Sur les sacrements d’hérétiques connus – Pas de sacrements d’hérétiques non-déclarés connus

Sommaire

  • Introduction
    • 1° Est-ce qu’un catholique ne doit absolument éviter un prêtre hérétique que s’il est notoire ?
    • 2° Un hérétique public qui ne professe pas la vraie foi n’est pas membre de l’Église
    • 3° L’hérétique public qui ne professe pas la vraie foi fait un déni public de la foi
    • 4° Un hérétique public manifeste peut tergiverser, cela ne l’empêche pas d’être un hérétique coupé
    • 5° Tous les hérétiques sont hors de l’Église, et l’Église interdit toute communication religieuse avec les hérétiques
    • 6° Un hérétique obstiné non-déclaré dont l’hérésie est dans le domaine public est un hérétique notoire même si personne ne le connait encore, par la définition même d’un hérétique notoire de fait
    • 7° Il n’est pas nécessaire qu’un hérétique soit notoire mais qu’il soit connu pour devoir être à éviter
    • 8° La loi divine détruit l’hérésie selon laquelle un hérétique puisse être dans l’unité de l’Église (le corps), l’unité de foi (catholique), l’unité de gouvernement (juridiction) et l’unité de la communion (une)
    • 9° Obstination hérétique – Hérétique matériel et hérétique formel
    • 10 ° Hérésie = acte de rejet du magistère
    • 11° Tout baptisé est tenu de connaître sa foi
    • 12° Culpabilité, publicité et notoriété
    • 13° Objection
  • La réception de sacrements d’hérétiques connus est absolument interdite par l’Église
    • Ceux qui ne professent pas la vraie foi, comme les hérétiques et les schismatiques, ne sont pas membres de l’Église
    • Il faut être entièrement soumis au Magistère de l’Église pour être membre de la véritable Église
    • Obéissance à l’Église
    • La loi divine de la règle de la foi donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique
    • L’Église une, sainte, catholique et apostolique
    • Tite 3, 10-11 «Évite un homme hérétique…» est compris par l’Église tel que c’est écrit
    • 2 Jean 10 «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine…» est compris par l’Église tel que c’est écrit
    • Matthieu 18, 17 «s’il refuse d’écouter l’Église…» est compris par l’Église tel que c’est écrit
    • Les hérétiques sont de fait hors de l’Église
    • Les hérétiques sont excommuniés automatiquement par la loi divine
    • Les hérétiques n’ont pas de juridiction
      • Les pères enseignent à l’unanimité que les hérétiques sont automatiquement privés de toute juridiction
      • L’Église enseigne combien est hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église
      • Le sacrement de Pénitence n’est pas au-dessus du dogme
    • Unité de la foi – unité de l’Église – unité de la communion – unité de gouvernement de loi divine
    • Sur les hérétiques notoires, publics, formels, manifestes, occultes
      • Hérétique notoire = hérétique public formel sans tergiversation possible
      • Hérétique formel = hérétique certainement obstiné
      • Hérétique manifeste = hérétique privé ou public, évident ou avéré obstiné au for externe
        • La tergiversation encore possible des hérétiques manifestes ou connus sans excuse les empêche-t-elle d’être certainement condamnés et coupés de l’Église ?
      • Hérétique public = hérétique dans le domaine public ou qui adhère ouvertement à une secte hérétique
      • Hérétique occulte = hérétique non-public ou privé, ou caché, ou on ne sait pas
      • Hérétiques négatifs = hérétiques formels niant l’hérésie pour laquelle ils sont accusés
      • Certitude de culpabilité
      • Pas de communion religieuse avec les hérétiques connus comme notoires, formels, manifestes, ou publics
      • Communion religieuse explicite avec un hérétique
      • Communion religieuse implicite avec un hérétique
      • L’Église excommunie aussi bien l’hérétique formel (certainement obstiné)
      • L’Église condamne aussi bien l’hérétique manifeste (extérieurement évident)
      • L’Église condamne aussi bien l’hérétique public
        • Défection publique de la foi
      • L’Église condamne aussi bien l’hérétique occulte
    • L’Église interdit de loi divine et ecclésiastique tous rites non-catholiques
    • Communion eucharistique avec un prêtre hérétique ?
    • L’Église interdit la confession d’un catholique à un schismatique ou un hérétique même en cas de nécessité
    • La participation dans l’adoration schismatique et hérétique est universellement prohibée par la loi naturelle et la loi divine
    • Aucun saint n’a jamais communié chez des schismatiques ou des hérétiques dans toute l’histoire de l’Église
    • La foi avant les sacrements
      • Règle de la foi
      • Hérétiques et excommuniés
    • Les catholiques dans la crise arienne
    • Les Catholiques dans l’Angleterre anglicane schismatique
    • Les Catholiques en France schismatique
  • Principales hérésies dans cette grande apostasie
  • Sacrements en ces temps de grande apostasie
  • Exemples de cas concrets pour les sacrements
  • L’Église n’a jamais eu aucune société avec les hérétiques
  • L’Église n’enseigne pas la réception de sacrements de certains hérétiques, mais la suspicion d’hérésie
  • Les «soupçonnés d’hérésie»
  • La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé
    • Les hérétiques sont par définition de mauvaise foi
  • La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique
  • Les hérétiques doivent abjurer leurs hérésies
  • La confection de sacrements donnés aux hérétiques est un péché et un sacrilège

 

  • Partie 2 : Erreurs et contradictions sur les sacrements d’hérétiques avec MHFM / la-foi.fr / .vaticancatholique.com et leurs adeptes
  • Thèse de réception de sacrements de certains hérétiques
  • Nul n’est censé ignorer un fait notoire mais un fait public illicite ne peut pas être transgressé s’il est connu
  • La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé
  • Les hérétiques publics seraient-ils non-notoires à cause de leur fausses allégations ?
  • Les catholiques sont tenus par loi divine d’obéir à la discipline universelle de l’Église
  • La position des Dimond sur les sacrements d’hérétiques
  • Les frères Dimond ont tordu la signification d’hérétiques notoires de fait
    • Constantinople I canon 6 sur les hérétiques notoires ? Constantinople I canon 6 sur la réception de sacrements d’hérétiques ?
    • Contradictions concernant les hérétiques « notoires de fait »
    • Exemple de réception des sacrements d’hérétiques avec la FSSPX (Fraternité Sacerdotale Saint Pie X)
    • Exemple de réception des sacrements d’hérétiques de la CMRI (Congrégation Marie Reine Immaculée)
    • Exemple de réception des sacrements d’hérétiques avec la SSPV (Société Saint Pie V)
    • Question des sacrements d’hérétiques de précepte et non de foi divine ?
    • Satis cognitum, concile de Trente et le sacrement de Pénitence
    • Code de droit canon 1917, hérétiques et excommuniés
    • Contradiction sur l’hérétique occulte
    • Réception de sacrements de ceux qui ne professent pas la vraie foi
    • Contradiction sur la communion avec les hérétiques
    • Contradiction sur les hérétiques à éviter seulement « contraignant » ou « imposant » leurs hérésies
    • Contradiction sur la dissimulation et l’excuse des hérétiques
    • Contradiction sur la participation au culte non catholique
    • Recevoir les sacrements de prêtres hérétiques partisans du baptême de désir/ de sang, et du salut de l’ignorant invincible ?
    • Réception de sacrements d’hérétiques sur le site .vaticancatholique.com
    • Messe d’hérétique sans sermon ?
    • Communier chez des hérétiques sans les soutenir financièrement ?
    • Erreur fatale sur la réception de sacrements d’hérétiques « notoires » dans la nécessité à l’article de la mort
    • La Communion religieuse avec des hérétiques est-elle comparable à des choses profanes ?
    • Prêtre hérétique « non-contraignant » son hérésie ?
    • Jérémy Austin de la-foi.fr
    • Hérésie : Hérétiques occultes et absolutions valides
    • Pour résumer
  • Conclusion

L’auteur déclare évidement se soumettre d’avance au jugement de la véritable Église une sainte catholique et apostolique, au sujet du contenu de cette page qui vérifie l’enseignement de l’Église sur la réception de sacrements d’hérétiques non-déclarés en ces temps de la fin et de la grande apostasie.

Tite 3, 10-11 : «Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement».

Éphésiens 5, 6-7 : «Que personne ne vous séduise par de vains discours, car c’est pour ces choses que vient la colère sur les fils de la défiance [incrédules]. N’ayez donc point de commerce avec eux».

2 Timothée 3, 1-2, 5 : «Or sache qu’à la fin des jours, viendront des temps périlleux. Il y aura des hommes … Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité. Évite encore ceux-là ».

 

Introduction

Un hérétique est un baptisé qui nie ou doute obstinément en connaissance une seule vérité de foi ou de morale catholique (Code de droit canon 1917, can. 1325 : § 2).

Aujourd’hui quasiment tous les prêtres validement ordonnés sont hérétiques (et en plus les novus ordo/vatican 2 ne sont pas validement ordonnés à partir du 18 juin 1968). Cette page traite des hérétiques non-déclarés par l’Église et connus ou qu’on connaît, car aujourd’hui il n’y a personne au saint-Siège pour les déclarer (pour les hérétiques déclarés la question ne se pose pas). Les catholiques peuvent-ils aller chez les hérétiques uniquement s’ils ne sont pas notoires pour recevoir les sacrements ? Les catholiques peuvent-ils aller chez les hérétiques connus (c-à-d en tant que tels, obstinés ou formels) ?

Certains affirment que l’interdiction de l’Église de la communion ou communication religieuse avec les hérétiques n’est pas absolue et que tant qu’un membre hérétique du clergé est soit assez subtil ou assez secret, ou pervertit trompeusement le droit canon avec l’appui de son hérésie ou son schisme, alors on peut légitimement participer à ses messes et recevoir les sacrements de lui – même si on est certain qu’il est hérétique (ou schismatique).

D’autres croient comme étant la vraie position que si l’on sait qu’un prêtre est un hérétique obstiné, il est interdit de lui demander les sacrements et que c’est lui demander de commettre un péché mortel et un sacrilège de conférer les sacrements en opposition directe avec les lois de l’Église afin d’en «bénéficier».

Ceux qui voient les preuves que la secte vatican 2 n’est pas l’Église catholique mais la contre-Église de la grande apostasie doivent se couper de cette bête sous peine d’être hérétique. Et beaucoup sont tentés d’aller recevoir les sacrements d’hérétiques à la FSSPX qui reconnait les chefs apostats de la contre-Église vatican 2, l’IMBC faussement sédévacantiste, etc., ou chez des prêtres sédévacantistes coupés à raison de la secte vatican 2, mais qui sont aussi hérétiques et hors de l’Église car ils tiennent les hérésies de l’âme de l’Église coupée du corps, du baptême de désir et de sang, et du salut de l’ignorant invincible de la foi (Voir Hérésies actuelles). Les prêtres sédévacantistes qui ont renoncé à ces hérésies les avaient reçu de leur appartenance à leur ancienne société hérétique publique, et ils doivent les abjurer (leur ancienne société et ses hérésies) pour avoir de nouveau ipso facto la juridiction fournie par l’Église et seulement s’ils ne tiennent pas d’autres hérésies par ailleurs (comme par exemple la réception de sacrements d’hérétiques obstinés connus). Dans la situation actuelle d’hérésies universelles répandues partout, il ne reste quasi aucun prêtre au monde pour les sacrements. «S‘il tient une seule hérésie, il n’est pas catholique … s’il adhère à une seule hérésie par le fait même il se sépare de l’unité catholique» (Léon XIII, Satis cognitum). Un catholique ne peut pas être en communication religieuse avec un non-catholique s’il le connait sinon il pèche (sauf le baptême si nécessité et le mariage autorisé par l’Église) ; donc, à cause des hérésies universelles actuellestout prêtre valide en ces temps est de fait suspect d’hérésie, c’est-à-dire que le prêtre doit prouver qu’il professe la foi catholique : 1° par un acte d’abjuration des hérésies qu’il avait crues – et s’il ne les avait pas « vraiment » crues, comme le disent certains, il doit cependant faire un acte d’abjuration des hérésies de son ancienne société publique parce qu’il n’y a pas de distinction entre une société hérétique publique et ses hérésies –, 2° en ne tenant bien entendu aucune autre hérésie (comme par exemple la réception de sacrements d’hérétiques obstinés connus ou d’autres, voir Hérésies actuelles), 3° en professant la vraie foi car l’unité de l’Église repose sur l’unité de la foi

1° Est-ce qu’un catholique ne doit absolument éviter un prêtre hérétique que s’il est notoire ?

Un hérétique notoire est censé de fait être connu selon la loi canonique, un fidèle n’a aucune excuse de l’aborder pour les sacrements ; Un hérétique public n’est pas censé de fait être connu selon la loi canonique, un fidèle a une excuse licite de l’aborder pour les sacrements quand il ne le sait pas, mais non pas quand il le sait, parce que quand un fidèle sait qu’un hérétique est public, le catholique est tenu de professer la foi catholique sous peine de défection de la foi, et doit donc reprendre l’hérétique public en lui montrant la vérité de la foi 

Code de Droit Canon de 1917, Canon 1325 § 1, Obligation de professer la foi : « Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois dans des circonstances de fraude ou que leur manière d’agir autrement impliquerait [implicitement] un déni de la foi, ou impliquerait le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou un scandale pour le prochain ».

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553, 8ème sess., can. 11, ex cathedra : «Quiconque ne condamne pas tous les hérétiques, … qu’il soit anathème». (Ench. Symb. 223 433)

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 ex cathedra : «… ils [hérétiques] manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, … ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux [les soutenir]».

Pape Clément V, Concile de Vienne, II – Décrets n° 26, (Décrets 382), 1312  ex cathedra : «C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie»

Pape Martin V, Concile de Constance, Sess. XV, 6 juil. 1415 (Décrets 421-422) ex cathedra : «Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques»

Professer la foi et reprendre l’hérétique public permettra de savoir s’il est formel (certainement obstiné) ou matériel (pas hérétique) ; mais si l’hérétique public n’obéit pas au dogme quand il lui est présenté, il est obstiné ou formel, c’est-à-dire certainement hérétique parce qu’il fait connaître son obstination par son insoumission au dogme, et ne professe pas la vraie foi, et se coupe ainsi de lui-même de l’unité de l’Église «par son propre jugement» (Tite 3, 10 – De foi divine et catholique)

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique. Il s’agit d’un commandement, et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église/autorité doctrinale de la foi et de la morale : Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino» ; 14ème session ; Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ; Pape Pie IX, Graves AC diuturnae, # 1-4 s. ; Pape Léon XIII, Satis Cognitum n° 9-10 ; Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi n°22 ; etc.) pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur.

Nous ne péchons pas en supposant que quelqu’un soit un hérétique (même si la preuve absolue est absente) s’il révèle cette possibilité être vraie par ses œuvres extérieures (Voir L’hérésie de non-jugement : «Vous ne pouvez pas juger !»). Car, lorsque nous faisons une hypothèse, nous ne jugeons pas quelque chose d’une manière concluante. Ce mode de pensée ne doit pas être appliqué à d’autres événements qui peuvent survenir à l’homme à travers la vie (ou même avec une hérésie matérielle en ce qui concerne les fidèles catholiques qui  errent peut-être sur certains points délicats de la foi). Nous ne sommes pas obligés d’assumer ou de juger de ces choses sans preuve irréfutable claire, puisque la plupart des événements de la vie ne sont ni hérétiques, ni péché. Mais les signes notoires ou externes de l’hérésie ou du schisme sur des points plus graves, d’autre part, sont mortellement pécheurs et séparent une âme de Dieu. L’hérésie tue les âmes !

Cependant, juger comme hérétique définitif quelqu’un qui croit dans le baptême de désir (par exemple) – serait aller trop loin et le juger à tort, si vous commencez par ommetre de lui demander ce qu’il pensait ou savait. Car il se pourrait très bien qu’il soit un hérétique matériel (si sa version du baptême de désir ne concerne que les personnes ou les catéchumènes qui croient déjà en Jésus-Christ) et non comme des hérétiques croient qu’il s’applique à tout le monde, y compris les païens et les gens qui rejettent le Christ. Une personne devient un hérétique ou schismatique en refusant obstinément d’accepter un dogme qu’il sait être enseigné par l’Église. Ainsi, s’il lui ont été présentées des preuves fausses ou non infaillibles contre le baptême de désir, et s’ill est encore incertain, il est possible qu’il soit un «hérétique» matériel (tant qu’il ne nie pas la nécessité de la foi en Jésus-Christ pour le salut). Il peut ne pas avoir pleinement compris ce que l’Église enseigne sur ce sujet, et s’il est incertain et n’est pas obstiné, il peut encore être un hérétique matériel.

Un prêtre, cependant, qui rejette le Christ, par la foi dans le salut universel pour tout le monde, y compris les païens et les gens qui détestent ou même rejettent Christ comme les juifs ou les musulmans – un tel cas serait bien sûr une évidence – car il est de la loi divine que chaque chrétien doit tenir la croyance en Jésus-Christ comme essentielle pour le salut. La même chose vaut pour la doctrine sur la Trinité et l’Incarnation. Le nombre de ces soi-disant prêtres de Satan, qui tiennent la croyance en Jésus-Christ et de son Église comme vide de sens, sont presque innombrables de nos jours. Tous ces soi-disant prêtres doivent bien sûr être totalement évités et condamnés, même si, peut-être, votre très bon «ami» vous dit le contraire. Car vous savez très bien dans votre cœur que cela est vrai.

Aujourd’hui, tout catholique doit demander quelle est la foi du prêtre et en quoi il croit pour savoir s’il tient des hérésies et lui montrer la vraie foi catholique (et s’il reste obstiné, c’est un hérétique à éviter). Un catholique ne peut pas garder un silence coupable sans faire défection de sa foi et sans pécher mortellement.

Toute personne qui envisage d’assister à la messe dans une église a évidemment accès au prêtre. Par conséquent avant d’assister à la messe, tout ce qu’on a à faire est de demander au prêtre ce qu’il croit point par point. Sa réponse confirmera qu’il est un hérétique qu’il faut éviter. La personne a un accès facile au prêtre et peut donc facilement trouver ce que croit le prêtre. Tout ce qu’elle a à faire est d’ouvrir la bouche que Dieu lui a donné et demander au prêtre ce qu’il croit, point par point. De la réponse du prêtre, elle recevra la confirmation que le prêtre est un hérétique qui doit alors être évité.

En ne demandant pas au prêtre ce qu’il croit (et il faut assez connaître la vraie foi), la personne pèche par omission en omettant d’accomplir les actes de miséricorde spirituelle d’instruire les pécheurs ignorants et d’admonester et en omettant l’obligation catholique de professer la foi (ce qui est un déni implicite de la foi catholique). Un catholique ne peut pas garder un silence coupable sans faire défection de sa foi et sans pécher mortellement.

Quand on sait qu’un hérétique est certainement obstiné, on est complice explicite de communiquer avec lui in sacris/in divinis parce qu’on le sait et qu’on le fait quand même ; quand on peut soupçonner un hérétique public (quand on peut le connaître de quelque façon que ce soit) mais qu’on fait comme si on ne le savait pas en omettant sciemment de connaître l’obstination hérétique en questionnant l’hérétique en question, on est complice implicite et occulte ; on n’est évidemment pas complice quand on ne le sait pas :

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (Décrets 300), 1245 ex cathedra : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte ».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Par conséquent, qu’un prêtre hérétique dise des sermons ou non ne change rien quand on le connait hérétique. On est coupable de le faire quand même quand on le sait même si on reçoit des sacrements de ce même prêtre qu’on sait être hérétique (ou d’un autre de la même société hérétique) quand il ne fait pas de sermons. En plus, recevoir des sacrements en négligeant sciemment (par omission) de reprendre le prêtre hérétique (quand on le sait et qu’on le peut), rend suspect d’hérésie : 

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques]».

2° Un hérétique public qui ne professe pas la vraie foi n’est pas membre de l’Église

L’hérétique public doit professer la foi catholique pour être catholique, c’est une vérité de foi. 

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [comme les hérétiques et schismatiques]».

3° L’hérétique public qui ne professe pas la vraie foi fait un déni public de la foi

L’hérétique public doit professer la foi catholique sinon il fait défection publique de la foi, qui le prive ipso facto (par le fait ou automatiquement) de toute fonction et juridiction :

Code de Droit Canonique 1917, Canon 1325, 1 : « Obligation de professer la foi – Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois que les circonstances, le silence, la fraude, ou leur manière d’agir autrement constituerait implicitement [de façon sous-entendue] un déni de la foi, ou impliquerait le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale de leur prochain ».

Code de droit canon 1917, can. 188 : «En vertu de la renonciation tacite admise ipso jure [de droit], sont vacants ipso facto et sans aucune déclaration, quelque office que ce soit si le clerc : « …4° fait une défection publique de la foi catholique [Latin : A fide catholica publice defecerit] ».

Le canon 188 § 4 n’utilise pas le terme défection notoire mais défection publique, qui désigne celui ne professe pas publiquement la foi quand il le doit même sur un seul point de vérité révélée, et la peine est ipso facto parce qu’elle concerne la loi divine de l’unité de la foi et de l’Église.

Les peines ipso facto sont automatiques et réelles :

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, section Types d’excommunication, § Excommunication latae sententiae : « L’excommunication latae sententiae est encourue dès que l’infraction est commise et en raison de l’infraction elle-même (eo ipso) sans intervention d’un juge ecclésiastique ; elle est reconnue dans les termes utilisés par le législateur, par exemple : «le coupable sera excommunié à la fois, par le fait même [ipso facto] …»

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 : «47. De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, pour l’excommunication ou la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées « ipso facto » n’ont aucune autre force que celle d’une menace grave sans aucun effet réel – fausse, téméraire, pernicieuse, injurieuse à la puissance de l’Église, erronée».

Ceci est la preuve que ce n’est pas uniquement l’hérétique notoire qui est absolument à éviter, sinon l’Église n’enseignerait pas «défection publique», mais défection « notoire » de la foi catholique. Ce canon est fondé sur l’enseignement magistériel de l’Église, des conciles, etc. (Voir plus bas la section « Défection publique de la foi » pour les détails). Par conséquent il est faux d’affirmer qu’un catholique ne doit absolument éviter qu’un hérétique notoire, car cela signifierait qu’il peut communiquer religieusement avec un hérétique public et obstiné connu, ce que l’Église n’a jamais autorisé en dehors du sacrements de baptême en cas de stricte nécessité et de mariage qui est de droit divin.

4° Un hérétique public manifeste peut tergiverser, cela ne l’empêche pas d’être un hérétique coupé 

Si un hérétique public manifeste peut tergiverser, il n’est pas notoire (un hérétique notoire ne peut pas tergiverser) mais il n’est pas excusé pour autant. Si un hérétique public n’obéit pas au dogme quand il lui est présenté, il est certainement hérétique parce qu’il montre son obstination par son insoumission au dogme et se coupe ainsi lui-même de l’unité de l’Église «par son propre jugement» (Tite 3, 10). 

Vraie doctrine de l’Église sur la tergiversation : Même si l’hérétique tergiverse, il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire

Pape Pie VI, Bulle «Auctorem fidei», 28 août 1794 : «… il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit fairesous le prétexte erroné que des affirmations apparemment choquantes à un endroit soient développées le long de lignes orthodoxes dans d’autres endroits, et même encore en d’autres endroits corrigées, comme prévoyant la possibilité soit d’affirmer ou de nier la déclaration … »

Celui qui tergiverse n’a pas d’excuse. N’est-ce pas assez clair ? C’est l’enseignement du Magistère de l’Église. «il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire» signifie que la peine lui est imputable (imputabilité), et qu’il n’a pas d’excuse d’être un hérétique formel qui se coupe de l’Église. Il n’est pas excusable parce qu’on le voit se contredire et mentir de manière avérée ou évidente, c’est-à-dire qu’il est manifeste. Donc, c’est la preuve que ce n’est pas uniquement l’hérétique notoire (à qui il est impossible de tergiverser) qui doit être absolument évité. L »hérétique public qui ne peut pas être excusé (la peine est imputable, pas d’excuse licite) doit aussi être absolument évité parce qu’on le connaît (on ne peut évidemment pas l’éviter si on ne le connait pas). Même pour un hérétique occulte qu’on ne connait pas, la peine est imputable, donc c’est prouvé. En plus, la loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé, c’est-à-dire que c’est l’hérétique qui doit prouver le contraire et il demeure coupable tant qu’il ne prouve pas le contraire. 

Ceci est évident à comprendre à toute personne honnête normalement constituée. S’il fallait attendre que l’hérétique manifeste soit dans l’impossibilité de tergiverser (fraude intelligente impossible), on pourrait attendre très longtemps alors qu’il n’y a personne au saint-Siège pour en juger. Cela permettrait-il donc de pouvoir quand même recevoir les sacrements uniquement parce qu’il peut encore tergiverser ? Voilà une fausse excuse frauduleuse. Un catholique doit suivre et appliquer la règle de la foi qui est infaillible et de loi divine et la discipline universelle et inviolable de l’Église catholique : si on a connaissance qu’un hérétique est obstiné, «… il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire, sous le prétexte erroné…» – Pape Pie VI, Auctorem fidei ; «…s‘il adhère à une seule hérésie, par le fait même il se sépare de l’unité catholique» et «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église, et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ?» – Pape Léon XIII, Satis Cognitum.

La limite pour éviter les prêtres hérétiques afin de ne pas pécher est celle-ci :

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Église, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par ce fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist 6) dit : «Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou un droit» … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), St Augustin (en Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. ad Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle. …les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Église et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Église sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «… les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes : évidentes, avérées], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu. L’argument d’autorité est basé sur St Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ».

5° Tous les hérétiques sont hors de l’Église, et l’Église interdit toute communication religieuse avec les hérétiques

Les hérétiques sont ceux qui pensent ou adhèrent au contraire ou s’éloignent de la vérité de foi ou ne professent pas la vraie foi. Ceci est conforme à la loi divine de l’unité de l’Église et à la discipline universelle inviolable :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère) : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère) : «si quelqu’un adhère à une seule [hérésies], PAR LE FAIT MÊME, IL SE SÉPARE de l’unité catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin [jure divino – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janvier 1928 (Magistère) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a JAMAIS permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques [païens, juifs, apostats, hérétiques, schismatiques]». [Ces non-catholiques dont parle le pape Pie XI sont les hérétiques car  il dit plus haut : «les multiples activités concertées des non-catholiques en vue de confédérer, comme nous l’avons dit, les églises chrétiennes. Les auteurs de ce projet ont pris l’habitude d’alléguer, presque à l’infini, les paroles du Christ …»]

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janvier 1928 (Magistère) : «Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre …, INTERDISAIT DE FAÇON ABSOLUE TOUT RAPPORT AVEC CEUX QUI NE PROFESSAIENT PAS LA DOCTRINE DU CHRIST ENTIÈRE ET PURE : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Joan. II, 10)».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

6° Un hérétique obstiné non-déclaré dont l’hérésie est dans le domaine public est un hérétique notoire même si personne ne le connait encore, par la définition même d’un hérétique notoire de fait

Code de Droit Canonique 1917, canon 2197, §3 : « Une infraction est notoire par sa notoriété de fait, si elle est publiquement connue et commise dans des circonstances telles qu’elle ne peut être dissimulée par aucun subterfuge, ni excusée par aucune excuse admise dans la loi [c.-à-d. la responsabilité pénale doit être publiquement connue ou dès qu’elle a été portée à la connaissance des autres]».

Code de Droit Canonique 1917, Canon 2197, 1 : «Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir».

La loi de l’Église suppose l’obstination sauf si le contraire est prouvé. La présomption est nécessaire car c’est au présumé hérétique de prouver son innocence. Mais l’hérétique public (l’hérésie est publiquement connue ou qu’elle peut et va facilement le devenir, c-à-d dès qu’elle est dans le domaine public) qui ne peut pas tergiverser (aucune possibilité de vaine allégation ou subterfuge, ou de prétexte futile, ou d’excuse échappatoire, ou de moyen déclinatoire qui excipe, ou d’arguties, de subtilités, de chicanes ou d’artifices) est notoire.

Impossible de tergiverser ne signifie pas imposer son hérésie (et en plus imposer son hérésie ne signifie pas non plus refuser de donner les sacrements). Impossible de tergiverser signifie qu’il est certainement coincé par sa propre logique, ou la preuve qu’il est contradictoire ou ne peut pas alléguer qu’il n’adhère pas à l’hérésie.

Il n’est pas nécessaire qu’un hérétique soit notoire mais qu’il soit connu pour devoir être à éviter

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décrets 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et LES DÉNONCE COMME ÉTRANGERS AU CORPS DU CHRIST qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (Magistère) : «…elle [L‘Église] a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine ».

L’Église considère infailliblement comme déclarés tous ceux qui ne pensent pas comme elle, même d’une seule vérité de foi ou de morale, c’est la preuve que penser le contraire (qui relève du for interne) est la condition pour être regardé par l’Église comme déclaré (qui relève du for externe). Donc quiconque ne pense pas (au for interne) comme l’Église est automatiquement excommunié ; celui qui pense n’est pas nécessairement encore connu à l’extérieur. Par conséquent, c’est la preuve qu’on doit l’éviter dès qu’on le connait comme hérétique obstiné (certain). Ceci est évidemment conforme aux autres enseignements du Magistère de l’Église suivants :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère) : «si quelqu’un adhère à une seule [hérésies], PAR LE FAIT MÊME, IL SE SÉPARE [se coupe, est coupé] de l’unité catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et ÉTRANGER À l’ÉGLISEcelui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «… peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ?».

L’Église enseigne ci-dessus que l’hérétique se coupe de l’unité de l’Église automatiquement «par le fait même» d’adhérer à une hérésie, c-à-d qu’il est obstiné. Celui qui se sépare de l’unité catholique se sépare de l’Église, de l’unité du corps de l’Église qui requiert l’unité de foi de droit divin, pour l’unité de gouvernement et l’unité de communion :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin [jure divino – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

8° La loi divine détruit l’hérésie selon laquelle un hérétique puisse être dans l’unité de l’Église (le corps), l’unité de foi (catholique), l’unité de gouvernement (juridiction) et l’unité de la communion (une)

L’unité de l’Église est l’unité de foi de loi divine : Sans l’unité de foi, il n’y a pas d’unité du corps social et mystique l’Église ; sans l’unité de la foi on est en dehors de l’Église (Voir L’unité de l’Église est fondée de droit divin sur l’unité de foi). Par conséquent, quiconque est dans l’erreur ne se coupe pas de l’unité de la foi qui est l’unité de l’Église de loi divine ; mais quiconque persiste contre une vérité de foi qu’il connaît en tant que telle se coupe de l’unité de la foi qui est l’unité de l’Église de loi divine. L‘hérétique s’est coupé de l’Église par le fait même de son hérésie avant toute déclaration, dès que son obstination est formelle ou certaine contre une vérité de foi. Le Magistère est infaillible et ne peut pas se contredire : ceux qui le nient obstinément sont hérétiques. 

Pour les besoins du raisonnement, considérons un prêtre hérétique privé (si ce n’est pas public, ce serait une secte privée) ; est-ce qu’un catholique pourrait recevoir les sacrements d’un tel prêtre qu’il sait être hérétique, qui maintient sa position malgré lui avoir montré le dogme, dans le domaine privé (non-public) ? Bien sûr que non. Donc c’est encore la preuve que c’est le fait de le connaître et de le faire quand même qui engage le péché et non pas la notoriété qui n’a rien à voir avec la culpabilité de l’hérétique en elle-même ou ce qui le coupe automatiquement de l’unité de l’Église, de la foi, de gouvernement et de communion de droit divin, mais avec la connaissance de la culpabilité, c’est-à-dire que l’hérétique notoire est censé obligatoirement, d’office, et sans excuse, être connu. L’hérétique public pourrait être matériel ou être excusé pour d’autres raisons qui infirmeraient sa culpabilité ou obstination.

Par conséquent, les catholiques ne peuvent pas communiquer avec les hérétiques dans les choses religieuses non pas parce qu’ils sont notoires, mais parce qu’ils sont connus, et cela détruit l’hérésie selon laquelle l’hérétique à éviter absolument est seulement celui qui serait tellement connu qu’il ne peut pas se cacher, car un hérétique est notoire dès qu’il place son hérésie certaine dans le domaine public.

En passant, les catholiques deviennent hérétiques en «suspendant leur assentiment» ; et «ne peuvent jamais remettre en question cette foi» ; et celui «refuse son assentiment aux vérités» de la foi (même une seule) est un apostat ; et «repousser une vérité» est ouvertement hérétique, coupé de l’Église et apostat : Ces vérités de foi qui détruisent l’hérésie selon laquelle l’hérétique à éviter absolument est seulement celui qui « impose » son hérésie :

Pape Pie IX, Concile Vatican I, 1870, Canon 6 ex cathedra : « Si quelqu’un dit que les fidèles sont dans la même condition que ceux qui ne sont pas encore parvenus à l’unique foi véritable, en sorte que les catholiques pourraient avoir un juste motif, en suspendant leur assentiment, de révoquer en doute la foi qu’ils ont reçue sous le magistère de l’Église jusqu’à ce qu’ils aient terminé la démonstration scientifique de la crédibilité et de la vérité de leur foi, qu’il soit anathème». (Denz. 1815 3036)

Pape Pie IX, Concile du Vatican, 3ème sess. ch. 3, 1870, ex cathedra (Magistère solennel): « … la condition de ceux qui ont adhéré à la vérité catholique grâce au don céleste de la foi n’est en rien semblable à ceux qui, guidés par des opinions humaines, suivent une fausse religion ; … ceux qui ont reçu cette foi sous le Magistère de l’Église ne peuvent jamais avoir un juste motif de changer ou de remettre en question cette foi [canon 6]». (Denz. 1794 3014)

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (Magistère) : «…celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostat]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostat] ?».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [non-catholique] et un publicain [pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps [excommuniés de fait] ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

9° Obstination hérétique – Hérétique matériel et hérétique formel

L’hérétique matériel erre ou dévie de la foi matériellement par ignorance du Magistère (doctrine catholique ou vérités de foi ou de morale). Il n’est pas hérétique ni séparé de l’Église.

Saint Thomas, Somme théologique, II-II, q. Il, a. 2 : « S’il y en a qui défendent leur manière de penser, quoique fausse et perverse, sans y mettre aucune opiniâtre animosité, mais en cherchant la vérité avec soin et avec précaution, étant prêts à se corriger dès qu’ils l’auront trouvée, il ne faut pas du tout les compter au rang des hérétiques » (Saint August in : Epist. 43, cap. 3 ; Décrétales § 24), parce qu’effectivement ils ne choisissent pas d’être en contradiction avec l’enseignement de l’Église ».

Saint Thomas, Commentaire sur toutes les épîtres de St Paul, leçon 2 sur Tite III, 10-11 : « …s’il n’est pas pertinace [obstiné], mais prêt à corriger son jugement selon ce que détermine l’Église, et ainsi erre non par malice, mais par ignorance, il n’est pas hérétique ».

L’hérétique formel erre formellement contre le Magistère (doctrine catholique ou vérités de foi ou de morale) car il a connaissance que ses idées sont contraires mais il reste obstiné. Il est hérétique et se sépare automatiquement de l’Église par son propre jugement.

Saint Thomas, Somme théologique, II-II, q. Il, a. 2 : « Au contraire, après que les choses ont été définies par l’autorité de l’Église universelle, si quelqu’un répugnait opiniâtrement [obstinément] à un tel arrêt [décret], il serait hérétique».

10 ° Hérésie = acte de rejet du magistère

Saint Thomas Somme théologique, II-II, q. 5, a. 3 : « Il est manifeste que celui qui adhère à la doctrine de l’Église comme à une règle infaillible acquiesce à tout ce qu’enseigne l’Église ; autrement, si, parmi les vérités enseignées par l’Église, il ne retient que ce qu’il veut et délaisse ce dont il ne veut pas, il n’adhère plus à la doctrine de l’Église comme à une règle infaillible, mais à son propre jugement. Aussi 1‘hérétique qui rejette avec obstination un seul article de foi n’est pas disposé à suivre, sur les autres, l’enseignement de l’Église ; … il n’a donc, en matière de foi, qu’une opinion humaine, dictée par sa volonté ».

Dictionnaire de théologie catholique, «Hérésie» : « L’acte d’hérésie étant un jugement erroné de l’intelligence, il suffit donc, pour commettre le péché d’hérésie, d’émettre sciemment et volontairement ce jugement erroné, en opposition avec l’enseignement du magistère de l’Église. DES L’INSTANT QUE L’ON CONNAÎT SUFFISAMMENT LA RÈGLE DE LA FOI DANS L’ÉGLISE, ET QUE SUR UN POINT QUELCONQUE, POUR UN MOTIF QUELCONQUE ET SOUS N’IMPORTE QUELLE FORME, ON REFUSE DE S’Y SOUMETTRE, L’HÉRÉSIE FORMELLE EST CONSOMMÉE … Cette opposition voulue au magistère de l’Église constitue la pertinacité [obstination], que les auteurs requièrent pour qu’il y ait péché d’hérésie … Il faut observer avec Cajetan (in : IIam IIae, q. XI a. 2) et Suarez (loc. cit., n° 8), que CETTE PERTINACITÉ N’INCLUT PAS NÉCESSAIREMENT UNE LONGUE OBSTINATION DE LA PART DE L’HÉRÉTIQUE ET DES MONITIONS DE LA PART DE L’ÉGLISE ».

Par conséquent après avoir repris quelqu’un qu’on soupçonne positivement ou un hérétique dont on n’est pas sûr s’il est formel ou non, et lui avoir montré la vérité de foi, s’il continue à rester obstiné quand même, il est hérétique formel sans délai et sans aucune autre monition individuelle de l’Église (La loi divine est déjà la monition collective de l’Église comme étant déjà faite).

Voici un parfait exemple de la peine automatique de loi divine pour hérésie :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 ex cathedra : «Par conséquent, la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui pense des choses opposés ou contraires».

Pape Pie IX, constitution Ineffabilis Deus, 8 déc.1854 ex cathedra : «Si quelqu’un avait la présomption … de penser contrairement à notre définition [de l’Immaculée Conception], qu’il apprenne et qu’il sache que, CONDAMNÉ PAR SON PROPRE JUGEMENT, il aurait souffert naufrage dans la foi ET CESSÉ D’ÊTRE DANS L’UNITÉ DE L’ÉGLISE ; et que, de plus, il encourt PAR LE FAIT MÊME les peines de droit, s’il ose exprimer ce qu’il pense de vive voix ou par écrit ou de toute autre manière extérieure que ce soit».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère) : «si quelqu’un adhère à une seule [hérésies], PAR LE FAIT MÊME, IL SE SÉPARE [se coupe, est coupé] de l’unité catholique».

Donc, à partir du moment où un hérétique est formel, il est condamné par son propre jugement et obstination hérétique, et cesse d’être dans l’unité de l’Église par le fait même.

11° Tout baptisé est tenu de connaître sa foi

Saint Thomas, Somme théologique, Ia, q. 32, a. 4 : « tous les catholiques sont censés connaître le magistère de l’Église et les vérités révélées dans la Sainte Écriture ».

Concile Vatican I, constitution dogmatique Dei Filius, 26 avril 1870, ch. 3 ex cathedra : « Ajoutons que doivent être crues, de foi divine et catholique, toutes les choses qui sont contenues dans la parole de Dieu, soit écrites soit transmises par tradition, et que l’Église, soit par un jugement solennel, soit par le magistère ordinaire et universel, propose comme étant divinement révélé ». (cité aussi dans le CIC 1917, canon 1323, § 1)

CIC 1917 canon 1324 : « Il ne suffit pas d’éviter la dépravation hérétique, mais il faut également fuir avec empressement ces erreurs qui en approchent plus ou moins. C’est pourquoi tous doivent, en effet, suivre les constitutions et décrets par lesquels ces opinions sont proscrites et interdites par le Saint-Siège ».

Tous les baptisés doivent croire tout ce qu’enseigne l’Église, et sont censés connaître le magistère, et sont par conséquent tenus d’éviter les hérésies et les erreurs proches de l’hérésie. Donc, ceux qui ne connaissent pas le relativisme, le protestantisme, le libéralisme, le modernisme, l’œcuménisme, l’indifférentisme, l’obligation absolue du baptême d’eau, de la foi et de l’appartenance à l’Église pour le salut, etc. sont sans excuse quand ils peuvent s’instruire et ne le font pas. Bien sûr, on ne peut connaître toutes les lois de l’Église – et des saints ont été dans l’erreur ou hérésie matérielle, certains ont même été suspectés d’hérésie – mais on doit connaître la foi catholique pour fuir les erreurs proches de l’hérésie. C’est la raison pour laquelle l’ignorance de la foi est un si grand fléau, parce que par cette ignorance les baptisés avalent les idées hérétiques et deviendront hérétiques en y adhérant parce que leur ignorance était coupable, ce qui les coupera de l’unité de l’Église fondée de droit divin sur l’unité de la foi. L’ignorance coupable (négligence ou paresse de s’instruire de ce qu’on doit savoir alors qu’on le peut) de la foi est un péché mortel contre la foi (par omission), et peut encourir, dans les cas les plus graves, l’excommunication de fait.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Prima Secunda, Q. 76, art. 2 : «…celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché [mortel], alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir».

CIC 1917 canon 2229 § 1 : «L’ignorance affectée [volontaire pour échapper] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse jamais d’aucune peine ‘latae sententiae’ [ipso facto]».

CIC 1917 canon 2229, § 3 : «L’ignorance crasse ou supine [négligence ou paresse] de la loi, ou seulement de la peine, n’excuse d’aucune peine latae sententiae [ipso facto] ; l’ignorance qui n’est pas crasse ou supine excuse des peines médicinales mais non des peines vindicatives ‘ferendae sententiae’».

12° Culpabilité, publicité et notoriété

L’Église fait la distinction entre public et notoire, parce qu’un fait public peut n’être qu’une rumeur ou bien être excusable, et afin que des innocents ne soient pas accusés injustement. Mais cela n’empêche pas un fait public d’être vrai pour autant, seulement un fait public doit être vérifié pour être certain alors qu’un fait notoire n’a pas besoin d’être vérifié pour être certain. C’est pour cela qu’on doit vérifier le fait public dont on a connaissance seulement publiquement. Et cela signifie qu’un fait public est imputable après qu’il soit connu et avéré.

Il faut distinguer l’imputabilité (peine imputable pour certitude de culpabilité) d’avec le degré de connaissance du fait. L’imputabilité (peine imputable) d’hérésie est causée par la certitude de l’obstination contre une vérité de foi (loi divine). La notoriété est le degré de connaissance de l’imputabilité. La notoriété d’un fait n’admet aucune excuse d’ignorance d’un fait imputable. La publicité (public, domaine public) admet une excuse d’ignorance d’un fait imputablemais bien évidemment il n’y a pas d’excuse d’ignorance si le fait est connu.

La connaissance d’un fait public peut ne pas être imputable car il n’est pas censé être connu de fait, mais la connaissance est imputable quand le fait est connu. La connaissance d’un fait notoire est toujours imputable car il est censé être connu de fait. On est coupable de faire quelque chose contre la loi de l’Église quand c’est notoire par ce que on est censé de fait le connaître. On n’est pas coupable quand c’est public (peut ne pas être avéré) parce qu’on n’est pas censé de fait en avoir connaissance, mais quand on le connaît, on est censé le vérifier, sous peine d’être complice :

Jacques 4, 17 : «Pour celui qui connait le bien à faire, et ne le fait pas, pour lui c’est le péché» [cf Luc 12, 47-48].

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Saint Justin Martyr, Père de l’Église, Dialogue avec Tryphon, n° 82, 2ème siècle : « … tous ceux qui peuvent dire la vérité et ne la disent pas seront jugés par Dieu, selon que Dieu le témoigne par la bouche d’Ézéchiel lorsqu’il dit : « Je t’ai établi gardien de la maison d’Israël, si le pécheur pèche et que tu ne l’avertisses pas, il sera perdu lui-même par son péché, … mais à toi je te demanderai son sang ; si au contraire tu l’as averti, tu seras innocent » (Ez. 3, 17-19)».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

L’interdiction de l’Église de communiquer religieusement avec les hérétiques est un fait dogmatique (un fait qui s’il était faux rendrait un dogme faux) qui relève de la loi divine. Donc quand un hérétique est connu en tant que tel, c-à-d certainement obstiné, il doit être évité parce que l’hérétique se coupe par la loi divine avant même et de relever de la discipline universelle (absolument obligatoire ou inviolable) de l’Église.

C’est l’obstination dans une hérésie (ou schisme) qui fait la culpabilité et l’imputabilité (la peine applicable selon le droit), c’est-à-dire le fait que l’obstination soit certaine ou dite formelle ; Pour que l’hérétique soit formel il doit nier ou douter d’une vérité de foi malgré qu’il la connaît et qu’il la comprend suffisamment comme telle : il se coupe de lui-même de l’unité de la foi et de l’Église.

C’est la publicité qui fait connaître ou rend connu la culpabilité ; le fait que l’hérétique se fasse connaître à l’extérieur ou manifeste, public, et notoire, c’est avoir connaissance de la part de l’hérétique qu’il connait et qu’il comprend ce qu’il nie (formel) ou pas (matériel). La preuve que la culpabilité diffère de la connaissance, c’est qu’un hérétique occulte (qui est formel ou certainement coupable), même connu de personne, se coupe de lui-même de l’unité de la foi et de l’Église, comme on peut le voir par le Magistère ci-dessus (Concile de Florence « Cantate Domino », Satis cognitum, Mystici corporis Christi, etc.).

Un hérétique formel est celui qui est certainement obstiné.

Un hérétique manifeste est celui qui fait connaître son obstination avérée ou évidente contre une vérité de foi qu’il connaît comme telle. Comme le for externe relève de la responsabilité visible et apparente individuelle dans l’Église (et la société civile), manifeste signifie imputable.

Un hérétique public est celui qui est dans le domaine public, ou celui qui adhère ouvertement à une secte hérétique (comme ceux qui sont en communion avec les antipapes et chefs apostats vatican 2 ou avec d’autres sectes soit-disant « traditionalistes »). Un hérétique matériel public est celui qui avance une hérésie mais qui a une excuse licite (prévue par le droit) : soit il ne connaît pas le dogme, soit il comprend mal le dogme de bonne foi, soit il avait déclaré s’être soumis au jugement de l’Église avant.

Un hérétique est notoire quand il est public et impossible de tergiverser ni être excusé, selon le droit canon (loi ecclésiastique non-infaillible) fondé sur Ex Omnibus, mais le Magistère infaillible enseigne qu’un hérétique public, manifeste et obstiné est certainement condamné :

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus Sur la Constitution Apostolique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «4. …les objecteurs publics et notoires sur le sujet… D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance au motif de cette constitution, et d’avoir continué dans cet état [obstiné] ; C’est tellement connu que le scandale public qui en découle n’a pas encore diminué. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal».

Cela signifie qu’un hérétique public (dans domaine public), manifeste (évident ou avéré au for externe) et obstiné (qui ne montre aucune modification après l’avoir repris) est certainement condamné, et qu’il doit absolument être évité sous peine de péché mortel, qu’il puisse ou non tergiverser.

Tout catholique est tenu de connaître sa foi sans ignorance coupable de sa part. Tout catholique doit connaître assez la foi pour pouvoir connaître l’hérésie. Quand un catholique sait de quelque façon ou soupçonne positivement que quelqu’un adhère à une hérésie ou à une église hérétique, il serait coupable de faire ce qui est illicite parce qu’il le sait. Il devrait ordinairement questionner la personne en question sur sa foi : ne pas le faire serait un déni de la foi. Ensuite il devrait lui montrer la vérité de foi : un catholique doit confesser la foi quand c’est nécessaire et qu’il le peut. Il saura ainsi si la personne en question est obstinée (hérétique formel) ou non (hérétique matériel).

Un hérétique est formel ou certain quand il est obstiné. Un hérétique obstiné est hors de l’Église de loi divine qu’il soit, pas, peu ou beaucoup connu, ou qu’il soit connu d’aucune personne, connu de peu ou de beaucoup de personnes. Un hérétique est connu quand il est manifeste (évident, formel et extérieur, visible, significatif, avéré), que ce soit publiquement ou non. Un catholique n’est pas coupable de communiquer religieusement avec un hérétique quand il ne le connaît pas ou qu’il ne peut pas le connaître et sans faute de sa part, mais il pèche quand il le connaît ou qu’il est dans le péché d’ignorance coupable de connaître la vraie foi.

Il existe de nombreux moyens de connaître un hérétique en tant que tel (certainement obstiné). On peut voir ci-dessous deux exemples avec saint Jérôme enseignant que par une question on peut nier ouvertement la vérité, et que ceux qui ne veulent pas répondre peuvent aussi être certainement avérés menteurs :

Saint Jérôme, père de l’Église, Commentarii in evangelium Matthaei, lib. III, p. 193. 1484 -1499 : ces paroles : «Par quelle autorité faites-vous ces choses ?» ne sont-elles pas un doute formel que ce soit au nom de la puissance de Dieu, et ne laissent-elles pas sous-entendre que c’est au nom du démon que Jésus opère ces merveilles ? Ils ajoutent : «Et qui vous a donné ce pouvoir ?» Et ils nient par là ouvertement qu’il soit le Fils de Dieu.

«Ils répondirent donc à Jésus : Nous ne savons». Cette réponse était un véritable mensonge … Il leur démontre ainsi qu’ils le savent fort bien, mais qu’ils ne veulent pas répondre, et qu’il sait aussi que répondre, mais qu’il ne veut pas le faire, parce qu’eux-mêmes ne veulent pas dire ce qu’ils savent. (Cité par St Thomas, Catena aurea Matt. 21, 23-27)

Par conséquent, de la même façon un hérétique peut aussi bien être manifeste et nier ouvertement la vérité de foi par une question ; et un hérétique peut aussi être manifeste et certainement avéré parce qu’il ne veut pas répondre.

Tout catholique doit connaître la foi pour être en mesure de repérer l’hérésie quand elle se présente, et doit défendre la foi et condamner les hérésies et hérétiques : Il s’agit d’un commandement de Dieu (loi divine de la règle de la foi) et pas d’un choix. Une hérésie peut être flagrante sans pour autant être manifeste, c’est-à-dire qu’un baptisé peut dire une hérésie flagrante mais il pourrait peut-être encore être un hérétique matériel (dans l’erreur de bonne foi par ce qu’il ne connait pas le dogme) ou avoir une vraie raison pour ne pas être obstiné (en s’étant clairement soumis d’avance au jugement de l’Église) ; mais quand l’hérésie est manifeste, c’est l’obstination dans l’hérésie qui est manifeste (et donc la certitude de culpabilité peut être connue), et dans ce cas elle est soit visible ou évidente ou incontestable.

Juger définitivement comme hérétique quelqu’un qui croit en une hérésie (par exemple le « baptême de désir/sang »), serait aller trop loin et le juger à tort, si on commence par omettre de lui demander ce qu’il pense ou ce qu’il sait, mais après qu’on lui ait fait connaître les vérités de foi, il doit s’y soumettre et professer la vraie foi. Une personne devient hérétique ou schismatique en refusant obstinément d’accepter un dogme qu’il sait être enseigné par l’Église. Ainsi, si lui ont été présentées des preuves fausses ou non-infaillibles contre le « baptême de désir/sang », et s’il est encore incertain, il est possible qu’il soit un «hérétique matériel» (tant qu’il ne nie pas la nécessité de la foi en Jésus-Christ pour le salut ce que font ceux qui tiennent l’hérésie de salut pour ignorance invincible de la foi minimale). Il peut ne pas avoir pleinement compris ce que l’Église enseigne sur ce sujet, et s’il est incertain et n’est pas obstiné, il peut encore être un hérétique matériel (pas hérétique, mais dans l’erreur de bonne foi ou par ignorance non coupable), seulement après qu’il a eu connaissance du dogme il doit confesser la vraie foi sinon il est au moins coupable d’être suspect d’hérésie et il doit prouver son innocence ou sinon il doit être jugé hérétique.

13° Objection

Dans De Romano Pontifice, saint Robert Bellarmin cite le pape saint Célestin qui dit que Nestorius fut destitué de l’autorité dans l’Église catholique après être devenu notoire de fait :

Pape saint Célestin : « L’autorité de Notre Siège apostolique a déterminé que l’évêque, le prêtre ou le simple chrétien qui ont été déposés ou excommunié par Nestorius ou ses partisans, après que ce dernier ait commencé à prêcher l’hérésie ne doivent pas être considérés déposés ou excommuniés. Car lui, qui avait abandonné la foi par ces prédications, ne peut déposer ou excommunier qui que ce soit ».

Donc les hérétiques non-notoires ne sont pas encore destitués et ont encore la juridiction et un catholique peut encore recevoir d’eux les sacrements.

Réponse à l’objection

Les fidèles ont réagi en rompant la communion avec Nestorius, après avoir réalisé qu’il prêchait l’hérésie de notoriété publique. Mais cette notoriété publique a été comprise conformément au Magistère de l’Église qui ne peut pas se contredire, c’est-à-dire «manifestement opposé» et «d’avoir continué dans cet état [obstiné]», et dans ce cas précis, même manifestement obstiné. Mais on pourrait se dire, un hérétique notoire de fait pourrait-il déclarer quelque chose de contraire à la foi et être matériel ? Bien sûr que oui, parce qu’on n’a pas vérifié s’il était obstiné (Un hérétique notoire matériel serait celui qui affirmerait, sans malice c-à-d sans mauvaise foi, le contraire sans connaître ou sans comprendre la vérité de foi et dont l’état d’esprit adhérerait sans délai à la vérité s’il la connaissait). Par conséquent, ce n’est pas qu’il soit notoire qui compte, mais qu’on sache qu’il est obstiné. La malice se révèle par l’obstination, et c’est par la connaissance de l’obstination qu’un catholique a connaissance de la malice.

C’est d’abord par la règle de la foi (et non pas d’abord par le code de droit canon) qu’un catholique juge qu’un hérétique manifeste est un hérétique obstiné ; La règle de la foi est de loi divine qui condamne comme hérétique tout baptisé manifestement opposé et obstiné :

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus Sur la Constitution Apostolique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «4. …les objecteurs publics et notoires sur le sujet… D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance au motif de cette constitution, et d’avoir continué dans cet état [obstiné] ; C’est tellement connu que le scandale public qui en découle n’a pas encore diminué. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal».

Le Magistère est à prendre tel qu’il est écrit. Le Magistère confirme que la règle de foi pour condamner un hérétique comme formel et coupé de l’Église, c’est quand l’hérétique est manifeste (et s’il s’avère obstiné cela confirme ce qui était manifeste), c’est quand on le voit faire quelque chose de contraire à la foi divine et catholique (et bien sûr qu’on peut ensuite exercer la règle de la foi en questionnant afin d’avoir ou pas la confirmation de l’obstination ou pas) :

Pape Pie IX, constitution Ineffabilis Deus, 8 déc.1854 ex cathedra : «Si quelqu’un avait la présomption … de penser contrairement à notre définition [de l’Immaculée Conception], qu’il apprenne et qu’il sache que, CONDAMNÉ PAR SON PROPRE JUGEMENT, il aurait souffert naufrage dans la foi ET CESSÉ D’ÊTRE DANS L’UNITÉ DE L’ÉGLISE ; et que, de plus, il encourt PAR LE FAIT MÊME les peines de droit, s’il ose exprimer ce qu’il pense de vive voix ou par écrit ou de toute autre manière extérieure que ce soit [manifestes]».

Le dogme ne parle pas de notoires mais de manifestes. Si vous n’obéissez pas entièrement au dogme, vous êtes un hérétique.

C’est la raison pour laquelle, saint Robert dit :

Saint Robert Bellarmin, Cardinal, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, lib. IV, c. 9, n° 15 : «Les hommes ne sont pas tenus ou en mesure de lire dans les cœurs. Mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Quand un catholique condamne un hérétique, et qu’il continue quand même à le fréquenter religieusement, il pèche par complicité :

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Par conséquent, le code faillible de droit canon de 1917 stipule :

Code de droit canon 1917, can. 188 : «En vertu de la renonciation tacite admise ipso jure [de droit], sont vacants ipso facto et sans aucune déclaration, quelque office que ce soit si le clerc : « …4° fait une défection publique de la foi catholique [Latin : A fide catholica publice defecerit] ».

Le canon 188 § 4 n’utilise pas le terme défection notoire mais défection publique pour dire lesquels perdent leur juridiction. Le canon 2197 sur la publicité et notoriété de fait ne parle pas des hérétiques qui doivent être évités et ne parle pas desquels gardent ou non leur office, ou lesquels doivent être évités, parce que les hérétiques sont déjà jugés selon la règle de la foi qui est de loi divine ; mais par contre le canon 188 ci-dessus définit ceux qui perdent leur office de fait parce que cela a rapport à la loi divine de l’unité de la foi et de l’Église.

Un hérétique peut être appelé notoire parce qu’il ne peut pas tergiverser (frauder, feinter) en manifestant quelque chose, mais s’il n’a pas été vérifié s’il est réellement obstiné, on n’est même pas certain de l’imputabilité. Quand un hérétique est manifeste (se fait connaître d’une manière ou d’une autre), et quand il confirme, de quelque façon que ce soit qu’il reste obstiné, un catholique doit le condamner.

Le canon 2197 du code de droit canon 1917 (faillible) sur la notoriété de fait selon laquelle la tergiversation (fraude, feinte) est impossible, parle de la connaissance certaine de fait (d’office) de ce qui est manifeste, mais pas de l’obstination certaine parce que l’élément d’obstination est de loi divine pour hérésie ; ce canon 2197 sert dans la procédure d’un jugement canonique (de droit ecclésiastique), à déterminer en partie le degré de connaissance de culpabilité mais après l’élément d’obstination qui est de loi divine pour hérésie. Cela signifie que le fait de ne pas pouvoir tergiverser (frauder, feinter) permet une connaissance certaine sans excuse du fait, mais que c’est n’est pas ce qui détermine l’imputabilité, qui elle est définie par l’obstination certaine par la loi divine pour hérésie. La tergiversation peut être l’obstination ; Si un hérétique tergiverse en étant obstiné, il a beau ne pas être notoire, il montre qu’il est hérétique. Le Magistère (la règle de la foi et loi divine) définit que la peine est aussi certaine qu’un jugement de tribunal par ce qui est manifeste et obstiné, c-à-d la connaissance extérieure (manifeste) de l’obstination (demeurer dans le même état de ce qui était manifeste). C’est l’unité de la foi de droit divin qui est essentielle et qui prime. Donc, dès qu’un catholique sait qu’un baptisé ne tient certainement pas la foi divine et catholique, il le sait, et quand il en est certain il doit le condamner (quand il n’en est pas certain, il doit le vérifier) et ne pas entrer en communication religieuse avec lui, sinon il est coupable de passer outre l’unité de la foi.

La réception de sacrements d’hérétiques connus est absolument interdite par l’Église

Quasiment tous les prêtres valides « traditionalistes » sédévacantistes dans le monde sont hérétiques parce qu’ils tiennent une ou plusieurs hérésies, c’est-à-dire qu’ils montrent en parole ou en acte qu’ils pensent obstinément le contraire de l’Église ou doutent obstinément en matière de foi et de morale. Quasiment tous tiennent des hérésies : salut pour l’ignorant invincible de la foi minimale, baptême de désir et de sang, salut sans sacrement de baptême, appartenance à l’âme de l’Église hors du Corps ; contrôle naturel des naissances ; faux Magistère inventé ; participation aux sectes hérétiques, réception de sacrements d’hérétiques, confection aux hérétiques, etc. Voir : Hérésies actuelles

L’Église enseigne d’éviter tous les hérétiques, c’est-à-dire ceux qui doutent ou nient obstinément (ou de mauvaise foi) les vérités de la foi et de la morale infailliblement définies par le Magistère de l’Église. Il s’agit bien entendu de ceux qu’on sait être hérétiques car si on les connaît pas, on ne peut pas savoir qu’ils sont à éviter, ou c’est qu’ils sont des hérétiques occultes (cachés) : C’est l’enseignement infaillible de l’Église catholique qui comprend Tite 3, 10 littéralement :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Est-ce que l’Église enseigne que les catholiques peuvent recevoir les sacrements d’hérétiques (sauf le baptême de loi divine et le Mariage de droit divin) ? Non.

Est-ce que l’Église enseigne que les catholiques peuvent recevoir les sacrements de Pénitence, d’Eucharistie, d’Extrême-onction, d’Ordre ou de Confirmation, de certains hérétiques ? Non, l’Église l’interdit de tous les hérétiques.

Est-ce que la réception de sacrements d’hérétiques n’est qu’une question de loi ecclésiastique ? Non, c’est une question d’abord de loi divine et foi divine et catholique et de discipline universelle de l’Église, et ensuite de loi ecclésiastique.

Est-ce que l’Église enseigne que les catholiques peuvent recevoir des sacrements d’hérétiques publics, manifestes, ou formels, c’est-à-dire connus comme étant obstinés ? Non, absolument pas. Par conséquent tous ceux qui disent obstinément le contraire sont hérétiques.

L’Église interdit absolument à ses ministres de donner les sacrements aux hérétiques et elle interdit de même aux catholiques de recevoir des sacrements de prêtres hérétiques (quand ils peuvent être ou sont connus, bien sûr) parce qu’ils ne sont pas dans l’Église et parce qu’ils ne sont pas ses ministres. L’Église enseigne absolument de loi divine et inviolablement de loi ecclésiastique sous peine d’excommunication de fait d’éviter toute communion religieuse avec des hérétiques (que l’on connaît comme tels) sauf pour le sacrement de baptême nécessaire au salut et en cas d’extrême nécessité et s’il n’y a personne d’autre qu’un hérétique pour l’administrer (et aussi le sacrement de Mariage qui est à part 1° parce que le Mariage est de droit divin ; 2° parce que le prêtre ministre de l’Église n’est pas le ministre du sacrement mais le témoin du sacrement en tant que ministre de l’Église, et l’Église interdit absolument tout mariage devant un prêtre hérétique non-ministre de l’Église ; 3° parce que c’est le consentement mutuel des deux parties contractantes qui fait le Mariage. Voir Mariage : catéchisme, doctrine catholique)

Les baptisés doivent connaître leur foi, qui est la foi de la véritable Église reçue au baptême, c’est-à-dire la foi traditionnelle ou celle de la Tradition apostolique (des Apôtres) de l’Église, la seule foi divine et catholique. Tout baptisé est tenu de connaître sa foi sous peine de péché mortel par omission pour ignorance coupable. Tout prêtre (valide) doit être d’office soupçonné d’hérésie en ces temps de grande apostasie vatican 2 où les hérésies pullulent partout et ont infesté tous les « catholiques traditionalistes ». Un catholique doit questionner la foi du prêtre afin de confirmer ou non s’il est hérétique, ce faisant vous verrez que quasiment tous les prêtres valides dans le monde sont hérétiques ou obstinés. Quand vous savez que votre prêtre est un hérétique, vous devez l’éviter sous peine de péché mortel, peu importe qu’il enseigne publiquement ou non son hérésie ou qu’il impose ou non son hérésie, ou qu’il cache un peu ou affiche son hérésie : à partir du moment où vous le savez être hérétique, vous devez l’éviter. C’est l’enseignement de l’Église, comme on va le voir, et donc quiconque pense sciemment le contraire est hérétique car il nie en connaissance le Magistère de l’Église.

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés automatiquement de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

L’Église enseigne ci-dessus, par la décrétale du pape Léon XIII que «les sacrements … en dehors de l’unité du Christ … ils ne sont plus les sacrements» car l’hérétique est hors de l’Église et par ce fait il n’est pas ministre de l’Église (sauf pour le sacrement de baptême absolument nécessaire pour être membre de l’Église et pour le salut, et reçu validement d’un hérétique en cas de nécessité prévue par la loi divine) ; en outre cela signifie que les sacrements hors de l’Église sont sacrilèges. Les décrétales sont ordinairement des lettres de réponses sur des questions canoniques ou de préceptes (loi ecclésiastique). (Édition de référence des Décrétales : A.-L. Richter, A. Friedberg, Éd., Corpus Iuris canonici, Graz, 1959, T. 1, T. 2)

En passant, le pape Léon XIII n’inclut évidemment pas le sacrement du Mariage en disant «les sacrements … en dehors de l’unité du Christ … ils ne sont plus les sacrements», parce que le Mariage est de droit divin et est administré par les époux, et le prêtre n’est pas ministre du sacrement mais témoin du sacrement comme ministre de l’Église. Si l’Église interdit de contracter Mariage devant un prêtre hérétique (qui n’est pas ministre du sacrement) sous peine d’excommunication automatique ou ipso facto (CIC 1917, can. 2319), encore moins est-il permis aux catholiques de recevoir les autres sacrements d’un prêtre hérétique (quand il est connu), ministre des sacrements sans être ministre de l’Église (sauf pour le baptême).

Veuillez noter que Exima nos Laetitia parle ci-dessus de sacrements hors de l’unité du Christ : L’unité de l’Église est fondée sur l’unité de la foi de loi divine, donc les sacrements hors de l’unité de l’Église sont régis par la loi divine et la règle de l’unité de la foi. En outre, tout baptisé est absolument tenu d’obéir aux décrétales parce que l’Église condamne infailliblement l’erreur selon laquelle les chrétiens n’aient pas à obéir aux décrétales (condamnation du Magistère en rapport indirect avec les condamnations de John Wyclif, en attente ici de retrouver la référence absolument certaine). Par conséquent, les catholiques doivent absolument obéir aux décrétales des vrais papes, dans tous les cas (même si nécessité sauf bien sûr si c’est précisé autrement).

En outre, la décrétale Exima nos Laetitia est la discipline universelle de l’Eglise 1° car elle est relative à l’unité de l’Église (loi divine) et 2° car elle doit infailliblement recevoir l’obéissance.

Tout baptisé est infailliblement tenu d’obéir à la discipline universelle de l’Église :

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la [Foi] nie est hérétique ; celui qui la [discipline] reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

Comme on peut le voir ci-dessus, 1° c’est un dogme que tout catholique est tenu d’obéir aussi à la discipline, et 2° penser qu’un catholique peut cesser d’obéir à la discipline tout en professant la foi catholique est contraire au dogme. Par conséquent tout catholique est tenu d’obéir à la Décrétale Exima nos Laetitia du Pape Léon XIII : «Les Sacrements … en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés automatiquement de l’Église par loi divine] … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême».

Et comme l’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi de loi divine, c’est par conséquent la loi divine que ceux qui ne tiennent pas la seule vraie foi catholique ne sont pas dans l’unité de l’Église. Voir : L’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi

En passant, ceux qui croient que, si l’Église peut autoriser un mariage entre un catholique et un hérétique, Elle autorise aussi à recevoir d’autres sacrements d’hérétiques connus se trompent parce que sinon ils doivent croire aussi que le Pape Léon XIII est erroné dans sa Décrétale Exima nos Laetitia ci-dessus, parce que cela impliquerait que le mariage hors de l’unité catholique serait sacrilège (ce qui est bien le cas quand il n’est pas autorisé par l’Église).

Les hérétiques et schismatiques ne sont pas ministres de l’Église dans l’Écriture (de loi divine). Les hérétiques sont prêtres par leur ordination mais ne sont pas ministres de l’Église par leur hérésie, ils ne représentent pas l’Église, et n’ont pas de fonction ni de pouvoir de l’Église ni dans l’Église (ni non plus d’ailleurs hors de l’Église bien entendu).

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

St Alphonse de Liguori, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés, p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés».

L’unité de foi est nécessaire de droit divin pour l’unité du Corps des fidèles, pour l’unité de gouvernement (juridiction autorité, fonction), et pour la communion, comme on peut le voir ci-dessous :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [non-catholique] et un publicain [pécheur public] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre DANS ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Le Magistère de l’Église enseigne ci-dessus que l’unité de la foi, l’unité du corps, l’unité de gouvernement et l’unité de communion sont de droit divin, et aussi que ceux qui sont divisés pour des raisons de foi sont infailliblement divisés de l’Église, car il n’y a qu’une seule foi et un seul corps du Christ qui est l’Église.

Je vous le demande, est-ce qu’un hérétique a la foi catholique, ou est dans l’unité de l’Église de quelque façon que ce soit ? Bien sûr que non. La réception des sacrements d’hérétiques connus (qu’on connaît) est absolument interdite.

Romains 16, 17-18 : «Je vous prie mes frères d’observer ceux qui sèment des dissensions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et détournez-vous d’eux. Car de tels hommes ne servent point le Christ notre Seigneur, mais leur ventre ; et par de douces paroles et des flatteries, ils séduisent les âmes simples».

2 Timothée 3, 2, 5 : « Or sache qu’à la fin des jours [temps actuels de la grande apostasie], viendront des temps périlleux. Il y aura des hommes … ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité [comme les hérétiques et schismatiques]. Évite encore ceux-là ».

Abbé Bergier (1718-1790), Traité historique et dogmatique de la vraie religion, T. IX, Chaine sur les hérétiques, p. 262 : « 16. … je n’appelle plus église une société qui a fait une fois profession de ne pas garder le dépôt [de la foi] et de changer la doctrine qui lui avait été donnée. … 20. … il est aussi notoire [publiquement certain] que ces sectes n’ont pas conservé aussi fidèlement la doctrine chrétienne [catholique], qu’il est de notoriété publique qu’en se séparant elles ont fait profession ouverte de changer la doctrine qu’elles avaient reçues de leurs pères [c-à-d. : se séparer de l’unité de la foi c’est se séparer de l’unité de l’Église et c’est professer ouvertement une autre doctrine] ».

Il est nécessaire de développer cette question de réception de sacrements d’hérétiques car 1) quasiment tous les prêtres aujourd’hui tiennent (obstinément) des hérésies et sont donc des hérétiques, et 2) on ne peut absolument pas aller à certains hérétiques « moins hérétiques » pour les sacrements. En outre, la thèse de réception de sacrements d’hérétiques est hérétique.

Catholique = ayant pour règle l’enseignement de l’Église. Selon la règle de la foi, les catholiques ne peuvent pas être en communicatio in divinis/sacris avec des hérétiques connus comme tels qui sont coupés de l’unité de l’Église et de la foi et non-catholiques.

