Sur les sacrements d’hérétiques en ces temps de la grande apostasie

Cette page est aussi une réfutation de la position schismatique assassine des âmes et pourra être complétée par la suite.

Sommaire

  • Présentation
  • Avant propos
    • Ce qu’est, en résumé, la position schismatique sur la réception de sacrements en ces temps de la fin
  • Un fidèle catholique peut recevoir les sacrements d’un hérétique public, mais pas d’un hérétique notoire de fait
    • Différence entre un hérétique notoire et un hérétique public
  • Preuves de la vraie position catholique – réfutation de la position schismatique qui interdit radicalement la réception de sacrements d’hérétiques publics
    • L’Église comprend Tite 3, 10 comme il est écrit conformément à sa discipline universelle
  • Celui qui refuse d’obéir obstinément à la discipline de l’Église est digne d’anathème
    • La discipline universelle de l’Église applique la loi divine par l’Église, dans l’Église, pour l’Église
  • Les hérétiques sont de fait hors de l’Église mais la loi divine ne s’applique pas sans la discipline universelle de l’Église
    • Le code de droit canon 1917
  • Où recevoir les sacrements ?
  • Les mauvaises confessions sont le chemin de l’enfer pour beaucoup – À propos des confessions sacrilèges
  • A propos du sacrement de Mariage
  • À venir

 

L’Imitation de Jésus-Christ, L. IV, ch. 18 : «2. Soumets-toi à Dieu et humilie ton esprit sous la foi ; et il te sera donné la lumière de la science selon qu’il te sera utile et nécessaire».

 

Présentation

Ceux qui voient les preuves que la secte vatican 2 n’est pas l’Église catholique mais la contre-Église de la grande apostasie doivent se couper de cette bête sous peine d’être hérétiques. Et beaucoup sont tentés d’aller recevoir les sacrements d’hérétiques à la FSSPX qui reconnait les chefs apostats de la contre-Église vatican 2, l’IMBC faussement sédévacantiste, etc., ou chez des sédévacantistes coupés à raison de la secte vatican 2, mais non-catholiques et hérétiques notoires de fait à éviter absolument. Dans la situation actuelle d’hérésies universelles répandues partout, quasi ou presque tous les prêtres sont hérétiques au monde et on ne doit pas aller vers eux pour les sacrements s’ils sont hérétiques notoires de fait, mais c’est possible en ces temps s’ils sont hérétiques publics et dans certaines conditions relatives à la discipline universelle de l’Église. Il ne reste quasi pas de prêtre pouvant être approché pour la Messe, mais il est (et se restreint de plus en plus) des possibilités de recevoir le sacrement de Pénitence (Confession sacramentelle).

Avant propos

L’auteur de ce site continuait encore (depuis 2014) d’approfondir sa recherche sur la question de la réception des sacrements d’hérétiques non-déclarés en ces temps actuels de la grande apostasie où quasi (ou presque) tous les prêtres sont hérétiques : La connaissance nouvelle d’éléments cruciaux sur les sacrements d’hérétiques vient renverser la donne. C’est la grâce du Seigneur qui a définitivement mis fin à cette démarche de recherche sur ce sujet en la veille de l’Ascension 2018. Nul ne pourra nier cette preuve éclatante sans devenir schismatique.

Après avoir dû comparer/confronter assidûment les détails des écrits des frères Dimond de MHFM et ceux des suédois de catholics-saints depuis trois à quatre ans, sur les sacrements d’hérétiques non-déclarés, la grâce du Seigneur Jésus m’a donné (enfin) la preuve infaillible que mon cœur pressentait invinciblement depuis le début, mais que les arguments des suédois semblaient contredire irréfutablement. C’est la preuve qu’il ne faut pas lire ce que disent les hérétiques et les schismatiques sans être aguerri dans la vraie foi catholique. Il est très important de préciser que l’analyse des suédois (catholics-saints ) du débat qu’ils ont eu avec Peter Dimond sur les sacrements d’hérétiques non-déclarés est extrêmement dangereuse et entièrement fondée sur la position schismatique de Richard IbranyiJe ne rentre pas dans les détails, ce serait beaucoup trop long (sur presque mille pages). Je rends grâces à Dieu en cette Ascension 2018. Son Cœur m’a percé de son amour. Mon Dieu, moi un ver je vous attendais, mais c’est vous qui m’attendiez ! Eh bien le Monastère de la Très Sainte Famille (frères Dimond) est le dernier rempart du catholicisme au monde, et les suédois (catholics-saints) ne sont pas des catholiques mais des instruments du diable. Et j’ai retiré définitivement les pages des suédois de catholics-saints que j’avais traduit personnellement pour les besoins de mon enquête (et fait l’erreur de laisser jusqu’ici), et je ne soutiens que la seule position catholique (et droite ou orthodoxe) des frères Dimond de MHFM : Où recevoir les sacrements ?

Je déclare en plus que je soutiens le Monastère de la Très Sainte Famille (MTSF/MHFM) comme étant le seul dernier rempart catholique dans le monde et je condamne comme schismatique radicale la position des suédois de catholics-saints et de tous ceux qui y sont associés de près ou de loin. J’ai toujours profondément et absolument aimé les vérités dites par les frères Dimond et cherché à adhérer (et cherché à comprendre) à la position de MHFM qui parlait à mon cœur et j’ai toujours soutenu que c’étaient les frères Dimond qui avaient eu la grâce de montrer l’apostasie actuelle. Je demande sincèrement pardon à ceux que j’ai pu offenser par de propos rudes ou que j’ai pu faire attendre à ce sujet alors que j’avais tort, et à ceux qui ont pu être confus à cause de ces pages. J’ajoute que les suédois sont des instruments du diable pour la perdition des âmes en empêchant d’accéder aux sacrements possibles de certains hérétiques (et donc à la grâce et à la miséricorde et au salut). On est pardonné par la contrition et le désir de confession que quand il n’y a pas de prêtre possible, mais non pas si un prêtre est possible. En outre, ils sont une perte totale de temps afin de détourner les pauvres gens trompés dans une impasse, (avec une apparence catholique mais hors de la règle de l’Église et de la règle de la foi qu’ils ne comprennent pas) quand il ne reste que peu de temps pour se convertir en ces derniers jours.

