Sur les sacrements d’hérétiques en ces temps de la grande apostasie – Réfutation des schismatiques niant la réception de sacrements de certains hérétiques

Sommaire

  • Présentation
    • Réfutation de la position schismatique sur la réception de sacrements d’hérétiques en ces temps de la grande apostasie
    • Ce qu’est, en résumé, la position schismatique sur la réception de sacrements en ces temps de la fin
  • Un fidèle catholique peut recevoir les sacrements d’un hérétique public, mais pas d’un hérétique notoire de fait prouvé
    • Différence entre un hérétique notoire et un hérétique public
    • Hérétique public = excommunié de fait pour lui-même ; Hérétique notoire en fait = excommunié pour lui-même et par rapport aux autres
  • Preuves de la vraie position catholique – réfutation de la position schismatique qui interdit radicalement la réception de sacrements d’hérétiques publics
    • L’Église comprend Tite 3, 10 comme il est écrit conformément à sa discipline universelle
  • Celui qui refuse d’obéir obstinément à la discipline de l’Église est digne d’anathème
    • La discipline universelle de l’Église applique la loi divine par l’Église, dans l’Église, pour l’Église
  • Les hérétiques sont de fait hors de l’Église mais la loi divine ne s’applique pas sans la discipline universelle de l’Église
    • Le code de droit canon 1917
  • À propos du sacrement de Mariage
  • Sacrement du baptême reçu d’un hérétique notoire de fait
  • Où recevoir les sacrements ?
  • Explication de la démarche du changement de position sur la réception de sacrements d’hérétiques connus pour réception de sacrements d’hérétiques publics et de cette page remplaçant la page « Sur les sacrements d’hérétiques connus – Pas de sacrements d’hérétiques connus »
    • nœud du point
    • Pages publiées coupables
    • La plupart ont facilement compris sauf deux 
    • Cinq précisions
    • Paragraphe de réparation
  • Deuxième partie – Réfutation de la position schismatique niant la réception de sacrements de certains « hérétiques connus » et explication de la vraie position catholique sur les sacrements d’hérétiques publics et d’hérétiques notoires
    • Pourquoi une deuxième partie
    • Hérétique public et hérétique notoire
      • Exemples où un hérétique public devient notoire
    • L’unité de l’Église et hérétique public / hérétique notoire de fait
    • L’Église a autorité sur la discipline et l’administration des sacrements
    • Conclusion

 

L’Imitation de Jésus-Christ, L. IV, ch. 18 : «2. Soumets-toi à Dieu et humilie ton esprit sous la foi ; et il te sera donné la lumière de la science selon qu’il te sera utile et nécessaire».

 

Présentation

Réfutation de la position schismatique sur la réception de sacrements d’hérétiques en ces temps de la grande apostasie

Cette page est une réfutation de la position schismatique assassine des âmes.

Ceux qui voient les preuves que la secte vatican 2 n’est pas l’Église catholique mais la contre-Église de la grande apostasie doivent se couper de cette bête sous peine d’être hérétiques. Et beaucoup sont tentés d’aller recevoir les sacrements d’hérétiques notoires à la FSSPX qui reconnait les chefs apostats de la contre-Église vatican 2 et contient des prêtres invalides novus ordo impossibles à connaître, l’IMBC faussement sédévacantiste, etc., ou chez des sédévacantistes, coupés à raison de la secte vatican 2, mais hérétiques notoires à éviter absolument. 

Dans la situation actuelle d’hérésies universelles répandues partout, quasi ou presque tous les prêtres sont hérétiques (donc obstinés) au monde et les fidèles catholiques ne doivent pas aller vers eux pour les sacrements de Communion et de Pénitence s’ils sont hérétiques notoires de fait, mais les catholiques peuvent recevoir des sacrements de prêtres hérétiques publics en ces temps, par la nécessité, et dans les conditions de la règle de foi et de la discipline universelle de l’Église (ne pas soutenir, ne pas participer activement, etc). Il ne reste quasi pas de prêtre pouvant être approché pour la Messe, mais il reste des possibilités de recevoir le sacrement de Pénitence (Confession sacramentelle).

Ce qu’est, en résumé, la position schismatique sur la réception de sacrements en ces temps de la fin

C’est un serpent qui assassine les âmes. Voilà son piège : En cas de nécessité, la règle de la foi qui s’applique à travers la discipline universelle de l’Église oblige de se confesser à un prêtre quand c’est possible, mais n’oblige pas quand ce n’est pas possible. C’est possible quand il y a un prêtre hérétique public, et ce n’est pas possible quand il est notoire de fait.

Autrement dit, ce n’est pas possible de recevoir de sacrements quand il n’y a certainement pas de prêtre hérétique public possible, c’est-à-dire quand le prêtre est hérétique notoire de fait prouvé (mais non pas quand il y a un prêtre hérétique public qui n’est pas notoire). C’est une interprétation protestante – en dehors de la Tradition et de la vraie foi – de la règle de la foi et de la discipline universelle de l’Église qui l’applique, de ne pas recevoir de sacrements, surtout et principalement le sacrement de Pénitence, en ces temps, mais il ne reste que très très peu de prêtres hérétiques seulement publics au monde pour la Communion eucharistique en ces temps de la fin.

Un fidèle catholique peut recevoir les sacrements d’un hérétique public, mais pas d’un hérétique notoire de fait prouvé

Différence entre un hérétique notoire et un hérétique public

Un hérétique notoire ne peut cacher en aucune façon son obstination hérétique publique.

Code de Droit Canonique 1917, Canon 2197, 1 : «Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir».

Code de Droit Canonique 1917, canon 2197, § 3 : « Une infraction est notoire par sa notoriété de fait, si elle est publiquement connue et commise dans des circonstances telles qu‘elle ne peut être dissimulée par aucun subterfuge [tergiversation], ni excusée par aucune excuse admise dans la loi ».

Un crime (hérésie) est public dès qu’il est dans le domaine public. Un crime est notoire de fait s’il est dans le domaine public :

1° s’il est impossible de le dissimuler par un subterfuge (pas de faux-fuyant, artifice, échappatoire), et

2° s’il ne peut pas être excusé dans la loi (dans ce qui est prévu par la loi), c’est-à-dire obstination. (Il y a excuse aussi par exemple si l’hérétique est matériel ou ignorant de bonne foi, ou si l’hérétique a placé une hérésie dans le domaine public sans obstination parce qu’il s’est soumis à l’Église avant et pour son propos erroné). Sans obstination, il n’y a pas hérésie, mais erreur. L’obstination fait hérétique. Ce qui fait l’obstination hérétiqueL’obstination consiste à refuser la vérité de la foi (et de la morale) divine et catholique, c’est-à-dire que plus la vérité de foi est présentée, plus l’obstiné la nie ou refuse.

Un hérétique notoire de fait doit donc s’imposer de lui-même publiquement ou avec une certaine violence ou contrainte pour être notoire sinon il est public.

La notoriété comporte, en plus d’être public, deux éléments d’imputabilité de la peine (culpabilité certaine et peine imputable) :

l’impossibilité de dissimulation et

pas d’excuse en droit.

Si les deux ne sont pas présents, l’hérétique est public, mais pas notoire de fait. (Un hérétique pourrait – en théorie – être aussi notoire matériel = pas de dissimulation possible mais excuse en droit par ignorance de ce qu’il nie notoirement). Sans impossibilité de dissimulation, il n’y a pas notoriété mais publicité.

Notez que la possibilité de dissimulation vient en premier et l’excuse en deuxième : le critère de possibilité de dissimulation est avant le critère d’excuse. Le critère de possibilité de dissimulation doit d’abord être pris en compte avant le critère d’excuse en droit : le fait qu’il soit impossible de tergiverser doit être pris en compte en premier ; l’obstination en second. Et il faut prouver les deux critères pour la notoriété de fait.

Hérétique public = excommunié de fait pour lui-même ; Hérétique notoire en fait = excommunié pour lui-même et par rapport aux autres

Un hérétique public est excommunié pour lui-même par son obstination (pas d’excuse), mais pas par rapport aux autres tant qu’il peut encore dissimuler par tergiversation, ou fraude intelligente ou feinte, ou vaine allégation ou subterfuge, ou prétexte futile, ou excuse échappatoire, ou moyen déclinatoire qui excipe, ou arguties, ou subtilités, etc.

La règle de la foi s’applique par la discipline universelle de l’Église (règle d’application du Magistère et de la Tradition contraignante de toute l’Église), sinon la loi divine serait comprise, interprétée et appliquée de manière privée et protestante, non-catholique et hérétique hors de l’Église. Prétendre le contraire est pour le moins ridicule sinon méchamment antichrist. Les fidèles catholiques doivent comprendre la loi divine (dogmes, vérités de foi et de morale, règle de la foi) telle que l’Église le comprend et l’applique et non pas de manière privée en dehors de l’Église.

Un hérétique peut être public (hérésie placée dans le domaine public ou communément connue) + ne pas pouvoir être excusé par son obstination, c’est-à-dire qu’il est un hérétique obstiné et connu, mais s’il peut dissimuler son crime d’hérésie par un subterfuge (un artifice échappatoire de la connaissance certaine de l’imputabilité de la peine pour crime d’hérésie), dans ce cas, il n’est pas notoire de fait mais public. Cela change tout, car seul l’hérétique notoire de fait est suspendu de sa fonction par rapport aux autres, et pas l’hérétique public, ce qui fait que les catholiques peuvent recevoir les sacrements d’hérétiques publics (mais pas notoires de fait) sans pécher et dans les conditions de la règle de la foi et de la discipline universelle de l’Église. Autrement dit les fidèles catholiques peuvent recevoir des sacrements d’hérétiques qui sont hérétiques publics (pas notoires de fait) et pour lesquels la discipline universelle de l’Église n’interdit pas absolument la réception de sacrements quand il n’y a pas de meilleure possibilité, dans la nécessité et en respectant la règle de la foiEn effet, la discipline universelle de l’Église interdit absolument sous peine de péché les hérétiques notoires : les notoires en droit et les notoires en fait (Pas les hérétiques notoires matériels qui ne peuvent pas dissimuler par un subterfuge mais qui pourraient encore être excusés s’il sont matériels en ignorant de bonne foi ce qu’ils déclarent notoirement). Les hérétiques notoires de fait sont les hérétiques publics et obstinés (formels) et qui ne peuvent pas dissimuler leur crime d’hérésie par un subterfuge (faux-fuyant, détour, échappatoire, dérobade), car la dissimulation rend la connaissance de l’imputabilité pour hérésie comme étant non-absolue ou incertaine par rapport aux autres. 

 

Preuves de la vraie position catholique – réfutation de la position schismatique qui interdit radicalement la réception de sacrements d’hérétiques publics

Que ce soit un péché de recevoir les sacrements d’hérétiques non-notoires quand il n’y a pas d’autre possibilité est une position contraire à la foi divine (la révélation connue comme telle) et catholique (la règle de l’Église – Magistère, règle de la foi, Tradition et discipline universelle)

Le décret de Constantinople III ci-dessous est la discipline universelle de l’Église.

Concile de Constantinople III, 680-681 «Si un ecclésiastique ou un laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions d’hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés]. Si un évêque, un prêtre ou un diacre doit s’unir à la prière avec les hérétiques, qu’il soit suspendu de la communion».

Pape Pie VIII, Traditi Humilitati (n° 4), 24 mai 1829 (Magistère) : «Jérôme disait ainsi : celui qui mange l’agneau en dehors de cette maison [lieux de réunions des hérétiques] périra tout comme ceux lors de l’inondation qui n’étaient pas avec Noé dans l’arche ».

Pape Grégoire XVI, commissum divinitus (n° 11), 17 mai 1835 (Magistère) : «… quiconque ose s’écarter de l’unité de Pierre pourrait comprendre qu’il ne partage plus le mystère divin … Celui qui mange l’agneau à l’extérieur de cette maison [lieux de réunion des hérétiques] est impie».

Les «lieux de réunions d’hérétiques» que l’Église interdit absolument par sa discipline universelle (qui est inviolable et qui contraint toute l’Église par l’application de la loi divine) sont les lieux d’hérétiques notoires en fait ; Les autres hérétiques publics sont aussi interdits mais pas absolument selon les circonstance et la nécessité, c’est-à-dire qu’ils sont interdits absolument quand il y a des prêtres catholiques, mais non pas absolument, par la nécessité et en cas de nécessité s’il n’y  pas de prêtres catholiques (quasi aucun ou très peu au monde aujourd’hui). Cela est dû au fait que l’hérétique public n’est pas l’hérétique notoire de fait : l’hérétique public n’a pas d’excuse quand il est obstiné mais il peut encore dissimuler son crime par de faux arguments exonérant la connaissance certaine de l’imputabilité de la peine de son crime, ce qui fait qu’il est excommunié pour lui-même par son obstination, mais qu’il n’est pas encore excommunié effectivement par rapport aux autres.

Autres exemples :

Concile de Carthage : «Il ne faut ni prier ni chanter des psaumes avec les hérétiques, et quiconque communie avec ceux qui sont coupés de la communion de l’Église, qu’il soit du clergé ou laïc : qu’il soit excommunié». (Patrologiae Cursus completus 56, 486)

Pape Léon X, cinquième concile de Latran, Session 8, 19 déc. 1513, Condamnation de toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée (Décrets 605) : «Puisque la vérité ne peut nullement être contraire à la vérité, Nous définissons [Magistère] donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée, et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons [Discipline universelle] que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur, en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, seront totalement évités et punis [vitandos et puniendos fore decernimus], comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique».

Le concile Latran V contient de nombreux décrets de loi ecclésiastique qui sont la discipline universelle de l’Église. La session 8 ci-dessus condamne infailliblement «tous ceux qui affirment que l’âme intellective est mortelle ou unique en tous les hommes ou qui sont dans le doute à ce sujet» et définit infailliblement «comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée» (Vatican I, Dei Filius ex cathedra (Ench. Symb. 1797 3017). Et ceux qui adhèrent à une telle erreur seront évités et punis par le processus judiciaire ecclésiastique (discipline universelle).

Les hérétiques sont coupés de fait pour eux-mêmes s’ils sont publics et par rapport aux autres s’ils sont notoires en fait.

Ainsi, par exemple, l’Église comprend le dogme suivant :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 ex cathedra : « Par conséquent, la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui pense des choses opposés ou contraires ».

