous les hérétiques corrompent les vraies expressions de l’Esprit Saint…».

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 (Magistère ordinaire infaillible) : «[Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique».

La foi prime sur tout le reste pour le salut. L’unité de la foi prime pour l’unité de l’Église de loi divine. Tout homme dans l’erreur qui suit sa conscience ou loi naturelle et évite le péché (même véniel) devrait être amené ou ramené à la vraie foi. Ainsi la culpabilité réside dans le fait de continuer à pécher et à ne pas cesser de pécher ou ne pas s’éloigner sciemment des occasions de pécher. Tant que cet état perdure, la personne reste perdue. Et le péché de l’orgueil (ou fierté) l’entretient.

Principales hérésies actuelles tenues à propos desquelles vous devez questionner le prêtre :

Les prêtres qui ont tenu ces hérésies doivent les abjurer pour prouver leur foi et leur soumission au Magistère sur ces points. S’ils n’ont pas abjuré ces hérésies alors qu’ils les avaient crus, ils ne peuvent pas être approchés pour les sacrements, même en cas de nécessité (et même en danger de mort) parce que ces prêtres, dans ce cas, ne professent pas la vraie foi catholique, et ne sont donc pas catholiques, et sont coupés automatiquement de l’Église.

Psaume 6, 9 : «Éloignez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité»

Matthieu 18, 17 : « S’il n’obéit point à l’Église qu’il te soit comme un païen et un publicain ».

Actes 15, 24 : «nous avons appris que quelques-uns sortant d’au milieu de nous vous ont troublés par leurs discours en bouleversant vos âmes, quoique nous ne leur eussions donné aucun ordre».

Romains 16, 17 : « Je vous exhorte, mes frères, d’observer [prendre garde] ceux qui sèment des discordes et des scandales, contre la doctrine que vous avez reçue, et détournez-vous d’eux. Car de tels hommes ne servent point le Christ Notre-Seigneur, mais leurs ventres ; et par des douces paroles et flatteries, ils séduisent les âmes simples ».

Galates 1, 8-9 : « Mais si nous-mêmes ou un ange du ciel vous évangélisait autrement que  nous vous avons évangélisés, qu’il soit anathème. Comme nous l’avons déjà dit, ainsi je le répète : Si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ».

1 Timothée 1, 19,20 : « Conservant la foi et une bonne conscience que quelques-uns ont repoussée, et ils ont fait naufrage dans la foi ».

2 Timothée 2, 14 : « Donne ces avertissements, prenant le Seigneur à témoin. Évite les disputes de paroles, cela ne sert qu’à pervertir ceux qui écoutent ».

Tite 1, 10-11 : «il y a beaucoup de rebelles, beaucoup de semeurs de vaines paroles, et de séducteurs … il faut leur fermer la bouche. Ils causent la subversion de toutes les familles, enseignant ce qu’il ne faut pas…».

Tite 1, 14 : «reprends-les durement, afin qu’ils se conservent purs dans la foi, et qu’ils ne s’attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d’hommes qui se détournent de la vérité».

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement».

2 Jean 1, 10 : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition], ne le recevez pas chez vous et ne le saluez même pas. Car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises».

Les «soupçonnés d’hérésie»

La suspicion d’hérésie peut concerner, par exemple, l’entretien d’une négligence coupable ou volontaire contre la foi, comme l’affirmation d’erreur persistante sur la foi et la morale catholique qui semble obstinée, suivre sciemment des hérétiques, laisser dire l’hérésie, garder le silence sous peine de paraître approuver des doctrines hérétiques, soutenir des hérétiques sans le motif pour de leur conversion, négliger de couper avec une secte hérétique, mauvaise volonté de s’instruire de la vraie foi quand l’apostasie actuelle est présentée, refuser de présumer qu’une hérésie est suivie par la plupart car répandue comme dans la grande apostasie actuelle, etc.

Ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie doivent même être évités selon la loi divine s’ils ne font pas la preuve de leur innocence personnelle

Dans les procès d’hérétiques, l’Église déclare certains chrétiens «connus comme seulement soupçonnés d’hérésie». Selon la loi divine, il doivent faire la preuve de leur innocence par leur amendement (prouver leur adhésion à la foi catholique) sinon il sont excommuniés ipso facto [comme soupçonnés d’hérésie] jusqu’à satisfaction, et doivent être évités. Sans satisfaction une année, il sont ipso facto hérétiques.

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra : «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques».

Avez-vous lu ? «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie … à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront».

Opinion soupçonnée d’hérésie et Ignorance coupable 

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésie : L’opposition à un article de foi peut ne pas être strictement démontrable, mais seulement atteindre un certain degré de probabilité. Dans ce cas, la doctrine est appelée sententia de haeresi suspecta, haeresim sapiens ; qui est une opinion soupçonnée ou savourant l’hérésie.

On peut appliquer cette même règle à ceux qui sont coupablement ignorants contre la foi. L’ignorance est coupable quand elle peut être vaincue et ne l’est pas volontairement.

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésieUn catholique ne peut pas se permettre de dériver dans les tourbillons de la pensée anti-catholique à partir de laquelle aucune autorité doctrinale ne peut le sauver, et où son esprit devient incrusté de ses convictions ou de considérations suffisamment puissantes pour recouvrir sa conscience catholique.

Une personne qui ne veut pas savoir concernant Vatican II ou une autre secte hérétique, ou apprendre la vérité de la foi après avoir eu les faits présentés, doit être considérée comme hérétique si elle persiste [opiniâtreté ou pertinacité] dans sa mauvaise volonté. On ne peut pas juger des intentions ou des cœurs, mais on doit suivre ce qui apparaît. Vouloir rester ignorant de façon coupable sur ces questions, après avoir reçu la présentation expliquée, est un signe de mauvaise volonté. Un catholique a une vraie soif  pour la vérité et ne se dérobe pas à sa découverte, en étudiant et apprenant. Les vraies questions de foi sont importantes, c’est le salut dont il est question.