J’ajoute que c‘était une erreur d’avoir laissé des pages visibles pour un sujet sur lequel la recherche était encore en cours sans l’avoir précisé, et c’était une grave erreur et une faute car ces pages condamnaient MHFM alors que ce sont les auteurs suédois qui sont condamnés. Et c’était une grave erreur car ces pages ont pu prêter à confusion et faire croire que l’auteur de ce site avait pris parti définitivement au for externe sur une question qui n’était pas encore définitivement délibérée et jugée au for interne. Maintenant, la recherche à ce sujet est définitivement terminée et les preuves sont mêmes dogmatiques en plus. Je répète que cette décision arrive après avoir persévérer à chercher la vérité à ce sujet depuis 2014 par la confrontation de ces textes et débats contradictoires et la recherche sur les deux critères (dissimulation impossible + pas d’excuse) de la notoriété : en ressortent des nouvelles preuves dogmatiques  pour réfuter la position contraire à la foi divine (la révélation connue comme telle) et catholique (selon la règle de l’Église, règle de la foi, Tradition et discipline universelle). Comme par prudence il ne faut pas obéir à des hommes qui disent l’enseignement de l’Église mais obéir à l’enseignement de l’Église dit par les hommes de l’Église, il faut donc bien vérifier aujourd’hui (en ces temps sans hiérarchie ecclésiastique visible) l’enseignement de l’Église pour pouvoir délibérer dans l’intelligence (connaissance) et la volonté (décision) et en conscience (juger) afin de prendre position ou pouvoir adhérer librement à l’enseignement de l’Église. Je devais avoir la certitude absolue et définitive de la preuve (pour confirmer ce que mon cœur pensait être vrai) que combattait les arguments schismatiques. Ce fut un combat spirituel et la victoire n’appartient qu’à Dieu seul. Et le serpent trucidé. Mais ces types sont une perte de temps pure et simple, et servent à ça. Et j’ai perdu presque quatre ans, lamentablement, à côté ou en dehors de l’arène. Que mes frères et sœurs se lamentent auprès du Seigneur pour moi, le Seigneur Jésus qui m’a montré la plaie ouverte de Son Cœur pour me chercher et me pardonner.

Ce qu’est, en résumé, la position schismatique sur la réception de sacrements en ces temps de la fin

C’est un serpent qui assassine les âmes. Voilà son piège : En cas de nécessité, la règle de la foi et la discipline universelle de l’Église oblige de se confesser à un prêtre quand c’est possible, mais n’oblige pas quand ce n’est pas possible. C’est possible quand il y a un prêtre hérétique public, et pas quand il est notoire de fait. Autrement dit, ce n’est pas possible de recevoir de sacrements s’il n’y pas de prêtre hérétique public, c’est-à-dire si le prêtre est hérétique notoire de fait prouvé, mais s’il y a un prêtre hérétique public (pas notoire de fait), c’est un péché (et du protestantisme) de pas recevoir de sacrements, surtout et principalement le sacrement de Pénitence, en ces temps, car il ne reste que très très peu de prêtres hérétiques publics (ils sont devenus quasi tous notoires de fait) au monde pour la Communion eucharistique en ces temps de la fin.

Un fidèle catholique peut recevoir les sacrements d’un hérétique public, mais pas d’un hérétique notoire de fait

Différence entre un hérétique notoire et un hérétique public

Code de Droit Canonique 1917, Canon 2197, 1 : «Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir».

Code de Droit Canonique 1917, canon 2197, § 3 : « Une infraction est notoire par sa notoriété de fait, si elle est publiquement connue et commise dans des circonstances telles qu‘elle ne peut être dissimulée par aucun subterfuge [tergiversation], ni excusée par aucune excuse admise dans la loi ».

Un crime (hérésie) est public dès qu’il est dans le domaine public. Un crime est notoire de fait dans le domaine public, 1° s’il est impossible de le dissimuler par un subterfuge (pas de faux-fuyant, artifice, échappatoire), et 2° s’il ne peut pas être excusé dans la loi (dans ce qui est prévu par la loi), c’est-à-dire par l’obstination. (Il y a excuse aussi par exemple si l’hérétique est matériel ou ignorant de bonne foi, ou si l’hérétique a placé une hérésie dans le domaine public sans obstination parce qu’il s’est soumis à l’Église avant et pour son propos erroné). Sans obstination, il n’y a pas hérésie, mais erreur. L’obstination fait hérétique.

Ce qui fait l’obstination hérétiqueL’obstination est relative ou rapport à la vérité de la foi. L’obstination consiste à refuser la vérité de la foi (et de la morale) divine et catholique, c’est-à-dire que plus la vérité de foi est présentée, plus l’obstiné la nie ou refuse.

Un hérétique notoire de fait doit donc s’imposer de lui-même publiquement pour être notoire sinon il est public. La notoriété comporte (en plus d’être public) deux éléments d’imputabilité (culpabilité + peine imputable) de la peine : 1° l’impossibilité de dissimulation et 2° pas d’excuse en droit. Si les deux ne sont pas présents, l’hérétique est public, mais pas notoire de fait. (Un hérétique pourrait – en théorie – être aussi notoire matériel = pas de dissimulation possible mais excuse en droit par ignorance de ce qu’il nie notoirement). Sans impossibilité de dissimulation, il n’y a pas notoriété mais publicité.

Notez que la possibilité de dissimulation vient premier et l’excuse en deuxième : le critère de possibilité de dissimulation est avant le critère d’excuse. Le critère de possibilité de dissimulation doit d’abord être pris en compte avant le critère l’excuse en droit. Et il faut prouver les deux critères pour la notoriété de fait.

Un hérétique public est excommunié pour lui-même par son obstination (pas d’excuse), mais pas par rapport aux autres tant qu’il peut encore dissimuler par tergiversation, ou fraude intelligente ou feinte, ou vaine allégation ou subterfuge, ou prétexte futile, ou excuse échappatoire, ou moyen déclinatoire qui excipe, ou arguties, ou subtilités, etc.