«celui qui pense des choses opposés ou contraires» est condamné, anathématisé et déclaré «être en dehors du Corps du Christ» pour lui-même quand il est obstiné ou formel, mais pas par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire de fait (c-à-d s’il est occulte – soit caché ou soit privé – ou s’il est public).

Cela devrait être absolument clair.

L’Église comprend Tite 3, 10 comme il est écrit conformément à sa discipline universelle

Pape Vigile, deuxième Concile de Constantinople, 553, ex cathedra : « Même si un impie [hérétique] n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété [hérésie]. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : « Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même » (Tite 3, 10-11) ». (Décrets 110)

L’Église comprend «il le [l’anathème] porte cependant de fait contre lui» comme portant l’anathème contre lui, qui est pour lui-même, par son hérésie obstinée mais non pas par rapport aux autres sauf par sa notoriété de fait (pas la notoriété matérielle qui est celle pouvant encore comporter une excuse) ; Autrement dit, tant qu’un hérétique n’est pas notoire en fait il n’est pas suspendu de son office par rapport aux autres (mais il l’est par rapport à lui-même). C’est la discipline universelle de l’Église que quand on peut trouver un prêtre catholique, c’est un péché d’aller chez des hérétiques même « que » publics, mais ce n’est pas un péché quand on ne peut pas trouver de prêtre catholique et qu’il y a nécessité, à condition que ce ne soit que pour la réception du sacrement et absolument rien d’autre (ne pas prier avec, ni aider, ni assister activement, ni donner de l’argent, ni recevoir des dons, cadeaux, ni honorer de quelque façon, etc.). Cela devient un péché seulement quand le prêtre est hérétique, schismatique ou apostat notoire de fait parce que l’hérétique notoire de fait est suspendu par rapport aux autres. L’Église fournit la juridiction tant que l’hérétique n’est pas prouvé notoire de fait, mais cela dans des conditions particulières : quand on ne peut pas faire autrement et dans la nécessité et dans les conditions spécifiques de la discipline universelle de l’Église catholique.

Le dogme doit être compris tel que les mots le disent (nom) et le signifient (sens), c’est la règle infaillible de la foi de l’Église.

Le dogme n’a aucune autre compréhension que ce soit :

Pape Pie IX, premier concile du Vatican de 1870, Sess. 3, chap. 2, sur la Révélation, 1870, ex cathedra : « Ainsi, également, la compréhension de ses dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés, et il ne doit jamais y avoir une récession à partir de cette signification sous le nom spécieux d’une compréhension plus profonde».

La compréhension des dogmes sacrés doit être perpétuellement retenue, telle que la Sainte Mère l’Église les a une fois déclarés (ci-dessus) et telle que la Sainte Mère l’Église les comprend :

Pape Pie IX, Concile Vatican I, Session III, canons, part. IV sur la foi et la raison, n° 3 ex cathedra : « Si quelqu’un dit qu’il est possible que les dogmes proposés par l’Église, se voient donner parfois, par suite du progrès de la science [connaissance], un sens différent de celui que l’Église a compris et COMPREND encore, qu’il soit anathème ».

L’Église comprend ses dogmes comme Elle les a déclarés par leurs mots une fois pour toutes. Par conséquent, «anathème sur lui-même» signifie «sur lui-même» et non pas par rapport aux autres, tant que l’application de la loi divine par et selon l’Église ne le signifie pas, c’est-à-dire tant qu’il n’est pas notoire de fait.

Tite 3, 10-11 est à comprendre de foi divine et catholique. De foi divine relative à la révélation connue comme telle et catholique relativement à la règle de l’Église. C’est la règle de la foi et la discipline universelle de l’Église. Les hérétiques et schismatiques interprètent le Magistère en dehors de la Tradition de l’Église, et en dehors de la règle de la foi et de sa discipline universelle.

 

Celui qui refuse d’obéir obstinément à la discipline de l’Église est digne d’anathème

La discipline universelle de l’Église applique la loi divine par l’Église, dans l’Église, pour l’Église

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la [Foi] nie est hérétique ; celui qui la [discipline] reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

Comme on peut le voir dans Quanta Cura ci-dessus, nier la discipline universelle de l’Église catholique rend non-catholique :

  • 1° c’est un dogme que tout catholique est tenu d’obéir en plus du dogme aussi à la discipline universelle de l’Église ;
  • 2° penser qu’un catholique peut cesser d’obéir à la discipline universelle de l’Église tout en professant la foi catholique est contraire au dogme.

La discipline universelle de l’Église est l’application de la loi divine par la loi ecclésiastique. La loi divine est immuable, la loi ecclésiastique peut changer, mais la discipline universelle de l’Église est inviolable et contraint tous les catholiques sous peine de péché dans certains cas et dans d’autres cas d’excommunication automatique (certains théologiens disent que la discipline universelle est pourvue de l’infaillibilité).

Les hérétiques interprètent l’Écriture en dehors de la Tradition de l’Église et les schismatiques interprètent le Magistère en dehors de la Tradition de l’Église. «celui qui la [discipline de l’Église] reconnaît et qui refuse opiniâtrement [obstinément] de lui obéir est digne d’anathème».

Dans De Romano Pontifice, saint Robert Bellarmin cite le pape saint Célestin qui dit que Nestorius fut destitué de l’autorité dans l’Église catholique après être devenu notoire de fait.

Pape Saint Celestin Ier, 5ème siècle : «L’autorité de Notre Siège Apostolique a déterminé que l’évêque, le clerc, ou le simple chrétien qui avait été déposé ou excommunié par Nestorius ou ses disciples, après que celui-ci a commencé à prêcher l’hérésie ne soit pas considéré déposé ou excommuniéCar celui qui a abandonné la foi avec de telles prédications, ne peut pas déposer ou excommunier qui que ce soit».

Le pape saint Célestin confirme avec autorité le principe selon lequel un hérétique notoire de fait est une personne sans autorité pour déposer, excommunier ou expulser, en disant : «après que celui-ci a commencé à prêcher l’hérésie [publiquement] … qui a abandonné la foi avec de telles prédications [notoirement]». La citation se trouve dans De Romano Pontifice, l’œuvre de Saint Robert Bellarmin (voir ci-dessous).

Nestorius s’est (sur lui-même) déposé et excommunié pour lui-même par son obstination, pas absolument par rapport aux autres par sa publicité (public) et absolument par rapport aux autres par sa notoriété (notoriété de droit et notoriété de fait).

Ceux qui quittent la secte vatican 2 et ses sectes affiliées «traditionalistes» (FSSPX, Fellay, Williamson, etc.) sont tentés de tomber dans l’hérésie par participation aux sacrements d’hérétiques notoires, car quasiment tous les prêtres sédévacantistes (coupés à raison de la secte vatican 2) tiennent des hérésies et sont hérétiques en ces temps de grande apostasie, et qu’il n’y a absolument aucun salut hors de la vraie foi catholique (ou traditionnelle).

 

Les hérétiques sont de fait hors de l’Église mais la loi divine ne s’applique pas sans la discipline universelle de l’Église

Les hérétiques formels sont privés de leur fonction pour eux-mêmes mais pas pour les autres tant qu’ils ne sont pas notoires de fait. Avant la définition « notoire de fait », le terme « manifeste » a été employé dans le sens de notoire car ce qui est manifeste est externe et ne peut pas être caché et que ce qui ne peut pas être caché est censé ne pas être ignoré. Reprenons saint Robert :

Saint Robert Bellarmin (1610), docteur de l’Église, De Romano Pontifice : «Un pape qui est un hérétique manifeste cesse automatiquement (en soi) d’être pape et la tête, tout comme il cesse d’être automatiquement chrétien et membre l’Église. Par conséquent, il peut être jugé et puni par l’Église. C’est l’enseignement de tous les anciens Pères qui enseignent que les hérétiques manifestes perdent immédiatement toute juridiction». 

Ci-dessus «hérétique manifeste» signifie externe qui ne peut pas se cacher, ce qui est tout à fait relatif à la définition d’hérétiques notoire de fait. Sauf que manifeste est moins absolu que notoire dans la mesure où la notoriété inclut deux éléments d’imputabilité : 1° l’obstination et 2° la possibilité absolue de dissimulation ; les deux sont à la fois distincts chacun entièrement mais aussi inséparables pour déterminer le degré d’imputabilité de la peine ; alors que manifeste est relatif à la connaissance externe évidente ou avérée seulement parce qu’elle ne être se cachée vu qu’elle est extérieure : extérieurement évident (Latin manifestum/manifestus : manifestement, montrer, découvrir, révéler, manifeste, évident, laissant paraître, laissant voir – Dict. Latin-Français Félix Gaffiot, éd. 1934, p. 946).

L’Église comprend les hérétiques manifestes comme étant des hérétiques notoires. Voici les preuves dogmatiques :

Concile de Constance, sess. XV, (Décrets 428), 1415, Condamnation de Jean Huss disciple de John Wyclif, (ratifié par le pape Martin V en 1418) ex cathedra (Magistère solennel) : « … ce très saint synode de Constance … déclare  … que le dit Jean Huss a été et est vraiment et manifestement hérétique [verum et manifestum hereticum], qu’il a enseigné et prêché publiquement des erreurs et des hérésies déjà condamnées par l’Église … ce très saint synode a constaté que le même Jean Huss était obstiné et incorrigible au point qu’il ne désirait pas revenir dans le sein de la sainte mère Église et qu’il ne voulait pas abjurer les hérésies et les erreurs prêchées publiquement par lui ».

Alors on pourrait croire que parce qu’il est dit public, l’hérétique condamné ci-dessus est manifeste, parce qu’il est condamné comme «manifestement hérétique». Mais pas du tout. Voici pourquoi : Parce que cette même condamnation de Jean Huss a été déjà explicitée juste avant par le concile de Constance pour un crime d’hérésie notoire :

Concile de Constance, session VIII, 4 mai 1415 (Décrets 411) : «Jean Wyclif, pseudo-chrétien, qui, de son vivant, affirma et enseigna avec entêtement plusieurs articles contraires à la religion chrétienne et à la foi catholique».

Concile de Constance, session VIII, 4 mai 1415 (Décrets 413) : «Le même Jean Wyclif  a composé des livres… Il a expliqué publiquement ces livres en les commentant dans le but de diffuser ses opinions perverses, d’où ont découlé plusieurs scandales, dommages et dangers pour les âmes… A près examen, il fut trouvé que certains [articles] et plusieurs d’entre eux étaient et sont notoirement hérétiques…».

Concile de Constance, session VIII, 4 mai 1415 (Décrets 415) : «ce saint synode déclare, définit et décide que le même Jean Wyclif a été un hérétique notoire et obstiné, et qu’il est mort dans l’hérésie».

Comme on le voit, c’est un hérétique qui a été déclaré comme étant «manifestement hérétique» à cause de sa notoriété.

Voici d’autres citations dogmatiques prouvant ce fait, c’est-à-dire que l’Église comprend comprend «hérétique manifeste» comme notoire dans sa discipline universelle et dans l’application de la règle de la foi.

Pape Martin V, Concile de Constance, Inter cunctas, Questionnaire aux wyclifites et hussites, 22 fév. 1418 ex cathedra : « 39. De même s’il croit que les péchés mortels, et en particulier ceux qui sont manifestes, doivent être corrigés et extirpés publiquement ».

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus Sur la Constitution Apostolique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «4. …les objecteurs [qui ont contesté l’obéissance à la constitution Unigenitus] publics et notoires sur le sujet en discussion sont ceux qui ont été déclarés par la sentence d’un juge compétent et qui ont admis leur culpabilité devant les tribunaux [notoires en droit]. Il y a aussi d’autres objecteurs, qui, bien qu’ils n’aient pas été condamnés par un juge et n’ayant pas admis le crime devant les tribunaux, néanmoins, au moment où ils sont sur le point de recevoir le sacré viaticum, confessent [au prêtre] volontairement leur résistance obstinée à la constitution [notoires en droit]. D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement opposé à la vénération et à l’obéissance due à cette constitution [dogme], et d’avoir continué dans cet état ; C’est tellement connu que le scandale public qui en découle n’a pas encore diminué [notoires de fait]. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal ».

On voit ci-dessus que celui a fait quelque chose de manifestement opposé et a continué obstinément est notoire.

Quand Saint Robert Bellarmin, citant Ad Evitanda scandala, dit que les hérétiques perdent automatiquement toute juridiction avant toute excommunication, il s’agit de le comprendre dans la foi catholique, c’est-à-dire dans la règle de l’Église, qui est la règle de la foi appliquée par la discipline universelle et pas en dehors de la règle l’Église ou en dehors de l’Église. 

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; MAIS quand ils voient que QUELQU’UN EST UN HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES EXTÉRIEURES, ILS LE jugent hérétique PUR ET SIMPLE, ET LE DÉNONCENT comme hérétique. Car, en premier lieu, il est prouvé par des arguments d’autorité et de la raison que l’hérétique manifeste est ipso facto déchu. L’argument d’autorité est basé sur Saint Paul (Tite 3, 10), qui ordonne que l’hérétique soit évité après deux avertissements, c’est-à-dire après s’être montré manifestement obstiné, ce qui signifie avant toute excommunication ou sentence judiciaire. Et voici ce que saint Jérôme écrit, en ajoutant que les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, mais les hérétiques s’excluent eux-mêmes et se séparent par leur propre acte du corps du Christ ».

Avez-vous bien vu ? «avant toute sentence» : Une sentence automatique de loi divine n’est effective (applicable et appliquée) par rapport aux autres qu’avec la notoriété ; et la notoriété de fait (pas la publicité ou public seul) équivaut à une sentence «aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal», comme l’explique plus haut le pape Benoît XIV dans Ex Omnibus. Les hérétiques perdent effectivement automatiquement toute juridiction avant toute sentence, parce qu’ils sont réglés par la loi divine qui ne s’applique que comme l’Église la comprend et non pas comme l’interprétation privée la comprend ; Et aussi comme l’Église l’applique et comme l’Église en comprend l’application : La loi divine s’applique selon la règle de l’Église, et la discipline universelle de l’Église : L’hérétique public doit être condamné pour son obstination car il se coupe pour lui-même mais n’est coupé pour les autres que quand il est notoire. C’est pour cela que les catholiques peuvent recevoir des sacrements d’hérétiques publics 1° en cas de nécessité et 2° s’il n’y a pas de meilleure possibilité, et 3°en respectant la règle de la foi (ne pas aider, assister activement, soutenir, etc.), mais ils ne doivent plus quand ils sont notoires.

Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, Tertia Pars, Q. 82, art. 9 : «Cependant il y a une différence à établir entre eux. Car les hérétiques, les schismatiques, et les excommuniés, ont été privés par la sentence de l’Église de l’exercice de leur pouvoir. C’est pourquoi quiconque entend leur messe ou reçoit d’eux les sacrements, pèche. Mais tous les pécheurs n’ont pas ainsi été privés par une sentence de l’Église de l’usage de leur puissance. Ainsi quoiqu’ils soient suspendus par rapport à eux-mêmes d’après la sentence divine, ils ne le sont pas néanmoins par rapport aux autres d’après la sentence de l’Église. C’est pourquoi jusqu’à ce que l’Église ait porté sa sentence, il est permis de recevoir d’eux la communion et d’entendre leur messe. C’est ce qui fait dire à la glose tirée de saint Augustin (hom. ult. inter L à med.) sur ces paroles (I Corinthiens 5, 11) : Cum hujusmodi nec cibum sumere [ne pas manger avec un tel homme] : En parlant ainsi, il n’a pas voulu que l’homme fût jugé par l’homme sur un simple soupçon, ou d’après un jugement extraordinaire qui serait usurpé, mais plutôt d’après la loi de Dieu, selon l’ordre de l’Église, soit qu’il avoue de lui-même sa faute [notoire de droit], soit qu’il soit accusé et convaincu [notoire de fait]».

«quoiqu’ils soient suspendus par rapport à eux-mêmes d’après la sentence divine, ils ne le sont pas néanmoins par rapport aux autres d’après la sentence de l’Église».

Autre exemple :

Saint Thomas d’ Aquin, Somme Théologique, Troisième partie, Q. 100, art. 6, Il faut répondre au 2 : « Maintenant, celui qui est, en vertu de la loi,  suspendu en ce qui concerne à la fois luimême ET les autres, confère illégalement des ordres : c’est pourquoi personne ne doit communiquer avec lui, en recevant des ordres de lui pour toute cause différente ».

La même application de l’excommunication ipso facto de loi divine (à ne pas confondre avec une excommunication automatique de loi ecclésiastique) pour toutes les lois divines, comme par exemple :

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Cantate Domino», 1441 ex cathedra : « Par conséquent, la sainte Église romaine condamne, réprouve, anathématise et déclare être en dehors du Corps du Christ qui est l’Église, celui qui pense des choses opposés ou contraires ».

Ci-dessus, même un hérétique occulte peut être en dehors de l’Église pour lui-même, mais non pas par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire. «celui qui pense des choses opposés ou contraires» est condamné, anathématisé et déclaré «être en dehors du Corps du Christ» pour lui-même quand il est obstiné, mais pas par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire de fait (c-à-d s’il est occulte – soit caché ou soit privé – ou s’il est public même obstiné tant qu’il peut dissimuler par un artifice).

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas ex cathedra : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets, on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée. … Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieu qu’il n’y a plus aucune réservation [réservation de cas] à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservés, s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

Idem que ci-dessus. Un hérétique peut être en dehors de l’Église pour lui-même, mais non pas par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire  ; S’il est public et obstiné et peut encore tergiverser avec un subterfuge ou un faux-fuyant, il peut être approché sans péché, si nécessité, sans meilleure autre possibilité et en respectant les lois de l’Église et la règle de la foi (ne pas prier avec, ni aider, ni assister activement, ni donner de l’argent, ni recevoir des dons, cadeaux, ni honorer de quelque façon, etc.).

Celui qui nie obstinément en connaissance la discipline universelle de l’Église est digne d’anathème (Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra).

Pape Léon XIII, Décrétale Exima nos Laetitia, 1903 (Magistère ordinaire) : «Les Sacrements, que certaines personnes gardent et utilisent en dehors de l’unité du Christ [comme les apostats, hérétiques et schismatiques coupés automatiquement de l’Église par loi divine], peuvent préserver l’apparence de la piété, mais la vertu invisible et spirituelle de la vraie piété ne peut pas y demeurer, pas plus que le sentiment ne peut rester dans une partie amputée de votre corps. … ils ne sont plus les sacrements, à l’exception du baptême, qu’ils confèrent…».

Dans ce dernier exemple ci-dessus avec le pape Léon XIII, la décrétale Exima nos Laetitia est la discipline universelle de l’Église car elle est relative à l’unité de l’Église (loi divine), l’unité du Christ doit être comprise telle que l’Église la comprend et l’applique : les hérétiques publics sont en dehors pour eux-mêmes, mais non pas par rapport aux autres tant qu’ils ne sont pas notoires de fait. C’est idem pour tout le reste de l’enseignement de l’Église.

Le code de droit canon 1917

Le code (faillible) de droit canon de 1917 ne dit pas autre chose non plus quand il est compris selon la règle de l’Église et dans sa discipline universelle qui applique la loi divine.

1er exemple :

Code de Droit Canonique 1917, canon 2197, §3 : « Une infraction est notoire par sa notoriété de fait, si elle est publiquement connue et commise dans des circonstances telles qu‘elle ne peut être dissimulée par aucun subterfuge [tergiversation], ni excusée par aucune excuse admise dans la loi ».

Code de Droit Canonique 1917, Canon 2197, 1 : «Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir».

«et commise dans des circonstances telles qu’ [que]» : L’hérésie est publique quand est publiquement connue ou qu’elle peut et va facilement le devenir ou même dès qu’elle est dans le domaine public, et elle ne devient notoire de fait que quand il est impossible qu’il y ait de tergiversation, ou aucune possibilité de fraude intelligente ou feinte, ou de vaine allégation ou subterfuge, ou de prétexte futile, ou d’excuse échappatoire, ou de moyen déclinatoire qui excipe, ou d’arguties, de subtilités ou d’artifices, etc. Il ne s’agit pas ici du second critère de la notoriété de fait qui est l’excuse en droit du crime (par ex. pas obstiné), mais du premier critère de la notoriété de fait qui est l’impossibilité de dissimulation frauduleuse (par ex. imposer ou être contraignant). La tergiversation est une fraude, et quand une fraude est encore possible, il n’y a pas de notoriété de fait.

Ce n’est pas l’Église qui peut se contredire, ce sont les hérétiques et schismatiques qui se contredisent et mentent pour la contredire nécessairement.

2ème exemple :

Code droit canon 1917, Can. 16 : «2 L’ignorance ou l’erreur portant sur la loi ou sur la peine ou sur le fait propre ou sur le fait d’autrui quand il est notoire n’est généralement pas présumée ; elle est présumée en ce qui concerne le fait d’autrui dépourvu de notoriété, sauf preuve du contraire».

Ci-dessus « sans notoriété » l’ignorance est présumée (compte juridiquement pour) dans la loi (pouvoir judiciaire de l’Église). Sans preuve de notoriété (s’il est public et pas prouvé notoire de fait), la loi présume (compte pour ou prévoit) l’ignorance du fait. Notez que la loi stipule qu’il faut la preuve, c’est-à-dire absolument démontré et certifié. Cela signifie que c’est la loi qui prévoit (pouvoir juridique de l’Église) qu’il n’y a de pas de culpabilité de connaissance quand la peine ou le fait d’hérétique est publique. Pourquoi cela ? Parce que la loi ne considère pas que l’hérétique public est suspendu (par l’excommunication) par rapport aux autres mais pour lui-même par son rejet obstiné de la foi. Par conséquent, il n’y a pas de péché (puisque la loi ecclésiastique le légitime) quand le fait est public (et pas notoire de fait), à condition bien sûr que ce soit par nécessité et parce qu’on n’a pas d’autre possibilité.

3ème exemple :

Code droit canon 1917, Can. 2316 : «Est suspect d’hérésie celui qui spontanément et sciemment aide de quelque manière que ce soit la propagation de l’hérésie, ou communique ‘in divinis’ avec des hérétiques, contre ce qui est prescrit au Can. 1258 [Can. 1258 : §1 Il n’est pas permis aux fidèles d’assister activement ou de prendre part, sous quelque forme que ce soit, aux rites sacrés non-catholiques]».

Ci-dessus, le canon 2316 dit bien : Sans aider spontanément et sciemment, sans assister activement, etc. Les non-catholiques peuvent aussi être soit des hérétiques publics soit des hérétiques notoires de fait.

4ème exemple :

Code de droit canon 1917, can. 188 : «En vertu de la renonciation tacite admise ipso jure [de droit], sont vacants ipso facto et sans aucune déclaration, quelque office que ce soit si le clerc : « …4° fait une défection publique de la foi catholique [Latin : A fide catholica publice defecerit] ».

Le can. 188 doit être compris tel que l’Église le comprend et l’applique par sa discipline universelle, c-à-d comme suit : Les hérétiques publics sont suspendus pour eux-mêmes, mais pas par rapport aux autres tant qu’ils ne sont pas notoires de fait selon la loi divine (de l’unité de la foi qui fait l’unité de l’Église). Les hérétiques publics sont suspendus pour eux-mêmes et par rapport aux autres selon la loi ecclésiastique canonique.

La loi ecclésiastique canonique – non pas la discipline universelle – ne s’applique pas en ces temps, pour la plupart des cas et à cause de la nécessité. Les cas et la nécessité sont deux choses à différencier : le cas à cause du degré d’hérésie du prêtre en question, et la nécessité à cause de la situation où quasi tous les prêtres sont hérétiques.

Qu’est-ce que la défection publique de la foi catholique

Un évêque ou un prêtre qui – dans son église, ou publiquement ou dans le domaine public – fait défection totale de la foi catholique par l’apostasie, ou fait défection partielle par l’hérésie, ou rompt l’unité de l’Église par le schisme.

Un évêque ou un prêtre apostat public qui fait connaître son apostasie publiquement, fait défection publique de la foi et perd son office ipso facto pour lui-même et les autres par la loi ecclésiastique canonique, mais pas pour les autres par loi divine ou règle de la foi tant qu’il n’est pas notoire de fait prouvé. Par exemple, il dit qu’il abandonne la foi, prie avec des païens, etc.

Un évêque ou un prêtre hérétique public qui fait connaître son obstination hérétique publiquement perd son office ipso facto pour lui-même et les autres par la loi ecclésiastique canonique, mais pas pour les autres par loi divine ou règle de la foi tant qu’il n’est pas notoire de fait prouvé. Par exemple, il dit une hérésie dans le domaine public de manière obstinée mais peut encore faire des faux-fuyants qui empêchent la notoriété, ou il prie avec les hérétiques, etc.

Mais un hérétique public est matériel (pas hérétique) quand il n’est pas obstiné mais dans l’erreur publique ou domaine public de bonne foi ou par ignorance (Le critère de l’obstination consiste à nier davantage la vérité présentée). Le critère de bonne foi est que dès qu’il a la connaissance et la compréhension du dogme, il s’y soumet immédiatement. Par exemple, un prêtre peut faire un livre où il dit des hérésies répétées mais s’être soumis avant au jugement de l’Église, ses hérésies sont des hérésies condamnées mais pas l’auteur ; ou il enseigne des hérésies en ignorant ou en comprenant mal (de bonne foi) les vérités de foi en rapport, etc.

Un évêque ou un prêtre schismatique public qui fait connaître son obstination schismatique  (rupture) publiquement perd son office ipso facto pour lui-même et les autres par la loi ecclésiastique canonique, mais pas pour les autres par loi divine ou règle de la foi tant qu’il n’est pas notoire de fait prouvé. Par exemple, il est publiquement obstiné (mais n’est pas notoire) à rester coupé de la communion avec le corps du Christ qui est l’Église – la tête et les membres, ou prie avec des schismatiques notoires de fait, ou les aide, ou les soutient, etc. Un schismatique public peut aussi être matériel (pas schismatique) dans certains cas où il paraît obstiné publiquement (for externe), mais n’est pas obstiné par incompréhension de bonne foi (for interne).

La loi divine est absolue et demeure immuablement dans tous les cas, quels qu’ils soient, quelle que soit la situation, et quelle que soit la nécessité. Dans la grande apostasie actuelle et d’hérésies universelles, et à cause de la nécessité, la loi ecclésiastique canonique ne s’applique pas dans les cas nécessaires dans la situation actuelle, mais la discipline universelle de l’Église (discipline contraignante de la Tradition) qui applique la loi divine et la règle de la foi doit être absolument préservée. Autrement dit, ce n’est pas du tout un péché – bien au contraire, c’est la règle de la foi – de passer outre la loi canonique si besoin en ces temps difficiles, sans violer la discipline universelle de l’Église.

À propos du sacrement de Mariage

Pour le sacrement de Mariage les règles sont les mêmes en définitive. Ce dont il s’agit ici n’a rien à voir avec un mariage devant un prêtre hérétique que de toute façon l’Église interdit sous peine d’excommunication.

Dans un Mariage entre un catholique et un baptisé non-catholique ou hérétique (Religion mixte), l’Église peut l’autoriser par dispense d’empêchement prohibitif, sous conditions strictes, sinon il est illicite (pécheur) mais valide. Mais s’il y a danger de perversion hérétique ou schismatique du conjoint catholique et des enfants, ce type de mariage est interdit de loi divine. La loi divine pourrait-elle se contredire ? Bien sûr que non, c’est impossible. Par conséquent on voit ici aussi la différence entre un hérétique public et un hérétique notoire de fait dans le sacrement de Mariage.

L’Église prohibe sévèrement le mariage mixte et fait tout pour en détourner ses membres, comme on le voit dans Summo Iugiter ci-dessous.

Pape Grégoire XVI, Summo Iugiter, n° 6 (Magistère) : « Une fois que les fidèles bavarois comprennent cette nécessité [loi divine] de maintenir l’unité catholiqueles admonitions et les avertissements contre leur mariage avec les hérétiques ne seront certainement pas en vain. Si, à l’occasion, une cause grave devrait suggérer un tel mariage mixte, ils demanderont une dispensation de l’Église et observeront les conditions que nous avons mentionnées ».