Pour beaucoup, l’inconvénient à cesser la communion avec leur paroisse, prêtres, famille et amis, sur cette question, est lourd à porter, et ils choisissent donc de l’ignorer et de rester dans l’ignorance coupable de la foi catholique. On peut supposer que le même jugement peut être fait dans ce cas comme avec ceux qui sont sous le soupçon d’hérésie.

Aide à la propagation de l’hérésie, aide des hérétiques, communication dans les choses divines (communicatio in sacris) avec des hérétiques

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les garder dans sa maison ou sur son territoire, ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux. S’ils viennent à mourir dans ce péché, aucun prétexte de privilèges accordés par nous, ne permettra d’offrir de messe pour eux ou de les enterrer parmi les chrétiens. … Les évêques ou les prêtres qui ne s’opposeraient pas avec force à de telles choses, seront punis par la privation de leur office jusqu’à ce qu’ils obtiennent le pardon du Siège apostolique».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (Decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 (Magistère) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques.]».

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé et impose de prouver son innocence. L’Église donne à ceux qui sont «seulement soupçonnés d’hérésie», le temps pour prouver leur innocence, respecter les autorités et professer la vraie foi. Mais s’ils restent obstinés, ils doivent – en ces temps actuels de grande apostasie – être condamnés comme (ou de la même manière que, c’-à-d. selon la règle de la foi ou loi divine) des hérétiques, même s’ils ne sont pas des hérétiques. Puisqu’ils sont obstinés et n’obéissent pas, on doit seulement suivre les signes externes et les condamner.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, c. 9, n° 15 : «Les hommes ne sont pas tenus ou en mesure de lire dans les cœurs. Mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra : «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication [comme soupçonnés d’hérésie pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques».

Ces suspects d’hérésie que le concile du Latran IV ci-dessus visait ont eu une sentence prononcée contre eux (pour suspicion d’hérésie). S’ils n’avaient pas été déclarés par l’Église, nous ne connaîtrions pas l’obligation de les éviter. Car n’être qu’un suspect d’hérésie non déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée.

Même de nombreux saints et pieux laïcs ont eu une suspicion d’hérésie contre eux, mais ils n’étaient pas connus ou obstinés parce qu’ils n’étaient pas hérétiques. Ils n’ont pas eu à éluder ou à se cacher des autorités, parce qu’ils n’étaient pas hérétiques. Et quand ils ont été appelés pour être questionnés par l’Inquisition ou par d’autres juges compétents qui souhaitaient se pencher sur les accusations et savoir s’ils étaient coupables ou non, ils les ont respectés et se sont présentés de la manière appropriée et au moment opportun, prouvant ainsi leur innocence.

Les reines du Sabbat, Partie III, question XIX : «Car le Canon (cap. Excommunicamus [Grégoire IX, 1231]) dit : Ceux qui ont été trouvés reposer sous un soupçon probable … à moins qu’ils soient frappés par l’épée de l’anathème [pour suspicion] … ils doivent prouver leur innocence par une satisfaction appropriée, comme une digne satisfaction à la vue de tous les hommes. Et s’ils continuent à s’obstiner dans leur excommunication [pour suspicion d’hérésie] pour la période d’une année, ils doivent être totalement condamnés comme hérétiques».

Si une personne ne se présentait pas à une enquête pour soupçon d’hérésie, ou si au cours de l’enquête, elle refusait de prouver son innocence par obstination ou fraude, alors seulement la peine «frappés par l’épée de l’anathème, à moins qu’ils prouvent leur innocence par une satisfaction appropriée» suivait. Cette sanction n’est toutefois pas encore une déclaration d’hérésie, mais seulement une phrase déclarée de suspicion d’hérésie, et cette personne n’a pas encore été déclarée comme hérétique car cette personne n’est pas encore connue pour être hérétique.

Le pape Innocent III y fait allusion dans le IVème Concile du Latran, Constitution 3 sur les hérétiques : «S’ils persistent dans l’excommunication [pour suspicion d’hérésie] pendant un an, ils doivent être condamnés comme hérétiques».

Mais si la personne en question était connue comme hérétique avant l’enquête, ou s’il était avéré qu’elle était hérétique obstinée pendant l’interrogatoire, alors elle ne serait pas simplement suspecte, mais serait en fait une véritable hérétique qui ensuite doit être évitée pour des raisons religieuses. Cela serait vrai même si l’hérétique n’avait pas encore été déclaré par l’Église, comme dans le cas de Martin Luther, la reine Elizabeth, et de nombreux autres hérétiques.

Quatrième Concile de Latran : «Ceux qui se trouvent suspects d’hérésie … [Après qu’ils aient été excommuniés pour leur suspicion d’hérésie] Que ces personnes sont à éviter par tous jusqu’à ce qu’elles aient fait la satisfaction adéquate».

Un suspect d’hérésie non déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée. Pour éviter une personne soupçonnée hérétique non-déclarée, il faut avoir la preuve de son hérésie, c’est-à-dire son obstination à nier de quelque façon une vérité de foi. Si ceux qui sont simplement déclarés comme suspects d’hérésie doivent être évités par tout le monde, combien plus doivent être évités tous les hérétiques connus, même non déclarés, en raison de leur excommunication automatique.

Il y a deux points à regarder ici. Le premier point est que ces actions de soutenir, défendre ou de recevoir des hérétiques ne sont pas mauvaises en soi, mais plutôt de bienfaisance si elle sont faites correctement. Le deuxième point est que le croyant peut être de bonne foi concernant les hérétiques. Aider un hérétique ne signifie pas nécessairement que la personne soit d’accord avec l’hérétique ou que lui-même soit un hérétique ou qu’il ne savait même pas qu’il aidait un hérétique. C’est pourquoi le Concile déclare ces personnes comme des « croyants », qui « reçoivent, défendent ou appuient des hérétiques … » Et comme il y a de nombreuses façons de défendre, soutenir et recevoir les hérétiques qui n’impliquent pas nécessairement l’hérésie ou le schisme, on ne peut pas conclure (comme font les hérétiques), que l’on puisse aller à des prêtres hérétiques ou schismatiques non déclarés (excommuniés) pour les sacrements, que l’on connait comme hérétiques ou schismatiques, jusqu’à ce que l’Église ait déclaré Sa condamnation sur eux, comme c’est leur excuse.