La règle de la foi s’applique par la discipline universelle de l’Église (règle d’application du Magistère et de la Tradition contraignante de toute l’Église), sinon la loi divine serait comprise, interprétée et appliquée de manière privée et protestante, non-catholique et hérétique hors de l’Église. Prétendre le contraire est pour le moins ridicule sinon méchamment antichrist. Les fidèles catholiques doivent comprendre la loi divine (dogmes, vérités de foi et de morale, règle de la foi) telle que l’Église le comprend et l’applique et non pas de manière privée en dehors de l’Église.

Un hérétique peut être public (hérésie placée dans le domaine public ou communément connue) + ne pas pouvoir être excusé par son obstination, c’est-à-dire qu’il est un hérétique obstiné et connu, mais s’il peut dissimuler son crime d’hérésie par un subterfuge (un artifice échappatoire de la connaissance certaine de l’imputabilité de la peine pour crime d’hérésie), dans ce cas, il n’est pas notoire de fait mais public. Cela change tout, car seul l’hérétique notoire de fait est suspendu de sa fonction par rapport aux autres, et pas l’hérétique public, ce qui fait que les catholiques peuvent recevoir les sacrements d’hérétiques publics (mais pas notoires de fait) sans pécher et dans les conditions de la règle de la foi et de la discipline universelle de l’Église. Autrement dit les fidèles catholiques peuvent recevoir des sacrements d’hérétiques qui sont hérétiques publics (pas notoires de fait) et pour lesquels la discipline universelle de l’Église n’interdit pas absolument la réception de sacrements quand il n’y a pas de meilleure possibilité, dans la nécessité et en respectant la règle de la foiEn effet, la discipline universelle de l’Église interdit absolument sous peine de péché les hérétiques notoires : les notoires en droit et les notoires en fait (Pas les hérétiques notoires matériels qui ne peuvent pas dissimuler par un subterfuge mais qui pourraient encore être excusés s’il sont matériels en ignorant de bonne foi ce qu’ils déclarent notoirement). Les hérétiques notoires de fait sont les hérétiques publics et obstinés (formels) et qui ne peuvent pas dissimuler leur crime d’hérésie par un subterfuge (faux-fuyant, détour, échappatoire, dérobade), car la dissimulation rend la connaissance de l’imputabilité pour hérésie comme étant non-absolue ou incertaine par rapport aux autres. 

 

Preuves de la vraie position catholique – réfutation de la position schismatique qui interdit radicalement la réception de sacrements d’hérétiques publics

Que ce soit un péché de recevoir les sacrements d’hérétiques non-notoires quand il n’y a pas d’autre possibilité est une position contraire à la foi divine (la révélation connue comme telle) et catholique (la règle de l’Église – Magistère, règle de la foi, Tradition et discipline universelle)

Le décret de Constantinople III ci-dessous est la discipline universelle de l’Église.

Concile de Constantinople III, 680-681 «Si un ecclésiastique ou un laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions d’hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés]. Si un évêque, un prêtre ou un diacre doit s’unir à la prière avec les hérétiques, qu’il soit suspendu de la communion».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 (Magistère) : «Jérôme disait ainsi : celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVI, commissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835 (Magistère) : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [lieux de réunion des hérétiques] est impie».

Les «lieux de réunions d’hérétiques» que l’Église interdit absolument par sa discipline universelle (qui est inviolable et qui contraint toute l’Église par l’application de la loi divine) sont les lieux d’hérétiques notoires en fait ; Les autres hérétiques publics sont aussi interdits mais pas absolument selon les circonstance et la nécessité, c’est-à-dire qu’ils sont interdits absolument quand il y a des prêtres catholiques, mais non pas absolument, par la nécessité et en cas de nécessité s’il n’y  pas de prêtres catholiques (quasi aucun ou très peu au monde aujourd’hui). Cela est dû au fait que l’hérétique public n’est pas l’hérétique notoire de fait : l’hérétique public n’a pas d’excuse quand il est obstiné mais il peut encore dissimuler son crime par de faux arguments exonérant la connaissance certaine de l’imputabilité de la peine de son crime, ce qui fait qu’il est excommunié pour lui-même par son obstination, mais qu’il n’est pas encore excommunié effectivement par rapport aux autres.

Autres exemples :

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, qu’il soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié». (Patrologiae Cursus completus 56, 486)

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605) : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons [Magistère] donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur [Discipline universelle] de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons [Discipline universelle] que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur, en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, seront totalement [vitandos] évités et punis, comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique».

Les hérétiques sont coupés pour eux-mêmes s’ils sont publics et par rapport aux autres s’ils sont notoires en fait.

Ainsi, par exemple, l’Église comprend le dogme suivant :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 ex cathedra : « Par conséquent, la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui pense des choses opposés ou contraires ».

«celui qui pense des choses opposés ou contraires» est condamné, anathématisé et déclaré «être en dehors du Corps du Christ» pour lui-même quand il est obstiné ou formel, mais pas par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire de fait (c-à-d s’il est occulte – soit caché ou soit privé – ou s’il est public).

Cela devrait être absolument clair.

L’Église comprend Tite 3, 10 comme il est écrit conformément à sa discipline universelle

Pape Vigile, deuxième Concile de Constantinople, 553, ex cathedra (déclaration infaillible à tenir sous peine d’hérésie) : « L’hérétiquemême s’il n’a pas été condamné officiellement par un individu, en réalité apporte anathème SUR LUI-MÊME, s’étant coupé du chemin de la vérité par son hérésie. Quelle réponse ces personnes peuvent apporter à l’Apôtre quand il écrit : « Évite un homme hérétique, après une première et un seconde admonition » ; sachant qu’un tel homme est perverti, et qu’il pèche, puisqu’il est condamné par son propre jugement (Tite 3, 10) ».