Conditions strictes de la dispense d’empêchement prohibitif dans le mariage mixte (entre un catholique et un baptisé non-catholique) :

  • Le conjoint non-catholique ne doit jamais chercher à convertir le catholique à sa religion ;
  • Le conjoint non-catholique ne doit jamais empêcher le catholique de participer au culte catholique ;
  • Le mariage a lieu en privé avec deux témoins, sans messe, à la sacristie, et le prêtre ne porte pas d’étole ;
  • Le conjoint catholique ne peut pas se marier devant le faux ministre sous peine d’excommunication.
  • Le conjoint catholique est tenu par l’obligation de travailler prudemment à la conversion du conjoint acatholique (Can. 1062).
  • Le conjoint acatholique donne la garantie d’écarter le danger de perversion du conjoint catholique (Can. 1061).
  • Les deux conjoints donnent la garantie de baptiser tous leurs enfants et de leur assurer la seule éducation catholique (Can. 1061).

Mais s’il y a danger de perversion de la foi, le mariage est interdit de loi divine, comme le confirme le Magistère infaillible ci-dessous dans Casti connubii,

Pape Pie XI, Casti connubii, 31 décembre 1930 ex cathedra : «Ils se mettent bien en défaut à cet égard, et parfois non sans risquer leur salut éternel, ceux qui s’engagent témérairement dans les unions mixtes, dont l’amour maternel et la maternelle prévoyance de l’Église, pour des raisons très graves, détourne les siens – comme on le voit par de nombreux documents, y compris le canon du Code qui décrète ceci : « L’Église prohibe très sévèrement le mariage entre deux personnes baptisées, dont une est catholique et dont l’autre est adhérente à une secte hérétique ou schismatique ; que s’il y a péril de perversion pour l’époux catholique et pour les enfants, le mariage est interdit par la loi divine elle-même » (Cod. iur. can., C. 1060). Si l’Église, quelquefois, pour des raisons de temps, de choses, de personnes, ne refuse point de dispenser de ces sévères prescriptions (le droit divin étant sauf [validité], et le péril de perversion ayant été écarté dans toute la mesure possible), il arrivera toutefois difficilement que l’époux catholique ne subisse en ce genre de mariage aucun détriment. Il n’est pas rare qu’il en résulte pour les enfants de déplorables défections religieuses, ou, du moins, un glissement rapide en ce qu’on appelle l’indifférence religieuse, si proche de l’infidélité et de l’impiété».

Code de droit canonique 1917, can. 1060 : « L’Église interdit partout très sévèrement qu’un mariage soit conclu entre deux personnes baptisées dont l’une est catholique, l’autre inscrite à une secte hérétique ou schismatique ; s’il y a danger de perversion du conjoint catholique et des enfants, une telle union est également prohibée par la loi divine elle-même ».

Mais comment l’hérétique peut-il être ministre du Mariage ? L’hérétique contractant mariage autorisé par l’Église avec un catholique, reste coupé de l’Église tant qu’il reste hérétique (par son obstination), mais il est cependant ministre du sacrement de Mariage car ce sont les parties contractantes qui sont ministres du Mariage parce que le Mariage est de droit divin, et le ministre de l’Église (prêtre) est seulement le témoin pour l’Église.

Voilà le pointL’hérétique public est séparé pour lui-même (par son obstination) mais pas par rapport aux autres tant qu’il peut encore dissimuler son crime par un subterfuge ou un faux-fuyant, ou feinte ; mais un hérétique notoire de fait mettrait la foi de son conjoint et des enfants en péril, et dans ce cas, le mariage est interdit de loi divine. Mais, en quel cas l’hérétique mettrai-t-il la foi en péril ? En étant contraignant avec son hérésie, c’est-à-dire en étant hérétique notoire de fait ; Un tel hérétique notoire n’accepterait pas les conditions strictes puisqu’il est imposant. La notoriété détermine l’application de la loi divine.

Encyclopédie catholique, notoriété : «… tout ce qui résulte d’une règle de droit fondée sur une présomption «violente», par exemple la paternité et la filiation en cas de mariage légitime, est présumé notoire. … La notoriété doit être prouvée… ».

Le sacrement du mariage ne met pas en communion l’Église et l’hérétique. Le non-catholique (et aussi le catholique) est dispensé de péché mortel pour la réception du sacrement de son conjoint catholique, grâce à la dispense de l’Église. Dans le mariage mixte, les époux reçoivent des grâces actuelles mais pas sacramentelles pour le non-catholique (tant qu’il reste non-catholique, mais s’il se convertit il recevra automatiquement les grâces sacramentelles du mariage). Les grâces actuelles que reçoit le non-catholique sont inscrites dans le mariage pour sa conversion d’abord et ensuite sa sanctification.

Comme ce type mariage n’incorpore pas de fait un non-catholique dans l’Église, il reste hors de l’Église (loi divine de l’unité de la foi pour l’unité de l’Église) malgré le mariage. Le non-catholique ne peut pas recevoir la grâce sacramentelle du mariage complètement, mais seulement des grâces actuelles pour se convertir. C’est la condition d’obligation à laquelle est tenue le catholique : de travailler à la conversion (avec prudence) de son conjoint non-catholique, ce qui sauvegarde l’intégrité de sa foi principalement, et aussi les autres obligations (ci-dessus). Mais cela ne serait pas possible avec un hérétique notoire de fait qui rend le mariage interdit de loi divine. La notoriété détermine l’interdiction du sacrement par la loi divine. L’hérétique public étant coupé de l’unité de l’Église par son hérésie pour lui-même mais non pas par rapport aux autres, peut encore – dans des cas graves, des conditions strictes, et la dispense d’empêchement de l’Église – être ministre du sacrement par rapport à son conjoint. L’hérétique notoire étant coupé de l’Église pour lui-même et par rapport aux autres, ne peut donc pas être ministre du sacrement du Mariage par rapport à un conjoint. Tout catholique doit obéir à la discipline universelle de l’Église qui applique la loi divine par la loi ecclésiastique.

Donc, le Mariage est régi par la même discipline universelle de l’Église que les autres sacrements concernant la publicité et la notoriété. Celui qui interprète la règle de la foi est un protestant de la règle de l’Église ; «celui qui la [discipline] reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème» (Pie IX, Quanta Cura) ; il n’est pas anathème (maudit ou damné), il en est digne, c’est-à-dire qu’il mérite d’être damné pour cela, et que sans la grâce d’une conversion radicale, il le sera. Cela dépendra de ses dispositions et de l’économie du salut que Dieu veut appliquer pour lui.

Sacrement du baptême reçu d’un hérétique notoire de fait

Le sacrement de baptême peut être reçu validement et licitement même par un hérétique notoire de fait ou notoire en droit ou déclaré en cas d’absolue nécessité (personne d’autre). Les autres sacrements peuvent être reçu seulement à l’article de la mort. L’Église a défini par un dogme qu’un hérétique peut baptiser en cas de nécessité s’il n’y a pas de prêtre ou diacre ou de fidèle catholique. Ce dogme dit qu’il vaut mieux même un païen (car il est cité avant), si on peut en trouver un, qu’un hérétique notoire pour administrer le sacrement du baptême. C’est parce que le bain (eau) du baptême qui une régénération spirituelle et qui remet le péché originel est absolument nécessaire pour pouvoir être sauvé. 

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo», 1439 ex cathedra : «En cas de nécessité, cependant, non seulement un prêtre ou un diacre, mais même un laïc ou une femme, oui, même un païen et un hérétique peuvent baptiser, tant qu’il préserve la forme de l’Église et a l’intention de faire ce que fait l’Église ». (Ench. Symb. Denz. 696 1315)

Pour le baptême la forme est : «Je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit» en versant de l’eau naturelle et claire qui doit couler et toucher la tête ou le front : Et l’intention de faire ce que fait l’Église est l’intention de baptiser comme le ferait l’Église catholique.

Réponse du Saint-Office au vicaire apostolique d’Océanie centrale, Foi et intention du ministre du sacrement, 18 décembre 1872 : «Questions : 1. Le baptême administré par ces hérétiques (méthodistes) est-il douteux en raison d’un défaut d’intention de faire ce qu’a voulu le Christ, s’il a été déclaré expressément par le ministre, avant qu’il ne baptise, que le baptême n’a pas d’effet sur l’âme ? 2. Un baptême ainsi conféré est-il douteux si ladite déclaration n’a pas été faite de façon expresse immédiatement avant que le baptême soit conféré, mais qu’elle a été souvent proférée par le ministre et que cette doctrine est proclamée ouvertement dans cette secte ?

«Réponse : On a déjà traité de ce doute dans le temps passé, et il a été répondu en faveur de la validité du baptême, comme tu peux le voir chez Benoît XIV, De synodis diocesanis l. VII, chap. VI, n. 9 où on trouve ceci : « Que l’évêque se garde de considérer comme incertaine et douteuse la validité d’un baptême pour la seule raison que le ministre hérétique par qui il a été conféré, du fait qu’il ne croit pas que par le bain de la régénération les péchés sont enlevés, ne l’aura pas conféré pour le pardon des péchés, et que donc il n’aura pas eu l’intention de l’accomplir tel qu’il a été établi par le Christ Seigneur…  »
«La raison en est clairement enseignée par le cardinal Bellarmin, De Sacramentis in genere 1. I, c. 27, n. 13 : après avoir exposé l’erreur de ceux… qui affirment qu’au canon 11 de la 7ème session, le concile de Trente 1611 a défini qu’un sacrement n’est valide que si l’intention du ministre porte non seulement sur l’acte mais également sur la fin du sacrement, c’est-à-dire s’il a l’intention de faire ce pour quoi le sacrement est institué, il ajoute ceci :  » …. dans tout le canon 11, en effet, le concile ne mentionne pas la fin du sacrement, et il ne dit pas qu’il faut que le ministre ait l’intention de faire ce qui est l’intention de l’Église, mais ce que l’Église fait. Or ce que fait l’Église ne signifie pas la fin, mais l’action…  »
«C’est pourquoi Innocent IV affirme dans De baptismo, chap. 2, n. 9 qu’un baptême est valide s’il est conféré par un sarrasin dont on sait qu’il croit que par l’immersion on est seulement mouillé, dès lors qu’il a l’intention de faire ce que font les autres qui baptisent.
«Conclusion de la réponse : Pour 1. Non : car malgré l’erreur portant sur les effets du baptême l’intention de faire ce que fait l’Église n’est pas exclue. – Pour 2. Il est répondu en 1». (Ench. Symb. Denz. 3100-3102)

Où recevoir les sacrements ?

Les catholiques doivent suivre ces règles suivantes des frères Dimond du Monastère de la Très Sainte Famille (MTSF/MHFM) concernant la réception de sacrements d’hérétiques en ces temps de la grande apostasie.

MHFM [Monastère de la Très Sainte Famille], Traditional Catholic Issues and Groups : « Il devrait y avoir une option pour la confession dans votre pays avec un prêtre ordonné dans le Rite Oriental ou un prêtre âgé du Novus Ordo (ordonné avant 1968) qui dit les paroles appropriées d’absolution. C’est expliqué dans le fichier sur « où recevoir les sacrements ?». Nous vous recommandons aussi de prier les 15 dizaines du Rosaire chaque jour et le Je vous salue Marie fréquemment ».

MHFM, Traditional Catholic Issues and Groups : « Nous sommes heureux que vous ayez écouté le matériel et que vous êtes intéressés de devenir Catholique. La Nouvelle Messe est invalide et ce n’est pas la Catholique. Donc, peu importe quel ‘prêtre’ l’offre, elle doit être évitée. Avant la réception d’un sacrement, il faut atteindre le point où on est engagé de ne jamais assister à la Nouvelle Messe Novus ordo, rejeter la secte Vatican II et ses antipapes comme non-catholiques, croire en Hors de l’Église Il n’y a Aucun Salut [Hors de l’Église Catholique il n’y a absolument pas de salut] sans exception (aucun « baptême de désir », aucun salut pour les « invinciblement ignorants » de la foi Catholique), rejeter la PNF [Planification Familiale Naturelle], ne pas soutenir de prêtres hérétiques, etc. Ce dossier couvre les principes sur Où recevoir les sacrements.

« Il est important de réaliser la situation aujourd’hui (pendant la Grande Apostasie). C’est celle dans laquelle essentiellement toutes les églises églises Vatican II sont hérétiques ou des églises ‘traditionalistes’ où le prêtre est hérétique d’une certaine façon. Ainsi, il n’y a pas d’églises qui sont entièrement Catholiques, où on peut se joindre, considérer le prêtre comme un Catholique et soutenir l’église. Il y a des options pour recevoir le sacrement de confession aujourd’hui (qui est évidemment crucial), mais presque aucune option pour recevoir la Communion. C’est expliqué dans le fichier mentionné ci-dessus. …

« Quand convaincus, les gens devraient aussi faire la profession de foi traditionnelle du Concile de Trente, qui peut être eu en accès du fichier mentionné ci-dessus. Plus loin, il devrait être compris que ‘les prêtres’ qui ont été ordonnés dans le Nouveau Rite d’Ordination n’ont pas été bien ordonnés. Puisque ‘les prêtres’ ordonnés dans le Nouveau Rite d’Ordination sont invalides, tous les péchés mortels confessés à de tels « prêtres » doivent être confessés de nouveau à un prêtre valide une fois que la personne est préparée pour la confession. Il est aussi important de se rendre compte que les ‘Jésuites’ modernes, les post-Vatican II,  ne sont pas de vrais Jésuites.

« Avant une confession, il faut non seulement être d’accord théologiquement, mais s’assurer aussi avoir été bien baptisé. S’il y a un doute sur comment un baptême a été exécuté, un baptême conditionnel devrait être fait, comme ce dossier sur les étapes pour se convertir [Étapes pour se convertir à la foi catholique] le couvre... Nous recommandons généralement un baptême conditionnel pour les gens quittant « l’Église » Vatican II ou venant du Protestantisme.

« C’est aussi très important pour les gens de prier le Rosaire [Saint Rosaire] chaque jour, toutes les 15 dizaines si possible et le Je vous salue Marie fréquemment ».

 

Pages complémentaires sur les sacrements en ces temps actuels 

 

Explication de la démarche du changement de position sur la réception de sacrements d’hérétiques connus pour réception de sacrements d’hérétiques publics et de cette page remplaçant la page « Sur les sacrements d’hérétiques connus – Pas de sacrements d’hérétiques connus »

Entravé (1) par l’obstacle diabolique des schismatiques radicaux sur les sacrements depuis 2104, ce site foicatholique.me a, grâce à Dieu, en la veille de l’Ascension 2018, mis fin définitivement à sa recherche (2) de presque quatre ans, et tous les obstacles schismatiques radicaux sur les sacrements d’hérétiques non-déclarés en ces temps de la grande apostasie ont été trucidés. foicatholique.me soutient le Monastère de la Très Sainte Famille (Most Holy Family Monastery), dernier rempart du catholicisme au monde en ces derniers jours.