Il existe de nombreux exemples qu’on pourrait donner pour montrer qu’un croyant qui reçoit, défend ou même soutient des hérétiques n’est pas hérétique lui-même :

  1. Est-ce qu’un croyant peut recevoir un hérétique dans sa maison dans le but de le convertir ? Bien sûr, il peut !
  2. Est-ce qu’un croyant de bonne foi et par charité peut avoir de la compassion pour un hérétique qui n’a pas les moyens de se soutenir lui-même ou sa famille financièrement ? Absolument ! (Le croyant doit bien entendu, s’il est au courant de l’hérésie de cette personne, souhaiter utiliser cette charité ou ce soutien comme une carotte ou un incitatif pour amener à nouveau l’hérétique, le schismatique ou l’apostat dans l’Église)
  3. Et un croyant peut-il être dans l’hérésie matérielle (un hérétique matériel n’est pas considéré comme un hérétique, mais plutôt comme un ignorant de bonne foi d’un dogme, qui, s’il en avait la connaissance, changerait de suite sa position pour y conformer sa foi) sur la doctrine de l’Église et sans le savoir, défendre la position hérétique d’un hérétique ? Absolument !

Comme nous le voyons, ces mesures prises par les croyants n’étaient ni hérétiques, ni schismatiques mais bienfaisance (si elle est faite de bonne foi). Un croyant peut donc faire le bien envers les autres sans comprendre qu’il pourrait réellement faire du mal ou donner plus de scandale. C’est pourquoi, selon le dit Concile, ils (ceux qui soutiennent) sont à éviter qu’après avoir été signalé par l’Église, et que leurs véritables intentions ont été révélées. Car, tout comme une personne peut faire ces choses sans le savoir et de bonne foi, il se peut aussi qu’une personne fasse ces choses par compassion – non seulement pour l’hérétique – mais aussi pour l’hérésie tenue par lui. Une personne qui a donc compassion d’une hérésie tenue par un hérétique – plutôt que de la compassion pour la personne hérétique – est lui aussi un hérétique parce qu’il est d’accord avec sa position hérétique et le soutient. Et si un croyant prend conscience qu’un partisan d’un hérétique était d’accord avec son hérésie ou le soutenait, alors il doit l’éviter comme hérétique car alors il n’y a pas besoin d’attendre la déclaration de l’Église de révéler l’intention intérieure des «partisans». C’est la raison pour laquelle l’Église ne déclare pas automatiquement ces gens qui « reçoivent, défendent ou appuient les hérétiques » – comme des hérétiques – qui doivent absolument être évités « jusqu’à ce qu’ils aient été mis en évidence par l’Église ».

Quasiment tous les prêtres « traditionalistes » tiennent des hérésies comme le baptême de désir/sang, salut de l’ignorant invincible, planification naturelle des naissances ou contrôle naturel des naissances, luxure dans le mariage, âme de l’Église séparée du corps, pardon des péchés sans contrition, hérésies sur l’infaillibilité papale et du Magistère de l’Église, participation à des sectes hérétiques, un hérétique manifeste est pape, etc. Ils doivent de fait être considérés suspects d’hérésie.

Vous devez défendre la vraie foi, il s’agit d’un commandement, et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église/autorité doctrinale de la foi et de la morale ; Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino» ; Concile de Florence, 14ème session ; Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ; Pape Pie IX, Graves AC diuturnae, # 1-4 s. ; Pape Léon XIII, Satis Cognitum n° 9-10 ; Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi n°22 ; etc.), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur.

Epieikeia ou epikeia – équité est le nom du principe canonique selon lequel de simples lois de l’Église, des lois ecclésiastiques ou des lois disciplinaires, peuvent cesser d’être tenues pour des cas particuliers qui n’ont pas été envisagés par le législateur. Ce principe ne s’applique pas aux enseignements dogmatiques de la foi ou de la morale, mais aux lois instituées par l’Église pour la gouvernance de ses membres. C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui encore obligés de faire ces jugements sur les prêtres coupables, par notre propre jugement et par notre propre autorité, car il n’y a pas de hiérarchie de l’Église valide. Ainsi, lorsque nous voyons quelqu’un tenir une croyance hérétique, nous devons par notre propre jugement et la raison, le juger d’être hérétique, et l’éviter comme tel. Encore une fois, si nous avons les connaissances et les raisons de savoir ou de repérer l’hérésie, alors nous utiliserons cette connaissance, car agir autrement serait un péché contre la foi.

Nous ne péchons pas en supposant que quelqu’un soit un hérétique (même si la preuve absolue est absente) s’il révèle cette possibilité être vraie par ses œuvres extérieures. Car, lorsque nous faisons une hypothèse, nous ne jugeons pas quelque chose d’une manière concluante. Ce mode de pensée ne doit pas être appliqué à d’autres événements qui peuvent survenir à l’homme à travers la vie (ou même avec une hérésie matérielle en ce qui concerne les fidèles catholiques qui peut-être errent sur certains points délicats de la foi). Nous ne sommes pas obligés d’assumer ou de juger de ces choses sans preuve irréfutable claire, puisque la plupart des événements de la vie ne sont ni hérétiques, ni péché. Mais les signes notoires ou externes de l’hérésie ou du schisme sur des points plus graves, d’autre part, sont mortellement pécheurs et séparent une âme de Dieu. L’hérésie tue les âmes !