Ceux qui ne professent pas la vraie foi, comme les hérétiques et les schismatiques, ne sont pas membres de l’Église

Le Magistère ordinaire et infaillible de l’Église catholique enseigne, par le pape Pie XII que seuls ceux qui font partie des membres de l’Église sont ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi. Ceux qui ne professent pas la vraie foi, comme les hérétiques et les schismatiques, ne font pas partie des membres de l’Église. C’est la loi divine immuable.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

En passant, cette déclaration confirme aussi la loi divine du sacrement de baptême qui est une régénération infailliblement et absolument nécessaire pour le salut et réfute comme hérétiques tout autre baptême comme le baptême de désir et le baptême de sang, ou l’appartenance à l’Église sans sacrement de baptême comme l’hérésie de l’appartenance à l’âme de l’Église (qui est un Corps) mais pas au Corps, ou le salut pour l’ignorant invincible des mystères essentiels de la foi (la Trinité et l’Incarnation, Dieu rémunérateur, et la loi naturelle) qui est la pire de ces hérésies, niant même de croire en Jésus-Christ pour le salut éternel.

Aucun baptisé ne peut et ne doit pas interpréter toute déclaration du Magistère qui est infaillible, soit solennel ou ordinaire :

Pape Pie XII, Humani generis, n° 21, 12 août 1950 (Magistère) : « Ce dépôt de la foi, ce n’est pas à chacun des fidèles, ni même aux théologiens eux-mêmes que Notre Divin Rédempteur en a confié l’interprétation authentique, mais au seul magistère de l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi ELLE A REGARDÉ COMME DES REBELLES DÉCLARÉS [manifestes], ET CHASSÉ LOIN D’ELLE TOUS CEUX QUI NE PENSAIENT PAS COMME ELLE SUR N’IMPORTE QUEL POINT DE SA DOCTRINE. Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié automatiquement par loi divine] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique (De Hæresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 : « Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il veut qu’il n’y ait chez tous QU’UNE MÊME FOI. Toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que telle ou telle vérité fait partie de l’ensemble de la doctrine divinement révélée, chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. …peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc TOUTE la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car TELLE EST LA NATURE DE LA FOI QUE RIEN N’EST PLUS IMPOSSIBLE QUE DE CROIRE CECI ET DE REJETER CELA».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 : « L’Église professe, en effet, que la foi est une vertu surnaturelle par laquelle, sous l’inspiration et avec le secours de la grâce de Dieu, nous croyons que ce qui nous a été révélé par Lui est véritable : nous le croyons, non point à cause de la vérité intrinsèque des choses vue dans la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l’autorité de Dieu Lui-même qui nous révèle ces vérités, et qui ne peut ni Se tromper ni nous tromper. SI donc IL Y A UN POINT évidemment RÉVÉLÉ PAR DIEU ET QUE NOUS REFUSIONS DE LE CROIRE, NOUS NE CROYONS ABSOLUMENT RIEN DE LA FOI DIVINE [apostasie]. …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie], puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi. CEUX QUI NE PRENNENT DE LA DOCTRINE CHRÉTIENNE QUE CE QU’ILS VEULENT, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [religion d’homme] PLUTÔT QU’À DIEU ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Tous ceux qui refusent d’être soumis à cet enseignement ci-dessus sont hérétiques : Hérétiques formels (vrais) s’ils sont obstinés en connaissance de ces vérités et de mauvaise foi ; hérétiques matériels (pas hérétiques) s’ils sont de bonne foi et par méconnaissance. Ceci doit être clair pour tous. En outre, ceux qui gardent le silence sciemment après que leur ont été présentés les dogmes sont coupables aussi. C’est la règle de la foi que ceux qui refusent (volontairement) de se soumettre à l’enseignement du Magistère de l’Église doivent être considérés coupés de fait de l’Église.

Il faut être entièrement soumis au Magistère de l’Église pour être membre de la véritable Église

Quiconque nie ou pense le contraire, ou doute, même seulement d’une seule vérité révélée de foi ou de morale est hérétique et est excommunié par le fait (automatiquement). Celui-là pèche contre la foi car la foi, vertu surnaturelle de croire fermement tout ce que Dieu nous a révélé, et c’est le Magistère (dogmes et vérités révélées) qui définit le contenu de la révélation (Écriture et Tradition orale) car l’Église est la gardienne du dépôt de la foi des Apôtres. Ce qui rend un baptisé hérétique est l’obstination contre le Magistère de l’Église. L’obstination hérétique est révélée simplement quand le dogme est présenté et que le baptisé le nie, le refuse, pense l’opposé, ou en doute sciemment (ou en connaissance de cause ou de mauvaise foi). Mais une personne qui ne connaît pas ou ne comprend pas le dogme sans faute de sa part est supposée de bonne foi et n’est pas hérétique ni coupée de l’Église.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Code de droit canon 1917, can. 1325 : «Si un baptisé refuse opiniâtrement [obstinément] ou doute de quelque chose à croire de la vérité de la foi divine et catholique, il est hérétique».

L’hérétique, qu’il soit connu (on le sait) ou occulte (on ne le sait pas), est coupé de fait ou automatiquement par la loi divine de l’Église et il n’a aucune juridiction, ni autorité, ni fonction. A partir du moment où on connaît la mauvaise foi hérétique, il doit être absolument évité. Le prêtre validement ordonné qui est hérétique (nie ou doute du Magistère) pèche en confectionnant (même validement) les sacrements (sauf le baptême en cas d’extrême nécessité) et on pèche, quand on le sait, en recevant les sacrements d’un tel prêtre (sauf le baptême en cas de stricte nécessité). On ne pèche pas quand on le sait pas (ou qu’on ne peut pas le savoir) : c’est une excuse en droit (prévue dans la loi).

Alors certains esprits pourraient se dire : C’est mieux de ne pas trop connaître sa foi, comme ça, on ne sait pas et donc on ne pèchera pas en recevant des sacrements d’hérétiques. Ceci est la marque d’un esprit qui n’est pas droit et un calcul pervers, car c’est un péché mortel d’omission pour ignorance coupable de ne pas s’instruire et connaître sa foi quand on le peut.

Saint Thomas d’Aquin, Summa, Prima Secunda Pars, Q. 76, art. 2 : « …celui qui néglige de faire ou de faire ce qu’il doit faire, commet un péché d’omission. C’est pourquoi, par négligence, l’ignorance de ce que l’on est tenu de connaître, est un péché, alors qu’elle n’est pas imputée comme un péché de l’homme, s’il ne parvient pas à savoir ce qu’il est incapable de savoir».

Catéchisme Penny n° 177 : «Quels sont les péchés contre la Foi ? Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église».

Il est de loi divine que tout baptisé doit condamner les hérésies et les hérétiques (et donc qu’il doit vraiment connaître sa foi pour repérer les hérésies) selon les dogmes suivants :

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553, 8ème sess., can. 11, ex cathedra (Magistère solennel) : «Quiconque ne condamne pas tous les hérétiques, … qu’il soit anathème». (Ench. Symb. 223 433)

Pape saint Agathon Ier, (678-681) ex cathedra (Magistère solennel) : Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique [c-à-d. que personne ne peut prier avec les hérétiques et être catholique]. (Sacrorum Conciliorium, Archevêque John Mansi, Thomas Florentiae, 1759, XI, 635, 12)

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra (Magistère solennel) : C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie. (II – Décrets [n° 26], (Décrets 382), 1312)

Pape Martin V, Concile de Constance, ex cathedra (Magistère solennel) : Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques. (Sess. XV, 6 juil. 1415 ; Décret. 421-422)

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605) ex cathedra (Magistère solennel)  : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, devront être totalement [en tous sens] évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique [Ceux qui adhèrent à l’affirmation de toute assertion contraire à la vérité de la foi disséminent l’hérésie]. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

En passant, bien que le concile Latran V contient de nombreux décrets de loi ecclésiastique, la session 8 ci-dessus est dogmatique car elle condamne toute assertion contraire à la vérité de la foi : c’est 1° une condamnation et 2° en matière de foi, c’est-à-dire deux critères de loi divine et repris par le concile vatican I, Dei Filius ex cathedra (Ench. Symb. 1797 3017) en référence du 5ème concile du Latran, (Ench. Symb. 1441) : «Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée». Contrairement à ce que disent les hérétiques, tous les hérétiques doivent être totalement évités de loi divine (sauf le baptême de loi divine, et le Mariage de droit divin et autorisé par l’Église ; Et la loi divine ne peut pas se contredire).

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance [peine] … les constitutions et les décisions de cette sorte que Nous prenons maintenant concernent … la discipline ecclésiastique. … Si quelqu’un y contrevient par une audace téméraire, qu’il encoure par le fait même une peine d’excommunication déjà portée. Que personne donc… Si quelqu’un cependant…».

La session 9 ci-dessus est de loi ecclésiastique inviolable, c’est-à-dire sous peine d’excommunication automatique de droit ecclésiastique. Donc comme non seulement les hérétiques mais ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie doivent être éliminés de l’Église, ceux qui communiquent religieusement et en connaissance avec des hérétiques pèchent d’autant plus mortellement en désobéissant à l’Église. En outre, ceux qui communiquent religieusement chez des prêtres hérétiques (connus ou qu’ils connaissent) pèchent doublement par défection de lafoi parce qu’ils ne condamnent pas les hérésies et les hérétiques et ne professent pas ouvertement leur foi alors qu’ils devraient nécessairement le faire.

Voici d’autres enseignements de l’Église concernant tous les hérétiques :

Pape saint Clément Ier (88-98), Épître aux Corinthiens 42. 46 : Les hérétiques sont les fils du démon.

Pape Célestin Ier (422-432), Concile d’Éphèse, Décrets 74 : Les hérétiques corrompent la véritable manifestation du Saint Esprit.

Pape saint Léon Ier (440-461), De Jejun. Pent. 129. II, 3 : En dehors de l’Église Catholique, il n’existe pas de Sainte Unité.

Pape Vigile (537-555), Constantinople II, Décrets 113 : Ceux qui rejettent la Foi sont “étrangers à l’Église Catholique”.

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, Décrets 113 : Les hérétiques sont les portes de l’Enfer.

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553 : L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même.

Pape saint Grégoire Ier (590-604), Exposition sur le Psaume V : Les sectes hérétiques ne peuvent pas vivre de la vie de l’Église.

Pape Saint Martin Ier (649-655), Concile de Latran (Ench. Symb. 271 522) : Les prédicateurs hérétiques sont le fruit d’une opération diabolique.

Pape Hadrien II (867-872), Constantinople IV, Décrets 178 : Les hérétiques ne sont pas dignes de s’approcher des Sacrements.

Pape Innocent II (1130-1143), Concile de Latran II, Décrets 202 : Nous excluons de l’Église du Christ les hérétiques baptisés.

Pape Innocent III (1198-1216), Concile de Latran IV : Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent.

Pape Innocent III, Eius exemplo (Ench. Symb. 426 796) : Nous démasquons et nous nous dressons contre les hérétiques, adversaires du Christ.

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, Décrets 234 : Les Clercs ne peuvent donner la communion aux hérétiques.

Pape Innocent IV (1243-1254), Concile de Lyon I : Doivent être considérés comme des hérétiques… sont ceux qui, même sur une légère preuve, sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique.

Pape Boniface VIII (1294-1303), Unam Sanctam (Ench. Symb. 468 870) : Il n’y a pas de salut ni rémission des péchés en dehors de l’Église.

Pape Clément V (1305 – 1314), Concile de Vienne, Décrets 380 : L’adoration des non Catholiques est un déshonneur et est interdite.

Pape Martin V (1417-1431), Concile de Constance, Décrets 428 : Les hérétiques offensent Dieu et scandalisent l’Église.

Pape Jules II (1503-1513), Concile de Latran V, Décrets 597 : Les schismatiques sont les fils de la damnation.

Pape Léon X (1513-1521), Exsurge Domine (Ench. Symb. 763 1473) : Les schismatiques sont privés des prières habituelles de l’Église.

Pape Léon X, Concile de Latran V, Décrets 605-606 : Les Infidèles sapent la foi Catholique.

Pape Léon X, Concile de Latran V, Décrets 651 : Les Infidèles sont les ennemis haïssables de Dieu.

Pape Paul IV (1555-1559), Ad Catholicos Angliae : L’Église Catholique condamne les discours hérétiques.

Pape Pie IV (1560-1565), Concile de Trente s. 23, c. 4 : Que tous [clercs et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [hérésies].

Pape St Pie V (1566-1572), Catéchisme du Concile de Trente 101 : Les hérétiques ne sont pas membres de l’Église Catholique [Déclaration reprenant le Magistère].

Pape Pie VI (1775-1799), Super soliditate (Ench. Symb. 1500 2592-2597) : Seuls les Catholiques sont Chrétiens.

Pape Léon XII (1823-1829) (Encycliques Papales, Vol. I, 202) : N’est pas notre frère quiconque est hors de l’Église Catholique.

De nombreux autres enseignements de l’Église au sujet des hérétiques sont cités plus bas.

Obéissance à l’Église

L’Église enseigne infailliblement que tout baptisé doit nécessairement obéir à l’Église pour en rester membre. Ceux qui n’obéissent pas à l’Église, en connaissance et obstinément, sont hors de l’Église et du salut de loi divine.

Voici ce qu’enseigne le Magistère à ce sujet :

Matthieu 18, 17 : «s’il n’écoute point l’Église qu’il te soit un païen et un publicain».

Concile de Constance, (décrets 430), Articles de Jean Huss condamnés, 1415 ex cathedra : « 15. L’obéissance ecclésiastique est une obéissance inventée par les prêtres de l’Église, en dehors de l’autorité expresse de l’Écriture ».

On voit ci-dessus qu’est infailliblement condamnée l’idée que l’obéissance à l’Église soit hors de l’Écriture (de loi divine).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le Magistère authentique . … ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de «réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ» (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes plutôt qu’à Dieu».

Le Magistère enseigne que celui qui refuse de se soumettre son intelligence à la doctrine ou au Magistère n’obéit pas à Dieu.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen [c-à-d non-catholique] et un publicain [c-à-d pécheur public¹] (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

L’Église comprend Matthieu 18, 17 tel qu’il est écrit de loi divine.

¹ Tout péché public doit être réparé publiquement, comme l’enseigne l’Église de loi divine :

Pape Martin V, Concile de Constance, Inter cunctas, Questionnaire aux wyclifites et hussites, 22 fév. 1418 ex cathedra : « 39. De même s’il croit que les péchés mortels, et en particulier ceux qui sont manifestes, doivent être corrigés et extirpés publiquement ».

La loi divine de la règle de la foi donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique

Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Voir Hérésie de non-jugement «vous ne pouvez pas juger». Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église.

Pape Pélage II, Quod ad dilectionem, 585 : «Si quelqu’un, cependant, suggère ou croit ou prétend enseigner le contraire de cette foi, qu’il sache qu’il est condamné et aussi anathématisé selon l’opinion des Pères [Magistère]».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, 1513, (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]»

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère ordinaire infaillible) : «La pratique de l’Église a toujours été la même comme le montre l’enseignement unanime des Pères qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère de l’Église) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou été exclus par l’autorité légitime pour faute grave [excommuniés]».

Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6. C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. C’est pourquoi si les gens rejettent la foi, on ne peut pas les juger par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais en fonction de leur conformité à la règle de la foi.

Peut-on aller à un prêtre qu’on sait être hérétique pour les sacrements ? Non, car un hérétique est hors de l’Église et est non-catholique.

St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés ».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Beaucoup de gens vont à des prêtres qu’ils savent hérétiques (c-à-d. qu’ils ont connaissance de leur obstination à nier le Magistère), mais se moquent complètement de violer la loi divine de l’unité de l’Église, de l’unité de la foi divine et catholique, de l’unité de gouvernement et de communion du Corps du Christ. Ils s’en fichent parce qu’ils ne sont pas catholiques. Ils se moquent de la loi ecclésiastique et donc pèchent mortellement, mais aussi de la loi divine parce qu’ils ne sont pas catholiques et pèchent contre la foi.

Éphésiens 4, 5-6 : «Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous…».

L’Écriture enseigne infailliblement qu’il n’y a qu’une seule foi, de même qu’il n’y a qu’un seul Seigneur ou qu’un seul baptême : c’est la loi divine.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne [le corps du Christ qui est l’Église] il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi».

C’est la loi divine que la vraie communauté chrétienne – l’Église, le corps du Christ ou la réunion des fidèles – n’a qu’une seule foi, sinon ce n’est pas la vraie communauté chrétienne. C’est la loi divine et donc ceux qui, en connaissance de ce dogme, communient religieusement avec des hérétiques (qu’ils savent hérétiques ou obstinés contre la vraie foi divine et catholique) sont hérétiques parce qu’ils nient ce dogme et donc participent au péché de sacrilège du prêtre hérétique profanant le sacrement du Corps de Jésus-Christ. De plus, ils sont coupables du péché mortel par omission de ne pas défendre la vérité, dénoncer l’hérésie, reprendre les pécheurs, instruire les ignorants, quand c’est possible. En outre, tous les baptisés sont tenu de connaître et de s’instruire de la foi catholique quand cela est possible sous peine de péché mortel.

Ce mépris de la règle de la foi divine montre que ces gens qui font passer les sacrements avant la vraie foi, et sacrifient la vraie foi sans laquelle il n’y a aucun salut (De fide). En vérité, ils se fichent de la vraie foi parce qu’ils ne sont pas catholiques. Ils ne sauveront pas leur âme ainsi, mais ajoutent péché sur péché, car on peut être sauvé sans les sacrements (excepté le baptême), mais absolument pas sans la vraie foi catholique (Voir Il n’y aucun salut sans la vraie foi).

Le Magistère de l’Église catholique est le Magistère de Dieu ou l’autorité doctrinale de Dieu. Dieu fait partager Sa propre infaillibilité à Son Église pour qu’Elle garde le dépôt de la Foi. Le dépôt de la foi repose sur les Apôtres dont la primauté est donnée à l’Apôtre Pierre par Jésus-Christ. Le Magistère définit la foi et la morale, définit le contenu du dépôt de la foi et explicite la révélation divine, mais il ne peut jamais y avoir de révélation supplémentaire car elle a été donnée entière en dépôt à l’Église (dépôt de la foi). L’autorité du Magistère garde la foi et la morale de toute erreur pour remplir sa fonction que Dieu lui a donnée de garder le dépôt de la foi apostolique (des Apôtres) entier et intact. Le Magistère infaillible comprend 1) les dogmes (Magistère solennel ou extraordinaire), 2) tout enseignement d’un pape proposé comme faisant partie de la révélation (Magistère ordinaire), et 3) le consentement unanime des pères de l’Église (fait partie du Magistère ordinaire).

Un hérétique est un baptisé qui tient (c-à-d. obstinément, de mauvaise foi) un point de vue contraire à celui du Magistère ou Autorité enseignante infaillible de l’Église. Nier sciemment le Magistère de l’Église comme le font les hérétiques ou schismatiques c’est nier l’autorité doctrinale de Dieu, c’est nier Dieu, c’est nier Jésus-Christ, c’est nier le Saint-Esprit et se couper par le fait même (automatiquement) de l’Église et du salut. Ceci est la fausse foi non-catholique fabriquée par l’homme et non fondée sur la révélation de Dieu. C’est le chemin de la damnation, sauf si l’hérétique abjure l’hérésie et professe la foi catholique afin de réintégrer l’Église. C’est la raison pour laquelle la réception de sacrements d’hérétiques ou la confection de sacrements aux hérétiques sont incompatibles par loi divine avec l’unité de foi du Corps du Christ qui est l’Église.

Un prêtre valide célébrant une messe valide qui tient – obstinément après que lui ait été présentée la vérité – un seul point de vue contraire à l’enseignement de l’Église, est automatiquement, même sur une preuve légère, un hérétique hors de l’Église catholique et qui n’a aucune juridiction et n’est pas ministre de l’Église. Quiconque, en connaissance, communie ou assiste à sa messe (même non una cum) ou ses autres sacrements (sauf le baptême en cas de nécessité) n’en a aucun fruit, commet un péché mortel, et participe à son sacrilège pour sa propre damnation.

L’Église une, sainte, catholique et apostolique

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Église une, sainte, catholique, apostolique».

L’Église une

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Église une…».

Avez-vous entendu ? Je crois l’Église UNE. L’unité de l’Église est la loi divine. Personne ne peut communier avec aucun hérétique connu en tant que tel et qui est coupé par le fait (par le fait d’être hérétique) de l’Église catholique sans pécher mortellement contre la foi.

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Église, PAS des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Avez-vous entendu ? L’unique Église, pas des hérétiques est la loi divine. N’est-ce pas assez clair ?

Pape Boniface VIII, Unam Sanctam, 18 novembre 1302, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… cette Église en dehors de laquelle il n’y a pas de salut ni rémission des péchés …»

Avez-vous entendu ? Il n’y a pas de salut ni de rémission des péchés en dehors de l’Église catholique. Tous les hérétiques (et apostats et schismatiques) et leurs églises hérétiques sont automatiquement (par le fait) en dehors de l’Église par la loi divine.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [c-à-d. l’unité de la foi est nécessairement requise de loi divine pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION [c-à-d. l’unité de communion est comprise dans l’unité de gouvernement et elle est de loi divine]».

Avez-vous entendu ? L’unité de foi, l’unité de gouvernement, et l’unité de communion sont toutes nécessaires par loi divine pour l’unité de l’Église en tant qu’union du Corps des fidèles.

Catéchisme Penny n° 103 : «En quoi les fidèles sur terre sont-ils en communion les uns avec les autres ? Les fidèles sur terre sont en communion les uns avec les autres en professant la même seule foi …»

L’Église sainte

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Église sainte…».

Mais je vous le demande : les églises des hérétiques sont-elles saintes ? Bien sûr que non. C’est ce qu’enseigne l’Église magistériellement :

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

L’Église catholique

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Églisecatholique…».

Avez-vous entendu ? C’est de loi divine de croire en l’Église catholique, pas en l’Église non-catholique. Et les hérétiques sont non-catholiques.

Catéchisme Penny, n° 98 : «L’Église est Catholique ou Universelle car elle subsiste dans tous les âges, enseigne à toutes les nations, et est l’unique Arche du Salut pour tous».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) (Magistère ordinaire) : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostasie] ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela.

A partir du moment où vous savez que votre prêtre est hérétique (que vous connaissez son obstination à nier même un seul dogme), vous ne devez pas rester en communion religieuse avec lui sous peine de péché mortel comme l’enseigne infailliblement la véritable Église catholique.

L’Église apostolique

Concile de Constantinople I, Profession de foi ex cathedra (Magistère solennel) : «Je crois l’Église apostolique».

C’est la loi divine que l’Église est apostolique, c’est-à-dire fondée sur la foi des apôtres, comme Jésus-Christ nous l’enseigne lui-même infailliblement :

Jean 17, 9, 20 : «Je prie pour eux ; je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que vous m’avez donnés, afin qu’ils soient comme nous ; je ne prie pas pour eux seulement mais encore pour ceux qui croiront par leur parole [des apôtres et leurs disciples]».

On peut voir ici dans Jean 17, 9 et 20 que le Christ prie pour ceux qui croiront selon la foi apostolique, la Foi qu’Il a donné directement lui-même à Ses Apôtres. C’est la foi catholique traditionnelle ou conforme à la Tradition de l’Église ou la foi de tous temps.

Catéchisme Penny n° 99 : «L’Église est Apostolique car elle tient les doctrines et les traditions des Apôtres, et car, à travers la succession intacte de ses Pasteurs, elle tire ses Ordres et sa Mission d’eux».

L’Église apostolique est celle des Apôtres, ou fondée sur la foi des Apôtres directement reçue de Jésus-Christ, c’est-à-dire la Tradition orale de l’Église. Les Apôtres n’ont jamais permis aucune communion religieuse avec aucun hérétique (quand on peut le connaître, bien sûr), déjà même verbalement et encore moins sacramentellement. C’est la Tradition de l’Église et la loi divine :

Tite 3, 10 : « ÉVITE homme hérétique, après un premier et un second avertissement ».

2 Jean 1, 10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Au 2ème siècle, Saint Irénée, disciple de saint Polycarpe de Smyrne (père apostolique) est le premier père de l’Église à parler de la Tradition de l’Église, gardienne du dépôt de la foi des Apôtres.

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 3, 1 : «Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation » [Tite 3, 10].

«Il ne faut donc plus chercher auprès d’autres la vérité qu’il est facile de recevoir de l’Église, car les apôtres, comme en un riche cellier, ont amassé en elle, de la façon la plus plénière, tout ce qui a trait à la vérité, afin que quiconque le désire y puise le breuvage de la vie. C’est elle, en effet, qui est la voie d’accès à la vie ; « tous les autres sont des voleurs et des brigands ». C’est pourquoi il faut les rejeter, mais aimer par contre avec un zèle extrême ce qui est de l’Église et saisir la Tradition de la vérité.

«S’il s’élevait une controverse sur quelque question … ne faudrait-il pas recourir aux Églises les plus anciennes, celles où les apôtres ont vécu, pour recevoir d’elles sur la question en cause la doctrine exacte ? … Ainsi, grâce à l’antique Tradition des apôtres, rejettent-ils jusqu’à la pensée de l’une quelconque des inventions mensongères des hérétiques ».

Saint Irénée enseigne ci-dessus que s’il y avait une controverse sur un point de doctrine (comme pour la réception de sacrements d’hérétiques non-déclarés en ces actuels de grande apostasie où quasi tous les prêtres sont hérétiques), il faudrait recourir aux églises des Apôtres et à l’antique tradition des Apôtres (ce qu’ils ont dis et fait) : Les Apôtres n’ont permis aucune communion religieuse avec aucun hérétique.

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4, 1, 6 : «l’Église seule l’offre [l’oblation] pure au Créateur, en lui offrant avec action de grâces ce qui provient de sa création. Les Juifs ne l’offrent plus : leurs mains sont pleines de sang, car ils n’ont pas reçu le Verbe par qui l’on offre à Dieu. Toutes les assemblées des hérétiques ne l’offrent pas davantage».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4, part. 2, 3 : « il faut écouter les presbytes [prêtres] qui sont dans l’Église [pas les hérétiques en dehors] : ils sont les successeurs des apôtres, ainsi que nous l’avons montré, et, avec la succession dans l’épiscopat, ils ont reçu le sûr charisme de la vérité selon le bon plaisir du Père. Quant à tous les autres, qui se séparent de la succession originelle, quelle que soit la façon dont ils tiennent leurs conventicules, il faut les regarder comme suspects : ce sont des hérétiques à l’esprit faussé, ou des schismatiques pleins d’orgueil et de suffisance, ou encore des hypocrites n’agissant que pour le lucre et la vaine gloire. … On doit donc se détourner de tous les hommes de cette espèce, mais s’attacher au contraire à ceux qui, comme nous venons de le dire, gardent la succession des apôtres et, avec le rang presbytéral, offrent une parole saine et une conduite irréprochable, pour l’exemple et l’amendement d’autrui».

Et là, n’est-ce pas encore assez clair ?

Les Apôtres et leurs successeurs, les pères apostoliques et leurs successeurs, les pères, n’ont jamais permis aucune communication religieuse avec aucun hérétique d’aucune façon,et la vraie foi de la véritable Église catholique est la foi de l’Église apostolique (des Apôtres).

 

Tite 3, 10-11 «Évite un homme hérétique…» est compris par l’Eglise tel que c’est écrit 

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Tite 3, 10-11 est à prendre tel qu’il est écrit (littéralement), c’est-à-dire que Tite 3, 10-11 est universel. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré.

Les enseignement infaillibles du Magistère prouvent ci-dessous que la véritable Église catholique prend et comprend Tite 3, 10-11 littéralement tel qu’il est écrit :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Tite 3, 10 est à croire de foi divine et catholique. Tout catholique est absolument tenu de croire infailliblement toute Écriture enseignée par le Magistère de l’Église, de foi divine, c’est-à-dire ayant pour motif la révélation connue comme telle, mais encore catholique, c’est-à-dire ayant pour règle l’enseignement de l’Église.

Concile du Vatican, 3ème sess., ch. 3, 1870 (Décrets 807) ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine [révélation] et catholique [règle de la foi] tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel». (Ench. Symb. 1792 3011)

Comme on peut le voir, l’Église propose à croire Tite 3, 10 comme divinement révélé, par un jugement solennel, et c’est un dogme défini par le deuxième concile de Constantinople. Par conséquent, Tite 3, 10 est à prendre tel que l’Église le comprend, c’est-à-dire tel que c’est écrit. Donc tous ceux qui refusent sciemment et en connaissance de cause de prendre Tite 3, 10-11 littéralement sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture.

Les pères ont toujours compris Tite 3, 10-11 comme il est écrit.

Saint Irénée (disciple de saint Polycarpe de Smyrne), père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 (2ème siècle) : « Polycarpe… fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque dans l’Église de Smyrne. … il enseigna toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. … il détourna des hérétiques susdits un grand nombre de personnes et les ramena à l’Église de Dieu, en proclamant qu’il n’avait reçu des apôtres qu’une seule et unique vérité, celle-là même qui était transmise par l’Église … Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité [hérétiques]. Comme le dit également Paul [Tite 3, 10] : «L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation ».

C’est aussi la raison pour laquelle Saint Robert Bellarmin prend Tite 3, 10 littéralement concernant les hérétiques manifestes.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; MAIS quand ils voient que QUELQU’UN EST UN HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES EXTÉRIEURES, ILS LE jugent hérétique PURE ET SIMPLE, ET LE DÉNONCENT comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu. L’argument d’autorité est basé sur St Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ ».

Le cardinal Mazella, Préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la bulle Apostolicae Curae condamnant les sacrements anglicans, confirme aussi que l’hérétique public n’est certainement pas dans l’Église d’après Tite 3, 10 :

Cardinal Camillo Mazella, S. J. (De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est certain que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »] ».

Commentaire pères, exégètes, Abbé Calmet de Tite 3, 10-11 : «L’hérétique est celui qui soutient avec opiniâtreté des sentiments contraires à la saine doctrine, et qui aime mieux se séparer de l’Église que de se soumettre à ses décisions et à sa discipline. …qu’après l’avoir repris et avertis … il ne veut point se soumettre, et demeure obstiné dans son erreur, on doit se séparer de lui et l’abandonner comme un homme dangereux et incorrigible. Ne vous amusez point à contester avec ces sortes de gens».

D’autres écrits de saint Paul recoupent Tite 3, 10 :

Éphésiens 5, 6-7 : «Que personne ne vous séduise par de vains discours, car c’est pour ces choses que vient la colère sur les fils de la défiance [incrédules, n. Vulg., cf Col. 3, 6]. N’ayez donc point de commerce avec eux».

Commentaire pères, exégètes, Abbé Calmet Éph. 5, 6 : «sur les hommes incrédules [cf Col. 3, 6 : rebelles à la vérité], sur ces faux docteurs, sur ces hommes corrompus, qui non seulement ne croient pas à la vérité, mais la corrompent [comme les infidèles, juifs, hérétiques], et la détruisent autant qu’il est en eux».

2 Timothée 3, 1-2, 5 : «Or sache qu’à la fin des jours, viendront des temps périlleux. Il y aura des hommes … Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité. Évite encore ceux-là ».

Commentaire pères, exégètes, Abbé Calmet 2 Tim. 3, 5 : «Fuyez ces personnes. Ceci montre que saint Paul parlait des hérésies de son temps et de celles qui devaient paraître jusqu’à la fin du monde».

2 Jean 10 «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine…» est compris par l’Église tel que c’est écrit 

L’Église interdit de loi divine et pas seulement de précepte, toute communication religieuse avec quiconque ne professe pas la doctrine du Christ et la foi de l’Église (comme les apostats, les hérétiques et les schismatiques).

2 Jean 1, 9-10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine [du Christ, Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement la foi pure et sans tâche, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Jean 2, 10 est à croire de foi divine et catholique. Tout catholique est absolument tenu de croire infailliblement toute Écriture enseignée par le Magistère de l’Église, de foi divine, c’est-à-dire ayant pour motif la révélation connue comme telle, mais encore catholique, c’est-à-dire ayant pour règle l’enseignement de l’Église.

Concile du Vatican, 3ème sess., ch. 3, 1870 (Décrets 807) ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine [révélation] et catholique [règle de la foi] tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel». (Ench. Symb. 1792 3011)

Comme on peut le voir, l’Église propose à croire Tite 3, 10 comme divinement révélé, par son magistère ordinaire et universel : Mortalium Animos.

Donc tous ceux qui refusent sciemment de prendre 2 Jean 10 littéralement sont hérétiques. Ceux qui communiquent religieusement en connaissance de cause avec les apostats, hérétiques ou schismatiques, sont hérétiques parce qu’ils nient en acte la vérité de la foi, désobéissent à la loi divine, et participent donc aux mauvaises œuvres hérétiques.

Les pères ont toujours compris littéralement 2 Jean 10 comme il est écrit et associé à Tite 3, 10-11.

Saint Irénée (disciple de saint Polycarpe de Smyrne), père de l’Église, Contre les hérésies, L. III, 1 : « Polycarpe… fut disciple des apôtres et vécut avec beaucoup de gens qui avaient vu le Seigneur, mais c’est encore par des apôtres qu’il fut établi, pour l’Asie, comme évêque dans l’Église de Smyrne. … il enseigna toujours la doctrine qu’il avait apprise des apôtres, doctrine qui est aussi celle que l’Église transmet et qui est la seule vraie. … il détourna des hérétiques susdits un grand nombre de personnes et les ramena à l’Église de Dieu, en proclamant qu’il n’avait reçu des apôtres qu’une seule et unique vérité, celle-là même qui était transmise par l’Église. … Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles [cf 2 Jean 10], avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité [hérétiques]. Comme le dit également Paul [Tite 3, 10] : «L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation ».

Matthieu 18, 17 «s’il refuse d’écouter l’Église…» est compris par l’Église tel que c’est écrit 

Matthieu 18, 17 : « s’il refuse d’écouter l’Église qu’il te soit comme un païen et un publicain ».

Il est de foi divine que quiconque refuse (quand on peut le savoir) d’obéir au Magistère qui est l’enseignement de l’Église ou d’obéir au jugement de l’Église doit être considéré selon la règle de la foi (loi divine), comme un païen, c’est-à-dire hors de l’Église ou excommunié automatiquement, et un publicain, c’est-à-dire un grave pécheur.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : «… au sens plein de l’expression, seuls font partie des membres de l’Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, qui, d’autre part, ne se sont pas [excommuniés de fait par loi divine] pour leur malheur séparés de l’ensemble du Corps [excommuniés par loi ecclésiastique], ou n’en ont pas été retranchés pour des fautes très graves par l’autorité légitime. Tous, en effet, dit l’Apôtre, nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul Corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres (I Cor. XII, 13). Par conséquent, comme dans l’assemblée véritable des fidèles il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, ainsi ne peut-il y avoir qu’une seule foi (Cf. Eph. IV, 5) ; et celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (S. Matth. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin. … toute faute, même un péché grave, n’a pas de soi pour résultat – comme le schisme, l’hérésie ou l’apostasie – de séparer l’homme du Corps de l’Église».

Matthieu 18, 17 est à croire de foi divine et catholique. Tout catholique est absolument tenu de croire infailliblement toute Écriture enseignée par le Magistère de l’Église, de foi divine, c’est-à-dire ayant pour motif la révélation connue comme telle, mais encore catholique, c’est-à-dire ayant pour règle l’enseignement de l’Église.

Concile du Vatican, 3ème sess., ch. 3, 1870 (Décrets 807) ex cathedra : «Ajoutons qu’on doit croire de foi divine [révélation] et catholique [règle de la foi] tout ce qui est contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la Tradition, et que l’Église propose à croire comme divinement révélé, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel». (Ench. Symb. 1792 3011)

Comme on peut le voir, l’Église propose à croire Matthieu 18, 17 comme divinement révélé, par son magistère ordinaire et universel : Mystici corporis Christi, qui ajoute même que c’est un commandement du Seigneur que les catholiques doivent considérer celui qui refuse d’écouter l’Église comme un païen (non-catholique, excommunié ipso facto) et un publicain (pécheur public).

Les pères ont toujours compris Matthieu 18, 17 dans le même sens.

Saint Jérôme, père de l’Église, sur Matthieu 18, 17 : «En nous disant : « Qu’il soit à votre égard comme un païen et comme un publicain », le Sauveur nous apprend à concevoir plus d’horreur pour celui qui, sous le nom de chrétien, se conduit en infidèle, que pour ceux qui sont ouvertement connus pour païens [c-à-d hors de l’Église] ; ou appelait publicains ceux qui étaient avides d’argent, et qui exigeaient les impôts en recourant au trafic, aux fraudes, au vol et à des parjures horribles».

Saint Augustin, père de l’Église, sur Matthieu 18, 17 : «Ne le comptez plus dès lors au nombre de vos frères [c-à-d étranger à l’Église] ; cependant ne négligez pas son salut ; car si nous ne regardons pas comme nos frères les étrangers, c’est-à-dire les Gentils et les païens, nous ne laissons pas de chercher à les sauver».

Saint Jean Chrysostome, Père de l’Église, sur Matthieu 18, 17 : «Toutefois le Seigneur, à l’égard de ceux qui sont hors de l’Église, ne nous a rien commandé de semblable à ce que nous devons faire pour reprendre et corriger nos frères. Voici ce qu’il nous ordonne de faire à l’égard de ceux qui sont en dehors de l’Église (Matt. 5) : « Si quelqu’un vous frappe sur une joue, présentez-lui l’autre joue », et saint Paul : « Pourquoi voudrais-je juger ceux qui sont hors de l’Église ? ». Mais pour nos frères, il faut les reprendre et les retirer du mal, et, s’ils ne veulent point obéir, les séparer de l’Église [excommunier] pour les couvrir de confusion».

Les hérétiques sont de fait hors de l’Église

Les hérétiques sont automatiquement coupés de l’Église par le fait d’être hérétiques selon la loi divine infaillible et immuable. S’il vous plaît regardez attentivement les dogmes suivants de l’Église, et voyez comment les hérétiques sont hors de l’Église du Christ.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche quaucun de ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peut pas partager la vie éternelle et iront « dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges », sauf s’ils sont agrégés à l’Église avant la fin de leur vie …»

Ici, nous pouvons voir que tous les catholiques sont tenus sous peine de péché mortel de croire qu’un hérétique est en dehors de l’Église catholique. Voici quelques autres témoignages du Magistère qui affirment ce fait.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… TOUS CEUX QUI PENSENT DES CHOSES OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église.

Ceux qui quittent la secte vatican 2 et ses sacrements invalides et ses sectes affiliées « traditionalistes » (FSSPX, etc.) sont tentés de tomber dans l’hérésie de participation aux sacrements d’hérétiques, parce que quasiment tous les prêtres sédévacantistes (« traditionalistes » coupés à raison de la secte vatican 2) sont hérétiques, hors de la foi et de l’Église en ces temps de grande apostasie, et qu’il n’y a absolument aucun salut hors de la vraie foi catholique (traditionnelle).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église, et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’il est la souveraine vérité et le motif propre [formel] de foi».

L’enseignement infaillible du Magistère de l’Église est immuable et de loi divine. Les catholiques ne peuvent pas recevoir des sacrements d’hérétiques ou communier avec les hérétiques (quand les catholiques pourraient savoir évidemment que ce sont des hérétiques) à cause de la loi divine et de l’unité de la foi et du Corps du Christ qui est l’Église. C’est un fait dogmatique (un fait qui, s’il n’était pas vrai rendrait un dogme faux) et certain (et de foi divine et catholique) – et non pas seulement un droit disciplinaire – que les catholiques ne peuvent être en communion religieuse qu’avec seulement d’autres catholiques et qu’ils ne peuvent jamais adorer avec des hérétiques ou recevoir les sacrements de personnes qui sont hérétiques, schismatiques, ou infidèles.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (# 10) (01/06/1928) [Magistère] : « Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques. L’unité des chrétiens ne peut être procurée que par le retour à la seule véritable Église du Christ de ceux qui dans le passé ont eu le malheur de s’en séparer».

Le terme «non-catholiques» dans Mortalium animos ci-dessus s’applique aux païens et aux juifs non-baptisés, mais aussi aux baptisés apostats, hérétiques (même pour une seule hérésie) et schismatiques, comme le définit le Magistère de l’Église.

Tite 3, 10 : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le ».

2 Jean 1, 9-10 : « Quiconque va au-delà et ne persévère pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu. Celui qui persévère dans la doctrine a le Père et le Fils. Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) (Magistère de l’Église) : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. … si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique [non-catholique]».

Constitutions apostoliques, Livre II, Section 7, 62 (v. 380) [aperçu de la Tradition de l’Église] : « Prenez donc garde de ne pas adhérer vous-mêmes dans votre culte avec ceux qui périssent … Car il n’y a pas de communion entre Dieu et le diable ;  celui qui se réunit avec ceux qui favorisent les choses du diable, sera estimé l’ un d’entre eux, et héritera d’ un malheur. … Alors qu’il est du devoir d’un croyant d’éviter les assemblées des méchants … et du reste des hérétiques, de peur que nous unir à eux, nous apporte des pièges sur nos propres âmes ; comme nous ne pouvons pas nous joindre à leurs fêtes, qui sont célébrées en l’honneur des démons, nous participerions avec eux à leur impiété ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre III, 1 [Tradition de l’Église] : «Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité [hérétiques]. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation [Tite 3, 10] »… S’il s’élevait une controverse sur quelque question … ne faudrait-il pas recourir aux Églises les plus anciennes, celles où les apôtres ont vécu, pour recevoir d’elles sur la question en cause la doctrine exacte ? … Ainsi, grâce à l’antique Tradition des apôtres, rejettent-ils jusqu’à la pensée de l’une quelconque des inventions mensongères des hérétiques ».

Saint Basile le Grand, Père de l’Église, archevêque de Césarée en Cappadoce [Tradition de l’Église] : «Quant à tous ceux qui prétendent confesser une Foi paraissant orthodoxe [comme les «traditionalistes»], mais qu’ils sont en communion avec les personnes qui tiennent une opinion différente [mais qui sont en communion avec des fidèles de Vatican II et des hérétiques manifestes], s’ils sont prévenus et restent toujours têtus [si nous les avons averti une ou deux fois, mais qu’ils restent obstinés dans leur hérésie], vous devez non seulement ne pas être en communion avec eux, mais vous ne devez pas même les appeler frères [alors nous ne devons pas être en communion avec eux, même s’ils se disent «catholiques» ou «traditionalistes»] » (Patrologia Orientalis, Vol. 17, p. 303).

Saint Optat de Milève, Père de l’Église, Contre le donatiste Parménien [Tradition de l’Église] : «Il n’y a qu’une Église… Elle ne peut être chez les hérétiques et les schismatiques ».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «Appliquez-vous conserver l’unité d’esprit par le lien de la paix» (Eph. 4, 3 s.) ; comme les cœurs ne peuvent être pleinement unis dans la charité, si les esprits ne sont point d’accord dans la foi, il [l’Apôtre St Paul] veut qu’il n’y ait chez tous qu’une même foi ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [l’unité de la foi est nécessairement requise pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION ».

Ci-dessus, le pape Léon XIII enseigne explicitement que «l’unité de la foi» et « L’UNITÉ DE COMMUNION, EST NÉCESSAIRE JURE DIVINO (PAR LA LOI DIVINE)» et «est nécessairement requise pour l’unité de l’Église, dans la mesure où elle est le corps des fidèles», prouvant ainsi à toute personne de bonne volonté que la communion religieuse dans les sacrements est non seulement un droit disciplinaire, mais de foi divine et catholique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra (Magistère solennel) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et proclame … que l’unité de ce corps ecclésiastique (ecclesiastici corporis) a un tel pouvoir que les sacrements de l’Église n’ont d’utilité pour le salut QUE pour ceux qui demeurent en elle».

Ci-dessus, le Magistère enseigne que l’unité de l’Église (l’unité de foi, l’unité de gouvernement, et l’unité de communion) est tel que les sacrements ne sont utiles qu’aux membres de l’Église (c’-à-d. inutiles pour ceux en dehors de l’Église).

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22), 29 juin 1943 [Magistère ordinaire] : « Ainsi donc, comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, et un seul baptême, il ne peut donc y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’écouter l’Église qu’il soit considéré – comme le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain. Il en résulte que ceux qui sont divisés dans la foi ou le gouvernement ne peuvent pas vivre dans l’unité d’un tel corps, ni ne peuvent vivre de la vie de son seul Esprit Divin ».

Pape Léon XIII, Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … Ils ne sont plus les Sacrements [péché mortel], à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…»

Concile de Trente, 13ème sess., ch. 8, usage du  sacrement de l’eucharistie, 11 oct. 1551 ex cathedra : «… nous lisons dans l’Apôtre ces mots pleins de crainte : « Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ » (1 Co 11, 29). C’est pourquoi il faut rappeler à qui veut communier le commandement : « Que l’homme s’éprouve lui-même » (1 Co 11, 28)».

Cette déclaration infaillible de Trente ci-dessus est de première importance car l‘Eucharistie est  le symbole ¹ de cet unique corps qui est l’Église : unité du corps = unité de la foi, et unité de la foi = unité du corps (Voir L’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi).

Pape Léon XIII, Mirae caritatis, 28 mai 1902 (Magistère) : «les signes en lesquels consiste ce sacrement [l’Eucharistie] sont des encouragements à l’union. Saint Cyprien dit à ce sujet [Lettre 69 à Magnus 5] : « quand le Seigneur appelle son corps le pain fait de la réunion d’un grand nombre de grains, il marque l’unité de notre peuple qu’il portait » … le Docteur angélique dit [Somme, IIIa, q. 79, art. 1], en reprenant un propos d’Augustin : « Notre Seigneur a présenté son corps et son sang dans ces éléments qui, à partir d’une multitude, sont réduits à l’unité » … Tout cela est confirmé par la déclaration du concile de Trente [Ench. Symb. 1635 et 1638] disant que le Christ a laissé à l’Église l’Eucharistie « comme le symbole de cette unité et de cet amour par lesquels il a voulu que tous les chrétiens soient unis … comme le symbole [¹] de cet unique corps dont il est lui-même la tête… ». C’est aussi ce qu’enseigne Paul : « Parce qu’il y a un seul pain, nous sommes tous un seul corps… » [I Cor. 10, 17]».

¹ symbole : signe, figure, marque, caractère, expression, représentation, attribut. Le symbole de cet unique corps qui est l’Église montre l’unité de l’Église et l’unité de la foi.

Pape Eugène IV, Exultate Deo, ex cathedra (Magistère solennel) : «cela convient pour signifier l’effet de ce sacrement [l’Eucharistie] qui est l’union du peuple chrétien au Christ».

On peut voir ici, ci-dessus, que c’est de loi divine que l’Eucharistie est l’union du peuple chrétien au Christ, ce qui exclut tous les hérétiques qui sont hors du peuple chrétien, et que seuls les catholiques sont chrétiens. Mais je vous le demande, un hérétique peut-il être uni au Christ hors de l’Église ? Et celui qui communie religieusement avec un hérétique peut-il être en communion avec le Christ et l’hérétique en même temps ?

Pape Pélage Ier (556-561), Ep. ad Joan. Patr., (P. L. 69, 412) : «Un seul corps du Christ fait qu’il y a une seule Église. Un autel séparé de l’unité [de l’Église] ne peut pas s’assembler au vrai corps du Christ».

Pape saint Léon le Grand (440-461), Père de l’Église, Ep. Ad Anatolium, 80, ch. 2 : «Ailleurs [hors de l’Église], il n’y a ni sacerdoce ni vrais sacrifices qui soient approuvés».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 : «Jérôme disait ainsi : Celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [aux lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVI, commissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835 : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre devrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [aux lieux de réunion des hérétiques] est impie ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, L. 4, part. I, sect. 6 : «Si quelqu’un tente d’offrir avec une pureté, une rectitude, une exactitude tout apparentes, mais que, dans son âme, il ne partage pas avec rectitude la communion à l’égard du prochain et n’ait pas la crainte de Dieu, il ne trompe pas Dieu en offrant ce sacrifice avec une rectitude tout extérieure alors qu’au dedans de lui il a le péché : ce n’est pas l’oblation qui sera profitable à un tel homme, mais la suppression du mal conçu au dedans de lui, faute de quoi, par cette action simulée, le péché fera de l’homme son propre meurtrier. …l’Église seule l’offre [l’oblation], pure, au Créateur, en lui offrant avec action de grâces ce qui provient de sa création. Les Juifs ne l’offrent plus : leurs mains sont pleines de sang, car ils n’ont pas reçu le Verbe par qui l’on offre à Dieu. Toutes les assemblées des hérétiques ne l’offrent pas davantage ».

Saint Cyprien de Carthage (env. 200-258), Père de l’Église, De Unitate Ecclesiæ, c. 17. P. L. 4, 513 : « Les schismatiques osent monter un autel et profaner la vérité de la Victime divine au moyen de faux sacrifices ».

Saint Cyprien de Carthage, Ep. 72, c. 2. P. L. 3, 1048-1049 : «Il voulait aussi réduire les prêtres schismatiques revenant à l’unité Catholique à l’état laïc, les qualifiant de « ceux qui, contre l’autel unique et divin ont tenté d’offrir à l’extérieur [de l’Église] des sacrifices sacrilèges et faux » ».

Saint Jérôme (347-419), père de l’Église, In Amos, V. 22, P. L. 25, 1033-1034 : «Dieu hait les sacrifices de ces [hérétiques] et les rejette loin de Lui et même s’ils sont offerts au nom du Seigneur, Il abhorre leur puanteur et se bouche le nez…».

Saint Augustin (354-430), Père de l’Église, Prosperum Aquitanum, Sent., sent. 15 P. L. 51, 430 : «Le véritable Sacrifice ne peut se trouver en dehors de l’Église Catholique».

Saint Cyprien de Carthage, lettre 67, n° 9, 2 et 3 : « Ceux qui en s’associant dans une communion illicite à des mauvais, des pécheurs, des gens qui ne font pas pénitence, se souillent au contact des criminels et, joints à eux dans la faute, n’en sont pas non plus séparés dans le châtiment. Par conséquent, frères bien-aimés, nous louons le religieux souci que vous avez de votre intégrité et de votre foi, tout autant que nous l’approuvons, et nous vous encourageons de toutes nos forces par notre lettre à ne pas vous associer dans une communion sacrilège à des évêques profanes et impurs, mais à préserver avec une crainte religieuse la fermeté intacte et sans défaut de votre foi ».

Pape saint Léon le Grand, père de l’Église, Sermon 129 : «C’est pourquoi, depuis l’extérieur de l’Église catholique, il n’est rien de parfait, rien sans tache, l’Apôtre déclarant que « tout ce qui n’est pas de la foi est péché » (Romains 14, 23), nous ne sommes en rien comparés avec ceux qui sont divisés de l’unité du Corps du Christ, nous ne sommes réunis dans aucune communion ».

Saint Jean Damascène, père de l’Église : «De toutes nos forces, par conséquent, nous ne recevons jamais de communion ou l’accordons aux hérétiques ; «Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, dit le Seigneur, ne jetez pas vos perles aux pourceaux, (Matt. 7, 6), de peur que nous devenions participants de leur déshonneur et de leur condamnation». (Patrologie graeca, vol 94, col 1149, 1152, 1153 ; Aussi De Fide Orthodoxa – Exposition de la foi orthodoxe – livre IV, chapitre XIII).

Concile de Laodicée : «Ceux qui sont membres de l’Église ne sont pas autorisés à entrer dans les cimetières de l’un des hérétiques dans le but de prière ou de vénération. S’ils le font, ils doivent être excommuniés ».

Concile de Laodicée, Canon 33 (364) : « Nul ne peut se joindre à la prière avec les hérétiques ou schismatiques ».

Constitutions apostoliques (4e s.), Canon 45 : « Un évêque, prêtre ou un diacre, qui a seulement prié avec les hérétiques, qu’il soit excommunié : mais s’il leur a permis de remplir n’importe quelle fonction cléricale, qu’il soit déposé ».

Constitutions apostoliques, Canon 65 : « Si l’un ou l’autre des membres du clergé ou laïcs, entre dans une synagogue des Juifs ou des hérétiques pour prier, qu’il soit destitué et suspendu ».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 23, Art 2 : « Un excommunié est banni de la communion. Par conséquent, celui qui communique avec lui laisse la communion de l’Église [commet un schisme] ; et, par conséquent, il semble être excommunié ».

La communication des catholiques avec les schismatiques, Rev. Ignatius J. Szal, A.B., J.C.L., 1948 : «Article I – Participation active (Canon 1258, §1) : Si le culte est de forme catholique mais est entrepris sous les auspices d’un corps non catholique (comme dans la célébration de la messe par un prêtre schismatique), il exprime soit la foi en un faux corps religieux, soit la rébellion contre la vraie Église. [Par conséquent] la participation religieuse active avec les schismatiques est toujours intrinsèquement illicite. Les raisons de cette interdiction absolue du canon 1258, § 1, ont leur origine dans la Loi naturelle et divine positive. Ces raisons sont : 1) L’Église est la seule vraie société religieuse existante de jure dans laquelle il est licite de rendre à Dieu l’adoration qui lui est due ; 2) le don de scandale par sa quasi-approbation d’une secte fausse doit être évité ; et 3) le danger de perversion de la vraie foi doit rester efficacement neutralisé» (P. 42-48).

 

Les hérétiques sont excommuniés automatiquement par la loi divine

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible)  : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie ».

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 47ème proposition condamnée, 28 août 1794 ex cathedra : « De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, soit pour l’excommunication ou pour la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» [par le fait ou automatiquement] n’ont aucune autre force que celle d’une menace sérieuse sans effet réel » – Condamnée comme fausse, téméraire, pernicieuse, nuisible à la puissance de l’Église, erronée ».

L’hérétique est condamné automatiquement selon la loi divine en se coupant de l’unité de la foi divine et catholique, comme cela est défini ci-dessus, l’excommunication réelle est sans aucune autre déclaration (loi ecclésiastique) de l’Église et sans examen personnel préalable : C’est la règle de la foi donnée par l’Église à tous les fidèles qui sont donc tenus de la suivre. Donc quand vous savez que votre prêtre est hérétique ou qu’après lui avoir fourni le dogme il reste obstiné, vous devez le considérer excommunié et l’éviter. Quand un pape déclare un hérétique, il ne fait que confirmer par la loi ecclésiastique l’excommunication de loi divine qui existait déjà, comme l’enseigne infailliblement l’Église dans les dogmes suivants :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques ne peuvent devenir participants à la vie éternelle, mais iront « dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges … personne ne peut être sauvé, … s’il n’est pas demeuré dans le sein et dans l’unité de l’Église catholique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui soit tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 : « La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir À L’EXTÉRIEUR DE LA COMMUNION CATHOLIQUE  ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, QUICONQUE se retirait le moins du monde de tout point de DOCTRINE PROPOSÉ PAR L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 : « 47. De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, soit pour l’excommunication ou pour la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» n’ont aucune autre force que celle d’une menace grave sans aucun effet réel – Fausse, téméraire, pernicieuse, injurieuse à la puissance de l’Église, erronée ».

Comme on le voit dans Auctorem fidei ci-dessus, l’Église enseigne que l’excommunication de fait – ipso facto (loi divine) a l’effet réel de l’excommunication réelle sans aucune autre déclaration (loi ecclésiastique) de l’Église mais aussi sans examen préalable. La loi divine est supérieure (immuable) à la loi ecclésiastique (peut changer). Les hérétiques n’ont pas la juridiction, l’autorité, ni la fonction. Leurs sacrements de Pénitence et d’Extrême-onction et de Confirmation sont invalides et gravement illicites, leurs sacrements de Communion sont gravement illicites et sacrilèges, leurs sacrements de Baptême sont valides uniquement si extrême nécessité (sinon c’est invalide et gravement illicite), leurs sacrements de Mariage sont valides mais gravement illicites, leurs sacrements de l’ordre sont gravement illicites. Illicite signifie illégal et donc mortellement pécheur. Les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église.

Quasiment tous les prêtres valides célébrant une messe valide sont hérétiques en cette grande apostasie et leurs sacrements sont gravement illicites. La communion religieuse – communication in sacris/in divinis – avec les hérétiques (quand on le sait) est une communion à leurs hérésies (et/ou schisme ou apostasie).

Concernant les sacrements invalides et la fausse messe vatican 2, voir :

L’Église enseigne infailliblement que l’église des hérétiques n’est pas l’Église catholique en dehors de laquelle aucun n’est sauvé. L’Église des hérétiques n’est pas le Corps du Christ, c’est pourquoi aucun catholique ne peut communier à un corps qui n’est pas l’Église.

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Les hérétiques n’ont pas de juridiction

La juridiction est nécessaire à la validité de la Pénitence sacramentelle et pour la licéité des autres sacrements. La juridiction n’est pas chez les hérétiques qui sont coupés de l’Église étant excommuniés ipso facto (de fait) par loi divine avant toute excommunication de loi ecclésiastique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église ».

Le dogme ci-dessus défini que les hérétiques connus et mêmes les hérétiques occultes (non-connus) sont hors de l’Église parce qu’ils pensent l’opposé et le contraire, même s’ils ne se font pas connaître.

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas, ex cathedra (Magistère solennel) : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets [Les catholiques ne sont pas des sujets des hérétiques], on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée [la compétence doit être considérée comme sans effet]. … Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieu qu’il n’y a plus aucune réservation à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres [catholiques, pas les hérétiques hors de l’Église] peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservés, s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

Ci-dessus, le Concile de Trente définit infailliblement que «la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets». Les catholiques sont-ils des sujets de prêtres et d’évêques qui rejettent l’Église catholique et la foi, et qui sont hérétiques ou schismatiques ? Bien sûr que non ! Ce fait est bien sûr également soutenu par l’Écriture Sainte et le magistère de l’Église : «M’appartient-il de juger ceux qui sont dehors ? Et ceux qui sont dedans, n’est-ce pas vous qui les jugez ?» (1 Corinthiens 5, 12). Ainsi donc, il est parfaitement clair que ceux qui sont dehors ne commandent pas à l’intérieur, car «il est absurde d’imaginer que celui qui est à l’extérieur puisse commander dans l’Église». (Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 15, 29 juin 1896).

Le Concile de Trente a ordonné à des prêtres (qui étaient parmi tous les prêtres VISÉS) de disposer de l’octroi d’une absolution dans la confession valide que dans la nécessité «à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort]», mais [Hors l’article de la mort] qu’ils «s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution». Mais je vous le demande, depuis quand l’Église catholique cautionne des prêtres hérétiques ou schismatiques, leurs supérieurs ou leurs églises ? Jamais ! Par conséquent, cette déclaration ne peut pas avoir parlé des ministres hérétiques, évidemment.

Les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église de loi divine.

St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés ».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Le Concile de Trente a affirmé que cet enseignement de compétence (juridiction) a toujours été tenu et maintenu par «l’Église de Dieu», et que «ce concile confirme comme le plus vrai», prouvant ainsi à tout le monde qu’il ne s’agit pas simplement de traiter de ce sujet avec les lois ecclésiastiques qui peuvent être changées, mais spécifiquement avec les lois dogmatiques qui ne peuvent pas être changées.

Ces trois points excluent ainsi toujours totalement les hérétiques, les schismatiques, et les apostats d’être en mesure d’accorder une absolution valide dans la confession ou d’être jamais en mesure de recevoir la compétence fournie en cas de nécessité, car ils sont en dehors de l’Église et de sa compétence (de fide).

Les hérétiques ne peuvent pas conférer le sacrement de Pénitence parce qu’ils n’ont pas juridiction. Voir Le Concile de Trente enseigne que les hérétiques ne peuvent pas donner une absolution dans la confession et aussi Sur le sacrement de pénitence et la contrition et quant à recevoir le pardon sans une absolution

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 15), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «il est absurde d’imaginer que celui qui est en dehors peut commander dans l’Église ».

Ci-dessus, l’Église enseigne, par le pape Léon XIII, que celui qui est en dehors de l’Église (comme les hérétiques et schismatiques) ne peut commander (n’a aucune juridiction).

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Secunda secundae, Q. 39, art. 3 : « en revanche, le pouvoir de juridiction … ne reste pas dans les hérétiques et les schismatiques, et par conséquent ils ne peuvent absoudre, ni excommunier, ni concéder de pouvoir, ni rien de la sorte, et s’ils le font, ils sont NULS [invalides]».

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Église, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par ce fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist 6) dit : «Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou un droit» … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), St Augustin (en Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. ad Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle.

«Il n’y a aucune raison que certains qui répondent à ceci : que ces Pères se fondent sur la loi ancienne, alors que de nos jours, par décret du concile de Constance [Ad Evitanda], les seuls qui perdent leur juridiction sont ceux qui sont excommuniés par nom ou qui agressent des clercs. Cet argument, dis-je, n’a pas de valeur du tout, pour les Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, cela n’est cité dans aucune loi humaine, qui par ailleurs peut-être n’existait pas en relation avec le sujet, mais est soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie. Le concile de Constance traite des excommuniés [catholiques], c’est-à-dire ceux qui ont perdu la juridiction de par condamnation de l’Église, tandis que les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Église et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Église sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Saint Robert Bellarmin affirme ci-dessus, avec saint Thomas, que les hérétiques sont automatiquement (par ce fait même d’être hérétiques) privés de toute juridiction car ils «ont été coupés [automatiquement] du corps de l’Église sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

L’Église interdit aux catholiques de se confesser à des schismatiques (et aussi des hérétiques) même en cas de nécessité.

La communication des catholiques avec les schismatiques, révérend Ignatius J. Szal, p. 91 : «Le 15 mai 1709, le Saint-Office a interdit aux catholiques d’entendre la confession de schismatiques ou de se confesser à eux … EN AUCUN CAS, MÊME EN CAS DE NÉCESSITÉ, selon une réponse de la Congrégation sacrée pour la Propagation de la Foi, le 17 février 1761, il n’était permis à un catholique de confesser ses péchés à un prêtre schismatique pour obtenir l’absolution de lui …»

Mais on peut se demander : Avant vatican 2, par exemple dans les années 1950, les catholiques qui se confessaient à un prêtre hérétique occulte (hérétique qu’on ne connaît pas), recevaient-ils l’absolution sacramentelle ?

Non. Un hérétique occulte est hors de l’Église et n’a pas pas juridiction. Mais Dieu pardonnait les péchés par la contrition (ici non-sacramentelle) et le désir de confession (Concile de Trente sur la justification).

Mais ne fallait-il pas recevoir l’absolution sacramentelle pour pouvoir recevoir l’Eucharistie dignement ?

Oui, l’absolution sacramentelle est ordinairement nécessaire pour pouvoir recevoir l’Eucharistie dignement, sauf quand il n’y a pas de prêtre catholique disponible :

Concile de Trente, XIIIème session, ch. 7, 11 oct. 1551 (Ench. 880 1647) : « Ce saint concile a décrété que cela devait être observé toujours par tous les chrétiens [préparation à apporter pour recevoir dignement l’Eucharistie], même par les prêtres qui sont tenus par office de célébrer, du moment qu’ils peuvent avoir recours à un confesseur ».

Concile de Trente, XIIIème session, ch. 7, canons  (Ench. 893 1661) : «pour qu’un si grand sacrement ne soit pas reçu indignement … ce saint concile statue et déclare que ceux dont la conscience est chargée d’un péché mortel, quel que contrit qu’ils se jugent, doivent nécessairement au préalable se confesser sacramentellement, s’ils se trouvent un confesseur ».

Concile de Trente, Session 6, chapitre 14, sur la justification, 1547, ex cathedra : «Aussi faut-il enseigner que la pénitence du chrétien après une chute est très différente de la pénitence baptismale. Elle comprend non seulement l’abandon des péchés et leur détestation, ou « un cœur contrit et humilié » [Ps 50,19], mais aussi la confession sacramentelle de ceux-ci, ou du moins le désir de la faire en temps opportun».

Concile de Trente, session 14, chapitre 4, sur la contrition, 1551, ex cathedra : «il arrive parfois que cette contrition soit rendue parfaite par la charité et réconcilie l’homme avec Dieu avant que ce sacrement ne soit effectivement reçu, il ne faut néanmoins pas attribuer cette réconciliation à cette seule contrition sans le désir du sacrement qui est inclus en elle.

Concile de Trente, Session 6, chapitre 14, sur la justification, 1547, ex cathedra : «… l’absolution par un prêtre, et, de plus, la satisfaction par le jeûne, les aumônes, les prières et autres pieux exercices de la vie spirituelle, non pour remettre la peine éternelle – laquelle est remise en même temps que la faute par le sacrement ou le désir du sacrement -, mais pour remettre la peine temporelle [canon 30 1580] qui, comme l’enseigne l’Écriture sainte, n’est pas toujours totalement remise …».

Quand il n’y a pas de prêtre catholique disponible, les chrétiens sont excusés par le droit (la loi) et ne pèchent pas, mais reçoivent (grâce à l’excuse en droit) et le grâce dans la confession par la contrition et les fruits de la Communion Eucharistique (s’ils sont sans péché mortel conscient par ailleurs). On ne peut pas comparer la situation d’avant vatican 2 avec la situation d’aujourd’hui : Dans la situation d’avant vatican 2, on ne pouvait quasiment pas connaître que le prêtre était hérétique, alors qu’aujourd’hui on peut facilement connaître que le prêtre est hérétique depuis que la grande apostasie est si avancée et si connue.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : « …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [c-à-d est hérétique et apostat]…»

Un prêtre valide appartenant à la secte apostate vatican 2 (un prêtre âgé, ordonné avant le 3 juin 1969) appartient à une société apostate publique, et, depuis 2014, il est tenu de croire que les apostats Jean 23 et Jean-Paul 2 sont saints et leur rendre un culte : il est obligé (sinon il serait schismatique), et est donc tenu de fait pour apostat public. Il pourrait être un apostat matériel qui adhérerait à la vérité catholique en voyant les preuves doctrinales, mais on ne pourrait le savoir qu’en lui demandant sa foi, en le reprenant et en lui présentant les preuves doctrinales (ce que tout baptisé doit faire quand il le peut sous peine de péché), mais alors il quitterait sa secte vatican 2 sinon il est apostat. En outre, un prêtre qui entend la confession doit comprendre la confession pour pouvoir juger (et pour pouvoir juger et imposer une pénitence, il doit avoir juridiction). Un tel prêtre (valide) de vatican 2 ne comprendra pas vraiment le contexte des péchés pour une personne qui aurait appartenu à la secte vatican 2 (sauf si ce prêtre quittait sa secte pour la véritable Église).

Un prêtre (valide) « traditionaliste » appartenant à une société « traditionaliste » hérétique publique en fait partie et doit être tenu pour hérétique public. De la même façon il pourrait être un hérétique matériel qui adhérerait à la vérité catholique en voyant les preuves doctrinales, mais on ne pourrait le savoir qu’en lui demandant sa foi, en le reprenant et en lui présentant les preuves doctrinales (ce que tout baptisé doit faire quand il le peut sous peine de péché), mais alors il quitterait sa secte hérétique sinon il est un hérétique pur et simple. C’est ce qu’on peut constater aujourd’hui en demandant à ces prêtres « traditionalistes » leur foi : il s’avère que quasi tous restent obstinés contre le Magistère de l’Église, ils sont hérétiques et ne peuvent pas être approchés pour les sacrements (sauf le baptême en cas de nécessité et seulement s’il n’y a personne d’autre de loi divine, pas même un païen, pour baptiser). Il ne reste probablement pas un seul prêtre au monde qui ne tienne les hérésies actuelles, et/ou qui les ai toutes abjurées obligatoirement quand cela était public (Voir plus bas : Principales hérésies dans cette grande apostasie).

Tous les catholiques sont tenus sous peine de péché mortel de croire qu’un hérétique est en dehors de l’Église catholique, et donc qu’un hérétique n’a aucune juridiction. Voici quelques autres déclarations du Magistère qui affirment ce fait :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche quaucun de ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peut pas partager la vie éternelle et iront « dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges », sauf s’ils sont agrégés à l’Église avant la fin de leur vie …»

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré [quand on peut le savoir], d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église et avoir juridiction.

Encyclopédie catholique, 1913, Sacrements, Ministres hérétiques ou schismatiques : «Le soin de tous ces rites sacrés a été donné à l’Église du Christ. Les ministres hérétiques ou schismatiques peuvent administrer les sacrements validement s’ils ont des ordres valides, mais leurs ministères sont pécheurs. La bonne foi excuserait les récipiendaires du péché [pas quand on le sait et fait sciemment], et dans les cas de nécessité l’Église accorde la juridiction nécessaire pour la pénitence et l’extrême-onction [*]».

* À « Excommunication », l’Encyclopédie dit : «que dans certains cas d’extrême nécessité, lorsque la juridiction est dite « fournie » par l’Église». La juridiction est fournie pour les prêtres, même pécheurs, pas les hérétiques qui n’ont pas juridiction de loi divine, car les hérétiques s’excluent de fait de loi divine ; la  juridiction est nécessaire de loi divine pour la validité du sacrement de Pénitence ; L’extrême-onction ne requiert pas de juridiction mais elle ne peut être donnée de loi divine que par un prêtre de l’Église, pas un hérétique non prêtre de l’Église ni ministre de l’Église.

Les pères enseignent à l’unanimité que les hérétiques sont automatiquement privés de toute juridiction

Pape Pélage II, Quod ad dilectionem, 585 : «Si quelqu’un, cependant, suggère ou croit ou prétend enseigner le contraire de cette foi, qu’il sache qu’il est condamné et aussi anathématisé selon l’opinion des Pères [Magistère]».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : « Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Église, mais aussi qu’ils sont ipso facto [par là même] privés de toute compétence et dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist 6) dit : « Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou droit » … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), Saint Augustin (In Enchir., Cap 65), Saint Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent de même.

« St Nicholas I (Epist. annonce Michael) répète et confirme de même. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, art. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nul.

« … Ces Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, ne l’ont cité d’aucune loi humaine, qui par ailleurs n’existait peut-être pas en relation avec le sujet, mais ils l’ont soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie. … tandis que les hérétiques déjà avant d’être excommuniés sont hors de l’Église et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), c’est-à-dire qu’ils ont été coupés du corps de l’Église sans [officielle] excommunication, comme saint Jérôme l’affirme ».