L’Église comprend «anathème sur lui-même» par son hérésie obstinée mais non pas par rapport aux autres sauf par sa notoriété de fait (pas la notoriété matérielle qui est celle pouvant encore comporter une excuse) ; Autrement dit, tant qu’un hérétique n’est pas notoire en fait il n’est pas suspendu de son office par rapport aux autres (mais il l’est par rapport à lui-même). C’est la discipline universelle de l’Église que quand on peut trouver un prêtre catholique, c’est un péché d’aller chez des hérétiques même « que » publics, mais ce n’est pas un péché quand on ne peut pas trouver de prêtre catholique et qu’il y a nécessité, à condition que ce ne soit que pour la réception du sacrement et absolument rien d’autre (ne pas prier avec, ni aider, ni assister activement, ni donner de l’argent, ni recevoir des dons, cadeaux, ni honorer de quelque façon, etc.). Cela devient un péché seulement quand le prêtre est hérétique, schismatique ou apostat notoire de fait parce que l’hérétique notoire de fait est suspendu par rapport aux autres. L’Église fournit la juridiction tant que l’hérétique n’est pas prouvé notoire de fait, mais cela dans des conditions particulières : quand on ne peut pas faire autrement et dans la nécessité et dans les conditions spécifiques de la discipline universelle de l’Église catholique.

Le dogme doit être compris tel que les mots le disent (nom) et le signifient (sens), c’est la règle infaillible de la foi de l’Église.

Le dogme n’a aucune autre compréhension que ce soit :

Pape Pie IX, premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra : « Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

La compréhension des dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés (ci-dessus) et telle que la Sainte Mère l’Église les comprend :

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Session III, canons, part. IV sur la foi et la raison, n° 3 ex cathedra : « Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église, se voient donner parfois, par suite du progrès de la science [connaissance], un sens différent de celui que l’Église a compris et COMPREND encore, qu’il soit anathème ».

Par conséquent, «anathème sur lui-même» signifie «sur lui-même» et non pas par rapport aux autres, tant que l’application de la loi divine par et selon l’Église ne le signifie pas, c’est-à-dire tant qu’il n’est pas notoire de fait.

Tite 3, 10-11 est à comprendre de foi divine et catholique. De foi divine relative à la révélation connue comme telle et catholique relativement à la règle de l’Église. C’est la règle de la foi et la discipline universelle de l’Église. Les hérétiques et schismatiques interprètent le Magistère en dehors de la Tradition de l’Église, et en dehors de la règle de la foi et de sa discipline universelle.

 

Celui qui refuse d’obéir obstinément à la discipline de l’Église est digne d’anathème

La discipline universelle de l’Église applique la loi divine par l’Église, dans l’Église, pour l’Église

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la [Foi] nie est hérétique ; celui qui la [discipline] reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

Comme on peut le voir dans Quanta Cura ci-dessus, nier la discipline universelle de l’Église catholique rend non-catholique :

  • 1° c’est un dogme que tout catholique est tenu d’obéir en plus du dogme aussi à la discipline universelle de l’Église ;
  • 2° penser qu’un catholique peut cesser d’obéir à la discipline universelle de l’Église tout en professant la foi catholique est contraire au dogme.

La discipline universelle de l’Église est l’application de la loi divine par la loi ecclésiastique. La loi divine est immuable, la loi ecclésiastique peut changer, mais la discipline universelle de l’Église est inviolable et contraint tous les catholiques sous peine de péché dans certains cas et dans d’autres cas d’excommunication automatique (certains théologiens disent que la discipline universelle est pourvue de l’infaillibilité).

Les hérétiques interprètent l’Écriture en dehors de la Tradition de l’Église et les schismatiques interprètent le Magistère en dehors de la Tradition de l’Église. «celui qui la [discipline de l’Église] reconnaît et qui refuse opiniâtrement [obstinément] de lui obéir est digne d’anathème».

Dans De Romano Pontifice, saint Robert Bellarmin cite le pape saint Célestin qui dit que Nestorius fut destitué de l’autorité dans l’Église catholique après être devenu notoire de fait.

Pape Saint Celestin Ier, 5ème siècle : «L’autorité de Notre Siège Apostolique a déterminé que l’évêque, le clerc, ou le simple chrétien qui avait été déposé ou excommunié par Nestorius ou ses disciples, après que celui-ci a commencé à prêcher l’hérésie ne soit pas considéré déposé ou excommuniéCar celui qui a abandonné la foi avec de telles prédications, ne peut pas déposer ou excommunier qui que ce soit».

Le pape saint Célestin confirme avec autorité le principe selon lequel un hérétique notoire de fait est une personne sans autorité pour déposer, excommunier ou expulser, en disant : «après que celui-ci a commencé à prêcher l’hérésie [publiquement] … qui a abandonné la foi avec de telles prédications [notoirement]». La citation se trouve dans De Romano Pontifice, l’œuvre de Saint Robert Bellarmin (voir ci-dessous).

Nestorius s’est (sur lui-même) déposé et excommunié pour lui-même par son obstination, pas absolument par rapport aux autres par sa publicité (public) et absolument par rapport aux autres par sa notoriété (notoriété de droit et notoriété de fait).

Ceux qui quittent la secte vatican 2 et ses sectes affiliées «traditionalistes» (FSSPX, Fellay, Williamson, etc.) sont tentés de tomber dans l’hérésie par participation aux sacrements d’hérétiques notoires, car quasiment tous les prêtres sédévacantistes (coupés à raison de la secte vatican 2) tiennent des hérésies et sont hérétiques en ces temps de grande apostasie, et qu’il n’y a absolument aucun salut hors de la vraie foi catholique (ou traditionnelle).

Les hérétiques sont de fait hors de l’Église mais la loi divine ne s’applique pas sans la discipline universelle de l’Église

Les hérétiques formels sont privés de leur fonction pour eux-mêmes mais pas pour les autres tant qu’ils ne sont pas notoires de fait. Avant la définition « notoire de fait », le terme « manifeste » a été employé dans le sens de notoire car ce qui est manifeste est externe et ne peut pas être caché et que ce qui ne peut pas être caché est censé ne pas être ignoré. Reprenons saint Robert :

Saint Robert Bellarmin (1610), docteur de l’Église, De Romano Pontifice : «Un pape qui est un hérétique manifeste cesse automatiquement (en soi) d’être pape et la tête, tout comme il cesse d’être automatiquement chrétien et membre l’Église. Par conséquent, il peut être jugé et puni par l’Église. C’est l’enseignement de tous les anciens Pères qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction». 