Cependant, juger comme hérétique définitif quelqu’un qui croit dans le baptême de désir (par exemple) – serait aller trop loin et le juger à tort, si vous commencez par ommetre de lui demander ce qu’il pensait ou savait. Car il se pourrait très bien qu’il soit un hérétique matériel (si sa version du baptême de désir ne concerne que les personnes ou les catéchumènes qui croient déjà en Jésus-Christ) et non comme des hérétiques croient qu’il s’applique à tout le monde, y compris les païens et les gens qui rejettent le Christ. Une personne devient un hérétique ou schismatique en refusant obstinément d’accepter un dogme qu’il sait être enseigné par l’Église. Ainsi, si il lui a été présentées des preuves fausses ou non infaillibles contre le baptême de désir, et si il est encore incertain, il est possible qu’il soit un «hérétique» matériel (tant qu’il ne nie pas la nécessité de la foi en Jésus-Christ pour le salut). Il peut ne pas avoir pleinement compris ce que l’Église enseigne sur ce sujet, et s’il est incertain et n’est pas obstiné, il peut encore être un hérétique matériel.

Un prêtre, cependant, qui rejette le Christ, par la foi dans le salut universel pour tout le monde, y compris les païens et les gens qui détestent ou même rejettent Christ comme les juifs ou les musulmans – un tel cas serait bien sûr une évidence – car il est de la loi divine que chaque chrétien doit tenir la croyance en Jésus-Christ comme essentielle pour le salut. La même chose vaut pour la doctrine sur la Trinité et l’Incarnation. Le nombre de ces soi-disant prêtres de Satan, qui tiennent la croyance en Jésus-Christ et de son Église comme vide de sens, sont presque innombrables de nos jours. Tous ces soi-disant prêtres doivent bien sûr être totalement évités et condamnés, même si, peut-être, votre très bon «ami» vous dit le contraire. Car vous savez très bien dans votre cœur que cela est vrai.

Aujourd’hui, tout catholique doit demander quelle est la foi du prêtre et en quoi il croit pour savoir s’il tient des hérésies et lui montrer la vraie foi catholique (et s’il reste obstiné, c’est un hérétique à éviter). Un catholique ne peut pas garder un silence coupable sans faire défection de sa foi et sans pécher mortellement.

A cause de la situation actuelle d’apostasie générale, la négligence coupable ou la mauvaise volonté pour connaître l’hérésie supposée, et donc connaître la vraie foi, rend suspect d’hérésie (non-déclaré), ce qui oblige de le questionner sur sa foi (et s’il n’est pas obstiné contre l’enseignement du Magistère, il n’est pas un hérétique à éviter).

Si les gens ne s’instruisent pas de la vraie foi catholique au milieu de la grande apostasie actuelle, ils commenceront d’abord par suivre les hérésies sans savoir que ce sont des hérésies, ensuite ils s’imprègneront des idées hérétiques et puis ils adhèreront aux hérésies sans savoir que ce sont des hérésies, et alors qu’ils seront assez imprégnés des idées hérétiques, ils n’accepteront plus les vérités de la foi catholique, et seront devenus de fait hérétiques.

Si ceux qui sont simplement déclarés comme suspects d’hérésie (et qui sont encore des croyants membres de l’Église) doivent être évités par tout le monde (loi ecclésiastique ou disciplinaire), combien plus doivent être évités tous les hérétiques connus, même non-déclarés, en raison de leur excommunication automatique par loi divine (hors de l’Église).

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé

Code de droit canonique 1917, canon 2200, 2 : « Quand une violation externe de la loi a été commise, la méchanceté est présumée au fort externe jusqu’à preuve du contraire ».

Commentaire sur ce canon, P. Eric F. Mackenzie, AM, STL, JCL : « La commission même de tout acte qui signifie l’hérésie, par exemple, la déclaration de quelque doctrine contraire ou contradictoire à un dogme révélé et défini, donne un motif suffisant pour la présomption juridique de la dépravation hérétique … Les circonstances excusantes doivent être prouvées au for externe, et la charge de la preuve incombe à la personne dont l’action a donné lieu à l’imputation de l’hérésie. En l’absence d’une telle preuve, toutes les excuses sont présumées ne pas exister ».

G. McDevitt, le délit d’hérésie, 48, CU, Droit Canon, études 77 Washington, 1932 : « Si le délinquant faisant cette demande est un clerc, son plaidoyer pour l’atténuation doit être rejetée, soit comme fausse, ou bien comme indiquant l’ignorance dont elle est affectée, ou au moins grossière… Sa formation ecclésiastique au séminaire, avec sa théologie morale et dogmatique, son histoire ecclésiastique, sans parler de son droit canon, tout assure que l’attitude de l’Eglise envers l’hérésie lui a été conférée ».

Non seulement les antipapes de Vatican 2 ont fait des centaines de déclarations contraires au dogme révélé et défini, mais ils ont aussi explicitement déclaré eux-mêmes être en communion – dans la même Église – avec les schismatiques et hérétiques. Dans une moindre mesure, la quasi-totalité des prêtres et des évêques «traditionnels» les plus connus tiennent aussi des hérésies similaires de salut pour les païens par un soi-disant baptême de désir ou de sang, etc, ainsi que l’hérésie selon laquelle on peut légalement communier avec des non catholiques ou hérétiques, et cela bien sûr est un péché mortel d’être en communion religieuse avec eux ou de recevoir les sacrements d’eux depuis qu’ils sont hérétiques et hors de l’Eglise et de sa communion. Les antipapes ont, en outre, confirmé ces déclarations par des actes qui manifestent encore leur adhésion à l’hérésie, comme la communicatio in sacris (communication dans les choses sacrées) avec des non-catholiques, des hérétiques et divers autres membres de fausses religions. Ce n’est pas, par conséquent, à la loi ou l’esprit de l’Église d’exonérer quelqu’un crachant publiquement l’hérésie, mais plutôt de le présumer coupable.