L’enseignement unanime des pères fait partie du Magistère ordinaire (infaillible) de l’Église. Par conséquent, tout baptisé est absolument tenu de croire sous peine de péché contre la foi, qu’aucun hérétique quel qu’il soit ne peut absolument pas avoir de juridiction (ou compétence) quelle qu’elle soit.

L’enseignement de l’Église prouve à quel point est hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères [Magistère], qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, celui qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

Ci-dessus ce simple enseignement infaillible de l’Église prouve combien est hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église. Par conséquent, tous ceux qui tiennent obstinément l’idée hérétique qu’un hérétique puisse être dans l’Église de quelque façon que ce soit et/ou exercer quelques fonctions que ce soit dans l’Église, est hérétique s’il persiste malgré la connaissance de cet enseignement du Magistère.

Le sacrement de Pénitence n’est pas au-dessus du dogme

C’est un dogme ou la loi divine que la juridiction est nécessaire (absolument) pour la validité du sacrement de Pénitence comme l’enseigne infailliblement le dogme suivant :

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas ex cathedra : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que LA SENTENCE SOIT PORTÉE SUR DES SUJETS, on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que NE DOIT AVOIR AUCUNE VALEUR L’ABSOLUTION PRONONCÉE PAR UN PRÊTRE [un catholique, ministre de l’Église, pas un hérétique hors de l’ÉgliseSUR QUELQU’UN SUR LEQUEL IL N’A PAS DE JURIDICTION ORDINAIRE OU DÉLÉGUÉE. … Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieu qu’il n’y a plus aucune réservation à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres [ministres de l’Église, pas les hérétiques non-ministres de l’Église] peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservés, s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

C’est un dogme que la confession est nécessaire pour le salut de loi divine sauf quand on peut trouver un prêtre qui a juridiction, c’est la loi divine, comme on peut le voir dans les dogmes ci-dessous :

Pape Martin V, Inter cunctas, 22 fév. 1418, ex cathedra : « 20. De même s’il croit qu’un chrétien, est tenu, pour être nécessairement sauvé, en plus de la contrition de son cœur, quand il peut trouver un prêtre qualifié, de se confesser au prêtre seulement et non à un laïc ou à des laïcs, si bons et si pieux qu’ils soient ».

Pape Martin V, Inter cunctas, 22 fév. 1418, ex cathedra : « 21. De même s’il croit que le prêtre, dans le cas où il a la juridiction, peut absoudre de ses péchés un pécheur qui les confesse et qui a la contrition, et qu’il peut lui imposer une pénitence ».

Concile de Trente, XIIIème session, ch. 7, 11 oct. 1551 ex cathedra (Magistère solennel) : « Ce saint concile a décrété que cela devait être observé toujours par tous les chrétiens [préparation à apporter pour recevoir dignement l’Eucharistie], même par les prêtres qui sont tenus par office de célébrer, du moment qu’ils peuvent avoir recours à un confesseur [un prêtre catholique et non-hérétique ayant donc juridiction pour le sacrement de Pénitence] ». (Ench. Symb. 880 1647)

Concile de Trente, XIIIème sess., ch. 7, canons ex cathedra : «pour qu’un si grand sacrement ne soit pas reçu indignement … ce saint concile statue et déclare que ceux dont la conscience est chargée d’un péché mortel, quel que contrit qu’ils se jugent, doivent nécessairement au préalable se confesser sacramentellement [sacrement de Pénitence], s’ils se trouvent un confesseur ». (Ench. Symb. 893 1661)

Notez que c’est un dogme qu’il est nécessaire de se confesser à un prêtre pour le salut, sauf quand il n’a pas juridiction, comme les hérétiques qui n’ont pas juridiction parce qu’ils ne sont pas ministres de l’Église.

Concile de Trente, session 14, chapitre 4, sur la contrition, 1551, ex cathedra : «il arrive parfois que cette contrition soit rendue parfaite par la charité et réconcilie l’homme avec Dieu avant que ce sacrement ne soit effectivement reçu, il ne faut néanmoins pas attribuer cette réconciliation à cette seule contrition sans le désir du sacrement qui est inclus en elle.

Concile de Trente, Session 6, chapitre 14, sur la justification, 1547, ex cathedra : «… l’absolution par un prêtre, et, de plus, la satisfaction par le jeûne, les aumônes, les prières et autres pieux exercices de la vie spirituelle, non pour remettre la peine éternelle – laquelle est remise en même temps que la faute par le sacrement ou le désir du sacrement -, mais pour remettre la peine temporelle [canon 30 1580] qui, comme l’enseigne l’Écriture sainte, n’est pas toujours totalement remise …».

Concile de Trente, Session 6, chapitre 14, sur la justification, 1547, ex cathedra : «Aussi faut-il enseigner que la pénitence du chrétien après une chute est très différente de la pénitence baptismale. Elle comprend non seulement l’abandon des péchés et leur détestation, ou « un cœur contrit et humilié » [Ps 50,19], mais aussi la confession sacramentelle de ceux-ci, ou du moins le désir de la faire en temps opportun».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 1, réponse au 2 : «… la confession et l’absolution … dans lesquels la contrition, avec le dessein de se confesser et le désir de l’absolution, suffit pour les délivrer de la mort éternelle …»

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 5, réponse au 4 : «quand même on serait forcé de se confesser, on ne se serait pas confessé inutilement la première fois, parce qu’en se confessant à un plus grand nombre de prêtres, on obtient une plus large remise de la peine, soit par suite de la honte de la confession qui est comptée pour une peine satisfactoire, soit d’après le pouvoir des clés. Ainsi on pourrait se confesser tant de fois qu’on fût délivré de la peine temporelle».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 6, réponse au 3 : «… la force sacramentelle de la Pénitence consiste dans la sanctification du ministre. C’est pour cela que celui qui se confesse à un laïc, bien que de son côté il remplisse ce qui appartient à la confession sacramentelle, cependant il n’obtient pas l’absolution sacramentelle. C’est pourquoi ce qui est produit par le mérite et la peine de la confession lui est compté et diminue d’autant la peine temporelle à laquelle il est tenu, mais il n’obtient pas la diminution de cette peine qui résulte du pouvoir des clefs, et c’est pour ce motif qu’il est tenu de se confesser de nouveau à un prêtre [quand il peut le faire]».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse à la conclusion : «… dans le cas de nécessité, un laïc peut aussi remplacer le prêtre de manière qu’on puisse se confesser à lui ».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 1 : «quand la nécessité presse, le pénitent doit faire ce qui le regarde, c’est-à-dire s’exciter à la contrition et se confesser à qui il peut. Ainsi la confession faite à un laïc à défaut de prêtre est sacramentelle d’une certaine manière, quoique le sacrement ne soit pas parfait, parce qu’il manque de ce qui se rapporte au prêtre».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 2 : «quoiqu’un laïc ne soit pas le juge [juridiction] de celui qui se confesse à lui, cependant, en raison de la nécessité, il reçoit absolument le droit de le juger, selon que celui qui se confesse se soumet à lui à défaut de prêtre».

En passant, c’est un péché de se confesser à un laïc alors qu’on peut trouver un prêtre catholique, mais certainement pas quand on ne pas trouver un prêtre catholique, et il est d’ailleurs recommandé (voir vivement conseillé) de se confesser à un laïc catholique de confiance quand on ne peut pas trouver de prêtre catholique, parce que c’est un acte de vertu et une humiliation que Dieu considère pour diminuer la peine et une grande aide pour obtenir la grâce de la contrition des péchés.

Révélations de sainte Brigitte, L. 6, ch. 115 : «Un certain homme était venu d’un diocèse à Rome ; ignorant l’idiome et la langue, ne trouvant à Rome pas un qui l’entendit et ne pouvant avoir de confesseur, il se conseilla avec sainte Brigitte afin de savoir ce qu’il ferait. Lors Jésus-Christ lui dit : Cet homme qui vous a consultée pleure d’autant qu’il n’a personne qui l’oie en confession. Dites-lui que la volonté lui suffit, car qu’est-ce qui profita au larron en la croix ? ne fut-ce pas la bonne volonté et les affections déréglées. Lucifer n’a-t-il pas été bien créé ? Ou moi, qui suis la bonté et la vertu même, aurais-je créé quelque mal ? non certes, aucun. Mais après que Lucifer eut abusé de sa volonté et la porta au dérèglement, il a été lui-même déréglé et mauvais par sa mauvaise volonté. Partant, que le pauvre homme demeure stable et qu’il ne se retire point de ses bonnes résolutions ; quand il sera en son pays, qu’il cherche et qu’il oie ce qui est salutaire à son âme ; qu’il soumette sa volonté et qu’il obéisse plutôt au conseil des sages et des justes qu’à sa volonté, ou autrement, s’il meurt par le chemin, il en sera comme du bon larron : Vous serez ce jourd’hui en paradis».

Unité de la foi – unité de l’Église – unité de la communion – unité de gouvernement de loi divine

Concile de Trente, 13ème sess., ch. 8, usage du  sacrement de l’eucharistie, 11 oct. 1551 ex cathedra (Magistère solennel) : «… nous lisons dans l’Apôtre ces mots pleins de crainte : « Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ » (1 Co 11, 29). C’est pourquoi il faut rappeler à qui veut communier le commandement : « Que l’homme s’éprouve lui-même » (1 Co 11, 28) ».

L’Eucharistie est le symbole ¹ de l’unité du corps du Christ qui est l’Église. Celui qui ne discerne pas le corps mange sa condamnation, c’est-à-dire que celui qui ne discerne pas le corps dans son unité de foi, de gouvernement et de communion, mange sa condamnation. Redisons-le : Celui qui ne discerne pas le corps qui est l’Église mange sa condamnation.

Pape Eugène IV, Exultate Deo, ex cathedra (Magistère solennel) : «cela [l’eau mêlée au vin] convient pour signifier l’effet de ce sacrement [l’Eucharistie] qui est l’union du peuple chrétien au Christ ».

Pape Jules III, concile de Trente, 13ème session, ch. 1 et 2, 11 oct. 1551, ex cathedra (Magistère solennel) : « …l’usage et le culte de la sainte Eucharistie, elle que notre Seigneur a laissée DANS SON Église [pas celle des hérétiques] comme le symbole [¹] de cette unité et de cet amour par lesquels il a voulu que tous les chrétiens [pas les hérétiques] soient unisce même concile, transmettant la saine et authentique doctrine concernant ce vénérable et divin sacrement de l’Eucharistie, que l’Église catholique… a toujours gardée et conservera jusqu’à la fin du monde… interdit à tous les chrétiens d’oser croire, enseigner ou prêcher sur la très sainte Eucharistie autre chose que ce qui est expliqué et défini par le présent décret. Il a voulu… que ce soit… un symbole de cet UNIQUE CORPS [l’Église, pas celle des hérétiques] dont il est lui-même la tête, et auquel il a voulu que nous, en tant que SES MEMBRES [pas les hérétiques hors de l’Église], nous soyons attachés par les LIENS étroits DE LA FOI… en sorte que nous disions tous la même chose et qu’il n’y ait pas de divisions parmi nous [c’-à-d. les membres de l’Église] [cf I Cor. 1, 10] ».

Pape Léon XIII, Mirae caritatis, 28 mai 1902 (Magistère) : «les signes en lesquels consiste ce sacrement [l’Eucharistie] sont des encouragements à l’union. Saint Cyprien dit à ce sujet [Lettre 69 à Magnus 5] : « quand le Seigneur appelle son corps le pain fait de la réunion d’un grand nombre de grains, il marque l’unité de notre peuple qu’il portait » … le Docteur angélique dit [Somme, IIIa, q. 79, art. 1], en reprenant un propos d’Augustin : « Notre Seigneur a présenté son corps et son sang dans ces éléments qui, à partir d’une multitude, sont réduits à l’unité » … Tout cela est confirmé par la déclaration du concile de Trente [Ench. Symb. 1635 et 1638] disant que le Christ a laissé à l’Église l’Eucharistie « comme le symbole [¹] de cette unité et de cet amour par lesquels il a voulu que tous les chrétiens soient unis … comme le symbole de cet unique corps dont il est lui-même la tête… ». C’est aussi ce qu’enseigne Paul : « Parce qu’il y a un seul pain, nous sommes tous un seul corps… » [I Cor. 10, 17]».

¹ symbole : signe, figure, marque, caractère, expression, représentation, attribut. Le symbole de cet unique corps qui est l’Église montre l’unité de l’Église et l’unité de la foi.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «Le sacrement de l’Eucharistie, tout en constituant une vive et admirable image de l’unité de l’Église».

On peut voir ici, ci-dessus, que c’est de loi divine que l’Eucharistie est l’union du peuple chrétien, ce qui exclut tous les hérétiques qui sont hors du peuple chrétien.

L’unité de la foi, l’unité de gouvernement, l’unité de communion nécessaire par loi divine requise pour l’unité de l’Église.

Romains 16, 17-18 : «Je vous prie mes frères d’observer ceux qui sèment des dissensions et des scandales contre la doctrine que vous avez apprise, et détournez-vous d’eux. Car de tels hommes ne servent point le Christ notre Seigneur, mais leur ventre ; et par de douces paroles et des flatteries, ils séduisent les âmes simples».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 10, 29 juin 1896 (Magistère de l’Église) : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le Corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert jure divino [de droit divin ou par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

C’est-à-dire que «l’unité de la foi» et « L’UNITÉ DE COMMUNION ¹ EST NÉCESSAIRE PAR LA LOI DIVINE» et «est nécessairement requise pour l’unité de l’Église, dans la mesure où elle est le corps des fidèles», prouvant ainsi à toute personne de bonne volonté que la communion religieuse dans les sacrements est non seulement un droit disciplinaire, mais de foi divine et catholique. L’unité de l’Église requiert que le prêtre dise la Messe en la personne de l’Église (comme ministre de l’Église), et l’unité de gouvernement requiert que le prêtre soit agent de son évêque, lui-même agent du Pape, lui-même agent du Christ. La Messe du prêtre hérétique ou schismatique (n’est pas ministre de l’Église) dépourvu d’unité de foi ou d’unité de gouvernement avec l’Église catholique, devient une Messe non catholique dépourvue d’unité de communion de l’Église (de loi divine).

¹ L’unité de communion désigne aussi bien l’unité de foi, de gouvernement que l’Eucharistie.

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés automatiquement de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 [Magistère] : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport [communicatio in divinis] avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque LA CHARITÉ A POUR FONDEMENT LA FOI PURE ET SANS TACHE, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère) : « cette unité [de l’Église] ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi ».

Pape Pie XI, Mortalium animos (Magistère) : « … l’unité de foi et de gouvernement – qui est le caractère de l’unique et véritable Église …».

Comme on peut le voir ci-dessus, l’Église enseigne que la charité a pour fondement la vraie foi et  interdit de communier même verbalement (Dieu vous bénisse) avec ceux qui ne professent pas la vraie doctrine du Christ (apostats, hérétiques, schismatiques, hérétiques contre la loi naturelle). Le pape Pie XI explique pourquoi il en est ainsi, c’est parce que «c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ» et que «cette unité [de l’Église] ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi … ceux qui sont divisés dans la foi [comme les hérétiques] ou le gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Le Magistère enseigne par le pape Pie XII ci-dessus que les Chrétiens (seuls vrais catholiques) sont un dans la Foi et le Gouvernement, de loi divine (Mystici corporis Christi : Ench. Symb. 2286 3802), ou autrement dit que dans la communauté non-catholique (hérétique ou schismatique) il n’y a pas le seul corps, le seul esprit, la seule foi de l’Église.

L’union des Chrétiens ne peut pas admettre que les Chrétiens (seuls les vrais catholiques sont Chrétiens) aillent chez des hérétiques, mais plutôt que les hérétiques reviennent dans le sein et l’unité de l’Église en abjurant leurs hérésies et en prouvant leur adhésion à la foi de l’Eglise catholique.

Pape Pie XI, Mortalium animos (n ° 10) : «Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques : L’UNION DES CHRÉTIENS ne peut seulement être encouragée QUE pour favoriser le retour à la seule véritable Eglise du Christ de ceux qui sont séparés d’elle ».

L’union des Chrétiens est la loi divine immuable de l’unité de la foi et de l’unité du corps de l’Église, et c’est la raison pour laquelle les Chrétiens ne peuvent pas être en communion religieuse avec ceux qui sont hors de l’Église comme les païens et coupés de l’Église comme les hérétiques et les schismatiques qui sont non-catholiques, comme l’enseigne le pape Léon XIII ci-dessous :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n ° 9) : «Ce n’est pas seulement celui qui ne croira pas à toutes ces hérésies, qui peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne sont pas définies dans le présent travail qui est le nôtre, et, si quelqu’un tient une seule d’elles, il n’est pas catholique » .

Dans les Révélations de sainte Brigitte confirmées par les papes Grégoire XI (1370-1378) et Boniface IX (1389-1404) dans la Bulle papale Ab origine mundi, par. 39 (7 oct. 1391) et jugées en conformité avec la foi catholique par les conciles de Constance (1414-1418) et de Bâle (1431-1449), Jésus-Christ parlant à sainte Brigitte, explique cette unité de l’Église et de la foi de droit divin.

Révélations de sainte Brigitte, Livre 7, Chapitre 19 : « Mais néanmoins sachez pour certain que si quelqu’un de vous se veut amender et retourner à moi avec humilité, je lui irai au-devant et lui parlerai avec joie comme un pieux pasteur, le levant sur mes épaules et l’apportant à mon bercail. J’entends par mes épaules que, par le bénéfice de ma passion et de ma mort que j’ai soutenues en mon corps et en mes épaules, celui qui s’amendera sera participant de ma mort, et recevra avec moi au royaume céleste une éternelle consolation. …

«…des âmes innombrables du royaume de Cypre [Chypre] descendent en enfer et sont repoussées du ciel. …je dis les paroles susdites à ceux qui sont sous l’obéissance de l’Église romaine, qui m’ont voué la foi catholique et romaine, et s’en sont retirés par les œuvres contraires [hérétiques et schismatiques comme les «orthodoxes» orientaux dont il est question ici, mais aussi tous les autres hérétiques].

«Mais les Grecs qui savent que tous les chrétiens doivent avoir une même foi et être sujets à une même Église [unité de la foi et unité de l’Église de loi divine], avoir un seul mien vicaire général en tout le monde, savoir, le pontife romain, qui doit être par-dessus tous, et qui néanmoins ne veulent point se soumettre au pasteur de l’Église romaine et à mon vicaire, et subjuguer spirituellement et humblement leur superbe sous lui, soit à raison de la cupidité, soit à raison de la pétulance charnelle, soit pour quelque autre chose qui touche le monde, sont indignes d’obtenir miséricorde et pardon quand ils sont morts. Mais les autres Grecs qui voudraient savoir la foi romaine, mais ne peuvent, mais qui, s’ils la savaient, la tiendraient fidèlement et s’y soumettraient humblement [c-à-d hérétiques et schismatiques matériels], et se contiennent et gardent des péchés en la foi où ils vivent pieusement, à ceux-là, miséricorde leur est due après la mort dans les supplices [Purgatoire], quand ils seront appelés à mon jugement».

À l’époque des révélations de sainte Brigitte, il y avaient des « orthodoxes » grecs schismatiques matériels et Jésus-Christ explique aussi ci-dessus que les hérétiques matériels (pas hérétiques hors de l’Église) sont ignorants invincibles (sans faute de leur part) de la vraie foi, et étant de bonne foi ils se soumettraient à la vérité de la foi catholique s’ils en avaient connaissance, et qu’en outre ils se gardent des péchés.

Le pape Hormisdas enseigne et fait promettre de ne pas citer les noms des hérétiques et schismatiques dans la prière Te Igitur du canon de la messe à cause de cette même unité de la foi et de l’Église.

Pape Hormisdas, Libellus fidei, 18 mars 517, profession de foi au clergé revenant du schisme d’Acace (Ench. Symb. 172 365) : «… Je promets que les noms [dans le Te Igitur] de ceux qui ont été séparés de la communion de l’Église catholique, c’est-à-dire qui ne sont pas d’accord avec le siège apostolique [hérétiques et schismatiques] ne seront pas lus durant les saints mystères. [Mais si je tentais de dévier en quoi que ce soit de ma profession de foi, je confesse que, selon mon propre jugement, je serais un complice de ceux que j’ai condamnés.]».

Aucun de ceux qui prirent part au schisme d’Acace n’est inscrit parmi les saints : les noms d’Euphémius et de Macedonius, évêques de Constantinople, ont été effacés du livre des dyptiques parce qu’ils y maintinrent le nom d’Acace (Nat. Alex, Hist. Eccl, siècle 5, ch. 3, fin art. 16 ; Appendice Pierre Ballerini, § 1, c. 2, Raison de la primauté).

Les Révélations de sainte Brigitte enseignent aussi que le pape et les prêtres pécheurs qui ne sont pas hérétiques ne perdent pas la puissance d’absoudre (juridiction), c’est-à-dire que les hérétiques n’ont pas la juridiction pour les sacrements (excepté le baptême en cas de nécessité extrême par loi divine) :

Les révélations célestes de sainte Brigitte, L. 7, ch. 7 : «… la Mère de Dieu me parlait en oraison, me disant les paroles suivantes : … la vraie foi est que le pape qui est sans hérésie, bien qu’il soit chargé d’une quantité d’autres péchés, pourtant n’est jamais si mauvais à raison de ses péchés ni de ses mauvaises œuvres, qu’il n’ait toujours la pleine puissance et autorité de lier et de délier les âmes, laquelle puissance il a eue par saint Pierre et l’a reçue de Dieu. Certainement, il y a eu des papes, avant Jean, pape, qui sont ensevelis dans l’enfer ; néanmoins, ce qu’ils ont fait avec raison et justement, l’Église l’approuve devant Dieu. Je dis de même que les prêtres sont vrais prêtres, consacrent et font le corps de Jésus-Christ, bien qu’ils soient chargés de péchés, et s’ils ne sont [pas] hérétiques, touchent et traitent vraiment Dieu sur l’autel, et administrent les autres sacrements, bien qu’à raison de leurs péchés, ils soient indignes devant Dieu de la gloire céleste».

Le père Kroust, dans ses Méditations sur les vérités de foi, conformes au Magistère, confirme que les hérétiques ne représentent pas l’Église (ne sont pas ministres de l’Église) pour la même raison qu’ils sont coupés de l’unité de l’Église et de la foi.

P. Kroust, S.J (1694-1772), Méditations sur les vérités de foi, Mardi de quasimodo : « IIème point – 1° Voici les paroles de la promesse : … 4 ° Je suis avec vous dans le sacrement de l’Eucharistie et par là même dans l’Église que vous représentez [les hérétiques sont hors de l’Église et ne représentent pas l’Église] et dans tous ceux qui vous suivront ».

 

Sur les hérétiques notoires, publics, formels, manifestes, occultes

Que l’on doit absolument éviter les hérétiques, cela est fondé sur le faitde connaître ou de na pas connaître qu’un baptisé est hérétique : soit on le sait, soit on ne le sait pas ou on ne peut pas le savoir, c’est aussi simple que cela. Quand un hérétique est connu, c’est qu’il est extérieur ou public, et donc c’est qu’il n’est pas occulte ou caché, parce que quand un hérétique est occulte ou caché, c’est qu’il n’est pas connu extérieurement ou au for externe. Un baptisé est hérétique dès qu’il doute ou pense le contraire et l’opposé de l’Église obstinément, ou qu’il refuse sciemment (volontairement) un dogme ou une vérité de foi ou de morale dont il a la connaissance. C’est simplement quand on connaît – publiquement ou extérieurement ou manifestement – l’obstination ou la mauvaise foi hérétique que l’hérétique est connu et qu’on doit absolument éviter la communion religieuse avec lui sous peine de péché mortel.

La loi de l’Église considère ici ce qui est connu ouvertement (affiché) ou manifestement (évident) ou extérieurement (for externe) ou publiquement (domaine public), et certainement obstiné

Hérétique notoire de fait = public formel sans tergiversation possible 

Encyclopédie catholique, Notoriété, notoire, 1911 : «La notoriété est la qualité ou l’état des choses qui sont connus, que ce soit pleinement ou officiellement prouvé, si cela peut et doit être tenu comme certain, sans autre enquête, cela est notoire. … D’ordinaire, cela est équivalent à public, manifeste, évident, connu ; tous ces termes ont quelque chose en commun, ils signifient qu’une chose, loin d’être un secret, peut être facilement connue par beaucoup. La notoriété, en plus de cette commune idée, implique l’idée d’indiscutable preuve, de sorte que ce qui est notoire est tenu comme prouvé et sert de base pour les conclusions et les actes de ceux qui ont autorité, en particulier les juges. Pour être aussi précis que possible, « public » signifie que chacun peut facilement prouver ou vérifier ce qui est fait ouvertement ; ce que beaucoup de personnes connaissent et retiennent comme certain est «manifeste» ; ce qu’un nombre plus ou moins de personnes ont appris, peu importe comment, est «connu» ; ce qui doit être tenu comme certain et ne peut plus être remis en cause est « notoire ». … Les canonistes ont diversement classé les effets juridiques de notoriété, notamment en matière de procédure, mais, en fin de compte, ils peuvent tous être réduits à un seul : le juge, et en général la personne en autorité, tenant ce qui est notoire pour être certain et prouvé, ne nécessite pas de plus amples informations, et donc, à la fois peut et doit s’abstenir de toute procédure judiciaire, enquête, preuve, ou formalités, qui seraient autrement nécessaires. Car ces demandes de renseignements et formalités ayant pour objet d’éclairer le juge, sont inutiles lorsque le fait est notoire».

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 2 : « Un crime estNotoire par la notoriété du droit, [s’il l’est] après une condamnation par un juge compétent qui rend la question une chose jugée, ou après une confession faite en cour par le délinquant en accord avec le Canon 1750 » [Can. 1750 : On appelle aveu judiciaire la reconnaissance d’un fait, par écrit ou verbalement, par une des parties, à l’encontre d’elle-même et en faveur de son adversaire, soit spontanément, soit sur interrogatoire du juge et en sa présence].

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 3 :« Notoire par la notoriété de faits’il est publiquement connu et a été engagé dans de telles circonstances que nulle tergiversation [fraude intelligente, détour, faux-fuyant, échappatoire à l’accusation] n’est possible et ni excuse légale ne pourrait excuser [imputabilité certaine] ;

Un hérétique est notoire de fait (c’-à-d. non-déclaré nominativement par jugement de l’Église) est un baptisé dont l‘hérésie est certaine et publiquement (communément) connue : notoire par le fait même. Un hérétique est notoire de fait (par le fait) dès qu’il se fait connaître publiquement (dans le domaine public : Messe publique, internet, écrit publié, etc.) et manifestement (ou ouvertement, ou extérieurement, ou évident, ou ne peut être caché) et formellement (certainement obstiné). Un hérétique public et obstiné est notoire : Quand un baptisé fait partie d’une société hérétique publique et qu’il montre qu’il reste obstiné contrairement au dogme, même par le silence coupable après que lui ait été présenté le dogme, il est notoire.

 

Ci-dessus, canon 2197 § 1-4 du CIC 1917 et ses références en note 1

Le canon 2197 §1-4 du Code de droit canonique 1917 est tiré, entre autres, de l’encyclique Ex omnibus du pape Benoît XIV sur le saint viatique et qui traite de la notoriété des objecteurs de Unigenitus. Le pape appelle ceux qui n’obéissaient pas à Unigenitus «des objecteurs». Ceux qui refusaient obstinément d’obéir à Unigenitus étaient des hérétiques.

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus, sur la Constitution dogmatique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «3 : la loi universelle qui interdit à un pécheur [hérétique qui conteste l’obéissance à la constitution dogmatique Unigenitus] public connu d’être admis à la communion eucharistique, qu’il le demande en public ou en privé.

«4. Maintenant, les objecteurs [qui ont contesté l’obéissance à la constitution Unigenitus] publics et notoires sur le sujet en discussion sont ceux qui ont été déclarés par la sentence d’un juge compétent et qui ont admis leur culpabilité devant les tribunaux [notoires en droit]. Il y a aussi d’autres objecteurs, qui, bien qu’ils n’aient pas été condamnés par un juge et n’ayant pas admis le crime devant les tribunaux, néanmoins, au moment où ils sont sur le point de recevoir le sacré viaticum, confessent [au prêtre] volontairement leur résistance obstinée à la constitution [notoire en droit]. D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance due à cette constitution [dogme], et d’avoir continué dans cet état ; C’est tellement connu que le scandale public [manifestement opposé et obstiné et public = notoire de fait] qui en découle n’a pas encore diminué. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal.

« 5. [Deux types de notoriété] Dans cette affaire, cependant, une différence doit être maintenue entre la notoriété dans laquelle un certain fait est appréhendé et la culpabilité consiste dans l’action extérieure elle-même, comme la notoriété de l’usurier ou de la personne vivant en concubinage, et un autre type de notoriété dans laquelle le fait extérieur est noté, mais la culpabilité dépend beaucoup de la disposition d’esprit. C’est ce dernier genre de notoriété dont nous discuterons. Le premier doit certainement être établi avec des preuves graves ; Ce dernier doit être prouvé avec des preuves plus sûres et plus sérieuses ».

« 8. …ce sera un argument selon lequel l’homme est sans culpabilité, ou du moins qu’il n’a pas été considéré comme un véritable pécheur public. De là, il s’ensuit qu’il n’est pas possible de le refuser quand il demande publiquement à recevoir le viaticum à la fin de sa vie, à moins que, dans l’intervalle, il ait fait quelque chose pour engager le stigmate d’un pécheur public et notoire en référence à ce qui précède problème.

« 9. …ils lui administreront le sacrement du Corps du Christ, sans autre raison que d’obéir à l’Église, qui s’efforce d’éviter le scandale public et de prévenir l’infamie pour le malade lui-même. Bien qu’elle le considère comme un pécheur à la vue de Dieu, elle ne le reconnaît pas comme un pécheur public et notoire dans son tribunal.

« 10. Vous devez maintenant proposer cette norme de jugement et d’action que nous approuvons à tous ceux qui administrent légitimement les sacrements».

Ce qu’il faut retenir ici d’Ex Omnibus : 1° la loi divine interdit à un hérétique public connu de recevoir la communion eucharistique (n° 3) ; 2° les objecteurs publics du dogme qui ont fait quelque chose de manifestement opposé et restés obstinés sont hérétiques notoires de fait et sont donc automatiquement certainement coupable (n° 4) ; 3° La notoriété n’est pas toujours liée à la culpabilité (n° 5) ; 4° L’Église considère les pécheurs publics aussi comme coupables.

1° Ci-dessus (Ex Omnibus n° 3) le pape dit que la loi universelle interdit la communion eucharistique à un hérétique public connu ; il ne dit pas à un notoire. Notez qu’il s’agit bien d’un hérétique connu, parce que bien évidemment s’il n’est pas connu on ne peut pas le savoir, ce qui prouve bien que c’est quand on connait un hérétique qu’on doit l’éviter et non pas qu’il soit connu de beaucoup de personnes ou pas. Si la loi universelle interdit l’admission à l’eucharistie à un hérétique public connu, combien plus l’interdit-elle à un prêtre hérétique public connu, et donc encore davantage lui interdit-elle de confectionner l’Eucharistie !

2° Ceux publics connus pour avoir fait quelque chose de manifestement (évident ; externe) opposé au dogme et sont restés obstinés sont notoires de fait (Ex Omnibus n° 4). Quelque chose de manifestement opposé au dogme c’est quelque chose de connu, et si ce n’est pas manifeste ce n’est pas connu ou seulement supposé ; si c’est quelque chose en plus d’obstiné, c’est coupable ; si c’est quelque chose en plus dans le domaine public c’est notoire de fait (par le fait même). Quelque chose : une parole, un écrit, une action, une omission ou toute autre sorte de choses.

Un prêtre hérétique public et manifeste et obstiné est notoire de fait et il est donc par le fait (automatiquement) certainement coupable ; un hérétique public n’est pas par le fait (automatiquement) certainement coupable, mais il peut devenir certainement coupable quand on a connaissance qu’il est coupable ou obstiné. Un hérétique est manifeste quand il est évident soit par une parole, un acte, un comportement ou en faisant quelque chose d’autre, comme, par exemple : maintenir son écrit, parole ou acte  hérétique après avoir été instruit du dogme, garder un silence coupable quand on lui demande sa foi, rester dans sa secte hérétique après qu’on lui ait montré le dogme, montrer des signes évidents de connivence coupable quelconque avec une société hérétique ou un hérétique, ne pas condamner une hérésie, refuser d’abjurer une croyance hérétique, participer aux réunions religieuses des hérétiques, aider de quelque manière matérielle ou spirituelle l’hérésie à se propager, etc., etc. L’appartenance obstinée à une société hérétique (même pour une seule hérésie contraire à la vérité de la foi catholique) est certainement coupable aussi.

3° Le pape enseigne (Ex Omnibus n° 5) qu’une sorte de notoriété est liée à la culpabilité et consiste dans l’action extérieure ; et qu’une autre sorte de notoriété peut être distincte de la culpabilité, qui dépend de la disposition d’esprit : Dans la première sorte de notoriété le fait doit être notoirement connu pour être certainement coupable puisque la notoriété est liée à la culpabilité, mais pas dans la deuxième sorte de notoriété où la notoriété du fait est distincte de la culpabilité puisqu’elle dépend de la disposition d’esprit. Si la culpabilité d’un fait peut être distincte de la notoriété de ce fait, ceci est la preuve absolue que la culpabilité ne dépend pas nécessairement (obligatoirement) de la notoriété, c’est-à-dire que ce n’est pas la notoriété, dans ce cas, qui rend certainement coupable, contrairement à ceux qui affirment qu’un fait doit être nécessairement notoire pour être certainement coupable ou que l’Eglise l’autoriserait quand il n’est pas notoire, ce qui est faux puisque la culpabilité peut ne pas dépendre de la notoriété. Eh bien, quand vous savez qu’un prêtre reste obstiné, vous avez connaissance de sa culpabilité par son obstination ou disposition d’esprit hérétique.

La notoriété a automatiquement valeur de jugement pénal (et juridique) de culpabilité quand la culpabilité consiste dans le fait extérieur mais pas quand la culpabilité dépend de la disposition d’esprit comme dans le cas d’hérésie où c’est l’obstination qui la détermine. Sans la notoriété la valeur de jugement pénal (et juridique) de culpabilité n’est pas automatique, cela ne signifie pas que qu’elle n’existe pas quand elle est connue seulement comme publique ou manifeste ou privée, car c’est l’obstination certaine qui rend la culpabilité certaine. Et la connaissance de l’obstination certaine rend certaine la connaissance de la culpabilité.       

La notoriété signifie que la connaissance d’un fait (ici l’hérésie) est considérée par la loi de l’Église comme automatiquement (ou d’office ou de fait) certaine ; sans notoriété, la connaissance d’un fait public n’est pas considérée par l’Église comme automatiquement (ou d’office ou de fait) certaine ; la connaissance d’un fait peut être certaine sans notoriété par ailleurs mais pas automatiquement (ou d’office ou de fait), c’est-à-dire quand on a connaissance d’un fait public.

Quand avez connaissance ou de vraies raisons de supposer qu’un prêtre, dans le domaine public ou privé, est un hérétique, vous devez lui montrer le dogme, et s’il reste obstiné dans son hérésie et/ou dans son appartenance à une secte hérétique, il doit absolument être évité. Quand vous savez qu’un prêtre appartient à une société publique qui reconnait les chefs de la secte vatican 2 pour de vrais papes, vous devez lui montrer le dogme et s’il reste attaché à sa société hérétique, il doit être évité. Quand vous savez qu’un prêtre sédévacantiste (qui ne reconnaît pas à raison les chefs de vatican 2 pour papes, et est coupé à raison de vatican 2) appartient à un groupe qui croit même une seule hérésie et qu’après lui avoir montré le dogme il reste obstiné dans l’appartenance à son groupe hérétique, vous devez l’éviter. Quand vous avez de sérieuses ou vraies raisons de penser qu’un prêtre sédévacantiste est hérétique, et cela parce que vous en avez la connaissance externe, vous devez lui montrer le dogme, et s’il est obstiné, vous devez l’éviter.

Même si ce n’est pas dans le domaine public mais privé que vous avez connaissance ou de vraies et sérieuses raisons de supposer qu’un prêtre est hérétique, vous devez lui montrer le dogme et s’il est obstiné, vous devez l’éviter.

Étant donné que par définition de la loi ecclésiastique il est impossible à un fait notoire d’être caché, nul n’est supposé l’ignorer licitement (c’est illicite de l’ignorer), mais si un fait est public, il est supposé être ignoré licitement parce qu’il pourrait ne pas être certain (doute possible) ou bien pourrait être caché d’une certaine manière au commun (ignorance possible), mais s’il est connu, il n’est pas supposé être ignoré licitement. De même un fait occulte (non-public ou privé) est supposé être ignoré licitement sauf s’il est connu (ceux qui le connaissent ne sont pas excusés par la loi quand ils l’ignorent volontairement alors qu’il est illicite). C’est la raison pour laquelle il est aussi interdit aux fidèles d’aller même chez des hérétiques privés connus (même non-publics, ou privés ou restreints, ou qui n’adhèrent pas ouvertement à une secte hérétique, du moment qu’on en a connaissance, on doit les éviter). La preuve en est que la notoriété n’est pas obligatoirement le critère de culpabilité mais le critère de connaissance de l’hérésie. C’est la loi divine et la règle de la foi qu’un hérétique certainement obstiné n’est pas dans l’unité de la foi ni de l’Église.

4° Le pape enseigne (Ex Omnibus n° 8) «ce sera un argument selon lequel l’homme est sans culpabilité, ou du moins qu’il n’a pas été considéré comme un véritable pécheur public». Par conséquent l’Église considère coupables aussi les hérétiques publics quand ils sont obstinés. Quand un fait public (ou domaine public) est manifeste et obstiné il est notoire et certainement coupable d’office (automatiquement) car le pape dit «aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal». Quand un fait est public (ou domaine public) il n’est pas d’office (automatiquement) certainement coupable, mais peut l’être s’il est connu comme obstiné. Quand un fait non-public (ou privé) est connu ou manifeste, il n’est pas automatiquement certainement coupable, mais peut l’être s’il est connu comme obstiné.

Hérétique formel = hérétique certainement obstiné

Un hérétique est formel quand il est obstiné de mauvaise foi contre un dogme qu’il connait, sinon c’est un hérétique matériel (qui n’est pas hérétique mais errant de bonne foi) ou seulement un soupçonné d’hérésie (pas hérétique ou pas encore) parce qu’il aide à propager l’hérésie par action ou par omission (ce qui est le cas de tous les prêtres appartenant à une société publique)

Hérétique manifeste = hérétique privé ou public, évident ou avéré obstiné au for externe 

Un hérétique est manifeste quand il ne peut pas cacher son hérésie, c’est-à-dire qu’il se révèle extérieurement (au for externe qui relève de la responsabilité de la personne par rapport à l’extérieur). Un hérétique peut se montrer manifeste par ses paroles, actes, ou comportement.

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus Sur la Constitution Apostolique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «4. …les objecteurs publics et notoires sur le sujet en discussion… D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance due à cette constitution, et d’avoir continué dans cet état [public et notoire] ; C’est tellement connu que le scandale public qui en découle n’a pas encore diminué. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal.

Quand l’obstination hérétique est manifeste, l’hérétique est certainement condamné.

La tergiversation encore possible des hérétiques manifestes ou connus sans excuse les empêche-t-elle d’être certainement condamnés et coupés de l’Église ?

Premièrement, ce n’est pas parce qu’un hérétique manifeste essaie de s’en sortir dans ses propres contradictions que cela le rend non-notoire, parce que selon la définition canonique elle-même, dès qu’il est coincé, il lui est impossible de tergiverser, même s’il affirme le contraire.

Deuxièmement, un hérétique manifeste est connu extérieurement comme étant évident ou avéré et il n’a pas d’excuse s’il tergiverse (fraude intelligente) comme on peut le voir ci-dessous dans Auctorem fidei, donc quand un hérétique est manifeste, il est coupable et on en a connaissance. Par conséquent, un catholique ne peut prier avec ou recevoir les sacrements d’un hérétique manifeste sans pécher (sauf le baptême si nécessité et le mariage si autorisé par l’Église).

La méthode frauduleuse d’insinuations des hérétiques utilisée pour établir l’erreur permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser. Le pape Pie VI explique le camouflage des hérésies dans des états ambigus ou d’apparence conservatrice ou contradictoire comme étant la tactique de l’hérétique Nestorius, et il explique que les catholiques ne peuvent pas permettre aux hérétiques de s’en tirer ou de se laisser tromper par eux et doivent tenir ces hérétiques pour leurs hérésies ; il donne des instructions aux catholiques sur la façon de traiter avec une telle tromperie ou ambiguïté dans les écrits des hérétiques :

Pape Pie VI, Bulle Auctorem fidei, 28 août 1794 : « [Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités … par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle.

«… il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit fairesous le prétexte erroné que des affirmations apparemment choquantes à un endroit soient développées le long de lignes orthodoxes dans d’autres endroits, et même encore en d’autres endroits corrigées, comme prévoyant la possibilité soit d’affirmer ou de nier la déclaration … telle a toujours été la méthode frauduleuse et l’audace utilisée par les innovateurs [dans l’art de la tromperie] pour établir l’erreur, qui permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser

«… C’est une technique plus répréhensible d’insinuer des erreurs doctrinales, condamnée depuis longtemps par notre prédécesseur saint Célestin qui a trouvé qu’elle était dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, et qu’il a exposé pour la condamner avec la plus grande gravité possible. Une fois que ces textes ont été examinés attentivement, l’imposteur a été exposé et confondu, car il s’est exprimé dans une pléthore de mots, mélangeant des choses vraies avec d’autres qui étaient obscures ; mélangeant parfois l’une avec l’autre de manière à ce qu’il soit également en mesure de confesser ces choses qui ont été niées alors qu’en même temps il possédait un motif pour nier ces phrases mêmes qu’il confessait.

«Afin d’exposer ces pièges, ce qui est nécessaire à une certaine fréquence dans chaque siècle, aucune autre méthode n’est nécessaire que la suivantedès qu’il devient nécessaire d’exposer des états qui déguisent une erreur ou un danger suspect sous le voile de l’ambiguïté, NOUS DEVONS DÉNONCER LE SENS PERVERS dans lesquels l’erreur se rapportant aux vérités catholiques est camouflée».

Le pape Pie VI dit ci-dessus qu’un hérétique « ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire ». Cela prouve que quand l’obstination est subtile, elle n’a pas d’excuse du moment que c’est manifeste. Et en outre, cela prouve que c’est ce qu’on connait de l’obstination hérétique qui importe et non pas le fait qu’un hérétique doit afficher ou déclarer ouvertement son hérésie.

L’Église enseigne que toute assertion [allégation, ou thèse] contraire à la vérité de la foi est perpétuellement condamnée, et que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi] disséminent les hérésies et sont de détestables et abominables hérétiques qui ébranlent la foi catholique.

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, « Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée » (Décrets 605) ex cathedra (Magistère solennel)  : « [Léon … pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, seront totalement [de toutes les façons] évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique [Ceux qui adhèrent à l’affirmation de toute assertion contraire à la vérité de la foi]. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases partielles de condamnation] ».

Ceux qui adhèrent – et pas seulement ceux qui affichent leur hérésie – sont de détestables hérétiques disséminant les hérésies et qui doivent être évités. N’est-ce pas assez clair ? Si vous continuez à aller chez les hérétiques quand vous les connaissez publiquement hérétiques, malgré la connaissance de cette condamnation, c’est que vous n’êtes pas catholiques.

L’Église enseigne que les hérétiques dissimulent, alors comment comprendre que le canon 2197 § 3 du Code de droit canonique 1917 dise ce qui suit pour que le fait soit certain : «a été engagé dans de telles circonstances que nulle tergiversation [fraude intelligente, détour, faux-fuyant, échappatoire à l’accusation] n’est possible » ? La réponse est que les hérétiques dissimulent toujours leurs erreurs opposées et contraires au dogme par le camouflage ou l’ambiguïté de sens, etc., mais c’est leur obstination qui les fait hérétiques. C’est quand on connaît l’obstination hérétique qu’on connaît l’hérétique. Quand on ne peut pas connaître l’obstination comme certaine, on ne peut pas imputer la peine d’hérésie. Ce n’est pas parce que l’obstination hérétique est subtile que c’est une excuse légitime. Non. Quand l’hérésie est publique et que l’obstination ou la mauvaise foi est manifeste (évidente ou certaine) ou prouvée, comme quand on voit que l’hérétique reste dans sa position malgré qu’on lui ait fait connaître le dogme, l’hérétique est notoire. Mais de toute façon, il n’a pas nécessairement besoin d’être public pour pouvoir être hérétique car un hérétique peut être formel (certainement obstiné) et manifeste en n’étant pas dans le domaine public (privé).

2 Timothée 3, 2, 5 : « Or sache qu’à la fin des jours [temps actuels de la grande apostasie], viendront des temps périlleux. Il y aura des hommes … ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité [comme les hérétiques et schismatiques]. Évite encore ceux-là ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « l’hérésie professe un dogme corrompu »

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique. Telle a été toujours la coutume de l’Église [Tradition], appuyée par le jugement unanime des saints Pères [Magistère], lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié automatiquement par loi divine] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE.

Saint Irénée, père de l’Église, Contre les hérésies, L. V, Part 2 § 2 :  « Il [le diable] dissimulait ainsi le mensonge sous le couvert de l’Écriture, ce que font précisément tous les hérétiques ».

Hérétique public = hérétique dans le domaine public ou qui adhère ouvertement à une secte hérétique

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 1 : «Un crime est public : 1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir».

Un hérétique est public dès qu’il externe son hérésie dans le domaine public même sans témoin, ou qu’il appartient à une secte hérétique connue publiquement, sinon c’est un hérétique occulte (caché ou qu’on ne peut connaître). L’hérésie est publique quand elle est communément connue ou qu’elle peut facilement être connue du public (comme dans le domaine public). L’hérétique public (ou l’hérésie publique) relève du for externe (ce qui relève de la responsabilité visible et apparente de chacun dans la société et l’Église), car il engage sa responsabilité extérieurement (manifeste) et publiquement : Par exemple, un membre d’une société hérétique publique est hérétique public de par son appartenance à cette société. Mais il pourrait être hérétique public matériel s’il place son hérésie dans le domaine public mais ne connaît pas le dogme ou a averti avant qu’il se soumettait à l’enseignement de l’Église.

Hérétique occulte = hérétique non-public ou privé, ou caché, ou on ne sait pas

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 4 : «Un crime est … Occulte, s’il n’est pas public ; matériellement occulte, si le délit est caché ; formellement occulte, si l’imputabilité est cachée [on ne sait pas la culpabilité] ».

L’hérétique relève d’abord de la loi divine avant la loi ecclésiastique qui lui est subordonnée (à la loi divine). Ces distinctions ne sont pas des distinctions de degré d’hérésie mais des distinction théologique de niveau de connaissance de l’hérésie pour autrui qui ne relève que de la loi ecclésiastique, pas de la loi divine. Ces distinctions de degré de connaissance ne servent qu’à savoir à quel point (ou degré) l’hérésie peut être connue, et non pas si l’hérétique est plus ou moins hérétique. On ne peut pas dire qu’une personne est hérétique avant la confirmation de son obstination qui la rend effectivement hérétique. L’hérétique occulte est hérétique sauf qu’on ne peut pas le savoir.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (Magistère) : «…elle [L‘Église] a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Satis Cognitum est le Magistère ordinaire infaillible de l’Église. L’Église considère infailliblement comme déclarés tous ceux qui pensent le contraire même d’une seule vérité de foi ou de morale. Si l’Église regarde ceux [hérétiques, schismatiques] qui pensent le contraire comme déclarés, c’est la preuve que penser le contraire qui relève du for interne, suffit pour être considéré déclaré qui relève du for externe. Donc celui qui pense (au for interne) le contraire est automatiquement excommunié mais pas connu à l’extérieur.

Ceci est évidemment conforme au dogme suivant :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décrets 571) ex cathedra (Magistère solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Le fait de placer l’hérésie dans le domaine public relève du for externe qui engage la responsabilité personnelle quand à l’extérieur. Un hérétique matériel public n’est pas un hérétique mais quelqu’un qui place son erreur de bonne foi dans le domaine public.

Quand l’hérésie est notoire de fait, elle est publique et formelle et donc on n’a même pas besoin de questionner l’hérétique pour avoir confirmation de son obstination car la culpabilité est certaine par le fait même.

Hérétiques négatifs = hérétiques formels niant l’hérésie pour laquelle ils sont accusés

Il existe même des «hérétiques négatifs», c’est-à-dire des hérétiques certains (formels) qui disent qu’ils ont horreur de l’hérésie dont on les accuse et qui font profession du contraire : «Dans le langage de l’Inquisition, celui qui étant convaincu par des preuves incontestables, se tient cependant toujours sur la négative, déclarant qu’il a horreur de la doctrine dont on l’accuse et fait profession de croire les vérités opposées» (Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, T 1, Abbé Glaire, 1868, p. 1012).

L’existence d’hérétiques négatifs prouve qu’on ne doit même pas se baser sur ce que dit un hérétique quand on le questionne sur sa foi, car il est par définition de mauvaise foi. L’excuse en droit est une excuse légitime ou légale – dans la loi, c’est-à-dire prévue par la loi – et non pas ce que déclare l’hérétique qui ment. Car quand on est certain de l’hérésie, ce que dit l’hérétique pour biaiser n’est pas une excuse en droit, ni une «fraude intelligente», mais juste un mensonge qu’on connait et qui rend encore davantage certain de l’obstination ou de l’hérésie. Les hérétiques négatifs en sont la preuve, parce bien qu’ils aient affirmé avoir en horreur l’hérésie dont ils étaient accusés, ils n’ont pas été excusés pour autant et ont été condamnés. C’est hérétique d’affirmer que les hérétiques disent vrai :

Pape Pie VII, Post tam diuturnas, 29 avril 1814 (Magistère) : « en promettant faveur et appui aux sectes hérétiques et à leurs ministres, on tolère et on favorise non seulement leurs personnes, mais encore leurs erreurs. C’est IMPLICITEMENT la désastreuse et à jamais déplorable HÉRÉSIE que saint Augustin mentionne en ces termes : « Elle affirme que tous les hérétiques sont dans la bonne voie et disent vrai, absurdité si monstrueuse que je ne peux croire qu’une secte la professe réellement ».

Avez-vous entendu ? C’est infailliblement une hérésie implicite de dire que tous les hérétiques disent vrais.

Certitude de culpabilité

Un hérétique notoire de fait est un hérétique public formel sans tergiversation possible. Un hérétique manifeste est évident ou avéré obstiné au for externe (privé ou public). Hérésie + certitude de culpabilité (=obstination certaine) + connaissance externe = imputabilité. L’hérétique est excommunié automatiquement (de loi divine) et la loi divine interdit la communion religieuse communicatio in sacris/in divinis.

Même une légère preuve suffit pour la certitude de culpabilité d’hérésie selon la règle de la foi, comme l’enseigne l’Église :

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Ci-dessus, l’Église enseigne infailliblement qu’une légère preuve suffit pour considérer une personne comme hérétique. Une légère preuve suffit parce que l’unité de la foi et l’unité de l’Église sont de loi divine. Qu’une légère preuve suffit est la règle de la foi. Donc ceux qui affirment qu’il faut qu’un hérétique « impose » ou soit « contraignant avec son hérésie » pour être considérer comme un hérétique à éviter, errent, et s’ils sont obstinés de mauvaise foi, ils sont hérétiques.

Concrètement, l’hérétique qui dit (ou écrit ou montre un acte) une hérésie qui peut devenir communément connue, est hérétique public. L’hérétique qui appartient à un société hérétique publique (dont les offices sont publics) est hérétique public. Et quand on a la confirmation de son obstination il est hérétique notoire de fait (par le fait). Sinon il serait un hérétique matériel public, c’est-à-dire non obstiné ou non-hérétique, car il reviendrait de sa position erronée après qu’on lui ait montré le dogme. C’est aussi simple que cela.

Sinon comment sait-on que quelqu’un est hérétique ?

1° Soit on sait qu’il est hérétique ;

2° soit on ne sait pas s’il est hérétique (il est seulement soupçonné d’hérésie et en le questionnant sur sa foi on saura s’il est hérétique ou non) ;

3° soit on sait qu’il n’est pas hérétique (en le questionnant sur sa foi on saura qu’il n’est pas hérétique mais hérétique matériel qui ne connaissait pas le dogme).

Et quand on sait qu’un hérétique dissimule, on a encore davantage la certitude de l’hérésie. Quelqu’un de mauvaise foi face au Magistère est hérétique pur et simple, comme aussi la personne qui reste dans le silence volontaire devant le dogme, ce qui est une autre façon de montrer une mauvaise foi. Quand on sait que la personne est de mauvaise foi, on sait certainement qu’elle est hérétique et on connait l’hérésie : on doit absolument éviter la communion religieuse sous peine de péché mortel.

Par exemple, un prêtre (valide) appartenant à une société hérétique (comme FSSPX, IMBC, CMRI, SSPV, etc.) relève du for externe. Et on ne peut fonder un jugement que sur l’extérieur. Si on lui montre le dogme ou la vérité de foi et qu’il continue à dire ou à se comporter de telle façon qu’on voit bien au for externe qu’il ne change pas de position, il est hérétique notoire. Et personne ne peut communier religieusement (ni même verbalement) avec lui sans pécher mortellement. Nul ne peut communier avec un prêtre appartenant à une société hérétique publique (une société qui place son hérésie dans le domaine public et/ou dont les offices peuvent être publics). Comment savez-vous qu’il est hérétique public et non pas notoire ? Parce que vous ne lui avez pas demandé sa foi : Vous savez qu’il est hérétique mais vous avez besoin de la certitude de son hérésie (obstination), et donc vous devez le questionner. Ceci relève aussi du bon sens ou de la raison, c’est-à-dire la loi naturelle. Vous ne pouvez pas communier avec un tel prêtre sans pécher par omission, car le faire quand même revient à un déni de la foi par le silence alors qu’on sait au for externe que la société dont il fait partie est hérétique et on doit le reprendre. De plus au for externe il affiche (ou ne nie pas) son appartenance à une société hérétique publique, c’est-à-dire qu’il doit être considéré hérétique car il montre qu’il appartient à une société hérétique. Personne ne doit garder quand même le silence avec un tel hérétique pour recevoir ses sacrements sans pécher.

Les hérétiques qui sont dans le domaine public ou qui peuvent facilement devenir connus (=public) – notamment aujourd’hui avec internet qui est le domaine public – et à qui est montré la vérité mais qui ne répondent pas, ou restent silencieux, prouvent par ce fait leur obstination (ils sont hérétiques formels). Il pourrait être possible (mais c’est peu probable) qu’un prêtre appartenant à une société hérétique publique ne soit pas en accord (dans son for interne ou conscience) avec l’hérésie de sa société, dans ce cas il serait hérétique matériel ou soupçonné d’hérésie, mais pour le savoir il faut le questionner, et cela relève non seulement de la loi divine immuable et de la loi ecclésiastique (droit disciplinaire), mais aussi de la loi naturelle (conforme à la raison naturelle).

Ceux qui n’appartiennent pas à une société hérétique, sont aussi publics car ils sont dans le domaine public : leur messe est publique, et la plupart peuvent aussi être connus avec internet (ou d’autres médias).

Ceux dont on ne sait pas s’ils sont hérétiques mais qui sont de mauvaise volonté en ne voulant pas regarder les preuves qui leur sont proposées, doivent être condamnés comme suspects d’hérésie, car ils montrent par ce fait une obstination et mauvaise volonté (sinon ils seraient des hérétiques matériels dans l’erreur et non pas des suspects d’hérésie), et c’est à eux de prouver leur innocence selon la loi de l’Église. S’ils refusent obstinément de prouver leur innocence, ils doivent être condamnés comme des hérétiques.

Un hérétique notoire, public, manifeste, ou formel demeure hérétique tant qu’il n’a pas abjuré publiquement ses hérésies point par point et confessé la vraie foi point par point. Alors seulement il peut réintégrer l’Église catholique. Sinon, il reste un hérétique pur et simple. C’est l’enseignement de l’Église que la foi catholique doit être conservée intègre (entière) et inviolée (intacte) pour le salut.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Le symbole d’Athanase, Sess. 8, 22 novembre 1439, ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Celui qui veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique, à moins que chacun la conserve intègre et inviolée, il périra sans aucun doute pour l’éternité».

Pas de communion religieuse avec les hérétiques connus comme notoires, formels, manifestes ou publics

Un hérétique est un hérétique : Soit une personne est hérétique, soit elle n’est pas hérétique, et soit on connait l’hérésie, soit on ne connait pas l’hérésie, c’est aussi simple que cela.  Quelqu’un qui nie volontairement le dogme est hérétique. Quelqu’un qui doute sciemment du dogme est hérétique. Quelqu’un qui adhère (obstinément) à l’hérésie et hérétique. Quelqu’un de mauvaise foi (et dans le silence volontaire) face au Magistère est hérétique pur et simple. Sinon ce n’est pas un hérétique mais quelqu’un de bonne foi mais dans l’erreur, c’est-à-dire un hérétique matériel qui n’est pas obstiné contre le Magistère et auquel il adhérera.

Aucun baptisé ne doit avoir de communion religieuse avec les hérétiques connus comme notoires, formels, manifestes ou publics, c’est-à-dire avec des gens qu’il peut connaître comme étant hérétiques, c’est-à-dire à partir du moment où se confirme son obstination à ne pas se soumettre même à une seule vérité de foi (ou de morale).

On pourrait être en communion religieuse sans pécher avec un prêtre qu’on ne sait pas être hérétique, même s’il y a des personnes présentes qu’on saurait être hérétiques, car dans ce cas c’est le rapport au célébrant des sacrements qui est pris en compte. Le fait qu’on ne sait pas s’applique de la même façon pour un groupe d’hérétiques qu’il y ait un prêtre ou pas, ou même avec un seul hérétique. Bien évidement, on pèche quand on le sait.

Tout baptisé a besoin de connaître l’enseignement de l’Église et d’obéir aux critères de l’Église en l’absence de catholiques au saint-Siège pour nous dire ce qu’il faut faire, et non pas de se fabriquer sa propre opinion théologique de ce qu’on peut faire ou pas, en interprétant l’enseignement de l’Église en fonction de ses désirs. Que doit faire un catholique dans la grande apostasie actuelle si avancée ? Rester passif en attendant que le prêtre hérétique manifeste plus ouvertement encore ou offensivement son hérésie ? Ou lui demander sa foi ? Le catholique doit soupçonner le prêtre comme hérétique en ces temps de grande apostasie et d’hérésies généralisées s’il connaît assez sa foi – et il est tenu de ne pas ignorer sa foi sous peine de péché mortel.

Le dogme ci-dessous définit que les hérétiques connus (qu’on sait être hérétiques) et occultes (non-connus) sont hors de l’Église parce qu’ils pensent l’opposé et le contraire, même s’ils ne font pas connaître leur hérésie. C’est un dogme, c’est la loi divine. Par conséquent, aucun catholique ne doit entrer en communion religieuse avec toute personne qu’il sait être hérétique, et le faire en connaissance de cause c’est être hérétique.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT [Latin : sentientes] des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église ».

Il est de foi divine (Magistère), ci-dessous, que tout baptisé qui repousse quelqu’une des vérités se précipite ouvertement dans l’hérésie.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère ordinaire] : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter OUVERTEMENT dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église, et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela ».

Avez-vous entendu ? Celui qui repousse une seule vérité de foi est ouvertement hérétique.

Cardinal Camillo Mazella, S. J. (Préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la bulle Apostolicae Curae), De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est certain que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »] ».

Catéchisme Penny, n° 176 : «Par le premier Commandement, il nous est commandé d’adorer l’unique et vrai Dieu vivant, par la Foi, l’Espérance, la Charité et la Religion ».

Catéchisme Penny, n° 177 : «Les péchés contre la Foi sont toutes les fausses religions, les doutes volontaires, l’incrédulité ou le refus du moindre article de Foi et l’ignorance coupable des doctrines de l’Église ».

Communion religieuse explicite avec un hérétique

On peut être explicitement [non sous-entendu] en communion (Communication in sacris/in divinis) avec un hérétique connu quand la preuve dogmatique a été présenté à l’hérétique connu et qu’il demeure obstiné, mais qu’on reste quand même en communion avec lui (ce prêtre valide célébrant une messe latine valide qui nie obstinément le dogme) sachant qu’il est obstiné ou hérétique.

Communion religieuse implicite avec un hérétique

On peut être implicitement (de manière sous-entendue) en communion (Communication in sacris/in divinis) avec un hérétique connu quand il y a une ou plusieurs véritables raisons de soupçonner sérieusement que la personne est hérétique, mais qu’on n’essaye pas de découvrir la vérité ou qu’on n’essaye pas suffisamment sciemment (on est conscient qu’on doit questionner le prêtre sur sa foi point par point mais on néglige de le faire correctement sachant que cela révèlerait l’hérésie). Dans les deux cas, on peut être coupable de péché mortel par omission d’ignorance coupable et être en communion avec celui qu’on sait être hérétique, conformément à l »enseignement de l’Église catholique. C’est un péché mortel d’être en communion avec les hérétiques quand on en a connaissance ou qu’on le suppose aisément et qu’on pourrait très facilement en avoir connaissance. Tout catholique doit demander quelle est la foi du prêtre et en quoi il croit pour savoir s’il tient des hérésies et lui montrer la vraie foi catholique (et s’il reste obstiné, c’est un hérétique à éviter). Un catholique ne peut pas garder un silence coupable sans faire défection de sa foi et sans pécher mortellement. La négligence coupable (volontaire ou quand on le sait et qu’on persiste à ne pas le faire) ou la mauvaise volonté pour connaître l’hérésie supposée (et donc la vraie foi) rend suspect d’hérésie en ces temps actuels de grande apostasie où les hérésies sont généralisées et répandues chez quasi tous les prêtres.

Code de droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi [sous peine de péché mortel] dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [déni] implicite [sous-entendue] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain ».

«Comment pèche-t-on contre la foi catholique ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part au culte non-catholique». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme [attribué au] pape saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore).

Catéchisme Penny n° 329, neufs façons de participation au péché d’autrui : «… 3. Par consentement ; 6. Par dissimulation ; 7. En étant un partenaire dans le péché ; 8. Par mutisme [silence] ; 9. En prenant la défense du mal qui a été fait ».

Jacques 4, 17 : «Pour celui qui connait le bien à faire, et ne le fait pas, pour lui c’est le péché ».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte ».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Saint Justin Martyr, Père de l’Église, Dialogue avec Tryphon, n° 82, 2ème siècle : « … tous ceux qui peuvent dire la vérité et ne la disent pas seront jugés par Dieu, selon que Dieu le témoigne par la bouche d’Ézéchiel lorsqu’il dit : « Je t’ai établi gardien de la maison d’Israël, si le pécheur pèche et que tu ne l’avertisses pas, il sera perdu lui-même par son péché, … mais à toi je te demanderai son sang ; si au contraire tu l’as averti, tu seras innocent » (Ez. 3, 17-19) ».

En outre, les catholiques sont tenus par la loi divine de condamner les hérésies et les hérétiques.

Pape Vigile, Concile de Constantinople II, 553, 8ème sess., can. 11, ex cathedra : «Quiconque ne condamne pas tous les hérétiques, … qu’il soit anathème » (Ench. Symb. 223 433).

Pape saint Agathon Ier, (678-681) ex cathedra : Quiconque prie avec les hérétiques est hérétique [Personne ne peut prier avec les hérétiques et être Catholique] (Sacrorum Conciliorium, Archevêque John Mansi, Thomas Florentiae, 1759, XI, 635, 12).

Pape Clément V, Concile de Vienne, ex cathedra (Magistère solennel) : C’est une grave offense de ne pas exterminer l’hérésie (II – Décrets [n° 26], (Décrétales 382), 1312).

Pape Martin V, Concile de Constance, ex cathedra (Magistère solennel) : Les Catholiques répudient et condamnent la foi des hérétiques (Sess. XV, 6 juil. 1415 ; Décret. 421-422).

Pape Léon X, Concile de Latran V, sess. VIII, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «Tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée] disséminant de la sorte les hérésies, doivent être totalement évités et punis comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique ».

La loi divine – l’unité de foi et de gouvernement nécessaire à l’unité du Corps qui est l’Église – oblige un catholique d’éviter un hérétique du moment où il est manifeste (on le voit par ses paroles et/ou actes) ou formel (on est certain), dans toute communion religieuse.

Si la prière avec les hérétiques est un péché mortel et même une participation à l’hérésie, combien plus la communion et les sacrements avec un ou des hérétiques est un péché encore plus grave. Les deux exceptions sont le baptême et le Mariage. 1° Le Baptême est une exception de loi divine seulement en cas de nécessité. 2° On ne peut pas se marier sans péché mortel devant un prêtre hérétique parce qu’il n’est pas le ministre de l’Église (en dehors du ministre civil dans le mariage civil qui n’a rien à voir avec le sacrement). Dans le Mariage autorisé par l’Église, le catholique doit absolument œuvrer à la conversion de son époux(se) hérétique, les ministres du sacrement sont les époux et non le ministre de l’Église qui est le témoin.

Un prêtre (valide) appartenant à une église hérétique ou schismatique est un hérétique public au titre même de la société à laquelle il s’affiche appartenir (for externe). Il pourrait peut-être être seulement soupçonné d’hérésie au titre du for interne : On ne peut pas communier avec tel prêtre, sans pécher contre la foi, en sachant certainement qu’il appartient à une société hérétique ou qu’il est issu d’une société hérétique publique. On doit le questionner sur sa foi pour avoir la confirmation (ou non) de son obstination (hérétique) à nier ou douter du dogme. On doit le faire : 1° à cause du bénéfice du doute car il pourrait ne pas connaître ou ne pas comprendre le dogme ; 2° pour ne pas pécher mortellement par le silence, ce qui est déni de la foi ; et 3° pour ne pas pécher par omission de reprendre et d’instruire les pécheurs, c’est-à-dire de condamner l’hérésie et d’instruire du dogme ou vérités révélées de foi et de morale. Si cette personne confirme son obstination ou son doute du dogme par acte (ou silence volontaire) ou par parole, il est notoire (hérétique public et certain).

Par exemple, une société écrit une erreur contre un dogme dans un de ses bulletin (donc dans le domaine public). Que doit-on faire en le voyant ? Demander confirmation de cette erreur afin de savoir si ce n’est qu’une erreur involontaire ou si c’est sciemment, et on ne doit pas faire comme si on ne le savait pas (afin entrer, d’une façon ou d’une autre, en communion religieuse avec cette société). Pour répondre à ceux qui sont en communion avec un (des) hérétique(s) et sont condamnés car ils le savent : 1° Soit vous ne savez pas que le prêtre est hérétique, 2° soit vous le savez être hérétique, 3° soit vous le savez ne pas être hérétique (soit suspect d’hérésie ou soit hérétique matériel). Tous sont tenus sous peine de péché de connaître la foi et de condamner l’hérésie. Dans l’avancée actuelle de l’apostasie, on ne peut pas dire qu’un prêtre n’est pas vraiment hérétique ou pas assez hérétique (ou pas assez notoire) afin de communier à ses sacrements, car cela révèlerait une négligence coupable de connaître la foi et serait un déni de la foi. Comme cela a été déjà vu, ceci relève de la loi divine immuable, du droit ecclésiastique (ou disciplinaire) et aussi de la loi naturelle, en conformité avec la raison, car on sait naturellement ici ce qu’on peut faire et ne pas faire.

C’est l’obstination de mauvaise foi contre le Magistère de l’Église qui fait être hérétique car la c’est la règle de la foi qu’un baptisé refusant (obstiné et en connaissance) l’enseignement de l’Église doit considéré non-catholique hors de l’Église.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. XVIII, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Comme on peut le voir ci-dessus, le Magistère de l’Église enseigne par le pape Pie XII que c’est la loi divine que ceux qui refusent (volontairement) de se soumettre à l’enseignement du Magistère de l’Église doivent être considérés coupés de fait de l’Église.

Tite 3, 10 est universel et absolu, ce qui exclut absolument une catégorie d’hérétiques à éviter par rapport à une autre catégorie d’hérétique à ne pas éviter. L’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit. Tite 3, 10-11 est donc de loi divine à prendre tel qu’il est écrit comme on peut le voir ci-dessous avec le Pape Vigile dans sa déclaration dogmatique. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré.

Tite 3, 10-11 « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Par conséquent tous ceux qui refusent sciemment de prendre Tite 3, 10-11 littéralement et restent en communion religieuse avec des hérétiques connus en tant que notoires, publics, formels , manifestes en sachant qu’ils sont obstinés, sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture. Et s’ils ne reprennent pas les hérétiques qu’ils connaissent, ils désobéissent à la loi divine et sont dans un déni de la foi mortellement pécheur.

La fausse thèse d’éviter absolument les hérétiques notoires de fait mais pas les hérétiques « moins notoires »en se basant sur le code de droit canonique est une façon de faire erronée car c’est la loi divine qui régi d’abord les hérétiques et hérésies. Le Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 1-4 sur la notoriété d’un crime ci-dessus concerne les excommuniés de droit ecclésiastique pas les hérétiques et schismatiques excommuniés automatiquement de droit divin avant toute excommunication ecclésiastique, parce que ce canon 2197 est fondé sur Ad Evitanda Scandala et le Concile de Bâle qui parlent des excommuniés de droit ecclésiastique et pas des hérétiques excommuniés de droit divin, comme l’a confirmé saint Robert Bellarmin.

Selon la loi divine, tout catholique doit éviter tout hérétique car l’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit, du moment qu’il est connu soit notoire (certain et public), public (domaine public), formel (certainement obstiné) ou manifeste (extérieurement) parce qu’un hérétique est obstiné, sinon ce n’est pas un hérétique. C’est pourquoi on doit éviter un hérétique après qu’on connaisse son obstination qui est la confirmation que c’est un hérétique.

L’Église enseigne que ce n’est pas uniquement celui qui « impose » son hérésie qui est considéré hérétique coupé

Pape Pélage II, Quod ad dilectionem, 585 : «»Si quelqu’un, cependant, suggère ou croit ou prétend enseigner le contraire de cette foi, qu’il sache qu’il est condamné et aussi anathématisé selon l’opinion des Pères [Magistère].