Ci-dessus «hérétique manifeste» signifie externe qui ne peut pas se cacher, ce qui est tout à fait relatif à la définition d’hérétiques notoire de fait. Sauf que manifeste est moins absolu que notoire dans la mesure où la notoriété inclut deux éléments d’imputabilité : 1° l’obstination et 2° la possibilité absolue de dissimulation ; les deux sont à la fois distincts chacun entièrement mais aussi inséparables pour déterminer le degré d’imputabilité de la peine ; alors que manifeste est relatif à la connaissance externe évidente ou avérée seulement parce qu’elle ne être se cachée vu qu’elle est extérieure : extérieurement évident (Latin manifestum/manifestus : manifestement, montrer, découvrir, révéler, manifeste, évident, laissant paraître, laissant voir – Dict. Latin-Français Félix Gaffiot, éd. 1934, p. 946).

L’Église comprend les hérétiques manifestes comme étant des hérétiques notoires. Voici les preuves dogmatiques :

Concile de Constance, sess. XV, (Décrets 428), 1415, Condamnation de Jean Huss disciple de John Wyclif, (ratifié par le pape Martin V en 1418) ex cathedra (Magistère solennel) : « … ce très saint synode de Constance … déclare  … que le dit Jean Huss a été et est vraiment et manifestement hérétique [verum et manifestum hereticum], qu’il a enseigné et prêché publiquement des erreurs et des hérésies déjà condamnées par l’Église … ce très saint synode a constaté que le même Jean Huss était obstiné et incorrigible au point qu’il ne désirait pas revenir dans le sein de la sainte mère Église et qu’il ne voulait pas abjurer les hérésies et les erreurs prêchées publiquement par lui ».

Alors on pourrait croire que parce qu’il est dit public, l’hérétique condamné ci-dessus est manifeste, parce qu’il est condamné comme «manifestement hérétique». Mais pas du tout. Voici pourquoi : Parce que cette même condamnation de Jean Huss a été déjà explicitée juste avant par le concile de Constance pour un crime d’hérésie notoire :

Concile de Constance, session VIII, 4 mai 1415 (Décrets 411) : «Jean Wyclif, pseudo-chrétien, qui, de son vivant, affirma et enseigna avec entêtement plusieurs articles contraires à la religion chrétienne et à la foi catholique».

Concile de Constance, session VIII, 4 mai 1415 (Décrets 413) : «Le même Jean Wyclif  a composé des livres… Il a expliqué publiquement ces livres en les commentant dans le but de diffuser ses opinions perverses, d’où ont découlé plusieurs scandales, dommages et dangers pour les âmes… A près examen, il fut trouvé que certains [articles] et plusieurs d’entre eux étaient et sont notoirement hérétiques…».

Concile de Constance, session VIII, 4 mai 1415 (Décrets 415) : «ce saint synode déclare, définit et décide que le même Jean Wyclif a été un hérétique notoire et obstiné, et qu’il est mort dans l’hérésie».

Comme on le voit, c’est un hérétique qui a été déclaré comme étant «manifestement hérétique» à cause de sa notoriété.

Voici d’autres citations dogmatiques prouvant ce fait, c’est-à-dire que l’Église comprend comprend «hérétique manifeste» comme notoire dans sa discipline universelle et dans l’application de la règle de la foi.

Pape Martin V, Concile de Constance, Inter cunctas, Questionnaire aux wyclifites et hussites, 22 fév. 1418 ex cathedra : « 39. De même s’il croit que les péchés mortels, et en particulier ceux qui sont manifestes, doivent être corrigés et extirpés publiquement ».

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus Sur la Constitution Apostolique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «4. …les objecteurs [qui ont contesté l’obéissance à la constitution Unigenitus] publics et notoires sur le sujet en discussion sont ceux qui ont été déclarés par la sentence d’un juge compétent et qui ont admis leur culpabilité devant les tribunaux [notoires en droit]. Il y a aussi d’autres objecteurs, qui, bien qu’ils n’aient pas été condamnés par un juge et n’ayant pas admis le crime devant les tribunaux, néanmoins, au moment où ils sont sur le point de recevoir le sacré viaticum, confessent [au prêtre] volontairement leur résistance obstinée à la constitution [notoires en droit]. D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance due à cette constitution [dogme], et d’avoir continué dans cet état ; C’est tellement connu que le scandale public qui en découle n’a pas encore diminué [notoires de fait]. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal ».

On voit ci-dessus que celui a fait quelque chose de manifestement opposé et a continué obstinément est notoire.

Quand Saint Robert Bellarmin, citant Ad Evitanda scandala, dit que les hérétiques perdent automatiquement toute juridiction avant toute excommunication, il s’agit de le comprendre dans la foi catholique, c’est-à-dire dans la règle de l’Église, qui est la règle de la foi appliquée par la discipline universelle et pas en dehors de la règle l’Église ou en dehors de l’Église. 

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; MAIS quand ils voient que QUELQU’UN EST UN HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES EXTÉRIEURES, ILS LE jugent hérétique PUR ET SIMPLE, ET LE DÉNONCENT comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu. L’argument d’autorité est basé sur Saint Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ ».