(1) Entravé ici signifie l’avis au for interne en faveur de la position des frères Dimond de recevoir des sacrements de certains hérétiques mais la position au for externe défavorable et qui ne peut être certaine ni d’un côté ni de l’autre à cause des arguments contraires croissants par rapport à l’enseignement de l’Église.

(2) Par la confrontation de tous les arguments (traduits) des schismatiques avec ceux (traduits) des frères Dimond, et la compréhension de la distinction d’hérétiques qui en a émané.

L’auteur de ce site continuait encore (depuis 2014) d’approfondir sa recherche sur la question de la réception des sacrements d’hérétiques non-déclarés en ces temps actuels de la grande apostasie où quasi (ou presque) tous les prêtres sont hérétiques : La connaissance nouvelle d’éléments cruciaux sur les sacrements d’hérétiques vient renverser la donne. C’est la grâce du Seigneur qui a définitivement mis fin à cette démarche de recherche sur ce sujet en la veille de l’Ascension 2018. Nul ne pourra nier cette preuve éclatante sans devenir schismatique.

Avant de découvrir le pot aux roses du serpent, il a fallu prier Dieu spécialement tout le temps et rechercher la vérité des années sur tous les points pour pouvoir connaitre l’ensemble. C’est seulement en connaissant l’ensemble qu’on peut se rendre compte de la trame frauduleuse d’hérétiques connus par rapport à hérétiques publics et hérétiques notoires.

L’interprétation du Magistère par les schismatiques radicaux parait valable et solide avec l’utilisation du terme « sacrement d’hérétique connu« , mais elle se fracasse et s’anéantit la tête et se montre frauduleuse avec la vraie position hérétiques publics et hérétiques notoires.

Voilà le nœud du point : Si dans le débat avec Eli (suédois schismatique), Peter Dimond n’avait pas dit les choses telles que : « la question est de savoir quand l’excommunication devient effective », mais s’il avait dit : « la question est de savoir quand l’excommunication devient effective pour lui-même et devient effective par rapport aux autres« , toute cette démarche de recherche n’aurait pas eu lieu d’être. C’est une précision que j’aurais eu besoin d’entendre. Cependant, si j’avais d’abord en premier transcris le débat et traduit la page des frères Dimond au lieu des pages des schismatiques suédois, je crois que je n’aurai probablement jamais eu besoin de rechercher ; mais cependant pour pouvoir retranscrire le débat il fallait une connaissance approfondie des dogmes, des citations et du contexte, qui n’étaient possibles qu’en traduisant les pages des suédois aussi pour confronter les arguments.

Après avoir dû suspendre mon assentiment à la position de MHFM (depuis trois à quatre ans) pour comparer/confronter assidûment les détails des écrits des frères Dimond de MHFM et ceux des suédois de catholics-saints dont les arguments semblaient rendre MHFM opposé au Magistère sur les sacrements d’hérétiques non-déclarés, la grâce du Seigneur Jésus m’a donné (enfin) la preuve infaillible que mon cœur pressentait invinciblement depuis le début, mais que les arguments des suédois semblaient contredire irréfutablement. C’est la preuve qu’il ne faut pas lire ce que disent les hérétiques et les schismatiques sans être aguerri dans la vraie foi catholique. Il est très important de préciser que l’analyse des suédois (catholics-saints ) du débat qu’ils ont eu avec Peter Dimond sur les sacrements d’hérétiques non-déclarés est extrêmement dangereuse et fondée sur la thèse schismatique de Richard Ibranyi, un ancien de MHFM qui a fondé sa secte schismatique. Presque mille pages m’ont été nécessaires pour dénouer cette tromperie. Je rends grâces à Dieu en cette veille de l’Ascension 2018. Son Cœur m’a percé de son amour. Mon Dieu, moi un ver je vous attendais, mais c’est vous qui m’attendiez !

Eh bien le Monastère de la Très Sainte Famille (frères Dimond) est le dernier rempart du catholicisme au monde, et les suédois (catholics-saints) ne sont pas catholiques et sont des instruments du diable pour perdre les âmes. Et j’ai retiré définitivement les pages des suédois de catholics-saints que j’avais traduit personnellement pour les besoins de mon enquête (et fait l’erreur de publier jusqu’ici), et je ne soutiens que la seule position catholique (et droite ou orthodoxe) des frères Dimond de MHFM : Où recevoir les sacrements ? Je déclare en plus que je soutiens le Monastère de la Très Sainte Famille (MTSF/MHFM) comme étant le seul dernier rempart catholique dans le monde et je condamne comme schismatique radicale la position des suédois de catholics-saints et de tous ceux qui y sont associés de près ou de loin. J’ai toujours profondément et absolument aimé les vérités dites par les frères Dimond et cherché à adhérer (et cherché à comprendre) à la position de MHFM qui parlait à mon cœur et j’ai toujours soutenu que c’étaient les frères Dimond qui avaient eu la grâce de montrer l’apostasie actuelle, et je voulais comprendre pourquoi les arguments des suédois ne semblaient pas faux et pouvaient contredire les Dimond : la réponse est la distinction entre hérétique public (pour lui-même) et notoire (par rapport aux autres).

Pages publiées coupables

Cependant, j’avais rédigé une page Sur les sacrements d’hérétiques connus – Pas de sacrements d’hérétiques non-déclarés connus, mentionnée soumise d’avance au jugement de l’Église (car je cherchais) compilant en 1ère partie (en résumé) mes recherches sur le Magistère, et en 2ème partie : Erreurs et contradictions des frères Dimond… et leurs adeptes (et non pas hérésies), alors que c’est moi qui n’avais pas compris la distinction entre hérétique public et notoire pour les sacrements, la confondant par hérétiques connus, distinction cruciale (connus et publics/notoires sont opposés) justement expliquée ci-après. En effet, avec hérétiques connus, tous les points qui se présentaient au fur et à mesure (sans chercher à mal) étaient forcément contraire au Magistère, alors qu’avec la distinction d’hérétiques publics (obstinés) et notoires (tergiversation impossible + pas d’excuse), c’est l’inverse et tout est conforme au Magistère. J’ai seulement compris (après avoir eu connaissance de tous les éléments par ma recherche assidue de presque quatre années) toute la trame perfide du faux argument « hérétiques connus » qui parait en accord du Magistère contenir les publics et les notoires, mais c’est faux, et c’est justement ce qui est démontré (plus haut et plus bas). Les pages des suédois schismatiques accusaient les frères Dimond d’être hérétiques obstinés (et j’ai été coupable de les avoir publiées, pour des raisons qui m’échappent vraiment, car j’aurais dû faire des brouillons non-publiés, bien que j’avais eu l’intention de publier un tableau neutre comparatif des deux positions et débats). Je demande sincèrement mille fois pardon à ceux que j’ai pu offenser à cause de ces pages (et je l’ai fait par courriels), ou ceux que j’ai pu faire attendre à ce sujet des sacrements en ces temps, et à ceux qui ont pu être confus à cause de ces pages que j’ai eu tort de publier (au lieu de les avoir mises de côté pour ma recherche). Le plus à pleurer est de ne pas avoir pu confirmer aux autres qu’ils pouvaient aller recevoir des sacrements (dans les conditions de la règle de foi). Voilà l’explication succincte pour éclaircir ce point.

La plupart ont facilement compris sauf deux

À ce sujet, la plupart des personnes ont facilement compris mon changement de position suite à ma recherche et par compréhension sur la distinction entre hérétiques connus et hérétiques  connus publics et ceux connus notoires (et la possibilité de recevoir des sacrements). Seuls deux n’ont pas compris : un partisan vatican 2/antipapes qui m’a accusé d’avoir dit un mensonge (ma réponse première n’était cependant pas assez complète) et qui n’a pas voulu regarder les preuves fournies (vérité sur vatican 2, sur le dogme du salut, et sur ma position et l’explication), mais qui cependant ensuite s’est dit avoir été dans l’obscurité et être devenu sédévacantiste (sans s’être repenti de son accusation téméraire), tout en continuant à rester hérétique en envoyant des tonnes de documents anglais hors sujet et contre l’enseignement des Dimond contre lequel il pété un plomb, et un autre, un discuteur hérétique obstiné et blasphémateur qui ne comprend même pas ce qu’est le Magistère (ni même la loi de Moïse) doublé d’un apostat revendiquant la doctrine de vatican 2.

Le premier m’a accusé de mensonge tout en confondant, entre autres choses graves, le for interne (mon avis dans mon cœur qui n’a pas changé sur les frères Dimond et dont la position me semblait fluide) et le for externe (ma position sur les sacrements d’hérétiques connus d’après les nombreux points du Magistère paraissant la confirmer, mais qui a changé à cause de ma compréhension d’une distinction cruciale qui change tout : hérétiques publics excommuniés pour eux-mêmes et hérétiques notoire de fait excommuniés pour eux-mêmes et par rapport aux autres) ; cet individu a continué à affirmer témérairement, malgré l’explication fournie (qu’il ne comprenait en rien) et en plus sans avoir lu cette page d’explications fournie en lien, que j’ai commis un péché de mensonge quand j’ai répondu que je n’avais pas changé d’avis, alors que si j’avais dit avoir changé d’avis j’aurai dit au for externe le contraire de ce que je pensais dans mon cœur au for interne, et ça ne me paraissait pas vrai (mais je ne lui ai pas répondu au départ suffisamment en détail pour expliquer que j’avais changé/modifié de position et la différence à cause du fait que je pensais à tort avoir affaire à quelqu’un déjà au moins sédévacantiste ou qui savait un peu de bases de la vraie foi). Alors accuser ici de mensonge est téméraire parce qu’il faut d’abord avoir questionné et s’être assez renseigné – et ne pas confondre for interne et externe – avant de juger. En outre, il m’a aussi accusé d’être moi-même excommunié pour avoir lu que j’avais écris les frères Dimond être des hérétiques, alors que j’avais titré ma page « erreurs et contradictions », mais j’ai quand même utilisé des termes trop abusifs (récapitulé dans Paragraphe de réparation, plus bas).

Le second individu s’est encore plus obstiné malheureusement dans ses propres idées hérétiques, à cause du fait de ne pas s’être coupé de vatican 2, et de ne rien vouloir comprendre du Magistère et de la vraie foi catholique traditionnelle, en plus de continuer à blasphémer et de tenter de faire un misérable chantage affectif sur la prise en charge du salut de son âme. Pauvres hérétiques. Je ne cite pas les noms de ces deux individus qui se reconnaîtront eux-mêmes si jamais ils leur arrivait de vouloir de lire sérieusement la vérité sur vatican 2 et l’enseignement sur le dogme du salut, et cette page-ci. Cette explication de deux hérétiques qui n’ont rien compris est placée ici pour bien montrer les ravages de l’obstination de l’homme à s’accrocher à ses propres idées refusant de se soumettre à l’enseignement de l’Église. C’est toujours la même chose avec ce genre de personnes qui sont dans la fausse église de l’antéchrist ou qui rechignent à se soumettre à l’enseignement de l’Église sur le salut, ils sont totalement ignorants de la foi et ce sont des pécheurs orgueilleux et des abominables hérétiques qui ne font que rétorquer en suivant leur idée propre quand on leur répond et qu’on prend la peine de leur expliquer la vérité. Espérons quand même qu’ils s’humilieront et se convertiront.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «  ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion d’homme] plutôt qu’à Dieu ».

Cependant je comprend que des personnes aient pu être induites en erreur quand à ma réelle position à cause de ces pages publiées que j’avais traduites des suédois, et qui laissaient paraître le contraire : Je n’ai pas assez correctement précisé ma démarche de vouloir faire des études comparatives (tableaux comparatifs entre les arguments des frères Dimond et ceux des suédois) pour faire ressortir la vérité par rapport à l’enseignement de l’Église, ni je n’aurais jamais même dû publier ces pages traduites (que j’avais publié bêtement en 2014 pensant placer le reste en confrontation ensuite, mais c’était une mauvaise idée). Je le regrette et demande pardon à tous ceux qui ont pu être induits en erreur par cela, et je les exhorte à se convertir à la seule vraie foi catholique traditionnelle sans laquelle il n’y a pas de salut (Voir L’Essentiel pour sauver son âme en ces temps de la fin).

Cinq précisions

1 – J’ajoute encore une fois que les suédois sont des instruments du diable pour la perdition des âmes en empêchant d’accéder aux sacrements possibles de certains hérétiques (et donc à la grâce et à la miséricorde et au salut). En outre, ils sont une perte totale de temps pour détourner les pauvres gens trompés des sacrements et une une impasse (hors de la règle de l’Église et de la règle de la foi qu’ils ne comprennent pas), quand il ne reste que peu de temps pour se convertir en ces derniers jours. On est pardonné par la contrition (et le désir de confession) que quand il n’y a pas de prêtre possible, mais non pas si un prêtre est possible.

2 – Et j’ajoute encore que c‘était une erreur d’avoir laissé des pages visibles pour un sujet sur lequel la recherche était encore en cours sans l’avoir assez clairement précisé, et c’était une grave erreur et une faute car ces pages condamnaient MHFM alors que ce sont les auteurs suédois qui sont condamnés. Et c’était une grave erreur car ces pages ont pu prêter à confusion et faire croire que l’auteur de ce site avait pris parti définitivement au for externe sur une question qui n’était pas encore définitivement délibérée et jugée au for interne. Si certains seront peut-être choqués, peu importe, j’ai dit la vérité, j’ai cherché, et j’ai été dans l’erreur, et même fait des fautes, mais pour autant il ne s’agit pas de tout retirer, au contraire la distinction public/notoire résout tout. J’aurais pu reprendre exactement la même page et remplacer hérétiques connus par hérétiques publics et hérétiques notoires en fait selon les cas de figure ; Peut-être, d’ailleurs, que je le ferais pour montrer tous les points, en plus de cette page-ci.

3 – Maintenant que ma recherche à ce sujet est définitivement terminée, les preuves sont mêmes dogmatiques en plus. Je répète que cette décision arrive après avoir persévérer à chercher la vérité à ce sujet depuis 2014 par la confrontation de ces textes et débats contradictoires et la recherche sur les deux critères (dissimulation impossible + pas d’excuse) de la notoriété : en ressortent des nouvelles preuves dogmatiques  pour réfuter la position contraire à la foi divine (la révélation connue comme telle) et catholique (selon la règle de l’Église, règle de la foi, Tradition et discipline universelle).