Ci dessus, on peut voir que l’Église enseigne bien que si «Si quelqu’un, cependant, suggère ou croit ou prétend enseigner le contraire de cette foi, qu’il sache qu’il est condamné et aussi anathématisé selon l’opinion des Pères [Magistère ordinaire]», donc ce n’est pas seulement ceux qui « imposent » leurs hérésies, mais même ceux qui les suggèrent ou les croient qui sont anathèmes de loi divine.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Ci dessus, on peut voir que tous ceux qui ne pensent des choses opposées et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ : Le Magistère dit bien ceux pensent des choses opposées et contraires, non pas ceux qui « imposent » leur hérésie.

Pape Léon X, Concile de Latran V, sess. VIII, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «… est fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée [Vatican I, Dei Filius, Ench. Symb. 1797 3017]. Tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi] disséminant de la sorte les hérésies, doivent être totalement évités et punis comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique ».

Ci-dessus, l’Église enseigne bien que ceux qui adhèrent à l’affirmation de toute assertion contraire à la foi disséminent les hérésies et sont hérétiques à éviter : Ceci prouve bien que ce ne sont pas que ceux qui « imposent » leur hérésie qui sont considérés hérétiques à éviter par l’Église.

Le pape Pie VI explique que les hérétiques camouflent les hérésies par des états ambigus ou d’apparence conservatrice ou contradictoire, et il explique que les catholiques ne peuvent pas permettre aux hérétiques de s’en tirer ni se laisser tromper par eux et doivent tenir ces hérétiques pour leurs hérésies ; il donne des instructions aux catholiques sur la façon de traiter avec une telle tromperie ou ambiguïté dans les écrits des hérétiques :

Pape Pie VI, Bulle «Auctorem fidei», 28 août 1794 : « [Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités … par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle.

«… il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire, sous le prétexte erroné que des affirmations apparemment choquantes à un endroit soient développées le long de lignes orthodoxes dans d’autres endroits, et même encore en d’autres endroits corrigées, comme prévoyant la possibilité soit d’affirmer ou de nier la déclaration … telle a toujours été la méthode frauduleuse et l’audace utilisée par les innovateurs pour établir l’erreur, qui permet à la fois la POSSIBILITÉ DE PROMOUVOIR ET L’ERREUR ET DE L’EXCUSER

«… C’est une technique plus répréhensible d’insinuer des erreurs doctrinales, condamnée depuis longtemps par notre prédécesseur saint Célestin qui a trouvé qu’elle était dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, et qu’il a exposé pour la condamner avec la plus grande gravité possible. Une fois que ces textes ont été examinés attentivement, l’imposteur a été exposé et confondu, car il s’est exprimé dans une pléthore de mots, mélangeant des choses vraies avec d’autres qui étaient obscures ; mélangeant parfois l’une avec l’autre de manière à ce qu’il soit également en mesure de confesser ces choses qui ont été niées alors qu’en même temps il possédait un motif pour nier ces phrases mêmes qu’il confessait.

«Afin d’exposer ces pièges, ce qui est nécessaire à une certaine fréquence dans chaque siècle, aucune autre méthode n’est nécessaire que la suivantedès qu’il devient nécessaire d’exposer des états qui déguisent une ERREUR ou UN DANGER SUSPECT sous le voile de l’ambiguïté, NOUS DEVONS DÉNONCER LE SENS PERVERS dans lesquels l’erreur se rapportant aux vérités catholiques est camouflée».

Le pape Pie VI dit ci-dessus qu’un hérétique « ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire » : Cela prouve que quand l’obstination est subtile, elle n’a pas d’excuse. Et en outre, cela prouve que c’est ce qu’on connait de l’obstination hérétique qui importe et non pas qu’un hérétique « impose » son hérésie.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : « L’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Ci dessus, on peut voir que tous ceux qui ne pensent pas comme Elle, l’Église les regarde comme des rebelles déclarés : Le Magistère dit bien ceux qui ne pensent pas, non pas ceux qui « imposent » leur hérésie.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique.

Ci dessus, le pape précise bien que les hérétiques corrompent la foi par un seul mot : Donc ceci montre bien que c’est la subtilité qui rend hérétique et que ce ne sont pas seulement ceux qui « imposent » leurs idées hérétiques qui sont considérés hérétiques et coupés de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «La pratique de l’Église a toujours été la même comme le montre l’enseignement unanime des Pères qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Ci dessus,, le pape enseigne que s’écarter ou s’éloigner de n’importe quel point de doctrine suffit pour être hérétique : Encore une fois, ceux qui s’écartent de la doctrine de la foi, ce ne sont pas seulement ceux qui « imposent » leur hérésie.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Ci dessus, le pape enseigne infailliblement que celui donne son assentiment à l’hérésie est suffisant pour être hérétique et coupé de l’Église : Donc encore une fois, le terme « donne son assentiment » prouve bien que ce ne sont pas ceux qui « imposent » leur hérésie qui sont considérés par l’Église et infailliblement comme étant hérétiques et coupés de fait de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère ordinaire infaillible) : « ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, S’APPUIENT SUR LEUR PROPRE JUGEMENT ET NON SUR LA FOI ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ILS OBÉISSENT EN RÉALITÉ À EUX-MÊMES [religion d’homme] PLUTÔT QU’À DIEU ».

On peut voir ci-dessus que s’appuyer sur son propre jugement, en refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ », signifie refuser de se soumettre au Magistère : C’est ce refus qui fait l’obstination et rend hérétique, et non pas uniquement d’ « imposer » son hérésie aux autres.

Dire qu’uniquement ceux qui « imposent » leurs hérésie(s) sont des hérétiques coupés de fait de l’Église est contraire au Magistère de l’Église, et l’affirmation de cette erreur ou l’obstination dans cette erreur est hérétique.

L’Église excommunie aussi bien l’hérétique formel (certainement obstiné)

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) (Magistère de l’Église) : «Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. … si quelqu’un tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique [non-catholique]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et HORS DE L’ÉGLISE [excommunié de fait par loi divine] QUICONQUE SE SÉPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNÉE PAR LE MAGISTÈRE AUTHENTIQUE ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se SÉPARE de l’unité catholique ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [apostasie] ? »

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : « celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [apostasie]».

L’Église condamne aussi bien l’hérétique manifeste (extérieurement évident)

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 ex cathedra : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Concile de Constance, sess. XV, (décrets 428), 1415, Condamnation de Jean Huss disciple de John Wyclif, ex cathedra (Magistère solennel) : « … ce très saint synode de Constance … déclare  … que le dit Jean Huss a été et est vraiment et manifestement hérétique [verum et manifestum* hereticum], qu’il a enseigné et prêché publiquement des erreurs et des hérésies déjà condamnées par l’Église … ce très saint synode a constaté que le même Jean Huss était obstiné et incorrigible au point qu’il ne désirait pas revenir dans le sein de la sainte mère Église et qu’il ne voulait pas abjurer les hérésies et les erreurs prêchées publiquement par lui ». (ratifié par le pape Martin V en 1418)

[*] Manifestum (manifestus) : manifestement (montrer, découvrir, révéler, manifeste, évident, laissant paraître, laissant voir). (Dict. Latin-Français Félix Gaffiot, éd. 1934, p. 946).

Pape Martin V, Concile de Constance, Inter cunctas, Questionnaire aux wyclifites et hussites, 22 fév. 1418 ex cathedra : « 39. De même s’il croit que les péchés mortels, et en particulier ceux qui sont manifestes, doivent être corrigés et extirpés publiquement ».

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus Sur la Constitution Apostolique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «4. …les objecteurs publics et notoires sur le sujet en discussion… D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance due à cette constitution, et d’avoir continué dans cet état [public et notoire] ; C’est tellement connu que le scandale public qui en découle n’a pas encore diminué. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal.

Quand un fait manifeste devient obstiné, il est notoire. Quand l’obstination hérétique est manifeste, elle devient notoire.

Saint Thomas, Somme théol., Tertia, Q. 64, art. 9, rép au 2 : «D’autres [hérétiques] observent la forme de l’Église, et ceux-là confèrent le sacrement mais non la chose du sacrement [grâce sanctifiante et rémission des péchés]. Et je parle ainsi s’ils sont manifestement séparés de l’Église [Texte latin : si sunt manifestè ab Ecclesia præcisi], parce que par là même qu’on reçoit d’eux les sacrements on pèche. Et c’est là ce qui empêche de recevoir l’effet du sacrement».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; MAIS quand ils voient que QUELQU’UN EST UN HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES EXTÉRIEURES, ILS LE jugent hérétique PUR ET SIMPLE, ET LE DÉNONCENT comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu. L’argument d’autorité est basé sur Saint Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ ».

L’Église condamne aussi bien l’hérétique public

L’hérétique public est à éviter car 1° le fait est non-caché (peut être connu) ; et/ou 2° on peut connaître l’hérésie dans le domaine public ; et/ou 3° l’hérétique appartient à une société hérétique publique.

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus Sur la Constitution Apostolique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «4. …les objecteurs publics et notoires sur le sujet… D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance au motif de cette constitution, et d’avoir continué [obstination] dans cet état [public et notoire] ; C’est tellement connu que le scandale public qui en découle n’a pas encore diminué. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal.

« 5. [Deux types de notoriété] Dans cette affaire, cependant, une différence doit être maintenue entre la notoriété dans laquelle un certain fait est appréhendé et la culpabilité consiste dans l’action extérieure elle-même, comme la notoriété de l’usurier ou de la personne vivant en concubinage, et un autre type de notoriété dans laquelle le fait extérieur est noté, mais la culpabilité dépend beaucoup de la disposition d’esprit. C’est ce dernier genre de notoriété dont nous discuterons. Le premier doit certainement être établi avec des preuves graves ; Ce dernier doit être prouvé avec des preuves plus sûres et plus sérieuses.

« 8. …ce sera un argument selon lequel l’homme est sans culpabilité, ou du moins qu’il n’a pas été considéré comme un véritable pécheur public. De là, il s’ensuit qu’il n’est pas possible de le refuser quand il demande publiquement à recevoir le viaticum à la fin de sa vie, à moins que, dans l’intervalle, il ait fait quelque chose pour engager le stigmate d’un pécheur public et notoire en référence à ce qui précède.

« 9. …Bien qu’elle [l’Église] le considère comme un pécheur à la vue de Dieu, elle ne le reconnaît pas comme un pécheur public et notoire dans son tribunal.

Comme on peut le voir ci-dessus, l’Église considère comme véritable pécheur public, celui qui est public et notoire, c’est-à-dire manifestement (ou extérieurement, ou évidement) opposé et obstiné. Cela signifie qu’on a connaisse de l’obstination sans que l’hérétique ne l’ait confessé ou avoué franchement par lui-même (comme par le comportement, silence coupable, etc). Pour pouvoir avoir connaissance de l’hérésie publique, il faut bien qu’elle soit extériorisée et/ou dans le domaine public de quelque manière, sinon l’hérétique et/ou l’hérésie restent occultes.

En passant, s’il est public et notoire, et donc coupable, sans même avouer de lui-même, mais seulement manifestement ou extérieurement, ou de manière évidente, (c-à-d que par le comportement, le silence, etc., l’obstination peut être révélée comme certaine) il est aussi certain qu’un hérétique n’est pas obligé « d’imposer » son hérésie, comme disent à tort certains, pour être certainement coupable et à éviter, selon l’esprit de l’Eglise.

Code de droit canon 1917, can. 2317 : «Ceux qui enseignent obstinément, en public ou en particulier, une doctrine condamnée par le Siège apostolique ou par un concile général, mais non comme formellement hérétique [public et pas notoire], doivent être écartés du ministère de la prédication et des confessions, et de toute fonction d’enseignement…».

Ci-dessus, canon 2317 du code de droit canon 1917 référencé dans le Magistère en note n° 4 (sur les deux pages)

Comme on peut le voir ci-dessus, celui qui enseigne une hérésie en public n’est pas obligatoirement ou pas formellement hérétique, mais il doit quand même être écarté des confessions, c’est-à-dire qu’il n’a pas la juridiction pour juger et imposer une pénitence de satisfaction, ce qui rend son absolution invalide (Et même s’il n’enseigne pas en public mais en particulier ou en privé, il doit être écarté des confessions). En plus, il doit être écarté de la prédication et de toute fonction d’enseignement. Et en plus, doivent être pareillement écartés ceux qui enseignent une doctrine condamnée par un concile général en plus de celles condamnées par le Saint Siège.

L’hérétique public n’est pas membre de l’Église comme l’enseigne le cardinal Mazella, préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, et président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la bulle Apostolicae Curae condamnant les sacrements anglicans :

Cardinal Camillo Mazella, S. J. (De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est certain que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »] ».

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, Section Excommunication latae sententiae maintenant en vigueur, § Excommunications de la constitution « Apostolicæ Sedis » [Pape Pie IX, 12 oct. 1869], s/§ Excommunications spécialement réservés au pape : « (1) …Vient ensuite l’hérétique qui appartient à une association hérétique ; pour une telle personne son adhésion hérétique seule est suffisante pour l’amener sous la peine d’excommunication. Dans son cas, la peine est encourue par l’adhésion à l’hérésie, notamment par la participation volontaire et active in sacris (ie dans le culte public) avec les hérétiques ;».

Avez-vous lu ? «l’hérétique qui appartient à une association hérétique … son adhésion hérétique seule est suffisante pour l’amener sous la peine d’excommunication».

Il s’agit ici de l’excommunication automatique par le fait même (ipso facto) :

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, section Types d’excommunication, § Excommunication latae sententiae : « L’excommunication latae sententiae est encourue dès que l’infraction est commise et en raison de l’infraction elle-même (eo ipso) sans intervention d’un juge ecclésiastique ; elle est reconnue dans les termes utilisés par le législateur, par exemple : «le coupable sera excommunié à la fois, par le fait même [ipso facto] …»

Ce que confirme le Magistère de l’Église catholique :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

Défection publique de la foi

Le canon 188 est enraciné dans le Magistère, il ne figure pas au livre V des Peines du code de droit canonique 1917 car il n’est pas une simple peine ecclésiastique, mais une peine inviolable automatique ou par le fait même.

Can. 2217 § 1 : «La peine est dite… 2° Latae sententiae si elle est déterminée par la loi ou le précepte de façon à être encourue par le fait qu’on commet un délit… 3° A jure la peine déterminée par la loi…»

«§ 2 La peine est toujours comprise comme ferendae sententiae à moins qu’il ne soit dit expressément qu’elle est latae sententiae, qu’elle est contractée ipso facto ou ipso jure ou que ne soient employés d’autres termes de même nature».

Le canon 188 § 4 n’utilise pas le terme défection notoire mais défection publique, parce qu’il désigne celui qui au for externe (extérieurement et/ou publiquement) ne professe plus la foi en totalité ou partiellement même sur un seul point de vérité révélée. Cela montre que l’Église condamne automatiquement l’hérétique public.

Code de droit canon 1917, can. 188 : «En vertu de la renonciation tacite admise ipso jure [de droit], sont vacants ipso facto et sans aucune déclaration, quelque office que ce soit si le clerc : « …4° fait une défection [abandonne, apostasie, dévie, s’écarte] publique de la foi catholique [Latin : A fide catholica publice defecerit] ».

Ci-dessus, on voit que le canon 188 du CIC 1917, est enraciné dans le Magistère de l’Église (note n° 2).

Défection de la foi :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : « L’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine.

Comme l’enseigne l’Église ci-dessus, ceux qui ne pensent pas comme l’Église font défection de la foi.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique.

Comme l’enseigne l’Église ci-dessus, ceux qui corrompent la foi, même par un seul mot, font défection de la foi.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère ordinaire infaillible) : «La pratique de l’Église a toujours été la même comme le montre l’enseignement unanime des Pères qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Comme l’enseigne l’Église ci-dessus, celui qui s’écarte le moins du monde d’un point de doctrine du Magistère fait défection de la foi.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Comme l’enseigne l’Église ci-dessus, celui qui donne son assentiment (consentement) à une seule hérésie fait défection de la foi.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère) : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église, et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère) : «si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles [hérésies], par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. … quiconque en tient une [hérésie] n’est pas catholique».

Comme l’enseigne l’Église ci-dessus, celui qui repousse une seule vérité de foi, c-à-d qui tient une seule hérésie, répudie toute la doctrine chrétienne c-à-d fait défection de la foi (et se sépare ipso facto de l’Église). L’hérésie revient à l’apostasie puisque le pape enseigne que repousser une des vérités de foi (hérésie) c’est répudier toute la doctrine chrétienne (apostasie).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère): «Si donc il y a un point évidemment révélé par Dieu et que nous refusions de le croire, nous ne croyons absolument rien de la foi divine».

Qu’est-ce qu’une défection publique de la foi ?

Un prêtre qui a fait défection publique de la foi catholique est dans le domaine public, il n’a plus d’office ni de juridiction par le fait (automatiquement).

Code de droit canonique 1917, canon 2197, 1 : « Un crime est public s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir … ».

Quand les critères de défection du canon Can. 1325 § 1 ci-dessous sont publiques, la défection est publique, c’est-à-dire dès que la personne fait connaître sa défection dans le domaine publique (même si personne ne le sait encore) ou dès qu’elle le fait connaître à d’autres (cela peut et va – puisque tout catholique doit le reprendre et condamner – devenir publiquement connu).

La défection consiste à ne pas professer ouvertement la foi quand les circonstances où le silence, l’hésitation ou l’attitude impliquent une négation même implicite de la foi, ou un mépris de la religion, ou une injure à Dieu, ou un scandale pour le prochain :

Code droit canon 1917, Can. 1325, § 1 : «Les fidèles du Christ sont tenus [sous peine de péché mortel] de professer ouvertement leur foi dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation [ou déni] implicite [sous-entendue] de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain».

Le silence, l’hésitation ou l’attitude publique qui signifierait une négation même implicite de la foi est une défection publique. C’est aussi une défection publique de la foi de ne pas professer ouvertement la foi quand l’attitude peut manifester, publiquement ou dans le domaine public, que la personne pense le contraire du dogme (négation implicite), ou que la personne ne se soumet pas au Magistère ou ne donne pas son assentiment à la foi divine (mépris de la religion), comme par exemple quand on demande sa foi à un suspect hérétique (supposé) et qu’il montre qu’il reste obstiné ou n’adhère pas à la vraie foi par son silence ou par son hésitation ou par son attitude.

La défection publique de la foi est de fait notoire

La défection publique de la foi comprend 1° commettre publiquement l’hérésie et 2° d’y adhérer publiquement.

Un baptisé commet l’hérésie publiquement en disant (ou écrivant) une hérésie ou en faisant un acte d’hérésie dans le domaine public, mais il se peut qu’il n’adhère pas à l’hérésie (parce qu’il ne connaît pas ou ne comprend pas le dogme) et il doit prouver son innocence. L’adhésion publique à l’hérésie est engagée quand un baptisé a connaissance du dogme et devient obstiné (dans le domaine public) à ne pas condamner l’hérésie et ne pas professer la vraie foi divine et catholique.

Pour adhésion publique à l’hérésie, le canon 188 s’applique de fait (automatiquement) et sans aucune monition à  un clerc qui perd ainsi de fait (automatiquement) son office (fonction, autorité, juridiction, pouvoir). Pour adhésion à l’hérésie non-publique (c-à-d. restreinte ou privée de telle sorte qu’on ne pense pas qu’elle puisse facilement devenir connue communément dans le domaine public), la perte d’office n’est effectuée que par sentence du juge (ferendae sententia) et monitions canoniques qui sont des remèdes pénaux.

Différence entre commettre publiquement l’hérésie et adhérer publiquement à l’hérésie :

Par exemple, l’Église a déjà condamné des écrits comme hérétiques en relaxant l’auteur qui avait précisé avant se soumettre d’avance au jugement de l’Eglise, c’est-à-dire que les écrits ont été condamnés hérétiques mais pas l’auteur.

Pour celui qui commet publiquement l’hérésie, l’adhésion à l’hérésie n’est pas encore déterminée mais il est tenu pour être excommunié au for externe car la loi de l’Eglise suppose l’obstination dans l’hérésie et que c’est à l’accusé de prouver son innocence en condamnant l’hérésie et en professant la vraie foi.

Si c’est un clerc qui commet publiquement l’hérésie, l’autorité compétente intervient par monitions canoniques, et s’il ne s’amende pas, c’est la sentence du juge compétent qui impose la perte d’office (ferendae sententiae). Quand il n’y a pas d’autorité compétente pour envoyer des monitions canoniques à un clerc qui commet publiquement l’hérésie, le canon 188 s’applique de fait (perte d’office automatique) dès que le clerc manifeste publiquement son adhésion à l’hérésie, autrement dit : S’il commet publiquement l’hérésie, il est tenu pour être excommunié au for externe car la loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie et que c’est à lui de prouver son innocence en condamnant l’hérésie et en professant la vraie foi, et que s’il ne le fait pas il perd de fait son office.

Par conséquent, on peut savoir qu’un clerc adhère à une hérésie publiquement (et perd de fait son office) s’il manifeste son adhésion publiquement à l’hérésie de son propre fait, ou par son obstination dans sa position contre une vérité de foi.

Un prêtre qui ne professe pas au for externe (extérieurement) la foi quand les circonstances l’exigent fait défection de la foi non-catholique, car seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui professent (for externe) la vraie foi, comme l’enseigne le pape XII :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps».

Un prêtre qui ne professe pas extérieurement la foi, mais la tient intérieurement (for interne), ne peut pas non plus tenir un office (fonction) dans l’Église ni exercer une juridiction au for externe parce qu’il ne professe pas au for externe la foi catholique (contrairement à la conception schismatique de la FSSPX).

L’Église condamne aussi bien l’hérétique occulte

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino », 1441 (Décrets 571), ex cathedra (Magistère solennel) : «… tous ceux qui pensent [mêmes occultes] des choses opposées et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible de l’Église catholique) : « elle [l’Église] a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

L’hérétique occulte est hérétique mais il n’est pas connu, bien entendu, donc on ne peut pas l’éviter puisqu’on ne sait pas ou qu’on ne peut pas le savoir. C’est quand on a ou qu’on peut avoir connaissance de l’hérésie que la loi de l’Église peut s’appliquer, sinon c’est une excuse en droit.

Le Magistère est infaillible et parle de tous hérétiques.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire) : « … ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [hérétiques] ou de gouvernement [schismatiques] ne peuvent vivre DANS ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin ».

Avez-vous entendu ? Ceux qui refusent (volontairement) d’être soumis à cet enseignement de foi de l’Église doit être considérés (règle de la foi) non-catholiques.

Récapitulation hérétique connu, notoire, public, formel, manifeste, occulte

Il faut être clair sur ce point. Tout catholique doit éviter tout hérétique connu, notoire, public, formel, ou manifeste, selon la loi divine, du moment qu’il est connu comme étant obstiné après réprimande, car l’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit. L’hérétique public (domaine public) devient notoire quand il ne peut pas tergiverser. Un hérétique public qui fait connaître son obstination est manifeste, il peut tergiverser mais est sans excuse. On a pas à reprendre un hérétique notoire ni un hérétique manifeste pour devoir l’éviter absolument, alors qu’on a à reprendre un hérétique public avant de l’éviter absolument s’il s’avère certainement obstiné (car il pourrait ne pas connaître ou ne pas comprendre le dogme et n’être qu’hérétique matériel).

L’Église interdit de loi divine et ecclésiastique tous rites non-catholiques

Pape Pie XI, Mortalium animos (Magistère ordinaire infaillible) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques [païens, juifs, apostats, hérétiques, schismatiques]».

L’Église catholique interdit formellement sous peine d’excommunication à ses membres d’assister à des rites et cérémonies non-catholiques ou faites par des hérétiques (qu’on connaît bien sûr), combien plus gravement, la sainte Église interdit de recevoir d’eux leurs sacrements. En vérité si vous connaissez votre foi – et vous devriez – vous ne pouvez pas assister à des cérémonies et rites non-catholiques interdits par l’Église, si vous le savez, sans pécher.

Pape Paul V, Bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum : Le Pontife romain, contre l’Allégeanceréitération de l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, 22 sept. 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenus plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication [communicatio in sacris] avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous travaillons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez dans les églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme».

Si en tant que catholique vous ne pouvez pas assister à un mariage ou à un enterrement non-catholique avec un prêtre que vous savez être hérétique (ou schismatique), ou si vous ne pouvez même pas vous marier devant un prêtre que vous connaissez être hérétique quand il n’est que témoin et non le ministre du sacrement, combien plus alors vous ne pouvez pas recevoir des sacrements de prêtres connus comme étant hérétiques qui ne sont pas ministres de l’Église. Vous ne pouvez déjà pas assister à un rite non-catholique sans pécher si vous le savez et sans désobéir à l’Église, alors comment pourriez-vous recevoir des sacrements de non-catholiques, en le sachant, sans pécher ?

« Comment pèche-t-on contre la foi catholique ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part au culte non catholique ». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme [attribué au] pape saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore)

Code de Droit Canonique 1917, Canon 1325, 1 : « Obligation de professer la foi – Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois que les circonstances, le silence, la fraude, ou leur manière d’agir autrement constituerait implicitement [de façon sous-entendue] un déni de la foi, ou impliquerait le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale de leur prochain ».

Recevoir des sacrements d’hérétiques connus ou en connaissance constitue implicitement un déni de la foi et implique le mépris de la religion catholique et la désobéissance à l’Église, une offense à Dieu, et le scandale du prochain.

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, Section Excommunication latae sententiae maintenant en vigueur, § Excommunications de la constitution « Apostolicæ Sedis » [Pape Pie IX, 12 oct. 1869], s/§ Excommunications spécialement réservés au pape : « (1) …Vient ensuite l’hérétique qui appartient à une association hérétique ; pour une telle personne son adhésion hérétique seule est suffisante pour l’amener sous la peine d’excommunication. Dans son cas, la peine est encourue par l’adhésion à l’hérésie, notamment par la participation volontaire et active in sacris (ie dans le culte public) avec les hérétiques ; d’où l’excommunication de ceux qui contractent un mariage mixte devant un hérétique ministre en tant que tel (Saint Office, 28 août 1888). Enfin, la peine s’étend à ceux qui croient aux hérétiques (credentes) et rejoignent leurs rangs ; à ceux qui les reçoivent, qui leur donnent refuge dans leurs maisons afin de les protéger contre la poursuite de l’autorité ; et à ceux qui approuvent ou les défendent comme hérétiques et compte tenu de l’hérésie, à condition que ce soit une aide positive et efficace».

L’excommunication dont il s’agit est automatique ou par le fait même (ipso facto).

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, section Types d’excommunication, § Excommunication latae sententiae : « L’excommunication latae sententiae est encourue dès que l’infraction est commise et en raison de l’infraction elle-même (eo ipso) sans intervention d’un juge ecclésiastique ; elle est reconnue dans les termes utilisés par le législateur, par exemple : «le coupable sera excommunié à la fois, par le fait même [ipso facto] …»

Code de Droit Canonique 1917, Canon 1258 § 1 : «Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques».

Mais le Magistère de l’Église, par le Pape Pie XI dans Mortalium animos ne distingue pas une participation « active » d’une « passive » : La participation est la participation. Et le Magistère ordinaire est de foi divine et infaillible, ce qui n’est pas le cas du Code de Droit Canonique (Voir Au sujet du Code de Droit Canonique de 1917) qui n’a aucun poids devant le Magistère, et cela clos le débat.

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janvier 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques [païens, juifs, apostats, hérétiques, schismatiques]».

Le père Szal explique le Canon 1258, §1 comme suit :

Rev. Ignatius J. Szal, A.B., J.C.L., La communication des catholiques avec les schismatiques, 1948, p. 42-48 : «Article I – Participation active (Canon 1258, §1) : Si le culte est de forme catholique mais est entrepris sous les auspices d’un corps non catholique (comme dans la célébration de la messe par un prêtre hérétique ou schismatique), il exprime soit la foi en un faux corps religieux, soit la rébellion contre la vraie Église. [Par conséquent] la participation religieuse active avec les schismatiques est toujours intrinsèquement illicite. Les raisons de cette interdiction absolue du canon 1258, § 1, ont leur origine dans la Loi naturelle et divine positive. Ces raisons sont : 1) L’Église est la seule vraie société religieuse existante de jure [de droit divin] dans laquelle il est licite de rendre à Dieu l’adoration qui lui est due ; 2) le don de scandale par sa quasi-approbation d’une secte fausse doit être évité ; et 3) le danger de perversion de la vraie foi doit rester efficacement neutralisé».

Le § 2 du canon 1258 du Code de Droit Canonique 1917 est erroné et basé sur l’erreur de l’Encyclopédie catholique sur la participation « passive ».

Code de Droit Canonique 1917, Canon 1258 § 2 : «La présence passive ou simplement matérielle aux cérémonies d’un culte hétérodoxe peut être tolérée pour un motif d’honneur à rendre ou d’obligation de politesse. Ce motif doit être sérieux et, en cas de doute, soumis à l’appréciation de l’Ordinaire. Il est ainsi permis de prendre part aux funérailles et au mariage des non-catholiques, ainsi qu’aux solennités analogues, mais pourvu que tout danger de perversion et de scandale soit écarté».

Encyclopédie catholique, 1913, Hérésie : «La Communicatio in sacris, à savoir la participation active à des fonctions religieuses non-catholiques, est dans l’ensemble illicite [illégale], mais elle n’est pas aussi intrinsèquement mauvaise que, dans des circonstances données, elle ne puisse être excusée. Ainsi amis et parents peuvent pour de bonnes raisons accompagner un enterrement, être présents à un mariage ou un baptême, sans provoquer de scandale ou prêter assistance aux rites non-catholiques, à condition qu’aucune part active ne soit prise en eux ; leur motif est l’amitié, ou peut-être la courtoisie, mais elle n’implique nullement l’approbation des rites. Les non-catholiques sont admis à tous les services catholiques, mais non pas les sacrements.

Ce paragraphe de l’Encyclopédie catholique sur la participation passive ci-dessus, sur lequel est basé le Canon 1258 § 2 ci-dessus, est scandaleux ! L’encyclopédie catholique, même si elle est une source bonne d’informations catholiques, n’est pas infaillible mais faillible (comme le code de droit canon de 1917). Ce paragraphe de l’Encyclopédie catholique permet de se rendre et d’assister à une synagogue ou un temple hindou ou un service luthérien, etc, etc, etc., pour le mariage ou des funérailles d’infidèles ou d’hérétiques – aussi longtemps que l’on ne participe pas activement ! C’est ridicule, quelque soit la manière d’être présent à ces services non-catholiques où la fausse adoration est effectuée (par souci d’honorer ou de plaire à la personne qui en sont responsables) est un scandale en soi. C’est pour honorer une personne qui pèche contre le premier commandement. Aller à l’enterrement d’un non-catholique est impliquer qu’il y aurait un peu d’espoir pour lui de salut hors de l’Église, et assister au mariage d’un non-catholique est impliquer que Dieu tolère son mariage en dehors de l’Église. Un catholique ne peut ni prendre part activement à la fausse adoration, ni sortir de son chemin pour se rendre à une fausse adoration ou une cérémonie non catholique pour l’honorer de sa présence « passive ». Avoir une présence passive à des services non-catholiques, est en fait honorer le diable et les démons, car le Psaume 95, 5 dit que «tous les dieux des païens sont des démons». Montrer aux autres que vous assistez dans leurs maisons religieuses, c’est montrer le consentement formel à leur religion et c’est mortellement pécher et complètement inexcusable. Et comme toujours, les hérétiques doivent soit déclarer que l’Église ne peut se contredire sur un sujet qui est lié à la foi ou soit être totalement illogiques. Voici de nouveau la vraie foi infaillible :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible) : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème sur lui-même, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement » (Tite 3, 10) ».

Concile de Constantinople III, 680-681 ex cathedra : «Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés]…».

Communion eucharistique avec un prêtre hérétique ?

Quand le prêtre qui est connu en tant qu’hérétique élève l’Hostie consacrée, puis ensuite lève le Calice consacré à l’adoration pendant la Messe catholique, que font donc les participants à la Messe ? Ils adorent en union avec un prêtre qu’il savent être hérétique : ils adorent avec un hérétique connu. Savoir que le prêtre est hérétique et participer à sa Messe, et donc adorer avec lui, engage le péché mortel et le sacrilège (Pas quand on ne le sait pas). Comme participer à la Messe sans adorer le Corps du Christ n’est pas possible sans pécher, c’est la communio in sacris avec un hérétique et la fornication spirituelle.

Le prêtre hérétique « adore » devant l’assemblée (l’Église), élève et montre l’Hostie consacrée – le Corps du Christ – au peuple qui L’adore ; puis lève et montre le Calice consacré – Sang du Christ – au peuple qui L’adore. L’Église concède même une indulgence importante pour cette adoration eucharistique.

Extrait du Canon de la Messe, Messe des fidèles (Missel 1957) :

Tenant des deux mains l’hostie … il [le prêtre] prononce … les paroles de la consécration sur l’hostie… :

«Hoc est enim Corpus meum [Car ceci est mon Corps]».

Aussitôt, il [le prêtre] fléchit le genou et adore l’Hostie consacrée ; il se relève, La montre au peuple [Regardez la sainte Hostie avec une foi vive et adorez Jésus en disant : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » – Indulgence de 7 ans chaque fois – Plénière une fois par semaine, cond. ord. Pen. 26 janv. 1937] …

… Il [le prêtre] prononce … les paroles de la consécration sur le calice, qu’il soulève… :

«Hic est enim Calix Sanguinis mei, novi et æterni Testamenti : Mysterium Fidei : qui pro vobis et pro multis effundétur in remissionem peccatorum [Car ceci est le Calice de mon Sang, le Sang du nouveau et éternel Testament : Mystère de Foi : Sang qui sera répandu pour vous et pour un grand nombre en rémission des péchés]».

… Il [le prêtre] fléchit le genou, adore le Saint Sang, se redresse, montre le Calice à l’assemblée.

Par conséquent, participer à la Messe d’un hérétique – quand on le sait – est toujours un péché mortel parce qu’on adore avec lui (Communion : communication in sacris/in divinis).

Tite 3, 10 : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le ».

Le peuple participe à l’offrande eucharistique avec le prêtre, comme on peut le voir ci-dessous :

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «Là [le Sacrifice eucharistique], en effet, les ministres sacrés ne tiennent pas seulement la place de notre Sauveur, mais de tout le Corps mystique et de chacun des fidèles ; là encore, les fidèles eux-mêmes, unis au prêtre par des vœux et des prières unanimes, offrent au Père Eternel l’Agneau immaculé, rendu présent sur l’autel uniquement par la voix du prêtre ; ils le lui offrent par les mains du même prêtre, comme une victime très agréable de louange et de propitiation, pour les nécessités de toute l’Église».

Pape Pie XII, Mediator Dei, 20 nov. 1957 (Magistère) : « Les rites et les prières du sacrifice eucharistique n’expriment et ne manifestent pas moins clairement que l’oblation de la victime est faite par les prêtres en même temps que par le peuple. … cette oblation au sens restreint, les chrétiens y prennent part à leur manière et d’une double façon, non seulement parce qu’ils offrent le sacrifice par les mains du prêtre, mais aussi parce qu’ils l’offrent avec lui en quelque sorte, et cette participation fait que l’offrande du peuple se rattache au culte liturgique lui-même ». [Ench. Symb. 3851-3852]

En outre, la Messe d’un prêtre hérétique n’est pas l’Église car il n’est pas le ministre de l’Église.

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Église, PAS des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé ».

Avez-vous entendu ? L’unique Église, pas l’Église (ou les églises) des hérétiques, est la loi divine. N’est-ce pas assez clair ?

St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques [5, 14-15] parle de ces prêtres qui remettent les péchés».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

L’Écriture enseigne que seuls les prêtres de l’Église sont ses ministres fondée sur Jacques 5, 14-15 ci-dessus : les prêtres hérétiques ne sont pas ministres de l’Église de loi divine.

Concile de Trente, 13ème sess., ch. 8, usage du  sacrement de l’eucharistie, 11 oct. 1551 ex cathedra : «… nous lisons dans l’Apôtre ces mots pleins de crainte : « Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ » (1 Co 11, 29). C’est pourquoi il faut rappeler à qui veut communier le commandement : « Que l’homme s’éprouve lui-même » (1 Co 11, 28) ».

Cette déclaration infaillible de Trente ci-dessus prouve qu’il faut discerner le corps du Christ. L’Eucharistie est le corps du Christ tout entier et le symbole de l’unité du corps qui est l’Église, du corps du Christ qui est l’Église. Répétons-le : Le Corps du Christ qui est l’Église. Celui qui communie d’un hérétique (quand il le sait) mange sa condamnation parce qu’il ne discerne pas le Corps du Christ. Il peut discerner, dans la foi, la transsubstantiation du corps du Christ sans discerner le corps du Christ qui est l’Église. Est-ce assez clair ?

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, n ° 22 (Magistère de l’Église) : «… comme dans la vraie communauté chrétienne [le corps du Christ qui est l’Église] il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi ».

Comme on peut le voir ci-dessus, la vraie communauté chrétienne – l’Église qui est le corps du Christ ou la réunion des fidèles – n’a qu’une seule foi, sinon ce n’est pas la vraie communauté chrétienne. C’est la loi divine et donc ceux qui, en connaissance de ce dogme, communient religieusement avec des hérétiques (qu’ils savent hérétiques ou obstinés contre la vraie foi divine et catholique) sont hérétiques parce qu’ils nient ce dogme et donc participent au péché de sacrilège du prêtre hérétique profanant le sacrement du Corps de Jésus-Christ. De plus, ils sont coupables du péché mortel par omission de ne pas défendre la vérité, dénoncer l’hérésie, reprendre les pécheurs, instruire les ignorants, quand c’est possible. En outre, tous les baptisés sont tenu de connaître et de s’instruire de la foi catholique quand cela est possible sous peine de péché mortel.

Pape Pie XII, Mystici corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «Par l’Ordre, se trouvent consacrés au service de Dieu des hommes chargés d’immoler l’Hostie eucharistique, de nourrir le troupeau des fidèles du Pain des Anges et de l’aliment de la doctrine [Magistère]

L’Église enseigne infailliblement ci-dessus que le prêtre est en plus chargé par loi divine de nourrir le troupeau de la doctrine catholique. Mais je vous le demande, un prêtre hérétique nourrit-il le troupeau de la doctrine catholique ? Bien sur que non, un prêtre hérétique ne nourrit pas le troupeau de la doctrine catholique.

P. Kroust, S. J. (1694-1772), Méditations sur les vérités de la foi, vendredi dans l’octave de la Fête-Dieu : « Les infidèles et les hérétiques puisent dans le sacrement où le Sauveur nous donne son corps et son sang une nouvelle occasion de lui faire injure, crucifiant de nouveau Jésus-Christ et en faisant l’objet de leur mépris (Hébreux 6, 6). Le prophète s’en plaint en disant : « Les nations sont venues dans votre héritage, elles ont souillé votre temple sacré. Que n’a pas imaginé l’ennemi contre le Saint des saints ! Ils ont brûlé votre sanctuaire, ils ont souillé sur la terre le tabernacle de votre saint nom (Psaumes 78, 1 et 73, 7) ». Ils ont répandu le sang autour du tabernacle, le sang même du Rédempteur ; la victime sainte fut plus d’une fois percée par le poignard des hommes sacrilèges et signa leur crime de son sang ».

 

L’Église interdit la confession d’un catholique à un schismatique ou un hérétique même en cas de nécessité

La communication des catholiques avec les schismatiques, révérend Ignatius J. Szal, p. 91 : «Le 15 mai 1709, le Saint-Office a interdit aux catholiques d’entendre la confession de schismatiques ou de se confesser à eux … En aucun cas, MÊME DANS LE CAS DE NÉCESSITÉ, selon une réponse de la Congrégation sacrée pour la Propagation de la Foi, le 17 février 1761, il n‘était permis à un catholique de confesser ses péchés à un prêtre schismatique pour obtenir l’absolution de lui …»

Comme l’explique le Révérend Ignatius Szal depuis le début de son commentaire sur la loi canonique :

«La communication dans les rites religieux [avec les hérétiques et les schismatiques] est interdite en raison des dangers associés tels que la perversion de la foi et le scandale pour les autres. Cette interdiction de l’Église, trouvée dans le Can. 1258, vise non seulement la participation active avec les schismatiques dans les rites qui sont de leur nature non-catholiques, mais comprend AUSSI LA COMMUNICATION AVEC EUX DANS LES RITES QUI, BIEN QUE particulièrement CATHOLIQUES, SONT ÉTABLIS SOUS L’ÉGIDE DE secte non-catholique» (La Communication des catholiques avec les schismatiques, Rev. Ignatius J. Szal, (p. 42-48)

Poursuivant son analyse des déclarations du Saint-Office, le rev. Szal énumère d’autres décisions concernant la Sainte Communion. Le 17 juin 1839, la Sacrée Congrégation pour la Propagation de la Foi interdit la réception de la Sainte Communion par un prêtre hérétique. Le pape Clément VIII (1592-1605) a émis une interdiction générale de recevoir des sacrements de la part des schismatiques. Benoît XIV (1740-1758) a également interdit l’utilisation des services donnés par les schismatiques pour l’attribution des sacrements. Le révérend Szal donne ce résumé étonnant de ces décisions comme suit :

«De la nature de la réponse que le Saint-Office a donnée aux questions concernant la réception de l’absolution et de l’extrême-onction par des schismatiques de personnes en danger de mort, il semble dans l’esprit de l’Église que le VIATICUM NE DEVRAIT PAS ÊTRE REÇU DE SCHISMATIQUES DANS TOUTES LES CONDITIONS». (Ibid., Rév. Ignatius J. Szal, (p. 48)

La participation dans l’adoration schismatique et hérétique est universellement prohibée par la loi naturelle et la loi divine

La suprême Congrégation a statué en 1729 que la participation dans l’adoration schismatique et hérétique est « universellement prohibée par la loi naturelle ET DIVINE… personne n’a le pouvoir de dispenser … et aucune excuse [ni avoir de respect pour cette participation]» (Col., vol. I, p. 100, n. 311, 1729 : Collectanae S. Congregationis de Propaganda Fidei seu Decreta instructiones Recsripta pro Apostolicis Missionibus – Ex Typographia Polyglotta, Roma, 1907). Voir Communicatio in sacris

 

Aucun saint n’a jamais communié chez des schismatiques ou des hérétiques dans toute l’histoire de l’Église

Par exemple, Saint Herménegilde (fête 13 avril), subit le martyr pour avoir refuser le sacrement sacrilège d’un hérétique (l’évêque arien était hérétique mais valide et le sacrement d’Eucharistie était valide mais sacrilège).

St Hermenegilde, Martyrologe Romain, 13 avril : «À Séville, en Espagne, saint Hermenegilde, fils de Léovigilde, roi arien des Visigoths. Jeté en prison pour avoir confessé la Foi catholique, il refusa, aux solennités de Pâques, de recevoir la communion des mains d’un évêque arien et, par ordre d’un père perfide, il eut la tête fendue d’un coup de hache. Ainsi en perdant une couronne terrestre, il obtint, roi et martyr, le royaume des Cieux».

Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques, T 13, pères Richard et Giraud, 1824 : «Des soldats lui fendirent la tête de pour n’avoir point voulu recevoir la communion de la main d’un évêque arien. Cela arriva  le 13 avril 586».

Pape saint Grégoire Ier, Dialogues (Incipiunt capitula libri tertii), Livre III, XXXI (594) : « 1. De nombreux visiteurs venus des Espagnes nous ont appris que récemment le roi Herménegilde, fils de Léovigilde, roi des Wisigoths, se convertit de l’hérésie arienne à la Foi catholique, instruit par le très révérend Léandre, Évêque de Séville, avec qui je suis lié depuis longtemps en intime amitié.

« 2. Son père arien entreprit de le faire revenir à cette hérésie, avec des avantages pour le persuader et des menaces pour l’effrayer. Comme il répondit très fermement qu’il n’abandonnerait jamais la vraie Foi maintenant qu’il la connaissait, son père, irrité, le destitua de la royauté et le dépouilla de tous ses biens. Même après cela, comme il n’arrivait pas à ébranler sa force d’âme, il l’enferma dans un cachot étroit avec des fers au cou et aux poignets. Le jeune roi Herménegilde méprisait le royaume terrestre, cherchant le Céleste d’un puissant désir. Il gisait, enchaîné, vêtu d’un cilice, à prier avec effusion le Dieu tout-puissant de lui donner du cœur. Il dédaignait avec d’autant plus de grandeur la gloire de ce monde transitoire, que, chargé de chaînes, il connaissait le néant des biens susceptibles d’être confisqués.

« 3. Quand vint la fête de Pâques, dans le silence au cœur de la nuit, son mécréant de père lui envoya un évêque arien pour recevoir de sa main une communion consacrée de façon sacrilège. De cette manière, il mériterait de rentrer en grâce auprès de son père. Mais l’homme tout donné à Dieu fit à l’évêque arien venu à lui les remontrances qu’il lui devait. Il repoussa sa mécréance avec les reproches qui convenaient, car si extérieurement il gisait enchaîné, en son for intérieur, à la haute altitude de son âme, il se dressait en sécurité.

« 4. Au retour de l’évêque, le père arien frémit de rage, et aussitôt il dépêcha ses appariteurs avec ordre de mettre à mort l’inébranlable confesseur de Dieu là où il gisait. Ce qu’ils firent. À peine entrés, ils lui fichèrent une hache dans le crâne, lui ôtant ainsi la vie corporelle. Ils réussirent à massacrer en lui ce que cet homme mourant avait lui-même, de toute évidence, méprisé.

« 5. Mais pour révéler sa véritable gloire, les signes d’en-haut ne manquèrent pas. On entendit dans le silence nocturne le chant d’une psalmodie auprès du corps de ce roi et martyr : oui, il fut vraiment roi parce qu’il fut aussi martyr. Certains rapportent aussi que là, pendant la nuit, des lampes allumées apparaissaient. Il s’ensuivit que son corps fut à juste titre, comme celui d’un Martyr, vénéré par tous les fidèles.

« 6. Son père hérétique et parricide (meurtre de parents) fut secoué d’un sentiment de pénitence. Il se repentit de son action, mais n’alla pas jusqu’à obtenir le salut, car il reconnut que la Foi catholique est la vraie, mais arrêté par la crainte des réactions de son peuple, il ne mérita pas d’y accéder. Tombé malade, arrivé à toute extrémité, il eut soin de recommander à l’Évêque Léandre, que naguère il avait vivement persécuté, son fils le roi Récarède, qu’il laissait dans son hérésie : que l’Évêque fît avec lui, par ses instructions, comme pour son frère Herménegilde. Cette recommandation faite, il mourut.

« 7. Après sa mort, le roi Récarède ne suivit pas son père hérétique mais son frère Martyr. Il se convertit de la mauvaise hérésie arienne et conduisit à la vraie Foi toute la nation des Wisigoths : il ne permit à personne d’être employé au service de son royaume, s’il osait être hostile au royaume de Dieu par la mécréance hérétique.

« 8. Ne nous étonnons pas qu’il soit devenu héraut de la vraie Foi, ce frère d’un Martyr. Celui-ci, par ses mérites, aide Récarède à ramener tant d’hommes dans le sein de Dieu tout-puissant. Dans ce retournement, il nous faut bien voir que tout cela n’aurait pas pu se produire si le roi Herménegilde n’était pas mort pour la vérité. Car comme il est écrit : « Si le grain de froment tombant en terre ne meurt, il demeure seul ; s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn, XII, 24), nous voyons s’accomplir dans les membres ce qui s’est accompli, nous le savons, dans la tête. En effet, dans la nation des Wisigoths, un seul est mort pour que beaucoup aient la vie, et quand un seul grain est tombé dans sa fidélité pour garder la Foi, une grande moisson d’âmes s’est levée ».

Un deuxième exemple, le bienheureux Edmond Campion, prêtre jésuite anglais, martyr en 1581 sous la reine Élisabeth Ière, qui prêcha contre le fait d’avoir quelque chose à faire, religieusement parlant, avec ces hérétiques, les schismatiques, les anglicans et les apostats de la foi.

Wings of Eagles, Corley et Williams, p. 40 : «Avant que Campion et ses associés aient commencé à prêcher, les catholiques ont été souvent compromis avec le protestantisme dans la mesure où ils assistaient aux services religieux officiels. Mais Campion a prêché l’indocilité, audacieux et sans compromis. Les catholiques ne pouvaient pas assister aux offices protestants et conserver leur foi».

Un troisième exemple, la Bienheureuse Marguerite Clitherow martyre en 1586, pour avoir refusé la communication religieuse avec des schismatiques anglicans sous la Reine Elisabeth Ière en n’assistant pas aux services anglicans. Enceinte de son quatrième enfant, elle fut écrasée et mit quinze minutes à mourir sous une porte de chêne sur laquelle avaient été placés des poids.

Bienheureuse Marguerite Clitherow : « Je ne prierai pas avec vous, ni vous ne prierez avec moi, ni je ne dirai vos prières, ni vous ne m’exploiterez [me forcerez]. Amen ».

La foi avant les sacrements

On peut être sauvé sans les sacrements, excepté le baptême absolument nécessaire au salut. On ne peut absolument pas être sauvé sans la vraie foi catholique ou foi traditionnelle.

Un catholique ne peut pas recevoir les sacrements d’hérétiques, c’est-à-dire de prêtres dont il sait qu’ils sont hérétiques. Mais tout baptisé est tenu de connaître sa foi (sous peine de péché, sauf impossibilité, en dehors des mystères essentiels de la foi : La Trinité et l’Incarnation et la loi naturelle). Et c’est en connaissant la foi, qu’on peut connaître les hérésies. En ces temps de grande apostasie de la foi quasiment tous les prêtres sont hérétiques. On est vraiment obligé de connaître sa foi pour ne pas œuvrer hors de l’Église et du salut.

Règle de la foi

La règle de la foi est de loi divine. Quand une personne rejette la foi de Dieu, ce qu’il ou elle fait par ailleurs n’importe pas car la foi est essentielle. Sans la foi il est impossible de plaire à Dieu, comme le dit Hébreux 11, 6. C’est pourquoi nous voyons dans les Écritures que la foi est essentielle pour Dieu. Ceux qui nient la foi coupent la connexion avec Lui et sont sans valeur à Ses yeux. C’est pourquoi si les gens rejettent la foi, on ne peut pas les juger par les autres activités avec lesquelles ils peuvent être impliqués, mais en fonction de leur conformité à la règle de la foi.

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique. Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie.

Code droit canon 1917, Can. 1325 : § 1 «Les fidèles du Christ sont tenus de professer ouvertement leur foi dans toutes les circonstances où leur silence, leurs hésitations ou leur attitude signifierait une négation implicite de la foi, un mépris de la religion, une injure à Dieu ou un scandale pour le prochain.

Le canon ci-dessus montre les péchés mortels d’omission de la profession ouverte de la foi : 1) Le silence quand on doit professer la foi ; 2) l’hésitation à professer ouvertement la foi quand on doit le faire ; 3) l’attitude qui montre au-dehors aux autres un déni de la foi, un mépris de la religion catholique, une injure à Dieu, un scandale.

« Comment pèche-t-on contre la foi catholique ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part au culte non catholique ». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme [attribué au] pape saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore)

Catéchisme Penny n° 329, neufs façons de participation au péché d’autrui : 1. Par conseil ; 2. Sur ordre ; 3. Par consentement ; 4. Par provocation ; 5. Par louange ou flatterie ; 6. Par dissimulation ; 7. En étant un partenaire dans le péché ; 8. Par mutisme [silence] ; 9. En prenant la défense du mal qui a été fait.

Pape Hormisdas, Libellus fidei, 18 mars 517 ex cthedra : « Nous anathématisons Acace, …et ceux qui sont restés en communion avec eux [les schismatiques] ; s’étant joint à leur communion, il mérite d’être englobé dans la même réprobation. …». (Ench. Symb. 171 364)

Dans l’exemple ci-dessus, le pape Hormisdas déclare comme schismatique Acace qui était déjà condamné ipso facto (par la fait) comme schismatique par loi divine parce qu’il s’était joint à la communion schismatique, ce qui est le signe externe de son obstination.

Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à juger quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église suivant :

2 Jean 1, 9 : « Quiconque se retire et ne demeure point dans la doctrine du Christ ne possède point Dieu  ; quiconque demeure dans sa doctrine, celui-là possède le Père et le Fils ».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 ex cathedra : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : « Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clercs et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique [Magistère] au milieu des ténèbres de tant d’erreurs [et hérésies]».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 [Magistère] : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ, entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque LA CHARITÉ A POUR FONDEMENT LA FOI PURE ET SANS TACHE, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ».

Comme on peut le voir ci-dessus, l’Église enseigne que la charité a pour fondement la vraie foi et qu’elle interdit de communier même verbalement (le salut=Dieu vous bénisse) avec ceux qui ne professent pas la vraie doctrine du Christ (apostats, hérétiques, schismatiques, hérétiques contre la loi naturelle). Le pape Pie XI explique pourquoi il en est ainsi :

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (01/06/1928) [Magistère] : « cette unité [de l’Église] ne peut naître que d’un magistère unique, d’une règle unique de foi et d’une même croyance des chrétiens».

L’unité de l’Église, l’unité de foi, l’unité de gouvernement et l’unité de communion sont de loi divine.

Pape Pie XI, Mortalium Animos, (01/06/1928) [Magistère] : « l’Église … visible et décelable extérieurement, en ce sens, du moins, qu’elle doive se présenter comme un seul corps de fidèles unanimes à professer une seule et même doctrine sous un seul magistère et un seul gouvernement».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [l’unité de la foi est nécessairement requise pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère de l’Église) : «Mais seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi».

Un catholique ne doit pas mettre l’enseignement faillible avant l’infaillible, ni la loi ecclésiastique avant la loi divine. Mais peu font ainsi, peu obéissent à Dieu et beaucoup lui désobéissent en mettant les sacrements avant la foi, en mettant les choses matérielles avant les choses spirituelles ou en mettant la loi ecclésiastique avant la loi divine, ou en mettant les enseignements de théologiens (bons ou mauvais) faillibles avant l’enseignement infaillible.

La communion religieuse avec les hérétiques – en connaissance ou en conscience, c’est la fornication spirituelle. Par conséquent, en ces temps d’apostasie, un baptisé doit demander sa foi au prêtre qui lui confère les sacrements, point par point (voir Principales hérésies en ces temps d’apostasie ci-dessous), afin de vérifier s’il est hérétique. Mais comment demander si on ne connait soi-même sa foi qu’on est tenu de connaitre ?

La communion religieuse est explicite quand on connait l’hérésie et qu’on communie quand même, et la communion religieuse est implicite quand on a de sérieuses raisons externes de penser que le prêtre est hérétique et qu’on communie quand même sans demander sa foi au prêtre, ce qui est pour un catholique, un déni de la foi et un péché mortel d’omission d’instruire les ignorants et de reprendre les pécheurs, et de dénoncer l’hérésie.

Pape saint Clément I, 1er siècle : « Si quelqu’un est amical pour ceux avec lesquels le Pontife Romain n’est pas en communion, il est en complicité avec ceux qui veulent détruire l’Église de Dieu, et, bien qu’il puisse sembler être avec nous dans le corps, il est contre nous pour l’esprit, et l’esprit et est un ennemi bien plus dangereux que ceux qui sont à l’extérieur et sont nos ennemis déclarés».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi (Décrets 605) ex cathedra : «[Pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [c’-à-d. toute assertion contraire à la vérité de la foi], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, seront totalement évités [c’-à-d. aucune communicatio in sacris/in divinis] et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Si quelqu’un… [suite manquante de la condamnation ou anathème]».

Pape Pie IX, Const. Dogm. Dei Filius sur la foi catholique, Concile du Vatican, 24 avr. 1870, 3ème session, ch. 4 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée» (5ème concile du Latran 1441).

Pape Paul V, Bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum (Le Pontife romain, contre l’Allégeance) – réitération de l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, 22 Septembre 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenues plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous œuvrons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez aux Églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme ». (Cité dans Bp., George Hay  « Le chrétien sincère »)

« Comment pèche-t-on contre la foi catholique ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part au culte non catholique ». (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme [attribué au] pape saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore)

Code de Droit Canonique 1917, Canon 1325, 1 : « Obligation de professer la foi – Les fidèles sont tenus de professer leur foi ouvertement chaque fois que les circonstances, le silence, la fraude, ou leur manière d’agir autrement constituerait implicitement un déni de la foi, ou impliquerait le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale de leur prochain ».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplément, Q. 23, Art. 3, réponse au 2 : « Le commandement de l’Église considère des matières spirituelles directement et des actions légitimes en conséquence : d’où en tenant la communion dans le culte divin [comme avec un hérétique], on agit contre le commandement, et on engage un péché mortel ».

De la vie de saint Jean l’Aumônier – remontrance contre la communion des hérétiques : «[ne jamais en toute occasion que ce soit, s’associer avec les hérétiques et, surtout, de ne jamais prendre la sainte communion avec eux] même si vous restez sans communier toute votre vie, si par le stress de la situation vous ne pouvez pas trouver une communauté de l’Église catholique. Car si, après avoir été marié à une femme dans ce monde de la chair, nous est interdit par Dieu et par les lois de l’abandonner et d’être unis à une autre femme, même si nous devons passer beaucoup de temps séparée d’elle dans un pays lointain, et encourons de la peine, si nous violons nos vœux, comment allons-nous rejoindre Dieu par la foi orthodoxe et l’Église catholique, comme l’apôtre dit : « Je vous ai fiancé à un seul époux pour que je vous présente comme un vierge pure au Christ » (2 Cor. 11, 2) – comment échapperons-nous à partager ce châtiment des hérétiques dans le monde à venir qui nous attend, si nous souillons la sainte et orthodoxe foi par la communion avec les hérétiques adultères ?  » La communion, dit-il, « a été appelée ainsi parce celui qui a la «communion» a des choses en commun et en accord avec ceux avec qui il a la «communion». C’est pourquoi je vous supplie instamment, les enfants, de ne jamais vous approcher des oratoires des hérétiques afin d’y communier ». (Trois Saints byzantins, « La vie de saint Jean l’Aumônier », Traducteurs : Elizabeth Dawes et Norman H. Baynes, St Séminaire de presse de Vladimir, Crestwood ; 1977, p 251)

Hérétiques et excommuniés

Saint Thomas enseigne que celui qui participe au crime de l’excommunié [de droit ecclésiastique] ou qui a des rapports avec lui pour les choses saintes ou par mépris pour l’Église pèche mortellement.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Supplément, Q. 23, Art. 3, réponse au 2 : « Le commandement de l’Église considère directement des matières spirituelles et en conséquence aux actions légitimes : c’est pourquoi celui qui a des relations pour les choses divines [communicatio in sacris/in divinis] avec un excommunié agit contre le commandement et pèche mortellement ».

Mais depuis Ad Evitanda Scandala, et ensuite le concile de Bâle, la communion et les sacrements par des excommuniés de droit ecclésiastique non-déclarés sont autorisés SAUF « si, de notoriété publique, il est assuré que la sentence [ecclésiastique] d’excommunication [automatique] a frappé quelqu’un de telle sorte qu’elle ne puisse être cachée par aucun détour ou être excusée de manière quelconque par un jugement de droit ». Les hérétiques et schismatiques ne sont pas concernés par ces deux déclarations (ci-dessous) vu que leur excommunication ne relève pas de la loi ecclésiastique mais qu’ils sont excommuniés automatiquement par la loi divine pour hérésie ou schisme, ce qu’explique saint Robert Bellarmin.

Ad Evitanda Scandala, pape Martin V, 1418 : « Pour éviter les scandales et les nombreux dangers et soulager les consciences timorées, nous accordons heureusement pour tous les fidèles du Christ, par la teneur de ces présentes, que désormais nul désormais n’est tenu de s’abstenir de communion avec quiconque dans l’administration ou la réception des sacrements ou de toute autre acte de religion ou non-religieux que ce soit, ni pour éviter que quelqu’un ne respecte pas l’interdit ecclésiastique, sous prétexte d’une peine ecclésiastique ou censure promulguée par qui que ce soit par la loi ou par une personne ; à moins que la sentence [comme une excommunication de droit ecclésiastique] ou censure en question ait été spécifiquement et expressément publiée ou dénoncée par le juge ou contre une certaine personne, collège, université, église, collectivité ou lieu. Nonobstant [malgré] les constitutions apostoliques ou d’autres à l’effet contraire, sauf le cas de quelqu’un dont il sera connu notoirement qu’il a encouru la peine prononcée par le canon pour l’imposition des mains sacrilèges sur un clerc, que le fait ne peut pas être caché par une tergiversation, ni dispensé par tout moyen de défense juridique. Nous nous abstiendrons de la communion avec un tel homme, en conformité avec les sanctions canoniques, quoiqu’il ne soit pas dénoncé (Fontes I, 45) ».

Le Concile de Bâle (dont seules les 25 première sessions sont considérées œcuméniques) a repris Ad Evitanda Scandala en modifiant pour toute peine ecclésiastique.

Concile de Bâle, Session 20, 22 janvier 1435 [De ne pas éviter les excommuniés qui ne sont pas nommément désignés, Décrets 487] : «Pour éviter les scandales et beaucoup de périls et pour venir en aide aux consciences timorées, il [ce saint Synode] statue aussi que personne désormais ne soit tenu de s’écarter de la communion de qui que ce soit dans l’administration ou la réception de sacrements, ou dans d’autres services divins ou en dehors, sous prétexte d’une quelconque sentence ou censure ecclésiastique, d’une suspension ou d’une interdiction, promulguée par un homme ou de façon générale par le droit, ou bien d’éviter quelqu’un ou d’observer un interdit ecclésiastique, à moins que la sentence, interdiction, suspension ou censure de cette sorte n’ait été publiée ou annoncée spécialement ou expressément par un juge envers ou contre une personne, un collège, une université, une église ou un lieu déterminés, ou bien si, de notoriété publique, il est assuré que la sentence d’excommunication a frappé quelqu’un de telle sorte qu’elle ne puisse être cachée par aucun détour ou être excusée de manière quelconque par un jugement de droit. Car elle veut que l’on s’abstienne de la communion avec lui selon les sanctions canoniques. Par ce décret cependant le synode n’entend nullement innocenter de tels excommuniés, suspens, interdits ou prohibés ni le moins du monde les approuver».

Saint Robert montre que Ad Evitanda Scandala concerne les excommuniés et pas les hérétiques.

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Eglise, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par ce fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist 6) dit : «Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou un droit» … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., Ca 2), St Augustin (en Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. ad Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle.

«Il n’y a aucune raison que certains qui répondent à ceci : que ces Pères se fondent sur la loi ancienne, alors que de nos jours, par décret du concile de Constance [Ad Evitanda], les seuls qui perdent leur juridiction sont ceux qui sont excommuniés par nom ou qui agressent des clercsCet argument, dis-je, n’a pas de valeur du tout, pour les Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, cela n’est cité dans aucune loi humaine, qui par ailleurs peut-être n’existait pas en relation avec le sujet, mais est soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie. Le concile de Constance traite des excommuniés [catholiques], c’est-à-dire ceux qui ont perdu la juridiction de par condamnation de l’Eglise, tandis que les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Eglise et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Eglise sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Le code de droit canonique (CIC) fait référence aux excommuniés par loi ecclésiastique [catholiques], d’après les conciles de Constance (Ad Evitanda) et de Bâle qui font référence aux excommuniés pas aux hérétiques déjà excommuniés automatiquement avant par loi divine. Le code de droit canon ne se réfère pas ici aux hérétiques et schismatiques coupés de l’Eglise par loi divine qui sont non-catholiques :

Code de droit canon 1917, Can. 2261 : «§ 1 Il est défendu à l’excommunié de produire et d’administrer les sacrements et les sacramentaux sauf les exceptions suivantes.

«§ 2 Les fidèles en tenant compte du Par.3, peuvent, pour toute juste cause, demander à un excommunié les sacrements et les sacramentaux, surtout si les autres ministres font défaut, et alors cet excommunié peut les administrer sans être tenu de s’informer de la cause de la demande.

«§ 3 Mais quant aux excommuniés ‘à éviter’ ou aux autres excommuniés qui ont été l’objet d’une sentence condamnatoire ou déclaratoire, les fidèles ne peuvent qu’en danger de mort leur demander soit l’absolution sacramentelle, conformément aux Can. 882 ; Can. 2252 soit même, en l’absence d’autres ministres les autres sacrements et les sacramentaux».

Ci-dessus, éd. 1918 du CIC 1917, montrant le can. 2261 § 2 et § 3 relatifs à Ad evitanda (notes 2 et 3).

On a vu que le CIC concerne les excommuniés de loi (ou droit) ecclésiastique, ce qui est confirmé encore par la référence à des prêtres de l’Église :

Can. 882 : En péril de mort, tous les prêtres [même excommuniés, pas les hérétiques non-ministres de l’Église], quoique non approuvés pour les confessions, absolvent validement et licitement n’importe quels pénitents de tous péchés ou censures, quoique réservés ou notoires, même si un prêtre approuvé est présent, les prescriptions des Can. 884 ; Can. 2252 demeurant sauves.

Can. 2252 : Ceux qui se trouvant en danger de mort, ont reçu d’un prêtre [pas les hérétiques non-ministres de l’Église] sans pouvoir spécial l’absolution d’une censure ‘ab homine’ ou très spécialement réservée au Saint-Siège, sont tenus, une fois revenus à la santé, de recourir, sous peine de réincidence, à celui qui a porté la censure, s’il s’agit d’une censure ‘ab homine’ ; à la S. Pénitencerie, à l’évêque ou à un clerc muni du pouvoir nécessaire, conformément au Can. 2254 § 1, s’il s’agit d’une censure ‘a jure’, et d’obéir à leurs prescriptions.

« Prêtre » signifie ministre de l’Église selon l’Écriture et donc de loi divine. Les hérétiques et les schismatiques ne sont pas ministres de l’Église, ni dans l’Église, mais coupés automatiquement et hors de l’Église par loi divine.

«Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés». (Œuvres complètes de St Alphonse de Liguori, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés, p. 468)

Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

Can. 2254 : § 1 Dans les cas les plus urgents, c’est-à-dire si les censures ‘latae sententiae’ [excommunication majeure de loi ecclésiastique] ne peuvent être observées extérieurement sans danger de grave scandale ou d’infamie, ou s’il est dur au pénitent de rester en état de péché mortel pendant le temps nécessaire pour que le pouvoir supérieur pourvoie à la situation, alors tout confesseur peut absoudre au for sacramentel des mêmes censures, de quelque manière qu’elles soient réservées ; toutefois le confesseur doit imposer à son pénitent sous peine de réincidence, l’obligation de recourir dans le mois, au moins par lettre et par le confesseur, si cela se peut sans grave inconvénient, et sous un nom fictif, à la S. Pénitencerie ou à l’évêque ou à un autre supérieur muni du pouvoir nécessaire, et d’obéir à ses ordres.

Les hérétiques et les schismatiques n’ont pas juridiction car ils ne sont pas ministres de l’Église puisqu’ils sont coupés automatique de l’Église par loi divine :

Code de droit canon 1917, Can. 201 § 1 : « Le pouvoir de juridiction ne peut s’exercer directement que sur les sujets ».

Code de droit canon 1917, Can. 202 § 1 : «Les actes du pouvoir de juridiction ordinaire ou délégué, conféré pour le for externe, valent aussi pour le for interne ; mais la solution inverse n’est pas admise».

«§ 2 Le pouvoir de juridiction donné pour le for interne peut être aussi exercé dans le for interne extra-sacramentel, à moins que son exercice au for sacramentel ne soit exigé».

«§ 3 Si le for pour lequel le pouvoir a été donné n’a pas été exprimé, le pouvoir est censé avoir été donné pour les deux fors, à moins que le contraire ne ressorte de la nature des choses».

Code de droit canon 1917, Can. 209 : « En cas d’erreur commune ou de doute positif [certain] et probable [fondé sur des raisons sérieuses mais non certaines], sur un point de droit ou de fait, l’Église supplée la juridiction pour le for tant externe qu’interne ».

Les hérétiques sont automatiquement hors de l’Église et privés de juridiction avant toute excommunication.

St Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. II, cap. 30 : « les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Eglise et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), qu’ils ont été coupés du corps de l’Eglise sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Le CIC (Code de droit canon 1917) fait référence aux conciles de Constance (Ad Evitanda) et de Bâle qui concernent les excommuniés de loi ecclésiastique, pas les hérétiques et schismatiques qui dépendent d’abord obligatoirement de la loi divine suivante selon la règle de la foi :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette profession de foi solennelle ci-dessus montre combien est étrangère à la foi catholique ou hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église.

Pape Innocent III, quatrième concile du Latran, const. 3 ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe, … Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue, parce que la vanité les rassemble».

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441, ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche qu’aucun de ceux qui se trouvent en dehors de l’Église catholique, non seulement païens, mais encore juifs ou hérétiques et schismatiques… »

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [parties manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ?

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère) : « La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir À L’EXTÉRIEUR DE LA COMMUNION CATHOLIQUE  ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, QUICONQUE s’éloignait le moins du monde de tout point de DOCTRINE PROPOSÉ PAR L’AUTORITÉ DE SON MAGISTÈRE ».

2 Jean 1, 10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine [du Christ, Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut [Dieu vous bénisse] ! communique avec ses mauvaises œuvres».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, 1er juin 1928 (Magistère ordinaire infaillible) : « Personne sans doute n’ignore que saint Jean lui-même, l’Apôtre de la charité, que l’on a vu dans son Évangile, dévoiler les secrets du Cœur Sacré de Jésus et qui ne cessait d’inculquer dans l’esprit de ses fidèles le précepte nouveau : « Aimez-vous les uns les autres », interdisait de façon absolue tout rapport avec ceux qui ne professaient pas la doctrine du Christ entière et pure : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez même pas » (Jean 2, 10). C’est pourquoi, puisque la charité a pour fondement la foi pure et sans tâche, c’est l’unité de foi qui doit être le lien principal unissant les disciples du Christ ».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui soit tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie ».