Avez-vous bien vu ? «avant toute sentence» : Une sentence automatique de loi divine n’est effective (applicable et appliquée) par rapport aux autres qu’avec la notoriété ; et la notoriété de fait (pas la publicité ou public seul) équivaut à une sentence «aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal», comme l’explique plus haut le pape Benoît XIV dans Ex Omnibus. Les hérétiques perdent effectivement automatiquement toute juridiction avant toute sentence, parce qu’ils sont réglés par la loi divine qui ne s’applique que comme l’Église la comprend et non pas comme l’interprétation privée la comprend ; Et aussi comme l’Église l’applique et comme l’Église en comprend l’application : La loi divine s’applique selon la règle de l’Église, et la discipline universelle de l’Église : L’hérétique public doit être condamné pour son obstination car il se coupe pour lui-même mais n’est coupé pour les autres que quand il est notoire. C’est pour cela que les catholiques peuvent recevoir des sacrements d’hérétiques publics 1° en cas de nécessité et 2° s’il n’y a pas de meilleure possibilité, et 3°en respectant la règle de la foi (ne pas aider, assister activement, soutenir, etc.), mais ils ne doivent plus quand ils sont notoires.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Tertia Pars, Q. 82, art. 9 : «Cependant il y a une différence à établir entre eux. Car les hérétiques, les schismatiques, et les excommuniés, ont été privés par la sentence de l’Église de l’exercice de leur pouvoir. C’est pourquoi quiconque entend leur messe ou reçoit d’eux les sacrements, pèche. Mais tous les pécheurs n’ont pas ainsi été privés par une sentence de l’Église de l’usage de leur puissance. Ainsi quoiqu’ils soient suspendus par rapport à eux-mêmes d’après la sentence divine, ils ne le sont pas néanmoins par rapport aux autres d’après la sentence de l’Église. C’est pourquoi jusqu’à ce que l’Église ait porté sa sentence, il est permis de recevoir d’eux la communion et d’entendre leur messe. C’est ce qui fait dire à la glose tirée de saint Augustin (hom. ult. inter L à med.) sur ces paroles (I Corinthiens 5, 11) : Cum hujusmodi nec cibum sumere [ne pas manger avec un tel homme] : En parlant ainsi, il n’a pas voulu que l’homme fût jugé par l’homme sur un simple soupçon, ou d’après un jugement extraordinaire qui serait usurpé, mais plutôt d’après la loi de Dieu, selon l’ordre de l’Église, soit qu’il avoue de lui-même sa faute [notoire de droit], soit qu’il soit accusé et convaincu [notoire de fait]».

«quoiqu’ils soient suspendus par rapport à eux-mêmes d’après la sentence divine, ils ne le sont pas néanmoins par rapport aux autres d’après la sentence de l’Église».

Autre exemple :

Saint Thomas d’ Aquin, Somme Théologique, Troisième partie, Q. 100, art. 6, Il faut répondre au 2 : « Maintenant, celui qui est, en vertu de la loi,  suspendu en ce qui concerne à la fois luimême ET les autres, confère illégalement des ordres : c’est pourquoi personne ne doit communiquer avec lui, en recevant des ordres de lui pour toute cause différente ».

La même application de l’excommunication ipso facto de loi divine (à ne pas confondre avec une excommunication automatique de loi ecclésiastique) pour toutes les lois divines, comme par exemple :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 ex cathedra : « Par conséquent, la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui pense des choses opposés ou contraires ».

Ci-dessus, même un hérétique occulte peut être en dehors de l’Église pour lui-même, mais non pas par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire. «celui qui pense des choses opposés ou contraires» est condamné, anathématisé et déclaré «être en dehors du Corps du Christ» pour lui-même quand il est obstiné, mais pas par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire de fait (c-à-d s’il est occulte – soit caché ou soit privé – ou s’il est public même obstiné tant qu’il peut dissimuler par un artifice).

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas ex cathedra : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets, on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée. … Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieu qu’il n’y a plus aucune réservation [réservation de cas] à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservés, s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

Idem que ci-dessus. Un hérétique peut être en dehors de l’Église pour lui-même, mais non pas par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire  ; S’il est public et obstiné et peut encore tergiverser avec un subterfuge ou un faux-fuyant, il peut être approché sans péché, si nécessité, sans meilleure autre possibilité et en respectant les lois de l’Église et la règle de la foi (ne pas prier avec, ni aider, ni assister activement, ni donner de l’argent, ni recevoir des dons, cadeaux, ni honorer de quelque façon, etc.).

Celui qui nie obstinément en connaissance la discipline universelle de l’Église est digne d’anathème (Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra).

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés automatiquement de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

Dans ce dernier exemple ci-dessus avec le pape Léon XIII, la décrétale Exima nos Laetitia est la discipline universelle de l’Église car elle est relative à l’unité de l’Église (loi divine), l’unité du Christ doit être comprise telle que l’Église la comprend et l’applique : les hérétiques publics sont en dehors pour eux-mêmes, mais non pas par rapport aux autres tant qu’ils ne sont pas notoires de fait. C’est idem pour tout le reste de l’enseignement de l’Église.

Le code de droit canon 1917

Le code (faillible) de droit canon de 1917 ne dit pas autre chose non plus quand il est compris selon la règle de l’Église et dans sa discipline universelle qui applique la loi divine.

1er exemple :

Code de Droit Canonique 1917, canon 2197, §3 : « Une infraction est notoire par sa notoriété de fait, si elle est publiquement connue et commise dans des circonstances telles qu‘elle ne peut être dissimulée par aucun subterfuge [tergiversation], ni excusée par aucune excuse admise dans la loi ».

Code de Droit Canonique 1917, Canon 2197, 1 : «Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir».

«et commise dans des circonstances telles qu’ [que]» : L’hérésie est publique quand est publiquement connue ou qu’elle peut et va facilement le devenir ou même dès qu’elle est dans le domaine public, et elle ne devient notoire de fait que quand il est impossible qu’il y ait de tergiversation, ou aucune possibilité de fraude intelligente ou feinte, ou de vaine allégation ou subterfuge, ou de prétexte futile, ou d’excuse échappatoire, ou de moyen déclinatoire qui excipe, ou d’arguties, de subtilités ou d’artifices, etc. Il ne s’agit pas ici du second critère de la notoriété de fait qui est l’excuse en droit du crime (par ex. pas obstiné), mais du premier critère de la notoriété de fait qui est l’impossibilité de dissimulation frauduleuse (par ex. imposer ou être contraignant). La tergiversation est une fraude, et quand une fraude est encore possible, il n’y a pas de notoriété de fait.

Ce n’est pas l’Église qui peut se contredire, ce sont les hérétiques et schismatiques qui se contredisent et mentent pour la contredire nécessairement.

2ème exemple :

Code droit canon 1917, Can. 16 : «2 L’ignorance ou l’erreur portant sur la loi ou sur la peine ou sur le fait propre ou sur le fait d’autrui quand il est notoire n’est généralement pas présumée ; elle est présumée en ce qui concerne le fait d’autrui dépourvu de notoriété, sauf preuve du contraire».