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Saint Robert Bellarmin explique pourquoi cela doit être ainsi.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… Car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures, ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Une illustration simple démontre également pourquoi cela doit être ainsi.

Supposons que vous ayez quelques moutons et que vous avez nommé un berger pour veiller sur eux. Supposons qu’un jour, le berger soit devenu un loup et a commence à manger les moutons et à les mettre en pièces. Souhaitez-vous, pour le bien-être de ces moutons, garder le loup à la tête des brebis ? Souhaitez-vous que les autres moutons pas encore mangés soient eux-mêmes soumis au loup, et se mettent ainsi en danger prochain d’être mangés ? Bien sûr, vous ne le voudriez pas, pas plus que Dieu.

Dieu ne pourrait jamais permettre à celui qui promulgue l’hérésie manifeste au fort externe de garder l’autorité dans l’Église ou être en mesure d’exiger la soumission des catholiques, indépendamment de ce que sont ses intentions. Rappelez-vous, l’hérésie tue les âmes. Supposons que le loup dans notre histoire ait simplement faim, ou ait eu une mauvaise journée. Est-ce que cela change le fait que les moutons sont éliminés ? Non.

En outre, ce loup qui tente de tromper les gens se déclare ouvertement lui-même être un non-catholique ou un ennemi de l’Église.

Matthieu 7, 15 : «Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans sont des loups ravisseurs».

Il n’y a pas de moyen plus efficace pour aider un faux prophète que d’insister, en dépit de sa profession publique d’hérésie, pour qu’il conserve son autorité dans l’Église. Le Pape saint Célestin confirme avec autorité le principe selon lequel nous ne pouvons pas considérer un hérétique public comme une personne ayant autorité s’agissant de l’affaire de l’hérétique Nestorius. Nestorius, patriarche de Constantinople, a commencé à prêcher l’hérésie selon laquelle Marie n’était pas la Mère de Dieu. Les fidèles ont réagi en rompant la communion avec lui, après avoir réalisé que depuis que Nestorius prêchait l’hérésie de notoriété publique, il ne pouvait pas avoir l’autorité dans l’Église catholique. La citation suivante du pape saint Célestin se trouve dans De Romano Pontifice, l’œuvre de saint Robert Bellarmin.

Pape saint Célestin : « L’autorité de Notre Siège apostolique a déterminé que l’évêque, le prêtre ou le simple chrétien qui ont été déposés ou excommunié par Nestorius ou ses partisans, après que ce dernier ait commencé à prêcher l’hérésie ne doivent pas être considérés déposés ou excommuniés. Car lui, qui avait abandonné la foi par ces prédications, ne peut déposer ou excommunier qui que ce soit ».

Le Pape Pie IX confirme ce principe en enseignant que l’on est considéré comme un hérétique ou schismatique même si l’on n’a pas encore été déclaré comme tels par le Saint-Siège.

Pape Pie IX, Quartus Supra (n ° 12), 6 janvier 1873 : «Depuis que la faction de l’Arménie est comme cela, ils sont schismatiques, même s’ils n’avaient pas encore été condamnés en tant que tel par l’autorité apostolique».

C’est pourquoi les saints, les théologiens, les docteurs, les canonistes et les papes qui parlent de la question d’un « pape hérétique » évitent les termes d’hérésie «matérielle» et «formelle», car ce sont des termes qui impliquent un jugement du for interne. Au contraire, ils utilisent les mots publics, manifestes, notoires, etc – des conditions correspondant au for externe.

FX Wernz, P. Vidal, 1943 : « Par l’hérésie notoire et ouvertement révélée, le Pontife Romain est réputé être tombé dans l’hérésie, par le fait même il est privé du pouvoir de juridiction avant même tout jugement déclaratoire de l’Eglise … »

Code de droit canonique 1917, canon 192 : «Une personne peut être involontairement privé ou retirée d’une fonction, soit par effet de la loi ou d’un acte du supérieur légitime».

Code de droit canonique 1917, canon 188, 4 : «Il y a certaines causes qui rendent l’effet tacite (en silence) de la démission d’une fonction, la démission qui est acceptée à l’avance par l’effet de la loi, et est donc efficace, sans aucune déclaration. Ces causes sont … (4) s’il a publiquement abandonné la foi.

Qu’est-ce qu’une défection publique de la foi ?

Code de droit canonique 1917, canon 2197, 1 : « Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir … »

Ainsi, il est montré en détail pourquoi il est absolument faux d’affirmer que les prêtres hérétiques «traditionalistes» et les évêques ou les antipapes de Vatican 2 ne sont que des «hérétiques matériels». Ils ne peuvent pas être des hérétiques matériels parce que :

1) ils connaissent très bien les dogmes qu’ils nient car ils ont même été réprimandés pour leurs hérésies – hérésies auxquelles ils adhèrent encore et encore, défendent et maintiennent dans leurs enseignements publics et littérature ;

2) ils sont tenus de connaître la foi catholique comme «évêques», en particulier les dogmes qu’ils nient ;

3) les hérétiques «traditionalistes», la secte Vatican 2 et les antipapes en particulier, contredisent les mystères essentiels de la foi que l’on doit tenir pour être un catholique.

Les hérétiques sont par définition de mauvaise foi

Un hérétique, par définition infaillible, est de mauvaise foi et fait tomber sur sa tête le châtiment éternel.

Pape saint Célestin Ier, Concile d’Éphèse, 431 ex cathedra : «… tous les hérétiques corrompent les vraies expressions de l’Esprit Saint avec leurs propres esprits maléfiques et ils attirent sur leurs têtes une flamme inextinguible».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche que tous ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, et non seulement les païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peuvent pas participer à la vie éternelle et iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges, sauf s’ils sont unis à l’Église avant la fin de leur vie … «

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter studio (n° 2), le 27 mai 1832 : « Enfin certains de ces gens égarés tentent de se persuader, et d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle« .