En passant, on voit bien ci-dessus que l’Église distingue clairement entre l’excommunication de loi ecclésiastique pour péché grave, comme frapper un clerc ou un prêtre en concubinage, etc., d’avec l’excommunication automatique par loi divine pour hérésie, contrairement à ce que disent ou insinuent les hérétiques disant que les excommuniés sont les mêmes que les hérétiques. Les deux sont excommuniés certes, mais ils ne sont pas les mêmes car pas sous la même loi, les excommuniés de droit ecclésiastique ne sont pas les excommuniés de droit divin (bien qu’un hérétique déclaré devient excommunié par les deux lois).

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, section Types d’excommunication, § Excommunication latae sententiae : « L’excommunication latae sententiae est encourue dès que l’infraction est commise et en raison de l’infraction elle-même (eo ipso) sans intervention d’un juge ecclésiastique ; elle est reconnue dans les termes utilisés par le législateur, par exemple : «le coupable sera excommunié à la fois, par le fait même [ipso facto] …»

Encyclopédie catholique (1907-1913), Excommunication, Section Excommunication latae sententiae maintenant en vigueur, § Excommunications de la constitution « Apostolicæ Sedis » [Pape Pie IX, 12 oct. 1869], s/§ Excommunications spécialement réservés au pape [c’-à-d. la plus grave, ancienne excommunication majeure] « (1) …Vient ensuite l’hérétique qui appartient à une association hérétique ; pour une telle personne son adhésion hérétique seule est SUFFISANTE pour l’amener sous la peine d’excommunication. Dans son cas, la peine est encourue par l’adhésion à l’hérésie, notamment par la participation volontaire et active in sacris (ie dans le culte public) avec les hérétiques ; d’où l’excommunication de ceux qui contractent un mariage mixte devant un hérétique ministre en tant que tel (Saint Office, 28 août 1888). Enfin, la peine s’étend à ceux qui croient aux hérétiques (credentes) et rejoignent leurs rangs ; à ceux qui les reçoivent, qui leur donnent refuge dans leurs maisons afin de les protéger contre la poursuite de l’autorité ; et à ceux qui approuvent ou les défendent comme hérétiques et compte tenu de l’hérésie, à condition que ce soit une aide positive et efficace.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : « …celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 : «…seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [par l’apostasie, l’hérésie, le schisme et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou été exclus par l’autorité légitime pour faute grave [excommuniés]».

Premièrement, le droit ecclésiastique est obligatoirement subordonné à la règle de la foi ou loi divine. Deuxièmement, Tite 3, 10-11 est universel car l’Église prend littéralement Tite 3, 10 comme c’est écrit, ce qui ne permet absolument pas la communion religieuse avec certains hérétiques (une sorte) par rapport à d’autres hérétiques (une autre sorte). Troisièmement, 2 Jean 10 est universel car l’Église prend littéralement 2 Jean 10 comme c’est écrit, ce qui ne permet absolument aucune communication religieuse avec certains hérétiques (une sorte) par rapport à d’autres hérétiques (une autre sorte). Quatrièmement, ceux qui nient, refusent, ou doutent sciemment de cela (ce qui précède) désobéissent à la loi divine et à l’Église, rejettent la foi et sont hérétiques.

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 1-4 : «Un crime est public : 1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir ;

2) Notoire par la notoriété du droit, après une condamnation par un juge compétent qui rend la question une chose jugée, ou après une confession  faite en cour par le délinquant [un hérétique ou un schismatique n’est pas un délinquant] en accord avec le Canon 1750 ;

3) Notoire par la notoriété de faits’il est publiquement connu [domaine public] et a été engagé dans de telles circonstances que nulle fraude intelligente n’est possible et ni excuse légale ne pourrait excuser [l’imputabilité est certaine] ;

4) Occulte, si ce n’est pas public ; matériellement occulte, si le délit [l’apostasie, l’hérésie ou le schisme ne sont pas des délits] est caché ; formellement occulte, si l’imputabilité [on ne sait pas] …  ».

Quelle est la règle de la foi de loi divine pour être certain de l’hérésie ?

L’hérésie ou le schisme relève de la loi divine (ou droit divin), c’est ce que l’Église appelle la règle de la foi. La règle de la foi pour être certain que l’excommunication de loi divine est engagée pour hérésie ou schisme, et donc d’avoir à éviter un baptisé hérétique ou schismatique dans toute communion religieuse, c’est quand on sait que la personne baptisée est obstinée de mauvaise foi contre le dogme ou dans le rejet d’une ou plusieurs vérités de la foi ; Tite 3, 10 (« Évite un homme hérétique… ») est universel et absolu.

Si un baptisé ne connaît pas le dogme ou ne le comprend pas bien de bonne foi, c’est une excuse en droit (prévue dans la loi), et c’est un hérétique matériel, qui n’est pas un hérétique, ni hors de l’Église, puisqu’il a adhéré à la foi quand il en a eu connaissance.

Preuve que excommunié dans le droit canon ≠ excommunié ispo facto de loi divine

L’Église distingue bien les excommuniés des hérétiques.

Pape saint Pie X, Ad Illum Laetissimum pour le cinquantenaire du dogme de l’Immaculée Conception, 2 fév. 1904 : « [le prêtre approuvé] pourra, pour cette fois seulement [jubilé] et uniquement au for de la conscience, les absoudre de toute excommunication, suspense et autres sentences et censures ecclésiastiques, portées et infligées pour quelque cause que ce soit, par la loi ou par le juge, même dans les cas réservés d’une manière spéciale, qu’ils le soient à n’importe qui, fût-ce au Souverain Pontife et au Siège apostolique, ainsi que de tous les péchés ou délits réservés aux Ordinaires et à Nous-même et au Siège apostolique, non toutefois sans avoir enjoint au préalable une pénitence salutaire et tout ce que le droit prescrit qu’il soit enjoint, et s’il s’agit d’hérésie, sans l’abjuration et la rétractation des erreurs exigée par le droit».

Certains affirment qu’il n’y a rien pour dire que le droit canon parlant des excommuniés ne différencie pas les excommuniés de droit canonique de ceux de loi divine. C’est faux, le code de droit canon 1917 fait bien la différence.

Code de droit canon 1917, Can. 2340 § 1 : «Si quelqu’un par endurcissement, croupit pendant un an dans son excommunication, il est suspect d’hérésie».

Un excommunié de droit ecclésiastique qui reste sans rien faire pour en sortir pendant un an devient automatiquement suspect d’hérésie tenu par le canon 2325 :

Code de droit canon 1917, Can. 2315 : «Au suspect d’hérésie, qui après monition n’écarte pas la cause de la suspicion, qu’on interdise les actes légitimes ; s’il est clerc, qu’en outre, après une seconde monition inutile, on le suspende ‘a divinis’. Si dans les six mois révolus après avoir contracté la peine, le suspect d’hérésie ne s’est pas amendé, qu’il soit tenu pour hérétique, en proie aux peines des hérétiques».

Et ce même excommunié devenu suspect d’hérésie qui reste dans son état sans rien faire pour prouver son innocence pendant six mois devient automatiquement hérétique soumis aux peines des hérétiques. Le code dit même qu’il doit être tenu (considéré) pour hérétique (soumis aux peines des hérétiques).

Donc, il est absolument faux d’affirmer qu’il n’y a rien pour distinguer les hérétiques des excommuniés.

Voici deux exemple d’excommunication de droit ecclésiastique (canonique) et non de loi divine (comme pour les hérétiques) :

Can. 2318 : «Encourent par le fait même une excommunication spécialement réservée au Siège apostolique, après la publication de l’ouvrage, les éditeurs de livres apostats, d’hérétiques et de schismatiques, qui soutiennent l’apostasie, l’hérésie ou le schisme. Même peine pour ceux qui défendent ces livres ou d’autres ouvrages nommément condamnés par des lettres apostoliques, ou sciemment les lisent ou les retiennent sans la permission requise».

Can. 2319 : «Les catholiques encourent une excommunication ‘latae sententiae’ réservée à l’Ordinaire : 1° S’ils contractent mariage devant un ministre non catholique contre la prescription du Can. 1063 § 1».

Voici deux autres exemples d’énoncés des papes saint Pie X et Pie XII qui utilisent le terme «excommunication» sans distinction mais excluant de fait les hérétiques :

Pape saint Pie X, Vacante Sede Apostolica, 1904 : «Aucun des cardinaux ne peuvent être en aucun cas exclus de l’élection active ou passive du Souverain Pontife sous prétexte ou en raison de toute excommunication, suspension, interdiction ou autre empêchement ecclésiastique».

Pape Pie XII, Vacantis Apostolicae Sedis, 1945 : «Aucun des Cardinaux ne peut, par prétexte ou en raison d’une excommunication, suspension ou interdiction que ce soit, ou de tout autre empêchement ecclésiastique, être exclu de la participation active et passive à l’élection du Souverain Pontife».

C’est un exemple parfait de la façon dont l’expression «toute excommunication» ou «excommunication» peut être utilisée sans faire de distinction de terme, tout en excluant de fait les hérétiques excommuniés automatiquement de loi divine. Une législation concernant les hérésies et hérétiques peut par ailleurs les désigner par le terme «excommuniés» avant toute déclaration ou sentence, parce que les hérésies et les hérétiques (et schismatiques) sont régis par la loi divine.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou été exclus par l’autorité légitime pour faute grave [excommuniés de loi ecclésiastique]».

On voit ci-dessus que l’Église distinguent les excommuniés de loi divine (apostats, hérétiques, schismatiques qui se coupent d’eux-mêmes) des excommuniés de loi ecclésiastique (pécheurs pour faute grave).

En passant, Peter Dimond accepte à raison que le terme «excommunié» sans distinction peut exclure les hérétiques :

Peter Dimond, Les arguments de John Salza, contre le sédévacantisme, écrasés : «Les hérétiques ne sont pas exclus de la papauté par des obstacles purement ecclésiastiques, mais par des obstacles découlant de la loi divineLa législation de Pie XII ne s’applique pas aux hérésies … Ainsi, son projet de loi ne montre pas que les hérétiques peuvent être élus et restent papes, c’est pourquoi il n’a pas fait mention des hérétiques».

Mais il s’auto-réfute et condamne sa propre position où il affirme qu’il n’y a rien pour faire de distinction dans Ad Evitanda scandala pour exclure les hérétiques, c-à-d qu’il les inclut pour appuyer sa théorie, alors que Ad Evitanda scandala ne concerne pas les hérétiques (non seulement sur les sacrements mais aussi sur la notoriété relative à des pécheurs excommuniés, pas des hérétiques).

Les catholiques dans la crise arienne

Pendant la crise arienne du IVème siècle, presque 99% étaient devenus hérétiques. Saint Athanase enseigne également le dogme selon lequel les catholiques sont interdits d’assister à la messe ou à tout autre service religieux dans les églises non-catholiques, ce qui comprend les églises ariennes même si les Ariens les appelaient encore les églises catholiques. Il enseigne également le dogme selon lequel la foi catholique doit passer avant les églises et d’autres lieux et avant la messe et les sacrements.

Saint Athanase, évêque d’Alexandrie et père de l’Église, Lettre à son troupeau, IVème siècle (Près de 99 % des chrétiens avaient suivi l’hérésie arienne – une situation similaire mais moindre que la grande apostasie actuelle) : «Que Dieu vous console !… Ce qui vous attriste aussi, c’est que les autres ont occupé les églises par violence tandis que vous, pendant ce temps, vous êtes dehors. C’est un fait, ils ont les locaux : mais vous avez la foi apostolique. Eux, ils peuvent occuper nos églises, mais ils sont hors de la vraie Foi catholique. Réfléchissez : qu’est ce qui est le plus important, le lieu ou la Foi ? La vraie foi, c’est évident. Dans cette lutte, qui a perdu, qui a gagné, celui qui garde le lieu ou celui qui garde la foi ? Le lieu, c’est vrai, est bon quand on y prêche la foi apostolique ; il est saint si tout s’y passe saintement… C’est vous qui êtes heureux, vous qui restez dans l’Église par votre foi, vous qui tenez fermement aux fondements de la foi qui vous est parvenue de la sainte Tradition apostolique et si, à maintes reprises, une jalousie exécrable a voulu l’ébranler, elle n’y a pas réussi. C’est ceux qui s’en sont détachés dans la crise présente. Personne, jamais, ne prévaudra sur notre foi, frères bien aimés. Et nous croyons que Dieu nous rendra un jour nos églises. Ainsi donc, plus ils s’acharnent à occuper les lieux de culte, plus ils se séparent de l’Église. Ils prétendent représenter l’Église ; en réalité, ils s’en expulsent eux-mêmes et s’égarent. Les catholiques fidèles à Dieu dans la sainte Tradition, même s’ils sont réduits à une poignée, voilà ceux qui sont la vraie Église de Jésus-Christ». (SS. Eccl. Patrum, Caillau de Coll. et Guillou, Vol. 32, pp 411-412).

St Athanase, archevêque d’Alexandrie, les Solitaires, Deuxième lettre aux Moines, Lettre 53 : « Athanase à ceux qui pratiquent une vie solitaire et sont installés dans la foi en Dieu, la plupart des frères bien-aimés, salut dans le Seigneur. Je remercie le Seigneur qui vous a donné de croire en Lui afin que vous aussi ayez la vie éternelle des saints. Mais parce qu’il y a certaines personnes qui suivent Arius et vont dans les monastères sans aucun autre objet, sauf sous couvert de rendre visite, et de nous retourner, ils peuvent tromper les simples ; ainsi il y en a certains qui, alors qu’ils affirment qu’ils ne suivent pas Arius, eux-mêmes encore se compromettent et pour le culte de son parti ; J’ai été contraint, à la demande de certains frères plus sincères, d’écrire afin de maintenir fidèlement et sans ruse la foi pieuse qui par la grâce de Dieu œuvre en vous, pour que vous ne puissiez pas donner occasion de scandale pour les frères. Car lorsque vous tous, les fidèles dans le Christ, collaborez et communiquez avec ces personnes, [ou adorez avec eux], certainement ils penseront que c’est une question d’indifférence et tomberont dans le bourbier de l’irréligion. De peur, alors, que cela se produise, soyez heureux, bien-aimés, de fuir ceux qui tiennent l’impiété d’Arius, et par ailleurs d’éviter ceux qui, alors qu’ils prétendent ne pas tenir l’impiété d’Arius, adorent avec les impies. Et nous sommes particulièrement tenus de fuir la communion des hommes dont nous avons les opinions en exécration. Si donc tout venant à vous, et, comme dit le bienheureux Jean, apporte avec lui la doctrine juste, dites-lui : Je vous salue, et recevez un tel homme comme un frère. Mais si tout venant semble confesser la foi droite, mais semble communiquer avec les autres [les hérétiques], exhortez-le à s’abstenir de cette communion, et s’il promet de le faire, traitez-le comme un frère, mais s’il persiste dans un esprit polémique [et continue obstinément à la communion religieuse avec les hérétiques], évitez-le. Je pourrais allonger grandement ma lettre, ajoutant des divines Écritures, en contour de cet enseignement. Mais étant sages, vous pourrez anticiper ceux qui écrivent, et étant plutôt attentif à l’abstention, vous serez aptes à instruire aussi les autres, alors j’ai dicté une courte lettre, comme d’un ami affectueux pour les autres, dans la confiance que vivant vous préserviez une foi pure et sincère, et que ces personnes, voyant que vous ne les rejoignez pas [les hérétiques] dans le culte, tireront avantage, craignant d’être comptés comme impies, et pour ceux qui tiennent l’impiété avec eux ».

Les Catholiques dans l’Angleterre anglicane schismatique

Quand les églises catholiques en Angleterre sont devenues des églises anglicanes, les catholiques ont été interdits d’assister à des messes offertes par des prêtres anglicans, qui à cette époque consacraient l’Eucharistie parce qu’ils étaient des prêtres valides. Ainsi, sur une période de temps prolongée, la plupart des catholiques anglais ne pouvaient pas assister à la messe, ni recevoir la Sainte Eucharistie, ni se confesser, etc., parce qu’ils n’avaient pas accès à un prêtre catholique.

En 1580, le Bienheureux Édmond Campion, un converti de la religion anglicane, travailla avec zèle en Angleterre pour convertir les anglicans et pour édifier les catholiques. Il interdit aux catholiques d’assister aux messes des anglicans qui demeuraient dans les églises catholiques. A cette époque de l’Église anglicane, 46 ans après sa création en 1534 par le roi Henry VIII, il y avait encore un sacerdoce valide et ils consacraient donc l’Eucharistie.

Wings of Eagles : «Avant que Campion et ses associés aient commencé à prêcher, les catholiques s’étaient souvent compromis avec le protestantisme dans la mesure où ils assistaient aux services religieux officiels. Mais Campion a prêché l’indocilité, audacieux et sans compromis. Les catholiques ne pouvaient pas assister aux offices protestants et conserver leur foi». (Wings of Eagles, Corley et Williams, p. 40, Imprimatur ; + Moïse E. Kiley 11 janvier 1944, Archiepiscopus Milwvkiensis)

Les Catholiques en France schismatique

Quand la plupart des prêtres catholiques en France sont devenus schismatiques pour avoir rejoint l’Église constitutionnelle française, les catholiques ont été interdits d’assister à des messes offertes par ces prêtres, même s’ils consacraient l’Eucharistie parce qu’ils étaient des prêtres valides. Ainsi, sur une période de temps prolongée, de nombreux catholiques français ne pouvaient pas assister à la messe, ni recevoir la Sainte Eucharistie, ni se confesser, etc.

Le père Demaris, un missionnaire de Saint-Joseph et professeur de théologie à Lyon, en France, est resté fidèle pendant les bouleversements causés par la Révolution française, où de nombreux prêtres avaient apostasié en se joignant à l’Église constitutionnelle française. Bien qu’il n’y avait pas de prêtres catholiques pour la majorité des catholiques français, il y avait beaucoup de prêtres non-catholiques disponibles. En 1801, le père Demaris a écrit une lettre de consolation intitulée «Ils ont enlevé mon Seigneur» adressée aux catholiques qui, obéissant instinctivement aux lois divines qui ne peuvent jamais changer, avaient refusé d’aller dans les églises non-catholiques et d’assister à des messes qui étaient présidées par les ex-prêtres catholiques qui étaient maintenant schismatiques non-catholiques. Il parle aux catholiques de la façon dont Dieu remettra leurs péchés s’ils font une confession sincère à Dieu avec la promesse de se confesser à un prêtre catholique quand cela deviendrait disponible.

Père Demaris parle de faire une bonne confession, comme ils la feraient si un prêtre catholique était disponible.

Père Demaris : « Supprimés des ressources du sanctuaire et privés de tout exercice de la prêtrise, il reste Jésus-Christ comme médiateur pour nous faire économie. C’est à Lui que nous devons aller pour nos besoins. Devant Sa Majesté suprême, nous devons carrément arracher le voile de nos consciences et aller à la recherche du bon et du mauvais, comme nous l’avons fait, le remercier de ses grâces, confesser nos péchés, demander pardon et de nous montrer la direction de sa sainte volonté, ayant dans nos cœurs le désir sincère de nous confesser à son ministre chaque fois que nous serons en mesure de le faire. Là, mes enfants, c’est ce que j’appelle se confesser à Dieu ! Dans un tel aveu bien fait, Dieu lui-même nous absoudra. Il est donc dans toutes les situations douloureuses qui nous privent des sacrements. L’économie de la Croix pour un chrétien est la source de la rémission de nos péchés … Ce que le monde fait pour nous éloigner de Dieu nous en rapproche … Nous réparerons maintenant les défauts qui venaient d’une trop grande confiance dans l’absolution et de ne pas assez bien examiner ses faiblesses. Obligés de se lamenter maintenant devant Dieu, les fidèles doivent tenir compte de toutes leurs difformités … Que cette confession à Dieu soit pour vous une pratique quotidienne courte, mais fervente … Le premier fruit que vous en tirerez en dehors de la rémission de vos péchés, sera d’apprendre à vous connaître et à connaître Dieu, et la deuxième sera d’être toujours prêt à vous présenter à un prêtre si vous êtes en mesure de le faire, enrichis en caractère par la miséricorde du Seigneur.

«… consolez-vous, mes enfants, dans la confiance que vous avez en Dieu. Ce tendre Père répandra sur vous ses grâces, ses bénédictions et ses miséricordes dans ces moments terribles que vous craignez, avec plus d’abondance que si vous étiez aidés par ses ministres, dont vous avez été privés seulement parce que vous ne l’abandonnez pas. L’abandon que nous craignons pour nous-mêmes ressemble à celui du Sauveur sur la Croix, quand il dit à son père : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» … Vos douleurs et votre abandon vous mènent à votre destin glorieux à la fin de votre vie comme Jésus a terminé la sienne ! … Ne soyez pas surpris par le grand nombre qui l’ont quitté ! La Vérité gagne, peu importe combien est petit le nombre de ceux qui l’aiment et restent attachés à Dieu. Dieu veille sur nous, notre espoir est justifié. Il nous dit que la persécution soit s’arrêtera ou soit la persécution sera notre couronne. Dans la variante de l’un ou de l’autre, je vois l’accomplissement de notre destin. Disons à Dieu, que votre volonté soit faite, car de quelque manière que ce soit, il nous livre ses miséricordes éternelles pour les déverser en nous ».

Le père Demaris console les catholiques français qui ont été privés de l’extrême-onction :

« Dieu, qui nous aime et nous protège, veut nous donner son corps à l’approche de la mort, nous enlever notre peur pour ce dernier voyage. Quand vous regardez vers l’avenir et que vous vous voyez vous-même sur votre lit de mort, sans le dernier sacrement, sans l’extrême-onction et sans aucune aide de la part des ministres du Seigneur, vous vous voyez abandonné de la manière la plus triste et terrible. Consolez-vous, mes enfants, dans la confiance que vous avez en Dieu. Ce tendre Père répandra sur vous ses grâces, ses bénédictions et Sa miséricorde, dans ces moments terribles que vous craignez, avec plus d’abondance que si vous étiez aidés par ses ministres dont vous avez été privés seulement parce que vous ne l’abandonnez pas vous-même. L’abandon que nous craignons pour nous-mêmes ressemble à celle du Sauveur sur la Croix, quand il dit à son père : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?» (Matthieu 27, 46) Ah ! Combien constructifs et consolants sont ces mots ! Vos douleurs et votre abandon vous mènent à votre destin glorieux à la fin de votre vie comme Jésus a terminé la sienne. Jésus, dans ses souffrances, son abandon et sa mort, était dans l’union la plus intime avec son Père. Dans vos douleurs et à l’abandon, unissez-vous aussi à Lui, et laissez votre dernier soupir être comme le sien, que la Volonté de Dieu soit faite. Étant privé de l’extrême-onction, et dans les mains de personnes, qui non seulement ne contribuent pas mais m’insultent, je serai plus heureux que ma mort puisse être plus conforme à celle de Jésus qui était un spectacle d’opprobre pour tout le monde. Crucifié par la main de ses ennemis, il a été traité comme un voleur et il est mort entre deux voleurs. Il était la Sagesse elle-même et a été pris pour un idiot ; Il était la vérité, et il a été pris pour un tricheur et un menteur. Les pharisiens et les scribes ont triomphé de lui et en sa présence. Ils ont finalement été rassasiés de son sang. Le Christ est mort dans l’infamie la plus honteuse de la torture et des douleurs atroces de la Croix. Chrétiens, si vos derniers moments et la mort sont une occasion pour vos ennemis de vous traiter avec des insultes et la honte, ce sont celles de Jésus ? Je ne suis pas sûr que l’ange qui a été envoyé pour compenser la dureté de cœur et l’insensibilité des hommes n’était pas là pour nous enseigner que, dans des circonstances similaires, nous recevons la consolation du ciel quand celle des hommes est manquante. Ce n’est pas sans un plan spécial de Dieu, que les apôtres qui auraient dû consoler Jésus, restèrent dans un profond sommeil. Ainsi, le fidèle ne doit pas être surpris de se retrouver sans un prêtre dans ses derniers moments. Jésus reproche à ses apôtres de dormir, mais il n’a pas dit qu’ils l’avaient laissé sans consolation, pour nous enseigner que si nous entrons dans le jardin des Oliviers, si nous montons vers le calvaire, si nous mourons seuls et sans aide humaine, Dieu veille sur nous, nous console, et pour nous cela suffit. Fidèles, vous avez peur de ce qui suit l’heure actuelle. Levez les yeux vers Jésus, gardez-les sur lui, contemplez-Le – Il est votre modèle ».

Le père Demaris console les catholiques français qui ont été privés de l’Eucharistie :

« L’Eucharistie comportait pour vous beaucoup de joies et d’avantages lorsque vous étiez en mesure de participer à ce sacrement d’amour, mais maintenant vous êtes privés de celui-ci pour être les défenseurs de la vérité et de la justice… Nous sacrifions notre vie autant qu’il est en nous de le faire, en nous renouvelant chaque jour, chaque fois que nous adorons, dans la soumission à la main de Dieu qui nous pousse loin de ses autels … Il doit avoir avantageusement privé de l’Eucharistie pour élever le niveau de la Croix pour la cause du Christ et la gloire de l’Église … Oui, je n’ai pas peur de le dire. Quand la tempête de la malice des hommes rugit contre la vérité et la justice, il est plus avantageux pour les fidèles de souffrir pour le Christ que de participer à son corps par la communion. Il me semble entendre le Sauveur nous disant «La réparation par cette privation humiliante me glorifie de toutes les communions qui me déshonorent ».

Dans tous ces cas ci-dessus, les catholiques ne pouvaient pas assister à la messe ou recevoir la Sainte Eucharistie ou être confirmés ou se confesser ou recevoir les derniers sacrements (extrême-onction) pendant de longues périodes de temps. Qui oserait dire que ces catholiques ne pouvaient pas sauver leurs âmes, faute d’un prêtre catholique pour célébrer la messe et dispenser les sacrements ? Qui oserait dire que ces catholiques n’ont pas été exemptés de l’obligation d’assister à la messe le dimanche ? Seuls les hérétiques qui mettent la messe et les sacrements avant la foi catholique diraient ou même penseraient une telle chose !

 

Principales hérésies dans cette grande apostasie

Sacrements en ces temps de grande apostasie

La foi passe avant les sacrements. En ces temps les gens sont enclins à faire l’inverse sous l’inspiration du diable. Toute consolation spirituelle dans la communio in sacris / communio in divinis avec des non-catholiques est une fausse consolation du diable.

Catéchisme Penny, 250 : «Les sacrements donnent-ils toujours des grâces ? Les sacrements donnent toujours des grâces à ceux qui les reçoivent dignement [c’-à-d. sans péché mortel ou sans interdiction de l’Église]».

Les deux sacrements qui peuvent être donnés et reçus en ces temps où quasiment il n’y a plus un prêtre qui ne soit pas hérétique sont le baptême et le Mariage. Le baptême est l’exception de loi divine et le Mariage est de droit divin dont les ministres du sacrements sont les époux (fiancés) et non le prêtre qui est témoin.

Aucun catholique ne doit assister à un mariage ou un enterrement ou d’autres rites non-catholique sous peine d’apostasie.

La foi passe avant les sacrements

On peut être sauvé sans les sacrements (sauf le baptême absolument nécessaire au salut) mais on ne peut absolument pas être sauvé sans la vraie foi catholique ou vraie foi traditionnelle.

Un catholique ne peut pas être en communion religieuse avec des non-catholiques sans pécher mortellement. Mais tout baptisé est tenu – quand c’est possible – de connaître sa foi sous peine de péché contre la foi et même d’excommunication.

C’est uniquement en connaissant la vraie foi catholique qu’on peut éviter les hérésies. Et en ces temps de la grande apostasie de la foi où quasiment tous les prêtres sont hérétiques parce qu’ils tiennent obstinément des hérésies, un baptisé est vraiment obligé de connaître davantage sa foi pour ne pas œuvrer en dehors de l’Église et du salut.

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janv. 1928 (Magistère) : «Pouvons-nous souffrir – ce serait le comble de l’iniquité – que soit mise en accommodements la vérité, et la vérité divinement révélée ?».

L’unité du corps de l’Église, de gouvernement et de communion, est fondé sur l’unité de la foi.

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Quiconque ne garde pas cette unité, ne garde pas la loi de Dieu, il ne garde pas la foi du Père et du Fils, il ne garde pas la vie ni le salut» (S. Cyp. De cath. Eccl. Unitate). … «Soyez un seul corps et un seul esprit, comme vous avez été appelés à une seule espérance dans votre vocation» (Ephes. IV, 4) ».

Pape Pie XI, Mortalium Animos, n° 10, 6 janvier 1928 (Magistère) : «Car, puisque le corps mystique du Christ, de la même manière que son corps physique, est un, compacté et convenablement réuni,… donc quiconque n’est pas uni avec le corps n’est pas membre de celui-ci, ni est en communion avec sa tête le Christ ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « …l’Église [corps] pour être une en tant qu’elle est la réunion [assemblée et union de foi] des fidèles requiert nécessairement [loi divine] l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : « Tous ceux qui ont à l’égard de la tête un sentiment différent de celui des Écritures Saintes ont beau se trouver dans tous les lieux où est établie l’Église, ils ne sont point dans l’Église. Et de même, TOUS CEUX QUI PENSENT COMME L’ÉCRITURE SAINTE AU SUJET DE LA TÊTE, MAIS QUI NE VIVENT POINT EN COMMUNION AVEC L’UNITÉ DE L’ÉGLISE, ILS NE SONT POINT DANS L’ÉGLISE» (S. Augustinus, Contra Donatistas Epistola, sive de Unit. Eccl., cap. IV, n. 7) ».

Sans l’unité de foi, il n’y a pas d’unité de l’Église, ni d’unité de gouvernement ni d’unité de communion. Par conséquent les hérétiques, schismatiques et apostats, sont en dehors du corps de l’Église, en dehors de la communion de l’Église, et en dehors du gouvernement de l’Église, et c’est pourquoi ils n’ont aucune juridiction ni autorité ni fonction et tout ce qu’ils font est invalide ou illicite et gravement pécheur.

Les sacrements de confession des hérétiques sont sacrilèges et leur absolution est invalide :

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas ex cathedra : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets, on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée… Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieuqu’il n’y a plus aucune réservation à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservéss’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

Le concile de Trente enseigne infailliblement que la juridiction est nécessaire de loi divine pour la validité de l’absolution sacramentelle. Et c’est la loi divine que les hérétiques n’ont pas de juridiction puisqu’ils s’excluent automatiquement (de fait) hors de l’Église.

La participation à la messe des hérétiques est illicite et un sacrilège.

Pape saint Grégoire le Grand, Dialogues (vers 593 ap. J.-C.) : «Tout le monde devrait plutôt se soumettre à la mort plutôt que de recevoir le sacrement de communion de la main d’un hérétique» (Cité par Gratien, Decretum, 42. XXIV q. 1)

Pape saint Léon le Grand, Sermon 129 : «C’est pourquoi, comme hors de l’Église catholique il n’y a rien de parfait, rien de souillé, l’Apôtre déclare que « tout ce qui n’est pas de la foi est péché » (Romains 14, 23), nous ne sommes aucunement assimilé à ceux qui sont séparés de l’unité du Corps de Christ ; nous ne sommes unis à aucune communion».

Pape Pie VI, Charitas Quae , 13 avril 1791 : «31 … Tenez-vous loin de tous les intrus, qu’ils soient appelés archevêques, évêques ou curés ; ne communiquez pas avec eux spécialement dans le culte divin».

Pape VIII, Traditi Humilitati (# 4), 24 mai 1829 : « Jérôme avait l’habitude de dire ceci : celui qui mange l’Agneau hors de cette maison [dans les lieux de réunions des hérétiques] périra comme ceux pendant le déluge qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus (n ° 11), 17 mai 1835 : « … quiconque ose quitter l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … »Celui qui mange l’Agneau hors de cette maison [dans les lieux de réunions des hérétiques] sont impies«  [c.-à-d., celui qui mange l’agneau dans les maisons des hérétiques est impie] ».

Pape Pie XI, Mortalium animos, 6 janv. 1928 : «Alors, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège Apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées de non-catholiques».

Les hérétiques ne sont pas membres de l’Église ni ministres de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «…si quelqu’un tient une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère) : «seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi, et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou été exclus par l’autorité légitime pour faute grave [excommuniés]».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 23), 29 juin 1943 [Magistère] : «Ce n’est pas tout péché, si grave soit-il, qui est tel que de sa propre nature fait rompre un homme du Corps de l’Église, comme le fait le schisme, l’hérésie ou l’apostasie».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (# 22) : «Ainsi, dans la vraie communauté chrétienne, il n’y a qu’un seul Corps, un seul Esprit, un seul Seigneur et un seul Baptême, donc il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et donc, si un homme refuse d’entendre l’Église, qu’il soit considéré – ainsi le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain. Il s’ensuit que ceux qui sont divisés dans la foi ou le gouvernement ne peuvent pas vivre dans l’unité d’un tel Corps, ni ne peuvent vivre la vie de son unique Esprit Divin».

Baptême

Le sacrement de baptême est absolument nécessaire pour le salut et doit être reçu avec la foi catholique de base au minimum sous peine d’invalidité. Le baptême ne doit pas être reçu d’un hérétique sauf si on ne peut absolument pas faire autrement. Si on peut faire autrement, on doit faire autrement (par un laïc catholique ou même un païen). Personne ne doit suivre aucun catéchisme (ni rien d’autre par ailleurs) des hérétiques, car leur foi n’est pas catholique – ce n’est pas la foi de l’Église – le baptême serait invalide parce qu’il faut la profession de foi catholique pour être baptisé validement.

En premier un prêtre ou diacre catholique. Ensuite un laïc catholique. Ensuite une femme catholique. Ensuite un païen et seulement en dernier un hérétique si on n’a pas le choix. C’est la loi divine :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Exultate Deo, 1439 ex cathedra :  » En cas de nécessité, cependant, pas seulement un prêtre ou un diacre, mais même un laïc ou une femme, oui, même un païen et un hérétique peuvent baptiser, tant qu’il préserve la forme de l’Église et a l’intention de faire ce que fait l’Église « . (Denz. 696)

Mais on pourrait se demander : comment un païen pourrait avoir l’intention de faire ce que fait l’Église ou même la connaître ? L’Église enseigne que l’intention en ce qui concerne l’intention de faire ce que fait l’Église pour un païen qui baptise est simplement d’avoir l’intention de baptiser comme l’Église baptise, sans autre connaissance, avec de l’eau vraie et naturelle et les paroles de baptême : « Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ».

Voir Le baptême. Étapes pour se convertir à la foi catholique traditionnelle ; Étapes pour ceux qui quittent la nouvelle messe ; Baptême conditionnel

Mariage

Le Mariage est de «droit divin» (Pie XI, Casti connubii, Magistère, voir ci-dessous : Mariage), c’est-à-dire de loi divine. Toutes les personnes, même les hérétiques et les incrédules depuis le début des temps ont échangé une sorte de sacrement du mariage entre eux validement et licitement, parce que, comme le pape Léon XIII le souligne, «Le mariage a Dieu pour auteur», et, évidemment, cela ne peut jamais être un péché de faire ce que Dieu a approuvé avoir lieu, à moins bien sûr que quelqu’un agisse sciemment en opposition directe avec les lois de l’Église. Le pape Léon XIII souligne également qu’une sorte de sacrement du mariage (mais pas le sacrement complet chrétien du mariage entre individus baptisés) existait depuis le commencement du monde, à la fois parmi les fidèles et même parmi les non-croyants.

Pape Léon XIII, Arcanum, n° 19, 10 février 1880 : « Le mariage a Dieu pour auteur, et a été dès le début une sorte de préfiguration de l’Incarnation de son Fils ; et donc il demeure une chose sainte et religieuse ; pas étrangère, mais innée ; ne provenant pas des hommes, mais implanté par la nature. Innocent III, donc, et Honorius III, nos prédécesseurs, ont affirmé ni faussement ni témérairement que le sacrement du mariage existait toujours parmi les fidèles et les infidèles ».

Dans le mariage l’Église interdit sous peine grave de se marier devant un ministre non-catholique (comme un hérétique, schismatique, apostat, païen) pour remplir l’office de témoin du mariage religieux (pas dans le mariage civil qui n’a pas de valeur religieuse).

Catéchisme Penny, 308 : «Est-ce un sacrilège que de contracter un mariage en état de péché mortel ou en désobéissant aux lois de l’Église ? C’est un sacrilège que de contracter un mariage en état de péché mortel ou en désobéissant aux lois de l’Église. Au lieu de la bénédiction, les parties coupables attirent sur elles-mêmes la colère de Dieu [L’Église interdit le mariage religieux devant un ministre hérétique (témoin du mariage non-ministre de l’Église)]».

Voir Mariage

Confession

L’absolution d’un hérétique (même occulte) est invalide car il n’a pas de  juridiction.

Catéchisme Penny, 295 : «Qu’est-ce que la Confession ? La Confession est de s’accuser soi-même de ses péchés auprès d’un prêtre approuvé par l’évêque [L’hérétique, même occulte, est de fait hors de l’Église de loi divine et il n’est pas approuvé par l’Église : il n’a pas la compétence ou juridiction]».

La confession à un laïc catholique est recommandée et ; cette confession n’est pas sacramentelle, mais elle équivaut à un acte de vertu que Dieu prend en compte, c’est pourquoi elle est utile ou nécessaire pour aider à obtenir la contrition en ces temps d’apostasie ou quasi tous les prêtres valides sont hérétiques. Le concile de Trente enseigne infailliblement que Dieu pardonne les péchés par la contrition incluant le désir de confession à un prêtre catholique (pas un hérétique) au moment opportun (c’-à-d. quand ce sera possible ou quand il y aura un prêtre non-hérétique quelque part, même pour un temps long, même pour toute la vie).

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 6, réponse au 3 : «… la force sacramentelle de la Pénitence consiste dans la sanctification du ministre. C’est pour cela que celui qui se confesse à un laïc, bien que de son côté il remplisse ce qui appartient à la confession sacramentelle, cependant il n’obtient pas l’absolution sacramentelle. C’est pourquoi ce qui est produit par le mérite et la peine de la confession lui est compté et diminue d’autant la peine temporelle à laquelle il est tenu, mais il n’obtient pas la diminution de cette peine qui résulte du pouvoir des clefs, et c’est pour ce motif qu’il est tenu de se confesser de nouveau à un prêtre [quand il peut le faire]».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse à la conclusion : «… dans le cas de nécessité, un laïc peut aussi remplacer le prêtre de manière qu’on puisse se confesser à lui [¹]».

[¹] Note Abbé Drioux, 1854 : Avant saint Thomas et de son temps cet usage était en vigueur. Mais actuellement il n’existe plus… parce que cette espèce de confession n’est nullement de précepte, qu’elle paraîtrait favoriser l’erreur des hérétiques qui prétendent que tout  fidèle est ministre du sacrement.

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 1 : «quand la nécessité presse, le pénitent doit faire ce qui le regarde, c’est-à-dire s’exciter à la contrition et se confesser à qui il peut. Ainsi la confession faite à un laïc à défaut de prêtre est sacramentelle d’une certaine manière, quoique le sacrement ne soit pas parfait, parce qu’il manque de ce qui se rapporte au prêtre».

Saint Thomas d’Aquin, Somme Théologique, Partie Suppl., Q. 8, art. 2, réponse au 2 : «quoiqu’un laïc ne soit pas le juge [juridiction] de celui qui se confesse à lui, cependant, en raison de la nécessité, il reçoit absolument le droit de le juger, selon que celui qui se confesse se soumet à lui à défaut de prêtre».

Voir Sur le sacrement de pénitence et la contrition et quant à recevoir le pardon sans une absolution

Communion

L’Église interdit la communion avec des hérétiques excommuniés de loi divine sous peine de partager leur péché comme cela a déjà été expliqué plus haut.

1 Corinthiens 11, 29 : «Qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant pas le corps du Christ [L’Eucharistie est le Christ tout entier, le Corps du Christ qui est l’Église]».

Concile de Trente, 13ème sess., ch. 8, usage du  sacrement de l’eucharistie, 11 oct. 1551 ex cathedra : «…que personne en ayant conscience d’un péché mortel, quelque contrit qu’il s’estime, ne s’approche de la sainte eucharistie sans une confession sacramentelle préalable. Ce saint concile a décrété que cela devait être observé toujours par tous les chrétiens, même par les prêtres qui sont tenus par office de célébrer, du moment qu’ils peuvent avoir recours à un confesseur. Que si, en raison d’une nécessité urgente, un prêtre a dû célébrer sans confession préalable qu’il se confesse le plus tôt possible».

Le concile de Trente enseigne infailliblement ici que les Chrétiens peuvent recevoir l’Eucharistie quand ils ne peuvent pas avoir recours à un confesseur (c-à-d. un prêtre non-hérétique). Mais aucun catholique ne peut communier – en connaissance – avec des hérétiques non-catholiques sans pécher mortellement, comme cela a déjà été expliqué plus haut. Aucun catholique n’a accès, aujourd’hui, au sacrement de l’Eucharistie parce que quasiment tous les prêtres valides avec une messe valide sont hérétiques et se fichent totalement du Magistère de l’Église et se sont fabriqués leur propre faux magistère.

Catéchisme Penny, 278 : «La sainte Messe est-elle un seul et même Sacrifice identique au Sacrifice sur la Croix ? La sainte Messe est un seul et même Sacrifice identique au Sacrifice sur la Croix, dans la mesure où le Christ, qui s’offrit à Son Père Céleste, comme victime sanglante sur la Croix, continue de s’offrir d’une manière non- sanglante sur l’autel, à travers le ministère de Ses prêtres [L’hérétique est coupé automatiquement de l’Église par loi divine et il n’a pas ce ministère de l’Église : il est sacrilège]».
Catéchisme Penny, 273 : «Est-ce un grand péché que de recevoir la sainte Communion en état de péché mortel ? C’est un grand péché que de recevoir la sainte Communion en état de péché mortel ; «Car celui qui mange et boit indignement, mange et boit sa condamnation» (1 Cor. 11, 29) [comme quand on reçoit l’Eucharistie d’un prêtre valide qu’on sait être hérétique]».

Voir Communion en ces temps d’apostasie – Communion spirituelle

Extrême-onction
Seuls les prêtres sont ministres de l’Église pour conférer l’Extrême-onction. Les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église et leur extrême-onction est invalide.
Catéchisme Penny, 304 : «Quelle autorité y a-t-il dans la sainte Écriture à propos de l’Extrême-onction ? L’autorité dans la sainte Écriture pour le sacrement de l’Extrême-onction se trouve au cinquième chapitre de l’Épître de saint Jacques, où il est dit : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? Qu’il appelle les prêtres de l’Église [L’hérétique est hors de l’Église de droit divin et n’est pas prêtre de l’Église], et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur. Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le soulagera ; et s’il a commis des péchés, ils lui seront remis » (Jac. 5, 14-15)».
St Alphonse, Œuvres complètes, Tome 19, Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Tout prêtre [seuls les ministres de l’Église, pas les hérétiques qui ne sont pas ministres de l’Église] administre validement l’Extrême Onction, parce que pour cela il n’est pas besoin du pouvoir de juridiction, mais seulement du pouvoir d’ordination. … Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés».
St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église [les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église], et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».
Comme on peut le voir ci-dessus dans Jacques, les hérétiques ne sont pas des ministres de l’Église selon l’Écriture de loi divine.
Autres sacrements de Confirmation et d’Ordre
Catéchisme Penny, 263 : «Qui est le ministre ordinaire de la Confirmation ? Le ministre ordinaire de la Confirmation est un évêque [Un hérétique n’est pas ministre de l’Église et n’a pas la juridiction pour la validité du sacrement]».
Catéchisme Penny, 305 : «Qu’est-ce que le sacrement du saint Ordre ? Le saint Ordre est le sacrement par lequel les évêques, prêtres et autres ministres de l’Église sont ordonnés, et reçoivent le pouvoir et la grâce d’accomplir leurs devoirs sacrés [les hérétiques gardent l’ordre valide mais perdent automatiquement toute autorité, fonction, pouvoir et compétence]».

Un catholique peut être sauvé sans les sacrements (sauf le baptême), mais absolument personne ne peut être sauvé sans la vraie foi catholique.

Il ne reste probablement pas dans le monde un seul prêtre (valide) qui ne tienne pas d’hérésie, ou qui ait abjuré publiquement toutes ses hérésies.

Quasiment aucun prêtre valide au monde ne peut être approcher pour les sacrements parce qu’ils sont quasiment tous hérétiques (Voir ci-dessus : Principales hérésies actuelles). Il n’ y a que le baptême qui peut être reçu d’un hérétique, mais seulement si on ne peut vraiment pas faire autrement, c’-à-d. qu’on n’a personne d’autre pour baptiser. L’Église préfère – de loi divine – qu’un laïc ou qu’un païen baptise avant un hérétique. Les autres sacrements d’hérétiques sont illicites, ou invalides, et sacrilèges : Leur Confirmation est invalide, leur Eucharistie est illicite et sacrilège, leur Ordre est illicite, leur Extrême-onction est invalide, leur Pénitence est invalide et leur Mariage est illicite. Quiconque reçoit leurs sacrements en sachant que ce sont des hérétiques, commet un péché mortel à chaque fois et participe au sacrilège. Quiconque reçoit les sacrements de prêtres valides soupçonnés d’hérésie (et ils le sont obligatoirement tous en ces temps) doit leur demander leur foi pour confirmer ou non son soupçon d’hérésie car la loi de l’Église présume coupable le soupçonné d’hérésie et l’oblige à prouver son innocence en matière d’hérésie. Ne pas le faire délibérément, c’-à-d. continuer quand même à recevoir leurs sacrements sans les questionner de leur foi, c’est un péché mortel par omission de déni de la foi et de refus de condamner l’hérésie comme l’hérétique.

La loi divine n’excepte que le sacrement de baptême de la part d’hérétiques seulement en cas de nécessité extrême ou s’il n’y a personne d’autre pour l’administrer (Pape Eugène IV, Concile de Florence, Exultate Deo, 1439 ex cathedra – Ench. Symb. Denz. 696) car le baptême est absolument nécessaire pour le salut. Le mariage est de droit divin mais sous la puissance de l’Église, et le mariage avec un hérétique est pécheur et sacrilège hors de l’autorisation de l’Église et sans péché uniquement quand il est autorisé par l’Église sous conditions strictes et ordinairement pour des cas graves.

Sermon du saint curé d’Ars, dimanche de la Sexagésime, sur la Parole de Dieu : «I. – Pour vous faire comprendre combien est grand le prix de la parole de Dieu, je vous dirai que tout l’établissement et les progrès de la religion catholique sont l’ouvrage de la parole de Dieu jointe à la grâce qui l’accompagne toujours. Oui, mes frères, nous pouvons encore dire qu’après la mort de Jésus-Christ sur le Calvaire, et le saint Baptême, il n’y a point de grâce que nous recevions dans notre sainte religion, qui peut l’égaler : ce qui est facile à comprendre. Combien de personnes qui sont allées au ciel sans avoir reçu le sacrement de Pénitence ! Combien d’autres sans avoir reçu celui du Corps adorable et du Sang précieux de Jésus-Christ ! et combien d’autres qui sont dans le ciel, qui n’ont reçu ni celui de la Confirmation ni celui de l’Extrême-Onction ! Mais pour l’instruction qui est la parole de Dieu, dès que nous avons l’âge capable de nous faire instruire, il nous est aussi difficile d’aller au ciel sans être instruits que sans être baptisés. Hélas ! mes frères, nous verrons malheureusement au jugement que le plus grand nombre des chrétiens damnés, l’auront été parce qu’ils n’ont pas connu leur religion. Allez, mes frères, interrogez tous les chrétiens réprouvés, et demandez-leur pourquoi ils sont en enfer. Tous vous répondront que leur malheur vient ou de ce qu’ils n’ont pas voulu écouter la parole de Dieu ou de ce qu’ils l’ont méprisée».

Exemples de cas concrets pour les sacrements

Quand l’abbé Le Gall (IMBC) m’a répondu que le baptême de désir est l’enseignement de l’Église, et (publiquement) que ceux qui nient le baptême de désir font un excès de zèle pour défendre l’Église, il a ainsi affirmer nier le Magistère (même si à l’époque, je n’avais pas encore toutes les preuves à lui proposer selon ma propre compréhension).

Quand j’ai réécrit à l’abbé Lafite qui m’a affirmé que nier le baptême de désir « est une hérésie formelle », il a montré extérieurement qu’il était hérétique, prouvant qu’il niait le Magistère qui dit le contraire.

Quand j’ai écris à la mission sainte Agnès (groupe de sédévacantistes indépendants) qui m’ont répondu de manière similaire, ils ont montré extérieurement qu’ils refusaient le Magistère en gardant le silence volontairement quand aux preuves que je leur avais proposées (ils ont montré qu’ils ne voulaient même pas les regarder, et donc ont montré qu’ils préféraient leur position propre sans vouloir regarder l’enseignement de l’Église).

Sacrement de Confession

Concernant le fait de recevoir le sacrement de Pénitence (confession) d’un prêtre valide mais appartenant à l’église vatican 2, voici un cas concret pour aider ceux qui liront ceci à comprendre la situation.

J’ai connu, il y a de nombreuses années, un prêtre (ordonné en 1955) valide âgé qui m’avait fait faire les trente jours d’exercices de saint Ignace. Il avait accueilli le concile vatican 2 comme une « grande ouverture » (au sens large sans précisions). Il m’avait aussi dit qu’avant (vatican 2), l’Église était plus difficilement accessible si on n’était pas à un parti politique de droite. Il m’avait aussi dit que les « orthodoxes » orientaux (qui sont des schismatiques) avaient « la même foi que nous », et que les discordes portaient sur des détails secondaires sans vraiment d’importance comme le filioque (Le Saint-Esprit procède du Fils). En outre, il m’avait dit que je pouvais prier avec une personne musulmane, moi priant Jésus et elle son Dieu (Cela a un nom, je laisse le lecteur savoir comment cela se nomme).

Plus tard je lui a laissé un message sur son répondeur pour lui signaler la grande apostasie de la secte vatican 2, et il n’a jamais répondu.

Ceci est réel. Alors ? Alors iriez-vous vous confesser ou pas à un tel prêtre ?

Sacrement de Communion

Vous allez voir un prêtre qui appartient à une société dont vous savez que la société à laquelle il appartient publiquement tient des positions opposées au dogme (Si vous ne le saviez pas, à cause des temps mauvais actuels, vous devriez le soupçonner afin de le vérifier).

Vous allez voir un prêtre qui appartient à une société dont vous savez que la société de laquelle il est issu tient des positions opposées au dogme, mais avec laquelle il a rompu mais sans condamner toutes ses anciennes positions.

Que faites-vous ? Vous prenez les sacrements sans rien demander, ou vous demandez d’abord au prêtre sa ou ses positions pour vérifier (ou non) s’il tient la vraie foi ?

Et s’il ne vous répond pas, ou garde le silence, ou laisse traîner ? Alors que ferez-vous ?

Extrême-onction

En danger de mort, recevriez-vous l’extrême-onction d’un prêtre appartenant à une société que vous savez tenir une ou plusieurs hérésies sans autre considération ? Ou même d’un prêtre seulement issu d’une société qui tenait des hérésies ?

Ou alors demanderiez-vous avant sa foi au prêtre ?

Conclusion

Quand l’Apôtre saint Paul dit infailliblement ci-dessous «Évite un homme hérétique … après une première et une seconde admonition», est-ce que cela signifie « Évite un homme que tu sais être hérétique » ? Ou bien est-ce que cela signifie « Évite un homme uniquement quand il affiche ou annonce ouvertement son hérésie » ?

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition [réprimande] ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement».

Quand on regarde les paroles de l’Apôtre saint Paul, «Évite un homme hérétique … après une première et une seconde admonition», on peut voir qu’il dit d’éviter un homme qu’on sait être hérétique parce qu’on l’a admonesté et qu’il reste obstiné (sinon, s’il était revenu de son erreur après l’admonition, il ne serait pas un hérétique, mais un hérétique matériel errant dans la foi de bonne foi). Cela signifie aussi qu’on doit absolument (de loi divine) l’éviter après qu’on connaisse son obstination hérétique : Donc même avant il était déjà considéré comme hérétique ou au minimum supposé être hérétique, parce qu’on avait des signes extérieurs sérieux nous le montrant hérétique ou nous permettant de le suspecter hérétique.

Encyclopédie catholique : répertoire universel et raisonné des sciences, des lettres, des arts et des métiers, Abbé Glaire , T. 12, 1847, « Hérésies, hérétiques », p. 710 : «… puisque saint Paul ordonne à Tite d’éviter un hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois, (ch. 3, v. 10), il suppose que l’on peut connaître si un homme est hérétique ou s’il ne l’est pas, si son erreur est innocente ou volontaire, pardonnable ou digne de censure».

L’hérétique est déjà condamné par son propre jugement : Questionner la foi du prêtre sert à connaître s’il est hérétique formel ou s’il est hérétique matériel, un point c’est tout, c’est-à-dire pouvoir voir son «propre jugement» condamné.

Selon que les prêtres montrent leur adhésion ou non à la vraie foi, vous saurez si vous pouvez recevoir d’eux des sacrements ou non. Personnellement je n’en connais pas qui ne tiennent pas d’hérésies ou qui aient abjuré toutes celles qui avaient tenues. Pour la Confession et l’extrême-onction, un hérétique n’a pas juridiction de loi divine, ce qui rend le sacrement invalide (l’Église interdit les sacrements même douteux). Pour la communion il faut la juridiction pour le pouvoir de célébrer la sainte Messe et confectionner l’Eucharistie, et il faut l’unité de foi pour constituer le corps de l’Église et pour la communion de foi divine.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur N’IMPORTE QUEL POINT de sa doctrine».

Le pape Léon XIII dit ci-dessus que l’Église regarde comme des rebelles déclarés ceux qui ne pensent pas comme elle. Tout baptisé doit donc considérer ceux qui ne pensent pas comme l’Église (même sur un seul point) comme des rebelles déclarés. Par conséquent si vous savez que votre prêtre ne pense pas comme l’Église, vous devez le regarder comme rebelle déclaré ; il n’a pas besoin d’être ouvertement hérétique comme en se manifestant de lui-même sans se cacher ou d’être « contraignant » : L’Église regarde déjà déclaré extérieurement celui qui pense le contraire. C’est le Magistère infaillible.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère ordinaire infaillible) : «La pratique de l’Église a toujours été la même comme le montre l’enseignement unanime des Pères qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère) : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne [c-à-d apostasie] ? Car telle est la nature [unité] de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela.

Un prêtre qui repousse une vérité de foi ou de morale qu’on lui a présenté est hérétique (et son silence volontaire pour prendre en compte les preuves proposées est coupable s’il est obstiné). À partir du moment où vous savez que votre prêtre est hérétique (que vous connaissez son obstination à nier même une seule vérité de foi et de morale catholique), vous ne devez pas rester en communion religieuse avec lui sous peine de péché mortel comme l’enseigne infailliblement la véritable Église catholique. C’est la raison pour laquelle le cardinal saint Robert Bellarmin a expliqué et résumé cela en disant :

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, Lib. IV, c. 9, n° 15 : «Tous les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme un hérétique».

L’Église n’a jamais eu aucune société avec les hérétiques

Dictionnaire universel sciences ecclésiastiques – Théologiques, p. 1153 « Hérétiques » : « Puisque les Apôtres ont défendu aux simples fidèles, d’écouter les discours des hérétiques, de les fréquenter, et d’avoir aucune société avec eux, II Tim. chap. 2 vers. 16, III, 5, II Jean vers. 10, etc. [et Matt. 18, 17 ; Tite III, 10 ; etc.] ; à plus forte raison auraient-ils condamnés la témérité de ceux qui lisent leur livres ».

II Timothée 2, 16 : « Évite les entretiens profanes et vains, car ils profitent beaucoup à l’impiété [hérésie]. Et leur discours gagne comme la gangrène… »

II Timothée 3, 5 : « Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité [comme les hérétiques]. Évite encore ceux-là ».

II Jean 10 : « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [comme les hérétiques], ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même salut [communion religieuse verbale]. Car celui qui lui dit salut communique à ses œuvres mauvaises ».

Matthieu 18, 17 : «  S’il ne veut écouter [obéir à] l’Église [comme les hérétiques], qu’il te soit comme un païen et un publicain ».

Tite III, 10-11 : « Évite un homme hérétique après une et deux admonitions, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche puisqu’il est condamné par son propre jugement».

Encyclopédie catholique : répertoire universel et raisonné des sciences, des lettres, des arts et des métiers, Abbé Glaire , T. 12, 1847, « Hérésies, hérétiques », p. 710 : «… Puisque les apôtres ont défendu aux simples fidèles d’écouter tes discours des hérétiques, de les fréquenter et d’avoir aucune société avec eux, (…) ; à plus forte raison auraient-ils condamné la témérité de ceux qui auraient lu leurs livres. …

«Y a-t-il rien [quelque chose] de commun entre les vrais fidèles et les ennemis de l’Église ? … L’hérésie, et dans son principe subversif et par toutes ses funestes conséquences, est un crime envers Dieu et l’humanité. Ceux qui veulent excuser ce crime demandent comment on peut juger si une erreur est volontaire ou involontaire, criminelle ou innocente, vient d’une passion vicieuse plutôt que d’un défaut de lumière. Nous répondons «que comme la doctrine chrétienne est révélée de Dieu, c’est déjà un crime de vouloir la connaître par nous-mêmes, et non par l’organe de ceux que Dieu a établis pour l’enseigner que vouloir choisir une opinion pour l’ériger en dogme, c’est déjà se révolter contre l’autorité de Dieu  ; 2° puisque Dieu a établi l’Église ou le corps des pasteurs, pour enseigner les fidèles, lorsque l’Église a parlé, c’est de notre part, un orgueil opiniâtre de résister à sa décision, et de préférer nos lumières aux siennes ; 3° la passion qui a conduit les chefs de secte et leurs partisans s’est montrée par leur conduite et par les moyens qu’ils ont employés pour établir leurs opinions. Nous avons vu que Bayle, en définissant un hérésiarque, suppose que l’on peut embrasser une opinion fausse par orgueil, par ambition d’être chef de parti, par jalousie et par haine contre un antagoniste, etc., et il l’a prouvé par les paroles de saint Paul. Une erreur soutenue par de tels motifs est certainement volontaire et criminelle….

«Mais, puisque saint Paul ordonne à Tite d’éviter un hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois, (ch. 3, v. 10), il suppose que l’on peut connaître si un homme est hérétique ou s’il ne l’est pas, si son erreur est innocente ou volontaire, pardonnable ou digne de censure. Ceux qui ont prétendu que l’on ne doit regarder comme hérésies que les erreurs contraires aux articles fondamentaux du christianisme, n’ont rien gagné, puisqu’il n’y a aucune règle certaine pour juger si un article est ou n’est pas fondamental. Un homme peut se tromper d’abord de bonne foi mais dès qu’il résiste à la censure de l’Église, qu’il cherche à faire des prosélytes, à former un parti, à cabaler, à faire du bruit, ce n’est plus la bonne foi qui le fait agir, c’est l’orgueil et l’ambition. Celui qui a eu le malheur de naitre et d’être élevé dans le sein de l’hérésie, de sucer l’erreur dès l’enfance, est sans doute beaucoup moins coupable ; mais on ne peut pas en conclure qu’il est absolument innocent, surtout lorsqu’il est à portée de connaître l’Église catholique, et les caractères qui la distinguent d’avec les différentes sectes hérétiques.

«Excuser tous les hérétiques, c’est condamner les apôtres, qui les ont peints comme des hommes pervers.

«Saint Paul dit « Évitez un hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois ; sachant qu’un tel homme est pervers, qu’il pèche et qu’il est condamné par son propre jugement. Quant à ceux qui défendent un sentiment faux et mauvais, sans aucune opiniâtreté, surtout s’ils ne l’ont pas inventé par une audacieuse présomption, mais s’ils l’ont reçu de leurs parents séduits et tombés dans l’erreur, et s’ils cherchent la vérité avec soin, et prêts à se corriger lorsqu’ils l’auront trouvée, on ne doit pas les ranger parmi les hérétiques» (Lib. 1, de . contra Donat., c. 4, n. 5.).

« Ceux qui tombent chez les hérétiques sans le savoir, et en croyant que c’est là l’Église de Jésus-Christ, sont dans un cas différent de ceux qui savent que l’Église catholique est celle qui est répandue par tout le monde » (L. 4, c. 1, n. ). « L’Église de Jésus-Christ, par la puissance de son époux, peut avoir des enfants de ses servantes ; s’ils ne s’enorgueillissent point, ils auront part à l’héritage ; s’ils sont orgueilleux, ils demeureront dehors» (Ibid.,c. 16, n. 23.

«Tous ceux qui n’ont point participé, par leur volonté et avec connaissance de cause, au schisme et à l’hérésie, font partie de la véritable Église». Aussi les théologiens distinguent entre l’hérésie matérielle et l’hérésie formelle. La première consiste à soutenir une proposition contraire à la foi, sans savoir qu’elle y est contraire, par conséquent sans opiniâtreté [obstination], et dans la disposition sincère de se soumettre au jugement de l’Église. La seconde a tous les caractères opposés, et c’est toujours un crime qui suffit pour exclure un homme du salut. Tel est le sens de la maxime [dogme] « Hors de l’Église point de salut».

Répétons-le, «puisque saint Paul ordonne à Tite d’éviter un hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois, (ch. 3, v. 10), il suppose que l’on peut connaître si un homme est hérétique ou s’il ne l’est pas, si son erreur est innocente ou volontaire, pardonnable ou digne de censure» : Ceci est bien la preuve qu’on doit demander sa croyance au prêtre qu’on pense ou qu’on croit sérieusement être hérétique sur des critères externes afin d’avoir de lui la confirmation de son hérésie formelle ou matérielle, et non pas qu’on peut communier religieusement avec certains hérétiques. L’hérétique est déjà condamné par son propre jugement : Questionner la foi du prêtre sert à connaître s’il est hérétique formel ou s’il est hérétique matériel, un point c’est tout, c’est-à-dire pouvoir voir son «propre jugement» condamné.

L’Église n’enseigne pas la réception de sacrements de certains hérétiques, mais la suspicion d’hérésie

La réception de sacrements de « certains » hérétiques n’est pas enseignée par l’Église et ne colle pas avec l’enseignement de l’Église sur l’unité de l’Église et l’unité la foi, ni avec la définition de l’Église de ce qu’est un hérétique.. Ceux qui ne cachent pas (ou mettent en avant) leur hérésie ne sont pas obligatoirement plus hérétiques (c-à-d plus obstinés) même s’ils pourraient sembler l’être, que ceux qui ne mettent pas en avant leur hérésie, car l’Église enseigne que ceux qui pensent le contraire d’elle sont condamnés automatiquement.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, Cantate Domino, 1441 (Décrets 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES ET CONTRAIRES, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

Dire que l’hérétique doit être ouvert avec son hérésie pour être obligé de l’éviter dans la communion religieuse n’est pas exactement l’enseignement de l’Église sur ce point. Bien sur, l’hérétique doit être ouvert parce que s’il n’est pas ouvert avec son hérésie, il est simplement occulte ou caché et on ne le sait pas hérétique, tandis que c’est l’hérétique manifeste qui fait connaître extérieurement d’une façon ou d’une autre son obstination contre la foi (Magistère).

L’hérésie réside dans l’obstination ou mauvaise volonté (ou mauvaise foi) à ne pas se soumettre au Magistère de bonne foi, elle n’est pas dans le fait qu’on puisse la voir extérieurement facilement ou non. C’est juste que plus elle est manifestée extérieurement, plus il est facile d’en être certain. Mais ce n’est pas parce qu’elle est montrée sans complexe, que l’obstination hérétique est plus forte (ou le degré d’hérésie plus grand). Tous les hérétiques s’opposent obstinément à l’enseignement du Magistère de l’Église, et on peut connaître l’obstination de différentes façons.

Un prêtre dont on aurait de forts indices qu’il pourrait sûrement être hérétique est seulement suspect d’hérésie, pas hérétique (sinon ce serait un jugement téméraire et un péché mortel), et la loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé : c’est-à-dire qu’il doit prouver son innocence et prouver qu’il adhère à la vraie foi ou se soumet au Magistère de la véritable Église catholique. Et on doit éviter la communion religieuse avec un tel prêtre tant qu’il n’a pas prouvé son innocence.

Supposer l’hérésie n’est pas un jugement définitif (suspect d’hérésie) mais une supposition avec de sérieux indices comme la réalité actuelle selon laquelle quasi tous les prêtres tiennent des hérésies et doivent être supposés hérétiques par le fait. L’esprit de l’Église est la prudence qui nécessite de se réfugier sous la loi de l’Église permettant de supposer l’hérésie sauf si le contraire est prouvé à partir du moment où on dispose d’éléments extérieurs l’autorisant. Dans une telle situation actuelle d’apostasie généralisée, vous devez vous servir de cette loi de l’Église, c’est même une obligation car les prêtres « traditionalistes » prient publiquement avec vatican 2 (una cum) et les sédévacantistes (non una cum) sont issus de sociétés publiques qui tiennent des hérésies et supposés tels. La suspicion d’hérésie s’applique aussi bien aux non-déclarés à cause des temps actuels où la plupart des prêtres tiennent des hérésies, sinon il y a risque de d’entrer en communion religieuse avec des hérétiques et les baptisés sont tenus de dénoncer les hérétiques.

Pape saint Clément I, 1er siècle : « Si quelqu’un est amical pour ceux avec lesquels le Pontife Romain n’est pas en communion, il est en complicité avec ceux qui veulent détruire l’Église de Dieu, et, bien qu’il puisse sembler être avec nous dans le corps, il est contre nous pour l’esprit, et l’esprit et est un ennemi bien plus dangereux que ceux qui sont à l’extérieur et sont nos ennemis déclarés».

Le pape dit ci-dessus que quelqu’un amical avec les ceux qui sont coupés de l’Église est plus dangereux que les ennemis déclarés de l’Église comme les apostats, hérétiques, schismatiques et hérétiques contre la loi naturelle. Il est suspect d’hérésie parce qu’il aide et défend implicitement des hérétiques en n’étant pas opposé à eux pour défendre le pape, mais il est plus dangereux que les ennemis déclarés comme les apostats, hérétiques, schismatiques. Avez-vous bien entendu ? Il est plus dangereux. Voilà pourquoi on doit être prudent et suspecter d’hérésie tout prêtre – à cause des temps actuels de grande apostasie où quasi tous les prêtres sont connus pour tenir des hérésies – et l’éviter tant qu’il ne prouve pas qu’il tient la vraie foi.

Pape Innocent III, Concile de Latran IV, 1215 : «…ceux qui accordent foi aux hérétiques, les accueillent, les défendent, et les soutiennent, nous les décrétons frappés d’excommunication, statuant clairement que si l’un de ces hommes, après avoir été frappé d’excommunication, ne s’est pas préoccupé de satisfaire dans l’année, il sera dès lors ipso facto infâme [tristement célèbres (c’-à-d. notés publiquement comme coupables et déshonorés : Enc. Cath. 1907-1913, « Hérésie », sanctions.)]…».

«…si quelqu’un sait qu’il y a là des hérétiques ou des hommes qui tiennent des conventicules secrets, ou qui s’écartent par leur vie et par leurs mœurs de la manière commune de vivre des fidèles, il aura à cœur de les dénoncer à l’évêque. … Si ceux-ci ne se justifient pas de l’accusation portée contre eux ou si, après s’être justifiés, ils retombent dans leur anciennes erreurs contraire à la foi, ils seront puni conformément aux règles canoniques. Mais si certains d’entre eux, repoussant dans une obstination coupable, le lien du serment, en venaient à refuser de prêter serment, ils seront par là-même réputés hérétiques. … Si en effet, un évêque se montre négligent ou indulgent pour expurger de son diocèse les ferments de la perversité hérétique, alors que des indices certains en manifestent la présence, il sera déposé de sa charge épiscopale et un autre sera mis à sa place, voulant et pouvant confondre la perversité hérétique».

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques. § 2. La présence matérielle ou passive peut simplement être tolérée pour le bien de l’honneur ou de l’office civil, pour motif grave approuvé par l’évêque en cas de doute, les funérailles, les mariages et les solennités analogues de non-catholiques, à condition de l’absence de danger de scandale.]

Note : ce canon 1258 § 2 en rouge ci-dessus parle des cultes et rites non-catholiques ou non-chrétiens (ou faux). C’est scandaleux ! Ce canon permet de se rendre et d’assister à une synagogue ou un temple hindou ou un service luthérien, etc, etc, etc., pour le mariage ou des funérailles d’infidèles ou hérétiques – aussi longtemps que l’on ne participe pas activement ! C’est ridicule, quelque soit la manière d’être présent à ces services non-catholiques où la fausse adoration est effectuée (par souci d’honorer ou de plaire à la personne qui en sont responsables) est un scandale en soi. C’est pour honorer une personne qui pèche contre le premier commandement. Aller à l’enterrement d’un non-catholique est impliquer qu’il y aurait un peu d’espoir pour lui de salut hors de l’Église, et assister au mariage d’un non-catholique est impliquer que Dieu tolère son mariage en dehors de l’Église. Un catholique ne peut ni prendre part activement à la fausse adoration, ni sortir de son chemin pour se rendre à une fausse adoration ou une cérémonie non catholique pour l’honorer de sa présence « passive ». Avoir une présence passive à des services non-catholiques, est en fait honorer le diable et les démons, car le Psaume 95, 5 dit que «tous les dieux des païens sont des démons». Montrer aux autres que vous assistez dans leurs maisons religieuses, c’est montrer le consentement formel à leur religion et c’est mortellement pécher et complètement inexcusable. Et comme toujours, les hérétiques doivent soit déclarer que l’Église ne peut se contredire sur un sujet qui est lié à la foi ou soit être totalement illogiques. Voici de nouveau la vraie foi infaillible :

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée (Décrét. 605) ex cathedra (déclaration solennelle infaillible) : «[Léon… pour mémoire perpétuelle…] Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, devront être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]»

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrét. 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance … »

«Doivent être totalement évités», n’est-ce pas juste assez clair pour les hérétiques ? Par conséquent, ce canon prouve également que ce code n’est pas infaillible.