Ci-dessus « sans notoriété » l’ignorance est présumée (compte juridiquement pour) dans la loi (pouvoir judiciaire de l’Église). Sans preuve de notoriété (s’il est public et pas prouvé notoire de fait), la loi présume (compte pour ou prévoit) l’ignorance du fait. Notez que la loi stipule qu’il faut la preuve, c’est-à-dire absolument démontré et certifié. Cela signifie que c’est la loi qui prévoit (pouvoir juridique de l’Église) qu’il n’y a de pas de culpabilité de connaissance quand la peine ou le fait d’hérétique est publique. Pourquoi cela ? Parce que la loi ne considère pas que l’hérétique public est suspendu (par l’excommunication) par rapport aux autres mais pour lui-même par son rejet obstiné de la foi. Par conséquent, il n’y a pas de péché (puisque la loi ecclésiastique le légitime) quand le fait est public (et pas notoire de fait), à condition bien sûr que ce soit par nécessité et parce qu’on n’a pas d’autre possibilité.

3ème exemple :

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques]».

Ci-dessus, le canon 2316 dit bien : Sans aider spontanément et sciemment, sans assister activement, etc. Les non-catholiques peuvent aussi être soit des hérétiques publics soit des hérétiques notoires de fait.

4ème exemple :

Code de droit canon 1917, can. 188 : «En vertu de la renonciation tacite admise ipso jure [de droit], sont vacants ipso facto et sans aucune déclaration, quelque office que ce soit si le clerc : « …4° fait une défection publique de la foi catholique [Latin : A fide catholica publice defecerit] ».

Le can. 188 doit être compris tel que l’Église le comprend et l’applique par sa discipline universelle : les hérétiques publics sont en dehors pour eux-mêmes, mais non pas par rapport aux autres tant qu’ils ne sont pas notoires de fait.

La défection publique de la foi catholique 

A suivre

Où recevoir les sacrements ?

Les catholiques doivent suivre ces règles suivantes des frères Dimond du Monastère de la Très Sainte Famille (MTSF/MHFM) concernant la réception de sacrements d’hérétiques en ces temps de la grande apostasie.

MHFM, Traditional Catholic Issues and Groups : « Il devrait y avoir une option pour la confession dans votre pays avec un prêtre ordonné dans le Rite Oriental ou un prêtre âgé du Novus Ordo (ordonné avant 1968) qui dit les paroles appropriées d’absolution. C’est expliqué dans le fichier sur « où recevoir les sacrements ?« . Nous vous recommandons aussi de prier les 15 dizaines du Rosaire chaque jour et le Je vous salue Marie fréquemment ».

MHFM, Traditional Catholic Issues and Groups : « Nous sommes heureux que vous ayez écouté le matériel et que vous êtes intéressés de devenir Catholique. La Nouvelle Messe est invalide et ce n’est pas la Catholique. Donc, peu importe quel ‘prêtre’ l’offre, elle doit être évitée. Avant la réception d’un sacrement, il faut atteindre le point où on est engagé de ne jamais assister à la Nouvelle Messe Novus ordo, rejeter la secte Vatican II et ses antipapes comme non-catholiques, croire en Hors de l’Église Il n’y a Aucun Salut sans exception (aucun « baptême de désir », aucun salut pour les « invinciblement ignorants » de la foi Catholique), rejeter la PNF, ne pas soutenir de prêtres hérétiques, etc. Ce dossier couvre les principes sur Où recevoir les sacrements.

« Il est important de réaliser la situation aujourd’hui (pendant la Grande Apostasie). C’est celle dans laquelle essentiellement toutes les églises églises Vatican II sont hérétiques ou des églises ‘traditionalistes’ où le prêtre est hérétique d’une certaine façon. Ainsi, il n’y a pas d’églises qui sont entièrement Catholiques, où on peut se joindre, considérer le prêtre comme un Catholique et soutenir l’église. Il y a des options pour recevoir le sacrement de confession aujourd’hui (qui est évidemment crucial), mais presque aucune option pour recevoir la Communion. C’est expliqué dans le fichier mentionné ci-dessus. …

« Quand convaincus, les gens devraient aussi faire la profession de foi traditionnelle du Concile de Trente, qui peut être eu en accès du fichier mentionné ci-dessus. Plus loin, il devrait être compris que ‘les prêtres’ qui ont été ordonnés dans le Nouveau Rite d’Ordination n’ont pas été bien ordonnés. Puisque ‘les prêtres’ ordonnés dans le Nouveau Rite d’Ordination sont invalides, tous les péchés mortels confessés à de tels « prêtres » doivent être confessés de nouveau à un prêtre valide une fois que la personne est préparée pour la confession. Il est aussi important de se rendre compte que les ‘Jésuites’ modernes, les post-Vatican II,  ne sont pas de vrais Jésuites.

« Avant une confession, il faut non seulement être d’accord théologiquement, mais s’assurer aussi avoir été bien baptisé. S’il y a un doute sur comment un baptême a été exécuté, un baptême conditionnel devrait être fait, comme ce dossier sur les étapes pour se convertir [Étapes pour se convertir à la foi catholiquele couvre... Nous recommandons généralement un baptême conditionnel pour les gens quittant « l’Église » Vatican II ou venant du Protestantisme.

« C’est aussi très important pour les gens de prier le Rosaire chaque jour, toutes les 15 dizaines si possible et le Je vous salue Marie fréquemment ».

Voir aussi :

 

A propos du sacrement de Mariage

Pour le sacrement de Mariage les règles sont les mêmes en définitive. Ce dont il s’agit ici n’a rien à voir avec un mariage devant un prêtre hérétique que de toute façon l’Église interdit sous peine d’excommunication.

Dans un Mariage entre un catholique et un baptisé non-catholique ou hérétique (Religion mixte), l’Église peut l’autoriser par dispense d’empêchement prohibitif, sous conditions strictes, sinon il est illicite (pécheur) mais valide. Mais s’il y a danger de perversion hérétique ou schismatique du conjoint catholique et des enfants, ce type de mariage est interdit de loi divine. La loi divine pourrait-elle se contredire ? Bien sûr que non, c’est impossible. Par conséquent on voit ici aussi la différence entre un hérétique public et un hérétique notoire de fait dans le sacrement de Mariage.