4 – Il faut préciser que tout ceci est dû au fait qu’il faut vérifier l’enseignement de l’Église pour pouvoir délibérer dans l’intelligence (connaissance) et la volonté (décision) et en conscience (juger) afin de prendre position ou pouvoir adhérer librement à l’enseignement de l’Église, et afin de ne pas obéir à des hommes qui disent l’enseignement de l’Église mais obéir à l’enseignement de l’Église dit par les hommes de l’Église.

5 – Mon cœur était assez d’accord avec les positions des frères Dimond, mais les arguments schismatiques montraient tout le contraire sur tous les points du Magistère (par « hérétiques connus » au lieu de « publics » et » notoires »). Du coup je n’arrivais pas à certitude ni d’un côté ni de l’autre. Je devais avoir la certitude absolue et définitive de la preuve (pour confirmer ce que mon cœur pensait être vrai) que combattait les arguments schismatiques. Ce fut un combat spirituel et la victoire n’appartient qu’à Dieu seul. Et le serpent trucidé. Les arguments des schismatiques sont une perte de temps pure et simple, et servent à ça. Et j’ai perdu presque quatre ans, lamentablement, à côté ou en dehors de l’arène. Que mes frères et sœurs pleurent car j’étais mort, et qu’ils se réjouissent car je suis revenu à la vie ; car j’étais impardonnable d’avoir suivi même partiellement des arguments schismatiques et ainsi m’être laissé entraver dans ma conversion complète, le Seigneur Jésus est venu me chercher et me pardonner, dans la plaie du cœur de Marie en transperçant mon cœur par la plaie ouverte de Son Cœur : Il est mort pour moi pour créer mon pardon. Je le répète, le Seigneur est mort pour moi pour créer mon pardon. Ô vous tous les hommes, qui que vous soyez, quoi que vous ayez pu faire avant, venez à Lui qui œuvre par Son Église et le reste de ceux qui constituent Son Église, en ces temps de la fin et derniers jours.

Ô mon Dieu, que vous êtes doux ! Combien vous êtes doux ! Je le répète, combien votre Amour est Doux ! C’est à mourir de larmes d’amour. Et je dis la vérité. Seul le cœur que Vous avez touché par le Vôtre peut le savoir, qui s’est laissé inonder par l’Amour venant de la sainte Plaie du Vôtre. Vous Vous êtes sacrifié Vous-même à cause de Votre Amour pour nous sauver. Ô mon Amour, mon unique Bien et ma vie ! Aucun hérétique ou schismatique ne l’a jamais goûté cette douceur, cette suavité, ce Jésus, ce Seigneur Tout-Puissant et tout Doux de la douceur de Marie sa sainte Mère, Mère de Dieu, notre Mère. (Pardon pour cet aparté). Voici : Toute âme ainsi touchée, et le diable est cuit, parce cette douceur et joie est telle pour elle, tellement vitale, cet amour qui libère et délivre tellement essentiel, la perte de son Dieu tellement amère par son péché, son Dieu tellement aimable et objet de l’amour de toute créature, que l’âme, même si elle tombait par faiblesse, par sa mémoire Le rechercherait à nouveau, et d’une faim si avide, si exclusive, si jalouse, elle se détournerait du monde, de la chair et du démon pour vouloir n’aimer que son Dieu aimable.

Paragraphe de réparation

J’avais publié ces cinq pages ci-dessous (que j’ai retirées le 9 mai 2018) que j’avais traduites pour usage propre des suédois et dont le titre était :

  • À propos de la réception des sacrements d’hérétique
  • Mensonges contradictions et hérésies de Peter et Michael Dimond – Sacrements d’hérétiques non-déclarés – Analyse du débat
  • Hérésies des Dimond exposées (Monastère de la très Sainte Famille – MHFM)
  • Frère Michael Dimond et frère Peter Dimond de Most Holy Family Monastery Croyances et pratiques exposées
  • MHFM et .vaticancatholic.com – Examen critique

Je n’aurais jamais dû publier ces pages, mais je l’ai fait pensant m’en servir pour des comparatifs ultérieurs, et j’avais pour cela commencé à traduire le débat entre Peter Dmond et Eli (des suédois) sur les sacrements d’hérétiques non-déclarés et la page de de MHFM : Débat – « Sacrements d’hérétiques non-déclarés » – Les citations importantes de MHFM. Les suédois se sont servis frauduleusement des traductions françaises des trois premières pages ci-dessus sur leur site .prophecyfilm.com/french et .trusaint.com/french et chaine youtube Ville Hietanen (et quels autres ?), pour répandre leur crime diabolique d’empêcher les gens de recevoir les sacrements. Je dis bien frauduleusement car je leur avais fourni la traduction, leur position semblant valable au début (leur analyse du débat avec MHFM sur les sacrements d’hérétiques non-déclarés qui est une tromperie) mais s’avérant être une fraude (comme c’est expliqué plus haut avec hérétiques connus au lieu d’hérétiques publics et notoires) elle semblait valable avec hérétiques connus mais mon cœur me disant le contraire j’ai dû rechercher avec tous les points du Magistère afin de pouvoir découvrir la trame de leur fraude. Et comment comprendre tout le fil du serpent sans tout chercher à comprendre ? Je leur ai sévèrement et strictement dénoncé et interdit d’utiliser ces pages – toutes les pages dont ils peuvent se servir venant de ma traduction propre – et j’ai exigé qu’ils les détruisent depuis que j’ai compris leur mensonge et sa trame : mais ce sont des voleurs et trompeurs, et ils répondent de manière mielleuse faisant mine de ne pas comprendre (et même de ne pas connaître mon mail) ou obtuse, selon, car ce sont des portes de l’enfer. J’avais déjà envisagé de retirer les pages citées-ci-dessus, début 2017, parce que je n’étais pas convaincu de leurs arguments dès le début et révélé une fraude au fur et à mesure de mes recherches. Je ne l’ai pas fait (mais j’aurais dû écouter ma conscience) me disant que je verrais au fur et à mesure des autres éléments de comparaison. Je n’ai pas publié ces comparatifs avant de les avoir fini parce que j’ai compris la solution avant.

Cependant je m’accuse d’avoir publier ces pages que je condamne après pu découvrir la vérité. Je demande pardon aux frères Dimond car c’est grâce à eux qu’on peut connaître la vérité, et d’avoir été présomptueux, car même si je cherchais quand même, j’avais tort sur la position de sacrement d’hérétiques connus, alors qu’il s’agit d’hérétiques publics et notoires.

Ma page propre intitulée Sur les sacrements d’hérétiques connus – Pas de sacrements d’hérétiques non-déclarés connus (que j’ai retirée et remplacée par celle-ci) contenait une mention en Haut de page impliquant que je cherchais (implicitement, pas assez explicitement) – texto : «L’auteur déclare évidement se soumettre d’avance au jugement de la véritable Église une sainte catholique et apostolique, au sujet du contenu de cette page qui vérifie l’enseignement de l’Église sur la réception de sacrements d’hérétiques non-déclarés en ces temps de la fin et de la grande apostasie».

Cette page était composée (texto) d’une 1ère partie sur les points du Magistère (et divers sous-titres des points) et d’une 2ème partie intitulée : «Erreurs et contradictions sur les sacrements d’hérétiques avec MHFM / la-foi.fr / .vaticancatholique.com». Cette 2ème partie comportait la note suivante concernant les points abordés : Note : Il faut signaler au lecteur que toutes ces contradictions, ci-dessus, n’ont pas été recherchées en aucune façon, mais elles se sont présentées d’elles-mêmes.

Les pires principaux termes que j’ai utilisés dans cette 2ème partie (une fois chacun et texto) :

  • «Au premier abord, leur thèse paraît vraiment valable et être une ouverture théologique sur ce sujet à cause de la situation particulière actuelle des plus difficiles pour recevoir les sacrements, et ce serait une bonne chose si c’était l’enseignement de l’Église».
  • «C’est un gâchis monumental parce que MHFM a eu la grâce de découvrir et montrer l’apostasie vatican 2 incluant les hérésies pré-vatican 2 de baptême de désir/sang/ignorance invincible (et PNF, etc., et il aurait fallu ouvrir un sérieux forum catholique (selon la règle de la foi) sur ce sujet. Ils restent donc obstinés à tort sur cette question des sacrements d’hérétiques non-déclarés non-notoires. Il aurait fallu pouvoir approfondir chaque point de doctrine précisément et catholiquement ou selon la règle de l’Église, mais eux s’appuient sur leur débat qu’ils considèrent clos».
  • «Les frères Dimond trompent leurs lecteurs et adeptes en enseignant que les hérétiques notoires de fait sont ceux qui « imposent » leurs hérésies et ceux qui « n’imposent pas » leurs hérésies sont « moins notoires » et peuvent donc être approchés pour les sacrements. … Les frères Dimond ont façonné une théorie d’homme sur les sacrements d’hérétiques».
  • «C’est une invention humaine d’affirmer qu’un hérétique est notoire de fait uniquement quand il « impose » son hérésie ou qu »il est « contraignant » avec son hérésie».
  • «Les frères Dimond se sont fait leur propre définition de notoire de fait».
  • «…pour faire admettre leur pratique sacrilège, en contradiction de l’enseignement infaillible de l’Église catholique selon lequel tous les hérétiques sont ipso facto par la loi divine coupés de l’Église et privés de toute juridiction».
  • «De deux choses l’une : Soit les frères Dimond ont pu découvrir une fenêtre théologique permettant de recevoir des sacrements de « certains » hérétiques ; soit ils entraînent les âmes vers l’illusion et la damnation au service du diable en faisant communiquer religieusement les gens baptisés avec les hérétiques avec des sacrements illicites et invalides».
  • «Est-ce qu’ils se contredisent ? Bien sûr. Tous les hérétiques se contredisent et sont confus, et les Dimond ne font pas exception» et «Est-ce qu’ils se contredisent ? Oui, tous les hérétiques se contredisent». [: Ces deux expressions en italiques n’étaient pas propres mais insérées d’un bloc copié de citations du Magistère appartenant aux pages traduites]
  • «On retrouve aussi ces scandales sur le site « monastère de la très sainte famille » en français : .vaticancatholique.com/ou-recevoir-les-sacrements/#.ViM8vn7hCUk
  • «D’un côté, ils disent d’éviter les hérétiques « notoires » mais pas les « non-notoires » ou « moins notoires » ou « pas assez notoires » selon eux».
  • «Les frères Dimond ont reçu la grâce pour montrer l’apostasie incluant la secte vatican et ses antipapes et les hérésies pré-vatican 2 contre le dogme du salut (hérésies d’ignorance invincible, baptême de désir et de sang, PNF, etc.), mais ils se sont enorgueilli et se sont approprié la grâce reçue pour faire valoir leur pratique sacrilège de recevoir des sacrements d’hérétiques (obstinés) connus en façonnant une théorie d’homme (ils disent eux-mêmes sur cette question « nous pensons » ou « nous dirions ») de réception de sacrements d’hérétiques».
  • Dans la Conclusion : J’ai utilisé une fois le terme «enseignement hérétique des Dimond» (en adjectif de la position et non en qualificatif des personnes), alors que j’aurai dû écrire « enseignement erroné«  ou « enseignement contradictoire » dans ce contexte où terme hérétiques « connus » rendait tous les points contraires au Magistère (alors que c’est moi qui n’avais pas compris le point pour différentes raisons surtout de défaut de traduction), alors que la vraie position distingue hérétiques publics et hérétiques notoires.

Comme il a déjà été expliqué, avec le terme « hérétiques connus » tous les points du Magistère se présentant devenaient contraires, mais avec « hérétiques publics » et « hérétiques notoires » (qui sont aussi des hérétiques connus), tous les points du Magistère se résolvent en conformité. J’ai aussi argumenté de manière erronée sur des points concernant 1° trois/quatre vidéos de Jérémy Austin (La-Foi.fr et vaticancatholique.com), concernant 2° une vidéo de la chaine William Burke, et concernant 3° une vidéo de la chaine Catholique Bac. Je leur ai demandé pardon. Jérémy Austin m’a pardonné, Catholique Bac aussi me semble-t-il, et William Burke, je ne sais pas encore.

Je n’ai certainement pas accusé les frères Dimond d’êtres des hérétiques, sinon je n’aurais pas employé comme titre ; « Erreurs et contradictions » mais « Hérésies et/ou hérétiques », ni je n’aurais pris la précaution de mentionner « soumettre d’avance au jugement de la véritable Église une sainte catholique et apostolique, au sujet du contenu de cette page qui vérifie l’enseignement de l’Église ». Cependant tous ces termes et phrases ci-dessus sont inadmissibles et beaucoup trop dépassés en mesure par manque de prudence mais surtout par présomption orgueilleuse inadmissible. Ces termes ont été trop loin même dans le contexte de l’explication de points du Magistère, et même (et surtout) si je recherchais encore et n’avais pas fini de délibérer ni définitivement jugé de ma position. Je condamne ces phrases et les déteste et je demande pardon d’avoir écrit cela. Je demande pardon à la fois aux frères Dimond si remarquables d’avoir démontrer la vérité de la foi aujourd’hui, et à la fois à tous ceux qui ont été gênés par cela, ce qui est parfaitement compréhensible parce que je n’avais pas assez précisé exactement ma démarche, soit de ne pas comprendre quelle était ma position définitive, soit de ne pas avoir de réponse définitive sur la réception de sacrements en ces temps. Je crois avoir dit le principal. Je m’en accuse du fond du cœur, moi, qui, avec tout cela, ai percé le Cœur de Jésus, et qui ne pourrait pas m’en remettre sur terre. 

 

Deuxième partie – Réfutation de la position schismatique niant la réception de sacrements de certains « hérétiques connus » et explication de la vraie position catholique sur les sacrements d’hérétiques publics et d’hérétiques notoires

  • Introduction
  • Hérétique public et hérétique notoire
    • Exemples où un hérétique public devient notoire
  • L’unité de l’Église et hérétique public / hérétique notoire de fait
  • L’Église a autorité sur la discipline et l’administration des sacrements
  • Conclusion

 

Introduction

Dans une situation ordinaire, des prêtres catholiques sont disponibles et c’est un péché d’aller vers un prêtre (valide) hérétique public, mais pas (et en cas de nécessité) dans la situation actuelle sans précédent de grande apostasie où il n’y a quasi aucun prêtre valide au monde qui ne soit pas hérétique.