Par conséquent un prêtre hérétique est à éviter absolument, qu’il soit offensif ou pas avec son hérésie du moment qu’il fait connaître son hérésie ou qu’on connaît son obstination.

Un hérétique notoire n’est pas celui qui « impose » ou qui  est « contraignant » avec son hérésie, car cela n’est pas enseigné par l’Église. Un hérétique notoire est celui qui fait connaître son hérésie. Quand un prêtre hérétique n’est pas « ouvert » avec son hérésie, il ne fait pas connaître son hérésie (pas manifeste) extérieurement : il est occulte ou caché (on ne le sait pas ou on ne peut pas le savoir).

Quand on n’est pas certain que quelqu’un est hérétique, mais qu’on en a des signes on doit au moins le supposer hérétique (suspect d’hérésie) à cause de la grande apostasie actuelle, et c’est lui qui doit prouver son innocence. Comme la loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé, on ne peut pas entrer en communion religieuse avec un tel prêtre avant qu’il ait prouvé son innocence en adhérant à la vraie foi catholique ou du moins en montrant des signes sérieux (relatifs à sa délibération où il montrerait qu’il penche plus vers ce que dit l’Église) qu’il est sur le chemin de la vraie foi ; s’il refuse de lire les preuves il reste coupable d’être suspect et montrerait plutôt qu’il n’est pas sur le chemin et tend à être hérétique ; s’il refuse obstinément de lire les preuves il doit être condamné pour sa mauvaise volonté à obéir à l’Église et s’instruire de la foi (qui est un péché mortel par omission d’ignorance coupable) ; s’il garde le silence, il reste coupable d’être suspect et montrerait plutôt qu’il n’est pas sur le bon chemin mais tendrait à être hérétique ; s’il garde le silence obstinément, il doit être condamné pour sa mauvaise volonté à obéir à l’Église et s’instruire de la foi (qui est un péché mortel par omission d’ignorance coupable).

Donc on n’a pas à attendre des années de discussions stériles (et dans le but inavoué de s’autoriser, pendant ce temps-là , la réception de sacrements d’hérétiques) avant d’éviter un prêtre qu’on sait être hérétique (obstiné), mais conformément à l’Écriture et à la loi divine, on doit l’éviter absolument après lui avoir montré la preuve dogmatique et qu’il reste obstiné :

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique [Vulg. Clem. : Hæreticum hominem], après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique, même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : Quelqu’un qui est hérétique, après l’avoir admonesté une ou deux fois, romps  avec lui, sachant qu’il est perverti et pécheur ; il est auto-condamné ».

Comme on peut le voir ci-dessus avec le pape Vigile au deuxième Concile de Constantinople, l’Église comprend infailliblement Tite 3, 10-11 tel qu’il est écrit, et les dogmes de l’Église sont à prendre comme ils sont dis par l’Église.

Cardinal Camillo Mazella, S. J. (Préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la bulle Apostolicae Curae), De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est certain que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »]».

L’Écriture et l’Église enseignent infailliblement que : 1) on connaît quelqu’un être hérétique selon les signes extérieurs (ou suspecté ou montrant des signes externes) 2) on le reprend une ou deux fois, et 3) s’il refuse la preuve dogmatique de la vraie foi on doit absolument l’éviter. Donc on ne doit absolument pas recevoir des sacrements de « certains » prêtres que l’on sait déjà hérétiques sans obligatoirement les reprendre ou réprimander sous peine de pécher. C’est la loi divine. Et c’est après que l’on est certain de leur obstination hérétique ou non.

Encyclopédie catholique : répertoire universel et raisonné des sciences, des lettres, des arts et des métiers, Abbé Glaire , T. 12, 1847, « Hérésies, hérétiques », p. 710 : «…«Mais, puisque saint Paul ordonne à Tite d’éviter un hérétique, après l’avoir repris une ou deux fois, (ch. 3, v. 10), il suppose que l’on peut connaître si un homme est hérétique ou s’il ne l’est pas, si son erreur est innocente ou volontaire, pardonnable ou digne de censure. Ceux qui ont prétendu que l’on ne doit regarder comme hérésies que les erreurs contraires aux articles fondamentaux du christianisme, n’ont rien gagné, puisqu’il n’y a aucune règle certaine pour juger si un article est ou n’est pas fondamental. Un homme peut se tromper d’abord de bonne foi mais dès qu’il résiste à la censure de l’Église, qu’il cherche à faire des prosélytes, à former un parti, à cabaler, à faire du bruit, ce n’est plus la bonne foi qui le fait agir, c’est l’orgueil et l’ambition».

Certains peuvent paraître obstinés mais ils peuvent être beaucoup moins obstinés que quelqu’un qui peut dire qu’il adhère au dogme, mais faussement (et même sans bien connaître la mesure de ce qu’il dit), et ensuite ses actes le prouveront comme hérétique. Il a même existé, sous l’Inquisition, des hérétiques appelés « négatifs », qui disaient se soumettre au dogme et avoir l’hérésie en horreur et ont après été condamnés hérétiques, car leur comportement a ensuite prouvé le contraire. Donc on ne peut même pas être certain qu’un hérétique qui ne cache pas son hérésie soit même plus hérétique qu’un autre moins ouvertement hérétique.

L’unité de la foi est de loi divine pour l’unité de l’Église. En ces temps actuels de grande apostasie, quasi tous les prêtres valides doivent être supposés tenir des hérésies. N’être qu’un suspect d’hérésie non-déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée. Pour éviter une personne soupçonnée hérétique non-déclarée, il faut avoir la preuve de son hérésie, c’est-à-dire son obstination à nier de quelque façon une vérité de foi.

Tout suspect d’hérésie doit prouver sa bonne foi et comme la loi de l’Église suppose l’obstination, c’est au suspect d’hérésie de prouver son innocence. Ceux qui refusent de prouver leur innocence ou leur adhésion à la vraie foi ou leur soumission au Magistère doivent être condamnés comme des hérétiques et doivent donc être évités même s’ils ne sont pas hérétiques ou obstinés à nier un dogme, car comme c’est à eux de prouver leur bonne foi et qu’ils sont déjà supposés être de mauvaise foi, s’ils refusent d’obéir à l’Église ils prouvent ainsi leur mauvaise volonté obstinée pour obéir à l’Église.

C’est un péché mortel d’être en communion avec les hérétiques quand on en a connaissance ou qu’on le suppose aisément et qu’on pourrait très facilement en avoir connaissance. Tout catholique doit demander quelle est la foi du prêtre et en quoi il croit pour savoir s’il tient des hérésies et lui montrer la vraie foi catholique (et s’il reste obstiné, c’est un hérétique à éviter). Un catholique ne peut pas garder un silence coupable sans faire défection de sa foi et sans pécher mortellement. La négligence coupable (volontaire ou quand on le sait et qu’on persiste à ne pas le faire) ou la mauvaise volonté pour connaître l’hérésie supposée, et donc la vraie foi, rend suspect d’hérésie.

Le très grand danger si les gens ne s’instruisent pas de la vraie foi catholique au milieu de la grande apostasie actuelle, est qu’ils commenceront d’abord par suivre les idées hérétiques sans savoir que ce sont des hérésies, ensuite ils s’imprègneront des idées hérétiques et puis ils adhèreront aux hérésies sans savoir que ce sont des hérésies (sans savoir qu’ils nient des dogmes), et alors qu’ils seront assez imprégnés des idées hérétiques, ils refuseront les dogmes et les vérités de la foi divine et de la morale catholique quand ils leurs seront présentés, et seront donc devenus hérétiques.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 (Magistère ordinaire infaillible) : «…seuls font partie des membres de l’Église, ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi et qui n’ont pas eu le malheur de se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [par l’apostasie, l’hérésie, le schisme et l’excommunication]».

Que ferait la Mère de Dieu ?

Est-ce que la sainte Vierge recevrait des sacrements de « certains » hérétiques « moins notoires » ? Et dans une telle situation quand quasi tous les prêtres sont au-moins supposés hérétiques, s’ils n’affichent pas ouvertement leurs hérésies au point de la proclamer ou rejeter ceux qui pensent autrement, aurait-Elle quand même reçu leurs sacrements ? Vous connaissez surement la réponse, et si c’est le cas, vous savez quoi faire ou pas.

Qu’ont fait les pères ?

Les Pères de l’Église ne furent pas favorables à la communion religieuse avec « certains » prêtres hérétiques même s’ils ne s’affichaient pas au point de proclamer ouvertement leur hérésie. Si même un seul Père n’a montré de désaccord sur ce point, cela revient (si cela est confirmé) à l’unanimité des Pères sur cette question, et c’est donc le Magistère ordinaire infaillible.

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies : « Fuis tout hérétique ! »

St Irénée, Contre les hérésies, L. III : «Et Polycarpe [de Smyrne] lui-même, à Marcion qui l’abordait un jour et lui disait : Reconnais-nous. Je te reconnais, répondit-il, pour le premier-né de Satan. … Si grande était la circonspection des apôtres et de leurs disciples, qu’ils allaient jusqu’à refuser de communier, même en paroles, avec l’un de ces hommes qui falsifiaient la vérité. Comme le dit également Paul : « L’hérétique, après un premier et un deuxième avertissement, rejette-le, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’en péchant il est lui-même l’auteur de sa condamnation ».

«C’est pourquoi il faut les rejeter, mais aimer par contre avec un zèle extrême ce qui est de l’Église et saisir la Tradition de la vérité. Eh quoi ! S’il s’élevait une controverse sur quelque question de minime importance, ne faudrait-il pas recourir aux Églises les plus anciennes, celles où les apôtres ont vécu, pour recevoir d’elles sur la question en cause la doctrine exacte ? Et à supposer même que les apôtres ne nous eussent pas laissé d’Écritures, ne faudrait-il pas alors suivre l’ordre de la Tradition qu’ils ont transmise à ceux à qui ils confiaient ces Églises ? Telle étant la force de ces preuves, il ne faut donc plus chercher auprès d’autres la vérité qu’il est facile de recevoir de l’Église, car les apôtres, comme en un riche cellier, ont amassé en elle, de la façon la plus plénière, tout ce qui a trait à la vérité, afin que quiconque le désire y puise le breuvage de la vie. C’est elle, en effet, qui est la voie d’accès à la vie ; tous les autres sont des voleurs et des brigands. C’est à cet ordre que donnent leur assentiment beaucoup de peuples barbares qui croient au Christ : ils possèdent le salut, écrit sans papier ni encre par l’Esprit dans leurs cœurs, et ils gardent scrupuleusement l’antique Tradition … ; mais, pour ce qui est des pensées, des usages, de la manière de vivre, ils sont, grâce à leur foi, suprêmement sages et ils plaisent à Dieu, vivant en toute justice, pureté et sagesse. Et s’il arrivait que quelqu’un leur annonçât les inventions des hérétiques en s’adressant à eux dans leur propre langue, aussitôt ils se boucheraient les oreilles et s’enfuiraient au plus loin, sans même consentir à entendre ces discours blasphématoires. … Ainsi, grâce à l’antique Tradition des apôtres, rejettent-ils jusqu’à la pensée de l’une quelconque des inventions mensongères des hérétiques ».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4, 1, 6 : «l’Église seule l’offre [l’oblation] pure au Créateur, en lui offrant avec action de grâces ce qui provient de sa création. Les Juifs ne l’offrent plus : leurs mains sont pleines de sang, car ils n’ont pas reçu le Verbe par qui l’on offre à Dieu. Toutes les assemblées des hérétiques ne l’offrent pas davantage».

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre 4, part. 2, 3 : « il faut écouter les presbytres [prêtres] qui sont dans l’Église [pas les hérétiques en dehors] : ils sont les successeurs des apôtres, ainsi que nous l’avons montré, et, avec la succession dans l’épiscopat, ils ont reçu le sûr charisme de la vérité selon le bon plaisir du Père. Quant à tous les autres, qui se séparent de la succession originelle, quelle que soit la façon dont ils tiennent leurs conventicules, il faut les regarder comme suspects : ce sont des hérétiques à l’esprit faussé, ou des schismatiques pleins d’orgueil et de suffisance, ou encore des hypocrites n’agissant que pour le lucre et la vaine gloire. … On doit donc se détourner de tous les hommes de cette espèce, mais s’attacher au contraire à ceux qui, comme nous venons de le dire, gardent la succession des apôtres et, avec le rang presbytéral, offrent une parole saine et une conduite irréprochable, pour l’exemple et l’amendement d’autrui».

Saint Basile le Grand, Père de l’Église, archevêque de Césarée en Cappadoce : «Quant à tous ceux qui prétendent confesser une Foi paraissant orthodoxe [comme les «traditionalistes»], mais qu’ils sont en communion avec les personnes qui tiennent une opinion différente [mais qui sont en communion avec des fidèles de Vatican II et des hérétiques manifestes], s’ils sont prévenus et restent toujours têtus [si nous les avons averti une ou deux fois, mais qu’ils restent obstinés dans leur hérésie], vous devez non seulement ne pas être en communion avec eux, mais vous ne devez pas même les appeler frères [alors nous ne devons pas être en communion avec eux, même s’ils se disent «catholiques» ou «traditionalistes»] » (Patrologia Orientalis, Vol. 17, p. 303).

Saint Cyprien de Carthage (env. 200-258), Père de l’Église, De Unitate Ecclesiæ, c. 17. P. L. 4, 513 : « Les schismatiques osent monter un autel et profaner la vérité de la Victime divine au moyen de faux sacrifices».

Saint Cyprien de Carthage, Ep. 72, c. 2. P. L. 3, 1048-1049 : «Il voulait aussi réduire les prêtres schismatiques revenant à l’unité Catholique à l’état laïc, les qualifiant de « ceux qui, contre l’autel unique et divin ont tenté d’offrir à l’extérieur [de l’Église] des sacrifices sacrilèges et faux »».

Saint Cyprien de Carthage, lettre 67, n° 9, 2 et 3 : « Ceux qui en s’associant dans une communion illicite à des mauvais, des pécheurs, des gens qui ne font pas pénitence, se souillent au contact des criminels et, joints à eux dans la faute, n’en sont pas non plus séparés dans le châtiment. Par conséquent, frères bien-aimés, nous louons le religieux souci que vous avez de votre intégrité et de votre foi, tout autant que nous l’approuvons, et nous vous encourageons de toutes nos forces par notre lettre à ne pas vous associer dans une communion sacrilège à des évêques profanes et impurs, mais à préserver avec une crainte religieuse la fermeté intacte et sans défaut de votre foi ».

Saint Jérôme (347-419), père de l’Église, In Amos, V. 22, P. L. 25, 1033-1034 : «Dieu hait les sacrifices de ces [hérétiques] et les rejette loin de Lui et même s’ils sont offerts au nom du Seigneur, Il abhorre leur puanteur et se bouche le nez…».

Saint Augustin (354-430), Père de l’Église, Prosperum Aquitanum, Sent., sent. 15 P. L. 51, 430 : «Le véritable Sacrifice ne peut se trouver en dehors de l’Église Catholique».

Pape saint Léon le Grand, père de l’Église, Sermon 129 : «C’est pourquoi, depuis l’extérieur de l’Église catholique, il n’est rien de parfait, rien sans tache, l’Apôtre déclarant que « tout ce qui n’est pas de la foi est péché » (Romains 14, 23), nous ne sommes en rien comparés avec ceux qui sont divisés de l’unité du Corps du Christ, nous ne sommes réunis dans aucune communion».

Saint Jean Damascène, père de l’Église : «De toutes nos forces, par conséquent, nous ne recevons jamais de communion ou l’accordons aux hérétiques ; «Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, dit le Seigneur, ne jetez pas vos perles aux pourceaux, (Matt. 7, 6), de peur que nous devenions participants de leur déshonneur et de leur condamnation». (Patrologie graeca, vol 94, col 1149, 1152, 1153 ; Aussi De Fide Orthodoxa – Exposition de la foi orthodoxe – livre IV, chapitre XIII).

St Ignace d’Antioche, père de l’Église : « Fuyez les hérétiques, ce sont des successeurs du diable qui a réussi à séduire la première femme ».

Saint Ignace d’Antioche, épître aux Smyrniens p. 209 : «[A propos des hérétiques :] Ce que je vous dit, mes chers frères, non que je doute que vous ayez là-dessus une autre foi que la mienne, mais pour vous avertir de prendre garde à ces bêtes cruelles qui n’ont de l’homme que la figure extérieure. Vous devez non seulement ne leur pas donner entrée chez vous mais les fuir et les éviter pour ne pas même les rencontrer s’il est possible. Il ne vous reste qu’à prier pour eux, quoique leur conversion et leur pénitence soient fort difficiles. Mais Jésus-Christ, notre véritable vie peut aisément changer leur cœur. »

St Antoine, père du désert : « Fuyez le venin des hérétiques ! »

St Éphrem le Syrien, père de l’Église : « Ne t’assied pas avec des hérétiques ! ».

St Vincent de Lérins, père de l’Église : « L’Apôtre commande cette intransigeance à toutes les générations : il faudra toujours anathématiser ceux qui ont une doctrine contraire à celle reçue ».

Tertullien, De præscriptione hæreticorum : «V. … mais il voulait les avertir, par la perspective de tentations plus graves encore, de ne pas s’étonner de celles-là [les hérésies] qui aboutissaient, disait-il, à faire reconnaître les âmes éprouvées, c’est-à-dire les âmes qui y demeuraient rebelles [4]. Enfin, si l’esprit de tout le chapitre tend à maintenir l’unité et à réprimer les dissidences et que les hérésies ne rompent pas moins l’unité que les schismes et les dissensions, il a donc enveloppé les hérésies ’de la même réprobation’ que les schismes et les dissensions [5]. Et, par suite, il ne présente pas comme ’gens éprouvés’ ceux qui se détournent vers les hérésies, puisqu’il exhorte avec force à s’en éloigner et qu’il recommande de parler et de penser tous de même ; or c’est justement ce que l’hérésie ne permet point.

«VI. Inutile de nous appesantir sur ce point, si c’est le même Paul qui, ailleurs, dans son Épître aux Galates compte les hérésies parmi les crimes de la chair, et qui conseille à Tite de rejeter un hérétique après une première admonition, parce qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, étant condamné par son propre jugement [2]. Dans presque toutes ses lettres Paul insiste sur le devoir de fuir les fausses doctrines et par là même il blâme les ‘sectes hérétiques’ dont ces fausses doctrines sont l’œuvre ; les « hérésies » sont ainsi appelées en grec dans le sens de choix, le choix par où l’on se met à les enseigner ou à les apprendre avec ‘toutes leurs conséquences’ [3]. Voilà pourquoi il dit que l’hérétique porte condamnation contre soi-même…»

St Thomas, Catena aurea, commentaire sur Matthieu 16, 13-19 : «Le concile de Constantinople explique à propos de l’anathème : Ignorent-ils donc que la sentence d’anathème n’est autre chose qu’une sentence de séparation ? On doit toujours éviter tout commerce avec ceux qui sont esclaves de crimes énormes, qu’ils soient du nombre des vivants ou parmi les morts, car on doit toujours se séparer de ce qui est coupable et nuisible. D’ailleurs nous avons d’Augustin, de pieuse mémoire, et qui jeta un si vif éclat parmi les évêques d’Afrique, plusieurs lettres où il enseigne qu’il faut anathématiser les hérétiques même après leur mort. Les autres évêques d’Afrique ont conservé cette tradition ecclésiastique, et la sainte Église romaine elle-même a anathématisé aussi quelques évêques après leur mort, quoique leur foi n’eût pas été incriminée pendant leur vie».

L’esprit de l’Église

L’Église, à travers le pape Léon XIII, enseigne même que celui qui « donne son assentiment » à une seule hérésie est « par le fait même coupé de l’unité catholique », il ne dit pas celui qui ne se cache pas ou est si ouvert avec son hérésie (s’il n’était pas ouvert il serait occulte ou caché et on ne pourrait pas le savoir) est hérétique coupé de l’Église. Satis cognitum est le Magistère infaillible ordinaire de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, (n° 9), 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique. Celui qui ne croit pas seulement en tout ne peut pour cette raison se considérer ou s’appeler catholique. Car il peut se poser d’autres hérésies, qui ne figurent pas dans ce travail qui est le nôtre, et si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés de fait de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

Ceux qui ne veulent pas penser comme l’Église, l’Église les condamne. Ce qui compte c’est de connaître ce que pense vraiment la personne. Mais l’esprit de l’Église st un esprit de prudence.

Y a-t-il une limite sous laquelle on peut être en communion religieuse avec un hérétique, et une limite au-dessus de laquelle on doit obligatoirement l’éviter ? L’Église n’enseigne pas cela. L’Église enseigne que soit un hérétique est coupé, soit il n’est pas hérétique mais un suspect d’hérésie ou un hérétique matériel qui est dans l’erreur de bonne foi.

Le pape Pie VI enseigne que les hérétiques cherchent « à cacher les subtilités », et « ne pas choquer les oreilles des catholiques », donc ce ne sont pas ceux qui s’affichent le plus ouvertement qui sont obligatoirement les plus obstinés contre l’Église, mais que ceux sont les plus rusés qui sont les pires qui sont « apparemment inoffensifs » et « de la manière la plus douce ».

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 (Magistère ordinaire infaillible) : «[Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle».

Donc, si les hérétiques formels (certains) cherchent « à cacher les subtilités », et « ne pas choquer les oreilles des catholiques », sont « apparemment inoffensifs », et le font « de la manière la plus douce », c’est qu’ils ne sont pas aussi affichés ouvertement ou si grossièrement  que cela (peut-être certains les plus grossiers, mais certainement pas tous).

Ce n’est pas en faisant du bruit que le serpent est en train ramper. C’est en faisant le moins de bruit que rampe le serpent.

Les hérétiques disent des vérités

Les hérésies sont des erreurs obstinées de mauvaise foi qui n’appartiennent qu’aux hérétiques.

Il faut bien comprendre simplement que les vérités de foi et de morale n’appartiennent qu’au Magistère infaillible de l’Église et que les hérésies (erreurs obstinées de mauvaise foi) n’appartiennent qu’aux hérétiques : Donc prendre en compte les vérités de foi qui sont dites par les hérétiques c’est la foi de l’Église, c’est prendre que ce qui est à l’Église ; et rejeter les erreurs obstinées des hérétiques c’est rejeter ce qui est contraire à la foi. Ceci étant dit on ne peut pas utiliser une situation profane pour appuyer une situation de foi.

L’Église enseigne notamment par les papes saint Célestin, Pie VI et Léon XIII, que les hérétiques corrompent la vérité avec un mélange pour faire admettre leur tromperie.

Pape saint Célestin Ier, Concile d’Éphèse, 431 ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous les hérétiques corrompent les vraies expressions de l’Esprit Saint…».

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 28 août 1794 (Magistère ordinaire infaillible) : «[Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire infaillible) : «Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique».

La foi prime sur tout le reste pour le salut. L’unité de la foi prime pour l’unité de l’Église de loi divine. Tout homme dans l’erreur qui suit sa conscience ou loi naturelle et évite le péché (même véniel) devrait être amené ou ramené à la vraie foi. Ainsi la culpabilité réside dans le fait de continuer à pécher et à ne pas cesser de pécher ou ne pas s’éloigner sciemment des occasions de pécher. Tant que cet état perdure, la personne reste perdue. Et le péché de l’orgueil (ou fierté) l’entretient.

Principales hérésies actuelles tenues à propos desquelles vous devez questionner le prêtre :

Les prêtres qui ont tenu ces hérésies doivent les abjurer pour prouver leur foi et leur soumission au Magistère sur ces points. S’ils n’ont pas abjuré ces hérésies alors qu’ils les avaient crus, ils ne peuvent pas être approchés pour les sacrements, même en cas de nécessité (et même en danger de mort) parce que ces prêtres, dans ce cas, ne professent pas la vraie foi catholique, et ne sont donc pas catholiques, et sont coupés automatiquement de l’Église.

Psaume 6, 9 : «Éloignez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité»

Matthieu 18, 17 : « S’il n’obéit point à l’Église qu’il te soit comme un païen et un publicain ».

Actes 15, 24 : «nous avons appris que quelques-uns sortant d’au milieu de nous vous ont troublés par leurs discours en bouleversant vos âmes, quoique nous ne leur eussions donné aucun ordre».

Romains 16, 17 : « Je vous exhorte, mes frères, d’observer [prendre garde] ceux qui sèment des discordes et des scandales, contre la doctrine que vous avez reçue, et détournez-vous d’eux. Car de tels hommes ne servent point le Christ Notre-Seigneur, mais leurs ventres ; et par des douces paroles et flatteries, ils séduisent les âmes simples ».

Galates 1, 8-9 : « Mais si nous-mêmes ou un ange du ciel vous évangélisait autrement que  nous vous avons évangélisés, qu’il soit anathème. Comme nous l’avons déjà dit, ainsi je le répète : Si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ».

1 Timothée 1, 19,20 : « Conservant la foi et une bonne conscience que quelques-uns ont repoussée, et ils ont fait naufrage dans la foi ».

2 Timothée 2, 14 : « Donne ces avertissements, prenant le Seigneur à témoin. Évite les disputes de paroles, cela ne sert qu’à pervertir ceux qui écoutent ».

Tite 1, 10-11 : «il y a beaucoup de rebelles, beaucoup de semeurs de vaines paroles, et de séducteurs … il faut leur fermer la bouche. Ils causent la subversion de toutes les familles, enseignant ce qu’il ne faut pas…».

Tite 1, 14 : «reprends-les durement, afin qu’ils se conservent purs dans la foi, et qu’ils ne s’attachent pas à des fables judaïques et à des commandements d’hommes qui se détournent de la vérité».

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement».

2 Jean 1, 10 : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition], ne le recevez pas chez vous et ne le saluez même pas. Car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises».

Les «soupçonnés d’hérésie»

La suspicion d’hérésie peut concerner, par exemple, l’entretien d’une négligence coupable ou volontaire contre la foi, comme l’affirmation d’erreur persistante sur la foi et la morale catholique qui semble obstinée, suivre sciemment des hérétiques, laisser dire l’hérésie, garder le silence sous peine de paraître approuver des doctrines hérétiques, soutenir des hérétiques sans le motif pour de leur conversion, négliger de couper avec une secte hérétique, mauvaise volonté de s’instruire de la vraie foi quand l’apostasie actuelle est présentée, refuser de présumer qu’une hérésie est suivie par la plupart car répandue comme dans la grande apostasie actuelle, etc.

Ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie doivent même être évités selon la loi divine s’ils ne font pas la preuve de leur innocence personnelle

Dans les procès d’hérétiques, l’Église déclare certains chrétiens «connus comme seulement soupçonnés d’hérésie». Selon la loi divine, il doivent faire la preuve de leur innocence par leur amendement (prouver leur adhésion à la foi catholique) sinon il sont excommuniés ipso facto [comme soupçonnés d’hérésie] jusqu’à satisfaction, et doivent être évités. Sans satisfaction une année, il sont ipso facto hérétiques.

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra : «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques».

Avez-vous lu ? «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie … à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront».

Opinion soupçonnée d’hérésie et Ignorance coupable 

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésie : L’opposition à un article de foi peut ne pas être strictement démontrable, mais seulement atteindre un certain degré de probabilité. Dans ce cas, la doctrine est appelée sententia de haeresi suspecta, haeresim sapiens ; qui est une opinion soupçonnée ou savourant l’hérésie.

On peut appliquer cette même règle à ceux qui sont coupablement ignorants contre la foi. L’ignorance est coupable quand elle peut être vaincue et ne l’est pas volontairement.

Encyclopédie catholique, Hérésie, degrés d’hérésieUn catholique ne peut pas se permettre de dériver dans les tourbillons de la pensée anti-catholique à partir de laquelle aucune autorité doctrinale ne peut le sauver, et où son esprit devient incrusté de ses convictions ou de considérations suffisamment puissantes pour recouvrir sa conscience catholique.

Une personne qui ne veut pas savoir concernant Vatican II ou une autre secte hérétique, ou apprendre la vérité de la foi après avoir eu les faits présentés, doit être considérée comme hérétique si elle persiste [opiniâtreté ou pertinacité] dans sa mauvaise volonté. On ne peut pas juger des intentions ou des cœurs, mais on doit suivre ce qui apparaît. Vouloir rester ignorant de façon coupable sur ces questions, après avoir reçu la présentation expliquée, est un signe de mauvaise volonté. Un catholique a une vraie soif  pour la vérité et ne se dérobe pas à sa découverte, en étudiant et apprenant. Les vraies questions de foi sont importantes, c’est le salut dont il est question.

Pour beaucoup, l’inconvénient à cesser la communion avec leur paroisse, prêtres, famille et amis, sur cette question, est lourd à porter, et ils choisissent donc de l’ignorer et de rester dans l’ignorance coupable de la foi catholique. On peut supposer que le même jugement peut être fait dans ce cas comme avec ceux qui sont sous le soupçon d’hérésie.

Aide à la propagation de l’hérésie, aide des hérétiques, communication dans les choses divines (communicatio in sacris) avec des hérétiques

Pape Alexandre III, Concile de Latran III, Canon 27, 1179 : «… la perversité condamnable des hérétiques …. a pris tant de force, que désormais ce n’est pas en secret, comme quelques uns, qu’ils mettent leur malice [méchanceté], mais qu’ils manifestent leur erreur ouvertement [publiquement] et attirent à eux les simples et les faibles. C’est pourquoi nous décrétons frappés d’anathème ceux qui les défendent et les reçoivent, et nous défendons sous peine d’anathème que personne n’ait l’audace de les garder dans sa maison ou sur son territoire, ou de les encourager, ou encore de faire du commerce avec eux. S’ils viennent à mourir dans ce péché, aucun prétexte de privilèges accordés par nous, ne permettra d’offrir de messe pour eux ou de les enterrer parmi les chrétiens. … Les évêques ou les prêtres qui ne s’opposeraient pas avec force à de telles choses, seront punis par la privation de leur office jusqu’à ce qu’ils obtiennent le pardon du Siège apostolique».

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (Decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 (Magistère) : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques.]».

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé et impose de prouver son innocence. L’Église donne à ceux qui sont «seulement soupçonnés d’hérésie», le temps pour prouver leur innocence, respecter les autorités et professer la vraie foi. Mais s’ils restent obstinés, ils doivent – en ces temps actuels de grande apostasie – être condamnés comme (ou de la même manière que, c’-à-d. selon la règle de la foi ou loi divine) des hérétiques, même s’ils ne sont pas des hérétiques. Puisqu’ils sont obstinés et n’obéissent pas, on doit seulement suivre les signes externes et les condamner.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, c. 9, n° 15 : «Les hommes ne sont pas tenus ou en mesure de lire dans les cœurs. Mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Pape Innocent III, Concile du Latran IV, constitution 3, 1215, ex cathedra : «Pour ceux qui sont connus comme seulement soupçonnés d’hérésie, à moins qu’ils ne fassent la preuve de leur innocence personnelle par un amendement adéquat en ce qui concerne les motifs de suspicion et leur propre comportement, on les frappera d’anathème [excommunication] et tous les éviteront jusqu’à satisfaction convenable. S’ils demeurent sous l’excommunication [comme soupçonnés d’hérésie pendant une année, ils seront alors condamnés comme hérétiques».

Ces suspects d’hérésie que le concile du Latran IV ci-dessus visait ont eu une sentence prononcée contre eux (pour suspicion d’hérésie). S’ils n’avaient pas été déclarés par l’Église, nous ne connaîtrions pas l’obligation de les éviter. Car n’être qu’un suspect d’hérésie non déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée.

Même de nombreux saints et pieux laïcs ont eu une suspicion d’hérésie contre eux, mais ils n’étaient pas connus ou obstinés parce qu’ils n’étaient pas hérétiques. Ils n’ont pas eu à éluder ou à se cacher des autorités, parce qu’ils n’étaient pas hérétiques. Et quand ils ont été appelés pour être questionnés par l’Inquisition ou par d’autres juges compétents qui souhaitaient se pencher sur les accusations et savoir s’ils étaient coupables ou non, ils les ont respectés et se sont présentés de la manière appropriée et au moment opportun, prouvant ainsi leur innocence.

Les reines du Sabbat, Partie III, question XIX : «Car le Canon (cap. Excommunicamus [Grégoire IX, 1231]) dit : Ceux qui ont été trouvés reposer sous un soupçon probable … à moins qu’ils soient frappés par l’épée de l’anathème [pour suspicion] … ils doivent prouver leur innocence par une satisfaction appropriée, comme une digne satisfaction à la vue de tous les hommes. Et s’ils continuent à s’obstiner dans leur excommunication [pour suspicion d’hérésie] pour la période d’une année, ils doivent être totalement condamnés comme hérétiques».

Si une personne ne se présentait pas à une enquête pour soupçon d’hérésie, ou si au cours de l’enquête, elle refusait de prouver son innocence par obstination ou fraude, alors seulement la peine «frappés par l’épée de l’anathème, à moins qu’ils prouvent leur innocence par une satisfaction appropriée» suivait. Cette sanction n’est toutefois pas encore une déclaration d’hérésie, mais seulement une phrase déclarée de suspicion d’hérésie, et cette personne n’a pas encore été déclarée comme hérétique car cette personne n’est pas encore connue pour être hérétique.

Le pape Innocent III y fait allusion dans le IVème Concile du Latran, Constitution 3 sur les hérétiques : «S’ils persistent dans l’excommunication [pour suspicion d’hérésie] pendant un an, ils doivent être condamnés comme hérétiques».

Mais si la personne en question était connue comme hérétique avant l’enquête, ou s’il était avéré qu’elle était hérétique obstinée pendant l’interrogatoire, alors elle ne serait pas simplement suspecte, mais serait en fait une véritable hérétique qui ensuite doit être évitée pour des raisons religieuses. Cela serait vrai même si l’hérétique n’avait pas encore été déclaré par l’Église, comme dans le cas de Martin Luther, la reine Elizabeth, et de nombreux autres hérétiques.

Quatrième Concile de Latran : «Ceux qui se trouvent suspects d’hérésie … [Après qu’ils aient été excommuniés pour leur suspicion d’hérésie] Que ces personnes sont à éviter par tous jusqu’à ce qu’elles aient fait la satisfaction adéquate».

Un suspect d’hérésie non déclaré n’est pas la preuve qu’une personne est hérétique ou qu’elle doit être évitée. Pour éviter une personne soupçonnée hérétique non-déclarée, il faut avoir la preuve de son hérésie, c’est-à-dire son obstination à nier de quelque façon une vérité de foi. Si ceux qui sont simplement déclarés comme suspects d’hérésie doivent être évités par tout le monde, combien plus doivent être évités tous les hérétiques connus, même non déclarés, en raison de leur excommunication automatique.

Il y a deux points à regarder ici. Le premier point est que ces actions de soutenir, défendre ou de recevoir des hérétiques ne sont pas mauvaises en soi, mais plutôt de bienfaisance si elle sont faites correctement. Le deuxième point est que le croyant peut être de bonne foi concernant les hérétiques. Aider un hérétique ne signifie pas nécessairement que la personne soit d’accord avec l’hérétique ou que lui-même soit un hérétique ou qu’il ne savait même pas qu’il aidait un hérétique. C’est pourquoi le Concile déclare ces personnes comme des « croyants », qui « reçoivent, défendent ou appuient des hérétiques … » Et comme il y a de nombreuses façons de défendre, soutenir et recevoir les hérétiques qui n’impliquent pas nécessairement l’hérésie ou le schisme, on ne peut pas conclure (comme font les hérétiques), que l’on puisse aller à des prêtres hérétiques ou schismatiques non déclarés (excommuniés) pour les sacrements, que l’on connait comme hérétiques ou schismatiques, jusqu’à ce que l’Église ait déclaré Sa condamnation sur eux, comme c’est leur excuse.

Il existe de nombreux exemples qu’on pourrait donner pour montrer qu’un croyant qui reçoit, défend ou même soutient des hérétiques n’est pas hérétique lui-même :

  1. Est-ce qu’un croyant peut recevoir un hérétique dans sa maison dans le but de le convertir ? Bien sûr, il peut !
  2. Est-ce qu’un croyant de bonne foi et par charité peut avoir de la compassion pour un hérétique qui n’a pas les moyens de se soutenir lui-même ou sa famille financièrement ? Absolument ! (Le croyant doit bien entendu, s’il est au courant de l’hérésie de cette personne, souhaiter utiliser cette charité ou ce soutien comme une carotte ou un incitatif pour amener à nouveau l’hérétique, le schismatique ou l’apostat dans l’Église)
  3. Et un croyant peut-il être dans l’hérésie matérielle (un hérétique matériel n’est pas considéré comme un hérétique, mais plutôt comme un ignorant de bonne foi d’un dogme, qui, s’il en avait la connaissance, changerait de suite sa position pour y conformer sa foi) sur la doctrine de l’Église et sans le savoir, défendre la position hérétique d’un hérétique ? Absolument !

Comme nous le voyons, ces mesures prises par les croyants n’étaient ni hérétiques, ni schismatiques mais bienfaisance (si elle est faite de bonne foi). Un croyant peut donc faire le bien envers les autres sans comprendre qu’il pourrait réellement faire du mal ou donner plus de scandale. C’est pourquoi, selon le dit Concile, ils (ceux qui soutiennent) sont à éviter qu’après avoir été signalé par l’Église, et que leurs véritables intentions ont été révélées. Car, tout comme une personne peut faire ces choses sans le savoir et de bonne foi, il se peut aussi qu’une personne fasse ces choses par compassion – non seulement pour l’hérétique – mais aussi pour l’hérésie tenue par lui. Une personne qui a donc compassion d’une hérésie tenue par un hérétique – plutôt que de la compassion pour la personne hérétique – est lui aussi un hérétique parce qu’il est d’accord avec sa position hérétique et le soutient. Et si un croyant prend conscience qu’un partisan d’un hérétique était d’accord avec son hérésie ou le soutenait, alors il doit l’éviter comme hérétique car alors il n’y a pas besoin d’attendre la déclaration de l’Église de révéler l’intention intérieure des «partisans». C’est la raison pour laquelle l’Église ne déclare pas automatiquement ces gens qui « reçoivent, défendent ou appuient les hérétiques » – comme des hérétiques – qui doivent absolument être évités « jusqu’à ce qu’ils aient été mis en évidence par l’Église ».

Quasiment tous les prêtres « traditionalistes » tiennent des hérésies comme le baptême de désir/sang, salut de l’ignorant invincible, planification naturelle des naissances ou contrôle naturel des naissances, luxure dans le mariage, âme de l’Église séparée du corps, pardon des péchés sans contrition, hérésies sur l’infaillibilité papale et du Magistère de l’Église, participation à des sectes hérétiques, un hérétique manifeste est pape, etc. Ils doivent de fait être considérés suspects d’hérésie.

Vous devez défendre la vraie foi, il s’agit d’un commandement, et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église/autorité doctrinale de la foi et de la morale ; Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino» ; Concile de Florence, 14ème session ; Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ; Pape Pie IX, Graves AC diuturnae, # 1-4 s. ; Pape Léon XIII, Satis Cognitum n° 9-10 ; Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi n°22 ; etc.), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur.

Epieikeia ou epikeia – équité est le nom du principe canonique selon lequel de simples lois de l’Église, des lois ecclésiastiques ou des lois disciplinaires, peuvent cesser d’être tenues pour des cas particuliers qui n’ont pas été envisagés par le législateur. Ce principe ne s’applique pas aux enseignements dogmatiques de la foi ou de la morale, mais aux lois instituées par l’Église pour la gouvernance de ses membres. C’est pourquoi nous sommes aujourd’hui encore obligés de faire ces jugements sur les prêtres coupables, par notre propre jugement et par notre propre autorité, car il n’y a pas de hiérarchie de l’Église valide. Ainsi, lorsque nous voyons quelqu’un tenir une croyance hérétique, nous devons par notre propre jugement et la raison, le juger d’être hérétique, et l’éviter comme tel. Encore une fois, si nous avons les connaissances et les raisons de savoir ou de repérer l’hérésie, alors nous utiliserons cette connaissance, car agir autrement serait un péché contre la foi.

Nous ne péchons pas en supposant que quelqu’un soit un hérétique (même si la preuve absolue est absente) s’il révèle cette possibilité être vraie par ses œuvres extérieures. Car, lorsque nous faisons une hypothèse, nous ne jugeons pas quelque chose d’une manière concluante. Ce mode de pensée ne doit pas être appliqué à d’autres événements qui peuvent survenir à l’homme à travers la vie (ou même avec une hérésie matérielle en ce qui concerne les fidèles catholiques qui peut-être errent sur certains points délicats de la foi). Nous ne sommes pas obligés d’assumer ou de juger de ces choses sans preuve irréfutable claire, puisque la plupart des événements de la vie ne sont ni hérétiques, ni péché. Mais les signes notoires ou externes de l’hérésie ou du schisme sur des points plus graves, d’autre part, sont mortellement pécheurs et séparent une âme de Dieu. L’hérésie tue les âmes !

Cependant, juger comme hérétique définitif quelqu’un qui croit dans le baptême de désir (par exemple) – serait aller trop loin et le juger à tort, si vous commencez par ommetre de lui demander ce qu’il pensait ou savait. Car il se pourrait très bien qu’il soit un hérétique matériel (si sa version du baptême de désir ne concerne que les personnes ou les catéchumènes qui croient déjà en Jésus-Christ) et non comme des hérétiques croient qu’il s’applique à tout le monde, y compris les païens et les gens qui rejettent le Christ. Une personne devient un hérétique ou schismatique en refusant obstinément d’accepter un dogme qu’il sait être enseigné par l’Église. Ainsi, si il lui a été présentées des preuves fausses ou non infaillibles contre le baptême de désir, et si il est encore incertain, il est possible qu’il soit un «hérétique» matériel (tant qu’il ne nie pas la nécessité de la foi en Jésus-Christ pour le salut). Il peut ne pas avoir pleinement compris ce que l’Église enseigne sur ce sujet, et s’il est incertain et n’est pas obstiné, il peut encore être un hérétique matériel.

Un prêtre, cependant, qui rejette le Christ, par la foi dans le salut universel pour tout le monde, y compris les païens et les gens qui détestent ou même rejettent Christ comme les juifs ou les musulmans – un tel cas serait bien sûr une évidence – car il est de la loi divine que chaque chrétien doit tenir la croyance en Jésus-Christ comme essentielle pour le salut. La même chose vaut pour la doctrine sur la Trinité et l’Incarnation. Le nombre de ces soi-disant prêtres de Satan, qui tiennent la croyance en Jésus-Christ et de son Église comme vide de sens, sont presque innombrables de nos jours. Tous ces soi-disant prêtres doivent bien sûr être totalement évités et condamnés, même si, peut-être, votre très bon «ami» vous dit le contraire. Car vous savez très bien dans votre cœur que cela est vrai.

Aujourd’hui, tout catholique doit demander quelle est la foi du prêtre et en quoi il croit pour savoir s’il tient des hérésies et lui montrer la vraie foi catholique (et s’il reste obstiné, c’est un hérétique à éviter). Un catholique ne peut pas garder un silence coupable sans faire défection de sa foi et sans pécher mortellement.

A cause de la situation actuelle d’apostasie générale, la négligence coupable ou la mauvaise volonté pour connaître l’hérésie supposée, et donc connaître la vraie foi, rend suspect d’hérésie (non-déclaré), ce qui oblige de le questionner sur sa foi (et s’il n’est pas obstiné contre l’enseignement du Magistère, il n’est pas un hérétique à éviter).

Si les gens ne s’instruisent pas de la vraie foi catholique au milieu de la grande apostasie actuelle, ils commenceront d’abord par suivre les hérésies sans savoir que ce sont des hérésies, ensuite ils s’imprègneront des idées hérétiques et puis ils adhèreront aux hérésies sans savoir que ce sont des hérésies, et alors qu’ils seront assez imprégnés des idées hérétiques, ils n’accepteront plus les vérités de la foi catholique, et seront devenus de fait hérétiques.

Si ceux qui sont simplement déclarés comme suspects d’hérésie (et qui sont encore des croyants membres de l’Église) doivent être évités par tout le monde (loi ecclésiastique ou disciplinaire), combien plus doivent être évités tous les hérétiques connus, même non-déclarés, en raison de leur excommunication automatique par loi divine (hors de l’Église).

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé

En plus des faits incontestables qui démontrent que les antipapes de Vatican II sont certainement hérétiques formels, et que la plupart, sinon tous les prêtres et les évêques «traditionalistes» sont des hérétiques, la présomption de la loi est aussi contre eux :

Code de droit canonique 1917, canon 2200, 2 : « Quand une violation externe de la loi a été commise, la méchanceté est présumée au fort externe jusqu’à preuve du contraire ».

Commentaire sur ce canon, P. Eric F. Mackenzie, AM, STL, JCL : « La commission même de tout acte qui signifie l’hérésie, par exemple, la déclaration de quelque doctrine contraire ou contradictoire à un dogme révélé et défini, donne un motif suffisant pour la présomption juridique de la dépravation hérétique … Les circonstances excusantes doivent être prouvées au for externe, et la charge de la preuve incombe à la personne dont l’action a donné lieu à l’imputation de l’hérésie. En l’absence d’une telle preuve, toutes les excuses sont présumées ne pas exister ».

G. McDevitt, le délit d’hérésie, 48, CU, Droit Canon, études 77 Washington, 1932 : « Si le délinquant faisant cette demande est un clerc, son plaidoyer pour l’atténuation doit être rejetée, soit comme fausse, ou bien comme indiquant l’ignorance dont elle est affectée, ou au moins grossière… Sa formation ecclésiastique au séminaire, avec sa théologie morale et dogmatique, son histoire ecclésiastique, sans parler de son droit canon, tout assure que l’attitude de l’Eglise envers l’hérésie lui a été conférée ».

Non seulement les antipapes de Vatican 2 ont fait des centaines de déclarations contraires au dogme révélé et défini, mais ils ont aussi explicitement déclaré eux-mêmes être en communion – dans la même Église – avec les schismatiques et hérétiques. Dans une moindre mesure, la quasi-totalité des prêtres et des évêques «traditionnels» les plus connus tiennent aussi des hérésies similaires de salut pour les païens par un soi-disant baptême de désir ou de sang, etc, ainsi que l’hérésie selon laquelle on peut légalement communier avec des non catholiques ou hérétiques, et cela bien sûr est un péché mortel d’être en communion religieuse avec eux ou de recevoir les sacrements d’eux depuis qu’ils sont hérétiques et hors de l’Eglise et de sa communion. Les antipapes ont, en outre, confirmé ces déclarations par des actes qui manifestent encore leur adhésion à l’hérésie, comme la communicatio in sacris (communication dans les choses sacrées) avec des non-catholiques, des hérétiques et divers autres membres de fausses religions. Ce n’est pas, par conséquent, à la loi ou l’esprit de l’Église d’exonérer quelqu’un crachant publiquement l’hérésie, mais plutôt de le présumer coupable.

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Saint Robert Bellarmin explique pourquoi cela doit être ainsi.

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… Car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures, ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Une illustration simple démontre également pourquoi cela doit être ainsi.

Supposons que vous ayez quelques moutons et que vous avez nommé un berger pour veiller sur eux. Supposons qu’un jour, le berger soit devenu un loup et a commence à manger les moutons et à les mettre en pièces. Souhaitez-vous, pour le bien-être de ces moutons, garder le loup à la tête des brebis ? Souhaitez-vous que les autres moutons pas encore mangés soient eux-mêmes soumis au loup, et se mettent ainsi en danger prochain d’être mangés ? Bien sûr, vous ne le voudriez pas, pas plus que Dieu.

Dieu ne pourrait jamais permettre à celui qui promulgue l’hérésie manifeste au fort externe de garder l’autorité dans l’Église ou être en mesure d’exiger la soumission des catholiques, indépendamment de ce que sont ses intentions. Rappelez-vous, l’hérésie tue les âmes. Supposons que le loup dans notre histoire ait simplement faim, ou ait eu une mauvaise journée. Est-ce que cela change le fait que les moutons sont éliminés ? Non.

En outre, ce loup qui tente de tromper les gens se déclare ouvertement lui-même être un non-catholique ou un ennemi de l’Église.

Matthieu 7, 15 : «Méfiez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans sont des loups ravisseurs».

Il n’y a pas de moyen plus efficace pour aider un faux prophète que d’insister, en dépit de sa profession publique d’hérésie, pour qu’il conserve son autorité dans l’Église. Le Pape saint Célestin confirme avec autorité le principe selon lequel nous ne pouvons pas considérer un hérétique public comme une personne ayant autorité s’agissant de l’affaire de l’hérétique Nestorius. Nestorius, patriarche de Constantinople, a commencé à prêcher l’hérésie selon laquelle Marie n’était pas la Mère de Dieu. Les fidèles ont réagi en rompant la communion avec lui, après avoir réalisé que depuis que Nestorius prêchait l’hérésie de notoriété publique, il ne pouvait pas avoir l’autorité dans l’Église catholique. La citation suivante du pape saint Célestin se trouve dans De Romano Pontifice, l’œuvre de saint Robert Bellarmin.

Pape saint Célestin : « L’autorité de Notre Siège apostolique a déterminé que l’évêque, le prêtre ou le simple chrétien qui ont été déposés ou excommunié par Nestorius ou ses partisans, après que ce dernier ait commencé à prêcher l’hérésie ne doivent pas être considérés déposés ou excommuniés. Car lui, qui avait abandonné la foi par ces prédications, ne peut déposer ou excommunier qui que ce soit ».

Le Pape Pie IX confirme ce principe en enseignant que l’on est considéré comme un hérétique ou schismatique même si l’on n’a pas encore été déclaré comme tels par le Saint-Siège.

Pape Pie IX, Quartus Supra (n ° 12), 6 janvier 1873 : «Depuis que la faction de l’Arménie est comme cela, ils sont schismatiques, même s’ils n’avaient pas encore été condamnés en tant que tel par l’autorité apostolique».

C’est pourquoi les saints, les théologiens, les docteurs, les canonistes et les papes qui parlent de la question d’un « pape hérétique » évitent les termes d’hérésie «matérielle» et «formelle», car ce sont des termes qui impliquent un jugement du for interne. Au contraire, ils utilisent les mots publics, manifestes, notoires, etc – des conditions correspondant au for externe.

FX Wernz, P. Vidal, 1943 : « Par l’hérésie notoire et ouvertement révélée, le Pontife Romain est réputé être tombé dans l’hérésie, par le fait même il est privé du pouvoir de juridiction avant même tout jugement déclaratoire de l’Eglise … »

Code de droit canonique 1917, canon 192 : «Une personne peut être involontairement privé ou retirée d’une fonction, soit par effet de la loi ou d’un acte du supérieur légitime».

Code de droit canonique 1917, canon 188, 4 : «Il y a certaines causes qui rendent l’effet tacite (en silence) de la démission d’une fonction, la démission qui est acceptée à l’avance par l’effet de la loi, et est donc efficace, sans aucune déclaration. Ces causes sont … (4) s’il a publiquement abandonné la foi.

Qu’est-ce qu’une défection publique de la foi ?

Code de droit canonique 1917, canon 2197, 1 : « Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir … »

Ainsi, il est montré en détail pourquoi il est absolument faux d’affirmer que les prêtres hérétiques «traditionalistes» et les évêques ou les antipapes de Vatican 2 ne sont que des «hérétiques matériels». Ils ne peuvent pas être des hérétiques matériels parce que :

1) ils connaissent très bien les dogmes qu’ils nient car ils ont même été réprimandés pour leurs hérésies – hérésies auxquelles ils adhèrent encore et encore, défendent et maintiennent dans leurs enseignements publics et littérature ;

2) ils sont tenus de connaître la foi catholique comme «évêques», en particulier les dogmes qu’ils nient ;

3) les hérétiques «traditionalistes», la secte Vatican 2 et les antipapes en particulier, contredisent les mystères essentiels de la foi que l’on doit tenir pour être un catholique.

Les hérétiques sont par définition de mauvaise foi

Un hérétique, par définition infaillible, est de mauvaise foi et fait tomber sur sa tête le châtiment éternel.

Pape saint Célestin Ier, Concile d’Éphèse, 431 ex cathedra : «… tous les hérétiques corrompent les vraies expressions de l’Esprit Saint avec leurs propres esprits maléfiques et ils attirent sur leurs têtes une flamme inextinguible».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441, ex cathedra : «La sainte Église romaine croit fermement, professe et prêche que tous ceux qui sont en dehors de l’Église catholique, et non seulement les païens, mais aussi juifs ou hérétiques et schismatiques, ne peuvent pas participer à la vie éternelle et iront dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et ses anges, sauf s’ils sont unis à l’Église avant la fin de leur vie … «

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter studio (n° 2), le 27 mai 1832 : « Enfin certains de ces gens égarés tentent de se persuader, et d’autres, que les hommes ne sont pas sauvés uniquement dans la religion catholique, mais que même les hérétiques peuvent atteindre la vie éternelle« .

Une personne en bonne foi qui erre innocemment sur un dogme (lâchement et improprement appelé un hérétique matériel dans les discussions théologiques) n’est pas un hérétique, mais un catholique qui erre en toute bonne foi. Ainsi, la déclaration dans le Code de 1917 sur les hérétiques et les schismatiques de bonne foi est certainement théologiquement erronée et cela prouve qu’il n’était pas protégé par l’infaillibilité.

Objection : « Un hérétique peut être de bonne foi sur certaines questions théologiques. Un hérétique peut aussi être de bonne foi, à certains égards, car, sinon comment pourrait-il faire le tour de ses erreurs et d’hérétique devenir un catholique ! »

Réponse à l’objection : Non, un hérétique ne peut pas être de bonne foi, tant qu’il reste un hérétique, et tant qu’il rejette obstinément la grâce de Dieu, la conversion à la vraie foi catholique. Au moment où un hérétique cesse d’être hérétique, il est de bonne foi. Il est important de comprendre (car sinon cela pourrait causer de la confusion) qu’un hérétique ou schismatique est une personne baptisée au-dessus de l’âge de raison qui a des connaissances et affirme une croyance en la Trinité et l’Incarnation (les mystères essentiels), mais qui rejette le plein enseignement du Christ et de son Église. Un hérétique n’est donc pas un hérétique matériel (un terme utilisé pour décrire un égaré catholique de bonne foi), un hérétique est par définition une personne qui refuse sciemment et obstinément des parties de la vraie foi. Une personne ne peut rejeter que ce qu’elle a lu, ou entendu parler, et compris (sauf si nous parlons de la Trinité et de l’Incarnation et de la loi naturelle, qui sont tous tenus d’être connus explicitement, sans exception, pour être sauvé) Ainsi, un hérétique est par définition, toujours de mauvaise foi et continuera à l’être aussi longtemps qu’il reste dans son hérésie. C’est vrai qu’un hérétique peut désirer la vraie foi, mais cela ne signifie pas qu’il tient la vraie foi (jusqu’à ce qu’il se soit effectivement converti).

Ceci est encore prouvé par un exemple. Car si vous disiez à un meurtrier et violeur obstiné : «Vous devriez cesser d’assassiner les gens et de violer (rappelez-vous que l’hérésie est meurtrière pour les âmes) !  » Et que l’assassin répondait : « Je considère cela puisque je vois que c’est à tort, je désire changer. Pourtant, je vais continuer à assassiner et à violer un peu plus (il continuera à répandre les hérésies un peu plus)… ». Serait-on être assez fou pour dire qu’il est de bonne foi, même s’il désire cesser de faire le mal ? Bien sûr que non. De même, les hérétiques sont comme des assassins, car ils tuent éternellement leurs propres âmes et celles d’autres personnes. En fait, ils sont pires que des assassins et des violeurs. Et tant qu’ils sont obstinés dans leur hérésie, ils sont de mauvaise foi et continuent d’assassiner les âmes.

Les hérétiques ne sont également pas en mesure d’être de bonne foi sur certaines parties de la foi, car la foi doit être prise dans son ensemble, ou rejetée comme un tout, comme le pape Léon XIII l’enseigne :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : « … peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier en un acte de balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et en rejeter d’autres … Mais le dissident, même dans une partie de vérité divinement révélée rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

L’Encyclopédie catholique contient les points suivants au sujet de l’hérésie :

L’Encyclopédie catholique, Vol. 7, «hérésie», la gravité du péché (1910) : « L’hérésie est un péché à cause de sa nature, elle est destructrice de la vertu de la foi chrétienne. Sa méchanceté se mesure donc par l’excellence du bon don dont elle prive l’âme. Or la foi est le bien le plus précieux de l’homme, la racine de sa vie surnaturelle, gage de son salut éternel. La privation de la foi est donc le plus grand mal, et le rejet délibéré de la foi est le plus grand péché. St Thomas (II-II, Q. X, R. 3) arrive à la même conclusion ainsi : «Tout péché est une aversion de Dieu, donc plus un péché est grand et plus il sépare l’homme de Dieu, mais l’infidélité plus que tout autre péché, car l’infidèle (incroyant) est sans vraie connaissance de Dieu : sa fausse connaissance ne lui apporte pas d’aide, pour ce qu’il opine ne pas être Dieu : manifestement, le péché d’incrédulité (infidelitas) est le plus grand péché dans l’ensemble de la perversité». Et il ajoute : «Bien que les païens se trompent sur plus de choses que les Juifs, et bien que les Juifs soient plus éloignés de la vraie foi que les hérétiques, l’incrédulité des Juifs est un péché plus grave que celle des Gentils, parce qu’ils corrompent l’Evangile lui-même après avoir été adoptés et professé la même …. C’est un péché plus grave de ne pas effectuer ce que l’on a promis que de ne pas effectuer ce que l’on n’a pas promis». Il ne peut pas être invoqué d’atténuation de la culpabilité de l’hérésie parce que les hérétiques ne nient pas la foi qui leur semble nécessaire au salut, mais seulement ces articles qu’ils estiment ne pas appartenir au dépôt initial. En réponse, il suffit de remarquer que deux des vérités les plus évidentes du depositum fidei [dépôt de la foi] sont l’unité de l’Eglise et l’institution d’une autorité de l’enseignement [les Papes] pour maintenir cette unité. Cette unité existe dans l’Église catholique, et est préservée par la fonction de son corps enseignant : ce sont deux faits que n’importe qui peut vérifier par lui-même. Dans la constitution de l’Eglise il n’y a pas de place au jugement privé triant l’essentiel du non-essentiel : une telle sélection perturbe l’unité, et remet en question l’autorité divine de l’Eglise, elle frappe à la source même de la foi. La culpabilité de l’hérésie ne se mesure pas tant par son objet que par son principe formel, qui est le même dans toutes les hérésies : la révolte contre une autorité divinement constituée ».

La loi divine donne à tous de juger et de condamner ceux qui sont séparés du sein et de l’unité de l’Église catholique

Il s’agit d’un commandement et non de quelque chose que les gens peuvent choisir de faire. Vous devez défendre la vraie foi, chaque fois que le comportement, le silence ou l’omission impliquerait que vous niez la foi ou que vous êtes d’accord avec l’hérésie. Tous doivent faire usage de la règle de la foi (Magistère de l’Église / autorité doctrinale de la foi et de la morale), pour reconnaître la vérité catholique, pour ne pas se laisser tromper par les hérétiques ni les laisser répandre leurs mensonges meurtriers des âmes. Tout le monde est autorisé à décider quand quelqu’un est tombé dans l’hérésie ou non. Sans cette vérité, les gens sont obligés de professer la communion avec tout le monde : les protestants, les musulmans, les adorateurs du diable et ainsi de suite. Si vous prétendez que vous pouvez juger un adorateur du diable d’être en dehors de l’Église, alors vous pouvez aussi juger quelqu’un qui prétend être un catholique, mais qui tient une ou plusieurs hérésies. C’est le bon sens, à moins d’être un menteur, comme le montre l’enseignement de l’Église suivants.

Pape Pie IV, Concile de Trente, Sess. 23, chap. 4 ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : «Il [le Concile de Trente] a toutefois décidé de condamner le contraire dans les canons précis et appropriés de la manière suivante, afin que tous [clers et laïcs], faisant usage de la règle de la foi, avec l’aide du Christ, puissent être capables de reconnaître plus facilement la vérité catholique au milieu des ténèbres de tant d’erreurs« .

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Concile de Florence, 14ème session, 7 Août 1445, ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : « Je rejette, anathématise et condamne ce qu’Elle [l’Église] rejette, anathématise et condamne ; A l’avenir je rejetterai toujours, anathématiserai et condamnerai toutes les autres […] hérésies élevant la tête contre cette Église sainte, catholique et apostolique« .

Pape Pie IX, Graves Ac diuturnae (# 1-4 s.), 23 mars 1875 [Magistère] : « Nous avons arrêté et déclaré dans notre lettre du 21 Novembre 1873 que ces malheureux hommes qui appartiennent, adhérent et soutiennent cette secte doivent être considérés comme schismatiques et séparés de la communion avec l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 [Magistère] : «L’Église a toujours considéré comme des rebelles et expulsé des rangs de ses enfants tous ceux qui avaient de fortes croyances sur n’importe quel point de la doctrine différente de la sienne. … Saint Augustin note que «d’autres hérésies peuvent surgir, et si à une seule, quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique» (S. Augustin, De Hæresibus, n. 88)».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] :  » La pratique de l’Eglise a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde à partir de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9),  29 juin 1896 [Magistère] : «… peut-il être légitime pour quiconque de rejeter l’une de ces vérités sans par le fait même tomber dans l’hérésie ? – Sans se séparer de l’Église ? – Sans renier par un balayage l’ensemble de la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien ne peut être plus absurde que d’accepter certaines choses et de rejeter les autres … Mais le dissident, même sur un point de vérité divinement révélée, rejette absolument toute foi, puisqu’il refuse ainsi d’honorer Dieu comme la vérité suprême et le motif formel de la foi».

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi, 29 juin 1943 [Magistère] : «… celui qui refuse d’écouter l’Église doit être considéré, d’après l’ordre du Seigneur, comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Et ceux qui sont divisés pour des raisons de foi [comme les hérétiques] ou de gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin».

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, lib. IV, ch. 9, n° 15 : «tous les hommes ne sont pas tenus, ou capable de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est hérétique par ses œuvres extérieures [manifestes ou connues], ils jugent qu’il est un hérétique pur et simple, et le condamnent comme hérétique».

Tous les hérétiques sont automatiquement hors de l’Église selon la loi divine et perdent toute juridiction avant même d’encourir l’excommunication par la loi ecclésiastique. La réception des sacrements d’hérétiques – en connaissance de cause – encoure l’excommunication par la loi ecclésiastique, comme le montrent les enseignements suivants de l’Église.

Matthieu 18, 17 : « Et s’il n’écoute point l’Église [comme l’hérétique, schismatique, apostat] qu’il te soit comme un païen et un publicain ».

Tite 3, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition ».

2 Timothée 3, 1-2, 5 : «Or sache qu’à la fin des jours, viendront des temps périlleux. Il y aura des hommes … Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité [comme les hérétiques et schismatiques]. Évite encore ceux-là

II Jean 1, 10-11 : «Si quelqu’un vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition] , ne le recevez pas dans votre maison, ne lui dites pas même Salut [Dieu vous bénisse]. Car celui qui lui dit Salut communique à ses œuvres mauvaises [comme l’hérétique, le schismatique, ou l’apostat]».

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, qu’il soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié».

Concile de Constantinople III, ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie)«Si un ecclésiastique ou laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] … « 

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553, (décrétales 110) ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : «Même si un impie n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même (Tite 3, 10)».

Pape Innocent III, quatrième concile du Latran, const. 3 ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : «Nous excommunions et anathématisons toute hérésie se dressant contre la foi sainte, catholique et orthodoxe, … Nous condamnons tous les hérétiques, quelque nom qu’ils portent, présentant des visages différents, mais étant liés ensemble par la queue, parce que la vanité les rassemble».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8 – « Condamnation de toutes les assertions contraires à la vérité de la foi chrétienne éclairée«  ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi chrétienne éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique.

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 : Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance … »

Pape Paul V, Bref Romani Pontificis, contra Fidelitatis juramentum (Le Pontife romain, contre l’Allégeance), réitération de l’interdiction du pape Paul IV et de ses prédécesseurs, 22 sept. 1606 : «Grande est la douleur de notre esprit pour les tribulations et les calamités vous avez constamment subi pour votre adhésion à la foi de l’Église catholique ; et nous comprenons que ces tentatives sont devenus plus sévères à l’heure actuelle, notre affliction augmente excessivement. Car nous sommes informés que vous êtes forcés, sous les peines les plus graves, d’aller dans les églises des hérétiques, de fréquenter leurs réunions, et d’assister à leurs sermons. En effet, nous sommes pleinement convaincus que vous qui, avec tant de courage et de constance, avez ici à subi des misères presque infinies, afin de marcher sans tache dans la loi du Seigneur, ne consentirez jamais à être souillés par la communication avec ceux qui ont abandonné la loi divine. Néanmoins, poussé par le zèle de notre devoir pastoral, et la sollicitude paternelle avec laquelle nous travaillons tous les jours pour le salut de vos âmes, nous sommes obligés d’avertir et de vous en conjurer, qu’en aucun cas vous alliez dans les églises des hérétiques, ou entendiez leurs sermons, ou participiez à leurs rites, de peur que vous encouriez la colère de Dieu ; Car il n’est pas licite pour vous faire de telles choses, sans déshonorer Dieu, et nuire à votre propre âme».

Pape Pie VICaritas Quae (# 29-31), 13 avril 1791 : «Gardez aussi loin de vous que possible toute intrusion et schisme … Surtout, évitez et condamnez les intrus sacrilèges … Tenez-vous à l’écart de tous les intrus, appelés archevêques, évêques ou curés ; ne tenez pas la communion avec eux en particulier dans le culte divin».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 : «Jérôme disait ainsi : celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVIcommissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835  [Magistère] : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [lieux de réunion des hérétiques] est impie».

Pape Pie IXGraves Ac Diuturnae, 1875, n° 4 [Magistère] : «Vous devez leur rappeler de se méfier de ces ennemis perfides du troupeau du Christ et leurs aliments empoisonnés. Ils doivent totalement éviter leurs célébrations religieuses, leurs bâtiments et leurs présidences pestilentielles qu’ils entretiennent avec impunité pour transmettre les enseignements sacrés. Ils doivent éviter leurs écrits et tout contact avec eux. Ils ne doivent pas avoir de relations ou de réunions avec les prêtres et les apostats faisant usurpation de la foi qui osent exercer les fonctions d’un ministre ecclésiastique sans posséder une mission légitime ou une juridiction. Ils devraient les éviter comme des étrangers et des voleurs qui ne viennent que pour voler, tuer et détruire. Les enfants de l’Église devraient examiner les mesures qui s’imposent pour préserver le trésor le plus précieux de la foi, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu, ainsi que l’action calculée pour atteindre l’objectif de la foi, c’est le salut de leurs âmes, en suivant le droit chemin de la justice ».

Pape Léon XIIISatis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle requiert de droit divin [jure divino – par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend l’unité de communion ».

Pape Pie XIMortalium animos, 1er juin 1928 [Magistère] : «Donc, Vénérables Frères, il est clair que ce Siège apostolique n’a jamais permis à ses sujets de prendre part aux assemblées des non-catholiques».

Pape Pie XIIMystici Corporis Christi (n ° 22) [Magistère] : «… comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, un seul baptême, il ne peut y avoir qu’une seule foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’entendre l’Église qu’il soit considéré – comme le Seigneur le commande – comme un païen et un publicain (Matt. 18, 17). Il s’ensuit que ceux qui sont divisés dans la foi [comme les hérétiques] ou le gouvernement [comme les schismatiques] ne peuvent vivre dans ce même Corps ni par conséquent de ce même Esprit divin» .

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, liv. II, ch. 30 : «Enfin, les saints Pères enseignent à l’unanimité non seulement que les hérétiques sont hors de l’Église, mais aussi qu’ils sont ipso facto (par le fait même) privés de toute juridiction et de la dignité ecclésiastique. Saint-Cyprien (Lib. 2, Epist. 6) dit : « Nous affirmons qu’absolument aucun hérétique ou schismatique n’a aucun pouvoir ou un droit » … Saint Optat (lib. 1 cont. Parmen.) enseigne que les hérétiques et schismatiques ne peuvent pas avoir les clefs du royaume des cieux, ni lier ni délier. Saint Ambroise (Lib. 1 de poenit., C. 2), St Augustin (en Enchir., Cap 65), Saint-Jérôme (Lib. cont. Lucifer) enseignent la même chose. … St Nicholas I (Epist. annonce Michael) répète et confirme la même chose. Enfin, Saint-Thomas enseigne aussi (S. Theol., II-II, q. 39, r. 3) que les schismatiques perdent immédiatement toute juridiction, et que tout ce qu’ils essaient de faire sur la base d’une juridiction sera nulle.

« … les Pères, en affirmant que les hérétiques perdent leur compétence, ne l’ont cité d’aucune loi humaine, … est soutenu sur la base de la nature même de l’hérésie… les hérétiques avant d’être excommuniés sont déjà hors de l’Église et privés de toute juridiction. Car ils ont déjà été condamnés par leur propre sentence, comme l’enseigne l’Apôtre (Tite 3, 10-11), comme ils ont été coupés du corps de l’Église sans excommunication [officielle], comme saint Jérôme l’affirme ».

Les hérétiques doivent abjurer leurs hérésies

L’abjuration de l’hérésie est une déclaration de renoncement à l’hérésie passée et la preuve d’adhésion à la vraie foi catholique par la profession : L’abjuration fait sortir de l’hérésie, réintégrer l’unité de la foi qui est l’unité de l’Église et lève l’excommunication automatiquement parce que l’hérésie, comme l’unité de la foi et de l’Église sont de loi divine et qu’il n’y a personne, aujourd’hui, au saint-Siège pour le sanctionner par loi ecclésiastique. En ces temps actuels de la grande apostasie et d’hérésies universelles, l’Église donne la juridiction à ses ministres, c-à-d les ministres de l’Église, pas les hérétiques et schismatiques et apostats qui ne sont pas ministres de l’Église.

Le seul et unique moyen de sortir de l’état d’hérésie afin de réintégrer la Sainte Mère Église est de renoncer aux hérésies en adhérant à la vraie foi catholique. Les hérésies publiques doivent être abjurer publiquement. Si les évêques et les prêtres illicites veulent entrer dans l’Église catholique (et avoir leurs péchés pardonnés), ils doivent abjurer en renonçant à leur crime schismatique et aux hérésies auxquelles ils croient ; et si les crimes étaient publics, l’abjuration spécifique doit également être publique.