Une personne en bonne foi qui erre innocemment sur un dogme (lâchement et improprement appelé un hérétique matériel dans les discussions théologiques) n’est pas un hérétique, mais un catholique qui erre en toute bonne foi. Ainsi, la déclaration dans le Code de 1917 sur les hérétiques et les schismatiques de bonne foi est certainement théologiquement erronée et cela prouve qu’il n’était pas protégé par l’infaillibilité.

Objection : « Un hérétique peut être de bonne foi sur certaines questions théologiques. Un hérétique peut aussi être de bonne foi, à certains égards, car, sinon comment pourrait-il faire le tour de ses erreurs et d’hérétique devenir un catholique ! »

Réponse à l’objection : Non, un hérétique ne peut pas être de bonne foi, tant qu’il reste un hérétique, et tant qu’il rejette obstinément la grâce de Dieu, la conversion à la vraie foi catholique. Au moment où un hérétique cesse d’être hérétique, il est de bonne foi. Il est important de comprendre (car sinon cela pourrait causer de la confusion) qu’un hérétique ou schismatique est une personne baptisée au-dessus de l’âge de raison qui a des connaissances et affirme une croyance en la Trinité et l’Incarnation (les mystères essentiels), mais qui rejette le plein enseignement du Christ et de son Église. Un hérétique n’est donc pas un hérétique matériel (un terme utilisé pour décrire un égaré catholique de bonne foi), un hérétique est par définition une personne qui refuse sciemment et obstinément des parties de la vraie foi. Une personne ne peut rejeter que ce qu’elle a lu, ou entendu parler, et compris (sauf si nous parlons de la Trinité et de l’Incarnation et de la loi naturelle, qui sont tous tenus d’être connus explicitement, sans exception, pour être sauvé) Ainsi, un hérétique est par définition, toujours de mauvaise foi et continuera à l’être aussi longtemps qu’il reste dans son hérésie. C’est vrai qu’un hérétique peut désirer la vraie foi, mais cela ne signifie pas qu’il tient la vraie foi (jusqu’à ce qu’il se soit effectivement converti).

Ceci est encore prouvé par un exemple. Car si vous disiez à un meurtrier et violeur obstiné : «Vous devriez cesser d’assassiner les gens et de violer (rappelez-vous que l’hérésie est meurtrière pour les âmes) !  » Et que l’assassin répondait : « Je considère cela puisque je vois que c’est à tort, je désire changer. Pourtant, je vais continuer à assassiner et à violer un peu plus (il continuera à répandre les hérésies un peu plus)… ». Serait-on être assez fou pour dire qu’il est de bonne foi, même s’il désire cesser de faire le mal ? Bien sûr que non. De même, les hérétiques sont comme des assassins, car ils tuent éternellement leurs propres âmes et celles d’autres personnes. En fait, ils sont pires que des assassins et des violeurs. Et tant qu’ils sont obstinés dans leur hérésie, ils sont de mauvaise foi et continuent d’assassiner les âmes.

Les hérétiques ne sont également pas en mesure d’être de bonne foi sur certaines parties de la foi, car la foi doit être prise dans son ensemble, ou rejetée comme un tout, comme le pape Léon XIII l’enseigne :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : « … peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier en un acte de balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et en rejeter d’autres … Mais le dissident, même dans une partie de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

L’Encyclopédie catholique contient les points suivants au sujet de l’hérésie :

L’Encyclopédie catholique, Vol. 7, «hérésie», la gravité du péché (1910) : « L’hérésie est un péché à cause de sa nature, elle est destructrice de la vertu de la foi chrétienne. Sa méchanceté se mesure donc par l’excellence du bon don dont elle prive l’âme. Or la foi est le bien le plus précieux de l’homme, la racine de sa vie surnaturelle, gage de son salut éternel. La privation de la foi est donc le plus grand mal, et le rejet délibéré de la foi est le plus grand péché. St Thomas (II-II, Q. X, R. 3) arrive à la même conclusion ainsi : «Tout péché est une aversion de Dieu, donc plus un péché est grand et plus il sépare l’homme de Dieu, mais l’infidélité plus que tout autre péché, car l’infidèle (incroyant) est sans vraie connaissance de Dieu : sa fausse connaissance ne lui apporte pas d’aide, pour ce qu’il opine ne pas être Dieu : manifestement, le péché d’incrédulité (infidelitas) est le plus grand péché dans l’ensemble de la perversité». Et il ajoute : «Bien que les païens se trompent sur plus de choses que les Juifs, et bien que les Juifs soient plus éloignés de la vraie foi que les hérétiques, l’incrédulité des Juifs est un péché plus grave que celle des Gentils, parce qu’ils corrompent l’Evangile lui-même après avoir été adoptés et professé la même …. C’est un péché plus grave de ne pas effectuer ce que l’on a promis que de ne pas effectuer ce que l’on n’a pas promis». Il ne peut pas être invoqué d’atténuation de la culpabilité de l’hérésie parce que les hérétiques ne nient pas la foi qui leur semble nécessaire au salut, mais seulement ces articles qu’ils estiment ne pas appartenir au dépôt initial. En réponse, il suffit de remarquer que deux des vérités les plus évidentes du depositum fidei [dépôt de la foi] sont l’unité de l’Eglise et l’institution d’une autorité de l’enseignement [les Papes] pour maintenir cette unité. Cette unité existe dans l’Église catholique, et est préservée par la fonction de son corps enseignant : ce sont deux faits que n’importe qui peut vérifier par lui-même. Dans la constitution de l’Eglise il n’y a pas de place au jugement privé triant l’essentiel du non-essentiel : une telle sélection perturbe l’unité, et remet en question l’autorité divine de l’Eglise, elle frappe à la source même de la foi. La culpabilité de l’hérésie ne se mesure pas tant par son objet que par son principe formel, qui est le même dans toutes les hérésies : la révolte contre une autorité divinement constituée ».