Mais comme c’est un sujet spécifique de première importance, il est nécessaire de développer un peu afin de faciliter la compréhension et de montrer des points qui n’auraient pas été abordés précédemment. Que nul ne vienne se plaindre de voir des répétitions, qui sont exprès, à cause de la mauvaise compréhension et de la désobéissance à la foi, et parce que beaucoup (la plupart) suivent leur propre idée sur l’enseignement de l’Église, ce qui est hérétique (sauf de bonne foi et sans ignorance coupable).

Hérétique public et hérétique notoire

Code de Droit Canonique 1917, Canon 2197, 1 : «Un crime est public : (1) s’il est déjà communément connu ou que les circonstances sont de nature à conduire à la conclusion qu’il peut et va facilement le devenir».

Code de Droit Canonique 1917, canon 2197, § 3 : « Une infraction est notoire par sa notoriété de faitsi elle est publiquement connue et commise dans des circonstances telles qu‘elle ne peut être dissimulée par aucun subterfuge [tergiversation], ni excusée par aucune excuse admise dans la loi ».

La définition de la notoriété définie dans le canon 2197 est directement tirée, entre autres, de Ex omnibus du pape Benoit XIV, comme on peut le voir dans le CIC latin 1917 :

CIC 1917 canon 2197 et références en note 1

Ce que dit Ex omnibus sur la notoriété :

Pape Benoît XIV, Ex Omnibus Sur la Constitution Apostolique Unigenitus, 16 oct. 1756 (Magistère) : «4. …les objecteurs [qui ont contesté l’obéissance à la constitution Unigenituspublics et notoires sur le sujet en discussion sont ceux qui ont été déclarés par la sentence d’un juge compétent et qui ont admis leur culpabilité devant les tribunaux [notoires en droit]. Il y a aussi d’autres objecteurs, qui, bien qu’ils n’aient pas été condamnés par un juge et n’ayant pas admis le crime devant les tribunaux, néanmoins, au moment où ils sont sur le point de recevoir le sacré viaticum, confessent [au prêtre] volontairement leur résistance obstinée à la constitution [notoires en droit]. D’autres encore sont connus pour avoir fait quelque chose de manifestement [qui ne peut être caché d’aucune façon] opposé à la vénération et à l’obéissance due à cette constitution [dogme], et d’avoir continué dans cet état ; C’est tellement connu que le scandale public qui en découle n’a pas encore diminué [notoires de fait]. Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal ».

Notoire en fait prouvé équivaut une sentence du tribunal : «Dans ces derniers cas, Nous sommes aussi confiants de Notre jugement que quand est rendue une sentence par le tribunal». Cela signifie que notoire en fait équivaut à la même certitude que notoire en droit pour l’imputabilité de la peine. Cela signifie aussi que notoire non-prouvé (qui pourrait être notoire matériel) n’est pas notoire en fait et que l’imputabilité n’est pas certaine. Et pour un hérétique public et pas notoire de fait, l’imputabilité est incertaine. Il faut la notoriété pour qu’un fait soit pleinement ou officiellement prouvé et imputable.

Encyclopédie catholique, notoriété : « La notoriété est la qualité ou l’état des choses qui sont notoires ; tout ce qui est si pleinement ou officiellement prouvé, qu’il peut et doit être tenu comme certain sans plus d’investigation, est notoire. … . Ordinairement c’est l’équivalent de public, manifeste, évident, connu ; tous ces termes ont quelque chose de commun, ils signifient qu’une chose, loin d’être secrète, peut être facilement connue de beaucoup. La notoriété, en plus de cette idée commune, implique l’idée de la preuve indiscutable, de sorte que ce qui est notoire est tenu comme prouvé et sert de base aux conclusions et aux actes des autorités, en particulier des juges. Pour être aussi précis que possible, « public » signifie ce que quelqu’un peut facilement prouver ou vérifier, ce qui est fait ouvertement ; ce que beaucoup de personnes connaissent et retiennent comme certain est « manifeste » ; ce qu’un plus ou moins grand nombre de personnes ont appris, peu importe comment, est « connu » ; ce qui doit être considéré comme certain et ne plus être mis en question est « notoire ».

« Les autorités font la distinction entre la notoriété des faits, la notoriété de la loi et la notoriété présomptive, bien que la dernière soit souvent considérée comme une subdivision de la seconde [notoire en fait équivaut au même rang que notoire en droit pour la certitude d’imputabilité]. Tout ce qui est facile à montrer et connu par un nombre suffisant de personnes pour être à l’abri de tout doute raisonnable est notoire en fait. …. Tout ce qui a été judiciairement constaté, à savoir, admissions judiciaires, une affaire entièrement prouvée, et le jugement rendu dans un procès, est notoire en droit ; le juge accepte le fait comme certain sans enquête ; il ne permettra pas non plus, sauf dans certains cas bien précis, que la question soit mise en cause. « Notoire » est alors utilisé comme plus ou moins synonyme de « officiel ». Tels sont aussi les faits consignés dans les documents officiels, comme les registres civils ou ecclésiastiques des naissances, des décès ou des mariages , les actes notariés. Enfin, tout ce qui résulte d’une règle de droit fondée sur une présomption «violente», par exemple la paternité et la filiation en cas de mariage légitime, est présumé notoire. … Lorsqu’un fait est reconnu comme notoire par le juge, et en général par une autorité compétente, aucune preuve en est requise, mais il est souvent nécessaire de montrer qu’il est notoire, car le juge n’est pas censé connaître tous les faits notoires. La notoriété doit être prouvée, comme tout autre fait allégué dans un procès, par des témoins ou des « instruments », c’est-à-dire des documents écrits ».

Celui qui tergiverse n’a pas d’excuse pour ne pas être obstiné et est donc hérétique formel et excommunié pour lui-même, mais comme il peut encore tergiverser, il n’est pas hérétique notoire de fait, et donc il n’est pas excommunié par rapport aux autres. Il devient excommunié par rapport aux autres que quand il lui est impossible de tergiverser.

Et quand est-ce qu’un hérétique ne peut plus tergiverser ? Quand il est tellement connu pour mettre en avant son obstination hérétique qu’il ne peut pas être dissimulé d’aucune manières. Et quand est-ce qu’il ne peut pas être dissimulé d’aucune manière ? Quand il est contraignant avec son hérésie, ou qu’il s’affiche franchement en public se mettant en avant de telle façon qu’il s’impose de lui-même, ou qu’il se déclare lui-même, ou qu’il déclare sans ambage une chose qui empêche qu’il puisse tergiverser, etc. Il n’est pas hérétique notoire en droit (c-à-d ayant avoué à un tribunal compétent) mais il avoue par le fait ; il n’est pas déclaré par l’Église mais il se déclare lui-même par le fait.

Saint Irénée, Père de l’Église, Contre les hérésies, Livre II, 5, 1 : «tout ce qui sera dit dans les livres suivants [Livres III, IV et V], c’est contre tous les hérétiques que je le dis. Ceux d’entre eux qui sont plus modérés et plus humains, tu les détourneras et tu les confondras, afin qu’ils cessent de blasphémer leur Créateur, leur Auteur, leur Nourricier, leur Seigneur … mais pour ce qui est des sauvages, des intraitables et de ceux qui sont dépourvus de raison, tu les chasseras loin de toi pour n’avoir plus à souffrir leurs vains bavardages ».

Exemples où un prêtre hérétique public devient hérétique notoire de fait :

  • S’il vous impose ou vous contraint d’adhérer à ses hérésies pour pouvoir vous donner les sacrements ;
  • S’il affiche franchement et clairement publiquement qu’il nie ou refuse l’obligation absolue du baptême d’eau, de la foi et de l’appartenance à l’Église pour le salut de quelque façon que ce soit ;
  • S’il affiche ou affirme que vous n’êtes pas catholique si vous refusez de croire qu’on peut appartenir à l’Église et être sauvé sans être soumis au pontife romain ;
  • S’il dit que vous n’êtes pas catholique de refuser le baptême de désir/sang, le salut pour ignorance invincible des mystères essentiels de la foi catholique, l’appartenance à l’âme de l’Église hors du Corps, la Planification Familiale Naturelle ou contrôle naturel des naissances, etc. ;
  • S’il dit que c’est une hérésie formelle de ne pas croire au baptême de désir/sang, âme de l’Église, ignorance invincible, Planification Familiale Naturelle, etc.
  • S’il dit que vous n’êtes pas catholique de refuser que les évêques sont infaillibles (faux magistère ordinaire) ;
  • S’il dit que les schismatiques « orthodoxes » orientaux, ou les juifs, ou d’autres membres de fausses religions n’ont pas besoin de se convertir pour le salut ;
  • S’il refuse de vous donner les sacrements parce que vous croyez que vatican 2 est une secte, que les chefs de vatican 2 sont des apostats et des antipapes ;
  • S’il refuse de vous donner les sacrements parce que vous croyez que l’excommunication du père Feeney est une fraude ou vous taxe de feeneyi(s)te ;
  • S’il condamne votre croyance catholique orthodoxe (droite doctrine catholique) ;
  • S’il est partisan ou défenseur de n’importe quelle manière de « saint » Jean-Paul 2 ou « saint » Jean 23 ;
  • S’il met en avant ouvertement son parti pris pour n’importe quelle hérésie contre la loi naturelle (pro avortement, pro homosexuels ou « mariage » homosexuel, pro naturalisme, pro paganisme, pro indifférentisme religieux, pro athéisme, pro relativisme, pro yoga, pro islam, etc.)
  • S’il ne cache pas qu’il ne condamne pas n’importe quel défenseur de n’importe quelle hérésie contre la loi naturelle ;
  • Et d’autres choses de même ordre, c’est-à-dire qu’il est partisan notoire (se met tellement en avant qu’il ne peut absolument plus se cacher derrière n’importe quelle fraude, même par omission) d’une hérésie (Voir Hérésies actuelles).

Code de droit canon 1917, canon 1324 «Il ne suffit pas d’éviter la dépravation hérétique, mais il faut également fuir avec empressement ces erreurs qui en approchent plus ou moins. C’est pourquoi tous doivent, en effet, suivre les constitutions et décrets par lesquels ces opinions sont proscrites et interdites par le Saint-Siège».

Tous les baptisés doivent croire tout ce qu’enseigne l’Église  et sont censés connaître le principal du Magistère et sont tenus d’éviter les hérésies et les erreurs proches de l’hérésie : le relativisme, le protestantisme, le libéralisme, le modernisme, l’œcuménisme, l’indifférentisme, etc. (Concile Vatican I Dei Filius ; Léon XIII Satis cognitum ; S. Thomas Somme théologique, Ia, q. 32, a. 4 ; CIC 1917, can. 1323, 1 ; etc.)

Tant qu’un hérétique peut tergiverser de quelque façon, il n’est pas notoire en fait, et peut être abordé pour les sacrements mais uniquement quand il n’y a aucun autre prêtre catholique possible. Un catholique ne peut pas approcher un hérétique notoire de fait pour la communion eucharistique ni même l’assistance à sa Messe sans pécher mortellement et participer au sacrilège du prêtre hérétique. Par contre un catholique peut approcher un prêtre hérétique public non-notoire pour la communion eucharistique quand il n’y a aucune autre possibilité, parce que l’Église établit sa discipline pour le bien des fidèles. 

Un catholique peut approcher un prêtre hérétique public pour la Confession et l’absolution sacramentelle quand il n’y a aucune autre possibilité. Et même un prêtre notoirement hérétique ou notoire matériel, uniquement pour la Confession, tant qu’il n’est pas hérétique notoire de fait prouvé (1° Impossible de tergiverser, 2° ni d’excuse en droit). C’est seulement à l’article de la mort qu’un hérétique notoire de fait peut être approché pour les sacrements.

C’est la discipline universelle de l’Église qu’un hérétique obstiné qui peut encore tergiverser n’est pas certain quand à l’imputabilité de la peine par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire en fait. L’obstination hérétique ou schismatique détermine l’excommunication ipso facto pour l’individu, et c’est la notoriété qui est le critère juridique d’application de la loi qui détermine l’excommunication automatique par rapport aux autres. 

C’est l’obstination dans une hérésie (ou schisme) qui fait la culpabilité et l’imputabilité (la peine applicable selon le droit) par rapport aux autres est déterminé par la notoriété selon la discipline universelle de l’Église parce que l’Église a la puissance sur la discipline des sacrements et d’abord parce que la discipline est toujours pour le bien des fidèles.

D’ailleurs un fait non-notoire est présumé en droit être ignoré  pour cette même raison.

CIC 1917 Can. 16 § 2 : «L’ignorance ou l’erreur portant sur la loi ou sur la peine ou sur le fait propre ou sur le fait d’autrui quand il est notoire n’est généralement pas présumée ; elle est présumée en ce qui concerne le fait d’autrui dépourvu de notoriété, sauf preuve du contraire».

La loi ne tient pas compte juridiquement parlant (par exemple dans le cadre d’un jugement) qu’un fait pas notoire soit ignoré, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de culpabilité de l’ignorer (dans le cadre prévu par la loi). Cela signifie qu’il n’y a pas de culpabilité d’ignorer un fait public dans ce que la loi prévoit.

C’est exactement le sujet concernant les hérétiques. Sans la notoriété de fait, il n’y a pas de certitude d’imputabilité de la peine d’excommunication par rapport aux autres, le fait peut être ignoré dans le cadre prévu par la loi : Cela signifie qu’il est licite de recevoir des sacrements d’hérétiques non-notoires tant qu’il n’y a aucune autre possibilité meilleure en cas de nécessité.

 

L’unité de l’Église et hérétique public / hérétique notoire de fait

Pape Léon XIII, Exima nos Laetitia, 1903 : «Les Sacrements en dehors de l’unité du Christ ne sont plus les Sacrements, à l’exception du baptême qu’ils confèrent».

Un hérétique public est en dehors de l’unité de l’Église pour lui-même parce qu’il est en dehors de l’unité de la foi, mais pas par rapport aux autres tant qu’il n’est pas hérétique notoire de fait, parce que la discipline des sacrements est toujours en faveur des fidèles.