L’abjuration est : 1) un rejet et une condamnation de l’hérésie ; 2) une affirmation de l’adhésion au dogme catholique (auparavant nié par l’hérésie), et ceci doit être public pour celui qui a enseigné l’hérésie.

Concile de Constantinople I, part. VII : «Ceux qui passent de l’hérésie à l’orthodoxie [doctrine droite de la foi], nous les recevons dans l’ordre et selon la coutume que voici. … nous les recevons à la condition qu’ils remettent un document anathématisant toute hérésie qui ne pense pas comme pense la sainte Église de Dieu, catholique et apostolique ; »

Pape saint Pie X, Ad Illum Laetissimum pour le cinquantenaire du dogme de l’Immaculée Conception, 2 fév. 1904 (Magistère) : « [le prêtre approuvé] pourra, pour cette fois seulement [jubilé] et uniquement au for de la conscience, les absoudre de toute excommunication, suspense et autres sentences et censures ecclésiastiques, portées et infligées pour quelque cause que ce soit, par la loi ou par le juge, même dans les cas réservés d’une manière spéciale, qu’ils le soient à n’importe qui, fût-ce au Souverain Pontife et au Siège apostolique, ainsi que de tous les péchés ou délits réservés aux Ordinaires et à Nous-même et au Siège apostolique, non toutefois sans avoir enjoint au préalable une pénitence salutaire et tout ce que le droit prescrit qu’il soit enjoint, et s’il s’agit d’hérésie, sans l’abjuration et la rétractation des erreurs exigée par le droit».

Ézéchiel, 18, 21, 24 : «Mais si l’impie fait pénitence de tous ses péchés qu’il a commis, et qu’il garde tous mes préceptes, et qu’il accomplisse le jugement et la justice, il vivra de la vie et ne mourra point. … Mais si le juste se détourne de sa justice, et qu’il fasse l’iniquité selon toutes les abominations que l’impie a coutume de commettre, est-ce qu’il vivra ? toutes les œuvres de justice qu’il avait faites seront oubliées, et dans la prévarication par laquelle il a prévariqué, et dans le péché par lequel il a péché, il mourra».

Si un prêtre (validement ordonné par le rite traditionnel) abjure publiquement toutes ses hérésies (voir Hérésies actuelles), il peut à nouveau ipso facto (par le fait) être approché pour les sacrements. Mais aujourd’hui la fierté et l’obstination des hérétiques est telle qu’il n’y a probablement plus un prêtre catholique sur la surface de la terre.

Est-ce que Dieu nous donnera un ou des prêtres ? Y a t-il encore un prêtre humble quelque part pour abjurer ses hérésies ?

La confection de sacrements donnés aux hérétiques est un péché et un sacrilège

L’Église interdit à des ministres catholiques de confectionner les sacrements pour les hérétiques et de les donner aux hérétiques. C’est le devoir d’un ministre catholique de s’assurer – dans la mesure du possible – de ne pas donner de sacrements à des hérétiques. Si un ministre catholique a des signes externes qu’une personne tient une hérésie, il doit s’en assurer en la questionnant pour avoir confirmation de son hérésie (obstination) ou non. Sinon il pèche et commet un sacrilège. Dans l’état actuel d’avancement de la grande apostasie, où il n’y a quasiment plus de prêtres qui ne soient pas hérétiques au monde (aucun à notre connaissance), la question se pose autrement, mais si un prêtre valide abjurait ses hérésies pour revenir dans l’Église, il pourrait à nouveau confectionner les sacrements pour les catholiques et devrait être extrêmement vigilant de ne pas négliger sa responsabilité énorme en questionnant chaque personne afin de ne pas donner de sacrements à des hérétiques alors qu’il aurait pu facilement les connaître comme hérétiques (vu la situation d’hérésies généralisées).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 [Magistère] : « …  C’est pourquoi, de même que l’Église pour être une en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles requiert nécessairement l’unité de foi [l’unité de la foi est nécessairement requise pour l’unité de l’Église dans la mesure où elle est le corps des fidèles], ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] l’unité de gouvernement, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION ».

Ici, nous voyons le pape Léon XIII enseigner explicitement que «l’unité de la foi» et « L’UNITÉ DE COMMUNION, EST NÉCESSAIRE JURE DIVINO (PAR LA LOI DIVINE)» et «est nécessairement requise pour l’unité de l’Église, dans la mesure où elle est le corps des fidèles», prouvant ainsi à toute personne de bonne volonté que la communion religieuse dans les sacrements est non seulement un droit disciplinaire, mais de foi divine et catholique.

Le Magistère ordinaire de l’Église répète la même vérité de foi à travers le pape Pie XII, qu’«il n’y a qu’un seul corps» et qu’ «il ne peut donc y avoir qu’une seule foi» :

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22), 29 juin 1943 [Magistère] : « Ainsi donc, comme dans la vraie communauté chrétienne il n’y a qu’un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, et un seul baptême, il ne peut donc y avoir qu’une seule foi.

Un prêtre hérétique (non catholique coupé de l’Église) qui considèrerait hérétique un fidèle catholique qui tient la vraie foi (orthodoxe ou droite) contre l’hérésie du prêtre non-catholique (hérétique) et lui donnerait quand même les sacrements fait un acte hérétique sacrilège (et le catholique commet un péché s’il reçoit le sacrement d’un prêtre qu’il sait être hérétique ou obstiné).

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Cette dernière profession de foi solennelle du pape Innocent III dans Eius exemplo, montre combien étrangère à la foi catholique – c’est-à-dire, combien hérétique – est l’idée qu’un hérétique puisse être à l’intérieur de l’Église. Néanmoins, c’est exactement l’idée proposée par des personnes qui affirment que les hérétiques – en quelque sorte – ont le pouvoir d’administrer licitement les sacrements. Et comme c’est un dogme qu’un hérétique ne peut pas être à l’intérieur de l’Église, c’est un fait dogmatique (un fait qui, s’il n’était pas vrai rendrait un dogme faux) qu’un hérétique ne peut avoir aucune autorité dans l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 15), 29 juin 1896 [Magistère] : «il est absurde d’imaginer que celui qui est en dehors peut commander dans l’Église».

Par conséquent, il est certain qu’un hérétique ne peut pas consacrer l’Eucharistie licitement ou administrer le sacrement de la confession validement ou licitement, parce que, comme nous venons de le voir, il est absurde d’imaginer que celui qui est à l’extérieur peut commander dans l’Église.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 22), 29 juin 1943 [Magistère] : «En fait, seuls doivent être inclus en tant que membres de l’Église ceux qui ont été baptisés et professent la vraie foi, et qui n’ont pas été assez malheureux pour se séparer eux-mêmes de l’unité du corps [apostats, hérétiques, schismatiques], ou ont été exclus par l’autorité légitime pour les fautes graves commises [excommuniés]».

Bien sûr, aujourd’hui, tous les prêtres valides tiennent des hérésies et un prêtre hérétique considérant à tort comme hérétique un fidèle catholique qui tient la vraie foi fait toujours un acte hérétique sacrilège en lui donnant les sacrements, et le fidèle catholique commet un péché mortel en recevant, en conscience ou en connaissance, un sacrement d’un hérétique.

P. Kroust, Méditations sur les vérités de foi, Mercredi de quasimodo : « Ier point – 2° L’agneau pascal, dont le sang délivrait les juifs de la mort, … me présage assez clairement encore le mets céleste qui ne doit être la nourriture que des vrais fidèles… [l’Église interdit de donner les sacrements aux infidèles, apostats, hérétiques, schismatiques, excommuniés]».

Erreurs et contradictions sur les sacrements d’hérétiques avec MHFM / la-foi.fr / .vaticancatholique.com

Avec l’enseignement hérétique des Dimond sur la participation aux sacrements d’hérétiques, une autre hérésie supplémentaire s’ajoute à la liste des hérésies de la grande apostasie actuelle : La communication religieuse (communicatio in divinis/in sacris) avec les hérétiques notoires appelés faussement non-notoires ou pas assez notoires. La situation difficile devient mortelle à ceux qui font passer les sacrements avant la foi, puisque quasiment tous les prêtres valides sont hérétiques formels à absolument éviter pour la communication dans les choses saintes. Selon la loi divine, tous les hérétiques sont ipso facto hors de l’Église avant toute sentence ecclésiastique et perdent donc toute autorité, fonction, juridiction (compétence). Recevoir les sacrements d’hérétiques en connaissance est un péché mortel et un sacrilège et encoure l’excommunication.

Le site la-foi.fr reprend les mêmes arguments hérétiques réfutés que les frères Dimond, dans sa page : Débat portant sur les «sacrements de la part d’hérétiques non déclarés» – Les citations principales (.la-foi.fr/dogme/faux_tradis/sacrements.aspx)

Le site .vaticancatholique.com (traduction française du site MHFM) fait la même chose dans sa page : Où recevoir les sacrements ? (.vaticancatholique.com/ou-recevoir-les-sacrements/)

Thèse de réception de sacrements de certains hérétiques

Les frères Dimond ont remarquablement montré la grande apostasie vatican 2, la fausse sœur Lucie, les hérésies pré-vatican 2 de salut hors de l’Église, l’apostasie vatican 2, etc., et leurs pages sont super pour cela. Quand on lit les pages de mhfm ou most holy family monastery des frères Dimond) : « Où aller à la messe ou confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les sacrements » (.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/mass-confession-sacraments/) et « Les catholiques peuvent-ils aller n’importe où pour recevoir les sacrements aujourd’hui ? » (.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/can-catholics-go-anywhere-to-receive-sacraments-today/) et « Où recevoir les sacrements ? » (.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/where-to-receive-sacraments/) – on peut y voir une possibilité de recevoir les sacrements de Pénitence et d’Eucharistie (et aussi d’extrême-Onction) de certains prêtres que l’on sait être hérétiques obstinés, mais chez lesquels on pourrait quand même aller, à cause de la nécessité et de la grande apostasie actuelle où quasi tous les prêtres sont hérétiques. Mais bien que mhfm ait eu la grâce pour montrer l’apostasie, tout ce qu’ils enseignent est quand même à prendre en compte en vérifiant si c’est l’enseignement de l’Église, sur les sacrements d’hérétiques (et d’autres sujets comme Marie et le titre co-rédemptrice, images immodestes…). Les catholiques doivent se soumettre à l’enseignement de l’Église et non pas à ce que disent des hommes de l’enseignement de l’Église, autrement dit, il faut comprendre ce que comprend l’Église et non pas ce que comprennent des hommes de ce que comprend l’Église.

Au premier abord, leur thèse paraît vraiment valable et être une ouverture théologique sur ce sujet à cause de la situation particulière actuelle des plus difficiles pour recevoir les sacrements, et ce serait une bonne chose si c’était l’enseignement de l’Église. Un fait notoire est sensé être d’office connu (puisqu’il ne peut pas être caché par un artifice ni être excusé) et un fait non-notoire n’est pas sensé d’office être connu. Mais ce n’est pas parce que l’Église suppose qu’un fait notoire est automatiquement sensé être connu, qu’Elle autorise un fait (public ou non d’ailleurs) illicite quand il est connu.

Les frères Dimond disent eux-mêmes, en contradiction avec leur théorie de réception de sacrements d’hérétiques, que Les catholiques ne peuvent pas participer à un culte non-catholique.

Il est évident que cette question est cruciale dans les temps actuelle car il s’agit du salut : soit les catholiques peuvent recevoir des sacrements actuellement de certains prêtres hérétiques notoires et publics même s’ils sont connus, et pourraient ainsi avoir un salut ; et ceux qui sont opposés à cette doctrine seraient perdus ; soit ceux qui reçoivent des sacrements d’hérétiques connus (qu’ils connaissent comme étant obstinés) pèchent, et ceux qui ne le font pas peuvent être sauvés. Cette question génère des bons scrupules, et aussi des tentations, qui, curieusement, cessent entièrement dès qu’on suit l’opinion en faveur de la réception de sacrements d’hérétiques connus. Les démons laissent tranquilles (sur terre) ceux qui succombent à leurs tentations. Pour faire embrasser l’hérésie, les démons suspendent leurs tentations afin de faire croire que la mauvaise croyance est la bonne voie. Ils suspendent les tentations qu’ils ont provoqués afin de faciliter l’adhésion à l’opinion hérétique. C’est ce que décrit l’abbé Boudon, (archidiacre d’Évreux et auteur préféré de St. L-M. de Montfort) comme suit dans La Dévotion aux neuf Chœurs des Saints Anges :

Abbé H.-M. Boudon (1624-1702), La Dévotion aux neuf Chœurs des Saints Anges«J’ai connu un serviteur de Dieu, qui étant tourmenté par de fâcheuses tentations, et en même temps fort porté à embrasser une opinion hérétique, dès lors qu’il délibérait en quelque façon de prendre cette opinion, toutes ses tentations le quittaient ; ces esprits d’enfer se servant de cette ruse pour lui persuader qu’il pouvait en bonne conscience suivre ce sentiment. Souvent il arrive qu’ils usent de cette adresse pour ôter les remords de conscience de ceux qui quittent la religion catholique, faisant qu’ils ne les sentent presque plus, et les portant à la pratique de quantité d’actions fort vertueuses en apparence. Ils s’en servent encore à l’égard de certaines âmes qui, ayant peur de leur perte, à raison de quelque péché mortel où elles sont engagées, tâchent d’apaiser leur conscience par de bonnes œuvres, et de leur ôter ainsi, s’ils peuvent, la juste crainte de leur damnation». (Ier traité, VIII : La protection des saints anges contre les démons, particulièrement au sujet de leurs différentes tentations)

Cette ruse démoniaque trompe la délibération et facilite la voie de la décision pour l’opinion hérétique en faisant croire que suivre la voie la plus tranquille est la voie bonne. Cette tactique démoniaque amoindrie les bons scrupules qui empêchent de suivre l’opinion hérétique.

Sur cette question, beaucoup ou la plupart préfèrent ne pas regarder et se défendent en disant qu’ils ne sont pas des spécialistes de la doctrine, mais c’est hypocrite et c’est une négligence coupable contre la foi : le seul vrai spécialiste de la doctrine c’est le Magistère auquel tout baptisé doit être soumis (même si bien sûr on ne peut pas tout connaître, tout baptisé est tenu de se soumettre au Magistère ou loi divine ou règle de la foi et à la discipline universelle de l’Église qui en découle). S’instruire de la doctrine de la foi est obligatoire à tout baptisé en tous temps. Le double problème ici est 1° la définition d’hérétiques notoires de fait (impossibles d’être cachés au public ni excusés), et 2° les hérétiques publics connus comme étant formels (pourraient encore être cachés au public, mais pas excusables et qui doivent être évités par ceux qui les connaissent). Ils disent qu’«il s’agit de prendre les bonnes décisions» (c-à-d quand même aller chez les hérétiques publics formels et connus), ce qui est une parole d’homme et non de l’Église, mais ce n’est pas vrai parce qu’il s’agit plutôt d’obéir à la règle de la foi. L’hérétique public formel (non matériel) est suspendu ipso facto (par le fait) de son office (compétence) pour lui-même parce qu’il a dévié de la foi, et à l’égard des autres parce qu’il est public (voir plus bas : Défection publique de la foi), et on pèche quand on le sait mais non pas quand on ne le sait pas (excuse en droit). Le degré d’interdiction de l’Église n’est pas déterminé par le fait que la divulgation soit publique (pas encore présumée connue) ou notoire (présumée connue), mais c’est ce qu’on connait qui détermine qu’on soit coupable de faire ce qu’interdit l’Église. Autrement dit la loi suppose qu’on connait un fait notoire parce qu’il est si connu qu’il ne peut plus être caché, et la loi suppose qu’on ne connait pas un fait public parce qu’on peut encore ne pas le connaître ; mais ceci n’est pas valable quand on le connait. Une divulgation publique est présumée non connue et une divulgation notoire est présumée connue, mais une divulgation qu’on connait est une divulgation connue.

Psaume 2, 12 : «Attachez-vous à la doctrine pour que vous ne périssiez pas hors de la voie droite».

Éphésiens 4, 14 : «… afin que nous ne soyons plus comme de petits enfants qui flottent ni emportés çà et là à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur astuce pour induire en erreur».

Pape Léon XIII, Satis cognitum, 29 juin 1896 (Magistère) : «afin que nous ne soyons plus comme de petits enfants qui flottent, ni emportés çà et là à tout vent de doctrine, par la méchanceté des hommes, par l’astuce qui entraîne dans le piège de l’erreur» (Éph. 4, 14). Et il enseigne que cette règle doit être observée, non point pour un temps, mais «jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi».

La thèse de réception de sacrements d’hérétiques telle qu’elle est présentée par les frères Dimond dans leur page « Sacrements d’hérétiques non-déclarés » Débat – Les citations importantes (.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/sacraments-from-undeclared-heretics/#.WdSjO1u0OUn) parait orthodoxe (droite doctrine). Mais si on regarde chaque points du débat d’Eli (Voir Sacrements des hérétiques non déclarés – Analyse du débat), on peut voir que pour être valable la thèse des frères Dimond doit tordre l’enseignement de l’Église. C’est cela le problème. Mais malheureusement beaucoup préfèrent ne pas regarder et acquiescent sans vérifier si ce que leur enseignent des hommes est vrai, car il est beaucoup plus facile de ne pas regarder : ceux qui comprennent assez sur la réception de sacrements d’hérétiques et préfèrent de pas regarder l’enseignement de l’Église commettent un péché par omission contre la foi pour ignorance coupable.

Les frères Dimond disent avoir réfuté une fois pour toutes toutes les positions contre leur thèse de réception de sacrements de certains hérétiques non-déclarés (.mostholyfamilymonastery.com/on_traditional_issues_and_radical_schismatics.php). Il est vrai qu’il y a aussi par ailleurs des véritables schismatiques comme Dave Landry, Richard Ibranyi, et Frank, etc., qui sont expliqués dans leur page (.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/dave-landry/#.WdSx61u0OUl). La plupart des gens s’arrêtent aux arguments sans chercher à vérifier si c’est bien l’enseignement de l’Église et l’esprit de l’Église. Mais pour accepter un enseignement, il se doit d’être certain (et pas seulement sûr), c-à-d si c’est bien ce qu’enseigne la sainte Mère Église. Mais quand on regarde de plus près l’enseignement de l’Église, on s’aperçoit au début qu’il y a une inexactitude, puis après une autre, et ainsi de suite, puis des interprétations qui pourraient être valables au début mais qui tordent en fait l’enseignement de l’Église, et puis même des contradictions concernant le fait de pouvoir recevoir des sacrements de certains hérétiques non-déclarés en ces temps.

Voici un 1er exemple de contradiction sur les hérétiques notoires selon eux :

Peter Dimond, « Sacrements d’hérétiques non-déclarés » Débat (9:53-10:10 ; 10:55-11:14) : « Ce que nous avons dit, c’est que sans déclaration pour qu’il y ait une obligation positive absolue d’éviter un hérétique non-déclaré, il faudrait qu’il soit un hérétique imposant son hérésie sur vous, ou soit si notoire qu’il ne peut être dissimulé ou excusé de quelque manière que ce soit en droit. … S’ils ne sont pas déclarés ils ont encourus l’excommunication avec une telle notoriété qu’il ne peuvent pas être dissimulés ou excusés de quelque manière que ce soit ; en d’autres termes, il se mettent tellement en avant et sont si ouverts, ils se rendent si notoires qu’ils sont l’équivalent d’un notoire déclaré ».

Peter Dimond, « Débat – Sacrements d’Hérétiques non-déclarés » – Les citations importantes : « Les «hérétiques» et «lieux de réunions d’hérétiques» clairement non-catholiques qui doivent être évités ABSOLUMENT, sont les suivants : 1) ceux qui ont été déclarés ou 2) CEUX QUI QUI REJETTENT NOTOIREMENT L’ÉGLISE CATHOLIQUE [OU LA FOI] SANS « DISSIMULATION » – NOTOIRES EN DROIT OU NOTOIRES EN FAIT ».

Peter et Michael Dimond, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : «Mais pour les autres prêtres «traditionalistes» [hérétiques], vous pouvez aller à eux pour la confession et la communion s’ils sont validement ordonnés et ne sont PAS NOTOIRES ou imposent leurs fausses positions et si on ne les soutient pas ».

Dans les trois déclarations ci-dessus, selon eux, on ne peut absolument pas recevoir les sacrements des prêtres hérétiques notoires, mais on peut recevoir les sacrements des prêtres hérétiques tant qu’ils ne sont pas notoires.

MHFM, Où aller à la messe ou se confesser aujourd’hui ? Options traditionnelles aux sacrements : « Le problème, c’est que même presque tous les « prêtres traditionalistes » qui offrent les formes (correctes) de la messe traditionnelle tiennent aussi des positions hérétiques. Presque tous les prêtres qui offrent des formes traditionnelles de la messe soit … soutiennent que certaines personnes peuvent être sauvées en dehors de la foi catholique (par « le baptême de désir » / « l’ignorance invincible »). Ceci s’applique malheureusement à presque chaque « prêtre traditionaliste » aujourd’hui …. , MAIS PEUT-ON S’ADRESSER A UN TEL PRÊTRE POUR LA COMMUNION, POURVU QUE LE PRÊTRE SOIT VALIDEMENT ORDONNÉ DANS LE RITE TRADITIONNEL D’ORDINATION ET SI ON NE LE SOUTIENT PAS ? OUI, ON PEUT ALLER CERTAINS DE CES PRÊTRES « TRADITIONALISTES » S’ILS REMPLISSENT CERTAINES CONDITIONS ».

Michael Dimond, Les catholiques peuvent-ils aller n’importe où pour recevoir les sacrements aujourd’hui : « Alors que nous dirions que le prêtre notoirement hérétique ne peut pas être abordé à la Sainte Communionnous croyons que les prêtres qui sont notoirement hérétiques parce qu’ils aiment l’œcuménisme et prient avec et respectent les autres religions peuvent être approchés dans la confession, si vous ne trouvez pas de meilleures options pour la confession à une distance raisonnable. Si c’est un prêtre notoirement hérétique qui ne pense pas que vous êtes catholique à cause de ce que vous croyez, nous dirions que vous pouvez aller à lui pour la confession en danger de mort ».

Dans les deux déclarations ci-dessus, selon eux, on peut en contradiction avec leurs déclarations précédentes aller aussi à un prêtre hérétique notoire (et même s’il a admis ou fait connaître son hérésie de nier la nécessité de croire en Jésus-Christ pour le salut tant qu’on ne le soutient pas).

Dans le débat « Sacrements d’hérétiques non-déclarés » (10:55-11:14) cité ci-dessus, les frères Dimond disent que l’hérétique notoire de fait est l’équivalent de notoire déclaré, et donc, selon eux, il est positivement (absolument) interdit par l’Église, mais d’un autre côté ils disent qu’un catholique peut aller à un hérétique notoire de fait pour la confession sacramentelle, autrement dit, selon eux, l’hérétique notoire a quand même juridiction, ce qui est contraire au dogme (Voir plus bas : Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas) et à la loi divine de l’unité de la foi pour l’unité du corps. De la même manière, selon eux, on ne peut pas recevoir la communion d’un prêtre hérétique notoire quand il enseigne de la chaire mais on le peut (du même prêtre hérétique) quand il n’enseigne pas de la chaire (Voir : Messe d’hérétique sans sermon ?). Cela est contraire au dogme et au canon 188 (enraciné dans le Magistère) du code de droit canonique 1917 suspendant automatiquement (par le fait) l’office, la fonction, l’autorité et la juridiction d’un clerc pour défection publique de la foi (adhésion publique à l’hérésie).

Pape Grégoire XI, Erreurs de John Wyclif condamnées dans Super periculosis, 22 mai 1377 n°16 : « Ceci doit être cru de façon catholique : n’importe quel prêtre qui a été régulièrement ordonné a le pouvoir de conférer n’importe quel sacrement de façon suffisante, et par conséquent d’absoudre n’importe quel homme contrit de n’importe quel péché». – condamné

Pape Martin V, Inter cunctas, 22 fév. 1418, ex cathedra : « 21. De même s’il croit que le prêtre, dans le cas où il a la juridiction, peut absoudre de ses péchés un pécheur qui les confesse et qui a la contrition, et qu’il peut lui imposer une pénitence ».

Pape Martin V, Inter cunctas, 22 fév. 1418, ex cathedra : « 20. De même s’il croit qu’un chrétien, est tenu, pour être nécessairement sauvé, en plus de la contrition de son cœur, quand il peut trouver un prêtre qualifié [c’-à-d avec juridiction, ce que n’a pas par loi divine un hérétique], de se confesser au prêtre seulement et non à un laïc ou à des laïcs, si bons et si pieux qu’ils soient ».

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas, ex cathedra (Magistère solennel) : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets [Les catholiques ne sont pas des sujets des hérétiques], on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée [la compétence doit être considérée comme sans effet, comme un prêtre hérétique sur un catholique]. … Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieu qu’il n’y a plus aucune réservation à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres [catholiques, pas les hérétiques hors de l’Église] peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservés, s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

Concile de Trente, session 23 ex cathedra : «Si quelqu’un dit … que ceux qui n’ont pas été à juste titre ordonnés par le pouvoir ecclésiastique et canonique et n’ont pas été envoyé [de l’Église], mais viennent d’une autre source [comme une source hérétique ou schismatique], sont des ministres légitimes de la parole et des sacrements : qu’il soit anathème». (Denz. Ench. Symb. 967).

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «Telle a toujours été la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare [comme les hérétiques] le moins du monde de la doctrine enseignée par le Magistère authentique».

L’hérétique est condamné automatiquement selon la loi divine en se coupant de l’unité de la foi divine et catholique, comme cela est défini ci-dessous et l’excommunication réelle est sans aucune autre déclaration (loi ecclésiastique) de l’Église et sans examen personnel préalable : C’est la règle de la foi divine et catholique donnée par l’Église à tous les fidèles qui sont donc tenus par loi divine de lui obéir. Donc quand vous savez que votre prêtre est hérétique ou qu’après lui avoir fourni le dogme il reste obstiné, vous devez le considérer excommunié et l’éviter.

Pape Pie VI, Auctorem fidei, 47ème proposition condamnée, 28 août 1794 ex cathedra : « De même, la proposition qui enseigne qu’il est nécessaire, selon les lois naturelles et divines, soit pour l’excommunication ou pour la suspension, qu’un examen personnel doit précéder, et que, par conséquent, les peines appelées «ipso facto» [par le fait ou automatiquement] n’ont aucune autre force que celle d’une menace sérieuse sans effet réel » – Condamnée comme fausse, téméraire, pernicieuse, nuisible à la puissance de l’Église, erronée ».

Voici un 2ème exemple de contradiction :

Peter  Dimond,  Canon  1325. 2  et  la  pérennité,  Commentaire (échanges avec Richard  Ibranyi, un  ancien  de  MHFM,  fondateur  de  sa  propre  secte  hérétique  et  schismatique  MLR  (Mary’s Little Remnant : Le  petit  reste  de  Mary),  2001  :  Le  Code  dit  :  « n’importe  qui,  conservant  le  nom  de  Chrétien,  [qui]  nie  obstinément  ou  doute  de  quelque  chose  à  croire  de  la  vérité  de  la  foi  divine  et  catholique,  [un  tel  est]  un  hérétique  … »  (1325. 2).  Donc,  POUR  ÊTRE  HÉRÉTIQUE,  IL  FAUT  NIER  AVEC  OBSTINATION  UNE  «VÉRITÉ  DE  LA  FOI  DIVINE  ET  CATHOLIQUE»

Peter  Dimond, « Prier  en  communion  avec  des  hérétiques  notoires  et  /  ou  schismatiques  est  une  question  de  foi  ?»,  Commentaire  (échanges avec Richard  Ibranyi, un  ancien  de  MHFM,  fondateur  de  sa  propre  secte  hérétique  et  schismatique  MLR  (Mary’s Little Remnant : Le  petit  reste  de  Mary),  2001 :  «  Donc,  POUR  ÊTRE  HÉRÉTIQUE,  IL  FAUT  NIER  AVEC  OBSTINATION  UNE  «VÉRITÉ  DE  LA  FOI  DIVINE  ET  CATHOLIQUE»

Commentaire de Peter Dimond, Abjuration spécifique et crimes manifestes et notoires (échanges avec Richard  Ibranyi  (RJMI),  un  ancien  de  MHFM,  fondateur  de  sa  propre  secte  hérétique  et  schismatique  MLR  (Mary’s Little Remnant : Le  petit  reste  de  Mary) : « Nous n’avons pas besoin de savoir TOUS CE QUE QUE TOUS LES PAPES ONT DÉFINI, MAIS NOUS DEVONS TOUS LES ACCEPTER, c’est-à-dire, SI NOUS DÉCOUVRONS QUE CE QUE NOUS CROYONS LEUR EST CONTRAIRE, NOUS DEVONS CHANGER IMMÉDIATEMENT DE POSITION OU DEVENIR HÉRÉTIQUES ». 

Dans les trois déclarations ci-dessus, Peter Dimond dit à raison qu’un baptisé (ou un prêtre) devient hérétique pour nier une vérité de foi divine et catholique et aussi pour ne pas changer immédiatement de position qu’il découvre contraire aux définitions des papes. Alors qu’en est-il du prêtre où ils continuent obstinément d’aller à la messe malgré qu’ils lui ont fait connaître la vérité sur vatican 2 mais que le prêtre reste obstinément dans sa position hérétique en communion avec vatican 2 (messe una cum) (sans compter d’autres hérésies comme le baptême de désir, etc.) ? Selon les paroles mêmes de Peter Dimond, ce prêtre est un hérétique. Mais par ailleurs, ils disent en contradiction, que même s’ils assistent à sa messe, ils ne prient pas avec les hérétiques, ni ne communiquent avec eux, et se trouvent d’autres excuses !

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «Rien n’est plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue par notre Seigneur et transmise par la tradition apostolique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, (Magistère) : «…peut-il être permis à qui que ce soit de repousser quelqu’une de ces vérités, sans se précipiter ouvertement dans l’hérésie, sans se séparer de l’Église et sans répudier en bloc toute la doctrine chrétienne ? Car telle est la nature de la foi que rien n’est plus impossible que de croire ceci et de rejeter cela».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, (Magistère) : « …celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi [est un hérétique et apostat]…»

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, (Magistère) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Rév. McKenzie, Le Délit d’Hérésie, p. 35 : «La commission même de tout acte qui signifie hérésie, par exemple, la déclaration d’une doctrine contraire ou contradictoire à un dogme révélé et défini, donne un motif suffisant pour la présomption juridique de dépravation hérétique [note 12 : Canon 2200. 2]. Il peut cependant y avoir des circonstances qui excusent la personne soit de toute responsabilité, soit d’une responsabilité grave. Ces circonstances excusives doivent être prouvées dans le for externe, et la charge de la preuve incombe à la personne dont l’action a donné lieu à l’imputation de l’hérésieEn l’absence d’une telle preuve, toutes ces excuses sont présumées ne pas exister. Quand une preuve satisfaisante est offerte, la présomption juridique cédera aux faits, et la personne sera déclarée innocente d’hérésie, et non passible de censure …»

Rév. McKenzie, Le Délit d’Hérésie, p. 41 : «En vertu du canon 2200.2, le fait qu’un délit ait été commis établit une présomption dont le délinquant était entièrement responsable. Une simple affirmation d’ignorance ne suffira pas. … L’acte extérieur doit être (ou du moins doit sembler être), l’expression d’un esprit conscient et d’une volonté qui est un acte de péché librement commis. La préservation de l’ordre et l’élimination des excuses ergotiques [chicaneries ou tergiversations] rendent nécessaire la disposition selon laquelle, lorsque l’acte délinquant externe a été commis, l’existence du péché est présumée … Une personne qui réfléchit à une question de foi et arrive à une décision, exprimera régulièrement sa décision dans le discours ou l’écriture … il est coupable du délit d’hérésie dès qu’il exprime complètement son jugement erroné. … L’extériorisation complète de la pensée peut exister dans des signes, des actes ou des omissions».

Répétons-le : «L’élimination des excuses ergotiques [chicaneries ou tergiversations] rendent nécessaire la disposition selon laquelle, lorsque l’acte délinquant externe a été commis, l’existence du péché est présumée … L’extériorisation complète de la pensée peut exister dans des signes, des actes ou des omissions».

Autrement dit, un hérétique qui a commis un acte hérétique (obstiné) est présumé hérétique même par omission et c’est à lui de prouver qu’il n’est pas hérétique (ou obstiné). Cependant juger comme hérétique (ou schismatique) quelqu’un sans lui avoir demandé sa foi et lui avoir montré le dogme pour avoir la preuve (ou certitude) qu’il nie une vérité de foi (c-à-d qu’il n’est pas un hérétique matériel) est un péché grave.

Révérend Eric F. MacKenzie, Le Délit d’Hérésie p. 98 : «La commission d’un acte extérieur d’hérésie est présumée par la loi avoir toutes les qualités de contumace nécessaires, et est donc automatiquement punie par un état d’excommunication, que le délinquant doit reconnaître comme lier à la fois les fors internes et externes»

Comme on peut le voir, les frères Dimond se contredisent certainement sur leur position de réception de sacrements d’hérétiques parce qu’ils se fabriquent une fausse foi à ce sujet pour justifier leur pratique (et enseignent aux autres de le faire) contraire à la discipline universelle de l’Église.

Résumé

La règle de la foi catholique est d’éviter toute forme de communion religieuse avec les hérétiques non-déclarés : 1° formels (certainement obstinés dans l’hérésie) ; 2° publics (hérésie dans le domaine public, ou par appartenance à une société hérétique publique) quand on les connaît et parce qu’on les connait hérétiques ou obstinés dans leurs hérésies ; 3° manifestes (extérieurement évidents et certains par leurs œuvres externes) ; 4° notoires de fait (publiquement connus et certains),  parce qu’ils ne peuvent pas dissimuler leur obstination hérétique publique (et non parce qu’ils « imposent leur hérésies », une notion nul part enseignée par l’Église).

Nul n’est censé ignorer un fait notoire mais un fait public illicite ne peut pas être transgressé s’il est connu

Code de droit canon 1917, canon 15 : « Les lois, même irritantes ou inhabilitantes, n’obligent pas quand elles sont l’objet d’un doute de droit ; en cas de doute de fait, l’Ordinaire peut en dispenser, pourvu qu’il s’agisse de lois à propos desquelles le pontife romain a coutume d’accorder dispense [ce qui n’est pas le cas pour les sacrements d’hérétiques]».

Code de droit canon 1917, can. 16 : « § 1. Aucune ignorance des lois irritantes [invalidant les actes] ou inhabilitantes [invalidant les personnes] n’excuse de les observer, sauf stipulation contraire ».

« § 2. L’ignorance ou l’erreur portant sur la loi ou sur la peine ou sur le fait propre ou sur le fait d’autrui quand il est notoire n’est généralement pas présumée ; elle est présumée en ce qui concerne le fait d’autrui dépourvu de notoriété, sauf preuve du contraire ».

Le canon 16 § 2 ci-dessus fait référence à la présomption du fait d’autrui et concerne l’ignorance ou le doute possible sur le fait, par exemple une rumeur publique n’est pas une preuve, etc., comme l’enseigne le pape Benoît XIV dans Ex Omnibus sur la notoriété (et fondement du canon 2197 du CIC 1917, voir plus bas : § Sur les hérétiques notoires).

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus, sur la Constitution dogmatique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «3 : la loi universelle qui interdit à un pécheur [hérétique qui conteste l’obéissance à la constitution dogmatique Unigenitus] public connu d’être admis à la communion eucharistique, qu’il le demande en public ou en privé.

«4. Maintenant, les objecteurs [qui ont contesté l’obéissance à la constitution Unigenitus] publics et notoires sur le sujet en discussion sont ceux qui ont été déclarés par la sentence d’un juge compétent et qui ont admis leur culpabilité devant les tribunaux [notoires en droit]. Il y a aussi d’autres objecteurs, qui, bien qu’ils n’aient pas été condamnés par un juge et n’ayant pas admis le crime devant les tribunaux, néanmoins, au moment où ils sont sur le point de recevoir le sacré viaticum, confessent [au prêtre] volontairement leur résistance obstinée à la constitution [notoire en droit]. D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance due à cette constitution [dogme], et d’avoir continué dans cet état ; C’est tellement connu que le scandale public [manifestement opposé et obstiné et public = notoire de fait] qui en découle n’a pas encore diminué. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal.

« 5. [Deux types de notoriété] Dans cette affaire, cependant, une différence doit être maintenue entre la notoriété dans laquelle un certain fait est appréhendé et la culpabilité consiste dans l’action extérieure elle-même, comme la notoriété de l’usurier ou de la personne vivant en concubinage, et un autre type de notoriété dans laquelle le fait extérieur est noté, mais la culpabilité dépend beaucoup de la disposition d’esprit. C’est ce dernier genre de notoriété dont nous discuterons. Le premier doit certainement être établi avec des preuves graves ; Ce dernier doit être prouvé avec des preuves plus sûres et plus sérieuses ».

Ce qu’il faut retenir ici d’Ex Omnibus : 1° la loi divine interdit à un hérétique public connu de recevoir la communion eucharistique (n° 3) ; 2° les objecteurs publics  qui ont fait quelque chose de manifestement opposé au dogme et sont restés obstinés sont hérétiques notoires de fait et sont donc automatiquement certainement coupable (n° 4) ; 3° La notoriété n’est pas toujours liée à la culpabilité (n° 5), c-à-d qu’un hérétique peut être coupable en n’étant pas notoire.

1° Ci-dessus (Ex Omnibus n° 3) le pape dit que la loi universelle interdit la communion eucharistique à un hérétique public connu ; il ne dit pas à un notoire. Notez qu’il s’agit bien d’un hérétique connu, parce que bien évidemment s’il n’est pas connu on ne peut pas le savoir, ce qui prouve bien que c’est quand on connait un hérétique qu’on doit l’éviter et non pas qu’il soit connu de beaucoup de personnes ou pas. Si la loi universelle interdit l’admission à l’eucharistie à un hérétique public connu, combien plus l’interdit-elle à un prêtre hérétique public connu, et donc encore davantage lui interdit-elle de confectionner l’Eucharistie !

2° Ceux publics connus pour avoir fait quelque chose de manifestement (évident ; externe) opposé au dogme et sont restés obstinés sont notoires de fait (Ex Omnibus n° 4). Quelque chose de manifestement opposé au dogme c’est quelque chose de connu, et si ce n’est pas manifeste ce n’est pas connu ou seulement supposé ; si c’est quelque chose en plus d’obstiné, c’est coupable ; si c’est quelque chose en plus dans le domaine public c’est notoire de fait (par le fait même). Quelque chose : une parole, un écrit, une action, une omission ou toute autre sorte de choses.

Un prêtre hérétique public et manifeste et obstiné est notoire de fait et il est donc par le fait (automatiquement) certainement coupable ; un hérétique public n’est pas par le fait (automatiquement) certainement coupable, mais il peut devenir certainement coupable quand on a connaissance qu’il est coupable ou obstiné. Un hérétique est manifeste quand il est évident soit par une parole, un acte, un comportement ou en faisant quelque chose d’autre, comme, par exemple : maintenir son écrit, parole ou acte  hérétique après avoir été instruit du dogme, garder un silence coupable quand on lui demande sa foi, rester dans sa secte hérétique après qu’on lui ait montré le dogme, montrer des signes évidents de connivence coupable quelconque avec une société hérétique ou un hérétique, ne pas condamner une hérésie, refuser d’abjurer une croyance hérétique, participer aux réunions religieuses des hérétiques, aider de quelque manière matérielle ou spirituelle l’hérésie à se propager, etc., etc. L’appartenance obstinée à une société hérétique (même pour une seule hérésie contraire à la vérité de la foi catholique) est certainement coupable aussi.

3° Le pape enseigne (Ex Omnibus n° 5) qu’une sorte de notoriété est liée à la culpabilité et consiste dans l’action extérieure ; et qu’une autre sorte de notoriété peut être distincte de la culpabilité, qui dépend de la disposition d’esprit : Dans la première sorte de notoriété le fait doit être notoirement connu pour être certainement coupable puisque la notoriété est liée à la culpabilité, mais pas dans la deuxième sorte de notoriété où la notoriété du fait est distincte de la culpabilité puisqu’elle dépend de la disposition d’esprit. Si la culpabilité d’un fait peut être distincte de la notoriété de ce fait, ceci est la preuve absolue que la culpabilité ne dépend pas nécessairement (obligatoirement) de la notoriété, c’est-à-dire que ce n’est pas la notoriété, dans ce cas, qui rend certainement coupable, contrairement à ceux qui affirment qu’un fait doit être nécessairement notoire pour être certainement coupable ou que l’Église l’autoriserait quand il n’est pas notoire, ce qui est faux puisque la culpabilité peut ne pas dépendre de la notoriété. Eh bien, quand vous savez qu’un prêtre reste obstiné, vous avez connaissance de sa culpabilité par son obstination ou disposition d’esprit hérétique.

La notoriété a automatiquement valeur de jugement pénal (et juridique) de culpabilité quand la culpabilité consiste dans le fait extérieur mais pas quand la culpabilité dépend de la disposition d’esprit comme dans le cas d’hérésie où c’est l’obstination qui la détermine. Sans la notoriété la valeur de jugement pénal (et juridique) de culpabilité n’est pas automatique, cela ne signifie pas que qu’elle n’existe pas quand elle est connue seulement comme publique ou manifeste ou privée, car c’est l’obstination certaine qui rend la culpabilité certaine. Et la connaissance de l’obstination certaine rend certaine la connaissance de la culpabilité.                        

Quand avez connaissance ou de vraies raisons de supposer qu’un prêtre, dans le domaine public ou privé, est un hérétique, vous devez lui montrer le dogme, et s’il reste obstiné dans son hérésie et/ou dans son appartenance à une secte hérétique, il doit absolument être évité. Quand vous savez qu’un prêtre appartient à une société publique qui reconnait les chefs de la secte vatican 2 pour de vrais papes, vous devez lui montrer le dogme et s’il reste attaché à sa société hérétique, il doit être évité. Quand vous savez qu’un prêtre sédévacantiste (qui ne reconnaît pas à raison les chefs de vatican 2 pour papes, et est coupé à raison de vatican 2) appartient à un groupe qui croit même une seule hérésie et qu’après lui avoir montré le dogme il reste obstiné dans l’appartenance à son groupe hérétique, vous devez l’éviter. Quand vous avez de sérieuses ou vraies raisons de penser qu’un prêtre sédévacantiste est hérétique, et cela parce que vous en avez la connaissance externe, vous devez lui montrer le dogme, et s’il est obstiné, vous devez l’éviter.

Même si ce n’est pas dans le domaine public mais privé que vous avez connaissance ou de vraies et sérieuses raisons de supposer qu’un prêtre est hérétique, vous devez lui montrer le dogme et s’il est obstiné, vous devez l’éviter.

Étant donné que par définition de la loi ecclésiastique il est impossible à un fait notoire d’être caché, nul n’est supposé l’ignorer licitement (c’est illicite de l’ignorer), mais si un fait est public, il est supposé être ignoré licitement parce qu’il pourrait ne pas être certain (doute possible) ou bien pourrait être caché d’une certaine manière au commun (ignorance possible), mais s’il est connu, il n’est pas supposé être ignoré licitement. De même un fait occulte (non-public ou privé) est supposé être ignoré licitement sauf s’il est connu (ceux qui le connaissent ne sont pas excusés par la loi quand ils l’ignorent volontairement alors qu’il est illicite). C’est la raison pour laquelle il est aussi interdit aux fidèles d’aller même chez des hérétiques privés connus (même non-publics, ou privés ou restreints, ou qui n’adhèrent pas ouvertement à une secte hérétique, du moment qu’on en a connaissance on doit les éviter). La preuve en est que la notoriété n’est pas obligatoirement le critère de culpabilité mais le critère de connaissance de l’hérésie. C’est la loi divine et la règle de la foi qu’un hérétique certainement obstiné n’est pas dans l’unité de la foi ni de l’Église.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : «  … elle [L’Église] a regardé comme des rebelles déclarés [signalés, signifiés, publiés], et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

La notoriété n’est pas le seul critère de culpabilité de l’hérésie (ou du schisme). La notoriété est un critère de connaissance certaine d’office (ou pas d’office si elle est publique dépourvue de notoriété) de l’hérésie (ou du schisme). La notoriété signifie que la connaissance du fait (ici l’hérésie) est considérée par la loi de l’Église comme automatiquement (ou d’office ou de fait) certaine ; sans notoriété, la connaissance du fait n’est pas considérée par l’Église comme automatiquement (ou d’office ou de fait) certaine, ce qui n’empêche pas que la connaissance du fait puisse être certaine sans notoriété par ailleurs. La preuve en est confirmée dans le droit canon tel que :

Premièrement, le canon 2261 § 2-3 est fondé sur Ad Evitanda qui ne parle pas des hérétiques excommuniés automatiquement de loi divine mais des excommuniés de droit ecclésiastiques (Plus de détails, voir plus bas : Hérétiques et excommuniés) :

Code de droit canon 1917, Can. 2261 : «1. Il est défendu à l’excommunié de produire et d’administrer les sacrements et les sacramentaux sauf les exceptions suivantes :

«2. Les fidèles en tenant compte du Par.3, peuvent, pour toute juste cause, demander à un excommunié les sacrements et les sacramentaux, surtout si les autres ministres font défaut, et alors cet excommunié peut les administrer sans être tenu de s’informer de la cause de la demande.

«3. Mais quant aux excommuniés ‘à éviter’ ou aux autres excommuniés qui ont été l’objet d’une sentence condamnatoire ou déclaratoire, les fidèles ne peuvent qu’en danger de mort leur demander soit l’absolution sacramentelle, conformément aux Can. 882, Can. 2252, soit même, en l’absence d’autres ministres les autres sacrements et les sacramentaux».

Deuxièmement, le canon 2197 § 1-4 est fondé sur Ex omnibus du pape Benoît XIV sur la notoriété des hérétiques publics et notoires ou manifestes et obstinés (Plus de détails, voir plus bas : Hérétiques notoires) :

Code de droit canon 1917, Can. 2197 : «Le délit est : 1° ‘public’, s’il est déjà divulgué, ou s’il s’est produit ou se présente dans des circonstances telles, qu’on puisse juger avec prudence qu’il doive facilement être divulgué.

«2° ‘Notoire de notoriété de droit’ après la sentence du juge compétent passée en force de chose jugée ou après l’aveu du délinquant fait en justice selon le Can. 1750.

«3° ‘Notoire de notoriété de fait’, s’il est connu publiquement et a été commis dans des circonstances telles qu’il ne puisse être caché par aucun artifice ni excusé par aucune considération.

«4° ‘Occulte’, s’il n’est pas public; ‘occulte matériellement’ si le délit lui-même est caché; ‘occulte formellement’ si son imputabilité seule est cachée».

Troisièmement, le canon 2317 interdit la confession pour enseignement public d’une doctrine condamnée (Plus de détails, voir plus bas : L’Église condamne aussi bien l’hérétique public) :

Code de droit canon 1917, Can. 2317 : «Ceux qui enseignent obstinément, en public ou en particulier, une doctrine condamnée par le Siège apostolique ou par un concile général, mais non comme formellement hérétique, doivent être écartés du ministère de la prédication et des confessions, et de toute fonction d’enseignement, sans exclure d’autres peines susceptibles d’être portées par la sentence de condamnation ou jugées nécessaires par l’Ordinaire, après monition, pour réparer le scandale».

Quatrièmement, le canon 188 suspend d’office pour défection publique (adhésion publique à l’hérésie), et non pas pour défection notoire de la foi (Plus de détails, voir plus bas : Défection publique de la foi) :

Code de droit canon 1917, Can. 188 : «En vertu de la renonciation tacite admise ipso jure, sont vacants ‘ipso facto’ et sans aucune déclaration, quelque office que ce soit si le clerc : … 4° Fait défection publique de la foi catholique».

Est-ce qu’on doit attendre qu’un hérétique se déclare lui-même avant de devoir l’éviter absolument ? Non, car les hérétiques ne se déclarent pas nécessairement et même agissent en secret, c’est pourquoi on les reconnait par leurs œuvres externes ou manifestes. Cela montre que c’est le fait qu’on les connaisse qui fait qu’on doit les éviter (sauf devoir d’état ou pour les convertir) et non qu’ils soient peu ou beaucoup connus.

Jude 4 : «Car il s’est introduit parmi vous certaines gens …impies».

Commentaire Abbé Calmet, saints pères et exégètes Jude 4« Car il s’est glissé parmi vous certaines gens. Les hérétiques dont on vient de parler, n’avaient garde de se déclarer hautement, ni de découvrir tout d’un coup leur turpitude. Ils se glissaient d’abord secrètement dans les maisons, sous prétexte de pitié et comme sachant bien des mystères qu’ils ne communiquaient pas à tout le monde ; après quoi ils répandaient leur venin avec d’autant plus de liberté, qu’ils avaient premièrement sondé les personnes à qui ils parlaient, et qu’ils s’étaient assurés des dispositions où ils étaient d’écouter leur doctrine impure, et de se livrer à leurs dissolutions, et à leurs débauches. Les Simoniens soutenaient que les bonnes œuvres étaient inutiles au salut, et que la distinction des bonnes actions, et des mauvaises n’avait été établi que par les Anges, pour s’assujettir les hommes. (Cf. 2 Pierre 2, 10-13 et Gal. 5, 13) ».

On doit éviter les sacrements d’un prêtre hérétique connu. Un hérétique public est celui qui adhère publiquement à l’hérésie ou qui adhère ouvertement (qui est connu ou qui peut être connu) à une secte hérétique. C’est l’enseignement de l’Église qu’aucun catholique ne peut communiquer avec un hérétique public dans les choses sacrées. Ainsi nul ne peut aller à un prêtre valide appartenant à la secte vatican 2 parce qu’il reconnait les antipapes pour des vrais papes, ni ne peut aller à un prêtre sédévacantiste (seule position catholique orthodoxe actuelle) qui tient publiquement une ou plusieurs hérésies (ce qui est le cas pour quasiment tous).

Pape Grégoire XVI, Commissum Divinitus, 17 mai 1835 (Magistère) : « quiconque ose quitter l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin. Saint Jérôme ajoute : « Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison est impieCeux qui n’étaient pas dans l’arche de Noé ont péri dans le déluge » ».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati nostrae, 24 mai 1829 (Magistère) : « enseignez aux peuples que la foi catholique est la seule véritable, qu’ainsi que le dit l’Apôtre, Il n’y a qu’un Seigneur, qu’une foi, qu’un baptême : que l’on est profane, suivant la parole de Saint Jérôme, si l’on mange l’agneau hors de cette maison, et que quiconque n’entrera pas dans l’arche de Noé périra dans le déluge ».

Puisque l’hérétique public est celui qui adhère ouvertement (publiquement) à une secte hérétique, recevoir de lui la communion eucharistique c’est tomber sous la condamnation de l’Église, car une secte hérétique (qui tient même une seule hérésie) est hors de l’Église, et c’est y manger l’Agneau hors de l’Église. (Voir : L’Église condamne aussi bien l’hérétique manifeste et L’Église condamne aussi bien l’hérétique public)

La notoriété est une connaissance certainement connue supposée par l’Église. La publicité ou publication n’est pas supposée certainement connue. Mais la publication connue est connue. Dire que l’Église interdit positivement (absolument) un hérétique notoire mais pas absolument un hérétique public n’est pas exact car si un hérétique notoire est sensé être connu, c’est parce qu’il ne peut être caché d’aucune manière, mais un hérétique public est sensé ne pas être connu parce qu’il pourrait encore être caché d’une certaine manière. Mais quand un hérétique public est connu, l’Église ne l »autorise pas pas pour autant à ceux qui le connaissent, de la même façon pour un hérétique manifeste (qui se fait connaître extérieurement) qui n’est pas public mais privé (pas dans le domaine public).

La loi de l’Église suppose l’obstination dans l’hérésie sauf si le contraire est prouvé

En plus des faits incontestables qui démontrent que les antipapes de Vatican II sont certainement des hérétiques formels, et que la plupart, sinon tous les prêtres et évêques « traditionalistes » sont des hérétiques, la présomption de la loi est encore aussi contre eux :

Code de droit canonique 1917, canon 2200, 2 : « Quand une violation externe de la loi a été commise, la méchanceté est présumée au fort externe jusqu’à preuve du contraire ».

Commentaire sur ce canon, P. Eric F. Mackenzie, AM, STL, JCL : « La commission même de tout acte qui signifie l’hérésie, par exemple, la déclaration de quelque doctrine contraire ou contradictoire à un dogme révélé et défini, donne un motif suffisant pour la présomption juridique de la dépravation hérétique … Les circonstances excusantes doivent être prouvées au for externe, et la charge de la preuve incombe à la personne dont l’action a donné lieu à l’imputation de l’hérésie. En l’absence d’une telle preuve, toutes les excuses sont présumées ne pas exister ».

G. McDevitt, le délit d’hérésie, 48, CU, Droit Canon, études 77 Washington, 1932 : « Si le délinquant faisant cette demande est un clerc, son plaidoyer pour l’atténuation doit être rejetée, soit comme fausse, ou bien comme indiquant l’ignorance dont elle est affectée, ou au moins grossière… Sa formation ecclésiastique au séminaire, avec sa théologie morale et dogmatique, son histoire ecclésiastique, sans parler de son droit canon, tout assure que l’attitude de l’Église envers l’hérésie lui a été conférée ».

C’est la règle de la foi catholique que tout catholique doit appliquer : Comme la loi présume l’obstination dans l’hérésie, ce sont ceux qui sont (sérieusement) présumés hérétiques pour nier ou douter d’une vérité de foi ou de morale, qui doivent prouver qu’ils ne sont pas obstinés en condamnant l’hérésie et en professant la vraie foi car «seuls sont membres de l’Église ceux [les baptisés] … qui professent la vraie foi» (Pie XII, Mystici corporis, Magistère).

Les hérétiques publics seraient-ils non-notoires à cause de leur fausses allégations ?

La réponse est non, cela ne les rendraient pas moins connus ou non-notoires. Mais un hérétique public qui a une vraie excuse légale est dépourvu de notoriété.

Le pape Pie VI enseigne que la méthode frauduleuse utilisée pour établir l’erreur est celle qui permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser dans des insinuations. Le pape enseigne que les hérétiques mélangeant la vérité et le mensonge sont déjà coupables et doivent être dénoncés. Par conséquent dire qu’un hérétique est non-notoire ou encore caché à cause de ses fausses allégations est faux, car le pape Pie VI explique le camouflage des hérésies dans des états ambigus ou d’apparence conservatrice ou contradictoire comme étant la tactique de l’hérétique Nestorius, et il explique que les catholiques ne peuvent pas permettre aux hérétiques de s’en tirer ou de se laisser tromper par eux et doivent tenir ces hérétiques pour leurs hérésies ; il donne des instructions aux catholiques sur la façon de traiter avec une telle tromperie ou ambiguïté dans les écrits des hérétiques :

Pape Pie VI, Bulle Auctorem fidei, 28 août 1794 : « [Les anciens docteurs] connaissaient la capacité des innovateurs dans l’art de la tromperie. Afin de ne pas choquer les oreilles des catholiques, ils ont cherché à cacher les subtilités … par l’utilisation de mots apparemment inoffensifs qui leur permettrait d’insinuer l’erreur dans les âmes de la manière la plus douce. Une fois que la vérité a été compromise, ils pourraient, par le biais de légères modifications ou des ajouts dans la phraséologie, fausser la confession de la foi qui est nécessaire pour notre salut, et conduire les fidèles par des erreurs subtiles à leur damnation éternelle.

«… il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit fairesous le prétexte erroné que des affirmations apparemment choquantes à un endroit soient développées le long de lignes orthodoxes dans d’autres endroits, et même encore en d’autres endroits corrigées, comme prévoyant la possibilité soit d’affirmer ou de nier la déclaration … telle a toujours été la méthode frauduleuse et l’audace utilisée par les innovateurs [dans l’art de la tromperie] pour établir l’erreur, qui permet à la fois la possibilité de promouvoir l’erreur et de l’excuser

«… C’est une technique plus répréhensible d’insinuer des erreurs doctrinales, condamnée depuis longtemps par notre prédécesseur saint Célestin qui a trouvé qu’elle était dans les écrits de Nestorius, évêque de Constantinople, et qu’il a exposé pour la condamner avec la plus grande gravité possible. Une fois que ces textes ont été examinés attentivement, l’imposteur a été exposé et confondu, car il s’est exprimé dans une pléthore de mots, mélangeant des choses vraies avec d’autres qui étaient obscures ; mélangeant parfois l’une avec l’autre de manière à ce qu’il soit également en mesure de confesser ces choses qui ont été niées alors qu’en même temps il possédait un motif pour nier ces phrases mêmes qu’il confessait.

«Afin d’exposer ces pièges, ce qui est nécessaire à une certaine fréquence dans chaque siècle, aucune autre méthode n’est nécessaire que la suivantedès qu’il devient nécessaire d’exposer des états qui déguisent une erreur ou un danger suspect sous le voile de l’ambiguïté, nous devons dénoncer le sens pervers dans lesquels l’erreur se rapportant aux vérités catholiques est camouflée».

Le pape Pie VI dit ci-dessus qu’un hérétique « ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire ». Cela prouve que même quand l’obstination est subtile, elle n’a pas d’excuse du moment que c’est manifeste : «…dès qu’il devient nécessaire d’exposer des états qui déguisent une erreur ou un danger suspect sous le voile de l’ambiguïté, nous devons dénoncer le sens pervers».

Cela prouve que l’Église enseigne qu’on sait quand un hérétique est un hérétique même s’il «déguise une erreur ou un danger suspect sous le voile de l’ambiguïté, nous devons dénoncer le sens pervers».

L’ignorance présumée d’un fait dépourvu de notoriété (can. 16 § 2) signifie qu’on ne pèche pas quand on l’ignore parce qu’on n’était pas obligé, selon la loi, de le connaître, mais cela ne signifie pas qu’on ne pèche pas quand on le connait ou qu’on soit autorisé à violer la loi quand on connait le fait public. On est supposé, par la loi, ne pas connaître un fait public dépourvu de notoriété, mais pas quand on connait un fait public. Ce n’est généralement pas une excuse légale d’ignorer un fait notoire, et c’est une excuse légale d’ignorer un fait public, mais cette excuse n’est légale que quand on ne connaît pas le fait public et non pas quand on le connaît. Quand un fait est notoire, la loi ou la peine du fait sont présumés connus parce que le fait est certainement imputable d’office quand le fait est notoire, c’est-à-dire que comme nul n’est censé ignorer la loi ou la peine quand le fait est notoire, cela signifie que ce cas, ignorer la loi, le fait ou la peine est un péché. Un fait est notoire quand il est publiquement connu, manifeste et certain, autrement dit l’hérétique notoire ne peut pas alléguer quelque chose de faux qui disculperait son obstination, c’est-à-dire qu’il ne peut pas dissimuler par artifice ni avoir d’excuse légale (CIC, can. 2197, 3 : il refuse le dogme de telle manière qu’il n’est certainement pas matériel. Sans notoriété du fait, l’ignorance ou l’erreur de la loi est présumée sauf preuve que le fait est notoire, c-à-d que s’il est prouvé que le fait public est certain et imputable (donc notoire) nul n’est censé ignorer la loi, le fait ou la peine.

Donc, un hérétique notoire est censé obligatoirement d’office être connu. Un hérétique public n’est pas censé obligatoirement d’office être connu, sauf s’il est prouvé notoire. Cependant un hérétique public peut être connu ou ne pas être connu par une personne. On est coupable d’office (ou de fait) de ne pas connaître le fait quand il est notoire et on n’est pas coupable d’office (ou de fait) de ne pas connaître le fait quand il est public. Mais quand le fait est public et qu’on le connaît, on est coupable de le faire quand même quand l’Église l’interdit. C’est pourquoi on doit questionner l’hérétique public afin de savoir s’il est hérétique matériel ou formel. Ce n’est que quand le fait est occulte (caché) et donc qu’on ne peut pas le connaître, qu’on est jamais coupable de faire ce qu’interdit l’Église. Ce n’est pas parce que la loi suppose l’ignorance d’un fait public (parce qu’il est possible qu’il soit caché à certains) qu’un catholique est autorisé à violer la loi d’un fait public quand il le connait. Ni non plus, même en ces temps de la grande apostasie où quasiment tous les prêtres valides sont hérétiques, aucun catholique n’irait à des lieux de réunion d’hérétiques privés (non-publics, hors du domaine public) s’ils sont connus hérétiques et par conséquent encore moins à des lieux de réunion d’hérétiques publics quand ils sont connus.

Par conséquent, comme nul n’est censé ignorer la loi ou la peine d’un fait notoire et que vatican 2 est une secte apostate notoire, tout prêtre (valide) qui reconnaît la secte vatican 2 comme l’Église catholique est excommunié ipso facto sans office et sans juridiction ; Et de même toute secte hérétique publique certainement obstinée dans l’hérésie est censée ne pas être ignorée ; De même tout prêtre « indépendant » publiquement connu et certainement obstiné dans l’hérésie est censé ne pas être ignoré. Cela signifie que tout baptisé est coupable d’entrer en communication religieuse avec de telles sociétés et de tels prêtres. En passant, les prêtres validement ordonnés (et donc âgés) de vatican 2 (chez qui les frères Dimond envoient les gens se confesser) doivent reconnaître des « papes » apostats comme des saints : Les catholiques pourraient quand même allez à eux pour se confesser ?

Quand on sait qu’un prêtre est hérétique, on doit l’éviter, et non pas être quand même en communion avec lui, car on pèche quand on le sait. Un prêtre hérétique est à éviter absolument du moment qu’il fait connaître son hérésie, c-à-d qu’on connaît son obstination dans l’hérésie, qu’il soit offensif ou pas avec son hérésie (l’hérésie est une opinion de choix), ce qui fait qu’un hérétique est notoire c’est qu’il fait connaître dans le domaine public son obstination hérétique comme étant certaine, c’est-à-dire qu’il ne peut plus cacher son obstination hérétique ni n’a d’excuse, par exemple d’être un hérétique matériel parce qu’il connaît le dogme. Un hérétique notoire n’est pas celui qui « impose » ou qui est « contraignant » avec son hérésie. Cela n’est enseigné nul part par l’Église. Un hérétique notoire est celui qui fait connaître son obstination dans l’hérésie comme étant certaine publiquement ou de manière publique ou dans le domaine public. Un hérétique « ouvert » avec son hérésie est celui qu’on peut connaître ou qui fait connaître son hérésie extérieurement (manifeste), sinon il est occulte ou caché (on ne le sait pas ou on ne peut pas le savoir).

Tite 3, 10-11 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde réprimande ; sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement ».

L’Église comprend Tite 3, 10-11 tel que c’est écrit. Tite 3, 10-11 est à croire de foi divine et catholique (Pape Vigile, Constantinople II ex cathedra). Tite 3, 10 est universel. Par conséquent tout baptisé doit éviter un hérétique public après qu’il ait confirmé son obstination : 1° L’hérétique est public quand il est communément connu ou dans le domaine public ; 2° L’hérétique public devient notoire quand, après l’avoir repris et lui avoir montré les dogmes catholiques, il demeure obstiné à ne pas s’y soumettre. Par exemple un baptisé dit ou écrit une hérésie (une chose opposée à ce qu’enseigne l’Église) dans le domaine public (papiers, télé, internet, etc), il est hérétique public, mais il pourrait être matériel. Mais s’il est demeure obstiné après avoir connu le dogme et refuse de se soumettre à l’Église, il devient notoire. De toute manière la loi ecclésiastique est subordonnée à la loi divine, et, en outre, c’est un fait dogmatique (un fait de loi divine qui s’il ne pouvait exister rendrait un dogme faux) que l’unité de foi est nécessaire de droit divin pour l’unité du Corps des fidèles, l’unité de gouvernement et la communion (Pape Léon XIII, Satis cognitum, n° 10, 29 juin 1896). Autrement dit, sans une même foi, il n’y a pas d’unité d’Église (l’Église une) ni de communion eucharistique ni de juridiction : Voir L’unité de l’Église est fondée par Dieu sur l’unité de la foi

2 Timothée 2, 16-17 : «Fuyez ceux qui tiennent des discours vains et profanes car ils croitront de plus en plus dans l’impiété et leur doctrine comme un cancer gagne peu à peu».

Commentaire pères, exégètes, abbé Calmet sur II Tim. 2, 16 : « Fuyez ceux qui tiennent des discours vains et profanes. Dans la doctrine de l’Église on doit éviter avec un soin presque égal les nouveautés dans les dogmes et dans les paroles. Souvent une parole inventée et introduite mal à propos dans le langage de la foi, a causé de grands troubles parmi les fidèles. La fausse théologie des premiers hérétiques, était tout remplie de nouvelles manières de parler, inconnues à Jésus-Christ et à ses Apôtres…».

Commentaire pères, exégètes, abbé Calmet sur II Tim. 2, 17 : « leur doctrine comme un cancer gagne peu à peu. La doctrine des hérétiques ressemble au cancer. Par des commencements presque imperceptibles elle se répand, et gagne insensiblement une infinité de personnes, qui aiment les nouveautés et qui cherchent à se tromper agréablement». (R.P. D. Augustin Calmet, OSB, Commentaire littéral sur tous les livres de l’ancien et Nouveau Testament – Les épîtres de saint Paul, T. II, 1730, sur II Timothée II, v. 16 et v. 17)

2 Timothée 3, 1-2, 5 : «1. Or sache qu’à la fin des jours, viendront des temps périlleux. 2. Il y aura des hommes … impies… 5. Ayant toutefois une apparence de piété, mais en repoussant la réalité. Évite encore ceux-là ».

Commentaire pères, exégètes, abbé Calmet sur II Tim. 3, 1 : «Dans les derniers jours, il viendra des temps dangereux. Ne vous troublez point à la vue de tant de maux dont l’Église est affligée. On a vu de tout temps, et des hérésies, et des persécutions, et des séducteurs, et des ennemis de la vérité, et on en verra jusqu’à la fin… Et je vous avertis que dans les temps à venir on verra des gens corrompus et couverts de toutes sortes de vices, qui désoleront l’Église, et feront mille maux aux gens de bien. Le verset 5 fait voir que les derniers jours, dont il parle ici, n’étaient pas forts éloignés de Timothée (Chrysost. Théophyl. Ita. Grot. Est. Men. Vide et Epiphan. Haeres. 16), puisqu’il avertit de fuir ces personnes… »

Commentaire pères, exégètes, abbé Calmet sur II Tim. 3, 2 : « Il y aura des hommes…  Saint Paul donne ici le caractère des hérétiques et des méchants de tous les siècles. Car il n’y a aucun temps, ni sous l’Ancien ni sous le Nouveau Testament qui en ait été exempt. Du vivant même des Apôtres, on vit des hérésies et des désordres dans l’Église… »

Commentaire pères, exégètes, abbé Calmet sur II Tim. 3, 5 : « Qui auront une apparence de piété, mais en ruineront la vérité. Fuyez ces personnes. Il ne faut pas croire que les hérétiques se montrent à découvert à ceux qu’ils veulent séduire. Il n’ont garde de faire voir l’orgueil, l’ambition, l’amour de la nouveauté, et du libertinage, qui les fait agir. Cela leur attirerait trop peu de disciples ; mais ils se déguisent et prennent toutes les apparences de la piété et de la Religion ; ils ne parlent que de réformer les abus prétendus de l’Église dont ils veulent se séparer. Ils font parade d’une doctrine plus profonde, ils exagèrent les faiblesses, et les maux qui se rencontrent dans la communion qu’ils abandonnent ; ce sont des loups revêtus de la peau de brebis. … Ceci montre que saint Paul parlait des hérésies de son temps et de celles qui devaient paraître jusqu’à la fin du monde (Chrysost. Théophyl. Est. Grot. Men.)». (Abbé Augustin Calmet, OSB, Commentaire littéral sur les épîtres de saint Paul, T. II, 1730, sur II Timothée III, v. 1 ; v.2 ; v. 5)

En ces temps de grande apostasie, ceux qui quittent la secte vatican 2 en ayant vu et compris les preuves que ce n’est pas l’Église catholique mais la contre-Église de la grande apostasie sont tentés de tomber dans l’hérésie en participant aux sacrements d’hérétiques en allant chez les soit-disant « traditionalistes » FSSPX, IMBC faussement sédévacantiste, etc., qui reconnaissent les chefs apostats de la contre-Église vatican 2. Mais quasiment tous les prêtres sédévacantistes (coupés à raison de la secte vatican 2) au monde sont aussi hérétiques et hors de l’Église. À cause de la situation actuelle de grande apostasie générale, un catholique doit connaître assez la foi pour pouvoir vérifier si le prêtre qu’il approche religieusement est catholique : s’il tient une seule hérésie il n’est pas catholique. Un catholique ne peut pas être en communion religieuse avec un non-catholique sans pécher, donc, afin de vérifier la foi des prêtres approchés, tout prêtre valide en ces temps doit être considéré de fait suspect d’hérésie à cause des hérésies universelles actuelles (La présomption de la loi est contre les hérétiques et suppose l’obstination sauf si le contraire est prouvéCIC 1917, canon 2200, 2)parce qu’il doit prouver qu’il professe la foi catholique car l’unité de l’Église est de droit divin l’unité de la foi.

Quand on sait qu’un baptisé nie ou refuse ou doute certainement d’une vérité de foi qu’il sait être telle, on sait qu’il est obstiné, et après l’avoir repris et lui avoir montré la preuve du dogme, s’il persiste, on sait alors qu’il est certainement obstiné ou formellement hérétique. C’est un dogme de foi qu’il ne suffit pas de dire la vérité mais qu’il faut aussi faire apparaître de réfuter les erreurs :

Concile de Trente, XIIIème session, ch. 8, 11 oct. 1551 (Ench. 882 1650) : «Il ne suffit pas de dire la vérité si l’on ne fait apparaître et si l’on ne réfute pas les erreurs».