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique

Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église suivants.

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : «Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique au milieu des ténèbres de tant d’erreurs« .

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Concile de Florence, 14ème session, 7 Août 1445, ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : « Je rejette, anathématise et condamne ce qu’Elle [l’Église] rejette, anathématise et condamne ; A l’avenir je rejetterai toujours, anathématiserai et condamnerai toutes les autres […] hérésies élevant la tête contre cette Église sainte, catholique et apostolique« .

Pape Pie IX, Graves Ac diuturnae (# 1-4 s.), 23 mars 1875 [Magistère] : « Nous avons arrêté et déclaré dans notre lettre du 21 Novembre 1873 que ces malheureux hommes qui appartiennent, adhérent et soutiennent cette secte doivent être considérés comme schismatiques et séparés de la communion avec l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 [Magistère] : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … Saint Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique» (S. Augustin, De Hæresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] :  » La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde à partir de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9),  29 juin 1896 [Magistère] : «… peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier par un balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et de rejeter les autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 [Magistère] : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes ou connues], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Tous les hérétiques sont automatiquement hors de l’Église selon la loi divine et perdent toute juridiction avant même d’encourir l’excommunication par la loi ecclésiastique. La réception des sacrements d’hérétiques – en connaissance de cause – encoure l’excommunication par la loi ecclésiastique, comme le montrent les enseignements suivants de l’Église.

Matthieu 18, 17 : « Et s’il n’écoute point l’Église [comme l’hérétique, schismatique, apostat] qu’il te soit comme un païen et un publicain ».

Tite 3, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition ».

2 Timothée 3, 1-2, 5 : «Or sache qu’à la fin des jours, viendront des temps périlleux. Il y aura des hommes … Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité [comme les hérétiques et schismatiques]. Évite encore ceux-là

II Jean 1, 10-11 : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition] , ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même Salut [Dieu vous bénisse]. Car celui qui lui dit Salut communique à ses œuvres mauvaises [comme l’hérétique, le schismatique, ou l’apostat]».

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, qu’il soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié».

Concile de Constantinople III, ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie)«Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] … « 

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, (décrétales 110) ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : «Même si un impie n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)».

Pape Innocent III, quatrième concile du Latran, const. 3 ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : «Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe, … Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue, parce que la vanité les rassemble».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – « Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée«  ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi chrétienne éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique.

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 : Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance … »

Pape Paul V, Bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum (Le Pontife romain, contre l’Allégeance), réitération de l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, 22 sept. 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenus plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous travaillons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez dans les églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme».

Pape Pie VICaritas Quae (# 29-31), 13 avril 1791 : «Gardez aussi loin de vous que possible toute intrusion et schisme … Surtout, évitez et condamnez les intrus sacrilèges … Tenez-vous à l’écart de tous les intrus, appelés archevêques, évêques ou curés ; ne tenez pas la communion avec eux en particulier dans le culte divin».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 : «Jérôme disait ainsi : celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVIcommissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835  [Magistère] : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [lieux de réunion des hérétiques] est impie».

Pape Pie IXGraves Ac Diuturnae, 1875, n° 4 [Magistère] : «Vous devez leur rappeler de se méfier de ces ennemis perfides du troupeau du Christ et leurs aliments empoisonnés. Ils doivent totalement éviter leurs célébrations religieuses, leurs bâtiments et leurs présidences pestilentielles qu’ils entretiennent avec impunité pour transmettre les enseignements sacrés. Ils doivent éviter leurs écrits et tout contact avec eux. Ils ne doivent pas avoir de relations ou de réunions avec les prêtres et les apostats faisant usurpation de la foi qui osent exercer les fonctions d’un ministre ecclésiastique sans posséder une mission légitime ou une juridiction. Ils devraient les éviter comme des étrangers et des voleurs qui ne viennent que pour voler, tuer et détruire. Les enfants de l’Église devraient examiner les mesures qui s’imposent pour préserver le trésor le plus précieux de la foi, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu, ainsi que l’action calculée pour atteindre l’objectif de la foi, c’est le salut de leurs âmes, en suivant le droit chemin de la justice ».

Pape Léon XIIISatis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin [jure divino – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 [Magistère] : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Pape Pie XIIMystici Corporis Christi (n ° 22) [Magistère] : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’entendre l’Église qu’il soit considéré – comme le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Il s’ensuit que ceux qui sont divisés dans la foi [comme les hérétiques] ou le gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin» .

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, liv. II, ch. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Église, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par le fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist. 6) dit : « Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou un droit » … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., C. 2), St Augustin (en Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. annonce Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint-Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle.

« … les Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, ne l’ont cité d’aucune loi humaine, … est soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie… les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Église et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), comme ils ont été coupés du corps de l’Église sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

La confection de sacrements donnés aux hérétiques est un péché et un sacrilège

L’Église interdit à des ministres catholiques de confectionner les sacrements pour les hérétiques et de les donner aux hérétiques. C’est le devoir d’un ministre catholique de s’assurer – dans la mesure du possible – de ne pas donner de sacrements à des hérétiques. Si un ministre catholique a des signes externes qu’une personne tient une hérésie, il doit s’en assurer en la questionnant pour avoir confirmation de son hérésie (obstination) ou non. Sinon il pèche et commet un sacrilège. Dans l’état actuel d’avancement de la grande apostasie, où il n’y a quasiment plus de prêtres qui ne soient pas hérétiques au monde (aucun à notre connaissance), la question se pose autrement, mais si un prêtre valide abjurait ses hérésies pour revenir dans l’Église, il pourrait à nouveau confectionner les sacrements pour les catholiques et devrait être extrêmement vigilant de ne pas négliger sa responsabilité énorme en questionnant chaque personne afin de ne pas donner de sacrements à des hérétiques alors qu’il aurait pu facilement les connaître comme hérétiques (vu la situation d’hérésies généralisées).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [l’unité de la foi est nécessairement requise pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION ».