Pape Vigile, deuxième Concile de Constantinople, 553, ex cathedra : « Même si un impie [hérétique] n’avait pas reçu l’anathème d’un autre sous forme verbale, il le porte cependant de fait contre lui en se séparant lui-même de la vraie vie par son impiété [hérésie]. Que répondent-ils à l’Apôtre qui répète encore : « Pour ce qui est de l’hérétique, après un ou deux avertissements, romps avec lui, sachant qu’un tel homme est dévoyé, qu’il pèche et se condamne lui-même » (Tite 3, 10-11) ». (Décrets 110)

L’Église comprend «il le [l’anathème] porte cependant de fait contre lui» comme portant l’anathème contre lui, qui est pour lui-même, par son hérésie (obstination) mais non pas par rapport aux autres sans notoriété de fait (pas la notoriété matérielle qui est celle pouvant encore comporter une excuse). Tant qu’un hérétique n’est pas notoire en fait il n’est pas suspendu de son office par rapport aux autres mais pour lui-même.

Par son obstination l’hérétique est excommunié pour lui-même et pas sa notoriété de fait l’hérétique est excommunié pour lui-même et par rapport aux autres.

Tous ceux qui, comme les schismatiques suédois, Richard Ibranyi, et d’autres, nient le dogme et la vérité révélée selon lesquels Tite 3, 10-11 comprend l’hérétique «anathème SUR LUI-MÊME» sont hérétiques. Si ce dogme précise «anathème sur-lui-même» c’est qu’il est anathème sur lui-même. Fin du débat.

On touche ici l’esprit de l’Église : Par son obstination, un hérétique est hors de la foi et hors de l’unité de la foi pour lui-même (La vraie foi fait l’unité de la véritable Église catholique), et par sa notoriété de fait un hérétique est hors de l’unité de l’Église pour lui-même et par rapport aux autres. 

Sans notoriété un prêtre hérétique est hors de l’Église pour lui-même mais pas par rapport aux autres pour l’administration des sacrements : Les catholiques peuvent licitement recevoir des sacrements d’hérétiques non notoires, en cas de nécessité.

 

L‘Église a autorité sur la discipline et l’administration des sacrements

La discipline universelle de l’Église applique inviolablement par loi ecclésiastique contraignante la loi divine de la règle de la foi, en matière de foi et de morale. C’est un dogme que

Pape Pie IV, concile de Trente, 21ème session, ch. 2, 16 juill. 1562 ex cathedra : «Le concile déclare, en outre, que dans l’administration des sacrements il y eut toujours dans l’Église le pouvoir de décider ou de modifier, la substance de ces sacrements étant sauve, ce qu’elle jugerait mieux convenir à l’utilité de ceux qui les reçoivent et au respect des sacrements eux-mêmes, selon la diversité des choses, des temps et des lieux».

C’est un dogme que l’Église a le pouvoir de juger ce qui est le mieux pour l’administration des sacrements pour ceux qui les reçoivent, sans pouvoir toucher à la substance des sacrements : intention, matière et forme (Conc. Trente Ex quo nono, Ench. Symb. 2147 a 3556 ; etc.). C’est pourquoi la discipline universelle de l’Église se fonde sur le critère juridique de notoriété pour interdire absolument la réception de sacrements d’hérétiques par les fidèles en cas de nécessité. Car l’Église préserve d’abord le bien et le besoin des fidèles en cas de nécessité. C’est pourquoi sans notoriété de fait les fidèles catholiques peuvent recevoir des sacrements d’hérétiques seulement s’il n’y a aucune autre possibilité et en cas de nécessité (non pas quand il y a un prêtre catholique disponible ou possible).

Par exemple, la loi divine elle-même interdit aux prêtres de donner la communion à des hérétiques, qu’ils soient notoires ou publics ou privés :

Pape Innocent III, Concile de Latran IV (Décrets 234) ex cathedra : «Les Clercs ne peuvent donner la communion aux hérétiques».

Ce dogme ci-dessus signifie que les hérétiques même « seulement » publics et non-notoires ne peuvent pas recevoir la Communion. Mais, contrairement à ce que disent les hérétiques et schismatiques qui n’ont pas l’esprit de l’Église catholique, cela ne signifie pas que les fidèles ne peuvent pas recevoir la communion eucharistique de prêtres hérétiques publics en cas de nécessité s’il n’y a aucune autre possibilité (aucun prêtre catholique ou non-hérétique), car l’Église administre par sa discipline universelle et autorité les sacrements pour le bien des fidèles, et non pas (évidement) pour le bien des hérétiques. C’est la raison pour laquelle la discipline universelle de l’Église autorise d’autorité la réception de sacrements d’hérétiques qui ne sont pas notoires de fait pour les fidèles en cas de nécessité, c’est-à-dire sans prêtres catholiques disponibles.

 

Conclusion

La règle de la foi (loi divine) est fixé et appliquée par l’obstination et par la notoriété (discipline universelle).

Encyclopédie catholique, notoriété : « ce qui doit être considéré comme certain et ne plus être mis en question est « notoire ».

Un hérétique public (non-notoire) peut encore être mis en question parce qu’il peut tergiverser. On pourrait reprendre tous les points de l’ancienne page sur les sacrements d’hérétiques connus, et aussi bien appliquer les mêmes critère de l’Église pour tous les points, mais cette page est plus courte que celle qu’elle remplace (300 pages) et la résume.

Les schismatiques radicaux interprètent frauduleusement les conciles, par exemple :

La déclaration du deuxième Concile de Constantinople (plus haut) avec le Pape Vigile et Tite 3, 10-11 ;

La déclaration suivante du IIIème concile de Constantinople qu’il disent à tort être ex cathedra, alors que c’est la discipline universelle de l’Église (loi ecclésiastique régissant l’application de règle de la foi et les sacrements d’hérétiques avec la notoriété) :

Concile de Constantinople III, 680-681 «Si un ecclésiastique ou un laïc doit aller dans la synagogue des Juifs ou des lieux de réunions d’hérétiques pour se joindre à la prière avec eux, qu’ils soient déposés et privés de communion [excommuniés]. Si un évêque, un prêtre ou un diacre doit s’unir à la prière avec les hérétiques, qu’il soit suspendu de la communion».

3° La déclaration suivante du concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, qu’il disent à tort ne pas concerner les hérétiques, alors que rien n’est plus faux vu que la notoriété détermine juridiquement par la discipline des sacrements pour l’étendue de l’excommunication de l’hérétique 1° pour lui-même (sans notoriété) ou 2° pour lui-même et par rapport aux autres (avec notoriété de fait), comme cela a été déjà prouvé :

Pape Jules III, Concile de Trente, Sess. 14, chap. 7, La réservation des cas, ex cathedra : «Donc, parce que la nature et la constitution d’un jugement demandent que la sentence soit portée sur des sujets, on a toujours été persuadé dans l’Église de Dieu – et ce concile confirme que cela est très vrai – que ne doit avoir aucune valeur l’absolution prononcée par un prêtre sur quelqu’un sur lequel il n’a pas de juridiction ordinaire ou déléguée. … Néanmoins, pour que personne ne vienne à périr à cause de cela, il a toujours été très pieusement maintenu dans l’Église de Dieu qu’il n’y a plus aucune réservation à l’heure de la mort [in articulo mortis, en danger de mort], et que, par suite, tous les prêtres peuvent absoudre tous les pénitents de tous les péchés et censures possibles. Hors l’article de la mort, les prêtres, puisqu’ils ne peuvent rien [n’ont pas le pouvoir] dans les cas réservés, s’efforceront uniquement de persuader les pénitents de recourir aux juges supérieurs et légitimes pour bénéficier de l’absolution».

Ci-dessus, un hérétique public (non-notoire) qui est donc excommunié pour lui-même mais ne l’est pas par rapport aux autres de par l’autorité de la discipline de l’Église sur les sacrements (discipline universelle de l’Église à laquelle tout baptisé doit obéir pour être catholique) afin que les fidèles puissent licitement recevoir des sacrements en cas de nécessité en l’absence de meilleure possibilité (pas de prêtres catholiques possibles). Par conséquent un prêtre hérétique public (qui n’est pas notoire en fait) a bien juridiction sur les fidèles catholiques dans le sacrements de Pénitence, contrairement à ce qu’affirment les menteurs schismatiques radicaux qui empêchent ainsi par leur tromperie les catholiques de recevoir des sacrements qui sont tout à fait possibles pour empêcher leur salut et parce qu’ils (les schismatiques radicaux) sont gouvernés par le diable.

En outre cette déclaration de Trente ci-dessus concerne la réservation des cas, c’est-à-dire, par exemple, le fait qu’actuellement n’importe quel prêtre hérétique public (non-notoire) puisse délier de tous liens, censure, suspension, etc., et que les hérétiques notoires de fait (pas ceux notoires en droit) le peuvent seulement à la mort.

4° La déclaration suivante du concile Latran V, session 8, qu’il disent à tort être entièrement ex cathedra :

Pape Léon X, concile de Latran V, 8ème sess.  ex cathedra : « …Nous condamnons et réprouvons tous ceux qui affirment que l’âme intellective est mortelle ou unique en tous les hommes, ou qui sont dans le doute à ce sujet. En effet, non seulement celle-ci est vraiment, par soi et essentiellement forme du corps humain, comme il est dit dans le canon de notre prédécesseur, le pape Clément V, publié au concile de Vienne [Denz 481 902] , mais elle est à la vérité immortelle, sujette à la multiplicité selon la multiplicité des corps dans lesquels elle est infusée, effectivement multipliée et sujette à être multipliée dans l’avenir. …Puisque la vérité ne peut aucunement être contraire à la vérité, Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée [Conc. Vat. I 1797 3017], et Nous interdisons avec la plus grande rigueur de permettre que soit enseignée une position différente. Et Nous décidons [Discipline universelle] que tous ceux qui adhèrent à l’affirmation d’une telle erreur [que l’âme intellective est mortelle ou unique en tous les hommes, ou qui sont dans le doute à ce sujet], en disséminant de la sorte les hérésies les plus condamnables, seront totalement évités et punis [vitandos et puniendos fore decernimus], comme étant de détestables et abominables hérétiques et infidèles qui ébranlent la foi catholique». (Décrets 905) (Ench. Symb. Denz. 738 1441)

L’emploi du futur en latin prouve que cette session est de l’ordre de la discipline universelle ecclésiastique (application de la loi divine et de règle de foi et par les mêmes critères de publicité et de notoriété) pour sa partie sur les hérétiques à éviter, par ce qu’un dogme immuable ou une vérité révélée de foi ne peut pas être au futur.

Le concile Latran V contient de nombreux décrets de loi ecclésiastique qui sont la discipline universelle de l’Église. La session 8 ci-dessus condamne infailliblement «tous ceux qui affirment que l’âme intellective est mortelle ou unique en tous les hommes ou qui sont dans le doute à ce sujet» et définit infailliblement «comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la vérité de la foi éclairée» (Vatican I, Dei Filius ex cathedra (Ench. Symb. 1797 3017). Et ceux qui adhèrent à une telle erreur seront évités et punis par le processus judiciaire ecclésiastique (discipline universelle).

Comme on peut le voir dans Quanta Cura ci-dessous, nier la discipline universelle de l’Église catholique rend non-catholique : 1° c’est un dogme que tout catholique est tenu d’obéir en plus du dogme aussi à la discipline universelle de l’Église ; 2° penser qu’un catholique peut cesser d’obéir à la discipline universelle de l’Église tout en professant la foi catholique est contraire au dogme.

Pape Pie IX, Quanta Cura, 8 déc. 1864 ex cathedra : «Nous ne pouvons passer sous silence l’audace de ceux qui, ne supportant pas la saine doctrine, prétendent que : « Quant à ces jugements et à ces décrets du Siège Apostolique dont l’objet regarde manifestement le bien général de l’Église, ses droits et sa discipline, on peut, du moment qu’ils ne touchent pas aux dogmes relatifs à la foi et aux mœurs, leur refuser l’assentiment et l’obéissance, sans péché et sans cesser en rien de professer le catholicisme». À quel point cela est contraire au dogme catholique sur le plein pouvoir, divinement conféré par le Christ Notre Seigneur lui-même au Pontife Romain, de paître, de régir et de gouverner l’Église universelle, il n’est personne qui ne le voie et qui ne le comprenne clairement et distinctement. […] Il s’agit en effet, vénérables frères et bien-aimés fils, d’accorder ou de refuser obéissance au siège apostolique ; il s’agit de reconnaître sa suprême autorité même sur vos églises, et non seulement quant à la Foi, mais encore quant à la discipline : celui qui la [Foi] nie est hérétique ; celui qui la [discipline] reconnaît et qui refuse opiniâtrement de lui obéir est digne d’anathème».

Satis cognitum, qui n’est pas un concile mais une encyclique du Magistère ordinaire :

Pape Léon XIII, Satis Cognitum (n° 10), 29 juin 1896 : «…  C’est pourquoi, de même que L’ÉGLISE pour être UNE en tant qu’elle est la réunion [le corps] des fidèles REQUIERT nécessairement L’UNITÉ DE FOI, ainsi pour être une en tant qu’elle est une société divinement constituée, elle REQUIERT JURE DIVINO [par la loi divine] L’UNITÉ DE GOUVERNEMENT, laquelle produit et comprend L’UNITÉ DE COMMUNION».

Que l’unité de foi est l’unité de l’Église, c’est dogmatique. Que l’hérétique public est hors de l’unité de la foi, c’est la loi divine. Que l’hérétique est excommunié pour lui-même mais pas par rapport aux autres tant qu’il n’est pas notoire, c’est la discipline universelle de l’Église catholique qui applique la règle de la foi. Les hérétiques et schismatiques interprètent frauduleusement le Magistère (Voir Hérétiques).

Les schismatiques n’ont pas l’esprit catholique – l’esprit de l’Église, et ne comprennent pas la foi catholique ni l’unité de l’Église, parce qu’ils sont hors de l’Église catholique. En dehors de la foi catholique, la règle de l’Église (règle de la foi divine, Magistère, Tradition et discipline universelle) est interprétée selon les passions de chacun qui en prend ce qu’il veut.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum, n° 9, 29 juin 1896 : «  ceux qui ne prennent de la doctrine chrétienne que ce qu’ils veulent, s’appuient sur leur propre jugement et non sur la foi ; et, refusant de « réduire en servitude toute intelligence sous l’obéissance du Christ » (II Corinth. 10, 5), ils obéissent en réalité à eux-mêmes [religion d’homme] plutôt qu’à Dieu ».