L’Église prohibe sévèrement le mariage mixte et fait tout pour en détourner ses membres, comme on le voit dans Summo Iugiter ci-dessous.

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter, n° 6 (Magistère) : « Une fois que les fidèles bavarois comprennent cette nécessité [loi divine] de maintenir l’unité catholiqueles admonitions et les avertissements contre leur mariage avec les hérétiques ne seront certainement pas en vain. Si, à l’occasion, une cause grave devrait suggérer un tel mariage mixte, ils demanderont une dispensation de l’Église et observeront les conditions que nous avons mentionnées ».

Conditions strictes de la dispense d’empêchement prohibitif dans le mariage mixte (entre un catholique et un baptisé non-catholique) :

  • Le conjoint non-catholique ne doit jamais chercher à convertir le catholique à sa religion ;
  • Le conjoint non-catholique ne doit jamais empêcher le catholique de participer au culte catholique ;
  • Le mariage a lieu en privé avec deux témoins, sans messe, à la sacristie, et le prêtre ne porte pas d’étole ;
  • Le conjoint catholique ne peut pas se marier devant le faux ministre sous peine d’excommunication.
  • Le conjoint catholique est tenu par l’obligation de travailler prudemment à la conversion du conjoint acatholique (Can. 1062).
  • Le conjoint acatholique donne la garantie d’écarter le danger de perversion du conjoint catholique (Can. 1061).
  • Les deux conjoints donnent la garantie de baptiser tous leurs enfants et de leur assurer la seule éducation catholique (Can. 1061).

Mais s’il y a danger de perversion de la foi, le mariage est interdit de loi divine, comme le confirme le Magistère infaillible ci-dessous dans Casti connubii,

Pape Pie XI, Casti connubii, 31 décembre 1930 ex cathedra : «Ils se mettent bien en défaut à cet égard, et parfois non sans risquer leur salut éternel, ceux qui s’engagent témérairement dans les unions mixtes, dont l’amour maternel et la maternelle prévoyance de l’Église, pour des raisons très graves, détourne les siens – comme on le voit par de nombreux documents, y compris le canon du Code qui décrète ceci : « L’Église prohibe très sévèrement le mariage entre deux personnes baptisées, dont une est catholique et dont l’autre est adhérente à une secte hérétique ou schismatique ; que s’il y a péril de perversion pour l’époux catholique et pour les enfants, le mariage est interdit par la loi divine elle-même » (Cod. iur. can., C. 1060). Si l’Église, quelquefois, pour des raisons de temps, de choses, de personnes, ne refuse point de dispenser de ces sévères prescriptions (le droit divin étant sauf [validité], et le péril de perversion ayant été écarté dans toute la mesure possible), il arrivera toutefois difficilement que l’époux catholique ne subisse en ce genre de mariage aucun détriment. Il n’est pas rare qu’il en résulte pour les enfants de déplorables défections religieuses, ou, du moins, un glissement rapide en ce qu’on appelle l’indifférence religieuse, si proche de l’infidélité et de l’impiété».

Code de droit canonique 1917, can. 1060 : « L’Église interdit partout très sévèrement qu’un mariage soit conclu entre deux personnes baptisées dont l’une est catholique, l’autre inscrite à une secte hérétique ou schismatique ; s’il y a danger de perversion du conjoint catholique et des enfants, une telle union est également prohibée par la loi divine elle-même ».

Mais comment l’hérétique peut-il être ministre du Mariage ? L’hérétique contractant mariage autorisé par l’Église avec un catholique, reste coupé de l’Église tant qu’il reste hérétique (par son obstination), mais il est cependant ministre du sacrement de Mariage car ce sont les parties contractantes qui sont ministres du Mariage parce que le Mariage est de droit divin, et le ministre de l’Église (prêtre) est seulement le témoin pour l’Église.

Voilà le point : L’hérétique public est séparé pour lui-même (par son obstination) et pas par rapport aux autres tant qu’il peut encore dissimuler son crime par un subterfuge ou un faux-fuyant, ou feinte ; mais un hérétique notoire de fait mettrait la foi de son conjoint et des enfants en péril, et dans ce cas, le mariage est interdit de loi divine. Mais, en quel cas l’hérétique mettrai-t-il la foi en péril ? En étant contraignant avec son hérésie, c’est-à-dire en étant hérétique notoire de fait ; Et un tel hérétique n’accepterait pas les conditions strictes puisqu’il est imposant.

Le sacrement du mariage ne met pas en communion l’Église et l’hérétique. Le non-catholique (et aussi le catholique) est dispensé de péché mortel pour la réception du sacrement de son conjoint catholique, grâce à la dispense de l’Église. Dans le mariage mixte, les époux reçoivent des grâces actuelles mais pas sacramentelles pour le non-catholique (tant qu’il reste non-catholique, mais s’il se convertit il recevra automatiquement les grâces sacramentelles du mariage). Les grâces actuelles que reçoit le non-catholique sont inscrites dans le mariage pour sa conversion d’abord et ensuite sa sanctification.

Comme ce type mariage n’incorpore pas de fait un non-catholique dans l’Église ou qu’il reste hors de l’Église (loi divine) malgré le mariage, il ne peut pas recevoir la grâce sacramentelle du mariage, mais seulement des grâces actuelles (pour se convertir). C’est la condition d’obligation à laquelle est tenue le catholique : de travailler à la conversion (avec prudence) de son conjoint non-catholique, ce qui sauvegarde l’intégrité de sa foi principalement, et aussi les autres obligations (ci-dessus). Mais cela ne serait pas possible avec un hérétique notoire de fait, et cela rend le mariage interdit de loi divine. Le critère de notoriété détermine l’interdiction du sacrement par la loi divine au lieu de la loi ecclésiastique, c’est la raison pour laquelle tout catholique doit obéir parfaitement, par la seule la vraie foi, à la discipline universelle de l’Église qui applique la loi divine par la loi ecclésiastique. En dehors de la foi catholique, la règle de l’Église (règle de la foi divine, Magistère, Tradition et discipline universelle) ne peut pas être comprise.

À venir