La tergiversation (faux-fuyant, subterfuge) n’est que le mensonge pour cacher l’obstination de nier une vérité de foi connue comme telle et n’a rien à voir avec une discussion de bonne foi de recherche de la vérité sur un sujet :

Pape Pie VI, Auctorem fidei : «il ne peut pas être excusé de la façon dont on le voit faire, sous le prétexte erroné que des affirmations prévoyant la possibilité d’affirmer ou de nier la déclaration … dès qu’il devient nécessaire d’exposer des états qui déguisent une erreur ou un danger suspect sous le voile de l’ambiguïté, nous devons dénoncer le sens pervers dans lesquels l’erreur se rapportant aux vérités catholiques est camouflée».

Le pape dit ci-dessus que ne peut pas être excusé celui qui fait des affirmations prévoyant la possibilité d’affirmer ou de nier la déclaration, et que les catholiques doivent dénoncer l’erreur, le danger suspect sous l’ambiguïté. Cela prouve que quand l’obstination est subtile, elle n’a pas d’excuse. Et en outre, cela prouve que c’est ce qu’on connait de l’obstination hérétique qui importe et non pas qu’un hérétique affiche ouvertement son hérésie. Quand aucune tergiversation n’est possible, c’est quand l’obstination hérétique est avérée ou manifeste ou évidente ou certaine, et non pas que l’hérétique «impose» son hérésie. Quand on en a connaissance et qu’on continue à agir contre la loi de l’Église, on pèche.

Par ailleurs, affirmer que l’hérétique qui doit être évité est seulement celui qui est «imposant» est complètement faux pour le moins. Que l’hérétique soit «imposant» avec son hérésie est une innovation qui n’existe nul part dans l’enseignement de l’Église. Toute innovation par rapport à la Tradition et au Magistère est à rejeter (voir Pape Pie VI, Auctorem fidei). En outre, considérer que l’hérétique est «imposant» parce qu’il refuse de donner les sacrements est aussi faux car le refus de donner les sacrements est un autre péché distinct de l’hérésie (négation obstinée de la vérité de foi). «Imposer» son hérésie n’a pas à être mis en équivalence avec la contrainte que fait l’Église quand elle impose une loi aux baptisés par la loi divine ou sa discipline universelle, parce qu’un hérétique n’a de fait aucune autorité pour imposer quoi que ce soit parce qu’il est hors de l’Église et perd toute fonction, et que ce qu’il dit ou fait est nul et n’a aucun effet. Éviter absolument un hérétique seulement quand il est «imposant» est une innovation d’homme, car « imposant » n’est pas un enseignement de l’Église. Voici l’enseignement du Magistère et la discipline universelle de l’Église :

Pape saint Léon le grand, (r. 440-461), lettre à Turibius, Evêque d’Astorga en Galice : « Il faudra donc convoquer dans le lieu le plus convenable un concile général auquel assisteront les évêques des provinces voisines, afin d’examiner avec la plus sérieuse attention si quelques évêques ne se trouvent point souillés de quelques-unes des hérésies sur lesquelles je viens de vous faire savoir notre opinion. Si l’un d’entre eux en est infecté, il faudra le séparer de notre communion, à moins qu’il ne condamne positivement toutes les impiétés de cette secte criminelle. Sous aucun prétexte on ne doit point souffrir que celui qui a reçu la mission de prêcher les vérités de la foi ose se permettre de disputer contre l’évangile du Christ, la doctrine des apôtres et le Symbole de l’Église universelle. Quels seraient les disciples de pareils maîtres ? Quelle serait donc la religion du peuple ? Comment obtiendrait-il son salut s’il suivait les lois de ces impies… ».

Pape Léon X, Concile de Latran V, sess. VIII, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrét. 605) ex cathedra : «Tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée] disséminant de la sorte les hérésies, devront être totalement évités et punis comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique ».

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ…».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère) : « L’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de CONSERVER DE LA FAÇON LA PLUS PARFAITE L’INTÉGRITÉ DE LA FOI [Foi entière]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9 (Magistère ordinaire infaillible) : «La pratique de l’Église a toujours été la même comme le montre l’enseignement unanime des Pères qui avaient coutume de tenir HORS de la communion catholique, ET ÉTRANGER À L’ÉGLISE, celui qui s’écarterait le moins du monde de n’importe quel point de la doctrine proposée par l’autorité de son Magistère».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’un donne son assentiment, il est par le fait même coupé de l’unité catholique … si quelqu’un en tient une seule [de ces hérésies] il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Annum Sacrum, 25 mai 1899 : «[Les] hommes qui ayant reçu régulièrement le saint baptême se rattachent en droit à l’Église [soumis à la loi divine et discipline universelle de l’Église], quoiqu’ils en soient séparés par des opinions erronées  ou par un dissentiment [comme les hérétiques et schismatiques] qui les arrache à sa tendresse».

Le diable fait paraitre le mal sous une apparence de bien (Gn 3, 6 : le fruit était beau à voir et d’un aspect qui excitait le désir), ou se sert de la vérité pour distiller le mensonge (Gn 3, 5 : vous serez comme des dieux sachant le bien et le mal) ; De même l’hérétique mélange des vérités au mensonge (Pape Pie VI, Auctorem fidei affirmations prévoyant la possibilité d’affirmer ou de nier la déclaration), ou il peut aussi garder un silence coupable pour laisser croire qu’il ne nie pas la foi divine et catholique ou pour ne pas montrer son refus de la vraie foi. On doit même éviter ceux qui sont hérétiques par négligence coupable (mépris de la vérité de foi par négligence volontaire de la connaître) :

Saint Bède, père de l’Église : « Mais quant à ceux qui, par une négligence coupable ou de dessein prémédité, font mépris de la parole de Dieu, il faut éviter leur société, et en les quittant, secouer la poussière de ses pieds, dans la crainte que les pas de l’âme chaste ne viennent à être souillés par leurs actions pleines de vanité figurées par la poussière ». (St Thomas, Catena aurea, Luc 9, 1-6)

Éviter absolument un hérétique seulement s’il est tellement connu ou si notoire qu’il ne peut pas être caché est une innovation d’homme car un hérétique est notoire dès qu’il fait connaître son obstination hérétique comme certaine dans le domaine public, même si personne ne le sait encore, selon la définition même d’un hérétique notoire :

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 3 : «Un crime estNotoire par la notoriété de faits’il est publiquement connu et a été engagé dans de telles circonstances que nulle fraude intelligente n’est possible et ni excuse légale ne pourrait excuser [l’imputabilité est certaine] ;

Code de droit canonique 1917, Can. 2197, 1: «Un crime est public s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir».

Les catholiques sont tenus par loi divine d’obéir à la discipline universelle de l’Église

Comme on peut le voir dans l’enseignement dogmatique suivant, l’idée qu’un catholique puisse obéir au dogme et ne pas vouloir obéir sciemment à la discipline de l’Église est hérétique. Par conséquent, ceux qui affirment qu’en ne niant pas de vérité de foi (obéissant aux dogmes) on puisse désobéir en même temps à la discipline de l’Église, sont hérétiques.

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra (Magistère solennel) : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme ». À quel point CELA EST CONTRAIRE AU DOGME CATHOLIQUE sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et NON SEULEMENT QUANT A LA FOI, MAIS ENCORE QUANT A LA DISCIPLINE : celui qui la nie [la Foi] est hérétique ; celui qui la reconnaît [la discipline] et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

On peut voir ci-dessus que n’obéir qu’aux dogmes et pas à la discipline de l’Église est «cesser de professer le catholicisme». Certains théologiens prétendent que seules les disciplines qui lient l’Église tout entière (pas comme par exemple, le code de droit canon de 1917, etc.) sont protégées par l’infaillibilité de l’autorité de tutelle de l’Église, un argument qui semble être soutenu dans l’enseignement suivant du pape Pie XII.

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n° 66), 29 juin 1943 :  » Certes, la Mère aimante est impeccable dans les sacrements, par laquelle elle donne naissance et nourrit ses enfants dans la foi qu’elle a toujours conservé inviolée ; dans ses saintes lois imposées à tous, dans les conseils évangéliques qu’elle recommande, les dons célestes et les grâces extraordinaires à travers lesquels, avec une fécondité inépuisable, elle génère des martyrs, les vierges, et les confesseurs ».

Cela signifierait qu’un droit disciplinaire n’est pas un droit (universel) « catholique » à moins qu’il lie l’Église universelle.

Ceux qui affirment obstinément qu’on peut désobéir aux conciles qui représentent la discipline universelle de l’Église sont hérétiques.

Peter Dimond, mhfm, e-mail des conversations avec RJMI (29/12/2001) : «Le concile de Laodicée, 365 : « Personne ne doit prier en commun avec les hérétiques ». Le concile de Laodicée est un concile régional, pas œcuménique ; ainsi, il ne représente même pas la discipline de l’Église solennellement promulguée par un pape, encore moins une «vérité de la foi divine et catholique» (dogme) … Le concile de Carthage, énonçant à peu près la même chose que le concile de Laodicée … Carthage, comme celle de Laodicée, n’est pas «un article de foi divine et catholique». C’est un décret disciplinaire … Le IIIème Concile de Constantinople : «Si un ecclésiastique ou un laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou dans les lieux de réunion des hérétiques pour se joindre à eux, qu’ils soient destitués et privés de communion ; si un évêque, un prêtre ou un diacre doit se joindre à la prière des hérétiques, qu’il soit suspendu de la communion ». (Sacrorum Conciliorium, XI: 635). Ce n’est pas non plus un article de foi divine et catholique, mais un autre décret disciplinaire, comme Laodicée et Carthage . … Par conséquent … je ne nie pas une vérité de foi divine et catholique … Je ne joins pas ma prière à aucun hérétique, et je ne recommande à personne de le faire, mais seulement de vrais catholiques … Je répète que je ne prie pas et ne chante pas de psaumes avec des hérétiques …»

Contrairement à ce qu’affirme Peter Dimond de mhfm, les décrets ecclésiastiques du concile œcuménique Constantinople III (et d’autres comme dans Constantinople II, Latran V, et d’autres) sont la discipline universelle de l’Église et doivent infailliblement recevoir l’obéissance :

Concile de Constantinople III «Si un ecclésiastique ou un laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions des hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés] …»

Le pape Pie IX enseigne dogmatiquement dans Quanta Cura et condamne contraire au dogme (donc hérétique) l’idée qu’un catholique professe toujours le catholicisme en refusant l’obéissance à la discipline de l’Église en dehors du dogme : « …Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique … celui qui la reconnaît [la discipline] et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

De même le concile œcuménique Latran V est la discipline universelle de l’Église et ses décrets de loi ecclésiastiques doivent infailliblement recevoir l’obéissance :

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, « Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée » (Décrets 605)  : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, doivent être totalement [en tous sens] évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique [Ceux qui adhèrent à l’affirmation de toute assertion contraire à la vérité de la foi disséminent l’hérésie]. Que personne donc… Si quelqu’un… [phrases manquantes de déclaration de condamnation ou anathème]».

La session 8 du concile Latran V ci-dessus est dogmatique et la discipline universelle de l’Église :

Premièrement, en condamnant toute assertion contraire à la vérité de la foi, «Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée», c’est une condamnation de loi divine du contraire de la foi divine et catholique, et c’est un dogme repris par le concile du Vatican en 1870, pape Pie IX Dei Filius (Denz. Ench. Symb. 1797 3017)

Deuxièmement, c’est la discipline universelle de l’Église ou loi ecclésiastique inviolable et encourant une peine d’excommunication de fait (automatique), «…tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [c-à-d toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée condamnée de loi divine], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables [loi divine], doivent être totalement [en tous sens] évités et punis [discipline universelle et inviolable de l’Église]…».

La session 9 du concile Latran V ci-dessous est la discipline universelle de l’Église et de loi ecclésiastique inviolable et sous peine d’excommunication automatique :

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 9 (Décrets 625) : «Et pour que les faux chrétiens, de même que ceux qui ne pensent pas correctement en matière de foi, quelque soit leur État ou Nation, de même que les hérétiques ou ceux qui sont entachés de la souillure d’hérésie, ou encore les judaïsants, soient complètement éliminés du troupeau des fidèles du Christ, pour qu’ils soient chassés de partout, en particulier de la curie romaine, et soient punis d’une juste remontrance [peine] … les constitutions et les décisions de cette sorte que Nous prenons maintenant concernent … la discipline ecclésiastique. … Si quelqu’un y contrevient par une audace téméraire, qu’il encoure par le fait même une peine d’excommunication déjà portée. Que personne donc… Si quelqu’un cependant…».

De même le décret suivant du concile de Carthage fait partie de la discipline de l’Église et doit infailliblement recevoir l’obéissance, même si le concile de Carthage n’est pas un concile général mais régional :

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, qu’il soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié». (Patrologiae Cursus completus 56, 486)

Ce ne sont que quelques-uns des nombreux exemples, et on pourrait en citer d’autres soit dogmatiques, soit à croire de foi divine et catholique, soit de loi ecclésiastique comme étant la discipline universelle inviolable de l’Église qui découle directement de la règle de la foi.

La position des Dimond sur les sacrements d’hérétiques

Les frères Dimond sont les défenseurs du dogme Hors de l’Église pas de salut. Mais en prônant  la réception de sacrements d’hérétiques qui sont hors de l’Église, le paradoxe et l’ironie dans cette histoire c’est que cette position nie le dogme du salut selon lequel il n’y a absolument aucun salut hors de l’Église en admettant qu’il existe un salut hors de l’Église chez les hérétiques. Cette thèse de réception de sacrements d’hérétiques revient à un salut hors de l’Église car tous les hérétiques sont hors de l’Église. Mais eux disent que ne pas être en communion avec les hérétiques (hors de l’Église) c’est être hors de l’Église, mais c’est le contraire : Être en communication religieuse avec les hérétiques est hors de l’Église et non pas ne pas être en communication avec ceux hors de l’Église. La théorie de réception de sacrements d’hérétiques « moins notoires » peut paraitre combler le vide théologique apparent dans la situation actuelle de grande apostasie, quand on y connaît pas grand chose à ce sujet, mais après avoir lu la page de MHFM « où recevoir les sacrements aujourd’hui ? », cela pose des problèmes insolubles par rapport à la doctrine catholiques en considérant des cas concrets car des points ne collent pas à la doctrine catholique comme on le voit dans l’analyse suivante du débat : Sacrements des hérétiques non déclarés – Analyse du débat

En outre, les Dimond enseignent que l’Église interdit positivement ou absolument un hérétique notoire, et pas absolument un hérétique public. Mais ils enseignent quand même que les catholiques peuvent aller à un hérétique notoire pour la confession sacramentelle et ils se sont fait leur propre critère de notoriété pour la communion en disant que l’hérétique doit imposer son hérésie (un enseignement qui n’existe pas dans l’Église) ou bien considèrent des fausses excuses non-légitimes en droit de la part des hérétiques (qui ne sont pas des fraudes intelligentes légitimes qui exonèrent de la notoriété ou rendent le fait incertain, comme une tromperie qui rendrait l’hérétique non-formel, ni ne sont des excuses en droit légitimes qui exonèrent de l’imputation de la peine ou rendrait l’hérétique seulement matériel). La loi de l’Église suppose qu’un fait notoire est connu et n’a pas d’excuse de ne pas être connu, et pas le public qui peut être excusé de ne pas être connu. Mais si le public est connu, il est connu ; cela ne signifie pas que l’Église l’autorise. (De même que l’Église n’autorise pas les fidèles de recevoir ses sacrements d’un hérétique formel qui est privé s’il est connu)

Pour fournir la vérité pour les pauvres gens trompés il aurait fallu pouvoir approfondir tous les points de doctrines concernant les sacrements d’hérétiques en ces temps actuels qui sont très mauvais, mais cela n’a jamais pu être possible. On ne peut pas discuter des points posant des sérieux problèmes au regard de la doctrine et de la Tradition catholique, et approfondir point par point avec ces gens de toute façon qui ferment toute discussion d’avance en accusant d’hérétiques ceux qui n’adhèrent pas à leur théorie hérétique de réception des sacrements d’hérétiques « moins notoires » selon eux. Rendez-vous compte, « moins notoires », cela signifie pas notoires mais un petit peu quand même ! C’est-à-dire « notoire » mais pas assez notoire pour ne pas être à éviter absolument (pour désobéir). En effet, quand on regarde bien ce qu’enseigne l’Église, on voit que leurs interprétations tordent l’enseignement de l’Église sur presque tous les points.

C’est un gâchis monumental parce que MHFM a eu la grâce de découvrir et montrer l’apostasie vatican 2 incluant les hérésies pré-vatican 2 de baptême de désir/sang/ignorance invincible (et PNF, etc., et il aurait fallu ouvrir un sérieux forum catholique (selon la règle de la foi) sur ce sujet. Ils restent donc obstinés à tort sur cette question des sacrements d’hérétiques non-déclarés non-notoires. Il aurait fallu pouvoir approfondir chaque point de doctrine précisément et catholiquement ou selon la règle de l’Église, mais eux s’appuient sur leur débat qu’ils considèrent clos et estiment avoir tout réfuté, mais quand leur arguments sont montrés comme non-conforme à l’enseignement et à la Tradition de l’Église, ils deviennent sectaires et vindicatifs. Mais ils disent qu’ils ont raison de toute façon et si vous ne leur êtes pas soumis, ils vous jugent hérétique ou schismatique (ce qui est bien sûr nul et non-avenu).

Bienheureux Jean d’Avila, Audi Filia et Vide, ch. 53, De l’orgueil secret dans lequel tombent plusieurs de ceux qui marchent dans la voie de la perfection, et qui les met en grand danger d’être trompés par les illusions du démon ; ch. 54, combien il est dangereux de ne suivre que son propre jugement : «…Ils n’approuvent que ce qu’ils font. Ils ne peuvent souffrir qu’on les contredise. Ils veulent partout être les maîtres, que tout le monde les croie et ne croire personne.  …

«… comment un homme pourrait-il, par l’inspiration de ce même esprit, avoir une telle estime de soi-même que de se persuader qu’il n’y eût personne dans toute l’Église qui fût capable de juger s’il se trompe ou s’il ne se trompe pas ? Car, comme dit saint Augustin, rien ne pourrait empêcher cet homme de se soumettre au jugement des autres que parce que sa présomption irait jusqu’à s’imaginer que nul autre n’est si capable que lui. Et quand même il serait arrivé jusqu’à un tel orgueil, ne devrait-il pas penser que comme il se peut faire que celui qui a moins de capacité qu’un autre ne laisse pas de pouvoir avoir le don de prophétie, de guérir les maladies, et autres semblables dons qu’un autre n’a pas, il se peut faire aussi que celui sur qui il a ces avantages, le surpasse en ce qu’il a le don de conseil et de discernement des esprits, lequel il n’a pas ? … refuser de prendre conseil est une preuve que ces sentiments ne viennent pas de Dieu, puis, comme dit saint Jacques, que l’une des marques de la sagesse qu’il nous inspire est qu’elle est docile (Jac, III). …

«…celui qui n’est orgueilleux que dans la volonté se soumet quelquefois à l’avis d’autrui, à cause qu’il le trouve meilleur que le sien. Mais rien n’est capable de faire changer d’opinion à celui qui est persuadé que nulle autre n’est si bonne que la sienne, et comment donc se soumettra-t-il à celle qu’il n’approuve pas, si l’entendement, qui est l’œil de l’âme et qui doit lui faire voir son orgueil afin d’y remédier, est lui-même aveugle ? S’il est infecté de ce dangereux poison, quel moyen de le guérir ? Si la lumière se trouve changée en ténèbres, et si la règle, au lieu d’être droite, devient courbe, quelles en seront les suites ? …

«… quand on s’accoutume dans ces petites choses à se défier de ses propres lumières, on se soumet facilement à la volonté de Dieu, à l’avis de ses supérieurs et à ne vouloir juger de personne. C’est pourquoi ainsi que je l’ai dit, comme vous pouvez dans ces petites choses renoncer à votre propre sentiment pour suivre celui d’un autre sans beaucoup examiner de qui il vient, vous devez de même, en ce qui regarde votre conscience, vous défier de vous».

Récapitulation : La situation actuelle (quasi tous les prêtres sont hérétiques) permet-elle aux fidèles de recevoir des sacrements de certains hérétiques qui pourraient être moins hérétiques que d’autres ? Non. Et d’hérétiques moins connus ? Non, car si on le connait on pèche, et si on ne le connait pas on ne pèche pas (Quand on sait que le prêtre est sacrilège on devient participant si on le sait et qu’on le fait quand même, mais pas quand on ne sait pas ou qu’on ne peut pas le savoir, et c’est la raison pourquoi la période avant vatican 2 ne peut pas se comparer avec la période avancée après vatican 2). Est-ce que à cause de la situation, les sacrements peuvent passer avant la foi et la règle de la foi de loi divine ? Bien sûr que non. Est-ce que l’Église oblige les fidèles de ne pas aller recevoir de sacrements de prêtre qu’ils connaissent être hérétique ? Eh bien oui, l’Église interdit de loi divine d’entrer en communication religieuse avec ceux qui ne professent pas la vraie foi, et oblige de reprendre les hérétiques, et de défendre la foi. Et est-ce que l’Église autorise, en cas de nécessité, le mariage devant un hérétique public et connu ? Bien sûr que non, car l’Église interdit sous peine d’excommunication automatique qu’un catholique contracte mariage devant un prêtre hérétique même en cas de nécessité parce qu’il n’est pas ministre de l’Église comme témoin du mariage et pour l’Église (Cependant l’Église peut, sous conditions strictes et dans un cas grave, autoriser un mariage avec un hérétique).

Pape Innocent IV, premier concile de Lyon, II, 5 (decret. 300), 1245 ex cathedra (déclaration infaillible solennelle) : «… ne pas vouloir inquiéter ceux qui font le mal n’est rien d’autre que de les encourager, et … celui qui s’abstient de s’opposer à une mauvaise action évidente [crime manifeste] ne manque pas d’être soupçonné de complicité occulte».

Pape Léon XIII, Inimica vis, 8 déc. 1892 : «Grave et très grave est le jugement qu’à porté à ce sujet Félix III, Notre prédécesseur : C’est approuver l’erreur que de ne pas y résister ; c’est étouffer la vérité que de ne pas la défendre… Quiconque cesse de s’opposer à un forfait manifeste peut en être regardé comme le complice secret».

St Cyprien de Carthage, Père de l’Église, persécution de Dèce, lettre 33, n° 1 : «Loin de nous que la divine miséricorde et sa puissance invaincue souffrent qu’on dise qu’un groupe d’apostats soit l’Église, alors qu’il est écrit : Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants (Math. 22, 32 ; Luc 20, 38)… Mais si certains après avoir apostasié prétendent être l’Église, si l’Église est avec eux et en eux, que reste t-il sinon que nous allions les supplier de daigner nous recevoir à l’Église ? Il importe donc … Non qu’ils écrivent une lettre au nom de l’Église, sachant bien que c’est plutôt à l’Église qu’ils écrivent ».

Saint Athanase, évêque d’Alexandrie et père de l’Église, Lettre à son troupeau, IVème siècle (Près de 99 % des chrétiens avaient suivi l’hérésie arienne – une situation similaire mais moindre que la grande apostasie actuelle) : «Que Dieu vous console !… Ce qui vous attriste aussi, c’est que les autres ont occupé les églises par violence tandis que vous, pendant ce temps, vous êtes dehors. C’est un fait, ils ont les locaux : mais vous avez la foi apostolique. Eux, ils peuvent occuper nos églises, mais ils sont hors de la vraie Foi catholique. Réfléchissez : qu’est ce qui est le plus important, le lieu ou la Foi ? La vraie foi, c’est évident. Dans cette lutte, qui a perdu, qui a gagné, celui qui garde le lieu ou celui qui garde la foi ? Le lieu, c’est vrai, est bon quand on y prêche la foi apostolique ; il est saint si tout s’y passe saintement… C’est vous qui êtes heureux, vous qui restez dans l’Église par votre foi, vous qui tenez fermement aux fondements de la foi qui vous est parvenue de la sainte Tradition apostolique et si, à maintes reprises, une jalousie exécrable a voulu l’ébranler, elle n’y a pas réussi. C’est ceux qui s’en sont détachés dans la crise présente. Personne, jamais, ne prévaudra sur notre foi, frères bien aimés. Et nous croyons que Dieu nous rendra un jour nos églises. Ainsi donc, plus ils s’acharnent à occuper les lieux de culte, plus ils se séparent de l’Église. Ils prétendent représenter l’Église ; en réalité, ils s’en expulsent eux-mêmes et s’égarent. Les catholiques fidèles à Dieu dans la sainte Tradition, même s’ils sont réduits à une poignée, voilà ceux qui sont la vraie Église de Jésus-Christ».

P. Kroust (†1772) SJ, Méditations sur les vérités de la foi et de la morale, samedi III de carême : «Être de connivence avec le péché, c’est pécher ! Celui qui n’empêche pas le mal quand il le peut participe aux péchés des autres : « Non seulement ceux qui font ces choses sont dignes de mort, mais encore ceux qui donnent leur assentiment à ceux qui s’en rendent coupables » (Rom. 1)».

Voici quelques enseignements de l’Église qui montrent que c’est un péché de continuer la communion avec les hérétiques ou de recevoir les sacrements de leur part.

Concile de Laodicée, IVème siècle : « Personne ne doit prier en commun avec les hérétiques et les schismatiques ».

Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologica, Suppl., Q. 23, art. 3, réponse à l’objection 2 : «Le commandement de l’Église considère les choses spirituelles directement, et les actions légitimes comme conséquence : par conséquent, en communiant dans le culte divin [comme avec un hérétique], on agit contre le commandement et on commet un péché mortel ; ».

Code de Droit Canon 1917, Canon 823 : « La messe ne peut pas être dite dans les églises des hérétiques ou des schismatiques, même si elles étaient dans le passé correctement consacrées ou bénies ».

Code de Droit Canon 1917, Canon 2314 : « Tous les apostats de la foi chrétienne et chaque hérétique ou schismatique : 1) encourent ipso facto [par là même] l’excommunication … »

Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologica, Suppl., Q. 23, Art. 1 : «L’autre est l’excommunication majeure qui prive un homme des sacrements de l’Église et de la communion des fidèles [prières, rassemblements religieux, etc.]. QU’IL N’EST PAS LICITE DE COMMUNIQUER AVEC QUELQU’UN QUI SE TROUVE SOUS UNE TELLE EXCOMMUNICATION ».

Concile de Constantinople III, 680-681 : « Si un ecclésiastique ou un laïc se rend à la synagogue des Juifs ou aux lieux de réunions des hérétiques pour prier avec eux, qu’ils soient dépossédés et privés de communion. Si un évêque, un prêtre ou un diacre se joint à la prière des hérétiques, qu’il soit suspendu de la communion ».

Concile de Carthage : « Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec des hérétiques, et quiconque communiquera avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, clergé ou laïc : qu’il soit excommunié ».

L’Église catholique enseigne ce qui suit concernant la prière en communion avec les hérétiques et les schismatiques et sur l’entrée dans leurs églises et la réception des sacrements de leur part :

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (# 4), 24 mai 1829 : « Jérôme disait ainsi : celui qui mange l’Agneau en dehors de cette maison [aux lieux de réunions des hérétiques] périra comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVI, Commissum divinitus (# 11), 17 mai 1835 : « Celui qui mange l’Agneau hors de cette maison [aux lieux de réunions des hérétiques] est impie ».

« Comment un catholique pèche contre la foi ? Un catholique pèche contre la foi par l’apostasie, l’hérésie, l’indifférentisme et en prenant part à un culte non catholique » (Catéchisme du Concile de Trente, Catéchisme attribué au Pape Saint Pie X, et Catéchisme de Baltimore)

Code de Droit Canon 1917, Canon 1258 § 1 : « Il est illicite pour les fidèles d’assister de manière active ou de prendre part aux services sacrés des non-catholiques ».

Les laïcs assistent activement à la messe et, ce faisant, manifestent leur consentement et leur coopération morale avec le prêtre alors qu’il offre le sacrifice. En effet, l’unité morale avec le prêtre est requise pour remplir l’obligation du dimanche.

En outre, les Pères de l’Église, le pape Innocent III, et même le pape Pie XII lui-même dans l’Encyclique Mediator Deienseignent spécifiquement que les fidèles qui assistent activement à la messe ratifient, consentent et participent aux prières du Canon que le prêtre récite, même s’ils ne récitent pas vocalement ces prières elles-mêmes.

Pape Innocent III (1198-1216), De Sacro Altaris Mysterio, 3. 6 : « Non seulement les prêtres offrent le sacrifice, mais aussi tous les fidèles : car ce que le prêtre fait personnellement en vertu de son ministère, les fidèles le font collectivement par la vertu de leur intention ».

Dans Médiator Dei, sa grande encyclique consacrée à la Sainte Liturgie, Pie XII traite longuement du rôle des laïcs dans l’offrande du Saint Sacrifice.

Pape Pie XII, Médiator Dei (n° 93), 20 nov. 1947 : « Les gens unissent leurs cœurs dans la louange, l’impétration, l’expiation et l’action de grâces avec les prières ou l’intention du prêtre, même du Grand prêtre lui-même, pour que dans la même offrande de la victime et selon un rite sacerdotal visible, ils puissent être présentés à Dieu le Père ».

Pape Pie XII, Médiateur Dei (n° 84), 20 nov. 1947 : « De plus, les rites et les prières du sacrifice eucharistique signifient et montrent non moins clairement que l’oblation de la victime est faite par les prêtres en compagnie du peuple. Non seulement le ministre sacré, après l’offrande du pain et du vin lorsqu’il se tourne vers le peuple, dit la prière significative : «Priez frères, afin que mon sacrifice et le vôtre soient agréables à Dieu le Père tout-puissant. mais aussi les prières par lesquelles la divine Victime est offerte à Dieu sont généralement exprimées au pluriel : et dans celles-ci il est indiqué plus d’une fois que le peuple participe aussi à cet auguste sacrifice en tant qu’offrant le même ».

Il n’y a donc aucun moyen de l’éviter, y compris pour le sédévacantiste qui participerait à une messe una cum (profession de foi et communion dans des églises traditionalistes hérétiques et/ou schismatiques en communion avec la secte vatican 2 et ses antipapes apostats). La même assistance active à la messe, requise pour accomplir votre obligation du dimanche, vous accompagne inextricablement dans l’action d’un prêtre à l’autel. Ainsi, lorsque le prêtre proclame au cours du Canon qu’il offre le sacrifice « avec votre serviteur François, notre pape» – l’archevêque hérétique et faux pape Bergoglio, la prière du prêtre est votre prière.

Ne vous y trompez pas, «Car il n’y a rien de caché qui ne soit rendu manifeste, ni rien de fait en secret qui ne vienne au grand jour» (Marc 4, 22). Votre principale préoccupation doit être les péchés d’apostasie et d’hérésie, parce qu’ils nient la foi catholique, et les péchés de schisme parce qu’ils sont des révoltes contre l’unité de l’Église. Ces péchés sont aussi manifestes chez quasiment tous les « traditionalistes » sédévacantistes, qui croient et/ou qui n’ont pas abjuré publiquement leurs hérésies actuelles. «Et comme ils n’ont pas montré qu »ils avaient la connaissance de Dieu [dans leur cœur], Dieu les a livrés à un sens réprouvé» (Romains 1, 28). Vous payez en effet un prix élevé pour avoir mis la Messe et les sacrements avant la Foi et le prix est la punition ici sur la terre et la damnation éternelle juste après.

Concile de Trente, session XXIII ex cathedra : «Si quelqu’un dit … que ceux qui n’ont pas été à juste titre ordonnés par le pouvoir ecclésiastique et canonique et n’ont pas été envoyé [de l’Église], mais viennent d’une autre source [comme une source hérétique ou schismatique], sont des ministres légitimes de la parole et des sacrements : qu’il soit anathème». (Denz. Ench. Symb. 967).

Manifestement, aucune nécessité, aucune prétention à l’epikeia (équité pour combler ce qui n’aurait pas été précisément prévu par la loi ecclésiastique, mais qui ne s’applique pas pour la loi divine immuable) ne peut remplacer, même dans une extrême nécessité, une obligation qui est, non pas du droit humain, mais du droit divin infailliblement proposé comme tel par l’Église (comme la loi divine qui interdit aux catholiques de communiquer dans les sacrements avec les non-catholiques). Ordinairement les théologiens ne se servent pas du terme formel pour la distinction des hérétiques, car il se réfère au for interne, mais plutôt des termes manifestes, publics et notoires qui se réfèrent au for externe.

Concernant le sacrement de mariage entre un catholique et un non-catholique, l’Église l’interdit (mais a la puissance de l’autoriser de loi divine) «à cause de la communion dans les choses saintes et à cause du grave danger de la perversion» de la foi :

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati nostrae, 24 mai 1829 (Magistère) : « le mariage n’est pas seulement régi par de lois humaines, mais par la loi divine ; que ce n’est pas une chose terrestre, mais bien une chose sainte et par suite subordonnée entièrement à la puissance de l’Église. Car l’union conjugale qui n’avait d’abord d’autre but que la reproduction et la perpétuité de l’espèce humaine a été élevée par Notre Seigneur Jésus-Christ à la dignité de Sacrement et enrichie des dons célestes. … Il est bien constant en effet que cette union du mariage, dont Dieu est l’auteur, est la figure de l’union intime et éternelle de Notre Seigneur Jésus-Christ avec son Église ; et que cette société étroite du mari et de la femme est un sacrement, c’est à dire un signe sacré de l’amour immortel de Jésus-Christ pour son épouse. Il faut donc instruire les peuples sur ce point, leur expliquer ce qui est ordonné et ce qui est défendu par les lois de l’Église et les décrets des conciles, afin qu’ils se conforment à ce qui est de l’essence du Sacrement et évitent avec soin tout ce que l’Église a condamné ».

Pape Grégoire XVI, Commissum Divinitus, 17 mai 1835 (Magistère) : « ils s’opposent à la vérité catholique et à la doctrine de l’Église qui interdit les mariages mixtes comme honteux à cause de la communion dans les choses saintes et à cause du grave danger de la perversion du conjoint catholique et de l’éducation perverse des futurs enfants. L’Église n’a jamais non plus accordé le libre pouvoir de contracter un tel mariage, à moins d’y ajouter des conditions qui empêchent les causes de danger et de difformité ».

Concernant le baptême, l’Église enseigne dogmatiquement qu’un hérétique peut validement baptiser sans péché uniquement s’il n’y a personne (ni laïc catholique, ni même un païen) d’autre pour le conférer, sinon le baptême peut être illicite (valide mais engage un péché pour celui qui le reçoit). Et la loi divine (dogme) n’autorise que le sacrement de baptême de la part d’un hérétique parce qu’il est absolument nécessaire au salut, mais elle ne stipule pas les autres sacrements d’un hérétique comme autorisés.

Les frères Dimond ont tordu la signification d’hérétiques notoires de fait

Les frères Dimond trompent leurs lecteurs et adeptes en enseignant que les hérétiques notoires de fait sont ceux qui « imposent » leurs hérésies et ceux qui « n’imposent pas » leurs hérésies sont « moins notoires » et peuvent donc être approchés pour les sacrements. Mais si on regarde l’enseignement de l’Église, on voit que les hérétiques notoires de fait sont ceux qui sont certains et dans le domaine public. Les frères Dimond ont façonné une théorie d’homme sur les sacrements d’hérétiques, et ils disent eux-mêmes sur cette question, »nous dirions », ce qui signifie « nous pensons », ce qui montre que c’est une opinion d’homme. Ils ont redéfini la signification d’hérétique notoire de fait disant que cela signifie « imposant » ou « contraignant », et ils ont inventé la réception de sacrements de « certains » hérétiques « non-contraignant » leur hérésie, qui sont « moins notoires », chez lesquels les catholiques peuvent accéder aux sacrements. Mais ce n’est pas conforme à l’enseignement de l’Église.

Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 3 : «Un crime estNotoire par la notoriété de faits’il est publiquement connu et a été engagé dans de telles circonstances que nulle fraude intelligente n’est possible et ni excuse légale ne pourrait excuser [l’imputabilité est certaine] ;

Code de droit canonique 1917, Can. 2197, 1: «Un crime est public s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir».

Un hérétique qui essaie de biaiser ou qui donne de fausses excuses est notoire de fait à partir du moment où il place son obstination hérétique dans le domaine public. Quand on peut entendre ou lire ou voir les actes ou le comportement hérétique avec obstination, c’est hérétique notoire de fait : par le fait que l’obstination (hérétique) est publiquement ou communément connue, et c’est publiquement connu parce qu’il n’y a pas de fraude intelligente qui permet de le cacher ou qui fait qu’on ne peut pas le savoir, ni de véritable excuse du droit qui le rend irresponsable. La fraude intelligente est une dissimulation de l’obstination hérétique cachée de manière frauduleuse qui fait qu’on n’arrive pas à la savoir ; l’excuse légale est une vraie condition (pas seulement une circonstance atténuante) prévue par la loi (pas une réponse en biais, ni le silence coupable, etc., qui ne font que confirmer l’obstination) qui lève l’imputabilité (responsabilité, culpabilité, tort de la faute). Quand on sait de quelque façon qu’un prêtre est hérétique, on doit le reprendre avec le dogme et s’il reste obstiné, on doit l’éviter, et non pas être quand même en communion avec lui, car on pèche quand on le sait (Ils reçoivent la communion eucharistique chez les hérétiques qu’ils savent et disent hérétiques et obstinés, mais disent qu’ils ne sont pas vraiment en communion avec eux). Un prêtre hérétique est à éviter absolument du moment qu’il fait connaître son hérésie ou qu’on connaît son obstination hérétique, qu’il soit « contraignant » ou pas avec son hérésie, c’est-à-dire qu’il est manifeste (évident) qu’il est hérétique, comme l’enseigne le cardinal saint Robert Bellarmin :

Saint Robert Bellarmin, Docteur de l’Église, De Romano Pontifice, II, 30 : «…les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que QUELQU’UN EST UN HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES EXTÉRIEURES, ILS LE JUGENT HÉRÉTIQUE PUR ET SIMPLE, ET LE DÉNONCENT COMME HÉRÉTIQUE. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu [et coupé]. L’argument d’autorité est basé sur Saint Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ ».

C’est une invention humaine d’affirmer qu’un hérétique est notoire de fait uniquement quand il « impose » son hérésie ou qu »il est « contraignant » avec son hérésie ou qu’il est « ouvert » avec son hérésie, cela n’est enseigné nul part par l’Église car l’hérésie est une opinion de choix. Un hérétique est notoire de fait à partir du moment où il manifeste (extérieurement) son obstination hérétique formellement (certainement obstiné) et dans le domaine public (Messe publique, internet, écrit publié, etc.). Celui qui appartient à une société hérétique publique est hérétique public ; l’hérétique qui n’est pas manifeste ou extérieur est occulte ou caché (on ne le sait pas ou on ne peut pas le savoir). Quand vous avez connaissance de l’obstination dans l’erreur de la part du baptisé, c’est-à-dire qu’il ne se soumet pas au magistère malgré sa connaissance et compréhension du dogme, il est formellement hérétique. Il existe aussi des hérétiques notoires matériels, qui se manifestent publiquement comme obstinés mais pour une hérésie matérielle, c’est-à-dire qu’ils se montrent obstinés publiquement mais parce qu’ils ne connaissent pas ou comprennent mal de manière non-coupable des dogmes. Celui qui est obstiné, dans le domaine public, avec son appartenance à une société hérétique publique est hérétique notoire, et il peut être matériel s’il ne connait pas le dogme que nie sa société (peu probable actuellement). Il y aussi des hérétiques publics matériels, comme celui appartenant à une société hérétique publique, mais qui ne sait pas que sa société est hérétique s’il ne connait pas ou comprend mal (sans faute de sa part) le dogme, et qui abjurerait et des hérésies et de sa société hérétique s’il le connaissait (peu probable actuellement). Le prêtre hérétique doit être évité absolument à partir du moment où vous avez connaissance de son rejet obstiné du dogme, et il devient notoire de fait quand ses offices sont dans le domaine public. Celui qui reste volontairement silencieux après que lui soit montré le dogme est coupable. Celui qui n’est pas formellement hérétique est ou hérétique matériel ou suspect d’hérésie, et dans les deux cas, il doit prouver son adhésion à la vraie foi. La règle de la foi catholique est d’éviter toute forme de communion religieuse avec les hérétiques non-déclarés quand ils sont publics (domaine public, appartenance à une société hérétique publique) et aussi ceux qui sont manifestes (extérieurement évidents) et ceux notoires de fait (publiquement connus comme certains), et non pas uniquement ceux qui seraient notoires de fait seulement (à tort) parce qu’ils « imposent leur hérésies ».

 

Les frères Dimond se sont fait leur propre définition de notoire de fait afin de recevoir des sacrements d’hérétiques connus (qu’ils savent et disent hérétiques) en opposition aux lois de l’Église. Ils enseignent que les hérétiques notoires de fait (à éviter absolument) sont seulement :

  • ceux qui sont « imposant » ou sont « contraignant » avec leurs hérésies ;
  • ou ceux qui ne donnent pas les sacrements à ceux qui ne pensent pas comme eux de façon hérétique ;
  • ou ceux qui considèrent hérétique ou non-catholique celui qui tient la foi catholique orthodoxe (droite) en affirmant que le salut par le baptême de désir ou de sang, par l’ignorance invincible, par l’âme de l’Église, etc., sont des hérésies et ainsi du reste pour les autres hérésies comme la Planification Familiale Naturelle, le faux Magistère sur l’infaillibilité papale, la participation à des sectes hérétiques, la réception de sacrements d’hérétiques, etc. ;
  • ou ceux qui affirment que le sédévacantisme est une hérésie alors qu’au contraire c’est la seule vraie et position catholique droite actuellement car le saint Siège est vacant, occupé par une secte non-catholique et des chefs apostats qui se font passer faussement pour catholiques.

Tout ceci n’est pas l’enseignement de l’Église catholique. L’Église enseigne le dogme suivant :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, « Cantate Domino », 1441 (Décrets 571), ex cathedra (Magistère solennel) : «… tous ceux qui pensent des choses opposées et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église ».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «L‘Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi [foi entière et intacte]. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine ».

Avez-vous entendu ? Tous ceux qui pensent l’opposé et le contraire de l’Église sont hors de l’Église par loi divine (automatiquement). On sait que quelqu’un est hérétique quand on sait qu’il pense volontairement l’opposé et le contraire du Magistère de l’Église, c’est-à-dire qu’il connaît et comprend le dogme, mais le refuse. Même le doute est hérétique. C’est la différence entre erreur et hérésie : l’erreur est de bonne foi par ignorance ou par incompréhension, alors que l’hérésie est de mauvaise foi. Quelqu’un qui est dans l’erreur se convertira au dogme car il est de bonne foi. Un hérétique ne se convertira pas au dogme car il est de mauvaise foi et reste donc obstiné dans sa mauvaise volonté. L’erreur est humaine mais y persévérer est diabolique.

Les frères Dimond et leurs adeptes enseignent et pratiquent la communion explicite avec les hérétiques en tordant la signification d’hérétique notoire ; ils disent à tort que pour être hérétique notoire il faut être une assemblée ouvertement hérétique (ce qui est faux car la loi divine définit l’hérétique à éviter au singulier, voir plus bas) ou ne pas cacher son hérésie ou imposer son hérésie pour être absolument évité, mais que l’Église n’interdit pas la communion religieuse avec les hérétiques qui seraient moins notoires (qui n’affichent pas franchement et ouvertement leur hérésie). Mais ce qui rend certain qu’une personne est hérétique, c’est de connaître son obstination (hérétique) contre le Magistère de l’Église, pas que l’hérétique s’impose ouvertement sans se cacher, puisque l’Église enseigne infailliblement (Concile de Florence, «Cantate Domino») que tous ceux qui pensent des choses contraires et opposées sont hors de l’Église (penser le contraire, c’est aussi le montrer ouvertement, par exemple en gardant le silence coupable volontairement). Il suffit de connaître que la personne est hérétique pour l’éviter absolument.

Même une légère preuve suffit pour la certitude de culpabilité d’hérésie selon la règle de la foi, comme l’enseigne l’Église :

Pape Innocent IV, premier Concile de Lyon, 1245 ex cathedra : «Le droit civil déclare que ceux qui doivent être considérés comme des hérétiques, et doivent être soumis à des condamnations prononcées contre eux, sont ceux qui, même sur une légère preuve sont coupables de s’être écartés du chemin de la religion catholique».

Ci-dessus, l’Église enseigne infailliblement qu’une légère preuve suffit pour considérer une personne comme hérétique. Une légère preuve suffit parce que l’unité de la foi et l’unité de l’Église sont de loi divine. Qu’une légère preuve suffit est la règle de la foi. Donc ceux qui affirment qu’il faut qu’un hérétique « impose » ou soit « contraignant avec son hérésie » pour être considérer comme un hérétique à éviter, errent, et s’ils sont obstinés de mauvaise foi, ils sont hérétiques.

Les frères Dimond du Monastère de la très sainte Famille ou MHFM et vaticancatholic.com (ou la-foi.fr et vaticancatholique.com en français) enseignent la réception de sacrements d’hérétiques non-déclarés, selon eux « non-notoires » ou « moins notoires » (c-à-d. pas l’enseignement de l’Église), pour faire admettre leur pratique sacrilège, en contradiction de l’enseignement infaillible de l’Église catholique selon lequel tous les hérétiques sont ipso facto par la loi divine coupés de l’Église et privés de toute juridiction, autorité et pouvoir – même les hérétiques occultes (cachés).

Les frères Dimond disent qu’un prêtre « pourrait être moins notoire » et donc qu’on pourrait communier avec lui.  «moins notoire» ne veut rien dire et ce n’est pas enseigné par l’Église. La vraie question est : est-il hérétique ou n’est-il pas hérétique ? Il est impossible de répondre car la limite n’est pas définie clairement. Ce prêtre selon eux «moins notoire» soit appartient à une secte hérétique ou soit il en est issu, et donc il doit déjà obligatoirement être supposé être hérétique rien que pour cela (et aussi en plus à cause des temps actuels où quasi tous tiennent des hérésies), et celui qui célèbre la Messe una cum (lit le nom des chefs apostats vatican 2 à la prière Te Igitur) fait implicitement profession de foi commune avec vatican 2, mais il pourrait ne pas être hérétique. C’est donc un suspect d’hérésie qu’on doit éviter tant qu’il ne prouve pas son innocence (il doit prouver qu’il tient la vraie foi). Il pourrait aussi être un hérétique matériel – c-à-d qu’il ne serait pas un hérétique – dans l’erreur de bonne foi, mais on ne peut le savoir qu’après lui avoir présenté le dogme ; Mais s’il reste obstiné contre le dogme, c’est un hérétique.

Contrairement à ce qu’enseignent les frères Dimond, l’Église a infailliblement déclaré un hérétique non seulement quand il est notoire (selon les critères de l’Église : publiquement certains, et non ceux des Dimond : « imposant ») mais même aussi manifeste.

Concile de Constance, sess. XV, (décrets 428), 1415, Condamnation de Jean Huss disciple de John Wyclif, ex cathedra (Magistère solennel) : « … ce très saint synode de Constance … déclare  … que le dit Jean Huss a été et est vraiment  et manifestement hérétique [verum et manifestum* hereticum], qu’il a enseigné et prêché publiquement des erreurs et des hérésies déjà condamnées par l’Église … ce très saint synode a constaté que le même Jean Huss était obstiné et incorrigible au point qu’il ne désirait pas revenir dans le sein de la sainte mère Église et qu’il ne voulait pas abjurer les hérésies et les erreurs prêchées publiquement par lui ». (ratifié par le pape Martin V en 1418)

[*] Manifestum, manifestus : manifestement, montrer, découvrir, révéler, manifeste, évident, laissant paraître, laissant voir (Dict. Latin-Français Félix Gaffiot, éd. 1934, p. 946).

Cela signifie que c’est un dogme que les hérétiques manifestes sont aussi à éviter aussi bien que les hérétiques notoires (selon les critères de l’Église). Donc aller recevoir des sacrements chez des hérétiques parce qu’ils n’imposent pas leur hérésie, alors qu’ils restent par ailleurs obstinés contre les dogmes et/ou ne montrent pas de signes extérieurs qu’ils adhèrent sincèrement à la vraie foi, c’est la communication in sacris avec des hérétiques, purement et simplement, et c’est la fornication spirituelle qui vous enverra en enfer, si vous ne vous repentez pas.

MHFM/Frères Dimond ou la-foi.fr/vaticancatholique.com envoient les gens communier chez les hérétiques, selon eux « moins notoires » (un terme inventé), qui sont quand même des partisans du baptême de désir / sang, du salut de l’ignorant invincible, d’appartenance ou membre de l’âme de l’Église hors du Corps, et de nombreuses autres hérésies. Ils envoient les gens recevoir les sacrements d’hérétiques «s’ils n’imposent pas leur hérésie», «si on ne les soutient pas financièrement», «s’ils ne sont pas notoires», ce qui n’est pas l’enseignement de l’Église et est contraire à l’Église, à la loi divine, à la loi ecclésiastique et à la loi naturelle.

1° C’est un péché mortel, en connaissance, de communier, ou de prier avec les hérétiques ou de recevoir les sacrements d’hérétiques, sauf le baptême en cas de nécessité (loi divine) et le mariage (de droit divin) autorisé par l’Église catholique. C’est un sacrilège d’aider, en connaissance et de quelque façon, le sacrilège d’un hérétique.

2° C’est un péché mortel d’aider, en connaissance, la propagation de l’hérésie par quelque action que ce soit, comme la présence active ou passive à un culte hérétique non-catholique, l’aide manuelle ou financière, ou recevoir des cadeaux d’hérétiques, etc. C’est un aussi péché mortel de scandale, cause de chute pour autrui).

3° C’est un péché mortel, en connaissance, d’aider la propagation de l’hérésie par l’omission de ne pas confesser la foi catholique quand on peut ou qu’on doit, ce qui est une défection de la foi ; comme de ne pas instruire les ignorants, de ne pas réprimander les pécheurs. Ceux qui font cela en connaissance sont automatiquement excommuniés et sont de fait suspects d’hérésie. La relation sans péché avec les hérétiques est uniquement dans le but de les convertir.


Constantinople I canon 6 sur les hérétiques notoires ? Constantinople I canon 6 sur la réception de sacrements d’hérétiques ?

Les frères Dimond ont basé leur thèse de réception de sacrements d’hérétiques sur le fait d’éviter uniquement les hérétiques notoires de fait mais pas ceux, d’après eux, « moins notoires ». Mais ils ont fondé leur définition de « notoire » à partir de leur interprétation sur les hérétiques accusant des évêques catholiques dans le Premier Concile de Constantinople ci-dessous. Ils assimilent les hérétiques notoires à éviter absolument comme étant des « assemblées » opposées qui sont ouvertement contre l’Église, comme, selon eux, les « orthodoxes » orientaux schismatiques qui ne cachent pas (ouvertement) leur rejet de la papauté, alors que même un hérétique individuel est aussi à éviter absolument.

Premier Concile de Constantinople (381) Canon 6 : «(Et par les hérétiques, nous entendons aussi bien ceux qui ont été jadis bannis et ceux que nous avons nous-mêmes depuis anathématisés, et aussi ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et mettent en place des assemblées opposées [rivales]) ».

Ce canon du 1er concile de Constantinople ci-dessus parle de ne pas admettre des hérétiques (et d’autres) qui accusent les évêques catholiques (orthodoxes) : «par les hérétiques, nous entendons…», signifie : par les hérétiques qui accusent les évêques catholiques (orthodoxes) , nous entendons…

Regardez bien attentivement ce qui suit :

Par le canon VI de Constantinople I, I‘Église veut exercer le droit contre ceux qui « forgent haineusement et calomnieusement des accusations contre les évêques ». L’Église veut examiner les personnes avant, afin que certains accusateurs soient admis et pas d’autres pour « des accusations concernant les affaires ecclésiastiques ». Et l’Église veut aussi exercer la justice en faveur de celui qui se plaint parce qu’il a « été traité d’une autre manière injuste ».

Constantinople I (381), canon VI, Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs : « …ne plus admettre les accusateurs sans enquête, et de ne pas permettre à tout le monde de porter des accusations contre ceux qui administrent les Églises, ni en vérité de l’interdire à tous. Mais si quelqu’un porte contre l’évêque une plainte personnelle, c’est-à-dire privé, soit qu’il ait été lésé par lui, soit qu’il ait été traité d’une autre manière injuste, on ne doit, devant des accusations de ce genre, examiner ni la personne ni la religion de l’accusateur [¹] ».

[¹] Note : « accusateur. … canon qui distingue nettement deux cas d’accusation : l’accusation pour motifs personnels, à laquelle toute personne a droit, fût-elle hérétique ou païenne ; et l’accusation pour motifs ecclésiastiques, à laquelle n’ont accès que les membres de la grande Eglise qui ne sont eux-mêmes sous le coup d’aucun sanction ».

Puis ensuite le canon dit ce qui suit :

Constantinople I, canon VI, Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs : « … Si la plainte portée contre l’évêque a trait à des affaires ecclésiastiques, il faut alors soumettre à l’examen la personne des accusateurs, afin qu’avant tout il ne soit pas possible à des hérétiques de porter contre les évêques orthodoxes des accusations concernant les affaires ecclésiastiques (Nous regardons comme hérétiques … ceux qui prétendent professer la foi saine, mais qui se sont séparés et tiennent des assemblées rivales contre les évêques en communion avec nous). … Mais si des personnes ne sont ni hérétiques ni excommuniées, n’ont pas subi de condamnation ou ne sont pas inculpées…».

Il s’agit d’admettre des personnes à accuser des évêques sauf les hérétiques, les excommuniés, et d’autres sous conditions. Cette partie ci-dessus du canon parle de ne pas admettre les hérétiques (et d’autres comme les excommuniés, et d’autres sous conditions) à accuser des évêques concernant les affaires ecclésiastiques. Ce canon parle du fait que les hérétiques ne sont pas admis à accuser des évêques. Ensuite est défini ce que sont ces hérétiques qui ne sont pas admis à accuser des évêques : ceux qui ont été déclarés et aussi « ceux qui prétendent professer la foi saine, mais qui se sont séparés et tiennent des assemblées rivales contre les évêques en communion avec nous ». Cela signifie que ce sont des hérétiques déclarés ou des églises hérétiques qui se disent catholiques qui ne sont pas admis à accuser des évêques. Ce canon dit que des églises hérétiques non-déclarées qui prétendent être catholiques ne sont pas admises à accuser des évêques catholiques justement parce qu’elles prétendent professer la vraie foi. Pourquoi ? Parce que ce cela concerne les affaires ecclésiastiques. Le canon 6 parle de ne pas admettre des hérétiques déclarés ni des assemblées hérétiques qui se disent catholiques à accuser des évêques concernant les affaires ecclésiastiques : il indique que parmi ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques catholiques, les assemblées hérétiques non-déclarées ne sont pas admises à accuser des évêques, et c’est 1° parce qu’elles se disent catholiques qu’elles ne sont pas admises, et 2° parce que par ce fait leurs accusations concernent les «affaires ecclésiastiques».

Cela signifie qu’un hérétique individuel pour une plainte personnelle, c-à-d à titre privé, est admis à accuser des évêques orthodoxes parce que à titre privé cela ne concerne pas les affaires ecclésiastiques.

Ce canon 6 inclut aussi les hérétiques publics : Un hérétique public individuel n’est pas admis à accuser des évêques concernant les affaires ecclésiastiques parce qu’un hérétique public appartient à une société hérétique publique ou alors il faudrait que cet hérétique accuse à titre individuel et privé.

Entre parenthèse, ces assemblées sont publiques (puisqu’elles professent tenir la vraie catholique, elles peuvent être soit notoires de fait ou soit publiques), ce qui signifie que même selon les critères erronés des Dimond (que sont des assemblées à éviter par les catholiques concernant les sacrements d’hérétiques), les sociétés publiques hérétiques sont à éviter aussi.

Donc ce canon ne renseigne pas sur comment l’Église voit les hérétiques à éviter parce qu’ils sont en assemblées. Ce canon 6 est la loi ecclésiastique Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs, il n’est pas la loi divine sur les hérétiques, et il ne concerne pas la règle de la foi (loi divine), et la preuve en est que le dogme définit un hérétique au singulier comme on le voit ci-dessous :

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’IL n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur LUI-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par SON hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Évite UN homme hérétique, après un premier et un second avertissement, sachant qu’UN tel homme est perverti et qu’IL pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Le dogme doit être compris tel qu’il est déclaré :

Pape Pie IX, Premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, ex cathedra : «… la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

Pape Pie IX, Premier Concile du Vatican, Session III, canons, part. IV sur la foi et la raison, n° 3 ex cathedra : « Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église, se voient donner parfois, par suite du progrès de la science [connaissance], un sens différent de celui que l’Église a compris et COMPREND encore, qu’il soit anathème ».

En passant, on peut voir dans ce canon de 381 que l’Église distingue clairement les hérétiques (excommuniés de loi divine) des excommuniés de loi ecclésiastique, et que tous deux ne sont pas admis à accuser des évêques « concernant les affaires ecclésiastiques ».

Les Dimond disent que le canon 6 de Constantinople I est « sur les assemblées d’hérétiques ».

Peter Dimond, 5:21-5:45 dans le débat : «En d’autres termes, il s’agit de définir ce qu’ils entendent par hérétiques…».

Peter Dimond dit ci-dessus que l’Église définit, par le canon 6, ceux qu’elle entend (comprend) comme étant hérétiques… Mais le canon 6 parle de ceux admis à accuser et non pas de ceux que l’Église définit comme hérétiques pour autre chose. Ci-dessus, on peut voir que le terme utilisé est tronqué pour faire croire qu’il s’agit des hérétiques à définir en général alors que ce n’est pas le sujet du canon.

MHFM, Débat « Sacrements d’hérétiques non-déclarés » – Les citations importantes – § Le Premier Concile de Constantinople prouve notre position sur cette question : « Ainsi, nous pouvons voir que les conciles du moyen âge contiennent le même enseignement que le premier concile de Constantinople, canon 6, sur les assemblées d’hérétiques ». (.mostholyfamilymonastery.com/catholicchurch/sacraments-from-undeclared-heretics/#.WZ0oJj5JaUk)

MHFM dit ci-dessus que ce canon 6 est sur les assemblées d’hérétiques par l’expression : «premier concile de Constantinople, canon 6, sur les assemblées d’hérétiques». Mais ce canon 6 n’est pas «sur les assemblées d’hérétiques», mais Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs. Dans la citation des Dimond ci-dessus, on peut voir que le terme utilisé est tronqué pour faire croire qu’il s’agit des assemblées d’hérétiques en général, qui relève de la loi divine, alors que ce n’est pas le sujet du canon 6 qui définit un cadre de droit ecclésiastique pour des cas particuliers.

Le canon VI du Ier concile de Constantinople a pour titre en Latin (Décrets 33) : Quinam ad accusationem contra episcopus vel clericos recipiendi sint : Sur ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques et des clercs (Décrets34 en Français). Tout le monde peut vérifier cela, ce canon n’est pas «sur les assemblées d’hérétiques», mais sur « ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques ».

La déclaration de Constantinople I can. 6, «(Et par les hérétiques, nous entendons … ceux qui professent maintenir la vraie foi qui se sont séparés de nos évêques canoniques, et mettent en place des assemblées opposées)», parle de ne pas admettre les hérétiques à accuser des évêques « concernant les affaires ecclésiastiques ».

L’expression de mhfm «sur les assemblées d’hérétiques» laisse paraître que le canon 6 est «sur les assemblées d’hérétiques» alors qu’il concerne « ceux qu’il faut admettre à accuser des évêques« , c’est-à-dire que la déclaration du canon ci-dessus n’indique pas qui sont hérétiques à éviter absolument « et mettent en place des assemblées opposées » par rapport à d’autres hérétiques qui ne seraient pas à éviter absolument, mais indique que parmi ceux à admettre, les hérétiques déclarés et ceux en assemblées non-déclarées ne sont pas admis à accuser des évêques « concernant les affaires ecclésiastiques ». Mais les hérétiques sont admis à accuser à titre privé.

Par conséquent, c’est faux d’avancer que l’Église aurait légiféré, par ce canon, sur les assemblées d’hérétiques pour d’autres cas ou situations autres que des accusations d’évêques. C’est la règle de la foi (que l’Église a donnée par loi divine aux fidèles) qui doit être utilisée concernant les hérétiques, c’est-à-dire pour savoir ceux qui sont hors de l’unité de la foi et de l’unité de l’Église.

Le canon 6 de Constantinople I ne parle pas de tous les hérétiques ou de la communion avec les hérétiques ou de la réception de sacrements d’hérétiques pour lesquels il n’est pas besoin d’assemblées opposées pour les éviter. Ces accusations d’hérétiques contre des évêques catholiques, concernent la loi ecclésiastique, tandis que la communicatio in sacris/in divinis (communion religieuse, sacrements, prière, assistance, aide, etc.) avec des hérétiques concerne l’unité de l’Église et l’unité de la foi qui sont de loi divine. Donc, dire ici que cela concerne tous les hérétiques est complètement faux, pour dire le moins. Et deuxièmement ces « assemblées » d’hérétiques ne sont pas du tout entendues pour la communicatio in sacris/in divinis avec les hérétiques.

Il est logique que le concile entende des « assemblées » d’hérétiques dans ce cadre d’accusations d’évêques catholiques, car le canon considère ici les accusations « concernant les affaires ecclésiastiques« , c’est-à-dire des églises non-catholiques accusant des églises catholiques et comment cela se passerait avec les hérétiques dans ce cas.

Ce ne sont pas les hérétiques notoires considérés à tort uniquement en tant qu’ «assemblées opposées» qui sont seulement à éviter, car un hérétique seul (sans assemblée) peut aussi être notoire : cela n’a rien à voir avec les assemblées pour qu’il soit notoire, mais cela a à voir avec l’obstination hérétique certaine publique. En plus, c’est un dogme (loi divine) qu’on doit éviter UN hérétique et non pas uniquement uniquement des assemblées hérétiques, comme on peut le voir ci-dessous, car le dogme et l’Écriture emploient le terme hérétique au singulier ; et le dogme doit être compris tel qu’il est déclaré :

Le Pape Pie IX, Premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, ex cathedra : «… la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

Mais en plus, si l’Église ne considérait que les assemblées d’hérétiques comme étant les hérétiques (Premier Concile de Constantinople, Canon 6 ci-dessus), elle contredirait le dogme ci-dessous où elle enseigne infailliblement que tous ceux qui pensent le contraire (comme les hérétiques) sont condamnés et hors de l’Église. Il est bien sûr impossible que la loi divine se contredise et c’est hérétique de l’affirmer, et ceci est la preuve dogmatique que le Canon 6 du Premier Concile de Constantinople considère des hérétiques dans le cadre de la loi ecclésiastique pour ne pas admettre des accusations d’hérétiques contre des évêques catholiques.

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… TOUS ceux qui PENSENT des choses OPPOSÉES et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme ÉTRANGERS au corps du Christ qui est l’Église».

En passant, les frères Dimond enseignent que les catholiques peuvent recevoir les sacrements d’hérétiques « notoires », même selon leur propres critères, à l’article de la mort. Mais c’est impossible, car les hérétiques ne sont pas ministres de l’Église de loi divine (voir détails plus bas : Erreurs et contradictions, Erreur fatale).

Œuvres complètes St Alphonse Tome 19 Œuvres dogmatiques – Hérétiques réformés p. 468 : «Dans le Nouveau Testament on entend par prêtres que les seuls ministres de l’Église, saint Jacques parle de ces prêtres qui remettent les péchés».

St Jacques 5, 14-15 : « Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur … et s’il a des péchés ils lui seront remis ».

C’est un dogme qu’on doit éviter aussi UN hérétique et non pas que des assemblées d’hérétiques (à partir du moment où on le sait) :

II Jean 1, 10-11 : «Si quelqu’UN vient à vous et n’apporte point cette doctrine [Tradition de l’Église], ne le recevez pas dans votre maison, ne LUI dites pas même SALUT [comme l’hérétique, le schismatique, ou l’apostat]. Car celui qui LUI dit SALUT communique à ses œuvres mauvaises».

Tite 3, 10 : « Évite [Romps avec] UN homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’UN tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’IL est condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’IL n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur LUI-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par SON hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-LE [romps avec lui], sachant qu’UN tel homme est perverti et qu’IL pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 (Décret. 571) ex cathedra (Magistère infaillible solennel) : «… TOUS ceux qui pensent des choses opposés et contraires, l’Église les condamne, les réprouve, les anathématise, et les dénonce comme étrangers au corps du Christ qui est l’Église».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, 29 juin 1896 (Magistère ordinaire) : «si à une seule [hérésie], quelqu’UN donne son assentiment, IL est par le fait même coupé de l’unité catholique … quelqu’UN tient à une seule hérésie, IL n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9) [Magistère] : «…si quelqu’UN tient à une seule hérésie, il n’est pas catholique».

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 9), 29 juin 1896 [Magistère] : «La pratique de l’Église a toujours été la même, comme le montre l’enseignement unanime des Pères, qui avaient l’habitude de tenir en dehors de la communion catholique et étranger à l’Église, CELUI qui s’éloignerait le moins du monde d’un point quelconque de la doctrine proposée par l’autorité de son magistère».

Conclusion : Les Pères et les saints ont toujours prôné la non-discussion avec les hérétiques. De deux choses l’une : Soit les frères Dimond ont pu découvrir une fenêtre théologique permettant de recevoir des sacrements de « certains » hérétiques ; soit ils entraînent les âmes vers l’illusion et la damnation au service du diable en faisant communiquer religieusement les gens baptisés avec les hérétiques avec des sacrements illicites et invalides. Mais l’enseignement de l’Église montre combien est hérétique l’idée qu’un hérétique puisse être dans l’Église, c’est la règle de la foi ou loi divine :

Pape Innocent III, Eius exemplo, 18 décembre 1208 ex cathedra : «Nous croyons de cœur et nous confessons de bouche l’unique Églisepas des hérétiques, mais la Sainte, romaine, catholique et apostolique en dehors de laquelle nous croyons qu’aucun n’est sauvé».

Donc maintenant en connaissant cet enseignement la réponse est que « certains » hérétiques sont hérétiques et hors de l’Église de loi divine, c’est à dire universel et absolu. On pourrait se demander : Comment sait-on qu’un hérétique est non notoire ou « moins » notoire puisqu’on sait que c’est un hérétique ?

En outre, Tite 3, 10 est universel et absolu, ce qui exclut absolument une catégorie d’hérétiques à éviter par rapport à une autre catégorie d’hérétique à ne pas éviter. L’Église comprend Tite 3, 10 tel qu’il est écrit. Tite 3, 10-11 est donc de loi divine à prendre tel qu’il est écrit comme on peut le voir ci-dessous avec le Pape Vigile dans sa déclaration dogmatique. Tout catholique doit de loi divine éviter absolument un hérétique après l’avoir repris et qu’il soit resté obstiné contre les vérités de la foi ou de la morale qu’on lui a montré.

Tite 3, 10-11 « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition, sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement ».

Pape Vigile, deuxième concile de Constantinople, 553 ex cathedra (Magistère solennel) : « L’hérétique [L’impie], même s’il n’a pas été condamné formellement par toute personne, apporte en réalité l’anathème sur lui-même, après s’être coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Un homme qui est hérétique, après un premier et un second avertissement, évite-le [romps avec lui], sachant qu’un tel homme est perverti et qu’il pèche, condamné par son propre jugement (Tite 3, 10-11) ».

Par conséquent tous ceux qui refusent sciemment de prendre Tite 3, 10-11 littéralement et restent en communion religieuse avec des hérétiques connus en tant que notoires, publics, formels , manifestes en sachant qu’ils sont obstinés, sont hérétiques car ils nient directement l’enseignement de l’Église et l’Écriture. Et s’ils ne reprennent pas les hérétiques qu’ils connaissent, ils désobéissent à la loi divine et sont dans un déni de la foi mortellement pécheur.

De plus, éviter absolument les hérétiques notoires de fait mais pas les hérétiques « moins notoires  » (par ce qu’ils ne sont pas « notoires ») à partir du droit canonique est erroné car le droit canon est canonique et pas la loi divine, et c’est la loi divine qui doit obligatoirement régir d’abord les hérétiques et hérésies (Voir plus haut : Sur les hérétiques notoires de fait). Le Code de droit canonique 1917, Canon 2197, 1-4 sur la notoriété d’un crime concerne les excommuniés de droit ecclésiastique pas les hérétiques et schismatiques excommuniés automatiquement de droit divin avant toute excommunication ecclésiastique, parce que ce canon 2197 est fondé sur Ad Evitanda Scandala et le Concile de Bâle qui parlent des excommuniés de droit ecclésiastique et non pas des hérétiques excommuniés de droit divin et hors de l’Église par la loi divine, comme l’a confirmé saint Robert Bellarmin (Voir plus haut : Sur les hérétiques notoires de fait).

C’est pourquoi ce n’est pas uniquement l’hérétique notoire qui est hors de l’Église, comme l’enseigne le cardinal Mazella, Préfet de la Congrégation des rites sous Léon XIII, président de la commission d’étude de l’invalidité des ordinations anglicanes et d’ébauche de la Bulle Apostolicae Curae condamnant les sacrements anglicans, ci-dessous :

Cardinal Camillo Mazella, S. J., De Religione et Ecclesia : praelectiones scholastico-dogmaticae, Romae, 1896, 600, III, p. 468-469 : « Il est CERTAIN que l’hérétique public n’est pas membre de l’Église. … [Épitre de Saint Paul à Tite, III, 10 : « Évite un homme hérétique, après une première et une seconde admonition ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement »] ».

Donc, on voit bien aussi ci-dessus que l’hérétique public (et pas seulement que l’hérétique notoire), est Hors de l’Église parce qu’il prend Tite 3, 10 comme le comprend l’Église, tel qu’il est écrit, c’est-à-dire absolu. Donc les frères Dimond ont complètement faux au sujet de la réception de sacrements de « certains » hérétiques.

MHFM, Où aller à la messe ou la Confession aujourd’hui ? Options traditionnelles pour les Sacrements : « …S’il ne s’y oppose pas, mais est en faveur de l’œcuménisme Vatican II, alors il est un hérétique notoire et vous ne devriez pas recevoir la communion de lui. Une autre question à lui poser est de