Ici, nous voyons le pape Léon XIII enseigner explicitement que «l’unité de la foi» et « L’UNITÉ DE COMMUNION, EST NÉCESSAIRE JURE DIVINO (PAR LA LOI DIVINE)» et «est nécessairement requise pour l’unité de l’Église, dans la mesure où elle est le corps des fidèles», prouvant ainsi à toute personne de bonne volonté que la communion religieuse dans les sacrements est non seulement un droit disciplinaire, mais de foi divine et catholique.

Le Magistère ordinaire de l’Église répète la même vérité de foi à travers le pape Pie XII, qu’«il n’y a qu’un seul corps» et qu’ «il ne peut donc y avoir qu’une seule foi» :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ainsi donc, comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, et un seul baptême, il ne peut donc y avoir qu’une seule foi.

Un prêtre hérétique (non catholique coupé de l’Église) qui considèrerait hérétique un fidèle catholique qui tient la vraie foi (orthodoxe ou droite) contre l’hérésie du prêtre non-catholique (hérétique) et lui donnerait quand même les sacrements fait un acte hérétique sacrilège (et le catholique commet un péché s’il reçoit le sacrement d’un prêtre qu’il sait être hérétique ou obstiné).

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église. Néanmoins, c’est exactement l’idée proposée par des personnes qui affirment que les hérétiques – en quelque sorte – ont le pouvoir d’administrer licitement les sacrements. Et comme c’est un dogme qu’un hérétique ne peut pas être à l’intérieur de l’Église, c’est un fait dogmatique (un fait qui, s’il n’était pas vrai rendrait un dogme faux) qu’un hérétique ne peut avoir aucune autorité dans l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 15), 29 juin 1896 [Magistère] : «il est absurde d’imaginer que celui qui est en dehors peut commander dans l’Église».

Par conséquent, il est certain qu’un hérétique ne peut pas consacrer l’Eucharistie licitement ou administrer le sacrement de la confession validement ou licitement, parce que, comme nous venons de le voir, il est absurde d’imaginer que celui qui est à l’extérieur peut commander dans l’Église.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22), 29 juin 1943 [Magistère] : «En fait, seuls doivent être inclus en tant que membres de l’Église ceux qui ont été baptisés et professent la vraie foi, et qui n’ont pas été assez malheureux pour se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou ont été exclus par l’autorité légitime pour les fautes graves commises [excommuniés]».

Bien sûr, aujourd’hui, tous les prêtres valides tiennent des hérésies et un prêtre hérétique considérant à tort comme hérétique un fidèle catholique qui tient la vraie foi fait toujours un acte hérétique sacrilège en lui donnant les sacrements, et le fidèle catholique commet un péché mortel en recevant, en conscience ou en connaissance, un sacrement d’un hérétique.

P. Kroust, Méditations sur les vérités de foi, Mercredi de quasimodo : « Ier point – 2° L’agneau pascal, dont le sang délivrait les juifs de la mort, … me présage assez clairement encore le mets céleste qui ne doit être la nourriture que des vrais fidèles… [l’Église interdit de donner les sacrements aux infidèles, apostats, hérétiques, schismatiques, excommuniés]»

Conclusion

Les hérétiques sont jugés d’abord par la loi divine (Magistère) et non par la loi ecclésiastique (disciplinaire) d’abord (éventuellement ensuite en confirmation). Les hérétiques sont des baptisés qui tiennent (c’-à-d. obstinément) un point de vue contraire à celui de l’Église (Concile de Florence, « Cantate Domino »), à son Magistère (Satis cognitum). Les hérétiques – comme les païens, schismatiques, apostats – sont étrangers au corps du Christ qui est l’Eglise, alors que les chrétiens faisant encore partie du corps du Christ qui est l’Eglise sont jugés d’abord par la loi ecclésiastique. Ceci illustre bien que la loi divine juge automatiquement ceux qui sont hors de l’Eglise, et qu’il n’y a nullement besoin de la loi ecclésiastique pour cela. La loi ecclésiastique (qui peut changer) est subordonnée à la loi divine immuable et infaillible, et ne peut pas la contredire, sous peine de nullité.

Quand l’Église déclare un hérétique elle ne fait qu’officialiser ce qui existe déjà. L’hérétique était coupé automatiquement (loi divine) de l’Église pour son hérésie avant que l’Église le déclare.

L’Église donne à chacun le pouvoir de condamner et de juger les gens qui se sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique selon la loi divine : c’est cela la règle de la foi. Il s’agit d’un commandement, et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tout catholique doit faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église/autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur diable être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur.

Ceux qui quittent l’apostasie vatican 2, qui adoptent la seule position catholique sédévacantiste, et qui renoncent aux hérésies contre le dogme « Hors de l’Eglise point de salut« , baptême de désir/sang, salut de l’ignorant invincible, « Âme » de l’Eglise séparée du corps, Planification Familiale Naturelle, luxure dans le mariage, confusion entre infaillible et faillible, etc., sont tentés de tomber – avec l’enseignement hérétique des Dimond – dans une autre hérésie de participation aux sacrements d’hérétiques, puisque (quasi) tous les prêtres valides sont hérétiques.

La loi divine ne distingue pas les hérétiques (c’-à-d. certains par rapport à d’autres) qui tous nient avec obstination, trompeusement et malicieusement, le dogme catholique en connaissance de celui-ci, ils sont tous ipso facto hors de l’Eglise selon la loi divine, et perdent donc toute autorité, fonction, juridiction et compétence (absolument nécessaire, entre autres, pour juger dans le sacrement de Pénitence ou confession).

L’excommunication est automatique pour participation – en connaissance – dans une secte hérétique et recevoir les sacrements d’hérétiques – en connaissance du fait qu’ils sont hérétiques – est commettre un péché mortel à chaque fois.